Catégorie: Nouveautés

20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

The battery

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18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.

Fantôme à vendre

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15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques, notamment avec la série des « Black Emanuelle » et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes horrifiques se passent de nuit et curieusement ce choix s'avère très efficace, comme pour "Les Révoltés de l'an 2000" d'ailleurs. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

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14.08.14

06:52:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quatre jeunes étudiantes acceptent de faire le ménage d’une grande maison, avant que le propriétaire en prenne possession. En début de soirée, un vieil homme sonne à la porte. Sans aucune explication, il remet aux filles un paquet qui contient un livre étrange rempli de dessins et de textes latins. Bientôt, l’étrange manuscrit donne vie à l’un des dessins du livre. Le dessin en question, un loup féroce qui prend la forme d’un cartoon, attaque violemment et sexuellement à l’une des filles.

Mon avis :

Sur plus de 130 réalisations, une bonne centaine de films signés Fred Olen Ray ("Scalps", "L'emprise de la peur", "L'Attaque de la pin-up géante") reste à ce jour inédits chez nous en DVD... Heureusement l'éditeur Crocofilms s'attaque sérieusement à sa filmographie, sortant simultanément "Hollywood Chainsaw Hookers" et "Evil Toons". Franchement, c’est pas cool ça?

Comme on peut s'en douter avec un tel réalisateur aux commandes, "Evil Toons" est une petite comédie horrifique sans prétention, mais surtout ultra sexy, avec du nichon et de la fesse en veux-tu en voilà! Eh oui! Et de ce côté là, on va être servi!

Avec un casting de jeunes femmes absolument pas farouches comme Monique Gabrielle ("La vénus noire", "Les amants de Lady Chatterley 2", "Emmanuelle 5", "Le retour de la créature du lagon") à la poitrine très généreuse, Suzanne Ager ("Evil Spawn", "The Bikini Carwash Company", "Fatal Justice"), les deux hardeuses, Barbara Dare ("Miami Spice", "Ultrasex", "Barbara the Barbarian"), ici sous le pseudonyme de Stacey Nix et Madison Stone ("Les aventures érotiques des trois mousquetaires", "Dr. Jeckel & Ms. Hide", "Femme Fatale", "Surprise aérienne"), sans compter un petit caméo irrésistible de Michelle Bauer ("Puppet Master III: La revanche de Toulon", "L'Attaque de la pin-up géante", "Lust for Frankenstein") faisant écho à son rôle dans "Hollywood Chainsaw Hookers".

Comme on peut s’en douter le scénario pourrait tenir sur un ticket de métro avec ces quatre filles venues faire le ménage dans une maison hantée durant un week-end, le film mixant essentiellement "Evil Dead" avec son livre proche du Necronomicon et "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" pour ses incrustations de Toons dans un vrai film (Vous allez me dire qu'il y en a eu d'autres auparavant comme "Mary Poppins" par exemple, mais il semble évident ici que c'est le succès du film de Robert Zemeckis qui a eu une influence par rapport à ce choix!).

Les incrustations cartoons seront par contre peu nombreuses et se résumeront à un seul personnage proche physiquement du Diable de Tasmanie (Une sorte de loup en plus costaud !). Le réalisateur ayant bénéficié d'un budget assez réduit, il est assez normal que ces incrustations soient aussi peu nombreuses, d'ailleurs il tourna son film en une semaine et s'en sort tout de même pas si mal. Certes, le film n'est pas un chef d’œuvre, mais il demeure assez plaisant à regarder et la première attaque du Toon est assez mémorable, ne serait-ce par le côté très pervers de ce monstre animé.

On est bien entendu proche du nanar avec des acteurs qui cabotinent en plus pas mal, David Carradine ("Kung Fu", "La course à la mort de l'an 2000", "Cannonball", "Kill Bill: Volume 1 & 2") ne relevant ici aucunement le niveau. L’acteur est quand même franchement tordant avec ses mouvements de cape dignes d’une caricature de Dracula et l’on devine aisément que l’acteur, comme le reste de l’équipe d’ailleurs, ne s’est aucunement pris au sérieux durant le tournage !

Parmi les acteurs, on remarquera autrement la présence de Dick Miller ("La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant", "Hurlements", "Gremlins"), qui est probablement celui qui s'en sort le mieux dans le film, avec en plus un petit clin d’œil amusant à "Un baquet de sang" de Roger Corman dans lequel l'acteur apparaissait 33 ans plus tôt. D'ailleurs il est à noter que Fred Olen Ray proposa au célèbre producteur de réaliser le film pour la modique somme de 250 000$, mais celui-ci refusa et le réalisateur fît finalement le film pour 140 000$...

"Evil Toons" vaut essentiellement pour la plastique de ses actrices qui se retrouvent la plus part du temps topless, et puis il y a tout de même ce charme rétro très marqué début des années 90 qui plaira forcément aux nostalgiques !

"Evil Toons" est disponible en DVD depuis le 20 mai chez Crocofilms dans une édition proposant le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec malheureusement une unique piste française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, l’éditeur nous offre un court métrage intitulé "Dead End" mêlant également film et incrustations animées et une compilation de bandes annonces de films de Fred Olen Ray mis en boîte par Videotopsy.

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12.08.14

06:48:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un grave accident de voiture, Anna se réveille dans une salle des pompes funèbres locales où Eliot Deacon lui explique qu’elle est morte et qu’il doit maintenant préparer son corps pour l’inhumation. Terrifiée, Anna se sent tellement vivante qu’elle ne sait pas si elle doit lui faire confiance pour l’accompagner dans l’autre monde ou s’il a l’intention de l’enterrer vivante...

Mon avis :

Dans la lignée des films sur la mort comme "Sixième Sens" ou "Les Autres", "After.Life" est un thriller efficace et assez troublant qui touchera probablement avant tout ceux qui croient en une vie après la mort. Pour les autres, ils passeront peut-être à côté de ce film en n’adhérant pas complètement au pitch de départ qui, il faut le reconnaître, est un peu tiré par les cheveux...

Ce premier long-métrage de la réalisatrice Agnieszka Wojtowicz-Vosloo est plutôt une très bonne surprise, mais son film n'est toutefois pas exempt de défauts. Le souhait de la cinéaste sera de constamment brouiller les pistes en laissant de-ci de-là quelques indices pour guider le spectateur vers sa propre vision de l'histoire, laissant au final celui-ci se poser des questions sur son interprétation.

Mais en voulant brouiller les pistes elle y inclut malheureusement certaines scènes assez inutiles comme celle où Anna Taylor, jouée par Christina Ricci ("La famille Addams", "Sleepy Hollow", "Cursed", "Black Snake Moan") se retrouve seule dans un couloir de l'école où elle enseigne.

Toujours est-il qu'après une frayeur sortie de nulle part et parfaitement hors sujet, la jeune femme se tue ensuite dans un accident de la route suite à une stupide dispute avec son petit ami, interprété par Justin Long ("Jeepers creepers - Le chant du diable", "Die Hard 4: Retour en enfer", "Jusqu'en enfer"). Elle se retrouve alors dans une morgue où le croque-mort lui apprend son décès.

Car notre croque-mort en question, joué par un Liam Neeson ("Darkman", "La liste de Schindler", "Rob Roy", "Love Actually") absolument parfait, a le don de communiquer avec les morts, ce qui lui permet de les aider à passer dans l'au-delà...

La réalisatrice nous fera constamment douter sur le fait que son héroïne soit morte ou pas et cela jusqu'aux derniers instants du film, maintenant ainsi un suspens efficace à ce thriller finalement assez original. Si le film sera constamment à la lisière de l'horreur, il n'y tombera pourtant jamais complètement, tout juste franchira-t-il le pas lors de certaines scènes de cauchemars.

La mise en scène de la réalisatrice est assez léchée avec une très belle photographie, froide comme une chambre mortuaire, signée Anastas N. Michos ("Mémoire effacée", "Intraçable", "Cadillac Records"). Le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans son casting impeccable et notamment ses rôles secondaires.

Ainsi on notera la présence non négligeable de Celia Weston ("La dernière marche", "Coeurs perdus en Atlantide", "Le village") dans le rôle de la mère d'Anna, de Chandler Canterbury ("L'étrange histoire de Benjamin Button", "Prédictions", "Les âmes vagabondes") dans celui du jeune élève d'Anna, un garçon étrangement attiré par la mort et de Josh Charles ("Le cercle des poètes disparus", "S.W.A.T. unité d'élite", "Quatre frères") dans le rôle du policier, chacun apportant sa part de consistance au film.

Christina Ricci apparaît nue une bonne partie du film, mais franchement cela n’a rien de choquant et c’est constamment filmé avec beaucoup de pudeur et sans le moindre voyeurisme. Pour un premier long métrage, franchement bravo mademoiselle Wojtowicz-Vosloo !

Étonnamment,"After.Life" arrive en vidéo en France quatre ans après sa sortie en salle américaine et déjà deux après son passage au Champs-Élysées Film Festival de 2012, pourtant le film aurait mérité un autre traitement qu'une sortie aussi tardive... Alors réservez-lui un bon accueil pour cette sortie sur support numérique ! Il le mérite !

"After.Life" est sorti en DVD et Blu-ray chez TF1 le 6 août 2014. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. Le Blu-ray, quant à lui propose une image au format 2.40 avec une résolution de 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les deux formats contiennent les mêmes bonus, à savoir un making of et un commentaire audio de la réalisatrice en version originale sous-titrée français.

After.life

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11.08.14

06:46:36, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un être mystérieux, au pouvoir de guérison phénoménal, multiplie les crimes atroces et déroute les forces de l'ordre.

Mon avis :

Depuis sa sortie mi-juillet chez Bach Films, "Horrible" a créé la polémique pour son image jugée indigne d'un support numérique. Bon certes l'image est par moments de qualité assez médiocre, mais c'est essentiellement sur les scènes qui avaient été coupées (Ce qui correspond à environ 5 minutes réparties dans tout le film !), car l'éditeur a fait le choix de nous offrir la version intégrale. Peut-on l'en blâmer? Franchement, non! Car en plus, à ce jour, il n'y a pas de meilleure copie à travers le monde et cela risque de demeurer ainsi...


Un an après son cultissime "Anthropophagous", Joe D'Amato ("Emanuelle chez les cannibales", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Ator l’invincible") réalise "Horrible", une œuvre certes moins connue, mais pourtant plus réussie. Malgré des points communs évidents, "Horrible" n'est pas une suite de "Anthropophagous", contrairement à ce que pourrait laisser supposer le retitrage dans certains pays où il sortit sous les titres "Anthropophagus 2" et "The Grim Reaper 2" ("Anthropophagous" étant également sorti aussi sous le titre "The Grim Reaper"!). On retrouve en effet ici, George Eastman ("Chaco", "Baba Yaga", "Atomic Cyborg", "Les Barbarians") dans le rôle d'un tueur fou également d'origine grecque, mais à part ça, il n'y a pas réellement de ressemblance entre les deux films.

"Horrible" est un pur film d'horreur constitué de scènes bien gores faites avant tout pour choquer le spectateur. Évidemment l'effet ne sera pas le même qu'au moment de la sortie du film en 1981, mais il faut reconnaître que les scènes en question sont tout de même assez marquantes et graphiquement très explicites! Impossible de passer à côté de la première, où George Eastman s'éventre sur les pics de la grille d’une propriété qu'il tentait d'escalader, se retrouvant ainsi les tripes à l'air, rappelant bien entendu le final de "Anthropophagous"! Mais ce ne sera bien entendu pas la seule...

Suite au transfert du tueur dans un hôpital, une infirmière se fera percer le crâne de part en part avec une perceuse chirurgicale, un pauvre type n'ayant rien demandé se fera quant à lui tronçonner le crâne avec une scie sauteuse etc... Un régal donc pour les amateurs de gore! Bon, certes les effets sont un peu passés maintenant, mais pour ma part, je trouve que ça a son charme et quel plaisir de revenir ainsi dans les eighties!

Par certains côtés, le scénario fait un peu penser à celui de "La nuit des masques" réalisé 3 ans auparavant par John Carpenter, ce qui n'a rien d'étonnant lorsqu'on sait que Joe d'Amato a souvent exploité les filons qui marchaient. Ici, on a affaire à un tueur démoniaque dont le sang se régénère beaucoup plus vite que la normale, le rendant quasi immortel.

Échappé d'un laboratoire secret où il servit de cobaye, Mikos Stenopolis est poursuivi par un prêtre qui tente de l’arrêter dans sa folie meurtrière... Le scénario écrit par George Eastman est certes léger, mais le réalisateur arrive toutefois à nous tenir en haleine jusqu’à une dernière partie particulièrement stressante et au suspens assez bien géré.

Parmi le casting, c'est évidemment George Eastman qui attirera toute l'attention avec sa stature réellement impressionnante, mais on remarquera tout de même la présence de Edmund Purdom ("Émilie, l'enfant des ténèbres", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") dans le rôle du prêtre (Assez inexpressif d'ailleurs dans le film!) et de la française Annie Belle ("Lèvres de sang", "Laure", "La maison au fond du parc") dans celui d'Emily.

La musique signée Carlo Maria Cordio ("Caligula: la véritable histoire", "Le sadique à la tronçonneuse", "Aenigma") contribue à la réussite du film, jouant un rôle important dans l’ambiance de celui-ci. Anecdote amusante, on notera que le réalisateur Michele Soavi ("Bloody Bird", "Dellamorte Dellamore", "Arrivederci amore, ciao") fait ici de la figuration dans le rôle d'un biker, un petit rôle non crédité au générique.

Malgré quelques longueurs, des effets de maquillages un peu datés et un scénario assez mince "Horrible" vaut quand même le coup d’œil pour son imposant tueur, ses meurtres assez mémorables et son final plutôt réussi. Les nostalgiques des films d’horreur des années 80 devraient en tous cas être ravis ! Moi, je le suis !

"Horrible" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.66 4/3 avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Anthropophagous", d'une galerie photos et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Horrible

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08.08.14

06:41:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Charlotte, une jeune actrice travaillant le soir en tant que serveuse dans un club de strip-tease, se lie d'amitié avec David, un réalisateur qu'elle a secouru lors d'une pause cigarette, alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Rapidement David, qui a un faible pour elle, lui propose de tourner dans son film, mais la jeune femme est loin de s'imaginer la nature de celui-ci...

Mon avis :

Le net, ça a quand même du bon! En surfant sur Facebook il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur une bande annonce qui m'a immédiatement scotchée... Celle de "Pieces of Talent"! Je me suis alors immédiatement empressé de contacter le réalisateur afin de pouvoir voir son film. Moins de 10 jours plus tard, je reçois le double DVD dédicacé par le réalisateur et les deux comédiens principaux... Génial! C'est ce qui s'appelle être gâté! Restait à savoir si le film était aussi bon que la bande annonce le laissait présager!

Dès les premières minutes du film je me suis laissé embarquer par cette sombre histoire de psychopathe tuant des gens pour les besoins d'un film dont il est l’auteur. Franchement, quelle maîtrise et quel talent de la part de Joe Stauffer qui signe là son premier long-métrage en tant que réalisateur! Chaque plan semble avoir été pensé, travaillé... C'est un véritablement régal pour les yeux!

Et ce qui ne gâte rien, les deux comédiens principaux sont excellents! David Long est complètement habité par son rôle. Dire que c'est son premier film en tant qu'acteur! Kristi Ray ("The Virgins", "Sons of Our Fathers") est absolument charmante et également totalement convaincante. Dans le rôle de Mary, la mère de Charlotte, Barbara Weetman ("A Good Old Fashioned Orgy", "Stuck in Love") est vraiment très bien également, dans un rôle pourtant pas facile de mère alcoolique.

Pour résumer, c'est l'histoire de Charlotte, une actrice travaillant le soir comme serveuse dans un bar à strip-tease, qui un soir lors d'une pause cigarette fait la connaissance de David, un réalisateur avec qui elle va rapidement se lier d'amitié, après qu'elle l'ait secouru alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Ce qu'elle ignore, c'est que David est en fait un dangereux tueur en série...

Immédiatement on entre dans le vif du sujet avec dès le départ une première scène de meurtre bien dérangeante. Là, où beaucoup de réalisateurs mettraient ensuite pas mal de temps à se que le film se mette en place, Joe Stauffer au contraire nous livre un film bien rythmé avec des meurtres réguliers et toujours très malsain, créant un certain malaise chez le spectateur.

En revanche, le film n'est pas aussi trash que l'on pourrait le penser, les meurtres sont parfois expédiés au revolver, ce qui pourra en décevoir certains, mais ce qui apporte en revanche un réalisme que moi j'ai trouvé plutôt bien vu, un peu à la manière d'un "Wolf Creek". Malgré tout, certaines scènes sont graphiquement sidérantes comme notamment celle du rêve dans la baignoire, une sorte de trip hallucinatoire où l'hémoglobine coule à flots, ce qui assurément satisfera les amateurs de cinéma extrême.

On sent que le réalisateur, qui est également directeur de la photographie, apporte un soin particulier à la beauté des images. Il est d'ailleurs également monteur et là encore, on sent que le bonhomme a du métier. La musique joue également un rôle important et comme par hasard, Joe Stauffer a aussi réalisé auparavant pas mal de clips. Pas étonnant!

Le film comporte aussi pas mal d'humour, souvent très noir, comme on peut s'en douter, le rendant très agréable à voir, d'autant plus que l'histoire d'amour entre les deux principaux protagonistes est étonnamment assez touchante malgré la nature monstrueuse de David.

La fin est vraiment très réussie, mais annonce une suite... Étonnant, car on ne devine pas vraiment dans quelle voie le réalisateur veut se diriger! En tous cas, il me tarde déjà de découvrir ce que ce prodige va nous offrir pour son prochain film.

"Pieces of Talent" n'arrête pas de remporter des prix depuis qu'il tourne dans les festivals et franchement c'est amplement mérité, car ce film est un putain de chef d’œuvre!

"Pieces of Talent" est pour le moment uniquement disponible sur le site officiel du film en double DVD collector, en VHS limitée à 200 copies signées par le réalisateur et en VOD. Contrairement à ce qu'indique la jaquette de l'édition DVD, celle-ci est zone all, ce qui est plutôt un très bon point pour nous.

En revanche, celle-ci sera réservée aux anglophones, puisque seule la version originale est disponible, mais franchement le film est aisément compréhensible et vaut la peine que vous franchissiez le pas si vous avez quelques notions d'anglais. Autrement, cette édition regorge de bonus avec notamment un petit commentaire de David Long et Joe Stauffer, des scènes inédites ou plus longues où l'on voit que le film aurait pu être plus extrême, l'excellent clip "The David Long song" par Klassified, un petit film fait pour la campagne Kickstarter, un message pour les contributeurs en bonus caché, un très beau petit film teaser intitulé "Valentine's day", la bande annonce, le court métrage original "The David Long story" à l'origine du film et d'autres surprises.

Espérons que le film sorte un jour en France! En attendant je vous invite vivement à vous procurer au plus vite cette édition DVD et à suivre le film sur ses pages Facebook, Twitter, Instagram et Tumblr (http://piecesoftalent.tumblr.com/).

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06.08.14

06:36:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre, 1870. Le docteur Arrowsmith (Paul Muller), au profit de ses expériences, délaisse sa femme, Muriel (Barbara Steele), qui se réfugie dans les bras du jardinier. Surpris en flagrant délit d’adultère, le mari les torture et les tue. Apprenant que Muriel a légué toute sa fortune à sa sœur, Jenny, qui lui ressemble étrangement, le docteur l’épouse. Son but inavouable est de la rendre folle, afin récupérer son argent. Mais Jenny semble communiquer avec l’esprit vengeur de sa sœur...

Mon avis :

Jusque-là inédit chez nous en vidéo malgré le fait que le film soit tombé dans le domaine public depuis déjà pas mal d'années, "Les amants d'outre-tombe" nous arrive enfin en DVD grâce à Artus Films et qui plus est, dans une très belle édition collector! Et là, il n'y a pas à dire, l'éditeur nous gâte véritablement avec une splendide édition digipack accompagnée d'un petit livre de 64 pages sur le cinéma gothique italien et avec en plus des bonus inédits spécialement réalisés pour l'occasion...

Le réalisateur Mario Caiano ("Ulysse contre Hercule", "Maciste, gladiateur de Sparte", "Erik le Viking", "Un train pour Durango", "Fräulein SS") signe avec ce film son unique incursion dans l'univers gothique, lui qui pourtant œuvrera dans de nombreux styles de cinémas populaires italiens. Du péplum au western spaghetti en passant par le poliziottesco ou encore le giallo, il nous offrira durant les années 60 et 70 quelques films très sympathiques, même si on ne peut pas parler d’œuvres véritablement marquantes.

En fait, son œuvre la plus marquante, cela sera justement "Les amants d'outre-tombe" où il offre à Barbara Steele ("Le masque du démon", "L'effroyable secret du Dr. Hichcock", "8½", "Danse Macabre", "La sorcière sanglante") une nouvelle fois un double rôle. Il faut dire que l'actrice anglaise excellait vraiment dans ce type de rôles.

C'est une fois de plus le cas, avec d'une part, le personnage de Muriel Arrowsmith, une femme adultère qui sera torturée, puis tuée avec son amant par son mari, le docteur Stephen Arrowsmith, interprété par une autre figure légendaire du cinéma gothique italien, l'acteur Paul Muller ("Les vampires", "La Vengeance de Lady Morgan", "Les inassouvies", "Eugénie de Sade") et d'autre part, le personnage de Jenny Arrowsmith, sa sœur, jugée mentalement perturbée par les médecins et que le savant fou va épouser après avoir appris que celle-ci était l'unique héritière de sa défunte femme.

Les deux personnages seront différenciés par leur couleur de cheveux, l'une brune, l'autre blonde, mais aussi par des personnalités très différentes ce que l'actrice arrivera parfaitement à faire ressentir. Barbara Steele crève une fois de plus l'écran et mérite une fois de plus sans problème son statut de star incontestée du cinéma fantastique.

L'histoire est particulièrement glauque, d'autant plus que le docteur Arrowsmith, sous ses airs innocents, est un être sadique n'hésitant pas à faire souffrir ses victimes, en plus d'être évidemment intéressé par l'argent. Un personnage aux consonances donc très sadiennes. Malheureusement pour lui, les spectres des amants assassinés ne vont pas le laisser s'en sortir comme ça...

On retrouve dans ce film de nombreux thèmes classiques des films d'horreur gothique italiens et d'ailleurs on remarquera que le film entretient pas mal de similitudes avec "La Vengeance de Lady Morgan" sorti également en cette année 1965. Il y a tout d'abord, cette femme qu'on pousse vers la folie, mais également l'histoire des revenants qui est assez similaire. D'ailleurs dans les deux films, c'est Paul Muller qui incarne le méchant...

Dans le rôle de Solange, sa maîtresse à qui il redonne sa jeunesse grâce au sang de sa femme, on retrouve un visage bien connu du cinéma Bis italien, l'actrice Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Kriminal", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera", "La vénus noire").

Le scénario écrit par Mario Caiano et Fabio De Agostini ("L'oeil de l'araignée", "Les nuits rouges de la Gestapo") tient vraiment bien la route, mais surtout, le réalisateur arrive à créer une ambiance réellement très réussie à l'aide d'une très belle photographie noir et blanc signée Enzo Barboni ("Le fils de Spartacus", "Django", "Un train pour Durango"), de splendides décors et d'une musique composée par Ennio Morricone ("Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "4 mouches de velours gris") en personne.

Il est à noter que Mario Caiano souhaitait apporter des touches de couleur rouge au noir et blanc, mais malheureusement le budget alloué par son père, Carlo Caiano ("La Vengeance de l'Aigle noir", "Spartacus"), producteur de plusieurs films de Riccardo Freda, ne le permettait pas. Dommage? Pas sûr! Car le film est vraiment très beau ainsi... Pour l'époque, les effets spéciaux et les maquillages sont assez réussis, même s'ils prêteront sûrement à sourire chez la jeune génération, mais il faut tout de même se mettre en tête que le film date des années 60!

"Les amants d'outre-tombe" ne fait peut-être pas parti des chefs d’œuvre du cinéma gothique italien, mais il fait tout de même assurément parti de ses plus belles réussites.

"Les amants d'outre-tombe" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Les chefs d’œuvres du Gothique dans une splendide édition digipack contenant un livre de 64 pages intitulé "20 ans de cinéma Gothique italien" rédigé par Alain Petit. Le film est proposé au format 1.66, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le château du cauchemar" pour la première fois sous la forme d'un entretien, à un reportage intitulé "Le noir, le blanc, le rouge" comprenant un entretien avec Mario Caiano et Paul Muller, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection Gothique dont celle du film.

Les amants d'outre-tombe

Les amants d'outre-tombe
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