Archives pour: Août 2015

29.08.15

07:20:01, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Masaan

Réalisateur : Neeraj Ghaywan

Année : 2015

Origine : Inde

Durée : 1h43

Avec : Richa Chadda (Devi Pathak), Vicky Kaushal (Deepak Chaudhary), Shweta Tripathi (Shaalu Gupta), Sanjay Mishra (Vidyadhar Pathak), etc.

Par Nicofeel

Présenté dans la sélection Un certain regard au dernier festival de Cannes, Maasan est le premier long métrage du réalisateur indien Neeraj Ghaywan. Ce dernier prouve que l'Inde ne se limite pas aux romances idylliques accompagnées de chants et de danses qui sont la marque de fabrique de Bollywood.
Dans Masaan, il y a bien des histoires d'amour. Mais elles ne sont pas réjouissantes, heureuses, hautes en couleurs. Elles sont au contraire compliquées, contrariées, malheureuses.
A notre époque, les Indiens disposent comme tout le monde de nouveaux moyens de communication. On songe notamment à Internet et ses nombreux réseaux sociaux, en particulier Facebook. C'est ainsi que Deepak, un jeune homme des quartiers pauvres, se sert de Facebook pour entrer en contact avec une jeune fille. Par le passé, il ne serait jamais parvenu à converser avec cette fille issue de la bourgeoisie sans l'existence d'internet. Le web ouvre donc de nouveaux horizons.
Cette histoire d'amour est belle, naïve, presque idyllique. On a sous nos yeux le mythe de la riche jeune fille fréquentant un jeune homme pauvre (comme dans Titanic...). L'amour permettrait d'effacer toutes les différences. Mais Maasan n'est pas un roman à la Barbara Cartland. La réalité a tôt fait de rattraper en plein vol nos jeunes tourtereaux.
A commencer par le poids des traditions. Le système de castes est particulièrement vicace en Inde. On ne peut pas épouser fréquenter et encore moins épouser quelqu'un d'une caste inférieure. Les mariages sont encore bien souvent arrangés et pour plaire aux parents, il est nécessaire de faire partie du même rang social.
Or, le jeune Deepak n'a pas cette chance. Etudiant sans le sou, il passe ses soirées à aider sa famille à brûler les morts. Car en Inde, on n'enterre pas les morts. On brûle le cadave sur un tas de bois, près du Gange. Le titre du film Masaan prend alors tout son sens. Ce “bûcher” nous rappelle le travailleur de fossoyeur de Deepak et par la même occasion le métier dégradant qu'il effectue au quotidien.

Jamais dans un film indien on a touché au plus près la réalité de la vie quotidienne des Indiens de classe sociale inférieure. On a presque la sensation de ressentir cette misère. Le réalisateur Neeraj Ghaywan décrit très bien cette frange de la société et la condition de vie de nombre de ses compatriotes, sans tomber pour autant dans le misérabilisme.
De la même façon, Maasan montre bien une société indienne où le pouvoir de la police est prépondérant. Un des policiers du film prend sur le vif un jeune couple à l'hôtel, brisant leur union et étant à l'origine d'un drame. La très belle Devi Pathak est filmée dans sa chambre d'hôtel par la police, ce qui est totalement illégal. Le chantage d'un policier au père de celle-ci ne l'est pas moins. Pour éviter un déshonneur et un scandale sexuel, il accepte de payer. On voit que les flics corrompus ne sont pas un mythe.
Le cinéaste Neeraj Ghaywan n'élude à aucun moment les problèmes qui continuent de gangréner la société indienne. Dans Masaan, les personnages font preuve de modernité (ils utilisent des ordinateurs, internet, des téléphones portables, etc.) mais sont coincés par les traditions de leur pays (une société patriarcale où les gens ne sont pas maîtres de leur destin).
On assiste véritablement à des drames qui sont bien romantiques, dans la mesure où l'amour le présent mais où la notion de tragique n'est jamais très loin. On apprécie ces histoires qui font vrai et donnent pratiquement l'impression d'assister à un film occidental. En tout cas au niveau des thématiques développées.
Il y a dans Maasan des sentiments de toutes natures : amour pur, culpabilité, honneur, déshonneur, espoir, désespoir, qui nous ramènent plus à la trilogie Bleu-Blanc-Rouge de Kieslowski qu'au cinéma traditionnel indien.
Pourtant, on est bel et bien dans un film indien. La très belle musique traditionnelle, qui traverse le film, joue un rôle important. Les sentiments sont d'autant plus exacerbés, que ces musiques semblent donner corps au spleen ressenti par les personnages. Ces derniers sont d'ailleurs très bien interprétés par des acteurs indiens. On est évidemment sous le charme des deux très belles jeunes femmes : Richa Chadda dans le rôle de la très triste Devi Pathak mais aussi Shweta Tripathi qui joue la jolie bourgeoise Shaalu Gupta. Vicky Kaushal est également remarquable dans le rôle de Deepak, l'amoureux transi.
Devant un scénario assez pesant où l'on a l'impression que les contraintes sont nombreuses et que les gens ne maîtrisent pas leur vie, ce long métrage laisse clairement à la fin une lueur d'espoir pour ses personnages principaux.
En définitive, Maasan constitue un film très intéressant, qui laisse entendre que l'Inde, coincée entre modernité et traditions ancestrales, n'est définitivement pas un pays comme les autres. Si son peuple se délecte au cinéma des romances des films Bollywood, la vie courante est beaucoup moins rose. Et ça, on ne l'a encore que très rarement vu à l'écran.
On attend donc avec intérêt le prochain film du réalisateur Neeraj Ghaywan.

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28.08.15

07:19:25, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Harbinger down

Réalisateur
: Alec Gillis

Année : 2015 (date de sortie non prévue en France à l'heure actuelle)

Origine
: Etats-Unis

Durée : 82 minutes

Avec
: Lance Henriksen (Graff), Camille Balsamo (Sadie), Milla Bjorn (Svet), Matt Winston (Stephen), Winston James Francis (Big G), Reid Collums (Bowman), etc.

Par Nicofeel

Depuis maintenant plusieurs années, les films d'horreur de qualité sont devenus une denrée rare. On a plus souvent affaire à des films insipides ou à des remakes sans grand intérêt. Dans ces conditions, le visionnage d'Harbinger down a quelque chose de revigorant. Et ce pour plusieurs raisons.
D'abord, le film retient l'attention par son sujet, qui n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre de John Carpenter, The thing (1982). En effet, on suit un groupe d'étudiants, ayant embarqué sur un chalutier de pêche, qui ont fait remonter à la surface une épave spatiale sovétique endormie depuis de nombreuses années sous la glace. A bord de ce vaisseau spatial, on trouve un cosmonaute mort depuis longtemps mais surtout un organisme sur le point de se réveiller...
Le monstre que l'on va suivre tout au long du film est loin d'être sympathique. On peut même aller jusqu'à dire que c'est une véritable plaie. Il est capable d'imiter toute forme de vie, et prendre une consistance solide ou liquide, selon ses besoins. Il est donc très difficile de combattre cette chose.
Ensuite, comme dans The thing, le réalisateur d'Harbinger down, Alec Gillis, a eu la bonne idée de rejeter les effets spéciaux numériques pour créer les différents monstres en utilisant des effets à l'ancienne. Et ce réalisateur est un spécialiste du sujet puisqu'il a travaillé quasiment toute sa vie à la conception de maquillages et autres effets spéciaux. C'est à lui que l'on doit les créatures de l'excellent Starship troopers ou plus récemment le monstre du remake de... The thing !

Ici, dans Harbinger down, qui constitue son premier long métrage, Alec Gillis nous sert un joyeux programme à base d'effets animatroniques, de maquillages divers et variés, et évidemment le tout chargé de latex comme au bon vieux temps. En somme, on se croirait revenu dans les années 80 ! Et ce choix se révèle particulièrement payant car les monstres visqueux font plus vrais que nature. Ces êtres répuglants aux tentacules démesurées sont vraiment effrayants et d'une redoutable efficacité.
Autre source de satisfaction : l'ambiance d'Harbinger down. Alors que nombre de longs métrages horrifiques mettent l'accent sur un ton humoristique pas franchement bienvenu, le premier film d'Alec Gillis laisse le spectateur dans une tension permanente du début à la fin. Il ne le laisse pas respirer une minute et c'est tant mieux. On s'intéresse d'autant plus au sort des personnages du film qui disposent de bien peu d'échapattoires. Ils sont sur un bateau, isolés en plein océan arctique. La possibilité de fuir est particulièrement maigre.
Et puis Alec Gillis ne se limite pas à transposer le film The thing de Carpenter sur un bateau. Il ajoute quelques éléments personnels, qui vont encore une fois complexifier les affaires de l'équipage. Car le danger ne provient pas uniquement du monstre. La vérité est ailleurs...
Dès lors, on comprend aisément que l'on ne s'ennuie pas une seconde durant les quatre vingt deux minutes que dure Harbinger down.
Au niveau de la distribution, on remarque la présence de Lance Henriksen dans le rôle du capitaine du bateau. L'acteur chevronné, inoubliable dans le rôle de Bishop (Aliens, 1986), est très bon en vieux loup de mer qui reste le chef en toute occasion, quelle que soit la situation. Malheureusement, et c'est sûrement le seul bémol du film, les autres acteurs n'ont pas son charisme. On songe notamment au personnage principal du film, Sadie, interprété par la belle Camille Balsamo. Cette dernière ne convaint pas. Elle n'a pas l'énergie d'une Sigourney Weaver (la saga Alien) et son jeu paraît assez limité. C'est dommage que le rôle principal du film ait été donné à une actrice dont on doute franchement de sa capacité à se tirer d'un bien mauvais pas.Les autres acteurs du film ne sont pas non plus extraordinaires, se contentant de faire le job.
Heureusement, ce petit défaut n'entame pas le plaisir à regarder ce film “old school” qui bénéficie d'une mise en scène dynamique et d'effets spéciaux à l'ancienne. Quant au scénario, il ne se contente pas de reprendre l'idée générique de The thing. Il crée d'autres intrigues qui donnent e l'épaisseur à cette histoire. En étant vraiment sévère, on pourra toujours pinailler sur la fin du film, moins noire que dans The thing. Ce long métrage aurait été encore meilleur avec un côté jusqu'au-boutiste assumé jusqu'au bout.
Mais peut-être que Alec Gillis a déjà en vue un Harbinger down 2. Ce qui ne serait pas pour nous déplaire !

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27.08.15

07:19:07, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’hiver a été long, et Cullen, harassé, souffre d’hallucinations. Après avoir repris ses esprits, il prend la direction d’Omaha, dans le Nebraska, où il retrouve Elam et Eva. Il force Elam à l’accompagner à New York, où il a la ferme intention de décrocher le poste d’ingénieur en chef à l’Union Pacific pour diriger le chantier de l’enfer...

Mon avis :

Alors que le final de la saison 2 de "Hell on wheels" nous avait laissé dans un total désarroi et surtout dans une complète incertitude quant à ce qu'il allait bien pouvoir se passer ensuite, cette troisième saison nous promet d'être encore plus épique et plus sombre que le précédente...

Dès le premier épisode "L’indésirable" réalisé par David Von Ancken ("Les experts: Manhattan", "Californication", "Salem"), on découvre un Cullen Bohannon, toujours interprété bien entendu par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "All the Boys Love Mandy Lane", "Chiens de paille", "Safe"), souffrant d'hallucinations et vivant (ou plutôt survivant) tel un homme primitif. Une image forte mettant tout de suite dans l'ambiance! Mais rassurez-vous, notre dur à cuire va vite se remettre et partir à la recherche de Elam Ferguson, toujours joué par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables"), vivant une vie bien tranquille avec Eva, toujours interprétée par Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui attend un heureux évènement. Mais Cullen ne compte pas rester à ne rien faire et espère bien récupérer le poste qui lui avait été promis...

On retrouve ici quelques personnages bien sympathiques auxquels on s'était attaché comme Durant, joué par Colm Meaney ("Horizons Lointains", "Le Dernier des Mohicans", "Scarlett", "Layer Cake") ou Sean McGinnes bien entendu, interprété par Ben Esler ("Curtin"). Une bonne mise en bouche qui annonce un excellent deuxième épisode, "Au nom de la terre" réalisé par Adam Davidson ("Grey's Anatomy", "Shark", "Community"), qui ne manquera pas de nous surprendre, avec un Cullen qui aura la difficile tâche d'exproprier une famille mormon menée par Aaron Hatch, un père de famille, interprété par James Shanklin ("Desperate Housewives", "The Social Network", "Le stratège") bien décidé à garder ses terres, sous la surveillance de Maggie Palmer, une bien jolie journaliste jouée par Chelah Horsdal ("L Word", "La planète des singes: Les origines", "Arrow")...

Dans le troisième épisode, "Vol de bétail" réalisé par Dennie Gordon ("Ce dont rêvent les filles", "Une journée à New York"), les ennuis continuent de retarder la construction du chemin de fer et Cullen et Elam ne tarde pas à découvrir que tout cela est manigancé bien évidemment par Durant. Un épisode où nos deux héros ne vont pas faire de quartier et où de nouveaux personnages importants vont faire leur apparition comme le frère de Toole, interprété par Damian O'Hare ("Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "The Broken"). Mais surtout, un épisode qui voit le retour discret du « Suédois »! Et il faut bien avouer que c’est un véritable plaisir d'enfin retrouver Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2"), même s’il sera ici bien sage...

"La négociation" également réalisé par Adam Davidson, le quatrième épisode de cette saison, ne sera pas de tout repos pour Cullen et Elam qui vont se retrouver en territoire indien afin de résoudre un problème d’approvisionnement en bois et qui vont se retrouver en bien fâcheuse position. Le « Suédois », lui sera toujours aussi calme, mais on sentira tout de même que quelque chose se trame dans son cerveau perturbé. Enfin, un nouveau drame arrivera à Hell on Wheels... Un drame qui sera bien entendu au cœur de l’intrigue du cinquième épisode nommé "Enlèvement" réalisé par Neil LaBute ("Nurse Betty", "Possession", "The Wicker Man", "Harcelés"). Un épisode où on sentira également que notre « Suédois » est de plus en plus proche de péter un câble et probablement de faire un carnage...

Ce qui ne va pas tarder à arriver et cela pas plus tard que dans le sixième épisode intitulé "Le relais" réalisé par Deran Sarafian ("Coups pour coups", "Deux doigts sur la gâchette", "Terminal Velocity") et David Straiton ("Star Trek: Enterprise", "Las Vegas", "Dr House"), l’un des épisodes les plus jouissifs et palpitant de la saison où Cullen Bohannon va se retrouver face au conseil d’administration du Crédit Mobilier, constitué des principaux actionnaires, mené par Durant et soumis au jugement du général Grant. L’épisode suivant, "Épidémie", de nouveau mis en scène par Deran Sarafian, marque une petite baisse de régime, même si quelques évènements importants interviendront... L'épisode 8, "Vieux démons" réalisé par Rosemary Rodriguez ("Acts of Worship", "The Good Wife"), va en tout cas nous remettre à fond dans la série avec notamment la disparition d'un des personnages principaux de la série, suivi d'un neuvième épisode de nouveau réalisé par Bill Gierhart, "L'enlèvement" (Initialement baptisé "Oeil pour oeil") riche en action avec des gunfights comme on les aime! Enfin, "L'Union", le dixième épisode de cette saison, mis en scène également par Neil LaBute, conclut celle-ci de façon très ironique, mais en nous laissant quelque peu sur notre faim avec quelques « surprises » assez prévisibles ...

Dans l’ensemble, cette troisième saison de "Hell on wheels" est plutôt très bonne avec une intrigue assez palpitante, mais pas aussi sombre qu'on aurait pu l’espérer...

La saison 3 de "Hell on Wheels" est sorti le 4 juin 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français évidemment. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules suivants : un Making of (53’), « Regard sur la saison 3 », « Lorsque nous nous sommes quittés… », « I’m Building Me A Home » (chanson avec Common et Dohn Norwood) et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également que des coffrets DVD et Blu-ray regroupant les trois premières saisons sont également sortis à la même date et que depuis, deux autres coffrets regroupant cette fois les quatre premières saisons sont également sortis le 1 juillet 2015.

Hell on wheels : Saison 3

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Hell on wheels : Saison 3 (Blu-ray)

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25.08.15

04:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Kevin Harrison, ingénieur talentueux et homme d’affaires avisé, conçoit de puissants systèmes d’armes pour l’armée américaine. Mais c’est un personnage sans scrupules : il vend aussi ses armes à des pays peu favorables aux États-Unis. Lorsque la journaliste Maggie Whelan apprend ses agissements, elle s’échappe en embarquant sur le Concorde. Harrison organise alors tout une série d’attentats pour détruire le supersonique en plein vol... Le commandant de bord et de son équipage pourront-ils déjouer ces attaques ?


Mon avis :

Quand le Rocco de Visconti (A ne pas confondre bien entendu avec Rocco Siffredi!) emmène la tendre et douce interprète d'"Emmanuelle" au septième ciel (Comme Francis Leroi?) à bord d'un Concorde (Non, pas celui de Champigny sur Marne, je vous rassure!), cela donne "Airport '80 : Concorde", le dernier volet de la célèbre saga des "Airport", une aventure aérienne où il vaut mieux avoir l'amour du risque...


J'en vois qui commencent déjà à avoir chaud! Il faut dire que lorsqu'on sait ce que Sylvia Kristel ("Une femme fidèle", "Alice ou la Dernière Fugue", "L'Amant de lady Chatterley", "Mata Hari") est capable de faire à bord d’un avion et qu'on connaît le sex-appeal qu'avait Alain Delon ("Le guépard", "Le samouraï", "La piscine", "Le clan des Siciliens", "Le cercle rouge") à l'époque, il y a de quoi!


Bon, autrement, comme dans les précédents opus de la saga, on retrouve ce bon vieux George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), toujours dans le rôle de Patroni, sauf que cette fois, allez savoir pourquoi, il se retrouve être pilote et en plus avec une ancienneté de plus de trente ans... Allez comprendre pourquoi? Toujours est-il qu'il sert tout de même une nouvelle fois de fil rouge à la série...


Cette fois, notre Concorde (Oui, c'était un peu notre fierté quand même, même si on l’a conçu avec nos ennemis héréditaires!) va être la cible du Dr. Kevin Harrison, incarné par Robert Wagner ("Tempête sous la mer", "Prince Vaillant", "La lance brisée", "La panthère Rose", "Pour l'amour du risque"), qui va tout faire pour mettre en pièces notre joli supersonique afin de réduire au silence la journaliste Maggie Whelan, qui est également sa maîtresse et qui est en possession de documents compromettants.


Pour cela, le bonhomme ne va pas y aller par quatre chemins et ne va pas hésiter à faire reprogrammer un missile sol-air afin qu'il prenne en chasse le Concorde! Mais c'est bien évidemment sans compter sur les prouesses dont sont capables nos deux pilotes hors-pairs!


Bon, niveau réalisme, cela ne sera pas trop ça par contre, car pour échapper à ce missile, nos deux as vont faire des loopings et autres manœuvres totalement hallucinantes lors de scènes malheureusement assez risibles, d'une part en raison de leur manque de crédibilité et d'autre part en raison d'effets spéciaux peu convaincants...


Et ces premières scènes seront suivies d'autres scènes du même acabit après leur escale à Roissy, puisque Patroni ira tranquillement rassurer les passagers alors que l'avion sera en chute libre et qu'il y aura un trou béant au beau milieu de l'avion...


Quant à notre charmante journaliste, interprétée par Susan Blakely ("La tour infernale", "Over the Top", "Hungry Hearts"), elle continuera sans trop se méfier à voir son amant qui ne lui veut pas que du bien, alors qu'elle dispose de preuves contre lui... Mais c'est vrai que tout le monde a le droit au bénéfice du doute!


Et puis comment résister au beau Robert? David Lowell Rich ("Route 66", "Madame X") n'a jamais été un grand metteur en scène et ce n'est pas ce film qui va nous prouver le contraire ; le réalisateur livrant ici le plus mauvais film de la saga...


Parmi le casting, on remarquera quelques acteurs assez connus comme Eddie Albert ("Vacances romaines", "Le jour le plus long", "Plein la gueule", "Dreamscape"), Nicolas Coster ("Santa Barbara"), David Warner ("Les Chiens de paille", "La Malédiction", "Titanic") ou encore l'actrice suédoise Bibi Andersson ("Le septième sceau", "Persona", "Le festin de Babette"). Un casting assez impressionnant donc, comme dans les autres films de la saga d'ailleurs et qui constituera l'un des seuls véritables atouts du film, hormis le fait qu'au final, on se marre bien!


Situations invraisemblables, effets spéciaux ratés, scénario aberrant, ce "Airport '80 : Concorde" est juste un pur nanar et est donc forcément très amusant pour peu que l’on le prenne à la rigolade...


Précédemment sorti en DVD chez Universal Pictures, puis chez Aventi et enfin chez MEP Vidéo, "Airport '79 : Concorde" ressort cette fois chez Elephant Films sous le titre "Airport '80 : Concorde" dans une nouvelle version restaurée disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, puisque qu'on n’a le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et des deux précédents films de la saga, "Airport 75 : 747 en péril" et "Airport 77 : Les naufragés du 747", ainsi qu’à une galerie photos...


Comparatif image entre les éditions DVD Universal Pictures et Elephant Films :

Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films





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Amazon à 17.09€
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Airport 79 : Concorde

Airport 79 : Concorde
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Airport 79 : Concorde - Edition Aventi

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Airport 79

Airport 79
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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

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Airport Terminal Pack - Edition belge

Airport Terminal Pack - Edition belge
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24.08.15

08:40:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Frank Marasco, surnommé « Bullet », est le flic le plus féroce de Los Angeles. Alors qu’il s’apprête à partir à la retraite, son petit-fils Mario est kidnappé par un baron de la drogue qui veut empêcher l’exécution de son fils en prison. Refusant de céder au chantage, Franck décide de se faire justice lui-même : il ne reculera devant rien pour récupérer Mario.

Mon avis :

Avec Danny Trejo ("Heat", "Machete", "Sons of Anarchy", "Zombie Hunter", "Out of control"), c'est souvent tout bon ou tout mauvais... Le souci étant que notre ancien taulard préféré aurait comme une tendance à accepter un peu tout et n'importe quoi! La preuve, il est crédité au générique près de 300 films, téléfilms et séries! Parmi les pires, "La balade de Crazy Joe" et "Necessary Evil" sont deux bons exemples... Parmi les meilleurs, bien évidemment "Desperado", "Une nuit en enfer" ou encore le "Halloween" de Rob Zombie!

Dans "Bullet" de Nick Lyon ("Species: The Awakening", "Zombie Apocalypse", "Rise of the Zombies"), l'acteur incarne un flic infiltré aux méthodes expéditives dont le petit-fils va être kidnappé par un baron de la drogue et qui va alors tout faire pour le récupérer, rendant pour cela bien évidemment justice lui-même...

Avec un tel scénario, totalement calibré pour Danny Trejo, comme il aurait pu l'être en son temps pour un Charles Bronson par exemple, "Bullet" aurait pu être une petite série B bien fun et bien jouissive, malheureusement le film va souffrir d'une mise en scène bien mollassonne, avec des scènes d'action souvent filmées au ralenti, ce qui en soit aurait pu être très bien, seulement voilà, n'est pas John Woo qui veut!

Nick Lyon (Non, je ne suis pas Stéphanois!) est loin d'avoir le talent du réalisateur Hongkongais... Et ce n'est pas la photographie hyper stylisée signée Carmen Cabana ("The Sinners", "The Devil's Pact"), parfois limite clipesque, qui sauvera le film, même si cela permettra tout de même au film d'avoir un minimum de cachet, malgré son budget somme toute relativement modeste (3 millions de dollars...).

Le film a été produit notamment par Robert Rodriguez ("Lake Dead", "Across the Line", "Farm House"), mais pas celui auquel on pense de prime abord et qui est d'ailleurs le cousin au second degré de Danny Trejo. Remarquez, il est tout à fait probable que celui-ci fasse aussi parti de la famille!

Enfin, toujours est-il que l'acteur ne s'est pas ici impliqué comme pour "Machete" par exemple et le résultat est donc très, mais alors très moyen! Dans le rôle de Carlito Kane, le baron de la drogue ayant fait enlever le petit-fils de « Bullet » (Oui au fait, c’est le surnom de Danny Trejo dans le film!), Jonathan Banks ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "48 heures", "Le flic de Beverly Hills") a vraiment la gueule de l'emploi, mais ne paraîtra guère plus impliqué pour autant...

John Savage ("Voyage au bout de l'enfer", "Hair", "Salvador", "Le parrain, 3ème partie"), dans le rôle du gouverneur Johnson, également d'ailleurs! Comme si les acteurs n'avaient été aucunement dirigés et n'étaient là que pour encaisser le chèque...

Que reste-t-il pour sauver le film? Eh bien, en fait pas grand-chose! Enfin, si, la possibilité de se marrer un peu devant un film véritablement filmé comme les pieds! On en viendrait presque à conseiller au réalisateur de faire autre chose, s'il n'y avait pas eu quelques autres DTV où il s'en sortait tout de même un peu mieux...

Malgré tout, Danny Trejo, on l’aime et ce n’est pas parce qu’il tourne régulièrement de mauvais films que cela égratigne la sympathie que l’on a pour ce bonhomme maintenant âgé de 71 ans et qui reste toujours convaincant dans les films d’action. Danny ne semble pas prêt de prendre sa retraite et nous, on n’a vraiment aucune envie qu’il la prenne!

"Bullet" sort en DVD le 1 septembre 2015 chez Program Store qui nous propose ce DTV au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française (au doublage très, très moyen!) et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, la bande annonce en version française sera la seule chose à se mettre sous la dent!

Bullet

Bullet
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20.08.15

07:38:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aux prémices de la seconde guerre mondiale, alors que le fascisme s’empare de l’Italie, la mafia sicilienne est dévorée par des luttes intestines qui éclaboussent de sang les rue d’Italie jusqu’à celles de New-York. Dans ce climat délétère, Titina perd son mari, brutalement assassiné par la pègre. Alors que Spallone, de retour d’un exil de 10 ans, succombe aux charmes de la jeune veuve, Nick, un petit truand décidé à venger le meurtre de son cousin, revient au pays et s’éprend également de Titina. La rivalité entre les deux hommes grandit, et empoisonne la vie du trio, alors que la guerre approche.

Mon avis :

Alors que la plupart des titres du catalogue de feu PVB Éditions sont quasiment tous devenus introuvables et donc la majeure partie du temps uniquement trouvables à des prix exorbitants, Elephant Films continue de ressortir régulièrement certains de leurs titres dans des versions restaurées, nous permettant ainsi de pouvoir redécouvrir enfin leurs meilleurs films dans d'excellentes conditions. C'est le cas notamment du magnifique "D'amour et de sang" de Lina Wertmüller...

Arcangela Felice Assunta Wertmüller von Elgg Spanol von Braueich, scénariste et réalisatrice italienne d'origine suisse, plus connue sous le nom tout de même plus mémorisable de Lina Wertmüller ("Mimi métallo blessé dans son honneur", "Film d'amour et d'anarchie", "Chacun à son poste et rien ne va", "Vers un destin insolite, sur les flots bleus de l'été") réalisa en 1978 "D'amour et de sang" avec en vedettes Sophia Loren, Marcello Mastroianni et son acteur fétiche Giancarlo Giannini.

Le film dont le titre original, "Fatto di sangue fra due uomini per causa di una vedova. Si sospettano moventi politici", est encore plus long que le véritable nom de sa réalisatrice, narre l'histoire de Titina Paterno, incarnée par une Sophia Loren ("Le Cid", "Boccace 70", "La Chute de l'empire romain", "Mariage à l'italienne", "Arabesque") totalement habitée, une veuve ayant perdu le bébé qu'elle attendait suite à l'assassinat de son mari tué par l’infâme Vito Acicatena, joué par Turi Ferro ("Chronique d'un homicide", "Mimi métallo blessé dans son honneur", "Malicia"), un homme influent qui fera en sorte de ne jamais être inquiété par la justice...

Du moins jusqu'à l'arrivée de Rosario Maria Spallone, interprété par Marcello Mastroianni ("La Dolce vita", "Divorce à l'italienne", "Huit et demi", "Le Grand Embouteillage", "La Nuit de Varennes"), un avocat renommé et engagé politiquement qui suite à un véritable coup de foudre pour la veuve, va se mettre en tête de lui venir en aide, ce qu'elle va refuser dans un premier temps. Mais suite à une tentative de viol par Vito Acicatena auquel elle échappera grâce à l'intervention de l'avocat, Titina va d'une part céder aux avances de ce dernier et finalement accepter en plus son aide.

Les choses vont pourtant encore se compliquer avec le retour au pays de Nicola Sanmichele dit Nick, joué par Giancarlo Giannini ("La tarentule au ventre noir", "Le Professeur", "Mimic", "Hannibal", "Man on Fire", "Casino Royale"), le cousin du défunt mari de Titina, qui a fait fortune aux États-Unis, de façon pas forcément très légale d’ailleurs et qui a toujours eu un faible pour elle...

Si dans un premier temps les deux amoureux transi vont plus ou moins s’affronter, ils vont ensuite assez rapidement unir leurs forces contre Acicatena, quelque peu manipulés il faut le dire par une Titina prête à tout pour obtenir sa vengeance et cela même, si elle éprouvera de réels sentiments pour les deux hommes...

Sophia Loren est ici véritablement impressionnante imposant une personnalité très forte, presque sauvage, faisant même presque peur au départ, tout en révélant pour peu à peu sa féminité au fur et à mesure qu'on la découvrira. Mastroianni est quant à lui impeccable dans le rôle de ce personnage presque pathétique et pourtant toujours attachant. Enfin, Giancarlo Giannini est absolument génial dans ce film et l'est d'ailleurs encore plus pour une fois en version française tant le doublage de Francis Lax renforce la personnalité caricaturale de ce personnage pittoresque et haut en couleurs.

Lina Wertmüller signe là une tragédie faisant souvent penser à un opéra par sa mise en scène, le choix de ses décors, son scénario aussi et par le jeu de ses acteurs. Le film est d'ailleurs accompagné d'une musique classique renforçant encore d'avantage ce sentiment. La photographie signée Tonino Delli Colli ("Il était une fois dans l'Ouest", "Le Décaméron", "Le nom de la rose") joue également un rôle important dans cette mise en scène très théâtrale.

On retrouve dans ce film les thèmes chers à cette cinéaste engagée avec notamment ceux de la lutte des classes, la montée du fascisme ou encore le féminisme avec ici le droit à l'avortement et bien entendu la personnalité très forte de son héroïne...Enfin, la dernière partie du film nous offre quelques moments de bravoure et d’action assez mémorables auxquels on ne s’attend pas forcément et qui contribuent à rendre ce film inoubliable.

Si on pourra regretter qu'Elephant Films ne nous ait pas proposé de découvrir la version intégrale italienne du film plus longue d'environ une demi-heure, cette version internationale s'avère tout de même excellente et ne souffre aucunement des coupes faites à ce montage.

"D'amour et de sang" était déjà sorti en DVD le 29 novembre 2005 chez PVB Editions dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 1.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus des bandes annonces, des filmographies et une galerie photos. Le film est ressorti le 2 juin 2015 chez Elephant Films en DVD et Combo DVD + Blu-ray avec cette fois une image au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 et des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et des sous-titres français pour le DVD et une image au format 1.78:1 16/9ème avec un résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono et des sous-titres français pour le Blu-ray. Cette fois au niveau des bonus, on est également un peu plus gâté avec une présentation exclusive du film par Jean-Pierre Dionnet (10’), une galerie d'images, les bandes-annonces du film et de "La théorie des dominos" et de "Le Cri du Sorcier", plus différentes présentations de la collection également par Jean-Pierre Dionnet.

D'amour et de sang

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18.08.15

15:36:08, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un couple se dispute durant une nuit d’orage. Le lendemain, le corps de la femme est retrouvé sur la plage par Robert Tisdall, un proche. Celui-ci est fait coupable car la ceinture qui a servi à étrangler la victime semble provenir de son imperméable, qu’il affirme pourtant s’être fait voler. Robert parvient à s’enfuir du tribunal et, aidé par Erica, la fille du commissaire chargé de l’enquête, il se réfugie dans un moulin. Dès lors, les deux jeunes gens cherchent à retrouver l’homme qui a volé l’imperméable afin de prouver que Robert n’est pas lié au crime...

Mon avis :

Parmi les thèmes récurrents dans l’œuvre d’Alfred Hitchcock, celui du faux coupable est probablement celui que le maître du suspens a le plus souvent exploité. En effet, on peut retrouver ce thème dans des films comme "Les 39 Marches", "Cinquième Colonne", "Le faux coupable" (évidemment!), "La Maison du docteur Edwardes" ou encore bien entendu "La Mort aux trousses". Avec "Jeune et innocent", il reprend d’ailleurs une trame scénaristique assez proche de celle des "39 marches" sorti deux ans auparavant...

Sorti en 1937, "Jeune et innocent" est donc un thriller typiquement hitchcockien où un jeune homme ayant découvert le corps d’une amie sur une plage se retrouve injustement accusé du meurtre de celle-ci. Voyant que le procès ne tourne pas en sa faveur, Robert Tisdall va alors s'enfuir en compagnie d'une jeune femme qui ne sera autre que la fille du colonel chargé de l'enquête, pour tenter de trouver le véritable coupable et pouvoir ainsi être innocenté...

Hitchcock ("Agent Secret", "Le crime était presque parfait", "Fenêtre sur cour", "Sueurs froides", "Psychose", "Les Oiseaux") signe ici un film particulièrement plaisant, parfaitement rythmé, au ton assez léger, à la limite même par moments de la comédie et au casting fort attachant, ayant dans l'ensemble plutôt bien vieilli, même si évidemment il fera quelque peu daté.

Le film est librement adapté du roman de Josephine Tey (Pseudonyme de Elizabeth Mackintosh), "A shilling for candles", paru en 1936, donc très peu de temps avant la mise en chantier du film. Le cinéaste a ici axé l'histoire sur la romance entre les deux personnages principaux, une romance qui était en fait absente du roman.

Pour incarner son duo vedette, le cinéaste va faire appel à Derrick De Marney ("La vie future", "Le lion a des ailes", "The Spider") et Nova Pilbeam ("L'homme qui en savait trop", "Marie Tudor", "The Next of Kin") pour interpréter respectivement les rôles de Robert Tisdall et Erica Burgoyne.

Tous deux forment ici un couple adorable et très attachant, pour lequel on va forcément éprouver une certaine forme d’empathie. Si le couple fonctionne à merveille à l'écran, dans la réalité par contre, Nova Pilbeam tomba en fait sous le charme de Pen Tennyson ("The Proud Valley", "Convoy") qui était alors assistant-réalisateur sur le film et avec qui elle se maria en 1939 avant que celui-ci meurt tragiquement à la guerre en 1941 à l'âge de 28 ans.

Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement Percy Marmont ("À l'est de Shanghaï", "Quatre de l'espionnage", "La Conquête de l'air") dans le rôle du colonel Burgoyne, Edward Rigby ("A Canterbury Tale", "Le Verdict de l'amour", "L'enquête est close") dans le rôle du vieux Will, Mary Clare ("Une femme disparaît", "La nuit a des yeux", "Moulin Rouge") dans celui de la tante et bien entendu George Curzon ("La taverne de la Jamaïque", "L'homme qui en savait trop", "Sexton Blake and the Hooded Terror") dans le rôle du tueur.

Parmi les scènes marquantes du film, on retiendra forcément la séquence finale, qui demanda deux jours de tournage au réalisateur, nous offrant un impressionnant travelling de plus de 40 mètres où la caméra surplombe une salle de bal pour finir en gros plan sur les yeux du tueur ; un travelling tourné aux Pinewood Studios et ayant nécessité l'utilisation d’une des plus importantes grues de l'époque...

"Jeune et innocent" fait sans conteste parti des meilleurs films de la période anglaise d'Alfred Hitchcock et cela malgré le fait que ce ne soit finalement qu’un petit thriller au ton très léger...

Déjà sorti chez divers éditeurs, "Jeune et innocent" a été réédité le 5 mai 2015 chez Filmedia dans une édition, comme les autres titres de leur collection Hitchcock, nettement supérieure aux précédentes éditions, que cela soit au niveau de l’image ou au niveau du son. Le film nous est ici présenté au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre la quatrième partie du documentaire "L'espionnage selon Hitchcock" concocté par Christophe Champclaux et Linda Tahir-Meriau, d'une durée de 12 minutes, un supplément intéressant même si le film n'a ici rien à voir avec l'espionnage...

Jeune et innocent

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Jeune et innocent - Collection Fnac

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Jeune et innocent

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Alfred Hitchcock : Chantage + Les 39 marches + Jeune et innocent / Coffret 3 DVD + CD

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17.08.15

07:48:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le richissime américain Philip Stevens a décidé d’exposer sa collection d’œuvres d’art dans sa résidence de Palm Beach et d’en faire un musée. Son avion privé, un Boeing 747, transporte toute sa collection, ainsi que de nombreuses personnalités amateurs d’art. Mais quand l'avion est détourné par des pirates de l'air, qui convoitent les trésors contenus dans les cales, c’est le drame : le Boeing 747 s'écrase au milieu du triangle des Bermudes. L'avion coule lentement et échoue sur un banc de sable, à plusieurs mètres de profondeur...


Mon avis :

Nouvel avion, nouvel équipage, nouveaux passagers bien évidemment, mais surtout nouvelle catastrophe! Après nous avoir montré comment réussir à atterrir sans visibilité sur une piste enneigée avec un gros trou dans le fuselage, puis nous avoir montré comment s'en sortir malgré l'absence de pilote, cette fois, avec "Airport 77 : Les naufragés du 747", vous apprendrez comment vous en tirer après un crash en pleine mer! Et pas n'importe où! Tenez-vous bien... En plein milieu du Triangle des Bermudes! Autant dire que c'est normalement mission impossible...


Comme dans les autres films de la saga "Airport", on a bien entendu le droit à un joli casting de stars avec cette fois en vedette James Stewart ("La vie est belle", "Fenêtre sur cour", "L'Homme qui en savait trop", "Sueurs froides", "L'Homme qui tua Liberty Valance"), où l'acteur fétiche du maître du suspens interprète le rôle de Philip Stevens, un riche collectionneur d’œuvres d'art qui décide d'exposer une partie de sa collection dans sa résidence secondaire de Palm Beach, mettant alors à la disposition de ses invités son Boeing 747 personnel afin que ceux-ci s'y rendent en toute simplicité.


Parmi les passagers, Christopher Lee ("Le corps et le fouet", "La crypte du vampire", "Dracula, prince des ténèbres", "Les inassouvies", la trilogie "Le seigneur des anneaux"), formant un couple sur le déclin avec la toujours très belle Lee Grant ("Dans la chaleur de la nuit", "La Vallée des poupées", "Les Naufragés de l'espace", "Damien, la malédiction II"), Darren McGavin ("Dossiers brûlants", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison"), Olivia de Havilland ("Capitaine Blood", "Les Aventures de Robin des Bois", "Autant en emporte le vent") ou encore Joseph Cotten ("Citizen Kane", "L'Ombre d'un doute", "Le Troisième Homme", "La Soif du mal", "Baron vampire").


Aux commandes de l'appareil, on aura en revanche, un Jack Lemmon ("Cow-boy", "Certains l'aiment chaud", "Missing - Porté disparu", "Les grincheux") toujours plus crédible dans les rôles comiques que dans les rôles sérieux, mais heureusement épaulé par Robert Foxworth ("Damien, la malédiction II", "Prophecy", "Falcon Crest"), enfin si on peut dire, puisqu’il fera parti du complot avec Monte Markham ("Sept secondes en enfer", "Les Colts des sept mercenaires", "La Bataille de Midway")...


Toujours est-il que tout ce petit monde va se retrouver sous l'eau en pleine mer, suite à un détournement ayant mal tourné! La version du film présentée ici est le montage cinéma, mais il faut savoir que le film a également été exploité à la télévision dans une version avoisinant les 3 heures divisée en 2 parties, ajoutant à la version ciné des scènes rallongées, des flashbacks concernant les principaux protagonistes du film, ainsi qu'un prologue impliquant les auteurs du détournement du 747.


Mais bon, s'il aurait été intéressant de pouvoir bénéficier également de cette version du film, il faut bien avouer que le film est suffisamment long comme ça, même si le film reste assez plaisant à voir. La scène notamment du sauvetage en mer est par exemple vraiment trop longue...


Le film est mis en scène de façon très classique, mais très correcte par Jerry Jameson ("The Bat People", "L'Appel de la forêt", "La Guerre des abîmes"), mais le film souffre par contre de quelques courtes incrustations d'images tournées en studio un peu trop visibles dans la dernière partie du film.


Enfin, comme dans les précédents opus de la saga, on retrouve évidemment le personnage de Joe Patroni, toujours interprété par George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), venu ici prêté main forte lorsque la disparition de l'avion sera annoncée... Curieusement par contre, on n’aura pas forcément la sensation de regarder un film de catastrophe aérienne, mais plutôt un film de catastrophe sous-marine! Mais cela reste un film catastrophe et c'est là l'essentiel!


Malgré un final quelque peu longuet, ce troisième volet de la saga "Airport" demeure tout de même un agréable divertissement ayant plutôt pas trop mal vieilli et qui devrait ravir les amateurs de films catastrophe...


Déjà sorti en DVD chez Universal Pictures, puis chez Aventi et enfin chez MEP Vidéo, cette fois c'est Elephant Films qui nous offre une nouvelle version restaurée de "Airport 77 : Les naufragés du 747" disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, pas grand-chose chose à se mettre sous la dent, puisque qu'on n'a le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et des films "Airport 75 : 747 en péril" et "Airport '80 : Concorde" et à une galerie photos...


Comparatif image entre les éditions DVD Universal Pictures et Elephant Films :

Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
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Elephant Films





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Airport 77

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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

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Airport Terminal Pack - Edition belge

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15.08.15

05:24:26, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les chaises musicales

Réalisatrice : Marie Belhomme

Année
: 2015

Origine : France

Durée
: 1h23

Avec : Isabelle Carré (Perrine), Carmen Maura (Lucie), Philippe Rebbot (Fabrice), Nina Meurisse (Solène), etc.

Par Nicofeel

Premier long métrage de Marie Belhomme (actrice dans le film Les femmes... ou les enfants d'abord... de Manuel Poirier), Les chaises musicales est une comédie sentimentale atypique.
En effet, l'histoire d'amour proposée est pour le moins singulière. Une jolie quadragénaire, Perrine, fait tomber accidentellement un homme, Fabrice, dans la benne d'une déchèterie. Celui-ci tombe dans le coma. Perrine va alors tout faire pour qu'il se réveille. Elle va le voir chaque jour, espérant que ses paroles et son soutien produisent un effet.
Bien évidemment, si le sujet en restait là, le film ne serait pas très attirant. Les chaises musicales doit son titre à deux éléments. Le premier est dû au fait que les deux principaux protagonistes, travaillent dans le domaine de la musique : Perrine est une musicienne “presque” professionnelle alors que Fabrice anime un atelier chant auprès de jeunes. Le second élément tient tout bonnement au fait que Perrine va “profiter” de l'absence de Fabrice pour entrer dans sa vie quotidienne : elle investit son appartement, elle s'occupe de son petit garçon en garde alternée, elle donne à manger au chien. Et puis quitte à ne pas faire les choses à moitié, grâce à un curieux concours de circonstances, elle hérite de son travail. Voilà sans conteste un sacré jeu de chaises musicales !
Cela étant, il ne faut s'y tromper. Le ton du film est résolument axé vers la comédie. Perrine est une jeune femme maladroite tant dans ses propos que dans son attitude. C'est une fille un peu paumée qui a bien du mal à joindre les deux bouts. Elle accepte des petits boulots, qui se résument à animer des anniversaires d'enfants ou à se déguiser pour amuser des personnes âgées. Rien de très réjouissant ! D'autant que Perrine est une véritable Pierre Richard au féminin. Elle accumule les gaffes par son côté gauche. C'est d'ailleurs sa maladresse habituelle, combinée à son humanisme, qui la rendent attachante.

Et qui de mieux que l'actrice Isabelle Carré pour incarner avec beaucoup de naturel un Gaston Lagaffe féminin. Elle est épatante en offrant une superbe prestation avec cette Bridget Jones à la française.
Malheureusement, elle est bien seule. Car les autres acteurs du film jouent des personnages qui n'ont véritablement aucune profondeur. Carmen Maura, plus habituée aux films d'Almodovar, est fort sympathique mais son personnage de présidente d'association en faveur des personnes âgées, ne sert à rien. Il en va de même pour tous les autres seconds rôles du film, dont l'existence et la caractérisation est réduite à peau de chagrin. Sans vouloir être trop méchant envers ce premier film, on pourrait même dire que le meilleur second rôle est finalement le chien dénommé Spleen ! Avec sa bouée constamment prise autour de son cou, il amuse le spectateur.
Il y avait sans doute matière à faire une comédie plus fine, dans le style d'un Emmanuel Mouret. Au lieu de cela, la réalisatrice Marie Belhomme multiplie les lieux communs et des dialogues assez maladroits.
Heureusement, cette cinéaste est sauvée par ses bonnes intentions. Elle ne cherche manifestement pas à faire LA comédie de l'année mais simplement une comédie toute simple, en mettant l'accent sur des personnages que l'on pourrait apparenter à monsieur tout-le-monde. Perrine n'est rien d'autre qu'une jeune femme en recherche de stabilité tant sur le plan professionnel que sur le plan amoureux. Il en va de même pour l'autre personnage central du film, Fabrice, qui vivait jusque-là dans une tristesse certaine, au point d'avoir appelé son chien Spleen. Deux êtres à la recherche du bonheur, qui se sont rencontrés dans des circconstances pour le moins abracadabrantesques !
Si Les chaises musicales part clairement d'un postulat original avec cette étonnante histoire d'amour, cela n'en reste pas moins une comédie sentimentale. La réalisatrice Marie Belhomme ne fait preuve d'aucun cynisme. Bien au contraire. A une époque où les sentiments semblent de moins en moins prégnants dans notre société, ce long métrage a ceci de beau qu'il tire vers le haut chacun de ses protagonistes. Malgré des maladresses d'écriture et des facilités au niveau du scénario, le film s'en sort grâce à un humanisme qui caractérise chacun des personnages. Outre Perrine, qui ne cesse de nous amuser (et parfois de nous émouvoir), c'est le côté bon enfant de l'ensemble qui retient notre attention. A l'image de Laurent Quere qui a l'air de s'amuser comme un fou avec son costume de “La mouche qui colle”. Ou tout simplement de son happy end qui nous rappelle que tout ceci n'est qu'une fiction, une belle histoire qui ne pouvait finir que de manière positive.
Comédie fantasque inégale, Les chaises musicales mérite d'être regardée en raison de son personnage principal incarné par une excellente Isabelle Carré mais aussi parce que ce film est un feel good movie.
Une plus grande rigueur dans l'écriture et dans la caractérisation de ses personnages devrait permettre à Marie Belhomme de mettre en scène un film encore plus savoureux dans son prochain long métrage.

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14.08.15

05:25:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Carla est une jolie vénitienne de 20 ans à la recherche d’un appartement londonien pour Mattéo, un étudiant de l’université de Venise dont elle est follement amoureuse et qui doit la rejoindre prochainement. Moira la lesbienne et Mario son époux, propriétaires de l’agence London Real Estate Agency ont des mœurs très libres. Vivement intéressés par le physique avantageux de Carla, ils n’hésitent pas à lui faire des propositions indécentes et à l’entrainer dans une course folle à travers le Londres érotique. Carla retarde le plus possible l’arrivée de Matteo mais celui-ci, se doutant de quelque chose, décide de la rejoindre au plus vite...

Mon avis :

Le monde de Tinto Brass est un monde peuplé de jolies filles sexuellement libérées ne demandant qu'à vous satisfaire... Mais ne rêvez pas! Ce monde malheureusement n'existe pas! Ce n’est juste qu’un fantasme de vieux pervers mis en images...

Réalisé dans la foulée de la sortie de "Monella", "Tra(sgre)dire" (titre faisant apparaître les mots « tradire » voulant dire trahir et « trasgredire » qui veut dire transgresser) suit à peu de choses près, le scénario de ce dernier, mais en transposant l'histoire dans un contexte différent et de nos jours.

En effet, on suit ici les aventures londoniennes de Carla, une splendide vénitienne libertine dont le petit ami, Matteo, resté en Italie, est hyper jaloux... Bon, il faut avouer qu'avec une nénette pareille, cela peut se comprendre! D'une part elle est très jolie, mais en plus elle a le feu aux fesses et se balade quasiment tout le temps sans porter de culotte! Du coup, il faut se mettre à la place du pauvre gars quand même!

Pour incarner, la magnifique Carla, Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda", "Monamour") a fait appel à Yuliya Mayarchuk ("Go Go Tales"), un mannequin d'origine ukrainienne qui de toutes évidences n'a absolument aucune pudeur et se baladera même à poil durant quasiment tout le film sans le moindre complexe (D'ailleurs pourquoi en aurait-elle?), ni la moindre gêne!

Si la jeune femme n'aura pas le charme latin des précédentes starlettes du cinéaste érotomane italien, elle ne nous laissera toutefois pas indifférent. Il faut bien admettre qu'il serait difficile de ne pas craquer devant le joli brin de femme à la plastique irréprochable et au charmant minois!

A ses côtés, on retrouve Francesca Nunzi ("Matilde", "Ma prof est une bombe", "Ex"), qui interprétait le rôle de la prostituée dans "Monella" et qui ici joue le rôle de Moira, une jeune femme tenant une agence immobilière et fortement attirée par l'aguicheuse Carla.

Face à ces demoiselles, quelques mâles bien membrés (Euh oui, alors là on n'en sera pas vraiment sûr, puisque pour ceux qui l'ignorerait, les phallus de ces messieurs sont en fait factices! Bien imités certes, mais factices tout de même!), parmi lesquels on reconnaîtra Max Parodi ("Monella", "Senso '45", "Fallo!", "Monamour"), l'acteur fétiche du réalisateur.

Les rôles de Matteo, le petit ami jaloux et de Bernard, l'ancien amant français de Carla, sont quant à eux tenus respectivement par Jarno Berardi et Mauro Lorenz, deux acteurs inconnus, mais plutôt beaux gosses ayant tous deux joués précédemment dans deux segments de "Tinto Brass Presents Erotic Short Stories: Part 4 - Improper Liaisons".

Et puis, bien entendu, Tinto Brass s'est comme souvent réservé un petit rôle, ici celui d'un photographe particulièrement pervers... On retrouve autrement le style habituel du réalisateur, avec notamment sa façon de cadrer sans pudeur les derrières de ses actrices tout en les mettant particulièrement en valeur, son obsession également pour les bidets, ses choix de couleurs, son attirance pour la sodomie et ses thèmes récurrents comme celui de la jalousie source de libido pour le mâle en souffrance et lez plus souvent cocu...

Sans être un grand Tinto Brass, "Transgressing" reste tout de même un film érotique particulièrement osé et explicite, très plaisant à regarder grâce notamment aux atouts indiscutables de son actrice principale. Une véritable ode au libertinage!

Sorti une première fois chez nous le 16 août 2007 chez Tiffany dans une édition proposant le film en version intégrale au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec pour unique piste audio la version italienne Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, "Transgressing" était ensuite ressorti chez le même éditeur le 2 février 2009, avant de ressortir le 4 décembre 2012, cette fois chez Bach Films, dans une édition proposant malheureusement le film dans une version coupée au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 2.0, mais par contre dépourvue de la version originale sous-titrée... On se retrouve donc avec une version amputée de la plus part des plans les plus explicites et cela même lorsqu'il s'agit de prothèses, le tout uniquement en version française et en plus avec une image plus délavée et avec un bug intervenant à 6'42" où un encart d'erreur apparaît. Seul réel positif de cette réédition, si on excepte la version française qui en satisfera tout de même certains, une présentation pas inintéressante du film par Christophe Bier... Mais c'est tout de même une bien maigre consolation!

Comparatif image entre les éditions DVD Tiffany et Bach Films :

Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films

Transgressing - Edition 2012

Transgressing - Edition 2012
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Transgressing - Edition 2007

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Transgressing - Edition 2009

Transgressing - Edition 2009
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2009

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13.08.15

07:36:29, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Difret

Réalisateur : Zeresenay Mehari

Année : 2015

Origine : Ethiopie

Durée : 1h39

Avec
: Meron Getnet (Meaza Ashenafi), Tizita Hagere (Hirut Assefa), etc.

Par Nicofeel

Comme plusieurs pays d'Afrique, l'Ethiopie a un passé tumultueux, comme en atteste la dictature de 1974 à 1991. A partir de 1992, la démocratie est en route avec la victoire électorale front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE). En 1994, l'assemblée constituante vote la ratification d'une nouvelle constitution qui entre en vigueur en août 1995. La République fédérale démocratique d'Ethiopie est alors officiellement proclamée.
C'est dans ce contexte qu'en 1996, une affaire privée va faire beaucoup de bruit. Une jeune fille de 14 ans, Aberash Bekele, est kidnappée puis violée, par un homme qui compte en faire son épouse. Mais la jeune fille tue son agresseur et s'enfuie.
Le film Difret s'inspire directement de l'histoire d'Aberash Bekele, dont le personnage s'appelle ici Hirut. Le titre du film, issu de la langue amharique éthiopienne, comporte deux significations : soit le terme “courage” soit “le fait d'être violé”. C'est évidemment le deuxième sens de ce mot qui nous ramène à la vie de la jeune Hirut.
Cette dernière bénéficie du soutien de Meaza Ashenafi, jeune avocate à la tête d'une association en aide aux femmes victimes de violences. Meaza prend fait et cause pour sa jeune cliente. Elle plaide en sa faveur la légitime défense.
C'est alors le début d'un véritable parcours du combattant, qui nous est très bien montré dans ce film. Car l'Ethiopie est une société patriarcale où le droit coutumier est alors particulièrement répandu. Il est difficile de faire changer les mentalités et de combattre le traditionnalisme de ces villages éloignés des villes. On voit donc s'opposer deux réalités distinctes dans ce pays : la tradition avec dans certaines régions des filles qui sont kidnappées par ceux qui s'autoproclament leurs futurs époux ; la justice qui est rendue par des magistrats au nom de l'Etat.

Meaza Ashenafi, fait tout son possible pour gagner devant les tribunaux et faire que les mentalités changent. D'un côté, on a des hommes qui crient au meurtre (de l'homme tué suite au viol de la jeune fille) et de l'autre on a une jeune fille qui soutient la légitime défense, après le kidnapping et viol qu'elle a subie.
Le réalisateur Zeresenay Mehari met en scène un film de procès où Meaza Ashenafi n'a d'autre choix que de se battre face à un machisme ambiant et une jurisprudence qui ne lui est pas favorable. Il est clair que ce long métrage est un film féministe. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que l'actrice Angelina Jolie, connue pour ses combats humanitaires, a souhaité en être la productrice exécutive.
Si le réalisateur du film illustre le combat d'une avocate pour que ce type de viol soit condamné, il ne tombe jamais dans le piège du manichéisme. Il rend compte des différents points de vue, qui ne convergent pas tous, à l'image de cette scène de conseil de village, où chacun défend ses arguments.
De manière plus générale, l'Ethiopie, alors en pleine mutation, tente de rendre la justice, en alliant modernité et tradition. La modernité est représentée par l'avocate Meaza Ashenafi qui veut aider les plus faibles qui ne connaissent par leurs droits et n'y ont pas accès. Elle se bat pour que les violences perpétrées à l'égard des jeunes filles ne restent pas impunies. Mais le travail de son association ne s'arrête pas là. En aidant les jeunes filles à trouver un abri, à se rendre à l'école, elle fait comprendre clairement que l'avenir de ces futures femmes dépend de leur accès à l'éducation.
Même si les moyens mis en place par l'Etat éthiopien demeurent faibles en matière d'éducation (l'école est en terre battue, les professeurs sont peu nombreux), on constate qu'il y a du mieux. La jeune Hirut l'a d'ailleurs très bien compris, lorsqu'elle a peur que sa jeune soeur ne puisse plus retourner à l'école.
En fin de compte, à partir d'un événement isolé, le film s'en sert pour prendre le pouls d'une société dont la fracture sociale n'a jamais été aussi marquée. Il n'y a qu'à voir les oppositions entre tradition et modernité, villes et campagnes, hommes et femmes.

Pour donner plus de réalisme à son film, le réalisateur a eu la bonne idée de le tourner en Ethiopie, dans de sublimes décors naturels. De plus, il a fait appel à des acteurs éthiopiens, ce qui est tout à son honneur. Les deux actrices principales sont bluffantes de véracité. On ne croirait pas qu'elles interprètent un rôle. A cet égard, l'actrice principale, Meron Getnet, ressemble étrangement à la vraie Meaza Ashenafi.
La décision de justice relatée dans le film est loin d'être anodine puisque ce type de viol est désormais passible d'une peine de 15 ans de prison. Par ailleurs, les enlèvements on été interdits en 2004 depuis la modification du code pénal éthiopien.
Alors, certes, la tradition est toujours très prégnante dans les campagnes reculées et les droits de la femme évoluent lentement dans ce pays. Pour autant, les choses avancent positivement. Gageons que ce film féministe, qui constitue un excellent kaléidoscope de la société éthiopienne, contribue à améliorer le sort de ses habitant(e)s.

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12.08.15

07:35:50, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mustang

Réalisatrice
: Deniz Gamze Ergüven

Année
: 2015

Origine
: France

Durée
: 1h37

Par Nicofeel

Aujourd'hui, cela peut sembler étonnant mais les femmes ont obtenu le droit de vote en Turquie en 1934, bien avant la France. Pour autant, si la condition de la femme en France a depuis nettement évolué, celle la femme en Turquie stagne et demeure plus que jamais problématique.
C'est tout le sujet de Mustang, premier long métrage de la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven, présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes.
Ce film se déroule dans un village reculé de la Turquie où cinq soeurs sont élevées par leur grand-mère et leur oncle. Ces filles ne souhaitent qu'une chose : s'amuser comme les jeunes de leur âge. Manque de chance pour elles : le simple fait de s'amuser dans l'eau avec des garçons en se mettant sur leurs épaules, est considéré comme de la “pornographie”. Eh oui, en Turquie, on ne plaisante pas avec l'image de la femme. Et le moindre acte considéré comme indécent est interprété sur le plan sexuel. Ici, il justifie un passage à l'hôpital pour prouver que ces filles sont toujours vierges.
Ridicule ? Certes, mais c'est malheureusement le triste quotidien de nombre de jeunes filles turques alors que l'on est au XXIème siècle. Avec notre regard d'occidental, on peut trouver incroyable de tels comportements.
Dans Mustang, les cinq soeurs ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent. On est loin d'histoires romantiques dans la mouvance des Quatre filles du Docteur March ou d'Orgueil et préjugés. Les filles sont présentement cadenassées dans leur vie quotidienne, n'ayant même plus le droit d'aller à l'école ou de sortir dehors. On semble revenu à l'âge de pierre alors que l'on a affaire à des filles qui souhaitent plus que tout s'émanciper, et vivre comme des “occidentales”.
Il faut dire que la Turquie est présentée comme une société patriarcale, machiste, où la femme ne représente pas grand chose. Cette dernière n'est destinée qu'à procréer et à s'occuper de la maison.
Le poids des traditions représente une véritable chappe de plomb pour ces filles. En lieu et place de leurs cours à l'école, on leur impose à domicile des cours de ménagère, en vue d'en faire de parfaites petites épouses, bien entendu soumises à leurs époux.

Elles sont belles, elles sont jeunes (voire très jeunes) et ne connaissent rien de la vie, alors évidemment il n'est pas difficile de leur trouver un mari. Le film dénonce avec force ces mariages arrangées où la jeune fille n'a pas son mot à dire. Elle doit s'exécuter et accepter une situation inadmissible. Et pour la femme mariée, la suite n'est pas d'un romantisme effréné. En effet, lors de la nuit de noces, la famille attend avec impatience le drap tâché de sang, prouvant que la fille était alors vierge lors de l'acte sexuel. Quelle horreur ! Comment expliquer qu'en 2015, on ne peut pas disposer librement de son corps ?
Si le film se montre virulent sur le sujet, il ne se contente pas de condamner. Il dresse surtout le portrait de jeunes filles dont certaines sont prêtes à se battre pour ne pas subir ces traditions ancestrales. On songe notamment à la plus jeune des soeurs, la petite Lale, qui a bien compris ce qui se trame dans sa maison, et ne veut pas de cet avenir.
Le titre du film, Mustang, est une référence évidente au cheval sauvage du même nom. Avec leurs beaux et longs cheveux qui personnifient la crinière des chevaux, ces 5 soeurs, soudées entre elles, sont comme ces mustangs, éprises de liberté. Elles se veulent indomptables. Ou en tout cas qu'elles aient le choix de leur avenir.
Autant la première partie du film amène le spectateur à s'indigner du destin promis à ces jeunes filles, autant la deuxième partie prend une autre tournre, vers une sorte de thriller. La jeune Lale va-t-elle parvenir à s'échapper de sa maison avec sa soeur aînée et regagner la capitale turque ? Il y a un vrai suspense qui se met en place : comment réussir à sortir de la maison alors qu'il y a des grillages partout et que les clés (de la voiture, de la maison) sont difficilement accessibles. On prend évidemment fait et cause pour ces filles. On leur souhaite un avenir plus radieux.

Si le film est réussi, il le doit évidemment à son histoire forte mais surtout à ses cinq jeunes actrices, dont la jeunesse, la beauté et le naturel font mouche. Elles sont particulièrement à l'aise à l'écran, de telle sorte qu'elles font corps avec leurs personnages. La cinéaste Deniz Gamze Ergüven met en exergue avec un talent certain l'opposition entre ces fougueuses jeunes filles et la “prison” qui leur sert de maison. La beauté des paysages naturels accroît le sentiment d'oppression que ces filles ressentent.
En somme, voilà un très beau film féministe, engagé, qui s'interroge sur la condition de la femme en Turquie, mais aussi de manière plus générale dans tous les pays du monde où les droits de la femme sont baffoués.

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11.08.15

10:35:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

1973. San Antonio, Texas. Charles Rane est un vétéran de l’armée. Considéré comme un héros de guerre par sa ville, il se voit offrir de nombreux cadeaux par la communauté. Une bande de voleurs y voit l’occasion de s’enrichir et prend d’assaut la maison du commandant. Sa femme et son fils y perdent la vie. Six semaines plus tard, l’heure de la vengeance a sonné pour Rane...

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Mon avis :

"Rolling Thunder" fait parti des films fétiches de Quentin Tarantino, qui d'ailleurs baptisa sa compagnie distributrice de films, "Rolling Thunder Pictures" en hommage à celui-ci, contribuant ainsi en mettre en lumière ce film « culte » finalement assez méconnu, notamment chez nous...

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Alors qu'il fût un temps question que cela soit Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "The Canyons") en personne qui adapte lui-même son propre scénario, finalement le producteur Lawrence Gordon ("Les guerriers de la nuit", "48 heures", "Predator", "Piège de cristal", "Hellboy") décida qu'il était plus judicieux que cela soit John Flynn ("The Jerusalem File", "Pacte avec un tueur", "Haute sécurité", "Justice sauvage", "Brainscan"), qui s'était déjà fait remarqué avec "Echec à l'organisation", qui en assure la mise en scène.

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Le scénario original du scénariste de "Taxi Driver" sera d’ailleurs en partie remanié par Heywood Gould ("Les Chemins de la gloire", "Cocktail", "Double Bang"), rendant le personnage principal du film beaucoup plus sympathique qu’il ne l’était au départ.

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Avec ce "Légitime violence" (Oui, c'est le titre français!), John Flynn nous livre une œuvre âpre et violente dans laquelle William Devane ("Complot de famille", "Marathon Man", "Tant qu'il y aura des hommes", "Payback", "Hollow man", "Interstellar") et Tommy Lee Jones ("Sans issue", "Piège en haute mer", "Le fugitif", "Blown Away", "Men in Black", "Trois enterrements", "No Country for Old Men") interprètent deux vétérans de la guerre du Vietnam revenant de longues années d'emprisonnement où ils furent notamment torturés.

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Si à leur retour, ils seront acclamés et accueillis en héros, le « bonheur » sera de courte durée, notamment pour le Major Charles Rane, qui apprendra d'une part que sa femme a quelqu'un d'autre dans sa vie et d'autre part, car la forte somme d'argent qu'il a reçu à son retour fera des envieux...

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Des malfrats vont en effet tout faire pour lui faire avouer où se trouve cet argent, le laissant pour mort après l'avoir torturé et mutilé et avoir froidement assassiné son fils et sa femme! S'il ne laissera paraître aucune émotion par la suite, Rane aura pourtant bel et bien en tête de se venger...

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Ce Vigilante movie est assez marquant, notamment en raison de deux scènes très fortes, celle tout d’abord assez éprouvante du broyeur, qui sera d'ailleurs en partie coupée suite aux projections-test et celle assez mémorable de la fusillade finale où Tommy Lee Jones sera absolument génial!

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Mais "Rolling Thunder" n’est pas seulement un film de vengeance personnelle, c’est aussi un film sur l’après Vietnam, comme peuvent l’être également des films tel que "Rambo" ou encore "Cutter's Way", montrant le traumatisme qu’ont subi ces vétérans humainement anéantis par la guerre. D’ailleurs, le titre fait ici référence à une opération de bombardements intensifs de la part des américains durant la guerre du Vietnam qui sera considérée comme un échec stratégique pour l’armée américaine.

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Rane, tout particulièrement, ne montrera donc aucune émotion lorsqu’il apprendra que sa femme a refait sa vie et pas plus lorsqu’elle sera abattue avec leur fils sous ses yeux. En fait, il sera un peu comme un mort-vivant à son retour de la guerre et semblera revivre qu’en recherchant la souffrance comme par exemple lorsqu’il montrera à Cliff, joué par Lawrason Driscoll ("Sauvez le Neptune"), son ami flic et nouveau compagnon de sa femme, les tortures qu’il a subi au Vietnam.

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Dans la deuxième partie du film, Rane, armé notamment d’une sorte de double crochet lui servant en principe de pince, va entraîner dans sa quête de vengeance la jolie Linda Forchet, interprétée par Linda Haynes ("Coffy", "La toile d'araignée", "Human Experiments", "Brubaker"), une serveuse de bar, groupie de l'ancien officier qu’il était.

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Si la jeune femme aura un rôle assez important dans le film, on regrettera quand même qu'au final, elle n'ait pas un rôle plus marquant, d’autant plus que cette jeune femme élevée dans un milieu rurale aura des compétences qui ne seront malheureusement pas réellement exploitées...

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Parmi les méchants, on remarquera la présence essentiellement de Luke Askew ("Luke la main froide", "Pat Garrett et Billy le Kid", "The Beast Within", "Emprise"), l’acteur ayant il faut l’avouer une vraie gueule de sadique comme on les aime!

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Comme toujours, Flynn se met au service de son film, en livrant une mise en scène classique, mais efficace, sans jamais être tape-à-l’œil, ce qui explique probablement pourquoi il est quelque peu oublié de nos jours. N'empêche qu'entre "Rolling Thunder" et "Pacte avec un tueur", le réalisateur mérite franchement d'être réhabilité...

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Par son approche à la fois originale et plus profonde que la plus part des Vigilante movies qu’on a eu l’habitude de voir, "Rolling Thunder" fait incontestablement parti des meilleurs films de ce genre tant décrié... Un film en somme à redécouvrir de toute urgence!

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"Rolling Thunder" est sorti dans une sublime édition le 8 juillet 2015 chez Wild Side Video regroupant au sein d'un coffret un livre intitulé " Tempête dans un crâne : un film prématuré ? " écrit par Philippe Garnier, illustré de photos et documents d’archives rares (128 pages) et un digipack regroupant le DVD du film dans sa version longue inédite chez nous et le Blu-ray contenant à la fois cette version longue (100') et la version courte (94'), incluse tel un bonus. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et anglaise dts Surround 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080, 24p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 2.0 mono. Les bonus sont quant à eux communs aux deux formats incluant un entretien avec le producteur Lawrence Gordon (29’), un entretien avec l'actrice Linda Haynes (10’), un spot TV, ainsi que la bande annonce du film.

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10.08.15

09:19:10, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Jurassic world

Réalisateur
: Colin Trevorrow

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h05

Avec : Chris Pratt, Brice Dallas Howard, Nick Robinson, Vincent D'Onofrio, etc.

Par Nicofeel

En 1993, Steven Spielberg avait sorti Jurassic park, adapté du roman éponyme de Michael Crichton. Le film et son bestiaire rempli de dinosaures avait alors rencontré un énorme succès public.
En 2015, Universal relance le cycle Jurassic park avec ce quatrième opus. Bingo : 1 milliard de dollars de recettes en seulement 13 jours d'exploitation. Jurassic world constitue à ce jour le plus gros succès mondial de l'année.
Serait-ce donc le film incontournable à voir cet été, pour profiter des salles obscures en ces temps caniculaires ?
Pas vraiment. Pourtant, Jurassic world possède un énorme avantage : il ne demande pas une grande concentration. Tout spectateur normalement constitué peut laisser son cerveau au vestiaire et le reprendre tranquillement à la fin de la séance.

En ces temps où le langage SMS est devenu une norme, il ne faut pas trop en demander au spectateur. Alors les scénaristes ont eu cette idée géniale : comme il est question de clonage dans Jurassic world, pourquoi ne pas cloner le scénario de Jurassic park.
Eh oui, malins les scénaristes ! Les spectateurs de Jurassic park sont ainsi en terrain connu.
Bon sérieusement, tout ceci manque cruellement d'originalité. Il faut toutefois être indulgent. La réalisation du film a été confié à un jeune homme de 38 ans, Colin Trevorrow, dont c'est seulement le second long métrage, son premier étant inédit dans nos contrées (qui a dit heureusement ?). Et surtout ce jeune cinéaste est un novice pour mettre en scène un blockbuster nanti d'un budget très confortable.

Manifestement, Colin Trevorrow a été plus occupé à obtenir de jolis effets spéciaux qu'à travailler sur la profondeur de ses personnages. Du coup, les acteurs principaux sont de véritables caricatures. La palme revient sans conteste à Bryce Dallas Howard qui mériterait un razzie award pour sa performance de haut vol. Elle incarne le personnage de Claire Dearing, une scientifique, prête à tout pour que le parc de dinosaures qu'elle gère fasse un maximum d'entrées. On peut lui trouver un côté involontairement drôle dans ses réactions. On s'étonnera ainsi qu'elle ne connaisse même pas l'âge des deux neveux qu'elle accueille sur le parc. Quant à son histoire d'amour avec Owen Grady, le dresseur de raptors, elle arrive comme un cheveu sur la soupe et dans des circonstances... étonnantes ! C'est sûr qu'il est important d'embrasser un beau jeune homme quand on est poursuivi par un dangereux dinosaure assoifé de sang ! Mais le meilleur est sans aucun doute la tenue qu'elle porte : dans un environnement hostile, où elle doit courir le plus vite possible, elle garde envers et contre tout ses talons hauts. Non seulement c'est invraisemblable, mais c'est surtout ridicule.

A côté de cette nunuche de service, Chris Pratt, dans le rôle d'Owen Grady, ferait presque bonne impression. Cet Indiana Jones téléporté dans Jurassic world se débat comme il le peut pour apporter un peu d'émotion (je ne parlerai pas de tension, faut pas rêver tout de même) à ce long métrage qui en manque singulièrement.
Car Jurassic world souffre incontestablement d'un manque d'âme. Le film évoque clairement Jurassic parc, premier du nom, qu'il plagie sans la moindre finesse. Et surtout, ce long métrage pourrait être mis en scène par n'importe quel réalisateur, que l'on ne verrait pas la différence.

Ce blockbuster vaut essentiellement pour son orgie d'effets spéciaux. Là, effectivement, le spectateur en a pour son argent. Les dinosaures font plus vrai que nature. Mais à un moment donné, il est utile de se rappeler que les effets spéciaux doivent être au service de l'histoire et non l'inverse.
En l'état, l'histoire est réduite à sa plus simple expression : dans un parc gigantesque, un dinosaure génétiquement modifié s'échappe de sa cage et sème le chaos autour de lui. Une scientifique, aidée d'un dresseur de raptors, part à la recherche ses deux neveux, égarés dans le parc. Après des péripéties outrancières, les héros s'en sortent, en venant à bout du dinosaure. Ouah, quel scénario ! C'est digne d'un nanar 4 étoiles.
Malgré tout, le spectateur avisé (celui qui n'utilise pas le langage SMS) aura le plaisir de noter les nombreuses invraisemblances qui émaillent le film. On ne va pas s'attarder là-dessus. Entre le personnage de Claire Dearing et les dinosaures créés sans difficultés par les scientifiques, il y a matière à réflexion.
Au final, Jurassic world n'est rien d'autre qu'une copie ratée du film original de Steven Spielberg. Cette oeuvre ne vaut que pour ses effets spéciaux. C'est un naufrage artistique, à l'image de ce gigantesque poisson qui engloutit le dinosaure géant à la fin du film.
Malheureusement, son succès dans les salles va probablement engendrer une suite. Que l'on n'attend pas vraiment avec impatience...

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08.08.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Dans un quartier apparemment banal, de nombreuses histoires s’entrecroisent. Une femme qui rêve de se faire violer... par son mari. Un homme qui drogue sa femme pour pouvoir se rapprocher d’elle en secret la nuit... Une femme qui n’éprouve du plaisir que lorsqu’elle voit son mari pleurer. Une téléopératrice prise au milieu d’un appel sulfureux et chaotique. Et le nouveau voisin, incroyablement charmant, qui se trouve au centre de toutes les attentions. Une chose est sûre, vous ne verrez plus jamais vos voisins comme avant...

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Mon avis :

Tout le monde a des fantasmes, plus ou moins inavouables d'ailleurs, allant des plus classiques, comme celui de l'uniforme, aux plus bizarres, comme ceux par exemple des protagonistes de l'excellente comédie australienne "If You Love Me...", qui seront parfois même très surprenants...

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Comme c’est de plus en plus souvent le cas, "If You Love Me..." n'est pas le titre original de ce premier long-métrage du réalisateur Josh Lawson, puisqu'en fait le titre original du film est en réalité "The Little Death" en référence à l'expression française « La petite mort », datant du XVIème siècle et qui désignait en fait au départ la syncope ou l'étourdissement, mais aussi les frissons nerveux. Plus tard le langage érotique s’appropria cette expression pour désigner l'orgasme... Pourquoi avoir choisi de changer ce titre par un autre titre en anglais? J'avoue que personnellement je ne comprends pas trop cette pratique assez courante des éditeurs français, mais le marketing a ses raisons que de toutes évidences le public ne connaît point...

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Josh Lawson ("Moi, député", "Crave", "Légendes vivantes", "House of Lies"), qui est également acteur et scénariste du film, signe là un film choral dans lequel on découvre quatre couples dont l'un des partenaires à des fantasmes très particuliers qu'il va avouer (ou pas d'ailleurs!) à son partenaire. Maeve, joué par la sublime Bojana Novakovic ("Jusqu'en enfer", "Hors de contrôle", "Devil", "Burning Man", "Shameless"), rêve par exemple de se faire violer (Celui-là est apparemment assez courant...), par son conjoint Paul certes, joué par le réalisateur en personne, mais en souhaitant ne pas avoir la certitude que cela soit lui l'auteur de l'agression! Le jeune homme fou d'amour va alors tout faire pour satisfaire sa partenaire, non sans une certaine maladresse...

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Evie, jouée par Kate Mulvany ("The Final Winter", "Griff the Invisible", "Gatsby le magnifique") et Dan, interprété par Damon Herriman ("La maison de cire", "J. Edgar", "The Lone Ranger", "La promesse d'une vie"), eux ont des problèmes de couple dû notamment au manque de dialogue et leur conseiller conjugal leur conseille de jouer des rôles en s’amusant à être d'autres personnes. Si Dan ne sera pas très convaincant au départ, il se prendra finalement un peu trop au jeu ensuite...

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Rowena, jouée par Kate Box ("The Black Balloon", "Offspring", "Rake", "The Daughter"), quant à elle, va s'apercevoir qu'elle ne peut avoir d'orgasme qu'en voyant son partenaire pleurer (Là, il faut avouer qu’on tombe quand même dans le bizarre!). Elle va alors user des pires stratagèmes pour faire pleurer ce pauvre Richard, interprété par Patrick Brammall ("Griff the Invisible", "Offspring", "Glitch")...

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Enfin, il y a Phil et Maureen, respectivement interprétés par Alan Dukes ("Commandos de l'ombre") et Lisa McCune ("Little Fish"), un couple qui ne communique plus ; Maureen refoulant constamment Phil dans ses tentatives. C'est alors qu'il va s'apercevoir qu'il prendra du plaisir avec sa femme qu'une fois que celle-ci est endormie...

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Un cinquième faux couple vient enfin se greffer en plus, Monica et Sam, joués par la craquante Erin James, dont cela semble être l'unique rôle au cinéma (Quel gâchis!) et T.J. Power ("Mange, prie, aime", "Les Saphirs"). Ce dernier est sourd et fait du coup appel à un centre d'appels spécialisé où Monica travaille, pour pouvoir communiquer avec d'autres personnes. Monica servira ici d'intermédiaire entre le jeune homme et une femme travaillant pour un téléphone rose!

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Pour finir, Steve, joué par Kim Gyngell ("The Hard Word"), un voisin de ces différents couples vient se présenter à eux en leur offrant des « petits nègres » (Quelle délicate attention!), contraint en fait de se présenter à tous ses voisins par la loi en raison de condamnations pour délits sexuels. Comme on s’en doute tout ce petit monde va se croiser et leur destin sera bien évidemment lié...

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Josh Lawson nous offre une comédie romantique très drôle et parfaitement rythmé, avec un casting impeccable, constitué d’excellents acteurs aux personnages la plus part fort attachants. En fait, le seul couple qui ne sera pas franchement attachant, cela sera celui formé par Phil et Maureen, amenant du coup quelques petites baisses de régime au film, mais en même temps, un couple tout de même nécessaire à la chute de ce film choral. Une chute d’ailleurs assez surprenante (Même si certains éléments sont plutôt prévisibles!), sorte de relecture du Petit chaperon rouge.

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Dans l’ensemble, ce "If You Love Me..." est une comédie romantique tout à fait recommandable, ne versant jamais dans la vulgarité et qui s’avère au final même être une excellente surprise!

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"If You Love Me..." est sorti le 22 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & dts Digital Surround 5.1 et anglaise Dolby Digital 5.1 avec des sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 25p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec des sous-titres français optionnels. Quant aux bonus, communs aux deux éditions, ils se composent d'un making of d'environ 25 minutes et de bandes annonces.

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If You Love Me...

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Fnac à 10.09€
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If You Love Me... (Blu-ray)

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07.08.15

19:50:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

À la suite de la mort par overdose de la fiancée de l’un de ses collègues, Charlie Congers s’est juré d’avoir la peau d’un important trafiquant de drogue. Pour cela, il doit ramener de Suisse aux USA une femme prête à témoigner contre l’Organisation. Des tueurs sont envoyés en Suisse avec pour mission de les éliminer. Une course-poursuite s’engage.

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Mon avis :

Décidément!!! Alors que je me faisais une joie de pouvoir enfin revoir "Avec les compliments de Charlie" avec cette fois un master 16/9ème, eh bien non, c'est de nouveau le même master français 1.33 4/3 de qualité assez déplorable, à peine digne d’une VHS, qui avait été précédemment utilisé par Opening en 2009 avec uniquement le doublage français, qui fait une nouvelle fois son apparition, cette fois chez Filmedia qui annonçait pourtant sur sa jaquette une copie 16/9ème... Bon, l'éditeur nous offre de loin la plus belle jaquette à ce jour, mais c'est tout de même une bien maigre consolation! D’autant plus qu’en dehors de l’absence de 16/9ème, Elephant Films nous avait auparavant proposé une édition tout à fait convenable!

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Reste toujours bien évidemment le plaisir de redécouvrir le couple Charles Bronson/Jill Ireland dans l'un des films musclés dont l'acteur est devenu l'un des spécialistes, notamment après le succès de "Un justicier dans la ville" en 1974. Comme la plus part du temps, Jill Ireland ("De la part des copains", "Chino", "Le bagarreur", "Un justicier dans la ville 2", "Protection rapprochée") en fait des tonnes et sera même assez irritante à force (sentiment accentué en version française!), alors que Charles Bronson ("La grande évasion", "Les douze salopards", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le passager de la pluie", "Un justicier dans la ville"), par contre, sera comme toujours impeccable dans ce type de rôles.

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Face à lui le méchant idéal, Henry Silva ("L'empire du crime", "Le boss", "L'anti-gang", "Le marginal", "Sale temps pour un flic") à la tête d'une horde de tueurs, sous les ordres d'un Rod Steiger ("Sur les quais", "Docteur Jivago", "Dans la chaleur de la nuit", "Il était une fois la révolution", "Amityville, la maison du diable") cabotinant pas mal en caïd de la pègre bégayant et ayant une conception toute particulière de l'amour (C’est le moins qu’on puisse dire!).

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Parmi le casting, on remarquera également la présence de quelques gueules bien connues comme Bradford Dillman ("Les évadés de la planète des singes", "L'inspecteur ne renonce jamais", "Piranhas", "Guyana - La secte de l'enfer"), Michael V. Gazzo ("Le parrain, 2ème partie", "Black Sunday", "Mélodie pour un tueur", "New York, 2 heures du matin") ou encore Paul Koslo ("Le survivant", "Joe Kidd", "Le cercle noir", "Monsieur Majestyk"), qui se retrouve ici face à Bronson pour la troisième fois...

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Pour ce qui est du film, alors que celui-ci démarre plutôt pas mal, malheureusement le rythme faiblit assez sérieusement avec l'arrivée de la romance naissante entre le couple vedette, de plus la vendetta finale sera elle beaucoup trop vite expédiée, nous laissant au bout du compte quelque peu sur notre faim...

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Malgré cela, cela reste un honnête polar comportant quelques scènes d'action assez réussies (la scène de la sarbacane notamment), mis en scène de façon très classique par un Stuart Rosenberg ("Luke la main froide", "Le voyage des damnés", "Amityville, la maison du diable", "Brubaker", "Le pape de Greenwich Village") qu'on a connu plus inspiré, mais avec tout de même une chouette photographie de Fred J. Koenekamp ("Patton", "Papillon", "La Tour infernale", "La Théorie des dominos") et Anthony B. Richmond ("Ne vous retournez pas", "The Indian Runner", "Candyman", "Vorace"), mettant notamment en valeur (Même si le plaisir sera quand même pas mal gâché sur cette édition Filmedia...) les paysages montagneux et enneigés de la Suisse où se déroule une bonne partie de l’histoire et servie comme toujours par une très jolie musique signée Lalo Schifrin ("Les Félins", "Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Class 1984", "Sans issue").

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Le film aurait apparemment été en partie réalisé au départ par John Huston ("Le Faucon maltais", "Key Largo", "Moulin Rouge", "Casino Royale", "L'Homme qui voulut être roi"), mais sans que son nom soit toutefois crédité.

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Il est à noter par contre que la version française est malheureusement coupée, ce qui nous fait d’autant plus regretter que Filmedia n’ait pas profité de l’occasion de cette réédition pour nous offrir enfin une version complète (Le film dure même environ 2 minutes de moins sur cette nouvelle édition par rapport à celle d’Elephant!), réintégrant les scènes qui étaient visibles dans les bonus de l’édition Elephant Films...

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"Avec les compliments de Charlie" est certes un Bronson assez mineur, mais cela reste tout de même un bon petit polar très regardable et finalement assez plaisant... Pour ce qui est de l’édition à privilégier, pour une fois il n’y a pas photo la toute première reste largement la meilleure!

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Après avoir été édité en DVD en 2005 chez Elephant Films dans une édition très correcte proposant le film au format 1.85:1 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, accompagnée d'un documentaire sur Charles Bronson (28’33" - vost), d’une biographie/filmographie également consacrée à l’acteur, de 6 scènes coupées, d'une galerie de photos et de bandes-annonces de l’éditeur en bonus, "Avec les compliments de Charlie" avait été réédité chez Opening en 2009 dans une version proposant cette fois le film au format 1.33 4/3 avec une image de piètre qualité et avec une unique piste française Dolby Digital 2.0 mono, sans le moindre bonus. C'est une édition au contenu identique à cette dernière que Filmedia a sorti en DVD le 2 juin 2015...

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Comparatif image entre les éditions DVD Elephant Films et Opening/Filmedia :

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Avec les compliments de Charlie - Edition 2005

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Avec les compliments de Charlie - Edition 2007

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Avec les compliments de Charlie

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Avec les compliments de Charlie - Edition Filmedia

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04.08.15

06:41:38, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Jubeh Yakyu est la terreur des terrains de Baseball. Après avoir causé accidentellement la mort de son père avec un lancer de balle mortel, Jubeh jure de ne plus jamais jouer et devient un dangereux criminel. Il est envoyé dans un centre de détention pour délinquants juvéniles dirigé d’une main de fer par la sadique directrice Ishihara. Malgré qu’il ait promis de ne plus jouer au Baseball, Jubeh est contraint de reprendre la batte pour sauver la vie d’innocents en péril. Un dangereux tournoi commence, où tous les coups sont permis. Jubeh ne joue plus pour gagner, mais pour survivre !

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Mon avis :

La jaquette nous le promet, "Dead Ball", c'est d'la balle! Bon en tout cas, elle n'aura pas été très rapide à arriver chez nous celle-là! Ce film de 2011 avait été en effet annoncé pour une sortie en janvier 2013 par Elephant Films, mais cette sortie a ensuite été repoussée et c'est donc au mars 2015, soit plus de deux ans plus tard, que l'éditeur se décida à enfin sortir ce film de la firme Sushi Typhoon. Il faut dire aussi que les amateurs de ce genre de métrages déviants et extrêmes ne sont pas toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de soutenir nos éditeurs indépendants les plus audacieux et préfèrent malheureusement souvent la gratuité du téléchargement illégal. Mais bon, ceci est une autre histoire...

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Si tous les films de la collection Sushi Typhoon d'Elephant Films correspondent parfaitement à l'univers complètement barré de la firme japonaise, finalement assez peu d'entre eux en font réellement parti et cela, même s'il s'agit des mêmes réalisateurs. "Dead Ball", par contre, fait bien parti des films sortis par la firme culte, qui au final n’aura produit que sept films, tous sortis entre 2010 et 2011.

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Cette œuvre totalement frappadingue, sorte de mélange entre "Shaolin Soccer" et "Battle Royale", le tout teinté de Nazisploitation et de western spaghetti à la sauce baseball, a été réalisé par Yudai Yamaguchi ("Battlefield Baseball", "Meatball Machine", "Yakuza Weapon", "The ABCs of Death").

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Le scénario du film n'est quasiment que prétexte à aligner des idées toutes plus folles les unes que les autres. Ainsi on découvre au début du film un jeune garçon tuant accidentellement son père avec une balle de baseball, un sport que le réalisateur japonais semble particulièrement apprécier, car il fait souvent parti intégrante de ses films.

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Quelques années plus tard, Jubeh Yakyu a grandi et est devenu un délinquant dangereux en raison notamment de sa force surhumaine. Arrêté par la police, il va se retrouver emprisonné dans un établissement pénitentiaire tenu d’une main de fer par une directrice sadique et nazie ayant organisé un tournoi de baseball qui va rapidement se transformer en jeu de massacre...

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Tak Sakaguchi ("Versus", "Alive", "Azumi", "Shinobi"), qui interprète ici le personnage de Jubeh Yakyu, incarne un personnage très charismatique au look faisant référence à l'homme sans nom de la « trilogie du dollar » et ayant pour singularité de sortir constamment de nulle part des cigarettes déjà allumées (Idée simple, mais totalement lumineuse!).

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Le reste du casting est typique de ce genre de productions avec des personnages haut en couleurs et souvent grotesques, parmi lesquels on remarquera notamment Takamasa Suga ("Death Trance", "Dead Sushi"), qui a ici un rôle finalement assez mineur, la charmante Mari Hoshino ("Platonic Sex", "Air Doll"), qui joue ici un jeune et frêle garçon ou encore Miho Ninagawa ("Marebito", "Sakuran", "Shield of Straw") dans le rôle de la directrice du pénitencier. Et puis, il y a bien sûr des jolies pépées!

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Comme on pouvait s’en douter, c'est une fois de plus Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death") qu'on retrouve derrière les effets de maquillages particulièrement sanglants du film. Comme la plus part du temps en revanche, certains effets numériques feront un peu cheap trahissant quelque peu le faible budget dont bénéficie ce type de productions.

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Le film est dans la totale lignée des autres films du genre et ne satisfera probablement que les amateurs de ce type de films à l’humour assez débile, souvent très crade (Ici, attention aux fouilles anales qui ne sont pas sans rappeler un certain "Caligula" de Tinto Brass!), inventif et bien sûr gore, gore, gore...

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Alors effectivement, pour les fans de l’univers des Sushi Typhoon, ce "Dead Ball" sera en effet d'la balle! Par contre, les autres jetteront probablement l’éponge très rapidement et rejoindront le banc de touche avant la fin, car en fait ce type de films, on aime ou on n’aime pas, il n’y a guère de milieu...

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Après une sortie annulée en janvier 2013, "Dead Ball" est finalement sorti chez Elephant Films le 3 mars 2015 en DVD et Blu-ray (Pas de trace malheureusement du combo annoncé il y a deux ans!). Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et japonaise Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio française et japonaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, d'une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray lui se limite uniquement à des bandes annonces de la collection...

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03.08.15

16:43:12, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg

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Synopsis :

On ne badine pas avec l’amour. Rim, dix-huit ans, rappelle à sa sœur Yasmina, dix-sept ans, qu'elle ne doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais à force de parler de tout ce qui est interdit, cela donne des envies. De rappels en conseils, "Haramiste" raconte l'histoire de ces deux sœurs au dress code voile - doudoune - basket, qui s'adorent, s’affrontent, se mentent, se marrent, se font peur, découvrent le frisson de la transgression et du désir amoureux.

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Mon avis :

Alors que des islamistes intégristes tentent de faire régner la terreur un peu partout dans le monde et notamment en France, "Haramiste" lance un pavé dans la marre en abordant un sujet particulièrement tabou, celui de la sexualité chez deux jeunes musulmanes de nos banlieues...

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Avec "Haramiste", Antoine Desrosieres ("À la belle étoile", "Banqueroute") signe un moyen-métrage particulièrement frais et drôle mettant en scène deux jeunes maghrébines voilées jouant avec un naturel absolument bluffant et parlant de sexualité et de religion sans le moindre tabou. Le film débute en nous présentant ses deux personnages principaux, Rim et Yasmina, deux sœurs d’origine maghrébine, discutant de sexualité après qu’un garçon les ait abordées.

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On est alors surpris par le décalage qu’il y a entre leur discussion assez crue très proche de celles de n’importe quelle autre adolescente de banlieue et leur tenue vestimentaire peu idéale pour la drague sous-entendant qu’elle respecte malgré tout la religion musulmane. On ne peut pas dire en tout cas que le voile et la grosse doudoune les mettent particulièrement en valeur...

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Bien au contraire, comme on le découvrira par la suite lorsqu’on retrouvera les deux jeunes femmes dans l’intimité de leur chambre, où les deux sœurs continueront à parler de garçons et de sexualité. Rim, qui pourtant faisait la morale à sa sœur, chattera d’ailleurs avec un homme sur un site de rencontre et demandera conseil à Yasmina, qui elle, s’improvisera experte en matière de sexe...

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Souad Archane et Inas Chanti (Vue dans l’émission "Total Blackout" et dans la série "Petits secrets entre voisins"), qui ont d'ailleurs participé à l'écriture du film, sont vraiment ici d’un naturel étonnant et s’avèrent être toutes deux d’excellentes comédiennes et ce malgré la quasi inexpérience des deux jeunes femmes. Les dialogues semi-improvisés sont vraiment excellents avec des répliques absolument savoureuses et souvent très drôles, comme par exemple lorsque l’un des deux sœurs sort « frères mus’, frères j'amuse! ». On aura également le droit à une leçon de fellation absolument désopilante! Mais bon, autant dire qu’après ça, ce n'est absolument pas gagné d'avance! Pauvres garçons!

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La mise en scène d’Antoine Desrosieres est somme toute très classique, se concentrant avant tout sur ses deux personnages principaux, mais pour autant, on ne s’ennuiera à aucun moment, le cinéaste réussissant même à donner beaucoup de rythme à son film malgré l’immobilisme de la caméra et avec pour seule originalité, l’incrustation de textes type texto principalement lors de la deuxième scène du film. Si le ton très libre du film tend résolument vers la comédie, cela ne l’empêchera également d’être émouvant, touchant même, notamment lorsque Rim se retrouvera seule dans la chambre.

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Malgré le côté sensible du sujet, on sent que le réalisateur n’a aucunement voulu choquer, s’attachant principalement à montrer deux jeunes filles tiraillées entre le fait de respecter la religion, qui semble être d’ailleurs plus celle de leurs parents que la leur et d’autre part les préoccupations de jeunes filles de leur génération vivant la sexualité beaucoup plus librement qu’auparavant. Enfin, il paraît également évident que le sujet de l’intérêt de ces deux jeunes musulmanes pour la sexualité n’est pas tout et qu’Antoine Desrosieres s’est aussi intéressé à la relation entre ces deux sœurs...

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Franchement, "Haramiste" a largement mérité son prix du jury au festival Côté Court de Pantin 2015 et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’Arte l’ait acheté (Ce qui est en revanche assez ironique lorsqu’on sait que le projet était au départ une commande non retenue de la chaîne...), car ce moyen-métrage est vraiment réjouissant et fait tout simplement du bien!

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Malgré le fait qu’"Haramiste" ne soit qu’un moyen-métrage d’une durée de 40 minutes, celui-ci est actuellement visible en salle et après avoir été notamment projeté aux 3 Luxembourg à Paris, au Luxy d’Ivry et au Dietrich à Poitiers, on peut le découvrir actuellement à l'Accattone (20 Rue Cujas - 75005 - Paris) depuis quelques jours. Pour les dates et horaires, vous pouvez vous renseigner en suivant l'actualité du film sur sa page Facebook!

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Pour ceux qui ne pourraient autrement pas se déplacer, le film est également disponible depuis le 5 juillet en VOD pour 2.99 euros sur le site Vimeo : https://vimeo.com/ondemand/haramiste/131781674

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