Catégorie: Nouveautés

29.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Depuis sa formation il y a 21 ans, Black Bomb A est un des groupes phares de la scène Hardcore / Metal européenne, grâce à des albums coup de poing et des tournées mémorables. Pour fêter cet anniversaire, le groupe a donné un concert événement le 28 novembre 2015 au Noumatrouff de Mulhouse, devant plus de 800 fans remontés comme jamais. "21 Years Of Pure Madness - Live Act", disponible en CD + DVD, comprend l’intégralité de ce concert, à savoir une vingtaine de chansons tirées des 7 albums et EP de Black Bomb A, mais également cinq reprises de classiques Punk et Metal (Sepultura, Suicidal Tendencies...) interprétés en compagnie de la crème de la scène alternative française (Lofofora, Tagada Jones, Loudblast). De nombreux bonus accompagnent cet album live, dont un documentaire où l’on suit le groupe sur la route. Parfait témoignage de l’hystérie collective que Black Bomb A provoque en concert, "21 Years Of Pure Madness - Live Act" nous montre le groupe au meilleur de sa forme.

Mon avis :

Afin de fêter comme il se doit leur 21ème année d’existence (Oui, pourquoi 21ème allez-vous me dire ? Mais en même temps, j’ai envie de vous répondre, pourquoi pas !), Black Bomb A nous revient en force et en grande forme avec un nouveau CD/DVD live intitulé "21 Years of Pure Madness – Live Act", un titre parfaitement choisi tant celui-ci colle exactement avec ce que dégage le groupe de Metalcore français en concert...

"21 Years of Pure Madness" débarque ainsi onze années après "Illicite Stuf Live", leur premier CD/DVD live filmé en 2004 à St Nazaire à l’occasion des 10 ans du groupe. Filmé cette fois à Mulhouse au Noumatrouff au mois de novembre dernier, le concert débute sur les chapeaux de roues avec le très efficace "We Came for You", suivi des excellents "Comfortable Hate", "On Fire" et "Lady Lazy" où la complémentarité des voix d'Arno et de Poun fait vraiment merveille.

Ce qui frappe immédiatement à la vision de ce DVD, ce sont les moyens apportés à cette captation qui bénéficie en effet d'une multitude de prises de vue permettant de rendre celle-ci hyper vivante et dynamique, aidée en cela par un montage et une mise en scène efficaces.

On en prend plein la vue, autant qu'on en prend plein les cages à miel! Durant "Double", le jeune garçon de la pochette apparaît pour la première fois et franchement cela fait plaisir de voir un môme de son âge et surtout de cette génération autant à fond sur du Metalcore!

De façon prévisible, le groupe va lancer durant le show, des Circle Pits et bien entendu un petit Wall of Death des familles, mais si le public alsacien sera dans l’ensemble assez réactif, il semblera quelque peu frileux sur les Circle Pits et lors du mur de la mort, du moins si je compare avec le public parisien qui a récemment mis le feu à Petit Bain...

Toutefois le public de Mulhouse va être de plus en plus chaud au fur et à mesure du concert, emporté par l'énergie communicative de Black Bomb A, jusqu'à un final incroyable où le public aura la chance de voir débarquer des invités comme Djag, Shaun et Etienne (trois anciens membres du groupe) ou encore des musiciens de Tagada Jones, Loudblast et Lofofora venus faire la fête pour ce véritable « bal des enragés »!

Rien d'étonnant en effet de voir débarquer justement sur scène certains compagnons de Poun du Bal des Enragés, car tout ce petit monde forme au final une vraie famille, parmi lesquels on retrouvera d'ailleurs l'un des acteurs éminents du Bal et également Tour Manager de Black Bomb A en la personne de Lolo Le Fourb’!

Accompagné de ses invités, le groupe va nous offrir pour cet anniversaire quelques excellentes reprises avec "Roots" de Sepultura, suivie de "Out Of Hand" d'Entombed, "War Inside My Head" de Suicidal Tendencies, "We’re Only Gonna Die" de Bad Religion et pour finir "Beat The Bastards" de The Exploited avec qui le groupe a déjà joué à plusieurs reprises et notamment il y a peu à Bruxelles...

Black Bomb A est un groupe taillé pour la scène, c’est une évidence et ce live en est la preuve la plus flagrante! Purée!!! Qu’est-ce qu’il me tarde de les revoir!

Le CD/DVD "21 Years of Pure Madness – Live Act" du groupe Black Bomb A est sorti le 1er avril 2016 chez le label Verycords dans une très chouette édition digipack 3 volets nous proposant un CD regroupant les 18 premiers titres du concert, soit le concert sans les reprises et un DVD contenant quant à lui le concert complet avec donc les 5 reprises, soit 23 titres au total. Le DVD nous permet de regarder le concert d’une traite ou au choix avec quelques interventions extraites du documentaire intitulé "On the Road" que l’on trouve également en bonus. Il contient en effet également quelques bonus non négligeables et je dirais même fort appréciables, à savoir donc le documentaire "On the Road" (19’26"), "Mary" version live filmée au Hellfest en 2012 (5’13"), ainsi que les clips "Burn", "Beds Are Burning", "No One Noise", "Tears Of Hate" et "Into The Void" (22’26").

Black Bomb A : 21 years of Madness - Live Act (+ CD)

Black Bomb A : 21 years of Madness - Live Act (+ CD)
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16.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que le professeur Van Helsing est accusé de meurtre pour avoir détruit Dracula, le corps de ce dernier est volé par une mystérieuse femme. Il s’agit de la comtesse Marya Zaleska, qui n’est autre que la fille de Dracula. Elle brûle rituellement le corps de Dracula, espérant interrompre la malédiction de son père, mais elle ne parvient pas à assouvir sa soif de sang...

Mon avis :

Après avoir consacré la première partie de sa collection "Cinema Monster Club" à la créature de Frankenstein, Elephant Films s'attaquait en ce début d'année 2016 au comte Dracula et à sa petite famille...

Datant de 1936, "La fille de Dracula" de Lambert Hillyer ("Le rayon invisible", "Batman") est en effet un film où il est question de la fille du célèbre personnage créé par Bram Stoker, sans que celui-ci ne soit réellement présent.

En fait, seul un plan au début du film laissera apparaître Dracula allongé dans un cercueil avec un pieu dans le cœur. Si on reconnaîtra vaguement le visage de Bela Lugosi, il s'agira en réalité d'un masque de cire car celui-ci refusa de tourner dans le film, avant finalement de se raviser, mais un peu trop tard...

En revanche, dans ce film qui se veut une suite directe du "Dracula" de Tod Browning, on retrouve bien Edward Van Sloan ("Frankenstein", "Révolte à Sing Sing", "La Momie", "Les Derniers Jours de Pompéi") dans le rôle du professeur Von Helsing (...et non Van Helsing! Petite nuance !).

Notre chasseur de vampires va donc ici traquer la fille de Dracula, la comtesse Marya Zaleska, interprétée par Gloria Holden ("La Vie d'Emile Zola", "Pensionnat de jeunes filles", "Face au soleil levant", "Tu seras un homme, mon fils"), dont les apparitions seront assez mémorables.

L'autre personnage mémorable du film, cela sera par contre un personnage plus secondaire, celui de Sandor, son serviteur, joué par Irving Pichel ("Cléopâtre", "La Furie de l'or noir", "L'Insoumise", "Fantômes en croisière"), dont la présence sera pour le moins inquiétante. Si ce duo formera le principal attrait du film, cela ne sera toutefois pas le seul !

Le film vaudra également pour son ambiance gothique, sa jolie photographie et enfin, pour l’ambiguïté concernant les préférences sexuelles de notre vampirette, qui semblera en effet fortement attirée par les jolies femmes et pas seulement dans le but de leur sucer le sang, ce qui sera assez osé pour l’époque !

Ainsi elle portera son dévolu d'abord sur la belle Lili, jouée par Nan Grey ("Pensionnat de jeunes filles", "La Tour de Londres", "Le Retour de l'homme invisible"), avant de s'en prendre à la charmante Janet, interprétée par Marguerite Churchill ("La Piste des géants", "Le Mort qui marche")... Une attirance suggérée, certes, mais assez claire tout de même !

Étonnamment, malgré une atmosphère gothique très présente, le film comporte plusieurs scènes humoristiques lui apportant une certaine légèreté surprenante, mais finalement assez plaisante. Si on aurait aimé une fin plus flamboyante, le film reste toutefois une bonne surprise...

Avec "La fille de Dracula", la Universal signe là une belle réussite qui ravira les amateurs de vieux films fantastiques ! Un film rétro certes, mais un film rétro fort recommandable !

"La fille de Dracula" est sorti en DVD le 24 février 2016 chez Elephant Films dans une édition proposant le film au format respecté 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français optionnels. En guise de bonus, l'éditeur nous propose une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (9'17"), un module sur le mythe de Dracula, toujours par Jean-Pierre Dionnet (9'32"), une galerie photos, des bandes annonces des films de la collection dont celle du film et des courtes présentations des collections consacrées à Dracula et Frankenstein par Jean-Pierre Dionnet.

La fille de Dracula

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09.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kate peine à trouver un emploi de designer haute-couture à cause de la réputation de son père, magnat de la mode connu pour vendre des vêtements inspirés d’autres créateurs. A contrecœur, elle doit rejoindre l’entreprise familiale et cohabiter avec ses terribles demi-sœurs et belle-mère. Entre problèmes familiaux et histoires de cœur, les choses se compliquent rapidement et Kate finit par perdre son travail. Bannie par sa belle-mère, elle doit revenir sous les traits du brillant Nate pour tenter de sauver sa carrière, et peut-être même trouver l’amour.

Mon avis :

Lorsque j'ai ouvert l’enveloppe contenant le DVD du film "Les 12 coups de minuit" (Attention, heureusement rien à voir avec une version nocturne de "les 12 Coups de Midi", l'horripilante émission présentée par Jean-Luc Reichmann!), je dois avouer que je me suis dit : « Mais qu'est-ce que c'est que ce truc? Les gars de Factoris Films voudraient-ils ma mort? ». Et lorsque mes deux femmes (Non, je ne suis pas polygame! Je parle évidemment de ma femme et de ma fille!) virent le DVD sur la table du salon, même réaction! « Mais qu'est-ce que c'est que ce film encore? »... Moi qui espérais de leur part un peu d’enthousiasme et de soutien!

Finalement, j'ai réussi à les convaincre de voir avec moi cette adaptation moderne de "Cendrillon" ; une Cendrillon au pays de la mode! Eh bien à la surprise générale, nous nous sommes surpris à regarder jusqu'au bout ce film de Sean Garrity ("Lucid", "My Awkward Sexual Adventure", "Blood Pressure"), sans que le moindre moment d'ennui ou de désolation ne pointent le bout de son nez et je dirais même avec un certain intérêt.

Il faut dire aussi que cette adaptation a le mérite d'être assez joliment filmée (Ça ne fait pas trop téléfilm bas de gamme!), avec quelques incrustations assez amusantes. Et puis, le scénario, même s'il reste vaguement fidèle aux contes originaux, s'en éloignera tout de même pas mal en faisant notamment le choix de travestir son héroïne en homme durant une bonne partie du film afin que sa famille ne la reconnaisse pas et qu'elle puisse prouver sa vraie valeur auprès de son père!

Un travestissement que le physique de Portia Doubleday ("Big Mamma : De père en fils", "K-11", "Carrie, la revanche", "Her"), un peu à la manière de Dustin Hoffman dans "Tootsie", permettra avec une certaine crédibilité.

La jeune femme n'est pas vilaine, mais elle n'est pas non plus à se taper par terre! Il est vrai aussi qu’elle n’est pas toujours mise en valeur dans le film, certainement pour les besoins de l’histoire d’ailleurs. Mais bon, le « prince charmant », interprété par Marc-André Grondin ("C.R.A.Z.Y.", "La Belle Bête", "Le Premier Jour du reste de ta vie", "5150, rue des Ormes", "Bus Palladium"), est loin d’être canon également! Cela serait en fait plutôt des monsieur et madame Tout-le-monde et ma foi, ce n’est pas plus mal!

En effet, cela va permettre que l’on s’identifie beaucoup plus facilement à ces personnages et surtout qu’on éprouve une certaine empathie pour la jeune femme. Parmi le reste du casting, les fans de "Sex and The City" seront heureux de retrouver Big, enfin je veux dire Chris Noth ("New York - Police judiciaire", "Seul au monde", "New York - Section criminelle", "The Good Wife") alias Mr. Big dans la série culte de ces dames!

Pour ce qui est de la belle-mère et des deux demi-sœurs, si elles sont naturellement assez garces, elles demeureront malgré tout assez sympathiques, du moins pas aussi antipathiques que l’on aurait pu l’espérer. Tout cela reste tout de même très classique et peut quelque peu faire penser aux téléfilms que l’on peut voir les après-midis, mais dans l’ensemble, c’est plutôt une bonne surprise.

Au final, "Les 12 coups de minuit" sera loin d’être la bouse qu’on aurait pu imaginer. Cette petite comédie calibrée pour ados serait même en fait plutôt plaisante!

"Les 12 coups de minuit" est sorti le 3 mai 2016 chez Factoris Films en DVD dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter que la copie digitale illimitée (format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte, en revanche aucun bonus nous est offert, mais personnellement je n’en espérais pas non plus!

Les 12 coups de minuit (DVD + Copie digitale)

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07.04.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Deux bandits sauvent un de leurs amis de la potence et se réfugient dans une ville fantôme. Rejoints par un quatrième larron, ils préparent l’attaque d’une diligence transportant de l’or. Leur plan pourrait se dérouler sans encombre, mais l’arrivée d’une vieille femme, d’un étranger maniant le boomerang, et d’une jeune veuve va venir tout chambouler.

Mon avis :

En ce mois de mars 2016, Artus Films gâte une fois de plus les amateurs de westerns spaghettis en augmentant sa collection Western Européen de deux nouveaux titres, "Belle Starr Story" et "Matalo". Deux westerns que l’éditeur semble vouloir opposer l’un par son côté féministe et comique et l’autre au contraire par son côté assez macho et violent, mais surtout Artus Films nous offre deux œuvres assez atypiques du Western européen...

"Matalo" de Cesare Canevari ("Moi, Emmanuelle", "Parties Déchaînées", "Des filles pour le Bourreau") est un Western sortant vraiment des sentiers battus par sa musique, car le réalisateur a ici fait le choix d’accompagner son film d’un Rock très psychédélique, collant parfaitement au côté excessif de son Western, mais aussi à son côté angoissant et étrange à la limite par moments de l’horreur et du fantastique.

Le cinéaste va renforcer ce sentiment d’étrangeté par des bruitages propres à provoquer la peur, des cadrages très particuliers, des ralentis interminables, mais également par la folie de ses personnages.

Parmi eux, on remarquera principalement Corrado Pani ("Rocco et ses frères", "La fille à la valise", "Secrets of a call-girl", "Gambling City", "Pinocchio"), dont le physique ne sera pas sans rappeler un certain Klaus Kinski et dont le rôle ne sera d’ailleurs pas sans rappeler le rôle de ce dernier dans "Chacun pour soi".

A ses côtés, c’est évidemment Antonio Salines ("Les frères Karamazov", "Le Voyeur", "Frivolous Lola", "Transgressing", "Black angel"), l’un des acteurs fétiches de Tinto Brass, que l’on remarquera le plus, par sa gueule d’une part et par son rôle de sadique d’autre part.

Il va s’en prendre au pauvre Lou Castel ("Les Poings dans les Poches", "El Chuncho", "Prenez garde à la sainte putain", "le Pont de Cassandra", "L’ami américain"), véritable anti-héros du film, qui lui, marquera les esprits par une scène finale assez mémorable où il se battra armé de boomerangs.

Et puis, impossible de ne pas parler de la très belle Claudia Gravy ("Sadist Erotica", "Justine", "Byleth", "The Nun and the Devil", "Tuareg : The Desert Warrior"), qui apporte son lot obligé de sex-appeal au film. Enfin, dans le rôle de Constance Benson, l’inquiétante propriétaire de la ville fantôme dans laquelle tout ce petit monde va atterrir, on remarquera Ana Maria Noé ("Sabata", "El Diablo Cojuelo").

Si le film brille incontestablement par son originalité, sa mise en scène inspirée et son ambiance très particulière, en revanche, il faudra tout de même reconnaître qu’il y a quand même pas mal de longueurs dans la deuxième partie du film, avant un final qu’il sera impossible d’oublier...

Ce "Matalo", par son côté original et atypique pour un western spaghetti, s’avère être un western assez marquant et au final plutôt une bonne surprise grâce à sa musique étonnante et à quelques scènes assez mémorables...

"Matalo" est sorti officiellement dans le commerce le 6 avril 2016 en DVD chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions française et italienne Dolby Digital 2.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus une présentation du film par Alain Petit intitulée "Bienvenue en enfer" (29'14"), "Rouge ventre", un documentaire d’Eric Cherrière et Claude Ledu (53'48"), une galerie de photos et des bandes annonces de la collection dont celle du film.

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09.03.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin et April passent leurs vacances d’été en Floride. Pas de chance! Cet Etat, habituellement ensoleillé, est détrempé par la pluie. Mais il y a pire : un Sharknado s’annonce... C’est toute la côte Est, d’Orlando à Washington, qui cette fois-ci sert de garde-manger aux requins volants. Fin et April vont devoir, une fois de plus, sortir le grand jeu...

Mon avis :

Suite aux succès de "Sharknado" et "Sharknado 2", il était logique de voir débarquer un troisième volet des aventures sanglantes et complètement délirantes de Fin Shepard contre les tornades de requins, le tout était de savoir si ses créateurs arriveraient à innover avec de nouvelles idées toujours plus folles, tout en gardant la même énergie...

Bon, il faut avouer que cela commence plutôt bien! Après une petite introduction parodiant l’agent 007, "Sharknado 3: Oh Hell No!" débute à fond les manettes et avec qui plus est un scénario complètement con comme on les aime, où notre héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Domino", "Tyrannosaurus Azteca", "Graine de championne"), l'ex-Steve Sanders de la série pour ados "Beverly Hills", semble vouloir prévenir de toutes urgences la Maison Blanche de la menace imminente d'un nouveau sharknado arrivant tout droit sur Washington et où au final, il reçoit une médaille remis par le Président en personne et semble du coup complètement faire abstraction qu'il y a une nouvelle catastrophe se prépare! Vraiment excellent!

Bien entendu, les choses ne vont pas tarder à se gâter et là, cela va rapidement tourner au grand n'importe quoi! Le réalisateur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") n'hésitant pas à détruire la Maison Blanche, le Capitole et le Washington Monument! Oui, tant qu'à faire, autant ne pas faire les choses à moitié! Débute alors le générique comme dans les précédents épisodes la chanson "The ballad of Sharknado", une chanson très influencée par les Ramones, interprétée par le groupe Quint, dont le chanteur n'est autre que Ferrante en personne.

Retour ensuite au calme, mais pour combien de temps me direz-vous? Eh bien, pas pour trop longtemps comme vous pouvez le deviner! Je ne vais pas vous raconter tout le film (Cela serait dommage quand même! N’est-ce pas ?), mais sachez que le scénario tient ses promesses et n’est là que pour aligner des situations complètement folles et débiles et faire béqueter un maximum de stars en un minimum de temps!

Car ce troisième volet contient également un grand nombre de caméos (Un peu trop d’ailleurs!), mettant en scène de nombreuses célébrités essentiellement américaines provenant de tous milieux, mais que malheureusement l’on ne reconnaîtra pas forcément, du moins nous, pauvres petits français. Du coup, le film aligne de nombreuses scènes un peu trop courtes où la plupart de ces célébrités vont se faire dévorer par les vilains requins, en nous laissant quelque peu sur le côté.

Malgré tout, les créateurs de la série ne nous ont pas oublié en faisant tout de même intervenir dans le film le français Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Kaamelott", "Goal of the Dead", "Le secret d’Elise"), l’ancien Nous Ç Nous.

Parmi les vedettes, que l’on pourra s’amuser à essayer de reconnaître, on peut noter par exemple la présence de Lorenzo Lamas ("Grease", "Le Rebelle", "Dark waters", "Mega Shark vs. Giant Octopus") ou encore de Bo Derek ("Orca", "10", "Bolero"). Dans les rôles principaux, on retrouve bien évidemment Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner"), dans le rôle de la femme de Fin Shepard, qui est ici enceinte, mais qui a surtout pris un bon petit coup de vieux, mais aussi et surtout la très sexy Cassie Scerbo ("Music High", "Bering Sea Beast", "My Life as a Dead Girl"), dont on avait déjà pu admirer la plastique impeccable dans le premier épisode et qui revient ici en force (...et en formes!).

Plus surprenant, la présence dans des rôles secondaires les plus importants de deux stars du petit écran, David Hasselhoff ("Starcrash", "Shaka Zulu", "Kung Fury") d’une part, connu pour ses rôles dans les séries "K2000" et "Alerte à Malibu" et Frankie Muniz ("Agent Cody Banks", "Stay Alive", "Walk Hard : The Dewey Cox Story"), la star de la série "Malcom".

Même si on pourra être un peu déçu par le manque d’originalité de certaines scènes et par le manque de découpage à la tronçonneuse, ce qui est normalement la marque de fabrique de Flin, le film aligne quand même quelques scènes assez sympas, comme celle de Daytona, celle aux Studios Universal ou encore la dernière partie qui se déroule dans l’espace dans une navette de la NASA.

On retrouve autrement les mêmes recettes que dans les deux précédents films avec une mise en scène faisant souvent très téléfilm (En même temps, c’en est un!) et des effets spéciaux très bas de gamme (Cela reste un petit budget fait très rapidement et par les studios Asylum, il ne faut pas l’oublier!).

Semi-déception donc avec ce "Sharknado 3: Oh Hell No!", même si on s’amuse quand même encore bien! Croisons maintenant les doigts pour que le quatrième volet retrouve la folie et l’énergie des deux premiers films!

"Sharknado 3: Oh Hell No!" est sorti le 2 février 2016 chez Free Dolphin Entertainment en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous offre le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.77:1 16/9ème, avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Au niveau des bonus, on est cette fois assez gâté avec un making of (12’11"), un bêtisier (4’36"), une fin alternative (3’16"), un module sur les effets spéciaux (4’31"), un comparatif sur les effets spéciaux avant/après (2’07") et la bande annonce française du film (1’40").

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28.02.16

00:40:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Mark Lester découvre qu’il est gravement malade et qu’il doit subir une opération chirurgicale qui le privera de toute sa virilité. Il décide alors de s’envoler pour les Caraïbes et de profiter de ses derniers moments de volupté...

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Mon avis :

Après avoir édité au début de l'été 2014, deux petits classiques du film d'horreur signés Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Anthropophagous", "Porno Holocaust", "Horrible", "Caligula: la véritable histoire"), l'éditeur Bach Films revient avec deux autres titres du réalisateur italien ; deux films de sa période « érotico-exotique », que l'on n'espérait vraiment pas voir débarquer un jour en France...

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Réalisé en 1978 mais sorti qu'en 1980, "Sesso Nero" est considéré comme le premier film pornographique hardcore italien. Oui, soyons clair, les scènes de sexe de ce film sont très explicites et bien entendu non simulées! Pourtant, s'il s'agit bien d'un film érotique comportant des scènes à caractère pornographique, il s'agit tout de même d'une véritable œuvre cinématographique, film d'ailleurs tourné en 35 mm en République Dominicaine et avec un vrai scénario.

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Un scénario signé Luigi Montefiori, alias George Eastman ("Django, le taciturne", "L'appel de la forêt", "Baba Yaga", "Anthropophagous", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), qui est également acteur dans le film, mais je vous rassure tout de suite, il ne nous sortira à aucun moment son service trois pièces! L'histoire est plutôt dramatique puisqu'il est question d'un homme condamné s'il ne se fait pas opérer d'ici deux semaines...

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Seulement voilà, l'opération en question n'est pas anodine puisque le malheureux va devoir se faire castrer, ce qui pour un queutard comme notre héros, que dis-je, une bite ambulante plus exactement, est forcément un drame (Pour quel homme normalement constitué cela ne le serait pas d'ailleurs ?).

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Ce dernier, dénommé Mark Lester (Non, pas de rapport avec le réalisateur de "Class 1984"!), est interprété par Mark Shannon ("La nuit fantastique des morts-vivants", "Porno Holocaust"), acteur italien ayant essentiellement œuvré dans le porno et tout particulièrement pour D'Amato.

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Physiquement, le bonhomme est une sorte de Tom Selleck période "Magnum", autant vous dire qu'on a forcément un peu de mal à le prendre au sérieux et à imaginer que toutes les femmes lui sautent au braquemart directement! Mais bon, la femme restant un grand mystère pour l'homme et donc pour moi, alors pourquoi pas?

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Parmi les demoiselles en question, on remarquera principalement Annj Goren ("Exotic Love", "Hard Sensation", "Porno Holocaust") et Lucia Ramirez ("Orgasmo Nero", "La nuit fantastique des morts-vivants", "Hard Sensation", "Porno Holocaust"), deux jeunes femmes somme toutes très communes, mais loin d'être vilaines et ayant au moins l'avantage de ne pas donner l'impression de sortir d'une autre planète, comme c’est le cas pour la plupart des actrices qu'on a l'habitude de voir et qui ont une plastique irréprochable!

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En dehors de ses scènes érotiques, le film n'est pas inintéressant tout de même notamment car il mêle à la réalité un petit côté fantastique de par les apparitions de l’ex de Mark Lester que celui-ci est venu chercher et qui est sensée être portée disparue depuis de nombreuses années...

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Même si les scènes X n'ont vraiment rien d’exceptionnelles, "Sesso Nero" demeure assez plaisant à regarder et marquera durablement les esprits pour sa dernière scène ô combien traumatisante! Vous voilà prévenus!

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"Sesso Nero" sort officiellement dans le commerce le 24 mars 2016 chez Bach Films, mais le DVD est déjà disponible sur le site de l’éditeur, dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio italienne mono et des sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a quand même le droit aux bandes-annonces allemandes du film et à celles de "Orgasmo Nero".

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Sesso Nero

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19.02.16

14:49:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après avoir retrouvé sur une plage le cadavre d’une jeune femme brûlée, la police de Sydney a un suspect mais Thompson, un inspecteur à la retraite, décide de continuer l’enquête. En parallèle, une jeune femme, Glenda essaie de vivre son amour avec Antonio malgré le fait qu’elle continue à voir d’autres hommes que lui. Ces deux histoires vont se croiser dramatiquement.

Mon avis :

Certains se plaignent que trop de giallis sortent actuellement, moi, ce n’est certainement pas mon cas! Au contraire, je me réjouis de cette période bénite! Surtout lorsqu’il s’agit d’œuvres de qualité et qui plus est inédits chez nous, ce qui est le cas "L'affaire de la fille au pyjama jaune"...

Tourné en 1977, "L'affaire de la fille au pyjama jaune" est un Giallo assez moderne signé Flavio Mogherini ("Pour aimer Ophélie", "Pygmalion 88", "Delitto passionale"), empruntant beaucoup plus au polar classique qu'au Giallo à proprement dit. Il faut dire qu'en 1977, l'âge d'or du Giallo est déjà passé...

Ainsi, il sera question ici d'une enquête sur un meurtre commis apparemment par un sadique, dont l'identité reste à trouver et il y aura pour notre plus grande joie une charmante actrice qui nous dévoilera son anatomie (Bon, en réalité il s’agit de celle d'une doublure!) dans le plus simple appareil, mais c'est à peu près tout ce qui rapprochera vraiment ce thriller du Giallo classique.

Si, il y a peut-être également quand même la bande originale signée Riz Ortolani ("Le dernier jour de la colère", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "Les diablesses") qui rappelle par moments certains gialli, d’ailleurs il est vrai que le compositeur en a écrit pas mal...

Le film s'inspire autrement d'une histoire vraie, un fait divers qui eût lieu en 1934 en Australie et qui inspira d'ailleurs plusieurs autres metteurs en scène et pas seulement Flavio Mogherini. Pour autant, on ne peut pas dire que l'enquête policière soit particulièrement palpitante. Mais pour brouiller les pistes à la manière d'un Giallo et permettre ainsi de tenir secret l’identité du tueur jusqu’à la fin, le cinéaste va suivre deux histoires parallèles dont on devine bien entendu qu'elles sont liées.

Il y a d'une part l'enquête policière menée notamment par un flic à la retraite venu prêter main forte à ses anciens collègues, interprété par Ray Milland ("Le crime était presque parfait", "L'enterré vivant", "L'horrible cas du docteur X", "Love Story", "Frogs", "La montagne ensorcelée") et d'autre part on suivra la vie dissolue de Glenda Blythe, jouée par la très jolie Dalila Di Lazzaro ("De la chair pour Frankenstein", "3 hommes à abattre", "Phenomena"), une femme mariée partageant son temps entre lui et ses deux amants.

Son mari, c'est Michele Placido ("La Mafia", "Lulu", "Trois frères", "Le Plaisir (et ses petits tracas)", "Arrivederci amore, ciao") qui l'interprète et il joue ici le seul italien du film. Pourtant et malgré le fait que l'action se déroule en Australie, on a souvent la sensation d'avoir affaire à des italiens et pas seulement à cause de la langue. On a ce sentiment surtout en raison de l'attitude assez excessive et typiquement italienne de certains personnages heureusement très secondaires.

Quant aux deux amants, ce sont Howard Ross ("Le grand défi", "L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") et Mel Ferrer ("Les chevaliers de la table ronde", "Guerre et paix", "Et mourir de plaisir", "L'Antéchrist", "Le crocodile de la mort") qui les interprètent.

Howard Ross y incarne un costaud d'origine germanique (Pour plus de crédibilité, il dut porter des lentilles bleues!) à l'opposé du latin assez frêle incarné par Michele Placido et Mel Ferrer la sécurité financière, là encore à l'opposé du personnage interprété par l'acteur italien.

Si finalement, il ne se passe pas grand-chose dans ce Giallo, le réalisateur arrive tout de même à capter l'attention, grâce notamment à quelques scènes surprenantes comme celle où le corps de la victime est exposée de façon malsaine au public telle une œuvre d'art, le tout sur une musique très giallesque.

Et puis, il y a la musique qui parfois surprend également avec en particulier deux titres interprétés par Amanda Lear (Oui, vous avez bien lu!), qui apporte une ambiance assez originale à ce thriller. Enfin, il y a aussi quelques personnages haut en couleurs, qui viennent apporter un peu de consistance au film, alors que celui-ci se terminera sans réellement nous surprendre...

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" vaut principalement pour quelques scènes surprenantes et pour la plastique de son héroïne, mais autrement le film risque quelque peu de décontenancer, voire de décevoir les amateurs de Gialli traditionnels.

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un entretien avec l'acteur Howard Ross (12'49"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "Journée noire pour un bélier", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

L'affaire de la fille au pyjama jaune

L'affaire de la fille au pyjama jaune
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11.02.16

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Témoins d’une violente agression, Walter et son amie Julia en parlent à Andrea Bild, journaliste spécialiste en affaires criminelles. Celui-ci décide de mener son enquête, malgré l’opposition de la police. Bientôt, c’est sur lui que se portent les soupçons d’une série de crimes dont il devra retrouver le meurtrier pour s’innocenter...

Mon avis :

C'est avec une légère appréhension, je dois l’avouer, que j'ai glissé dans mon lecteur DVD cette galette de "Journée noire pour un bélier", l'un des deux nouveaux gialli édité par Le Chat qui Fume. Eh oui, figurez-vous que je suis bélier et quelque peu superstitieux qui plus est... Ça arrive, non?

"Journée noire pour un bélier" est un giallo on ne peut plus classique, datant de 1971 (Mon année de naissance!!! Ça commence à être bien flippant cette histoire!), réalisé par Luigi Bazzoni ("La donna del lago", "L'homme, l'orgueil et la vengeance", "Le orme") d'après le roman "The Fifth Cord" de David McDonald Devine.

Le film respecte à la lettre tous les codes du genre, à savoir une enquête concernant des meurtres commis par un mystérieux assassin aux gants en cuir noir (Plus classique, tu meurs!), des jolies filles (Mais pas que...) et bien entendu une petite dose d'érotisme (Il ne faut pas déconner non plus!)...

Comme dans la plupart des gialli, la musique est hyper importante et ici on est servi par le maître en personne, j'ai nommé Ennio Morricone ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le clan des Siciliens"), à qui on doit les musiques de quelques classiques du genre comme "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Le venin de la peur", "La tarentule au ventre noir", "4 mouches de velours gris" ou encore "Folie meurtrière" ou "Qui l'a vue mourir?". Rien que ça! "Journée noire pour un bélier" n'est certes pas sa compo la plus mémorable, mais son apport au niveau de l'ambiance du film reste toutefois indéniable. Un atout de taille donc pour le film, mais pas le seul!

On remarquera également le superbe travail fait sur la photographie par le chef opérateur Vittorio Storaro ("L'oiseau au plumage de cristal", "Le conformiste", "Le dernier Tango à Paris", "Apocalypse Now", "Ladyhawke", "Le dernier empereur", "Un thé au Sahara"), servant à merveille une mise en scène inventive proposant des plans assez incroyables.

Et puis bien évidemment il y a Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "El mercenario", "Confession d'un commissaire de police au procureur de la République", "Keoma"), l'un des acteurs les plus connus du western Spaghetti de l'époque, qui est ici la vedette du film! L’acteur joue ici un rôle à contre-emploi, à savoir celui d'Andrea Bild, un journaliste alcoolique.

Mal rasé et bien loin d’avoir le sex-appeal qu’on a l’habitude de lui reconnaître normalement, le beau gosse aux yeux bleus n’en fera pas moins tomber quand même sous son charme, deux très jolies filles, la très classe et très belle Silvia Monti ("Le cerveau", "Le venin de la peur", "Le corsaire noir"), d'une part dans le rôle de sa femme et la charmante Pamela Tiffin ("La foire aux illusions", "Sur la piste de la grande caravane", "Aujourd'hui, demain et après-demain", "Détective privé") dans le rôle de sa maîtresse.

Parmi les jolies filles, impossible de ne pas parler également d’Agostina Belli ("La nuit des diables", "Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", "Holocauste 2000"), qui nous gratifie en plus d’une très belle scène érotique.

Moins jolie (Il faut l'admettre!), mais bien connue des amateurs de Giallo, Rossella Falk ("8½", "La tarentule au ventre noir", "Le tueur à l'orchidée", "L'assassino... è al telefono", "I giorni del commissario Ambrosio", "Le sang des innocents"), sera aussi de la partie!

Un bien beau casting féminin donc, mais pas seulement, puisque les amateurs de cinéma Bis (...notamment!) remarqueront également la présence de Edmund Purdom ("Emilie, l'enfant des ténèbres", "Horrible", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") ou encore de Wolfgang Preiss ("Le Moulin des supplices", "Le jour le plus long", "La Nuit des vampires", "Le Train", "Un papillon aux ailes ensanglantées", "Un pont trop loin"), bien connu pour avoir incarné à plusieurs reprises le rôle du Dr. Mabuse. Et puis, il y a surtout cette fin absolument géniale et complètement folle, qui fait de ce Giallo, un film assez mémorable, du moins qu’on n’oublie pas!

Bon, au final, j’ai fort heureusement survécu à la vision de ce très bon Giallo (Qu’est-ce que je peux raconter comme conneries quand même!) et je ne peux que vous le recommander si vous êtes tout comme moi amateur du genre ou de thrillers en général...

"Journée noire pour un bélier" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un documentaire intitulé "D’ombres et de lumières" comprenant des interventions du directeur de la photographie Vittorio Storaro et de Franco Nero (28'18"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "L'affaire de la fille au pyjama jaune", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

Journée noire pour un bélier

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