Catégorie: Test / Critique

21.08.14

07:42:46, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un samedi soir, un groupe d'amis décident de faire une virée dans une boite de nuit située en haut du massif du Jura. Alors qu'ils viennent de prendre un auto stoppeur, leur véhicule plonge dans un ravin et s'écrase dans la forêt en dessous. Perdu au milieu de nulle part, ils vont devoir affronter une énorme créature extra-terrestre sensible au moindre bruit.
L'amitié des jeunes sera mise à rudes épreuves durant cette longue nuit en enfer...

Mon avis :

Il est de plus en plus de voir de petites productions indépendantes françaises, sortir à l'étranger, alors qu'elles restent toujours inédites chez nous. C'est le cas notamment de "Resonnances", un petit film fantastique réalisé par Philippe Robert ("Les ailes de l'ombre") en 2006, sorti en DVD aux États-Unis et en Allemagne...

Le peu de moyen se ressent certes immédiatement, il n'y a pas d'acteurs qui étaient particulièrement connus à l'époque du tournage, mais on pourra tout de même reconnaître l'actrice Sophie Michard ("Les bleus: premiers pas dans la police") ou encore les acteurs Franck Monsigny ("Seconde chance", "Falco"), Romain Ogerau ("La taupe 2", "Femmes de loi") et Yann Sundberg ("Franck Keller", "Le transporteur 3", "La ligne droite", "Flics"), les effets spéciaux sont assez rudimentaires, mais malgré cela, le film est plutôt sympa et attachant.

On se retrouve face à une sorte de "Tremors" à la française, mais avec un monstre radicalement différent, mais se déplaçant sous terre de la même façon. Afin de pallier à son manque de budget, le réalisateur a opté pour des jeux de caméras dans le style "Evil Dead" ou "Predator" pour certains déplacements de son monstre venu de l'espace. D'ailleurs comme dans les films de Sam Raimi et John Mc Tiernan, l'action se passe également en forêt.

Les acteurs sont dans l'ensemble assez convaincants, malgré le peu d'expérience de certains, ce qui aidera bien évidemment à l'immersion. Quant aux effets spéciaux, le metteur en scène a opté en grande partie pour des effets spéciaux à l'ancienne avec maquettes notamment et franchement le résultat n'est pas ridicule du tout, cela tient même plutôt bien la route, malgré ce que l'on aurait pu craindre. Certains effets 3D ne sont certes pas tip top, mais en étant un tant soit peu indulgent, ça passe! Après tout, il y a un max de téléfilms où c’est bien pire !

Et puis le réalisateur va jouer avec le fait que le film se passe principalement de nuit... Pas bête, la bête ! Le scénario est assez classique, n'évitant pas certains clichés comme la panne de voiture, mais le film est tout de même un sympathique hommage aux films de genre des années 80 et ça, ça fait toujours plaisir!

Enfin, la musique signée Richard Sanderson ("La Boum") est assez réussie et contribue à nous plonger dans l'ambiance stressante du film. D’ailleurs on finit par oublier les petits défauts dus au manque de moyens, en étant, lors de la dernière partie du film, plonger à fond dedans...

Finalement cette petite trouvaille disponible en import uniquement s’avère être une plutôt bonne surprise ! Alors, si vous êtes un spectateur indulgent, donnez-lui une chance !

Sur les conseils du réalisateur, j’ai opté pour l’édition allemande que l’on peut aisément trouver à très bon prix, pourtant je dois avouer qu’au départ, j’étais plus tenté par l’édition américaine de Synapse, dont je suis particulièrement friand du catalogue. Cette édition allemande propose le film au format respecté, mais malheureusement en 4/3, tout comme la Synapse apparemment, avec des pistes française Dolby Digital 2.0 et un doublage allemand Dolby Digital 5.1.

Permalink 642 mots par flo001fg Email , 114 vues • Réagir

20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

The battery

The battery
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.99€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
Permalink 799 mots par flo001fg Email , 123 vues • Réagir

19.08.14

07:41:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d’eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer...

Mon avis :

Avec son court métrage "Au petit matin", Xavier Gens ("Frontière(s)", "Hitman", "The ABCs of Death") m'avait littéralement bluffé! Vraiment une grosse claque comme on aimerait en prendre plus souvent... Si "Frontière(s)" était un film de genre assez efficace et bien corsé et qu'on y retrouvait Estelle Lefébure, il y manquait toutefois l'émotion que j'avais ressenti avec ce précédent court métrage. Avec "The Divide", j'ai enfin retrouvé cette puissance émotionnelle. Attention chef d’œuvre!

L'histoire se passe essentiellement en huis clos dans le sous-sol d'un immeuble où huit personnes vont trouver refuge après qu'un cataclysme ait ravagé New York. Ce lieu qui va au départ les protéger, va ensuite devenir leur prison et leur tombeau...

Dans un premier temps, c'est le personnage de Mickey, joué par Michael Biehn ("Terminator", "Aliens - Le retour", "Abyss", "Tombstone"), qui va prendre les choses en mains, faisant régner l'ordre dans ce lieu qu'il occupait déjà avant la catastrophe et qu'il avait transformer en bunker, en prévision probablement qu'un tel événement se réaliserait. On comprend d'ailleurs que cet ancien pompier est marqué par le passé, tout particulièrement par les événements du 11 septembre 2001... D'ailleurs face à cette explosion nucléaire, il accuse immédiatement les arabes, ce qui n'est sûrement pas un hasard.

Seulement peu à peu les autres personnalités des occupants vont se révéler, notamment celles de Josh et Bobby, respectivement interprétés par Milo Ventimiglia ("Heroes", "Pathology", "Blindés") et Michael Eklund ("House of the Dead", "The Day", Errors of the Human Body"), les deux hommes vont alors prendre le dessus sur Mickey allant jusqu'à le faire prisonnier pour prendre le pouvoir et surtout avoir mainmise sur son stock de nourriture. Les deux nouveaux maîtres à bord vont alors faire régner la terreur sur les autres habitants, mais surtout évidemment sur les plus faibles.

La première victime, cela sera Marilyn, le personnage interprété par Rosanna Arquette ("Recherche Susan désespérément", "Silverado", "After Hours", "Le grand bleu", "Pulp Fiction") qu'ils vont transformer en esclave sexuelle, un rôle où l'on sent que l'actrice s'est donnée à fond et pour lequel elle n'a pas été épargnée! L'actrice y est absolument bluffante!

La deuxième victime, dans une moindre mesure, cela sera le personnage de Sam, joué par Iván González ("Chicos ricos", "¿Sabés nadar?", "The ABCs of Death", "Chimères"), un avocat, assez lâche arrivé en couple avec la belle Eva, jouée par Lauren German ("Massacre à la tronçonneuse", "Hostel - chapitre II", "Dark Country"), la femme forte du groupe. Le couple volera évidemment en éclats, mais Xavier Gens le fera de façon assez subtile et pas vraiment comme on aurait pu l'imaginer.

Les autres personnages seront un peu plus neutres et n'auront finalement que peu d'importance, sinon de servir l'intrigue et nous éclairer un peu plus sur la personnalité des principaux protagonistes. La transformation des personnages, qu'elle soit physique ou mentale sera véritablement impressionnante. C'est d'ailleurs ce qui marquera probablement le plus, plus en tous cas que la violence pourtant bien présente...

Le réalisateur va réussir tout au long de son métrage à rendre l'atmosphère de plus en plus oppressante et malsaine, allant crescendo vers un final d'une noirceur et d'une beauté absolue. L'émotion est cette fois de retour!

Les images sont fortes, les acteurs fabuleux et le tout transcendé par la merveilleuse musique de Jean-Pierre Taieb ("Frontière(s)", "Vertige") qui apporte une certaine mélancolie au métrage. Voilà le genre de film dont on ne ressort pas indemne et qui marque durablement! Par contre, attention, âmes trop sensibles s'abstenir, car certaines scènes sont quand même assez sévères!

Xavier Gens signe avec "The Divide" son meilleur long-métrage à ce jour, alors espérons qu'il continue sur cette lancée ! En attendant, on ne voit toujours rien venir... A quand un nouveau film?

"The Divide" n'est évidemment pas une nouveauté puisque le film était sorti en DVD, Blu-ray et dans une édition collector combo Blu-ray + 2 DVD chez BAC Vidéo en juin 2012 (Réédité ensuite en janvier 2014), mais cela fait longtemps que je souhaitai vous en parler... Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 et comprend en guise de bonus un making of, une scène coupée dispensable où on en apprend un peu plus sur les deux frères, un module sur les dérapages du film et trois bandes annonces dont celle du film.

Le Blu-ray, quant à lui, propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080p et pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Étonnamment cette édition contient des bonus radicalement différents du DVD, proposant une interview de Xavier Gens, un module sur les effets spéciaux, un sur la musique, un sur la pré-production, une fin alternative et la bande annonce.

Mais c'est évidemment l'édition collector qui est à privilégier, puisqu'en plus de regrouper les deux formats et donc l'intégralité des bonus concernant le film, elle nous offre un deuxième DVD contenant un documentaire sur le réalisateur et l'intégralité de ses courts métrages dont l'indispensable "Au petit matin"...

The divide

The divide
Amazon à 9.59€
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche
The divide (Blu-ray)

The divide (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
Voir la fiche
The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)

The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)
Amazon à 25.9€
Voir la fiche

The divide

The divide
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche
The divide (Blu-ray)

The divide (Blu-ray)
Amazon à 18.49€
Fnac à 18.49€
Voir la fiche
The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)

The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)
Amazon à 17.37€
PlusDeDVD à 22.99€
Fnac à 25.9€
Voir la fiche

Permalink 954 mots par flo001fg Email , 130 vues • Réagir

18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.

Fantôme à vendre

Fantôme à vendre
Voir la fiche
Fantôme à vendre

Fantôme à vendre
Amazon à 15.17€
PlusDeDVD à 15.63€
Fnac à 22€
Voir la fiche

Permalink 908 mots par flo001fg Email , 113 vues • Réagir

15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques, notamment avec la série des « Black Emanuelle » et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes horrifiques se passent de nuit et curieusement ce choix s'avère très efficace, comme pour "Les Révoltés de l'an 2000" d'ailleurs. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

Anthropophagous
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 17€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 788 mots par flo001fg Email , 140 vues • Réagir

14.08.14

06:52:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quatre jeunes étudiantes acceptent de faire le ménage d’une grande maison, avant que le propriétaire en prenne possession. En début de soirée, un vieil homme sonne à la porte. Sans aucune explication, il remet aux filles un paquet qui contient un livre étrange rempli de dessins et de textes latins. Bientôt, l’étrange manuscrit donne vie à l’un des dessins du livre. Le dessin en question, un loup féroce qui prend la forme d’un cartoon, attaque violemment et sexuellement à l’une des filles.

Mon avis :

Sur plus de 130 réalisations, une bonne centaine de films signés Fred Olen Ray ("Scalps", "L'emprise de la peur", "L'Attaque de la pin-up géante") reste à ce jour inédits chez nous en DVD... Heureusement l'éditeur Crocofilms s'attaque sérieusement à sa filmographie, sortant simultanément "Hollywood Chainsaw Hookers" et "Evil Toons". Franchement, c’est pas cool ça?

Comme on peut s'en douter avec un tel réalisateur aux commandes, "Evil Toons" est une petite comédie horrifique sans prétention, mais surtout ultra sexy, avec du nichon et de la fesse en veux-tu en voilà! Eh oui! Et de ce côté là, on va être servi!

Avec un casting de jeunes femmes absolument pas farouches comme Monique Gabrielle ("La vénus noire", "Les amants de Lady Chatterley 2", "Emmanuelle 5", "Le retour de la créature du lagon") à la poitrine très généreuse, Suzanne Ager ("Evil Spawn", "The Bikini Carwash Company", "Fatal Justice"), les deux hardeuses, Barbara Dare ("Miami Spice", "Ultrasex", "Barbara the Barbarian"), ici sous le pseudonyme de Stacey Nix et Madison Stone ("Les aventures érotiques des trois mousquetaires", "Dr. Jeckel & Ms. Hide", "Femme Fatale", "Surprise aérienne"), sans compter un petit caméo irrésistible de Michelle Bauer ("Puppet Master III: La revanche de Toulon", "L'Attaque de la pin-up géante", "Lust for Frankenstein") faisant écho à son rôle dans "Hollywood Chainsaw Hookers".

Comme on peut s’en douter le scénario pourrait tenir sur un ticket de métro avec ces quatre filles venues faire le ménage dans une maison hantée durant un week-end, le film mixant essentiellement "Evil Dead" avec son livre proche du Necronomicon et "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" pour ses incrustations de Toons dans un vrai film (Vous allez me dire qu'il y en a eu d'autres auparavant comme "Mary Poppins" par exemple, mais il semble évident ici que c'est le succès du film de Robert Zemeckis qui a eu une influence par rapport à ce choix!).

Les incrustations cartoons seront par contre peu nombreuses et se résumeront à un seul personnage proche physiquement du Diable de Tasmanie (Une sorte de loup en plus costaud !). Le réalisateur ayant bénéficié d'un budget assez réduit, il est assez normal que ces incrustations soient aussi peu nombreuses, d'ailleurs il tourna son film en une semaine et s'en sort tout de même pas si mal. Certes, le film n'est pas un chef d’œuvre, mais il demeure assez plaisant à regarder et la première attaque du Toon est assez mémorable, ne serait-ce par le côté très pervers de ce monstre animé.

On est bien entendu proche du nanar avec des acteurs qui cabotinent en plus pas mal, David Carradine ("Kung Fu", "La course à la mort de l'an 2000", "Cannonball", "Kill Bill: Volume 1 & 2") ne relevant ici aucunement le niveau. L’acteur est quand même franchement tordant avec ses mouvements de cape dignes d’une caricature de Dracula et l’on devine aisément que l’acteur, comme le reste de l’équipe d’ailleurs, ne s’est aucunement pris au sérieux durant le tournage !

Parmi les acteurs, on remarquera autrement la présence de Dick Miller ("La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant", "Hurlements", "Gremlins"), qui est probablement celui qui s'en sort le mieux dans le film, avec en plus un petit clin d’œil amusant à "Un baquet de sang" de Roger Corman dans lequel l'acteur apparaissait 33 ans plus tôt. D'ailleurs il est à noter que Fred Olen Ray proposa au célèbre producteur de réaliser le film pour la modique somme de 250 000$, mais celui-ci refusa et le réalisateur fît finalement le film pour 140 000$...

"Evil Toons" vaut essentiellement pour la plastique de ses actrices qui se retrouvent la plus part du temps topless, et puis il y a tout de même ce charme rétro très marqué début des années 90 qui plaira forcément aux nostalgiques !

"Evil Toons" est disponible en DVD depuis le 20 mai chez Crocofilms dans une édition proposant le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec malheureusement une unique piste française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, l’éditeur nous offre un court métrage intitulé "Dead End" mêlant également film et incrustations animées et une compilation de bandes annonces de films de Fred Olen Ray mis en boîte par Videotopsy.

Evil toons

Evil toons
PlusDeDVD à 11.95€
Amazon à 14.7€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 829 mots par flo001fg Email , 141 vues • Réagir

13.08.14

06:50:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une forteresse éloignée, un sinistre groupe de femmes expertes en chirurgie se prépare pour sa prochaine victime. Elles retiennent gardées en cages de pauvres innocentes à qui elles ont lavé le cerveau. Sabrina, l'une d'entre elles, vit un véritable cauchemar éveillé ! Elle comprend qu'elle est manipulée par la dominatrice pour intégrer un groupe de féministes armées qui haïssent les hommes...

Mon avis :

Comme beaucoup d’hommes, je dois reconnaître que j’ai un petit faible pour les infirmières. Oui, c’est banal, mais que voulez-vous ? Et cela tombe bien,car j’en ai une à la maison, qui de temps en temps enfile sa tenue pour me… Euh… Enfin, je m’égare! Il était donc tout naturel que je m’intéresse de près à ce "Maniac Nurses" dont les jaquettes des différentes éditions DVD ne pouvaient qu’attirer mon attention… Mais attention, cet étrange objet filmique ne s’adresse pas à n’importe qui, puisqu’il s’agit là d’un titre issu du catalogue Troma, ce qui sous-entend, du gore, du sexe et une bonne grosse dose de mauvais goût !

Connu également sous le titre "Maniac Nurses Find Ecstasy", ce film est l’œuvre d’un belge (Eh oui ! Cela surprend !), Léon-Paul De Bruyn ("Parts of the Family"), qui signa ici son premier méfait sous les pseudonymes de Harry M. Love pour ce qui est de la production et de la réalisation et de Leon P. Howard pour ce qui est du scénario, une pratique fort courante dans le cinéma d’exploitation auquel le film se réfère énormément.

Dès le générique, on découvre en effet les noms des différents personnages faisant directement référence à la Nazisploitation (Ilsa, Greta, Gretchen…) et notamment aux œuvres de Jess Franco. Comme dans tout bon film de Nazisploitation qui se respecte, on a également droit à une bonne dose de Sexploitation et un chouïa de W.I.P. (Non, cela ne veut pas dire Work In Progess, mais bien Women in Prison ! Je dis ça pour les non-initiés !).

Au menu du jour donc, des jolies filles dénudées ou en petites tenues, du sadisme, des situations débiles et de l’explosage de têtes. Et ça commence dès les premiers instants du film où après avoir découvert la plastique de la charmante Susanna Makay, alors âgée de 18 ans et dont la carrière devant la caméra s’arrêtera malheureusement là (Je dis bien malheureusement, car elle était fort jolie !), un pauvre type se fera exploser la tronche à coups de fusil à pompe. Ce n’est évidemment pas très bien fait, mais si ça l’était , ce ne serait pas du Troma ! Eh oui, les budgets de la firme ont toujours été riquiqui !

Les premiers supplices commencent alors avec une jeune femme fouettée par la cruelle Greta, le tout entrecoupé de scènes où l’on découvre un étrange personnage briquant ses nains de jardins ! Vous l’aurez compris, ce film, c’est du grand n’importe quoi, pourtant, on aurait aimé que le réalisateur pousse son délire encore plus loin… Bon, par contre, on ressent bien qu’il s’agit d’un film datant d’une autre époque (1990 pour tout dire !), notamment en ce qui concerne la lingerie féminine... Ici, c’est dentelles et porte-jarretelles ! C’était quand même autre chose ! Une autre époque je vous dis !

Ne cherchez pas par contre d’acteurs un tant soit peu connus dans le film, ils n’ont tourné que dans ce film ! Aurait-il eu raison de leur carrière naissante ? Peut-être ! Le film vaut surtout pour son déballage de jolies filles, mais c’est aussi un film assez fun qu’il ne faut absolument pas prendre au sérieux, avec même quelques dialogues assez croustillants par moments et des situations souvent débiles.

On regrettera par contre quelques longueurs dues au fait que le réalisateur fût contraint de supprimer certaines scènes un peu trop hot (Quel dommage ! A quand un director’s cut ?) et les remplaça par des images assez inutiles filmées à Pigalle pour atteindre la longueur nécessaire pour pouvoir vendre le film en tant que long métrage. Il est à noter d’ailleurs que le reste du film fût tourné en Hongrie d’où sont originaires les acteurs du film. Quant à la très jolie Susanna Makay, c’était la petite amie du réalisateur au moment du tournage.

Bon, si vous voulez voir de jolies demoiselles à moitié à poil et que vous aimez les séries Z, ce "Maniac Nurses" est pour vous ! Mais un petit conseil que m’a donné le réalisateur, regardez-le sous influence d’alcool ou de substances illicites !

"Maniac Nurses" était précédemment sorti en DVD en France chez Sony Music Vidéo dans une édition épuisée depuis fort longtemps, le film est ressorti en fin d’année dernière en Hollande chez Excesso Entertainment dans une édition DVD malheureusement dépourvue de sous-titres français, mais avec une image de bien meilleure qualité et offrant en bonus un commentaire audio très intéressant du réalisateur et aisément compréhensible malgré le fait qu’il soit en anglais. Les deux éditions proposent le film au format 1.33 4/3 avec piste anglaise 2.0. L’édition Sony proposait elle quelques petits bonus Troma, mais à l’intérêt limité et communs aux autres titres de la collection… Bien entendu, d'autres éditions existent à travers le monde, mais ces deux là semblent être les plus intéressantes, l'une pour sa présence de sous-titres français, l'autre car il s'agit de la meilleure édition sortie à ce jour!

Petit comparatif entre les éditions DVD Sony Music Vidéo et Excesso Entertainment:

Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment

Maniac nurses find ecstasy

Maniac nurses find ecstasy
Voir la fiche
Maniac nurses find ecstasy (Troma)

Maniac nurses find ecstasy (Troma)
Voir la fiche

Permalink 1011 mots par flo001fg Email , 145 vues • Réagir

12.08.14

06:48:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un grave accident de voiture, Anna se réveille dans une salle des pompes funèbres locales où Eliot Deacon lui explique qu’elle est morte et qu’il doit maintenant préparer son corps pour l’inhumation. Terrifiée, Anna se sent tellement vivante qu’elle ne sait pas si elle doit lui faire confiance pour l’accompagner dans l’autre monde ou s’il a l’intention de l’enterrer vivante...

Mon avis :

Dans la lignée des films sur la mort comme "Sixième Sens" ou "Les Autres", "After.Life" est un thriller efficace et assez troublant qui touchera probablement avant tout ceux qui croient en une vie après la mort. Pour les autres, ils passeront peut-être à côté de ce film en n’adhérant pas complètement au pitch de départ qui, il faut le reconnaître, est un peu tiré par les cheveux...

Ce premier long-métrage de la réalisatrice Agnieszka Wojtowicz-Vosloo est plutôt une très bonne surprise, mais son film n'est toutefois pas exempt de défauts. Le souhait de la cinéaste sera de constamment brouiller les pistes en laissant de-ci de-là quelques indices pour guider le spectateur vers sa propre vision de l'histoire, laissant au final celui-ci se poser des questions sur son interprétation.

Mais en voulant brouiller les pistes elle y inclut malheureusement certaines scènes assez inutiles comme celle où Anna Taylor, jouée par Christina Ricci ("La famille Addams", "Sleepy Hollow", "Cursed", "Black Snake Moan") se retrouve seule dans un couloir de l'école où elle enseigne.

Toujours est-il qu'après une frayeur sortie de nulle part et parfaitement hors sujet, la jeune femme se tue ensuite dans un accident de la route suite à une stupide dispute avec son petit ami, interprété par Justin Long ("Jeepers creepers - Le chant du diable", "Die Hard 4: Retour en enfer", "Jusqu'en enfer"). Elle se retrouve alors dans une morgue où le croque-mort lui apprend son décès.

Car notre croque-mort en question, joué par un Liam Neeson ("Darkman", "La liste de Schindler", "Rob Roy", "Love Actually") absolument parfait, a le don de communiquer avec les morts, ce qui lui permet de les aider à passer dans l'au-delà...

La réalisatrice nous fera constamment douter sur le fait que son héroïne soit morte ou pas et cela jusqu'aux derniers instants du film, maintenant ainsi un suspens efficace à ce thriller finalement assez original. Si le film sera constamment à la lisière de l'horreur, il n'y tombera pourtant jamais complètement, tout juste franchira-t-il le pas lors de certaines scènes de cauchemars.

La mise en scène de la réalisatrice est assez léchée avec une très belle photographie, froide comme une chambre mortuaire, signée Anastas N. Michos ("Mémoire effacée", "Intraçable", "Cadillac Records"). Le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans son casting impeccable et notamment ses rôles secondaires.

Ainsi on notera la présence non négligeable de Celia Weston ("La dernière marche", "Coeurs perdus en Atlantide", "Le village") dans le rôle de la mère d'Anna, de Chandler Canterbury ("L'étrange histoire de Benjamin Button", "Prédictions", "Les âmes vagabondes") dans celui du jeune élève d'Anna, un garçon étrangement attiré par la mort et de Josh Charles ("Le cercle des poètes disparus", "S.W.A.T. unité d'élite", "Quatre frères") dans le rôle du policier, chacun apportant sa part de consistance au film.

Christina Ricci apparaît nue une bonne partie du film, mais franchement cela n’a rien de choquant et c’est constamment filmé avec beaucoup de pudeur et sans le moindre voyeurisme. Pour un premier long métrage, franchement bravo mademoiselle Wojtowicz-Vosloo !

Étonnamment,"After.Life" arrive en vidéo en France quatre ans après sa sortie en salle américaine et déjà deux après son passage au Champs-Élysées Film Festival de 2012, pourtant le film aurait mérité un autre traitement qu'une sortie aussi tardive... Alors réservez-lui un bon accueil pour cette sortie sur support numérique ! Il le mérite !

"After.Life" est sorti en DVD et Blu-ray chez TF1 le 6 août 2014. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. Le Blu-ray, quant à lui propose une image au format 2.40 avec une résolution de 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les deux formats contiennent les mêmes bonus, à savoir un making of et un commentaire audio de la réalisatrice en version originale sous-titrée français.

After.life

After.life
Amazon à 10.99€
Fnac à 11.59€
PlusDeDVD à 11.95€
Voir la fiche
After.Life (Blu-ray)

After.Life (Blu-ray)
Amazon à 12.99€
Fnac à 12.99€
PlusDeDVD à 13.79€
Voir la fiche

Permalink 782 mots par flo001fg Email , 148 vues • Réagir

:: Page suivante >>

Août 2014
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 20

powered by
b2evolution