Catégorie: Nouveautés

07.07.15

08:32:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A la recherche de dioxyde de carbone et de sang frais, un moustique alien géant débarque sur Terre et s'en prend malencontreusement à des proches de l’agent gouvernemental Aldo 'Del' Delbiondo, qui va naturellement en faire une affaire personnelle, alors que de son côté, le Dr. Heinrich Johann Kempler aidera la créature à « nettoyer » la Terre de ceux qu’il considère comme de la vermine...

Mon avis :

Avec la chaleur de l'été, les vilains moustiques refont leur apparition et viennent vous pourrir l'existence dès la tombée de la nuit... Peut-être devriez-vous alors regarder "Insectula!", afin de prendre la chose beaucoup plus à la légère?

Avec sa très belle affiche hommage aux films de monstres des années 50, tels que "Them!" ou "Tarantula!" auquel le titre se réfère indiscutablement, "Insectula!" nous entraîne dans un véritable voyage dans le temps où les séries B fantastiques étaient peuplées de vilaines bébêtes immenses venues d'un autre monde et qui s'attaquaient bien évidemment à ces pauvres petits êtres humains...

Eh oui, comme on le sait les moustiques aiment le sang humain et ce malheureux moustique venu d'une autre planète en recherche! Il recherche également du CO2 et cela tombe bien, on a dispose à foison... Du coup, ce moustique alien va débarquer directement aux États-Unis (Il faut dire qu’il y a plus de sang frais et de CO2 qu’ailleurs ! Enfin, il faut croire...) et va s'en prendre à deux demoiselles très proches de l'agent du gouvernement Aldo 'Del' Delbiondo, qui du coup va avoir une sérieuse dent contre le monstre.

Seulement voilà, notre agent va également devoir faire face au Dr. Heinrich Johann Kempler, qui compte bien se servir du vilain insecte pour accomplir sa vengeance envers l'espèce humaine et exterminer la vermine qui la peuple. Heureusement, Delbiondo pourra compter sur l'aide la très jolie Brittany Sax, l'assistante du savant fou, pour contrecarrer les plans du docteur et terrasser la méchante bête...

Tout n'est ici qu’hommage au cinéma qui a semble-t-il bercé la jeunesse du réalisateur Michael Peterson, qui signe là son tout premier long métrage. Cela va du scénario aux personnages hyper caricaturaux, en passant par les effets spéciaux souvent très kitchs ou encore par la présentation du film typique des films fantastiques de l’époque.

Le réalisateur a autrement fait le choix, assez judicieux de mêler effets spéciaux à l'ancienne et effets numériques pour un rendu très fun et généreux en hémoglobine, qui saura satisfaire ainsi également la jeune génération! Le film est d'ailleurs vraiment très amusant et malgré un budget assez limité, il a dans l'ensemble franchement de l'allure!

L'un des gros atouts de celui-ci, ça sera son casting avec des personnages certes caricaturaux au possible, mais incroyablement bien choisi. L'agent Aldo 'Del' Delbiondo notamment, interprété par un certain Pasquale Pilla ("Living Arrangements"), est vraiment terrible et a une vraie gueule, avec qui plus est, des fausses moustaches accentuant le côté caricatural de son personnage, le rendant irrésistible (La preuve, toutes les femmes veulent coucher avec lui !).

Dans le rôle du Dr. Heinrich Johann Kempler, Harrison Matthews ("The Hagstone Demon") est également plutôt pas mal! Une bonne tête de savant nazillon comme on les aime! Et puis, bien évidemment, il y a de la jolie nénette avec en particulier la charmante modèle Arielle Cezanne, dans le rôle de Brittany Sax, qui se trouve être la fille du réalisateur.

Le film a d’ailleurs été pas mal fait en famille, puisque la femme du réalisateur et donc la mère de la magnifique Arielle, est également la productrice du film. Enfin, on remarquera la présence d'une petite scream queen en la personne de Sarah French ("Zombie Pirates", "Lazarus: Day of the Living Dead"), ce qui n’est jamais désagréable pour les yeux, même si on aurait bien aimé qu’elle se dévoile un peu plus. Le film n’est certes pas exempt de défauts, mais au final ceux-ci font également partis de ses qualités.

Le réalisateur ne s’est autrement pas seulement référé qu’aux séries B fantastiques des années 50, puisqu’il fera également ouvertement référence au génial "Psychose" d’Alfred Hitchcock, nous offrant d’ailleurs pour l’occasion quelques scènes assez rigolotes...

Franchement, cet "Insectula!" est une très sympathique surprise qui mériterait amplement une vraie sortie DVD aux États-Unis chez un éditeur. Et pourquoi ne pas rêver également à une sortie chez nous ? Après tout, nombre de films beaucoup moins réussis que celui-ci débarquent bien régulièrement chez nos éditeurs!

"Insectula!" est pour le moment uniquement sorti aux États-Unis dans un DVD-R auto-édité mais de qualité professionnelle, disponible via le site officiel du film ou sur Amazon.com en version dématérialisée où le film peut être soit loué, soit acheté. Heureusement pour nous, le DVD-R est comme on peut s'en douter zone all (Ce qui est le cas de tous les DVD-R!) et surtout pourvu de divers sous-titres, dont français actionnables qu’à partir de la télécommande par contre! Le film nous est proposé au format 1.78:1 16/9ème avec pistes audio anglaise Dolby Digital 5.1 surround & 2.0 stéréo. Quelques bonus sont également proposés, à savoir un commentaire audio, 4 scènes coupées et un test de créature.

N'hésitez pas autrement à suivre l'actualité du film sur sa page Facebook!

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06.07.15

08:32:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après avoir attaqué une diligence et volé le coffre d’or qu’elle contenait, Ben Wade est arrêté. Le propriétaire du coffre volé offre alors une récompense de 200 dollars à qui conduira Ben Wade dans le train de 3h10 pour Yuma, ce qui ne sera pas si aisé qu’il ne parait...

Mon avis :

"3H10 pour Yuma" fait parti des grands classiques du Western... Je parle bien évidemment de l'original et non du remake de James Mangold avec Russell Crowe et Christian Bale sorti pour le cinquantième anniversaire du film dans lequel on perdait à mon avis l'essence même de ce qui faisait du film de 1957 un chef d’œuvre. Le remake reste malgré tout un western moderne assez plaisant à regarder, mais il est quand même loin d'arriver à la cheville du chef d’œuvre de Delmer Daves, qui méritait bien une édition enfin digne de ce nom, ce qui est maintenant chose faite grâce à Carlotta qui nous propose le film dans une version restaurée 2K en DVD et surtout en Blu-ray, un Blu-ray dont l'image est absolument resplendissante...


Déjà auteur de plusieurs très bons films au moment où il réalise "3H10 pour Yuma" et notamment de westerns comme "La flèche brisée", "L'homme de nulle part" et "La dernière caravane", Delmer Daves ("La maison rouge", "Les passagers de la nuit", "Cow-boy", "L'or du Hollandais") sort ici du schéma habituel pour nous offrir un western atypique privilégiant l'aspect psychologique aux scènes d’action.

Glenn Ford ("Gilda", "Règlement de comptes", "L'homme de nulle part", "Cow-boy", "Superman") interprète ici le rôle de Ben Wade, un chef de bandes braquant des diligences, à la fois profondément humain et charmeur, mais également sans pitié lorsque la situation le nécessite.

C'est justement lors d'une attaque de diligence qui tourne mal, que Ben Wade va croiser la route de Dan Evans, joué par Van Heflin ("Possédée", "Les trois mousquetaires", "L'homme des vallées perdues"), un fermier endetté qui après l'avoir reconnu dans un saloon d'une ville voisine, va décider pour éponger ses dettes d'escorter le bandit jusqu'au train de 3h10 pour Yuma...

Afin de patienter jusqu'à l'arrivée du train, ceux-ci vont trouver refuge dans un hôtel où Wade fera tout pour convaincre Evans de le laisser partir, lui offrant une somme assez astronomique. Forcément, même pour un homme intègre comme Evans, le choix sera cornélien, mais peu à peu Wade montrera une sensibilité assez inattendue, éprouvant de plus en plus de sympathie pour le fermier au fur et à mesure qu’il va apprendre à le connaître.

Et puis, quelque part, il semble évident qu’il envie sa vie de famille, sa relation de couple, d’ailleurs le rôle des deux personnages féminins principaux du film sera ici très important (Contrairement au remake où là encore, ils sont passés à côté de quelque chose...).

Ces deux femmes, cela sera d'une part Leora Dana ("L'étrangleur de Boston", "Tora! Tora! Tora!", "L'usure du temps"), magnifique et touchante en épouse courageuse et la charmante Felicia Farr ("L'homme de nulle part", "La dernière caravane", "Embrasse-moi, idiot!"), actrice fétiche du réalisateur, qui incarne ici une bien jolie barmaid qui va s'amouracher de notre « vilain » bandit, mais qui ne sera pas seulement un faire-valoir comme on aurait pu le craindre, mais un personnage avec une véritable consistance.

Parmi ce casting impeccable, on remarquera essentiellement autrement Richard Jaeckel ("Les douze salopards", "Justice sauvage 2 - la revanche", "Grizzli, le monstre de la forêt", "Les mâchoires infernales", "Starman") dans le rôle de Charlie Prince, le bars droit de Ben Wade et de Henry Jones ("Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Arachnophobie") dans le rôle d'Alex Potter, un alcoolique notoire, qui secondera notre fermier dans sa mission suicide...

La mise en scène de Delmer Daves est assez remarquable avec une tension parfaitement gérée grâce notamment à un montage efficace et cela malgré une certaine sobriété, mais ce qui frappera le plus, c'est la magnifique photographie en noir et blanc du film, signée Charles Lawton Jr. ("La dame de Shanghai", "Cow-boy", "Contre-espionnage"), jouant constamment avec les ombres.

Quant à la fin, elle est beaucoup plus surprenante et réussie que le remake... Alors si vous ne connaissez que le film de James Mangold, je vous invite de toute urgence à découvrir l'originale, qui est largement supérieur!

Malgré le poids des années, "3H10 pour Yuma" n’a absolument rien perdu de sa force émotionnelle et demeure sans conteste l’un des chefs d’œuvre du western américain.

Déjà sorti en avril 2002 chez Sony Pictures Entertainment et réédité à plusieurs reprises, "3H10 pour Yuma" est enfin ressorti dans une édition digne de ce chef d’œuvre, grâce à Carlotta Films qui nous propose le film en version restaurée 2K à la fois en DVD et en Blu-ray... Le DVD de Carlotta nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise 1.0 mono et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080/23.98p et un encodage AVC et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 1.0 et sous-titres français optionnels. Les bonus, communs aux deux éditions se composent de « Delmer Daves par Michael Daves, 1ère partie : 3H10 pour Yuma » (DVD : 22' / Blu-ray : HD - 23’ - VOST), « The Shadows of Noir : Phedon Papamichael à propos de "3H10 pour Yuma" » (DVD : 23' / Blu-ray : HD - 24’ - VOST) et de la Bande-annonce (HD pour le Blu-ray).

3H10 pour Yuma (1957) - Edition Carlotta

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3H10 pour Yuma (1957)

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3H10 pour Yuma (1957) - Edition belge

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3H10 pour Yuma (1957) - Edition kiosque

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3H10 pour Yuma (1957) / Cow-Boy - Coffret Delmer Daves

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Columbia Western Classics - L'homme de la plaine + Mort ou vif + 3H10 pour Yuma + Cow-Boy / Coffret 4 DVD

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29.06.15

08:50:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Rencontrant un homme par hasard, une jeune femme succombe à son charme. Mais ce qui commence comme une journée d’amour bascule soudain dans la violence sadique : l’ayant droguée, l’homme lui crève un œil. Dès lors, elle ne vivra plus que dans un seul but ; mener à bien une vengeance froide, lente, d’une implacable cruauté.

Mon avis :

Film totalement culte pour de nombreux amateurs de films de genre, "Thriller" est également devenu célèbre grâce à Quentin Tarantino qui s'inspira du personnage de Madeleine pour son personnage de Elle Driver dans "Kill Bill", interprété par Daryl Hannah... Le film existe dans deux versions, une soft, préférée par l’actrice Christina Lindberg et une hard, incluant des inserts hard et la scène d’énucléation dans son intégralité. C’est cette dernière que nous propose Bach Films, choix somme toute assez judicieux dans la mesure où c’est la version voulue par le réalisateur, même si l’idéal aurait été de nous proposer une édition incluant les deux montages...

Alors qu'il n'avait jusque-là réalisé qu'un film pour enfants, le réalisateur suédois Bo Arne Vibenius ("Breaking Point"), qui avait notamment travaillé comme assistant réalisateur sur "Persona" d'Ingmar Bergman, se lança en ce début des années 70 dans l'un des tous premiers Rape & Revenge, s'inspirant probablement de "La source" de son ancien mentor, qui avait peu de temps auparavant inspiré également Wes Craven pour son premier long métrage "La Dernière Maison sur la gauche".

"Thriller - en grym film" ("Crime à froid" en France) est sorti en Suède en 1974 dans une version censurée, la version intégrale avec inserts pornographiques voulue par le réalisateur ayant été interdite. En revanche, à Cannes notamment, le film sera bien visible dans sa version intégrale...

Vibenius a la géniale idée à l'époque de choisir d'une part comme actrice principale Christina Lindberg ("Inga... bonne à tout faire", "La Possédée", "Young Playthings", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges"), qui était alors connue pour ses rôles sexy et d'autre part de créer ce personnage muet (Choix qu'il aurait fait car il ne la trouvait pas très bonne actrice...) et portant un cache-œil.

Afin de rendre son personnage muet, le réalisateur va lui infliger un traumatisme avec ce viol qu'elle subira au moment de son enfance et qui créera un malaise dès le début du film. On retrouve ensuite la jeune Madeleine à peine sortie de l'adolescence qui va se laisser séduire par Tony, un homme qui va s'avérer être un proxénète qui va la rendre accro à l'héroïne pour qu'elle lui obéisse au doigt et à l’œil.

Eh bien, justement puisqu'on en parle de son œil, le fameux Tony, interprété par l’excellent Heinz Hopf ("Les amoureux", "Fanny et Alexandre", "The Slingshot"), avec qui Christina avait déjà jouée dans "La Possédée", va lui crever un œil après qu'elle ait balafré son premier client. Une scène particulièrement réaliste, mais il faut dire que la rumeur veut que cette scène ait été faite grâce au cadavre d'une jeune suicidée avec la complicité d'un médecin, ami du cinéaste... Sordide, n’est-ce pas?

A partir de là, la jeune femme va se faire violer, jour après jour, par des clients n'ayant aucun respect pour elle, l'humiliant, la maltraitant même et elle subira tout cela sans broncher par peur des représailles et en raison également de sa dépendance à la drogue.

C’est lors de ces scènes de viol que le réalisateur inclura des inserts pornographiques, tournés par un couple qui se faisait appeler Roméo et Julia. Des plans aucunement excitants servant à créer un malaise supplémentaire chez le spectateur qui ne pourra alors qu’éprouver encore plus d’empathie pour la jeune femme.

Seulement voilà, la jeune et frêle Madeleine va durant cette période préparer sa vengeance, en apprenant à tirer au fusil et au pistolet, en pratiquant également le karaté et en prenant des cours de conduite sportive....

Ainsi, une fois prête, elle mettra sa vengeance froide à exécution lors d'une dernière partie de métrage où le réalisateur choisira de filmer les meurtres au ralenti, donnant presque l'impression que cette vengeance n'est qu'un rêve et qu'elle est en fait fantasmée par le personnage de Madeleine...

Certains reprocheront peut-être que cette vengeance ne soit pas montrée de façon plus frontale, mais personnellement j'aime beaucoup les choix qu'a fait ici Vibenius et notamment ce dernier face à face, à la fois très western, mais lorgnant également par certains côtés du côté d'Arrabal ("Viva la muerte")...

La mise en scène de Vibenius dans ce film est vraiment inspirée et on ne peut que s’étonner que celui-ci n’ait pas réalisé plus de films par la suite, puisqu’il s’arrêtera après "Breaking Point" qui sortit deux ans plus tard. Il a su en tout cas filmer l’innocence de Christina Lindberg comme personne, jouant notamment avec ses regards et sa fragilité et la rendant pourtant étonnamment crédible en tueuse implacable. Mais il faut dire aussi qu’elle a ici un tel charisme...

"Thriller - a cruel picture" est incontestablement le chef d’œuvre de Christina Lindberg et n'a aucunement volé son statut de film culte. Plus de quarante ans après sa sortie, il demeure en tout cas toujours aussi marquant et dérangeant!

Jusque-là disponible uniquement au Japon et aux États-Unis chez Synapse Films dans deux éditions, l’une à la jaquette jaune contenant la version soft et l’autre à la jaquette rouge en édition limitée à 25000 exemplaires contenant la version hard, "Thriller" est enfin disponible chez nous depuis le 11 mai 2015 chez Bach Films dans une très jolie édition digipack slim accompagnée de 3 cartes collector. Le film nous est ici proposé au format 1.66 16/9ème compatible 4/3 avec au choix les versions française, anglaise et suédoise mono avec sous-titres français optionnels. Bach Films nous gâte avec des suppléments exclusifs se concentrant malheureusement uniquement sur la venue de Christina Lindberg à Nantes lors de la projection du film à L'Absurde Séance le jeudi 26 février 2015, alors que le samedi suivant elle se trouvait également sur Paris, mais qui sait, peut-être aurons-nous le droit à un petit doc sur sa venue à la capitale si l'éditeur sort "Young Playthings" qu'elle était venue présenter ce soir-là. Au final on a donc le droit en bonus à un montage de la conférence de presse nantaise et de l’interview de Christian Valor de Psychovision qui eût lieu juste après et d'autre part à une partie de la séance de questions-réponses qui eût lieu avec le public après cette projection du film à Nantes avec une traduction en direct par le très sympathique Christian Valor, suivi de la séance de dédicaces où une partie du public est interviewée. Par contre, bien entendu, on perd ici les bonus de l'édition limitée de chez Synapse...

Comparatif image entre l'édition Bach Films et celle de Synapse Films :

Bach Films
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Thriller

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27.06.15

06:45:19, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ambitionnant de dominer une partie du monde, le Dr Goldfoot s’allie à la Chine et cherche à causer la guerre entre les USA et l’URSS. Son plan est d’éliminer dix généraux de l’OTAN, et de prendre la place du dernier. Pour cela, il élabore ses fameuses Girl Bombs, des filles toutes aussi sexy les unes que les autres qui explosent dès qu’on les embrasse. Mais l’agent Dexter, souhaitant réintégrer sa place dans les services secrets, décide de contrecarrer les plans de Goldfoot. Aidé par deux portiers débiles se faisant passer pour des espions, il va accumuler les bavures sur bavures.

Mon avis :

Le 22 juin 2015, l'actrice Laura Antonelli, qui avait notamment été la compagne de notre Bébel national de 1972 à 1980, était retrouvée morte à Ladispoli dans le modeste appartement où elle vivait recluse et de façon très précaire. Considérée en son temps comme un sex-symbol grâce à son rôle dans "Malicia" de Salvatore Samperi, celle-ci avait eu une fin de carrière bien triste suite à un sombre affaire de trafic de drogue et à une injection de collagène sur le visage lui ayant laissé des séquelles irréversibles. Bien triste destin pour une bien jolie femme! Du coup, j'ai eu envie de redonner une chance à "L'espion qui venait du surgelé" que j'avais trouvé particulièrement irritant dans son montage italien en raison de la présence horripilante des deux comiques italiens Franco et Ciccio... C'est donc dans son montage américain et en version française que je redécouvrais cette fois ce pastiche du film d'espionnage signé Mario Bava...

Déjà, dès le générique, cette version nous évite la très irritante chanson qui accompagnait celui de la version italienne, remplacée ici par une voix off faisant le lien entre ce film et "Dr. Goldfoot and the Bikini Machine", dont "L'Espion qui venait du surgelé" est en fait la suite, le tout sur la très sympathique chanson "Dr. Goldfoot and the girl bombs" interprétée par The Sloopy's, au refrain particulièrement entêtant.

Contrairement au montage italien qui se voulait être en quelque sorte un croisement entre le film de Norman Taurog et "Due mafiosi contro Goldginger", une parodie de James Bond avec également les deux comiques italiens, Franco Franchi ("Caprice à l'italienne", "Les Deux fils de Trinita", "Les aventures de Pinocchio") et Ciccio Ingrassia ("Deux idiots chez les fritz", "Amarcord", "La Bohème"), film qui avait eu un gros succès dans son pays, cette version met beaucoup plus en avant le personnage du Dr. Goldfoot et relègue au second plan les deux agaçants comiques, alors que dans la version italienne leurs pitreries étaient nettement mises en avant.

Du coup, cela change nettement l'ambiance du film et l'attrait qu'il peut avoir, d'autant plus que Vincent Price ("L'homme au masque de cire", "La mouche noire", "La chute de la maison Usher", "L'abominable Dr. Phibes", "Théâtre de sang", "Le Club des Monstres") est absolument génial dans ce rôle de savant fou dont le plan pour dominer le monde est d’éliminer des généraux de l’OTAN à l’aide de jolies demoiselles androïdes qu’il a conçu et qui explosent lorsqu’on les embrasse.

Scénario donc plutôt amusant où certains gags feront quand même mouche! Malgré tout, ce nouveau montage ne fera pas de cette comédie loufoque de Mario Bava ("Le Masque du démon", "La Fille qui en savait trop", "Le Corps et le Fouet", "L’île de l'épouvante", "La planète des vampires", "Baron vampire", "Lisa et le diable"), un grand film, car celui-ci, même s’il se suit donc agréablement dans cette version, est un peu trop foutraque, surtout dans sa dernière partie où l’humour burlesque reprend d’ailleurs le dessus.

Mais bon, au final ce montage américain reste quand même plaisant à regarder, évidemment pour Vincent Price, mais aussi bien évidemment pour les jolies filles dont la splendide et regrettée Laura Antonelli ("Vénus en fourrure", "Sans mobile apparent", "Les Mariés de l'an II", "Sexe fou", "L'Innocent"), dont c'était un des tous premiers rôles au cinéma...

Le montage américain de ce DVD collector de "L'Espion qui venait du surgelé" semble être mis de la part d’Artus en tant que bonus, pourtant c’est à mon avis l’inverse qui aurait dû être fait et je vous conseille fortement de commencer par ce montage et éventuellement si vous êtes vraiment curieux de jeter ensuite un œil sur le montage original italien!

"L'Espion qui venait du surgelé" est sorti le 7 avril 2015 chez Artus Films en double DVD collector dans un joli packaging digipack, proposant deux montages du film, l'italien et l'américain. Le film nous est ici présenté pour son montage italien dans son format d'origine 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français alors que le montage américain est lui également dans son format d'origine 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 mais avec pistes audio françaises, deux doublages étant en effet proposés (Privilégiez le premier à mon avis qui m'a semblé meilleur!) et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Les bonus (Tous inclus sur la première galette...) se composent d'une présentation du film intitulée « Dr Goldfoot et ses filles explosives » par Eric Peretti (21’), un générique alternatif avec la très sympathique chanson américaine du film, un diaporama d’affiches et de photos d’exploitation et des bandes annonces de la collection Ciné Fumetti dont celle du film.

L'espion qui venait du surgelé

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26.06.15

13:10:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Automne 1776. L’Amérique vit sa révolution… Agressé et spolié par l’occupant britannique et les soldats loyalistes, le peuple américain souffre. Un fermier de Long Island nommé Abe Woodhull est recruté malgré lui par des amis d’enfance pour former un groupe d’espions qui inversera le cours de l’histoire des États-Unis dans son combat pour l’Indépendance...

Mon avis :

La guerre d'Indépendance américaine est curieusement un sujet qui n'a été que rarement traité au cinéma. On pense bien entendu à quelques films comme "The Patriot" de Roland Emmerich avec Mel Gibson, à "Revolution" d'Hugh Hudson avec Al Pacino, également à "Duel d'espions" de John Sturges ou encore à "La Fayette" de Jean Dréville... Au niveau des séries télé, le sujet avait également été abordé avec la mini-série d'HBO, "John Adams", mais pas de façon aussi complète qu'avec "Turn", qui relate l'histoire d’Abraham Woodhull, personnage ayant réellement existé et qui était membre du réseau d'espionnage Culper Ring pendant la Révolution américaine...

Créée par Craig Silverstein ("Dead Zone", "Terra Nova", "Nikita") et inspirée du roman "Washington’s Spies" d’Alexander Rose, la série suit le parcours d'un jeune fermier, Abraham Woodhull donc, interprété par Jamie Bell ("Billy Elliot", "King Kong", "Snowpiercer", "Ordure!"), qui va se laisser convaincre par un ami d'enfance d’espionner l'armée anglaise pour le compte des indépendantistes.

Dès le pilote, réalisé par Rupert Wyatt ("La planète des singes: Les origines", "The Gambler"), on rentre assez facilement dans l'histoire grâce à un rythme bien maîtrisé et à des personnages attachants. On fait notamment connaissance avec le personnage d'Anna Strong, jouée par Heather Lind ("Boardwalk Empire", "A Single Shot"), l'ancienne fiancée d'Abraham qu'il n'a finalement pas épousé pour se marier avec celle qui était la promise de son frère décédé.

On fait également connaissance avec le juge Richard Woodhull, le père de notre héros, joué par Kevin McNally ("Cry Freedom", "Haute Voltige", "Walkyrie"), acteur ayant tourné dans de nombreuses séries et téléfilms et essentiellement connu pour son rôle de Gibbs dans la saga des "Pirates des Caraïbes", qui interprète ici un personnage d'apparence assez strict et droite loyaliste contrairement à son fils...

Autres personnages importants de la série, Caleb Brewster, joué par Daniel Henshall ("Les crimes de Snowtown", "Mister Babadook"), l'ami d'enfance qui entraînera Abraham à devenir espion et le Major Ben Tallmadge, joué par Seth Numrich ("Soldat Roméo"), l'officier chargé de recruter les espions dans le camp des indépendantistes.

Et de l'autre camp, on trouvera le Major Hewlett, interprété par le charismatique Burn Gorman ("Crimes à Oxford", "Torchwood", "The Dark Knight Rises", "Pacific Rim"), officier à la tête des anglais occupant le village d'Abraham, le lieutenant John Simcoe, joué par Samuel Roukin ("Solomon Kane"), le grand méchant de la série, qui ne sera pas sans rappeler par son charisme de sadique le personnage du « suédois » de la série "Hell on Wheels" et enfin le mercenaire Robert Rogers, joué par Angus Macfadyen ("Braveheart", "Equilibrium", "Saw III"), qui lui aura une dent contre le Major Benjamin Tallmadge.

Le pilote, assez dense, nous présente ainsi la plus part des personnes importants de la série et il faudra donc s'accrocher quelque peu pour bien suivre. Dès le départ, on appréciera le soin apporté à la série, que cela soit au niveau de la mise en scène, de la photographie, des costumes ou encore des décors, avec toutefois un petit bémol au niveau de certaines incrustations qui seront assez visibles notamment dans les deux épisodes suivants. Ces derniers seront d'ailleurs probablement les moins palpitants et il faudra alors aller au delà pour rentrer pleinement dans la série.

On sent en tout cas dans la série un réel souci du détail historique, ainsi par exemple dans "Of Cabbages and Kings", l'épisode 3, Abraham discutera avec des mercenaires allemands, qui composaient effectivement une grosse partie des forces loyalistes. De même dans l'épisode 5, "Epiphany", on découvre comment les esclaves furent enrôlés pour combattre auprès de l'armée anglaise.

Par contre, bien entendu, la vie des vrais protagonistes est ici romancée afin de rendre leurs aventures plus palpitantes d’une part et d’autre part en raison également du flou régnant autour de leurs vraies vies car finalement on n’en sait pas grand-chose.

Au cours des divers épisodes, quelques personnages secondaires auront bien entendu une importance ponctuelle, comme par exemple le personnage de Philomena, une courtisane espionne interprétée par la très jolie Amy Gumenick ("La détresse d'une mère", "Arrow") ou encore Abigail, une esclave jouée par Idara Victor ("Vegas")...

Les différents réalisateurs de la série n'hésiteront pas à montrer la violence des combats de façon assez réalistes, nous réservant ainsi quelques scènes assez « gores ». Comme dans toute bonne série, l'intrigue nous réserve son lot de rebondissements, ce qui fait qu'au bout du compte, on attendra avec impatience de pouvoir découvrir la seconde saison... Vivement la suite!

Au final, cette nouvelle série historique d’AMC s’avère être une belle découverte nous changeant un peu de toutes ces séries qui se ressemblent qu’on a l’habitude de voir à la télévision...

"Turn" est sorti le 22 avril 2015 chez Wild Side Video en coffrets DVD et Blu-ray. La version DVD nous propose la série au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et au choix sous-titres français, suédois, danois ou norvégiens, alors que la version Blu-ray est au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent de deux featurettes, "L’histoire de Turn " (4'36") et "Du dessin à l’écran" (4'20") et de 14 scènes coupées issues des 8 premiers épisodes (23'34").

Turn : Saison 1

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Turn : Saison 1 (Blu-ray)

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23.06.15

07:56:52, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jason Tantra, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshall, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48 heures pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma...

Mon avis :

Quentin Dupieux ("Steak", "Rubber", "Wrong", "Wrong Cops") est un réalisateur qui a un univers atypique, on pourrait même dire à part. Il est également connu sous le pseudonyme de Mr. Oizo en tant qu'artiste de musique électronique... Personnellement, sa musique, ce n'est pas trop ma tasse de thé! Par contre, son cinéma, c'est une autre histoire...

Avec "Réalité", son sixième long métrage, Quentin Dupieux nous livre son film le plus personnel, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un film une nouvelle fois complément barré. Bien au contraire! L’étrangeté de son film se fera ressentir dès le départ, avec des détails étranges comme par exemple la présence d’une cassette VHS dans les entrailles d’un sanglier. Comment a-t-elle pu arriver là? Qui y-a-t-il dessus?

Les réactions également des différents protagonistes seront parfois assez particulières et plus le film avancera, plus des éléments bizarres feront leur apparition. Peu à peu, on aura de plus en plus de mal à distinguer la réalité du rêve. Tout deviendra ensuite de plus en plus flou, sans que l’on sache sur quel pied danser. Plus cela ira, plus on aura l’impression d’assister à un véritable cauchemar tellement cela n’a par moments ni queue, ni tête!

Seulement malgré ce bordel apparent, le film demeure plaisant à suivre, intrigant... On est évidemment complètement déstabilisé, mais on se laisse embarquer par ce rêve dont on est spectateur. Il faut dire que les acteurs, en particulier Alain Chabat ("La cité de la peur", "Gazon maudit", "Didier", "Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre", "La science des rêves") et Jonathan Lambert ("Steak", "L'amour c'est mieux à deux", "L'amour dure trois ans"), qui sont ici remarquables.

Si on pouvait s'en douter de la part de l'ex-Nuls, de la part de l'humoriste rendu populaire notamment par son personnage de Damien Baizé dans La Grosse Émission, ce n'était pas aussi évident. Et pourtant, il s'avère vraiment convaincant dans le rôle de Bob Marshall, ce producteur de films à qui Jason Tantra, joué donc par Chabat, va s'adresser pour financer le film d'horreur qu'il rêve de réaliser.

Parmi le reste du casting, Élodie Bouchez ("Le péril jeune", "La vie rêvée des anges", "Alias", "La grande boucle") apporte un peu de normalité au film, contribuant ainsi à nous pommer encore un peu plus. On remarquera également la présence dans un tout petit rôle de figuration (celui d'un patient du Dr. Klaus) de son compagnon dans la vie, Thomas Bangalter du groupe Daft Punk, qui apparaît pour une fois sans son casque. Comme dans ses derniers films, Quentin Dupieux a rassemblé autrement un casting essentiellement américain, parmi lesquels on trouvera notamment Matt Battaglia ("Thor") et Eric Wareheim ("Wrong Cops", "Dr. Wareheim").

Comme on pouvait s'en douter autrement, c'est Dupieux en personne qui signe ici la musique de son film, avec un univers par contre très différent de celui-ci dans lequel il a l'habitude d'évoluer. Il nous offre en effet là une composition entêtante proche d'une musique de thriller, voir même de giallo, vraiment très réussie. Une nouvelle fois, c'est lui également qui s'occupe de la photographie du film et là encore, c'est une réussite!

Alors bien entendu, "Réalité" est avant tout une comédie, mais une comédie au ton décalé... On adhère ou pas! Moi, personnellement, je signe pour le prochain film sans hésiter un seul instant!

"Réalité" est sorti le 18 juin 2015 chez Diaphana en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio en version originale (à la fois en français et en anglais) Dolby Digital 2.0 & 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio en version originale dts-HD Master audio 2.0 & 5.1. Côté bonus, on a le droit à un entretien croisé entre Jonathan Lambert et Elodie Bouchez, à la bande annonce du film et à diverses bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter enfin qu'une piste en audiodescription pour aveugles et malvoyants et des sous-titres pour sourds et malentendants sont proposés sur les deux formats.

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22.06.15

05:22:01, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Necronos, l'un des plus puissants serviteurs du Diable, revient sur terre pour étendre ses pouvoirs sur toute l’humanité. Il torture ainsi sans relâche les mortels avec l’aide de son assistant Goran afin de les transformer en zombies et en faire de nouveaux serviteurs du Mal. Pour mener à bien sa mission, Necronos doit aussi sacrifier une sorcière vierge mais la tâche s’annonce beaucoup plus difficile que prévue et nombreuses seront les infortunées victimes à subir les assauts meurtriers des démons sanguinaires. Un épouvantable bain de sang ponctué de meurtres atroces commence alors et rien ne semble pouvoir mettre un terme à cet horrible cauchemar...

Mon avis :

Prêts pour plus de deux heures de gore non-stop? C'est à quelque chose près ce qui vous attend en tout cas avec "Necronos: Tower of Doom", un petit film d'horreur indépendant en provenance d'Allemagne repéré par la firme Troma et que l'éditeur Uncut Movies nous permet de découvrir dans une édition comme d'habitude limitée à 1000 petits exemplaires...

Ce "Necronos: Tower of Doom" est l’œuvre de Marc Rohnstock ("Dungeon of Evil", "Graveyard of the Living Dead", "The Curse of Doctor Wolffenstein") et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bonhomme nous livre ici un film particulièrement généreux en hémoglobine et en fesses. Euh oui, car tout de même, c'est quand même plus sympa quand il y a en plus de la fesse!

Les allemands sont d'ailleurs des spécialistes de ce genre de longs-métrages déviants, ultra gores tournés de façon totalement indépendantes et avec des moyens dérisoires. Ces spécialistes en question originaires d'Allemagne et bien connus des fidèles d'Uncut Movies se nomment notamment Timo Rose ("Barricade", "Fearmakers", "Game Over"), Olaf Ittenbach ("Premutos", "The Burning Moon", "Dard Divorce"), Andreas Bethmann ("Rossa Venezia", "Exitus interruptus", "The Prison Island Massacre"), Andreas Schnaas ("Violent Shit", "Anthropophagous 2000", "Nikos the Impaler") ou encore Marcel Walz ("La petite mort", "Seed 2").

Et ce n'est donc pas un hasard si l'on retrouve au générique du film les noms d'Andreas Schnaas, qui interprète ici l'un des deux kidnappeurs, mais qui a également participé aux effets spéciaux et a aussi écrit et interprété la musique du générique du film, de Marcel Walz qui incarne l'une des victimes et de Timo Rose qui en plus de jouer également une victime, a aussi participé aux effets spéciaux et est crédité comme dresseurs d'animaux...

Tout ce petit monde se connaît bien et s'entraide pour nous offrir un spectacle bien craspec et voyeur où le scénario, comme ici, n'est souvent que prétexte à aligner des scènes de nudité (souvent très explicites...) et de boucherie (Attention, il y a de la tripaille!).

Ne cherchez pas trop la crédibilité dans un tel film, car à mon avis tout le monde s'en balance! Ainsi, le monstre du film, dénommé Goran, pourra se prendre une balle dans la tête sans que cela ne le gêne plus que ça et par la suite se faire assommer par un simple coup sur la tête... Cherchez la logique!

On ne peut pas dire autrement que les acteurs brillent par leur interprétation, ni même que le film bénéficie d'effets spéciaux particulièrement convaincants. Cela sent souvent un peu l'amateurisme, du moins surtout le manque de moyens...

Mais cela reste tout de même assez fun et le film nous offre quand même ce que l'on est en droit d'attendre de ce type de films et c'est là le principal! Les amateurs seront donc certainement comblés, quant aux autres, ils seront probablement écœurés ou resteront totalement dubitatifs devant un tel spectacle! A mon avis par contre, le film aurait gagné à être un peu plus court et un peu moins répétitif...

Alors toujours prêts à voir des foufounes teutonnes rasées de près, des décapitations, mutilations et autres horreurs à gogo ? Dans ce cas "Necronos: Tower of Doom" est fait pour vous!

"Necronos: Tower of Doom" est disponible depuis le 1er juin 2015 sur le site de l'éditeur Uncut Movies et dans certaines boutiques spécialisées comme Metaluna Store dans une édition limitée à 1000 copies et devrait être en vente un peu partout à partir du mois d'octobre. Le film nous est présenté ici dans sa version bien entendu intégrale au format 1.78:1 4/3 (Heureusement zoomable sans que cela empiète sur les sous-titres!) avec piste audio allemande avec ou sans sous-titres français. Au niveau des bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent par contre... Une galerie photos, un teaser et des bandes annonces des films de l'éditeur!

Necronos : Tower of Doom

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19.06.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au fond de la jungle amazonienne, une équipe de chercheurs se lance dans une expédition pour protéger les espèces en voie de disparition. Après une série d’événements étranges, leurs guides superstitieux les abandonnent. Ils se rendent compte qu’ils sont dans le terrain de chasse d’un prédateur inconnu...

Mon avis :

Vous voulez surfer sur la vague de "Jurassic World", mais vous n'en avez pas les moyens? Pas de soucis! Il existe une solution économique révolutionnaire, le « found footage »!!! Quelle idée géniale!!! J'en vois, qui tout comme moi, sont d'avance désespérés et franchement il y a de quoi vu le nombre de bouses filmées caméras au poing qui nous arrivent régulièrement... Car dans ce style de films, les réussites sont, il faut bien l'avouer, très rares!

Ce "Extinction: Jurassic Predators" nous arrive d'Angleterre et est l’œuvre d'un certain Adam Spinks ("Survivors"). Cette histoire d'un groupe de chercheurs partant explorer le cœur de l'Amazonie afin de découvrir et protéger de nouvelles espèces animales apparues dans des zones épargnées par le déboisement provoqué par l'Homme et qui va malencontreusement tomber sur un territoire peuplé de dinosaures, est assez classique, mais aurait pu donner lieu à quelques scènes sacrément efficaces avec par exemple des scènes où les protagonistes se feraient courser par les méchantes bébêtes...

Cela ne sera malheureusement pas trop ça et la plus part du temps, on luttera surtout contre l'ennui, comme dans la plus part des « found footage » d'ailleurs! Oui, le film sera assez loin d'égaler un "Cloverfield" par exemple!

Pour jouer dans son film, le jeune réalisateur n'a fait appel qu'à des inconnus ou à de quasi inconnus, probablement pour des raisons de budget, mais aussi sous prétexte de plus de crédibilité très certainement... Comme si on allait de toutes manières croire en cette histoire! Évidemment cela n'aurait aucune espèce d'importance si les acteurs étaient bons...

Mais comme on peut s'en douter, cela ne sera guère le cas! Certains manqueront même carrément de crédibilité comme par exemple le « rat » de laboratoire qui sera particulièrement mauvais et malheureusement pour nous, pas mal mis en avant durant le film. Seul le baroudeur de service, joué par Neil Newbon ("Seuls au bout du monde", "Opération Matchbox", "Residue"), tirera quelque peu son épingle du jeu, mais là par contre, son personnage ne sera pas suffisamment exploité. Dommage!

En fait le seul point véritablement positif du film sera que le réalisateur n'utilisera pas (ou du moins très peu !) d'images de synthèse pour créer ses dinosaures, puisqu’il a en effet fait le choix de l'animatronique, ce qui est plutôt une bonne chose!

Par contre, les attaques des vilains petits dinos sont quand même bien molles et on aurait aimé un peu plus de vivacité et d’agressivité de leur part... De plus, les pauvres bêtes ne sont pas bien grandes et il faut avouer que l’on a un peu une désillusion par rapport à l’affiche du film!

Sans être une réussite du genre, "Extinction: Jurassic Predators" au final ne sera pas pire que beaucoup d’autres « found footage », mais bon il y a bien des gens qui aiment "Le projet Blair Witch" ou "Paranormal Activity"...

"Extinction: Jurassic Predators" est sorti le 4 juin 2015 chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. L'édition DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et dts Digital Surround 5.1, alors que le Blu-ray est, quant à lui, au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD High Resolution Audio 7.1. On pourra par contre déplorer l'absence totale de bonus, même si le film est très dispensable...

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