30.10.14

14:38:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le Docteur Pretorius a inventé une machine qui permet de communiquer avec l'au-delà. Mais suite à un accident, son assistant est accusé de meurtre et n'a d'autre choix que d'activer à nouveau la machine. Il s'ensuivra de terribles conséquences.

Mon avis :

Suite au succès de "Re-Animator", Brian Yuzna ("Society", "Le Retour des morts-vivants 3", "Le Dentiste", "Rottweiler") et Stuart Gordon ("Dolls", "Castle Freak", "Dagon", "Stuck") décidèrent de se lancer dans une autre adaptation d'Howard Phillips Lovecraft. Il en résulta "From Beyond", tiré de la très courte nouvelle "De l'au-delà", un film qui va très rapidement devenir culte...

Avec "From Beyond", on retrouve une bonne partie de l'équipe de "Re-Animator", Stuart Gordon à la réalisation et Brian Yuzna à la production bien entendu, mais aussi Jeffrey Combs ("Fortress", "Necronomicon", "Castle Freak", "Fantômes contre fantômes") et la bombe atomique (Oui, c'est vrai! J'ai un faible!) Barbara Crampton ("Body Double", "Puppet Master", "Castle Freak", "Cold Harvest") en acteurs vedettes.

Carolyn Purdy-Gordon ("Dolls", "The Arrival", " Space Truckers", "Stuck"), l'épouse du réalisateur sera également une nouvelle fois de la partie, de même que le scénariste Dennis Paoli ("Meridian - Le baiser de la bête", "Le dentiste", "Dagon"), le chef opérateur Mac Ahlberg ("House", "Prison", "Robot Jox", "Innocent Blood"), le compositeur Richard Band ("The House on Sorority Row", "Ghoulies", "TerrorVision", "Puppet Master II") et aux effets spéciaux John Carl Buechler ("Fou à tuer", "Dolls", Halloween 4") et John Naulin ("Night Train to Terror", "Critters").

Pourquoi changer quand on a une équipe qui s’entend bien et qu'en plus cela fonctionne ? Lovecraft n'est pas un auteur facile à adapter, mais ce "From Beyond" fait parti des meilleures adaptations réalisées à ce jour. Le film fût pas mal coupé à sa sortie en raison des menaces de la MPAA de le classer X et c'est donc cette version cinéma volontairement coupée à laquelle on a le droit ici, celle qu'on a d'ailleurs toujours connu chez nous.

On pourra bien sûr regretter que l'éditeur n'ait pas pu nous offrir la version director's cut disponible notamment depuis quelques années aux États-Unis (la première édition difficilement trouvable maintenant contenait d’ailleurs la version française !), mais franchement quel plaisir tout de même de pouvoir enfin redécouvrir ce film dans d'aussi bonnes conditions!

Bon, la version cinéma est certes un peu moins gore, mais je vous rassure, c'est déjà pas mal gratiné malgré tout! En fait, on perd essentiellement une scène où Crawford arrachait l’œil du docteur Bloch avec ses dents...

Que dire autrement du film ? Eh bien, c’est un film complètement fou comme l’est l’œuvre de Lovecraft, avec des maquillages d’effets spéciaux impressionnants (Il faut dire que contrairement à "Re-Animator" le film a bénéficié d'un budget largement plus conséquent!), bien crades et sincèrement pas trop datés (même si en revanche quelques effets spéciaux feront par contre un peu rudimentaires et un peu cheap maintenant...), des acteurs qui cabotinent par contre un max, mais qui servent à merveille la folie ambiante qui règne et puis bien entendu comptant la présence, parmi son casting, de la merveilleuse Barbara Crampton dans le rôle du docteur McMichaels, qui une fois habillée en sado-maso, est absolument irrésistible!

Évidemment les couleurs très flashy du film font très années 80, mais cela a son charme! Le scénario est par contre assez léger, mais vu la courte durée de la nouvelle, cela semble assez normal. Enfin, parmi le casting, on remarquera la présence de Ken Foree ("Knightriders", "Le dentiste", "L'armée des morts", "The Devil's Rejects"), le black du "Dawn of the Dead" de Romero, dont la carrière dans le cinéma d'horreur est tout de même assez impressionnante et de Ted Sorel ("Lenny", "Un tueur dans la ville", "Frère de sang 2"), dont le rôle ici du docteur Pretorius est assez marquant.

Malgré le poids des années, "From beyond : Aux portes de l'au-delà" demeure une petite série B fantastico-horrifique qui mérite bien son statut de film culte. Maintenant, on attend "Dolls", du même duo, avec impatience!

"From beyond : Aux portes de l'au-delà" est sorti en DVD et Blu-ray le 21 octobre 2014 chez Sidonis Calysta. Le DVD est présenté au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080i et pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0. En bonus, même si on aurait souhaiter bénéficier de suppléments plus complets, on a le droit tout de même à une intéressante présentation du film d'environ 20 minutes ainsi qu'à une galerie photos.

From beyond : Aux portes de l'au-delà

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29.10.14

07:24:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Venant d’épouser un vieil aristocrate, Susan vient vivre dans le manoir familial. De nature très prude, elle est peu à peu la proie d’horribles cauchemars, mêlant violence et volupté. Ses peurs sont décuplées quand elle apprend l’histoire tragique de Carmilla, une ancêtre de la famille, ayant trucidé son mari à coups de poignard. Un jour, son mari découvre une jeune femme enterrée sur la plage. Cette dernière, qui se dit s’appeler Carmilla, étend son pouvoir et son emprise sur Susan...

Mon avis :

Après nous avoir fait découvrir quelques pépites horrifiques en provenance d'Italie, d'Angleterre et des États-Unis avec ses collections "Les chefs-d’œuvre du Gothique", "British Horror" et "Horreur US 70's", Artus Films nous propose une première série de trois films en provenance cette fois d'Espagne avec sa nouvelle collection "Ciné de Terror". Trois films de l’âge d’or du Fantastique espagnol : "Les vampires du Dr Dracula", "Le bossu de la morgue" et "La mariée sanglante"...

Suite au succès du film d’Enrique Lopez Eguiluz, "Les vampires du Dr Dracula", mettant en scène le mythique Paul Naschy, bon nombre de films d'horreur virent le jour en Espagne durant les années 60/70. "La mariée sanglante", réalisé en 1972 par Vicente Aranda ("Les cruelles", "Cambio de sexo", "La fille à la culotte d'or", "À coups de crosse", "Juana la Loca", "Carmen") met en scène un couple fraîchement marié, venant s'installer dans le manoir familial où jadis Mircalla Karstein, l'une des ancêtres du mari, avait poignardé son mari.

Rapidement Susan, la jeune et jolie mariée, interprétée par Maribel Martín ("La résidence", "La cloche de l'enfer", "El niño de la luna"), va voir apparaître la défunte tout d'abord dans ses rêves, puis dans la réalité, son mari l'ayant trouvée ensevelie sur la plage, il la ramènera au manoir pour leur plus grand malheur...

Vicente Aranda signe là un film généreusement sexy et gore pour l'époque avec pas mal de scènes de nudité assez osées et des déferlements de violence assez marquant par moments, comme lors de cette scène de rêve où Mircalla poussera Susan à tuer son mari à coups de couteau.

Le réalisateur va ici assez loin, avec quelques scènes assez dérangeantes comme la scène de viol, qui avait été censurée d’ailleurs à l'époque notamment en France, mais qui nous est proposée en intégralité dans cette édition d'Artus Films (la version alternative de cette scène est d'ailleurs présente dans les bonus).

Simón Andreu ("La mort caresse à minuit", "La chair et le sang", "Meurs un autre jour", "Beyond Re-Animator", "Le monde de Narnia: chapitre 2 - Le prince Caspian"), qui joue ici le mari, campe un personnage macho, pervers et violent n'attirant à aucun moment la sympathie, faisant de lui la victime idéale de ces assauts féministes.

Car il y a en effet, un côté très féministe, voir lesbien à ce film, incarné en grande partie par la très belle Alexandra Bastedo ("Casino Royale", "Les champions", "The Ghoul") dans le double rôle de Carmilla/Mircalla Karstein. L'homme est ici considéré avant tout comme un pervers, qu'il faut éliminer, voir castrer à l'image de ce chasseur à qui on explosera les parties intimes à l'aide d'un fusil de chasse alors même qu'il était déjà décédé.

Malgré quelques longueurs, le film bénéficie de très jolis décors, d'une photographie et d'une mise en scène particulièrement soignées et d'une musique par moments assez originales faisant de ce long-métrage une œuvre plutôt intéressante.

Quant au scénario, inspiré d'une nouvelle de Sheridan Le Fanu, datant de 1872 et qui inspira également Roger Vadim pour son "Et mourir de plaisir", ainsi que la Hammer pour sa trilogie consacrée à la comtesse Mircalla Karnstein ("The Vampire Lovers", "Lust for a Vampire" et "Les Sévices de Dracula"), il nous offre une relecture du mythe du vampirisme qui sort un peu des clichés habituels avec des codes assez différents.

Au final, même s’il ne s’agit pas d’un grand film, "La mariée sanglante" est un film d’horreur assez plaisant à voir et ayant plutôt bien vieilli. Une agréable surprise !

"La mariée sanglante" est sorti en DVD le 2 septembre 2014 chez Artus films dans une très jolie édition digipack slim proposant le film avec une qualité d’image dans l’ensemble très belle, surpassant même le Blu-ray américain de Blue Underground. Le DVD offre ici une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3, avec pistes audios française et espagnole Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté bonus, pas de présentation d'un spécialiste cette fois, mais tout de même une scène alternative, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection dont celle du film. Il est à noter que le film est ici présenté dans sa version la plus complète ce qui explique pourquoi le film passe en version française à deux reprises lorsqu’on regarde la version originale.

La mariée sanglante

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28.10.14

07:24:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De retour de la guerre, Don Pédro et ses fidèles compagnons d’armes, Bénédict et Claudio, rendent visite au seigneur Léonato, gouverneur de Messine. Dans sa demeure, les hommes vont se livrer à une autre guerre. Celle de l’amour. Et notamment celle qui fait rage entre Béatrice et Bénédict, que leur entourage tente de réconcilier tout en essayant de déjouer les agissements malfaisants de Don Juan.

Mon avis :

Qui aurait pu penser une seule seconde que Joss Whedon aurait pu un jour adapter du Shakespeare tout en signant un pur film d'auteur, qui plus est en noir et blanc? Oui, oui, vous avez bien lu! Joss Whedon, le créateur de "Buffy contre les vampires" et réalisateur de "The Avengers"... Et pourtant! Entre deux "Avengers", le bonhomme s'est offert comme récréation le tournage de cette adaptation moderne de "Beaucoup de bruit pour rien", tournée chez lui en 12 jours seulement...

Vingt ans après l’adaptation de Kenneth Branagh et dans un style proche de part son anachronisme de celles de "Hamlet" du même Branagh ou du "Roméo + Juliette" de Baz Luhrmann, Joss Whedon ("Buffy contre les vampires", "Serenity", "Dollhouse", "Avengers") signe avec "Beaucoup de bruit pour rien" une adaptation respectant à un mot près (le mot juif de la réplique « si je ne l'aime pas, je suis un Juif » remplacé ici parle mot idiot) le texte de William Shakespeare, mais en plaçant l'action de nos jours.

Il en résulte un long-métrage forcément déstabilisant au départ, mais dans lequel on rentre finalement assez rapidement tant les protagonistes sont attachants. Whedon accentue encore plus le côté anachronique en filmant ce quasi huis clos se déroulant dans sa propre demeure (même les scènes au commissariat ont été tourné chez lui, dans son sous-sol!), dans un très beau noir et blanc donnant au film une apparence proche par moments de celle des films noirs américains des années 50, mais faisant aussi penser par certains côtés aux films de la Nouvelle Vague française.

En plus d'apporter un certain esthétisme à son film, ce noir et blanc va permettre au réalisateur de pallier au faible budget de celui-ci. Et cela fonctionne, car le film est effectivement esthétiquement très réussi et le noir et blanc lui confère un côté très classe mis en valeur par la photographie étonnamment très soignée de Jay Hunter ("Life After Beth", "Garfunkel and Oates").

Si le texte original de Shakespeare est déjà très amusant en soi, la version de Whedon accentue le côté comique des situations avec quelques improvisations très réussies de la part des acteurs comme par exemple lorsque Benedick, joué par Alexis Denisof ("Lancelot", "Buffy contre les vampires", "Avengers", "Grimm"), l'un des acteurs fétiches du cinéaste, se met à faire des pompes pour impressionner la belle Beatrice, interprétée par la charmante Amy Acker ("Arrête-moi si tu peux", "Angel", "Dollhouse", "La cabane dans les bois").

Il est assez amusant d’ailleurs que le réalisateur réunisse une nouvelle fois les deux acteurs qui avaient déjà formé un couple dans la série "Angel"... Le duo forme en tous cas un couple atypique parfait, lui étant un personnage assez misogyne au départ et elle, une vraie petite vipère! Malgré cela, le duo est attachant et on a qu’une envie, c’est qu’ils s’avouent leur amour!

L'un des atouts du film, cela sera en effet son casting et en particulier son casting féminin, Amy Acker et Jillian Morgese, qui incarne ici Hero la jolie cousine de Beatrice, ont un côté malicieux qui ne peut laisser indifférent.

Nathan Fillion ("Il faut sauver le soldat Ryan", "Serenity - L'ultime rébellion", "Horribilis"), le héros de la série "Castle" apporte également beaucoup au film en interprétant un policier, particulièrement pas fute-fute, en complet décalage avec le personnage qui l'a rendu populaire.

Parmi les autres acteurs tirant aussi leur épingle du jeu, Clark Gregg ("Nous étions soldats", "La couleur du mensonge", "Spartan", "Thor"), celui qu'on connaît en tant qu’agent Coulson dans les adaptations des films Marvel, interprète ici un Leonato, totalement convaincant en père faisant quelque peu mafieux, comme d’ailleurs la plus part des autres protagonistes.

En dehors du contexte qui est assez différent de l’œuvre originale, l'action se passant ici aux États-Unis, ce qui n'empêche pas le réalisateur de faire quelques petits clins d’œil par rapport à l'Italie comme par exemple avec cette scène de bal masqué, Whedon s’est autorisé également quelques libertés en remplaçant le personnage de Conrad par un personnage féminin. Idée plutôt intéressante et ne choquant absolument pas!

Le fait que l'action se déroule quasiment toujours au même lieu est assez déstabilisant car au final, on ne sera pas trop qui est chez qui... En plus d’être réalisateur du film, Joss Whedon est également ici producteur (avec notamment sa femme Kai Cole), scénariste, monteur et compositeur d’une grande partie de la musique du film. Franchement, chapeau bas!

Avec sa version de "Beaucoup de bruit pour rien", Joss Whedon nous surprend en nous livrant une comédie pétillante et pleine de charme qu’il serait regrettable de louper...

"Beaucoup de bruit pour rien" est sorti en DVD le 3 juin 2014 chez Jour2fête dans une splendide édition digipack slim contenant 5 cartes postales. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus, made in France, se composent quant à eux d'une interview de Joss Whedon, d'une interview de Sarah Hatchuel, professeur en littérature anglaise et cinéma anglophone, d'un sujet sur l'avant-première parisienne et de la bande-annonce.

Beaucoup de bruit pour rien

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27.10.14

15:23:21, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Des scientifiques de renom sont enlevés et réapparaissent quelques jours plus tard, après avoir été victime d’un lavage de cerveau. Le gouvernement britannique envoie l’agent Harry Palmer enquêter sur ce mystère. Mais au fur et à mesure que l’espion avance dans son enquête, les fils se brouillent au point de douter de sa propre hiérarchie. Il se retrouve vite livré à lui-même au centre d’une machination tentaculaire.

Mon avis :

Précédemment disponible dans diverses éditions parues tout d'abord chez PVB Éditions, puis chez Seven7, mais épuisées depuis belle lurette, "Ipcress : Danger immédiat" a le droit à une nouvelle édition, cette fois, chez Éléphant Films, nous permettant de redécouvrir pour notre plus grand plaisir ce petit bijou du film d'espionnage made in Britain...

Suite au succès des deux premiers James Bond, le producteur Harry Saltzman ("James Bond 007 contre Dr. No", "Goldfinger", "Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin"), qui était par ailleurs l'un des producteurs de la célèbre saga, décida de lancer une nouvelle série de films d'espionnage dont le héros et les aventures seraient beaucoup plus proches de la réalité.

Pour cela, il se lança dans l'adaptation des aventures d’Harry Palmer, personnage créé par Len Deighton dont le premier roman "Le Dossier Ipcress" était sorti en 1962, soit 3 ans avant la sortie du film. Le producteur fît alors appel à une partie de l'équipe des deux premiers James Bond, demandant notamment à John Barry ("Bons baisers de Russie", "Amicalement vôtre", "Danse avec les loups") de composer la musique et à Peter R. Hunt ("James Bond 007 contre Dr. No", "Bons baisers de Russie", "Goldfinger") d'en assurer le montage.

En revanche, pour ce qui est de la réalisation, celui-ci confia celle-ci à son jeune compatriote canadien, Sidney J. Furie ("The Snake Woman", "L'emprise", "Aigle de fer", "Superman IV"), qui va signer là une mise en scène totalement hallucinante où chaque plan semble marqué de son empreinte, ce qui d'ailleurs ne plaira vraiment pas à Saltzman, qui le congédiera avant même le montage, le privant ainsi de tout regard sur celui-ci.

Pourtant l'une des grandes forces de "Ipcress : Danger immédiat", c'est justement cette mise en scène si personnelle qui démarque le film du tout-venant. Mais c’est sûr qu’avec ses cadrages très particuliers, Furie fait passer l’action au second plan comme par exemple lors de cette scène de bagarre filmée à travers les vitres d’une cabine téléphonique...

Autres points forts du film, la splendide composition de John Barry, la photographie très soignée signée Otto Heller ("Tueurs de dames", "Le voyeur", "Mes funérailles à Berlin") et des dialogues absolument savoureux.

Michael Caine ("Zoulou", "L'or se barre", "La loi du milieu", "Pulsions", "Le quatrième protocole", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes") est absolument génial et incarne là un anti-James Bond, faisant beaucoup plus prolétaire, beaucoup plus commun aussi, portant notamment des lunettes de vue et ayant beaucoup moins de succès bien entendu auprès des femmes, appâtant celles-ci grâce à sa cuisine et non grâce à son charme naturel, mais ne cachant pas par contre son intérêt pour la gente féminine tout comme 007.

Malgré tout, Harry Palmer est un personnage assez rebelle, qui donnera pas mal de fil à retordre à sa hiérarchie. C’est aussi un personnage fort attachant, notamment grâce à l’humour qu’il dégage par son côté taquin et désinvolte.

Le film est d’ailleurs assez amusant, surtout dans sa première partie, mais sans jamais tomber dans la comédie. En revanche, la seconde partie du film s’avèrera beaucoup plus sérieuse, sans pour autant que le spectateur décroche...

Parmi le casting on remarquera quelques têtes bien connues du cinéma anglais comme Nigel Green ("Jason et les Argonautes", "Zoulou", "Le masque de la mort rouge", "Comtesse Dracula"), Guy Doleman ("Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin", "Un cerveau d'un milliard de dollars", "La grande bataille") et Gordon Jackson ("Les révoltés du Bounty", "La grande évasion", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines", "Les professionnels").

Après le succès de cette première aventure d'Harry Palmer, deux autres suivront également dans les années 60, "Mes funérailles à Berlin" et "Un cerveau d'un milliard de dollars", suivis de deux autres films dans les années 90, "Midnight in St. Petersburg" et "Bullet to Beijing", toujours avec Michael Caine...

Presque 50 ans après sa sortie, "Ipcress : Danger immédiat" n’a pas pris une ride et demeure l’une des plus grandes réussites du cinéma d’espionnage. Un véritable régal!

Après la splendide édition collector parue en avril 2003 chez PVB Éditions qui contenait le CD de la bande originale du film, "Ipcress : Danger immédiat" a eu le droit à d'autres éditions simples chez le même éditeur aujourd'hui disparu et chez Seven7 en juin 2007 dans une édition reprenant les mêmes caractéristiques avec notamment les pistes audio DTS et Dolby Digital 5.1. Ces différentes éditions étant aujourd'hui épuisées, c'est avec joie qu'on accueille celles d’Éléphant Films sorties le 26 août 2014. Du moins pour ce qui est du DVD, car l'édition combo comprenant le Blu-ray comporte un défaut d'authoring sur la galette bleue nous privant de la dernière minute du film et du générique de fin... Un repressage n'est malheureusement pas envisagé, car coûterait beaucoup trop cher à l'éditeur, qui est, rappelons-le, un éditeur indépendant. L'édition proposée par Éléphant est toutefois la meilleure édition à ce jour, nous offrant une image à la colorimétrie plus naturelle et surtout cette fois non recadrée. Le DVD nous propose ici une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono (Eh oui, pas de pistes anglaise DTS et anglaise et française Dolby Digital 5.1 pour cette édition, mais est-ce vraiment dommageable ? Pas sûr !). Côté bonus les anciennes éditions ne nous offraient pas grand-chose, cette fois on a le droit à une intéressante analyse du film par Jean-Baptiste Thoret, une galerie d'images et des bandes annonces dont celle du film.

Il est à noter qu’Éléphant Films propose depuis le 21 octobre un coffret DVD Michael Caine comprenant "Dr. Jekyll & Mr. Hyde", "L'aigle s'est envolé", "Ipcress : Danger immédiat" et "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes".

Ipcress : Danger immédiat - Edition 2014

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Michael Caine : Dr. Jekill & Mr. Hyde + L'aigle s'est envolé + Ipcress : Danger immédiat + Elémentaire, mon cher... Lock Holmes

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Ipcress danger immédiat - Edition Collector

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Ipcress danger immédiat

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The ipcress file - Edition 2005

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Coffret Michael Caine : Ipcress danger immédiat + Dr. Jekyll & Mr. Hyde

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21.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la catastrophe de « Mondwest », il y a plusieurs années, la station de Delos est prête à ouvrir ses portes avec un nouveau « monde », Futureworld. Pourtant Chuck Browning, grand reporter de la ville, n’est toujours pas convaincu du projet, depuis la mort de l’un de ses amis qui revenait de ce « nouveau Delos ». Chuck, accompagné d’une de ses collaboratrices, est décidé à enquêter sur les causes de la mort de son ami. Ils découvrent que Delos prévoit de remplacer d’importants visiteurs par des doublures robotisées... prêtes à conquérir le monde.

Mon avis :

Précédemment sorti en 2004 dans une édition DVD on ne peut plus minimaliste, "Futureworld", plus connu en France sous le titre "Les rescapés du futur" refait enfin son apparition chez nous chez Sidonis dans une édition enfin pourvue de la version originale et avec quelques bonus sur lesquels on ne crachera pas...

"Les rescapés du futur" est la suite directe du très bon "Westworld", sorti chez nous sous le titre "Mondwest", où les visiteurs d'un parc d'attractions futuriste nommé Delos avaient le choix entre trois reconstitutions différentes (Époques romaine, médiévale et western), leur permettant d'affronter, pour s’amuser évidemment, des robots à l'apparence humaine programmés pour perdre, mais malheureusement pour eux les robots se rebellèrent et l’amusement vira alors au cauchemar...

Suite au succès de ce premier film, les producteurs décidèrent de lancer une suite, mais sans son créateur original qui déclina l'offre, ni le studio MGM qui préféra à l'époque investir dans "L’âge de cristal" plutôt que dans ce deuxième film, mais qui malgré tout distribuera quand même le film pour les États-Unis.

C'est Richard T. Heffron ("J'aurai ta peau", "V : La Bataille finale", "Nord et sud") qui fût alors choisi pour réaliser cette suite, prenant la suite de Michael Crichton, pour un résultat tout de même bien inférieur, mais malgré tout, tout à fait honorable.

Le film peine pas mal à démarrer, mais se suit avec curiosité grâce à quelques petites trouvailles amusantes et au caméo de Yul Brynner ("Les Sept Mercenaires", "Les Rois du soleil", "Mondwest", "New York ne répond plus"), où celui-ci apparaît dans un rêve, le temps d'un fantasme, constituant l’une des scènes les plus marquantes du film, mais finalement sans réel intérêt pour l'histoire. Ce caméo, imposé par les producteurs, fût d’ailleurs la dernière apparition de l’acteur au cinéma.

Le résultat est, il faut l'avouer, un film de science-fiction assez kitsch, mais ayant acquis avec les années un certain charme désuet. Le jeu de Peter Fonda ("The Wild Angels", "The Trip", "Easy Rider", "L'Équipée du Cannonball"), véritable icône de la contre-culture des années 60, qui joue ici le rôle du journaliste Chuck Browning, est par contre assez fade et assez plat et à aucun moment on ne s’intéressera vraiment à son personnage.

C'est donc principalement la belle Blythe Danner ("Alice", "Mad city", "The X Files, le film", "Mon Beau-Père et Moi") qui retiendra notre attention, ainsi que certains seconds rôles comme Stuart Margolin ("De l'or pour les braves", "Un justicier dans la ville", "S.O.B."), John Fujioka ("Kung Fu", "American Warrior", "Mortal Kombat") ou encore John P. Ryan ("Le monstre est vivant", "Le facteur sonne toujours deux fois", "A Bout de Souffle Made in USA", "Runaway Train") dans le rôle du docteur Schneider, le savant fou du film qui veut remplacer les hommes importants et autres personnalités dirigeantes de la planète qui passent par le parc par ses robots.

Le film fait bien entendu très daté au niveau de ses effets spéciaux et de certains décors, mais il est à noter tout de même que le film fût en partie tourné dans des locaux de la NASA à Houston apportant tout de même une certaine crédibilité à celui-ci et d'autre part que le film comporte les tous premiers effets spéciaux en 3D à apparaître dans un long métrage avec une main modélisée tirée du court métrage "A Computer Animated Hand", ainsi que du visage de Peter Fonda digitalisé pour l'occasion et apparaissant sur un moniteur vidéo lors d'une courte séquence. Ces effets sont l’œuvre d’Ed Catmull, futur co-fondateur du studio d'animation Pixar et président de Disney Feature Animation... Rien que ça!

Malgré une première partie quelque peu laborieuse, la dernière demi-heure s'avère heureusement plus palpitante et clôt le film de façon plutôt sympathique, laissant au final un agréable souvenir. Si ce second film ne sera pas suivi d’un troisième volet, en revanche, 4 ans plus tard, cette suite sera suivie d'une série télévisée baptisée "Beyond Westworld", qui s'arrêta par contre au bout de 5 épisodes au lieu des 20 prévus initialement...

Longtemps resté inédit chez nous en DVD alors même que deux éditions américaines comprenant la version française et même des sous-titres français étaient sorties chez MGM et Warner Bros, "Westworld" est enfin sorti chez nous en avril 2012 chez Aventi Distribution en DVD et Blu-ray et a même été réédité en septembre 2014 par Rimini Editions. Cette réédition de "Futureworld" en constitue donc le parfait complément et cela reste tout de même un agréable divertissement dont il serait dommage de se priver, même si cela reste un film très dispensable...

Après une édition sortie chez Aventi Distribution en mars 2004, comprenant uniquement le film en version française sans le moindre bonus, ni même un simple menu, "Les rescapés du futur" est ressorti le 3 juin 2014 chez Sidonis Calysta en DVD avec une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 et des pistes anglaise et française Dolby Digital mono. Les bonus se composent quant à eux d'un intéressant documentaire d'une durée de 24 minutes sur l'univers du film intitulé "Le futur selon Crichton", une galerie photos et la bande annonce.

Futureworld

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Les rescapés du futur

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20.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paz de la Huerta fait monter la température ! Le jour, elle est Abby Russell, une douce infirmière ; le soir, elle fait le tour des nightclubs, entrainant les hommes infidèles sur la route de liaisons dangereuses. Lorsque Danni, une infirmière débutante et sensible, rejoint l’équipe d’Abby, elles deviennent de très proches amies. Mais quand cette amitié tourne à l’obsession, Danni rejette Abby qui devient alors une furie prête aux pires excès.

Mon avis :

Ah! Enfin un nouveau film d'horreur avec une vilaine fermière! Euh, je veux dire une infirmière (Oui, je sais... Humour d'infirmières!)... Voilà qui met tous mes sens en éveil, car non seulement comme beaucoup d'hommes (faibles ?), je fantasme sur la tenue blanche (Oui, ce n'est plus trop ça de nos jours!), mais en plus j'en ai épousé une (Et bien entendu, comme vous vous en doutez, je l'ai forcée à garder son ancienne tenue!)...

"Nurse 3D" est le nouveau film de Douglas Aarniokoski ("Highlander: Endgame", "Animals", "The Day"), à qui on doit pas mal d'épisodes de l'excellente série "Esprits criminels", mais aussi plusieurs assez mauvais films. Celui-ci fait heureusement parti du haut du panier de sa filmographie avec le sympathique "The Day".

Le gros point fort de ce "Nurse 3D", c'est bien sûr son casting féminin, avec tout d’abord, en méchante Paz de la Huerta ("Le temps d'un automne", "Tripper", "Enter the Void", "Boardwalk Empire"), dont la plastique est vraiment irréprochable et en gentille élève infirmière, la splendide Katrina Bowden ("Sex Drive", "The Shortcut", "Tucker & Dale fightent le mal", "Piranha 3DD", "Scary Movie 5"), qui malheureusement pour nous ne sera pas aussi généreuse que sa psychopathe d'infirmière référente pour ce qui est de dévoiler ses charmes...

Paz de la Huerta, en tous cas, n'hésite pas à se balader à poil à plusieurs reprises sans la moindre pudeur et avec un côté aguicheur poussé à son maximum. La jeune femme déambule durant tout le film en roulant du cul et en parlant de façon lascive avec un vocabulaire assez fleuri comme une véritable « salope de service »! Ce qui ne l’empêche pas d'être assez flippante et d'incarner une tueuse à la fois crédible et totalement convaincante, en parti grâce à son inexpressivité. Enfin, il ne faut pas trop l'énerver, car autrement cela se finit en bain de sang...

De ce côté là, le film est également assez généreux avec notamment un final assez impressionnant. Les effets spéciaux du film sont malheureusement un peu trop numériques et cela se voit pas mal, surtout en ce qui concerne les effets faits pour la 3D, mais bon, cela colle quand même assez bien au côté quelque peu cartoon du film. En effet, celui-ci a un côté assez rétro qui lui donne un certain charme, mais aussi un petit côté rappelant quelque peu les dessins animés de Tex Avery. D’ailleurs cette tueuse psychopathe aurait tout à fait pu avoir sa place dans un film style "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" ou encore "Cool World"... en version horrifique bien entendu!

La narration, elle-même du film, n’est pas sans rappeler les films noirs se passant dans les années 50 accentuant un peu plus encore ce côté rétro. Les tenues des infirmières, assez éloignées de ce qu’on peut voir de nos jours (même aux États-Unis), n’ont rien de réalistes d’ailleurs et correspondent principalement aux fantasmes masculins, ce dont on ne va évidemment pas se plaindre!

La coupe de cheveux de Paz de la Huerta également n'est pas toujours très actuelle et ne la met pas particulièrement en valeur, tout en accentuant son côté assez sévère. Que dire du scénario ? Eh bien, c’est une classique histoire de psychopathe traumatisée par son enfance, qui va ici s’en prendre aux maris infidèles et tomber amoureuse d’une jolie collègue tout ce qu’il y a de plus hétéro... Par conséquent, cela ne va pas coller et forcément cela va partir en couilles!

Bon, cela ne vole pas très haut et le film comporte en plus pas mal d’invraisemblances, mais après tout, on s’en fout ! On est là pour voir du sang et de la fesse et sur ces deux points, on est servi !

En plus, le film comporte quelques seconds rôles assez truculents qui apportent un intérêt supplémentaire à celui-ci, comme par exemple le personnage de Regina jouée par Niecy Nash ("Hair Show", "Black/White", "Alerte à Miami Reno 911", "Les liens sacrés"). Sans être révolutionnaire, la mise en scène de Douglas Aarniokoski est plutôt convaincante, nous offrant même quelques plans assez sympas.

Alors bien sûr, ce "Nurse 3D" n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais cette petite série B satisfera tout de même nos bas instincts de mâles et nous permettra de passer un bon moment, sans trop réfléchir!

"Nurse 3D" est sorti le 18 juin 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD simple et en édition limitée steelbook Combo Blu-ray 3D/2D + DVD. Le DVD nous propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray propose le film en 3D active et en 2D avec une image au format 2.40 et une résolution 1020 x 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus sont communs aux deux éditions et se composent d'un commentaire audio du réalisateur Douglas Aarniokoski, d'un making of intitulé "L’art de saigner", d'un "journal de bord en images" et de bandes annonces de l'éditeur.

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17.10.14

08:31:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète... mais dans quelle limite?

Mon avis :

Alors qu'à l'origine le réalisateur Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog Pound") devait réaliser "Samba Drama", une romance se passant durant le carnaval de Rio, avec comme têtes d'affiche Vincent Cassel et Monica Belluci, celui-ci dût abandonner le projet, probablement en raison de la séparation du couple et donc finalement, c'est "La crème de la crème" qui vit le jour, un film sulfureux sur l'univers des grandes écoles françaises...

Malgré un côté ultra caricatural où l’élite n’est composée que de petits bourges bien évidemment français pure souche, si possible parisiens, aux idées de droite chantant du Michel Sardou à tue-tête tout en se saoulant et se tapant de la gonzesse à gogo, "La crème de la crème" est pourtant un campus movie (Eh oui, les français aussi peuvent en faire!!!) attachant et plutôt sympathique, en grande partie grâce à son casting fort bien choisi et cela, malgré le fait que celui-ci ne soit composé d'aucune vraie star.

Dans le rôle de la charmante Kelly, on trouve Alice Isaaz ("Fiston", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît"), qui incarne cette élève de première année qui va entraîner deux étudiants de deuxième année d'origines étrangères (un juif, un arabe) à se lancer dans la prostitution afin qu'ils deviennent populaires et qu'ils puissent se « taper » enfin de jolies filles...

Il faut dire aussi que physiquement, ce n'est pas trop cela! On ne peut pas dire en effet que Thomas Blumenthal ("Les Choristes") qui interprète Dan et Karim Ait M'Hand ("Cheba Louisa", "L'armée du salut") qui joue le rôle de Jaffar, soient des tombeurs nés! Loin de là! Mais bon, ils sont comme tout le monde, ils veulent « tirer » (Excusez-moi du terme, mais bon, c’est exactement ça!) et pour cela, tous les moyens sont bons!

Aidés donc de Kelly, qui va être en quelque sorte leur rabatteuse, ils vont convaincre de pauvres filles ayant des boulots de « merde » genre caissière dans un supermarché, femme de ménage ou encore serveuse (Merci pour l'image que l'on donne de ces femmes et de ces métiers!) de se prostituer, car vu qu'elles ont des atouts physiques (Dommage pour les moins belles!), elles peuvent espérer mieux (C'est vrai que c'est cool de vendre son corps pour de l'argent!)...

Parmi elles, on remarquera la très jolie Eulalie, jouée par Marine Sainsily dont c'est ici le premier long et qu’on risque de revoir prochainement. Bon, en tous cas, l’image que le film donne de cette jeunesse, de la femme et des hautes études n'est donc pas très glorieuse... En gros, ces étudiants n'ont pas besoin de réellement bosser pour réussir, il est préférable pour eux qu'ils fassent parti du bon cercle, car les étudiants ne sont là que pour se faire de bons contacts, un réseau qui leur servira plus tard dans leur carrière professionnelle, un peu à la manière de la Franc-maçonnerie ou des Skulls and Bones!

En plus, nos deux étudiants sont rejoint par Jean, un étudiant faisant parti de l’élite, interprété par Jean-Baptiste Lafarge ("Les Yeux de sa mère", "JC comme Jésus Christ"), qui va s'associer à eux pour que tout ce petit monde mette en pratique leurs connaissances économiques et satisfasse donc la loi du marché! Auraient-ils pu s'en sortir sans lui? Pas sûr! Par conséquent, l’élite reste l’élite ! Ben, oui, quand même ! D’ailleurs le film traite surtout des différences de couches sociales, en montrant une fois de plus qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne...

Et l'Amour me direz-vous dans tout ça? Eh bien, rassurez-vous, il en est bien question ! Ouf, la morale est sauve! De plus, bien entendu, le film n’est pas à prendre au premier degré! Malgré le côté assez sordide du scénario, le film est avant tout un divertissement et de ce côté là, c'est plutôt réussi avec quelques scènes particulièrement efficaces, tantôt drôles, tantôt entraînantes et quelques répliques vraiment bien senties. Le sujet est traité avec légèreté, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre quand même son but en faisant réagir les spectateurs, malgré son manque de crédibilité et son côté caricatural...

Grâce à ses acteurs, tous excellents, sa mise en scène efficace et la qualité de ses dialogues, "La crème de la crème" s’en sort finalement plutôt bien, même si le film aurait pu être plus abouti avec un scénario un peu moins bancal...

"La crème de la crème" est sorti le 3 septembre en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions proposent une piste en audiodescription pour malvoyants et de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions se composent d’un making of de 25 minutes et de bandes annonces de l’éditeur avant le menu.

Photos © Wild Bunch Distribution

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16.10.14

07:35:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un homme est interpelé en pleine nuit par une lumière étrange. Les jours qui suivent, il sent qu’une présence invisible l’observe...

Mon avis :

La science-fiction n'est pas un thème souvent abordé par le cinéma français, probablement faute de moyens et pourtant, le plus ancien des films de science-fiction date de 1902 et est un film français, "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès! La SF française compte tout de même quelques réussites comme certains films de Luc Besson, Enki Bilal ou encore les films du duo Caro/Jeunet... Mais c'est quand même toujours un réel plaisir quand on peut enfin découvrir une nouvelle œuvre de science-fiction made in France!

"La Quatrième nuit", réalisé par Vincent et Stéphane Leroux, est un court assez particulier puisque celui-ci, traitant pourtant d'ovnis et d'extra-terrestres, est inspiré d'une expérience vécue par les deux frères Leroux. En effet, selon leurs dires, ils auraient été témoins de l’apparition d'un ovni, il y a quelques années et ils ont voulu faire partager cette expérience à travers ce film de fiction où ils se sont mis eux-mêmes en scène (Stéphane dans le rôle principal et Vincent dans celui de l’homme-caméra).

Pour ce court métrage, les deux frangins ont quasiment tout fait par eux-mêmes, les acteurs donc, la réalisation, la photographie, le montage, la musique et même les effets spéciaux! Et bien entendu, j'en oublie! Qui plus est, les deux frères sont autodidactes, ce qui rend leur travail d'autant plus bluffant. Même si le faible budget se ressent par quelques effets spéciaux assez rudimentaires, comme par exemple lors des scènes en nuit américaine où les effets rajoutés sont assez visibles, dans l'ensemble ceux-ci sont assez surprenants et en particulier, les extraterrestres qui sont graphiquement très réussis et assez inquiétants. D'ailleurs, le fait que ceux-ci ressemblent pas mal à ce qu'on a déjà vu et notamment à celui de Roswell, apporte une certaine crédibilité immédiate.

Les réalisateurs nous livrent un court métrage très sensitif où le spectateur risque d'être quelque peu décontenancé par l'absence d'explications ou de réponses aux questions qu’il peut se poser. Doit-on croire en leur témoignage ? Est-ce vraiment crédible ? Y a-t-il une explication rationnelle ? Ou est-ce que les deux réalisateurs sont de parfaits imposteurs ?

Il est impossible d’y répondre et dans tous les cas, tout dépend des croyances de chacun ! Comme la plus part de gens, je reste sceptique devant de tels témoignages, mais comment imaginer en même temps que nous sommes les seuls dans cette galaxie? Alors, bien entendu, s’il avait s’agit d’une simple fiction, on ne se serait pas poser toutes ces questions et les réalisateurs ne seraient pas sujets à d'éventuelles moqueries. Je n’ai aucune idée s’ils en sont réellement victimes, d’autant plus que pour le moment ce court reste assez confidentiel, mais cela serait tout à fait possible.

Personnellement, ayant vécu une expérience paranormale en lien avec la mort, je vois les réactions des gens lorsque j’en parle et j’imagine très bien qu’ils doivent avoir le droit aux mêmes regards ou aux mêmes sourires... On ne peut pas en vouloir aux gens d'être rationnels et de ne croire qu'en ce qu'ils voient, mais pourtant une bonne partie d'entre eux suivent des religions et croient en un Dieu dont ils n'ont absolument aucune preuve de l'existence! Et là, cela ne choque personne! Bizarre, non?

Mais bon, revenons au film, d'une durée d'environ 17 minutes, celui-ci bénéficie d'une mis en scène soignée, d'une très belle musique composée et interprétée par Vincent Leroux apportant tantôt une ambiance mystérieuse, tantôt inquiétante. Et puis, il ne faut pas oublier que même si cela part d'un vécu, les réalisateurs n'ont jamais dit avoir vu des extraterrestres! Cela reste une pure fiction tout de même où chacun peut interpréter l'histoire à sa façon... Ainsi, le film peut aussi être vu comme un film sur la folie, le héros pouvant aussi avoir basculé vers celle-ci en raison de son isolement.

Ce court métrage des frères Leroux est au final très prometteur, alors espérons qu’ils continuent dans cette voie, avec si possible la prochaine fois un budget plus conséquent et pourquoi pas un long-métrage!

"La Quatrième nuit" est sorti en ce début du mois d’octobre dans une édition collector limitée à 100 exemplaires contenant deux disques, le DVD-R comprenant le court métrage (avec sous-titres anglais et japonais en option) et incluant de nombreux bonus (Interview des réalisateurs, OVNI Paris 2014, Effets spéciaux, Vidéoclip de la chanson "Naughty Night", found footage, scène coupée, bandes annonces, galerie photos et affiches) pour une durée totale de 56 minutes et le CD-R de la bande-son. Cette édition est trouvable pour le moment à Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et en contactant World In Progress Films via sa page Facebook ou son site officiel.

La Quatrième Nuit - Edition limitée

La Quatrième Nuit - Edition limitée
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