Catégorie: Test / Critique

06.03.15

06:41:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Mitchell et Carter, deux amis de longue date, se retrouvent en panne le long d’une route isolée en plein désert. Au fil des heures les tensions grandissent et finissent par exploser de manière assez brutale.

Mon avis :

Évitons immédiatement toutes confusions, nous n'avons nullement affaire ici à une ressortie du film "Detour" de S. Lee Taylor sorti chez nous en DVD également sous le titre "Route vers l'enfer"... En fait sous ce retitrage français se cache "Scenic Route" de Kevin Goetz et Michael Goetz, un film qui s'apparentera paradoxalement plus à un huis clos qu'à un road movie, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer...

Pour leur premier long métrage, les frères Goetz, qui ont d’ailleurs été choisis pour réaliser prochainement le remake américain de "Martyrs" de Pascal Laugier, nous livre un petit budget plutôt bien fichu mettant en scène un duo d'amis qui vont tomber en panne en plein désert.

Interprétés par deux excellents acteurs, Josh Duhamel ("Turistas", "Transformers", "Las Vegas", "Bébé mode d'emploi") et Dan Fogler ("Charlie, les filles lui disent merci", "Fanboys", "Une soirée d'enfer", "Don Peyote"), les deux principaux protagonistes, Mitchell et Carter, vont se déchirer au fur et à mesure que le désespoir va progressivement prendre le dessus.

Si dans un premier temps, ils vont commencer à se faire des reproches par rapport à leur situation, il faut l’avouer, peu enviable, les deux amis d'enfance vont ensuite se reprocher des choses plus personnelles sur ce qu’est devenue leur amitié suite aux choix de chacun.

Carter notamment, qui est un vrai looser, va en effet jalouser Mitchell, d'une part d'avoir réussi professionnellement et d'autre part lui en vouloir de l'avoir délaissé à partir du moment où il s'est mis en couple. Le moins qu'on puisse dire en tous cas, c'est qu'ils vont sacrément se foutre sur la tronche! D'ailleurs, cela engendrera quelques scènes bien violentes et efficaces, même si on ne verra finalement pas grand-chose (petit budget oblige?).

Les deux réalisateurs utilisent pour donner un certain cachet à leur film les splendides décors naturels de ce désert qui emprisonne leurs deux personnages principaux, magnifiés par une très belle photographie signée Sean O'Dea ("Red Sands", "Mischief Night"). Ce qui est assez surprenant dans ce long, c'est qu'ils arrivent à donner l'impression d'un huis clos alors que l'action se déroule en plein air... Ils auront également l'intelligence de sortir parfois de ce huis clos grâce à quelques flashbacks donnant un peu de légèreté à ce survival assez oppressant, même s'il n'est pas également dénué d'humour noir.

Malgré quelques éléments un peu gros et peu crédibles, le film tient plutôt bien la route allant inexorablement vers une fin attendue. Du moins c'est ce qu'on pense, car au final, le film nous réservera tout de même quelques surprises, surtout la fin particulièrement réussie...

Ce "Route vers l'enfer" est donc une bonne surprise, le genre de DTV qu'on aimerait voir plus souvent! Voilà qui est plutôt prometteur en tous cas pour le remake de "Martyrs", même si je ne suis pas particulièrement friand en général de remakes...

"Route vers l'enfer" est sorti le 23 février 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Par contre, comme souvent chez l'éditeur aucun bonus n'est présent... Dommage!

Route vers l'enfer

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05.03.15

06:40:47, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Phoenix

Réalisateur : Christian Petzold

Année : 2015

Origine : Allemagne

Durée : 1h38

Avec : Nina Hoss (Nelly Lenz), Ronald Zehrfeld (Johnny Lenz), Nina Kunzendorf (Lene Winter), etc.

Par Nicofeel

Le hasard du calendrier veut que la sortie française du film Phoenix coïncide avec les 70 ans de la fin de la deuxième guerre mondiale.
Or, Phoenix se déroule tout juste lors de l'après guerre. Dès le départ, le cinéaste allemand Christian Petzold met le spectateur dans l'ambiance avec ces deux femmes qui sont arrêtées à un poste de police américain, situé en Allemagne. Ces deux juives doivent décliner leur identité, comme si la guerre n'était pas totalement terminée pour elles.
Pourtant, l'une des deux revient de très loin. Nelly Lenz (Nina Hoss) est une rescapée du camp d'extermination d'Auschwitz. Elle ne s'en est pas sortie indemne puisqu'elle a été gravement défigurée. Le début du film évoque la “reconstruction” de cette femme à qui les chirurgiens promettent un visage neuf. Si son physique commence à s'améliorer, en revanche la douleur d'avoir perdu les siens est vivace. Nelly Lenz est presque une étrangère dans son propre pays.
Toute la première partie du film de Christian Petzold s'attache à indiquer le difficile retour de cette femme brisée. Avec un sublime travail sur la photographie qui rappelle les grands maîtres impressionnistes, on voit à de nombreuses reprises Nelly qui n'ose sortir que le soir, de peur d'être vue. Elle donne l'impression d'être une sorte de fantôme, qui a peur de tout. Comme si sa vie n'avait plus de sens. On songe immanquablement à la jeune femme des Yeux sans visage de George Franju. Sauf que dans le cas de Phoenix, une chose continue de motiver Nelly dans ses virées nocturnes.
Elle est obsédée à l'idée de revoir son mari Johnny. Pourtant, elle a été prévenue qu'il l'a sans doute trahie. Mais Nelly n'ose y croire. Elle se raccroche à son amour d'antan, à la seule chose qui peut encore la faire avancer, même si les plaies – physiques et morales – sont toujours béantes.

Dans un cabaret intitulé Phoenix et dont l'ambiance festive tranche singulièrement avec les débris qui jonchent la ville, elle écoute la sublime chanson de Cole Porter, Night and day, qui se prête très bien à sa pensée du moment : “Je pense à toi, jour et nuit”. C'est alors qu'elle tombe nez à nez avec son Johnny, lequel travaille dans cet endroit en tant qu'homme à tout faire. La joie n'est malheureusement que de courte durée.
Johnny ne reconnaît pas sa femme. Il est persuadé que celle-ci est morte. Pourtant, la nouvelle Nelly lui ressemble assez pour qu'il lui fasse une curieuse proposition : celui de jouer le rôle de son épouse dans le but de toucher un important héritage. L'ironie du sort veut donc que Nelly réapprenne à être la femme qu'elle était avant d'avoir été arrêtée par les nazis.
Le titre du film prend alors plusieurs sens : comme le phénix qui renaît de ses cendres, Nelly est amenée à (re)vivre dans une Allemagne détruite, jonchée de débris qui ont fait de Berlin une ville quasi fantôme. Mais le titre peut aussi faire penser à la ville de Phoenix, en Arizona, où se déroule l'action de Psychose d'Alfred Hitchcock. Avec cette Nelly à la double identité, on songe immanquablement à Hitchcock et notamment à Vertigo. Toute la question réside alors dans le fait de savoir ce que va faire Nelly. Quelles sont ses intentions ?
Passé son souhait de revoir son époux, Nelly peut se poser plusieurs questions : comment son mari ne peut pas la reconnaître alors qu'elle est presque la même sur le plan physique et qu'elle multiplie les indices à cet effet ? Ne tombant jamais dans le moindre pathos, Christian Petzold livre un drame poignant avec cette femme qui espère toujours que son mari lui reviendra, qu'il ouvrira enfin ses yeux. La scène où elle lui demande si elle le reconnaît, lorsqu'elle s'est habillée et maquillée comme l'ancienne Nelly, est d'une grande force émotionnelle. Le mari croit à cet instant qu'elle joue parfaitement la comédie...
A l'instar d'un Fassbinder qui a créé de très beaux portraits de femme dans l'après-guerre, Christian Petzold donne une profondeur et une superbe humanité à son personnage principal. Le mari de Nelly étant animé par des considérations uniquement vénales, on peut se demander s'il a déjà aimé sa femme. A moins que son aveuglement résulte d'un remords qui le ronge de l'intérieur.
De son côté, Nelly profite de ses discussions quotidiennes avec son mari pour savoir ce qu'il pensait d'elle et le contexte de son enlèvement. Johnny n'est manifestement pas blanc comme neige dans cette affaire et il évident qu'une rédemption ne passe pas par le rapt d'un héritage immérité.
Nelly est bien motivée à savoir si son mari l'a ou non trahie. Et à ce jeu-là, Christian Petzold a la bonne idée de ne pas limiter son astucieux scénario aux origines de l'enlèvement de Nelly. Les non-dits, le jeu de regard incessant avec son époux parlent d'eux-mêmes et dégagent une intensité émotionnelle importante.
Évidemment, Phoenix doit beaucoup à l'excellente interprétation de ses acteurs. Christian Petzold reforme le couple de son précédent film, son actrice fétiche Nina Hoss (vue aussi dans Yella et Jericho) et Ronald Zehrfedl, mais dans un tout autre contexte. C'est assez troublant.
Nina Hoss interprète avec beaucoup de subtilité le rôle de cette femme brisée qui part à la recherche de son amour d'antan avant d'enquêter sur le passé récent de ce dernier. De son côté, Ronald Zehrfeld joue un mari qui paraît peu à l'aise et a manifestement des choses à se reprocher. Le réalisateur a l'intelligence de laisser le spectateur juger.
Dans ce sublime mélodrame où l'amour pur côtoie des notions de culpabilité et de trahison, quelques mots sur la fin du film qui est somptueuse. Nina Hoss interprète de façon personnelle le très beau Speak low de Odgen Nash et Kurt Weill (1943) avec une telle intensité qu'elle donne un nouveau sens à la vie de Nelly. Cette dernière irradie la scène entière comme si elle personnalisait le phénix qui renaît des cendres d'une Allemagne détruite. Et Nelly de s'en aller voler de ses propres ailes, dans une lumière aveuglante, alors que la vérité est désormais connue. Magnifique.

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04.03.15

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Gunilla est une jeune femme mariée à Jan, qui en secret vit une aventure avec Nora, la meilleure amie de sa femme. Les deux amants aimeraient beaucoup que Gunilla accepte qu'ils vivent leur histoire d'amour à trois, alors Nora imagine un stratagème pour qu'elle accepte cette idée. Seulement voilà, alors que Gunilla emménage quelques jours chez son amie, elles font la connaissance d'une curieuse voisine, Britt, restauratrice de jouets anciens et professeur de mimes. Une rencontre qui va quelque peu bouleverser leur existence...

Mon avis :

La venue en France en cette fin de mois de février 2015 de Christina Lindberg ("La Possédée", "Crime à froid", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges"), icône de la sexploitation et actrice culte pour beaucoup d'amateurs de films d'exploitation, bien évidemment marqués par son rôle de Madeleine dans "Thriller : A Cruel Picture", constituait un évènement à ne surtout pas manquer pour les fans, d'autant plus que c'était l'occasion pour les nantais de pouvoir découvrir le mythique Rape & Revenge de Bo Arne Vibenius sur grand écran et surtout pour les parisiens de pouvoir enfin découvrir le rarissime "Young Playthings" de Joe Sarno...

En dehors d'une horrible copie VHS issue d'un enregistrement provenant de l'unique diffusion du film sur Playboy Channel, "Young Playthings" était jusque là totalement invisible et pour beaucoup considéré comme irrémédiablement perdu.

Heureusement une copie 16mm a récemment été retrouvée à la mort du cinéaste, seulement voilà, la copie en question étant malheureusement incomplète, l'éditeur suédois Klubb Super 8, qui nous permet enfin de découvrir ce film, dut se résoudre à en proposer un montage incluant une partie du film récupérée sur cette ignoble version pour sa sortie DVD...

C'est cette version remontée justement que les personnes présentes le soir du 28 février à l'Institut Finlandais de Paris ont eu le privilège de voir, accompagnée pour l’occasion de sous-titres français créés par monsieur Christian Valor du site Psychovision (Un grand merci à lui!).

Le très prolifique réalisateur Joseph W. Sarno ("Vibrations", "All the Sins of Sodom", "Le château des messes noires", "Échanges", "Abigail Lesley Is Back in Town") nous livre ici un film fort étrange, on pourrait même parler de véritable OFNI (Objet Filmique Non Identifié), mais pour autant pas inintéressant et surtout très amusant.

Le film est partagé entre deux types de scènes s’alternant durant pratiquement tout le film, d'une part celles souvent assez oniriques et complètement barrées se passant chez Britt, une voisine restaurant de vieux jouets et en même temps professeur de mimes très, très spécial, dont Gunilla et Nora vont tomber accros et d'autre part les autres scènes beaucoup plus classiques où l'on suit les deux amies le reste du temps et où Nora va tout mettre en œuvre pour convaincre Gunilla que la vie à trois c'est le pied...

Il faut dire que la très dévergondée Nora, jouée par la charmante Eva Portnoff, dont c'est d'ailleurs l'unique film, couche avec le mari de sa très naïve meilleure amie et que les deux amants aimeraient bien convaincre celle-ci de vivre à trois!

C'est sans surprise qu'ils vont parvenir à leurs fins, le côté original du film résidant principalement dans les scènes se passant dans l’appartement de Britt où les deux jeunes femmes vont jouer des pièces très érotiques en compagnie d'autres voisins ayant changés de métiers à la demande de l'étrange voisine. Je ne vous raconte pas d'ailleurs les métiers!!! Pickpockets, macros ou encore prostituées...

Côté érotisme, ce film de 1972 sera relativement soft, tout en étant assez généreux au niveau nudité, comme en scènes coquines, celles-ci réservant tout de même quelques surprises notamment lors des scènes de spectacles de mimes.

Au final, on ressort du film avec un drôle de sentiment, celui d'avoir vu un film pour le moins bizarre, mais je dois avouer que j'ai eu le sourire aux lèvres durant tout le film (C'est un signe, non?) et j'ai également bien rigolé sur certaines scènes, comme le reste du public d'ailleurs...

Espérons maintenant que ce "Young Playthings" soit un jour édité en DVD chez nous... Cela serait bien!

En attendant une éventuelle sortie française, si vous souhaitez vous procurer le film en DVD, vous pouvez le faire auprès de la boutique officielle de Christina Lindberg où vous pouvez acheter l’édition éditée par Klubb Super 8 qui a sorti celui-ci accompagné de "Siv, Anne & Sven", un autre film du réalisateur Joe Sarno. Attention par contre, il vaut mieux être anglophone ou savoir lire le suédois! Enfin, si vous souhaitez être tenus informer de l'actualité de Christina Lindberg, n'hésitez pas à suivre sa page Facebook officielle.

Il est à noter que Christina Lindberg était présente en France grâce à l'éditeur Bach Films qui l'avait invité à l'occasion de la sortie de trois nouveaux titres de sa collection "Sexploitation", dont deux films avec la jolie suédoise, "Inga... bonne à tout faire" et "Le tour du monde de Fanny Hill", mais aussi afin de réaliser des interviews destinées à de futures éditions... Patience, on en reparlera!

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03.03.15

07:26:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Assigné à résidence dans la maison où elle a grandi, Kylie Bucknell trouve sa peine d'autant plus insupportable qu'elle doit la purger avec sa mère Myriam, une pipelette bien intentionnée, convaincue que la maison est hantée. Kylie ne voit dans les superstitions de sa mère qu'une distraction pour échapper à une routine faite de légumes bouillis et de commérages de province. Mais quand elle commence elle aussi à entendre des chuchotements troublants et des heurts étranges pendant la nuit, Kylie se demande si elle a hérité de l'imagination débordante de sa mère ou si la maison est en effet hantée par un esprit hostile qui n'est pas particulièrement ravi de son retour.

Mon avis :

Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur néo-zélandais Gerard Johnstone, connu dans son pays pour être le créateur de la série satirique "The Jaquie Brown Diaries", s'essaye à un genre assez peu exploité, la comédie horrifique, du moins de la manière dont celui-ci nous la présente...

En effet, nous n'avons pas affaire avec "Housebound" à une grosse comédie loufoque, mais au contraire à une comédie plus mesurée un peu à la manière d'un "Vampire, vous avez dit vampire ?" ou encore d’un "Fantômes contre fantômes" de son compatriote Peter Jackson. Pourtant dès la première scène, on s'amuse beaucoup avec ce cambriolage qui tourne au ridicule!

On y découvre le personnage de Kylie Bucknell, interprétée par la ténébreuse Morgana O'Reilly ("We Feel Fine", "Les voisins"), une jeune délinquante qui suite à ce braquage raté, va se retrouver assignée à résidence au domicile de sa mère avec un bracelet électronique à la cheville, afin d’y purger sa peine...

Seulement voilà, pas de bol, il semble se passer d'étranges choses chez elle! La maison serait-elle hantée? C'est du moins ce que pense sa mère Miriam, jouée par Rima Te Wiata ("50 façons de dire fabuleux"), avec qui Kylie ne s’entend pas vraiment (C’est le moins qu’on puisse dire!), mais c'est aussi ce que va finir par penser la jeune rebelle, même si elle sera pourtant pour le moins septique au départ...

"Housebound" nous surprend par son ton très décalé, passant constamment du sérieux au comique, ce qui pourra d’ailleurs être quelque peu perturbant, mais qui fera aussi la force du métrage. L'autre force du film, c'est évidemment son scénario qui nous réserve quelques surprises assez inattendues, prenant une direction pour le moins surprenante en cours de route.

Enfin, il y a les acteurs qui sont tous très bons, comme par exemple Glen-Paul Waru ("The Jaquie Brown Diaries") dans le rôle d'Amos, un attachant agent de sécurité passionné de phénomènes paranormaux qui va venir en aide à notre jeune délinquante et à sa maman...

Malgré un budget très restreint, le réalisateur s'en sort très bien, nous offrant même un film visuellement très réussi et ne faisant en aucun cas amateur contrairement aux premières œuvres de Peter Jackson auquel il est souvent comparé. Et même si chaque scène sera désamorcée par un élément comique, le réalisateur arrivera quand même à créer une ambiance angoissante, voir à occasionner quelques frissons, chose pas si facile que ça à faire! Chapeau!


Malgré son mélange des genres qui pourra en déstabiliser plus d'un, "Housebound" est une belle réussite qui a bien mérité ses récompenses reçues lors de sa tournée des festivals et notamment au NIFFF (Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel) de 2014 où il remporta le Prix H.R. Giger «Narcisse» du meilleur film.

Après être sorti en pack en avant-première avec le numéro 232 du mois de février 2015 du magazine Mad Movies, "Housebound" est officiellement disponible dans le commerce en DVD et VOD depuis le 16 février 2015 chez Luminor dans une édition basique nous proposant le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste anglaise Dolby Digital 5.1 accompagnée de sous-titres français et contenant que la bande annonce du film en guise de bonus.

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26.02.15

09:21:15, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Il tient un garage qui jouxte la maison où il vit avec sa jeune femme Lylia et son fils Roma qu’il a eu d’un précédent mariage. Vadim Cheleviat, le maire de la ville est bien décidé à s’approprier, de gré ou de force, le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Mais ce dernier ne peut pas supporter de perdre tout ce qu’il possède, non seulement le terrain mais aussi la beauté qui l’entoure depuis sa naissance. Face aux intimidations de l’homme politique, il fait appel à Dmitri, son vieil ami devenu avocat à Moscou. Alors Vadim Chelevia devient plus agressif.

Mon avis :

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre et l'affiche du film, il ne sera pas vraiment question dans "Léviathan" d'un monstre marin, même si effectivement le squelette d'un cétacé assez imposant sera bien présent sur la plage longeant le terrain tant convoité du film et même si un prête orthodoxe évoquera à un moment le terrible monstre de la mythologie phénicienne présent dans la Bible. En fait, comme dans l’œuvre éponyme du philosophe anglais Thomas Hobbes, il sera plus ici question d'une métaphore désignant l'État, du moins le pouvoir représenté dans le film par le Maire et par la justice de toute évidence corrompue...

Depuis son premier long métrage, Andreï Zviaguintsev ("Le Retour", "Le Bannissement", "Elena") ne cesse de remporter des prix dans les plus prestigieux festivals du monde entier, ses trois derniers films ont notamment été à Cannes où "Elena" a remporté le Prix spécial du jury de la sélection « Un certain regard » et "Léviathan", en compétition officielle, a quant à lui reçu le Prix du scénario...

Le réalisateur nous livre un film âpre et violent où la violence ne sera jamais réellement montrée. Ainsi les actes violents seront le plus souvent filmés hors champ, Andreï Zviaguintsev préférant nous montrer la beauté des paysages à travers de longs plans contemplatifs, le tout porté par la sublime musique composée par Philip Glass ("Hamburger Hill", "Candyman", "The Hours", "L'illusionniste"), plutôt que de nous montrer de façon frontale la violence qui règne dans cet environnement glacial, mais absolument magnifique du nord de la Russie.

En revanche, cela ne l'empêchera pas de dresser par ailleurs un portrait très sombre de la société russe en dénonçant notamment la corruption qui y règne, le penchant également pour la boisson de ses compatriotes et la violence qui en découle notamment envers les femmes et les enfants. Le réalisateur en profitera également pour s'en prendre aux dirigeants russes lors d'une scène où les hommes, partis faire du tir à la campagne, vont remplacer les bouteilles qui leur servaient de cibles par des portraits des anciens dirigeants...

"Léviathan" est un drame qui vire à la tragédie, où un homme vivant dans une maison en bord de mer avec son fils et sa nouvelle compagne, menacés d'expropriation par l’administration locale, fait appel à un ami avocat de Moscou ayant des relations pour les défendre contre les poursuites d'un Maire corrompu abusant de son pouvoir à des fins personnelles...

Le cinéaste retrouve ici une nouvelle fois la très belle Elena Lyadova ("Elena"), qui interprète le rôle de Lilya, la compagne de Kolya, le personnage central du film. Ce dernier est interprété par Aleksey Serebryakov ("Le 9ème escadron", "Code apocalypse"), dont la descente en enfer sera rendue d'autant plus crédible que celui-ci sera décrit comme un homme rude et pas forcément toujours très sympathique, se réfugiant dans l'alcool pour affronter ses problèmes.

Les différents personnages du film font tous plus vrais que nature, quitte à en être presque caricaturaux comme c’est le cas de Roman Madyanov ("12") dans le rôle du Maire, un être sans foi ni loi, violent et alcoolique, mais surtout ivre de pouvoir.

Le casting est dans sa globalité de qualité, avec des acteurs tous convaincants et parfaitement choisis pour leur rôle, comme par exemple Vladimir Vdovichenkov ("Taras Bulba", "360", "War Zone") dans le rôle de l'ami avocat. Heureusement d’ailleurs, car quasiment chaque personnage a ici son importance. Une importance qui ne se révèle d’ailleurs pas de suite.

La mise en scène de Andreï Zviaguintsev est impeccable, mise en valeur par une très belle photographie signée par son chef opérateur attitré Mikhail Krichman ("Le bannissement", "Le dernier voyage de Tanya", "Mademoiselle Julie"). Par cette lutte contre les autorités, "Léviathan" fait quelque peu penser à un "Erin Brockovich" qui se passerait en Russie, sauf que comme on s'en doute, cela ne finira pas aussi bien pour cet homme du peuple et sa petite famille.

La dernière partie du film avec notamment ce lien que le réalisateur fait entre le pouvoir politique et la religion est par contre un peu confuse et perdra quelque peu le spectateur, qui de plus, n'aura au final pas toutes les réponses attendues...

Avec ce quatrième long métrage le réalisateur Andreï Zviaguintsev démontre une nouvelle fois qu’il est un metteur en scène exigeant et talentueux sur lequel il faut compter. Il ne fait aucun doute que "Léviathan" a mérité son Prix du scénario à Cannes l’année dernière, mais il aurait peut-être même mérité plus que ça...

"Léviathan" est sorti le 3 février 2015 chez Pyramide Vidéo en DVD et en Blu-ray (Exclusivité Fnac dans un premier temps pour le Blu-ray avant une sortie généralisée le 7 avril). Le DVD nous propose le film au format 2.35:1, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio russe et française Dolby Digital 2.0 et russe Dolby digital 5.1. Le Blu-ray propose quant à lui une image au format 2.35:1, 16/9ème avec une résolution HD de 1920x1080p et un encodage MPEG4/AVC et des pistes audio russe et française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions contiennent le sous-titrage pour sourds et malentendants. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un entretien avec le réalisateur Andreï Zviaguintsev (23’), de scènes coupées (21’) et de 3 bandes-annonces dont celle du film.

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25.02.15

07:46:28, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bien connue dans son quartier pour sa nymphomanie, livrée à elle-même, la jeune et ravissante Anita fait toutes les expériences sexuelles possibles, même les plus sordides. Elle cherche désespérément la satisfaction qu'aucun de ses partenaires de passage ne songe à lui donner. Seul un étudiant en psychologie comprend son problème et lui fait découvrir les véritables joies de l'amour...

Mon avis :

Devenue une actrice culte grâce à son rôle de Madeleine dans "Thriller - en grym film" ("Crime à froid" en France), un personnage rendu célèbre grâce à Quentin Tarantino qui s'en inspira pour son personnage de Elle Driver dans son diptyque "Kill Bill", Christina Lindberg est autrement essentiellement connue pour ses films érotiques et sa carrière de modèle dans des revues coquines...

Sorti en France en 1974 sous le titre "Les impures" dans une version plus courte, mais en revanche plus érotique, "Anita" est le dernier grand rôle de Christina Lindberg ("La Possédée", "Crime à froid", "Sex & Fury", "Libre-échanges") au cinéma. Elle y incarne une lycéenne mal dans sa peau, nymphomane insatisfaite sexuellement, prête à coucher avec n'importe qui, n'importe où...

Si le film dans son montage français comporte de nombreuses scènes érotiques, par de nombreux côtés, celui-ci n'en sera pas réellement un dans le sens où aucune scène ne suscite particulièrement le désir. L'actrice suédoise y est pourtant tout à fait charmante, mais Torgny Wickman ("Journal intime d'une demi-vierge", "Les brebis du révérend", "Les envoutées") nous montre avant tout une jeune femme en souffrance.

On ressent tout au long du métrage son mal-être à travers ses différentes expériences qui ne la mèneront qu'au même résultat d'insatisfaction. Sa quête perpétuelle du plaisir va naturellement la mener à explorer de nombreuses options passant, comme on peut s'en douter, par les relations dans des lieux publics avec des inconnus, les godemichets, les gang bangs et les relations saphiques... Jusqu'à ce qu'elle comprenne enfin que sa recherche n'est liée qu'à une seule chose, l'Amour!

Un amour qui va, comme on s'en doute très rapidement, être juste devant elle presque depuis le début en la personne d'Erik, interprété par Stellan Skarsgård ("Insomnia", "Will Hunting", "Dancer in the Dark", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Thor", "Avengers"), l'acteur fétiche de Lars von Trier, qui joue ici le rôle d'un musicien étudiant en psychologie qui va se prendre d'affection pour elle et la prendre sous son aile...

L'intrigue est assez prévisible, malgré une chute plutôt inattendue et d'ailleurs assez dispensable, mais le personnage d'Anita est suffisamment touchant et complexe pour qu'on la suive avec un certain intérêt. D'ailleurs sa souffrance se traduira par moments par des actes provocateurs assez surprenants comme lorsqu'elle fera un strip-tease devant les invités de son oncle et sa tante chez qui elle vit.

L’érotisme est dans l'ensemble assez soft, même si les actes sexuels sont montrés par fois de façon assez explicites comme par exemple lors de la scène lesbienne. En revanche, par rapport au montage initial, plus subjectif au niveau de l’érotisme, on y perd tout de même quant à la profondeur des personnages...

Plus qu'un film purement érotique, "Anita" est avant tout un drame sur une jeune femme pas encore sortie de l'adolescence souffrant de nymphomanie, ce qui pourrait bêtement prêter à sourire, mais qui ici est montrée de façon grave et aucunement amusante...

"Anita" est sorti en DVD le 17 août 2011 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66, 4/3 avec une unique piste française mono. Au niveau des bonus, pas grand chose d'intéressant à se mettre sous la dent, une courte présentation du film et une autre de "La possédée" par Francis Mischkind, fondateur de Alpha France qui coproduisit et distribua le film à l'époque de sa sortie en salle et puis c'est tout! Si vous souhaitez en savoir plus sur les deux montages et sur les différentes éditions sorties à travers le monde, je vous conseille de jeter un œil sur les excellents articles que le site Psychovision a consacré au film et à son actrice principale.

Enfin, il est à noter que l'actrice Christina Lindberg sera présente cette semaine en France, invitée par Bach Films à l'occasion de la sortie de "Inga... bonne à tout faire" et "Le tour du monde de Fanny Hill" dans leur collection "Sexploitation". Tout d'abord le jeudi 26 février 2015 à Nantes pour la projection de "Thriller : A Cruel Picture" à L'absurde Séance, puis à Paris le samedi 28 février pour une séance de dédicaces à la boutique Metaluna Store (7 rue Dante - 75005 - Paris) de 16h à 19h et pour la projection organisée par Psychovision & Hors-circuits du très rare "Young Playthings" de Joe Sarno à 21h45 à l'institut finlandais (60 rue des Écoles - 75005 - Paris) où le film sera présenté par Christina Lindberg en personne et Rickard Gramfors (Klubb Super 8). Places disponibles auprès de la boutique Hors-circuits (4, rue de Nemours - 75011 Paris) ou par Paypal, en contactant Christian Valor sur Facebook ou à valor@numericable.fr.

Anita

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24.02.15

08:42:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Verde Valley, une petite communauté rurale d'Arizona où la vie s'écoule paisiblement. Ou, du moins, s'écoulait jusqu'à que des animaux ne meurent dans des circonstances étranges, victimes de doses massives de poison dont le vétérinaire Rack Hansen ne parvient pas à trouver l'origine. Quand il y réussit, avec l'aide de l'entomologiste Diane Ashley, il est trop tard. Des dizaines de milliers de mygales déferlent déjà sur la ville, rendues plus agressives encore par les produits chimiques que le maire déverse sur elles.

Mon avis :

Depuis les années 50, avec des films comme "Tarantula !" ou "Earth vs. the Spider", les araignées font parti du paysage du cinéma d'épouvante, mais le succès de "Jaws" au milieu des années 70 va relancer la mode des films avec des bébêtes tueuses et notamment ceux avec des arachnides avec des films comme "The Giant Spider Invasion", sorti tout comme le film de Spielberg en 1975 ou encore "Tarantula : Le cargo de la mort" et "L'Horrible Invasion" sortis au cours de l'année 1977...

Le film de John « Bud » Cardos ("The Dark", "Mutant", "Les bannis de Gor") peut aisément être considéré comme la référence du genre (avec peut-être "Arachnophobie" de Frank Marshall) de part son utilisation de 5000 véritables mygales qui donneront assurément des frissons dans le dos à tout arachnophobe qui se risquerait à le regarder.

En effet, si certaines de ces « vilaines » bébêtes velues peuvent être absolument ridicules dans certains films, ici cela ne sera jamais le cas et on ne peut qu'admirer le courage des comédiens et des figurants qui ont dû être entouré de centaines, voir de milliers d'araignées suffisamment grosses pour susciter l'effroi de la majorité des gens et qui dans certains cas se trouveront même sur eux.

Ainsi William Shatner ("Les frères Karamazov", "The Intruder", "Incubus", "Star Trek", "La pluie du diable", "Terreur à l'hôpital central", "Hooker"), vous savez le capitaine Kirk de la série "Star Trek", va se retrouver avec environ une cinquantaine de tarentules sur lui lors d'une des dernières scènes... Je ne suis pas particulièrement fan du bonhomme, mais là, franchement chapeau bas!

Les charmantes Tiffany Bolling ("Bonnie's Kids", "The Candy Snatchers", "The Centerfold Girls") et l'ex-femme de William Shatner, Marcy Lafferty ("Le jour de la fin des temps", "Star Trek, le film") sont également assez étonnantes, semblant également très à l'aise avec les petites bêtes.

Mais la plus surprenante dans le film, c'est la jeune Natasha Ryan ("Amityville, la maison du diable", "Le jour de la fin des temps", "L'emprise"), qui se meut parmi les araignées avec un naturel déconcertant. Bon apparemment, elle a été un peu choisie pour ça au départ, mais quand même!

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence d'une vraie gueule du cinéma, Woody Strode ("Il était une fois dans l'Ouest", "Keoma", "Vigilante", "Cotton Club", "Storyville") dans le rôle de Walter Colby, le fermier noir chez qui tout démarre et de Hoke Howell ("L'exécuteur noir", "Les monstres de la mer", "Horizons lointains") dans le rôle d'Earl Forbes.

Malgré un début un peu lent et un scénario simpliste au message vaguement écologique, le film va s'avérer tout à fait convaincant et même prenant au fur et à mesure que l'intrigue va avancer, nous offrant même quelques scènes assez mémorables comme celle assez époustouflante de l'avion. Le gros point fort de ce "Kingdom of the Spiders" est son réalisme.

Le fait que le réalisateur ait choisi de n'utiliser que peu d'artifices et notamment de nombreuses vraies araignées, apporte un plus indéniable au film de même que les cascades, effets pyrotechniques et maquillages d’effets spéciaux tous très réussis. En fait, seul le matte painting de la dernière scène viendra quelque peu gâcher le spectacle...

"L'Horrible Invasion" fait certes assez daté, mais le film reste tout de même très efficace et les "Arac Attack", "Spiders 3D" & Cie ne sont pas prêts de le détrôner!

Sorti en avant-première avec le numéro 278 du mois d'octobre 2014 du magazine Mad Movies, "L'horrible invasion" est ressorti officiellement dans le commerce le 3 février 2015 chez Sidonis Calysta en DVD. Cette édition DVD nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Les bonus se composent d'une présentation du film et plus généralement des films d'horreur avec des araignées, intitulée "Les petites bêtes qui montent", d'une galerie d'images et de la bande annonce. Attention, la version DVD sortie avec Mad Movies ne contient elle que la bande annonce...

L'horrible invasion - Edition Mad Movies

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L'horrible invasion

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21.02.15

16:13:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cherchant à se faire un peu d’argent pour payer ses études de médecine, la jeune Mary est engagée dans une boîte de massage, mais ce sont plutôt ses talents de chirurgienne qui attirent l’attention de son employeur. Elle accepte d’abord de soigner un homme torturé par les gros bras du salon, avant d’opérer quelques freaks qui cherchent les sensations extrêmes en modifiant leurs corps. Un pacte de sang qui va l’entrainer dans une spirale de violence de plus en plus extrême et insupportable.

Mon avis :

Remarqué dans de nombreux festivals où le film remporta d’ailleurs quelques récompenses bien méritées, "American Mary" des terrifiantes Soska Sisters débarque enfin chez nous grâce à Elephant Films qui revient en force en matière de films d'horreur en ce mois de mars 2015 après de longs mois d’abstinence...

Avec ce "American Mary", Jen et Sylvia Soska ("Dead Hooker in a Trunk", "The ABCs of Death 2", "See No Evil 2") nous surprennent grâce à un scénario sortant pas mal des sentiers battus, du moins en matière de films d'horreur. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve la charmante Katharine Isabelle ("Ginger Snaps", "Insomnia", "Freddy contre Jason", "See No Evil 2"), dans ce genre qui lui réussit si bien. Malgré ses 34 ans, la jeune femme incarne une étudiante en médecine tout à fait convaincante qui se retrouve du jour au lendemain à exercer illégalement ses talents de chirurgienne pour de l'argent...

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la petite dame va y prendre goût, aux billets verts comme au bistouri! Pour de l'argent donc dans un premier temps, puis pour se venger dans un second temps, la demoiselle va charcuter dans la clandestinité la plus totale devenant même une star dans son domaine grâce à internet.

Les deux sœurs nous livrent un film très esthétique au sujet certes dérangeant, mais ne tombant jamais dans les excès gores. Un parti pris très féminin que les amateurs de films d'horreur reprocheront très probablement, mais apportant un côté assez classe au film, même si du coup, on ne voit la plus part du temps que le résultat et non les actes en eux-mêmes qui sont soit filmés hors-champ, soit carrément zappés comme par exemple pour l'opération où la jeune femme va opérer sa vengeance.

Avec ses personnages étranges et son univers très particulier, on pense parfois au cinéma de David Lynch, mais en légèrement moins barré et onirique tout de même... Cette galerie de personnages devenus des sortes de monstres avec la chirurgie esthétique ne sera pas non plus sans rappeler le "Freaks" de Tod Browning. Que ce soit Tristan Risk ("Darkest Hour", "The Editor", "House of Manson") en jeune femme voulant devenir Betty Boop, Paula Lindberg ("Charlie") en poupée Barbie grandeur nature ou nos « Twisted Twins » qui sont ici également devant la caméra, toutes ces jeunes femmes sont en tous cas bien flippantes avec une mention spéciale pour les jumelles! D'ailleurs face à elles, on pourra déplorer un casting masculin un peu faible...

Tout comme dans "Nip/Tuck", le film des sœurs Soska nous offre une vision très acerbe des dérives de la chirurgie esthétique, mais en étant ici encore plus trash que dans la série à succès. Si par certains côtés on peut apparenter ce deuxième long métrage des sœurs Soska aux Rape & Revenge, cela ne semblera pas être la motivation principale des réalisatrices qui vont utiliser ici le viol uniquement pour mieux développer la dérive psychologique de leur héroïne qui va suite à cela basculer dans la folie.

En plus de nous livrer un film d'horreur atypique, les canadiennes nous offrent une critique de notre société actuelle où l’apparence revêt une importance de plus en plus importante au risque de tomber dans des excès complètement ridicules. Ce ridicule sera d'ailleurs parfaitement illustré ici apportant au film un humour noir quelque peu dérangeant.

La mise en scène très prometteuse des jumelles est mise en valeur ici par une photographie très soignée signée Brian Pearson ("Meurtres à la Saint-Valentin", "Hell Driver", "Destination Finale 5") et par l'interprétation impeccable de Katharine Isabelle, que seule une fin, certes assez surprenante, mais un peu abrupte vient, non pas gâcher, mais nous laisser un léger goût de trop peu...

Avec ce deuxième long métrage, les sœurs Soska font une entrée vraiment remarquée dans le monde de l'horreur et s'imposent comme de futures références! A suivre...

"American Mary" sort le 3 mars 2015 chez Elephant Films en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous offrira le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec une piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français. Le Blu-ray sera quant à lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contiendra une piste audio anglaise dts-HD master Audio 5.1 sous-titrée en français. Peu de bonus par contre avec seulement une galerie photos et la bande annonce!

American mary

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