Catégorie: Interview

14.04.14

07:29:39, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

A l'occasion de la sortie en salle de "Une Promesse" le 16 avril, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer Patrice Leconte lors de l'avant-première du film le soir du 8 avril au mK2 Bibliothèque où le réalisateur a eu la gentillesse d'accepter de répondre à mes questions:

Bonjour Monsieur Leconte ! Je vous remercie de prendre le temps de répondre à mes questions. C’est vraiment très gentil de votre part. Comment est né votre nouveau film "Une Promesse" ?

Un ami scénariste, Jérôme Tonnerre, m’a donné un jour ce « petit » livre de Zweig en me disant « Je crois qu’il y a là un film pour toi ».

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Un souvenir lumineux, harmonieux. Les peintres utilisent une expression que j’aime, lorsqu’ils sont heureux de l’évolution de la toile sur laquelle ils travaillent : « Ça vient bien ». Et c’est ce que j’aurais pu dire jour après jour durant ce tournage.

Vous avez tourné pour la première fois en anglais avec un casting international. Était-ce plus difficile ?

Non, ça n’a absolument rien changé à ma manière de faire, à mes rapports avec les acteurs, sauf que nous nous parlions en anglais.

Pourquoi ne pas l’avoir finalement tourné en Allemand comme vous l’aviez envisagé initialement ?

Tourner en allemand m’a traversé l’esprit, par pure fidélité à Zweig, mais cette idée a vite été abandonnée, car je ne parle pas un mot d’allemand, et je ne me voyais pas travailler avec des acteurs avec la présence permanente d’un interprète.

Comment s’est fait le choix des acteurs ?

Je me suis fait aidé par une casting director anglaise formidable, Suzie Figgis, qui m’a suggéré des acteurs, des rencontres. Je connaissais Rebecca Hall, Alan Rickman, mais j’avais besoin de quelqu’un d’avisé qui m’en suggère l’idée.

Parmi votre filmographie, quels sont vos films préférés et pour quelles raisons ?

Je suis incapable de choisir. Mais il y avait, tout au long de la création de "La fille sur le pont", une petite magie particulière dont je me souviendrai toujours.


Au début de votre carrière de cinéaste, vous avez réalisé pas mal de courts métrages dont seuls quelques uns sont sortis en DVD. Y a-t-il une chance qu’ils sortent un jour sur les bonus d’autres films ou sur une compilation ?

Les vieux courts métrages sont souvent beaucoup mieux où ils sont, c'est-à-dire aux oubliettes, car, de la même manière que l’on ne souhaite pas revoir des photos de soi adolescent, je n’ai pas très envie de montrer mes premiers films.

Vous êtes également romancier. Entre cette activité et celle de réalisateur, vers laquelle votre cœur balance ?

Mon cœur ne balance pas, j’aime les deux. Mais il est vrai que le cinéma, qui est mon envie depuis toujours, reste ma principale passion.

Vous avez aussi été dessinateur de bandes dessinées à l’époque du magazine Pilote. Est-ce que cela vous manque parfois ?

Cela ne me manque nullement, car je savais que cette période BD n’était qu’une parenthèse dans ma vie. D’ailleurs je ne dessine presque plus, et je ne lis pratiquement pas de BD. Pilote, qui reste un souvenir merveilleux, appartient à un passé très lointain désormais.

Pouvez-vous nous parler de "Music !", votre prochain film d’animation ?

Difficile d’en parler, car pour l’instant le projet est quasiment au point mort, faute de financement. Il s’agit d’un scénario original, de Jérôme Tonnerre, et dont le pitch est simplissime : « Et si un jour la musique n’existait plus… ».

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Oui, l’adaptation de la pièce de Florian Zeller, "Une heure de tranquillité", que nous allons tourner cet été.

Avez-vous toujours envie d’arrêter le cinéma ?

Non, décidément non.

Référencer ici toutes les éditions DVD et Blu-ray serait impossible (Pour les trouver, n'hésitez pas à vous rendre sur le site!), mais voici déjà une sélection de chaque titre en DVD et Blu-ray pour ceux qui existent dans ce format:

Du court au long Vol. 1

Du court au long Vol. 1
Voir la fiche
Les vécés étaient fermés de l'intérieur

Les vécés étaient fermés de l'intérieur
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche
Les Bronzés - Edition collector / 2 DVD

Les Bronzés - Edition collector / 2 DVD
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Amazon à 13€
Voir la fiche

Les Bronzés (Blu-ray)

Les Bronzés (Blu-ray)
Amazon à 12.73€
Fnac à 13.39€
PlusDeDVD à 13.79€
Voir la fiche
Les Bronzés font du ski - Edition collector / 2 DVD

Les Bronzés font du ski - Edition collector / 2 DVD
PlusDeDVD à 11.95€
StudioCanal à 12.99€
Fnac à 13.26€
Voir la fiche
Les Bronzés font du ski (Blu-ray)

Les Bronzés font du ski (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
StudioCanal à 14.99€
Amazon à 14.99€
Voir la fiche

Viens chez moi j'habite chez une copine - Splendid

Viens chez moi j'habite chez une copine - Splendid
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Amazon à 13.13€
Voir la fiche
Ma femme s'appelle reviens - Collection Splendid

Ma femme s'appelle reviens - Collection Splendid
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Amazon à 11.95€
Voir la fiche
Circulez y'a rien à voir

Circulez y'a rien à voir
Voir la fiche

Les Spécialistes

Les Spécialistes
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.49€
StudioCanal à 9.99€
Voir la fiche
Tandem - Edition collector

Tandem - Edition collector
Voir la fiche
Monsieur Hire

Monsieur Hire
Amazon à 8.67€
PlusDeDVD à 9.19€
Fnac à 11.59€
Voir la fiche

Le mari de la coiffeuse

Le mari de la coiffeuse
Voir la fiche
Le batteur du Boléro

Le batteur du Boléro
Amazon à 10.67€
Voir la fiche
Le parfum d'Yvonne

Le parfum d'Yvonne
PlusDeDVD à 3.67€
Voir la fiche

Ridicule - Edition collector 2005 / 2 DVD

Ridicule - Edition collector 2005 / 2 DVD
Voir la fiche
Ridicule (Blu-ray)

Ridicule (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
Fnac à 19.71€
Voir la fiche
Les grands ducs

Les grands ducs
PlusDeDVD à 4.59€
Voir la fiche

1 Chance sur 2 - Edition 2011

1 Chance sur 2 - Edition 2011
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.91€
StudioCanal à 9.99€
Voir la fiche
La fille sur le pont - Edition StudioCanal

La fille sur le pont - Edition StudioCanal
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Fnac à 13€
Voir la fiche
La veuve de Saint-Pierre - Universal classics

La veuve de Saint-Pierre - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 11.7€
Fnac à 13€
Voir la fiche

Félix et Lola

Félix et Lola
Voir la fiche
Rue des plaisirs

Rue des plaisirs
Voir la fiche
L'homme du train

L'homme du train
Voir la fiche

L'homme du train (Blu-ray)

L'homme du train (Blu-ray)
Voir la fiche
Confidences trop intimes

Confidences trop intimes
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Amazon à 13€
Voir la fiche
Dogora, l'éveil des sens

Dogora, l'éveil des sens
Voir la fiche

Grosse chaleur

Grosse chaleur
Amazon à 9.02€
Voir la fiche
Les Bronzés 3 : Amis pour la vie - Edition collector / 2 DVD

Les Bronzés 3 : Amis pour la vie - Edition collector / 2 DVD
PlusDeDVD à 9.19€
StudioCanal à 9.99€
Amazon à 13.26€
Voir la fiche
Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (Blu-ray)

Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (Blu-ray)
Amazon à 12.65€
PlusDeDVD à 13.79€
StudioCanal à 14.99€
Voir la fiche

Mon meilleur ami

Mon meilleur ami
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche
La guerre des Miss

La guerre des Miss
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 10.01€
Fnac à 12.69€
Voir la fiche
Voir la mer

Voir la mer
Amazon à 16.71€
CDiscount à 17.11€
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche

Voir la mer (Blu-ray)

Voir la mer (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
StudioCanal à 14.99€
Amazon à 14.99€
Voir la fiche
Le magasin des suicides

Le magasin des suicides
Amazon à 8.92€
PlusDeDVD à 9.19€
Fnac à 11.89€
Voir la fiche
Le magasin des suicides (Blu-ray 3D)

Le magasin des suicides (Blu-ray 3D)
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 15€
Fnac à 15€
Voir la fiche

Permalink 723 mots par flo001fg Email , 135 vues • Réagir

20.02.14

06:58:43, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Producteur, directeur du développement et responsable financier de « Affreux, Sales & Méchants », Vladimir Feral est un homme très occupé... Il a toutefois eu l'amabilité de me consacrer quelques minutes et ainsi de répondre à mes questions:

Bonjour Vladimir !

Quel est votre rôle à chacun au sein de « Affreux, Sales & Méchants » ?

Je suis le créateur de la société. Mon rôle est de faire en sorte que la société tourne évidemment avec des projets qui se fassent de manière régulière et des projets qui correspondent à l’image d’ASM, donc en fait je suis donc à la fois producteur, créateur de la société et surtout un petit peu à la base de tous les films, les choix éditoriaux, visuels etc...

"L'enclume" de Thierry Nevez

Comment est né « Affreux, Sales & Méchants » ?

« Affreux, Sales & Méchants » est né au départ d’une envie de créer une société avant mes 25 ans. J’ai co-créé cette société avec un associé qui s’appelle Alban Villani, qui est maintenant à Singapour dans les nouveaux médias et jeux vidéo. On a créé ça parce qu’on s’était très bien entendu sur nos bancs d’école, on va dire, à l’Université et que pendant l’école, on devait entre autres de faire un Master, des mémoires etc..., on devait faire un business model et donc on avait fait un business model sur un principe de film en cross média et trans média, qui s’appelait "Bikini’s college" qui était le guide interactif de la drague internationale et l’idée c’était de le faire à la fois pour internet, pour la télé, pour les téléphones portables etc, etc... On a créé ça pendant nos études en 2004 et on a monté avec la société en 2005, donc on voulait faire du court métrage, mais on s’était aussi lancé dans cette série virtuelle, qui s’appelait "Bikini’s college" et qu’au final on n’a jamais vraiment terminé, car on a eu trop de travail avec la fiction et surtout on l’a fait un peu trop en amont et du coup les téléphones portables intelligents n’existaient pas comme aujourd’hui et donc on est arrivé un peu trop tôt sur ce créneau là...

Vous étiez en quelque sorte précurseur...

Oui, un petit peu !

Pourquoi ce nom ? Aimiez-vous particulièrement le titre du film d’Ettore Scola ou vouliez-vous montrer à travers ce nom une certaine image ?

Oui, alors il y a en fait deux choses tout simplement quand on a créé la société... On se posait plusieurs questions parce que le nom d’une société est quelque chose qui marque, car c’est la première chose qui vient à l’esprit d’une personne quand on parle de la production, alors effectivement on aimait bien l’univers d’Ettore Scola, ce qu’il a fait, on savait qu’ "Affreux, sales et méchants" avait gagné, pas le Grand prix du festival de Cannes, mais il avait juste gagné un prix de la mise en scène, mais ça avait fait pas mal polémiquer en ce temps là et il y avait un petit peu dans ce côté-là « Affreux, sales & méchants », un côté à la fois sympathique, voyeur et un petit peu atypique qu’on pouvait trouver dans le nom que les autres sociétés qui s’appellent toujours les productions de ou les films du etc... Donc on savait qu’avec ça, on avait quelque chose de bien et très rapidement sont venus se greffer le principe du « Les affreux scénaristes, réalisateurs », « Les sales comédiens, techniciens », « Les méchants producteurs et partenaires financiers »... Après on est parti là-dessus, on a un petit peu compartimenter les choses et à chaque fois qu’une personne intégrée la société, elle prenait donc d’office l’un des noms titres soit l’affreux, le sale ou le méchant...

"A minuit, ici tout s'arrête" de Just Philippot

Comment sélectionnez-vous vos projets de fictions ?

Alors, on le fait de manière assez empirique parce que, comme on bosse beaucoup, tous les associés, aussi bien David Hourrègue qui s’occupe du long métrage avec moi, Cédric Delannoy qui est au court métrage, on essaye de recevoir un maximum de projets qu’on a par courrier, on essaye de les lire et de répondre au maximum... C’est toujours compliqué, car on n’a pas forcément toujours le temps pour tout faire, souvent on fait ça pendant les vacances, on lit beaucoup pendant les vacances et pendant les vacances on revient et on dit, tiens il y a ça qui peut être intéressant et tout, mais on a aussi des réalisateurs avec qui on a déjà travaillé, qu’on aime bien continuer à suivre, avec qui on nous soumet des projets, qu’on accepte ou pas, mais c’est surtout le même principe toujours d’avoir un côté fantastique ou bien encré dans le réel qui lorgne avec le fantastique et toujours aussi ce côté dérangeant qu’on peut avoir, un peu pince sans rire chez « Affreux, Sales et Méchants » et qu’on aime bien, donc après, le choix se fait en interne, on est plusieurs, on essaye de se faire une fois par trimestre une sorte de récap de tous les courts métrages qu’on a vu, qu’on a lu. On parle des réalisateurs aussi parce que le parcours des réalisateurs est important. On fait toujours des premiers films, on en fait au moins un par an, parce que c’est important, cela permet à un jeune réalisateur d’avoir enfin quelque chose à montrer, une visibilité... Nous ça nous permet de rencontrer une nouvelle personne qui est un peu vierge dans le domaine... Mais après, voilà, ça se fait maintenant à la décision, on va dire votes en fonction des différents producteurs qu’il y a ici... Que tout le monde soit bien au courant de ce qu’on fait et tout...

"Entre-deux" de Lucas Fabiani et Pascal Barbier

Vous avez, il me semble, trois longs métrages en développement...

Oui, trois dont deux surtout bien avancés, le troisième est surtout en écriture pour l’instant.

Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, alors le premier, c’est le tout premier de la société qu’on a monté, ça s’appelle "Direction assistée" de Jérôme Boivin avec Patrick Chesnais et Isabelle Carré. Jérôme Boivin était un de nos parrains de courts métrages. C’est David Hourrègue qui l’avait rencontré dans un vidéo club par hasard et il lui avait proposé son propre film, qui s’appelait "Baxter". Donc, ça a fait énormément rire Jérôme Boivin, David qui adorait Jérôme Boivin, du coup a proposé à ce que Jérôme soit le parrain de notre boîte de prod de courts et un beau jour en 2010, alors qu’on avait atteint un bon niveau de productions, il nous avait proposé un traitement et depuis le traitement, de fil en aiguilles, ben, c’est devenu un scénario, qui a plu à des comédiens, qui a plu à un distributeur et là on est en train de chercher tout simplement le montage financier pour partir faire le film…

Ensuite on a "Show mage" de Mehdi Senoussi qui est dans le starting block en ce moment puisqu’on est en train de commencer à faire les premiers dossiers de développement et de réécriture, alors le premier est une sorte de polar, un petit peu noir à humour grinçant, qui est une sorte de "Nikita" social, celui-ci est une sorte de thriller social sur une prise d’otages à Pôle emploi, là on est en train de réfléchir au casting et tout et tout, donc il est un cran en dessous dans le développement et le dernier, c’est avec Liam (Engle) avec qui on a fait "Mecs meufs" et "Le portail" aussi co-produit avec Black Bird, on est en train de réfléchir justement à l’écriture d’un long métrage, qui est en fait plus pour l’instant sur des pitchs et c’est donc à nous de décider vers où on va aller.

Et cela sera toujours en co-production ?

Non, du tout, du tout ! Il n’y a vraiment que "Le portail" qui était en co-production au départ et "Mecs meufs" effectivement...

"Mecs meufs" de Liam Engle

Touchez-vous de l’argent lorsque certains de vos courts sont diffusés à la télévision ?

Oui, quand c’est diffusé en télé, on touche de l’argent... Sur les télés, c’est un grand mot... Si on gagne de l’argent sur les courts métrages, c’est non ! Si on gagne de l’argent sur les télés, oui, puisque les télés payent un minimum les courts métrages qu’ils diffusent.

En plus de produire des films de fictions, vous faites également des clips et des publicités. Notamment vous vous êtes occupé des clips de Jenifer "Poupée de cire, poupée de son" et "Les jours électriques" et de "Who else ?" une publicité Internet pour Nespresso... Est-ce ce qui rapporte le plus ?

En fait, c’est ce qui nous permet de rester vivant, on va dire ! C’est-à-dire en fait que les pubs et les clips nous permettent de payer les dépassements qu’on a sur les courts métrages puisque les courts métrages nous coûtent de l’argent chaque années et on prend beaucoup de risques et on a rarement un retour sur l’investissement, puisque ce n’est arrivé qu’une fois sur les 40 courts métrages qu’on a produit et encore, le film coûtait tellement pas cher qu’il pouvait se rentabiliser rapidement... Mais c’était au tout début de la boîte et depuis, on dépense plus d’argent qu’autre chose dans la fiction et du coup, on arrive en faisant un peu de pub et des clips à maintenir les coûts de la boîte, à pouvoir payer les frais de la société et surtout à payer les dépassements des courts métrages.

Il y a quelques années, certains de vos courts étaient sortis en DVD sous le label DVD-Pocket. Pensez-vous réitérer l’expérience ?

Non, car DVD-Pocket, n’a pas fait faillite, mais en fait a eu un procès avec Pocket, qui était le Livre de Poche ; ils ont perdu le procès, donc du coup ils avaient l’incapacité de pouvoir utiliser et d’un la marque et de deux leurs stocks, donc à partir de là, la société est morte. Donc nous, à partir de là, notre éditeur DVD qui nous éditait tous nos films chaque année l’a plus fait et donc on le fait nous maintenant en interne pour les festivals.

En dehors des longs, quels sont vos futurs projets ?

On a deux courants qui sont en train de se faire. On a le courant qu’on appelle pour le moment « Octobre rouge », qui est un peu une production alternative, qu’on va lancer entre janvier et février. Quand je dis production alternative, c’est un peu comme s’est fait "Mecs meufs" et "I’m a sharpener". Donc là, on aurait trois ou quatre projets, on est en train de voir. Donc on lancera ça en janvier/février, donc c’est à la fois en recherche de financement sur internet, plus aussi on va dire en courant un peu plus classique. Et après on a l’autre programme, qui le programme de la société pure et dure qui ont été des scénarios qu’on a lu, relu, écrit et réécrit, en courts métrages je parle, qui est chapeauté par Cédric Delannoy, qui s’occupe maintenant du court métrage chez nous, où on a trois films qui se dégagent vraiment qui sont "Célébration", "Glistenburg" et "Tombé du ciel". Voilà, c’est les trois projets qui se dégagent vraiment et qui ont eu des subventions pour l’instant de régions et qu’on pousse pour commencer avoir des télés etc… Pour avoir un autre budget, conséquent, pour pouvoir réaliser ces projets ambitieux.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur "Rien ne peut t’arrêter", un court métrage qui va bientôt se terminer ?

Alors "Rien ne peut t’arrêter", j’aurai aimé que David (Hourrègue) soit là pour en parler, car David est à la fois réalisateur, du coup sur ce court métrage qui est son vrai premier court métrage, en tant que réalisateur on va dire pro, produit par une production professionnelle. Et David développe le long avec moi et aussi toute la partie pub, clip sur laquelle on sait que ça nous permet de vivoter. Donc en fait "Rien ne peut t’arrêter", c’est un peu notre monstre de l’année prochaine, monstre, je dis ça puisque le film est très bon, à la fois parce que le film a coûté cher, à la fois parce que le film continue à coûter cher puisque on est en post-prod, que on a beaucoup d’effets spéciaux, d’effets visuels, d’effets sonores... la musique à enregistrer qui est un orchestre symphonique etc... Et qu’au départ nous n’avions que deux régions pour faire le film, donc c’était quasiment une mission impossible, mais comme on sait, « Affreux, sales et méchants » sait faire les choses impossibles ou possibles et donc du coup, ce que je peux dire c’est qu’il y a une bande annonce qui va sortir bientôt, un petit teaser, vraiment très court, mais qui va donner un petit peu la couleur du film et on espère que les gens qui nous ont aidé sur ce film, je pense aux plus de 300 personnes qui nous ont aidées sur Ulule et tout ça, ça va leur donner un bon petit coup au moral avant les fêtes (Note : L’interview a été réaliser avant Noël..) pour qu’ils en profitent au maximum, pour débuter une bonne année et comme ça ils auront la patience d’attendre encore un petit peu de temps, car on ne l’a pas fini, fini, tout simplement.

Merci beaucoup !

Ben de rien ! Il y aussi la collection Vian, qui sont 5 courts métrages inspirés des nouvelles de Boris Vian qu’on co-produit avec Nolita cinéma... Voilà, merci !

Cette interview a été réalisée avec l'aide précieuse de Fanny Grailet. Un grand merci aussi à elle!

Si les projets de « Affreux, Sales et Méchants » vous intéressent, vous pouvez les suivre sur leur page facebook, sur Twitter ou sur leur site

Photos : © Affreux, Sales & Méchants Productions

Affreux, Sales & Méchants Productions : 6 courts métrages - Collection Producteur de court métrage

Affreux, Sales & Méchants Productions : 6 courts métrages - Collection Producteur de court métrage
Fnac à 17€
Voir la fiche
13 courts mortels

13 courts mortels
Amazon à 17€
Fnac à 17€
Voir la fiche

Permalink 2569 mots par flo001fg Email , 382 vues • Réagir

19.02.14

06:58:11, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Le compositeur Guy-Roger Duvert à qui on doit notamment les musiques des films "Les yeux secs", "Eyeborgs" et "Tension(s)", mais également de nombreuses musiques de courts métrages, trailers, jeux vidéos etc... a eu la gentillesse de répondre à mes questions:

Bonjour Guy-Roger. Peux-tu te présenter ?

Bonjour. Je suis compositeur de musiques de films, de jeux vidéos, de trailers, et de plein d'autres projets nécessitant de la musique (séries TV, théâtre, comédie musicale, pubs...etc). J'ai commencé à temps plein il y a 12 ans. J'ai eu de la chance de travailler très rapidement sur mon premier long métrage, qui a été pris à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, ce qui m'a clairement aidé pour la suite. Après avoir vécu à Paris pendant des années, je vis aujourd'hui à West Hollywood, en Californie. Avec une activité à l'arrivée très internationale (mon premier long était marocain, le second américain, le troisième canadien. Sur d'autres projets, j'ai travaillé pour des clients en France, en Belgique, aux USA, en Angleterre, à Singapour, et j'ai actuellement des pistes en extrême orient).

"Les yeux secs" de Narjiss Nejjar


Quel est ton parcours ? As-tu suivi une formation particulière ou es-tu autodidacte?

Je suis passé par le conservatoire, mais pas par la voie royale. J'ai fait du piano et du solfège en conservatoire d'arrondissement, puis en province. Une fois étudiant, j'ai pris des cours aux USA pendant un an, et enfin, j'ai pris 5 ans de cours particuliers de composition, d'orchestration, d'écriture, à la Schola Cantorum. Donc, musicalement, je ne suis pas autodidacte. En revanche, je n'ai jamais pris de cours spécifique de musiques de films. De ce point de vue là, je le suis, en apprenant de la meilleure manière possible : en apprenant des maîtres eux-mêmes. Je suis un très gros consommateur de films et de bandes originales.

"Eyeborgs" de Richard Clabaugh

Travailles-tu étroitement avec les réalisateurs lorsqu’on te demande de composer pour un film ?

Oui, bien sûr. Ce sont eux les « maîtres d'ouvrage » artistiques. Ce sont eux qui ont la vision du film. Donc, si, bien évidemment, une partie de mon travail consiste aussi à faire des propositions auxquelles le réalisateur ne pense pas nécessairement au départ, l'idée est toujours que ces propositions respectent la vision générale du film. Et la seule personne à même de dire si c'est le cas ou non est le réalisateur. Il est donc primordial de travailler étroitement avec eux. Ceci étant dit, d'un cas à l'autre, le niveau de liberté est très variable. Dans certains cas, on me laisse une liberté quasi complète, le réalisateur me faisant confiance, à partir d'indications données par lui au départ.

"Tension(s)" de Vincent Lecrocq

Prenons l'exemple de "Tension(s), comment as-tu travaillé avec Vincent Lecrocq?

L'avantage, avec Vincent, c'est qu'on avait déjà travaillé ensemble, sur l'un de ses courts métrages, "Survivant(s)". On se connaissait donc déjà bien. C'est vraiment un plaisir de bosser ensemble, car c'est le genre de configuration idéale pour un compositeur : un réalisateur qui a au départ une idée assez précise de l'orientation qu'il veut, des influences qu'il veut avoir etc..., et qui, une fois qu'on s'est bien compris sur ces orientations, laisse ensuite beaucoup de liberté au compositeur. Tout l’intérêt, dans "Tension(s)", était de développer un score qui soit à la fois action oriented sur toutes les phases de combats, d'infiltrations, mais aussi très intimate pour le drame qui se déroule dans cette maison. C'est ce que j'ai adoré à la lecture du scénario : on est dans un film de genre assumé, mais en même temps, on est dans l'humain. Les personnages ne sont pas caricaturaux, ils ont des doutes, des peurs. Il fallait pouvoir accompagner ça musicalement. Très tôt, avec Vincent, on s'est mis d'accord sur l'utilisation de guitares et de sons industriels. Les thèmes se sont ensuite rapidement développés. Et à l'arrivée, je pense que nous avons réussi à avoir un score très identitaire, avec une personnalité forte.

"Tension(s)" de Vincent Lecrocq

Travailles-tu différemment selon qu’il s’agisse d’une musique de film, d’un jeu vidéo, d’une publicité ou d’une bande annonce ?

Oui. En fait, la principale différence est la nécessité ou non de synchroniser. Concrètement de composer à l'image (ce qui est une contrainte particulière). Dans les films, tout doit être synchronisé, pour les jeux vidéos, uniquement les cinématiques s'il y en a. Et pour les trailers, uniquement lorsqu'on me donne le footage, ce qui arrive moins de 20% du temps. C'est là la principale différence. Autre différence : dans les films et les jeux vidéos, l'idée est souvent de développer des thèmes et de jouer sur des variations, ce qui est une composante absente des trailers. Autre différence : la musique de trailers est probablement la plus codée, et pourtant il convient de rester original, unique, tout en respectant ce code. A l'arrivée, j'ai vraiment du plaisir sur chacun des supports, et j'espère bien pouvoir continuer à travailler en parallèle pour chacun d'entre eux.

"Ça caille à l'Ombre" de Pierre-Yves Hampartzoumian


Comment se retrouve-t-on à composer les musiques de bandes annonces de blockbusters comme "Prometheus", "Transformers 3" ou "Green Lantern" ?

La première fois que je suis allé à Los Angeles, j'ai contacté toutes les sociétés de production de musiques de trailers, étant fan moi-même de ce type de musique. L'une d'entre elles s'est montrée intéressée par mon travail, et j'ai commencé à travailler pour eux. J'ai depuis été contacté par plusieurs autres sociétés de musiques de trailers, mais pour le cas spécifique des trailers, je reste exclusif avec la même société.


Y a-t-il des compositeurs qui t’ont particulièrement influencés ?

Oui, bien sûr ! En termes de musiques de films, ma principale influence est très probablement Hans Zimmer. Je pense avoir mon style personnel, mais son influence est je pense indéniable. A côté de ça, d'autres compositeurs m'ont également inspiré. En musiques de films, John Barry, ou Craig Armstrong, par exemple. Dans le domaine de la chanson, je suis marqué aussi bien par des groupes alternatifs comme Dead Can Dance que par la New Wave, en passant par des groupes d'electro pop rock comme Muse ! Et si l'on en revient aux classiques, j'adore Mozart, Beethoven, Handel et Tchaïkovski, même si Bach reste probablement mon influence première.


Quel matériel utilises-tu pour composer ?

Techniquement, parfois mon piano, mais c'est rare. Sinon, mon ordinateur, mon clavier, et un nombre gigantesque d'instruments virtuels. Soit je pars d'une idée précise que j'ai en tête, soit je me ballade parmi les sons tout en pianotant, et les idées arrivent. Dans ces cas, je découvre la musique au fur et à mesure que je la compose. Ce qui est assez curieux, quand on y pense.

Composes-tu également pour des projets personnels ? Peux-tu nous parler des différents albums que tu as sorti ?

Lorsque j'ai le temps, oui. Je bosse pour moi. J'ai sorti plusieurs albums, qui sont tous autant de projets personnels. Un de musiques de films de type pirates (avec certaines pistes très inspirées de "Pirates des Caraïbes", et les autres prenant plus d'indépendance sur cette première influence), un de musiques de films de type fantasy. Je m'éloigne même parfois de la musique de films. J'ai ainsi sorti une compilation de musiques zen, et un album de chansons electro pop rock, avec la chanteuse Constance Amelane.

J'ai aussi sorti une compilation de musiques de trailers, "Ultima Necat", que j'ai composées durant mes trois premières années à travailler sur cette niche, et dont je suis très fier. Certaines des musiques présentes sur cet album ont été utilisées pour des trailers comme "Transformers 3", "Sarah's Key", "Prometheus"... Mon prochain album a de fortes chances d’être axé science-fiction. On verra. En fonction du temps que j'aurai pour le faire.


Merci Guy-Roger!

Si vous souhaitez suivre le travail de Guy-Roger Duvert ou écouter ses compositions, je vous invite à vous rendre sur son site...

Autrement voici quelques DVD et Blu-ray sortis en France sur lesquels il a travaillé:

Survivant(s)

Survivant(s)
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 11€
Fnac à 11€
Voir la fiche
Eyeborgs

Eyeborgs
Amazon à 11.02€
Voir la fiche
Eyeborgs (Blu-ray)

Eyeborgs (Blu-ray)
Amazon à 16.26€
Voir la fiche

L'affaire Finaly

L'affaire Finaly
Voir la fiche
Permalink 1419 mots par flo001fg Email , 222 vues • Réagir

11.11.13

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo200

© Thibault Bunoust

C'est en tombant par hasard sur son blog Captain DVD que j'ai découvert Fabrice Colson il y a quelques années. Depuis je le suis à travers ses apparitions dans de nombreux films, que ce soit dans des longs, des courts ou encore des clips... Fabrice a eu la gentillesse de répondre à toutes mes questions et sans langue de bois:


Bonjour Fabrice ! Peux-tu te présenter ?

Bonjour, oui bien sur !!! Alors je suis né le 22 octobre 1968 à Lausanne en Suisse. J'ai fait toutes mes études là-bas et je suis arrivé en France en 1992. La Suisse ne faisant pas partie de l'Europe, j'ai pu m'asseoir très rapidement sur mes diplômes de gestion et redémarrer à zéro. Donc au fil des années et en mode « autodidacte » je suis passé par plusieurs métiers aussi divers qu'opposés, allant de cuisinier à encadreur de tableaux en passant par éducateur en foyer pour le ministère de la justice. C'est durant ce dernier job que j'ai commencé à mettre le pied dans le milieu du cinéma, passant mes récup et autres RTT en tout genre à me faire mon carnet d'adresse au lieu de me reposer. Et de fil en aiguille, en 2010, après avoir arrêté d'être éduc suite à une agression, j'ai décidé de me lancer et d'essayer de vivre de l'intermittence à temps plein et depuis cela n'a plus arrêté.


Parmi tes rôles les plus importants, quels sont ceux qui t’ont le plus marqué ?

Dans ceux qui m'ont le plus marqué, il y a celui que j'ai tourné cet été pour le court-métrage "Un seul corps" de Sotiris Dounoukos, où j'ai passé 6 jours dans un abattoir. J'y joue le chef d'équipe. Une ambiance hors norme, lourde et impressionnante. Je suis très impatient de voir le résultat final. J'ai fait un petit rôle de prêtre pour un téléfilm France 2, qui n’est pas encore passé, et où, sans y avoir été prévenu au préalable, j'ai dû faire 2 pages de messe en prenant ma plus grosse et belle voix lol.

"Le Réserviste" de Mathieu Berthon

Tu fais également pas mal de figuration. Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

Oui, on en fait tous (les intermittents) pas mal, cela permet de faire ces heures et parfois on peut vivre de grands moments et se faire des souvenirs uniques. Le futur film de zombies "Goal of the dead" a été tourné dans des conditions extrêmes (de nuit, dans un froid glacial, sous les souffleuses et couvert de lait de coco) mais restera un souvenir énorme. Les tournages de Groland aussi sont que du bonheur. J'ai un excellent souvenir sur "Demi-soeur" où j'ai discuté films d'horreur avec Josiane Balasko quand elle a découvert mes tatouages et surtout qu'elle en était fan !!! Et sinon le dernier en date c'est sur "3 coeurs" le prochain Benoît Jacquot où on s'est retrouvé qu'à trois figurants à faire les déménageurs pour Benoît Poelvoorde. A la fin de la scène on s'est retrouvé avec lui, pour retourner aux loges, à quatre dans un ascenseur tout petit et il nous a fait un sketch pendant toute la lente descente, un bonheur, il aurait fallu une caméra de surveillance dans la cabine !!!

Est-on toujours bien traité en tant que figurant ?

La plupart du temps oui, et heureusement sinon ce serait invivable !!! Très souvent les conditions sont difficiles en raison de la quantité que l'on peut être, ce que l'on appelle de figuration de masse qui est au dessus de 100 personnes (j'ai été jusqu'à 350). Ajouté à cela une mauvaise organisation et un climat difficile et tout peu vite tourner à la limite du supportable. Sans parler aussi du comportement de certaines personnes qui ne relève même pas du milieu animalier car ce serait leur faire injure !!! Des films comme "Star 80", certains jours de "Les reines du ring" ou plus récemment "F2014" sont un vrai calvaire, mais par moment il faut bien vivre et faire ces heures !!! Sinon niveau réalisateur en lui-même qui ne serait pas, disons « correct », c'est très rare. Ils ont souvent un caractère fort ça c'est clair, mais rarement irrespectueux. La seule réal (car oui il s'agit d'une femme) dont je ne garde guère un bon souvenir, c'est Pascale Ferran sur "Bird People".

Tournage de "Survivant(s)" de Vincent Lecrocq


Quels conseils donnerais-tu aux personnes voulant faire de la figuration ?

C'est une question qu'on me pose souvent !!! Déjà c'est un métier et pas un « hobby » comme certains pratiquent pour arrondir leurs fins de mois ou parce qu'ils trouvent ça fun d'être sur un tournage. Après, il faut être patient, essayer d'intégrer des groupes Facebook qui publient des annonces, chercher et fouiller partout et puis fouiller encore. Quand je ne tourne pas, je passe au moins 3 ou 4 heures sur le net par jour à chercher, répondre, envoyer des mails ou mp. Il n'y a pas de miracle et cela prend du temps, beaucoup de temps à se faire son carnet d'adresse. Mais Facebook est devenu un réel et parfait outil, si on sait l'utiliser. Un bon tiers voir parfois la moitié de ce que je fais provient d'annonces ou contacts FB !!!

Tournage de "Victorine" de Garance Meillon

Il t’arrive aussi de travailler en tant que technicien sur des gros concerts… Tu es vraiment polyvalent !

Oui absolument et pas que des concerts. De nos jours c'est quasiment indispensable d'être « multitâche » !!! J'ai eu la chance de rencontrer de bonnes personnes au bon moment, ce qui m'a permis de faire de la régie, d'être chauffeur ou de démonter des concerts. Cela varie les plaisirs et puis recevoir le t-shirt d'une tournée, voir le concert gratuitement et l'envers du décor tout en étant payé, même si le boulot est un peu physique, je trouve ça super fun !!!

Concert de Muse - Stade de France - Juin 2013

Quelles difficultés rencontres-tu en tant qu’intermittent ?

Comme tous mes amis et collègues, c'est d'arriver à faire ses heures. Alors oui dans l'absolu on peut trouver cela très peu de bosser 5 jours par mois, mais on se rend pas compte de la difficulté à les décrocher ces 5 dates. Il peut y avoir des grosses périodes de doute, de remise en question et de frustration. C'est surtout un métier émotionnel. Une vie en mode « grand huit » où il y a rarement un milieu mais surtout des extrêmes.

Tournage de "Mort au feu"

Tu as réalisé notamment le film "Mort au feu". Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience ? Aimerais-tu réitérer l’expérience ?

"Mort au feu" est encore une expérience incroyable. C'est un film DE et écrit par mon ami François Guignat, pompier de profession qui en avait marre de voir n'importe quoi à la télévision sur son métier. Il m'a donc demandé de le réaliser avec l'aide de mes deux camarades, Mickael Mongin et Thomas Duphil. On c'est retrouvé pendant une bonne semaine à vivre au sein d'une caserne, adaptant notre plan de tournage à la disponibilité des hommes et des véhicules. Un rêve de gosse : j'ai joué aux petites voitures de pompier. On nous a quasiment tout mis à disposition, les gens nous ont suivi à fond, la ville a vécu au rythme du film pendant une semaine, c'était génial et humainement unique. On n’a pas été les premiers, mais depuis la sortie du film, je peux pas m'empêcher de penser en voyant certaines émissions et programmes qu'ils ont dû le voir !!! Je pourrai en parler des heures tellement il y a de souvenirs sur ce film !!! Quand à réitérer ??? Mais je resigne tout de suite !!! La réalisation est ce que je voulais faire à la base et cela me manque. Et même si j'ai réalisé un clip il y a pas très longtemps cette année, j'espère pouvoir y retourner très vite !!!

Tes tatouages font parti de ton personnage et j’imagine que c’est un plus pour certains castings (comme ça peut certainement être un moins sur d’autres...). Peux-tu nous en parler ? Est-ce devenu une drogue ?

J'ai commencé à me faire tatouer à l'âge de 39 ans, donc absolument pas sur un coup de tête. Tout a été mûrement réfléchi et discuté avec mon tatoueur. Pour que justement cela ne devienne pas trop un handicap pour pouvoir postulé aux castings, ils sont dissimulables. Dès que je porte un t-shirt on ne les voit plus. Ils ont été conçus comme ça et je garderai toujours certaines parties de mon corps neutres. Ainsi, ils m'ont plus ouvert de porte que fermé, me retrouvant même à surprendre des gens sur un tournage période Révolution Française en cassant l'image du tatoué, leur disant : "Eh oui vous voyez, on peut faire des tournages d'époque avec ça sur la peau !!!". J'ai fait pas mal de clip grâce à eux et ce qui fait plaisir c'est que l'on me prend de moins en moins que pour ça. Mais c'est cyclique, pour preuve : je devrais faire, si tout va bien, un décor de prison pour la série "RIS" d'ici la fin novembre avec mes tatouages. Et pour finir de répondre à ta question : oui c'est une drogue !!! J'ai de la peine à passer une année sans me faire tatouer. Je retourne d'ailleurs voir mon tatoueur le 5 novembre pour préparer le prochain et me le faire avant fin 2013.

Clip de Charles Pasi "Farewell my love"


Tu es très collectionneur, notamment de DVD et de dédicaces ? Comment t’es venue cette passion pour le cinéma ?

Outchhh alors là encore un sujet à rallonge loll !!! Alors pour faire court, je suis tombé amoureux du cinéma un jour vers l'âge de 5 ans quand j'ai vu sur un vieux poste portable noir/blanc "Planète Interdite". Et depuis j'ai plus arrêté. Étant d'origine suisse, nous ne faisions pas l'heure d'été, donc j'attendais cette période avec impatience car chez nous les films commençaient à 19h30 (pas de pub en plus à cette époque) et ils se terminaient vers 21h. Donc je pouvais tout regarder, cela ne faisait pas trop tard pour aller se coucher. J'ai été bercé par "La dernière séance", mon père étant fan de films de guerre, western, polar et aventure, je me suis fait toute la base de ma culture. Ensuite les années 80, le premier magnétoscope, les vidéo-clubs, les premières VHS piratées et début de la collection. J'ai fait tous les supports : VHS, LaserDisc, DVD et maintenant Blu-Ray dépassant les 5000 films à la maison. Et puis vers 1995 j'ai fait l'erreur de mettre le doigt dans les produits dérivés, qui ont maintenant envahit mon appartement également. Et pour finir en 1999 j'ai été à ma première rencontre/dédicace sur Paris et là j'ai attaqué ma décennie de « geek attitude », parcourant les conventions à travers la Belgique, la Hollande, l'Allemagne et la France bien entendu. Quelques centaines de dédicaces et rencontres plus tard, je n'en fais quasiment plus maintenant, plus le temps du tout, mais grâce à mon métier j'en rencontre bien d'autres et je travaille même avec certains. Mais je ne peux pas m'empêcher parfois de leur demander une petite photo et même une dédicace, on ne se refait pas !!!

Merci Fabrice! Au plaisir de te revoir probablement pour la sortie d'un prochain DVD...

"Bloody Flowers" de Richard J.Thomson

N'hésitez pas à aller voir la bande démo de Fabrice!

Voici autrement une petite filmographie DVD et Blu-ray sélective de films auxquels Fabrice Colson a participé:

Le réserviste

Le réserviste
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 11€
Fnac à 11€
Voir la fiche
Eject

Eject
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche
Survivant(s)

Survivant(s)
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 11€
Fnac à 11€
Voir la fiche

Mort au feu

Mort au feu
Voir la fiche
Dans la maison

Dans la maison
Amazon à 12.35€
Fnac à 16.09€
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche
Dans la maison (Blu-ray)

Dans la maison (Blu-ray)
Amazon à 15.43€
PlusDeDVD à 22.99€
Fnac à 30€
Voir la fiche

Dans la maison - Edition belge

Dans la maison - Edition belge
Voir la fiche
Stars 80

Stars 80
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
Fnac à 9.99€
Voir la fiche
Stars 80 / 2 DVD

Stars 80 / 2 DVD
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche

Stars 80 (Blu-ray)

Stars 80 (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 15€
Fnac à 15€
Voir la fiche
Stars 80 - Ultimate édition (Blu-ray + DVD)

Stars 80 - Ultimate édition (Blu-ray + DVD)
Amazon à 10.75€
CDiscount à 14.99€
PlusDeDVD à 22.99€
Voir la fiche
Télé gaucho

Télé gaucho
PlusDeDVD à 11.95€
Amazon à 14.06€
Fnac à 17€
Voir la fiche

Télé gaucho (Blu-ray)

Télé gaucho (Blu-ray)
Amazon à 15€
Fnac à 15€
PlusDeDVD à 22.99€
Voir la fiche
La grande boucle

La grande boucle
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
Fnac à 9.99€
Voir la fiche
La grande boucle (Blu-ray)

La grande boucle (Blu-ray)
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 15.04€
Fnac à 19.71€
Voir la fiche

Demi-soeur

Demi-soeur
Amazon à 9.99€
Fnac à 12.49€
PlusDeDVD à 13.79€
Voir la fiche
Demi-soeur (Blu-ray)

Demi-soeur (Blu-ray)
Amazon à 15€
Fnac à 15€
PlusDeDVD à 15.63€
Voir la fiche
Une estonienne à Paris

Une estonienne à Paris
PlusDeDVD à 11.95€
Amazon à 14.7€
Fnac à 17€
Voir la fiche

Mocky sème encore la zizanie : Coffret 56 films - Edition limitée / 56 DVD

Mocky sème encore la zizanie : Coffret 56 films - Edition limitée / 56 DVD
Voir la fiche

Permalink 1987 mots par flo001fg Email , 415 vues • Réagir

20.10.13

16:41:52, Catégories: Interview  

Par Flo200

Je vous avais parlé il y a quelques mois d' "Eject", le nouveau film de Jean-Marc Vincent, qui m'avait agréablement surpris après la déception que j'avais eu à la vision de son "Lady Blood". Nous n'aborderons d'ailleurs volontairement pas le sujet de ce premier long-métrage, mais autrement Jean-Marc a eu la gentillesse de répondre à toutes mes questions:

Bonjour Jean-Marc. Peux-tu nous dire comment est né "Eject" et comment tu es arrivé sur ce projet ?

Bonjour ! "Eject" est né dans le cerveau fertile et un peu malade quand même de son auteur et producteur R.J. Thomson. Ce mec est un génie ! Il a au moins 10 ou 15 projets en permanence dans la tête, à différents stades de développement. Pour "Eject", je me souviens qu’il m’avait dit que l’idée lui était apparue quand il a découvert qu’ils allaient mettre en chantier "[REC]3". Le pitch était simple : « Une parodie de [REC] en huis clos dans un bordel envahi par des zombies ». Je suis arrivé sur le projet par l’intermédiaire d’Alexis Wawerka, un ami de Richard aussi, et c’est Alex qui m’a annoncé que R.J. Thomson cherchait un réalisateur pour réaliser "Eject". Ensuite tout est allé très vite... Je venais de finir d’écrire un nouveau scénario de long avec Hubert Chardot (mon complice d’écriture depuis 20 ans – co auteur de "Wolfpack", "Faux Départ", "Lady Blood"...) et je me sentais un peu vidé. L’été approchait, je commençais à me mettre en mode « vacances », quand j’ai reçu le scénario d’ "Eject". Comme je suis un garçon consciencieux je l’ai lu tout de suite. Et c’était tellement dingue que j’ai dit oui tout de suite !


Quels souvenirs gardes-tu du tournage ?

C’était encore plus dingue que le scénario ! J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui savaient qu’on n’était pas sur la dernière production friquée, et tout le monde (j’insiste : TOUT LE MONDE) est venu bosser par passion, juste pour avoir le plaisir de collaborer sur un film d’horreur unique, avec un budget neurasthénique et des contraintes énormes. Faut être sacrément passionné, ou vraiment gonflé, et toutes les bonnes âmes qui sont venues passer un peu de temps pour contribuer au tournage avaient ces deux qualités. Surtout que j’avais en tête qu’ "Eject" ne devait pas trahir le genre (et les sous-genres), c’est à dire le film d’horreur de série Z, mais aussi la comédie, ou le drame psychanalytique... Heu, pour le dernier, je suis pas sûr d’avoir réussi mon coup ! Ha ha ! Je garde tout le tournage dans ma mémoire, d’abord parce que c’est l’expérience de création la plus « freestyle » de ma petite carrière, ensuite parce qu’il y avait une ambiance formidable sur le plateau (ceux qui n’étaient pas « bon esprit » restaient 2 heures et ne revenaient pas. En vérité, ils servaient de nourriture aux vrais zombies qu’on avait employé dans le film), enfin parce que l’absence de pression financière sur le film (personne ne l’attendait, ce film, ni les chaines TV ni les distributeurs) sauf pour Richard, le producteur, a rendu les choses bien plus plaisantes pour moi !

Mais si je devais ne relater qu’une seule anecdote, je citerai le jour où, avec différents techniciens avec lesquels je créais les décors (un hangar, une douzaine de bâches, des lumières différentes et hop ! Ça fait la blague !) on s’est dits qu’il faudrait peut être demander à Richard de nous trouver une douche de chantier, et des WC, parce que sinon, le trajet risque de sembler bien long aux figurants recouverts de sang et de tripes qui allaient rentrer chez eux dans le RER !)


Comment as-tu connu Richard J. Thomson ?

Richard, c’est un mec à la fois totalement isolé dans le monde du cinéma français (ce qui est une honte quand on voit la longue filmographie du bonhomme), et en même temps il est très suivi par ses fans. Je suis un peu plus âgé que lui, mais on avait les mêmes lectures de jeunesse (Starfix, Mad Movies, l’Écran Fantastique...). La première fois que j’ai entendu parler de lui, c’était il y a bien longtemps, dans les pages de Mad, pour un papier qui lui était consacré. Et je m’étais dit : « Ce mec est dingue ! J’adore ! » Et des années plus tard, on se retrouve assis à la même table pour causer de la prépa d’un film. Et j’ai été très surpris de découvrir quelqu’un de très sérieux dans ses envies, dans son propos, à l’opposé de l’image de savant fou que je pensais trouver. En fait, je pense que la seule différence entre Richard et Luc Besson, c’est un problème d’argent ! Parce que tous les deux sont des fous de pelloche, des audacieux, des ambitieux et des producteurs-réalisateurs ! Ou alors la seule différence entre les deux, c’est peut-être le port de la barbe de 5 jours... En tout cas, je trouve que le courant est tout de suite passé entre nous. Richard avait vu mes courts et il savait de quoi j’étais capable. Il avait aussi suivi le tournage de "Lady Blood" (des amis de Richard faisaient partie de l’équipe du film). Enfin, nos deux caractères sont, je pense, complémentaires : on est tous deux des bordéliques organisés, mais nos bordels sont différents. Donc on arrivait à se canaliser et se comprendre l’un l’autre. Vraiment, j’aime beaucoup ce mec ! Et s’il ne dit pas la même chose de moi, je le livre aux zombies ! J’en ai gardé un demi (la moitié du haut, avec les dents) dans ma cave pour l’occasion !

Quel a été son rôle sur le tournage ? Est-il intervenu dans la mise en scène et dans le choix des acteurs ?

Richard venait sur le tournage avec son chéquier et repartait délesté de quelques euros. C’est fou ce qu’une équipe de tournage de série Z peut manger comme pizzas, nourriture chinoise ou boire comme bières ! Et non, il n’est pas intervenu sur la mise en scène, parce qu’il m’avait engagé pour ça ! Et je ne suis pas du genre à décevoir la personne qui m’accorde sa confiance. On avait parfois des discussions en amont où je lui expliquais ce que je comptais faire, pour lui expliquer, tout simplement. Et il n’y a jamais eu de blocages venant de lui. Au contraire ! Il m’a surtout incité à aller encore plus loin dans le « grand n’importe quoi » que les idées trop « classiques » que je voulais de prime abord mettre... Et si on me pousse dans cette voie là, on est rarement déçu ! Ha ha !

Pour les acteurs, Richard a sa bande, et il m’avait dès le départ prévenu qu’il avait annoncé à certains qu’ils seraient dans le film. Je lui ai dit : « Écoute, j’ai l’habitude de caster moi même mes acteurs, mais je veux bien que tu me présentes ceux qui tu as pressenti et on en reparle ensuite ? ». Il a accepté et j’ai rencontré tout ce petit monde. Avec Pascal Sellem et Rani Bheemuck (respectivement Jo, l’ambulancier, et Samantha, la reporter) le courant est passé tout de suite. C’est rare, l’impression de connaître les gens alors qu’on se voyait pour la première fois ! De même je lui ai présenté Philippe Chaine, Benoit Gourley, Dominique Bettenfeld et Alain Robak, et on a monté le casting comme ça, en fonction des dispos de chacun des comédiens et de leur envie de faire partie du film.

As-tu été surpris de l’accueil reçu par le film ?

Quand je finis un film, il y a toujours le même phénomène qui m’arrive. Je connais d’autres réals qui ont aussi ce type de sentiments : tu es vidé, le temps de l’action s’arrête, tu commences à lâcher la pression... et le doute s’insinue lentement dans ta tête. Tu te dis : « Est-ce que j’ai réussi mon film ? Le public va-t-il comprendre telle ou telle chose ? Rira-t-il là où j’ai envie qu’il se marre ? "Eject" n’est-il pas « too much » ? Etc... » Et bien que tu saches que ces doutes soient contre-productifs, ça monte insidieusement en toi... Or, tu sais que la seule et unique épreuve qu’il te reste à franchir, c’est le verdict de ceux pour lesquels tu as fait le film : les spectateurs !

La post production d’ "Eject" a été longue car nous n’avions pas plus d’argent pour le finir que nous n’en avions pour le fabriquer. Or une régie, ça coûte cher... ou bien ça se négocie durement ! Sans compter les inévitables galères de plantages divers et autres crashs de machines... Mais pendant qu’on avançait, Bertrand Boutillier (le chef monteur de mes films depuis "Noël et les garçons", à l’exception de "Lady Blood") et moi-même avons créé une page sur Facebook, rassemblé toutes les photos dispos prises sur le tournage et monté plusieurs extraits ou bandes annonces pour entretenir l’attente le plus longtemps possible.

Bref, quand Richard m’a dit qu’il y avait une possibilité de le diffuser en salles, au Nouveau Latina, en avant-première mondiale et en présence de VRAIS spectateurs (c’est à dire des gens vivants, qui paient leur place, en plus des membres de l’équipe et du casting du film) on a mis un coup de collier pour parvenir à une copie certes non terminée (on a bien précisé avant la projection que c’était une copie de travail), surtout en ce qui concernait le boulot de son, mais néanmoins montrable ! Et là, 1h20 plus tard, plus de doutes dans ma tête ! Car le film fonctionnait. Les gens riaient là où je l’imaginais !

Ce qui a suivi appartient à l’Histoire. Les blogs ont relayé l’info, et les journalistes de tous bords ont commencé à vouloir parler du film. Au même moment, Canal Plus a diffusé le documentaire « Viande d’Origine Française », dans lequel on voit un bout de making-of du film et des interviews de Richard et moi-même… Mais pour moi, il restait encore un gros boulot sur le son ! Je n’imaginais pas que nous aurions encore presque deux ans de travail avant de voir le film en DVD ! Donc quand on annonçait au Nouveau Latina « Avant Première Mondiale », on aurait du rajouter « pour la première et dernière fois dans cette version ! » Suite à la diffusion du documentaire de Canal Plus, j’ai eu la possibilité de montrer un DVD au staff de la chaîne cryptée. Il paraît qu’ils se sont bien marrés, mais en même temps, trouver une case sur Canal pour diffuser "Eject" n’est pas évident, ce que je peux comprendre.

Le film est sorti en DVD en début 2013, et Richard a organisé une séance de dédicace chez Movies 2000. Pas mal comme retour aux sources ! J’ai été très surpris de l’attente qu’il y avait chez les fans à propos du film. Je suis très heureux de tout ça ! Même si "Eject" est un « OFNI » (objet filmique non identifié), c’est à la fois un pur produit RJT, et un film de Jean-Marc Vincent. Un projet mené à bien grâce à la passion et au talent de toutes ses composantes. On l’a fait ! Mission accomplie ! Maintenant, je suis un peu déçu que le film sitôt sorti en DVD se soit trouvé dès le lendemain ou presque sur quasiment tous les sites de téléchargements illégaux. Le préjudice est énorme pour l’économie fragile d’un film comme celui-là, et grave pour un producteur aussi courageux que Richard, car "Eject" n’a bénéficié d’aucun financement, ni aide, ni pré achat de chaîne, mis à part l’investissement des fonds propres de Richard lui-même.


Peux-tu nous parler de tes trois premiers courts métrages ? Tous les trois sont visibles sur Dailymotion, mais n’aimerais-tu pas les voir figurer un jour sur un support physique ? En bonus d’un de tes films par exemple ?

Je crois que fondamentalement, je n’aime pas les étiquettes. C’est pourquoi j’avais envie, en décidant de passer à la réalisation de films, d’aborder à travers chacun de mes courts un genre différent.

Le scénario de "Wolfpack", par exemple, existait avant celui de "Noël et les garçons". Mais j’ai vite découvert qu’il était plus simple d’intéresser des producteurs avec une comédie (même « fantastique ») qu’avec un film de guerre comportant des soldats et des loups garous ! Avant de me lancer sur la recherche de financement (ou de producteur) de "Noël et les garçons", je m’étais promené chez une bonne trentaine de producteurs avec un « polar-action » intitulé "Ed is dead", que j’avais entièrement story boardé, mais qui par ses aspects lyriques et violents assumés (une histoire de vengeance sur fond de casse sanglant) avait fait l’unanimité chez ses lecteurs : « C’est très bien écrit, très intéressant, voire novateur, mais on ne verra jamais ça en France ! » Faut dire qu’à l’époque, la vague des polars de John Woo ("Hardboiled" en tête) débarquait en masse (et plein de promesses, pensais-je naïvement) dans l’Hexagone. Mais point d’ "Ed is dead" finalement. Les producteurs que je rencontrais me disaient tous ou presque « Reviens avec une comédie, et on verra ce qu’on peut faire ! ». Alors j’ai adapté en fiction une discussion que j’avais eue avec ma fille aînée sur l’existence – ou pas - du Père Noël et ça a donné "Noël et les garçons". Je l’ai montré à l’équipe des programmes courts de Canal Plus et ils l’ont acheté tout de suite. Il a beaucoup circulé en festivals, et il a été diffusé plein de fois en télé.

Ça m’a donné confiance pour présenter un second projet de court plus audacieux encore que le précédent, et j’ai proposé à Hubert Chardot de réécrire et développer le projet qu’on avait abandonné quelques années avant intitulé "Wolfpack". Une fois la nouvelle version achevée, je l’ai envoyé ou déposé chez la plupart des producteurs qui avaient apprécié "Noël et les garçons", mais ils ne comprenaient pas pourquoi je m’éloignais d’un univers et d’un genre (la comédie) qui avaient l’air de me réussir. La version de "Wolfpack" que j’avais en tête se situait entièrement en extérieur, dans une forêt recouverte par le brouillard. Des conditions un peu trop compliquées dans un contexte de court-métrage. Aussi, lorsque j’ai finalement rencontré mon futur producteur pour ce film, nous avons décidé de reprendre le scénario et de l’adapter pour que toute l’action se situe en intérieur, dans un environnement beaucoup plus facilement maîtrisable. J’avais réalisé un board très précis pour la version « forêt », et je ne m’en suis pas tant éloigné pour la version en extérieur. J’ai remplacé les arbres par des cloisons de bureaux, mais tout est presque resté en l’état ! Il y avait juste une cascade de voiture que je n’aurais pas pu tourner faute d’argent ! La prépa du film a pris presque 3 mois (essentiellement pour fabriquer les effets spéciaux, signés Jérôme Jardin) et nous avons tourné pendant 10 jours dans une base croate abandonnée pendant la guerre en ex-Yougoslavie... au Kremlin Bicêtre, aux portes de Paris ! Encore une fois, le film a connu un bon succès en France (de nombreux festivals l’ont programmé) mais il m’a surtout permis d’attirer l’attention de producteurs anglo-saxons.

J’ai reçu le projet "Faux départ" par son auteur originel, Elef Zack. J’y ai vu la possibilité de mettre en scène une histoire plus réaliste que dans mes deux précédents films. J’ai présenté Hubert à Elef et je les ai laissé travailler ensemble. La confiance que j’ai pour Hubert, et notre ancienneté dans la collaboration étaient des garanties suffisantes pour que j’obtienne un scénario formidable et adapté à mes envies sans que j’aie à me mêler d’écriture. Pour jouer le méchant, Roberto, j’avais vraiment envie de retravailler avec Bruno Solo que j’avais utilisé dans "Noël et les garçons". Comme beaucoup d’acteurs que j’admire, Bruno a cette qualité d’être à la fois un grand acteur comique, avec un sens de la repartie formidable, mais qui possède aussi, avec sa sensibilité exacerbée, un grand potentiel tragique. Je me souviens du coup de fil qu’il m’a passé quelques semaines avant le début du tournage. Il m’a dit : « Bon, j’ai lu et c’est très bien écrit. Mais j’ai un doute sur le personnage de Roberto. Tu crois que je vais arriver à jouer un type aussi pervers ? » Les étiquettes ont la vie dure, et finissent par s’incruster sur ceux qui les portent ! Au final, Bruno est génial dans le rôle. Il incarne un salaud à la fois touchant et dangereux. Le personnage tel que je le désirais.

"Faux départ" a été tourné en 5 jours (dont une nuit) et fait presque 19 minutes. "Noël et les garçons" dure 13 minutes et a été tourné en 10 jours. "Wolfpack" 15 minutes pour 11 jours de tournage. Faut croire que je m’améliore ! En tout cas, après l’expérience de ces 3 courts et leur succès critique (peut-il y avoir un succès public pour les courts métrages ? Je ne pense pas, malheureusement !), je me suis senti prêt à poursuivre ma carrière sous l’angle du long métrage !

J’ai eu trois producteurs différents pour mes trois courts. Pour une question de droits, il me paraît très compliqué de pouvoir les mettre en bonus sur le DVD d’un long qui serait produit par un autre.

On ne peut pas dire que "Lady Blood" ou "Eject" soient des films particulièrement sérieux, pourtant avec "Wolfpack" et "Faux Départ", tu as prouvé que tu pouvais réaliser des œuvres beaucoup plus sérieuses. Penses-tu revenir à des films de ce genre à l’avenir ?

J’ai plusieurs films de genre bien barrés dans mes cartons, mais j’avoue que j’ai envie de laisser pour quelques temps les effets gores et l’ultra violence. D’une part parce que j’ai vraiment envie d’explorer d’autres voies, et d’autre part parce qu’il est très difficile de faire un film aujourd’hui, et encore plus difficile de convaincre des investisseurs pour des films un peu zarbis ! Mais on ne se refait jamais totalement. Et un jour, je reviendrai à tout ça !


Est-ce que le budget dont tu disposes à une influence dans le ton que tu donnes au film?

L’argent, c’est le nerf de la guerre de cette industrie. Quand tu fais un film comme "Eject" avec un budget riquiqui, sans toucher de salaire par exemple, c’est un luxe que tu ne peux pas te permettre sauf si tu es rentier, ce qui n’est pas mon cas ! Auteur et réalisateur, c’est mon métier, mon gagne pain. Je me dois (et devant mes proches aussi) de gagner ma croûte !

Maintenant, chaque film est un modèle économique particulier, avec un coût réel qui le rend « faisable » ou pas. Même en bénéficiant d’aides, de subventions, de pré achats etc, il est de plus en plus compliqué de rentabiliser un long métrage.

Le ton d’un film est déterminé dès la lecture (ou l’écriture) du scénario. La suite, c’est d’estimer au plus vite combien coûte le film pour être réalisable, de se battre pour obtenir l’argent indispensable, et de ne pas s’envoyer en l’air avec une logique « inflationniste ». Tout échec est toujours très compliqué à surmonter. On te jugera toujours sur le résultat du film précédent avant de te faire confiance sur le prochain !


Avant cela, tu as réalisé le jeu vidéo "Urban Runner". Peux-tu nous en parler ?

Oh la la ! On remonte le temps jusque loin, là ! J’ai commencé la réalisation en débarquant dans le bureau du PDG de la société Coktel Vision et en lui vantant mes qualités de cinéphile et de raconteur d’histoires. Je suis ressorti avec un contrat, un gros chèque et le projet "Urban Runner" (qui s’appelait "Lost in town" à l’époque) sous le bras, et le poste de réalisateur dans la poche ! On était en 1993. C’était magique ! Bon, faut resituer le monde des jeux vidéos de cette période... "Doom" venait de sortir, "Tetris" était encore une des meilleures ventes, le BeBop servait de téléphone portable à condition d’avoir le bras assez long pour atteindre les rares émetteurs et Nirvana ramenait le Rock sur le devant de la scène musicale. Question cinéma, Spielberg et son "Jurassic Park" allaient pulvériser le box office, et révolutionner le merchandising... Bref, pour ma part, j’avais pour mission de faire durer 20 heures de vidéo pour un jeu composé à 90% de vidéo, à une époque où le DVD n’existait pas encore dans les chaumières.

Une belle expérience, qui s’est finie avec une belle récompense puisque c’est grâce à cette incursion dans le monde vidéoludique que j’ai pu rencontrer Hubert Chardot, qui venait de créer la saga "Alone in The Dark" chez Infogrames.

J’ai eu sur "Urban Runner" 6 semaines de tournage et 5 mois de montage. Pour une première expérience, ce fut royal ! C’est aussi sur ce projet que j’ai rencontré (et dirigé) l’acteur Benoit Gourley, qui depuis figure dans tous mes films !

Le jeu s’est bien vendu. La presse a couvert sa sortie avec de très bonnes critiques. J’aimerais bien revenir au jeu un jour. Surtout avec les capacités des nouvelles machines. Avec Hubert on en parle, parfois, mais le cinéma est une maîtresse très exigeante !

Quels souvenirs gardes-tu de ton expérience d’assistant de la rédaction au sein du magazine Starfix ?

Pour beaucoup de cinéphiles de ma génération, Starfix est une revue culte qui parlait enfin du cinéma en nous touchant au cœur et en prenant les lecteurs pour des gens intelligents.

Or, quand je suis arrivé en fac de communication en 1986, il fallait que je trouve un stage en entreprise. Je suis allé frapper chez Starfix. Christophe Gans m’a ouvert la porte. Je suis arrivé pour trier les nombreuses photos que les journalistes avaient entreposé depuis quelques années. Trois ans plus tard, j’y étais toujours. Et j’ai appris à être cinéphile avec ceux que je considère encore comme des Maîtres es Cinéphilie ! Des fondus de cinoche qui sont presque tous passés d’ailleurs derrière la caméra. Christophe Gans, Nicolas Boukhrief, Doug Headline, François Cognard... Une sacrée époque avec de sacrés talents quand même !

Moi, je débarquais de ma province et j’entrais dans le temple du cinéma que j’aimais : le pied intégral ! On s’est revus au hasard de nos parcours respectifs. Je sais que certains d’entre eux étaient venus voir "Wolfpack" quand on l’a montré au public dans la grande salle des Halles en 2004. Ça m’avait beaucoup touché ! Parce qu’en plus, ils avaient aimé mon film.


Enfin, peux-tu nous parler de tes projets actuellement en cours ?

Je ne peux pas te parler du projet qui occupe mon esprit en ce moment parce qu’on est très en amont sur ce projet justement ! Je peux te dire qu’il s’agira d’un drame psychologique français, mais que j’ai envie de styliser comme un film indépendant américain (les films de James Gray sont mes principales influences).

Je suis en train de réunir autour de ce film une équipe vraiment formidable. Certains membres de ma bande depuis le départ seront là, et seront rejoints par des nouveaux venus aux talents indéniables.

J’espère que le tournage pourra se faire d’ici l’été prochain. Il me tarde de retrouver l’odeur du plateau.


Merci Jean-Marc!


Lady Blood

Lady Blood
PlusDeDVD à 11.95€
Amazon à 18.86€
Fnac à 20€
Voir la fiche
Eject

Eject
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche

Permalink 4272 mots par flo001fg Email , 2836 vues • Réagir

27.09.13

05:30:00, Catégories: Interview  

Par Flo200

La jeune et talentueuse Morgane Housset, que j'ai découvert dans "Ouvert 24/7" et "Baby-Sitting" a eu la gentillesse de répondre à mes questions:

Bonjour Morgane. On t'a découverte grâce à "Ouvert 24/7". Quels souvenirs gardes-tu de ce tournage?

Un très bon souvenir! C'était mon premier vrai rôle dans un long métrage. Un rôle que j'ai adoré incarner! Une équipe avec laquelle j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Thierry Paya, un réalisateur à l'écoute en qui j'avais une totale confiance. C'était la première fois que je mettais un pied dans l'univers du cinéma de genre. Un tournage inoubliable! "Ouvert 24/7" m'a beaucoup apporté...

"Ouvert 24/7"


As-tu eu l'occasion de rencontrer Lloyd Kaufman durant le tournage?


Non, car nous ne tournions pas au même moment. Mais j'ai eu la chance de le rencontrer en juin dernier. C'est vraiment un Grand Monsieur, gentil, drôle, passionné, généreux! Je suis heureuse d'avoir pu le rencontrer.


Même si on ne t'y voit pas, tu as tourné pour "Le Guetteur" de Michele Placido. Cela a dû être génial?


Oui j'ai tourné 6 jours dessus, j'étais une jeune flic en filature à la sortie de la banque (scène de début du film). C'était impressionnant de tourner au milieu d'explosions, de cascades, de coups de feu! C'était génial, de travailler aux côtés de Michele Placido, Daniel Auteuil et Francis Renaud. Ce sont des moments "surréalistes" que j'ai savouré un maximum.

"Baby-Sitting"

"Baby-Sitting" fait depuis quelques mois la tournée des festivals et a déjà reçu pas mal de prix. Peux-tu nous parler de ce court métrage?

En effet "Baby-sitting" a reçu plusieurs prix, il a une très belle vie! C'est un court-métrage gore à petit budget. L'histoire est classique: un baby-sitting qui tourne au cauchemar. Je garde un très bon souvenir du tournage. Nous avons tourné sur quatre week-ends, l'équipe était jeune, dynamique et pro. Lucas Masson est un jeune réalisateur, talentueux, il ira loin.

Tu as reçu le prix de « Best Actress » au Festival « Killer Film Fest » de Boston pour "Ouvert 24/7" et "Baby-Sitting". L'horreur semble être un genre qui te réussit! Est-ce un genre que tu apprécies?

J'ai toujours aimé le genre et je n'aurai jamais imaginé que je commencerai ma carrière par le cinéma de genre. Oui bien-sûr, j'adore! Le genre rassemble plusieurs styles de films, polar, gore, thriller psychologique, horreur... les rôles sont toujours des rôles intéressant à incarner! Ce sont des rôles intenses qui passent par plein d'états différents. J'ai toujours aimé les rôles extrêmes, profonds, les challenges, repousser les limites, "m'abîmer", m'oublier totalement pour ne laisser place qu'à la situation qui est en train de se passer sur le plateau, être au présent et seulement au présent! J'aime cette tension, ce silence et quand tout d'un coup, l'émotion jaillit! J'ai toujours aimé prendre des risques, me mettre en danger. Le cinéma de genre permet tout ça.

La bande annonce de "The Missing Remnants" est également très prometteuse! Une nouvelle incursion dans l'horreur?

Oui "The Missing Remnants" est un thriller psychologique. J'incarne une jeune femme souffrant de TDI (Trouble dissociatif de l'identité, c'est une des branches de la schizophrénie). Ce fut un rôle très intéressant à incarner. Je me suis beaucoup documentée sur cette maladie peu connue en France. Comment elle se manifeste, qui elle touche le plus, pourquoi elle se déclenche, comment elle est vécue par les "malades", les proches. Une fois que j'ai su tout ça, je suis arrivée sur le plateau "pleine", je savais d'où je venais, qui j'étais, pourquoi.

Peux-tu nous présenter les autres longs et courts métrages auxquels tu as participé?

Depuis mon arrivée sur Paris, il s'en est passé des choses. J'ai été sur plein de projets. J'ai commencé en bas, avec des projets très amateurs et puis, petit à petit les projets sont devenus de plus en plus pro, les équipes de plus en plus nombreuses, la technique de mieux en mieux. Il y a eu beaucoup de court-métrages! Je vais en citer quelques uns, ceux dont les rôles sont les plus marquants: "Interférences", dans lequel j'incarne une jeune femme seule, chez elle le soir qui regarde la télé et qui voit dans sa télé des situations assez "extrêmes" lui arriver. Il y a eu "Entre les lignes" dans le rôle d'une écrivaine schizophrène et puis plein de petits rôles dans divers court-métrages, des apparitions dans des longs métrages comme "Grand départ" aux côtés d'Eddy Mitchell. Dernièrement j'ai eu également des rôles dans des séries tv et j'ai récemment tourné dans un pilote série tv réalisé par Bernard Jeanjean.

"Andromaque" - Mise en scène de Sophie Belissent



Tu fais également du théâtre. Qu'est-ce que tu préfères? Tourner ou être sur les planches?


Oui j'ai joué dans plusieurs théâtres parisiens. J'adore le théâtre! C'est pour moi la meilleure école pour le cinéma! Le théâtre permet vraiment de travailler son "outil", de l'explorer, de l'apprivoiser, d'être dans le corps! Au cinéma, les gens ont tendance à penser que, parce qu'ils sont cadrés en gros plan, il n'y a que le visage qui vit! C'est faux! L'émotion vient du ventre, tout vit: les bras, les jambes, les reins, le dos, les mains, les doigts, la gorge, la nuque, les yeux... tout! Pour moi, la seule différence entre le jeu au cinéma et le jeu au théâtre c'est le volume de la voix. Au théâtre on doit timbrer. Au cinéma, la technique vient à nous. Pour répondre à ta question, j'aime les deux! Ce sont des sensations différentes mais le plaisir est le même! Être sur un plateau ou sur les planches, c'est que du bonheur!

Quelles formations as-tu suivi?

J'ai fait le Conservatoire de théâtre de Toulon. Quand j'ai eu mon bac, je suis venue à Paris et là, j'ai suivi des cours de Théâtre dans plusieurs cours privés. Et puis, il y a l'expérience de la vie qui nourrit beaucoup, les rencontres.


Peux-tu nous parler de tes projets en cours?

Je tourne à la fin du mois, dans un court-métrage "La mort sur le dancefloor" réalisé par Greg Simon, dans lequel j'incarne une junkie (rôle principal). Il y a un autre court-métrage en préparation, un polar gore. En mai prochain, normalement je tourne en Pologne. Et, je suis en callback sur un gros projet, tourné à l'étranger, je n'en dirai pas plus... mais je croise fortement les doigts! Pour le reste, "wait and see", je vais au devant des choses, je rencontre beaucoup de monde, je démarche tout le temps. Les gens parlent, promettent beaucoup de choses, des fois trop, mais ça fait parti du milieu! J'ai fait de belles rencontres. A suivre.. Actuellement, je prends des cours d'anglais, je veux mettre toutes les chances de mon côté afin de travailler un maximum. Je garde la foi.

Y a-t-il des actrices ou même des acteurs qui t'ont particulièrement influencée dans ta façon de jouer ou qui sont à l'origine de ta vocation?

Il y a deux actrices qui m'ont donné envie de faire ce métier: Romy Schneider et Charlotte Gainsbourg. J'aime ce genre d'actrice. Elles sont vraies, intenses, elles n'hésitent pas à se mettre en danger, elles y vont à fond! Elles nous embarquent avec elles. J'aime les actrices qui sont entières, qui dégagent quelque chose de singulier, qui ont du charisme. J'aime beaucoup, Richard Bohringer, François Cluzet, Gérard Lanvin, Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Sylvie Testud, Béatrice Dalle, Yolande Moreau... J'aime les artistes dont la personnalité "transpire" sur scène et qui ne s'économisent pas. Bien souvent, ils interprètent des rôles que je rêve d'incarner. C'est chez ce genre d'artistes que je m'inspire et me nourrit.


Dans tes rêves les plus fous avec qui et pour qui aimerais-tu tourner?

C'est dur... J'ai envie de tourner avec tellement de personnes! Je suis de nature très curieuse, j'ai envie de me laisser emmener dans plein d'univers. J'ai envie de travailler avec de "belles" personnes, qui font ce métier par passion, pour les bonnes raisons et qui ont des choses à dire. Quand j'ai confiance au réalisateur, je sais que je peux tout donner!

Et justement serais-tu prête à aller aussi loin que par exemple Charlotte Gainsbourg dans "Antichrist" ou Romy Schneider dans "L'important c'est d'aimer?

Oui j'adorerai! J'aime les rôles qui permettent du relief et qui demandent d'aller loin!

Beaucoup d'actrices tentent également par la suite une carrière dans la chanson. Est-ce que toi aussi tu envisages plus tard une telle expérience ?

Si j'arrive à percer, j'envisage plein de choses! J'aimerai écrire, réaliser, avoir ma propre boîte de production, mettre en scène... Alors pourquoi pas essayer la chanson. Mais je ne sais pas si j'ai ce talent! La vie est faite de surprises, de rencontres, d'opportunités. Qui sait...


Merci Morgane! J'espère de tout cœur que tes projets se réaliseront!

Afin de vous rendre compte du talent de Morgane Housset, je vous invite à découvrir sa bande démo et à vous procurer le DVD de "Ouvert 24/7".

Crédits Photos : Laura Cortès, Chris Schu, Panic Attack

Ouvert 24/7

Ouvert 24/7
Amazon à 14.18€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 1613 mots par flo001fg Email , 762 vues • Réagir

27.08.13

07:07:35, Catégories: Interview  

Par Flo200

Le réalisateur Thierry Paya, à qui on doit le sympathique et original "Ouvert 24/7" a eu l'amabilité de répondre à mes questions.

Bonjour Thierry. On t'a découvert avec "Ouvert 24/7". Quels souvenirs gardes-tu du tournage?

Et bien de très bons souvenirs en général. On tournait le film au fur et à mesure des disponibilités des acteurs, des lieux etc... Pour ma part je ne savais jamais si le film allait se finir ou pas... On tournait principalement les week-ends, tout ça étalé sur un an environ, parfois le plan de travail était bizarre, je tournais le même jour des scènes de sketches différents, il fallait vraiment s’y retrouver.

Avec le recul, y a-t-il des choses que tu aimerais changer?

Évidemment! Le film a manqué cruellement de moyens et de préparation, on a lancé la production très vite, trop vite, certaines scènes ont pu être travaillées, d’autres ont été plus ou moins improvisées! Certains acteurs viennent du cinéma ou du théâtre, d’autres étaient totalement amateurs, c’était pareil pour l’équipe. Mais je crois que c’est aussi la force du film. Si on avait attendu d’avoir les moyens ou le temps, on ne l’aurait peut être jamais fait! Donc je pense que c’était le bon choix, on fonce! On tourne! Et on verra bien! C’était le défi de faire ce film de A à Z, tout y est original et on l’a fait avec nos petites mains, contrairement a certains films soit disant faits avec « des bouts de ficelles ».

"Ouvert 24/7" est le premier film français faisant parti de la firme Troma. Comment as-tu rencontré Lloyd Kaufman et comment as-tu réussi à le convaincre de jouer un petit rôle dans ton film?

Alors c’est grâce à Colin Vettier, le scénariste du film, qui a travaillé chez Troma il y a quelques années. Mais ça a été galère de l’avoir parmi nous, la scène avec Lloyd a été plusieurs fois reportée pour des raisons de calendrier. Mais à notre grande surprise il a tenu parole et est venu spécialement de New York avec sa très sympathique épouse! Il est vraiment très sympa et connaît le cinéma sur le bout des doigts. Me retrouver à diriger ce grand professionnel, qui a parfaitement joué le jeu, m’a beaucoup apporté.

"Ouvert 24/7" est un film assez original dans le paysage cinématographique français, d'une part car il s'agit d'un film à sketches et d'autre part du fait qu'il mélange horreur très gore et comédie, ce qui est plutôt rare chez nous... Est-ce que c'était une volonté de ta part ou de la part de Colin Vettier?

Je dirais bien sûr une volonté des deux! Mais il faut savoir aussi que si ce film est a sketches c’est que je voulais à tout prix mettre pleins de choses très différentes dans notre film, mélanger les genres dans une seule et unique histoire nous semblait vraiment impossible. C’est de ma faute, je l’avoue! Je disais à Colin j’aimerais bien que ça se passe dans les bois avec une cabane, et après je lui parlais d’un bar miteux pour revenir dans un commissariat, il fallait un crocodile, puis un prêtre et ensuite découper un corps, parler de lesbiennes, de cannibalisme puis de contes de fées... Colin a vraiment écrit un film, très bizarre, comme je les aime, ce côté « comédie » que je nommerais plutôt « dérision » est le fruit de notre connerie, oui! On aime ça! Et c’est aussi ce qui a dérangé beaucoup de critiques... Apparemment ils ne vont que jusqu'au 3éme degré et nous on est allé beaucoup plus loin! Le problème c’est qu’on n’a pas prévenu et que le film a été distribué comme un film d’horreur pure. Mais je suis persuadé qu’il est très dur à placer, donc je peux comprendre tout cela! Ce que je peux dire c’est que tout est voulu, y compris de mélanger des acteurs confirmés avec des amateurs et de leur faire jouer des choses très décalées...
La seule chose que Colin n’a pas voulu c’est de mettre des extra-terrestres, mais je ne perds pas espoir, il y un projet secret en cours...

L'un des atouts de "Ouvert 24/7", ce sont les fabuleux maquillages d'effets spéciaux de David Scherer. Peux-tu nous parler de son travail sur le film?

Oui bien sur, à l’époque de la pré-production de "Ouvert 24/7", Colin Vettier m’avait parlé de 2 maquilleurs potentiels pour le film dont David, et j’ai choisi de travailler avec David car ses travaux me plaisaient et le personnage avait l’air sympathique. On a pris contact par téléphone et de suite nous avons beaucoup échangé sur les films que nous aimions en commun.

Le courant est bien passé, et David a commencé à travailler sur les divers effets du film, qui n’était pas une mince affaire car très variés en fonction des sketches de "Ouvert24/7". Plutôt graphiques dans le segment "Question de goût" avec notamment cette séquence ou Élodie (Maud Galet-Lalande) découpe un homme nu en pleine lumière. Cette scène nous a demandé une journée entière de tournage et le studio était taché de sang à la fin, il y en avait partout! Des membres, de faux hachoirs, des prothèses et je me rappelle demander à David : plus de sang ! Plus de sang !!! C’était jubilatoire de travailler en direct sur le plateau sans effets CGI, on pourrait dire à l’ancienne, pour ma part je dirais « la seule manière de faire, la bonne »!

Sur le second segment il a entièrement moulé le visage de Marie-Pierre Vincent qui jouait cette ogresse, pour la transformer en espèce de goule. C’était très impressionnant! David a vraiment compris ce que je voulais pour ce personnage. D’ailleurs on s’est fait un petit plaisir dans ce même segment en faisant hommage à "Poltergeist" en reprenant ce fameux passage où un personnage s’arrache le visage devant un miroir. Il a relevé le défi! Je trouve cette séquence vraiment très belle! Très réussie, on était comme des gamins à arracher les lambeaux de chairs sur la fausse tête de Marie Pierre. Le tout dans une lumière proche de l’original avec même un détournement de la musique très réussi!

Sur le dernier segment David a principalement travaillé sur la scène finale dans le théâtre, je me souviens c’était assez compliqué. On avait peu de temps et très peu de préparation pour la scène d’éclatement de tête, on a vraiment travaillé cette séquence au montage car elle était difficile... Ceci dit l’effet reste très malsain et donc il collait parfaitement à l’ambiance! Il faut rajouter que David comprend très bien les réalisateurs et il travaille en fonction de l’histoire, de la lumière en parfaite symbiose avec l’équipe!

Depuis il a fait encore plus son chemin, il travaille énormément! Je suis d’ailleurs pressé de voir son travail sur "Thanatomorphose" de Eric Falardeau ce brillant réalisateur canadien, j’attends son film avec impatience!

Pour conclure, je dirais que David Scherer est LE maquilleur français actuel le plus prolifique et il a en lui ce côté 70/80, cette proximité et humilité que seul les maquilleurs américains de la grande époque avaient!

Peux-tu nous parler des différents courts métrages que tu as réalisé?

Houlà! Ça serait trop long mais entre autres il y a "Jogging", ma première collaboration avec Colin Vettier, un film tout simple avec une fille qui court, Maud Galet-Lalande qui d’ailleurs n’avait jamais fait de jogging de sa vie... Il y aussi "Le barbier de Memphis" un court métrage totalement fou qui joue en permanence sur la dérision des situations, avec notamment Chris Agullo un sosie d’Elvis très connu qui également un mec génial! Un film qui a été très difficile à mettre en boîte, on a rencontré énormément de problèmes à la post-production ce qui nous a un peu épuisé mais on l’a terminé tout de même!

Quelques mots sur "Witch Bitch"?

C’est juste de nouveau un délire de Colin et moi! Un court métrage atypique, pas du tout dans l’air du temps! Donc comme je les aime. Une expérience forte avec des acteurs au top de leur forme! On y retrouve tous les ingrédients de la Vettier Paya touch! Il devrait être disponible bientôt pour les internautes et en bonus sur un DVD à paraître chez Singapour 1939 Productions.

Peux-tu nous présenter "Errange" ton second long métrage et bien entendu nous dire où cela en est?

"Errange" est malheureusement abandonné pour des raisons budgétaires, je suis déçu mais je n’ai pas de solutions pour le remettre en production.

Le film semblait beaucoup plus sérieux que "Ouvert 24/7"...

Oui complètement, c’est une fable sociale très dure, très froide, une très belle histoire. Elle reste dans un petit coin de ma tête mais je ne suis pas sûr que cela se fasse un jour, ou alors peut être sous une autre forme ou avec une autre production.

Peux-tu nous parler de "Au fond du trou" et "Ouvert 24/7 2, Kill, Kill, Kill"?

Ces deux projets sont en cours de développement, je ne peux pas en dire plus car c’est en stand-by pour l’instant, en effet je termine quelques montages, un spectacle de danse et un documentaire sur la bande dessinée, les choses devraient reprendre bientôt.

As-tu d'autres projets en cours?

Oui un court métrage "Les vieux" (Titre provisoire) un film fantastique assez fantomatique, et quelques autres petites choses, mais rien n’a démarré pour le moment.

Tu as joué dans différents groupes de Rock lorrains, il me semble... Fais-tu toujours de la musique?

Non plus dans un groupe en tous cas. Je gratte ma guitare chez moi tous les jours pour me détendre. Mais je suis toujours intéressé par la musique qui d’ailleurs tient une place très importante dans mes films!

Merci Thierry! J'espère de tout cœur que tes nouveaux projets aboutiront prochainement.

Crédit photos : Chris Schu

Ouvert 24/7

Ouvert 24/7
Amazon à 14.18€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 1795 mots par flo001fg Email , 609 vues • Réagir

20.08.13

05:46:41, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Je vous avais parlé le mois dernier de "Woman with No Name", un court métrage western très prometteur de Fabio Soares. Ce dernier a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonjour Fabio. On te découvre grâce à "Woman with No Name", un court métrage western original et assez ambitieux. Peux-tu nous dire comment es né ce projet?

Bonjour Florent. C'est une très longue histoire, j'en ai même oublié le commencement ! L'idée d'un projet est née d'une discussion surréaliste avec Diana S - chanteuse du groupe allemand Junksista -, un synopsis improvisé à une heure tardive par conversation en ligne. L'envie de créer un univers était là. Ensuite j'ai proposé à 2 amis cinéphiles de me suivre : Renaud Lissowski et Brice Durot. Par expérience, ce genre d'aventure nécessite un échange humain bien plus important que la taille du CV. Aujourd'hui je ne regrette pas ces choix car les envies de chacun nous ont mené vers une idée aussi déjantée qu'atypique : tourner un western à Paris ! Le tout sans aucun budget.

Quels souvenirs gardes-tu du tournage?

C'est l'usage de dire du bien d'un tournage, mais les personnes présentent pourront te le confirmer : nous avons tous vécus quatre jours d'une intensité physique et émotionnelle incroyable. Cela est d'autant plus touchant que ce retour provient d'acteurs extrêmement confirmés.

Nous avions quatre jours pour tourner dans autant de décors différents, dont 3 en extérieur jour : une attaque de train à vapeur, une traversée du désert, une scène de saloon et la fin du film dans un entrepôt désaffecté. Tout cela sans aucune sécurité au planning ou sur la météo. Chaque jour était un défi, d'autant plus que je tourne sans story-board. Une volonté imposée par le désir de saisir l'histoire et les comédiens sur l'instant : un détail, une réplique, un échange de regard improvisé... Le tournage est intense car chaque scène est tournée dans la continuité. On installe une ambiance dans laquelle tous les personnages prennent vie, quitte à finalement ne retenir que quelques secondes. La débauche d'énergie est importante mais le résultat en vaut le coup.

Comment as-tu réussi à réunir un tel casting?

Au flair et au culot. Chacun des comédiens à sa propre histoire.

Avec Renaud et Brice, nous avions dressé une liste idéale : le genre de choses que tu fais pour rêver en attendant que la réalité te rattrape. Deux de mes idoles figuraient sur cette liste invraisemblable... Nous avons eu tout le monde ! Aujourd'hui encore, cela nous dépasse.

Tout a démarré de Laura Satana dont je suis un très grand fan. Elle n'est pas comédienne, mais la personnalité et le charisme qu'elle dégage étaient une évidence : Laura EST la femme sans nom. Elle a accepté tout de suite, avec une simplicité déconcertante.

Bernie Bonvoisin ("Les Démons de Jésus", "Les Grandes Bouches", "Blanche") a également accepté rapidement. J'étais gêné de tourner avec un réalisateur d'aussi grand talent, mais il a su mettre tout le monde à l'aise par son professionnalisme et son calme.

Arben Bajraktaraj ("Taken", "Harry Potter et les reliques de la mort – Part 1", "Des Dieux et des Hommes" ) a lui aussi été emballé par le projet. Là encore la pression était grande : passer de "Harry Potter" à "Woman With No Name" était une grande inconnue à gérer. À l'arrivée tout s'est vraiment bien passé.

Brigitte Lo Cicéro ("L'Exercice de l’État") est arrivée plus tardivement car son rôle n'a pas été simple à finaliser : nous avions longtemps hésité entre un personnage masculin ou féminin. Après de nombreuses recherches, personne ne nous convenait. Puis j'ai rencontré Brigitte par un ami commun, et là on peut parler de chance : une brillante comédienne ! Elle est toujours juste dans un rôle que je trouve être le plus difficile à interpréter.

Enfin, un mot sur Yannick Minvielle et Cyril Perronace, les deux hommes de main d'Arben Bajraktaraj. J'avais reçu des CV de comédiens TV confirmés pour ces deux rôles. Cyril et Yannick ne sont pas comédiens, mais deux très bon amis et anciens collègues. Je n'avais aucun doute sur le choix avant le tournage et nous n'avons pas été déçus. Yannick et Cyril ne jouent pas des cowboys... ce sont des cowboys !

Es-tu amateur de westerns spaghetti?

Oui, même si je n'ai pas connu l'époque où cela passait régulièrement sur les chaînes télé. Plus globalement je suis un grand fan du cinéma américain et asiatique des années 60 et 70 : de Russ Meyer, en passant par le Chanbara (film de sabre japonais) jusqu'à la Blaxploitation.

Pour quelles raisons as-tu inclus des éléments contemporains dans ton film?

Par envie de créer quelque chose d'inattendue, et ajouter une dose d'humour. À quoi ressemblerait notre quotidien à la sauce western ? Je souhaite pousser un peu plus encore ce parti-pris sur le final cut. A mon sens il était important de revisiter le genre et ne pas juste faire un film hommage.

Il est prévu que "Woman with No Name" sorte en DVD. Peux-tu nous parler de cette édition?

Grâce à Ulule nous avons levé les financements nécessaires pour réaliser celui-ci. Cependant, nous ambitionnons un bel objet et n'aurons qu'un seul essai pour des raisons de fabrication.

Les ingé son retravaillent l'ambiance sonore, ça va prendre un certain temps étant donné qu'ils réalisent cela sur leur temps libre. De plus nous sommes en pleine réflexion sur la Bande Originale, qui sera incluse avec le DVD. Là encore nous préférons tout concrétiser plutôt que de réaliser le DVD à la va-vite. Ça prend plus de temps que prévu et sommes nous-même impatients, mais certaines étapes ne peuvent être sautées au risque de le regretter !

Comment est née ta collaboration avec le groupe allemand Junksista?

Pour résumer, j'ai rencontré Diana S - la chanteuse - il y a 8 ans de cela. Nous avons énormément d'envies communes et depuis nous collaborons régulièrement sur pas mal de projets. Pour "Woman With No Name", Junksista a réalisé une bande originale sur-mesure : 3 titres originaux, dont un avec un pianiste de jazz pour la scène de poker. À cela s'ajoute un quatrième titre dédié à la bande-annonce. L'exercice de style était ardu, les westerns spaghetti sont notamment devenus incontournables grâce à leurs célèbres thèmes musicaux, nous avons tous en tête les compositions d'Ennio Morricone, mais le résultat est vraiment parfait, à la fois respectueux du genre et moderne. C'est une chance de pouvoir disposer d'une telle richesse musicale dans notre film. Nous travaillons actuellement avec le label Alfa Matrix afin d'éditer la Bande Originale.

Sinon, pour revenir à la question, j'ai déjà réalisé trois de leurs précédents clips (Fruits, Naked Wet Hot et Department Store) dont je suis très fier. Je tourne prochainement en Allemagne leur prochain clip pour le lancement de leur nouvel album et suis impatient d'y être !


Quel est ton parcours? As-tu notamment fait des études dans le domaine du cinéma?

J'ai fait des études d'arts et à la base, je suis plasticien. Mon parcours s'est très vite orienté comme Directeur Artistique dans la publicité et la communication. Mon profil atypique m'a permis de sortir des sentiers battus et je prends beaucoup de plaisir au quotidien. Cela m'a également permis de gagner des prix, dont un à l'international.

"Woman With No Name" est mon premier film, mais le cinéma n'est pas une fin en soi. Ce qui m'intéresse le plus est de pouvoir laisser libre cours à mon imagination, que ce soit en images ou en vidéo.

Quels sont tes futurs projets?

Sur "Woman With No Name" nous allons améliorer l'ambiance sonore ainsi que quelques points de montage avant de partir en festival. Nous allons également éditer la BO par le label Alfa Matrix et sortir un Artbook du projet : 42 pages reprenant toutes les étapes créatives ! Encore beaucoup de travail en perspective.

Sinon j'écris actuellement mon second court-métrage. C'est encore un peu tôt pour en parler mais c'est un projet que je coréalise avec Noémie Alazard ("Echap"), une artiste aussi talentueuse que déjantée, et qui me tient particulièrement à cœur.

Enfin, comme évoqué précédemment, je réalise prochainement un clip pour Junksista, toujours co-écrit et coréalisé avec Noémie. Après autant de projets avec le groupe, c'était important d'apporter une mise en danger et un regard neuf pour aller plus loin, tout cela est très excitant !

Merci Fabio!

Si "Woman with No Name" vous attire, je vous invite à suivre Fabio Soares sur son site et sur sa page facebook, ainsi que sur la page facebook de "Woman with No Name" afin de rien manquer de son actualité!

Permalink 1527 mots par flo001fg Email , 5864 vues • Réagir

:: Page suivante >>

Avril 2014
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 26

powered by
b2evolution