Archives pour: 2014

30.12.14

07:08:22, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pour sauver son couple, un juge réputé va devoir assouvir les fantasmes sado-maso de sa femme. De clubs privés en expériences nouvelles, le couple découvre l’univers caché du SM et teste ses limites. Mais son secret va être révélé et le scandale éclate...

Mon avis :

Avec sa jaquette bien racoleuse et son titre on ne peut plus explicite, Koba Films n'y va pas par le dos de la cuillère pour cette sortie française de "SM-rechter", pourtant ce biopic sur le scandale qui frappa en Belgique le juge Koen Aurousseau et sa femme Magda est loin d'avoir été tourné de façon voyeuse, bien au contraire...

Rebaptisé donc "Domination" pour la France, ce premier long métrage du réalisateur Erik Lamens dépeint surtout ce couple qui fit la une des journaux belges au cours de l’année 1997 pour ses pratiques sexuelles jugées indignes d'un juge d’instruction. Pourtant, c'est bien à la demande de sa femme et pour sauver son couple que le juge Koen Aurousseau accepta de faire de sa femme une esclave sexuelle...

Erik Lamens décrit ce couple avec beaucoup de tendresse et de pudeur, montrant dans un premier temps le mal-être de Magda qui est en pleine dépression au début du film et qui craque littéralement lorsqu'elle va se projeter dans l'avenir, un avenir où elle ne se verra toujours pas épanouie et qui va enfin revivre lorsqu'elle va enfin aller au bout de son fantasme et vivre pleinement sa sexualité comme elle le désirait.

A aucun moment, le cinéaste ne décrira leurs pratiques de façon sabreuse ou dégradante, montrant au contraire des pratiques, certes particulières, mais bien loin des idées préconçues que l'on peut s'en faire. On découvrira ainsi des clubs SM où les pratiques sont bien encadrées, respectant les désirs de la « victime » volontaire et sa résistance à la souffrance et cela, étonnamment sans le moindre rapport sexuel.

A aucun moment également, on aura l'impression qu'il jugera ce désir profond de Magda, ni même qu'il essayera d’ailleurs de la comprendre... Pourtant, on peut se poser des questions par rapport notamment à son passé de femme battue (lors d'une précédente relation). Est-ce que ce désir de souffrance et de soumission ne peuvent pas avoir un rapport avec ce vécu? Toujours est-il qu'après avoir assouvi ce désir, Madga est sortie de sa dépression, s'est remise à peindre (des œuvres assez morbides, certes !)et à avoir une vie de famille équilibrée.

Seulement voilà, lorsqu’au bout de 5 ans une photo de Magda torturée arrivera aux mains de la police et cela peu de temps après l'affaire Dutroux (Ce qui apparemment n’arrangea pas les choses...), le scandale éclata en Belgique. Koen fût arrêté, démis de ses fonctions et le couple perdit à la fois sa maison et l'estime de ses enfants, qui coupèrent les ponts durant environ 3 années.

Sans être un chef d’œuvre, le film ne serait pas aussi réussi sans son casting très proche des vrais protagonistes. Gene Bervoets ("L'homme qui voulait savoir", "La mémoire du tueur") dans le rôle de Koen Allegaerts et Veerle Dobbelaere ("Les habitants", "Lisa", "Copacabana") dans celui de Magda De Herdt, qui se retrouvent une nouvelle fois après avoir joué ensemble dans "Le hollandais volant", sont vraiment impeccables et totalement crédibles.

Le vrai couple semble d’ailleurs avoir pas mal contribué au projet, notamment au niveau du scénario, qui bizarrement prend quelques libertés avec la réalité. En effet, ici le couple n'a qu'une fille unique par exemple et non trois comme dans la réalité. Peut-être pour qu'elles ne s'identifient pas trop au personnage? Car apparemment elles ont été très marquées par le scandale...

En même temps, même si chacun est libre de pratiquer le sado-masochisme, quel enfant aurait envie d'apprendre que ses parents le pratique? D'ailleurs plus généralement quel enfant aurait envie d'entendre parler de la vie sexuelle de ses parents?

La dernière partie du film, consacrée au procès, est un peu moins réussie que le reste du film, ne rentrant pas suffisamment dans les motivations qui ont poussé certains magistrats à s'en prendre ainsi à l'un de leurs collègues et cela, malgré une opinion publique semblant pourtant en faveur du couple.

Certaines irrégularités semblent également ne pas avoir été abordées (Ce que l'on découvrira dans l'entretien avec le vrai couple présent dans les bonus...). Pour un premier long, Erik Lamens s'en sort toutefois très bien et nous livre une œuvre qui pousse à réfléchir et à avoir un autre regard sur des pratiques toujours très taboues, mais pas forcément de les comprendre...

Si c’est de l’érotisme quelque peu déviant qui vous attirait dans ce "Domination", eh bien passez votre chemin, car ce n’est absolument pas ce que ce film vous offrira !

"Domination" est sorti le 10 septembre 2014 chez Koba Films en DVD et Blu-ray. Le DVD est au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et flamande Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.78 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et flamande dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter également la présence de sous-titres pour sourds et malentendants. Au niveau des bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec le vrai juge et sa femme, à un entretien avec le réalisateur Erik Lamens, à des scènes coupées et à des bandes annonces de l'éditeur.

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29.12.14

08:06:47, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une ancestrale légende indienne, un pacte scellé dans le sang, une amitié brisée... et un requin mangeur d’hommes : plongez dans les eaux rouges de "Deep Blood" du grand Joe D’Amato !

Mon avis :

Entre "Anthropophagous" et "Horrible" sortis chez Bach Films et ce "Deep Blood" sorti chez Crocofilms, on peut dire qu'on aura été gâté en films de Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") en cette année 2014, car depuis la disparition de Neo Publishing, c'était quand même un peu le désert chez nous...

Parmi les multiples ersatz qui virent le jour suite au succès du chef d’œuvre de Steven Spielberg, il y a aura donc ce tardif "Deep Blood" sorti en 1990 crédité à Raffaele Donato, qui en fait ne tourna que la première scène et qui jeta ensuite l'éponge. C'est donc Joe D'Amato, producteur et chef opérateur du film qui se chargea de la mise en scène de ce petit budget tourné en une dizaine de jours.

Dès le début du film, on sent qu'on va avoir affaire à du lourd... Un vieil indien qui ne semble pas avoir la moindre origine indienne ; des bruitages au rabais ; des plans sous-marins ayant pour certains été filmés dans un aquarium et dans une piscine (Le gamin qui nage au début du film avec quelques poissons tropicaux est un pur régal!) ; une attaque de requin où l'on ne voit pas le moindre requin ; du sang qui ressemble plus à de la peinture rouge qu'à du sang... Un vrai bonheur! Et cela en moins de 10 minutes!

Quant aux dialogues, c'est du caviar! Par exemple, lorsqu'un policier ramène au commissariat le gamin ayant perdu sa mère et sensé être traumatisé (Autant vous dire qu'il a l'air de plus se marrer qu'autre chose!), le shérif lui dit « T'as qu'à le saouler, il faut qu'il parle! »... Et lorsque la première attaque avec un requin visible va enfin arriver, il va s'agir évidemment d'un montage (assez maladroit) fait à partir de stock-shots! Rebelote d'ailleurs lors la deuxième attaque...

On appréciera également la maquette d'épave où l'on voit très nettement qu'il s'agit d'une maquette (Pas de doute possible !), une musique sirupeuse au possible signée Carlo Maria Cordio ("Horrible", "Ator l’invincible", "Le sadique à la tronçonneuse", "Le gladiateur du futur", "Aenigma") qui a composé heureusement pour lui et pour nous quelques musiques de films bien plus réussies que celle-ci et des acteurs pour la plus part inconnus et vraiment très moyens (pour ne pas dire mauvais...), contribuant à ce qui aurait pu être un vrai bon nanar s'il n'y avait pas eu cette interminable scène finale où nos jeunes héros vont piéger le vilain squale.

La scène en question est tellement longue qu'elle nous plonge dans l'ennui le plus total. Le film est d'ailleurs également quelque peu plombé par une multitude de dialogues sans intérêt et de sous-intrigues inutiles.

On notera tout de même parmi les acteurs, les noms de Mitzi McCall ("War of the Satellites", "La fièvre d'aimer") et Charlie Brill ("Le fantôme de Barbe Noire", "Bloodstone") dans le rôle des parents de l'un des jeunes et celui de Tody Bernard ("Favorite Son", "S.W.A.T. unité d'élite") dans celui du shérif, car en ce qui concerne le reste du casting, il s'agit essentiellement d'acteurs amateurs ou de seconde zone (Pour être poli!).

Malgré la présence de quelques jolies filles, étonnamment celles-ci ne se retrouveront à aucun moment en petite tenue, ce qui plutôt surprenant pour un film de Joe D'Amato et ce qui aurait pu apporter un petit intérêt supplémentaire. D'ailleurs, on aurait pu s'attendre de sa part à également plus de sang, d'effets crados etc...

Vous l’aurez compris ce "Deep Blood" est d’un intérêt très limité et s’adressera donc principalement aux collectionneurs, amateurs de cinéma Bis, fans de D’Amato ou amateurs de films de requins...

"Deep Blood" est sorti officiellement en DVD chez Crocofilms le 9 septembre 2014 en tirage très limité (300 exemplaires seulement!). Le film est présenté ici au format 1.33 4/3 avec des pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0, mais sans sous-titres français. Les bonus se composent quant à eux du très sympathique court métrage "Memory of the dead" de Pascal Frezzato avec sous-titres anglais, d'un entretien très intéressant avec David Didelot de Vidéotopsie sur Joe D'Amato, les films de requins et bien sûr "Deep Blood", une petite compilation des pires bandes annonces de films de requins concocté par Otto Rivers de Videotopsy et enfin une petite présentation du festival Bloody Week-end.

Petit rappel des autres titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Terreur extra-terrestre"

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25.12.14

07:57:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

4 individus vont se retrouver liés de façon inattendue par leurs destins. Pleasure, un gangster aux pouvoirs visionnaires, Sorrow, une chanteuse prometteuse, Happiness, un banquier véreux et Love, un médecin qui perd tout sens de l’éthique. Leurs vies vont s’entrechoquer tel l’effet papillon. Et curieusement, ils croiseront tous Fingers, un caïd du milieu.

Mon avis :

Avec son casting 4 étoiles, "États de choc" ne peut qu'attirer l'attention, reste quand même à savoir si les producteurs n'ont pas tout misé justement dans ce casting, car le film date tout de même de 2007 et n'arrive chez nous que maintenant... On peut donc légitimement se poser des questions sur les raisons de ce délai si long!

"États de choc" est le premier long métrage de Jieho Lee, qui signe ici la mise en scène, mais également le scénario de ce film assez complexe. Dans un premier temps le film se concentre sur le personnage de Happiness, joué par Forest Whitaker ("Platoon", "Good Morning, Vietnam", "Bird", "Johnny Belle Gueule", "Le dernier roi d'Écosse"), un employé de banque à qui l'argent va finir par faire tourner la tête...

Lors de cette première partie, on commencera tout de même à découvrir d'autres personnages qui vont ensuite prendre une autre importance dans l'histoire, comme par exemple le personnage de Pleasure, interprété par Brendan Fraser ("La momie", "Endiablé", "Un Américain bien tranquille", "Collision"), le deuxième personnage sur laquelle l'histoire va se concentrer.

Pleasure est l'homme de main d'un mafieux, ayant le pouvoir de voir ce qui se passe à l'avance. Le mafieux en question, sorte de fil rouge de l'histoire, un dénommé Fingers (Je vous laisse deviner pourquoi on le surnomme ainsi!) sera interprété par le génial Andy Garcia ("Black Rain", "Le parrain, 3ème partie", "Jennifer 8", "Pour l'amour d'une femme", "Ocean's Eleven"), décidément toujours aussi convaincant dans ce genre de rôles...

Le film va ensuite se tourner vers le personnage de Sorrow, joué par Sarah Michelle Gellar ("Souviens-toi... l'été dernier", "Sexe intentions", "Buffy contre les vampires", "The Grudge 2"), une chanteuse en pleine ascension dont le contrat va être revendu à Fingers.

Enfin, dans la dernière partie, l'histoire se concentrera sur le personnage de Love, interprété par Kevin Bacon ("Footloose", "Tremors", "L'expérience interdite", "Sexcrimes", "Death Sentence"), un chirurgien, qui va tout faire pour sauver son amie Gina, jouée par notre frenchie Julie Delpy ("La passion Béatrice", "Trois couleurs: Bleu", "Killing Zoe", "La comtesse")...

Au final, la boucle sera bouclée et on découvrira comment tous les destins de ces personnages seront liés et quelles conséquences certains actes ou certains faits auront sur les autres personnages de l’intrigue. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec un film comme "Collision" ou encore de penser à un film comme "L'effet Papillon"...

Mais si le film de Jieho Lee tiendra suffisamment en haleine durant toute sa durée, on ne sera pas autant bluffé que par les deux autres films, on restera même quelque peu dubitatif sur la logique de certains évènements et donc forcément, pas pleinement convaincu. De plus la mise en scène du jeune cinéaste est loin d'être très inspirée, d'ailleurs Lee n'a rien réalisé depuis (Cela fait tout de même 7 ans!)...

Cet "États de choc" est certes assez plaisant à regarder, mais au final, on restera tout de même sur notre faim et il y a peu de chances que le film manque durablement les esprits...

"États de choc" est sorti le 13 octobre 2014 chez Seven7 en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous propose une image au format 2.40 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Seul bonus présent, des bandes annonces dont celle du film...

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24.12.14

07:56:35, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Né dans une famille pauvre irlandaise de Dublin, Christy Brown est atteint de paralysie spasmodique. Alors qu’il se rend à un concert de charité, il fait la connaissance d’une jeune infirmière, qui commence à lire son autobiographie et découvre le combat qu’est sa vie. Avec son unique pied gauche, Christy Brown a appris à peindre, à écrire et essentiellement à communiquer.


Mon avis :

Dès son premier long métrage, le réalisateur irlandais Jim Sheridan ("Au nom du père", "The Boxer", "Réussir ou mourir", "Brothers") frappa fort en signant un véritable petit chef d’œuvre, "My Left Foot", l'adaptation cinématographique des mémoires de Christy Brown, un artiste-peintre et poète souffrant d'une paralysie cérébrale ne lui permettant pas de se servir d’autres membres que de son pied gauche...


Avec ce film, Daniel Day-Lewis ("Le dernier des Mohicans", "Au nom du père", "Gangs of New York", "There Will Be Blood") remporta entre autres l'Oscar du meilleur acteur et Brenda Fricker ("The Field", "Maman, j'ai encore raté l'avion", "Le droit de tuer?", "Veronica Guerin") celui de la meilleure actrice dans un second rôle, deux Oscars amplement mérités, même s'ils ne sont pas les seuls acteurs qui auraient mérité d'être récompensés dans ce film. En effet, la performance du jeune Hugh O'Conor ("Rawhead Rex", "La tranchée", "Blueberry: L'expérience secrète"), par exemple, est également bluffante et aurait largement valu aussi une petite récompense...


L'histoire de Christy Brown est réellement poignante et on ne peut que compatir à ses souffrances, toutefois Jim Sheridan ne tombera jamais dans la facilité en livrant un film larmoyant ou même mielleux. Au contraire, en nous décrivant un personnage au caractère plein de colère et de révolte, il ne nous le rend pas forcément très sympathique et c'est peut-être cela qui fera la force du film, associé bien entendu aux performances remarquables des deux acteurs qui interprètent le personnage.


On sent en permanence que Christy est comme emprisonné dans son corps, impuissant face aux regards de ceux qui l’entourent qui pensent à tord qu’il n’ait pas doué d’intelligence (La scène où la voisine essaye de lui apprendre l’alphabet illustre cela par exemple à merveille !). Son combat pour montrer ses capacités intellectuelles est absolument incroyable et les deux acteurs arrivent totalement à le rendre crédible, on a d'ailleurs vraiment l’impression qu’ils souffrent comme le vrai Christy a dû lui-même souffrir, mais ce n'est pas pour autant qu'on aura de l'empathie pour lui, car tout comme le vrai Christy le souhaitait, Sheridan veut aussi que l'on considère son personnage comme un être humain normal et non qu'on ait pitié de lui.


A travers cette histoire vraie assez extraordinaire, le cinéaste montre aussi son pays et la misère dont pouvait être victime une grosse majorité de la population d'origine essentiellement prolétaire durant l’après-guerre, une Irlande avec ses défauts, mais avant tout fière et ne demandant jamais d'aide à personne, à l'image du père, magnifiquement interprété par Ray McAnally ("Mission", "Le quatrième protocole", "Le sicilien"), qui remporta d'ailleurs pour son interprétation le BAFTA Film Award du meilleur second rôle masculin.


Par l’intermédiaire de flashbacks, Jim Sheridan abordera les principaux évènements marquants qui ont fait de Christy l'homme qu'il est ensuite devenu, évoquant par exemple ses différentes déceptions amoureuses, mais le cinéaste esquivera en revanche quelques évènements marquants de sa vie comme par exemple sa visite à Lourdes qui marqua apparemment pas mal le futur artiste. Le film ne sera pas non plus dénué d'humour apportant ainsi un peu de légèreté à cette histoire au départ assez dure.


Pour réaliser ce biopic, le réalisateur n’a bénéficié que d’un budget très modeste, mais grâce à son talent, cela ne se ressent à aucun moment. Pour un coup d'essai, c'était vraiment un coup de maître! Sheridan a un sacré talent, c'est une évidence et il le prouvera à plusieurs reprises par la suite. On pourra simplement regretter qu'il ne soit pas un peu plus prolifique...


"My Left Foot" est une œuvre émouvante, marquée par l’interprétation ahurissante d’un Daniel Day-Lewis complément habité, une œuvre qui ne tombera jamais dans le pathos, malgré un sujet qui aurait pu s’y prêter, une œuvre enfin qui nous marque à jamais de son empreinte indélébile...


Après une première édition DVD sortie le 19 septembre 2007, Elephant Films ressort à nouveau "My Left Foot" le 6 janvier 2015 dans une nouvelle version restaurée. Cette fois le film aura le droit à deux éditions, une DVD simple et une combo DVD + Blu-ray. Le DVD proposera le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby digital 2.0 et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous offrira une image au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française dts-HD Master Audio 2.0 et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus reprendront le making of, le documentaire sur Christy Brown et la galerie photos déjà présents dans la précédente édition et contiendront en plus une présentation du film par le critique de cinéma Xavier Leherpeur et des bandes annonces de l'éditeur.


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17.12.14

07:06:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le sergent Dan Madigan est un vétéran du 10ème district de Manhattan. Sa principale cible est le crime organisé. Incorruptible, expérimenté et maniant l’humour à froid avec brio, Madigan sera appelé en renfort en Europe, afin d’aider à l’arrestation de gros caïds de la pègre locale...

Mon avis :

Quatre après "Police sur la ville" de Don Siegel ("L'Invasion des profanateurs de sépultures", "L'Inspecteur Harry", "L'Évadé d'Alcatraz"), Richard Widmark ("Panique dans la rue", "Les Forbans de la nuit", "La Lance brisée", "L'Homme aux colts d'or", "Alamo", "Le Crime de l'Orient-Express") réendossait le costume du sergent-détective Madigan, ressuscité pour faire vivre cette série qui comptera en tout et pour tout, 6 épisodes de 70 minutes...

"Madigan", pourtant est une très bonne série qui aurait bien mérité de perdurer un peu plus longtemps, car les six épisodes qui la composent, sont vraiment de qualité. Dans la série, Madigan est sergent et divorcé, ce qui n'est guère étonnant puisque Inger Stevens ("Les Boucaniers", "Pendez-les haut et court") qui interprétait le rôle de son épouse dans le film, décéda en 1970.

Dès le premier épisode, "Enquête à Manhattan", on est happé, non pas par l'intrigue, somme toute très prévisible, mais par le personnage de Madigan, en particulier l'humour et la sympathie qu'il dégage et par l'approche de la série qui met ici l'accent sur sa relation avec son nouveau binôme, un jeune flic sans expérience et diplômé en psychologie, ayant une approche de son métier très différente de celle de Madigan, puisque celui-ci ne veut pas se servir de son arme... Ce dernier est ici interprété par Ronny Cox ("Délivrance", "Enfer mécanique", "Le flic de Beverly Hills", "RoboCop"), qui sera parfait dans ce rôle un peu mou du genou.

Dans les rôles des deux petits malfrats agresseurs de petites vieilles, on reconnaîtra deux gueules assez connues, Tony Lo Bianco ("Les tueurs de la lune de miel", "French Connection", "Police puissance 7", "Meurtres sous contrôle") d'une part et James Sloyan ("L'arnaque", "Xanadu") d'autre part. L'épisode se termine par une scène très amusante, particulièrement étonnante. La mise en scène d’Alex March ("Une si belle garce") est d’autre part très soignée avec quelques plans très inspirés et le rythme parfaitement géré.

Dans le deuxième épisode, "Enquête à Harlem", Madigan va enquêter sur un braquage commis dans une réception par l’un des serveurs, un jeune noir voulu juste 1000 dollars afin de libérer sous caution son frère emprisonné, seulement voilà, il est tombé sur un homme d’affaire rancunier et raciste qui va engagé un tueur pour lui faire la peau... Cette fois encore, l’intrigue sera assez classique, mais l’attitude très humaniste du sergent et le discours antiraciste de l’épisode feront que l'épisode fonctionnera tout de même assez bien.

Et puis il y aura une petite galerie de personnages intéressants interprétés par quelques acteurs parfois assez connus comme notamment Charles Durning ("Sœurs de sang", "Terreur sur la ligne", "L'Anti-gang", "Tootsie"), justement dans le rôle de Sid Balinger, l'homme d'affaires raciste. L'épisode est réalisé par Jack Smight ("747 en péril", "La bataille de Midway", "Les survivants de la fin du monde"), donc pas un inconnu et là encore, on sent un travail assez soigné.

Avec le troisième épisode également mis en scène par Jack Smight, Madigan va enfin voyager vraiment (Ce n'est quand même pas pour rien qu'Elephant films a sous-titré la série, « le policier globe-trotter »!). Dans "Enquête à Londres", il va aider Scotland Yard à coincer une bande de faux monnayeurs, qui lui avait apparemment malheureusement échappé à New-York. Là, encore, ce n'est pas l'intrigue qui fera la réussite de cet épisode, mais toujours l'humour qui s'en dégage, le rythme soutenu et sa relation avec un flic assez atypique, sorte de boulet de service qu'on lui a refilé...

Parmi le casting de cet épisode, on remarquera principalement la présence de la jolie Fiona Lewis ("Le bal des vampires", "Le retour de l'abominable Dr. Phibes", "Dracula et ses femmes vampires", "Furie", "L'aventure intérieure"), Bernard Archard ("Le village des damnés", "Macbeth", "Chacal", "Krull"), Garfield Morgan ("L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne", "28 semaines plus tard") et David Bauer ("Patton", "Les diamants sont éternels", "Road Movie"). Un casting donc une nouvelle fois assez solide entourant un Richard Widmark toujours impeccable. On pourra en revanche reprocher la vision assez caricaturale des anglais, mais bon c’est assez courant dans le cinéma américain...

Pour le quatrième épisode, notre sergent solitaire se retrouve cette fois involontairement au Portugal alors qu'il convoyait un prisonnier en Espagne. "Enquête à Lisbonne" est probablement le meilleur épisode de la série, car cette fois il repose sur un scénario nettement plus solide, tout en conservant ce qui constitue les atouts de la série.

Un épisode parfaitement mis en scène par Boris Sagal ("La stripteaseuse effarouchée", "Opération V2", "Le survivant"), parmi lequel figurent quelques acteurs relativement connus comme Peter Vaughan ("Les chiens de paille", "Bandits, bandits", "Brazil", "Les vestiges du jour") en truand cynique et malicieux, Damien Thomas ("Les sévices de Dracula", "Le message", "Sinbad et l'oeil du tigre", "La Noble maison") dans le rôle d'Eduardo, un jeune flic vivant la belle vie grâce à sa riche belle-mère ou encore Tom Adams ("La grande évasion", "Une fille nommée Fathom", "La maison qui tue", "Docteur Who") dans le rôle du détective Jaqueta et par ailleurs seul acteur à avoir joué dans deux épisodes de la série en dehors de Richard Widmark.

Direction ensuite l'Italie, avec le cinquième épisode, "Enquête à Naples", un épisode également de bonne facture mis en scène aussi par Boris Sagal où Madigan vient chercher le témoignage d'un mafieux repenti et surtout désireux de se venger et où notre sergent va donc devoir se frotter à la mafia. Il s'agit de l'épisode où il y aura le plus de morts, ceux-ci se succédant même à un rythme assez soutenu. Comme toujours par contre, Madigan apportera quelques touches d'humour et l'intrigue sera assez prenante.

Parmi le casting, on remarquera principalement la présence de Raf Vallone ("Le Cid", "Le cardinal", "Nevada Smith", "L'or se barre", "Le parrain, 3ème partie"), de Rossano Brazzi ("L'or se barre", "La malédiction finale", "New York, 2 heures du matin", "Formule pour un meurtre"), ainsi que des très jolies Agostina Belli ("Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", Holocauste 2000") et Beba Loncar ("Les drakkars", "Le corniaud", "La donneuse"), cette dernière retrouvant une nouvelle fois Richard Widmark après avoir joué avec lui dans "Les drakkars".

Enfin, pour le sixième épisode, retour au bercail avec une enquête se passant à nouveau à New-York... Avec "Enquête à Park Avenue", on pourrait même dire que la boucle est bouclée, car c'est en effet Alex March qui le réalise, celui-là même qui avait réalisé le tout premier! Dans cet épisode, Madigan doit retrouver son ancien coéquipier, viré de la police après avoir tué un petit malfrat désarmé, afin de l'empêcher d’exécuter un contrat qui lui rapporterait certes beaucoup d'argent, mais ferait de lui un vrai meurtrier...

Ce dernier épisode, sort pas mal du lot, par rapport aux autres, même si ce n'est pas forcément le meilleur, car cette fois, on ne suit pas uniquement Madigan, mais également beaucoup le personnage de Max Bennerman, interprété par John Larch ("Un frisson dans la nuit", "L'inspecteur Harry", "Amityville, la maison du diable"), son ancien binôme, ce qui fait que Widmark sera beaucoup moins présent dans cet épisode. Petit détail qui tue, il sera assez amusant de constater que le personnage de Bennerman choisira le nombre 666 pour sa consigne et son appartement d'observation, comme si le réalisateur voulait nous faire comprendre que celui-ci a fait un pacte avec le Diable... Malgré un ton résolument plus sérieux, Madigan apportera tout de même quelques touches d'humour avec quelques répliques bien senties.

Parmi le casting de cet épisode, également quelques têtes pas inconnues comme celles de Charles Cioffi ("Klute", "Les nuits rouges de Harlem", "Remo sans arme et dangereux") et David Spielberg ("Christine", "Un flic dans la mafia") dans les rôles des deux commanditaires. Encore une fois un épisode de qualité, ce qui nous fera d'autant plus regretter que la série se termine ainsi... Enfin, on notera que l'un des thèmes musicaux de la série est composé par Quincy Jones... Il y a pire, non?

Malgré des intrigues assez prévisibles, cette série de 1972 au charme indéniable et étonnamment peu connue mériterait vraiment d'être redécouverte, car elle a encore de nos jours beaucoup d'atouts et en particulier son acteur vedette qui apporte un humour assez irrésistible...

La série "Madigan" est sorti le 19 novembre 2014 en coffret 6 DVD chez Elephant Films dans une édition proposant une image au format respecté 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 stéréo. Pas de réels bonus, des bandes annonces de l'éditeur et c'est tout!

Madigan, le policier globe-trotter

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15.12.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le tueur numéro 3 devient la cible de ses commanditaires après avoir raté un contrat. Alors qu’il se défait sans mal des hordes d’assassins envoyés à sa suite, il trouve le réconfort auprès de ses maîtresses. Mais le défi ultime s’annonce quand le mystérieux tueur numéro 1, dont personne de vivant n’a jamais vu le visage, se met également à ses trousses...

Mon avis :

Au cours de l'année 2003, deux splendides coffrets consacrés au réalisateur japonais Seijun Suzuki regroupant chacun trois films sortirent chez HK Vidéo, suivi deux ans plus tard par un troisième coffret contenant également trois films. Ces trois coffrets étant épuisés depuis maintenant belle lurette et trouvable uniquement d’occasions, c'est avec joie qu'on accueillera ces rééditions sorties chez Elephant Films de "La jeunesse de la bête", "Detective Bureau 2-3" et "La marque du tueur" dans des versions restaurées inédites en France, d’autant plus que les trois films nous sont cette fois proposés également en Blu-ray...

"La marque du tueur" est considéré comme le chef d’œuvre de Seijun Suzuki ("Les Fleurs et les Vagues", "La Barrière de chair", "Histoire d'une prostituée", "La Vie d'un tatoué"), c’est d’ailleurs un film adulé par des réalisateurs comme Quentin Tarantino, Jim Jarmusch ou encore John Woo. Il faut dire que malgré les années et le fait que le film soit très marqué années 60, il semble encore aujourd'hui toujours réellement innovant.

Suzuki signe ici un film semblant assez foutraque, partant dans tous les sens, mais en même temps, regorgeant de plans absolument incroyables et de trouvailles visuelles hyper originales. "La marque du tueur" n'est pas forcément un film très facile d'accès, c'est un film pour les amoureux du cinéma, ceux qui considèrent le 7ème art avant tout comme un art à part entière, appréciant les films pas seulement pour l'histoire qu'ils nous racontent, mais aussi pour l’œuvre en elle-même, pour la beauté des images, pour le travail du réalisateur, du chef opérateur, pour la musique, le travail sur le son etc...

Avec ce dernier long métrage réalisé pour les studios Nikkatsu avant de se faire licencier, Seijun Suzuki signe une œuvre totalement baroque, filmée en noir et blanc, tout en clairs-obscurs et jeux d'ombres. Une œuvre d'une beauté déconcertante proche esthétiquement de la Nouvelle vague et du Pop-art. D'ailleurs, ce film s'inscrit complètement dans l'esthétique notre propre Nouvelle vague, impression renforcée par l'utilisation d'une musique très jazzy et cela même si on associe également ce film à la nouvelle vague japonaise dont les principaux représentants étaient Nagisa Oshima, Masahiro Shinoda et Yoshishige Yoshida.

Comme un pied de nez aux studios Nikkatsu, Suzuki nous offre un film de yakusas totalement atypique et sulfureux, avec notamment un érotisme assez torride pour l’époque ; une œuvre où il semble crier au monde entier et surtout à ses producteurs, sa liberté artistique! Pour donner vie à son œuvre, le cinéaste va faire appel une nouvelle fois à un casting loin des canons de beauté habituels, on peut même dire que les principaux acteurs n’ont pas un faciès très commun.

Le héros, interprété par Jô Shishido ("Détective Bureau 2-3", "La barrière de chair", "La Jeunesse de la bête", "Combat sans code d'honneur"), que l'on peut considérer comme l'acteur fétiche du cinéaste, est par exemple assez joufflu, alors que Isao Tamagawa ("La barrière de chair", "Kwaidan", "Histoire d'une prostituée" "Le vagabond de Tokyo", "Elégie de la bagarre"), qui est également l'une des actrices fétiches du réalisateur, a aussi un visage très particulier, plutôt jolie, mais avec des traits assez grossiers, limite enfantins.

Durant tout le film, Suzuki va multiplier les décors insolites comme l’appartement hyper moderne et typique de l’architecture bétonné des années 60 du héros ou encore celui de Michihiko entièrement décoré de papillons morts et d’oiseaux.

Et l’histoire me direz-vous dans tout ça ? Eh bien c’est une classique histoire de yakusas, où un tueur, Gorô Hanada que l’on surnomme numéro 3, se fait traquer par ses commanditaires après avoir manqué sa cible. Ainsi, il se retrouvera avec un autre tueur surnommé numéro 1 à ses trousses... Mais ceci est assez anecdotique et ne constituera pas l’intérêt principal du film!

Pour cette nouvelle édition, tout comme pour celle de "La jeunesse de la bête" d'ailleurs, Elephant films s'est servi de la restauration faite par Criterion (Autant dire que c'est gage de qualité!), alors espérons maintenant que l'éditeur puisse nous proposer d'autres titres par la suite, car Criterion en compte d'autres à son catalogue...

Si j’ai un conseil à vous donner, cela serait de ne rien attendre de ce film et tout simplement de vous laisser porter par la beauté des images et l’inventivité de Seijun Suzuki !

Après avoir été édité en DVD le 19 février 2003 par HK vidéo au sein d'un premier coffret consacré à Seijun Suzuki, "La marque du tueur" est ressorti le 2 décembre 2014 chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition combo DVD + Blu-ray. Cette nouvelle édition DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio japonaise Dolby Digital mono alors que le Blu-ray propose une image au format 2.35:1 avec une résolution de 1080p AVC et piste audio japonaise dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, ces nouvelles éditions nous offrent une courte présentation de la collection avant le menu, une présentation du film par Charles Tesson (15’), une galerie de photos, les bandes-annonces de la collection Seijun Suzuki, ainsi que les présentations des différentes collections de la collection Cinéma Master Class.

La marque du tueur

La marque du tueur
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La marque du tueur (Blu-ray + DVD)

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Seijun Suzuki Vol. 1 / Coffret 3 DVD

Seijun Suzuki Vol. 1 / Coffret 3 DVD
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Seijun Suzuki Vol. 1 - Edition Seven7 / Coffret 3 DVD

Seijun Suzuki Vol. 1 - Edition Seven7 / Coffret 3 DVD
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13.12.14

08:02:22, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Gimme shelter

Réalisateur
: Ron Krauss

Année
: 2014

Origine : États-Unis

Durée : 1h41

Avec : Vanessa Hudgens (Agnes Bailey), Brendan Fraser (Tom Fitzpatrick), Rosario Dawson (June Bailey), James Earl Jones (Frank McCarthy), Ann Dowd (Kathy), etc.

Par Nicofeel

Mis en scène par le réalisateur Ron Krauss, Gimme shelter (littéralement donne-moi un abri) est un drame sorti aux États-Unis à la fin de l'année 2013. Il met en lumière une jeune fille de seize ans, Agnes Bailey, qui vit tant bien que mal dans un environnement pour le moins chaotique.
Le film débute avec Agnes qui décide de quitter sa mère toxicomane avec qui elle vivait jusque-là. On comprend rapidement que cette adolescente a subi un certain nombre de sévices et a probablement été violée. Quittant une mère dangereuse et à côté de la plaque, elle part à la recherche de son père qu'elle n'a jamais connu. Si elle peut constater que son père, Tom Fitzpatrick, est un homme riche, en revanche celui-ci ne souhaite pas particulièrement qu'Agnes fasse partie de sa vie.
Retour au point de départ avec une Agnes qui est bien seule alors qu'elle attend... un heureux (?) événement. Pour l'aider, elle peut alors compter sur un foyer de jeunes femmes enceintes, tenu par une certaine Kathy, qui prend sous son aile et dans son propre foyer plusieurs femmes enceintes qui sont seules et ne savent pas où aller. Si l'histoire d'Agnes est créée de toutes pièces (se basant toutefois sur des éléments réels), la jeune femme qui la recueille existe bel et bien. Il s'agit de Kathy DiFiore, qui a créée en 1981 les foyers several sources shleter, association en faveur des femmes enceintes dans le besoin. Elle a d'abord créé son premier foyer dans sa propre maison dans le New Jersey avant d'ouvrir par la suite trois maisons de ce type. La renommée de Kathy DiFiore est telle qu'elle a eu l'occasion de rencontrer mère Theresa et d'être distinguée par Ronald Reagan. Gimme shelter retrace très bien cette histoire.

Mais le film est intéressant aussi et surtout par la sensibilité qui s'en dégage. Alors qu'Agnes est une jeune femme rebelle, désemparée et quasi asociale lors de son arrivée dans ce foyer, elle change progressivement par sa relation avec toutes ces femmes qui proviennent d'horizons divers mais ont connu comme elle la galère. Ces femmes enceintes font bloc ensemble et se soutiennent. Ce mouvement de solidarité est beau à voir. On comprend pourquoi ces foyers ont marché et qu'ils continuent de marcher. Si le film joue à fond la carte du réalisme, il ne fait jamais dans la facilité. Ce drame pourrait être ô combien larmoyant. Son réalisateur a préféré mettre l'accent sur ces jeunes femmes courageuses et sur Kathy DiFiore qui participe à les remettre sur un chemin beaucoup moins sinueux. De ce point de vue, Gimme shelter peut faire penser par certains aspects au très intéressant long métrage States of grace, sur des adolescents en difficulté, sorti en début d'année 2014.
Et puis Gimme shelter mérite aussi d'être vu par cette cellule familiale mouvante qu'il décrit, une cellule familiale pas toujours tendre, mais dont l'évolution mérite d'être soulignée. C'est ainsi qu'Agnes peut finir par compter sur certaines personnes de sa famille. Comme quoi, ce drame se veut malgré tout optimiste et cela fait plaisir à être regardé. On reprend dans ce cas espoir en l'être humain.
Si la mise en scène assez incisive de ce long métrage participe à son côté réaliste, c'est surtout son interprétation qui retient l'attention. Le rôle principal du film, celui d'Agnes, est tenu par une Vanessa Hudgens méconnaissable. L'actrice qui plaît beaucoup aux adolescents, interprète avec conviction et avec un naturel déconcertant le rôle de cette jeune fille perdue qui en veut au monde entier. Bien qu'âgée de 25 ans lorsqu'elle a tourné dans Gimme shelter, l'actrice ne dépareille pas avec son âge supposé dans le film, à savoir seize ans. Dans le rôle important de Kathy DiFiore, on retrouve une convaincante Ann Dowd, vue dans le choquant Compliance, qui reste assez sobre dans son jeu d'actrice. Les parents d'Agnes sont joués par Brendan Fraser et par Rosario Dawson. Le premier est impeccable dans un rôle sérieux et sensible. La seconde donne vraiment l'impression d'être cette toxicomane qui ne souhaite vivre avec sa fille que pour toucher plus d'allocations familiales.
Toujours dans le bon ton, bien joué, Gimme shelter est un drame qui mérite largement d'être vu par le plus grand nombre.

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12.12.14

08:01:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Bande de filles

Réalisatrice : Céline Sciamma

Année : 2014

Origine : France

Durée : 1h52

Avec : Karidja Touré, Assa Sylla, etc.

Par Nicofeel

Après Naissance des pieuvres et Tomboy, la cinéaste Céline Sciamma nous livre son nouveau long métrage. Un film sur l’ambiguïté sexuelle ? Un peu. Un film féministe ? Totalement.
Bande de filles transpire une féminité qui a le mérite de critiquer notre société actuelle où les interdits sont plus nombreux que l'on imagine. Et pour tordre le cou à ces interdits, Céline Sciamma va détourner avec un plaisir certain les codes sociaux. La première séquence est loin d'être anodine : on y voit des joueurs de football américain qui se combattent avec brutalité. En mettant en scène ce sport très masculin, on se demande bien où la cinéaste veut en venir. Eh bien on ne tarde pas à le savoir car lorsque les joueurs retirent leur casque, on découvre des jeunes filles. Eh oui il n'y a pas de tabou à avoir, les femmes peuvent très bien elles aussi jouer à des jeux “naturellement” réservés à des hommes. Mais avant d'en arriver là, il faut parvenir à s'émanciper.
Ce que n'a pas encore réussi Marieme, jeune femme noire bientôt âgée de 16 ans, toujours sous le joug de multiples personnes et de son environnement sociétal. Ainsi, elle vit dans une cité où les femmes sont bien peu considérées ; son frère lui tape dessus quand elle ne fait pas ce qu'il juge respectable ; sa mère n'a rien de mieux à lui proposer qu'un boulot en tant que femme de ménage (comme elle) ; à l'école, ses mauvais résultats amènent son professeur principal à lui proposer un CAP. Bref, les voyants de la liberté ne sont absolument pas au vert.
Le déclic arrive cependant le jour où Marieme tombe sur une bande de 3 filles qui ne se soucient pas des autres et vivent pour elles. Marieme rejoint ce petit groupe et son attitude change alors du tout au tout. Elle s'habille de manière bien plus “rebelle” et surtout elle se laisse beaucoup moins faire. Marieme prend en main sa vie et la réalisatrice Céline Sciamma en profite pour passer son message féministe. A travers le personnage de Marieme devenu Vic (pour victoire) qui cherche désormais à mordre la vie à pleines dents, Bande de filles inverse des situations que l'on a l'habitude de voir : des combats de filles remplacent des combats de garçons. On a aussi la preuve qu'il n'y a pas que les hommes qui sont capables de boire comme des trous et de faire la fête : Marieme et ses nouvelles copines boivent, chantent et dansent sur “Diamonds” de Rihanna, chanteuse noire à succès. Ce qui n'est pas surprenant puisque Rihanna est un modèle de réussite, en même temps qu'une femme très libérée avec les nombreuses provocations sexuelles qu'elle effectue en public.

Marieme entend bien suivre à sa façon une voie qui lui permette de se libérer. Pour ce faire, elle se conduit comme un véritable garçon manqué et se met à vendre de la drogue dans sa cité, “métier” qui est traditionnellement réservé aux garçons.
Son émancipation a même lieu sur le plan sexuel. Après avoir couché avec un garçon et avoir été insultée par son entourage, c'est elle qui finit par avoir le dernier mot. Là encore, cela n'est pas anodin quand elle prend l'initiative de la relation sexuelle, prouvant que l'égalité des sexes peut exister.
Évidemment, une telle attitude ne lui ramène pas que des copains et son parcours est pour le moins chaotique. Mais au moins Marieme ne se laisse pas faire. Elle n'a de cesse de clamer son droit à la liberté. Et si tout n'est pas facile, au moins elle conserve le choix de faire ce qu'elle souhaite.
Cela étant, la réalisatrice reste particulièrement lucide. Les métiers qui s'offrent à ses filles perdues dans les cités n'ont rien de reluisant. Entre le vol, la prostitution et la vente de drogues, le choix est tout de même restreint et peu enthousiasmant. Mais au moins des filles comme Marieme tentent de briser l'hégémonie masculine.
Avec Bande de filles, Céline Sciamma réalise donc un film féministe où la fille des cités n'est plus seulement une victime. Non, la femme a autant de droits que l'homme et même dans l'univers très macho des cités. Alors, évidemment le parcours de Marieme n'est pas des plus crédibles et il reste très atypique. Pour autant, un tel film a le mérite d'amener le spectateur à réfléchir. Avant que les gens ne modifient leur comportement, il convient de s'attaquer aux mentalités.
Le jeu extrêmement énergique et plein de naturel des jeunes filles que l'on voit à l'écran, apporte un vrai plus à ce film sociétal où la femme n'est pas là uniquement pour se fondre dans un décor dédié à la base aux mâles.
Quant à la bande originale du film, elle est entraînante, avec un son qui joue à fond la carte de la techno ambiante.
Deux seuls accros sont à noter dans ce long métrage : sur la forme, on regrettera des fondus au noir un peu trop présents. S'ils ont pour but de marquer certaines séquences ou tout simplement l'apprentissage de Marieme, ils sont globalement inutiles. Sur le fond, le film dure 1h52 et aurait pu être un peu écourté, certaines séquences étant moins prenantes que d'autres.

Au final, Bande de filles est une chronique sociale engagée où la femme noire est mise en avant, dans le contexte difficile de la vie en banlieue. Voilà une description originale d'un monde d'habitude dédié à l'homme. L'excellente distribution du film et la bande son très actuelle finissent de nous convaincre.

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11.12.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le sergent-détective Bruce Robertson veut une promotion et son patron veut des résultats. Pas de problème pour Bruce qui se précipite sur une affaire de meurtre afin d’élucider le crime et décrocher son avancement aux dépends de ses collègues. Mais lorsqu’on est un schizophrène accroc au sexe et à la drogue, les choses se passent rarement comme prévu.

Mon avis :

Nouvelle adaptation d'un roman de l'écrivain écossais Irvine Welsh après "Trainspotting" et "Irvine Welsh's Ecstasy", "Ordure!" est le portrait au vitriol d'un flic ripoux prêt à tout pour obtenir de l'avancement...

Pour son second long métrage, Jon S. Baird ("Cass") surprend en nous offrant un film audacieux, glauque et particulièrement irrévérencieux, mais aurait-il pu en être autrement en adaptant un roman d'Irvine Welsh? Évidemment, non et il était même logique de s'attendre à une œuvre bien trash... Rassurez-vous, cela sera bien le cas!

Le film repose avant tout sur les épaules de James McAvoy ("Le monde de Narnia: chapitre 1 - Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique", "Le dernier roi d'Écosse", "Reviens-moi", "Wanted", "X-Men: Le commencement"), qui nous livre ici une prestation proprement hallucinante.

Son personnage est absolument détestable, à la fois charmeur, sans le moindre scrupule et prêt absolument à tout pour obtenir ce qu'il désire et pourtant malgré tout, l'acteur arrive toutefois à rendre son personnage attachant, ce qui fait qu'on prendra fait et cause pour lui et non pour ses « victimes »...

Il faut dire qu'au fur et à mesure qu'on apprend à découvrir le personnage de Bruce Robertson, on découvre ses fêlures et forcément on éprouvera une certaine empathie envers lui. Et puis le sujet est traité tout de même sur un ton très satirique et avec beaucoup d'humour (noir évidemment!)...

Ce qui n’empêchera pourtant pas le film d’être très sombre également, en particulier dans sa dernière partie. A travers ce personnage, Welsh nous peint une nouvelle fois un portrait peu reluisant de son Écosse, bien loin de celle qui nous fait rêver avec ses châteaux hantés...

Malgré l'excellente performance de James McAvoy, le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans un solide casting derrière, avec des personnages dont il se jouera pour la plus part comme par exemple Eddie Marsan ("Gangs of New York", "Miami Vice", "Hancock", "La disparition d'Alice Creed", "Sherlock Holmes"), absolument génial en mari cocu ou encore Jamie Bell ("Billy Elliot", "La tranchée", "King Kong", "Jumper", "L'aigle de la neuvième légion") en collègue naïf et complexé par la taille de son engin. D’ailleurs ses collègues ne vaudront guère mieux que lui, donnant ainsi une image assez déplorable de la police écossaise.

Et puis, il y aura également quelques personnages bien barrés comme par exemple son psy interprété par Jim Broadbent ("Brazil", "Erik le Viking", "Gangs of New York", "Hot Fuzz") dont le personnage sera assez délirant...

Malgré un ton assez léger au départ, le film devient peu à peu de plus en plus sombre sans qu’on s’en rende vraiment trop compte allant inexorablement vers un final très noir et dérangeant qui devrait en surprendre plus d’un. Enfin, le générique de fin conclue le film une nouvelle fois avec un ton satirique assez étonnant puisqu'il sera sous la forme d'un dessin animé.

"Ordure!" a tout du film amené à devenir culte, grâce notamment à ses répliques souvent cinglantes et à son excellente bande originale. Vues ses qualités, on peut même franchement s’étonner que celui-ci n’ait pas eu les honneurs d’une diffusion en salle dans notre beau pays...

"Trainspotting" était déjà très glauque, mais ce "Ordure!" ne l’est pas moins malgré ses allures au départ de simple comédie trash politiquement incorrecte... Irvine Welsh et Jon S. Baird nous livrent une descente aux enfers assez mémorable! Voilà le genre d’excellente surprise qu’on aimerait avoir plus souvent!

"Ordure !" est sorti le 24 septembre 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 1080p avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent les mêmes bonus, à savoir un commentaire audio d’Irvine Welsh et Jon S. Baird, une interview d’Irvine Welsh et une de Jon S. Baird, ainsi que des scènes coupées et des bandes annonces de l'éditeur.

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06.12.14

06:25:49, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Pour cette force d’élite de la DEA, il s’agit officiellement de prendre d’assaut le repaire d’un important cartel mais en réalité, l’opération se révèle être un véritable braquage. Après s’être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé… jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile...

Mon avis :

Après des débuts très prometteurs en tant que réalisateur, on pouvait naturellement attendre beaucoup de cette rencontre entre David Ayer ("Bad Times", "Au bout de la nuit", "End of Watch", "Fury") et de notre Schwarzy préféré enfin de retour depuis deux années, après sa longue absence où il était devenu (à notre grand désespoir!) gouverneur de l'État de Californie. Pourtant ce "Sabotage", malgré son côté musclé et violent peinera à convaincre pleinement en raison notamment d'un scénario quelque peu tiré par les cheveux et un peu brouillon...

"Sabotage" commence pourtant très bien avec une scène difficilement soutenable laissant entrevoir un métrage âpre et violent qui ne devrait pas nous laisser indemne. Et puis rapidement on découvre un Arnold Schwarzenegger ("Conan le Barbare", "Terminator", "Predator", "Total Recall", "Last Action Hero", "True Lies", "Expendables") certes vieillissant mais ayant toujours fière allure, contrairement par exemple à un Steven Seagal (Ça, c’est de la comparaison!).

Notre Schwarzy est ici entouré d'une équipe sacrément musclée et particulièrement « badass » rappelant un peu celle qui l’entourait dans un certain "Predator". Parmi son équipe de choc, on notera tout particulièrement la présence d’un autre ancien T-800, Sam Worthington ("Terminator renaissance", "Avatar", "Le choc des Titans"), en belle gueule de service, Joe Manganiello ("Spider-Man", "Les frères Scott", "True Blood") au physique réellement impressionnant, Terrence Howard ("Collision", "Réussir ou mourir", "À vif") et Mireille Enos ("Gangster Squad", "World War Z", "Les 3 crimes de West Memphis") dans le rôle du chien fou complètement incontrôlable de la bande, une petite dame donc assez impressionnante et qui rivalisera sans problème avec les hommes!

Cette équipe, très borderline, ressemblant plus à un gang qu'à des agents de la DEA, va être confrontée au cartel de la drogue après une opération où Schwarzy et sa bande auront prélevé quelques billets (Pas de bol, malgré leurs précautions, cela s’est quand même vu!). Nos durs à cuire vont alors être décimés les uns après les autres (Le scénario s'inspire vaguement de la nouvelle d'Agatha Christie, "Dix petits nègres"!).

Caroline Brentwood, interprétée par l'excellente Olivia Williams ("Postman", "Sixième sens", "Abîmes", "The Last Days on Mars") et son collègue Jackson, joué par Harold Perrineau ("Roméo + Juliette", "Matrix Reloaded", "28 semaines plus tard", "Lost - Les disparus"), vont alors enquêter sur ces meurtres et essayer de comprendre le fin mot de l'histoire...

Le réalisateur va malheureusement un peu trop se concentrer sur certains de ses personnages et pas assez sur son histoire, qui manquera quelque peu de crédibilité et dont les rebondissements seront un peu trop prévisibles. Dommage, car David Ayer, à qui on doit notamment les scénarios de "Training Day" et "Dark Blue", est capable de nous offrir des scénarios beaucoup plus aboutis que celui-ci.

Mais il faut dire que le scénario a été à la base écrit par Skip Woods ("Hitman", "X-Men origines: Wolverine", "Die Hard: Belle journée pour mourir"), David Ayer n'étant intervenu qu’après. D'ailleurs, le cinéaste avait au départ proposé une autre fin qui élevait le film à un autre niveau, une fin beaucoup plus sombre et immorale, malheureusement non retenue suite aux projections test.

Malgré tout, on retrouve bien les thèmes chers au réalisateur (le milieu de la drogue, les ripoux etc...) et cela même si au départ ce projet ne lui était pas destiné puisque cela devait être le réalisateur français Patrick Alessandrin ("15 août", "Mauvais esprit", "Banlieue 13: Ultimatum") qui devait en assurer la mise en scène avec en vedette Bruce Willis et non Schwarzy! Le réalisateur nous offre quand même un vrai film « d’hommes » bien violent avec des meurtres bien craspecs et gore (Limite un peu trop... Était-ce vraiment nécessaire?), mais réservant du coup ce long métrage à un public relativement averti.

Malgré un scénario un peu bancal, "Sabotage" sera tout de même au final un bon divertissement musclé qui devrait contenter les amateurs du genre, mais quel gâchis quand même... Merci les projections test!

"Sabotage" est sorti le 8 septembre 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD et Blu-ray. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et en Audiodescription (pour malvoyants) 2.0. Le Blu-ray, quant à lui, est au format 1.85 16/9ème 1080p AVC avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et en Audiodescription (pour malvoyants) 2.0. Les bonus enfin, communs aux deux éditions nous offrent des scènes coupées incluant notamment une intrigue parallèle (9’30’’ - vost), deux fins alternatives (17’15’’ - vost), un documentaire sur les coulisses du film (8’), la bande annonce en vf et vost et des bandes annonces de l'éditeur.

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05.12.14

06:25:11, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Le hobbit : la bataille des cinq armées

Réalisateur : Peter Jackson

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h24

Avec : Martin Freeman (Bilbo le hobbit), Richard Armitage (Thorin écu de chêne), Ian McKellen (Gandalf le gris), Luke Evans (Bard), Orlando Bloom (Legolas), Cate Blanchett (Galadriel), Elrond (Hugo Weaving), Saroumane (Christopher Lee), Lee Pace (Thranduil), etc.

Par Nicofeel

Ca y est, le clap de fin n'a jamais été aussi proche. Quinze ans après le premier épisode du Seigneur des anneaux, Peter Jackson achève sa deuxième trilogie dédiée à Bilbo le hobbit. Le deuxième opus nous avait laissé sur un événement majeur, avec le dragon Smaug prêt à assiéger Lacville.
Très logiquement, le troisième opus du hobbit commence avec un combat grandiose. Smaug attaque avec férocité une ville qui est littéralement en flammes en très peu de temps. Seul espoir pour les Humains, Bard l'archer qui s'oppose à un dragon plus vrai que nature (quel travail effectué sur les effets spéciaux). Cette scène puissante n'est pas sans rappeler d'autres combats démesurées, à l'instar de Gandalf affrontant le Balrog ou encore Sam aux prises avec l'araignée géante Arachne. En tout cas, on est rapidement mis dans l'ambiance.
Comme il l'a déjà fait précédemment, le cinéaste néo-zélandais crée des ponts entre les deux trilogies, Le seigneur des anneaux et Le hobbit. Il prend ainsi l'initiative – louable – de nous montrer un combat (a priori non présent dans le livre) qui met aux prises Elrond et Galadriel aux Nazguls. C'est une façon de nous indiquer que la menace représentée par Sauron grandit de jour en jour, ce que nous verrons plus tard dans Le seigneur des anneaux. Si Peter Jackson s'affranchit par moments de l’œuvre de Tolkien, quelques libertés prises ne sont pas toujours pertinentes. Si la présence de Legolas n'est pas un sacrilège, celle de l'elfe Tauriel est beaucoup plus sujette à caution. Son histoire d'amour avec Kili n'apporte rien au récit. Heureusement, c'est un des seuls ratés du film, et de la trilogie de manière plus générale.

Car pendant plus de 2h20, Peter Jackson en met plein la vue au spectateur. Évidemment, si l'on compare ce long métrage au Retour du roi, on pourra se dire que l'intrigue est un peu trop copiée sur le plan scénaristique. L'alternance entre les séquences intimes et les nombreux combats, le tout saupoudré d'émotion et d'humour, donne sérieusement une impression de déjà-vu. Pour autant, il serait déraisonnable de bouder son plaisir. La fameuse bataille des cinq armées – qui oppose une alliance des Nains, des Humains et des Elfes à une armée de gobelins et de loups – donne lieur à des combats dantesques sur plusieurs fronts. On ne s'ennuie pas une seconde. Et pour le coup, Peter Jackson et de ses co-scénaristes Fran Walsh et Philippa Boyens ont dû être imaginatifs puisque cette bataille, qui donne son titre à ce troisième opus, ne représente que 7 pages sur un total de 372 dans la version de poche du Hobbit. Ces combats sont épiques, le destin de la Terre du Milieu étant alors en jeu. Et puis pour donner un aspect dramatique à l'ensemble, plusieurs protagonistes, et pas des moindres, vont y laisser leur vie.
Ce long métrage, totalement maîtrisé sur le plan de la mise en scène, ne se limite pas à une accumulation de scènes d'action. Il y a quelques séquences intimistes, notamment avec Thorin écu de chêne qui perd de plus en plus la raison en cotoyant de trop près le trésor de Smaug. Sans compter son obsession pour l'Arkenstone, sublime joyau qui est considéré comme le coeur de la montagne. Quant à Bard, cet archer de Lacville prend une importance fondamentale dans cet opus. Les acteurs sont d'ailleurs tous très bons, de Martin Freeman dans le rôle de Bilbo, en passant par le charismatique Richard Armitage dans le rôle de Thorin ou encore Luke Evans dans le rôle diu très courageux Bard.
Quelques mots sur la 3 D. Elle se révèle tout aussi inutile que les deux autres épisodes. C'est donc encore une fois des raisons mercantiles qui expliquent ce choix contestable.
Le hobbit : la bataille est cinq armées est donc un spectacle total, qui a pour seuls défauts de se caler un peu trop sur Le seigneur des anneaux (et d'avoir été mis en scène après) et d'avoir créé de toutes pièces des sous-intrigues ou des personnages qui s'avèrent parfois inutiles. Peter Jackson a étiré au maximum une histoire qui ne justifiait pas forcément trois films.
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir. Le résultat est dans l'ensemble très satisfaisant, même si la comparaison avec Le seigneur des anneaux ne joue pas en faveur du hobbit. Ce film marque aussi la fin d'une époque. C'est le dernier voyage du spectateur en Terre du milieu. Cette nostalgie se révèle plus prégnante que jamais avec la très belle chanson de fin, The last goodbye, interprétée par Billy Boyd (qui avait interprété un des hobbits du Seigneur des anneaux). Ce morceau fait clairement le pont entre ces deux trilogies qui auront fait rêvé des millions de spectateurs.
Au revoir la Terre du milieu... A moins que Peter Jackson ait l'idée de transposer à l'écran certains des récits du Silmarillion.

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04.12.14

06:24:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En 1560, une expédition espagnole quitte les hauts plateaux péruviens pour s’enfoncer dans la forêt amazonienne à la recherche du mythique Eldorado. L’entreprise est démente mais Aguirre, commandant en second, refuse de renoncer. Il renverse son chef et prend la tête du groupe. Dès lors, ses hommes devront le suivre, quoi qu’il en coûte : Aguirre s’est mis en tête de se tailler un empire autour de la fabuleuse cité d’or et d’y fonder une dynastie...

Mon avis :

Précédemment sorti dans diverses éditions aujourd’hui épuisées, "Aguirre, la colère de Dieu", l'un des classiques de Werner Herzog a cette fois les honneurs d'une très belle édition collector chez Potemkine Films, d'une part dans une édition combo Blu-ray + DVD au packaging vraiment classieux et d'autre part au sein d'un premier coffret consacré au cinéaste (4 volumes sont prévus en tout)...

Pour son troisième long-métrage, Werner Herzog ("Nosferatu, fantôme de la nuit", "Fitzcarraldo", "Invincible", "Rescue Dawn", "La Grotte des rêves perdus") est allé tourner au Pérou entièrement en décors naturels dans des conditions très difficiles pour l'équipe puisque certaines scènes notamment seront filmées sur de petits sentiers à flanc de montagne (sur le Machu Picchu) ou encore dans des rapides hyper dangereux et cela avec réellement le minimum de sécurité. Un tournage rendu encore plus difficile par les continuelles crises d'hystérie de Klaus Kinski ("El Chuncho", "Coplan sauve sa peau", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Venus in Furs", "La Clinique sanglante", "Fou à tuer")...

Les relations entre l’acteur et le réalisateur furent sacrément houleuses allant jusqu'au point où Herzog menaça Kinski avec une arme à feu, qu'il retourna ensuite contre lui lorsque la star capricieuse menaça de quitter le tournage. Même les indiens présents lors du tournage proposèrent à Herzog de tuer Kinski le plus sérieusement du monde tellement il était odieux avec tout le monde... Mais le résultat est là! Kinski crève littéralement l'écran! Il déambule durant tout le film autour des autres protagonistes tel un dément, faisant régner la terreur autour de lui. L'acteur n'a jamais fait dans la demi-mesure, mais là par ses excès, il est d'une justesse incroyable (Ce n’est pas pour rien que le vrai Aguirre était surnommé El Loco!). Durant la durée du film, il est Don Lope de Aguirre!

Herzog nous livre en tous cas un film de toute beauté servi par la très belle photographie de Thomas Mauch ("La ballade de Bruno", "Fitzcarraldo", "L'enfant de la guerre") et par la musique envoûtante de Popol Vuh, un groupe allemand qui signera par la suite bon nombre des musiques de films du réalisateur et signant ici une bande originale proche de celles de Vangelis, accentuant le côté onirique du film. Le cinéaste va nous faire voyager durant près d’une heure et demi en plein cœur de l’Amazonie parmi une nature splendide, mais dangereuse, semblant infinie, mais étant surtout au final oppressante, comme s’il s’agissait d’un piège se refermant sur les protagonistes à la recherche de l’Eldorado. Un Eldorado que nos conquistadors espèreront trouver jusqu’à basculer dans la folie.

Une folie qui sera notamment retranscrite à travers les décisions absurdes de l’empereur fantoche placé par Aguirre à la tête de cette expédition insensée et également par les visions étranges des protagonistes apportant quelques touches d’humour au film, conférant ainsi à celui-ci un peu de légèreté, mais contribuant en même temps à accroître le malaise qui s’instaure peu à peu au fur et à mesure que croît l’agonie des personnages de cette aventure au bout de l’enfer. Si le réalisateur s’inspira de faits réels pour son film, il n’hésitera à prendre de grosses libertés avec la réalité puisqu’il mélangera plusieurs faits historiques. Le but du réalisateur n’étant de toutes manières pas de relater la réalité, mais plutôt de livrer un film sur une époque et sur cette soif de l’or qui animait les conquistadors à la recherche de l’Eldorado.

Étonnamment lors de plusieurs séquences, Herzog évitera de rendre son film aussi spectaculaire qu’il aurait pu l’être, ne montrant pas par exemple les batailles, mais seulement le résultat… Un curieux parti pris qui pourrait s’expliquer par le faible budget du film, mais qui toutefois fait parti de la vision et des souhaits du réalisateur. Ce qu’il y a de particulier également dans sa façon de faire un film, c’est aussi le fait qu’il s’adaptera continuellement aux conditions de tournage, aux aléas, à la météo, aux personnes qu’il rencontrera... Le résultat, en tous cas, est une œuvre cinématographique intemporelle, sublime, étrange et unique.

"Aguirre, la colère de Dieu" fait parti des chefs d’œuvre de Werner Herzog, peut-être même son meilleur film... Une œuvre à posséder absolument!

"Aguirre, la colère de Dieu" vient de ressortir le 4 novembre 2014 chez Potemkine Films dans une sublime édition collector combo Blu-ray + DVD, ainsi qu'au sein d'un coffret consacré au cinéaste. Le film est proposé sur le DVD au format 1.33 4/3 avec pistes française et allemande Dolby Digital 2.0 mono et sur le Blu-ray au format 1.33 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes française et allemande dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, cette édition nous offre une présentation du film par Hervé Aubron (6’), un commentaire audio par Werner Herzog (93’), les court-métrages "Derniers mots" (1968, 13’) et "Mesures contre les fanatiques" (1968, 11’) et un entretien avec Pierre-Henri Deleau, fondateur de la Quinzaine des Réalisateurs (21’). Quant au premier coffret consacré au réalisateur par Potemkine Films, celui-ci nous offre le même contenu pour ce film, plus les longs et courts métrages "Herakles", "Signes de vie", "Les nains aussi ont commencé petits", "Fata Morgana", "Land of Silence and Darkness", "The Great Ecstasy of Woodcarver Steiner" et "L'Enigme de Kaspar Hauser" et de nombreux bonus.




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Werner Herzog : Vol. 1 / 1962-1974 (6 DVD + 1 Blu-ray)

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Werner Herzog Vol. 1 / Coffret 5 DVD

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02.12.14

07:02:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin Shepard, devenu un héros national après avoir sauvé la ville de Los Angeles d’une tornade de requins, se rend à New York avec son ex-femme April. Mais il ne va pas tarder à découvrir que les requins ont également fait le voyage...

Mon avis :

S'il y a bien un endroit où les requins ne sont pas une espèce menacée et en voie d'extinction, c'est bien au cinéma ou à la télévision... C'est bien simple, ils sont partout! Dans des lacs comme dans "Shark 3D", dans des supermarchés comme dans "Bait", à la montagne comme dans "Avalanche Sharks" ou bien encore en pleine ville comme dans "Sharknado"! En fait, plus ça va, plus on les trouve partout sauf où ils devraient être! Ah, je vous jure... Les sales bêtes!!!


Suite à l’inattendu succès rencontré par le premier "Sharknado", Anthony C. Ferrante ("Terror Hospital", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") nous livre un second opus tout aussi délirant et un troisième est par ailleurs déjà annoncé pour 2015. Les créateurs reprennent pour ce deuxième volet, exactement la même recette et après avoir dévasté Los Angeles, ils s’attaquent cette fois à New York, qui va connaître également un terrible sharknado, entendez par là une tornade avec des requins.

Et bien entendu, pas de bol, notre super héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Beverly Hills", "Tyrannosaurus Azteca") se trouve encore là accompagné de son ancienne ex-femme, toujours jouée par Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner").

Comme s’ils les attiraient, le mauvais temps et les squales s'acharnent vraiment contre eux, ne leur laissant aucun répit, puisqu'ils en seront victimes alors qu'ils seront encore dans l'avion... Oui, oui, vous avez bien lu ! Ils vont être attaqués par des requins alors qu’ils seront encore dans les airs! Si ce n’est pas de l’acharnement ça...

Toujours est-il que comme dans le premier film, c'est du grand n'importe quoi, à la fois complètement invraisemblable et bourré en même temps d'incohérences qui auraient pu être évitées. Mais on s'en fout, on est là pour se marrer devant ce délire complètement décomplexé! Anthony C. Ferrante et son acolyte Thunder Levin ("Soulmates", "American Warship", "AE: Apocalypse Earth", "Atlantic Rim") vont une nouvelle fois se lâcher pour nous offrir les idées les plus folles sans se soucier une seule seconde du réalisme.

On aura ainsi le droit à une scène totalement folle où la tête de la statue de la liberté dévalera les rues de Manhattan derrière notamment la sœur et la nièce de notre héros sans que celle-ci n'arrive à les rattraper... C'est à mourir de rire! Et encore il y a bien plus improbable ou délirant, mais je vous laisse découvrir!

On voit que les deux créateurs se sont fait plaisir, incluant par exemple dans leur film de nombreux caméos, dont certains ne parleront pas au public français, mais d'autres si, comme par exemple la présence de Robert Hays ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "L'incroyable voyage", "Docteur T & les femmes") dans le rôle du pilote de l'avion ou encore celle du réalisateur en personne dans celui d'un guitariste dans le métro...

D’ailleurs une bonne partie de la musique du film est interprétée par Quint, le groupe dont le réalisateur est le leader et on retrouvera notamment l’entêtante chanson du générique du premier film, "(The Ballad of) Sharknado" d’inspiration très Ramonienne.

Cette fois encore, les effets spéciaux sont très visibles et ce qui est franchement tordant c’est qu’on voit en plus qu’en dehors des acteurs et des figurants du film qui font semblant d’être paniqués, de nombreux passants, eux vivent leur vie comme si de rien n’était, se baladant tranquille dans les rues de New York! C’est absolument génial!

Quant au final, cette fois encore cela atteindra des sommets, Ferrante nous livrant quelques scènes complètement hallucinantes et invraisemblables pour notre plus grand bonheur! En tous cas, il n'y a pas à dire la tronçonneuse va très bien à Ian Ziering!

Après un "Sharknado 2" aussi délirant, j'ai vraiment hâte de découvrir le troisième volet, car je me demande franchement ce que le duo Ferrante/Levin va nous réserver la prochaine fois!

"Sharknado 2" sort le 9 décembre 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080p et pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of, d'un module sur les effets spéciaux, d'un autre sur les caméos, de scènes coupées et de la bande annonce.

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01.12.14

09:00:51, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger, des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population.

Mon avis :

Des films avec des attaques de requins, il y en a à la pelle, mais des comme "Sharknado", ça il n'y en a pas des masses! Je n'attendais vraiment rien de cette petite production de The Asylum et la surprise n'en fût donc que plus grande. Je vous vois faire des grands yeux et vous dire, « Il ne va quand même pas nous dire que c'est un chef d’œuvre!!! ». Non, effectivement cela ne risque pas d'arriver! N'empêche que pour une surprise, c'est une surprise et ma foi, plutôt sympathique...

Déjà lorsqu'on sait qu'il s'agit d'une production de The Asylum, on sait d'avance que le film va être un grand n'importe quoi et que cela risque probablement de verser dans le nanar. Eh bien, je vous rassure, cela sera bien le cas! Ce film est un grand, mais alors grand n'importe quoi et évidemment il n'est à prendre au sérieux à aucun moment! Déjà le scénario, complètement improbable, signé par un certain Thunder Levin ("Mutant Vampire Zombies from the 'Hood!", "American Warship"), semble avoir été écrit au fur et à mesure que les scènes étaient filmées (en imaginant que celles-ci aient été tournées dans l'ordre chronologique...).

Deuxième point, les effets spéciaux numériques sont hyper rudimentaires et le film en est en plus rempli, ce qui rend ce long-métrage assez ridicule dès le départ! Car contrairement à beaucoup de productions fauchées qui mettraient juste le minimum syndical d'effets spéciaux, ici on est plutôt très généreux! On a des requins et des tornades en pagaille et les deux ont été rajoutés numériquement après le tournage, créant parfois un décalage assez amusant au niveau des réactions des personnages. Troisième point fort (Si je puis dire!), des dialogues absolument stupides et des réactions des protagonistes totalement absurdes! Sur ce dernier point, c’est un régal!

Enfin, un casting en or, avec en vedette un Ian Ziering ("Un amour infini", "Melrose Place", "Beverly Hills"), vous savez le Steve Sanders de "Beverly Hills", qui est ici une nouvelle fois très mauvais! Parmi les autres acteurs connus, Tara Reid ("The Big Lebowski", "Urban Legend", "American Pie", "Sexe attitudes") et John Heard ("La féline", "C.H.U.D.", "Big", "Maman, j'ai raté l'avion!") ne viendront aucunement relever le niveau. On est ici dans de la pure série Z, mais de la série Z assumée à 100%, car évidement l'on voit bien que tout est fait pour que le public se poile! Et en ça, le film est réussi! Qu'est-ce qu'on se marre! C'est tellement mauvais que cela en devient un pur bonheur! Un bonheur qui atteint son paroxysme lors d'un final absolument délirant et absurde.

Franchement chapeau bas monsieur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel"), vous êtes en passe de devenir le plus mauvais (ou le plus génial ?) réalisateur de tous les temps, surpassant même sans problème un certain Ed Wood! J’exagère peut-être, mais à peine! Le film est un concentré d’incohérences et d’aberrations comme on a rarement vu au cinéma! Avouez en tous cas que des requins qui attaquent en pleine ville, ce n’est pas commun!

"Sharknado", c’est tout simplement l’un des meilleurs remèdes contre la déprime!

"Sharknado" est sorti le 18 février 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080i AVC et pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of d'environ 10 minutes, d'un bêtisier d’un peu plus de 5 minutes et de la bande annonce.

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25.11.14

08:32:47, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des personnes se réveillent au sein d’un vieil hôpital psychiatrique ne sachant pas comment elles sont arrivées là. Alors qu’elles décident de chercher un moyen de s’enfuir, elles vont vitre découvrir que dans ces lieux froids et sinistres, elles ne sont pas seules. Des forces surnaturelles rôdent et tentent de les empêcher de partir. Tandis que Sam et Jessica veillent sur la très jeune Celia, des tensions naissent dans le groupe. En se posant des questions les uns sur les autres, ils vont s’apercevoir que leurs passés sont liés et certains ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Avec les forces du mal autour d’eux et des disparitions étranges, ils comprennent que dans ces lieux, rien ne paraît être ce qu’il est...

Mon avis :

Après "Devil Seed", un film de possession sympathique, mais qui ne révolutionnait pas le genre, le réalisateur canadien Greg A. Sager nous revient avec un second long-métrage horrifique dont nous avons pour une fois la primeur puisque celui-ci n'est pour le moment sorti dans aucun autre pays. Une édition canadienne est tout de même prévue pour le 2 décembre 2014 et encore uniquement en DVD, alors que nous avons eu le droit en plus à une sortie Blu-ray...

"Kingdom Come" se déroule dans un bâtiment désaffecté (il a été tourné en fait dans un hôpital psychiatrique abandonné dans le Sud-ouest de l'Ontario) où des individus qui ne se connaissent pas se réveillent sans le moindre souvenir de comment ils sont arrivés là... Tiens on a déjà vu ça auparavant! Dès les premières minutes, des évènements étranges se produisent sans que l'on sache s’ils sont d’ordre paranormal ou s’ils sont l’œuvre d'un psychopathe à la Jigsaw...

Bon, il faut avouer que ce début est assez laborieux, avec quelques acteurs particulièrement agaçants qu'on aimerait voir disparaître rapidement et un scénario on ne peut plus classique. Heureusement, les protagonistes agaçants vont disparaître assez vite et le scénario va nous réserver quelques bonnes surprises! En effet, après cette première partie assez faible, les apparitions surnaturelles vont faire leur apparition et le film va alors rentrer dans le vif du sujet.

La vraie nature des différents protagonistes va nous être révéler à travers des flashbacks et la raison de leur présence en ces lieux peu à peu dévoilée, rendant l’intrigue du film tout de même plus intéressante que ce que le début nous laissait imaginer.

Et puis heureusement en dehors des quelques rôles secondaires assez stressants, les acteurs principaux, Ry Barrett ("Desperate Souls", "Neverlost", "Antisocial"), la charmante Camille Hollett-French ("Making 'The Domino Effect'") et la toute jeune Ellie O'Brien ("Ascension") forment un trio attachant auquel va s'opposer un Jason Martorino ("The Secret Lives of Lovers") cabotinant certes pas mal, mais dont le côté excessif est rendu crédible de part la nature de son personnage... Sager a choisi un casting assez peu expérimenté, mais heureusement assez convaincant dans l’ensemble.

Côté trouillomètre, on ne peut pas dire que le film fera beaucoup d'effet, mais il distillera tout de même une ambiance assez glauque et malsaine et les créatures du film seront assez réussies, même si on aurait apprécié qu'elles soient un peu plus agressives. Enfin, le final nous réserve un twist assez intéressant et plutôt bien vu, même s’il était assez prévisible. Le réalisateur aurait toutefois gagné à rythmer un peu plus son film et peut-être aussi à se démarquer de ses références.

Avec ce second long-métrage, Greg A. Sager montre une nouvelle fois qu’il aime le cinéma de genre et qu’il a des références, mais maintenant il serait peut-être bien qu’il s’en démarque pour nous offrir quelque chose de plus original et donc de plus marquant et de plus abouti. Finalement ce "Kingdom Come" s’avère être une plutôt bonne surprise, car il faut bien reconnaître qu’on en attendait pas grand-chose...

"Kingdom Come" est sorti le 1er octobre chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby digital 5.1, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35 1080p AVC avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, pas mal de choses, mais malheureusement réservées à un public anglophone, avec un making of, un bêtisier, des scènes coupées et étendues.

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24.11.14

08:32:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Londres, 1939. Ian Fleming est un playboy irresponsable. Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate, il se fait recruter par les services secrets. Une expérience qui va l’inspirer pour créer l’espion le plus connu et aimée : James Bond.

Mon avis :

Il est bien connu que le célèbre auteur des romans de James Bond, Ian Fleming, avait travaillé dans les services secrets britanniques avant de se lancer dans la carrière de romancier à succès que l'on connaît, mais les aventures de l'agent 007 sont tellement incroyables que l'on peut se demander si l'auteur a vécu ce genre de situations et surtout quelle part de vérité il peut y avoir dans ces aventures rocambolesques?

Eh bien, la récente mini-série "Fleming", produite par BBC America, va nous aider à en savoir un peu plus sur ce personnage hors du commun. Grosse désillusion tout d’abord, le bonhomme n'était pas vraiment l’homme de terrain que l’on imaginait et James Bond représente en gros ce qu'il aurait aimé être et non ce qu’il était! Ian Fleming était un homme plein d'imagination et c'est d'ailleurs en partie pour cette qualité qu'il fût recruté...

Mais par contre, on ne peut pas dire que c’était particulièrement un as de la gâchette ou un combattant émérite! Par contre, tout comme Bond, c'était un sacré coureur et apparemment un bon amant! C’est déjà ça! La série débute comme un vrai James Bond, avec une superbe scène aquatique, avant que l'on ne découvre Fleming en train d'écrire son premier James Bond, "Casino Royale".

L'action prend place ensuite 13 ans plus tôt, débutant encore une fois sur une scène très James Bondienne où Ian et son frère Peter, un écrivain déjà reconnu, dévalent une piste à skis. Rien d'extraordinaire en soi, mais l'on sent que Mat Whitecross ("The Road to Guantanamo", "Sex & Drugs & Rock & Roll", "Spike Island", "Ashes"), le réalisateur, a voulu par ces premières scènes montrer la similitude entre la vie du romancier et sa vision fantasmée que l’on retrouvera ensuite dans les aventures de James Bond.

Ian Fleming est ici magnifiquement interprété par Dominic Cooper ("The Duchess", "Tamara Drewe", "The Devil's Double", "Captain America: First Avenger", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui arrive immédiatement à rendre sympathique ce personnage arrogant, capricieux, colérique et imbu de sa personne. Pas mal de défauts donc, mais ce n’est pas pour autant que le personnage n’a pas des qualités également!

Car Fleming était aussi un grand charmeur, un personnage pétillant, déterminé, totalement inconscient, rebelle et bien entendu un éternel rêveur... Un « petit con » en somme! Mais un « petit con » sympathique tout de même...

Comme son futur héros, Fleming est bien entouré avec d’une part de jolies conquêtes et d’autre part des collègues qui ne seront pas sans rappeler les futurs collègues de 007. Côté conquêtes, il y aura principalement Annabelle Wallis ("Steel Trap", "Les Tudors", "X-Men: Le commencement", "Annabelle") et Lara Pulver ("True Blood", "Edge of Tomorrow", "Da Vinci's Demons"), représentant en quelque sorte par leur caractère la bonne et la méchante, même s’il n’y aura pas particulièrement de méchantes ici.

Côté collègues, cela sera surtout Samuel West ("Van Helsing", "L'anneau sacré", "Week-end royal") et Anna Chancellor ("4 mariages et 1 enterrement", "Orgueil et préjugés", "Ce dont rêvent les filles"), tous deux incarnant en quelque sorte ceux qui inspireront par la suite les personnages de M et Miss Moneypenny.

La série est dans l’ensemble très réussie et arrive à nous captiver durant les 4 épisodes de 45 minutes qui la composent. Celle-ci bénéficie d’une jolie photographie signée Ed Wild ("Severance", "Shifty", "Punch 119") et de beaux décors et de beaux costumes, par contre les effets spéciaux, heureusement peu nombreux, seront parfois assez voyants et donc pas très réalistes.

Enfin, on pourra regretter que la série ne se concentre que sur la période se déroulant durant la seconde guerre mondiale, car il y avait très certainement beaucoup d’autres choses à creuser dans la vie d’Ian Fleming.

Bon en revanche, même s’il s’agit d’un biopic, la vie du romancier n’est ici évidemment pas complètement fidèle et certains évènements sont assez romancés afin de rendre la série plus attractive probablement, mais donnant également la sensation que ce sont les mémoires de l'auteur qui nous sont relatées, avec bien entendu une nouvelle fois sa vision fantasmée des évènements, même si le réalisateur nous montrera aussi la partie un peu sombre et pas forcément reluisante du personnage...

"Fleming" est donc une mini-série très recommandable qui devrait ravir les fans de 007 et vous faire passer un bon moment, mais qui aurait probablement gagner à approfondir un peu plus son sujet.

"Fleming" sort le 26 novembre 2014 en DVD et Blu-ray chez Koba Films. La version DVD propose une image au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0, alors que la version Blu-ray propose une image au format 1.77 avec une résolution de 1080i et des pistes audio Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, une biographie de Ian Fleming, sa bibliographie, un quizz sur James Bond et des bandes annonces de l’éditeur.

Fleming (Blu-ray)

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21.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lorsqu’elle lui administre sa première fessée la maman de Monsieur Léon est loin de se douter qu’elle donne à son bambin le coup d’envoi d’une longue et fructueuse carrière sexuelle ! Dès lors Monsieur Léon, devenu « Maître-Fesseur », n’a de cesse de faire découvrir à la ronde les vertus aphrodisiaques de la fessée.

Mon avis :

Pour notre plus grand plaisir (Oui, il n'y a pas de honte à l'avouer!), Bach Films se lance dans une nouvelle collection érotique intitulée "Collection Cinéma Érotique Français" avec trois nouveaux titres, "Belles d'un soir", "Le sexe qui parle" et "La fessée" (Il est d'ailleurs étonnant que l'éditeur n'ait pas tout simplement inclus ces titres dans sa collection "L'érotisme à la française" qui comportait déjà deux titres de Willy Rozier!). Trois films sortis dans les années 70 en versions hard et soft. En général cette seconde version était destinée à l'import. C'est celle-ci qui nous ait proposée ici dans cette collection, car l'éditeur ne pouvait pas nous proposer la version hard de ces trois films (sortis d'ailleurs pour certains en DVD chez Alpha France), mais c'est tout de même avec beaucoup de joie que nous accueillerons ces sorties, sachant en plus qu'il ne s'agit pas de versions coupées, mais simplement différentes des versions hard, elles beaucoup plus explicites...

"La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur"... Quel joli titre quand même! Dans ce film de Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'Ardoise", "L'affaire Dominici", "Les grandes jouisseuses", "Les filles du régiment", "Infirmières très spéciales", "Les nymphomanes"), dont c'était ici le premier film à caractère pornographique, on suit les aventures de Monsieur Léon, interprété par Antoine Fontaine ("Les petites saintes y touchent", "Train spécial pour Hitler", "Terreur cannibale", "De bruit et de fureur"), un simple guichetier de banque, réputé pour son art de la fessée, un art qu'il exerce en dehors de son travail et pour lequel il est en plus rémunéré (Que demander de plus?).

Cet art il le découvrit grâce à sa mère (Une très jolie femme, il faut dire!), mais son pouvoir se révéla à lui un jour lorsque à peine adulte il surprit sa petite amie avec le jardinier et qu'il lui infligea alors une correction (La jeune femme prit alors tellement son pied qu'elle lui retomba aussitôt dans les bras et se livra toute entière à lui...).

Avec les années, Léon se perfectionna et se mit à soulager à la demande des femmes malheureuses en leur faisant découvrir cette pratique qui va en quelque sorte remplacer efficacement les préliminaires... Bien entendu, notre cher Léon (pas de Bruxelles, je vous rassure!) ne s'arrêtera pas à la fessée qu'il inflige comme un véritable chef d'orchestre, mais s'occupera ensuite comme il se doit de ces dames toutes émoustillées qui sont passées entre ses mains... Et notre Léon ne se fera bien entendu jamais prier!

Ainsi, il s'occupera successivement de la femme de son patron, à la demande de celui-ci (Je précise!), puis de son épicière, afin de leur redonner du plaisir et les rendre à nouveau heureuse. C’est d’ailleurs cette dernière qui va ensuite lui trouver des clientes pour sa seconde activité essentiellement nocturne...

Un tel scénario donnera forcément lieu à des situations cocasses et rigolotes et le réalisateur ne s’en privera d’ailleurs pas. Le film est très amusant et plaisant à regarder, sans jamais tomber dans la vulgarité, ni la pornographie explicite (Du moins dans cette version!), ni non plus dans la franche pantalonnade (Heureusement, car cela tuerait probablement le côté érotique du film!).

En revanche, le réalisateur n’hésitera pas se montrer quelque peu blasphématoire lors d’une scène où Léon interviendra auprès d'une jeune veuve sous le regard (si je puis dire!) de son mari tout juste décédé, sans pour autant que la scène soit choquante.

Parmi les acteurs, on reconnaîtra deux acteurs bien connus du cinéma porno et érotique (mais pas seulement!), Olivier Mathot ("Célestine... bonne à tout faire", "Dora... la frénésie du plaisir", "Le baiser du diable", "Adorable Lola") et Jacques Marbeuf ("Dany la ravageuse", "Helga, la louve de Stilberg ", "Vacances à Ibiza", "La morte vivante").

Côté actrices, le film comporte pas mal de jolies filles, mais on sera surtout surpris d'y découvrir une toute jeune Catherine Ringer ("Love Inferno", "Body Love", "Provinciales en chaleur", "Mélodie pour Manuella"), dont le caractère semblait déjà très affirmé! Le film comporte quelques scènes assez originales et croustillantes qui le font facilement sortir du lot, notamment lorsque Léon énumère les différents types de fesses en s'adressant au spectateur... C'est un pure régal!

On remarquera enfin que la musique du film très jazzy est l’œuvre de Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "Au-delà de la peur"), qui signe ici également sous un pseudo, celui de Paul Vernon et qui est assez connu pour son travail auprès de Jean Ferrat et de Serge Gainsbourg. Le film se conclut de façon très prévisible... Tout le monde est heureux et notre maître-fesseur trouve l'amour et se fait fesser!

"La fessée" sera donc un divertissement très recommandable et ayant en plus acquis avec les années un charme supplémentaire plutôt appréciable. A réserver tout de même à un public relativement averti, amateur de pellicules coquines bien évidemment! Allez, sur ce, je vous laisse et je vais aller tester tout ça!

"La fessée" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audios française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Bier et les trois bandes annonces des films de la collection.

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20.11.14

07:01:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Ava a tout appris de son père, dont se battre comme un homme. Fraîchement mariée à Derek, les amoureux séjournent dans les Caraïbes. Lors d’une activité en tyrolienne, Derek chute dans le vide et se blesse à une jambe. Ava s’empresse de le rejoindre à l’hôpital, pour découvrir que son mari n’y est plus. Convaincue qu’il a été kidnappé, elle décide de mener sa propre enquête en utilisant la manière forte, se mettant ainsi à dos les forces de l’ordre.


Mon avis :

Eh hop! Une fois de plus, on a le droit à un titre anglais remplacé en France par un autre titre anglais! Voilà un truc qui m'agace franchement, car je n'en vois absolument pas l'intérêt! "In the Blood", titre pourtant assez sympa, se voit donc rebaptiser chez nous "Out of Control", mais bon, passons sur ce détail pour nous concentrer sur le film...


Si vous pensez partir en vacances dans les caraïbes, oubliez alors tout de suite ce film! Car on ne peut pas dire que les îles soient décrites ici comme un lieu très sûr et paradisiaque... En fait, il est question dans "Out of Control" d'un jeune couple parti en lune de miel sur une île des caraïbes proche de Puerto Rico et dont le voyage va rapidement tourner au cauchemar après la disparition du mari, interprété par Cam Gigandet ("Never Back Down", "Pandorum", "The Experiment", "Easy Girl", "The Roommate", "Priest")...


Seulement voilà, les pauvres bougres qui ont eu la mauvaise idée de le kidnapper vont tombés sur un os en la personne de Gina Carano ("Blood and Bone", "Piégée", "Fast & Furious 6") et la petite dame, eh bien voyez-vous, il ne faut pas la chauffer et toucher à son mari n’était pas la chose à faire! Et ça ils vont l'apprendre à leurs dépends! Les dents vont voler, c’est moi qui vous le dis! Bon, vous l'aurez compris on est là dans un Action Movie basique, ne faisant pas dans la dentelle et où il ne faut donc pas trop réfléchir.


Niveau crédibilité, cela ne sera toujours trop ça, mais bon rien de catastrophique non plus! Par exemple, on pourra se demander pourquoi le personnage interprété par Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Planète terreur", "Halloween", "Machete") flashe autant sur Ava, notre héroïne, qui n’est certes pas repoussante, mais qui n'est quand même pas à se taper par terre, surtout qu'il est entouré de petites mignonnes bien plus affriolantes...


Comme dans de nombreux films dans lesquels l'ancien taulard apparaît que quelques minutes (On pourra citer par exemple "La balade de Crazy Joe", "Necessary evil", "Rise of the zombies" ou encore "Zombie Hunter"), celui-ci est mis en avant sur la jaquette française alors que finalement il n'apparaîtra que très peu. Tout comme Treat Williams ("Hair", "Le prince de New York", "Il était une fois en Amérique", "Flic ou zombie", "Un cri dans l'océan") d'ailleurs... Les deux acteurs semblent être là que pour apporter leurs noms sur l'affiche et encaisser bien entendu quelques billets par la même occasion!


Le film tourne essentiellement autour de l’ancienne combattante de MMA (mixed martial arts), qui commence malheureusement à accuser le poids des années comme on peut le constater lorsqu'elle est filmée en gros plan (Elle n’avait pourtant que 31 ans au moment du tournage!). Mais le principal, c'est qu'elle sait toujours se battre et que ses coups font toujours aussi mal! Les scènes d’action sont assez efficaces, même si on pourra leur reprocher un manque de lisibilité.


Malgré une mise en scène somme toute assez classique, on reconnaît bien le style de John Stockwell ("Blue Crush", "Bleu d'enfer", "Turistas", Dark Tide") et les thèmes qu’il a l’habitude d’aborder également d'ailleurs, à tel point que l'on se demande très rapidement s'il n'est pas question ici de trafique d'organes comme dans "Turistas" ("Paradise Lost" chez nous et nos « amis » anglais!)... D'ailleurs vu sa filmographie, on constate que le réalisateur semble bien aimer filmer dans des coins paradisiaques. Peut-être pour se payer des vacances par la même occasion durant les tournages, mêlant ainsi l'utile et l'agréable?


Parmi le casting, on remarquera essentiellement la présence de Amaury Nolasco ("Prison Break", "Au bout de la nuit", "Max Payne", "Chase") dans le rôle du grand méchant, Luis Guzmán ("Black Rain", "Innocent Blood", "L'impasse", "Boogie Nights", "Oz") dans celui du flic forcément ripoux et Stephen Lang ("Le sixième sens", "La manière forte", "Tombstone", "Avatar", "Pawn") dans le rôle de père et mentor de notre héroïne.


Ce dernier n'apparaîtra que lors de flashbacks faisant fortement penser à un croisement entre ceux de la série "Kung-Fu" et ceux de "Kickboxer", où la jeune Ava est interprétée par une autre actrice totalement inconnue. Au final, le film se laisse voir agréablement, comme les autres films de Stockwell d’ailleurs, mais il ne fera pas parti de ses meilleurs tout de même...


Cet "Out of Control" est donc un film d’action sympathique et sans prétention, tout à fait dans la lignée des précédents films de son réalisateur. Une honnête série B, sans plus!


"Out of Control" est sorti le 13 octobre 2014 en DVD, Blu-ray et VOD chez Seven7. L’édition DVD propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offrira une image au format 2.35 1080i AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Niveau bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent … Des bandes annonces de l’éditeur dont celle du film et c’est tout!


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19.11.14

05:32:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une série d’attaque de petites créatures volantes et voraces provoque des morts isolées dans une campagne de l’Amérique profonde. Alerté par un couple de jeunes ayant survécu à l’hécatombe, un petit groupe lutte désespérément contre un impitoyable prédateur d’un autre monde qui hante les forêts et chasse tous les humains qu’il rencontre.

Mon avis :

Durant le tournage de "Predator", Arnold Schwarzenegger évoquait "Terreur extraterrestre" en faisant remarquer les similitudes qu'il y a entre les deux films au niveau du scénario. Comment le futur gouverneur de Californie avait-il pu entendre parler de ce petit film Bis? Eh bien probablement par le vilain alien qu'il affronte dans le film joué par le géant Kevin Peter Hall ("Superminds", "Bigfoot et les Henderson", "Predator 2"), puisque c'est lui qui endossait également le costume de l'alien dans le film de Greydon Clark...

Suite au succès d'"Alien" de Ridley Scott, Greydon Clark ("Brigade des anges", "Le clandestin", "Dance Macabre") s'empare du filon en reprenant un scénario proposé par Daniel Grodnik ("Le monstre du train", "Vengeance aveugle") et nous livre un film de S.F. horrifique se passant cette fois sur Terre, ce qui aura pour avantage de pas mal limiter les effets spéciaux.

Des effets spéciaux signés pour la plus part par Greg Cannom ("Hurlements", "Dreamscape", "Dracula", "Earth 2"), dans l'ensemble plutôt réussis vu le faible budget, mais faisant quelque peu cheap pour certains maintenant. Dans l'ensemble, les maquillages sont assez gore et surtout bien crades et raviront donc les amateurs de films d’horreur.

Le film vaut essentiellement pour son côté fun apporté notamment par ces effets et surtout pour son casting de gueules. Pour un petit budget, on y trouve un sacré casting avec en vedettes, Jack Palance ("Le Mépris", "Les Professionnels", "El mercenario", "Les Collines de la terreur", "Bagdad Café") et Martin Landau ("La Mort aux trousses", "Mission impossible", "Nevada Smith", "Cosmos 1999", "Ed Wood"), qui cabotinent ici un maximum! Mention spéciale d’ailleurs à Landau qui incarne ici un personnage complètement halluciné!

Les deux hommes ne seront pas les seules trognes connues du film, puisqu'en effet, on remarquera la présence dans un rôle secondaire au début du film, de Cameron Mitchell ("Chaparral", "6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Les Robinson suisses") dans le rôle d'un chasseur ou encore de Neville Brand ("Le prisonnier d'Alcatraz", "L'espion aux pattes de velours", "The Return"), l'incroyable gueule que l’on pouvait voir dans "Le crocodile de la mort" de Tobe Hooper et encore, j'en passe, car il y en a d'autres!

D'ailleurs on se payera une bonne tranche de rigolade lorsqu'on découvrira un David Caruso ("The King of New York", "Kiss of Death", "Jade", "Les experts: Miami") tout jeunot et en mini short... Un vrai régal! Les fans du Lieutenant Horatio Caine vont adorer!

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez amusant avec notamment ces attaques de drôles de frisbees gluants aux dents et aux griffes acérées, qui viennent pomper le sang de leurs victimes. Le scénario est plutôt léger autrement, manquant parfois d’explications quant aux motivations de certains des personnages (Pourquoi par exemple le personnage de Joe Taylor interprété par Jack Palance conserve-t-il un de ces aliens en forme de frisbee?), mais bon dans ce genre de films, il ne faut pas trop réfléchir! On est là avant tout pour se marrer!

"Terreur extraterrestre" trouvera son public essentiellement chez les amateurs de films Bis et de séries Z, nostalgiques d’une époque révolue... Et quoiqu’il en soit, même s’il s’agit ici de la version sortie à l’époque en France et non de la version intégrale proposée aux États-Unis par Shout! Factory, ne boudons pas notre plaisir!

"Terreur extra-terrestre" est sorti officiellement en DVD dans le commerce le 21 octobre chez Crocofilms Éditions dans une édition proposant le film en 16/9ème avec par contre une unique piste audio française d’époque. Côté bonus, l’éditeur nous gâte avec une présentation exclusive du film par Greydon Clark, un module intitulé "Terreurs extra-terrestres, les aliens au cinéma" concocté par World In Progress Films et présenté par Stéphane Leroux (à qui on doit le très sympathique court, "La Quatrième Nuit"), la bande annonce originale et enfin un amusant court métrage, "Planet of Shadows" de Guillaume Bouiges, qui est en fait l'un des épisodes de la série "Heroes of the Dark".

Petit rappel des titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Deep Blood"

Terreur extraterrestre

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18.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Interstellar

Réalisateur : Christopher Nolan

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h49

Avec : Matthew McConaughey (Cooper), Anne Hathaway (Brand), Michael Caine (professeur Brand), Jessica Chastain (Murphy adulte), etc.

Par Nicofeel

Après Gravity sorti en 2014, Interstellar est un projet de science-fiction particulièrement ambitieux. A sa tête, on retrouve Christopher Nolan, tout juste échappé de sa trilogie de The dark knight et d'Inception.

Mais là clairement le réalisateur britannique a passé la surmultipliée, dans ce film où la survie de l'espèce humaine est liée à une théorie autour d'un trou de ver.

Aidé de son frère Jonathan, qui a co-écrit le scénario, Christopher Nolan décrit au début du film un futur où la surpopulation engendre de gros problèmes de consommation, à tel point que l'on a plus besoin d'agriculteurs que d'ingénieurs et autres scientifiques. Sauf que la population, subissant de gros problèmes de pollution, ne sait pas qu'elle est proche de sa perte. C'est pour cette raison que même si les États-Unis ont nettement tranché dans les crédits pour la recherche scientifique, la NASA est toujours opérationnelle et prête à divers plans pour sauver l'humanité. C'est là que le personnage principal, Cooper ( Matthew McConaughey), fait son apparition. Les scientifiques de la NASA, et notamment le professeur Brand, réussissent à le convaincre, de participer à une mission sauvetage pour sauver l'humanité : si le plan A se déroule sans accrocs, c'est la Terre entière qui sera sauvée ; dans le cas contraire, le plan B prévoit le repeuplement de l'humanité avec des éprouvettes de bébés sur une autre planète.

Avant d'en arriver là, il faut passer par un trou de ver situé près de Saturne. Ce trou de ver permettrait de créer un espace-temps et de découvrir des contrées inconnues, peut-être habitables pour l'être humain. Et puis il ne cesse d'y avoir dans Interstellar la notion de gravité qui entre en compte, qui peut permettre de sauver le genre humain. Toutes ces explications physiques peuvent sembler farfelues, mais la théorie du ver en particulier existe bel et bien. Elle est basée sur les travaux du physicien Kip Thorne, qui a d'ailleurs participé au scénario du film.

Mais qu'en est-il du film justement ? Si Insterstellar constitue clairement un blockbuster avec un nombre impressionnant d'effets spéciaux, le film dure longtemps (2h49), ce qui n'est pas forcément propice à réussir des records en matière d'entrées. Quoique, ce point reste à relativiser car le film Titanic, qui a été un succès retentissant, durait lui-même près de 3 heures.

Toujours est-il que les films de science-fiction de cette durée demeurent rares. Et d'ailleurs c'est l'un des seuls défauts d'Interstellar. Le film pâtit clairement d'un démarrage poussif. Les séquences du début, qui se déroulent sur Terre, paraissent un peu longuettes. On aurait bien voulu voir Cooper partir en orbite bien plus tôt, au lieu de nous offrir des séquences prolongées avec ses enfants qu'il doit quitter.

Passée la première heure, ce long métrage prend sa vitesse de croisière et il ne va cesser d'impressionner de plus en plus le spectateur. Les scènes dans l'espace sont tout bonnement hallucinantes. On se doute que le budget en terme d'effets spéciaux a dû être très important. Mais Christopher Nolan a eu l'intelligence de ne pas noyer son film en montrant uniquement un déferlement d'effets spéciaux. Non, il les a inscrits en mettant l'homme au cœur de tout. L'homme paraît bien petit, même dans son vaisseau spatial, lorsqu'il visite un espace qui lui est étranger. La performance de Mathew McConaughey est d'ailleurs remarquable. L'acteur – déjà remarqué dans Mud – est toujours dans le bon ton. On s'identifie facilement à son personnage qui ne cesse de penser à sa famille restée sur Terre mais qui se démène pour que sa mission soit un succès. A ses côtés, on retrouve Anne Hathaway. Elle est plus proche du rôle de Sandra Bullock vu dans Gravity que de ses rôles de princesse. En tout cas, la jeune actrice ne fait pas tâche dans le casting. Loin s'en faut.

Ces deux acteurs – mais aussi les autres dont Michael Caine et Jessica Chastain – parviennent sans mal à transmettre une émotion vraie à ce film qui aurait pu tourner uniquement autour de festivals pyrotechniques.

Car il va sans dire que les effets spéciaux sont monstrueux. Plusieurs scènes sont vraiment remarquables et d'une intensité non démentie. On songe par exemple à ce moment où nos protagonistes doivent faire face à un gigantesque raz de marée où chaque minute perdue s'écoule en année par rapport aux Terriens. Et puis il y a évidemment vers la fin du film les manœuvres multiples pour que le vaisseau ramène nos protagonistes à bon port, avec un carburant qui est proche du zéro. Sans compter cet effet très bizarre mais ô combien passionnant où l'espace et le temps semblent arrêtés, avec Cooper qui tente d'interagir avec sa fille.

Il est clair que plusieurs scènes sont vraiment étonnantes et risquent même de décontenancer quelques spectateurs. Mais c'est la marque d'un grand réalisateur qui n'a pas lésiné sur les moyens ni sur l'ambiance formelle de son œuvre. En cela, Interstellar peut rappeler par certains aspects "2001 odyssée de l'espace", le film demeurant toutefois plus accessible que le chef d’œuvre de Kubrick.

Et puis il y a l'excellente musique d'Hans Zimmer qui apporte des sensations et de l'émotion au spectateur. La musique du film est prépondérante et apporte un vrai plus.

Voilà en somme un film particulièrement marquant où l'Homme est confronté à la peur de la mort, de l'inconnu, faisant preuve de courage, d'altruisme ou au contraire de lâcheté. Interstellar est un long métrage qui rate uniquement son décollage en raison d'un début poussif, mais s'envole ensuite vers des cimes. A voir, de toute évidence.

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17.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : REC 4

Réalisateur : Jaume Balaguero

Année
: 2014

Origine : Espagne

Durée : 1h35

Avec : Manuela Velasco (Angela Vidal), Paco Manzanedo (Guzman), Héctor Colomé (Docteur Ricarte), Maria Alfonsa Rosso (la vieille femme), etc.

Par Nicofeel

Jaume Balaguero aurait-il des problèmes d'argent pour mettre en scène un film aussi navrant que REC 4 ? Pour rappel, en 2007, le cinéaste espagnol avait surpris son monde avec un found footage des plus efficaces où l'on suivait en direct la présentatrice d'une émission télé qui allait vivre une journée cauchemardesque avec son caméraman. Très bien mis en scène et installant le spectateur dans un sentiment de peur, REC se suffisait à lui-même.
Mais Jaume Balaguero remettait le couvert avec une suite regardable mais clairement inutile. Toujours pas décidé à stopper sa saga REC, Jaume Balaguero laissait la place à son compère Paco Plaza pour un troisième épisode dont le virage comique se révélait une bien mauvaise idée.
En 2014, ce quatrième opus de REC que l'on annonce (enfin) comme le dernier, se révèle une véritable purge.
Le fait que l'action se déroule sur un bateau est probablement une des rares bonnes idées du film. Le problème est qu'il ne suffit pas de se dire que l'on va filmer dans un lieu en particulier. Encore faut-il se creuser les méninges. Or, au regard de la qualité très relative de l'histoire, les scénaristes ont dû faire la grève durant le tournage.
Difficile de savoir par où commencer tant les défauts de cette “œuvre” sont multiples. Bon, allez jetons-nous à l'eau !
La première chose qui nous surprend est de faire un raccord direct entre REC premier du nom et de cet opus. C'est comme si REC 2 et REC 3 n'avaient jamais existé. Peut-être que Jaume Balaguero s'est dit que Ripley (Sigourney Weaver) ressuscitait dans Alien 4 et qu'il ne pourrait donc pas faire pire. Soit, mais Alien 4 demeure un bon film.
REC 4 n'est pas vraiment du même acabit. Pendant une bonne demi-heure, on s'ennuie ferme avec une Angela Vidal qui est retenue prisonnière par des scientifiques, convaincus qu'elle porte en elle le germe qui transforme les gens en zombies assoiffés de sang. Et justement, voilà un autre gros hic du film, c'est que l'on attend sacrément longtemps avant de voir surgir des zombies.
Et quand ceux-ci apparaissent à l'écran, c'est avec la finesse d'un éléphant. Jaume Balaguero a dû trop regarder des jeux vidéo car on se croirait en plein shoot'em up. Pas de tension ou de peur dans le film, juste des personnes transformées en zombies qu'il faut dégommer.

Mais me direz-vous, le cinéaste espagnol aurait-il profité du déroulement de son film en pleine mer ? Eh bien non ! Là encore les scénaristes n'ont pas dû se creuser la tête – peut-être ont-ils été victimes du virus – puisque l'espace du bateau n'est utilisé qu'à ouvrir ou fermer des portes avec hublots pour empêcher des zombies d'entrer.
Sur ce même bateau, on découvre la présence de singes contaminés. Mais ces derniers ne vont mettre leur grain de sel qu'en de rares occasions. Sûrement une façon de tenter de réveiller le spectateur qui serait pris d'envies de somnolence.
Car ce ne sont pas les personnages du film qui risquent de relever l'intérêt de celui-ci. La pauvre Manuela Velasco, qui interprète le rôle principal d'Angela, paraît complètement perdue. C'est certainement l'actrice elle-même qui se demande ce qu'elle est venue faire dans une pareille galère. Il faut dire qu'elle n'est aidée par ses autres compatriotes. Tous les personnages du film ne sont rien d'autre que des pures caricatures : les scientifiques sont là pour faire leurs expériences et les militaires sont là en renfort. Ces derniers tirent dans le tas dès qu'un danger semble pointer le bout de son nez. Dans ces conditions, il est parfaitement impossible de s'identifier à l'un des personnages. Il peut leur arriver n'importe quoi, on s'en moque royalement.
Avec REC 4, Jaume Balaguero parvient donc à un coup du maître : tout est raté. Pour celui qui a tout de même mis en scène des films aussi remarquables que REC (premier du nom, of course !), Darkness ou encore Fragile, il fallait faire fort pour tomber aussi bas. Le cinéaste espagnol a manifestement vendu son âme cinématographique pour des raisons mercantiles – si ce n'est pas le cas c'est encore plus grave.
Au final, REC 4 clôt de la façon la plus indigne qui soit une saga qui aurait dû en rester au premier film. Ah au fait j'ai oublié de vous dire que REC 4 ne dispose plus d'un filmage personnel puisqu'il n'y a plus de caméra qui filme en direct mais à la rigueur on s'en moque puisque tout est déjà raté.
En fin de compte, le mieux reste sans doute l'affiche du film. Vous l'avez vu. Bon bah vous avez tout vu. Vous pouvez donc passer à autre chose.
Dans ce film qui se déroule en mer, on touche réellement le fond. Voilà un navet qui sera difficile à détrôner au niveau des flops de 2014.

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05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est peut-être la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Mon avis :

Et si le chien n'était plus le meilleur ami de l'homme? C'est de ce postulat qu'est parti le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó ("Pleasant Days", "Johanna", "Delta", "Tender Son: The Frankenstein Project") pour son nouveau film, "White God", un savant mélange de genre débutant limite comme un film pour enfants du style "Beethowen" et compagnie pour finir dans un style assez proche d'un "Cujo", si l'on se réfère aux films de chiens...

Pourtant Mundruczó annonce directement la couleur avec une splendide scène d'ouverture où une jeune fille à vélo traverse une ville désertifiée et se fait soudainement pourchassée par une meute de chiens. La scène est sublimement filmée et accompagnée d'une très belle musique. Immédiatement on se dit qu'on va adorer ce film, cela semble une évidence! Le risque, cela serait en fait que la suite ne tienne pas toutes ces promesses et qu'au final, on ait un goût amer! Mais je vous rassure tout de suite, cela ne sera absolument pas le cas! Bien au contraire! Après cette première scène limite onirique, donnant l'impression qu'il y a eu une catastrophe et que les protagonistes sont dans un monde post-apocalyptique, on découvre un Budapest proche probablement de celui qu'on peut connaître de nos jours à la différence près que le pays semble connaître une sérieuse crise (ce qui est d’ailleurs peut-être le cas!) et que les propriétaires de chiens qui ne sont pas de races doivent s'acquitter d'une lourde taxe, les poussant dans la plus part des cas à s'en débarrasser. Résultat, il y a de nombreux chiens errants dans les rues, qui survivent comme ils peuvent et beaucoup se retrouvent rapidement emmenés dans des fourrières où ils attendent d’être adoptés ou tués si personne ne veut d’eux...

C'est dans ce contexte bien particulier qu'on fait la connaissance de nos deux attachants héros, la jeune Lili, interprétée par Zsófia Psotta, dont c'est ici le premier rôle au cinéma et son chien Hagen, un croisé tout ce qu'il y a de plus adorable, joué en réalité par deux chiens. Seulement voilà, un beau jour, la mère de Lili doit quitter le pays et la confie à son père, qui de toutes évidences n'était pas vraiment prêt à l'accueillir. Après quelques ennuis avec une voisine, Dániel, joué par Sándor Zsótér ("Daniel prend le train", "Le violon de Rothschild"), décide d'abandonner le chien dans la nature. Hagen va alors devoir se débrouiller seul et va à ses dépends devoir faire face à la cruauté humaine! Par certains côtés, on pense alors à "Deux frères" de Jean-Jacques Annaud, en plus costaud tout de même, mais dès cette partie du film, on sent que cela va se corser sérieusement. Le film devient alors de plus en plus adulte, de plus en plus cruel et violent aussi, même si souvent c'est tout de même l'émotion qui l'emportera. A partir de cette séparation, on suit les deux parcours, celui de Hagen pour survivre et celui de Lili qui va tout faire pour le retrouver, avant une dernière demi-heure qui vire pas mal à l'horreur et au film de vengeance...

Malgré tout, à aucun moment le réalisateur ne perd de vue que ce qui compte avant tout pour le spectateur, c’est la relation entre ces deux êtres qui s’aiment et donc le côté émotif ! Le film n’est pas dénué également d’humour avec notamment une scène réellement amusante se passant dans le refuge. Franchement, le travail fait avec les chiens impressionne et on image facilement les difficultés qu’il y a pu y avoir sur le tournage avec une telle quantité de canidés (Il y a eu 250 chiens tout de même sur le tournage!). C’est également un film assez politique dans le sens où à travers cette révolte des chiens, le réalisateur a voulu mettre en garde le gouvernement hongrois de la forte probabilité d’un futur soulèvement des plus défavorisés si les inégalités entre les différentes couches sociales ne cessent de grandir. Quant à la fin, elle est vraiment de toute beauté, clôturant merveilleusement ces presque deux heures d’intenses émotions.

"White God" a remporté le Grand prix Un Certain Regard au festival de Cannes 2014 et représentera son pays aux Oscars 2015. Rien d'étonnant à cela, car il fait sans conteste parti des meilleurs films de cette année et également l'un des plus originaux! Sans problème l'un de mes coups de cœur de l'année!

"White God" sort dans les salles le 3 décembre 2014 et sera en avant-première à Paris mardi 18 novembre à 20h15 à l'UGC Cité Ciné Les Halles en présence du réalisateur.

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14.11.14

06:50:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après s’être terré deux ans dans la clandestinité, Bill Williamson veut frapper de nouveau un grand coup pour lutter contre les pouvoirs de la finance qui régissent le monde. Bill va monter une action spectaculaire en prenant en otage le personnel d’un plateau de télévision pour lui permettre de diffuser à grande échelle ses messages de combat.

Mon avis :

Le très controversé réalisateur allemand Uwe Boll ("House of the Dead", "Bloodrayne", "Seed", "Tunnel Rats", "Max Schmeling", "Auschwitz"), nous gratifiait en 2009 de l'un de ses meilleurs films avec "Rampage" où un jeune homme équipé d'une armure en kevlar et d'un arsenal d’armes à feu se mettait à tirer à tout-va sur la population d'une petite ville... Un scénario, certes léger, mais un film nihiliste diablement efficace et qui allait laisser des traces...

L'action de "Rampage: Capital Punishment" se déroule trois ans plus tard. On retrouve notre tueur, toujours incarné par Brendan Fletcher ("Heart of America", "Freddy contre Jason", "Ginger Snaps - Résurrection", "Tideland", "Blood Reich") et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bonhomme ne s'est pas arrangé durant ces années! Le jeune homme nous revient plus déterminé que jamais avec en tête l'idée de changer ce monde corrompu...

Si la méthode employée pour se faire entendre sera plus que douteuse, voire en totale contradiction avec ses actions, en revanche le message d’Uwe Boll passera lui parfaitement bien et sera finalement assez clair. Le réalisateur s'en prend notamment au capitalisme et aux États-Unis en dénonçant comment ce pays, pourtant donneur de leçons, bafoue les libertés les plus élémentaires, déclenche des guerres sur des informations montées de toutes pièces (comme ce fût le cas par exemple lors de la guerre en Irak) et a en plus à sa tête des présidents corrompus et faisant passer avant tout leurs propres intérêts, comme en ce qui concerne la famille Bush, dont tout le monde sait très bien qu'ils avaient des intérêts dans le pétrole lorsqu’ils s’en sont pris à Saddam Hussein...

Boll n'y va pas par le dos de la cuillère et fait même preuve d’un certain courage en criant haut et fort ce que tout le monde sait, mais qu’il ne faut bien évidemment surtout pas dire! Par contre à côté de cela, son personnage en appelle à la révolution en demandant à la population de prendre les armes, tout en critiquant leur utilisation et en en faisant usage en tirant sur tout le monde... Mais bon, le personnage est de toutes évidences dérangé, donc ça passe! Et puis, on n’est quand même pas là pour se prendre trop au sérieux, même si les messages que le réalisateur fait passer poussent quand même à la réflexion! Le cinéaste en profite pour faire une petite critique du pouvoir des médias, même si ici, cela n'aura pas la même portée...

Niveau mise en scène, c’est du Uwe Boll, il n’y a pas de doute! Ce n’est donc pas très original, avec un maximum de gros plans sur les personnages, des cadrages tout ce qu’il y a de plus classiques et une photographie pas particulièrement soignée. Le réalisateur privilégie la simplicité et l'efficacité et le principal est là, on est dans le film et on subit cette prise d'otages, un peu comme ses protagonistes. Il y a une tension palpable durant toute la durée du film, créée notamment par la performance de Brendan Fletcher, qui semble totalement habité par son rôle. Son armure lui donne en plus une allure de samouraï des temps modernes et une présence qu’il n’aurait peut-être pas autrement, accentuant cette impression d’invulnérabilité.

Le scénario manque par moments de crédibilité, gâchant à quelques reprises l’immersion qu’on peut avoir à rentrer dans l’histoire, mais bon, on passe outre et comme le film est assez bien rythmé (malgré le fait que ce soit un quasi huis clos, on est assez bien servi niveau action), on replonge facilement et la présence de Fletcher fait le reste. Niveau casting, pas de grosses stars, on remarquera surtout la présence de Lochlyn Munro ("Le bazaar de l'épouvante", "Scary Movie", "Freddy contre Jason", True Justice") en journaliste, Mike Dopud ("Pathfinder - Le sang du guerrier", "Mission: Impossible - Protocole fantôme", "Continuum") en flic et Uwe Boll en personne en producteur d'émissions...

Avec ce second "Rampage", Uwe Boll ne va une fois de plus pas se faire que des amis, mais les fans (dont je fais parti!) seront ravis, alors que les autres seront probablement scandalisés ou atterrés. Choisissez votre camp!

"Rampage 2 : la vengeance d'un sniper" est sorti le 24 septembre 2014 chez Seven7 en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audios française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray est au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audios française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Côté bonus, c'est le quasi désert avec seulement des bandes annonces dont celle du film.

Rampage 2 : la vengeance d'un sniper

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11.11.14

08:17:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

West Memphis, 1993. Trois jeunes enfants sont retrouvés sauvagement assassinés. Trois adolescents marginaux sont arrêtés et accusés d’avoir commis un crime sataniste. Face aux incohérences du dossier, un détective privé, adversaire de la peine de mort, décide de mener sa propre enquête. Un thriller palpitant d’après l’histoire vraie des 3 de West Memphis.

Mon avis :

S'inspirant d'un fait divers sordide survenu le 5 mai 1993 où trois jeunes garçons âgés de huit ans, Stevie Branch, Michael Moore et Christopher Byers ont été sauvagement assassinés, "Les 3 Crimes de West Memphis" est un classique film de procès ne pouvant pas laisser indifférent de par l'âge des victimes, la nature des meurtres, mais aussi en raison de l'enquête particulièrement bâclée qui s'en suivit, faisant ainsi accuser trois adolescents sans qu'il y ait la moindre preuve contre eux...

Le film d'Atom Egoyan ("Exotica", "Ararat", "La vérité nue", "Chloé", "Captives") est en fait l'adaptation du livre de Mara Leveritt, "Devil's Knot: The True Story of the West Memphis Three". D'après ce qu'on peut lire des faits, le film semble très respectueux de la réalité et d'ailleurs le réalisateur restera très sobre, ne cherchant à aucun moment à faire dans le spectaculaire ou a accentuer le côté dramatique comme il aurait pu le faire en rendant son film excessivement larmoyant.

Effectivement, ce ne sera absolument pas le cas, en revanche, le film souffrira d'une mise en scène beaucoup trop conventionnelle et télévisuelle et d’une narration quelque peu brouillonne. Dommage, car avec un cinéaste plus talentueux, ce film de procès aurait pu être nettement plus réussi qu'il ne l'est...

Heureusement le film bénéficie d'un solide casting avec en vedettes Colin Firth ("Valmont", "Le journal de Bridget Jones", "Love Actually", "A Single Man", "Le discours d'un roi") dans le rôle de Ron Lax, un privé qui va s'intéresser à l'affaire (Un peu trop? En tous cas, on se posera tout de même des questions quant à ses motivations...) et Reese Witherspoon ("Fear", "Sexe intentions", "American Psycho", "Mud - Sur les rives du Mississippi") dans le rôle de Pam Hobbs, la mère d'une des petites victimes. Les deux acteurs se retrouvent à nouveau après avoir été les têtes d'affiche de "L'importance d'être constant", mais cette fois, on ne les verra finalement que très peu ensemble.

Parmi les acteurs secondaires, on remarquera principalement la présence de Rex Linn ("Coeur de tonnerre", "Cliffhanger", "Wyatt Earp", "Zodiac", "Les experts: Miami", "Django Unchained") et de Bruce Greenwood ("Treize jours", "Abîmes", "I, Robot", "Truman Capote", "Déjà vu", "Star Trek: Into Darkness").

Mais autrement c'est un parfait inconnu qui marquera le plus les esprits, James Hamrick dans le rôle de Damien Echols, le principal suspect accusé en raison de son goût prononcé pour le Heavy Metal (C'est vrai qu'il faut être sérieusement dérangé pour écouter du Metallica ou du Slayer!) et sa fascination pour le satanisme.

Ce sera d'ailleurs l'un des sujets principaux du film, les amalgames et les chasses aux sorcières dont peuvent être victimes certaines catégories de personnes marginales surtout lorsqu'un évènement tragique intervient. Ce n’est d’ailleurs l’unique fois qu’on entend dans ces cas là parler d’enquêtes bâclées, de policiers poussés à trouver très rapidement un ou des coupables, quitte à fabriquer des preuves etc...

Et en attendant le ou les véritables coupables sont dans la nature, tranquilles! C'est très probablement le cas dans cette affaire puisqu'après 18 années de prison, ceux qu'on surnomme les West Memphis Three seront finalement remis en liberté mais en ayant signé un accord avec le procureur les empêchant d'intenter des poursuites pour réparations.

Ah, elle est belle l'Amérique! Et tout ça en ayant fait abstraction des preuves qui auraient pu impliquer un homme qui rentra dans un bar le soir même des meurtres couvert de sang et de boue... Normal! Mais bon, l’affaire d’Outreau est là pour nous prouver qu’on n’est pas meilleur et que nous aussi on peut faire des erreurs et juger les gens un peu trop rapidement...

Quel dommage que la mise en scène d'Atom Egoyan soit aussi classique, aussi peu rythmée et même parfois brouillonne, car le sujet de "Les 3 Crimes de West Memphis" méritait tellement mieux que ça! Heureusement il reste les acteurs qui semblent porter le film à eux tous seuls...

"Les 3 Crimes de West Memphis" est sorti le 7 octobre 2014 chez Rimini Editions en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes anglaise dts-HD master audio 2.0 et française dts-HD master audio 5.1. Niveau bonus c’est assez pauvre avec seulement la bande annonce et trois pages de notes sur l’affaire.

Les 3 crimes de West Memphis

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10.11.14

08:17:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après le décès de leur père, trois adolescents doivent soudainement faire face aux dures réalités de la vie. Ils doivent apprendre à subvenir à leur besoin et à ceux de leur mère... Mais les membres de cette famille ne sont pas tout à fait ordinaires : un mal bien pernicieux les ronge. La faim... de chair humaine.

Mon avis :

Profitant de la sortie de "We are what we are", son remake américain, Wild Side Vidéo nous permet enfin de découvrir "Ne nous jugez pas", un film de cannibales mexicain qui dépoussière sérieusement le genre (si l’on se réfère aux films Bis italiens et même si Antonia Bird est passée bien avant avec son "Vorace"!) et qui a tout de même remporté le Prix du Jury au 18ème Festival International du Film Fantastique de Gérardmer en 2011...

"Ne nous jugez pas" est le premier long métrage réalisé par Jorge Michel Grau ("The ABCs of Death") et ma foi, pour un premier essai, c'est plutôt prometteur, même si son film ne semblera pas au final totalement abouti. L’histoire prend place dans un milieu urbain défavorisé, où une famille un brin spéciale, se retrouve du jour au lendemain à devoir subvenir à ses besoins, principalement alimentaires, suite au décès du père de famille... Seul soucis, ils se nourrissent de viande humaine!

Là où le film surprend immédiatement, c'est par son approche résolument tournée vers le drame et non vers l'horreur, du moins durant une bonne partie du film (Attention il y a tout de même quelques scènes bien corsées dans le film !). Les amateurs de films d'horreur reprocheront très certainement qu'il ne se passe pas grand-chose durant cette première partie du métrage et que le réalisateur hésite un peu trop entre les genres (films d’auteur, films d’horreur), mais même si le film tarde quelque peu à rentrer dans le vif du sujet, le portrait de cette famille fascine et l’ambiance est suffisamment glauque pour maintenir l’attention.

Cette famille se compose tout d’abord d’Alfredo, l'aîné joué par Francisco Barreiro ("Ahí va el diablo", "Loves Her Gun"), un jeune homme qui accepte mal son homosexualité, mais qui finit par s'en servir pour attirer ses proies dans la cave familiale, essayant surtout ainsi de s’imposer comme le nouveau chef de famille, rôle que sa mère ne semble pas prête à lui laisser.

Carmen Beato ("Entre la noche y el día", "Aquí Entre Nos"), qui joue le rôle de la mère, elle, incarne une femme physiquement fatiguée par la vie, mais surprenante par la violence dont elle peut faire preuve. Quant à la petite sœur, Sabrina, interprétée par Paulina Gaitan ("Voces inocentes", "Trade - Les trafiquants de l'ombre", "Sin nombre"), elle a un côté ténébreux à la fois inquiétant et intriguant, qui fait d’elle un personnage secondaire intéressant.

Le petit frère enfin, Julián, incarné par le regretté Alan Chávez ("Pièces détachées", "La Zona, propriété privée", "Desierto adentro") tué en 2009 par la police, avant même la sortie du film donc (Il n'avait que 18 ans!), finit de compléter ce portrait de famille de dégénérés.

Toute la première partie du film d’ailleurs décrit cette famille, le milieu dans laquelle elle est évolue, sans qu’à aucun moment le réalisateur ne nous révèle les motivations de ses personnages. Car cette famille cannibale ne se nourrit pas uniquement de chair humaine...

En fait ils obéissent à un rite, à une tradition familiale dont on ne saura rien des origines, contrairement à dans le remake américain, "We are what we are", où là, on aura des réponses. Dans la deuxième partie du film, la police fera son apparition et le cinéaste en profitera pour dénoncer une police corrompue, image qu’on a déjà malheureusement de la police mexicaine.

Le film bascule également à ce moment là dans l'horreur, mais Grau apporte à ses scènes d’horreur un côté assez humoristique dû notamment à la maladresse de nos apprentis tueurs. De plus, le film manque par moments de crédibilité, notamment à la fin où on se demande comment certains des protagonistes arrivent à retrouver l'habitation de la famille... Dommage car autrement la conclusion est plutôt pas mal! On restera tout de même au final quelque peu sur notre faim sans que l’on sache trop pourquoi d’ailleurs...

En tous cas, il y a comme un arrière-goût d’inachevé! La mise en scène autrement est plutôt soignée avec une belle photographie et une musique assez originale, mais le film dans sa construction fait par moments assez brouillon. Bon, c’est un premier film, alors on excusera volontiers Jorge Michel Grau en espérant qu’il nous livre la prochaine fois un long-métrage cette fois pleinement convaincant.

Si vous avez déjà découvert "We are what we are", je vous invite vivement à découvrir "Ne nous jugez pas" et vice versa, car ce sont deux films très différents et tous les deux valent le coup d’être découvert, ne serait-ce que pour leur approche assez originale de l’horreur...

"Ne nous jugez pas" est sorti en DVD et VOD le 3 septembre 2014 chez Wild Side Vidéo. Cette édition DVD nous propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio espagnol DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. Côté bonus, un making of de 28 minutes vient compléter cette édition, sur laquelle on trouvera également quelques bandes annonces avant le menu.

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07.11.14

08:41:29, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Chassé de son trône le jeune roi maya Balam rassemble son peuple pour le conduire vers une terre nouvelle où il fait construire une pyramide destinée à des sacrifices humains. Le chef indien Aigle Noir doit être le premier à y succomber. Mais l’armée d’Hunac Ceel retrouve la trace des Mayas et menace de les exterminer.

Mon avis :

Ah mon Dieu!!! Je lèverai bien les bras au ciel comme les Mayas lorsqu'ils imploraient les leurs! Qu'est-ce que ça fait plaisir de pouvoir revoir des films à grand spectacle comme "Les rois du soleil"! Des films épiques comme on n'en fait plus! Un retour direct dans mon enfance, car dans les années 70 on pouvait encore voir régulièrement sur les chaînes de télévision des films de ce style qui marquèrent principalement les années 50/60...

Bien évidemment niveau crédibilité, ce ne sera pas forcément cela et il faudra faire abstraction de la coupe gominée de George Chakiris ("Mission 633", "Les demoiselles de Rochefort", "The Big Cube"), qui, à une petite queue près, a ici la coupe qu'il avait dans "West Side Story"! Mais bon, ça a son charme! Et puis, ce "Kings of the Sun" a avant tout comme vedette un Yul Brynner ("Les Sept Mercenaires", "Tarass Bulba", "Mondwest", "New York ne répond plus", "Les rescapés du futur") tellement animal, qu'il aurait pu porter le film à lui tout seul!

Il faut dire que face à lui, le pauvre George Chakiris ne fait pas vraiment le poids! L’histoire de ce peuple Maya obligé de fuir ses terres pour échapper à un massacre assuré et qui arrive sur les terres des indiens d’Amérique n’est pas forcément très crédible (Non, ce n'est pas "Apocalypto"!), mais le film se suit tout de même avec plaisir grâce à ses acteurs et à quelques scènes de bravoures assez réussies, car on pourra autrement tout de même également reprocher au scénario, plein de bonnes intentions, d’être un peu trop prévisible.

J. Lee Thompson ("Aux frontières des Indes", "Les canons de Navarone", "Les nerfs à vif", "Taras Bulba", "La conquête de la planète des singes") a certes signé pas mal de films plus réussis que celui-ci, mais cela reste un film d'aventure très honorable. Les costumes sont quand même assez kitchs, mais le film bénéficie par contre de la belle photographie de Joseph MacDonald ("Viva Zapata!", "Taras Bulba", "La canonnière du Yang-Tsé", "L'or de Mackenna") et de la musique composée par Elmer Bernstein ("Les 7 mercenaires", "La grande évasion", "Terreur aveugle", "Le loup-garou de Londres").

Parmi le casting, on remarquera la présence de Richard Basehart ("Il bidone", "Moby Dick", "Les frères Karamazov", "Les collines de la terreur"), Brad Dexter ("Quand la ville dort", "Les 7 mercenaires", "Taras Bulba") ou encore Leo Gordon ("The Intruder", "La malédiction d'Arkham", "Les anges de l'enfer", "Mon nom est personne"). Quant à Shirley Anne Field ("Crimes au musée des horreurs", "Les damnés", "Alfie, le dragueur", "My Beautiful Laundrette"), elle apporte la touche charme et forcément la zizanie dans l‘histoire! Rôle obligé que tenaient les femmes à l’époque dans les films!

Un peu de nostalgie, cela n'a jamais fait de mal à personne! Alors si comme moi vous voulez refaire un petit voyage dans le temps, ces "rois du soleil" devraient vous apporter un dépaysement garanti et un retour en enfance fort agréable!

"Les rois du soleil" est sorti le 3 juin 2014 chez Sidonis Calysta en DVD et Blu-ray. Le DVD nous offre une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono. Le Blu-ray est lui au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 2.0. Les bonus, communs aux deux éditions, sont composés d'un documentaire d'environ 57 minutes dtant de 1995 intitulé "Yul Brynner, l'homme qui devint un roi" et de la bande annonce du film.

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06.11.14

08:37:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une extraterrestre arrive sur Terre pour séduire des hommes avant de les faire disparaître.

Mon avis :

Afin d'aborder "Under the Skin" dans de bonnes conditions, il faut mieux ne pas être trop fatigué, car autrement dès les premières minutes du film, vous risquez de vous endormir profondément, sans que le moindre cri ne vienne perturber votre profond sommeil... Mais pour peu que vous vous laissiez embarquer, ce film de science-fiction réellement atypique vous fera voyager comme peu de films peuvent se vanter de l'avoir fait, alors que l’action se passe pourtant sur Terre et non dans l’espace ou sur une autre planète et rien que pour ça, le film vaut le coup d’œil!

Adaptation très libre de "Sous la peau", un roman de Michel Faber, "Under the Skin" est le troisième long métrage de Jonathan Glazer ("Sexy Beast", "Birth") et le moins qu'on puisse dire, c'est que le réalisateur a son propre univers! Glazer nous laisse au départ quelque peu perplexe, puis peu à peu arrive à nous fasciner à condition bien entendu de rentrer dans son univers si particulier... Car "Under the Skin" est avant tout un film ultra sensoriel!

Le scénario est très light (Il tiendrait presque sur un timbre Poste!), souvent répétitif. Durant quasiment tout le film, on va suivre une extra-terrestre qui a pris une apparence humaine, l'apparence d'une très jolie jeune femme en l'occurrence, afin de séduire des hommes qu'elle va emmener dans un lieu mystérieux à l'intérieur d'une maison où ceux-ci vont s'enfoncer dans une eau noire alors qu'elle marchera sur l'eau. Je ne sais pas si c'est très clair... En fait il faut voir le film pour bien comprendre... Une fois prisonnier sous l'eau, ils seront alors vidés de toutes substances sans que l'on sache vraiment dans quel but.

Le film n'apporte d'ailleurs pas vraiment de réponses, ce qui pourra bien évidemment perturber certains! Scarlett Johansson ("Lost in Translation", "Le dahlia noir", "Le prestige", "Avengers") est sublime en véritable menthe religieuse. Si on sera quelque peu frustré que l'actrice ne se déshabille pas entièrement au début du film, contrairement à ses victimes qui eux se retrouvent très rapidement à poil, notre attente sera finalement récompensée lors d'une scène assez troublante où elle semblera découvrir son corps. Bon, ceci étant dit, le film ne vaut bien entendu pas seulement que pour la plastique de la très jolie actrice américaine! Fort heureusement d'ailleurs!

Le film nous hypnotise par l'ambiance qu'il distille, aidé par une très belle musique mystérieuse signée Mica Levi, la chanteuse du groupe Micachu & The Shape et une très belle photographie de Daniel Landin ("Les intrus", "44 Inch Chest"). Étonnamment, malgré la froideur et la cruauté du personnage interprété par la belle Scarlett, on finit par s'attacher à elle. D’ailleurs, plus elle évoluera dans notre monde, plus elle commencera à devenir humaine, jusqu'à un final assez dur, mais pas si surprenant que ça...

Parmi les anecdotes assez amusantes concernant le film, il y a celle concernant certains hommes qui rentrent dans le van où apparemment il s'agirait de badauds attirés par la belle comédienne qui se seraient fait piégés par le réalisateur qui avait dissimulé dans le véhicule des caméras pour les filmer à leur insu, ces derniers étant prévenus bien entendu ensuite, qu'il s'agissait d'un tournage.

D'ailleurs en dehors de quelques rares acteurs comme par exemple l'acteur tchèque Krystof Hádek ("Tmavomodrý svet", "3 sezony v pekle") et de l’acteur Paul Brannigan ("La part des anges", "Beyond"), le reste du casting ne sont pas de vrais comédiens. Il s'agit même de parfaits inconnus...


"Under the Skin" est un film lancinant, peu rythmé, étrange et donc forcément peu facile d'accès, mais en même temps tellement beau, fascinant et intrigant qu'on peut se laisser embarquer... Moi, en tous cas, ce fût mon cas!

"Under the Skin" est sorti le 29 octobre 2014 en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec pistes anglaises Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version originale en dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus se composent d'une présentation du film par Olivier Père, Directeur Général délégué d’Arte France Cinéma (13’), d'entretiens avec l’équipe du film (27’36”), de la bande-annonce et des crédits. Semi déception tout de même lorsqu'on sait qu'un Blu-ray zone all est sorti au Canada chez Mongrel Media avec une bonne VF canadienne et un making of composé de 9 featurettes pour une durée de 42 minutes.

Under the Skin

Under the Skin
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Under the skin (Blu-ray)

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04.11.14

08:26:03, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Rien ne va plus pour Conrad : l’héritier insouciant qui a pris la mauvaise habitude de vivre aux crochets de ses parents est totalement déboussolé quand ces derniers décident – enfin ! – de lui couper les vivres. Sans carte bancaire, sans appartement et bien évidemment sans travail, il trouve refuge chez Dylan, son meilleur ami. Celui-ci lui présente la délicieuse Béatrice et c’est aussitôt le coup de foudre ! Le jeune homme aura alors une semaine pour gérer ses soucis financiers... et son émoi amoureux.

Mon avis :

Ma femme, comme beaucoup de femmes aime les comédies romantiques, mais aussi les séries se passant dans les hôpitaux dans le style "Dr House" et Cie. Il faut dire qu'en plus elle est infirmière, alors évidemment... Alors quand j'ai vu que la splendide Olivia Wilde ("Girl Next Door", "Paradise Lost", "Kill Bobby Z", "Tron - L'héritage"), la fameuse Numéro 13 de la série, était à l'affiche d'une comédie romantique, je me suis dit, voilà l'occasion de partager un bon petit moment ensemble et surtout de lui faire plaisir...

"The Longest Week", retitré en France "Une semaine ordinaire" est une petite comédie dramatique, plus que romantique d’ailleurs, réalisée par un certain Peter Glanz ("The Trivial Pursuits of Arthur Banks"), mettant en scène Jason Bateman ("La petite maison dans la prairie", "Allumeuses!", "Mi$e à prix", "Le royaume", "Juno", "Extract"), dans le rôle de Conrad Valmont, un quarantenaire vivant aux crochets de ses richissimes parents, qui se retrouve du jour au lendemain mis à la rue par eux et qui va tomber amoureux de la très jolie Beatrice Fairbanks, jouée donc par Olivia Wilde, alors qu'il a plutôt l'habitude des conquêtes d'un soir...

Jason Bateman campe ici un personnage totalement égocentrique auquel on se s'identifiera à aucun moment et cela, même si l'acteur arrive malgré tout à le rendre assez sympathique. A aucun moment non plus on ne croira en leur pseudo romance, mais finalement là n'est pas l'intérêt de ce film assez curieux! En fait, contrairement aux apparences, "Une semaine ordinaire" n'est pas une vraie comédie romantique, c'est avant tout le portrait d'un personnage égoïste et immature, n'ayant pas de vrais amis et ne vivant que pour lui...

Le seul ami qu'il ait, c'est un artiste peintre à succès, interprété par Billy Crudup ("Sleepers", "Le fantôme de Sarah Williams", "Presque célèbre", "Big Fish", "Public Enemies"), un artiste sans réel talent dont les œuvres consistent à réutiliser des toiles de maîtres, un personnage quelque peu imbu de sa personne payant des Volvo aux jeunes femmes dont il se sépare!

L'action se déroule durant une semaine où notre infortuné fils à papa va essayer de cacher à Beatrice et à son ami Dylan qu'il est sans le sous. Si le film se suivra sans déplaisir, on n'accrochera malgré tout jamais complètement, suivant le film sans réel intérêt. La fin est malgré tout assez inattendue, mais cela ne suffira pas à faire pencher la balance.

On reste au final avec un avis mitigé, sans qu’on puisse vraiment dire si on a aimé ou pas le film. Drôle de sentiment! Parmi les personnages secondaires qui se démarqueront, on notera ceux du chauffeur et du psy, respectivement interprétés par Barry Primus ("Le baron rouge", "Frissons d'horreur", "New York, New York", "The Rose") et Tony Roberts ("Serpico", "Les pirates du métro", "Annie Hall", "Amityville 3"), qui apportent de légères touches d'humour au film.

Au final, "Une semaine ordinaire" est un film quelque peu bancal, pas désagréable, mais qui s’oubliera très probablement assez rapidement...

"Une semaine ordinaire" est sorti le 4 novembre 2014 chez Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS Digital Surround 5.1, alors que l'édition Blu-ray est quant à elle au format 1.85 avec une résolution de 1080p et pistes anglaise et française DTS-HD Hight Resolution 7.1. Les deux éditions proposent en outre la copie digitale en illimitée au format 1.85 16/9ème avec piste française 2.0 AAC, mais ne contiennent aucun véritable bonus en dehors de deux bandes annonce présentes avant le menu.

Une semaine ordinaire (DVD + Copie digitale)

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Une semaine ordinaire (Blu-ray + Copie digitale)

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03.11.14

08:25:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Les Parker sont connus dans le village pour leur grande discrétion. Derrière les portes closes de leur maison, le patriarche, Franck, dirige sa famille avec rigueur et fermeté. Après le décès brutal de leur mère, Iris et Rose, les deux adolescentes Parker, vont devoir s’occuper de leur jeune frère Rory. Elles se retrouvent avec de nouvelles responsabilités et n’ont d’autre choix que de s’y soumettre, sous l’autorité écrasante de leur père, déterminé à perpétuer une coutume ancestrale à tout prix... Une tempête torrentielle s’abat sur la région, les fleuves débordent. Les autorités locales commencent à découvrir des indices qui les rapprochent du terrible secret des Parker...

Mon avis :

Les américains aiment bien remettre à leur sauce des films repérés à travers le monde, nous offrant régulièrement des remakes souvent indigestes, parfois heureusement assez réussis... C'est le cas par exemple de "We are what we are", remake de "Ne nous jugez pas" du réalisateur mexicain Jorge Michel Grau ("The ABCs of Death"), film qui remporta le Grand Prix du Jury au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer en 2010, que le réalisateur de "Stake Land" réinterprète de façon toute personnelle...

En effet, "We are what we are" reprend les bases de "Ne nous jugez pas", mais en inversant tout le contexte du film. Ainsi, ce n'est plus une histoire se déroulant en zone urbaine, mais au contraire en zone rurale, ce n'est pas le mari qui décède au début, mais la femme, les enfants qui doivent prendre la relève sont des jeunes filles et non des garçons etc... Et même si évidemment le synopsis est au départ assez proche, l'histoire s’avère finalement très différente.

Bien sûr, il est question également d'une famille de cannibales, mais le traitement est ici assez différent. Jim Mickle ("Mulberry St", "Stake Land", "Cold in July: Juillet de sang") a choisi de montrer une famille certes monstrueuse, mais à laquelle on va tout de même s'attacher, notamment en en apprenant plus sur les origines de cette pratique faisant de cette famille, une famille à part.

Ici, la consommation de viande humaine ne semble pas être une nécessité, mais plutôt une coutume familiale qui se perpétue depuis le temps du Far-West. D’ailleurs cela leur provoque même des maladies! Par contre, ici étrangement, leur pratique du cannibalisme est étroitement liée à la religion. C'est Dieu qui leur demande d'agir ainsi! Du moins, c’est leur croyance!

Alors que "Ne nous jugez pas" prenait comme toile de fond un milieu social défavorisé, Jim Mickle fait lui le choix de placer ses personnages au moment de la tempête Irène, qui fit près de 40 morts aux États-Unis en 2011 et causa d’énormes dégâts. Ici la tempête fait ressurgir des ossements mettant le docteur Barrow, qui a perdu sa fille, sur la piste de la famille Parker.

"We are what we are" est à la fois un drame, un thriller et un film d'horreur, ce qui perturbera très probablement les amateurs de sueurs froides, qui trouveront très certainement que le film met du temps à se mettre en place. Mais le but du film n'est pas d'offrir de l'horreur pure, mais de décrire une famille hors norme et repliée sur elle-même, tout en essayant de rendre attachante des êtres qu'on l'on peut qualifier a priori de monstrueux.

Bill Sage ("American Psycho", "Les initiés", "Mysterious Skin") y campe un père autoritaire et violent véritablement convaincant, mais sans que le réalisateur ne le rende particulièrement inquiétant ou antipathique comme c'était le cas de la mère dans le film original. Julia Garner ("Le monde de Charlie", "Le Dernier exorcisme Part II", "Sin City: j'ai tué pour elle") et Ambyr Childers ("Playback", "Gangster Squad", "2 Guns"), qui incarnent les deux adolescentes, jouent parfaitement leur rôle de jeunes filles, en apparence, innocentes.

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence dans le rôle de Marge, de Kelly McGillis ("Witness", "Les Accusés", "Cat Chaser", "The Innkeepers"), qui s'est sacrément défaite (Tout le monde vieillit certes, mais plus ou moins mal…) depuis "Top Gun" et qui retrouve le réalisateur pour la seconde fois après son rôle dans "Stake Land" et de Michael Parks ("Twin Peaks", "Storyville", "Kill Bill: Volume 1 & 2", "Argo") dans le rôle du docteur Barrow.

Le film s'achève sur une scène hyper tendue et dérangeante, tout en symbolisme, allant jusqu’au paroxysme de l'horreur, une scène qui choquera certains, mais en même temps totalement logique, même si elle s'avère très différente de la fin proposée par Jorge Michel Grau. Esthétiquement, le film est très beau et montre une nouvelle fois que Mickle a du talent, mais il manque tout de même un petit je ne sais quoi pour convaincre totalement...

"We are what we are" a été présenté dans différents festivals prestigieux comme Sundance, Cannes, Deauville ou encore Gérardmer et même s'il n'a obtenu aucun prix, cela prouve que le film a tout de même pas mal retenu l'attention et franchement, c'est quand même mérité! Avec son ambiance très glauque et son final à glacer le sang, ce nouveau film de Jim Mickle ne devrait pas vous laisser indifférent...

"We are what we are" est sorti le 3 septembre 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous offre le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray est au format 1.78 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un commentaire audio, d'un long making of de 53 minutes et d'entretiens avec l'équipe du film d'une durée de 16 minutes et bien entendu de bandes annonces de l'éditeur avant le menu.

We are what we are

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01.11.14

18:41:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ian Dunross est nommé chef suprême de la « Noble Maison » qui contrôle une partie des richesses de Hong Kong. De dangereux concurrents vont plonger Dunross dans des scandales financiers et d’espionnage...

Mon avis :

Parmi les mini-séries des années 80/90, beaucoup sont tombées dans l'oubli ou sont parfois passées totalement inaperçues lors de leurs diffusions, mais grâce à Koba Films notamment, on peut enfin en redécouvrir certaines comme par exemple "La Noble Maison", une série à grand spectacle avec en vedette un Pierce Brosnan alors connu essentiellement pour son rôle de Remington Steele...

"La Noble Maison" est une mini-série composée de 4 épisodes réalisés par Gary Nelson ("Max la menace", "Un vendredi dingue, dingue, dingue", "Le trou noir", "Allan Quatermain et la cité de l'or perdu", "Demain à la une"), où une importante compagnie basée à Hong-Kong va susciter bien des convoitises...

Il faut dire que cette compagnie dirigée par Ian Dunross, interprété par Pierce Brosnan ("Nomads", "Le quatrième protocole", "Madame Doubtfire", "GoldenEye", "Meurs un autre jour"), n'est pas aussi solide qu'elle n'y paraît, car elle est soumise à un code de l'honneur, impliquant l'obéissance aux règles fixées par le premier Taï-Pan obligeant les futurs dirigeants à donner tout ce qu'il souhaite à celui qui possède l'une des demi-pièces figurant dans le coffre-fort de la société.

Ces demi-pièces restantes, au départ possédées par des hommes d’honneur, partenaires de la compagnie, vont bien entendues être convoitées par des personnages sans scrupule et prêts à tout pour mettre main-basse sur la plus ancienne et la plus prestigieuse compagnie de Hong-Kong...

Par certains côtés, la série fait quelque peu penser à "Dallas" ou encore à "Dynastie" (les amateurs de ce genre de séries vont être ravis !), mais avec un petit côté exotique en plus et surtout des scènes catastrophes à grand-spectacle assez surprenantes. Ces scènes présentent dans deux des épisodes montrent que la série a bénéficié d'un budget assez solide pour l’époque.

D'ailleurs le casting de la série est composée de pas mal d'acteurs assez connus comme John Rhys-Davies ("Les aventuriers de l'arche perdue", "Allan Quatermain et les mines du roi Salomon", la saga "Le seigneur des anneaux", "Metal Hurlant Chronicles") en rival de Dunross, Gordon Jackson ("Les révoltés du Bounty", "La grande évasion", "Ipcress : Danger immédiat", "Les professionnels"), Denholm Elliott ("La rose et la flèche", "Un pont trop loin", "Le chien des Baskervilles", "Les aventuriers de l'arche perdue", "Un fauteuil pour deux"), Burt Kwouk ("Quand l'inspecteur s'emmêle", "Goldfinger", "Rollerball", "Le baiser mortel du dragon") ou encore Ric Young ("Indiana Jones et le temple maudit", "Le dernier empereur", "Le baiser mortel du dragon").

Impossible de tous les nommer, mais on a là un casting assez impressionnant et prestigieux auquel il faut ajouter quelques têtes bien connues, habituées aux petits rôles, mais qui marquent souvent par leur charisme ou leur gueule.

Et puis il y a le casting féminin, avec de bien jolies actrices comme Deborah Raffin ("Meurtres sous contrôle", "La sentinelle des maudits", "Le justicier de New York") auquel Pierce ne résistera évidemment pas, Julia Nickson ("Rambo II: La mission", "Sidekicks", "Double Dragon") et Tia Carrere ("Harley Davidson et l'homme aux santiags", "Dans les griffes du dragon rouge", "Wayne's World", "True Lies").

Le scénario, écrit par Eric Bercovici ("Hawaï, police d'état", "Shogun") et James Clavell ("La Vallée perdue", "La Grande Évasion") et inspiré par l'un des romans de la saga asiatique de ce dernier (Tous deux étant également producteurs de la série...), est ponctué de rebondissements fréquents et tient en haleine jusqu’au dénouement final, par contre l’humour très asiatique de certaines scènes est assez déstabilisant et surprend quelque peu...

Pierce Brosnan campe ici un personnage sûr de lui étonnamment convaincant malgré l’éducation asiatique qu’il est sensé avoir eu et avec une classe naturelle comme il a toujours eu... La série fait certes très datée années 80, mais elle reste assez plaisante.

Cette mini-série totalement méconnue mérite amplement qu’on s’y attarde même si elle ne laissera pas un souvenir impérissable. Et puis les fans de Pierce Brosnan seront évidemment ravis!

"La Noble Maison" est sorti en DVD le 11 juin 2014 chez Koba Films. La série est présentée au format 1.66 16/9ème compatible 4/3 dans sa version française stéréo uniquement (Pas de vo!). Côté bonus, seuls quelques bandes annonces de l’éditeur sont présentes...

La noble maison

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30.10.14

14:38:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le Docteur Pretorius a inventé une machine qui permet de communiquer avec l'au-delà. Mais suite à un accident, son assistant est accusé de meurtre et n'a d'autre choix que d'activer à nouveau la machine. Il s'ensuivra de terribles conséquences.

Mon avis :

Suite au succès de "Re-Animator", Brian Yuzna ("Society", "Le Retour des morts-vivants 3", "Le Dentiste", "Rottweiler") et Stuart Gordon ("Dolls", "Castle Freak", "Dagon", "Stuck") décidèrent de se lancer dans une autre adaptation d'Howard Phillips Lovecraft. Il en résulta "From Beyond", tiré de la très courte nouvelle "De l'au-delà", un film qui va très rapidement devenir culte...

Avec "From Beyond", on retrouve une bonne partie de l'équipe de "Re-Animator", Stuart Gordon à la réalisation et Brian Yuzna à la production bien entendu, mais aussi Jeffrey Combs ("Fortress", "Necronomicon", "Castle Freak", "Fantômes contre fantômes") et la bombe atomique (Oui, c'est vrai! J'ai un faible!) Barbara Crampton ("Body Double", "Puppet Master", "Castle Freak", "Cold Harvest") en acteurs vedettes.

Carolyn Purdy-Gordon ("Dolls", "The Arrival", " Space Truckers", "Stuck"), l'épouse du réalisateur sera également une nouvelle fois de la partie, de même que le scénariste Dennis Paoli ("Meridian - Le baiser de la bête", "Le dentiste", "Dagon"), le chef opérateur Mac Ahlberg ("House", "Prison", "Robot Jox", "Innocent Blood"), le compositeur Richard Band ("The House on Sorority Row", "Ghoulies", "TerrorVision", "Puppet Master II") et aux effets spéciaux John Carl Buechler ("Fou à tuer", "Dolls", Halloween 4") et John Naulin ("Night Train to Terror", "Critters").

Pourquoi changer quand on a une équipe qui s’entend bien et qu'en plus cela fonctionne ? Lovecraft n'est pas un auteur facile à adapter, mais ce "From Beyond" fait parti des meilleures adaptations réalisées à ce jour. Le film fût pas mal coupé à sa sortie en raison des menaces de la MPAA de le classer X et c'est donc cette version cinéma volontairement coupée à laquelle on a le droit ici, celle qu'on a d'ailleurs toujours connu chez nous.

On pourra bien sûr regretter que l'éditeur n'ait pas pu nous offrir la version director's cut disponible notamment depuis quelques années aux États-Unis (la première édition difficilement trouvable maintenant contenait d’ailleurs la version française !), mais franchement quel plaisir tout de même de pouvoir enfin redécouvrir ce film dans d'aussi bonnes conditions!

Bon, la version cinéma est certes un peu moins gore, mais je vous rassure, c'est déjà pas mal gratiné malgré tout! En fait, on perd essentiellement une scène où Crawford arrachait l’œil du docteur Bloch avec ses dents...

Que dire autrement du film ? Eh bien, c’est un film complètement fou comme l’est l’œuvre de Lovecraft, avec des maquillages d’effets spéciaux impressionnants (Il faut dire que contrairement à "Re-Animator" le film a bénéficié d'un budget largement plus conséquent!), bien crades et sincèrement pas trop datés (même si en revanche quelques effets spéciaux feront par contre un peu rudimentaires et un peu cheap maintenant...), des acteurs qui cabotinent par contre un max, mais qui servent à merveille la folie ambiante qui règne et puis bien entendu comptant la présence, parmi son casting, de la merveilleuse Barbara Crampton dans le rôle du docteur McMichaels, qui une fois habillée en sado-maso, est absolument irrésistible!

Évidemment les couleurs très flashy du film font très années 80, mais cela a son charme! Le scénario est par contre assez léger, mais vu la courte durée de la nouvelle, cela semble assez normal. Enfin, parmi le casting, on remarquera la présence de Ken Foree ("Knightriders", "Le dentiste", "L'armée des morts", "The Devil's Rejects"), le black du "Dawn of the Dead" de Romero, dont la carrière dans le cinéma d'horreur est tout de même assez impressionnante et de Ted Sorel ("Lenny", "Un tueur dans la ville", "Frère de sang 2"), dont le rôle ici du docteur Pretorius est assez marquant.

Malgré le poids des années, "From beyond : Aux portes de l'au-delà" demeure une petite série B fantastico-horrifique qui mérite bien son statut de film culte. Maintenant, on attend "Dolls", du même duo, avec impatience!

"From beyond : Aux portes de l'au-delà" est sorti en DVD et Blu-ray le 21 octobre 2014 chez Sidonis Calysta. Le DVD est présenté au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080i et pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0. En bonus, même si on aurait souhaiter bénéficier de suppléments plus complets, on a le droit tout de même à une intéressante présentation du film d'environ 20 minutes ainsi qu'à une galerie photos.




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29.10.14

07:24:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Venant d’épouser un vieil aristocrate, Susan vient vivre dans le manoir familial. De nature très prude, elle est peu à peu la proie d’horribles cauchemars, mêlant violence et volupté. Ses peurs sont décuplées quand elle apprend l’histoire tragique de Carmilla, une ancêtre de la famille, ayant trucidé son mari à coups de poignard. Un jour, son mari découvre une jeune femme enterrée sur la plage. Cette dernière, qui se dit s’appeler Carmilla, étend son pouvoir et son emprise sur Susan...

Mon avis :

Après nous avoir fait découvrir quelques pépites horrifiques en provenance d'Italie, d'Angleterre et des États-Unis avec ses collections "Les chefs-d’œuvre du Gothique", "British Horror" et "Horreur US 70's", Artus Films nous propose une première série de trois films en provenance cette fois d'Espagne avec sa nouvelle collection "Ciné de Terror". Trois films de l’âge d’or du Fantastique espagnol : "Les vampires du Dr Dracula", "Le bossu de la morgue" et "La mariée sanglante"...

Suite au succès du film d’Enrique Lopez Eguiluz, "Les vampires du Dr Dracula", mettant en scène le mythique Paul Naschy, bon nombre de films d'horreur virent le jour en Espagne durant les années 60/70. "La mariée sanglante", réalisé en 1972 par Vicente Aranda ("Les cruelles", "Cambio de sexo", "La fille à la culotte d'or", "À coups de crosse", "Juana la Loca", "Carmen") met en scène un couple fraîchement marié, venant s'installer dans le manoir familial où jadis Mircalla Karstein, l'une des ancêtres du mari, avait poignardé son mari.

Rapidement Susan, la jeune et jolie mariée, interprétée par Maribel Martín ("La résidence", "La cloche de l'enfer", "El niño de la luna"), va voir apparaître la défunte tout d'abord dans ses rêves, puis dans la réalité, son mari l'ayant trouvée ensevelie sur la plage, il la ramènera au manoir pour leur plus grand malheur...

Vicente Aranda signe là un film généreusement sexy et gore pour l'époque avec pas mal de scènes de nudité assez osées et des déferlements de violence assez marquant par moments, comme lors de cette scène de rêve où Mircalla poussera Susan à tuer son mari à coups de couteau.

Le réalisateur va ici assez loin, avec quelques scènes assez dérangeantes comme la scène de viol, qui avait été censurée d’ailleurs à l'époque notamment en France, mais qui nous est proposée en intégralité dans cette édition d'Artus Films (la version alternative de cette scène est d'ailleurs présente dans les bonus).

Simón Andreu ("La mort caresse à minuit", "La chair et le sang", "Meurs un autre jour", "Beyond Re-Animator", "Le monde de Narnia: chapitre 2 - Le prince Caspian"), qui joue ici le mari, campe un personnage macho, pervers et violent n'attirant à aucun moment la sympathie, faisant de lui la victime idéale de ces assauts féministes.

Car il y a en effet, un côté très féministe, voir lesbien à ce film, incarné en grande partie par la très belle Alexandra Bastedo ("Casino Royale", "Les champions", "The Ghoul") dans le double rôle de Carmilla/Mircalla Karstein. L'homme est ici considéré avant tout comme un pervers, qu'il faut éliminer, voir castrer à l'image de ce chasseur à qui on explosera les parties intimes à l'aide d'un fusil de chasse alors même qu'il était déjà décédé.

Malgré quelques longueurs, le film bénéficie de très jolis décors, d'une photographie et d'une mise en scène particulièrement soignées et d'une musique par moments assez originales faisant de ce long-métrage une œuvre plutôt intéressante.

Quant au scénario, inspiré d'une nouvelle de Sheridan Le Fanu, datant de 1872 et qui inspira également Roger Vadim pour son "Et mourir de plaisir", ainsi que la Hammer pour sa trilogie consacrée à la comtesse Mircalla Karnstein ("The Vampire Lovers", "Lust for a Vampire" et "Les Sévices de Dracula"), il nous offre une relecture du mythe du vampirisme qui sort un peu des clichés habituels avec des codes assez différents.

Au final, même s’il ne s’agit pas d’un grand film, "La mariée sanglante" est un film d’horreur assez plaisant à voir et ayant plutôt bien vieilli. Une agréable surprise !

"La mariée sanglante" est sorti en DVD le 2 septembre 2014 chez Artus films dans une très jolie édition digipack slim proposant le film avec une qualité d’image dans l’ensemble très belle, surpassant même le Blu-ray américain de Blue Underground. Le DVD offre ici une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3, avec pistes audios française et espagnole Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté bonus, pas de présentation d'un spécialiste cette fois, mais tout de même une scène alternative, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection dont celle du film. Il est à noter que le film est ici présenté dans sa version la plus complète ce qui explique pourquoi le film passe en version française à deux reprises lorsqu’on regarde la version originale.

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28.10.14

07:24:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De retour de la guerre, Don Pédro et ses fidèles compagnons d’armes, Bénédict et Claudio, rendent visite au seigneur Léonato, gouverneur de Messine. Dans sa demeure, les hommes vont se livrer à une autre guerre. Celle de l’amour. Et notamment celle qui fait rage entre Béatrice et Bénédict, que leur entourage tente de réconcilier tout en essayant de déjouer les agissements malfaisants de Don Juan.

Mon avis :

Qui aurait pu penser une seule seconde que Joss Whedon aurait pu un jour adapter du Shakespeare tout en signant un pur film d'auteur, qui plus est en noir et blanc? Oui, oui, vous avez bien lu! Joss Whedon, le créateur de "Buffy contre les vampires" et réalisateur de "The Avengers"... Et pourtant! Entre deux "Avengers", le bonhomme s'est offert comme récréation le tournage de cette adaptation moderne de "Beaucoup de bruit pour rien", tournée chez lui en 12 jours seulement...

Vingt ans après l’adaptation de Kenneth Branagh et dans un style proche de part son anachronisme de celles de "Hamlet" du même Branagh ou du "Roméo + Juliette" de Baz Luhrmann, Joss Whedon ("Buffy contre les vampires", "Serenity", "Dollhouse", "Avengers") signe avec "Beaucoup de bruit pour rien" une adaptation respectant à un mot près (le mot juif de la réplique « si je ne l'aime pas, je suis un Juif » remplacé ici parle mot idiot) le texte de William Shakespeare, mais en plaçant l'action de nos jours.

Il en résulte un long-métrage forcément déstabilisant au départ, mais dans lequel on rentre finalement assez rapidement tant les protagonistes sont attachants. Whedon accentue encore plus le côté anachronique en filmant ce quasi huis clos se déroulant dans sa propre demeure (même les scènes au commissariat ont été tourné chez lui, dans son sous-sol!), dans un très beau noir et blanc donnant au film une apparence proche par moments de celle des films noirs américains des années 50, mais faisant aussi penser par certains côtés aux films de la Nouvelle Vague française.

En plus d'apporter un certain esthétisme à son film, ce noir et blanc va permettre au réalisateur de pallier au faible budget de celui-ci. Et cela fonctionne, car le film est effectivement esthétiquement très réussi et le noir et blanc lui confère un côté très classe mis en valeur par la photographie étonnamment très soignée de Jay Hunter ("Life After Beth", "Garfunkel and Oates").

Si le texte original de Shakespeare est déjà très amusant en soi, la version de Whedon accentue le côté comique des situations avec quelques improvisations très réussies de la part des acteurs comme par exemple lorsque Benedick, joué par Alexis Denisof ("Lancelot", "Buffy contre les vampires", "Avengers", "Grimm"), l'un des acteurs fétiches du cinéaste, se met à faire des pompes pour impressionner la belle Beatrice, interprétée par la charmante Amy Acker ("Arrête-moi si tu peux", "Angel", "Dollhouse", "La cabane dans les bois").

Il est assez amusant d’ailleurs que le réalisateur réunisse une nouvelle fois les deux acteurs qui avaient déjà formé un couple dans la série "Angel"... Le duo forme en tous cas un couple atypique parfait, lui étant un personnage assez misogyne au départ et elle, une vraie petite vipère! Malgré cela, le duo est attachant et on a qu’une envie, c’est qu’ils s’avouent leur amour!

L'un des atouts du film, cela sera en effet son casting et en particulier son casting féminin, Amy Acker et Jillian Morgese, qui incarne ici Hero la jolie cousine de Beatrice, ont un côté malicieux qui ne peut laisser indifférent.

Nathan Fillion ("Il faut sauver le soldat Ryan", "Serenity - L'ultime rébellion", "Horribilis"), le héros de la série "Castle" apporte également beaucoup au film en interprétant un policier, particulièrement pas fute-fute, en complet décalage avec le personnage qui l'a rendu populaire.

Parmi les autres acteurs tirant aussi leur épingle du jeu, Clark Gregg ("Nous étions soldats", "La couleur du mensonge", "Spartan", "Thor"), celui qu'on connaît en tant qu’agent Coulson dans les adaptations des films Marvel, interprète ici un Leonato, totalement convaincant en père faisant quelque peu mafieux, comme d’ailleurs la plus part des autres protagonistes.

En dehors du contexte qui est assez différent de l’œuvre originale, l'action se passant ici aux États-Unis, ce qui n'empêche pas le réalisateur de faire quelques petits clins d’œil par rapport à l'Italie comme par exemple avec cette scène de bal masqué, Whedon s’est autorisé également quelques libertés en remplaçant le personnage de Conrad par un personnage féminin. Idée plutôt intéressante et ne choquant absolument pas!

Le fait que l'action se déroule quasiment toujours au même lieu est assez déstabilisant car au final, on ne sera pas trop qui est chez qui... En plus d’être réalisateur du film, Joss Whedon est également ici producteur (avec notamment sa femme Kai Cole), scénariste, monteur et compositeur d’une grande partie de la musique du film. Franchement, chapeau bas!

Avec sa version de "Beaucoup de bruit pour rien", Joss Whedon nous surprend en nous livrant une comédie pétillante et pleine de charme qu’il serait regrettable de louper...

"Beaucoup de bruit pour rien" est sorti en DVD le 3 juin 2014 chez Jour2fête dans une splendide édition digipack slim contenant 5 cartes postales. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus, made in France, se composent quant à eux d'une interview de Joss Whedon, d'une interview de Sarah Hatchuel, professeur en littérature anglaise et cinéma anglophone, d'un sujet sur l'avant-première parisienne et de la bande-annonce.

Beaucoup de bruit pour rien

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27.10.14

15:23:21, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Des scientifiques de renom sont enlevés et réapparaissent quelques jours plus tard, après avoir été victime d’un lavage de cerveau. Le gouvernement britannique envoie l’agent Harry Palmer enquêter sur ce mystère. Mais au fur et à mesure que l’espion avance dans son enquête, les fils se brouillent au point de douter de sa propre hiérarchie. Il se retrouve vite livré à lui-même au centre d’une machination tentaculaire.

Mon avis :

Précédemment disponible dans diverses éditions parues tout d'abord chez PVB Éditions, puis chez Seven7, mais épuisées depuis belle lurette, "Ipcress : Danger immédiat" a le droit à une nouvelle édition, cette fois, chez Éléphant Films, nous permettant de redécouvrir pour notre plus grand plaisir ce petit bijou du film d'espionnage made in Britain...

Suite au succès des deux premiers James Bond, le producteur Harry Saltzman ("James Bond 007 contre Dr. No", "Goldfinger", "Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin"), qui était par ailleurs l'un des producteurs de la célèbre saga, décida de lancer une nouvelle série de films d'espionnage dont le héros et les aventures seraient beaucoup plus proches de la réalité.

Pour cela, il se lança dans l'adaptation des aventures d’Harry Palmer, personnage créé par Len Deighton dont le premier roman "Le Dossier Ipcress" était sorti en 1962, soit 3 ans avant la sortie du film. Le producteur fît alors appel à une partie de l'équipe des deux premiers James Bond, demandant notamment à John Barry ("Bons baisers de Russie", "Amicalement vôtre", "Danse avec les loups") de composer la musique et à Peter R. Hunt ("James Bond 007 contre Dr. No", "Bons baisers de Russie", "Goldfinger") d'en assurer le montage.

En revanche, pour ce qui est de la réalisation, celui-ci confia celle-ci à son jeune compatriote canadien, Sidney J. Furie ("The Snake Woman", "L'emprise", "Aigle de fer", "Superman IV"), qui va signer là une mise en scène totalement hallucinante où chaque plan semble marqué de son empreinte, ce qui d'ailleurs ne plaira vraiment pas à Saltzman, qui le congédiera avant même le montage, le privant ainsi de tout regard sur celui-ci.

Pourtant l'une des grandes forces de "Ipcress : Danger immédiat", c'est justement cette mise en scène si personnelle qui démarque le film du tout-venant. Mais c’est sûr qu’avec ses cadrages très particuliers, Furie fait passer l’action au second plan comme par exemple lors de cette scène de bagarre filmée à travers les vitres d’une cabine téléphonique...

Autres points forts du film, la splendide composition de John Barry, la photographie très soignée signée Otto Heller ("Tueurs de dames", "Le voyeur", "Mes funérailles à Berlin") et des dialogues absolument savoureux.

Michael Caine ("Zoulou", "L'or se barre", "La loi du milieu", "Pulsions", "Le quatrième protocole", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes") est absolument génial et incarne là un anti-James Bond, faisant beaucoup plus prolétaire, beaucoup plus commun aussi, portant notamment des lunettes de vue et ayant beaucoup moins de succès bien entendu auprès des femmes, appâtant celles-ci grâce à sa cuisine et non grâce à son charme naturel, mais ne cachant pas par contre son intérêt pour la gente féminine tout comme 007.

Malgré tout, Harry Palmer est un personnage assez rebelle, qui donnera pas mal de fil à retordre à sa hiérarchie. C’est aussi un personnage fort attachant, notamment grâce à l’humour qu’il dégage par son côté taquin et désinvolte.

Le film est d’ailleurs assez amusant, surtout dans sa première partie, mais sans jamais tomber dans la comédie. En revanche, la seconde partie du film s’avèrera beaucoup plus sérieuse, sans pour autant que le spectateur décroche...

Parmi le casting on remarquera quelques têtes bien connues du cinéma anglais comme Nigel Green ("Jason et les Argonautes", "Zoulou", "Le masque de la mort rouge", "Comtesse Dracula"), Guy Doleman ("Opération Tonnerre", "Mes funérailles à Berlin", "Un cerveau d'un milliard de dollars", "La grande bataille") et Gordon Jackson ("Les révoltés du Bounty", "La grande évasion", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines", "Les professionnels").

Après le succès de cette première aventure d'Harry Palmer, deux autres suivront également dans les années 60, "Mes funérailles à Berlin" et "Un cerveau d'un milliard de dollars", suivis de deux autres films dans les années 90, "Midnight in St. Petersburg" et "Bullet to Beijing", toujours avec Michael Caine...

Presque 50 ans après sa sortie, "Ipcress : Danger immédiat" n’a pas pris une ride et demeure l’une des plus grandes réussites du cinéma d’espionnage. Un véritable régal!

Après la splendide édition collector parue en avril 2003 chez PVB Éditions qui contenait le CD de la bande originale du film, "Ipcress : Danger immédiat" a eu le droit à d'autres éditions simples chez le même éditeur aujourd'hui disparu et chez Seven7 en juin 2007 dans une édition reprenant les mêmes caractéristiques avec notamment les pistes audio DTS et Dolby Digital 5.1. Ces différentes éditions étant aujourd'hui épuisées, c'est avec joie qu'on accueille celles d’Éléphant Films sorties le 26 août 2014. Du moins pour ce qui est du DVD, car l'édition combo comprenant le Blu-ray comporte un défaut d'authoring sur la galette bleue nous privant de la dernière minute du film et du générique de fin... Un repressage n'est malheureusement pas envisagé, car coûterait beaucoup trop cher à l'éditeur, qui est, rappelons-le, un éditeur indépendant. L'édition proposée par Éléphant est toutefois la meilleure édition à ce jour, nous offrant une image à la colorimétrie plus naturelle et surtout cette fois non recadrée. Le DVD nous propose ici une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono (Eh oui, pas de pistes anglaise DTS et anglaise et française Dolby Digital 5.1 pour cette édition, mais est-ce vraiment dommageable ? Pas sûr !). Côté bonus les anciennes éditions ne nous offraient pas grand-chose, cette fois on a le droit à une intéressante analyse du film par Jean-Baptiste Thoret, une galerie d'images et des bandes annonces dont celle du film.

Il est à noter qu’Éléphant Films propose depuis le 21 octobre un coffret DVD Michael Caine comprenant "Dr. Jekyll & Mr. Hyde", "L'aigle s'est envolé", "Ipcress : Danger immédiat" et "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes".




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The ipcress file - Edition 2005

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21.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la catastrophe de « Mondwest », il y a plusieurs années, la station de Delos est prête à ouvrir ses portes avec un nouveau « monde », Futureworld. Pourtant Chuck Browning, grand reporter de la ville, n’est toujours pas convaincu du projet, depuis la mort de l’un de ses amis qui revenait de ce « nouveau Delos ». Chuck, accompagné d’une de ses collaboratrices, est décidé à enquêter sur les causes de la mort de son ami. Ils découvrent que Delos prévoit de remplacer d’importants visiteurs par des doublures robotisées... prêtes à conquérir le monde.

Mon avis :

Précédemment sorti en 2004 dans une édition DVD on ne peut plus minimaliste, "Futureworld", plus connu en France sous le titre "Les rescapés du futur" refait enfin son apparition chez nous chez Sidonis dans une édition enfin pourvue de la version originale et avec quelques bonus sur lesquels on ne crachera pas...

"Les rescapés du futur" est la suite directe du très bon "Westworld", sorti chez nous sous le titre "Mondwest", où les visiteurs d'un parc d'attractions futuriste nommé Delos avaient le choix entre trois reconstitutions différentes (Époques romaine, médiévale et western), leur permettant d'affronter, pour s’amuser évidemment, des robots à l'apparence humaine programmés pour perdre, mais malheureusement pour eux les robots se rebellèrent et l’amusement vira alors au cauchemar...

Suite au succès de ce premier film, les producteurs décidèrent de lancer une suite, mais sans son créateur original qui déclina l'offre, ni le studio MGM qui préféra à l'époque investir dans "L’âge de cristal" plutôt que dans ce deuxième film, mais qui malgré tout distribuera quand même le film pour les États-Unis.

C'est Richard T. Heffron ("J'aurai ta peau", "V : La Bataille finale", "Nord et sud") qui fût alors choisi pour réaliser cette suite, prenant la suite de Michael Crichton, pour un résultat tout de même bien inférieur, mais malgré tout, tout à fait honorable.

Le film peine pas mal à démarrer, mais se suit avec curiosité grâce à quelques petites trouvailles amusantes et au caméo de Yul Brynner ("Les Sept Mercenaires", "Les Rois du soleil", "Mondwest", "New York ne répond plus"), où celui-ci apparaît dans un rêve, le temps d'un fantasme, constituant l’une des scènes les plus marquantes du film, mais finalement sans réel intérêt pour l'histoire. Ce caméo, imposé par les producteurs, fût d’ailleurs la dernière apparition de l’acteur au cinéma.

Le résultat est, il faut l'avouer, un film de science-fiction assez kitsch, mais ayant acquis avec les années un certain charme désuet. Le jeu de Peter Fonda ("The Wild Angels", "The Trip", "Easy Rider", "L'Équipée du Cannonball"), véritable icône de la contre-culture des années 60, qui joue ici le rôle du journaliste Chuck Browning, est par contre assez fade et assez plat et à aucun moment on ne s’intéressera vraiment à son personnage.

C'est donc principalement la belle Blythe Danner ("Alice", "Mad city", "The X Files, le film", "Mon Beau-Père et Moi") qui retiendra notre attention, ainsi que certains seconds rôles comme Stuart Margolin ("De l'or pour les braves", "Un justicier dans la ville", "S.O.B."), John Fujioka ("Kung Fu", "American Warrior", "Mortal Kombat") ou encore John P. Ryan ("Le monstre est vivant", "Le facteur sonne toujours deux fois", "A Bout de Souffle Made in USA", "Runaway Train") dans le rôle du docteur Schneider, le savant fou du film qui veut remplacer les hommes importants et autres personnalités dirigeantes de la planète qui passent par le parc par ses robots.

Le film fait bien entendu très daté au niveau de ses effets spéciaux et de certains décors, mais il est à noter tout de même que le film fût en partie tourné dans des locaux de la NASA à Houston apportant tout de même une certaine crédibilité à celui-ci et d'autre part que le film comporte les tous premiers effets spéciaux en 3D à apparaître dans un long métrage avec une main modélisée tirée du court métrage "A Computer Animated Hand", ainsi que du visage de Peter Fonda digitalisé pour l'occasion et apparaissant sur un moniteur vidéo lors d'une courte séquence. Ces effets sont l’œuvre d’Ed Catmull, futur co-fondateur du studio d'animation Pixar et président de Disney Feature Animation... Rien que ça!

Malgré une première partie quelque peu laborieuse, la dernière demi-heure s'avère heureusement plus palpitante et clôt le film de façon plutôt sympathique, laissant au final un agréable souvenir. Si ce second film ne sera pas suivi d’un troisième volet, en revanche, 4 ans plus tard, cette suite sera suivie d'une série télévisée baptisée "Beyond Westworld", qui s'arrêta par contre au bout de 5 épisodes au lieu des 20 prévus initialement...

Longtemps resté inédit chez nous en DVD alors même que deux éditions américaines comprenant la version française et même des sous-titres français étaient sorties chez MGM et Warner Bros, "Westworld" est enfin sorti chez nous en avril 2012 chez Aventi Distribution en DVD et Blu-ray et a même été réédité en septembre 2014 par Rimini Editions. Cette réédition de "Futureworld" en constitue donc le parfait complément et cela reste tout de même un agréable divertissement dont il serait dommage de se priver, même si cela reste un film très dispensable...

Après une édition sortie chez Aventi Distribution en mars 2004, comprenant uniquement le film en version française sans le moindre bonus, ni même un simple menu, "Les rescapés du futur" est ressorti le 3 juin 2014 chez Sidonis Calysta en DVD avec une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 et des pistes anglaise et française Dolby Digital mono. Les bonus se composent quant à eux d'un intéressant documentaire d'une durée de 24 minutes sur l'univers du film intitulé "Le futur selon Crichton", une galerie photos et la bande annonce.

Futureworld

Futureworld
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20.10.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paz de la Huerta fait monter la température ! Le jour, elle est Abby Russell, une douce infirmière ; le soir, elle fait le tour des nightclubs, entrainant les hommes infidèles sur la route de liaisons dangereuses. Lorsque Danni, une infirmière débutante et sensible, rejoint l’équipe d’Abby, elles deviennent de très proches amies. Mais quand cette amitié tourne à l’obsession, Danni rejette Abby qui devient alors une furie prête aux pires excès.

Mon avis :

Ah! Enfin un nouveau film d'horreur avec une vilaine fermière! Euh, je veux dire une infirmière (Oui, je sais... Humour d'infirmières!)... Voilà qui met tous mes sens en éveil, car non seulement comme beaucoup d'hommes (faibles ?), je fantasme sur la tenue blanche (Oui, ce n'est plus trop ça de nos jours!), mais en plus j'en ai épousé une (Et bien entendu, comme vous vous en doutez, je l'ai forcée à garder son ancienne tenue!)...

"Nurse 3D" est le nouveau film de Douglas Aarniokoski ("Highlander: Endgame", "Animals", "The Day"), à qui on doit pas mal d'épisodes de l'excellente série "Esprits criminels", mais aussi plusieurs assez mauvais films. Celui-ci fait heureusement parti du haut du panier de sa filmographie avec le sympathique "The Day".

Le gros point fort de ce "Nurse 3D", c'est bien sûr son casting féminin, avec tout d’abord, en méchante Paz de la Huerta ("Le temps d'un automne", "Tripper", "Enter the Void", "Boardwalk Empire"), dont la plastique est vraiment irréprochable et en gentille élève infirmière, la splendide Katrina Bowden ("Sex Drive", "The Shortcut", "Tucker & Dale fightent le mal", "Piranha 3DD", "Scary Movie 5"), qui malheureusement pour nous ne sera pas aussi généreuse que sa psychopathe d'infirmière référente pour ce qui est de dévoiler ses charmes...

Paz de la Huerta, en tous cas, n'hésite pas à se balader à poil à plusieurs reprises sans la moindre pudeur et avec un côté aguicheur poussé à son maximum. La jeune femme déambule durant tout le film en roulant du cul et en parlant de façon lascive avec un vocabulaire assez fleuri comme une véritable « salope de service »! Ce qui ne l’empêche pas d'être assez flippante et d'incarner une tueuse à la fois crédible et totalement convaincante, en parti grâce à son inexpressivité. Enfin, il ne faut pas trop l'énerver, car autrement cela se finit en bain de sang...

De ce côté là, le film est également assez généreux avec notamment un final assez impressionnant. Les effets spéciaux du film sont malheureusement un peu trop numériques et cela se voit pas mal, surtout en ce qui concerne les effets faits pour la 3D, mais bon, cela colle quand même assez bien au côté quelque peu cartoon du film. En effet, celui-ci a un côté assez rétro qui lui donne un certain charme, mais aussi un petit côté rappelant quelque peu les dessins animés de Tex Avery. D’ailleurs cette tueuse psychopathe aurait tout à fait pu avoir sa place dans un film style "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" ou encore "Cool World"... en version horrifique bien entendu!

La narration, elle-même du film, n’est pas sans rappeler les films noirs se passant dans les années 50 accentuant un peu plus encore ce côté rétro. Les tenues des infirmières, assez éloignées de ce qu’on peut voir de nos jours (même aux États-Unis), n’ont rien de réalistes d’ailleurs et correspondent principalement aux fantasmes masculins, ce dont on ne va évidemment pas se plaindre!

La coupe de cheveux de Paz de la Huerta également n'est pas toujours très actuelle et ne la met pas particulièrement en valeur, tout en accentuant son côté assez sévère. Que dire du scénario ? Eh bien, c’est une classique histoire de psychopathe traumatisée par son enfance, qui va ici s’en prendre aux maris infidèles et tomber amoureuse d’une jolie collègue tout ce qu’il y a de plus hétéro... Par conséquent, cela ne va pas coller et forcément cela va partir en couilles!

Bon, cela ne vole pas très haut et le film comporte en plus pas mal d’invraisemblances, mais après tout, on s’en fout ! On est là pour voir du sang et de la fesse et sur ces deux points, on est servi !

En plus, le film comporte quelques seconds rôles assez truculents qui apportent un intérêt supplémentaire à celui-ci, comme par exemple le personnage de Regina jouée par Niecy Nash ("Hair Show", "Black/White", "Alerte à Miami Reno 911", "Les liens sacrés"). Sans être révolutionnaire, la mise en scène de Douglas Aarniokoski est plutôt convaincante, nous offrant même quelques plans assez sympas.

Alors bien sûr, ce "Nurse 3D" n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais cette petite série B satisfera tout de même nos bas instincts de mâles et nous permettra de passer un bon moment, sans trop réfléchir!

"Nurse 3D" est sorti le 18 juin 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD simple et en édition limitée steelbook Combo Blu-ray 3D/2D + DVD. Le DVD nous propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que le Blu-ray propose le film en 3D active et en 2D avec une image au format 2.40 et une résolution 1020 x 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus sont communs aux deux éditions et se composent d'un commentaire audio du réalisateur Douglas Aarniokoski, d'un making of intitulé "L’art de saigner", d'un "journal de bord en images" et de bandes annonces de l'éditeur.

Nurse

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Nurse (Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD)

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17.10.14

08:31:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète... mais dans quelle limite?

Mon avis :

Alors qu'à l'origine le réalisateur Kim Chapiron ("Sheitan", "Dog Pound") devait réaliser "Samba Drama", une romance se passant durant le carnaval de Rio, avec comme têtes d'affiche Vincent Cassel et Monica Belluci, celui-ci dût abandonner le projet, probablement en raison de la séparation du couple et donc finalement, c'est "La crème de la crème" qui vit le jour, un film sulfureux sur l'univers des grandes écoles françaises...

Malgré un côté ultra caricatural où l’élite n’est composée que de petits bourges bien évidemment français pure souche, si possible parisiens, aux idées de droite chantant du Michel Sardou à tue-tête tout en se saoulant et se tapant de la gonzesse à gogo, "La crème de la crème" est pourtant un campus movie (Eh oui, les français aussi peuvent en faire!!!) attachant et plutôt sympathique, en grande partie grâce à son casting fort bien choisi et cela, malgré le fait que celui-ci ne soit composé d'aucune vraie star.

Dans le rôle de la charmante Kelly, on trouve Alice Isaaz ("Fiston", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît"), qui incarne cette élève de première année qui va entraîner deux étudiants de deuxième année d'origines étrangères (un juif, un arabe) à se lancer dans la prostitution afin qu'ils deviennent populaires et qu'ils puissent se « taper » enfin de jolies filles...

Il faut dire aussi que physiquement, ce n'est pas trop cela! On ne peut pas dire en effet que Thomas Blumenthal ("Les Choristes") qui interprète Dan et Karim Ait M'Hand ("Cheba Louisa", "L'armée du salut") qui joue le rôle de Jaffar, soient des tombeurs nés! Loin de là! Mais bon, ils sont comme tout le monde, ils veulent « tirer » (Excusez-moi du terme, mais bon, c’est exactement ça!) et pour cela, tous les moyens sont bons!

Aidés donc de Kelly, qui va être en quelque sorte leur rabatteuse, ils vont convaincre de pauvres filles ayant des boulots de « merde » genre caissière dans un supermarché, femme de ménage ou encore serveuse (Merci pour l'image que l'on donne de ces femmes et de ces métiers!) de se prostituer, car vu qu'elles ont des atouts physiques (Dommage pour les moins belles!), elles peuvent espérer mieux (C'est vrai que c'est cool de vendre son corps pour de l'argent!)...

Parmi elles, on remarquera la très jolie Eulalie, jouée par Marine Sainsily dont c'est ici le premier long et qu’on risque de revoir prochainement. Bon, en tous cas, l’image que le film donne de cette jeunesse, de la femme et des hautes études n'est donc pas très glorieuse... En gros, ces étudiants n'ont pas besoin de réellement bosser pour réussir, il est préférable pour eux qu'ils fassent parti du bon cercle, car les étudiants ne sont là que pour se faire de bons contacts, un réseau qui leur servira plus tard dans leur carrière professionnelle, un peu à la manière de la Franc-maçonnerie ou des Skulls and Bones!

En plus, nos deux étudiants sont rejoint par Jean, un étudiant faisant parti de l’élite, interprété par Jean-Baptiste Lafarge ("Les Yeux de sa mère", "JC comme Jésus Christ"), qui va s'associer à eux pour que tout ce petit monde mette en pratique leurs connaissances économiques et satisfasse donc la loi du marché! Auraient-ils pu s'en sortir sans lui? Pas sûr! Par conséquent, l’élite reste l’élite ! Ben, oui, quand même ! D’ailleurs le film traite surtout des différences de couches sociales, en montrant une fois de plus qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne...

Et l'Amour me direz-vous dans tout ça? Eh bien, rassurez-vous, il en est bien question ! Ouf, la morale est sauve! De plus, bien entendu, le film n’est pas à prendre au premier degré! Malgré le côté assez sordide du scénario, le film est avant tout un divertissement et de ce côté là, c'est plutôt réussi avec quelques scènes particulièrement efficaces, tantôt drôles, tantôt entraînantes et quelques répliques vraiment bien senties. Le sujet est traité avec légèreté, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre quand même son but en faisant réagir les spectateurs, malgré son manque de crédibilité et son côté caricatural...

Grâce à ses acteurs, tous excellents, sa mise en scène efficace et la qualité de ses dialogues, "La crème de la crème" s’en sort finalement plutôt bien, même si le film aurait pu être plus abouti avec un scénario un peu moins bancal...

"La crème de la crème" est sorti le 3 septembre en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions proposent une piste en audiodescription pour malvoyants et de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions se composent d’un making of de 25 minutes et de bandes annonces de l’éditeur avant le menu.

Photos © Wild Bunch Distribution




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16.10.14

07:35:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un homme est interpelé en pleine nuit par une lumière étrange. Les jours qui suivent, il sent qu’une présence invisible l’observe...

Mon avis :

La science-fiction n'est pas un thème souvent abordé par le cinéma français, probablement faute de moyens et pourtant, le plus ancien des films de science-fiction date de 1902 et est un film français, "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès! La SF française compte tout de même quelques réussites comme certains films de Luc Besson, Enki Bilal ou encore les films du duo Caro/Jeunet... Mais c'est quand même toujours un réel plaisir quand on peut enfin découvrir une nouvelle œuvre de science-fiction made in France!

"La Quatrième nuit", réalisé par Vincent et Stéphane Leroux, est un court assez particulier puisque celui-ci, traitant pourtant d'ovnis et d'extra-terrestres, est inspiré d'une expérience vécue par les deux frères Leroux. En effet, selon leurs dires, ils auraient été témoins de l’apparition d'un ovni, il y a quelques années et ils ont voulu faire partager cette expérience à travers ce film de fiction où ils se sont mis eux-mêmes en scène (Stéphane dans le rôle principal et Vincent dans celui de l’homme-caméra).

Pour ce court métrage, les deux frangins ont quasiment tout fait par eux-mêmes, les acteurs donc, la réalisation, la photographie, le montage, la musique et même les effets spéciaux! Et bien entendu, j'en oublie! Qui plus est, les deux frères sont autodidactes, ce qui rend leur travail d'autant plus bluffant. Même si le faible budget se ressent par quelques effets spéciaux assez rudimentaires, comme par exemple lors des scènes en nuit américaine où les effets rajoutés sont assez visibles, dans l'ensemble ceux-ci sont assez surprenants et en particulier, les extraterrestres qui sont graphiquement très réussis et assez inquiétants. D'ailleurs, le fait que ceux-ci ressemblent pas mal à ce qu'on a déjà vu et notamment à celui de Roswell, apporte une certaine crédibilité immédiate.

Les réalisateurs nous livrent un court métrage très sensitif où le spectateur risque d'être quelque peu décontenancé par l'absence d'explications ou de réponses aux questions qu’il peut se poser. Doit-on croire en leur témoignage ? Est-ce vraiment crédible ? Y a-t-il une explication rationnelle ? Ou est-ce que les deux réalisateurs sont de parfaits imposteurs ?

Il est impossible d’y répondre et dans tous les cas, tout dépend des croyances de chacun ! Comme la plus part de gens, je reste sceptique devant de tels témoignages, mais comment imaginer en même temps que nous sommes les seuls dans cette galaxie? Alors, bien entendu, s’il avait s’agit d’une simple fiction, on ne se serait pas poser toutes ces questions et les réalisateurs ne seraient pas sujets à d'éventuelles moqueries. Je n’ai aucune idée s’ils en sont réellement victimes, d’autant plus que pour le moment ce court reste assez confidentiel, mais cela serait tout à fait possible.

Personnellement, ayant vécu une expérience paranormale en lien avec la mort, je vois les réactions des gens lorsque j’en parle et j’imagine très bien qu’ils doivent avoir le droit aux mêmes regards ou aux mêmes sourires... On ne peut pas en vouloir aux gens d'être rationnels et de ne croire qu'en ce qu'ils voient, mais pourtant une bonne partie d'entre eux suivent des religions et croient en un Dieu dont ils n'ont absolument aucune preuve de l'existence! Et là, cela ne choque personne! Bizarre, non?

Mais bon, revenons au film, d'une durée d'environ 17 minutes, celui-ci bénéficie d'une mis en scène soignée, d'une très belle musique composée et interprétée par Vincent Leroux apportant tantôt une ambiance mystérieuse, tantôt inquiétante. Et puis, il ne faut pas oublier que même si cela part d'un vécu, les réalisateurs n'ont jamais dit avoir vu des extraterrestres! Cela reste une pure fiction tout de même où chacun peut interpréter l'histoire à sa façon... Ainsi, le film peut aussi être vu comme un film sur la folie, le héros pouvant aussi avoir basculé vers celle-ci en raison de son isolement.

Ce court métrage des frères Leroux est au final très prometteur, alors espérons qu’ils continuent dans cette voie, avec si possible la prochaine fois un budget plus conséquent et pourquoi pas un long-métrage!

"La Quatrième nuit" est sorti en ce début du mois d’octobre dans une édition collector limitée à 100 exemplaires contenant deux disques, le DVD-R comprenant le court métrage (avec sous-titres anglais et japonais en option) et incluant de nombreux bonus (Interview des réalisateurs, OVNI Paris 2014, Effets spéciaux, Vidéoclip de la chanson "Naughty Night", found footage, scène coupée, bandes annonces, galerie photos et affiches) pour une durée totale de 56 minutes et le CD-R de la bande-son. Cette édition est trouvable pour le moment à Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et en contactant World In Progress Films via sa page Facebook ou son site officiel.

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15.10.14

07:42:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Mon avis :

Même si le projet des frères Dardenne de réaliser ce film datait d'une dizaine d'années, la crise économique que nous vivons actuellement, accentue forcément l'écho que "Deux jours, une nuit" peut avoir sur notre génération si durement touchée par celle-ci et cela bien entendu d'autant plus si tout comme moi, vous avez été un jour confronté au chômage...

Avec "Deux jours, une nuit", les frères Dardenne ("La Promesse", "Rosetta", "Le Fils", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo") retrouvent une nouvelles fois l'acteur belge d'origine italienne Fabrizio Rongione ("Rosetta", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo"), dont ils avaient lancé la carrière au cinéma en 1999 avec "Rosetta" et s'offrent en vedette celle qui est devenue une star internationale grâce à "La Môme", Marion Cotillard ("Jeux d'enfants", "Innocence", "Public Enemies", "Inception", "Les Petits Mouchoirs"), rencontrée sur le tournage de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard dont ils étaient coproducteurs.

Marion Cotillard y incarne Sandra, une employée d'une entreprise de panneaux solaire, qui sortant d'une dépression apprend que son employeur a fait un odieux chantage à ses collègues, leur demandant de choisir entre son emploi et leur prime de 1000 euros. Dénonçant l'influence qu'aurait eu son contremaître dans la décision de conserver la prime, Sandra, aidée de sa collègue Juliette, réussit à convaincre son patron de refaire les votes et a alors un week-end pour faire basculer les votes en sa faveur...

C'est la boule au ventre que l'on va suivre cette course contre la montre entre doutes, espoirs et désespoir, où la jeune femme au fond du trou, mais soutenu par son mari et poussée par une amie, va aller à la rencontre de tous ses collègues dans l’espoir de les faire changer d'avis.

La crise touchant de plein fouet cette région apparemment très prolétaire de la Belgique, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le nord de la France, la jeune femme va alors devoir se battre pour que ses collègues changent d'avis, essuyant bien entendu des refus plus ou moins humains, mais réussissant tout de même à ce que certains acceptent de se priver pour elle.

Les deux réalisateurs nous offrent un film réellement bouleversant où le personnage de Sandra, magnifiquement interprété par Marion Cotillard résolument plus inspirée que dans certains blockbusters dans lesquels elle a récemment joué, nous touche au plus haut point. Le jeu des autres acteurs, notamment de Fabrizio Rongione, est très juste et renforce l'immersion du spectateur qui suit cette femme dans sa croisade comme s'il était à ses côtés.

Il faut dire que la mise en scène des frères Dardenne faite ici de plans séquences accentue le côté réaliste, à la limite du documentaire. Malgré les rebondissements, le film est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui nous revoit d'une manière ou d'une autre à notre propre vécu, car même si l'on n’a pas vécu le chômage ou ne serait-ce que la peur du chômage, on a souvent vécu en revanche ce type de chantage lamentable au boulot aussi invraisemblable que cela puisse paraître ou encore les abus des petits chefs...

Et si tel n'est pas le cas, eh bien, j'ai envie de vous dire que vous avez bien de la chance! Alors certes, ce n’est pas un film très gai, même s’il y a tout de même des notes d’espoir, mais c’est du cinéma qui touche, bouleverse, nous fait réfléchir et nous incite à prendre conscience de certaines réalités et donc peut-être à agir...

Une nouvelle fois, le cinéma social de Jean-Pierre et Luc Dardenne fait mouche et nous émeut profondément, sans jamais être larmoyant. "Deux jours, une nuit" est un film engagé certes, mais aussi avant tout un beau film, tout simplement, auquel pour moi il est inconcevable de ne pas être sensible !

"Deux jours, une nuit" est sorti le 1er octobre en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version française en dts-HD Master Audio 5.1 et 2.0. Les deux éditions contiennent en outre des sous-titres français pour sourds et malentendants et l'audiodescription pour aveugles et malvoyants. Quant aux bonus, ils se composent d'entretiens avec Jean-Pierre et Luc Dardenne (14'), Marion Cotillard (11') et Fabrizio Rongione (13') et de la bande-annonce du film.

Deux jours, une nuit

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Deux jours, une nuit (Blu-ray)

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14.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un...

Mon avis :

Après avoir été révélé au public grâce à "The Tree of Life" de Terrence Malick et à "Mud" de Jeff Nichols, le jeune acteur Tye Sheridan retrouve une nouvelle fois le sud des États-Unis, avec "Joe", un film à l'ambiance justement assez proche de "Mud", où il partage l'affiche cette fois avec un Nicolas Cage qui n’avait pas crevé l’écran comme ça depuis belle lurette...

Dès les premiers instants de ce nouveau film de David Gordon Green ("All the Real Girls", "L'autre rive", "Délire express", "Prince of Texas"), on sent qu'on a affaire à un film âpre et violent qui ne nous épargnera pas. Et effectivement rarement un film m'aura autant pris aux tripes que celui-ci, ce que je n'attendais pourtant pas de la part de ce réalisateur. "Joe", c'est l'adaptation d'un roman de l’écrivain américain Larry Brown, dont le scénario est écrit par Gary Hawkins, l'ancien professeur de cinéma de David Gordon Green et auteur du documentaire "The Rough South of Larry Brown" portant sur la vie de l'écrivain américain, documentaire d’ailleurs présent dans les bonus de l’édition DVD collector et sur le Blu-ray.

Le film qui décrit un sud des États-Unis, violent et touché par une certaine misère sociale, traite essentiellement à travers cet univers peu accueillant de la relation entre deux êtres non épargnés par la vie. D'une part, le jeune Gary Jones, joué par Tye Sheridan, qui vit avec un père alcoolique hyper violent et d'autre part Joe Ransom, interprété par Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center"), un ex-taulard devenu chef d'équipe d'une société d’abattage d'arbres. Les deux hommes vont se rencontrer lorsque Gary, à la recherche d’un travail qui lui permettrait d’échapper à sa situation familiale difficile va être embauché par Joe, peu regardant sur le personnel qu’il emploie du moment que ses employés travaillent. Rapidement, une relation complice va s’installer entre les deux hommes, Joe trouvant en Gary le moyen quelque part de se racheter par rapport à son passé et devenir enfin le père qu'il aurait aimé être et Gary trouvant, tout simplement, un père. Il faut dire que le jeune homme n'est pas aidé de ce côté là avec un père alcoolique comme on n'en a rarement vu au cinéma auparavant...

Gary Poulter qui interprète ce père imprévisible et ultra violent, est incroyablement crédible et livre ici une interprétation réellement bluffante. Et pour cause, celui-ci, malheureusement décédé en février 2013 à l'âge de 53 ans, par conséquent avant la sortie du film, était en fait un vrai SDF repéré à un arrêt de bus à Austin par le directeur de casting du film. Prendre un type, comme ça dans la rue pour lui confier un rôle aussi important, aurait pu s’avérer catastrophique vu qu’il n’avait pas bien évidemment aucune expérience en tant qu’acteur, mais dans le cas présent on peut dire que John Williams, dont c’était le premier casting en tant que directeur, a eu le nez creux! Gary Poulter, qui visiblement n’a pas été épargné par la vie et qui fait d’ailleurs facilement 10 ans de plus que son âge réel, s’avère excellent et cela même lors des scènes de comédie où il se montre vraiment naturel devant la caméra.

"Joe" est un vrai film de gueules et parmi elles, on remarquera également celle de Ronnie Gene Blevins ("A Beautiful Life", "American Cowslip", "Dark Canyon") dans le rôle du toquard de service, un looser au visage balafré se prenant pour un dur. Quant aux deux acteurs principaux, le jeune Tye Sheridan a amplement mérité le Prix Marcello-Mastroianni du Meilleur Espoir Masculin qu’il a reçu à la Mostra de Venise en 2013 tant il impressionne par sa présence et son jeu face à un Nicolas Cage en pleine résurrection qui incarne ici magnifiquement ce personnage attachant et droit, mais loin d’être un enfant de cœur, cherchant quelque part dans cette relation avec le jeune Gary, la rédemption.

Par contre, ne vous attendez pas à un film débordant d’action, c’est avant tout un film d’ambiance, une ambiance noire et poisseuse montrant un environnement peu sûr où les protagonistes survivent comme ils peuvent! Le film est servi par une photographie particulièrement soignée tantôt froide, tantôt chaude, signée par Tim Orr ("Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare", "Stuck in Love", "Manglehorn")qui travaille avec le réalisateur depuis ses débuts et par une musique à la fois discrète et efficace composée par Jeff McIlwain ("Votre majesté") et surtout David Wingo ("Take Shelter", "Mud - Sur les rives du Mississippi").

Avec "Joe", David Gordon Green surprend en livrant un film coup de poing mettant superbement en image l’univers rude de Larry Brown. Pour moi, c’est sans hésitation, le film de l’année!

"Joe" est sorti en Double DVD collector, Blu-ray et VOD le 10 septembre chez Wild Side Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1, quant au Blu-ray, il propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of de 30 minutes, du documentaire de Gary Hawkins "The Rough South of Larry Brown" (90') et de la bande annonce du film.

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Joe (Blu-ray)

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13.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À sa sortie de prison, The Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais trop de choses ont changé en son absence... Désormais sans attache, il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses d’Amérique pour retrouver un frère disparu depuis plusieurs années... Mais le Mal est partout...

Mon avis :

Amateurs d'OFNI (Objets filmiques non identifiés) et autres bizarreries, voici "The Rambler", un film assurément fait pour vous! Car attention, sous ses apparences très classiques (Du moins, si l'on en juge l'affiche!), ce road-movie semble avoir été constamment filmé sous acide...

Après avoir décontenancé le public venu voir son premier long métrage, par ailleurs toujours inédit en DVD chez nous malgré une petite distribution en salle, Calvin Lee Reeder ("The Oregonian") enfonce le clou avec "The Rambler", un film pour le moins étrange où l'on suit le parcours d'un ancien détenu dont la sortie de prison ne va pas se passer vraiment comme il l'avait imaginé! A l'origine du film, le réalisateur avait réalisé un court métrage éponyme en 2008 où le metteur en scène jouait lui-même le randonneur ; un court métrage complément barré, bien craspec à la limite de l'expérimentale.

Ce long-métrage est donc une sorte de version longue de ce court, mais où le cinéaste a pu développer plus en détail ses idées complètement loufoques. Évidemment, il faudra bien s'accrocher pour suivre le film, car après un début assez classique, cela part dans tous les sens, c'est à la fois complètement absurde, gore par moments, crade, drôle et même touchant parfois... Un film donc totalement indéfinissable, ne ressemblant à rien de connu! L'éditeur compare le film à "Lost Highway" et "Easy Rider"... Oui, c’est vrai par certains côtés! Pour le côté trip sous acide, on se rapproche quelque peu du chef d’œuvre de Dennis Hooper, mais ici le trip est beaucoup plus long. Pour le côté étrange, on peut penser effectivement au cinéma de David Lynch et en particulier à "Lost Highway" avec lequel il entretient une certaine parenté, mais Lynch pourrait paraître presque normal comparé à Calvin Reeder!

Les acteurs et tout particulièrement, Dermot Mulroney ("Young Guns", "Copycat", "Le mariage de mon meilleur ami", "Zodiac", "Le territoire des loups") dans le rôle du randonneur est tout à fait convaincant dans ce rôle de looser à l’allure de cow-boy pur et dur. L'acteur y est même quasi méconnaissable! On retrouve autrement une nouvelle fois Lindsay Pulsipher ("The Beast", "True Blood", "Justified", "Flutter"), déjà présente dans le court métrage original et dans "The Oregonian".

On y croise bien entendu des personnages assez farfelus, comme par exemple celui de l'inventeur fou, interprété par le producteur James Cady, qui a inventé une machine permettant en principe de visualiser les rêves. Bon, on ne peut pas dire que cela soit tout le temps très concluant! Mais je vous laisse découvrir... Le film est par moments assez gore et certaines scènes sont tout de même assez répugnantes, alors même si ce n'est pas un film d’horreur, ni un film particulièrement violent, il n'est absolumnt pas étonnant que celui-ci soit réservé à un public âgé minimum de 16 ans.

"The Rambler" est un pur road trip déconcertant et difficile d’accès, qui risque de laisser un max de monde sur le côté, mais pour peu que vous ayez l’esprit ouvert et que vous vous laissiez embarquer, celui-ci vous entraînera dans un univers onirique complètement barré et hallucinatoire.

"The Rambler" est sorti en DVD & VOD le 3 septembre chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec bien évidemment sous-titres français. Peu de bonus par contre, mais on a tout de même le droit au court métrage original qui a inspiré le film et à des bandes annonces de l'éditeur.

The rambler

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09.10.14

06:16:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Depuis 30 ans, Jack et Franck Baker, pianistes obscurs, jouent dans tous les bars américains devant un public de plus en plus clairsemé. Ils décident d'engager Susie, une ancienne escort-girl dont la stupéfiante beauté n'a d'égale que la qualité de sa voix. Véritable bête de scène, à la fois sensuelle et désinvolte, Susie a sur le public un effet explosif ! Sa présence va cependant rapidement éprouver l'entente entre les deux frères...

Mon avis :

Cette réédition de "Susie et les Baker Boys" chez Éléphant Films me renvoie avec nostalgie au début des années 90 lorsque j'avais découvert ce film avec ma femme. À l'époque, nous l'avions apprécié, notamment pour son très beau casting, mais sans qu'il ne nous ait marqué plus que ça. Pourtant, 24 ans plus tard, je ne l'ai pas oublié, même si mes souvenirs sont bien évidemment assez flous. Par contre, je dois avouer que j'avais quelque peu peur d'être déçu en le revoyant, qu'il ait mal vieilli en fait...

"Susie et les Baker Boys" a été écrit et réalisé par Steve Kloves ("Flesh and Bone"), plus connu pour son travail de scénariste que de metteur en scène. On lui doit notamment les scénarios de quasiment tous les épisodes de "Harry Potter" et récemment de "The Amazing Spider-Man". Au niveau de la réalisation, en revanche, celui-ci ne signera que deux films, dont celui-ci qui fût son premier, pourtant malgré un certain classicisme, la mise en scène élégante de Steve Kloves n'a rien de honteuse et n'explique en aucun cas le manque de succès du film, ni pourquoi ce dernier ne s'est essayé à la réalisation qu'une seconde fois...

Peut-être tout simplement qu'à l'époque de la sortie du film, les spectateurs n'avaient pas forcément envie de voir un film sur un trio musical jazzy? Surtout que malgré le fait que l’histoire se passe à la fin des années 80, l'ambiance des clubs dans lesquels les Fabulous Baker Boys jouent, lui confère un côté assez rétro. Avec le temps, le film a finalement fort heureusement plutôt bien vieilli et se dégustera un peu comme un bon vin.

"Susie et les Baker Boys" narre le déclin d’un duo de pianistes n’arrivant pas à se renouveler et qui pour redonner un coup de fouet et de la fraîcheur à leur show, va faire appel à une chanteuse. Mais si cela va effectivement fonctionner dans un premier temps, cela va aussi faire surgir les frustrations et le mal-être du personnage de Jack Baker, interprété par Jeff Bridges ("Le canardeur", "King Kong", "La disparue", "Blown Away", "The Big Lebowski", "True Grit"), véritable virtuose du duo, alors que son frère, joué par Beau Bridges ("Un tueur dans la foule", " L'Hôtel New Hampshire", "Max Payne", "The Descendants"), leader pourtant du duo, va s’avérer être en fait un musicien sans génie, beaucoup trop plan-plan et dont la principale préoccupation est de subvenir aux besoins de sa famille. La relation entre les deux frangins est ici tellement crédible, qu’on se demande vraiment si les deux frères jouent ou se comportent comme ils sont dans la vraie vie...

Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Ladyhawke", "Les sorcières d'Eastwick", "Tequila Sunrise", "Esprits rebelles"), dans le rôle de Suzie Diamond, est ici absolument flamboyante et irrésistible, notamment lors d'une scène où celle-ci chante de façon terriblement sensuelle sur le piano de Jeff Bridges qui tombera naturellement sous son charme (Qui pourrait résister d’ailleurs ?).

La justesse d'interprétation est pour beaucoup dans la réussite du film ; la scène par exemple où Jeff Bridges rompt avec Michelle Pfeiffer est assez remarquable. En dehors du trio, on remarque quelques têtes connues comme Gregory Itzin ("I Know Who Killed Me", "24 heures chrono", "Mentalist"), Xander Berkeley ("24 heures chrono", "Taken", "Being Human", "Mentalist") et surtout la charmante Jennifer Tilly ("Remote Control", "Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky"), qui apporte étonnamment une bonne dose d’humour et non de glamour comme on aurait l’imaginer.

Ce long-métrage, profondément mélancolique et envoûtant n’est effectivement pas dépourvu d’humour, mais savamment dosé et sans jamais tomber dans le grotesque. Les personnages sont attachants, particulièrement le personnage de Jack qui vit d’histoires sans lendemain avec son chien et sa petite voisine qui lui rend visite tous les jours.

La photographie du film signée Michael Ballhaus ("Les affranchis", "Dracula", "Gangs of New York") met parfaitement en valeur la mise en scène très raffinée du réalisateur, le tout porté par la musique jazzy, qui ne fait que croitre en qualité au fur et à mesure que les personnages se lâchent...

Il est à noter d'ailleurs en ce qui concerne la musique du film que la BO du film est signée Dave Grusin ("Le Lauréat", "Les Trois Jours du condor", "Tootsie", "Les Goonies") et que c'est Michelle Pfeiffer en personne qui interpréta ses chansons dans le film. Avec ce film, Michelle Pfeiffer remporta le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et avait été déclarée à l'époque comme étant la favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice et franchement, ce qui n'a rien d’étonnant!


Alors que j'avais attendu plus de vingt pour revoir le film, cette fois, quelques heures après sa vision, j'ai déjà envie de le revoir pour partager ce plaisir une nouvelle fois avec ma moitié. Et pas par nostalgie, mais tout simplement car ce film finalement très sensuel et très touchant, m’a procuré une intense émotion que j’ai envie de revivre avec elle!

Après avoir été édité en DVD en avril 2002 chez TF1 dans une édition qui proposait une image au format 1.77 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono (sous-titres imposés) et réédité à l'identique en janvier 2007 chez Une Vidéo / CIDC, "Susie et les Baker Boys" est ressorti le 2 septembre chez Éléphant Films en DVD simple et combo DVD + Blu-ray. Le film est proposé cette fois au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono pour le DVD et 1.85 avec une résolution 1080i AVC avec pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono pour le Blu-ray. Alors que l'édition TF1 proposait en bonus une featurette d'époque et une rencontre avec le trio d'acteurs, cette nouvelle édition, quant à elle, nous offre une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, une galerie photos, la bande-son séparée et des bandes annonces.

Susie et les Baker Boys

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Susie et les Baker Boys - Edition 2014

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06.10.14

06:36:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Al et Julien sont persuadés qu'un zombie les attend au 5ème, manque de chance, ils habitent au 8ème et l'ascenseur est en panne...


Mon avis :

Alors que je flânais dans ma boutique préférée, lieu de perditions parisien des amateurs de cinéma de genre, mon regard se porta sur un petit DVD dont je n'avais jamais entendu parler et au prix plus qu'alléchant. Une fois entre mes mains, je saisis rapidement que ce "InvaZion" est en fait un court métrage, mais pour 3 malheureux euros, je me dis que franchement je n'ai rien à y perdre...


"InvaZion" est le deuxième court métrage officiel de Maxime Vayer, après le très sympathique "Rendez-vous" où un pauvre gars se rendant à un rendez-vous galant tombait sur quatre types à l'allure fort inquiétante. Cette fois il nous convie dans un immeuble où deux potes rentrent chez eux après avoir vu un film de zombie. Alors qu'ils se posent des questions ô combien pertinentes et existentielles sur la crédibilité du film, l'ascenseur tombe en panne et s'arrête au cinquième. Seulement voilà, ils tombent alors nez à nez avec une vieille dame semblant être infectée...


Le réalisateur nous offre 14 minutes assez réjouissantes où l’on a le temps de s’attacher à ces deux nigauds, parfaitement interprétés par Sylvain Lazard (vu dans la pub crétin.fr de Free) et Jérémie Delaboudinière. Même si on est avant tout dans une comédie, le réalisateur arrivera tout de même à nous faire partager l’angoisse de ses protagonistes. Du moins à faire en sorte qu'on se prenne au jeu jusqu’à une révélation finale forcément surprenante, mais prévisible et évidemment quelque peu tirée par les cheveux...


Le film a été autoproduit en grand partie, mais Maxime Vayer a tout de même fait appel au financement participatif via Ulule pour obtenir un peu d’aide. Malgré un faible budget, le court métrage a tout de même de la gueule et est très bien réalisé. D’ailleurs vu le scénario, le film ne nécessitait pas particulièrement de gros moyens... Ce court date de 2012 et en deux ans il a eu le temps de faire la tournée des festivals et de remporter quelques prix amplement mérités.


Eh bien, au final je n'ai pas regretté mon achat, car ce petit court métrage est vraiment une agréable surprise! Cela m'a donné en tous cas envie de suivre avec attention les futurs projets de ce réalisateur fort prometteur, du moins à en juger sur ses deux premiers courts. D’ailleurs, Maxime Vayer a depuis travaillé sur une websérie, "The Popcorn Show", qui débutera à partir du 13 octobre. De plus, "InvaZion" serait apparemment le prélude d'un futur long... Alors wait and see!


Le DVD-R de "InvaZion" est disponible à la boutique Metaluna Store pour la modique somme de 3 euros, alors n'hésitez pas une seconde, car franchement cela ne mange pas de pain! Et si vous n'êtes pas sur Paris, renseignez-vous auprès de la page Facebook du film!

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04.10.14

05:43:16, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La Terre, 23ème siècle. Les humains ont fuit la Terre devenue invivable, en partie à cause de la pollution. Des stations orbitales accueillent la population, contrainte de s’y entasser. Mais un virus contaminant les enfants apparaît, celui-ci étant dû à l’absence des microbes bénéfiques qui foisonnent sur Terre. Le projet Eden germe alors dans l’esprit de Devon Adair, qui part accompagné de son fils et des colons, afin d’explorer une nouvelle planète. Rien ne se passe comme prévu et leur vaisseau s’écrase sur une planète inconnue et inhospitalière...

Mon avis :

Jusqu'à ce qu’Elephant Films annonce sa sortie, je n'avais jamais entendu parler de "Earth 2", mais il faut dire que cette série américaine de science-fiction des années 90 n'a été diffusée en France que sur Canal Jimmy en 1996 et sur Sci Fi en mars 2006, ce qui restreint forcément l'audience...

En 1995, Amblin Entertainment, la boîte de productions de Steven Spielberg ("Duel", Les dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "E.T. l'extra-terrestre", "La Guerre des mondes"), lançait donc "Earth 2", une série de science-fiction où des humains se retrouvaient être les extra-terrestres de cette nouvelle planète ressemblant en beaucoup de points à la Terre.

Dans le pilote, "Le projet Eden", on suit le trajet ô combien chaotique qui va mener un groupe de terriens sur cette planète aux caractéristiques si proches de celles de la Terre, cette dernière étant devenue inhabitable à cause de la pollution. Malgré le manque d'attachement que l'on éprouvera pour les différents protagonistes, ce long épisode se suit avec intérêt, grâce notamment à l'utilisation assez originale de passages oniriques.

Dans cet épisode, on fait évidement connaissance avec les personnages principaux et notamment de Devon Adair, jouée par Debrah Farentino ("Le Fils de la panthère rose", "Malice", "La Tempête du siècle"), responsable de la mission et mère du petit Ulysses, joué par Joey Zimmerman ("Very Bad Things", "Les sorcières d'Halloween"), enfant contaminé par un virus touchant de nombreux petits terriens, de John Danziger, interprété par l'excellent Clancy Brown ("Bad Boys", "Highlander", "Extreme Prejudice", "Randonnée pour un tueur"), bien moins impressionnant ici que dans le rôle du Kurgan et père d'une jeune fille, True, jouée par J. Madison Wright ("Shiloh"), qui va rapidement se faire un ami sur cette nouvelle planète et enfin de Antonio Sabato Jr.("The Big Hit", "Goosed", "Drifter: Henry Lee Lucas"), dans le rôle d'Alonzo, le beau gosse de service et accessoirement pilote du vaisseau.

Si on fait également la connaissance d'inquiétants habitants de la planète, semblant vivre essentiellement sous terre, c'est surtout Tim Curry ("The Rocky Horror Picture Show", "Legend", "Ça", "Scary Movie 2"), qui apparaît à la toute fin de l'épisode, qui intriguera le plus, donnant une furieuse envie de découvrir aussitôt la suite.

Dans le deuxième épisode, "L'étranger", le personnage de Gaal, interprété par Tim Curry, est bien entendu au cœur de l'histoire et on découvre de façon assez prévisible, un personnage fourbe et sournois, collant parfaitement à l'acteur habitué à ce type de rôles. L'épisode est riche en surprises et tient vraiment en haleine jusqu'aux dernières minutes. Certains personnages commencent à prendre un peu plus d'importance comme la jeune True, à laquelle on va commencer à s'attacher de plus en plus.

Dans "Les leçons de la vie", le troisième épisode, le personnage de Gaal va dévoiler sa vraie nature et le fait qu'il soit à la tête des habitants de la planète. Il est amusant de constater qu'à chaque épisode, un personnage devient le narrateur de l'épisode. Pour "Promesses tenues" par exemple, il s'agit d'Alonzo, mais cela ne veut pas dire pour autant que le personnage en question aura plus d'importance au sein de l'épisode concerné... Ce quatrième épisode conclut ce qu'on pourra nommer la trilogie « Gaal », le personnage ayant d’ailleurs à la fin, une fin peu envieuse, même si vu sa cruauté, on le plaindra pas!

Dans "Arrêt sur image", nos survivants vont découvrir une nouvelle capsule dont les occupants sont victimes d'un étrange virus. Dans cet épisode, ce sont les personnages de Bess, jouée par la splendide Rebecca Gayheart ("Scream 2", "Urban Legend", "Shadow Hours") et de Morgan, son lâche de mari joué par John Gegenhuber ("La star de Chicago"), ainsi celui du docteur Julia Heller, jouée par Jessica Steen ("Homefront", "Killer Instinct", "Chaos"), qui vont prendre cette fois un peu plus d'importance, de même que les Grindlers, qui seront au cœur de cette aventure et du suivant, "Troc cosmique" où nos survivants vont faire des échanges avec ces habitants de la planète G8.89.

"Restriction d'eau", le septième épisode, voit quelques rapprochements se faire entre d'une part Davon et John et d'autre part entre Julia et Alonzo. Un nouveau personnage fait son apparition, celui de Reilly, interprété par Terry O'Quinn ("Le beau-père", "Millennium", "Lost - Les disparus"), un personnage venant de la « station » et que le docteur voit en secret dans une réalité virtuelle, complotant pour conquérir la planète.

Dans "Mutation", les intentions du complot se précisent, mais on sent quand même que malgré son appartenance au conseil, le docteur Heller s'attache de plus en plus au reste du groupe... Il est à noter que l’épisode offre quelques scènes assez originales provenant de la réalité virtuelle que certains personnages utilisent ici pour échapper à la réalité.

Avec "L'ennemie est parmi nous", l'étau se ressert sur le docteur Heller jusqu'à un dénouement cruel et quelque peu inattendu. Enfin, avec le dixième épisode, "Sacrifice et rédemption", une nouvelle menace fera son apparition et de loin la plus terrible en la personne du Z.E.D., une sorte de Terminator interprétée par un Jeff Kober ("Tank Girl", "Un homme à part", "La colline a des yeux 2") impressionnant. Ce premier coffret se conclut ainsi et déjà, on a qu’une hâte, qu’Elephant Films nous sorte rapidement le second coffret. La série bénéficie en plus d’une mise en scène et d’une photographie assez soignées, ce qui ne gâte rien!

Même si "Earth 2" a bien entendu quelque peu vieilli, cette série assez peu connue est suffisamment palpitante pour tenir en haleine ses téléspectateurs et mérite vraiment d’être redécouverte.

Ce volume 1 de la série "Earth 2" est sorti en coffret 4 DVD chez Elephant Films le 25 juin 2014 et propose une image au format 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n'est un bêtiser et des bandes annonces.

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03.10.14

05:42:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Déborah et Simon parquent leur voiture pour aller faire quelques câlins dans la forêt. Ils se font assommer et se réveillent dans une maison où vivent Diane, Carla, Célian et Jeff : quatre dangereux psychopathes qui occupent leur temps à humilier et à tuer des innocents. Attachés, enchainés, ils n’ont aucune chance de s’enfuir. Ils vont vivre — avec d’autres jeunes gens, car ils ne sont pas seuls — ce qu’ils aimeraient bien n’être qu’un cauchemar. Il existe des secrets bien gardés. Peu de personnes les connaissent. C’est quelque chose de puissant. Il protège ces quatre maniaques sanguinaires...

Mon avis :

Cela fait déjà un petit bout de temps que l'on entend parler que l'ex-bimbo provocatrice et forte en gueule de Secret Story saison 3, Cindy Lopes, a joué dans un film d'horreur! Mais qui aurait pu penser que celle-ci serait allée tourner en Suisse pour le réalisateur indépendant Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons")? Il faut bien avouer que c'était plutôt inattendu...

D'autant plus inattendu que les amateurs de films d'horreur sont en général peu amateurs d'émissions de téléréalité! On ne peut donc que saluer les risques pris par le duo, car il n'est vraiment pas sûr que ce long-métrage attire beaucoup de monde. Ni d’ailleurs que les fans de films d'horreur ou même que les fans de la bimbo soient très tendres avec celui-ci...

Tout le monde connaît plus ou moins, ne serait-ce que de nom, la fameuse Cindy qui prenait à l’époque des douches entièrement nue avec les garçons de la maison des secrets, en revanche, peu de monde connaît les films du réalisateur suisse. Moi, cela fait assez longtemps que je le suis, malgré le côté très amateur de ses films. En général, ceux-ci sont assez généreux et déviants et on y ressent toujours un réel amour pour le cinéma de genre.

Cette fois encore, le manque de moyens se fait immédiatement ressentir et les acteurs font dans l’ensemble très amateurs avec souvent une diction, il faut bien l’avouer, peu naturelle. C'est d'ailleurs Cindy Lopes qui ici s’en sortira le mieux, car même si elle n'est pas une grande actrice, son expérience devant la caméra se ressent tout de même par son côté assez naturel. Jean-Clément Gunter nous offre cette fois un film au scénario un peu léger, mais à l’érotisme assez poussé. Les demoiselles, comme les messieurs d’ailleurs, se retrouvent d’ailleurs assez rapidement à poil pour des parties de jambes en l’air, mais malheureusement pour les fans de Cindy, cette dernière ne leur dévoilera pas plus que son joli décolleté laissant entrevoir son opulente poitrine.

Côté maquillages d'effets spéciaux, même si ceux-ci sont assez rudimentaires, ils sont tout de même très acceptables pour ce type de petit budget. Le film est une sorte de croisement entre le torture-porn et le survival, mais il ne se prend heureusement à aucun moment réellement au sérieux, ce qui fait que par moments, on serait même plutôt dans la parodie que dans le film d’horreur pur et dur. En fait, en dehors de son côté fauché et amateur, on regrettera essentiellement que le réalisateur n'est pas un peu plus rythmé son film et ne soit pas allé plus loin dans le côté déviant.

Certes, il y a une scène d’anthropophagie et une autre de viol, mais vu le côté pervers des quatre psychopathes, on aurait pu imaginer plus de perversités envers leurs victimes... Alors que finalement, ils sont assez sages, un peu trop même! Après le tournage, Cindy Lopes s’est réjouie notamment d’avoir écrasé dans ses mains les couilles d’un pauvre gars, mais vu le caractère sadique de son personnage, on aurait même imaginé qu’elle les lui coupe! Enfin, je vous rassure le film va tout de même assez loin et sera donc réservé à un public tout de même averti...

Avec "Séquelles", Jean-Clément Gunter semble vouloir conquérir le public français, d’ailleurs l’avant-première a eu lieu le 18 septembre 2014 à Paris et le DVD est distribué sur la plus part des gros sites français, mais attention, pour apprécier le film, il vaut mieux tout de même être amateur de série Z, car autrement vous risquez d’être quelque peu décontenancé!

"Séquelles" sort en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 2.39 16/9ème avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition est assez généreuse en bonus, avec un making of de 30 minutes, une petite interview croisée entre le réalisateur et sa vedette, une galerie photos, un bêtiser et des bandes annonces.




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02.10.14

05:26:55, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une nuit, une éruption solaire crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés.

Mon avis :

Même si la joie de voir enfin sortir chez nous ce petit classique de la SF anglaise est quelque peu entachée par le fait que le film soit ici présenté en 4/3 et non en 16/9 (contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette), c'est tout de même une excellente nouvelle de pouvoir enfin découvrir "La révolte des Triffides" chez nous avec des sous-titres français... Non, pas de VF, puisque le film n'était pas sorti en France à l'époque et n’a jamais été doublé!

Avant même que l'acheteur s'énerve sur la qualité du master, l'éditeur prévient que le film n'est pas présenté dans son format d'origine, mais qu'à ce jour, c'est la seule copie disponible... Bon, ce n'est pas tout à fait exact! En fait, le film est bien présenté au format CinemaScope, mais l'image n'est pas anamorphosée, du coup on a le droit à du 4/3. Finalement, on a quelque peu l'impression que l'éditeur se mélange un peu les pinceaux avec ces histoires de format.

Mais, revenons au film! "La révolte des Triffides" est une adaptation assez libre du roman de John Wyndham (connu notamment pour son célèbre roman "Les Coucous de Midwich", plus connu sous le titre "Le Village des damnés"), "Le Jour des Triffides", datant de 1951.

Le film, lui, a été réalisé en 1962 par Steve Sekely ("Revenge of the Zombies", "Femmes enchaînées", "Le balafré") et en partie par Freddie Francis ("L'empreinte de Frankenstein", "Le jardin des tortures", "Dracula et les femmes"), malgré le fait que le nom ce dernier n'apparaisse pas au générique. En fait, pour la petite histoire, dans sa première version, le film comportait apparemment pas mal de longueurs et ne satisfaisait donc pas les producteurs.

Celui-ci fût alors raccourci d’environ une demi-heure, ce qui ramenait le film à une durée inférieure à une heure, du coup les producteurs firent appel à Freddie Francis pour qu’il tourne une histoire parallèle de façon à proposer un film d’approximativement une heure trente, mais plus rythmé et surtout plus angoissant.

Du coup, il y a l'histoire originale qui suit le parcours de Bill Masen, interprété par Howard Keel ("La blonde du Far-West", "Les sept femmes de Barbe-Rousse", "Dallas"), un marin anglais ayant échappé à la cécité touchant 99% de la population, provoquée par une pluie de météorites et d'autre part un couple de chercheurs basés sur une île, joués par Janette Scott ("Hélène de Troie", "Paranoiac", "Quand la terre s'entrouvrira") et Kieron Moore ("La bataille des Thermopyles", "L'attaque dura sept jours", "Quand la terre s'entrouvrira").

En plus des catastrophes causées par la cécité des gens, la population va en plus être victime des Triffides, des plantes carnivores. Malgré un côté assez rétro et kitsch, le film est plutôt plaisant à regarder, même si les fameuses Triffides font plus sourire que réellement peur. Il faut dire que ces dernières ne sont pas faites avec des effets spéciaux, mais par de simples costumes portés par des figurants...

Une partie de l'histoire se déroulant en France, on trouve avec plaisir parmi le casting une petite frenchie, Nicole Maurey ("Journal d'un curé de campagne", "Le brave et le téméraire", "Sale temps pour les mouches"), tenant un des rôles principaux. Étonnamment, par de nombreux côtés, le film fait plus hollywoodien qu’anglais, notamment avec sa fin très biblique, totalement absente de l’œuvre originale...


Sans être une œuvre indispensable, "La révolte des Triffides" est un film de science-fiction vintage plutôt sympathique, ayant gagné en charme avec les années, notamment grâce à son côté assez kitsch.

"La révolte des Triffides" est sorti en DVD le 3 juin chez Sidonis Calysta. Le film est présenté au format 2.35 mais malheureusement 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0 mono. En bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film et de la SF britannique par Christophe Champclaux d'une durée d'environ 25 minutes, ainsi qu'une galerie d'images.




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01.10.14

05:04:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

De Calcutta à Hollywood en passant par Londres, la belle métisse anglo-indienne Queenie Kelley va devenir Dawn Avalon, une star de cinéma adulée. Après une pauvre enfance, la jeune femme aura le monde à ses pieds. Mais ce beau visage masque la peur constante qu’un jour son passé la rattrape et détruise tout ce qu’elle a bâti...

Mon avis :

Depuis quelques temps maintenant, Elephant Films nous permet de redécouvrir les œuvres des frères Korda à travers sa collection Cinéma Master Class et notamment les films qu'ils tournèrent avec leur star Merle Oberon ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Divorce de Lady X", "Les Hauts de Hurlevent"), dont la carrière décolla grâce à sa relation avec Alexander Korda ("Rembrandt", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") avec qui elle se maria en 1939. C'est la vie de cette star qui inspira l'histoire de "Queenie, la force d'un destin", un téléfilm luxueux de 1987 que Koba Films nous permet de redécouvrir...

S'il est évident que la vie de Merle Oberon a inspiré ce téléfilm en trois parties (Ici présenté sous deux parties seulement, mais de façon complète quand même!), en revanche, l'histoire sera ici très romancée et assez éloignée de la réalité sur pas mal de points. L'histoire s'inspire en fait d'un roman de Michael Korda, le neveu d'Alexander Korda, d'où le lien évident avec le couple vedette qui inspira cette histoire!

Pour pimenter la vie de Merle Oberon, de nombreux drames ont été ajouté et donc il ne faudra pas prendre ce téléfilm pour un biopic, car ce ne sera pas le cas. Ce téléfilm, très bien mis en scène par Larry Peerce ("Noces de cendre", "Un tueur dans la foule", "Love Child"), vaut surtout pour son actrice principale, Mia Sara ("Legend", "La folle journée de Ferris Bueller", "Une étrangère parmi nous", "Timecop"), qui nous hypnotise ici par sa beauté.

Évidemment, cela ne sera pas tout! Fort heureusement! "Queenie, la force d'un destin" a bénéficié de moyens assez conséquents et cela se voit notamment à travers les splendides décors, les costumes et bien entendu son casting 4 étoiles (Non! Pas 5, il ne faut pas abuser quand même!).

On retrouve notamment Kirk Douglas ("La Captive aux yeux clairs", "Vingt Mille Lieues sous les mers", "Ulysse", "Les Vikings", "Spartacus", "Holocauste 2000") dans le rôle de David Konig, personnage représentant en quelque sorte Alexander Korda, Martin Balsam ("12 hommes en colère", "Psychose", "Diamants sur canapé", "Tora! Tora! Tora!"), dans le rôle de Marty ou encore Joss Ackland ("Le sicilien", "Le complot", "L'arme fatale 2", "À la poursuite d'Octobre Rouge") dans celui de Sir Burton Rumsey, le père de celle qui va « pourrir » l'enfance de la jeune Queenie Kelly, révélant à tous qu'elle est en fait une sang-mêlée.

Tout comme Merle Oberon, la jeune Queenie va souffrir en effet des moqueries de ses camarades de classe, toutes anglaises pure souche, mais également d'autres drames, qui vont profondément la marquer et la pousser à quitter Calcutta pour Londres (Dans la réalité, cela ne sera pas exactement ça, mais bon...).

Après une quarantaine de minutes consacrées à son enfance, où la jeune métisse est interprétée par Kate Emma Davies ("The Franchise Affair", "Children's Ward"), on découvre enfin, la splendide Mia Sara dont la plastique va alors provoquer la convoitise de bien des hommes... Si au départ, la jeune femme va subir, par la suite, elle va apprendre à en user! Comme beaucoup de femmes, malheureusement pour nous! (Oui, je m’égare!)

Bon, le téléfilm est par moments assez mélodramatique et prévisible, mais il reste plutôt agréable à regarder grâce notamment au talent de ses acteurs. Parmi eux, l'acteur israélien Topol ("Un violon sur le toit", "Flash Gordon", "Rien que pour vos yeux"), excellent dans le rôle de Dimitri Goldner, l'agent de Queenie et Leigh Lawson ("Tess", "La maison de tous les cauchemars", "L'épée du vaillant") dans le rôle de l'oncle Morgan. Au final, on regrettera même que l’histoire s’arrête aussi vite, ce qui est plutôt gage de qualité, non?

"Queenie, la force d'un destin" comporte tous les éléments de ce qu’on attend de ce type de saga, qui nous font passer les dimanches pluvieux enfermés à la maison...

"Queenie, la force d'un destin" est sorti en DVD le 2 juillet chez Koba Films au format 1.33 4/3 dans sa version française stéréo uniquement. Pas de réels bonus, seuls quelques bandes annonces de l’éditeur figurent au programme, alors que l’éditeur avait au départ prévu un module sur la vraie vie de Merle Oberon... Dommage !

Queenie, la force d'un destin

Queenie, la force d'un destin
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29.09.14

13:13:08, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En mars 1963, dans les ruines de l’église de Clophill un groupe de sorcières a organisé une messe noire. Elles ont pillées des tombes, sacrifiées des animaux et se sont servies d’os humains. Pendant les années qui suivirent d’autres événements de ce genre ont eu lieu à Clophill et on a même retrouvé du bétail mutilé dans les environs. Il était évident que parmi ces ruines des activités paranormales avaient lieu. En 2010 une équipe de journalistes est venue enquêter pour essayer de découvrir ce qu’il s’était réellement passé. C’est ainsi qu’ils ont constaté que la légende de Clophill avait laissé des traces parmi les habitants. En faisant cette enquête ils ont fait un terrifiant un voyage dans l’inconnu.

Mon avis :

N'étant vraiment pas un amateur des films du genre "Paranormal Activity", c'est à reculons que je me lançais dans la découverte de ce "The paranormal diaries : Clophill", même si ce dernier n'a bien entendu absolument aucun lien avec la série à succès initiée par Oren Peli. En plus dans le même style et sorti également Factoris Films, je m'étais royalement fait chier (Excusez-moi du terme!) devant "House trap" ! Tout ceci n’était donc guère engageant...

Eh bien, avec "The paranormal diaries : Clophill", cela ne va pas être mieux! Dès le début du film, on sent que la mise en place va être longue, voir interminable... Et effectivement, c’est le cas! Il ne s'y passe rien, mais alors absolument rien d'intéressant et surtout d'effrayant! L'ennui prend alors le dessus et l'envie d'abandonner se fait cruellement ressentir!

On espère tout de même que quelques apparitions de la jeune fille aux cheveux longs promise par la jaquette, genre "The Ring", fassent enfin leur petit effet. Eh bien, non! Effectivement, on la verra bien à la fin, mais sans que le trouillomètre n'augmente d'un iota! Tout est ici malheureusement désamorcé par les témoignages des protagonistes qui sont interviewés et dont les interventions viennent entrecouper les images censées être réelles et filmées style found footage.

La mise en scène de Michael Bartlett et Kevin Gates est juste catastrophique! Pourtant, j'avais plutôt apprécié "The Zombie Diaries" et "World of the Dead: The Zombie Diaries", deux found footage, qui sous leurs airs de films de zombies, nous offraient des personnages assez malsains qui faisaient tout l'intérêt des films, mais là, non! Désespérément, non! Il n'y a strictement rien à sauver!

Quant aux acteurs, chacun joue ici son propre rôle comme pour donner une forme de crédibilité aux images et donner au film un aspect documentaire, mais rien n'y fait! La sauce ne prend pas!

Pourtant les ruines où ils ont filmé, sont vraiment intéressantes et auraient pu donner lieu à de bonnes scènes, mais c'est malheureusement très mal exploité et le scénario est en plus très mal écrit. On a l'impression que cela part dans tous les sens, sans réel lien en dehors de ce lieu soi-disant maudit!

Seule scène qui éveillera quelque peu notre attention, une scène de culte satanique à la fin qui aurait pu être intéressante si une fois de plus elle n'avait pas été coupée inopinément...

Vous l’aurez compris, ce "The paranormal diaries : Clophill" ne présente strictement aucun intérêt, c’est juste une pure perte de temps ! A moins de souffrir d’insomnies, car là, effectivement je pense que vous devriez réussir à retrouver assez aisément le sommeil... Je doute même franchement que même les amateurs de bouses comme "Paranormal Activity" s’en satisfassent... C’est dire !

"The paranormal diaries : Clophill" est sorti en DVD chez Factoris Films le 2 septembre. Initialement, une sortie en Blu-ray était prévue, mais celle-ci fût annulée et on comprend pourquoi! Le film est présenté au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaises Dolby Digital 5.1 & dts 5.1 et française Dolby Digital 5.1. Cette édition comporte également la copie digitale illimitée en français 2.0 AAC. Côté bonus, l'éditeur, qui pourtant avait fait des efforts ces derniers temps, retombe dans ses vieux travers avec des bonus malheureusement non sous-titrés, bien qu'ici, franchement on s'en fout royalement! Toujours est-il que si vous êtes maso, vous pouvez regarder d'interminables scènes supprimées, sans le moindre intérêt et les commentaires audio des acteurs et du réalisateur... Deux différents! Le pied en somme!

The paranormal diaries : Clophill (DVD + Copie digitale)

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26.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Mon avis :

En mai 2011, l'affaire DSK défrayait la chronique et déchaînait les passions ; tout le monde ayant en effet un avis sur cette affaire sensible mettant en cause celui que l'on considérait déjà comme notre futur Président. Malgré l'abandon des charges en août 2011 (suite à une transaction financière), l'image de Dominique Strauss-Kahn fût définitivement ternie et sa vie complètement chamboulée puisqu'il dût démissionner de son poste de directeur général du FMI (Fonds monétaire international) et puisqu’il fût également contraint de renoncer à l'élection présidentielle française de 2012, ce qui eut pour conséquence pour nous de voir arriver à la place un autre queutard notoire (Si l'on en juge le nombre de femmes qu'il nous a présenté en si peu d’années! Bon ok, là j'exagère un peu!) en la personne de François Hollande, un Président n'ayant malheureusement pas vraiment le même panache (Imaginez DSK allant courir la gueuse sur un scooter, cela ne le ferait pas!). Trois ans plus tard, Abel Ferrara crée la polémique au 67ème Festival de Cannes, où "Welcome to New York" est présenté pour la première fois en marge du festival (avant une diffusion directement en VOD), provoquant bien évidemment la colère de l'ancien couple DSK/Sinclair...

Malgré de nombreuses recherches sur l'affaire, le sulfureux metteur en scène Abel Ferrara ("L'Ange de la vengeance", "New York, deux heures du matin", "The King of New York", "Bad Lieutenant", "Nos funérailles") a délibérément choisi de ne pas en tenir réellement compte pour livrer un film, s'inspirant certes de cette affaire, mais très librement et surtout en se concentrant essentiellement sur ce personnage hors norme, addict au sexe. Gérard Depardieu ("Les Valseuses", "Buffet froid", "Le Dernier Métro", "Cyrano de Bergerac", "1492 : Christophe Colomb") incarne ici en effet le personnage de Devereaux, décrit comme étant une sorte de « bite ambulante » obsédé par le sexe.

Le réalisateur n'y va d'ailleurs pas par le dos de la cuillère, montrant son personnage se livrant à des orgies lors de scènes particulièrement crues à la limite de la pornographie. En même temps, vu ce que l'on a découvert par la suite, notamment avec l'affaire du Carlton, on ne doit pas être bien loin de la réalité! Mais, bon, après tout si tout le monde est consentant, où est le problème? Là, où l'interprétation des faits est plus litigieuse, c'est qu'il montre qu'il y a réellement eu agression sexuelle, ne laissant planer aucun doute de ce point de vue là.

A aucun moment, il ne laisse imaginer qu'il y ait pu y avoir manipulation ou même complot de la part de la victime et celle-ci est décrite comme quelqu'un de sainte nitouche, ce que la réalité ne semble pas vraiment démontrer... Mais bon, comme il est marqué au début du film, on ne saura probablement jamais la vérité sur ce qui s’est réellement passé! Donc effectivement, par rapport à ce parti-pris, on peut aisément comprendre le mécontentement de l'ancien couple Strauss-Kahn. Il faut dire que Nafissatou Diallo fût un temps envisagée pour interpréter son propre rôle, ce qui laisse tout de même peu de doute quant à l’opinion que s’est fait le cinéaste sur cette affaire.

De plus, le tableau de DSK décrit ici par Ferrara n'est pas très reluisant! Toutefois, malgré cela, le personnage de Devereaux est tout de même assez attachant par certains côtés, semblant d’ailleurs ne se rendre compte à aucun moment de la gravité de ses actes. La relation avec son épouse sera également assez particulière, celle-ci étant ici parfaitement au courant de son addiction et semblant l'accepter.

Simone, interprétée par Jacqueline Bisset ("Bullitt", "La Nuit américaine", "Le Magnifique", "Riches et Célèbres", "Domino"), censée représenter Anne Sinclair, est dépeinte comme une femme très riche ayant pour principal but de devenir première dame et aimant son mari, plus comme une mère que comme une femme. Pas sûr que c'était réellement le cas dans la réalité, Anne Sinclair semblant à l'époque très amoureuse de Strauss-Kahn et surtout aveuglée par cet amour!

Que dire autrement du film? Est-ce le grand retour de Ferrara? Non, on est quand même loin des chefs d’œuvre qu'il nous a offert au début de sa carrière. On reconnaît certes parfaitement son style, mais cela fait assez brouillon. Le film est choquant, surtout dans sa première partie d'ailleurs, celle des orgies, mais malheureusement dans sa dernière partie, ses deux acteurs principaux semblent être en totale roue libre... Et c'est effectivement le cas, puisque réalisateur a décidé de les laisser aller à l'improvisation! Et malgré tout son talent, Jacqueline Bisset ne s'en sort pas aussi bien que Depardieu, qui semble porter le film entièrement sur ses épaules.

Que dire également de cette curieuse intro où l'acteur donne brièvement son avis sur son personnage et sur la politique? En dehors de son côté déstabilisant, cette introduction semble totalement inutile et déplacée. Pour autant, "Welcome to New York" comprend de bonnes choses comme par exemple l'interpellation où Depardieu se retrouve à la prison de Rikers Island. L'acteur s'y livre alors sans pudeur et avec un naturel impressionnant.

Il est à noter d'ailleurs que malgré le choix du réalisateur de livrer une interprétation des faits assez libres, celui-ci a en revanche choisi de filmer son film dans les vrais lieux, théâtre des évènements, comme par exemple dans la suite du Sofitel où, pure coïncidence, celui-ci avait déjà tourné en 1998 pour les besoins de son film "New Rose Hotel".

En revanche, le film comporte un autre point de polémique plus discutable encore que l’interprétation des faits, glissé discrètement ici et là par de petites allusions... Des allusions mettant en cause le rôle de la famille d’Anne Sinclair durant la seconde guerre mondiale où le grand-père de celle-ci se serait enrichi! Y a-t-il une part de vérité là-dessous? Je n’en sais strictement rien, mais franchement, cela semble complètement déplacé et très limite et surtout complètement inutile. Heureusement, ces allusions restent discrètes et le spectateur n’y prêtera probablement guère attention...

Wild Side Vidéo nous propose ici le film dans sa version inédite, plus courte, avec un montage plus dynamique raccourcissant quelque peu certaines séquences de la première partie du film et déplaçant la vision de ce qui se passe dans la chambre d’hôtel avec la femme de chambre. Attention par contre, seule l'édition Blu-ray propose le choix des deux montages!

"Welcome to New York" n’est certes pas le film qui redorera l’image d’Abel Ferrara, mais en tous cas, pas de doute, avec ce nouveau long-métrage il entretient bien par contre son côté sulfureux!!! Et avec son prochain long consacré à Pasolini, cela ne devrait pas s’arranger...

"Welcome to New York" sort le 30 septembre chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et française DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.77, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un documentaire intitulé "Welcome to Cannes" comprenant des entretiens avec l'équipe du film et des extraits de la conférence de presse, plus la bande annonce. Il est à noter par contre que le Blu-ray contient en exclusivité la version cinéma du film plus longue de 17 minutes.

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Welcome to New York (Blu-ray)

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25.09.14

07:28:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jamie a été kidnappée. À son réveil elle se retrouve emprisonnée dans un bunker de béton ; une sorte de Colisée moderne dans lequel, comme les 48 autres femmes enlevées, elle devra combattre jusqu’à la mort, sous peine de voir sa famille exécutée...

Mon avis :

Vous êtes une femme et vous souhaitez vous mettre au kickboxing? Mauvaise idée! Vous risqueriez de vous faire kidnapper par des tordus qui vous feront combattre à mort pour le plus grand plaisir de richissimes pervers avides d'ultra violence et de mises à mort...

Voilà en gros en quoi se résume le scénario de "L'arène" de Josh C. Waller ("McCanick")! Certes, c'est assez léger, mais le film est suffisamment malsain avec des combats parfois bien méchants pour maintenir l'intérêt des amateurs de films de baston d’une part et d’horreur d’autre part.

Dès les premiers combats dans l'arène, on s'en prend plein la gueule et en plus, ce sont les petites mignonnes qui trinquent! D’ailleurs là-dessus, on est rapidement dépité et on se dit qu’au final on risque de se retrouver qu’avec des thons! Bon, certes j'exagère un peu!

Zoë Bell ("Bitch Slap", "Game of Death", "The Baytown Outlaws", "Oblivion") n'est pas si vilaine que ça et elle a le mérite d'avoir pas mal de charisme! Mais il faut bien avouer que face à une Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "2ème sous-sol", "Star Trek", G.I. Joe - Le réveil du Cobra") par exemple, elle ne fait pas trop le poids!

Enfin, du moins au départ, car vu comment elle va la défigurer dans le film, la pauvre Rachel Nichols ne sera au final plus trop bandante! On peut même dire que c’est vraiment de l’acharnement ! Peut-être aurait-il été plus crédible que Sabrina, le personnage incarnée par Zoë Bell, soit un peu plus expéditive avec ses adversaires pour qui elle ne ressent à la base aucune haine ? On la pousse certes à se battre à mort, mais pas à les massacrer!

Après, qu’elle s’acharne sur certaines contre qui elle aura une dent, normal, mais autrement, cela n’a pas vraiment de sens, surtout qu’au fur et à mesure qu’elle apprendra à connaître certaines de ses adversaires, elle sera plus « humaines » par la suite dans ses mises à mort! Alors pourquoi cet acharnement lors du premier combat ? Bien entendu pour offrir du spectaculaire dès le départ, mais cela au détriment de la crédibilité...

Pour ce qui est des combats, le réalisateur a opté pour l’efficacité, sacrifiant de ce point de vue le spectaculaire et l’originalité qu’auraient pu offrir des combats aux chorégraphies plus élaborées. Par contre, malgré leur violence, on voit rarement les coups portés et certaines combattantes ne sont pas très convaincantes en tant qu’actrices...

C’est ici principalement Rebecca Marshall ("Saw 3D - Chapitre final", "Cooties", "Arctic Air"), qui interprète le personnage de Phoebe, qui tirera son épingle du jeu, incarnant une combattante particulièrement sadique et perverse. D’ailleurs, l’affrontement final entre Sabrina et Phoebe, semblent évident dès le début, enlevant tout suspens quant à l’issue des combats.

En revanche, le personnage de Phoebe apporte, elle, une réelle tension, car dès qu’elle apparaît, on sait que cela va faire mal, très mal! Parmi le reste du casting, impossible de ne pas parler de Sherilyn Fenn ("Twin Peaks", "Boxing Helena", "Coup de foudre à Hollywood") et Doug Jones ("Hellboy", "Le labyrinthe de Pan", "Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent", "Falling Skies"), tous deux formant l’ignoble couple organisateur de ce répugnant spectacle.

Quant à Bruce Thomas ("Treize jours", "Kyle XY"), il joue un gardien de cellules assez convaincant et qu'on aura plaisir à voir finalement mourir! Oui, je spoile un peu, mais franchement on s’en doute! Autrement pour vous situer un peu le film, on a l'impression de voir un croisement entre un "Bloodsport" au féminin et "Hostel"!

Malgré son scénario, qui pourrait tenir sur un ticket de métro, le film réserve tout de même quelques surprises, dont une fin, pessimiste et noire au possible. Enfin, parmi les points positifs, on notera une photographie assez soignée et parmi les défauts, probablement le manque d’attachement qu’on éprouvera pour les personnages...

Bon, ok! Ça fight! Ça fight même fort! Ça saigne également pas mal, mais un peu plus d’originalité et de profondeur, cela aurait pu être pas mal quand même!

"L'arène" est sorti le 27 août chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.40, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un "Behind the scenes" (3'), d'entretiens avec l'équipe du film (10') et de bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

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24.09.14

07:27:33, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Wolf creek 2

Réalisateur : Greg Mc Lean

Avec : John Jarratt (Mick Taylor), Ryan Corr (Paul), etc.

Origine : Australie

Durée : 106 minutes

Par Nicofeel

Huit après l'excellent Wolf creek et un intermède avec le sympathique film de crocodile Rogue, le cinéaste Greg Mc Lean est de retour. Rien de tel qu'un Wolf creek 2 pour se relancer.

Et comme on dit dans ces cas-là, on ne change pas une formule qui gagne. On va donc retrouver Mick Taylor, un autochtone australien qui rappelle Crocodile Dundee par son aspect général mais qui n'apprécie guère les randonneurs qui font du camping autour de Wolf creek. De manière générale il n'aime guère les êtres humains et il ne vaut mieux pas se dresser sur son chemin.

A la différence du premier volet de Wolf creek qui débutait tranquillement dans une ambiance proche de Pique nique à Hanging rock, ici on est directement dans le vif du sujet avec deux policiers qui abusent de leurs droits en dressant une contravention à Mick Taylor, en le faisant passer pour l'occasion pour un véritable bouseux. La scène est très drôle mais on se doute bien que cela va mal finir. La violence de la réaction de Mick Taylor est énorme et met directement le spectateur dans l'ambiance. C'est après cette scène que l'on voit apparaître sur les écrans le titre du film. Autant dire que ce long métrage est lancé et on ne risque pas de s'ennuyer.

D'ailleurs, le film propose quelques scènes de course-poursuite prenantes avec notre grand méchant qui est omniprésent, que ce soit à bord d'un 4x4 bien costaud ou d'un camion lancé de nulle part, qui n'est pas sans rappeler Duel (1971) de Spielberg. Comme quoi, même si ce film est dans la droite lignée de Wolf creek, le Greg McLean parvient très bien à se renouveler.

Si les cadavres s'accumulent tout au long de ce métrage, le cinéaste australien ne se contente pas de mettre en scène des meurtres. Il les replace dans leur environnement, à savoir les très beaux paysages arides de l'Australie. Et puis chaque meurtre est savamment orchestré. S'il n'est pas question de faire peur au spectateur, en revanche celui-ci pourra être abasourdi par la violence de certaines séquences où l'on voit tout de même pas mal de choses dans le plan.

L'attrait de Wolf creek ne s'arrête pas là. L'aspect survival prend progressivement le pas sur le reste avec un jeune anglais, Paul, qui a eu la mauvaise idée de croiser la route de Mick Taylor. On comprend rapidement que s'instaure un jeu du chat et de la souris entre ces deux personnages. Il y a dans ce film un humour noir très bien senti avec un Mick Taylor qui s'amuse beaucoup avec ces victimes. Cet élément est bien plus marqué que dans le premier volet.

Le côté cynique du film et sa dernière partie qui se déroule dans des souterrains évoque clairement Massacre à la tronçonneuse 2 (1986). Sauf qu'ici, même si certaines séquences peuvent paraître quelque peu surréalistes, elles ne font pas “too much” comme dans le film de Tobe Hooper. Le film se renouvelle intelligemment, sans que les personnages aient besoin d'en faire des caisses. On appréciera beaucoup la confrontation entre Mick Taylor et Paul, avec notamment ce jeu de questions-réponses (une version personnelle de Bilbo versus Gollum ?) où chacun jauge l'autre et où la victime essaie de se sortir de ce guêpier en amusant son hôte. Les blagues de Paul et les chansons australiennes qu'il partage avec Mick Taylor sont presque aussi marquantes que certains des meurtres. La relation entre ces deux hommes est particulière et vaut le détour. La fin inattendue de ce long métrage prouve que la victime n'est pas une victime comme les autres.

Alors que nombre de films d'horreur pêchent en raison d'une distribution inégale voire catastrophique, ici Greg Mc Lean peut se targuer d'un très bon casting. John Jarratt est excellent dans le rôle de ce psychopathe tout à la fois dangereux et marrant par les propos qu'il tient. Ryan Corr lui rend bien la pareille. En tant que victime, il n'en fait jamais trop et paraît crédible dans son jeu.

Wolf creek n'est pas non plus dénué de fond. Hormis la dangerosité des coins arides de l'Australie et des mauvaises rencontres que l'on peut faire, ce long métrage laisserait entendre que certains Australiens feraient preuve d'un racisme prononcé à l'égard des étrangers.En tout cas, même s'il ne faut pas en faire une généralité, Mick Taylor ravive ce débat par sa rancoeur à l'encontre des Anglais (qui ont peuplé l'Australie en amenant des esclaves) et des Allemands. Les questions qu'il pose à Paul et qui tournent autour de l'origine de l'Australie ne sont pas anodines.

wolfcreek23Wolf creek 2 était attendu après un premier épisode très réussi. Il ne déçoit pas. Au contraire. La synthèse des différents genres (survival, slasher, film de course-poursuite, comédie horrifique, huis-clos) s'établit à merveille. On a un film d'horreur qui sort de l'ordinaire en proposant des scènes relativement originales et parfois même assez drôles (la séquence avec les kangourous qui viennent s'empaler sur le camion n'est pas piqué des vers). Même si cela ne constitue pas un chef d'oeuvre, c'est tout de même un des longs métrages horrifiques les plus intéressants de ces dernières années. Peut-être que le succès critique et espérons-le, commercial, viendra conforter Greg McLean dans l'idée de nous livrer une trilogie sur les aventures de Mick Taylor.

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23.09.14

07:26:49, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La planète des singes : l'affrontement

Réalisateur : Matt Reeves

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h11

Avec : Andy Serkis (César), Jason Clarke (Malcolm), Gary Oldman (Dreyfus), Keri Russell (Ellie), etc.

Par Nicofeel

Après un excellent premier épisode sorti en 2011, la saga “new style” de La planète des singes est de retour. Le cinéaste Rupert Wyatt laisse sa place à Matt Reeves, remarqué avec le film fantastique Cloverfield. Cette suite tient-elle toutes ses promesses ou est-elle du niveau du ridicule film de Tim Burton sorti en 2001 ?

Avant de répondre à cette question, il convient de noter que les deux films sont assez différents. Le premier opus établissait les fondations de la nouvelle saga avec une approche très psychologique. Ce deuxième film La planète des singes : l'affrontement laisse entendre que le côté action sera plus important. Et c'est le cas.

On redémarre là où l'on a laissé les différents protagonistes du côté de San Francisco. Sauf que l'on nous explique au générique du début que 10 ans ont passé et que la grippe simienne a quasiment anéanti l'humanité. Les survivants vivent dans des conditions difficiles alors que les singes se sont créés une véritable communauté dans la forêt. A la tête de ceux-ci, on retrouve le plus intelligent des singes, César. On suit ces primates dans leur quotidien, où ils paraissent très bien organisés. Ils ont même installé une véritable mini société avec des règles où le chef doit être respecté et où il est interdit pour un singe de tuer un autre singe. Ces mammifères font tout pour ne pas commettre les mêmes erreurs qui ont mené les hommes au bord du précipice.

Mais la nature des singes est-elle si différente des hommes ? Cet opus nous amène à cette intéressante réflexion. De chaque côté il y a des personnes bienveillantes mais aussi des êtres mauvais. L'une des forces du film, en plus de ses séquences d'action bien menées, est cette approche qui évite tout manichéisme qui verrait les gentils humains d'un côté et les méchants primates de l'autre côté. Ici, on a un groupe d'humains qui veut vraiment vivre en harmonie avec les singes et César qui est lui-même très sage. Il sait pertinemment qu'une guerre avec les humains risque de mener nombre des siens à la mort. A l'inverse, il y a des êtres qui souhaitent qu'il n'y ait pas de coexistence pacifique. Et le feu aux poudres ne viendra pas forcément de la part des humains.

Même si son scénario – qui rappelle au demeurant La bataille de la planète des singes (1973), mais est heureusement bien meilleur – est cousu de fil blanc, puisque l'on se doute pertinemment qu'il va y avoir à un moment donné un affrontement (sinon à quoi bon ce titre !), le réalisateur fait très bien patienter le spectateur avec un film au rythme alerte où il se passe toujours quelque chose. En dépit de sa relative longue durée (2h11), La planète des singes n'ennuie à aucun moment.

Il faut dire que les différents signaux sont au vert. Les singes sont vraiment bien rendus par un travail impressionnant au niveau des images de synthèse. Les primates font plus vrais que nature et notamment le fameux César qui est à nouveau joué par Andy Serkis. L'acteur est connu pour son rôle de Gollum dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson. Affublé d'une combinaison dite de performance capture, il livre une interprétation tout bonnement bluffante, faisant passer de sacrées émotions qui en font le personnage principal du film.

Et une puis autre réussite du film tient au fait que l'on a le point de vue de tout le monde, les humains et les singes. Cette idée est très bonne et évite une nouvelle fois d'avoir d'un côté les gentils et de l'autre les méchants.

Quant à la mise en scène, elle est également réussie. Matt Reeves ne prouve pas avec cette oeuvre d'avoir signé un film personnel. Cela étant, sa mise en scène est très bien élaborée, avec de beaux mouvements de caméra et un rythme alerte constant. Les différentes scènes d'action, et notamment l'attaque des singes, est véritablement un grand moment de cinéma qui dépasse largement le statut de simple divertissement.

La planète des singes : l'affrontement cumule donc les bons points. Cependant, le film n'est pas un chef d'oeuvre car l'action fait qu'il manque un peu de fond à cette histoire. On aurait apprécié avoir une psychologie et une réflexion sur la société comme dans le premier opus. Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Ce deuxième épisode est tout de même de très bonne facture. Le seul reproche que l'on peut vraiment lui faire est cette 3D qui paraît clairement factice. Elle n'a aucun intérêt, si ce n'est d'augmenter les rentrées d'argent de ce film. C'est bien dommage de vouloir systématiquement utiliser pour les grosses productions ce matériau qui est bien souvent inutile.

Mais bon, heureusement, les qualités nombreuses de ce long métrage suffisent à passer un bon moment et à le conseiller. On attend désormais avec une certaine impatience le troisième opus qui va certainement poindre à l'horizon, au vu de la fin de cet épisode.

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05:41:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une météorite s'écrase dans le lac de la petite ville californienne de Crater Lake, menaçant d'ensevelir une équipe de scientifiques venant de faire une découverte importante sur les premiers hommes. Bientôt, tandis que la faune se raréfie autour du lac, ont lieu d'étranges disparitions. Quelque chose de gigantesque attaque ceux qui abordent ses rives et s'aventurent sur ses eaux.

Mon avis :

Attention chef d’œuvre!!! "The Crater Lake Monster" débarque enfin chez nous en DVD dans une très jolie édition digipack slim, issue de la nouvelle collection de Le Chat qui Fume, baptisée « Collection Exploitation Cinema »... Bon, j'exagère peut-être un peu en parlant de chef d’œuvre, mais pour le reste, c'est vrai! En tous cas, je vois déjà les amateurs de nanars qui commencent à se frotter les mains et ils n'auront peut-être pas tord...

"The Crater Lake Monster" de William R. Stromberg, dont c'est ici le seul long métrage en tant que réalisateur, mais qu'on connaît tout de même un peu pour avoir commis les animations en stop-motion de "Train express pour l'enfer" (également sorti dans cette nouvelle collection du Chat), est un étrange objet filmique, qui vous laissera très certainement dubitatif et qu'il vaut mieux voir entre amis avec une bière à la main si vous souhaitez au moins vous marrer un peu... Car il faut l'avouer, l'humour assez burlesque du film, omniprésent en plus pendant une bonne partie de celui-ci, est assez lourd, le tout accentué par des bruitages d'assez mauvais goût.

Enfin, du coup, on a plus souvent l'impression d'avoir affaire à une grosse pantalonnade qu'à un film de monstres fait pour effrayer. En plus de son humour lourdingue essentiellement apporté par deux benêts louant des bateaux, le film est desservi par une musique sirupeuse au possible et de nombreux plans totalement inutiles semblant être là uniquement pour remplir le film.

Un film au scénario est assez simpliste d’ailleurs, puisqu’ il s’agit d’une sorte de relecture du monstre du Loch Ness transposée aux États-Unis. Le monstre dont il est ici question est un monstre préhistorique réveillé par le réchauffement causé par une météorite, et bien entendu la bébête, qui doit se nourrir, va alors causer des dégâts, dans un premier temps auprès des animaux peuplant le lac, puis elle va s’en prendre aux malchanceux humains croisant son chemin.

On ne peut pas dire que le monstre fasse en tous très peur, bien au contraire, mais c’est essentiellement dû au fait que celui-ci ne soit pas très bien fait, surtout dans les gros plans... Quoi qu’il y ait eu pire pour l’époque! Seulement voilà, la créature fait un peu datée de nos jours et du coup, est assez risible.

De plus, les animations en stop-motion, non dénuées d’un certain charme, n’ont pas la qualité de celles créées par un Ray Harryhausen, par exemple. On sent constamment le manque de moyens, d'ailleurs pour des raisons budgétaires, le film n'a pas été filmé dans l’Oregon, où se trouve Crater lake, un lac réputé pour sa profondeur (On parle de plus de 600 mètres de profondeur !), mais en Californie, au Huntington Lake.

Au niveau du casting, il n'y a pas vraiment de grands acteurs, la plus part en cas n'ont en tous cas rien fait d'autre, mais on notera tout de même la présence de Michael F. Hoover ("The gate", "The Prophecy", "Spider-Man 2", "2001 Maniacs") et de Mark Siegel ("L'empire contre-attaque", "A.I. intelligence artificielle", "La planète des singes", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Star Trek: Into Darkness"), deux spécialistes des effets spéciaux. A part, ça, seul Richard Garrison, dans le rôle de Dan Turner, a eu une petite carrière en tournant notamment dans "Le cauchemar de Freddy" et bien avant dans "The Zodiac Killer"...


Toujours est-il que vu le film, on aurait pu s'attendre à une image de piètre qualité, eh bien, non! Le Chat qui Fume nous offre une très belle édition avec une qualité d'image assez bluffante! Par contre, en ce qui concerne le film en lui-même, il est clair que seuls les bisseux et les amateurs de nanars pourront s'y intéresser! A bon entendeur, salut!

"The Crater Lake Monster" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec une unique piste anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une intéressante et instructive présentation du film par Eric Peretti. Enfin, pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur viennent compléter le programme!

The Crater Lake Monster

The Crater Lake Monster
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22.09.14

07:26:21, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : New York melody

Réalisateur : John Carney

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h44

Avec : Keira Knightley (Gretta), Mark Ruffalo (Dan), Adam Levine (Dave), Catherine Keener (Miriam), James Corden (Steve), etc.

Par Nicofeel

Sept ans après Once, John Carney réalise un nouveau film qui tire sa source du milieu musical. Sauf que cette fois-ci le cinéaste irlandais n'a pas fait appel à des chanteurs professionnels (Glen Hansard et Marketa Irglova).

Il a choisi de faire confiance à l'actrice Keira Knightley. Elle incarne le personnage de Gretta, une jeune chanteuse qui partageait jusque-là sa passion avec son compagnon. Mais ce dernier ayant connu un brusque succès, il l'a abandonné et a décidé de partir avec une autre. Originaire d'Angleterre, Gretta est alors prête à repartir dans son pays quand elle rencontre par hasard Dan, un producteur de musique, qui croit immédiatement en elle.

Comme Gretta, Dan est dans une situation personnelle des plus inconfortables : il a quitté sa femme qui le trompait avec un autre homme, il a des rapports très distants avec sa fille et il vient tout juste de perdre son emploi. Pour reprendre une chanson qui va constituer un véritable leitmotiv dans New York melody, Gretta et Dan sont des “lost stars”, des étoiles perdues.

Pour autant, en dépit des vents contraires, comme dans Once, les deux personnages principaux vont réussir à remonter la pente grâce à la musique. Le titre original du film, Begin again, est à cet effet bien plus caractéristique que New York melody.

Le canevas de ce long métrage rappelle sur plusieurs points Once, avec notamment cet univers musical où les protagonistes vont aller jusqu'à créer un album pour se (re)lancer. New York melody diffère sensiblement par le mode de production de cet album. John Carney rend gloire à la ville de New York en tournant à l'extérieur les musiques qui composent l'album de Gretta. Cela apporte un côté authentique et insolite. Il faut voir Dan se débattre dans tous les sens pour que les chansons de Gretta puissent s'effectuer dans une ruelle étroite, dans un immeuble qui surplombe New York, dans le métro ou encore de nuit ! Il y a véritablement un sentiment de liberté et d'apaisement qui souffle dans ce long métrage, qui n'est pas sans rappeler les premiers films de Jim Jarmusch.

Et puis mine de rien, sans avoir l'air d'y toucher, John Carney égratigne le monde de l'industrie du disque. Il s'en prend clairement aux majors qui sont actuellement en crise et qui ne renouvellent pas leur système d'organisation. Ils en restent à leurs idées anciennes et refusent toute nouveauté. Par ailleurs, elles ont parfois du mal à vivre avec leur temps. On songe par exemple aux jeunes talents qui émergent un peu partout sur internet. Au lieu de couper un peu sur leurs profits, les majors souhaitent encore et toujours se faire un maximum d'argent. Au risque de tout perdre. Car désormais internet donne la possibilité aux musiciens de vendre directement leur musique par le biais du téléchargement. Le support physique (le CD) n'est plus le seul qui est vendeur. La conclusion du film – qui apparaît dans le générique de fin – est un véritable pied de nez aux majors et un symbole de liberté.

New York melody est un film optimiste qui trouve sa source dans la musique. Elle permet à ses protagonistes de remettre de l'ordre dans leur vie et de faire ce qu'ils souhaitent. Les chansons du film sont loin d'être anodines. Elles sont toujours au plus près de l'action et elles ont ce talent de mettre en musique les sentiments ressentis par les personnages. Au même titre que New York est un personnage à part entière dans ce film, les chansons sont un élément essentiel de ce “feel good movie”. Ces chansons permettent d'ailleurs aux personnages d’exprimer leurs émotions et de les faire comprendre à leur entourage. On notera au passage que Keira Knightley tient largement la distance et qu'elle n'a pas à rougir de sa performance vocale. Sa petite voix apporte un côté émotionnel à cette oeuvre. Plusieurs des autres chansons de la bande originale sont signées Adam Levine, qui tient là son premier rôle au cinéma.

Le chanteur culte des Maroon 5 joue le rôle d'un jeune chanteur qui laisse tomber sa compagne quand le succès est au rendez-vous. Comme John Carney demeure tout de même quelqu'un d'optimiste, il ne laisse pas le spectateur avec le sentiment qu'il y a un “méchant” dans cette histoire. Le personnage joué par Adam Levine devient progressivement plus humain dans le film. En tout cas, le chanteur des Maroon 5 s'en sort plutôt bien, dans son jeu d'acteur, en plus de sa performance musicale qui elle est évidemment une franche réussite.

Au sujet de la distribution, ce sont la mignonne Keira Knightley et Mark Ruffalo qui interprètent les deux rôles principaux. L'actrice, dont la carrière a décollé depuis son passage Orgueil et préjugés, joue bien le rôle de cette femme brisée sur le plan sentimental qui parvient à recoller les morceaux de sa vie grâce à la musique. Mark Ruffalo, dans un style beaucoup moins subtil mais également convaincant, joue avec brio le rôle de Dan, ce producteur de musique atypique, qui vit à fond son idée de faire un album en plein air dans les rues de New York. Il crève l'écran à chacune de ses apparitions, variant très bien son jeu – étant tantôt mélancolique, tantôt enjoué, tantôt désespéré, tantôt énergique. Il entretient un rapport très particulier avec Gretta (voir la très belle séquence de l'écoute de la musique avec les écouteurs). Malgré leur différence d'âge et de culture, on sent qu'ils sont sur la même longueur d'onde. Ils s'épaulent mutuellement pour créer une très belle émulation.

Se déroulant dans le milieu de la musique, New York melody vaut le détour pour son excellente bande son où Adam Levine et Keira Knigfhtley ont la part belle. C'est surtout un feel good movie réussi qui donne une sacrée pêche après l'avoir visionné. On attend avec intérêt le prochain film de John Carney.

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19.09.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un groupe d’astronautes découvre des bactéries extraterrestres dans le permafrost martien. C’est alors que l’un des membres de l’équipe est victime d’un accident. En attendant les secours, le groupe tente d’organiser la survie...

Mon avis :

Cela fait longtemps maintenant que l'on sait que Mars n'est pas une planète très accueillante, pourtant certains persistent bêtement à s'y rendre dans le but d'y trouver une quelconque trace de vie... C'est le cas notamment des protagonistes de "The last days on Mars"! Eh bien, comme on peut s’en douter, ils vont rapidement le regretter amèrement ! Bon, trêves de plaisanteries, parlons un peu plus sérieusement du film!

Présentée à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2013, cette série B à l'ancienne, réalisée par l'irlandais Ruairi Robinson, inspirée de "The Animators", une nouvelle datant de 1975 écrite par Sydney James Bounds, n'est pas des plus originales, mais est dans l'ensemble plutôt agréable à regarder et c'est bien là le principal! Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer au départ, "The last days on Mars" n'est pas seulement un film de science-fiction, mais également un vrai film d'horreur avec des infectés type zombies comme on en voit de plus en plus dans le paysage cinématographique horrifique actuel. Ces infectés sont dans l’ensemble assez réussis, même s’ils ressembleront un peu trop à des sortes momies vivantes. Il faut bien avouer quand même qu'on n'aurait probablement pas très envie de se retrouver nez à nez en face d’eux! Les effets spéciaux et les décors sont également très convaincants, malgré un budget relativement limité vues les ambitions du film. Il faut dire que la Jordanie offre ici un décor naturel très crédible !

Le casting est plutôt solide avec notamment Liev Schreiber ("Scream", "Sphère", "X-Men origines: Wolverine", "Salt"), parfait dans le rôle du héros ou encore Elias Koteas ("Bienvenue à Gattaca", "Un élève doué", "Skinwalkers", "Phénomènes paranormaux") et Olivia Williams ("Postman", "Sixième sens", "Abîmes", "Dollhouse", "Sabotage"), dont on regrettera par contre que leurs personnages ne soient pas plus développés. Un casting donc habitué aux films de genre et pas si surprenant que ça pour ce type de films contrairement aux dires du réalisateur qui voulait présenter un casting assez inhabituel...

En fait, le principal défaut de "The last days on Mars", c'est de manquer cruellement de surprises et de tension! Tout est beaucoup trop prévisible! Et malheureusement, pas un seul instant, on n’éprouve le moindre sentiment de peur ou d’oppression, contrairement au personnage de Vincent Campbell, qui lui souffrira de claustrophobie. Un sentiment que l’on aurait bien aimé ressentir également. Le film aurait également gagné à être plus démonstratif, avec plus d’effets chocs notamment, mais l’on sent que le réalisateur s’est autocensuré afin de toucher une audience assez large... Dommage, car même si le film est plaisant, il n’exploite pas réellement son potentiel !

"The last days on Mars" ne sera donc pas un film inoubliable, loin de là, mais cela reste tout de même une petite série assez plaisante à regarder.

"The last days on Mars" est sorti chez TF1 Vidéo le 3 septembre en DVD et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 & 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution de 1080p et des pistes anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions offrent les mêmes bonus, à savoir un making of montrant le tournage et une quantité hallucinante d'interviews de l'équipe du film et trois bandes annonces dont celle du film.

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18.09.14

07:18:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lors d’un combat, le catcheur Superargo tue accidentellement son ami, le Tigre. Décidé à se retirer du ring, il est appelé par le colonel Kinski pour une dangereuse mission. En effet, une bande de pirates dirigée par le malfaisant Diabolikus sévit dans les mers des Caraïbes, voulant collecter de l’uranium, dans le but de dominer le monde. Vêtu de son costume rouge et noir, et emportant ses nombreux gadgets, Superargo accepte la mission et vole à la recherche de Diabolikus.

Mon avis :

Parmi les héros masqués en combinaisons moulantes qui envahirent les écrans à la fin des années 60, Superargo fût l'un des tous premiers avec Kriminal à avoir fait son apparition dans le paysage cinématographique populaire italien. C'était au cours de l'année 1966...

La particularité de ce "Superargo contre Diabolikus" de Nick Nostro ("Le triomphe des dix mercenaires", "Spartacus et les dix gladiateurs", "Pas d'orchidée pour le sheriff"), qui débute par une scène de pré-générique étonnamment dramatique où Superargo tue accidentellement son adversaire/ami lors d’un combat de catch, suivi d’un générique graphiquement très réussi, c'est de nous offrir un spectacle au pitch complètement délirant, mais interprété sans le moindre second degré apparent.

Et ce qui est assez hallucinant finalement, c’est que cela fonctionne sans problème ! Pourtant, comment peut-on prendre un instant au sérieux un tel héros au déguisement assez risible et qui en plus, ne l'enlève à aucun moment, même dans l'intimité avec sa compagne, seule personne avec le colonel Alex Kinski, son mentor, à connaître son vrai visage. Il faut reconnaître que ce n'est pas commun! Mais Superargo n'est pas un homme comme les autres, puisqu'il possède des particularités physiques faisant de lui un véritable surhomme!

Que dire de cette première aventure? Puisqu'en effet, ce ne sera pas la seule... Celle-ci étant suivie deux ans plus tard par "L'Invincible Superman", connu aussi sous le titre "Superargo contre les robots". Eh bien, cela ressemble en fait pas mal à une aventure à la James Bond, avec les gadgets, le même type de méchants etc...

Par contre, le héros ne sera pas ici un Don Juan comme le célèbre 007 et ne cumulera donc pas les conquêtes comme c'est le cas par exemple de Kriminal. Bien au contraire! Cela sera en fait un mari fidèle, un peu comme la plus part des superhéros d’ailleurs! Celui-ci est joué par Ken Wood, alias Giovanni Cianfriglia ("Danse Macabre", "Le défi des géants", "Killer Kid", "Peur sur la ville"), qui remplit ici son rôle à merveille grâce à son physique assez hors du commun pour l'époque et à son regard qui ne devrait pas laisser indifférent la gente féminine.

Le professeur Diabolikus, interprété par Gérard Tichy ("Le Cid", "Le manoir de la terreur", "Le docteur Jivago", "Une hache pour la lune de miel"), est en revanche tout ce qu'il y a de plus humain. C'est un savant fou qui rêve de dominer le monde comme la plus part des méchants James Bondiens.

Par contre, sa maîtresse, interprétée par la charmante et charismatique Loredana Nusciak ("Django", "Le temps des vautours", "Big Guns - Les grands fusils", "Folle à tuer"), est elle, une méchante pas commune, puisqu'elle changera de tenue et de coiffure à pratiquement chaque scène! C'est un vrai régal pour les yeux et en plus il faut bien l'avouer, c'est assez amusant! Curieusement, elle ne sera d’ailleurs pas sans rappeler notre Mylène Farmer nationale par moments...

En dehors de la scène finale utilisant une maquette très visible et rendant la scène un peu ridicule, le reste tient plutôt bien la route et on passe donc un agréable moment devant ce film devenu quand même hyper kitsch avec le poids des années...

Cette sortie a dû normalement faire des heureux, espérons maintenant qu'Artus Films pourra par la suite nous proposer sa suite... Cela serait quand même top!

"Superargo contre Diabolikus" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien à propos du film avec l'assistant réalisateur Ferruccio Castronuovo, intitulé "Superargo, l’homme d’acier", à une intéressante présentation par le dessinateur Curd Ridel, intitulée "L’invincible Superargo", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

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17.09.14

07:15:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis son plus jeune âge, Jessica fait régulièrement des cauchemars dont le sens lui échappe. Cette singularité l’a conduite à mener des études spécialisées en psychophysiologie du rêve et à suivre une thérapie avec Sean, son mentor, pour tenter d’en comprendre les origines. Suite au décès de sa grand-mère maternelle, Jessica doit retourner dans la maison familiale. A son arrivée, elle découvre que son aïeule défunte repose dans la chambre mitoyenne à la sienne durant la veillée mortuaire... Après une nuit agitée par un étrange cauchemar, Jessica tombe subitement malade. Clouée au lit par de fortes fièvres, la jeune femme décide d’utiliser son état léthargique pour expérimenter le rêve lucide et essayer ainsi de prendre le contrôle de ses rêves. Jessica va alors commencer à évoluer dans son propre monde onirique et, développant peu à peu ses capacités de rêveur lucide, elle va mener l’enquête afin de découvrir le mal qui la ronge et qui hante la demeure familiale...

Mon avis :

Il y a maintenant trois ans, je soutenais pour la toute première fois un projet via le financement participatif, ce que l'on appelle également le crowdfunding. Il s'agissait d'un projet de long métrage alors appelé "Fièvre" et qui était en partie produit par l'excellent site et éditeur Oh my Gore! que je suis depuis des années. Autant dire que j'attendais ce projet avec une réelle impatience, surtout que son casting était fort alléchant et que j'avais auparavant beaucoup apprécié les deux précédents courts de son jeune réalisateur. En raison du manque de moyens, le film avait été mis quelque peu en stand by en attendant l’arrivée de nouveaux financements, mais finalement le voilà enfin, rebaptisé "Horsehead" ! Dommage, j’aimais bien "Fièvre" !

"Horsehead" a été présenté pour la toute première fois le dimanche 7 septembre lors de la vingtième édition de L'étrange festival au forum des images à Paris dans une salle archi comble et avec un public enthousiaste. De très bonnes conditions donc! Il ne restait plus qu'à se laisser porter par ce film ultra sensoriel! Dès la première scène, Romain Basset ("Bloody Current Exchange", "Rémy") nous scotche avec une scène de cauchemar qui fait immédiatement son petit effet, par son efficacité, mais également par son esthétisme. On découvre alors cet étrange personnage fantasmagorique à tête de cheval qui donne son nom au film et qui n’est pas sans me rappeler ces drôles d’apparitions dans "La Belle Bête" de Karim Hussain.

Mais malheureusement après cela, je découvre que le film, pourtant français et se passant en France a été tourné en anglais... Et là, franchement, cela me gêne! Je comprends tout à fait ce choix destiné à favoriser les ventes pour l'international, mais il y avait quand même des moyens de le faire tout en restant crédible. Par exemple, il aurait pu s’agir d'une famille anglaise vivant en France... Pourquoi pas? Vu comment ils « colonisent » notamment la Normandie et la Bretagne... Mais dans ce cas, il aurait fallu que les autres protagonistes parlent français, ce qui n'aurait finalement fait que peu de dialogues restant en français... L'action aurait également pu se passer autrement à l'étranger et dans ce cas pas de soucis non plus! Donc, là c'est con, mais cela m'a empêché de rentrer pleinement dans le film, du moins pendant une bonne partie de celui-ci...

C'est d'autant plus dommage que le film a vraiment de la gueule avec quelques scènes, notamment celles des rêves, particulièrement bien fichues. Les acteurs sont tous très bons, que cela soit la charmante Lilly-Fleur Pointeaux ("La loi de Murphy", "Platane", "Ma première fois"), la cultissime Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'au-delà", "La maison près du cimetière", "Saint Ange", "The Theatre Bizarre") ou encore le chanteur Murray Head ("Madame Claude", "La barbare", "Beaumarchais l'insolent", "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39"). Le trio d'acteurs fonctionne parfaitement!

Catriona MacColl y incarne une mère antipathique au possible, Murray Head, un beau-père attachant, quant Lilly-Fleur Pointeaux, elle apporte l’innocence nécessaire au rôle de Jessica. Et puis dans les seconds rôles, impossible de ne citer Philippe Nahon ("Seul contre tous", "Haute tension", "Calvaire", "MR 73") et de Vernon Dobtcheff ("L'espion qui m'aimait", "Le nom de la rose", "La sirène rouge")! Deux vraies « gueules » du cinéma ! "Horsehead" possède donc des atouts, mais aussi des faiblesses (Quoi de plus normal pour un premier long ?), notamment quelques longueurs... Mais il y a cette fin, très belle et très bien vue éclaircissant un scénario qui au départ pouvait sembler un peu trop complexe et qui sauve finalement le film! On part ainsi sur une note positive, en se disant quand même que ce « petit jeune » a quand même vachement de talent!

Par contre, à l’origine, il était prévu que cela soit le groupe de Glam-metal BlackRain qui fasse la musique du film, mais au final, cela ne fût pas le cas. Pas trop de regrets en tous cas (Même si j’adore le groupe !), car la musique signée Benjamin Shielden est plutôt très satisfaisante. Après, évidemment il faut aimer les films avec des ambiances oniriques, car toutes les scènes d’horreur se passent durant des rêves, des rêves lucides ! C’est-à-dire des rêves où le rêveur est pleinement conscient d’être en train de rêver. C'est avant tout un film qui se ressent et donc pour l'apprécier pleinement, il faut à mon avis se laisser porter à 100%, ce qui n'est pas toujours facile, surtout lorsqu'il y a de petits détails qui nous gênent...

Malgré ses défauts, "Horsehead" vaut donc vraiment qu’on s’y attarde, mais pour ma part, je crois que je serai très heureux de pouvoir le redécouvrir avec un doublage français... Pour une fois !

Comme la plus part des films actuellement, "Horsehead" a sa page Facebook que vous pouvez suivre pour être tenu au courant de son actualité en attendant sa tournée des festivals et probablement ensuite sa sortie cinéma et très certainement DVD et Blu-ray...

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16.09.14

10:15:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Signé en 1968, le quatrième protocole interdit aux nations d’introduire clandestinement toute arme nucléaire, en pièce ou entière, dans un territoire étranger. Vingt ans plus tard, le KGB envoie son agent Valeri Petrofsky en mission secrète en Angleterre, près d’une base militaire américaine. La mort d’un coursier lui amenant des pièces nucléaires éveille les soupçons de John Preston, un agent du contre-espionnage britannique, qui va mener l’enquête pour connaitre les véritables intentions de Petrofsky.

Mon avis :

Bien avant d’incarner le célèbre espion britannique 007, Pierce Brosnan ("Nomads", "Madame Doubtfire", "GoldenEye", "Le Pic de Dante", "Thomas Crown", "The Ghost Writer") interprétait avec brio un impitoyable espion du KGB aux côtés de Michael Caine ("La Loi du milieu", "Le Limier", "Pulsions", "Jack l'Éventreur", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes", "Harry Brown"), dans "Le Quatrième Protocole"...

"Le Quatrième Protocole" est un très bon film d'espionnage, efficace et très bien mené, réalisé par John Mackenzie ("Mort d'un prof ?", "Racket", "Le consul honoraire"), au scénario assez classique, se passant dans un contexte de fin de guerre froide.

Pierce Brosnan y joue le rôle de Valeri Petrofsky, un agent du KGB impassible ayant pour mission d'introduire des pièces d'une bombe atomique sur une base américaine basée en Angleterre. Malheureusement pour lui, il va se heurter à John Preston, interprété par Michael Caine, un agent du contre-espionnage britannique...

Cette adaptation du roman de Frederick Forsyth ne brille certes pas par son originalité, mais le film est parfaitement rythmé, avec un scénario qui nous tient en haleine jusqu'au bout et des acteurs vraiment excellents. Michael Caine est une fois de plus parfait, mais c'est surtout Pierce Brosnan qui nous surprendra ici, dans un rôle très éloigné de ses rôles habituels.

Il y joue un tueur froid (Bon, en même temps, il vient de Russie!), sans pitié et avec un côté par moments assez ambigu très troublant, jouant naturellement de son charme et de sa classe naturels comme à son habitude... Durant tout le film, les deux hommes ne se rencontreront à aucun moment jusqu’au dénouement final où John Preston arrivera enfin à identifier son ennemi.

En plus de ces deux personnages, le casting se compose de quelques autres acteurs notables comme la charmante Joanna Cassidy ("Blade Runner", "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?", "Les Tommyknockers", "Ghosts of Mars"), l’excellent Ned Beatty ("Délivrance", "Les Hommes du président", "Le Flic de mon cœur", "Juste Cause") ou encore Julian Glover ("Les Monstres de l'espace", "Rien que pour vos yeux", "Indiana Jones et la dernière croisade").

La mise en scène de John Mackenzie est dans l’ensemble assez efficace, avec quelques petites idées plutôt originales et assez surprenantes de la part de ce réalisateur ayant connu une carrière essentiellement télévisuelle. On se dit d’ailleurs qu’il aurait mérité certainement mieux... Enfin, la musique signée Lalo Schifrin ("Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Opération dragon", "Mission impossible", "Starsky et Hutch") est également assez réussie, malgré un certain classicisme.

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez classique, mais surprend tout de même lors de certaines scènes, particulièrement lors de ses scènes de violence, comme par exemple lorsque le personnage de John Preston s’en prend à deux skinheads dans le métro...

Au final, "Le Quatrième Protocole" est un thriller d’espionnage très plaisant qui a plutôt bien vieilli, offrant à Pierce Brosnan un rôle d’une noirceur assez inhabituelle... Et puis, il y a Michael Caine, toujours impeccable!

"Le Quatrième Protocole" était déjà sorti en DVD en septembre 2000 chez TF1 dans une édition épuisée depuis belle lurette, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 26 août dans sa nouvelle collection baptisée Opération Guerre Froide. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec les pistes Dolby Digital 2.0 anglaise et française. En bonus, on y trouve une featurette d'époque d'une durée de 28 minutes environ comprenant des interviews de l'équipe du film durant le tournage, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.




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15.09.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Return to nuke em high

Réalisateur : Lloyd Kaufman

Année : 2013

Origine : États-Unis

Durée : 1h25

Avec
: Chrissy Goldberg (Asta Paredes), Lauren (Catherine Corcoran), Lloyd Kaufman (Lee Harvey Herzkauf), le président (Lemmy), etc.

Par Nicofeel

Sorti en France sous le titre d'Atomic college, Class of nuke'em high est une trilogie comico-gore de la firme indépendante Troma sortie respectivement en 1986, 1991 et 1994.

Plus de 20 ans après, le réalisateur charismatique de Troma, Lloyd Kaufman, décide de remettre au goût du jour les Class of nuke'em high, en les remettant au goût du jour. Le “nouveau” premier volet est sorti aux États-Unis courant 2013.

On se situe comme d'habitude dans cette bonne ville de Tromaville. Il n'y a plus de centrale nucléaire pour polluer et intoxiquer les gens. Sur les fondations de la centrale s'est installée une usine de nourriture industrielle, la Tromorganic (citation à Troma, évidemment !) foodstuffs, menée par Lee Harvey Herzkauf. Ce dernier est interprété par Lloyd Kaufman qui cabotine à mort, comme d'habitude et son nom est un clin d’œil évident aux deux fondateurs de la firme Troma : Michael Herz et lui-même.

Return to nuke'em high a beau se passer dans notre période actuelle, il ne surprendra pas les connaisseurs de ce type de cinéma. Pour les autres, l'étonnement risque d'être de mise. Dans cette sortie de série B survoltée et complètement décomplexée, on pourrait dire que l'on a droit à de la satire, du sang et du sexe.

Les films Troma ont beau donner l'impression d'être des petits films d'horreur complètement débiles, ils n'oublient jamais de passer un message. A l'entrée du lycée de Troma, un détecteur de métaux oblige les élèves à se séparer de leurs armes, une façon de rappeler que les États-Unis sont un pays où les armes sont trop nombreuses et trop faciles d'accès. Mais surtout la principale critique est celle relative à l'environnement.Après avoir sans cesse critiqué la politique nucléaire, la firme Troma n'hésite pas cette fois à s'en prendre à cette société consumériste qui fait passer le bio comme la réponse à tout, comme si du jour au lendemain l'environnement était devenu plus sain. Alors évidemment, la démonstration n'est pas des plus fines avec ces produits verts qui sont toxiques et qui viennent inonder le lycée de Tromaville. Mais quand on voit ce que l'on voit de nos jours, on se dit qu'il ne vaut mieux pas savoir ce que l'on a réellement dans notre assiette.

C'est cette “malbouffe” qui explique pourquoi plusieurs lycéens de Tromaville, mangeant des tacos radioactifs, vont soit mourir de façon bien dégueu soit subir des mutations ! Lloyd Kaufman s'amuse à changer une chorale de petits intellos ringards en punks new age assoiffés de sang ! Fidèle à son esprit fun, Return of nuke'em high propose un bon gros gore qui tâche avec cette substance verdâtre ou encore ces monstres caoutchouteux sortis de nulle à part, à l'image de cette séquence initiale où deux jeunes font l'amour jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par une bestiole improbable.

Le sexe est le dernier ingrédient que l'on retrouve dans chacun des films de la Troma. Return to nuke'em high est bien placé dans ce domaine. Du début à la fin, on a droit à du sexe gentillet mais bien débridé. Le sexe est présent sous toutes ses formes avec notamment des transsexuels et homosexuels. Le film met d'ailleurs à l'honneur deux lesbiennes, une “bourge” et une fille issue d'un milieu populaire, qui vivent une histoire d'amour improbable. Ensemble, elle vont tenter de s'en sortir face à la horde des punks. Ayant été contaminées elles aussi, elles vont pouvoir combattre leurs ennemis avec des armes “naturelles” complètement inattendues : des seins qui envoient des substances nocives ou encore une des lesbienne armée d'un phallus géant. Le réalisateur Lloyd Kaufman se plaît à mettre de façon explicite des propos sexuels ou tout simplement des symboles ô combien explicites au sexe. Tout ceci est amusant et aussi un pied de nez à une Amérique puritaine. Et cela révèle l'esprit libre et frondeur de la Troma.

Les gags s'accumulent à la vitesse grand V, que ce soit pour critiquer gentiment la politique du président Obama, ou que ce soit tout simplement pour faire preuve d'un humour bien graveleux. Au programme des festivités, Return to nuke'em high contient un viol de canard (un hommage à Poultrygeist, film bien marrant de Lloyd Kaufman !), des personnages volontairement idiots, un Lloyd Kaufman qui en fait des tonnes ou encore un professeur qui se blesse sévèrement avec un laser ! Bref, c'est complètement débile et insensé mais cela permet de passer un bon moment.

Au final, Return to nuke'em high est fidèle à l'esprit Troma avec une sorte de délire généralisé qui traverse cette œuvre “autre” pendant plus d'une heure vingt. Pas de réelle surprise et sûrement pas une œuvre majeure de la Troma – on a beau nous dire qu'il ne s'agit pas d'un remake, ça y ressemble tout de même fortement – mais un film qui amuse bien le spectateur.

Le film se termine de telle sorte que l'on sait pertinemment qu'il y aura une suite. Nous attendons alors avec intérêt ce Return to nuke'em high 2 !

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14.09.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Les personnalités les plus incroyables de la nuit parisienne sont filmées en exclusivité : artistes, pornstars, exhibitionnistes, performers. Des séquences hallucinantes : défilés fétichistes en pleine rue à Pigalle, courses de filles topless en rollers, sex-parties avec poupées gonflables, cirque libertin, cabaret burlesque et autres curiosités...

Mon avis :

En cette rentrée 2014, Bach films nous propose un voyage coquin au cœur de Paris avec "Sexy Paris", un documentaire nous invitant à découvrir un Paris libertin et sexy à travers des mini-reportages parfois surprenants...

Le documentaire commence en nous présentant les soirées burlesques qui ont lieu à La Cantada (un bar mythique de Paris), accueillis par la batte de mademoiselle Sadik Sadie qu'on regrettera de ne pas voir sur scène par la suite. Bon, je ne me suis jamais rendu à ce type de spectacles (malgré les multiples invitations), mais je dois avouer que l'ambiance a l'air vraiment très sympathique! A tenter!

Ensuite, on découvre l'univers du porno-peluche... Hum, hum!!! Je dois avouer que là, je suis resté perplexe! Y a-t-il réellement des gens que cela attire? Apparemment, oui! En tous cas, le documentaire là-dessus n'est pas très clair et on peut se demander à qui les deux énergumènes, Diamond et Triumph, destinent ces vidéos et dans quel but ils les font... Cela reste franchement assez flou!

Troisième mini-reportage, le sexy karting! Bon apparemment, il s'agit d'un lieu où les jeunes femmes peuvent faire du karting en mini-short uniquement... Je n'ai pas trop saisi l'intérêt, mais si on ne peut faire une petite course avec elles (Ce qui ne semble pas être le cas...), cela peut motiver pour dépasser ses limites! Par contre, est-ce que cela a lieu quotidiennement ou était-ce une fois comme ça? Mystère!

Dans le quatrième reportage, la photographe Sacha alias Marlène Delcambre ("Le masque de la Méduse", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous parle de sa passion pour les maisons closes du 19ème siècle. Il faut reconnaître que ses photos ont l'air très chouettes et en prime l'on assiste à une séance photos avec une très jolie modèle...

Après cela, on a le droit à l'effeuillage intégral en plein Paris de deux actrices du film "Bl00dy Fl0wers", devant des passants médusés, mais largement intéressés! Deux filles splendides et donc un vrai régal pour les yeux! Et quel bonheur franchement de voir enfin la très jolie Jennifer K. en nu intégral!

Bienvenue ensuite au "Cirque des libertins"! Une soirée pour le moins originale mêlant cirque et libertinage... Là encore, on n'en apprend finalement que peu! Est-ce que cela a lieu régulièrement? Était-ce une soirée comme ça? Dommage que le reportage ne nous en dise pas plus!

Suit ensuite un reportage sur Sangria, une artiste peintre spécialisée dans l'érotisme. On regrettera quand même que le réalisateur ne nous montre pas réellement ses œuvres et se concentre plus sur les modèles nues...

Dans le reportage suivant, Richard J.Th0ms0n ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Bl00dy Fl0wers", "A Very Very Sexy Snuff Movie") nous recycle son reportage "Votez Cindy!" en nous proposant un remontage de celui-ci pour nous parler brièvement du Parti du plaisir, le parti politique mené par la strip-teaseuse Cindy Lee ("Time demon 2").

Ce reportage est suivi d'un nouvel intermède sexy, avec un nouvel effeuillage des deux demoiselles de "Bl00dy Fl0wers", plus centré cette fois sur la belle Betty Varga. Nous, en tous cas, on en redemande! Quant aux passants, à mon avis, ils en gardent un souvenir mémorable!

Après direction la forêt de Fontainebleau pour un safari sexy où des photographes s'amusant à chasser deux jolies hongroises pour ensuite les shooter! Amusant certes, mais cela laisse quand même assez dubitatif! Mais bon, les deux demoiselles ne sont pas farouches et sont gaulées comme la mort, alors...

Le reportage suivant est quant à lui consacré à une autre artiste peintre, Rebecca, qui nous présentera son travail et cette fois, on pourra vraiment voir ses œuvres contrairement à celles de Sangria.

On découvre ensuite les créations de Sylvain Coeurjolly, styliste créant des tenues très sado-maso faites à partir de chambres à air.

Troisième effeuillage ensuite avec toujours les filles de "Bl00dy Fl0wers", cette fois en mères Noël devant le Printemps... Purée!!! Elles ont dues se cailler les demoiselles!

Ensuite, direction le Moon City, un club échangiste de Pigalle où l'on retrouve à nouveau la jolie Marlène Delcambre, dans un lieu ayant notamment servi de décor aux scènes les plus marquantes de "Bl00dy Fl0wers" (Tiens! Encore?) et par la même occasion au deuxième segment de "A Very Very Sexy Snuff Movie". Comme le monde est petit quand même!

On assiste ensuite à des courses de roller topless où des demoiselles, pas forcément très douées en roller d'ailleurs, font une course en petites tenues pour le plus grand plaisir de parieurs voyeurs!

Le reportage qui suit est consacré aux poupées gonflables. On a alors droit à une présentation de ce qui existe par un vendeur dans un sex-shop et à une partouze ayant lieu à Paris avec des poupées... Bon, franchement, elles ne sont pas terribles et on est quand même loin de celle de "Monique"! Au final, on ne peut pas dire que cela donne particulièrement envie tout ça!

Après le cirque et le Moon City, nouvelle soirée libertine avec une soirée spéciale Halloween se passant dans un château. Ça a l'air plutôt sympa comme ambiance! Ça donnerait presque envie d'y participer!

De nouveau, on a alors le droit à un effeuillage de la belle Jennifer K., seule cette fois, dans un magasin de moto et dans une laverie. J'aime bien ces intermèdes en fait!

Enfin, pour finir, on a le droit à une démonstration de Shibari (le bondage japonais) organisée par la romancière Clara Basteh, co-productrice du film "L'Orpheline avec en plus un bras en moins"...

Ce "Sexy Paris" sera tout de même un documentaire à réserver à un public averti, car il comporte quelques passages, certes floutés, mais tout de même assez explicites. Après, son intérêt reste assez limité... C'est en fait plus une curiosité qu'autre chose! Mais bon, rien que pour les strip-teases qui entrecoupent le documentaire, cela vaut le coup!

"Sexy Paris" est sorti en DVD le 3 septembre chez Bach films. Le film est présenté au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise, mais il est à noter que le doublage anglais qui est superposée à la version française est difficilement audible.

Sexy Paris

Sexy Paris
Fnac à 20€
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13.09.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : American nightmare 2 anarchy

Réalisateur
: James DeMonaco

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 104 minutes

Avec : Frank Grillo, Carmen Ejogo, Zach Gilford, Kiele Sanchez, etc.

Par Nicofeel

Après le succès commercial d'American nightmare, James DeMonaco a rempilé pour créer une seconde purge (titre original du film). Lors de cette nuit, les nouveaux pères fondateurs ont décidé de permettre à tous les citoyens de s'adonner à la violence, sans craindre de poursuites. La violence est ainsi légalisée et banalisée.

Le film comporte (à nouveau) des thématiques savoureuses avec cette critique d'une société où la morale semble avoir disparu. Il y a une réelle perte de valeurs avec ce choix ô combien contestable de légaliser la violence le temps d'une journée, ce qui permettrait soi disant de baisser les taux de criminalité.

Car le film montre bien que cette violence légale engendre des comportements pour le moins inhumains. Les riches en profitent pour assouvir leurs plus bas instincts et pour tuer les pauvres qui n'ont pas les moyens de se défendre. Pire, certains riches en profitent pour se payer directement ou indirectement (rapts, enlèvements) des pauvres afin de leur faire subir les pires outrages. Sur ce point, on n'est pas si loin d'un Hostel. American nightmare 2 fait froid dans le dos avec la description de cette société où la vie se monnaye aisément.

Et puis il y a ceux qui profitent de la purge pour tuer en toute impunité pour des raisons diverses et variées (adultère, vengeance, etc.)

Heureusement, tout le monde n'est pas d'accord avec cette purge et certains se révoltent. Mais cette révolte n'a lieu que... dans la violence. Et comme par hasard les initiateurs sont des personnes noires. Tout ceci peut paraître un peu caricatural.

Mais bon, cela a le mérite de mettre en avant une sorte de lutte des classes.

Cela étant, le film ne va pas jusqu'au bout des choses. La très intéressante analyse sociologique qui pourrait être faite, demeure assez superficielle. Et pour cause, le réalisateur James DeMonaco a choisi d'agrandir son cadre. Alors que le premier volet de la purge se concentrait sur ce qui passait à l'intérieur d'une maison, ce second volet est censé se passer dans l'ensemble de la ville de Los Angeles. On passe donc du huis-clos aux rues dangereuses d'un Los Angeles peu accueillant. Surtout, on ne se situe plus dans un film tendu sur le plan psychologique mais plutôt dans un film bis décomplexé qui n'est pas sans rappeler une œuvre eighties telle que Les guerriers du bronx.

L'action avance sans discontinuer et les meurtres se succèdent à la vitesse grand v. On ne peut pas dire que l'on ne prenne pas un certain plaisir à regarder ce spectacle régressif. D'autant que ceux qui sont censés tirés les marrons du feu, les fameux riches, voient bien souvent les événements se dérouler autrement que ce qu'ils avaient prévu.

Pour autant, malgré son dynamisme évident, American nightmare 2 est clairement un ton en dessous par rapport au précédent opus. D'abord, et c'est le principal reproche que l'on peut faire au film, American nightmare 2 sent le réchauffé. Aussi intéressantes qu'elles soient, les thématiques liées à cette purge étaient déjà à l’œuvre dans le premier opus. Ensuite, l'action est certes sympathique mais elle “tue” le psychologique qui est parfois réduit au minimum, surtout avec des dialogues fort limités et des acteurs qui sont loin d'être transcendants.

De plus, on a fortement l'impression que le film a bénéficié d'un budget relativement limité car on nous signale que la purge se situe partout, et ici précisément à Los Angeles. Pourtant, on ne voit rien d'autre que quelques rues qui sont animées. La violence et la dangerosité qui sont à l’œuvre ne sautent pas aux yeux du spectateur, au vu de ce qu'il a l'occasion d'apercevoir.

Les défauts inhérents à cette suite d'American nightmare, trop portée sur l'action, n'empêchent pas de passer un bon moment à regarder ce film. Car la critique d'une société américaine paranoïaque et capitaliste est toujours bien vivace. Le générique de fin étaye bien le point de vue du réalisateur sur une Amérique en perte de vitesse au niveau de ses valeurs. Évidemment, il ne s'agit que d'une fiction mais espérons que l'on ne s'engage pas un jour vers quelque chose d'aussi radical.

Après un American nightmare dont l'action se situait dans une maison lors de la fameuse purge, un deuxième opus à l'échelle de Los Angeles, un troisième film sera-t-il d'actualisé avec comme base les États-Unis dans leur ensemble ? Affaire à suivre.

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12.09.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Titre du film : Deux jours, une nuit

Réalisateurs : Jean-Pierre et Luc Dardenne

Année : 2014

Origine : Belgique

Durée : 1h35

Avec : Marion Cotillard (Sandra), Fabrizio Rongione (Manu), Olivier Gourmet (Jean-Marc), etc.

Par Nicofeel

Les frères Dardenne sont de retour avec leur dernier film, Deux jours, une nuit. Présenté au dernier festival de Cannes, cette œuvre est complètement dans la mouvance de leurs précédents longs métrages, avec une forte connotation sociale (Rosetta, L'enfant, Le gamin au vélo).

Ce film est d'ailleurs ancré dans la réalité la plus concrète. En effet, dès le début, on apprend qu'une petite société qui crée des panneaux solaires, est victime de la concurrence exacerbée asiatique et doit licencier un de ses employés pour limiter les coûts. En somme, voilà un des ravages du capitalisme. Le choix de l'agent à licencier s'est porté sur Sandra, une jeune femme qui revient tout juste d'un arrêt maladie. Là où le film est terrible, et malheureusement assez réaliste, c'est que les employés ont eu le choix de voter entre le fait de conserver Sandra avec eux ou de toucher une prime de 1000 €. Cruel choix, s'il en est. Dans une société de plus en plus individualiste, la majorité a voté le fait d'obtenir la prime. D'autant que dans la période actuelle, les ménages disposent d'un pouvoir d'achat qui se raréfie et ils ont du mal à joindre les deux bouts.

Malgré cette situation pas franchement propice à conserver Sandra au sein de l'entreprise, une de ses collègues et amies proches, a obtenu du patron qu'il procède à un nouveau vote. C'est alors qu'apparaît tout l'enjeu du film : est-ce que dans le court laps de temps qui lui reste (un WE, d'où le titre du film), Sandra parviendra à changer l'avis de ses collègues en les rencontrant un à un. En tout cas, on peut penser que c'est l'enjeu principal.

Derrière cela, les frères Dardenne s'interrogent sur les rapports humains. Et sur ce point, on voit que les gens sont très différents dans leurs choix , leurs réactions et leurs motivations. La moralité des gens, leur altruisme, leur humanisme ou à l'inverse leur indifférence, voire carrément leur violence verbale est mise à jour. Il y en a qui culpabilisent et acceptent de changer leur vote. Il faut dire qu'il est bien plus difficile de dire non à quelqu'un en lui parlant que dans le cadre d'un vote secret. Mais il y en a qui restent sur leurs positions, qui estiment mériter cette prime ou qui tout simplement ne peuvent (veulent) pas s'en passer, pour des raisons qui sont plus ou moins crédibles.

On peut juger les gens mais en tout état de cause, il n'est pas aisé de se positionner sur un tel sujet. Quelle serait notre réaction dans un pareil cas de figure ? Accepterait-on, dans un grand élan d'humanisme, de renoncer à une prime pour permettre à un collègue de travail de conserver son emploi ? Voilà un sacré dilemme moral.

Pour accentuer l'intensité des rencontres entre Sandra et ses différents collègues de travail, les frères Dardenne ont filmé leur héroïne au plus près. La caméra est toujours aux côtés de Sandra, comme si cette dernière ne faisait qu'un avec le sujet du film. Comme si Sandra était tout simplement un symbole.

Seul ombre au tableau de ce film très riche et passionnant, le côté redondant des scènes de rencontre entre Sandra et ses collègues. Certes, au regard du scénario, il y a des passages obligés mais cela paraît tout de même par moments un peu répétitif.

Pour interpréter le rôle de Sandra, les frères Dardenne ont fait confiance à l'actrice Marion Cotillard. Elle a parfaitement réussi à se fondre dans l'univers et dans le style des Dardenne. Celle qui a été révélée aux yeux du grand public en jouant Edith Piaf à l'écran, est totalement crédible dans le rôle de cette femme qui perd son boulot et trouve le courage (par le soutien indéfectible de ses proches, et notamment de son mari) – malgré plusieurs moments d'abattement on ne peut plus logiques – de se battre pour tenter de rester parmi les travailleurs.

De manière intelligente, les frères Dardenne ont refusé de terminer leur film par un happy end. Ils ont en revanche mis en valeur leur héroïne, qui est plus que jamais attachée à ses principes moraux.

Au final, Deux jours, une nuit, est un très bon film social et sans doute un des tous meilleurs des frères Dardenne. Leur accorder la palme d'or au dernier festival de Cannes n'aurait pas été une injustice. Bien au contraire.

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09.09.14

06:51:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A bord d’un wagon, Dieu et Satan se racontent trois histoires, avant que le train dans lequel ils ont embarqué et qui file à vive allure ne déraille. Dans la première, un homme est enlevé et enfermé dans un asile, hypnotisé pour appâter d’innocentes victimes. Dans la seconde, deux amants se trouvent mêlés aux jeux morbides des membres d’un club fascinés par la mort. Dans la dernière, Satan, désireux de détruire notre monde, devra faire face à une féroce résistance.

Mon avis :

Dans les années 80, bon nombre de films à sketchs horrifiques ont été produits comme par exemple "Le Club des monstres", les deux premiers "Creepshow", "Cat's eye", "Les Contes des Ténèbres", "La Quatrième Dimension" ou encore "La Compagnie des loups". Parmi eux, "Train Express pour l'Enfer" est un film un peu à part, même s'il est loin d'être le plus réussi...

Qu'est-ce qui fait de ce "Train Express pour l'Enfer" un film à part, me direz-vous? Eh bien, chacun des segments est en fait un remontage d'un long métrage, sorti dans certains cas ou resté inédit dans le cas du premier. Chacun des trois segments sont liés par un fil conducteur, tourné par Jay Schlossberg-Cohen ("Cry Wilderness"), se passant dans un train, où Dieu se dispute le sort de certaines personnes avec le Diable, le tout pendant qu'un groupe de Rock joue dans l'un des wagons... Hum, hum!

Le groupe en question n'est pas un vrai groupe d'ailleurs puisque le chanteur du groupe, interprété par Byron Yordan, n'est autre que le fils du producteur et scénariste Philip Yordan ("Le Cid", "Les 55 jours de Pékin", "La chute de l'Empire romain", "Le plus grand cirque du monde"), qui de toutes évidences ne sait pas vraiment chanter!

Dans le rôle de Dieu, on reconnaît immédiatement Ferdy Mayne ("Le bal des vampires", "Quand les aigles attaquent", "Barry Lyndon", "Conan le destructeur") et dans celui du Diable, Tony Giorgio ("Le parrain", "Magnum Force", "Foxy Brown").

Le premier segment, "The Case of Harry Billings", réalisé par John Carr ("The Dark Side to Love", "Marilyn Alive and Behind Bars", "Dead Girls Don't Tango") est une histoire assez confuse, une sombre histoire de trafique d'organes où l'on a l'impression que cela saute constamment du coq à l'âne... Pas étonnant en fait, car il s'agit d'un remontage avec scènes additionnelles retournées ensuite, d'un long-métrage finalement jamais sorti où il était question de trafique de blondes vers des pays arabes.

Le principal intérêt de ce segment, cela sera donc les jolies filles que l'on verra souvent dévêtues. Et franchement au niveau des nichons, on est servi! Pas de problème de ce côté là! Le côté très glauque de l'histoire est également assez intéressant.

Dans ce segment, on reconnaît notamment John Phillip Law ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "Le baron rouge", "Le pont de Cassandra"), connu notamment pour avoir été le Sinbad de "Le voyage fantastique de Sinbad" et Richard Moll ("Cataclysm", "Messe noire", "House"), que l'on retrouvera d'ailleurs dans le dernier segment.

Le deuxième segment, "The Case of Gretta Connors" est également réalisé par John Carr et est tirée d'un long-métrage, "The Dark Side to Love", sorti également en VHS sous les titres "Death Wish Club" et "Carnival of Fools". Là encore, on a le droit à une histoire sordide et sexy, mais également assez inégale où l'on voit bien qu'il nous manque des morceaux, voir de gros morceaux, notamment lorsque l’héroïne, interprétée par la très sexy Merideth Haze (Qui bizarrement n’a rien fait d’autre !), se retrouve à un moment en garçonne...

Ce segment souffrira également d'effets spéciaux hyper cheaps, mais plutôt amusants, confectionnés pour l'occasion par William R. Stromberg, le réalisateur de "The Crater Lake Monster". Malgré son côté un peu brouillon, c'est à mon avis le segment le plus intéressant avec ces étranges adeptes de jeux suicidaires...

Enfin, le troisième et dernier segment, "The Case of Claire Hansen", s'avère être un remontage de "Cataclysm", film réalisé par Phillip Marshak ("Dracula Sucks", "Hot Love", "Space Virgins"), réalisateur surtout de films pour adultes, Tom McGowan ("Manhunt in the Jungle") et Gregg C. Tallas ("Femmes sauvages", "077 espionnage à Tanger", "Bikini Paradise").

Bien qu'également inégal, cette dernière histoire sera probablement la plus cohérente (Normal, vu que c'est la moins charcutée!), mais souffrira en revanche quelque peu de sa longueur et de ses effets spéciaux également ultra cheaps en pâtes à modeler (Lors d'une scène, l'un des protagonistes du film est, tout comme les monstres, fait à partir de pâte à modeler... Il fallait oser!). C'est plutôt fun, mais franchement difficile à prendre un tant soit peu au sérieux!

Par contre, Robert Bristol (Qui n'a pas fait grand-chose d'autre!) incarne un être démoniaque particulièrement fascinant grâce à son visage angélique et son regard troublant. Dans ce segment, on remarquera surtout la présence de Cameron Mitchell ("6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Le baron vampire"), dans le rôle du lieutenant de police et Marc Lawrence ("L'homme au pistolet d'or", "Marathon Man", "Big Easy, le flic de mon coeur", "Une nuit en enfer"). Deux gueules du cinéma!

Il est à noter que Faith Clift ("Captain Apache", "Cry Wilderness"), qui interprète le rôle de Claire Hansen, a été doublée, car la dame n'était pas une vraie actrice, mais la femme du producteur et scénariste du film, Philip Yordan. Un personnage assez trouble, dont l'on soupçonne qu'une bonne partie de ses scénarios aient été écrits par des nègres, victimes du Maccarthysme...

Malgré son côté très bancal, "Train Express pour l'Enfer" demeure tout de même assez plaisant et amusant à voir, mais il faut tout de même reconnaître que l’on est franchement à la limite du nanar ! Mais ce film est, comme le nom de cette nouvelle collection de l’éditeur Le Chat qui Fume, l’indique, un pur produit d’exploitation… Vous voilà donc prévenu !

"Train Express pour l'Enfer" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on est particulièrement gâté avec une présentation du film par Eric Peretti, limite plus intéressante que le film et cela, même si Eric Peretti ne semble pas très à l'aise devant une caméra. Cerise sur le gâteau, on aura le droit en plus à pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela donne envie!

Train Express pour l'Enfer

Train Express pour l'Enfer
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05.09.14

10:02:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

S’étant échappé de prison, Kriminal, sous une fausse identité, dirige une maison de repos pour personnes âgées. Avec l’aide de sa complice, il fait disparaître les pensionnaires pour contracter leurs primes d’assurance-vie. En brisant accidentellement une statuette, il découvre des parchemins pouvant le mener à des tableaux de maîtres de grande valeur. Kriminal part à l’aventure, mais l’inspecteur Milton se lance à sa poursuite.

Mon avis :

Un an après le succès de "Kriminal" d'Umberto Lenzi, une suite tout ce qu'il y a d'officielle, fût confiée à Fernando Cerchio ("Aphrodite, déesse de l'amour", "La vallée des pharaons", "Nefertiti, reine du Nil", "Les Pistolets de l'Ouest") reprenant d'ailleurs une bonne partie du casting et bien entendu, la même recette...

Pas de grosses surprises donc avec "Le retour de Kriminal", Fernando Cerchio nous offre une suite fidèle au premier volet et cela, dès le générique qui reprend le même style alternant prises de vues réelles et dessins, rappelant ainsi l'univers de la bande dessinée dont le personnage est issu. Kriminal est toujours affublé de son déguisement représentant un squelette et fait toujours son petit effet...

La preuve dès la première scène où il provoque la crise cardiaque d'une vieille dame afin de lui extorquer son argent! Eh oui, notre voleur masqué n'est pas gentil, gentil! A nouveau, il ne reculera devant aucun moyen pour advenir à ses fins, allant parfois jusqu'au meurtre si nécessaire et se déguisant un peu à la manière d'un Arsène Lupin ou d'un Fantomas. C'est une nouvelle fois le bellâtre originaire des Pays-Bas, Glenn Saxson ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle"), qui incarne avec brio ce cambrioleur séducteur et sans scrupule.

On retrouve également la très jolie Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera") qui apporte une nouvelle fois son charme au film et Andrea Bosic ("Les pirates de la Malaisie", "Le dernier jour de la colère", "L'assaut des jeunes loups", "Formule pour un meurtre"), toujours dans le rôle de l'inspecteur Patrick Milton de Scotland Yard, apportant comme cette fois encore une touche d’humour plutôt plaisante.

Le côté dépaysant indispensable à ce type de films d'aventure, qui était déjà présent dans le film de Lenzi, l'est également ici. On voyage cette fois de l'Angleterre à l'Espagne, puis de La Turquie à l'Iran. Dépaysement par conséquent assuré! Cette nouvelle aventure est parfaitement rythmée, mais en plus Cerchio a la bonne idée d'entrecouper son film de petits passages dessinés, là où Lenzi ne l'avait fait que durant les génériques.

Le scénario est une classique histoire de chasse au trésor où Kriminal part à la recherche de quatre bouddhas renfermant quatre parties d'un plan indiquant l'emplacement où se trouvent deux toiles de maître, mais l’histoire tient bien la route et on se laisse facilement entraîner dans cette seconde aventure.

"Le retour de Kriminal" est une suite très honorable, qui n’a aucunement à rougir de son prédécesseur et donc très recommandable pour tout amateur de ce type de films assez kitsch... Il faut le reconnaître! Mais n’est-ce pas ce qui en fait son charme?

"Le retour de Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation de la saga Kriminal par le dessinateur Curl Ridel, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Le retour de Kriminal

Le retour de Kriminal
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04.09.14

10:02:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alors qu’il devait être pendu à cause de ses nombreux méfaits, dont, le plus gros, le vol de la couronne d’Angleterre, Kriminal parvient à s’évader. C’est en fait l’inspecteur Milton qui a organisé l’évasion, dans le but de remettre la main sur le joyau. Le génie du crime se rend compte de la supercherie, se volatilise, et organise un plan pour dérober un lot de diamants. Sans le savoir, le criminel au costume de squelette va se trouver face à son coup le plus fameux.

Mon avis :

S'étant vu refuser les droits de Satanik alors qu'il avait dans l'idée d'adapter pour la toute première fois à l'écran un fumetti avec un héros masqué, Umberto Lenzi ("Si douces, si perverses", "Le Tueur à l'orchidée", "Spasmo", "La Rançon de la peur", "Brigade spéciale", "Cannibal Ferox") se rabattit sur le personnage de Kriminal, ouvrant ainsi la voix à une vague d'adaptations de ces bandes dessinées populaires italiennes qui furent ainsi produites durant l'année 1967...

Umberto Lenzi est probablement l'un des réalisateurs italiens à avoir œuvré dans le plus de styles différents suivant constamment les désirs du public, avec plus ou moins de succès d'ailleurs. On le connaît surtout pour ses gialli, ses poliziottesci et bien évidemment ses films de cannibales, mais il signa également des péplums, des films de guerre, des films de pirates, des westerns et même de l'Heroic fantasy.

Avec "Kriminal", il met librement en scène un héros de bandes dessinées au look très réussi, portant une combinaison et une cagoule représentant un squelette... Autant dire que cela fait son petit effet! Kriminal est une sorte de Fantomas, un cambrioleur principalement intéressé par les bijoux et les pierres précieuses, séducteur sans scrupule, n'hésitant pas à commettre les pires choses pour arriver à ses fins, à l'inverse par exemple d'un Arsène Lupin. Lenzi signe là un film très plaisant, bien rythmé où l'on ne s'ennuie à aucun moment. Une bonne partie de l'action se passe en Turquie, à Istanbul plus précisément, apportant ainsi l'exotisme nécessaire à ce type de films d'aventures.

Glenn Saxon ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle") joue ici parfaitement son rôle de beau gosse de service, principalement là pour jouer les séducteurs de jolies filles, un personnage auquel on ne s'attachera pas particulièrement. En même temps, il faut dire que le personnage n'a rien d'attachant, c'est un personnage essentiellement vénal n’hésitant pas à tuer et même à défigurer quelqu'un pour obtenir ce qu'il désire.

Côté jolies filles, puisqu'on en parle, on est ici effectivement servi avec en particulier la splendide actrice d'origine allemande Helga Liné ("Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Folie meurtrière", "Terreur dans le Shanghaï-Express", "La vénus noire"), qui interprète là des jumelles particulièrement séduisantes.

Et puis, il y a également Andrea Bosic ("Sandokan, le tigre de Bornéo", "Arizona Colt", "Le dernier jour de la colère", "Danger: Diabolik!", "Manhattan Baby"), qui interprète l'inspecteur Milton, qui apporte quant à lui une touche d'humour plutôt sympathique.

Le film vaut enfin pour ses scènes d'action aux cascades très réussies réalisées par Attilio Severini ("Django tire le premier", "Sept winchester pour un massacre", "La guerre des gangs") et la musique signée Raymond Full ("Tous les chemins mènent à l'homme") alias Romano Mussolini (Oui, il s'agit bien du fils de Mussolini!), typiquement sixties, qui contribue également à la réussite de cette adaptation pourtant moins violente et sexy que l’œuvre originale de Max Bunker dessinée par Magnus et dont Lenzi ne fait que s'inspirer.

Toutefois afin de rappeler qu'il s'agit de l'adaptation d'un fumetti, les génériques de début et de fin alternent images réelles et dessins de bandes dessinées créées pour l'occasion. Une excellente idée qui apporte un charme supplémentaire au film.

"Kriminal" connaîtra un certain succès lors de sa sortie, ce qui lui vaudra une suite, tout ce qu’il y a de plus officielle (Ce qui n'est pas toujours le cas en Italie!), reprenant une bonne partie du casting, mais réalisée cette fois par Fernando Cerchio...

"Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien avec Umberto Lenzi à propos du film, intitulé "Il était une fois Kriminal", à une présentation du réalisateur par David Didelot, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Kriminal

Kriminal
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21.08.14

07:42:46, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un samedi soir, un groupe d'amis décident de faire une virée dans une boite de nuit située en haut du massif du Jura. Alors qu'ils viennent de prendre un auto stoppeur, leur véhicule plonge dans un ravin et s'écrase dans la forêt en dessous. Perdu au milieu de nulle part, ils vont devoir affronter une énorme créature extra-terrestre sensible au moindre bruit.
L'amitié des jeunes sera mise à rudes épreuves durant cette longue nuit en enfer...

Mon avis :

Il est de plus en plus de voir de petites productions indépendantes françaises, sortir à l'étranger, alors qu'elles restent toujours inédites chez nous. C'est le cas notamment de "Resonnances", un petit film fantastique réalisé par Philippe Robert ("Les ailes de l'ombre") en 2006, sorti en DVD aux États-Unis et en Allemagne...

Le peu de moyen se ressent certes immédiatement, il n'y a pas d'acteurs qui étaient particulièrement connus à l'époque du tournage, mais on pourra tout de même reconnaître l'actrice Sophie Michard ("Les bleus: premiers pas dans la police") ou encore les acteurs Franck Monsigny ("Seconde chance", "Falco"), Romain Ogerau ("La taupe 2", "Femmes de loi") et Yann Sundberg ("Franck Keller", "Le transporteur 3", "La ligne droite", "Flics"), les effets spéciaux sont assez rudimentaires, mais malgré cela, le film est plutôt sympa et attachant.

On se retrouve face à une sorte de "Tremors" à la française, mais avec un monstre radicalement différent, mais se déplaçant sous terre de la même façon. Afin de pallier à son manque de budget, le réalisateur a opté pour des jeux de caméras dans le style "Evil Dead" ou "Predator" pour certains déplacements de son monstre venu de l'espace. D'ailleurs comme dans les films de Sam Raimi et John Mc Tiernan, l'action se passe également en forêt.

Les acteurs sont dans l'ensemble assez convaincants, malgré le peu d'expérience de certains, ce qui aidera bien évidemment à l'immersion. Quant aux effets spéciaux, le metteur en scène a opté en grande partie pour des effets spéciaux à l'ancienne avec maquettes notamment et franchement le résultat n'est pas ridicule du tout, cela tient même plutôt bien la route, malgré ce que l'on aurait pu craindre. Certains effets 3D ne sont certes pas tip top, mais en étant un tant soit peu indulgent, ça passe! Après tout, il y a un max de téléfilms où c’est bien pire !

Et puis le réalisateur va jouer avec le fait que le film se passe principalement de nuit... Pas bête, la bête ! Le scénario est assez classique, n'évitant pas certains clichés comme la panne de voiture, mais le film est tout de même un sympathique hommage aux films de genre des années 80 et ça, ça fait toujours plaisir!

Enfin, la musique signée Richard Sanderson ("La Boum") est assez réussie et contribue à nous plonger dans l'ambiance stressante du film. D’ailleurs on finit par oublier les petits défauts dus au manque de moyens, en étant, lors de la dernière partie du film, plonger à fond dedans...

Finalement cette petite trouvaille disponible en import uniquement s’avère être une plutôt bonne surprise ! Alors, si vous êtes un spectateur indulgent, donnez-lui une chance !

Sur les conseils du réalisateur, j’ai opté pour l’édition allemande que l’on peut aisément trouver à très bon prix, pourtant je dois avouer qu’au départ, j’étais plus tenté par l’édition américaine de Synapse, dont je suis particulièrement friand du catalogue. Cette édition allemande propose le film au format respecté, mais malheureusement en 4/3, tout comme la Synapse apparemment, avec des pistes française Dolby Digital 2.0 et un doublage allemand Dolby Digital 5.1.

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20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

The battery

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19.08.14

07:41:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d’eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer...

Mon avis :

Avec son court métrage "Au petit matin", Xavier Gens ("Frontière(s)", "Hitman", "The ABCs of Death") m'avait littéralement bluffé! Vraiment une grosse claque comme on aimerait en prendre plus souvent... Si "Frontière(s)" était un film de genre assez efficace et bien corsé et qu'on y retrouvait Estelle Lefébure, il y manquait toutefois l'émotion que j'avais ressenti avec ce précédent court métrage. Avec "The Divide", j'ai enfin retrouvé cette puissance émotionnelle. Attention chef d’œuvre!

L'histoire se passe essentiellement en huis clos dans le sous-sol d'un immeuble où huit personnes vont trouver refuge après qu'un cataclysme ait ravagé New York. Ce lieu qui va au départ les protéger, va ensuite devenir leur prison et leur tombeau...

Dans un premier temps, c'est le personnage de Mickey, joué par Michael Biehn ("Terminator", "Aliens - Le retour", "Abyss", "Tombstone"), qui va prendre les choses en mains, faisant régner l'ordre dans ce lieu qu'il occupait déjà avant la catastrophe et qu'il avait transformer en bunker, en prévision probablement qu'un tel événement se réaliserait. On comprend d'ailleurs que cet ancien pompier est marqué par le passé, tout particulièrement par les événements du 11 septembre 2001... D'ailleurs face à cette explosion nucléaire, il accuse immédiatement les arabes, ce qui n'est sûrement pas un hasard.

Seulement peu à peu les autres personnalités des occupants vont se révéler, notamment celles de Josh et Bobby, respectivement interprétés par Milo Ventimiglia ("Heroes", "Pathology", "Blindés") et Michael Eklund ("House of the Dead", "The Day", Errors of the Human Body"), les deux hommes vont alors prendre le dessus sur Mickey allant jusqu'à le faire prisonnier pour prendre le pouvoir et surtout avoir mainmise sur son stock de nourriture. Les deux nouveaux maîtres à bord vont alors faire régner la terreur sur les autres habitants, mais surtout évidemment sur les plus faibles.

La première victime, cela sera Marilyn, le personnage interprété par Rosanna Arquette ("Recherche Susan désespérément", "Silverado", "After Hours", "Le grand bleu", "Pulp Fiction") qu'ils vont transformer en esclave sexuelle, un rôle où l'on sent que l'actrice s'est donnée à fond et pour lequel elle n'a pas été épargnée! L'actrice y est absolument bluffante!

La deuxième victime, dans une moindre mesure, cela sera le personnage de Sam, joué par Iván González ("Chicos ricos", "¿Sabés nadar?", "The ABCs of Death", "Chimères"), un avocat, assez lâche arrivé en couple avec la belle Eva, jouée par Lauren German ("Massacre à la tronçonneuse", "Hostel - chapitre II", "Dark Country"), la femme forte du groupe. Le couple volera évidemment en éclats, mais Xavier Gens le fera de façon assez subtile et pas vraiment comme on aurait pu l'imaginer.

Les autres personnages seront un peu plus neutres et n'auront finalement que peu d'importance, sinon de servir l'intrigue et nous éclairer un peu plus sur la personnalité des principaux protagonistes. La transformation des personnages, qu'elle soit physique ou mentale sera véritablement impressionnante. C'est d'ailleurs ce qui marquera probablement le plus, plus en tous cas que la violence pourtant bien présente...

Le réalisateur va réussir tout au long de son métrage à rendre l'atmosphère de plus en plus oppressante et malsaine, allant crescendo vers un final d'une noirceur et d'une beauté absolue. L'émotion est cette fois de retour!

Les images sont fortes, les acteurs fabuleux et le tout transcendé par la merveilleuse musique de Jean-Pierre Taieb ("Frontière(s)", "Vertige") qui apporte une certaine mélancolie au métrage. Voilà le genre de film dont on ne ressort pas indemne et qui marque durablement! Par contre, attention, âmes trop sensibles s'abstenir, car certaines scènes sont quand même assez sévères!

Xavier Gens signe avec "The Divide" son meilleur long-métrage à ce jour, alors espérons qu'il continue sur cette lancée ! En attendant, on ne voit toujours rien venir... A quand un nouveau film?

"The Divide" n'est évidemment pas une nouveauté puisque le film était sorti en DVD, Blu-ray et dans une édition collector combo Blu-ray + 2 DVD chez BAC Vidéo en juin 2012 (Réédité ensuite en janvier 2014), mais cela fait longtemps que je souhaitai vous en parler... Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 et comprend en guise de bonus un making of, une scène coupée dispensable où on en apprend un peu plus sur les deux frères, un module sur les dérapages du film et trois bandes annonces dont celle du film.

Le Blu-ray, quant à lui, propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080p et pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Étonnamment cette édition contient des bonus radicalement différents du DVD, proposant une interview de Xavier Gens, un module sur les effets spéciaux, un sur la musique, un sur la pré-production, une fin alternative et la bande annonce.

Mais c'est évidemment l'édition collector qui est à privilégier, puisqu'en plus de regrouper les deux formats et donc l'intégralité des bonus concernant le film, elle nous offre un deuxième DVD contenant un documentaire sur le réalisateur et l'intégralité de ses courts métrages dont l'indispensable "Au petit matin"...

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18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.




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15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques (notamment avec la série des "Black Emanuelle") et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes d'horreur pure (je ne parle pas des scènes d'angoisse) se passent en plein jour et curieusement ce choix s'avère très efficace. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

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14.08.14

06:52:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quatre jeunes étudiantes acceptent de faire le ménage d’une grande maison, avant que le propriétaire en prenne possession. En début de soirée, un vieil homme sonne à la porte. Sans aucune explication, il remet aux filles un paquet qui contient un livre étrange rempli de dessins et de textes latins. Bientôt, l’étrange manuscrit donne vie à l’un des dessins du livre. Le dessin en question, un loup féroce qui prend la forme d’un cartoon, attaque violemment et sexuellement à l’une des filles.

Mon avis :

Sur plus de 130 réalisations, une bonne centaine de films signés Fred Olen Ray ("Scalps", "L'emprise de la peur", "L'Attaque de la pin-up géante") reste à ce jour inédits chez nous en DVD... Heureusement l'éditeur Crocofilms s'attaque sérieusement à sa filmographie, sortant simultanément "Hollywood Chainsaw Hookers" et "Evil Toons". Franchement, c’est pas cool ça?

Comme on peut s'en douter avec un tel réalisateur aux commandes, "Evil Toons" est une petite comédie horrifique sans prétention, mais surtout ultra sexy, avec du nichon et de la fesse en veux-tu en voilà! Eh oui! Et de ce côté là, on va être servi!

Avec un casting de jeunes femmes absolument pas farouches comme Monique Gabrielle ("La vénus noire", "Les amants de Lady Chatterley 2", "Emmanuelle 5", "Le retour de la créature du lagon") à la poitrine très généreuse, Suzanne Ager ("Evil Spawn", "The Bikini Carwash Company", "Fatal Justice"), les deux hardeuses, Barbara Dare ("Miami Spice", "Ultrasex", "Barbara the Barbarian"), ici sous le pseudonyme de Stacey Nix et Madison Stone ("Les aventures érotiques des trois mousquetaires", "Dr. Jeckel & Ms. Hide", "Femme Fatale", "Surprise aérienne"), sans compter un petit caméo irrésistible de Michelle Bauer ("Puppet Master III: La revanche de Toulon", "L'Attaque de la pin-up géante", "Lust for Frankenstein") faisant écho à son rôle dans "Hollywood Chainsaw Hookers".

Comme on peut s’en douter le scénario pourrait tenir sur un ticket de métro avec ces quatre filles venues faire le ménage dans une maison hantée durant un week-end, le film mixant essentiellement "Evil Dead" avec son livre proche du Necronomicon et "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" pour ses incrustations de Toons dans un vrai film (Vous allez me dire qu'il y en a eu d'autres auparavant comme "Mary Poppins" par exemple, mais il semble évident ici que c'est le succès du film de Robert Zemeckis qui a eu une influence par rapport à ce choix!).

Les incrustations cartoons seront par contre peu nombreuses et se résumeront à un seul personnage proche physiquement du Diable de Tasmanie (Une sorte de loup en plus costaud !). Le réalisateur ayant bénéficié d'un budget assez réduit, il est assez normal que ces incrustations soient aussi peu nombreuses, d'ailleurs il tourna son film en une semaine et s'en sort tout de même pas si mal. Certes, le film n'est pas un chef d’œuvre, mais il demeure assez plaisant à regarder et la première attaque du Toon est assez mémorable, ne serait-ce par le côté très pervers de ce monstre animé.

On est bien entendu proche du nanar avec des acteurs qui cabotinent en plus pas mal, David Carradine ("Kung Fu", "La course à la mort de l'an 2000", "Cannonball", "Kill Bill: Volume 1 & 2") ne relevant ici aucunement le niveau. L’acteur est quand même franchement tordant avec ses mouvements de cape dignes d’une caricature de Dracula et l’on devine aisément que l’acteur, comme le reste de l’équipe d’ailleurs, ne s’est aucunement pris au sérieux durant le tournage !

Parmi les acteurs, on remarquera autrement la présence de Dick Miller ("La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant", "Hurlements", "Gremlins"), qui est probablement celui qui s'en sort le mieux dans le film, avec en plus un petit clin d’œil amusant à "Un baquet de sang" de Roger Corman dans lequel l'acteur apparaissait 33 ans plus tôt. D'ailleurs il est à noter que Fred Olen Ray proposa au célèbre producteur de réaliser le film pour la modique somme de 250 000$, mais celui-ci refusa et le réalisateur fît finalement le film pour 140 000$...

"Evil Toons" vaut essentiellement pour la plastique de ses actrices qui se retrouvent la plus part du temps topless, et puis il y a tout de même ce charme rétro très marqué début des années 90 qui plaira forcément aux nostalgiques !

"Evil Toons" est disponible en DVD depuis le 20 mai chez Crocofilms dans une édition proposant le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec malheureusement une unique piste française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, l’éditeur nous offre un court métrage intitulé "Dead End" mêlant également film et incrustations animées et une compilation de bandes annonces de films de Fred Olen Ray mis en boîte par Videotopsy.

Evil toons

Evil toons
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13.08.14

06:50:09, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une forteresse éloignée, un sinistre groupe de femmes expertes en chirurgie se prépare pour sa prochaine victime. Elles retiennent gardées en cages de pauvres innocentes à qui elles ont lavé le cerveau. Sabrina, l'une d'entre elles, vit un véritable cauchemar éveillé ! Elle comprend qu'elle est manipulée par la dominatrice pour intégrer un groupe de féministes armées qui haïssent les hommes...

Mon avis :

Comme beaucoup d’hommes, je dois reconnaître que j’ai un petit faible pour les infirmières. Oui, c’est banal, mais que voulez-vous ? Et cela tombe bien,car j’en ai une à la maison, qui de temps en temps enfile sa tenue pour me… Euh… Enfin, je m’égare! Il était donc tout naturel que je m’intéresse de près à ce "Maniac Nurses" dont les jaquettes des différentes éditions DVD ne pouvaient qu’attirer mon attention… Mais attention, cet étrange objet filmique ne s’adresse pas à n’importe qui, puisqu’il s’agit là d’un titre issu du catalogue Troma, ce qui sous-entend, du gore, du sexe et une bonne grosse dose de mauvais goût !

Connu également sous le titre "Maniac Nurses Find Ecstasy", ce film est l’œuvre d’un belge (Eh oui ! Cela surprend !), Léon-Paul De Bruyn ("Parts of the Family"), qui signa ici son premier méfait sous les pseudonymes de Harry M. Love pour ce qui est de la production et de la réalisation et de Leon P. Howard pour ce qui est du scénario, une pratique fort courante dans le cinéma d’exploitation auquel le film se réfère énormément.

Dès le générique, on découvre en effet les noms des différents personnages faisant directement référence à la Nazisploitation (Ilsa, Greta, Gretchen…) et notamment aux œuvres de Jess Franco. Comme dans tout bon film de Nazisploitation qui se respecte, on a également droit à une bonne dose de Sexploitation et un chouïa de W.I.P. (Non, cela ne veut pas dire Work In Progess, mais bien Women in Prison ! Je dis ça pour les non-initiés !).

Au menu du jour donc, des jolies filles dénudées ou en petites tenues, du sadisme, des situations débiles et de l’explosage de têtes. Et ça commence dès les premiers instants du film où après avoir découvert la plastique de la charmante Susanna Makay, alors âgée de 18 ans et dont la carrière devant la caméra s’arrêtera malheureusement là (Je dis bien malheureusement, car elle était fort jolie !), un pauvre type se fera exploser la tronche à coups de fusil à pompe. Ce n’est évidemment pas très bien fait, mais si ça l’était , ce ne serait pas du Troma ! Eh oui, les budgets de la firme ont toujours été riquiqui !

Les premiers supplices commencent alors avec une jeune femme fouettée par la cruelle Greta, le tout entrecoupé de scènes où l’on découvre un étrange personnage briquant ses nains de jardins ! Vous l’aurez compris, ce film, c’est du grand n’importe quoi, pourtant, on aurait aimé que le réalisateur pousse son délire encore plus loin… Bon, par contre, on ressent bien qu’il s’agit d’un film datant d’une autre époque (1990 pour tout dire !), notamment en ce qui concerne la lingerie féminine... Ici, c’est dentelles et porte-jarretelles ! C’était quand même autre chose ! Une autre époque je vous dis !

Ne cherchez pas par contre d’acteurs un tant soit peu connus dans le film, ils n’ont tourné que dans ce film ! Aurait-il eu raison de leur carrière naissante ? Peut-être ! Le film vaut surtout pour son déballage de jolies filles, mais c’est aussi un film assez fun qu’il ne faut absolument pas prendre au sérieux, avec même quelques dialogues assez croustillants par moments et des situations souvent débiles.

On regrettera par contre quelques longueurs dues au fait que le réalisateur fût contraint de supprimer certaines scènes un peu trop hot (Quel dommage ! A quand un director’s cut ?) et les remplaça par des images assez inutiles filmées à Pigalle pour atteindre la longueur nécessaire pour pouvoir vendre le film en tant que long métrage. Il est à noter d’ailleurs que le reste du film fût tourné en Hongrie d’où sont originaires les acteurs du film. Quant à la très jolie Susanna Makay, c’était la petite amie du réalisateur au moment du tournage.

Bon, si vous voulez voir de jolies demoiselles à moitié à poil et que vous aimez les séries Z, ce "Maniac Nurses" est pour vous ! Mais un petit conseil que m’a donné le réalisateur, regardez-le sous influence d’alcool ou de substances illicites !

"Maniac Nurses" était précédemment sorti en DVD en France chez Sony Music Vidéo dans une édition épuisée depuis fort longtemps, le film est ressorti en fin d’année dernière en Hollande chez Excesso Entertainment dans une édition DVD malheureusement dépourvue de sous-titres français, mais avec une image de bien meilleure qualité et offrant en bonus un commentaire audio très intéressant du réalisateur et aisément compréhensible malgré le fait qu’il soit en anglais. Les deux éditions proposent le film au format 1.33 4/3 avec piste anglaise 2.0. L’édition Sony proposait elle quelques petits bonus Troma, mais à l’intérêt limité et communs aux autres titres de la collection… Bien entendu, d'autres éditions existent à travers le monde, mais ces deux là semblent être les plus intéressantes, l'une pour sa présence de sous-titres français, l'autre car il s'agit de la meilleure édition sortie à ce jour!

Petit comparatif entre les éditions DVD Sony Music Vidéo et Excesso Entertainment:

Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment
Sony Music Vidéo
Excesso Entertainment

Maniac nurses find ecstasy

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Maniac nurses find ecstasy (Troma)

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12.08.14

06:48:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un grave accident de voiture, Anna se réveille dans une salle des pompes funèbres locales où Eliot Deacon lui explique qu’elle est morte et qu’il doit maintenant préparer son corps pour l’inhumation. Terrifiée, Anna se sent tellement vivante qu’elle ne sait pas si elle doit lui faire confiance pour l’accompagner dans l’autre monde ou s’il a l’intention de l’enterrer vivante...

Mon avis :

Dans la lignée des films sur la mort comme "Sixième Sens" ou "Les Autres", "After.Life" est un thriller efficace et assez troublant qui touchera probablement avant tout ceux qui croient en une vie après la mort. Pour les autres, ils passeront peut-être à côté de ce film en n’adhérant pas complètement au pitch de départ qui, il faut le reconnaître, est un peu tiré par les cheveux...

Ce premier long-métrage de la réalisatrice Agnieszka Wojtowicz-Vosloo est plutôt une très bonne surprise, mais son film n'est toutefois pas exempt de défauts. Le souhait de la cinéaste sera de constamment brouiller les pistes en laissant de-ci de-là quelques indices pour guider le spectateur vers sa propre vision de l'histoire, laissant au final celui-ci se poser des questions sur son interprétation.

Mais en voulant brouiller les pistes elle y inclut malheureusement certaines scènes assez inutiles comme celle où Anna Taylor, jouée par Christina Ricci ("La famille Addams", "Sleepy Hollow", "Cursed", "Black Snake Moan") se retrouve seule dans un couloir de l'école où elle enseigne.

Toujours est-il qu'après une frayeur sortie de nulle part et parfaitement hors sujet, la jeune femme se tue ensuite dans un accident de la route suite à une stupide dispute avec son petit ami, interprété par Justin Long ("Jeepers creepers - Le chant du diable", "Die Hard 4: Retour en enfer", "Jusqu'en enfer"). Elle se retrouve alors dans une morgue où le croque-mort lui apprend son décès.

Car notre croque-mort en question, joué par un Liam Neeson ("Darkman", "La liste de Schindler", "Rob Roy", "Love Actually") absolument parfait, a le don de communiquer avec les morts, ce qui lui permet de les aider à passer dans l'au-delà...

La réalisatrice nous fera constamment douter sur le fait que son héroïne soit morte ou pas et cela jusqu'aux derniers instants du film, maintenant ainsi un suspens efficace à ce thriller finalement assez original. Si le film sera constamment à la lisière de l'horreur, il n'y tombera pourtant jamais complètement, tout juste franchira-t-il le pas lors de certaines scènes de cauchemars.

La mise en scène de la réalisatrice est assez léchée avec une très belle photographie, froide comme une chambre mortuaire, signée Anastas N. Michos ("Mémoire effacée", "Intraçable", "Cadillac Records"). Le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans son casting impeccable et notamment ses rôles secondaires.

Ainsi on notera la présence non négligeable de Celia Weston ("La dernière marche", "Coeurs perdus en Atlantide", "Le village") dans le rôle de la mère d'Anna, de Chandler Canterbury ("L'étrange histoire de Benjamin Button", "Prédictions", "Les âmes vagabondes") dans celui du jeune élève d'Anna, un garçon étrangement attiré par la mort et de Josh Charles ("Le cercle des poètes disparus", "S.W.A.T. unité d'élite", "Quatre frères") dans le rôle du policier, chacun apportant sa part de consistance au film.

Christina Ricci apparaît nue une bonne partie du film, mais franchement cela n’a rien de choquant et c’est constamment filmé avec beaucoup de pudeur et sans le moindre voyeurisme. Pour un premier long métrage, franchement bravo mademoiselle Wojtowicz-Vosloo !

Étonnamment,"After.Life" arrive en vidéo en France quatre ans après sa sortie en salle américaine et déjà deux après son passage au Champs-Élysées Film Festival de 2012, pourtant le film aurait mérité un autre traitement qu'une sortie aussi tardive... Alors réservez-lui un bon accueil pour cette sortie sur support numérique ! Il le mérite !

"After.Life" est sorti en DVD et Blu-ray chez TF1 le 6 août 2014. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. Le Blu-ray, quant à lui propose une image au format 2.40 avec une résolution de 1080p et des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les deux formats contiennent les mêmes bonus, à savoir un making of et un commentaire audio de la réalisatrice en version originale sous-titrée français.

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11.08.14

06:46:36, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un être mystérieux, au pouvoir de guérison phénoménal, multiplie les crimes atroces et déroute les forces de l'ordre.

Mon avis :

Depuis sa sortie mi-juillet chez Bach Films, "Horrible" a créé la polémique pour son image jugée indigne d'un support numérique. Bon certes l'image est par moments de qualité assez médiocre, mais c'est essentiellement sur les scènes qui avaient été coupées (Ce qui correspond à environ 5 minutes réparties dans tout le film !), car l'éditeur a fait le choix de nous offrir la version intégrale. Peut-on l'en blâmer? Franchement, non! Car en plus, à ce jour, il n'y a pas de meilleure copie à travers le monde et cela risque de demeurer ainsi...


Un an après son cultissime "Anthropophagous", Joe D'Amato ("Emanuelle chez les cannibales", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Ator l’invincible") réalise "Horrible", une œuvre certes moins connue, mais pourtant plus réussie. Malgré des points communs évidents, "Horrible" n'est pas une suite de "Anthropophagous", contrairement à ce que pourrait laisser supposer le retitrage dans certains pays où il sortit sous les titres "Anthropophagus 2" et "The Grim Reaper 2" ("Anthropophagous" étant également sorti aussi sous le titre "The Grim Reaper"!). On retrouve en effet ici, George Eastman ("Chaco", "Baba Yaga", "Atomic Cyborg", "Les Barbarians") dans le rôle d'un tueur fou également d'origine grecque, mais à part ça, il n'y a pas réellement de ressemblance entre les deux films.

"Horrible" est un pur film d'horreur constitué de scènes bien gores faites avant tout pour choquer le spectateur. Évidemment l'effet ne sera pas le même qu'au moment de la sortie du film en 1981, mais il faut reconnaître que les scènes en question sont tout de même assez marquantes et graphiquement très explicites! Impossible de passer à côté de la première, où George Eastman s'éventre sur les pics de la grille d’une propriété qu'il tentait d'escalader, se retrouvant ainsi les tripes à l'air, rappelant bien entendu le final de "Anthropophagous"! Mais ce ne sera bien entendu pas la seule...

Suite au transfert du tueur dans un hôpital, une infirmière se fera percer le crâne de part en part avec une perceuse chirurgicale, un pauvre type n'ayant rien demandé se fera quant à lui tronçonner le crâne avec une scie sauteuse etc... Un régal donc pour les amateurs de gore! Bon, certes les effets sont un peu passés maintenant, mais pour ma part, je trouve que ça a son charme et quel plaisir de revenir ainsi dans les eighties!

Par certains côtés, le scénario fait un peu penser à celui de "La nuit des masques" réalisé 3 ans auparavant par John Carpenter, ce qui n'a rien d'étonnant lorsqu'on sait que Joe d'Amato a souvent exploité les filons qui marchaient. Ici, on a affaire à un tueur démoniaque dont le sang se régénère beaucoup plus vite que la normale, le rendant quasi immortel.

Échappé d'un laboratoire secret où il servit de cobaye, Mikos Stenopolis est poursuivi par un prêtre qui tente de l’arrêter dans sa folie meurtrière... Le scénario écrit par George Eastman est certes léger, mais le réalisateur arrive toutefois à nous tenir en haleine jusqu’à une dernière partie particulièrement stressante et au suspens assez bien géré.

Parmi le casting, c'est évidemment George Eastman qui attirera toute l'attention avec sa stature réellement impressionnante, mais on remarquera tout de même la présence de Edmund Purdom ("Émilie, l'enfant des ténèbres", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") dans le rôle du prêtre (Assez inexpressif d'ailleurs dans le film!) et de la française Annie Belle ("Lèvres de sang", "Laure", "La maison au fond du parc") dans celui d'Emily.

La musique signée Carlo Maria Cordio ("Caligula: la véritable histoire", "Le sadique à la tronçonneuse", "Aenigma") contribue à la réussite du film, jouant un rôle important dans l’ambiance de celui-ci. Anecdote amusante, on notera que le réalisateur Michele Soavi ("Bloody Bird", "Dellamorte Dellamore", "Arrivederci amore, ciao") fait ici de la figuration dans le rôle d'un biker, un petit rôle non crédité au générique.

Malgré quelques longueurs, des effets de maquillages un peu datés et un scénario assez mince "Horrible" vaut quand même le coup d’œil pour son imposant tueur, ses meurtres assez mémorables et son final plutôt réussi. Les nostalgiques des films d’horreur des années 80 devraient en tous cas être ravis ! Moi, je le suis !

"Horrible" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.66 4/3 avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Anthropophagous", d'une galerie photos et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

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08.08.14

06:41:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Charlotte, une jeune actrice travaillant le soir en tant que serveuse dans un club de strip-tease, se lie d'amitié avec David, un réalisateur qu'elle a secouru lors d'une pause cigarette, alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Rapidement David, qui a un faible pour elle, lui propose de tourner dans son film, mais la jeune femme est loin de s'imaginer la nature de celui-ci...

Mon avis :

Le net, ça a quand même du bon! En surfant sur Facebook il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur une bande annonce qui m'a immédiatement scotchée... Celle de "Pieces of Talent"! Je me suis alors immédiatement empressé de contacter le réalisateur afin de pouvoir voir son film. Moins de 10 jours plus tard, je reçois le double DVD dédicacé par le réalisateur et les deux comédiens principaux... Génial! C'est ce qui s'appelle être gâté! Restait à savoir si le film était aussi bon que la bande annonce le laissait présager!

Dès les premières minutes du film je me suis laissé embarquer par cette sombre histoire de psychopathe tuant des gens pour les besoins d'un film dont il est l’auteur. Franchement, quelle maîtrise et quel talent de la part de Joe Stauffer qui signe là son premier long-métrage en tant que réalisateur! Chaque plan semble avoir été pensé, travaillé... C'est un véritablement régal pour les yeux!

Et ce qui ne gâte rien, les deux comédiens principaux sont excellents! David Long est complètement habité par son rôle. Dire que c'est son premier film en tant qu'acteur! Kristi Ray ("The Virgins", "Sons of Our Fathers") est absolument charmante et également totalement convaincante. Dans le rôle de Mary, la mère de Charlotte, Barbara Weetman ("A Good Old Fashioned Orgy", "Stuck in Love") est vraiment très bien également, dans un rôle pourtant pas facile de mère alcoolique.

Pour résumer, c'est l'histoire de Charlotte, une actrice travaillant le soir comme serveuse dans un bar à strip-tease, qui un soir lors d'une pause cigarette fait la connaissance de David, un réalisateur avec qui elle va rapidement se lier d'amitié, après qu'elle l'ait secouru alors qu'il se faisait tabasser par le videur du club. Ce qu'elle ignore, c'est que David est en fait un dangereux tueur en série...

Immédiatement on entre dans le vif du sujet avec dès le départ une première scène de meurtre bien dérangeante. Là, où beaucoup de réalisateurs mettraient ensuite pas mal de temps à se que le film se mette en place, Joe Stauffer au contraire nous livre un film bien rythmé avec des meurtres réguliers et toujours très malsain, créant un certain malaise chez le spectateur.

En revanche, le film n'est pas aussi trash que l'on pourrait le penser, les meurtres sont parfois expédiés au revolver, ce qui pourra en décevoir certains, mais ce qui apporte en revanche un réalisme que moi j'ai trouvé plutôt bien vu, un peu à la manière d'un "Wolf Creek". Malgré tout, certaines scènes sont graphiquement sidérantes comme notamment celle du rêve dans la baignoire, une sorte de trip hallucinatoire où l'hémoglobine coule à flots, ce qui assurément satisfera les amateurs de cinéma extrême.

On sent que le réalisateur, qui est également directeur de la photographie, apporte un soin particulier à la beauté des images. Il est d'ailleurs également monteur et là encore, on sent que le bonhomme a du métier. La musique joue également un rôle important et comme par hasard, Joe Stauffer a aussi réalisé auparavant pas mal de clips. Pas étonnant!

Le film comporte aussi pas mal d'humour, souvent très noir, comme on peut s'en douter, le rendant très agréable à voir, d'autant plus que l'histoire d'amour entre les deux principaux protagonistes est étonnamment assez touchante malgré la nature monstrueuse de David.

La fin est vraiment très réussie, mais annonce une suite... Étonnant, car on ne devine pas vraiment dans quelle voie le réalisateur veut se diriger! En tous cas, il me tarde déjà de découvrir ce que ce prodige va nous offrir pour son prochain film.

"Pieces of Talent" n'arrête pas de remporter des prix depuis qu'il tourne dans les festivals et franchement c'est amplement mérité, car ce film est un putain de chef d’œuvre!

"Pieces of Talent" est pour le moment uniquement disponible sur le site officiel du film en double DVD collector, en VHS limitée à 200 copies signées par le réalisateur et en VOD. Contrairement à ce qu'indique la jaquette de l'édition DVD, celle-ci est zone all, ce qui est plutôt un très bon point pour nous.

En revanche, celle-ci sera réservée aux anglophones, puisque seule la version originale est disponible, mais franchement le film est aisément compréhensible et vaut la peine que vous franchissiez le pas si vous avez quelques notions d'anglais. Autrement, cette édition regorge de bonus avec notamment un petit commentaire de David Long et Joe Stauffer, des scènes inédites ou plus longues où l'on voit que le film aurait pu être plus extrême, l'excellent clip "The David Long song" par Klassified, un petit film fait pour la campagne Kickstarter, un message pour les contributeurs en bonus caché, un très beau petit film teaser intitulé "Valentine's day", la bande annonce, le court métrage original "The David Long story" à l'origine du film et d'autres surprises.

Espérons que le film sorte un jour en France! En attendant je vous invite vivement à vous procurer au plus vite cette édition DVD et à suivre le film sur ses pages Facebook, Twitter, Instagram et Tumblr (http://piecesoftalent.tumblr.com/).

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07.08.14

06:45:50, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Situation amoureuse : c'est compliqué

Réalisateur : Manu Payet

Année : 2014

Origine : France

Durée : 1h40

Avec : Manu Payet (Ben), Anaïs Demoustier (Juliette), Emmanuelle Chriqui (Vanessa), Jean-François Cayrey (Sylvain), etc.

Par Nicofeel

L'acteur Manu Payet, vu dans des films aussi intellectuels que Nous York et Radiostars, fait ses premiers pas derrière la caméra avec Situation amoureuse : c'est compliqué. Bien lui en a pris puisqu'il a obtenu avec ce film le grand prix du festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. Si ce prix est une belle récompense et une sacrée publicité pour son réalisateur, il ne faut pas pour autant s'attendre à un film génial.
Dans la veine des films dans lesquels il a été amené à jouer, Manu Payet met en scène une comédie gentillette, sans prétention, dans laquelle on ne notera rien de remarquable.
L'acteur-réalisateur interprète le rôle principal, celui de Ben, un trentenaire qui est sur le point d'épouser sa dulcinée, Juliette (quelle originalité pour le prénom !). Tout oppose les tourtereaux : lui vit au jour le jour et travaille de manière épisodique en filmant des mariages. D'ailleurs, il n'a que très peu participé aux préparatifs de son propre mariage. A l'inverse, sa compagne, Juliette, avec qui il ne vit pas encore, dispose d'un travail à plein temps et s'occupe de beaucoup de choses concernant leur mariage. Même s'ils sont différents, ils s'aiment et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin, presque car un événement va tout changer.
Le nœud principal de l'intrigue du film réside dans le fait que Ben va tomber nez à nez, par l'entremise d'un ancien camarade de classe, sur la jeune femme qui l'avait fait fantasmer lorsqu'il était au lycée. Cette dernière, qui revient après plusieurs années passées aux États-Unis, compte s'installer à Paris où elle ouvre un restaurant.
Situation amoureuse : c'est compliqué exploite à fond le filon de l'homme indécis qui est tiraillé entre son envie naturelle de se rapprocher de son amour fantasmé et le choix de la raison qui le ramène vers sa compagne actuelle, qu'il va épouser très prochainement. En somme, dans ce triangle amoureux, on est proche d'une réflexion à la Raisons et sentiments.

Ce long métrage joue aussi de manière gentillette la carte de la sensualité avec l'ancien amour qui est présenté comme une véritable “bombe”. Et Ben va avoir l'occasion de se rapprocher d'elle, oubliant de ce fait à plusieurs reprises qu'il a une liste de course pour son mariage. Évidemment, à vouloir être présent sur deux tableaux, les choses finissent par se gâter et le risque de tout perdre est grand. Ce ressort dramatique est totalement attendu et ne surprend pas le spectateur. D'autant qu'on se doute bien que l'issue ne peut pas être négative dans une comédie.
Car il va sans dire que la majeure partie du film est constitué de séquences comiques. Si les dialogues ne resteront sûrement pas à la postérité, le film peut toutefois compter sur une distribution sympathique et motivée, à défaut d'être totalement convaincante. Dans le rôle principal, Manu Payet fait du Manu Payet. Mais bon, il s'en sort à peu près correctement dans le rôle de ce jeune homme qui admire son ancien amour. Il n'y a qu'à voir la scène inaugurale de Situation amoureuse : c'est compliqué, qui est certes caricaturale mais amusante et révélatrice du ton du film. Avec son allure cool et son air parfois béat, Manu Payet parvient en toutes circonstances à susciter de l'empathie autour de son personnage. Et pourtant, il est tout de même question d'adultère ! Mais l'ensemble est raconté de façon drôle. Dans le registre comique, on peut aussi compter sur l'acteur Jean-François Cayrey qui interprète le rôle de l'ancien camarade de classe de Ben. Il en fait certes des tonnes mais son personnage est tellement excessif qu'il amuse forcément le spectateur. Dans le rôle de la femme aimante (mais trompée), on a Anaïs Demoustier, que l'on n'a pas l’habitude de voir dans des comédies mais plutôt dans des films d'auteur. On retiendra qu'elle fait le job et surtout on appréciera son changement de style. Cela lui donne un aspect bien plus adulte qu'auparavant.
Au final, Situation amoureuse : c'est compliqué est à prendre pour ce qu'il est, c'est-à-dire une petite comédie sans prétention qui n'a d'autre but que de divertir. De ce point de vue, le film remplit son but. Il n'en reste pas moins que ce long métrage manque cruellement d'originalité et d'ambition à tous les niveaux.
S'il veut se démarquer de la production courante pour son prochain film, il va falloir que Manu Payet soit bien plus rigoureux et ambitieux dans son approche.

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06:40:07, Catégories: Interview  

Par Flo200

Je vous ai déjà parlé de "Goal of the Dead" à deux reprises, lors de sa sortie en salle et lors de sa sortie en DVD et Blu-ray, mais qui mieux que l'un des réalisateurs pouvait répondre aux questions que vous vous posiez? Benjamin Rocher, réalisateur de "Première mi-temps", le premier film du diptyque, a eu la gentillesse de répondre à mes questions :

Bonjour Benjamin. Comment est née cette idée un peu folle de mêler football et zombies ? Enfin, enragés, je veux dire...

L’idée de départ était de faire une vraie comédie d’horreur bien de chez nous. Le milieu du football professionnel est clairement un cadre génial pour une comédie humaine et burlesque, et finalement assez peu traité. Imaginer ces millionnaires en short, assistés en tout, obligés de survivre à une attaque de zombies alors qu’ils ne sont déjà pas armés à survivre à la vraie vie, c’était déjà une promesse en or. Derrière ce pitch suspect et absurde se cachait une proposition drôle, cohérente et très française. C'était aussi une excellente occasion de se moquer (gentiment) de certains travers nationaux.

Comment êtes-vous arrivé à ce choix de deux films réalisés par deux réalisateurs différents ?

Aujourd’hui, il est très difficile (impossible?) de trouver un distributeur qui prenne des risques financiers pour sortir un film d’horreur français au cinéma. Il n’y a donc pas d’enjeu financier sur une sortie salle de ce genre. De plus, suite à la sortie de "La Horde" (mon premier film) j’ai constaté que ce cinéma était très bien reçu en festival, lors d’avant-premières mais restait mal compris quand il sortait parmi les autres films, dans le circuit traditionnel. C’est pour ces raisons que nous avons décidé très tôt de ne le sortir que dans un circuit restreint de salles, et de faire en sorte que chaque séance soit festive. Dans cette état d’esprit, le concept du double programme s’est imposé, comme une garantie que les films seraient vus dans un cadre non-traditionnel. Et quitte à faire 2 films, autant qu’ils soient dirigés par 2 réalisateurs différents. Ça rajoutait une vraie fraîcheur, un esprit de franche camaraderie. J’espère qu’on le sent en regardant les films.

On retrouve dans le film une bonne partie du casting de la série "Lazy company" ? Quelle en est la raison ?

Parce qu’ils sont excellents, tout simplement. Ce sont les mêmes gens qui produisent "Lazy Company" et "Goal of the Dead". Au moment du casting, on est allé dépouiller la prod d’à côté pour faire nos films. Mais on les a rendu à temps pour la saison 2, rassurez vous! Quand on a des acteurs jeunes, brillants et encore peu connus à portée de main, il faudrait être fou pour ne pas les employer, non?

Est-ce que les acteurs ont été coachés avant le tournage pour ce qui est du foot ?

Oui, Franck et Alex de So Foot ont été d’une grande aide. Ils nous ont abreuvé d'anecdotes et ont assurés de nombreux entraînements avec notre casting. Ce sont aussi eux qui étaient sur le plateau pour organiser la partie. J’en profite pour les remercier encore chaudement.

Comme vous nous l'avez dit précédemment, la sortie en salle du film a été assez particulière... Pouvez-vous nous en parler plus en détail ?

Pour être sûr que les spectateurs verraient GOTD dans les meilleurs conditions, nous avons fait comme un groupe de rock en tournée. Nous avons organisés une série de dates à Paris, puis une date par grande ville de province. A chaque fois l’équipe était là pour présenter le film et bien rigoler avec le public. Nous avions aussi programmé de fausses bandes annonces et autres surprises. Les séances ont tout de suite affiché complet. Nous avons été obligés de rajouter de nombreuses dates au fur et à mesure. C’était fou!

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ? Qui n'a pas été facile, il me semble, notamment lors du tournage à La Courneuve...

Le tournage a été très éprouvant. Nous avons tourné de nuit à La Courneuve par des températures négatives. Le tournage a été interrompu par la neige (lors des tempêtes de Mars 2013), certaines municipalités nous ont lâchées au dernier moment, nous avons dû retrouver un décor 2 jours avant de tourner... Bref, c’était intense. Mais grâce à une excellente équipe et à l’investissement total de chacun, j’ai pris énormément de plaisir à tourner ce film.

Vous avez fait appel au crowdfunding pour financer une partie du film. Cela semble être une bonne solution pour les petits budgets...

Sûrement, mais j’ai quand même l’impression que ce genre de financement est la preuve que le système est quand même mal foutu. Qu’il n’est pas en adéquation avec son époque. Je pense qu’il y a d’autres systèmes de financement à trouver, sans être obliger d’en demander autant aux particuliers. Ça ne peut pas être une solution à long terme.

Pouvez-vous nous parler des effets spéciaux du film ?

Les maquillages sont l’œuvre de L’Atelier 69 (CLSFX) avec qui j’avais déjà fait "La Horde". Les effets spéciaux numériques ont été réalisé par Buf Compagnie et Pixel Street. Je suis très fier du travail de chacun mais surtout de la façon dont le numérique est au service des maquillages, et inversement. C’était incroyable à voir.

Est-ce que vous pouvez nous parler du travail de Manu Lanzi sur le film ?

Manu Lanzi a chorégraphié et supervisé toutes les cascades et combats du film. Comme d’habitude, Manu a été parfait: disponible, créatif et adorable. J’aimerai bien avoir des saloperies à dire sur lui, mais je ne trouve pas.

Avez-vous supervisé la création des éditions DVD et Blu-ray du film ?

Oui, Thierry et moi avons suivi la fabrication des DVD/Blu-ray de près. Je suis très satisfait de l’édition actuelle et de ses suppléments (même si j’en aurais aimé d’avantage, toujours plus!!!!)

Est-ce qu'à votre avis le fait que le film sorte en pleine Coupe du Monde de la FIFA a un impact supplémentaire ?

C’était le plan. Faire un film d’exploitation comme celui-ci et louper la coupe du monde? Ça aurait été dommage. Je ne sais pas si ça va toucher plus de monde, mais on ne pourra pas dire qu’on n’a pas essayé.

Contrairement à "La Horde" qui avait reçu pas mal de critiques négatives, cette fois, c'est plutôt l'inverse ! Cela doit vous faire plaisir ?

C’est vrai que cette fois-ci, les retours sont excellents. Ça fait évidement très très plaisir, même si on trouve dans la plus part des critiques une phrase du genre « c’est d’autant plus étonnant que "La horde" était vraiment une merde ». Ils n’étaient pas obligés, si? Blague à part, pour "La Horde" ou pour "Goal of the Dead" je connais les qualités et les défauts de chaque film. Savoir ce que les gens vont retenir ( les bons ou les mauvais côtés) reste un grand mystère pour moi.

Auriez-vous aimé retravailler à nouveau avec Yannick Dahan sur ce projet ?

J’apprécie toujours autant le travail et la vision de Yannick. J’adorerai collaborer à nouveau avec lui si l’occasion se présente. Mais pour l’instant nous avons chacun nos projets respectifs. J’ai essayé de le faire venir sur le plateau de "Goal of the Dead" pour qu’il fasse une apparition, mais son emploi du temps ne l’a pas permis.

Quel va être l'après "Goal of the Dead" ? Avez-vous des projets en cours ?

Je travail actuellement à un nouveau projet qui avance très vite. La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a pas de zombie dedans... En tout cas, pas pour l’instant. J’espère pouvoir en dire plus très vite.

Merci Benjamin! A très vite alors!

Pensez à suivre la page facebook de "Goal of the Dead" pour vous tenir au courant de son actualité!

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06.08.14

06:53:42, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jeune juge d'instruction dans une importante ville de province, il fait partie de cette génération de magistrats qui tentent de réadapter la notion de justice à une époque en pleine mutation. Ses méthodes ne plaisent pas à tout le monde. Les critiques, les pressions s'exercent mais, conscient de sa valeur professionnelle, il se refuse à toute concession. Il "fonce".

Mon avis :

Lorsque j'étais môme, je n'avais que rarement le droit de voir des films le soir surtout en période scolaire, je me rattrapais donc durant les vacances notamment chez mes grands-parents. Mais il y avait deux exceptions! Lorsqu'il y avait des films avec Omar Sharif et lorsqu'il y avait des films avec Patrick Dewaere... En effet, ma maman était totalement fan de ces deux acteurs et nous regardions donc leurs films quasi religieusement! Parfois, c'était un véritable supplice, comme par exemple lorsque j'ai dû regarder pour la première fois, "Le Docteur Jivago" (Le film m'ayant paru durer une éternité!), parfois c'était en revanche avec beaucoup de plaisir notamment lorsqu'il s'agissait de polars comme "Le Casse" dans le cas d'Omar Sharif ou de "Adieu poulet", "Série noire" ou encore "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »" pour ce qui est de Dewaere! Justement ce dernier sort enfin chez nous grâce à Jupiter Films, l'occasion donc pour moi de me replonger dans mon enfance...

Avec "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »", Yves Boisset ("Coplan sauve sa peau", "L'Attentat", "Allons z'enfants", "Le Prix du danger", "Canicule", "Bleu comme l'enfer") nous livre une fois de plus un film engagé où le réalisateur n'hésite pas à donner un bon coup de pied dans la fourmilière, exposant au grand jour l'affaire de l'assassinat du juge François Renaud peu de temps après les faits. Une affaire mettant en cause le SAC (Le service d'action civique), le Gang des Lyonnais, des hommes politiques et même la justice.

Le réalisateur n'y va pas par le dos de la cuillère pour dénoncer les responsables de cette odieuse exécution, remplaçant essentiellement les noms et les lieux. Ainsi, le film se passe à St Étienne et non à Lyon et le Gang des Lyonnais est simplement renommé le Gang des Stéphanois etc... Pour coller au plus près de la réalité, Boisset fera une enquête journalistique poussée, ce qui le mènera à découvrir des faits non révélés par les médias de l'époque au plus grand étonnement d'ailleurs des magistrats.

Par contre, pour écrire son scénario, il mélangera tout de même plusieurs affaires (Peut-être pour justifier qu'il s'agit d'une fiction...), même s'il paraît évident que la principale reste celle du juge Renaud. Avec ce film, le cinéaste ne se fera bien entendu pas que des amis et subira même des menaces et se fera même molester devant chez lui...

On retrouve dans ce film un Patrick Dewaere ("Les Valseuses", "La Meilleure Façon de marcher", "Préparez vos mouchoirs", "Un mauvais fils", "Mille milliards de dollars") toujours aussi écorché vif, collant parfaitement au rôle de ce juge intègre voulant simplement exposer au grand jour la vérité sur une affaire touchant malheureusement pour lui les personnes qu'il ne fallait pas toucher. Il faut dire qu'au moment du tournage, Dewaere avait rompu quelques semaines auparavant avec Miou-Miou, partie vivre sa romance avec Julien Clerc, du coup, l'acteur était à fleur de peau, ce qui se traduisit notamment par un échange assez viril avec le réalisateur.

Comme partenaire, c'est avec plaisir qu'on retrouve un Philippe Léotard ("La Traque", "La Balance", "Tchao Pantin") vraiment touchant en inspecteur à la fois simple et droit. On y retrouve également quelques gueules du cinéma français comme Marcel Bozzuffi ("Razzia sur la chnouf", "Le Deuxième Souffle", "Z", "French Connection"), Michel Auclair ("La Belle et la Bête", "Symphonie pour un massacre", "Les Mariés de l'an II", "Trois hommes à abattre"), Jean Bouise ("Z", "Le Vieux Fusil", "Coup de tête", "Le Grand bleu") ou encore Daniel Ivernel ("Borsalino", "l était une fois un flic", "Le Corps de mon ennemi") dont cela sera le dernier rôle au cinéma.

Enfin, dans un petit rôle, on remarquera également un Bernard Giraudeau ("Viens chez moi, j'habite chez une copine", "Le Ruffian", "Rue barbare", "Les Spécialistes") qui n'était pas encore la star qu'il est ensuite devenu...

Le film se termine de façon évidemment prévisible par l'assassinat du juge, mais le metteur en scène surprend tout de même en donnant un rôle inattendu à Jacques Spiesser ("Faustine et le bel été", "R.A.S.", "Stavisky", "La Gifle") en juge beaucoup plus couillu qu'il n'y paraît au départ. Le film ne brille en revanche pas par sa mise en scène somme toute assez sobre, mais avant tout au service de l'histoire...

Encore de nos jours, on se dit qu'avec "Le Juge Fayard dit « Le Shériff »", Yves Boisset avait fait preuve à l'époque d'un réel culot et de beaucoup de courage pour réaliser un tel film, n'hésitant pas à braver les dangers en abordant un sujet aussi brûlant. Et vu ses futurs projets, on se dit que le réalisateur n'est pas près de se calmer continuant inlassablement à nous ouvrir les yeux avec son cinéma toujours aussi engagé!

"Le Juge Fayard dit « Le Shériff »" est sorti en DVD le 2 avril chez Jupiter Films dans une édition restaurée proposant le film au format HD, 1.66 16/9ème avec piste audio française Dolby Digital 5.1. Quant aux bonus, ils se composent d'un fabuleux entretien de 72 minutes avec Yves Boisset et Éric de Montgolfier où les deux hommes n'hésitent pas à nous faire réfléchir sur d'autres affaires beaucoup plus récentes et de bandes annonces de l'éditeur.

Il est à noter que le prix le plus intéressant pour se procurer ce DVD se trouve dans la boutique DVD de l'éditeur. N'hésitez pas également à suivre l'actualité de l'éditeur via sa page Facebook afin de ne louper aucune de ses nouveautés!

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06:36:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre, 1870. Le docteur Arrowsmith (Paul Muller), au profit de ses expériences, délaisse sa femme, Muriel (Barbara Steele), qui se réfugie dans les bras du jardinier. Surpris en flagrant délit d’adultère, le mari les torture et les tue. Apprenant que Muriel a légué toute sa fortune à sa sœur, Jenny, qui lui ressemble étrangement, le docteur l’épouse. Son but inavouable est de la rendre folle, afin récupérer son argent. Mais Jenny semble communiquer avec l’esprit vengeur de sa sœur...

Mon avis :

Jusque-là inédit chez nous en vidéo malgré le fait que le film soit tombé dans le domaine public depuis déjà pas mal d'années, "Les amants d'outre-tombe" nous arrive enfin en DVD grâce à Artus Films et qui plus est, dans une très belle édition collector! Et là, il n'y a pas à dire, l'éditeur nous gâte véritablement avec une splendide édition digipack accompagnée d'un petit livre de 64 pages sur le cinéma gothique italien et avec en plus des bonus inédits spécialement réalisés pour l'occasion...

Le réalisateur Mario Caiano ("Ulysse contre Hercule", "Maciste, gladiateur de Sparte", "Erik le Viking", "Un train pour Durango", "Fräulein SS") signe avec ce film son unique incursion dans l'univers gothique, lui qui pourtant œuvrera dans de nombreux styles de cinémas populaires italiens. Du péplum au western spaghetti en passant par le poliziottesco ou encore le giallo, il nous offrira durant les années 60 et 70 quelques films très sympathiques, même si on ne peut pas parler d’œuvres véritablement marquantes.

En fait, son œuvre la plus marquante, cela sera justement "Les amants d'outre-tombe" où il offre à Barbara Steele ("Le masque du démon", "L'effroyable secret du Dr. Hichcock", "8½", "Danse Macabre", "La sorcière sanglante") une nouvelle fois un double rôle. Il faut dire que l'actrice anglaise excellait vraiment dans ce type de rôles.

C'est une fois de plus le cas, avec d'une part, le personnage de Muriel Arrowsmith, une femme adultère qui sera torturée, puis tuée avec son amant par son mari, le docteur Stephen Arrowsmith, interprété par une autre figure légendaire du cinéma gothique italien, l'acteur Paul Muller ("Les vampires", "La Vengeance de Lady Morgan", "Les inassouvies", "Eugénie de Sade") et d'autre part, le personnage de Jenny Arrowsmith, sa sœur, jugée mentalement perturbée par les médecins et que le savant fou va épouser après avoir appris que celle-ci était l'unique héritière de sa défunte femme.

Les deux personnages seront différenciés par leur couleur de cheveux, l'une brune, l'autre blonde, mais aussi par des personnalités très différentes ce que l'actrice arrivera parfaitement à faire ressentir. Barbara Steele crève une fois de plus l'écran et mérite une fois de plus sans problème son statut de star incontestée du cinéma fantastique.

L'histoire est particulièrement glauque, d'autant plus que le docteur Arrowsmith, sous ses airs innocents, est un être sadique n'hésitant pas à faire souffrir ses victimes, en plus d'être évidemment intéressé par l'argent. Un personnage aux consonances donc très sadiennes. Malheureusement pour lui, les spectres des amants assassinés ne vont pas le laisser s'en sortir comme ça...

On retrouve dans ce film de nombreux thèmes classiques des films d'horreur gothique italiens et d'ailleurs on remarquera que le film entretient pas mal de similitudes avec "La Vengeance de Lady Morgan" sorti également en cette année 1965. Il y a tout d'abord, cette femme qu'on pousse vers la folie, mais également l'histoire des revenants qui est assez similaire. D'ailleurs dans les deux films, c'est Paul Muller qui incarne le méchant...

Dans le rôle de Solange, sa maîtresse à qui il redonne sa jeunesse grâce au sang de sa femme, on retrouve un visage bien connu du cinéma Bis italien, l'actrice Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Kriminal", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera", "La vénus noire").

Le scénario écrit par Mario Caiano et Fabio De Agostini ("L'oeil de l'araignée", "Les nuits rouges de la Gestapo") tient vraiment bien la route, mais surtout, le réalisateur arrive à créer une ambiance réellement très réussie à l'aide d'une très belle photographie noir et blanc signée Enzo Barboni ("Le fils de Spartacus", "Django", "Un train pour Durango"), de splendides décors et d'une musique composée par Ennio Morricone ("Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "4 mouches de velours gris") en personne.

Il est à noter que Mario Caiano souhaitait apporter des touches de couleur rouge au noir et blanc, mais malheureusement le budget alloué par son père, Carlo Caiano ("La Vengeance de l'Aigle noir", "Spartacus"), producteur de plusieurs films de Riccardo Freda, ne le permettait pas. Dommage? Pas sûr! Car le film est vraiment très beau ainsi... Pour l'époque, les effets spéciaux et les maquillages sont assez réussis, même s'ils prêteront sûrement à sourire chez la jeune génération, mais il faut tout de même se mettre en tête que le film date des années 60!

"Les amants d'outre-tombe" ne fait peut-être pas parti des chefs d’œuvre du cinéma gothique italien, mais il fait tout de même assurément parti de ses plus belles réussites.

"Les amants d'outre-tombe" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Les chefs d’œuvres du Gothique dans une splendide édition digipack contenant un livre de 64 pages intitulé "20 ans de cinéma Gothique italien" rédigé par Alain Petit. Le film est proposé au format 1.66, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le château du cauchemar" pour la première fois sous la forme d'un entretien, à un reportage intitulé "Le noir, le blanc, le rouge" comprenant un entretien avec Mario Caiano et Paul Muller, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection Gothique dont celle du film.

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05.08.14

06:42:18, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la suite d’une bavure, l’impulsif sergent Sharky est muté à la brigade des moeurs. Chargé d’une affaire de meurtre, il découvre un vaste réseau de call-girls et affronte un redoutable baron du sexe.

Mon avis :

"Sharky's Machine"!!! Ah, je revois immédiatement la splendide affiche où l'on voyait Burt Reynolds avec son gros flingue et en fond la splendide Rachel Ward avec sa robe transparente, une affiche promettant un thriller à la fois violent et hot! Un thriller comme je les aime en somme! L’éditeur Rimini Editions ayant racheté le catalogue d'Aquarelle, le film ressort avec une nouvelle jaquette, mais le contenu reste par contre identique...

Sorti chez nous sous le titre "L'anti-gang", "Sharky's Machine" est le troisième long-métrage réalisé par Burt Reynolds ("Navajo Joe", "Délivrance", "Plein la gueule", "Gator", "Cours après moi shérif", "L'équipée du Cannonball", "Boogie Nights") et une fois de plus, l'acteur/réalisateur se met en scène dans un rôle bien viril comme il a eu l'habitude d'interpréter durant toute sa carrière.

Ici, il joue le rôle d'un flic de la brigade des mœurs aux méthodes musclées enquêtant sur un crime impliquant une call-girl pour laquelle il a eu un petit coup de cœur... Quoi de plus normal me direz-vous lorsqu'on voit la sublime Rachel Ward ("Les yeux de la terreur", "Les cadavres ne portent pas de costard", "Contre toute attente", "La mort sera si douce")?

L'actrice est absolument irrésistible et durant une bonne partie du film, on est comme les flics qui l'observent, béa d'admiration et de désir face à sa beauté hypnotique. Lors d'un strip-tease, la belle Rachel fera même monter la température assez haute, comblant à elle seule le manque de rythme de cette première moitié du film.

Mais au bout de 53 minutes, c'est un Henry Silva ("Le boss", "Avec les compliments de Charlie", "Le marginal", "Sale temps pour un flic") complètement halluciné qui viendra brusquement nous éveiller de ce doux rêve!

Le film prend alors un ton très différent et on entre véritablement au cœur de l’enquête. Un des points forts du film, c'est indéniablement son casting, avec en plus des trois précédemment cités, pas mal de gueules habituées aux seconds rôles et même quelques acteurs de premier plan, comme Charles Durning ("Soeurs de sang", "L'arnaque", "Terreur sur la ligne", "Tootsie"), Bernie Casey ("Dynamite Jones", "L'homme qui venait d'ailleurs", "Jamais plus jamais", "L'antre de la folie"), Earl Holliman ("La peur au ventre", "Planète interdite", "Géant"), Brian Keith ("Nevada Smith", "Cher oncle Bill", "Le juge et le pilote") ou encore Vittorio Gassman ("Les monstres", "La Tosca", "Les 1001 nuits"). Eh oui, rien que ça! Et encore je ne peux pas tous les citer!

Le film a en tous cas très bien vieilli et a même gagné un charme contrairement à d'autres films des années 80. Comme dans la plus part des films de Burt Reynolds, "Sharky's Machine" n'est pas dénué d'humour n'enlevant rien à le tension présente sur certaines scènes, notamment à la fin du film où l'acteur subit un interrogatoire assez costaud.

D'ailleurs, il est à noter que le film comporte des scènes assez violentes graphiquement très explicites. Le scénario réserve enfin quelques bonnes surprises, avec une fin tenant toutes ses promesses...

"L'anti-gang" est une bonne série B, très typée années 80, mais pas désuète... Moi, je me suis pris un petit coup de nostalgie fort agréable en revoyant ce film et je pense que cela sera le cas de beaucoup de personnes ayant connues ces années-là!

Après une première édition sortie le 7 avril 2010 chez Aquarelle, "Sharky's Machine" est ressorti sous le titre "L'anti-gang" le 4 mars cette fois chez Rimini Editions. Cette réédition DVD comporte les mêmes spécificités, à savoir le film présenté au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audios française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0 et comprenant un documentaire sur les armes des forces spéciales en bonus.

Sharky's machine (Anti-gang)

Sharky's machine (Anti-gang)
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L'anti-gang

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06:34:25, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d'une promenade en bateau, un groupe de jeunes gens se retrouve pris dans une tempête. Obligés de quitter leur embarcation les adolescents vont alors trouver refuge sur l'île de Dog Island, un lieu coupé du monde et occupé seulement par une vieille femme et ses chiens. En recherchant l'habitation de cette dernière, ils vont découvrir que l'île est jonchée de cadavres d'animaux horriblement mutilés. La peur s'installe alors d'autant plus que les jeunes gens ressentent tout autour d'eux une étrange présence qui les guette. De toute évidence quelque chose rôde sur cette île, quelque chose qui rampe, qui hurle et qui a faim !

Mon avis :

Il y a des films comme ça qui ont fait fantasmer bon nombre de jeunes amateurs de pelloches horrifiques de ma génération... On en entendait parler dans Mad Movies, dans les cours de récréations, les affiches ou jaquettes, souvent très réussies, nous faisaient rêver, certains d'entre nous avaient eu la chance de les voir en vidéo et nous faisaient baver en nous racontant les scènes chocs... Ce fût le cas pour ma part de films comme "Montclare, rendez-vous de l'horreur" (Ah, cette petite fille au ballon rouge!), "Toxic Avenger" (Le fameux éclatage de tête...), mais aussi de "Humongous"...

La très belle affiche et l'accroche utilisée sur celle-ci, « It's loose... It's angry... and it's getting hungry! » traduit en France par « Ça rampe... ça hurle... et ça a faim... » auront évidemment marqué et fait fantasmer de nombreux jeunes des années 80. Connu aussi sous le titre "La Malédiction de l'île aux chiens", ce film mis en scène par Paul Lynch ("La cinquième dimension", "F/X, effets spéciaux", "Poltergeist, les aventuriers du surnaturel", "The Keeper"), qui avait réalisé deux ans auparavant le célèbre "Prom Night" avec Jamie Lee Curtis, sort enfin en DVD dans une édition collector limitée à 1000 exemplaires chez l'éditeur Orléanais Uncut Movies.

Le film débute par une scène de viol très réussie où l'agresseur se fait ensuite becqueter par un clébard! Bon, pour « apprécier » la scène, qui est assez dérangeante, mieux vaut voir le film dans sa version originale, car le doublage français est assez catastrophique. Pour tout dire, lors du viol, on a l'impression de regarder un film de boules lorsqu'on le regarde dans sa version française! Autant dire que cela casse un peu le côté glauque de la scène!

Après un générique très réussi et complètement décalé, l'action prend place 36 ans plus tard, avec une bande de jeunes se retrouvant, suite à un naufrage causé par un jeune con, sur une île isolée habitée par une vieille femme et ses chiens... Évidemment, on devine rapidement que la vieille femme en question, c'est notre femme violée du début du film, probablement traumatisée par l'agression, mais en revanche, là où le film surprend, c'est que la menace ne viendra pas vraiment des chiens, comme on aurait pu l'imaginer, mais de l'horrible rejeton, fruit de cette relation forcée.

Bon, il faut reconnaître que les acteurs ne sont pas très bons, en fait on remarquera surtout le joli minois de Janet Julian ("New York, 2 heures du matin", "Choke Canyon", "The King of New York", la série "Swamp Thing"). En revanche, même si cela reste un slasher assez mineur, le film bénéficie d'une ambiance malsaine plutôt réussie et d'une photographie et d'une mise en scène assez soignées.

Le monstre sera par contre graphiquement pas top, mais on ne l'apercevra finalement que très peu et à la fin du film. Là, en revanche où le film déçoit un peu, c'est par ses meurtres trop souvent filmés hors-champ! Dommage, mais la fin nous offre toutefois quelques meurtres assez sympathiques...

Malgré ses faiblesses évidentes, "Humongous" reste un petit slasher fort attachant qui ravira, je pense, tout comme moi, les nostalgiques de cette époque ô combien bénite en matière de films d’horreur...

"Humongous" est sorti en DVD mi-juin chez Uncut Movies dans une édition collector limitée à 1000 exemplaires. Le film est présenté au format 1.78, 16/9 avec pistes française et anglaise en mono. Les bonus se composent d'une galerie photos, d'une version alternative de la scène du viol, du trailer original et de bandes annonces de l'éditeur.

Vous pouvez également suivre l'éditeur sur sa page facebook... Pensez-y!

Humongous

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11.07.14

07:05:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Shania n'a qu'une seule passion : la course de vitesse. Lors d'une rencontre, elle se qualifie pour les Championnats du Monde. Faisant maintenant partie des espoirs de l'athlétisme anglais, elle doit faire équipe avec Lisa, une autre jeune athlète très ambitieuse. Mais entre rivalités et jalousies, le sprint final pour décrocher la médaille d'or ne sera pas sans obstacle.

Mon avis :

Avec tous ces films que je vois actuellement sur le sport, je vais peut-être m'y mettre... Nan, je déconne! Les femmes adorent les gars un peu bedonnant! Euh, enfin, je crois? Bon, trêve de plaisanteries! "Fast Girls" est un film indépendant qui nous vient d'Angleterre, ayant pour sujet le relais 4 x 200 mètres féminin. Même s'il y en a, ce n'est quand même pas si courant que ça les films traitant de l’athlétisme! Et celui-ci le fait plutôt bien, malgré, comme c'est souvent le cas pour ce genre de films, son côté un peu trop prévisible.

Avec "Fast Girls", le réalisateur Regan Hall signe ici son premier long-métrage après s'être fait remarquer pour ses films dans la mode pour des marques comme Dolce & Gabbana et Swarovski, mais aussi grâce à son court métrage "3 Hours".

Le scénario est assez classique, il s'agit d'une histoire de rivalité entre deux jeunes athlètes, Shania Andrews d'une part, interprétée par Lenora Crichlow ("Wilderness", "Being Human, la confrérie de l'étrange"), une jeune métisse issue des quartiers et qui vit une situation familiale très compliquée et Lisa Temple, interprétée par Lily James ("Journal intime d'une call girl", "La colère des Titans", "Broken"), une « fille à papa » idolâtrée et surprotégée par celui-ci, lui-même ancien champion et ne supportant pas l’échec...

Lisa, la championne en titre, fait déjà parti de l'équipe du relais, mais ce n'est en revanche pas le cas de Shania (mais pas pour longtemps, comme on peut s'en douter...). Mais bien entendu, Lisa et son père vont tout faire pour qu'elle n'en fasse pas parti! Tout est très prévisible dans le film, les hauts, les bas, les échecs, les désillusions, les accidents, les victoires, les amitiés, les amourettes, mais le principal est là, cela fonctionne et on se laisse totalement embarquer par les personnages!

En plus des deux héroïnes, on remarquera principalement la présence de Noel Clarke ("Seule la mort peut m'arrêter", "Doctor Who", "Centurion", "Star Trek: Into Darkness"), ici à la fois acteur et scénariste, dans le rôle du coach de l'équipe, Philip Davis ("Le Bounty", "Alien 3", "Chronique d'un scandale") dans le rôle du premier coach de Shania, Rupert Graves ("Chambre avec vue", "The Extremists", "V pour vendetta") dans le rôle de David Temple, le père de Lisa et Bradley James ("Merlin") dans le rôle du beau gosse de service faisant ici office de physiothérapeute de l'équipe.

Le fait que cela soit un film anglais se ressent pas mal notamment par rapport à la lutte de classe assez prononcée symbolisée par les deux athlètes... "Fast Girls" bénéficie autrement d'une photographie assez soignée, d'un rythme bien géré (On ne s'ennuie pas un seul instant!) et d'une bande originale qui devrait ravir les ados, avec des titres d'Emeli Sandé, Labrinth ou encore Example.

Malgré son côté très prévisible et un peu cliché, "Fast Girls" est plutôt une agréable surprise qui devrait ravir les amateurs d’athlétisme, mais pas seulement...

"Fast Girls" est sorti le 1 juillet 2014 en DVD chez Zylo dans une édition minimaliste, proposant le film au format 1.85, 16/9 avec une unique piste française Dolby Digital 2.0 et sans le moindre bonus alors que l'édition anglaise proposait quant à elle un making of, des interviews de l'équipe, un doc sur la première anglaise du film et la bande annonce.

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

Crédits photos : © ZYLO 2014 - Tous droits réservés

Fast girls

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10.07.14

07:04:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200



Synopsis :


Larry Black est obsédé par la recherche des Panthères de Java en Indonésie, une espèce en voie d’extinction et particulièrement dangereuse. Il s’enfonce dans la jungle, à leur recherche. Des corps d’animaux décapités parsèment la route. Des traces étranges l’entrainent de plus en plus loin. Des signes de croyances locales morbides apparaissent. Des bruits effrayants déchirent la nuit. Une ombre rôde et se rapproche... inexorablement.



Mon avis :


Le réalisateur australien Andrew Traucki ("Black Water", "The Reef", "The ABCs of Death") nous avait très agréablement surpris avec son premier film et avait réussi à nous convaincre une seconde fois avec son deuxième long-métrage. Pour son troisième film, qui devrait normalement clôturer sa trilogie animale, le réalisateur s'essaye au « found footage », un exercice qui malheureusement s'avère souvent décevant, même si c'est, la plus part du temps, très rentable, car n'engageant en général que peu de moyens... Avec "The Jungle", cela va malheureusement être le cas une nouvelle fois!



Partant d'un scénario on ne peut plus simple, un spécialiste des félins partant en expédition dans la jungle afin de filmer une espèce rare de panthère (La panthère de Java pour être plus précis!), "The Jungle" met pas mal de temps à se mettre en place avec notamment les préparatifs de l'expédition et l'avancée dans la jungle où il ne se passe pas grand-chose et cela pendant un bon bout de temps...



Le film se compose des images censées être celles de la vidéo de l'expédition. On y découvre Larry Black, interprété par Rupert Reid ("Hartley, coeurs à vif", "Matrix Reloaded", "Matrix Revolutions"), spécialiste donc des félins, accompagné de son frère Ben, qu'on ne verra quasiment pas puisqu'il sera derrière la caméra, puis après une rapide présentation de leurs préparatifs en Australie, leur arrivée en Indonésie.



Sur place, on fera connaissance avec l'équipe locale et le guide, mais avant le départ pour l'expédition, le réalisateur prendra soin de nous parler des croyances locales et notamment de leur peur d'un démon des forêts... Comme on peut s'en douter, rapidement, les locaux ne seront pas très chauds pour continuer alors que Larry voudra coûte que coûte poursuivre l'expédition jusqu'à ce qu'il réussisse à filmer sa fameuse panthère afin de pouvoir en prouver l'existence. Après tout, cela peut se comprendre, c'est lui qui paye le projet!



Bon, l'action va mettre vraiment du temps à se mettre en place et du coup, ce ne sont pas les petits indices macabres ou intrigants que nous découvrirons ici et là qui feront monter la pression... Autant dire que le trouillomètre ne montera pas bien haut et cela jusqu'aux dernières minutes qui n'occasionneront des sueurs froides qu'aux plus peureux!



Franchement j'en attendais quand même plus de la part d'Andrew Traucki... Car malgré un beau travail sur le son, le résultat est tout de même assez décevant. Seul point réellement positif, le film est malgré tout pas trop mal filmé et n'est donc pas aussi désagréable à suivre qu'un film comme "Le Projet Blair Witch"!



Déception donc pour ce troisième long-métrage du pourtant talentueux réalisateur australien! Espérons qu'il fera mieux la prochaine fois et qu'il laissera tomber le « found footage »!



"The Jungle" est sorti le 25 juin 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD & VOD au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et françaises DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0. Niveau bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, la bande annonce et celles de "SX Tape", "The Colony" et de "L'arène" avant le menu...



The jungle

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09.07.14

07:04:07, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L'employé d'un magasin de cassettes vidéos tombe sur les plans de conquête de la Terre d'un alien, qui consistent à faire un lavage de cerveau aux personnes qui regardent un film de science-fiction des années 1950. Avec ses amis, il entreprend de récupérer toutes les cassettes contaminées dans le monde entier.

Mon avis :

Il y a des films comme ça que l'on désespère de voir sortir un jour en DVD ou mieux encore en Blu-ray... C'est le cas notamment de "Meurtres En V.H.S" de Jeff Lieberman ("La nuit des vers géants", "Le rayon bleu", "Survivance", "Au service de Satan"), jusque là uniquement sorti chez nous en V.H.S. Mais pour les anglophones, le film a enfin été édité à l’occasion de son 25ème anniversaire, qui plus est, dans les deux formats, par le réalisateur en personne, dans une édition limitée à 1000 exemplaires pour chaque support...

Quel bonheur de redécouvrir enfin ce film! Dès la première scène, j'ai été happé par l'ambiance de celui-ci. Ça commence par une scène directement inspirée des vieux films de Science-fiction en noir et blanc des années 50. Cette scène qui figure en fait sur une cassette vidéo va s’avérer fort dangereuse, puisqu'elle s’avérera fatale pour quiconque la regardera...

C'est avec bonheur que l'on retrouve dans ce film, la charmante Jennifer Tilly ("Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky", "Tideland"). Malheureusement pour nous, la fameuse cassette va rapidement éliminer le personnage incarné par Jennifer Tilly, qui a en fait ici un rôle secondaire. C’est en fait Kevin Dillon ("Platoon", "Le blob", "War Party", "Les Doors", "Absolom 2022"), accompagnée de Deborah Goodrich ("Week-end de terreur", "Survival Game"), qui sont dans ce film les têtes d'affiches.

Les deux jeunes gens vont, durant tout le film, tout faire pour détruire toutes cassettes existantes. Le scénario est certes assez léger, mais il est tout de même assez original et tient assez bien la route malgré un côté assez rétro. Le film est en effet très marqué années 80, mais cela lui donne un certain charme, probablement nostalgique en ce qui me concerne, mais je suis certain que beaucoup d'amateurs de séries B de ma génération seront également ravis de se replonger dans cette époque bénite. Je me suis en tous cas bien amusé à le revoir, malgré son côté donc un peu désuet et j'ai même trouvé qu’il avait plutôt bien vieilli malgré des effets spéciaux forcément un peu cheap...

Il faut dire que le tournage fût apparemment assez compliqué en raison notamment du manque de moyens dont a bénéficié le réalisateur. D'ailleurs cette expérience fût assez douloureuse pour Jeff Lieberman qui du coup mis longtemps à s'en remettre et à se relancer dans un nouveau long-métrage de fiction... Niveau casting en dehors des acteurs cités précédemment, on remarquera surtout la présence de Bert Remsen ("John McCabe", "Sale temps pour un flic", "TerrorVision", "Dallas", "Bodyguard") dans le rôle de Bill Denver. Il y aurait pu y avoir également Johnny Depp, puisqu'il fit le casting du film, mais celui-ci ne fût pas retenu...

Pas sûr que cette petite série B très ancrée dans les années 80 arrive un jour chez nous sur support numérique, alors ne manquez pas cette très belle réédition collector si vous avez quelques notions d'anglais, car le film vaut tout de même le coup d’œil et il est de plus aisément compréhensible.

S'il vous est toujours possible de trouver le film en VHS, je vous conseille quand même fortement de vous orienter vers cette réédition DVD et Blu-ray, que vous pouvez vous procurer directement auprès du réalisateur via son site internet.

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08.07.14

07:03:18, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans les Caraïbes, un bateau de croisière accoste près d’une île abandonnée... Un virus mortel fait alors son apparition et les plaisanciers sont contraints de trouver un moyen de survie avant que cet étrange maladie ne ronge leur chair et les extermine tous.

Mon avis :

Après un très amusant et généreusement gore premier volet réalisé par Eli Roth ("Hostel", "The Green Inferno") et une suite assez décevante (Malgré une première partie de film très prometteuse...), signée par Ti West ("The Roost", "The House of the Devil"), la saga « Cabin Fever » nous revient avec un troisième volet intitulé "Cabin Fever: Patient Zero", sortant directement en vidéo, comme le précédent d'ailleurs...

Réalisé par Kaare Andrews ("Altitude", "The ABCs of Death"), "Cabin Fever: Patient Zero" semble étonnamment avoir bénéficié d'un budget plus important que les deux précédents. Ce troisième volet, qui est en fait un préquel, se démarque d'ailleurs pas mal des deux autres films par son ton nettement plus sérieux. Cela demeure un film d'horreur bien fun, à ne pas prendre bien naturellement au sérieux, mais on est assez loin de la comédie, alors que les deux autres étaient constamment à la limite entre la comédie et l'horreur.

Le film reste toutefois dans la lignée des deux autres niveau gore. Celui-ci est d'ailleurs assez généreux également à ce niveau avec des scènes bien crades qui devraient ravir les amateurs du genre. S'il surpasse sans problème le film de Ti West, il ne sera tout de même pas au niveau du film d'Eli Roth, en partie justement car il perd, en étant un peu trop sérieux, ce qui faisait la particularité des « Cabin Fever »... En ça, c'est un peu dommage!

Par contre, c'est dans l'ensemble plutôt une bonne surprise pour un DTV (Direct-to-video) et Kaare Andrews fait preuve ici d'un certain talent au niveau de la mise en scène. Pas de gros casting pour ce film (Pour les précédents non plus, vous me direz!), mais il y a tout de même quelques têtes connues comme Currie Graham ("Assaut sur le central 13", "New York Police Blues", "Pompéi") du professeur et Sean Astin ("Les goonies", la trilogie "Le seigneur des anneaux", "Borderland") dans le rôle du patient zéro.

Difficile de passer à côté de la très jolie Jillian Murray ("Sexcrimes - Partie à 4", "The Graves", "Bad Ass"), même si elle ne va pas le rester bien longtemps... On pourra regretter par contre que l'histoire mette un peu trop de temps à se mettre en place et qu'elle n'exploite pas vraiment, ou du moins suffisamment, le pitch de départ qui était pourtant intéressant.

Peut-être aura-t-on plus de réponses dans la suite prévue également pour cette année et qui devrait s'intituler "Cabin Fever: Outbreak". Il pourrait être sympa en tous cas qu'un réel lien se fasse entre ce prochain film et les deux premiers...


En attendant, "Cabin Fever 3 : Patient Zero" est un DTV bien gore avec des effets de maquillages craspecs à souhait et même si on aurait souhaité un film plus dans l'esprit des deux autres volets de la saga, les fans du genre devraient tout de même passer un bon moment...

"Cabin Fever 3 : Patient Zero" est sorti le 7 juillet 2014 chez M6 Vidéo, via Factoris Films en DVD et Blu-ray. Le DVD est au format 2.39 16/9 avec pistes française et anglais Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.39 avec une résolution AVC 1080P/24 et pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 7.1. Au niveau des bonus, on n'a le droit qu'à la bande annonce en version française. C'est peu, mais pas surprenant pour un DTV!

Cabin Fever 3 : Patient Zero

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Cabin Fever 3 : Patient Zero (Blu-ray)

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07.07.14

06:57:26, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

La navette Churchill explore un gigantesque vaisseau spatial extraterrestre où ses membres découvrent trois sarcophages. À l’intérieur, les corps d’une femme et de deux hommes. Les trois créatures se révèlent rapidement être d’authentiques vampires. Indifférente aux armes l’entité féminine sillonne Londres, transformant sa population en une horde de zombies.

Mon avis :

En 1992, Mathilda May ("La Vie dissolue de Gérard Floque", "Le Cri du hibou", "Le Chacal", "Les Infidèles") se lançait dans une carrière musicale qui ne remporta pas vraiment un franc succès. C'est lors de sa tournée promo que j'eus l'occasion de la rencontrer... C'était à la Fnac des Italiens où elle fit une séance de dédicaces en toute simplicité avec juste un affreux molosse à ses côtés! En tant qu'amateur de films d'horreur, c'est évidemment de "Lifeforce" que j'avais envie de lui parler... Eh bien, il faut avouer que cela fût la douche froide! L'actrice n'aime pas en parler et semble même en avoir honte! Pourtant, elle n'a vraiment pas à rougir d'avoir fait ce film! Mais peut-être est-ce dû au fait qu'elle se balade dans le plus simple appareil durant quasiment tout le film?

Il est vrai que Tobe Hooper ("Massacre à la tronçonneuse", "Le crocodile de la mort", "Massacres dans le train fantôme", "Poltergeist") n'a pas réalisé que des chefs d’œuvre, loin de là, surtout depuis la fin des années 80, mais celui-ci fait parti des meilleurs. Avec "Lifeforce", le réalisateur fait une première vraie incursion dans la science-fiction, avant d'y retourner l'année suivante avec "L'invasion vient de Mars".

Le film est présenté ici pour la première fois en France dans sa version intégrale et n'est donc pas intégralement doublé (Cela permet de voir en tous cas ce qu'il manquait!). On peut donc profiter de l’œuvre dans son intégralité et la réhabiliter quelque peu! Le film est relativement long, près de 2 heures, mais ce n'est pas l'action, ni les effets spéciaux qui manquent... Pour ça d'ailleurs on sera gâter avec des effets « en veux-tu en voilà » et en plus, plutôt très convaincants pour l'époque, même si certains font maintenant un peu cheap!

L'histoire est assez simple, suite à une expédition spatiale, trois vampires venus de l'espace envahissent Londres... Ce n'est bien sûr pas le scénario adapté du roman "Les Vampires de l'espace" de Colin Wilson qui fera l'intérêt du film, mais plutôt le mode de fonction de ces vampires, qui ne sont pas ici des suceurs de sang. En fait, pour vivre ceux-ci aspirent l'énergie des êtres vivants, les asséchant alors complètement. Cela donne lieu à quelques scènes assez marquantes aux effets spéciaux assez bluffants.

Et puis, il y a évidemment la beauté de la splendide Mathilda May, qui se balade nue la plus part du temps et qui a ainsi fait fantasmer toute une génération de jeunes ados dans les années 80... Génération dont je fais parti d'ailleurs! L'actrice, qui n'avait pas encore 20 ans au moment du tournage, ne parle pas beaucoup dans le film, mais pour la remarquer, on la remarque! Pourtant, elle se balade nue avec un tel naturel, que cela en a rien de choquant, un peu comme si elle se promenait dans un camp naturiste!

Niveau casting, on remarquera essentiellement autrement la présence de Steve Railsback ("Le diable en boîte", "Les traqués de l'an 2000", "Barb Wire", "Ed Gein, le boucher"), Peter Firth ("Equus", "Tess", "À la poursuite d'Octobre Rouge"), Aubrey Morris ("Orange mécanique", "The Wicker Man") et Patrick Stewart ("Excalibur", "Dune", "Star Trek: La nouvelle génération", "X-Men"). Quant au film, il s'est bonifié avec les années. En effet, son approche du vampirisme avait de quoi décontenancer en 1985, mais avec le recul, on se dit que le film était peut-être un peu trop en avance sur son temps.

Le film n'est malgré tout pas dénué de défauts, avec notamment un scénario par moments assez confus, surtout le début du film qui est quelque peu brouillon. Il souffre également de quelques longueurs, d'où l'intérêt probablement de l'avoir un peu raccourci à l'époque... Parmi les point positifs en revanche, on notera également la très belle musique d'Henry Mancini ("Diamants sur canapé", "La panthère rose", "Boire et déboires") et un final mémorable.


Malgré le poids des années, "Lifeforce" demeure une solide série B mêlant S.F. et horreur et qui contrairement à ce que l'on aurait pu craindre a plutôt bien vieilli...

"Lifeforce (L'étoile du mal)" est sorti le 3 juin chez Sidonis Calysta en DVD et Blu-ray. Le DVD est présenté au format 2.35 16/9ème avec pistes française Dolby Digital 2.0 (sous-titres français sur les scènes non doublées) et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution 1080i AVC et contient des pistes dts-HD Master Audio 2.0 pour la française (sous-titres français sur les scènes non doublées) et 5.1 pour l'anglaise. Les deux éditions proposent en guise de bonus, « Tobe Hooper entre SF et gothique » un documentaire écrit par Marc Toullec et présenté par Linda Tahir Meriau (2014 - 17’01”), une galerie photos (1’15”)et la bande-annonce (1’58” - VO sans sous-titre).


Note de l'éditeur :
Couleur et pistes audio VF/VO restaurées.
Le film étant présenté dans sa version Director’s Cut jamais doublée intégralement en France, les passages inédits sont uniquement en version originale sous-titrée.
Bien que la durée vidéo soit de 111’36”, il s’agit bien de la version Director’s Cut de 116 minutes dans un master « PAL Speed-up » d’où la différence de durée.




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04.07.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ce voyage, c'est celui de Jack Thaneros. Citadin, mari, père de famille, il décide de quitter le stress de sa vie d'avant et prend la route pour trouver un nouveau souffle dans une Nature qu'il ne connaît pas encore... et peut-être pas assez.

Mon avis :

Après "Fils de bûcherons", un court métrage complètement loufoque, le duo Anthony Raucy / Matthieu Robinet revenait en 2012 avec "Nomad Lucidity", un court à l'ambiance radicalement différente, mais où également, la nature jouait un rôle important...

Exit la Meuse cette fois, "Nomad Lucidity" a été réalisé dans le nord canadien en décembre 2011 alors que le duo était parti vivre là-bas. On y découvre un jeune citadin, qui un jour quitte la ville pour se rendre en forêt afin de défier la nature, marchant par exemple sur un étang gelé où la glace est en train de fondre ou essayant ensuite de briser la glace qui se trouve sous ses pieds comme s'il voulait jouer avec sa vie. Seulement au moment où il se rend compte que celle-ci est plus forte que lui, on imagine qu'il reprend enfin goût à la vie et qu'il réussit à évacuer tout ce qu'il avait au fond de lui...

Du moins, voilà ce que moi j'en ai tout d'abord perçu! Car "Nomad Lucidity" est avant tout un court qui se ressent, plus qu'il ne se comprend. D'ailleurs les intentions des réalisateurs seront quelque peu différentes, mais pas forcément très claires. En fait, au début du film, le personnage de Jack Thaneros (Nom associant celui de Thanatos personnifiant la Mort et celui de Éros personnifiant l'Amour) est en train de se raser et on entend des voix d'enfants laissant entendre que celui-ci à une vie de famille, ce qui n'est franchement pas très aisé à comprendre. Le jeune homme est en fait follement amoureux d'une jeune femme, Mallory, qui n'est évidemment pas sa compagne, ce qui le rend « fou »...

Eh bien, sincèrement, si quelqu'un arrive à deviner tout ça sans avoir pris connaissance des notes d'intentions, je lui tire mon chapeau! Mais est-ce que cela a réellement de l'importance? Pas vraiment! Car "Nomad Lucidity" est avant tout un court métrage musical, visuellement très beau et c'est tout ce qui compte! La musique signée Gaëlle Perez et Moon Rambler est vraiment très belle et accompagne à merveille les splendides images de cette nature boisée pourtant à la limite des habitations. Les deux réalisateurs rendent ici un bel hommage à la beauté de cette région du Canada comme pour la remercier de ce qu'elle leur a offert durant les mois passés là-bas. Par contre, c'est un film à voir plusieurs fois afin d'en saisir toutes les subtilités...


"Nomad Lucidity" est un court laissant entrevoir le talent très prometteur de ses deux réalisateurs qui devraient nous proposer de nouvelles choses très intéressantes à l'avenir...

Si "Nomad Lucidity" vous tente, il est visible sur YouTube, alors profitez-en! Et n'hésitez pas à donner votre avis ou à en parler sur sa page facebook...

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03.07.14

07:54:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Deux ravissantes sœurs vampires vivent séparément dans une immense maison d'été dans le Connecticut. L'une d'elles a une liaison avec un scénariste qui souhaite la rejoindre dans l'immortalité. Cependant, l'autre sœur débarque dans leur existence et chamboule tout. Sa présence maléfique va anéantir peu à peu leur couple.

Mon avis :

Vendredi 13 juin 2014, je me rends sur les Champs-Élysées où "Kiss of the Damned", le premier long-métrage de fiction de Xan Cassavetes ("Z Channel: A Magnificent Obsession"), est projeté au Champs-Élysées Film Festival en présence de deux des comédiennes françaises du film. La salle est loin d'être pleine, mais je vais m’asseoir au milieu de celle-ci, près d'un vieux monsieur avec une canne. Ce dernier me dit poliment « Bonsoir » et alors je m'aperçois qu'il s'agit du réalisateur Bertrand Tavernier ("Le juge et l'assassin", "La mort en direct", "Coup de torchon", "L.627", "Dans la brume électrique") que je ne m'attendais certainement pas à voir dans une salle projetant un film de genre. Mais il faut dire que Joséphine de La Baume ("Un jour", "Johnny English, le retour", "Rush"), qui tient ici le rôle principal a joué dans "Quai d'Orsay", son dernier long-métrage et dans "La princesse de Montpensier", son film précédent... Quelques minutes plus tard, Joséphine de La Baume justement, accompagnée d'Anna Mouglalis ("La captive", "Novo", "Romanzo criminale", "Coco Chanel & Igor Stravinsky") viennent brièvement présenter le film avant que celui-ci commence...

Il est assez étonnant de voir la fille de John Cassavetes ("Faces", "Husbands", "Meurtre d'un bookmaker chinois") et de Gena Rowlands ("Une femme sous influence", "Un tueur dans la foule", "Gloria") s'attaquer à un film de genre. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m'y attendais pas! Surtout que ses références pour ce film, si l'on en croit l'actrice principale, sont Dario Argento et Jean Rollin! Oui, vous avez bien lu! C'est d'ailleurs peut-être l'une des raisons pour lesquelles elle a choisi nos petites frenchies comme vampires... La réalisatrice nous livre en tous cas un film de vampires aux antipodes de ce qu'on a l'habitude de nous proposer actuellement avec les "Twilight" et autres "Vampire Diaries".

D'ailleurs "Kiss of the Damned" a vraiment sa propre identité. Par certains côtés, il m'a même quelque peu fait penser aux films du duo Hélène Cattet & Bruno Forzani ("Amer", "L'étrange couleur des larmes de ton corps"), notamment par son approche esthétique et surtout son utilisation de la musique. On n'est évidemment pas dans un giallo, mais la musique s'en rapproche parfois par son côté très seventies... On pense également au film de Tony Scott, "Les Prédateurs" par certains côtés. C'est un film romantique, très charnel, avec des rapports sexuels très bestial, ce qui nous change quand même des "Twilight" & Co!

Il faut dire que nos deux petites françaises, Joséphine de La Baume et Roxane Mesquida ("Sheitan", "Une vieille maîtresse", "Rubber", "Kaboom") se sont données corps et âmes pour le film, n'hésitant pas à se dévoiler lors de scènes à l'érotisme assez sauvage. L'histoire repose essentiellement sur la rivalité qui oppose les deux sœurs, l'une représentant la vieille école (Du moins celle dans le film!) et essayant le plus possible de respecter la ligne de conduite que se sont imposés les vampires et donc de se nourrir que de sang animal, l'autre représentant la nouvelle vague, rebelle et revenant aux origines du vampirisme, c'est-à-dire des prédateurs assoiffés de sang humain et usant de leur charme pour appâter leurs proies.

C'est avant tout un film qui se ressent, avec un rythme assez lent et puis de temps en temps, il y a quelques fulgurances assez violentes qui surprennent le spectateur, qui soit pouvait être en train de s'endormir, soit était littéralement envoûté par celui-ci. Pour ce qui est du casting, Joséphine de La Baume est très belle et forme avec Milo Ventimiglia ("Cursed", "Stay Alive", "Pathology", "Heroes", "The Divide"), un très joli couple. D'ailleurs ce dernier, avec son sex-appeal, ne devrait déplaire à ces dames! Mais autrement, c'est évidemment Roxane Mesquida ("Sheitan", "Rubber", "Kaboom", "XIII: la série"), notre autre frenchie qui se fera ici remarquer par son côté à la fois très sensuel et provoquant. On pourra certes reprocher au film de manquer un peu de consistance, mais c'est quand même un beau film avec une fin assez troublante et marquante, qui restera dans les mémoires...

Même si son premier long-métrage de fiction n'est pas dénué de défauts, Xan Cassavetes montre qu'elle a du talent et surtout une approche artistique et anticommerciale du cinéma qui fait quand même vachement plaisir à voir!

Espérons que le film sorte prochainement en France en DVD, voir en Blu-ray (Cela serait encore mieux!), car franchement cela serait regrettable qu'il soit aussi peu vu chez nous... Vous pouvez par contre le visionner en VOD! (Oui, je sais! C'est une maigre consolation!) En attendant une éventuelle sortie physique, suivez la page facebook du film pour vous tenir informé!

Crédits photos : © capelight pictures

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02.07.14

07:50:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Jean-Paul Moulin est un jeune commissaire dont le look décontracté et les méthodes solitaires tranchent dans la police française. Assisté de son adjoint Guyomard, il plonge avec panache dans les enquêtes les plus périlleuses qui vont le confronter à des meurtriers, dealers et voleurs en tout genre. Sa première mission l’embarque sur les traces du tueur d’un patron d’une riche maison de couture. Le début d’une longue carrière...


Mon avis :

Précédemment sortis en kiosque dans la collection "Commissaire Moulin", les sept premiers épisodes de la série ressortent en coffret et cette fois pour certains dans leurs montages d'origine contrairement aux premières éditions...


"Commissaire Moulin, Police judiciaire" fait vraiment parti des séries françaises qui ont marqué mon enfance, notamment grâce à la musique du générique qui me faisait carrément flipper. D'ailleurs je garde en mémoire le souvenir d'épisodes assez sombres et assez angoissants qui sortaient vraiment du lot par rapport aux autres séries françaises... C'est donc avec une immense joie que j'ai redécouvert ces premiers épisodes! Eh bien, "Ricochets" le tout premier épisode de la série, qui a été diffusé la première fois le 4 août 1976, m'a quelque peu laissé dubitatif... D'abord car la série a pas mal vieilli, que les scènes filmées en studio sont vraiment laides et jurent comparées à celles filmées en milieu naturel et qu'il n'y a pas la moindre angoisse dans cet épisode, qui au contraire comporte pas mal d'humour!


L'histoire autrement tient la route et on retrouve avec plaisir un Yves Rénier ("Diabolo menthe", "Frantic", "Les Anges gardiens", "Mortel Transfert") jeune et déjà très charismatique, secondé par l'inspecteur Pierre Guyomard, joué par Guy Montagné ("Elle voit des nains partout!", "P.R.O.F.S", "Paulette, la pauvre petite milliardaire"). Cet épisode comporte en outre parmi ses acteurs principaux, Jean-Claude Dauphin ("Le Choix des armes", "Adieu la vie", "L'Insoutenable Légèreté de l'être"), dont la relation avec le commissaire Moulin sera assez intéressante, très éloignée des relations policier/criminel habituelles... Un bon épisode au final, même s'il faut s'habituer au style pas très esthétique des scènes en studio et ne pas être trop regardant sur la mise en scène qui laisse tout de même à désirer.


Même soucis pour le deuxième épisode, "La surprise du chef", dont les scènes en studio jurent vraiment par rapport aux autres, dû notamment à l'éclairage et aux prises de son. Donc là, encore il faudra s'habituer! En dehors de ça, l'épisode est plaisant avec une enquête où l'on a le plaisir de retrouver quelques gueules du cinéma français comme Michel Beaune ("L'héritier", "Flic ou voyou", "Le battant", "L'arbalète"), que l'on retrouvera d'ailleurs par la suite dans deux autres épisodes du « commissaire Moulin » et Marcel Cuvelier ("Ascenseur pour l'échafaud", "Le doulos", "Le grand Meaulnes", "Les nouvelles aventures de Vidocq"). D'ailleurs il est amusant de constater que les deux acteurs ont d'autres films en commun comme "L'aveu", "L'héritier" ou encore "Stavisky...".


Dans le rôle de l'ami de Moulin, on retrouve également Jean-Luc Moreau ("Eaux profondes"), surtout connu comme metteur en scène et pour son rôle de Guccio Baglioni dans "Les rois maudits". La mise en scène n'a rien de très folichonne cette fois encore, mais on remarquera tout de même une assez jolie scène où des enfants découvre un cadavre... Même si ces deux premiers épisodes se laissent voir sans déplaisir, je ne retrouvais en tous cas pas l'ambiance angoissante qui m'avait tant marqué! Je commençais même à me demander si ce n'était pas le fruit de mon imagination... On se fait souvent des films quand on est môme!


Heureusement, "La peur des autres", le troisième épisode va me rassurer et me ramener directement dans mon enfance avec une atmosphère bien angoissante, à la limite de l'épouvante dans sa dernière partie. Là, encore les quelques scènes filmées en studio jurent un peu par rapport au reste, mais autrement on se laisse happer par cette sombre histoire de meurtre. Pierre Vernier ("Rocambole", "Michel Strogoff", "I... comme Icare", "Le marginal") y est vraiment excellent!


Dans le rôle de Jocelyne, la petite amie de Moulin, on retrouve Catherine Morin ("Peur sur la ville"), une actrice qui avait je trouve physiquement un petit côté à la Sophie Marceau. Mais on remarquera également la présence de têtes bien connues du cinéma et de la télévision française comme Jeanne Herviale ("Comment réussir quand on est con et pleurnichard", "Série noire", "Les Oreilles entre les dents") ou Jean-Pierre Castaldi ("R.A.S.", "Pour 100 briques t'as plus rien...", "Promotion canapé", "Profil bas").


Le cinquième épisode, "L'Évadé" est un épisode en tous points palpitant, parfaitement rythmé avec en prime un très beau duo flic/voyou formé par Yves Rénier et Jean Franval ("Le Cercle rouge", "Les Égouts du paradis", "Black Jack"), dont la stature est impressionnante. Quelques petites touches d'humour, comme le fait que la copine de Moulin occupe constamment le téléphone, sont assez bien vues et surtout enfin, il n'y a plus de différences visuelles entre les différentes scènes...


Il y a donc un réel tournant avec cet épisode, car il faut l'avouer, ces différences entre scènes filmées en studio et celles filmées en décor réel étaient assez déplaisantes. Vous allez me dire, tiens, il a zappé le quatrième épisode! Eh bien, non, pas vraiment! En fait, les deux épisodes sont inversés sur l'édition DVD et le quatrième arrive donc après.


Ce quatrième épisode intitulé "Choc en retour" se passe dans le milieu d'une secte et comportera même des éléments qu'on pourrait croire à un moment paranormaux. Dans cet épisode, on notera surtout la présence de Paul Crauchet ("L'armée des ombres", "Le cercle rouge", "Flic Story", "La traque") dans le rôle du gourou et la musique de Pink Floyd qui est assez présente et bizarrement non créditée au générique...


Pour le sixième épisode, "Marée basse", direction le Morbihan, Belle-île plus précisément, où Moulin revient passer des vacances sur l'île où il a passé une partie de son enfance. Malheureusement pour lui, celles-ci ne vont se passer comme prévu et rapidement il va tomber sur un premier cadavre...


Là encore la série opère un nouveau tournant avec un changement de look lié à cette année 77. Fini les cheveux un peu longs et le look très marqué années 70 et bienvenue par contre au disco! Il semble même s'être passé quelques mois entre cet épisode et le précédent tant il y a du changement! D'ailleurs, Jocelyne, sa petite amie n'est plus avec lui et on se demande d'ailleurs ce qui s'est passé... Probablement en a-t-elle eu marre de cette vie à l'attendre? Comme dans le cinquième épisode, la mise en scène est bien meilleure et on sent que la série prend enfin son envol avec qui plus est des moyens plus importants. On a même droit à quelques effets spéciaux, certes pas très convaincants, mais quand même...


A la fin de l'épisode, il y a même une scène où Yves Rénier et son ami d'enfance, joué par Gérard Darrieu ("Z", "Mais ne nous délivrez pas du mal", "Le Professionnel"), qu'on retrouve ici pour la seconde fois après "Ricochets" où il tenait un tout autre rôle, sont doublés, cette même scène avec les effets spéciaux d'ailleurs et là encore c'est très visible, mais typique des films de cette époque... On sent en tous cas qu'on a voulu aller vers quelque chose de plus spectaculaire.


L'intrigue tient en tous cas bien en haleine malgré le fait qu'elle soit un peu trop prévisible. Parmi le casting, on remarquera plusieurs acteurs très connus, notamment Michel Peyrelon ("R.A.S.", "Dupont Lajoie", "Adieu, poulet") au jeu toujours aussi particulier, Vernon Dobtcheff ("Le Sauvage", "L'Espion qui m'aimait", "Le Nom de la rose") et Bernard Alane ("Hibernatus", "Sur mes lèvres", "Dans ma peau"), mais également l'actrice et réalisatrice Diane Kurys ("Diabolo menthe", "Coup de foudre", "La Baule-les-Pins"), qui a ici une petite aventure avec notre commissaire.


"Petite hantise", le septième et dernier épisode de ce coffret nous emmène en Normandie chez la tante de Moulin où il se passe de bien curieux phénomènes. Ici, on aura le droit à une réelle incursion dans le fantastique avec des manifestations paranormales très inquiétantes, mais mis en scène avec pas mal d'humour, ce qui désamorcera quand même pas mal l'impact, même pour des enfants...


Évidemment, celles-ci auront une explication très rationnelle, mais par contre peu convaincante, laissant ainsi planer un certain doute! Dans cet épisode, on notera principalement la présence de Tsilla Chelton ("Tatie Danielle", "La soif de l'or", "Persécution") et de Louison Roblin ("Les galettes de Pont-Aven", "Comme la lune").


Même si je n'ai pas forcément retrouvé le côté assez angoissant dont j'avais le souvenir, cette plongée dans le passé m'a procuré malgré tout beaucoup de plaisir et il me tarde déjà de pouvoir redécouvrir prochainement la suite de cette première saison d'une série qui avait donné un sérieux coup de jeune aux séries policières en France...


Ce volume 1 de la première saison de "Commissaire Moulin, Police judiciaire" est sorti en DVD le 25 avril chez Elephant Films. Les 7 épisodes qui composent ce coffret sont au format respecté 1.33 4/3 (En dehors d'un épisode qui est étrangement en 16/9, mais qui passe toutefois correctement sur mon téléviseur...) avec pistes françaises mono. 7 épisodes repartis sur 5 DVDs, un sur les trois premiers et deux sur les deux suivants. Pas grand-chose à se mettre sous la dent niveau bonus, essentiellement une galerie photos et des bandes annonces de l'éditeur situées sur le premier disque. Par contre, les prochains coffrets devraient contenir des bonus exclusifs...


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01.07.14

07:27:11, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Il y a bientôt deux ans (Eh oui! Déjà!), le réalisateur Julien Richard-Thomson répondait à mes questions sur sa carrière et ses projets. Alors que son nouveau film, "Korruption" est actuellement en chantier, celui-ci fait depuis quelques jours polémique... Une polémique qui ne semble pas avoir lieu d'être, mais qui prend des proportions absolument hallucinantes! Afin, que Julien puisse s'exprimer et clarifier la situation, je lui ai posé quelques questions auxquelles il m'a répondu immédiatement :

Bonsoir Julien! Tu es actuellement en train de tourner ton nouveau long métrage, qui s'intitule "Korruption", dont certaines scènes ont déjà été tournées notamment dans l'Hôtel de Ville d'Asnières et qui malheureusement fait déjà pas mal polémique, alors qu'il est loin d'être terminé... Peux-tu nous expliquer ce qu'il se passe?

En effet deux scènes sont tournées dans cette mairie, qu'on a transformé en tribunal pour l'occasion. Nous avions obtenu toutes les autorisations nécessaires des services municipaux. Hélas, un nouveau maire (de droite très dure) est arrivé aux manettes en avril et a décidé de se servir de notre tournage pour tenter de discréditer son prédécesseur par une opération médiatique d'envergure. Il a donc inventé que nous avions tourné des scènes porno, et a lancé une campagne de presse diffamatoire qui, tu imagines bien, a totalement surpris l'équipe du film! Quand les actrices ont appris qu'on les accusait de faire du X, elles ont cru à une mauvaise blague...

Tu n'as jamais versé dans le porno dans aucun de tes films, pourtant certains journalistes n'hésitent pas à parler de porno soft en parlant de ton nouveau film... Penses-tu qu'il s'agisse de journalistes mal informés ou bien au contraire de journalistes complices de cette campagne diffamatoire?

Le premier qui a "dégainé " est en effet un journaliste complice de cette campagne, c'est difficile à prouver en justice mais il n'y a aucune doute. Ensuite, la rumeur s'est propagée comme une traînée de poudre car chacun sait bien que les médias ne prennent pas souvent le temps de vérifier les infos. Quand bien même ils vérifient, ils préfèrent toujours privilégier la version scandaleuse pour attirer l'attention. Ainsi, même des journalistes qui ont parfaitement compris de quoi il retournait ont joué sur des gros titres racoleurs et choquants. Mais c'est la loi des médias. Il y a quand même des journaux qui ont fait des articles sérieux comme Metronews, Ouest France, et même Le Figaro (alors que c'est un journal "de droite" donc qu'on aurait pu croire acquis à la cause du maire) et quelques autres. Mais la plupart ont titré sur mon "film porno" pour appâter le lecteur. Face à une rumeur on sait hélas qu'il y a peu de choses à faire, ça ne dure pas, l'ennui c'est qu'il reste ensuite des traces sur internet par exemple. Quiconque tapera "Korruption" dans un moteur de recherche tombera sur cette polémique dégoutante.


Peux-tu nous parler plus en détails de "Korruption" qu'on comprenne mieux d'où peut venir cette polémique?

C'est une comédie un peu loufoque, avec des personnes haut en couleurs, un peu dans le ton de Jean-Pierre Mocky ou Bertrand Blier avec aussi un brin de Tarantino pour le côté un peu "grindhouse" que je compte donner au film. Sur le fond, l'histoire narre les aventures de deux sœurs tombées aux mains d'une mafia, alors qu'en même temps une politicienne d'extrême-droite mène campagne électorale à la tête d'une milice armée de lance-flammes. Je suis très fier de ce scénario qui a souvent suscité l'enthousiasme de ceux qui l'ont lu. Sous forme d'une comédie grinçante je dénonce la corruption, l'argent-roi, l'exploitation des femmes par des mafias etc… Le maire d'Asnières a-t-il cru que je le visais personnellement, lui qui a déjà été condamné lourdement dans des affaires de marchés publics? Si c'est le cas il s'est trompé car mon film est une pure fiction qui n'a rien à voir avec des faits réels.

Il paraît évident que ces accusations ne reposent absolument sur rien. A ton avis quel intérêt peut avoir Monsieur Aeschlimann à attaquer ainsi ton film alors que finalement cela ne peut que te faire de la pub et qu'il risque de se ridiculiser publiquement?

En effet, chaque heure qui passe voit ce "hoax" se dégonfler comme une baudruche nauséabonde. Et les soutiens affluent pour me soutenir face à ce politicien qui se croit au dessus de lois. J'ai bien sûr porté plainte pour faire cesser la calomnie et protéger mon équipe, mes comédiens surtout. Derrière ce coup monté, il y a en réalité une vengeance personnelle de ce maire contre son prédécesseur dont je suis proche. Il prend en otage un film et des artistes qui n'y sont pour rien dans ses manœuvres. Mais toute l'équipe est déterminée à se battre pour trouver le financement qui manque encore pour finir le tournage et sortir le film dès que possible! J'espère fin 2014 ou début 2015.

Parlons un petit peu DVD! Tu dois sortir prochainement une compilation de courts-métrages. Peux-tu nous en parler?

J'édite une compilation de films de zombies qui sortira le 2 septembre en DVD, "Zombie Club Special Cocktail". Et fin 2014 je sortirai une autre compilation, une sorte de film à sketches comique, 100% "feel-good movies" avec quelques grands noms du rire!

Bon courage Julien! En espérant que la lumière soit faite rapidement et que cela ne porte , malgré tout, aucunement atteinte au film...

N'hésitez pas à suivre l'actualité du film sur sa page facebook! Et si vous avez envie de vous faire une idée sur les films du réalisateur et sur ses productions, voici les titres de sa filmographie disponibles en DVD :

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30.06.14

05:37:42, Catégories: Interview  

Par Flo200

Éric Falardeau, le réalisateur du film "Thanatomorphose", dont je vous avais parlé à l'automne dernier, a eu la gentillesse de répondre à mes questions. Une interview qui date de fin avril, mais que je ne pouvais pas mettre en ligne avant l'annonce officielle de sa sortie DVD en France chez Uncut Movies.

"Thanatomorphose" parle d'une jeune femme dont le corps est en train de pourrir... Comment t'es venue l'idée d'un tel scénario ?

L’idée m’est venue naturellement pendant mes études universitaires; ma thèse de maîtrise portait sur les fluides corporels et le rapport au corps. Par conséquent, j’ai beaucoup lu sur la mort, le corps, etc., autant du point de vue concret, matériel, que philosophique et anthropologique. Ces considérations théoriques se sont mélangées avec mes propres états d’âme à différents moments de ma vie.

Je suis quelqu’un de très pessimiste. Le personnage principal, qui était un homme au début de l’écriture du scénario, est une sorte de double non pas de ma vie, mais de ma vision générale de l’existence. De changer pour un personnage féminin m’a permis de prendre du recul. Sans oublier que le sujet du corps féminin est beaucoup plus évocateur que celui du corps masculin. De mon point de vue à tout le moins.

J’ai écrit le scénario à temps perdu entre le travail et la maîtrise entre 2007 et 2009. Je voulais tourner en 2010, mais j’ai obtenu du financement pour un autre film (mon court métrage d’animation "Crépuscule"). Nous avons donc tourné à l’été 2011.

Est-ce qu'avec "Thanatomorphose" tu as voulu aller au bout de ton sujet commencé au moment de ta thèse ?

"Thanatomorphose" est en effet la synthèse d’une partie de ma vie; c’est en quelque sorte un condensé de mes courts-métrages, de mes études universitaires et de ma vision des rapports humains. Ce film marque pour moi la fin d’une étape. Pas du point de vue des thématiques – qui sont indissociables de qui je suis – mais du côté de la représentation graphique de ces thématiques. Je suis allé au bout de cette idée et du concept. Mes prochains films seront sûrement aussi lourds et traiteront de sujets similaires, mais la représentation sera moins littérale. Je ne veux pas faire le même film deux fois!


Kayden Rose est absolument incroyable dans le film. As-tu rencontré beaucoup d'autres jeunes femmes avant de faire ton choix ?

Non. En fait, je l’avais vue dans quelques courts métrages et j’ai tout de suite compris qu’elle était faite pour le rôle. Je l’ai contactée, elle a lu le scénario et elle a immédiatement saisi le personnage et les enjeux du film. Ce ne fût donc pas très difficile de la convaincre!

Rémy Couture

Les effets spéciaux de maquillages, qui jouent un rôle primordial dans le film sont signés Rémy Couture et David Scherer. Qui s'est occupé de quoi dans le film ?

David et Rémy avaient des tâches très précises et complémentaires. Dans le cas de Rémy, son aide a été ponctuelle et touchait essentiellement les répliques de membres puisque David était en France avant le tournage et il ne pouvait donc pas mouler les comédiens. Rémy s’est aussi occupé des différents fluides corporels (sang, pus, urine, etc.). En 2011, il était en pleine promotion du documentaire "Art/Crime" de Frédérick Maheux ("Théorie de la religion", "Ana") qui porte sur son arrestation en plus de préparer son procès. Il a fait un excellent travail.

Du côté de David, je n’ai que d’excellents commentaires à faire sur son travail. C’est le Gianetto De Rossi français! Un maître! David était en charge des effets sur le plateau durant tout le tournage, travaillant pendant trois semaines entre 10 et 14 heures par jour. C’est tout simplement dément. Avant de venir nous rejoindre au Québec pour le tournage, il a préparé des prothèses, une fausse tête, un squelette, une carcasse... Énormément de travail. Ce fût un plaisir de récupérer le colis aux douanes canadiennes! Nous échangions ponctuellement par le biais de courriels, d’un FTP et de Skype. Cela me permettait de superviser à distance son travail quoique David a très vite saisi ce que je désirais en terme d’effets spéciaux : organiques, cronenbergiens et fulciesque. Je lui serai toujours redevable pour son professionnalisme, son enthousiasme et son talent. Il est extrêmement débrouillard et créatif. C’est un grand artiste.


Comment t'es venu l'idée de faire appel à David Scherer alors qu'il est français ?

Ce sont deux amis, Colin Vettier et Thierry Paya, qui m’ont conseillé de faire appel à David. Ils ont travaillé avec lui sur leur long "Ouvert 24/7" et ils n’avaient que des éloges à son sujet. Benoît Lemire (directeur photo) et moi avons rencontré David à Paris quelques mois avant le tournage. Nous revenions de la projection de "Coming Home" au Festival des Maudits Films (Grenoble). Ce fût une rencontre professionnelle déterminante, le genre qui n’arrive que rarement dans une vie. Il est conscient du rôle de l'éclairage et du montage dans la réussite d'une scène à effets. Nous nous sommes immédiatement entendus et nous avons scellé notre collaboration avec un peu d’alcool!

Es-tu surpris de l'accueil plutôt très positif reçu par le film?

Extrêmement. Je suis très content et surtout surpris de l'accueil généralement chaleureux réservé au film. En fait, je suis content car le film divise le public, mais les raisons évoquées des deux côtés sont les mêmes! Cela signifie pour moi que nous avons réussi quelque chose, nous touchons les gens et provoquons une réaction. Il n'y a rien de pire pour moi qu'un film consensuel. Il faut susciter la discussion, provoquer des points de vue divergents. C'est important pour moi à titre de spectateur, et donc de cinéaste. Ce n’est pas un film facile. Il est lent, contemplatif et lourd, mais c’était selon moi la seule façon de le faire pour respecter mon sujet et faire vivre une émotion pure au spectateur. Il ne pouvait pas plaire à tous. C’est très encourageant et ça me motive énormément pour le prochain film.

Quelles ont été tes influences ? On imagine aisément qu'il y a pu y avoir des cinéastes comme David Cronenberg et Jörg Buttgereit...

Oui, il y a des références directes à ces deux grands cinéastes que j’admire énormément, mais aussi au "Driller Killer" de Ferara et à Polanski. Du côté expérimental, il y a Brakhage, mais aussi "La vie nouvelle" de Philippe Grandrieux pour son désespoir écrasant. Pour ce qui est des effets spéciaux, David Scherer est un fan de Fulci et moi d' "Hellraiser" alors c'est un peu un mélange de ces deux univers.

"Thanatomorphose" sort enfin en France chez Uncut Movies... Peux-tu nous parler de cette édition ? Contiendra-t-elle des suppléments inédits par rapport aux autres éditions sortis un peu partout dans le monde ?

En ce moment, je ne sais pas encore quels sont les choix de Uncut pour les suppléments. Cela dit, le film comportera des sous-titres français (un énorme merci à Sabine Garcia du Festival des Maudits Films à Grenoble). Je suis très fier de sortir sous ce label. Ce sont de vrais passionnés, des guerriers du cinéma de genre, et c’est grâce à des gens comme eux que le cinéma underground indépendant peut atteindre le public. Leur travail est colossal et nécessaire. Ce sera un superbe DVD!

Pour les fans et collectionneurs, quelles autres éditions leur conseillerais-tu ?

Toutes! Sans blague, outre les boni communs (making of, etc.), chaque édition comporte des courts métrages différents dont certains sont plutôt rares, en particulier mon film d’animation "Crépuscule". La future sortie Allemande sera en quantité limitée dans un superbe boîtier. Ce sera un bel objet pour les collectionneurs.

Quels sont tes projets pour l'avenir ? Penses-tu continuer à faire le même style de films ?

En ce moment, je coécris/codirige avec Simon Laperrière un livre sur un programme télévisé québécois, "Bleu nuit", qui diffusait du cinéma érotique et qui a contribué à l’éducation sexuelle de beaucoup d’entre nous! Le livre sera publié à l’automne aux Éditions Somme Toute et Panorama Cinéma. Il y a même des articles de spécialistes français que vous connaissez bien!
Sinon, je monte la structure financière pour un court métrage expérimental tout en scénarisant mes prochains longs. J’ai quelques projets sur la table. Il ne reste plus qu’à voir lequel sera financé. Les genres sont différents (comédie, fantastique, érotisme), mais mon côté sombre demeurera.

Merci Éric!

Amateurs de cinéma extrême et underground, surtout ne manquez pas la sortie du DVD prévue normalement à l'automne prochain chez Uncut Movies, d'autant plus que cela sera la seule édition à proposer des sous-titres français sur un vrai DVD! Attention comme d'habitude chez l'éditeur, tirage limité à 1000 copies!

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26.06.14

06:01:58, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A 17 ans seulement, Morgan Carter est une très grande star de cinéma qui se livre à tous les excès. Jusqu'au jour où elle perd connaissance à la sortie d'un club. Sa mère et son manager décident alors de l'envoyer au fin fond de l'Indiana, chez Trudy, une amie de la famille, afin de compléter sa cure de désintoxication et l'éloigner des tentations. Pour Morgan, qui se fait désormais appeler Claudia Miller, une nouvelle vie commence, mais elle est inadaptée à la vie ordinaire : elle fait du cinéma depuis l'âge de cinq ans et n'a même jamais mis les pieds dans une école. Son défi étant de rester sobre et mener la vie d'une adolescente ordinaire...

Mon avis :

Pas sûr que j'aurai un jour essayé de voir ce "Confessions d'une star" si je n'avais pas une ado de 14 ans à la maison... Récemment j'avais regardé avec elle "Une seconde chance", un film pour adolescentes sur l'univers de la gymnastique, sorti également chez Zylo et franchement, j'avais passé un agréable moment. D'ailleurs c'est toujours très plaisant de pouvoir passer des moments comme ça avec sa fille et cela, même si ça ne rentre pas trop dans nos goûts! Je me suis donc dit, retentons l'expérience avec ce film, on verra bien!

"Confessions d'une star", dont le titre original est "True Confessions of a Hollywood Starlet", est un téléfilm réalisé par l'acteur Tim Matheson ("Abus de pouvoir", "Enterré vivant 2", "Hart of Dixie") pour Lifetime TV. Eh bien, il faut reconnaître que ce téléfilm est plutôt pas mal avec notamment une petite critique assez cinglante du « star system » et de l'alcoolisme qui touche de plus en plus malheureusement nos adolescents.

L'intrigue est assez prévisible et sans réelles surprises, mais on se laisse malgré tout porter par les petites mésaventures de cette starlette grâce à son personnage assez attachant et à quelques touches d'humour assez plaisantes. L'actrice Joanna 'JoJo' Levesque ("Aquamarine", "Camping Car", "G.B.F."), qui est surtout connue d'ailleurs en tant que chanteuse, tient parfaitement son rôle et est tout à fait crédible, que cela soit en tant qu'adolescente (Ce qui n'est pas toujours le cas!) ou en tant que star de cinéma.

Parmi le casting, quelques têtes connues avec par exemple dans le rôle de son agent, l'acteur Louis Ferreira ("L'armée des morts", "Shooter, tireur d'élite", "Saw IV") connu aussi sous le pseudonyme de Justin Louis, Lynda Boyd ("Comportements troublants", "Destination finale 2", "Une vie inachevée", "Rampage") dans le rôle de sa mère et Valerie Bertinelli ("Les anges du bonheur", "Hot in Cleveland") dans le rôle de sa « tante ».

Par contre, on n'échappe évidemment pas à certains clichés qu'on a l'habitude d'en avoir sur les lycées américains avec bien entendu la garce de service, la nouvelle évidemment rejetée par tous sauf par quelques filles non populaires et un peu exclues et par le beau gosse un peu rebelle avec sa belle moto, qui est naturellement convoité par la petite garce etc...

En revanche, l’héroïne n'est pas la petite fille gentillette bien lisse qu'on voit habituellement dans ce type de comédie dramatique, ici, c'est une alcoolique qui sort tout juste de cure et en plus, c'est une jeune fille capricieuse qui a pris l'habitude d'avoir tout ce qu'elle veut. Donc autant dire qu'on n'a pas beaucoup d'empathie pour elle au départ! Mais comme on peut s'en douter, la jeune starlette va se prendre des claques et va sérieusement redescendre sur terre, pour enfin redevenir elle-même...

Le fait qu'elle passe incognito alors qu'elle est une star passe étonnamment plutôt bien et est assez crédible, malgré un simple changement de couleurs de cheveux et un look différent. Bon, par contre c'est plein de bonnes intentions avec une morale certes bien pensante, mais sincèrement cela se laisse regarder avec plaisir et avec ma fille, on n'en demandait pas plus!

Voici donc un petit téléfilm calibré pour adolescentes, très plaisant à voir en famille ou évidemment entre copines!

"Confessions d'une star" est sorti en DVD le 17 juin 2014 chez Zylo, dans une édition proposant le film au format 1.78 16/9ème, avec une unique piste française Dolby Digital 2.0. Bizarrement, l'éditeur ne nous propose pas la bande annonce en bonus...

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...


Crédits photos : © 2008 Lifetime Entertainment Services, LLC, a subsidiary of A+E Networks. All rights reserved.

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24.06.14

06:03:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Adam est réalisateur ; Jill, sa petite-amie essaie de vivre de sa peinture. Pour mettre un peu de piment dans leur relation, ils décident de filmer leurs ébats. Pour aller plus loin, Adam trouve un hôpital abandonné qui pourrait servir à la future exposition de Jill mais aussi de décor à leur nouvelle « sex-tape ». Lorsqu’il visionne les rushes, Adam s’aperçoit que Jill change peu à peu de comportement et qu’ils ne semblent pas seuls dans cet hôpital lugubre et désaffecté...

Mon avis :

Avec les succès phénoménaux de "Le projet Blair Witch", puis de "Paranormal Activity" quelques années plus tard, beaucoup se disent probablement encore que le filon est un bon plan pour se faire de la thune facile. Cela ne coûte rien ou presque et cela peut rapporter beaucoup! Par conséquent, qu'y a-t-il à perdre?

C'est peut-être ce que s'est dit le pourtant talentueux Bernard Rose ("Paperhouse", "Candyman", "Ludwig van B.", "Anna Karénine"), qui aimerait très certainement renouer avec le succès qu'il avait dans les années 90. Bon, vu que le film n'a pas dû coûter très cher, il est possible que lui et ses producteurs (dont Steven Schneider, à qui on doit "Paranormal Activity", "Insidious" ou encore "Lords of Salem") se fassent effectivement pas mal d'argent par rapport à l'investissement de départ, mais pour le succès, à mon avis, il devra très certainement repasser et surtout nous proposer autre chose de bien meilleure qualité.

Ce genre de films, ce n'est pas trop mon truc, il faut dire! Je n'ai rien contre le « found footage », la preuve, j'aime beaucoup les "[●REC]", j'ai vraiment apprécié "Cloverfield", mais par contre les films d'horreur genre "Paranormal activity", j'ai vraiment du mal! Dans le style, j'ai été atterré récemment par "House trap" où je m'étais mortellement ennuyé, mais ce "SX Tape" est tout de même facilement un cran au dessus! Heureusement...

L'histoire est relativement simple, Adam, photographe et réalisateur, décide de filmer sa copine artiste peintre, une vraie petite coquine très portée sur la chose, afin de faire une sex-tape, mais également pour pouvoir utiliser cette vidéo lors d'une future exposition. C'est d'ailleurs pour lui montrer un lieu d'exposition insolite qu'il l'emmène jusqu'à un vieil hôpital désaffecté... Un lieu sordide dans lequel ils auraient mieux fait de ne pas entrer évidemment! D'ailleurs il est assez curieux d'apprendre que cet hôpital de la communauté Linda Vista a réellement fait l'objet de plusieurs investigations paranormales...

L'actrice Caitlyn Folley ("Speak", "Happy Endings", "The FP"), qui interprète Jill, est plutôt mignonne, mais a surtout beaucoup de charme et c'est en grande partie grâce à elle qu'on suivra sans déplaisir les 35 premières minutes où finalement il ne se passe pas grand-chose. En plus elle n'hésitera pas à se mettre à poil, ce qui ne sera pas pour nous déplaire... Oui, je sais! On ne se refait pas!!! Ses toiles sont par contre très chouettes et ce qui est assez surprenant, c'est que ce sont véritablement ses propres œuvres et que celles-ci ont même été filmées dans son atelier...

Au niveau du casting, le film tourne essentiellement autour de quatre comédiens, les autres faisant plus de la figuration qu'autre chose. On notera surtout la présence de la très jolie actrice mexicaine Diana García ("Sin nombre", "Aquí Entre Nos"), qui joue le rôle d'Eddie, la meilleure amie de Jill. Le casting masculin étant soit très peu visible dans le cas Ian Duncan ("Creep", "Blood River"), qui incarne Adam, soit assez énervant dans le cas de Chris Coy ("Hostel: Part III", "Rogue River", "Délivre-nous du mal"), qui interprète Bobby, le petit ami de Ellie.

Le côté horrifique met un peu de temps à se mettre en place, mais on aura le droit tout de même à quelques petites sueurs froides au cours du film et c'est déjà ça! Mais pas de grosses frayeurs par contre! Pour un « found footage », le film reste tout de même assez bien filmé et donc pas désagréable à regarder. Par contre, la fin manque un peu de crédibilité... Dommage!

En résumé, si vous aimez les "Paranormal activity" & Co., vous devriez apprécier, autrement c'est nettement moins sûr...

"SX Tape" sort le 2 Juillet 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD est présenté au format 1.77, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et françaises DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.77 avec une résolution du film 1080, 24p avec des pistes anglaise & française DTS-HD Master Audio 5.1. Les suppléments, communs aux deux éditions, se composent d'un making of (15’) et de la bande annonce.

SX Tape

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SX Tape (Blu-ray)

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23.06.14

06:02:34, Catégories: Nouveautés  

Par Flo200

Synopsis :

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel - l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss - le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

Présentation :

Comment???? On est en pleine Coupe du Monde de la FIFA au Brésil et DVDpascher ne parle même pas du ballon rond... C'est une honte!!! Heureusement, Luminor nous offre l'occasion de nous rattraper avec la sortie en ce mois de juin du très sympathique et délirant "Goal of the Dead" dont je vous avais déjà parlé lors de sa sortie en salle!

C'est en effet le 11 juin de cette année 2014 que sont sorties en coffrets DVD et Blu-ray, les deux parties du diptyque comico-horrifique "Goal of the Dead" de Benjamin Rocher ("La Horde") et Thierry Poiraud ("Atomik Circus - Le retour de James Bataille"). Et il n'y a pas à dire, l'éditeur nous gâté pour cette sortie!

D'abord, car le prix de ces deux éditions est très abordable avec un prix unique pour les deux formats (Normalement 14.99 euros pour le coffret DVD comme pour le coffret Blu-ray! Mais certaines enseignes nous offrent des prix encore plus attractifs en les proposant à 12.99! Pourquoi se priver?) et d'autre part, car on a le droit à deux éditions techniquement très soignées et aux bonus peu nombreux, mais de qualités.

La version DVD se compose de deux DVDs placés dans deux boîtiers slim noirs, regroupés au sein d'un coffret cartonné. Les deux films, "Première Mi-temps" et "Seconde Mi-temps", y sont présentés au format 2.35 16/9 avec piste française Dolby Digital 5.1. Le premier DVD contient en bonus la bande annonce du film, ainsi que deux courts métrages grindhouse de Mathieu Berthon ("Le Réserviste"), "Feed to Kill" et "Tourist-A", deux courts qui étaient à l'origine présents en entracte lors des différentes projections de "Goal of the Dead". Le second DVD renferme quant à lui un making of de 20 minutes, intéressant et assez complet, un module sur les effets spéciaux de 8 minutes et des photos de tournage.

La version Blu-ray se compose quant à elle de deux Blu-rays placés dans deux boîtiers Blu-ray, l'un noir, l'autre bleu, également regroupés dans un coffret cartonné. La version Blu-ray nous offre une image au format 2.35 16/9 avec une résolution de 1080p et piste française dts-HD Master audio 5.1. Quant aux bonus, ce sont les mêmes que pour l'édition DVD.

Lors de ma critique, je n'avais pas pu vous présenter de screenshots exclusifs, alors je profite de cette présentation pour le faire... Alors enjoy! Et surtout ne manquez sous aucun prétexte l'arrivée inopinée de ces enragés sur la planète foot! Que vous aimiez ou non le football, "Goal of the Dead" vous promet en effet un divertissement bien barré et complètement réjouissant!

N'hésitez pas également à suivre la page facebook du film pour vous tenir au courant de l'actualité du film, des concours (Il y a pas mal de goodies actuellement à gagner!) etc...

Goal of the dead

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20.06.14

08:32:18, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Au lendemain de la chute du nazisme, la nation allemande a dû prendre conscience de l’incroyable machination qui a conduit ses élites à organiser la plus grande tragédie de l’Histoire de l’Humanité. En confrontant des lycéens à une mise en scène réaliste du quotidien d’Auschwitz, Dr Boll interroge la mémoire, la culpabilité et l’histoire que transmettront les futures générations. Dans ce pamphlet, le cinéaste et intellectuel allemand, Dr Uwe Boll sonde la jeunesse de son pays et établit un examen des consciences après 3 générations. Terreau fertile des négationnismes, le manque de conscience et d’empathie de cette nouvelle génération dresse l’effroyable constat de l’oubli nourri de tabou, de la rancœur et de l’ignorance.


Mon avis :

Winston Churchill a dit « Un peuple qui a oublié son passé se condamne à le revivre »... Cette phrase résume parfaitement en effet les motivations qu'a eu Uwe Boll ("King Rising", "Seed", "The Last Squad", "Blood Reich", "Max Schmeling") en faisant ce film sur la Shoah.


Avec "Auschwitz", le réalisateur allemand signe un film vraiment à part dans sa filmographie, car ce long-métrage est avant tout un documentaire. Une bonne partie du film est d'ailleurs composée d'entretiens avec des lycéens allemands et d' images d'archives sur le sujet. A travers ce film, Uwe Boll a voulu, d'une part, montrer de façon brute, ce qu'étaient les camps de la mort et d'autre part, montrer la relative ignorance des jeunes de notre époque sur des faits absolument ignobles et pourtant relativement récents, ayant pourtant été commis par leur propre nation...


Le film débute par une présentation du film par le réalisateur, suivi de quelques interventions de lycéens questionnés sur ce qu'était Auschwitz et l'on peut rapidement s'apercevoir du dramatique manque de connaissances de ceux-ci sur le sujet. Certains n'ont jamais entendu parler d'Auschwitz, d'autres ignorent qui étaient les SS etc...


Au bout d'environ 10 minutes, le film, pour sa partie fiction, commence alors. Le réalisateur a choisi volontairement une mise en scène assez sobre, collant au plus proche de la réalité, n'essayant pas notamment de trop soigner sa photographie ou encore, ne rendant pas la réalité plus dramatique qu'elle n'est par une ambiance musicale exagérée qui aurait pu jouer davantage encore sur nos sentiments. Non, il nous montre la réalité de façon froide, crue et sans aucune fioriture...


Il y a d'ailleurs un côté presque mécanique dans cette extermination. Les soldats allemands font ça comme un travail à la chaîne avec ses différentes étapes bien définies, récupérant vêtements, bijoux, cheveux et dents avant de brûler les corps. Le réalisateur nous montre des soldats faisant ça sans état d'âme, même s'il nous parle tout de même de certains ayant du mal à exécuter les bébés...


D'ailleurs, ce qui manque un peu au film ce sont quelques explications! Pourquoi les bébés étaient-ils exécutés à part et par une balle dans la tête? Pourquoi récupéraient-ils les cheveux et les dents? En fait, dans le cas des cheveux par exemple, ceux-ci étaient transformés en feutre industriel afin de fabriquer notamment des pantoufles ou des bas... Absolument ignoble! Les images sont évidemment très dures et difficilement supportables, car contrairement à des films de pure fiction, là on sait que cela a malheureusement eu lieu!


Uwe Boll n'hésite pas à s'attribuer le rôle d'un des bourreaux, comme pour assumer le rôle des siens durant la guerre. Il faut d'ailleurs reconnaître que le fait que le film soit l’œuvre d'un allemand décuple encore plus l'impact de celui-ci.


Après, cette recomposition de ce qu'il se passait dans les camps, le réalisateur reprend la partie reportage et documentaire, avec la suite des réponses des lycéens à ses questions, agrémentées d'images d'archives montrant la réalité. Là, encore on voit l'ignorance de certains jeunes (Pas de tous heureusement!), mais le cinéaste essaye tout de même de les amener à réfléchir sur tout cela et certains font même le parallèle avec d'autres génocides ou d'autres conflits plus récents...


Enfin, Uwe Boll conclut sur sa motivation à faire un tel film, une motivation, on ne peut plus louable, qu'on n'oublie jamais que cela ait eu lieu pour que cela ne se reproduise plus, mais également comme il le dit au début du film que certains arrêtent de mettre tous les allemands dans le même panier...


Les détracteurs de Uwe Boll ne changeront probablement pas d'avis sur les qualités de metteur en scène du réalisateur allemand, mais ne pourront en revanche que saluer, comme tout le monde d'ailleurs, l'initiative de la part du cinéaste de nous convier à ce devoir de mémoire fort malheureusement nécessaire.


"Auschwitz" est sorti en DVD et Blu-ray le 3 juin 2014 chez Elephant Films. Le film est présenté au format respecté 1.78 et 2.35 16/9ème avec pistes française et allemande Dolby Digital 5.1 et sous-titres français pour le DVD et au format 1.78 et 2.35 avec une résolution de 1080i et pistes française et allemande dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français pour le Blu-ray. Côté bonus, on trouve un entretien de Uwe Boll filmé à Movies 2000 lors de sa venue le 2 juin 2012, une galerie d'images et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.


Auschwitz

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19.06.14

06:10:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le détective Jack Chandler se voit confier la tache de retrouver Samantha, une jeune femme disparue dans les rues de Los Angeles. Au cours de ses investigations, il va découvrir l’existence d’une curieuse secte dirigée par un gourou mystérieux, baptisé L’étranger, et dont les disciples sont des prostituées armées de... tronçonneuses !

Mon avis :

Parmi les lecteurs de Mad Movies, qui n'a pas fantasmé un jour sur les photos de "Hollywood Chainsaw Hookers" ou sur celles de "La plage sanglante"? Eh bien justement, le jeune éditeur Crocofilms débarque avec deux films de Fred Olen Ray totalement inédits chez nous, à savoir "Evil Toons" et justement "Hollywood Chainsaw Hookers"! Elle n'est pas belle la vie?

Fred Olen Ray ("Scalps", "L'emprise de la peur", "L'Attaque de la pin-up géante") est un réalisateur à part, bien connu des amateurs de nanars et de cinéma Bis, qui a à son actif déjà plus de 130 films en tant que réalisateur, mais le bonhomme est également producteur, scénariste, acteur et catcheur! Rien que ça! "Hollywood Chainsaw Hookers" est probablement son film le plus connu et le plus culte. Il faut dire que voir des jolies filles dénudées armées de tronçonneuses, cela a de quoi marquer les esprits! Non?

Mais que vaut le film me direz-vous? Eh bien, c'est évidemment du grand n'importe quoi, mais c'est un long-métrage très amusant et plaisant à voir! Par exemple, lorsque les demoiselles découpent leurs victimes à la tronçonneuse, on voit très nettement qu'on leur jette dessus de la tripaille et de la fausse hémoglobine... C'est un pur régal! Surtout qu'ici, tout est fait exprès et en connaissance de cause...

C'est avant tout une parodie de films noirs et de films d'horreur par la même occasion, avec son détective privé archi caricatural et ces dialogues particulièrement croustillants et complètement en décalage avec ce qui se passe à l'écran, ce qui donne lieu d'ailleurs à quelques scènes assez hilarantes. Le film fait d'ailleurs presque penser par moments à un film comme "Les cadavres ne portent pas de costard" tellement on est dans la parodie de films noirs...

Le réalisateur parsème son film de pas mal de nudité et a donc fait appel à quelques très jolies actrices, peu farouches, comme Michelle Bauer ("Puppet Master III: La revanche de Toulon", "L'Attaque de la pin-up géante", "Lust for Frankenstein") et Linnea Quigley ("Douce nuit, sanglante nuit", "Le Retour des morts-vivants", "Creepozoids", "Night of the Demons"), qui se retrouvent ici après avoir tourné dans le "Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama" de David DeCoteau. Les deux « Scream Queens » se dévoileront pour notre plus grand plaisir et d'ailleurs il faut bien l'avouer, c'est l'un des attraits majeurs du film...

Il est à noter au niveau du casting la présence de Gunnar Hansen ("Mosquito", "Chainsaw Sally", "Murder-Set-Pieces", "Harpoon"), acteur islandais devenu culte grâce à son rôle de Leatherface dans "Massacre à la tronçonneuse". Ce n'est bien entendu pas un hasard s'il joue dans le film puisque celui-ci se veut également être une parodie du classique de Tobe Hooper.

Dans le rôle du détective Jack Chandler (En référence à Raymond Chandler, célèbre écrivain de romans noirs...), on retrouve Jay Richardson ("Pour la mort d'un flic", "Beverly Hills Vamp", "Alienator", "Teenage Exorcist", "Lune de miel à Las Vegas"), l'un des acteurs fétiche de Fred Olen Ray, incarnant parfaitement ce privé forcément un peu looser... Enfin, on remarquera également la présence de Dawn Wildsmith ("Surf Nazis Must Die", "Evil Spawn", "L'invasion des cocons"), qui tournera également pas mal pour le réalisateur. Si tout le film est évidemment un grand n'importe quoi, la fin atteint tout de même des sommets!

Au final, "Hollywood Chainsaw Hookers" mérite bien son statut de film culte et cette sortie tardive chez Crocofilms devrait donc ravir tous les amateurs de cinéma Bis de l'hexagone, qui désespéraient depuis tellement longtemps de pouvoir enfin voir ce film...

"Hollywood Chainsaw Hookers" est sorti en DVD le 20 mai chez Crocofilms vendu en avant-première chez certains magasins spécialisés comme Metaluna Store et dans les boutiques de l'éditeur sur le net, mais sa sortie officielle dans le commerce sera normalement pour septembre. Cette édition propose le film au format respecté 4/3 (J'en vois qui vont crier au scandale, mais sachez que la seule édition au format 16/9 est celle de Retromedia Entertainment sortie pour les 20 ans du film et que celle-ci propose une image recadrée!), avec pistes anglaise Dolby Digital 2.0 mono. Côté bonus, rien concernant le film en lui même à part la bande annonce, mais l'éditeur nous proposera le court métrage "Lust murders" de David Marchand. Dommage, on aurait bien aimé avoir une présentation du film par exemple...

Hollywood Chainsaw Hookers

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18.06.14

06:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une ville aux mains des gangs, la police, à la suite d'un échec cuisant face aux caïds, décide de frapper un grand coup. Ils montent un commando d'élite chargé d'assaillir l'immeuble bunker de la mafia, et décident de filmer toute l'opération pour la retransmettre en direct à la TV.

Mon avis :

La jaquette de "Raiders" annonce en petit "Un scénario de Johnnie To"... Bon, ce n'est pas tout à fait exact et d'ailleurs il n'est crédité nulle part au générique! Et pour cause, il n'a absolument pas participé à ce film sorti initialement sous le titre international "Newsmakers". Alors pourquoi l'éditeur Condor Entertainment annonce-t-il ça? Eh bien tout simplement car cette co-production russo-suédoise s'inspire de "Breaking news", l'un des chefs d’œuvre justement de Johnnie To, en en faisant d'ailleurs un quasi remake!

Alors que "Breaking news" débutait par une fabuleuse fusillade en plan séquence d'environ 7 minutes, le réalisateur suédois Anders Banke, qui s'était fait connaître avec "Tale of Vampires", débute son film par une longue fusillade qui étonnamment fera plus penser à celle de la sortie de la banque dans "Heat" de Michael Mann qu'à celle du film de Johnnie To... La scène est assez spectaculaire, ça tire vraiment dans tous les sens, même sur d'innocents passants d'ailleurs, qui apparemment devaient être sourds pour continuer à marcher au lieu de se coucher.

Cet affrontement entre les policiers et des malfrats étant un véritable fiasco pour la police, la charmante Katya Verbiskaya (Un peu trop charmante d'ailleurs... Elle manque quand même un peu de crédibilité!), directrice des relations publiques des forces de l'ordre, met en place une opération de grande ampleur afin de redorer l'image de la police moscovite. Une opération coup de poing avec les forces spéciales équipées de caméras afin que le public puisse suivre l'intervention en direct lors d'un show télévisé...

Bon, comme on pouvait s'en douter, cela ne va pas se dérouler comme la petite dame l'avait imaginé... Malgré de bonnes scènes d'action, le film peine franchement à décoller, peut-être justement à cause de cette première scène un peu trop marquante... "Raiders" s'essouffle malheureusement trop rapidement, manquant cruellement de rythme aprè