Catégorie: Test / Critique

21.06.16

06:06:06, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Deux geeks chevelus s’ennuient ferme dans leur bled paumé et décident de créer leur propre groupe de Metal. Mais une mystérieuse partition sur laquelle ils ont mis la main va briser cette relative quiétude : quelques notes jouées suffisent à déchainer les enfers sur leur petite ville.

Mon avis :

Enfin un film pour la jeune génération metalleuse actuelle! Eh oui, nous, dans les années 80, nous avions eu le mythique "Spinal Tap", qui était certes bien fun, mais qui ne collait pas forcément à la génération hard rockeuse de l'époque et depuis, même s'il y a eu quelques autres films, on ne peut pas dire qu'on ait été toujours très gâté!

Dirigé par le Néo-Zélandais Jason Lei Howden, dont c'est ici le premier long métrage en tant que réalisateur (Il a autrement notamment travaillé sur les effets visuels des deux premiers volets de la saga de "Le Hobbit" de Peter Jackson!), "DEATHGASM" (En majuscules s’il vous plait, car les minuscules, c’est pour les fiottes! Ce n’est pas moi qui le dis, c’est dans le film!) est effectivement une petite comédie horrifique foncièrement faite pour les amateurs de Metal!

Brodie, le héros interprété par Milo Cawthorne ("Blood Punch", "Ash vs Evil Dead"), est un jeune metalleux, qui suite au décès de ses parents, va se retrouver chez son oncle avec un cousin qu'il ne connaît pas vraiment et qui surtout, ne le supporte pas!

Et puis, forcément, comme c'était déjà le cas à mon époque, le jeune homme va avoir du mal à se faire des amis dans son nouveau bahut et se retrouver qu’avec d'autres metalleux... Ils vont alors former un groupe (jusque-là, rien de fantastique!) et vont tomber sur une partition d'un groupe de Black Metal, qui lorsqu'ils vont la jouer, va déchaîner les enfers sur leur petite bourgade!

Le film est assez prévisible et comporte pas mal de clichés, mais il est tout de même assez plaisant à voir et puis la bande originale est vraiment sympa, il faut l'avouer! En revanche, Milo Cawthorne, tout comme Kimberley Crossman ("Bad Fruit", "A Beginner's Guide to Snuff"), qui incarne Medina, la jeune femme dont il va tomber amoureux, font un petit peu vieux (Effectivement, on remarquera qu’ils sont nés respectivement en 1989 et 1990!) et du coup, on peine quelque peu à croire par moments que ce sont des adolescents... Mais bon, disons que cela passe quand même!

Et puis, là où Jason Lei Howden va nous régaler, c’est avec ses effets spéciaux, à la fois bien gore et bien fun! Et le film est plutôt généreux dans ce domaine! En fait, ce qui manquera principalement à ce métrage, ce sont des méchants dignes de ce nom! Ces derniers manquent cruellement de charisme et en fait l’acteur qui sortira du lot en dehors de notre héros, c’est James Blake, qui joue ici le rôle de Zakk et dont le physique n'est pas sans faire penser à celui de Glenn Danzig jeune...

La mise en scène est, autrement, assez dynamique, avec des incrustations plutôt amusantes, donnant un côté jeune à l'ensemble. Quant à l’humour, s’il est souvent gras, il fera quand même mouche, même s’il touchera surtout les fans de Metal... Une chose est sûr à la vision du film, on se rend bien compte que Jason Lei Howden sait de quoi il parle et connaît parfaitement son sujet!

"DEATHGASM" ravira certes principalement les metalleux et les amateurs de comédies gores, mais les deux sont souvent liés, il faut dire!

"DEATHGASM" sort en DVD le 5 juillet 2016 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on a le droit à des commentaires audio, un making of (15'03") et à un clip (4'09"). Des bonus malheureusement non sous-titrés! Enfin, il est à noter que l'éditeur nous offre comme à son habitude la copie digitale du film en illimitée en version française 2.0 AAC.

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20.06.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A Londres, Mark et Marianne vont assister au spectacle du grand Vorelli, marionnettiste et hypnotiseur. Marianne est choisie pour un numéro de magie. Quelques jours après, elle tombe malade et est victime d’étranges hallucinations. Mark entreprend alors une enquête auprès de ce mystérieux personnage. D’autant plus qu’à la fin du spectacle, il s’est aperçu que la marionnette, Hugo, saluait le public, sans aucun fil...

Mon avis :

Bien avant "Dolls", les "Puppet Master" et autres "Chucky", l'Angleterre avait déjà tenté de nous terroriser avec une poupée diabolique... Enfin, plus exactement un pantin de ventriloque (Précision importante!) comme dans le très sympathique "Dead Silence" de James Wan! C’était en 1964 avec "Devil Doll"...

Baptisé "La Poupée Diabolique" chez nous, "Devil Doll" est un film réalisé par Lindsay Shonteff ("Curse of the Voodoo", "Licensed to Kill", "The Million Eyes of Sumuru", "Jeux d'adultes"), metteur en scène remplaçant au pied levé Sidney J. Furie ("Ipcress, danger immédiat", "L'Emprise") qui était initialement prévu et qui finalement préféra se concentrer sur un autre projet plus intéressant probablement financièrement parlant, mais qui recommanda tout de même le réalisateur canadien à la production. D’ailleurs, Sidney J. Furie sera présent durant le tournage et il est fort probable qu’il ait eu une influence sur la mise en scène du film.

Le sujet de celui-ci est plutôt intéressant, puisqu’il est question d'un inquiétant hypnotiseur ventriloque nommé Vorelli, dont le pantin dénommé Hugo semble doté d'étranges pouvoirs... Des pouvoirs que Vorelli contrôle grâce à l'hypnose! Ce sont les relations qui existent entre le ventriloque et sa marionnette qui seront le sujet principal du film et qui en feront un long métrage loin d’être inintéressant.

Malgré quelques longueurs, le film se suit avec plaisir et intérêt grâce notamment à sa jolie photographie signée Gerald Gibbs ("Entrez dans la danse", "La blonde de la station 6", "Curse of the Voodoo") et au charisme de Bryant Haliday ("Curse of the Voodoo", "The Projected Man", "La tour du diable"), qui étonnamment connaîtra une carrière d'acteur assez courte (En fait, il sera principalement connu pour avoir fondé Janus Films en compagnie de Cyrus Harvey, Jr.).

L’acteur est vraiment inquiétant et volerait même la vedette à sa marionnette qui pourtant est très réussie et assez flippante. Il est en tout cas bien au dessus du reste du casting et ce n’est certainement pas William Sylvester ("Gorgo", "On ne vit que deux fois", "2001, l'Odyssée de l'espace") qui aurait pu lui voler la vedette tant ce dernier est fade!

En fait, seule l’actrice Yvonne Romain ("Le cirque des horreurs", "La nuit du Loup-Garou", "The Swinger") sortira autrement du lot! Le film vaut autrement pour ses effets spéciaux plutôt réussis pour un film de cette époque, d’autant plus que celui-ci n’a bénéficié que d'un budget assez dérisoire, estimé en effet à £25 000!

Enfin, il vaut également pour son atmosphère à la fois inquiétante et sulfureuse, par moments à la limite même de l’érotisme. Il est à noter d’ailleurs que le film fut distribué aux États-Unis dans une version plus coquine et dont on peut voir deux scènes inédites avec des jeunes femmes dévoilant leurs seins dans les bonus de l'édition proposée par Artus Films (On pourra d'ailleurs regretter que l'éditeur n'ait pas choisi de nous proposer ces deux montages différents!).

Attention, ne vous emballez pas! Quand je parle d’érotisme, c’est quand même très relatif et cela reste évidemment assez soft! On est en 1964, je vous le rappelle! Le film est par contre très ancré dans son époque ; ainsi, par exemple, les protagonistes danseront à un moment le twist... Cela surprend, mais personnellement, je trouve que cela lui donne un certain charme! En revanche, la fin du film est un peu bâclée et manque de crédibilité, gâchant quelque peu le ressenti qu’on peut avoir sur celui-ci...

Malgré ses imperfections, "La Poupée Diabolique" s’avère être plutôt une bonne surprise qui devrait ravir les amateurs de films d’horreur à l’ancienne.

"La Poupée Diabolique" est sorti officiellement en DVD dans le commerce le 7 juin 2016 chez Artus Films dans une magnifique édition digipack slim deux volets proposant le film au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on retrouve la traditionnelle présentation du film par Alain Petit (38'), une scène coupée (3'34") et une scène alternative (1'18"), toutes deux issues du montage américain, un diaporama constitué d’affiches et de photos du film et enfin les bandes-annonces de la collection British Horror dont celle du film.

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09.06.16

04:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Der fan
Réalisateur : Eckhart Schmidt

Année : 1982
Origine : Allemagne
Durée : 1h32
Avec : Désirée Nosbusch

Par Nicofeel

der fan

Présenté cette année au festival Hallucinations collectives dans le cadre de la thématique « Les singulières », Der fan de Eckhart Schmidt est une curiosité du début des années 80.
Le film dresse le portrait d'une adolescente qui est littéralement obsédée par un chanteur allemand à la mode, prénommé R. Der fan prend son temps pour poser le contexte avec cette cette jeune fille un peu rêveuse, peu assidue à l'école et ayant des problèmes de communication avec ses parents. Seule une chose l'intéresse : le chanteur R dont elle écoute en permanence la musique avec son wakman, et à qui elle écrit de nombreuses lettres d'amour. Elle a un souhait, qui tourne à l'obsession : rencontrer sa star.

Comme son titre l'indique, Der fan traduit la relation extrême d'une fan transie d'amour (son titre international est Trance) qui n'a pas de limites pour rencontrer la star de ses rêves et pour vivre avec cette dernière. La jeune Simone est impressionnante dans son idée fixe car elle n'accorde aucun crédit au regard des autres, que cela soit l'école, la famille, les camarades de classe, et tout son entourage. On peut considérer qu'il s'agit d'un film d'amour fou.

Le film se divise assez clairement en trois parties bien distinctes : la présentation de la situation, la rencontre avec R et un troisième acte pour le moins étonnant.
C'est en cela d'ailleurs que Eckhart Schmidt réussit son pari, en mélangeant subtilement les genres et en réservant au spectateur son lot de surprises. Car il faut bien le connaître que Der fan prend une tournure véritablement inattendue, même si elle s'inscrit quelque part dans un cinéma allemand déviant. Le film lorgne de plus en plus vers les codes du film d'horreur pur.

Cela étant, ce long métrage repose intégralement sur les frêles épaules de la jeune actrice Désirée Nosbusch, alors âgée de seulement 16 ans. Elle accomplit une performance très convaincante, d'autant qu'elle est quasi mutique. La jeune Désirée Nosbusch incarne la « girl next door » des années 80 totalement en phase avec son temps, mais dont on devine progressivement qu'il y a une fêlure. Sous son regard angélique mais en même temps très énigmatique (on ne sait jamais ce qu'elle pense vraiment), se cache un feu qui ne demande qu'à s'embraser.
La musique électro, très années 80, rythme avec un certain charme la trame du film et revient en leitmotiv, une façon de rappeler que R est constamment dans les pensées de l’héroïne.
Voilà un film inédit à la lisière de plusieurs genres, qui constitue une rareté de grande qualité, et pour ne rien gâter, une œuvre surprenante. On n'a pas l'habitude de voir un tel film dans le cinéma allemand. Surtout qu'on est clairement situé dans le haut du panier au niveau qualitatif. Der fan mériterait clairement de sortir de l'ombre. Un éditeur de DVD – blu ray pourrait se pencher sur son cas.

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08.06.16

04:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Julieta
Réalisateur : Pedro Almodovar

Année : 2016
Origine : Espagne
Durée : 1h39
Avec : Emma Suarez, Adriana Ugarte, Daniel Grao, Rossy de Palma, etc.

Par Nicofeel

julieta

Avec sa dernière œuvre, Pedro Almodovar est reparti bredouille du dernier festival de Cannes 2016. Pourtant, Julieta aurait sans doute mérité un autre sort. Car il s'agit clairement d'un très bon Almodovar.
Comme à son habitude, le cinéaste espagnol nous dépeint avec passion le portrait d'une femme forte. Ici, il s'agit de Julieta, une femme âgée d'une cinquantaine d'années, fâchée de longue date avec sa fille unique.
Almodovar aime les histoires de famille dramatiques, compliquées, et intenses sur le plan émotionnel. Julieta fait partie de celles-ci avec une héroïne dont on découvre le chemin de vie. Le montage du film est particulièrement efficace, avec de nombreux flashbacks évoquant le passé de Julieta. Utilisant quasiment les codes du thriller, Almodovar distille progressivement les éléments d'une intrigue mystérieuse. Le spectateur n'a de cesse de se prendre au jeu, avec un suspense savamment entretenu.

julieta

Tout commence dans les années 80 par une mystérieuse rencontre entre Julieta et un beau pêcheur. Cela n'est pas sans rappeler l'excellent Son de Mar de Bigas Luna, avec la passion comme leitmotiv. Et comme souvent dans ce genre de situation extrême, lorsque l'amour (Éros) est présent, la mort (Thanatos) n'est jamais très loin. Dans la catégorie mortifère, le film flirte par moments avec le fantastique, avec la disparition de personnages dans d'étranges conditions (cf l'homme du train).

Comme on le dit souvent, les réalisateurs ont l'habitude de refaire le même film. Dans le cas de Julieta, cette idée paraît évidente, tant Almodovar revisite des thématiques qui lui sont chères : portrait de femme forte ; sentiments exacerbés ; personnages torturés ; secrets enfouis qui marquent les protagonistes à jamais, comme si une chape de plomb leur était tombée dessus.
Personnage à fleur de peau, Julieta semble enfermée dans son passé. La culpabilité la ronge de l'intérieur et l'empêche d'avancer comme elle le souhaiterait. L’héroïne du film La piel que habito était emprisonnée physiquement par un ravisseur aux considérations pour le moins étranges. De son côté, Julieta est enfermée dans une prison mentale, dont elle ne pourra s'échapper, qu'à partir du moment où elle en aura fini avec son passé.

Dans ce maelström émotionnel qui laisse la part belle aux acteurs, la distribution se révèle de grande qualité. Emma Suarez, remarquée dès 1993 dans le sublime L'écureuil rouge de Julio Medem, est ici impeccable dans son rôle de femme torturée, hantée par son passé. Pour accroître à l'écran le côté déphasé de son héroïne, Almodovar intègre adroitement des éléments du passé dans le présent. Outre Emma Suarez, le film peut s'enorgueillir du jeu très naturel de Adriana Ugarte qui interprète le rôle de Julieta en tant que jeune adulte. Le bellâtre Daniel Grao jouant le rôle du ténébreux pêcheur n'est pas mal non plus. Tout comme Rossy de Palma, une des habituées du cinéma d'Almodovar, parfaite dans le rôle de l'oiseau de mauvaise augure, venant semer la zizanie au sein d'un couple heureux. Et puis, preuve de la réussite du film, un personnage féminin – celui de la fille de Julieta – est marquant par son absence.

Film d'une grande sensibilité, presque féminin par son approche (il s'agit d'une histoire de femmes), Julieta est sans conteste un Almodovar de très bon niveau. Il est donc fortement conseillé de se rendre dans les salles obscures pour ressentir à plein ce magnifique drame familial.

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29.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Depuis sa formation il y a 21 ans, Black Bomb A est un des groupes phares de la scène Hardcore / Metal européenne, grâce à des albums coup de poing et des tournées mémorables. Pour fêter cet anniversaire, le groupe a donné un concert événement le 28 novembre 2015 au Noumatrouff de Mulhouse, devant plus de 800 fans remontés comme jamais. "21 Years Of Pure Madness - Live Act", disponible en CD + DVD, comprend l’intégralité de ce concert, à savoir une vingtaine de chansons tirées des 7 albums et EP de Black Bomb A, mais également cinq reprises de classiques Punk et Metal (Sepultura, Suicidal Tendencies...) interprétés en compagnie de la crème de la scène alternative française (Lofofora, Tagada Jones, Loudblast). De nombreux bonus accompagnent cet album live, dont un documentaire où l’on suit le groupe sur la route. Parfait témoignage de l’hystérie collective que Black Bomb A provoque en concert, "21 Years Of Pure Madness - Live Act" nous montre le groupe au meilleur de sa forme.

Mon avis :

Afin de fêter comme il se doit leur 21ème année d’existence (Oui, pourquoi 21ème allez-vous me dire ? Mais en même temps, j’ai envie de vous répondre, pourquoi pas !), Black Bomb A nous revient en force et en grande forme avec un nouveau CD/DVD live intitulé "21 Years of Pure Madness – Live Act", un titre parfaitement choisi tant celui-ci colle exactement avec ce que dégage le groupe de Metalcore français en concert...

"21 Years of Pure Madness" débarque ainsi onze années après "Illicite Stuf Live", leur premier CD/DVD live filmé en 2004 à St Nazaire à l’occasion des 10 ans du groupe. Filmé cette fois à Mulhouse au Noumatrouff au mois de novembre dernier, le concert débute sur les chapeaux de roues avec le très efficace "We Came for You", suivi des excellents "Comfortable Hate", "On Fire" et "Lady Lazy" où la complémentarité des voix d'Arno et de Poun fait vraiment merveille.

Ce qui frappe immédiatement à la vision de ce DVD, ce sont les moyens apportés à cette captation qui bénéficie en effet d'une multitude de prises de vue permettant de rendre celle-ci hyper vivante et dynamique, aidée en cela par un montage et une mise en scène efficaces.

On en prend plein la vue, autant qu'on en prend plein les cages à miel! Durant "Double", le jeune garçon de la pochette apparaît pour la première fois et franchement cela fait plaisir de voir un môme de son âge et surtout de cette génération autant à fond sur du Metalcore!

De façon prévisible, le groupe va lancer durant le show, des Circle Pits et bien entendu un petit Wall of Death des familles, mais si le public alsacien sera dans l’ensemble assez réactif, il semblera quelque peu frileux sur les Circle Pits et lors du mur de la mort, du moins si je compare avec le public parisien qui a récemment mis le feu à Petit Bain...

Toutefois le public de Mulhouse va être de plus en plus chaud au fur et à mesure du concert, emporté par l'énergie communicative de Black Bomb A, jusqu'à un final incroyable où le public aura la chance de voir débarquer des invités comme Djag, Shaun et Etienne (trois anciens membres du groupe) ou encore des musiciens de Tagada Jones, Loudblast et Lofofora venus faire la fête pour ce véritable « bal des enragés »!

Rien d'étonnant en effet de voir débarquer justement sur scène certains compagnons de Poun du Bal des Enragés, car tout ce petit monde forme au final une vraie famille, parmi lesquels on retrouvera d'ailleurs l'un des acteurs éminents du Bal et également Tour Manager de Black Bomb A en la personne de Lolo Le Fourb’!

Accompagné de ses invités, le groupe va nous offrir pour cet anniversaire quelques excellentes reprises avec "Roots" de Sepultura, suivie de "Out Of Hand" d'Entombed, "War Inside My Head" de Suicidal Tendencies, "We’re Only Gonna Die" de Bad Religion et pour finir "Beat The Bastards" de The Exploited avec qui le groupe a déjà joué à plusieurs reprises et notamment il y a peu à Bruxelles...

Black Bomb A est un groupe taillé pour la scène, c’est une évidence et ce live en est la preuve la plus flagrante! Purée!!! Qu’est-ce qu’il me tarde de les revoir!

Le CD/DVD "21 Years of Pure Madness – Live Act" du groupe Black Bomb A est sorti le 1er avril 2016 chez le label Verycords dans une très chouette édition digipack 3 volets nous proposant un CD regroupant les 18 premiers titres du concert, soit le concert sans les reprises et un DVD contenant quant à lui le concert complet avec donc les 5 reprises, soit 23 titres au total. Le DVD nous permet de regarder le concert d’une traite ou au choix avec quelques interventions extraites du documentaire intitulé "On the Road" que l’on trouve également en bonus. Il contient en effet également quelques bonus non négligeables et je dirais même fort appréciables, à savoir donc le documentaire "On the Road" (19’26"), "Mary" version live filmée au Hellfest en 2012 (5’13"), ainsi que les clips "Burn", "Beds Are Burning", "No One Noise", "Tears Of Hate" et "Into The Void" (22’26").

Black Bomb A : 21 years of Madness - Live Act (+ CD)

Black Bomb A : 21 years of Madness - Live Act (+ CD)
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16.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que le professeur Van Helsing est accusé de meurtre pour avoir détruit Dracula, le corps de ce dernier est volé par une mystérieuse femme. Il s’agit de la comtesse Marya Zaleska, qui n’est autre que la fille de Dracula. Elle brûle rituellement le corps de Dracula, espérant interrompre la malédiction de son père, mais elle ne parvient pas à assouvir sa soif de sang...

Mon avis :

Après avoir consacré la première partie de sa collection "Cinema Monster Club" à la créature de Frankenstein, Elephant Films s'attaquait en ce début d'année 2016 au comte Dracula et à sa petite famille...

Datant de 1936, "La fille de Dracula" de Lambert Hillyer ("Le rayon invisible", "Batman") est en effet un film où il est question de la fille du célèbre personnage créé par Bram Stoker, sans que celui-ci ne soit réellement présent.

En fait, seul un plan au début du film laissera apparaître Dracula allongé dans un cercueil avec un pieu dans le cœur. Si on reconnaîtra vaguement le visage de Bela Lugosi, il s'agira en réalité d'un masque de cire car celui-ci refusa de tourner dans le film, avant finalement de se raviser, mais un peu trop tard...

En revanche, dans ce film qui se veut une suite directe du "Dracula" de Tod Browning, on retrouve bien Edward Van Sloan ("Frankenstein", "Révolte à Sing Sing", "La Momie", "Les Derniers Jours de Pompéi") dans le rôle du professeur Von Helsing (...et non Van Helsing! Petite nuance !).

Notre chasseur de vampires va donc ici traquer la fille de Dracula, la comtesse Marya Zaleska, interprétée par Gloria Holden ("La Vie d'Emile Zola", "Pensionnat de jeunes filles", "Face au soleil levant", "Tu seras un homme, mon fils"), dont les apparitions seront assez mémorables.

L'autre personnage mémorable du film, cela sera par contre un personnage plus secondaire, celui de Sandor, son serviteur, joué par Irving Pichel ("Cléopâtre", "La Furie de l'or noir", "L'Insoumise", "Fantômes en croisière"), dont la présence sera pour le moins inquiétante. Si ce duo formera le principal attrait du film, cela ne sera toutefois pas le seul !

Le film vaudra également pour son ambiance gothique, sa jolie photographie et enfin, pour l’ambiguïté concernant les préférences sexuelles de notre vampirette, qui semblera en effet fortement attirée par les jolies femmes et pas seulement dans le but de leur sucer le sang, ce qui sera assez osé pour l’époque !

Ainsi elle portera son dévolu d'abord sur la belle Lili, jouée par Nan Grey ("Pensionnat de jeunes filles", "La Tour de Londres", "Le Retour de l'homme invisible"), avant de s'en prendre à la charmante Janet, interprétée par Marguerite Churchill ("La Piste des géants", "Le Mort qui marche")... Une attirance suggérée, certes, mais assez claire tout de même !

Étonnamment, malgré une atmosphère gothique très présente, le film comporte plusieurs scènes humoristiques lui apportant une certaine légèreté surprenante, mais finalement assez plaisante. Si on aurait aimé une fin plus flamboyante, le film reste toutefois une bonne surprise...

Avec "La fille de Dracula", la Universal signe là une belle réussite qui ravira les amateurs de vieux films fantastiques ! Un film rétro certes, mais un film rétro fort recommandable !

"La fille de Dracula" est sorti en DVD le 24 février 2016 chez Elephant Films dans une édition proposant le film au format respecté 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français optionnels. En guise de bonus, l'éditeur nous propose une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (9'17"), un module sur le mythe de Dracula, toujours par Jean-Pierre Dionnet (9'32"), une galerie photos, des bandes annonces des films de la collection dont celle du film et des courtes présentations des collections consacrées à Dracula et Frankenstein par Jean-Pierre Dionnet.

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10.05.16

10:02:35, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Marie et les naufragés

Réalisateur : Sébastien Betbeder

Année : 2016

Origine : France

Durée : 1H44

Avec : Pierre Rochefort (Siméon), Vimala Pons (Marie), Eric Cantona (Antoine), Damien Chapelle (Oscar), André Wilms (Cosmo), etc.

Par Nicofeel

De nos jours, il n'est pas fréquent de tomber sur des comédies originales. Et qu'elles puissent être françaises est encore plus rare. Quatrième long métrage de Sébastien Betbeder, Marie et les naufragés fait partie de cette catégorie de film.
Dès le départ, le spectateur est mis dans l'ambiance avec le personnage principal, Siméon, racontant sa vie passée dans un style proche d'un documentaire personnel, qui n'est pas sans rappeler le début du Fabuleux destin d'Amélie Poulain.
Le réalisateur, Sébastien Betbeder, s'amuse à décrire des personnages paumés, qui se cherchent dans un monde qui leur est étranger. Tout part d'un portefeuille retrouvé par Siméon, lequel tombe immédiatement amoureux de la jeune femme à qui il appartient : une certaine Marie. Pour elle, il est prêt à tout et même si leur première rencontre n'aboutit à rien, il s'obstine. Ne sachant pas comment l'aborder, il va la prendre en filature.
Sébastien Betbeder joue à fond la carte de l'humour, notamment avec Siméon, jeune homme réservé, un peu gauche, papa d'une petite fille qui a une passion pour les cimetières !

Le film est d'ailleurs rempli de personnages hauts en couleurs. On a ainsi Antoine, l'ex amant contrarié de Marie, qui à son tour prend Siméon en filature. On a également Oscar, le colocataire d'Antoine, un apprenti musicien, qui a la particularité d'être somnambule. La palme du personnage original revient sans conteste à Cosmo, un compositeur à succès qui a changé de style musical du jour au lendemain, pour se lancer dans la musique électronique, avec des vêtements dignes du gourou d'une secte. Cosmo paraît complètement halluciné avec son histoire de réincarnation, qui lui a inspiré son hit La fille de l'eau.
Dans Marie et les naufragés, Sébastien Betbeder dresse le portrait d'aventuriers des temps modernes, qui n'hésitent pas à tout plaquer pour changer de vie. Au-delà de son ton comique et de son aspect décalé omniprésent, le film constitue une réflexion sur le temps qui passe (les personnages qui décrivent leur vie passée) et sur le fait d'être acteur de sa vie. La grande imagination dont font preuve plusieurs des protagonistes est peut-être pour eux une façon de s'évader du quotidien qui les entoure.
D’ailleurs, Marie et les naufragés comporte comme thématique le processus de création : Antoine est un écrivain puisant son inspiration auprès des gens qu'il fréquente ; Oscar crée de la musique électronique, tout comme Cosmo.
De manière plus évidente, ce film est aussi une histoire d'amour – forcément atypique – entre les deux personnages principaux, Siméon et Marie.
Ce long métrage, loufoque et totalement décalé, donne la pêche au spectateur car il fait preuve constamment d'optimisme et de joie de vivre. On se régale lors de la séquence finale, où les corps se meuvent dans l'espace, sur une musique électronique inspirée. A cet égard, il convient de signaler que l'intégralité de la bande-son a été composée par Sébastien Tellier. Sa musique électronique contribue à l'émotion qui se dégage de ce film tout à la fois drôle et touchant.
Évidemment, Marie et les naufragés ne serait pas réussi sans une distribution de qualité. Le fils de Jean Rochefort, Pierre Rochefort, est une véritable révélation. Dans le rôle de Siméon, il se montre amusant, sensible et touchant. De son côté, Vimala Pons campe une mystérieuse Marie, qui paraît inaccessible et encore plus hallucinée que les autres « naufragés ». De son côté, Eric Cantona est très en forme dans le rôle de l'écrivain torturé. Quelques mots aussi pour un second rôle savoureux : André Wilms, inoubliable dans le personnage farfelu de Cosmo.
Au final, Marie et les naufragés est un OFNI (objet filmique non identifié) pour le moins surprenant et mystérieusement décalé. N'hésitez pas à regarder ce film pour vous changer les idées. 

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09.05.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kate peine à trouver un emploi de designer haute-couture à cause de la réputation de son père, magnat de la mode connu pour vendre des vêtements inspirés d’autres créateurs. A contrecœur, elle doit rejoindre l’entreprise familiale et cohabiter avec ses terribles demi-sœurs et belle-mère. Entre problèmes familiaux et histoires de cœur, les choses se compliquent rapidement et Kate finit par perdre son travail. Bannie par sa belle-mère, elle doit revenir sous les traits du brillant Nate pour tenter de sauver sa carrière, et peut-être même trouver l’amour.

Mon avis :

Lorsque j'ai ouvert l’enveloppe contenant le DVD du film "Les 12 coups de minuit" (Attention, heureusement rien à voir avec une version nocturne de "les 12 Coups de Midi", l'horripilante émission présentée par Jean-Luc Reichmann!), je dois avouer que je me suis dit : « Mais qu'est-ce que c'est que ce truc? Les gars de Factoris Films voudraient-ils ma mort? ». Et lorsque mes deux femmes (Non, je ne suis pas polygame! Je parle évidemment de ma femme et de ma fille!) virent le DVD sur la table du salon, même réaction! « Mais qu'est-ce que c'est que ce film encore? »... Moi qui espérais de leur part un peu d’enthousiasme et de soutien!

Finalement, j'ai réussi à les convaincre de voir avec moi cette adaptation moderne de "Cendrillon" ; une Cendrillon au pays de la mode! Eh bien à la surprise générale, nous nous sommes surpris à regarder jusqu'au bout ce film de Sean Garrity ("Lucid", "My Awkward Sexual Adventure", "Blood Pressure"), sans que le moindre moment d'ennui ou de désolation ne pointent le bout de son nez et je dirais même avec un certain intérêt.

Il faut dire aussi que cette adaptation a le mérite d'être assez joliment filmée (Ça ne fait pas trop téléfilm bas de gamme!), avec quelques incrustations assez amusantes. Et puis, le scénario, même s'il reste vaguement fidèle aux contes originaux, s'en éloignera tout de même pas mal en faisant notamment le choix de travestir son héroïne en homme durant une bonne partie du film afin que sa famille ne la reconnaisse pas et qu'elle puisse prouver sa vraie valeur auprès de son père!

Un travestissement que le physique de Portia Doubleday ("Big Mamma : De père en fils", "K-11", "Carrie, la revanche", "Her"), un peu à la manière de Dustin Hoffman dans "Tootsie", permettra avec une certaine crédibilité.

La jeune femme n'est pas vilaine, mais elle n'est pas non plus à se taper par terre! Il est vrai aussi qu’elle n’est pas toujours mise en valeur dans le film, certainement pour les besoins de l’histoire d’ailleurs. Mais bon, le « prince charmant », interprété par Marc-André Grondin ("C.R.A.Z.Y.", "La Belle Bête", "Le Premier Jour du reste de ta vie", "5150, rue des Ormes", "Bus Palladium"), est loin d’être canon également! Cela serait en fait plutôt des monsieur et madame Tout-le-monde et ma foi, ce n’est pas plus mal!

En effet, cela va permettre que l’on s’identifie beaucoup plus facilement à ces personnages et surtout qu’on éprouve une certaine empathie pour la jeune femme. Parmi le reste du casting, les fans de "Sex and The City" seront heureux de retrouver Big, enfin je veux dire Chris Noth ("New York - Police judiciaire", "Seul au monde", "New York - Section criminelle", "The Good Wife") alias Mr. Big dans la série culte de ces dames!

Pour ce qui est de la belle-mère et des deux demi-sœurs, si elles sont naturellement assez garces, elles demeureront malgré tout assez sympathiques, du moins pas aussi antipathiques que l’on aurait pu l’espérer. Tout cela reste tout de même très classique et peut quelque peu faire penser aux téléfilms que l’on peut voir les après-midis, mais dans l’ensemble, c’est plutôt une bonne surprise.

Au final, "Les 12 coups de minuit" sera loin d’être la bouse qu’on aurait pu imaginer. Cette petite comédie calibrée pour ados serait même en fait plutôt plaisante!

"Les 12 coups de minuit" est sorti le 3 mai 2016 chez Factoris Films en DVD dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter que la copie digitale illimitée (format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte, en revanche aucun bonus nous est offert, mais personnellement je n’en espérais pas non plus!

Les 12 coups de minuit (DVD + Copie digitale)

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