Catégorie: Nouveautés

03.03.15

07:26:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Assigné à résidence dans la maison où elle a grandi, Kylie Bucknell trouve sa peine d'autant plus insupportable qu'elle doit la purger avec sa mère Myriam, une pipelette bien intentionnée, convaincue que la maison est hantée. Kylie ne voit dans les superstitions de sa mère qu'une distraction pour échapper à une routine faite de légumes bouillis et de commérages de province. Mais quand elle commence elle aussi à entendre des chuchotements troublants et des heurts étranges pendant la nuit, Kylie se demande si elle a hérité de l'imagination débordante de sa mère ou si la maison est en effet hantée par un esprit hostile qui n'est pas particulièrement ravi de son retour.

Mon avis :

Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur néo-zélandais Gerard Johnstone, connu dans son pays pour être le créateur de la série satirique "The Jaquie Brown Diaries", s'essaye à un genre assez peu exploité, la comédie horrifique, du moins de la manière dont celui-ci nous la présente...

En effet, nous n'avons pas affaire avec "Housebound" à une grosse comédie loufoque, mais au contraire à une comédie plus mesurée un peu à la manière d'un "Vampire, vous avez dit vampire ?" ou encore d’un "Fantômes contre fantômes" de son compatriote Peter Jackson. Pourtant dès la première scène, on s'amuse beaucoup avec ce cambriolage qui tourne au ridicule!

On y découvre le personnage de Kylie Bucknell, interprétée par la ténébreuse Morgana O'Reilly ("We Feel Fine", "Les voisins"), une jeune délinquante qui suite à ce braquage raté, va se retrouver assignée à résidence au domicile de sa mère avec un bracelet électronique à la cheville, afin d’y purger sa peine...

Seulement voilà, pas de bol, il semble se passer d'étranges choses chez elle! La maison serait-elle hantée? C'est du moins ce que pense sa mère Miriam, jouée par Rima Te Wiata ("50 façons de dire fabuleux"), avec qui Kylie ne s’entend pas vraiment (C’est le moins qu’on puisse dire!), mais c'est aussi ce que va finir par penser la jeune rebelle, même si elle sera pourtant pour le moins septique au départ...

"Housebound" nous surprend par son ton très décalé, passant constamment du sérieux au comique, ce qui pourra d’ailleurs être quelque peu perturbant, mais qui fera aussi la force du métrage. L'autre force du film, c'est évidemment son scénario qui nous réserve quelques surprises assez inattendues, prenant une direction pour le moins surprenante en cours de route.

Enfin, il y a les acteurs qui sont tous très bons, comme par exemple Glen-Paul Waru ("The Jaquie Brown Diaries") dans le rôle d'Amos, un attachant agent de sécurité passionné de phénomènes paranormaux qui va venir en aide à notre jeune délinquante et à sa maman...

Malgré un budget très restreint, le réalisateur s'en sort très bien, nous offrant même un film visuellement très réussi et ne faisant en aucun cas amateur contrairement aux premières œuvres de Peter Jackson auquel il est souvent comparé. Et même si chaque scène sera désamorcée par un élément comique, le réalisateur arrivera quand même à créer une ambiance angoissante, voir à occasionner quelques frissons, chose pas si facile que ça à faire! Chapeau!


Malgré son mélange des genres qui pourra en déstabiliser plus d'un, "Housebound" est une belle réussite qui a bien mérité ses récompenses reçues lors de sa tournée des festivals et notamment au NIFFF (Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel) de 2014 où il remporta le Prix H.R. Giger «Narcisse» du meilleur film.

Après être sorti en pack en avant-première avec le numéro 232 du mois de février 2015 du magazine Mad Movies, "Housebound" est officiellement disponible dans le commerce en DVD et VOD depuis le 16 février 2015 chez Luminor dans une édition basique nous proposant le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste anglaise Dolby Digital 5.1 accompagnée de sous-titres français et contenant que la bande annonce du film en guise de bonus.

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02.03.15

07:22:15, Catégories: Nouveautés  

Par Flo200

Synopsis :

Dans les années 70, un jeune new-yorkais sans histoire se métamorphose en meurtrier lorsqu’il est exposé aux sonorités particulières d’une toute nouvelle musique : Le Disco ! Incapable de contenir ses pulsions meurtrières, Duane Lewis deviendra malgré lui un dangereux tueur en série en exil à Montréal.

Présentation :

Au mois de novembre 2013, quelques jours avant l'avant-première française qui se déroula au Nouveau Latina à Paris le samedi 16 novembre, je vous parlais de "Discopathe", le premier long-métrage très réussi du cinéaste canadien Renaud Gauthier ("Inspector Bronco"), un film d'horreur fort sympathique au ton plutôt décalé, mais beaucoup plus sérieux et malsain que ce que l'on aurait pu l'imaginer au départ. Un slasher très old school qui ravira les vrais amateurs de films d'horreur grâce notamment à des effets spéciaux de maquillages très graphiques réalisés par la référence en la matière au Canada, j'ai nommé Rémy Couture ("Inner Depravity" 1 et 2, "Humains", "Thanatomorphose", "Art/Crime").

Après une telle réussite, espérons maintenant que Renaud Gauthier nous surprenne à nouveau avec "Pierrot" un giallo sur lequel il travaille actuellement et que je vous invite à suivre via sa page Facebook...

En attendant, "Discopath" est disponible depuis le 3 février 2015 grâce à UFO Distribution dans une très jolie édition DVD digipack slim accompagnée d'un poster du film et en VOD. Cette édition française contient le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec une piste audio Dolby Digital 5.1 respectant parfaitement l’œuvre originale à savoir que la première partie du film est en anglais, alors que la deuxième partie du film qui se déroule à Montréal est en québécois. Heureusement pour nous, des sous-titres français sont disponibles sur tout le film, sachant que la partie en québécois est très accentuée et par moments difficilement compréhensible. Au niveau des bonus, cette édition nous propose un documentaire sur le tournage du film d'une durée de 24 minutes jamais promotionnelles, 4 titres de la BO au format MP3 et le storyboard, ces deux derniers suppléments étant accessibles en insérant votre DVD dans votre ordinateur.

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26.02.15

09:21:15, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Il tient un garage qui jouxte la maison où il vit avec sa jeune femme Lylia et son fils Roma qu’il a eu d’un précédent mariage. Vadim Cheleviat, le maire de la ville est bien décidé à s’approprier, de gré ou de force, le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Mais ce dernier ne peut pas supporter de perdre tout ce qu’il possède, non seulement le terrain mais aussi la beauté qui l’entoure depuis sa naissance. Face aux intimidations de l’homme politique, il fait appel à Dmitri, son vieil ami devenu avocat à Moscou. Alors Vadim Chelevia devient plus agressif.

Mon avis :

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre et l'affiche du film, il ne sera pas vraiment question dans "Léviathan" d'un monstre marin, même si effectivement le squelette d'un cétacé assez imposant sera bien présent sur la plage longeant le terrain tant convoité du film et même si un prête orthodoxe évoquera à un moment le terrible monstre de la mythologie phénicienne présent dans la Bible. En fait, comme dans l’œuvre éponyme du philosophe anglais Thomas Hobbes, il sera plus ici question d'une métaphore désignant l'État, du moins le pouvoir représenté dans le film par le Maire et par la justice de toute évidence corrompue...

Depuis son premier long métrage, Andreï Zviaguintsev ("Le Retour", "Le Bannissement", "Elena") ne cesse de remporter des prix dans les plus prestigieux festivals du monde entier, ses trois derniers films ont notamment été à Cannes où "Elena" a remporté le Prix spécial du jury de la sélection « Un certain regard » et "Léviathan", en compétition officielle, a quant à lui reçu le Prix du scénario...

Le réalisateur nous livre un film âpre et violent où la violence ne sera jamais réellement montrée. Ainsi les actes violents seront le plus souvent filmés hors champ, Andreï Zviaguintsev préférant nous montrer la beauté des paysages à travers de longs plans contemplatifs, le tout porté par la sublime musique composée par Philip Glass ("Hamburger Hill", "Candyman", "The Hours", "L'illusionniste"), plutôt que de nous montrer de façon frontale la violence qui règne dans cet environnement glacial, mais absolument magnifique du nord de la Russie.

En revanche, cela ne l'empêchera pas de dresser par ailleurs un portrait très sombre de la société russe en dénonçant notamment la corruption qui y règne, le penchant également pour la boisson de ses compatriotes et la violence qui en découle notamment envers les femmes et les enfants. Le réalisateur en profitera également pour s'en prendre aux dirigeants russes lors d'une scène où les hommes, partis faire du tir à la campagne, vont remplacer les bouteilles qui leur servaient de cibles par des portraits des anciens dirigeants...

"Léviathan" est un drame qui vire à la tragédie, où un homme vivant dans une maison en bord de mer avec son fils et sa nouvelle compagne, menacés d'expropriation par l’administration locale, fait appel à un ami avocat de Moscou ayant des relations pour les défendre contre les poursuites d'un Maire corrompu abusant de son pouvoir à des fins personnelles...

Le cinéaste retrouve ici une nouvelle fois la très belle Elena Lyadova ("Elena"), qui interprète le rôle de Lilya, la compagne de Kolya, le personnage central du film. Ce dernier est interprété par Aleksey Serebryakov ("Le 9ème escadron", "Code apocalypse"), dont la descente en enfer sera rendue d'autant plus crédible que celui-ci sera décrit comme un homme rude et pas forcément toujours très sympathique, se réfugiant dans l'alcool pour affronter ses problèmes.

Les différents personnages du film font tous plus vrais que nature, quitte à en être presque caricaturaux comme c’est le cas de Roman Madyanov ("12") dans le rôle du Maire, un être sans foi ni loi, violent et alcoolique, mais surtout ivre de pouvoir.

Le casting est dans sa globalité de qualité, avec des acteurs tous convaincants et parfaitement choisis pour leur rôle, comme par exemple Vladimir Vdovichenkov ("Taras Bulba", "360", "War Zone") dans le rôle de l'ami avocat. Heureusement d’ailleurs, car quasiment chaque personnage a ici son importance. Une importance qui ne se révèle d’ailleurs pas de suite.

La mise en scène de Andreï Zviaguintsev est impeccable, mise en valeur par une très belle photographie signée par son chef opérateur attitré Mikhail Krichman ("Le bannissement", "Le dernier voyage de Tanya", "Mademoiselle Julie"). Par cette lutte contre les autorités, "Léviathan" fait quelque peu penser à un "Erin Brockovich" qui se passerait en Russie, sauf que comme on s'en doute, cela ne finira pas aussi bien pour cet homme du peuple et sa petite famille.

La dernière partie du film avec notamment ce lien que le réalisateur fait entre le pouvoir politique et la religion est par contre un peu confuse et perdra quelque peu le spectateur, qui de plus, n'aura au final pas toutes les réponses attendues...

Avec ce quatrième long métrage le réalisateur Andreï Zviaguintsev démontre une nouvelle fois qu’il est un metteur en scène exigeant et talentueux sur lequel il faut compter. Il ne fait aucun doute que "Léviathan" a mérité son Prix du scénario à Cannes l’année dernière, mais il aurait peut-être même mérité plus que ça...

"Léviathan" est sorti le 3 février 2015 chez Pyramide Vidéo en DVD et en Blu-ray (Exclusivité Fnac dans un premier temps pour le Blu-ray avant une sortie généralisée le 7 avril). Le DVD nous propose le film au format 2.35:1, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio russe et française Dolby Digital 2.0 et russe Dolby digital 5.1. Le Blu-ray propose quant à lui une image au format 2.35:1, 16/9ème avec une résolution HD de 1920x1080p et un encodage MPEG4/AVC et des pistes audio russe et française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions contiennent le sous-titrage pour sourds et malentendants. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un entretien avec le réalisateur Andreï Zviaguintsev (23’), de scènes coupées (21’) et de 3 bandes-annonces dont celle du film.

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24.02.15

08:42:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Verde Valley, une petite communauté rurale d'Arizona où la vie s'écoule paisiblement. Ou, du moins, s'écoulait jusqu'à que des animaux ne meurent dans des circonstances étranges, victimes de doses massives de poison dont le vétérinaire Rack Hansen ne parvient pas à trouver l'origine. Quand il y réussit, avec l'aide de l'entomologiste Diane Ashley, il est trop tard. Des dizaines de milliers de mygales déferlent déjà sur la ville, rendues plus agressives encore par les produits chimiques que le maire déverse sur elles.

Mon avis :

Depuis les années 50, avec des films comme "Tarantula !" ou "Earth vs. the Spider", les araignées font parti du paysage du cinéma d'épouvante, mais le succès de "Jaws" au milieu des années 70 va relancer la mode des films avec des bébêtes tueuses et notamment ceux avec des arachnides avec des films comme "The Giant Spider Invasion", sorti tout comme le film de Spielberg en 1975 ou encore "Tarantula : Le cargo de la mort" et "L'Horrible Invasion" sortis au cours de l'année 1977...

Le film de John « Bud » Cardos ("The Dark", "Mutant", "Les bannis de Gor") peut aisément être considéré comme la référence du genre (avec peut-être "Arachnophobie" de Frank Marshall) de part son utilisation de 5000 véritables mygales qui donneront assurément des frissons dans le dos à tout arachnophobe qui se risquerait à le regarder.

En effet, si certaines de ces « vilaines » bébêtes velues peuvent être absolument ridicules dans certains films, ici cela ne sera jamais le cas et on ne peut qu'admirer le courage des comédiens et des figurants qui ont dû être entouré de centaines, voir de milliers d'araignées suffisamment grosses pour susciter l'effroi de la majorité des gens et qui dans certains cas se trouveront même sur eux.

Ainsi William Shatner ("Les frères Karamazov", "The Intruder", "Incubus", "Star Trek", "La pluie du diable", "Terreur à l'hôpital central", "Hooker"), vous savez le capitaine Kirk de la série "Star Trek", va se retrouver avec environ une cinquantaine de tarentules sur lui lors d'une des dernières scènes... Je ne suis pas particulièrement fan du bonhomme, mais là, franchement chapeau bas!

Les charmantes Tiffany Bolling ("Bonnie's Kids", "The Candy Snatchers", "The Centerfold Girls") et l'ex-femme de William Shatner, Marcy Lafferty ("Le jour de la fin des temps", "Star Trek, le film") sont également assez étonnantes, semblant également très à l'aise avec les petites bêtes.

Mais la plus surprenante dans le film, c'est la jeune Natasha Ryan ("Amityville, la maison du diable", "Le jour de la fin des temps", "L'emprise"), qui se meut parmi les araignées avec un naturel déconcertant. Bon apparemment, elle a été un peu choisie pour ça au départ, mais quand même!

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence d'une vraie gueule du cinéma, Woody Strode ("Il était une fois dans l'Ouest", "Keoma", "Vigilante", "Cotton Club", "Storyville") dans le rôle de Walter Colby, le fermier noir chez qui tout démarre et de Hoke Howell ("L'exécuteur noir", "Les monstres de la mer", "Horizons lointains") dans le rôle d'Earl Forbes.

Malgré un début un peu lent et un scénario simpliste au message vaguement écologique, le film va s'avérer tout à fait convaincant et même prenant au fur et à mesure que l'intrigue va avancer, nous offrant même quelques scènes assez mémorables comme celle assez époustouflante de l'avion. Le gros point fort de ce "Kingdom of the Spiders" est son réalisme.

Le fait que le réalisateur ait choisi de n'utiliser que peu d'artifices et notamment de nombreuses vraies araignées, apporte un plus indéniable au film de même que les cascades, effets pyrotechniques et maquillages d’effets spéciaux tous très réussis. En fait, seul le matte painting de la dernière scène viendra quelque peu gâcher le spectacle...

"L'Horrible Invasion" fait certes assez daté, mais le film reste tout de même très efficace et les "Arac Attack", "Spiders 3D" & Cie ne sont pas prêts de le détrôner!

Sorti en avant-première avec le numéro 278 du mois d'octobre 2014 du magazine Mad Movies, "L'horrible invasion" est ressorti officiellement dans le commerce le 3 février 2015 chez Sidonis Calysta en DVD. Cette édition DVD nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Les bonus se composent d'une présentation du film et plus généralement des films d'horreur avec des araignées, intitulée "Les petites bêtes qui montent", d'une galerie d'images et de la bande annonce. Attention, la version DVD sortie avec Mad Movies ne contient elle que la bande annonce...

L'horrible invasion - Edition Mad Movies

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21.02.15

16:13:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cherchant à se faire un peu d’argent pour payer ses études de médecine, la jeune Mary est engagée dans une boîte de massage, mais ce sont plutôt ses talents de chirurgienne qui attirent l’attention de son employeur. Elle accepte d’abord de soigner un homme torturé par les gros bras du salon, avant d’opérer quelques freaks qui cherchent les sensations extrêmes en modifiant leurs corps. Un pacte de sang qui va l’entrainer dans une spirale de violence de plus en plus extrême et insupportable.

Mon avis :

Remarqué dans de nombreux festivals où le film remporta d’ailleurs quelques récompenses bien méritées, "American Mary" des terrifiantes Soska Sisters débarque enfin chez nous grâce à Elephant Films qui revient en force en matière de films d'horreur en ce mois de mars 2015 après de longs mois d’abstinence...

Avec ce "American Mary", Jen et Sylvia Soska ("Dead Hooker in a Trunk", "The ABCs of Death 2", "See No Evil 2") nous surprennent grâce à un scénario sortant pas mal des sentiers battus, du moins en matière de films d'horreur. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve la charmante Katharine Isabelle ("Ginger Snaps", "Insomnia", "Freddy contre Jason", "See No Evil 2"), dans ce genre qui lui réussit si bien. Malgré ses 34 ans, la jeune femme incarne une étudiante en médecine tout à fait convaincante qui se retrouve du jour au lendemain à exercer illégalement ses talents de chirurgienne pour de l'argent...

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la petite dame va y prendre goût, aux billets verts comme au bistouri! Pour de l'argent donc dans un premier temps, puis pour se venger dans un second temps, la demoiselle va charcuter dans la clandestinité la plus totale devenant même une star dans son domaine grâce à internet.

Les deux sœurs nous livrent un film très esthétique au sujet certes dérangeant, mais ne tombant jamais dans les excès gores. Un parti pris très féminin que les amateurs de films d'horreur reprocheront très probablement, mais apportant un côté assez classe au film, même si du coup, on ne voit la plus part du temps que le résultat et non les actes en eux-mêmes qui sont soit filmés hors-champ, soit carrément zappés comme par exemple pour l'opération où la jeune femme va opérer sa vengeance.

Avec ses personnages étranges et son univers très particulier, on pense parfois au cinéma de David Lynch, mais en légèrement moins barré et onirique tout de même... Cette galerie de personnages devenus des sortes de monstres avec la chirurgie esthétique ne sera pas non plus sans rappeler le "Freaks" de Tod Browning. Que ce soit Tristan Risk ("Darkest Hour", "The Editor", "House of Manson") en jeune femme voulant devenir Betty Boop, Paula Lindberg ("Charlie") en poupée Barbie grandeur nature ou nos « Twisted Twins » qui sont ici également devant la caméra, toutes ces jeunes femmes sont en tous cas bien flippantes avec une mention spéciale pour les jumelles! D'ailleurs face à elles, on pourra déplorer un casting masculin un peu faible...

Tout comme dans "Nip/Tuck", le film des sœurs Soska nous offre une vision très acerbe des dérives de la chirurgie esthétique, mais en étant ici encore plus trash que dans la série à succès. Si par certains côtés on peut apparenter ce deuxième long métrage des sœurs Soska aux Rape & Revenge, cela ne semblera pas être la motivation principale des réalisatrices qui vont utiliser ici le viol uniquement pour mieux développer la dérive psychologique de leur héroïne qui va suite à cela basculer dans la folie.

En plus de nous livrer un film d'horreur atypique, les canadiennes nous offrent une critique de notre société actuelle où l’apparence revêt une importance de plus en plus importante au risque de tomber dans des excès complètement ridicules. Ce ridicule sera d'ailleurs parfaitement illustré ici apportant au film un humour noir quelque peu dérangeant.

La mise en scène très prometteuse des jumelles est mise en valeur ici par une photographie très soignée signée Brian Pearson ("Meurtres à la Saint-Valentin", "Hell Driver", "Destination Finale 5") et par l'interprétation impeccable de Katharine Isabelle, que seule une fin, certes assez surprenante, mais un peu abrupte vient, non pas gâcher, mais nous laisser un léger goût de trop peu...

Avec ce deuxième long métrage, les sœurs Soska font une entrée vraiment remarquée dans le monde de l'horreur et s'imposent comme de futures références! A suivre...

"American Mary" sort le 3 mars 2015 chez Elephant Films en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous offrira le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec une piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français. Le Blu-ray sera quant à lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contiendra une piste audio anglaise dts-HD master Audio 5.1 sous-titrée en français. Peu de bonus par contre avec seulement une galerie photos et la bande annonce!

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17.02.15

13:32:43, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que se déclenche un violent orage, les Bower et leur fille Judy trouvent refuge dans le manoir isolé de Gabriel et Hilary Hartwicke, un vieux couple à première vue paisible et accueillant. Bientôt rejoints par deux adolescentes rebelles et un jeune homme, ils découvrent que, dans chaque pièce ou presque, leurs hôtes accumulent poupées, marionnettes, polichinelles et soldats de bois. Des jouets certes, mais pas vraiment inanimés. Ils sont même vivants et se montrent particulièrement cruels envers ceux qui n’ont pas su conserver leur âme d’enfant. Il semble que ce soit le cas de tous, ou presque.

Mon avis :

Sorti en DVD depuis belle lurette à l'étranger, notamment aux États-Unis dans une édition MGM proposant d’ailleurs des sous-titres français, "Dolls", ce petit classique de l'horreur des années 80 est enfin disponible chez nous grâce à Sidonis Calysta, qui quelques mois après avoir sorti "From beyond", nous permet une nouvelle fois de compléter un peu plus la filmographie du génial Stuart Gordon...

Initié à l'origine par le producteur Charles Band ("Ghoulies", "Troll", "Fou à tuer", "Puppet Master"), sur la simple idée d'une poupée tueuse représentée par une affiche teaser la montrant avec les orbites vides et tenant ses yeux dans les mains, "The Doll", devenu par la suite "Dolls", avec non plus une, mais toute une horde de poupées tueuses , fût ensuite confié à Ed Naha ("Troll", "Chérie, j'ai rétréci les gosses", "C.H.U.D. II - Bud the Chud"), qui en tira un scénario que Stuart Gordon ("Re-Animator", "Robot Jox", "Fortress", "Castle Freak", "Dagon", "Stuck") mettra ensuite en images.

Stuart Gordon fait parti des maîtres incontestés de l'horreur (Du moins pour ma part!) et ce long-métrage fait bien entendu parti de ses classiques... Malgré le poids des années, "Dolls" surprend encore par ses effets spéciaux réellement bluffants signés notamment par le réalisateur de "Puppet Master II", David Allen ("Hurlements", "Willow", "Chérie, j'ai rétréci les gosses") et cela en dépit d’un budget très restreint.

En fait, la seule scène où l'on peut reprocher que les effets spéciaux soient un peu cheap, c'est la première où un ourson géant se transforme en loup-garou, mais comme celle-ci est toute droit sortie de l'imagination d'une petite fille, cela n'est finalement pas vraiment gênant. Le réalisateur a réussi à imposer ici sa vision de l’histoire, signant un film à l'ambiance plus proche du conte macabre que du film d'horreur pur et dur, malgré quelques effets gores tout de même bien présents.

Le film comporte un casting très restreint, avec notamment dans le rôle de l'horrible belle-mère, Carolyn Purdy-Gordon ("Re-Animator", "From beyond", "Robot Jox", "Stuck"), la propre femme du réalisateur au physique idéal pour jouer les mégères. Autrement, le rôle de la jeune héroïne est tenu par Carrie Lorraine ("Poltergeist II") ; la jeune actrice s'en sort ici très bien, mais curieusement cela sera sa dernière apparition au cinéma.

Dans le rôle de son père, on trouve Ian Patrick Williams ("Re-Animator", "TerrorVision", "Untold"), acteur qui apparaîtra au cours de sa carrière dans pas mal de petits rôles de nombreuses séries télé, mais qui jouera également dans plusieurs autres films de Gordon.

Impossible de passer à côté du vieux couple formé par Guy Rolfe ("Ivanhoé", "Le roi des rois", "Puppet master III : La revanche de Toulon"), acteur qui interprétera le rôle Toulon dans plusieurs épisodes de la saga "Puppet master" et Hilary Mason ("Ne vous retournez pas", "Robot Jox", "Haunted"). Ces derniers sont véritablement fabuleux dans le film, tantôt attendrissants, tantôt, il faut l’avouer, assez inquiétants.

Les deux actrices interprétant les deux punks sont en revanche plus dispensables, voir quelque peu agaçantes et finalement on ne sera pas si déçu que ça de les voir disparaître, dans des scènes assez mémorables qui plus est, même si elles apportaient un peu de sex-appeal au film!

Par contre, Stephen Lee ("WarGames", "Les jours et les nuits de China Blue", "La Bamba", "Le puits et le pendule", "Burlesque") y campe un personnage touchant, un homme un peu nounours ayant gardé son âme d'enfant, le pigeon idéal donc pour les deux punkettes (Eh oui, ce ne sont pas de gentilles punks!).

Voilà donc le casting complet du film, car autrement celui-ci est peuplé de jouets, une multitude jouets même, pas toujours très commodes! Les visiteurs de l'étrange demeure habitée par le vieux couple Hartwicke vont d'ailleurs l'apprendre à leurs dépens!

Le réalisateur va une nouvelle fois signer avec ce long-métrage d'assez courte durée, un film très personnel (même s’il n’en est pas à l’origine!) à la mise en scène particulièrement inspirée, nous offrant quelques scènes assez mémorables, comme celle filmée au ralenti où le personnage d’Enid est exécuté par de petits soldats.

Après "Re-Animator" et "From beyond", Gordon collabore ici pour la troisième fois avec le réalisateur Brian Yuzna ("Society", "Le retour des morts-vivants 3", "Le dentiste"), ici producteur, une collaboration qui malheureusement ne perdura plus très longtemps ensuite...

A l'origine, "Dolls" devait avoir une suite, mais celle-ci ne se fera jamais, ce qui n'empêchera pas Charles Band de lancer par la suite des projets similaires comme les "Puppet Master" et les "Demonic Toys"...

D'autres titres de la filmographie de Stuart Gordon comme "Robot Jox" ou "Le puits et le pendule", restent toujours inédits chez nous, alors croisons les doigts maintenant pour les voir enfin édités dans notre beau pays! En attendant, précipitez-vous sur ce petit classique de l'horreur qui vaut largement le détour!

Sorti en avant-première avec le numéro de novembre 2014 du magazine Mad Movies, "Dolls" est enfin ressorti officiellement dans le commerce le 3 février 2015 chez Sidonis Calysta en DVD et en Blu-ray. L'édition DVD nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. L'édition Blu-ray nous propose quant à elle le film au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio anglaise et française dts-HD master audio 2.0 mono. Les bonus communs aux deux formats se composent d'une présentation du film intitulée "La maison des poupées", d'une galerie d'images et de la bande annonce. Attention, la version DVD sortie avec Mad Movies, au code barre identique à l'édition DVD commerce, ne contenait que la bande annonce...

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Dolls : les poupées (Blu-ray)

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11.02.15

08:11:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quand Harry Altmann apprend qu’il n’a plus que 90 minutes pour vivre, il se lance dans une course contre la montre pour terminer « sa liste de choses à faire », notamment prouver l’amour qu’il porte à sa femme. Pendant ce temps, le jeune Docteur Sharon Gill tente désespérément de le retrouver pour lui expliquer qu’il a été victime d’un mauvais diagnostique...

Mon avis :

Le décès de l'acteur Robin Williams survenu au cours du mois d'août 2014 donne un parfum particulièrement étrange à ce "The Angriest Man in Brooklyn", où un homme hyper colérique et acariâtre apprend qu'il ne lui reste que 90 minutes à vivre... Comment peut-on diagnostiquer cela me direz-vous? Eh bien, tout simplement lorsqu'on met son médecin à bout! On pourrait alors imaginer que le film va ressembler à une comédie loufoque avec ses quiproquos et compagnie... Sauf que malgré le fait que le film ne soit pas dénué d’éléments comiques, c’est avant tout une comédie dramatique, où il ne reste réellement que très peu de temps au personnage d’Henry Altmann pour essayer de réparer ses erreurs ...

Rebaptisé en France, "Deuxième chance à Brooklyn", ce film de Phil Alden Robinson ("Jusqu'au bout du rêve", "Les Experts", "La Somme de toutes les peurs") est en fait le remake du film israélien "Mar Baum" d’Assi Dayan ("La Vie selon Agfa"), décédé également en 2014 (Décidément!!!).

Robin Williams ("Good Morning, Vietnam", "Le Cercle des poètes disparus", "Hook", "Madame Doubtfire", "Jumanji", "Will Hunting") y tient un rôle comme il affectionnait tant, le genre de rôle qui lui permettait d'être excessif, grimaçant et totalement extravagant, une sorte de Louis de Funès à l'américaine en somme. Alors bien sûr, l'acteur va s'en donner à cœur joie et en faire des tonnes! Sauf que par moments, il en fera tout de même un peu trop et cabotinera quand même pas mal...

Cela n'empêche pas le film d'être par moments touchant, drôle, voir émouvant (Oui, j'avoue! J'ai versé ma petite larme!). Et puis, Robin Williams n'est évidemment pas seul dans le film! D'ailleurs, le casting de ce long métrage est assez intéressant avec notamment la charmante Mila Kunis ("Extract", "Le livre d'Eli", "Black Swan", "Ted", "Jupiter: Le destin de l'univers") dans le rôle du docteur Sharon Gill, Peter Dinklage ("Nip/Tuck", "Le monde de Narnia: chapitre 2 - Le prince Caspian", "Game of Thrones") dans le rôle de Aaron Altmann, le frère de Robin Williams dans l’histoire, Melissa Leo ("Frozen River", "Fighter", "Charlie Countryman", "Oblivion", "Prisoners") dans celui de sa femme et Hamish Linklater ("Les 4 fantastiques", "Battleship", "42") dans celui de son fils.

Même parmi les rôles secondaires, on y trouve quelques têtes bien connues comme par exemple James Earl Jones ("L'exorciste II: L'hérétique", "Conan le barbare", "Jusqu'au bout du rêve"), la voix de Dark Vador dans la version originale, ici dans le rôle d'un marchand de matériel Hi-fi ou encore Richard Kind ("Les producteurs", "A Serious Man", "Bad Seed", "Argo") dans le rôle d'un ancien « ami » de faculté...

Le film qui est une véritable course contre la montre où d'une part le personnage d’Henry Altmann va essayer de revoir les personnes qui ont compté le plus dans sa vie pour tenter de réparer ses erreurs passées et d'autre part une course contre la montre également pour le personnage du docteur Sharon Gill, qui elle, va tout faire pour retrouver son malade, est entrecoupé de flashbacks expliquant ce qui a amené cet homme à devenir ainsi.

Dans l'ensemble, le film se suit agréablement, mais certaines scènes sont tout de même assez pénibles en grande partie à cause du jeu de Williams, qui certes incarne un personnage fortement agaçant, mais qui manque quand même de crédibilité. C'est dommage, car avec un peu plus de retenu, celui-ci aurait permis d'obtenir un film beaucoup plus plaisant.

La mise en scène de Phil Alden Robinson fait souvent assez télévisuelle et parfois même artificielle, les séquences par exemple sur le pont sont assez mal incrustées, mais bon, rien de scandaleux non plus... Enfin, la fin inéluctable est assez prévisible et plutôt amusante.

"Deuxième chance à Brooklyn" est un film tantôt assez irritant, tantôt par contre très touchant, qui dans tous les cas devrait ravir les fans de Robin Williams qui apprécieront très certainement le fait de pouvoir découvrir la star dans l'un de ses tous derniers rôles et cela malgré une prestation très inégale et loin de faire parti de ses meilleures performances... En tous cas, « Ô Capitaine! Mon Capitaine! » Vous allez nous manquer Monsieur Williams!

"Deuxième chance à Brooklyn" est sorti en DVD le 4 février 2015 chez Factoris Films/Warner Bros. dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Une édition malheureusement dépourvue de bonus...

Deuxième chance à Brooklyn

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09.02.15

06:39:33, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

1914, Canada. Le lieutenant-vétérinaire Harry Colebourn sauve un ours brun des mains d’un trappeur sans pitié. L’ourson, baptisé Winnie, va devenir la mascotte des soldats et entrer dans la légende...

Mon avis :

Si les aventures de Winnie l'ourson et de ses petits compagnons Tigrou, Bourriquet, Porcinet, Maître Hibou et Co sont bien évidemment de pures fictions issues à l'origine de l'imagination de Alan Alexander Milne, celui-ci s'inspira au départ d'une vraie ourse qu'il allait régulièrement voir avec son fils au zoo de Londres. Cette femelle avait été apprivoisée durant la Première Guerre mondiale par le Capitaine Harry Colebourn, un vétérinaire de l’armée canadienne qui avait fait d'elle la mascotte de sa compagnie, mais qui dû se résoudre à s'en séparer lorsque son régiment partit combattre sur le front français...

"Un ourson nommé Winnie", traduction littérale du titre original "A Bear Named Winnie" (Au départ, le film avait pourtant été rebaptisé en France "Winnie, un ourson de légende") est un téléfilm canadien de John Kent Harrison ("Le Dernier Justicier", "Hélène de Troie", "Les Aventuriers des mondes fantastiques"), datant de 2004, avec en vedette Michael Fassbender ("300", "Eden Lake", "Inglourious Basterds", "X-Men: Le commencement", "Prometheus") dans le rôle de Harry Colebourn.

Le réalisateur a principalement œuvré pour la télévision et cela se ressent immédiatement. Ce long-métrage fait très téléfilm que ce soit dans la mise en scène ou au niveau de la photographie. C’est très classique, très fonctionnel, mais pas de quoi s’offusquer, cela demeure très correct. On a ici affaire à un film familial dans la veine d'un film comme "Deux Frères" de Jean-Jacques Annaud (Eh oui, curieusement on pensera plus à son film sur les deux tigres qu'à "L'ours"...).

Le film est la plus part du temps bon enfant, souvent souriant, mais avec quelques scènes un peu plus graves comme cette scène à la fin se déroulant sur le front où le héros va perdre la majorité de ses compagnons. Michael Fassbender campe ici un personnage très touchant accompagné d'un casting de qualité avec d'excellents acteurs comme Gil Bellows ("Les évadés", "Un amour de sorcière", "Ally McBeal", "La maison au bout de la rue"), génial dans le rôle du colonel Barret ou encore David Suchet ("Bigfoot et les Henderson", "Un monde à part", "Hercule Poirot", "Meurtre parfait") complètement halluciné dans celui du général Hallholland.

Parmi les autres acteurs, on remarquera également la présence de Aaron Ashmore ("The Skulls II", "Missing: disparus sans laisser de trace", "Veronica Mars", "XIII: la série"), touchant dans le rôle du caporal Randy Taylor, Ted Atherton ("Menace Andromède", "Max Payne", "XIII: la série") dans celui du capitaine Elliot et Stephen Fry ("Oscar Wilde", "Gosford Park", "V pour vendetta", "Sherlock Holmes - Jeu d'ombres") dans celui de Protheroe, le gardien du zoo.

L'ourse, incarnée ici par plusieurs bêtes, sera bien évidemment le personnage le plus attendrissant du film. Il sera d'ailleurs difficile de ne pas craquer comme tous les protagonistes du film tellement cette petite boule de poils est adorable. A aucun moment, celle-ci ne se montrera menaçante contrairement à ce qu'on aurait pu penser notamment lorsque celle-ci sera devenu adulte, montrant bien au contraire une bête totalement domestiquée par l'homme. Le réalisateur n'évitera toutefois pas quelques passages un peu mièvres, en particulier à la fin, mais signera tout de même un spectacle télévisuel familial de qualité.

Même si ce téléfilm pourra s'adresser à un public très jeune, cela demeure avant tout le genre de spectacle pouvant toucher tous les âges et donc à partager en famille. Ce type de divertissement n'étant finalement pas si courants, profitez-en pour passer un agréable moment avec vos proches!

"Un Ourson nommé Winnie" est sorti en DVD chez Koba Films le 7 janvier 2015 dans une édition proposant le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0. Pas grand chose à se mettre sous la dent, mais tout de même un petit quizz de 8 questions sur les ours, des notes écrites sur la véritable histoire de Winnie l’Ourson et des bandes annonces de Koba Films & Showshank Films.

Un ourson nommé Winnie

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