Catégorie: Test / Critique

29.09.14

13:13:08, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En mars 1963, dans les ruines de l’église de Clophill un groupe de sorcières a organisé une messe noire. Elles ont pillées des tombes, sacrifiées des animaux et se sont servies d’os humains. Pendant les années qui suivirent d’autres événements de ce genre ont eu lieu à Clophill et on a même retrouvé du bétail mutilé dans les environs. Il était évident que parmi ces ruines des activités paranormales avaient lieu. En 2010 une équipe de journalistes est venue enquêter pour essayer de découvrir ce qu’il s’était réellement passé. C’est ainsi qu’ils ont constaté que la légende de Clophill avait laissé des traces parmi les habitants. En faisant cette enquête ils ont fait un terrifiant un voyage dans l’inconnu.

Mon avis :

N'étant vraiment pas un amateur des films du genre "Paranormal Activity", c'est à reculons que je me lançais dans la découverte de ce "The paranormal diaries : Clophill", même si ce dernier n'a bien entendu absolument aucun lien avec la série à succès initiée par Oren Peli. En plus dans le même style et sorti également Factoris Films, je m'étais royalement fait chier (Excusez-moi du terme!) devant "House trap" ! Tout ceci n’était donc guère engageant...

Eh bien, avec "The paranormal diaries : Clophill", cela ne va pas être mieux! Dès le début du film, on sent que la mise en place va être longue, voir interminable... Et effectivement, c’est le cas! Il ne s'y passe rien, mais alors absolument rien d'intéressant et surtout d'effrayant! L'ennui prend alors le dessus et l'envie d'abandonner se fait cruellement ressentir!

On espère tout de même que quelques apparitions de la jeune fille aux cheveux longs promise par la jaquette, genre "The Ring", fassent enfin leur petit effet. Eh bien, non! Effectivement, on la verra bien à la fin, mais sans que le trouillomètre n'augmente d'un iota! Tout est ici malheureusement désamorcé par les témoignages des protagonistes qui sont interviewés et dont les interventions viennent entrecouper les images censées être réelles et filmées style found footage.

La mise en scène de Michael Bartlett et Kevin Gates est juste catastrophique! Pourtant, j'avais plutôt apprécié "The Zombie Diaries" et "World of the Dead: The Zombie Diaries", deux found footage, qui sous leurs airs de films de zombies, nous offraient des personnages assez malsains qui faisaient tout l'intérêt des films, mais là, non! Désespérément, non! Il n'y a strictement rien à sauver!

Quant aux acteurs, chacun joue ici son propre rôle comme pour donner une forme de crédibilité aux images et donner au film un aspect documentaire, mais rien n'y fait! La sauce ne prend pas!

Pourtant les ruines où ils ont filmé, sont vraiment intéressantes et auraient pu donner lieu à de bonnes scènes, mais c'est malheureusement très mal exploité et le scénario est en plus très mal écrit. On a l'impression que cela part dans tous les sens, sans réel lien en dehors de ce lieu soi-disant maudit!

Seule scène qui éveillera quelque peu notre attention, une scène de culte satanique à la fin qui aurait pu être intéressante si une fois de plus elle n'avait pas été coupée inopinément...

Vous l’aurez compris, ce "The paranormal diaries : Clophill" ne présente strictement aucun intérêt, c’est juste une pure perte de temps ! A moins de souffrir d’insomnies, car là, effectivement je pense que vous devriez réussir à vous endormir ! Je doute même franchement que même les amateurs de bouses comme "Paranormal Activity" s’en satisfassent... C’est dire !

"The paranormal diaries : Clophill" est sorti en DVD chez Factoris Films le 2 septembre. Initialement, une sortie en Blu-ray était prévue, mais celle-ci fût annulée et on comprend pourquoi! Le film est présenté au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaises Dolby Digital 5.1 & dts 5.1 et française Dolby Digital 5.1. Cette édition comporte également la copie digitale illimitée en français 2.0 AAC. Côté bonus, l'éditeur, qui pourtant avait fait des efforts ces derniers temps, retombe dans ses vieux travers avec des bonus malheureusement non sous-titrés, bien qu'ici, franchement on s'en fout royalement! Toujours est-il que si vous êtes maso, vous pouvez regarder d'interminables scènes supprimées, sans le moindre intérêt et les commentaires audio des acteurs et du réalisateur... Deux différents! Le pied en somme!

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26.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Mon avis :

En mai 2011, l'affaire DSK défrayait la chronique et déchaînait les passions ; tout le monde ayant en effet un avis sur cette affaire sensible mettant en cause celui que l'on considérait déjà comme notre futur Président. Malgré l'abandon des charges en août 2011 (suite à une transaction financière), l'image de Dominique Strauss-Kahn fût définitivement ternie et sa vie complètement chamboulée puisqu'il dût démissionner de son poste de directeur général du FMI (Fonds monétaire international) et puisqu’il fût également contraint de renoncer à l'élection présidentielle française de 2012, ce qui eut pour conséquence pour nous de voir arriver à la place un autre queutard notoire (Si l'on en juge le nombre de femmes qu'il nous a présenté en si peu d’années! Bon ok, là j'exagère un peu!) en la personne de François Hollande, un Président n'ayant malheureusement pas vraiment le même panache (Imaginez DSK allant courir la gueuse sur un scooter, cela ne le ferait pas!). Trois ans plus tard, Abel Ferrara crée la polémique au 67ème Festival de Cannes, où "Welcome to New York" est présenté pour la première fois en marge du festival (avant une diffusion directement en VOD), provoquant bien évidemment la colère de l'ancien couple DSK/Sinclair...

Malgré de nombreuses recherches sur l'affaire, le sulfureux metteur en scène Abel Ferrara ("L'Ange de la vengeance", "New York, deux heures du matin", "The King of New York", "Bad Lieutenant", "Nos funérailles") a délibérément choisi de ne pas en tenir réellement compte pour livrer un film, s'inspirant certes de cette affaire, mais très librement et surtout en se concentrant essentiellement sur ce personnage hors norme, addict au sexe. Gérard Depardieu ("Les Valseuses", "Buffet froid", "Le Dernier Métro", "Cyrano de Bergerac", "1492 : Christophe Colomb") incarne ici en effet le personnage de Devereaux, décrit comme étant une sorte de « bite ambulante » obsédé par le sexe.

Le réalisateur n'y va d'ailleurs pas par le dos de la cuillère, montrant son personnage se livrant à des orgies lors de scènes particulièrement crues à la limite de la pornographie. En même temps, vu ce que l'on a découvert par la suite, notamment avec l'affaire du Carlton, on ne doit pas être bien loin de la réalité! Mais, bon, après tout si tout le monde est consentant, où est le problème? Là, où l'interprétation des faits est plus litigieuse, c'est qu'il montre qu'il y a réellement eu agression sexuelle, ne laissant planer aucun doute de ce point de vue là.

A aucun moment, il ne laisse imaginer qu'il y ait pu y avoir manipulation ou même complot de la part de la victime et celle-ci est décrite comme quelqu'un de sainte nitouche, ce que la réalité ne semble pas vraiment démontrer... Mais bon, comme il est marqué au début du film, on ne saura probablement jamais la vérité sur ce qui s’est réellement passé! Donc effectivement, par rapport à ce parti-pris, on peut aisément comprendre le mécontentement de l'ancien couple Strauss-Kahn. Il faut dire que Nafissatou Diallo fût un temps envisagée pour interpréter son propre rôle, ce qui laisse tout de même peu de doute quant à l’opinion que s’est fait le cinéaste sur cette affaire.

De plus, le tableau de DSK décrit ici par Ferrara n'est pas très reluisant! Toutefois, malgré cela, le personnage de Devereaux est tout de même assez attachant par certains côtés, semblant d’ailleurs ne se rendre compte à aucun moment de la gravité de ses actes. La relation avec son épouse sera également assez particulière, celle-ci étant ici parfaitement au courant de son addiction et semblant l'accepter.

Simone, interprétée par Jacqueline Bisset ("Bullitt", "La Nuit américaine", "Le Magnifique", "Riches et Célèbres", "Domino"), censée représenter Anne Sinclair, est dépeinte comme une femme très riche ayant pour principal but de devenir première dame et aimant son mari, plus comme une mère que comme une femme. Pas sûr que c'était réellement le cas dans la réalité, Anne Sinclair semblant à l'époque très amoureuse de Strauss-Kahn et surtout aveuglée par cet amour!

Que dire autrement du film? Est-ce le grand retour de Ferrara? Non, on est quand même loin des chefs d’œuvre qu'il nous a offert au début de sa carrière. On reconnaît certes parfaitement son style, mais cela fait assez brouillon. Le film est choquant, surtout dans sa première partie d'ailleurs, celle des orgies, mais malheureusement dans sa dernière partie, ses deux acteurs principaux semblent être en totale roue libre... Et c'est effectivement le cas, puisque réalisateur a décidé de les laisser aller à l'improvisation! Et malgré tout son talent, Jacqueline Bisset ne s'en sort pas aussi bien que Depardieu, qui semble porter le film entièrement sur ses épaules.

Que dire également de cette curieuse intro où l'acteur donne brièvement son avis sur son personnage et sur la politique? En dehors de son côté déstabilisant, cette introduction semble totalement inutile et déplacée. Pour autant, "Welcome to New York" comprend de bonnes choses comme par exemple l'interpellation où Depardieu se retrouve à la prison de Rikers Island. L'acteur s'y livre alors sans pudeur et avec un naturel impressionnant.

Il est à noter d'ailleurs que malgré le choix du réalisateur de livrer une interprétation des faits assez libres, celui-ci a en revanche choisi de filmer son film dans les vrais lieux, théâtre des évènements, comme par exemple dans la suite du Sofitel où, pure coïncidence, celui-ci avait déjà tourné en 1998 pour les besoins de son film "New Rose Hotel".

En revanche, le film comporte un autre point de polémique plus discutable encore que l’interprétation des faits, glissé discrètement ici et là par de petites allusions... Des allusions mettant en cause le rôle de la famille d’Anne Sinclair durant la seconde guerre mondiale où le grand-père de celle-ci se serait enrichi! Y a-t-il une part de vérité là-dessous? Je n’en sais strictement rien, mais franchement, cela semble complètement déplacé et très limite et surtout complètement inutile. Heureusement, ces allusions restent discrètes et le spectateur n’y prêtera probablement guère attention...

Wild Side Vidéo nous propose ici le film dans sa version inédite, plus courte, avec un montage plus dynamique raccourcissant quelque peu certaines séquences de la première partie du film et déplaçant la vision de ce qui se passe dans la chambre d’hôtel avec la femme de chambre. Attention par contre, seule l'édition Blu-ray propose le choix des deux montages!

"Welcome to New York" n’est certes pas le film qui redorera l’image d’Abel Ferrara, mais en tous cas, pas de doute, avec ce nouveau long-métrage il entretient bien par contre son côté sulfureux!!! Et avec son prochain long consacré à Pasolini, cela ne devrait pas s’arranger...

"Welcome to New York" sort le 30 septembre chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et française DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.77, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un documentaire intitulé "Welcome to Cannes" comprenant des entretiens avec l'équipe du film et des extraits de la conférence de presse, plus la bande annonce. Il est à noter par contre que le Blu-ray contient en exclusivité la version cinéma du film plus longue de 17 minutes.

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25.09.14

07:28:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jamie a été kidnappée. À son réveil elle se retrouve emprisonnée dans un bunker de béton ; une sorte de Colisée moderne dans lequel, comme les 48 autres femmes enlevées, elle devra combattre jusqu’à la mort, sous peine de voir sa famille exécutée...

Mon avis :

Vous êtes une femme et vous souhaitez vous mettre au kickboxing? Mauvaise idée! Vous risqueriez de vous faire kidnapper par des tordus qui vous feront combattre à mort pour le plus grand plaisir de richissimes pervers avides d'ultra violence et de mises à mort...

Voilà en gros en quoi se résume le scénario de "L'arène" de Josh C. Waller ("McCanick")! Certes, c'est assez léger, mais le film est suffisamment malsain avec des combats parfois bien méchants pour maintenir l'intérêt des amateurs de films de baston d’une part et d’horreur d’autre part.

Dès les premiers combats dans l'arène, on s'en prend plein la gueule et en plus, ce sont les petites mignonnes qui trinquent! D’ailleurs là-dessus, on est rapidement dépité et on se dit qu’au final on risque de se retrouver qu’avec des thons! Bon, certes j'exagère un peu!

Zoë Bell ("Bitch Slap", "Game of Death", "The Baytown Outlaws", "Oblivion") n'est pas si vilaine que ça et elle a le mérite d'avoir pas mal de charisme! Mais il faut bien avouer que face à une Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "2ème sous-sol", "Star Trek", G.I. Joe - Le réveil du Cobra") par exemple, elle ne fait pas trop le poids!

Enfin, du moins au départ, car vu comment elle va la défigurer dans le film, la pauvre Rachel Nichols ne sera au final plus trop bandante! On peut même dire que c’est vraiment de l’acharnement ! Peut-être aurait-il été plus crédible que Sabrina, le personnage incarnée par Zoë Bell, soit un peu plus expéditive avec ses adversaires pour qui elle ne ressent à la base aucune haine ? On la pousse certes à se battre à mort, mais pas à les massacrer!

Après, qu’elle s’acharne sur certaines contre qui elle aura une dent, normal, mais autrement, cela n’a pas vraiment de sens, surtout qu’au fur et à mesure qu’elle apprendra à connaître certaines de ses adversaires, elle sera plus « humaines » par la suite dans ses mises à mort! Alors pourquoi cet acharnement lors du premier combat ? Bien entendu pour offrir du spectaculaire dès le départ, mais cela au détriment de la crédibilité...

Pour ce qui est des combats, le réalisateur a opté pour l’efficacité, sacrifiant de ce point de vue le spectaculaire et l’originalité qu’auraient pu offrir des combats aux chorégraphies plus élaborées. Par contre, malgré leur violence, on voit rarement les coups portés et certaines combattantes ne sont pas très convaincantes en tant qu’actrices...

C’est ici principalement Rebecca Marshall ("Saw 3D - Chapitre final", "Cooties", "Arctic Air"), qui interprète le personnage de Phoebe, qui tirera son épingle du jeu, incarnant une combattante particulièrement sadique et perverse. D’ailleurs, l’affrontement final entre Sabrina et Phoebe, semblent évident dès le début, enlevant tout suspens quant à l’issue des combats.

En revanche, le personnage de Phoebe apporte, elle, une réelle tension, car dès qu’elle apparaît, on sait que cela va faire mal, très mal! Parmi le reste du casting, impossible de ne pas parler de Sherilyn Fenn ("Twin Peaks", "Boxing Helena", "Coup de foudre à Hollywood") et Doug Jones ("Hellboy", "Le labyrinthe de Pan", "Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent", "Falling Skies"), tous deux formant l’ignoble couple organisateur de ce répugnant spectacle.

Quant à Bruce Thomas ("Treize jours", "Kyle XY"), il joue un gardien de cellules assez convaincant et qu'on aura plaisir à voir finalement mourir! Oui, je spoile un peu, mais franchement on s’en doute! Autrement pour vous situer un peu le film, on a l'impression de voir un croisement entre un "Bloodsport" au féminin et "Hostel"!

Malgré son scénario, qui pourrait tenir sur un ticket de métro, le film réserve tout de même quelques surprises, dont une fin, pessimiste et noire au possible. Enfin, parmi les points positifs, on notera une photographie assez soignée et parmi les défauts, probablement le manque d’attachement qu’on éprouvera pour les personnages...

Bon, ok! Ça fight! Ça fight même fort! Ça saigne également pas mal, mais un peu plus d’originalité et de profondeur, cela aurait pu être pas mal quand même!

"L'arène" est sorti le 27 août chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.40, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un "Behind the scenes" (3'), d'entretiens avec l'équipe du film (10') et de bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

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24.09.14

07:27:33, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Wolf creek 2

Réalisateur : Greg Mc Lean

Avec : John Jarratt (Mick Taylor), Ryan Corr (Paul), etc.

Origine : Australie

Durée : 106 minutes

Par Nicofeel

Huit après l'excellent Wolf creek et un intermède avec le sympathique film de crocodile Rogue, le cinéaste Greg Mc Lean est de retour. Rien de tel qu'un Wolf creek 2 pour se relancer.

Et comme on dit dans ces cas-là, on ne change pas une formule qui gagne. On va donc retrouver Mick Taylor, un autochtone australien qui rappelle Crocodile Dundee par son aspect général mais qui n'apprécie guère les randonneurs qui font du camping autour de Wolf creek. De manière générale il n'aime guère les êtres humains et il ne vaut mieux pas se dresser sur son chemin.

A la différence du premier volet de Wolf creek qui débutait tranquillement dans une ambiance proche de Pique nique à Hanging rock, ici on est directement dans le vif du sujet avec deux policiers qui abusent de leurs droits en dressant une contravention à Mick Taylor, en le faisant passer pour l'occasion pour un véritable bouseux. La scène est très drôle mais on se doute bien que cela va mal finir. La violence de la réaction de Mick Taylor est énorme et met directement le spectateur dans l'ambiance. C'est après cette scène que l'on voit apparaître sur les écrans le titre du film. Autant dire que ce long métrage est lancé et on ne risque pas de s'ennuyer.

D'ailleurs, le film propose quelques scènes de course-poursuite prenantes avec notre grand méchant qui est omniprésent, que ce soit à bord d'un 4x4 bien costaud ou d'un camion lancé de nulle part, qui n'est pas sans rappeler Duel (1971) de Spielberg. Comme quoi, même si ce film est dans la droite lignée de Wolf creek, le Greg McLean parvient très bien à se renouveler.

Si les cadavres s'accumulent tout au long de ce métrage, le cinéaste australien ne se contente pas de mettre en scène des meurtres. Il les replace dans leur environnement, à savoir les très beaux paysages arides de l'Australie. Et puis chaque meurtre est savamment orchestré. S'il n'est pas question de faire peur au spectateur, en revanche celui-ci pourra être abasourdi par la violence de certaines séquences où l'on voit tout de même pas mal de choses dans le plan.

L'attrait de Wolf creek ne s'arrête pas là. L'aspect survival prend progressivement le pas sur le reste avec un jeune anglais, Paul, qui a eu la mauvaise idée de croiser la route de Mick Taylor. On comprend rapidement que s'instaure un jeu du chat et de la souris entre ces deux personnages. Il y a dans ce film un humour noir très bien senti avec un Mick Taylor qui s'amuse beaucoup avec ces victimes. Cet élément est bien plus marqué que dans le premier volet.

Le côté cynique du film et sa dernière partie qui se déroule dans des souterrains évoque clairement Massacre à la tronçonneuse 2 (1986). Sauf qu'ici, même si certaines séquences peuvent paraître quelque peu surréalistes, elles ne font pas “too much” comme dans le film de Tobe Hooper. Le film se renouvelle intelligemment, sans que les personnages aient besoin d'en faire des caisses. On appréciera beaucoup la confrontation entre Mick Taylor et Paul, avec notamment ce jeu de questions-réponses (une version personnelle de Bilbo versus Gollum ?) où chacun jauge l'autre et où la victime essaie de se sortir de ce guêpier en amusant son hôte. Les blagues de Paul et les chansons australiennes qu'il partage avec Mick Taylor sont presque aussi marquantes que certains des meurtres. La relation entre ces deux hommes est particulière et vaut le détour. La fin inattendue de ce long métrage prouve que la victime n'est pas une victime comme les autres.

Alors que nombre de films d'horreur pêchent en raison d'une distribution inégale voire catastrophique, ici Greg Mc Lean peut se targuer d'un très bon casting. John Jarratt est excellent dans le rôle de ce psychopathe tout à la fois dangereux et marrant par les propos qu'il tient. Ryan Corr lui rend bien la pareille. En tant que victime, il n'en fait jamais trop et paraît crédible dans son jeu.

Wolf creek n'est pas non plus dénué de fond. Hormis la dangerosité des coins arides de l'Australie et des mauvaises rencontres que l'on peut faire, ce long métrage laisserait entendre que certains Australiens feraient preuve d'un racisme prononcé à l'égard des étrangers.En tout cas, même s'il ne faut pas en faire une généralité, Mick Taylor ravive ce débat par sa rancoeur à l'encontre des Anglais (qui ont peuplé l'Australie en amenant des esclaves) et des Allemands. Les questions qu'il pose à Paul et qui tournent autour de l'origine de l'Australie ne sont pas anodines.

wolfcreek23Wolf creek 2 était attendu après un premier épisode très réussi. Il ne déçoit pas. Au contraire. La synthèse des différents genres (survival, slasher, film de course-poursuite, comédie horrifique, huis-clos) s'établit à merveille. On a un film d'horreur qui sort de l'ordinaire en proposant des scènes relativement originales et parfois même assez drôles (la séquence avec les kangourous qui viennent s'empaler sur le camion n'est pas piqué des vers). Même si cela ne constitue pas un chef d'oeuvre, c'est tout de même un des longs métrages horrifiques les plus intéressants de ces dernières années. Peut-être que le succès critique et espérons-le, commercial, viendra conforter Greg McLean dans l'idée de nous livrer une trilogie sur les aventures de Mick Taylor.

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23.09.14

07:26:49, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La planète des singes : l'affrontement

Réalisateur : Matt Reeves

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h11

Avec : Andy Serkis (César), Jason Clarke (Malcolm), Gary Oldman (Dreyfus), Keri Russell (Ellie), etc.

Par Nicofeel

Après un excellent premier épisode sorti en 2011, la saga “new style” de La planète des singes est de retour. Le cinéaste Rupert Wyatt laisse sa place à Matt Reeves, remarqué avec le film fantastique Cloverfield. Cette suite tient-elle toutes ses promesses ou est-elle du niveau du ridicule film de Tim Burton sorti en 2001 ?

Avant de répondre à cette question, il convient de noter que les deux films sont assez différents. Le premier opus établissait les fondations de la nouvelle saga avec une approche très psychologique. Ce deuxième film La planète des singes : l'affrontement laisse entendre que le côté action sera plus important. Et c'est le cas.

On redémarre là où l'on a laissé les différents protagonistes du côté de San Francisco. Sauf que l'on nous explique au générique du début que 10 ans ont passé et que la grippe simienne a quasiment anéanti l'humanité. Les survivants vivent dans des conditions difficiles alors que les singes se sont créés une véritable communauté dans la forêt. A la tête de ceux-ci, on retrouve le plus intelligent des singes, César. On suit ces primates dans leur quotidien, où ils paraissent très bien organisés. Ils ont même installé une véritable mini société avec des règles où le chef doit être respecté et où il est interdit pour un singe de tuer un autre singe. Ces mammifères font tout pour ne pas commettre les mêmes erreurs qui ont mené les hommes au bord du précipice.

Mais la nature des singes est-elle si différente des hommes ? Cet opus nous amène à cette intéressante réflexion. De chaque côté il y a des personnes bienveillantes mais aussi des êtres mauvais. L'une des forces du film, en plus de ses séquences d'action bien menées, est cette approche qui évite tout manichéisme qui verrait les gentils humains d'un côté et les méchants primates de l'autre côté. Ici, on a un groupe d'humains qui veut vraiment vivre en harmonie avec les singes et César qui est lui-même très sage. Il sait pertinemment qu'une guerre avec les humains risque de mener nombre des siens à la mort. A l'inverse, il y a des êtres qui souhaitent qu'il n'y ait pas de coexistence pacifique. Et le feu aux poudres ne viendra pas forcément de la part des humains.

Même si son scénario – qui rappelle au demeurant La bataille de la planète des singes (1973), mais est heureusement bien meilleur – est cousu de fil blanc, puisque l'on se doute pertinemment qu'il va y avoir à un moment donné un affrontement (sinon à quoi bon ce titre !), le réalisateur fait très bien patienter le spectateur avec un film au rythme alerte où il se passe toujours quelque chose. En dépit de sa relative longue durée (2h11), La planète des singes n'ennuie à aucun moment.

Il faut dire que les différents signaux sont au vert. Les singes sont vraiment bien rendus par un travail impressionnant au niveau des images de synthèse. Les primates font plus vrais que nature et notamment le fameux César qui est à nouveau joué par Andy Serkis. L'acteur est connu pour son rôle de Gollum dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson. Affublé d'une combinaison dite de performance capture, il livre une interprétation tout bonnement bluffante, faisant passer de sacrées émotions qui en font le personnage principal du film.

Et une puis autre réussite du film tient au fait que l'on a le point de vue de tout le monde, les humains et les singes. Cette idée est très bonne et évite une nouvelle fois d'avoir d'un côté les gentils et de l'autre les méchants.

Quant à la mise en scène, elle est également réussie. Matt Reeves ne prouve pas avec cette oeuvre d'avoir signé un film personnel. Cela étant, sa mise en scène est très bien élaborée, avec de beaux mouvements de caméra et un rythme alerte constant. Les différentes scènes d'action, et notamment l'attaque des singes, est véritablement un grand moment de cinéma qui dépasse largement le statut de simple divertissement.

La planète des singes : l'affrontement cumule donc les bons points. Cependant, le film n'est pas un chef d'oeuvre car l'action fait qu'il manque un peu de fond à cette histoire. On aurait apprécié avoir une psychologie et une réflexion sur la société comme dans le premier opus. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Ce deuxième épisode est tout de même de très bonne facture. Le seul reproche que l'on peut vraiment lui faire est cette 3D qui paraît clairement factice. Elle n'a aucun intérêt, si ce n'est d'augmenter les rentrées d'argent de ce film. C'est bien dommage de vouloir systématiquement utiliser pour les grosses productions ce matériau qui est bien souvent inutile.

Mais bon, heureusement, les qualités nombreuses de ce long métrage suffisent à passer un bon moment et à le conseiller. On attend désormais avec une certaine impatience le troisième opus qui va certainement poindre à l'horizon, au vu de la fin de cet épisode.

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05:41:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une météorite s'écrase dans le lac de la petite ville californienne de Crater Lake, menaçant d'ensevelir une équipe de scientifiques venant de faire une découverte importante sur les premiers hommes. Bientôt, tandis que la faune se raréfie autour du lac, ont lieu d'étranges disparitions. Quelque chose de gigantesque attaque ceux qui abordent ses rives et s'aventurent sur ses eaux.

Mon avis :

Attention chef d’œuvre!!! "The Crater Lake Monster" débarque enfin chez nous en DVD dans une très jolie édition digipack slim, issue de la nouvelle collection de Le Chat qui Fume, baptisée « Collection Exploitation Cinema »... Bon, j'exagère peut-être un peu en parlant de chef d’œuvre, mais pour le reste, c'est vrai! En tous cas, je vois déjà les amateurs de nanars qui commencent à se frotter les mains et ils n'auront peut-être pas tord...

"The Crater Lake Monster" de William R. Stromberg, dont c'est ici le seul long métrage en tant que réalisateur, mais qu'on connaît tout de même un peu pour avoir commis les animations en stop-motion de "Train express pour l'enfer" (également sorti dans cette nouvelle collection du Chat), est un étrange objet filmique, qui vous laissera très certainement dubitatif et qu'il vaut mieux voir entre amis avec une bière à la main si vous souhaitez au moins vous marrer un peu... Car il faut l'avouer, l'humour assez burlesque du film, omniprésent en plus pendant une bonne partie de celui-ci, est assez lourd, le tout accentué par des bruitages d'assez mauvais goût.

Enfin, du coup, on a plus souvent l'impression d'avoir affaire à une grosse pantalonnade qu'à un film de monstres fait pour effrayer. En plus de son humour lourdingue essentiellement apporté par deux benêts louant des bateaux, le film est desservi par une musique sirupeuse au possible et de nombreux plans totalement inutiles semblant être là uniquement pour remplir le film.

Un film au scénario est assez simpliste d’ailleurs, puisqu’ il s’agit d’une sorte de relecture du monstre du Loch Ness transposée aux États-Unis. Le monstre dont il est ici question est un monstre préhistorique réveillé par le réchauffement causé par une météorite, et bien entendu la bébête, qui doit se nourrir, va alors causer des dégâts, dans un premier temps auprès des animaux peuplant le lac, puis elle va s’en prendre aux malchanceux humains croisant son chemin.

On ne peut pas dire que le monstre fasse en tous très peur, bien au contraire, mais c’est essentiellement dû au fait que celui-ci ne soit pas très bien fait, surtout dans les gros plans... Quoi qu’il y ait eu pire pour l’époque! Seulement voilà, la créature fait un peu datée de nos jours et du coup, est assez risible.

De plus, les animations en stop-motion, non dénuées d’un certain charme, n’ont pas la qualité de celles créées par un Ray Harryhausen, par exemple. On sent constamment le manque de moyens, d'ailleurs pour des raisons budgétaires, le film n'a pas été filmé dans l’Oregon, où se trouve Crater lake, un lac réputé pour sa profondeur (On parle de plus de 600 mètres de profondeur !), mais en Californie, au Huntington Lake.

Au niveau du casting, il n'y a pas vraiment de grands acteurs, la plus part en cas n'ont en tous cas rien fait d'autre, mais on notera tout de même la présence de Michael F. Hoover ("The gate", "The Prophecy", "Spider-Man 2", "2001 Maniacs") et de Mark Siegel ("L'empire contre-attaque", "A.I. intelligence artificielle", "La planète des singes", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Star Trek: Into Darkness"), deux spécialistes des effets spéciaux. A part, ça, seul Richard Garrison, dans le rôle de Dan Turner, a eu une petite carrière en tournant notamment dans "Le cauchemar de Freddy" et bien avant dans "The Zodiac Killer"...


Toujours est-il que vu le film, on aurait pu s'attendre à une image de piètre qualité, eh bien, non! Le Chat qui Fume nous offre une très belle édition avec une qualité d'image assez bluffante! Par contre, en ce qui concerne le film en lui-même, il est clair que seuls les bisseux et les amateurs de nanars pourront s'y intéresser! A bon entendeur, salut!

"The Crater Lake Monster" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec une unique piste anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une intéressante et instructive présentation du film par Eric Peretti. Enfin, pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur viennent compléter le programme!

The Crater Lake Monster

The Crater Lake Monster
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22.09.14

07:26:21, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : New York melody

Réalisateur : John Carney

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h44

Avec : Keira Knightley (Gretta), Mark Ruffalo (Dan), Adam Levine (Dave), Catherine Keener (Miriam), James Corden (Steve), etc.

Par Nicofeel

Sept ans après Once, John Carney réalise un nouveau film qui tire sa source du milieu musical. Sauf que cette fois-ci le cinéaste irlandais n'a pas fait appel à des chanteurs professionnels (Glen Hansard et Marketa Irglova).

Il a choisi de faire confiance à l'actrice Keira Knightley. Elle incarne le personnage de Gretta, une jeune chanteuse qui partageait jusque-là sa passion avec son compagnon. Mais ce dernier ayant connu un brusque succès, il l'a abandonné et a décidé de partir avec une autre. Originaire d'Angleterre, Gretta est alors prête à repartir dans son pays quand elle rencontre par hasard Dan, un producteur de musique, qui croit immédiatement en elle.

Comme Gretta, Dan est dans une situation personnelle des plus inconfortables : il a quitté sa femme qui le trompait avec un autre homme, il a des rapports très distants avec sa fille et il vient tout juste de perdre son emploi. Pour reprendre une chanson qui va constituer un véritable leitmotiv dans New York melody, Gretta et Dan sont des “lost stars”, des étoiles perdues.

Pour autant, en dépit des vents contraires, comme dans Once, les deux personnages principaux vont réussir à remonter la pente grâce à la musique. Le titre original du film, Begin again, est à cet effet bien plus caractéristique que New York melody.

Le canevas de ce long métrage rappelle sur plusieurs points Once, avec notamment cet univers musical où les protagonistes vont aller jusqu'à créer un album pour se (re)lancer. New York melody diffère sensiblement par le mode de production de cet album. John Carney rend gloire à la ville de New York en tournant à l'extérieur les musiques qui composent l'album de Gretta. Cela apporte un côté authentique et insolite. Il faut voir Dan se débattre dans tous les sens pour que les chansons de Gretta puissent s'effectuer dans une ruelle étroite, dans un immeuble qui surplombe New York, dans le métro ou encore de nuit ! Il y a véritablement un sentiment de liberté et d'apaisement qui souffle dans ce long métrage, qui n'est pas sans rappeler les premiers films de Jim Jarmusch.

Et puis mine de rien, sans avoir l'air d'y toucher, John Carney égratigne le monde de l'industrie du disque. Il s'en prend clairement aux majors qui sont actuellement en crise et qui ne renouvellent pas leur système d'organisation. Ils en restent à leurs idées anciennes et refusent toute nouveauté. Par ailleurs, elles ont parfois du mal à vivre avec leur temps. On songe par exemple aux jeunes talents qui émergent un peu partout sur internet. Au lieu de couper un peu sur leurs profits, les majors souhaitent encore et toujours se faire un maximum d'argent. Au risque de tout perdre. Car désormais internet donne la possibilité aux musiciens de vendre directement leur musique par le biais du téléchargement. Le support physique (le CD) n'est plus le seul qui est vendeur. La conclusion du film – qui apparaît dans le générique de fin – est un véritable pied de nez aux majors et un symbole de liberté.

New York melody est un film optimiste qui trouve sa source dans la musique. Elle permet à ses protagonistes de remettre de l'ordre dans leur vie et de faire ce qu'ils souhaitent. Les chansons du film sont loin d'être anodines. Elles sont toujours au plus près de l'action et elles ont ce talent de mettre en musique les sentiments ressentis par les personnages. Au même titre que New York est un personnage à part entière dans ce film, les chansons sont un élément essentiel de ce “feel good movie”. Ces chansons permettent d'ailleurs aux personnages d’exprimer leurs émotions et de les faire comprendre à leur entourage. On notera au passage que Keira Knightley tient largement la distance et qu'elle n'a pas à rougir de sa performance vocale. Sa petite voix apporte un côté émotionnel à cette oeuvre. Plusieurs des autres chansons de la bande originale sont signées Adam Levine, qui tient là son premier rôle au cinéma.

Le chanteur culte des Maroon 5 joue le rôle d'un jeune chanteur qui laisse tomber sa compagne quand le succès est au rendez-vous. Comme John Carney demeure tout de même quelqu'un d'optimiste, il ne laisse pas le spectateur avec le sentiment qu'il y a un “méchant” dans cette histoire. Le personnage joué par Adam Levine devient progressivement plus humain dans le film. En tout cas, le chanteur des Maroon 5 s'en sort plutôt bien, dans son jeu d'acteur, en plus de sa performance musicale qui elle est évidemment une franche réussite.

Au sujet de la distribution, ce sont la mignonne Keira Knightley et Mark Ruffalo qui interprètent les deux rôles principaux. L'actrice, dont la carrière a décollé depuis son passage Orgueil et préjugés, joue bien le rôle de cette femme brisée sur le plan sentimental qui parvient à recoller les morceaux de sa vie grâce à la musique. Mark Ruffalo, dans un style beaucoup moins subtil mais également convaincant, joue avec brio le rôle de Dan, ce producteur de musique atypique, qui vit à fond son idée de faire un album en plein air dans les rues de New York. Il crève l'écran à chacune de ses apparitions, variant très bien son jeu – étant tantôt mélancolique, tantôt enjoué, tantôt désespéré, tantôt énergique. Il entretient un rapport très particulier avec Gretta (voir la très belle séquence de l'écoute de la musique avec les écouteurs). Malgré leur différence d'âge et de culture, on sent qu'ils sont sur la même longueur d'onde. Ils s'épaulent mutuellement pour créer une très belle émulation.

Se déroulant dans le milieu de la musique, New York melody vaut le détour pour son excellente bande son où Adam Levine et Keira Knigfhtley ont la part belle. C'est surtout un feel good movie réussi qui donne une sacrée pêche après l'avoir visionné. On attend avec intérêt le prochain film de John Carney.

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19.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un groupe d’astronautes découvre des bactéries extraterrestres dans le permafrost martien. C’est alors que l’un des membres de l’équipe est victime d’un accident. En attendant les secours, le groupe tente d’organiser la survie...

Mon avis :

Cela fait longtemps maintenant que l'on sait que Mars n'est pas une planète très accueillante, pourtant certains persistent bêtement à s'y rendre dans le but d'y trouver une quelconque trace de vie... C'est le cas notamment des protagonistes de "The last days on Mars"! Eh bien, comme on peut s’en douter, ils vont rapidement le regretter amèrement ! Bon, trêves de plaisanteries, parlons un peu plus sérieusement du film!

Présentée à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2013, cette série B à l'ancienne, réalisée par l'irlandais Ruairi Robinson, inspirée de "The Animators", une nouvelle datant de 1975 écrite par Sydney James Bounds, n'est pas des plus originales, mais est dans l'ensemble plutôt agréable à regarder et c'est bien là le principal! Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer au départ, "The last days on Mars" n'est pas seulement un film de science-fiction, mais également un vrai film d'horreur avec des infectés type zombies comme on en voit de plus en plus dans le paysage cinématographique horrifique actuel. Ces infectés sont dans l’ensemble assez réussis, même s’ils ressembleront un peu trop à des sortes momies vivantes. Il faut bien avouer quand même qu'on n'aurait probablement pas très envie de se retrouver nez à nez en face d’eux! Les effets spéciaux et les décors sont également très convaincants, malgré un budget relativement limité vues les ambitions du film. Il faut dire que la Jordanie offre ici un décor naturel très crédible !

Le casting est plutôt solide avec notamment Liev Schreiber ("Scream", "Sphère", "X-Men origines: Wolverine", "Salt"), parfait dans le rôle du héros ou encore Elias Koteas ("Bienvenue à Gattaca", "Un élève doué", "Skinwalkers", "Phénomènes paranormaux") et Olivia Williams ("Postman", "Sixième sens", "Abîmes", "Dollhouse", "Sabotage"), dont on regrettera par contre que leurs personnages ne soient pas plus développés. Un casting donc habitué aux films de genre et pas si surprenant que ça pour ce type de films contrairement aux dires du réalisateur qui voulait présenter un casting assez inhabituel...

En fait, le principal défaut de "The last days on Mars", c'est de manquer cruellement de surprises et de tension! Tout est beaucoup trop prévisible! Et malheureusement, pas un seul instant, on n’éprouve le moindre sentiment de peur ou d’oppression, contrairement au personnage de Vincent Campbell, qui lui souffrira de claustrophobie. Un sentiment que l’on aurait bien aimé ressentir également. Le film aurait également gagné à être plus démonstratif, avec plus d’effets chocs notamment, mais l’on sent que le réalisateur s’est autocensuré afin de toucher une audience assez large... Dommage, car même si le film est plaisant, il n’exploite pas réellement son potentiel !

"The last days on Mars" ne sera donc pas un film inoubliable, loin de là, mais cela reste tout de même une petite série assez plaisante à regarder.

"The last days on Mars" est sorti chez TF1 Vidéo le 3 septembre en DVD et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 & 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution de 1080p et des pistes anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions offrent les mêmes bonus, à savoir un making of montrant le tournage et une quantité hallucinante d'interviews de l'équipe du film et trois bandes annonces dont celle du film.

The last days on Mars

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The last days on Mars (Blu-ray)

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