Archives pour: Octobre 2013

31.10.13

21:06:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jenny, une jolie jeune fille de 21 ans, vit avec ses parents dans une ferme de la Nouvelle Angleterre. Un matin, alors qu’elle se promène, elle se fait surprendre par un garçon qui la viole. Une fois remise de cette tragédie, elle fait ses valises et part gagner sa vie. D’abord secrétaire dans une agence, elle va parvenir à être l’un des plus célèbres mannequins de haute couture de sa génération. Entre amours impossibles et désillusions, Jenny va se battre jusqu’au bout pour réaliser ses rêves.

Mon avis :

Voilà qui est plutôt culotté (Non, non, je vous vois ! Il n'y a pas de jeu de mots!) de la part d'Artus films... Sortir de nos jours un film de sexploitation des années 60 et qui plus est filmé en noir et blanc!

"Diary of a Swinger", sorti en France sous le titre "Journal secret d'un mannequin", est un film particulièrement soft côté nudité (Il faut dire qu'il date de 1967!), mais franchement glauque dans son propos, puisqu'il sera question ici d'une jeune femme qui au départ, se fera violé et tentera ensuite de se suicider. Une scène assez dérangeante tout de même, même si le film sera assez désuet.

Les frères Amero ("Bacchanale", "Every Inch a Lady", "Blonde Ambition"), John et Lem, vont ici commencer leur film par la fin, puisque après avoir été sauvée in extremis, la jeune Jenny, interprétée par la jolie Rita Bennett ("The Bed and How to Make It!", "Come Play with Me", "Raging Bull"), va se retrouver dans le bureau d'un psy à qui elle va raconter son parcours et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle aura de multiples raisons de mettre fin à sa vie et de ne plus avoir confiance en les hommes...

En effet, la jeune femme va se faire agresser sexuellement de nombreuses fois, que cela soit par des inconnus ou ses petits amis! Et quand elle ne se fera pas agresser, cela sera pour essayer de la dépraver en l'emmenant dans des soirées très spéciales, se terminant en partouze! Bon, tout ça est un peu répétitif et finit par devenir un peu lassant, surtout que niveau nudité, on se contentera que de quelques paires de seins et de rares paires de fesses... Pas de quoi nous éveiller, ni nous émoustiller!

Toutefois, le film n'est pas inintéressant, puisqu'il sera autrement assez déviant et malsain lors de certaines scènes et que d'autre part, il bénéficiera d'une photographie assez soignée lui conférant tout de même un certain intérêt cinématographique. Les frères Amero apporteront de plus une petite touche d'humour de temps en temps plutôt sympa avec notamment une conclusion qui pourra paraître assez homophobe si on ne sait pas que les deux frères étaient en fait homosexuels...

D’ailleurs, ils ont eu une éducation assez puritaine et religieuse et on peut se demander si au final, cette conclusion n’est pas un petit pic lancé à leurs parents et en particulier à leur père qui était pasteur. En tous cas, si on ne devait retenir qu’une scène, ce serait probablement l’assez longue scène de l’orgie très psychédélique avec notamment ses deux go-go danseuses accompagnées d’un bodybuildeur à tête de bite ! (Excusez-moi l’expression, mais je n’en ai pas trouvé d’autres !) Franchement, le gars est à mourir de rire !

Bon, je ne sais pas quel effet le film a pu avoir à l'époque de sa sortie, mais de nos jours, l'effet sur notre libido sera très, très limité... Vous devrez même probablement lutter pour ne pas somnoler, mais toutefois, malgré son côté très dépassé, ce "Journal secret d'un mannequin" reste une curiosité qui vaut tout de même le coup d’œil pour son côté assez glauque et pervers...

"Journal secret d'un mannequin" est sorti en DVD le 1 octobre chez Artus Films dans sa nouvelle collection baptisée Erotik. Le film est proposé au format original 1.37, 16/9 compatible 4/3 en version française uniquement. Côté bonus, on a le droit à une très intéressante présentation de la carrière des frères Amero par Eric Peretti, à un diaporama de photos et à des bandes-annonces dont celle du film. Le DVD étant proposé à 8,90 euros, il serait dommage de s'en priver!

Journal secret d'un mannequin

Journal secret d'un mannequin
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29.10.13

06:53:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe. Israélien d’origine arabe, le docteur Amine opère les nombreuses victimes de l’attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d’urgence à l’hôpital pour lui annoncer que le kamikaze est sa propre femme. Refusant de croire à cette accusation, Amine part en Palestine pour tenter de comprendre.

Mon avis :

Alors que "West Beyrouth", réalisé en 1998 lui a donné une étiquette de cinéaste engagé, le réalisateur libanais Ziad Doueiri ("Lila dit ça") nous revient avec "L’attentat", un film sur le conflit Israélo-palestinien adapté du best-seller de Yasmina Khadra, donnant une vision assez éloignée des clichés que l'on peut avoir sur ce conflit...

Avec "L'attentat", Ziad Doueiri signe un excellent thriller politique, absolument palpitant où le réalisateur ne prendra parti pour aucun des deux camps. D'ailleurs l'une des forces du film sera de donner une image de ce conflit plutôt surprenante pour nous qui l'associons, en plus des histoires de territoire, aux problèmes de religions.

Au contraire, ici, le docteur Amin Jaafari, le héros du film qui découvrira que sa femme est la kamikaze, s'apercevra que sa motivation n'avait pas grand-chose à voir avec le fanatisme religieux. Car ici le réalisateur a eu l’idée géniale de faire de Siam, la kamikaze du film, non pas une musulmane, mais une chrétienne, contrairement au roman, apportant ainsi une dimension radicalement différente aux enjeux de l’histoire, démontrant par là que ce conflit est avant tout un problème d’occupation et pas autre chose.

En fait, l'une des questions les plus perturbantes posées par le film, cela sera en fait « Connaît-on vraiment la personne avec qui on vit? » ... Car croyez moi après avoir vu le film vous ne regarderez plus votre conjoint véritablement de la même façon! (LOL!) Le film n'aurait probablement pas le même impact sans l'interprétation très juste d'Ali Suliman ("Le royaume", "Mensonges d'état"), dans le rôle de cet homme déboussolé, perdu même, qui cherche à comprendre ce qui a pu pousser sa femme à commettre un tel acte, mais également à savoir qui elle était réellement et en quoi il est peut-être fautif...

Car forcément, il va se poser des questions sur ce qui a pu lui manquer, ce qu'il n'a pas su lui donner. C'est une très belle histoire d'amour avant tout de par cette quête de vérité qui le poussera à se mettre en danger.

Le réalisateur va faire un film ne prenant pas parti, rendant même sympathique cette kamikaze qui a tué de nombreux enfants. Car il montrera également les horreurs commises de l’autre côté, mais sans jamais essayer de juger les uns ou les autres. Malgré tout, le film a eu beaucoup de difficultés à être produit et les investisseurs se sont succédés...

Tout d’abord, les américains dans un premier temps qui abandonneront par le suite le projet, puis des pays arabes, la Belgique et la France, mais au final les pays arabes demanderont à ce que leurs noms soient retirés du film, n’ayant pas apprécié que celui-ci soit tourné à Tel-Aviv avec des acteurs juifs, en particulier par Reymonde Amsellem ("Détention secrète") dans le rôle de la femme du médecin et que seuls le massacre commis par la kamikaze soit montré de façon aussi explicite. Une réaction, à mon avis, vraiment regrettable car je trouve que Ziad Doueiri a su montrer le conflit de façon très objective et sans aller plus dans un sens que dans l’autre.

D’ailleurs le conflit n’est ici qu’une toile de fond, cela aurait très bien pu se passer ailleurs comme en Irlande par exemple... Car au final, le cinéaste nous offre avant tout du beau cinéma avec ce film bouleversant aux acteurs tous très bons et à la photographie hyper soignée et c’est là, la seule chose qui devrait compter!

Malgré le fait qu'il ait été interdit de diffusion dans la plus part des pays du monde arabe et en particulier au Liban dont le réalisateur est originaire, "L'attentat" a tout de même reçu l'étoile d'Or lors de la 12ème édition du Festival International du film de Marrakech... Une belle récompense, amplement méritée!

"L'attentat" est sorti en DVD et VOD le 2 octobre 2013 chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes arabe et hébreu DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0 et français Dolby Digital 5.1. Les suppléments se composent d'un entretien passionnant avec le réalisateur d'une durée de 37 minutes et de la bande annonce.

L'attentat

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28.10.13

10:03:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un policier américain se rend à Hong-Kong pour démanteler un réseau international de drogue, secondé pour cela par une jeune policière chinoise. Mais, alors qu’il est flic le jour, la nuit, il devient le vengeur Ninja blanc...

Mon avis :

Vous aimez les nanars? Vous aimez les films de ninjas? Vous avez envie de refaire un bond dans les années 80? Ça tombe bien, Artus films s'associe à Nanarland pour nous offrir trois petites pépites, réunies dans un joli coffret! Comme je n'aime pas faire les choses comme tout le monde, je commence par le dernier, "Ninja : American Warrior"... J'en vois qui se frottent déjà les mains à l'idée que "American ninja" connu aussi sous le titre "American Warrior" soit enfin sorti chez nous dans une édition non pirate! Et bien non, le film n'a absolument rien à voir avec le film Sam Firstenberg avec Michael Dudikoff!

Ce film est l’ « œuvre » d'un certain Tommy Cheung ("Ninja Phantom Heroes"), qui signe ici l'un des films les plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir! Ce "Ninja : American Warrior" est en effet un grand, grand n'importe quoi, cela part dans tous les sens, ça n’a ni queue, ni tête, les acteurs ne sont pas bons, les raccords sont faits n'importe comment, les trucages sont à mourir de rire, les bruitages n'en parlons pas et si vous voulez vivre une expérience ultime, visionnez-le avec le doublage français! C'est du pur caviar! Véritablement mortel!

En fait ce film est un 2 en 1, c'est-à-dire qu'il mélange deux films afin d’en faire un seul, spécialité de Godfrey Ho ("Flic ou ninja", "Hitman le Cobra") dont Tommy Cheung est en fait l'un des nombreux pseudos. Ici, il reprend visiblement des passages d'un ancien polar asiatique oublié des années 70, couplés à de nouvelles scènes tournées par un distributeur américain... et le résultat dépasse ici toutes nos espérances! La scène d'ouverture est purement merveilleuse! Mais comment peut-on filmer un truc pareil? L' « actrice », affublée d'une tenue jaune poussin et d'un bandeau bleu maintenant son abominable tignasse, est absolument ridicule, elle ne sait de toutes évidences pas se battre et est doublée par un homme... Je vous laisse imaginer!

De plus, pour faire la transition avec la scène suivante, elle met un masque hideux, sensé la transformer en asiatique et naturellement, c’est une vraie actrice asiatique qui prend le relais !!! Et ce n'est que le début! Les scènes de ce type sont légions et cela serait dommage de toutes les citer, mais il est quand même impossible de ne pas vous parler de celle où le flic/ninja blanc se fait capturer, puis est attaché et questionné à coups de baffes afin qu’il révèle son identité, sans que personne n’est bien évidemment eu l’idée de lui retirer sa cagoule !

Au bout d’un moment son identité sera toutefois révélée et le méchant se rendra compte qu’il s’agit de son ancien comparse de la guerre du Viêt-nam, ce qui nous amènera à un très long flash-back où on a l’impression de se retrouver une nouvelle fois dans un autre film... Car en plus le film réussit l'exploit de nous faire suivre deux héros collaborant ensemble pour lutter contre les trafiquants de drogues, sans que l'on ne les voie une seule fois véritablement ensemble...

Il y aura donc les deux anciens militaires qui vont s'affronter d'une part et d'autre part, la dénommée Amazonie qui va quant à elle se charger de la méchante surnommée la Mégère! Bon, je ne vous parlerais pas des 1000 et un défauts du film, je vous laisse savourer cela entre potes ! Oui, car ne regardez surtout pas ça avec votre copine ou votre femme, elle vous quitterait très certainement sur le champ, vous prenant très probablement pour quelqu’un de complètement taré !

Certes les passages tirés du film asiatique, dont la qualité d'image est très mauvaise, est tout de même supérieur aux passages tournés ensuite, mais cela reste tout de même assez affligeant... Alors, si vous avez envie de vous marrer un bon coup avec un pur nanar? Ce « chef d’œuvre » est pour vous !!!

"Ninja : American Warrior" est sorti en DVD le 1 octobre chez Artus Films dans un très beau coffret "Ninjas" conçu en collaboration avec Nanarland. Le film est proposé au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 en version anglaise et française. Côté bonus, on a le droit à des suppléments exclusifs Nanarland.com : "De Hong-Kong à Hollywood" avec Paul Tocha, "L’industrie du Ninja" avec Richard Harrison, Le « Deux en Un », "Clash Commando" : doublage alternatif de la scène Interpol et enfin la bande-annonce de "Clash Commando".

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26.10.13

07:21:29, Catégories: Nouveautés  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, le quotidien de Daniel et Lacy Barrett tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoire, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ne trouvant aucun soutien autour d’eux, ils se retrouvent impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extraterrestre cherchant à s’emparer de leurs enfants...

Présentation :

Au moins de juin dernier, je vous donnai mon avis sur "Dark Skies", un film d'horreur diaboliquement efficace signé Scott Stewart ("Légion - L'Armée des anges", "Priest"), qui avait terrorisé ma fille et m'avait occasionné tout de même quelques sueurs froides. Il faut dire que voir le film en salles avec un super son, ce n'est pas la même chose que de le découvrir sur un écran plus modeste chez soi...

Je voulais donc me rendre compte si le film restait efficace dans ces nouvelles conditions et en plus avec un second visionnage où l'effet de surprise était en moins. Et bien ma fois, ce fût à nouveau une très bonne surprise! Les effets chocs fonctionnent toujours et le film supporte aisément une deuxième vision! Alors si vous ne l'avez pas encore vu, ruez-vous dessus, car ce film de Science-fiction horrifique vaut vraiment le détour! Et si vous l'avez déjà vu en salles, n'hésitez pas à le revoir, vous ne devriez pas être déçu!

"Dark Skies" débarque chez nous le 30 octobre 2013 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD sera présenté au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec piste Anglaise Dolby Digital 5.1 et Françaises Dolby Digital 2.0 et DTS 5.1. Le Blu-ray sera quant à lui au format 2.40 avec une résolution du film 1080, 24p avec des pistes Anglaise & Française DTS-HD Master Audio 5.1.

Les suppléments, communs aux deux éditions, se composent de 8 scènes coupées avec commentaire audio optionnel de Scott Stewart sur certaines, montrant notamment les réactions du voisinage, une fin alternative avec commentaire audio optionnel du réalisateur, correspondant à la fin écrit dans le scénario original, d'un making of promotionnel et de la bande annonce. On regrettera simplement que le commentaire audio présent sur les éditions US et anglaises ait disparu, mais en revanche saluons la présence du making of, même promotionnel, qui était absent de ces éditions...

On notera enfin qu'un coffret DVD sortira à la même date, regroupant les films "Insidious", "Sinister" et "Dark skies". Malheureusement cette offre ne concernera pas les amateurs de Blu-ray...

Dark skies + Insidious + Sinister

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20.10.13

16:41:52, Catégories: Interview  

Par Flo200

Je vous avais parlé il y a quelques mois d' "Eject", le nouveau film de Jean-Marc Vincent, qui m'avait agréablement surpris après la déception que j'avais eu à la vision de son "Lady Blood". Nous n'aborderons d'ailleurs volontairement pas le sujet de ce premier long-métrage, mais autrement Jean-Marc a eu la gentillesse de répondre à toutes mes questions:

Bonjour Jean-Marc. Peux-tu nous dire comment est né "Eject" et comment tu es arrivé sur ce projet ?

Bonjour ! "Eject" est né dans le cerveau fertile et un peu malade quand même de son auteur et producteur R.J. Thomson. Ce mec est un génie ! Il a au moins 10 ou 15 projets en permanence dans la tête, à différents stades de développement. Pour "Eject", je me souviens qu’il m’avait dit que l’idée lui était apparue quand il a découvert qu’ils allaient mettre en chantier "[REC]3". Le pitch était simple : « Une parodie de [REC] en huis clos dans un bordel envahi par des zombies ». Je suis arrivé sur le projet par l’intermédiaire d’Alexis Wawerka, un ami de Richard aussi, et c’est Alex qui m’a annoncé que R.J. Thomson cherchait un réalisateur pour réaliser "Eject". Ensuite tout est allé très vite... Je venais de finir d’écrire un nouveau scénario de long avec Hubert Chardot (mon complice d’écriture depuis 20 ans – co auteur de "Wolfpack", "Faux Départ", "Lady Blood"...) et je me sentais un peu vidé. L’été approchait, je commençais à me mettre en mode « vacances », quand j’ai reçu le scénario d’ "Eject". Comme je suis un garçon consciencieux je l’ai lu tout de suite. Et c’était tellement dingue que j’ai dit oui tout de suite !


Quels souvenirs gardes-tu du tournage ?

C’était encore plus dingue que le scénario ! J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui savaient qu’on n’était pas sur la dernière production friquée, et tout le monde (j’insiste : TOUT LE MONDE) est venu bosser par passion, juste pour avoir le plaisir de collaborer sur un film d’horreur unique, avec un budget neurasthénique et des contraintes énormes. Faut être sacrément passionné, ou vraiment gonflé, et toutes les bonnes âmes qui sont venues passer un peu de temps pour contribuer au tournage avaient ces deux qualités. Surtout que j’avais en tête qu’ "Eject" ne devait pas trahir le genre (et les sous-genres), c’est à dire le film d’horreur de série Z, mais aussi la comédie, ou le drame psychanalytique... Heu, pour le dernier, je suis pas sûr d’avoir réussi mon coup ! Ha ha ! Je garde tout le tournage dans ma mémoire, d’abord parce que c’est l’expérience de création la plus « freestyle » de ma petite carrière, ensuite parce qu’il y avait une ambiance formidable sur le plateau (ceux qui n’étaient pas « bon esprit » restaient 2 heures et ne revenaient pas. En vérité, ils servaient de nourriture aux vrais zombies qu’on avait employé dans le film), enfin parce que l’absence de pression financière sur le film (personne ne l’attendait, ce film, ni les chaines TV ni les distributeurs) sauf pour Richard, le producteur, a rendu les choses bien plus plaisantes pour moi !

Mais si je devais ne relater qu’une seule anecdote, je citerai le jour où, avec différents techniciens avec lesquels je créais les décors (un hangar, une douzaine de bâches, des lumières différentes et hop ! Ça fait la blague !) on s’est dits qu’il faudrait peut être demander à Richard de nous trouver une douche de chantier, et des WC, parce que sinon, le trajet risque de sembler bien long aux figurants recouverts de sang et de tripes qui allaient rentrer chez eux dans le RER !)


Comment as-tu connu Richard J. Thomson ?

Richard, c’est un mec à la fois totalement isolé dans le monde du cinéma français (ce qui est une honte quand on voit la longue filmographie du bonhomme), et en même temps il est très suivi par ses fans. Je suis un peu plus âgé que lui, mais on avait les mêmes lectures de jeunesse (Starfix, Mad Movies, l’Écran Fantastique...). La première fois que j’ai entendu parler de lui, c’était il y a bien longtemps, dans les pages de Mad, pour un papier qui lui était consacré. Et je m’étais dit : « Ce mec est dingue ! J’adore ! » Et des années plus tard, on se retrouve assis à la même table pour causer de la prépa d’un film. Et j’ai été très surpris de découvrir quelqu’un de très sérieux dans ses envies, dans son propos, à l’opposé de l’image de savant fou que je pensais trouver. En fait, je pense que la seule différence entre Richard et Luc Besson, c’est un problème d’argent ! Parce que tous les deux sont des fous de pelloche, des audacieux, des ambitieux et des producteurs-réalisateurs ! Ou alors la seule différence entre les deux, c’est peut-être le port de la barbe de 5 jours... En tout cas, je trouve que le courant est tout de suite passé entre nous. Richard avait vu mes courts et il savait de quoi j’étais capable. Il avait aussi suivi le tournage de "Lady Blood" (des amis de Richard faisaient partie de l’équipe du film). Enfin, nos deux caractères sont, je pense, complémentaires : on est tous deux des bordéliques organisés, mais nos bordels sont différents. Donc on arrivait à se canaliser et se comprendre l’un l’autre. Vraiment, j’aime beaucoup ce mec ! Et s’il ne dit pas la même chose de moi, je le livre aux zombies ! J’en ai gardé un demi (la moitié du haut, avec les dents) dans ma cave pour l’occasion !

Quel a été son rôle sur le tournage ? Est-il intervenu dans la mise en scène et dans le choix des acteurs ?

Richard venait sur le tournage avec son chéquier et repartait délesté de quelques euros. C’est fou ce qu’une équipe de tournage de série Z peut manger comme pizzas, nourriture chinoise ou boire comme bières ! Et non, il n’est pas intervenu sur la mise en scène, parce qu’il m’avait engagé pour ça ! Et je ne suis pas du genre à décevoir la personne qui m’accorde sa confiance. On avait parfois des discussions en amont où je lui expliquais ce que je comptais faire, pour lui expliquer, tout simplement. Et il n’y a jamais eu de blocages venant de lui. Au contraire ! Il m’a surtout incité à aller encore plus loin dans le « grand n’importe quoi » que les idées trop « classiques » que je voulais de prime abord mettre... Et si on me pousse dans cette voie là, on est rarement déçu ! Ha ha !

Pour les acteurs, Richard a sa bande, et il m’avait dès le départ prévenu qu’il avait annoncé à certains qu’ils seraient dans le film. Je lui ai dit : « Écoute, j’ai l’habitude de caster moi même mes acteurs, mais je veux bien que tu me présentes ceux qui tu as pressenti et on en reparle ensuite ? ». Il a accepté et j’ai rencontré tout ce petit monde. Avec Pascal Sellem et Rani Bheemuck (respectivement Jo, l’ambulancier, et Samantha, la reporter) le courant est passé tout de suite. C’est rare, l’impression de connaître les gens alors qu’on se voyait pour la première fois ! De même je lui ai présenté Philippe Chaine, Benoit Gourley, Dominique Bettenfeld et Alain Robak, et on a monté le casting comme ça, en fonction des dispos de chacun des comédiens et de leur envie de faire partie du film.

As-tu été surpris de l’accueil reçu par le film ?

Quand je finis un film, il y a toujours le même phénomène qui m’arrive. Je connais d’autres réals qui ont aussi ce type de sentiments : tu es vidé, le temps de l’action s’arrête, tu commences à lâcher la pression... et le doute s’insinue lentement dans ta tête. Tu te dis : « Est-ce que j’ai réussi mon film ? Le public va-t-il comprendre telle ou telle chose ? Rira-t-il là où j’ai envie qu’il se marre ? "Eject" n’est-il pas « too much » ? Etc... » Et bien que tu saches que ces doutes soient contre-productifs, ça monte insidieusement en toi... Or, tu sais que la seule et unique épreuve qu’il te reste à franchir, c’est le verdict de ceux pour lesquels tu as fait le film : les spectateurs !

La post production d’ "Eject" a été longue car nous n’avions pas plus d’argent pour le finir que nous n’en avions pour le fabriquer. Or une régie, ça coûte cher... ou bien ça se négocie durement ! Sans compter les inévitables galères de plantages divers et autres crashs de machines... Mais pendant qu’on avançait, Bertrand Boutillier (le chef monteur de mes films depuis "Noël et les garçons", à l’exception de "Lady Blood") et moi-même avons créé une page sur Facebook, rassemblé toutes les photos dispos prises sur le tournage et monté plusieurs extraits ou bandes annonces pour entretenir l’attente le plus longtemps possible.

Bref, quand Richard m’a dit qu’il y avait une possibilité de le diffuser en salles, au Nouveau Latina, en avant-première mondiale et en présence de VRAIS spectateurs (c’est à dire des gens vivants, qui paient leur place, en plus des membres de l’équipe et du casting du film) on a mis un coup de collier pour parvenir à une copie certes non terminée (on a bien précisé avant la projection que c’était une copie de travail), surtout en ce qui concernait le boulot de son, mais néanmoins montrable ! Et là, 1h20 plus tard, plus de doutes dans ma tête ! Car le film fonctionnait. Les gens riaient là où je l’imaginais !

Ce qui a suivi appartient à l’Histoire. Les blogs ont relayé l’info, et les journalistes de tous bords ont commencé à vouloir parler du film. Au même moment, Canal Plus a diffusé le documentaire « Viande d’Origine Française », dans lequel on voit un bout de making-of du film et des interviews de Richard et moi-même… Mais pour moi, il restait encore un gros boulot sur le son ! Je n’imaginais pas que nous aurions encore presque deux ans de travail avant de voir le film en DVD ! Donc quand on annonçait au Nouveau Latina « Avant Première Mondiale », on aurait du rajouter « pour la première et dernière fois dans cette version ! » Suite à la diffusion du documentaire de Canal Plus, j’ai eu la possibilité de montrer un DVD au staff de la chaîne cryptée. Il paraît qu’ils se sont bien marrés, mais en même temps, trouver une case sur Canal pour diffuser "Eject" n’est pas évident, ce que je peux comprendre.

Le film est sorti en DVD en début 2013, et Richard a organisé une séance de dédicace chez Movies 2000. Pas mal comme retour aux sources ! J’ai été très surpris de l’attente qu’il y avait chez les fans à propos du film. Je suis très heureux de tout ça ! Même si "Eject" est un « OFNI » (objet filmique non identifié), c’est à la fois un pur produit RJT, et un film de Jean-Marc Vincent. Un projet mené à bien grâce à la passion et au talent de toutes ses composantes. On l’a fait ! Mission accomplie ! Maintenant, je suis un peu déçu que le film sitôt sorti en DVD se soit trouvé dès le lendemain ou presque sur quasiment tous les sites de téléchargements illégaux. Le préjudice est énorme pour l’économie fragile d’un film comme celui-là, et grave pour un producteur aussi courageux que Richard, car "Eject" n’a bénéficié d’aucun financement, ni aide, ni pré achat de chaîne, mis à part l’investissement des fonds propres de Richard lui-même.


Peux-tu nous parler de tes trois premiers courts métrages ? Tous les trois sont visibles sur Dailymotion, mais n’aimerais-tu pas les voir figurer un jour sur un support physique ? En bonus d’un de tes films par exemple ?

Je crois que fondamentalement, je n’aime pas les étiquettes. C’est pourquoi j’avais envie, en décidant de passer à la réalisation de films, d’aborder à travers chacun de mes courts un genre différent.

Le scénario de "Wolfpack", par exemple, existait avant celui de "Noël et les garçons". Mais j’ai vite découvert qu’il était plus simple d’intéresser des producteurs avec une comédie (même « fantastique ») qu’avec un film de guerre comportant des soldats et des loups garous ! Avant de me lancer sur la recherche de financement (ou de producteur) de "Noël et les garçons", je m’étais promené chez une bonne trentaine de producteurs avec un « polar-action » intitulé "Ed is dead", que j’avais entièrement story boardé, mais qui par ses aspects lyriques et violents assumés (une histoire de vengeance sur fond de casse sanglant) avait fait l’unanimité chez ses lecteurs : « C’est très bien écrit, très intéressant, voire novateur, mais on ne verra jamais ça en France ! » Faut dire qu’à l’époque, la vague des polars de John Woo ("Hardboiled" en tête) débarquait en masse (et plein de promesses, pensais-je naïvement) dans l’Hexagone. Mais point d’ "Ed is dead" finalement. Les producteurs que je rencontrais me disaient tous ou presque « Reviens avec une comédie, et on verra ce qu’on peut faire ! ». Alors j’ai adapté en fiction une discussion que j’avais eue avec ma fille aînée sur l’existence – ou pas - du Père Noël et ça a donné "Noël et les garçons". Je l’ai montré à l’équipe des programmes courts de Canal Plus et ils l’ont acheté tout de suite. Il a beaucoup circulé en festivals, et il a été diffusé plein de fois en télé.

Ça m’a donné confiance pour présenter un second projet de court plus audacieux encore que le précédent, et j’ai proposé à Hubert Chardot de réécrire et développer le projet qu’on avait abandonné quelques années avant intitulé "Wolfpack". Une fois la nouvelle version achevée, je l’ai envoyé ou déposé chez la plupart des producteurs qui avaient apprécié "Noël et les garçons", mais ils ne comprenaient pas pourquoi je m’éloignais d’un univers et d’un genre (la comédie) qui avaient l’air de me réussir. La version de "Wolfpack" que j’avais en tête se situait entièrement en extérieur, dans une forêt recouverte par le brouillard. Des conditions un peu trop compliquées dans un contexte de court-métrage. Aussi, lorsque j’ai finalement rencontré mon futur producteur pour ce film, nous avons décidé de reprendre le scénario et de l’adapter pour que toute l’action se situe en intérieur, dans un environnement beaucoup plus facilement maîtrisable. J’avais réalisé un board très précis pour la version « forêt », et je ne m’en suis pas tant éloigné pour la version en extérieur. J’ai remplacé les arbres par des cloisons de bureaux, mais tout est presque resté en l’état ! Il y avait juste une cascade de voiture que je n’aurais pas pu tourner faute d’argent ! La prépa du film a pris presque 3 mois (essentiellement pour fabriquer les effets spéciaux, signés Jérôme Jardin) et nous avons tourné pendant 10 jours dans une base croate abandonnée pendant la guerre en ex-Yougoslavie... au Kremlin Bicêtre, aux portes de Paris ! Encore une fois, le film a connu un bon succès en France (de nombreux festivals l’ont programmé) mais il m’a surtout permis d’attirer l’attention de producteurs anglo-saxons.

J’ai reçu le projet "Faux départ" par son auteur originel, Elef Zack. J’y ai vu la possibilité de mettre en scène une histoire plus réaliste que dans mes deux précédents films. J’ai présenté Hubert à Elef et je les ai laissé travailler ensemble. La confiance que j’ai pour Hubert, et notre ancienneté dans la collaboration étaient des garanties suffisantes pour que j’obtienne un scénario formidable et adapté à mes envies sans que j’aie à me mêler d’écriture. Pour jouer le méchant, Roberto, j’avais vraiment envie de retravailler avec Bruno Solo que j’avais utilisé dans "Noël et les garçons". Comme beaucoup d’acteurs que j’admire, Bruno a cette qualité d’être à la fois un grand acteur comique, avec un sens de la repartie formidable, mais qui possède aussi, avec sa sensibilité exacerbée, un grand potentiel tragique. Je me souviens du coup de fil qu’il m’a passé quelques semaines avant le début du tournage. Il m’a dit : « Bon, j’ai lu et c’est très bien écrit. Mais j’ai un doute sur le personnage de Roberto. Tu crois que je vais arriver à jouer un type aussi pervers ? » Les étiquettes ont la vie dure, et finissent par s’incruster sur ceux qui les portent ! Au final, Bruno est génial dans le rôle. Il incarne un salaud à la fois touchant et dangereux. Le personnage tel que je le désirais.

"Faux départ" a été tourné en 5 jours (dont une nuit) et fait presque 19 minutes. "Noël et les garçons" dure 13 minutes et a été tourné en 10 jours. "Wolfpack" 15 minutes pour 11 jours de tournage. Faut croire que je m’améliore ! En tout cas, après l’expérience de ces 3 courts et leur succès critique (peut-il y avoir un succès public pour les courts métrages ? Je ne pense pas, malheureusement !), je me suis senti prêt à poursuivre ma carrière sous l’angle du long métrage !

J’ai eu trois producteurs différents pour mes trois courts. Pour une question de droits, il me paraît très compliqué de pouvoir les mettre en bonus sur le DVD d’un long qui serait produit par un autre.

On ne peut pas dire que "Lady Blood" ou "Eject" soient des films particulièrement sérieux, pourtant avec "Wolfpack" et "Faux Départ", tu as prouvé que tu pouvais réaliser des œuvres beaucoup plus sérieuses. Penses-tu revenir à des films de ce genre à l’avenir ?

J’ai plusieurs films de genre bien barrés dans mes cartons, mais j’avoue que j’ai envie de laisser pour quelques temps les effets gores et l’ultra violence. D’une part parce que j’ai vraiment envie d’explorer d’autres voies, et d’autre part parce qu’il est très difficile de faire un film aujourd’hui, et encore plus difficile de convaincre des investisseurs pour des films un peu zarbis ! Mais on ne se refait jamais totalement. Et un jour, je reviendrai à tout ça !


Est-ce que le budget dont tu disposes à une influence dans le ton que tu donnes au film?

L’argent, c’est le nerf de la guerre de cette industrie. Quand tu fais un film comme "Eject" avec un budget riquiqui, sans toucher de salaire par exemple, c’est un luxe que tu ne peux pas te permettre sauf si tu es rentier, ce qui n’est pas mon cas ! Auteur et réalisateur, c’est mon métier, mon gagne pain. Je me dois (et devant mes proches aussi) de gagner ma croûte !

Maintenant, chaque film est un modèle économique particulier, avec un coût réel qui le rend « faisable » ou pas. Même en bénéficiant d’aides, de subventions, de pré achats etc, il est de plus en plus compliqué de rentabiliser un long métrage.

Le ton d’un film est déterminé dès la lecture (ou l’écriture) du scénario. La suite, c’est d’estimer au plus vite combien coûte le film pour être réalisable, de se battre pour obtenir l’argent indispensable, et de ne pas s’envoyer en l’air avec une logique « inflationniste ». Tout échec est toujours très compliqué à surmonter. On te jugera toujours sur le résultat du film précédent avant de te faire confiance sur le prochain !


Avant cela, tu as réalisé le jeu vidéo "Urban Runner". Peux-tu nous en parler ?

Oh la la ! On remonte le temps jusque loin, là ! J’ai commencé la réalisation en débarquant dans le bureau du PDG de la société Coktel Vision et en lui vantant mes qualités de cinéphile et de raconteur d’histoires. Je suis ressorti avec un contrat, un gros chèque et le projet "Urban Runner" (qui s’appelait "Lost in town" à l’époque) sous le bras, et le poste de réalisateur dans la poche ! On était en 1993. C’était magique ! Bon, faut resituer le monde des jeux vidéos de cette période... "Doom" venait de sortir, "Tetris" était encore une des meilleures ventes, le BeBop servait de téléphone portable à condition d’avoir le bras assez long pour atteindre les rares émetteurs et Nirvana ramenait le Rock sur le devant de la scène musicale. Question cinéma, Spielberg et son "Jurassic Park" allaient pulvériser le box office, et révolutionner le merchandising... Bref, pour ma part, j’avais pour mission de faire durer 20 heures de vidéo pour un jeu composé à 90% de vidéo, à une époque où le DVD n’existait pas encore dans les chaumières.

Une belle expérience, qui s’est finie avec une belle récompense puisque c’est grâce à cette incursion dans le monde vidéoludique que j’ai pu rencontrer Hubert Chardot, qui venait de créer la saga "Alone in The Dark" chez Infogrames.

J’ai eu sur "Urban Runner" 6 semaines de tournage et 5 mois de montage. Pour une première expérience, ce fut royal ! C’est aussi sur ce projet que j’ai rencontré (et dirigé) l’acteur Benoit Gourley, qui depuis figure dans tous mes films !

Le jeu s’est bien vendu. La presse a couvert sa sortie avec de très bonnes critiques. J’aimerais bien revenir au jeu un jour. Surtout avec les capacités des nouvelles machines. Avec Hubert on en parle, parfois, mais le cinéma est une maîtresse très exigeante !

Quels souvenirs gardes-tu de ton expérience d’assistant de la rédaction au sein du magazine Starfix ?

Pour beaucoup de cinéphiles de ma génération, Starfix est une revue culte qui parlait enfin du cinéma en nous touchant au cœur et en prenant les lecteurs pour des gens intelligents.

Or, quand je suis arrivé en fac de communication en 1986, il fallait que je trouve un stage en entreprise. Je suis allé frapper chez Starfix. Christophe Gans m’a ouvert la porte. Je suis arrivé pour trier les nombreuses photos que les journalistes avaient entreposé depuis quelques années. Trois ans plus tard, j’y étais toujours. Et j’ai appris à être cinéphile avec ceux que je considère encore comme des Maîtres es Cinéphilie ! Des fondus de cinoche qui sont presque tous passés d’ailleurs derrière la caméra. Christophe Gans, Nicolas Boukhrief, Doug Headline, François Cognard... Une sacrée époque avec de sacrés talents quand même !

Moi, je débarquais de ma province et j’entrais dans le temple du cinéma que j’aimais : le pied intégral ! On s’est revus au hasard de nos parcours respectifs. Je sais que certains d’entre eux étaient venus voir "Wolfpack" quand on l’a montré au public dans la grande salle des Halles en 2004. Ça m’avait beaucoup touché ! Parce qu’en plus, ils avaient aimé mon film.


Enfin, peux-tu nous parler de tes projets actuellement en cours ?

Je ne peux pas te parler du projet qui occupe mon esprit en ce moment parce qu’on est très en amont sur ce projet justement ! Je peux te dire qu’il s’agira d’un drame psychologique français, mais que j’ai envie de styliser comme un film indépendant américain (les films de James Gray sont mes principales influences).

Je suis en train de réunir autour de ce film une équipe vraiment formidable. Certains membres de ma bande depuis le départ seront là, et seront rejoints par des nouveaux venus aux talents indéniables.

J’espère que le tournage pourra se faire d’ici l’été prochain. Il me tarde de retrouver l’odeur du plateau.


Merci Jean-Marc!


Lady Blood

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19.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Alors qu’il se retrouve seul dans son appartement, sans sa femme et sa fille, un homme doit faire face à ses propres démons...


Mon avis :

Il y a quelques mois, je vous parlais de "The Captured Bird", le merveilleux court métrage de Jovanka Vuckovic ("Self Portrait"), la jeune réalisatrice canadienne nous revient cette fois avec un autre court, plus court, plus modeste, mais à nouveau très prometteur...


Sous ses allures de Metalleuse pure et dure, avec sa chevelure de braises et ses tatouages qui recouvrent son corps, Jovanka nous livre une nouvelle fois une œuvre belle et troublante. "The Guest" est un court métrage de 4 minutes seulement, réalisé dans le cadre d'une compétition organisée par le Toronto International Film Festival. Celui-ci avait alloué aux 25 participants sélectionnés un tout petit budget, deux mois pour le faire et un thème : La mémoire.


Malgré ces contraintes, une nouvelle fois Jovanka nous montre son talent en nous livrant un film poignant où un homme se retrouve confronter face à sa conscience et à ses propres démons suite à la disparition de sa femme et de sa fille (Sont-ils morts ? Sont-ils simplement partis ?)... Sa conscience se matérialise ici par une voix alors qu'il se regarde dans un miroir de son luxueux appartement.


L'homme semble avoir oublié ce qu'il a pu faire à sa famille ou refuse de l'admettre. Mais est-ce vraiment sa conscience qui lui parle ? Ou serait-ce une voix venue de l’au-delà ? Ou même le Diable en personne ? Ou encore a-t-il perdu la mémoire? Chacun interprètera le film à sa façon, la réalisatrice ayant volontairement choisi de ne pas donner de réponse...


Le film est magnifiquement filmé, avec une mise en scène toujours aussi soignée et une très belle photographie signée Ian Anderson ("The Conspiracy") qui met parfaitement en valeur le très bel appartement dans lequel le court a été filmé, ainsi que les scènes très épurées se déroulant dans l'imaginaire du protagoniste, le tout porté par une très belle musique.


Si pour "The Captured Bird", la cinéaste avait bénéficié d'un beau budget pour un court, cette fois elle nous démontre une nouvelle fois son savoir-faire avec trois fois rien et une envie de filmer qui transpire à chacun de ses essais... Vivement le long!


N'hésitez pas à suivre régulièrement Jovanka Vuckovic sur son site officiel, afin d'être tenu au courant de son actualité!

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18.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

1984, les scientifiques de l'Institut d'Océanographie sont confrontés à une énigme : disparitions de bateaux et corps repêchés atrocement mutilés. Tout cela fait penser à une attaque de requins ! Une équipe de chercheurs, alertée par le laxisme suspect des instances officielles, tentera d'élucider le mystère et se trouvera confrontée à une réalité qui dépasse la fiction...

Mon avis :

Déjà, sortir "Jaws 5" de Bruno Mattei en DVD, il fallait oser, mais enfoncer le clou avec "Apocalypse dans l’Océan Rouge" de Lamberto Bava, franchement bravo!

Connu sous différents titres et rebaptisé ici "Shark, le monstre de l'apocalypse", ce film de Bava ("Macabro", "La Maison de la terreur", "Demons" 1& 2, "La Caverne de la rose d'or"), dont il n'est d'ailleurs pas particulièrement fier, est un ersatz de "Jaws", mais avec cette fois au lieu d'un requin, un monstre marin, sorte de croisement entre un requin, une pieuvre, un dauphin (pour l’intelligence !!!) et un monstre préhistorique...

Tout un programme et lorsqu'on voit l'affiche, on ne peut qu’avoir l'eau à la bouche... Seulement ne vous bercer pas d'illusions, car la déception autrement risque d'être grande! Car à aucun moment vous ne verrez le monstre en entier et encore moins de la taille gigantesque que l’on peut voir sur l’affiche...

En fait, vous ne verrez que des bouts, une tentacule par-ci, un bout de corps par-là et la gueule de temps en temps... Et cela ne sera d'ailleurs pas vraiment une réussite, puisqu'on ne peut pas dire que les effets soient spécialement convaincants en ce qui concerne le monstre...

Et oui, vous l'aurez compris, il s'agit bien ici d'un nanar! Et c'est bien là l'intérêt du film, car au moins on s'amuse bien! Les acteurs n'ont rien d'exceptionnels, même si on notera quand même la présence de Michael Sopkiw ("2019 après la chute de New York", "Massacre dans la vallée des dinosaures"), Valentine Monnier ("2019 après la chute de New York ", "3 hommes et un couffin"), Gianni Garko ("Les colts de la violence", "Sartana"), William Berger ("5 gâchettes d'or", "L'île de l'épouvante") et Iris Peynado ("Les nouveaux barbares").

Et comme dans toutes séries B qui se respectent, les demoiselles du film sont plutôt pas mal et vont se retrouver par moments à poil... Mince, le pervers qui sommeille en moi est de retour!!!

Autre atout tout de même, quelques morts aux trucages tout à fait corrects pour un petit budget de ce genre et pour cette époque où on n'utilisait pas encore d'effets numériques à gogo. Le film ne comporte également pas trop de stock shots, ce qui sera aussi plutôt positif, car en général ce type de productions italiennes a l'habitude d'en regorger...

Amateurs de séries Z, vous voilà donc gâtés ! Rendez-vous maintenant en Janvier 2014 avec le prochain titre d’Alexx Prod, "L'invasion des araignées géantes"!

"Shark, Le monstre de l'apocalypse" est sorti le 30 septembre en DVD chez Alexx Prod. Contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette, le film n'est pas présenté au format 1.33 4/3, mais 1.66 4/3... Le DVD contient autrement la version française et la version originale, mais une nouvelle fois sans sous-titres français... Franchement dommage! En revanche excellente surprise cette fois avec une présentation du film par Claude Gaillard d’Écran Bis.

Shark, le monstre de l'apocalypse

Shark, le monstre de l'apocalypse
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17.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Tomás, un jeune Afro-colombien qui a dû fuir son village et la guerre, vit désormais dans le quartier de La Playa à Bogota. Pour un jeune noir, trouver sa place dans une ville traditionnellement blanche est une lutte de tous les instants. Tomás s’affirme peu à peu dans la coiffure, héritage historique des esclaves qui traçaient sur les cheveux des enfants les routes qui leur permettraient de s’échapper. Lorsque disparaît son frère cadet, Tomás va prendre tous les risques pour le retrouver et conquérir son indépendance...

Mon avis :

Avec "La Playa", le réalisateur colombien Juan Andrés Arango Garcia signe son premier film en tant que metteur en scène, un film très réaliste sur la jeunesse Afro-colombienne et sur la vie de ces jeunes à Bogota...

La Playa est un quartier défavorisé de la capitale colombienne où se retrouve une partie de ceux qu'on appelle les « déplacés », issus pour une majeure partie de la région de Buenaventura située sur le littoral pacifique et contraints de quitter leur région suite à la lutte armée que connaît la Colombie depuis ces dernières décennies.

Le film suit le parcours de trois frères, Tomás, Jairo et Chaco, ayant choisi trois voies différentes, mais ayant tous les trois quitté leur foyer familial, ne se sentant pas à leur place dans cette famille recomposée suite à l'assassinat de leur père. Il faut dire que leur beau-père blanc ne les accepte pas vraiment...

Suite au départ de chez lui, le principal protagoniste, Tomás, va d'abord partir à la recherche de Chaco tout juste revenu du Canada après une mésaventure dont on ne saura pas grand-chose et qui n'a qu'une envie repartir tenter à nouveau sa chance ailleurs, au nord... Ce dernier va alors vouloir entraîner son frère avec lui, mais celui-ci ne voudra pas partir sans Jairo, leur troisième frère, malheureusement tombé dans la drogue.

Les deux garçons vont alors essayer de rassembler suffisamment d'argent en faisant des petits boulots comme laveur de jantes de voitures ou coiffeur (Des coiffures très artistiques, activité semblant très en vogue là-bas !).

Chacun des trois personnages va alors choisir son destin, même si au final celui-ci était finalement tout tracé. Le réalisateur va suivre leur quotidien au plus près, donnant à son film un côté très documentaire, mais toutefois très soigné au niveau de la mise en scène et de la photographie.

Les acteurs seront très crédibles et pour cause, aucun d'entre eux n'est à la base acteur et d'autre part, ils ont une vie apparemment similaire, car si le film est une fiction, il est toutefois inspiré par des témoignages récoltés par le cinéaste.

Le jeune Luis Carlos Guevara, qui joue Tomás, a vraiment une belle présence à l'écran, très beau avec des traits très fins. Les deux autres acteurs, Jamés Solís et Andrés Murillo sont également très bien choisis, même s'ils ne crèveront pas autant l'écran. Le film ne sera jamais larmoyant, avec un ton toujours juste, parfois dur, mais au final avec une belle note d'espoir avec le choix du jeune homme...

Après "Volver a morir", "La Playa" est le second film colombien que je découvre récemment et ma fois, cela donne à nouveau envie d’en découvrir plus...

"La Playa" est sorti le 1er octobre chez Jour2fête dans une très belle édition digipack slim accompagné d'un très intéressant livret pédagogique. Le film est présenté au format original 2.35 : 1 en 16/9ème avec piste stéréo 2.0 espagnole et sous-titres français. Les bonus se composent d'une interview du réalisateur qui s'exprime en français et de la bande annonce.

La Playa

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16.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une jeune fille instable sentimentalement et socialement se voit proposer un poste pour lire des textes poétiques à un homme en fin de vie. Sur une semaine de visites journalières (soit une poésie par jour), ce dernier parviendra à faire basculer la jeune fille des ténèbres vers la lumière et redonner à celle-ci un sens à sa vie...

Mon avis :

Après quelques courts métrages et "Destruction Massive", un premier long-métrage passé quelque peu inaperçu et que je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de voir (... mais je ne désespère pas!!!), Maxime Kermagoret ("Souffrir d’amour", "Arrêt sur image") nous revient avec un second long, un film d'auteur émouvant destiné toutefois à un public adulte...

Le réalisateur a à nouveau choisi le noir et blanc et tout comme dans son précédent film, on y trouve des scènes à caractère pornographique. Peu, mais c'est ce qui en fait un film à réserver à un public averti! "L'eau douce qui coule dans mes veines" n'est pour autant aucunement un film pornographique, mais plutôt un film sans tabou, de plus ces scènes et en particulier la plus explicite où l'on voit l'actrice principale pratiquer une fellation, sert complètement le propos.

Céline vivant en effet une relation sexuelle mécanique et sans âme avec Stéphane, qu'elle considère comme son petit ami, alors que pour lui, elle n'est qu'un simple « plan cul ». Lors de cette scène dans la voiture, on voit bien qu'elle n'est pour lui qu'un simple objet, qu'on jette après l'avoir utilisé. Il n'a aucun respect pour elle et Jean-Baptiste Barois, l'acteur jouant Stéphane, va parfaitement nous le faire ressentir, interprétant son personnage de façon assez dédaigneuse, voir méprisante, rendant celui-ci très antipathique pour le spectateur.

A contrario, on éprouvera forcément de l’empathie envers cette jeune femme seule, désœuvrée et au bout du rouleau, même si on aura en même temps envie de la secouer pour la faire réagir et lui faire comprendre qu'elle gâche sa vie avec cette relation sans avenir, alors qu'un certain Antoine semble amoureux d'elle et qu'elle ne répond pas à ses appels...

Céline est interprétée avec beaucoup de justesse par Élodie Vagalumni ; l'actrice qui a un petit côté Marilou Berry (mais en plus jolie tout de même !), incarne son personnage avec beaucoup de retenu et de timidité. Son personnage sombre peu à peu, mais va trouver le salut grâce à un petit emploi, une mission auprès d’un monsieur mourant, interprété par Guillaume Frank, à qui elle va devoir faire la lecture de poésies. Une relation touchante va alors se créer entre les deux personnages.

Ce second film de Maxime Kermagoret est un beau film, poignant et bénéficiant d’une belle photographie en noir et blanc, le tout porté par la très belle musique de Jérémy N. ; le faible budget du film se ressent certes quelque peu et on pourra regretter par moments l’interprétation un peu approximative de certains acteurs qui semblent un peu trop réciter leurs textes, mais cela reste un film très prometteur et Maxime Kermagoret, un amoureux du cinéma à suivre ! Et enfin, le film met bien en valeur la beauté de la Bretagne, celle de tous les jours, sans en faire une pub touristique et ça, je ne peux y rester insensible...

Espérons que le public ne s’arrêtera pas au côté sulfureux du film et saura l’apprécier à sa juste valeur!

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15.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

En France, les filles ne draguent pas les mecs. Ou alors c'est trop rare. Ou trop discret.

Bob a 28 ans et marre de ce constat. A toutes les filles qu'il rencontre, à chaque fois la même question: "Pourquoi vous nous draguez jamais ? Pourquoi c'est toujours à nous de faire le premier pas ?" A force, il est passé maître dans l'art de débattre avec les filles. Il connaît leurs arguments par cœur et peut tous les démonter.

Mais Bob se retrouve soudain transporté dans un monde alternatif... où les rôles sont inversés ! Ici, ce sont les filles qui draguent les mecs.

D'abord ravi, Bob va vite découvrir ce que ça fait d'être à la place d'une fille... et traité comme du bétail !


Mon avis :

Troisième court métrage réalisé par Liam Engle ("Bob et Joséphine", "Minimum Overdrive", "Le Portail", "Lose Actually") mettant en scène le personnage de Bob, "Mecs Meufs" traite une nouvelle fois de la drague et des différences hommes/femmes, avec cette fois un résultat beaucoup plus abouti, même si les deux précédents courts de la trilogie étaient déjà très réussis...


Bob, c'est Robert Hospyan ("Bob et Joséphine", "Lose Actually") dans son propre rôle, un jeune homme dont la ressemblance avec Kevin Smith est assez flagrante, d'où probablement le surnom de Bob, en référence à Jay et Bob, les deux personnages cultes créés par le réalisateur du New Jersey. Sauf qu'ici, Bob n'est pas Silent Bob, il serait même plutôt assez loquace!


D’ailleurs, le jeune homme va une fois de plus nous faire partager ses problèmes existentialistes et surtout son incompréhension du sexe opposé (Comme tout homme normal, d’ailleurs !). Alors que les deux précédents épisodes étaient résolument tournés vers la comédie, celui-ci va se montrer beaucoup plus sérieux, voir à un certain moment assez dérangeant.


Le court commence de façon assez légère avec Bob et ses amis discutant des différences hommes/femmes et notamment du fait que les femmes n'aient pas vraiment besoin de draguer et que leur statut dans notre société leur confère beaucoup de privilèges...


Alors qu'il va aux toilettes, Bob va se retrouver dans un autre monde, un monde où les rôles vont être inversés. Et évidemment on va se rendre compte que tout n'est pas si rose pour la gente féminine également !


Le scénario est très bien écrit, virant vers le fantastique (ce qui était déjà le cas du premier épisode), mais surtout apportant une réelle gravité au sujet, même si cela se terminera de façon plus décontractée avec un revirement assez inattendu. Les acteurs sont tous très bons et ce qui ne gâte rien, le film bénéficie d'une très belle photographie signée Xavier Dolléans ("Le Portail", "L’île", "Lose Actually"). Un résultat très pro, malgré un budget pourtant très limité...


Depuis qu'il est sorti, "Mecs Meufs" a déjà remporté le Grand Prix au festival Tournez Court de Saint-Étienne et tout récemment le Prix du scénario à Bischheim et franchement c'est amplement mérité!


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14.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

1536. Henry VIII (Charles Laughton – Oscar du meilleur acteur 1933) règne avec autorité sur la couronne britannique, sous l’œil attentif de son conseiller Thomas Culpepper (Robert Donat). Mais c’est surtout sa vie privée qui passionne ses sujets. Le monarque vient de condamner à mort sa seconde femme (Merle Oberon), et attend l’exécution de la sentence pour se marier de nouveau. Entre intrigue de cour et marivaudage sentimental, le destin d’un pays se joue autour d’une de ses plus fascinantes figures historiques.

Mon avis :

Ce ne sont pas les éditions de "La vie privée d'Henry VIII" qui manquent! Après celles de Studio Canal, d'Aventi et d'Antartic, c'est au tour d'Elephant Films de nous livrer son édition! Une édition qui se distingue toutefois des autres par la présence entre autres du doublage français, ce qui fera je le pense certainement plaisir à beaucoup de monde...

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, "La vie privée d'Henry VIII" n'est pas un film réellement historique, mais plutôt une comédie historique. Sorti en 1933, le film retrace la vie privée de ce roi plus connu d'ailleurs sous le surnom de Barbe-Bleue, à travers ses premiers mariages, qui se terminèrent pour certains assez tragiquement pour ses épouses...

Henry VIII est ici fabuleusement interprété par le génial Charles Laughton ("Rembrandt", "Le Fantôme de Canterville", "Spartacus"), à qui on doit en tant que metteur en scène le cultissime "La Nuit du chasseur", qui va donner une image indélébile à son personnage au point où lorsque par la suite vous entendrez parler de ce personnage historique célèbre, vous ne verrez forcément plus que lui...

Il va interprété le personnage d'Henry VIII comme étant un personnage rustre, truculent, grossier et bon vivant, aimant par dessus tout la bouffe et les femmes, mais finalement attachant, grâce notamment à des scènes souvent amusantes comme celle où il donne une leçon de morale sur le savoir-vivre en mangeant comme un porc...

Le film débute par l’exécution par décapitation de sa deuxième femme, Anne Boleyn, interprétée par Merle Oberon ("L'Ange des ténèbres", "Le Divorce de Lady X", "Les Hauts de Hurlevent") compagne du réalisateur Alexander Korda ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton"), accusée d'adultère, d'inceste et de haute trahison et par le mariage en parallèle avec sa troisième épouse, Jane Seymour jouée par Wendy Barrie ("Dead End", "Le chien des Baskerville", "Le Saint contre-attaque"). Une troisième épouse qui va évidemment pas faire long feu, mais qui va tout de même lui donner un fils.

Anne de Clèves, la quatrième épouse va être par contre la plus intéressante, jouée de façon très amusante par Elsa Lanchester ("La vie privée de Don Juan", "La Fiancée de Frankenstein", "Rembrandt", "Mary Poppins"), qui n'était autre que la vraie femme de Charles Laughton dans la vie. Ce nouveau mariage donnera lieu à une scène assez marrante où la jeune femme va tout faire pour que son nouveau mari accepte de divorcer, allant jusqu'à jouer cela aux cartes...

La cinquième épouse, Katherine Howard jouée par Binnie Barnes ("Breezing Home", "Le divorce de Lady X", "Pavillon noir"), sera également intéressante, puisqu’elle préférera conquérir le Roi plutôt que vivre son amour pour son homme de confiance interprété par Robert Donat ("Le comte de Monte Cristo", "Les 39 marches", "Au revoir Mr. Chips!"), ce qui causera naturellement sa perte, mais aussi le désarroi du Roi dont c'était la seule femme qu'il est vraiment aimé.

Le film bénéficie de beaux décors dont le responsable n'est autre que Vincent Korda ("Alerte aux Indes", "Les Quatre Plumes blanches", "Lady Hamilton", "Le Livre de la jungle"), le frère du réalisateur, de beaux costumes de John Armstrong ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad") et une très belle photographie de Georges Périnal ("Le Voleur de Bagdad", "Colonel Blimp", "Un roi à New York"). Une nouvelle fois avec les frères Korda, tout se passe en famille ou presque, puisqu'on retrouvera la même équipe sur d'autres de leurs films également...

Charles Laughton remporta l'Oscar du Meilleur acteur en 1934 pour "La vie privée d'Henry VIII", récompense amplement méritée et le film fût même nommé pour l'Oscar du Meilleur film. Ce succès permit d’ailleurs de lancer entre autres la carrière d’Alexander Korda. Sans être un chef d’œuvre, cela reste tout de même une agréable comédie, qui malgré le poids des années, se laisse toujours voir avec beaucoup de plaisir!

Précédemment sorti chez Studio Canal, Aventi et Antartic, "La vie privée d'Henry VIII" est ressorti en DVD chez Elephant Films le 20 août dans sa collection Cinéma Master Class en version remastérisée au format 1.33, 4/3 avec des pistes anglaise et française Dual Mono 2.0. En guise de supplément, on trouve sur cette édition, une présentation exclusive du film d'une durée de 13 minutes par Jean-Pierre Dionnet.





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13.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Les années 70. Un ingénieur du son anglais, roi du « mixage créatif », quitte sa mère et son Angleterre pour travailler en Italie. Dans des studios spécialisés dans le « giallo », son travail prend une tournure de plus en plus inquiétante... de même que l'équipe qui l'entoure?

Mon avis :

Étant un grand amateur de giallo et tout spécialement de Dario Argento qui reste mon réalisateur préféré malgré la déception de ses derniers films, j'étais très curieux de découvrir ce "Berberian sound studio" qui rend hommage au genre et au maestro...

Tout comme "Amer", le second long-métrage de Peter Strickland ("Katalin Varga") rend hommage au giallo, mais sans en être réellement un. Le film ne respecte d'ailleurs pas vraiment les codes du genre, l'hommage se situant plus dans la façon de filmer (gros plan sur un œil par exemple...), la musique et quelques petits clins d’œil comme les gants de cuir noir ou encore la présence dans le scénario du film d'un gobelin, faisant directement référence aux Goblin, le groupe culte qui signa la plus part des scores des films d'Argento...

Il sera d'ailleurs très difficile de le classer dans une quelconque catégorie, car même si on y trouvera des éléments de films d'horreur ou de thrillers, celui-ci n'appartiendra pas non plus vraiment à ces deux genres. Vous l'aurez compris, "Berberian sound studio" est un film vraiment à part! L'histoire se situe en Italie dans les années 70 où un brillant ingénieur du son anglais vient travailler sur un film d'horreur produit par un producteur tyrannique et plutôt inquiétant, faisant régner une atmosphère pesante et angoissante sur le studio.

A aucun moment nous ne verrons des images du film en question (en dehors du générique d’ouverture !), on saura simplement qu'il s'agit d'un film où des sorcières ou du moins des femmes soupçonnées de sorcellerie sont torturées de façon réellement atroce, sadique et perverse. Par certaines descriptions, il sera difficile de ne pas penser à "Suspiria", même si aucune scène n’y ressemble vraiment...

Le réalisateur va réussir à instaurer une atmosphère oppressante et fort inquiétante qui va se faire grandissante durant toute la durée du film, un véritable tour de force sachant qu'il ne se passe absolument rien de particulier! Les acteurs sont tous excellents et font qu'on rentre à fond dans le film, nous immergeant totalement à l'intérieur du studio.

Dans le rôle de Gilderoy, Toby Jones ("Le voile des illusions", "Le Rite", "La taupe", "Hunger Games") est absolument remarquable. Avec une réelle justesse, l’acteur va nous faire vivre le cauchemar que son personnage va vivre, au point où à un certain moment du film, on ne saura plus vraiment ce qui est réel ou pas...

Cosimo Fusco ("Card Player", "Rome", "Anges et démons") est également excellent dans le rôle de Francesco, le producteur tyrannique du film, de même qu’Antonio Mancino ("La squadra") dans celui du réalisateur. Fatma Mohamed ("Katalin Varga"), déjà présente dans le premier film du réalisateur est aussi très bonne, mais on remarquera également dans des rôles moins importants les incroyables performances de Katalin Ladik ("Ujed andjela", "Granica") et de Jean-Michael van Schouwburg, respectivement en doubleurs d’une sorcière et d’un gobelin.

La musique signée par le groupe Broadcast ("La visite") colle parfaitement au style très giallo du film alors que l’image très brumeuse du film lui confère une atmosphère parfois proche des films de David Lynch.

Le réalisateur arrive à distiller son ambiance inquiétante, voir assez flippante à travers de simples sons comme par exemple lorsque les bruiteurs s’acharnent sur des fruits et légumes afin de décrire les violences faites aux sorcières du film... Pour tout cela, vraiment chapeau ! En revanche, dans la dernière partie du film, Strickland perd quelque peu ses spectateurs, le film partant alors un peu dans tous les sens, apportant ainsi une réelle confusion dans la tête des gens.

"Berberian sound studio" est un véritable OFNI, prouvant que l’on peut être encore original de nos jours... Encore un réalisateur à suivre!

"Berberian sound studio" est sorti le 2 octobre 2013 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD est présenté au format 1.85, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes Anglaises DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0 et Française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 avec une résolution du film 1080, 24p avec des pistes Anglaise & Française DTS-HD Master Audio 5.1. Les suppléments, communs aux deux éditions, se composent de scènes coupées avec commentaire audio optionnel du réalisateur (20’), d'un making of (21’) et de la bande annonce.

Berberian sound studio

Berberian sound studio
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Berberian sound studio (Blu-ray)

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12.10.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans la station balnéaire de Hampton Bay, Samuel Lewis veut expulser Dag Soerensen qui dirige un parc aquatique, pour exploiter son terrain et construire un complexe hôtelier. Pendant ce temps, la ville est sans dessus dessous suite à une série de morts tragiques : 3 corps de baigneurs ont été retrouvés horriblement mutilés sur le bord de la plage. Pour la police, cela ne fait aucun doute, c'est l’œuvre d'un requin tigre...

Mon avis :

Eh bien ! En voilà une chose pas courante! Alexx productions, un jeune éditeur jusque-là spécialisé dans l'édition de DVD musicaux de variétés françaises « ringardes », se lance dans l'ultra Bis!!! Et avec du très lourd en plus!!!

Le premier titre de cette nouvelle « collection » n'est autre que "Cruel Jaws" de Bruno Mattei ("KZ9 - Camp d'extermination", "L'Autre enfer", "Virus cannibale", "Caligula et Messaline", "Zombi 3")... Rien que le nom du réalisateur italien évoquera forcément de grands moments de poilade pour beaucoup d'amateurs de nanars.

Comme on peut s'y attendre, les acteurs sont des acteurs de seconde zone qui jouent comme leurs pieds (D’ailleurs la plupart n’ont rien fait d’autres...), c'est mal filmé, bourré de stock-shots, les effets spéciaux sont catastrophiques, e cetera, e cetera...

Soyons clair, il n'a pas grand-chose à sauver dans ce film! Ah, si il y a de jolies pépées super bien gaulées en maillots de bain ultra sexy! Tiens, je vois que cela ravive l'intérêt de certains! Oui, des charmantes demoiselles avec des vrais corps de femmes, de jolies hanches, une belle poitrine, des formes quoi!

Et puis, il y a aussi la musique, fabuleuse! Sorte de croisement entre celle de "La guerre des étoiles" et "American Warrior"! Avec ça, vous ne risquez pas d'avoir peur! Autrement, une bonne partie des scènes avec les requins ont été piquées à "La mort au large" d'Enzo G. Castellari, notamment en ce qui concerne la scène avec l'hélicoptère et on imagine aisément que d'autres ont été reprises à divers documentaires animaliers...

Le film comporte beaucoup de scènes de nuit, filmées en nuit américaine, ce qui est ici particulièrement visible. Et enfin, que dire des dialogues? Du pur caviar!!!! Surtout que le doublage français est vraiment merveilleux...

Vous aimez les nanars et les séries Z ? Alors ce "Cruel Jaws", connu également en tant que "Jaws 5", est pour vous!

Ma critique de "Cruel Jaws" vient certes assez tardivement puisque le DVD est disponible depuis le 4 décembre 2012, mais je voulais absolument vous en parler avant de vous parler du nouveau titre sorti chez Alexx Prod ces jours-ci, "Shark, Le monstre de l'apocalypse" de Lamberto Bava. Contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette, le film n'est pas présenté au format 1.33 4/3, mais bien au format 1.85, mais effectivement malheureusement en 4/3... Le DVD contient autrement la version française et la version originale, mais sans sous-titres français... Dommage!

Cruel jaws

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11.10.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La malédiction de Chucky

Réalisateur
: Don Mancini

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée
: 1h37

Avec : Fiona Dourif (Nica), Brad Dourif (voix de Chucky), Summer H. Howell (Alice), Danielle Bisutti (Barb), Alex Vincent (Andy Barclay), Brennan Elliott (Ian), A Martinez (père Frank), Maitland McConnell (Jill), etc.

Par Nicofeel

Synopsis
: Le retour de la célèbre poupée tueuse.

Auteur du peu fameux fils de Chucky (2004), Don Mancini signe avec La malédiction de Chucky le retour de la poupée tueuse dans ce sixième volet. Et bonne nouvelle, ce long métrage s'avère de bonne facture.
Le long métrage se veut plutôt sérieux, même si l'humour est toujours présent ça et là. Ainsi, la scène inaugurale nous met dans l'ambiance avec une jeune femme, Nica, paraplégique qui vit dans une grande maison avec sa mère qui est dépressive. Les deux femmes reçoivent un colis d'un expéditeur inconnu. Le contenu du paquet : une jolie petite poupée nommée Chucky, qui n'est rien d'autre qu'une poupée maudite qui ne cherche qu'à massacrer les humains. Chucky débute d'ailleurs son carnage en tuant (hors champ) la mère de famille. C'est la fin de la scène inaugurale.
Ensuite, le reste de la famille rejoint Nica. On a sa soeur, Barb, son beau-frère Ian, sa nièce Alice et la nounou prénommée Jill. Tout ce beau monde ne se doute pas qu'un véritable petit diable, haut comme trois pommes, ne songe qu'à une chose : les éliminer les uns derrière les autres.
Et forcément, quand on ne sait pas d'où vient le mal, on n'est pas très méfiant. Le film commence assez tranquillement avec une présentation des différents personnages et les liens qu'ils entretiennent ensemble. Chucky n'est pas mis en avant. Mais il prépare son plan diabolique. Le premier de ses méfaits est de verser de la mort aux rats dans un des assiettes préparées par Nica. La scène du repas qui suit est au demeurant très bien mise en scène. Jusqu'au dernier moment, on ne sait pas qui va ingurgiter le poison. La mort qui découle de cet événement se révèle tout à la fois gore et comique. On a beau être dans un film d'horreur qui se veut assez sérieux sur le fond, il y a tout de même un petit côté comique qui est le bienvenu.
Les meurtres suivants vont être du même acabit. Chucky réfléchit à des plans bien torturés pour tuer ses victimes. Le film, qui se révèle assez tendu sur ce plan puisque l'on sent que la poupée maléfique est omniprésente (elle se cache, elle guette, elle attend son heure), est marqué par une variété de meurtres. On n'a pas uniquement un Chucky qui poignarde des gens. Non, après le coup de l'empoisonnement, on assiste à une électrocution délibérée. Pour le reste, Chucky oeuvre avec avec un beau couteau de cuisine pour se livrer à des meurtres bien sanglants, qui ne sont pas dénués d'un certain humour dans leur finalité.
Le spectateur averti constatera que si la poupée tueuse fait preuve d'un humour noir plutôt bien senti, elle ne peut s'empêcher d'une misogynie évidente. Chucky ne s'amuse que modérément à tuer des hommes. En revanche, on le sent exubérant, libéré et moqueur quand les femmes sont ses victimes. Ses paroles sont rares mais elles font mouche : “Les femmes. On ne peut vivre avec elles. Un point c'est tout”, déclare-t-il après avoir électrocuté une jeune femme.
Chucky s'amuse aussi quand ses victimes lui donnent du fil à retordre. Il profite par ailleurs d'un environnement qui n'est pas sans rappeler les films gothiques puisque dans le cas présent, la maison est très grande et avec un étage. Les cachettes sont nombreuses et Nica lui résiste jusqu'au bout. Chucky, qui joue au chat et à la souris avec elle, n'hésite pas à lui rappeler son infirmité : “Et maintenant, tu es la dernière à se tenir devant moi. […] Façon de parler !”
La conclusion du film est à l'image de celui-ci, alliant avec brio côté sérieux et humour noir. Ne cherchez pas un happy end, ce n'est pas le genre de la maison.
Le réalisateur Don Mancini s'amuse beaucoup avec le spectateur en multipliant dans les dernières minutes les twists. On a même droit après le générique à une séquence finale où l'on retrouve un des personnages-clés de la saga Chucky, Andy Barclay, qui n'a pas oublié la poupée tueuse.
Quelques mots sur la distribution : les acteurs font le job, même s'ils ne sont pas inoubliables. On remarquera tout de même la présence de Fiona Dourif (la fille de Brad Dourif) qui interprète avec conviction le rôle de Nica, une femme handicapée qui n'est pas décidée à se laisser faire. Et comme un symbole, c'est son papa, Brad Dourif, qui lui rend la pareille en faisant la voix de Chucky en version originale.
En synthèse, vingt cinq ans après sa première apparition, on prend plaisir à revoir Chucky dans ce sixième opus qui est sans conteste l'un des meilleurs. Certainement pas le film d'horreur de l'année, mais un divertissement réussi. On en demandait pas plus.

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10.10.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Magnifica presenza

Réalisateur
: Ferzan Ozpetek

Année : 2013

Origine
: Italie

Durée
: 1h46

Avec
: Elio Germano (Pietro), Paola Minaccioni (Maria), Beppe Fiorello (Filippo Verni), Margherita Buy (Lea Marni), Vittoria Puccini (Beatrice Marni), Cem Yilmaz (Yusuf Antep), Anna Proclemer (Livia Morosini), etc.

Par Nicofeel

Magnifica presenza est un film italien lis en scène par Ferzan Ozpetek qui se déroule à notre époque actuelle. On suit les aventures de Pietro, un jeune homme qui est confronté à de nombreuses difficultés dans son quotidien. Au niveau professionnel, alors qu'il travaille le soir dans une boulangerie, il n'est que préparateur de croissants et non boulanger. Dans sa vie privée, il est désespérément seul et s'invente une romance avec un jeune homme, avec lequel il n'est sorti que lors d'une soirée. Et pour ne rien arranger, il n'a pas de chez lui.
Du coup, avec l'aide de sa cousine, il visite des maisons. Il a un coup de coeur pour une vieille bâtisse dont le prix de location est étonnamment bas. Il faut dire que le propriétaire s'est bien gardé de lui dire que la maison est hantée !

Quand on y pense bien, l'histoire du film n'est pas banale : un jeune homme arrive dans une ville pour rejoindre un homme qu'il aime. Il loue une maison et tombe alors nez à nez avec des fantômes.
Magnifica presenza apporte une vraie originalité quant aux films de fantômes que l'on a l'habitude de voir. Il y a bien un côté fantastique mais tout s'intègre dans un ton comique. Pietro prend d'abord peur quand il suspecte que la maison est hantée. Puis il est particulièrement motivé à l'idée de faire disparaître ces fantômes. Plusieurs scènes sont particulièrement drôles, notamment quand on apprend que les fantômes ne peuvent pas quitter ces lieux.
C'est alors que le récit va s'intéresser à ce qui est arrivé du vivant de ces fantômes. Le film va alors s'étendre à deux nouveaux genres : le drame et le thriller. Le drame est vivace dans ce long métrage car on comprend rapidement que les fantômes, qui travaillaient de leur vivant dans une célèbre troupe de théâtre lors de la seconde guerre mondiale, ont été dénoncés aux nazis et ont dû se cacher pour éviter d'être arrêté avant de connaître une mésaventure qui leur a été fatale. Le thriller réside dans le fait que Pietro va mener une enquête pour savoir ce qui s'est passé, et qui est responsable de cette dénonciation.
Magnifica presenza mêle donc adroitement plusieurs genres : la comédie, le film fantastique avec cette histoire de fantômes, le drame avec l'issue malheureuse qu'ont connue de leur vivant les fantômes. Il y a aussi un côté historique car le film rappelle à sa façon que le fascisme a été très dur durant la seconde guerre mondiale, avec toutes ces machinations et ces persécutiuons. Dans le cas présent, une personne n'a pas eu de scrupules à “vendre” des gens avant de s'enfuir à l'étranger. Les heures sombres de l'histoire italienne sont évoquées sont ambages.
Pour autant, Magnifica presenza est avant tout un film divertissant et drôle. Il le doit principalement à son personnage principal, Pietro, qui ne laisse pas le spectateur insensible. Elio Germani (vu notamment dans La nostra vita de Daniele Luchetti, lequel a d'ailleurs un petit rôle dans le film), qui interprète le rôle de Pietro, est tantôt amusant tantôt touchant par ses faits et gestes dans le film. Il interprète brillamment ce personnage qui est tout à la fois naïf et émouvant. C'est par exemple le cas lorsque Pietro imagine qu'il va faire sa vie avec un homme qu'il n'a fréquenté qu'une fois ! Pietro se révèle aussi complètement à côté de la plaque au niveau de sa vie professionnelle. Il croit qu'il va devenir un grand acteur. Malheureusement pour lui, c'est un piètre acteur. Il est ridicule lors de chacune de ses auditions et il ne s'en rend jamais compte.
Pietro retient également l'attention puisqu'il est le seul à voir des fantômes. C'est évidemment lié à l'histoire de cette maison délabrée dans laquelle ceux-ci sont décédés. Avec ces personnages pour le moins inattendus et atypiques, Pietro se trouve une famille de substitution, ce qui ajoute de l'émotion à Magnifica presenza. Pietro est très bien avec ces personnes et il est estime que cette situation est normale.
Le seul membre de la famille de Pietro que l'on voit dans le film est sa cousine Maria qui va également alimenter le côté comique de ce long métrage. Ainsi, elle fait à plusieurs reprises des propositions indécentes à son cousin. Elle est bien décidée à coucher avec lui et le convertir aux femmes ! C'est par ailleurs une véritable obsédée du sexe qui couche avec tout le monde. Elle change très vite de partenaire. Elle parvient au final à sortir avec un homme qui dispose d'une excellente situation professionnelle alors qu'elle est enceinte d'un autre homme !
Les autres acteurs du film jouent très bien les rôles de leurs personnages, et notamment ceux de la troupe de théâtre. Il est notable que ce film est un hommage aux artistes d'antan (la scène de fin le rappelle aisément).
En conclusion, Magnifica presenza est une comédie réussie, qui mélange adroitement plusieurs genres. Le scénario très riche et l'excellente interprétation d'Elio Germani ne sont évidemment pas étrangers au plaisir que l'on prend à regarder ce film atypique.

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09.10.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Le congrès

Réalisateur
: Ari Folman

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée
: 2 heures

Avec
: Robin Wright (elle-même), Harvey Keitel (Al), Danny Huston (Jeff), Jon Hamm (Dylan), etc.

Par Nicofeel

Le congrès est le nouveau film d'Ari Folman, qui s'est fait connaître avec le long métrage d'animation Valse avec Bachir, oeuvre très engagée sur le plan politique. Le congrès est lui aussi un film très engagé, cette fois sur le plan sociétal de manière générale.
Le réalisateur s'est adjoint pour ce film les services de Robin Wright qui interprète pour l'occasion son propre rôle. Elle incarne une actrice qui vit de façon isolée, dans une sorte d'entrepot, non loin d'une piste d'atterrissage d'avions, avec ses deux enfants : une adolescente et un jeune garçon qui perd progressivement la vue.
Oubliée du monde du cinéma, présentée comme une actrice has been, sur le déclin, l'ancienne héroïne de Princess bride se voit proposer d'être entièrement scannée et numérisée afin que son avatar soit utilisable ensuite à volonté, dans n'importe quel film, selon les bons vouloirs de la société de cinéma concernée.
In fine, Robin Wright n'a pas beaucoup le choix. Elle a disparu depuis un moment des plateaux de cinéma et la somme qu'on lui offre en échange de ce scanner est manifestement importante. Elle accepte donc ce deal auprès d'un patron de major de cinéma visiblement peu scrupuleux. Le film interroge ainsi sur la question de la condition d'acteur.

D'autant qu'en acceptant d'avoir été scannée, Robin Wright doit renoncer à pratiquer son métier d'actrice en chair et en os. L'avatar la supplante complètement. Avec ce système de l'avatar qui reproduit la personne scannée, il n'est plus nécessaire d'avoir l'ateur sous la main. On obtient alors ce que l'on veut de ce “faux acteur” et surtout on peut le faire jouer dans n'importe quel film et dans n'importe quelle scène, sans se soucier de savoir si l'acteur acceptera de tourner. Cela pose donc quelques questions, notamment sur le plan éthique (l'acteur en chair et en os pourrait être opposé à tourner dans tel ou tel film ou pour tel réalisateur). Et puis il va sans dire que le résultat obtenu en tournant avec l'avatar n'est pas le même qu'avec un être réel. Rien ne remplace le contact humain. Tout cela fait l'objet de la première partie du film qui crée une véritable mise en abîme du cinéma actuel.
La deuxième partie du film est bien plus déroutante. Elle a lieu vingt ans plus tard. On suit une Robin Wright âgée et seule, qui décide de s'injecter un produit pour vivre (par procuration) dans un autre monde. Ce dernier se matérialise sous la forme d'un dessin animé dont Robin Wright est l'une des héroïnes. Au passage, il est notable que l'animation est très réussi : le chara design donne un réel côté adulte à l'ensemble et l'environnement dans lequel évolue la Robin Wright animée est très détaillé.
Ce monde virtuel est le résultat de toutes sortes d'hallucinations et de fantasmes qui semblent émaner du cerveau de Robin Wright. Elle vit plein d'aventures incroyables : tantôt elle doit faire face à des dangers incroyables, tantôt elle vit une belle histoire d'amour avec un inconnu, tantôt elle recherche son fils disparu. Robin Wright croise dans cet univers étonnant des stars tels que Michael Jackson, Tom Cruise ou encore Grace Jones. On est sans cesse dans l'inattendu avec une animation qui se déploie au fur et à mesure sous les yeux du spectateur qui a l'impression d'assister à un patchwork surprenant, digne du film d'animation Paprika de Satoshi Kon.
Cela étant, ce monde provisoire ne fait qu'apporter un réconfort provisoire. Robin Wright est sa propre héroïne dans ce monde virtuel où elle croise de nombreuses personnes. Elle n'a cependant que des rapports superficiels. Il manque une âme à tous ces rapports entre les gens. D'ailleurs, quand Robin Wright décide de revenir à la réalité, le constat est terrible. Elle aperçoit des gens très pauvres qui sont comme lobotomisés et sans vie. Cette réalité parallèle, représentée par le film d'animation, est un leurre, un opium pour le peuple.
A sa façon, Ari Folman nous alerte sur les dangers que comporte l'évolution de nos rapports avec autrui. Ainsi, la technologie actuelle ne va pas forcément dans le bon sens. Internet ne cesse de se développer avec notamment l'utilisation croissante des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. Pour autant, l'individualisme n'a jamais été aussi prégnant et les gens sont plus isolés qu'auparavant.
Le congrès amène à se poser de nombreuses questions. Si les thèmes abordés (l'évolution de notre société) et les qualités formelles de ce film (une animation très riche et dynamique) sont fortes, Le congrès n'en demeure pas moins un long métrage difficile à suivre dans sa seconde partie. En effet, dans ce monde imaginaire qui prend la forme d'un film d'animation, le scénario se délite quelque peu (mais n'est-ce pas aussi une volonté du réalisateur de nous signaler les réminiscences des pensées du cerveau torturé de Robin Wright ?) et part même dans toutes les directions. C'est une sorte de trip qui laissera sans doute au bord du chemin tous les spectateurs qui ne parviendront pas à s'immerger dans ce film. Que l'on apprécie ou non, on ne pourra malgré tout pas reprocher à Ari Folman son ambition dans cette oeuvre inclassable.
Au final, Le congrès constitue un film très original qui comprend dans sa première partie des séquences réelles avec la vraie Robin Wright et dans sa seconde partie des séquences d'animation. Ari Folman démontre dans ce long métrage les méfaits de l'évolution possible de notre société, avec une race humaine de plus en plus isolée et déconnectée de la réalité, alors que paradoxalement les moyens de communication n'ont jamais été aussi importants. Le congrès serait-il un film visionnaire ? Gageons que ça ne soit pas le cas.

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08.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après avoir purgé une longue peine de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Johnny (Anthony Steffen) rentre chez lui. Il se rend vite compte que son frère, Sartana (Gianni Garko), est devenu un bandit redoutable, à la tête d’une bande de pillards, dictant sa propre loi dans la région. Il a, de plus, fait sienne la femme que Johnny aimait, et couvre leur mère de bijoux volés. Johnny va barrer le chemin à Sartana et entreprendre sa vengeance fratricide.

Mon avis :

Avec "Un train pour Durango" et "Killer Kid", "Les colts de la violence" est le troisième film de la filmographie d'Anthony Steffen que nous propose Artus Films. Ce dernier nous est présenté pour la première fois en France dans sa version intégrale, ce qui explique que certaines scènes soient uniquement sous-titrées sur la version française. Une chance qu'il ne faut pas louper, car les scènes rajoutées apportent un vrai plus au film...

Ce film de Alberto Cardone ("Gringo joue sur le rouge", "Le carnaval des barbouzes", "La partouze") est le tout premier western à mettre en scène le personnage de Sartana. Grâce à l'interprétation totalement hallucinée de Gianni Garko ("Sartana", "Le fossoyeur", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera", "L'emmurée vivante"), ce personnage connaîtra par la suite de nombreuses séquelles, n'ayant d'ailleurs pas forcément de rapports réels avec le personnage original.

Ce personnage de Sartana, rendu complètement fou par Garko, sera l'atout principal de ce film, qui bénéficiera également d'une ambiance bien particulière proche par moments des films d'horreur gothiques, notamment lors des scènes se déroulant chez la mère de Sartana et Johnny, interprétée par la remarquable Carla Calò ("La crypte du vampire", "Erik le Viking", "Django ne prie pas", "Big Guns"), une fois de plus vieillie pour les besoins du rôle.

Anthony Steffen ("Un cercueil pour le shérif", "Deux pistolets pour un lâche", "L'appel de la chair"), quant à lui, est égal à lui-même, tenant son rôle convenablement, sans plus. Car comme souvent dans ses films, il se fait quelque peu voler la vedette par les seconds rôles...

Ici cela serait une nouvelle fois le cas, avec en plus des deux acteurs cités précédemment, Sieghardt Rupp ("Pour une poignée de dollars", "La chevauchée vers Santa Cruz", "La grande vadrouille") dans le rôle de Ralph, le lieutenant de Sartana, également très bon et très crédible par son interprétation d’un être pervers et sadique.

Dans le rôle du juge Waldorf, Carlo D'Angelo ("Les vampires", "Hercule et la reine de Lydie", "Le grand silence") est également très bon, le personnage lâche et fourbe dans toute sa splendeur, de même que Roberto Miali ("Gringo joue sur le rouge", "Django ne prie pas") dans le rôle de Jerry, muet et souffre douleur de Sartana.

Enfin, niveau casting, on notera également la présence de la belle Erika Blanc ("Opération peur", "Django tire le premier", "Si douces, si perverses", "La plus longue nuit du diable") dans le rôle de Joselita et de Daniela Igliozzi ("Totò contre Maciste", "La mer à boire", "Dieu ne paie pas le samedi"), dans celui de Manuella, qui nous offrira d'ailleurs une des scènes les plus étonnantes du western lorsqu'elle sera effrayée par les statues du temple inca, repaire des bandits.

Le film comporte de nombreuses scènes de bagarres, assez longues dans l'ensemble, en fait, c'est même un véritable festival de beignes ! Il se regarde donc sans ennui grâce à son rythme effréné et à ses protagonistes très charismatiques, en revanche la mise en scène et le montage sont parfois assez particuliers avec des ruptures de ton assez surprenantes...

A cause de sa mise en scène un peu bancale, "Les colts de la violence" n’est pas un chef d’œuvre, mais le film vaut tout de même largement le détour pour son ambiance surprenante et parfois même angoissante et l’interprétation remarquable de Gianni Garko.

"Les colts de la violence" est sorti en DVD le 3 septembre chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en version italienne et française (avec sous-titres sur les scènes non doublées). Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "1000$ sur le noir", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

Les colts de la violence

Les colts de la violence
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07.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un matin, une jeune et belle femme se met inexplicablement et inexorablement à pourrir...


Mon avis :

Après avoir signé ces dernières années quelques courts métrages bien dérangés tournant essentiellement autour de la sexualité, de la chair et du sang, le réalisateur québécois Éric Falardeau ("Purgatory", "Cam Shot", "Coming Home", "Crépuscule") nous revient cette fois avec son premier long-métrage, "Thanatomorphose", un film où il va au bout de son sujet et de ses obsessions. Le cinéaste faisant en effet suite, après ses divers courts métrages, à sa thèse qui portait sur le gore, la pornographie et les fluides corporels dans le cinéma...

Le titre en dit déjà long sur ce qui nous attend, la thanatomorphose étant les modifications visibles que la mort provoque sur les organismes. Tout un programme! Le film est un huis clos se déroulant dans l’appartement d'une jeune femme dont le corps est purement et simplement en train de pourrir comme le corps d'un cadavre. Kayden Rose ("Vampyros Lesbos", "Frankenstein Unlimited", "Amy's in the Attic"), qui interprète cette jeune femme, va vraiment donner de sa personne durant tout le film, tournant d’ailleurs la plus grande partie du métrage complètement nue.

Elle ne va pas être épargner durant toute la durée du long métrage, d'une part par son compagnon dans le film, l'actrice jouant une jeune femme assez faible restant en couple avec un homme violent (Ainsi au départ, on se demande si les bleus qui apparaissent sur son corps ne proviennent pas de violences conjugales...) et surtout qui ne la respecte pas et d'autre part car on imagine qu'il n'a pas dû être facile de subir tous ces maquillages successifs...

Ceux-ci sont l’œuvre de Rémy Couture ("Humains", "Discopathe") et David Scherer ("Ouvert 24/7", "The Theatre Bizarre", "Last Caress", "Chimères"), notre spécialiste français des effets spéciaux de maquillage, qui a fait le trajet jusqu'au Canada afin de travailler sur ce projet. Une fois de plus, il a fait un travail absolument incroyable rendant totalement crédible cette transformation pourtant parfaitement improbable.

Le film est très noir, très glauque, n’hésitant à aucun moment à repousser les limites de l’abject et à pousser le spectateur dans ses derniers retranchements avec des scènes parfois bien craspecs. Le film est bien entendu à réserver à un public averti et habitué à ce type de pellicules déviantes. Éric Falardeau se situe quelque part entre David Cronenberg et Jörg Buttgereit, allant plus loin que le premier, mais tout de même moins que le second, mais surtout il les rejoint au niveau des thématiques.

Le réalisateur est allé quasiment au bout du sujet de sa thèse, sauf peut-être en ce qui concerne la pornographie, car malgré le fait que les acteurs se baladent la plus part du temps nus dans le film et malgré des scènes sexuellement très explicites, celles-ci resteront suggérées ou filmées de façon non frontales contrairement à d'autres films extrêmes qui n'hésitent pas à franchir le pas comme par exemple "The Bunny Game" ou "Subconscious Cruelty".

Le film est un petit budget, mais a tout de même de la gueule, même si les faibles moyens se ressentent dans la façon de filmer, les décors etc... La musique, très belle et distillée avec parcimonie, apportant un côté assez mélancolique au film, surtout dans sa dernière partie dont la beauté macabre réjouira les amateurs de gore.

Le cinéaste conservera jusqu’à la fin un côté très humain à son personnage (Même si celui-ci va quelque peu basculer dans la folie !), en montrant notamment la jeune femme essayant par exemple de se maquiller afin de se redonner un peu d'éclat et de tenter de cacher sa dégradation ou encore lorsque celle-ci essayera de ralentir le pourrissement de son corps en prenant un bain glacé...

Avec "Thanatomorphose", Falardeau signe un film d’une noirceur totale, sans espoir et jusqu’au-boutiste, n’épargnant ni son personnage principal, ni le spectateur. Une œuvre extrême, dérangeante, mais aussi très belle !

"Thanatomorphose" est sorti dans une édition limitée et numérotée à 100 exemplaires signés par le réalisateur et les trois acteurs principaux du film. Cette édition n'est évidemment plus trouvable mais vous pouvez autrement vous procurer celui-ci dans son édition suédoise, espagnole (pourvue de sous-titres français) ou encore patienter jusqu'au 21 janvier 2014 pour vous acheter l'édition américaine qui sortira chez Unearthed Films et déjà pré-commandable. Des sorties sont prévues dans pas mal d'autres pays, notamment en Angleterre et en Australie grâce à Monster Pictures, mais à quand une édition française?

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05.10.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre 1648. Un petit groupe de déserteurs fuit une violente bataille à travers champs, mais se fait arrêter par deux hommes : O'Neil et Cutler. O'Neil, un alchimiste, oblige le groupe à l'aider dans sa recherche afin de trouver un trésor qu'il croit enterré sur le champ de bataille. Mais le groupe de déserteurs s'enfonce rapidement dans le chaos : dispute, bagarre, paranoïa. Il devient alors clair que le trésor n'est peut-être pas de l'or? les déserteurs deviennent petit à petit prisonnier des effroyables énergies qui émane de ce lieu.

Mon avis :

Depuis l’année dernière, Ben Wheatley ("Down Terrace", "Kill List", "Touristes", "The ABCs of Death") enchaîne les films à un rythme assez impressionnant. Le réalisateur ne cesse de nous surprendre et cela sera une nouvelle fois le cas avec ce "A Field in England", curieusement rebaptisé chez nous "English Revolution" (Mais pourquoi les éditeurs français s’obstinent-ils à remplacer un titre anglais par un autre titre anglais ???) ...

Alors que jusqu'ici, le réalisateur nous avait habitué à des thrillers contemporains, cette fois il nous revient avec un film en costumes et qui plus est, en noir et blanc !!! Voilà qui a de quoi surprendre! Ben Wheatley retrouve dans la première partie du film quelque peu le schéma de son premier long, avec d’une part pas mal de dialogues souvent amusants donnant l’impression qu’on a affaire à une comédie et un lieu unique d’autre part : un champ ici, une maison dans "Down Terrace".

Un peu trop de dialogues par contre à mon goût. On peine d’ailleurs quelque peu à rentrer dans l’histoire, avant que le film ne bascule dans un second temps, après une scène qui met bien mal à l’aise, dans une sorte de trip hallucinogène bien barré. Et là, on commence tout de même à se demander ce que le cinéaste à bien pu ingérer au moment où il a tourné ce film (Des champignons, comme dans le film ?)...

Heureusement les acteurs sont tous très bons et les différents personnages ont suffisamment de charisme, avec des vrais gueules bien crades, pour qu’on ne décroche pas de trop durant la première partie du film, qui se déroule en marge d’un champ de bataille durant la révolution anglaise (D’où ce fameux titre français un peu à côté de la plaque !). La folie de la seconde partie permet en revanche qu’on rentre enfin pleinement dans le film (ou qu’on décroche complètement, c’est selon...), nous entraînant dans un trip où l’on ne sait plus ce qui est réel ou pas.

Le réalisateur retrouve ici une nouvelle fois son acteur fétiche, Michael Smiley ("Outpost", "Kill List", "Le dernier pub avant la fin du monde"), qui incarne O'Neil, un médecin alchimiste totalement tyrannique et diabolique, qui va essentiellement s'en prendre à Reece Shearsmith ("Shaun of the Dead", "Bienvenue au cottage", "Cadavres à la pelle"), excellent dans le rôle de Whitehead, afin que celui-ci lui indique l’emplacement d’un trésor qui serait caché dans ce champ.

Le scénario est assez simpliste, mais part un peu dans tous les sens par moments et malgré de belles images et une très belle musique (Je me laisserai bien tenté d’ailleurs par le double vinyle limité à 400 exemplaires !!!), l’ensemble ne semble pas toujours complètement maîtrisé, donnant l’impression d’avoir affaire à un bon premier film et non au quatrième d’un cinéaste pourtant ô combien talentueux.

Les avis concernant ce nouveau film de Wheatley sont très partagés, pourtant le film ne manque malgré tout pas de qualités et surtout d’audace et aurait largement mérité une sortie sur support physique... En tous cas, sortir un film comme ça de nos jours, c’est quand même plutôt culotté et inattendu, alors rien que pour ça, respect !

"English Revolution" est sorti le 17 septembre chez Wild Side Vidéo , mais uniquement en VOD. En revanche, pour les anglophones, le film est sorti en Angleterre en DVD et en Blu-ray.

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04.10.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

"Eroticide" raconte l'histoire d'un jeune homme nommé Yan, partagé entre sa dépendance envers Kendra qui assouvit son désir d’humiliation sexuelle et Élise qui lui offre une vie plus stable et plus tranquille, mais sans piment...

Mon avis :

Ayant récemment remarqué l'actrice Kayden Rose dans le nouveau film d'Éric Falardeau, "Thanatomorphose", je me suis penché sur sa filmographie et je me suis aperçu qu'elle avait essentiellement tourné pour le réalisateur canadien Matthew Saliba ("Vampyros Lesbos", "Frankenstein Unlimited", "Amy's in the Attic"), ce qui aiguisa ma curiosité pour le travail de ce réalisateur. Ces précédents films étant malheureusement épuisés et introuvables, je me suis intéressé à son tout dernier court, "Eroticide" qui est sorti ces jours-ci et que j'ai eu la chance de voir quelques jours auparavant.

Déjà, avec un tel titre, je ne pouvais qu’être tenté ! Un titre plein de promesses déviantes ! Cool ! Dans ce court métrage, le réalisateur met en scène un personnage nommé Yan, un jeune homme qui un beau jour, alors qu'il dîne au restaurant avec sa petite amie Élise, tombe sur son ex, Kendra, une femme dominatrice qui semble toujours perturber le jeune homme, pourtant séparé d'elle depuis assez longtemps...

On va alors découvrir que celui-ci n'a pas encore eu de rapport sexuel avec sa nouvelle compagne, alors que cela fait pourtant 9 mois qu'ils sont ensemble ; Yan n’y arrivant apparemment pas, probablement en raison de son attirance pour une sexualité bien particulière et justement plutôt déviante et que Élise ne peut certainement pas lui donner et surtout que le jeune homme n’oserait pas lui demander... Car Élise est plutôt une jeune femme très douce, un peu faible d'ailleurs, à l'opposé donc de Kendra!

Le film a la particularité d'alterner le français et l'anglais. Yan faisant ainsi la jonction entre les deux femmes, Élise parlant français ou plutôt québécois, alors que Kendra parle anglais. Matthew Saliba a choisi de filmer son film de façon assez brute, sans trop d'artifice, sans ambiance musical pour un rendu assez réaliste.

Lisa Di Capa ("Hollywood Skin", "Amy's in the Attic") est celle qui impressionnera le plus par son jeu, elle jouera la dominatrice avec beaucoup de conviction et de sadisme. Jocelin Haas ("Le rendez-vous galant", "Coitus Interruptus") et Stephanie van Rijn ("Ytinas", "When Assassins Meet") seront en revanche un peu moins convaincants, très bons par moments, un peu trop amateurs à d'autres.

En revanche, on pourra regretter que le réalisateur n’aille pas plus loin au niveau de la déviance, surtout que l’affiche était plutôt prometteuse. Le film reste à mon avis beaucoup trop sage et c’est assez dommage ! Il s’intéresse en fait essentiellement à la psychologie des personnages et notamment à la faiblesse de Yan de part sa dépendance à l’humiliation sexuelle et à son besoin d’être dominé et à la faiblesse d’Élise, incapable pratiquement de réagir face au côté dominant de Kendra et probablement prête à accepter tout et n’importe quoi pour pouvoir garder son petit ami...

Malgré son côté un peu frileux, "Eroticide" reste toutefois un court métrage agréable à regarder et qui me fait tout de même bien regretter de ne pas pouvoir découvrir les précédents films de son réalisateur...

Si ce court métrage vous intéresse, je vous invite à suivre son actualité via sa page "facebook".

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03.10.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lors de la révolution mexicaine, des trafiquants américains pillent l’armée pour revendre les armes aux révolutionnaires, commandés par Vilar (Fernando Sancho). Pour arrêter ce trafic, l’état envoie le capitaine Morrison (Anthony Steffen), en le faisant passer pour le bandit Killer Kid. Mais devant les atrocités commises par l’armée, Morrison se range du coté des mexicains, et tombe amoureux de la belle Mercedes, une des chefs de la révolution.

Mon avis :

Après "Un train pour Durango", Artus films continue de nous faire découvrir la filmographie de Anthony Steffen ("Un ange pour Satan", "Bravo Django", "La vengeance de Ringo") avec "Les colts de la violence" d'une part et "Killer Kid" d'autre part...

Ce dernier est un western spaghetti très recommandable sur fond de révolution mexicaine, tourné en 1967 par Leopoldo Savona ("Les Mongols", "El rojo", "Dieu pardonne à mon pistolet"). Anthony Steffen y incarne un tueur au grand cœur, qui dès le départ semble cacher son jeu... Notre héros va rapidement prendre fait et cause pour les révolutionnaires et lutter avec eux...

L'acteur né en Italie, mais d'origine brésilienne est l'une des icônes du western spaghetti, l'acteur qui en a certainement fait le plus en vedette. Personnellement ce n'est pas l'acteur que je préfère, loin de là, lui trouvant quelque peu un côté tête à claques! Toutefois, il a la chance d'avoir tourner dans quelques films de qualité et est souvent entouré d'acteurs talentueux et charismatiques (souvent plus que lui d'ailleurs!) et de jolies filles qui nous font l'envier.

C'est une fois de plus le cas, avec quelques très bons acteurs comme Fernando Sancho ("Un pistolet pour Ringo", "Arizona Colt", "Colorado") dans le rôle de Vilar, un être fourbe et jaloux, mais attachant et finalement pas si méchant que ça, Giovanni Cianfriglia connu aussi sous le pseudonyme de Ken Wood ("Danse Macabre", "Superargo contre Diabolikus", "Devilman le diabolique") ignoble dans le rôle de Ramirez et Howard Nelson Rubien ("L'effroyable secret du Dr. Hichcock", "Le guépard", "Les damnés") dans celui de El Santo, le chef de la rébellion. Ce dernier n'a d'ailleurs pas fait beaucoup de films au cinéma, ce qui est fort regrettable, car il est vraiment excellent!

Côté demoiselles, on notera principalement la présence de la très belle Luisa Baratto ("Vierges pour le bourreau", "Sept winchester pour un massacre", "Deux pistolets pour un lâche") au regard incroyable et à la beauté qui ne peut laisser indifférent.

Un casting donc plutôt pas mal et d'autre part un scénario écrit par le réalisateur et Sergio Garrone ("Tire si tu veux vivre", "La corde au cou", "Django il bastardo"), qui tient assez bien la route avec quelques surprises inattendues, des personnages plus complexes qu'ils n'y paraissent et quelques scènes de massacres et exécutions qui donneront un peu de profondeur au film. Le film est bien rythmé avec pas mal d'action et une musique signée Berto Pisano ("Django, le taciturne", "La mort a souri à l'assassin", "Nue pour l'assassin") assez réussie.

Une nouvelle fois, Artus Films nous offre donc un western bien sympathique, même si celui-ci est loin d'être une perle comme peut l'être "Texas" par exemple sorti chez également chez l'éditeur.

"Killer Kid" est sorti en DVD le 3 septembre chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en version italienne et française. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Je suis un tueur", au générique international, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

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02.10.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La nouvelle tombe, le soleil se meurt menant la Terre à sa perte. L’ensemble de la population est vulnérable et à la recherche d’un miracle. Phillip Katz, rédacteur publicitaire médiocre, est un homme comme les autres jusqu’à ce qu’il soit frappé par un épisode de stigmates et commence à pleurer du sang pendant la messe. Proclamé nouveau messie par une journaliste, il devient l’homme le plus célèbre du monde en moins de 24h… Les gens mettent l’avenir de la planète entre ses mains espérant que le nouveau messie les sauve mais le doute s’installe : s’agit-il vraiment d’une intervention divine ou d’une terrible machination ?

Mon avis :

Vous vous attendez à voir un pur film d'action catastrophe avec des gunfights à gogo et des météorites qui s’apprêtent à détruire notre bonne chère planète? Et bien pas bol, car Emylia, euh non Factoris Films, nous refait le coup de "Run or Die" en nous dupant complètement sur la marchandise! En plus, le montage photo de la jaquette est absolument hideux et mal fait avec notamment une main disproportionnée pour Joseph Cross qu’on a affublé d’un pistolet, tout comme Danny Glover d’ailleurs... Et puis, c'est quoi cette manie qu'ont les éditeurs français de changer un titre original anglais par un autre titre anglais? Cela devient vraiment barbant et ridicule!

Sous ce titre, se cache en fait "Son of Morning" une petite comédie dramatique assez loufoque dont le titre "Le Messie" initialement prévu par l'éditeur, était tout de même bien mieux choisi! Bon, ok, la jaquette pouvait limite suggérer qu'il s'agissait d'un film fantastique à tendance horrifique et laissait sous entendre que c'était Danny Glover le messie en question, ce qui n'était finalement guère mieux...

Ce petit film indépendant est l’œuvre de Yaniv Raz, auteur entre autres de courts métrages comme "Portishead - Cowboys" et accessoirement petit ami de Heather Graham ("Nowhere", "From Hell", "Very Bad Trip") depuis 2008 (Cela sera tout pour les news People!!!).

La vedette du film n'est donc pas Danny Glover ("La couleur pourpre", "L'arme fatale", "La famille Tenenbaum", "Saw"), qui a toutefois un rôle secondaire important, mais Joseph Cross ("Mémoires de nos pères", "Intraçable", "Harvey Milk", "Lincoln"), qui incarne ici un jeune homme que l'on va prendre pour le messie lorsqu'il va se mettre à pleurer du sang lors d'une messe pour le soleil dont la fin est annoncé pour les jours qui suivent...

Le scénario, aussi léger soit-il, n'est pas improbable, on nous annonce bien souvent la fin du monde pour les années à venir et les « miracles » de ce genre sont également légion! Le film dénonce évidemment les médias qui créent des évènements afin de faire leurs gros titres, la cupidité des gens qui veulent en profiter pour se faire un max d'argent et être eux aussi à la une de l'actualité et également la crédulité des gens, prêts à croire à tout et n'importe quoi!

Malgré le fait qu'il s'agisse d'un petit budget, le film bénéficie d'un casting assez impressionnant avec évidemment Heather Graham (Elle soutient son petit ami, qu’est-ce que vous croyez !), ici dans le rôle de la journaliste, Lorraine Braco ("Traquée", "Les affranchis", "Medicine Man") dans le rôle de la mère du héros, la jolie Jamie-Lynn Sigler ("Dark Ride", "Les Soprano", "Entourage", "Ugly Betty") dans le rôle de celle qui va profiter de la situation et bien entendu Danny Glover dans le rôle d'un SDF.

Beaucoup d'autres acteurs connus, du moins de tête, s'ajoutent aussi à ce casting avec des rôles moins importants comme Steven Weber ("J.F. partagerait appartement", "Leaving Las Vegas"), Edward Herrmann ("Génération perdue", "Intolérable cruauté"), Bob Odenkirk ("How I Met Your Mother", "Breaking Bad") ou encore Peter Jason ("Invasion Los Angeles", "Arachnophobie", "L'antre de la folie"). Au final, le réalisateur nous offre un film assez léger mais parfois très « space »...

Le film se laisse voir agréablement grâce à quelques scènes amusantes et grâce au talent de ses acteurs, mais ne restera probablement pas dans les mémoires. Espérons par contre que l'éditeur cesse à l’avenir ce type de duperies complètement inutiles d'autant plus que vu son casting, le film peut tout de même facilement trouver son public sans avoir besoin de cela!

"The Last Days" est sorti le 1 octobre chez Factoris Films en combi DVD + copie digitale et combi Blu-ray + copie digitale. Le DVD propose une image au format 2.35, 16/9ème avec pistes anglaises DTS Digital Surround et Dolby Digital 5.1 et française Dolby Digital 5.1, alors que de son côté, le Blu-ray offre une image au format AVC 1080P/24 [2.35] avec pistes française et anglaise DTS-HD Haute Résolution 7.1. La copie digitale illimitée est elle au format 2.35, 16/9ème avec piste française 2.0 AAC.

The last days (DVD + Copie digitale)

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The last days (Blu-ray + Copie digitale)

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01.10.13

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : World war Z

Réalisateur : Marc Forster

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h56

Avec : Brad Pitt (Gerry Lane), Mireille Enos (Karen Lane), Fana Mokoena (Thierry), Daniella Kertesz (Segen), etc.

Par Nicofeel

Le cinéaste Marc Forster, connu pour son film Neverland et surtout pour son James Bond intitulé Quantum of solace, s'essaye avec World war Z au film d'horreur à grand budget. Autrement dit, on a droit à un film horrifique qui n'est rien d'autre qu'un blockbuster. Cela étant, il y a des blockbusters qui sont tout à fait respectables.
World war Z n'est ni bon ni mauvais. C'est un film qui à mon sens s'oublie assez vite. Il faut dire que ce long métrage ne comporte pas grand chose d'original. Au début du film, on comprend qu'il y a une histoire de virus avec des gens qui sont contaminés (pour quelle raison ? On ne le sait pas) et qui se transforment en sortes de zombies. Le monde sombre alors dans le chaos avec ces zombies qui éliminent un nombre impressionnant d'humains. Les survivants sont relativement peu nombreux. Parmi ceux-ci, il y a Gerry Lane (Brad Pitt) qui va tout faire pour aider les militaires américains à trouver un antidote.
Quelque part, on n'est pas si loin d'un James Bond car World war Z se passe (ou en tout cas est censé se passer) dans plusieurs du monde : outre les États-Unis, on va en Israël pour terminer en Europe. On peut même songer à New York 1997, sauf qu'ici Gerry Lane ne se lance pas dans une quête infinie pour sauver sa tête mais surtout pour sauver la tête des êtres qui lui sont chers.

Et pour sauver la veuve et l'orphelin, si l'on peut dire (car il s'agit de sa famille !), Gerry Lane est interprété par un Brad Pitt qui a le beau rôle. Il endosse sans difficulté le rôle de sauveur de l'humanité. Il faut dire qu'il y a pire comme rôle !
Bon évidemment, reconnaissons-le, si Brad Pitt n'est pas mauvais, en revanche le film cumule un nombre incroyable d'invraisemblances. Même si on est dans un film d'horreur qui n'est pas censé jouer la carte du réalisme, il faut tout de même remarquer que le héros s'en sort toujours alors que parfois c'est tout de même incroyable. Ainsi, quand celui-ci se retrouve par exemple en Israël et que le pays est envahi par une attaque très originale pour le coup (même si comme par hasard elle arrive au moment où Gerry Lane se pose en Israël !), il est étonnant qu'il soit l'un des rares humains à s'en sortir. De la même façon, la survie au sein de l'avion alors que ce dernier est en grande partie endommagée et qu'il s'écrase sur terre, tient du miracle. Et que dire du fait que Gerry Lane, après avoir “embrumé” plusieurs zombies dans un laboratoire de l'OMC, parvient à s'injecter le bon antidote qui est susceptible de sauver le monde. Tout cela n'est pas crédible pour deux sous et le scénario, en plus d'être d'une grande banalité, est troué de toutes parts en raison d'invraisemblances qui ne gênent visiblement pas le réalisateur.
Pour autant, reconnaissons certaines qualités à ce film. Malgré sa relative longue durée (près de deux heures), le rythme reste globalement alerte. On n'a pas franchement le temps de s'ennuyer. Et puis comme on est dans un blockbuster, les moyens du film sont très importants. Certaines scènes, qui jouent à fond sur les effets spéciaux, sont vraiment réussies, à l'image de certaines attaques de zombies ou tout simplement de l'environnement dans lequel évoluent les personnages du film.
Il est en revanche dommage que le film soit extrêmement aseptisé. Il n'y a pas de goutte de sang alors que l'on est dans un film d'horreur !

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