12.02.16

11:11:11, Catégories: Interview  

Par Flo200

Troisième interview de Julien Richard-Thomson sur DVDpasCher.net, la première datant de 2012, la deuxième de 2014, cela devient une véritable histoire d'amour entre nous! Julien a lancé récemment une nouvelle campagne de financement participatif qui se termine dans quelques jours, c'était donc l'occasion qu'il nous parle de ce nouveau projet et des autres à venir!


Bonjour Julien! Tu as lancé une campagne de crowdfunding pour un projet plutôt déjanté, une sorte de Best-of de tes tout premiers films?

Oui c'est à peu près ça, il s'agit d'un genre de « remix » mêlant des extraits de plusieurs de mes premiers films de jeunesse, qui étaient des parodies de « séries Z » : "Time Demon", "Jurassic Trash", "Roboflash Warrior"... Tous ces films ont été réalisés avec très peu de moyens, dans les années 90, je les distribuais dans les vidéoclubs. Certains ont été coproduits avec la revue Mad Movies et son fondateur Jean-Pierre Putters, on retrouve des collaborateurs du journal : Damien Granger, Didier Allouch, Christophe Lemaire... Je veux remonter des séquences de ces longs-métrages autour d'une nouvelle histoire avec une post-synchro délirante, à la manière du fameux pastiche "La classe américaine, le grand détournement" qui détournait des classiques américains.

Pourquoi ce projet « Back to the future » ?

Car cette année c'est le vingtième anniversaire de "Time Demon" qui a été tourné en 1996. Je me suis dit qu'il fallait célébrer cette date avec un projet à la fois hilarant, original et vintage. Et puis, beaucoup de gens m'ont réclamé une réédition de ces films tournés lors de ma période « parodies Bis » notamment ceux qui ne sont sortis qu'en cassettes VHS. Je ne souhaitais pas éditer ces films en DVD car je n'en suis pas totalement satisfait, du moins pour les plus anciens d'entre eux comme "Night Of Vampyrmania" par exemple, qui a été tourné dans des conditions « amateur » avec un petit caméscope et des acteurs débutants. Le résultat n'est pas vraiment montrable dans son intégralité (rires). Mais un nouveau montage humoristique me semble une manière amusante de leur rendre hommage et de satisfaire la curiosité des fans. Ce projet permettra de montrer certaines séquences inédites, il comportera également des bonus exclusifs...

Tu annonces des extraits de ton film inédit (et mythique) "La Nuit des ploucs vivants"...

Oui des séquences de ce film inédit seront aussi utilisées. J'avais tourné ce long-métrage au milieu des années 9O dans l'ouest de la France, il racontait une invasion de zombies dans le marais poitevin ! Il y avait des scènes assez drôles et quelques effets gore plutôt réjouissants. Si j'arrive à réunir assez de budget pour monter ce projet, ce sera une belle manière de remercier les équipes (comédiens et techniciens) qui ont participé à toutes ces œuvres.

Peux-tu nous parler de "Mon cinéma de a à z", le livre que tu as sorti l'année dernière?

Il a reçu de très bonnes critiques ce qui m'a fait plaisir tu t'en doutes. J'ai écrit ce bouquin pour faire une sorte de « point d'étape » dans ma carrière, livrer quelques anecdotes de mes tournages, et surtout pour mieux expliciter ma démarche de cinéaste qui n'est pas toujours comprise. C'est d'ailleurs logique puisque depuis 15 ans aucun de mes projets de longs-métrages (à part le thriller "Bloody Flowers", mais c'était un film très « low cost ») n'a pu se tourner. Les gens ne connaissent donc pas mes intentions cinématographiques. J'ai écrit des dizaines de scénarios, plutôt dans le genre fantastique ou anticipation mais dans une veine très personnelle, parfois assez sombres ou au contraire teintés d'ironie, qui n'ont pas séduit les télévisions et les institutions. Le cinéma français est très conservateur et rejette le « cinéma de l'imaginaire ». Dans le livre je donne ma conception du genre fantastique et je parle de tous mes projets, y compris les nombreux que j'ai dû abandonner.



Un mot sur tes autres projets, pour conclure?

Je développe pas mal de projets, en effet. Un long-métrage cinéma, qui n'est autre qu'une adaptation d'une célèbre bande dessinée belge. Et des projets de formats courts, des séries digitales notamment, dans différents styles. Psycho Girls est une série de web-cinéma (un concept auquel je tiens) un peu tarantinesque. Il y a aussi deux séries qui traitent de politique chacune à sa manière, l'une sous forme de thriller ("Le Dircab"), l'autre de comédie ("La Septième République"). Enfin j'ai déposé un projet de documentaire à plusieurs chaînes de télévision et j'attends leurs réponses... Tout est sur mon site!

Un projet de financement participatif à soutenir donc! N'hésitez pas également à suivre l'actualité de Jaguarundi Films sur sa page Facebook afin de ne rien louper! Et si vous avez envie de vous faire une idée sur les films du réalisateur et sur ses productions, voici les titres de sa filmographie disponibles en DVD que vous pouvez trouver aussi sur la boutique de Jaguarundi Films :

Coffret Richard J. Thomson : Jurassic Trash + Time Demon + Time Demon II

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Votez Cindy ! : Elections présidentielles 2012

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Jurassic trash

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Eject

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Zombie club Spécial cocktail

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11.02.16

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Témoins d’une violente agression, Walter et son amie Julia en parlent à Andrea Bild, journaliste spécialiste en affaires criminelles. Celui-ci décide de mener son enquête, malgré l’opposition de la police. Bientôt, c’est sur lui que se portent les soupçons d’une série de crimes dont il devra retrouver le meurtrier pour s’innocenter...

Mon avis :

C'est avec une légère appréhension, je dois l’avouer, que j'ai glissé dans mon lecteur DVD cette galette de "Journée noire pour un bélier", l'un des deux nouveaux gialli édité par Le Chat qui Fume. Eh oui, figurez-vous que je suis bélier et quelque peu superstitieux, qui plus est... Ça arrive, non?

"Journée noire pour un bélier" est un giallo on ne peut plus classique, datant de 1971 (Mon année de naissance!!! Ça commence à être bien flippant cette histoire!), réalisé par Luigi Bazzoni ("La donna del lago", "L'homme, l'orgueil et la vengeance", "Le orme") d'après le roman "The Fifth Cord" de David McDonald Devine.

Le film respecte à la lettre tous les codes du genre, à savoir une enquête concernant des meurtres commis par un mystérieux assassin aux gants en cuir noir (Plus classique, tu meurs!), des jolies filles (Mais pas que...) et bien entendu une petite dose d'érotisme (Il ne faut pas déconner non plus!)...

Comme dans la plupart des gialli, la musique est hyper importante et ici on est servi par le maître en personne, j'ai nommé Ennio Morricone ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le clan des Siciliens"), à qui on doit les musiques de quelques classiques du genre comme "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Le venin de la peur", "La tarentule au ventre noir", "4 mouches de velours gris" ou encore "Folie meurtrière" ou "Qui l'a vue mourir?". Rien que ça! "Journée noire pour un bélier" n'est certes pas sa compo la plus mémorable, mais son apport au niveau de l'ambiance du film reste toutefois indéniable. Un atout de taille donc pour le film, mais pas le seul!

On remarquera également le superbe travail fait sur la photographie par le chef opérateur Vittorio Storaro ("L'oiseau au plumage de cristal", "Le conformiste", "Le dernier Tango à Paris", "Apocalypse Now", "Ladyhawke", "Le dernier empereur", "Un thé au Sahara"), servant à merveille une mise en scène inventive proposant des plans assez incroyables.

Et puis bien évidemment il y a Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "El mercenario", "Confession d'un commissaire de police au procureur de la République", "Keoma"), l'un des acteurs les plus connus du western Spaghetti de l'époque, qui est ici la vedette du film! L’acteur joue ici un rôle à contre-emploi, à savoir celui d'Andrea Bild, un journaliste alcoolique.

Mal rasé et bien loin d’avoir le sex-appeal qu’on a l’habitude de lui reconnaître normalement, le beau gosse aux yeux bleus n’en fera pas moins tomber quand même sous son charme, deux très jolies filles, la très classe et très belle Silvia Monti ("Le cerveau", "Le venin de la peur", "Le corsaire noir"), d'une part dans le rôle de sa femme et la charmante Pamela Tiffin ("La foire aux illusions", "Sur la piste de la grande caravane", "Aujourd'hui, demain et après-demain", "Détective privé") dans le rôle de sa maîtresse.

Parmi les jolies filles, impossible de ne pas parler également d’Agostina Belli ("La nuit des diables", "Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", "Holocauste 2000"), qui nous gratifie en plus d’une très belle scène érotique.

Moins jolie (Il faut l'admettre!), mais bien connue des amateurs de Giallo, Rossella Falk ("8½", "La tarentule au ventre noir", "Le tueur à l'orchidée", "L'assassino... è al telefono", "I giorni del commissario Ambrosio", "Le sang des innocents"), sera aussi de la partie!

Un bien beau casting féminin donc, mais pas seulement, puisque les amateurs de cinéma Bis (...notamment!) remarqueront également la présence de Edmund Purdom ("Emilie, l'enfant des ténèbres", "Horrible", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") ou encore de Wolfgang Preiss ("Le Moulin des supplices", "Le jour le plus long", "La Nuit des vampires", "Le Train", "Un papillon aux ailes ensanglantées", "Un pont trop loin"), bien connu pour avoir incarné à plusieurs reprises le rôle du Dr. Mabuse. Et puis, il y a surtout cette fin absolument géniale et complètement folle, qui fait de ce Giallo, un film assez mémorable, du moins qu’on n’oublie pas!

Bon, au final, j’ai fort heureusement survécu à la vision de ce très bon Giallo (Qu’est-ce que je peux raconter comme conneries quand même!) et je ne peux que vous le recommander si vous êtes tout comme moi amateur du genre ou de thrillers en général...

"Journée noire pour un bélier" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un documentaire intitulé "D’ombres et de lumières" comprenant des interventions du directeur de la photographie Vittorio Storaro et de Franco Nero (28'18"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "L'affaire de la fille au pyjama jaune", "Le Venin de la peur" et "L'Antichrist".

Journée noire pour un bélier

Journée noire pour un bélier
Fnac à 14.99€
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09.02.16

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Carol

Réalisateur : Todd Haynes

Année : 2016

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h58

Avec : Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandle, etc.

Par Nicofeel

I’m not there (2007), biopic sur la vie de Bob Dylan,représentait jusque-là la dernière œuvre cinématographique de Todd Haynes. Ce n'est désormais plus le cas avec la sortie au cinéma de Carol, où le réalisateur américain explore à nouveau les rouages d'une Amérique des années 50 engluée dans ses codes sociaux passéistes.
A bien y regarder de près, la filmographie de Todd Haynes marque un attachement évident à l’œuvre de Douglas Sirk, maître du mélodrame des années 50. Dans Loin du paradis, le cinéaste américain reprenait clairement la trame de Tout ce que le ciel permet (1955). Dans Carol, il livre une fois de plus un mélodrame dans la plus pure tradition sirkienne.

Loin de se limiter à un simple plagiat, Todd Haynes incorpore dans son œuvre des éléments sociétaux qui lui sont chers : la défense de la cause féministe et de la cause gay. Sur ce dernier point, on peut même rapprocher son cinéma de celui de Rainer Werner Fassbinder. De manière plus générale, Todd Haynes s'intéresse à des personnages qui cherchent plus que tout à sortir du carcan dans lequel ils ont été confinés.

Si l'attente a été longue avant de retrouver Todd Haynes aux commandes d'un nouveau film, le réalisateur américain n'est pas resté sans rien faire. On lui doit notamment l'appréciable mini-série en cinq épisodes Mildred Pierce (qui se déroule dans le Los Angeles des années 30), diffusée en 2011 sur HBO. Le dénominateur commun de l'héroïne de Loin du paradis, de Mildred Pierce et de Carol, est évident : c'est la volonté de vivre pleinement une vie choisie. Et non une vie à travers les autres. Dans Loin du paradis, Cathy Whitaker se définit aux yeux de la société comme une épouse aimante et une mère modèle. C'est la même chose pour Carol Aird. Bien que disposant l'une et l'autre d'une vie cossue, ces deux femmes souhaitent plus que tout s'émanciper et s'offrir la liberté qui se refuse à elles.

Avec Loin du paradis et Carol, Todd Haynes continue de critiquer ouvertement une société puritaine sclérosée. Les couleurs très vives du film, très chaleureuses en apparence, très rétro, rappellent évidemment l’œuvre de Douglas Sirk. Mais elles sont surtout une manière de formaliser à l'écran le vernis d'une société intolérante, qui refuse que l'on ose gratter ce qu'il y a derrière les apparences.

Carol est une femme qui pourrait vivre à notre époque - sans grandes difficultés - son homosexualité. Mais dans les années 50, c'est une chose totalement impensable, en raison des conventions sociales. Le film montre bien que pour la société d'alors, cette bourgeoise doit rester à sa place, en tant qu'épouse et mère de famille. En abandonnant son mari (alors qu'elle est pourtant déjà en procédure de divorce) pour se retrouver dans les bras d'une femme, la belle Therese Belivet, elle fait fi des codes sociaux de l'époque. Et la sanction est immédiate : Harge Aird se sert de l'homosexualité de sa femme Carol, pour déclarer qu'elle a une vie dissolue, et ainsi justifier la garde exclusive de leur petite fille.

Comme si l'homosexualité de Carol faisait d'elle une mauvaise mère. A l'inverse, le caractère manifestement violent ou à tout le moins perturbé d'Harge Aird est sans incidence sur son statut de père. Il y a bien deux poids deux mesures qui prouvent qu'à cette époque, on ne pouvait pas faire ce que l'on voulait. Ou alors tout laisser tomber pour repartir sur de nouvelles bases. Le road-movie de Carol Aird et de Therese Belivet, est le symbole d'un amour naissant prenant son envol, s'affranchissant de la prison sociétale dont ces deux femmes sont des victimes directes. Avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et tact, le réalisateur Todd Haynes filme cette relation saphique. Il n'y a pas de vulgarité inutile. On a simplement la preuve de l'amour de deux femmes qui entendent jouir de leurs désirs. Dès lors, même s'il est évident que le film défend la cause féministe et le droit à disposer librement de son corps en matière de sexualité, Carol est surtout la belle description d'un amour profond.

Dès leur première rencontre, Carol Aird et Therese Belivet ont un coup de foudre l'une pour l'autre. A ce moment, et à bien d'autres, l'émotion et la passion passent par un jeu de regards très évocateur.
Mais si les deux femmes sont différentes sur le plan social, Therese étant une simple employée dans un grand magasin et Carol une bourgeoise de la middle-class, c'est n'est pas franchement un problème. En revanche, c'est bien le regard d'une société moralisatrice et étroite dans son mode de pensée (une femme doit vivre avec un homme, le fait qu'ils s'aiment n'ayant finalement que peu d'importance), qui va rendre cette relation bien difficile à vivre au quotidien.

Après sa mini-série Mildred Pierce, Todd Haynes dresse à nouveau le portrait d'une femme indépendante, ne supportant pas les conventions de l'époque et cherchant à vivre sa vie, envers et contre tout. La scène finale peut être à cet effet comme un message d'espoir.

Au niveau de la distribution, on notera que Todd Haynes a pris la bonne habitude d'engager des actrices de talent et charismatiques : après Julianne Moore dans Loin du paradis, Kate Winslet dans Mildred Pierce, c'est cette fois-ci Cate Blanchett qui apporte sa classe naturelle en jouant de manière crédible le rôle de Carol. Pour lui rendre la pareille, Rooney Mara est très bonne dans le rôle de Therese Belivet, une jeune femme plus effacée et sensible, mais déterminée.

Carol constitue donc un très bon film, qui confirme tout le bien que l'on pense de Todd Haynes, cinéaste qui continue de tracer le sillon d'une filmographie très cohérente.

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08.02.16

00:10:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A 16 ans, Annika a tout de l’ado typique, entre rebellion au lycée, premiers flirts et fêtes entre copines. Le jour où elle se lie d’amitié avec Megan, une trentenaire exubérante et décalée, sa vie prend une drôle de tournure. Sa nouvelle amie ose tout : s’inventer une fausse formation, se faire passer pour sa mère, jusqu’à... tomber sous le charme du père d’Annika. Et lorsque votre meilleure pote sort avec votre père, c’est le début des galères...

Mon avis :

Dès que j'ai vu la jaquette de "Girls only", je me suis dit : « Cool, voilà un petit film à voir avec ma fille! ». Eh oui, ma fille aime les comédies romantiques et surtout, son actrice préférée n'est autre que Keira Knightley! Cela tombe bien! Seulement contrairement aux apparences, ce "Girls only" n'est pas véritablement une comédie romantique et là-dessus, la jaquette de cette édition française nous trompe quelque peu. D'ailleurs allez comprendre pourquoi "Laggies" se voit en fait rebaptiser avec ce nouveau titre? Pourquoi en effet choisir un nouveau titre anglais spécialement pour le marché français? Pour moi, ce genre de pratique est réellement un grand mystère!

En tout cas, le film de Lynn Shelton ("Ma meilleure amie, sa sœur et moi", "Touchy Feely") débute bien comme une comédie romantique. On imagine tout de suite que Megan ne va pas rester avec son petit ami et qu'elle va évidemment tomber sous le charme d'un autre, mais ce n'est pas la romance qui est ici mise en avant.

En fait, "Girls only" est avant tout le portrait d'une trentenaire qui a du mal à sortir de l'adolescence et pour incarner cette jeune femme, Keira Knightley ("Joue-la comme Beckham", "Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "Love Actually", "Domino", "The Duchess") était de toute évidence l'actrice idéale. Malgré ses trente ans, la comédienne fait encore suffisamment jeune et surtout elle est toujours ultra pétillante.

Pourtant à l'origine, le rôle de Megan était destiné à Rebecca Hall ("The Town", "Lady Vegas", "Transcendance"), qui finalement refusa, puis celui-ci fût attribué à Anne Hathaway ("Le diable s'habille en Prada", "The Dark Knight Rises", "Interstellar"), qui accepta également avant de décliner l'offre car elle était déjà prise par d'autres tournages. Finalement, c’est donc la craquante Keira Knightley qui s’est vue attribuer ce rôle et ce n’est pas plus mal!

A ses côtés, Mark Webber ("Scott Pilgrim", "13 Sins", "Jessabelle"), dans le rôle de son petit ami est parfait, « cucul la praline » comme c'est pas possible et donc forcément, on se dit immédiatement que leur histoire est vouée à l’échec! Par contre, on est au final guère plus convaincu qu'elle puisse trouver l'Amour avec le père de sa nouvelle amie, interprété par Sam Rockwell ("La ligne verte", "Confessions d'un homme dangereux", "Cowboys et envahisseurs"), tant on ne s'attachera pas à ce personnage!

Mais bon, vu que ce n'est pas réellement une romance, ce n'est finalement pas très grave, me direz-vous? Certes! Après tout, sa relation avec Annika, jouée par Chloë Grace Moretz ("Amityville", "The Eye", "Not Forgotten", "Kick-Ass", "Laisse-moi entrer", "Dark Shadows"), semble effectivement plus importante, puisque c'est elle qui fera que Megan « grandira » enfin... Elle, et surtout en fait son père qui lui fera involontairement perdre son innocence après qu'elle l'ait vu tromper sa mère!

Au final, on reste tout de même avec un sentiment assez mitigé, car en dehors du personnage de Megan, les personnages manquent pas mal de consistance et de plus, on a la sensation que la réalisatrice ne savait pas trop où elle voulait en venir et à quel public elle souhaitait destiner son film... Il faut dire que sur six longs métrages, c’est la première fois qu’elle met en scène un film non écrit par elle-même. Mais, ça n’explique pas à mon avis tout et puis le film manque cruellement de peps tout simplement!

Résultat donc mi-figue, mi-raisin pour ce "Girls only", du moins de mon point de vue, car ma fille, elle, a beaucoup aimé!

"Girls only" est sorti en VOD le 9 novembre 2015 et en DVD et Blu-ray le 18 novembre chez Condor Entertainment. Le DVD propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et française dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Au niveau des bonus, les deux éditions nous offrent un making of (10'51") et une interview décalée de Keira Knightley par Sam Rockwell (1'57").

Girls only

Girls only
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Girls only (Blu-ray)

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01.02.16

00:26:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’histoire d’un couple dont la relation prend un mauvais tour lorsqu’il décide d’emménager ensemble. Max découvre à quel point sa copine Evelyn prend le contrôle sur lui et le manipule, mais il a trop peur de la quitter. Evelyn va mourir dans un accident, et la vie de Max va basculer...

Mon avis :

Si tout le monde connaît bien évidemment Joe Dante grâce à des films comme "Gremlins", "Hurlements" ou encore "L'Aventure intérieure", il y a bien longtemps que le réalisateur originaire du New Jersey n'a pas connu de réels succès. D'ailleurs il a eu énormément de mal à monter son projet "The Hole", film tourné en 3D sorti finalement en 2009. Son dernier film en date, "Burying the Ex" est quant en lui sorti en toute discrétion aux États-Unis durant l'été 2015 directement en VOD et nous arrive le jour de la chandeleur directement en vidéo...

Avec ce "Burying the Ex", Joe Dante ("Piranhas", "Explorers", "Panic sur Florida Beach", "Small Soldiers", "Les Looney Tunes passent à l'action") semble s'être figé dans les années 80, ce qui pour moi est plus une qualité qu'un défaut (soit dit en passant!).

En ces temps de morosité, le réalisateur nous offre une petite comédie horrifique où Max, un amateur de films d'horreur, interprété par Anton Yelchin ("Star Trek", "Terminator renaissance", "Le complexe du castor", "Fright Night"), se retrouve confronté au retour de son ex, décédée accidentellement juste avant que celui-ci lui annonce leur rupture et alors même qu'il débute une nouvelle histoire d'amour avec Olivia, une jeune femme partageant les mêmes goûts que lui, ce qui n'était bien entendu pas le cas d'Evelyn...

Évidemment, le retour de son ex devenue zombie va engendrer quelques situations assez amusantes, notamment car celui-ci n'osera pas lui avouer qu'il a trouvé quelqu'un d'autre et de plus, cette dernière était auparavant végétalienne.

Tiré d'un court métrage de 2008 réalisé par Alan Trezza, également scénariste de ce long-métrage, "Burying the Ex" comporte quelques scènes très réussies, mais il nous laissera tout de même au final un peu sur notre faim et ce, malgré ses bonnes intentions.

Peut-être en raison d’un scénario un peu trop prévisible? Ça se laisse voir certes, le film est même plutôt plaisant, mais on est quand même bien loin de ce Joe Dante nous a offert par le passé. Il faut dire aussi que le cinéaste a bénéficié d’un tout petit budget et d’un temps de tournage assez court.

Les personnages sont en tout cas plutôt sympathiques et on s’identifie assez aisément à eux, surtout lorsqu’on est soit même geek et en plus amateur de films d’horreur et de Rock pur et dur, ce qui va souvent de paire! Comment ne pas être par exemple sensible à l’hommage rendu à Johnny Ramone? Du coup, malgré ses défauts, on en vient à s’attacher tout de même à cette petite série B sans prétention.

Dans le rôle d'Evelyn, Ashley Greene ("Otis", "Summer's Blood", "Skateland", "The Apparition", "CBGB"), connue notamment pour son rôle d'Alice Cullen dans la saga "Twilight", est en tout cas tellement mimi (...et accro au sexe!), qu'on comprend que Max reste avec elle, même si elle est insupportable et tyrannique (Je dirais même, un véritable cauchemar pour geeks!).

A contrario, Alexandra Daddario ("The Babysitters", "Percy Jackson: Le voleur de foudre", "Bereavement", "Texas Chainsaw 3D", "San Andreas"), dans le rôle d'Olivia, incarne la « bonne copine » idéale, mais curieusement on peine un peu plus à croire en leur histoire d'amour naissante, malgré des atouts évidents et non négligeables...

Oliver Cooper ("Projet X", "Very Bad Trip 3", "Players", "Californication"), dans le rôle du frangin obsédé, est quant à lui plutôt drôle, même si son personnage sera quand même très caricatural...

Joe Dante signe avec "Burying the Ex", une petite série B, un peu trop classique et sans surprise, mais pleine de références et de clins d’œil destinés aux amateurs de films d’horreur, un film dans lequel la plupart d'entre eux se reconnaîtront...

"Burying the Ex" sort le 2 février 2016 chez Factoris Films uniquement en DVD (la sortie du Blu-ray initialement prévue ayant été annulée!) dans une édition proposant le film au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter que la copie digitale illimitée (format 2.39:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte, par contre aucun bonus n'est disponible, dommage! On aurait en effet au moins voulu avoir en supplément le court métrage d’Alan Trezza, qui a inspiré le film...

Burying the ex

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30.01.16

06:50:11, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Scream girl

Réalisateur : Todd Strauss-Schulson

Année : 2015 (film sorti au Paris International Fantastic Film Festival)

Origine : États-Unis

Durée : 1h31

Avec : Taissa Farmiga (Max Cartwright), Malin Akerman (Amanda Cartwright / Nancy), Nina Dobrev (Vicki), Alexander Ludwig (Chris), Adam DeVine (Kurt), etc.

Par Nicofeel

Vous en avez marre de regarder des films d'horreur ridicules ou des remakes insipides ? Dans ce cas, Scream girl est là pour vous. Prenez une pincée de Vendredi 13, ajoutez-y un soupçon de Scream et saupoudrez le tout de Last action hero. Vous obtenez alors : Scream girl.
Son pitch n'est pas sans rappeler La rose poupre du caire de Woody Allen ou Last action hero de McTiernan. En effet, Max, une adolescente, se rend dans un cinéma avec ses amis, pour assister à une séance rétro, Camp bloodbath, un film d'horreur fauché qui fleure bon les eighties. Suite à un accident, Max et ses compagnons se retrouvent projetés... à l'intérieur du film.
A la différence de Last action hero, il n'est pas question pour les personnages de faire des allées et venues entre le film et la réalité. Ici, l'action prend place du début à la fin dans Camp Bloodbath.
C'est ce qui constitue le ciment de Scream girl. Et son attrait provient du fait que ces jeunes issus de notre époque actuelle vont cohabiter avec les héros de Camp bloodbath. Et le mélange s'avère savoureux. Et pas uniquement en raison de différences vestimentaires évidentes.
On a d'un côté nos jeunes des années 80 insouciants, naïfs, un peu bébêtes qui passent leur temps à s'envoyer des vannes, à jouer voire à se draguer. Et plus si affinités...
De l'autre côté, on a Max et ses compères. Ils connaissent ce film d'horreur et sont conscients du danger incarné par le tueur masqué. Ils ne cessent de mettre leurs nouveaux amis sur leurs gardes.
Le sexe devient un interdit car il provoque l'arrivée immédiate du tueur !

A cet égard, on constate que le réalisateur de Scream girl, Todd Strauss-Schulson, parodie allègrement les slashers des années 80. Les codes du genre sont gentiment tournés en dérision : le tueur qui fait penser à celui de Vendredi 13 est indestructible (ou presque), les scènes de sexe sont toujours concomittantes de l'arrivée du tueur, les jeunes ne sont pas très futés pour échapper à leur bourreau.
Même l'enfance du tueur, prénommé ici Billy, est tournée en dérision. On a droit à une scène hilarante lorsque nos héros sont transférés dans un flashback, censé expliquer le trauma du tueur. Comme on est dans un flashback, les personnages sont en noir et blanc ! L'idée est géniale.
Todd Strauss-Schulson a plein de trouvailles visuelles qui relancent continuellement le film, lui donnant son aspect atypique.
Encore plus étonnant, Scream girl s'avère une comédie horrifique qui joue à plusieurs reprises la carte de l'émotion. Alors que dans nombre de films d'horreur, la distribution laisse à désirer, ici c'est au contraire un de ses atouts. La belle suédoise Malin Akerman interprète à ce propos avec talent deux rôles différents : celui d'Amanda, la mère de Max et celui de Nancy, l'un des personnages de Camp bloodbath.
Pour Max, qui a perdu sa mère il y a quelques années dans un accident, le film qu'elle “vit” lui donne l'occasion de parler à sa mère, mais sa mère telle qu'elle était en héroïne des années 80. Ah c'est parfois subtil les films d'horreur ! Cette relation mère-fille est l'un des sujets centraux du film. Elle est d'autant plus touchante qu'Amanda est décédée. Max vit donc une situation avec sa mère telle qu'elle était en “scream girl” des années 80.
A travers cette étonnante relation, l'émotion est palpable et Max fait tout pour changer le cours dun film afin que sa mère ne meure pas dans celui-ci. De façon plutôt fine, le réalisateur dresse le portrait d'une adolescente qui peine à faire le deuil de sa mère. Encore un bon point pour Scream girl.
Ajoutons que ce long métrage introduit une réflexion intéressante sur le devenir des actrices ayant oeuvré dans des films d'horreur. Bien souvent, elles restent cantonnées dans ces rôles et sont déconsidérées lorsqu'elles essaient de jouer dans d'autres registres.
Malgré toutes ces qualités, Scream girl n'est pas parfait. C'est un film qui n'est pas spécialement ambitieux et cherche surtout à divertir le spectateur. Ce qui n'est pas si mal en soi. Surtout, les fans purs et durs de films d'horreur risquent d'être déçus. En effet, il n'y a pas vraiment de tension et il n'y a quasiment aucune scène sanguinaire. Quant aux séquences de charme, elles sont réduites. Quoique, personnellement, le regard de la belle Malin Akerman est largement suffisant.
Dans tous les cas, Scream girl constitue bonne surprise qui fait plaisir à voir... Et à entendre ! Car sa bande son sent bon les années 80 avec plusieurs standards de ces années. Dance hall days de Wang Chung et Cruel summer de Bananarama sont de la partie. La palme de la chanson la plus appréciable revient à Bette Davis eyes de Kim Carnes qui marque les esprits. Lors d'une séquence d'introduction, ce hit des années 80 est réinterprété de façon pertinente et riche sur le plan émotionnel.
Au final, Scream girl s'avère une comédie horrifique enthousiasmante. Elle parodie avec beaucoup d'a propos les films d'horreur des eighties, avec une approche originale tant sur le fond que sur la forme. Voilà un film rafraichissant qui met de bonne humeur.

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29.01.16

06:49:38, Catégories: Interview  

Interview d'Emil Weiss, réalisateur de la trilogie Hourbn (destruction) :

Dans le cadre de la diffusion de son film documentaire en trois parties “Trilogie Hourbn”, à la maison de la culture de Bourges le jeudi 26 novembre 2015, son réalisateur, Emil Weiss, était présent sur place. Il a répondu à mes questions à la fin de la séance.

1) Votre documentaire a-t-il été tourné entièrement à Auschwitz ?
Emil Weiss : Oui, absolument. Si les tournages se sont étalés dans le temps sur près de 7 ans (2007-2013), aucune image n'a été ajoutée que celles qui ont été filmées sur le site.

2) Est-ce difficile de tourner à Auschwitz ?
Emil Weiss : Tout est très encadré sur ce site qui est extrêmement surveillé. C'est le directeur général du site d'Auschwitz qui délivre les autorisations.

3) Qu'est-ce qui vous a décidé de filmer à Auschwitz ?
Emil Weiss : Cela n'est pas conscient. Je n'ai jamais voulu mettre un pied à Auschwitz avant de tourner ce film.
Je suis tombé sur un texte d'un sonderkommando. Ce texte m'a vraiment interpellé. J'ai trouvé qu'il installait le lecteur au plus près de la disparition des personnes.
A partir de là, je me suis alors demandé ce que l'on pourrait montrer à l'écran. Au départ, l'idée était très théorique : montrer uniquement des lieux et pas des personnes. La question était de savoir si cela pourrait marcher. Ce choix n'était pas évident car si l'image ne colle pas, le spectateur sort de l'histoire.

4) Justement, votre parti pris de montrer des images contemporaines et des textes liés aux événements s'étant déroulés d'Auschwitz, est particulier.
Emil Weiss : C'est un choix effectué dès le départ. Il est difficile de filmer l'absence et la disparition.
Beaucoup de films évoquent les camps de concentration mais très peu montrent Auschwitz.

5) Dans criminal doctors, il est indiqué que les Nazis ont fourni contre contribution à l'actuelle société Bayer plusieurs “lots” de 150 femmes. Les tests de l'entreprise pharmaceutique n'ayant pas été concluants, toutes ces femmes sont mortes. Est-ce que Bayer a été condamné pour ces agissements ?
Emil Weiss : Non, c'est justement pour cela que j'évoque ce fait dans criminal doctors. Aucune condamnation n'a eu lieu pour les personnes qui ont fait ces expériences et Bayer n'a jamais été inquiété. Je voulais signaler cette injustice, alors que Bayer existe toujours et réalise des milliards de profits.
NDLR : Lors des procès de Nuremberg, seuls des dirigeants d'IG Farben, dont Bayer était une filiale, sont condamnés pour crimes de guerre entre 6 mois et 6 ans de prison...

6) Dans un film récemment sorti au cinéma, Le fils de Saul, le principal protagoniste est un sonderkommando. Qu'avez-vous pensé de ce film ?
Emil Weiss : Le réalisateur Lazlo Nemes a mis en scène un film qui est exact sur le plan factuel. Nemes a plus été intéressé par l'obsession de son personnage principal à vouloir enterrer un enfant décédé que le soulèvement des sonderkommando.
Chaque mouvement de Saul correspond à l'action du film. Cela marche pendant 20 minutes mais par la suite on attend qu'il se passe autre chose. Selon moi, Nemes a pris un court métrage en le transformant en long métrage. Il aurait été souhaitable d'avoir une rupture de rythme, et que l'on ait droit à autre chose à un moment donné.

7) Est-ce qu'une diffusion d'Hourbn est prévue au cinéma ou en DVD – blu ray ?
Emil Weiss : Ce documentaire a été filmé en 16/9 avec des effets que l'on voit au cinéma (travellings, plans larges), dans l'intention de faire un film. Il peut être diffusé en deux séances (Premiers témoignages ; puis Criminal doctors et Sonderkommando). Arte l'a déjà diffusé mais il n'a pas été pensé pour la télévision. Après, le fait de le sortir au cinéma est avant tout une affaire commerciale.

Merci monsieur Weiss !

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28.01.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Printemps 1914. Jeune femme féministe à l’esprit frondeur, Vera Brittain est résolue à passer les examens d’admission à Oxford, malgré l’hostilité de ses parents particulièrement conservateurs. Décidée à devenir écrivain, elle est encouragée et soutenue par son frère et sa bande d’amis – et notamment par le brillant Roland Leighton dont elle s’éprend. Mais les rêves de Vera se brisent au moment où l’Angleterre entre en guerre et où tous les jeunes hommes s’engagent dans l’armée. Elle renonce alors à écrire pour devenir infirmière. Tandis que la jeune femme se rapproche de plus en plus du front, elle assiste avec désespoir à l’effondrement de son monde.

Mon avis :

Remarquée internationalement grâce à "Royal Affair" de Nikolaj Arcel et à son rôle de Kitty dans "Anna Karénine" de Joe Wright, la délicieuse Alicia Vikander ("Le Septième Fils", "Son of a Gun", "Ex Machina", "Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E.") revient avec "Mémoires de jeunesse", un drame historique sur fond d'émancipation féminine et de première guerre mondiale...

L'actrice suédoise interprète dans "Mémoires de jeunesse" de James Kent ("The Secret Diaries of Miss Anne Lister", "The Thirteenth Tale") le rôle de l'écrivaine anglaise pacifiste et féministe Vera Brittain. Le film adapte son livre "Testament of Youth" paru en 1933, une autobiographie où elle relate l'enfer de la guerre où elle perdit son fiancé Roland Leighton, ses amis Victor Richardson et Geoffrey Thurlow et son frère Edward Brittain.

Dans le film, elle incarne ainsi une jeune femme qui rêve de devenir écrivain et qui caresse l'espoir de rentrer à Oxford malgré le refus de son père. Mais alors que justement son rêve se réalise et qu'elle trouve en plus l'amour, la première guerre mondiale éclate et emporte avec elle tous les rêves de la jeune femme. Un à un, elle va ainsi perdre quatre de ses proches dont son fiancé et son frère et elle va, qui plus est, abandonner ses études pour devenir infirmière sur le front.

Si le film est dans l’ensemble assez réussi, il faut reconnaître qu’Alicia Vikander porte en grande partie celui-ci sur ses épaules, écrasant quelque peu du coup les autres acteurs, qui à côté d’elle font bien pâle figure et cela malgré le charisme de certains des comédiens.

Son fiancé, Roland Leighton, est joué en effet par la star montante qui fait chavirer actuellement le cœur des adolescentes, j'ai nommé Kit Harington ("Game of Thrones", "Silent Hill: Revelation 3D", "Pompéi", "MI-5 Infiltration"), avec qui l'actrice avait d'ailleurs déjà joué dans "Le Septième Fils" de Sergueï Bodrov. L'acteur s'avère convaincant, mais étonnamment assez antipathique. Est-ce que le vrai Roland Leighton était décrit ainsi dans le livre écrit par sa fiancée? Je ne saurai vous le dire!

Son frère Edward est lui joué par Taron Egerton ("Inspecteur Lewis", "The Smoke"), remarqué principalement pour le rôle de Gary Unwin alias « Eggsy » dans "Kingsman : Services Secrets" de Matthew Vaughn. Quant à son ami Victor Richardson, il est lui interprété par le charismatique Colin Morgan ("Parked", "Island", "Legend"), bien connu pour son rôle de Merlin dans la série télévisée du même nom.

Un joli casting donc, mais en dehors du personnage de Vera, les autres personnages auraient gagné à être un peu plus développé afin qu’on éprouve plus d’empathie pour eux, notamment lorsqu’ils décèderont, alors que là, finalement on est plus triste lorsque le couple par exemple se séparent sur le quai de la gare que lorsqu’on apprend le décès du jeune homme...

Le réalisateur James Kent, qui avait jusque-là essentiellement travaillé pour la télévision, s’en sort pour sa part correctement et signe un film joliment filmé et assez classe, sans pour autant se faire particulièrement remarquer en tant que metteur en scène. En effet, sa mise en scène ne se démarque aucunement de celles des autres films du même style et est au final assez quelconque.

Même si le film évite souvent d’être trop mélodramatique, il pousse quand même par moments à verser sa petite larme, mais cela reste dans l’ensemble un bon film, parfois assez dur d’ailleurs, notamment lors des scènes se passant dans l’ « hôpital » de fortune que la jeune Vera trouvera sur le front lorsqu’elle sera en France...

"Mémoires de jeunesse" ravira donc très certainement les amateurs de romances contrariées, mais les cinéphiles seront probablement plus critiques. Cela demeure un beau film à voir (en couple si possible!), ne serait-ce que pour l’interprétation toute en finesse d’Alicia Vikander...

"Mémoires de jeunesse" est sorti chez TF1 vidéo le 27 janvier 2016 en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Il est à noter que les deux éditions proposent des sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, au niveau des bonus, les deux éditions nous offrent un making of assez court, mais pas inintéressant.

Mémoires de jeunesse (DVD + Copie digitale)

Mémoires de jeunesse (DVD + Copie digitale)
Fnac à 19.99€
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Mémoires de jeunesse (Blu-ray + Copie digitale)

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