Archives pour: Août 2014

21.08.14

07:42:46, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un samedi soir, un groupe d'amis décident de faire une virée dans une boite de nuit située en haut du massif du Jura. Alors qu'ils viennent de prendre un auto stoppeur, leur véhicule plonge dans un ravin et s'écrase dans la forêt en dessous. Perdu au milieu de nulle part, ils vont devoir affronter une énorme créature extra-terrestre sensible au moindre bruit.
L'amitié des jeunes sera mise à rudes épreuves durant cette longue nuit en enfer...

Mon avis :

Il est de plus en plus de voir de petites productions indépendantes françaises, sortir à l'étranger, alors qu'elles restent toujours inédites chez nous. C'est le cas notamment de "Resonnances", un petit film fantastique réalisé par Philippe Robert ("Les ailes de l'ombre") en 2006, sorti en DVD aux États-Unis et en Allemagne...

Le peu de moyen se ressent certes immédiatement, il n'y a pas d'acteurs qui étaient particulièrement connus à l'époque du tournage, mais on pourra tout de même reconnaître l'actrice Sophie Michard ("Les bleus: premiers pas dans la police") ou encore les acteurs Franck Monsigny ("Seconde chance", "Falco"), Romain Ogerau ("La taupe 2", "Femmes de loi") et Yann Sundberg ("Franck Keller", "Le transporteur 3", "La ligne droite", "Flics"), les effets spéciaux sont assez rudimentaires, mais malgré cela, le film est plutôt sympa et attachant.

On se retrouve face à une sorte de "Tremors" à la française, mais avec un monstre radicalement différent, mais se déplaçant sous terre de la même façon. Afin de pallier à son manque de budget, le réalisateur a opté pour des jeux de caméras dans le style "Evil Dead" ou "Predator" pour certains déplacements de son monstre venu de l'espace. D'ailleurs comme dans les films de Sam Raimi et John Mc Tiernan, l'action se passe également en forêt.

Les acteurs sont dans l'ensemble assez convaincants, malgré le peu d'expérience de certains, ce qui aidera bien évidemment à l'immersion. Quant aux effets spéciaux, le metteur en scène a opté en grande partie pour des effets spéciaux à l'ancienne avec maquettes notamment et franchement le résultat n'est pas ridicule du tout, cela tient même plutôt bien la route, malgré ce que l'on aurait pu craindre. Certains effets 3D ne sont certes pas tip top, mais en étant un tant soit peu indulgent, ça passe! Après tout, il y a un max de téléfilms où c’est bien pire !

Et puis le réalisateur va jouer avec le fait que le film se passe principalement de nuit... Pas bête, la bête ! Le scénario est assez classique, n'évitant pas certains clichés comme la panne de voiture, mais le film est tout de même un sympathique hommage aux films de genre des années 80 et ça, ça fait toujours plaisir!

Enfin, la musique signée Richard Sanderson ("La Boum") est assez réussie et contribue à nous plonger dans l'ambiance stressante du film. D’ailleurs on finit par oublier les petits défauts dus au manque de moyens, en étant, lors de la dernière partie du film, plonger à fond dedans...

Finalement cette petite trouvaille disponible en import uniquement s’avère être une plutôt bonne surprise ! Alors, si vous êtes un spectateur indulgent, donnez-lui une chance !

Sur les conseils du réalisateur, j’ai opté pour l’édition allemande que l’on peut aisément trouver à très bon prix, pourtant je dois avouer qu’au départ, j’étais plus tenté par l’édition américaine de Synapse, dont je suis particulièrement friand du catalogue. Cette édition allemande propose le film au format respecté, mais malheureusement en 4/3, tout comme la Synapse apparemment, avec des pistes française Dolby Digital 2.0 et un doublage allemand Dolby Digital 5.1.

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20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

The battery

The battery
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19.08.14

07:41:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d’eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer...

Mon avis :

Avec son court métrage "Au petit matin", Xavier Gens ("Frontière(s)", "Hitman", "The ABCs of Death") m'avait littéralement bluffé! Vraiment une grosse claque comme on aimerait en prendre plus souvent... Si "Frontière(s)" était un film de genre assez efficace et bien corsé et qu'on y retrouvait Estelle Lefébure, il y manquait toutefois l'émotion que j'avais ressenti avec ce précédent court métrage. Avec "The Divide", j'ai enfin retrouvé cette puissance émotionnelle. Attention chef d’œuvre!

L'histoire se passe essentiellement en huis clos dans le sous-sol d'un immeuble où huit personnes vont trouver refuge après qu'un cataclysme ait ravagé New York. Ce lieu qui va au départ les protéger, va ensuite devenir leur prison et leur tombeau...

Dans un premier temps, c'est le personnage de Mickey, joué par Michael Biehn ("Terminator", "Aliens - Le retour", "Abyss", "Tombstone"), qui va prendre les choses en mains, faisant régner l'ordre dans ce lieu qu'il occupait déjà avant la catastrophe et qu'il avait transformer en bunker, en prévision probablement qu'un tel événement se réaliserait. On comprend d'ailleurs que cet ancien pompier est marqué par le passé, tout particulièrement par les événements du 11 septembre 2001... D'ailleurs face à cette explosion nucléaire, il accuse immédiatement les arabes, ce qui n'est sûrement pas un hasard.

Seulement peu à peu les autres personnalités des occupants vont se révéler, notamment celles de Josh et Bobby, respectivement interprétés par Milo Ventimiglia ("Heroes", "Pathology", "Blindés") et Michael Eklund ("House of the Dead", "The Day", Errors of the Human Body"), les deux hommes vont alors prendre le dessus sur Mickey allant jusqu'à le faire prisonnier pour prendre le pouvoir et surtout avoir mainmise sur son stock de nourriture. Les deux nouveaux maîtres à bord vont alors faire régner la terreur sur les autres habitants, mais surtout évidemment sur les plus faibles.

La première victime, cela sera Marilyn, le personnage interprété par Rosanna Arquette ("Recherche Susan désespérément", "Silverado", "After Hours", "Le grand bleu", "Pulp Fiction") qu'ils vont transformer en esclave sexuelle, un rôle où l'on sent que l'actrice s'est donnée à fond et pour lequel elle n'a pas été épargnée! L'actrice y est absolument bluffante!

La deuxième victime, dans une moindre mesure, cela sera le personnage de Sam, joué par Iván González ("Chicos ricos", "¿Sabés nadar?", "The ABCs of Death", "Chimères"), un avocat, assez lâche arrivé en couple avec la belle Eva, jouée par Lauren German ("Massacre à la tronçonneuse", "Hostel - chapitre II", "Dark Country"), la femme forte du groupe. Le couple volera évidemment en éclats, mais Xavier Gens le fera de façon assez subtile et pas vraiment comme on aurait pu l'imaginer.

Les autres personnages seront un peu plus neutres et n'auront finalement que peu d'importance, sinon de servir l'intrigue et nous éclairer un peu plus sur la personnalité des principaux protagonistes. La transformation des personnages, qu'elle soit physique ou mentale sera véritablement impressionnante. C'est d'ailleurs ce qui marquera probablement le plus, plus en tous cas que la violence pourtant bien présente...

Le réalisateur va réussir tout au long de son métrage à rendre l'atmosphère de plus en plus oppressante et malsaine, allant crescendo vers un final d'une noirceur et d'une beauté absolue. L'émotion est cette fois de retour!

Les images sont fortes, les acteurs fabuleux et le tout transcendé par la merveilleuse musique de Jean-Pierre Taieb ("Frontière(s)", "Vertige") qui apporte une certaine mélancolie au métrage. Voilà le genre de film dont on ne ressort pas indemne et qui marque durablement! Par contre, attention, âmes trop sensibles s'abstenir, car certaines scènes sont quand même assez sévères!

Xavier Gens signe avec "The Divide" son meilleur long-métrage à ce jour, alors espérons qu'il continue sur cette lancée ! En attendant, on ne voit toujours rien venir... A quand un nouveau film?

"The Divide" n'est évidemment pas une nouveauté puisque le film était sorti en DVD, Blu-ray et dans une édition collector combo Blu-ray + 2 DVD chez BAC Vidéo en juin 2012 (Réédité ensuite en janvier 2014), mais cela fait longtemps que je souhaitai vous en parler... Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 et comprend en guise de bonus un making of, une scène coupée dispensable où on en apprend un peu plus sur les deux frères, un module sur les dérapages du film et trois bandes annonces dont celle du film.

Le Blu-ray, quant à lui, propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080p et pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Étonnamment cette édition contient des bonus radicalement différents du DVD, proposant une interview de Xavier Gens, un module sur les effets spéciaux, un sur la musique, un sur la pré-production, une fin alternative et la bande annonce.

Mais c'est évidemment l'édition collector qui est à privilégier, puisqu'en plus de regrouper les deux formats et donc l'intégralité des bonus concernant le film, elle nous offre un deuxième DVD contenant un documentaire sur le réalisateur et l'intégralité de ses courts métrages dont l'indispensable "Au petit matin"...

The divide

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The divide (Blu-ray)

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The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)

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18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.

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15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques (notamment avec la série des "Black Emanuelle") et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes d'horreur pure (je ne parle pas des scènes d'angoisse) se passent en plein jour et curieusement ce choix s'avère très efficace. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

Anthropophagous
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14.08.14

06:52:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quatre jeunes étudiantes acceptent de faire le ménage d’une grande maison, avant que le propriétaire en prenne possession. En début de soirée, un vieil homme sonne à la porte. Sans aucune explication, il remet aux filles un paquet qui contient un livre étrange rempli de dessins et de textes latins. Bientôt, l’étrange manuscrit donne vie à l’un des dessins du livre. Le dessin en question, un loup féroce qui prend la forme d’un cartoon, attaque violemment et sexuellement à l’une des filles.

Mon avis :

Sur plus de 130 réalisations, une bonne centaine de films signés Fred Olen Ray ("Scalps", "L'emprise de la peur", "L'Attaque de la pin-up géante") reste à ce jour inédits chez nous en DVD... Heureusement l'éditeur Crocofilms s'attaque sérieusement à sa filmographie, sortant simultanément "Hollywood Chainsaw Hookers" et "Evil Toons". Franchement, c’est pas cool ça?

Comme on peut s'en douter avec un tel réalisateur aux commandes, "Evil Toons" est une petite comédie horrifique sans prétention, mais surtout ultra sexy, avec du nichon et de la fesse en veux-tu en voilà! Eh oui! Et de ce côté là, on va être servi!

Avec un casting de jeunes femmes absolument pas farouches comme Monique Gabrielle ("La vénus noire", "Les amants de Lady Chatterley 2", "Emmanuelle 5", "Le retour de la créature du lagon") à la poitrine très généreuse, Suzanne Ager ("Evil Spawn", "The Bikini Carwash Company", "Fatal Justice"), les deux hardeuses, Barbara Dare ("Miami Spice", "Ultrasex", "Barbara the Barbarian"), ici sous le pseudonyme de Stacey Nix et Madison Stone ("Les aventures érotiques des trois mousquetaires", "Dr. Jeckel & Ms. Hide", "Femme Fatale", "Surprise aérienne"), sans compter un petit caméo irrésistible de Michelle Bauer ("Puppet Master III: La revanche de Toulon", "L'Attaque de la pin-up géante", "Lust for Frankenstein") faisant écho à son rôle dans "Hollywood Chainsaw Hookers".

Comme on peut s’en douter le scénario pourrait tenir sur un ticket de métro avec ces quatre filles venues faire le ménage dans une maison hantée durant un week-end, le film mixant essentiellement "Evil Dead" avec son livre proche du Necronomicon et "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" pour ses incrustations de Toons dans un vrai film (Vous allez me dire qu'il y en a eu d'autres auparavant comme "Mary Poppins" par exemple, mais il semble évident ici que c'est le succès du film de Robert Zemeckis qui a eu une influence par rapport à ce choix!).

Les incrustations cartoons seront par contre peu nombreuses et se résumeront à un seul personnage proche physiquement du Diable de Tasmanie (Une sorte de loup en plus costaud !). Le réalisateur ayant bénéficié d'un budget assez réduit, il est assez normal que ces incrustations soient aussi peu nombreuses, d'ailleurs il tourna son film en une semaine et s'en sort tout de même pas si mal. Certes, le film n'est pas un chef d’œuvre, mais il demeure assez plaisant à regarder et la première attaque du Toon est assez mémorable, ne serait-ce par le côté très pervers de ce monstre animé.

On est bien entendu proche du nanar avec des acteurs qui cabotinent en plus pas mal, David Carradine ("Kung Fu", "La course à la mort de l'an 2000", "Cannonball", "Kill Bill: Volume 1 & 2") ne relevant ici aucunement le niveau. L’acteur est quand même franchement tordant avec ses mouvements de cape dignes d’une caricature de Dracula et l’on devine aisément que l’acteur, comme le reste de l’équipe d’ailleurs, ne s’est aucunement pris au sérieux durant le tournage !

Parmi les acteurs, on remarquera autrement la présence de Dick Miller ("La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant", "Hurlements", "Gremlins"), qui est probablement celui qui s'en sort le mieux dans le film, avec en plus un petit clin d’œil amusant à "Un baquet de sang" de Roger Corman dans lequel l'acteur apparaissait 33 ans plus tôt. D'ailleurs il est à noter que Fred Olen Ray proposa au célèbre producteur de réaliser le film pour la modique somme de 250 000$, mais celui-ci refusa et le réalisateur fît finalement le film pour 140 000$...

"Evil Toons" vaut essentiellement pour la plastique de ses actrices qui se retrouvent la plus part du temps topless, et puis il y a tout de même ce charme rétro très marqué début des années 90 qui plaira forcément aux nostalgiques !

"Evil Toons" est disponible en DVD depuis le 20 mai chez Crocofilms dans une édition proposant le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec malheureusement une unique piste française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, l’éditeur nous offre un court métrage intitulé "Dead End" mêlant également film et incrustations animées et une compilation de bandes annonces de films de Fred Olen Ray mis en boîte par Videotopsy.

Evil toons

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13.08.14

06:50:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une forteresse éloignée, un sinistre groupe de femmes expertes en chirurgie se prépare pour sa prochaine victime. Elles retiennent gardées en cages de pauvres innocentes à qui elles ont lavé le cerveau. Sabrina, l'une d'entre elles, vit un véritable cauchemar éveillé ! Elle comprend qu'elle est manipulée par la dominatrice pour intégrer un groupe de féministes armées qui haïssent les hommes...

Mon avis :

Comme beaucoup d’hommes, je dois reconnaître que j’ai un petit faible pour les infirmières. Oui, c’est banal, mais que voulez-vous ? Et cela tombe bien,car j’en ai une à la maison, qui de temps en temps enfile sa tenue pour me… Euh… Enfin, je m’égare! Il était donc tout naturel que je m’intéresse de près à ce "Maniac Nurses" dont les jaquettes des différentes éditions DVD ne pouvaient qu’attirer mon attention… Mais attention, cet étrange objet filmique ne s’adresse pas à n’importe qui, puisqu’il s’agit là d’un titre issu du catalogue Troma, ce qui sous-entend, du gore, du sexe et une bonne grosse dose de mauvais goût !

Connu également sous le titre "Maniac Nurses Find Ecstasy", ce film est l’œuvre d’un belge (Eh oui ! Cela surprend !), Léon-Paul De Bruyn ("Parts of the Family"), qui signa ici son premier méfait sous les pseudonymes de Harry M. Love pour ce qui est de la production et de la réalisation et de Leon P. Howard pour ce qui est du scénario, une pratique fort courante dans le cinéma d’exploitation auquel le film se réfère énormément.

Dès le générique, on découvre en effet les noms des différents personnages faisant directement référence à la Nazisploitation (Ilsa, Greta, Gretchen…) et notamment aux œuvres de Jess Franco. Comme dans tout bon film de Nazisploitation qui se respecte, on a également droit à une bonne dose de Sexploitation et un chouïa de W.I.P. (Non, cela ne veut pas dire Work In Progess, mais bien Women in Prison ! Je dis ça pour les non-initiés !).

Au menu du jour donc, des jolies filles dénudées ou en petites tenues, du sadisme, des situations débiles et de l’explosage de têtes. Et ça commence dès les premiers instants du film où après avoir découvert la plastique de la charmante Susanna Makay, alors âgée de 18 ans et dont la carrière devant la caméra s’arrêtera malheureusement là (Je dis bien malheureusement, car elle était fort jolie !), un pauvre type se fera exploser la tronche à coups de fusil à pompe. Ce n’est évidemment pas très bien fait, mais si ça l’était , ce ne serait pas du Troma ! Eh oui, les budgets de la firme ont toujours été riquiqui !

Les premiers supplices commencent alors avec une jeune femme fouettée par la cruelle Greta, le tout entrecoupé de scènes où l’on découvre un étrange personnage briquant ses nains de jardins ! Vous l’aurez compris, ce film, c’est du grand n’importe quoi, pourtant, on aurait aimé que le réalisateur pousse son délire encore plus loin… Bon, par contre, on ressent bien qu’il s’agit d’un film datant d’une autre époque (1990 pour tout dire !), notamment en ce qui concerne la lingerie féminine... Ici, c’est dentelles et porte-jarretelles ! C’était quand même autre chose ! Une autre époque je vous dis !

Ne cherchez pas par contre d’acteurs un tant soit peu connus dans le film, ils n’ont tourné que dans ce film ! Aurait-il eu raison de leur carrière naissante ? Peut-être ! Le film vaut surtout pour son déballage de jolies filles, mais c’est aussi un film assez fun qu’il ne faut absolument pas prendre au sérieux, avec même quelques dialogues assez croustillants par moments et des situations souvent débiles.

On regrettera par contre quelques longueurs dues au fait que le réalisateur fût contraint de supprimer certaines scènes un peu trop hot (Quel dommage ! A quand un director’s cut ?) et les remplaça par des images assez inutiles filmées à Pigalle pour atteindre la longueur nécessaire pour pouvoir vendre le film en tant que long métrage. Il est à noter d’ailleurs que le reste du film fût tourné en Hongrie d’où sont originaires les acteurs du film. Quant à la très jolie Susanna Makay, c’était la petite amie du réalisateur au moment du tournage.

Bon, si vous voulez voir de jolies demoiselles à moitié à poil et que vous aimez les séries Z, ce "Maniac Nurses" est pour vous ! Mais un petit conseil que m’a donné le réalisateur, regardez-le sous influence d’alcool ou de substances illicites !

"Maniac Nurses" était précédemment sorti en DVD en France chez Sony Music Vidéo dans une édition épuisée depuis fort longtemps, le film est ressorti en fin d’année dernière en Hollande chez Excesso Entertainment dans une édition DVD malheureusement dépourvue de sous-titres français, mais avec une image de bien meilleure qualité et offrant en bonus un commentaire audio très intéressant du réalisateur et aisément compréhensible malgré le fait qu’il soit en anglais. Les deux éditions proposent le film au format 1.33 4/3 avec piste anglaise 2.0. L’édition Sony proposait elle quelques petits bonus Troma, mais à l’intérêt limité et communs aux autres titres de la collection… Bien entendu, d'autres éditions existent à travers le monde, mais ces deux là semblent être les plus intéressantes, l'une pour sa présence de sous-titres français, l'autre car il s'agit de la meilleure édition sortie à ce jour!

Petit comparatif entre les éditions DVD Sony Music Vidéo et Excesso Entertainment:

Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment

Maniac nurses find ecstasy

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Maniac nurses find ecstasy (Troma)

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12.08.14

06:48:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un grave accident de voiture, Anna se réveille dans une salle des pompes funèbres locales où Eliot Deacon lui explique qu’elle est morte et qu’il doit maintenant préparer son corps pour l’inhumation. Terrifiée, Anna se sent tellement vivante qu’elle ne sait pas si elle doit lui faire confiance pour l’accompagner dans l’autre monde ou s’il a l’intention de l’enterrer vivante...

Mon avis :

Dans la lignée des films sur la mort comme "Sixième Sens" ou "Les Autres", "After.Life" est un thriller efficace et assez troublant qui touchera probablement avant tout ceux qui croient en une vie après la mort. Pour les autres, ils passeront peut-être à côté de ce film en n’adhérant pas complètement au pitch de départ qui, il faut le reconnaître, est un peu tiré par les cheveux...

Ce premier long-métrage de la réalisatrice Agnieszka Wojtowicz-Vosloo est plutôt une très bonne surprise, mais son film n'est toutefois pas exempt de défauts. Le souhait de la cinéaste sera de constamment brouiller les pistes en laissant de-ci de-là quelques indices pour guider le spectateur vers sa propre vision de l'histoire, laissant au final celui-ci se poser des questions sur son interprétation.

Mais en voulant brouiller les pistes elle y inclut malheureusement certaines scènes assez inutiles comme celle où Anna Taylor, jouée par Christina Ricci ("La famille Addams", "Sleepy Hollow", "Cursed", "Black Snake Moan") se retrouve seule dans un couloir de l'école où elle enseigne.

Toujours est-il qu'après une frayeur sortie de nulle part et parfaitement hors sujet, la jeune femme se tue ensuite dans un accident de la route suite à une stupide dispute avec son petit ami, interprété par Justin Long ("Jeepers creepers - Le chant du diable", "Die Hard 4: Retour en enfer", "Jusqu'en enfer"). Elle se retrouve alors dans une morgue où le croque-mort lui apprend son décès.

Car notre croque-mort en question, joué par un Liam Neeson ("Darkman", "La liste de Schindler", "Rob Roy", "Love Actually") absolument parfait, a le don de communiquer avec les morts, ce qui lui permet de les aider à passer dans l'au-delà...

La réalisatrice nous fera constamment douter sur le fait que son héroïne soit morte ou pas et cela jusqu'aux derniers instants du film, maintenant ainsi un suspens efficace à ce thriller finalement assez original. Si le film sera constamment à la lisière de l'horreur, il n'y tombera pourtant jamais complètement, tout juste franchira-t-il le pas lors de certaines scènes de cauchemars.

La mise en scène de la réalisatrice est assez léchée avec une très belle photographie, froide comme une chambre mortuaire, signée Anastas N. Michos ("Mémoire effacée", "Intraçable", "Cadillac Records"). Le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans son casting impeccable et notamment ses rôles secondaires.

Ainsi on notera la présence non négligeable de Celia Weston ("La dernière marche", "Coeurs perdus en Atlantide", "Le village") dans le rôle de la mère d'Anna, de Chandler Canterbury ("L'étrange histoire de Benjamin Button", "Prédictions", "Les âmes vagabondes") dans celui du jeune élève d'Anna, un garçon étrangement attiré par la mort et de Josh Charles ("Le cercle des poètes disparus", "S.W.A.T. unité d'élite", "Quatre frères") dans le rôle du policier, chacun apportant sa part de consistance au film.

Christina Ricci apparaît nue une bonne partie du film, mais franchement cela n’a rien de choquant et c’est constamment filmé avec beaucoup de pudeur et sans le moindre voyeurisme. Pour un premier long métrage, franchement bravo mademoiselle Wojtowicz-Vosloo !

Étonnamment,"After.Life" arrive en vidéo en France quatre ans après sa sortie en salle américaine et déjà deux après son passage au Champs-Élysées Film Festival de 2012, pourtant le film aurait mérité un autre traitement qu'une sortie aussi tardive... Alors réservez-lui un bon accueil pour cette sortie sur support numérique ! Il le mérite !

"After.Life" est sorti en DVD et Blu-ray chez TF1 le 6 août 2014. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. Le Blu-ray, quant à lui propose une image au format 2.40 avec une résolution de 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les deux formats contiennent les mêmes bonus, à savoir un making of et un commentaire audio de la réalisatrice en version originale sous-titrée français.

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11.08.14

06:46:36, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un être mystérieux, au pouvoir de guérison phénoménal, multiplie les crimes atroces et déroute les forces de l'ordre.

Mon avis :

Depuis sa sortie mi-juillet chez Bach Films, "Horrible" a créé la polémique pour son image jugée indigne d'un support numérique. Bon certes l'image est par moments de qualité assez médiocre, mais c'est essentiellement sur les scènes qui avaient été coupées (Ce qui correspond à environ 5 minutes réparties dans tout le film !), car l'éditeur a fait le choix de nous offrir la version intégrale. Peut-on l'en blâmer? Franchement, non! Car en plus, à ce jour, il n'y a pas de meilleure copie à travers le monde et cela risque de demeurer ainsi...


Un an après son cultissime "Anthropophagous", Joe D'Amato ("Emanuelle chez les cannibales", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Ator l’invincible") réalise "Horrible", une œuvre certes moins connue, mais pourtant plus réussie. Malgré des points communs évidents, "Horrible" n'est pas une suite de "Anthropophagous", contrairement à ce que pourrait laisser supposer le retitrage dans certains pays où il sortit sous les titres "Anthropophagus 2" et "The Grim Reaper 2" ("Anthropophagous" étant également sorti aussi sous le titre "The Grim Reaper"!). On retrouve en effet ici, George Eastman ("Chaco", "Baba Yaga", "Atomic Cyborg", "Les Barbarians") dans le rôle d'un tueur fou également d'origine grecque, mais à part ça, il n'y a pas réellement de ressemblance entre les deux films.

"Horrible" est un pur film d'horreur constitué de scènes bien gores faites avant tout pour choquer le spectateur. Évidemment l'effet ne sera pas le même qu'au moment de la sortie du film en 1981, mais il faut reconnaître que les scènes en question sont tout de même assez marquantes et graphiquement très explicites! Impossible de passer à côté de la première, où George Eastman s'éventre sur les pics de la grille d’une propriété qu'il tentait d'escalader, se retrouvant ainsi les tripes à l'air, rappelant bien entendu le final de "Anthropophagous"! Mais ce ne sera bien entendu pas la seule...

Suite au transfert du tueur dans un hôpital, une infirmière se fera percer le crâne de part en part avec une perceuse chirurgicale, un pauvre type n'ayant rien demandé se fera quant à lui tronçonner le crâne avec une scie sauteuse etc... Un régal donc pour les amateurs de gore! Bon, certes les effets sont un peu passés maintenant, mais pour ma part, je trouve que ça a son charme et quel plaisir de revenir ainsi dans les eighties!

Par certains côtés, le scénario fait un peu penser à celui de "La nuit des masques" réalisé 3 ans auparavant par John Carpenter, ce qui n'a rien d'étonnant lorsqu'on sait que Joe d'Amato a souvent exploité les filons qui marchaient. Ici, on a affaire à un tueur démoniaque dont le sang se régénère beaucoup plus vite que la normale, le rendant quasi immortel.

Échappé d'un laboratoire secret où il servit de cobaye, Mikos Stenopolis est poursuivi par un prêtre qui tente de l’arrêter dans sa folie meurtrière... Le scénario écrit par George Eastman est certes léger, mais le réalisateur arrive toutefois à nous tenir en haleine jusqu’à une dernière partie particulièrement stressante et au suspens assez bien géré.

Parmi le casting, c'est évidemment George Eastman qui attirera toute l'attention avec sa stature réellement impressionnante, mais on remarquera tout de même la présence de Edmund Purdom ("Émilie, l'enfant des ténèbres", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") dans le rôle du prêtre (Assez inexpressif d'ailleurs dans le film!) et de la française Annie Belle ("Lèvres de sang", "Laure", "La maison au fond du parc") dans celui d'Emily.

La musique signée Carlo Maria Cordio ("Caligula: la véritable histoire", "Le sadique à la tronçonneuse", "Aenigma") contribue à la réussite du film, jouant un rôle important dans l’ambiance de celui-ci. Anecdote amusante, on notera que le réalisateur Michele Soavi ("Bloody Bird", "Dellamorte Dellamore", "Arrivederci amore, ciao") fait ici de la figuration dans le rôle d'un biker, un petit rôle non crédité au générique.

Malgré quelques longueurs, des effets de maquillages un peu datés et un scénario assez mince "Horrible" vaut quand même le coup d’œil pour son imposant tueur, ses meurtres assez mémorables et son final plutôt réussi. Les nostalgiques des films d’horreur des années 80 devraient en tous cas être ravis ! Moi, je le suis !

"Horrible" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.66 4/3 avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Anthropophagous", d'une galerie photos et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

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08.08.14

06:41:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Charlotte, une jeune actrice travaillant le soir en tant que serveuse dans un club de strip-tease, se lie d'amitié avec David, un réalisateur qu'elle a secouru lors d'une pause cigarette, alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Rapidement David, qui a un faible pour elle, lui propose de tourner dans son film, mais la jeune femme est loin de s'imaginer la nature de celui-ci...

Mon avis :

Le net, ça a quand même du bon! En surfant sur Facebook il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur une bande annonce qui m'a immédiatement scotchée... Celle de "Pieces of Talent"! Je me suis alors immédiatement empressé de contacter le réalisateur afin de pouvoir voir son film. Moins de 10 jours plus tard, je reçois le double DVD dédicacé par le réalisateur et les deux comédiens principaux... Génial! C'est ce qui s'appelle être gâté! Restait à savoir si le film était aussi bon que la bande annonce le laissait présager!

Dès les premières minutes du film je me suis laissé embarquer par cette sombre histoire de psychopathe tuant des gens pour les besoins d'un film dont il est l’auteur. Franchement, quelle maîtrise et quel talent de la part de Joe Stauffer qui signe là son premier long-métrage en tant que réalisateur! Chaque plan semble avoir été pensé, travaillé... C'est un véritablement régal pour les yeux!

Et ce qui ne gâte rien, les deux comédiens principaux sont excellents! David Long est complètement habité par son rôle. Dire que c'est son premier film en tant qu'acteur! Kristi Ray ("The Virgins", "Sons of Our Fathers") est absolument charmante et également totalement convaincante. Dans le rôle de Mary, la mère de Charlotte, Barbara Weetman ("A Good Old Fashioned Orgy", "Stuck in Love") est vraiment très bien également, dans un rôle pourtant pas facile de mère alcoolique.

Pour résumer, c'est l'histoire de Charlotte, une actrice travaillant le soir comme serveuse dans un bar à strip-tease, qui un soir lors d'une pause cigarette fait la connaissance de David, un réalisateur avec qui elle va rapidement se lier d'amitié, après qu'elle l'ait secouru alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Ce qu'elle ignore, c'est que David est en fait un dangereux tueur en série...

Immédiatement on entre dans le vif du sujet avec dès le départ une première scène de meurtre bien dérangeante. Là, où beaucoup de réalisateurs mettraient ensuite pas mal de temps à se que le film se mette en place, Joe Stauffer au contraire nous livre un film bien rythmé avec des meurtres réguliers et toujours très malsain, créant un certain malaise chez le spectateur.

En revanche, le film n'est pas aussi trash que l'on pourrait le penser, les meurtres sont parfois expédiés au revolver, ce qui pourra en décevoir certains, mais ce qui apporte en revanche un réalisme que moi j'ai trouvé plutôt bien vu, un peu à la manière d'un "Wolf Creek". Malgré tout, certaines scènes sont graphiquement sidérantes comme notamment celle du rêve dans la baignoire, une sorte de trip hallucinatoire où l'hémoglobine coule à flots, ce qui assurément satisfera les amateurs de cinéma extrême.

On sent que le réalisateur, qui est également directeur de la photographie, apporte un soin particulier à la beauté des images. Il est d'ailleurs également monteur et là encore, on sent que le bonhomme a du métier. La musique joue également un rôle important et comme par hasard, Joe Stauffer a aussi réalisé auparavant pas mal de clips. Pas étonnant!

Le film comporte aussi pas mal d'humour, souvent très noir, comme on peut s'en douter, le rendant très agréable à voir, d'autant plus que l'histoire d'amour entre les deux principaux protagonistes est étonnamment assez touchante malgré la nature monstrueuse de David.

La fin est vraiment très réussie, mais annonce une suite... Étonnant, car on ne devine pas vraiment dans quelle voie le réalisateur veut se diriger! En tous cas, il me tarde déjà de découvrir ce que ce prodige va nous offrir pour son prochain film.

"Pieces of Talent" n'arrête pas de remporter des prix depuis qu'il tourne dans les festivals et franchement c'est amplement mérité, car ce film est un putain de chef d’œuvre!

"Pieces of Talent" est pour le moment uniquement disponible sur le site officiel du film en double DVD collector, en VHS limitée à 200 copies signées par le réalisateur et en VOD. Contrairement à ce qu'indique la jaquette de l'édition DVD, celle-ci est zone all, ce qui est plutôt un très bon point pour nous.

En revanche, celle-ci sera réservée aux anglophones, puisque seule la version originale est disponible, mais franchement le film est aisément compréhensible et vaut la peine que vous franchissiez le pas si vous avez quelques notions d'anglais. Autrement, cette édition regorge de bonus avec notamment un petit commentaire de David Long et Joe Stauffer, des scènes inédites ou plus longues où l'on voit que le film aurait pu être plus extrême, l'excellent clip "The David Long song" par Klassified, un petit film fait pour la campagne Kickstarter, un message pour les contributeurs en bonus caché, un très beau petit film teaser intitulé "Valentine's day", la bande annonce, le court métrage original "The David Long story" à l'origine du film et d'autres surprises.

Espérons que le film sorte un jour en France! En attendant je vous invite vivement à vous procurer au plus vite cette édition DVD et à suivre le film sur ses pages Facebook, Twitter, Instagram et Tumblr (http://piecesoftalent.tumblr.com/).

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07.08.14

06:45:50, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Situation amoureuse : c'est compliqué

Réalisateur : Manu Payet

Année : 2014

Origine : France

Durée : 1h40

Avec : Manu Payet (Ben), Anaïs Demoustier (Juliette), Emmanuelle Chriqui (Vanessa), Jean-François Cayrey (Sylvain), etc.

Par Nicofeel

L'acteur Manu Payet, vu dans des films aussi intellectuels que Nous York et Radiostars, fait ses premiers pas derrière la caméra avec Situation amoureuse : c'est compliqué. Bien lui en a pris puisqu'il a obtenu avec ce film le grand prix du festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. Si ce prix est une belle récompense et une sacrée publicité pour son réalisateur, il ne faut pas pour autant s'attendre à un film génial.
Dans la veine des films dans lesquels il a été amené à jouer, Manu Payet met en scène une comédie gentillette, sans prétention, dans laquelle on ne notera rien de remarquable.
L'acteur-réalisateur interprète le rôle principal, celui de Ben, un trentenaire qui est sur le point d'épouser sa dulcinée, Juliette (quelle originalité pour le prénom !). Tout oppose les tourtereaux : lui vit au jour le jour et travaille de manière épisodique en filmant des mariages. D'ailleurs, il n'a que très peu participé aux préparatifs de son propre mariage. A l'inverse, sa compagne, Juliette, avec qui il ne vit pas encore, dispose d'un travail à plein temps et s'occupe de beaucoup de choses concernant leur mariage. Même s'ils sont différents, ils s'aiment et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin, presque car un événement va tout changer.
Le nœud principal de l'intrigue du film réside dans le fait que Ben va tomber nez à nez, par l'entremise d'un ancien camarade de classe, sur la jeune femme qui l'avait fait fantasmer lorsqu'il était au lycée. Cette dernière, qui revient après plusieurs années passées aux États-Unis, compte s'installer à Paris où elle ouvre un restaurant.
Situation amoureuse : c'est compliqué exploite à fond le filon de l'homme indécis qui est tiraillé entre son envie naturelle de se rapprocher de son amour fantasmé et le choix de la raison qui le ramène vers sa compagne actuelle, qu'il va épouser très prochainement. En somme, dans ce triangle amoureux, on est proche d'une réflexion à la Raisons et sentiments.

Ce long métrage joue aussi de manière gentillette la carte de la sensualité avec l'ancien amour qui est présenté comme une véritable “bombe”. Et Ben va avoir l'occasion de se rapprocher d'elle, oubliant de ce fait à plusieurs reprises qu'il a une liste de course pour son mariage. Évidemment, à vouloir être présent sur deux tableaux, les choses finissent par se gâter et le risque de tout perdre est grand. Ce ressort dramatique est totalement attendu et ne surprend pas le spectateur. D'autant qu'on se doute bien que l'issue ne peut pas être négative dans une comédie.
Car il va sans dire que la majeure partie du film est constitué de séquences comiques. Si les dialogues ne resteront sûrement pas à la postérité, le film peut toutefois compter sur une distribution sympathique et motivée, à défaut d'être totalement convaincante. Dans le rôle principal, Manu Payet fait du Manu Payet. Mais bon, il s'en sort à peu près correctement dans le rôle de ce jeune homme qui admire son ancien amour. Il n'y a qu'à voir la scène inaugurale de Situation amoureuse : c'est compliqué, qui est certes caricaturale mais amusante et révélatrice du ton du film. Avec son allure cool et son air parfois béat, Manu Payet parvient en toutes circonstances à susciter de l'empathie autour de son personnage. Et pourtant, il est tout de même question d'adultère ! Mais l'ensemble est raconté de façon drôle. Dans le registre comique, on peut aussi compter sur l'acteur Jean-François Cayrey qui interprète le rôle de l'ancien camarade de classe de Ben. Il en fait certes des tonnes mais son personnage est tellement excessif qu'il amuse forcément le spectateur. Dans le rôle de la femme aimante (mais trompée), on a Anaïs Demoustier, que l'on n'a pas l’habitude de voir dans des comédies mais plutôt dans des films d'auteur. On retiendra qu'elle fait le job et surtout on appréciera son changement de style. Cela lui donne un aspect bien plus adulte qu'auparavant.
Au final, Situation amoureuse : c'est compliqué est à prendre pour ce qu'il est, c'est-à-dire une petite comédie sans prétention qui n'a d'autre but que de divertir. De ce point de vue, le film remplit son but. Il n'en reste pas moins que ce long métrage manque cruellement d'originalité et d'ambition à tous les niveaux.
S'il veut se démarquer de la production courante pour son prochain film, il va falloir que Manu Payet soit bien plus rigoureux et ambitieux dans son approche.

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06:40:07, Catégories: Interview  

Par Flo200

Je vous ai déjà parlé de "Goal of the Dead" à deux reprises, lors de sa sortie en salle et lors de sa sortie en DVD et Blu-ray, mais qui mieux que l'un des réalisateurs pouvait répondre aux questions que vous vous posiez? Benjamin Rocher, réalisateur de "Première mi-temps", le premier film du diptyque, a eu la gentillesse de répondre à mes questions :

Bonjour Benjamin. Comment est née cette idée un peu folle de mêler football et zombies ? Enfin, enragés, je veux dire...

L’idée de départ était de faire une vraie comédie d’horreur bien de chez nous. Le milieu du football professionnel est clairement un cadre génial pour une comédie humaine et burlesque, et finalement assez peu traité. Imaginer ces millionnaires en short, assistés en tout, obligés de survivre à une attaque de zombies alors qu’ils ne sont déjà pas armés à survivre à la vraie vie, c’était déjà une promesse en or. Derrière ce pitch suspect et absurde se cachait une proposition drôle, cohérente et très française. C'était aussi une excellente occasion de se moquer (gentiment) de certains travers nationaux.

Comment êtes-vous arrivé à ce choix de deux films réalisés par deux réalisateurs différents ?

Aujourd’hui, il est très difficile (impossible?) de trouver un distributeur qui prenne des risques financiers pour sortir un film d’horreur français au cinéma. Il n’y a donc pas d’enjeu financier sur une sortie salle de ce genre. De plus, suite à la sortie de "La Horde" (mon premier film) j’ai constaté que ce cinéma était très bien reçu en festival, lors d’avant-premières mais restait mal compris quand il sortait parmi les autres films, dans le circuit traditionnel. C’est pour ces raisons que nous avons décidé très tôt de ne le sortir que dans un circuit restreint de salles, et de faire en sorte que chaque séance soit festive. Dans cette état d’esprit, le concept du double programme s’est imposé, comme une garantie que les films seraient vus dans un cadre non-traditionnel. Et quitte à faire 2 films, autant qu’ils soient dirigés par 2 réalisateurs différents. Ça rajoutait une vraie fraîcheur, un esprit de franche camaraderie. J’espère qu’on le sent en regardant les films.

On retrouve dans le film une bonne partie du casting de la série "Lazy company" ? Quelle en est la raison ?

Parce qu’ils sont excellents, tout simplement. Ce sont les mêmes gens qui produisent "Lazy Company" et "Goal of the Dead". Au moment du casting, on est allé dépouiller la prod d’à côté pour faire nos films. Mais on les a rendu à temps pour la saison 2, rassurez vous! Quand on a des acteurs jeunes, brillants et encore peu connus à portée de main, il faudrait être fou pour ne pas les employer, non?

Est-ce que les acteurs ont été coachés avant le tournage pour ce qui est du foot ?

Oui, Franck et Alex de So Foot ont été d’une grande aide. Ils nous ont abreuvé d'anecdotes et ont assurés de nombreux entraînements avec notre casting. Ce sont aussi eux qui étaient sur le plateau pour organiser la partie. J’en profite pour les remercier encore chaudement.

Comme vous nous l'avez dit précédemment, la sortie en salle du film a été assez particulière... Pouvez-vous nous en parler plus en détail ?

Pour être sûr que les spectateurs verraient GOTD dans les meilleurs conditions, nous avons fait comme un groupe de rock en tournée. Nous avons organisés une série de dates à Paris, puis une date par grande ville de province. A chaque fois l’équipe était là pour présenter le film et bien rigoler avec le public. Nous avions aussi programmé de fausses bandes annonces et autres surprises. Les séances ont tout de suite affiché complet. Nous avons été obligés de rajouter de nombreuses dates au fur et à mesure. C’était fou!

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ? Qui n'a pas été facile, il me semble, notamment lors du tournage à La Courneuve...

Le tournage a été très éprouvant. Nous avons tourné de nuit à La Courneuve par des températures négatives. Le tournage a été interrompu par la neige (lors des tempêtes de Mars 2013), certaines municipalités nous ont lâchées au dernier moment, nous avons dû retrouver un décor 2 jours avant de tourner... Bref, c’était intense. Mais grâce à une excellente équipe et à l’investissement total de chacun, j’ai pris énormément de plaisir à tourner ce film.

Vous avez fait appel au crowdfunding pour financer une partie du film. Cela semble être une bonne solution pour les petits budgets...

Sûrement, mais j’ai quand même l’impression que ce genre de financement est la preuve que le système est quand même mal foutu. Qu’il n’est pas en adéquation avec son époque. Je pense qu’il y a d’autres systèmes de financement à trouver, sans être obliger d’en demander autant aux particuliers. Ça ne peut pas être une solution à long terme.

Pouvez-vous nous parler des effets spéciaux du film ?

Les maquillages sont l’œuvre de L’Atelier 69 (CLSFX) avec qui j’avais déjà fait "La Horde". Les effets spéciaux numériques ont été réalisé par Buf Compagnie et Pixel Street. Je suis très fier du travail de chacun mais surtout de la façon dont le numérique est au service des maquillages, et inversement. C’était incroyable à voir.

Est-ce que vous pouvez nous parler du travail de Manu Lanzi sur le film ?

Manu Lanzi a chorégraphié et supervisé toutes les cascades et combats du film. Comme d’habitude, Manu a été parfait: disponible, créatif et adorable. J’aimerai bien avoir des saloperies à dire sur lui, mais je ne trouve pas.

Avez-vous supervisé la création des éditions DVD et Blu-ray du film ?

Oui, Thierry et moi avons suivi la fabrication des DVD/Blu-ray de près. Je suis très satisfait de l’édition actuelle et de ses suppléments (même si j’en aurais aimé d’avantage, toujours plus!!!!)

Est-ce qu'à votre avis le fait que le film sorte en pleine Coupe du Monde de la FIFA a un impact supplémentaire ?

C’était le plan. Faire un film d’exploitation comme celui-ci et louper la coupe du monde? Ça aurait été dommage. Je ne sais pas si ça va toucher plus de monde, mais on ne pourra pas dire qu’on n’a pas essayé.

Contrairement à "La Horde" qui avait reçu pas mal de critiques négatives, cette fois, c'est plutôt l'inverse ! Cela doit vous faire plaisir ?

C’est vrai que cette fois-ci, les retours sont excellents. Ça fait évidement très très plaisir, même si on trouve dans la plus part des critiques une phrase du genre « c’est d’autant plus étonnant que "La horde" était vraiment une merde ». Ils n’étaient pas obligés, si? Blague à part, pour "La Horde" ou pour "Goal of the Dead" je connais les qualités et les défauts de chaque film. Savoir ce que les gens vont retenir ( les bons ou les mauvais côtés) reste un grand mystère pour moi.

Auriez-vous aimé retravailler à nouveau avec Yannick Dahan sur ce projet ?

J’apprécie toujours autant le travail et la vision de Yannick. J’adorerai collaborer à nouveau avec lui si l’occasion se présente. Mais pour l’instant nous avons chacun nos projets respectifs. J’ai essayé de le faire venir sur le plateau de "Goal of the Dead" pour qu’il fasse une apparition, mais son emploi du temps ne l’a pas permis.

Quel va être l'après "Goal of the Dead" ? Avez-vous des projets en cours ?

Je travail actuellement à un nouveau projet qui avance très vite. La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a pas de zombie dedans... En tout cas, pas pour l’instant. J’espère pouvoir en dire plus très vite.

Merci Benjamin! A très vite alors!

Pensez à suivre la page facebook de "Goal of the Dead" pour vous tenir au courant de son actualité!

La Horde

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La Horde - Edition belge

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06.08.14

06:53:42, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jeune juge d'instruction dans une importante ville de province, il fait partie de cette génération de magistrats qui tentent de réadapter la notion de justice à une époque en pleine mutation. Ses méthodes ne plaisent pas à tout le monde. Les critiques, les pressions s'exercent mais, conscient de sa valeur professionnelle, il se refuse à toute concession. Il "fonce".

Mon avis :

Lorsque j'étais môme, je n'avais que rarement le droit de voir des films le soir surtout en période scolaire, je me rattrapais donc durant les vacances notamment chez mes grands-parents. Mais il y avait deux exceptions! Lorsqu'il y avait des films avec Omar Sharif et lorsqu'il y avait des films avec Patrick Dewaere... En effet, ma maman était totalement fan de ces deux acteurs et nous regardions donc leurs films quasi religieusement! Parfois, c'était un véritable supplice, comme par exemple lorsque j'ai dû regarder pour la première fois, "Le Docteur Jivago" (Le film m'ayant paru durer une éternité!), parfois c'était en revanche avec beaucoup de plaisir notamment lorsqu'il s'agissait de polars comme "Le Casse" dans le cas d'Omar Sharif ou de "Adieu poulet", "Série noire" ou encore "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »" pour ce qui est de Dewaere! Justement ce dernier sort enfin chez nous grâce à Jupiter Films, l'occasion donc pour moi de me replonger dans mon enfance...

Avec "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »", Yves Boisset ("Coplan sauve sa peau", "L'Attentat", "Allons z'enfants", "Le Prix du danger", "Canicule", "Bleu comme l'enfer") nous livre une fois de plus un film engagé où le réalisateur n'hésite pas à donner un bon coup de pied dans la fourmilière, exposant au grand jour l'affaire de l'assassinat du juge François Renaud peu de temps après les faits. Une affaire mettant en cause le SAC (Le service d'action civique), le Gang des Lyonnais, des hommes politiques et même la justice.

Le réalisateur n'y va pas par le dos de la cuillère pour dénoncer les responsables de cette odieuse exécution, remplaçant essentiellement les noms et les lieux. Ainsi, le film se passe à St Étienne et non à Lyon et le Gang des Lyonnais est simplement renommé le Gang des Stéphanois etc... Pour coller au plus près de la réalité, Boisset fera une enquête journalistique poussée, ce qui le mènera à découvrir des faits non révélés par les médias de l'époque au plus grand étonnement d'ailleurs des magistrats.

Par contre, pour écrire son scénario, il mélangera tout de même plusieurs affaires (Peut-être pour justifier qu'il s'agit d'une fiction...), même s'il paraît évident que la principale reste celle du juge Renaud. Avec ce film, le cinéaste ne se fera bien entendu pas que des amis et subira même des menaces et se fera même molester devant chez lui...

On retrouve dans ce film un Patrick Dewaere ("Les Valseuses", "La Meilleure Façon de marcher", "Préparez vos mouchoirs", "Un mauvais fils", "Mille milliards de dollars") toujours aussi écorché vif, collant parfaitement au rôle de ce juge intègre voulant simplement exposer au grand jour la vérité sur une affaire touchant malheureusement pour lui les personnes qu'il ne fallait pas toucher. Il faut dire qu'au moment du tournage, Dewaere avait rompu quelques semaines auparavant avec Miou-Miou, partie vivre sa romance avec Julien Clerc, du coup, l'acteur était à fleur de peau, ce qui se traduisit notamment par un échange assez viril avec le réalisateur.

Comme partenaire, c'est avec plaisir qu'on retrouve un Philippe Léotard ("La Traque", "La Balance", "Tchao Pantin") vraiment touchant en inspecteur à la fois simple et droit. On y retrouve également quelques gueules du cinéma français comme Marcel Bozzuffi ("Razzia sur la chnouf", "Le Deuxième Souffle", "Z", "French Connection"), Michel Auclair ("La Belle et la Bête", "Symphonie pour un massacre", "Les Mariés de l'an II", "Trois hommes à abattre"), Jean Bouise ("Z", "Le Vieux Fusil", "Coup de tête", "Le Grand bleu") ou encore Daniel Ivernel ("Borsalino", "l était une fois un flic", "Le Corps de mon ennemi") dont cela sera le dernier rôle au cinéma.

Enfin, dans un petit rôle, on remarquera également un Bernard Giraudeau ("Viens chez moi, j'habite chez une copine", "Le Ruffian", "Rue barbare", "Les Spécialistes") qui n'était pas encore la star qu'il est ensuite devenu...

Le film se termine de façon évidemment prévisible par l'assassinat du juge, mais le metteur en scène surprend tout de même en donnant un rôle inattendu à Jacques Spiesser ("Faustine et le bel été", "R.A.S.", "Stavisky", "La Gifle") en juge beaucoup plus couillu qu'il n'y paraît au départ. Le film ne brille en revanche pas par sa mise en scène somme toute assez sobre, mais avant tout au service de l'histoire...

Encore de nos jours, on se dit qu'avec "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »", Yves Boisset avait fait preuve à l'époque d'un réel culot et de beaucoup de courage pour réaliser un tel film, n'hésitant pas à braver les dangers en abordant un sujet aussi brûlant. Et vu ses futurs projets, on se dit que le réalisateur n'est pas près de se calmer continuant inlassablement à nous ouvrir les yeux avec son cinéma toujours aussi engagé!

"Le Juge Fayard dit « Le Shériff »" est sorti en DVD le 2 avril chez Jupiter Films dans une édition restaurée proposant le film au format HD, 1.66 16/9ème avec piste audio française Dolby Digital 5.1. Quant aux bonus, ils se composent d'un fabuleux entretien de 72 minutes avec Yves Boisset et Éric de Montgolfier où les deux hommes n'hésitent pas à nous faire réfléchir sur d'autres affaires beaucoup plus récentes et de bandes annonces de l'éditeur.

Il est à noter que le prix le plus intéressant pour se procurer ce DVD se trouve dans la boutique DVD de l'éditeur. N'hésitez pas également à suivre l'actualité de l'éditeur via sa page Facebook afin de ne louper aucune de ses nouveautés!

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06:36:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre, 1870. Le docteur Arrowsmith (Paul Muller), au profit de ses expériences, délaisse sa femme, Muriel (Barbara Steele), qui se réfugie dans les bras du jardinier. Surpris en flagrant délit d’adultère, le mari les torture et les tue. Apprenant que Muriel a légué toute sa fortune à sa sœur, Jenny, qui lui ressemble étrangement, le docteur l’épouse. Son but inavouable est de la rendre folle, afin récupérer son argent. Mais Jenny semble communiquer avec l’esprit vengeur de sa sœur...

Mon avis :

Jusque-là inédit chez nous en vidéo malgré le fait que le film soit tombé dans le domaine public depuis déjà pas mal d'années, "Les amants d'outre-tombe" nous arrive enfin en DVD grâce à Artus Films et qui plus est, dans une très belle édition collector! Et là, il n'y a pas à dire, l'éditeur nous gâte véritablement avec une splendide édition digipack accompagnée d'un petit livre de 64 pages sur le cinéma gothique italien et avec en plus des bonus inédits spécialement réalisés pour l'occasion...

Le réalisateur Mario Caiano ("Ulysse contre Hercule", "Maciste, gladiateur de Sparte", "Erik le Viking", "Un train pour Durango", "Fräulein SS") signe avec ce film son unique incursion dans l'univers gothique, lui qui pourtant œuvrera dans de nombreux styles de cinémas populaires italiens. Du péplum au western spaghetti en passant par le poliziottesco ou encore le giallo, il nous offrira durant les années 60 et 70 quelques films très sympathiques, même si on ne peut pas parler d’œuvres véritablement marquantes.

En fait, son œuvre la plus marquante, cela sera justement "Les amants d'outre-tombe" où il offre à Barbara Steele ("Le masque du démon", "L'effroyable secret du Dr. Hichcock", "8½", "Danse Macabre", "La sorcière sanglante") une nouvelle fois un double rôle. Il faut dire que l'actrice anglaise excellait vraiment dans ce type de rôles.

C'est une fois de plus le cas, avec d'une part, le personnage de Muriel Arrowsmith, une femme adultère qui sera torturée, puis tuée avec son amant par son mari, le docteur Stephen Arrowsmith, interprété par une autre figure légendaire du cinéma gothique italien, l'acteur Paul Muller ("Les vampires", "La Vengeance de Lady Morgan", "Les inassouvies", "Eugénie de Sade") et d'autre part, le personnage de Jenny Arrowsmith, sa sœur, jugée mentalement perturbée par les médecins et que le savant fou va épouser après avoir appris que celle-ci était l'unique héritière de sa défunte femme.

Les deux personnages seront différenciés par leur couleur de cheveux, l'une brune, l'autre blonde, mais aussi par des personnalités très différentes ce que l'actrice arrivera parfaitement à faire ressentir. Barbara Steele crève une fois de plus l'écran et mérite une fois de plus sans problème son statut de star incontestée du cinéma fantastique.

L'histoire est particulièrement glauque, d'autant plus que le docteur Arrowsmith, sous ses airs innocents, est un être sadique n'hésitant pas à faire souffrir ses victimes, en plus d'être évidemment intéressé par l'argent. Un personnage aux consonances donc très sadiennes. Malheureusement pour lui, les spectres des amants assassinés ne vont pas le laisser s'en sortir comme ça...

On retrouve dans ce film de nombreux thèmes classiques des films d'horreur gothique italiens et d'ailleurs on remarquera que le film entretient pas mal de similitudes avec "La Vengeance de Lady Morgan" sorti également en cette année 1965. Il y a tout d'abord, cette femme qu'on pousse vers la folie, mais également l'histoire des revenants qui est assez similaire. D'ailleurs dans les deux films, c'est Paul Muller qui incarne le méchant...

Dans le rôle de Solange, sa maîtresse à qui il redonne sa jeunesse grâce au sang de sa femme, on retrouve un visage bien connu du cinéma Bis italien, l'actrice Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Kriminal", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera", "La vénus noire").

Le scénario écrit par Mario Caiano et Fabio De Agostini ("L'oeil de l'araignée", "Les nuits rouges de la Gestapo") tient vraiment bien la route, mais surtout, le réalisateur arrive à créer une ambiance réellement très réussie à l'aide d'une très belle photographie noir et blanc signée Enzo Barboni ("Le fils de Spartacus", "Django", "Un train pour Durango"), de splendides décors et d'une musique composée par Ennio Morricone ("Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "4 mouches de velours gris") en personne.

Il est à noter que Mario Caiano souhaitait apporter des touches de couleur rouge au noir et blanc, mais malheureusement le budget alloué par son père, Carlo Caiano ("La Vengeance de l'Aigle noir", "Spartacus"), producteur de plusieurs films de Riccardo Freda, ne le permettait pas. Dommage? Pas sûr! Car le film est vraiment très beau ainsi... Pour l'époque, les effets spéciaux et les maquillages sont assez réussis, même s'ils prêteront sûrement à sourire chez la jeune génération, mais il faut tout de même se mettre en tête que le film date des années 60!

"Les amants d'outre-tombe" ne fait peut-être pas parti des chefs d’œuvre du cinéma gothique italien, mais il fait tout de même assurément parti de ses plus belles réussites.

"Les amants d'outre-tombe" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Les chefs d’œuvres du Gothique dans une splendide édition digipack contenant un livre de 64 pages intitulé "20 ans de cinéma Gothique italien" rédigé par Alain Petit. Le film est proposé au format 1.66, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le château du cauchemar" pour la première fois sous la forme d'un entretien, à un reportage intitulé "Le noir, le blanc, le rouge" comprenant un entretien avec Mario Caiano et Paul Muller, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection Gothique dont celle du film.

Les amants d'outre-tombe (+ livre)

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05.08.14

06:42:18, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la suite d’une bavure, l’impulsif sergent Sharky est muté à la brigade des moeurs. Chargé d’une affaire de meurtre, il découvre un vaste réseau de call-girls et affronte un redoutable baron du sexe.

Mon avis :

"Sharky's Machine"!!! Ah, je revois immédiatement la splendide affiche où l'on voyait Burt Reynolds avec son gros flingue et en fond la splendide Rachel Ward avec sa robe transparente, une affiche promettant un thriller à la fois violent et hot! Un thriller comme je les aime en somme! L’éditeur Rimini Editions ayant racheté le catalogue d'Aquarelle, le film ressort avec une nouvelle jaquette, mais le contenu reste par contre identique...

Sorti chez nous sous le titre "L'anti-gang", "Sharky's Machine" est le troisième long-métrage réalisé par Burt Reynolds ("Navajo Joe", "Délivrance", "Plein la gueule", "Gator", "Cours après moi shérif", "L'équipée du Cannonball", "Boogie Nights") et une fois de plus, l'acteur/réalisateur se met en scène dans un rôle bien viril comme il a eu l'habitude d'interpréter durant toute sa carrière.

Ici, il joue le rôle d'un flic de la brigade des mœurs aux méthodes musclées enquêtant sur un crime impliquant une call-girl pour laquelle il a eu un petit coup de cœur... Quoi de plus normal me direz-vous lorsqu'on voit la sublime Rachel Ward ("Les yeux de la terreur", "Les cadavres ne portent pas de costard", "Contre toute attente", "La mort sera si douce")?

L'actrice est absolument irrésistible et durant une bonne partie du film, on est comme les flics qui l'observent, béa d'admiration et de désir face à sa beauté hypnotique. Lors d'un strip-tease, la belle Rachel fera même monter la température assez haute, comblant à elle seule le manque de rythme de cette première moitié du film.

Mais au bout de 53 minutes, c'est un Henry Silva ("Le boss", "Avec les compliments de Charlie", "Le marginal", "Sale temps pour un flic") complètement halluciné qui viendra brusquement nous éveiller de ce doux rêve!

Le film prend alors un ton très différent et on entre véritablement au cœur de l’enquête. Un des points forts du film, c'est indéniablement son casting, avec en plus des trois précédemment cités, pas mal de gueules habituées aux seconds rôles et même quelques acteurs de premier plan, comme Charles Durning ("Soeurs de sang", "L'arnaque", "Terreur sur la ligne", "Tootsie"), Bernie Casey ("Dynamite Jones", "L'homme qui venait d'ailleurs", "Jamais plus jamais", "L'antre de la folie"), Earl Holliman ("La peur au ventre", "Planète interdite", "Géant"), Brian Keith ("Nevada Smith", "Cher oncle Bill", "Le juge et le pilote") ou encore Vittorio Gassman ("Les monstres", "La Tosca", "Les 1001 nuits"). Eh oui, rien que ça! Et encore je ne peux pas tous les citer!

Le film a en tous cas très bien vieilli et a même gagné un charme contrairement à d'autres films des années 80. Comme dans la plus part des films de Burt Reynolds, "Sharky's Machine" n'est pas dénué d'humour n'enlevant rien à le tension présente sur certaines scènes, notamment à la fin du film où l'acteur subit un interrogatoire assez costaud.

D'ailleurs, il est à noter que le film comporte des scènes assez violentes graphiquement très explicites. Le scénario réserve enfin quelques bonnes surprises, avec une fin tenant toutes ses promesses...

"L'anti-gang" est une bonne série B, très typée années 80, mais pas désuète... Moi, je me suis pris un petit coup de nostalgie fort agréable en revoyant ce film et je pense que cela sera le cas de beaucoup de personnes ayant connues ces années-là!

Après une première édition sortie le 7 avril 2010 chez Aquarelle, "Sharky's Machine" est ressorti sous le titre "L'anti-gang" le 4 mars cette fois chez Rimini Editions. Cette réédition DVD comporte les mêmes spécificités, à savoir le film présenté au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audios française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0 et comprenant un documentaire sur les armes des forces spéciales en bonus.

Sharky's machine (Anti-gang)

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L'anti-gang

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06:34:25, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d'une promenade en bateau, un groupe de jeunes gens se retrouve pris dans une tempête. Obligés de quitter leur embarcation les adolescents vont alors trouver refuge sur l'île de Dog Island, un lieu coupé du monde et occupé seulement par une vieille femme et ses chiens. En recherchant l'habitation de cette dernière, ils vont découvrir que l'île est jonchée de cadavres d'animaux horriblement mutilés. La peur s'installe alors d'autant plus que les jeunes gens ressentent tout autour d'eux une étrange présence qui les guette. De toute évidence quelque chose rôde sur cette île, quelque chose qui rampe, qui hurle et qui a faim !

Mon avis :

Il y a des films comme ça qui ont fait fantasmer bon nombre de jeunes amateurs de pelloches horrifiques de ma génération... On en entendait parler dans Mad Movies, dans les cours de récréations, les affiches ou jaquettes, souvent très réussies, nous faisaient rêver, certains d'entre nous avaient eu la chance de les voir en vidéo et nous faisaient baver en nous racontant les scènes chocs... Ce fût le cas pour ma part de films comme "Montclare, rendez-vous de l'horreur" (Ah, cette petite fille au ballon rouge!), "Toxic Avenger" (Le fameux éclatage de tête...), mais aussi de "Humongous"...

La très belle affiche et l'accroche utilisée sur celle-ci, « It's loose... It's angry... and it's getting hungry! » traduit en France par « Ça rampe... ça hurle... et ça a faim... » auront évidemment marqué et fait fantasmer de nombreux jeunes des années 80. Connu aussi sous le titre "La Malédiction de l'île aux chiens", ce film mis en scène par Paul Lynch ("La cinquième dimension", "F/X, effets spéciaux", "Poltergeist, les aventuriers du surnaturel", "The Keeper"), qui avait réalisé deux ans auparavant le célèbre "Prom Night" avec Jamie Lee Curtis, sort enfin en DVD dans une édition collector limitée à 1000 exemplaires chez l'éditeur Orléanais Uncut Movies.

Le film débute par une scène de viol très réussie où l'agresseur se fait ensuite becqueter par un clébard! Bon, pour « apprécier » la scène, qui est assez dérangeante, mieux vaut voir le film dans sa version originale, car le doublage français est assez catastrophique. Pour tout dire, lors du viol, on a l'impression de regarder un film de boules lorsqu'on le regarde dans sa version française! Autant dire que cela casse un peu le côté glauque de la scène!

Après un générique très réussi et complètement décalé, l'action prend place 36 ans plus tard, avec une bande de jeunes se retrouvant, suite à un naufrage causé par un jeune con, sur une île isolée habitée par une vieille femme et ses chiens... Évidemment, on devine rapidement que la vieille femme en question, c'est notre femme violée du début du film, probablement traumatisée par l'agression, mais en revanche, là où le film surprend, c'est que la menace ne viendra pas vraiment des chiens, comme on aurait pu l'imaginer, mais de l'horrible rejeton, fruit de cette relation forcée.

Bon, il faut reconnaître que les acteurs ne sont pas très bons, en fait on remarquera surtout le joli minois de Janet Julian ("New York, 2 heures du matin", "Choke Canyon", "The King of New York", la série "Swamp Thing"). En revanche, même si cela reste un slasher assez mineur, le film bénéficie d'une ambiance malsaine plutôt réussie et d'une photographie et d'une mise en scène assez soignées.

Le monstre sera par contre graphiquement pas top, mais on ne l'apercevra finalement que très peu et à la fin du film. Là, en revanche où le film déçoit un peu, c'est par ses meurtres trop souvent filmés hors-champ! Dommage, mais la fin nous offre toutefois quelques meurtres assez sympathiques...

Malgré ses faiblesses évidentes, "Humongous" reste un petit slasher fort attachant qui ravira, je pense, tout comme moi, les nostalgiques de cette époque ô combien bénite en matière de films d’horreur...

"Humongous" est sorti en DVD mi-juin chez Uncut Movies dans une édition collector limitée à 1000 exemplaires. Le film est présenté au format 1.78, 16/9 avec pistes française et anglaise en mono. Les bonus se composent d'une galerie photos, d'une version alternative de la scène du viol, du trailer original et de bandes annonces de l'éditeur.

Vous pouvez également suivre l'éditeur sur sa page facebook... Pensez-y!

Humongous

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