07.02.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

A l’occasion de la sortie le 7 février chez Emylia (sous sa marque Asilum), du DVD du film « Dead Line », Lucas Pedroni, l’un des acteurs principaux du film a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonjour Lucas ! Quels souvenirs gardez-vous du tournage de « Dead Line » ?

Cela a été un tournage très rapide au niveau de la cadence qui m’a fait penser à celui de « la croisée des chemins ». Pas mal de similitudes dans certains décors extérieurs. La façon de tourner était assez proche du film de guerre, mais l’optique était vraiment différente, l’atmosphère moins pesante. On peut dire qu’une ambiance assez fun s’est dégagée pendant ce tournage. D’autre part, je dois avouer que j ai été assez surpris par les zombies que David nous décrivait et voulait montrer à l’écran, car mis à part sur certains jeux vidéo, je suis plus habitué a voir des zombies qui courent (comme dans « Dawn of the dead », le récent, ou encore la série des « 28 jours… » ) . Et là, je me retrouvais avec des mort-vivants plutôt lents. Très certainement une question de génération ! Du coup j’ai visionné un peu plus tard quelques classiques qui sont des références pour David.


-Comment avez-vous connu David Aboucaya ?

Manuel Gonçalves étant mon cousin, j ai toujours suivi leurs courts-métrages quand j’étais petit. Et c’est quand j’avais 18 ans qu’un jour Manu m’appelle pour me dire que David recherchait un jeune de mon âge pour un rôle dans leur prochain film. Autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion. J ai donc rencontré David qui m’a fait faire un bout d’essai mémorable, un casque sur la tête dans son jardin et qui apparemment l’a suffisamment convaincu puisque j’ai été intégré à l’équipe pour la réalisation du court-métrage de « La croisée des chemins ».

Comment David Aboucaya dirige-t-il ses acteurs ? Avez-vous beaucoup de liberté ?

Il sait où il veut en venir et arrive à nous y amener naturellement sans véritable pression et toujours dans la bonne ambiance…
A partir du moment où l’on suit le fil conducteur du dialogue, David nous laisse employer les mots qui nous mettent à l’aise. C’est donc, je dirais, une direction assez souple.
Il est à l’écoute de nos propositions et nous laisse certaines libertés lorsqu'il pense qu'elles peuvent apporter un plus à la scène. Bien sûr, il m’est arrivé de proposer certaines choses ou dialogues qui n’ont pas été retenues au montage, mais toujours dans l’intérêt du film et de notre jeu.


-Intervenez-vous sur les tournages autrement qu’en tant qu’acteur ?

Oui, comme dans les autres films je me retrouve parfois à tenir le micro et à participer à certains autres détails techniques du tournage. C’est toujours un peu le même principe : lorsque l’on ne tourne pas dans une scène, on continue quand même à y participer mais de l’autre côté de la caméra, et je suis persuadé que ça nous aide aussi à évoluer dans notre jeu et nos placements.

-Pouvez-vous nous parler un peu des tournages de « The cross roads » et de « Chronique d’un affranchi » ?

« La croisée… » était mon premier film et j étais très enthousiaste à l’idée de participer à ce projet mais en même temps assez anxieux… Étant moi même un fan de films de guerre cela me tenait à coeur. Il restera très certainement l’un de mes meilleurs souvenirs de tournage.

« Chronique d’un affranchi » était un tournage beaucoup plus urbain pour ce qui est de l’environnement, ce qui obligatoirement donne une toute autre ambiance sur le tournage. Ce film m’a demandé plus d’investissement et de travail car j’avais cette fois beaucoup plus de dialogues. Par contre le rythme de tournage étant plus normal au niveau des cadences et cela nous a permis de pouvoir répéter plus en profondeur les scènes et donc d’avoir plus de temps de préparation.

-Quelles difficultés avez-vous pu rencontrer lors des différents tournages ?

Sur « The Cross Roads » (« la croisée des chemins »), ma principale difficulté a été d'appréhender les scènes d'émotions, car le jeune soldat envoyé au front européen que j’incarnais se retrouvait face aux horreurs de la guerre sans véritable préparation psychologique, et traduire ce genre de choses alors que c’était ma première grande expérience devant une caméra, n’a pas été toujours facile. Et bien sûr les conditions de tournage, avec enchaînement de scènes à un rythme très soutenu, ont pu parfois rendre les choses compliquées au niveau du jeu.

Sur « Chronique d’un affranchi », mis à part le travail plus en profondeur dont je parlais précédemment, il n’y a pas eu pour moi de réelles difficultés mis à part peut-être les scènes du bar qui ont dû être toutes tournées en une journée.

Et pour « Dead line », la seule difficulté si on peut appeler ça une difficulté a été de se lever très tôt afin de réaliser les scènes dans des lieux désertiques en plein centre ville. Quant au rythme de tournage un peu hors norme, au bout du troisième film, on commence à y être habitué.

-Vous jouez dans tous les longs-métrages de David Aboucaya et vous avez donc fait un film de guerre, un film de mafia et pour finir un film de zombies… Quel genre aimeriez-vous que David aborde la prochaine fois ?

Ayant fait trois longs sur des thèmes assez sombres, pourquoi pas aborder la comédie. J’avoue que ça me tenterait assez. Mais je crois savoir que cela fait partie des futurs projets…


-Quel film de David préférez-vous ?

Il est difficile pour moi de les comparer car ils se passent chacun dans des univers très différents et répondent chacun à des genres très distincts, mais j’avoue quand même avoir une petite préférence pour « Chronique d’un affranchi ».


Lucas Pedroni dans "Chronique d'un affranchi"

-Vous avez remporté un prix d’interprétation lors d’un festival pour « La croisée des chemins » version court métrage. J’imagine que cela vous aviez fait plaisir…

Oui cela m’a fait vraiment plaisir d’autant que c’était ma première expérience devant une caméra. J’étais donc très heureux que l’essai soit transformé pour un premier essai. J’en ai eu aussi la réelle surprise car je n étais pas présent lors de la remise du prix et franchement je m’y attendais pas du tout.


-Je trouve que vous avez fait énormément de progrès au fur et à mesure des films. Avez-vous vous travailler pour cela ou est-ce simplement le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra ?

Le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra a certainement joué sur mon jeu d’acteur, mais je dois dire que le film « Chronique d’un affranchi » nous a permis à tous d’évoluer et de passer un niveau au dessus. Et puis il y a bien sûr une différence entre faire un premier film sans réellement penser qu’il pourrait ensuite être commercialisé et cela dans plusieurs pays comme cela a été le cas pour « The cross roads » et aborder un second puis troisième film, sachant qu’ils entreront dans le circuit DVD. On travaille forcément plus dans cette optique.

-Êtes-vous un amateur de cinéma ? Regardez-vous beaucoup de DVD ou de Blu-ray ?

Oui je suis un amateur de cinéma, je regarde entre 7 et 8 films par semaine et ce dans de nombreux genres… J’aime également regarder des DVD, sans en être un collectionneur, qui permettent grâce aux bonus d’avoir un aperçu sur les coulisses de tournage, ce qui est intéressant et enrichissant à bien des niveaux. Quant au Blu-ray je ne m’y suis pas encore mis n’étant pas équipé. Pour ma génération, je suis peut-être un peu en retard à ce niveau.

-Merci Lucas pour le temps que vous m’avez accordé !

Vous trouvez en cliquant ici des liens utiles pour trouver ce DVD.

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06.02.12

06:55:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Après s'être fait connaitre des abonnés de Canal + grâce à "Madame Hollywood", Olivier Abbou a réalisé "Territoires", un film de genre sorti le 3 janvier dernier chez M6. A cette occasion, le réalisateur a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

-Bonjour Olivier ! Pouvez-vous nous dire comment est né "Territoires" ?

Après "Madame Hollywood", une mini-série pour Canal+, qui était un giallo 2.0, j'avais envie de persévérer dans le genre, en essayant de travailler sur un film très 70's, un film de genre avec un background politique.

-Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Excellent ! J'ai adoré tourné à Montréal, mon équipe et mes acteurs ont été formidables. J'aimerai bien recommencer. J'y travaille...


-Était-ce important pour vous d’apporter un contexte politique à votre film ?

Oui. La radicalité inhérente au genre permet sur des canevas très codés de parler du monde dans lequel on vit sans tomber dans le film militant ou à discours.


-Pouvez-vous nous parler du casting du film ?

Le casting a duré 7 semaines. Les acteurs viennent de Toronto, de Montréal, de Vancouver. Certains comme Sean devine ou Roc Lafortune sont connus de le registre de la comédie! Stephen Shellen est américain, vit à Montréal où il travaille maintenant comme peintre avant d'avoir été une star montante à Hollywood dans les années 90 ("Et au milieu coule une rivière"). Ce fut une première fois pour Alex Weiner qui interprète Tom. Tous les acteurs ont été formidables, courageux, investis. Ça a été pour nous tous une expérience forte.

-Comment s’est passée votre collaboration avec le réalisateur Karim Hussain, ici chef opérateur ? Avez-vous eu l’occasion de voir ses films ?

Oui j'ai vu les films de Karim. Son éclectisme m'a tout de suite plu. La force brute de ses images. Nous nous sommes tout de suite bien entendu. Au delà d'une relation professionnelle vraiment géniale, Karim est devenu un ami et certainement mon chef op' pour un moment. Nous avons d'ailleurs enchaîné sur une comédie très haute en couleur pour Arte tournée en Afrique du sud.

-Que pensez-vous des éditions DVD et Blu-ray de votre film, éditées par M6 ?

J'en suis très heureux. Je trouve que l'image est très fidèle à ce que nous avions fait pour le cinéma, ce grain super 16 très 70's, des noirs très profonds. Le son aussi est très bon en 5.1. Cela vaut le détour je pense !

-Avez-vous eu entre les mains les autres éditions sorties un peu partout dans le monde, notamment en Allemagne et en Angleterre ? Qu’avez-vous pensé de ces diverses éditions ?

Ils ne sont pas aussi bons que la version française tant du point de la qualité que des bonus puisque qu'il n'y en a pas !
Ici nous avons la chance de proposer des bonus simples, complémentaires et non formatés : une interview que j'ai faite avec Jean-Baptiste Thoret. Des scènes coupées qui tournent autour de Brautigan, le détective, ainsi qu'un making of.

-Vous avez tourné ce film en anglais. Que pensez-vous du doublage français ? L’avez-vous supervisé ?

Je ne le trouve pas mauvais. Le doublage français est honnête. Roc Lafortune s'est doublé lui-même. Mais honnêtement, ce film est un film en anglais, je ne peux que conseiller de le regarder en VO. Je ne l'ai pas pu tout supervisé car j'étais en tournage à ce moment là, mais j'ai pris un grand soin à la justesse de la traduction afin de ne pas perdre certaines subtilités.

-Avez-vous été influencé par d’autres œuvres ?

Évidemment ! "Massacre à la tronçonneuse", "Funny Games", "Punishment Park", "Delivrance" principalement.

-Pouvez-vous nous parler de vos différents courts-métrages et de la mini-série TV « Madame Hollywood » réalisée pour Canal + ?

Que dire ?! J'aime beaucoup "Madame Hollywood" ! Canal+ nous a laissé une grande liberté. Il était assez étonnant de pouvoir aller aussi loin au niveau torture, torture psychologique, sophistication visuelle, et ce final plutôt assez amoral. Réactiver l'esprit du giallo a aussi été un grand plaisir. Utiliser les codes, s'amuser à les détourner dans un univers qui empruntait tout autant à Bret Easton Ellis qu'à Dario Argento.


-Y a-t-il une chance qu’on les voit paraître un jour ?

Pour l'instant, rien n'est prévu pour les courts.
Pour "Madame Hollywood", il y a peut-être une chance pour que puisse le voir sur Itunes.
Ce serait bien car pas mal de monde me contacte pour le voir.

-Pouvez-vous nous parler de "Yes, we can", votre second long-métrage que vous avez réalisé pour Arte ?

Au moment de l'élection de Barack Obama, disons que même si j'étais heureux de voir l’accession à la Maison Blanche d'un Noir américain, même si je trouve le symbole très fort, je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout cela n'avait rien à voir avec la politique. Lorsque l'on voit qui sont ses conseillers et 4 ans plus tard, les résultats de la politique qu'il a mené, on se rend compte que derrière le symbole, rien a changé (disons que les gens au pouvoir sont dominés par des forces qu'ils ne contiennent pas...). Donc, mauvais esprit aidant, pendant que tout le monde pensait que la face de la Terre allait changer, je me suis dit : et si deux candides vraiment insupportables allait kidnapper la grand-mère kenyane de Barack et demandaient une rançon à la Maison Blanche ?! Le film est un road movie d'aventure qui fait autant référence à la comédie de duo typiquement française des années 80 qu'au politiquement incorrect d'un Sacha Baron Cohen ou au super régressif des frères Farrelly. Arte a eu le courage de me suivre là dessus. Le film est produit par la Parisienne d'Images (avec qui j'avais fait "Madame Hollywood"). J'en suis très content. C'est un gros délire, et certainement un ovni dans le paysage de la comédie française.

-Y aura-t-il une sortie DVD de ce téléfilm ?

Je ne sais pas encore.


-Quels sont vos futurs projets ?

Je vais participer à un film à sketchs d'horreur américain.
Et j'ai un projet de long-métrage, une comédie dans un crématorium (!), qui est en casting / financement actuellement.
Plus, quelques autres projets en développement (un polar, un film d'anticipation, un film pour enfants qui fait peur !)

-Êtes-vous un gros consommateur de DVD et de Blu-ray ?

Je n'ai toujours pas de Blu-ray ! Oui, je regarde beaucoup de films en DVD, mais je continue d'en voir plus au cinéma.

-Merci Olivier pour avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Vous trouvez en cliquant ici mon avis sur l'édition Blu-ray de ce film et ici ou des liens utiles pour trouver les éditions M6 de "Territoires" en DVD et en Blu-ray.

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31.01.12

06:45:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Avant de réaliser « Two eyes staring » (« Zwart water »), Elbert van Strien réalisa plusieurs courts-métrages, dont trois d’entre eux sont sortis en DVD aux Pays-Bas chez Accento films sous le titre « 3 Films van Elbert van Strien ». On y trouve tout d’abord « The hidden face » (« Het verborgen gezicht »), court métrage de 2004 également présent sur les éditions françaises de « Two eyes staring », « Forbidden eyes » (« Verboden ogen »), un court métrage de 2002 et enfin « Still world » (« Wereld van stilstand») un autre court datant de 2005. Tous les trois et « Two eyes staring » d’ailleurs aussi, ont pour point commun de développer l’idée qu’on est entouré de personnes venus d’ailleurs, que ce soit d’un monde extra-terrestre, d’un monde parallèle ou encore de l’au-delà.

« The hidden face » est un très beau court métrage, étrange, à la photographie très soignée narrant l’histoire d’une petite fille gardée par sa grand-mère. La jeune fille a toujours eu peur de la maison de sa grand-mère, mais malgré cela, elle a toujours aimé du temps avec elle, même si sa grand-mère a l’habitude de faire toujours les mêmes choses… Alors le jour où celle-ci semble différente et lui offre notamment des gâteaux différents de ceux habituels, elle imagine tout de suite avoir affaire à une inconnue. Le réalisateur va réussir à créer une réelle ambiance mystérieuse à son court métrage, intriguant le spectateur, tout en laissant constamment planer le doute sur le fait qu’il puisse s’agir de l’imagination de l’enfant, jusqu’à ce final virant vers le fantastique.

« Forbidden eyes » est, quant à lui, un autre court métrage, tout aussi étrange et mystérieux, où le réalisateur va aborder le sujet de la timidité et du mal-être de l’adolescence à travers l’histoire d’un adolescent, amoureux d’une jolie jeune fille de sa classe et persuadé que lui et ses parents viennent d’un autre univers. Ce court métrage à la photographie tout aussi soignée, va également virer vers le fantastique, tout en laissant une nouvelle fois planer le doute sur le fait qu’il s’agisse du fruit de l’imagination du jeune homme ou pas…

Enfin, « Still world », le troisième court métrage et certainement le moins accessible, va être tout aussi réussi esthétiquement parlant, filmé en noir et blanc avec l’originalité d’être en plus composé essentiellement de photographies. On suivra cette fois un petit journaliste persuadé de l’existence d’une théorie du complot, dont les autorités seraient à la tête et dont le but serait de figer le monde, condamnant toute originalité et tout anti-conformisme. Son enquête va alors le mener aux limites de la folie et de la paranoïa, jusqu’à une conclusion particulièrement bien vue… Toutefois, même si ce court métrage sera loin d’être inintéressant, il sera assez difficile d’accès de part sa complexité et sa structure narrative particulière.

Si vous avez envie de découvrir plus en détails l’œuvre de ce réalisateur talentueux, je vous conseille vivement de faire l’acquisition de ce DVD d’autant plus qu’il est pourvu de sous-titres en français sur les trois courts-métrages. Dommage en revanche que les commentaires audio ne le soient uniquement en anglais… En bonus, on trouvera pas mal de galeries photos, une bande annonce, un comic strip dessiné par Elbert, un petit film surprise et des biographies. Le DVD contient également des interviews radio en néerlandais uniquement accessible via le menu néerlandais. Il est à noter que la jaquette a la particularité d’être d’un côté en néerlandais et de l’autre en anglais.

Vous pouvez vous procurer ce DVD directement auprès de l’éditeur via Amazon.co.uk ou via Amazon.de.

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30.01.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis:

Suite à des recherches sur une nouvelle molécule, une négligence de laboratoire pharmaceutique va entrainer la propagation d'un fléau fulgurant transformant les hommes en morts-vivants. Un petit groupe de survivants, oubliés dans une ville évacuée et mise en quarantaine, va tenter de survivre dans cet environnement hostile. Parmi eux Martin et Frank, deux flics, Eric et Fabrizio, deux jeunes malfrats, Alice, dont le mari Thomas est suspecté d'infection, Jérémie et sa fille Jade, François, un alcoolique fataliste, et le docteur Varda, chercheur spécialisé dans l'étude de la molécule. Malgré les tensions qui règnent au sein du groupe, tous vont tenter d'unir leurs forces pour sortir de cet enfer.

Mon avis:

Après s’être attaqué au film de guerre avec « The cross roads », puis au film de mafia avec « Chronique d’un affranchi », David Aboucaya nous offre pour son troisième long-métrage un très sympathique hommage aux films de zombies des années 70-80. On retrouve dans « Dead line » la même équipe qui avait tourné dans les deux films précédents et ce qui frappe tout de suite, ce sont les progrès faits par certains acteurs au niveau de l’interprétation apportant notamment plus de fluidité dans les dialogues. D’ailleurs contrairement aux autres films du metteur en scène, celui-ci repose beaucoup moins sur les épaules de Manuel Gonçalves; le duo Lucas Pedroni et Natale Naccari ayant par exemple pris ici beaucoup plus d’importance, au point d’être cette fois au même niveau. L’histoire est classique, mais tient suffisamment la route pour qu’on suive le film avec intérêt. On sent assez rapidement que le réalisateur a voulu rendre hommage à des films comme « Dawn of the dead » de George A. Romero ou encore « Le prince des ténèbres » de John Carpenter. D’ailleurs cette influence de Carpenter se ressent également fortement au niveau de la musique, simple mais particulièrement réussie. Les références ne s’arrêtent pas là, puisqu’on remarquera entre autres un maquillage très réussi à la fin du film inspiré de « L’enfer des zombies » de Lucio Fulci. Le maquillage, tout comme les effets spéciaux, sont d’ailleurs l’un des atouts du film, avec leur côté très eighties, qui devraient plaire aux amateurs du genre, souvent fortement attachés au charme de cette période bénite que sont les années fin 70 et 80 en ce qui concerne les films de morts-vivants. Le manque de moyens se fera finalement peu ressentir dans ce domaine, à part sur quelques effets spéciaux sans grande importance comme ces quelques fumées faisant un peu trop artificielles sur des bâtiments victimes des assauts des infectés. Tout comme dans « Chronique d’un affranchi », les toulonnais seront certainement ravi de voir certains quartiers qui leur sont familiers, filmés ici sous un angle qu’ils n’ont probablement pas l’habitude de voir, car il est plutôt rare de les voir aussi désertifiés que là ! Après une scène de fusillade où David Aboucaya démontre une fois de plus qu’il est particulièrement doué pour filmer les scènes d’action, malgré des moyens limités, le film se termine sans happy end et même avec une touche de cynisme et d’humour noir plutôt bien vus. Une nouvelle fois, David Aboucaya endosse les multiples casquettes de producteur, réalisateur, scénariste, monteur, compositeur et même acteur et une nouvelle fois, il s’en sort admirablement ! Chapeau bas !

« Dead Line » mérite d’être vu, alors au lieu de dépenser bêtement vos sous en achetant des blockbusters plein pot dès leur sortie, soutenez plutôt le cinéma indépendant, surtout que dans le cas de « Dead Line » le prix de lancement est des plus abordables !

La sortie chez Emylia (sous sa marque Asilum) est annoncée pour le 7 février 2012. L'éditeur proposera comme à son habitude une édition combo DVD + Copie digitale illimitée. Le film sera présenté au format 1.85, 16/9ème, avec des pistes 5.1 Dolby Digital et DTS Dolby Surround, ainsi qu'en 2.0 AAC pour la copie digitale. Quant aux bonus, ils seront composés d'un commentaire audio du réalisateur et d'instants de tournage.

Vous trouvez en cliquant ici des liens utiles pour trouver ce dvd.

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24.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Intouchables

Réalisateurs : Eric Toledano et Olivier Nakache

Date de sortie : 2 novembre 2011

Origine : France

Durée du film : 1h52

Avec : François Cluzet (Philippe), Omar Sy (Driss), Anne le Ny (Yvonne), Audrey Fleurot (Magalie), etc.

Par Nicofeel

Allez, ça y est je me suis enfin décidé à aller voir le film-événement. Entendons par événement le film qui fait recette avec au dernier pointage 18 millions d'entrées !
Intouchables est donc une incroyable réussite au box-office. Toute la question est de savoir si tout cela est bien mérité d'un point de vue artistique.
Intouchables raconte l'histoire d'amitié entre deux hommes : Philippe (François Cluzet) et Driss (Omar Sy). Tout sépare ces deux hommes, Philippe est riche, tétraplégique, cultivé. Driss est pauvre, en parfaite santé et dénué de culture.
Pourtant, le film – qui se base sur une histoire vraie (on voit d'ailleurs à la fin du film des images des vrais personnages) – va s'attacher à montrer qu'au-delà des différences sociales, tout est possible.
Les réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache prennent le parti audacieux de traiter d'un sujet grave : le handicap, avec beaucoup de dérision. C'est ce qui fait au demeurant la force et la limite de ce film.

La force dans le sens où Omar Sy fait du Omar Sy, à savoir un humour communicatif façon Canal Plus où avec sa bonne bouille et avec des vannes « naturelles », il amuse le spectateur. Omar Sy a beau être dans ce film l'auxiliaire de vie, c'est lui qui fait l'attraction la plupart du temps. Entre les blagues qu'il balance à son employeur, les gestes étonnants qu'il commet (virer le voisin qui gêne avec sa voiture comme un malpropre ; mettre de la musique funk juste après de la musique classique) et la drague continuelle qu'il fait à l'une des employées de Philippe, Omar Sy qui joue le rôle de Driss est la vedette du film. Et puis Driss arrive par moments à se montrer sensible car il fait clairement comprendre au spectateur que même si l'on est handicapé, l'essentiel est de continuer de vivre et de faire des choses qui plaisent. Dans cet état d'esprit, on constate qu'il traite son employeur comme s'il n'avait pas de handicap.
La faiblesse du film tient à son côté extrêmement caricatural. Tout cela a beau être inspiré d'une histoire vraie, on n'échappe pas à certaines facilités scénaristiques. Entre un patron richissime qui vit dans l'opulence et à l'inverse un garçon de banlieue qui est issu d'une famille nombreuse et commet des vols, on est franchement dans le stéréotype. Sans compter que si l'esprit du film sest plutôt sympathique, il faut reconnaître que l'on est en permanence dans les bons sentiments. On a d'un côté le garçon de banlieue révolté qui laisse rapidement place au mec sympa. Quant à l'employeur, il est cool et il laisse tout passer. Tout cela n'est pas pas très crédible quand même.
Par ailleurs, certaines scènes prouvent que le film ne fait pas dans la finesse et se révèle même presque dangereux sur le fond. Le début du film, avec le duo Philippe-Driss, qui s'amuse à rouler à fond dans Paris et à berner des policiers, n'est pas forcément bien vu et n'est pas un modèle en matière de sécurité routière. Et puis le moment où Driss déclare à Philippe qu'il ne faut pas qu'il agisse comme un handicapé (il cite le téléthon) n'est pas respectueux de ces personnes qui vivent avec un handicap au quotidien. Au mieux on est dans la maladresse, au pire on est dans la bêtise.
Au niveau de la distribution, Omar Sy est très bon dans le rôle qui lui a été confié. Incontestablement, il est l'âme du film, tant dans ses relations d'amitié avec son patron que dans ses pitreries. François Cluzet n'est pas mal non plus, même si son personnage apparaît beaucoup trop lisse.
Au final, Intouchables est une petite comédie française qui a l'avantage d'être humaniste et a le défaut d'être un peu facile au niveau de son écriture. Intouchables est largement regardable, même si son incroyable succès demeure pour moi un mystère. Nombre de films de l'année 2011 sont meilleurs d'un point de vue qualitatif et auraient mérité un succès commercial plus important.

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18.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Jeu sur le forum de dvdpascher : élisez votre top 20 spécial romances

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 est renouvelé et c'est tant mieux. Après un top général, un top spécial films d'animation et un top spécial thrillers, on vous propose de continuer le jeu avec l'élection de votre top 20 spécial "romances".

Surfeur51 vous invite actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, à participer à un topic intitulé « vos 20 romances préférées. »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 romances préférées.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'au 14 février inclus.

Surfeur51 procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 spécial romances ! Votre âme romantique va chavirer à fond !

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17.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film :Shame

Réalisateur : Steve McQueen

Date de sortie au cinéma
 : 7 décembre 2011

Origine : Royaume-Uni

Durée du film
 : 1h39

Avec : Michael Fassbender (Brandon), Carey Mulligan (Sissy), James Badge Dale (David), Nicole Beharie (Marianne), etc.

Par Nicofeel

Cela faisait trois ans que l'on était sans nouvelles de Steve McQueen (homonyme du célèbre acteur), réalisateur qui avait fait sensation avec son premier film, Hunger, un biopic politique particulièrement rude à regarder.
Ce jeune réalisateur, épuisé par ce premier film, avait envisagé un temps d'arrêter le cinéma. Bien lui en a pris de ne pas avoir pris cette décision.
Car avec ce second long métrage, intitulé Shame (littéralement « honte » en français), il livre à nouveau au spectateur un film intense et riche sur le plan thématique.

Shame raconte la vie de Brandon (Michael Fassbender, qui était déjà l'acteur principal dans Hunger), un jeune homme qui paraît bien sous tous rapports : il dispose d'un appartement qu'il tient correctement ; il fait attention à être constamment propre sur lui ; il a un travail qui lui rapporte une coquette somme d'argent chaque mois. Donc tout semble aller pour le mieux dans la vie de Brandon. Sauf que tout ceci n'est qu'une façade et si l'on gratte un peu, la situation de ce jeune homme est loin d'être idyllique.

Le réalisateur Steve McQueen montre que Brian est accroc au sexe. Il a un besoin viscéral de sexe comme un drogué a besoin de sa dose pour se sentir mieux. Dès le début du film, on voit Brandon en train de se masturber, dans tous les endroits – chez lui sous la douche ou dans les toilettes - qui lui permettent de s'adonner à ce plaisir personnel. Par ailleurs, il regarde des vidéo sur Internet et paye à domicile des prostituées. L'addiction au sexe pour Brandon est telle qu'il se trouve dans la nécessité de regarder des vidéo porno et de se masturber dans les toilettes sur son lieu de travail.

Brandon voit sa vie morne mais parfaitement huilée être déstabilisée le jour où arrive brusquement sa sœur cadette Sissy. Cette dernière va faire indirectement prendre conscience à Brandon de l'anormalité de son quotidien. Pour masquer sa dépendance au sexe et éviter d'être en relation avec sa sœur, Brandon trouve un substitut : il se met à courir plusieurs fois, le soir, histoire de se défouler.

Brandon a besoin de sexe mais il est incapable de ressentir des émotions pour quelqu'un. Il n'arrive pas à avoir une relation stable et équilibrée. Son histoire d'amour avortée avec une collègue de travail qui s'était montrée aimante et compréhensive le prouve clairement. Tout comme le discours de Brandon à cette femme, Marianne, sur le mariage et les relations homme-femme. Cette incapacité à aimer et ce besoin continu de sexe est révélateur d'une grande solitude. Brandon est d'autant plus seul qu'il vit à New York, une ville tentaculaire où il n'est qu'un anonyme parmi d'autres. Que ce soit à don domicile ou à l'extérieur de celui-ci, Brandon fréquente des lieux de vie particulièrement froids et impersonnels, une manière pour le réalisateur Steve McQueen de souligner que le sexe qui est évoqué dans le film est mécanique et dénué d'émotions. Cette misère sexuelle est sans nul doute le résultat d'une absence de liens sociaux pour Brandon.

Dans un autre genre, la situation de la sœur de Brandon, Sissy, est aussi alarmante d'un point de vue personnel que celle de son frère. En outre, cette jeune femme est instable de manière générale : elle ne vit que de petits boulots et n'a pas de logement.
Sissy couche à tout va avec des hommes après être tombée immédiatement amoureuse de ceux-ci. Elle est incapable d'avoir une relation stable avec quelqu'un. Elle ne fait que des rencontres éphémères avec des hommes mariés. De plus, le fait de s'accrocher tant bien que mal à son frère Brandon est une façon pour Sissy de chercher à conserver un lien social. Ses nombreuses tentatives de suicide attestent de son état moral pour le moins incertain.

Sissy et son frère Brandon sont victimes l'un et l'autre d'une solitude extrême (sans compter un lourd passif familial qui est implicitement évoquée) auquelle ils tentent d'échapper par des moyens différents.

Avec un tel sujet, le réalisateur Steve McQueen aurait pu aisément tomber dans la vulgarité mais il évite brillamment cet écueil. Les scènes de sexe ne sont jamais explicites. Elles sont suffisamment claires pour que l'on comprenne ce qui se passe à l'écran.

Si Shame se révèle un film intéressant, c'est aussi et surtout pour sa distribution qui réussit à faire corps avec le sujet du film et donc avec les personnages qu'ils interprètent. Comme dans Hunger, Michael Fassbender est impressionnant de maîtrise à tel point que l'on a l'impression qu'il est Brandon. Le prix de la meilleure interprétation masculine qu'il a obtenu au festival de Venise est totalement mérité. Quant à Carey Mulligan (vue récemment dans le formidable Drive), elle joue bien le rôle de cette fille très fragile sur le plan psychologique.

Quelques mots aussi sur la bande son du film qui donne de l'intensité à celui-ci en mariant à merveille musique classique pour les moments sombres (du Jean Sebastien Bach joué par Glenn Gould) et musique de « boîte » pour les moments plus sereins et apaisés (Genious of love de Tom Tom Club, I want your love de Chic, etc.).

Au final, Shame est un film important qui traite de la solitude morale et de l'addiction sexuelle qui peut en découler. Le réalisateur Steve McQueen convainc pleinement et on attend déjà avec une certaine impatience son prochain film.

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16.01.12

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les fantômes de Sodome

Réalisateur : Lucio Fulci

Date de sortie au cinéma : 1988

Origine
 : Italie

Durée du film
 : 84 minutes

Avec : Claudio Aliotti (Paul), Maria Concetta Salieri (Céline), Robert Egon (Willy le nazi), Jessica Moore (Marie), Teresa Razzaudi (Annie), Sebastian Harrison (Jean), Joseph Alan Johnson (Marc), Zora Kerrova (la succube), etc.

Par Nicofeel

Lucio Fulci est le réalisateur de grands films d'horreur comme L'au-delà et L'enfer des zombies mais aussi de très bons gialli avec Le venin de la peur et La longue nuit de l'exorcisme.
Ce cinéaste transalpin est également coupable de films de qualité particulièrement médiocre qu'il a tourné à la fin de sa carrière. C'est le cas des ridicules Murder rock et d'Aenigma. Les fantômes de Sodome fait malheureusement partie de cette liste de films.
Le scénario du film n'est pourtant pas mauvais en soi. On suit six jeunes gens (trois garçons, trois filles) qui se perdent en France et décident de passer la nuit dans un manoir dont ils n'arivent pas à s'échapper. En fait, ce manoir est hanté et ces jeunes vont devoir faire face à des fantômes de nazis qui ont été tués pendant un raid aérien lors de la deuxième guerre mondiale alors qu'ils s'adonnaient à une orgie.
La première scène du film montre d'ailleurs ces nazis en train de festoyer avant de connaître un tragique destin. Cette scène, pas franchement bien filmée et très érotique, est révélatrice à elle seule du film.
Car on a beau essayer, il n'y a quasiment rien à sauver de ce long métrage. La mise en scène de Lucio Fulci est paresseuse, si bien que ce cinéaste, pourtant connu pour créer des ambiances morbides et surréalistes, ne parvient pas à instaurer la moindre tension.
Les fantômes des nazis ne sont visibles qu'en de rares occasions. Les scènes qui retiennent l'attention et empêchent le spectateur de s'endormir sont peu nombreuses. Le fantôme qui s'appelle Willy est le seul qui intrigue un petit peu. Ainsi, c'est le cas lorsqu'il s'en prend à une jeune femme pour lui faire l'amour de façon quelque peu violente. Et puis c'est le cas dans une autre scène quand il invite un des protagonistes du film à faire avec lui une partie de roulette russe (avec une femme comme enjeu) originale. On s'attend à ce que le jeune finisse par décéder. Eh bien non. Il faudra pour cela attendre le combat entre deux des jeunes gens. Fulci va d'ailleurs insister sur cet unique mort pour insister à plusieurs reprises sur la décomposition du cadavre. Cela constitue a priori l'un des seuls éléments véritablement horrifique du film.
Pour le reste, on est balloté entre ennui et scènes érotiques. Si le film ne comporte quasiment aucune scène d'horreur, en revanche il n'est pas avare en séquences érotiques. Les actrices du film sont visiblement peu farocuhes pour montrer leurs seins. C'est ainsi qu'entre les actrices qui jouent les jeunes filles et celle qui interprète le rôle d'une succube, on est servi côté érotique.
Cela a le mérite d'éviter au spectateur de sombrer totalement dans l'ennui. Ce qui serait fort dommage car le final du film est d'une bêtise sans nom et vaut à ce titre le coup d'oeil.
Les acteurs sont d'un niveau équivalant à l'intérêt du film. C'est dire leur performance !
Au final, Les fantômes de Sodome oscille entre navet et nanar et est sans conteste l'un des pires films de Fulci.

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