Catégorie: Test / Critique

18.06.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans le futur, l’accès à la nature est restreint : elle est remplacée par un monde virtuel. Malgré tout, un groupe de chasseurs décide de s’aventurer dans le monde réel. Ils ne se doutent pas de ce qui les attend : un monde devenu sauvage et sans pitié, peuplé de créatures venant d’ailleurs.

Préparez-vous à découvrir un futur, pas si lointain, où la virtualité a atteint un niveau supérieur qui pourrait facilement vous tromper.

La frontière entre la réalité et le virtuel n’a jamais été aussi mince...

Mon avis :

Attention, amateurs de Science-fiction à la "Star Wars" avec de belles batailles spatiales aux effets spéciaux d’enfer, ce film n'est pas fait pour vous! Mais alors, vraiment pas! On m'avait d’ailleurs prévenu que le film était une série Z, alors pour ma part, j’imaginais plutôt un film genre "Starcrash"... Mais non, je m'étais aussi complètement planté! Il faut dire que l'éditeur français ne nous aide pas trop sur ce coup et a bien brouillé les pistes à affublant "Hunting Grounds" d'une jaquette et d'un titre (anglais) on ne peut plus éloigné de ce qu'est le film en réalité...

C'est donc sous le titre de "Galactic Assault" que nous arrive en France ce film de 2008 du réalisateur canadien Éric Bilodeau, un petit film indépendant au budget très limité. D’ailleurs le nom du réalisateur apparaît environ toutes les deux lignes dans le générique... On se demande d’ailleurs ce qu’il n’a pas fait dans son film!

Celui-ci se passe dans un futur relativement proche où la majorité de la population vit enfermée dans des villes fortifiées afin de préserver la nature de toutes nouvelles dégradations, les gens n’ayant alors comme substitut pour se divertir que de voyager dans des mondes virtuels. Toutefois, un petit groupe d'individus a décidé de se faire plaisir en s'offrant une bonne vieille chasse à l'ancienne. Seulement voilà, tout ne va pas très bien se passer et ils vont tomber à la fois sur un tueur et sur une horde de zombies...

Bon, il faut reconnaître qu'il faut franchement être courageux (Non, je ne me lance pas de fleurs...) pour appréhender ce métrage, tant la première partie du film est vraiment laborieuse et peu captivante. Là, je me suis franchement dit, ok, on m'avait prévenu, mais quand même c'est plus un navet qu’un nanar! Les personnages ne sont pas très intéressants et il ne se passe pas grand-chose. L'ennui total!

Heureusement la seconde partie du film, qui arrive malheureusement assez tard, va se révéler bien plus amusante avec un bon dégommage de zombies avec des effets spéciaux numériques bien marrants (On a l’impression qu’ils explosent comme des bouses !!!). Franchement, c’est super mal fait et donc on se marre bien ! Rien d'exceptionnel en soi, mais plaisant!

Par contre, les personnages sont assez mal incrustés dans les décors, ce qui n'était pas choquant au début lorsqu'ils étaient sensés être dans un monde virtuel, mais en revanche, cela l'est un peu plus lorsqu'ils sont sensés être dans la réalité... Bon, l'éditeur ne nous a pas complètement dupé, il y a bien un vaisseau spatial à la fin, des technologies futuristes et le film peut donc quand même rentrer dans la catégorie S.F. sans problème.

Côté casting, pas d'acteurs vraiment connus, d’ailleurs la plus part n'ont pas réellement fait d'autres choses en dehors de quelques courts ou de petits rôles. Le film étant québécois, les acteurs sont francophones, mais pour des raisons probablement commerciales, la plus part des dialogues sont en anglais, même s’il arrive par moments aux protagonistes de parler français, avec un accent plus ou moins prononcé d’ailleurs. Ces changements de langue surprennent un peu au début, mais finalement on s’y habitue.

La plus part des spectateurs seront probablement affligés devant un tel film, qui se destinera donc plutôt à satisfaire les amateurs de nanars. Et Dieu sait qu’il y en a !!!

"Galactic Assault" est sorti le 4 juin chez Factoris Films en combi DVD + Copie digitale. Le DVD est au format 2.35, 16/9ème avec pistes anglaises (plus de rares passages en français) 2.0 Dolby Digital et dts Digital Surround et sous-titres français. La copie digitale H.264 est quant à elle au format 2.35 et en anglais 2.0 AAC.

Galactic assault

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14.06.13

05:40:25, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans la jungle indienne, le vieux Buldeo raconte l’histoire de Mowgli, bébé élevé par une meute de loups. L’enfant sauvage vit parmi les animaux et parle leur langage jusqu’au jour où, adolescent, il est adopté par des villageois. Une femme du village le reconnaît comme étant son fils et lui apprend la vie chez les humains. Mais l’appel de la jungle reste très présent chez Mowgli : il s’enfuit pour retrouver ses amis animaux...

Mon avis :

Et oui, il n'y a pas que Disney qui a fait une adaptation du "Livre de la jungle" de Rudyard Kipling, il y en a eu d'autres dont celle de Zoltan Korda ("Elephant Boy", "Alerte aux Indes", "Les Quatre Plumes blanches", "Le Voleur de Bagdad"), qui fût d'ailleurs la première et une des plus réussies...

Le réalisateur Zoltan Korda signe ici sa troisième collaboration avec Sabu ("Elephant Boy", "Alerte aux Indes", "Le Voleur de Bagdad", "Le Narcisse noir"). Le jeune acteur indien impressionne dans ce film par sa présence et ses exploits physiques, courant à la vitesse d'un félin et bondissant avec une vivacité assez incroyable. Les fans de l’époque, qui l’avaient apprécié dans "Elephant Boy" ont dû être ravis, puisque le jeune acteur monte une nouvelle fois sur le dos des éléphants... Rôle dont il sera esclave une bonne partie de sa vie.

Visuellement, le film est vraiment très beau avec une photographie particulièrement soignée mise en par un splendide technicolor et des décors, souvent de studio certes, mais de toutes beautés et aux couleurs magnifiques. Les scènes avec les animaux sont parfaitement filmées et impressionnent également, en dehors du crocodile qui par moments fait très faux, ce qui se ressent pas mal, même s'il n'est pas si mal fait pour l'époque...

Le film est parfaitement rythmé et on ne s'ennuie pas un seul instant. C'est véritablement un enchantement de redécouvrir cette œuvre qui a très bien vieillie et qui ne démérite pas par rapport à la version de Disney. On retrouve dans le film naturellement les amis et ennemis de Mowgli, Bagheera : la panthère noire, Shere Khan : le tigre du Bengale etc... Mais finalement, dans cette adaptation, les animaux seront relégués au second plan, même s'ils seront bien présents.

Par contre, on a le droit à un véritable film d'aventures à l'ancienne, avec un méchant bien méchant, sournois à souhait, Buldeo génialement interprété par Joseph Calleia ("Gilda", "La Soif du mal", "Alamo").

C'est d'ailleurs en conteur de l'histoire qu'il sera le plus remarquable donnant immédiatement le ton au film. En revanche, la jeune Patricia O'Rourke dans le rôle de Mahala, sa fille, ne sera pas la jolie jeune fille à laquelle on aurait pu s'attendre. Ce n'est peut-être pas pour rien qu'elle ne semble avoir rien fait d'autre dans le cinéma...


"Le livre de la jungle" demeure, malgré le poids des années, un film d'aventures familial plus que recommandable, plus adulte que l’adaptation de Disney, mais tout aussi enchanteur!

"Le livre de la jungle" est sorti en DVD chez Elephant Films le 2 avril. Le film est présenté au format 1.33, 4/3 avec pistes anglaise et française Dual Mono 2.0. En supplément, on trouve le documentaire "SABU : l'ami des Éléphants", consacré à l'acteur vedette du film d'originaire indienne.

Il est par contre à noter que le film était déjà sorti en DVD en 1998 chez Canal+ vidéo, avec en bonus un documentaire sur le procédé technicolor, des biographies et des filmographies.

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07.06.13

05:33:48, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Juan de Los Muertos

Réalisateur
: Alejandro Brugués

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Durée
: 1h36

Avec : Juan (Alexis Diaz), Lazaro (Jorge Molina), Vladi (Andros Perugorria), Camila (Andrea Duro), La China (Jazz Vila), El Primo (Eliecer Ramirez), etc.

Par Nicofeel

Depuis maintenant plusieurs années, Shaun of the dead a fait des émules, avec des résultats plus ou moins probants. Juan de Los Muertos entend lui aussi marcher sur le filon en proposant une comédie horrifique décalée suite à l'invasion de zombies.
Ce long métrage se déroule dans un endroit dont on n'a pas l'habitude, à savoir La Havane, à Cuba. C'est dans la capitale cubaine que deux copains, Juan et Lazaro, passent leurs journées à flemmarder. Ils sont les premiers à tomber sur un zombie et par hasard, ils ont le bon réflexe de le tuer en visant la tête.
S'ensuit rapidement l'invasion de zombies. L'originalité du film dans un sous-genre – la comédie horrifique sur les morts-vivants – qui est devenu pléthorique en quelques années, tient à la récupération de l'événement par Juan.
En effet, avec une équipe de ce qui s'apparente au départ comme des pieds niquelés, il forme une société qui se fait rémunérer pour détruire des zombies. Il répond d'ailleurs au téléphone en déclarant : “Juan de Los Muertos. Nous tuons vos êtres proches.”

L'équipe de Juan vaut son pesant de cacahuètes : outre son copain Lazaro et lui-même, il y a Vladi, le fils de Lazaro, La China qui est un travesti et El Primo qui est un grand noir qui a peur des zombies et ne les tue qu'avec les yeux bandés. La première scène où on les voit tous faire état de leurs spécialités pour se débarrasser des zombies est hilarante. Plus tard, la fille de Juan rejoint cette fine équipe en faisant preuve d'une agilité incroyable.
La suite demeure dans ce ton très “fun” : l'équipe de Juan tue une vieille dame par inadvertance qui les employait pour tuer des espagnols devenus des zombies ; Lazaro supprime un être humain qui n'est pas devenu un zombie mais qui lui devait de l'argent !
Le réalisateur a aussi la bonne idée de proposer des séquences inédites, notamment lorsque Juan and Co se retrouvent nus et menottés avec des zombies. Sur ce point, la scène la plus drôle a lieu quand Juan est toujours menotté avec son amie China qui est devenu un zombie. Sur une musique hispanique qui est parfaitement dans la thématique du film (“ Elle veut me tuer. Elle me veut du mal”), Juan fait des gestes de défense évoquant des pas de danse.
Le film se permet même d'avoir une petite considération politique. Après tout, le fim est censé se dérouler à Cuba. Ainsi, un mois après les événements ayant vu l'arrivée de ces zombies, la radio annonce que c'est un coup des Etats-Unis. Dans le même ordre d'idée, Juan a une déclaration symptomatique de notre société actuelle : “Merde. Au final le capitalisme des Etats-Unis va nous baiser.”
Juan de Los Muertos joue à fond la carte de l'humour. Et ça marche plutôt bien. Il faut dire que le réalisateur a eu la bonne idée de créer des personnages hauts en couleurs qui ont tous une identité propre. Alexis Diaz, qui a des faux airs de Jeff Goldblum, est excellent dans le rôle de Juan, un homme cherchant à se faire de l'argent mais ayant finalement bon coeur. Jorge Molina n'est pas mal non plus dans le rôle de l'ami de Juan, faisant tout à la fois preuve d'un excès de rapidité pour supprimer les gens et de beaucoup d'humour à l'égard de Juan (voir la scène où il lui fait croire qu'il est amoureux de lui). Les autres acteurs du film sont moins marquants, mais ils ont un jeu tout à fait correct dans l'ensemble. Dans tous les cas, ils bénéficient tous de dialogues ciselés qui sont bien souvent très drôles.
Au niveau de la mise en scène, elle est satisfaisante dans l'ensemble. Les quelques ralentis que l'on voit dans le film sont plutôt justifiés, puisqu'ils mettent l'accent sur l'action à venir des personnages. A noter que lors du générique de fin, on a droit à une bande dessinée animée fort sympathique qui représente Juan en train de combattre des zombies, le tout sur le titre “My way” de Sid Vicious des Sex Pistols (1978).
Au final, Juan de Los Muertos est une comédie horrifique qui marche sur les traces de Shaun of the dead mais qui parvient à prendre ses distances avec son glorieux aîné, en faisant preuve d'un humour qui lui est propre. Une sortie en salles serait totalement méritée.
On attend avec intérêt le prochain long métrage du réalisateur Alejandro Brugués.

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05:33:19, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis le meurtre atroce de son père, Ahab vit reclus en marge de la société. Traumatisé, il est depuis obsédé par la traque du tueur, un dénommé Fuchman, serial killer aux centaines de morts qui sévit chaque année à l’occasion de la Fête des Pères. Le grand jour approchant Ahab se prépare à un face à face impitoyable pour venger la mort de son géniteur...

Mon avis :

Mesdames, la fête des pères arrive à grands pas et vous n'avez pas d'idées... Elephant Films vous offre le cadeau idéal, "Father's day"!!!! Du sexe, de la tripaille et des hectolitres de sang, le tout pour un spectacle complètement débile et décomplexé! Le pied, en somme!

Troma nous livre ici un pur hommage aux films Grindhouse avec ce film complètement fou réalisé par Astron-6, un collectif composé de Adam Brooks, Jeremy Gillespie, Matt Kennedy, Steven Kostanski et Conor Sweeney. Le film est un petit budget et les cinq réalisateurs ont naturellement portées plusieurs casquettes sur le tournage. Ils sont par exemple également acteurs et tiennent même pour certains les rôles principaux.

Adam Brooks, par exemple, tient le rôle de Ahab, le héros vengeur du film, rôle fortement inspiré par le personnage tenu par Christina Lindberg dans "Crime à froid" de Bo Arne Vibenius, Matthew Kennedy, le rôle du père John Sullivan, Conor Sweeney, celui de Twink, soit déjà les trois rôles principaux masculins du film...

Jeremy Gillespie joue également dedans et est en même temps l'un des compositeurs de la musique; il s'occupe aussi de certains effets visuels etc... Les cinq hommes sont également scénaristes de leur film et Adam Brooks, en particulier, tient un nombre incalculable de casquettes (Producteur exécutif, réalisateur, acteur principal, maquilleur, e cetera, e cetera...).

Vous allez me dire que ce n'est pas forcément rassurant... Notamment au niveau du jeu des acteurs, mais rassurez-vous dans les rôles principaux, nos cinéastes sont excellents, du moins ils tiennent leurs rôles à merveille, en particulier Adam Brooks, qui a une vraie gueule comme on les aime! Le film débute comme un vrai grindhouse avec des scènes violentes, bien gores et déviantes à souhait. C'est constamment blasphématoire, excessif, irrévérencieux et ultra sexy et l'image est volontairement crade et dégradée afin de coller au style (On a même droit à la fausse pub!).

Les dialogues sont souvent stupides, les situations grotesques, mais il faut évidemment prendre le film au millième degré. Le but est de bien se marrer et ma fois, c'est plutôt réussi et comme en plus les filles, Amy Groening ("Goon") en tête, sont super sexy et se dénudent facilement, on en redemande! Plus on avance dans le film, plus c'est barré et le final est carrément un grand n'importe quoi!

Le violeur assassin est complètement frappadingue et a en plus un nom des plus débiles : Chris Fuchman! Le film se finit carrément en enfer avec Lloyd Kaufman ("The Toxic Avenger", "Troma's War", "Tromeo and Juliet") en personne dans le rôle de Dieu. Les réalisateurs se sont clairement amusés à faire cet OFNI et cela se voit!

Quelle rigolade par exemple lorsque Chelsea se prend pour princesse Leia dans "Le retour du Jedi"! Les réalisateurs ne s'interdisent rien, le violeur viole des pères de famille, le héros couche avec sa sœur, le prête est homo et tout cela donne lieu à des scènes des plus improbables comme le Cinéma ne nous en offre finalement pas si souvent.

"Father's day" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il remplit parfaitement son office et les amateurs des zèderies de la firme Troma seront aux anges! Attention, tout de même, le film est à réserver à un public relativement averti!

"Father's day" sort le 12 juin chez Elephant films en édition collector DVD et en édition limitée combo Blu-ray + DVD. Le DVD est au format 1.85, 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85, 16/9ème, résolution 1920 x 1080i Full HD avec pistes anglaise et française 5.1 DTS-HD Master Audio. Les bonus se composent de deux scènes coupées, de 4 teasers, d'un petit module amusant où l'on apprend à créer son Fuchman, d'une présentation toute en dérision du créateur de l'affiche du film qui nous explique comment il l'a créée, d'une galerie photo (très) coquine où une modèle semble très inspirée par cette même affiche, du court métrage "Laser Ghost" d'Astron-6, d'une galerie de photos et de bandes annonces de l'éditeur.

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05.06.13

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Evil dead

Réalisateur
: Fede Alvarez

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h30

Avec : Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci, Jessica Lucas, etc.

Par Nicofeel

Aux yeux de tous, Evil dead est un film d'horreur à petit budget où son jeune réalisateur, Sam Raimi, a compensé le manque de moyens, par un système D et par des choix de mise en scène très ingénieux. Ce film constitue aujourd'hui un classique du cinéma d'horreur.
Dès lors, quand on a appris que ce film allait faire l'objet d'un remake, on pouvait raisonnablement craindre le pire. On pouvait se dire que ce film allait constituer un remake de plus à une époque où l'originalité n'est plus de mise et où les scénaristes sont visiblement aux abonnés absents.
Pour autant, après avoir vu ce remake, on est plutôt rassuré du résultat final. Le réalisateur a en effet eu l'intelligence d'opter pour un ton différent. Alors que l'original constituait avant tout une comédie horrifique, ici le film joue à fond la carte du sérieux – ce qui n'empêche pas d'avoir droit à plusieurs séquences qui ne sont pas dénuées d'un certain humour – et privilégie le gore.
D'ailleurs, alors que parfois les interdictions en salles laissent circonspects, l'interdiction aux moins de 16 ans est ici complètement justifiée. Le film verse dans un gore très prononcé, en n'hésitant pas de proposer des scènes carrément cradingues au spectateur. On est même étonné dans une production standard d'assister à autant de débordements gore.

Le film respecte dans ses grandes largeurs le scénario original avec 5 jeunes qui se trouvent isolés dans une forêt, dans une cabane. A leur désarroi, ils vont réveiller une entité démoniaque qui était jusque-là endormie. A ce propos, on pourra noter que la séquence initiale du film, qui montre une jeune femme possédée qui est brûlée vive, nous met d'entrée dans le ton du film. La suite va s'avérer du même acabit.
Les scènes horrifiques se succèdent à vitesse grand V. Pas le temps de s'ennuyer dans Evil dead. Une jeune femme se fait “pénétrer” par le démon et devient dès lors incontrôlable. La jeune femme possédée, Mia, devient une sorte de démon : elle parle avec une autre voix, elle envoie un liquide étrange sur une autre femme. Et cela n'est que le début. Les personnages du film sont soumis à rude épreuve : ils encaissent des coups de couteaux, ils sont même amenés contre leur gré à se mutiler. L'une des scènes les plus horribles est sans nul doute le moment où une jeune femme voit son bras s'infecter dangereusement et décide de se couper le bras. La séquence est sacrément marquante. L'utilisation d'un outil envoyant des clous donne lieu aussi à des séquences gore qui valent le détour. Les effets spéciaux et les maquillages sont franchement bien faits et constituent la qualité principale du film.
Pour le reste, Evil dead constitue un film d'horreur lambda. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. En plus, quand on connaît l'original, on constate que certaines scènes se ressemblent. Le réalisateur de ce remake a certes pris certaines libertés, il n'en demeure pas moins que dans ses grandes largeurs, l'histoire demeure la même.
Mais il y a plus embêtant. Certaines séquences sont stupides, comme le coup de la jeune femme qui décide d'aller voir Mia alors qu'elle sait pertinemment qu'elle a changé. Mais bon, cela se retrouve souvent dans les films d'horreur. Cela vaut bien le “Y a quelqu'un” alors que le meurtrier est tapi dans l'ombre. Le plus embêtant reste finalement le côté illogique de certaines scènes. Ainsi, alors que Mia est morte et subi les pires atrocités, elle se réveille à un moment donné comme si de rien n'était. Et elle devient même l'héroïne de la fin du film. Certes, cela a le mérite de relancer l'action, mais cela n'est pas très crédible.
Le réalisateur a trop voulu faire dans la surenchère. Du coup, son film perd en lisibilité et en pertinence. C'est bien de faire dans le gore mais il faut encore que tout cela ait un sens.
Au niveau de la distribution, les acteurs ne sont pas extraordinaires. Ils font le boulot mais aucun d'eux ne rehausse le niveau du film. Or, dans l'original, le personnage principal se révélait marquant, au point de devenir par ailleurs la star d'Evil dead 2 et d'Evil dead 3.
Quelques mots sur la mise en scène. Les plans sont nombreux et les scènes se succèdent rapidement. Pour autant, on n'est pas dans un film clippesque comme la saga des Saw. Les scènes restent regardables et on voit ce qui se passe à l'écran. La mise en scène demeure correcte dans l'ensemble.
Au final, le remake d'Evil dead constitue plutôt une bonne surprise à partir du moment où l'on s'attendait à un film raté. Au contraire, on a affaire ici à un film d'horreur qui en donne largement pour son argent au spectateur. On a rarement vu un film aussi gore à l'écran. Le scénario n'est pas original et certaines séquences manquent de logique, mais ces défauts n'empêchent pas de passer un moment agréable à regarder ce film. Il est clair que l'on a déjà vu des remake bien pires que celui-ci.

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04.06.13

05:37:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre, XVIIIème siècle. Dans un petit village, un jeune homme affirme avoir vu le Diable. Le juge du comté (Patrick Wymark) n’y prête pas attention. Mais soudain, des événements anormaux se déroulent : les villageois sombrent dans la folie, et des jeunes femmes se voient affligées de marques sur le corps. C’est alors qu’un groupe mené par la jolie Angel Blake (Linda Hayden) pratique d’étranges cérémonies funèbres.

Mon avis :

Après les heures de gloire de la Hammer dans les années 50/60, l'Angleterre a vu naître une nouvelle forme d'horreur dans les années 70 avec de nouveaux thèmes assez éloignés de ceux d'avant et notamment des monstres classiques de jadis...

Cette "Nuit des maléfices", réalisé par Piers Haggard ("The Quatermass Conclusion", "Le complot diabolique du docteur Fu Manchu", "Venin") et datant de 1971 (Quelle grande année!!!) est une bien agréable surprise ; un bon petit film d'horreur avec une ambiance mystérieuse et malsaine, proche par certains côtés de celle d'un film comme "The Wicker Man". Dès les premières minutes, on rentre dans le vif du sujet avec cette macabre découverte d'un corps dans un champ, suivie de cette jeune femme qui semble devenir folle après avoir vu quelque chose dans le grenier où elle devait passer la nuit...

Une atmosphère angoissante s'installe alors peu à peu, au fur et à mesure que l'on découvre de nouveaux éléments concernant ce mystère qui plane sur ce village, où une partie de la communauté semble bien étrange. Cette communauté aux rites païens nous fait indéniablement penser à des hippies et il est difficile d'imaginer que cela est fortuit. Le réalisateur a en effet probablement voulu faire un parallèle avec la société des années 70 en montrant le mépris d'une grande partie des gens pour cette nouvelle façon de vivre et de voir les choses.

Ces villageois, portant une marque de la Bête, ont à leur tête une très jolie prêtresse, qui apporte évidemment son côté charme au film. La charmante Linda Hayden ("Une messe pour Dracula", "Madhouse", "Exposé") n'hésite en effet pas à se dénuder intégralement afin de tenter de corrompre un prête et nous par la même occasion...

Que ce soit au niveau de la mise en scène, de la photographie signée Dick Bush ("Dracula'73", "Les sévices de Dracula", "Le chien des Baskervilles", "Le repaire du ver blanc"), des décors, des costumes ou encore de la musique composée par Marc Wilkinson ("If....", "La méprise") , à la fois très originale et parfaitement adaptée à l’ambiance étrange du film, "La Nuit des maléfices" est très réussie et on regrettera simplement que le scénario, adapté par le réalisateur d'après un script de Robert Wynne-Simmons, soit parfois assez confus et que l’intrigue suive notamment un peu trop de personnages différents.

Parmi les plus marquants, on notera principalement, en dehors de Linda Hayden, le présence de Patrick Wymark ("Le grand inquisiteur", "Quand les aigles attaquent", "Danger, planète inconnue", "La bataille d'Angleterre") dans le rôle du juge, un rôle où l'acteur fait preuve d'une réelle prestance.

Barry Andrews ("Dracula et les femmes", "L'espion qui m'aimait"), qui tient pourtant le rôle principal, est quelque peu transparent. Les effets spéciaux et maquillages sont assez datés, voir rudimentaires, mais le réalisateur finalement nous montre que peu de choses de son monstre et certains effets quelque peu sanglants sont relativement corrects. Quelques scènes sont assez marquantes comme celle où le fiancé de la première victime se tranche la main ou encore celle où une jeune femme se fait violer par un membre de la communauté. La fin du film est assez réussie et conclut le film de belle façon.

"La Nuit des maléfices" vaut largement mieux que bon nombre de films d’horreur actuel, alors n’hésitez pas à vous faire plaisir en vous offrant cette petite rareté qu’Artus nous permet de redécouvrir!

"La Nuit des maléfices" sort en DVD le 4 juin chez Artus Films dans la collection British Horror. Le film est proposé au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 en version française et anglaise et sous-titres français naturellement. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le sang et le Diable", à "Hyrcania", un court-métrage qui a tout à fait sa place ici, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

La nuit des maléfices

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03.06.13

04:45:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Franck est un petit dealer qui partage sa vie entre sa relation torride avec Flo et les nuits électriques de Londres. Parce qu'il doit une grosse somme d'argent à son fournisseur qui est un parrain de la mafia, il décide de tenter le tout pour le tout en se lançant dans un coup censé lui permettre de régler sa dette... Mais ce coup se solde par un échec, le plongeant alors dans une descente aux enfers impitoyable et sans limite.

Mon avis :

Ayant beaucoup aimé la trilogie originale et étant intrigué par la bande annonce très accrocheuse de ce nouveau "Pusher", il me tardait de découvrir ce film, tout en ayant naturellement l'inquiétude que l'on a toujours lorsqu'il s'agit d'un remake...

Immédiatement, on constate une approche visuelle très différente du film original, le réalisateur Luis Prieto ("Ho voglia di te", "Meno male che ci sei") ayant opté pour une photographie très flashy, voir très clipesque. Évidemment, cela en rebutera plus d'un, tout comme cela en attirera d'autres. Pour ma part, cela ne m'a pas gêné... J’ai même trouvé que cela lui donnait un petit côté trip hallucinogène collant bien au sujet du film.

Le film est vraiment bien rythmé, il n’y a pas le moindre temps mort ; on a même l’impression d’être entraîné dans une sorte de tourbillon ! Niveau casting, les acteurs sont plutôt bons. Richard Coyle ("Prince of Persia : Les Sables du temps", "Dark World", "Grabbers", "Outpost II: Black Sun"), dans le rôle de Frank, campe un petit dealer attachant, plus d'ailleurs que Kim Bodnia dans le film de Nicolas Winding Refn. On notera d'ailleurs que ce dernier est le producteur de ce remake.

Le personnage de Flo est également assez attachant et Agyness Deyn, qui l'interprète, est plutôt agréable à regarder, ce n'est d'ailleurs pas pour rien que cet ancien mannequin, jouait le rôle d'Aphrodite dans "Le Choc Des Titans". Zlatko Buric ("Pusher", "2012", "Mineurs 27"), quant à lui, reprend ici le rôle de Milo, de façon toujours aussi convaincante, c'est d'ailleurs le seul à jouer à la fois dans le film original et dans le remake. Milo, c'est évidemment le genre de mec à qui on n’aimerait pas devoir de l'argent et tout comme la première fois, cela va se vérifier !

Pour autant, l'approche de Prieto est bien différente de celle du réalisateur danois, choisissant en effet une approche beaucoup plus grand public et c'est d'ailleurs probablement là que cette version de 2012 décevra par rapport à celle de 1996. Autant le film original était brutal, avec des scènes parfois insoutenables, autant ici, le film, même s'il reste par moments assez violent, ne fera pas dans la démonstration, bien au contraire. La violence se passe ici la plus part du temps hors champ! Alors évidemment, le film n'a pas le même impact... Dommage!

Toutefois, le film reste agréable à regarder, grâce donc à son esthétisme, son rythme, ses acteurs, dont des seconds rôles particulièrement bien choisis comme Neil Maskell ("Doghouse", "Kill List"), mais aussi grâce à son humour et à sa bande son particulièrement accrocheuse. Certaines chansons sont vraiment excellentes, mais du coup on a parfois l'impression de regarder des clips, ce qui dessert quelque peu le film, mais aussi permet de le rendre attachant et pour ma part, m'a donné envie de revoir certaines scènes...

Ce nouveau "Pusher" devrait donc aisément trouver son public parmi la jeune génération, mais en revanche les fans du film original auront probablement un sentiment mitigé et il est même presque certain que beaucoup seront déçus. Personnellement, moi, je l’ai tout de même plutôt bien aimé.

"Pusher" est sorti le 29 mai chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises et françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0 et sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.35, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of (18'), d'entretiens avec le réalisateur et les comédiens (37'), d'une table ronde avec Nicolas Winding Refn et l'équipe du film (12') et des bandes annonces.

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27.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Paul Sélénian est un psychologue d'un genre unique. Le don fantastique qu'il possède lui offre de pouvoir extraire la Peur de ses patients et de la contenir prisonnière. Un soir, une jeune femme se présente à son domicile. Paul fera l'erreur de l'inviter à entrer. Il découvrira alors la Peur telle qu'il ne l'a jamais vue.


Mon avis :

Depuis quelques temps, les choses bougent dans la région de Montpellier dans le domaine du cinéma de genre. Il y avait déjà eu le duo François Gaillard et Christophe Robin, qui nous avait gratifié des forts sympathiques giallis "Blackaria" et "Last Caress"; plus récemment, le survival de Stéphane Bouyer, "Run Rabbit Run" (qui doit sortir en cours d'année) avait également attiré mon attention; et enfin ce premier court métrage de Kevin Payet, "FEAR In Carne", pour ne citer qu'eux... Car mon petit doigt me dit que cela ne va pas s'arrêter là, avec notamment le court métrage "Sans relâche" d'Antony Cinturino ou encore "La porte noire" de Fabrice Martin…


Dès les premières images, le réalisateur nous surprend avec un générique intrigant et de toute beauté, esthétiquement splendide, très bien monté et accompagné d'une très belle musique composée par Éric Aromfel. Kevin Payet a réuni un casting, tout comme lui montpelliérain, composé principalement de Patrick Sage ("Beware of Darkness", "Run Rabbit Run"), Marine Bohin ("Jules", "Run Rabbit Run", "One Wicked Night") et Patie Flecher ("Run Rabbit Run"), un casting impeccable où chacun tient parfaitement son rôle. Patrick Sage, notamment, est vraiment crédible en psychologue.


Le scénario, plutôt simple, est assez original, avec ce psychologue donc, un peu particulier, qui a la capacité de faire ressortir physiquement les peurs de ses patients et de les enfermer afin qu’ils en soient définitivement libérés. Celui-ci ne s'attendra par contre pas à être confronté à la Peur elle-même, incarnée par la très jolie Marine Bohin, à laquelle il est impossible de ne pas succomber. Ces peurs qui sortent des corps de ses patients, se manifestent par un liquide noir, donnant un aspect horrifique au film, qui distille une certaine angoisse qui ne fera qu'accroître avec la venue de la Peur...


Le film est un petit budget et une première œuvre, mais cela ne l'empêche pas de faire très pro et très abouti, avec une mise en scène parfaitement maîtrisée et une photographie particulièrement belle. Une jolie réussite donc et un réalisateur très prometteur!


Kevin Payet a du talent, c'est certain et pour ma part, il me tarde qu'il s'attaque à un long, car il me paraît évident qu'il est promis à un bel avenir, tout comme cette nouvelle vague montpelliéraine...


Je vous conseille donc fortement de découvrir ce premier court métrage! Alors si vous êtes dans le secteur de Montpellier ou que vous avez l'occasion de vous y rendre le dimanche 9 juin prochain, sachez que celui-ci sera projeté au Cinema Diagonal Capitole à Montpellier à 12 heures 30. L’entrée est libre !

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