Catégorie: Nouveautés

07.04.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Deux bandits sauvent un de leurs amis de la potence et se réfugient dans une ville fantôme. Rejoints par un quatrième larron, ils préparent l’attaque d’une diligence transportant de l’or. Leur plan pourrait se dérouler sans encombre, mais l’arrivée d’une vieille femme, d’un étranger maniant le boomerang, et d’une jeune veuve va venir tout chambouler.

Mon avis :

En ce mois de mars 2016, Artus Films gâte une fois de plus les amateurs de westerns spaghettis en augmentant sa collection Western Européen de deux nouveaux titres, "Belle Starr Story" et "Matalo". Deux westerns que l’éditeur semble vouloir opposer l’un par son côté féministe et comique et l’autre au contraire par son côté assez macho et violent, mais surtout Artus Films nous offre deux œuvres assez atypiques du Western européen...

"Matalo" de Cesare Canevari ("Moi, Emmanuelle", "Parties Déchaînées", "Des filles pour le Bourreau") est un Western sortant vraiment des sentiers battus par sa musique, car le réalisateur a ici fait le choix d’accompagner son film d’un Rock très psychédélique, collant parfaitement au côté excessif de son Western, mais aussi à son côté angoissant et étrange à la limite par moments de l’horreur et du fantastique.

Le cinéaste va renforcer ce sentiment d’étrangeté par des bruitages propres à provoquer la peur, des cadrages très particuliers, des ralentis interminables, mais également par la folie de ses personnages.

Parmi eux, on remarquera principalement Corrado Pani ("Rocco et ses frères", "La fille à la valise", "Secrets of a call-girl", "Gambling City", "Pinocchio"), dont le physique ne sera pas sans rappeler un certain Klaus Kinski et dont le rôle ne sera d’ailleurs pas sans rappeler le rôle de ce dernier dans "Chacun pour soi".

A ses côtés, c’est évidemment Antonio Salines ("Les frères Karamazov", "Le Voyeur", "Frivolous Lola", "Transgressing", "Black angel"), l’un des acteurs fétiches de Tinto Brass, que l’on remarquera le plus, par sa gueule d’une part et par son rôle de sadique d’autre part.

Il va s’en prendre au pauvre Lou Castel ("Les Poings dans les Poches", "El Chuncho", "Prenez garde à la sainte putain", "le Pont de Cassandra", "L’ami américain"), véritable anti-héros du film, qui lui, marquera les esprits par une scène finale assez mémorable où il se battra armé de boomerangs.

Et puis, impossible de ne pas parler de la très belle Claudia Gravy ("Sadist Erotica", "Justine", "Byleth", "The Nun and the Devil", "Tuareg : The Desert Warrior"), qui apporte son lot obligé de sex-appeal au film. Enfin, dans le rôle de Constance Benson, l’inquiétante propriétaire de la ville fantôme dans laquelle tout ce petit monde va atterrir, on remarquera Ana Maria Noé ("Sabata", "El Diablo Cojuelo").

Si le film brille incontestablement par son originalité, sa mise en scène inspirée et son ambiance très particulière, en revanche, il faudra tout de même reconnaître qu’il y a quand même pas mal de longueurs dans la deuxième partie du film, avant un final qu’il sera impossible d’oublier...

Ce "Matalo", par son côté original et atypique pour un western spaghetti, s’avère être un western assez marquant et au final plutôt une bonne surprise grâce à sa musique étonnante et à quelques scènes assez mémorables...

"Matalo" est sorti officiellement dans le commerce le 6 avril 2016 en DVD chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions française et italienne Dolby Digital 2.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus une présentation du film par Alain Petit intitulée "Bienvenue en enfer" (29'14"), "Rouge ventre", un documentaire d’Eric Cherrière et Claude Ledu (53'48"), une galerie de photos et des bandes annonces de la collection dont celle du film.

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09.03.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin et April passent leurs vacances d’été en Floride. Pas de chance! Cet Etat, habituellement ensoleillé, est détrempé par la pluie. Mais il y a pire : un Sharknado s’annonce... C’est toute la côte Est, d’Orlando à Washington, qui cette fois-ci sert de garde-manger aux requins volants. Fin et April vont devoir, une fois de plus, sortir le grand jeu...

Mon avis :

Suite aux succès de "Sharknado" et "Sharknado 2", il était logique de voir débarquer un troisième volet des aventures sanglantes et complètement délirantes de Fin Shepard contre les tornades de requins, le tout était de savoir si ses créateurs arriveraient à innover avec de nouvelles idées toujours plus folles, tout en gardant la même énergie...

Bon, il faut avouer que cela commence plutôt bien! Après une petite introduction parodiant l’agent 007, "Sharknado 3: Oh Hell No!" débute à fond les manettes et avec qui plus est un scénario complètement con comme on les aime, où notre héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Domino", "Tyrannosaurus Azteca", "Graine de championne"), l'ex-Steve Sanders de la série pour ados "Beverly Hills", semble vouloir prévenir de toutes urgences la Maison Blanche de la menace imminente d'un nouveau sharknado arrivant tout droit sur Washington et où au final, il reçoit une médaille remis par le Président en personne et semble du coup complètement faire abstraction qu'il y a une nouvelle catastrophe se prépare! Vraiment excellent!

Bien entendu, les choses ne vont pas tarder à se gâter et là, cela va rapidement tourner au grand n'importe quoi! Le réalisateur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") n'hésitant pas à détruire la Maison Blanche, le Capitole et le Washington Monument! Oui, tant qu'à faire, autant ne pas faire les choses à moitié! Débute alors le générique comme dans les précédents épisodes la chanson "The ballad of Sharknado", une chanson très influencée par les Ramones, interprétée par le groupe Quint, dont le chanteur n'est autre que Ferrante en personne.

Retour ensuite au calme, mais pour combien de temps me direz-vous? Eh bien, pas pour trop longtemps comme vous pouvez le deviner! Je ne vais pas vous raconter tout le film (Cela serait dommage quand même! N’est-ce pas ?), mais sachez que le scénario tient ses promesses et n’est là que pour aligner des situations complètement folles et débiles et faire béqueter un maximum de stars en un minimum de temps!

Car ce troisième volet contient également un grand nombre de caméos (Un peu trop d’ailleurs!), mettant en scène de nombreuses célébrités essentiellement américaines provenant de tous milieux, mais que malheureusement l’on ne reconnaîtra pas forcément, du moins nous, pauvres petits français. Du coup, le film aligne de nombreuses scènes un peu trop courtes où la plupart de ces célébrités vont se faire dévorer par les vilains requins, en nous laissant quelque peu sur le côté.

Malgré tout, les créateurs de la série ne nous ont pas oublié en faisant tout de même intervenir dans le film le français Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Kaamelott", "Goal of the Dead", "Le secret d’Elise"), l’ancien Nous Ç Nous.

Parmi les vedettes, que l’on pourra s’amuser à essayer de reconnaître, on peut noter par exemple la présence de Lorenzo Lamas ("Grease", "Le Rebelle", "Dark waters", "Mega Shark vs. Giant Octopus") ou encore de Bo Derek ("Orca", "10", "Bolero"). Dans les rôles principaux, on retrouve bien évidemment Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner"), dans le rôle de la femme de Fin Shepard, qui est ici enceinte, mais qui a surtout pris un bon petit coup de vieux, mais aussi et surtout la très sexy Cassie Scerbo ("Music High", "Bering Sea Beast", "My Life as a Dead Girl"), dont on avait déjà pu admirer la plastique impeccable dans le premier épisode et qui revient ici en force (...et en formes!).

Plus surprenant, la présence dans des rôles secondaires les plus importants de deux stars du petit écran, David Hasselhoff ("Starcrash", "Shaka Zulu", "Kung Fury") d’une part, connu pour ses rôles dans les séries "K2000" et "Alerte à Malibu" et Frankie Muniz ("Agent Cody Banks", "Stay Alive", "Walk Hard : The Dewey Cox Story"), la star de la série "Malcom".

Même si on pourra être un peu déçu par le manque d’originalité de certaines scènes et par le manque de découpage à la tronçonneuse, ce qui est normalement la marque de fabrique de Flin, le film aligne quand même quelques scènes assez sympas, comme celle de Daytona, celle aux Studios Universal ou encore la dernière partie qui se déroule dans l’espace dans une navette de la NASA.

On retrouve autrement les mêmes recettes que dans les deux précédents films avec une mise en scène faisant souvent très téléfilm (En même temps, c’en est un!) et des effets spéciaux très bas de gamme (Cela reste un petit budget fait très rapidement et par les studios Asylum, il ne faut pas l’oublier!).

Semi-déception donc avec ce "Sharknado 3: Oh Hell No!", même si on s’amuse quand même encore bien! Croisons maintenant les doigts pour que le quatrième volet retrouve la folie et l’énergie des deux premiers films!

"Sharknado 3: Oh Hell No!" est sorti le 2 février 2016 chez Free Dolphin Entertainment en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous offre le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.77:1 16/9ème, avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Au niveau des bonus, on est cette fois assez gâté avec un making of (12’11"), un bêtisier (4’36"), une fin alternative (3’16"), un module sur les effets spéciaux (4’31"), un comparatif sur les effets spéciaux avant/après (2’07") et la bande annonce française du film (1’40").

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28.02.16

00:40:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Mark Lester découvre qu’il est gravement malade et qu’il doit subir une opération chirurgicale qui le privera de toute sa virilité. Il décide alors de s’envoler pour les Caraïbes et de profiter de ses derniers moments de volupté...

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Mon avis :

Après avoir édité au début de l'été 2014, deux petits classiques du film d'horreur signés Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Anthropophagous", "Porno Holocaust", "Horrible", "Caligula: la véritable histoire"), l'éditeur Bach Films revient avec deux autres titres du réalisateur italien ; deux films de sa période « érotico-exotique », que l'on n'espérait vraiment pas voir débarquer un jour en France...

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Réalisé en 1978 mais sorti qu'en 1980, "Sesso Nero" est considéré comme le premier film pornographique hardcore italien. Oui, soyons clair, les scènes de sexe de ce film sont très explicites et bien entendu non simulées! Pourtant, s'il s'agit bien d'un film érotique comportant des scènes à caractère pornographique, il s'agit tout de même d'une véritable œuvre cinématographique, film d'ailleurs tourné en 35 mm en République Dominicaine et avec un vrai scénario.

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Un scénario signé Luigi Montefiori, alias George Eastman ("Django, le taciturne", "L'appel de la forêt", "Baba Yaga", "Anthropophagous", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), qui est également acteur dans le film, mais je vous rassure tout de suite, il ne nous sortira à aucun moment son service trois pièces! L'histoire est plutôt dramatique puisqu'il est question d'un homme condamné s'il ne se fait pas opérer d'ici deux semaines...

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Seulement voilà, l'opération en question n'est pas anodine puisque le malheureux va devoir se faire castrer, ce qui pour un queutard comme notre héros, que dis-je, une bite ambulante plus exactement, est forcément un drame (Pour quel homme normalement constitué cela ne le serait pas d'ailleurs ?).

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Ce dernier, dénommé Mark Lester (Non, pas de rapport avec le réalisateur de "Class 1984"!), est interprété par Mark Shannon ("La nuit fantastique des morts-vivants", "Porno Holocaust"), acteur italien ayant essentiellement œuvré dans le porno et tout particulièrement pour D'Amato.

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Physiquement, le bonhomme est une sorte de Tom Selleck période "Magnum", autant vous dire qu'on a forcément un peu de mal à le prendre au sérieux et à imaginer que toutes les femmes lui sautent au braquemart directement! Mais bon, la femme restant un grand mystère pour l'homme et donc pour moi, alors pourquoi pas?

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Parmi les demoiselles en question, on remarquera principalement Annj Goren ("Exotic Love", "Hard Sensation", "Porno Holocaust") et Lucia Ramirez ("Orgasmo Nero", "La nuit fantastique des morts-vivants", "Hard Sensation", "Porno Holocaust"), deux jeunes femmes somme toutes très communes, mais loin d'être vilaines et ayant au moins l'avantage de ne pas donner l'impression de sortir d'une autre planète, comme c’est le cas pour la plupart des actrices qu'on a l'habitude de voir et qui ont une plastique irréprochable!

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En dehors de ses scènes érotiques, le film n'est pas inintéressant tout de même notamment car il mêle à la réalité un petit côté fantastique de par les apparitions de l’ex de Mark Lester que celui-ci est venu chercher et qui est sensée être portée disparue depuis de nombreuses années...

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Même si les scènes X n'ont vraiment rien d’exceptionnelles, "Sesso Nero" demeure assez plaisant à regarder et marquera durablement les esprits pour sa dernière scène ô combien traumatisante! Vous voilà prévenus!

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"Sesso Nero" sort officiellement dans le commerce le 24 mars 2016 chez Bach Films, mais le DVD est déjà disponible sur le site de l’éditeur, dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio italienne mono et des sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a quand même le droit aux bandes-annonces allemandes du film et de "Orgasmo Nero".

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Sesso Nero

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19.02.16

14:49:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après avoir retrouvé sur une plage le cadavre d’une jeune femme brûlée, la police de Sydney a un suspect mais Thompson, un inspecteur à la retraite, décide de continuer l’enquête. En parallèle, une jeune femme, Glenda essaie de vivre son amour avec Antonio malgré le fait qu’elle continue à voir d’autres hommes que lui. Ces deux histoires vont se croiser dramatiquement.

Mon avis :

Certains se plaignent que trop de giallis sortent actuellement, moi, ce n’est certainement pas mon cas! Au contraire, je me réjouis de cette période bénite! Surtout lorsqu’il s’agit d’œuvres de qualité et qui plus est inédits chez nous, ce qui est le cas "L'affaire de la fille au pyjama jaune"...

Tourné en 1977, "L'affaire de la fille au pyjama jaune" est un Giallo assez moderne signé Flavio Mogherini ("Pour aimer Ophélie", "Pygmalion 88", "Delitto passionale"), empruntant beaucoup plus au polar classique qu'au Giallo à proprement dit. Il faut dire qu'en 1977, l'âge d'or du Giallo est déjà passé...

Ainsi, il sera question ici d'une enquête sur un meurtre commis apparemment par un sadique, dont l'identité reste à trouver et il y aura pour notre plus grande joie une charmante actrice qui nous dévoilera son anatomie (Bon, en réalité il s’agit de celle d'une doublure!) dans le plus simple appareil, mais c'est à peu près tout ce qui rapprochera vraiment ce thriller du Giallo classique.

Si, il y a peut-être également quand même la bande originale signée Riz Ortolani ("Le dernier jour de la colère", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "Les diablesses") qui rappelle par moments certains gialli, d’ailleurs il est vrai que le compositeur en a écrit pas mal...

Le film s'inspire autrement d'une histoire vraie, un fait divers qui eût lieu en 1934 en Australie et qui inspira d'ailleurs plusieurs autres metteurs en scène et pas seulement Flavio Mogherini. Pour autant, on ne peut pas dire que l'enquête policière soit particulièrement palpitante. Mais pour brouiller les pistes à la manière d'un Giallo et permettre ainsi de tenir secret l’identité du tueur jusqu’à la fin, le cinéaste va suivre deux histoires parallèles dont on devine bien entendu qu'elles sont liées.

Il y a d'une part l'enquête policière menée notamment par un flic à la retraite venu prêter main forte à ses anciens collègues, interprété par Ray Milland ("Le crime était presque parfait", "L'enterré vivant", "L'horrible cas du docteur X", "Love Story", "Frogs", "La montagne ensorcelée") et d'autre part on suivra la vie dissolue de Glenda Blythe, jouée par la très jolie Dalila Di Lazzaro ("De la chair pour Frankenstein", "3 hommes à abattre", "Phenomena"), une femme mariée partageant son temps entre lui et ses deux amants.

Son mari, c'est Michele Placido ("La Mafia", "Lulu", "Trois frères", "Le Plaisir (et ses petits tracas)", "Arrivederci amore, ciao") qui l'interprète et il joue ici le seul italien du film. Pourtant et malgré le fait que l'action se déroule en Australie, on a souvent la sensation d'avoir affaire à des italiens et pas seulement à cause de la langue. On a ce sentiment surtout en raison de l'attitude assez excessive et typiquement italienne de certains personnages heureusement très secondaires.

Quant aux deux amants, ce sont Howard Ross ("Le grand défi", "L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") et Mel Ferrer ("Les chevaliers de la table ronde", "Guerre et paix", "Et mourir de plaisir", "L'Antéchrist", "Le crocodile de la mort") qui les interprètent.

Howard Ross y incarne un costaud d'origine germanique (Pour plus de crédibilité, il dut porter des lentilles bleues!) à l'opposé du latin assez frêle incarné par Michele Placido et Mel Ferrer la sécurité financière, là encore à l'opposé du personnage interprété par l'acteur italien.

Si finalement, il ne se passe pas grand-chose dans ce Giallo, le réalisateur arrive tout de même à capter l'attention, grâce notamment à quelques scènes surprenantes comme celle où le corps de la victime est exposée de façon malsaine au public telle une œuvre d'art, le tout sur une musique très giallesque.

Et puis, il y a la musique qui parfois surprend également avec en particulier deux titres interprétés par Amanda Lear (Oui, vous avez bien lu!), qui apporte une ambiance assez originale à ce thriller. Enfin, il y a aussi quelques personnages haut en couleurs, qui viennent apporter un peu de consistance au film, alors que celui-ci se terminera sans réellement nous surprendre...

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" vaut principalement pour quelques scènes surprenantes et pour la plastique de son héroïne, mais autrement le film risque quelque peu de décontenancer, voire de décevoir les amateurs de Gialli traditionnels.

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un entretien avec l'acteur Howard Ross (12'49"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "Journée noire pour un bélier", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

L'affaire de la fille au pyjama jaune

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11.02.16

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Témoins d’une violente agression, Walter et son amie Julia en parlent à Andrea Bild, journaliste spécialiste en affaires criminelles. Celui-ci décide de mener son enquête, malgré l’opposition de la police. Bientôt, c’est sur lui que se portent les soupçons d’une série de crimes dont il devra retrouver le meurtrier pour s’innocenter...

Mon avis :

C'est avec une légère appréhension, je dois l’avouer, que j'ai glissé dans mon lecteur DVD cette galette de "Journée noire pour un bélier", l'un des deux nouveaux gialli édité par Le Chat qui Fume. Eh oui, figurez-vous que je suis bélier et quelque peu superstitieux qui plus est... Ça arrive, non?

"Journée noire pour un bélier" est un giallo on ne peut plus classique, datant de 1971 (Mon année de naissance!!! Ça commence à être bien flippant cette histoire!), réalisé par Luigi Bazzoni ("La donna del lago", "L'homme, l'orgueil et la vengeance", "Le orme") d'après le roman "The Fifth Cord" de David McDonald Devine.

Le film respecte à la lettre tous les codes du genre, à savoir une enquête concernant des meurtres commis par un mystérieux assassin aux gants en cuir noir (Plus classique, tu meurs!), des jolies filles (Mais pas que...) et bien entendu une petite dose d'érotisme (Il ne faut pas déconner non plus!)...

Comme dans la plupart des gialli, la musique est hyper importante et ici on est servi par le maître en personne, j'ai nommé Ennio Morricone ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le clan des Siciliens"), à qui on doit les musiques de quelques classiques du genre comme "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Le venin de la peur", "La tarentule au ventre noir", "4 mouches de velours gris" ou encore "Folie meurtrière" ou "Qui l'a vue mourir?". Rien que ça! "Journée noire pour un bélier" n'est certes pas sa compo la plus mémorable, mais son apport au niveau de l'ambiance du film reste toutefois indéniable. Un atout de taille donc pour le film, mais pas le seul!

On remarquera également le superbe travail fait sur la photographie par le chef opérateur Vittorio Storaro ("L'oiseau au plumage de cristal", "Le conformiste", "Le dernier Tango à Paris", "Apocalypse Now", "Ladyhawke", "Le dernier empereur", "Un thé au Sahara"), servant à merveille une mise en scène inventive proposant des plans assez incroyables.

Et puis bien évidemment il y a Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "El mercenario", "Confession d'un commissaire de police au procureur de la République", "Keoma"), l'un des acteurs les plus connus du western Spaghetti de l'époque, qui est ici la vedette du film! L’acteur joue ici un rôle à contre-emploi, à savoir celui d'Andrea Bild, un journaliste alcoolique.

Mal rasé et bien loin d’avoir le sex-appeal qu’on a l’habitude de lui reconnaître normalement, le beau gosse aux yeux bleus n’en fera pas moins tomber quand même sous son charme, deux très jolies filles, la très classe et très belle Silvia Monti ("Le cerveau", "Le venin de la peur", "Le corsaire noir"), d'une part dans le rôle de sa femme et la charmante Pamela Tiffin ("La foire aux illusions", "Sur la piste de la grande caravane", "Aujourd'hui, demain et après-demain", "Détective privé") dans le rôle de sa maîtresse.

Parmi les jolies filles, impossible de ne pas parler également d’Agostina Belli ("La nuit des diables", "Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", "Holocauste 2000"), qui nous gratifie en plus d’une très belle scène érotique.

Moins jolie (Il faut l'admettre!), mais bien connue des amateurs de Giallo, Rossella Falk ("8½", "La tarentule au ventre noir", "Le tueur à l'orchidée", "L'assassino... è al telefono", "I giorni del commissario Ambrosio", "Le sang des innocents"), sera aussi de la partie!

Un bien beau casting féminin donc, mais pas seulement, puisque les amateurs de cinéma Bis (...notamment!) remarqueront également la présence de Edmund Purdom ("Emilie, l'enfant des ténèbres", "Horrible", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") ou encore de Wolfgang Preiss ("Le Moulin des supplices", "Le jour le plus long", "La Nuit des vampires", "Le Train", "Un papillon aux ailes ensanglantées", "Un pont trop loin"), bien connu pour avoir incarné à plusieurs reprises le rôle du Dr. Mabuse. Et puis, il y a surtout cette fin absolument géniale et complètement folle, qui fait de ce Giallo, un film assez mémorable, du moins qu’on n’oublie pas!

Bon, au final, j’ai fort heureusement survécu à la vision de ce très bon Giallo (Qu’est-ce que je peux raconter comme conneries quand même!) et je ne peux que vous le recommander si vous êtes tout comme moi amateur du genre ou de thrillers en général...

"Journée noire pour un bélier" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un documentaire intitulé "D’ombres et de lumières" comprenant des interventions du directeur de la photographie Vittorio Storaro et de Franco Nero (28'18"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "L'affaire de la fille au pyjama jaune", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

Journée noire pour un bélier

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08.02.16

00:10:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A 16 ans, Annika a tout de l’ado typique, entre rebellion au lycée, premiers flirts et fêtes entre copines. Le jour où elle se lie d’amitié avec Megan, une trentenaire exubérante et décalée, sa vie prend une drôle de tournure. Sa nouvelle amie ose tout : s’inventer une fausse formation, se faire passer pour sa mère, jusqu’à... tomber sous le charme du père d’Annika. Et lorsque votre meilleure pote sort avec votre père, c’est le début des galères...

Mon avis :

Dès que j'ai vu la jaquette de "Girls only", je me suis dit : « Cool, voilà un petit film à voir avec ma fille! ». Eh oui, ma fille aime les comédies romantiques et surtout, son actrice préférée n'est autre que Keira Knightley! Cela tombe bien! Seulement contrairement aux apparences, ce "Girls only" n'est pas véritablement une comédie romantique et là-dessus, la jaquette de cette édition française nous trompe quelque peu. D'ailleurs allez comprendre pourquoi "Laggies" se voit en fait rebaptiser avec ce nouveau titre? Pourquoi en effet choisir un nouveau titre anglais spécialement pour le marché français? Pour moi, ce genre de pratique est réellement un grand mystère!

En tout cas, le film de Lynn Shelton ("Ma meilleure amie, sa sœur et moi", "Touchy Feely") débute bien comme une comédie romantique. On imagine tout de suite que Megan ne va pas rester avec son petit ami et qu'elle va évidemment tomber sous le charme d'un autre, mais ce n'est pas la romance qui est ici mise en avant.

En fait, "Girls only" est avant tout le portrait d'une trentenaire qui a du mal à sortir de l'adolescence et pour incarner cette jeune femme, Keira Knightley ("Joue-la comme Beckham", "Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "Love Actually", "Domino", "The Duchess") était de toute évidence l'actrice idéale. Malgré ses trente ans, la comédienne fait encore suffisamment jeune et surtout elle est toujours ultra pétillante.

Pourtant à l'origine, le rôle de Megan était destiné à Rebecca Hall ("The Town", "Lady Vegas", "Transcendance"), qui finalement refusa, puis celui-ci fût attribué à Anne Hathaway ("Le diable s'habille en Prada", "The Dark Knight Rises", "Interstellar"), qui accepta également avant de décliner l'offre car elle était déjà prise par d'autres tournages. Finalement, c’est donc la craquante Keira Knightley qui s’est vue attribuer ce rôle et ce n’est pas plus mal!

A ses côtés, Mark Webber ("Scott Pilgrim", "13 Sins", "Jessabelle"), dans le rôle de son petit ami est parfait, « cucul la praline » comme c'est pas possible et donc forcément, on se dit immédiatement que leur histoire est vouée à l’échec! Par contre, on est au final guère plus convaincu qu'elle puisse trouver l'Amour avec le père de sa nouvelle amie, interprété par Sam Rockwell ("La ligne verte", "Confessions d'un homme dangereux", "Cowboys et envahisseurs"), tant on ne s'attachera pas à ce personnage!

Mais bon, vu que ce n'est pas réellement une romance, ce n'est finalement pas très grave, me direz-vous? Certes! Après tout, sa relation avec Annika, jouée par Chloë Grace Moretz ("Amityville", "The Eye", "Not Forgotten", "Kick-Ass", "Laisse-moi entrer", "Dark Shadows"), semble effectivement plus importante, puisque c'est elle qui fera que Megan « grandira » enfin... Elle, et surtout en fait son père qui lui fera involontairement perdre son innocence après qu'elle l'ait vu tromper sa mère!

Au final, on reste tout de même avec un sentiment assez mitigé, car en dehors du personnage de Megan, les personnages manquent pas mal de consistance et de plus, on a la sensation que la réalisatrice ne savait pas trop où elle voulait en venir et à quel public elle souhaitait destiner son film... Il faut dire que sur six longs métrages, c’est la première fois qu’elle met en scène un film non écrit par elle-même. Mais, ça n’explique pas à mon avis tout et puis le film manque cruellement de peps tout simplement!

Résultat donc mi-figue, mi-raisin pour ce "Girls only", du moins de mon point de vue, car ma fille, elle, a beaucoup aimé!

"Girls only" est sorti en VOD le 9 novembre 2015 et en DVD et Blu-ray le 18 novembre chez Condor Entertainment. Le DVD propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et française dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Au niveau des bonus, les deux éditions nous offrent un making of (10'51") et une interview décalée de Keira Knightley par Sam Rockwell (1'57").

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01.02.16

00:26:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’histoire d’un couple dont la relation prend un mauvais tour lorsqu’il décide d’emménager ensemble. Max découvre à quel point sa copine Evelyn prend le contrôle sur lui et le manipule, mais il a trop peur de la quitter. Evelyn va mourir dans un accident, et la vie de Max va basculer...

Mon avis :

Si tout le monde connaît bien évidemment Joe Dante grâce à des films comme "Gremlins", "Hurlements" ou encore "L'Aventure intérieure", il y a bien longtemps que le réalisateur originaire du New Jersey n'a pas connu de réels succès. D'ailleurs il a eu énormément de mal à monter son projet "The Hole", film tourné en 3D sorti finalement en 2009. Son dernier film en date, "Burying the Ex" est quant en lui sorti en toute discrétion aux États-Unis durant l'été 2015 directement en VOD et nous arrive le jour de la chandeleur directement en vidéo...

Avec ce "Burying the Ex", Joe Dante ("Piranhas", "Explorers", "Panic sur Florida Beach", "Small Soldiers", "Les Looney Tunes passent à l'action") semble s'être figé dans les années 80, ce qui pour moi est plus une qualité qu'un défaut (soit dit en passant!).

En ces temps de morosité, le réalisateur nous offre une petite comédie horrifique où Max, un amateur de films d'horreur, interprété par Anton Yelchin ("Star Trek", "Terminator renaissance", "Le complexe du castor", "Fright Night"), se retrouve confronté au retour de son ex, décédée accidentellement juste avant que celui-ci lui annonce leur rupture et alors même qu'il débute une nouvelle histoire d'amour avec Olivia, une jeune femme partageant les mêmes goûts que lui, ce qui n'était bien entendu pas le cas d'Evelyn...

Évidemment, le retour de son ex devenue zombie va engendrer quelques situations assez amusantes, notamment car celui-ci n'osera pas lui avouer qu'il a trouvé quelqu'un d'autre et de plus, cette dernière était auparavant végétalienne.

Tiré d'un court métrage de 2008 réalisé par Alan Trezza, également scénariste de ce long-métrage, "Burying the Ex" comporte quelques scènes très réussies, mais il nous laissera tout de même au final un peu sur notre faim et ce, malgré ses bonnes intentions.

Peut-être en raison d’un scénario un peu trop prévisible? Ça se laisse voir certes, le film est même plutôt plaisant, mais on est quand même bien loin de ce Joe Dante nous a offert par le passé. Il faut dire aussi que le cinéaste a bénéficié d’un tout petit budget et d’un temps de tournage assez court.

Les personnages sont en tout cas plutôt sympathiques et on s’identifie assez aisément à eux, surtout lorsqu’on est soit même geek et en plus amateur de films d’horreur et de Rock pur et dur, ce qui va souvent de paire! Comment ne pas être par exemple sensible à l’hommage rendu à Johnny Ramone? Du coup, malgré ses défauts, on en vient à s’attacher tout de même à cette petite série B sans prétention.

Dans le rôle d'Evelyn, Ashley Greene ("Otis", "Summer's Blood", "Skateland", "The Apparition", "CBGB"), connue notamment pour son rôle d'Alice Cullen dans la saga "Twilight", est en tout cas tellement mimi (...et accro au sexe!), qu'on comprend que Max reste avec elle, même si elle est insupportable et tyrannique (Je dirais même, un véritable cauchemar pour geeks!).

A contrario, Alexandra Daddario ("The Babysitters", "Percy Jackson: Le voleur de foudre", "Bereavement", "Texas Chainsaw 3D", "San Andreas"), dans le rôle d'Olivia, incarne la « bonne copine » idéale, mais curieusement on peine un peu plus à croire en leur histoire d'amour naissante, malgré des atouts évidents et non négligeables...

Oliver Cooper ("Projet X", "Very Bad Trip 3", "Players", "Californication"), dans le rôle du frangin obsédé, est quant à lui plutôt drôle, même si son personnage sera quand même très caricatural...

Joe Dante signe avec "Burying the Ex", une petite série B, un peu trop classique et sans surprise, mais pleine de références et de clins d’œil destinés aux amateurs de films d’horreur, un film dans lequel la plupart d'entre eux se reconnaîtront...

"Burying the Ex" sort le 2 février 2016 chez Factoris Films uniquement en DVD (la sortie du Blu-ray initialement prévue ayant été annulée!) dans une édition proposant le film au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter que la copie digitale illimitée (format 2.39:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte, par contre aucun bonus n'est disponible, dommage! On aurait en effet au moins voulu avoir en supplément le court métrage d’Alan Trezza, qui a inspiré le film...

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28.01.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Printemps 1914. Jeune femme féministe à l’esprit frondeur, Vera Brittain est résolue à passer les examens d’admission à Oxford, malgré l’hostilité de ses parents particulièrement conservateurs. Décidée à devenir écrivain, elle est encouragée et soutenue par son frère et sa bande d’amis – et notamment par le brillant Roland Leighton dont elle s’éprend. Mais les rêves de Vera se brisent au moment où l’Angleterre entre en guerre et où tous les jeunes hommes s’engagent dans l’armée. Elle renonce alors à écrire pour devenir infirmière. Tandis que la jeune femme se rapproche de plus en plus du front, elle assiste avec désespoir à l’effondrement de son monde.

Mon avis :

Remarquée internationalement grâce à "Royal Affair" de Nikolaj Arcel et à son rôle de Kitty dans "Anna Karénine" de Joe Wright, la délicieuse Alicia Vikander ("Le Septième Fils", "Son of a Gun", "Ex Machina", "Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E.") revient avec "Mémoires de jeunesse", un drame historique sur fond d'émancipation féminine et de première guerre mondiale...

L'actrice suédoise interprète dans "Mémoires de jeunesse" de James Kent ("The Secret Diaries of Miss Anne Lister", "The Thirteenth Tale") le rôle de l'écrivaine anglaise pacifiste et féministe Vera Brittain. Le film adapte son livre "Testament of Youth" paru en 1933, une autobiographie où elle relate l'enfer de la guerre où elle perdit son fiancé Roland Leighton, ses amis Victor Richardson et Geoffrey Thurlow et son frère Edward Brittain.

Dans le film, elle incarne ainsi une jeune femme qui rêve de devenir écrivain et qui caresse l'espoir de rentrer à Oxford malgré le refus de son père. Mais alors que justement son rêve se réalise et qu'elle trouve en plus l'amour, la première guerre mondiale éclate et emporte avec elle tous les rêves de la jeune femme. Un à un, elle va ainsi perdre quatre de ses proches dont son fiancé et son frère et elle va, qui plus est, abandonner ses études pour devenir infirmière sur le front.

Si le film est dans l’ensemble assez réussi, il faut reconnaître qu’Alicia Vikander porte en grande partie celui-ci sur ses épaules, écrasant quelque peu du coup les autres acteurs, qui à côté d’elle font bien pâle figure et cela malgré le charisme de certains des comédiens.

Son fiancé, Roland Leighton, est joué en effet par la star montante qui fait chavirer actuellement le cœur des adolescentes, j'ai nommé Kit Harington ("Game of Thrones", "Silent Hill: Revelation 3D", "Pompéi", "MI-5 Infiltration"), avec qui l'actrice avait d'ailleurs déjà joué dans "Le Septième Fils" de Sergueï Bodrov. L'acteur s'avère convaincant, mais étonnamment assez antipathique. Est-ce que le vrai Roland Leighton était décrit ainsi dans le livre écrit par sa fiancée? Je ne saurai vous le dire!

Son frère Edward est lui joué par Taron Egerton ("Inspecteur Lewis", "The Smoke"), remarqué principalement pour le rôle de Gary Unwin alias « Eggsy » dans "Kingsman : Services Secrets" de Matthew Vaughn. Quant à son ami Victor Richardson, il est lui interprété par le charismatique Colin Morgan ("Parked", "Island", "Legend"), bien connu pour son rôle de Merlin dans la série télévisée du même nom.

Un joli casting donc, mais en dehors du personnage de Vera, les autres personnages auraient gagné à être un peu plus développé afin qu’on éprouve plus d’empathie pour eux, notamment lorsqu’ils décèderont, alors que là, finalement on est plus triste lorsque le couple par exemple se séparent sur le quai de la gare que lorsqu’on apprend le décès du jeune homme...

Le réalisateur James Kent, qui avait jusque-là essentiellement travaillé pour la télévision, s’en sort pour sa part correctement et signe un film joliment filmé et assez classe, sans pour autant se faire particulièrement remarquer en tant que metteur en scène. En effet, sa mise en scène ne se démarque aucunement de celles des autres films du même style et est au final assez quelconque.

Même si le film évite souvent d’être trop mélodramatique, il pousse quand même par moments à verser sa petite larme, mais cela reste dans l’ensemble un bon film, parfois assez dur d’ailleurs, notamment lors des scènes se passant dans l’ « hôpital » de fortune que la jeune Vera trouvera sur le front lorsqu’elle sera en France...

"Mémoires de jeunesse" ravira donc très certainement les amateurs de romances contrariées, mais les cinéphiles seront probablement plus critiques. Cela demeure un beau film à voir (en couple si possible!), ne serait-ce que pour l’interprétation toute en finesse d’Alicia Vikander...

"Mémoires de jeunesse" est sorti chez TF1 vidéo le 27 janvier 2016 en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Il est à noter que les deux éditions proposent des sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, au niveau des bonus, les deux éditions nous offrent un making of assez court, mais pas inintéressant.

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