21.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lorsqu’elle lui administre sa première fessée la maman de Monsieur Léon est loin de se douter qu’elle donne à son bambin le coup d’envoi d’une longue et fructueuse carrière sexuelle ! Dès lors Monsieur Léon, devenu « Maître-Fesseur », n’a de cesse de faire découvrir à la ronde les vertus aphrodisiaques de la fessée.

Mon avis :

Pour notre plus grand plaisir (Oui, il n'y a pas de honte à l'avouer!), Bach Films se lance dans une nouvelle collection érotique intitulée "Collection Cinéma Érotique Français" avec trois nouveaux titres, "Belles d'un soir", "Le sexe qui parle" et "La fessée" (Il est d'ailleurs étonnant que l'éditeur n'ait pas tout simplement inclus ces titres dans sa collection "L'érotisme à la française" qui comportait déjà deux titres de Willy Rozier!). Trois films sortis dans les années 70 en versions hard et soft. En général cette seconde version était destinée à l'import. C'est celle-ci qui nous ait proposée ici dans cette collection, car l'éditeur ne pouvait pas nous proposer la version hard de ces trois films (sortis d'ailleurs pour certains en DVD chez Alpha France), mais c'est tout de même avec beaucoup de joie que nous accueillerons ces sorties, sachant en plus qu'il ne s'agit pas de versions coupées, mais simplement différentes des versions hard, elles beaucoup plus explicites...

"La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur"... Quel joli titre quand même! Dans ce film de Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'Ardoise", "L'affaire Dominici", "Les grandes jouisseuses", "Les filles du régiment", "Infirmières très spéciales", "Les nymphomanes"), dont c'était ici le premier film à caractère pornographique, on suit les aventures de Monsieur Léon, interprété par Antoine Fontaine ("Les petites saintes y touchent", "Train spécial pour Hitler", "Terreur cannibale", "De bruit et de fureur"), un simple guichetier de banque, réputé pour son art de la fessée, un art qu'il exerce en dehors de son travail et pour lequel il est en plus rémunéré (Que demander de plus?).

Cet art il le découvrit grâce à sa mère (Une très jolie femme, il faut dire!), mais son pouvoir se révéla à lui un jour lorsque à peine adulte il surprit sa petite amie avec le jardinier et qu'il lui infligea alors une correction (La jeune femme prit alors tellement son pied qu'elle lui retomba aussitôt dans les bras et se livra toute entière à lui...).

Avec les années, Léon se perfectionna et se mit à soulager à la demande des femmes malheureuses en leur faisant découvrir cette pratique qui va en quelque sorte remplacer efficacement les préliminaires... Bien entendu, notre cher Léon (pas de Bruxelles, je vous rassure!) ne s'arrêtera pas à la fessée qu'il inflige comme un véritable chef d'orchestre, mais s'occupera ensuite comme il se doit de ces dames toutes émoustillées qui sont passées entre ses mains... Et notre Léon ne se fera bien entendu jamais prier!

Ainsi, il s'occupera successivement de la femme de son patron, à la demande de celui-ci (Je précise!), puis de son épicière, afin de leur redonner du plaisir et les rendre à nouveau heureuse. C’est d’ailleurs cette dernière qui va ensuite lui trouver des clientes pour sa seconde activité essentiellement nocturne...

Un tel scénario donnera forcément lieu à des situations cocasses et rigolotes et le réalisateur ne s’en privera d’ailleurs pas. Le film est très amusant et plaisant à regarder, sans jamais tomber dans la vulgarité, ni la pornographie explicite (Du moins dans cette version!), ni non plus dans la franche pantalonnade (Heureusement, car cela tuerait probablement le côté érotique du film!).

En revanche, le réalisateur n’hésitera pas se montrer quelque peu blasphématoire lors d’une scène où Léon interviendra auprès d'une jeune veuve sous le regard (si je puis dire!) de son mari tout juste décédé, sans pour autant que la scène soit choquante.

Parmi les acteurs, on reconnaîtra deux acteurs bien connus du cinéma porno et érotique (mais pas seulement!), Olivier Mathot ("Célestine... bonne à tout faire", "Dora... la frénésie du plaisir", "Le baiser du diable", "Adorable Lola") et Jacques Marbeuf ("Dany la ravageuse", "Helga, la louve de Stilberg ", "Vacances à Ibiza", "La morte vivante").

Côté actrices, le film comporte pas mal de jolies filles, mais on sera surtout surpris d'y découvrir une toute jeune Catherine Ringer ("Love Inferno", "Body Love", "Provinciales en chaleur", "Mélodie pour Manuella"), dont le caractère semblait déjà très affirmé! Le film comporte quelques scènes assez originales et croustillantes qui le font facilement sortir du lot, notamment lorsque Léon énumère les différents types de fesses en s'adressant au spectateur... C'est un pure régal!

On remarquera enfin que la musique du film très jazzy est l’œuvre de Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "Au-delà de la peur"), qui signe ici également sous un pseudo, celui de Paul Vernon et qui est assez connu pour son travail auprès de Jean Ferrat et de Serge Gainsbourg. Le film se conclut de façon très prévisible... Tout le monde est heureux et notre maître-fesseur trouve l'amour et se fait fesser!

"La fessée" sera donc un divertissement très recommandable et ayant en plus acquis avec les années un charme supplémentaire plutôt appréciable. A réserver tout de même à un public relativement averti, amateur de pellicules coquines bien évidemment! Allez, sur ce, je vous laisse et je vais aller tester tout ça!

"La fessée" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audios française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Bier et les trois bandes annonces des films de la collection.

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20.11.14

07:01:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ava a tout appris de son père, dont se battre comme un homme. Fraîchement mariée à Derek, les amoureux séjournent dans les Caraïbes. Lors d’une activité en tyrolienne, Derek chute dans le vide et se blesse à une jambe. Ava s’empresse de le rejoindre à l’hôpital, pour découvrir que son mari n’y est plus. Convaincue qu’il a été kidnappé, elle décide de mener sa propre enquête en utilisant la manière forte, se mettant ainsi à dos les forces de l’ordre.

Mon avis :

Eh hop! Une fois de plus, on a le droit à un titre anglais remplacé en France par un autre titre anglais! Voilà un truc qui m'agace franchement, car je n'en vois absolument pas l'intérêt! "In the Blood", titre pourtant assez sympa, se voit donc rebaptiser chez nous "Out of Control", mais bon, passons sur ce détail pour nous concentrer sur le film...

Si vous pensez partir en vacances dans les caraïbes, oubliez alors tout de suite ce film! Car on ne peut pas dire que les îles soient décrites ici comme un lieu très sûr et paradisiaque... En fait, il est question dans "Out of Control" d'un jeune couple parti en lune de miel sur une île des caraïbes proche de Puerto Rico et dont le voyage va rapidement tourner au cauchemar après la disparition du mari, interprété par Cam Gigandet ("Never Back Down", "Pandorum", "The Experiment", "Easy Girl", "The Roommate", "Priest")...

Seulement voilà, les pauvres bougres qui ont eu la mauvaise idée de le kidnapper vont tombés sur un os en la personne de Gina Carano ("Blood and Bone", "Piégée", "Fast & Furious 6") et la petite dame, eh bien voyez-vous, il ne faut pas la chauffer et toucher à son mari n’était pas la chose à faire! Et ça ils vont l'apprendre à leurs dépends! Les dents vont voler, c’est moi qui vous le dis! Bon, vous l'aurez compris on est là dans un Action Movie basique, ne faisant pas dans la dentelle et où il ne faut donc pas trop réfléchir.

Niveau crédibilité, cela ne sera toujours trop ça, mais bon rien de catastrophique non plus! Par exemple, on pourra se demander pourquoi le personnage interprété par Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Planète terreur", "Halloween", "Machete") flashe autant sur Ava, notre héroïne, qui n’est certes pas repoussante, mais qui n'est quand même pas à se taper par terre, surtout qu'il est entouré de petites mignonnes bien plus affriolantes...

Comme dans de nombreux films dans lesquels l'ancien taulard apparaît que quelques minutes (On pourra citer par exemple "La balade de Crazy Joe", "Necessary evil", "Rise of the zombies" ou encore "Zombie Hunter"), celui-ci est mis en avant sur la jaquette française alors que finalement il n'apparaîtra que très peu. Tout comme Treat Williams ("Hair", "Le prince de New York", "Il était une fois en Amérique", "Flic ou zombie"), "Un cri dans l'océan") d'ailleurs... Les deux acteurs semblent être là que pour apporter leurs noms sur l'affiche et encaisser bien entendu quelques billets par la même occasion!

Le film tourne essentiellement autour de l’ancienne combattante de MMA (mixed martial arts), qui commence malheureusement à accuser le poids des années comme on peut le constater lorsqu'elle est filmée en gros plan (Elle n’avait pourtant que 31 ans au moment du tournage!). Mais le principal, c'est qu'elle sait toujours se battre et que ses coups font toujours aussi mal! Les scènes d’action sont assez efficaces, même si on pourra leur reprocher un manque de lisibilité.

Malgré une mise en scène somme toute assez classique, on reconnaît bien le style de John Stockwell ("Blue Crush", "Bleu d'enfer", "Turistas", Dark Tide") et les thèmes qu’il a l’habitude d’aborder également d'ailleurs, à tel point que l'on se demande très rapidement s'il n'est pas question ici de trafique d'organes comme dans "Turistas" ("Paradise Lost" chez nous et nos « amis » anglais!)... D'ailleurs vu sa filmographie, on constate que le réalisateur semble bien aimer filmer dans des coins paradisiaques. Peut-être pour se payer des vacances par la même occasion durant les tournages, mêlant ainsi l'utile et l'agréable?

Parmi le casting, on remarquera essentiellement la présence de Amaury Nolasco ("Prison Break", "Au bout de la nuit", "Max Payne", "Chase") dans le rôle du grand méchant, Luis Guzmán ("Black Rain", "Innocent Blood", "L'impasse", "Boogie Nights", "Oz") dans celui du flic forcément ripoux et Stephen Lang ("Le sixième sens", "La manière forte", "Tombstone", "Avatar", "Pawn") dans le rôle de père et mentor de notre héroïne.

Ce dernier n'apparaîtra que lors de flashbacks faisant fortement penser à un croisement entre ceux de la série "Kung-Fu" et ceux de "Kickboxer", où la jeune Ava est interprétée par une autre actrice totalement inconnue. Au final, le film se laisse voir agréablement, comme les autres films de Stockwell d’ailleurs, mais il ne fera pas parti de ses meilleurs tout de même...

Cet "Out of Control" est donc un film d’action sympathique et sans prétention, tout à fait dans la lignée des précédents films de son réalisateur. Une honnête série B, sans plus!

"Out of Control" est sorti le 13 octobre 2014 en DVD, Blu-ray et VOD chez Seven7. L’édition DVD propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offrira une image au format 2.35 1080i AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Niveau bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent … Des bandes annonces de l’éditeur dont celle du film et c’est tout!

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19.11.14

05:32:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une série d’attaque de petites créatures volantes et voraces provoque des morts isolées dans une campagne de l’Amérique profonde. Alerté par un couple de jeunes ayant survécu à l’hécatombe, un petit groupe lutte désespérément contre un impitoyable prédateur d’un autre monde qui hante les forêts et chasse tous les humains qu’il rencontre.

Mon avis :

Durant le tournage de "Predator", Arnold Schwarzenegger évoquait "Terreur extraterrestre" en faisant remarquer les similitudes qu'il y a entre les deux films au niveau du scénario. Comment le futur gouverneur de Californie avait-il pu entendre parler de ce petit film Bis? Eh bien probablement par le vilain alien qu'il affronte dans le film joué par le géant Kevin Peter Hall ("Superminds", "Bigfoot et les Henderson", "Predator 2"), puisque c'est lui qui endossait également le costume de l'alien dans le film de Greydon Clark...

Suite au succès d'"Alien" de Ridley Scott, Greydon Clark ("Brigade des anges", "Le clandestin", "Dance Macabre") s'empare du filon en reprenant un scénario proposé par Daniel Grodnik ("Le monstre du train", "Vengeance aveugle") et nous livre un film de S.F. horrifique se passant cette fois sur Terre, ce qui aura pour avantage de pas mal limiter les effets spéciaux.

Des effets spéciaux signés pour la plus part par Greg Cannom ("Hurlements", "Dreamscape", "Dracula", "Earth 2"), dans l'ensemble plutôt réussis vu le faible budget, mais faisant quelque peu cheap pour certains maintenant. Dans l'ensemble, les maquillages sont assez gore et surtout bien crades et raviront donc les amateurs de films d’horreur.

Le film vaut essentiellement pour son côté fun apporté notamment par ces effets et surtout pour son casting de gueules. Pour un petit budget, on y trouve un sacré casting avec en vedettes, Jack Palance ("Le Mépris", "Les Professionnels", "El mercenario", "Les Collines de la terreur", "Bagdad Café") et Martin Landau ("La Mort aux trousses", "Mission impossible", "Nevada Smith", "Cosmos 1999", "Ed Wood"), qui cabotinent ici un maximum! Mention spéciale d’ailleurs à Landau qui incarne ici un personnage complètement halluciné!

Les deux hommes ne seront pas les seules trognes connues du film, puisqu'en effet, on remarquera la présence dans un rôle secondaire au début du film, de Cameron Mitchell ("Chaparral", "6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Les Robinson suisses") dans le rôle d'un chasseur ou encore de Neville Brand ("Le prisonnier d'Alcatraz", "L'espion aux pattes de velours", "The Return"), l'incroyable gueule que l’on pouvait voir dans "Le crocodile de la mort" de Tobe Hooper et encore, j'en passe, car il y en a d'autres!

D'ailleurs on se payera une bonne tranche de rigolade lorsqu'on découvrira un David Caruso ("The King of New York", "Kiss of Death", "Jade", "Les experts: Miami") tout jeunot et en mini short... Un vrai régal! Les fans du Lieutenant Horatio Caine vont adorer!

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez amusant avec notamment ces attaques de drôles de frisbees gluants aux dents et aux griffes acérées, qui viennent pomper le sang de leurs victimes. Le scénario est plutôt léger autrement, manquant parfois d’explications quant aux motivations de certains des personnages (Pourquoi par exemple le personnage de Joe Taylor interprété par Jack Palance conserve-t-il un de ces aliens en forme de frisbee?), mais bon dans ce genre de films, il ne faut pas trop réfléchir! On est là avant tout pour se marrer!

"Terreur extraterrestre" trouvera son public essentiellement chez les amateurs de films Bis et de séries Z, nostalgiques d’une époque révolue... Et quoiqu’il en soit, même s’il s’agit ici de la version sortie à l’époque en France et non de la version intégrale proposée aux États-Unis par Shout! Factory, ne boudons pas notre plaisir!

"Terreur extra-terrestre" est sorti officiellement en DVD dans le commerce le 21 octobre chez Crocofilms Éditions dans une édition proposant le film en 16/9ème avec par contre une unique piste audio française d’époque. Côté bonus, l’éditeur nous gâte avec une présentation exclusive du film par Greydon Clark, un module intitulé "Terreurs extra-terrestres, les aliens au cinéma" concocté par World In Progress Films et présenté par Stéphane Leroux (à qui on doit le très sympathique court, "La Quatrième Nuit"), la bande annonce originale et enfin un amusant court métrage, "Planet of Shadows" de Guillaume Bouiges, qui est en fait l'un des épisodes de la série "Heroes of the Dark".

Petit rappel des titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Deep Blood"

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18.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Interstellar

Réalisateur : Christopher Nolan

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h49

Avec : Matthew McConaughey (Cooper), Anne Hathaway (Brand), Michael Caine (professeur Brand), Jessica Chastain (Murphy adulte), etc.

Par Nicofeel

Après Gravity sorti en 2014, Interstellar est un projet de science-fiction particulièrement ambitieux. A sa tête, on retrouve Christopher Nolan, tout juste échappé de sa trilogie de The dark knight et d'Inception.

Mais là clairement le réalisateur britannique a passé la surmultipliée, dans ce film où la survie de l'espèce humaine est liée à une théorie autour d'un trou de ver.

Aidé de son frère Jonathan, qui a co-écrit le scénario, Christopher Nolan décrit au début du film un futur où la surpopulation engendre de gros problèmes de consommation, à tel point que l'on a plus besoin d'agriculteurs que d'ingénieurs et autres scientifiques. Sauf que la population, subissant de gros problèmes de pollution, ne sait pas qu'elle est proche de sa perte. C'est pour cette raison que même si les États-Unis ont nettement tranché dans les crédits pour la recherche scientifique, la NASA est toujours opérationnelle et prête à divers plans pour sauver l'humanité. C'est là que le personnage principal, Cooper ( Matthew McConaughey), fait son apparition. Les scientifiques de la NASA, et notamment le professeur Brand, réussissent à le convaincre, de participer à une mission sauvetage pour sauver l'humanité : si le plan A se déroule sans accrocs, c'est la Terre entière qui sera sauvée ; dans le cas contraire, le plan B prévoit le repeuplement de l'humanité avec des éprouvettes de bébés sur une autre planète.

Avant d'en arriver là, il faut passer par un trou de ver situé près de Saturne. Ce trou de ver permettrait de créer un espace-temps et de découvrir des contrées inconnues, peut-être habitables pour l'être humain. Et puis il ne cesse d'y avoir dans Interstellar la notion de gravité qui entre en compte, qui peut permettre de sauver le genre humain. Toutes ces explications physiques peuvent sembler farfelues, mais la théorie du ver en particulier existe bel et bien. Elle est basée sur les travaux du physicien Kip Thorne, qui a d'ailleurs participé au scénario du film.

Mais qu'en est-il du film justement ? Si Insterstellar constitue clairement un blockbuster avec un nombre impressionnant d'effets spéciaux, le film dure longtemps (2h49), ce qui n'est pas forcément propice à réussir des records en matière d'entrées. Quoique, ce point reste à relativiser car le film Titanic, qui a été un succès retentissant, durait lui-même près de 3 heures.

Toujours est-il que les films de science-fiction de cette durée demeurent rares. Et d'ailleurs c'est l'un des seuls défauts d'Interstellar. Le film pâtit clairement d'un démarrage poussif. Les séquences du début, qui se déroulent sur Terre, paraissent un peu longuettes. On aurait bien voulu voir Cooper partir en orbite bien plus tôt, au lieu de nous offrir des séquences prolongées avec ses enfants qu'il doit quitter.

Passée la première heure, ce long métrage prend sa vitesse de croisière et il ne va cesser d'impressionner de plus en plus le spectateur. Les scènes dans l'espace sont tout bonnement hallucinantes. On se doute que le budget en terme d'effets spéciaux a dû être très important. Mais Christopher Nolan a eu l'intelligence de ne pas noyer son film en montrant uniquement un déferlement d'effets spéciaux. Non, il les a inscrits en mettant l'homme au cœur de tout. L'homme paraît bien petit, même dans son vaisseau spatial, lorsqu'il visite un espace qui lui est étranger. La performance de Mathew McConaughey est d'ailleurs remarquable. L'acteur – déjà remarqué dans Mud – est toujours dans le bon ton. On s'identifie facilement à son personnage qui ne cesse de penser à sa famille restée sur Terre mais qui se démène pour que sa mission soit un succès. A ses côtés, on retrouve Anne Hathaway. Elle est plus proche du rôle de Sandra Bullock vu dans Gravity que de ses rôles de princesse. En tout cas, la jeune actrice ne fait pas tâche dans le casting. Loin s'en faut.

Ces deux acteurs – mais aussi les autres dont Michael Caine et Jessica Chastain – parviennent sans mal à transmettre une émotion vraie à ce film qui aurait pu tourner uniquement autour de festivals pyrotechniques.

Car il va sans dire que les effets spéciaux sont monstrueux. Plusieurs scènes sont vraiment remarquables et d'une intensité non démentie. On songe par exemple à ce moment où nos protagonistes doivent faire face à un gigantesque raz de marée où chaque minute perdue s'écoule en année par rapport aux Terriens. Et puis il y a évidemment vers la fin du film les manœuvres multiples pour que le vaisseau ramène nos protagonistes à bon port, avec un carburant qui est proche du zéro. Sans compter cet effet très bizarre mais ô combien passionnant où l'espace et le temps semblent arrêtés, avec Cooper qui tente d'interagir avec sa fille.

Il est clair que plusieurs scènes sont vraiment étonnantes et risquent même de décontenancer quelques spectateurs. Mais c'est la marque d'un grand réalisateur qui n'a pas lésiné sur les moyens ni sur l'ambiance formelle de son œuvre. En cela, Interstellar peut rappeler par certains aspects "2001 odyssée de l'espace", le film demeurant toutefois plus accessible que le chef d’œuvre de Kubrick.

Et puis il y a l'excellente musique d'Hans Zimmer qui apporte des sensations et de l'émotion au spectateur. La musique du film est prépondérante et apporte un vrai plus.

Voilà en somme un film particulièrement marquant où l'Homme est confronté à la peur de la mort, de l'inconnu, faisant preuve de courage, d'altruisme ou au contraire de lâcheté. Interstellar est un long métrage qui rate uniquement son décollage en raison d'un début poussif, mais s'envole ensuite vers des cimes. A voir, de toute évidence.

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17.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : REC 4

Réalisateur : Jaume Balaguero

Année
: 2014

Origine : Espagne

Durée : 1h35

Avec : Manuela Velasco (Angela Vidal), Paco Manzanedo (Guzman), Héctor Colomé (Docteur Ricarte), Maria Alfonsa Rosso (la vieille femme), etc.

Par Nicofeel

Jaume Balaguero aurait-il des problèmes d'argent pour mettre en scène un film aussi navrant que REC 4 ? Pour rappel, en 2007, le cinéaste espagnol avait surpris son monde avec un found footage des plus efficaces où l'on suivait en direct la présentatrice d'une émission télé qui allait vivre une journée cauchemardesque avec son caméraman. Très bien mis en scène et installant le spectateur dans un sentiment de peur, REC se suffisait à lui-même.
Mais Jaume Balaguero remettait le couvert avec une suite regardable mais clairement inutile. Toujours pas décidé à stopper sa saga REC, Jaume Balaguero laissait la place à son compère Paco Plaza pour un troisième épisode dont le virage comique se révélait une bien mauvaise idée.
En 2014, ce quatrième opus de REC que l'on annonce (enfin) comme le dernier, se révèle une véritable purge.
Le fait que l'action se déroule sur un bateau est probablement une des rares bonnes idées du film. Le problème est qu'il ne suffit pas de se dire que l'on va filmer dans un lieu en particulier. Encore faut-il se creuser les méninges. Or, au regard de la qualité très relative de l'histoire, les scénaristes ont dû faire la grève durant le tournage.
Difficile de savoir par où commencer tant les défauts de cette “œuvre” sont multiples. Bon, allez jetons-nous à l'eau !
La première chose qui nous surprend est de faire un raccord direct entre REC premier du nom et de cet opus. C'est comme si REC 2 et REC 3 n'avaient jamais existé. Peut-être que Jaume Balaguero s'est dit que Ripley (Sigourney Weaver) ressuscitait dans Alien 4 et qu'il ne pourrait donc pas faire pire. Soit, mais Alien 4 demeure un bon film.
REC 4 n'est pas vraiment du même acabit. Pendant une bonne demi-heure, on s'ennuie ferme avec une Angela Vidal qui est retenue prisonnière par des scientifiques, convaincus qu'elle porte en elle le germe qui transforme les gens en zombies assoiffés de sang. Et justement, voilà un autre gros hic du film, c'est que l'on attend sacrément longtemps avant de voir surgir des zombies.
Et quand ceux-ci apparaissent à l'écran, c'est avec la finesse d'un éléphant. Jaume Balaguero a dû trop regarder des jeux vidéo car on se croirait en plein shoot'em up. Pas de tension ou de peur dans le film, juste des personnes transformées en zombies qu'il faut dégommer.

Mais me direz-vous, le cinéaste espagnol aurait-il profité du déroulement de son film en pleine mer ? Eh bien non ! Là encore les scénaristes n'ont pas dû se creuser la tête – peut-être ont-ils été victimes du virus – puisque l'espace du bateau n'est utilisé qu'à ouvrir ou fermer des portes avec hublots pour empêcher des zombies d'entrer.
Sur ce même bateau, on découvre la présence de singes contaminés. Mais ces derniers ne vont mettre leur grain de sel qu'en de rares occasions. Sûrement une façon de tenter de réveiller le spectateur qui serait pris d'envies de somnolence.
Car ce ne sont pas les personnages du film qui risquent de relever l'intérêt de celui-ci. La pauvre Manuela Velasco, qui interprète le rôle principal d'Angela, paraît complètement perdue. C'est certainement l'actrice elle-même qui se demande ce qu'elle est venue faire dans une pareille galère. Il faut dire qu'elle n'est aidée par ses autres compatriotes. Tous les personnages du film ne sont rien d'autre que des pures caricatures : les scientifiques sont là pour faire leurs expériences et les militaires sont là en renfort. Ces derniers tirent dans le tas dès qu'un danger semble pointer le bout de son nez. Dans ces conditions, il est parfaitement impossible de s'identifier à l'un des personnages. Il peut leur arriver n'importe quoi, on s'en moque royalement.
Avec REC 4, Jaume Balaguero parvient donc à un coup du maître : tout est raté. Pour celui qui a tout de même mis en scène des films aussi remarquables que REC (premier du nom, of course !), Darkness ou encore Fragile, il fallait faire fort pour tomber aussi bas. Le cinéaste espagnol a manifestement vendu son âme cinématographique pour des raisons mercantiles – si ce n'est pas le cas c'est encore plus grave.
Au final, REC 4 clôt de la façon la plus indigne qui soit une saga qui aurait dû en rester au premier film. Ah au fait j'ai oublié de vous dire que REC 4 ne dispose plus d'un filmage personnel puisqu'il n'y a plus de caméra qui filme en direct mais à la rigueur on s'en moque puisque tout est déjà raté.
En fin de compte, le mieux reste sans doute l'affiche du film. Vous l'avez vu. Bon bah vous avez tout vu. Vous pouvez donc passer à autre chose.
Dans ce film qui se déroule en mer, on touche réellement le fond. Voilà un navet qui sera difficile à détrôner au niveau des flops de 2014.

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05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est peut-être la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Mon avis :

Et si le chien n'était plus le meilleur ami de l'homme? C'est de ce postulat qu'est parti le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó ("Pleasant Days", "Johanna", "Delta", "Tender Son: The Frankenstein Project") pour son nouveau film, "White God", un savant mélange de genre débutant limite comme un film pour enfants du style "Beethowen" et compagnie pour finir dans un style assez proche d'un "Cujo", si l'on se réfère aux films de chiens...

Pourtant Mundruczó annonce directement la couleur avec une splendide scène d'ouverture où une jeune fille à vélo traverse une ville désertifiée et se fait soudainement pourchassée par une meute de chiens. La scène est sublimement filmée et accompagnée d'une très belle musique. Immédiatement on se dit qu'on va adorer ce film, cela semble une évidence! Le risque, cela serait en fait que la suite ne tienne pas toutes ces promesses et qu'au final, on ait un goût amer! Mais je vous rassure tout de suite, cela ne sera absolument pas le cas! Bien au contraire! Après cette première scène limite onirique, donnant l'impression qu'il y a eu une catastrophe et que les protagonistes sont dans un monde post-apocalyptique, on découvre un Budapest proche probablement de celui qu'on peut connaître de nos jours à la différence près que le pays semble connaître une sérieuse crise (ce qui est d’ailleurs peut-être le cas!) et que les propriétaires de chiens qui ne sont pas de races doivent s'acquitter d'une lourde taxe, les poussant dans la plus part des cas à s'en débarrasser. Résultat, il y a de nombreux chiens errants dans les rues, qui survivent comme ils peuvent et beaucoup se retrouvent rapidement emmenés dans des fourrières où ils attendent d’être adoptés ou tués si personne ne veut d’eux...

C'est dans ce contexte bien particulier qu'on fait la connaissance de nos deux attachants héros, la jeune Lili, interprétée par Zsófia Psotta, dont c'est ici le premier rôle au cinéma et son chien Hagen, un croisé tout ce qu'il y a de plus adorable, joué en réalité par deux chiens. Seulement voilà, un beau jour, la mère de Lili doit quitter le pays et la confie à son père, qui de toutes évidences n'était pas vraiment prêt à l'accueillir. Après quelques ennuis avec une voisine, Dániel, joué par Sándor Zsótér ("Daniel prend le train", "Le violon de Rothschild"), décide d'abandonner le chien dans la nature. Hagen va alors devoir se débrouiller seul et va à ses dépends devoir faire face à la cruauté humaine! Par certains côtés, on pense alors à "Deux frères" de Jean-Jacques Annaud, en plus costaud tout de même, mais dès cette partie du film, on sent que cela va se corser sérieusement. Le film devient alors de plus en plus adulte, de plus en plus cruel et violent aussi, même si souvent c'est tout de même l'émotion qui l'emportera. A partir de cette séparation, on suit les deux parcours, celui de Hagen pour survivre et celui de Lili qui va tout faire pour le retrouver, avant une dernière demi-heure qui vire pas mal à l'horreur et au film de vengeance...

Malgré tout, à aucun moment le réalisateur ne perd de vue que ce qui compte avant tout pour le spectateur, c’est la relation entre ces deux êtres qui s’aiment et donc le côté émotif ! Le film n’est pas dénué également d’humour avec notamment une scène réellement amusante se passant dans le refuge. Franchement, le travail fait avec les chiens impressionne et on image facilement les difficultés qu’il y a pu y avoir sur le tournage avec une telle quantité de canidés (Il y a eu 250 chiens tout de même sur le tournage!). C’est également un film assez politique dans le sens où à travers cette révolte des chiens, le réalisateur a voulu mettre en garde le gouvernement hongrois de la forte probabilité d’un futur soulèvement des plus défavorisés si les inégalités entre les différentes couches sociales ne cessent de grandir. Quant à la fin, elle est vraiment de toute beauté, clôturant merveilleusement ces presque deux heures d’intenses émotions.

"White God" a remporté le Grand prix Un Certain Regard au festival de Cannes 2014 et représentera son pays aux Oscars 2015. Rien d'étonnant à cela, car il fait sans conteste parti des meilleurs films de cette année et également l'un des plus originaux! Sans problème l'un de mes coups de cœur de l'année!

"White God" sort dans les salles le 3 décembre 2014 et sera en avant-première à Paris mardi 18 novembre à 20h15 à l'UGC Cité Ciné Les Halles en présence du réalisateur.

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14.11.14

06:50:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après s’être terré deux ans dans la clandestinité, Bill Williamson veut frapper de nouveau un grand coup pour lutter contre les pouvoirs de la finance qui régissent le monde. Bill va monter une action spectaculaire en prenant en otage le personnel d’un plateau de télévision pour lui permettre de diffuser à grande échelle ses messages de combat.

Mon avis :

Le très controversé réalisateur allemand Uwe Boll ("House of the Dead", "Bloodrayne", "Seed", "Tunnel Rats", "Max Schmeling", "Auschwitz"), nous gratifiait en 2009 de l'un de ses meilleurs films avec "Rampage" où un jeune homme équipé d'une armure en kevlar et d'un arsenal d’armes à feu se mettait à tirer à tout-va sur la population d'une petite ville... Un scénario, certes léger, mais un film nihiliste diablement efficace et qui allait laisser des traces...

L'action de "Rampage: Capital Punishment" se déroule trois ans plus tard. On retrouve notre tueur, toujours incarné par Brendan Fletcher ("Heart of America", "Freddy contre Jason", "Ginger Snaps - Résurrection", "Tideland", "Blood Reich") et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bonhomme ne s'est pas arrangé durant ces années! Le jeune homme nous revient plus déterminé que jamais avec en tête l'idée de changer ce monde corrompu...

Si la méthode employée pour se faire entendre sera plus que douteuse, voire en totale contradiction avec ses actions, en revanche le message d’Uwe Boll passera lui parfaitement bien et sera finalement assez clair. Le réalisateur s'en prend notamment au capitalisme et aux États-Unis en dénonçant comment ce pays, pourtant donneur de leçons, bafoue les libertés les plus élémentaires, déclenche des guerres sur des informations montées de toutes pièces (comme ce fût le cas par exemple lors de la guerre en Irak) et a en plus à sa tête des présidents corrompus et faisant passer avant tout leurs propres intérêts, comme en ce qui concerne la famille Bush, dont tout le monde sait très bien qu'ils avaient des intérêts dans le pétrole lorsqu’ils s’en sont pris à Saddam Hussein...

Boll n'y va pas par le dos de la cuillère et fait même preuve d’un certain courage en criant haut et fort ce que tout le monde sait, mais qu’il ne faut bien évidemment surtout pas dire! Par contre à côté de cela, son personnage en appelle à la révolution en demandant à la population de prendre les armes, tout en critiquant leur utilisation et en en faisant usage en tirant sur tout le monde... Mais bon, le personnage est de toutes évidences dérangé, donc ça passe! Et puis, on n’est quand même pas là pour se prendre trop au sérieux, même si les messages que le réalisateur fait passer poussent quand même à la réflexion! Le cinéaste en profite pour faire une petite critique du pouvoir des médias, même si ici, cela n'aura pas la même portée...

Niveau mise en scène, c’est du Uwe Boll, il n’y a pas de doute! Ce n’est donc pas très original, avec un maximum de gros plans sur les personnages, des cadrages tout ce qu’il y a de plus classiques et une photographie pas particulièrement soignée. Le réalisateur privilégie la simplicité et l'efficacité et le principal est là, on est dans le film et on subit cette prise d'otages, un peu comme ses protagonistes. Il y a une tension palpable durant toute la durée du film, créée notamment par la performance de Brendan Fletcher, qui semble totalement habité par son rôle. Son armure lui donne en plus une allure de samouraï des temps modernes et une présence qu’il n’aurait peut-être pas autrement, accentuant cette impression d’invulnérabilité.

Le scénario manque par moments de crédibilité, gâchant à quelques reprises l’immersion qu’on peut avoir à rentrer dans l’histoire, mais bon, on passe outre et comme le film est assez bien rythmé (malgré le fait que ce soit un quasi huis clos, on est assez bien servi niveau action), on replonge facilement et la présence de Fletcher fait le reste. Niveau casting, pas de grosses stars, on remarquera surtout la présence de Lochlyn Munro ("Le bazaar de l'épouvante", "Scary Movie", "Freddy contre Jason", True Justice") en journaliste, Mike Dopud ("Pathfinder - Le sang du guerrier", "Mission: Impossible - Protocole fantôme", "Continuum") en flic et Uwe Boll en personne en producteur d'émissions...

Avec ce second "Rampage", Uwe Boll ne va une fois de plus pas se faire que des amis, mais les fans (dont je fais parti!) seront ravis, alors que les autres seront probablement scandalisés ou atterrés. Choisissez votre camp!

"Rampage 2 : la vengeance d'un sniper" est sorti le 24 septembre 2014 chez Seven7 en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audios française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray est au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audios française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Côté bonus, c'est le quasi désert avec seulement des bandes annonces dont celle du film.

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11.11.14

08:17:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

West Memphis, 1993. Trois jeunes enfants sont retrouvés sauvagement assassinés. Trois adolescents marginaux sont arrêtés et accusés d’avoir commis un crime sataniste. Face aux incohérences du dossier, un détective privé, adversaire de la peine de mort, décide de mener sa propre enquête. Un thriller palpitant d’après l’histoire vraie des 3 de West Memphis.

Mon avis :

S'inspirant d'un fait divers sordide survenu le 5 mai 1993 où trois jeunes garçons âgés de huit ans, Stevie Branch, Michael Moore et Christopher Byers ont été sauvagement assassinés, "Les 3 Crimes de West Memphis" est un classique film de procès ne pouvant pas laisser indifférent de par l'âge des victimes, la nature des meurtres, mais aussi en raison de l'enquête particulièrement bâclée qui s'en suivit, faisant ainsi accuser trois adolescents sans qu'il y ait la moindre preuve contre eux...

Le film d'Atom Egoyan ("Exotica", "Ararat", "La vérité nue", "Chloé", "Captives") est en fait l'adaptation du livre de Mara Leveritt, "Devil's Knot: The True Story of the West Memphis Three". D'après ce qu'on peut lire des faits, le film semble très respectueux de la réalité et d'ailleurs le réalisateur restera très sobre, ne cherchant à aucun moment à faire dans le spectaculaire ou a accentuer le côté dramatique comme il aurait pu le faire en rendant son film excessivement larmoyant.

Effectivement, ce ne sera absolument pas le cas, en revanche, le film souffrira d'une mise en scène beaucoup trop conventionnelle et télévisuelle et d’une narration quelque peu brouillonne. Dommage, car avec un cinéaste plus talentueux, ce film de procès aurait pu être nettement plus réussi qu'il ne l'est...

Heureusement le film bénéficie d'un solide casting avec en vedettes Colin Firth ("Valmont", "Le journal de Bridget Jones", "Love Actually", "A Single Man", "Le discours d'un roi") dans le rôle de Ron Lax, un privé qui va s'intéresser à l'affaire (Un peu trop? En tous cas, on se posera tout de même des questions quant à ses motivations...) et Reese Witherspoon ("Fear", "Sexe intentions", "American Psycho", "Mud - Sur les rives du Mississippi") dans le rôle de Pam Hobbs, la mère d'une des petites victimes. Les deux acteurs se retrouvent à nouveau après avoir été les têtes d'affiche de "L'importance d'être constant", mais cette fois, on ne les verra finalement que très peu ensemble.

Parmi les acteurs secondaires, on remarquera principalement la présence de Rex Linn ("Coeur de tonnerre", "Cliffhanger", "Wyatt Earp", "Zodiac", "Les experts: Miami", "Django Unchained") et de Bruce Greenwood ("Treize jours", "Abîmes", "I, Robot", "Truman Capote", "Déjà vu", "Star Trek: Into Darkness").

Mais autrement c'est un parfait inconnu qui marquera le plus les esprits, James Hamrick dans le rôle de Damien Echols, le principal suspect accusé en raison de son goût prononcé pour le Heavy Metal (C'est vrai qu'il faut être sérieusement dérangé pour écouter du Metallica ou du Slayer!) et sa fascination pour le satanisme.

Ce sera d'ailleurs l'un des sujets principaux du film, les amalgames et les chasses aux sorcières dont peuvent être victimes certaines catégories de personnes marginales surtout lorsqu'un évènement tragique intervient. Ce n’est d’ailleurs l’unique fois qu’on entend dans ces cas là parler d’enquêtes bâclées, de policiers poussés à trouver très rapidement un ou des coupables, quitte à fabriquer des preuves etc...

Et en attendant le ou les véritables coupables sont dans la nature, tranquilles! C'est très probablement le cas dans cette affaire puisqu'après 18 années de prison, ceux qu'on surnomme les West Memphis Three seront finalement remis en liberté mais en ayant signé un accord avec le procureur les empêchant d'intenter des poursuites pour réparations.

Ah, elle est belle l'Amérique! Et tout ça en ayant fait abstraction des preuves qui auraient pu impliquer un homme qui rentra dans un bar le soir même des meurtres couvert de sang et de boue... Normal! Mais bon, l’affaire d’Outreau est là pour nous prouver qu’on n’est pas meilleur et que nous aussi on peut faire des erreurs et juger les gens un peu trop rapidement...

Quel dommage que la mise en scène d'Atom Egoyan soit aussi classique, aussi peu rythmée et même parfois brouillonne, car le sujet de "Les 3 Crimes de West Memphis" méritait tellement mieux que ça! Heureusement il reste les acteurs qui semblent porter le film à eux tous seuls...

"Les 3 Crimes de West Memphis" est sorti le 7 octobre 2014 chez Rimini Editions en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes anglaise dts-HD master audio 2.0 et française dts-HD master audio 5.1. Niveau bonus c’est assez pauvre avec seulement la bande annonce et trois pages de notes sur l’affaire.

Les 3 crimes de West Memphis

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Les 3 crimes de West Memphis (Blu-ray)

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