Catégorie: Nouveautés

22.05.15

06:44:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, dans les années 70. La belle Nana veut devenir riche et célèbre. Elle commence par travailler comme mannequin pour un photographe. Peu farouche, Nana séduit les hommes aussi bien que les femmes et utilise l’influence de ses amants pour progresser dans la société. Nana devient peu à peu une des femmes les plus en vue de la capitale mais, peu à peu, son petit jeu se retourne contre elle.

Mon avis :

Grâce au cinéma érotique, parfois vous pouvez réviser vos classiques... C'est le cas avec "Nana", connu également sous le titre "La Poupée d'amour", œuvre cinématographique de Mac Ahlberg, complètement fidèle au roman d'Émile Zola. Nan, je déconne!!! Avouez que vous avez fait de gros yeux?

Bien évidemment, vous l'aurez compris, l'adaptation sera quand même assez libre, mais pas si éloignée que ça de l’œuvre originale! Du moins, pas autant que l'on aurait pu l'imaginer! Pour ses films érotiques, Mac Ahlberg ("Le tour du monde de Fanny Hill", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse") a souvent adapté à sa manière des classiques de la littérature, s'inspirant aussi bien du Marquis de Sade que de Guy de Maupassant.

Ici, cela sera donc Émile Zola et comme dans le roman original, l'héroïne, interprétée par Anna Gaël ("Benjamin ou Les mémoires d'un puceau", "Le démoniaque", "Thérèse et Isabelle", "Dracula père et fils"), sera présentée dès le départ comme une « pute », alors qu'elle évoluera pourtant comme danseuse dans un cabaret (Dans le roman, Nana commençait, elle, son ascension grâce au rôle de Vénus qu'elle tenait dans un théâtre parisien)...

On va alors donc suivre son ascension sociale, où naturellement elle se servira de ses charmes pour profiter de ses riches amants et arriver à ses fins, devenant un modèle de charme reconnue, puis une actrice. Parmi ses amants, certains ne seront évidemment pas dupes de la personnalité hypocrite et intéressée de la jeune femme, alors que d'autres sombreront à cause d'elle, allant jusqu'à se suicider ou à être ruinés.

Ainsi, comme dans le roman, on n'éprouvera aucune réelle forme d'empathie pour la jeune femme, même lorsqu'elle tombera amoureuse de l'un de ses amants qui la battra, la trompera évidemment et la mettra au final à la porte (comme dans le roman avec Fontan!).

Bien entendu, physiquement on ne sera pas insensible à ses charmes... Par contre, dans l’ensemble, le réalisateur ne nous les dévoilera que très peu, de façon assez chaste même, nous offrant au final une œuvre érotique très soft, en dehors d'une scène aux alentours des quarante minutes du film, à la limite de la pornographie, où Nana caresse le sexe de son partenaire en gros plan!

On aura le droit également à une scène saphique très sensuelle lorsque Nana se consolera dans les bras de Tina, jouée par la très jolie Gillian Hills ("Les liaisons dangereuses", "Blow Up", "Orange mécanique", "Les démons de l'esprit"), chanteuse yé-yé du début des années 60 découverte par Eddie Barclay et ayant notamment chanté avec Henri Salvador, Serge Gainsbourg et Eddy Mitchell et ses « Chaussettes Noires ».

Là encore, le film entretient une certaine similitude avec l’œuvre de Zola, puisque Nana avait une relation avec Satin, une autre prostituée! Contrairement à la plus part de ses autres films, ici Mac Ahlberg ne nous livrera aucunement une œuvre comique, bien au contraire...

Malgré le fait qu'il soit essentiellement connu en tant que directeur de la photographie, ce n'est pas lui qui sera ici chef opérateur, mais Andréas Winding ("Une ravissante idiote", "Playtime", "La prisonnière", "Le passager de la pluie", "La scoumoune"), dont la photographie mettra parfaitement en valeur les décors et les couleurs très pop art du film. D'ailleurs ce style très fin des années 60 apportera un vrai charme au film augmenté par la musique très psyché de l'époque.

Même si on pourra déplorer qu'il soit un peu trop soft dans l’ensemble, "Nana" demeure un film très plaisant à voir et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît au premier abord...

"Nana, poupée d'amour" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible avec piste audio anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français imposés. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.

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21.05.15

08:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, Le Trocadéro. Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans le connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ». Toff filme tout et tout le temps.

Mon avis :

A l’occasion d’une rétrospective consacrée à l’œuvre photographique et cinématographique de Larry Clark, ayant eu lieu au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en octobre 2010 et ayant bien entendu créée une polémique, celui-ci découvrit non loin de là le parvis du Palais de Tokyo sur lequel de nombreux skateurs parisiens ont l’habitude de se retrouver. L'idée de faire un film sur la jeunesse française refit alors surface, lui qui l'avait déjà envisagé à Cannes lors de sa venue pour la sortie de "Kids"...

Le controversé photographe, cinéaste et directeur de la photographie Larry Clark ("Another Day in Paradise", "Bully", Ken Park", "Wassup Rockers") est connu pour ses films consacrés à la jeunesse, des films souvent très borderline où il montre notamment la sexualité de ces jeunes de façon très crue et la plus part du temps de façon très explicite.

Avec "The Smell of Us", rien n’a changé, le réalisateur, âgé pourtant maintenant de plus de 70 ans, semble toujours autant fasciné par cette jeunesse qu’il n’aurait probablement jamais voulu quitter. Mais bien évidemment, plus il vieillit, plus cela choque! Difficile en effet de ne pas penser qu’il y a derrière tout ça un petit côté pédophile, même s’il ne filme bien entendu que de jeunes adultes ou des adolescents (Pas dans des situations érotiques, je vous rassure!) et bien heureusement aucun enfant...

Il y a tout de même un côté assez malsain, qui jusque-là ne m’avait pas trop gêné dans ses précédents films, mais qui là, m’a tout de même un peu dérangé, même si le cinéaste veut ici également montrer une jeunesse abusée par les personnes âgées, comme si d'ailleurs il cherchait à s'autocritiquer... Mais après tout ce n’est pas pire que de montrer de jeunes « adultes » de 18 ans (faisant parfois beaucoup moins physiquement) dans des films pornographiques! Et puis le but du réalisateur a toujours été également de choquer et en cela, c’est parfaitement réussi!

Par contre, il semble évident que les adolescents de Larry Clark ne ressemblent pas exactement à ceux que l’on croise habituellement dans la rue. Dans ses précédents films, on pouvait encore se dire que la jeunesse américaine était ainsi, probablement par méconnaissance d’ailleurs, mais ici, il décrit une jeunesse française bien éloignée de celle que nous côtoyons au quotidien.

Il faut dire qu’il s’intéresse ici à une jeunesse de skateurs, donc assez marginale en France, mais du coup, étrangement, on a l’impression qu’il décrit une nouvelle fois la jeunesse américaine, alors que ce sont bien des petits français les protagonistes du film! Peut-être qu’en prenant des acteurs connus, on n’aurait pas eu cette impression, mais là il s’agit de parfaits inconnus et du coup la confusion se fait.

Curieusement en tout cas, sa description d'une jeunesse débauchée n’est pas si éloignée que ça de la vision qu'on peut se faire de celle de la fin des années 60/débuts 70 comme s’il décrivait une fois de plus la jeunesse qui l’a peut-être le plus marqué. D'ailleurs par son attitude et sa dégaine le jeune Lukas Ionesco, fils de l'actrice/réalisatrice Eva Ionesco ne sera pas sans rappeler celle d’un certain Jim Morrisson...

Il est par contre très étonnant de voir ce jeune homme dans un rôle aussi sulfureux, lorsqu'on connaît le passé de sa mère et le scandale qui éclata suite à son rôle de Silvia dans le film "Maladolescenza" ("Jeux interdits de l'adolescence" en France), film qui fût censuré et interdit en étant qualifié de pédophile et immoral, puisque celle-ci y jouait des scènes érotiques alors qu'elle était mineure. Étrangement, ce passé ne semble pas trop gêner le jeune Lukas, puisqu'il interprète ici un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence se prostituant... De même, il paraît fort peu probable que Larry Clark ignorait la filiation du jeune homme et qu’il l’ait choisi par hasard!

Outre le côté choquant de montrer des images crues de la sexualité d'un jeune homme pommé, détruit même, vendant son corps pour de l'argent, le réalisateur enfoncera le clou en justifiant cela par les abus incestueux d'une mère frappadingue, jouée par une Dominique Frot ("Mortelle randonnée", "À l'intérieur", "Elle s'appelait Sarah", "Aux yeux des vivants") au sommet de son art.

Que dire du film autrement? Et bien, c'est quand même un peu foutraque! Probablement à cause d'un tournage parti en sucette suite au départ de trois des comédiens principaux du film... Il est sûr que dans de telles conditions, il a dû être difficile de le terminer! Sans compter les désistements d'acteurs comme par exemple Bouli Lanners qui devait jouer ici un fétichiste, rôle qu'interprétera finalement Larry Clark en personne, qui jouera également un second rôle dans le film, celui de Rockstar, un vieux débris rongé par l'alcool.

Du coup, pour que cela ne se voie pas de trop, le cinéaste dut se résoudre à raser sa barbe qu'il portait depuis 25 ans... Mais il faut dire que sucer les pieds crades d’un jeune homme n’est pas forcément très enthousiasmant et on peut comprendre aisément les raisons de ce désistement de dernière minute, même si les raisons données sont toute autre!

Au niveau de la mise en scène, c'est évidemment du pur Larry Clark, avec bien entendu de très belles images, mais aussi des images parfois crades, floues, tremblantes ou même encore dégradées volontairement comme faire de celles-ci de véritables tableaux... Il faut donc aimer et bien sûr être réceptif à son style. Il vaut mieux également aimer le Rock indépendant qui déménage!

Par contre, je serai incapable de vous dire si les jeunes ayant joués dans le film se reconnaitront dans cette description peu reluisante. Parmi eux, en plus du jeune Lukas Ionesco, on remarquera surtout, la charmante Diane Rouxel ("La tête haute") dans le rôle de Marie et Théo Cholbi ("Des morceaux de moi", "Tristesse Club") dans le rôle de Pacman, dont le personnage semble quelque peu sous exploité, mais ce qui s'explique par le fait que le jeune comédien ait été renvoyé du tournage suite à des menaces de grève qu'il aurait faites avec deux autres acteurs, suite au renvoi de l'un des acteurs, privant ce personnage d'une intrigue qui du coup n’apparaîtra pas dans le film.

Enfin, le côté quelque peu décousu du film peut aussi s'expliquer par le fait que celui-ci n'ait pas été écrit par un vrai scénariste, mais étonnamment par un poète, Mathieu Landais et par le cinéaste en personne qui apporta quelques modifications en raison des soucis survenus durant le tournage...

Même si ce nouveau Larry Clark sera tout de même assez bancal, cela reste une œuvre bien glauque dans la lignée de ses autres œuvres... Sulfureuse et dérangeante!

La sortie en DVD de "The Smell of Us" chez Jour2Fête est prévue pour le 10 juin 2015, dans une belle édition digipack comme la plus part du temps chez l’éditeur. Le film sera proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & 5.1. Côté bonus, on aura le droit à la bande annonce et à une passionnante interview du réalisateur Larry Clark, dans lequel on regrettera par contre qu'il n'aborde pas certains sujets comme par exemple le choix de son acteur principal et qui se conclura par une chanson de Jonathan Velasquez du groupe reVolt (38'48").

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20.05.15

07:18:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Tsukiko vit dans l’ombre de sa sœur aînée, la belle et populaire Tomie, qui meurt dans circonstances horribles. Nuit après nuit, la jeune fille est réveillée par les mêmes visions horrifiques. Un an plus tard, alors que Tsukiko et ses parents célèbrent l’anniversaire de Tomie, l’impensable se produit : la victime est de retour. Le cauchemar devient alors réalité!

Mon avis :

Neuvième et dernière adaptation cinématographique à ce jour du manga "Tomié" de Junji Itō, "Tomie : Unlimited" est pourtant le premier de la saga à débarquer chez nous grâce à Elephant Films qui l'inclut dans sa collection "Sushi Typhoon" même si celui-ci ne fait aucunement parti des films produits par la fameuse firme japonaise (Comme d'autres films de la collection d'ailleurs!). Il faut dire par contre qu’il a été réalisé par Noboru Iguchi, qui signa la plus part des films complètement barrés de cette boîte de production composée de types, à mon avis, bien allumés...

Avec ce "Tomie : Unlimited" le réalisateur ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet (De toutes manières, ce n'est pas trop son genre!) avec une scène bien graphique où la frêle Tomié, jouée par Miu Nakamura ("Uniform SurviGirl I & II"), se fait embrocher de part en part devant les yeux de sa petite sœur qui était en train de la photographier...

Seulement voilà, un an après son décès, celle-ci revient tranquillement chez elle et elle va attribuer la faute de sa mort à sa sœur Tsukiko, interprétée par Moe Arai ("The Blue Bird", "Bushido Sixteen", "Sweet Poolside"), obligeant leurs parents à s'en prendre à cette dernière.

Si jusque-là le film était relativement normal, malgré une ambiance tout de même assez étrange, le film va ensuite verser dans le grand n'importe quoi absolu, lorsque le père va littéralement péter un câble, s'acharnant à coups de couteaux sur Tomié, après qu'elle ait menacé de quitter le cocon familial.

A partir de ce moment là, on reconnaîtra sans problème le style bien identifiable de Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Mutant Girls Squad", "Karate Robo Zaborgar", "Zombie Ass", "Dead Sushi") avec des idées complètement farfelues, outrancières et souvent même assez déviantes.

La tête de la charmante Tomié va alors se retrouver en boîte ou encore sous forme d’une chenille etc..., le tout avec des effets spéciaux toujours signés par son fidèle acolyte Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death"), qui évidemment comme d'habitude ne fera pas dans la demi-mesure! Comme d’habitude également, les effets spéciaux seront parfois assez approximatifs en raison d’un budget très limité, mais l’originalité de ceux-ci permettront qu’on n’y prête guère attention.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le film ne versera jamais réellement dans le film de fantômes genre "Ring" et c'est tant mieux! Bon, il faut par contre avouer que par moments cela part un peu dans tous les sens, mais l'ensemble est tout de même bien fun et c’est le principal!

Il est à noter que le film se regarde de façon complètement indépendante par rapport aux huit autres de la série (qui n’ont pas forcément très bonne réputation d'ailleurs...), donc pas de soucis de compréhension en tous cas à ce niveau là...

Malgré un début somme toute assez classique, Noboru Iguchi arrive quand même au final à faire du Noboru Iguchi en nous livrant une fois de plus un film bien gore et surtout bien barré! Bien entendu, cela reste à réserver aux amateurs de ce genre de films...

"Tomie Unlimited" est sorti le 3 mars 2015 en DVD et en Blu-ray chez Elephant Films. Le DVD nous propose le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et japonaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est quant à lui également au format 1.77:1 16/9ème, mais avec un encodage 1080i et des pistes audio française dts-HD Master Audio 5.1 et japonaise LPCM 2.0. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray se limite uniquement à la galerie d'images et aux bandes annonces de la collection...

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19.05.15

05:53:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carl Kolchack est un journaliste d’un genre assez particulier. Enquêtant le jour sur les phénomènes les plus étranges, il en arrive à traquer la nuit les monstres les plus bizarres. Ses dossiers l’entrainent à affronter des créatures du paranormal comme des sorciers, des robots, des zombies, des vampires, des loups garous, des extraterrestres ou des fantômes. Le tout entre Las Vegas, Seattle et Chicago.

Mon avis :

Quatre mois après avoir sorti le premier volume des "Dossiers brûlants", Elephant Films éditait le second volume tant attendu de cette série beaucoup trop méconnue. Un second coffret comprenant les dix derniers épisodes de la série relatant les enquêtes de Carl Kolchak, journaliste tombant constamment sur des phénomènes étranges et paranormaux...

On retrouve donc avec plaisir l'acteur Darren McGavin ("Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") dans le rôle de Carl Kolchak, personnage principal de la série "Kolchak: The Night Stalker", baptisée chez nous, "Dossiers brûlants", série ayant je vous le rappelle inspirée Chris Carter pour la série "X-Files : Aux frontières du réel". Tout comme les agents spéciaux Fox Mulder et Dana Scully, le journaliste semble en effet attirer les phénomènes paranormaux comme un aimant!

Une fois de plus, le journaliste de l'INS (Independence News Service) se retrouve confronter dans "Horror in the Heights" ("Le Vertige"), le onzième épisode de la série, à des faits particulièrement étranges impliquant cette fois un monstre mi-homme, mi-rat d'origine hindoue, prenant l'apparence des personnes dans lesquelles les victimes ont confiance afin de pouvoir les approcher avant de les tuer...

Cet épisode réalisé par Michael Caffey ("Le Virginien", "MacGyver"), dans lequel on remarquera notamment la présence de Ned Glass ("West Side Story", "Charade"), Phil Silvers ("Un monde fou, fou, fou, fou", "Le forum en folie") ou encore de Abraham Sofaer ("Quo Vadis", "La croisée des destins"), se suit à nouveau agréablement, même si on éprouvera à force un sentiment de déjà-vu...

On retrouve autrement bien évidemment au cours de cet épisode et des 9 autres épisodes, le personnage de Tony Vincenzo, toujours interprété par Simon Oakland ("Psychose", "West Side Story", "Bullitt", "Les têtes brûlées"), le directeur en chef du journal, accompagné de leurs collègues Ron Updyke et Emily Cowles, respectivement joués par Jack Grinnage ("La fureur de vivre", "Bagarres au King Creole") et Ruth McDevitt ("La fiancée de Papa", "Les oiseaux").

Dans "Prénom : R.I.N.G.", cette fois, notre reporter aura affaire à un robot doté d'une force incroyable, capable de penser et même d'éprouver des sentiments... Ce douzième épisode, réalisé par Gene Levitt ("Opération danger") est vraiment très sympathique et arrivera même à ce qu'on éprouve de l'empathie pour ce robot...

Un épisode donc très plaisant où l'on remarquera notamment la présence de Julie Adams ("L'étrange créature du lac noir") et de Bert Freed ("Les sentiers de la gloire", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?", "Pendez-les haut et court").

"Primal Scream" ("Les Hurlements") mettra ensuite ce cher Kolchak face à un homme-singe de plus de 100 000 ans, un épisode où l'on retrouvera comme dans l'épisode précédent le cascadeur Gary Baxley ("Predator"), cette fois dans le rôle de la bête préhistorique. Un épisode dans la même veine que les précédents épisodes, dans lequel on pourra apprécier les jolis yeux de Katherine Woodville ("Le rebelle de Kandahar", "La brigade du Texas") dans le rôle du docteur Helen Lynch.

Magie noire et sorcellerie dans le milieu de la mode seront ensuite au programme de "La collection", un quatorzième épisode réalisé une nouvelle fois par Don Weis ("L'homme de fer", "Starsky et Hutch", "M.A.S.H.", "Les enquêtes de Remington Steele"). Un épisode fort sympathique, souvent très amusant, mais également assez angoissant, dans lequel Lara Parker ("Dark Shadows", "Course contre l'enfer") incarne une sorcière particulièrement convaincante et ne manquant pas de charme... On remarquera également dans le rôle du médecin, Bernie Kopell ("Max la menace"), acteur rendu célèbre pour son rôle de dans "La croisière s'amuse".

"Chopper", le quinzième épisode, réalisé par Bruce Kessler ("Angels from Hell", "Simon, King of the Witches", "Un shérif à New York"), co-écrit entre autres par Robert Zemeckis ("À la poursuite du diamant vert", la trilogie "Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "Forrest Gump", "Seul au monde", "Le pôle express"), nous entraîne dans une étrange histoire d'un biker sans tête tuant les gens à coups de sabre...

Bon, il faut admettre que cet épisode qui fait immanquablement penser à "Sleepy Hollow", a assez mal vieilli du fait que l'on rigole bien à chacune des apparitions du tueur, car il a un buste démesurément grand, masquant bien entendu la tête de l'acteur!

Comme à son habitude, dans "Demon in Lace" ("Le démon"), Carl Kolchak va profondément énerver la plus part des autres protagonistes de cette aventure, que ce soit ses collègues et son patron tout particulièrement, la police ou encore ceux qu'il interrogera... Dans ce seizième épisode, il sera question de succubes et il faut admettre que cet épisode fera son petit effet et pourra même effrayer les plus jeunes...

Parmi le casting, on remarquera ici la présence de Keenan Wynn ("La grande course autour du monde", "Il était une fois dans l'Ouest", "L'Or de Mackenna") dans le rôle du capitaine Joe 'Mad Dog' Siska, Andrew Prine ("Miracle en Alabama", "Chisum", "Amityville 2 : Le Possédé") dans le rôle du professeur C. Evan Spate et de Carolyn Jones ("L'homme au masque de cire", "L'invasion des profanateurs de sépultures") connue notamment pour son rôle de Morticia dans la série "La famille Addams".

Dans "Legacy of Terror" ("La terreur en héritage"), notre journaliste pistera cette fois des aztèques (plutôt amusants avec toutes leurs plumes!) sacrifiant leurs victimes en leur arrachant le cœur... Normal pour des aztèques! Mais que font-ils là? De nos jours... Ça, c'est une autre histoire!

Un dix-septième épisode réalisé par Don McDougall ("Au nom de la loi", "Le Virginien", "L'homme de fer") dans lequel on retrouve quelques têtes connues comme par exemple Erik Estrada ("Airport 1975", "Guns", "Alarme fatale"), rendu célèbre pour son rôle de l’officier Frank Poncherello dans la série "Chips", Ramon Bieri ("Le mystère Andromède", "La balade sauvage", "Le convoi de la peur"), qui apparaît ici une seconde fois dans la série dan le rôle du capitaine Joe Baker, Sorrell Booke ("Les félins", "Point limite"), bien connu pour son rôle de 'boss' Hogg dans "Shérif, fais-moi peur!" ou encore Pippa Scott ("La prisonnière du désert", "Ma tante", "Le Virginien").

Est-ce que "The Knightly Murders" préfigure "Les Visiteurs"? Peut-être pas, en tous cas, un tueur venu du Moyen-âge va faire régner la terreur sur cette bonne vieille ville de Chicago et Kolchak va pour une fois tomber sur un commissaire, très british, incarné pourtant par l'américain John Dehner ("Le gaucher", "Ces garçons qui venaient du Brésil", "Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion?", "Creator"), semblant plutôt apprécier notre journaliste qui a pourtant l'habitude d'énerver tout le monde! Enfin, du moins dans un premier temps...

Vincent McEveety ("La Coccinelle à Monte-Carlo", "La conquête de l'Ouest", "In the Heat of the Night") signe ici un excellent épisode aux dialogues véritablement savoureux! Probablement l'un des meilleurs épisodes de la série d'ailleurs!

Dans "The Youth Killer", le dix-neuvième épisode de la série, réalisé également par Don McDougall, Kolchak va être sur les traces d'une bien jolie tueuse, puisqu'il s'agira de la fille de Zeus et de Léda, Hélène de Troie en personne, jouée par la charmante Cathy Lee Crosby ("La prof joue et gagne", "The Dark"), qui puisera son éternelle jeunesse chez des jeunes gens au physique parfait...

Notre irritant journaliste aura ici affaire à un nouveau sergent, le sergent Orkin, interprété par Dwayne Hickman ("Dr. Goldfoot and the Bikini Machine"), qui aura l'intention de travailler main dans la main (Enfin, façon de parler!) avec lui, du moins au départ...

Dans cet épisode, on remarquera essentiellement la présence de George Savalas ("De l'or pour les braves", "La cité de la violence"), frère du célèbre interprète de Kojak et lui-même interprète du détective Stavros dans la série.

On arrive alors avec regrets au tout dernier épisode de la série, "The Sentry" ("La Sentinelle"), mettant en scène un monstre reptilien dans de profondes galeries où sont stockées des archives tenues secrètes... Bon, il faut avouer que le monstre en question prête plus à sourire qu'autre chose, tellement le déguisement est ridicule! L'épisode a pris du coup un petit coup de vieux, mais cela lui donne en même temps un certain charme!

En fait, cela sera surtout par rapport au monstre, car pour le reste cet épisode mis en scène par Seymour Robbie ("Les enquêtes de Remington Steele", "Arabesque") tient plutôt bien la route, avec en plus quelques têtes connues figurant au casting comme Tom Bosley ("Happy Days", "Arabesque") ou John Hoyt ("Les Contrebandiers de Moonfleet", "Spartacus", "Cléopâtre"), nous laissant forcément dans un profond désarroi sachant qu’à la fin de ce vingtième épisode, il n’y aura pas de suite...

Pas de doute, après 2 téléfilms et 20 épisodes d’une série de grande qualité, le reporter Carl Kolchak, au look de péquenot, va terriblement nous manquer! Il faut dire qu’on s’était énormément attaché à lui, malgré son costume au pantalon trop court, son chapeau de paille et ses vieilles chaussures cradingues...

Ce second volume de "Dossiers brûlants" est sorti en DVD chez Elephant Films le 11 mars 2015. L'image est au format 1.33 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0, quant aux bonus, ils se limitent comme pour le premier volume à quelques bandes annonces de l'éditeur dont celle du premier volume.

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16.05.15

05:44:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lou Garou est un flic alcoolique qui a pris pour habitude de se réveiller dans les endroits les plus improbables avec une sérieuse gueule de bois. Rien de très surprenant en fait, jusqu’au jour où les scènes de crimes sur lesquelles il est appelé à enquêter commencent à lui sembler bien familières. Il réalise en outre que sa vue, son ouïe et son flair, ou plus exactement son odorat, sont tout à coup décuplés. Ayant compris qu’il est atteint de lycanthropie galopante, Lou Garou va tenter de devenir un homme meilleur le jour alors qu’il est un animal la nuit.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au départ avec un tel titre, "WolfCop" n'est ni une série Z, ni même une grosse comédie horrifique complètement loufoque, mais plutôt une semi-comédie horrifique à mi chemin entre un "Flic ou zombie" et un "Teen Wolf"...

Bien entendu, à aucun moment, Lowell Dean ("I Heart Regina", "13 Eerie"), réalisateur et scénariste de ce "WolfCop" ne se prendra réellement au sérieux, nous offrant une petite série B à la fois bien fun et généreusement gore. Le réalisateur a poussé le vice jusqu'à appeler son héros, Lou Garou! Le sergent Lou Garou!

Avec un nom pareil, son destin était forcément tout tracé! Et c’est donc tout naturellement que ce flic looser et alcoolique, interprété par Leo Fafard ("I Heart Regina"), un acteur ayant une certaine ressemblance physique avec C. Thomas Howell, va rapidement devenir un loup-garou suite à un rituel satanique dont il va être victime.

C'est un peu con tout de même pour un homme des forces de l'ordre! Car bien entendu, il va se mettre à massacrer les personnes autour de lui durant les périodes de pleine lune... Heureusement dans son malheur, les personnes en question seront tout de même des voyous, alors la morale sera sauve! Ouf!

Et puis évidemment, comme notre héros n’a pas les idées très claires (Vu qu’il boit... Vous me suivez?), il va naturellement batifoler avec la « salope » de service (Mais qui n’aurait pas craqué? Il faut dire qu’elle a une petite ressemblance avec la scream queen Debbie Rochon, ce qui bien entendu ne laissera aucun amateur de films d’horreur insensibles...), jouée par la très jolie Sarah Lind ("Innocence à vendre", "Severed", "True Justice"), alors qu'il a une charmante collègue qui n'attend pourtant que ça!

Cette collègue, qui abat le boulot pour deux (Il faut qu'il faut bien que la boutique tourne!), cela sera Tina, interprétée par Amy Matysio ("Dolan's Cadillac", "Chained", "Alien War"), un petit bout de femme, plutôt rigolote et attachante. Parmi les acteurs, on remarquera autrement surtout Jonathan Cherry ("Destination finale 2", "House of the Dead", "Fight Games"), très amusant et au look tout droit sorti du clip "Sabotage" des Beastie Boys (Oui, je sais! Ce sont les moustaches!).

Mais bon si le casting sera plutôt mal, ce ne sera évidemment pas l'atout majeur du film... Le film vaut en effet surtout pour ses effets spéciaux à l'ancienne, le réalisateur ne reculant d’ailleurs devant rien, puisqu’il nous offrira certainement la première et unique transformation à ce jour au cinéma d'un loup-garou débutant par une vision de son pénis!!! Oui, oui, vous avez bien lu! Graphiquement les transformations seront réussies, tout comme le look de ce loup-garou.

En revanche, le film, en lui-même, fera parfois très DTV, probablement en raison des moyens assez limités dont le réalisateur a bénéficié (Celui-ci a en effet seulement coûté aux alentours d’un million de dollars canadiens, dont une partie financée via le crowdfunding).

On pourra également déplorer un certain manque de lisibilité au niveau des scènes d'action, mais vu en tout cas, les qualités évidentes de ce long-métrage, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un second volet soit déjà en route et prévu pour être tourné en 2016...

Souhaitons que cette fois le réalisateur dispose d'un peu plus de moyens afin de pouvoir nous offrir un spectacle visuellement plus abouti! Pensez par contre à la fin du film à aller jusqu'au bout du générique, une courte scène vous y attend!

Ce "WolfCop" s'avère donc être une petite comédie horrifique fort sympathique, avec un petit côté eighties qui devrait en ravir plus d'un...

"WolfCop" sort en DVD et Blu-ray le 2 juin 2015 chez Factoris Films, accompagnés dans les deux cas de la copie digitale en illimitée. L'édition DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1, alors que l'édition Blu-ray sera quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et comprendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, on sera exceptionnellement gâté par l'éditeur avec un commentaire audio du réalisateur/scénariste du film Lowell Dean et d'Emersen Ziffle chargé des effets spéciaux, un making of très complet (43'57"), une featurette à la présentation très amusante (11'19"), la bande démo originale du film ayant servie pour les démarchages (2'13"), une galerie de photos comprenant des photos d'une séance photos en studio pour la promotion du film (7'24"), un bêtisier assez amusant comprenant des scènes ratées ou supprimées (3'02") et le clip vidéo "Henry" du groupe Rah Rah originaire de la région de Regina, là où fût tourné le film... Malheureusement tout cela sera une nouvelle fois réservé aux anglophones!

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15.05.15

05:43:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Trois flics d’élite travaillent ensemble au Bureau des Narcotiques de Hong Kong. Chacun d’eux donnerait sa vie pour ses collègues. Ensemble, ils mènent une guerre sans merci aux cartels de la drogue. Ils sont envoyés en Thaïlande pour une mission extrême : capturer l’un des principaux parrains de la Mafia. La confrontation sera terrible, et les trois amis vont y perdre beaucoup.

Mon avis :

Impossible de ne pas penser à "Une balle dans la tête" en visionnant le dernier film de Benny Chan, "The white storm : Narcotic", tellement l'idée de départ semble en effet proche de celle du film de John Woo! A moins bien évidemment de ne pas connaître ce classique incontournable du cinéma asiatique...

En effet, même si l'intrigue se démarque assez nettement de celle de "Une balle dans la tête", la similitude semble évidente entre les deux films, car les deux films sont avant tout une histoire d'amitié entre trois hommes qui se connaissent depuis l'enfance et qui seront frappés par un drame qui touchera l’un d’entre eux...

A partir de là, Benny Chan ("Big Bullet", "Who Am I?", "Gen-X Cops", "Heroic Duo", "New Police Story", "Divergence", "Connected") signe un solide polar aux scènes d'action impressionnantes sur fond de trafic de stupéfiants. C'est lors d'une opération visant à faire tomber des trafiquants que l'on fait connaissance avec ces trois amis inséparables, devenus tous les trois flics. L'un dirige l'enquête, le deuxième le seconde, alors que le troisième est lui infiltré depuis des années.

Ne supportant plus d'être séparé de sa famille (Il faut dire que sa femme est enceinte et prête a accoucher!) et souhaitant réintégrer la police au plus vite, So Kin-chow, joué par Louis Koo ("La légende de Zu", "Election", "Triangle", "Flashpoint"),espère bien que cette mission va se terminer lors de cette opération, seulement pas de bol pour lui, les choses ne vont pas vraiment se passer comme il l’imaginait et Ma Ho-tin, interprété par Ching Wan Lau ("Black Mask", "Running Out of Time", "Mad detective"), son ami dirigeant l'enquête, va alors le convaincre de continuer, ce qui ne sera pas forcément l'idée du siècle...

Benny Chan signe là un film aux scènes d'action impressionnantes (Tout particulièrement la scène des hélicoptères et la scène finale!) et à la photographie hyper soignée, signée une nouvelle fois par Anthony Pun ("New Police Story", "Blast", "Inferno", "Little Big Master"), chef opérateur ayant déjà travaillé à plusieurs reprises avec le cinéaste hongkongais. Le réalisateur ne s'embarrassera malheureusement pas trop de la crédibilité, ce qui desservira quelque peu le film.

Dommage, car à côté de ça, les acteurs sont vraiment excellents, notamment Nick Cheung ("Breaking News", "Election", "Exilé", "The Crash") absolument génial dans le rôle de Cheung Tsz-wai. Le film demeure toutefois très plaisant à regarder grâce notamment à ses scènes d’action se démarquant pas mal de ce qu’on a l’habitude de voir et ne faisant jamais dans la violence trop excessive.

En revanche, le réalisateur n’évite pas certains clichés au niveau par exemple de la personnalité de certains de ses « méchants », comme c’est le cas notamment du jeune « loup » un peu barge aux cheveux blonds... Typiquement le genre de personnage qu’on commence à voir un peu trop souvent dans le cinéma made in Hong-Kong!

Malgré ses invraisemblances et ses clichés, "The white storm : Narcotic" demeure un polar musclé très efficace, notamment grâce à deux scènes particulièrement marquantes et une touchante histoire d'amitié comme on les aime...

"The white storm : Narcotic" est sorti le 2 avril 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et cantonaise Dolby Digital 2.0 & 5.1, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio française et cantonaise dts-HD Master Audio 5.1. On pourra en revanche déplorer l'absence de bonus...

The white storm : Narcotic

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12.05.15

06:40:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs...

Mon avis :

Sorti dans les salles tout juste une semaine après l'attentat qui toucha la rédaction du journal Charlie Hebdo, "Les souvenirs" a malgré tout remporté un franc succès, le public ayant probablement eu besoin d'ondes positives, alors qu'en cette période de troubles il était naturellement à craindre que le public déserte les salles obscures...

Pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur, ex-Robins des Bois adapte le roman "Les souvenirs" de David Foenkinos, à qui on doit déjà le film "La délicatesse" adapté de son propre roman. Jean-Paul Rouve ("Sans arme, ni haine, ni violence", "Quand je serai petit") nous offrent là une adaptation très libre, mais créée sous l'impulsion de son auteur, qui a réécrit l'histoire avec le comédien/cinéaste apportant à cette adaptation de nouveaux personnages et de nouvelles situations, ainsi qu'une structure narrative très différente.

"Les souvenirs" est vraiment un film délicieux, sensible, parfois touchant, souvent drôle, un film proche des gens, de la vie de tous les jours. Qui n'est pas concerné en effet de nos jours par la vieillesse, les problèmes de santé de nos parents ou grands-parents et par les choix difficiles que l’on doit prendre dans ces cas-là ? Et puis, le film est également le portrait très juste d’une jeunesse actuelle confrontée au chômage, vivant de petits boulots, souvent aux crochets des parents et la plus part du temps en colocation...

Et pour illustrer ce film intergénérationnel magnifiquement bien écrit, il fallait des acteurs d'exception. Cela va être notamment le cas, avec un Michel Blanc ("Les bronzés", "Marche à l'ombre", "Grosse fatigue") à l'interprétation toujours très juste dans le rôle d’un nouveau retraité qui n’arrive pas à comprendre le mal être de sa femme, interprétée par Chantal Lauby ("La cité de la peur", "Didier", "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?"), lassée de la routine qui s'est installée dans leur couple.

Cela sera également le cas avec une Annie Cordy ("Le passager de la pluie", "La rupture", "Le chat") absolument incroyable et profondément touchante dans le rôle de cette vieille dame que ses enfants vont placer dans une maison de retraite contre son gré. Quant au jeune Mathieu Spinosi ("Neuilly sa mère!", "Clem", "Les nuits d'été"), il campera le fils et petit-fils idéal, celui que tout le monde rêverait d'avoir, interprétant avec beaucoup de naturel ce jeune homme à la recherche de l’Amour! Un amour qu’il trouvera indirectement grâce à sa grand-mère et aux conseils d’un caissier de station-service.

Constamment le film oscillera entre émotion et humour, avec de nombreuses scènes très drôles apportées par d'excellents personnages secondaires comme la directrice de la maison de retraite, jouée par Audrey Lamy ("Scènes de ménages", "Tout ce qui brille", "La belle et la bête"), qui semble se croire dans un club de vacances, le peintre amateur au talent plus que douteux, interprété par Jacques Boudet ("L'important c'est d'aimer", "Une étrange affaire", "Père et Fils"), le caissier de la station-service donc, qui lui a réponse à tout, le patron d'hôtel, joué par le réalisateur en personne, qui engage le jeune Romain plus pour lui tenir compagnie que par réel besoin ou encore Karim, le colocataire, joué par William Lebghil ("Soda"), dragueur maladroit...

Avec beaucoup de simplicité et de tendresse, et même un brin de mélancolie, Jean-Paul Rouve arrive à nous faire aimer ses personnages même s'ils n'ont rien d'exceptionnels. Ce sont des monsieur et madame tout le monde et c'est justement parce qu'ils nous ressemblent tant qu'on les appréciera probablement autant...

"Les souvenirs" est un film qui donne du baume au cœur et qui nous fait tout simplement apprécier la vie en nous sortant de notre quotidien, sans pour autant réellement nous en faire sortir.

"Les souvenirs" sort le 20 mai 2015 en DVD, Blu-ray et VOD chez TF1 vidéo. L'édition DVD nous proposera le film au format respecté 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray, elle, proposera le film au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Au niveau des bonus, on aura le droit à un très intéressant entretien avec David Foenkinos et Jean-Paul Rouve par Christophe Carrière (35’), au clip de Julien Doré "Que reste-t-il de nos amours ?" et à 7 scènes coupées (8'30") très sympathiques et à des bandes annonces de films de l'éditeur avant le menu. Il est à noter enfin que ces deux éditions disposent de l'audiodescription, des sous-titres pour sourds et malentendants et de sous-titres anglais.

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11.05.15

06:52:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Afin de toucher l’héritage de son oncle, Monty, joueur et flambeur, doit vivre pendant 6 mois avec son cousin Ted, un fermier bougon et solitaire. Peu enclin à vivre l’aventure de l’ouest, mais poussé par l’impatience de ses créanciers, Monty part rejoindre la ferme de Ted. Alors que tout sépare les deux cousins, ils vont devoir apprendre à se connaître, et faire équipe pour affronter une bande de pillards.

Mon avis :

Artus Films continue de sortir régulièrement des titres venant faire grossir sa fabuleuse collection "Western européen"... Cette fois, avec "Mort ou vif... de préférence mort", c'est un film se démarquant très nettement des autres titres de la collection qui nous arrive, de par son approche résolument comique le rapprochant sensiblement des westerns de Terence Hill et Bud Spencer. Il s'agit d'ailleurs de l'un des tous premiers westerns dans ce genre après le "Ciel de plomb" de Giulio Petroni...

Réalisé par Duccio Tessari ("Les Titans", "Un pistolet pour Ringo", "Big guns - Les grands fusils", "L'Homme sans mémoire", "Zorro"), "Mort ou vif... de préférence mort", connu également sous le titre "La chevauchée vers l'ouest", nous permet de découvrir le grand Giuliano Gemma ("Le guépard", "Erik le Viking", "Arizona Colt", "Texas", "Ténèbres") dans un registre dans lequel on n'a pas forcément l'habitude de le voir, même s'il utilisera tout de même son physique et ses qualités athlétiques lors des nombreuses scènes d'action.

Il incarne ici le personnage de Monty Mulligan, un joueur criblé de dettes, qui doit pour toucher un héritage, vivre durant six mois avec son frère qu'il ne voit plus depuis des années... Pour jouer le rôle de Ted Mulligan, le réalisateur a étonnamment choisi à l'époque Nino Benvenuti ("Marc la gâchette"), un ancien champion de boxe très connu dont c'était ici le premier rôle au cinéma, mais dont la ressemblance physique et la complicité (Giuliano Gemma et Nino Benvenuti étaient déjà amis avant le film!) en feront le partenaire idéal pour ce rôle.

Le film se déroule à une période transitoire, peu exploitée au cinéma, puisque lors de nombreuses scènes les principaux protagonistes du film se déplaceront en automobile.

Deux personnages viendront compléter le duo, l'excellent Antonio Casas ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Tristana") d'une part et d'autre part, la splendide (A l’époque... Car quand on voit ce qu’elle est devenue à cause de la chirurgie esthétique, ça fait vraiment peur!) Sydne Rome ("Quoi?", "La Race des seigneurs", "The Killer Must Kill Again") interprétant une chieuse de première que les frères Mulligan vont enlever dans l'espoir d'obtenir une rançon, alors que le père sera quant à lui prêt à payer pour qu'ils la gardent!

Pas très gentil ce papa, d'autant plus que la jeune femme n'est pas si casse-pieds que ça! Du moins nous autres, pauvres hommes faibles que nous sommes, je suis certain qu'on arriverait très aisément à la supporter, même si on sait éperdument que ce genre de bonnes-femmes est source d'emmerdes!

Parmi le reste du casting, on remarquera autrement essentiellement la présence de Cris Huerta ("Navajo Joe", "Bandidos", "La cité des enfants perdus"), parfait dans le rôle du méchant. Grâce à une mise en scène efficace, un rythme soutenu, des gags la plus part du temps très amusants et une bonne dose d'action avec des bagarres comme on les aime et des cascades assez impressionnantes, Duccio Tessari nous livre un spectacle très divertissant et ne manquant pas de charme... Et puis comment résister à celui de Giuliano Gemma qui crève une fois de plus l’écran!?

Avec "Mort ou vif... de préférence mort", une fois de plus Artus Films ravira les amateurs de westerns spaghettis et ne leur fera assurément pas regretter leur achat! Ça... c’est quasi certain! Vivement le prochain titre!

"Mort ou vif... de préférence mort" est sorti officiellement dans le commerce en DVD chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions italienne et française Dolby Digital 2.0, avec en guise bonus une passionnante présentation de Curd Ridel, pleine d'anecdotes inattendues, une galerie de photos et 6 bandes annonces de la collection dont celle du film. On pourra regretter en revanche l'absence de la « version originale » en anglais car le film avait, d’après ce que nous révèle les bonus, été tourné dans la langue de Shakespeare...

Mort ou vif... De préférence mort

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