Archives pour: Juillet 2016

31.07.16

17:06:01, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

La banlieue de Beaver’s Ridge est paisible et abrite l’élite du canada aux valeurs familiales conservatrices. Mais cette vie bien ordonnée va être bousculée par le retour de Cassie Cranston, qui avait dû fuir la ville alors qu’elle n’était encore qu’adolescente. Devenue une célèbre journaliste et chroniqueuse de sexe, elle s’attend à un accueil froid et dédaigneux de ses anciens amis, et compte bien en profiter pour régler ses comptes. Mais elle doit bien vite changer ses plans alors que ses anciens camarades de classe lui demandent de l’aide pour sortir de leur ennuyeuse routine, et organiser une grande orgie...

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Mon avis :

Habitant une ville de la banlieue parisienne assez importante quand même, je dois avouer que je n'ai jamais eu à me poser la question de comment on pouvait organiser une orgie dans une petite ville, qui plus est assez coincée au niveau des mentalités! D'ailleurs à ma grande surprise en me baladant dans un centre commercial il y a quelques mois, quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsqu'on me distribua un flyer pour une soirée libertine qui allait se dérouler à une trentaine de mètres de chez moi dans une ancienne guinguette... Eh bien, je peux vous dire en tout cas que ces gens-là sont plutôt très discrets, car contrairement aux soirées habituelles, on n'a entendu aucun bruit cette nuit-là!

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Mais revenons à notre sujet! Dans "How to Plan an Orgy in a Small Town" du réalisateur canadien Jeremy LaLonde ("The Untitled Work of Paul Shepard", "Sex After Kids"), l'écrivain Cassie Cranston, interprétée par Jewel Staite ("Chérie, j'ai rétréci les gosses", "Coeurs rebelles", "Serenity", "The Killing"), se voit contrainte par son éditeur de trouver au plus vite un bon sujet de roman, enfin du moins vendeur, sous peine de devoir rembourser les sommes avancées par celui-ci. Alors lorsqu'elle apprend que sa mère, qu'elle ne voyait plus depuis des années, est décédée, elle compte bien se remettre à flot financièrement grâce à l'héritage...

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C’est pas bien joli tout ça! Mais pas de bol pour elle, cette dernière ne lui a rien laissé sinon le droit d'occuper sa maison, ce qui l'obligerait à revenir vivre dans cette ville dont elle est devenue la bête noire, en même temps que la star locale! Heureusement, son sujet va lui tomber tout cuit dans les mains lorsque son ancienne rivale mariée à son ex-petit ami, s'apercevant que celui-ci ne peut pas lui donner d'enfants, va lui proposer d'organiser une partouze!

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Le sujet aurait pu prêter à une grosse comédie bien grasse, mais heureusement il n’en sera rien, puisqu’ici on aurait plutôt affaire à une comédie romantico-dramatique rigolote, mais également par moments assez touchante. Le film n'est jamais graveleux et ne fait à aucun moment dans le voyeurisme, alors si vous vous attendez à voir de belles poitrines opulentes comme on peut en voir dans des comédies type "American Pie", passez immédiatement votre chemin!

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Non, ici les poitrines qui nous seront dévoilées, seront plutôt assez plates, ce qui ne nous empêchera pas de pouvoir apprécier par exemple la plastique toujours irréprochable de Katharine Isabelle ("Ginger Snaps", "Insomnia", "Freddy contre Jason", "See No Evil 2"), que l'on avait pu découvrir notamment dans l'excellent et particulièrement glaçant "American Mary" des Soska Sisters.

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Bon, mais dans tous les cas, l'intérêt du film n'est pas là! Le film parle essentiellement de l'étroitesse d'esprit qui peut régner dans les petites villes de province restées souvent très conservatrices et où l'on peut juger les personnes un peu trop vite en ne se fiant qu'aux apparences, ce qui sera bien évidemment le cas ici, car comme on peut s'en douter dès le départ, Cassie Cranston n'est bien entendu pas la femme dévergondée que l'on peut imaginer à travers ses écrits... Eh oui! Il ne faut jamais se fier aux apparences! Mais ça, on le savait!

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Avec "How to Plan an Orgy in a Small Town", Jeremy LaLonde signe une petite comédie, certes pas inoubliable et pas aussi mordante qu’on aurait pu l’espérer, mais assez plaisante, correctement mis en scène et au casting attachant. Plutôt une bonne surprise donc!

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"How to Plan an Orgy in a Small Town" sort en DVD le 16 août 2016 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaises dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a tout de même droit à la bande annonce française du film et comme d'habitude, l'éditeur nous offre en plus la copie digitale du film en illimité en version française 2.0 AAC.

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29.07.16

10:15:18, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La tortue rouge

Réalisateur : Michael Dudok de Wit

Année
 : 2016

Origine : France

Durée : 1H20

Par Nicofeel

La tortue rouge est un film d'animation singulier, déjà par sa production qui regroupe une équipe internationale. En effet, son réalisateur, Michael Dudok de Wik est néerlandais, alors que la Française Pascale Ferran a été engagée comme co-scénariste. Et puis, en producteur artistique, il y a Isao Takahata des studios Ghibli, dont on sent notamment la patte au niveau du dessin.
Quant à l'histoire, elle prend la forme d'un conte. Un naufragé débarque sur une île déserte, où il parvient à survivre. Il cherche désespérément à quitter l'île mais une force mystérieuse l'en empêche. 
Proche de la folie, il s'en prend à une tortue qui finit par se transformer... en une jolie jeune femme.
Voilà quelque chose de tout à fait étonnant. A croire que la tortue géante avait tout prévu et qu'à l'instar de Circé, elle était bien décidée à garder auprès d'elle son naufragé. Tout est un peu merveilleux dans cette histoire.
Mais la tortue rouge n'est pas spécifiquement un film d'animation pour enfants. Au contraire. Il s'agit d'une histoire riche sur le plan thématique et forte sur le plan émotionnel. On a ainsi une belle réflexion sur le cycle de la vie. Au début du film, l'homme est seul, puis il rencontre une une femme avec qui il a un enfant. De manière logique, l'enfant grandit, quitte le nid familial et les parents vieillissent ensemble.

Dans ce conte assez contemplatif, on est bercé au gré du temps qui passe, matérialisé par le jeu des couleurs avec des lumières changeantes. Par des vagues apaisantes (sauf quand le temps devient plus menaçant), nos protagonistes voguent sur le cycle de la vie. La tortue rouge constitue une magnifique leçon de vie. Sa fin est tout à la fois belle et dramatique. Cela n'est pas un hasard si son réalisateur, Michael Dudok de Wit, a choisi une tortue. Cet animal vit longtemps, parfois bien au-delà d'un être humain. Cela lui confère un côté quasi éternel. Après tout, les tortues étaient déjà présentes lorsque les dinosaures étaient présents sur Terre.
Ce film d'animation permet aussi d'être transporté vers un ailleurs, pour quitter provisoirement notre quotidien. En effet, il contient de nombreux rêves que font nos protagonistes. Ils sont souvent l'occasion d'une évasion, que ce soit dans les airs, ou en quittant l'île par la mer. Ce film se veut plus que jamais universel dans ses diverses thématiques. Pour preuve, il ne contient aucun dialogue (juste quelques cris) et est donc accessible au monde entier.
Un des thèmes majeurs du film, déjà évoqué dans d'autres productions Ghibli, reste clairement cette ode à la nature. L'homme naufragé vit en harmonie avec celle-ci. Dans cette fable écologique où la nature est luxuriante, l'homme a tout à disposition auprès de lui : il se nourrit en respectant la nature, il fait avec les moyens dont il dispose. Les petits crabes voleurs (côté humoristique du film) sont ses amis, à tel point qu'il les a quasiment domestiqué. Quant au fils du naufragé, il a un rapport particulier avec les tortues géantes (après tout sa mère n'est-elle pas à la base une tortue géante), qui vont l'aider à plusieurs reprises. Sur ce sujet de la nature, on peut penser que le tsunami – constituant un des moments forts du film – est une façon pour le réalisateur de rappeler qu'à force de maltraiter notre planète, on en paye le prix fort.
Terminons cette analyse de La tortue rouge en évoquant le design. On a ici des dessins réalistes, qui oscillent entre tradition et modernité. Ainsi, certains décors ont été réalisés au fusain, à l'ancienne. On songe bien évidemment à l'influence d'Isao Takahata et à son dernier film, Le conte de la princesse Kaguya, avec un design qui s'en rapproche. Toutefois, même si les images de synthèse sont ici prohibées, ce film profite tout de même de l'apport des nouvelles technologies avec certains éléments dessinés au crayon numérique, comme le radeau ou les tortues.
Au final, La tortue rouge se révèle un très beau film d'animation à l'approche très adulte, et qui devrait ravir un grand nombre de personnes, tant ses considérations paraissent universalistes. C'est sans conteste l'un des films majeurs de cette année 2016.

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28.07.16

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : 10 Cloverfield lane

Réalisateur
 : Dan Trachtenberg

Année : 2016

Origine : États-Unis

Durée : 1H43

Avec : Mary Elizabeth Winstead (Michelle), John Goodman (Howard), John Gallagher Jr. (Emmett), etc.

Par Nicofeel

Huit ans après le found footage Cloverfield (2008), le producteur J.J. Abrams remet le couvert avec 10 lane Cloverfield. Si les deux films entretiennent une parenté évidente au niveau du titre, le parallèle s’arrête là.
Car au côté spectaculaire et dynamique de Cloverfield, s’oppose assez nettement le côté intimiste et psychologique de 10 lane Cloverfield.
Par ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il ne s’agit pas ici d’une suite directe de Cloverfield. Ce long métrage joue de prime abord la carte du mystère avec une jeune femme, Michelle, victime d'un accident de voiture assez grave, après avoir été percutée par un autre véhicule. A son réveil, elle est enfermée dans une pièce isolée. Un homme, Howard, se présente rapidement à elle. Il lui aurait sauvé la vie, car le monde extérieur serait en proie au chaos, suite à une attaque chimique de grande ampleur rendant l’air irrespirable.
Dès le départ, 10 Cloverfield lane donne envie d’en savoir plus. Howard est-il effectivement l’homme bienveillant qu’il déclare être ou s’agit-il d’un dangereux psychopathe ? Le monde extérieur a-t-il réellement changé, au point d’être devenu invivable ? Telles sont les questions légitimes que l’on se pose, et dont les réponses n’interviendront que progressivement.

S’il est daté de 2016, 10 Cloverfield lane s’inscrit dans la droite lignée de films de science-fiction des années 50, tels que La guerre des mondes (1953) et L’invasion des profanateurs de sépultures (1956). A cette époque, la paranoïa de la population américaine était vivace face à la menace du danger nucléaire. Howard est manifestement dans cet état d’esprit, ressassant en permanence l’idée que le monde est en proie à la désolation. Est-il en plein délire ou a-t-il raison ?
Sur ce point, comme sur les autres, le réalisateur Dan Trachtenberg entretient constamment le suspense.
Surtout, 10 Cloverfield lane se révèle particulièrement prenant puisque son héroïne, Michelle, ne croit pas une minute au côté philanthropique de son hôte. Elle cherche coûte que coûte à s’évader du bunker où elle a élue résidence. Ce long métrage s’avère un huis clos oppressant, où le spectateur ne sait pas vraiment sur quel pied danser, au regard du caractère trouble d’Howard et de l’absence de certitudes quant à la situation du monde.
A cet égard, John Goodman livre une prestation impressionnante dans le rôle d’Howard, un ancien marine, qui inspire des sentiments très partagés. L’actrice Mary Elizabeth Winstead est également tout à fait crédible dans le rôle de Michelle, une jeune femme un peu paumée, qui prend progressivement de l’assurance. Quant à John Gallagher Jr, il interprète le rôle d’Emmett, le troisième membre de ce curieux ménage à trois.
On ne s’ennuie pas une minute devant ce film qui délivre progressivement les tenants et aboutissants de cette histoire. Avant d’en arriver au climax, il s’établit une sorte de jeu de poker menteur, chacun gardant de son côté la vérité ou des secrets gênants.
Le huis clos psychologique est particulièrement réussi. Cela n’est pas la seule source de satisfaction. On notera ainsi que 10 Cloverfield lane prend une trajectoire très différente dans son dernier quart d’heure, par le biais d’un twist valant largement le détour, et alimentant certaines thèses évoquées dans le film. La surprise est tout de même de mise, et le spectateur ne peut que se satisfaire de ce virage à 360 degrés bienvenu. Reste donc à comprendre l'affiche ambiguë du film : « un monstre peut avoir plusieurs visages ».
Au final, grâce à un scénario astucieux et à une atmosphère générale pesante, 10 Cloverfield lane dépasse son statut de simple série B. Ce thriller psychologique, mâtiné de fantastique, vaut largement le coup d’œil.

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