Catégorie: Test / Critique

26.05.15

13:53:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une gouvernante et un chauffeur mettent au point un plan machiavélique pour enlever le fils des riches propriétaires pour lesquels ils travaillent. L'opération va s'avérer plus difficile que prévue, le petit Philip venant en effet d'acquérir un mamba noir, le serpent le plus dangereux au monde, après une erreur de livraison. Celui-ci va rapidement se retrouver en toute liberté dans la maison...

Mon avis :

La sublime affiche française de "Venin" signée Michel Landi m'a longtemps fait fantasmer lorsque j'étais gamin. Je collectionnais d'ailleurs ses magnifiques affiches en cartes postales... C'était une autre époque! Eh oui... Y a-t-il encore des mômes de nos jours qui collectionnent les cartes postales d'affiches de films? Sincèrement, j'en doute! En tout cas, on ne peut que regretter que Sidonis Calysta qui édite le film en DVD n'ait pas réutilisé celle-ci pour sa jaquette, car ça aurait eu franchement de la gueule...

A l'origine, c'est Tobe Hooper ("Massacre à la tronçonneuse", "Poltergeist", "Lifeforce") qui devait réaliser "Venin", mais celui-ci quitta le tournage au bout de quelques jours. C'est alors Piers Haggard ("La nuit des maléfices", "The Quatermass Conclusion", "Le complot diabolique du docteur Fu Manchu") qui reprit le flambeau au pied levé et on imagine fort bien que la tâche n'a pas dû être aisée, car il y avait tout de même sur le tournage deux monstres sacrés réputés pour leur côté caractériel...

Gérer Klaus Kinski ("El Chuncho", "Coplan sauve sa peau", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Venus in Furs", "La Clinique sanglante", "Aguirre, la colère de Dieu") et ses crises d'hystérie et en même temps Oliver Reed ("Oliver!", "Les Diables", "Dix petits nègres", "Chromosome 3", "Gladiator") au caractère bien trempé également et assez porté sur la boisson, il devait y avoir de quoi s'arracher les cheveux!

Rajouté à cela, la présence d'un mamba noir sur le plateau, serpent réputé pour sa taille et surtout pour sa rapidité et dont le venin est bien évidemment, qui plus est, mortel (nécessitant donc forcément une équipe de spécialistes) et vous aurez une petite idée des difficultés rencontrées par le pauvre réalisateur... Pourtant, celui-ci va très correctement s'en sortir, nous offrant un thriller atypique par son mélange de genres, mêlant à la fois film de prise d'otages et film d'angoisse.

Le film, qui s'inspire au départ de "Des serpents sur vos têtes", un roman d’Alan Scholefield datant de 1977, se passe à Londres, où un jeune garçon, issu d'une famille fortunée et passionné d'animaux, se voit remettre par erreur un mamba noir au lieu du serpent domestique qu'il était censé recevoir et manque de bol total, pendant ce temps ses domestiques organisent son enlèvement dans le but d'obtenir bien évidemment une forte rançon de la part de ses parents, alors en voyage à l'étranger... Eh oui, un véritable chat noir ce môme! Ah oui, car c'est vrai, j'oubliais de vous préciser qu’en plus, il souffre d'asthme!

Enfin, seulement voilà, en raison justement de la présence de ce « vilain » serpent qui va arriver comme un cheveu sur la soupe, les choses ne vont pas vraiment se passer comme prévues pour nos kidnappeurs! Ainsi, après avoir fait une première victime, le mamba noir (...qui, au cas où vous ne le sauriez pas, n’est pas noir! Car cette espèce doit son nom à l’intérieur de sa bouche, qui elle, est de couleur noire!) va trouver refuge dans les conduits d'aération de la maison, se déplaçant dans la demeure un peu comme un certain Klaus Kinski dans "Fou à tuer" (Oui, je sais, le parallèle est un peu particulier!), faisant régner la terreur en attaquant par surprise ses occupants, déjà bien sous tension...

Même si le film ne virera jamais vers l'horreur, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, le réalisateur arrive tout de même à créer une ambiance angoissante assez réussie et à instaurer un réel suspens.

Évidemment, le casting du film sera l'un de ses atouts principaux, avec donc, en plus des deux stars précédemment citées, Sarah Miles ("The Servant", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines", "Blow Up", "La fille de Ryan") dans le rôle du docteur Marion Stowe, spécialiste en toxicologie et Susan George ("Les chiens de paille", "Larry le dingue, Mary la garce", "La maison des spectres") dans celui de Louise Andrews, la gouvernante de la maison (pour ce qui est du casting féminin) et Sterling Hayden ("Prince Vaillant", "Johnny Guitare", "L'ultime razzia" "Le parrain") dans le rôle du grand-père et Nicol Williamson ("Excalibur", "La veuve noire", "L'exorciste: la suite", "Spawn") dans le rôle de l'inspecteur William Bulloch (pour le casting masculin!).

Étonnamment, le jeu de Klaus Kinski sera ici assez sobre, à part lors de la scène finale, une très belle scène filmée en partie au ralenti, sur une excellente musique signée Michael Kamen ("Highlander", "L'arme fatale", "Piège de cristal"), où l'acteur s’avère une nouvelle fois remarquable...


Malgré un scénario quelque peu tiré par les cheveux, "Venin" reste un thriller très plaisant à regarder et ayant plutôt bien vieilli, avec qui plus est, un casting qui attirera forcément le cinéphile averti.

"Venin" sort en DVD le 2 juin 2015 chez Sidonis Calysta, dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus se composeront d'une galerie photos et de la bande annonce.

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22.05.15

06:44:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, dans les années 70. La belle Nana veut devenir riche et célèbre. Elle commence par travailler comme mannequin pour un photographe. Peu farouche, Nana séduit les hommes aussi bien que les femmes et utilise l’influence de ses amants pour progresser dans la société. Nana devient peu à peu une des femmes les plus en vue de la capitale mais, peu à peu, son petit jeu se retourne contre elle.

Mon avis :

Grâce au cinéma érotique, parfois vous pouvez réviser vos classiques... C'est le cas avec "Nana", connu également sous le titre "La Poupée d'amour", œuvre cinématographique de Mac Ahlberg, complètement fidèle au roman d'Émile Zola. Nan, je déconne!!! Avouez que vous avez fait de gros yeux?

Bien évidemment, vous l'aurez compris, l'adaptation sera quand même assez libre, mais pas si éloignée que ça de l’œuvre originale! Du moins, pas autant que l'on aurait pu l'imaginer! Pour ses films érotiques, Mac Ahlberg ("Le tour du monde de Fanny Hill", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse") a souvent adapté à sa manière des classiques de la littérature, s'inspirant aussi bien du Marquis de Sade que de Guy de Maupassant.

Ici, cela sera donc Émile Zola et comme dans le roman original, l'héroïne, interprétée par Anna Gaël ("Benjamin ou Les mémoires d'un puceau", "Le démoniaque", "Thérèse et Isabelle", "Dracula père et fils"), sera présentée dès le départ comme une « pute », alors qu'elle évoluera pourtant comme danseuse dans un cabaret (Dans le roman, Nana commençait, elle, son ascension grâce au rôle de Vénus qu'elle tenait dans un théâtre parisien)...

On va alors donc suivre son ascension sociale, où naturellement elle se servira de ses charmes pour profiter de ses riches amants et arriver à ses fins, devenant un modèle de charme reconnue, puis une actrice. Parmi ses amants, certains ne seront évidemment pas dupes de la personnalité hypocrite et intéressée de la jeune femme, alors que d'autres sombreront à cause d'elle, allant jusqu'à se suicider ou à être ruinés.

Ainsi, comme dans le roman, on n'éprouvera aucune réelle forme d'empathie pour la jeune femme, même lorsqu'elle tombera amoureuse de l'un de ses amants qui la battra, la trompera évidemment et la mettra au final à la porte (comme dans le roman avec Fontan!).

Bien entendu, physiquement on ne sera pas insensible à ses charmes... Par contre, dans l’ensemble, le réalisateur ne nous les dévoilera que très peu, de façon assez chaste même, nous offrant au final une œuvre érotique très soft, en dehors d'une scène aux alentours des quarante minutes du film, à la limite de la pornographie, où Nana caresse le sexe de son partenaire en gros plan!

On aura le droit également à une scène saphique très sensuelle lorsque Nana se consolera dans les bras de Tina, jouée par la très jolie Gillian Hills ("Les liaisons dangereuses", "Blow Up", "Orange mécanique", "Les démons de l'esprit"), chanteuse yé-yé du début des années 60 découverte par Eddie Barclay et ayant notamment chanté avec Henri Salvador, Serge Gainsbourg et Eddy Mitchell et ses « Chaussettes Noires ».

Là encore, le film entretient une certaine similitude avec l’œuvre de Zola, puisque Nana avait une relation avec Satin, une autre prostituée! Contrairement à la plus part de ses autres films, ici Mac Ahlberg ne nous livrera aucunement une œuvre comique, bien au contraire...

Malgré le fait qu'il soit essentiellement connu en tant que directeur de la photographie, ce n'est pas lui qui sera ici chef opérateur, mais Andréas Winding ("Une ravissante idiote", "Playtime", "La prisonnière", "Le passager de la pluie", "La scoumoune"), dont la photographie mettra parfaitement en valeur les décors et les couleurs très pop art du film. D'ailleurs ce style très fin des années 60 apportera un vrai charme au film augmenté par la musique très psyché de l'époque.

Même si on pourra déplorer qu'il soit un peu trop soft dans l’ensemble, "Nana" demeure un film très plaisant à voir et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît au premier abord...

"Nana, poupée d'amour" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible avec piste audio anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français imposés. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.

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21.05.15

08:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, Le Trocadéro. Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans le connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ». Toff filme tout et tout le temps.

Mon avis :

A l’occasion d’une rétrospective consacrée à l’œuvre photographique et cinématographique de Larry Clark, ayant eu lieu au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en octobre 2010 et ayant bien entendu créée une polémique, celui-ci découvrit non loin de là le parvis du Palais de Tokyo sur lequel de nombreux skateurs parisiens ont l’habitude de se retrouver. L'idée de faire un film sur la jeunesse française refit alors surface, lui qui l'avait déjà envisagé à Cannes lors de sa venue pour la sortie de "Kids"...

Le controversé photographe, cinéaste et directeur de la photographie Larry Clark ("Another Day in Paradise", "Bully", Ken Park", "Wassup Rockers") est connu pour ses films consacrés à la jeunesse, des films souvent très borderline où il montre notamment la sexualité de ces jeunes de façon très crue et la plus part du temps de façon très explicite.

Avec "The Smell of Us", rien n’a changé, le réalisateur, âgé pourtant maintenant de plus de 70 ans, semble toujours autant fasciné par cette jeunesse qu’il n’aurait probablement jamais voulu quitter. Mais bien évidemment, plus il vieillit, plus cela choque! Difficile en effet de ne pas penser qu’il y a derrière tout ça un petit côté pédophile, même s’il ne filme bien entendu que de jeunes adultes ou des adolescents (Pas dans des situations érotiques, je vous rassure!) et bien heureusement aucun enfant...

Il y a tout de même un côté assez malsain, qui jusque-là ne m’avait pas trop gêné dans ses précédents films, mais qui là, m’a tout de même un peu dérangé, même si le cinéaste veut ici également montrer une jeunesse abusée par les personnes âgées, comme si d'ailleurs il cherchait à s'autocritiquer... Mais après tout ce n’est pas pire que de montrer de jeunes « adultes » de 18 ans (faisant parfois beaucoup moins physiquement) dans des films pornographiques! Et puis le but du réalisateur a toujours été également de choquer et en cela, c’est parfaitement réussi!

Par contre, il semble évident que les adolescents de Larry Clark ne ressemblent pas exactement à ceux que l’on croise habituellement dans la rue. Dans ses précédents films, on pouvait encore se dire que la jeunesse américaine était ainsi, probablement par méconnaissance d’ailleurs, mais ici, il décrit une jeunesse française bien éloignée de celle que nous côtoyons au quotidien.

Il faut dire qu’il s’intéresse ici à une jeunesse de skateurs, donc assez marginale en France, mais du coup, étrangement, on a l’impression qu’il décrit une nouvelle fois la jeunesse américaine, alors que ce sont bien des petits français les protagonistes du film! Peut-être qu’en prenant des acteurs connus, on n’aurait pas eu cette impression, mais là il s’agit de parfaits inconnus et du coup la confusion se fait.

Curieusement en tout cas, sa description d'une jeunesse débauchée n’est pas si éloignée que ça de la vision qu'on peut se faire de celle de la fin des années 60/débuts 70 comme s’il décrivait une fois de plus la jeunesse qui l’a peut-être le plus marqué. D'ailleurs par son attitude et sa dégaine le jeune Lukas Ionesco, fils de l'actrice/réalisatrice Eva Ionesco ne sera pas sans rappeler celle d’un certain Jim Morrisson...

Il est par contre très étonnant de voir ce jeune homme dans un rôle aussi sulfureux, lorsqu'on connaît le passé de sa mère et le scandale qui éclata suite à son rôle de Silvia dans le film "Maladolescenza" ("Jeux interdits de l'adolescence" en France), film qui fût censuré et interdit en étant qualifié de pédophile et immoral, puisque celle-ci y jouait des scènes érotiques alors qu'elle était mineure. Étrangement, ce passé ne semble pas trop gêner le jeune Lukas, puisqu'il interprète ici un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence se prostituant... De même, il paraît fort peu probable que Larry Clark ignorait la filiation du jeune homme et qu’il l’ait choisi par hasard!

Outre le côté choquant de montrer des images crues de la sexualité d'un jeune homme pommé, détruit même, vendant son corps pour de l'argent, le réalisateur enfoncera le clou en justifiant cela par les abus incestueux d'une mère frappadingue, jouée par une Dominique Frot ("Mortelle randonnée", "À l'intérieur", "Elle s'appelait Sarah", "Aux yeux des vivants") au sommet de son art.

Que dire du film autrement? Et bien, c'est quand même un peu foutraque! Probablement à cause d'un tournage parti en sucette suite au départ de trois des comédiens principaux du film... Il est sûr que dans de telles conditions, il a dû être difficile de le terminer! Sans compter les désistements d'acteurs comme par exemple Bouli Lanners qui devait jouer ici un fétichiste, rôle qu'interprétera finalement Larry Clark en personne, qui jouera également un second rôle dans le film, celui de Rockstar, un vieux débris rongé par l'alcool.

Du coup, pour que cela ne se voie pas de trop, le cinéaste dut se résoudre à raser sa barbe qu'il portait depuis 25 ans... Mais il faut dire que sucer les pieds crades d’un jeune homme n’est pas forcément très enthousiasmant et on peut comprendre aisément les raisons de ce désistement de dernière minute, même si les raisons données sont toute autre!

Au niveau de la mise en scène, c'est évidemment du pur Larry Clark, avec bien entendu de très belles images, mais aussi des images parfois crades, floues, tremblantes ou même encore dégradées volontairement comme faire de celles-ci de véritables tableaux... Il faut donc aimer et bien sûr être réceptif à son style. Il vaut mieux également aimer le Rock indépendant qui déménage!

Par contre, je serai incapable de vous dire si les jeunes ayant joués dans le film se reconnaitront dans cette description peu reluisante. Parmi eux, en plus du jeune Lukas Ionesco, on remarquera surtout, la charmante Diane Rouxel ("La tête haute") dans le rôle de Marie et Théo Cholbi ("Des morceaux de moi", "Tristesse Club") dans le rôle de Pacman, dont le personnage semble quelque peu sous exploité, mais ce qui s'explique par le fait que le jeune comédien ait été renvoyé du tournage suite à des menaces de grève qu'il aurait faites avec deux autres acteurs, suite au renvoi de l'un des acteurs, privant ce personnage d'une intrigue qui du coup n’apparaîtra pas dans le film.

Enfin, le côté quelque peu décousu du film peut aussi s'expliquer par le fait que celui-ci n'ait pas été écrit par un vrai scénariste, mais étonnamment par un poète, Mathieu Landais et par le cinéaste en personne qui apporta quelques modifications en raison des soucis survenus durant le tournage...

Même si ce nouveau Larry Clark sera tout de même assez bancal, cela reste une œuvre bien glauque dans la lignée de ses autres œuvres... Sulfureuse et dérangeante!

La sortie en DVD de "The Smell of Us" chez Jour2Fête est prévue pour le 10 juin 2015, dans une belle édition digipack comme la plus part du temps chez l’éditeur. Le film sera proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & 5.1. Côté bonus, on aura le droit à la bande annonce et à une passionnante interview du réalisateur Larry Clark, dans lequel on regrettera par contre qu'il n'aborde pas certains sujets comme par exemple le choix de son acteur principal et qui se conclura par une chanson de Jonathan Velasquez du groupe reVolt (38'48").

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20.05.15

07:18:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Tsukiko vit dans l’ombre de sa sœur aînée, la belle et populaire Tomie, qui meurt dans circonstances horribles. Nuit après nuit, la jeune fille est réveillée par les mêmes visions horrifiques. Un an plus tard, alors que Tsukiko et ses parents célèbrent l’anniversaire de Tomie, l’impensable se produit : la victime est de retour. Le cauchemar devient alors réalité!

Mon avis :

Neuvième et dernière adaptation cinématographique à ce jour du manga "Tomié" de Junji Itō, "Tomie : Unlimited" est pourtant le premier de la saga à débarquer chez nous grâce à Elephant Films qui l'inclut dans sa collection "Sushi Typhoon" même si celui-ci ne fait aucunement parti des films produits par la fameuse firme japonaise (Comme d'autres films de la collection d'ailleurs!). Il faut dire par contre qu’il a été réalisé par Noboru Iguchi, qui signa la plus part des films complètement barrés de cette boîte de production composée de types, à mon avis, bien allumés...

Avec ce "Tomie : Unlimited" le réalisateur ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet (De toutes manières, ce n'est pas trop son genre!) avec une scène bien graphique où la frêle Tomié, jouée par Miu Nakamura ("Uniform SurviGirl I & II"), se fait embrocher de part en part devant les yeux de sa petite sœur qui était en train de la photographier...

Seulement voilà, un an après son décès, celle-ci revient tranquillement chez elle et elle va attribuer la faute de sa mort à sa sœur Tsukiko, interprétée par Moe Arai ("The Blue Bird", "Bushido Sixteen", "Sweet Poolside"), obligeant leurs parents à s'en prendre à cette dernière.

Si jusque-là le film était relativement normal, malgré une ambiance tout de même assez étrange, le film va ensuite verser dans le grand n'importe quoi absolu, lorsque le père va littéralement péter un câble, s'acharnant à coups de couteaux sur Tomié, après qu'elle ait menacé de quitter le cocon familial.

A partir de ce moment là, on reconnaîtra sans problème le style bien identifiable de Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Mutant Girls Squad", "Karate Robo Zaborgar", "Zombie Ass", "Dead Sushi") avec des idées complètement farfelues, outrancières et souvent même assez déviantes.

La tête de la charmante Tomié va alors se retrouver en boîte ou encore sous forme d’une chenille etc..., le tout avec des effets spéciaux toujours signés par son fidèle acolyte Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death"), qui évidemment comme d'habitude ne fera pas dans la demi-mesure! Comme d’habitude également, les effets spéciaux seront parfois assez approximatifs en raison d’un budget très limité, mais l’originalité de ceux-ci permettront qu’on n’y prête guère attention.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le film ne versera jamais réellement dans le film de fantômes genre "Ring" et c'est tant mieux! Bon, il faut par contre avouer que par moments cela part un peu dans tous les sens, mais l'ensemble est tout de même bien fun et c’est le principal!

Il est à noter que le film se regarde de façon complètement indépendante par rapport aux huit autres de la série (qui n’ont pas forcément très bonne réputation d'ailleurs...), donc pas de soucis de compréhension en tous cas à ce niveau là...

Malgré un début somme toute assez classique, Noboru Iguchi arrive quand même au final à faire du Noboru Iguchi en nous livrant une fois de plus un film bien gore et surtout bien barré! Bien entendu, cela reste à réserver aux amateurs de ce genre de films...

"Tomie Unlimited" est sorti le 3 mars 2015 en DVD et en Blu-ray chez Elephant Films. Le DVD nous propose le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et japonaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est quant à lui également au format 1.77:1 16/9ème, mais avec un encodage 1080i et des pistes audio française dts-HD Master Audio 5.1 et japonaise LPCM 2.0. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray se limite uniquement à la galerie d'images et aux bandes annonces de la collection...

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19.05.15

05:53:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carl Kolchack est un journaliste d’un genre assez particulier. Enquêtant le jour sur les phénomènes les plus étranges, il en arrive à traquer la nuit les monstres les plus bizarres. Ses dossiers l’entrainent à affronter des créatures du paranormal comme des sorciers, des robots, des zombies, des vampires, des loups garous, des extraterrestres ou des fantômes. Le tout entre Las Vegas, Seattle et Chicago.

Mon avis :

Quatre mois après avoir sorti le premier volume des "Dossiers brûlants", Elephant Films éditait le second volume tant attendu de cette série beaucoup trop méconnue. Un second coffret comprenant les dix derniers épisodes de la série relatant les enquêtes de Carl Kolchak, journaliste tombant constamment sur des phénomènes étranges et paranormaux...

On retrouve donc avec plaisir l'acteur Darren McGavin ("Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") dans le rôle de Carl Kolchak, personnage principal de la série "Kolchak: The Night Stalker", baptisée chez nous, "Dossiers brûlants", série ayant je vous le rappelle inspirée Chris Carter pour la série "X-Files : Aux frontières du réel". Tout comme les agents spéciaux Fox Mulder et Dana Scully, le journaliste semble en effet attirer les phénomènes paranormaux comme un aimant!

Une fois de plus, le journaliste de l'INS (Independence News Service) se retrouve confronter dans "Horror in the Heights" ("Le Vertige"), le onzième épisode de la série, à des faits particulièrement étranges impliquant cette fois un monstre mi-homme, mi-rat d'origine hindoue, prenant l'apparence des personnes dans lesquelles les victimes ont confiance afin de pouvoir les approcher avant de les tuer...

Cet épisode réalisé par Michael Caffey ("Le Virginien", "MacGyver"), dans lequel on remarquera notamment la présence de Ned Glass ("West Side Story", "Charade"), Phil Silvers ("Un monde fou, fou, fou, fou", "Le forum en folie") ou encore de Abraham Sofaer ("Quo Vadis", "La croisée des destins"), se suit à nouveau agréablement, même si on éprouvera à force un sentiment de déjà-vu...

On retrouve autrement bien évidemment au cours de cet épisode et des 9 autres épisodes, le personnage de Tony Vincenzo, toujours interprété par Simon Oakland ("Psychose", "West Side Story", "Bullitt", "Les têtes brûlées"), le directeur en chef du journal, accompagné de leurs collègues Ron Updyke et Emily Cowles, respectivement joués par Jack Grinnage ("La fureur de vivre", "Bagarres au King Creole") et Ruth McDevitt ("La fiancée de Papa", "Les oiseaux").

Dans "Prénom : R.I.N.G.", cette fois, notre reporter aura affaire à un robot doté d'une force incroyable, capable de penser et même d'éprouver des sentiments... Ce douzième épisode, réalisé par Gene Levitt ("Opération danger") est vraiment très sympathique et arrivera même à ce qu'on éprouve de l'empathie pour ce robot...

Un épisode donc très plaisant où l'on remarquera notamment la présence de Julie Adams ("L'étrange créature du lac noir") et de Bert Freed ("Les sentiers de la gloire", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?", "Pendez-les haut et court").

"Primal Scream" ("Les Hurlements") mettra ensuite ce cher Kolchak face à un homme-singe de plus de 100 000 ans, un épisode où l'on retrouvera comme dans l'épisode précédent le cascadeur Gary Baxley ("Predator"), cette fois dans le rôle de la bête préhistorique. Un épisode dans la même veine que les précédents épisodes, dans lequel on pourra apprécier les jolis yeux de Katherine Woodville ("Le rebelle de Kandahar", "La brigade du Texas") dans le rôle du docteur Helen Lynch.

Magie noire et sorcellerie dans le milieu de la mode seront ensuite au programme de "La collection", un quatorzième épisode réalisé une nouvelle fois par Don Weis ("L'homme de fer", "Starsky et Hutch", "M.A.S.H.", "Les enquêtes de Remington Steele"). Un épisode fort sympathique, souvent très amusant, mais également assez angoissant, dans lequel Lara Parker ("Dark Shadows", "Course contre l'enfer") incarne une sorcière particulièrement convaincante et ne manquant pas de charme... On remarquera également dans le rôle du médecin, Bernie Kopell ("Max la menace"), acteur rendu célèbre pour son rôle de dans "La croisière s'amuse".

"Chopper", le quinzième épisode, réalisé par Bruce Kessler ("Angels from Hell", "Simon, King of the Witches", "Un shérif à New York"), co-écrit entre autres par Robert Zemeckis ("À la poursuite du diamant vert", la trilogie "Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "Forrest Gump", "Seul au monde", "Le pôle express"), nous entraîne dans une étrange histoire d'un biker sans tête tuant les gens à coups de sabre...

Bon, il faut admettre que cet épisode qui fait immanquablement penser à "Sleepy Hollow", a assez mal vieilli du fait que l'on rigole bien à chacune des apparitions du tueur, car il a un buste démesurément grand, masquant bien entendu la tête de l'acteur!

Comme à son habitude, dans "Demon in Lace" ("Le démon"), Carl Kolchak va profondément énerver la plus part des autres protagonistes de cette aventure, que ce soit ses collègues et son patron tout particulièrement, la police ou encore ceux qu'il interrogera... Dans ce seizième épisode, il sera question de succubes et il faut admettre que cet épisode fera son petit effet et pourra même effrayer les plus jeunes...

Parmi le casting, on remarquera ici la présence de Keenan Wynn ("La grande course autour du monde", "Il était une fois dans l'Ouest", "L'Or de Mackenna") dans le rôle du capitaine Joe 'Mad Dog' Siska, Andrew Prine ("Miracle en Alabama", "Chisum", "Amityville 2 : Le Possédé") dans le rôle du professeur C. Evan Spate et de Carolyn Jones ("L'homme au masque de cire", "L'invasion des profanateurs de sépultures") connue notamment pour son rôle de Morticia dans la série "La famille Addams".

Dans "Legacy of Terror" ("La terreur en héritage"), notre journaliste pistera cette fois des aztèques (plutôt amusants avec toutes leurs plumes!) sacrifiant leurs victimes en leur arrachant le cœur... Normal pour des aztèques! Mais que font-ils là? De nos jours... Ça, c'est une autre histoire!

Un dix-septième épisode réalisé par Don McDougall ("Au nom de la loi", "Le Virginien", "L'homme de fer") dans lequel on retrouve quelques têtes connues comme par exemple Erik Estrada ("Airport 1975", "Guns", "Alarme fatale"), rendu célèbre pour son rôle de l’officier Frank Poncherello dans la série "Chips", Ramon Bieri ("Le mystère Andromède", "La balade sauvage", "Le convoi de la peur"), qui apparaît ici une seconde fois dans la série dan le rôle du capitaine Joe Baker, Sorrell Booke ("Les félins", "Point limite"), bien connu pour son rôle de 'boss' Hogg dans "Shérif, fais-moi peur!" ou encore Pippa Scott ("La prisonnière du désert", "Ma tante", "Le Virginien").

Est-ce que "The Knightly Murders" préfigure "Les Visiteurs"? Peut-être pas, en tous cas, un tueur venu du Moyen-âge va faire régner la terreur sur cette bonne vieille ville de Chicago et Kolchak va pour une fois tomber sur un commissaire, très british, incarné pourtant par l'américain John Dehner ("Le gaucher", "Ces garçons qui venaient du Brésil", "Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion?", "Creator"), semblant plutôt apprécier notre journaliste qui a pourtant l'habitude d'énerver tout le monde! Enfin, du moins dans un premier temps...

Vincent McEveety ("La Coccinelle à Monte-Carlo", "La conquête de l'Ouest", "In the Heat of the Night") signe ici un excellent épisode aux dialogues véritablement savoureux! Probablement l'un des meilleurs épisodes de la série d'ailleurs!

Dans "The Youth Killer", le dix-neuvième épisode de la série, réalisé également par Don McDougall, Kolchak va être sur les traces d'une bien jolie tueuse, puisqu'il s'agira de la fille de Zeus et de Léda, Hélène de Troie en personne, jouée par la charmante Cathy Lee Crosby ("La prof joue et gagne", "The Dark"), qui puisera son éternelle jeunesse chez des jeunes gens au physique parfait...

Notre irritant journaliste aura ici affaire à un nouveau sergent, le sergent Orkin, interprété par Dwayne Hickman ("Dr. Goldfoot and the Bikini Machine"), qui aura l'intention de travailler main dans la main (Enfin, façon de parler!) avec lui, du moins au départ...

Dans cet épisode, on remarquera essentiellement la présence de George Savalas ("De l'or pour les braves", "La cité de la violence"), frère du célèbre interprète de Kojak et lui-même interprète du détective Stavros dans la série.

On arrive alors avec regrets au tout dernier épisode de la série, "The Sentry" ("La Sentinelle"), mettant en scène un monstre reptilien dans de profondes galeries où sont stockées des archives tenues secrètes... Bon, il faut avouer que le monstre en question prête plus à sourire qu'autre chose, tellement le déguisement est ridicule! L'épisode a pris du coup un petit coup de vieux, mais cela lui donne en même temps un certain charme!

En fait, cela sera surtout par rapport au monstre, car pour le reste cet épisode mis en scène par Seymour Robbie ("Les enquêtes de Remington Steele", "Arabesque") tient plutôt bien la route, avec en plus quelques têtes connues figurant au casting comme Tom Bosley ("Happy Days", "Arabesque") ou John Hoyt ("Les Contrebandiers de Moonfleet", "Spartacus", "Cléopâtre"), nous laissant forcément dans un profond désarroi sachant qu’à la fin de ce vingtième épisode, il n’y aura pas de suite...

Pas de doute, après 2 téléfilms et 20 épisodes d’une série de grande qualité, le reporter Carl Kolchak, au look de péquenot, va terriblement nous manquer! Il faut dire qu’on s’était énormément attaché à lui, malgré son costume au pantalon trop court, son chapeau de paille et ses vieilles chaussures cradingues...

Ce second volume de "Dossiers brûlants" est sorti en DVD chez Elephant Films le 11 mars 2015. L'image est au format 1.33 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0, quant aux bonus, ils se limitent comme pour le premier volume à quelques bandes annonces de l'éditeur dont celle du premier volume.

Dossiers brûlants Vol.2

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18.05.15

05:37:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quatre magnifiques et intrépides jeunes femmes vont s’associer pour libérer la sœur de l’une d’elle, devenue esclave dans une plantation de café transformée en prison haute sécurité et tenue par le maléfique Carreon. La guerre va commencer et elles seront impitoyables !

Mon avis :

Sorti en DVD chez Le Chat qui Fume, en même temps que "TNT Jackson", "The Muthers" est aussi un pur produit d'exploitation, réalisé également par le réalisateur philippin Cirio H. Santiago et toujours avec la même actrice, l'ex-playmate Jeannie Bell... Vous voilà donc prévenus! Si vous n'avez pas aimé le premier, passez votre chemin!

Cirio H. Santiago ("3 panthères au combat", "Attaque à mains nues", "Stryker", "Caged Fury", "Les guerriers du futur") a réalisé "The Muthers" en 1976, soit deux ans après le mythique "TNT Jackson". Le réalisateur retrouve donc ici Jeannie Bell ("Fureur noire", "Mean Streets", "Treize femmes pour Casanova"), une des toutes premières playmates afro-américaines à avoir été playmate du mois dans le magazine de charme Playboy. Il lui offre à nouveau le rôle principal, sauf qu'ici, elle ne sera pas seule, mais accompagnée de trois autres actrices noires, toutes aussi charmantes...

A ses côtés, il y aura donc la splendide Rosanne Katon ("3 panthères au combat", "Motel Hell", "Harem") dans le rôle d'Anggie, Trina Parks ("Darktown Strutters", "Immortal Kiss: Queen of the Night"), aperçue notamment dans "Les diamants sont éternels", ici dans le rôle de Marcie et enfin Jayne Kennedy ("Le samouraï noir", "L'ange de la vengeance", "Body and Soul"), ex-miss Ohio 1970, dans le rôle de Serena.

Un joli casting donc pour un film d'action, versant aussi bien dans le Blaxploitation (Forcément avec quatre actrices noires en vedettes !), que dans le WIP (Women In Prison) avec ses scènes obligées de viols, de tortures (évidemment bien sadiques) et de douches collectives, le tout avec des pirates, un brin d’érotisme, des gunfights et des combats d’arts martiaux...

Bien entendu, comme dans "TNT Jackson", Jeannie Bell est une nouvelle fois doublée, toujours par un homme, certes assez fin, mais quand même, cela se voit très nettement! Du coup, cela rendra certaines scènes d’action assez risibles, mais c’est aussi ce qui fait en partie le charme du film! On se marre bien, on en a pour notre argent et donc c'est l'essentiel!

Lorsqu'on regarde un film de ce genre, on ne demande pas non plus un super scénario ou de très bons acteurs... Non, juste un divertissement sans temps morts remplissant correctement le cahier des charges de ce qu'on attend pour ce type de films. Donc des jolies filles, un peu de nudité et de la bagarre!

Bon, en tout cas, niveau scénario, cela part un peu dans tous les sens... Cela commence comme une histoire de pirates où deux bandes rivales vont rapidement s’affronter, l'une menée par notre héroïne, la jolie Kelly et l'autre menée par le terrible Turko, joué par un certain John Montgomery ("Dangereuse sous tous rapports"), puis la belle va apprendre fortuitement que sa sœur a été emprisonnée et elle va donc se mettre en tête de la faire libérer, ce qui va les mener, elle, et Anggie d'ailleurs, directement dans le camp de travaux forcés où sa sœur est censée être, avant naturellement de réussir en s'en échapper, faisant basculer le film dans le survival, puis dans le film d’aventures... Évidemment, Cirio H. Santiago ne s’embarrasse pas de crédibilité, mais ça, on s’en fiche royalement!

Malgré une copie comportant pas mal de défauts (L’éditeur d’ailleurs s’en excuse avant le film, mais il n’a pu se procurer une meilleure version, le film étant devenu très rare...), c’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons cette sortie, en espérant bien entendu que Le Chat qui Fume nous sorte prochainement d’autres perles oubliées dans ce genre!

"The Muthers" est sorti le 3 février 2015 chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim, proposant le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 mono, évidemment sous-titrée en français. Les bonus se composent d'une courte, mais sympathique présentation du film par China Foxx et Catwoman (0’33”), d'un documentaire intitulé "Les Femmes Pirates" par Foxy Bronx (9’07”) et de diverses bandes-annonces de l'éditeur dont celles de la collection.

The muthers

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17.05.15

05:45:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A Stockholm, Fanny Hill s'ennuie d'être une femme au foyer. Elle suspecte son mari, réalisateur de spots publicitaires constamment entouré de starlettes, de la tromper. Elle décide alors de lui tendre un piège pour obtenir le divorce, et s'envole pour les États-Unis où elle espère devenir actrice...

Mon avis :

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer la jaquette de l'édition Bach Films, "Le tour du monde de Fanny Hill" n'est pas un film érotique avec en vedette Christina Lindberg, l'une des principales icônes de la sexploitation, puisque celle-ci n'aura ici qu'un tout petit rôle. Non, ici la star, cela sera Shirley Corrigan, très jolie suédoise beaucoup moins connue, mais ayant tout de même tourné dans quelques films très sympathiques...

Dès les premières minutes du film, l'on découvre Christina Lindberg ("La Possédée", "Young Playthings", "Crime à froid", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges") jouant les modèles de charme et l'on comprend alors très vite que celle-ci n'aura effectivement dans ce film qu'un rôle mineur.

On fait alors la connaissance de Fanny Hill, l’héroïne du film interprétée par Shirley Corrigan ("La plus longue nuit du diable", "Doctor Jekyll y el Hombre Lobo", "L'emprise des sens"), incarnant une jeune femme souhaitant divorcée de son mari qui la délaisse, afin de pouvoir profiter de la vie et devenir une star de cinéma...

Elle va alors monter un traquenard, aidée de sa meilleure amie, Monica, jouée par la cultissime actrice de "La marque du diable", Gaby Fuchs ("Les contes de Grimm pour grandes personnes", "La furie des vampires"), afin de piéger son pauvre mari.

Une fois libérée, si je puis dire, la « cavaleuse au corps chaud » (Oui, c’est un autre titre du film! Plutôt bien vu en plus, mais réservé à une version hard du film incluant des inserts d’origine française introduits au détriment de certaines scènes du film...) va partir pour Los Angeles et devenir très rapidement une star grâce à un premier rôle dans un film érotique et à des photos de charme qui feront sensation.

Une nouvelle carrière qui la mènera par la suite à travers le monde, poursuivie par son ex-mari, interprété par Peter Bonke ("Nana - Poupée d'amour", "3 hommes à abattre", "Le concile de pierre", "Un village français"), qui fera tout pour la reconquérir...

Mac Ahlberg ("Nana - Poupée d'amour", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse"), connu également en tant que directeur de la photographie pour des films comme "Re-Animator", "House", "From beyond", "Dolls", "Prison" ou encore "Innocent Blood", signe avec ce film une comédie polissonne très fraîche, proche souvent du vaudeville, très librement inspirée de "Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir" de John Cleland, roman érotique datant tout de même de 1749, longtemps vendu sous le manteau et qui sera également librement adapté au cinéma entre autres par Russ Meyer ("Fanny Hill") et Tinto Brass ("Paprika").

C'est d'ailleurs la seconde fois que le réalisateur suédois s'inspire de ce roman puisqu'en 1968, il avait réalisé "Fanny Hill", film beaucoup plus proche de l’œuvre originale mais transposé dans le Stockholm des années 60...

Si érotiquement, "Le tour du monde de Fanny Hill" sera dans l'ensemble très sage, en étant effectivement plus proche de la comédie coquine que du film purement érotique, celui-ci nous surprendra tout de même dans sa dernière partie avec une scène d'orgie comprenant des plans (notamment de fellations) très explicites (Oui, cela surprend d'un coup!).

Étonnamment, la très belle photographie du film n'est ici pas signée par le réalisateur lui-même, mais fût confiée à Mikael Salomon ("Pluie d'enfer", "Menace Andromède"), futur chef opérateur de films comme "Abyss", "Backdraft" ou encore "Horizons lointains" (Ouais! Il y a pire!). Celle-ci mettra parfaitement en valeur les jolis décors du film, notamment de Venise et les jolis yeux de son actrice principale. La mise en scène de Mac Ahlberg est également impeccable et souvent très inspirée, avec des cadrages parfois assez originaux.

Parmi le casting, on remarquera autrement, en dehors des acteurs précédemment cités, l'excellente interprétation de Walter Buschhoff ("Les nouvelles aventures de Vidocq", "Les mystères de Paris"), absolument génial dans le rôle de William, l'acteur (également dans le film!) qui lancera involontairement la carrière de notre jolie Fanny et de Bo Brundin ("La kermesse des aigles", "Meteor") dans le rôle de Peter Wild, le réalisateur qui flashera sur la belle...

Finalement, le fait que Christina Lindberg ne soit que très peu présente à l’écran n’enlève absolument rien aux qualités de cette petite comédie érotique pleine de fraîcheur et ayant particulièrement bien vieillie. Une belle découverte!

"Le tour du monde de Fanny Hill" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.

Le tour du monde de Fanny Hill

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16.05.15

05:44:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lou Garou est un flic alcoolique qui a pris pour habitude de se réveiller dans les endroits les plus improbables avec une sérieuse gueule de bois. Rien de très surprenant en fait, jusqu’au jour où les scènes de crimes sur lesquelles il est appelé à enquêter commencent à lui sembler bien familières. Il réalise en outre que sa vue, son ouïe et son flair, ou plus exactement son odorat, sont tout à coup décuplés. Ayant compris qu’il est atteint de lycanthropie galopante, Lou Garou va tenter de devenir un homme meilleur le jour alors qu’il est un animal la nuit.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au départ avec un tel titre, "WolfCop" n'est ni une série Z, ni même une grosse comédie horrifique complètement loufoque, mais plutôt une semi-comédie horrifique à mi chemin entre un "Flic ou zombie" et un "Teen Wolf"...

Bien entendu, à aucun moment, Lowell Dean ("I Heart Regina", "13 Eerie"), réalisateur et scénariste de ce "WolfCop" ne se prendra réellement au sérieux, nous offrant une petite série B à la fois bien fun et généreusement gore. Le réalisateur a poussé le vice jusqu'à appeler son héros, Lou Garou! Le sergent Lou Garou!

Avec un nom pareil, son destin était forcément tout tracé! Et c’est donc tout naturellement que ce flic looser et alcoolique, interprété par Leo Fafard ("I Heart Regina"), un acteur ayant une certaine ressemblance physique avec C. Thomas Howell, va rapidement devenir un loup-garou suite à un rituel satanique dont il va être victime.

C'est un peu con tout de même pour un homme des forces de l'ordre! Car bien entendu, il va se mettre à massacrer les personnes autour de lui durant les périodes de pleine lune... Heureusement dans son malheur, les personnes en question seront tout de même des voyous, alors la morale sera sauve! Ouf!

Et puis évidemment, comme notre héros n’a pas les idées très claires (Vu qu’il boit... Vous me suivez?), il va naturellement batifoler avec la « salope » de service (Mais qui n’aurait pas craqué? Il faut dire qu’elle a une petite ressemblance avec la scream queen Debbie Rochon, ce qui bien entendu ne laissera aucun amateur de films d’horreur insensibles...), jouée par la très jolie Sarah Lind ("Innocence à vendre", "Severed", "True Justice"), alors qu'il a une charmante collègue qui n'attend pourtant que ça!

Cette collègue, qui abat le boulot pour deux (Il faut qu'il faut bien que la boutique tourne!), cela sera Tina, interprétée par Amy Matysio ("Dolan's Cadillac", "Chained", "Alien War"), un petit bout de femme, plutôt rigolote et attachante. Parmi les acteurs, on remarquera autrement surtout Jonathan Cherry ("Destination finale 2", "House of the Dead", "Fight Games"), très amusant et au look tout droit sorti du clip "Sabotage" des Beastie Boys (Oui, je sais! Ce sont les moustaches!).

Mais bon si le casting sera plutôt mal, ce ne sera évidemment pas l'atout majeur du film... Le film vaut en effet surtout pour ses effets spéciaux à l'ancienne, le réalisateur ne reculant d’ailleurs devant rien, puisqu’il nous offrira certainement la première et unique transformation à ce jour au cinéma d'un loup-garou débutant par une vision de son pénis!!! Oui, oui, vous avez bien lu! Graphiquement les transformations seront réussies, tout comme le look de ce loup-garou.

En revanche, le film, en lui-même, fera parfois très DTV, probablement en raison des moyens assez limités dont le réalisateur a bénéficié (Celui-ci a en effet seulement coûté aux alentours d’un million de dollars canadiens, dont une partie financée via le crowdfunding).

On pourra également déplorer un certain manque de lisibilité au niveau des scènes d'action, mais vu en tout cas, les qualités évidentes de ce long-métrage, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un second volet soit déjà en route et prévu pour être tourné en 2016...

Souhaitons que cette fois le réalisateur dispose d'un peu plus de moyens afin de pouvoir nous offrir un spectacle visuellement plus abouti! Pensez par contre à la fin du film à aller jusqu'au bout du générique, une courte scène vous y attend!

Ce "WolfCop" s'avère donc être une petite comédie horrifique fort sympathique, avec un petit côté eighties qui devrait en ravir plus d'un...

"WolfCop" sort en DVD et Blu-ray le 2 juin 2015 chez Factoris Films, accompagnés dans les deux cas de la copie digitale en illimitée. L'édition DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1, alors que l'édition Blu-ray sera quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et comprendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, on sera exceptionnellement gâté par l'éditeur avec un commentaire audio du réalisateur/scénariste du film Lowell Dean et d'Emersen Ziffle chargé des effets spéciaux, un making of très complet (43'57"), une featurette à la présentation très amusante (11'19"), la bande démo originale du film ayant servie pour les démarchages (2'13"), une galerie de photos comprenant des photos d'une séance photos en studio pour la promotion du film (7'24"), un bêtisier assez amusant comprenant des scènes ratées ou supprimées (3'02") et le clip vidéo "Henry" du groupe Rah Rah originaire de la région de Regina, là où fût tourné le film... Malheureusement tout cela sera une nouvelle fois réservé aux anglophones!

Wolfcop (DVD + Copie digitale)

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Wolfcop (Blu-ray + Copie digitale)

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