Catégorie: Nouveautés

16.09.14

10:15:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Signé en 1968, le quatrième protocole interdit aux nations d’introduire clandestinement toute arme nucléaire, en pièce ou entière, dans un territoire étranger. Vingt ans plus tard, le KGB envoie son agent Valeri Petrofsky en mission secrète en Angleterre, près d’une base militaire américaine. La mort d’un coursier lui amenant des pièces nucléaires éveille les soupçons de John Preston, un agent du contre-espionnage britannique, qui va mener l’enquête pour connaitre les véritables intentions de Petrofsky.

Mon avis :

Bien avant d’incarner le célèbre espion britannique 007, Pierce Brosnan ("Nomads", "Madame Doubtfire", "GoldenEye", "Le Pic de Dante", "Thomas Crown", "The Ghost Writer") interprétait avec brio un impitoyable espion du KGB aux côtés de Michael Caine ("La Loi du milieu", "Le Limier", "Pulsions", "Jack l'Éventreur", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes", "Harry Brown"), dans "Le Quatrième Protocole"...

"Le Quatrième Protocole" est un très bon film d'espionnage, efficace et très bien mené, réalisé par John Mackenzie ("Mort d'un prof ?", "Racket", "Le consul honoraire"), au scénario assez classique, se passant dans un contexte de fin de guerre froide.

Pierce Brosnan y joue le rôle de Valeri Petrofsky, un agent du KGB impassible ayant pour mission d'introduire des pièces d'une bombe atomique sur une base américaine basée en Angleterre. Malheureusement pour lui, il va se heurter à John Preston, interprété par Michael Caine, un agent du contre-espionnage britannique...

Cette adaptation du roman de Frederick Forsyth ne brille certes pas par son originalité, mais le film est parfaitement rythmé, avec un scénario qui nous tient en haleine jusqu'au bout et des acteurs vraiment excellents. Michael Caine est une fois de plus parfait, mais c'est surtout Pierce Brosnan qui nous surprendra ici, dans un rôle très éloigné de ses rôles habituels.

Il y joue un tueur froid (Bon, en même temps, il vient de Russie!), sans pitié et avec un côté par moments assez ambigu très troublant, jouant naturellement de son charme et de sa classe naturels comme à son habitude... Durant tout le film, les deux hommes ne se rencontreront à aucun moment jusqu’au dénouement final où John Preston arrivera enfin à identifier son ennemi.

En plus de ces deux personnages, le casting se compose de quelques autres acteurs notables comme la charmante Joanna Cassidy ("Blade Runner", "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?", "Les Tommyknockers", "Ghosts of Mars"), l’excellent Ned Beatty ("Délivrance", "Les Hommes du président", "Le Flic de mon cœur", "Juste Cause") ou encore Julian Glover ("Les Monstres de l'espace", "Rien que pour vos yeux", "Indiana Jones et la dernière croisade").

La mise en scène de John Mackenzie est dans l’ensemble assez efficace, avec quelques petites idées plutôt originales et assez surprenantes de la part de ce réalisateur ayant connu une carrière essentiellement télévisuelle. On se dit d’ailleurs qu’il aurait mérité certainement mieux... Enfin, la musique signée Lalo Schifrin ("Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Opération dragon", "Mission impossible", "Starsky et Hutch") est également assez réussie, malgré un certain classicisme.

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez classique, mais surprend tout de même lors de certaines scènes, particulièrement lors de ses scènes de violence, comme par exemple lorsque le personnage de John Preston s’en prend à deux skinheads dans le métro...

Au final, "Le Quatrième Protocole" est un thriller d’espionnage très plaisant qui a plutôt bien vieilli, offrant à Pierce Brosnan un rôle d’une noirceur assez inhabituelle... Et puis, il y a Michael Caine, toujours impeccable!

"Le Quatrième Protocole" était déjà sorti en DVD en septembre 2000 chez TF1 dans une édition épuisée depuis belle lurette, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 26 août dans sa nouvelle collection baptisée Opération Guerre Froide. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec les pistes Dolby Digital 2.0 anglaise et française. En bonus, on y trouve une featurette d'époque d'une durée de 28 minutes environ comprenant des interviews de l'équipe du film durant le tournage, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

Le 4ème protocole

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Le quatrième protocole - Edition 2014

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14.09.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Les personnalités les plus incroyables de la nuit parisienne sont filmées en exclusivité : artistes, pornstars, exhibitionnistes, performers. Des séquences hallucinantes : défilés fétichistes en pleine rue à Pigalle, courses de filles topless en rollers, sex-parties avec poupées gonflables, cirque libertin, cabaret burlesque et autres curiosités...

Mon avis :

En cette rentrée 2014, Bach films nous propose un voyage coquin au cœur de Paris avec "Sexy Paris", un documentaire nous invitant à découvrir un Paris libertin et sexy à travers des mini-reportages parfois surprenants...

Le documentaire commence en nous présentant les soirées burlesques qui ont lieu à La Cantada (un bar mythique de Paris), accueillis par la batte de mademoiselle Sadik Sadie qu'on regrettera de ne pas voir sur scène par la suite. Bon, je ne me suis jamais rendu à ce type de spectacles (malgré les multiples invitations), mais je dois avouer que l'ambiance a l'air vraiment très sympathique! A tenter!

Ensuite, on découvre l'univers du porno-peluche... Hum, hum!!! Je dois avouer que là, je suis resté perplexe! Y a-t-il réellement des gens que cela attire? Apparemment, oui! En tous cas, le documentaire là-dessus n'est pas très clair et on peut se demander à qui les deux énergumènes, Diamond et Triumph, destinent ces vidéos et dans quel but ils les font... Cela reste franchement assez flou!

Troisième mini-reportage, le sexy karting! Bon apparemment, il s'agit d'un lieu où les jeunes femmes peuvent faire du karting en mini-short uniquement... Je n'ai pas trop saisi l'intérêt, mais si on ne peut faire une petite course avec elles (Ce qui ne semble pas être le cas...), cela peut motiver pour dépasser ses limites! Par contre, est-ce que cela a lieu quotidiennement ou était-ce une fois comme ça? Mystère!

Dans le quatrième reportage, la photographe Sacha alias Marlène Delcambre ("Le masque de la Méduse", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous parle de sa passion pour les maisons closes du 19ème siècle. Il faut reconnaître que ses photos ont l'air très chouettes et en prime l'on assiste à une séance photos avec une très jolie modèle...

Après cela, on a le droit à l'effeuillage intégral en plein Paris de deux actrices du film "Bl00dy Fl0wers", devant des passants médusés, mais largement intéressés! Deux filles splendides et donc un vrai régal pour les yeux! Et quel bonheur franchement de voir enfin la très jolie Jennifer K. en nu intégral!

Bienvenue ensuite au "Cirque des libertins"! Une soirée pour le moins originale mêlant cirque et libertinage... Là encore, on n'en apprend finalement que peu! Est-ce que cela a lieu régulièrement? Était-ce une soirée comme ça? Dommage que le reportage ne nous en dise pas plus!

Suit ensuite un reportage sur Sangria, une artiste peintre spécialisée dans l'érotisme. On regrettera quand même que le réalisateur ne nous montre pas réellement ses œuvres et se concentre plus sur les modèles nues...

Dans le reportage suivant, Richard J.Th0ms0n ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Bl00dy Fl0wers", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous recycle son reportage "Votez Cindy!" en nous proposant un remontage de celui-ci pour nous parler brièvement du Parti du plaisir, le parti politique mené par la strip-teaseuse Cindy Lee ("Time demon 2").

Ce reportage est suivi d'un nouvel intermède sexy, avec un nouvel effeuillage des deux demoiselles de "Bl00dy Fl0wers", plus centré cette fois sur la belle Betty Varga. Nous, en tous cas, on en redemande! Quant aux passants, à mon avis, ils en gardent un souvenir mémorable!

Après direction la forêt de Fontainebleau pour un safari sexy où des photographes s'amusant à chasser deux jolies hongroises pour ensuite les shooter! Amusant certes, mais cela laisse quand même assez dubitatif! Mais bon, les deux demoiselles ne sont pas farouches et sont gaulées comme la mort, alors...

Le reportage suivant est quant à lui consacré à une autre artiste peintre, Rebecca, qui nous présentera son travail et cette fois, on pourra vraiment voir ses œuvres contrairement à celles de Sangria.

On découvre ensuite les créations de Sylvain Coeurjolly, styliste créant des tenues très sado-maso faites à partir de chambres à air.

Troisième effeuillage ensuite avec toujours les filles de "Bl00dy Fl0wers", cette fois en mères Noël devant le Printemps... Purée!!! Elles ont dues se cailler les demoiselles!

Ensuite, direction le Moon City, un club échangiste de Pigalle où l'on retrouve à nouveau la jolie Marlène Delcambre, dans un lieu ayant notamment servi de décor aux scènes les plus marquantes de "Bl00dy Fl0wers" (Tiens! Encore?) et par la même occasion au deuxième segment de "A Very Very Sexy Snuff Movie". Comme le monde est petit quand même!

On assiste ensuite à des courses de roller topless où des demoiselles, pas forcément très douées en roller d'ailleurs, font une course en petites tenues pour le plus grand plaisir de parieurs voyeurs!

Le reportage qui suit est consacré aux poupées gonflables. On a alors droit à une présentation de ce qui existe par un vendeur dans un sex-shop et à une partouze ayant lieu à Paris avec des poupées... Bon, franchement, elles ne sont pas terribles et on est quand même loin de celle de "Monique"! Au final, on ne peut pas dire que cela donne particulièrement envie tout ça!

Après le cirque et le Moon City, nouvelle soirée libertine avec une soirée spéciale Halloween se passant dans un château. Ça a l'air plutôt sympa comme ambiance! Ça donnerait presque envie d'y participer!

De nouveau, on a alors le droit à un effeuillage de la belle Jennifer K., seule cette fois, dans un magasin de moto et dans une laverie. J'aime bien ces intermèdes en fait!

Enfin, pour finir, on a le droit à une démonstration de Shibari (le bondage japonais) organisée par la romancière Clara Basteh, co-productrice du film "L'Orpheline avec en plus un bras en moins"...

Ce "Sexy Paris" sera tout de même un documentaire à réserver à un public averti, car il comporte quelques passages, certes floutés, mais tout de même assez explicites. Après, son intérêt reste assez limité... C'est en fait plus une curiosité qu'autre chose! Mais bon, rien que pour les strip-teases qui entrecoupent le documentaire, cela vaut le coup!

"Sexy Paris" est sorti en DVD le 3 septembre chez Bach films. Le film est présenté au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise, mais il est à noter que le doublage anglais qui est superposée à la version française est difficilement audible.

Sexy Paris

Sexy Paris
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09.09.14

06:51:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A bord d’un wagon, Dieu et Satan se racontent trois histoires, avant que le train dans lequel ils ont embarqué et qui file à vive allure ne déraille. Dans la première, un homme est enlevé et enfermé dans un asile, hypnotisé pour appâter d’innocentes victimes. Dans la seconde, deux amants se trouvent mêlés aux jeux morbides des membres d’un club fascinés par la mort. Dans la dernière, Satan, désireux de détruire notre monde, devra faire face à une féroce résistance.

Mon avis :

Dans les années 80, bon nombre de films à sketchs horrifiques ont été produits comme par exemple "Le Club des monstres", les deux premiers "Creepshow", "Cat's eye", "Les Contes des Ténèbres", "La Quatrième Dimension" ou encore "La Compagnie des loups". Parmi eux, "Train Express pour l'Enfer" est un film un peu à part, même s'il est loin d'être le plus réussi...

Qu'est-ce qui fait de ce "Train Express pour l'Enfer" un film à part, me direz-vous? Eh bien, chacun des segments est en fait un remontage d'un long métrage, sorti dans certains cas ou resté inédit dans le cas du premier. Chacun des trois segments sont liés par un fil conducteur, tourné par Jay Schlossberg-Cohen ("Cry Wilderness"), se passant dans un train, où Dieu se dispute le sort de certaines personnes avec le Diable, le tout pendant qu'un groupe de Rock joue dans l'un des wagons... Hum, hum!

Le groupe en question n'est pas un vrai groupe d'ailleurs puisque le chanteur du groupe, interprété par Byron Yordan, n'est autre que le fils du producteur et scénariste Philip Yordan ("Le Cid", "Les 55 jours de Pékin", "La chute de l'Empire romain", "Le plus grand cirque du monde"), qui de toutes évidences ne sait pas vraiment chanter!

Dans le rôle de Dieu, on reconnaît immédiatement Ferdy Mayne ("Le bal des vampires", "Quand les aigles attaquent", "Barry Lyndon", "Conan le destructeur") et dans celui du Diable, Tony Giorgio ("Le parrain", "Magnum Force", "Foxy Brown").

Le premier segment, "The Case of Harry Billings", réalisé par John Carr ("The Dark Side to Love", "Marilyn Alive and Behind Bars", "Dead Girls Don't Tango") est une histoire assez confuse, une sombre histoire de trafique d'organes où l'on a l'impression que cela saute constamment du coq à l'âne... Pas étonnant en fait, car il s'agit d'un remontage avec scènes additionnelles retournées ensuite, d'un long-métrage finalement jamais sorti où il était question de trafique de blondes vers des pays arabes.

Le principal intérêt de ce segment, cela sera donc les jolies filles que l'on verra souvent dévêtues. Et franchement au niveau des nichons, on est servi! Pas de problème de ce côté là! Le côté très glauque de l'histoire est également assez intéressant.

Dans ce segment, on reconnaît notamment John Phillip Law ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "Le baron rouge", "Le pont de Cassandra"), connu notamment pour avoir été le Sinbad de "Le voyage fantastique de Sinbad" et Richard Moll ("Cataclysm", "Messe noire", "House"), que l'on retrouvera d'ailleurs dans le dernier segment.

Le deuxième segment, "The Case of Gretta Connors" est également réalisé par John Carr et est tirée d'un long-métrage, "The Dark Side to Love", sorti également en VHS sous les titres "Death Wish Club" et "Carnival of Fools". Là encore, on a le droit à une histoire sordide et sexy, mais également assez inégale où l'on voit bien qu'il nous manque des morceaux, voir de gros morceaux, notamment lorsque l’héroïne, interprétée par la très sexy Merideth Haze (Qui bizarrement n’a rien fait d’autre !), se retrouve à un moment en garçonne...

Ce segment souffrira également d'effets spéciaux hyper cheaps, mais plutôt amusants, confectionnés pour l'occasion par William R. Stromberg, le réalisateur de "The Crater Lake Monster". Malgré son côté un peu brouillon, c'est à mon avis le segment le plus intéressant avec ces étranges adeptes de jeux suicidaires...

Enfin, le troisième et dernier segment, "The Case of Claire Hansen", s'avère être un remontage de "Cataclysm", film réalisé par Phillip Marshak ("Dracula Sucks", "Hot Love", "Space Virgins"), réalisateur surtout de films pour adultes, Tom McGowan ("Manhunt in the Jungle") et Gregg C. Tallas ("Femmes sauvages", "077 espionnage à Tanger", "Bikini Paradise").

Bien qu'également inégal, cette dernière histoire sera probablement la plus cohérente (Normal, vu que c'est la moins charcutée!), mais souffrira en revanche quelque peu de sa longueur et de ses effets spéciaux également ultra cheaps en pâtes à modeler (Lors d'une scène, l'un des protagonistes du film est, tout comme les monstres, fait à partir de pâte à modeler... Il fallait oser!). C'est plutôt fun, mais franchement difficile à prendre un tant soit peu au sérieux!

Par contre, Robert Bristol (Qui n'a pas fait grand-chose d'autre!) incarne un être démoniaque particulièrement fascinant grâce à son visage angélique et son regard troublant. Dans ce segment, on remarquera surtout la présence de Cameron Mitchell ("6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Le baron vampire"), dans le rôle du lieutenant de police et Marc Lawrence ("L'homme au pistolet d'or", "Marathon Man", "Big Easy, le flic de mon coeur", "Une nuit en enfer"). Deux gueules du cinéma!

Il est à noter que Faith Clift ("Captain Apache", "Cry Wilderness"), qui interprète le rôle de Claire Hansen, a été doublée, car la dame n'était pas une vraie actrice, mais la femme du producteur et scénariste du film, Philip Yordan. Un personnage assez trouble, dont l'on soupçonne qu'une bonne partie de ses scénarios aient été écrits par des nègres, victimes du Maccarthysme...

Malgré son côté très bancal, "Train Express pour l'Enfer" demeure tout de même assez plaisant et amusant à voir, mais il faut tout de même reconnaître que l’on est franchement à la limite du nanar ! Mais ce film est, comme le nom de cette nouvelle collection de l’éditeur Le Chat qui Fume, l’indique, un pur produit d’exploitation… Vous voilà donc prévenu !

"Train Express pour l'Enfer" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on est particulièrement gâté avec une présentation du film par Eric Peretti, limite plus intéressante que le film et cela, même si Eric Peretti ne semble pas très à l'aise devant une caméra. Cerise sur le gâteau, on aura le droit en plus à pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela donne envie!

Train Express pour l'Enfer

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05.09.14

10:02:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

S’étant échappé de prison, Kriminal, sous une fausse identité, dirige une maison de repos pour personnes âgées. Avec l’aide de sa complice, il fait disparaître les pensionnaires pour contracter leurs primes d’assurance-vie. En brisant accidentellement une statuette, il découvre des parchemins pouvant le mener à des tableaux de maîtres de grande valeur. Kriminal part à l’aventure, mais l’inspecteur Milton se lance à sa poursuite.

Mon avis :

Un an après le succès de "Kriminal" d'Umberto Lenzi, une suite tout ce qu'il y a d'officielle, fût confiée à Fernando Cerchio ("Aphrodite, déesse de l'amour", "La vallée des pharaons", "Nefertiti, reine du Nil", "Les Pistolets de l'Ouest") reprenant d'ailleurs une bonne partie du casting et bien entendu, la même recette...

Pas de grosses surprises donc avec "Le retour de Kriminal", Fernando Cerchio nous offre une suite fidèle au premier volet et cela, dès le générique qui reprend le même style alternant prises de vues réelles et dessins, rappelant ainsi l'univers de la bande dessinée dont le personnage est issu. Kriminal est toujours affublé de son déguisement représentant un squelette et fait toujours son petit effet...

La preuve dès la première scène où il provoque la crise cardiaque d'une vieille dame afin de lui extorquer son argent! Eh oui, notre voleur masqué n'est pas gentil, gentil! A nouveau, il ne reculera devant aucun moyen pour advenir à ses fins, allant parfois jusqu'au meurtre si nécessaire et se déguisant un peu à la manière d'un Arsène Lupin ou d'un Fantomas. C'est une nouvelle fois le bellâtre originaire des Pays-Bas, Glenn Saxson ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle"), qui incarne avec brio ce cambrioleur séducteur et sans scrupule.

On retrouve également la très jolie Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera") qui apporte une nouvelle fois son charme au film et Andrea Bosic ("Les pirates de la Malaisie", "Le dernier jour de la colère", "L'assaut des jeunes loups", "Formule pour un meurtre"), toujours dans le rôle de l'inspecteur Patrick Milton de Scotland Yard, apportant comme cette fois encore une touche d’humour plutôt plaisante.

Le côté dépaysant indispensable à ce type de films d'aventure, qui était déjà présent dans le film de Lenzi, l'est également ici. On voyage cette fois de l'Angleterre à l'Espagne, puis de La Turquie à l'Iran. Dépaysement par conséquent assuré! Cette nouvelle aventure est parfaitement rythmée, mais en plus Cerchio a la bonne idée d'entrecouper son film de petits passages dessinés, là où Lenzi ne l'avait fait que durant les génériques.

Le scénario est une classique histoire de chasse au trésor où Kriminal part à la recherche de quatre bouddhas renfermant quatre parties d'un plan indiquant l'emplacement où se trouvent deux toiles de maître, mais l’histoire tient bien la route et on se laisse facilement entraîner dans cette seconde aventure.

"Le retour de Kriminal" est une suite très honorable, qui n’a aucunement à rougir de son prédécesseur et donc très recommandable pour tout amateur de ce type de films assez kitsch... Il faut le reconnaître! Mais n’est-ce pas ce qui en fait son charme?

"Le retour de Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation de la saga Kriminal par le dessinateur Curl Ridel, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Le retour de Kriminal

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04.09.14

10:02:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alors qu’il devait être pendu à cause de ses nombreux méfaits, dont, le plus gros, le vol de la couronne d’Angleterre, Kriminal parvient à s’évader. C’est en fait l’inspecteur Milton qui a organisé l’évasion, dans le but de remettre la main sur le joyau. Le génie du crime se rend compte de la supercherie, se volatilise, et organise un plan pour dérober un lot de diamants. Sans le savoir, le criminel au costume de squelette va se trouver face à son coup le plus fameux.

Mon avis :

S'étant vu refuser les droits de Satanik alors qu'il avait dans l'idée d'adapter pour la toute première fois à l'écran un fumetti avec un héros masqué, Umberto Lenzi ("Si douces, si perverses", "Le Tueur à l'orchidée", "Spasmo", "La Rançon de la peur", "Brigade spéciale", "Cannibal Ferox") se rabattit sur le personnage de Kriminal, ouvrant ainsi la voix à une vague d'adaptations de ces bandes dessinées populaires italiennes qui furent ainsi produites durant l'année 1967...

Umberto Lenzi est probablement l'un des réalisateurs italiens à avoir œuvré dans le plus de styles différents suivant constamment les désirs du public, avec plus ou moins de succès d'ailleurs. On le connaît surtout pour ses gialli, ses poliziottesci et bien évidemment ses films de cannibales, mais il signa également des péplums, des films de guerre, des films de pirates, des westerns et même de l'Heroic fantasy.

Avec "Kriminal", il met librement en scène un héros de bandes dessinées au look très réussi, portant une combinaison et une cagoule représentant un squelette... Autant dire que cela fait son petit effet! Kriminal est une sorte de Fantomas, un cambrioleur principalement intéressé par les bijoux et les pierres précieuses, séducteur sans scrupule, n'hésitant pas à commettre les pires choses pour arriver à ses fins, à l'inverse par exemple d'un Arsène Lupin. Lenzi signe là un film très plaisant, bien rythmé où l'on ne s'ennuie à aucun moment. Une bonne partie de l'action se passe en Turquie, à Istanbul plus précisément, apportant ainsi l'exotisme nécessaire à ce type de films d'aventures.

Glenn Saxon ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle") joue ici parfaitement son rôle de beau gosse de service, principalement là pour jouer les séducteurs de jolies filles, un personnage auquel on ne s'attachera pas particulièrement. En même temps, il faut dire que le personnage n'a rien d'attachant, c'est un personnage essentiellement vénal n’hésitant pas à tuer et même à défigurer quelqu'un pour obtenir ce qu'il désire.

Côté jolies filles, puisqu'on en parle, on est ici effectivement servi avec en particulier la splendide actrice d'origine allemande Helga Liné ("Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Folie meurtrière", "Terreur dans le Shanghaï-Express", "La vénus noire"), qui interprète là des jumelles particulièrement séduisantes.

Et puis, il y a également Andrea Bosic ("Sandokan, le tigre de Bornéo", "Arizona Colt", "Le dernier jour de la colère", "Danger: Diabolik!", "Manhattan Baby"), qui interprète l'inspecteur Milton, qui apporte quant à lui une touche d'humour plutôt sympathique.

Le film vaut enfin pour ses scènes d'action aux cascades très réussies réalisées par Attilio Severini ("Django tire le premier", "Sept winchester pour un massacre", "La guerre des gangs") et la musique signée Raymond Full ("Tous les chemins mènent à l'homme") alias Romano Mussolini (Oui, il s'agit bien du fils de Mussolini!), typiquement sixties, qui contribue également à la réussite de cette adaptation pourtant moins violente et sexy que l’œuvre originale de Max Bunker dessinée par Magnus et dont Lenzi ne fait que s'inspirer.

Toutefois afin de rappeler qu'il s'agit de l'adaptation d'un fumetti, les génériques de début et de fin alternent images réelles et dessins de bandes dessinées créées pour l'occasion. Une excellente idée qui apporte un charme supplémentaire au film.

"Kriminal" connaîtra un certain succès lors de sa sortie, ce qui lui vaudra une suite, tout ce qu’il y a de plus officielle (Ce qui n'est pas toujours le cas en Italie!), reprenant une bonne partie du casting, mais réalisée cette fois par Fernando Cerchio...

"Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien avec Umberto Lenzi à propos du film, intitulé "Il était une fois Kriminal", à une présentation du réalisateur par David Didelot, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Kriminal

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20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

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The battery

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18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.

Fantôme à vendre

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15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques, notamment avec la série des « Black Emanuelle » et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes horrifiques se passent de nuit et curieusement ce choix s'avère très efficace, comme pour "Les Révoltés de l'an 2000" d'ailleurs. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

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