02.09.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Dix ans après les faits qui se sont déroulés dans "Monsters", les créatures extraterrestres ont envahi la totalité de la planète. Alors que la guerre fait rage, un trio composé de Noah, un soldat en mission, d’une recrue inexpérimentée et d’une jeune femme, va découvrir que le véritable ennemi n’est pas celui qu’ils croient...

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Mon avis :

Alors que le film de Gareth Edwards était plutôt un film de science-fiction basé sur l’ambiance, "Monsters: Dark Continent" est quant à lui résolument tourné vers l'action et s'avère être étonnamment et malheureusement plus un film de guerre qu'un film de monstres...

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Cette suite de "Monsters" réalisée par Tom Green (la série "Misfits") n'en est pas réellement une en soi, puisqu'elle n'entretient que peu de rapports avec l’œuvre originale. En fait, "Monsters: Dark Continent" reprend le même contexte avec toujours ces monstrueuses bestioles venues de l'espace qui ont élues domicile sur notre jolie planète, sauf que cette fois l'action se déroule 10 ans plus tard et au Moyen-Orient.

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Des militaires de l'armée américaine partis les combattre se retrouvent alors être aux prises avec des « insurgés », s'avérant être plus une menace pour eux que les créatures extra-terrestres qu'ils sont venus affronter...

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Malgré sa critique dénonçant la guerre et son message de tolérance montrant que les monstres ne sont pas forcément ceux que l'on pense, Tom Green ne convainc pas vraiment d'une part car on ne s'attachera à aucun moment aux divers protagonistes du film, malgré une présentation assez longue de certains d'entre eux au début du film et d'autre part, car il se disperse trop et qu'au final, les monstres en deviennent totalement anecdotiques.

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En fait, il n'y aurait pas eu de monstres, cela n'aurait été en rien gênant! Avouez que c'est tout de même dommage pour un film de monstres! Et c'est d'autant plus dommage que les bébêtes en question sont très réussies et font leur petit effet!

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En fait, dans l’ensemble c'est plutôt bien fichu, joliment filmé, avec quelques scènes d'action efficaces, seulement le réalisateur se concentre beaucoup trop sur le conflit opposant les militaires américains aux « insurgés », conflit faisant forcément penser à un conflit américains contre islamistes, nous renvoyant ainsi bien entendu à notre triste présent, alors que le simple discours comme quoi les « vilains » monstres venus de l’espace sont bien moins méchants que les êtres humains était bien plus intéressant et se suffisait à lui-même, même si cela accentue le propos sur la bêtise humaine.

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Pas de gros casting pour cette production indépendante dans laquelle on remarquera essentiellement la performance plutôt intéressante de Nicholas Pinnock ("The Keeping Room") dans le rôle su sergent Forrest, qui va ici quelque peu voler la vedette aux deux principaux acteurs, Johnny Harris ("Rock'n Rolla", "Black Death", "The Last Days on Mars") et Sam Keeley ("This Must Be the Place", "What Richard Did").

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On remarquera enfin que la photographie du film est signée par Christopher Ross ("Bienvenue au cottage", "Eden Lake", "Black Sea"), qui une nouvelle fois a fait du bon boulot et que Gareth Edwards ("Godzilla"), l'auteur du premier volet demeure tout de même producteur exécutif de celui-ci, en compagnie de Scoot McNairy ("Cogan", "Argo", "Gone Girl"), qui était l'acteur principal de "Monsters"...

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Malgré son côté assez bancal, "Monsters: Dark Continent" sera tout de même une suite loin d'être honteuse grâce notamment aux effets visuels très réussis et à une dernière partie assez émouvante.

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"Monsters : Dark Continent" est sorti chez TF1 Vidéo le 1 juillet 2015 en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose une image au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.39:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français optionnels. Les deux éditions contiennent autrement en bonus des interviews de l'équipe du film et les coulisses d'une scène de tournage. Il est à noter enfin que ces éditions contiennent également des sous-titres pour sourds et malentendants et que le Blu-ray propose en plus une piste audio 3D.

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01.09.15

16:55:43, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Blood lake : attack of the killer lampreys

Réalisateur : James Cullen Bressack

Année : 2014 (date de sortie en France inconnue à l'heure actuelle)

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h27

Avec : Jason Brooks (Michael), Shannen Doherty (Cate), Zack Ward (Will), Christopher Lloyd (le maire Akerman), etc.

Par Nicofeel

La société Asylum, spécialisée dans les petites productions horrifiques, a mis en boîte un film où une nouvelle espèce animale va causer de terribles ravages : des lamproies. Ces poissons sans mâchoires ressemblent de loin à de petites anguilles. Leur bouche est très moche et leur sert à se fixer sur d'autres poissons puis à aspirer leur sang. Quelque part, elles agissent comme des sangsues, sauf qu'elles n'attaquent pas a priori l'homme.
Le scénario du film part d'un pitch complètement improbable : des lamproies auraient envahi par centaines (par milliers même !) un lac dans une petite ville côtière des Etats-Unis. Et évidemment, nos vilaines bestioles ont très faim. A tel point qu'elles s'attaquent même aux hommes pour s'en servir de nourriture ! Il ne faut pas chercher une once de véracité là-dedans ! Après tout, on n'est pas dans un documentaire animalier mais bien dans un film horrifique.
Donc plus c'est gros plus ça passe ! Ou plutôt plus c'est gros plus le spectateur amateur de ce genre de films aura de quoi être satisfait. Il faut dire que le cinéaste James Cullen Bressack met les petits plats dans les grands. Ses lampreys – probablement créées par ordinateur – sont plus vraies que nature. Et elles sont présentes partout. Ce qui va causer des problèmes importants à la population locale.

Les meurtres sont nombreux et on peut dire que le réalisateur n'hésite pas à avoir recours à des effets bien gore. Le premier meurtre est bien sympathique avec une lamproie qui reste accrochée à sa victime et qui l'amène dans l'eau, l'offrant ainsi en festin pour ses autres copines lamproies ! Mais cela n'est pas le meurtre le plus significatif : peu de temps après, un genre de vagabond y laisse son oeil. Et pas que... Mais le clou du spectacle est sans conteste la personne décédée qui est amenée au médecin légiste. Je n'en dis pas plus mais sachez que les lamproies se cachent parfois dans des endroits insoupçonnés.
C'est d'ailleurs ce qui rend ce film horrifique assez prenant. Ces poissons avides de nourriture (et notamment de nourriture humaine !) sont omniprésents. On les trouve évidemment dans le fameux lac mais une fois qu'ils ont mangé tous les autres poissons – bon n'oubliez pas que c'est le pitch du film, c'est pas destiné à être crédible – ils ont encore faim et sont prêts à tout. Les lamproies sont donc dans tous les conduits de la ville. Gare à ceux qui tentent de boire l'eau de la ville ou d'aller aux toilettes. Car le maire de cette commune en apparence tranquille n'a pas jugé bon de prévenir ses citadins qu'ils risquent gros. Comme dans Les dents de la mer, il pense qu'il serait regrettable de signaler ce problème à la population, parce que ça serait un rude coup porté au tourisme.
Enfin bon, le maire est bien gentil mais l'attaque des lampreys prend de telles proportions que le spécialiste en lampreys (euh ça existe ça ?) qu'il a dépêché pour l'occasion n'arrive pas à s'en sortir et ne trouvera une solution, radicale pour le coup... à la fin ! Bah oui, sinon il n'y a pas de film !

Signalons au passage que Blood lake : attack of the killer lampreys n'est pas une oeuvre à prendre au premier degré. Ca, vous l'avez bien compris au vu du peu de crédibilité de l'ensemble. Mais il faut dire que le réalisateur a insufflé beaucoup d'humour dans son long métrage. Si les scènes gore ne manquent pas, il y a incontestablement un aspect second degré. Déjà par l'existence de ces lampreys qui viennent de nulle part et arrivent même au coeur de la ville (il est utile de rappeler que ce sont des poissons) ! Et puis il y a certains meurtres qui sont voulus comme “fun”, à l'image de cette jeune femme qui a la bien mauvaise idée d'utiliser sa piscine intérieure au plus mauvais moment. Dans ce domaine, le clou du spectacle est sans conteste le sort réservé au maire qui termine son existence d'une façon pour le moins originale. On ne peut raisonnablement pas prendre cela pour argent comptant.
On n'a pas le temps de s'ennuyer devant Blood lake : attack of the killer lampreys ! Et pour cause, entre les meurtres qui se multiplient et les personnages se débattant dans tous les sens, il se passe toujours quelque chose dans cette petite bourgade des Etats-Unis.

Bon, soyons honnête, le film comprend quand même un certain nombre de défauts. Et pas seulement en raison de son scénario abracadabrantesque. Outre un synopsis qui est aussi fin que du gros sel, le film bénéficie d'un casting proche du néant intersidéral. Les fans des années 90 reconnaitront aisément que l'un des rôles principaux du film a été confié à une Shannen Doherty réellement “has been”. Si le jeu d'actrice de Miss “Beverly Hills” est déjà limité, son physique a pris du plomb dans l'aile. Les autres acteurs ne sont guère plus glorieux : Jason Brooks dans le rôle principal a un jeu assez insipide. Quant aux autres, eh bien c'est vraiment bof !
En fin de compte, le film tire uniquement son épingle du jeu par ses petites bestioles bien vilaines créées par ordinateur, qui ne commettent aucune fausse note. Forcément, une lamproie ça ne parle pas mais ça bouffe de l'humain au petit déjeuner.
En somme, voilà un petit film horrifique sans prétention, bourré de défauts mais fort sympathique.

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29.08.15

07:20:01, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Masaan

Réalisateur : Neeraj Ghaywan

Année : 2015

Origine : Inde

Durée : 1h43

Avec : Richa Chadda (Devi Pathak), Vicky Kaushal (Deepak Chaudhary), Shweta Tripathi (Shaalu Gupta), Sanjay Mishra (Vidyadhar Pathak), etc.

Par Nicofeel

Présenté dans la sélection Un certain regard au dernier festival de Cannes, Maasan est le premier long métrage du réalisateur indien Neeraj Ghaywan. Ce dernier prouve que l'Inde ne se limite pas aux romances idylliques accompagnées de chants et de danses qui sont la marque de fabrique de Bollywood.
Dans Masaan, il y a bien des histoires d'amour. Mais elles ne sont pas réjouissantes, heureuses, hautes en couleurs. Elles sont au contraire compliquées, contrariées, malheureuses.
A notre époque, les Indiens disposent comme tout le monde de nouveaux moyens de communication. On songe notamment à Internet et ses nombreux réseaux sociaux, en particulier Facebook. C'est ainsi que Deepak, un jeune homme des quartiers pauvres, se sert de Facebook pour entrer en contact avec une jeune fille. Par le passé, il ne serait jamais parvenu à converser avec cette fille issue de la bourgeoisie sans l'existence d'internet. Le web ouvre donc de nouveaux horizons.
Cette histoire d'amour est belle, naïve, presque idyllique. On a sous nos yeux le mythe de la riche jeune fille fréquentant un jeune homme pauvre (comme dans Titanic...). L'amour permettrait d'effacer toutes les différences. Mais Maasan n'est pas un roman à la Barbara Cartland. La réalité a tôt fait de rattraper en plein vol nos jeunes tourtereaux.
A commencer par le poids des traditions. Le système de castes est particulièrement vicace en Inde. On ne peut pas épouser fréquenter et encore moins épouser quelqu'un d'une caste inférieure. Les mariages sont encore bien souvent arrangés et pour plaire aux parents, il est nécessaire de faire partie du même rang social.
Or, le jeune Deepak n'a pas cette chance. Etudiant sans le sou, il passe ses soirées à aider sa famille à brûler les morts. Car en Inde, on n'enterre pas les morts. On brûle le cadave sur un tas de bois, près du Gange. Le titre du film Masaan prend alors tout son sens. Ce “bûcher” nous rappelle le travailleur de fossoyeur de Deepak et par la même occasion le métier dégradant qu'il effectue au quotidien.

Jamais dans un film indien on a touché au plus près la réalité de la vie quotidienne des Indiens de classe sociale inférieure. On a presque la sensation de ressentir cette misère. Le réalisateur Neeraj Ghaywan décrit très bien cette frange de la société et la condition de vie de nombre de ses compatriotes, sans tomber pour autant dans le misérabilisme.
De la même façon, Maasan montre bien une société indienne où le pouvoir de la police est prépondérant. Un des policiers du film prend sur le vif un jeune couple à l'hôtel, brisant leur union et étant à l'origine d'un drame. La très belle Devi Pathak est filmée dans sa chambre d'hôtel par la police, ce qui est totalement illégal. Le chantage d'un policier au père de celle-ci ne l'est pas moins. Pour éviter un déshonneur et un scandale sexuel, il accepte de payer. On voit que les flics corrompus ne sont pas un mythe.
Le cinéaste Neeraj Ghaywan n'élude à aucun moment les problèmes qui continuent de gangréner la société indienne. Dans Masaan, les personnages font preuve de modernité (ils utilisent des ordinateurs, internet, des téléphones portables, etc.) mais sont coincés par les traditions de leur pays (une société patriarcale où les gens ne sont pas maîtres de leur destin).
On assiste véritablement à des drames qui sont bien romantiques, dans la mesure où l'amour le présent mais où la notion de tragique n'est jamais très loin. On apprécie ces histoires qui font vrai et donnent pratiquement l'impression d'assister à un film occidental. En tout cas au niveau des thématiques développées.
Il y a dans Maasan des sentiments de toutes natures : amour pur, culpabilité, honneur, déshonneur, espoir, désespoir, qui nous ramènent plus à la trilogie Bleu-Blanc-Rouge de Kieslowski qu'au cinéma traditionnel indien.
Pourtant, on est bel et bien dans un film indien. La très belle musique traditionnelle, qui traverse le film, joue un rôle important. Les sentiments sont d'autant plus exacerbés, que ces musiques semblent donner corps au spleen ressenti par les personnages. Ces derniers sont d'ailleurs très bien interprétés par des acteurs indiens. On est évidemment sous le charme des deux très belles jeunes femmes : Richa Chadda dans le rôle de la très triste Devi Pathak mais aussi Shweta Tripathi qui joue la jolie bourgeoise Shaalu Gupta. Vicky Kaushal est également remarquable dans le rôle de Deepak, l'amoureux transi.
Devant un scénario assez pesant où l'on a l'impression que les contraintes sont nombreuses et que les gens ne maîtrisent pas leur vie, ce long métrage laisse clairement à la fin une lueur d'espoir pour ses personnages principaux.
En définitive, Maasan constitue un film très intéressant, qui laisse entendre que l'Inde, coincée entre modernité et traditions ancestrales, n'est définitivement pas un pays comme les autres. Si son peuple se délecte au cinéma des romances des films Bollywood, la vie courante est beaucoup moins rose. Et ça, on ne l'a encore que très rarement vu à l'écran.
On attend donc avec intérêt le prochain film du réalisateur Neeraj Ghaywan.

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28.08.15

07:19:25, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Harbinger down

Réalisateur
: Alec Gillis

Année : 2015 (date de sortie non prévue en France à l'heure actuelle)

Origine
: Etats-Unis

Durée : 82 minutes

Avec
: Lance Henriksen (Graff), Camille Balsamo (Sadie), Milla Bjorn (Svet), Matt Winston (Stephen), Winston James Francis (Big G), Reid Collums (Bowman), etc.

Par Nicofeel

Depuis maintenant plusieurs années, les films d'horreur de qualité sont devenus une denrée rare. On a plus souvent affaire à des films insipides ou à des remakes sans grand intérêt. Dans ces conditions, le visionnage d'Harbinger down a quelque chose de revigorant. Et ce pour plusieurs raisons.
D'abord, le film retient l'attention par son sujet, qui n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre de John Carpenter, The thing (1982). En effet, on suit un groupe d'étudiants, ayant embarqué sur un chalutier de pêche, qui ont fait remonter à la surface une épave spatiale sovétique endormie depuis de nombreuses années sous la glace. A bord de ce vaisseau spatial, on trouve un cosmonaute mort depuis longtemps mais surtout un organisme sur le point de se réveiller...
Le monstre que l'on va suivre tout au long du film est loin d'être sympathique. On peut même aller jusqu'à dire que c'est une véritable plaie. Il est capable d'imiter toute forme de vie, et prendre une consistance solide ou liquide, selon ses besoins. Il est donc très difficile de combattre cette chose.
Ensuite, comme dans The thing, le réalisateur d'Harbinger down, Alec Gillis, a eu la bonne idée de rejeter les effets spéciaux numériques pour créer les différents monstres en utilisant des effets à l'ancienne. Et ce réalisateur est un spécialiste du sujet puisqu'il a travaillé quasiment toute sa vie à la conception de maquillages et autres effets spéciaux. C'est à lui que l'on doit les créatures de l'excellent Starship troopers ou plus récemment le monstre du remake de... The thing !

Ici, dans Harbinger down, qui constitue son premier long métrage, Alec Gillis nous sert un joyeux programme à base d'effets animatroniques, de maquillages divers et variés, et évidemment le tout chargé de latex comme au bon vieux temps. En somme, on se croirait revenu dans les années 80 ! Et ce choix se révèle particulièrement payant car les monstres visqueux font plus vrais que nature. Ces êtres répuglants aux tentacules démesurées sont vraiment effrayants et d'une redoutable efficacité.
Autre source de satisfaction : l'ambiance d'Harbinger down. Alors que nombre de longs métrages horrifiques mettent l'accent sur un ton humoristique pas franchement bienvenu, le premier film d'Alec Gillis laisse le spectateur dans une tension permanente du début à la fin. Il ne le laisse pas respirer une minute et c'est tant mieux. On s'intéresse d'autant plus au sort des personnages du film qui disposent de bien peu d'échapattoires. Ils sont sur un bateau, isolés en plein océan arctique. La possibilité de fuir est particulièrement maigre.
Et puis Alec Gillis ne se limite pas à transposer le film The thing de Carpenter sur un bateau. Il ajoute quelques éléments personnels, qui vont encore une fois complexifier les affaires de l'équipage. Car le danger ne provient pas uniquement du monstre. La vérité est ailleurs...
Dès lors, on comprend aisément que l'on ne s'ennuie pas une seconde durant les quatre vingt deux minutes que dure Harbinger down.
Au niveau de la distribution, on remarque la présence de Lance Henriksen dans le rôle du capitaine du bateau. L'acteur chevronné, inoubliable dans le rôle de Bishop (Aliens, 1986), est très bon en vieux loup de mer qui reste le chef en toute occasion, quelle que soit la situation. Malheureusement, et c'est sûrement le seul bémol du film, les autres acteurs n'ont pas son charisme. On songe notamment au personnage principal du film, Sadie, interprété par la belle Camille Balsamo. Cette dernière ne convaint pas. Elle n'a pas l'énergie d'une Sigourney Weaver (la saga Alien) et son jeu paraît assez limité. C'est dommage que le rôle principal du film ait été donné à une actrice dont on doute franchement de sa capacité à se tirer d'un bien mauvais pas.Les autres acteurs du film ne sont pas non plus extraordinaires, se contentant de faire le job.
Heureusement, ce petit défaut n'entame pas le plaisir à regarder ce film “old school” qui bénéficie d'une mise en scène dynamique et d'effets spéciaux à l'ancienne. Quant au scénario, il ne se contente pas de reprendre l'idée générique de The thing. Il crée d'autres intrigues qui donnent e l'épaisseur à cette histoire. En étant vraiment sévère, on pourra toujours pinailler sur la fin du film, moins noire que dans The thing. Ce long métrage aurait été encore meilleur avec un côté jusqu'au-boutiste assumé jusqu'au bout.
Mais peut-être que Alec Gillis a déjà en vue un Harbinger down 2. Ce qui ne serait pas pour nous déplaire !

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27.08.15

07:19:07, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’hiver a été long, et Cullen, harassé, souffre d’hallucinations. Après avoir repris ses esprits, il prend la direction d’Omaha, dans le Nebraska, où il retrouve Elam et Eva. Il force Elam à l’accompagner à New York, où il a la ferme intention de décrocher le poste d’ingénieur en chef à l’Union Pacific pour diriger le chantier de l’enfer...

Mon avis :

Alors que le final de la saison 2 de "Hell on wheels" nous avait laissé dans un total désarroi et surtout dans une complète incertitude quant à ce qu'il allait bien pouvoir se passer ensuite, cette troisième saison nous promet d'être encore plus épique et plus sombre que le précédente...

Dès le premier épisode "L’indésirable", on découvre un Cullen Bohannon, toujours interprété bien entendu par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "All the Boys Love Mandy Lane", "Chiens de paille", "Safe"), souffrant d'hallucinations et vivant (ou plutôt survivant) tel un homme primitif. Une image forte mettant tout de suite dans l'ambiance! Mais rassurez-vous, notre dur à cuire va vite se remettre et partir à la recherche de Elam Ferguson, toujours joué par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables"), vivant une vie bien tranquille avec Eva, toujours interprétée par Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui attend un heureux évènement. Mais Cullen ne compte pas rester à ne rien faire et espère bien récupérer le poste qui lui avait été promis...

On retrouve ici quelques personnages bien sympathiques auxquels on s'était attaché comme Durant, joué par Colm Meaney ("Horizons Lointains", "Le Dernier des Mohicans", "Scarlett", "Layer Cake") ou Sean McGinnes bien entendu, interprété par Ben Esler ("Curtin"). Une bonne mise en bouche qui annonce un excellent deuxième épisode, "Au nom de la terre", qui ne manquera pas de nous surprendre, avec un Cullen qui aura la difficile tâche d'exproprier une famille mormon menée par Aaron Hatch, un père de famille, interprété par James Shanklin ("Desperate Housewives", "The Social Network", "Le stratège") bien décidé à garder ses terres, sous la surveillance de Maggie Palmer, une bien jolie journaliste jouée par Chelah Horsdal ("L Word", "La planète des singes: Les origines", "Arrow")...

Dans le troisième épisode, "Vol de bétail", les ennuis continuent de retarder la construction du chemin de fer et Cullen et Elam ne tarde pas à découvrir que tout cela est manigancé bien évidemment par Durant. Un épisode où nos deux héros ne vont pas faire de quartier et où de nouveaux personnages importants vont faire leur apparition comme le frère de Toole, interprété par Damian O'Hare ("Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "The Broken"). Mais surtout, un épisode qui voit le retour discret du « Suédois »! Et il faut bien avouer que c’est un véritable plaisir d'enfin retrouver Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2"), même s’il sera ici bien sage...

"La négociation", le quatrième épisode, ne sera pas de tout repos pour Cullen et Elam qui vont se retrouver en territoire indien afin de résoudre un problème d’approvisionnement en bois et qui vont se retrouver en bien fâcheuse position. Le « Suédois », lui sera toujours aussi calme, mais on sentira tout de même que quelque chose se trame dans son cerveau perturbé. Enfin, un nouveau drame arrivera à Hell on Wheels... Un drame qui sera bien entendu au cœur de l’intrigue du cinquième épisode nommé "Enlèvement". Un épisode où on sentira également que notre « Suédois » est de plus en plus proche de péter un câble et probablement de faire un carnage...

Ce qui ne va pas tarder à arriver et cela pas plus tard que dans le sixième épisode intitulé "Le relais", l’un des épisodes les plus jouissifs et palpitant de la saison où Cullen Bohannon va se retrouver face au conseil d’administration du Crédit Mobilier, constitué des principaux actionnaires, mené par Durant et soumis au jugement du général Grant. L’épisode suivant, "Épidémie", marque une petite baisse de régime, même si quelques évènements importants interviendront... L'épisode 8, "Vieux démons" va en tout cas nous remettre à fond dans la série avec notamment la disparition d'un des personnages principaux de la série, suivi d'un neuvième épisode, "L'enlèvement" (Initialement baptisé "Oeil pour oeil") riche en action avec des gunfights comme on les aime! Enfin, "L'Union", le dixième épisode de cette saison conclut celle-ci de façon très ironique, mais en nous laissant quelque peu sur notre faim avec quelques « surprises » assez prévisibles ...

Dans l’ensemble, cette troisième saison de "Hell on wheels" est plutôt très bonne avec une intrigue assez palpitante, mais pas aussi sombre qu'on aurait pu l’espérer...

La saison 3 de "Hell on Wheels" est sorti le 4 juin 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD et en Blu-ray. La version DVD est au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français évidemment. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules suivants : un Making of (53’), « Regard sur la saison 3 », « Lorsque nous nous sommes quittés… », « I’m Building Me A Home » (chanson avec Common et Dohn Norwood) et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également qu'un coffret regroupant les trois premières saisons est également sorti à la même date et que depuis, un autre coffret regroupant cette fois les quatre premières saisons est sorti le 1 juillet 2015.

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25.08.15

04:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kevin Harrison, ingénieur talentueux et homme d’affaires avisé, conçoit de puissants systèmes d’armes pour l’armée américaine. Mais c’est un personnage sans scrupules : il vend aussi ses armes à des pays peu favorables aux États-Unis. Lorsque la journaliste Maggie Whelan apprend ses agissements, elle s’échappe en embarquant sur le Concorde. Harrison organise alors tout une série d’attentats pour détruire le supersonique en plein vol... Le commandant de bord et de son équipage pourront-ils déjouer ces attaques ?

Mon avis :

Quand le Rocco de Visconti (A ne pas confondre bien entendu avec Rocco Siffredi!) emmène la tendre et douce interprète d'"Emmanuelle" au septième ciel (Comme Francis Leroi?) à bord d'un Concorde (Non, pas celui de Champigny sur Marne, je vous rassure!), cela donne "Airport '80 : Concorde", le dernier volet de la célèbre saga des "Airport", une aventure aérienne où il vaut mieux avoir l'amour du risque...

J'en vois qui commencent déjà à avoir chaud! Il faut dire que lorsqu'on sait ce que Sylvia Kristel ("Une femme fidèle", "Alice ou la Dernière Fugue", "L'Amant de lady Chatterley", "Mata Hari") est capable de faire à bord d’un avion et qu'on connaît le sex-appeal qu'avait Alain Delon ("Le guépard", "Le samouraï", "La piscine", "Le clan des Siciliens", "Le cercle rouge") à l'époque, il y a de quoi!

Bon, autrement, comme dans les précédents opus de la saga, on retrouve ce bon vieux George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), toujours dans le rôle de Patroni, sauf que cette fois, allez savoir pourquoi, il se retrouve être pilote et en plus avec une ancienneté de plus de trente ans... Allez comprendre pourquoi? Toujours est-il qu'il sert tout de même une nouvelle fois de fil rouge à la série...

Cette fois, notre Concorde (Oui, c'était un peu notre fierté quand même, même si on l’a conçu avec nos ennemis héréditaires!) va être la cible du Dr. Kevin Harrison, incarné par Robert Wagner ("Tempête sous la mer", "Prince Vaillant", "La lance brisée", "La panthère Rose", "Pour l'amour du risque"), qui va tout faire pour mettre en pièces notre joli supersonique afin de réduire au silence la journaliste Maggie Whelan, qui est également sa maîtresse et qui est en possession de documents compromettants.

Pour cela, le bonhomme ne va pas y aller par quatre chemins et ne va pas hésiter à faire reprogrammer un missile sol-air afin qu'il prenne en chasse le Concorde! Mais c'est bien évidemment sans compter sur les prouesses dont sont capables nos deux pilotes hors-pairs!

Bon, niveau réalisme, cela ne sera pas trop ça par contre, car pour échapper à ce missile, nos deux as vont faire des loopings et autres manœuvres totalement hallucinantes lors de scènes malheureusement assez risibles, d'une part en raison de leur manque de crédibilité et d'autre part en raison d'effets spéciaux peu convaincants...

Et ces premières scènes seront suivies d'autres scènes du même acabit après leur escale à Roissy, puisque Patroni ira tranquillement rassurer les passagers alors que l'avion sera en chute libre et qu'il y aura un trou béant au beau milieu de l'avion...

Quant à notre charmante journaliste, interprétée par Susan Blakely ("La tour infernale", "Over the Top", "Hungry Hearts"), elle continuera sans trop se méfier à voir son amant qui ne lui veut pas que du bien, alors qu'elle dispose de preuves contre lui... Mais c'est vrai que tout le monde a le droit au bénéfice du doute!

Et puis comment résister au beau Robert? David Lowell Rich ("Route 66", "Madame X") n'a jamais été un grand metteur en scène et ce n'est pas ce film qui va nous prouver le contraire ; le réalisateur livrant ici le plus mauvais film de la saga...

Parmi le casting, on remarquera quelques acteurs assez connus comme Eddie Albert ("Vacances romaines", "Le jour le plus long", "Plein la gueule", "Dreamscape"), Nicolas Coster ("Santa Barbara"), David Warner ("Les Chiens de paille", "La Malédiction", "Titanic") ou encore l'actrice suédoise Bibi Andersson ("Le septième sceau", "Persona", "Le festin de Babette"). Un casting assez impressionnant donc, comme dans les autres films de la saga d'ailleurs et qui constituera l'un des seuls véritables atouts du film, hormis le fait qu'au final, on se marre bien!

Situations invraisemblables, effets spéciaux ratés, scénario aberrant, ce "Airport '80 : Concorde" est juste un pur nanar et est donc forcément très amusant pour peu que l’on le prenne à la rigolade...

Précédemment sorti en DVD chez Universal Pictures, puis chez Aventi et enfin chez MEP Vidéo, "Airport '79 : Concorde" ressort cette fois chez Elephant Films sous le titre "Airport '80 : Concorde" dans une nouvelle version restaurée disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, puisque qu'on n’a le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et des deux précédents films de la saga, "Airport 75 : 747 en péril" et "Airport 77 : Les naufragés du 747", ainsi qu’à une galerie photos... Il est à noter enfin que l'éditeur prévoit de sortir le 5 octobre 2015 l'intégrale de la saga en coffrets DVD et Blu-ray.

Comparatif image entre les éditions DVD Universal Pictures et Elephant Films :

Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films

Airport '80 : Concorde - Edition Prestige Restaurée

Airport '80 : Concorde - Edition Prestige Restaurée
Amazon à 16.99€
Fnac à 16.99€
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Airport '80 : Concorde (Blu-ray + DVD) - Edition Prestige Restaurée

Airport '80 : Concorde (Blu-ray + DVD) - Edition Prestige Restaurée
Amazon à 19.99€
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Airport 79 : Concorde

Airport 79 : Concorde
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Airport 79 : Concorde - Edition Aventi

Airport 79 : Concorde - Edition Aventi
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Airport 79

Airport 79
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Airport Terminal Pack : Airport + 747 en péril + Les naufragés du 747 + Concorde

Airport Terminal Pack : Airport + 747 en péril + Les naufragés du 747 + Concorde
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Airport Terminal Pack : Airport + 747 en péril + Les naufragés du 747 + Concorde (Blu-ray)

Airport Terminal Pack : Airport + 747 en péril + Les naufragés du 747 + Concorde (Blu-ray)
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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

Airport + Airport 1975 + Airport 1977
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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

Coffret  Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)
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Airport Terminal Pack - Edition belge

Airport Terminal Pack - Edition belge
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24.08.15

08:40:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Frank Marasco, surnommé « Bullet », est le flic le plus féroce de Los Angeles. Alors qu’il s’apprête à partir à la retraite, son petit-fils Mario est kidnappé par un baron de la drogue qui veut empêcher l’exécution de son fils en prison. Refusant de céder au chantage, Franck décide de se faire justice lui-même : il ne reculera devant rien pour récupérer Mario.

Mon avis :

Avec Danny Trejo ("Heat", "Machete", "Sons of Anarchy", "Zombie Hunter", "Out of control"), c'est souvent tout bon ou tout mauvais... Le souci étant que notre ancien taulard préféré aurait comme une tendance à accepter un peu tout et n'importe quoi! La preuve, il est crédité au générique près de 300 films, téléfilms et séries! Parmi les pires, "La balade de Crazy Joe" et "Necessary Evil" sont deux bons exemples... Parmi les meilleurs, bien évidemment "Desperado", "Une nuit en enfer" ou encore le "Halloween" de Rob Zombie!

Dans "Bullet" de Nick Lyon ("Species: The Awakening", "Zombie Apocalypse", "Rise of the Zombies"), l'acteur incarne un flic infiltré aux méthodes expéditives dont le petit-fils va être kidnappé par un baron de la drogue et qui va alors tout faire pour le récupérer, rendant pour cela bien évidemment justice lui-même...

Avec un tel scénario, totalement calibré pour Danny Trejo, comme il aurait pu l'être en son temps pour un Charles Bronson par exemple, "Bullet" aurait pu être une petite série B bien fun et bien jouissive, malheureusement le film va souffrir d'une mise en scène bien mollassonne, avec des scènes d'action souvent filmées au ralenti, ce qui en soit aurait pu être très bien, seulement voilà, n'est pas John Woo qui veut!

Nick Lyon (Non, je ne suis pas Stéphanois!) est loin d'avoir le talent du réalisateur Hongkongais... Et ce n'est pas la photographie hyper stylisée signée Carmen Cabana ("The Sinners", "The Devil's Pact"), parfois limite clipesque, qui sauvera le film, même si cela permettra tout de même au film d'avoir un minimum de cachet, malgré son budget somme toute relativement modeste (3 millions de dollars...).

Le film a été produit notamment par Robert Rodriguez ("Lake Dead", "Across the Line", "Farm House"), mais pas celui auquel on pense de prime abord et qui est d'ailleurs le cousin au second degré de Danny Trejo. Remarquez, il est tout à fait probable que celui-ci fasse aussi parti de la famille!

Enfin, toujours est-il que l'acteur ne s'est pas ici impliqué comme pour "Machete" par exemple et le résultat est donc très, mais alors très moyen! Dans le rôle de Carlito Kane, le baron de la drogue ayant fait enlever le petit-fils de « Bullet » (Oui au fait, c’est le surnom de Danny Trejo dans le film!), Jonathan Banks ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "48 heures", "Le flic de Beverly Hills") a vraiment la gueule de l'emploi, mais ne paraîtra guère plus impliqué pour autant...

John Savage ("Voyage au bout de l'enfer", "Hair", "Salvador", "Le parrain, 3ème partie"), dans le rôle du gouverneur Johnson, également d'ailleurs! Comme si les acteurs n'avaient été aucunement dirigés et n'étaient là que pour encaisser le chèque...

Que reste-t-il pour sauver le film? Eh bien, en fait pas grand-chose! Enfin, si, la possibilité de se marrer un peu devant un film véritablement filmé comme les pieds! On en viendrait presque à conseiller au réalisateur de faire autre chose, s'il n'y avait pas eu quelques autres DTV où il s'en sortait tout de même un peu mieux...

Malgré tout, Danny Trejo, on l’aime et ce n’est pas parce qu’il tourne régulièrement de mauvais films que cela égratigne la sympathie que l’on a pour ce bonhomme maintenant âgé de 71 ans et qui reste toujours convaincant dans les films d’action. Danny ne semble pas prêt de prendre sa retraite et nous, on n’a vraiment aucune envie qu’il la prenne!

"Bullet" sort en DVD le 1 septembre 2015 chez Program Store qui nous propose ce DTV au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française (au doublage très, très moyen!) et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, la bande annonce en version française sera la seule chose à se mettre sous la dent!

Bullet

Bullet
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20.08.15

07:38:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aux prémices de la seconde guerre mondiale, alors que le fascisme s’empare de l’Italie, la mafia sicilienne est dévorée par des luttes intestines qui éclaboussent de sang les rue d’Italie jusqu’à celles de New-York. Dans ce climat délétère, Titina perd son mari, brutalement assassiné par la pègre. Alors que Spallone, de retour d’un exil de 10 ans, succombe aux charmes de la jeune veuve, Nick, un petit truand décidé à venger le meurtre de son cousin, revient au pays et s’éprend également de Titina. La rivalité entre les deux hommes grandit, et empoisonne la vie du trio, alors que la guerre approche.

Mon avis :

Alors que la plupart des titres du catalogue de feu PVB Éditions sont quasiment tous devenus introuvables et donc la majeure partie du temps uniquement trouvables à des prix exorbitants, Elephant Films continue de ressortir régulièrement certains de leurs titres dans des versions restaurées, nous permettant ainsi de pouvoir redécouvrir enfin leurs meilleurs films dans d'excellentes conditions. C'est le cas notamment du magnifique "D'amour et de sang" de Lina Wertmüller...

Arcangela Felice Assunta Wertmüller von Elgg Spanol von Braueich, scénariste et réalisatrice italienne d'origine suisse, plus connue sous le nom tout de même plus mémorisable de Lina Wertmüller ("Mimi métallo blessé dans son honneur", "Film d'amour et d'anarchie", "Chacun à son poste et rien ne va", "Vers un destin insolite, sur les flots bleus de l'été") réalisa en 1978 "D'amour et de sang" avec en vedettes Sophia Loren, Marcello Mastroianni et son acteur fétiche Giancarlo Giannini.

Le film dont le titre original, "Fatto di sangue fra due uomini per causa di una vedova. Si sospettano moventi politici", est encore plus long que le véritable nom de sa réalisatrice, narre l'histoire de Titina Paterno, incarnée par une Sophia Loren ("Le Cid", "Boccace 70", "La Chute de l'empire romain", "Mariage à l'italienne", "Arabesque") totalement habitée, une veuve ayant perdu le bébé qu'elle attendait suite à l'assassinat de son mari tué par l’infâme Vito Acicatena, joué par Turi Ferro ("Chronique d'un homicide", "Mimi métallo blessé dans son honneur", "Malicia"), un homme influent qui fera en sorte de ne jamais être inquiété par la justice...

Du moins jusqu'à l'arrivée de Rosario Maria Spallone, interprété par Marcello Mastroianni ("La Dolce vita", "Divorce à l'italienne", "Huit et demi", "Le Grand Embouteillage", "La Nuit de Varennes"), un avocat renommé et engagé politiquement qui suite à un véritable coup de foudre pour la veuve, va se mettre en tête de lui venir en aide, ce qu'elle va refuser dans un premier temps. Mais suite à une tentative de viol par Vito Acicatena auquel elle échappera grâce à l'intervention de l'avocat, Titina va d'une part céder aux avances de ce dernier et finalement accepter en plus son aide.

Les choses vont pourtant encore se compliquer avec le retour au pays de Nicola Sanmichele dit Nick, joué par Giancarlo Giannini ("La tarentule au ventre noir", "Le Professeur", "Mimic", "Hannibal", "Man on Fire", "Casino Royale"), le cousin du défunt mari de Titina, qui a fait fortune aux États-Unis, de façon pas forcément très légale d’ailleurs et qui a toujours eu un faible pour elle...

Si dans un premier temps les deux amoureux transi vont plus ou moins s’affronter, ils vont ensuite assez rapidement unir leurs forces contre Acicatena, quelque peu manipulés il faut le dire par une Titina prête à tout pour obtenir sa vengeance et cela même, si elle éprouvera de réels sentiments pour les deux hommes...

Sophia Loren est ici véritablement impressionnante imposant une personnalité très forte, presque sauvage, faisant même presque peur au départ, tout en révélant pour peu à peu sa féminité au fur et à mesure qu'on la découvrira. Mastroianni est quant à lui impeccable dans le rôle de ce personnage presque pathétique et pourtant toujours attachant. Enfin, Giancarlo Giannini est absolument génial dans ce film et l'est d'ailleurs encore plus pour une fois en version française tant le doublage de Francis Lax renforce la personnalité caricaturale de ce personnage pittoresque et haut en couleurs.

Lina Wertmüller signe là une tragédie faisant souvent penser à un opéra par sa mise en scène, le choix de ses décors, son scénario aussi et par le jeu de ses acteurs. Le film est d'ailleurs accompagné d'une musique classique renforçant encore d'avantage ce sentiment. La photographie signée Tonino Delli Colli ("Il était une fois dans l'Ouest", "Le Décaméron", "Le nom de la rose") joue également un rôle important dans cette mise en scène très théâtrale.

On retrouve dans ce film les thèmes chers à cette cinéaste engagée avec notamment ceux de la lutte des classes, la montée du fascisme ou encore le féminisme avec ici le droit à l'avortement et bien entendu la personnalité très forte de son héroïne...Enfin, la dernière partie du film nous offre quelques moments de bravoure et d’action assez mémorables auxquels on ne s’attend pas forcément et qui contribuent à rendre ce film inoubliable.

Si on pourra regretter qu'Elephant Films ne nous ait pas proposé de découvrir la version intégrale italienne du film plus longue d'environ une demi-heure, cette version internationale s'avère tout de même excellente et ne souffre aucunement des coupes faites à ce montage.

"D'amour et de sang" était déjà sorti en DVD le 29 novembre 2005 chez PVB Editions dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 1.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus des bandes annonces, des filmographies et une galerie photos. Le film est ressorti le 2 juin 2015 chez Elephant Films en DVD et Combo DVD + Blu-ray avec cette fois une image au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 et des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et des sous-titres français pour le DVD et une image au format 1.78:1 16/9ème avec un résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono et des sous-titres français pour le Blu-ray. Cette fois au niveau des bonus, on est également un peu plus gâté avec une présentation exclusive du film par Jean-Pierre Dionnet (10’), une galerie d'images, les bandes-annonces du film et de "La théorie des dominos" et de "Le Cri du Sorcier", plus différentes présentations de la collection également par Jean-Pierre Dionnet.

D'amour et de sang

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D'amour et de sang

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D'amour et de sang (Blu-ray + DVD)

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