Catégorie: Nouveautés

17.12.14

07:06:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le sergent Dan Madigan est un vétéran du 10ème district de Manhattan. Sa principale cible est le crime organisé. Incorruptible, expérimenté et maniant l’humour à froid avec brio, Madigan sera appelé en renfort en Europe, afin d’aider à l’arrestation de gros caïds de la pègre locale...

Mon avis :

Quatre après "Police sur la ville" de Don Siegel ("L'Invasion des profanateurs de sépultures", "L'Inspecteur Harry", "L'Évadé d'Alcatraz"), Richard Widmark ("Panique dans la rue", "Les Forbans de la nuit", "La Lance brisée", "L'Homme aux colts d'or", "Alamo", "Le Crime de l'Orient-Express") réendossait le costume du sergent-détective Madigan, ressuscité pour faire vivre cette série qui comptera en tout et pour tout, 6 épisodes de 70 minutes...

"Madigan", pourtant est une très bonne série qui aurait bien mérité de perdurer un peu plus longtemps, car les six épisodes qui la composent, sont vraiment de qualité. Dans la série, Madigan est sergent et divorcé, ce qui n'est guère étonnant puisque Inger Stevens ("Les Boucaniers", "Pendez-les haut et court") qui interprétait le rôle de son épouse dans le film, décéda en 1970.

Dès le premier épisode, "Enquête à Manhattan", on est happé, non pas par l'intrigue, somme toute très prévisible, mais par le personnage de Madigan, en particulier l'humour et la sympathie qu'il dégage et par l'approche de la série qui met ici l'accent sur sa relation avec son nouveau binôme, un jeune flic sans expérience et diplômé en psychologie, ayant une approche de son métier très différente de celle de Madigan, puisque celui-ci ne veut pas se servir de son arme... Ce dernier est ici interprété par Ronny Cox ("Délivrance", "Enfer mécanique", "Le flic de Beverly Hills", "RoboCop"), qui sera parfait dans ce rôle un peu mou du genou.

Dans les rôles des deux petits malfrats agresseurs de petites vieilles, on reconnaîtra deux gueules assez connues, Tony Lo Bianco ("Les tueurs de la lune de miel", "French Connection", "Police puissance 7", "Meurtres sous contrôle") d'une part et James Sloyan ("L'arnaque", "Xanadu") d'autre part. L'épisode se termine par une scène très amusante, particulièrement étonnante. La mise en scène d’Alex March ("Une si belle garce") est d’autre part très soignée avec quelques plans très inspirés et le rythme parfaitement géré.

Dans le deuxième épisode, "Enquête à Harlem", Madigan va enquêter sur un braquage commis dans une réception par l’un des serveurs, un jeune noir voulu juste 1000 dollars afin de libérer sous caution son frère emprisonné, seulement voilà, il est tombé sur un homme d’affaire rancunier et raciste qui va engagé un tueur pour lui faire la peau... Cette fois encore, l’intrigue sera assez classique, mais l’attitude très humaniste du sergent et le discours antiraciste de l’épisode feront que l'épisode fonctionnera tout de même assez bien.

Et puis il y aura une petite galerie de personnages intéressants interprétés par quelques acteurs parfois assez connus comme notamment Charles Durning ("Sœurs de sang", "Terreur sur la ligne", "L'Anti-gang", "Tootsie"), justement dans le rôle de Sid Balinger, l'homme d'affaires raciste. L'épisode est réalisé par Jack Smight ("747 en péril", "La bataille de Midway", "Les survivants de la fin du monde"), donc pas un inconnu et là encore, on sent un travail assez soigné.

Avec le troisième épisode également mis en scène par Jack Smight, Madigan va enfin voyager vraiment (Ce n'est quand même pas pour rien qu'Elephant films a sous-titré la série, « le policier globe-trotter »!). Dans "Enquête à Londres", il va aider Scotland Yard à coincer une bande de faux monnayeurs, qui lui avait apparemment malheureusement échappé à New-York. Là, encore, ce n'est pas l'intrigue qui fera la réussite de cet épisode, mais toujours l'humour qui s'en dégage, le rythme soutenu et sa relation avec un flic assez atypique, sorte de boulet de service qu'on lui a refilé...

Parmi le casting de cet épisode, on remarquera principalement la présence de la jolie Fiona Lewis ("Le bal des vampires", "Le retour de l'abominable Dr. Phibes", "Dracula et ses femmes vampires", "Furie", "L'aventure intérieure"), Bernard Archard ("Le village des damnés", "Macbeth", "Chacal", "Krull"), Garfield Morgan ("L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne", "28 semaines plus tard") et David Bauer ("Patton", "Les diamants sont éternels", "Road Movie"). Un casting donc une nouvelle fois assez solide entourant un Richard Widmark toujours impeccable. On pourra en revanche reprocher la vision assez caricaturale des anglais, mais bon c’est assez courant dans le cinéma américain...

Pour le quatrième épisode, notre sergent solitaire se retrouve cette fois involontairement au Portugal alors qu'il convoyait un prisonnier en Espagne. "Enquête à Lisbonne" est probablement le meilleur épisode de la série, car cette fois il repose sur un scénario nettement plus solide, tout en conservant ce qui constitue les atouts de la série.

Un épisode parfaitement mis en scène par Boris Sagal ("La stripteaseuse effarouchée", "Opération V2", "Le survivant"), parmi lequel figurent quelques acteurs relativement connus comme Peter Vaughan ("Les chiens de paille", "Bandits, bandits", "Brazil", "Les vestiges du jour") en truand cynique et malicieux, Damien Thomas ("Les sévices de Dracula", "Le message", "Sinbad et l'oeil du tigre", "La Noble maison") dans le rôle d'Eduardo, un jeune flic vivant la belle vie grâce à sa riche belle-mère ou encore Tom Adams ("La grande évasion", "Une fille nommée Fathom", "La maison qui tue", "Docteur Who") dans le rôle du détective Jaqueta et par ailleurs seul acteur à avoir joué dans deux épisodes de la série en dehors de Richard Widmark.

Direction ensuite l'Italie, avec le cinquième épisode, "Enquête à Naples", un épisode également de bonne facture mis en scène aussi par Boris Sagal où Madigan vient chercher le témoignage d'un mafieux repenti et surtout désireux de se venger et où notre sergent va donc devoir se frotter à la mafia. Il s'agit de l'épisode où il y aura le plus de morts, ceux-ci se succédant même à un rythme assez soutenu. Comme toujours par contre, Madigan apportera quelques touches d'humour et l'intrigue sera assez prenante.

Parmi le casting, on remarquera principalement la présence de Raf Vallone ("Le Cid", "Le cardinal", "Nevada Smith", "L'or se barre", "Le parrain, 3ème partie"), de Rossano Brazzi ("L'or se barre", "La malédiction finale", "New York, 2 heures du matin", "Formule pour un meurtre"), ainsi que des très jolies Agostina Belli ("Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", Holocauste 2000") et Beba Loncar ("Les drakkars", "Le corniaud", "La donneuse"), cette dernière retrouvant une nouvelle fois Richard Widmark après avoir joué avec lui dans "Les drakkars".

Enfin, pour le sixième épisode, retour au bercail avec une enquête se passant à nouveau à New-York... Avec "Enquête à Park Avenue", on pourrait même dire que la boucle est bouclée, car c'est en effet Alex March qui le réalise, celui-là même qui avait réalisé le tout premier! Dans cet épisode, Madigan doit retrouver son ancien coéquipier, viré de la police après avoir tué un petit malfrat désarmé, afin de l'empêcher d’exécuter un contrat qui lui rapporterait certes beaucoup d'argent, mais ferait de lui un vrai meurtrier...

Ce dernier épisode, sort pas mal du lot, par rapport aux autres, même si ce n'est pas forcément le meilleur, car cette fois, on ne suit pas uniquement Madigan, mais également beaucoup le personnage de Max Bennerman, interprété par John Larch ("Un frisson dans la nuit", "L'inspecteur Harry", "Amityville, la maison du diable"), son ancien binôme, ce qui fait que Widmark sera beaucoup moins présent dans cet épisode. Petit détail qui tue, il sera assez amusant de constater que le personnage de Bennerman choisira le nombre 666 pour sa consigne et son appartement d'observation, comme si le réalisateur voulait nous faire comprendre que celui-ci a fait un pacte avec le Diable... Malgré un ton résolument plus sérieux, Madigan apportera tout de même quelques touches d'humour avec quelques répliques bien senties.

Parmi le casting de cet épisode, également quelques têtes pas inconnues comme celles de Charles Cioffi ("Klute", "Les nuits rouges de Harlem", "Remo sans arme et dangereux") et David Spielberg ("Christine", "Un flic dans la mafia") dans les rôles des deux commanditaires. Encore une fois un épisode de qualité, ce qui nous fera d'autant plus regretter que la série se termine ainsi... Enfin, on notera que l'un des thèmes musicaux de la série est composé par Quincy Jones... Il y a pire, non?

Malgré des intrigues assez prévisibles, cette série de 1972 au charme indéniable et étonnamment peu connue mériterait vraiment d'être redécouverte, car elle a encore de nos jours beaucoup d'atouts et en particulier son acteur vedette qui apporte un humour assez irrésistible...

La série "Madigan" est sorti le 19 novembre 2014 en coffret 6 DVD chez Elephant Films dans une édition proposant une image au format respecté 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 stéréo. Pas de réels bonus, des bandes annonces de l'éditeur et c'est tout!

Madigan, le policier globe-trotter

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15.12.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le tueur numéro 3 devient la cible de ses commanditaires après avoir raté un contrat. Alors qu’il se défait sans mal des hordes d’assassins envoyés à sa suite, il trouve le réconfort auprès de ses maîtresses. Mais le défi ultime s’annonce quand le mystérieux tueur numéro 1, dont personne de vivant n’a jamais vu le visage, se met également à ses trousses...

Mon avis :

Au cours de l'année 2003, deux splendides coffrets consacrés au réalisateur japonais Seijun Suzuki regroupant chacun trois films sortirent chez HK Vidéo, suivi deux ans plus tard par un troisième coffret contenant également trois films. Ces trois coffrets étant épuisés depuis maintenant belle lurette et trouvable uniquement d’occasions, c'est avec joie qu'on accueillera ces rééditions sorties chez Elephant Films de "La jeunesse de la bête", "Detective Bureau 2-3" et "La marque du tueur" dans des versions restaurées inédites en France, d’autant plus que les trois films nous sont cette fois proposés également en Blu-ray...

"La marque du tueur" est considéré comme le chef d’œuvre de Seijun Suzuki ("Les Fleurs et les Vagues", "La Barrière de chair", "Histoire d'une prostituée", "La Vie d'un tatoué"), c’est d’ailleurs un film adulé par des réalisateurs comme Quentin Tarantino, Jim Jarmusch ou encore John Woo. Il faut dire que malgré les années et le fait que le film soit très marqué années 60, il semble encore aujourd'hui toujours réellement innovant.

Suzuki signe ici un film semblant assez foutraque, partant dans tous les sens, mais en même temps, regorgeant de plans absolument incroyables et de trouvailles visuelles hyper originales. "La marque du tueur" n'est pas forcément un film très facile d'accès, c'est un film pour les amoureux du cinéma, ceux qui considèrent le 7ème art avant tout comme un art à part entière, appréciant les films pas seulement pour l'histoire qu'ils nous racontent, mais aussi pour l’œuvre en elle-même, pour la beauté des images, pour le travail du réalisateur, du chef opérateur, pour la musique, le travail sur le son etc...

Avec ce dernier long métrage réalisé pour les studios Nikkatsu avant de se faire licencier, Seijun Suzuki signe une œuvre totalement baroque, filmée en noir et blanc, tout en clairs-obscurs et jeux d'ombres. Une œuvre d'une beauté déconcertante proche esthétiquement de la Nouvelle vague et du Pop-art. D'ailleurs, ce film s'inscrit complètement dans l'esthétique notre propre Nouvelle vague, impression renforcée par l'utilisation d'une musique très jazzy et cela même si on associe également ce film à la nouvelle vague japonaise dont les principaux représentants étaient Nagisa Oshima, Masahiro Shinoda et Yoshishige Yoshida.

Comme un pied de nez aux studios Nikkatsu, Suzuki nous offre un film de yakusas totalement atypique et sulfureux, avec notamment un érotisme assez torride pour l’époque ; une œuvre où il semble crier au monde entier et surtout à ses producteurs, sa liberté artistique! Pour donner vie à son œuvre, le cinéaste va faire appel une nouvelle fois à un casting loin des canons de beauté habituels, on peut même dire que les principaux acteurs n’ont pas un faciès très commun.

Le héros, interprété par Jô Shishido ("Détective Bureau 2-3", "La barrière de chair", "La Jeunesse de la bête", "Combat sans code d'honneur"), que l'on peut considérer comme l'acteur fétiche du cinéaste, est par exemple assez joufflu, alors que Isao Tamagawa ("La barrière de chair", "Kwaidan", "Histoire d'une prostituée" "Le vagabond de Tokyo", "Elégie de la bagarre"), qui est également l'une des actrices fétiches du réalisateur, a aussi un visage très particulier, plutôt jolie, mais avec des traits assez grossiers, limite enfantins.

Durant tout le film, Suzuki va multiplier les décors insolites comme l’appartement hyper moderne et typique de l’architecture bétonné des années 60 du héros ou encore celui de Michihiko entièrement décoré de papillons morts et d’oiseaux.

Et l’histoire me direz-vous dans tout ça ? Eh bien c’est une classique histoire de yakusas, où un tueur, Gorô Hanada que l’on surnomme numéro 3, se fait traquer par ses commanditaires après avoir manqué sa cible. Ainsi, il se retrouvera avec un autre tueur surnommé numéro 1 à ses trousses... Mais ceci est assez anecdotique et ne constituera pas l’intérêt principal du film!

Pour cette nouvelle édition, tout comme pour celle de "La jeunesse de la bête" d'ailleurs, Elephant films s'est servi de la restauration faite par Criterion (Autant dire que c'est gage de qualité!), alors espérons maintenant que l'éditeur puisse nous proposer d'autres titres par la suite, car Criterion en compte d'autres à son catalogue...

Si j’ai un conseil à vous donner, cela serait de ne rien attendre de ce film et tout simplement de vous laisser porter par la beauté des images et l’inventivité de Seijun Suzuki !

Après avoir été édité en DVD le 19 février 2003 par HK vidéo au sein d'un premier coffret consacré à Seijun Suzuki, "La marque du tueur" est ressorti le 2 décembre 2014 chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition combo DVD + Blu-ray. Cette nouvelle édition DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio japonaise Dolby Digital mono alors que le Blu-ray propose une image au format 2.35:1 avec une résolution de 1080p AVC et piste audio japonaise dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, ces nouvelles éditions nous offrent une courte présentation de la collection avant le menu, une présentation du film par Charles Tesson (15’), une galerie de photos, les bandes-annonces de la collection Seijun Suzuki, ainsi que les présentations des différentes collections de la collection Cinéma Master Class.

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Seijun Suzuki Vol. 1 / Coffret 3 DVD

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Seijun Suzuki Vol. 1 - Edition Seven7 / Coffret 3 DVD

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04.12.14

06:24:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En 1560, une expédition espagnole quitte les hauts plateaux péruviens pour s’enfoncer dans la forêt amazonienne à la recherche du mythique Eldorado. L’entreprise est démente mais Aguirre, commandant en second, refuse de renoncer. Il renverse son chef et prend la tête du groupe. Dès lors, ses hommes devront le suivre, quoi qu’il en coûte : Aguirre s’est mis en tête de se tailler un empire autour de la fabuleuse cité d’or et d’y fonder une dynastie...

Mon avis :

Précédemment sorti dans diverses éditions aujourd’hui épuisées, "Aguirre, la colère de Dieu", l'un des classiques de Werner Herzog a cette fois les honneurs d'une très belle édition collector chez Potemkine Films, d'une part dans une édition combo Blu-ray + DVD au packaging vraiment classieux et d'autre part au sein d'un premier coffret consacré au cinéaste (4 volumes sont prévus en tout)...

Pour son troisième long-métrage, Werner Herzog ("Nosferatu, fantôme de la nuit", "Fitzcarraldo", "Invincible", "Rescue Dawn", "La Grotte des rêves perdus") est allé tourner au Pérou entièrement en décors naturels dans des conditions très difficiles pour l'équipe puisque certaines scènes notamment seront filmées sur de petits sentiers à flanc de montagne (sur le Machu Picchu) ou encore dans des rapides hyper dangereux et cela avec réellement le minimum de sécurité. Un tournage rendu encore plus difficile par les continuelles crises d'hystérie de Klaus Kinski ("El Chuncho", "Coplan sauve sa peau", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Venus in Furs", "La Clinique sanglante", "Fou à tuer")...

Les relations entre l’acteur et le réalisateur furent sacrément houleuses allant jusqu'au point où Herzog menaça Kinski avec une arme à feu, qu'il retourna ensuite contre lui lorsque la star capricieuse menaça de quitter le tournage. Même les indiens présents lors du tournage proposèrent à Herzog de tuer Kinski le plus sérieusement du monde tellement il était odieux avec tout le monde... Mais le résultat est là! Kinski crève littéralement l'écran! Il déambule durant tout le film autour des autres protagonistes tel un dément, faisant régner la terreur autour de lui. L'acteur n'a jamais fait dans la demi-mesure, mais là par ses excès, il est d'une justesse incroyable (Ce n’est pas pour rien que le vrai Aguirre était surnommé El Loco!). Durant la durée du film, il est Don Lope de Aguirre!

Herzog nous livre en tous cas un film de toute beauté servi par la très belle photographie de Thomas Mauch ("La ballade de Bruno", "Fitzcarraldo", "L'enfant de la guerre") et par la musique envoûtante de Popol Vuh, un groupe allemand qui signera par la suite bon nombre des musiques de films du réalisateur et signant ici une bande originale proche de celles de Vangelis, accentuant le côté onirique du film. Le cinéaste va nous faire voyager durant près d’une heure et demi en plein cœur de l’Amazonie parmi une nature splendide, mais dangereuse, semblant infinie, mais étant surtout au final oppressante, comme s’il s’agissait d’un piège se refermant sur les protagonistes à la recherche de l’Eldorado. Un Eldorado que nos conquistadors espèreront trouver jusqu’à basculer dans la folie.

Une folie qui sera notamment retranscrite à travers les décisions absurdes de l’empereur fantoche placé par Aguirre à la tête de cette expédition insensée et également par les visions étranges des protagonistes apportant quelques touches d’humour au film, conférant ainsi à celui-ci un peu de légèreté, mais contribuant en même temps à accroître le malaise qui s’instaure peu à peu au fur et à mesure que croît l’agonie des personnages de cette aventure au bout de l’enfer. Si le réalisateur s’inspira de faits réels pour son film, il n’hésitera à prendre de grosses libertés avec la réalité puisqu’il mélangera plusieurs faits historiques. Le but du réalisateur n’étant de toutes manières pas de relater la réalité, mais plutôt de livrer un film sur une époque et sur cette soif de l’or qui animait les conquistadors à la recherche de l’Eldorado.

Étonnamment lors de plusieurs séquences, Herzog évitera de rendre son film aussi spectaculaire qu’il aurait pu l’être, ne montrant pas par exemple les batailles, mais seulement le résultat… Un curieux parti pris qui pourrait s’expliquer par le faible budget du film, mais qui toutefois fait parti de la vision et des souhaits du réalisateur. Ce qu’il y a de particulier également dans sa façon de faire un film, c’est aussi le fait qu’il s’adaptera continuellement aux conditions de tournage, aux aléas, à la météo, aux personnes qu’il rencontrera... Le résultat, en tous cas, est une œuvre cinématographique intemporelle, sublime, étrange et unique.

"Aguirre, la colère de Dieu" fait parti des chefs d’œuvre de Werner Herzog, peut-être même son meilleur film... Une œuvre à posséder absolument!

"Aguirre, la colère de Dieu" vient de ressortir le 4 novembre 2014 chez Potemkine Films dans une sublime édition collector combo Blu-ray + DVD, ainsi qu'au sein d'un coffret consacré au cinéaste. Le film est proposé sur le DVD au format 1.33 4/3 avec pistes française et allemande Dolby Digital 2.0 mono et sur le Blu-ray au format 1.33 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes française et allemande dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, cette édition nous offre une présentation du film par Hervé Aubron (6’), un commentaire audio par Werner Herzog (93’), les court-métrages "Derniers mots" (1968, 13’) et "Mesures contre les fanatiques" (1968, 11’) et un entretien avec Pierre-Henri Deleau, fondateur de la Quinzaine des Réalisateurs (21’). Quant au premier coffret consacré au réalisateur par Potemkine Films, celui-ci nous offre le même contenu pour ce film, plus les longs et courts métrages "Herakles", "Signes de vie", "Les nains aussi ont commencé petits", "Fata Morgana", "Land of Silence and Darkness", "The Great Ecstasy of Woodcarver Steiner" et "L'Enigme de Kaspar Hauser" et de nombreux bonus.

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Coffret Werner Herzog Vol. 1

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Aguirre : La colère de Dieu

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Aguirre : La colère de Dieu + Fitzcarraldo

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Aguirre : La colère de dieu + Woyzeck

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Aguirre, la colère de Dieu

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Coffret Werner Herzog - Edition Spéciale Fnac

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Werner Herzog Vol. 1 / Coffret 5 DVD

Werner Herzog Vol. 1 / Coffret 5 DVD
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Aguirre : La colère de Dieu - Edition kiosque

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Aguirre : La colère de Dieu - Ancienne édition

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02.12.14

07:02:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin Shepard, devenu un héros national après avoir sauvé la ville de Los Angeles d’une tornade de requins, se rend à New York avec son ex-femme April. Mais il ne va pas tarder à découvrir que les requins ont également fait le voyage...

Mon avis :

S'il y a bien un endroit où les requins ne sont pas une espèce menacée et en voie d'extinction, c'est bien au cinéma ou à la télévision... C'est bien simple, ils sont partout! Dans des lacs comme dans "Shark 3D", dans des supermarchés comme dans "Bait", à la montagne comme dans "Avalanche Sharks" ou bien encore en pleine ville comme dans "Sharknado"! En fait, plus ça va, plus on les trouve partout sauf où ils devraient être! Ah, je vous jure... Les sales bêtes!!!


Suite à l’inattendu succès rencontré par le premier "Sharknado", Anthony C. Ferrante ("Terror Hospital", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") nous livre un second opus tout aussi délirant et un troisième est par ailleurs déjà annoncé pour 2015. Les créateurs reprennent pour ce deuxième volet, exactement la même recette et après avoir dévasté Los Angeles, ils s’attaquent cette fois à New York, qui va connaître également un terrible sharknado, entendez par là une tornade avec des requins.

Et bien entendu, pas de bol, notre super héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Beverly Hills", "Tyrannosaurus Azteca") se trouve encore là accompagné de son ancienne ex-femme, toujours jouée par Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner").

Comme s’ils les attiraient, le mauvais temps et les squales s'acharnent vraiment contre eux, ne leur laissant aucun répit, puisqu'ils en seront victimes alors qu'ils seront encore dans l'avion... Oui, oui, vous avez bien lu ! Ils vont être attaqués par des requins alors qu’ils seront encore dans les airs! Si ce n’est pas de l’acharnement ça...

Toujours est-il que comme dans le premier film, c'est du grand n'importe quoi, à la fois complètement invraisemblable et bourré en même temps d'incohérences qui auraient pu être évitées. Mais on s'en fout, on est là pour se marrer devant ce délire complètement décomplexé! Anthony C. Ferrante et son acolyte Thunder Levin ("Soulmates", "American Warship", "AE: Apocalypse Earth", "Atlantic Rim") vont une nouvelle fois se lâcher pour nous offrir les idées les plus folles sans se soucier une seule seconde du réalisme.

On aura ainsi le droit à une scène totalement folle où la tête de la statue de la liberté dévalera les rues de Manhattan derrière notamment la sœur et la nièce de notre héros sans que celle-ci n'arrive à les rattraper... C'est à mourir de rire! Et encore il y a bien plus improbable ou délirant, mais je vous laisse découvrir!

On voit que les deux créateurs se sont fait plaisir, incluant par exemple dans leur film de nombreux caméos, dont certains ne parleront pas au public français, mais d'autres si, comme par exemple la présence de Robert Hays ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "L'incroyable voyage", "Docteur T & les femmes") dans le rôle du pilote de l'avion ou encore celle du réalisateur en personne dans celui d'un guitariste dans le métro...

D’ailleurs une bonne partie de la musique du film est interprétée par Quint, le groupe dont le réalisateur est le leader et on retrouvera notamment l’entêtante chanson du générique du premier film, "(The Ballad of) Sharknado" d’inspiration très Ramonienne.

Cette fois encore, les effets spéciaux sont très visibles et ce qui est franchement tordant c’est qu’on voit en plus qu’en dehors des acteurs et des figurants du film qui font semblant d’être paniqués, de nombreux passants, eux vivent leur vie comme si de rien n’était, se baladant tranquille dans les rues de New York! C’est absolument génial!

Quant au final, cette fois encore cela atteindra des sommets, Ferrante nous livrant quelques scènes complètement hallucinantes et invraisemblables pour notre plus grand bonheur! En tous cas, il n'y a pas à dire la tronçonneuse va très bien à Ian Ziering!

Après un "Sharknado 2" aussi délirant, j'ai vraiment hâte de découvrir le troisième volet, car je me demande franchement ce que le duo Ferrante/Levin va nous réserver la prochaine fois!

"Sharknado 2" sort le 9 décembre 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080p et pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of, d'un module sur les effets spéciaux, d'un autre sur les caméos, de scènes coupées et de la bande annonce.

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Sharknado 2 (Blu-ray)

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25.11.14

08:32:47, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des personnes se réveillent au sein d’un vieil hôpital psychiatrique ne sachant pas comment elles sont arrivées là. Alors qu’elles décident de chercher un moyen de s’enfuir, elles vont vitre découvrir que dans ces lieux froids et sinistres, elles ne sont pas seules. Des forces surnaturelles rôdent et tentent de les empêcher de partir. Tandis que Sam et Jessica veillent sur la très jeune Celia, des tensions naissent dans le groupe. En se posant des questions les uns sur les autres, ils vont s’apercevoir que leurs passés sont liés et certains ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Avec les forces du mal autour d’eux et des disparitions étranges, ils comprennent que dans ces lieux, rien ne paraît être ce qu’il est...

Mon avis :

Après "Devil Seed", un film de possession sympathique, mais qui ne révolutionnait pas le genre, le réalisateur canadien Greg A. Sager nous revient avec un second long-métrage horrifique dont nous avons pour une fois la primeur puisque celui-ci n'est pour le moment sorti dans aucun autre pays. Une édition canadienne est tout de même prévue pour le 2 décembre 2014 et encore uniquement en DVD, alors que nous avons eu le droit en plus à une sortie Blu-ray...

"Kingdom Come" se déroule dans un bâtiment désaffecté (il a été tourné en fait dans un hôpital psychiatrique abandonné dans le Sud-ouest de l'Ontario) où des individus qui ne se connaissent pas se réveillent sans le moindre souvenir de comment ils sont arrivés là... Tiens on a déjà vu ça auparavant! Dès les premières minutes, des évènements étranges se produisent sans que l'on sache s’ils sont d’ordre paranormal ou s’ils sont l’œuvre d'un psychopathe à la Jigsaw...

Bon, il faut avouer que ce début est assez laborieux, avec quelques acteurs particulièrement agaçants qu'on aimerait voir disparaître rapidement et un scénario on ne peut plus classique. Heureusement, les protagonistes agaçants vont disparaître assez vite et le scénario va nous réserver quelques bonnes surprises! En effet, après cette première partie assez faible, les apparitions surnaturelles vont faire leur apparition et le film va alors rentrer dans le vif du sujet.

La vraie nature des différents protagonistes va nous être révéler à travers des flashbacks et la raison de leur présence en ces lieux peu à peu dévoilée, rendant l’intrigue du film tout de même plus intéressante que ce que le début nous laissait imaginer.

Et puis heureusement en dehors des quelques rôles secondaires assez stressants, les acteurs principaux, Ry Barrett ("Desperate Souls", "Neverlost", "Antisocial"), la charmante Camille Hollett-French ("Making 'The Domino Effect'") et la toute jeune Ellie O'Brien ("Ascension") forment un trio attachant auquel va s'opposer un Jason Martorino ("The Secret Lives of Lovers") cabotinant certes pas mal, mais dont le côté excessif est rendu crédible de part la nature de son personnage... Sager a choisi un casting assez peu expérimenté, mais heureusement assez convaincant dans l’ensemble.

Côté trouillomètre, on ne peut pas dire que le film fera beaucoup d'effet, mais il distillera tout de même une ambiance assez glauque et malsaine et les créatures du film seront assez réussies, même si on aurait apprécié qu'elles soient un peu plus agressives. Enfin, le final nous réserve un twist assez intéressant et plutôt bien vu, même s’il était assez prévisible. Le réalisateur aurait toutefois gagné à rythmer un peu plus son film et peut-être aussi à se démarquer de ses références.

Avec ce second long-métrage, Greg A. Sager montre une nouvelle fois qu’il aime le cinéma de genre et qu’il a des références, mais maintenant il serait peut-être bien qu’il s’en démarque pour nous offrir quelque chose de plus original et donc de plus marquant et de plus abouti. Finalement ce "Kingdom Come" s’avère être une plutôt bonne surprise, car il faut bien reconnaître qu’on en attendait pas grand-chose...

"Kingdom Come" est sorti le 1er octobre chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby digital 5.1, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35 1080p AVC avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, pas mal de choses, mais malheureusement réservées à un public anglophone, avec un making of, un bêtisier, des scènes coupées et étendues.

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24.11.14

08:32:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Londres, 1939. Ian Fleming est un playboy irresponsable. Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate, il se fait recruter par les services secrets. Une expérience qui va l’inspirer pour créer l’espion le plus connu et aimée : James Bond.

Mon avis :

Il est bien connu que le célèbre auteur des romans de James Bond, Ian Fleming, avait travaillé dans les services secrets britanniques avant de se lancer dans la carrière de romancier à succès que l'on connaît, mais les aventures de l'agent 007 sont tellement incroyables que l'on peut se demander si l'auteur a vécu ce genre de situations et surtout quelle part de vérité il peut y avoir dans ces aventures rocambolesques?

Eh bien, la récente mini-série "Fleming", produite par BBC America, va nous aider à en savoir un peu plus sur ce personnage hors du commun. Grosse désillusion tout d’abord, le bonhomme n'était pas vraiment l’homme de terrain que l’on imaginait et James Bond représente en gros ce qu'il aurait aimé être et non ce qu’il était! Ian Fleming était un homme plein d'imagination et c'est d'ailleurs en partie pour cette qualité qu'il fût recruté...

Mais par contre, on ne peut pas dire que c’était particulièrement un as de la gâchette ou un combattant émérite! Par contre, tout comme Bond, c'était un sacré coureur et apparemment un bon amant! C’est déjà ça! La série débute comme un vrai James Bond, avec une superbe scène aquatique, avant que l'on ne découvre Fleming en train d'écrire son premier James Bond, "Casino Royale".

L'action prend place ensuite 13 ans plus tôt, débutant encore une fois sur une scène très James Bondienne où Ian et son frère Peter, un écrivain déjà reconnu, dévalent une piste à skis. Rien d'extraordinaire en soi, mais l'on sent que Mat Whitecross ("The Road to Guantanamo", "Sex & Drugs & Rock & Roll", "Spike Island", "Ashes"), le réalisateur, a voulu par ces premières scènes montrer la similitude entre la vie du romancier et sa vision fantasmée que l’on retrouvera ensuite dans les aventures de James Bond.

Ian Fleming est ici magnifiquement interprété par Dominic Cooper ("The Duchess", "Tamara Drewe", "The Devil's Double", "Captain America: First Avenger", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui arrive immédiatement à rendre sympathique ce personnage arrogant, capricieux, colérique et imbu de sa personne. Pas mal de défauts donc, mais ce n’est pas pour autant que le personnage n’a pas des qualités également!

Car Fleming était aussi un grand charmeur, un personnage pétillant, déterminé, totalement inconscient, rebelle et bien entendu un éternel rêveur... Un « petit con » en somme! Mais un « petit con » sympathique tout de même...

Comme son futur héros, Fleming est bien entouré avec d’une part de jolies conquêtes et d’autre part des collègues qui ne seront pas sans rappeler les futurs collègues de 007. Côté conquêtes, il y aura principalement Annabelle Wallis ("Steel Trap", "Les Tudors", "X-Men: Le commencement", "Annabelle") et Lara Pulver ("True Blood", "Edge of Tomorrow", "Da Vinci's Demons"), représentant en quelque sorte par leur caractère la bonne et la méchante, même s’il n’y aura pas particulièrement de méchantes ici.

Côté collègues, cela sera surtout Samuel West ("Van Helsing", "L'anneau sacré", "Week-end royal") et Anna Chancellor ("4 mariages et 1 enterrement", "Orgueil et préjugés", "Ce dont rêvent les filles"), tous deux incarnant en quelque sorte ceux qui inspireront par la suite les personnages de M et Miss Moneypenny.

La série est dans l’ensemble très réussie et arrive à nous captiver durant les 4 épisodes de 45 minutes qui la composent. Celle-ci bénéficie d’une jolie photographie signée Ed Wild ("Severance", "Shifty", "Punch 119") et de beaux décors et de beaux costumes, par contre les effets spéciaux, heureusement peu nombreux, seront parfois assez voyants et donc pas très réalistes.

Enfin, on pourra regretter que la série ne se concentre que sur la période se déroulant durant la seconde guerre mondiale, car il y avait très certainement beaucoup d’autres choses à creuser dans la vie d’Ian Fleming.

Bon en revanche, même s’il s’agit d’un biopic, la vie du romancier n’est ici évidemment pas complètement fidèle et certains évènements sont assez romancés afin de rendre la série plus attractive probablement, mais donnant également la sensation que ce sont les mémoires de l'auteur qui nous sont relatées, avec bien entendu une nouvelle fois sa vision fantasmée des évènements, même si le réalisateur nous montrera aussi la partie un peu sombre et pas forcément reluisante du personnage...

"Fleming" est donc une mini-série très recommandable qui devrait ravir les fans de 007 et vous faire passer un bon moment, mais qui aurait probablement gagner à approfondir un peu plus son sujet.

"Fleming" sort le 26 novembre 2014 en DVD et Blu-ray chez Koba Films. La version DVD propose une image au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0, alors que la version Blu-ray propose une image au format 1.77 avec une résolution de 1080i et des pistes audio Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, une biographie de Ian Fleming, sa bibliographie, un quizz sur James Bond et des bandes annonces de l’éditeur.

Fleming

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20.11.14

07:01:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ava a tout appris de son père, dont se battre comme un homme. Fraîchement mariée à Derek, les amoureux séjournent dans les Caraïbes. Lors d’une activité en tyrolienne, Derek chute dans le vide et se blesse à une jambe. Ava s’empresse de le rejoindre à l’hôpital, pour découvrir que son mari n’y est plus. Convaincue qu’il a été kidnappé, elle décide de mener sa propre enquête en utilisant la manière forte, se mettant ainsi à dos les forces de l’ordre.

Mon avis :

Eh hop! Une fois de plus, on a le droit à un titre anglais remplacé en France par un autre titre anglais! Voilà un truc qui m'agace franchement, car je n'en vois absolument pas l'intérêt! "In the Blood", titre pourtant assez sympa, se voit donc rebaptiser chez nous "Out of Control", mais bon, passons sur ce détail pour nous concentrer sur le film...

Si vous pensez partir en vacances dans les caraïbes, oubliez alors tout de suite ce film! Car on ne peut pas dire que les îles soient décrites ici comme un lieu très sûr et paradisiaque... En fait, il est question dans "Out of Control" d'un jeune couple parti en lune de miel sur une île des caraïbes proche de Puerto Rico et dont le voyage va rapidement tourner au cauchemar après la disparition du mari, interprété par Cam Gigandet ("Never Back Down", "Pandorum", "The Experiment", "Easy Girl", "The Roommate", "Priest")...

Seulement voilà, les pauvres bougres qui ont eu la mauvaise idée de le kidnapper vont tombés sur un os en la personne de Gina Carano ("Blood and Bone", "Piégée", "Fast & Furious 6") et la petite dame, eh bien voyez-vous, il ne faut pas la chauffer et toucher à son mari n’était pas la chose à faire! Et ça ils vont l'apprendre à leurs dépends! Les dents vont voler, c’est moi qui vous le dis! Bon, vous l'aurez compris on est là dans un Action Movie basique, ne faisant pas dans la dentelle et où il ne faut donc pas trop réfléchir.

Niveau crédibilité, cela ne sera toujours trop ça, mais bon rien de catastrophique non plus! Par exemple, on pourra se demander pourquoi le personnage interprété par Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Planète terreur", "Halloween", "Machete") flashe autant sur Ava, notre héroïne, qui n’est certes pas repoussante, mais qui n'est quand même pas à se taper par terre, surtout qu'il est entouré de petites mignonnes bien plus affriolantes...

Comme dans de nombreux films dans lesquels l'ancien taulard apparaît que quelques minutes (On pourra citer par exemple "La balade de Crazy Joe", "Necessary evil", "Rise of the zombies" ou encore "Zombie Hunter"), celui-ci est mis en avant sur la jaquette française alors que finalement il n'apparaîtra que très peu. Tout comme Treat Williams ("Hair", "Le prince de New York", "Il était une fois en Amérique", "Flic ou zombie"), "Un cri dans l'océan") d'ailleurs... Les deux acteurs semblent être là que pour apporter leurs noms sur l'affiche et encaisser bien entendu quelques billets par la même occasion!

Le film tourne essentiellement autour de l’ancienne combattante de MMA (mixed martial arts), qui commence malheureusement à accuser le poids des années comme on peut le constater lorsqu'elle est filmée en gros plan (Elle n’avait pourtant que 31 ans au moment du tournage!). Mais le principal, c'est qu'elle sait toujours se battre et que ses coups font toujours aussi mal! Les scènes d’action sont assez efficaces, même si on pourra leur reprocher un manque de lisibilité.

Malgré une mise en scène somme toute assez classique, on reconnaît bien le style de John Stockwell ("Blue Crush", "Bleu d'enfer", "Turistas", Dark Tide") et les thèmes qu’il a l’habitude d’aborder également d'ailleurs, à tel point que l'on se demande très rapidement s'il n'est pas question ici de trafique d'organes comme dans "Turistas" ("Paradise Lost" chez nous et nos « amis » anglais!)... D'ailleurs vu sa filmographie, on constate que le réalisateur semble bien aimer filmer dans des coins paradisiaques. Peut-être pour se payer des vacances par la même occasion durant les tournages, mêlant ainsi l'utile et l'agréable?

Parmi le casting, on remarquera essentiellement la présence de Amaury Nolasco ("Prison Break", "Au bout de la nuit", "Max Payne", "Chase") dans le rôle du grand méchant, Luis Guzmán ("Black Rain", "Innocent Blood", "L'impasse", "Boogie Nights", "Oz") dans celui du flic forcément ripoux et Stephen Lang ("Le sixième sens", "La manière forte", "Tombstone", "Avatar", "Pawn") dans le rôle de père et mentor de notre héroïne.

Ce dernier n'apparaîtra que lors de flashbacks faisant fortement penser à un croisement entre ceux de la série "Kung-Fu" et ceux de "Kickboxer", où la jeune Ava est interprétée par une autre actrice totalement inconnue. Au final, le film se laisse voir agréablement, comme les autres films de Stockwell d’ailleurs, mais il ne fera pas parti de ses meilleurs tout de même...

Cet "Out of Control" est donc un film d’action sympathique et sans prétention, tout à fait dans la lignée des précédents films de son réalisateur. Une honnête série B, sans plus!

"Out of Control" est sorti le 13 octobre 2014 en DVD, Blu-ray et VOD chez Seven7. L’édition DVD propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offrira une image au format 2.35 1080i AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Niveau bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent … Des bandes annonces de l’éditeur dont celle du film et c’est tout!

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19.11.14

05:32:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une série d’attaque de petites créatures volantes et voraces provoque des morts isolées dans une campagne de l’Amérique profonde. Alerté par un couple de jeunes ayant survécu à l’hécatombe, un petit groupe lutte désespérément contre un impitoyable prédateur d’un autre monde qui hante les forêts et chasse tous les humains qu’il rencontre.

Mon avis :

Durant le tournage de "Predator", Arnold Schwarzenegger évoquait "Terreur extraterrestre" en faisant remarquer les similitudes qu'il y a entre les deux films au niveau du scénario. Comment le futur gouverneur de Californie avait-il pu entendre parler de ce petit film Bis? Eh bien probablement par le vilain alien qu'il affronte dans le film joué par le géant Kevin Peter Hall ("Superminds", "Bigfoot et les Henderson", "Predator 2"), puisque c'est lui qui endossait également le costume de l'alien dans le film de Greydon Clark...

Suite au succès d'"Alien" de Ridley Scott, Greydon Clark ("Brigade des anges", "Le clandestin", "Dance Macabre") s'empare du filon en reprenant un scénario proposé par Daniel Grodnik ("Le monstre du train", "Vengeance aveugle") et nous livre un film de S.F. horrifique se passant cette fois sur Terre, ce qui aura pour avantage de pas mal limiter les effets spéciaux.

Des effets spéciaux signés pour la plus part par Greg Cannom ("Hurlements", "Dreamscape", "Dracula", "Earth 2"), dans l'ensemble plutôt réussis vu le faible budget, mais faisant quelque peu cheap pour certains maintenant. Dans l'ensemble, les maquillages sont assez gore et surtout bien crades et raviront donc les amateurs de films d’horreur.

Le film vaut essentiellement pour son côté fun apporté notamment par ces effets et surtout pour son casting de gueules. Pour un petit budget, on y trouve un sacré casting avec en vedettes, Jack Palance ("Le Mépris", "Les Professionnels", "El mercenario", "Les Collines de la terreur", "Bagdad Café") et Martin Landau ("La Mort aux trousses", "Mission impossible", "Nevada Smith", "Cosmos 1999", "Ed Wood"), qui cabotinent ici un maximum! Mention spéciale d’ailleurs à Landau qui incarne ici un personnage complètement halluciné!

Les deux hommes ne seront pas les seules trognes connues du film, puisqu'en effet, on remarquera la présence dans un rôle secondaire au début du film, de Cameron Mitchell ("Chaparral", "6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Les Robinson suisses") dans le rôle d'un chasseur ou encore de Neville Brand ("Le prisonnier d'Alcatraz", "L'espion aux pattes de velours", "The Return"), l'incroyable gueule que l’on pouvait voir dans "Le crocodile de la mort" de Tobe Hooper et encore, j'en passe, car il y en a d'autres!

D'ailleurs on se payera une bonne tranche de rigolade lorsqu'on découvrira un David Caruso ("The King of New York", "Kiss of Death", "Jade", "Les experts: Miami") tout jeunot et en mini short... Un vrai régal! Les fans du Lieutenant Horatio Caine vont adorer!

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez amusant avec notamment ces attaques de drôles de frisbees gluants aux dents et aux griffes acérées, qui viennent pomper le sang de leurs victimes. Le scénario est plutôt léger autrement, manquant parfois d’explications quant aux motivations de certains des personnages (Pourquoi par exemple le personnage de Joe Taylor interprété par Jack Palance conserve-t-il un de ces aliens en forme de frisbee?), mais bon dans ce genre de films, il ne faut pas trop réfléchir! On est là avant tout pour se marrer!

"Terreur extraterrestre" trouvera son public essentiellement chez les amateurs de films Bis et de séries Z, nostalgiques d’une époque révolue... Et quoiqu’il en soit, même s’il s’agit ici de la version sortie à l’époque en France et non de la version intégrale proposée aux États-Unis par Shout! Factory, ne boudons pas notre plaisir!

"Terreur extra-terrestre" est sorti officiellement en DVD dans le commerce le 21 octobre chez Crocofilms Éditions dans une édition proposant le film en 16/9ème avec par contre une unique piste audio française d’époque. Côté bonus, l’éditeur nous gâte avec une présentation exclusive du film par Greydon Clark, un module intitulé "Terreurs extra-terrestres, les aliens au cinéma" concocté par World In Progress Films et présenté par Stéphane Leroux (à qui on doit le très sympathique court, "La Quatrième Nuit"), la bande annonce originale et enfin un amusant court métrage, "Planet of Shadows" de Guillaume Bouiges, qui est en fait l'un des épisodes de la série "Heroes of the Dark".

Petit rappel des titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Deep Blood"

Terreur extraterrestre

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