Archives pour: Octobre 2014

30.10.14

14:38:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le Docteur Pretorius a inventé une machine qui permet de communiquer avec l'au-delà. Mais suite à un accident, son assistant est accusé de meurtre et n'a d'autre choix que d'activer à nouveau la machine. Il s'ensuivra de terribles conséquences.

Mon avis :

Suite au succès de "Re-Animator", Brian Yuzna ("Society", "Le Retour des morts-vivants 3", "Le Dentiste", "Rottweiler") et Stuart Gordon ("Dolls", "Castle Freak", "Dagon", "Stuck") décidèrent de se lancer dans une autre adaptation d'Howard Phillips Lovecraft. Il en résulta "From Beyond", tiré de la très courte nouvelle "De l'au-delà", un film qui va très rapidement devenir culte...

Avec "From Beyond", on retrouve une bonne partie de l'équipe de "Re-Animator", Stuart Gordon à la réalisation et Brian Yuzna à la production bien entendu, mais aussi Jeffrey Combs ("Fortress", "Necronomicon", "Castle Freak", "Fantômes contre fantômes") et la bombe atomique (Oui, c'est vrai! J'ai un faible!) Barbara Crampton ("Body Double", "Puppet Master", "Castle Freak", "Cold Harvest") en acteurs vedettes.

Carolyn Purdy-Gordon ("Dolls", "The Arrival", " Space Truckers", "Stuck"), l'épouse du réalisateur sera également une nouvelle fois de la partie, de même que le scénariste Dennis Paoli ("Meridian - Le baiser de la bête", "Le dentiste", "Dagon"), le chef opérateur Mac Ahlberg ("House", "Prison", "Robot Jox", "Innocent Blood"), le compositeur Richard Band ("The House on Sorority Row", "Ghoulies", "TerrorVision", "Puppet Master II") et aux effets spéciaux John Carl Buechler ("Fou à tuer", "Dolls", Halloween 4") et John Naulin ("Night Train to Terror", "Critters").

Pourquoi changer quand on a une équipe qui s’entend bien et qu'en plus cela fonctionne ? Lovecraft n'est pas un auteur facile à adapter, mais ce "From Beyond" fait parti des meilleures adaptations réalisées à ce jour. Le film fût pas mal coupé à sa sortie en raison des menaces de la MPAA de le classer X et c'est donc cette version cinéma volontairement coupée à laquelle on a le droit ici, celle qu'on a d'ailleurs toujours connu chez nous.

On pourra bien sûr regretter que l'éditeur n'ait pas pu nous offrir la version director's cut disponible notamment depuis quelques années aux États-Unis (la première édition difficilement trouvable maintenant contenait d’ailleurs la version française !), mais franchement quel plaisir tout de même de pouvoir enfin redécouvrir ce film dans d'aussi bonnes conditions!

Bon, la version cinéma est certes un peu moins gore, mais je vous rassure, c'est déjà pas mal gratiné malgré tout! En fait, on perd essentiellement une scène où Crawford arrachait l’œil du docteur Bloch avec ses dents...

Que dire autrement du film ? Eh bien, c’est un film complètement fou comme l’est l’œuvre de Lovecraft, avec des maquillages d’effets spéciaux impressionnants (Il faut dire que contrairement à "Re-Animator" le film a bénéficié d'un budget largement plus conséquent!), bien crades et sincèrement pas trop datés (même si en revanche quelques effets spéciaux feront par contre un peu rudimentaires et un peu cheap maintenant...), des acteurs qui cabotinent par contre un max, mais qui servent à merveille la folie ambiante qui règne et puis bien entendu comptant la présence, parmi son casting, de la merveilleuse Barbara Crampton dans le rôle du docteur McMichaels, qui une fois habillée en sado-maso, est absolument irrésistible!

Évidemment les couleurs très flashy du film font très années 80, mais cela a son charme! Le scénario est par contre assez léger, mais vu la courte durée de la nouvelle, cela semble assez normal. Enfin, parmi le casting, on remarquera la présence de Ken Foree ("Knightriders", "Le dentiste", "L'armée des morts", "The Devil's Rejects"), le black du "Dawn of the Dead" de Romero, dont la carrière dans le cinéma d'horreur est tout de même assez impressionnante et de Ted Sorel ("Lenny", "Un tueur dans la ville", "Frère de sang 2"), dont le rôle ici du docteur Pretorius est assez marquant.

Malgré le poids des années, "From beyond : Aux portes de l'au-delà" demeure une petite série B fantastico-horrifique qui mérite bien son statut de film culte. Maintenant, on attend "Dolls", du même duo, avec impatience!

"From beyond : Aux portes de l'au-delà" est sorti en DVD et Blu-ray le 21 octobre 2014 chez Sidonis Calysta. Le DVD est présenté au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080i et pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0. En bonus, même si on aurait souhaiter bénéficier de suppléments plus complets, on a le droit tout de même à une intéressante présentation du film d'environ 20 minutes ainsi qu'à une galerie photos.




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29.10.14

07:24:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Venant d’épouser un vieil aristocrate, Susan vient vivre dans le manoir familial. De nature très prude, elle est peu à peu la proie d’horribles cauchemars, mêlant violence et volupté. Ses peurs sont décuplées quand elle apprend l’histoire tragique de Carmilla, une ancêtre de la famille, ayant trucidé son mari à coups de poignard. Un jour, son mari découvre une jeune femme enterrée sur la plage. Cette dernière, qui se dit s’appeler Carmilla, étend son pouvoir et son emprise sur Susan...

Mon avis :

Après nous avoir fait découvrir quelques pépites horrifiques en provenance d'Italie, d'Angleterre et des États-Unis avec ses collections "Les chefs-d’œuvre du Gothique", "British Horror" et "Horreur US 70's", Artus Films nous propose une première série de trois films en provenance cette fois d'Espagne avec sa nouvelle collection "Ciné de Terror". Trois films de l’âge d’or du Fantastique espagnol : "Les vampires du Dr Dracula", "Le bossu de la morgue" et "La mariée sanglante"...

Suite au succès du film d’Enrique Lopez Eguiluz, "Les vampires du Dr Dracula", mettant en scène le mythique Paul Naschy, bon nombre de films d'horreur virent le jour en Espagne durant les années 60/70. "La mariée sanglante", réalisé en 1972 par Vicente Aranda ("Les cruelles", "Cambio de sexo", "La fille à la culotte d'or", "À coups de crosse", "Juana la Loca", "Carmen") met en scène un couple fraîchement marié, venant s'installer dans le manoir familial où jadis Mircalla Karstein, l'une des ancêtres du mari, avait poignardé son mari.

Rapidement Susan, la jeune et jolie mariée, interprétée par Maribel Martín ("La résidence", "La cloche de l'enfer", "El niño de la luna"), va voir apparaître la défunte tout d'abord dans ses rêves, puis dans la réalité, son mari l'ayant trouvée ensevelie sur la plage, il la ramènera au manoir pour leur plus grand malheur...

Vicente Aranda signe là un film généreusement sexy et gore pour l'époque avec pas mal de scènes de nudité assez osées et des déferlements de violence assez marquant par moments, comme lors de cette scène de rêve où Mircalla poussera Susan à tuer son mari à coups de couteau.

Le réalisateur va ici assez loin, avec quelques scènes assez dérangeantes comme la scène de viol, qui avait été censurée d’ailleurs à l'époque notamment en France, mais qui nous est proposée en intégralité dans cette édition d'Artus Films (la version alternative de cette scène est d'ailleurs présente dans les bonus).

Simón Andreu ("La mort caresse à minuit", "La chair et le sang", "Meurs un autre jour", "Beyond Re-Animator", "Le monde de Narnia: chapitre 2 - Le prince Caspian"), qui joue ici le mari, campe un personnage macho, pervers et violent n'attirant à aucun moment la sympathie, faisant de lui la victime idéale de ces assauts féministes.

Car il y a en effet, un côté très féministe, voir lesbien à ce film, incarné en grande partie par la très belle Alexandra Bastedo ("Casino Royale", "Les champions", "The Ghoul") dans le double rôle de Carmilla/Mircalla Karstein. L'homme est ici considéré avant tout comme un pervers, qu'il faut éliminer, voir castrer à l'image de ce chasseur à qui on explosera les parties intimes à l'aide d'un fusil de chasse alors même qu'il était déjà décédé.

Malgré quelques longueurs, le film bénéficie de très jolis décors, d'une photographie et d'une mise en scène particulièrement soignées et d'une musique par moments assez originales faisant de ce long-métrage une œuvre plutôt intéressante.

Quant au scénario, inspiré d'une nouvelle de Sheridan Le Fanu, datant de 1872 et qui inspira également Roger Vadim pour son "Et mourir de plaisir", ainsi que la Hammer pour sa trilogie consacrée à la comtesse Mircalla Karnstein ("The Vampire Lovers", "Lust for a Vampire" et "Les Sévices de Dracula"), il nous offre une relecture du mythe du vampirisme qui sort un peu des clichés habituels avec des codes assez différents.

Au final, même s’il ne s’agit pas d’un grand film, "La mariée sanglante" est un film d’horreur assez plaisant à voir et ayant plutôt bien vieilli. Une agréable surprise !

"La mariée sanglante" est sorti en DVD le 2 septembre 2014 chez Artus films dans une très jolie édition digipack slim proposant le film avec une qualité d’image dans l’ensemble très belle, surpassant même le Blu-ray américain de Blue Underground. Le DVD offre ici une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3, avec pistes audios française et espagnole Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté bonus, pas de présentation d'un spécialiste cette fois, mais tout de même une scène alternative, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection dont celle du film. Il est à noter que le film est ici présenté dans sa version la plus complète ce qui explique pourquoi le film passe en version française à deux reprises lorsqu’on regarde la version originale.

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28.10.14

07:24:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De retour de la guerre, Don Pédro et ses fidèles compagnons d’armes, Bénédict et Claudio, rendent visite au seigneur Léonato, gouverneur de Messine. Dans sa demeure, les hommes vont se livrer à une autre guerre. Celle de l’amour. Et notamment celle qui fait rage entre Béatrice et Bénédict, que leur entourage tente de réconcilier tout en essayant de déjouer les agissements malfaisants de Don Juan.

Mon avis :

Qui aurait pu penser une seule seconde que Joss Whedon aurait pu un jour adapter du Shakespeare tout en signant un pur film d'auteur, qui plus est en noir et blanc? Oui, oui, vous avez bien lu! Joss Whedon, le créateur de "Buffy contre les vampires" et réalisateur de "The Avengers"... Et pourtant! Entre deux "Avengers", le bonhomme s'est offert comme récréation le tournage de cette adaptation moderne de "Beaucoup de bruit pour rien", tournée chez lui en 12 jours seulement...

Vingt ans après l’adaptation de Kenneth Branagh et dans un style proche de part son anachronisme de celles de "Hamlet" du même Branagh ou du "Roméo + Juliette" de Baz Luhrmann, Joss Whedon ("Buffy contre les vampires", "Serenity", "Dollhouse", "Avengers") signe avec "Beaucoup de bruit pour rien" une adaptation respectant à un mot près (le mot juif de la réplique « si je ne l'aime pas, je suis un Juif » remplacé ici parle mot idiot) le texte de William Shakespeare, mais en plaçant l'action de nos jours.

Il en résulte un long-métrage forcément déstabilisant au départ, mais dans lequel on rentre finalement assez rapidement tant les protagonistes sont attachants. Whedon accentue encore plus le côté anachronique en filmant ce quasi huis clos se déroulant dans sa propre demeure (même les scènes au commissariat ont été tourné chez lui, dans son sous-sol!), dans un très beau noir et blanc donnant au film une apparence proche par moments de celle des films noirs américains des années 50, mais faisant aussi penser par certains côtés aux films de la Nouvelle Vague française.

En plus d'apporter un certain esthétisme à son film, ce noir et blanc va permettre au réalisateur de pallier au faible budget de celui-ci. Et cela fonctionne, car le film est effectivement esthétiquement très réussi et le noir et blanc lui confère un côté très classe mis en valeur par la photographie étonnamment très soignée de Jay Hunter ("Life After Beth", "Garfunkel and Oates").

Si le texte original de Shakespeare est déjà très amusant en soi, la version de Whedon accentue le côté comique des situations avec quelques improvisations très réussies de la part des acteurs comme par exemple lorsque Benedick, joué par Alexis Denisof ("Lancelot", "Buffy contre les vampires", "Avengers", "Grimm"), l'un des acteurs fétiches du cinéaste, se met à faire des pompes pour impressionner la belle Beatrice, interprétée par la charmante Amy Acker ("Arrête-moi si tu peux", "Angel", "Dollhouse", "La cabane dans les bois").

Il est assez amusant d’ailleurs que le réalisateur réunisse une nouvelle fois les deux acteurs qui avaient déjà formé un couple dans la série "Angel"... Le duo forme en tous cas un couple atypique parfait, lui étant un personnage assez misogyne au départ et elle, une vraie petite vipère! Malgré cela, le duo est attachant et on a qu’une envie, c’est qu’ils s’avouent leur amour!

L'un des atouts du film, cela sera en effet son casting et en particulier son casting féminin, Amy Acker et Jillian Morgese, qui incarne ici Hero la jolie cousine de Beatrice, ont un côté malicieux qui ne peut laisser indifférent.

Nathan Fillion ("Il faut sauver le soldat Ryan", "Serenity - L'ultime rébellion", "Horribilis"), le héros de la série "Castle" apporte également beaucoup au film en interprétant un policier, particulièrement pas fute-fute, en complet décalage avec le personnage qui l'a rendu populaire.

Parmi les autres acteurs tirant aussi leur épingle du jeu, Clark Gregg ("Nous étions soldats", "La couleur du mensonge", "Spartan", "Thor"), celui qu'on connaît en tant qu’agent Coulson dans les adaptations des films Marvel, interprète ici un Leonato, totalement convaincant en père faisant quelque peu mafieux, comme d’ailleurs la plus part des autres protagonistes.

En dehors du contexte qui est assez différent de l’œuvre originale, l'action se passant ici aux États-Unis, ce qui n'empêche pas le réalisateur de faire quelques petits clins d’œil par rapport à l'Italie comme par exemple avec cette scène de bal masqué, Whedon s’est autorisé également quelques libertés en remplaçant le personnage de Conrad par un personnage féminin. Idée plutôt intéressante et ne choquant absolument pas!

Le fait que l'action se déroule quasiment toujours au même lieu est assez déstabilisant car au final, on ne sera pas trop qui est chez qui... En plus d’être réalisateur du film, Joss Whedon est également ici producteur (avec notamment sa femme Kai Cole), scénariste, monteur et compositeur d’une grande partie de la musique du film. Franchement, chapeau bas!

Avec sa version de "Beaucoup de bruit pour rien", Joss Whedon nous surprend en nous livrant une comédie pétillante et pleine de charme qu’il serait regrettable de louper...

"Beaucoup de bruit pour rien" est sorti en DVD le 3 juin 2014 chez Jour2fête dans une splendide édition digipack slim contenant 5 cartes postales. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus, made in France, se composent quant à eux d'une interview de Joss Whedon, d'une interview de Sarah Hatchuel, professeur en littérature anglaise et cinéma anglophone, d'un sujet sur l'avant-première parisienne et de la bande-annonce.

Beaucoup de bruit pour rien

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27.10.14

15:23:21, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Des scientifiques de renom sont enlevés et réapparaissent quelques jours plus tard, après avoir été victime d’un lavage de cerveau. Le gouvernement britannique envoie l’agent Harry Palmer enquêter sur ce mystère. Mais au fur et à mesure que l’espion avance dans son enquête, les fils se brouillent au point de douter de sa propre hiérarchie. Il se retrouve vite livré à lui-même au centre d’une machination tentaculaire.

Mon avis :

Précédemment disponible dans diverses éditions parues tout d'abord chez PVB Éditions, puis chez Seven7, mais épuisées depuis belle lurette, "Ipcress : Danger immédiat" a le droit à une nouvelle édition, cette fois, chez Éléphant Films, nous permettant de redécouvrir pour notre plus grand plaisir ce petit bijou du film d'espionnage made in Britain...

Suite au succès des deux premiers James Bond, le producteur Harry Saltzman ("James Bond 007 contre Dr. No", "Goldfinger", "Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin"), qui était par ailleurs l'un des producteurs de la célèbre saga, décida de lancer une nouvelle série de films d'espionnage dont le héros et les aventures seraient beaucoup plus proches de la réalité.

Pour cela, il se lança dans l'adaptation des aventures d’Harry Palmer, personnage créé par Len Deighton dont le premier roman "Le Dossier Ipcress" était sorti en 1962, soit 3 ans avant la sortie du film. Le producteur fît alors appel à une partie de l'équipe des deux premiers James Bond, demandant notamment à John Barry ("Bons baisers de Russie", "Amicalement vôtre", "Danse avec les loups") de composer la musique et à Peter R. Hunt ("James Bond 007 contre Dr. No", "Bons baisers de Russie", "Goldfinger") d'en assurer le montage.

En revanche, pour ce qui est de la réalisation, celui-ci confia celle-ci à son jeune compatriote canadien, Sidney J. Furie ("The Snake Woman", "L'emprise", "Aigle de fer", "Superman IV"), qui va signer là une mise en scène totalement hallucinante où chaque plan semble marqué de son empreinte, ce qui d'ailleurs ne plaira vraiment pas à Saltzman, qui le congédiera avant même le montage, le privant ainsi de tout regard sur celui-ci.

Pourtant l'une des grandes forces de "Ipcress : Danger immédiat", c'est justement cette mise en scène si personnelle qui démarque le film du tout-venant. Mais c’est sûr qu’avec ses cadrages très particuliers, Furie fait passer l’action au second plan comme par exemple lors de cette scène de bagarre filmée à travers les vitres d’une cabine téléphonique...

Autres points forts du film, la splendide composition de John Barry, la photographie très soignée signée Otto Heller ("Tueurs de dames", "Le voyeur", "Mes funérailles à Berlin") et des dialogues absolument savoureux.

Michael Caine ("Zoulou", "L'or se barre", "La loi du milieu", "Pulsions", "Le quatrième protocole", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes") est absolument génial et incarne là un anti-James Bond, faisant beaucoup plus prolétaire, beaucoup plus commun aussi, portant notamment des lunettes de vue et ayant beaucoup moins de succès bien entendu auprès des femmes, appâtant celles-ci grâce à sa cuisine et non grâce à son charme naturel, mais ne cachant pas par contre son intérêt pour la gente féminine tout comme 007.

Malgré tout, Harry Palmer est un personnage assez rebelle, qui donnera pas mal de fil à retordre à sa hiérarchie. C’est aussi un personnage fort attachant, notamment grâce à l’humour qu’il dégage par son côté taquin et désinvolte.

Le film est d’ailleurs assez amusant, surtout dans sa première partie, mais sans jamais tomber dans la comédie. En revanche, la seconde partie du film s’avèrera beaucoup plus sérieuse, sans pour autant que le spectateur décroche...

Parmi le casting on remarquera quelques têtes bien connues du cinéma anglais comme Nigel Green ("Jason et les Argonautes", "Zoulou", "Le masque de la mort rouge", "Comtesse Dracula"), Guy Doleman ("Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin", "Un cerveau d'un milliard de dollars", "La grande bataille") et Gordon Jackson ("Les révoltés du Bounty", "La grande évasion", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines", "Les professionnels").

Après le succès de cette première aventure d'Harry Palmer, deux autres suivront également dans les années 60, "Mes funérailles à Berlin" et "Un cerveau d'un milliard de dollars", suivis de deux autres films dans les années 90, "Midnight in St. Petersburg" et "Bullet to Beijing", toujours avec Michael Caine...

Presque 50 ans après sa sortie, "Ipcress : Danger immédiat" n’a pas pris une ride et demeure l’une des plus grandes réussites du cinéma d’espionnage. Un véritable régal!

Après la splendide édition collector parue en avril 2003 chez PVB Éditions qui contenait le CD de la bande originale du film, "Ipcress : Danger immédiat" a eu le droit à d'autres éditions simples chez le même éditeur aujourd'hui disparu et chez Seven7 en juin 2007 dans une édition reprenant les mêmes caractéristiques avec notamment les pistes audio DTS et Dolby Digital 5.1. Ces différentes éditions étant aujourd'hui épuisées, c'est avec joie qu'on accueille celles d’Éléphant Films sorties le 26 août 2014. Du moins pour ce qui est du DVD, car l'édition combo comprenant le Blu-ray comporte un défaut d'authoring sur la galette bleue nous privant de la dernière minute du film et du générique de fin... Un repressage n'est malheureusement pas envisagé, car coûterait beaucoup trop cher à l'éditeur, qui est, rappelons-le, un éditeur indépendant. L'édition proposée par Éléphant est toutefois la meilleure édition à ce jour, nous offrant une image à la colorimétrie plus naturelle et surtout cette fois non recadrée. Le DVD nous propose ici une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono (Eh oui, pas de pistes anglaise DTS et anglaise et française Dolby Digital 5.1 pour cette édition, mais est-ce vraiment dommageable ? Pas sûr !). Côté bonus les anciennes éditions ne nous offraient pas grand-chose, cette fois on a le droit à une intéressante analyse du film par Jean-Baptiste Thoret, une galerie d'images et des bandes annonces dont celle du film.

Il est à noter qu’Éléphant Films propose depuis le 21 octobre un coffret DVD Michael Caine comprenant "Dr. Jekyll & Mr. Hyde", "L'aigle s'est envolé", "Ipcress : Danger immédiat" et "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes".




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The ipcress file - Edition 2005

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21.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la catastrophe de « Mondwest », il y a plusieurs années, la station de Delos est prête à ouvrir ses portes avec un nouveau « monde », Futureworld. Pourtant Chuck Browning, grand reporter de la ville, n’est toujours pas convaincu du projet, depuis la mort de l’un de ses amis qui revenait de ce « nouveau Delos ». Chuck, accompagné d’une de ses collaboratrices, est décidé à enquêter sur les causes de la mort de son ami. Ils découvrent que Delos prévoit de remplacer d’importants visiteurs par des doublures robotisées... prêtes à conquérir le monde.

Mon avis :

Précédemment sorti en 2004 dans une édition DVD on ne peut plus minimaliste, "Futureworld", plus connu en France sous le titre "Les rescapés du futur" refait enfin son apparition chez nous chez Sidonis dans une édition enfin pourvue de la version originale et avec quelques bonus sur lesquels on ne crachera pas...

"Les rescapés du futur" est la suite directe du très bon "Westworld", sorti chez nous sous le titre "Mondwest", où les visiteurs d'un parc d'attractions futuriste nommé Delos avaient le choix entre trois reconstitutions différentes (Époques romaine, médiévale et western), leur permettant d'affronter, pour s’amuser évidemment, des robots à l'apparence humaine programmés pour perdre, mais malheureusement pour eux les robots se rebellèrent et l’amusement vira alors au cauchemar...

Suite au succès de ce premier film, les producteurs décidèrent de lancer une suite, mais sans son créateur original qui déclina l'offre, ni le studio MGM qui préféra à l'époque investir dans "L’âge de cristal" plutôt que dans ce deuxième film, mais qui malgré tout distribuera quand même le film pour les États-Unis.

C'est Richard T. Heffron ("J'aurai ta peau", "V : La Bataille finale", "Nord et sud") qui fût alors choisi pour réaliser cette suite, prenant la suite de Michael Crichton, pour un résultat tout de même bien inférieur, mais malgré tout, tout à fait honorable.

Le film peine pas mal à démarrer, mais se suit avec curiosité grâce à quelques petites trouvailles amusantes et au caméo de Yul Brynner ("Les Sept Mercenaires", "Les Rois du soleil", "Mondwest", "New York ne répond plus"), où celui-ci apparaît dans un rêve, le temps d'un fantasme, constituant l’une des scènes les plus marquantes du film, mais finalement sans réel intérêt pour l'histoire. Ce caméo, imposé par les producteurs, fût d’ailleurs la dernière apparition de l’acteur au cinéma.

Le résultat est, il faut l'avouer, un film de science-fiction assez kitsch, mais ayant acquis avec les années un certain charme désuet. Le jeu de Peter Fonda ("The Wild Angels", "The Trip", "Easy Rider", "L'Équipée du Cannonball"), véritable icône de la contre-culture des années 60, qui joue ici le rôle du journaliste Chuck Browning, est par contre assez fade et assez plat et à aucun moment on ne s’intéressera vraiment à son personnage.

C'est donc principalement la belle Blythe Danner ("Alice", "Mad city", "The X Files, le film", "Mon Beau-Père et Moi") qui retiendra notre attention, ainsi que certains seconds rôles comme Stuart Margolin ("De l'or pour les braves", "Un justicier dans la ville", "S.O.B."), John Fujioka ("Kung Fu", "American Warrior", "Mortal Kombat") ou encore John P. Ryan ("Le monstre est vivant", "Le facteur sonne toujours deux fois", "A Bout de Souffle Made in USA", "Runaway Train") dans le rôle du docteur Schneider, le savant fou du film qui veut remplacer les hommes importants et autres personnalités dirigeantes de la planète qui passent par le parc par ses robots.

Le film fait bien entendu très daté au niveau de ses effets spéciaux et de certains décors, mais il est à noter tout de même que le film fût en partie tourné dans des locaux de la NASA à Houston apportant tout de même une certaine crédibilité à celui-ci et d'autre part que le film comporte les tous premiers effets spéciaux en 3D à apparaître dans un long métrage avec une main modélisée tirée du court métrage "A Computer Animated Hand", ainsi que du visage de Peter Fonda digitalisé pour l'occasion et apparaissant sur un moniteur vidéo lors d'une courte séquence. Ces effets sont l’œuvre d’Ed Catmull, futur co-fondateur du studio d'animation Pixar et président de Disney Feature Animation... Rien que ça!

Malgré une première partie quelque peu laborieuse, la dernière demi-heure s'avère heureusement plus palpitante et clôt le film de façon plutôt sympathique, laissant au final un agréable souvenir. Si ce second film ne sera pas suivi d’un troisième volet, en revanche, 4 ans plus tard, cette suite sera suivie d'une série télévisée baptisée "Beyond Westworld", qui s'arrêta par contre au bout de 5 épisodes au lieu des 20 prévus initialement...

Longtemps resté inédit chez nous en DVD alors même que deux éditions américaines comprenant la version française et même des sous-titres français étaient sorties chez MGM et Warner Bros, "Westworld" est enfin sorti chez nous en avril 2012 chez Aventi Distribution en DVD et Blu-ray et a même été réédité en septembre 2014 par Rimini Editions. Cette réédition de "Futureworld" en constitue donc le parfait complément et cela reste tout de même un agréable divertissement dont il serait dommage de se priver, même si cela reste un film très dispensable...

Après une édition sortie chez Aventi Distribution en mars 2004, comprenant uniquement le film en version française sans le moindre bonus, ni même un simple menu, "Les rescapés du futur" est ressorti le 3 juin 2014 chez Sidonis Calysta en DVD avec une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 et des pistes anglaise et française Dolby Digital mono. Les bonus se composent quant à eux d'un intéressant documentaire d'une durée de 24 minutes sur l'univers du film intitulé "Le futur selon Crichton", une galerie photos et la bande annonce.

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20.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paz de la Huerta fait monter la température ! Le jour, elle est Abby Russell, une douce infirmière ; le soir, elle fait le tour des nightclubs, entrainant les hommes infidèles sur la route de liaisons dangereuses. Lorsque Danni, une infirmière débutante et sensible, rejoint l’équipe d’Abby, elles deviennent de très proches amies. Mais quand cette amitié tourne à l’obsession, Danni rejette Abby qui devient alors une furie prête aux pires excès.

Mon avis :

Ah! Enfin un nouveau film d'horreur avec une vilaine fermière! Euh, je veux dire une infirmière (Oui, je sais... Humour d'infirmières!)... Voilà qui met tous mes sens en éveil, car non seulement comme beaucoup d'hommes (faibles ?), je fantasme sur la tenue blanche (Oui, ce n'est plus trop ça de nos jours!), mais en plus j'en ai épousé une (Et bien entendu, comme vous vous en doutez, je l'ai forcée à garder son ancienne tenue!)...

"Nurse 3D" est le nouveau film de Douglas Aarniokoski ("Highlander: Endgame", "Animals", "The Day"), à qui on doit pas mal d'épisodes de l'excellente série "Esprits criminels", mais aussi plusieurs assez mauvais films. Celui-ci fait heureusement parti du haut du panier de sa filmographie avec le sympathique "The Day".

Le gros point fort de ce "Nurse 3D", c'est bien sûr son casting féminin, avec tout d’abord, en méchante Paz de la Huerta ("Le temps d'un automne", "Tripper", "Enter the Void", "Boardwalk Empire"), dont la plastique est vraiment irréprochable et en gentille élève infirmière, la splendide Katrina Bowden ("Sex Drive", "The Shortcut", "Tucker & Dale fightent le mal", "Piranha 3DD", "Scary Movie 5"), qui malheureusement pour nous ne sera pas aussi généreuse que sa psychopathe d'infirmière référente pour ce qui est de dévoiler ses charmes...

Paz de la Huerta, en tous cas, n'hésite pas à se balader à poil à plusieurs reprises sans la moindre pudeur et avec un côté aguicheur poussé à son maximum. La jeune femme déambule durant tout le film en roulant du cul et en parlant de façon lascive avec un vocabulaire assez fleuri comme une véritable « salope de service »! Ce qui ne l’empêche pas d'être assez flippante et d'incarner une tueuse à la fois crédible et totalement convaincante, en parti grâce à son inexpressivité. Enfin, il ne faut pas trop l'énerver, car autrement cela se finit en bain de sang...

De ce côté là, le film est également assez généreux avec notamment un final assez impressionnant. Les effets spéciaux du film sont malheureusement un peu trop numériques et cela se voit pas mal, surtout en ce qui concerne les effets faits pour la 3D, mais bon, cela colle quand même assez bien au côté quelque peu cartoon du film. En effet, celui-ci a un côté assez rétro qui lui donne un certain charme, mais aussi un petit côté rappelant quelque peu les dessins animés de Tex Avery. D’ailleurs cette tueuse psychopathe aurait tout à fait pu avoir sa place dans un film style "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" ou encore "Cool World"... en version horrifique bien entendu!

La narration, elle-même du film, n’est pas sans rappeler les films noirs se passant dans les années 50 accentuant un peu plus encore ce côté rétro. Les tenues des infirmières, assez éloignées de ce qu’on peut voir de nos jours (même aux États-Unis), n’ont rien de réalistes d’ailleurs et correspondent principalement aux fantasmes masculins, ce dont on ne va évidemment pas se plaindre!

La coupe de cheveux de Paz de la Huerta également n'est pas toujours très actuelle et ne la met pas particulièrement en valeur, tout en accentuant son côté assez sévère. Que dire du scénario ? Eh bien, c’est une classique histoire de psychopathe traumatisée par son enfance, qui va ici s’en prendre aux maris infidèles et tomber amoureuse d’une jolie collègue tout ce qu’il y a de plus hétéro... Par conséquent, cela ne va pas coller et forcément cela va partir en couilles!

Bon, cela ne vole pas très haut et le film comporte en plus pas mal d’invraisemblances, mais après tout, on s’en fout ! On est là pour voir du sang et de la fesse et sur ces deux points, on est servi !

En plus, le film comporte quelques seconds rôles assez truculents qui apportent un intérêt supplémentaire à celui-ci, comme par exemple le personnage de Regina jouée par Niecy Nash ("Hair Show", "Black/White", "Alerte à Miami Reno 911", "Les liens sacrés"). Sans être révolutionnaire, la mise en scène de Douglas Aarniokoski est plutôt convaincante, nous offrant même quelques plans assez sympas.

Alors bien sûr, ce "Nurse 3D" n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais cette petite série B satisfera tout de même nos bas instincts de mâles et nous permettra de passer un bon moment, sans trop réfléchir!

"Nurse 3D" est sorti le 18 juin 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD simple et en édition limitée steelbook Combo Blu-ray 3D/2D + DVD. Le DVD nous propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray propose le film en 3D active et en 2D avec une image au format 2.40 et une résolution 1020 x 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus sont communs aux deux éditions et se composent d'un commentaire audio du réalisateur Douglas Aarniokoski, d'un making of intitulé "L’art de saigner", d'un "journal de bord en images" et de bandes annonces de l'éditeur.

Nurse

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17.10.14

08:31:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète... mais dans quelle limite?

Mon avis :

Alors qu'à l'origine le réalisateur Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog Pound") devait réaliser "Samba Drama", une romance se passant durant le carnaval de Rio, avec comme têtes d'affiche Vincent Cassel et Monica Belluci, celui-ci dût abandonner le projet, probablement en raison de la séparation du couple et donc finalement, c'est "La crème de la crème" qui vit le jour, un film sulfureux sur l'univers des grandes écoles françaises...

Malgré un côté ultra caricatural où l’élite n’est composée que de petits bourges bien évidemment français pure souche, si possible parisiens, aux idées de droite chantant du Michel Sardou à tue-tête tout en se saoulant et se tapant de la gonzesse à gogo, "La crème de la crème" est pourtant un campus movie (Eh oui, les français aussi peuvent en faire!!!) attachant et plutôt sympathique, en grande partie grâce à son casting fort bien choisi et cela, malgré le fait que celui-ci ne soit composé d'aucune vraie star.

Dans le rôle de la charmante Kelly, on trouve Alice Isaaz ("Fiston", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît"), qui incarne cette élève de première année qui va entraîner deux étudiants de deuxième année d'origines étrangères (un juif, un arabe) à se lancer dans la prostitution afin qu'ils deviennent populaires et qu'ils puissent se « taper » enfin de jolies filles...

Il faut dire aussi que physiquement, ce n'est pas trop cela! On ne peut pas dire en effet que Thomas Blumenthal ("Les Choristes") qui interprète Dan et Karim Ait M'Hand ("Cheba Louisa", "L'armée du salut") qui joue le rôle de Jaffar, soient des tombeurs nés! Loin de là! Mais bon, ils sont comme tout le monde, ils veulent « tirer » (Excusez-moi du terme, mais bon, c’est exactement ça!) et pour cela, tous les moyens sont bons!

Aidés donc de Kelly, qui va être en quelque sorte leur rabatteuse, ils vont convaincre de pauvres filles ayant des boulots de « merde » genre caissière dans un supermarché, femme de ménage ou encore serveuse (Merci pour l'image que l'on donne de ces femmes et de ces métiers!) de se prostituer, car vu qu'elles ont des atouts physiques (Dommage pour les moins belles!), elles peuvent espérer mieux (C'est vrai que c'est cool de vendre son corps pour de l'argent!)...

Parmi elles, on remarquera la très jolie Eulalie, jouée par Marine Sainsily dont c'est ici le premier long et qu’on risque de revoir prochainement. Bon, en tous cas, l’image que le film donne de cette jeunesse, de la femme et des hautes études n'est donc pas très glorieuse... En gros, ces étudiants n'ont pas besoin de réellement bosser pour réussir, il est préférable pour eux qu'ils fassent parti du bon cercle, car les étudiants ne sont là que pour se faire de bons contacts, un réseau qui leur servira plus tard dans leur carrière professionnelle, un peu à la manière de la Franc-maçonnerie ou des Skulls and Bones!

En plus, nos deux étudiants sont rejoint par Jean, un étudiant faisant parti de l’élite, interprété par Jean-Baptiste Lafarge ("Les Yeux de sa mère", "JC comme Jésus Christ"), qui va s'associer à eux pour que tout ce petit monde mette en pratique leurs connaissances économiques et satisfasse donc la loi du marché! Auraient-ils pu s'en sortir sans lui? Pas sûr! Par conséquent, l’élite reste l’élite ! Ben, oui, quand même ! D’ailleurs le film traite surtout des différences de couches sociales, en montrant une fois de plus qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne...

Et l'Amour me direz-vous dans tout ça? Eh bien, rassurez-vous, il en est bien question ! Ouf, la morale est sauve! De plus, bien entendu, le film n’est pas à prendre au premier degré! Malgré le côté assez sordide du scénario, le film est avant tout un divertissement et de ce côté là, c'est plutôt réussi avec quelques scènes particulièrement efficaces, tantôt drôles, tantôt entraînantes et quelques répliques vraiment bien senties. Le sujet est traité avec légèreté, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre quand même son but en faisant réagir les spectateurs, malgré son manque de crédibilité et son côté caricatural...

Grâce à ses acteurs, tous excellents, sa mise en scène efficace et la qualité de ses dialogues, "La crème de la crème" s’en sort finalement plutôt bien, même si le film aurait pu être plus abouti avec un scénario un peu moins bancal...

"La crème de la crème" est sorti le 3 septembre en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions proposent une piste en audiodescription pour malvoyants et de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions se composent d’un making of de 25 minutes et de bandes annonces de l’éditeur avant le menu.

Photos © Wild Bunch Distribution




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16.10.14

07:35:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un homme est interpelé en pleine nuit par une lumière étrange. Les jours qui suivent, il sent qu’une présence invisible l’observe...

Mon avis :

La science-fiction n'est pas un thème souvent abordé par le cinéma français, probablement faute de moyens et pourtant, le plus ancien des films de science-fiction date de 1902 et est un film français, "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès! La SF française compte tout de même quelques réussites comme certains films de Luc Besson, Enki Bilal ou encore les films du duo Caro/Jeunet... Mais c'est quand même toujours un réel plaisir quand on peut enfin découvrir une nouvelle œuvre de science-fiction made in France!

"La Quatrième nuit", réalisé par Vincent et Stéphane Leroux, est un court assez particulier puisque celui-ci, traitant pourtant d'ovnis et d'extra-terrestres, est inspiré d'une expérience vécue par les deux frères Leroux. En effet, selon leurs dires, ils auraient été témoins de l’apparition d'un ovni, il y a quelques années et ils ont voulu faire partager cette expérience à travers ce film de fiction où ils se sont mis eux-mêmes en scène (Stéphane dans le rôle principal et Vincent dans celui de l’homme-caméra).

Pour ce court métrage, les deux frangins ont quasiment tout fait par eux-mêmes, les acteurs donc, la réalisation, la photographie, le montage, la musique et même les effets spéciaux! Et bien entendu, j'en oublie! Qui plus est, les deux frères sont autodidactes, ce qui rend leur travail d'autant plus bluffant. Même si le faible budget se ressent par quelques effets spéciaux assez rudimentaires, comme par exemple lors des scènes en nuit américaine où les effets rajoutés sont assez visibles, dans l'ensemble ceux-ci sont assez surprenants et en particulier, les extraterrestres qui sont graphiquement très réussis et assez inquiétants. D'ailleurs, le fait que ceux-ci ressemblent pas mal à ce qu'on a déjà vu et notamment à celui de Roswell, apporte une certaine crédibilité immédiate.

Les réalisateurs nous livrent un court métrage très sensitif où le spectateur risque d'être quelque peu décontenancé par l'absence d'explications ou de réponses aux questions qu’il peut se poser. Doit-on croire en leur témoignage ? Est-ce vraiment crédible ? Y a-t-il une explication rationnelle ? Ou est-ce que les deux réalisateurs sont de parfaits imposteurs ?

Il est impossible d’y répondre et dans tous les cas, tout dépend des croyances de chacun ! Comme la plus part de gens, je reste sceptique devant de tels témoignages, mais comment imaginer en même temps que nous sommes les seuls dans cette galaxie? Alors, bien entendu, s’il avait s’agit d’une simple fiction, on ne se serait pas poser toutes ces questions et les réalisateurs ne seraient pas sujets à d'éventuelles moqueries. Je n’ai aucune idée s’ils en sont réellement victimes, d’autant plus que pour le moment ce court reste assez confidentiel, mais cela serait tout à fait possible.

Personnellement, ayant vécu une expérience paranormale en lien avec la mort, je vois les réactions des gens lorsque j’en parle et j’imagine très bien qu’ils doivent avoir le droit aux mêmes regards ou aux mêmes sourires... On ne peut pas en vouloir aux gens d'être rationnels et de ne croire qu'en ce qu'ils voient, mais pourtant une bonne partie d'entre eux suivent des religions et croient en un Dieu dont ils n'ont absolument aucune preuve de l'existence! Et là, cela ne choque personne! Bizarre, non?

Mais bon, revenons au film, d'une durée d'environ 17 minutes, celui-ci bénéficie d'une mis en scène soignée, d'une très belle musique composée et interprétée par Vincent Leroux apportant tantôt une ambiance mystérieuse, tantôt inquiétante. Et puis, il ne faut pas oublier que même si cela part d'un vécu, les réalisateurs n'ont jamais dit avoir vu des extraterrestres! Cela reste une pure fiction tout de même où chacun peut interpréter l'histoire à sa façon... Ainsi, le film peut aussi être vu comme un film sur la folie, le héros pouvant aussi avoir basculé vers celle-ci en raison de son isolement.

Ce court métrage des frères Leroux est au final très prometteur, alors espérons qu’ils continuent dans cette voie, avec si possible la prochaine fois un budget plus conséquent et pourquoi pas un long-métrage!

"La Quatrième nuit" est sorti en ce début du mois d’octobre dans une édition collector limitée à 100 exemplaires contenant deux disques, le DVD-R comprenant le court métrage (avec sous-titres anglais et japonais en option) et incluant de nombreux bonus (Interview des réalisateurs, OVNI Paris 2014, Effets spéciaux, Vidéoclip de la chanson "Naughty Night", found footage, scène coupée, bandes annonces, galerie photos et affiches) pour une durée totale de 56 minutes et le CD-R de la bande-son. Cette édition est trouvable pour le moment à Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et en contactant World In Progress Films via sa page Facebook ou son site officiel.

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15.10.14

07:42:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Mon avis :

Même si le projet des frères Dardenne de réaliser ce film datait d'une dizaine d'années, la crise économique que nous vivons actuellement, accentue forcément l'écho que "Deux jours, une nuit" peut avoir sur notre génération si durement touchée par celle-ci et cela bien entendu d'autant plus si tout comme moi, vous avez été un jour confronté au chômage...

Avec "Deux jours, une nuit", les frères Dardenne ("La Promesse", "Rosetta", "Le Fils", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo") retrouvent une nouvelles fois l'acteur belge d'origine italienne Fabrizio Rongione ("Rosetta", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo"), dont ils avaient lancé la carrière au cinéma en 1999 avec "Rosetta" et s'offrent en vedette celle qui est devenue une star internationale grâce à "La Môme", Marion Cotillard ("Jeux d'enfants", "Innocence", "Public Enemies", "Inception", "Les Petits Mouchoirs"), rencontrée sur le tournage de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard dont ils étaient coproducteurs.

Marion Cotillard y incarne Sandra, une employée d'une entreprise de panneaux solaire, qui sortant d'une dépression apprend que son employeur a fait un odieux chantage à ses collègues, leur demandant de choisir entre son emploi et leur prime de 1000 euros. Dénonçant l'influence qu'aurait eu son contremaître dans la décision de conserver la prime, Sandra, aidée de sa collègue Juliette, réussit à convaincre son patron de refaire les votes et a alors un week-end pour faire basculer les votes en sa faveur...

C'est la boule au ventre que l'on va suivre cette course contre la montre entre doutes, espoirs et désespoir, où la jeune femme au fond du trou, mais soutenu par son mari et poussée par une amie, va aller à la rencontre de tous ses collègues dans l’espoir de les faire changer d'avis.

La crise touchant de plein fouet cette région apparemment très prolétaire de la Belgique, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le nord de la France, la jeune femme va alors devoir se battre pour que ses collègues changent d'avis, essuyant bien entendu des refus plus ou moins humains, mais réussissant tout de même à ce que certains acceptent de se priver pour elle.

Les deux réalisateurs nous offrent un film réellement bouleversant où le personnage de Sandra, magnifiquement interprété par Marion Cotillard résolument plus inspirée que dans certains blockbusters dans lesquels elle a récemment joué, nous touche au plus haut point. Le jeu des autres acteurs, notamment de Fabrizio Rongione, est très juste et renforce l'immersion du spectateur qui suit cette femme dans sa croisade comme s'il était à ses côtés.

Il faut dire que la mise en scène des frères Dardenne faite ici de plans séquences accentue le côté réaliste, à la limite du documentaire. Malgré les rebondissements, le film est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui nous revoit d'une manière ou d'une autre à notre propre vécu, car même si l'on n’a pas vécu le chômage ou ne serait-ce que la peur du chômage, on a souvent vécu en revanche ce type de chantage lamentable au boulot aussi invraisemblable que cela puisse paraître ou encore les abus des petits chefs...

Et si tel n'est pas le cas, eh bien, j'ai envie de vous dire que vous avez bien de la chance! Alors certes, ce n’est pas un film très gai, même s’il y a tout de même des notes d’espoir, mais c’est du cinéma qui touche, bouleverse, nous fait réfléchir et nous incite à prendre conscience de certaines réalités et donc peut-être à agir...

Une nouvelle fois, le cinéma social de Jean-Pierre et Luc Dardenne fait mouche et nous émeut profondément, sans jamais être larmoyant. "Deux jours, une nuit" est un film engagé certes, mais aussi avant tout un beau film, tout simplement, auquel pour moi il est inconcevable de ne pas être sensible !

"Deux jours, une nuit" est sorti le 1er octobre en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version française en dts-HD Master Audio 5.1 et 2.0. Les deux éditions contiennent en outre des sous-titres français pour sourds et malentendants et l'audiodescription pour aveugles et malvoyants. Quant aux bonus, ils se composent d'entretiens avec Jean-Pierre et Luc Dardenne (14'), Marion Cotillard (11') et Fabrizio Rongione (13') et de la bande-annonce du film.

Deux jours, une nuit

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Deux jours, une nuit (Blu-ray)

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14.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un...

Mon avis :

Après avoir été révélé au public grâce à "The Tree of Life" de Terrence Malick et à "Mud" de Jeff Nichols, le jeune acteur Tye Sheridan retrouve une nouvelle fois le sud des États-Unis, avec "Joe", un film à l'ambiance justement assez proche de "Mud", où il partage l'affiche cette fois avec un Nicolas Cage qui n’avait pas crevé l’écran comme ça depuis belle lurette...

Dès les premiers instants de ce nouveau film de David Gordon Green ("All the Real Girls", "L'autre rive", "Délire express", "Prince of Texas"), on sent qu'on a affaire à un film âpre et violent qui ne nous épargnera pas. Et effectivement rarement un film m'aura autant pris aux tripes que celui-ci, ce que je n'attendais pourtant pas de la part de ce réalisateur. "Joe", c'est l'adaptation d'un roman de l’écrivain américain Larry Brown, dont le scénario est écrit par Gary Hawkins, l'ancien professeur de cinéma de David Gordon Green et auteur du documentaire "The Rough South of Larry Brown" portant sur la vie de l'écrivain américain, documentaire d’ailleurs présent dans les bonus de l’édition DVD collector et sur le Blu-ray.

Le film qui décrit un sud des États-Unis, violent et touché par une certaine misère sociale, traite essentiellement à travers cet univers peu accueillant de la relation entre deux êtres non épargnés par la vie. D'une part, le jeune Gary Jones, joué par Tye Sheridan, qui vit avec un père alcoolique hyper violent et d'autre part Joe Ransom, interprété par Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center"), un ex-taulard devenu chef d'équipe d'une société d’abattage d'arbres. Les deux hommes vont se rencontrer lorsque Gary, à la recherche d’un travail qui lui permettrait d’échapper à sa situation familiale difficile va être embauché par Joe, peu regardant sur le personnel qu’il emploie du moment que ses employés travaillent. Rapidement, une relation complice va s’installer entre les deux hommes, Joe trouvant en Gary le moyen quelque part de se racheter par rapport à son passé et devenir enfin le père qu'il aurait aimé être et Gary trouvant, tout simplement, un père. Il faut dire que le jeune homme n'est pas aidé de ce côté là avec un père alcoolique comme on n'en a rarement vu au cinéma auparavant...

Gary Poulter qui interprète ce père imprévisible et ultra violent, est incroyablement crédible et livre ici une interprétation réellement bluffante. Et pour cause, celui-ci, malheureusement décédé en février 2013 à l'âge de 53 ans, par conséquent avant la sortie du film, était en fait un vrai SDF repéré à un arrêt de bus à Austin par le directeur de casting du film. Prendre un type, comme ça dans la rue pour lui confier un rôle aussi important, aurait pu s’avérer catastrophique vu qu’il n’avait pas bien évidemment aucune expérience en tant qu’acteur, mais dans le cas présent on peut dire que John Williams, dont c’était le premier casting en tant que directeur, a eu le nez creux! Gary Poulter, qui visiblement n’a pas été épargné par la vie et qui fait d’ailleurs facilement 10 ans de plus que son âge réel, s’avère excellent et cela même lors des scènes de comédie où il se montre vraiment naturel devant la caméra.

"Joe" est un vrai film de gueules et parmi elles, on remarquera également celle de Ronnie Gene Blevins ("A Beautiful Life", "American Cowslip", "Dark Canyon") dans le rôle du toquard de service, un looser au visage balafré se prenant pour un dur. Quant aux deux acteurs principaux, le jeune Tye Sheridan a amplement mérité le Prix Marcello-Mastroianni du Meilleur Espoir Masculin qu’il a reçu à la Mostra de Venise en 2013 tant il impressionne par sa présence et son jeu face à un Nicolas Cage en pleine résurrection qui incarne ici magnifiquement ce personnage attachant et droit, mais loin d’être un enfant de cœur, cherchant quelque part dans cette relation avec le jeune Gary, la rédemption.

Par contre, ne vous attendez pas à un film débordant d’action, c’est avant tout un film d’ambiance, une ambiance noire et poisseuse montrant un environnement peu sûr où les protagonistes survivent comme ils peuvent! Le film est servi par une photographie particulièrement soignée tantôt froide, tantôt chaude, signée par Tim Orr ("Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare", "Stuck in Love", "Manglehorn")qui travaille avec le réalisateur depuis ses débuts et par une musique à la fois discrète et efficace composée par Jeff McIlwain ("Votre majesté") et surtout David Wingo ("Take Shelter", "Mud - Sur les rives du Mississippi").

Avec "Joe", David Gordon Green surprend en livrant un film coup de poing mettant superbement en image l’univers rude de Larry Brown. Pour moi, c’est sans hésitation, le film de l’année!

"Joe" est sorti en Double DVD collector, Blu-ray et VOD le 10 septembre chez Wild Side Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1, quant au Blu-ray, il propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of de 30 minutes, du documentaire de Gary Hawkins "The Rough South of Larry Brown" (90') et de la bande annonce du film.

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13.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À sa sortie de prison, The Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais trop de choses ont changé en son absence... Désormais sans attache, il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses d’Amérique pour retrouver un frère disparu depuis plusieurs années... Mais le Mal est partout...

Mon avis :

Amateurs d'OFNI (Objets filmiques non identifiés) et autres bizarreries, voici "The Rambler", un film assurément fait pour vous! Car attention, sous ses apparences très classiques (Du moins, si l'on en juge l'affiche!), ce road-movie semble avoir été constamment filmé sous acide...

Après avoir décontenancé le public venu voir son premier long métrage, par ailleurs toujours inédit en DVD chez nous malgré une petite distribution en salle, Calvin Lee Reeder ("The Oregonian") enfonce le clou avec "The Rambler", un film pour le moins étrange où l'on suit le parcours d'un ancien détenu dont la sortie de prison ne va pas se passer vraiment comme il l'avait imaginé! A l'origine du film, le réalisateur avait réalisé un court métrage éponyme en 2008 où le metteur en scène jouait lui-même le randonneur ; un court métrage complément barré, bien craspec à la limite de l'expérimentale.

Ce long-métrage est donc une sorte de version longue de ce court, mais où le cinéaste a pu développer plus en détail ses idées complètement loufoques. Évidemment, il faudra bien s'accrocher pour suivre le film, car après un début assez classique, cela part dans tous les sens, c'est à la fois complètement absurde, gore par moments, crade, drôle et même touchant parfois... Un film donc totalement indéfinissable, ne ressemblant à rien de connu! L'éditeur compare le film à "Lost Highway" et "Easy Rider"... Oui, c’est vrai par certains côtés! Pour le côté trip sous acide, on se rapproche quelque peu du chef d’œuvre de Dennis Hooper, mais ici le trip est beaucoup plus long. Pour le côté étrange, on peut penser effectivement au cinéma de David Lynch et en particulier à "Lost Highway" avec lequel il entretient une certaine parenté, mais Lynch pourrait paraître presque normal comparé à Calvin Reeder!

Les acteurs et tout particulièrement, Dermot Mulroney ("Young Guns", "Copycat", "Le mariage de mon meilleur ami", "Zodiac", "Le territoire des loups") dans le rôle du randonneur est tout à fait convaincant dans ce rôle de looser à l’allure de cow-boy pur et dur. L'acteur y est même quasi méconnaissable! On retrouve autrement une nouvelle fois Lindsay Pulsipher ("The Beast", "True Blood", "Justified", "Flutter"), déjà présente dans le court métrage original et dans "The Oregonian".

On y croise bien entendu des personnages assez farfelus, comme par exemple celui de l'inventeur fou, interprété par le producteur James Cady, qui a inventé une machine permettant en principe de visualiser les rêves. Bon, on ne peut pas dire que cela soit tout le temps très concluant! Mais je vous laisse découvrir... Le film est par moments assez gore et certaines scènes sont tout de même assez répugnantes, alors même si ce n'est pas un film d’horreur, ni un film particulièrement violent, il n'est absolumnt pas étonnant que celui-ci soit réservé à un public âgé minimum de 16 ans.

"The Rambler" est un pur road trip déconcertant et difficile d’accès, qui risque de laisser un max de monde sur le côté, mais pour peu que vous ayez l’esprit ouvert et que vous vous laissiez embarquer, celui-ci vous entraînera dans un univers onirique complètement barré et hallucinatoire.

"The Rambler" est sorti en DVD & VOD le 3 septembre chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec bien évidemment sous-titres français. Peu de bonus par contre, mais on a tout de même le droit au court métrage original qui a inspiré le film et à des bandes annonces de l'éditeur.

The rambler

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09.10.14

06:16:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Depuis 30 ans, Jack et Franck Baker, pianistes obscurs, jouent dans tous les bars américains devant un public de plus en plus clairsemé. Ils décident d'engager Susie, une ancienne escort-girl dont la stupéfiante beauté n'a d'égale que la qualité de sa voix. Véritable bête de scène, à la fois sensuelle et désinvolte, Susie a sur le public un effet explosif ! Sa présence va cependant rapidement éprouver l'entente entre les deux frères...

Mon avis :

Cette réédition de "Susie et les Baker Boys" chez Éléphant Films me renvoie avec nostalgie au début des années 90 lorsque j'avais découvert ce film avec ma femme. À l'époque, nous l'avions apprécié, notamment pour son très beau casting, mais sans qu'il ne nous ait marqué plus que ça. Pourtant, 24 ans plus tard, je ne l'ai pas oublié, même si mes souvenirs sont bien évidemment assez flous. Par contre, je dois avouer que j'avais quelque peu peur d'être déçu en le revoyant, qu'il ait mal vieilli en fait...

"Susie et les Baker Boys" a été écrit et réalisé par Steve Kloves ("Flesh and Bone"), plus connu pour son travail de scénariste que de metteur en scène. On lui doit notamment les scénarios de quasiment tous les épisodes de "Harry Potter" et récemment de "The Amazing Spider-Man". Au niveau de la réalisation, en revanche, celui-ci ne signera que deux films, dont celui-ci qui fût son premier, pourtant malgré un certain classicisme, la mise en scène élégante de Steve Kloves n'a rien de honteuse et n'explique en aucun cas le manque de succès du film, ni pourquoi ce dernier ne s'est essayé à la réalisation qu'une seconde fois...

Peut-être tout simplement qu'à l'époque de la sortie du film, les spectateurs n'avaient pas forcément envie de voir un film sur un trio musical jazzy? Surtout que malgré le fait que l’histoire se passe à la fin des années 80, l'ambiance des clubs dans lesquels les Fabulous Baker Boys jouent, lui confère un côté assez rétro. Avec le temps, le film a finalement fort heureusement plutôt bien vieilli et se dégustera un peu comme un bon vin.

"Susie et les Baker Boys" narre le déclin d’un duo de pianistes n’arrivant pas à se renouveler et qui pour redonner un coup de fouet et de la fraîcheur à leur show, va faire appel à une chanteuse. Mais si cela va effectivement fonctionner dans un premier temps, cela va aussi faire surgir les frustrations et le mal-être du personnage de Jack Baker, interprété par Jeff Bridges ("Le canardeur", "King Kong", "La disparue", "Blown Away", "The Big Lebowski", "True Grit"), véritable virtuose du duo, alors que son frère, joué par Beau Bridges ("Un tueur dans la foule", " L'Hôtel New Hampshire", "Max Payne", "The Descendants"), leader pourtant du duo, va s’avérer être en fait un musicien sans génie, beaucoup trop plan-plan et dont la principale préoccupation est de subvenir aux besoins de sa famille. La relation entre les deux frangins est ici tellement crédible, qu’on se demande vraiment si les deux frères jouent ou se comportent comme ils sont dans la vraie vie...

Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Ladyhawke", "Les sorcières d'Eastwick", "Tequila Sunrise", "Esprits rebelles"), dans le rôle de Suzie Diamond, est ici absolument flamboyante et irrésistible, notamment lors d'une scène où celle-ci chante de façon terriblement sensuelle sur le piano de Jeff Bridges qui tombera naturellement sous son charme (Qui pourrait résister d’ailleurs ?).

La justesse d'interprétation est pour beaucoup dans la réussite du film ; la scène par exemple où Jeff Bridges rompt avec Michelle Pfeiffer est assez remarquable. En dehors du trio, on remarque quelques têtes connues comme Gregory Itzin ("I Know Who Killed Me", "24 heures chrono", "Mentalist"), Xander Berkeley ("24 heures chrono", "Taken", "Being Human", "Mentalist") et surtout la charmante Jennifer Tilly ("Remote Control", "Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky"), qui apporte étonnamment une bonne dose d’humour et non de glamour comme on aurait l’imaginer.

Ce long-métrage, profondément mélancolique et envoûtant n’est effectivement pas dépourvu d’humour, mais savamment dosé et sans jamais tomber dans le grotesque. Les personnages sont attachants, particulièrement le personnage de Jack qui vit d’histoires sans lendemain avec son chien et sa petite voisine qui lui rend visite tous les jours.

La photographie du film signée Michael Ballhaus ("Les affranchis", "Dracula", "Gangs of New York") met parfaitement en valeur la mise en scène très raffinée du réalisateur, le tout porté par la musique jazzy, qui ne fait que croitre en qualité au fur et à mesure que les personnages se lâchent...

Il est à noter d'ailleurs en ce qui concerne la musique du film que la BO du film est signée Dave Grusin ("Le Lauréat", "Les Trois Jours du condor", "Tootsie", "Les Goonies") et que c'est Michelle Pfeiffer en personne qui interpréta ses chansons dans le film. Avec ce film, Michelle Pfeiffer remporta le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et avait été déclarée à l'époque comme étant la favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice et franchement, ce qui n'a rien d’étonnant!


Alors que j'avais attendu plus de vingt pour revoir le film, cette fois, quelques heures après sa vision, j'ai déjà envie de le revoir pour partager ce plaisir une nouvelle fois avec ma moitié. Et pas par nostalgie, mais tout simplement car ce film finalement très sensuel et très touchant, m’a procuré une intense émotion que j’ai envie de revivre avec elle!

Après avoir été édité en DVD en avril 2002 chez TF1 dans une édition qui proposait une image au format 1.77 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono (sous-titres imposés) et réédité à l'identique en janvier 2007 chez Une Vidéo / CIDC, "Susie et les Baker Boys" est ressorti le 2 septembre chez Éléphant Films en DVD simple et combo DVD + Blu-ray. Le film est proposé cette fois au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono pour le DVD et 1.85 avec une résolution 1080i AVC avec pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono pour le Blu-ray. Alors que l'édition TF1 proposait en bonus une featurette d'époque et une rencontre avec le trio d'acteurs, cette nouvelle édition, quant à elle, nous offre une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, une galerie photos, la bande-son séparée et des bandes annonces.

Susie et les Baker Boys

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Susie et les Baker Boys - Edition 2014

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06.10.14

06:36:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Al et Julien sont persuadés qu'un zombie les attend au 5ème, manque de chance, ils habitent au 8ème et l'ascenseur est en panne...


Mon avis :

Alors que je flânais dans ma boutique préférée, lieu de perditions parisien des amateurs de cinéma de genre, mon regard se porta sur un petit DVD dont je n'avais jamais entendu parler et au prix plus qu'alléchant. Une fois entre mes mains, je saisis rapidement que ce "InvaZion" est en fait un court métrage, mais pour 3 malheureux euros, je me dis que franchement je n'ai rien à y perdre...


"InvaZion" est le deuxième court métrage officiel de Maxime Vayer, après le très sympathique "Rendez-vous" où un pauvre gars se rendant à un rendez-vous galant tombait sur quatre types à l'allure fort inquiétante. Cette fois il nous convie dans un immeuble où deux potes rentrent chez eux après avoir vu un film de zombie. Alors qu'ils se posent des questions ô combien pertinentes et existentielles sur la crédibilité du film, l'ascenseur tombe en panne et s'arrête au cinquième. Seulement voilà, ils tombent alors nez à nez avec une vieille dame semblant être infectée...


Le réalisateur nous offre 14 minutes assez réjouissantes où l’on a le temps de s’attacher à ces deux nigauds, parfaitement interprétés par Sylvain Lazard (vu dans la pub crétin.fr de Free) et Jérémie Delaboudinière. Même si on est avant tout dans une comédie, le réalisateur arrivera tout de même à nous faire partager l’angoisse de ses protagonistes. Du moins à faire en sorte qu'on se prenne au jeu jusqu’à une révélation finale forcément surprenante, mais prévisible et évidemment quelque peu tirée par les cheveux...


Le film a été autoproduit en grand partie, mais Maxime Vayer a tout de même fait appel au financement participatif via Ulule pour obtenir un peu d’aide. Malgré un faible budget, le court métrage a tout de même de la gueule et est très bien réalisé. D’ailleurs vu le scénario, le film ne nécessitait pas particulièrement de gros moyens... Ce court date de 2012 et en deux ans il a eu le temps de faire la tournée des festivals et de remporter quelques prix amplement mérités.


Eh bien, au final je n'ai pas regretté mon achat, car ce petit court métrage est vraiment une agréable surprise! Cela m'a donné en tous cas envie de suivre avec attention les futurs projets de ce réalisateur fort prometteur, du moins à en juger sur ses deux premiers courts. D’ailleurs, Maxime Vayer a depuis travaillé sur une websérie, "The Popcorn Show", qui débutera à partir du 13 octobre. De plus, "InvaZion" serait apparemment le prélude d'un futur long... Alors wait and see!


Le DVD-R de "InvaZion" est disponible à la boutique Metaluna Store pour la modique somme de 3 euros, alors n'hésitez pas une seconde, car franchement cela ne mange pas de pain! Et si vous n'êtes pas sur Paris, renseignez-vous auprès de la page Facebook du film!

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04.10.14

05:43:16, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La Terre, 23ème siècle. Les humains ont fuit la Terre devenue invivable, en partie à cause de la pollution. Des stations orbitales accueillent la population, contrainte de s’y entasser. Mais un virus contaminant les enfants apparaît, celui-ci étant dû à l’absence des microbes bénéfiques qui foisonnent sur Terre. Le projet Eden germe alors dans l’esprit de Devon Adair, qui part accompagné de son fils et des colons, afin d’explorer une nouvelle planète. Rien ne se passe comme prévu et leur vaisseau s’écrase sur une planète inconnue et inhospitalière...

Mon avis :

Jusqu'à ce qu’Elephant Films annonce sa sortie, je n'avais jamais entendu parler de "Earth 2", mais il faut dire que cette série américaine de science-fiction des années 90 n'a été diffusée en France que sur Canal Jimmy en 1996 et sur Sci Fi en mars 2006, ce qui restreint forcément l'audience...

En 1995, Amblin Entertainment, la boîte de productions de Steven Spielberg ("Duel", Les dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "E.T. l'extra-terrestre", "La Guerre des mondes"), lançait donc "Earth 2", une série de science-fiction où des humains se retrouvaient être les extra-terrestres de cette nouvelle planète ressemblant en beaucoup de points à la Terre.

Dans le pilote, "Le projet Eden", on suit le trajet ô combien chaotique qui va mener un groupe de terriens sur cette planète aux caractéristiques si proches de celles de la Terre, cette dernière étant devenue inhabitable à cause de la pollution. Malgré le manque d'attachement que l'on éprouvera pour les différents protagonistes, ce long épisode se suit avec intérêt, grâce notamment à l'utilisation assez originale de passages oniriques.

Dans cet épisode, on fait évidement connaissance avec les personnages principaux et notamment de Devon Adair, jouée par Debrah Farentino ("Le Fils de la panthère rose", "Malice", "La Tempête du siècle"), responsable de la mission et mère du petit Ulysses, joué par Joey Zimmerman ("Very Bad Things", "Les sorcières d'Halloween"), enfant contaminé par un virus touchant de nombreux petits terriens, de John Danziger, interprété par l'excellent Clancy Brown ("Bad Boys", "Highlander", "Extreme Prejudice", "Randonnée pour un tueur"), bien moins impressionnant ici que dans le rôle du Kurgan et père d'une jeune fille, True, jouée par J. Madison Wright ("Shiloh"), qui va rapidement se faire un ami sur cette nouvelle planète et enfin de Antonio Sabato Jr.("The Big Hit", "Goosed", "Drifter: Henry Lee Lucas"), dans le rôle d'Alonzo, le beau gosse de service et accessoirement pilote du vaisseau.

Si on fait également la connaissance d'inquiétants habitants de la planète, semblant vivre essentiellement sous terre, c'est surtout Tim Curry ("The Rocky Horror Picture Show", "Legend", "Ça", "Scary Movie 2"), qui apparaît à la toute fin de l'épisode, qui intriguera le plus, donnant une furieuse envie de découvrir aussitôt la suite.

Dans le deuxième épisode, "L'étranger", le personnage de Gaal, interprété par Tim Curry, est bien entendu au cœur de l'histoire et on découvre de façon assez prévisible, un personnage fourbe et sournois, collant parfaitement à l'acteur habitué à ce type de rôles. L'épisode est riche en surprises et tient vraiment en haleine jusqu'aux dernières minutes. Certains personnages commencent à prendre un peu plus d'importance comme la jeune True, à laquelle on va commencer à s'attacher de plus en plus.

Dans "Les leçons de la vie", le troisième épisode, le personnage de Gaal va dévoiler sa vraie nature et le fait qu'il soit à la tête des habitants de la planète. Il est amusant de constater qu'à chaque épisode, un personnage devient le narrateur de l'épisode. Pour "Promesses tenues" par exemple, il s'agit d'Alonzo, mais cela ne veut pas dire pour autant que le personnage en question aura plus d'importance au sein de l'épisode concerné... Ce quatrième épisode conclut ce qu'on pourra nommer la trilogie « Gaal », le personnage ayant d’ailleurs à la fin, une fin peu envieuse, même si vu sa cruauté, on le plaindra pas!

Dans "Arrêt sur image", nos survivants vont découvrir une nouvelle capsule dont les occupants sont victimes d'un étrange virus. Dans cet épisode, ce sont les personnages de Bess, jouée par la splendide Rebecca Gayheart ("Scream 2", "Urban Legend", "Shadow Hours") et de Morgan, son lâche de mari joué par John Gegenhuber ("La star de Chicago"), ainsi celui du docteur Julia Heller, jouée par Jessica Steen ("Homefront", "Killer Instinct", "Chaos"), qui vont prendre cette fois un peu plus d'importance, de même que les Grindlers, qui seront au cœur de cette aventure et du suivant, "Troc cosmique" où nos survivants vont faire des échanges avec ces habitants de la planète G8.89.

"Restriction d'eau", le septième épisode, voit quelques rapprochements se faire entre d'une part Davon et John et d'autre part entre Julia et Alonzo. Un nouveau personnage fait son apparition, celui de Reilly, interprété par Terry O'Quinn ("Le beau-père", "Millennium", "Lost - Les disparus"), un personnage venant de la « station » et que le docteur voit en secret dans une réalité virtuelle, complotant pour conquérir la planète.

Dans "Mutation", les intentions du complot se précisent, mais on sent quand même que malgré son appartenance au conseil, le docteur Heller s'attache de plus en plus au reste du groupe... Il est à noter que l’épisode offre quelques scènes assez originales provenant de la réalité virtuelle que certains personnages utilisent ici pour échapper à la réalité.

Avec "L'ennemie est parmi nous", l'étau se ressert sur le docteur Heller jusqu'à un dénouement cruel et quelque peu inattendu. Enfin, avec le dixième épisode, "Sacrifice et rédemption", une nouvelle menace fera son apparition et de loin la plus terrible en la personne du Z.E.D., une sorte de Terminator interprétée par un Jeff Kober ("Tank Girl", "Un homme à part", "La colline a des yeux 2") impressionnant. Ce premier coffret se conclut ainsi et déjà, on a qu’une hâte, qu’Elephant Films nous sorte rapidement le second coffret. La série bénéficie en plus d’une mise en scène et d’une photographie assez soignées, ce qui ne gâte rien!

Même si "Earth 2" a bien entendu quelque peu vieilli, cette série assez peu connue est suffisamment palpitante pour tenir en haleine ses téléspectateurs et mérite vraiment d’être redécouverte.

Ce volume 1 de la série "Earth 2" est sorti en coffret 4 DVD chez Elephant Films le 25 juin 2014 et propose une image au format 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n'est un bêtiser et des bandes annonces.

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03.10.14

05:42:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Déborah et Simon parquent leur voiture pour aller faire quelques câlins dans la forêt. Ils se font assommer et se réveillent dans une maison où vivent Diane, Carla, Célian et Jeff : quatre dangereux psychopathes qui occupent leur temps à humilier et à tuer des innocents. Attachés, enchainés, ils n’ont aucune chance de s’enfuir. Ils vont vivre — avec d’autres jeunes gens, car ils ne sont pas seuls — ce qu’ils aimeraient bien n’être qu’un cauchemar. Il existe des secrets bien gardés. Peu de personnes les connaissent. C’est quelque chose de puissant. Il protège ces quatre maniaques sanguinaires...

Mon avis :

Cela fait déjà un petit bout de temps que l'on entend parler que l'ex-bimbo provocatrice et forte en gueule de Secret Story saison 3, Cindy Lopes, a joué dans un film d'horreur! Mais qui aurait pu penser que celle-ci serait allée tourner en Suisse pour le réalisateur indépendant Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons")? Il faut bien avouer que c'était plutôt inattendu...

D'autant plus inattendu que les amateurs de films d'horreur sont en général peu amateurs d'émissions de téléréalité! On ne peut donc que saluer les risques pris par le duo, car il n'est vraiment pas sûr que ce long-métrage attire beaucoup de monde. Ni d’ailleurs que les fans de films d'horreur ou même que les fans de la bimbo soient très tendres avec celui-ci...

Tout le monde connaît plus ou moins, ne serait-ce que de nom, la fameuse Cindy qui prenait à l’époque des douches entièrement nue avec les garçons de la maison des secrets, en revanche, peu de monde connaît les films du réalisateur suisse. Moi, cela fait assez longtemps que je le suis, malgré le côté très amateur de ses films. En général, ceux-ci sont assez généreux et déviants et on y ressent toujours un réel amour pour le cinéma de genre.

Cette fois encore, le manque de moyens se fait immédiatement ressentir et les acteurs font dans l’ensemble très amateurs avec souvent une diction, il faut bien l’avouer, peu naturelle. C'est d'ailleurs Cindy Lopes qui ici s’en sortira le mieux, car même si elle n'est pas une grande actrice, son expérience devant la caméra se ressent tout de même par son côté assez naturel. Jean-Clément Gunter nous offre cette fois un film au scénario un peu léger, mais à l’érotisme assez poussé. Les demoiselles, comme les messieurs d’ailleurs, se retrouvent d’ailleurs assez rapidement à poil pour des parties de jambes en l’air, mais malheureusement pour les fans de Cindy, cette dernière ne leur dévoilera pas plus que son joli décolleté laissant entrevoir son opulente poitrine.

Côté maquillages d'effets spéciaux, même si ceux-ci sont assez rudimentaires, ils sont tout de même très acceptables pour ce type de petit budget. Le film est une sorte de croisement entre le torture-porn et le survival, mais il ne se prend heureusement à aucun moment réellement au sérieux, ce qui fait que par moments, on serait même plutôt dans la parodie que dans le film d’horreur pur et dur. En fait, en dehors de son côté fauché et amateur, on regrettera essentiellement que le réalisateur n'est pas un peu plus rythmé son film et ne soit pas allé plus loin dans le côté déviant.

Certes, il y a une scène d’anthropophagie et une autre de viol, mais vu le côté pervers des quatre psychopathes, on aurait pu imaginer plus de perversités envers leurs victimes... Alors que finalement, ils sont assez sages, un peu trop même! Après le tournage, Cindy Lopes s’est réjouie notamment d’avoir écrasé dans ses mains les couilles d’un pauvre gars, mais vu le caractère sadique de son personnage, on aurait même imaginé qu’elle les lui coupe! Enfin, je vous rassure le film va tout de même assez loin et sera donc réservé à un public tout de même averti...

Avec "Séquelles", Jean-Clément Gunter semble vouloir conquérir le public français, d’ailleurs l’avant-première a eu lieu le 18 septembre 2014 à Paris et le DVD est distribué sur la plus part des gros sites français, mais attention, pour apprécier le film, il vaut mieux tout de même être amateur de série Z, car autrement vous risquez d’être quelque peu décontenancé!

"Séquelles" sort en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 2.39 16/9ème avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition est assez généreuse en bonus, avec un making of de 30 minutes, une petite interview croisée entre le réalisateur et sa vedette, une galerie photos, un bêtiser et des bandes annonces.

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02.10.14

05:26:55, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une nuit, une éruption solaire crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés.

Mon avis :

Même si la joie de voir enfin sortir chez nous ce petit classique de la SF anglaise est quelque peu entachée par le fait que le film soit ici présenté en 4/3 et non en 16/9 (contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette), c'est tout de même une excellente nouvelle de pouvoir enfin découvrir "La révolte des Triffides" chez nous avec des sous-titres français... Non, pas de VF, puisque le film n'était pas sorti en France à l'époque et n’a jamais été doublé!

Avant même que l'acheteur s'énerve sur la qualité du master, l'éditeur prévient que le film n'est pas présenté dans son format d'origine, mais qu'à ce jour, c'est la seule copie disponible... Bon, ce n'est pas tout à fait exact! En fait, le film est bien présenté au format CinemaScope, mais l'image n'est pas anamorphosée, du coup on a le droit à du 4/3. Finalement, on a quelque peu l'impression que l'éditeur se mélange un peu les pinceaux avec ces histoires de format.

Mais, revenons au film! "La révolte des Triffides" est une adaptation assez libre du roman de John Wyndham (connu notamment pour son célèbre roman "Les Coucous de Midwich", plus connu sous le titre "Le Village des damnés"), "Le Jour des Triffides", datant de 1951.

Le film, lui, a été réalisé en 1962 par Steve Sekely ("Revenge of the Zombies", "Femmes enchaînées", "Le balafré") et en partie par Freddie Francis ("L'empreinte de Frankenstein", "Le jardin des tortures", "Dracula et les femmes"), malgré le fait que le nom ce dernier n'apparaisse pas au générique. En fait, pour la petite histoire, dans sa première version, le film comportait apparemment pas mal de longueurs et ne satisfaisait donc pas les producteurs.

Celui-ci fût alors raccourci d’environ une demi-heure, ce qui ramenait le film à une durée inférieure à une heure, du coup les producteurs firent appel à Freddie Francis pour qu’il tourne une histoire parallèle de façon à proposer un film d’approximativement une heure trente, mais plus rythmé et surtout plus angoissant.

Du coup, il y a l'histoire originale qui suit le parcours de Bill Masen, interprété par Howard Keel ("La blonde du Far-West", "Les sept femmes de Barbe-Rousse", "Dallas"), un marin anglais ayant échappé à la cécité touchant 99% de la population, provoquée par une pluie de météorites et d'autre part un couple de chercheurs basés sur une île, joués par Janette Scott ("Hélène de Troie", "Paranoiac", "Quand la terre s'entrouvrira") et Kieron Moore ("La bataille des Thermopyles", "L'attaque dura sept jours", "Quand la terre s'entrouvrira").

En plus des catastrophes causées par la cécité des gens, la population va en plus être victime des Triffides, des plantes carnivores. Malgré un côté assez rétro et kitsch, le film est plutôt plaisant à regarder, même si les fameuses Triffides font plus sourire que réellement peur. Il faut dire que ces dernières ne sont pas faites avec des effets spéciaux, mais par de simples costumes portés par des figurants...

Une partie de l'histoire se déroulant en France, on trouve avec plaisir parmi le casting une petite frenchie, Nicole Maurey ("Journal d'un curé de campagne", "Le brave et le téméraire", "Sale temps pour les mouches"), tenant un des rôles principaux. Étonnamment, par de nombreux côtés, le film fait plus hollywoodien qu’anglais, notamment avec sa fin très biblique, totalement absente de l’œuvre originale...


Sans être une œuvre indispensable, "La révolte des Triffides" est un film de science-fiction vintage plutôt sympathique, ayant gagné en charme avec les années, notamment grâce à son côté assez kitsch.

"La révolte des Triffides" est sorti en DVD le 3 juin chez Sidonis Calysta. Le film est présenté au format 2.35 mais malheureusement 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0 mono. En bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film et de la SF britannique par Christophe Champclaux d'une durée d'environ 25 minutes, ainsi qu'une galerie d'images.




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01.10.14

05:04:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De Calcutta à Hollywood en passant par Londres, la belle métisse anglo-indienne Queenie Kelley va devenir Dawn Avalon, une star de cinéma adulée. Après une pauvre enfance, la jeune femme aura le monde à ses pieds. Mais ce beau visage masque la peur constante qu’un jour son passé la rattrape et détruise tout ce qu’elle a bâti...

Mon avis :

Depuis quelques temps maintenant, Elephant Films nous permet de redécouvrir les œuvres des frères Korda à travers sa collection Cinéma Master Class et notamment les films qu'ils tournèrent avec leur star Merle Oberon ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Divorce de Lady X", "Les Hauts de Hurlevent"), dont la carrière décolla grâce à sa relation avec Alexander Korda ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") avec qui elle se maria en 1939. C'est la vie de cette star qui inspira l'histoire de "Queenie, la force d'un destin", un téléfilm luxueux de 1987 que Koba Films nous permet de redécouvrir...

S'il est évident que la vie de Merle Oberon a inspiré ce téléfilm en trois parties (Ici présenté sous deux parties seulement, mais de façon complète quand même!), en revanche, l'histoire sera ici très romancée et assez éloignée de la réalité sur pas mal de points. L'histoire s'inspire en fait d'un roman de Michael Korda, le neveu d'Alexander Korda, d'où le lien évident avec le couple vedette qui inspira cette histoire!

Pour pimenter la vie de Merle Oberon, de nombreux drames ont été ajouté et donc il ne faudra pas prendre ce téléfilm pour un biopic, car ce ne sera pas le cas. Ce téléfilm, très bien mis en scène par Larry Peerce ("Noces de cendre", "Un tueur dans la foule", "Love Child"), vaut surtout pour son actrice principale, Mia Sara ("Legend", "La folle journée de Ferris Bueller", "Une étrangère parmi nous", "Timecop"), qui nous hypnotise ici par sa beauté.

Évidemment, cela ne sera pas tout! Fort heureusement! "Queenie, la force d'un destin" a bénéficié de moyens assez conséquents et cela se voit notamment à travers les splendides décors, les costumes et bien entendu son casting 4 étoiles (Non! Pas 5, il ne faut pas abuser quand même!).

On retrouve notamment Kirk Douglas ("La Captive aux yeux clairs", "Vingt Mille Lieues sous les mers", "Ulysse", "Les Vikings", "Spartacus", "Holocauste 2000") dans le rôle de David Konig, personnage représentant en quelque sorte Alexander Korda, Martin Balsam ("12 hommes en colère", "Psychose", "Diamants sur canapé", "Tora! Tora! Tora!"), dans le rôle de Marty ou encore Joss Ackland ("Le sicilien", "Le complot", "L'arme fatale 2", "À la poursuite d'Octobre Rouge") dans celui de Sir Burton Rumsey, le père de celle qui va « pourrir » l'enfance de la jeune Queenie Kelly, révélant à tous qu'elle est en fait une sang-mêlée.

Tout comme Merle Oberon, la jeune Queenie va souffrir en effet des moqueries de ses camarades de classe, toutes anglaises pure souche, mais également d'autres drames, qui vont profondément la marquer et la pousser à quitter Calcutta pour Londres (Dans la réalité, cela ne sera pas exactement ça, mais bon...).

Après une quarantaine de minutes consacrées à son enfance, où la jeune métisse est interprétée par Kate Emma Davies ("The Franchise Affair", "Children's Ward"), on découvre enfin, la splendide Mia Sara dont la plastique va alors provoquer la convoitise de bien des hommes... Si au départ, la jeune femme va subir, par la suite, elle va apprendre à en user! Comme beaucoup de femmes, malheureusement pour nous! (Oui, je m’égare!)

Bon, le téléfilm est par moments assez mélodramatique et prévisible, mais il reste plutôt agréable à regarder grâce notamment au talent de ses acteurs. Parmi eux, l'acteur israélien Topol ("Un violon sur le toit", "Flash Gordon", "Rien que pour vos yeux"), excellent dans le rôle de Dimitri Goldner, l'agent de Queenie et Leigh Lawson ("Tess", "La maison de tous les cauchemars", "L'épée du vaillant") dans le rôle de l'oncle Morgan. Au final, on regrettera même que l’histoire s’arrête aussi vite, ce qui est plutôt gage de qualité, non?

"Queenie, la force d'un destin" comporte tous les éléments de ce qu’on attend de ce type de saga, qui nous font passer les dimanches pluvieux enfermés à la maison...

"Queenie, la force d'un destin" est sorti en DVD le 2 juillet chez Koba Films au format 1.33 4/3 dans sa version française stéréo uniquement. Pas de réels bonus, seuls quelques bandes annonces de l’éditeur figurent au programme, alors que l’éditeur avait au départ prévu un module sur la vraie vie de Merle Oberon... Dommage !

Queenie, la force d'un destin

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