Catégorie: Box office cinéma

17.11.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est peut-être la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Mon avis :

Et si le chien n'était plus le meilleur ami de l'homme? C'est de ce postulat qu'est parti le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó ("Pleasant Days", "Johanna", "Delta", "Tender Son: The Frankenstein Project") pour son nouveau film, "White God", un savant mélange de genre débutant limite comme un film pour enfants du style "Beethowen" et compagnie pour finir dans un style assez proche d'un "Cujo", si l'on se réfère aux films de chiens...

Pourtant Mundruczó annonce directement la couleur avec une splendide scène d'ouverture où une jeune fille à vélo traverse une ville désertifiée et se fait soudainement pourchassée par une meute de chiens. La scène est sublimement filmée et accompagnée d'une très belle musique. Immédiatement on se dit qu'on va adorer ce film, cela semble une évidence! Le risque, cela serait en fait que la suite ne tienne pas toutes ces promesses et qu'au final, on ait un goût amer! Mais je vous rassure tout de suite, cela ne sera absolument pas le cas! Bien au contraire! Après cette première scène limite onirique, donnant l'impression qu'il y a eu une catastrophe et que les protagonistes sont dans un monde post-apocalyptique, on découvre un Budapest proche probablement de celui qu'on peut connaître de nos jours à la différence près que le pays semble connaître une sérieuse crise (ce qui est d’ailleurs peut-être le cas!) et que les propriétaires de chiens qui ne sont pas de races doivent s'acquitter d'une lourde taxe, les poussant dans la plus part des cas à s'en débarrasser. Résultat, il y a de nombreux chiens errants dans les rues, qui survivent comme ils peuvent et beaucoup se retrouvent rapidement emmenés dans des fourrières où ils attendent d’être adoptés ou tués si personne ne veut d’eux...

C'est dans ce contexte bien particulier qu'on fait la connaissance de nos deux attachants héros, la jeune Lili, interprétée par Zsófia Psotta, dont c'est ici le premier rôle au cinéma et son chien Hagen, un croisé tout ce qu'il y a de plus adorable, joué en réalité par deux chiens. Seulement voilà, un beau jour, la mère de Lili doit quitter le pays et la confie à son père, qui de toutes évidences n'était pas vraiment prêt à l'accueillir. Après quelques ennuis avec une voisine, Dániel, joué par Sándor Zsótér ("Daniel prend le train", "Le violon de Rothschild"), décide d'abandonner le chien dans la nature. Hagen va alors devoir se débrouiller seul et va à ses dépends devoir faire face à la cruauté humaine! Par certains côtés, on pense alors à "Deux frères" de Jean-Jacques Annaud, en plus costaud tout de même, mais dès cette partie du film, on sent que cela va se corser sérieusement. Le film devient alors de plus en plus adulte, de plus en plus cruel et violent aussi, même si souvent c'est tout de même l'émotion qui l'emportera. A partir de cette séparation, on suit les deux parcours, celui de Hagen pour survivre et celui de Lili qui va tout faire pour le retrouver, avant une dernière demi-heure qui vire pas mal à l'horreur et au film de vengeance...

Malgré tout, à aucun moment le réalisateur ne perd de vue que ce qui compte avant tout pour le spectateur, c’est la relation entre ces deux êtres qui s’aiment et donc le côté émotif ! Le film n’est pas dénué également d’humour avec notamment une scène réellement amusante se passant dans le refuge. Franchement, le travail fait avec les chiens impressionne et on image facilement les difficultés qu’il y a pu y avoir sur le tournage avec une telle quantité de canidés (Il y a eu 250 chiens tout de même sur le tournage!). C’est également un film assez politique dans le sens où à travers cette révolte des chiens, le réalisateur a voulu mettre en garde le gouvernement hongrois de la forte probabilité d’un futur soulèvement des plus défavorisés si les inégalités entre les différentes couches sociales ne cessent de grandir. Quant à la fin, elle est vraiment de toute beauté, clôturant merveilleusement ces presque deux heures d’intenses émotions.

"White God" a remporté le Grand prix Un Certain Regard au festival de Cannes 2014 et représentera son pays aux Oscars 2015. Rien d'étonnant à cela, car il fait sans conteste parti des meilleurs films de cette année et également l'un des plus originaux! Sans problème l'un de mes coups de cœur de l'année!

"White God" sort dans les salles le 3 décembre 2014 et sera en avant-première à Paris mardi 18 novembre à 20h15 à l'UGC Cité Ciné Les Halles en présence du réalisateur.

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17.09.14

07:15:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis son plus jeune âge, Jessica fait régulièrement des cauchemars dont le sens lui échappe. Cette singularité l’a conduite à mener des études spécialisées en psychophysiologie du rêve et à suivre une thérapie avec Sean, son mentor, pour tenter d’en comprendre les origines. Suite au décès de sa grand-mère maternelle, Jessica doit retourner dans la maison familiale. A son arrivée, elle découvre que son aïeule défunte repose dans la chambre mitoyenne à la sienne durant la veillée mortuaire... Après une nuit agitée par un étrange cauchemar, Jessica tombe subitement malade. Clouée au lit par de fortes fièvres, la jeune femme décide d’utiliser son état léthargique pour expérimenter le rêve lucide et essayer ainsi de prendre le contrôle de ses rêves. Jessica va alors commencer à évoluer dans son propre monde onirique et, développant peu à peu ses capacités de rêveur lucide, elle va mener l’enquête afin de découvrir le mal qui la ronge et qui hante la demeure familiale...

Mon avis :

Il y a maintenant trois ans, je soutenais pour la toute première fois un projet via le financement participatif, ce que l'on appelle également le crowdfunding. Il s'agissait d'un projet de long métrage alors appelé "Fièvre" et qui était en partie produit par l'excellent site et éditeur Oh my Gore! que je suis depuis des années. Autant dire que j'attendais ce projet avec une réelle impatience, surtout que son casting était fort alléchant et que j'avais auparavant beaucoup apprécié les deux précédents courts de son jeune réalisateur. En raison du manque de moyens, le film avait été mis quelque peu en stand by en attendant l’arrivée de nouveaux financements, mais finalement le voilà enfin, rebaptisé "Horsehead" ! Dommage, j’aimais bien "Fièvre" !

"Horsehead" a été présenté pour la toute première fois le dimanche 7 septembre lors de la vingtième édition de L'étrange festival au forum des images à Paris dans une salle archi comble et avec un public enthousiaste. De très bonnes conditions donc! Il ne restait plus qu'à se laisser porter par ce film ultra sensoriel! Dès la première scène, Romain Basset ("Bloody Current Exchange", "Rémy") nous scotche avec une scène de cauchemar qui fait immédiatement son petit effet, par son efficacité, mais également par son esthétisme. On découvre alors cet étrange personnage fantasmagorique à tête de cheval qui donne son nom au film et qui n’est pas sans me rappeler ces drôles d’apparitions dans "La Belle Bête" de Karim Hussain.

Mais malheureusement après cela, je découvre que le film, pourtant français et se passant en France a été tourné en anglais... Et là, franchement, cela me gêne! Je comprends tout à fait ce choix destiné à favoriser les ventes pour l'international, mais il y avait quand même des moyens de le faire tout en restant crédible. Par exemple, il aurait pu s’agir d'une famille anglaise vivant en France... Pourquoi pas? Vu comment ils « colonisent » notamment la Normandie et la Bretagne... Mais dans ce cas, il aurait fallu que les autres protagonistes parlent français, ce qui n'aurait finalement fait que peu de dialogues restant en français... L'action aurait également pu se passer autrement à l'étranger et dans ce cas pas de soucis non plus! Donc, là c'est con, mais cela m'a empêché de rentrer pleinement dans le film, du moins pendant une bonne partie de celui-ci...

C'est d'autant plus dommage que le film a vraiment de la gueule avec quelques scènes, notamment celles des rêves, particulièrement bien fichues. Les acteurs sont tous très bons, que cela soit la charmante Lilly-Fleur Pointeaux ("La loi de Murphy", "Platane", "Ma première fois"), la cultissime Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'au-delà", "La maison près du cimetière", "Saint Ange", "The Theatre Bizarre") ou encore le chanteur Murray Head ("Madame Claude", "La barbare", "Beaumarchais l'insolent", "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39"). Le trio d'acteurs fonctionne parfaitement!

Catriona MacColl y incarne une mère antipathique au possible, Murray Head, un beau-père attachant, quant Lilly-Fleur Pointeaux, elle apporte l’innocence nécessaire au rôle de Jessica. Et puis dans les seconds rôles, impossible de ne citer Philippe Nahon ("Seul contre tous", "Haute tension", "Calvaire", "MR 73") et de Vernon Dobtcheff ("L'espion qui m'aimait", "Le nom de la rose", "La sirène rouge")! Deux vraies « gueules » du cinéma ! "Horsehead" possède donc des atouts, mais aussi des faiblesses (Quoi de plus normal pour un premier long ?), notamment quelques longueurs... Mais il y a cette fin, très belle et très bien vue éclaircissant un scénario qui au départ pouvait sembler un peu trop complexe et qui sauve finalement le film! On part ainsi sur une note positive, en se disant quand même que ce « petit jeune » a quand même vachement de talent!

Par contre, à l’origine, il était prévu que cela soit le groupe de Glam-metal BlackRain qui fasse la musique du film, mais au final, cela ne fût pas le cas. Pas trop de regrets en tous cas (Même si j’adore le groupe !), car la musique signée Benjamin Shielden est plutôt très satisfaisante. Après, évidemment il faut aimer les films avec des ambiances oniriques, car toutes les scènes d’horreur se passent durant des rêves, des rêves lucides ! C’est-à-dire des rêves où le rêveur est pleinement conscient d’être en train de rêver. C'est avant tout un film qui se ressent et donc pour l'apprécier pleinement, il faut à mon avis se laisser porter à 100%, ce qui n'est pas toujours facile, surtout lorsqu'il y a de petits détails qui nous gênent...

Malgré ses défauts, "Horsehead" vaut donc vraiment qu’on s’y attarde, mais pour ma part, je crois que je serai très heureux de pouvoir le redécouvrir avec un doublage français... Pour une fois !

Comme la plus part des films actuellement, "Horsehead" a sa page Facebook que vous pouvez suivre pour être tenu au courant de son actualité en attendant sa tournée des festivals et probablement ensuite sa sortie cinéma et très certainement DVD et Blu-ray...

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12.09.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : Deux jours, une nuit

Réalisateurs : Jean-Pierre et Luc Dardenne

Année : 2014

Origine : Belgique

Durée : 1h35

Avec : Marion Cotillard (Sandra), Fabrizio Rongione (Manu), Olivier Gourmet (Jean-Marc), etc.

Par Nicofeel

Les frères Dardenne sont de retour avec leur dernier film, Deux jours, une nuit. Présenté au dernier festival de Cannes, cette œuvre est complètement dans la mouvance de leurs précédents longs métrages, avec une forte connotation sociale (Rosetta, L'enfant, Le gamin au vélo).

Ce film est d'ailleurs ancré dans la réalité la plus concrète. En effet, dès le début, on apprend qu'une petite société qui crée des panneaux solaires, est victime de la concurrence exacerbée asiatique et doit licencier un de ses employés pour limiter les coûts. En somme, voilà un des ravages du capitalisme. Le choix de l'agent à licencier s'est porté sur Sandra, une jeune femme qui revient tout juste d'un arrêt maladie. Là où le film est terrible, et malheureusement assez réaliste, c'est que les employés ont eu le choix de voter entre le fait de conserver Sandra avec eux ou de toucher une prime de 1000 €. Cruel choix, s'il en est. Dans une société de plus en plus individualiste, la majorité a voté le fait d'obtenir la prime. D'autant que dans la période actuelle, les ménages disposent d'un pouvoir d'achat qui se raréfie et ils ont du mal à joindre les deux bouts.

Malgré cette situation pas franchement propice à conserver Sandra au sein de l'entreprise, une de ses collègues et amies proches, a obtenu du patron qu'il procède à un nouveau vote. C'est alors qu'apparaît tout l'enjeu du film : est-ce que dans le court laps de temps qui lui reste (un WE, d'où le titre du film), Sandra parviendra à changer l'avis de ses collègues en les rencontrant un à un. En tout cas, on peut penser que c'est l'enjeu principal.

Derrière cela, les frères Dardenne s'interrogent sur les rapports humains. Et sur ce point, on voit que les gens sont très différents dans leurs choix , leurs réactions et leurs motivations. La moralité des gens, leur altruisme, leur humanisme ou à l'inverse leur indifférence, voire carrément leur violence verbale est mise à jour. Il y en a qui culpabilisent et acceptent de changer leur vote. Il faut dire qu'il est bien plus difficile de dire non à quelqu'un en lui parlant que dans le cadre d'un vote secret. Mais il y en a qui restent sur leurs positions, qui estiment mériter cette prime ou qui tout simplement ne peuvent (veulent) pas s'en passer, pour des raisons qui sont plus ou moins crédibles.

On peut juger les gens mais en tout état de cause, il n'est pas aisé de se positionner sur un tel sujet. Quelle serait notre réaction dans un pareil cas de figure ? Accepterait-on, dans un grand élan d'humanisme, de renoncer à une prime pour permettre à un collègue de travail de conserver son emploi ? Voilà un sacré dilemme moral.

Pour accentuer l'intensité des rencontres entre Sandra et ses différents collègues de travail, les frères Dardenne ont filmé leur héroïne au plus près. La caméra est toujours aux côtés de Sandra, comme si cette dernière ne faisait qu'un avec le sujet du film. Comme si Sandra était tout simplement un symbole.

Seul ombre au tableau de ce film très riche et passionnant, le côté redondant des scènes de rencontre entre Sandra et ses collègues. Certes, au regard du scénario, il y a des passages obligés mais cela paraît tout de même par moments un peu répétitif.

Pour interpréter le rôle de Sandra, les frères Dardenne ont fait confiance à l'actrice Marion Cotillard. Elle a parfaitement réussi à se fondre dans l'univers et dans le style des Dardenne. Celle qui a été révélée aux yeux du grand public en jouant Edith Piaf à l'écran, est totalement crédible dans le rôle de cette femme qui perd son boulot et trouve le courage (par le soutien indéfectible de ses proches, et notamment de son mari) – malgré plusieurs moments d'abattement on ne peut plus logiques – de se battre pour tenter de rester parmi les travailleurs.

De manière intelligente, les frères Dardenne ont refusé de terminer leur film par un happy end. Ils ont en revanche mis en valeur leur héroïne, qui est plus que jamais attachée à ses principes moraux.

Au final, Deux jours, une nuit, est un très bon film social et sans doute un des tous meilleurs des frères Dardenne. Leur accorder la palme d'or au dernier festival de Cannes n'aurait pas été une injustice. Bien au contraire.

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03.07.14

07:54:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Deux ravissantes sœurs vampires vivent séparément dans une immense maison d'été dans le Connecticut. L'une d'elles a une liaison avec un scénariste qui souhaite la rejoindre dans l'immortalité. Cependant, l'autre sœur débarque dans leur existence et chamboule tout. Sa présence maléfique va anéantir peu à peu leur couple.

Mon avis :

Vendredi 13 juin 2014, je me rends sur les Champs-Élysées où "Kiss of the Damned", le premier long-métrage de fiction de Xan Cassavetes ("Z Channel: A Magnificent Obsession"), est projeté au Champs-Élysées Film Festival en présence de deux des comédiennes françaises du film. La salle est loin d'être pleine, mais je vais m’asseoir au milieu de celle-ci, près d'un vieux monsieur avec une canne. Ce dernier me dit poliment « Bonsoir » et alors je m'aperçois qu'il s'agit du réalisateur Bertrand Tavernier ("Le juge et l'assassin", "La mort en direct", "Coup de torchon", "L.627", "Dans la brume électrique") que je ne m'attendais certainement pas à voir dans une salle projetant un film de genre. Mais il faut dire que Joséphine de La Baume ("Un jour", "Johnny English, le retour", "Rush"), qui tient ici le rôle principal a joué dans "Quai d'Orsay", son dernier long-métrage et dans "La princesse de Montpensier", son film précédent... Quelques minutes plus tard, Joséphine de La Baume justement, accompagnée d'Anna Mouglalis ("La captive", "Novo", "Romanzo criminale", "Coco Chanel & Igor Stravinsky") viennent brièvement présenter le film avant que celui-ci commence...

Il est assez étonnant de voir la fille de John Cassavetes ("Faces", "Husbands", "Meurtre d'un bookmaker chinois") et de Gena Rowlands ("Une femme sous influence", "Un tueur dans la foule", "Gloria") s'attaquer à un film de genre. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m'y attendais pas! Surtout que ses références pour ce film, si l'on en croit l'actrice principale, sont Dario Argento et Jean Rollin! Oui, vous avez bien lu! C'est d'ailleurs peut-être l'une des raisons pour lesquelles elle a choisi nos petites frenchies comme vampires... La réalisatrice nous livre en tous cas un film de vampires aux antipodes de ce qu'on a l'habitude de nous proposer actuellement avec les "Twilight" et autres "Vampire Diaries".

D'ailleurs "Kiss of the Damned" a vraiment sa propre identité. Par certains côtés, il m'a même quelque peu fait penser aux films du duo Hélène Cattet & Bruno Forzani ("Amer", "L'étrange couleur des larmes de ton corps"), notamment par son approche esthétique et surtout son utilisation de la musique. On n'est évidemment pas dans un giallo, mais la musique s'en rapproche parfois par son côté très seventies... On pense également au film de Tony Scott, "Les Prédateurs" par certains côtés. C'est un film romantique, très charnel, avec des rapports sexuels très bestial, ce qui nous change quand même des "Twilight" & Co!

Il faut dire que nos deux petites françaises, Joséphine de La Baume et Roxane Mesquida ("Sheitan", "Une vieille maîtresse", "Rubber", "Kaboom") se sont données corps et âmes pour le film, n'hésitant pas à se dévoiler lors de scènes à l'érotisme assez sauvage. L'histoire repose essentiellement sur la rivalité qui oppose les deux sœurs, l'une représentant la vieille école (Du moins celle dans le film!) et essayant le plus possible de respecter la ligne de conduite que se sont imposés les vampires et donc de se nourrir que de sang animal, l'autre représentant la nouvelle vague, rebelle et revenant aux origines du vampirisme, c'est-à-dire des prédateurs assoiffés de sang humain et usant de leur charme pour appâter leurs proies.

C'est avant tout un film qui se ressent, avec un rythme assez lent et puis de temps en temps, il y a quelques fulgurances assez violentes qui surprennent le spectateur, qui soit pouvait être en train de s'endormir, soit était littéralement envoûté par celui-ci. Pour ce qui est du casting, Joséphine de La Baume est très belle et forme avec Milo Ventimiglia ("Cursed", "Stay Alive", "Pathology", "Heroes", "The Divide"), un très joli couple. D'ailleurs ce dernier, avec son sex-appeal, ne devrait déplaire à ces dames! Mais autrement, c'est évidemment Roxane Mesquida ("Sheitan", "Rubber", "Kaboom", "XIII: la série"), notre autre frenchie qui se fera ici remarquer par son côté à la fois très sensuel et provoquant. On pourra certes reprocher au film de manquer un peu de consistance, mais c'est quand même un beau film avec une fin assez troublante et marquante, qui restera dans les mémoires...

Même si son premier long-métrage de fiction n'est pas dénué de défauts, Xan Cassavetes montre qu'elle a du talent et surtout une approche artistique et anticommerciale du cinéma qui fait quand même vachement plaisir à voir!

Espérons que le film sorte prochainement en France en DVD, voir en Blu-ray (Cela serait encore mieux!), car franchement cela serait regrettable qu'il soit aussi peu vu chez nous... Vous pouvez par contre le visionner en VOD! (Oui, je sais! C'est une maigre consolation!) En attendant une éventuelle sortie physique, suivez la page facebook du film pour vous tenir informé!

Crédits photos : © capelight pictures

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16.04.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Faute de baby-sitter pour le week-end, Marc Schaudel confie son fils Remy à Franck, son employé, "un type sérieux" selon lui. Sauf que Franck a 30 ans ce soir et que Rémy est un sale gosse capricieux. Au petit matin, Marc et sa femme Claire sont réveillés par un appel de la police. Rémy et Franck ont disparu ! Au milieu de leur maison saccagée, la police a retrouvé une caméra. Marc et Claire découvrent hallucinés les images tournées pendant la soirée.

Mon avis :

Généralement ce sont les États-Unis qui nous pompent et bien cette fois, ce sera le contraire avec "Babysitting" de Philippe Lacheau ("Paris à tout prix") et Nicolas Benamou ("De l'huile sur le feu")...

"Babysitting" est en effet un croisement entre "Projet X" et "Very Bad Trip", le tout à la sauce found footage! Malgré tout on s'attend quand même à une grosse comédie franchouillarde bien lourde et bien oui et non... L'humour est dans l'ensemble bien français, mais heureusement il fonctionne plutôt bien, voir même souvent très bien et il y a tout de même un côté assez ricain à ce métrage, notamment dans certaines situations.

L'histoire est assez simple : Franck, un jeune homme qui fête ses trente ans se voit plus ou moins contraint de faire du babysitting pour son patron qui a besoin de quelqu'un pour garder son fils, mais celui-ci voit débarquer ses copains, Sam et Alex, bien décidés à faire la fête malgré son interdiction... Ses copains étant bien allumés et le fils du patron insupportable, tout cela va évidemment partir en « sucette »! C'est ce que vont découvrir le lendemain matin, monsieur et madame Schaudel, joués par Gérard Jugnot ("Les bronzés", "Pinot simple flic", "Monsieur Batignole") et Clotilde Courau ("Les grands ducs", "Le poulpe", "La môme"), les parents du jeune Rémy, lorsqu'ils vont rentrer chez eux, alertés par la police. Ils vont alors retrouver leur maison saccagée et surtout, leur fils a disparu ! De même que leur baby-sitter... Mais une vidéo retrouvée sur les lieux du carnage vont les aider à y voir plus clair...

Le trio d'acteurs formé par Philippe Lacheau, Tarek Boudali ("L'arnacoeur", "L'Italien", "Paris à tout prix") et Julien Arruti ("L'arnacoeur", "Paris à tout prix") va ici fonctionner à merveille, nous offrant gag sur gag à un rythme effréné, aidés par un Vincent Desagnat ("Les 11 commandements", "Les dents de la nuit", "Yes We Can") vraiment excellent et une Alice David ("Bref", "Les profs", "Les Francis"), qui en plus d'apporter la touche charme, participera activement au délire collectif... Car ils ne seront pas seuls! Pas mal d'autres acteurs contribueront également à faire de ce film, un gros n'importe quoi, comme par exemple Philippe Duquesne ("Les Deschiens", "Enfermés dehors", "9 mois ferme") dans le rôle de l'agent Caillaud.

Dans l'ensemble, le film fonctionne plutôt bien et remplit pleinement son office de divertissement sans prétention. Cela ne fait évidemment pas dans la finesse, ce serait même plutôt le contraire, mais ça on s'en doutait dès le départ. Parmi les scènes les plus folles les courses poursuites, d'abord en voiture et ensuite en kart où le found footage est assez efficace et s'avère même un choix assez judicieux. La Surra de Bunda que subit ce pauvre Franck sera également une des scènes qui restera à coup sûr dans les mémoires. Seul vrai bémol en fait, la fin est un peu trop pleine de bonnes intentions et de bons sentiments...

Bon, au niveau de l'originalité, on repassera! Mais le principal est qu'on s'amuse et on n'en demandait pas plus!

Photos © Universal Pictures International France

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31.03.14

06:33:58, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel - l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss - le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

Mon avis :

Mêler zombies et football, voilà une idée on ne peut plus originale, voir même un peu extravagante! Les deux univers étant a priori assez peu compatible... C'est pourtant ce qu'ont fait Benjamin Rocher ("La Horde") et Thierry Poiraud ("Atomik Circus - Le retour de James Bataille") en nous livrant un film à la structure et à la distribution sortant des sentiers battus...

"Goal of the Dead" est en fait composé de deux parties d'environ 70 minutes, chacune mise en scène par un réalisateur. Benjamin Rocher s'est chargé de la première partie, plus précisément de la mise en place de l'histoire. On y fait la connaissance des différents protagonistes et cela jusqu'au match et au moment où cela va vraiment partir en couille! Contrairement à beaucoup de gens, j'avais adoré "La Horde", le premier long métrage que Benjamin Rocher avait réalisé avec Yannick Dahan et j'attendais donc beaucoup de cette première partie du dyptique. Eh bien, je n'ai vraiment pas été déçu, le réalisateur nous offre là une première partie complètement délirante et jubilatoire, où l'on prend son pied du début à la fin! Les comédiens sont géniaux, les gags font mouches et on passe donc un excellent moment! Que demander de plus?

Alban Lenoir ("6 Hours", "Kaamelott", "Lazy Company") y campe le personnage de Sam Lorit, un footballeur en fin de carrière qui revient au pays où il n'a pas laissé que de bons souvenirs... Soyons clair, en fait ils veulent carrément tous lui faire la peau! Et le premier à lui en vouloir, c'est son ancien meilleur ami, Jeannot, joué par l'impressionnant Sebastien Vandenberghe ("Le transporteur 3", "La proie", "À l'aveugle"), dont le père, interprété par le toujours aussi charismatique Philippe du Janerand ("Nikita", "Ridicule", "Le cousin", "Taxi 2") est le médecin du village, une sorte de docteur Frankenstein qui va le transformer malgré lui en zombie surpuissant!

Enfin, pas tout à fait en zombie, on devrait plutôt ici parler d'enragé, en quelque sorte une version décuplée des supporters les plus extrêmes du monde du football. En plus d'Alban Lenoir, on retrouve ici deux autres acteurs de la très sympathique série humoristique "Lazy Company", à savoir Alexandre Philip ("Batman: Ashes to Ashes") et Benoît Moret ("Les missionnaires"), dont ce dernier n'est pas sans rappeler Édouard Baer par sa façon de sortir des phrases hallucinantes et ennuyeuses au possible, barbant bien évidemment tous ceux qui l'entourent...

Le casting est très orienté comédie avec notamment quelques acteurs qui sortiront particulièrement du lot comme Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Fool Moon"), absolument génial dans le rôle d'un agent bien déjanté, Patrick Ligardes ("Le créateur", "Frontière(s)", "Lulu femme nue") dans le rôle de l'entraîneur de l'équipe de l'Olympique de Paris ou encore Philippe Rebbot ("Chroniques d'une cour de récré", Mariage à Mendoza", "Lulu femme nue") dans le rôle du caméraman. Le jeune humoriste Ahmed Sylla, dont c'est là le premier rôle au cinéma, est vraiment très bon également en jeune prodige du ballon rond, mais on se marrera aussi énormément grâce à l'apparition de personnages ayant de tous petits rôles, comme par exemple le couple formé par Trent ("Echap") et Delphine Drieu la Rochelle ("Eject"), véritable couple dans la vie, qui fait ici un caméo absolument bidonnant en spectateurs passant leur temps à se rouler des patins... La jeune actrice Tiphaine Daviot ("Plus belle la vie", "Eyjafjallajökull") apporte quant à elle une petite touche d'émotion et de sérieux dans cet univers bien allumé.

Dans la seconde partie réalisée donc par Thierry Poiraud, on rentre réellement dans le vif de l'action, l'invasion des « zombies » qui se propage et donc la survie des personnages principaux et cela sans qu'à aucun moment le genre ne soit par contre parodié. On est ici dans une comédie horrifique, mais les réalisateurs ne se moqueront jamais de ce type de films, bien au contraire ! On sent même que c'est un genre de films qu'ils affectionnent tout particulièrement, ce qui n'a rien de surprenant vus leurs précédents films et cela même s'ils ne sont pas à l'origine du projet, puisque les deux personnes à l'origine du projet, qui devait d'ailleurs être à l'origine une mini-série, sont en fait le scénariste Nicolas Peufaillit ("Un prophète", "Les revenants") et le producteur Raphaël Rocher ("La horde", "Territoires", "Lazy Company"), le frère de Benjamin...

On pense évidemment à des comédies du style "Shaun of the Dead" ou "Zombieland", qui nous offraient chacun à leur manière une variation amusante du film de zombies et malgré le fait que "Goal of the Dead" soit français, il n'a absolument rien à leur envier. Les avis diffèrent pas mal concernant les deux parties (ou mi-temps pourrait-on dire?) du film, mais pour ma part j'ai préféré la première partie, même si la seconde ne m'a absolument pas déçu. Dans les deux cas, la mise en scène est ultra efficace, les combats et acrobaties chorégraphiés par Manu Lanzi ("Le Transporteur", "Le Talisman", "À l'intérieur", "Le Réserviste") d'une efficacité redoutable et les effets spéciaux de maquillage très réussis. Un vrai régal ! Fichtre, qu'est-ce que cela fait du bien de voir un film comme ça !

Pour la sortie de leur film, les deux réalisateurs ont choisi de ne pas faire une sortie salle classique, les deux films étant diffusés à la suite, dans de petits cinémas indépendants, avec un entracte et une ambiance festive durant toute la projection (Boisson offerte, présence de l'équipe du film à chaque projection, diffusions de courts métrages très Z signés Mathieu Berthon etc...). En fait, on se retrouve plus là dans une ambiance style projection de films de genre lors de festivals spécialisés que dans l'ambiance d'une projection classique. Le générique à la fin du premier épisode est par contre un peu long, mais pour ceux qui y prêteront attention, il permet par contre d'apprécier quelques scènes coupées du film. Bien entendu, ce choix de diffusion ne permettra pas au film de faire de l'argent, mais vu sa qualité, il y a fort à parier que celui-ci sera un succès lors de sa sortie très prochaine sur support physique, d'autant plus que c'est typiquement le style de films qui se regarde plusieurs fois avec toujours autant de plaisir. Un futur film culte ? Peut-être bien... D'autant plus que le film sortira en DVD et Blu-ray au moment de la Coupe du Monde de football...

Le cinéma de genre se porte plutôt mal en France depuis quelques années, mais après "Aux yeux des vivants" et maintenant "Goal of the Dead", tous les espoirs sont permis !!! Maintenant, il faut que le public français se bouge un peu les fesses...

Initialement, il était prévu que "Goal of the Dead" soit projeté 4 jeudis de suite au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris avant le départ pour une tournée en Province, mais suite à son succès, une cinquième date a été programmée pour les parisiens le 27 mars toujours dans la même salle. Le film commencera ensuite sa tournée le 17 avril par Angoulême, suivront ensuite Lyon le 21 avril, Nice le 25 avril, Dijon le 29 avril, Avignon le 2 mai, Strasbourg le 6 mai, L'Isle Adam le 13 mai, Bordeaux le 23 mai, Nantes le 28 mai et Audincourt le 30 mai... Pour suivre, la tournée qui devrait également passer par Toulouse, Marseille et Lille ou avoir plus de renseignements, suivez la page facebook du film!

Quant à la sortie du DVD et du Blu-ray, elle est prévue pour le 4 juin 2014 chez M6 vidéo...

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19.03.14

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg


Synopsis :

Christian, jeune producteur de films ambitieux, est amoureux fou de Tara, une actrice qu’il abrite sous son toit. Obsédé par l’idée qu’elle le trompe, Christian fait suivre Tara et découvre qu’elle entretient effectivement une liaison. Sa jalousie se fait d’autant plus grande que l’amant de Tara n’est autre que Ryan, ex petit-ami de cette dernière qu’elle a imposé sur le futur projet cinématographique de Christian.
Le producteur décide alors de les piéger tous les deux, sacrifiant au passage ce qui lui reste d’humanité dans des jeux pervers et violents...


Mon avis :

Depuis sa présentation hors compétition à la Mostra de Venise 2013, on ne peut pas dire que le nouveau film de Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "Light of Day") ait été très bien accueilli par la critique en général, pourtant "The Canyons" ne mérite tout de même pas un tel acharnement...


Est-ce dû à la présence en vedettes, d'une part de Lindsay Lohan ("Freaky friday", "Lolita malgré moi", "Mère-fille, mode d'emploi", "Machete") et d'autre part de celle de la star du porno James Deen (Déjà plus de 1100 films à son actif!!! Qui dit mieux?) ? Peut-être un peu des deux ? Vu les frasques, très fréquentes de Lindsay Lohan sur les plateaux ou dans sa vie privée, l'actrice fait le bonheur de la presse people, mais ne s'attire du coup pas trop la sympathie...


Quant à James Deen, il faut bien l'avouer, les critiques n'apprécient en général pas trop que des acteurs venant du porno tentent leur chance dans le cinéma plus conventionnel ! Pourtant, l'acteur s'en sort plutôt bien! Il est ici froid, détestable et imbu de sa personne, en gros tout ce qui convient pour incarner ce personnage abject, qu'on va forcément détester...


D'ailleurs même en ce qui concerne Lindsay Lohan, on ne s'attachera finalement pas tellement plus à son personnage, car elle incarne un personnage qui fait passer l'argent avant l'amour. Alors une partie de la réponse est peut-être là? Dans "The Canyons", on n'éprouvera aucune empathie pour aucun des différents protagonistes du film! D'ailleurs le film est froid comme les personnages du film, mais c'est 100% voulu et on retrouve bien là l'univers assez glacial de son scénariste, le romancier Bret Easton Ellis, à qui on doit notamment "Les Lois de l'attraction" et "American Psycho". L'ambiance générale, le personnage de Christian aussi, font d'ailleurs fortement penser à l'adaptation de "American Psycho" justement et à son tueur incarné par Christian Bale.


Bret Easton Ellis et Paul Schrader nous livre avec ce film une vision peu reluisante et complètement pervertie du milieu du cinéma. Christian est un producteur qui vit en effet aux crochets de son père et qui n'en a absolument rien à faire de cet univers. La seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est baiser! Et si possible avec des gens différents chaque jour... Mais voilà, cet échangiste est malgré très possessif et même s'il aime que sa compagne, Tara, participe à ses ébats, il ne supporte pas l'idée qu'elle aille voir ailleurs sans lui. Ce que lui fait de son côté en revanche! Tara semble par contre accepter ce mode de vie, par intérêt, parce que Christian est à l'aise financièrement...


Alors quand Ryan, son ex, qui lui est fauché, refait surface dans sa vie, elle succombe à nouveau, mais ne sera pas prête à tout abandonner pour autant! Le personnage de Ryan est ici interprété par Nolan Gerard Funk ("Deadgirl", "La maison au bout de la rue", "Riddick") ; ce qui est assez étonnant, c'est que si l'on ne reconnaît pas l'acteur canadien, on est persuadé qu'il vient également du milieu du porno et en particulier du porno gay!


Durant tout le film, on suivra le jeu du chat et de la souris que vont se livrer Christian et Tara, auxquels viendront se greffer principalement les personnages de Ryan donc, Gina, la petite amie de Ryan (qu'il n'aime pas vraiment, lui aussi...) et assistante de Christian, jouée par Amanda Brooks ("Flight plan", "D-War", "Stiletto") et Cynthia, une ex de Ryan et la maîtresse de Christian, jouée par Tenille Houston ("Dark Highway", "She Wants Me"). Oui, je sais tout ceci est un peu compliqué et en apparence assez invraisemblable, mais cela fonctionne plutôt bien dans le film.


On imagine assez rapidement que cette vie décadente va les mener à un destin tragique et peu à peu l’étau va effectivement se resserrer sur nos différents personnages comme un piège dont l'auteur ne serait autre que Bret Easton Ellis, l'auteur semblant même manipuler ses personnages comme des pantins... Seul gros regret en fait, la fin où il semble se jouer du spectateur, mais qui ne tient pas toutes ses promesses et surtout au niveau de la logique des personnages, laissant alors le spectateur quelque peu dubitatif. Même si ce n'est qu'anecdotique, on notera la présence au sein du casting de Gus Van Sant ("Will Hunting", "Psycho", "Elephant", "Paranoid Park", "Harvey Milk") dans le rôle du docteur Campbell .


Avec un budget assez serré, Paul Schrader (Le cinéaste préfère être indépendant plutôt que d'être bridé par un quelconque studio!) s'en sort pas mal du tout, faisant jouer son professionnalisme pour nous offrir un film qui ait quand même de la gueule, mis en valeur par une photographie froide, mais soignée et une bande originale assez sympathique.


Malgré, la nudité assez présente, surtout masculine d'ailleurs (De quoi vous filer des complexes d'ailleurs!!!), le film n'est pas trop racoleur, mais on regrettera une nouvelle fois que Lindsay Lohan ne nous dévoile que sa poitrine refaite pour un rôle qui en demandait quand même plus... Un peu comme pour "I Know Who Killed Me" de Chris Sivertson d'ailleurs... Le film aurait à mon avis mérité d'être encore plus sulfureux, car le sujet s'y prêtait et que le personnage de Christian vit essentiellement pour le sexe !


Alors, certes ce n'est pas le meilleur film de Paul Schrader et évidemment on peut être un peu déçu, mais "The Canyons" est tout de même loin d'être aussi mauvais qu'on a bien voulu nous le faire croire !



Photos © Recidive Films


Sortie en salle le 19 mars 2014

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11.03.14

06:56:28, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Un été chaud et sec. Fuyants leur dernier jour d’école, Dan, Tom et Victor, trois adolescents inséparables, se perdent dans la campagne avant de s’engouffrer dans les méandres d’un vieux studio de cinéma abandonné. Un lieu décrépi devenu depuis le repère d’Isaac et Klarence Shooter, un homme et son étrange fils, bien décidés à ne pas laisser le trio dévoiler leurs sombres secrets aux yeux des vivants.
La nuit tombe. De retour chez eux, les adolescents ne tarderont pas à s’apercevoir que quelque chose les a suivis et que la nuit risque d’être l’une des plus longues de leur vie...

Mon avis :

En cette belle soirée du 7 mars 2014, le grand jour est enfin arrivé, celui où je vais pouvoir découvrir "Aux yeux des vivants", ce film que j'attends avec tellement d'impatience depuis que j'ai découvert cette splendide affiche teaser de Grégory Lê ; un film que je suis depuis le début et auquel j'ai pu modestement contribuer via son financement participatif sur Touscoprod, un excellent système permettant d'impliquer pleinement le public et pouvant apporter tout de même une aide non négligeable à des projets en cette période de crise...

Le film débute de façon très frontale avec une scène en forme de clin d’œil au premier long métrage du duo Alexandre Bustillo / Julien Maury ("À l'intérieur", "Livide"), une scène qui tout de suite en impose et apporte une tension qui va ensuite perdurer durant tout le reste du métrage. Béatrice Dalle ("37°2 le matin", "Trouble Every Day", "Truands", "À l'intérieur") y est absolument bluffante et il faut bien avouer qu'elle fout une fois de plus carrément les ch'tons! D'ailleurs je l'ai croisée en arrivant près de la salle, elle était seule, eh bien je n'ai même pas osé lui dire bonsoir!!! Mais bon, revenons-en au film !

Après cette première scène choc, on bascule dans une ambiance radicalement différente, dans un style assez proche d'un "Stand by me" ou encore d'un "Ça", avec un trio d'adolescents, joués par Théo Fernandez ("Le village des ombres", "Les Tuche", "La guerre des boutons"), Zacharie Chasseriaud ("L'empreinte de l'ange", "Les géants", "Au nom du fils") et Damien Ferdel ("Le petit Nicolas", "Nos chers voisins"), qui vont faire l'école buissonnière après s'être fait coller par la principale, jouée par la très charismatique Dominique Frot ("Mortelle randonnée", "Peut-être", "Elle s'appelait Sarah") dans un rôle assez proche de celui qu'elle tient dans la série télévisée "S.O.D.A.", un rôle qui semble lui coller d'ailleurs pas mal à la peau puisqu'on avait déjà pu la voir en directrice d'école dans "Les amateurs" ou encore en proviseur dans "Qui perd gagne!"...

Les trois ados vont alors passer leur après-midi à faire les 400 coups et ce périple va les amener à un vieux studio de cinéma abandonné, une visite qu'ils vont malheureusement amèrement regretter... C'est à partir de là qu'on va découvrir le méchant du film, grand, de toute évidence assez sec, portant un manteau de l'armée et des rangers défaites. Évidemment le genre de gars sur lequel on n'a vraiment pas envie de tomber ! On n'aperçoit pas son visage sous sa capuche, mais on imagine quelqu'un d'assez monstrueux.

Alors qu'on aurait pu penser que le film allait se passer essentiellement dans le vieux studio, l'action va ensuite prendre une autre direction, transformant le film en pur slasher. Le tueur masqué, car il portera en effet un masque comme dans de nombreux films du genre, va traquer nos trois fugueurs chez eux.

Cela sera d'ailleurs l'occasion de faire la connaissance des familles de Dan, Tom et Victor parmi lesquels on remarquera tout particulièrement les excellentes interprétations de Manu Lanzi ("Le transporteur", "Le talisman", "À l'intérieur", "Le réserviste"), l'acteur/chorégraphe de combats y étant absolument bluffant et tenant ici son rôle le plus fort à ce jour, Chloé Coulloud ("Neuilly sa mère!", "Beur sur la ville", "Livide"), qui incarne une délicieuse baby-sitter et Anne Marivin ("Podium", "Truands", "Incognito", "Les petits mouchoirs") et Nicolas Giraud ("Taken", "Vertige", "Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec") dans le rôle du couple du dernier gamin...

Impossible également de ne pas vous parler de Francis Renaud ("36 Quai des Orfèvres", "MR 73", "Mutants", "Les Lyonnais", "Braquo"), dans le rôle du père du monstre et dont l'interprétation est véritablement remarquable. J'ai toujours trouvé cet acteur excellent et charismatique, mais là il vient de franchir une nouvelle étape !

Bon, je ne vous en révélerai pas plus en tous cas au niveau de l'histoire, mais sachez avant tout que le film est vraiment très beau, avec une photographie particulièrement réussie signée Antoine Sanier ("Océane"), des effets spéciaux de maquillages très réussis et hyper réalistes et une musique sublime une nouvelle fois écrite pour le duo par Raphaël Gesqua ("Livide", "Super 8 Madness!").

Alors certes, on pourra reprocher au film ses quelques invraisemblances, que ce soit au niveau du scénario ou au niveau des réactions de certains protagonistes, mais personnellement cela ne m'a pas gêné tant que ça, m’occasionnant tout au plus quelques petits sourires. Mais au final, j'étais quand même vachement fier d'avoir mon nom au générique d'un tel film !

Après "The Theatre bizarre", voici la nouvelle bombe signée Metaluna Productions! Car aucun doute, "Aux yeux des vivants" est bel et bien l'une des sensations horrifiques de l’année !

"Aux yeux des vivants" sera en avant-première le 15 mars à Paris lors de la nuit du slasher, le 22 mars à Nantes, le 28 mars à Thionville, le 17 avril à Lyon et le 18 avril à Tours. Sa sortie en salles est quant à elle prévue pour le 30 avril 2014 par Tanzi Distribution.

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