Catégorie: Test / Critique

21.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la catastrophe de « Mondwest », il y a plusieurs années, la station de Delos est prête à ouvrir ses portes avec un nouveau « monde », Futureworld. Pourtant Chuck Browning, grand reporter de la ville, n’est toujours pas convaincu du projet, depuis la mort de l’un de ses amis qui revenait de ce « nouveau Delos ». Chuck, accompagné d’une de ses collaboratrices, est décidé à enquêter sur les causes de la mort de son ami. Ils découvrent que Delos prévoit de remplacer d’importants visiteurs par des doublures robotisées... prêtes à conquérir le monde.

Mon avis :

Précédemment sorti en 2004 dans une édition DVD on ne peut plus minimaliste, "Futureworld", plus connu en France sous le titre "Les rescapés du futur" refait enfin son apparition chez nous chez Sidonis dans une édition enfin pourvue de la version originale et avec quelques bonus sur lesquels on ne crachera pas...

"Les rescapés du futur" est la suite directe du très bon "Westworld", sorti chez nous sous le titre "Mondwest", où les visiteurs d'un parc d'attractions futuriste nommé Delos avaient le choix entre trois reconstitutions différentes (Époques romaine, médiévale et western), leur permettant d'affronter, pour s’amuser évidemment, des robots à l'apparence humaine programmés pour perdre, mais malheureusement pour eux les robots se rebellèrent et l’amusement vira alors au cauchemar...

Suite au succès de ce premier film, les producteurs décidèrent de lancer une suite, mais sans son créateur original qui déclina l'offre, ni le studio MGM qui préféra à l'époque investir dans "L’âge de cristal" plutôt que dans ce deuxième film, mais qui malgré tout distribuera quand même le film pour les États-Unis.

C'est Richard T. Heffron ("J'aurai ta peau", "V : La Bataille finale", "Nord et sud") qui fût alors choisi pour réaliser cette suite, prenant la suite de Michael Crichton, pour un résultat tout de même bien inférieur, mais malgré tout, tout à fait honorable.

Le film peine pas mal à démarrer, mais se suit avec curiosité grâce à quelques petites trouvailles amusantes et au caméo de Yul Brynner ("Les Sept Mercenaires", "Les Rois du soleil", "Mondwest", "New York ne répond plus"), où celui-ci apparaît dans un rêve, le temps d'un fantasme, constituant l’une des scènes les plus marquantes du film, mais finalement sans réel intérêt pour l'histoire. Ce caméo, imposé par les producteurs, fût d’ailleurs la dernière apparition de l’acteur au cinéma.

Le résultat est, il faut l'avouer, un film de science-fiction assez kitsch, mais ayant acquis avec les années un certain charme désuet. Le jeu de Peter Fonda ("The Wild Angels", "The Trip", "Easy Rider", "L'Équipée du Cannonball"), véritable icône de la contre-culture des années 60, qui joue ici le rôle du journaliste Chuck Browning, est par contre assez fade et assez plat et à aucun moment on ne s’intéressera vraiment à son personnage.

C'est donc principalement la belle Blythe Danner ("Alice", "Mad city", "The X Files, le film", "Mon Beau-Père et Moi") qui retiendra notre attention, ainsi que certains seconds rôles comme Stuart Margolin ("De l'or pour les braves", "Un justicier dans la ville", "S.O.B."), John Fujioka ("Kung Fu", "American Warrior", "Mortal Kombat") ou encore John P. Ryan ("Le monstre est vivant", "Le facteur sonne toujours deux fois", "A Bout de Souffle Made in USA", "Runaway Train") dans le rôle du docteur Schneider, le savant fou du film qui veut remplacer les hommes importants et autres personnalités dirigeantes de la planète qui passent par le parc par ses robots.

Le film fait bien entendu très daté au niveau de ses effets spéciaux et de certains décors, mais il est à noter tout de même que le film fût en partie tourné dans des locaux de la NASA à Houston apportant tout de même une certaine crédibilité à celui-ci et d'autre part que le film comporte les tous premiers effets spéciaux en 3D à apparaître dans un long métrage avec une main modélisée tirée du court métrage "A Computer Animated Hand", ainsi que du visage de Peter Fonda digitalisé pour l'occasion et apparaissant sur un moniteur vidéo lors d'une courte séquence. Ces effets sont l’œuvre d’Ed Catmull, futur co-fondateur du studio d'animation Pixar et président de Disney Feature Animation... Rien que ça!

Malgré une première partie quelque peu laborieuse, la dernière demi-heure s'avère heureusement plus palpitante et clôt le film de façon plutôt sympathique, laissant au final un agréable souvenir. Si ce second film ne sera pas suivi d’un troisième volet, en revanche, 4 ans plus tard, cette suite sera suivie d'une série télévisée baptisée "Beyond Westworld", qui s'arrêta par contre au bout de 5 épisodes au lieu des 20 prévus initialement...

Longtemps resté inédit chez nous en DVD alors même que deux éditions américaines comprenant la version française et même des sous-titres français étaient sorties chez MGM et Warner Bros, "Westworld" est enfin sorti chez nous en avril 2012 chez Aventi Distribution en DVD et Blu-ray et a même été réédité en septembre 2014 par Rimini Editions. Cette réédition de "Futureworld" en constitue donc le parfait complément et cela reste tout de même un agréable divertissement dont il serait dommage de se priver, même si cela reste un film très dispensable...

Après une édition sortie chez Aventi Distribution en mars 2004, comprenant uniquement le film en version française sans le moindre bonus, ni même un simple menu, "Les rescapés du futur" est ressorti le 3 juin 2014 chez Sidonis Calysta en DVD avec une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 et des pistes anglaise et française Dolby Digital mono. Les bonus se composent quant à eux d'un intéressant documentaire d'une durée de 24 minutes sur l'univers du film intitulé "Le futur selon Crichton", une galerie photos et la bande annonce.

Futureworld

Futureworld
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Les rescapés du futur

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20.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paz de la Huerta fait monter la température ! Le jour, elle est Abby Russell, une douce infirmière ; le soir, elle fait le tour des nightclubs, entrainant les hommes infidèles sur la route de liaisons dangereuses. Lorsque Danni, une infirmière débutante et sensible, rejoint l’équipe d’Abby, elles deviennent de très proches amies. Mais quand cette amitié tourne à l’obsession, Danni rejette Abby qui devient alors une furie prête aux pires excès.

Mon avis :

Ah! Enfin un nouveau film d'horreur avec une vilaine fermière! Euh, je veux dire une infirmière (Oui, je sais... Humour d'infirmières!)... Voilà qui met tous mes sens en éveil, car non seulement comme beaucoup d'hommes (faibles ?), je fantasme sur la tenue blanche (Oui, ce n'est plus trop ça de nos jours!), mais en plus j'en ai épousé une (Et bien entendu, comme vous vous en doutez, je l'ai forcée à garder son ancienne tenue!)...

"Nurse 3D" est le nouveau film de Douglas Aarniokoski ("Highlander: Endgame", "Animals", "The Day"), à qui on doit pas mal d'épisodes de l'excellente série "Esprits criminels", mais aussi plusieurs assez mauvais films. Celui-ci fait heureusement parti du haut du panier de sa filmographie avec le sympathique "The Day".

Le gros point fort de ce "Nurse 3D", c'est bien sûr son casting féminin, avec tout d’abord, en méchante Paz de la Huerta ("Le temps d'un automne", "Tripper", "Enter the Void", "Boardwalk Empire"), dont la plastique est vraiment irréprochable et en gentille élève infirmière, la splendide Katrina Bowden ("Sex Drive", "The Shortcut", "Tucker & Dale fightent le mal", "Piranha 3DD", "Scary Movie 5"), qui malheureusement pour nous ne sera pas aussi généreuse que sa psychopathe d'infirmière référente pour ce qui est de dévoiler ses charmes...

Paz de la Huerta, en tous cas, n'hésite pas à se balader à poil à plusieurs reprises sans la moindre pudeur et avec un côté aguicheur poussé à son maximum. La jeune femme déambule durant tout le film en roulant du cul et en parlant de façon lascive avec un vocabulaire assez fleuri comme une véritable « salope de service »! Ce qui ne l’empêche pas d'être assez flippante et d'incarner une tueuse à la fois crédible et totalement convaincante, en parti grâce à son inexpressivité. Enfin, il ne faut pas trop l'énerver, car autrement cela se finit en bain de sang...

De ce côté là, le film est également assez généreux avec notamment un final assez impressionnant. Les effets spéciaux du film sont malheureusement un peu trop numériques et cela se voit pas mal, surtout en ce qui concerne les effets faits pour la 3D, mais bon, cela colle quand même assez bien au côté quelque peu cartoon du film. En effet, celui-ci a un côté assez rétro qui lui donne un certain charme, mais aussi un petit côté rappelant quelque peu les dessins animés de Tex Avery. D’ailleurs cette tueuse psychopathe aurait tout à fait pu avoir sa place dans un film style "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" ou encore "Cool World"... en version horrifique bien entendu!

La narration, elle-même du film, n’est pas sans rappeler les films noirs se passant dans les années 50 accentuant un peu plus encore ce côté rétro. Les tenues des infirmières, assez éloignées de ce qu’on peut voir de nos jours (même aux États-Unis), n’ont rien de réalistes d’ailleurs et correspondent principalement aux fantasmes masculins, ce dont on ne va évidemment pas se plaindre!

La coupe de cheveux de Paz de la Huerta également n'est pas toujours très actuelle et ne la met pas particulièrement en valeur, tout en accentuant son côté assez sévère. Que dire du scénario ? Eh bien, c’est une classique histoire de psychopathe traumatisée par son enfance, qui va ici s’en prendre aux maris infidèles et tomber amoureuse d’une jolie collègue tout ce qu’il y a de plus hétéro... Par conséquent, cela ne va pas coller et forcément cela va partir en couilles!

Bon, cela ne vole pas très haut et le film comporte en plus pas mal d’invraisemblances, mais après tout, on s’en fout ! On est là pour voir du sang et de la fesse et sur ces deux points, on est servi !

En plus, le film comporte quelques seconds rôles assez truculents qui apportent un intérêt supplémentaire à celui-ci, comme par exemple le personnage de Regina jouée par Niecy Nash ("Hair Show", "Black/White", "Alerte à Miami Reno 911", "Les liens sacrés"). Sans être révolutionnaire, la mise en scène de Douglas Aarniokoski est plutôt convaincante, nous offrant même quelques plans assez sympas.

Alors bien sûr, ce "Nurse 3D" n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais cette petite série B satisfera tout de même nos bas instincts de mâles et nous permettra de passer un bon moment, sans trop réfléchir!

"Nurse 3D" est sorti le 18 juin 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD simple et en édition limitée steelbook Combo Blu-ray 3D/2D + DVD. Le DVD nous propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray propose le film en 3D active et en 2D avec une image au format 2.40 et une résolution 1020 x 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus sont communs aux deux éditions et se composent d'un commentaire audio du réalisateur Douglas Aarniokoski, d'un making of intitulé "L’art de saigner", d'un "journal de bord en images" et de bandes annonces de l'éditeur.

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17.10.14

08:31:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète... mais dans quelle limite?

Mon avis :

Alors qu'à l'origine le réalisateur Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog Pound") devait réaliser "Samba Drama", une romance se passant durant le carnaval de Rio, avec comme têtes d'affiche Vincent Cassel et Monica Belluci, celui-ci dût abandonner le projet, probablement en raison de la séparation du couple et donc finalement, c'est "La crème de la crème" qui vit le jour, un film sulfureux sur l'univers des grandes écoles françaises...

Malgré un côté ultra caricatural où l’élite n’est composée que de petits bourges bien évidemment français pure souche, si possible parisiens, aux idées de droite chantant du Michel Sardou à tue-tête tout en se saoulant et se tapant de la gonzesse à gogo, "La crème de la crème" est pourtant un campus movie (Eh oui, les français aussi peuvent en faire!!!) attachant et plutôt sympathique, en grande partie grâce à son casting fort bien choisi et cela, malgré le fait que celui-ci ne soit composé d'aucune vraie star.

Dans le rôle de la charmante Kelly, on trouve Alice Isaaz ("Fiston", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît"), qui incarne cette élève de première année qui va entraîner deux étudiants de deuxième année d'origines étrangères (un juif, un arabe) à se lancer dans la prostitution afin qu'ils deviennent populaires et qu'ils puissent se « taper » enfin de jolies filles...

Il faut dire aussi que physiquement, ce n'est pas trop cela! On ne peut pas dire en effet que Thomas Blumenthal ("Les Choristes") qui interprète Dan et Karim Ait M'Hand ("Cheba Louisa", "L'armée du salut") qui joue le rôle de Jaffar, soient des tombeurs nés! Loin de là! Mais bon, ils sont comme tout le monde, ils veulent « tirer » (Excusez-moi du terme, mais bon, c’est exactement ça!) et pour cela, tous les moyens sont bons!

Aidés donc de Kelly, qui va être en quelque sorte leur rabatteuse, ils vont convaincre de pauvres filles ayant des boulots de « merde » genre caissière dans un supermarché, femme de ménage ou encore serveuse (Merci pour l'image que l'on donne de ces femmes et de ces métiers!) de se prostituer, car vu qu'elles ont des atouts physiques (Dommage pour les moins belles!), elles peuvent espérer mieux (C'est vrai que c'est cool de vendre son corps pour de l'argent!)...

Parmi elles, on remarquera la très jolie Eulalie, jouée par Marine Sainsily dont c'est ici le premier long et qu’on risque de revoir prochainement. Bon, en tous cas, l’image que le film donne de cette jeunesse, de la femme et des hautes études n'est donc pas très glorieuse... En gros, ces étudiants n'ont pas besoin de réellement bosser pour réussir, il est préférable pour eux qu'ils fassent parti du bon cercle, car les étudiants ne sont là que pour se faire de bons contacts, un réseau qui leur servira plus tard dans leur carrière professionnelle, un peu à la manière de la Franc-maçonnerie ou des Skulls and Bones!

En plus, nos deux étudiants sont rejoint par Jean, un étudiant faisant parti de l’élite, interprété par Jean-Baptiste Lafarge ("Les Yeux de sa mère", "JC comme Jésus Christ"), qui va s'associer à eux pour que tout ce petit monde mette en pratique leurs connaissances économiques et satisfasse donc la loi du marché! Auraient-ils pu s'en sortir sans lui? Pas sûr! Par conséquent, l’élite reste l’élite ! Ben, oui, quand même ! D’ailleurs le film traite surtout des différences de couches sociales, en montrant une fois de plus qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne...

Et l'Amour me direz-vous dans tout ça? Eh bien, rassurez-vous, il en est bien question ! Ouf, la morale est sauve! De plus, bien entendu, le film n’est pas à prendre au premier degré! Malgré le côté assez sordide du scénario, le film est avant tout un divertissement et de ce côté là, c'est plutôt réussi avec quelques scènes particulièrement efficaces, tantôt drôles, tantôt entraînantes et quelques répliques vraiment bien senties. Le sujet est traité avec légèreté, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre quand même son but en faisant réagir les spectateurs, malgré son manque de crédibilité et son côté caricatural...

Grâce à ses acteurs, tous excellents, sa mise en scène efficace et la qualité de ses dialogues, "La crème de la crème" s’en sort finalement plutôt bien, même si le film aurait pu être plus abouti avec un scénario un peu moins bancal...

"La crème de la crème" est sorti le 3 septembre en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions proposent une piste en audiodescription pour malvoyants et de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions se composent d’un making of de 25 minutes et de bandes annonces de l’éditeur avant le menu.

Photos © Wild Bunch Distribution

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16.10.14

07:35:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un homme est interpelé en pleine nuit par une lumière étrange. Les jours qui suivent, il sent qu’une présence invisible l’observe...

Mon avis :

La science-fiction n'est pas un thème souvent abordé par le cinéma français, probablement faute de moyens et pourtant, le plus ancien des films de science-fiction date de 1902 et est un film français, "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès! La SF française compte tout de même quelques réussites comme certains films de Luc Besson, Enki Bilal ou encore les films du duo Caro/Jeunet... Mais c'est quand même toujours un réel plaisir quand on peut enfin découvrir une nouvelle œuvre de science-fiction made in France!

"La Quatrième nuit", réalisé par Vincent et Stéphane Leroux, est un court assez particulier puisque celui-ci, traitant pourtant d'ovnis et d'extra-terrestres, est inspiré d'une expérience vécue par les deux frères Leroux. En effet, selon leurs dires, ils auraient été témoins de l’apparition d'un ovni, il y a quelques années et ils ont voulu faire partager cette expérience à travers ce film de fiction où ils se sont mis eux-mêmes en scène (Stéphane dans le rôle principal et Vincent dans celui de l’homme-caméra).

Pour ce court métrage, les deux frangins ont quasiment tout fait par eux-mêmes, les acteurs donc, la réalisation, la photographie, le montage, la musique et même les effets spéciaux! Et bien entendu, j'en oublie! Qui plus est, les deux frères sont autodidactes, ce qui rend leur travail d'autant plus bluffant. Même si le faible budget se ressent par quelques effets spéciaux assez rudimentaires, comme par exemple lors des scènes en nuit américaine où les effets rajoutés sont assez visibles, dans l'ensemble ceux-ci sont assez surprenants et en particulier, les extraterrestres qui sont graphiquement très réussis et assez inquiétants. D'ailleurs, le fait que ceux-ci ressemblent pas mal à ce qu'on a déjà vu et notamment à celui de Roswell, apporte une certaine crédibilité immédiate.

Les réalisateurs nous livrent un court métrage très sensitif où le spectateur risque d'être quelque peu décontenancé par l'absence d'explications ou de réponses aux questions qu’il peut se poser. Doit-on croire en leur témoignage ? Est-ce vraiment crédible ? Y a-t-il une explication rationnelle ? Ou est-ce que les deux réalisateurs sont de parfaits imposteurs ?

Il est impossible d’y répondre et dans tous les cas, tout dépend des croyances de chacun ! Comme la plus part de gens, je reste sceptique devant de tels témoignages, mais comment imaginer en même temps que nous sommes les seuls dans cette galaxie? Alors, bien entendu, s’il avait s’agit d’une simple fiction, on ne se serait pas poser toutes ces questions et les réalisateurs ne seraient pas sujets à d'éventuelles moqueries. Je n’ai aucune idée s’ils en sont réellement victimes, d’autant plus que pour le moment ce court reste assez confidentiel, mais cela serait tout à fait possible.

Personnellement, ayant vécu une expérience paranormale en lien avec la mort, je vois les réactions des gens lorsque j’en parle et j’imagine très bien qu’ils doivent avoir le droit aux mêmes regards ou aux mêmes sourires... On ne peut pas en vouloir aux gens d'être rationnels et de ne croire qu'en ce qu'ils voient, mais pourtant une bonne partie d'entre eux suivent des religions et croient en un Dieu dont ils n'ont absolument aucune preuve de l'existence! Et là, cela ne choque personne! Bizarre, non?

Mais bon, revenons au film, d'une durée d'environ 17 minutes, celui-ci bénéficie d'une mis en scène soignée, d'une très belle musique composée et interprétée par Vincent Leroux apportant tantôt une ambiance mystérieuse, tantôt inquiétante. Et puis, il ne faut pas oublier que même si cela part d'un vécu, les réalisateurs n'ont jamais dit avoir vu des extraterrestres! Cela reste une pure fiction tout de même où chacun peut interpréter l'histoire à sa façon... Ainsi, le film peut aussi être vu comme un film sur la folie, le héros pouvant aussi avoir basculé vers celle-ci en raison de son isolement.

Ce court métrage des frères Leroux est au final très prometteur, alors espérons qu’ils continuent dans cette voie, avec si possible la prochaine fois un budget plus conséquent et pourquoi pas un long-métrage!

"La Quatrième nuit" est sorti en ce début du mois d’octobre dans une édition collector limitée à 100 exemplaires contenant deux disques, le DVD-R comprenant le court métrage (avec sous-titres anglais et japonais en option) et incluant de nombreux bonus (Interview des réalisateurs, OVNI Paris 2014, Effets spéciaux, Vidéoclip de la chanson "Naughty Night", found footage, scène coupée, bandes annonces, galerie photos et affiches) pour une durée totale de 56 minutes et le CD-R de la bande-son. Cette édition est trouvable pour le moment à Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et en contactant World In Progress Films via sa page Facebook ou son site officiel.

La Quatrième Nuit - Edition limitée

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15.10.14

07:42:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Mon avis :

Même si le projet des frères Dardenne de réaliser ce film datait d'une dizaine d'années, la crise économique que nous vivons actuellement, accentue forcément l'écho que "Deux jours, une nuit" peut avoir sur notre génération si durement touchée par celle-ci et cela bien entendu d'autant plus si tout comme moi, vous avez été un jour confronté au chômage...

Avec "Deux jours, une nuit", les frères Dardenne ("La Promesse", "Rosetta", "Le Fils", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo") retrouvent une nouvelles fois l'acteur belge d'origine italienne Fabrizio Rongione ("Rosetta", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo"), dont ils avaient lancé la carrière au cinéma en 1999 avec "Rosetta" et s'offrent en vedette celle qui est devenue une star internationale grâce à "La Môme", Marion Cotillard ("Jeux d'enfants", "Innocence", "Public Enemies", "Inception", "Les Petits Mouchoirs"), rencontrée sur le tournage de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard dont ils étaient coproducteurs.

Marion Cotillard y incarne Sandra, une employée d'une entreprise de panneaux solaire, qui sortant d'une dépression apprend que son employeur a fait un odieux chantage à ses collègues, leur demandant de choisir entre son emploi et leur prime de 1000 euros. Dénonçant l'influence qu'aurait eu son contremaître dans la décision de conserver la prime, Sandra, aidée de sa collègue Juliette, réussit à convaincre son patron de refaire les votes et a alors un week-end pour faire basculer les votes en sa faveur...

C'est la boule au ventre que l'on va suivre cette course contre la montre entre doutes, espoirs et désespoir, où la jeune femme au fond du trou, mais soutenu par son mari et poussée par une amie, va aller à la rencontre de tous ses collègues dans l’espoir de les faire changer d'avis.

La crise touchant de plein fouet cette région apparemment très prolétaire de la Belgique, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le nord de la France, la jeune femme va alors devoir se battre pour que ses collègues changent d'avis, essuyant bien entendu des refus plus ou moins humains, mais réussissant tout de même à ce que certains acceptent de se priver pour elle.

Les deux réalisateurs nous offrent un film réellement bouleversant où le personnage de Sandra, magnifiquement interprété par Marion Cotillard résolument plus inspirée que dans certains blockbusters dans lesquels elle a récemment joué, nous touche au plus haut point. Le jeu des autres acteurs, notamment de Fabrizio Rongione, est très juste et renforce l'immersion du spectateur qui suit cette femme dans sa croisade comme s'il était à ses côtés.

Il faut dire que la mise en scène des frères Dardenne faite ici de plans séquences accentue le côté réaliste, à la limite du documentaire. Malgré les rebondissements, le film est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui nous revoit d'une manière ou d'une autre à notre propre vécu, car même si l'on n’a pas vécu le chômage ou ne serait-ce que la peur du chômage, on a souvent vécu en revanche ce type de chantage lamentable au boulot aussi invraisemblable que cela puisse paraître ou encore les abus des petits chefs...

Et si tel n'est pas le cas, eh bien, j'ai envie de vous dire que vous avez bien de la chance! Alors certes, ce n’est pas un film très gai, même s’il y a tout de même des notes d’espoir, mais c’est du cinéma qui touche, bouleverse, nous fait réfléchir et nous incite à prendre conscience de certaines réalités et donc peut-être à agir...

Une nouvelle fois, le cinéma social de Jean-Pierre et Luc Dardenne fait mouche et nous émeut profondément, sans jamais être larmoyant. "Deux jours, une nuit" est un film engagé certes, mais aussi avant tout un beau film, tout simplement, auquel pour moi il est inconcevable de ne pas être sensible !

"Deux jours, une nuit" est sorti le 1er octobre en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version française en dts-HD Master Audio 5.1 et 2.0. Les deux éditions contiennent en outre des sous-titres français pour sourds et malentendants et l'audiodescription pour aveugles et malvoyants. Quant aux bonus, ils se composent d'entretiens avec Jean-Pierre et Luc Dardenne (14'), Marion Cotillard (11') et Fabrizio Rongione (13') et de la bande-annonce du film.

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14.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un...

Mon avis :

Après avoir été révélé au public grâce à "The Tree of Life" de Terrence Malick et à "Mud" de Jeff Nichols, le jeune acteur Tye Sheridan retrouve une nouvelle fois le sud des États-Unis, avec "Joe", un film à l'ambiance justement assez proche de "Mud", où il partage l'affiche cette fois avec un Nicolas Cage qui n’avait pas crevé l’écran comme ça depuis belle lurette...

Dès les premiers instants de ce nouveau film de David Gordon Green ("All the Real Girls", "L'autre rive", "Délire express", "Prince of Texas"), on sent qu'on a affaire à un film âpre et violent qui ne nous épargnera pas. Et effectivement rarement un film m'aura autant pris aux tripes que celui-ci, ce que je n'attendais pourtant pas de la part de ce réalisateur. "Joe", c'est l'adaptation d'un roman de l’écrivain américain Larry Brown, dont le scénario est écrit par Gary Hawkins, l'ancien professeur de cinéma de David Gordon Green et auteur du documentaire "The Rough South of Larry Brown" portant sur la vie de l'écrivain américain, documentaire d’ailleurs présent dans les bonus de l’édition DVD collector et sur le Blu-ray.

Le film qui décrit un sud des États-Unis, violent et touché par une certaine misère sociale, traite essentiellement à travers cet univers peu accueillant de la relation entre deux êtres non épargnés par la vie. D'une part, le jeune Gary Jones, joué par Tye Sheridan, qui vit avec un père alcoolique hyper violent et d'autre part Joe Ransom, interprété par Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center"), un ex-taulard devenu chef d'équipe d'une société d’abattage d'arbres. Les deux hommes vont se rencontrer lorsque Gary, à la recherche d’un travail qui lui permettrait d’échapper à sa situation familiale difficile va être embauché par Joe, peu regardant sur le personnel qu’il emploie du moment que ses employés travaillent. Rapidement, une relation complice va s’installer entre les deux hommes, Joe trouvant en Gary le moyen quelque part de se racheter par rapport à son passé et devenir enfin le père qu'il aurait aimé être et Gary trouvant, tout simplement, un père. Il faut dire que le jeune homme n'est pas aidé de ce côté là avec un père alcoolique comme on n'en a rarement vu au cinéma auparavant...

Gary Poulter qui interprète ce père imprévisible et ultra violent, est incroyablement crédible et livre ici une interprétation réellement bluffante. Et pour cause, celui-ci, malheureusement décédé en février 2013 à l'âge de 53 ans, par conséquent avant la sortie du film, était en fait un vrai SDF repéré à un arrêt de bus à Austin par le directeur de casting du film. Prendre un type, comme ça dans la rue pour lui confier un rôle aussi important, aurait pu s’avérer catastrophique vu qu’il n’avait pas bien évidemment aucune expérience en tant qu’acteur, mais dans le cas présent on peut dire que John Williams, dont c’était le premier casting en tant que directeur, a eu le nez creux! Gary Poulter, qui visiblement n’a pas été épargné par la vie et qui fait d’ailleurs facilement 10 ans de plus que son âge réel, s’avère excellent et cela même lors des scènes de comédie où il se montre vraiment naturel devant la caméra.

"Joe" est un vrai film de gueules et parmi elles, on remarquera également celle de Ronnie Gene Blevins ("A Beautiful Life", "American Cowslip", "Dark Canyon") dans le rôle du toquard de service, un looser au visage balafré se prenant pour un dur. Quant aux deux acteurs principaux, le jeune Tye Sheridan a amplement mérité le Prix Marcello-Mastroianni du Meilleur Espoir Masculin qu’il a reçu à la Mostra de Venise en 2013 tant il impressionne par sa présence et son jeu face à un Nicolas Cage en pleine résurrection qui incarne ici magnifiquement ce personnage attachant et droit, mais loin d’être un enfant de cœur, cherchant quelque part dans cette relation avec le jeune Gary, la rédemption.

Par contre, ne vous attendez pas à un film débordant d’action, c’est avant tout un film d’ambiance, une ambiance noire et poisseuse montrant un environnement peu sûr où les protagonistes survivent comme ils peuvent! Le film est servi par une photographie particulièrement soignée tantôt froide, tantôt chaude, signée par Tim Orr ("Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare", "Stuck in Love", "Manglehorn")qui travaille avec le réalisateur depuis ses débuts et par une musique à la fois discrète et efficace composée par Jeff McIlwain ("Votre majesté") et surtout David Wingo ("Take Shelter", "Mud - Sur les rives du Mississippi").

Avec "Joe", David Gordon Green surprend en livrant un film coup de poing mettant superbement en image l’univers rude de Larry Brown. Pour moi, c’est sans hésitation, le film de l’année!

"Joe" est sorti en Double DVD collector, Blu-ray et VOD le 10 septembre chez Wild Side Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1, quant au Blu-ray, il propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of de 30 minutes, du documentaire de Gary Hawkins "The Rough South of Larry Brown" (90') et de la bande annonce du film.

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13.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À sa sortie de prison, The Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais trop de choses ont changé en son absence... Désormais sans attache, il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses d’Amérique pour retrouver un frère disparu depuis plusieurs années... Mais le Mal est partout...

Mon avis :

Amateurs d'OFNI (Objets filmiques non identifiés) et autres bizarreries, voici "The Rambler", un film assurément fait pour vous! Car attention, sous ses apparences très classiques (Du moins, si l'on en juge l'affiche!), ce road-movie semble avoir été constamment filmé sous acide...

Après avoir décontenancé le public venu voir son premier long métrage, par ailleurs toujours inédit en DVD chez nous malgré une petite distribution en salle, Calvin Lee Reeder ("The Oregonian") enfonce le clou avec "The Rambler", un film pour le moins étrange où l'on suit le parcours d'un ancien détenu dont la sortie de prison ne va pas se passer vraiment comme il l'avait imaginé! A l'origine du film, le réalisateur avait réalisé un court métrage éponyme en 2008 où le metteur en scène jouait lui-même le randonneur ; un court métrage complément barré, bien craspec à la limite de l'expérimentale.

Ce long-métrage est donc une sorte de version longue de ce court, mais où le cinéaste a pu développer plus en détail ses idées complètement loufoques. Évidemment, il faudra bien s'accrocher pour suivre le film, car après un début assez classique, cela part dans tous les sens, c'est à la fois complètement absurde, gore par moments, crade, drôle et même touchant parfois... Un film donc totalement indéfinissable, ne ressemblant à rien de connu! L'éditeur compare le film à "Lost Highway" et "Easy Rider"... Oui, c’est vrai par certains côtés! Pour le côté trip sous acide, on se rapproche quelque peu du chef d’œuvre de Dennis Hooper, mais ici le trip est beaucoup plus long. Pour le côté étrange, on peut penser effectivement au cinéma de David Lynch et en particulier à "Lost Highway" avec lequel il entretient une certaine parenté, mais Lynch pourrait paraître presque normal comparé à Calvin Reeder!

Les acteurs et tout particulièrement, Dermot Mulroney ("Young Guns", "Copycat", "Le mariage de mon meilleur ami", "Zodiac", "Le territoire des loups") dans le rôle du randonneur est tout à fait convaincant dans ce rôle de looser à l’allure de cow-boy pur et dur. L'acteur y est même quasi méconnaissable! On retrouve autrement une nouvelle fois Lindsay Pulsipher ("The Beast", "True Blood", "Justified", "Flutter"), déjà présente dans le court métrage original et dans "The Oregonian".

On y croise bien entendu des personnages assez farfelus, comme par exemple celui de l'inventeur fou, interprété par le producteur James Cady, qui a inventé une machine permettant en principe de visualiser les rêves. Bon, on ne peut pas dire que cela soit tout le temps très concluant! Mais je vous laisse découvrir... Le film est par moments assez gore et certaines scènes sont tout de même assez répugnantes, alors même si ce n'est pas un film d’horreur, ni un film particulièrement violent, il n'est absolumnt pas étonnant que celui-ci soit réservé à un public âgé minimum de 16 ans.

"The Rambler" est un pur road trip déconcertant et difficile d’accès, qui risque de laisser un max de monde sur le côté, mais pour peu que vous ayez l’esprit ouvert et que vous vous laissiez embarquer, celui-ci vous entraînera dans un univers onirique complètement barré et hallucinatoire.

"The Rambler" est sorti en DVD & VOD le 3 septembre chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec bien évidemment sous-titres français. Peu de bonus par contre, mais on a tout de même le droit au court métrage original qui a inspiré le film et à des bandes annonces de l'éditeur.

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09.10.14

06:16:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Depuis 30 ans, Jack et Franck Baker, pianistes obscurs, jouent dans tous les bars américains devant un public de plus en plus clairsemé. Ils décident d'engager Susie, une ancienne escort-girl dont la stupéfiante beauté n'a d'égale que la qualité de sa voix. Véritable bête de scène, à la fois sensuelle et désinvolte, Susie a sur le public un effet explosif ! Sa présence va cependant rapidement éprouver l'entente entre les deux frères...

Mon avis :

Cette réédition de "Susie et les Baker Boys" chez Éléphant Films me renvoie avec nostalgie au début des années 90 lorsque j'avais découvert ce film avec ma femme. À l'époque, nous l'avions apprécié, notamment pour son très beau casting, mais sans qu'il ne nous ait marqué plus que ça. Pourtant, 24 ans plus tard, je ne l'ai pas oublié, même si mes souvenirs sont bien évidemment assez flous. Par contre, je dois avouer que j'avais quelque peu peur d'être déçu en le revoyant, qu'il ait mal vieilli en fait...

"Susie et les Baker Boys" a été écrit et réalisé par Steve Kloves ("Flesh and Bone"), plus connu pour son travail de scénariste que de metteur en scène. On lui doit notamment les scénarios de quasiment tous les épisodes de "Harry Potter" et récemment de "The Amazing Spider-Man". Au niveau de la réalisation, en revanche, celui-ci ne signera que deux films, dont celui-ci qui fût son premier, pourtant malgré un certain classicisme, la mise en scène élégante de Steve Kloves n'a rien de honteuse et n'explique en aucun cas le manque de succès du film, ni pourquoi ce dernier ne s'est essayé à la réalisation qu'une seconde fois...

Peut-être tout simplement qu'à l'époque de la sortie du film, les spectateurs n'avaient pas forcément envie de voir un film sur un trio musical jazzy? Surtout que malgré le fait que l’histoire se passe à la fin des années 80, l'ambiance des clubs dans lesquels les Fabulous Baker Boys jouent, lui confère un côté assez rétro. Avec le temps, le film a finalement fort heureusement plutôt bien vieilli et se dégustera un peu comme un bon vin.

"Susie et les Baker Boys" narre le déclin d’un duo de pianistes n’arrivant pas à se renouveler et qui pour redonner un coup de fouet et de la fraîcheur à leur show, va faire appel à une chanteuse. Mais si cela va effectivement fonctionner dans un premier temps, cela va aussi faire surgir les frustrations et le mal-être du personnage de Jack Baker, interprété par Jeff Bridges ("Le canardeur", "King Kong", "La disparue", "Blown Away", "The Big Lebowski", "True Grit"), véritable virtuose du duo, alors que son frère, joué par Beau Bridges ("Un tueur dans la foule", " L'Hôtel New Hampshire", "Max Payne", "The Descendants"), leader pourtant du duo, va s’avérer être en fait un musicien sans génie, beaucoup trop plan-plan et dont la principale préoccupation est de subvenir aux besoins de sa famille. La relation entre les deux frangins est ici tellement crédible, qu’on se demande vraiment si les deux frères jouent ou se comportent comme ils sont dans la vraie vie...

Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Ladyhawke", "Les sorcières d'Eastwick", "Tequila Sunrise", "Esprits rebelles"), dans le rôle de Suzie Diamond, est ici absolument flamboyante et irrésistible, notamment lors d'une scène où celle-ci chante de façon terriblement sensuelle sur le piano de Jeff Bridges qui tombera naturellement sous son charme (Qui pourrait résister d’ailleurs ?).

La justesse d'interprétation est pour beaucoup dans la réussite du film ; la scène par exemple où Jeff Bridges rompt avec Michelle Pfeiffer est assez remarquable. En dehors du trio, on remarque quelques têtes connues comme Gregory Itzin ("I Know Who Killed Me", "24 heures chrono", "Mentalist"), Xander Berkeley ("24 heures chrono", "Taken", "Being Human", "Mentalist") et surtout la charmante Jennifer Tilly ("Remote Control", "Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky"), qui apporte étonnamment une bonne dose d’humour et non de glamour comme on aurait l’imaginer.

Ce long-métrage, profondément mélancolique et envoûtant n’est effectivement pas dépourvu d’humour, mais savamment dosé et sans jamais tomber dans le grotesque. Les personnages sont attachants, particulièrement le personnage de Jack qui vit d’histoires sans lendemain avec son chien et sa petite voisine qui lui rend visite tous les jours.

La photographie du film signée Michael Ballhaus ("Les affranchis", "Dracula", "Gangs of New York") met parfaitement en valeur la mise en scène très raffinée du réalisateur, le tout porté par la musique jazzy, qui ne fait que croitre en qualité au fur et à mesure que les personnages se lâchent...

Il est à noter d'ailleurs en ce qui concerne la musique du film que la BO du film est signée Dave Grusin ("Le Lauréat", "Les Trois Jours du condor", "Tootsie", "Les Goonies") et que c'est Michelle Pfeiffer en personne qui interpréta ses chansons dans le film. Avec ce film, Michelle Pfeiffer remporta le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et avait été déclarée à l'époque comme étant la favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice et franchement, ce qui n'a rien d’étonnant!


Alors que j'avais attendu plus de vingt pour revoir le film, cette fois, quelques heures après sa vision, j'ai déjà envie de le revoir pour partager ce plaisir une nouvelle fois avec ma moitié. Et pas par nostalgie, mais tout simplement car ce film finalement très sensuel et très touchant, m’a procuré une intense émotion que j’ai envie de revivre avec elle!

Après avoir été édité en DVD en avril 2002 chez TF1 dans une édition qui proposait une image au format 1.77 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono (sous-titres imposés) et réédité à l'identique en janvier 2007 chez Une Vidéo / CIDC, "Susie et les Baker Boys" est ressorti le 2 septembre chez Éléphant Films en DVD simple et combo DVD + Blu-ray. Le film est proposé cette fois au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono pour le DVD et 1.85 avec une résolution 1080i AVC avec pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono pour le Blu-ray. Alors que l'édition TF1 proposait en bonus une featurette d'époque et une rencontre avec le trio d'acteurs, cette nouvelle édition, quant à elle, nous offre une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, une galerie photos, la bande-son séparée et des bandes annonces.

Susie et les Baker Boys

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Susie et les Baker boys - DVD à la une

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