Catégorie: Box office cinéma

29.09.12

05:00:00, Catégories: Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Hervé est un homme solitaire qui ne vit que pour ses cours de self-defense. Licencié du zoo où il travaille parce qu’il déprime les animaux, il devient veilleur de nuit dans une usine. Pour tromper l’ennui, il épie les allers et venues d’un étrange couple d’amoureux : son collègue et sa femme qui vend son corps avec la bénédiction de son mari.
Marion est une jolie femme prête à tout pour avoir un enfant. Un soir, elle rencontre une infirmière qui s’éprend d’elle. Celle-ci lui promet amour et grossesse, au prix du cambriolage d’une banque de sperme.
Les destins de ces deux individus en quête de bonheur vont se croiser dans un couloir d'hôpital…

Mk2 Quai de Seine, le soir du 25 septembre, avant-première parisienne du nouveau film d'HPG, "Les mouvements du bassin". Je m'y rends en compagnie de mon ami Sandy. Accueil sympa, on nous offre le magazine Obsession avec Éric Cantona en couverture. La salle est archi comble. L'équipe du film fait son entrée... Après une courte présentation des différentes personnes présentes de l'équipe, le réalisateur HPG improvise en compagnie d’Éric Cantona, une petite leçon bien à lui, tout en autodérision où il va nous montrer de façon très drôle la connivence qu'il a avec ses acteurs. Un moment très amusant préparant au spectacle qui va suivre...

Mon avis :

Je dois avouer que je n'avais été guère convaincu par le premier long non porno de HPG ("On ne devrait pas exister"), malgré un début prometteur et bien amusant, j'avais fini par décrocher! Mais 6 ans se sont passés depuis ce film et j'étais curieux de voir ce que HPG avait à nous offrir, surtout que le casting est ici bien alléchant (joli boulot de la part de Gwenaëlle Baïd, directrice du casting et compagne d'HPG!) avec notamment le couple Rachida Brakni / Éric Cantona. Dès les premières minutes du film, on sait que l'on ne va pas avoir affaire à un film formaté. HPG signe une nouvelle fois un film d'auteur bien barré.

Le film part un peu dans tous les sens, suivant principalement les parcours de deux personnages principaux dont les destins vont bien entendus se rejoindre par la suite. Le premier de ces deux protagonistes, c'est Hervé, joué par HPG himself, un étrange personnage vivant seul, passionné de self-defence, viré d'un zoo où il travaillait (car il déprimait les animaux!) et maintenant embauché en tant que veilleur de nuit dans une usine où il fait la connaissance d'un curieux couple interprété par Éric Cantona ("L'Outremangeur", "Looking for Eric") et Marie d'Estrées. Éric Cantona, c'est le nouveau collègue de Hervé et celui-ci est en couple avec une prostituée, au physique hors-norme (Marie d'Estrées a depuis le tournage énormément maigri, mais elle garde tout de même ce visage si particulier), exerçant dans une caravane au sein de l'usine. Un jour, Hervé va coucher avec la prostituée et le préservatif va malencontreusement craquer... Craignant d'avoir contracté le sida, sa vie va en être profondément bouleversée. La plus part des scènes entre Éric Cantona et Marie d'Estrées sont bercées par les chansons de Christophe, qui signe ici la musique du film. Les fans du chanteur (dont je fais parti avec ma fille!) seront ravis, car cela faisait bien longtemps que celui-ci n'avait pas signé de musique de film.

L'autre personnage principal, c'est Marion, interprétée par Rachida Brakni, une femme obsédée par le désir de devenir mère et prête à tout pour arriver à ses fins. Un soir, dans une boîte de nuit, elle va rencontrer une infirmière, jouée par Joana Preiss ("Boarding Gate", "Sibérie") qui va s'éprendre d'elle et tout faire pour la satisfaire, allant jusqu'à voler une banque du sperme pour cela. Le film, c'est donc le destin croisé de deux personnages un peu paumés et mal dans leur peau. "Les mouvements du bassin" est un film souvent très drôle, grâce à des situations souvent causasses et au personnage décalé d'Hervé (on est bien loin du personnage mutique et impressionnant de "Une affaire d'état"!). La scène du cours de self-defense avec Jérôme Le Banner ("Babylon A.D.", "Fatal") et Alysson Paradis ("À l'intérieur", "Survivant(s)") est en cela vraiment représentative, HPG n'hésitant pas à se ridiculiser en jouant le relou de service. C'est à mourir de rire! La fin du film prend une direction différente, plus grave et émouvante, sans pour autant changer énormément de ton.

"Les mouvements du bassin" m'a fait passer un très bon moment, j'ai bien rigolé et finalement cela m'a donné envie de revoir "On ne devrait pas exister", afin de redonner une seconde chance à ce film que j'avais peut-être mal appréhendé...

A la fin du film, "Les mouvements du bassin" est récompensé par les applaudissements du public qui dans sa grande majorité semble avoir, tout comme moi et mon ami, apprécié ce spectacle atypique. HPG va alors venir répondre aux questions ou du moins tenter d'y répondre en arpentant de long en large l'estrade de la salle de cinéma, toujours avec son humour bien particulier. D'autres acteurs vont également intervenir, notamment Éric Cantona, Rachida Brakni, mais également Marie D'Estrées, Alexis Vaillant et Benoît Fournier.

Une longue rencontre avec le public (ce qui n'est pas si courant!), qui va ensuite se prolonger en dehors du cinéma dans un premier temps et enfin pour les invités lors d'un cocktail organisé dans un bistrot sur la rive d'en face. Toute l'équipe va rester très accessible et c'est avec une joie immense que je vais avoir en plus la surprise de pouvoir rencontrer le réalisateur Éric Valette ("Maléfique", "Une affaire d'état", "La proie") venu ici en tant qu'ami, un réalisateur que j'apprécie tout particulièrement. Vers minuit, mon ami Sandy et moi décidons de rentrer, la tête pleine de souvenirs inoubliables (hé, hé, ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de discuter avec une légende comme Éric Cantona!!!).


Sortie nationale en salle le 26 septembre 2012

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24.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

À Cold Rock, petite ville minière isolée des États-Unis, de nombreux enfants ont disparu sans laisser de traces au fil des années, et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia (Jessica Biel), le médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 6 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.

Mardi 4 septembre, 19 heures 55, j'arrive au mk2 Bibliothèque pour assister à l'avant-première de "The secret", film que j'attendais depuis des mois. Je passe à côté de la file déserte des invités et je vois posé sur une table, devant deux charmantes demoiselles, des cartons et des petits flyers du film, je demande alors poliment si je peux en prendre un et là, j'ai le droit à un "non" glacial, même pas à un "non, désolé, c'est réservé aux invités...". Sachant que de surcroît, elles en avaient un bon paquet et que quasi tout le monde était rentré, ce "non" catégorique m'a plutôt refroidi. Mais bon, pas grave, je monte à l'escalator et j’aperçois à ce moment là le réalisateur Pascal Laugier, qui s’apprête à rentrer dans la salle. Je m'installe dans une salle archi comble ou presque (en effet, pas mal de places réservées aux précieux invités, à qui on réserve un petit carton et un flyer, sont libres et le resteront!). Arrive alors au micro pour présenter l'équipe du film, Fausto Fasulo, le rédacteur en chef du magazine Mad Movies, qui annonce après une courte présentation du film, l'entrée de Pascal Laugier accompagné de ses deux producteurs. Ils vont alors nous parler de la genèse du film, du tournage avec notamment la star internationale Jessica Biel, sans dévoiler quoique ce soit sur le film pour ne pas gâcher notre surprise. Pascal Laugier va alors aller s'asseoir au milieu de la salle (sur le même rang que moi!), impatient semble-t-il de voir les réactions du public!


Mon avis :

Après 4 ans d'absence et le fameux scandale au moment de la sortie de "Martyrs", le réalisateur Pascal Laugier ("Saint Ange", "Martyrs") nous revient avec un long-métrage ambitieux, "The Tall Man", rebaptisé pour chez nous, "The secret", tourné au Canada avec un budget cette fois, conséquent. Le film débute par une scène où l'on voit que Jessica Biel ("Les Lois de l'attraction", "Massacre à la tronçonneuse", "L'Illusionniste", "Next") ne va pas passer que des moments agréables!

Suite à cette scène d'introduction et un générique original aux plans aériens de toute beauté, l'histoire prend place quelque temps avant les évènements tragiques. Le réalisateur va alors prendre le temps de nous présenter certains des personnages et en particulier la jolie Julia Denning, notre héroïne auquel on va s'attacher très rapidement, tellement elle semble gentille et avec le cœur sur la main. On va également découvrir la psychose qui règne dans la petite ville minière de Cold Rock où de nombreux enfants disparaissent, enlevés selon la légende par le Tall Man. Ce personnage fort inquiétant et mystérieux, vivant selon la croyance dans la forêt, est décrit comme un homme grand, vêtu d'un long manteau noir à capuche, dont le visage ne sera jamais visible. Une sorte d'ombre!

C'est ainsi que, va le décrire notamment la jeune et énigmatique Jenny, interprétée par Jodelle Ferland ("Silent Hill", "Les Messagers", "Le Cas 39", "La Cabane dans les bois"), une adolescente perturbée, que Julia a pris sous son aile et qui affirme avoir vu le boogeyman. A partir du moment où l'enfant de Julia va être enlevé, le rythme va sérieusement s’accélérer, avec une Jessica Biel très convaincante dans les scènes d'action, donnant vraiment l'impression qu'elle serait prête à tout pour récupérer son enfant... Mais le réalisateur ne va pas nous offrir un film classique et va nous surprendre jusqu'à la fin, nous déstabilisant en permanence, jouant avec nos certitudes au point où on ne saura plus quoi trop penser.

Impossible de vous en dire plus, sous peine de spoiler et de gâcher l'effet surprise. "The secret" est un film très beau visuellement, complexe, une sorte de conte moderne et cruel, qui laissera le spectateur se poser des questions quant à l'interprétation de ce qu'il aura vu. Attention toutefois, même si on sursaute par moments, ce n'est pas un film d'horreur et les personnes qui s'attendront à un nouveau "Martyrs" pourront être déçu. Au sein du casting, dans les rôles des policiers, on notera la présence de Stephen McHattie ("A History of Violence", "Pontypool", "300", "Watchmen : Les Gardiens") et William B. Davis (" X-Files, aux frontières du réel", "It", "Dead Zone", "Les Messagers"). Un joli casting donc, pour un film au départ 100% français. Pas mal!

"The secret", c'est typiquement le genre de film qui divise (d'ailleurs les avis sont assez partagés, même s'ils sont le plus souvent positifs!), mais pour ma part, j'ai beaucoup aimé! Après ses deux premiers longs-métrages, Pascal Laugier réussit donc une nouvelle fois à me convaincre et il me tarde déjà de voir ce qu'il fera sur son segment de "Grand Guignol".

Une fois le film terminé, les applaudissements se font retentir et Pascal Laugier semble soulager et heureux. Il accompagne les spectateurs à la sortie du cinéma, reste discuter un moment avant d'inviter les derniers à aller boire un verre! Sympa! Ne connaissant pas monsieur Laugier personnellement, je ne me voyais pas y aller et l'ait donc laisser en bonne compagnie avec notamment les habitués comme les inséparables Christophe Lemaire et François Cognard... Un très agréable moment donc, malgré l’accueil pas très sympathique à mon arrivée au cinéma!



Sortie nationale en salle le 5 septembre 2012

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12.03.12

06:30:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aujourd'hui est le plus beau jour de la vie de Koldo et Clara, ils se marient. Ils ont réuni toute leur famille et leurs amis dans une somptueuse maison de campagne. Mais durant la soirée, certains invités tombent étrangement malades. En quelques instants, une terrifiante vague de violence s'abat sur la fête et le rêve vire au cauchemar... Séparés au milieu de ce chaos, les mariés se lancent alors, au péril de leur vie, dans une quête désespérée pour se retrouver...

Mercredi 7 mars 2012, avant-première mondiale de « [REC]³ Génesis » au Grand Rex, je me rend dans cette salle mythique munie de mon invitation. Dès mon arrivée, je suis accueilli par une horde de zombies, juste après m’être vu offert un joli tee-shirt du film et un masque de protection afin d’éviter toute contamination. J’entre dans la salle. Quel bonheur ! C’est vraiment une des plus belles salles qu’il m’est été donné de voir et c’est toujours avec émerveillement que je la redécouvre à chaque fois que j’y vais. Je patiente environ une demi-heure et enfin, les hostilités commencent avec l’arrivée d’une partie de l’équipe du film, avec entre autres, la comédienne française Claire Baschet, la jolie actrice espagnole Leticia Dolera, l’acteur Diego Martín, le chef opérateur Pablo Rosso, le producteur, mais surtout Paco Plaza, le réalisateur du film. Une chance pour nous, Leticia Dolera et Paco Plaza, qui prendront la parole, parlent assez bien français. Débarquent alors des zombies qui investissent la scène, demandant au metteur en scène espagnol, de marier deux d’entre eux, déguisés en mariés comme dans le film. Une fois ce mariage accomplit, tout ce beau monde quitte l’estrade pour nous permettre de découvrir ce troisième volet de la série [Rec].

Mon avis :

Malgré deux premiers volets forts sympathiques, je dois reconnaître que je n’attendais pas grand-chose de cette préquelle. L’action prend place lors du mariage d’un jeune couple. A nouveau, celle-ci est filmée à la manière d’un [REC], c’est-à-dire avec un caméscope numérique amateur ou une caméra pro selon la personne qu’on suit. La cérémonie du mariage va bien se passer, la fête va battre son plein, même si on sentira la menace poindre le bout de son nez avec cet oncle blessé à la main suite à une morsure de chien. Mais tout à coup, le tonton infecté va se transformer en zombie lors d’une scène bien délirante, créant une panique incommensurable parmi l’assistance. L’action est lancée et elle ne s’arrêtera alors qu’à la fin ! Car « [REC]³ Génesis », c’est tout simplement un gros délire gore, complètement décomplexé ! On ne s’ennuie pas une seconde, on se marre énormément et on en a pour notre argent ! Ce troisième opus est donc très différent des deux précédents, car à aucun moment, il ne se prend au sérieux. Bien au contraire ! C’est un grand n’importe quoi ! Mais quel kiff !!! Certaines scènes gores sont vraiment mémorables, tout en étant toujours extrêmement fun. C’est vraiment quelque chose de voir la mariée armée d’une tronçonneuse partir à la rescousse de son mari… De même que de le voir lui équipé d’une armure et armé d’une masse d’arme ! Alors certes, le scénario tient sur un timbre poste, mais vu le spectacle, franchement on s’en fout !

En dehors de son humour omniprésent, faisant d’ailleurs tout le temps mouche, on notera un autre élément important qui a changé par rapport aux deux précédents opus, risquant probablement de déstabiliser les fans purs et durs de la saga ; cette fois à part au début du film, l’action est filmée de façon normale et non caméra à la main. Leticia Dolera (« Disparitions », « Man Push Cart », «[REC]²») crève littéralement l’écran. La jeune actrice espagnole semble s’être donnée à fond dans son rôle, elle apporte son charme et son énergie à ce troisième épisode survitaminé, à prendre évidemment au second degré pour pouvoir l’apprécier. Alors bien entendu, on pourra être déçu que ce ne soit pas la préquelle attendue, car on n’apprend rien de nouveau par rapport aux évènements liés aux deux premiers films. Personnellement, j’ai pris un tel pied en regardant ce film que cela ne m’a absolument pas manqué. On dirait que Paco Plaza (« Les enfants d’Abraham », « L’enfer des loups », «[REC]») a voulu ici faire son « Army of darkness », tout en nous offrant une belle histoire d’amour bien déjantée.

Au Grand Rex, la majorité du public semble avoir tout comme moi apprécié grandement le spectacle, alors si comme nous vous avez envie de passer un bon moment sans trop réfléchir, précipitez-vous dans les salles à partir du 4 avril, car ce film doit être vu en salle et si possible avec un super son !

Ma soirée s’est alors terminée, on ne peut plus agréablement, avec l’opportunité de rencontrer une partie de l’équipe du film et d’avoir quelques dédicaces de Paco Plaza, du chef opérateur et des deux actrices présentes. Je suis rentré chez moi heureux et j’ai passé une nuit d’enfer faite de rêves largement influencés par ce que j’avais vu lors de cette soirée que je ne suis pas prêt d’oublier !

Sortie nationale le 4 avril 2012

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11.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le cadavre mutilé d’une jeune femme est retrouvé à son domicile. Pas d’effraction, pas de témoin : le crime est parfait. L’enquête est confiée au commandant Lassalle, un flic expérimenté et solitaire, détruit par la mort de sa femme. Alors que d’autres meurtres tout aussi sanglants sont perpétrés, Lassalle est intrigué par la personnalité d’un aveugle, Narvik. Mais l’alibi du suspect est plausible et son infirmité le met hors de cause. Un étrange duel, telle une partie d’échecs, s’engage alors entre les deux hommes.

Mon avis :

Le premier film de weareproducteurs.com arrive enfin sur nos écrans. Ce projet original est né en partie grâce aux internautes inscrits sur ce site communautaire, où ils ont pu, tout au long de l’élaboration de ce long-métrage, participer aux décisions afin de choisir le film qu’ils souhaitaient parmi cinq idées originales de Luc Besson. Le résultat est un thriller sympathique, assez étrange, car mêlant à la fois thriller psychologique et comédie, mais pas complètement convaincant en grosse partie à cause d’invraisemblances de certains actes du tueur.

La réalisation signée par Xavier Palud (co-réalisateur de « Ils » et « The eye » avec David Moreau) est plutôt soignée, même s’il ne convainc pas autant que dans son premier excellent long-métrage. Le film débute à la manière d’un giallo avec tous ses codes (femme assassinée brutalement, tueur dont on ne voit pas le visage, gants noirs et armes blanches !), mais contrairement aux films de ce genre si particulier, l’identité du tueur va être révélé très rapidement et les meurtres sadiques vont varier constamment. L’action va alors se concentrer sur l’affrontement entre les deux personnages principaux, le tueur aveugle interprété par Lambert Wilson (« Chouans ! », « Matrix reloaded », « Des hommes et des dieux », « Comme les autres ») et le flic joué par un étonnant Jacques Gamblin (« Holy Lola », « Tenue correcte exigée », « Pédale douce »). Le duo va s’avérer être le principal point fort du film, même si certains acteurs comme Raphaëlle Agogué (« Comme un chef », « La rafle ») et Pascal Demolon (« Tout ce qui brille », « Braquo ») arriveront également à tirer leur épingle du jeu. Autre point fort du film, ses dialogues bien écrits, parfois très savoureux et qui font souvent mouche. Le scénario d’Eric Besnard (« Le convoyeur », « Ca$h », « Babylon A.D. ») tient pas trop mal la route, le soucis, ce sont la nature des meurtres, qui ne sont malheureusement pas très crédibles par rapport à la personnalité du tueur, ni ces réactions par rapport à ses motivations. Dommage, car cela nuit un peu notre plaisir. D’ailleurs, dans un thriller classique, cela l’aurait complètement gâché… Si l’ensemble se regarde tout de même avec plaisir, c’est grâce aux nombreuses touches d’humour, tirant souvent le film vers la comédie, car étonnement on rie assez souvent.

Cette collaboration entre Orange et EuropaCorp est donc plutôt concluante, car malgré ses défauts « A l’aveugle » demeure un divertissement agréable et assez attachant. En tous cas, le fait d’avoir ainsi impliqué le public est une expérience intéressante et pour plus de 12000 personnes, ce film restera un peu comme étant leur bébé !


Sortie nationale dans les salles le 7 mars 2012

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14.10.10

07:35:00, Catégories: Box office cinéma  

Ce cinéma existe t-il ? quelle est sa définition, sa variété, sa vérité?
Est-ce le cinéma pour les prolétaires, de profil facile, en opposé de "l’art véritable" pour une élite éclairée qui a accès à la "vraie culture", celle des intellectuels contre celle du peuple plus basique.
Le cinéma populaire peut-il se référer à des choses qui ont un succès commercial, qui se saisit de ses pensées, ses valeurs, ses émotions.

La cinéphilie fait elle partie du cinéma populaire ? la nouvelle vague à diabolisé le cinéma par le codage définitif qu’ils se sont crut autorisé à imposer comme un dogme inattaquable.
Le film d’auteur est-il réservé à la compréhension d’une frange avertie, ou le public, populaire dans sa variété, ne peut en comprendre la direction?

Je m’insurge contre l’interprétation qui veut que populaire est égal à vulgaire, le cinéma appartient à tous, c’est un art universel mais pratiqué de manière individuelle. Chacun y cherche son "Graal", le cinéma qui correspond à son évolution du moment. Ceux qui cherchent à diviser par classe le cinéma, n’ont rien compris à son sens profond, qui est d’appartenir à chacun, et à tout le monde en même temps.

le père tranquille (1946)

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, le mode de vie des Français reste identique à celui des années 30. A partir de 1949, le pays n'est plus dans la restriction mais dans la production, son niveau de vie s'élève et très vite les gens sont pris d'une soif de consommation des produits d'images et de sons.

Le cinéma devient un enjeu culturel et politique, les accords Blum/Byrnes avaient ouvert la porte de la maison France aux productions américaines et le cinéma français vivait une lente agonie depuis la fin de la guerre suite à cette invasion hollywoodienne.

Le cinéma hexagonal va disposer d'une bouteille d'oxygène grâce à l'aide de l'état par l'idée mise en pratique de "l'exception culturelle", un système d'aide à la production nationale.
Cette aide sera de tout temps attaqué par les État-Unis comme dans les années 80 avec les discutions du GATT, mais sera également analysée et copiée vue le succès de l'opération.

1952 verra l'apogée de la plongée en enfers du cinéma national, La couleur, le cinémascope, stabilisera la situation de la production hexagonale. L'urgence des producteurs est de fidéliser le public sur ces œuvres.
La solution est trouvée! Ce sera le cinéma populaire, terme passe partout pour situer les catégories qui en reçoivent le qualificatif par facilité de compréhension.
Le rire, le drame sentimental, le film d'atmosphère, le comique troupier, le polar, le film de costume, c'est le bon filon pour un public en recherche , une convergence "d'expression" entre le public et son cinéma, enfin!!

Un autre cinéma voit également le jour et cherche à avoir une image, c'est le film populaire dit "de qualité", qui s'affiche autour des Gabin, Michel Simon, Charles Vanel, Morgan, Darrieux, et écrit par les indispensables Aurenche et Bost. C'est principalement ces œuvres qui seront attaqués et critiqués par la nouvelle vague, et par le premier des leurs, Truffaut, qui n'aura pas de mots assez durs contre cette expression filmique qu'il juge dépassée.
Il dénonce l'académisme fonctionnel de ces métrages et leurs écritures trop littéraires. Truffaut dénonce leur manque d'audace, leurs gout pour les bons mots d'auteurs et l'abandon de la mise en image comme valeur narrative principale. Sacha Guitry et son style théâtral sera étrangement épargné par le jugement, et sera même positivé pour "si Versailles m'était conté", peut-être le respect dû à un maître poétique des belles phrases.

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11.10.10

07:35:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : L'amour fou
Réalisateur : Michel Rodde
Durée du film : 85 minutes
Date de sortie du film : 1997 (film diffusé en exclusivité au festival du NIFFF 2010)

Avec : Éléonore Hirt (Hélène), Wojciech Pszoniak, etc.
Par Nicofeel

Film de 1997 mis en scène par le neuchâtelois Michel Rodde (un réalisateur local, en somme !), L'amour fou comporte de manière évidente une dimension onirique. C'est une allégorie sur les rapports entre l'amour et la mort. C'est aussi astucieusement le mythe d'Orphée et d'Eurydice inversé.
Le synopsis du film évoque le personnage de Victor qui a disparu depuis 30 ans et sa bien-aimée, Hélène, qui ne peut admettre son suicide (noyé dans un lac). Dans un style purement romantique, Éléonore Hirt (voir la photo ci-jointe avec une Eleonore Hirt un peu plus jeune que dans le film), dans le rôle d'Hélène, déclare par exemple : « J'ai vécu de l'amour, j'en meurs dit notre femme. »
Le film comporte un nombre très impressionnant de symboles, à tous les niveaux, ce qui rend sa lecture assez difficile à décrypter.
Par exemple, on voit à de nombreuses reprises des roses jaunes : dans la maison de la femme ; dans une sorte de labyrinthe ; dans un tableau de la chambre d'hôtel ; il y a un enfant vers la fin du film qui vend des roses jaunes. Serait-ce le symbole d'un amour en suspens ? C'est possible.
Hélène prend le train, comme si elle passait le Styx, et loge à un hôtel appelé Terminus. Que de symboles. Elle rencontre alors un homme dans sa chambre d'hôtel qui n'arrête pas de boire et de fumer. Cet homme a souvent des éléments chauds dans les pièces où il circule : ne serait-ce pas un symbole de l'enfer.
Malgré le côté très sérieux de ce film, cela ne l'empêche pas de comporter quelques éléments drôles et notamment un côté quasi burlesque avec les nombreuses bêtises que fait l'homme.
La mise en scène est soignée et même parfois très inventive pour arriver à un résultat des plus intéressants. Ainsi, vers la fin du film, l'homme se retrouve par terre et la caméra est tournée de telle façon qu'on a l'impression qu'il escalade quelque chose : difficulté de quitter les enfers.
Il y a un taxi qui les ramène vers le paradis terrestre, qui n'est rien d'autre qu'un dancing.
On notera enfin qu'il y a dans le film de nombreuses musiques classiques et comme par hasard Orphée et Eurydice de Glück.
Au final, la question est de savoir si tout ce que Hélène a vu n'est pas fantasmé. Ce doute s'inscrit parfaitement dans le ton onirique de L'amour fou.
En synthèse, L'amour fou est un film bien mis en scène et bien joué, mais qui demeure tout de même assez difficile d'accès.
Lors du débat suivant la projection du film, la productrice du film signale que beaucoup de littérature sur le sujet a été lu pour faire L'amour fou. Pour sa part, Michel Rodde indique qu'il écoutait de manière continue les Cantades de Bach quand il était en train de réaliser ce film.

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29.04.10

14:10:21, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : La comtesse

Réalisatrice : Julie Delpy

Durée du film : 1h34

Date de sortie du film
: 21 avril 2010

Avec
: Julie Delpy (Elizabeth Bathory), Daniel Brühl (Istvan Thurzo), Anamaria Marinca (Anna Darvulia),



Par Nicofeel

Après sa comédie romantique Two days in Paris, l'actrice Julie Delpy revient derrière la caméra. Mais avec une thématique où on ne l'attendait pas vraiment. En effet, elle a décidé de raconter à sa façon l'histoire de la légendaire comtesse Elizabeth Bathory (1560-1614), qui a été accusée en son temps d'avoir tuée près de 600 vierges et de se baigner dans leur sang pour rajeunir.
Pourtant, en regardant de près, Julie Delpy ne s'est pas contentée de reprendre le mythe de la comtesse Bathory. La cinéaste française s'est clairement appropriée cette histoire pour en faire un film personnel. On reconnaît clairement la patte de Julie Delpy ou à tout le moins celle d'une cinéaste. Car l'horreur, si elle est montrée, n'est pas ce qui intéresse sur le fond Julie Delpy. Ce qui demeure prédominant dans le film est le côté romanesque. Là où le film est remarquable c'est sa capacité à éviter une dichotomie qui aurait pu paraître : on aurait d'un côté une femme sanguinaire et de l'autre des gens qui sont bien sous tous les angles. Au contraire, Julie Delpy nuance le propos et nous offre une vision alternative de la comtesse Bathory. Si l'on a droit à quelques scènes horrifiques, c'est avant tout pour montrer le désarroi et la folie qui ont gagné une femme déçue sur le plan amoureux. Le film insiste beaucoup sur un grand amour de cette femme, qui n'a pas pu se concrétiser, en raison des pesanteurs sociales. Du coup, Bathory, qui avait fréquenté un homme âgé de presque 20 ans de moins qu'elle, a pensé qu'elle avait été rejetée en raison de sa vieillesse et qu'elle avait donc besoin de rajeunir ou à tout le moins de paraître moins âgée. D'où la théorie de se baigner dans le sang de vierges, ce qui constituerait une véritable cure de jouvence.

Le rôle principal, celui d'Elizabeth Bathory, est tenu par Julie Delpy elle-même. En plus d'être réalisatrice du film, elle réussit également le tour de force d'être de faire la bande son du film.
Aux côtés de Julie Delpy, on retrouve l'acteur Daniel Brühl (vu dans Two days in Paris) dans le rôle de Istvan Thurzo, l'amour éternel de la comtesse. Et puis la fidèle servante de la comtesse, la très intrigante Anna Darvulia, accusée de sorcellerie, est jouée par Anamaria Marinca (vue notamment dans 4 mois 3 semaines 2 jours). Tous les acteurs sont très bons. Ils n'en font jamais trop et rentrent parfaitement dans leurs rôles, avec beaucoup de sérieux. Ce triangle amoureux impossible fonctionne parfaitement avec une comtesse qui ne peut pas vivre avec l'être aimé, ce dernier n'étant pas libre de ses actions et au milieu on a une jeune femme qui restera toujours fidèle à sa comtesse, bien que consciente des actes effroyables qu'elle commettait.
En plus de son aspect romanesque, le film n'est pas sans intérêt par son choix de rappeler que tout ceci n'est qu'une histoire et que l'Histoire est racontée par ceux qui ont vaincu et qui ont donc la possibilité de l'arranger à leur façon. La comtesse Bathory était-elle folle ? A-t-elle réellement été l'origine du meurtre d'autant de jeunes vierges ? C'est ce qu'on dit mais est-ce la réalité. Le film insiste bien sur la richesse de la comtesse et a contrario de la pauvreté d'un roi qui se trouvait débiteur de la comtesse pour une somme importante. Il va donc sans dire que certains avaient tout intérêt que la comtesse soit considérée comme folle et qu'elle soit du même coup dépouillée de ses biens. Rien de tel pour spolier quelqu'un sans que cela fasse grand bruit.
Côté mise en scène, Julie Delpy opte pour une réalisation de forme assez classique. Cela n'est pas vraiment exceptionnel mais pour un film quasi historique, une mise en scène « tappe à l'oeil aurait été particulièrement malvenue.
Si la réalisation ne laisse pas une impression franchement marquante, en revanche on reste tout de même plus que positif par la photographie du film, très réussie, qui joue sur la froideur des décors et qui permet donc d'accroître le sentiment de désarroi, de tristesse des personnages principaux. C'est aussi une façon de marquer un peu plus les esprits en montrant qu'il ne s'agit pas d'un film d'horreur mais bien d'un pur drame, caractérisé par le désespoir de plusieurs des personnages du film. La fin, toute en subtilité, évoque une fois de plus cette idée. Nous n'assistons pas à un procès spectaculaire de la comtesse Bathory mais au contraire à la manifestation d'une femme qui pleure avant tout son amour perdu et pas tant son emprisonnement forcé.
En synthèse, La comtesse est un film appréciable qui nous apporte une version très subtile du mythe de la comtesse Bathory. On est loin des représentations sanguinolentes des films d'horreur.

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23.12.09

07:45:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : [REC]2
Réalisateurs : Jaume Balaguero et Paco Plaza
Durée du film : 1h25
Date de sortie du film : 23 décembre 2009
Avec : Manuela Velasco, Oscar Sanchez Zafra, Ariel Casas, etc.

Par Nicofeel

Avec [REC]2, les cinéastes ibériques Jaume Balaguero et Paco Plaza réalisent la suite de leur film [REC]. Le problème est que tout ce qui faisait les qualité de l'oeuvre originale ont complètement disparues pour laisser la place à un espèce de shoot them up.
[REC] tournait à plein régime avec une action qui allait crescendo. Sans concession (la révélation finale, sans doute l'oeuvre de Paco Plaza, est bien dans le style de son film Les enfants d'Abraham), [REC] était particulièrement bien mis en scène et très réaliste, avec des personnages qui ne sont pas des archétypes.
A l'inverse [REC]2 n'a jamais la bonne idée de faire monter la sauce crescendo. On rentre directement dans le vif du sujet avec un rapide rappel à la scène finale de [REC] premier du nom (à noter qu'il n'est pas indispensable d'avoir vu [REC] pour comprendre [REC]2). On a donc des militaires qui sont envoyés dans un immeuble qui pose problème. A aucun moment les deux cinéastes ne prennent pas la peine de présenter leurs personnages. On va simplement assister à des combats dans de longs couloirs entre des militaires et des êtres humains infectés avides de sang. Si les combats dans [REC] survenaient de nulle part après des séquences assez tranquilles, ici l'action pure est privilégiée. Le problème est que le film ne gagne pour autant nullement en lisibilité. Au contraire. Les scènes d'action, comme les personnages du film, sont torchées à la va-vite. Si le premier [REC] contenait des scènes bien gore, ici cela n'est nullement le cas. Mis à part un enfant qui se fait exploser le crane, les scènes d'action ne sont pas du tout gore, se perdant dans les méandres de l'illisibilité de ces mêmes scènes d'action. On est vraiment dans de l'action pure qui pourrait rappeler Aliens de James Cameron, mais le talent en moins.

Quant au scénario, il est carrément aux abonnés absents. Si [REC] traitait en substance de la recherche de l'audimat et critiquait ouvertement les émissions de reality TV, il n'en va pas de même pour [REC]2. Sur le fond, le film ne contient aucune critique et n'a pas vraiment de message à véhiculer.
Le film a d'ailleurs la bien mauvaise idée de multiplier les points de vue. Le film est ainsi découpé en trois parties avec d'abord les militaires, ensuite les gamins (qui au demeurant n'apportent rien au récit) et enfin on revient sur sur la présentatrice télé disparue, qui était l'héroïne de [REC] premier du nom. Le passage des différentes parties est au demeurant quelque peu factice avec des transitions qui ont lieu par le biais d'une nouvelle caméra. En fait, en multipliant les points de vue et les protagonistes, Jaume Balaguero et Paco Plaza ne prennent pas le temps de présenter leurs personnages. Du coup, à l'inverse de [REC] où le spectateur avait un sentiment d'empathie pour les principaux personnages et se préoccupait de leur devenir, dans [REC]2 le destin des personnages est à la rigueur le cadet des soucis du spectateur. Tout le monde peut bien mourir, on s'en moque un peu.
Et ce n'est pas tout. Alors que [REC] restait assez mystérieux quant à l'arrivée et à la transmission du virus, [REC]2 va carrément avoir l'idée saugrenue de nous planter des scènes à L'exorciste avec la présence de personnages possédés et d'un prêtre ! Non seulement cela n'est pas original pour deux euros, mais cela arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.
Alors est-ce que [REC]2 est pour autant un très mauvais film ? Non, s'il manque cruellement d'originalité, si ses personnages sont de simples pantins, si le scénario et la mise en scène sont assez brouillonnes, il y a quand même du rythme dans [REC]2 et quelques-unes des scènes d'action méritent quand même le détour.
Mais c'est au final bien peu de choses. Disons-le clairement. [REC]2 n'aurait jamais dû exister. L'oeuvre originale se suffisait à elle-même. Le pire est qu'au vu de la fin de [REC]2, il est clair qu'une suite est fort probable. Gageons que les cinéastes ibériques, s'ils sont aux commandes de ce nouvel opus, fassent preuve de plus d'originalité et soient un peu plus sérieux dans le travail du scénario.

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