par Nicore
Film indépendant datant de 2008 et premier long métrage pour ses deux réalisateurs prometteurs, ce Scarce va aussi bien verser dans le "Torture-flick" que dans le "slasher" mâtinée de "Survival" avec ces deux cannibales ayant trouvé de nouvelles proies à se mettre sous la dent. Evidemment, le métrage n'est pas passé par la case "salles obscures" et c'est donc directement en DVD et en Blu-ray qu'il débarquera chez nousle 16 mars grâce à l'éditeur Emylia, toujours à l'affût pour nous dénicher des inédits de qualité.

Le script la suivre le calvaire de trois snowboarders coincés dans une tempête de neige en rentrant chez eux et qui vont trouver refuge dans une cabane complètement isolée appartenant à un vieux homme affable qui va se révéler être un cannibale secondé par un homme de main particulièrement sadique.

Si le métrage adoptera dans sa première partie une intrigue codifiée mais qui ménagera pour autant des passages tendus, ce sera ensuite que l'originalité va pointer le bout de son nez pour aussi bien verser dans un aspect graphique dérangeant et sadique avec ces tortures vicieuses subies par les deux naufragés de la route, que pour laisser un dernier acte ancré dans le "survival" venir secouer le spectateur avant un dernier retour à la case "Torture-flick" pour un final éprouvant. La critique complète du film étant disponible ici et aura permis à l'éditeur français de la citer pour ses visuels promotionnels.

Le DVD français édité par Emylia avancera une image en 7.78 (16/9 anamorphique), tandis que la bande-son sera disponible en français en DD2.0 et en anglais sous-titré en DD5.1 et en DTS, et en bonus on pourra suivre un imposant et graphique dioporama. L'édition Blu-ray proposera également une image en 1.78 (1080p/24) pour une bande-son en français en DTS-HD Master Audio 2.0 et en anglais sous-titré en DTS-HD High Res Audio 5.1, avec le même bonus.

Donc, il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au 16 mars prochain pour pouvoir découvrir ce Scarce, œuvre virulente, dérangeante et même un brin sadique !





Titre du film : The descent 2
Réalisateur : Jon Harris
Durée du film : 1h33
Date de sortie du film : 14 octobre 2009 (sortie en DVD le 17 mars 2010)
Avec : Shauna Macdonald (Sarah), Natalie Jackson Mendoza (Juno), etc.
Par Nicofeel

Réalisé par Jon Harris, connu essentiellement pour avoir été le monteur d'Eden lake et de The descent, The descent 2 ne partait pas forcément sur les meilleures bases. En effet, exit l'excellent Neil Marshall qui avait eu le mérite de créer un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années, par son aspect viscéral et psychologique.
De plus, The descent se suffisait largement à lui-même. La fin – en tout européenne – ne laissait guère place au doute avec une Sarah qui avait très peu de chances de survie. Oui mais voilà on saisit assez rapidement que le scénario de The descent 2 se base sur la version américaine de The descent. En effet, les Américains n'avaient pas droit au twist final et se contentaient d'une issue favorable pour le personnage de Sarah.
En plus de ce fait qui est regrettable pour les spectateurs européens, le film The descent 2 manque cruellement d'imagination. Le film est un copié-coller de l'original mais en moins bien.
Autant The descent parvenait à instaurer une véritable, autant The descent 2 est laborieux. L'action démarre avec le personnage de Sarah qui souhaite oublier ce qui lui est arrivé mais on lui propose ou plutôt le shérif du coin l'oblige à retourner dans une grotte située dans les Appalaches. Il ne se passe quasiment rien au début du film avec une simple présentation des différents personnages. Cela devient un peu plus animé quand les personnages se rendent dans la grotte.

Mais pour que les vraies scènes d'action commencent à arriver, il faut attendre quasiment la moitié du film. Et puis il faut bien reconnaître que l'effet de surprise qui avait parfaitement marché pour le film original a complètement perdu de sa superbe. Les attaques des monstres, à savoir des crawlers deviennent de simples prétextes à des scènes d'action un peu gore. Il faut bien dire qu'il n'y a plus vraiment de tension dramatique et que les nouveaux personnages, présentés à la va-vite n'apportent pas grand chose au récit. On ne s'intéresse que peu à leur parcours.
Le film n'hésite pas à nous servir une soupe qui sent tout de même beaucoup le réchauffé. Ainsi, outre la présence de Sarah, on a la surprise de retrouve Juno. La haine que se voue désormais les deux jeunes femmes est à peine esquissé.
Et puis force est de constater que Jon Harris n'a pas spécifiquement les qualités de metteur en scène de Neil Marshall. Autant ce dernier réussissait à instaurer un climat de tension et de peur, autant Jon Harris évite tout juste l'ennui au spectateur. Par moments, il fait même sourire le spectateur avec des scènes qui souffrent d'un cruel manque de cohérence.
Incapable de se démarquer de son prédécesseur dont il reprend toutes les thématiques (y compris des flashbacks qui ne sont pas forcément d'une grande utilité) mais en moins bon, The descent 2 ne fera pas date.
Il faut dire que dès le départ le film The descent 2 avait le handicap d'exprimer des idées qui aient déjà été formulées. Et puis, comme dit précédemment, on reprenait le récit à un moment fort critiquables la mesure où le happy end vu par Etats-Unis ne corresond pas à la verion européenne.
Au final, The descent 2 constitue une oeuvre parfaitement dispensable. Si l'on prend plaisir à revoir deux des personnages de The descent, cela n'est pas du tout suffisant. Le scénario n'est pas terrible, la musique reprend le principal thème de The descent, les acteurs son loin d'être impliqués et leurs personnages sont de véritables caricataures. Cela n'empêche que le film se regarde sans souci, en raison de quelques scènes qui tâchent beaucoup (les amateurs de sang qui tâche seront ravis) et qui donnent un aspect graphique à l'ensemble et en raison d'une deuxième partie au rythme enlevé.

Quelques spécificités sur le DVD de The descent 2 :
Le 17 mars 2010, va sortir dans les bacs le DVD de The descent 2.
Son image devrait être un 16/9 compatible 4/3 et son format un 2.35.
Le son donnera la possibilité de voir le film en dolby digital 5.1 soit en français soit en version originale sous-titrée français.
Des bonus seront bien présents et comprendront :
- Making of
- Scènes coupées
- Film-annonce
- Galerie de photos.
Titre du film : La rafle
Réalisateur : Rose Bosch
Durée du film : 1h55
Date de sortie du film : 10 mars 2010
Avec : Mélanie Laurent, Jean Réno, Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Hugo Leverdez, Raphaëlle Agogué, Anne Brochet, etc.
Par Nicofeel

Réalisé par Rose Bosch, La rafle rappelle les terribles événements qui ont amené le 16 juillet 1942 un peu plus de 13000 juifs à être parqués au vélodrome d'hiver (le fameux vel d'hiv) avant d'être envoyés dans des camps où ils ne reviendront jamais. Parmi ces juifs raflés se trouvaient de nombreux enfants, âgés pour la plupart de 2 à 15 ans.
Si les films qui évoquent cette question de manière plus ou moins directe sont finalement assez rares (Monsieur Klein de Joseph Losey ou Au revoir les enfants de Louis Malle), on ne peut dès lors qu'apprécier l'idée de faire un film qui nous ramène aux sombres heures de notre pays. C'est par de tels films que l'on continue de se souvenir d'actes odieux qui ont été perpétrés.
De ce point de vue, le film remplit largement son contrat. Il nous montre une administration française qui n'a pas hésité à pactiser avec l'ennemi. Le zèle de la préfecture de police de Paris est pour beaucoup dans la réussite de cette rafle. On voit plusieurs fois à l'écran le secrétaire général de la préfecture de police ou encore des personnages tels que Laval ou encore Pétain.

Les événements sont expliqués dans leur globalité. Même si cela reste parfois un peu simpliste, on démarre l'action avec les Juifs obligés de porter la croix jaune, puis on assiste à la rafle et l'on suit l'après, ce qui demeure assez intéressant. Car on comprend que la rafle n'est que le début du calvaire pour ces hommes et ces femmes qui n'ont rien demandé à personne. L'injustice et la barbarie perpétrées sont bien là pour montrer ce que certains ont presque fini par oublier.
Cependant, malgré ses bonnes intentions, le film est très loin d'être parfait. La rafle fait même assez peur au début. La France qui nous est présentée est complètement caricaturale. On a l'impression d'assister à des images d'Epinal. Les acteurs, qui ne sont pas d'un très haut niveau, nous donnent franchement l'impression que l'on va assister à une sorte de téléfilm. Heureusement, par la suite, de ce côté, cela s'améliore. Quoique côté interprétation, le personnage jouant Hitler est pathétique. Son apparition lorsqu'il se met à invectiver les gens à la radio est parfaitement ridicule : on croit à une blague mais non, la scène se veut sérieuse !
Le film ne manque d'ailleurs pas de scènes quelque peu pathétiques : l'arrivée des pompiers dans le vel d'hiv part d'une bonne intention mais la scène, qui s'éternise, finit par devenir soûlante. La palme du ridicule revient en l'occurrence à Mélanie Laurent (dont l'interprétation est pourtant plutôt convaincante) qui, en bonne infirmière, décide du jour au lendemain de voir le préfet. Et elle le rencontre sur les marches de la préfecture. Cette scène est d'une incroyable incohérence. Comment croire qu'une femme peut venir comme elle le souhaite rencontrer le préfet de police qui est tout de même un des personnages les plus importants de Paris.
Les incohérences sont d'ailleurs légion et c'est ce qui constitue incontestablement sa grosse faiblesse. Même si Rose Bosch part d'un bon sentiment, elle adapte tout de même par moments la réalité historique à sa façon, ce qui devient assez gênant. Ainsi, on voit dans le film, notamment au début, de nombreux Français prêts à aider les Juifs. Dans les faits, on sait bien que si quelques Français ont effectivement aidé des Juifs, ils ont été une minorité. Alors que dans le film on a l'impression qu'il y a la méchante police d'un côté et de l'autre la France entière (hormis quelques personnes, comme cette boulangère raciste, bien caricaturale au demeurant) qui soutient les Juifs, on sait que la vérité a été beaucoup plus nuancée.
De plus, Rose Bosch se permet quelques écarts avec la réalité historique qui ne sont pas de bon aloi. Ainsi, vers la fin du film, un médecin déclare à l'infirmière que joue Mélanie Laurent que les Juifs qui sont envoyés dans des trains à l'Est ne reviennent jamais car ils sont gazés dans des camps. Cette idée est complètement erronée puisque l'on sait parfaitement que l'horreur des camps n'a été découverte que lors de la libération de ceux-ci. C'est d'ailleurs l'horreur des camps qui a créé un véritable émoi sur le plan international.
Et puis le dernier point faible du film est sans conteste son côté larmoyant qui apparaît excessif. Les scènes, avec de grandes envolées sur le plan musical, sont appuyées voire sur-appuyées. On voit à de nombreuses reprises des femmes et des enfants qui crient, Mélanie Laurent se démène dans tous les sens et n'arrête pas de pleurer, on a droit à moults gros plans. Et puis cerise sur le gâteau, la fin. Si cette dernière a le mérite de délivrer un message d'espoir avec ces survivants de l'Holocauste, il n'empêche que là encore la scène est surlignée ô possible avec des acteurs qui en font des tonnes dans le côté larmoyant. Un peu plus de mesure n'aurait pas nui au film et l'aurait rendu tout aussi, voire bien plus intéressant.
Au final, on garde un sentiment mitigé de ce film qui bénéficie d'une thématique forte mais qui est amoindri par un traitement qui manque cruellement de finesse. C'est dommage car il y avait moyen de faire un grand film avec un tel sujet.

par Nicore

Dernier méfait en date du réalisateur Ryan Nicholson (à qui nous devons notamment le sympathique Live feed et surtout Gutterballs), ce Hanger permettra à son auteur de persévérer dans ce mélange détonant de mauvais goût à base horrifique et érotique, pour hélas demeurer ici bien superficiel et laisser un rythme en dents de scie venir en partie plomber les idées perverses et peu ragoûtantes de l'intrigue.
Le script va suivre la vengeance d'un jeune homme difforme contre celui qui a tué sa mère en l'avortant de force.

Dans sa séquence introductive, le métrage va mettre en scène une prostituée enceinte, nommée Rose, regardant un mauvais film gore à la télévision en compagnie de deux "collègues", une autre jeune femme ayant eu le visage brûlé et un vieux transsexuel, jusqu'à ce que leur souteneur, un black hyper violent appelé Leroy, débarque, frappe Rose puisqu'elle ne lui a pas ramené d'argent du fait de son état et brûle le pénis du transsexuel sur une plaque de cuisson, tout en ordonnant à Rose de se débrouiller pour obtenir des dollars. C'est ce qu'elle va faire en allant voir John, un client habituel largement compréhensif puisqu'il aura même acheté un nounours pour le futur bébé mais qui refusera de coucher avec cette femme enceinte jusqu'aux yeux malgré ses supplications et autres effets d'esbroufe (comme cette montée de lait graphique…). Mais malheureusement pour Rose, Leroy va revenir et la violenter encore pour finalement la suivre jusqu'à sa chambre et commettre l'impensable avec un cintre. En effet, l'homme va se servir de ce cintre pour extirper le bébé de Rose de son ventre pour un avortement sauvage qui aura raison de Rose, le bébé finissant jeté dans une poubelle.

Ryan Nicholson donnera ainsi d'entrée le ton en flirtant constamment avec le mauvais goût le plus graphique pour même suivre cet avortement en s'aidant de gros plans sur la vulve de Rose jusqu'à la sortie de ce bébé qui finira aux ordures pour être heureusement pour lui récupéré par une main inconnue. L'intrigue fera alors un bond de dix-huit ans en avant dans le temps et nous retrouverons donc le bébé de Rose devenu un jeune homme prénommé "Hanger" cachant son visage et vivant avec des clochards dans la rue jusqu'à ce qu'il soit recueilli par John, qui va l'emmener chez lui, lui offrant ainsi un pied-à-terre et l'emmenant pour leur première soirée commune voir une prostituée. John laissera donc Hanger et sa "promise" seuls dans sa voiture mais la demoiselle découvrira en même temps que nous le visage hideux et défoncé par des cicatrices de "Hanger" pour avoir bien entendu une réaction horrifiée qui la poussera à vouloir s'enfuir mais elle sera bien vite rattrapée par Hanger et par John qui vont devoir s'en débarrasser lors d'une scène sanglante plus que volontaire puisque la jeune femme aura la tête écrasée et explosée par la portière du véhicule de John.

La suite de l'intrigue verra dans un premier temps Hanger trouver du travail dans une usine de recyclage où il rejoindra d'autres "freaks" graveleux et répugnants, se liant même d'amitié avec l'un d'eux avec qui il va passer son temps à regarder des films porno (tournés par sa mère !) en buvant de la bière, pour ensuite laisser John se lancer à la recherche de Leroy pour venger aussi bien Hanger pour son état que la mort de Rose. Hélas, la partie centrale, occupée principalement par des situations mettant en scène Hanger et son nouvel ami, tomberont régulièrement à plat en plus de n'avancer que des idées provocatrices de pacotilles. En effet, outre les décors dans lesquels vont évoluer les protagonistes entre cette pièce aux murs couverts de clichés pornographiques et cette usine nauséabonde qui renfermera dans ses poubelles tout et n'importe quoi (le crabe), le métrage va surtout mettre en avant des situations certes souriantes mais jamais véritablement offensantes jonglant avec un humour salace très terre à terre (l'ami de Hanger ne collectionnera-t-il pas les tampax usagés dont il se servira en plus pour se faire du "thé") et redondant, ce qui laissera également Ryan Nicholson s'amuser avec un érotisme complètement gratuit puisque la secrétaire très sexy de l'usine de recyclage aimera se promener un mini-jupe et s'adonner à la masturbation dans son bureau, quitte à se dévêtir complètement pour s'allonger sur son bureau et jouer avec son stylo.

La dernière partie du métrage se montrera quand même un peu plus efficace en étant plus méchante au travers d'autres idées tordues puisqu'un troisième larron de l'usine va droguer Hanger et son ami pour pouvoir violer l'un et satisfaire une seconde fois ses besoins sexuels dans un trou de l'abdomen de Hanger, le tout à grand renfort de gros plans dégueus, tandis que John va tomber dans les griffes de Leroy qui aura eu vent de la vengeance fomentée par John, lui infligeant donc quelques tortures vicieuses (genre cyprine étalée sur son visage) et sanglantes, pour laisser les rôles s'inverser lors d'un final gore mais sans ampleur. Ryan Nicholson cherchera donc une nouvelle fois à choquer et à amuser son spectateur en étalant un mauvais goût de tous les instants qui se retrouvera également dans des dialogues bardés d'obscénités et de vulgarités, mais hélas il ne parviendra pas franchement à innover pour presque uniquement reprendre des situations déjà vues ailleurs, certes en les rendant toujours plus volontaires et graphiques. Cela n'empêchera pas une certaine monotonie gênante de s'installer, surtout que les phases de dialogues auront largement tendance à traîner en longueur et que le "ventre mou" du métrage ne sera pas réellement excitant ou animé, malgré quelques situations souriantes, comme la visite de cette femme presque obèse témoin de Jéhovah à Hanger et son ami et qui finira évidemment mal pour une autre séquence sanglante.

De plus, l'intrigue globale du métrage sera bien facile et ne créera que très rarement du suspense ou de la tension (avec quand même un bel effet de surprise lors de la découverte du visage terrifiant de Hanger) pour bien entendu privilégier l'aspect graphique et la gaudriole et assumer pleinement les choix dégoûtants du réalisateur qui jouera avec son humour scatologique ou ici très porté sur les tampons menstruels usagés, quitte même à s'en servir pour faire périr un des personnages qui sera étouffé par l'un d'eux gorgé de sang "frais", quand il ne versera pas dans un érotisme très osé charmant mais entièrement gratuit. L'interprétation est cohérente, porté par des acteurs semblant biens 'amuser derrière des maquillages démonstratifs, tandis que la mise en scène de Ryan Nicholson manquera hélas de "pêche" pour insuffler au métrage un vent de folie dont il aurait pourtant bien eu besoin. Les effets spéciaux sont par contre largement probants, aussi bien pour ces maquillages réussis qui défigureront les faciès, que pour les nombreux plans sanglants volontaires et très graphiques.
Donc, ce Hanger pourra déplaire ou dérouter les spectateurs guère habitués à ces débordements assez extrêmes, tandis que les autres pourront au contraire s'en amuser tout en regrettant ce manque de fraîcheur et de rythme ainsi qu'une originalité en berne !

Le DVD de zone 1 édité par Breaking Glass Pictures avancera une image nette et sans défaut notable, tandis que la bande-son sera cohérente, avec une partition musicale certainement pas assez appuyé pour dynamiser un ensemble qui en avait pourtant bien besoin, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise, sans le moindre sous-titre.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un sympathique making-of donnant dans la bonne humeur la parole aux membres de l'équipe du film, un petit journal de bord tenu par Lloyd Kaufman, le patron de la "Troma" qui fera un petit caméo dans l'entame du film, la séquence érotique visionnée par les personnages reproduite en intégralité, deux rapides scènes coupées, un très court bêtisier, une conséquente galerie de photos ainsi que la bande-annonce du film, suivie par celles d'autres titres de l'éditeur.
Pour ceux qui voudraient se frotter à l'humour porté sur le mauvais goût de ce "Hanger", le DVD de zone 1 est disponible ici ou là !
Titre du film : Daybreakers
Réalisateurs : Michael et Peter Spierig
Durée du film : 1h38
Date de sortie du film : 03 mars 2010
Avec : Ethan Hawke (Edward Dalton), Willem Dafoe (Elvis), Sam Neill (charles Bromley), Michael Dorman (Frankie Dalton), Claudia Karvan (Audrey).
Par Nicofeel

Réalisé par Michael et Peter Spierig, auteurs du film Undead en 2004, Daybreakers part d'un synopsis pour le moins original : en effet, on se retrouve en 2019 avec des vampires qui ont pris le contrôle de la Terre. Les humains, devenus en minorité, sont recherchés puis parqués dans des endroits (qui font penser à des sorte de chambres froides) où ils servent de garde-manger ou plutôt de garde-boisson vu qu'il s'agit de vampires !
Faisant penser aux films de vampires contemporains tels que Underworld, Daybreakers dépoussière lui aussi le mythe du vampire. Les vampires craignent toujours fortement le soleil (un des moyens pour les détruire) mais ils habitent désormais dans des hautes tours où ne passe pas le soleil. Il n'y a dans ces tours que de la lumière artificielle. Par ailleurs, les vampires ont la possibilité d'activer le « daytime » sur leurs voitures, c'est-à-dire une protection au niveau des vitres de voiture qui permet en plein jour d'empêcher le soleil de passer dans les voitures. Les vampires ont donc trouvé une parade pour éviter d'être brûlés.

L'originalité du film tient au fait que l'on a un vampire, Edward Dalton (Ethan Hawke), humaniste ô possible, n'est pas du tout satisfait à l'idée que la race humaine s'éteigne progressivement. Il cherche un substitut au sang humain qui pourrait être délivré à ses congénères vampires. Mais dans cette histoire qui peut rappeler par certains aspects l'excellent film La planète des singes (l'original), plusieurs êtres humains, vont être en contact avec Edward et lui permettre de trouver une autre solution. Ce sont Audrey (Claudia Karvan) et Elvis (Willem Dafoe) qui vont mener Edward vers une nouvelle direction.
La solution ne manque pas d'intérêt puisqu'elle pose comme principe le fait de transformer des vampires en humains, comme le prouve notamment le fait que les personnes concernées ont de nouveau des battements cardiaques et sont donc comme auparavant des êtres mortels. Cette « cure » est finalement un retour à la situation précédente où les humains étaient majoritaires sur Terre.
Avant d'en arriver là, il va évidemment y arriver plusieurs embûches sur la route d'Edward, d'Audrey et d'Elvis. Ce qui va donner lieu à plusieurs scènes d'action telles que des courses-poursuite ou des fusillades. Le rythme du film est tout à fait satisfaisant avec des scènes qui s'enchaînent rapidement. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Et puis les fans de films d'horreur ont l'occasion d'être heureux car il y a plusieurs scènes sanguinolentes avec notamment au début du film une tête qui explose de façon très graphique. Des personnages qui brûlent ou des agressions d'humains par des vampires valent également le coup.
En plus de son scénario sympathique à défaut d'être foncièrement original, de scènes bien enlevées et du zeste de trash qu'il contient, Daybreakers peut s'enorgueillir d'une belle photo qui accroît la séparation entre vampires et humains. Les vampires vivent dans des endroits particulièrement froids et ils ont d'ailleurs pour leur part des teints pâles et des yeux saturés. La photo du film, très réussie, augmente cette sensation de froid avec des couleurs de ton très froides.
Cependant, le film n'est pas exempt de défauts. Ainsi, les acteurs, où l'on retrouve pourtant notamment les chevronnés Ethan Hawke, Willem Dafoe et Sam Neill, sont loin d'être transcendants. Ils s'inscrivent dans l'histoire du film sans que leur présence soit particulièrement marquante.
Autre défaut du film : le manque d'explications. On aurait pu espérer avoir plus d'informations sur la prise de pouvoir des vampires. De même, la fin, qui se termine après une scène bien sanglante qui donne l'idée d'une retour aux sources, aurait mérité d'être plus développée. On a un peu la sensation que le final a été tourné (ou en tout cas monté) à la va-vite. C'est dommage car à défaut d'être le film d'horreur de l'année, Daybreakers est une sorte de série B assez efficace.

Titre du film : The ghost writer
Réalisateur : Roman Polanski
Durée du film : 2h08
Date de sortie du film : 03 mars 2010
Avec : Ewan McGregor (le nègre), Pierce Brosnan (Adam Lang), Kim Cattral (Amelia Bly), Olivia Williams (Ruth Lang), Tom Wilkinson (Paul Emmett), Robert Pugh (Robert Rycart), etc.
Par Nicofeel

Réalisateur majeur dans les années 60 et 70 auteur d'oeuvres telles que Répulsion, Le bal des vampires, Rosemary's baby, Chinatown ou encore Le locataire, Roman Polanski a progressivement baissé son niveau pour finir par nous offrir des oeuvres qui, sans être mauvaises, se sont révélées classiques et peu enthousiasmantes.
C'est dire à quel point on attendait peu de choses de The ghost writer.
Et pourtant voilà, à force de ne rien attendre, on ne pouvait qu'être agréablement surpris, ce qui est le cas en l'espèce.
The ghost writer raconte l'histoire d'un nègre (Ewan McGregor) qui accepte de rédiger les mémoires d'Adam Lang, ancien premier ministre britannique. Rapidement, le « nègre » se retrouve mêlé dans une histoire pour le moins compliqué, avec un Adam Lang accusé d'avoir aidé la CIA en permettant l'enlèvement de terroristes islamistes.
En regardant de près le film The ghost writer, on peut penser que le film va quelque peu ennuyer. Car le début est sympathique mais n'apporte pas grand chose au récit : le fameux « nègre » est recruté et se rend sur l'île où réside Adam Lang. Là, il est censé modifier la première mouture des mémoires qui n'a pas donné satisfaction à l'éditeur et qui ne peut pas être modifié par le « nègre » concerné, ce dernier ayant été assassiné. Le nouveau « nègre », interprété par Ewan McGregor, se met donc à questionner Adam Lang au sujet de sa vie, en commençant par ses années d'études.
Ce n'est qu'à partir du moment où Adam Lang est attaqué devant la Cour Pénale Internationale que le film prend son envol. Car c'est à cet instant où le « nègre » se retrouve impliqué dans cette histoire et découvre des indices qui vont lui mettre la puce à l'oreille.

Le film prend une toute autre dimension et devient passionnant. Au vu de la tournure des événements, et malgré son aspect contemporain, le film fait penser à un chef d'oeuvre de 1974, le thriller politique et paranoïaque que constitue A cause d'un assassinat d'Alan J. Pakula. Comme dans ce dernier, The ghost writer est un film à l'intrigue labyrinthique, où les tenants et aboutissants ne sont pas tous connus en raison de nombreuses zones d'ombre. Le héros, un peu trop curieux, est comme dans le film de Pakula quelqu'un dont on a l'impression qu'il est sans cesse surveillé. Mais par qui ? Et pour quelles raisons ?
Petit à petit, on en apprend plus par le biais de photos qui impliquent Adam Lang ; par le GPS d'une voiture qui amène le « nègre » sur une piste, etc. Alors que le début du film est plutôt statique, il en va tout autrement par la suite avec des événements qui vont à la vitesse grand V comme la traque sur le ferry ; l'épisode du motel perdu ; l'entrevue avec l'opposant à Lang ou encore le fait que le « nègre » couche avec la femme d'Adam Lang.
Au lieu de livrer un film classique, Roman Polanski n'hésite pas à déstabiliser le spectateur en le mettant sur de multiples dont on ne sait finalement laquelle est la bonne. Et quand on a le sentiment d'avoir compris de quoi il en retourne, le cinéaste s'en prend à son « nègre » et fait disparaître tout élément de preuve. C'est d'ailleurs une des forces du film : montrer que les choses sont inéluctables (les différents décès) et refuser une fin facile en happy end.
Superbement maîtrisé sur le plan de la mise en scène avec cette impression d'observation perpétuelle du personnage principal, le film nous donne le sentiment de nous retrouver dans un univers paranoïaque. Ce sentiment est renforcé par la froideur des plans et des décors, la résidence dans la villa étant à cet égard un endroit complètement déshumanisé.
Cet endroit n'est d'ailleurs pas sans rappeler la vie de Roman Polanski, lequel est depuis de nombreuses années (suite à une affaire de viol) un étranger permanent puisqu'il ne peut pas rejoindre le territoire américain (exactement l'inverse de ce qui se passe dans le film), au risque d'être arrêté. Même si le film a été tourné avant l'assignation à résidence de Polanski en Suisse, on ne peut s'empêcher de faire des parallèles entre ce film (et donc le personnage d'Adam Lang) avec le cinéaste lui-même.
Terminons par la distribution du film. On tient une excellent distribution avec notamment un très bon Pierce Brosnan dans le rôle d'un ancien Premier Ministre au passé trouble ; un Ewan McGregor très bon dans le rôle d'un homme curieux qui est rapidement dépassé par les événements ; une Olivia Williams très bonne dans le rôle de la femme fatale.
Au final, The ghost writer est un film de très bonne tenue qui bénéficie d'un excellent scénario, d'une mise en scène parfaitement adapté au sujet, d'une distribution efficace et de décors bien étudiés. En somme, The ghost writer marque immanquablement le grand retour de Roman Polanski. On attend déjà son prochain film avec impatience.

par Nicore
Le mois de février qui s'est achevé aura été plutôt agréable pour l'amateur de cinéma fantastique/ horrifique, avec quelques bonnes surprises, des titres sortis après leur passage en salles et encore et toujours des rééditions plus ou moins opportunes.


Au niveau des titres déjà existants, Universal aura par exemple uniquement capitalisé sur ses trésors des années 20-30 et nous proposant une nouvelle fois aussi bien le Dracula avec Bela Lugosi, que le Frankenstein avec Boris Karloff, mais également L'homme invisible, La momie et Le loup-garou.


De son côté WE Productions donnera encore une nouvelle chance à deux de ses titres orientaux avec le mitigé R-Point et à Negative happy chainsaw edge et son "terrifiant" homme à la tronçonneuse, le tout en steelbook.

Déjà disponible en édition belge, l'appréciable La tombe de Ligeia de Roger Corman avec Vincent Price a connu une édition française grâce à Sidonis par ailleurs bien occupé avec ses westerns.


Parmi les titres ayant eu la chance de passer par la cache "salles obscures", on retiendra la sortie de Jennifer's body par 20th Century Fox pour ce mélange de "teen-movie" et d'horreur plus ou moins heureux, et de Destination finale 4 par Metropolitan, dernier volet en date d'une franchise qui commence sérieusement à s'essouffler.


Pour les inédits, on pourra évidemment compter sur Emylia qui nous aura encore ce mois-ci gratifié de deux titres intéressants avec d'abord Grizzly park, présenté ici et critiqué là, et surtout avec Pirates de Langkasuka, pour des éditions traitées ici et une critique du film là.


M6 Vidéo aura donné sa chance à Pandorum et son vaisseau spatial bourré de créatures monstrueuses, tandis que Action & Communication aura laissé son Dark mirror et son intrigue lorgnant du côté du Mirrors d'Alexandre Aja venir titiller l'amateur.


Studio Canal se sera montré bien discret ce mois-ci avec uniquement la sortie du thriller horrifique Whiteout et son U.S. Marshall joué par la ravissante Kate Beckinsale coincé en Arctique avec un meurtrier, et il en ira de même pour France Télévision Distribution qui aura eu la bonne idée d'éditer Inside, titre bénéficiant d'excellents échos.


Dans la même configuration Europa aura lancé Train, auréolé d'une interdiction aux moins de dix-huit ans qui ne semble pas justifiée pour tout le monde pour un nouveau "Torture porn" que l'on espérera bien graphique, et Wild Side aura édité Lesbian vampire killers dont le principal intérêt semblant résider dans son titre délirant.


Elephant Films aurait pu créer l'événement avec la sortie de Girls wanted, titre obscur qui cache le terrible Murder, set, pieces de Nick Palumbo, mais hélas, ce ne sera que la version "cut" du film qui sera proposée par l'éditeur, celui-ci ayant également sorti en février l'intriguant The neighbours ainsi qu'un Dracula datant de 2006 et déjà disponible depuis une première sortie en 2008.

Enfin, gardons le meilleur pour la fin avec Opening qui outre une ressortie du Bazaar de l'épouvante d'après Stephen King, aura laisser la folie du ver parasite de Brain damage de Frank Henenlotter (également connu sous le titre de Elmer, le remue-méninges)venir connaître enfin une sortie dans l'hexagonale pour un titre plus qu'attendu depuis des années.
Donc, ce mois de février aura été porteur de bonnes surprises certes pas forcément nombreuses, mais de taille et il ne reste plus qu'à espérer que le mois de mars maintenant commencé soit du même acabit, le rendez-vous est déjà pris pour un compte-rendu !


Titre du film : Une éducation
Réalisateur : Lone Scherfig
Durée du film : 1h35
Date de sortie du film : 24 février 2010
Avec : Peter Sarsgaard (David), Carey Mulligan (Jenny), Alfred Molina (Jack), Cara Seymour (Marjorie), Rosamund Pike (Helen), Dominic Cooper (Danny), Emma Thompson (la directrice d'école), Olivia Williams (miss Stubbs), Sally Hawkins (Sarah).
Par Nicofeel

Réalisé par Lone Scherfig, Une éducation est une comédie rétro qui ne manque pas de charme. Le film raconte l'histoire de Jenny, une jeune anglaise de 16 ans qui étudie dans une école de jeunes filles. Brillante, elle est destinée à entrer à Oxford. Notons qu'Oxford est un must. C'est la plus ancienne université d'Angleterre et l'une des plus prestigieuses d'Europe. Il est fait référence dans le film entre autres à C.S. Lewis, écrivain célèbre (Les chroniques de Narnia) qui a résidé à Oxford.
Mais la vie va amener Jenny à fréquenter David, un homme charmant, qui a deux fois son âge et qui lui propose de faire des sorties qu'en tant qu'adolescente elle n'a pas l'occasion de faire.
Une éducation raconte finalement le passage de l'adolescence à l'état adulte d'une jeune fille. Oscillant entre comédie (début du film) et drame (fin du film), entre rêve éveillé et désillusions, Une éducation marque l'apprentissage de la vie, l'émancipation de Jenny. Formidablement interprétée par Carey Mulligan qui est bluffante de naturel en faisant preuve de beaucoup de fraîcheur et de spontanéité, Jenny est une adolescente qui représente parfaitement la jeune fille de son époque. En 1961, l'Angleterre est encore bien conservatrice dans ses idées. Les jeunes filles vont en cours ensemble et avant de penser à faire la fête, il s'agit de réussir ses études.
Jenny est en fin de compte dans un moule dont les contours ont été effectués par ses parents. Jack (Alfred Molina), le père, est un personnage qui, sans être totalement antipathique est le symbole d'une Angleterre conservatrice, quasi rétrograde. Sa fille doit être la meilleure, réussir ses études, les passe-temps étant superflus.

En rencontrant David, Jenny souhaite justement vivre sa vie. Elle veut être libre d'agir à sa guise et se faire plaisir en fumant, en allant dans des bars jazzy, en sortant les week-end et en allant, comble du bonheur, à Paris. Le film s'évertue d'ailleurs à nous montrer à quel point la culture française est cotée. Jenny écoute des disques de Juliette Gréco, elle apprend la langue française (elle se plaît à parler français, car cela fait très mode, et cela lui donne d'ailleurs un côté plus que sympathique), elle regarde des films français et lorsqu'elle est à Paris, elle achète du parfum français.
On a donc d'un côté une Angleterre conservatrice, où les libertés semblent corsetées, aussi bien pour les adolescents que pour les adultes, et de l'autre, une Angleterre où le maître mot est bien la liberté.
Le film se veut libertaire avec cette description d'une jeune fille qui s'émancipe et qui fréquente des gens qui ne sont pas forcément les personnes les plus fréquentables (ce qu'on ne saura que tardivement dans le film, mais ce qui était relativement prévisible). Pourtant, dans sa toute fin, le film montre bien une jeune fille qui, après avoir été trahie, décide de revenir à sa situation initiale et de faire ce que souhaitaient à la base ses parents. Oxford revient au goût du jour. En dehors d'un côté un peu moralisateur, la fin a aussi pour but de rappeler que la femme moderne, à l'instar de l'homme, peut espérer s'émanciper en réussissant ses études et en étant pas uniquement un faire-valoir pour l'homme.
De ce point de vue, il n'y a qu'à voir le rôle donné à Rosamund Pike, qui joue une Helen qui est certes jolie mais qui donne plus l'impression de faire partie du décor que d'être une femme qui vit pour ce qu'elle est.
Cela amène à signaler que la distribution du film est très bonne. En plus de la formidable Carey Mulligan qui demeure sans aucun doute une des très belles surprises et des raisons essentielles d'aller voir ce film, on retrouve de très probants Alfred Molina et Emma Thompson.
La photographie du film et les décors sont également à signaler, ils ajoutent une touche rétro particulièrement bienvenue à ce film léger (quoique presque dramatique vers sa fin). La musique du film, qui comprend notamment plusieurs standards de Juliette Gréco, est fortement appréciable et parfaitement dans le ton du film.
Seule la mise en scène demeure un peu faiblarde. Elle est avant tout fonctionnelle et ne comporte pas de scènes brillantes au point de vue de la réalisation.
Au final, Une éducation est un film qui se regarde très tranquillement et qui offre au spectateur de beaux moments de cinéma. A voir.

| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| << < | > >> | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 | 31 | ||||
Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...