27.11.12

19:06:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le musicien Roberto Tobias, suivi depuis plusieurs jours par un homme mystérieux, décide de prendre l’inconnu en chasse. Au cours de la dispute qui suit la rencontre, il le tue accidentellement alors qu’un homme masqué le prend en photo, l’arme du crime à la main...

Mon avis :

Quel bonheur de pouvoir redécouvrir enfin ce dernier volet de la trilogie animale de Dario Argento ("Supiria", "Ténèbres", "Les frissons de l'angoisse") dans de bonnes conditions!!! Nous qui devions nous contenter de notre vieille VHS, alors "4 mouches de velours gris" était sorti dans différents pays comme l'Allemagne, l’Angleterre, l'Italie ou encore les USA... Mais aucune de ces éditions n'étaient destinées au public francophone! Heureusement, Wild Side Vidéo édite enfin pour notre plus grand plaisir ce film tant attendu du maestro, peut-être même le plus attendu avec "Opéra"… Le Giallo étant mon style favori et Dario Argento, mon réalisateur préféré, il est donc pour moi quelque peu difficile d'être objectif, malgré tout je vais faire mon possible pour l'être.


Pour son troisième film en tant que metteur en scène, Dario persiste donc dans le Giallo, un style de films très codifié, qui a fait sa renommée. Son style se reconnaît immédiatement avec son soin apporté à l'esthétisme, ses cadrages si particuliers et audacieux, ses plans souvent hallucinants et reconnaissables entre mille, le tout accompagné d'une musique toujours marquante, ici signée comme dans ses deux films précédents par Ennio Morricone ("Le Bon, la Brute et le Truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le Clan des Siciliens").

Production italo-française oblige, le casting comporte des petits frenchies, avec notamment un étonnant et désopilant Jean-Pierre Marielle ("Les Galettes de Pont-Aven", "Calmos", "Tous les matins du monde") en détective privé homosexuel et la charmante Francine Racette ("Monsieur Klein", "Au revoir les enfants"), principalement connue pour être l'épouse de Donald Sutherland, qui apporte ici une touche d'érotisme que l'on retrouve souvent dans les giallis.

Côté italien, on est surpris de voir Bud Spencer (" Dieu pardonne... moi pas !", "On l'appelle Trinita") dans un rôle assez éloigné de ceux auquel il nous a habitué. On remarque également le charismatique Calisto Calisti ("Prie et creuse ta tombe", "Colorado") dans le rôle de l'homme qui suit Roberto. Mais la distribution ne s'arrête pas aux acteurs français et italiens, puisque Roberto, le héros, est interprété par Michael Brandon ("Mission casse-cou") dont le charme ne devrait pas laisser de marbre une grande partie de la gente féminine et que Mimsy Farmer ("Frissons d'horreur", "Il profumo della signora in nero", "La traque") y joue le rôle de Nina, son épouse.

Si l’on frise parfois l'horreur, le film est avant tout un thriller, même si comme toujours chez le réalisateur transalpin, les meurtres sont très graphiques et peuvent tout de même choquer les moins de 12 ans. Comme souvent dans les giallis, l'identité du tueur reste mystérieuse jusqu'à la fin, sans qu'à aucun moment on ne puisse se douter de l'identité de celui-ci. Ce film est assez particulier dans la filmographie de Dario Argento, plus léger que la plus part de ses films, avec quelques passages assez comiques, ce qui en déstabilisera plus d'un, mais le suspens est tout de même bien présent pour autant.

On est surpris également par certains passages donnant limite dans le fantastique. Les décors typiques des années 70 apportent également un charme au film auquel pour ma part je suis particulièrement sensible. Toutefois, la fin, si elle surprend, laisse quelque peu perplexe quant aux motivations du tueur qui semblent quelque peu tirées par les cheveux. La dernière scène est en revanche de toute beauté.

Même si ce n'est pas une œuvre majeure de Dario Argento, "4 mouches de velours gris" reste un excellent Giallo, assez atypique par certains côtés, que les fans (dont je fais parti) seront ravis de pouvoir redécouvrir, qui plus est pour la première fois dans sa version intégrale jusque là inédite en France.

"4 mouches de velours gris" sort le 5 décembre 2012 chez Wild Side Vidéo en éditions DVD et Blu-ray en exclusivité à la Fnac. Le DVD est au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3, avec pistes française, anglaise et italienne Dolby Digital Mono, alors que le Blu-ray est au format 2.35, avec une résolution de 1080/24p et des pistes française, anglaise et italienne DTS Master Audio Mono. Les deux supports offrent les mêmes bonus, à savoir "Le Giallo perdu" un entretien avec Dario Argento et Luigi Cozzi et "Dans l’œil de la peur", un documentaire où Jean-Baptiste Thoret, Doug Headline, Pascal Laugier et Bruno Forzani parlent du maestro.

Il est à noter qu’à la même date sort le Blu-ray de "Les frissons de l’angoisse", jusque là inédit sur ce support.

4 mouches de velours gris - Edition exclusive Fnac

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4 mouches de velours gris (Blu-ray)

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