Catégorie: Nouveautés

17.10.14

08:31:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète... mais dans quelle limite?

Mon avis :

Alors qu'à l'origine le réalisateur Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog Pound") devait réaliser "Samba Drama", une romance se passant durant le carnaval de Rio, avec comme têtes d'affiche Vincent Cassel et Monica Belluci, celui-ci dût abandonner le projet, probablement en raison de la séparation du couple et donc finalement, c'est "La crème de la crème" qui vit le jour, un film sulfureux sur l'univers des grandes écoles françaises...

Malgré un côté ultra caricatural où l’élite n’est composée que de petits bourges bien évidemment français pure souche, si possible parisiens, aux idées de droite chantant du Michel Sardou à tue-tête tout en se saoulant et se tapant de la gonzesse à gogo, "La crème de la crème" est pourtant un campus movie (Eh oui, les français aussi peuvent en faire!!!) attachant et plutôt sympathique, en grande partie grâce à son casting fort bien choisi et cela, malgré le fait que celui-ci ne soit composé d'aucune vraie star.

Dans le rôle de la charmante Kelly, on trouve Alice Isaaz ("Fiston", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît"), qui incarne cette élève de première année qui va entraîner deux étudiants de deuxième année d'origines étrangères (un juif, un arabe) à se lancer dans la prostitution afin qu'ils deviennent populaires et qu'ils puissent se « taper » enfin de jolies filles...

Il faut dire aussi que physiquement, ce n'est pas trop cela! On ne peut pas dire en effet que Thomas Blumenthal ("Les Choristes") qui interprète Dan et Karim Ait M'Hand ("Cheba Louisa", "L'armée du salut") qui joue le rôle de Jaffar, soient des tombeurs nés! Loin de là! Mais bon, ils sont comme tout le monde, ils veulent « tirer » (Excusez-moi du terme, mais bon, c’est exactement ça!) et pour cela, tous les moyens sont bons!

Aidés donc de Kelly, qui va être en quelque sorte leur rabatteuse, ils vont convaincre de pauvres filles ayant des boulots de « merde » genre caissière dans un supermarché, femme de ménage ou encore serveuse (Merci pour l'image que l'on donne de ces femmes et de ces métiers!) de se prostituer, car vu qu'elles ont des atouts physiques (Dommage pour les moins belles!), elles peuvent espérer mieux (C'est vrai que c'est cool de vendre son corps pour de l'argent!)...

Parmi elles, on remarquera la très jolie Eulalie, jouée par Marine Sainsily dont c'est ici le premier long et qu’on risque de revoir prochainement. Bon, en tous cas, l’image que le film donne de cette jeunesse, de la femme et des hautes études n'est donc pas très glorieuse... En gros, ces étudiants n'ont pas besoin de réellement bosser pour réussir, il est préférable pour eux qu'ils fassent parti du bon cercle, car les étudiants ne sont là que pour se faire de bons contacts, un réseau qui leur servira plus tard dans leur carrière professionnelle, un peu à la manière de la Franc-maçonnerie ou des Skulls and Bones!

En plus, nos deux étudiants sont rejoint par Jean, un étudiant faisant parti de l’élite, interprété par Jean-Baptiste Lafarge ("Les Yeux de sa mère", "JC comme Jésus Christ"), qui va s'associer à eux pour que tout ce petit monde mette en pratique leurs connaissances économiques et satisfasse donc la loi du marché! Auraient-ils pu s'en sortir sans lui? Pas sûr! Par conséquent, l’élite reste l’élite ! Ben, oui, quand même ! D’ailleurs le film traite surtout des différences de couches sociales, en montrant une fois de plus qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne...

Et l'Amour me direz-vous dans tout ça? Eh bien, rassurez-vous, il en est bien question ! Ouf, la morale est sauve! De plus, bien entendu, le film n’est pas à prendre au premier degré! Malgré le côté assez sordide du scénario, le film est avant tout un divertissement et de ce côté là, c'est plutôt réussi avec quelques scènes particulièrement efficaces, tantôt drôles, tantôt entraînantes et quelques répliques vraiment bien senties. Le sujet est traité avec légèreté, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre quand même son but en faisant réagir les spectateurs, malgré son manque de crédibilité et son côté caricatural...

Grâce à ses acteurs, tous excellents, sa mise en scène efficace et la qualité de ses dialogues, "La crème de la crème" s’en sort finalement plutôt bien, même si le film aurait pu être plus abouti avec un scénario un peu moins bancal...

"La crème de la crème" est sorti le 3 septembre en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions proposent une piste en audiodescription pour malvoyants et de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions se composent d’un making of de 25 minutes et de bandes annonces de l’éditeur avant le menu.

Photos © Wild Bunch Distribution

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16.10.14

07:35:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un homme est interpelé en pleine nuit par une lumière étrange. Les jours qui suivent, il sent qu’une présence invisible l’observe...

Mon avis :

La science-fiction n'est pas un thème souvent abordé par le cinéma français, probablement faute de moyens et pourtant, le plus ancien des films de science-fiction date de 1902 et est un film français, "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès! La SF française compte tout de même quelques réussites comme certains films de Luc Besson, Enki Bilal ou encore les films du duo Caro/Jeunet... Mais c'est quand même toujours un réel plaisir quand on peut enfin découvrir une nouvelle œuvre de science-fiction made in France!

"La Quatrième nuit", réalisé par Vincent et Stéphane Leroux, est un court assez particulier puisque celui-ci, traitant pourtant d'ovnis et d'extra-terrestres, est inspiré d'une expérience vécue par les deux frères Leroux. En effet, selon leurs dires, ils auraient été témoins de l’apparition d'un ovni, il y a quelques années et ils ont voulu faire partager cette expérience à travers ce film de fiction où ils se sont mis eux-mêmes en scène (Stéphane dans le rôle principal et Vincent dans celui de l’homme-caméra).

Pour ce court métrage, les deux frangins ont quasiment tout fait par eux-mêmes, les acteurs donc, la réalisation, la photographie, le montage, la musique et même les effets spéciaux! Et bien entendu, j'en oublie! Qui plus est, les deux frères sont autodidactes, ce qui rend leur travail d'autant plus bluffant. Même si le faible budget se ressent par quelques effets spéciaux assez rudimentaires, comme par exemple lors des scènes en nuit américaine où les effets rajoutés sont assez visibles, dans l'ensemble ceux-ci sont assez surprenants et en particulier, les extraterrestres qui sont graphiquement très réussis et assez inquiétants. D'ailleurs, le fait que ceux-ci ressemblent pas mal à ce qu'on a déjà vu et notamment à celui de Roswell, apporte une certaine crédibilité immédiate.

Les réalisateurs nous livrent un court métrage très sensitif où le spectateur risque d'être quelque peu décontenancé par l'absence d'explications ou de réponses aux questions qu’il peut se poser. Doit-on croire en leur témoignage ? Est-ce vraiment crédible ? Y a-t-il une explication rationnelle ? Ou est-ce que les deux réalisateurs sont de parfaits imposteurs ?

Il est impossible d’y répondre et dans tous les cas, tout dépend des croyances de chacun ! Comme la plus part de gens, je reste sceptique devant de tels témoignages, mais comment imaginer en même temps que nous sommes les seuls dans cette galaxie? Alors, bien entendu, s’il avait s’agit d’une simple fiction, on ne se serait pas poser toutes ces questions et les réalisateurs ne seraient pas sujets à d'éventuelles moqueries. Je n’ai aucune idée s’ils en sont réellement victimes, d’autant plus que pour le moment ce court reste assez confidentiel, mais cela serait tout à fait possible.

Personnellement, ayant vécu une expérience paranormale en lien avec la mort, je vois les réactions des gens lorsque j’en parle et j’imagine très bien qu’ils doivent avoir le droit aux mêmes regards ou aux mêmes sourires... On ne peut pas en vouloir aux gens d'être rationnels et de ne croire qu'en ce qu'ils voient, mais pourtant une bonne partie d'entre eux suivent des religions et croient en un Dieu dont ils n'ont absolument aucune preuve de l'existence! Et là, cela ne choque personne! Bizarre, non?

Mais bon, revenons au film, d'une durée d'environ 17 minutes, celui-ci bénéficie d'une mis en scène soignée, d'une très belle musique composée et interprétée par Vincent Leroux apportant tantôt une ambiance mystérieuse, tantôt inquiétante. Et puis, il ne faut pas oublier que même si cela part d'un vécu, les réalisateurs n'ont jamais dit avoir vu des extraterrestres! Cela reste une pure fiction tout de même où chacun peut interpréter l'histoire à sa façon... Ainsi, le film peut aussi être vu comme un film sur la folie, le héros pouvant aussi avoir basculé vers celle-ci en raison de son isolement.

Ce court métrage des frères Leroux est au final très prometteur, alors espérons qu’ils continuent dans cette voie, avec si possible la prochaine fois un budget plus conséquent et pourquoi pas un long-métrage!

"La Quatrième nuit" est sorti en ce début du mois d’octobre dans une édition collector limitée à 100 exemplaires contenant deux disques, le DVD-R comprenant le court métrage (avec sous-titres anglais et japonais en option) et incluant de nombreux bonus (Interview des réalisateurs, OVNI Paris 2014, Effets spéciaux, Vidéoclip de la chanson "Naughty Night", found footage, scène coupée, bandes annonces, galerie photos et affiches) pour une durée totale de 56 minutes et le CD-R de la bande-son. Cette édition est trouvable pour le moment à Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et en contactant World In Progress Films via sa page Facebook ou son site officiel.

La Quatrième Nuit - Edition limitée

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15.10.14

07:42:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Mon avis :

Même si le projet des frères Dardenne de réaliser ce film datait d'une dizaine d'années, la crise économique que nous vivons actuellement, accentue forcément l'écho que "Deux jours, une nuit" peut avoir sur notre génération si durement touchée par celle-ci et cela bien entendu d'autant plus si tout comme moi, vous avez été un jour confronté au chômage...

Avec "Deux jours, une nuit", les frères Dardenne ("La Promesse", "Rosetta", "Le Fils", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo") retrouvent une nouvelles fois l'acteur belge d'origine italienne Fabrizio Rongione ("Rosetta", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo"), dont ils avaient lancé la carrière au cinéma en 1999 avec "Rosetta" et s'offrent en vedette celle qui est devenue une star internationale grâce à "La Môme", Marion Cotillard ("Jeux d'enfants", "Innocence", "Public Enemies", "Inception", "Les Petits Mouchoirs"), rencontrée sur le tournage de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard dont ils étaient coproducteurs.

Marion Cotillard y incarne Sandra, une employée d'une entreprise de panneaux solaire, qui sortant d'une dépression apprend que son employeur a fait un odieux chantage à ses collègues, leur demandant de choisir entre son emploi et leur prime de 1000 euros. Dénonçant l'influence qu'aurait eu son contremaître dans la décision de conserver la prime, Sandra, aidée de sa collègue Juliette, réussit à convaincre son patron de refaire les votes et a alors un week-end pour faire basculer les votes en sa faveur...

C'est la boule au ventre que l'on va suivre cette course contre la montre entre doutes, espoirs et désespoir, où la jeune femme au fond du trou, mais soutenu par son mari et poussée par une amie, va aller à la rencontre de tous ses collègues dans l’espoir de les faire changer d'avis.

La crise touchant de plein fouet cette région apparemment très prolétaire de la Belgique, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le nord de la France, la jeune femme va alors devoir se battre pour que ses collègues changent d'avis, essuyant bien entendu des refus plus ou moins humains, mais réussissant tout de même à ce que certains acceptent de se priver pour elle.

Les deux réalisateurs nous offrent un film réellement bouleversant où le personnage de Sandra, magnifiquement interprété par Marion Cotillard résolument plus inspirée que dans certains blockbusters dans lesquels elle a récemment joué, nous touche au plus haut point. Le jeu des autres acteurs, notamment de Fabrizio Rongione, est très juste et renforce l'immersion du spectateur qui suit cette femme dans sa croisade comme s'il était à ses côtés.

Il faut dire que la mise en scène des frères Dardenne faite ici de plans séquences accentue le côté réaliste, à la limite du documentaire. Malgré les rebondissements, le film est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui nous revoit d'une manière ou d'une autre à notre propre vécu, car même si l'on n’a pas vécu le chômage ou ne serait-ce que la peur du chômage, on a souvent vécu en revanche ce type de chantage lamentable au boulot aussi invraisemblable que cela puisse paraître ou encore les abus des petits chefs...

Et si tel n'est pas le cas, eh bien, j'ai envie de vous dire que vous avez bien de la chance! Alors certes, ce n’est pas un film très gai, même s’il y a tout de même des notes d’espoir, mais c’est du cinéma qui touche, bouleverse, nous fait réfléchir et nous incite à prendre conscience de certaines réalités et donc peut-être à agir...

Une nouvelle fois, le cinéma social de Jean-Pierre et Luc Dardenne fait mouche et nous émeut profondément, sans jamais être larmoyant. "Deux jours, une nuit" est un film engagé certes, mais aussi avant tout un beau film, tout simplement, auquel pour moi il est inconcevable de ne pas être sensible !

"Deux jours, une nuit" est sorti le 1er octobre en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version française en dts-HD Master Audio 5.1 et 2.0. Les deux éditions contiennent en outre des sous-titres français pour sourds et malentendants et l'audiodescription pour aveugles et malvoyants. Quant aux bonus, ils se composent d'entretiens avec Jean-Pierre et Luc Dardenne (14'), Marion Cotillard (11') et Fabrizio Rongione (13') et de la bande-annonce du film.

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14.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un...

Mon avis :

Après avoir été révélé au public grâce à "The Tree of Life" de Terrence Malick et à "Mud" de Jeff Nichols, le jeune acteur Tye Sheridan retrouve une nouvelle fois le sud des États-Unis, avec "Joe", un film à l'ambiance justement assez proche de "Mud", où il partage l'affiche cette fois avec un Nicolas Cage qui n’avait pas crevé l’écran comme ça depuis belle lurette...

Dès les premiers instants de ce nouveau film de David Gordon Green ("All the Real Girls", "L'autre rive", "Délire express", "Prince of Texas"), on sent qu'on a affaire à un film âpre et violent qui ne nous épargnera pas. Et effectivement rarement un film m'aura autant pris aux tripes que celui-ci, ce que je n'attendais pourtant pas de la part de ce réalisateur. "Joe", c'est l'adaptation d'un roman de l’écrivain américain Larry Brown, dont le scénario est écrit par Gary Hawkins, l'ancien professeur de cinéma de David Gordon Green et auteur du documentaire "The Rough South of Larry Brown" portant sur la vie de l'écrivain américain, documentaire d’ailleurs présent dans les bonus de l’édition DVD collector et sur le Blu-ray.

Le film qui décrit un sud des États-Unis, violent et touché par une certaine misère sociale, traite essentiellement à travers cet univers peu accueillant de la relation entre deux êtres non épargnés par la vie. D'une part, le jeune Gary Jones, joué par Tye Sheridan, qui vit avec un père alcoolique hyper violent et d'autre part Joe Ransom, interprété par Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center"), un ex-taulard devenu chef d'équipe d'une société d’abattage d'arbres. Les deux hommes vont se rencontrer lorsque Gary, à la recherche d’un travail qui lui permettrait d’échapper à sa situation familiale difficile va être embauché par Joe, peu regardant sur le personnel qu’il emploie du moment que ses employés travaillent. Rapidement, une relation complice va s’installer entre les deux hommes, Joe trouvant en Gary le moyen quelque part de se racheter par rapport à son passé et devenir enfin le père qu'il aurait aimé être et Gary trouvant, tout simplement, un père. Il faut dire que le jeune homme n'est pas aidé de ce côté là avec un père alcoolique comme on n'en a rarement vu au cinéma auparavant...

Gary Poulter qui interprète ce père imprévisible et ultra violent, est incroyablement crédible et livre ici une interprétation réellement bluffante. Et pour cause, celui-ci, malheureusement décédé en février 2013 à l'âge de 53 ans, par conséquent avant la sortie du film, était en fait un vrai SDF repéré à un arrêt de bus à Austin par le directeur de casting du film. Prendre un type, comme ça dans la rue pour lui confier un rôle aussi important, aurait pu s’avérer catastrophique vu qu’il n’avait pas bien évidemment aucune expérience en tant qu’acteur, mais dans le cas présent on peut dire que John Williams, dont c’était le premier casting en tant que directeur, a eu le nez creux! Gary Poulter, qui visiblement n’a pas été épargné par la vie et qui fait d’ailleurs facilement 10 ans de plus que son âge réel, s’avère excellent et cela même lors des scènes de comédie où il se montre vraiment naturel devant la caméra.

"Joe" est un vrai film de gueules et parmi elles, on remarquera également celle de Ronnie Gene Blevins ("A Beautiful Life", "American Cowslip", "Dark Canyon") dans le rôle du toquard de service, un looser au visage balafré se prenant pour un dur. Quant aux deux acteurs principaux, le jeune Tye Sheridan a amplement mérité le Prix Marcello-Mastroianni du Meilleur Espoir Masculin qu’il a reçu à la Mostra de Venise en 2013 tant il impressionne par sa présence et son jeu face à un Nicolas Cage en pleine résurrection qui incarne ici magnifiquement ce personnage attachant et droit, mais loin d’être un enfant de cœur, cherchant quelque part dans cette relation avec le jeune Gary, la rédemption.

Par contre, ne vous attendez pas à un film débordant d’action, c’est avant tout un film d’ambiance, une ambiance noire et poisseuse montrant un environnement peu sûr où les protagonistes survivent comme ils peuvent! Le film est servi par une photographie particulièrement soignée tantôt froide, tantôt chaude, signée par Tim Orr ("Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare", "Stuck in Love", "Manglehorn")qui travaille avec le réalisateur depuis ses débuts et par une musique à la fois discrète et efficace composée par Jeff McIlwain ("Votre majesté") et surtout David Wingo ("Take Shelter", "Mud - Sur les rives du Mississippi").

Avec "Joe", David Gordon Green surprend en livrant un film coup de poing mettant superbement en image l’univers rude de Larry Brown. Pour moi, c’est sans hésitation, le film de l’année!

"Joe" est sorti en Double DVD collector, Blu-ray et VOD le 10 septembre chez Wild Side Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1, quant au Blu-ray, il propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of de 30 minutes, du documentaire de Gary Hawkins "The Rough South of Larry Brown" (90') et de la bande annonce du film.

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13.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À sa sortie de prison, The Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais trop de choses ont changé en son absence... Désormais sans attache, il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses d’Amérique pour retrouver un frère disparu depuis plusieurs années... Mais le Mal est partout...

Mon avis :

Amateurs d'OFNI (Objets filmiques non identifiés) et autres bizarreries, voici "The Rambler", un film assurément fait pour vous! Car attention, sous ses apparences très classiques (Du moins, si l'on en juge l'affiche!), ce road-movie semble avoir été constamment filmé sous acide...

Après avoir décontenancé le public venu voir son premier long métrage, par ailleurs toujours inédit en DVD chez nous malgré une petite distribution en salle, Calvin Lee Reeder ("The Oregonian") enfonce le clou avec "The Rambler", un film pour le moins étrange où l'on suit le parcours d'un ancien détenu dont la sortie de prison ne va pas se passer vraiment comme il l'avait imaginé! A l'origine du film, le réalisateur avait réalisé un court métrage éponyme en 2008 où le metteur en scène jouait lui-même le randonneur ; un court métrage complément barré, bien craspec à la limite de l'expérimentale.

Ce long-métrage est donc une sorte de version longue de ce court, mais où le cinéaste a pu développer plus en détail ses idées complètement loufoques. Évidemment, il faudra bien s'accrocher pour suivre le film, car après un début assez classique, cela part dans tous les sens, c'est à la fois complètement absurde, gore par moments, crade, drôle et même touchant parfois... Un film donc totalement indéfinissable, ne ressemblant à rien de connu! L'éditeur compare le film à "Lost Highway" et "Easy Rider"... Oui, c’est vrai par certains côtés! Pour le côté trip sous acide, on se rapproche quelque peu du chef d’œuvre de Dennis Hooper, mais ici le trip est beaucoup plus long. Pour le côté étrange, on peut penser effectivement au cinéma de David Lynch et en particulier à "Lost Highway" avec lequel il entretient une certaine parenté, mais Lynch pourrait paraître presque normal comparé à Calvin Reeder!

Les acteurs et tout particulièrement, Dermot Mulroney ("Young Guns", "Copycat", "Le mariage de mon meilleur ami", "Zodiac", "Le territoire des loups") dans le rôle du randonneur est tout à fait convaincant dans ce rôle de looser à l’allure de cow-boy pur et dur. L'acteur y est même quasi méconnaissable! On retrouve autrement une nouvelle fois Lindsay Pulsipher ("The Beast", "True Blood", "Justified", "Flutter"), déjà présente dans le court métrage original et dans "The Oregonian".

On y croise bien entendu des personnages assez farfelus, comme par exemple celui de l'inventeur fou, interprété par le producteur James Cady, qui a inventé une machine permettant en principe de visualiser les rêves. Bon, on ne peut pas dire que cela soit tout le temps très concluant! Mais je vous laisse découvrir... Le film est par moments assez gore et certaines scènes sont tout de même assez répugnantes, alors même si ce n'est pas un film d’horreur, ni un film particulièrement violent, il n'est absolumnt pas étonnant que celui-ci soit réservé à un public âgé minimum de 16 ans.

"The Rambler" est un pur road trip déconcertant et difficile d’accès, qui risque de laisser un max de monde sur le côté, mais pour peu que vous ayez l’esprit ouvert et que vous vous laissiez embarquer, celui-ci vous entraînera dans un univers onirique complètement barré et hallucinatoire.

"The Rambler" est sorti en DVD & VOD le 3 septembre chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec bien évidemment sous-titres français. Peu de bonus par contre, mais on a tout de même le droit au court métrage original qui a inspiré le film et à des bandes annonces de l'éditeur.

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09.10.14

06:16:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Depuis 30 ans, Jack et Franck Baker, pianistes obscurs, jouent dans tous les bars américains devant un public de plus en plus clairsemé. Ils décident d'engager Susie, une ancienne escort-girl dont la stupéfiante beauté n'a d'égale que la qualité de sa voix. Véritable bête de scène, à la fois sensuelle et désinvolte, Susie a sur le public un effet explosif ! Sa présence va cependant rapidement éprouver l'entente entre les deux frères...

Mon avis :

Cette réédition de "Susie et les Baker Boys" chez Éléphant Films me renvoie avec nostalgie au début des années 90 lorsque j'avais découvert ce film avec ma femme. À l'époque, nous l'avions apprécié, notamment pour son très beau casting, mais sans qu'il ne nous ait marqué plus que ça. Pourtant, 24 ans plus tard, je ne l'ai pas oublié, même si mes souvenirs sont bien évidemment assez flous. Par contre, je dois avouer que j'avais quelque peu peur d'être déçu en le revoyant, qu'il ait mal vieilli en fait...

"Susie et les Baker Boys" a été écrit et réalisé par Steve Kloves ("Flesh and Bone"), plus connu pour son travail de scénariste que de metteur en scène. On lui doit notamment les scénarios de quasiment tous les épisodes de "Harry Potter" et récemment de "The Amazing Spider-Man". Au niveau de la réalisation, en revanche, celui-ci ne signera que deux films, dont celui-ci qui fût son premier, pourtant malgré un certain classicisme, la mise en scène élégante de Steve Kloves n'a rien de honteuse et n'explique en aucun cas le manque de succès du film, ni pourquoi ce dernier ne s'est essayé à la réalisation qu'une seconde fois...

Peut-être tout simplement qu'à l'époque de la sortie du film, les spectateurs n'avaient pas forcément envie de voir un film sur un trio musical jazzy? Surtout que malgré le fait que l’histoire se passe à la fin des années 80, l'ambiance des clubs dans lesquels les Fabulous Baker Boys jouent, lui confère un côté assez rétro. Avec le temps, le film a finalement fort heureusement plutôt bien vieilli et se dégustera un peu comme un bon vin.

"Susie et les Baker Boys" narre le déclin d’un duo de pianistes n’arrivant pas à se renouveler et qui pour redonner un coup de fouet et de la fraîcheur à leur show, va faire appel à une chanteuse. Mais si cela va effectivement fonctionner dans un premier temps, cela va aussi faire surgir les frustrations et le mal-être du personnage de Jack Baker, interprété par Jeff Bridges ("Le canardeur", "King Kong", "La disparue", "Blown Away", "The Big Lebowski", "True Grit"), véritable virtuose du duo, alors que son frère, joué par Beau Bridges ("Un tueur dans la foule", " L'Hôtel New Hampshire", "Max Payne", "The Descendants"), leader pourtant du duo, va s’avérer être en fait un musicien sans génie, beaucoup trop plan-plan et dont la principale préoccupation est de subvenir aux besoins de sa famille. La relation entre les deux frangins est ici tellement crédible, qu’on se demande vraiment si les deux frères jouent ou se comportent comme ils sont dans la vraie vie...

Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Ladyhawke", "Les sorcières d'Eastwick", "Tequila Sunrise", "Esprits rebelles"), dans le rôle de Suzie Diamond, est ici absolument flamboyante et irrésistible, notamment lors d'une scène où celle-ci chante de façon terriblement sensuelle sur le piano de Jeff Bridges qui tombera naturellement sous son charme (Qui pourrait résister d’ailleurs ?).

La justesse d'interprétation est pour beaucoup dans la réussite du film ; la scène par exemple où Jeff Bridges rompt avec Michelle Pfeiffer est assez remarquable. En dehors du trio, on remarque quelques têtes connues comme Gregory Itzin ("I Know Who Killed Me", "24 heures chrono", "Mentalist"), Xander Berkeley ("24 heures chrono", "Taken", "Being Human", "Mentalist") et surtout la charmante Jennifer Tilly ("Remote Control", "Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky"), qui apporte étonnamment une bonne dose d’humour et non de glamour comme on aurait l’imaginer.

Ce long-métrage, profondément mélancolique et envoûtant n’est effectivement pas dépourvu d’humour, mais savamment dosé et sans jamais tomber dans le grotesque. Les personnages sont attachants, particulièrement le personnage de Jack qui vit d’histoires sans lendemain avec son chien et sa petite voisine qui lui rend visite tous les jours.

La photographie du film signée Michael Ballhaus ("Les affranchis", "Dracula", "Gangs of New York") met parfaitement en valeur la mise en scène très raffinée du réalisateur, le tout porté par la musique jazzy, qui ne fait que croitre en qualité au fur et à mesure que les personnages se lâchent...

Il est à noter d'ailleurs en ce qui concerne la musique du film que la BO du film est signée Dave Grusin ("Le Lauréat", "Les Trois Jours du condor", "Tootsie", "Les Goonies") et que c'est Michelle Pfeiffer en personne qui interpréta ses chansons dans le film. Avec ce film, Michelle Pfeiffer remporta le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et avait été déclarée à l'époque comme étant la favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice et franchement, ce qui n'a rien d’étonnant!


Alors que j'avais attendu plus de vingt pour revoir le film, cette fois, quelques heures après sa vision, j'ai déjà envie de le revoir pour partager ce plaisir une nouvelle fois avec ma moitié. Et pas par nostalgie, mais tout simplement car ce film finalement très sensuel et très touchant, m’a procuré une intense émotion que j’ai envie de revivre avec elle!

Après avoir été édité en DVD en avril 2002 chez TF1 dans une édition qui proposait une image au format 1.77 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono (sous-titres imposés) et réédité à l'identique en janvier 2007 chez Une Vidéo / CIDC, "Susie et les Baker Boys" est ressorti le 2 septembre chez Éléphant Films en DVD simple et combo DVD + Blu-ray. Le film est proposé cette fois au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono pour le DVD et 1.85 avec une résolution 1080i AVC avec pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono pour le Blu-ray. Alors que l'édition TF1 proposait en bonus une featurette d'époque et une rencontre avec le trio d'acteurs, cette nouvelle édition, quant à elle, nous offre une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, une galerie photos, la bande-son séparée et des bandes annonces.

Susie et les Baker Boys

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Susie et les Baker boys - DVD à la une

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Susie et les Baker Boys - Edition 2014

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03.10.14

05:42:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Déborah et Simon parquent leur voiture pour aller faire quelques câlins dans la forêt. Ils se font assommer et se réveillent dans une maison où vivent Diane, Carla, Célian et Jeff : quatre dangereux psychopathes qui occupent leur temps à humilier et à tuer des innocents. Attachés, enchainés, ils n’ont aucune chance de s’enfuir. Ils vont vivre — avec d’autres jeunes gens, car ils ne sont pas seuls — ce qu’ils aimeraient bien n’être qu’un cauchemar. Il existe des secrets bien gardés. Peu de personnes les connaissent. C’est quelque chose de puissant. Il protège ces quatre maniaques sanguinaires...

Mon avis :

Cela fait déjà un petit bout de temps que l'on entend parler que l'ex-bimbo provocatrice et forte en gueule de Secret Story saison 3, Cindy Lopes, a joué dans un film d'horreur! Mais qui aurait pu penser que celle-ci serait allée tourner en Suisse pour le réalisateur indépendant Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons")? Il faut bien avouer que c'était plutôt inattendu...

D'autant plus inattendu que les amateurs de films d'horreur sont en général peu amateurs d'émissions de téléréalité! On ne peut donc que saluer les risques pris par le duo, car il n'est vraiment pas sûr que ce long-métrage attire beaucoup de monde. Ni d’ailleurs que les fans de films d'horreur ou même que les fans de la bimbo soient très tendres avec celui-ci...

Tout le monde connaît plus ou moins, ne serait-ce que de nom, la fameuse Cindy qui prenait à l’époque des douches entièrement nue avec les garçons de la maison des secrets, en revanche, peu de monde connaît les films du réalisateur suisse. Moi, cela fait assez longtemps que je le suis, malgré le côté très amateur de ses films. En général, ceux-ci sont assez généreux et déviants et on y ressent toujours un réel amour pour le cinéma de genre.

Cette fois encore, le manque de moyens se fait immédiatement ressentir et les acteurs font dans l’ensemble très amateurs avec souvent une diction, il faut bien l’avouer, peu naturelle. C'est d'ailleurs Cindy Lopes qui ici s’en sortira le mieux, car même si elle n'est pas une grande actrice, son expérience devant la caméra se ressent tout de même par son côté assez naturel. Jean-Clément Gunter nous offre cette fois un film au scénario un peu léger, mais à l’érotisme assez poussé. Les demoiselles, comme les messieurs d’ailleurs, se retrouvent d’ailleurs assez rapidement à poil pour des parties de jambes en l’air, mais malheureusement pour les fans de Cindy, cette dernière ne leur dévoilera pas plus que son joli décolleté laissant entrevoir son opulente poitrine.

Côté maquillages d'effets spéciaux, même si ceux-ci sont assez rudimentaires, ils sont tout de même très acceptables pour ce type de petit budget. Le film est une sorte de croisement entre le torture-porn et le survival, mais il ne se prend heureusement à aucun moment réellement au sérieux, ce qui fait que par moments, on serait même plutôt dans la parodie que dans le film d’horreur pur et dur. En fait, en dehors de son côté fauché et amateur, on regrettera essentiellement que le réalisateur n'est pas un peu plus rythmé son film et ne soit pas allé plus loin dans le côté déviant.

Certes, il y a une scène d’anthropophagie et une autre de viol, mais vu le côté pervers des quatre psychopathes, on aurait pu imaginer plus de perversités envers leurs victimes... Alors que finalement, ils sont assez sages, un peu trop même! Après le tournage, Cindy Lopes s’est réjouie notamment d’avoir écrasé dans ses mains les couilles d’un pauvre gars, mais vu le caractère sadique de son personnage, on aurait même imaginé qu’elle les lui coupe! Enfin, je vous rassure le film va tout de même assez loin et sera donc réservé à un public tout de même averti...

Avec "Séquelles", Jean-Clément Gunter semble vouloir conquérir le public français, d’ailleurs l’avant-première a eu lieu le 18 septembre 2014 à Paris et le DVD est distribué sur la plus part des gros sites français, mais attention, pour apprécier le film, il vaut mieux tout de même être amateur de série Z, car autrement vous risquez d’être quelque peu décontenancé!

"Séquelles" sort en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 2.39 16/9ème avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition est assez généreuse en bonus, avec un making of de 30 minutes, une petite interview croisée entre le réalisateur et sa vedette, une galerie photos, un bêtiser et des bandes annonces.

Séquelles

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01.10.14

05:04:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De Calcutta à Hollywood en passant par Londres, la belle métisse anglo-indienne Queenie Kelley va devenir Dawn Avalon, une star de cinéma adulée. Après une pauvre enfance, la jeune femme aura le monde à ses pieds. Mais ce beau visage masque la peur constante qu’un jour son passé la rattrape et détruise tout ce qu’elle a bâti...

Mon avis :

Depuis quelques temps maintenant, Elephant Films nous permet de redécouvrir les œuvres des frères Korda à travers sa collection Cinéma Master Class et notamment les films qu'ils tournèrent avec leur star Merle Oberon ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Divorce de Lady X", "Les Hauts de Hurlevent"), dont la carrière décolla grâce à sa relation avec Alexander Korda ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") avec qui elle se maria en 1939. C'est la vie de cette star qui inspira l'histoire de "Queenie, la force d'un destin", un téléfilm luxueux de 1987 que Koba Films nous permet de redécouvrir...

S'il est évident que la vie de Merle Oberon a inspiré ce téléfilm en trois parties (Ici présenté sous deux parties seulement, mais de façon complète quand même!), en revanche, l'histoire sera ici très romancée et assez éloignée de la réalité sur pas mal de points. L'histoire s'inspire en fait d'un roman de Michael Korda, le neveu d'Alexander Korda, d'où le lien évident avec le couple vedette qui inspira cette histoire!

Pour pimenter la vie de Merle Oberon, de nombreux drames ont été ajouté et donc il ne faudra pas prendre ce téléfilm pour un biopic, car ce ne sera pas le cas. Ce téléfilm, très bien mis en scène par Larry Peerce ("Noces de cendre", "Un tueur dans la foule", "Love Child"), vaut surtout pour son actrice principale, Mia Sara ("Legend", "La folle journée de Ferris Bueller", "Une étrangère parmi nous", "Timecop"), qui nous hypnotise ici par sa beauté.

Évidemment, cela ne sera pas tout! Fort heureusement! "Queenie, la force d'un destin" a bénéficié de moyens assez conséquents et cela se voit notamment à travers les splendides décors, les costumes et bien entendu son casting 4 étoiles (Non! Pas 5, il ne faut pas abuser quand même!).

On retrouve notamment Kirk Douglas ("La Captive aux yeux clairs", "Vingt Mille Lieues sous les mers", "Ulysse", "Les Vikings", "Spartacus", "Holocauste 2000") dans le rôle de David Konig, personnage représentant en quelque sorte Alexander Korda, Martin Balsam ("12 hommes en colère", "Psychose", "Diamants sur canapé", "Tora! Tora! Tora!"), dans le rôle de Marty ou encore Joss Ackland ("Le sicilien", "Le complot", "L'arme fatale 2", "À la poursuite d'Octobre Rouge") dans celui de Sir Burton Rumsey, le père de celle qui va « pourrir » l'enfance de la jeune Queenie Kelly, révélant à tous qu'elle est en fait une sang-mêlée.

Tout comme Merle Oberon, la jeune Queenie va souffrir en effet des moqueries de ses camarades de classe, toutes anglaises pure souche, mais également d'autres drames, qui vont profondément la marquer et la pousser à quitter Calcutta pour Londres (Dans la réalité, cela ne sera pas exactement ça, mais bon...).

Après une quarantaine de minutes consacrées à son enfance, où la jeune métisse est interprétée par Kate Emma Davies ("The Franchise Affair", "Children's Ward"), on découvre enfin, la splendide Mia Sara dont la plastique va alors provoquer la convoitise de bien des hommes... Si au départ, la jeune femme va subir, par la suite, elle va apprendre à en user! Comme beaucoup de femmes, malheureusement pour nous! (Oui, je m’égare!)

Bon, le téléfilm est par moments assez mélodramatique et prévisible, mais il reste plutôt agréable à regarder grâce notamment au talent de ses acteurs. Parmi eux, l'acteur israélien Topol ("Un violon sur le toit", "Flash Gordon", "Rien que pour vos yeux"), excellent dans le rôle de Dimitri Goldner, l'agent de Queenie et Leigh Lawson ("Tess", "La maison de tous les cauchemars", "L'épée du vaillant") dans le rôle de l'oncle Morgan. Au final, on regrettera même que l’histoire s’arrête aussi vite, ce qui est plutôt gage de qualité, non?

"Queenie, la force d'un destin" comporte tous les éléments de ce qu’on attend de ce type de saga, qui nous font passer les dimanches pluvieux enfermés à la maison...

"Queenie, la force d'un destin" est sorti en DVD le 2 juillet chez Koba Films au format 1.33 4/3 dans sa version française stéréo uniquement. Pas de réels bonus, seuls quelques bandes annonces de l’éditeur figurent au programme, alors que l’éditeur avait au départ prévu un module sur la vraie vie de Merle Oberon... Dommage !

Queenie, la force d'un destin

Queenie, la force d'un destin
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