Archives pour: Août 2013

27.08.13

07:07:35, Catégories: Interview  

Par Flo200

Le réalisateur Thierry Paya, à qui on doit le sympathique et original "Ouvert 24/7" a eu l'amabilité de répondre à mes questions.

Bonjour Thierry. On t'a découvert avec "Ouvert 24/7". Quels souvenirs gardes-tu du tournage?

Et bien de très bons souvenirs en général. On tournait le film au fur et à mesure des disponibilités des acteurs, des lieux etc... Pour ma part je ne savais jamais si le film allait se finir ou pas... On tournait principalement les week-ends, tout ça étalé sur un an environ, parfois le plan de travail était bizarre, je tournais le même jour des scènes de sketches différents, il fallait vraiment s’y retrouver.

Avec le recul, y a-t-il des choses que tu aimerais changer?

Évidemment! Le film a manqué cruellement de moyens et de préparation, on a lancé la production très vite, trop vite, certaines scènes ont pu être travaillées, d’autres ont été plus ou moins improvisées! Certains acteurs viennent du cinéma ou du théâtre, d’autres étaient totalement amateurs, c’était pareil pour l’équipe. Mais je crois que c’est aussi la force du film. Si on avait attendu d’avoir les moyens ou le temps, on ne l’aurait peut être jamais fait! Donc je pense que c’était le bon choix, on fonce! On tourne! Et on verra bien! C’était le défi de faire ce film de A à Z, tout y est original et on l’a fait avec nos petites mains, contrairement a certains films soit disant faits avec « des bouts de ficelles ».

"Ouvert 24/7" est le premier film français faisant parti de la firme Troma. Comment as-tu rencontré Lloyd Kaufman et comment as-tu réussi à le convaincre de jouer un petit rôle dans ton film?

Alors c’est grâce à Colin Vettier, le scénariste du film, qui a travaillé chez Troma il y a quelques années. Mais ça a été galère de l’avoir parmi nous, la scène avec Lloyd a été plusieurs fois reportée pour des raisons de calendrier. Mais à notre grande surprise il a tenu parole et est venu spécialement de New York avec sa très sympathique épouse! Il est vraiment très sympa et connaît le cinéma sur le bout des doigts. Me retrouver à diriger ce grand professionnel, qui a parfaitement joué le jeu, m’a beaucoup apporté.

"Ouvert 24/7" est un film assez original dans le paysage cinématographique français, d'une part car il s'agit d'un film à sketches et d'autre part du fait qu'il mélange horreur très gore et comédie, ce qui est plutôt rare chez nous... Est-ce que c'était une volonté de ta part ou de la part de Colin Vettier?

Je dirais bien sûr une volonté des deux! Mais il faut savoir aussi que si ce film est a sketches c’est que je voulais à tout prix mettre pleins de choses très différentes dans notre film, mélanger les genres dans une seule et unique histoire nous semblait vraiment impossible. C’est de ma faute, je l’avoue! Je disais à Colin j’aimerais bien que ça se passe dans les bois avec une cabane, et après je lui parlais d’un bar miteux pour revenir dans un commissariat, il fallait un crocodile, puis un prêtre et ensuite découper un corps, parler de lesbiennes, de cannibalisme puis de contes de fées... Colin a vraiment écrit un film, très bizarre, comme je les aime, ce côté « comédie » que je nommerais plutôt « dérision » est le fruit de notre connerie, oui! On aime ça! Et c’est aussi ce qui a dérangé beaucoup de critiques... Apparemment ils ne vont que jusqu'au 3éme degré et nous on est allé beaucoup plus loin! Le problème c’est qu’on n’a pas prévenu et que le film a été distribué comme un film d’horreur pure. Mais je suis persuadé qu’il est très dur à placer, donc je peux comprendre tout cela! Ce que je peux dire c’est que tout est voulu, y compris de mélanger des acteurs confirmés avec des amateurs et de leur faire jouer des choses très décalées...
La seule chose que Colin n’a pas voulu c’est de mettre des extra-terrestres, mais je ne perds pas espoir, il y un projet secret en cours...

L'un des atouts de "Ouvert 24/7", ce sont les fabuleux maquillages d'effets spéciaux de David Scherer. Peux-tu nous parler de son travail sur le film?

Oui bien sur, à l’époque de la pré-production de "Ouvert 24/7", Colin Vettier m’avait parlé de 2 maquilleurs potentiels pour le film dont David, et j’ai choisi de travailler avec David car ses travaux me plaisaient et le personnage avait l’air sympathique. On a pris contact par téléphone et de suite nous avons beaucoup échangé sur les films que nous aimions en commun.

Le courant est bien passé, et David a commencé à travailler sur les divers effets du film, qui n’était pas une mince affaire car très variés en fonction des sketches de "Ouvert24/7". Plutôt graphiques dans le segment "Question de goût" avec notamment cette séquence ou Élodie (Maud Galet-Lalande) découpe un homme nu en pleine lumière. Cette scène nous a demandé une journée entière de tournage et le studio était taché de sang à la fin, il y en avait partout! Des membres, de faux hachoirs, des prothèses et je me rappelle demander à David : plus de sang ! Plus de sang !!! C’était jubilatoire de travailler en direct sur le plateau sans effets CGI, on pourrait dire à l’ancienne, pour ma part je dirais « la seule manière de faire, la bonne »!

Sur le second segment il a entièrement moulé le visage de Marie-Pierre Vincent qui jouait cette ogresse, pour la transformer en espèce de goule. C’était très impressionnant! David a vraiment compris ce que je voulais pour ce personnage. D’ailleurs on s’est fait un petit plaisir dans ce même segment en faisant hommage à "Poltergeist" en reprenant ce fameux passage où un personnage s’arrache le visage devant un miroir. Il a relevé le défi! Je trouve cette séquence vraiment très belle! Très réussie, on était comme des gamins à arracher les lambeaux de chairs sur la fausse tête de Marie Pierre. Le tout dans une lumière proche de l’original avec même un détournement de la musique très réussi!

Sur le dernier segment David a principalement travaillé sur la scène finale dans le théâtre, je me souviens c’était assez compliqué. On avait peu de temps et très peu de préparation pour la scène d’éclatement de tête, on a vraiment travaillé cette séquence au montage car elle était difficile... Ceci dit l’effet reste très malsain et donc il collait parfaitement à l’ambiance! Il faut rajouter que David comprend très bien les réalisateurs et il travaille en fonction de l’histoire, de la lumière en parfaite symbiose avec l’équipe!

Depuis il a fait encore plus son chemin, il travaille énormément! Je suis d’ailleurs pressé de voir son travail sur "Thanatomorphose" de Eric Falardeau ce brillant réalisateur canadien, j’attends son film avec impatience!

Pour conclure, je dirais que David Scherer est LE maquilleur français actuel le plus prolifique et il a en lui ce côté 70/80, cette proximité et humilité que seul les maquilleurs américains de la grande époque avaient!

Peux-tu nous parler des différents courts métrages que tu as réalisé?

Houlà! Ça serait trop long mais entre autres il y a "Jogging", ma première collaboration avec Colin Vettier, un film tout simple avec une fille qui court, Maud Galet-Lalande qui d’ailleurs n’avait jamais fait de jogging de sa vie... Il y aussi "Le barbier de Memphis" un court métrage totalement fou qui joue en permanence sur la dérision des situations, avec notamment Chris Agullo un sosie d’Elvis très connu qui également un mec génial! Un film qui a été très difficile à mettre en boîte, on a rencontré énormément de problèmes à la post-production ce qui nous a un peu épuisé mais on l’a terminé tout de même!

Quelques mots sur "Witch Bitch"?

C’est juste de nouveau un délire de Colin et moi! Un court métrage atypique, pas du tout dans l’air du temps! Donc comme je les aime. Une expérience forte avec des acteurs au top de leur forme! On y retrouve tous les ingrédients de la Vettier Paya touch! Il devrait être disponible bientôt pour les internautes et en bonus sur un DVD à paraître chez Singapour 1939 Productions.

Peux-tu nous présenter "Errange" ton second long métrage et bien entendu nous dire où cela en est?

"Errange" est malheureusement abandonné pour des raisons budgétaires, je suis déçu mais je n’ai pas de solutions pour le remettre en production.

Le film semblait beaucoup plus sérieux que "Ouvert 24/7"...

Oui complètement, c’est une fable sociale très dure, très froide, une très belle histoire. Elle reste dans un petit coin de ma tête mais je ne suis pas sûr que cela se fasse un jour, ou alors peut être sous une autre forme ou avec une autre production.

Peux-tu nous parler de "Au fond du trou" et "Ouvert 24/7 2, Kill, Kill, Kill"?

Ces deux projets sont en cours de développement, je ne peux pas en dire plus car c’est en stand-by pour l’instant, en effet je termine quelques montages, un spectacle de danse et un documentaire sur la bande dessinée, les choses devraient reprendre bientôt.

As-tu d'autres projets en cours?

Oui un court métrage "Les vieux" (Titre provisoire) un film fantastique assez fantomatique, et quelques autres petites choses, mais rien n’a démarré pour le moment.

Tu as joué dans différents groupes de Rock lorrains, il me semble... Fais-tu toujours de la musique?

Non plus dans un groupe en tous cas. Je gratte ma guitare chez moi tous les jours pour me détendre. Mais je suis toujours intéressé par la musique qui d’ailleurs tient une place très importante dans mes films!

Merci Thierry! J'espère de tout cœur que tes nouveaux projets aboutiront prochainement.

Crédit photos : Chris Schu

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24.08.13

17:28:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Apprenant qu’André Toulon fait vivre ses marionnettes sans fil, le Dr Hess envoie la Gestapo le kidnapper. Aidé par les Puppet Master, Toulon parvient à s’échapper, mais sa femme, Elsa, est tuée. Créant de nouvelles marionnettes encore plus diaboliques, en leur insufflant l’essence de vie de son épouse, il prépare sa vengeance.

Mon avis :

Réalisée dans la foulée de "Puppet Master II", ce "Puppet master III : La revanche de Toulon" est l’œuvre de David DeCoteau ("Creepozoids", "Dr. Alien", "The Frightening"), ce qui n'était pas forcément fait pour me rassurer car j'avais vraiment été atterré par certains de ses films comme par exemple sa déplorable relecture de Blanche Neige intitulée "La véritable histoire de Blanche Neige"... Heureusement, ce troisième volet de la franchise des "Puppet Master" est une bien agréable surprise, probablement même le meilleur film du réalisateur et également le meilleur film de la série...

Ce troisième volet n'est pas une suite, mais une préquelle, se déroulant en Allemagne en 1941 où l'on découvre réellement pour la première fois les origines des marionnettes et l'histoire d'André Toulon. Ce nouvel opus poursuit l'histoire dans la lignée du deuxième, en faisant à nouveau abstraction du premier volet qui montrait Toulon se suicidant en 1939... Ici il va lutter contre les nazis qui vont le rechercher après qu'il ait donné un spectacle ridiculisant le petit moustachu à la mèche.

Troisième film et troisième interprète dans le rôle de Toulon, cette fois il s'agit de Guy Rolfe ("Ivanhoé", "Le roi des rois", "Dolls"), le meilleur acteur qui ait tenu ce rôle, d'ailleurs l'acteur jouera par la suite dans trois autres films de la saga. Contrairement à l'épisode précédent, celui-ci comporte un joli casting avec d'autres acteurs parfaitement reconnaissables.

Tout d'abord, il y a Richard Lynch ("Meurtres sous contrôle", "Amazonia: La jungle blanche", "Invasion U.S.A.", "Halloween"), génial dans le rôle du Major Kraus, incarnant à merveille le méchant du film grâce sa gueule si particulière (Une vraie gueule de sadique!).

Ensuite on reconnaît également Walter Gotell ("The African Queen", "Les canons de Navarone", "Octopussy"), dans le rôle du Général Mueller, l'acteur qui incarna à de nombreuses reprises le Général Anatol Gogol dans les James Bond est ici très bien entouré puisqu'il sera au cœur des deux scènes un peu hot du film... L'acteur, déjà assez âgé, n'a pas dû s'en plaindre, car en plus les demoiselles sont vraiment charmantes! Et contrairement à ce qu'on aurait pu attendre de la part de DeCoteau, nous n'aurons pas le droit à de jeunes hommes musclés très légèrement vêtus (Ce n'est pas moi qui irait m'en plaindre!).

Enfin, on reconnaîtra également Ian Abercrombie ("Catacombs", "L'armée des ténèbres", "Le monde perdu: Jurassic park") dans le rôle du docteur Hess et Sarah Douglas ("Superman", "Conan le destructeur", "Le retour des morts-vivants 3") dans celui d'Elsa, la femme d'André Toulon.

Comme dans le deux, une nouvelle marionnette très réussie va faire son apparition, il s'agit cette fois de Six-Shooter, un cow-boy ayant six bras et donc six revolvers! On assistera aussi aux créations de Blade (créée à l’effigie de Kraus dans le film, mais créée en réalité à l’effigie de Klaus Kinski, avec qui David Schmoeller, réalisateur du premier film, avait eu pas mal de soucis!) et Leech woman, créée quant à elle à l'image d'Elsa et qui apparaîtra ici pour la dernière fois puisque celle-ci meurt malheureusement dans le deux.

Le film est très bien réalisé (malgré quelques stock-shots assez visibles), avec une belle photographie, une histoire qui tient la route et des décors recréant l'Allemagne de l'époque de façon très réaliste et convaincante. De plus, il contient quelques scènes mémorables et marquantes comme celle de l'assassinat de Mueller par Six-Shooter, celle troublante où la marionnette d'Elsa prend vie ou encore celle très cruelle de la scène finale où Kraus est suspendu comme un pantin désarticulé...

Malgré mes a priori, je dois reconnaître que j'ai finalement bien aimé un film de DeCoteau et je me dis qu'il est donc capable de faire de bons films, même si le bonhomme fait tellement de nanars qu'il est difficile de faire le tri... Ce troisième "Puppet Master" est donc une très bonne série B, fort recommandable et donnant évidemment envie de découvrir d'autres films de la franchise. Il n'y a plus qu'à espérer qu'Artus films sortent au moins les deux suivants...

"Puppet Master III : La revanche de Toulon" est sorti officiellement dans le commerce en DVD le 20 août chez Artus films, toutefois vous pouvez vous le procurer aussi directement sur le site de l'éditeur au prix très light de 8.90 euros et 22 euros le pack des trois films. Le DVD propose le film au format original 1.77, 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français en option. Les bonus se composent d'un entretien avec Francis Barbier, d'un diaporama d'affiches et de photos et des bandes-annonces des trois films.

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23.08.13

18:09:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après les tragédies du premier épisode, les Puppet Master entreprennent de ramener à la vie leur créateur André Toulon. Déterré et devenu mort-vivant, ce dernier permet aux marionnettes de se maintenir en vie. Ayant, pour cela, besoin de cerveaux humains, une nouvelle série de crimes atroces va bientôt déferler...

Mon avis :

Curieuse coïncidence, alors que je viens tout juste de visionner "Puppet Master II", je découvre que le fils du producteur Charles Band, Alex Band, célèbre leader du groupe The Calling, qui vient d’ailleurs de se reformer et connu notamment pour son tube "Wherever You Will Go", fait l'actualité après avoir été enlevé et laissé pour mort par ses ravisseurs... Celui-ci avait justement fait ses débuts avec sa sœur, justement dans ce film... Bizarre, bizarre!

Mais revenons plus spécialement à "Puppet Master II"... Suite au succès du premier film, le producteur Charles Band ("Ghoulies", "Troll", "Fou à tuer", "From Beyond") confia cette suite à David Allen ("Hurlements", "Dolls", "Willow"), déjà responsable des effets spéciaux sur le premier volet.

Alors que le premier film tardait à démarrer, celui-ci rentre plus directement dans le vif du sujet. Les marionnettes prennent ici plus d'importance, l'action est plus présente également et le film mieux rythmé. Cela n'est pas pour autant que ce deuxième ‘Puppet’ surpasse le film de David Schmoeller, car ce dernier bénéficiait quant à lui d'une atmosphère plus étrange grâce notamment à ses passages oniriques.

Toutefois, ce nouveau film comporte de très bonnes choses comme par exemple, Torch, une nouvelle marionnette très réussie, qui fait ici son entrée dans la série. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle éclipsera presque toutes les autres et notamment Blade et Pinhead. Quant à Leech woman et Tunneler, ils auront chacun une scène importante, mais aussi une fin tragique!

Malgré un casting comprenant deux jolies actrices, cet opus sera moins sexy que le précédent, du moins en ce qui concerne la gente féminine et c’est étonnamment les hommes qui seront plus à l'honneur, se baladant souvent torse nu ou dévoilant même leur derrière pour l'un d’entre eux.

Est-ce dû à la présence de David DeCoteau ("Creepozoids", "Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama") en tant que producteur? Probable... Car le réalisateur homosexuel parsème régulièrement ses films d'hommes musclés peu vêtus et le torse souvent ruisselant comme c'est le cas ici dans le film.

Heureusement, la jolie Charlie Spradling ("Meridian - Le baiser de la bête", "Miroir") nous dévoilera tout de même sa très belle poitrine apportant ainsi la petite touche sexy indispensable à ce type de films... Oui, je sais! On ne se refait pas!

Celui qui va prendre par contre plus d'importance cette fois, c'est André Toulon, le créateur des marionnettes qui s'était suicidé dans le premier volet et qui est ici ressusciter par ses créatures diaboliques grâce à l’élixir égyptien. Il apparaît cette fois camouflé par des bandages, un déguisement intermédiaire entre la momie et l'homme invisible. C'est ici Steve Welles ("La famille Addams") qui l’interprétera et non William Hickey ("L'honneur des Prizzi", "Le nom de la rose"), sans qu'on le voit réellement, puisque lorsqu'il n'aura plus ses bandages, on découvrira un affreux maquillage bien répugnant, assez réussi d'ailleurs.

Le casting comporte peu d'acteurs connus ou réellement reconnaissables, mais on notera tout de même la présence de Jeff Celentano ("Le ninja blanc") et de George 'Buck' Flower ("Fog", "Starman", "Invasion Los Angeles"), le clochard des "Retour vers le futur" et un des acteurs fétiches de John Carpenter.

Par rapport au premier épisode, on notera par contre quelques incohérences notamment en ce qui concerne Toulon, rien de très important, mais cela aurait pu être évité... Toulon est censé s'être suicidé en 1939 et non 1941! Une scène par contre se démarquera du reste et marquera peut-être plus les esprits par rapport au reste du film, une scène plutôt gratuite où Torch tuera un enfant, une scène donc assez politiquement incorrecte mais qui malgré sa gratuité, m’a plutôt bien plu justement par son côté irrévérencieux.

"Puppet Master II" n'est dans l'ensemble pas un film impérissable, mais cela reste une honnête petite série B. Rendez-vous maintenant avec le troisième volet de la franchise également sorti chez Artus Films...

"Puppet Master II" est sorti officiellement dans le commerce en DVD le 20 août chez Artus films, toutefois vous pouvez vous le procurer aussi directement sur le site de l'éditeur au prix très light de 8.90 euros et 22 euros le pack des trois films. Le DVD propose le film au format original 1.77, 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français en option. Les bonus se composent d'un entretien avec Francis Barbier, d'un diaporama d'affiches et de photos et des bandes-annonces des trois films.

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22.08.13

06:14:05, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En l’an 400 avant Jésus-Christ, Conor, un jeune prince irlandais, décide d’unir les clans celtiques pour repousser les romains qui ont envahi sa terre natale. Il est entouré pour cela par ses alliés, Galen, un homme sage et magicien ; Catlin, un combattant peu farouche, mais aussi Tully et Fergus. Conor devra affronter son ennemi, Longinus, sorcier condamné à l’immortalité, qui fut le soldat qui transperça Jésus sur la croix avec sa lance, devenue la Lance de la Destinée.

Mon avis :

Sans la présence du regretté Heath Ledger ("Chevalier", "Le secret de Brokeback Mountain", "The Dark Knight: Le Chevalier noir"), nous n'aurions probablement jamais prêté attention à cette courte série composée de seulement 13 épisodes, pourtant "Roar, la légende de Conor" devrait pouvoir trouver son public auprès des fans de "Hercule" et autres "Xena, la guerrière"...

Sur fond de mythologie celtique et chrétienne, cette série où des celtes de diverses tribus irlandaises affrontent les romains venus envahir leur île (Il est assez difficile de situer exactement où se déroule l'action...), mêle magie et fantasy avec plus ou moins de bonheur. Car il faut bien l'avouer, niveau crédibilité, ce n'est pas forcément ça! Les costumes, les coupes de cheveux ne sont pas très convaincants et certaines femmes sont maquillées comme de nos jours, notamment la reine Diana...

D'ailleurs à propos des acteurs, on a vraiment l'impression la plus part du temps d'avoir affaire à des comédiens actuels déguisés. Certes, c'est le cas, mais le but n'est pas que cela soit aussi flagrant! De plus, aucun d'entre eux ne fait typiquement celte. Il est assez difficile de rentrer dans la série et de s'attacher aux différents personnages et les premiers épisodes manquent cruellement de rythme. Il faut véritablement attendre "La lance du destin", le septième épisode de la série pour enfin accrocher avec cet épisode nettement plus captivant et à la réalisation beaucoup plus inspirée.

Il faut dire que de façon générale, la mise ne scène fait très télévisuelle, ce qui n'aide pas à faire oublier le côté un peu cheap de la série, dû certainement à un budget assez limité. Les maquillages d’effets spéciaux sont toutefois assez réussis, notamment lors des transformations de Longinus. Les combats auraient par contre gagné à être un peu plus spectaculaires.

Au cours des épisodes, on reconnaîtra quelques acteurs et actrices assez connus comme Peter McCauley ("Hercule", "The Lost World", "Perfect Creature"), Brigid Brannagh ("Angel", "American wives") et surtout dans des rôles secondaires plus importants, Melissa George ("Dark City", "Amityville", "30 jours de nuit", "Triangle") et Vera Farmiga ("La peur au ventre", "Les infiltrés", "Esther", "Conjuring: Les dossiers Warren").

Dans le rôles principaux, c'est surtout Sebastian Roché ("La légende de Beowulf", "Fringe", "Supernatural", "Vampire Diaries") et Lisa Zane ("Bad Influence", "La loi de Los Angeles", "Urgences") que l'on remarquera dans les rôles des méchants, Longinus et Diana, éclipsant quelque peu le duo de héros formé par Heath Ledger et John Saint Ryan ("Avec les compliments d'Alexa", "EZ Streets") dans les rôles de Conor et Fergus. Malgré sa courte durée, la série a l'avantage de se terminer réellement, même s'il aurait été évidemment possible d'inventer une suite.

Après un démarrage un peu laborieux, on finit par s’attacher à la série et à ses personnages, sans pour autant regretter que cela s’arrête au bout des 13 épisodes qui au bout du compte se suffisent à eux-mêmes...

Précédemment sorti chez Universal Pictures, "Roar, la légende de Conor" est ressorti le 3 juillet chez Elephant Films dans un coffret DVD ayant l’avantage de prendre peu de place, puisque les 5 DVD sont placés dans un boîtier d’épaisseur classique augmenté d'un fourreau cartonné alors que la précédente édition était composée de 3 boîtiers slim regroupant la série répartie sur 4 DVD, le tout dans un coffret cartonné normal. Les 13 épisodes de la série sont proposés au format original 1.33 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital stéréo. Côté bonus, seules des bandes annonces d’autres séries sont au rendez-vous...

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21.08.13

05:52:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Toni Musulin est convoyeur de fonds depuis dix ans. Humilié au quotidien par sa hiérarchie, il est révolté contre le monde qui l’entoure. Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, il appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. À bord de son véhicule, 11.6 millions d’euros...

Mon avis :

5 Novembre 2009, Toni Musulin réalisait un casse historique en volant 11,6 millions d'euros, mais le porter à l'écran n'était pas forcément la chose la plus aisée, car celui-ci n'avait rien de spectaculaire. En fait, ce qui en fait l'intérêt, c'est avant tout l'incroyable audace de son auteur...

Philippe Godeau ("Le dernier pour la route") a volontairement choisi de s'attarder plus sur le personnage que sur le casse en lui-même. Pour pouvoir traiter le sujet de ce point de vue, il lui fallait choisir le bon interprète, un acteur à la fois charismatique et qui fasse suffisamment monsieur tout le monde. Son choix s'est à nouveau porté sur François Cluzet ("Association de malfaiteurs", "Je suis un assassin", "Ne le dis à personne", "Intouchables"), un choix qui va s'avérer parfait. L'acteur va interpréter son personnage avec toute la retenue nécessaire qu'il faut pour décrire ce personnage énigmatique et assez solitaire.

Toni vit avec une femme propriétaire d'un bar-restaurant et n'a pour seul ami que son collègue convoyeur de fond tout comme lui. Il est respecté de ses collègues, mais en revanche sa hiérarchie n'hésite pas à abuser de lui, le faisant passer après les autres pour ses vacances et refusant de lui accorder la seule journée qu'il demande de façon exceptionnelle... Malgré son côté très économe et simple, Toni n'hésite pas à s'acheter une Ferrari aux enchères... Avec quel argent, on se pose la question en même temps que l'on commence à se poser des questions sur ce personnage bien plus complexe qu'il n'y paraît au départ.

Godeau ne se contente pas de réaliser un simple biopic inspiré du livre "Toni 11,6 : Histoire du convoyeur" d'Alice Géraud-Arfi, pour les besoins du film, il le romance quelque peu en y ajoutant notamment une femme, guide haute montagne pour laquelle Toni Musulin va avoir un coup de foudre. Quant au personnage de Toni, il en donne également sa propre vision, puisque le réalisateur n'a jamais rencontré le convoyeur condamné, une vision plutôt sympathique d'ailleurs. Il faut dire que beaucoup s’identifieront à ce personnage dont la motivation n'est pas seulement l'argent, mais aussi et surtout la vengeance envers cet employeur qu'il décide de faire payer après s'être rendu compte qu'il lui volait des minutes tous les mois depuis probablement des années...

L'idée de Musulin va alors être de voler un maximum d'argent tout en risquant le minimum de prison, car son casse, il va le faire, sans aucune violence, ni menace et sans effraction... Un véritable coup de génie! Tout semble avoir été calculé dans le moindre détail de la part de Musulin, comme par exemple comment il fait en sorte d'épargner sa compagne et son meilleur ami, magnifiquement interprétés par Corinne Masiero ("À l'origine", " Louise Wimmer", "De rouille et d'os") et Bouli Lanners ("Enfermés dehors", "Blanc comme neige", "De rouille et d'os"). Deux acteurs étonnants au physique singulier, apportant une véritable crédibilité au film.

Le film est parfaitement réalisé, avec une très belle photographie à la colorimétrie essentiellement axée sur des nuances de verts et de bleus, donnant à celui-ci une ambiance très froide. Même s'il ne se passe finalement pas grand chose, le cinéaste arrive à rendre son film palpitant d'un bout à l'autre, tout en laissant pas mal de questions en suspend plutôt que de donner sa propre interprétation de ce que Musulin a réellement fait d'une partie de l'argent (2.5 millions n'ont pas été retrouvés!).

Même si le réalisateur n'a jamais rencontré Musulin, afin de coller au maximum à la réalité et être le plus crédible possible, le cinéaste a rencontré à plusieurs reprises ses avocats et certains de ses proches et a fait, d'autre part, jouer de véritables convoyeurs de fonds avec ses acteurs. Bel effort et effort payant d'ailleurs, car le film fonctionne parfaitement...


Grâce notamment à la très belle interprétation de ses acteurs et au personnage fascinant de Toni Musulin, "11.6" est une belle réussite, le genre de film qu'on n'oublie pas...

"11.6" est sorti le 7 août chez Wild Side Vidéo en DVD et en Blu-ray. La version DVD est au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.35, avec une résolution 1080/24p et piste française DTS-HD Master Audio 5.1. Côté bonus, ils sont communs aux deux éditions et se composent d'un documentaire intitulé "Le mystère Musulin", un entretien exclusif et inédit avec l'avocat de Toni Musulin, Christophe Cottet-Bretonnier et le réalisateur Philippe Godeau et des bandes annonces. Il est à noter que les deux éditions contiennent la copie numérique du film à télécharger, l'audiodescription pour aveugles et malvoyants et des sous-titres pour sourds et malentendants.

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20.08.13

05:46:41, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Je vous avais parlé le mois dernier de "Woman with No Name", un court métrage western très prometteur de Fabio Soares. Ce dernier a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonjour Fabio. On te découvre grâce à "Woman with No Name", un court métrage western original et assez ambitieux. Peux-tu nous dire comment es né ce projet?

Bonjour Florent. C'est une très longue histoire, j'en ai même oublié le commencement ! L'idée d'un projet est née d'une discussion surréaliste avec Diana S - chanteuse du groupe allemand Junksista -, un synopsis improvisé à une heure tardive par conversation en ligne. L'envie de créer un univers était là. Ensuite j'ai proposé à 2 amis cinéphiles de me suivre : Renaud Lissowski et Brice Durot. Par expérience, ce genre d'aventure nécessite un échange humain bien plus important que la taille du CV. Aujourd'hui je ne regrette pas ces choix car les envies de chacun nous ont mené vers une idée aussi déjantée qu'atypique : tourner un western à Paris ! Le tout sans aucun budget.

Quels souvenirs gardes-tu du tournage?

C'est l'usage de dire du bien d'un tournage, mais les personnes présentent pourront te le confirmer : nous avons tous vécus quatre jours d'une intensité physique et émotionnelle incroyable. Cela est d'autant plus touchant que ce retour provient d'acteurs extrêmement confirmés.

Nous avions quatre jours pour tourner dans autant de décors différents, dont 3 en extérieur jour : une attaque de train à vapeur, une traversée du désert, une scène de saloon et la fin du film dans un entrepôt désaffecté. Tout cela sans aucune sécurité au planning ou sur la météo. Chaque jour était un défi, d'autant plus que je tourne sans story-board. Une volonté imposée par le désir de saisir l'histoire et les comédiens sur l'instant : un détail, une réplique, un échange de regard improvisé... Le tournage est intense car chaque scène est tournée dans la continuité. On installe une ambiance dans laquelle tous les personnages prennent vie, quitte à finalement ne retenir que quelques secondes. La débauche d'énergie est importante mais le résultat en vaut le coup.

Comment as-tu réussi à réunir un tel casting?

Au flair et au culot. Chacun des comédiens à sa propre histoire.

Avec Renaud et Brice, nous avions dressé une liste idéale : le genre de choses que tu fais pour rêver en attendant que la réalité te rattrape. Deux de mes idoles figuraient sur cette liste invraisemblable... Nous avons eu tout le monde ! Aujourd'hui encore, cela nous dépasse.

Tout a démarré de Laura Satana dont je suis un très grand fan. Elle n'est pas comédienne, mais la personnalité et le charisme qu'elle dégage étaient une évidence : Laura EST la femme sans nom. Elle a accepté tout de suite, avec une simplicité déconcertante.

Bernie Bonvoisin ("Les Démons de Jésus", "Les Grandes Bouches", "Blanche") a également accepté rapidement. J'étais gêné de tourner avec un réalisateur d'aussi grand talent, mais il a su mettre tout le monde à l'aise par son professionnalisme et son calme.

Arben Bajraktaraj ("Taken", "Harry Potter et les reliques de la mort – Part 1", "Des Dieux et des Hommes" ) a lui aussi été emballé par le projet. Là encore la pression était grande : passer de "Harry Potter" à "Woman With No Name" était une grande inconnue à gérer. À l'arrivée tout s'est vraiment bien passé.

Brigitte Lo Cicéro ("L'Exercice de l’État") est arrivée plus tardivement car son rôle n'a pas été simple à finaliser : nous avions longtemps hésité entre un personnage masculin ou féminin. Après de nombreuses recherches, personne ne nous convenait. Puis j'ai rencontré Brigitte par un ami commun, et là on peut parler de chance : une brillante comédienne ! Elle est toujours juste dans un rôle que je trouve être le plus difficile à interpréter.

Enfin, un mot sur Yannick Minvielle et Cyril Perronace, les deux hommes de main d'Arben Bajraktaraj. J'avais reçu des CV de comédiens TV confirmés pour ces deux rôles. Cyril et Yannick ne sont pas comédiens, mais deux très bons amis et anciens collègues. Je n'avais aucun doute sur le choix avant le tournage et nous n'avons pas été déçus. Yannick et Cyril ne jouent pas des cowboys... ce sont des cowboys !

Es-tu amateur de westerns spaghetti?

Oui, même si je n'ai pas connu l'époque où cela passait régulièrement sur les chaînes télé. Plus globalement je suis un grand fan du cinéma américain et asiatique des années 60 et 70 : de Russ Meyer, en passant par le Chanbara (film de sabre japonais) jusqu'à la Blaxploitation.

Pour quelles raisons as-tu inclus des éléments contemporains dans ton film?

Par envie de créer quelque chose d'inattendue, et ajouter une dose d'humour. À quoi ressemblerait notre quotidien à la sauce western ? Je souhaite pousser un peu plus encore ce parti-pris sur le final cut. A mon sens il était important de revisiter le genre et ne pas juste faire un film hommage.

Il est prévu que "Woman with No Name" sorte en DVD. Peux-tu nous parler de cette édition?

Grâce à Ulule nous avons levé les financements nécessaires pour réaliser celui-ci. Cependant, nous ambitionnons un bel objet et n'aurons qu'un seul essai pour des raisons de fabrication.

Les ingé son retravaillent l'ambiance sonore, ça va prendre un certain temps étant donné qu'ils réalisent cela sur leur temps libre. De plus nous sommes en pleine réflexion sur la Bande Originale, qui sera incluse avec le DVD. Là encore nous préférons tout concrétiser plutôt que de réaliser le DVD à la va-vite. Ça prend plus de temps que prévu et sommes nous-même impatients, mais certaines étapes ne peuvent être sautées au risque de le regretter !

Comment est née ta collaboration avec le groupe allemand Junksista?

Pour résumer, j'ai rencontré Diana S - la chanteuse - il y a 8 ans de cela. Nous avons énormément d'envies communes et depuis nous collaborons régulièrement sur pas mal de projets. Pour "Woman With No Name", Junksista a réalisé une bande originale sur-mesure : 3 titres originaux, dont un avec un pianiste de jazz pour la scène de poker. À cela s'ajoute un quatrième titre dédié à la bande-annonce. L'exercice de style était ardu, les westerns spaghetti sont notamment devenus incontournables grâce à leurs célèbres thèmes musicaux, nous avons tous en tête les compositions d'Ennio Morricone, mais le résultat est vraiment parfait, à la fois respectueux du genre et moderne. C'est une chance de pouvoir disposer d'une telle richesse musicale dans notre film. Nous travaillons actuellement avec le label Alfa Matrix afin d'éditer la Bande Originale.

Sinon, pour revenir à la question, j'ai déjà réalisé trois de leurs précédents clips (Fruits, Naked Wet Hot et Department Store) dont je suis très fier. Je tourne prochainement en Allemagne leur prochain clip pour le lancement de leur nouvel album et suis impatient d'y être !


Quel est ton parcours? As-tu notamment fait des études dans le domaine du cinéma?

J'ai fait des études d'arts et à la base, je suis plasticien. Mon parcours s'est très vite orienté comme Directeur Artistique dans la publicité et la communication. Mon profil atypique m'a permis de sortir des sentiers battus et je prends beaucoup de plaisir au quotidien. Cela m'a également permis de gagner des prix, dont un à l'international.

"Woman With No Name" est mon premier film, mais le cinéma n'est pas une fin en soi. Ce qui m'intéresse le plus est de pouvoir laisser libre cours à mon imagination, que ce soit en images ou en vidéo.

Quels sont tes futurs projets?

Sur "Woman With No Name" nous allons améliorer l'ambiance sonore ainsi que quelques points de montage avant de partir en festival. Nous allons également éditer la BO par le label Alfa Matrix et sortir un Artbook du projet : 42 pages reprenant toutes les étapes créatives ! Encore beaucoup de travail en perspective.

Sinon j'écris actuellement mon second court-métrage. C'est encore un peu tôt pour en parler mais c'est un projet que je coréalise avec Noémie Alazard ("Echap"), une artiste aussi talentueuse que déjantée, et qui me tient particulièrement à cœur.

Enfin, comme évoqué précédemment, je réalise prochainement un clip pour Junksista, toujours co-écrit et coréalisé avec Noémie. Après autant de projets avec le groupe, c'était important d'apporter une mise en danger et un regard neuf pour aller plus loin, tout cela est très excitant !

Merci Fabio!

Si "Woman with No Name" vous attire, je vous invite à suivre Fabio Soares sur son site et sur sa page facebook, ainsi que sur la page facebook de "Woman with No Name" afin de rien manquer de son actualité!

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15.08.13

08:58:31, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Battlestar galactica blood and chrome

Réalisateurs : Michael Taylor et David Eick

Origine
: Etats-Unis

Durée : 1h30

Avec
: Luke Pasqualino (William Adama), Ben Cotton (Coker Fasjovik), Lili Bordan (Dr Becca Kelly), etc.

Par Nicofeel

Après l'excellente série Battlestar galactica et l'intéressante préquelle intitulée Caprica, voici qu'arrive un nouveau film traitant du combat entre les humains et les cylons. Il s'agit de Battlestar galactica (BSG) blood and chrome, sous-titré “la flotte fantôme” en français.
En fait, à l'origine, BSG blood and chrome devait être une série. Et cela ne devait constituer que le pilote qui présente la série. Manque de pot, le diffuseur a finalement décidé de faire machine arrière. Mais plutôt que de ne rien présenter, on a eu droit à un seul épisode d'1h30.
L'introduction de BSG blood and chrome est une piqûre de rappel pour ceux qui ne connaitraient pas les enjeux de Battlestar galactica. Ainsi, on apprend que les humains ont créé des robots très évolué, les cylons, pour leur rendre service. Le problème est que les cylons se sont révoltés et une guerre sans précédent a débuté entre humains et cylons.


BSG blood and chrome peut être considéré comme un épisode indépendant au sein de la saga Battlestar galactica. On se situe à la dixième année de guerre entre humains et cylons qui a fait énormément de ravages. C'est le jeune pilote William Adama, appelé à un destin formidable, que l'on suit. Il intègre le gros vaisseau, intitulé tout bonnement le Battlestar galactica. Sa première mission est de prendre un rapace (il s'agit d'un vaisseau) et de livrer une cargaison à un chantier naval. Pour cela, il est accompagné d'un co-pilote, Coker, et d'une docteur, Becca Kelly.
Dans sa première partie, BSG blood and chrome se révèle assez décevant. On a l'impression que les concepteurs de ce film ont cherché avant tout à répondre à un cahier des charges très classique. C'est ainsi que l'on a droit à des combats dans l'espace avec des vaisseaux cylons. Les combats ne sont pas trop mal fichus mais c'est surtout l'environnement global, à savoir le background, et les vaisseaux en eux-mêmes qui font de la peine. On a l'impression de voir une sorte de jeu vidéo grandeur nature. Les effets spéciaux ne sont vraiment pas terrible. C'est comme si on retournait de nombreuses années en arrière au niveau des séries de S-F des années 90.
Quand il n'y a pas de combats, il y a quelques dialogues amusants où le jeune William Adama se prend un peu avec son co-pilote et surtout essaie de draguer le docteur Becca Kelly.
Heureusement, l'intrigue devient un peu plus palpitante dans sa deuxième partie. Après que le petit équipage ait décidé de changer ses plans initiaux, il atterrit sur une planète enneigée, qui n'est pas sans évoquer La guerre des étoiles (l'empire contre attaque). D'ailleurs, nos trois personnages vont être confrontés à un horrible monstre. Et être sauvés par une autre personne. L'action est bien présente. C'est surtout la réflexion qui vient à manquer.
Sur ce plan, le gros intérêt de cette partie est qu'il y a manifestement un traître au sein de l'équipe qui roulerait donc pour les cylons.
Et puis le film évoque à la fin la notion de héros. En temps de guerre, le commandement militaire fait comprendre qu'il est nécessaire d'apporter à la population une vision différente de la réalité, pour remonter le moral des troupes : “la vérité est que la population soutient cette guerre avec son argent et qu'elle cessera de le faire si nous cessons de lui donner de l'espoir. Alors offrons-lui des héros et des victoires sans aucune tâche tandis que vous [William Adama] et moi nous menons la vraie guerre.”
Voilà pour les réflexions que l'on observe dans BSG blood and chrome. C'est sympathique pour un début mais les relations très fines qu'il peut y avoir avec les cylons (voir la série Battlestar galactica) ne sont pas évoquées (le cylon a-t-il une âme ? Le cylon peut-il être plus humain que les humains ?). Là, o,n est surtout dans un pur film d'action. Ce qui est un peu dommage.
Le fait que la série blood and chrome se soit transformée en un film est de ce point de vue très préjudiciable. Il est évident qu'en seulement 1h30, on ne peut ni développer des personnages ni une intrigue que quand on a une dizaine, voire des dizaines d'heures.
Dans l'ensemble, cet épisode indépendant de Battlestar galactica reste tout de même regardable, tant que pour les fans que pour les non initiés.

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13.08.13

08:11:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

1939 – André Toulon a réussi à insuffler la vie à ses marionnettes : les Puppet Master. Découvert par les Nazis, il se suicide afin d’emporter son secret avec lui. 1989 – Un groupe de jeunes hommes aux pouvoirs extralucides se rend dans l’hôtel particulier de Toulon afin d’y retrouver l’un de leurs proches. Les médiums se rendent vite bien compte que les Puppet Master n’ont pas disparu avec leur maître...

Mon avis :

Et oui, en matière de jouets maléfiques, il n'y a pas que "Chucky"! Après "Dolls", le producteur Charles Band ("Ghoulies", "Troll", "Fou à tuer", "From Beyond") nous proposait le premier volet d'une des plus importantes franchises du cinéma d'horreur, du moins en terme de nombre de films... A ce jour, on dénombre en effet déjà 11, preuve que la franchise a son public!

Ce premier film est l’œuvre de David Schmoeller ("Tourist Trap", "The seduction", "The arrival", "La main des ténèbres") à qui on doit de très sympathiques films d'horreur comme "Fou à tuer" avec Klaus Kinski, qu'il serait urgent d’ailleurs de sortir enfin en France en DVD. "Puppet master", sorti directement en vidéo après avoir été pressenti pour une sortie en salles, a été un très gros succès lors de sa sortie en 1989, grâce probablement à cet univers étrange et si particulier qui le caractérise.

Bon, il faut bien avouer que la première demi-heure est peu palpitante, les différents protagonistes guère attachants et il va donc falloir patienter l'arrivée des premiers meurtres et de quelques scènes érotisantes pour enfin rentrer dedans... Pourtant on ne peut pas dire que les actrices soient à priori des bombes, mais lorsque Kathryn O'Reilly ("Jack's Back") se dénude, il faut bien reconnaître que cela ne peut pas laisser indifférent! Moi, en tous cas, cela a éveillé directement mon attention...

Le casting n'est pas extraordinaire mais comporte tout de même quelques acteurs relativement connus, du moins que l'on reconnaît comme Paul Le Mat ("American Graffiti", "La Vallée de la Mort", "Les envahisseurs sont parmi nous"), William Hickey ("L'étrangleur de Boston", "L'honneur des Prizzi", "Le nom de la rose"), Irene Miracle ("La bête tue de sang-froid", "Midnight Express", "Inferno") et dans un tout petit rôle Barbara Crampton ("Body Double", "Re-Animator", "From beyond", "Castle Freak"), l'actrice fétiche de Stuart Gordon. Mais celui qui se démarquera principalement, par sa présence et son charisme, c'est Jimmie F. Skaggs ("Pink Cadillac", "L'île aux pirates") dans le rôle du méchant.

Quant aux marionnettes créées par David Allen ("Hurlements", "Dolls", "Willow"), elles sont beaucoup dans la réussite du film avec des personnalités bien spécifiques, un peu comme les héros des "4 fantastiques". Les plus marquantes étant Pinhead et ses points géants, Leech woman qui régurgite de grosses sangsues, Tunneler et son crâne en forme de foreuse et évidemment Blade, qui est probablement le plus flippant d'entre tous ; le moins marquant étant pour moi Jester, avec sa tête subdivisée en plusieurs parties pouvant tourner et pourtant il est pas mal mis en avant dans le film. Ces petites poupées vont nous concocter quelques meurtres bien sympathiques aux effets plutôt convaincants malgré leur côté rudimentaire.

La musique du film, très reconnaissable et plutôt réussie est signée par Richard Band ("Rayon laser", "Ghoulies", "Re-Animator", "Troll") le frère du producteur (Ils sont plutôt doués en musique dans la famille puisque Charles Band n’est autre que le père d’Alex Band, ancien leader du groupe The Calling). Quant au directeur de la photographie, ce n'est pas un inconnu non plus puisqu'il s'agit de Sergio Salvati ("La guerre des gangs", "Frayeurs", "L'au-delà", "Fou à tuer"), à qui on doit la photographie des plus belles œuvres de Lucio Fulci. Rien que ça! Malgré un humour et un second degré bien présent, le film ne se prend pas trop à la rigolade, peut-être en partie du fait de ces quelques scènes oniriques qui lui profèrent une atmosphère assez étrange.

Au final, "Puppet Master" demeure, malgré le poids des années et son côté un peu désuet, une petite série B horrifique sympathique, mais pas indispensable... Les fans et les nostalgiques seront en tous cas ravis de cette sortie chez Artus films, d’autant plus que l’éditeur sort en même temps les deux films suivants!

"Puppet Master" sort officiellement dans le commerce en DVD le 20 août chez Artus films, toutefois vous pouvez vous le procurer déjà directement sur le site de l'éditeur au prix très light de 8.90 euros et 22 euros le pack des trois films. Le DVD propose le film au format original 1.66, 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français en option. Les bonus se composent d'un entretien avec Francis Barbier, d'un diaporama d'affiches et de photos et des bandes-annonces des trois films.

Puppet master

Puppet master
Fnac à 13€
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12.08.13

07:14:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 871 après J.-C., Steinar, jeune guerrier viking, est envoyé par son père mourant, le roi, dans une quête pour retrouver son frère aîné, jadis banni du royaume. Dans sa quête, il dirigera avec lui toute une armée contre l’envahisseur. Le voyage épique de Steinar à travers un territoire hostile va le transformer en l’homme que le roi attendait : un impitoyable successeur au trône.

Mon avis :

« Élu par les dieux, forgé dans le sang »... Voilà qui annonce un film d'aventures, épique, viril, sanglant et brutal! Exactement ce dont j'ai envie actuellement... Mais "Hammer of the Gods" tiendra-t-il ses promesses?

Le réalisateur Farren Blackburn ("Doctor Who", "Survivors", "The Fades") avait jusque-là œuvré pour la télévision, avec "Hammer of the Gods", il signe son premier long-métrage. Le début du film est plutôt prometteur avec un combat assez sanglant et des combattants qui ne font pas dans la dentelle. Pas mal, mais j'en espérais tout de même plus! En fait, j’espérai être estomaqué dès le début, mais cela ne fût pas le cas... L'action se passe en 871 à une époque où les vikings sont en guerre contre les saxons. Steinar, un jeune prince viking donne sa parole à son père mourant, d'aller chercher son frère aîné banni, afin d'en ramener un roi pour le remplacer. Aidé de ses compagnons d'armes, il va alors braver tous les dangers pour mener à bien sa quête... Rapidement, on se rend compte que le réalisateur a fait le choix que l'on ne se s'attache pas particulièrement aux différents personnages, préférant décrire un univers sans pitié où l'émotion n'a pas sa place. Pourquoi pas? Mais encore aurait-il fallu compenser cela par des acteurs un peu plus charismatiques ou aller jusqu'au bout réellement de son idée...

Le jeune Charlie Bewley ("Twilight - Chapitre 2, 3, 4 & 5", "Vampire Diaries", "Intersections") a pris certes un peu de carrure et est plutôt beau gosse, mais rien ne fera qu'on s'attachera particulièrement à ce héros et on ne peut pas dire que ses combats soient très démonstratifs. En fait, c'est surtout ça qui manquera à ce film, on a constamment l'impression qu'il est le cul entre deux chaises! Il n'y a pas d'émotion et en même temps les combats ne sont pas si violents que ça, ni vraiment sanglants... Quitte à ne pas s'attacher aux héros, j'aurai aimé avoir droit à plus de bras coupés, têtes tranchées etc... Que le réalisateur nous en mette vraiment plein la vue! Malheureusement cela restera désespérément trop sage!

Parmi les héros, seul Guy Flanagan ("Stoned', "In Tranzit"), dans le rôle de Jokul tirera à mon avis quelque peu son épingle du jeu. James Cosmo ("Highlander", "Braveheart", "Troie"), acteur habitué à ce type de films, est impeccable en revanche dans le rôle du roi, mais ses apparitions dans le film sont trop limitées et peu démonstratives. Vu qu'il est mourant, c'est un peu normal! Certes, il fera preuve de caractère et d'autorité, mais bon... Dans le rôle de Hakan, Elliot Cowan ("Alexandre", "À la croisée des mondes - La boussole d'or") s'en sort aussi plutôt bien, mais il n'interviendra qu'à la fin de la quête de Steinar, dans un final surprenant m'ayant pas mal fait penser à "Apocalypse Now". Le film se termine d'ailleurs avec un peu plus de bestialité, sauvant in extremis celui-ci du naufrage. C'est quand même dommage, car il y avait un vrai potentiel. Mais nous offrir quelques scènes sympas et un final convaincant n'est pas suffisant...

Ma soif de sauvagerie n'aura donc pas été rassasiée par ce "Hammer of the Gods" et franchement j'attendais plus de la part des créateurs de "Monsters" et "Bronson"...

"Hammer of the Gods" est sorti le 7 août chez Wild Side Vidéo en DVD, combo Blu-ray + DVD et VOD. La version DVD est au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et 2.0 avec sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.40, avec une résolution 1080 24p et des pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux formats se composent d'un making of, d'entretiens avec l'équipe du film, d'un module sur les coulisses des effets spéciaux et de bande annonces de l'éditeur. Les deux éditions contiennent la copie numérique à télécharger. Il est à noter pour les moins pressés qu'un coffret à prix light prévu pour le 2 octobre proposera le film en DVD accompagné de "Valhalla rising" et "Outlander".

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10.08.13

06:01:58, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Devenu un bandit de grand chemin, Cullen et sa bande attaquent les trains qui convoient la paye des travailleurs du Transcontinental. Mais la construction de cette ligne ferroviaire est menacée par un ennemi redoutable : les Sioux. Pour mettre fin à cette menace, Durant, le maître d’oeuvre, charge Cullen de la sécurité du chantier...

Mon avis :

Après une première saison palpitante et les bouleversements annoncés par son dernier épisode, on se demandait vraiment ce que les scénaristes allaient faire et s'ils allaient tenir la distance. Soyez rassuré, cette deuxième saison est tout aussi réussie, malgré le fait que l'on ne retrouve pas la violence graphique des deux premiers épisodes...

Tout comme dans la première saison, les deux premiers épisodes peinent quelque peu à nous accrocher totalement, malgré de bonnes choses comme ce début du deuxième épisode, angoissant à souhait. Mais voilà, les choses ont changé, Cullen Bohannon est devenu un hors-la-loi braquant les trains de Durant et « le Suédois » est quant à lui devenu fossoyeur...

Seulement on n'a pas particulièrement envie qu'ils tiennent ces rôles inappropriés à leur personnalité. Heureusement, comme on s'en doute leurs situations vont évoluer et dans le bon sens! Cullen va reprendre du galon et la fourberie du « Suédois » va naturellement refaire surface (Il ne pouvait pas éternellement demeurer la larve qu'il était devenue!).

De nouveaux personnages vont également faire leur apparition comme Hannah Durant, la femme du big boss, interprétée par une Virginia Madsen ("Dune", "Candyman", "Hantise", "Le Nombre 23") délicieuse à souhait de par sa méchanceté toute en douceur ou Doc Whitehead interprété par Grainger Hines ("The Mill", "Lincoln"), un ami de Cullen, devenu médecin d'une bande de truands et qui entraînera notre héros avec lui.

Ce sang neuf sera tout à fait appréciable, mais il y a aura également certains personnages qui vont prendre de l’importance comme Monsieur Toole, joué par Duncan Ollerenshaw ("La rage d'aimer"), personnage auquel on ne pensait pas s'attacher et Sean McGinnes, le cadet de frères McGinnes interprété par Ben Esler ("Curtin"), qui va devenir de plus en plus antipathique, ce dont on ne se serait jamais douté, tant il paraissait lisse...

On va également s'attacher de plus en plus au personnage de Ruth, joué par Kasha Kropinski ("Almost Kings"), qui va s'avérer être un petit brin de femme plein de personnalité. Les scénarios sont toujours aussi bien écrits et les rebondissements bien présents, mais ce qui sera l'atout principal de cette saison, ce sont les disparitions de personnages importants de la série, ce qu'on n'avait pas vécu dans la précédente.

Ces décès toucheront aussi bien des personnages auxquels on pouvait s'attendre que d'autres beaucoup plus inattendus. La série est toujours aussi bien réalisée, avec toujours cette photographie très cinématographique et ses décors très convaincants. La violence, si elle est bien présente et parfois assez démonstrative, n’atteindra pas le niveau des tous premiers épisodes de la série, comme si les producteurs s’étaient autocensurés afin de pouvoir toucher un public plus large.

Évidemment on s'attache de plus en plus au personnage de Cullen Bohannan, interprété par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "Safe") et le quitter en fin de saison, est un véritable supplice! Ah, qu'il me tarde de découvrir la troisième saison!

Avec cette nouvelle saison, le niveau ne faiblit pas ! Il ne reste plus qu’à patienter maintenant quelques mois...

La saison 2 de "Hell on Wheels" est sorti le 3 juillet chez Wild Side Vidéo en DVD et en Blu-ray. La version DVD est au format 1.78, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 et 5.1. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78, avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français évidemment. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules suivants : "Retour sur la saison 1", "Les acteurs de la saison 2", "Sur le plateau avec Anson Mount", "Retour sur les 10 épisodes avec les acteurs de la série" et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également qu'une édition spéciale Fnac est également disponible contenant un making of inédit de la saison 2 d'une durée de 20 minutes et qu'un coffret regroupant les deux premières saisons est aussi sorti à la même date.

Hell on wheels : saison 2

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Hell on Wheels : Saison 2 (Blu-ray)

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Hell on Wheels : saisons 1 & 2

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Hell on Wheels : saisons 1 & 2 (Blu-ray)

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09.08.13

05:59:47, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

1865, au lendemain de la Guerre de Sécession, Cullen Bohannon, ancien propriétaire d'esclaves, soldat, est déterminé à venger le viol, le meurtre de sa femme en traquant, tuant les ex-soldats de l'Union responsables. Il rejoint alors le Nebraska en pleine construction de la ligne ferroviaire transcontinentale dans le campement mobile Hell on Wheels pour assouvir sa vengeance...

Mon avis :

Après "Breaking Bad" et "The Walking Dead", la chaîne AMC nous emmène en plein cœur du Far West avec "Hell on Wheels" une série âpre et violente comme on en a rarement vu à la télévision...

La série commence fort, très fort même, avec un premier épisode à la violence hyper graphique, ne lésinant pas d’ailleurs sur le gore! J'en vois que cela risque de refroidir quelque peu et pourtant ils auraient tord, car la série vaut vraiment le détour! En effet, après un deuxième épisode dans la même veine et une mise en place où l'on a un peu de mal à accrocher aux différents personnages, le troisième épisode, à la violence moins démonstrative, nous permet d'accrocher cette fois pleinement aux personnages et notamment à Cullen Bohannon, le vengeur ténébreux et héros de la série, interprété par Anson Mount ("All the Boys Love Mandy Lane", "Straw Dogs", "Safe").

Il incarne un ancien sudiste, esclavagiste, à la recherche des auteurs du viol et du meurtre de sa femme, responsables également du décès de son fils. Sa traque va alors le mener jusqu’à Hell on Wheels, un campement mobile où séjournent les bâtisseurs de la voie de chemin de fer transcontinentale. Si au départ, on n'éprouvera pas forcément beaucoup d'empathie pour le bonhomme, cela va ensuite changer au fur et à mesure qu'on découvrira sa personnalité.

Un des gros atouts de la série, c'est d’ailleurs sa galerie de personnages haut en couleurs et son casting. Il y a évidemment Elam Ferguson interprété par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables"), un ancien esclave affranchi travaillant sur la construction de la voie de chemin de fer, qui va se retrouver à travailler sous les ordres de Cullen Bohannon. Comme on le devine immédiatement leur animosité va rapidement se transformer en amitié...

L'histoire est évidemment fictive, mais certains éléments sont bien réels comme le personnage de Thomas Clark Durant, qui fût réellement vice-président de l'Union Pacific Railroad et qui détourna de l'argent à son profit. Ce personnage est admirablement interprété par un Colm Meaney ("Horizons Lointains", "Le Dernier des Mohicans", "Scarlett", "Layer Cake") étonnant. Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2"), dans le rôle du « Suédois », incarne quant à lui le méchant idéal, inquiétant, fourbe, lâche et cruel à la fois. Rien que de le voir, on a froid dans le dos!

Dans un rôle important mais plus secondaire, c'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve Tom Noonan ("Wolfen", "Last Action Hero", "The Pledge", "The House of the Devil"), l'acteur qui incarna de façon bluffante Francis Dolarhyde, le tueur dans "Le Sixième Sens" de Michael Mann, est une nouvelle fois épatant dans le rôle du révérend Cole, un étrange personnage au passé trouble.

Dans ce monde d'hommes, il fallait bien quelques femmes fortes et ce sont les très jolies Dominique McElligott ("Dark Floors", "Moon", "Donne-moi ta main") dans le rôle de Lily Bell (un nom qui semble lui collait à la peau...) et Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires") dans le rôle d'Eva, qui remplissent parfaitement ce rôle et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ont du caractère ces demoiselles.

D’autres personnages secondaires comme les frères McGinnes, Black Moon ou encore Ruth ont également une présence assez importante dans la série, mais leur rôle est en revanche moins marquant et finalement assez facultatif. La série bénéficie d’une très belle mise en scène et d’une photographie lui proférant un aspect très cinématographique du plus bel effet. Franchement, une fois qu’on est dedans, il est impossible de décrocher! "Hell on Wheels" est très bien écrit et parfaitement rythmé. Comme vous pouvez vous en douter, pas mal de choses vont évoluer au fur et à mesure des épisodes jusqu’à ce dernier épisode où tout va basculer...


"Hell on Wheels" est une série vraiment réussie et palpitante! L’essayer, c’est l’adopter!

La saison 1 de "Hell on Wheels" est sorti le 18 juillet 2012 chez Wild Side Vidéo en DVD et en Blu-ray. La version DVD est au format 1.78, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 et 5.1. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78, avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et anglaise Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français évidemment. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules suivants : "Reconstituer le passé", "L'accident de train : Du concept au tournage", "La création de Hell on Wheels", "Making of", "Les personnages", "Le tournage des épisodes", "Derrière la caméra" et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également qu'une édition spéciale Fnac était sortie à la même époque contenant un livret sur la série et qu'un coffret regroupant les deux premières saisons vient de sortir début juillet.

Hell on wheels - Saison 1

Hell on wheels - Saison 1
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Hell on wheels : Saison 1 (Blu-ray)

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Hell on Wheels : saisons 1 & 2

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Hell on Wheels : saisons 1 & 2 (Blu-ray)

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08.08.13

06:25:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A l'intérieur d'une maison isolée dans les bois, Aube, une très belle femme au début de la trentaine a une vie décevante. Elle est mariée à Hudson, un homme alcoolique, blasé et violent. Cette dernière entretient alors une liaison secrète avec Seth, la jolie voisine des environs...
Un soir, les deux amantes décident de s'en aller toutes les deux loin de ce lieu perdu et sans avenir, mais les soupçons d'Hudson à propos de sa femme vont aller en grandissant...

Mon avis :

Après un premier court métrage, "Maniak", réalisé avec trois francs six sous, déjà très prometteur, le jeune réalisateur Mickael Perret nous revient avec "Soleil rouge" un nouveau court métrage beaucoup plus ambitieux...

En l'espace de 17 minutes, le réalisateur nous livre un thriller tendu et oppressant où une jeune femme décide de quitter son mari, un bûcheron alcoolique et violent, pour partir avec leur charmante voisine... Le court met en scène trois acteurs talentueux, à savoir Sabine Crossen ("Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau", "Car Academy", "Hitman") dans le rôle de Aube, Rafael Linares ("Home Fitness") dans celui de Hudson, le mari et Caroline Burgues ("Images de femmes ou le corset social", "Au cas où je n’aurais pas la Palme d’Or") dans celui de Seth, la jolie voisine.

Le film a été tourné dans les Vosges et nous offre de très belles images de la région et de ses forêts, notamment avec de très belles prises de vue aériennes. Il bénéficie d'ailleurs d'une très belle photographie où on pourra juste regretter quelques effets stylisés quelque peu inutiles. En effet, l'image est par moments volontairement dégradée un peu comme dans un grindhouse. Le film n'a rien à voir cependant avec un film de ce genre, seulement voilà, le réalisateur a dû remédier au départ inopiné de son directeur de la photographie en beau milieu de tournage et masquer ainsi les différences d'éclairages entre les séquences précédemment filmées et celles qu'il a ensuite filmé lui-même...

D'ailleurs le film devait être à la base un moyen métrage de 40 minutes, mais une trentaine de séquences n'ont pu être finalement filmées et le metteur en scène dû se résigner à tourner une nouvelle fin. Cette fin justement nous laisse quelque peu sur notre faim, un peu comme si le film était le premier volet d'une série... Normal vu les circonstances, mais forcément dommage, car on en espérait plus! Malgré tout ce court est plein de promesses et on meure d'impatience de voir ce que Mickael Perret nous offrira avec un projet totalement abouti.

L'ambiance de "Soleil Rouge" est en tous cas tendue, par moments assez hot avec notamment un brin d'érotisme et assez malsaine avec ce personnage du mari fort inquiétant. La très belle musique du film et le travail fait sur le son jouent également un rôle très important dans la réussite de celui-ci, apportant une sensation d'étouffement accentué par les dominantes rouges au niveau des images. Le montage apporte aussi beaucoup rendant par exemple stressante la très belle scène de la douche au lieu d'en faire un moment purement érotique. Enfin, les scènes de violence sont également réussies avec quelques effets sanglants très convaincants. Du beau boulot en somme, malgré les difficultés rencontrées sur le tournage...

Malgré ses imperfections, "Soleil rouge" mérite vraiment d'être vu et son réalisateur, assurément un cinéaste à suivre!

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05.08.13

06:14:40, Catégories: Interview  

Par Flo200

"Chimères"

Depuis quelques années, David Scherer a su s'imposer comme le digne héritier de Benoît Lestang et est devenu la référence en France en matière de maquillage d'effets spéciaux. Malgré un emploi du temps surchargé, il a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

"Fièvre"


Bonjour David. Peux-tu nous présenter ton métier en quelques mots ?

Bonjour à vous!!! Je m'appelle donc David Scherer et je fais du maquillage d'effets spéciaux, c'est à dire que je crée des prothèses de toute sorte pour le cinéma, de la petite blessure, au mort vivant en passant par les monstres ou les têtes d'extraterrestres...


Qu'est ce qui t’a a donné envie de faire ce métier?

C'est vraiment la passion du cinéma... J'ai passé des années dans les vidéoclubs à l'époque de la VHS à chercher et trouver des petites perles rares et à me constituer une vidéothèque... C'est ainsi que j'ai découvert les films de Carpenter ("Halloween", "New York 1997", "Vampires"), de Fulci ("La guerre des gangs", "L'Au-delà", "Frayeurs"), de Cronenberg ("Videodrome", "La Mouche", "A History of Violence") etc... Tout ça m'a forgé une vraie passion pour le cinéma et j'ai décidé d'en faire mon métier... C'est après mes années lycée que j'ai développé mon grand intérêt pour le cinéma italien... J'ai cherché tout ce que je pouvais trouver sur le domaine, ça a été ma grande période Giallo. J'ai beaucoup étudié le montage et le processus de fabrication de ces films... Au départ je ne voulais pas m'orienter spécifiquement dans les effets spéciaux, ce n'est venu que plus tard...

"From the Inside"


As-tu suivi une formation?

Non pas du tout, je suis autodidacte, j'ai suivi une formation en sciences sociales et sociologie... Plutôt le genre de chose qui n'a pas grand rapport avec le cinéma, mais je ne regrette pas pour autant d'avoir suivi ce cursus.

J'ai surtout étudié des films, le montage, la façon de filmer des scènes à effets spéciaux... Je pense qu'il faut vraiment avoir une vision globale sur la fabrication d'un film et pas juste s'intéresser aux effets spéciaux... Car je dis souvent qu'un film c'est avant tout raconter une histoire. Le maquillage Sfx est donc un accessoire, qui va servir à raconter cette histoire encore mieux, mais ça n'est pas une fin en soi... Un bon maquillage mal filmé ne donnera rien du tout... Idem si l'acteur ne joue pas avec... Il ne faut jamais oublier cet aspect je pense...

"Employé du mois"

Quels sont tes meilleurs souvenirs de tournage?

J'en ai énormément! Le tournage est un moment particulier qui vient après la période de fabrication des effets en atelier, c'est le moment où l'on va enfin se rendre compte si le trucage fonctionne après des jours de recherche et de prépas... J'adore les tournages qui me permettent de voir différentes méthodes de travail... Au fil des années il y a des amitiés qui se nouent et des réalisateurs avec qui tu aimes et veux absolument retourner … Je me rappelles avoir dis une fois que je ne pourrais pas ne pas faire le plateau d'un film de François Gaillard ("Blackaria", "Die die my darling") ou Olivier Beguin ("Si vous le voyez, tuez le de ma part", "Dead Bones", "Employé du mois")... "Last Caress" et "Chimères" ont été des tournages pour le moins intenses mais au final lorsque tu te rends compte que l'alchimie opère c'est formidable ! Pourtant ce sont des films très différents avec des styles opposés mais on y retrouve une patte et une passion commune, et ça, ça fait plaisir quand on est un créateur d'effets spéciaux, passionné par le ciné qui plus est... Pouvoir s'imprégner de la personnalité artistique de chacun et découvrir de nouvelles choses, de nouvelles façons de construire un film etc etc...

"Last Caress"

Le tournage de "L’Étrange Couleur des Larmes de ton Corps" de Hélène Cattet et Bruno Forzani ("Amer") a été un moment incroyable! Ces deux réalisateurs sont incroyables! Il y a des idées à chaque plan et ils travaillent sur la notion de « sensation » C'est à dire qu'ils font ressentir des choses avec leurs images... J'ai vraiment adoré ce tournage! L'aspect technique des effets qui ont été non seulement très diversifiés mais aussi intégralement crée sur le plateau car ils favorisent toujours les effets en direct mais aussi cette ambiance familiale si particulière que j'affectionne.... On a eu beaucoup de discussions sur le cinéma des années 70, sur les gialli ,etc etc... C'est un projet très important pour moi car j'ai non seulement énormément de respect pour ces deux réalisateurs et leurs producteurs (qui osent produire des films atypiques) mais je suis aussi comme je le répète souvent un grand amateur de giallo... Ce film m'a donc permis de me plonger complètement dans cet univers, thématiquement, et techniquement car on a aussi eu recours à des astuces et du système D pour concevoir nos effets... Et ça c'est un aspect que j'adore...

Te rends-tu toujours sur les tournages ?

Dans 95% des cas oui ! Comme je disais précédemment je ne pourrais pas ne pas faire un plateau de François Gaillard par exemple ! L'été dernier j'ai enchaîné "Trahison" (ex "One Wicked Night"), "Chimères" et "Fièvre", je n'aurais pas pu les déléguer... Leurs trois réalisateurs sont tous des passionnés et c'est pour moi très enrichissant de travailler avec des gens comme ça , ça permet de créer de belles choses même si on a pas forcément de gros moyens et beaucoup de temps...

De plus j'aime vraiment travailler avec les acteurs, je viens de finir tout dernièrement un docu fiction sur la création de la ville d'Aigues Mortes pendant les croisades, il y avait énormément de maquillages et le travail avec les acteurs a été très important, j'ai beaucoup apprécié cet aspect...

Le rapport humain est primordial je trouve dans ce métier... Un réalisateur qui est à fond, tu n'as qu'envie de le suivre.... Fabrice Blin, le réalisateur de "Mandragore" avait dit cette chose très intéressante : Un réalisateur donne des choses à son équipe, qui lui en donne à son tour etc... Tant j'ai vu des réalisateurs totalement investis que tu suis à 200% car ce sont de formidables chefs d'orchestres (des Romain Basset, Olivier Beguin, Clément Deneux, Jean-Christophe Savelli, François Gaillard, Éric Falardeau, Tala Sehlami, Cédric Lemen et bien d'autres... ) tant j'ai aussi eu l'effet inverse... Voir un réalisateur débarquer les mains dans les poches et jouer avec son iphone lorsqu'on lui explique comment peuvent fonctionner les effets spéciaux, recevoir le découpage technique d'une très grosse scène à effets avec des créatures 4 heures avant de tourner... Et qui évidemment ne se gênera pas pour te cracher à la gueule ensuite... Tu as vraiment les deux extrêmes...

J'ai débarqué à Montréal pour tourner "Thanatomorphose" l'été dernier... L'équipe était très réduite, on tournait dans un simple appart... Mais j'ai rarement vu une équipe aussi soudée et enthousiaste... Tu ne peux que réussir dans ces cas là... Éric Falardeau a cette qualité de t'entraîner dans son projet... Il est toujours clair dans ses idées, propose plein de choses et toujours ouvert aux suggestions... Mais il n'y a pas que ça! Hors tournage, il me faisait visiter Montréal, découvrir des quartiers sympas etc... Il veillait toujours à ce que je sois le mieux possible...

J'ai eu le même rapport avec des réals comme Bruno et Hélène, ou bien encore François (Gaillard) et Olivier (Beguin). C'est je trouve un des aspects les plus importants et les plus enrichissants...

"Thanatomorphose"

Lorsque tu as un budget assez réduit, est-ce que cela te stimule d’autant plus? Car j’imagine que tu souhaites toujours obtenir un résultat parfait à tes yeux...

J'essaye toujours d'obtenir un résultat qui soit cohérent par rapport au film.... Sur "Blackaria" par exemple qui disposait d'un budget très réduit , j'ai essayé de créer des effets spéciaux dans l'esprit de ceux des gialli des années 70 , puisque "Blackaria" est un film qui se réclame de cette période et de cet univers... Cela impliquait pas mal de fausse peau, de prothèses et de sang « rouge vif technicolor », un côté très « plastique » mais dans le bon sens du terme bien entendu !! Dans le sens où il n'y a pas de numérique ou de 3D... quand un couteau transperce une gorge, on perce réellement un bout de latex...
Sur des séries TV par contre, on est parfois plus sobres, il y a moins d'excès gores, donc on adapte...

"Aigues Mortes un port pour les croisades"


Y a-t-il des maquilleurs ou des spécialistes de SFX qui t’ont influencé?

En France, il y a le regretté Benoît Lestang ("Baby Blood", "Le Pacte des loups", "Martyrs") qui a tellement apporté au maquillage.... Je ne l'ai hélas pas rencontré et ça me chagrine encore aujourd'hui... Mais je sais qu'on ne l'oublie pas et ça me fait plaisir de voir des gens comme Olivier Strecker ou Daniel Gouyette ("Ti ricordi di Lucio Fulci?") qui le citent régulièrement et qui savent toujours rendre hommage à son travail et son talent...

Sinon j'ai une grande admiration également pour les italiens Gianetto de Rossi ("Il était une fois dans l'ouest", "L'au-delà") et Sergio Stivaletti ("Dellamorte Dellamore", "Arrivederci amore, ciao", déjà parce qu'ils ont bossé sur des films cultes dans le genre et qu'ils ont tenté des trucs inédits... L'aspect des zombies dans "L’Enfer des Zombies" ou les corbeaux dans "Opera" par exemple! Il y a vraiment eu des choses fortes et novatrices... Et j'aime aussi ce côté artisanal qui perdure... C'est quelque chose qui m'inspire beaucoup en tous les cas... Ils pouvaient faire beaucoup avec rien, sachant en plus qu'il n'y avait pas encore tous les produits d’aujourd’hui, je trouve qu'ils ont beaucoup de mérite...

"The Theatre Bizarre"


Peux-tu nous parler des projets qui t’ont le plus marqué?

Ok, voici donc un petit concentré de courts, longs et divers projets sur lesquels j'ai travaillé et qui m'ont marqué sur certains aspects...

"Thanatomorphose" : Une expérience incroyable que ce tournage qui était mon premier tournage canadien, la phase de prépa était dingue, je fabriquais des prototypes de prothèses et je les envoyais par mail à Éric qui me faisait son retour.... Il y a eu un nombre incalculable de prothèses transferts à coller sur Kayden la comédienne principale et beaucoup d'effets en direct... Remy Couture un artiste canadien incroyable avait fabriqué des litres de sang, pus et autres substances dont je couvrais les prothèses jour après jour... Et au milieu de tout ça une bonne humeur communicative et une ambiance de tournage géniale! J'ai adoré cette équipe, je retournerais avec eux à la première occasion!!!!

"Antoine et les Héros"

"Antoine et les Héros" : Un autre beau souvenir de tournage avec plein d'effets à l'ancienne ! Patrick Bagot le réalisateur voulait des zombies très old school et c'est la direction que nous avons suivie... On a aussi fait pas mal d'effets sanglants et de blessures... Au final c'est un très bel hommage au cinéma Bis et un beau film sur l'enfance aussi... Philippe Reyno est génial en Jim Kelly et je pense que c'est un super hommage qu'ils ont fait là... J'étais très touché quand j'ai découvert ce film sur grand écran!

"Dome Sweet Dome" : Une autre collaboration avec le tandem infernal Gaillard / Rafighi!!!! Ça fait très longtemps que je bosse avec François sur ses films et sur les projets School's Out à Montpellier... Celui ci a été particulièrement intense ! Je n'ai fait qu'une nuit de tournage dessus mais je m'en souviendrais... Ionna qui fait la créature du clip a été formidable, elle portait des prothèses, des lentilles blanches et était couverte de sang et elle n'a pas bronché ! Je lui tire mon chapeau car ce n'était vraiment pas évident mais elle a été adorable de patience... Et en plus elle passe superbement bien à l'image ! Je pense qu'elle et Aurélie Godefroy ("Die Die my Darling") font partie des deux nanas les plus charismatiques que j'ai vu dans les films de François , elles sont toujours très bien mises en valeur et explosent à l'image...

"Dome Sweet Dome"

"From the Inside" : Un autre projet School's Out réalisé par mon ami Guilhem Sendras qui se lance aussi dans l'aventure du long low budget... C'est un gros défi car son histoire est complexe et ambitieuse... Au delà de l'aspect « tournage » ce que je retiens ce sont les longues discussions le soir où il m'explique ses envies , ses ambitions de tournage , ses doutes etc... Un rapport humain que tu ne retrouves pas partout et que j'apprécie tout particulièrement...

"Mauvaise Tête" : Pour ce film réalisé par Camille Vidal Naquet il a fallu jouer sur un côté assez réaliste et « dramatique » par rapport à l'histoire qu'on racontait... C'était très intéressant car ce n'est pas un film d'horreur dans le sens premier du terme mais il contient des éléments qu'on peut qualifier d'horrifiques... L'équilibre était très intéressant à trouver... J'ai trouvé que les effets étaient vraiment utilisés pour véhiculer des émotions supplémentaires... Très content là aussi d'avoir participé à ce projet...

"Innocence"

"Innocence" : Un tournage vraiment fun comme j'en rêve toujours : de la série B assumée, beaucoup d'effets sur le plateau (faits en tandem avec mon acolyte Léo Leroyer), du sang, de la bille noir, des cadavres...
Le cast était super et vraiment investi et je me suis vraiment amusé sur ce tournage... C'est pour ça que j'aime ce métier!

"Chimères" : Le premier long de Olivier Beguin a été une grande aventure! J'avais bossé avec Olivier sur ces trois précédents courts quand il m'a parlé de "Chimères"... J'étais très curieux avant tout de voir ce qu'il allait faire avec le thème du vampirisme... Le tournage a été compliqué, on tournait de nuit souvent, sans beaucoup de moyens, pas beaucoup de temps. , beaucoup d'effets à réaliser ... Et puis Olivier me montrait quelques plans, puis quelques séquences montées... Et là tu te dis qu'il y a un truc.... puis ça prend forme jusqu'au jour de la projo au NIFFF... Et tu ressors de la projo en te disant que tu es fier d'avoir ton nom associé à ce film...

"Essence"

"Essence" : Un clip réalisé à Bordeaux au mois de mai dernier! L'occasion de retrouver Matthieu Rameix que j'avais perdu de vue depuis quelques années ! Le tournage était une vraie partie de plaisir ! On a vraiment bien rigolé malgré paradoxalement le côté très glauque du clip ! Quand Matt m'a parlé des références très "Hellraiser" et "Silent Hill" pour le final, j'ai sauté sur l’occasion, il m'a envoyé un beau dessin pour la femme cénobite et je me suis lancé dans la sculpture des pièces... Sur le plateau Marie et Richard nos deux cénobites ont été supers et Matt est un réal qui connaît bien les effets spéciaux donc qui met la main à la pâte directement et ça, ça fait toujours plaisir!!!

"Loki Dort"

"Loki Dort" : J'ai vraiment de l'affection pour ce court métrage car lorsque Jean Eudes Monachon m'a contacté, il était dépité... Il venait de se faire rembarrer par un maquilleur sfx et m'appelait pour me demander si je ne connaîtrais pas quelqu'un pour participer à son court... J'ai répondu : hey mais non attends ça m'intéresse moi!!!!
J'ai passé deux nuits sur le tournage mais c'était très agréable même si c'était en plein hiver... Depuis on est amis avec Jean Eudes et j'ai eu la chance de participer à une projection de Loki Dort à Avignon où il a dynamité l'ambiance!

"Alice et Lucie" : Ma seconde collaboration avec Xavier Ournac qui est aussi un jeune réalisateur que j'apprécie beaucoup... Il y avait un effet particulier qu'on a crée et qui me plait beaucoup dans la façon dont il est utilisé dans le film, j'ai beaucoup aimé ce moment où il mettait en place le plan et nous as dit : « on raconte quelque chose avec ce plan ».

"L’Étrange Couleur des Larmes de Ton Corps" : Je ne peux pas ne pas revenir sur cette expérience , où non seulement pour un amateur de cinéma comme moi , bosser sur un giallo est une chance folle , mais en plus partager un mois avec une équipe pareille est une formidable aventure humaine... On passait la soirée à discuter avec François Cognard ("Amer", "Insensibles") un des producteurs, de cinéma, de son expérience, de ses voyages, de la façon dont il défendait le cinéma, de Benoît Lestang... C'était très touchant... C'est vraiment une de mes plus belles expériences... J'ai très très hâte de découvrir le film!!!!

"The Theatre Bizarre"

"The Theatre Bizarre" : Pour le passionné de cinéma que je suis, imaginez le fait de se retrouver sur un plateau d'un film de Richard Stanley, avec Catriona Mac Coll et Simon Boswell à vos côtés...

"Dieu reconnaîtra les Siens" : Une de mes toutes dernières collaborations... C'est la première fois que je bossais avec Cédric LeMen et j'espère vraiment que ce ne sera pas la dernière!!!! Cédric est très précis dans ses demandes et on a essayé de faire quelque chose d'un peu différent sur un thème connu... Pour avoir eu la chance de voir quelques images, je peux vous dire que ça fonctionne niveau émotions ! Là encore le cast est superbe!!! J’avais déjà bossé avec quelques uns comme Max (Poullein) ou David (Doukhan) et franchement ils envoient tous!!!!!

"A Tout Prix"

"A Tout Prix" : Un passage éclair sur le tournage de Yann Danh mais une bonne participation!!!! En bon fan de polar je ne pouvais pas passer à côté ! Et j'ai pas été déçu du résultat!!!!!

"Matriarche" : Un coup de cœur sur ce court métrage qui nous a valu à Léo Leroyer et moi même les prix des meilleurs Sfx live au dernier Festival Effet Star, Guillaume et Remy vous déchirez!!!!!!!!

Depuis combien de temps travailles-tu avec Léo Leroyer? Et quel est son rôle exactement?

Alors Léo ça fait une paire d'années maintenant qu'on se connait! On bosse ensemble quand un projet nécessite à la fois des effets pyrotechniques et des effets prosthétiques... Léo est un vrai Mac Gyver du cinéma il sait de faire de tout! Il gère aussi bien les effets d'impacts de balle, que les flammes, que les effets mécaniques , il arrive aussi a mécaniser des prothèses si besoin est...

"Matriarche"

Peux-tu nous parler de "Under the Blade" et de cette expérience en tant que metteur en scène?

En fait c’est très simple, c'est l'unique fois où j'ai fais de la mise en scène. J'étais à Montpellier avec la team School's Out et on avait deux jours de battement, Guilhem m'avait parlé d'une soirée où ils allaient projeté leurs films et ils voulaient rajouter des fausses bandes annonces dans l'esprit Grindhouse et du coup je me suis lancé dedans épaulé par le fidèle François Gaillard, on a donc bricolé une petite bande annonce mélangeant Giallo et Slasher ( deux genres qu'on affectionne ) et le résultat c'est "Under the Blade", un petit trip réalisé sans prétention aucune!

Et aimerais-tu réitérer l'expérience avec un projet plus ambitieux?

J'ai envie de dire pourquoi pas, mais avec beaucoup de préparation avant... J'ai quelques pistes mais c'est un peu tôt pour en parler...

"Dead Bones"

Quels conseils donnerais-tu aux personnes souhaitant exercer ta profession?

De ne pas voir uniquement le côté « technique » du maquillage, mais plutôt d'essayer de comprendre comment un effet spécial s'inscrit dans une mise en scène... De regarder beaucoup de films et pas forcement les plus récents, d'essayer de comprendre comment on faisait le cinéma dans les années 70 / 80...

Je n'ai plus ou presque de discussions sur le cinéma quand je vais sur un tournage avec les jeunes maquilleurs et maquilleuses actuelles, souvent la conversation se limite à « tu utilises du silicone pour faire ta prothèse? » et c'est tout... Mais on ne discute plus d’influences, de mise en scène, de films qui nous ont marqués etc... Ce qui je trouve est l'essence même de la créativité, enfin à mon sens... Le maquillage Sfx s'inscrit dans un contexte, ça sert la mise en scène... De toute façon le cinéma c'est raconter une histoire... Et un trucage, un maquillage spécial est toujours là pour servir une mise en scène voulu par un réalisateur... Sinon autant prendre des photos de maquillages chez soi et les mettre dans un musée...

Rurik Sallé pour le Teaser d'"Innocence"

Regardes-tu beaucoup de films de genre? Et arrives-tu à faire abstraction de ton métier lorsque tu visionnes un film?

Totalement!!! J'ai vraiment la chance je pense de mettre de côté complètement l'aspect technique quand je regarde un film, du coup je peux pleinement en profiter!

Merci beaucoup Florent!!!!!!

Merci à toi David!!!

Clip de Tess : "Le Pacte"

Ci-dessous, voici la liste quasi exhaustive des DVD et Blu-ray sortis en France dans lesquels vous trouverez les films auxquels David Scherer a participé:

The Theatre Bizarre (DVD + Copie digitale)

The Theatre Bizarre (DVD + Copie digitale)
Fnac à 10€
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The Theatre Bizarre (Blu-ray + Copie digitale)

The Theatre Bizarre (Blu-ray + Copie digitale)
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The hunt

The hunt
Fnac à 11€
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Blackaria

Blackaria
Fnac à 17€
Voir la fiche
Lady Blood

Lady Blood
Voir la fiche

Ouvert 24/7

Ouvert 24/7
Amazon à 14.99€
Fnac à 17€
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Paris by night of the living dead

Paris by night of the living dead
Fnac à 11€
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Survivant(s)

Survivant(s)
Fnac à 11€
Voir la fiche
French demence Vol. 1

French demence Vol. 1
Fnac à 11€
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La nuit des horloges

La nuit des horloges
Amazon à 13.29€
Fnac à 17€
Voir la fiche
La nuit des horloges (+ livre)

La nuit des horloges (+ livre)
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