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		<title>Le Blog des DVDpasCh&#233;riens</title>
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								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Die ewige maske</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/09/01/critique_cinema_die_ewige_maske</link>
					<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 05:30:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">981@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Die ewige maske  
R&#233;alisateur : Werner Hochbaum
Dur&#233;e du film : 85 minutes

Date de sortie du film : 1935 (film diffus&#233; au festival du NIFFF 2010 - Neuch&#226;tel International Fantastic Film Festival, premier film suisse vu dans le cadre de la r&#233;trospective &#171; L'ombre d'un doute &#187;)

Avec : Mathias Wieman (docteur Dumartin), Peter Petersen (professeur Tscherko), Tom Kraa (docteur Wendt), Franz Schafheitlin (monsieur Negar), Olga Tschechowa (madame Negar), etc.
  
Par  Nicofeel


R&#233;alis&#233; par Werner Hochbaum en 1935, Die ewige maske est un thriller suisse qui traite de la psychanalyse. Librement inspir&#233; d'un roman de L&#233;o Lapaire, L'autre qui est en nous (titre fran&#231;ais du film) Die ewige maske date de 1935. Et pourtant, malgr&#233; le poids des ans (et donc de la copie que nous avons vu), le film reste passionnant de bout en bout. Il faut dire que la th&#233;matique du film est vraiment tr&#232;s int&#233;ressante, que le c&#244;t&#233; enqu&#234;te demeure jusqu'au bout avec ce m&#233;lange r&#234;ve-r&#233;alit&#233; et que la mise en sc&#232;ne est tr&#232;s solide, avec de superbes plans, qui font notamment &#233;cho aux impressionnistes. 
Le film d&#233;bute d'ailleurs par un plan s&#233;quence dans un h&#244;pital avec la pr&#233;sentation des personnages, plan s&#233;quence se cl&#244;turant avec la chambre 112. Dans cette chambre 112, il y a le mourant, monsieur Negar. Il faut dire que l'h&#244;pital est rempli en raison d'une &#233;pid&#233;mie de m&#233;ningite. Le docteur Dumartin administre son s&#233;rum au mourant Negar, sans l'aval du professeur Tscherko, le chef de l'h&#244;pital. L'&#233;chec des soins explique le d&#233;part de Dumartin et surtout les d&#233;lires qu'il va vivre.
Tr&#232;s bien mis en sc&#232;ne, Die ewige maske est &#233;galement marquant par une tr&#232;s belle photographie qui utilise &#224; plein les possibilit&#233;s du noir et blanc, &#224; mani&#232;re des impressionnistes, notamment lorsque Dumartin fait des r&#234;ves (cauchemars) ou se comporte comme un schizophr&#232;ne. Plusieurs sc&#232;nes demeurent remarquables comme lorsque Dumartin saute dans l'eau apr&#232;s avoir parl&#233; &#224; son reflet ou lorsqu'il r&#234;ve d'un autre endroit avec notamment des ballerines que l'on voit en transparence.
Le cin&#233;aste Werner Hochbaum rend particuli&#232;rement bien &#224; l'&#233;cran ce personnage de Dumartin  qui est en fait prisonnier d'un labyrinthe souterrain qui repr&#233;sente pr&#233;cis&#233;ment son propre esprit et ses responsabilit&#233;s dans le d&#233;c&#232;s de Negar. Il y a beaucoup de passages avec des portes et des couloirs. C'est int&#233;ressant dans le cadre de la schizophr&#233;nie v&#233;cue par Dumartin. Derri&#232;re une porte, Dumartin trouve quelqu'un qui porte un masque (d'o&#249; le titre du film). Et &#233;videmment derri&#232;re le masque il y a tout simplement Dumartin. Comme on peut s'en douter, la r&#233;solution de ce thriller ne peut se faire que dans la chambre 112, lieu du trauma. 
Le film est &#233;galement int&#233;ressant par ce qu'il &#233;voque deux m&#233;thodes de pens&#233;e au niveau de la m&#233;decine qui se font concurrence. Le professeur Tscherko, qui repr&#233;sente un docteur de l'ancienne &#233;cole, ne veut pas le changement. C'est la raison pour laquelle o&#249; il est de prime abord oppos&#233; &#224; l'id&#233;e d'adopter le s&#233;rum du docteur Dumartin. Ce sont les jeunes loups, les docteurs Wendt et Dumartin, qui repr&#233;sentent non seulement la rel&#232;ve mais surtout l'avenir. Ces deux styles de soins sont donc diff&#233;rents et sont en perp&#233;tuelle confrontation, les jeunes n'appr&#233;ciant pas les m&#233;thodes du professeur. 
Bien que disposant de nombreuses qualit&#233;s, Die ewige maske n'est pas parfait. On regrettera par exemple : l'utilisation des raccords avec l'utilisation de photogrammes ; l'annonce des docteurs au haut parleur avec un aspect robot un peu ridicule ; des acteurs souvent en sur-jeu et principalement celui jouant le professeur Tscherko qui est vraiment en roue libre. C'est d'ailleurs peut-&#234;tre pour le cin&#233;aste une fa&#231;on de surligner les m&#233;thodes peu fines de ce professeur, qui accepte difficilement de se remettre en question ainsi que les nouvelles m&#233;thodes de soin.
Malgr&#233; tout, Die ewige maske est un film disposant d'un solide sc&#233;nario, d'un int&#233;ressant questionnement autour des troubles mentaux, d'une belle mise en sc&#232;ne et d'un bon rythme.
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Die ewige maske  <br />
<strong>R&#233;alisateur</strong> : Werner Hochbaum<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 85 minutes</p>

<p><strong>Date de sortie du film</strong> : 1935 (film diffus&#233; au festival du NIFFF 2010 - Neuch&#226;tel International Fantastic Film Festival, premier film suisse vu dans le cadre de la r&#233;trospective &#171; L'ombre d'un doute &#187;)</p>

<p><strong>Avec</strong> : Mathias Wieman (docteur Dumartin), Peter Petersen (professeur Tscherko), Tom Kraa (docteur Wendt), Franz Schafheitlin (monsieur Negar), Olga Tschechowa (madame Negar), etc.<br />
  <br />
<strong>Par  Nicofeel</strong></p>

<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/ewigemaske1.jpg" alt="" title="" width="490" height="280" /></div>
<p>R&#233;alis&#233; par Werner Hochbaum en 1935, Die ewige maske est un thriller suisse qui traite de la psychanalyse. Librement inspir&#233; d'un roman de L&#233;o Lapaire, L'autre qui est en nous (titre fran&#231;ais du film) Die ewige maske date de 1935. Et pourtant, malgr&#233; le poids des ans (et donc de la copie que nous avons vu), le film reste passionnant de bout en bout. Il faut dire que la th&#233;matique du film est vraiment tr&#232;s int&#233;ressante, que le c&#244;t&#233; enqu&#234;te demeure jusqu'au bout avec ce m&#233;lange r&#234;ve-r&#233;alit&#233; et que la mise en sc&#232;ne est tr&#232;s solide, avec de superbes plans, qui font notamment &#233;cho aux impressionnistes. <br />
Le film d&#233;bute d'ailleurs par un plan s&#233;quence dans un h&#244;pital avec la pr&#233;sentation des personnages, plan s&#233;quence se cl&#244;turant avec la chambre 112. Dans cette chambre 112, il y a le mourant, monsieur Negar. Il faut dire que l'h&#244;pital est rempli en raison d'une &#233;pid&#233;mie de m&#233;ningite. Le docteur Dumartin administre son s&#233;rum au mourant Negar, sans l'aval du professeur Tscherko, le chef de l'h&#244;pital. L'&#233;chec des soins explique le d&#233;part de Dumartin et surtout les d&#233;lires qu'il va vivre.<br />
Tr&#232;s bien mis en sc&#232;ne, Die ewige maske est &#233;galement marquant par une tr&#232;s belle photographie qui utilise &#224; plein les possibilit&#233;s du noir et blanc, &#224; mani&#232;re des impressionnistes, notamment lorsque Dumartin fait des r&#234;ves (cauchemars) ou se comporte comme un schizophr&#232;ne. Plusieurs sc&#232;nes demeurent remarquables comme lorsque Dumartin saute dans l'eau apr&#232;s avoir parl&#233; &#224; son reflet ou lorsqu'il r&#234;ve d'un autre endroit avec notamment des ballerines que l'on voit en transparence.<br />
Le cin&#233;aste Werner Hochbaum rend particuli&#232;rement bien &#224; l'&#233;cran ce personnage de Dumartin  qui est en fait prisonnier d'un labyrinthe souterrain qui repr&#233;sente pr&#233;cis&#233;ment son propre esprit et ses responsabilit&#233;s dans le d&#233;c&#232;s de Negar. Il y a beaucoup de passages avec des portes et des couloirs. C'est int&#233;ressant dans le cadre de la schizophr&#233;nie v&#233;cue par Dumartin. Derri&#232;re une porte, Dumartin trouve quelqu'un qui porte un masque (d'o&#249; le titre du film). Et &#233;videmment derri&#232;re le masque il y a tout simplement Dumartin. Comme on peut s'en douter, la r&#233;solution de ce thriller ne peut se faire que dans la chambre 112, lieu du trauma. <br />
Le film est &#233;galement int&#233;ressant par ce qu'il &#233;voque deux m&#233;thodes de pens&#233;e au niveau de la m&#233;decine qui se font concurrence. Le professeur Tscherko, qui repr&#233;sente un docteur de l'ancienne &#233;cole, ne veut pas le changement. C'est la raison pour laquelle o&#249; il est de prime abord oppos&#233; &#224; l'id&#233;e d'adopter le s&#233;rum du docteur Dumartin. Ce sont les jeunes loups, les docteurs Wendt et Dumartin, qui repr&#233;sentent non seulement la rel&#232;ve mais surtout l'avenir. Ces deux styles de soins sont donc diff&#233;rents et sont en perp&#233;tuelle confrontation, les jeunes n'appr&#233;ciant pas les m&#233;thodes du professeur. <br />
Bien que disposant de nombreuses qualit&#233;s, Die ewige maske n'est pas parfait. On regrettera par exemple : l'utilisation des raccords avec l'utilisation de photogrammes ; l'annonce des docteurs au haut parleur avec un aspect robot un peu ridicule ; des acteurs souvent en sur-jeu et principalement celui jouant le professeur Tscherko qui est vraiment en roue libre. C'est d'ailleurs peut-&#234;tre pour le cin&#233;aste une fa&#231;on de surligner les m&#233;thodes peu fines de ce professeur, qui accepte difficilement de se remettre en question ainsi que les nouvelles m&#233;thodes de soin.<br />
Malgr&#233; tout, Die ewige maske est un film disposant d'un solide sc&#233;nario, d'un int&#233;ressant questionnement autour des troubles mentaux, d'une belle mise en sc&#232;ne et d'un bon rythme.</p>
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				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Un poison violent</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/09/01/critique_cinema_un_poison_violent</link>
					<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 05:00:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">982@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Un poison violent
R&#233;alisatrice : Katell Quill&#233;v&#233;r&#233;
Dur&#233;e du film : 92 minutes 
Date de sortie du film : 4 ao&#251;t 2010

Avec : Clara Augarde (Anna), Lio (Jeanne), Michel Galabru (Jean), Thierry Neuvic (Paul), Stefano Cassetti (p&#232;re Fran&#231;ois), Youen Leboulanger Gourvil (Pierre).  
Par Nicofeel




R&#233;alis&#233; par Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; dont c'est le deuxi&#232;me film, Un poison violent traite d'un sujet particuli&#232;rement sensible vu qu'il touche &#224; la religion. Assez diff&#233;rent d'un Avril par le ton adopt&#233;, Un poison violent est un film d&#233;lib&#233;r&#233;ment dramatique par son traitement qui pose des questions sur la religion catholique d'aujourd'hui. 
En s'int&#233;ressant au sort d'Anna, une jeune fille de 14 ans qui d&#233;bute le moment charni&#232;re dans la vie que constitue l'adolescence, la cin&#233;aste fran&#231;aise r&#233;ussit &#224; tisser une toile beaucoup plus longue que l'on n'imagine au d&#233;part. La r&#233;alisatrice ne se contente pas d'&#233;voquer les doutes d'Anna quant au fait de savoir si elle croit toujours en Dieu et donc si elle est en mesure de faire sa confirmation (p&#233;riode qui fait suite &#224; la communion, moment o&#249; le baptis&#233; re&#231;oit le don du Saint Esprit).
En d&#233;crivant la famille d'Anna et des gens que cette famille est amen&#233;e &#224; fr&#233;quenter, Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; touche &#224; d'autres questions fondamentales : l'&#233;veil de la sexualit&#233; d'une jeune fille ; les familles divis&#233;es ; la tentation &#233;ventuelle d'un pr&#234;tre.
La r&#233;alisatrice Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; n'a pas choisi la jeune Clara Augarde (Anna) par hasard. Pour elle, cette jeune fille poss&#232;de une vraie puissance sexuelle. Et cet &#233;l&#233;ment est d'autant plus troublant que Clara Augarde, en plus d'&#234;tre jeune, est belle et fait preuve d'un naturel tout &#224; fait incroyable. On comprend d&#232;s lors ais&#233;ment que la jeune fille ne laisse pas indiff&#233;rent. Son petit copain la trouve tr&#232;s jolie et n'a de cesse de draguer cette fille de son &#226;ge : il la complimente, il l'embrasse, il joue de la guitare en faisant une petite chanson pour elle, etc. Anna y est tr&#232;s sensible. On voit &#224; plusieurs reprises l'&#233;veil de la sexualit&#233; de cette jeune fille qui d&#233;couvre un corps qui devient celui d'une femme.
Ce corps ne laisse pas non plus indiff&#233;rent Jean, son grand-p&#232;re paternel, qui a un rapport certes affectueux avec mais qui est &#233;galement empreint d'un certain d&#233;sir. C'est lorsqu'Anna fait la toilette de Jean que ce dernier se met &#224; bander. Plus tard dans le film, il d&#233;c&#232;de peu de temps apr&#232;s avoir vu les poils du sexe de sa petite fille. Si certains peuvent penser qu'il y a quasiment de l'inceste dans tout &#231;a, on peut aussi penser que c'est tout simplement le voeu d'un vieil homme de voir sa petite-fille en train de devenir une belle jeune femme. Quoique c'est le m&#234;me homme qui a demand&#233; &#224; sa petite fille de lire un po&#232;me particuli&#232;rement os&#233; lors de son d&#233;c&#232;s. 

Alors que Jean est au seuil de la mort, Anna entre en revanche dans une p&#233;riode importante de sa vie. Et tout cela la r&#233;alisatrice du film le retranscrit parfaitement. Tant les d&#233;sirs de cette jeune fille que ses doutes sont parfaitement retranscrits.
Mais la cin&#233;aste ne se contente pas de livrer les doutes d'une jeune fille face aux propos religieux qui peuvent para&#238;tre choquants. En effet, dans le film on voit un &#233;v&#234;que qui se montre assez dur dans ses paroles pour des adolescents en &#233;voquant la lettre de Saint-Paul ap&#244;tre aux Galates (chapitre 5) qui divise l'Esprit (objet de la confirmation) de la chair :  &#171;&#160;On sait bien &#224; quelles actions m&#232;ne la chair : d&#233;bauche, impuret&#233;, obsc&#233;nit&#233;, idol&#226;trie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, col&#232;re, envie, divisions, sectarisme [...] Mais&#160;voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bont&#233;, bienveillance, foi, humilit&#233; et ma&#238;trise de soi.&#160;&#187; Le film montre qu'un amour peut &#234;tre sain sans pour autant &#234;tre condamnable. Il n'y a qu'&#224; voir l'&#233;veil &#224; la sexualit&#233; de la jeune Anna. Ce sont avec des propos aussi radicaux que propose la lettre de Saint-Paul qu'Anna se met &#224; douter en sa croyance en Dieu et qu'elle refuse de finaliser son confirmation (dans le film on voit qu'au bout d'un moment elle n'arrive plus &#224; dire &#171;&#160;nous croyons&#160;&#187;).
Tr&#232;s intelligemment, le film ne se focalise pas que sur le personnage pour parler de la religion catholique de nos jours. Le personnage du p&#232;re Fran&#231;ois est &#233;galement tr&#232;s int&#233;ressant. C'est d'abord une personne qui vient d'Italie (fa&#231;on peut-&#234;tre de montrer que le faible nombre de vocations am&#232;ne &#224; avoir de plus en plus de pr&#234;tres &#233;trangers) et qui est proche des gens comme l'attestent les moments o&#249; il accepte de jouer au football avec des adolescents ou les moments o&#249; il confesse des personnes du village. Mais cette proximit&#233; n'est pas du tout &#233;vidente &#224; g&#233;rer. Lors d'une s&#233;quence du film, on se demande si la r&#233;alisatrice n'essaye pas de  traiter le cas des pr&#234;tres p&#233;dophiles. Heureusement, cela n'est pas le cas mais l'abri dans la grotte o&#249; vont le pr&#234;tre et Anna peut faire penser aux faits divers qui rejaillissent dans la presse et discr&#233;ditent &#244; combien la religion. 
Par ailleurs,en &#233;tant proche des gens, le p&#232;re Fran&#231;ois en arrive parfois &#224; douter de lui. Le c&#233;libat des pr&#234;tres n'est certes pas &#233;voqu&#233; directement mais c'est une vraie question qui est pos&#233;e indirectement par l'envie que ressent ce pr&#234;tre par le personnage de Jeanne (Lio), qui joue la m&#232;re d'Anna.
A fortiori, la famille d'Anna est encore une fois r&#233;v&#233;latrice de notre soci&#233;t&#233; actuelle. Anna doute de sa foi et est troubl&#233;e par les changements de son corps mais ce ne sont pas les seuls &#233;l&#233;ments qui la perturbent. Anna est fatigu&#233;e par le fait que ses parents soient s&#233;par&#233;s. Les nombreuses crises de sa m&#232;re sont loin de l'apaiser. Au contraire. Voir des familles s&#233;par&#233;es qui ont bien du mal &#224; vivre ensemble est devenue quelque chose de malheureusement trop commun.

Particuli&#232;rement bien jou&#233;, tant par des adultes confirm&#233;s comme Michel Galabru ou Lio que par les jeunes acteurs, avec une mention sp&#233;ciale &#224; la tr&#232;s jolie et sensible Clara Augarde, Un poison violent fonctionne &#224; merveille sur un mode d'oppositions. Il y a d'un c&#244;t&#233; les adultes, de l'autre les adolescents. Il y a surtout un poison qui repr&#233;sente tout aussi bien l'&#233;veil de la sexualit&#233; d'une jeune fille (coupable d'acte de chair, qui va en opposition directe de l'esprit) que les doutes d'un jeune pr&#234;tre qui a lui aussi des envies qui ne sont pas tourn&#233;es uniquement vers Dieu.
Tr&#232;s riche et m&#234;me assez violent par les sujets qu'il aborde, Un poison violent est un film qui ne manque d'int&#233;r&#234;t sur la religion et des questions qui gravitent autour. A voir.
La tr&#232;s belle reprise du Creep de Radiohead lors du g&#233;n&#233;rique de fin cl&#244;t de fa&#231;on remarquable ce film.
 </description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Un poison violent<br />
<strong>R&#233;alisatrice</strong> : Katell Quill&#233;v&#233;r&#233;<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 92 minutes <br />
<strong>Date de sortie du film</strong> : 4 ao&#251;t 2010</p>

<p><strong>Avec</strong> : Clara Augarde (Anna), Lio (Jeanne), Michel Galabru (Jean), Thierry Neuvic (Paul), Stefano Cassetti (p&#232;re Fran&#231;ois), Youen Leboulanger Gourvil (Pierre).  <br />
<strong>Par Nicofeel</strong></p>



<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/unpoisonviolent.jpg" alt="" title="" width="160" height="213" /></div>
<p>R&#233;alis&#233; par Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; dont c'est le deuxi&#232;me film, Un poison violent traite d'un sujet particuli&#232;rement sensible vu qu'il touche &#224; la religion. Assez diff&#233;rent d'un Avril par le ton adopt&#233;, Un poison violent est un film d&#233;lib&#233;r&#233;ment dramatique par son traitement qui pose des questions sur la religion catholique d'aujourd'hui. <br />
En s'int&#233;ressant au sort d'Anna, une jeune fille de 14 ans qui d&#233;bute le moment charni&#232;re dans la vie que constitue l'adolescence, la cin&#233;aste fran&#231;aise r&#233;ussit &#224; tisser une toile beaucoup plus longue que l'on n'imagine au d&#233;part. La r&#233;alisatrice ne se contente pas d'&#233;voquer les doutes d'Anna quant au fait de savoir si elle croit toujours en Dieu et donc si elle est en mesure de faire sa confirmation (p&#233;riode qui fait suite &#224; la communion, moment o&#249; le baptis&#233; re&#231;oit le don du Saint Esprit).<br />
En d&#233;crivant la famille d'Anna et des gens que cette famille est amen&#233;e &#224; fr&#233;quenter, Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; touche &#224; d'autres questions fondamentales : l'&#233;veil de la sexualit&#233; d'une jeune fille ; les familles divis&#233;es ; la tentation &#233;ventuelle d'un pr&#234;tre.<br />
La r&#233;alisatrice Katell Quill&#233;v&#233;r&#233; n'a pas choisi la jeune Clara Augarde (Anna) par hasard. Pour elle, cette jeune fille poss&#232;de une vraie puissance sexuelle. Et cet &#233;l&#233;ment est d'autant plus troublant que Clara Augarde, en plus d'&#234;tre jeune, est belle et fait preuve d'un naturel tout &#224; fait incroyable. On comprend d&#232;s lors ais&#233;ment que la jeune fille ne laisse pas indiff&#233;rent. Son petit copain la trouve tr&#232;s jolie et n'a de cesse de draguer cette fille de son &#226;ge : il la complimente, il l'embrasse, il joue de la guitare en faisant une petite chanson pour elle, etc. Anna y est tr&#232;s sensible. On voit &#224; plusieurs reprises l'&#233;veil de la sexualit&#233; de cette jeune fille qui d&#233;couvre un corps qui devient celui d'une femme.<br />
Ce corps ne laisse pas non plus indiff&#233;rent Jean, son grand-p&#232;re paternel, qui a un rapport certes affectueux avec mais qui est &#233;galement empreint d'un certain d&#233;sir. C'est lorsqu'Anna fait la toilette de Jean que ce dernier se met &#224; bander. Plus tard dans le film, il d&#233;c&#232;de peu de temps apr&#232;s avoir vu les poils du sexe de sa petite fille. Si certains peuvent penser qu'il y a quasiment de l'inceste dans tout &#231;a, on peut aussi penser que c'est tout simplement le voeu d'un vieil homme de voir sa petite-fille en train de devenir une belle jeune femme. Quoique c'est le m&#234;me homme qui a demand&#233; &#224; sa petite fille de lire un po&#232;me particuli&#232;rement os&#233; lors de son d&#233;c&#232;s. </p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/unpoisonviolent2.jpg" alt="" title="" width="760" height="508" /></div>
<p>Alors que Jean est au seuil de la mort, Anna entre en revanche dans une p&#233;riode importante de sa vie. Et tout cela la r&#233;alisatrice du film le retranscrit parfaitement. Tant les d&#233;sirs de cette jeune fille que ses doutes sont parfaitement retranscrits.<br />
Mais la cin&#233;aste ne se contente pas de livrer les doutes d'une jeune fille face aux propos religieux qui peuvent para&#238;tre choquants. En effet, dans le film on voit un &#233;v&#234;que qui se montre assez dur dans ses paroles pour des adolescents en &#233;voquant la lettre de Saint-Paul ap&#244;tre aux Galates (chapitre 5) qui divise l'Esprit (objet de la confirmation) de la chair :  &#171;&#160;On sait bien &#224; quelles actions m&#232;ne la chair : d&#233;bauche, impuret&#233;, obsc&#233;nit&#233;, idol&#226;trie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, col&#232;re, envie, divisions, sectarisme [...] Mais&#160;voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bont&#233;, bienveillance, foi, humilit&#233; et ma&#238;trise de soi.&#160;&#187; Le film montre qu'un amour peut &#234;tre sain sans pour autant &#234;tre condamnable. Il n'y a qu'&#224; voir l'&#233;veil &#224; la sexualit&#233; de la jeune Anna. Ce sont avec des propos aussi radicaux que propose la lettre de Saint-Paul qu'Anna se met &#224; douter en sa croyance en Dieu et qu'elle refuse de finaliser son confirmation (dans le film on voit qu'au bout d'un moment elle n'arrive plus &#224; dire &#171;&#160;nous croyons&#160;&#187;).<br />
Tr&#232;s intelligemment, le film ne se focalise pas que sur le personnage pour parler de la religion catholique de nos jours. Le personnage du p&#232;re Fran&#231;ois est &#233;galement tr&#232;s int&#233;ressant. C'est d'abord une personne qui vient d'Italie (fa&#231;on peut-&#234;tre de montrer que le faible nombre de vocations am&#232;ne &#224; avoir de plus en plus de pr&#234;tres &#233;trangers) et qui est proche des gens comme l'attestent les moments o&#249; il accepte de jouer au football avec des adolescents ou les moments o&#249; il confesse des personnes du village. Mais cette proximit&#233; n'est pas du tout &#233;vidente &#224; g&#233;rer. Lors d'une s&#233;quence du film, on se demande si la r&#233;alisatrice n'essaye pas de  traiter le cas des pr&#234;tres p&#233;dophiles. Heureusement, cela n'est pas le cas mais l'abri dans la grotte o&#249; vont le pr&#234;tre et Anna peut faire penser aux faits divers qui rejaillissent dans la presse et discr&#233;ditent &#244; combien la religion. <br />
Par ailleurs,en &#233;tant proche des gens, le p&#232;re Fran&#231;ois en arrive parfois &#224; douter de lui. Le c&#233;libat des pr&#234;tres n'est certes pas &#233;voqu&#233; directement mais c'est une vraie question qui est pos&#233;e indirectement par l'envie que ressent ce pr&#234;tre par le personnage de Jeanne (Lio), qui joue la m&#232;re d'Anna.<br />
A fortiori, la famille d'Anna est encore une fois r&#233;v&#233;latrice de notre soci&#233;t&#233; actuelle. Anna doute de sa foi et est troubl&#233;e par les changements de son corps mais ce ne sont pas les seuls &#233;l&#233;ments qui la perturbent. Anna est fatigu&#233;e par le fait que ses parents soient s&#233;par&#233;s. Les nombreuses crises de sa m&#232;re sont loin de l'apaiser. Au contraire. Voir des familles s&#233;par&#233;es qui ont bien du mal &#224; vivre ensemble est devenue quelque chose de malheureusement trop commun.</p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/unpoisonviolent3.jpg" alt="" title="" width="760" height="508" /></div>
<p>Particuli&#232;rement bien jou&#233;, tant par des adultes confirm&#233;s comme Michel Galabru ou Lio que par les jeunes acteurs, avec une mention sp&#233;ciale &#224; la tr&#232;s jolie et sensible Clara Augarde, Un poison violent fonctionne &#224; merveille sur un mode d'oppositions. Il y a d'un c&#244;t&#233; les adultes, de l'autre les adolescents. Il y a surtout un poison qui repr&#233;sente tout aussi bien l'&#233;veil de la sexualit&#233; d'une jeune fille (coupable d'acte de chair, qui va en opposition directe de l'esprit) que les doutes d'un jeune pr&#234;tre qui a lui aussi des envies qui ne sont pas tourn&#233;es uniquement vers Dieu.<br />
Tr&#232;s riche et m&#234;me assez violent par les sujets qu'il aborde, Un poison violent est un film qui ne manque d'int&#233;r&#234;t sur la religion et des questions qui gravitent autour. A voir.<br />
La tr&#232;s belle reprise du Creep de Radiohead lors du g&#233;n&#233;rique de fin cl&#244;t de fa&#231;on remarquable ce film.</p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/unpoisonviolent4.jpg" alt="" title="" width="760" height="507" /></div> ]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Grauzone</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/30/critique_cinema_grauzone</link>
					<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 05:15:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">980@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Grauzone 

R&#233;alisateur : Fredi M. Murer

Dur&#233;e du film : 99 minutes

Date de sortie du film : 1979 (film diffus&#233; au NIFFF 2010 - Neuch&#226;tel International Fantastic Film Festival)
Par Nicofeel


R&#233;alis&#233; par le suisse Fredi M. Murer, connu pour &#234;tre un r&#233;alisateur de montagnes (l'excellent L'&#226;me soeur), Grauzone est un film culte de 1979 dans l'ambiance des seventies. Le r&#233;alisateur nous offre une v&#233;ritable radiographie de la soci&#233;t&#233; contemporaine, dont le propos est encore tr&#232;s actuel. Le film a donc ceci d'int&#233;ressant d'&#234;tre particuli&#232;rement dans le ton de ce que l'on conna&#238;t aujourd'hui.
En d&#233;marrant Grauzone par un plan en plong&#233;e sur une ville et en le terminant par un plan s&#233;quence en plong&#233;e sur son principal protagoniste, Fredi M. Murer entend &#233;voquer la ville qui broie l'individu par son gigantisme. L'homme est peu de choses dans cette soci&#233;t&#233; devenue individualiste. Et &#233;videmment depuis cette &#233;poque cela ne s'est pas vraiment am&#233;lior&#233;. 
On suit dans le film plus particuli&#232;rement un couple, Alfred et son &#233;pouse, qui travaillent tous deux et r&#233;sident dans la banlieue de Zurich, dans un HLM. On voit bien la ville et ses immenses immeubles o&#249; les gens vivent. Et puis ces immenses HLM  o&#249; tout le monde &#233;pie tout le monde : manque de libert&#233; et solitude pour certains. Le superbe noir et blanc du film accro&#238;t le c&#244;t&#233; gris&#226;tre, le spleen que l'on per&#231;oit immanquablement dans cette soci&#233;t&#233; o&#249; l'homme est devenu peu de choses. 
Le mari et la femme que l'on voit &#224; plusieurs reprises dans le film ont beau &#234;tre dans le m&#234;me appartement, on ne peut pas dire qu'ils vivent ensemble. D'ailleurs, ils ne font m&#234;me pas l'amour. Ils sont s&#233;par&#233;s dans le lit ; chacun ayant son c&#244;t&#233; du lit.  Et puis le mari mange seul en regardant la t&#233;l&#233;vision. 
Dans une th&#233;matique qui rappelle l'oeuvre d'Antonioni, le film traite de l'incommunicabilit&#233; avec cette femme qui pr&#233;f&#233;rerait m&#234;me s'engueuler avec son mari mais au moins qu'ils se disent quelque chose. Elle peut tout changer dans la maison, il ne dit rien. Elle a l'impression de vivre seule, dit-elle &#224; son amie. La femme ne sait m&#234;me pas quel est le travail de son &#233;poux.
Heureusement, dans ce monde gagn&#233; par la d&#233;pression - le gouvernement fait passer les nouveaux cas de maladie pour une &#233;pid&#233;mie alors qu'il s'agit tout simplement du syndrome de la d&#233;pression &#8211; il subsiste quand m&#234;me un semblant d'espoir. Ainsi, en voyant ses photos de jeunesse, le couple retrouve un semblant d'unit&#233; et cela am&#232;ne le mari &#224; r&#233;v&#233;ler la manipulation des masses dont il participe par son travail secret.
Car une des autres th&#233;matiques passionnantes du film est sans conteste le fait que le gouvernement dirige nos vies et les m&#233;dias, v&#233;hiculant des informations pas forc&#233;ment tr&#232;s objectives. Le fameux Big Brother de 1984 n'est vraiment pas loin. On peut m&#234;me dire que le film est compl&#233;mentaire. 
Faisant r&#233;ellement froid dans le dos quand on voit l'&#233;volution actuelle de notre soci&#233;t&#233; (est-on si loin de cette fiction ?), Grauzone est un film tr&#232;s riche aussi bien par les th&#233;matiques qu'il aborde que par sa mise en sc&#232;ne tr&#232;s soign&#233;e.
Les acteurs sont tous tr&#232;s bons dans leur capacit&#233; &#224; donner l'impression d'&#234;tre monsieur et madame tout le monde. On peut facilement les prendre en exemple et penser &#224; nos propres vies.
On regrettera simplement de n'avoir pu visionner ce film qu'en version originale sous-titr&#233;e anglais car il y a de nombreux dialogues et l'anglais sous-titr&#233; n'est pas toujours simple &#224; comprendre.</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Grauzone </p>

<p><strong>R&#233;alisateur</strong> : Fredi M. Murer<br />
<strong><br />
Dur&#233;e du film</strong> : 99 minutes<br />
<strong><br />
Date de sortie du film</strong> : 1979 (film diffus&#233; au NIFFF 2010 - Neuch&#226;tel International Fantastic Film Festival)<br />
<strong>Par Nicofeel</strong></p>

<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/03_Fredi_M_Murer.jpg" alt="" title="" width="101" height="150" /></div>
<p>R&#233;alis&#233; par le suisse Fredi M. Murer, connu pour &#234;tre un r&#233;alisateur de montagnes (l'excellent L'&#226;me soeur), Grauzone est un film culte de 1979 dans l'ambiance des seventies. Le r&#233;alisateur nous offre une v&#233;ritable radiographie de la soci&#233;t&#233; contemporaine, dont le propos est encore tr&#232;s actuel. Le film a donc ceci d'int&#233;ressant d'&#234;tre particuli&#232;rement dans le ton de ce que l'on conna&#238;t aujourd'hui.<br />
En d&#233;marrant Grauzone par un plan en plong&#233;e sur une ville et en le terminant par un plan s&#233;quence en plong&#233;e sur son principal protagoniste, Fredi M. Murer entend &#233;voquer la ville qui broie l'individu par son gigantisme. L'homme est peu de choses dans cette soci&#233;t&#233; devenue individualiste. Et &#233;videmment depuis cette &#233;poque cela ne s'est pas vraiment am&#233;lior&#233;. <br />
On suit dans le film plus particuli&#232;rement un couple, Alfred et son &#233;pouse, qui travaillent tous deux et r&#233;sident dans la banlieue de Zurich, dans un HLM. On voit bien la ville et ses immenses immeubles o&#249; les gens vivent. Et puis ces immenses HLM  o&#249; tout le monde &#233;pie tout le monde : manque de libert&#233; et solitude pour certains. Le superbe noir et blanc du film accro&#238;t le c&#244;t&#233; gris&#226;tre, le spleen que l'on per&#231;oit immanquablement dans cette soci&#233;t&#233; o&#249; l'homme est devenu peu de choses. <br />
Le mari et la femme que l'on voit &#224; plusieurs reprises dans le film ont beau &#234;tre dans le m&#234;me appartement, on ne peut pas dire qu'ils vivent ensemble. D'ailleurs, ils ne font m&#234;me pas l'amour. Ils sont s&#233;par&#233;s dans le lit ; chacun ayant son c&#244;t&#233; du lit.  Et puis le mari mange seul en regardant la t&#233;l&#233;vision. <br />
Dans une th&#233;matique qui rappelle l'oeuvre d'Antonioni, le film traite de l'incommunicabilit&#233; avec cette femme qui pr&#233;f&#233;rerait m&#234;me s'engueuler avec son mari mais au moins qu'ils se disent quelque chose. Elle peut tout changer dans la maison, il ne dit rien. Elle a l'impression de vivre seule, dit-elle &#224; son amie. La femme ne sait m&#234;me pas quel est le travail de son &#233;poux.<br />
Heureusement, dans ce monde gagn&#233; par la d&#233;pression - le gouvernement fait passer les nouveaux cas de maladie pour une &#233;pid&#233;mie alors qu'il s'agit tout simplement du syndrome de la d&#233;pression &#8211; il subsiste quand m&#234;me un semblant d'espoir. Ainsi, en voyant ses photos de jeunesse, le couple retrouve un semblant d'unit&#233; et cela am&#232;ne le mari &#224; r&#233;v&#233;ler la manipulation des masses dont il participe par son travail secret.<br />
Car une des autres th&#233;matiques passionnantes du film est sans conteste le fait que le gouvernement dirige nos vies et les m&#233;dias, v&#233;hiculant des informations pas forc&#233;ment tr&#232;s objectives. Le fameux Big Brother de 1984 n'est vraiment pas loin. On peut m&#234;me dire que le film est compl&#233;mentaire. <br />
Faisant r&#233;ellement froid dans le dos quand on voit l'&#233;volution actuelle de notre soci&#233;t&#233; (est-on si loin de cette fiction ?), Grauzone est un film tr&#232;s riche aussi bien par les th&#233;matiques qu'il aborde que par sa mise en sc&#232;ne tr&#232;s soign&#233;e.<br />
Les acteurs sont tous tr&#232;s bons dans leur capacit&#233; &#224; donner l'impression d'&#234;tre monsieur et madame tout le monde. On peut facilement les prendre en exemple et penser &#224; nos propres vies.<br />
On regrettera simplement de n'avoir pu visionner ce film qu'en version originale sous-titr&#233;e anglais car il y a de nombreux dialogues et l'anglais sous-titr&#233; n'est pas toujours simple &#224; comprendre.</p>]]></content:encoded>
					<comments>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b?p=980&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Crime d'amour</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/19/critique_cinema_crime_d_amour</link>
					<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 05:30:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">978@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Crime d'amour
R&#233;alisateur : Alain Corneau
Dur&#233;e du film : 104 minutes

Date de sortie du film : 18 ao&#251;t 2010

Avec : Ludivine Sagnier (Isabelle), Kristin Scott Thomas (Christine), Patrick Mille (Philippe), Guillaume Marquet (Daniel), Olivier Rabourdin (le juge), etc. 
Par Nicofeel



Auteur du chef d&#8217;&#339;uvre S&#233;rie noire (1979) et de plusieurs autres bons films (Le choix des armes, Le cousin), Alain Corneau est depuis un petit moment rentr&#233; dans le rang avec des films pas vraiment marquants.
Crime d'amour, son nouveau film, est-il dans ces conditions un bon cru ? Assur&#233;ment oui. Dans un genre qu'il affectionne, &#224; savoir le film noir, Alain Corneau nous revient en tr&#232;s grande forme. Les raisons de satisfaction sont multiples.
D'abord, le film vaut le coup pour son sc&#233;nario. En effet, Alain Corneau nous propose un film o&#249; le suspense est constant et o&#249; l'on comprend progressivement la machination qui se trame. Car le film b&#233;n&#233;ficie d'une vraie originalit&#233; jamais vue jusqu'&#224; pr&#233;sent, d'o&#249; la deuxi&#232;me qualit&#233; de Crime d'amour.
Dans ce film noir qui prend des allures de film &#224; enqu&#234;te, Alain Corneau a l'excellente id&#233;e (que je n'avais pas encore vu dans d'autres films, mais &#231;a existe peut-&#234;tre) de prendre les codes de ce genre de film mais d'inverser le point de vue auquel on a droit habituellement. Concr&#232;tement, ici on a une jeune femme, Isabelle, incarn&#233;e par Ludivine Sagnier qui va commettre un homicide. Elle va tout faire pour que les preuves la rendent de mani&#232;re &#233;vidente coupable de ce meurtre mais dans le m&#234;me temps elle aura pr&#233;par&#233; dans sa t&#234;te d'autres preuves qui vont prouver son innocence par la suite. Le but du jeu &#233;tant dans les faits d'enlever tous les soup&#231;ons et de d&#233;placer l'enqu&#234;te sur quelqu'un d'autre. Les preuves sont amen&#233;es les unes apr&#232;s les autres. Et l&#224; o&#249; Alain Corneau est fort, c'est que les d&#233;tails qui nous sont pr&#233;sent&#233;s ne sont pas sp&#233;cifiquement tir&#233;s par les cheveux. Les preuves qui accablent Isabelle sont cr&#233;dibles tout autant que celles qui la disculpent. Les flashbacks auxquels on a droit dans la derni&#232;re partie du film et qui montrent les agissements d'Isabelle sont plut&#244;t bien faits. D'ailleurs, le succ&#232;s de l'ensemble du film doit bien &#233;videmment aux interpr&#233;tations de ses acteurs.
Pas toujours g&#233;niale, Ludivine Sagnier est parfaite dans le r&#244;le de cette femme de talent dans la soci&#233;t&#233; o&#249; elle travaille, qui est progressivement victime de brimades de sa sup&#233;rieure hi&#233;rarchique, et qui d&#233;cide de se venger froidement, m&#233;thodiquement. De son c&#244;t&#233;, Kristin Scott Thomas est excellente dans le r&#244;le de la chef d'entreprise ambitieuse, qui aime dominer ses troupes. Ce qui nous am&#232;ne &#224; une des derni&#232;res grandes qualit&#233;s du film : sa d&#233;nonciation des d&#233;rives du monde de l'entreprise.
Il faut bien reconna&#238;tre qu'Alain Corneau n'y va pas de main morte quand il s'agit de critiquer le monde du travail. Si son personnage principale, incarn&#233; par Ludivine Sagnier para&#238;t au d&#233;part quelque peu gentille et m&#234;me un brin na&#239;ve, cette situation ne va pas durer ind&#233;finiment. 

De fait, tous les autres personnages du film sont de v&#233;ritable requins pr&#234;ts &#224; tout pour r&#233;ussir. De mani&#232;re &#233;vidente, le personnage de Christine jou&#233; par Kristin Scott Thomas est le plus d&#233;testable. En effet, Christine est ambitieuse et n'accepte pas que quelqu'un se dresse sur son chemin. D&#232;s lors, elle n'h&#233;site pas &#224; faire subir des brimades et des pressions mentales aux personnes qui l'entourent. En somme, elle harc&#232;le certaines personnes. Mais ce personnage n'est pas le seul &#224; &#234;tre peu appr&#233;ciable. Patrick Mille (le c&#233;l&#232;bre Chico pour les pubs de SFR)  ne s'embarrasse gu&#232;re de consid&#233;rations morales : il n'h&#233;site pas &#224; truquer des comptes et dans sa vie priv&#233;e il n'y a pas de place pour les sentiments. Et puis Guillaume Marquet, qui joue le r&#244;le du fid&#232;le second d'Isabelle, cherche lui aussi &#224; gravir les &#233;chelons de la soci&#233;t&#233;. D&#232;s lors, on comprend ais&#233;ment qu'il n'y a pas de place &#224; l'amour dans tout &#231;a, ce que notre h&#233;ro&#239;ne va apprendre &#224; marche forc&#233;e. Le cin&#233;aste Alain Corneau prend finalement le pouls de notre soci&#233;t&#233; actuelle &#233;cras&#233;e par les th&#232;ses capitalistes o&#249; le succ&#232;s individuel est recherch&#233;, quitte &#224; &#233;craser des coll&#232;gues de bureau. 
En synth&#232;se, Crime d'amour est un film on ne peut plus recommandable. La r&#233;solution de son histoire, qui est tout de m&#234;me un brin cynique et d&#233;sabus&#233;e, vaut le coup. Avant cela, on aura pu suivre une histoire tr&#232;s int&#233;ressante, tant par les th&#233;matiques d&#233;velopp&#233;es que par son jeu des acteurs. En ce mois d'ao&#251;t un peu creux niveau cin&#233;ma, Crime d'amour est &#224; voir. 
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Crime d'amour<br />
<strong>R&#233;alisateur</strong> : Alain Corneau<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 104 minutes</p>

<p><strong>Date de sortie du film</strong> : 18 ao&#251;t 2010</p>

<p><strong>Avec</strong> : Ludivine Sagnier (Isabelle), Kristin Scott Thomas (Christine), Patrick Mille (Philippe), Guillaume Marquet (Daniel), Olivier Rabourdin (le juge), etc. <br />
<strong>Par Nicofeel</strong></p>


<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/crimedamour.jpg" alt="" title="" width="160" height="213" /></div>
<p>Auteur du chef d&#8217;&#339;uvre S&#233;rie noire (1979) et de plusieurs autres bons films (Le choix des armes, Le cousin), Alain Corneau est depuis un petit moment rentr&#233; dans le rang avec des films pas vraiment marquants.<br />
Crime d'amour, son nouveau film, est-il dans ces conditions un bon cru ? Assur&#233;ment oui. Dans un genre qu'il affectionne, &#224; savoir le film noir, Alain Corneau nous revient en tr&#232;s grande forme. Les raisons de satisfaction sont multiples.<br />
D'abord, le film vaut le coup pour son sc&#233;nario. En effet, Alain Corneau nous propose un film o&#249; le suspense est constant et o&#249; l'on comprend progressivement la machination qui se trame. Car le film b&#233;n&#233;ficie d'une vraie originalit&#233; jamais vue jusqu'&#224; pr&#233;sent, d'o&#249; la deuxi&#232;me qualit&#233; de Crime d'amour.<br />
Dans ce film noir qui prend des allures de film &#224; enqu&#234;te, Alain Corneau a l'excellente id&#233;e (que je n'avais pas encore vu dans d'autres films, mais &#231;a existe peut-&#234;tre) de prendre les codes de ce genre de film mais d'inverser le point de vue auquel on a droit habituellement. Concr&#232;tement, ici on a une jeune femme, Isabelle, incarn&#233;e par Ludivine Sagnier qui va commettre un homicide. Elle va tout faire pour que les preuves la rendent de mani&#232;re &#233;vidente coupable de ce meurtre mais dans le m&#234;me temps elle aura pr&#233;par&#233; dans sa t&#234;te d'autres preuves qui vont prouver son innocence par la suite. Le but du jeu &#233;tant dans les faits d'enlever tous les soup&#231;ons et de d&#233;placer l'enqu&#234;te sur quelqu'un d'autre. Les preuves sont amen&#233;es les unes apr&#232;s les autres. Et l&#224; o&#249; Alain Corneau est fort, c'est que les d&#233;tails qui nous sont pr&#233;sent&#233;s ne sont pas sp&#233;cifiquement tir&#233;s par les cheveux. Les preuves qui accablent Isabelle sont cr&#233;dibles tout autant que celles qui la disculpent. Les flashbacks auxquels on a droit dans la derni&#232;re partie du film et qui montrent les agissements d'Isabelle sont plut&#244;t bien faits. D'ailleurs, le succ&#232;s de l'ensemble du film doit bien &#233;videmment aux interpr&#233;tations de ses acteurs.<br />
Pas toujours g&#233;niale, Ludivine Sagnier est parfaite dans le r&#244;le de cette femme de talent dans la soci&#233;t&#233; o&#249; elle travaille, qui est progressivement victime de brimades de sa sup&#233;rieure hi&#233;rarchique, et qui d&#233;cide de se venger froidement, m&#233;thodiquement. De son c&#244;t&#233;, Kristin Scott Thomas est excellente dans le r&#244;le de la chef d'entreprise ambitieuse, qui aime dominer ses troupes. Ce qui nous am&#232;ne &#224; une des derni&#232;res grandes qualit&#233;s du film : sa d&#233;nonciation des d&#233;rives du monde de l'entreprise.<br />
Il faut bien reconna&#238;tre qu'Alain Corneau n'y va pas de main morte quand il s'agit de critiquer le monde du travail. Si son personnage principale, incarn&#233; par Ludivine Sagnier para&#238;t au d&#233;part quelque peu gentille et m&#234;me un brin na&#239;ve, cette situation ne va pas durer ind&#233;finiment. </p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/crimedamour2.jpg" alt="" title="" width="759" height="506" /></div>
<p>De fait, tous les autres personnages du film sont de v&#233;ritable requins pr&#234;ts &#224; tout pour r&#233;ussir. De mani&#232;re &#233;vidente, le personnage de Christine jou&#233; par Kristin Scott Thomas est le plus d&#233;testable. En effet, Christine est ambitieuse et n'accepte pas que quelqu'un se dresse sur son chemin. D&#232;s lors, elle n'h&#233;site pas &#224; faire subir des brimades et des pressions mentales aux personnes qui l'entourent. En somme, elle harc&#232;le certaines personnes. Mais ce personnage n'est pas le seul &#224; &#234;tre peu appr&#233;ciable. Patrick Mille (le c&#233;l&#232;bre Chico pour les pubs de SFR)  ne s'embarrasse gu&#232;re de consid&#233;rations morales : il n'h&#233;site pas &#224; truquer des comptes et dans sa vie priv&#233;e il n'y a pas de place pour les sentiments. Et puis Guillaume Marquet, qui joue le r&#244;le du fid&#232;le second d'Isabelle, cherche lui aussi &#224; gravir les &#233;chelons de la soci&#233;t&#233;. D&#232;s lors, on comprend ais&#233;ment qu'il n'y a pas de place &#224; l'amour dans tout &#231;a, ce que notre h&#233;ro&#239;ne va apprendre &#224; marche forc&#233;e. Le cin&#233;aste Alain Corneau prend finalement le pouls de notre soci&#233;t&#233; actuelle &#233;cras&#233;e par les th&#232;ses capitalistes o&#249; le succ&#232;s individuel est recherch&#233;, quitte &#224; &#233;craser des coll&#232;gues de bureau. <br />
En synth&#232;se, Crime d'amour est un film on ne peut plus recommandable. La r&#233;solution de son histoire, qui est tout de m&#234;me un brin cynique et d&#233;sabus&#233;e, vaut le coup. Avant cela, on aura pu suivre une histoire tr&#232;s int&#233;ressante, tant par les th&#233;matiques d&#233;velopp&#233;es que par son jeu des acteurs. En ce mois d'ao&#251;t un peu creux niveau cin&#233;ma, Crime d'amour est &#224; voir. </p>
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					<comments>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b?p=978&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : 5150 rue des Ormes</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/18/critique_cinema_5150_rue_des_ormes</link>
					<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 05:30:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">977@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : 5150 rue des Ormes
R&#233;alisateur : Eric Tessier
Dur&#233;e du film : 110 minutes
Date de sortie du film : inconnue (film diffus&#233; au NIFFF 2010)
Avec : Marc-Andr&#233; Grondin (Yannick B&#233;rub&#233;), Normand d'Amour (Jacques Beaulieu), Sonia Vachon (Maude), Myl&#232;ne St-Sauveur (Michelle), Elodie Larivi&#232;re (Anne), etc. 

Par Nicofeel 


R&#233;alis&#233; par le qu&#233;b&#233;cois Eric Tessier (qui joue d'ailleurs un petit r&#244;le dans le film), 5150 rue des Ormes est un film d'horreur au ton pour le moins original.
Un jeune homme de 22 ans, Yann B&#233;rub&#233;, d&#233;raille avec son v&#233;lo et demande de l'aide &#224; la premi&#232;re personne qu'il croise. Il s'agira de monsieur Beaulieu. Bien mauvaise id&#233;e que d'aller chez les Beaulieu car cette famille est loin d'&#234;tre nette. Le p&#232;re de famille, Jacques, arm&#233; d'un fusil, va enfermer Yann dans une pi&#232;ce vide.  Il y a dans la famille le p&#232;re, un psychopathe, qui pense agir avec justice. Il y a la m&#232;re qui se d&#233;voue &#224; son &#233;poux. Il y a la fille a&#238;n&#233;e, Mich&#232;le, qui est particuli&#232;rement tourment&#233;e et admire son p&#232;re. Il y a la fille cadette, la jeune Anne, qui n'aime pas les agissements de son p&#232;re. Si elle ne parle pas, elle cherche &#224; tuer son p&#232;re, en lui faisant notamment avaler du poison pour rat. La m&#232;re ob&#233;it &#224; son mari et lui fait confiance &#171;&#160;comme le seigneur lui a enseign&#233;&#160;&#187; : il y a l&#224; un c&#244;t&#233; comique dans cette soumission.

D'ailleurs, le film dispose d'un ton vraiment original avec ce p&#232;re qui se la joue redresseur de torts. Le mode de pens&#233;e du p&#232;re est qu'il faut faire justice soi-m&#234;me et mettre fin aux agissements des p&#233;dophiles et autres d&#233;traqu&#233;s en tous genres. Sa pens&#233;e est symbolis&#233;e par sa passion pour les &#233;checs o&#249; il prend toujours les blancs car ce sont les justes. Ce huis-clos demeure d&#232;s lors tr&#232;s original car si Yann est enferm&#233;, il a la possibilit&#233; de jouer aux &#233;checs avec Jacques Beaulieu. S'il gagne, il sera libre. Un &#233;l&#233;ment int&#233;ressant est le fait que l'on voit que progressivement Yann prend de l'importance chez les Beaulieu. D'ailleurs, il attise le d&#233;sir chez la m&#232;re et une sympathie certaine chez la fille cadette (qui va se faire shooter par son p&#232;re dans une sc&#232;ne brutale &#233;tonnante !). On peut faire quelques parall&#232;les entre le personnage de Yann et celui de l'inconnu dans l'excellent Th&#233;or&#232;me de Pasolini.
Pour autant, au fur et &#224; mesure que Yann prend l'ascendant sur le p&#232;re, Jacques Beaulieu, il perd lui aussi la boule. Pour preuve, cette sc&#232;ne incroyable o&#249; il demande &#224; Jacques de continuer &#224; jouer alors que la m&#232;re, Maude, s'est pendue (se sentant abandonn&#233;e de tous) et que la fille cadette vient d'&#234;tre tu&#233;. C'est presque de l'humour noir lorsque l'on voit que Yann cherche co&#251;te que co&#251;te &#224; finir cette partie, quitte &#224; rester chez les Beaulieu alors qu'il pourrait fuir. On se demande d'ailleurs si Yann n'est pas devenu au fond comme son tortionnaire, relativement d&#233;rang&#233;. La fin est de ce point de vue assez ouverte. 
Ce film que pourrait ranger parmi les films d'horreur est tr&#232;s original par son ton adopt&#233; et par son histoire. Il ne souffre jamais de baisse de rythme et le sc&#233;nario est suffisamment int&#233;ressant pour int&#233;resser de bout en bout.
On regrettera simplement les moments o&#249; Jacques et Yann sont seuls dans un endroit inconnu, cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces en images de synth&#232;se. C'est parfaitement inutile et cela d&#233;samorce l&#233;g&#232;rement l'int&#233;r&#234;t des sc&#232;nes auxquelles on assiste.
L'accent bien prononc&#233; des qu&#233;b&#233;cois ajoute un aspect au c&#244;t&#233; humour noir du film. Pour autant, les acteurs sont tous bons dans leurs r&#244;les respectifs, et notamment celui qui joue ce fou de Jacques Beaulieu. Voil&#224; donc un film qui sort des sentiers battus qui est &#224; voir. 
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : 5150 rue des Ormes<br />
<strong>R&#233;alisateur</strong> : Eric Tessier<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 110 minutes<br />
<strong>Date de sortie du film</strong> : inconnue (film diffus&#233; au NIFFF 2010)<br />
<strong>Avec</strong> : Marc-Andr&#233; Grondin (Yannick B&#233;rub&#233;), Normand d'Amour (Jacques Beaulieu), Sonia Vachon (Maude), Myl&#232;ne St-Sauveur (Michelle), Elodie Larivi&#232;re (Anne), etc. </p>

<p><strong>Par Nicofeel</strong> </p>

<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/5150rue.jpg" alt="" title="" width="120" height="160" /></div>
<p>R&#233;alis&#233; par le qu&#233;b&#233;cois Eric Tessier (qui joue d'ailleurs un petit r&#244;le dans le film), 5150 rue des Ormes est un film d'horreur au ton pour le moins original.<br />
Un jeune homme de 22 ans, Yann B&#233;rub&#233;, d&#233;raille avec son v&#233;lo et demande de l'aide &#224; la premi&#232;re personne qu'il croise. Il s'agira de monsieur Beaulieu. Bien mauvaise id&#233;e que d'aller chez les Beaulieu car cette famille est loin d'&#234;tre nette. Le p&#232;re de famille, Jacques, arm&#233; d'un fusil, va enfermer Yann dans une pi&#232;ce vide.  Il y a dans la famille le p&#232;re, un psychopathe, qui pense agir avec justice. Il y a la m&#232;re qui se d&#233;voue &#224; son &#233;poux. Il y a la fille a&#238;n&#233;e, Mich&#232;le, qui est particuli&#232;rement tourment&#233;e et admire son p&#232;re. Il y a la fille cadette, la jeune Anne, qui n'aime pas les agissements de son p&#232;re. Si elle ne parle pas, elle cherche &#224; tuer son p&#232;re, en lui faisant notamment avaler du poison pour rat. La m&#232;re ob&#233;it &#224; son mari et lui fait confiance &#171;&#160;comme le seigneur lui a enseign&#233;&#160;&#187; : il y a l&#224; un c&#244;t&#233; comique dans cette soumission.</p>
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<p>D'ailleurs, le film dispose d'un ton vraiment original avec ce p&#232;re qui se la joue redresseur de torts. Le mode de pens&#233;e du p&#232;re est qu'il faut faire justice soi-m&#234;me et mettre fin aux agissements des p&#233;dophiles et autres d&#233;traqu&#233;s en tous genres. Sa pens&#233;e est symbolis&#233;e par sa passion pour les &#233;checs o&#249; il prend toujours les blancs car ce sont les justes. Ce huis-clos demeure d&#232;s lors tr&#232;s original car si Yann est enferm&#233;, il a la possibilit&#233; de jouer aux &#233;checs avec Jacques Beaulieu. S'il gagne, il sera libre. Un &#233;l&#233;ment int&#233;ressant est le fait que l'on voit que progressivement Yann prend de l'importance chez les Beaulieu. D'ailleurs, il attise le d&#233;sir chez la m&#232;re et une sympathie certaine chez la fille cadette (qui va se faire shooter par son p&#232;re dans une sc&#232;ne brutale &#233;tonnante !). On peut faire quelques parall&#232;les entre le personnage de Yann et celui de l'inconnu dans l'excellent Th&#233;or&#232;me de Pasolini.<br />
Pour autant, au fur et &#224; mesure que Yann prend l'ascendant sur le p&#232;re, Jacques Beaulieu, il perd lui aussi la boule. Pour preuve, cette sc&#232;ne incroyable o&#249; il demande &#224; Jacques de continuer &#224; jouer alors que la m&#232;re, Maude, s'est pendue (se sentant abandonn&#233;e de tous) et que la fille cadette vient d'&#234;tre tu&#233;. C'est presque de l'humour noir lorsque l'on voit que Yann cherche co&#251;te que co&#251;te &#224; finir cette partie, quitte &#224; rester chez les Beaulieu alors qu'il pourrait fuir. On se demande d'ailleurs si Yann n'est pas devenu au fond comme son tortionnaire, relativement d&#233;rang&#233;. La fin est de ce point de vue assez ouverte. <br />
Ce film que pourrait ranger parmi les films d'horreur est tr&#232;s original par son ton adopt&#233; et par son histoire. Il ne souffre jamais de baisse de rythme et le sc&#233;nario est suffisamment int&#233;ressant pour int&#233;resser de bout en bout.<br />
On regrettera simplement les moments o&#249; Jacques et Yann sont seuls dans un endroit inconnu, cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces en images de synth&#232;se. C'est parfaitement inutile et cela d&#233;samorce l&#233;g&#232;rement l'int&#233;r&#234;t des sc&#232;nes auxquelles on assiste.<br />
L'accent bien prononc&#233; des qu&#233;b&#233;cois ajoute un aspect au c&#244;t&#233; humour noir du film. Pour autant, les acteurs sont tous bons dans leurs r&#244;les respectifs, et notamment celui qui joue ce fou de Jacques Beaulieu. Voil&#224; donc un film qui sort des sentiers battus qui est &#224; voir. </p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/5150rue3.jpg" alt="" title="" width="760" height="506" /></div>]]></content:encoded>
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				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Ondine</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/17/critique_cinema_ondine</link>
					<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 04:45:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">975@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Ondine
R&#233;alisateur : Neil Jordan
Dur&#233;e du film : 111 minutes
Date de sortie du film : 25 ao&#251;t 2010 (film diffus&#233; au NIFFF 2010)

Avec : Colin Farrell (Syracuse), Alicja Bachleda-Curus (Ondine), Alison Barry (Annie), Stephen Rea (le pr&#234;tre), Tony Curran (Alex), etc. 

Par Nicofeel


R&#233;alis&#233; par Neil Jordan, l'auteur mythique de La compagnie des loups ou de The crying game, Ondine est un film &#224; la lisi&#232;re du fantastique avec ce p&#234;cheur, Syracuse (Colin Farrell), qui prend dans ses filets une belle jeune femme. Est-on dans une histoire normale ou vit-on une histoire l&#233;gendaire avec des &#234;tres capables de parler le Sek, langage des phoques. 
Une des grandes forces de ce film est que Neil Jordan r&#233;ussit tout naturellement &#224; nous faire croire &#224; des choses qui paraissent pourtant incroyables.
Plusieurs &#233;l&#233;ments nous am&#232;nent &#224; penser que l'extraordinaire a peut-&#234;tre investi notre quotidien le plus banal. Ainsi, la jeune femme qui se fait appeler Ondine chante &#224; de nombreuses reprises lorsqu'elle est en mer et &#224; chaque fois, comme par hasard, cela attire imm&#233;diatement les poissons. Sans effort particulier, Syracuse r&#233;cup&#232;re des &#233;crevisses et du saumon. Une raison de penser qu'il s'agit d'une Selk ? Peut-&#234;tre. Les &#233;l&#233;ments laissant &#224; penser qu'Ondine est une selkie sont par ailleurs monnaie courante : elle adore l'univers de l'eau et pour l'occasion elle se baigne avec la robe que lui offre Syracuse. Par ailleurs, elle accepte le voeu de Syracuse de voir Annie, sa petite fille qui souffre d'insuffisance r&#233;nale, d'&#234;tre gu&#233;rie. Un &#233;v&#233;nement va ainsi permettre &#224; Annie de b&#233;n&#233;ficier d'une moelle osseuse compatible. Et puis il y a toute l'histoire autour de cette femme Selkie avec le fait d'enterrer la peau de phoque pour rester avec l'&#234;tre humain pendant 7 ans. Sans compter qu'Ondine reste particuli&#232;rement myst&#233;rieuse, ne souhaitant rencontrer personne. Sans effets sp&#233;ciaux, Neil Jordan r&#233;ussit &#224; nous faire croire &#224; son histoire.
D&#232;s lors on peut voir dans ce film un conte de f&#233;es r&#233;aliste. Et cette id&#233;e est d'autant plus enthousiasmante que Neil Jordan d&#233;crit une chronique sociale dans une ville pauvre avec un p&#232;re de famille, ancien alcoolique qui est s&#233;par&#233; de sa femme et vit avec sa petite fiille handicap&#233;e. L'arriv&#233;e d'Ondine ne correspond-elle pas &#224; un formidable coup de pouce du destin ?
En plus d'un sc&#233;nario pour le moins original, le film de Neil Jordan peut se targuer d'une belle  mise en sc&#232;ne avec des plans en contre-plong&#233;e quand Ondine chante en mer. Et puis il y a la  tr&#232;s belle photo gris&#226;tre de Christopher Doyle (le directeur photo du film) qui accro&#238;t le c&#244;t&#233; r&#233;aliste du r&#233;cit. Le cin&#233;aste met en valeur de superbes paysages irlandais.
Le s&#233;rieux du film n'emp&#234;che pas certaines digressions comiques comme le coup o&#249; Syracuse et Ondine croisent des garde-c&#244;tes. 
Ondine s'ach&#232;ve par une fin bien ancr&#233;e dans la r&#233;alit&#233; avec une r&#233;solution de l'histoire o&#249; toute l'intrigue est alors expliqu&#233;e. On apprend alors qui est r&#233;ellement Ondine. Et puis il y a une certaine ironie dans tout &#231;a puisque le m&#233;chant de l'histoire ne sait pas nager, alors que l'on pensait jusque-l&#224; qu'il pouvait s'agir d'un Selkie. 
N'omettons pas de signaler qu'Ondine est aussi un beau film romantique avec cette romance entre Syracuse et Ondine, sublim&#233;e par une musique toute douce, o&#249; l'on entend notamment le groupe local Sigur Ros.
Voil&#224; donc un film &#224; voir tant pour son sc&#233;nario, sa mise en sc&#232;ne, sa photographie et le jeu de ses acteurs qui s'av&#232;re tout  &#224; fait int&#233;ressant. 
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Ondine<br />
<strong>R&#233;alisateur</strong> : Neil Jordan<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 111 minutes<br />
<strong>Date de sortie du film</strong> : 25 ao&#251;t 2010 (film diffus&#233; au NIFFF 2010)</p>

<p><strong>Avec</strong> : Colin Farrell (Syracuse), Alicja Bachleda-Curus (Ondine), Alison Barry (Annie), Stephen Rea (le pr&#234;tre), Tony Curran (Alex), etc. <br />
<strong><br />
Par Nicofeel</strong></p>

<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/ondine.jpg" alt="" title="" width="160" height="213" /></div>
<p>R&#233;alis&#233; par Neil Jordan, l'auteur mythique de La compagnie des loups ou de The crying game, Ondine est un film &#224; la lisi&#232;re du fantastique avec ce p&#234;cheur, Syracuse (Colin Farrell), qui prend dans ses filets une belle jeune femme. Est-on dans une histoire normale ou vit-on une histoire l&#233;gendaire avec des &#234;tres capables de parler le Sek, langage des phoques. <br />
Une des grandes forces de ce film est que Neil Jordan r&#233;ussit tout naturellement &#224; nous faire croire &#224; des choses qui paraissent pourtant incroyables.<br />
Plusieurs &#233;l&#233;ments nous am&#232;nent &#224; penser que l'extraordinaire a peut-&#234;tre investi notre quotidien le plus banal. Ainsi, la jeune femme qui se fait appeler Ondine chante &#224; de nombreuses reprises lorsqu'elle est en mer et &#224; chaque fois, comme par hasard, cela attire imm&#233;diatement les poissons. Sans effort particulier, Syracuse r&#233;cup&#232;re des &#233;crevisses et du saumon. Une raison de penser qu'il s'agit d'une Selk ? Peut-&#234;tre. Les &#233;l&#233;ments laissant &#224; penser qu'Ondine est une selkie sont par ailleurs monnaie courante : elle adore l'univers de l'eau et pour l'occasion elle se baigne avec la robe que lui offre Syracuse. Par ailleurs, elle accepte le voeu de Syracuse de voir Annie, sa petite fille qui souffre d'insuffisance r&#233;nale, d'&#234;tre gu&#233;rie. Un &#233;v&#233;nement va ainsi permettre &#224; Annie de b&#233;n&#233;ficier d'une moelle osseuse compatible. Et puis il y a toute l'histoire autour de cette femme Selkie avec le fait d'enterrer la peau de phoque pour rester avec l'&#234;tre humain pendant 7 ans. Sans compter qu'Ondine reste particuli&#232;rement myst&#233;rieuse, ne souhaitant rencontrer personne. Sans effets sp&#233;ciaux, Neil Jordan r&#233;ussit &#224; nous faire croire &#224; son histoire.<br />
D&#232;s lors on peut voir dans ce film un conte de f&#233;es r&#233;aliste. Et cette id&#233;e est d'autant plus enthousiasmante que Neil Jordan d&#233;crit une chronique sociale dans une ville pauvre avec un p&#232;re de famille, ancien alcoolique qui est s&#233;par&#233; de sa femme et vit avec sa petite fiille handicap&#233;e. L'arriv&#233;e d'Ondine ne correspond-elle pas &#224; un formidable coup de pouce du destin ?<br />
En plus d'un sc&#233;nario pour le moins original, le film de Neil Jordan peut se targuer d'une belle  mise en sc&#232;ne avec des plans en contre-plong&#233;e quand Ondine chante en mer. Et puis il y a la  tr&#232;s belle photo gris&#226;tre de Christopher Doyle (le directeur photo du film) qui accro&#238;t le c&#244;t&#233; r&#233;aliste du r&#233;cit. Le cin&#233;aste met en valeur de superbes paysages irlandais.<br />
Le s&#233;rieux du film n'emp&#234;che pas certaines digressions comiques comme le coup o&#249; Syracuse et Ondine croisent des garde-c&#244;tes. <br />
Ondine s'ach&#232;ve par une fin bien ancr&#233;e dans la r&#233;alit&#233; avec une r&#233;solution de l'histoire o&#249; toute l'intrigue est alors expliqu&#233;e. On apprend alors qui est r&#233;ellement Ondine. Et puis il y a une certaine ironie dans tout &#231;a puisque le m&#233;chant de l'histoire ne sait pas nager, alors que l'on pensait jusque-l&#224; qu'il pouvait s'agir d'un Selkie. <br />
N'omettons pas de signaler qu'Ondine est aussi un beau film romantique avec cette romance entre Syracuse et Ondine, sublim&#233;e par une musique toute douce, o&#249; l'on entend notamment le groupe local Sigur Ros.<br />
Voil&#224; donc un film &#224; voir tant pour son sc&#233;nario, sa mise en sc&#232;ne, sa photographie et le jeu de ses acteurs qui s'av&#232;re tout  &#224; fait int&#233;ressant. </p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/ondine2.jpg" alt="" title="" width="800" height="532" /></div>]]></content:encoded>
					<comments>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b?p=975&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Tetsuo 3 the bullet man</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/16/critique_cinema_tetsuo_3_the_bullet_man</link>
					<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 05:00:00 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">969@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Testuo 3 the bullet man
R&#233;alisateur :   Shinya Tsukamoto
Dur&#233;e du film : 71 minutes
Date de sortie du film : inconnue (film diffus&#233; au NIFFF 2010)

Avec : Eric Bossick (Anthony), Akiko Mon&#244; (Yuriko), Shinya Tsukamoto, etc.   
Par Nicofeel


Apr&#232;s son diptyque Tetsuo et Tetsuo 2, Shinya Tsukamoto cl&#244;t l'histoire de son c&#233;l&#232;bre homme transform&#233;. Si le film est bien japonais, il a &#233;t&#233; tourn&#233; en anglais en raison de la provenance de certains capitaux pour le film. Tetsuo 3 b&#233;n&#233;ficie d'une photo en couleur s&#233;pia qui accro&#238;t le c&#244;t&#233; gris&#226;tre de la ville o&#249; se situe l'action.
On retrouve Anthony, un pur &#171;&#160;salary man&#160;&#187; (au milieu d'autres salary man) qui va se transformer progressivement en homme-machine et ce en raison de la col&#232;re qui est en lui suite au d&#233;c&#232;s de son fils Tom, &#233;cras&#233; par un homme en voiture. Tetsuo 3 s'appelle Anthony, un pr&#233;nom bien occidental puisque le r&#244;le est interpr&#233;t&#233; par un acteur occidental. 
D&#232;s le g&#233;n&#233;rique, l'ambiance du film est pos&#233;e avec une cam&#233;ra qui tremble dans tous les sens et une musique puissante, m&#233;tallique et stridente particuli&#232;rement agressive aux oreilles du spectateur. On notera que le th&#232;me musical principal de Tetsuo 3 est sign&#233; Nine Inch Nails.    
La femme d'Anthony, Yuriko, souhaite co&#251;te que co&#251;te que vengeance soit faite. Du coup, Anthony va lib&#233;rer sa col&#232;re et ext&#233;rioriser ses pulsions. Il va devenir cet homme machine jusqu'&#224; devenir plus un cyborg qu'un homme. Par rapport aux autres Tetsuo, on a droit &#224; beaucoup plus d'explications. D&#233;j&#224; il y a les rapports entre Anthony et son &#233;pouse qui donnent lieu &#224; plusieurs discussions. Il y a aussi le projet Tetsuo qui est &#233;tay&#233; avec un Anthony qui se demande qui il est. Et puis il y a les dialogues de Tsukamoto lui-m&#234;me qui joue le r&#244;le du m&#233;chant qui a tu&#233; Tom et qui incite Tetsuo &#224; se venger.
Pour autant, le personnage jou&#233; par Tsukamoto existe-t-il vraiment ? Anthony ne serait-il pas le seul responsable dans cette affaire et ne serait-ce pas une fa&#231;on pour lui d'&#233;viter la r&#233;alit&#233; ? On peut l&#233;gitimement se poser ces questions.
Dans tous les cas, &#224; l'instar des deux autres opus, Tetsuo 3 reste une v&#233;ritable exp&#233;rience sensitive. A de nombreux moments, on ne distingue pas grand chose. C'est compl&#232;tement anarchiste et cela donne l'occasion &#224; Tsukamoto de parler de sujets &#244; combien s&#233;rieux : d'abord il s'en prend &#224; la police qui ne se r&#233;v&#232;le pas d'une grande finesse ; ensuite il &#233;voque la d&#233;licate question du suicide avec un Anthony devenu Tetsuo qui ne peut m&#234;me pas mettre fin &#224; ses jours. En effet, il est devenu une cr&#233;ature m&#233;tallique particuli&#232;rement r&#233;sistante.
M&#234;me si les th&#233;matiques abord&#233;es dans le peu de temps que dure le film sont int&#233;ressantes, on regrettera tout de m&#234;me que plusieurs &#233;l&#233;ments qui ont fait la force des deux autres opus, et principalement du premier Tetsuo, aient disparu : le m&#233;lange entre sexe et mort n'est plus vraiment d'actualit&#233; ; il y a &#233;galement moins d'action pure qu'auparavant.
En outre, la fin du film peut laisser quelque peu dubitatif. Comment Tetsuo peut du jour au lendemain redevenir un &#234;tre humain ? Cela para&#238;t &#233;tonnant. Et puis il y a le fait qu'Anthony r&#233;ussit &#224; fonder une nouvelle famille avec sa femme, en lui faisant un enfant. Tetsuo a certes raval&#233; sa haine mais cette fin para&#238;t bien apais&#233;e et &#233;trange pour un &#234;tre qui n'avait plus rien d'humain.
Au regard des &#233;l&#233;ments &#233;voqu&#233;s ci-dessus, Tetsuo 3 demeure selon moi une petite d&#233;ception. 
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Testuo 3 the bullet man<br />
<strong>R&#233;alisateur</strong> :   Shinya Tsukamoto<br />
<strong>Dur&#233;e du film</strong> : 71 minutes<br />
<strong>Date de sortie du film</strong> : inconnue (film diffus&#233; au NIFFF 2010)</p>

<p><strong>Avec</strong> : Eric Bossick (Anthony), Akiko Mon&#244; (Yuriko), Shinya Tsukamoto, etc.   <br />
<strong>Par Nicofeel</strong></p>

<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/tetsuo.jpg" alt="" title="" width="250" height="356" /></div>
<p>Apr&#232;s son diptyque Tetsuo et Tetsuo 2, Shinya Tsukamoto cl&#244;t l'histoire de son c&#233;l&#232;bre homme transform&#233;. Si le film est bien japonais, il a &#233;t&#233; tourn&#233; en anglais en raison de la provenance de certains capitaux pour le film. Tetsuo 3 b&#233;n&#233;ficie d'une photo en couleur s&#233;pia qui accro&#238;t le c&#244;t&#233; gris&#226;tre de la ville o&#249; se situe l'action.<br />
On retrouve Anthony, un pur &#171;&#160;salary man&#160;&#187; (au milieu d'autres salary man) qui va se transformer progressivement en homme-machine et ce en raison de la col&#232;re qui est en lui suite au d&#233;c&#232;s de son fils Tom, &#233;cras&#233; par un homme en voiture. Tetsuo 3 s'appelle Anthony, un pr&#233;nom bien occidental puisque le r&#244;le est interpr&#233;t&#233; par un acteur occidental. <br />
D&#232;s le g&#233;n&#233;rique, l'ambiance du film est pos&#233;e avec une cam&#233;ra qui tremble dans tous les sens et une musique puissante, m&#233;tallique et stridente particuli&#232;rement agressive aux oreilles du spectateur. On notera que le th&#232;me musical principal de Tetsuo 3 est sign&#233; Nine Inch Nails.    <br />
La femme d'Anthony, Yuriko, souhaite co&#251;te que co&#251;te que vengeance soit faite. Du coup, Anthony va lib&#233;rer sa col&#232;re et ext&#233;rioriser ses pulsions. Il va devenir cet homme machine jusqu'&#224; devenir plus un cyborg qu'un homme. Par rapport aux autres Tetsuo, on a droit &#224; beaucoup plus d'explications. D&#233;j&#224; il y a les rapports entre Anthony et son &#233;pouse qui donnent lieu &#224; plusieurs discussions. Il y a aussi le projet Tetsuo qui est &#233;tay&#233; avec un Anthony qui se demande qui il est. Et puis il y a les dialogues de Tsukamoto lui-m&#234;me qui joue le r&#244;le du m&#233;chant qui a tu&#233; Tom et qui incite Tetsuo &#224; se venger.<br />
Pour autant, le personnage jou&#233; par Tsukamoto existe-t-il vraiment ? Anthony ne serait-il pas le seul responsable dans cette affaire et ne serait-ce pas une fa&#231;on pour lui d'&#233;viter la r&#233;alit&#233; ? On peut l&#233;gitimement se poser ces questions.<br />
Dans tous les cas, &#224; l'instar des deux autres opus, Tetsuo 3 reste une v&#233;ritable exp&#233;rience sensitive. A de nombreux moments, on ne distingue pas grand chose. C'est compl&#232;tement anarchiste et cela donne l'occasion &#224; Tsukamoto de parler de sujets &#244; combien s&#233;rieux : d'abord il s'en prend &#224; la police qui ne se r&#233;v&#232;le pas d'une grande finesse ; ensuite il &#233;voque la d&#233;licate question du suicide avec un Anthony devenu Tetsuo qui ne peut m&#234;me pas mettre fin &#224; ses jours. En effet, il est devenu une cr&#233;ature m&#233;tallique particuli&#232;rement r&#233;sistante.<br />
M&#234;me si les th&#233;matiques abord&#233;es dans le peu de temps que dure le film sont int&#233;ressantes, on regrettera tout de m&#234;me que plusieurs &#233;l&#233;ments qui ont fait la force des deux autres opus, et principalement du premier Tetsuo, aient disparu : le m&#233;lange entre sexe et mort n'est plus vraiment d'actualit&#233; ; il y a &#233;galement moins d'action pure qu'auparavant.<br />
En outre, la fin du film peut laisser quelque peu dubitatif. Comment Tetsuo peut du jour au lendemain redevenir un &#234;tre humain ? Cela para&#238;t &#233;tonnant. Et puis il y a le fait qu'Anthony r&#233;ussit &#224; fonder une nouvelle famille avec sa femme, en lui faisant un enfant. Tetsuo a certes raval&#233; sa haine mais cette fin para&#238;t bien apais&#233;e et &#233;trange pour un &#234;tre qui n'avait plus rien d'humain.<br />
Au regard des &#233;l&#233;ments &#233;voqu&#233;s ci-dessus, Tetsuo 3 demeure selon moi une petite d&#233;ception. </p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/tetsuo2.jpg" alt="" title="" width="480" height="319" /></div>]]></content:encoded>
					<comments>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b?p=969&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
								<item>
					<title>Critique cin&#233;ma : Grace</title>
					<link>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2010/08/13/critique_cinema_grace</link>
					<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 11:31:33 +0000</pubDate>
					<dc:creator>nicofeel</dc:creator>
					<category domain="main">Test / Critique</category>					<guid isPermaLink="false">973@http://blog.dvdpascher.net/</guid>
					<description>Titre du film : Grace

R&#233;alisateur :  Paul Solet

Dur&#233;e du film : 85 minutes

Date de sortie du film : 4 ao&#251;t 2010

Avec : Jordan Ladd (Madeline Matheson), Gabrielle Rose (Vivian Matheson), Samantha Ferris (Patricia Lang), Stephen Park (Michael Matheson), etc.


Par Nicofeel




Apr&#232;s avoir re&#231;u le prix du jury au festival de G&#233;rardmer 2009, Grace sort enfin sur nos &#233;crans. Il s'agit du premier film de Paul Solet, un film d'horreur qui tourne autour de la maternit&#233;.
Le film part d'un synopsis au d&#233;part quelconque, avec une jeune femme enceinte de 8 mois, Madeline Matheson (Jordan Ladd) qui a un accident de voiture qui co&#251;te la vie &#224; l'enfant qu'elle porte et &#224; son &#233;poux. Pour autant, elle choisit de mener sa grossesse &#224; son terme.
On sent d&#233;j&#224; que quelque chose de pas tr&#232;s catholique est en train de se tramer. Et pour cause, le jour de son accouchement, Madeline donne naissance &#224; une fille, Grace (d'o&#249; le titre du film) dans une marre de sang. Consid&#233;r&#233;e de prime abord comme mort, cet enfant se met au bout de quelques minutes &#224; hurler comme n'importe quel b&#233;b&#233; dans pareille situation. La question est alors de savoir si Madeline n'est pas en train de d&#233;lirer dans la mesure o&#249; elle souhaitait &#233;nergiquement avoir cet enfant (apr&#232;s avoir v&#233;cu deux fausses couches) ou si, plus &#233;tonnamment, l'enfant serait encore en vie.
Comme on est dans un pur film d'horreur, c'est la seconde solution qui s'ouvre au spectateur. Par rapport &#224; sa th&#233;matique, le film se rapproche alors quelque peu des films d'horreur bien organiques de David Cronenberg, et principalement de Chromosome 3.

Si le film joue &#224; fond sur l'&#233;tranget&#233; de la vie de ce nourrisson qui fait amener autour de lui de nombreuses mouches (serait-il une sorte de mort-vivant ?), qui suce les mamelons de sa m&#232;re jusqu'&#224; la faire saigner, qui boit du sang humain, et distille de f	ait une v&#233;ritable ambiance oppressante (on a droit &#224; un quasi huis-clos avec cette femme qui garde en permanence sa fille dans sa maison), il n'emp&#234;che que le film s'&#233;tire plus que de raison.
Arriv&#233; aux alentours du milieu du film, on a l'impression qu'il ne se passe plus grand chose de neuf. Il faut dire qu'&#224; l'origine Grace a &#233;t&#233; pens&#233; comme un court m&#233;trage. 
M&#234;me si le sujet n'est pas la th&#233;matique centrale du film, Grace est &#233;galement int&#233;ressant par sa description des rapports entre g&#233;n&#233;rations. D&#232;s le d&#233;but, on voit bien que le courant ne passe pas entre Madeline et sa belle-m&#232;re. La situation va m&#234;me se durcir avec le d&#233;c&#232;s de Michael, l'&#233;poux de Madeline. 
Les rapports difficiles entre belle-m&#232;re et belle-fille ont par ailleurs le m&#233;rite de relancer la machine horrifique et ce avec des meurtres bien sanglants. Cela prouve une nouvelle fois que Madeline souhaite co&#251;te que co&#251;te conserver son enfant.
Le film ne serait certainement pas appr&#233;ciable si l'on n'avait pas l'excellente interpr&#233;tation de Jordan Ladd qui joue &#224; merveille le r&#244;le de Madeline, cette femme qui perd la boule suite &#224; son accident de voiture et est bien d&#233;cid&#233;e &#224; permettre &#224; sa fille Grace d'&#233;voluer dans notre monde. En revanche, l'interpr&#233;tation de Michael par Stephen Park est loin d'&#234;tre au top. L'acteur para&#238;t quelque peu fade dans ce r&#244;le.
Terminons en signalant que la photographie du film est plut&#244;t r&#233;ussie, la couleur rouge ressortant bien du film et lui donnant un vrai cachet.
Au final, malgr&#233; son probl&#232;me &#224; rester constant dans la dur&#233;e, Grace demeure un film d'horreur tr&#232;s correct, tant par son ambiance que par l'interpr&#233;tation de son actrice principale, particuli&#232;rement cr&#233;dible. Eu &#233;gard &#224; sa th&#233;matique, le film est &#224; d&#233;conseiller aux femmes enceintes !
</description>
					<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Titre du film</strong> : Grace<br />
<strong><br />
R&#233;alisateur</strong> :  Paul Solet</p>

<p><strong>Dur&#233;e du film</strong> : 85 minutes<br />
<strong><br />
Date de sortie du film</strong> : 4 ao&#251;t 2010</p>

<p><strong>Avec</strong> : Jordan Ladd (Madeline Matheson), Gabrielle Rose (Vivian Matheson), Samantha Ferris (Patricia Lang), Stephen Park (Michael Matheson), etc.<br />
<strong></p>

Par Nicofeel</strong><p></p>



<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/grace2.jpg" alt="" title="" width="400" height="533" /></div>
<p>Apr&#232;s avoir re&#231;u le prix du jury au festival de G&#233;rardmer 2009, Grace sort enfin sur nos &#233;crans. Il s'agit du premier film de Paul Solet, un film d'horreur qui tourne autour de la maternit&#233;.<br />
Le film part d'un synopsis au d&#233;part quelconque, avec une jeune femme enceinte de 8 mois, Madeline Matheson (Jordan Ladd) qui a un accident de voiture qui co&#251;te la vie &#224; l'enfant qu'elle porte et &#224; son &#233;poux. Pour autant, elle choisit de mener sa grossesse &#224; son terme.<br />
On sent d&#233;j&#224; que quelque chose de pas tr&#232;s catholique est en train de se tramer. Et pour cause, le jour de son accouchement, Madeline donne naissance &#224; une fille, Grace (d'o&#249; le titre du film) dans une marre de sang. Consid&#233;r&#233;e de prime abord comme mort, cet enfant se met au bout de quelques minutes &#224; hurler comme n'importe quel b&#233;b&#233; dans pareille situation. La question est alors de savoir si Madeline n'est pas en train de d&#233;lirer dans la mesure o&#249; elle souhaitait &#233;nergiquement avoir cet enfant (apr&#232;s avoir v&#233;cu deux fausses couches) ou si, plus &#233;tonnamment, l'enfant serait encore en vie.<br />
Comme on est dans un pur film d'horreur, c'est la seconde solution qui s'ouvre au spectateur. Par rapport &#224; sa th&#233;matique, le film se rapproche alors quelque peu des films d'horreur bien organiques de David Cronenberg, et principalement de Chromosome 3.</p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/grace3.jpg" alt="" title="" width="800" height="532" /></div>
<p>Si le film joue &#224; fond sur l'&#233;tranget&#233; de la vie de ce nourrisson qui fait amener autour de lui de nombreuses mouches (serait-il une sorte de mort-vivant ?), qui suce les mamelons de sa m&#232;re jusqu'&#224; la faire saigner, qui boit du sang humain, et distille de f	ait une v&#233;ritable ambiance oppressante (on a droit &#224; un quasi huis-clos avec cette femme qui garde en permanence sa fille dans sa maison), il n'emp&#234;che que le film s'&#233;tire plus que de raison.<br />
Arriv&#233; aux alentours du milieu du film, on a l'impression qu'il ne se passe plus grand chose de neuf. Il faut dire qu'&#224; l'origine Grace a &#233;t&#233; pens&#233; comme un court m&#233;trage. <br />
M&#234;me si le sujet n'est pas la th&#233;matique centrale du film, Grace est &#233;galement int&#233;ressant par sa description des rapports entre g&#233;n&#233;rations. D&#232;s le d&#233;but, on voit bien que le courant ne passe pas entre Madeline et sa belle-m&#232;re. La situation va m&#234;me se durcir avec le d&#233;c&#232;s de Michael, l'&#233;poux de Madeline. <br />
Les rapports difficiles entre belle-m&#232;re et belle-fille ont par ailleurs le m&#233;rite de relancer la machine horrifique et ce avec des meurtres bien sanglants. Cela prouve une nouvelle fois que Madeline souhaite co&#251;te que co&#251;te conserver son enfant.<br />
Le film ne serait certainement pas appr&#233;ciable si l'on n'avait pas l'excellente interpr&#233;tation de Jordan Ladd qui joue &#224; merveille le r&#244;le de Madeline, cette femme qui perd la boule suite &#224; son accident de voiture et est bien d&#233;cid&#233;e &#224; permettre &#224; sa fille Grace d'&#233;voluer dans notre monde. En revanche, l'interpr&#233;tation de Michael par Stephen Park est loin d'&#234;tre au top. L'acteur para&#238;t quelque peu fade dans ce r&#244;le.<br />
Terminons en signalant que la photographie du film est plut&#244;t r&#233;ussie, la couleur rouge ressortant bien du film et lui donnant un vrai cachet.<br />
Au final, malgr&#233; son probl&#232;me &#224; rester constant dans la dur&#233;e, Grace demeure un film d'horreur tr&#232;s correct, tant par son ambiance que par l'interpr&#233;tation de son actrice principale, particuli&#232;rement cr&#233;dible. Eu &#233;gard &#224; sa th&#233;matique, le film est &#224; d&#233;conseiller aux femmes enceintes !</p>
<div class="image_block"><img src="http://blog.dvdpascher.net/media/grace4.jpg" alt="" title="" width="603" height="302" /></div>]]></content:encoded>
					<comments>http://blog.dvdpascher.net/index.php/b?p=973&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
				</item>
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