Catégorie: Top 10

15.01.16

05:00:00, Catégories: Top 10  

Mon top 20 commenté de l'année 2015 :

1) Phoenix
2) It follows
3) Le fils de Saul
4) Mustang
5) Masaan
6) Captives
7) Mad Max : fury road
8) Loin de la foule déchaînée
9) Un homme idéal
10) Mia Madre
11) Notre petite soeur
12) Scream girl
13) Mémoires de jeunesse
14) Chronic
15) Capitaine Thomas Sankara
16) Kingsman : services secrets
17) Ixcanul
18) Blind
19) Réalité
20) Difret

L'année 2015 venant tout juste de s'achever, il est temps de passer au traditionnel top 20 qui regroupe les 20 meilleurs films de cette année cinématographique. Evidemment, un tel classement est forcément subjectif, dépendant des appétences des uns et des autres.
Si la fin de l'année aura retenu l'attention des médias avec l'arrivée de deux blockbusters : le dernier James Bond (Spectre) et le nouvel opus de Star Wars (Le réveil de la force), ce sont des films plus modestes au niveau de leur budget et plus ambitieux quant à leurs intentions, qui auront retenus mon attention.
L'année 2015 aura été marquée par plusieurs films de grande qualité. Le hasard du calendrier a d'ailleurs voulu qu'en cette année où l'on a célébré les 70 ans de la fin de la deuxième guerre mondiale, plusieurs films ont comporté comme thématique l'horreur des camps de concentration. C'est le cas du film qui trône en tête de ce top, le sublime Phoenix de l'allemand Christian Petzold, un mélodrame riche sur le plan émotionnel où Nina Hoss incarne avec talent une jeune femme revenue des camps. Dans Le fils de Saul, le réalisateur Laszlo Nemes immerge le spectateur dans le quotidien d'un sonderkommando, Juif obligé d'assister les Nazis dans leur monstrueux projet d'exécution.

Les camps de concentration font d'ailleurs l'objet d'un traitement singulier dans la très rude mais indispensable trilogie Hourbn du réalisateur Emil Weiss. Diffusés sur Arte, ces trois documentaires ont eu droit à un passage au cinéma (Maison de la culture de Bourges), en présence du réalisateur.
Cette année 2015 est aussi celle des femmes dont leur situation est à l'honneur dans plusieurs films où leur épanouissement est le maître-mot. On songe ainsi au film franco-truc Mustang, au film indien Masaan, à l'anglais Mémoires de jeunesse (d'après Testament of youth de Vera Brittain), au guatémaltèque Ixcanul ou encore à l'éthiopien Difret, vingtième de ce classement.
Les amateurs de “genre” auront également eu l'occasion de voir quelques pépites, à l'image de l'envoûtant It follows de David Robert Mitchell, un cinéaste à suivre, du nouvel opus de Mad Max par George Miller ou encore de la comédie horrifique Scream girl, qui rend hommage aux slashers des années 80.
Comme il y en a pour tout le monde, les chroniques familiales ont été présentes pour nous délivrer de belles émotions, à l'image de Mia Madre de l'italien Nanni Moretti ou encore Notre petite soeur du japonais Kore-Eda Hirokazu.
Si l'année cinématographique a été un excellent cru, quelques déceptions sont notables. L'adaptation de Macbeth par le pourtant talentueux Justin Kurzel laisse un goût aigre-doux dans la bouche. Quant aux blockbusters Jurassic world et Les 4 fantastiques, ils prouvent que le ridicule ne tue pas.
A l'année prochaine, pour une année 2016 que l'on espère aussi belle que 2015.

Par Nicofeel

Permalien 550 mots par nicofeel Email , 411 vues • Réagir

01.04.14

06:35:15, Catégories: Top 10  

Le top 20 des meilleurs films catastrophe est à présent achevé.

Merci aux 17 participants qui se sont prêtés au jeu : surfeur51, barbe-noire, zardi, ikkoku59, bridoli, Johnny Fan, evilfred, alamo, dale cooper, ghostwolf, flo001fg, nicofeel, minimyr, asiafan, langeikki et c2302t.

Et un très grand merci à yannickv qui a fait le gros travail de synthèse !

Et sans plus tarder voici les résultats :

1. Titanic de James Cameron (1997, Etats-Unis) ;
2. La tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen (1974, Etats-Unis) ;
3. L'aventure du Poséidon de Ronald Neame (1972, Etats-Unis) ;
4. Le jour d'après de Roland Emmerich (2004, Etats-Unis) ;
5. Prédictions d'Alex Proyas (2009, Etats-Unis) ;
6. Le pic de Dante de Roger Donaldson (1997, Etats-Unis) ;
7. Apollo 13 de Ron Howard (1995, Etats-Unis) ;
8. 2012 de Roland Emmerich (2009, Etats-Unis) ;
9. Gravity de Alfonso Cuaron (2013, Etats-Unis) ;
10. Daylight de Rob Cohen (1996, Etats-Unis) ;
11. Twister de Jan de Bont (1996, Etats-Unis) ;
12. The impossible de Juan Antonio Bayona (2012, Etats-Unis) ;
13. Armageddon de Michael Bay (1998, Etats-Unis) ;
14. En pleine tempête de Wolfgang Petersen (2000, Etats-Unis) ;
15. Alerte ! De Wolfgang Petersen (1995, Etats-Unis) ;
16. La route de John Hillcoat (2009, Etats-Unis) ;
17. Deep impact de Mimi Leder (1998, Etats-Unis) ;
18. Vol 93 de Paul Greengrass (2006, Etats-Unis) ;
19. Quand la marabunta gronde de Byron Haskin (1954, Etats-Unis) ;
20. Sunshine de Danny Boyle (2007, Etats-Unis).

Ce top appelle évidemment quelques commentaires.

Le plus frappant concerne la nationalité des films. S'il est vrai que certains films ont été co-produits avec différents pays, il n'empêche que les Etats-Unis réalisent la performance unique d'être présents dans 100 % du top. Aucun film ne leur a échappé. On sait effectivement que la machine hollywoodienne était une arme redoutable au niveau des films catastrophe. On en a la preuve après ce top ! C'est un sans faute, voire un rouleau compresseur au niveau des Américains.
Il faut dire que le film catastrophe n'est pas franchement l'apanage des Européens, et encore moins des Français, donc est-ce franchement étonnant comme résultat.

Tous les cinéastes qui ont fait ces films ne sont pas pour autant tous américains. Loin d'en faut ! Il n'y a qu'à voir par exemple Alfonso Cuaron (Les fils de l'homme) qui a mis en scène le film le plus récent de la liste, qui date de fin 2013. On a aussi par exemple le britannique Danny Boyle ou encore Juan Antonio Bayona.
Au niveau des réalisateurs, quelques-uns sont des spécialistes de films catastrophes et placent plusieurs de leurs oeuvres dans ce top. On pense par exemple à Roland Emmerich qui, s'il ne se révèle pas d'une grande finesse dans sa filmographie, offre du grand spectacle avec des longs métrages tels que Le jour d'après et 2012. On a aussi Wolfgang Petersen qui place deux films dans le top avec En pleine tempête et Alerte !

Quelques mots sur les films à proprement parler. Il n'y a pas de surprise immense. Aux avant postes, et précisément sur le podiumn on trouve des fleurons du genre tels que Titanic de James Cameron, La tour infernale avec Paul Newman et Steve McQueen et L'aventure du Poséidon. Ces 3 films obtiennent respectivement 14, 13 et 14 citations (sur 17 tops recensés). Des incontournables en somme.
Cela étant, si l'on va plus loin dans le classement, la réelle surprise est peut-être de trouver des films qui sont tout de même loin d'être des incontournables. On pense à Daylight de Rob Cohen et à Deep impact. C'est peut-être le manque de films catastrophes qui a conduit certains dvdpascheriens à citer ces films qui leur dit quelque chose.

Sinon, on constate également une relative diversité des films catastrophes cités. Car il faut bien voir qu'il n'y a pas grand chose en commun entre le drame de Titanic, le film d'action avec La tour infernale, l'anticipation avec 2012, le film d'enquête avec Vol 93 et la science-fiction avec Sunshine. Cela prouve sur ce point que la définition du film catastrophe est très large et cela n'est pas un mal.

Terminons sur la date des films. On note que les films anciens sont peu représentés (un seul film des années 50 et deux des années 70). A l'inverse, les films récents s'en tirent très bien : 8 films des années 90, 7 films des années 2000 et donc 2 films des années 2010. Une idée est de penser que les spectateurs se souviennent des films qu'ils ont vu récemment au cinéma et qui comportent beaucoup d'effets spéciaux. C'est une théorie qui se vaut et qui n'empêche pas d'apprécier des œuvres plus lointaines, puisque la seconde place est tout de même tenue par La tour infernale.

En tout cas, voilà un top 20 inégal mais intéressant, qui met l'accent sur des films que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir.

A bientôt, pour un prochain top 20 !

Nicofeel

Permalien 794 mots par nicofeel Email , 899 vues • Réagir

18.09.13

05:30:00, Catégories: Top 10  

Le top 20 des meilleurs films du vingt et unième siècle :

Durant plus d'un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occcasion de jouer à un petit top et de donner la liste de leurs 20 films préférés du vingt et unième siècle. Quatorze dvdpascheriens ont répondu à l'appel. Dans l'ordre d'arrivée des réponses, on pourra mentionner :
zardi – langeikki – surfeur51 – The Forsaken – Bridoli – c2302t – Makimura – Barbe Noire – Nicofeel – Dale Cooper – ghostwolf – Evilfred – Johnny Fan et Flo001fg.
Zardi a eu la gentillesse de synthétiser l'ensemble des tops.
Et sans plus tarder, voici les résultats :

1. Le Seigneur des Anneaux : Le retour du roi (Peter Jackson, Etats-Unis) 92 pts
2. Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, Etats-Unis) 90 pts
3. Avatar (James Cameron, Etats-Unis) 84 pts
4. Black book (Paul Verhoeven, Royaume-Uni) 72 pts
5. Le labyrinthe de Pan (Guilllermo del Toro, Etats-Unis) 63 pts
6. Mulholland drive (David Lynch, Etats-Unis) 59 pts
7. Gladiator (Ridley Scott, Etats-Unis) 58 pts
7. Kill Bill (Quentin Tarantino, Etats-Unis) 58 pts
9. Le seigneur des anneaux : les deux tours (Peter Jackson, Etats-Unis) 51 pts
9. Eternal sunshine of the spotless mind (Michel Gondry, Etats-Unis) 51 pts
11. Million dollar baby (Clint Eastwood, Etats-Unis) 50 pts
11. Minority report (Steven Spielberg, Etats-Unis) 50 pts
13. King Kong (Peter Jackson, Etats-Unis) 49 pts
13. La vie des autres (Florian Henckel von Donnersmarck, Allemagne) 49 pts
15. Martyrs (Pascal Laugier, France) - 38 pts
16. Casino Royale (Martin Campbell, Etats-Unis) 36 pts
16. The descent (Neil Marshall, Royaume-Uni) 36 pts
18. Blood diamond (Edward Zwick, Etats-Unis) 35 pts
19. Le seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau (Peter Jackson, Etats-Unis) 34 pts
20. Eden lake (James Watkins, Royaume-Uni) 33 pts
20. The dark knight (Christopher Nolan, Etats-Unis) 33 pts

Ce top mérite quelques explications.
La première place est occupée par Le retour du roi de Peter Jackson. On constate d'ailleurs que près de 10 ans après la fin de la trilogie du seigneur des anneaux, celle-ci continue de laisser une empreinte importante aux yeux des gens. Elle reste indubitablement un grand moment pour les spectateurs. Les trois films réussissent à se placer dans ce top. Outre la première place pour le retour du roi, il y a la neuvième place des deux tours et à la dix neuvième pour la communauté de l'anneau.
Cela étant, cette prédominance du seigneur des anneaux (ou la présence d'autres films) est à relativiser. En effet, le vingt et unième siècle en est encore à ses débuts. Il n'a que 13 ans et l'on constate au demeurant que les films classés s'étalent tous entre 2000 et 2009.
Au niveau des genres, les films présents sont très hétéroclites. On a un peu tous les genres : l'heroic fantasy avec le seigneur des anneaux, la science-fiction avec Avatar et Minority report, le film de guerre, la comédie romantique, le drame, le survival ou encore le film de super-héros.

Evidemment, au niveau des réalisateurs, Peter Jackson tient le haut du pavé avec 4 citations (son remake de King Kong est cité en plus des trois films du seigneur des anneaux). Seul Quentin Tarantino parvient en plus de Peter Jackson de citer plus d'un film. Inglorious basterds est deuxième et Kill Bill septième. Tout le reste des films comporte des metteurs en scène différents.
Quelques cinéastes “jeunes” font leur apparition : il y a ainsi Florian Henckel von Donnersmarck qui a impressionné avec le sublime drame La vie des autres, même s'il a depuis déçu avec The tourist (2010). On a aussi James Watkins qui est présent avec l'excellent Eden lake, film qui oscille entre survival et chronique sociale désenchantée. Christopher Nolan est également de la partie avec The dark knight. Ce réalisateur est d'ailleurs à la tête d'une sympathique filmographie qui compte notamment Le prestige, Inception ou très récemment The dark knight rises.
Au niveau des nations présentes, ce top ne déroge pas à la règle habituelle de la prédominance des Etats-Unis. Dans ce top 21 (puisque deux films sont ex aequo en points à la vingtième place), les Etats-Unis parviennent à placer 16 films sur 21. Il ne reste que des miettes pour les autres : 3 films pour le Royaume-Uni, un pour l'Allemagne et un pour laFrance. Notre beau pays est représenté avec Martyrs, un film qui divise beaucoup les critiques.
Pour terminer, on notera que la seule véritable surprise (mais en est-elle une véritablement ?) de ce top est qu'il laisse la part belle aux films “commerciaux” et/ou grand public. Mais à l'heure où les multiplexes n'ont jamais été aussi présents, est-ce franchement étonnant ? D'autant que les films qui passent dans ces multiplexes bénéficient de campagnes de publicité “monstrueuses”.

Permalien 766 mots par nicofeel Email , 3138 vues • Réagir

23.04.13

06:00:00, Catégories: Top 10  

Pendant plusieurs semaines, les dvdpascheriens ont eu l'occasion de transmettre leur top 20 spécial films de guerre.

Merci à Barbe-Noire qui a constitué le gros travail de saisie de chacun des tops.

Et sans plus tarder, voici les résultats :

Premier : Il faut sauver le soldat Ryan (Steven Spielberg, 1998, Etats-Unis) ;
Deuxième : Apocalypse now (Francis Ford Coppola, 1979, Etats-Unis) ;
Troisième : Voyage au bout de l'enfer (Michael Cimino, 1978, Etats-Unis) ;
Quatrième : Platoon (Oliver Stone, 1986, Etats-Unis) ;
Cinquième : La liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993, Etats-Unis) ;
Sixième : La grande évasion (John Sturges, 1963, Etats-Unis) ;
Septième : Full metal jacket (Stanley Kubrick, 1987, Etats-Unis) ;
Huitième : Le pont de la rivière Kwaï (David Lean, 1957, Etats-Unis) ;
Neuvième : Les sentiers de la gloire (Stanley Kubrick, 1957, Etats-Unis) ;
Dixième : Braveheart (Mel Gibson, 1995, Etats-Unis) ;
Onzième : La ligne rouge (Terrence Malick, 1998, Etats-Unis) ;
Douzième ex aequo : Les 12 salopards (Robert Aldrich, 1967, Etats-Unis) ; Lee Marvin, Charles Bronson
Douzième ex aequo : Outrages (Brian de Palma, 1989, Etats-Unis) ;
Quatorzième : Le jour le plus long (Ken Annakin et Andrew Marton et Bernhard Wicki, 1962, Etats-Unis) ; John Wayne
Quinzième ex aequo : L'armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969, France) ; Lino Ventura et Simone Signoret
Quinzième ex aequo : Inglorious basterds (Quentin Tarantino, 2009, Etats-Unis) ;
Dix septième : Lettres d'Iwo Jima (Clint Eastwood, 2006, Etats-Unis) ;
Dix huitième : Croix de fer (Sam Peckinpah, 1977, Etats-Unis) ;
Dix neuvième : Tora ! Tora ! Tora ! (Richard Fleischer et Kinji Fukasaku et Toshio Masuda, 1970, Etats-Unis) ;
Vingtième : Quand les aigles attaquent (Brian G. Hutton, 1968, Etats-Unis).

Comme d'habitude, ce top 20 appelle quelques commentaires.

D'abord, ce qui saute aux yeux : Les Etats-Unis écrasent tout sur leur passage, en plaçant 18 films sur les 20 que comporte le top.
D'un côté, la France sauve l'honneur avec l'armée des ombres de Melville. Mais ironie du sort, Melville est un fan absolu des Etats-Unis ! De l'autre côté, il y a Croix de fer qui est certes un film britannique mais mis en scène par un réalisateur américain !

Sur les films en eux-mêmes, comme on est sur un top thématique, on a très logiquement tous les classiques du genre.

La seule surprise est peut-être la première place du film de Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan. Ce long métrage bénéficie certes d'une scène d'introduction énorme mais ce film avec Tom Hanks n'est pas à mon sens le meilleur des films de guerre. Le film comporte (selon moi) des longueurs et se perd un peu en chemin. C'est tout l'inverse des films suivants qui sont connus et reconnus :
Apocalypse now, placé second, est une véritable expérience sensorielle avec un excellent Martin Sheen et un Marlon Brando qui paraît halluciné. Voyage au bout de l'enfer, qui complète le podium, est un film particulièrement désenchanté. Elément également très présent dans le film suivant, l'excellent Platoon.

La plupart des films cités comportent aussi au niveau de leur distribution de sacrés acteurs. Sans être exhaustif, on retrouve dans La grande évasion Steve McQueen et Kirk Douglas dans Les sentiers de la gloire. Ou encore le dernier du classement, Quand les aigles attaquent, avec tout de même Richard Burton et Clint Eastwood.
Au niveau des époques, s'il n'y a aucun film antérieur à 1957, la répartition est ensuite plutôt équilibrée : 2 films des années 50, 5 films des années 60, 4 films des années 70, 3 films des années 80, 4 films des années 90 et 2 films des années 2000.

Quant aux réalisateurs, c'est plutôt bien réparti. Seuls deux cinéastes placent 2 de leurs films : il s'agit des cultissimes Spielberg et Kubrick. On ne s'attend pas forcément à les retrouver à pareille fête car ces cinéastes ne sont pas forcément estampillés “réalisateurs de films de guerre.” Mais comme ils ont plusieurs flèches à leurs arcs, ils ont marqué des générations de spectateurs avec leurs films.

Je terminerai aussi par une déception personnelle. En effet, le chef d'oeuvre que constitue le film russe Requiem pour un massacre (1984, Elem Klimov) ne figure pas dans ce top. Ce long métrage, qui a été édité en DVD, est manifestement encore trop méconnu. Pourtant, sa récente programmation au festival Hallucinations collectives à Lyon a été pour moi une véritable claque visuelle. Ce film est très prenant et devrait secouer plus d'un spectateur s'il ne connaît pas déjà ce film.

Pour autant, le top 20 qui est ressorti de ce sondage est de qualité et vous pouvez vous en inspirer pour voir ou revoir des classiques du genre.

Bon visionnage !

Nicofeel

Permalien 768 mots par nicofeel Email , 1349 vues • Réagir

14.02.13

06:20:25, Catégories: Top 10  

Pendant près d'un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion de livrer leur top 20 spécial films d'aventures.

Merci à Ghostwolf d'avoir fait le gros travail de recensement des résultats.

Et sans plus tarder, voici les résultats, avec exceptionnellement un top 22 puisqu'il y a 4 ex aequo à la 19ème place :

1. Les aventuriers de l'arche perdue (1981) de Steven Spielberg 277 pts 17 citations
2. Indiana Jones et la dernière croisade (1989) de Steven Spielberg 153 pts 11 citations
3. Ben Hur (1959) de William Wyler 132 pts 9 citations
4. Le seigneur des anneaux : le retour du roi (2003) de Peter Jackson 125 pts 10 citations
5. Le Dernier des Mohicans (1992) de Michael Mann 110 pts 9 citations
6. Conan le barbare (1982) de John Milius 102 pts 8 citations
7. Lawrence d'Arabie (1962) de David Lean 101 pts 9 citations
8. Avatar (2009) de James Cameron 82 pts 6 citations
9. Gladiator (2000) de Ridley Scott 79 pts 8 citations
10. Braveheart (1995) de Mel Gibson 74 pts 8 citations
11. L'homme qui voulut être roi (1975) de John Huston 72 pts 6 citations
11. Les Goonies (1985) de Richard Donner 72 pts 7 citations
13. Pirates des caraibes : la malédiction du Black Pearl (2003) de Gore Verbinski 69 pts 8 citations
14. Les Contrebandiers de Moonfleet (1955) de Fritz Lang 65 pts 5 citations
15. Les sept samouraïs (1954) d'Akira Kurosawa 62 pts 6 citations
15. King Kong (2005) de Peter Jackson 62 pts 6 citations
17. Les Aventures de Robin des Bois (1938) de Michael Curtiz 57 pts 6 citations
18. Délivrance (1972) de John Boorman 53 pts 4 citations
19. King Kong (1933) 50 pts 5 citations
19. Scaramouche (1952) de George Sidney 50 pts 3 citations
19. Jurassic park (1993) de Steven Spielberg 50 pts 5 citations
19. Le seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau de Peter Jackson (2001)50 pts 3 citations

Comme d'habitude, ce top suscite quelques réactions.

On voit que les dvdpascheriens ont vraiment pris au pied de la lettre le terme de films d'aventures car on retrouve aux deux premières places les aventures d'Indiana Jones avec l'ami Harrison Ford, films ô combien divertissants et dépaysants.

Ces films ont été vus par des générations de spectateurs et c'est sans doute la raison pour laquelle ils trônent en tête de classement.

A la troisième place, on a droit à un classique du genre : Ben Hur. Les multiples rediffusions de ce film à grands spectacles ne sont sans doute pas étrangères à son excellent classement.

Comme quoi, pour les films d'aventures, les années n'ont manifestement pas prise sur les films puisque, outre Ben Hur, de nombreux films ne sont pas de toute première jeunesse.

Lawrence d'Arabie (1962, 7ème), Les contrebandiers de Moonfleet (14ème, 1955), Les sept samouraïs (15ème, 1954), Les aventures de Robin des Bois (1938), King Kong (1933, 19ème).

On a rarement vu autant de films “anciens” cités dans le cadre d'un top thématique.

La raison tient peut-être à deux éléments : d'une part ce sont des classiques indémodables, comme le prouve d'ailleurs leurs nombreux passages à la télévision ; d'autre part, les films d'aventures, plus que d'autres films, sont des oeuvres assez faciles à regarder, que l'on n'hésite pas à voir en famille.

Si l'on jette un coup d'oeil aux réalisateurs, Steven Spielberg est donc le grand vainqueur avec 2 films aux premières places et un troisième film cité (en plus de ses Indiana Jones, il place le non moins cultissime Jurassic park). Un cinéaste parvient tout de même à placer lui aussi trois de ses films : il s'agit de Peter Jackson qui est toujours autant apprécié avec sa saga du seigneur des anneaux et notamment ici Le retour du roi (aux portes du podium) et La communauté de l'anneau. Son troisième film cité est King Kong.
Comme quoi, on pourrait presque faire un parallélisme entre Spieberg (les 2 Indiana Jones, Jurassic park) et Jackson (les 2 seigneurs des anneaux, King Kong) qui constituent à n'en pas douter des valeurs sûres.

Le reste est très hétéroclite au niveau des cinéastes, aucun ne parvenant à placer plus d'un film.

Au niveau des films, on a beau être dans le film d'aventures, on a des films très différents, allant du film d'aventures pur (les Indiana Jones) à l'heroic fantasy (les seigneurs des anneaux, Conan le barbare) en passant par des films de science-fiction (Avatar), pour aller même jusqu'à des films romantiques (Le dernier des mohicans) et même des comédies familiales (Les Goonies).

Comme quoi, il y en a pour tous les goûts, prouvant au demeurant que le terme de films d'aventures est très extensible.

Il n'empêche, le top 22 que vous avez sous les yeux est de très bon niveau et il peut vous donner des idées quant à des films à voir ou à revoir.

A bientôt pour un nouveau top 20 !

Permalien 745 mots par nicofeel Email , 1174 vues • 2 retours

08.01.13

07:06:40, Catégories: Top 10  

Pendant plus d'un mois, durant les fêtes de fin d'année, les dvdpaschériens ont eu l'occasion d'envoyer leur top 20 spécial films asiatiques.

Le top est en soi assez original puisqu'il a trait à différentes nationalités et à l'inverses des précédents tops, il est multi-genre.
Peut-être verra-t-on prochainement un top 20 spécial Europe ou un top 20 spécial films de l'Est. Qui sait ?

Dans tous les cas, un grand merci à Zardi qui une nouvelle fois s'est rendu disponible pour recenser les résultats.

Voici donc sans plus attendre le top 20 des films asiatiques (209 films cités pour 21 listes)

1. Les sept samouraïs (1954) - Akira Kurosawa - 173 pts – 10 citations, film japonais
2. The killer (1989) – John Woo – 120 pts – 10 citations, film hong-kongais
3. Tigre & dragon (2000) – Ang Lee – 111 pts - 10 citations, film chinois
4. Old boy (2003) - Park Chan Wook – 101 pts – 6 citations, film sud-coréen
5. A toute épreuve (1992) – John Woo – 100 pts – 6 citations, film hong-kongais
6. Les 3 royaumes (2008) – John Woo – 94 pts – 9 citations, film chinois
7. Hana Bi (1997) - Takeshi Kitano – 91 pts 7 citations, film japonais
8. Battle Royale (2000) - Kinji Fukasaku – 83 pts – 7 citations, film japonais
9. Histoire de fantômes chinois (1987) – Ching Siu-Tung – 69 pts – 5 citations, film hong-kongais
10. Lady Vengeance (2005) - Park Chan Wook – 59 pts – 5 citations, film sud-coréen
11. Harakiri (1962) - Masaki Kobayashi – 56 pts – 5 citations, film japonais
12. Il était une fois en chine (1991) – Tsui Hark – 53 pts – 4 citations, film hong-kongais
13. Barberousse (1965) - Akira Kurosawa – 52 pts – 4 citations, film japonais
14. Le Sabre du mal (1966) – Kihachi Okamoto – 50 pts – 3 citations, film japonais
15. 2046 (2004) – Wong Kar Wai - 49 pts – 3 citations, film hong-kongais
15. Departures (2008) - Yôjirô Takita - 49 pts – 3 citations, film japonais
17. Princesse Mononoké (1997) - Hayao Miyazaki - 48 pts – 4 citations, film japonais
18. In the mood for love (2000) - Wong Kar Wai - 47 pts – 5 citations, film hong-kongais
18.Sympathy for Mister Vengeance (2002) - Park Chan Wook - 47 pts – 4 citations, film sud-coréen
18. The blade (1996) – Tsui Hark - 47 pts – 5 citations, film chinois

Merci à tous les participants qui sont dans l'ordre chronologique : Stridy – ikkoku59 - lechtiblouré - surfeur51 - Bridoli – zardi – shambleau – c2302t - Minimyr - Evilfred - yannickv - locktal - langeikki - Barbe-Noire - dale cooper - Asiafan - osorojo - Pierrot44 - Makimura – flo001fg – ghostwolf.

Comme toujours, ce top 20 appelle certains commentaires.

D'abord, on notera que les époques sont très diversement représentées : un film des années 50 (qui est tout de même le premier du top !), 3 films des années 60, aucun film des années 70, 2 films des années 80, 5 films des années 90, 9 films des années 2000.
Ce top multigenre donne lieu à des résultats très surprenants par rapport aux autres tops : en effet, pour une fois, les films récents, voire même très récents (9 films des années 2000), sont sur-représentés.
Seuls certains “vieux” films japonais (Les sept samourais ; Harakiri ; Barberousse ; Le sabre du mal) font bonne figure. Pour le reste, c'est du très récent qui est cité.

Pourtant, il est évident que le cinéma asiatique n'a pas attendu les années 80 pour émerger ou livrer de très grands films.

La question qui mérite d'être posée est de savoir si les cinéphiles s'intéressent autant aux oeuvres “anciennes” qu'aux films très récents.

L'absence de très grands auteurs comme les japonais Mikio Naruse, Nagiso Oshima ou du sud-coréen Im Kwon Taek peut surprendre. Mais bien évidemment, pour citer ces auteurs, encore faut-il voir leurs films.

Ce top permet de mettre en lumière que certains auteurs “récents” sont particulièrement appréciés : John Woo place 3 de ses films dans ce top (aux 2ème, 5ème et 6ème rang) ; le sud-coréen Park Chan Wook réussit carrément la performance de mettre les 3 films de sa trilogie de la vengeance dans ce top (aux 4ème, 10ème et 18ème rang).
Kurosawa sauve l'honneur des “anciens” avec 2 citations aux avant-postes (1er et 13ème rang). Wong Kar-Wai est aussi titulaire de 2 films cités.

Côté genre justement, on notera que ce sont surtout des films dits d'action qui sont cités. Les drames ont quelques représentants mais les comédies ne font pas recette (seul le film Histoire de fantômes chinois sauve la mise). Peut-être est-ce dû au fait que les gens sont plus habitués à voir des films asiatiques qui soient des films d'action ou des thrillers.

Pour terminer, intéressons-nous aux nationalités : Le Japon coiffe tout le monde au poteau avec 8 films, devant Hong-Kong avec 6 films. Deux autres nations se partagent les restes : 3 pour la Chine et 3 pour la Corée du Sud (toujours les 3 films de Park Chan-Wook, à croire qu'il n'y a que lui en Corée du Sud ?). Comme quoi, là encore, niveau pays, cela n'est pas très diversifié.

En tout cas, les films cités sont tous des films de qualité, pour certains des chefs d'oeuvre dans leur genre.

Voilà qui devrait donner de bonnes idées de (re)visionnage mais en gardant à l'esprit que de très nombreux autres films asiatiques méritent d'être vus.

Permalien 833 mots par nicofeel Email , 1235 vues • 4 retours

13.12.12

07:02:01, Catégories: Top 10  

Une nouvelle fois, les dvdpascheriens ont eu la possibilité pendant plus d'un mois de livrer un top 20 thématique. Cette fois-ci c'était les comédies qui étaient à l'honneur.

Sans plus tarder, voici les résultats, avec les quelques commentaires qui suivent :

Premier : Monty Python, sacré Graal de Terry Jones et Terry Gilliam (1975, Royaume-Uni)
Deuxième : Un jour sans fin d'Harold Ramis (1993, Etats-Unis)
Troisième : Les tontons flingueurs de Georges Lautner (1963, France)
Quatrième : The big lebowski de Joel et Ethan Coen (1998, Etats-Unis)
Cinquième : Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? de David Zucker (1980, Etats-Unis)
Sixième : La grande vadrouille de Gérard Oury (1966, France)
Septième : La cité de la peur d'Alain Berbérian et Alain Chabat (1994, France)
Huitième : The party de Blake Edwards (1968, Etats-Unis)
Neuvième : Les bronzés font du ski de Patrice Leconte (1979, France)
Dixième : Astérix et Obélix : mission Cléopâtre d'Alain Chabat (2001, France)
Onzième : Le dîner de cons de Francis Veber (1998, France)
Douzième : Y-a-t-il un flic pour sauver la reine ? De David Zucker (1998, Etats-Unis)
Treizième : Le père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré (1982, France)
Quatorzième : Frankenstein junior de Mel Brooks (1974, Etats-Unis)
Quinzième : Un poisson nommé Wanda de Charles Crichton (1988, Etats-Unis)
Seizième : Les temps modernes de Charles Chaplin (1936, Etats-Unis)
Dix-septième : Dumb et Dumber de Peter Farrelly (1994, Etats-Unis)
Dix-huitième : O' brother de Joel et Ethan Coen (2000, Etats-Unis)
Dix-neuvième : Les aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury (1973, France)
Vingtième : Hellzapoppin de Henry C. Potter (1941, Etats-Unis)

Voilà un top pour le moins inattendu et très instructif.

Commençons par un cocorico. Depuis que l'on a instauré le jeu du top 20, on a jamais vu autant de films français cités dans un top. On a dans le top comédies 8 films français cités. Seuls les Etats-Unis font mieux (11) , mais la France place plus de films aux avant-postes.
En cumulant Etats-Unis et France, on obtient donc 19 des 20 films cités, ce qui est impressionnant. Seul le Royaume-Uni uni parvient à placer un de ses films, et non des moindres, puisqu'il s'agit de Monty Python, sacré Graal qui se classe à la première place.

Le classement par nations laisse penser que les dvdpascheriens qui ont voté reste fidèlent à des comédies françaises et à des comédies américaines, ce qui correspond finalement à notre culture.

Ce top laisse d'ailleurs la part belle à des films qui ont très bien marché au cinéma : on songe notamment à La grande vadrouille de Gérard Oury, au dîner de cons, aux bronzés font du ski ou encore la cité de la peur.

Ce sont d'ailleurs des films dits populaires qui se taillent la part belle de ce classement.

En revanche, on pourra être un peu surpris par la présence de films qui ne font pas dans la finesse tels que Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, Y-a-t-il un flic pour sauver la reine ? ou encore Dumb et Dumber. Ce sont des films qui ont le mérite d'envoyer des tonnes de gags au spectateur, mais qui sont loin d'être subtils.
Après, évidemment, les goûts et les couleurs...

Si l'on s'en tient aux années de sortie des films, comme souvent, on constate que les films dits anciens sont peu nombreux. On a seulement un film des années 30, et ce n'est rien d'autre qu'un classique de la comédie : Les temps modernes de Chaplin. Les années 40 n'ont qu'un seul représentant et les années 50 aucun film de cité. On constatera que tout un pan du cinéma hollywoodien, marqué par de superbes comédies (notamment ce que l'on nomme la screwball comedy), est aux abonnés absents. Mais la question est finalement de se demander si des films tels que L'impossible monsieur Bébé ; La dame du vendredi ; Chérie, je me sens rajeunir, sont connus du grand public. C'est pas certain. Visiblement les dvdpascheriens qui ont répondu au top comédies sont plus attirés par des films récents, qu'ils ont sans doute plus l'occasion (ou l'envie) de voir.

Tout se concentre entre les années 60 (3 films), 70 (4 films), 80 (3 films) et les années 90 qui caracolent en tête avec 6 films ! Les années 2000 n'ont que deux représentants, ce qui corrobore un constat que l'on a déjà fait dans de nombreux autres tops : les années 2000 peinent à trouver de nouveaux « classiques ».

A bientôt pour le prochain top !

Permalien 748 mots par nicofeel Email , 1178 vues • 4 retours

15.11.12

07:09:03, Catégories: Top 10  

Suite et fin de mon top 20 des meilleurs films d'horreur ! Enjoy !

The thing de John Carpenter (1982) :

L'histoire : Des scientifiques américains postés dans une station en Antarctique doivent faire face à un monstre inconnu

Mon avis : Remake de La chose d'un autre monde de Christian Nyby (1951), The thing de John Carpenter est bien plus que cela. C'est peut-être le plus grand film de ce réalisateur américain qui a toujours œuvré dans le domaine fantastique.

Il faut dire que les qualités de ce film sont multiples et on frôle la perfection. Il y a d'abord la thématique du film. Dans the thing, il est question d'un monstre à combattre. Sauf que le monstre n'est pas un monstre habituel. C'est un organisme qui imite parfaitement toute forme de vie et prend son apparence. Il est donc très difficile d'affronter cette fameuse chose qui se trouve au départ dans un chien puis passe par le corps d'êtres humains. L'excellente séquence du sang pour reconnaître qui est contaminé (la chose ne pourrait-elle pas être vue comme une métaphore du sida ?) par la chose prouve bien qu'il est impossible à l'oeil nu de pouvoir se douter d'un quelconque changement chez un être humain.

Ensuite, The thing reste remarquable par ses effets spéciaux. Le film a beau dater de 1982, le travail de Rob Bottin est toujours aussi impressionnant. Que ce soit lors de la transformation du chien en un horrible monstre dans la cage aux chiens ; que ce soit les transformations d'hommes en créatures abominables ou l'homme qui se fait sectionner ses deux bras par la chose, il faut reconnaître que les effets spéciaux continuent d'être prenants.

Côté ambiance, le film est sans nul doute un modèle du genre. Du début à la fin, il y a dans The thing une tension permanente. Les différents personnages du film vivant dans un endroit isolé, en plein coeur de l'Antarctique, on comprend clairement qu'ils n'ont aucune échappatoire possible. Ils ne peuvent s'en remettre qu'à leurs choix. Le film est oppressant et la fin est d'une noirceur absolue.

L'atmosphère tendue du film est d'ailleurs accrue par l'excellente bande son d'Ennio Morricone qui pour le coup donne l'impression d'avoir fait du John Carpenter au niveau de sa musique.

On remarquera également dans ce film sa distribution, avec en tête d'affiche un Kurt Russell (MacReady) qui est charismatique et apporte sans conteste un plus au film.

Au final, The thing est un film d'horreur qui continue de marquer durablement des générations de spectateurs. La préquelle à The thing, sortie en 2011, est regardable mais complètement inutile.

Freddy : les griffes de la nuit de Wes Craven (1984) :

L'histoire : Une jeune fille, Nancy Thompson, fait des cauchemars sur un homme qui porte un pull-over rouge et a des lames de couteaux au bout des doigts. Elle se rend compte qu'elle n'est pas la seule à faire ce cauchemar. Une des amies de Nancy est tuée par ce mystérieux personnage alors qu'elle était en train de dormir.

Mon avis : Avec Freddy : les griffes de la nuit, Wes Craven révolutionne le cinéma d'horreur. Il y a d'abord ce tueur mythique qui est brillamment interprété par Robert Englund. Freddy est un homme au visage brûlé, qui porte constamment sur lui un pull-over rouge et a des lames acérées au bout des doigts qui crissent. A la différence d'un Michael Myers, Freddy joue avec ses victimes avant de les torturer. Il faut preuve d'un cynisme certain et constitue un parfait croque-mitaine. A l'image d'un Michael Myers, c'est un être qui semble indestructible.

Ensuite, Les griffes de la nuit est un film original par son sujet même. L'idée d'un tueur qui va commettre ses crimes lorsque les gens se mettent à dormir et donc à rêver est particulièrement bien vue. Cela permet des scènes où se mélangent rêve et réalité, même si au final les meurtres commis dans les rêves se matérialisent bien dans la réalité.

D'ailleurs, le spectateur a l'occasion d'assister à plusieurs scènes bien marquantes. En plus de meurtres variés qui sont généralement assez gore, Wes Craven propose quelques scènes d'effroi remarquables, à l'image de la célèbre scène du bain où l'héroïne, Nancy, commence à s'endormir et des lames arrivent au niveau de ses cuisses.

Une autre qualité du film tient de la relation qui s'établit entre Freddy et la jeune Nancy (bien interprétée par Heather Langenkamp). Cette dernière fait tout pour se débarrasser de Freddy. Elle a ainsi compris qu'elle doit le ramener dans la réalité pour le faire disparaître. Mais c'est loin d'être évident et ce jeu du chat et de la souris va émailler avec succès la fin du film. Le final va au demeurant se révéler au demeurant bien mesquin.

Freddy : les griffes de la nuit constitue un slasher atypique puisqu'il repose sur un postulat fantastique des plus intéressants. La musique du film, signée Charles Bernstein, accroît le côté inquiétant de ce film qui mérite plus que jamais d'être vu ou revu.

From beyond de Stuart Gordon (1986) :

L'histoire : Deux scientifiques, le docteur Edward Pretorius (Ted Sorel) et son assistant Crawford Tillinghast (Jeffrey Combs) réussissent à mettre au point une machine, le raisonnateur, qui permet d'accéder à un sixième sens. Sauf qu'en l'utilisant, cette machine réveille des monstres. L'expérience tourne court avec le décès de Pretorius et l'internement de Crawford dans un hôpital psychiatrique.

Mon avis : Avec From beyond, le sympathique Stuart Gordon (Re-animator) adapte une nouvelle de Lovecraft. Si au début du film l'ambiance paraît assez lourde, rapidement tout cela est annihilé par un traitement décomplexé. Stuart Gordon réalise un pur film d'horreur avec d'abord de vilains monstres. On a l'occasion de revoir le docteur Pretorius qui a muté et est devenu particulièrement horrible. Son retour donne lieu au demeurant à une scène mémorable. Ensuite, From beyond n'hésite pas à procéder à quelques débordements gore, à l'image de ces moments où Crawford se comporte comme un cannibale, étant sous l'effet du sixième sens et du tube qui a poussé sur son visage qui a tout de l'attribut phallique.

D'ailleurs, si l'érotisme du film reste léger, il n'empêche qui est clairement sous-jacent. Pretorius est un être libidineux adepte de bondage. Quant à la psychologue interprétée par la belle Barbara Crampton, elle devient une véritable nymphomane lors d'une scène où elle porte des habits sado-maso.

From beyond est un film qui joue habilement sur l'horreur pure avec quelques scènes bien gore, sur la monstruosité de certains êtres (les personnages transformés prouvent l'influence du réalisateur de Society, Brian Yuzna, sur ce film dont il est le producteur) et sur la survenance du surnaturel. C'est un film d'horreur bien prenant, qui bénéficie en outre de la musique de Richard Band qui renforce l'aspect inquiétant de l'ensemble.

Le jour des morts-vivants de George A. Romero (1986) :

L'histoire : La Terre est désormais contrôlée par les morts vivants. Seule une poignée d'hommes tentent de survivre.

Mon avis : En 1986, George A. Romero met en scène avec Le jour des morts vivants le troisième volet de sa trilogie des morts vivants (qui s'est depuis agrandie). C'est une ambiance fin de monde qui prévaut dans la mesure où la Terre appartient désormais aux zombies. On suit la vie quelques humains, à savoir des militaires, des scientifiques et des civils qui se sont cloîtres dans une sorte d'entrepôt, sous la Terre (tout un symbole).

Comme à son habitude, Romero ne se contente pas de livrer un simple film de zombies. Il a un discours social à faire passer. Les hommes doivent non seulement combattre les zombies mais aussi réussir à s'entendre, ce qui est loin d'être évident. Les militaires estiment que le pouvoir leur revient et ils n'ont aucune finesse d'esprit. Leur chef, le capitaine Rhodes, est interprété par Joseph Pilatto qui en fait des tonnes, mais cela a le mérite d'illustrer le manque d'intelligence de ces militaires. Du côté des scientifiques, le professeur Logan est quasiment un docteur fou – ce qui lui vaut le surnom de docteur Frankenstein – qui tente de domestiquer les zombies . Si les méthodes qu'il emploie ne sont pas au dessus de tout soupçon, il n'a pas tort sur le fond quand il déclare : « le comportement social c'est ce qui nous différencie des êtres inférieurs. »

Le personnage le plus clairvoyant est finalement la seule femme, Sarah, interprétée par une impeccable Lori Cardille. Tout à la fois déterminée et fragile, elle a bien compris qu'on ne peut pas s'en sortir seul : « nous sommes dans une situation désespérée. On doit compter sur les autres. »

En plus d'un propos riche sur le fond, Romero propose au spectateur un film d'horreur dynamique, sans temps mort. Si les séquences d'action ne sont pas très nombreuses, elles sont pour autant bien gore, à l'image de ces séquences où des hommes voient leur peau arrachée ou leurs membres écartelées. Le travail de Tom Savini concernant les effets spéciaux de maquillage est d'un incroyable réalisme.

Voilà donc un film majeur du cinéma d'horreur à revoir sans plus tarder.

La mouche de David Cronenberg (1987):

L'histoire : Un brillant scientifique, Seth Brundle, tente de mettre au point un système révolutionnaire de téléportation. Lors d'un essai qu'il effectue lui-même, une mouche se glisse à l'intérieur du téléporteur.

Mon avis : La mouche de Cronenberg est un film très intéressant et ce à plus d'un titre.

Le savant, Seth Brundle, incarné par un très bon Jeff Goldblum, qui a fusionné avec une mouche, ne se transforme pas en une mouche géante mais plutôt en une créature qui n'a jusqu'alors jamais existé. L'aspect de Seth Brundle change progressivement sans que celui-ci puisse faire quelque chose. Il souffre d'un mal incurable. La connotation dramatique est dès lors perceptible. De ce point de vue, il n'est pas absurde de penser que la maladie dont souffre Seth Brundle constitue une métaphore du virus du sida.

Mais le problème n'est pas uniquement physique pour le savant. S'il est incontestable que l'allure de Seth Brundle dégoutte de plus en plus le spectateur (certaines scènes sont assez impressionnantes, comme celle où Jeff Goldblum perd ses dents, ses ongles et ses oreilles), il y a plus grave.

En effet, Seth a de plus en plus de mal à se faire comprendre de sa bien-aimée, la belle journaliste Veronica, dont il était tombé amoureux peu de temps avant sa téléportation. La partie « insecte » qui est en Seth prend progressivement le dessus sur la partie humaine. Seth s'en rend compte. Il voit bien qu'il a de plus en plus de mal à contrôler ses émotions.

Ce long métrage n'est pas seulement un film d'horreur, c'est également un thriller. On peut même y déceler une thématique romantique par la relation qui s'établit entre Seth et Veronica.

Ce film, qui a été l'un des plus gros succès en salles de Cronenberg , notamment grâce à des effets spéciaux qui n'ont pas pris une ride, donne l'occasion au spectateur de s'interroger sur plusieurs questions bien contemporaines : les rapports entre l'homme et la science, les rapports entre l'homme et la maladie, les problèmes qu'ont les gens à communiquer.

En somme, La mouche est un film d'une grande richesse et d'une grande variété sur le plan des idées.

Hellraiser de Clive Barker (1987) :

L'histoire : Un homme, Franck, devient le propriétaire d'une boîte maléfique qui l'envoie dans un monde de douleur et de plaisir.

Mon avis
: Avec Hellraiser, le romancier britannique Clive Barker adapte un de ses courts romans, Hellbound heart. Le cinéaste représente dans ce film des thèmes qui lui sont chers : monde parallèle, passion, érotisme, érotisme, horreur. Hellraiser est à la base une histoire de passion : Franck paye ainsi pour ses plaisirs masochistes ; Julia vit quant à elle une passion pour Franck comme le prouve les nombreux flashbacks où l'on assiste à ses ébats amoureux. C'est précisément la passion de Julia pour Franck qui va l'amener à commettre des actes répréhensibles. Pour redonner forme humaine à Franck qui réussit à s'échapper de son monde parallèle de douleur, elle n'hésite pas à tuer des gens et à les donner en pâture à Franck qui se régénère en leur prenant leur sang.

Les effets spéciaux du film sont bien prenants, en dépit de l'âge du film. La renaissance de Franck donne lieu à une scène bien dégoûtante au cours de laquelle un squelette visqueux s'anime progressivement. Quant aux cénobites, ces êtres horribles qui s'apparentent à des démons et qui résident dans le monde parallèle, ils sont créés à partir de latex et font plus vrais que nature.

Sans compter les meurtres commis, quelques scènes gore sont remarquables, à l'instar de l'écartèlement dont est victime Franck.

Le film est aussi réussi par l'atmosphère lugubre et pesante qui se dégage du film. Hellraiser se déroule ainsi quasiment en huis-clos, les rares scènes d'extérieur ayant lieu la nuit.

Ce long métrage a aussi la bonne idée de relancer l'action avec une jeune héroïne, Kirsty, qui doit affronter tout à la fois son oncle Franck et sa belle-mère Julia mais aussi les cénobites lorsqu'elle ouvre par erreur la boîte maléfique.

Au final, Hellraiser est un film d'horreur à l'ambiance poisseuse qui crée un bestiaire fantastique passé depuis à la postérité (on pense notamment au personnage de Pinhead).

Prince des ténèbres de John Carpenter (1987) :

L'histoire : Un prêtre et des universitaires se rendent dans une église abandonnée aux fins de percer le secret d'un mystérieux cylindre de verre dans lequel on trouve un liquide vert.

Mon avis : Après l'échec cuisant du film Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, John Carpenter décide de revenir aux sources du cinéma qui ont fait sa renommée : le cinéma d'horreur. Malgré un budget relativement étriqué, le réalisateur américain va livrer avec Prince des ténèbres l'un de ses films majeurs.

La première grande qualité du film est d'aller directement l'essentiel. John Carpenter ne s'embarrasse pas à élaborer une psychologie très détaillée pour chacun de ses personnages. On rentre vite dans l'action du film. Ainsi, à la demande du prêtre Loomis (clin d'oeil évident au film Halloween, d'autant que le rôle échoit à Donald Pleasance), le professeur Howard Birack (Victor Wong) et plusieurs étudiants se rendent dans une ancienne église afin d'étudier un phénomène curieux : la présence d'un étrange cylindre de verre.

L'autre grande qualité du film est sans conteste son ambiance unique. Pas la peine de chercher de l'humour dans ce film, c'est tout l'inverse. Ici, le traitement est particulièrement sérieux et cela donne lieu à un film angoissant, voire même oppressant. Car jusque dans les dernières minutes du film (qui apparaît moins désespérée que celle de The thing), on voit qu'il n'y a pas échappatoire : la menace provient aussi bien de l'intérieur avec ce liquide vert prêt à se libérer que de l'extérieur avec ces sans-abris qui semblent à la solde du seigneur des ténèbres. Sans compter ces étranges rêves qui donnent l'impression que les gens sont sous contrôle du Mal.

D'ailleurs, le film tend à démontrer que même l'alliance entre le religieux et le scientifique ne peut rien contre des forces démoniaques.

Le film est d'autant plus prenant qu'il bénéficie à nouveau d'une excellente bande son signée John Carpenter, avec notamment un score principal qui est tout bonnement admirable et n'est pas sans rappeler par son côté entêtant celui d'Halloween.

Enfin, si quelques scènes sont un peu gore, Carpenter privilégie avant tout l'exposition de scènes marquantes comme le meurtre du premier personnage qui tente de quitter l'église ; le moment où le liquide vert s'échappe ou encore l'arrivée du prince des ténèbres.

Tout cela contribue bien entendu à faire de Prince des ténèbres une œuvre majeure du cinéma d'horreur.

Candyman de Bernard Rose (1992) :

L'histoire : Helen Lyle prépare une thèse universitaire sur les légendes urbaines. Elle s'intéresse ainsi au personnage de Candyman, un tueur au crochet qui apparaît à partir du moment où l'on prononce son nom cinq fois de suite devant une glace. Helen se prête au jeu et c'est alors que des meurtres surviennent dans son entourage.

Mon avis : Candyman est sans conteste l'un des films d'horreur les plus originaux. Le mystérieux Candyman est un tueur en série noir, fils d'un esclave. La première rencontre entre Helen et Candyman apparaît tardivement dans le film. Pourtant, dans ce long métrage qui s'apparente à une enquête policière mâtinée de fantastique, on est sans cesse sur le qui-vive. Les apparitions de Candyman sont terrifiantes. Les mots qu'il prononce font froid dans le dos : « Helen je suis venu te chercher. » ; « As-tu peur de la douleur ou as-tu peur de l'au-delà ? ».

La musique du film signée Philip Glass renforce le côté mélancolique et glaçant du film.

Et puis si Candyman est à ce point réussi c'est bien parce qu'il joue sur plusieurs antinomies : les Blancs qui vivent dans les quartiers riches alors que les Noirs résident dans les quartiers pauvres, à l'image de ceux qui vivent à Calibri Green, quartier où de nombreux meurtres sont perpétrés ; le mélange entre cauchemar et réalité avec le fait de savoir si Helen n'agit pas comme si elle était Candyman. L'interprétation de Virginia Madsen, tout en nuances, dans le rôle d'Helen, apporte un vrai plus au film : on voit bien que l'esprit d'Helen est de plus en plus dérangé mais on n'a pas la certitude qu'elle est l'auteur de ces meurtres abominables, comme le prouve cette scène où elle sauve un enfant d'une mort certaine.

Clive Barker peut être fier de Bernard Rose qui adapte brillamment une de ses nouvelles.

The descent de Neil Marshall (2005):

L'histoire : Dans le massif des Appalaches, six jeunes femmes décident de faire une expédition spéléologique. Un éboulement bloque le chemin du retour alors qu'elles ne sont pas seules dans ces grottes.

Mon avis : Pour les fans du genre, Neil Marshall est le cinéaste du bourrin mais inégal Dog soldiers, un film concernant des militaires qui se font dégommer par des loups-garous.

Pourtant, réalisé par le même cinéaste,The descent constitue le choc de l'année 2005. Le cinéaste britannique transcende le genre (le cinéma d'horreur) pour donner lieu à un survival de grande classe. Dans ce film, Neil Marshall met en scène six femmes – qui au demeurant se comportent comme des hommes – venues se débarrasser de leurs soucis quotidiens le temps d'un week-end en faisant de la spéléologie dans les Appalaches.

Dans un environnement hostile peuplé de monstres humanoïdes, ces femmes reviennent à une nature primitive et leur unique interrogation est de survivre. Le film est tendu comme rarement on l'a vu ces dernières années dans un film d'horreur. Ces jeunes femmes doivent affronter non seulement leurs peurs mais aussi les dissensions et les rancoeurs qu'il peut y avoir au sein du groupe. Toutes les actrices du film sont dans le bon ton et on les sent particulièrement concernées, comme si elles vivaient réellement ce qui leur arrive dans le film. Une mention spéciale est à délivrer à Shauna Macdonald (Sarah dans le film) et à Natalie Jackson Mendoza (Juno).

The descent est prenant de bout en bout dans un endroit obscur qui est à déconseiller aux claustrophobes. La fin du film bénéficie d'un twist des plus intéressants qui ne laisse pas de place au happy end. Voilà un film majeur du cinéma d'horreur actuel et même du cinéma tout court, à ranger aux côtés de films qu'il cite implicitement, Alien et Predator.

Eden lake de James Watkins (2008) :

L'histoire : Un couple parti en balade pour le week-end se retrouve traqué par des adolescents.

Mon avis : Le postulat de base du film est la rencontre houleuse entre un couple d'amoureux et une bande de jeunes assez hostile qui tourne rapidement à la chasse à l'homme. Le réalisateur James Watkins n'y va pas de main morte dans sa description de l'horreur avec notamment l'homme du couple qui est tabassé par les jeunes, lesquels vont l'un après l'autre le blesser à coups de couteau et de cutter.

Ce qui peut-être le plus terrible dans Eden Lake, c'est qu'on a conscience que cette attaque purement gratuite pourrait arriver à n'importe qui. D'ailleurs, James Watkins utilise au mieux les paysages naturels de l'Angleterre, et notamment cette forêt à l'intérieur de laquelle se trouve l'Eden lake, pour maintenir sous pression le spectateur.

James Watkins nous met par ailleurs en situation de voyeur. On a le triste honneur d'assister à l'effrayant parcours de ce jeune couple. Dans ce film sans compromis, de nombreuses personnes décèdent. Dans Eden Lake, la violence et le sentiment de vengeance qu'elle engendre ne semblent pas avoir de limites. On a droit pêle-mêle à : deux immolations à l'essence, un meurtre par un coup de couteau à la carotide, un tabassage mortel, une personne renversée par une voiture. Bref, tout y passe dans Eden lake et il faut reconnaître que les effets sanguinolents sont particulièrement bien rendus à l'écran.

Mais Eden lake n'est pas seulement une succession de meurtres. Ce long métrage comporte aussi une analyse sociologique. Ainsi, comme l'indiquent les informations que l'on entend au début du film et comme le montre clairement la fin bien abrupte du film, les parents de ces enfants peu conscients de la portée de leurs actes, ont bien entendu leur part de responsabilités. En effet, ce sont ces parents qui ont éduqué ces enfants. Mais concrètement que faire quand les parents sont déjà eux-mêmes des personnages alcooliques et violents ?

Ainsi, Eden lake est non seulement un excellent film d'horreur contemporain mais aussi un film qui évoque des problèmes liés à notre société.

Permalien 3823 mots par nicofeel Email , 2095 vues • 2 retours

:: Page suivante >>

Septembre 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 37

powered by
b2evolution