02.10.14

05:26:55, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une nuit, une éruption solaire crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés.

Mon avis :

Même si la joie de voir enfin sortir chez nous ce petit classique de la SF anglaise est quelque peu entachée par le fait que le film soit ici présenté en 4/3 et non en 16/9 (contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette), c'est tout de même une excellente nouvelle de pouvoir enfin découvrir "La révolte des Triffides" chez nous avec des sous-titres français... Non, pas de VF, puisque le film n'était pas sorti en France à l'époque et n’a jamais été doublé!

Avant même que l'acheteur s'énerve sur la qualité du master, l'éditeur prévient que le film n'est pas présenté dans son format d'origine, mais qu'à ce jour, c'est la seule copie disponible... Bon, ce n'est pas tout à fait exact! En fait, le film est bien présenté au format CinemaScope, mais l'image n'est pas anamorphosée, du coup on a le droit à du 4/3. Finalement, on a quelque peu l'impression que l'éditeur se mélange un peu les pinceaux avec ces histoires de format.

Mais, revenons au film! "La révolte des Triffides" est une adaptation assez libre du roman de John Wyndham (connu notamment pour son célèbre roman "Les Coucous de Midwich", plus connu sous le titre "Le Village des damnés"), "Le Jour des Triffides", datant de 1951.

Le film, lui, a été réalisé en 1962 par Steve Sekely ("Revenge of the Zombies", "Femmes enchaînées", "Le balafré") et en partie par Freddie Francis ("L'empreinte de Frankenstein", "Le jardin des tortures", "Dracula et les femmes"), malgré le fait que le nom ce dernier n'apparaisse pas au générique. En fait, pour la petite histoire, dans sa première version, le film comportait apparemment pas mal de longueurs et ne satisfaisait donc pas les producteurs.

Celui-ci fût alors raccourci d’environ une demi-heure, ce qui ramenait le film à une durée inférieure à une heure, du coup les producteurs firent appel à Freddie Francis pour qu’il tourne une histoire parallèle de façon à proposer un film d’approximativement une heure trente, mais plus rythmé et surtout plus angoissant.

Du coup, il y a l'histoire originale qui suit le parcours de Bill Masen, interprété par Howard Keel ("La blonde du Far-West", "Les sept femmes de Barbe-Rousse", "Dallas"), un marin anglais ayant échappé à la cécité touchant 99% de la population, provoquée par une pluie de météorites et d'autre part un couple de chercheurs basés sur une île, joués par Janette Scott ("Hélène de Troie", "Paranoiac", "Quand la terre s'entrouvrira") et Kieron Moore ("La bataille des Thermopyles", "L'attaque dura sept jours", "Quand la terre s'entrouvrira").

En plus des catastrophes causées par la cécité des gens, la population va en plus être victime des Triffides, des plantes carnivores. Malgré un côté assez rétro et kitsch, le film est plutôt plaisant à regarder, même si les fameuses Triffides font plus sourire que réellement peur. Il faut dire que ces dernières ne sont pas faites avec des effets spéciaux, mais par de simples costumes portés par des figurants...

Une partie de l'histoire se déroulant en France, on trouve avec plaisir parmi le casting une petite frenchie, Nicole Maurey ("Journal d'un curé de campagne", "Le brave et le téméraire", "Sale temps pour les mouches"), tenant un des rôles principaux. Étonnamment, par de nombreux côtés, le film fait plus hollywoodien qu’anglais, notamment avec sa fin très biblique, totalement absente de l’œuvre originale...


Sans être une œuvre indispensable, "La révolte des Triffides" est un film de science-fiction vintage plutôt sympathique, ayant gagné en charme avec les années, notamment grâce à son côté assez kitsch.

"La révolte des Triffides" est sorti en DVD le 3 juin chez Sidonis Calysta. Le film est présenté au format 2.35 mais malheureusement 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0 mono. En bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film et de la SF britannique par Christophe Champclaux d'une durée d'environ 25 minutes, ainsi qu'une galerie d'images.

La révolte des triffides

La révolte des triffides
PlusDeDVD à 15.63€
Amazon à 18.7€
Fnac à 22€
Voir la fiche
Permalink 761 mots par flo001fg Email , 42 vues • Réagir

01.10.14

05:04:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De Calcutta à Hollywood en passant par Londres, la belle métisse anglo-indienne Queenie Kelley va devenir Dawn Avalon, une star de cinéma adulée. Après une pauvre enfance, la jeune femme aura le monde à ses pieds. Mais ce beau visage masque la peur constante qu’un jour son passé la rattrape et détruise tout ce qu’elle a bâti...

Mon avis :

Depuis quelques temps maintenant, Elephant Films nous permet de redécouvrir les œuvres des frères Korda à travers sa collection Cinéma Master Class et notamment les films qu'ils tournèrent avec leur star Merle Oberon ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Divorce de Lady X", "Les Hauts de Hurlevent"), dont la carrière décolla grâce à sa relation avec Alexander Korda ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") avec qui elle se maria en 1939. C'est la vie de cette star qui inspira l'histoire de "Queenie, la force d'un destin", un téléfilm luxueux de 1987 que Koba Films nous permet de redécouvrir...

S'il est évident que la vie de Merle Oberon a inspiré ce téléfilm en trois parties (Ici présenté sous deux parties seulement, mais de façon complète quand même!), en revanche, l'histoire sera ici très romancée et assez éloignée de la réalité sur pas mal de points. L'histoire s'inspire en fait d'un roman de Michael Korda, le neveu d'Alexander Korda, d'où le lien évident avec le couple vedette qui inspira cette histoire!

Pour pimenter la vie de Merle Oberon, de nombreux drames ont été ajouté et donc il ne faudra pas prendre ce téléfilm pour un biopic, car ce ne sera pas le cas. Ce téléfilm, très bien mis en scène par Larry Peerce ("Noces de cendre", "Un tueur dans la foule", "Love Child"), vaut surtout pour son actrice principale, Mia Sara ("Legend", "La folle journée de Ferris Bueller", "Une étrangère parmi nous", "Timecop"), qui nous hypnotise ici par sa beauté.

Évidemment, cela ne sera pas tout! Fort heureusement! "Queenie, la force d'un destin" a bénéficié de moyens assez conséquents et cela se voit notamment à travers les splendides décors, les costumes et bien entendu son casting 4 étoiles (Non! Pas 5, il ne faut pas abuser quand même!).

On retrouve notamment Kirk Douglas ("La Captive aux yeux clairs", "Vingt Mille Lieues sous les mers", "Ulysse", "Les Vikings", "Spartacus", "Holocauste 2000") dans le rôle de David Konig, personnage représentant en quelque sorte Alexander Korda, Martin Balsam ("12 hommes en colère", "Psychose", "Diamants sur canapé", "Tora! Tora! Tora!"), dans le rôle de Marty ou encore Joss Ackland ("Le sicilien", "Le complot", "L'arme fatale 2", "À la poursuite d'Octobre Rouge") dans celui de Sir Burton Rumsey, le père de celle qui va « pourrir » l'enfance de la jeune Queenie Kelly, révélant à tous qu'elle est en fait une sang-mêlée.

Tout comme Merle Oberon, la jeune Queenie va souffrir en effet des moqueries de ses camarades de classe, toutes anglaises pure souche, mais également d'autres drames, qui vont profondément la marquer et la pousser à quitter Calcutta pour Londres (Dans la réalité, cela ne sera pas exactement ça, mais bon...).

Après une quarantaine de minutes consacrées à son enfance, où la jeune métisse est interprétée par Kate Emma Davies ("The Franchise Affair", "Children's Ward"), on découvre enfin, la splendide Mia Sara dont la plastique va alors provoquer la convoitise de bien des hommes... Si au départ, la jeune femme va subir, par la suite, elle va apprendre à en user! Comme beaucoup de femmes, malheureusement pour nous! (Oui, je m’égare!)

Bon, le téléfilm est par moments assez mélodramatique et prévisible, mais il reste plutôt agréable à regarder grâce notamment au talent de ses acteurs. Parmi eux, l'acteur israélien Topol ("Un violon sur le toit", "Flash Gordon", "Rien que pour vos yeux"), excellent dans le rôle de Dimitri Goldner, l'agent de Queenie et Leigh Lawson ("Tess", "La maison de tous les cauchemars", "L'épée du vaillant") dans le rôle de l'oncle Morgan. Au final, on regrettera même que l’histoire s’arrête aussi vite, ce qui est plutôt gage de qualité, non?

"Queenie, la force d'un destin" comporte tous les éléments de ce qu’on attend de ce type de saga, qui nous font passer les dimanches pluvieux enfermés à la maison...

"Queenie, la force d'un destin" est sorti en DVD le 2 juillet chez Koba Films au format 1.33 4/3 dans sa version française stéréo uniquement. Pas de réels bonus, seuls quelques bandes annonces de l’éditeur figurent au programme, alors que l’éditeur avait au départ prévu un module sur la vraie vie de Merle Oberon... Dommage !

Queenie, la force d'un destin

Queenie, la force d'un destin
PlusDeDVD à 22.99€
Amazon à 22.99€
Fnac à 24.99€
Voir la fiche
Permalink 816 mots par flo001fg Email , 74 vues • Réagir

29.09.14

13:13:08, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En mars 1963, dans les ruines de l’église de Clophill un groupe de sorcières a organisé une messe noire. Elles ont pillées des tombes, sacrifiées des animaux et se sont servies d’os humains. Pendant les années qui suivirent d’autres événements de ce genre ont eu lieu à Clophill et on a même retrouvé du bétail mutilé dans les environs. Il était évident que parmi ces ruines des activités paranormales avaient lieu. En 2010 une équipe de journalistes est venue enquêter pour essayer de découvrir ce qu’il s’était réellement passé. C’est ainsi qu’ils ont constaté que la légende de Clophill avait laissé des traces parmi les habitants. En faisant cette enquête ils ont fait un terrifiant un voyage dans l’inconnu.

Mon avis :

N'étant vraiment pas un amateur des films du genre "Paranormal Activity", c'est à reculons que je me lançais dans la découverte de ce "The paranormal diaries : Clophill", même si ce dernier n'a bien entendu absolument aucun lien avec la série à succès initiée par Oren Peli. En plus dans le même style et sorti également Factoris Films, je m'étais royalement fait chier (Excusez-moi du terme!) devant "House trap" ! Tout ceci n’était donc guère engageant...

Eh bien, avec "The paranormal diaries : Clophill", cela ne va pas être mieux! Dès le début du film, on sent que la mise en place va être longue, voir interminable... Et effectivement, c’est le cas! Il ne s'y passe rien, mais alors absolument rien d'intéressant et surtout d'effrayant! L'ennui prend alors le dessus et l'envie d'abandonner se fait cruellement ressentir!

On espère tout de même que quelques apparitions de la jeune fille aux cheveux longs promise par la jaquette, genre "The Ring", fassent enfin leur petit effet. Eh bien, non! Effectivement, on la verra bien à la fin, mais sans que le trouillomètre n'augmente d'un iota! Tout est ici malheureusement désamorcé par les témoignages des protagonistes qui sont interviewés et dont les interventions viennent entrecouper les images censées être réelles et filmées style found footage.

La mise en scène de Michael Bartlett et Kevin Gates est juste catastrophique! Pourtant, j'avais plutôt apprécié "The Zombie Diaries" et "World of the Dead: The Zombie Diaries", deux found footage, qui sous leurs airs de films de zombies, nous offraient des personnages assez malsains qui faisaient tout l'intérêt des films, mais là, non! Désespérément, non! Il n'y a strictement rien à sauver!

Quant aux acteurs, chacun joue ici son propre rôle comme pour donner une forme de crédibilité aux images et donner au film un aspect documentaire, mais rien n'y fait! La sauce ne prend pas!

Pourtant les ruines où ils ont filmé, sont vraiment intéressantes et auraient pu donner lieu à de bonnes scènes, mais c'est malheureusement très mal exploité et le scénario est en plus très mal écrit. On a l'impression que cela part dans tous les sens, sans réel lien en dehors de ce lieu soi-disant maudit!

Seule scène qui éveillera quelque peu notre attention, une scène de culte satanique à la fin qui aurait pu être intéressante si une fois de plus elle n'avait pas été coupée inopinément...

Vous l’aurez compris, ce "The paranormal diaries : Clophill" ne présente strictement aucun intérêt, c’est juste une pure perte de temps ! A moins de souffrir d’insomnies, car là, effectivement je pense que vous devriez réussir à vous endormir ! Je doute même franchement que même les amateurs de bouses comme "Paranormal Activity" s’en satisfassent... C’est dire !

"The paranormal diaries : Clophill" est sorti en DVD chez Factoris Films le 2 septembre. Initialement, une sortie en Blu-ray était prévue, mais celle-ci fût annulée et on comprend pourquoi! Le film est présenté au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaises Dolby Digital 5.1 & dts 5.1 et française Dolby Digital 5.1. Cette édition comporte également la copie digitale illimitée en français 2.0 AAC. Côté bonus, l'éditeur, qui pourtant avait fait des efforts ces derniers temps, retombe dans ses vieux travers avec des bonus malheureusement non sous-titrés, bien qu'ici, franchement on s'en fout royalement! Toujours est-il que si vous êtes maso, vous pouvez regarder d'interminables scènes supprimées, sans le moindre intérêt et les commentaires audio des acteurs et du réalisateur... Deux différents! Le pied en somme!

The paranormal diaries : Clophill (DVD + Copie digitale)

The paranormal diaries : Clophill (DVD + Copie digitale)
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.99€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
Permalink 772 mots par flo001fg Email , 96 vues • Réagir

26.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Mon avis :

En mai 2011, l'affaire DSK défrayait la chronique et déchaînait les passions ; tout le monde ayant en effet un avis sur cette affaire sensible mettant en cause celui que l'on considérait déjà comme notre futur Président. Malgré l'abandon des charges en août 2011 (suite à une transaction financière), l'image de Dominique Strauss-Kahn fût définitivement ternie et sa vie complètement chamboulée puisqu'il dût démissionner de son poste de directeur général du FMI (Fonds monétaire international) et puisqu’il fût également contraint de renoncer à l'élection présidentielle française de 2012, ce qui eut pour conséquence pour nous de voir arriver à la place un autre queutard notoire (Si l'on en juge le nombre de femmes qu'il nous a présenté en si peu d’années! Bon ok, là j'exagère un peu!) en la personne de François Hollande, un Président n'ayant malheureusement pas vraiment le même panache (Imaginez DSK allant courir la gueuse sur un scooter, cela ne le ferait pas!). Trois ans plus tard, Abel Ferrara crée la polémique au 67ème Festival de Cannes, où "Welcome to New York" est présenté pour la première fois en marge du festival (avant une diffusion directement en VOD), provoquant bien évidemment la colère de l'ancien couple DSK/Sinclair...

Malgré de nombreuses recherches sur l'affaire, le sulfureux metteur en scène Abel Ferrara ("L'Ange de la vengeance", "New York, deux heures du matin", "The King of New York", "Bad Lieutenant", "Nos funérailles") a délibérément choisi de ne pas en tenir réellement compte pour livrer un film, s'inspirant certes de cette affaire, mais très librement et surtout en se concentrant essentiellement sur ce personnage hors norme, addict au sexe. Gérard Depardieu ("Les Valseuses", "Buffet froid", "Le Dernier Métro", "Cyrano de Bergerac", "1492 : Christophe Colomb") incarne ici en effet le personnage de Devereaux, décrit comme étant une sorte de « bite ambulante » obsédé par le sexe.

Le réalisateur n'y va d'ailleurs pas par le dos de la cuillère, montrant son personnage se livrant à des orgies lors de scènes particulièrement crues à la limite de la pornographie. En même temps, vu ce que l'on a découvert par la suite, notamment avec l'affaire du Carlton, on ne doit pas être bien loin de la réalité! Mais, bon, après tout si tout le monde est consentant, où est le problème? Là, où l'interprétation des faits est plus litigieuse, c'est qu'il montre qu'il y a réellement eu agression sexuelle, ne laissant planer aucun doute de ce point de vue là.

A aucun moment, il ne laisse imaginer qu'il y ait pu y avoir manipulation ou même complot de la part de la victime et celle-ci est décrite comme quelqu'un de sainte nitouche, ce que la réalité ne semble pas vraiment démontrer... Mais bon, comme il est marqué au début du film, on ne saura probablement jamais la vérité sur ce qui s’est réellement passé! Donc effectivement, par rapport à ce parti-pris, on peut aisément comprendre le mécontentement de l'ancien couple Strauss-Kahn. Il faut dire que Nafissatou Diallo fût un temps envisagée pour interpréter son propre rôle, ce qui laisse tout de même peu de doute quant à l’opinion que s’est fait le cinéaste sur cette affaire.

De plus, le tableau de DSK décrit ici par Ferrara n'est pas très reluisant! Toutefois, malgré cela, le personnage de Devereaux est tout de même assez attachant par certains côtés, semblant d’ailleurs ne se rendre compte à aucun moment de la gravité de ses actes. La relation avec son épouse sera également assez particulière, celle-ci étant ici parfaitement au courant de son addiction et semblant l'accepter.

Simone, interprétée par Jacqueline Bisset ("Bullitt", "La Nuit américaine", "Le Magnifique", "Riches et Célèbres", "Domino"), censée représenter Anne Sinclair, est dépeinte comme une femme très riche ayant pour principal but de devenir première dame et aimant son mari, plus comme une mère que comme une femme. Pas sûr que c'était réellement le cas dans la réalité, Anne Sinclair semblant à l'époque très amoureuse de Strauss-Kahn et surtout aveuglée par cet amour!

Que dire autrement du film? Est-ce le grand retour de Ferrara? Non, on est quand même loin des chefs d’œuvre qu'il nous a offert au début de sa carrière. On reconnaît certes parfaitement son style, mais cela fait assez brouillon. Le film est choquant, surtout dans sa première partie d'ailleurs, celle des orgies, mais malheureusement dans sa dernière partie, ses deux acteurs principaux semblent être en totale roue libre... Et c'est effectivement le cas, puisque réalisateur a décidé de les laisser aller à l'improvisation! Et malgré tout son talent, Jacqueline Bisset ne s'en sort pas aussi bien que Depardieu, qui semble porter le film entièrement sur ses épaules.

Que dire également de cette curieuse intro où l'acteur donne brièvement son avis sur son personnage et sur la politique? En dehors de son côté déstabilisant, cette introduction semble totalement inutile et déplacée. Pour autant, "Welcome to New York" comprend de bonnes choses comme par exemple l'interpellation où Depardieu se retrouve à la prison de Rikers Island. L'acteur s'y livre alors sans pudeur et avec un naturel impressionnant.

Il est à noter d'ailleurs que malgré le choix du réalisateur de livrer une interprétation des faits assez libres, celui-ci a en revanche choisi de filmer son film dans les vrais lieux, théâtre des évènements, comme par exemple dans la suite du Sofitel où, pure coïncidence, celui-ci avait déjà tourné en 1998 pour les besoins de son film "New Rose Hotel".

En revanche, le film comporte un autre point de polémique plus discutable encore que l’interprétation des faits, glissé discrètement ici et là par de petites allusions... Des allusions mettant en cause le rôle de la famille d’Anne Sinclair durant la seconde guerre mondiale où le grand-père de celle-ci se serait enrichi! Y a-t-il une part de vérité là-dessous? Je n’en sais strictement rien, mais franchement, cela semble complètement déplacé et très limite et surtout complètement inutile. Heureusement, ces allusions restent discrètes et le spectateur n’y prêtera probablement guère attention...

Wild Side Vidéo nous propose ici le film dans sa version inédite, plus courte, avec un montage plus dynamique raccourcissant quelque peu certaines séquences de la première partie du film et déplaçant la vision de ce qui se passe dans la chambre d’hôtel avec la femme de chambre. Attention par contre, seule l'édition Blu-ray propose le choix des deux montages!

"Welcome to New York" n’est certes pas le film qui redorera l’image d’Abel Ferrara, mais en tous cas, pas de doute, avec ce nouveau long-métrage il entretient bien par contre son côté sulfureux!!! Et avec son prochain long consacré à Pasolini, cela ne devrait pas s’arranger...

"Welcome to New York" sort le 30 septembre chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et française DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.77, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un documentaire intitulé "Welcome to Cannes" comprenant des entretiens avec l'équipe du film et des extraits de la conférence de presse, plus la bande annonce. Il est à noter par contre que le Blu-ray contient en exclusivité la version cinéma du film plus longue de 17 minutes.

Welcome to New York

Welcome to New York
PlusDeDVD à 14.71€
Amazon à 15.99€
Fnac à 15.99€
Voir la fiche
Welcome to New York (Blu-ray)

Welcome to New York (Blu-ray)
PlusDeDVD à 18.39€
Amazon à 19.99€
Fnac à 19.99€
Voir la fiche

Permalink 1410 mots par flo001fg Email , 168 vues • Réagir

25.09.14

07:28:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jamie a été kidnappée. À son réveil elle se retrouve emprisonnée dans un bunker de béton ; une sorte de Colisée moderne dans lequel, comme les 48 autres femmes enlevées, elle devra combattre jusqu’à la mort, sous peine de voir sa famille exécutée...

Mon avis :

Vous êtes une femme et vous souhaitez vous mettre au kickboxing? Mauvaise idée! Vous risqueriez de vous faire kidnapper par des tordus qui vous feront combattre à mort pour le plus grand plaisir de richissimes pervers avides d'ultra violence et de mises à mort...

Voilà en gros en quoi se résume le scénario de "L'arène" de Josh C. Waller ("McCanick")! Certes, c'est assez léger, mais le film est suffisamment malsain avec des combats parfois bien méchants pour maintenir l'intérêt des amateurs de films de baston d’une part et d’horreur d’autre part.

Dès les premiers combats dans l'arène, on s'en prend plein la gueule et en plus, ce sont les petites mignonnes qui trinquent! D’ailleurs là-dessus, on est rapidement dépité et on se dit qu’au final on risque de se retrouver qu’avec des thons! Bon, certes j'exagère un peu!

Zoë Bell ("Bitch Slap", "Game of Death", "The Baytown Outlaws", "Oblivion") n'est pas si vilaine que ça et elle a le mérite d'avoir pas mal de charisme! Mais il faut bien avouer que face à une Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "2ème sous-sol", "Star Trek", G.I. Joe - Le réveil du Cobra") par exemple, elle ne fait pas trop le poids!

Enfin, du moins au départ, car vu comment elle va la défigurer dans le film, la pauvre Rachel Nichols ne sera au final plus trop bandante! On peut même dire que c’est vraiment de l’acharnement ! Peut-être aurait-il été plus crédible que Sabrina, le personnage incarnée par Zoë Bell, soit un peu plus expéditive avec ses adversaires pour qui elle ne ressent à la base aucune haine ? On la pousse certes à se battre à mort, mais pas à les massacrer!

Après, qu’elle s’acharne sur certaines contre qui elle aura une dent, normal, mais autrement, cela n’a pas vraiment de sens, surtout qu’au fur et à mesure qu’elle apprendra à connaître certaines de ses adversaires, elle sera plus « humaines » par la suite dans ses mises à mort! Alors pourquoi cet acharnement lors du premier combat ? Bien entendu pour offrir du spectaculaire dès le départ, mais cela au détriment de la crédibilité...

Pour ce qui est des combats, le réalisateur a opté pour l’efficacité, sacrifiant de ce point de vue le spectaculaire et l’originalité qu’auraient pu offrir des combats aux chorégraphies plus élaborées. Par contre, malgré leur violence, on voit rarement les coups portés et certaines combattantes ne sont pas très convaincantes en tant qu’actrices...

C’est ici principalement Rebecca Marshall ("Saw 3D - Chapitre final", "Cooties", "Arctic Air"), qui interprète le personnage de Phoebe, qui tirera son épingle du jeu, incarnant une combattante particulièrement sadique et perverse. D’ailleurs, l’affrontement final entre Sabrina et Phoebe, semblent évident dès le début, enlevant tout suspens quant à l’issue des combats.

En revanche, le personnage de Phoebe apporte, elle, une réelle tension, car dès qu’elle apparaît, on sait que cela va faire mal, très mal! Parmi le reste du casting, impossible de ne pas parler de Sherilyn Fenn ("Twin Peaks", "Boxing Helena", "Coup de foudre à Hollywood") et Doug Jones ("Hellboy", "Le labyrinthe de Pan", "Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent", "Falling Skies"), tous deux formant l’ignoble couple organisateur de ce répugnant spectacle.

Quant à Bruce Thomas ("Treize jours", "Kyle XY"), il joue un gardien de cellules assez convaincant et qu'on aura plaisir à voir finalement mourir! Oui, je spoile un peu, mais franchement on s’en doute! Autrement pour vous situer un peu le film, on a l'impression de voir un croisement entre un "Bloodsport" au féminin et "Hostel"!

Malgré son scénario, qui pourrait tenir sur un ticket de métro, le film réserve tout de même quelques surprises, dont une fin, pessimiste et noire au possible. Enfin, parmi les points positifs, on notera une photographie assez soignée et parmi les défauts, probablement le manque d’attachement qu’on éprouvera pour les personnages...

Bon, ok! Ça fight! Ça fight même fort! Ça saigne également pas mal, mais un peu plus d’originalité et de profondeur, cela aurait pu être pas mal quand même!

"L'arène" est sorti le 27 août chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.40, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un "Behind the scenes" (3'), d'entretiens avec l'équipe du film (10') et de bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

L'arène

L'arène
Amazon à 13.99€
PlusDeDVD à 14.71€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
L'arène (Blu-ray)

L'arène (Blu-ray)
Amazon à 17.99€
PlusDeDVD à 18.39€
Fnac à 18.99€
Voir la fiche

Permalink 871 mots par flo001fg Email , 118 vues • Réagir

24.09.14

07:27:33, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Wolf creek 2

Réalisateur : Greg Mc Lean

Avec : John Jarratt (Mick Taylor), Ryan Corr (Paul), etc.

Origine : Australie

Durée : 106 minutes

Par Nicofeel

Huit après l'excellent Wolf creek et un intermède avec le sympathique film de crocodile Rogue, le cinéaste Greg Mc Lean est de retour. Rien de tel qu'un Wolf creek 2 pour se relancer.

Et comme on dit dans ces cas-là, on ne change pas une formule qui gagne. On va donc retrouver Mick Taylor, un autochtone australien qui rappelle Crocodile Dundee par son aspect général mais qui n'apprécie guère les randonneurs qui font du camping autour de Wolf creek. De manière générale il n'aime guère les êtres humains et il ne vaut mieux pas se dresser sur son chemin.

A la différence du premier volet de Wolf creek qui débutait tranquillement dans une ambiance proche de Pique nique à Hanging rock, ici on est directement dans le vif du sujet avec deux policiers qui abusent de leurs droits en dressant une contravention à Mick Taylor, en le faisant passer pour l'occasion pour un véritable bouseux. La scène est très drôle mais on se doute bien que cela va mal finir. La violence de la réaction de Mick Taylor est énorme et met directement le spectateur dans l'ambiance. C'est après cette scène que l'on voit apparaître sur les écrans le titre du film. Autant dire que ce long métrage est lancé et on ne risque pas de s'ennuyer.

D'ailleurs, le film propose quelques scènes de course-poursuite prenantes avec notre grand méchant qui est omniprésent, que ce soit à bord d'un 4x4 bien costaud ou d'un camion lancé de nulle part, qui n'est pas sans rappeler Duel (1971) de Spielberg. Comme quoi, même si ce film est dans la droite lignée de Wolf creek, le Greg McLean parvient très bien à se renouveler.

Si les cadavres s'accumulent tout au long de ce métrage, le cinéaste australien ne se contente pas de mettre en scène des meurtres. Il les replace dans leur environnement, à savoir les très beaux paysages arides de l'Australie. Et puis chaque meurtre est savamment orchestré. S'il n'est pas question de faire peur au spectateur, en revanche celui-ci pourra être abasourdi par la violence de certaines séquences où l'on voit tout de même pas mal de choses dans le plan.

L'attrait de Wolf creek ne s'arrête pas là. L'aspect survival prend progressivement le pas sur le reste avec un jeune anglais, Paul, qui a eu la mauvaise idée de croiser la route de Mick Taylor. On comprend rapidement que s'instaure un jeu du chat et de la souris entre ces deux personnages. Il y a dans ce film un humour noir très bien senti avec un Mick Taylor qui s'amuse beaucoup avec ces victimes. Cet élément est bien plus marqué que dans le premier volet.

Le côté cynique du film et sa dernière partie qui se déroule dans des souterrains évoque clairement Massacre à la tronçonneuse 2 (1986). Sauf qu'ici, même si certaines séquences peuvent paraître quelque peu surréalistes, elles ne font pas “too much” comme dans le film de Tobe Hooper. Le film se renouvelle intelligemment, sans que les personnages aient besoin d'en faire des caisses. On appréciera beaucoup la confrontation entre Mick Taylor et Paul, avec notamment ce jeu de questions-réponses (une version personnelle de Bilbo versus Gollum ?) où chacun jauge l'autre et où la victime essaie de se sortir de ce guêpier en amusant son hôte. Les blagues de Paul et les chansons australiennes qu'il partage avec Mick Taylor sont presque aussi marquantes que certains des meurtres. La relation entre ces deux hommes est particulière et vaut le détour. La fin inattendue de ce long métrage prouve que la victime n'est pas une victime comme les autres.

Alors que nombre de films d'horreur pêchent en raison d'une distribution inégale voire catastrophique, ici Greg Mc Lean peut se targuer d'un très bon casting. John Jarratt est excellent dans le rôle de ce psychopathe tout à la fois dangereux et marrant par les propos qu'il tient. Ryan Corr lui rend bien la pareille. En tant que victime, il n'en fait jamais trop et paraît crédible dans son jeu.

Wolf creek n'est pas non plus dénué de fond. Hormis la dangerosité des coins arides de l'Australie et des mauvaises rencontres que l'on peut faire, ce long métrage laisserait entendre que certains Australiens feraient preuve d'un racisme prononcé à l'égard des étrangers.En tout cas, même s'il ne faut pas en faire une généralité, Mick Taylor ravive ce débat par sa rancoeur à l'encontre des Anglais (qui ont peuplé l'Australie en amenant des esclaves) et des Allemands. Les questions qu'il pose à Paul et qui tournent autour de l'origine de l'Australie ne sont pas anodines.

wolfcreek23Wolf creek 2 était attendu après un premier épisode très réussi. Il ne déçoit pas. Au contraire. La synthèse des différents genres (survival, slasher, film de course-poursuite, comédie horrifique, huis-clos) s'établit à merveille. On a un film d'horreur qui sort de l'ordinaire en proposant des scènes relativement originales et parfois même assez drôles (la séquence avec les kangourous qui viennent s'empaler sur le camion n'est pas piqué des vers). Même si cela ne constitue pas un chef d'oeuvre, c'est tout de même un des longs métrages horrifiques les plus intéressants de ces dernières années. Peut-être que le succès critique et espérons-le, commercial, viendra conforter Greg McLean dans l'idée de nous livrer une trilogie sur les aventures de Mick Taylor.

Permalink 982 mots par nicofeel Email , 91 vues • Réagir

23.09.14

07:26:49, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La planète des singes : l'affrontement

Réalisateur : Matt Reeves

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h11

Avec : Andy Serkis (César), Jason Clarke (Malcolm), Gary Oldman (Dreyfus), Keri Russell (Ellie), etc.

Par Nicofeel

Après un excellent premier épisode sorti en 2011, la saga “new style” de La planète des singes est de retour. Le cinéaste Rupert Wyatt laisse sa place à Matt Reeves, remarqué avec le film fantastique Cloverfield. Cette suite tient-elle toutes ses promesses ou est-elle du niveau du ridicule film de Tim Burton sorti en 2001 ?

Avant de répondre à cette question, il convient de noter que les deux films sont assez différents. Le premier opus établissait les fondations de la nouvelle saga avec une approche très psychologique. Ce deuxième film La planète des singes : l'affrontement laisse entendre que le côté action sera plus important. Et c'est le cas.

On redémarre là où l'on a laissé les différents protagonistes du côté de San Francisco. Sauf que l'on nous explique au générique du début que 10 ans ont passé et que la grippe simienne a quasiment anéanti l'humanité. Les survivants vivent dans des conditions difficiles alors que les singes se sont créés une véritable communauté dans la forêt. A la tête de ceux-ci, on retrouve le plus intelligent des singes, César. On suit ces primates dans leur quotidien, où ils paraissent très bien organisés. Ils ont même installé une véritable mini société avec des règles où le chef doit être respecté et où il est interdit pour un singe de tuer un autre singe. Ces mammifères font tout pour ne pas commettre les mêmes erreurs qui ont mené les hommes au bord du précipice.

Mais la nature des singes est-elle si différente des hommes ? Cet opus nous amène à cette intéressante réflexion. De chaque côté il y a des personnes bienveillantes mais aussi des êtres mauvais. L'une des forces du film, en plus de ses séquences d'action bien menées, est cette approche qui évite tout manichéisme qui verrait les gentils humains d'un côté et les méchants primates de l'autre côté. Ici, on a un groupe d'humains qui veut vraiment vivre en harmonie avec les singes et César qui est lui-même très sage. Il sait pertinemment qu'une guerre avec les humains risque de mener nombre des siens à la mort. A l'inverse, il y a des êtres qui souhaitent qu'il n'y ait pas de coexistence pacifique. Et le feu aux poudres ne viendra pas forcément de la part des humains.

Même si son scénario – qui rappelle au demeurant La bataille de la planète des singes (1973), mais est heureusement bien meilleur – est cousu de fil blanc, puisque l'on se doute pertinemment qu'il va y avoir à un moment donné un affrontement (sinon à quoi bon ce titre !), le réalisateur fait très bien patienter le spectateur avec un film au rythme alerte où il se passe toujours quelque chose. En dépit de sa relative longue durée (2h11), La planète des singes n'ennuie à aucun moment.

Il faut dire que les différents signaux sont au vert. Les singes sont vraiment bien rendus par un travail impressionnant au niveau des images de synthèse. Les primates font plus vrais que nature et notamment le fameux César qui est à nouveau joué par Andy Serkis. L'acteur est connu pour son rôle de Gollum dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson. Affublé d'une combinaison dite de performance capture, il livre une interprétation tout bonnement bluffante, faisant passer de sacrées émotions qui en font le personnage principal du film.

Et une puis autre réussite du film tient au fait que l'on a le point de vue de tout le monde, les humains et les singes. Cette idée est très bonne et évite une nouvelle fois d'avoir d'un côté les gentils et de l'autre les méchants.

Quant à la mise en scène, elle est également réussie. Matt Reeves ne prouve pas avec cette oeuvre d'avoir signé un film personnel. Cela étant, sa mise en scène est très bien élaborée, avec de beaux mouvements de caméra et un rythme alerte constant. Les différentes scènes d'action, et notamment l'attaque des singes, est véritablement un grand moment de cinéma qui dépasse largement le statut de simple divertissement.

La planète des singes : l'affrontement cumule donc les bons points. Cependant, le film n'est pas un chef d'oeuvre car l'action fait qu'il manque un peu de fond à cette histoire. On aurait apprécié avoir une psychologie et une réflexion sur la société comme dans le premier opus. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Ce deuxième épisode est tout de même de très bonne facture. Le seul reproche que l'on peut vraiment lui faire est cette 3D qui paraît clairement factice. Elle n'a aucun intérêt, si ce n'est d'augmenter les rentrées d'argent de ce film. C'est bien dommage de vouloir systématiquement utiliser pour les grosses productions ce matériau qui est bien souvent inutile.

Mais bon, heureusement, les qualités nombreuses de ce long métrage suffisent à passer un bon moment et à le conseiller. On attend désormais avec une certaine impatience le troisième opus qui va certainement poindre à l'horizon, au vu de la fin de cet épisode.

Permalink 936 mots par nicofeel Email , 103 vues • Réagir
05:41:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une météorite s'écrase dans le lac de la petite ville californienne de Crater Lake, menaçant d'ensevelir une équipe de scientifiques venant de faire une découverte importante sur les premiers hommes. Bientôt, tandis que la faune se raréfie autour du lac, ont lieu d'étranges disparitions. Quelque chose de gigantesque attaque ceux qui abordent ses rives et s'aventurent sur ses eaux.

Mon avis :

Attention chef d’œuvre!!! "The Crater Lake Monster" débarque enfin chez nous en DVD dans une très jolie édition digipack slim, issue de la nouvelle collection de Le Chat qui Fume, baptisée « Collection Exploitation Cinema »... Bon, j'exagère peut-être un peu en parlant de chef d’œuvre, mais pour le reste, c'est vrai! En tous cas, je vois déjà les amateurs de nanars qui commencent à se frotter les mains et ils n'auront peut-être pas tord...

"The Crater Lake Monster" de William R. Stromberg, dont c'est ici le seul long métrage en tant que réalisateur, mais qu'on connaît tout de même un peu pour avoir commis les animations en stop-motion de "Train express pour l'enfer" (également sorti dans cette nouvelle collection du Chat), est un étrange objet filmique, qui vous laissera très certainement dubitatif et qu'il vaut mieux voir entre amis avec une bière à la main si vous souhaitez au moins vous marrer un peu... Car il faut l'avouer, l'humour assez burlesque du film, omniprésent en plus pendant une bonne partie de celui-ci, est assez lourd, le tout accentué par des bruitages d'assez mauvais goût.

Enfin, du coup, on a plus souvent l'impression d'avoir affaire à une grosse pantalonnade qu'à un film de monstres fait pour effrayer. En plus de son humour lourdingue essentiellement apporté par deux benêts louant des bateaux, le film est desservi par une musique sirupeuse au possible et de nombreux plans totalement inutiles semblant être là uniquement pour remplir le film.

Un film au scénario est assez simpliste d’ailleurs, puisqu’ il s’agit d’une sorte de relecture du monstre du Loch Ness transposée aux États-Unis. Le monstre dont il est ici question est un monstre préhistorique réveillé par le réchauffement causé par une météorite, et bien entendu la bébête, qui doit se nourrir, va alors causer des dégâts, dans un premier temps auprès des animaux peuplant le lac, puis elle va s’en prendre aux malchanceux humains croisant son chemin.

On ne peut pas dire que le monstre fasse en tous très peur, bien au contraire, mais c’est essentiellement dû au fait que celui-ci ne soit pas très bien fait, surtout dans les gros plans... Quoi qu’il y ait eu pire pour l’époque! Seulement voilà, la créature fait un peu datée de nos jours et du coup, est assez risible.

De plus, les animations en stop-motion, non dénuées d’un certain charme, n’ont pas la qualité de celles créées par un Ray Harryhausen, par exemple. On sent constamment le manque de moyens, d'ailleurs pour des raisons budgétaires, le film n'a pas été filmé dans l’Oregon, où se trouve Crater lake, un lac réputé pour sa profondeur (On parle de plus de 600 mètres de profondeur !), mais en Californie, au Huntington Lake.

Au niveau du casting, il n'y a pas vraiment de grands acteurs, la plus part en cas n'ont en tous cas rien fait d'autre, mais on notera tout de même la présence de Michael F. Hoover ("The gate", "The Prophecy", "Spider-Man 2", "2001 Maniacs") et de Mark Siegel ("L'empire contre-attaque", "A.I. intelligence artificielle", "La planète des singes", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Star Trek: Into Darkness"), deux spécialistes des effets spéciaux. A part, ça, seul Richard Garrison, dans le rôle de Dan Turner, a eu une petite carrière en tournant notamment dans "Le cauchemar de Freddy" et bien avant dans "The Zodiac Killer"...


Toujours est-il que vu le film, on aurait pu s'attendre à une image de piètre qualité, eh bien, non! Le Chat qui Fume nous offre une très belle édition avec une qualité d'image assez bluffante! Par contre, en ce qui concerne le film en lui-même, il est clair que seuls les bisseux et les amateurs de nanars pourront s'y intéresser! A bon entendeur, salut!

"The Crater Lake Monster" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec une unique piste anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une intéressante et instructive présentation du film par Eric Peretti. Enfin, pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur viennent compléter le programme!

The Crater Lake Monster

The Crater Lake Monster
PlusDeDVD à 11.95€
Amazon à 14€
Fnac à 14€
Voir la fiche
Permalink 828 mots par flo001fg Email , 149 vues • Réagir

:: Page suivante >>

Octobre 2014
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 20

powered by
b2evolution