Archives pour: Septembre 2014

29.09.14

13:13:08, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En mars 1963, dans les ruines de l’église de Clophill un groupe de sorcières a organisé une messe noire. Elles ont pillées des tombes, sacrifiées des animaux et se sont servies d’os humains. Pendant les années qui suivirent d’autres événements de ce genre ont eu lieu à Clophill et on a même retrouvé du bétail mutilé dans les environs. Il était évident que parmi ces ruines des activités paranormales avaient lieu. En 2010 une équipe de journalistes est venue enquêter pour essayer de découvrir ce qu’il s’était réellement passé. C’est ainsi qu’ils ont constaté que la légende de Clophill avait laissé des traces parmi les habitants. En faisant cette enquête ils ont fait un terrifiant un voyage dans l’inconnu.

Mon avis :

N'étant vraiment pas un amateur des films du genre "Paranormal Activity", c'est à reculons que je me lançais dans la découverte de ce "The paranormal diaries : Clophill", même si ce dernier n'a bien entendu absolument aucun lien avec la série à succès initiée par Oren Peli. En plus dans le même style et sorti également Factoris Films, je m'étais royalement fait chier (Excusez-moi du terme!) devant "House trap" ! Tout ceci n’était donc guère engageant...

Eh bien, avec "The paranormal diaries : Clophill", cela ne va pas être mieux! Dès le début du film, on sent que la mise en place va être longue, voir interminable... Et effectivement, c’est le cas! Il ne s'y passe rien, mais alors absolument rien d'intéressant et surtout d'effrayant! L'ennui prend alors le dessus et l'envie d'abandonner se fait cruellement ressentir!

On espère tout de même que quelques apparitions de la jeune fille aux cheveux longs promise par la jaquette, genre "The Ring", fassent enfin leur petit effet. Eh bien, non! Effectivement, on la verra bien à la fin, mais sans que le trouillomètre n'augmente d'un iota! Tout est ici malheureusement désamorcé par les témoignages des protagonistes qui sont interviewés et dont les interventions viennent entrecouper les images censées être réelles et filmées style found footage.

La mise en scène de Michael Bartlett et Kevin Gates est juste catastrophique! Pourtant, j'avais plutôt apprécié "The Zombie Diaries" et "World of the Dead: The Zombie Diaries", deux found footage, qui sous leurs airs de films de zombies, nous offraient des personnages assez malsains qui faisaient tout l'intérêt des films, mais là, non! Désespérément, non! Il n'y a strictement rien à sauver!

Quant aux acteurs, chacun joue ici son propre rôle comme pour donner une forme de crédibilité aux images et donner au film un aspect documentaire, mais rien n'y fait! La sauce ne prend pas!

Pourtant les ruines où ils ont filmé, sont vraiment intéressantes et auraient pu donner lieu à de bonnes scènes, mais c'est malheureusement très mal exploité et le scénario est en plus très mal écrit. On a l'impression que cela part dans tous les sens, sans réel lien en dehors de ce lieu soi-disant maudit!

Seule scène qui éveillera quelque peu notre attention, une scène de culte satanique à la fin qui aurait pu être intéressante si une fois de plus elle n'avait pas été coupée inopinément...

Vous l’aurez compris, ce "The paranormal diaries : Clophill" ne présente strictement aucun intérêt, c’est juste une pure perte de temps ! A moins de souffrir d’insomnies, car là, effectivement je pense que vous devriez réussir à retrouver assez aisément le sommeil... Je doute même franchement que même les amateurs de bouses comme "Paranormal Activity" s’en satisfassent... C’est dire !

"The paranormal diaries : Clophill" est sorti en DVD chez Factoris Films le 2 septembre. Initialement, une sortie en Blu-ray était prévue, mais celle-ci fût annulée et on comprend pourquoi! Le film est présenté au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaises Dolby Digital 5.1 & dts 5.1 et française Dolby Digital 5.1. Cette édition comporte également la copie digitale illimitée en français 2.0 AAC. Côté bonus, l'éditeur, qui pourtant avait fait des efforts ces derniers temps, retombe dans ses vieux travers avec des bonus malheureusement non sous-titrés, bien qu'ici, franchement on s'en fout royalement! Toujours est-il que si vous êtes maso, vous pouvez regarder d'interminables scènes supprimées, sans le moindre intérêt et les commentaires audio des acteurs et du réalisateur... Deux différents! Le pied en somme!

The paranormal diaries : Clophill (DVD + Copie digitale)

The paranormal diaries : Clophill (DVD + Copie digitale)
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26.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Mon avis :

En mai 2011, l'affaire DSK défrayait la chronique et déchaînait les passions ; tout le monde ayant en effet un avis sur cette affaire sensible mettant en cause celui que l'on considérait déjà comme notre futur Président. Malgré l'abandon des charges en août 2011 (suite à une transaction financière), l'image de Dominique Strauss-Kahn fût définitivement ternie et sa vie complètement chamboulée puisqu'il dût démissionner de son poste de directeur général du FMI (Fonds monétaire international) et puisqu’il fût également contraint de renoncer à l'élection présidentielle française de 2012, ce qui eut pour conséquence pour nous de voir arriver à la place un autre queutard notoire (Si l'on en juge le nombre de femmes qu'il nous a présenté en si peu d’années! Bon ok, là j'exagère un peu!) en la personne de François Hollande, un Président n'ayant malheureusement pas vraiment le même panache (Imaginez DSK allant courir la gueuse sur un scooter, cela ne le ferait pas!). Trois ans plus tard, Abel Ferrara crée la polémique au 67ème Festival de Cannes, où "Welcome to New York" est présenté pour la première fois en marge du festival (avant une diffusion directement en VOD), provoquant bien évidemment la colère de l'ancien couple DSK/Sinclair...

Malgré de nombreuses recherches sur l'affaire, le sulfureux metteur en scène Abel Ferrara ("L'Ange de la vengeance", "New York, deux heures du matin", "The King of New York", "Bad Lieutenant", "Nos funérailles") a délibérément choisi de ne pas en tenir réellement compte pour livrer un film, s'inspirant certes de cette affaire, mais très librement et surtout en se concentrant essentiellement sur ce personnage hors norme, addict au sexe. Gérard Depardieu ("Les Valseuses", "Buffet froid", "Le Dernier Métro", "Cyrano de Bergerac", "1492 : Christophe Colomb") incarne ici en effet le personnage de Devereaux, décrit comme étant une sorte de « bite ambulante » obsédé par le sexe.

Le réalisateur n'y va d'ailleurs pas par le dos de la cuillère, montrant son personnage se livrant à des orgies lors de scènes particulièrement crues à la limite de la pornographie. En même temps, vu ce que l'on a découvert par la suite, notamment avec l'affaire du Carlton, on ne doit pas être bien loin de la réalité! Mais, bon, après tout si tout le monde est consentant, où est le problème? Là, où l'interprétation des faits est plus litigieuse, c'est qu'il montre qu'il y a réellement eu agression sexuelle, ne laissant planer aucun doute de ce point de vue là.

A aucun moment, il ne laisse imaginer qu'il y ait pu y avoir manipulation ou même complot de la part de la victime et celle-ci est décrite comme quelqu'un de sainte nitouche, ce que la réalité ne semble pas vraiment démontrer... Mais bon, comme il est marqué au début du film, on ne saura probablement jamais la vérité sur ce qui s’est réellement passé! Donc effectivement, par rapport à ce parti-pris, on peut aisément comprendre le mécontentement de l'ancien couple Strauss-Kahn. Il faut dire que Nafissatou Diallo fût un temps envisagée pour interpréter son propre rôle, ce qui laisse tout de même peu de doute quant à l’opinion que s’est fait le cinéaste sur cette affaire.

De plus, le tableau de DSK décrit ici par Ferrara n'est pas très reluisant! Toutefois, malgré cela, le personnage de Devereaux est tout de même assez attachant par certains côtés, semblant d’ailleurs ne se rendre compte à aucun moment de la gravité de ses actes. La relation avec son épouse sera également assez particulière, celle-ci étant ici parfaitement au courant de son addiction et semblant l'accepter.

Simone, interprétée par Jacqueline Bisset ("Bullitt", "La Nuit américaine", "Le Magnifique", "Riches et Célèbres", "Domino"), censée représenter Anne Sinclair, est dépeinte comme une femme très riche ayant pour principal but de devenir première dame et aimant son mari, plus comme une mère que comme une femme. Pas sûr que c'était réellement le cas dans la réalité, Anne Sinclair semblant à l'époque très amoureuse de Strauss-Kahn et surtout aveuglée par cet amour!

Que dire autrement du film? Est-ce le grand retour de Ferrara? Non, on est quand même loin des chefs d’œuvre qu'il nous a offert au début de sa carrière. On reconnaît certes parfaitement son style, mais cela fait assez brouillon. Le film est choquant, surtout dans sa première partie d'ailleurs, celle des orgies, mais malheureusement dans sa dernière partie, ses deux acteurs principaux semblent être en totale roue libre... Et c'est effectivement le cas, puisque réalisateur a décidé de les laisser aller à l'improvisation! Et malgré tout son talent, Jacqueline Bisset ne s'en sort pas aussi bien que Depardieu, qui semble porter le film entièrement sur ses épaules.

Que dire également de cette curieuse intro où l'acteur donne brièvement son avis sur son personnage et sur la politique? En dehors de son côté déstabilisant, cette introduction semble totalement inutile et déplacée. Pour autant, "Welcome to New York" comprend de bonnes choses comme par exemple l'interpellation où Depardieu se retrouve à la prison de Rikers Island. L'acteur s'y livre alors sans pudeur et avec un naturel impressionnant.

Il est à noter d'ailleurs que malgré le choix du réalisateur de livrer une interprétation des faits assez libres, celui-ci a en revanche choisi de filmer son film dans les vrais lieux, théâtre des évènements, comme par exemple dans la suite du Sofitel où, pure coïncidence, celui-ci avait déjà tourné en 1998 pour les besoins de son film "New Rose Hotel".

En revanche, le film comporte un autre point de polémique plus discutable encore que l’interprétation des faits, glissé discrètement ici et là par de petites allusions... Des allusions mettant en cause le rôle de la famille d’Anne Sinclair durant la seconde guerre mondiale où le grand-père de celle-ci se serait enrichi! Y a-t-il une part de vérité là-dessous? Je n’en sais strictement rien, mais franchement, cela semble complètement déplacé et très limite et surtout complètement inutile. Heureusement, ces allusions restent discrètes et le spectateur n’y prêtera probablement guère attention...

Wild Side Vidéo nous propose ici le film dans sa version inédite, plus courte, avec un montage plus dynamique raccourcissant quelque peu certaines séquences de la première partie du film et déplaçant la vision de ce qui se passe dans la chambre d’hôtel avec la femme de chambre. Attention par contre, seule l'édition Blu-ray propose le choix des deux montages!

"Welcome to New York" n’est certes pas le film qui redorera l’image d’Abel Ferrara, mais en tous cas, pas de doute, avec ce nouveau long-métrage il entretient bien par contre son côté sulfureux!!! Et avec son prochain long consacré à Pasolini, cela ne devrait pas s’arranger...

"Welcome to New York" sort le 30 septembre chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et française DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.77, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un documentaire intitulé "Welcome to Cannes" comprenant des entretiens avec l'équipe du film et des extraits de la conférence de presse, plus la bande annonce. Il est à noter par contre que le Blu-ray contient en exclusivité la version cinéma du film plus longue de 17 minutes.

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25.09.14

07:28:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jamie a été kidnappée. À son réveil elle se retrouve emprisonnée dans un bunker de béton ; une sorte de Colisée moderne dans lequel, comme les 48 autres femmes enlevées, elle devra combattre jusqu’à la mort, sous peine de voir sa famille exécutée...

Mon avis :

Vous êtes une femme et vous souhaitez vous mettre au kickboxing? Mauvaise idée! Vous risqueriez de vous faire kidnapper par des tordus qui vous feront combattre à mort pour le plus grand plaisir de richissimes pervers avides d'ultra violence et de mises à mort...

Voilà en gros en quoi se résume le scénario de "L'arène" de Josh C. Waller ("McCanick")! Certes, c'est assez léger, mais le film est suffisamment malsain avec des combats parfois bien méchants pour maintenir l'intérêt des amateurs de films de baston d’une part et d’horreur d’autre part.

Dès les premiers combats dans l'arène, on s'en prend plein la gueule et en plus, ce sont les petites mignonnes qui trinquent! D’ailleurs là-dessus, on est rapidement dépité et on se dit qu’au final on risque de se retrouver qu’avec des thons! Bon, certes j'exagère un peu!

Zoë Bell ("Bitch Slap", "Game of Death", "The Baytown Outlaws", "Oblivion") n'est pas si vilaine que ça et elle a le mérite d'avoir pas mal de charisme! Mais il faut bien avouer que face à une Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "2ème sous-sol", "Star Trek", G.I. Joe - Le réveil du Cobra") par exemple, elle ne fait pas trop le poids!

Enfin, du moins au départ, car vu comment elle va la défigurer dans le film, la pauvre Rachel Nichols ne sera au final plus trop bandante! On peut même dire que c’est vraiment de l’acharnement ! Peut-être aurait-il été plus crédible que Sabrina, le personnage incarnée par Zoë Bell, soit un peu plus expéditive avec ses adversaires pour qui elle ne ressent à la base aucune haine ? On la pousse certes à se battre à mort, mais pas à les massacrer!

Après, qu’elle s’acharne sur certaines contre qui elle aura une dent, normal, mais autrement, cela n’a pas vraiment de sens, surtout qu’au fur et à mesure qu’elle apprendra à connaître certaines de ses adversaires, elle sera plus « humaines » par la suite dans ses mises à mort! Alors pourquoi cet acharnement lors du premier combat ? Bien entendu pour offrir du spectaculaire dès le départ, mais cela au détriment de la crédibilité...

Pour ce qui est des combats, le réalisateur a opté pour l’efficacité, sacrifiant de ce point de vue le spectaculaire et l’originalité qu’auraient pu offrir des combats aux chorégraphies plus élaborées. Par contre, malgré leur violence, on voit rarement les coups portés et certaines combattantes ne sont pas très convaincantes en tant qu’actrices...

C’est ici principalement Rebecca Marshall ("Saw 3D - Chapitre final", "Cooties", "Arctic Air"), qui interprète le personnage de Phoebe, qui tirera son épingle du jeu, incarnant une combattante particulièrement sadique et perverse. D’ailleurs, l’affrontement final entre Sabrina et Phoebe, semblent évident dès le début, enlevant tout suspens quant à l’issue des combats.

En revanche, le personnage de Phoebe apporte, elle, une réelle tension, car dès qu’elle apparaît, on sait que cela va faire mal, très mal! Parmi le reste du casting, impossible de ne pas parler de Sherilyn Fenn ("Twin Peaks", "Boxing Helena", "Coup de foudre à Hollywood") et Doug Jones ("Hellboy", "Le labyrinthe de Pan", "Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent", "Falling Skies"), tous deux formant l’ignoble couple organisateur de ce répugnant spectacle.

Quant à Bruce Thomas ("Treize jours", "Kyle XY"), il joue un gardien de cellules assez convaincant et qu'on aura plaisir à voir finalement mourir! Oui, je spoile un peu, mais franchement on s’en doute! Autrement pour vous situer un peu le film, on a l'impression de voir un croisement entre un "Bloodsport" au féminin et "Hostel"!

Malgré son scénario, qui pourrait tenir sur un ticket de métro, le film réserve tout de même quelques surprises, dont une fin, pessimiste et noire au possible. Enfin, parmi les points positifs, on notera une photographie assez soignée et parmi les défauts, probablement le manque d’attachement qu’on éprouvera pour les personnages...

Bon, ok! Ça fight! Ça fight même fort! Ça saigne également pas mal, mais un peu plus d’originalité et de profondeur, cela aurait pu être pas mal quand même!

"L'arène" est sorti le 27 août chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.40, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un "Behind the scenes" (3'), d'entretiens avec l'équipe du film (10') et de bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

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24.09.14

07:27:33, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Wolf creek 2

Réalisateur : Greg Mc Lean

Avec : John Jarratt (Mick Taylor), Ryan Corr (Paul), etc.

Origine : Australie

Durée : 106 minutes

Par Nicofeel

Huit après l'excellent Wolf creek et un intermède avec le sympathique film de crocodile Rogue, le cinéaste Greg Mc Lean est de retour. Rien de tel qu'un Wolf creek 2 pour se relancer.

Et comme on dit dans ces cas-là, on ne change pas une formule qui gagne. On va donc retrouver Mick Taylor, un autochtone australien qui rappelle Crocodile Dundee par son aspect général mais qui n'apprécie guère les randonneurs qui font du camping autour de Wolf creek. De manière générale il n'aime guère les êtres humains et il ne vaut mieux pas se dresser sur son chemin.

A la différence du premier volet de Wolf creek qui débutait tranquillement dans une ambiance proche de Pique nique à Hanging rock, ici on est directement dans le vif du sujet avec deux policiers qui abusent de leurs droits en dressant une contravention à Mick Taylor, en le faisant passer pour l'occasion pour un véritable bouseux. La scène est très drôle mais on se doute bien que cela va mal finir. La violence de la réaction de Mick Taylor est énorme et met directement le spectateur dans l'ambiance. C'est après cette scène que l'on voit apparaître sur les écrans le titre du film. Autant dire que ce long métrage est lancé et on ne risque pas de s'ennuyer.

D'ailleurs, le film propose quelques scènes de course-poursuite prenantes avec notre grand méchant qui est omniprésent, que ce soit à bord d'un 4x4 bien costaud ou d'un camion lancé de nulle part, qui n'est pas sans rappeler Duel (1971) de Spielberg. Comme quoi, même si ce film est dans la droite lignée de Wolf creek, le Greg McLean parvient très bien à se renouveler.

Si les cadavres s'accumulent tout au long de ce métrage, le cinéaste australien ne se contente pas de mettre en scène des meurtres. Il les replace dans leur environnement, à savoir les très beaux paysages arides de l'Australie. Et puis chaque meurtre est savamment orchestré. S'il n'est pas question de faire peur au spectateur, en revanche celui-ci pourra être abasourdi par la violence de certaines séquences où l'on voit tout de même pas mal de choses dans le plan.

L'attrait de Wolf creek ne s'arrête pas là. L'aspect survival prend progressivement le pas sur le reste avec un jeune anglais, Paul, qui a eu la mauvaise idée de croiser la route de Mick Taylor. On comprend rapidement que s'instaure un jeu du chat et de la souris entre ces deux personnages. Il y a dans ce film un humour noir très bien senti avec un Mick Taylor qui s'amuse beaucoup avec ces victimes. Cet élément est bien plus marqué que dans le premier volet.

Le côté cynique du film et sa dernière partie qui se déroule dans des souterrains évoque clairement Massacre à la tronçonneuse 2 (1986). Sauf qu'ici, même si certaines séquences peuvent paraître quelque peu surréalistes, elles ne font pas “too much” comme dans le film de Tobe Hooper. Le film se renouvelle intelligemment, sans que les personnages aient besoin d'en faire des caisses. On appréciera beaucoup la confrontation entre Mick Taylor et Paul, avec notamment ce jeu de questions-réponses (une version personnelle de Bilbo versus Gollum ?) où chacun jauge l'autre et où la victime essaie de se sortir de ce guêpier en amusant son hôte. Les blagues de Paul et les chansons australiennes qu'il partage avec Mick Taylor sont presque aussi marquantes que certains des meurtres. La relation entre ces deux hommes est particulière et vaut le détour. La fin inattendue de ce long métrage prouve que la victime n'est pas une victime comme les autres.

Alors que nombre de films d'horreur pêchent en raison d'une distribution inégale voire catastrophique, ici Greg Mc Lean peut se targuer d'un très bon casting. John Jarratt est excellent dans le rôle de ce psychopathe tout à la fois dangereux et marrant par les propos qu'il tient. Ryan Corr lui rend bien la pareille. En tant que victime, il n'en fait jamais trop et paraît crédible dans son jeu.

Wolf creek n'est pas non plus dénué de fond. Hormis la dangerosité des coins arides de l'Australie et des mauvaises rencontres que l'on peut faire, ce long métrage laisserait entendre que certains Australiens feraient preuve d'un racisme prononcé à l'égard des étrangers.En tout cas, même s'il ne faut pas en faire une généralité, Mick Taylor ravive ce débat par sa rancoeur à l'encontre des Anglais (qui ont peuplé l'Australie en amenant des esclaves) et des Allemands. Les questions qu'il pose à Paul et qui tournent autour de l'origine de l'Australie ne sont pas anodines.

wolfcreek23Wolf creek 2 était attendu après un premier épisode très réussi. Il ne déçoit pas. Au contraire. La synthèse des différents genres (survival, slasher, film de course-poursuite, comédie horrifique, huis-clos) s'établit à merveille. On a un film d'horreur qui sort de l'ordinaire en proposant des scènes relativement originales et parfois même assez drôles (la séquence avec les kangourous qui viennent s'empaler sur le camion n'est pas piqué des vers). Même si cela ne constitue pas un chef d'oeuvre, c'est tout de même un des longs métrages horrifiques les plus intéressants de ces dernières années. Peut-être que le succès critique et espérons-le, commercial, viendra conforter Greg McLean dans l'idée de nous livrer une trilogie sur les aventures de Mick Taylor.

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23.09.14

07:26:49, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La planète des singes : l'affrontement

Réalisateur : Matt Reeves

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h11

Avec : Andy Serkis (César), Jason Clarke (Malcolm), Gary Oldman (Dreyfus), Keri Russell (Ellie), etc.

Par Nicofeel

Après un excellent premier épisode sorti en 2011, la saga “new style” de La planète des singes est de retour. Le cinéaste Rupert Wyatt laisse sa place à Matt Reeves, remarqué avec le film fantastique Cloverfield. Cette suite tient-elle toutes ses promesses ou est-elle du niveau du ridicule film de Tim Burton sorti en 2001 ?

Avant de répondre à cette question, il convient de noter que les deux films sont assez différents. Le premier opus établissait les fondations de la nouvelle saga avec une approche très psychologique. Ce deuxième film La planète des singes : l'affrontement laisse entendre que le côté action sera plus important. Et c'est le cas.

On redémarre là où l'on a laissé les différents protagonistes du côté de San Francisco. Sauf que l'on nous explique au générique du début que 10 ans ont passé et que la grippe simienne a quasiment anéanti l'humanité. Les survivants vivent dans des conditions difficiles alors que les singes se sont créés une véritable communauté dans la forêt. A la tête de ceux-ci, on retrouve le plus intelligent des singes, César. On suit ces primates dans leur quotidien, où ils paraissent très bien organisés. Ils ont même installé une véritable mini société avec des règles où le chef doit être respecté et où il est interdit pour un singe de tuer un autre singe. Ces mammifères font tout pour ne pas commettre les mêmes erreurs qui ont mené les hommes au bord du précipice.

Mais la nature des singes est-elle si différente des hommes ? Cet opus nous amène à cette intéressante réflexion. De chaque côté il y a des personnes bienveillantes mais aussi des êtres mauvais. L'une des forces du film, en plus de ses séquences d'action bien menées, est cette approche qui évite tout manichéisme qui verrait les gentils humains d'un côté et les méchants primates de l'autre côté. Ici, on a un groupe d'humains qui veut vraiment vivre en harmonie avec les singes et César qui est lui-même très sage. Il sait pertinemment qu'une guerre avec les humains risque de mener nombre des siens à la mort. A l'inverse, il y a des êtres qui souhaitent qu'il n'y ait pas de coexistence pacifique. Et le feu aux poudres ne viendra pas forcément de la part des humains.

Même si son scénario – qui rappelle au demeurant La bataille de la planète des singes (1973), mais est heureusement bien meilleur – est cousu de fil blanc, puisque l'on se doute pertinemment qu'il va y avoir à un moment donné un affrontement (sinon à quoi bon ce titre !), le réalisateur fait très bien patienter le spectateur avec un film au rythme alerte où il se passe toujours quelque chose. En dépit de sa relative longue durée (2h11), La planète des singes n'ennuie à aucun moment.

Il faut dire que les différents signaux sont au vert. Les singes sont vraiment bien rendus par un travail impressionnant au niveau des images de synthèse. Les primates font plus vrais que nature et notamment le fameux César qui est à nouveau joué par Andy Serkis. L'acteur est connu pour son rôle de Gollum dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson. Affublé d'une combinaison dite de performance capture, il livre une interprétation tout bonnement bluffante, faisant passer de sacrées émotions qui en font le personnage principal du film.

Et une puis autre réussite du film tient au fait que l'on a le point de vue de tout le monde, les humains et les singes. Cette idée est très bonne et évite une nouvelle fois d'avoir d'un côté les gentils et de l'autre les méchants.

Quant à la mise en scène, elle est également réussie. Matt Reeves ne prouve pas avec cette oeuvre d'avoir signé un film personnel. Cela étant, sa mise en scène est très bien élaborée, avec de beaux mouvements de caméra et un rythme alerte constant. Les différentes scènes d'action, et notamment l'attaque des singes, est véritablement un grand moment de cinéma qui dépasse largement le statut de simple divertissement.

La planète des singes : l'affrontement cumule donc les bons points. Cependant, le film n'est pas un chef d'oeuvre car l'action fait qu'il manque un peu de fond à cette histoire. On aurait apprécié avoir une psychologie et une réflexion sur la société comme dans le premier opus. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Ce deuxième épisode est tout de même de très bonne facture. Le seul reproche que l'on peut vraiment lui faire est cette 3D qui paraît clairement factice. Elle n'a aucun intérêt, si ce n'est d'augmenter les rentrées d'argent de ce film. C'est bien dommage de vouloir systématiquement utiliser pour les grosses productions ce matériau qui est bien souvent inutile.

Mais bon, heureusement, les qualités nombreuses de ce long métrage suffisent à passer un bon moment et à le conseiller. On attend désormais avec une certaine impatience le troisième opus qui va certainement poindre à l'horizon, au vu de la fin de cet épisode.

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05:41:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une météorite s'écrase dans le lac de la petite ville californienne de Crater Lake, menaçant d'ensevelir une équipe de scientifiques venant de faire une découverte importante sur les premiers hommes. Bientôt, tandis que la faune se raréfie autour du lac, ont lieu d'étranges disparitions. Quelque chose de gigantesque attaque ceux qui abordent ses rives et s'aventurent sur ses eaux.

Mon avis :

Attention chef d’œuvre!!! "The Crater Lake Monster" débarque enfin chez nous en DVD dans une très jolie édition digipack slim, issue de la nouvelle collection de Le Chat qui Fume, baptisée « Collection Exploitation Cinema »... Bon, j'exagère peut-être un peu en parlant de chef d’œuvre, mais pour le reste, c'est vrai! En tous cas, je vois déjà les amateurs de nanars qui commencent à se frotter les mains et ils n'auront peut-être pas tord...

"The Crater Lake Monster" de William R. Stromberg, dont c'est ici le seul long métrage en tant que réalisateur, mais qu'on connaît tout de même un peu pour avoir commis les animations en stop-motion de "Train express pour l'enfer" (également sorti dans cette nouvelle collection du Chat), est un étrange objet filmique, qui vous laissera très certainement dubitatif et qu'il vaut mieux voir entre amis avec une bière à la main si vous souhaitez au moins vous marrer un peu... Car il faut l'avouer, l'humour assez burlesque du film, omniprésent en plus pendant une bonne partie de celui-ci, est assez lourd, le tout accentué par des bruitages d'assez mauvais goût.

Enfin, du coup, on a plus souvent l'impression d'avoir affaire à une grosse pantalonnade qu'à un film de monstres fait pour effrayer. En plus de son humour lourdingue essentiellement apporté par deux benêts louant des bateaux, le film est desservi par une musique sirupeuse au possible et de nombreux plans totalement inutiles semblant être là uniquement pour remplir le film.

Un film au scénario est assez simpliste d’ailleurs, puisqu’ il s’agit d’une sorte de relecture du monstre du Loch Ness transposée aux États-Unis. Le monstre dont il est ici question est un monstre préhistorique réveillé par le réchauffement causé par une météorite, et bien entendu la bébête, qui doit se nourrir, va alors causer des dégâts, dans un premier temps auprès des animaux peuplant le lac, puis elle va s’en prendre aux malchanceux humains croisant son chemin.

On ne peut pas dire que le monstre fasse en tous très peur, bien au contraire, mais c’est essentiellement dû au fait que celui-ci ne soit pas très bien fait, surtout dans les gros plans... Quoi qu’il y ait eu pire pour l’époque! Seulement voilà, la créature fait un peu datée de nos jours et du coup, est assez risible.

De plus, les animations en stop-motion, non dénuées d’un certain charme, n’ont pas la qualité de celles créées par un Ray Harryhausen, par exemple. On sent constamment le manque de moyens, d'ailleurs pour des raisons budgétaires, le film n'a pas été filmé dans l’Oregon, où se trouve Crater lake, un lac réputé pour sa profondeur (On parle de plus de 600 mètres de profondeur !), mais en Californie, au Huntington Lake.

Au niveau du casting, il n'y a pas vraiment de grands acteurs, la plus part en cas n'ont en tous cas rien fait d'autre, mais on notera tout de même la présence de Michael F. Hoover ("The gate", "The Prophecy", "Spider-Man 2", "2001 Maniacs") et de Mark Siegel ("L'empire contre-attaque", "A.I. intelligence artificielle", "La planète des singes", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Star Trek: Into Darkness"), deux spécialistes des effets spéciaux. A part, ça, seul Richard Garrison, dans le rôle de Dan Turner, a eu une petite carrière en tournant notamment dans "Le cauchemar de Freddy" et bien avant dans "The Zodiac Killer"...


Toujours est-il que vu le film, on aurait pu s'attendre à une image de piètre qualité, eh bien, non! Le Chat qui Fume nous offre une très belle édition avec une qualité d'image assez bluffante! Par contre, en ce qui concerne le film en lui-même, il est clair que seuls les bisseux et les amateurs de nanars pourront s'y intéresser! A bon entendeur, salut!

"The Crater Lake Monster" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec une unique piste anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une intéressante et instructive présentation du film par Eric Peretti. Enfin, pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur viennent compléter le programme!

The Crater Lake Monster

The Crater Lake Monster
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22.09.14

07:26:21, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : New York melody

Réalisateur : John Carney

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h44

Avec : Keira Knightley (Gretta), Mark Ruffalo (Dan), Adam Levine (Dave), Catherine Keener (Miriam), James Corden (Steve), etc.

Par Nicofeel

Sept ans après Once, John Carney réalise un nouveau film qui tire sa source du milieu musical. Sauf que cette fois-ci le cinéaste irlandais n'a pas fait appel à des chanteurs professionnels (Glen Hansard et Marketa Irglova).

Il a choisi de faire confiance à l'actrice Keira Knightley. Elle incarne le personnage de Gretta, une jeune chanteuse qui partageait jusque-là sa passion avec son compagnon. Mais ce dernier ayant connu un brusque succès, il l'a abandonné et a décidé de partir avec une autre. Originaire d'Angleterre, Gretta est alors prête à repartir dans son pays quand elle rencontre par hasard Dan, un producteur de musique, qui croit immédiatement en elle.

Comme Gretta, Dan est dans une situation personnelle des plus inconfortables : il a quitté sa femme qui le trompait avec un autre homme, il a des rapports très distants avec sa fille et il vient tout juste de perdre son emploi. Pour reprendre une chanson qui va constituer un véritable leitmotiv dans New York melody, Gretta et Dan sont des “lost stars”, des étoiles perdues.

Pour autant, en dépit des vents contraires, comme dans Once, les deux personnages principaux vont réussir à remonter la pente grâce à la musique. Le titre original du film, Begin again, est à cet effet bien plus caractéristique que New York melody.

Le canevas de ce long métrage rappelle sur plusieurs points Once, avec notamment cet univers musical où les protagonistes vont aller jusqu'à créer un album pour se (re)lancer. New York melody diffère sensiblement par le mode de production de cet album. John Carney rend gloire à la ville de New York en tournant à l'extérieur les musiques qui composent l'album de Gretta. Cela apporte un côté authentique et insolite. Il faut voir Dan se débattre dans tous les sens pour que les chansons de Gretta puissent s'effectuer dans une ruelle étroite, dans un immeuble qui surplombe New York, dans le métro ou encore de nuit ! Il y a véritablement un sentiment de liberté et d'apaisement qui souffle dans ce long métrage, qui n'est pas sans rappeler les premiers films de Jim Jarmusch.

Et puis mine de rien, sans avoir l'air d'y toucher, John Carney égratigne le monde de l'industrie du disque. Il s'en prend clairement aux majors qui sont actuellement en crise et qui ne renouvellent pas leur système d'organisation. Ils en restent à leurs idées anciennes et refusent toute nouveauté. Par ailleurs, elles ont parfois du mal à vivre avec leur temps. On songe par exemple aux jeunes talents qui émergent un peu partout sur internet. Au lieu de couper un peu sur leurs profits, les majors souhaitent encore et toujours se faire un maximum d'argent. Au risque de tout perdre. Car désormais internet donne la possibilité aux musiciens de vendre directement leur musique par le biais du téléchargement. Le support physique (le CD) n'est plus le seul qui est vendeur. La conclusion du film – qui apparaît dans le générique de fin – est un véritable pied de nez aux majors et un symbole de liberté.

New York melody est un film optimiste qui trouve sa source dans la musique. Elle permet à ses protagonistes de remettre de l'ordre dans leur vie et de faire ce qu'ils souhaitent. Les chansons du film sont loin d'être anodines. Elles sont toujours au plus près de l'action et elles ont ce talent de mettre en musique les sentiments ressentis par les personnages. Au même titre que New York est un personnage à part entière dans ce film, les chansons sont un élément essentiel de ce “feel good movie”. Ces chansons permettent d'ailleurs aux personnages d’exprimer leurs émotions et de les faire comprendre à leur entourage. On notera au passage que Keira Knightley tient largement la distance et qu'elle n'a pas à rougir de sa performance vocale. Sa petite voix apporte un côté émotionnel à cette oeuvre. Plusieurs des autres chansons de la bande originale sont signées Adam Levine, qui tient là son premier rôle au cinéma.

Le chanteur culte des Maroon 5 joue le rôle d'un jeune chanteur qui laisse tomber sa compagne quand le succès est au rendez-vous. Comme John Carney demeure tout de même quelqu'un d'optimiste, il ne laisse pas le spectateur avec le sentiment qu'il y a un “méchant” dans cette histoire. Le personnage joué par Adam Levine devient progressivement plus humain dans le film. En tout cas, le chanteur des Maroon 5 s'en sort plutôt bien, dans son jeu d'acteur, en plus de sa performance musicale qui elle est évidemment une franche réussite.

Au sujet de la distribution, ce sont la mignonne Keira Knightley et Mark Ruffalo qui interprètent les deux rôles principaux. L'actrice, dont la carrière a décollé depuis son passage Orgueil et préjugés, joue bien le rôle de cette femme brisée sur le plan sentimental qui parvient à recoller les morceaux de sa vie grâce à la musique. Mark Ruffalo, dans un style beaucoup moins subtil mais également convaincant, joue avec brio le rôle de Dan, ce producteur de musique atypique, qui vit à fond son idée de faire un album en plein air dans les rues de New York. Il crève l'écran à chacune de ses apparitions, variant très bien son jeu – étant tantôt mélancolique, tantôt enjoué, tantôt désespéré, tantôt énergique. Il entretient un rapport très particulier avec Gretta (voir la très belle séquence de l'écoute de la musique avec les écouteurs). Malgré leur différence d'âge et de culture, on sent qu'ils sont sur la même longueur d'onde. Ils s'épaulent mutuellement pour créer une très belle émulation.

Se déroulant dans le milieu de la musique, New York melody vaut le détour pour son excellente bande son où Adam Levine et Keira Knigfhtley ont la part belle. C'est surtout un feel good movie réussi qui donne une sacrée pêche après l'avoir visionné. On attend avec intérêt le prochain film de John Carney.

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19.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un groupe d’astronautes découvre des bactéries extraterrestres dans le permafrost martien. C’est alors que l’un des membres de l’équipe est victime d’un accident. En attendant les secours, le groupe tente d’organiser la survie...

Mon avis :

Cela fait longtemps maintenant que l'on sait que Mars n'est pas une planète très accueillante, pourtant certains persistent bêtement à s'y rendre dans le but d'y trouver une quelconque trace de vie... C'est le cas notamment des protagonistes de "The last days on Mars"! Eh bien, comme on peut s’en douter, ils vont rapidement le regretter amèrement ! Bon, trêves de plaisanteries, parlons un peu plus sérieusement du film!

Présentée à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2013, cette série B à l'ancienne, réalisée par l'irlandais Ruairi Robinson, inspirée de "The Animators", une nouvelle datant de 1975 écrite par Sydney James Bounds, n'est pas des plus originales, mais est dans l'ensemble plutôt agréable à regarder et c'est bien là le principal! Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer au départ, "The last days on Mars" n'est pas seulement un film de science-fiction, mais également un vrai film d'horreur avec des infectés type zombies comme on en voit de plus en plus dans le paysage cinématographique horrifique actuel. Ces infectés sont dans l’ensemble assez réussis, même s’ils ressembleront un peu trop à des sortes momies vivantes. Il faut bien avouer quand même qu'on n'aurait probablement pas très envie de se retrouver nez à nez en face d’eux! Les effets spéciaux et les décors sont également très convaincants, malgré un budget relativement limité vues les ambitions du film. Il faut dire que la Jordanie offre ici un décor naturel très crédible !

Le casting est plutôt solide avec notamment Liev Schreiber ("Scream", "Sphère", "X-Men origines: Wolverine", "Salt"), parfait dans le rôle du héros ou encore Elias Koteas ("Bienvenue à Gattaca", "Un élève doué", "Skinwalkers", "Phénomènes paranormaux") et Olivia Williams ("Postman", "Sixième sens", "Abîmes", "Dollhouse", "Sabotage"), dont on regrettera par contre que leurs personnages ne soient pas plus développés. Un casting donc habitué aux films de genre et pas si surprenant que ça pour ce type de films contrairement aux dires du réalisateur qui voulait présenter un casting assez inhabituel...

En fait, le principal défaut de "The last days on Mars", c'est de manquer cruellement de surprises et de tension! Tout est beaucoup trop prévisible! Et malheureusement, pas un seul instant, on n’éprouve le moindre sentiment de peur ou d’oppression, contrairement au personnage de Vincent Campbell, qui lui souffrira de claustrophobie. Un sentiment que l’on aurait bien aimé ressentir également. Le film aurait également gagné à être plus démonstratif, avec plus d’effets chocs notamment, mais l’on sent que le réalisateur s’est autocensuré afin de toucher une audience assez large... Dommage, car même si le film est plaisant, il n’exploite pas réellement son potentiel !

"The last days on Mars" ne sera donc pas un film inoubliable, loin de là, mais cela reste tout de même une petite série assez plaisante à regarder.

"The last days on Mars" est sorti chez TF1 Vidéo le 3 septembre en DVD et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 & 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution de 1080p et des pistes anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions offrent les mêmes bonus, à savoir un making of montrant le tournage et une quantité hallucinante d'interviews de l'équipe du film et trois bandes annonces dont celle du film.

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18.09.14

07:18:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lors d’un combat, le catcheur Superargo tue accidentellement son ami, le Tigre. Décidé à se retirer du ring, il est appelé par le colonel Kinski pour une dangereuse mission. En effet, une bande de pirates dirigée par le malfaisant Diabolikus sévit dans les mers des Caraïbes, voulant collecter de l’uranium, dans le but de dominer le monde. Vêtu de son costume rouge et noir, et emportant ses nombreux gadgets, Superargo accepte la mission et vole à la recherche de Diabolikus.

Mon avis :

Parmi les héros masqués en combinaisons moulantes qui envahirent les écrans à la fin des années 60, Superargo fût l'un des tous premiers avec Kriminal à avoir fait son apparition dans le paysage cinématographique populaire italien. C'était au cours de l'année 1966...

La particularité de ce "Superargo contre Diabolikus" de Nick Nostro ("Le triomphe des dix mercenaires", "Spartacus et les dix gladiateurs", "Pas d'orchidée pour le sheriff"), qui débute par une scène de pré-générique étonnamment dramatique où Superargo tue accidentellement son adversaire/ami lors d’un combat de catch, suivi d’un générique graphiquement très réussi, c'est de nous offrir un spectacle au pitch complètement délirant, mais interprété sans le moindre second degré apparent.

Et ce qui est assez hallucinant finalement, c’est que cela fonctionne sans problème ! Pourtant, comment peut-on prendre un instant au sérieux un tel héros au déguisement assez risible et qui en plus, ne l'enlève à aucun moment, même dans l'intimité avec sa compagne, seule personne avec le colonel Alex Kinski, son mentor, à connaître son vrai visage. Il faut reconnaître que ce n'est pas commun! Mais Superargo n'est pas un homme comme les autres, puisqu'il possède des particularités physiques faisant de lui un véritable surhomme!

Que dire de cette première aventure? Puisqu'en effet, ce ne sera pas la seule... Celle-ci étant suivie deux ans plus tard par "L'Invincible Superman", connu aussi sous le titre "Superargo contre les robots". Eh bien, cela ressemble en fait pas mal à une aventure à la James Bond, avec les gadgets, le même type de méchants etc...

Par contre, le héros ne sera pas ici un Don Juan comme le célèbre 007 et ne cumulera donc pas les conquêtes comme c'est le cas par exemple de Kriminal. Bien au contraire! Cela sera en fait un mari fidèle, un peu comme la plus part des superhéros d’ailleurs! Celui-ci est joué par Ken Wood, alias Giovanni Cianfriglia ("Danse Macabre", "Le défi des géants", "Killer Kid", "Peur sur la ville"), qui remplit ici son rôle à merveille grâce à son physique assez hors du commun pour l'époque et à son regard qui ne devrait pas laisser indifférent la gente féminine.

Le professeur Diabolikus, interprété par Gérard Tichy ("Le Cid", "Le manoir de la terreur", "Le docteur Jivago", "Une hache pour la lune de miel"), est en revanche tout ce qu'il y a de plus humain. C'est un savant fou qui rêve de dominer le monde comme la plus part des méchants James Bondiens.

Par contre, sa maîtresse, interprétée par la charmante et charismatique Loredana Nusciak ("Django", "Le temps des vautours", "Big Guns - Les grands fusils", "Folle à tuer"), est elle, une méchante pas commune, puisqu'elle changera de tenue et de coiffure à pratiquement chaque scène! C'est un vrai régal pour les yeux et en plus il faut bien l'avouer, c'est assez amusant! Curieusement, elle ne sera d’ailleurs pas sans rappeler notre Mylène Farmer nationale par moments...

En dehors de la scène finale utilisant une maquette très visible et rendant la scène un peu ridicule, le reste tient plutôt bien la route et on passe donc un agréable moment devant ce film devenu quand même hyper kitsch avec le poids des années...

Cette sortie a dû normalement faire des heureux, espérons maintenant qu'Artus Films pourra par la suite nous proposer sa suite... Cela serait quand même top!

"Superargo contre Diabolikus" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien à propos du film avec l'assistant réalisateur Ferruccio Castronuovo, intitulé "Superargo, l’homme d’acier", à une intéressante présentation par le dessinateur Curd Ridel, intitulée "L’invincible Superargo", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Superargo contre Diabolikus

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17.09.14

07:15:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis son plus jeune âge, Jessica fait régulièrement des cauchemars dont le sens lui échappe. Cette singularité l’a conduite à mener des études spécialisées en psychophysiologie du rêve et à suivre une thérapie avec Sean, son mentor, pour tenter d’en comprendre les origines. Suite au décès de sa grand-mère maternelle, Jessica doit retourner dans la maison familiale. A son arrivée, elle découvre que son aïeule défunte repose dans la chambre mitoyenne à la sienne durant la veillée mortuaire... Après une nuit agitée par un étrange cauchemar, Jessica tombe subitement malade. Clouée au lit par de fortes fièvres, la jeune femme décide d’utiliser son état léthargique pour expérimenter le rêve lucide et essayer ainsi de prendre le contrôle de ses rêves. Jessica va alors commencer à évoluer dans son propre monde onirique et, développant peu à peu ses capacités de rêveur lucide, elle va mener l’enquête afin de découvrir le mal qui la ronge et qui hante la demeure familiale...

Mon avis :

Il y a maintenant trois ans, je soutenais pour la toute première fois un projet via le financement participatif, ce que l'on appelle également le crowdfunding. Il s'agissait d'un projet de long métrage alors appelé "Fièvre" et qui était en partie produit par l'excellent site et éditeur Oh my Gore! que je suis depuis des années. Autant dire que j'attendais ce projet avec une réelle impatience, surtout que son casting était fort alléchant et que j'avais auparavant beaucoup apprécié les deux précédents courts de son jeune réalisateur. En raison du manque de moyens, le film avait été mis quelque peu en stand by en attendant l’arrivée de nouveaux financements, mais finalement le voilà enfin, rebaptisé "Horsehead" ! Dommage, j’aimais bien "Fièvre" !

"Horsehead" a été présenté pour la toute première fois le dimanche 7 septembre lors de la vingtième édition de L'étrange festival au forum des images à Paris dans une salle archi comble et avec un public enthousiaste. De très bonnes conditions donc! Il ne restait plus qu'à se laisser porter par ce film ultra sensoriel! Dès la première scène, Romain Basset ("Bloody Current Exchange", "Rémy") nous scotche avec une scène de cauchemar qui fait immédiatement son petit effet, par son efficacité, mais également par son esthétisme. On découvre alors cet étrange personnage fantasmagorique à tête de cheval qui donne son nom au film et qui n’est pas sans me rappeler ces drôles d’apparitions dans "La Belle Bête" de Karim Hussain.

Mais malheureusement après cela, je découvre que le film, pourtant français et se passant en France a été tourné en anglais... Et là, franchement, cela me gêne! Je comprends tout à fait ce choix destiné à favoriser les ventes pour l'international, mais il y avait quand même des moyens de le faire tout en restant crédible. Par exemple, il aurait pu s’agir d'une famille anglaise vivant en France... Pourquoi pas? Vu comment ils « colonisent » notamment la Normandie et la Bretagne... Mais dans ce cas, il aurait fallu que les autres protagonistes parlent français, ce qui n'aurait finalement fait que peu de dialogues restant en français... L'action aurait également pu se passer autrement à l'étranger et dans ce cas pas de soucis non plus! Donc, là c'est con, mais cela m'a empêché de rentrer pleinement dans le film, du moins pendant une bonne partie de celui-ci...

C'est d'autant plus dommage que le film a vraiment de la gueule avec quelques scènes, notamment celles des rêves, particulièrement bien fichues. Les acteurs sont tous très bons, que cela soit la charmante Lilly-Fleur Pointeaux ("La loi de Murphy", "Platane", "Ma première fois"), la cultissime Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'au-delà", "La maison près du cimetière", "Saint Ange", "The Theatre Bizarre") ou encore le chanteur Murray Head ("Madame Claude", "La barbare", "Beaumarchais l'insolent", "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39"). Le trio d'acteurs fonctionne parfaitement!

Catriona MacColl y incarne une mère antipathique au possible, Murray Head, un beau-père attachant, quant Lilly-Fleur Pointeaux, elle apporte l’innocence nécessaire au rôle de Jessica. Et puis dans les seconds rôles, impossible de ne citer Philippe Nahon ("Seul contre tous", "Haute tension", "Calvaire", "MR 73") et de Vernon Dobtcheff ("L'espion qui m'aimait", "Le nom de la rose", "La sirène rouge")! Deux vraies « gueules » du cinéma ! "Horsehead" possède donc des atouts, mais aussi des faiblesses (Quoi de plus normal pour un premier long ?), notamment quelques longueurs... Mais il y a cette fin, très belle et très bien vue éclaircissant un scénario qui au départ pouvait sembler un peu trop complexe et qui sauve finalement le film! On part ainsi sur une note positive, en se disant quand même que ce « petit jeune » a quand même vachement de talent!

Par contre, à l’origine, il était prévu que cela soit le groupe de Glam-metal BlackRain qui fasse la musique du film, mais au final, cela ne fût pas le cas. Pas trop de regrets en tous cas (Même si j’adore le groupe !), car la musique signée Benjamin Shielden est plutôt très satisfaisante. Après, évidemment il faut aimer les films avec des ambiances oniriques, car toutes les scènes d’horreur se passent durant des rêves, des rêves lucides ! C’est-à-dire des rêves où le rêveur est pleinement conscient d’être en train de rêver. C'est avant tout un film qui se ressent et donc pour l'apprécier pleinement, il faut à mon avis se laisser porter à 100%, ce qui n'est pas toujours facile, surtout lorsqu'il y a de petits détails qui nous gênent...

Malgré ses défauts, "Horsehead" vaut donc vraiment qu’on s’y attarde, mais pour ma part, je crois que je serai très heureux de pouvoir le redécouvrir avec un doublage français... Pour une fois !

Comme la plus part des films actuellement, "Horsehead" a sa page Facebook que vous pouvez suivre pour être tenu au courant de son actualité en attendant sa tournée des festivals et probablement ensuite sa sortie cinéma et très certainement DVD et Blu-ray...

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16.09.14

10:15:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Signé en 1968, le quatrième protocole interdit aux nations d’introduire clandestinement toute arme nucléaire, en pièce ou entière, dans un territoire étranger. Vingt ans plus tard, le KGB envoie son agent Valeri Petrofsky en mission secrète en Angleterre, près d’une base militaire américaine. La mort d’un coursier lui amenant des pièces nucléaires éveille les soupçons de John Preston, un agent du contre-espionnage britannique, qui va mener l’enquête pour connaitre les véritables intentions de Petrofsky.

Mon avis :

Bien avant d’incarner le célèbre espion britannique 007, Pierce Brosnan ("Nomads", "Madame Doubtfire", "GoldenEye", "Le Pic de Dante", "Thomas Crown", "The Ghost Writer") interprétait avec brio un impitoyable espion du KGB aux côtés de Michael Caine ("La Loi du milieu", "Le Limier", "Pulsions", "Jack l'Éventreur", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes", "Harry Brown"), dans "Le Quatrième Protocole"...

"Le Quatrième Protocole" est un très bon film d'espionnage, efficace et très bien mené, réalisé par John Mackenzie ("Mort d'un prof ?", "Racket", "Le consul honoraire"), au scénario assez classique, se passant dans un contexte de fin de guerre froide.

Pierce Brosnan y joue le rôle de Valeri Petrofsky, un agent du KGB impassible ayant pour mission d'introduire des pièces d'une bombe atomique sur une base américaine basée en Angleterre. Malheureusement pour lui, il va se heurter à John Preston, interprété par Michael Caine, un agent du contre-espionnage britannique...

Cette adaptation du roman de Frederick Forsyth ne brille certes pas par son originalité, mais le film est parfaitement rythmé, avec un scénario qui nous tient en haleine jusqu'au bout et des acteurs vraiment excellents. Michael Caine est une fois de plus parfait, mais c'est surtout Pierce Brosnan qui nous surprendra ici, dans un rôle très éloigné de ses rôles habituels.

Il y joue un tueur froid (Bon, en même temps, il vient de Russie!), sans pitié et avec un côté par moments assez ambigu très troublant, jouant naturellement de son charme et de sa classe naturels comme à son habitude... Durant tout le film, les deux hommes ne se rencontreront à aucun moment jusqu’au dénouement final où John Preston arrivera enfin à identifier son ennemi.

En plus de ces deux personnages, le casting se compose de quelques autres acteurs notables comme la charmante Joanna Cassidy ("Blade Runner", "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?", "Les Tommyknockers", "Ghosts of Mars"), l’excellent Ned Beatty ("Délivrance", "Les Hommes du président", "Le Flic de mon cœur", "Juste Cause") ou encore Julian Glover ("Les Monstres de l'espace", "Rien que pour vos yeux", "Indiana Jones et la dernière croisade").

La mise en scène de John Mackenzie est dans l’ensemble assez efficace, avec quelques petites idées plutôt originales et assez surprenantes de la part de ce réalisateur ayant connu une carrière essentiellement télévisuelle. On se dit d’ailleurs qu’il aurait mérité certainement mieux... Enfin, la musique signée Lalo Schifrin ("Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Opération dragon", "Mission impossible", "Starsky et Hutch") est également assez réussie, malgré un certain classicisme.

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez classique, mais surprend tout de même lors de certaines scènes, particulièrement lors de ses scènes de violence, comme par exemple lorsque le personnage de John Preston s’en prend à deux skinheads dans le métro...

Au final, "Le Quatrième Protocole" est un thriller d’espionnage très plaisant qui a plutôt bien vieilli, offrant à Pierce Brosnan un rôle d’une noirceur assez inhabituelle... Et puis, il y a Michael Caine, toujours impeccable!

"Le Quatrième Protocole" était déjà sorti en DVD en septembre 2000 chez TF1 dans une édition épuisée depuis belle lurette, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 26 août dans sa nouvelle collection baptisée Opération Guerre Froide. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec les pistes Dolby Digital 2.0 anglaise et française. En bonus, on y trouve une featurette d'époque d'une durée de 28 minutes environ comprenant des interviews de l'équipe du film durant le tournage, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.




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15.09.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Return to nuke em high

Réalisateur : Lloyd Kaufman

Année : 2013

Origine : États-Unis

Durée : 1h25

Avec
: Chrissy Goldberg (Asta Paredes), Lauren (Catherine Corcoran), Lloyd Kaufman (Lee Harvey Herzkauf), le président (Lemmy), etc.

Par Nicofeel

Sorti en France sous le titre d'Atomic college, Class of nuke'em high est une trilogie comico-gore de la firme indépendante Troma sortie respectivement en 1986, 1991 et 1994.

Plus de 20 ans après, le réalisateur charismatique de Troma, Lloyd Kaufman, décide de remettre au goût du jour les Class of nuke'em high, en les remettant au goût du jour. Le “nouveau” premier volet est sorti aux États-Unis courant 2013.

On se situe comme d'habitude dans cette bonne ville de Tromaville. Il n'y a plus de centrale nucléaire pour polluer et intoxiquer les gens. Sur les fondations de la centrale s'est installée une usine de nourriture industrielle, la Tromorganic (citation à Troma, évidemment !) foodstuffs, menée par Lee Harvey Herzkauf. Ce dernier est interprété par Lloyd Kaufman qui cabotine à mort, comme d'habitude et son nom est un clin d’œil évident aux deux fondateurs de la firme Troma : Michael Herz et lui-même.

Return to nuke'em high a beau se passer dans notre période actuelle, il ne surprendra pas les connaisseurs de ce type de cinéma. Pour les autres, l'étonnement risque d'être de mise. Dans cette sortie de série B survoltée et complètement décomplexée, on pourrait dire que l'on a droit à de la satire, du sang et du sexe.

Les films Troma ont beau donner l'impression d'être des petits films d'horreur complètement débiles, ils n'oublient jamais de passer un message. A l'entrée du lycée de Troma, un détecteur de métaux oblige les élèves à se séparer de leurs armes, une façon de rappeler que les États-Unis sont un pays où les armes sont trop nombreuses et trop faciles d'accès. Mais surtout la principale critique est celle relative à l'environnement.Après avoir sans cesse critiqué la politique nucléaire, la firme Troma n'hésite pas cette fois à s'en prendre à cette société consumériste qui fait passer le bio comme la réponse à tout, comme si du jour au lendemain l'environnement était devenu plus sain. Alors évidemment, la démonstration n'est pas des plus fines avec ces produits verts qui sont toxiques et qui viennent inonder le lycée de Tromaville. Mais quand on voit ce que l'on voit de nos jours, on se dit qu'il ne vaut mieux pas savoir ce que l'on a réellement dans notre assiette.

C'est cette “malbouffe” qui explique pourquoi plusieurs lycéens de Tromaville, mangeant des tacos radioactifs, vont soit mourir de façon bien dégueu soit subir des mutations ! Lloyd Kaufman s'amuse à changer une chorale de petits intellos ringards en punks new age assoiffés de sang ! Fidèle à son esprit fun, Return of nuke'em high propose un bon gros gore qui tâche avec cette substance verdâtre ou encore ces monstres caoutchouteux sortis de nulle à part, à l'image de cette séquence initiale où deux jeunes font l'amour jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par une bestiole improbable.

Le sexe est le dernier ingrédient que l'on retrouve dans chacun des films de la Troma. Return to nuke'em high est bien placé dans ce domaine. Du début à la fin, on a droit à du sexe gentillet mais bien débridé. Le sexe est présent sous toutes ses formes avec notamment des transsexuels et homosexuels. Le film met d'ailleurs à l'honneur deux lesbiennes, une “bourge” et une fille issue d'un milieu populaire, qui vivent une histoire d'amour improbable. Ensemble, elle vont tenter de s'en sortir face à la horde des punks. Ayant été contaminées elles aussi, elles vont pouvoir combattre leurs ennemis avec des armes “naturelles” complètement inattendues : des seins qui envoient des substances nocives ou encore une des lesbienne armée d'un phallus géant. Le réalisateur Lloyd Kaufman se plaît à mettre de façon explicite des propos sexuels ou tout simplement des symboles ô combien explicites au sexe. Tout ceci est amusant et aussi un pied de nez à une Amérique puritaine. Et cela révèle l'esprit libre et frondeur de la Troma.

Les gags s'accumulent à la vitesse grand V, que ce soit pour critiquer gentiment la politique du président Obama, ou que ce soit tout simplement pour faire preuve d'un humour bien graveleux. Au programme des festivités, Return to nuke'em high contient un viol de canard (un hommage à Poultrygeist, film bien marrant de Lloyd Kaufman !), des personnages volontairement idiots, un Lloyd Kaufman qui en fait des tonnes ou encore un professeur qui se blesse sévèrement avec un laser ! Bref, c'est complètement débile et insensé mais cela permet de passer un bon moment.

Au final, Return to nuke'em high est fidèle à l'esprit Troma avec une sorte de délire généralisé qui traverse cette œuvre “autre” pendant plus d'une heure vingt. Pas de réelle surprise et sûrement pas une œuvre majeure de la Troma – on a beau nous dire qu'il ne s'agit pas d'un remake, ça y ressemble tout de même fortement – mais un film qui amuse bien le spectateur.

Le film se termine de telle sorte que l'on sait pertinemment qu'il y aura une suite. Nous attendons alors avec intérêt ce Return to nuke'em high 2 !

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14.09.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Les personnalités les plus incroyables de la nuit parisienne sont filmées en exclusivité : artistes, pornstars, exhibitionnistes, performers. Des séquences hallucinantes : défilés fétichistes en pleine rue à Pigalle, courses de filles topless en rollers, sex-parties avec poupées gonflables, cirque libertin, cabaret burlesque et autres curiosités...

Mon avis :

En cette rentrée 2014, Bach films nous propose un voyage coquin au cœur de Paris avec "Sexy Paris", un documentaire nous invitant à découvrir un Paris libertin et sexy à travers des mini-reportages parfois surprenants...

Le documentaire commence en nous présentant les soirées burlesques qui ont lieu à La Cantada (un bar mythique de Paris), accueillis par la batte de mademoiselle Sadik Sadie qu'on regrettera de ne pas voir sur scène par la suite. Bon, je ne me suis jamais rendu à ce type de spectacles (malgré les multiples invitations), mais je dois avouer que l'ambiance a l'air vraiment très sympathique! A tenter!

Ensuite, on découvre l'univers du porno-peluche... Hum, hum!!! Je dois avouer que là, je suis resté perplexe! Y a-t-il réellement des gens que cela attire? Apparemment, oui! En tous cas, le documentaire là-dessus n'est pas très clair et on peut se demander à qui les deux énergumènes, Diamond et Triumph, destinent ces vidéos et dans quel but ils les font... Cela reste franchement assez flou!

Troisième mini-reportage, le sexy karting! Bon apparemment, il s'agit d'un lieu où les jeunes femmes peuvent faire du karting en mini-short uniquement... Je n'ai pas trop saisi l'intérêt, mais si on ne peut faire une petite course avec elles (Ce qui ne semble pas être le cas...), cela peut motiver pour dépasser ses limites! Par contre, est-ce que cela a lieu quotidiennement ou était-ce une fois comme ça? Mystère!

Dans le quatrième reportage, la photographe Sacha alias Marlène Delcambre ("Le masque de la Méduse", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous parle de sa passion pour les maisons closes du 19ème siècle. Il faut reconnaître que ses photos ont l'air très chouettes et en prime l'on assiste à une séance photos avec une très jolie modèle...

Après cela, on a le droit à l'effeuillage intégral en plein Paris de deux actrices du film "Bl00dy Fl0wers", devant des passants médusés, mais largement intéressés! Deux filles splendides et donc un vrai régal pour les yeux! Et quel bonheur franchement de voir enfin la très jolie Jennifer K. en nu intégral!

Bienvenue ensuite au "Cirque des libertins"! Une soirée pour le moins originale mêlant cirque et libertinage... Là encore, on n'en apprend finalement que peu! Est-ce que cela a lieu régulièrement? Était-ce une soirée comme ça? Dommage que le reportage ne nous en dise pas plus!

Suit ensuite un reportage sur Sangria, une artiste peintre spécialisée dans l'érotisme. On regrettera quand même que le réalisateur ne nous montre pas réellement ses œuvres et se concentre plus sur les modèles nues...

Dans le reportage suivant, Richard J.Th0ms0n ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Bl00dy Fl0wers", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous recycle son reportage "Votez Cindy!" en nous proposant un remontage de celui-ci pour nous parler brièvement du Parti du plaisir, le parti politique mené par la strip-teaseuse Cindy Lee ("Time demon 2").

Ce reportage est suivi d'un nouvel intermède sexy, avec un nouvel effeuillage des deux demoiselles de "Bl00dy Fl0wers", plus centré cette fois sur la belle Betty Varga. Nous, en tous cas, on en redemande! Quant aux passants, à mon avis, ils en gardent un souvenir mémorable!

Après direction la forêt de Fontainebleau pour un safari sexy où des photographes s'amusant à chasser deux jolies hongroises pour ensuite les shooter! Amusant certes, mais cela laisse quand même assez dubitatif! Mais bon, les deux demoiselles ne sont pas farouches et sont gaulées comme la mort, alors...

Le reportage suivant est quant à lui consacré à une autre artiste peintre, Rebecca, qui nous présentera son travail et cette fois, on pourra vraiment voir ses œuvres contrairement à celles de Sangria.

On découvre ensuite les créations de Sylvain Coeurjolly, styliste créant des tenues très sado-maso faites à partir de chambres à air.

Troisième effeuillage ensuite avec toujours les filles de "Bl00dy Fl0wers", cette fois en mères Noël devant le Printemps... Purée!!! Elles ont dues se cailler les demoiselles!

Ensuite, direction le Moon City, un club échangiste de Pigalle où l'on retrouve à nouveau la jolie Marlène Delcambre, dans un lieu ayant notamment servi de décor aux scènes les plus marquantes de "Bl00dy Fl0wers" (Tiens! Encore?) et par la même occasion au deuxième segment de "A Very Very Sexy Snuff Movie". Comme le monde est petit quand même!

On assiste ensuite à des courses de roller topless où des demoiselles, pas forcément très douées en roller d'ailleurs, font une course en petites tenues pour le plus grand plaisir de parieurs voyeurs!

Le reportage qui suit est consacré aux poupées gonflables. On a alors droit à une présentation de ce qui existe par un vendeur dans un sex-shop et à une partouze ayant lieu à Paris avec des poupées... Bon, franchement, elles ne sont pas terribles et on est quand même loin de celle de "Monique"! Au final, on ne peut pas dire que cela donne particulièrement envie tout ça!

Après le cirque et le Moon City, nouvelle soirée libertine avec une soirée spéciale Halloween se passant dans un château. Ça a l'air plutôt sympa comme ambiance! Ça donnerait presque envie d'y participer!

De nouveau, on a alors le droit à un effeuillage de la belle Jennifer K., seule cette fois, dans un magasin de moto et dans une laverie. J'aime bien ces intermèdes en fait!

Enfin, pour finir, on a le droit à une démonstration de Shibari (le bondage japonais) organisée par la romancière Clara Basteh, co-productrice du film "L'Orpheline avec en plus un bras en moins"...

Ce "Sexy Paris" sera tout de même un documentaire à réserver à un public averti, car il comporte quelques passages, certes floutés, mais tout de même assez explicites. Après, son intérêt reste assez limité... C'est en fait plus une curiosité qu'autre chose! Mais bon, rien que pour les strip-teases qui entrecoupent le documentaire, cela vaut le coup!

"Sexy Paris" est sorti en DVD le 3 septembre chez Bach films. Le film est présenté au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise, mais il est à noter que le doublage anglais qui est superposée à la version française est difficilement audible.

Sexy Paris

Sexy Paris
Fnac à 20€
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13.09.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : American nightmare 2 anarchy

Réalisateur
: James DeMonaco

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 104 minutes

Avec : Frank Grillo, Carmen Ejogo, Zach Gilford, Kiele Sanchez, etc.

Par Nicofeel

Après le succès commercial d'American nightmare, James DeMonaco a rempilé pour créer une seconde purge (titre original du film). Lors de cette nuit, les nouveaux pères fondateurs ont décidé de permettre à tous les citoyens de s'adonner à la violence, sans craindre de poursuites. La violence est ainsi légalisée et banalisée.

Le film comporte (à nouveau) des thématiques savoureuses avec cette critique d'une société où la morale semble avoir disparu. Il y a une réelle perte de valeurs avec ce choix ô combien contestable de légaliser la violence le temps d'une journée, ce qui permettrait soi disant de baisser les taux de criminalité.

Car le film montre bien que cette violence légale engendre des comportements pour le moins inhumains. Les riches en profitent pour assouvir leurs plus bas instincts et pour tuer les pauvres qui n'ont pas les moyens de se défendre. Pire, certains riches en profitent pour se payer directement ou indirectement (rapts, enlèvements) des pauvres afin de leur faire subir les pires outrages. Sur ce point, on n'est pas si loin d'un Hostel. American nightmare 2 fait froid dans le dos avec la description de cette société où la vie se monnaye aisément.

Et puis il y a ceux qui profitent de la purge pour tuer en toute impunité pour des raisons diverses et variées (adultère, vengeance, etc.)

Heureusement, tout le monde n'est pas d'accord avec cette purge et certains se révoltent. Mais cette révolte n'a lieu que... dans la violence. Et comme par hasard les initiateurs sont des personnes noires. Tout ceci peut paraître un peu caricatural.

Mais bon, cela a le mérite de mettre en avant une sorte de lutte des classes.

Cela étant, le film ne va pas jusqu'au bout des choses. La très intéressante analyse sociologique qui pourrait être faite, demeure assez superficielle. Et pour cause, le réalisateur James DeMonaco a choisi d'agrandir son cadre. Alors que le premier volet de la purge se concentrait sur ce qui passait à l'intérieur d'une maison, ce second volet est censé se passer dans l'ensemble de la ville de Los Angeles. On passe donc du huis-clos aux rues dangereuses d'un Los Angeles peu accueillant. Surtout, on ne se situe plus dans un film tendu sur le plan psychologique mais plutôt dans un film bis décomplexé qui n'est pas sans rappeler une œuvre eighties telle que Les guerriers du bronx.

L'action avance sans discontinuer et les meurtres se succèdent à la vitesse grand v. On ne peut pas dire que l'on ne prenne pas un certain plaisir à regarder ce spectacle régressif. D'autant que ceux qui sont censés tirés les marrons du feu, les fameux riches, voient bien souvent les événements se dérouler autrement que ce qu'ils avaient prévu.

Pour autant, malgré son dynamisme évident, American nightmare 2 est clairement un ton en dessous par rapport au précédent opus. D'abord, et c'est le principal reproche que l'on peut faire au film, American nightmare 2 sent le réchauffé. Aussi intéressantes qu'elles soient, les thématiques liées à cette purge étaient déjà à l’œuvre dans le premier opus. Ensuite, l'action est certes sympathique mais elle “tue” le psychologique qui est parfois réduit au minimum, surtout avec des dialogues fort limités et des acteurs qui sont loin d'être transcendants.

De plus, on a fortement l'impression que le film a bénéficié d'un budget relativement limité car on nous signale que la purge se situe partout, et ici précisément à Los Angeles. Pourtant, on ne voit rien d'autre que quelques rues qui sont animées. La violence et la dangerosité qui sont à l’œuvre ne sautent pas aux yeux du spectateur, au vu de ce qu'il a l'occasion d'apercevoir.

Les défauts inhérents à cette suite d'American nightmare, trop portée sur l'action, n'empêchent pas de passer un bon moment à regarder ce film. Car la critique d'une société américaine paranoïaque et capitaliste est toujours bien vivace. Le générique de fin étaye bien le point de vue du réalisateur sur une Amérique en perte de vitesse au niveau de ses valeurs. Évidemment, il ne s'agit que d'une fiction mais espérons que l'on ne s'engage pas un jour vers quelque chose d'aussi radical.

Après un American nightmare dont l'action se situait dans une maison lors de la fameuse purge, un deuxième opus à l'échelle de Los Angeles, un troisième film sera-t-il d'actualisé avec comme base les États-Unis dans leur ensemble ? Affaire à suivre.

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12.09.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : Deux jours, une nuit

Réalisateurs : Jean-Pierre et Luc Dardenne

Année : 2014

Origine : Belgique

Durée : 1h35

Avec : Marion Cotillard (Sandra), Fabrizio Rongione (Manu), Olivier Gourmet (Jean-Marc), etc.

Par Nicofeel

Les frères Dardenne sont de retour avec leur dernier film, Deux jours, une nuit. Présenté au dernier festival de Cannes, cette œuvre est complètement dans la mouvance de leurs précédents longs métrages, avec une forte connotation sociale (Rosetta, L'enfant, Le gamin au vélo).

Ce film est d'ailleurs ancré dans la réalité la plus concrète. En effet, dès le début, on apprend qu'une petite société qui crée des panneaux solaires, est victime de la concurrence exacerbée asiatique et doit licencier un de ses employés pour limiter les coûts. En somme, voilà un des ravages du capitalisme. Le choix de l'agent à licencier s'est porté sur Sandra, une jeune femme qui revient tout juste d'un arrêt maladie. Là où le film est terrible, et malheureusement assez réaliste, c'est que les employés ont eu le choix de voter entre le fait de conserver Sandra avec eux ou de toucher une prime de 1000 €. Cruel choix, s'il en est. Dans une société de plus en plus individualiste, la majorité a voté le fait d'obtenir la prime. D'autant que dans la période actuelle, les ménages disposent d'un pouvoir d'achat qui se raréfie et ils ont du mal à joindre les deux bouts.

Malgré cette situation pas franchement propice à conserver Sandra au sein de l'entreprise, une de ses collègues et amies proches, a obtenu du patron qu'il procède à un nouveau vote. C'est alors qu'apparaît tout l'enjeu du film : est-ce que dans le court laps de temps qui lui reste (un WE, d'où le titre du film), Sandra parviendra à changer l'avis de ses collègues en les rencontrant un à un. En tout cas, on peut penser que c'est l'enjeu principal.

Derrière cela, les frères Dardenne s'interrogent sur les rapports humains. Et sur ce point, on voit que les gens sont très différents dans leurs choix , leurs réactions et leurs motivations. La moralité des gens, leur altruisme, leur humanisme ou à l'inverse leur indifférence, voire carrément leur violence verbale est mise à jour. Il y en a qui culpabilisent et acceptent de changer leur vote. Il faut dire qu'il est bien plus difficile de dire non à quelqu'un en lui parlant que dans le cadre d'un vote secret. Mais il y en a qui restent sur leurs positions, qui estiment mériter cette prime ou qui tout simplement ne peuvent (veulent) pas s'en passer, pour des raisons qui sont plus ou moins crédibles.

On peut juger les gens mais en tout état de cause, il n'est pas aisé de se positionner sur un tel sujet. Quelle serait notre réaction dans un pareil cas de figure ? Accepterait-on, dans un grand élan d'humanisme, de renoncer à une prime pour permettre à un collègue de travail de conserver son emploi ? Voilà un sacré dilemme moral.

Pour accentuer l'intensité des rencontres entre Sandra et ses différents collègues de travail, les frères Dardenne ont filmé leur héroïne au plus près. La caméra est toujours aux côtés de Sandra, comme si cette dernière ne faisait qu'un avec le sujet du film. Comme si Sandra était tout simplement un symbole.

Seul ombre au tableau de ce film très riche et passionnant, le côté redondant des scènes de rencontre entre Sandra et ses collègues. Certes, au regard du scénario, il y a des passages obligés mais cela paraît tout de même par moments un peu répétitif.

Pour interpréter le rôle de Sandra, les frères Dardenne ont fait confiance à l'actrice Marion Cotillard. Elle a parfaitement réussi à se fondre dans l'univers et dans le style des Dardenne. Celle qui a été révélée aux yeux du grand public en jouant Edith Piaf à l'écran, est totalement crédible dans le rôle de cette femme qui perd son boulot et trouve le courage (par le soutien indéfectible de ses proches, et notamment de son mari) – malgré plusieurs moments d'abattement on ne peut plus logiques – de se battre pour tenter de rester parmi les travailleurs.

De manière intelligente, les frères Dardenne ont refusé de terminer leur film par un happy end. Ils ont en revanche mis en valeur leur héroïne, qui est plus que jamais attachée à ses principes moraux.

Au final, Deux jours, une nuit, est un très bon film social et sans doute un des tous meilleurs des frères Dardenne. Leur accorder la palme d'or au dernier festival de Cannes n'aurait pas été une injustice. Bien au contraire.

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09.09.14

06:51:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A bord d’un wagon, Dieu et Satan se racontent trois histoires, avant que le train dans lequel ils ont embarqué et qui file à vive allure ne déraille. Dans la première, un homme est enlevé et enfermé dans un asile, hypnotisé pour appâter d’innocentes victimes. Dans la seconde, deux amants se trouvent mêlés aux jeux morbides des membres d’un club fascinés par la mort. Dans la dernière, Satan, désireux de détruire notre monde, devra faire face à une féroce résistance.

Mon avis :

Dans les années 80, bon nombre de films à sketchs horrifiques ont été produits comme par exemple "Le Club des monstres", les deux premiers "Creepshow", "Cat's eye", "Les Contes des Ténèbres", "La Quatrième Dimension" ou encore "La Compagnie des loups". Parmi eux, "Train Express pour l'Enfer" est un film un peu à part, même s'il est loin d'être le plus réussi...

Qu'est-ce qui fait de ce "Train Express pour l'Enfer" un film à part, me direz-vous? Eh bien, chacun des segments est en fait un remontage d'un long métrage, sorti dans certains cas ou resté inédit dans le cas du premier. Chacun des trois segments sont liés par un fil conducteur, tourné par Jay Schlossberg-Cohen ("Cry Wilderness"), se passant dans un train, où Dieu se dispute le sort de certaines personnes avec le Diable, le tout pendant qu'un groupe de Rock joue dans l'un des wagons... Hum, hum!

Le groupe en question n'est pas un vrai groupe d'ailleurs puisque le chanteur du groupe, interprété par Byron Yordan, n'est autre que le fils du producteur et scénariste Philip Yordan ("Le Cid", "Les 55 jours de Pékin", "La chute de l'Empire romain", "Le plus grand cirque du monde"), qui de toutes évidences ne sait pas vraiment chanter!

Dans le rôle de Dieu, on reconnaît immédiatement Ferdy Mayne ("Le bal des vampires", "Quand les aigles attaquent", "Barry Lyndon", "Conan le destructeur") et dans celui du Diable, Tony Giorgio ("Le parrain", "Magnum Force", "Foxy Brown").

Le premier segment, "The Case of Harry Billings", réalisé par John Carr ("The Dark Side to Love", "Marilyn Alive and Behind Bars", "Dead Girls Don't Tango") est une histoire assez confuse, une sombre histoire de trafique d'organes où l'on a l'impression que cela saute constamment du coq à l'âne... Pas étonnant en fait, car il s'agit d'un remontage avec scènes additionnelles retournées ensuite, d'un long-métrage finalement jamais sorti où il était question de trafique de blondes vers des pays arabes.

Le principal intérêt de ce segment, cela sera donc les jolies filles que l'on verra souvent dévêtues. Et franchement au niveau des nichons, on est servi! Pas de problème de ce côté là! Le côté très glauque de l'histoire est également assez intéressant.

Dans ce segment, on reconnaît notamment John Phillip Law ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "Le baron rouge", "Le pont de Cassandra"), connu notamment pour avoir été le Sinbad de "Le voyage fantastique de Sinbad" et Richard Moll ("Cataclysm", "Messe noire", "House"), que l'on retrouvera d'ailleurs dans le dernier segment.

Le deuxième segment, "The Case of Gretta Connors" est également réalisé par John Carr et est tirée d'un long-métrage, "The Dark Side to Love", sorti également en VHS sous les titres "Death Wish Club" et "Carnival of Fools". Là encore, on a le droit à une histoire sordide et sexy, mais également assez inégale où l'on voit bien qu'il nous manque des morceaux, voir de gros morceaux, notamment lorsque l’héroïne, interprétée par la très sexy Merideth Haze (Qui bizarrement n’a rien fait d’autre !), se retrouve à un moment en garçonne...

Ce segment souffrira également d'effets spéciaux hyper cheaps, mais plutôt amusants, confectionnés pour l'occasion par William R. Stromberg, le réalisateur de "The Crater Lake Monster". Malgré son côté un peu brouillon, c'est à mon avis le segment le plus intéressant avec ces étranges adeptes de jeux suicidaires...

Enfin, le troisième et dernier segment, "The Case of Claire Hansen", s'avère être un remontage de "Cataclysm", film réalisé par Phillip Marshak ("Dracula Sucks", "Hot Love", "Space Virgins"), réalisateur surtout de films pour adultes, Tom McGowan ("Manhunt in the Jungle") et Gregg C. Tallas ("Femmes sauvages", "077 espionnage à Tanger", "Bikini Paradise").

Bien qu'également inégal, cette dernière histoire sera probablement la plus cohérente (Normal, vu que c'est la moins charcutée!), mais souffrira en revanche quelque peu de sa longueur et de ses effets spéciaux également ultra cheaps en pâtes à modeler (Lors d'une scène, l'un des protagonistes du film est, tout comme les monstres, fait à partir de pâte à modeler... Il fallait oser!). C'est plutôt fun, mais franchement difficile à prendre un tant soit peu au sérieux!

Par contre, Robert Bristol (Qui n'a pas fait grand-chose d'autre!) incarne un être démoniaque particulièrement fascinant grâce à son visage angélique et son regard troublant. Dans ce segment, on remarquera surtout la présence de Cameron Mitchell ("6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Le baron vampire"), dans le rôle du lieutenant de police et Marc Lawrence ("L'homme au pistolet d'or", "Marathon Man", "Big Easy, le flic de mon coeur", "Une nuit en enfer"). Deux gueules du cinéma!

Il est à noter que Faith Clift ("Captain Apache", "Cry Wilderness"), qui interprète le rôle de Claire Hansen, a été doublée, car la dame n'était pas une vraie actrice, mais la femme du producteur et scénariste du film, Philip Yordan. Un personnage assez trouble, dont l'on soupçonne qu'une bonne partie de ses scénarios aient été écrits par des nègres, victimes du Maccarthysme...

Malgré son côté très bancal, "Train Express pour l'Enfer" demeure tout de même assez plaisant et amusant à voir, mais il faut tout de même reconnaître que l’on est franchement à la limite du nanar ! Mais ce film est, comme le nom de cette nouvelle collection de l’éditeur Le Chat qui Fume, l’indique, un pur produit d’exploitation… Vous voilà donc prévenu !

"Train Express pour l'Enfer" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on est particulièrement gâté avec une présentation du film par Eric Peretti, limite plus intéressante que le film et cela, même si Eric Peretti ne semble pas très à l'aise devant une caméra. Cerise sur le gâteau, on aura le droit en plus à pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela donne envie!

Train Express pour l'Enfer

Train Express pour l'Enfer
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05.09.14

10:02:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

S’étant échappé de prison, Kriminal, sous une fausse identité, dirige une maison de repos pour personnes âgées. Avec l’aide de sa complice, il fait disparaître les pensionnaires pour contracter leurs primes d’assurance-vie. En brisant accidentellement une statuette, il découvre des parchemins pouvant le mener à des tableaux de maîtres de grande valeur. Kriminal part à l’aventure, mais l’inspecteur Milton se lance à sa poursuite.

Mon avis :

Un an après le succès de "Kriminal" d'Umberto Lenzi, une suite tout ce qu'il y a d'officielle, fût confiée à Fernando Cerchio ("Aphrodite, déesse de l'amour", "La vallée des pharaons", "Nefertiti, reine du Nil", "Les Pistolets de l'Ouest") reprenant d'ailleurs une bonne partie du casting et bien entendu, la même recette...

Pas de grosses surprises donc avec "Le retour de Kriminal", Fernando Cerchio nous offre une suite fidèle au premier volet et cela, dès le générique qui reprend le même style alternant prises de vues réelles et dessins, rappelant ainsi l'univers de la bande dessinée dont le personnage est issu. Kriminal est toujours affublé de son déguisement représentant un squelette et fait toujours son petit effet...

La preuve dès la première scène où il provoque la crise cardiaque d'une vieille dame afin de lui extorquer son argent! Eh oui, notre voleur masqué n'est pas gentil, gentil! A nouveau, il ne reculera devant aucun moyen pour advenir à ses fins, allant parfois jusqu'au meurtre si nécessaire et se déguisant un peu à la manière d'un Arsène Lupin ou d'un Fantomas. C'est une nouvelle fois le bellâtre originaire des Pays-Bas, Glenn Saxson ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle"), qui incarne avec brio ce cambrioleur séducteur et sans scrupule.

On retrouve également la très jolie Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera") qui apporte une nouvelle fois son charme au film et Andrea Bosic ("Les pirates de la Malaisie", "Le dernier jour de la colère", "L'assaut des jeunes loups", "Formule pour un meurtre"), toujours dans le rôle de l'inspecteur Patrick Milton de Scotland Yard, apportant comme cette fois encore une touche d’humour plutôt plaisante.

Le côté dépaysant indispensable à ce type de films d'aventure, qui était déjà présent dans le film de Lenzi, l'est également ici. On voyage cette fois de l'Angleterre à l'Espagne, puis de La Turquie à l'Iran. Dépaysement par conséquent assuré! Cette nouvelle aventure est parfaitement rythmée, mais en plus Cerchio a la bonne idée d'entrecouper son film de petits passages dessinés, là où Lenzi ne l'avait fait que durant les génériques.

Le scénario est une classique histoire de chasse au trésor où Kriminal part à la recherche de quatre bouddhas renfermant quatre parties d'un plan indiquant l'emplacement où se trouvent deux toiles de maître, mais l’histoire tient bien la route et on se laisse facilement entraîner dans cette seconde aventure.

"Le retour de Kriminal" est une suite très honorable, qui n’a aucunement à rougir de son prédécesseur et donc très recommandable pour tout amateur de ce type de films assez kitsch... Il faut le reconnaître! Mais n’est-ce pas ce qui en fait son charme?

"Le retour de Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation de la saga Kriminal par le dessinateur Curl Ridel, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Le retour de Kriminal

Le retour de Kriminal
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04.09.14

10:02:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alors qu’il devait être pendu à cause de ses nombreux méfaits, dont, le plus gros, le vol de la couronne d’Angleterre, Kriminal parvient à s’évader. C’est en fait l’inspecteur Milton qui a organisé l’évasion, dans le but de remettre la main sur le joyau. Le génie du crime se rend compte de la supercherie, se volatilise, et organise un plan pour dérober un lot de diamants. Sans le savoir, le criminel au costume de squelette va se trouver face à son coup le plus fameux.

Mon avis :

S'étant vu refuser les droits de Satanik alors qu'il avait dans l'idée d'adapter pour la toute première fois à l'écran un fumetti avec un héros masqué, Umberto Lenzi ("Si douces, si perverses", "Le Tueur à l'orchidée", "Spasmo", "La Rançon de la peur", "Brigade spéciale", "Cannibal Ferox") se rabattit sur le personnage de Kriminal, ouvrant ainsi la voix à une vague d'adaptations de ces bandes dessinées populaires italiennes qui furent ainsi produites durant l'année 1967...

Umberto Lenzi est probablement l'un des réalisateurs italiens à avoir œuvré dans le plus de styles différents suivant constamment les désirs du public, avec plus ou moins de succès d'ailleurs. On le connaît surtout pour ses gialli, ses poliziottesci et bien évidemment ses films de cannibales, mais il signa également des péplums, des films de guerre, des films de pirates, des westerns et même de l'Heroic fantasy.

Avec "Kriminal", il met librement en scène un héros de bandes dessinées au look très réussi, portant une combinaison et une cagoule représentant un squelette... Autant dire que cela fait son petit effet! Kriminal est une sorte de Fantomas, un cambrioleur principalement intéressé par les bijoux et les pierres précieuses, séducteur sans scrupule, n'hésitant pas à commettre les pires choses pour arriver à ses fins, à l'inverse par exemple d'un Arsène Lupin. Lenzi signe là un film très plaisant, bien rythmé où l'on ne s'ennuie à aucun moment. Une bonne partie de l'action se passe en Turquie, à Istanbul plus précisément, apportant ainsi l'exotisme nécessaire à ce type de films d'aventures.

Glenn Saxon ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle") joue ici parfaitement son rôle de beau gosse de service, principalement là pour jouer les séducteurs de jolies filles, un personnage auquel on ne s'attachera pas particulièrement. En même temps, il faut dire que le personnage n'a rien d'attachant, c'est un personnage essentiellement vénal n’hésitant pas à tuer et même à défigurer quelqu'un pour obtenir ce qu'il désire.

Côté jolies filles, puisqu'on en parle, on est ici effectivement servi avec en particulier la splendide actrice d'origine allemande Helga Liné ("Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Folie meurtrière", "Terreur dans le Shanghaï-Express", "La vénus noire"), qui interprète là des jumelles particulièrement séduisantes.

Et puis, il y a également Andrea Bosic ("Sandokan, le tigre de Bornéo", "Arizona Colt", "Le dernier jour de la colère", "Danger: Diabolik!", "Manhattan Baby"), qui interprète l'inspecteur Milton, qui apporte quant à lui une touche d'humour plutôt sympathique.

Le film vaut enfin pour ses scènes d'action aux cascades très réussies réalisées par Attilio Severini ("Django tire le premier", "Sept winchester pour un massacre", "La guerre des gangs") et la musique signée Raymond Full ("Tous les chemins mènent à l'homme") alias Romano Mussolini (Oui, il s'agit bien du fils de Mussolini!), typiquement sixties, qui contribue également à la réussite de cette adaptation pourtant moins violente et sexy que l’œuvre originale de Max Bunker dessinée par Magnus et dont Lenzi ne fait que s'inspirer.

Toutefois afin de rappeler qu'il s'agit de l'adaptation d'un fumetti, les génériques de début et de fin alternent images réelles et dessins de bandes dessinées créées pour l'occasion. Une excellente idée qui apporte un charme supplémentaire au film.

"Kriminal" connaîtra un certain succès lors de sa sortie, ce qui lui vaudra une suite, tout ce qu’il y a de plus officielle (Ce qui n'est pas toujours le cas en Italie!), reprenant une bonne partie du casting, mais réalisée cette fois par Fernando Cerchio...

"Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien avec Umberto Lenzi à propos du film, intitulé "Il était une fois Kriminal", à une présentation du réalisateur par David Didelot, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Kriminal

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