30.01.15

06:28:21, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

Mon avis :

Avant d'aller rejoindre les bras de Morphée, on est en général plutôt bien, la journée se termine et on va enfin pouvoir se reposer... Ce n'est par contre pas vraiment le cas de Christine, l'héroïne de "Avant d'aller dormir", qui elle, part se coucher en sachant pertinemment qu'elle n'aura plus aucun souvenir lorsqu'elle se réveillera le lendemain...


Après avoir partagé l'affiche du film de Jonathan Teplitzky, "Les Voies du destin", Nicole Kidman ("Calme blanc", "Eyes Wide Shut", "Les Autres", "Retour à Cold Mountain") et Colin Firth ("Love Actually", "A Single Man", "Le discours d'un roi", "Les 3 Crimes de West Memphis") se retrouvent à nouveau, cette fois à l'affiche de ce thriller psychologique signé Rowan Joffé ("Brighton Rock"), scénariste notamment de "28 semaines plus tard" et de "The American" et accessoirement fils du réalisateur Roland Joffé ("La Déchirure", "Mission", "La Cité de la joie").

Ce long-métrage s'inspire du roman éponyme de S.J. Watson qui s'inspirait lui-même de la vie d'un homme qui suite à une opération se réveilla tous les jours et ce, jusqu'à sa mort à l'âge de 82 ans, en pensant en avoir 26... Rowan Joffé nous livre un thriller froid, mais plutôt bien ficelé, faisant énormément penser à ceux que l'on pouvait voir dans les années 80. Personnellement j'ai par exemple pensé à "Malice" avec justement la même Nicole Kidman... Impossible également de ne pas penser à des films comme "Memento" par son approche de l'amnésie ou à "Un jour Sans Fin" pour le côté répétitif de ce quotidien qui semble se répéter tous les jours. Difficile aussi de ne pas penser par certains côtés à Hitchcock...

Le film est assez lent, se met doucement en place, mais devient ensuite, peu à peu, de plus en plus oppressant, au fur et à mesure où on découvre comment Christine, l'héroïne amnésique du film, est manipulée. Manipulée par qui? Son mari? Son médecin psychiatre? Bien entendu, tout sera fait pour qu’on doute des uns et des autres, jusqu’à une révélation finale forcément surprenante (Du moins si on n’a pas lu le livre auparavant!). Le réalisateur semble prendre un malin plaisir à nous envoyer sur des fausses pistes, à semer le doute dans notre esprit, pour mieux lui-même nous manipuler! Aidé par son duo d’acteurs vedettes tout à fait convaincants, il arrive à bien gérer le suspens jusqu’à la fin.

Dans le rôle du médecin, Mark Strong ("Oliver Twist", "Sunshine", "Sherlock Holmes", "Green Lantern") s'en sort également correctement, mais ne sera tout de même pas au niveau des deux stars du film. En revanche, le reste du casting semble quelque peu transparent face à ce trio, donnant presque l’impression d’être là qu’en tant que décor. Malgré des qualités évidentes, le film souffre quelque peu d'une mise en scène pas toujours très inspirée, voir un peu pataude. Le film aurait ainsi gagné à avoir une fin un peu moins mièvre et surtout plus sombre...

Sans être un chef d’œuvre du genre, "Avant d'aller dormir" demeure toutefois un thriller psychologique d’assez bonne facture et plutôt plaisant à regarder...

"Avant d'aller dormir" sort le 4 février 2015 en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, elles, se composent d'un making of d'une vingtaine de minutes et de quelques bandes annonces avant le menu.

Avant d'aller dormir

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28.01.15

13:10:26, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que Zoé, Mary et Jenn rêvent d’un week-end paisible entre filles dans un chalet isolé, sans garçons à l’horizon, quelques amis arrivent par surprise. Ce qu’ils ignorent tous, c’est que des déchets toxiques ont été déversés dans le lac voisin, entraînant une mutation des habitants des lieux. Le week-end au calme devenu week-end de débauche vire au cauchemar : des castors OGM aux dents ultra acérées, prêts à tout dévorer sur leur passage débarquent! Une horde de castors zombies (des Zombeavers) qui n’ont qu’une envie : se délecter de sang et de délicieuse chair humaine, transformant au passage leurs victimes en des créatures humanozombiescastors complètement enragées!

Mon avis :

Des castors zombies attaquant des jeunes venus se ressourcer près d'un lac... Voilà qui a de quoi attirer les amateurs de films d'horreur très Bis ou de séries Z bien délirantes! Évidemment on peut légitiment se demander ce que les créateurs de cette bizarrerie ont bien pu s'envoyer pour pondre une telle idée...

Rien ne semblait prédestiner Jordan Rubin, scénariste de nombreux programmes télé à nous livrer un film si délirant, du moins sur le papier... L'idée du titre, "Zombeavers", est venu au départ d'Al Kaplan ; une idée qui séduisit immédiatement Rubin qui suggéra alors qu'ils travaillent ensemble sur un scénario basé sur ce titre fort accrocheur...

Alors qu’avec un tel scénario on aurait pu penser que ce film serait sorti chez la firme Troma ou chez The Asylum, celui-ci va finalement voir le jour chez Epic Pictures connu pour nous avoir offert des films de qualités souvent discutables, capable du meilleur comme du pire, avec des longs métrages comme "Eleven", "Bang Rajan 2", "Chicago massacre : Richard Speck", "The Mother", "Jack Brooks : Tueur de monstres", "Pig Hunt" ou encore "Primal". Une boîte, qui tout de même, n'hésite pas à nous livrer depuis quelques temps quelques films aux idées assez folles comme par exemple avec "Big ass spider!" (Dans lequel on retrouve un certain Lloyd Kaufman! Tiens donc!) et "Killer Mermaid".

Le film démarre plutôt bien avec une première scène qui plante le décor et nous explique comment ces gentils castors vont devenir de méchants zombies ; une scène suivie d’un générique assez amusant et plutôt bien fait, composé d’images réelles et de dessins. Le film cumule ensuite tout ce qu'on peut attendre de ce genre de films débiles : des dialogues au raz des pâquerettes, des ados tous plus demeurés les uns que les autres et ne pensant bien entendu qu'au sexe, des jolies filles peu farouches, des autochtones peu engageants et évidemment de la tripaille!

Dans l'ensemble le film est assez plaisant, mais il aurait gagné à être un peu plus fou d’une part et que les castors soient un peu mieux faits d’autre part, car là, on a vraiment l'impression de tomber sur une production fauchée des années 80 au niveau des effets spéciaux. Dans le genre, "Black Sheep" et ses moutons tueurs, fruits d’une mutation génétique, étaient quand même plus convaincants, mais en même temps, cela contribue à renforcer le côté nanar du film.

Le film ne fait naturellement jamais dans la finesse, l’humour est même souvent lourdingue, mais on a quand même le droit à quelques idées assez marrantes et quelques répliques amenées probablement à devenir cultes comme lorsque l’idiot de la bande clame « Je suis un vrai Power Ranger » en prenant sa petite amie en levrette. Quelle délicatesse! N’est-ce pas?

La mise en scène de Jordan Rubin est dans l’ensemble très correcte, mais certaines idées auraient pu être plus exploitées, surtout que le film est tout de même assez court. Niveau casting, on remarquera essentiellement la présence de la jolie Cortney Palm ("Silent Night", "The Hit Girl", "See How They Run"), la Sushi Girl de justement "Sushi Girl", une autre production Epic Pictures, en petite aguicheuse forcément un peu nunuche, de Jake Weary ("Altitude", "It Follows") en beau gosse de service et de Rex Linn ("Cliffhanger", "Ghosts of Mars", "Les experts: Miami", "Django Unchained", "Les 3 crimes de West Memphis") dans le rôle de l'autochtone bourru et chasseur de castors. Un petit conseil : pensez à aller jusqu’à la fin du générique!

Sans atteindre les promesses de la bande annonce qui nous avait tant fait fantasmer durant ces longs derniers mois, "Zombeavers" remplit tout de même son contrat de divertissement idiot et sans prétention, fait uniquement dans le but de nous divertir...

"Zombeavers" sort le 17 février 2015 chez Zylo en DVD et Blu-ray. La version DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray proposera le film au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Côté bonus, les deux éditions devraient contenir une scène coupée et des featurettes sur le casting, les coulisses du film, la fabrication d’un beaver et sur le maquillage/transformation d’un homme en beaver. En revanche, pas de trace de la fameuse bande annonce... Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

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27.01.15

06:59:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le premier chef-d’œuvre du maître de l Érotisme fantastique français : FRÉDÉRIC LANSAC. Le film qui inventa le genre. Les révélations impudiques et tapageuses d'un sexe féminin placent les protagonistes dans les situations les plus incongrues et les obligent à évoluer dans les endroits les plus sordides. Ironie, obscénité et franche sauvagerie sexuelle sont les ingrédients de ce must absolu.

Mon avis :

Classique parmi les classiques du cinéma pornographique français, "Le sexe qui parle" nous ait présenté ici par Bach Films dans sa version soft dépourvue de toutes ses scènes à caractère pornographique ; une version destinée à l’origine à d’autres pays que le nôtre, mais toutefois à réserver à un public averti et adulte, car le film demeure tout de même très explicite...

Déjà sorti depuis belles lurettes chez Alpha France dans sa version hard, accompagné d’ailleurs de "La Femme objet", ce classique de Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Belles d'un soir", "Les petites écolières", "L'Immorale", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge") ressort donc dans sa version soft, sans les scènes pornographiques donc, mais incluant par contre une scène inédite pas inintéressante (qui figure d’ailleurs en bonus des deux éditions!), des scènes alternatives aux cadrages différents (souvent zoomés) et comportant par moments des plans différents totalement absents de l'autre version.

Ainsi, par exemple, lorsque Joëlle, interprétée par Pénélope Lamour (dont cela sera l'unique film!), ira s'envoyer en l'air avec deux messieurs dans les toilettes d'un cinéma, celle-ci sera observée par les autres hommes de la salle venus se regrouper autour du trio, alors que dans la version hard, ils seront seuls... Ce côté voyeur apportera un côté assez pervers, voir malsain, ayant à mon avis plus d'impact que les plans explicites de la version hard.

Le film date de 1975 et a donc été réalisé en plein "âge d'or" du cinéma porno avant que la censure fasse son apparition à la fin de cette même année, interdisant ainsi toute diffusion dans les salles obscures accessibles au plus grand nombre.

Dans sa version hard, le film comporte des scènes de sexe évidemment filmées en gros plan, incluant du classique comme des fellations, des pénétrations vaginales bien entendu, mais aussi une anale, mais il y a surtout quelques scènes plus originales où des objets assez insolites seront utilisés, comme par exemple un nez de Pinocchio qui servira ici à la jeune Joëlle, interprétée par Béatrice Harnois ("Lèvres de sang", "Les mille et une perversions de Felicia", "Suce moi vampire"), à se déflorer (la faute à un petit ami un peu trop précoce!) ou encore un pinceau ou le talon d'un escarpin utilisés par la tante Barbara, jouée par Sylvia Bourdon ("Lèvres de sang", "Prostitution clandestine", "Suce moi vampire"), pour se faire plaisir... Pourquoi pas! Tous les goûts sont dans la nature!

Dans la version soft, en revanche, ces actes seront filmés hors-champs, certains éléments seront carrément supprimés et parfois des dialogues seront en revanche rajoutés... Contrairement à la plus part des films porno actuels, celui-ci présente l'avantage d'être bien joué, bien filmé et d'avoir un vrai scénario. D'ailleurs il faut savoir que les acteurs et actrices étaient ici doublés pour les gros plans.

Parmi les acteurs et actrices, on remarquera essentiellement la présence de Jean-Loup Philippe ("Lèvres de sang", "Suce moi vampire", "La nuit des horloges"), dans le rôle d'Eric, le mari de Joëlle, l'un des acteurs fétiches de Jean Rollin et de Ellen Earl ("Silence... on tourne", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur") dans le rôle de la psychiatre.

Le film est autrement assez étonnant, souvent amusant et même par moments un peu flippant. D'ailleurs lorsque la foufoune de la jolie Joëlle se met à parler (idée complètement farfelue pourtant pas si nouvelle que ça, puisque Denis Diderot en avait déjà eu l'idée en 1748 dans son roman libertin "Les Bijoux indiscrets"!), on pense immédiatement à "L'exorciste" pour son côté possédé, ce qui, il faut bien l'avouer, à quelque peu tendance à calmer nos ardeurs...

Enfin, on notera également au générique les noms de Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir") en tant que producteur et de Gérard Kikoïne ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Lady Libertine") au montage.

Le film remporta à l'époque de sa sortie un franc succès et le réalisateur en fera du coup une suite, "Le sexe qui parle 2" (sorti en DVD également chez Alpha France), sortie trois ans plus tard, partant du même principe, avec quelques acteurs bien connus comme Richard Allan et Alban Ceray et comportant quelques scènes assez originales et joliment filmées comme celles se passant dans un laboratoire scientifique...

Même dans sa version soft, "Le sexe qui parle" demeure un film très plaisant à voir, ayant plutôt bien vieilli et qui devrait plaire aussi bien à Madame qu'à Monsieur... Cela demeure même un incontournable du cinéma érotique et pornographique français!

"Le sexe qui parle" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et avec en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Le maire, une scène inédite (qui figure pourtant dans le film dans sa version soft!) et les trois bandes annonces des films de la collection.

Comparatif image entre les éditions Alpha France et Bach Films :

Alpha France
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Alpha France
Bach Films
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Le sexe qui parle

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24.01.15

09:24:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Essex, 1995, le triple meurtre de deux trafiquants de drogues et de leur chauffeur dans des circonstances mystérieuses est revisité dans ce thriller anglais décapant. Sous la direction de Paul Tanter, cette histoire vraie prend un nouveau souffle et nous entraîne dans un monde violent où s’entremêlent drogues et meurtres.

Mon avis :

Inspiré d'un fait divers survenu en Angleterre le 6 décembre 1995, non-loin du petit village de Rettendon dans l'Essex où trois trafiquants de drogues, Tony Tucker, Patrick Tate et Craig Rolfe, furent retrouvé assassinés dans leur Range Rover, sans que l'on ne sache qui étaient les auteurs de ce crime, "The Fall of the Essex Boys", retitré, chez nous "Gangster Playboy" est le quatrième film à ce jour à relater ces évènements, après "Essex Boys", "L'ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"... Mais malheureusement celui-ci n'est pas forcément le meilleur des quatre!

En effet, le film de Paul Tanter ("Jack Falls", "The Hooligan Wars", "Essex Boys Retribution") est immédiatement plombé par une voix off absolument insupportable que cela soit dans sa version originale ou dans son doublage français (Là, c’est encore pire!). Une voix genre kaïra au débit semblant être constamment en accéléré! Mais franchement quelle idée saugrenue d'avoir inclus cette immonde voix off!

A part ça, le film n'est pas désagréable à regarder et même si aucun des protagonistes ne sera particulièrement attachant (En même temps ce sont tous dans l'ensemble de sacrées ordures!), on suivra leur parcours sans grand intérêt certes, mais sans ennui non plus. Peter Barrett ("U.F.O.", "Airborne", "Shame the Devil"), l'un des acteurs fétiches du réalisateur, est assez convaincant dans le rôle de Pat Tate, le genre de personnage qu'on n'a pas forcément très envie de côtoyer...

Jay Brown ("Outlaw", "The Hunters"), avec sa coupe à deux balles absolument ridicule, fait plus vrai que nature dans le rôle de Tony Tucker. Simon Phillips ("Jack Says", "U.F.O.", "Airborne"), autre acteur fétiche de Paul Tanter, sera quant à lui plus effacé et même un peu transparent dans le rôle de Craig Rolfe. Ce qui est d'ailleurs assez amusant concernant ce dernier, c'est de constater que celui-ci avait précédemment joué le rôle d'un policier dans "Bonded by Blood", l'un des autres films traitant du sujet.

En fait, l'acteur le plus marquant du film sera autrement Robert Cavanah ("Hanuman", "Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie", "Sahara"), dans le rôle de Mickey Steele, le personnage le plus sympathique du film. Parmi les personnages les plus intéressants du film, on remarquera celui de Karen jouée par Kierston Wareing ("Fish Tank", "The Take"), femme bafouée par son mari violent, n'hésitant pas à aller coucher avec l'un des autres membres de la bande. Là encore il sera étonnant de constater que cette dernière a également jouée dans deux des précédents films ayant traité de ce fait divers, "L'Ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"!

Autrement, on sent chez Paul Tanter le désir de faire du Scorsese à la sauce British, on pense même souvent à "Les Affranchis", mais malheureusement le réalisateur est loin d'avoir le talent du cinéaste new-yorkais. Aucune scène n'est particulièrement marquante, la violence est bien timide et les quelques scènes qui auraient pu envoyer un peu sont bâclées en quelques secondes et en plus peu lisibles... On a donc le sentiment d'un gros gâchis! D'ailleurs au final on se fichera totalement de ne pas savoir qui a tué les trois malfrats, leur sort ne nous intéressant aucunement...

Narration off horripilante, acteurs jamais attachants, mise en scène bâclée, ce "Gangster Playboy" cumule les points négatifs au point de rendre inintéressant un fait divers qui en toute logique l’était forcément...

"Gangster Playboy" est sorti le 7 janvier 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray contient quant à elle une image au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Aucun bonus, c'est d'autant plus dommage qu'un documentaire sur ce fait divers aurait pu être intéressant...

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Gangster playboy : La chute des Essex boys

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22.01.15

06:15:24, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Morten, apprend le meurtre sordide de sa fille Johanna, tuée à la perceuse. Pourtant, à sa grande surprise, celle-ci est devant lui à son ordinateur. Johanna semble être dans un mauvais état, complétement ailleurs, un liquide noire coulant de sa bouche. Tout en essayant de sauver sa fille, Morten va enquêter sur les motivations de ce tueur en série transformant les gens en zombie.

Mon avis :

Malgré le fait que "Dark Souls" soit l’œuvre de deux petits frenchies, cet étrange thriller fantastico-horrifique datant de 2010, nous vient en fait de Norvège. Il débarque enfin chez nous grâce à l'éditeur indépendant Le Chat qui Fume, près de quatre ans après sa sortie en salle dans son pays natal, où il est d’ailleurs par la suite sorti en DVD et Blu-ray et alors qu’il est déjà sorti en DVD également en Angleterre en 2012 et en DVD et Blu-ray en Allemagne en 2013 sous le titre "Zombie Driller Killer"...

"Mørke sjeler" (Oui, c'est le titre original!) est le premier long métrage de César Ducasse ("Lies Inc.") et Mathieu Péteul ("Ultimate Super 8"), deux jeunes réalisateurs français partis tourné en Norvège avec des acteurs locaux. Le film commence assez fort avec une scène plutôt marquante où une joggeuse est agressée et finalement assassinée par un psychopathe armé d'une perceuse.

Seulement voilà arrivée à la morgue, la jeune femme va s'avérer être pas si morte que cela malgré le fait qu'on lui ait percé le crâne! Johanna Ravn va alors rentrer tranquillement chez elle, mais elle ne sera plus vraiment la même... En effet, elle marchera comme un zombie et crachera un liquide noir ressemblant à du pétrole!

"Dark Souls" fait parti des films dit d'infectés, mais contrairement à la plus part des films existants, celui-ci est un curieux mélange de genres, oscillant constamment entre le film fantastique, le film d'horreur, le thriller, le film policier, le drame et même étonnamment la comédie... Cette variété de styles sera d'ailleurs assez déstabilisante et beaucoup risquent de ne pas accrocher à cause de cela, pourtant c'est aussi ce qui fait la force de ce métrage et le fait sortir du lot.

Les réalisateurs apporteront qui plus est une vision assez originale de ces infectés puisque ceux-ci vivront par la suite parmi le reste de la population sans que cela ne gêne qui que ce soit. D'ailleurs, même s'ils fonctionneront quelque peu au ralenti et qu'ils ne parleront plus, ils continueront à avoir une certaine intelligence comme le prouvera l'appel à l'aide de Johanna lorsqu'elle sera sur son ordinateur, comme si elle était prisonnière de son propre corps.

Le côté décalé du film sera essentiellement apporté par la musique du film, signée Wojciech Golczewski ("Corruptions", "Late Phases"), parfois en total décalage avec les images à l'écran et par quelques personnages fort étranges.

Le film tourne essentiellement autour du personnage de Morten Ravn, le père de Johanna, interprété par Morten Rudå ("La nouvelle vie de Monsieur Horten", "La femme dans le frigo"), un homme d'une cinquantaine d'années, un total anti-héros donc, qui va mener son enquête en parallèle avec celle de la police.

Une partie du casting est amateur, la plus part étant des amis de l'un des réalisateurs, mais pour les rôles parlés les plus importants, les réalisateurs ont tout de même fait appel à des professionnels comme par exemple la charmante Ida Elise Broch ("L'homme qui aimait Yngve", "Pax"), qui joue ici le rôle de Maria ou encore Kyrre Haugen Sydness ("Opération sabotage", "Headhunters") dans celui de l'inspecteur Richard Askestad. Une bonne chose en tous cas, car l'interprétation, c'est souvent ce qui pêche dans ce type de petits budgets.

Même si le faible budget se ressent quelque peu dans l'esthétisme pas toujours égal du film, celui-ci, tourné en 16mm, bénéficie toutefois d'une photographie et d'une mise en scène dans l'ensemble assez soignées.

Malgré un scénario assez original et inattendu, celui-ci sera tout de même quelque peu bancal et aurait mérité d'être un peu plus approfondi. Ainsi on aura au final que peu de réponses à nos questions. Enfin, le maquillage des infectés sera très probant et forcément constituera un des principaux atouts du film.

Avec son ton décalé et son message écolo, "Dark Souls" constitue une véritable curiosité dans le paysage des films d'infectés, suffisamment à part pour susciter l'intérêt, même si le film est au final tout de même un peu bancal et pas forcément très facile d’accès...

"Dark Souls" est sorti en DVD le 7 octobre 2014 chez Le Chat qui Fume dans une très belle édition digipack slim. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste norvégienne Dolby Digital 2.0. Les bonus se composent de 9 scènes inédites (12’), d'un début alternatif (5’), d'une interview des réalisateurs César Ducasse et Mathieu Peteul (22’), d'un Making of (15’), du film tourné en 8mm présent dans le film (2’), de 2 courts métrages : "Milkman" (4’) et "Petiatil Cx HTDUI" (2’), d'une featurette sur les effets spéciaux de "Dark Souls" (6’), de la bande-annonce et du teaser.

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21.01.15

06:34:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lily est vendeuse de popcorn dans un bar perdu au milieu de nulle part. Timide, peu sûre d’elle, elle accumule les frustrations du quotidien face à des clients souvent mécontents et à sa collègue Melody dont elle est le souffre-douleur. Un jour, son subconscient débarque, ainsi que deux étrangers particulièrement nonchalants...

Mon avis :

Après nous avoir offert une petite incursion dans l'univers du western spaghetti avec son très sympathique court métrage "Woman with no name", Fabio Soares, le réalisateur français le plus tatoué, nous revient avec "Bitch, Popcorn & Blood", un nouveau court métrage présenté une nouvelle fois au public lors d'une avant-première au Panorama Max Linder. C'était le samedi 22 novembre 2014 à 11 heures et le film était présenté en double-programme avec "LooS en Gohelle" de Mike Zonnenberg (par ailleurs co-scénariste de "Bitch, Popcorn & Blood") dans la plus pure tradition du cinéma Grindhouse...

Eh oui, en effet, avec un titre comme "Bitch, Popcorn & Blood", Fabio Soares ne pouvait nous proposer qu'un programme 100% Grindhouse et donc un court 100% inspiré films d'exploitation. Vous remarquerez que c'est assez fou ce qu'il y a comme salopes dans le cinéma dit Grindhouse! Je pense notamment à des films comme l'assez moyen "Bitch Slap" ou encore l'excellent "Run! Bitch Run!"...

A nouveau le réalisateur s'est bien entouré avec un casting solide et bien entendu avec cette fois encore une jolie tatouée. Alors que le casting de "Woman with no name" comprenait tout de même Bernie Bonvoisin ("Les Démons de Jésus", "Les Grandes Bouches", "Blanche") et Arben Bajraktaraj ("Taken", "Harry Potter et les reliques de la mort – Part 1", "Des Dieux et des Hommes"), cette fois, Fabio Soares s'est adjoint les services de Jochen Hägele ("Le village des ombres", "Un village français", "Résistance", "96 heures") et de Jane Badler ("V", "Falcon Crest", "Mission impossible, 20 ans après"), vous savez, la méchante Diana de la série "V"!

Dans le rôle principal, celui de Lily, on trouve la charmante Elise Gaiardo, qui s'en sort plutôt bien face à ces acteurs plus expérimentés et dans celui de Melody, Cristina Blackwater, modèle international au corps bien tatoué comme le réalisateur les affectionne.

Malgré de petites imperfections, j'avais beaucoup apprécié le premier court de Fabio Soares et j'attendais donc beaucoup de ce nouveau court. Cette fois encore le réalisateur montre son professionnalisme et son talent à travers une mise en scène impeccable, mise en valeur par la très belle photographie de Nicolas Meunier. Enfin, pour la musique, Fabio Soares a une nouvelle fois fait appel à ses amis de Junksista, un duo d'électro-rock allemand pour lequel il a déjà réalisé plusieurs clips.

Après deux courts aussi réussis, maintenant on attend avec impatience que Fabio Soares se lance dans un long, car il a largement le talent nécessaire...

Si le travail de Fabio Soares vous interpelle, n'hésitez pas à suivre son actualité sur son site officiel, ainsi que sur sa page Facebook!

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20.01.15

06:15:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils... Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien - son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation...

Mon avis :

Après nous avoir totalement bluffé avec "The Raid", le réalisateur Gareth Evans ("Footsteps", "Merantau", "V/H/S/2") nous revient avec un deuxième volet où l'on aurait pu craindre à une redite. Eh bien non, il n'en sera rien! Et la claque n’en sera que plus importante!

Contrairement à "The Raid", "The Raid 2" bénéficie d'un scénario beaucoup plus intéressant, avec une histoire nettement plus complexe et construite. Dans le premier film, une équipe d'intervention de la police indonésienne prenait d'assaut une citadelle réputée imprenable et se retrouvait prise au piège dans cette enceinte, n'ayant d'autre choix que de combattre pour survivre... Les scènes d'action étaient certes hyper efficaces, mais le scénario était tout de même assez léger.

Cette fois, on retrouve Rama, toujours interprété par Iko Uwais ("Man of Tai Chi"), qui va infiltrer une organisation mafieuse, bravant pour cela tous les dangers et sacrifiant deux années de son existence en se faisant enfermer dans une prison où il va être accueilli avec une certaine hostilité...

Depuis ses débuts dans "Merantau", l'acteur s'est quelque peu étoffé, mais cela n'empêche pas de se battre avec toujours la même agilité. Les scènes de combats sont vraiment impressionnantes, comme par exemple celles en prison où il doit affronter une foule d'assaillants. Des combats toujours spectaculaires, originaux et surtout très lisibles comme dans les précédents longs du cinéaste gallois.

Iko Uwais ne sera pas le seul acteur à impressionner, Yayan Ruhian ("Merantau", "The Raid"), l'autre acteur fétiche du cinéaste est une fois de plus réellement bluffant et sera même d'ailleurs le personnage le plus touchant du film. D'ailleurs il sera à noter que les deux hommes sont également les chorégraphes des combats du film.

Julie Estelle ("Kuntilanak", "Macabre"), la fille au marteau, Very Tri Yulisman ("The Raid"), l'homme à la batte de baseball et Cecep Arif Rahman, dont c'est pour le moment le premier rôle au cinéma, camperont quant à eux un trio de tueurs à gages particulièrement marquants et efficaces. Il est à noter d'ailleurs que Julie Estelle a suivi un programme intensif durant six mois pour apprendre le Silat (l'art martial indonésien), car elle ne le pratiquait pas avant.

Une galerie de personnages assez riche donc, complétée par Tio Pakusodewo ("Pintu terlarang", "Java Heat") dans le rôle de Bangun, un parrain de la mafia, Arifin Putra ("Macabre") dans le rôle d'Uco, le fils à papa en manque de reconnaissance voulant devenir calife à la place du calife, Oka Antara ("V/H/S/2", "Killers") en fidèle homme de main et Alex Abbad ("Merantau") en méchant rival.

Si le film démarre très fort, il va tout de même en s'intensifiant jusqu'à la fin pour finir sur un final très réussi, mais la grande force de ce second volet, c'est à la fois sa diversité et son intensité. Aucune scène d'action semble ressembler à une autre et puis il n'y aura pas que des combats à mains nues, on aura également le droit à une course poursuite superbement filmée.

Bon évidemment, avec le recul, on pourra tout de même émettre des doutes, au niveau crédibilité, sur le fait qu'un homme puisse encore tenir debout après avoir pris autant coups que notre héros, mais durant le film, on n'y pense pas forcément tellement on est porté par l'action. Le film est pourtant assez long (2h30 tout de même!), mais on ne s'ennuie pas une seule seconde! Attention tout de même aux âmes sensibles, car certaines scènes sont assez sanglantes et la violence est évidemment très frontale...

Franchement chapeau monsieur Evans! Vous êtes en train de devenir en très peu d'années la référence absolue en matière de films d'action! Vous l'aurez compris, "The Raid 2" est un pur chef d’œuvre du film d'action et d'arts martiaux, supérieur encore au premier volet. Maintenant, on attend avec impatience le troisième volet déjà annoncé, en espérant que le réalisateur frappe encore plus fort...

"The Raid 2" est sorti chez Wild Side Vidéo le 26 novembre 2014 en DVD et Blu-ray, en éditions solo et en coffret accompagné du premier volet. Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 2.0 et indonésienne Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray comporte une image au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et indonésienne dts-HD Master audio 5.1. Les bonus se composent d'une rencontre de 44 minutes avec Gareth Evans et Iko Uwais, 9 scènes coupées dont 3 en exclusivité mondiale, un documentaire d'1h16 sur le cinéma d'action indonésien, plus un making of de 19 minutes, trois featurettes intitulées "Tourner une suite" (10'45), "Réaliser un film d'action" (13'), "Chorégraphie des combats (6'20) et enfin la bande annonce du film.

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Permalink 971 mots par flo001fg Email , 150 vues • Réagir

19.01.15

06:15:27, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Captives

Réalisateur : Atom Egoyan

Année : 2015

Origine : Canada

Durée : 1h52

Avec : Ryan Reynolds, Scott Speedman, Rosario Dawson, Mireille Enos, Kevin Durand, Alexia Fast, Bruce Greenwood, etc.

Par Nicofeel

Après plusieurs ratés (les films Chloé, Adoration), on était légitimement en droit de penser si le cinéaste Atom Egoyan était encore en capacité de sortir un grand film.
La réponse est apportée avec Captives, qui constitue un véritable tour de force. Ce film synthétise d'ailleurs très bien la filmographie du réalisateur canadien, en évoquant plusieurs sujets qui lui tiennent à cœur : l'enfance ; le voyeurisme ; les nouvelles technologies.
Depuis son chef d’œuvre, De beaux lendemains, Atom Egoyan ne nous avait pas raconté avec autant d'intensité le monde de l'enfance, une enfance maltraitée. Ici, une petite fille, Cassandra, est enlevée à l'âge de 9 ans par un ravisseur qui a tout du pédophile. L'enlèvement de jeunes filles et leur séquestration est une thématique très actuelle que l'on retrouve dans plusieurs films récents. On songe au très perturbant Megan is missing de Michael Goi, au torturé Chained de Jennifer Lynch ou encore plus récemment à Prisoners de Denis Villeneuve. Mais à la différence de ses pairs, Egoyan ne cherche pas à faire dans le sensationnel ou dans le choquant. Pas question pour lui de décrire un pédophile et faire un énième long métrage sur un détraqué qui s'en prend à des enfants. Son film reste avant tout très psychologique dans son approche.
Atom Egoyan s'intéresse avant tout aux relations entre les individus. Comme dans Exotica, il y a dans Captives un voyeurisme mais qui n'est jamais complaisant. Car le spectateur voit la souffrance de Cassandra et de sa mère. En l'espèce, c'est la jeune Cassandra qui est condamnée, depuis “sa prison”, à observer sa mère, sans pouvoir communiquer avec elle. Le pédophile qui la retient en otage depuis de nombreuses années prend plaisir à voir souffrir Cassandra mais aussi sa mère, puisque de manière perverse il dissémine dans l'hôtel où celle-ci travaille, des objets ayant appartenus à Cassandra.

De manière évidente, Atom Egoyan met le doigt sur les dangers que constitue Internet, comme il l'avait déjà indiqué dans Adoration. A la manière du film Trust de David Schwimmer, Captives montre bien qu'Internet donne la possibilité à des détraqués sexuels de se fédérer entre eux, ce qui leur ouvre des portes...
Captives décrit un réseau de pédophiles particulièrement bien organisé. Par son côté réaliste, le film est assez malaisant. On se rend compte que les enfants ne sont plus à l'abri de rien. Le danger peut venir de n'importe où. Il faut être particulièrement vigilant avec l'utilisation d'internet, surtout que les réseaux dits “sociaux” ne cessent de prendre de l'importance. Dans Captives, c'est Cassandra elle-même qui sert d'appât pour attirer des petites filles dans les filets des prédateurs sexuels.Tout cela fait peur car Egoyan décrit avec une minutie et un sens du détail un réseau de pédophiles qui sait où il va, et qui dispose de moyens importants.
En plus de sa grande richesse sur le plan thématique, Captives se révèle fort sur le plan émotionnel. Pour arriver à ce résultat, le cinéaste canadien n'a pas hésité à recourir à plusieurs reprises à des flashbacks qui nous montrent d'un côté la vie avant l'enlèvement et de l'autre la vie actuelle. Le spectateur se sent forcément en empathie avec les membres de cette famille qui sont tous détruits mentalement, et qui aspirent à retrouver une vie normale. Pour cela, encore faut-il avoir des nouvelles de Cassandra qui a disparu depuis plusieurs années.
C'est d'ailleurs tout l'objet du film. Si on retrouve dans celui-ci toutes les obsessions d'Egoyan, Captives constitue un thriller particulièrement haletant. On se demande si cette famille “éclatée” va pouvoir être réunie. Autrement dit, les parents de Cassandra ou la police parviendront-ils à retrouver Cassandra et à démanteler ce réseau de pédophiles ? Bien malin sera celui qui pourra deviner la fin de Captives, car son réalisateur a bien vérouillé son film. Le réseau de pédophiles, qui semble partout et nulle part – la scène de la soirée de charité pour donner des dons à la police en est une preuve évidente, avec ces prédateurs qui jouent le rôle de bienfaiteurs avant de revêtir le costume de prédateurs – fait froid dans le dos. On sent qu'il faut un acharnement incroyable, voire une certaine chance, pour pouvoir être plus malin que ces gens.
Quelques mots sur la distribution. Dans le rôle des parents détruits mentalement, Ryan Reynolds et Mireille Einos sont très crédibles. Mention spéciale aux deux agents de police du film. Rosario Dawson joue ainsi de manière sobre le rôle de cette inspectrice qui traque les réseaux de pédophiles sur internet. Quant à Scott Speedman, il incarne un troublant policier, qui semble avoir été touché sur le plan mental à force de travailler dans ce milieu. Car l'une des questions du film est aussi de savoir comment ces policiers font pour vivre normalement après avoir vus dans la journée de nombreuses images d'enfants maltraités, martyrisés ? Pas évident. Le mal peut gangréner tout le monde, y compris ceux qui le combattent.
Au final, Atom Egoyan livre avec ce film un thriller captivant, en phase avec les préoccupations de notre société actuelle, qui ne dessert l'étreinte sur le spectateur que lorsque le générique de fin apparaît à l'écran.

Permalink 973 mots par nicofeel Email , 118 vues • Réagir

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