Archives pour: Octobre 2015

29.10.15

15:15:02, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The green inferno

Réalisateur : Eli Roth

Année : 2015 (film sorti en e-cinema en France le 16 octobre 2015)

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h40

Avec : Lorenza Izzo (Justine), Ariel Levy (Alejandro), Aaron Burns (Jonah), Ignacia Allamand (Kara), etc.

FICHE IMDB

Par Nicofeel

Les films de cannibales ont connu leur heure de gloire dans les années 80. C'est à des cinéastes transalpins que l'on doit une grande partie de ces bobines mêlant gore (beaucoup) et érotisme (un peu). Si la qualité des films est très variable, un réalisateur sort clairement du lot : Ruggero Deodato. On lui doit l'excellent Le dernier monde cannibale (1978) et surtout la référence du genre avec Cannibal holocaust (1980).
Depuis de nombreuses années, les films de cannibales ont complètement disparu des écrans radars. Eli Roth, à qui l'on doit la saga horrifique Hostel 1 et 2 ou plus récemment le sympathique “home invasion” Knock Knock, a pris le parti de dépoussiérer ce genre moribond. The green inferno - dont le titre fait référence à l'enfer vert des reporters dans Cannibal holocaust – n'a pas eu l'honneur des salles obscures. Il a dû se contenter d'une diffusion en e-cinema, et ce en raison d'une violence graphique impressionnante.
The green inferno a en tout cas le mérite d'exister. Le fan du genre évolue en terrain connu. En effet, Eli Roth n'a pas cherché à être original, son film évoquant clairement Le dernier monde cannibale et évidemment tous les ingrédients que l'on retrouve dans ce type de films.
Dans ce film qui se déroule à l'époque actuelle, l'action débute aux Etats-Unis où l'on suit une étudiante, Justine (allusion au marquis de Sade ?), fille d'un représentant des Nations-Unies. Cette dernière se retrouve vite embringué dans un groupe d'activistes écologiques, ayant à sa tête le charismatique Alejandro. Grâce à un financement privé, le petit groupe idéaliste s'embarque pour le Pérou. L'objectif est d'empêcher la déforestation en réalisant un gros coup de publicité, en s'attachant à des arbres et en transmettant les images en direct sur le Net pour influencer l'opinion publique.

Comme dans Hostel, Eli Roth prend le temps de nous présenter les différents protagonistes et de mettre l'action en place. La terreur à venir n'en sera que plus marquante.
Les événements horrifiques démarrent à proprement parler suite à un impressionnant crash d'avion, laissant nos écolos activistes perdus en pleine jungle amazonienne. Enfin, ils ne sont pas perdus pour tout le monde puisqu'une tribu cannibale a flairé leur présence. Ils sont donc capturés par ces cannibales qui veulent dîner avec eux. Ou plutôt en faire leur dîner.
C'est à ce moment que l'on comprend pourquoi The green inferno n'a pas été diffusé par le circuit traditionnel des salles de cinéma.
Eli Roth n'y va pas de main morte côté violence. Les séquences gore sont nombreuses et par ailleurs très bien mises en scène. Leur côté réaliste – bravo au concepteur des SFX – les rend d'autant plus éprouvantes à regarder. Eli Roth met ses acteurs à rude épreuve, à commencer sa propre compagne, Lorenza Izzo, laquelle joue de manière convaincante le rôle de la jeune Justine.
La deuxième partie du film est très barbare avec des scènes sanglantes, comme on a rarement (jamais ?) l'occasion d'en voir à l'heure actuelle. Au programme des festivités, on a droit à des démembrements, décapitations, éventrements. Le film est rugueux et dépaysant (il a été tourné en partie au Chili et au Pérou), ce qui est fortement déstabilisateur.
Toutefois, il serait réducteur de limiter The green inferno à ses aspects gore. Le film n'a pas seulement pour but de choquer le spectateur. Et l'intrigue va au-delà du simple message écologique : sauvons la planète contre la déforestation.

Eli Roth critique sans fards une société partant à la dérive où l'individualisme fait de plus en plus disparaître toute notion d'humanité. Il renvoie dos à dos les rites barbares des cannibales et les actions d'hommes se disant civilisés. Les cannibales sont évidemment condamnables pour leurs traditions ancestrales (excision et autres) et pour leurs agissements. Mais les sauvages ne sont pas uniquement ces personnes primaires, restées à l'état d'animal. Ce sont aussi les personnes qui placent l'appât du gain devant toute autre considération.
Le ciel n'est pas pour autant entièrement bleu (enfin rouge sang...) pour Eli Roth. Ce dernier n'a pas pu s'empêcher d'inclure dans son film éprouvant pour les nerfs des scènes censées être drôles, et donc faire respirer le spectateur. Malheureusement, ces séquences ne sont pas du meilleur effet. Entendre les bruits d'une fille victime d'une crise de diarrhée ou voir un homme en train de se masturber pour se détendre, n'est vraiment pas fin. Et cela va à l'encontre du ton sérieux du film.
Par ailleurs, Eli Roth fait preuve de quelques facilités scénaristiques et d'une conclusion finale tirée par les cheveux. On comprend que le réalisateur laisse la porte ouverte à un Green inferno 2, mais cette conclusion laisse un petit goût amer, d'autant qu'un second opus a peu de chances de voir le jour, au regard du faible succès commercial du film.
Cependant, ces petits défauts n'altèrent pas le plaisir que l'on ressent à regarder The green inferno, lequel s'avère une véritable expérience. Eli Roth n'a pas plagié les films de cannibales des années 80. Il Il a livré sa propre vision du sujet, en évitant les scènes très contestables de ce genre de films (les mises à mort d'animaux). Non sans avoir remercié Ruggero Deodato à qui il dédie son film.
In fine, The green inferno n'est pas juste une oeuvre qui dépoussière les films de cannibales. C'est un film efficace se révélant au-delà de ses scènes chocs, en nous interrogant sur l'évolution de notre société et notre propre humanité.

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26.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Durant la guerre du Vietnam, l'armée américaine recrute cinq Hells Angels pour une mission suicide : Aller délivrer un important agent de la CIA détenu dans un camp à la frontière Cambodgienne. Pour cela, les cinq Hells Angels customisent cinq motos et les transforment en véritables machines du diable...

Mon avis :

Pur produit de la Bikesploitation, "Les machines du diable" a l'originalité de faire intervenir une bande de bikers en pleine guerre du Vietnam, un peu à la manière de "L'Agence tous risques", série populaire sur lequel le film de Jack Starrett a très probablement eu une certaine influence...

Déjà réalisateur d'un autre film mettant en scène des bikers, intitulé "Run, Angel, Run!" (Connu en France sous les titres "La cavale infernale" et "L'échappée sauvage"), Jack Starrett ("Slaughter", "Dynamite Jones", "Course contre l'enfer", "La vengeance aux tripes") a également été acteur dans d'autres films de cette mouvance, puisqu'on le trouve au générique de "Hells Angels on Wheels" aux côtés notamment de Jack Nicholson ou encore dans "Angels from Hell" et "Hell's Bloody Devils".

"The Losers" (Oui, c'est le titre original de "Les machines du diable", ce qui est déjà moins glorieux, mais pas inintéressant lorsqu’on sait que le film a été tourné avant la fin du conflit!) débute par un massacre filmé à la Peckinpah avec des ralentis accentuant la violence de la scène.

Mais après cette mise en bouche, la réalisateur va ensuite prendre le temps de nous présenter sa bande de rebelles venue prêter main forte à l'armée américaine qui a bien besoin de leur talent de pilote de motos et de leur tempérament de têtes brûlées pour libérer un conseiller militaire de la CIA.

Ainsi on va faire connaissance avec ces cinq « cinglés » qui n'ont pas froid aux yeux, avec à leur tête, Link Thomas, un gros dur, interprété par l'acteur William Smith ("New York ne répond plus", "Ça va cogner", "Conan le Barbare", "L'Aube rouge", "Maniac Cop").

Dans le rôle de Duke, on reconnaîtra Adam Roarke ("Hells Angels on Wheels", "Psych-Out", "Hell's Belles", "Frogs", "Larry le dingue, Mary la garce", "Le diable en boîte") et dans celui de Limpy, Paul Koslo ("Point limite zéro", "Le survivant", "Joe Kidd", "Le cercle noir", "Monsieur Majestyk", "Avec les compliments de Charlie"), tandis que les deux autres comparses, Speed et Dirty Denny, seront joués par deux inconnus, mais apportant une véritable crédibilité à cette bande.

Houston Savage, qui joue le rôle de Dirty Denny, a vraiment une gueule et une dégaine qui aurait pu faire de lui un second rôle important du cinéma américain, seulement voilà, il décèdera en 1971 d'un accident de la route, soit un an après avoir tourné ce premier film.

Parmi le reste du casting, impossible de ne pas citer Bernie Hamilton ("La jeune fille", "Le diable à 4 heures", "L'organisation", "Hammer", "Scream Blacula Scream", "Bucktown"), bien connu pour son rôle du Capitaine Dobey dans la série "Starsky et Hutch".

Il est assez amusant de constater que Jack Starrett tient un petit rôle dans le film, de même que Alan Caillou ("Village of the Giants", "L'horrible invasion"), le scénariste du film, qui tient là un rôle assez improbable... Le film se suit agréablement, malgré le fait qu’il ne se passe pas grand-chose durant une bonne partie de celui-ci.

En effet, en dehors des préparatifs des motos qu’ils transformeront en véritables machines de guerre un peu à la manière de Barracuda dans "L'Agence tous risques", on suivra nos cinq lascars notamment dans leur vie sentimentale, ponctuée heureusement de quelques bagarres. Fort heureusement, la dernière partie du film sera généreuse en action avec des cascades assez réussies et sans happy end!

Malgré un scénario certes assez improbable, "Les machines du diable" s’avère être une bonne petite série B assez efficace et plutôt bien réalisée et au final, un film de Bikesploitation sortant pas mal des sentiers battus.

"Les machines du diable" est sorti le 22 septembre 2015 chez Crocofilms Editions au sein d'un double DVD intitulé "Mad Bikers" contenant le film plus "L'échappée sauvage", un autre film de Jack Starrett. Le film nous est ici proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono non sous-titrée et avec en guise de bonus une présentation du film par Alexandre Jousse intitulée "Les Bikers en enfer" (15'), plus la bande annonce du film.

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25.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jeune scientifique spécialisé dans le domaine neurologique, Lukas parvient, au cours d’une expérience, à entrer en contact avec l’esprit d’Aurora, une jeune femme plongée dans le coma depuis un accident de voiture. La relation va de plus en plus loin. Contrevenant aux règles du protocole scientifique, Lukas cache ses découvertes au reste de l’équipe.

Mon avis :

Premier film lituanien à être distribué en Amérique du nord, "Vanishing Waves", le second long métrage de la réalisatrice Kristina Buožytė, a remporté en 2012 le Méliès d'Or au Festival International du Film de Catalogne de Sitges lors de sa quarante-cinquième édition ; une récompense amplement mérité pour un film de science-fiction sensoriel sortant des sentiers battus...

Pour sa deuxième collaboration avec le français Bruno Samper ("Kolekcioniere", "The ABCs of Death 2"), la réalisatrice lituanienne Kristina Buožytė ("Kolekcioniere", "Park '79", "The ABCs of Death 2") signe un film de science-fiction très proche de notre présent, où des scientifiques tentent de rentrer en contact avec une jeune femme dans le coma en connectant son cerveau à celui d’un scientifique volontaire. Seulement voilà, Lukas va vivre une expérience charnelle avec la jeune femme, qu’il ne voudra pas forcément partager avec ses petits camarades scientifiques...

Le résultat fait quelque part penser à un croisement entre "L'expérience interdite" pour la thématique et "Under the Skin" pour le côté sensoriel. De belles références donc pour un film tout de même exigeant, auquel tout le monde n’adhèrera probablement pas!

Si "Vanishing Waves" est un film extrêmement sensoriel, c'est également un film hyper sensuel, doté d'un érotisme très présent où les corps dénudés sont parfaitement mis en valeur par une photographie magnifique signée par Feliksas Abrukauskas ("Redirected"), le chef opérateur attitré de Kristina Buožytė depuis ses débuts.

On a le droit donc à un très beau film esthétiquement parlant, mais également à un film assez émouvant. Des émotions d'autant plus présentes que les images sont renforcées par la splendide musique composée par l'auteur-compositeur-interprète suédois Peter Von Poehl ("La guerre est déclarée", "L'arnacoeur").

Pour adhérer au film, il faut bien entendu se laisser porter par le côté fortement onirique de celui-ci, mais attention, certains passages sont également assez crus, voir même violents. Par contre, alors que les décors très design auraient pu laisser craindre à un film très froid, ce qu’il sera malgré tout à certains moments, de nombreuses scènes en feront au contraire un long métrage finalement assez chaleureux.

Parmi les comédiens, si on trouvera bien entendu des acteurs d'origine lituanienne, à l'image du duo d'acteurs principaux formé par Marius Jampolskis ("Dr. Jekyll and Mr. Hyde", "Rats 2 - l'invasion finale", "Kolekcioniere"), qui ne peut guère cacher ses origines et par la charmante Jurga Jutaite ("Toi être moi"), le film comportera également un casting international avec des acteurs d'origines diverses.

Ainsi parmi les acteurs secondaires, on remarquera notamment la présence de deux frenchies, Brice Fournier ("À l'origine", "La meute", "À bout portant", "Q", "Extrême Pinocchio") et Frédéric Andrau ("Vivante", "Le bruit des gens autour", "Un Français"), ainsi que celle de l'acteur américain Philip Lenkowsky ("Amadeus", "Darkside, les contes de la nuit noire", "Chevalier"), ce qui s'explique notamment par le fait qu'il s'agisse d'une co-production franco-belge et d'un film à visée internationale.

Avec "Vanishing Waves", Kristina Buožytė a réussi à m’embarquer dans son voyage sensoriel. Y réussira-t-elle avec vous?

"Vanishing Waves" est sorti en DVD le 6 octobre 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio lituanienne Dolby Digital 5.1 et sous-titres français et avec en guise de bonus, un making of (17'42"), une interview de la réalisatrice Kristina Buožytė (7'27") et le film annonce.

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23.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d’une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard...

Mon avis :

Très peu de films peuvent se vanter d'avoir réussi à me filer les chocottes, mais le premier "Ring" fait parti de ceux-là! Je n'ai d'ailleurs jamais revu le film depuis sa sortie en DVD, peu fier à l'idée de devoir me confronter à nouveau à Sadako et sa VHS maudite. La sortie du film en Blu-ray chez Filmedia me pousse donc à affronter mes peurs, non sans une certaine appréhension...

"Ring" est vraiment un film qui a marqué son époque et dont l’immense succès relança le goût des japonais pour l’horreur, entraînant derrière lui de multiples ersatz. Des films avec des fantômes de jeunes femmes aux cheveux longs masquant leurs visages pullulèrent ainsi à partir de ce moment-là!

Avec plus ou moins de réussite il faut bien le reconnaître et il faut avouer qu'à force, cette mode est devenue quelque peu lassante! On se souviendra notamment de "The Grudge" ou encore de "Dark Water" également réalisé par Hideo Nakata ("Kaosu", "Le Cercle 2", "Kaïdan", "Chatroom", "TV Show"), mais beaucoup tomberont rapidement dans l’oubli.

Je me demandais toutefois si "Ring" supporterait un second visionnage ou encore s'il avait bien vieilli. Eh bien malheureusement, je n'ai cette fois pas eu le moindre frisson, au point de me demander franchement ce qui avait bien pu me faire flipper lors de la première vision!

En fait, il ne se passe quasiment rien, à aucun moment le fantôme de Sadako n'est véritablement effrayant. J'ai même trouvé certains passages macabres finalement assez beaux, voir émouvants... Comme quoi, les choses changent! Bon, une chose est certaine, je suis maintenant vacciné et le film ne me fera très probablement plus jamais peur!

Autrement, il faut admettre que Hideo Nakata a un certain talent pour instaurer une ambiance angoissante. Il prend en effet son temps, ne dévoilant au spectateur finalement que très peu de choses avant une dernière partie, certes plus démonstrative, mais où au bout du compte, on se rend compte qu'on a eu peur un peu sans raison et je pense que c'est pour cela que le film supporte difficilement un second visionnage.

Un peu comme pour des films tels que "Sixième Sens" ou "Les Autres"! Car en fait, soyons clair, dans ce genre de films, c'est le spectateur qui se crée cette peur qui va peu à peu l'envahir, même si l'ambiance du film y est bien entendu pour beaucoup.

"The Ring" est l'adaptation d'un roman de Koji Suzuki, dont l’œuvre inspirera de multiples adaptations dont un feuilleton et une série télé créés avant celui-ci. Mais bien évidemment, c'est cette adaptation qui reste la plus mémorable.

Ceux qui comme moi ont connu Récré A2 durant leur enfance seront surpris de reconnaître l'acteur Hiroyuki Sanada ("Les évadés de l'espace", "Les Guerriers de l'apocalypse", "Le Dernier Samouraï", "Wu ji, la légende des cavaliers du vent", "Lost - Les disparus"), qui jouait le rôle d'Ayato dans la série "San Ku Kaï".

Ici, il incarne le rôle de Ryûji Takayama, l'ex-mari de Reiko Asakawa, l’héroïne du film, interprétée par Nanako Matsushima ("Great Teacher Onizuka", "Shield of Straw"), avec qui il va mener l'enquête sur cette mystérieuse vidéo à l'origine de la mort de plusieurs personnes ayant eu le malheur de la visionner...

Si vous n’avez jamais vu "Ring", je ne peux que vous inviter à tenter l’expérience, mais pour ceux qui l’ont déjà vu, ne vous attendez pas au même choc que la première fois!

Après avoir été édité en DVD chez StudioCanal en mars 2002 et avoir notamment été réédité au sein d'un magnifique coffret en octobre 2003 accompagné de "Ring 2" et de "Ring 0", le premier "Ring" vient de ressortir le 5 octobre 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray avec un nouveau master haute définition. La nouvelle édition DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et japonaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio françaises et japonaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français. Côté bonus, par contre, cette fois, c'est le néant, alors que l'ancienne édition proposait une interview du réalisateur (22’), 4 Bandes-annonces, la vidéo maudite (1’) et des filmographies! Quel dommage!

Ring (Blu-ray)

Ring (Blu-ray)
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Ring / Ring 2 / Ring 0 - La trilogie / 3 DVD

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Ring / Ring 2 - Coffret 2 DVD

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Ring / Dark Water / Audition - Coffret Asian Horror 2004

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Ring - Edition kiosque

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21.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À l’occasion d’une soirée champêtre, en présence de la haute-société américaine, une colonie de guêpes se métamorphose en de gigantesques insectes prédateurs. Tous les moyens sont bons pour leur échapper : fuir, se cacher, attaquer... surtout ne pas se faire piquer!

Mon avis :

Tiens, cela faisait un petit bout de temps que nous n'avions pas eu le droit à un petit film d'horreur avec des guêpes mutantes! Cela doit probablement remonter à 2007 avec le téléfilm "Black Swarm" de David Winning avec Robert Englund, sorti chez nous en DVD deux plus tard sous le titre "Les guêpes mutantes"...

"Stung" est le premier long-métrage de Benni Diez, qui n'avait jusque-là réalisé que quelques courts métrages et supervisé les effets visuels de "Melancholia" de Lars von Trier et de "Forgotten" d'Alex Schmidt.

Avec "Stung", le jeune réalisateur signe une petite série B comico-horrifique bien fun et généreuse qu'il conviendra de prendre naturellement au second degré. En effet, ne cherchez pas quoique ce soit de logique dans ce film, car ce n'est pas le but!

Ainsi dès la première attaque des vilaines guêpes, la réaction des invités ne sera absolument pas crédible, puisque très peu d'entre eux auront le réflexe d'aller se mettre à l'abri et d'autre part, alors que les portes seront grandes ouvertes, aucune guêpe ne rentrera dans la gigantesque demeure...

Mais après tout, on s'en fout, car le film se veut avant tout être une comédie et c'est effectivement bien le cas! Pour vous situer le film, on aura par exemple le droit à un magnifique triple tour dans les airs lorsque le héros ou plutôt l’anti-héros, incarné par Matt O’Leary ("Emprise", "Spy Kids 2 : Espions en Herbe", "Die Hard 4 : Retour en enfer", "Death Sentence", "Sœurs de sang", "Mother's Day"), tentera de secourir la première victime...

Les personnages, à l'image par exemple de Sydney, interprété par Clifton Collins Jr. ("Fortress", "Tigerland", "Traffic", "Les lois de l'attraction", "Profession profiler", "Truman Capote", "Extract"), sont bien évidemment très caricaturaux et ne se prennent absolument pas au sérieux.

Alors qu'on aurait pu penser qu'il ne soit là que pour faire une simple apparition, Lance Henriksen ("Damien, la malédiction II", "Terminator", "Aliens, le retour", "Aux frontières de l'aube", "Johnny belle gueule", "Pumpkinhead : Les condamnés", "Dying God") aura tout de même un rôle plutôt important.

La romance entre Paul, le serveur héros de l’aventure et Julia, sa jolie patronne, interprétée par Jessica Cook ("Awkward.") ne sera pas trop appuyée, ce qui sera plutôt une bonne chose. Quant aux effets spéciaux, ils sont dans l'ensemble très réussis et assez craspecs, notamment lorsque les bébêtes géantes sortent des corps des divers protagonistes ayant été piqués.

Le film souffre en revanche de quelques baisses de rythme et aurait probablement gagné à faire rentrer plus de personnages dans l’histoire, donc dans la bâtisse, afin que les méchantes guêpes mutantes aient matière à s’amuser un peu plus! La dernière partie rappellera toutefois agréablement le "From Beyond" de Stuart Gordon ; le personnage de Sydney faisant quelque peu penser par certains côtés à celui du Docteur Pretorius...

Dans l’ensemble, "Stung" reste malgré ses imperfections, une petite série B plutôt plaisante et divertissante, se laissant facilement regarder. Personnellement, je n’en attendais pas plus!

"Stung" est sorti le 7 octobre 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray & VOD. Sur l'édition DVD, le film nous est proposé au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que sur le Blu-ray, celui-ci est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et comporte des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français. Côté bonus, ceux-ci sont communs aux deux éditions et se composent d'un making of (22'), d'entretiens avec l'équipe du film (20') et d'un bêtisier (8').

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20.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Max, Paul et Simon, sont amis depuis 35 ans : brillants en affaires, ils le sont un peu moins dans leur vie privée. Un soir, alors que les trois amis ont rendez-vous chez Max, Simon, anéanti après une dispute avec son épouse Estelle, raconte que dans un accès de colère, il l’a étranglé. Max et Paul sont saisis d’effroi. Surtout quand Simon les supplie de lui fournir un alibi pour échapper à la prison.

Mon avis :

Si Richard Berry est indéniablement un grand acteur, en revanche, on ne peut pas dire que cela soit spécialement un grand réalisateur, même s'il nous a toutefois offert quelques films plutôt sympathiques comme par exemple "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39". Avec "Nos femmes" malheureusement, on ne sera pas loin de la catastrophe la plus totale et cela malgré un casting de poids lourds...

En fait, le gros souci de "Nos femmes" et qui saute assez rapidement aux yeux, c'est qu'il a été écrit pour être une pièce de théâtre et cela se ressent vraiment de trop! Les acteurs surjouent énormément et ne semblent pas s'être détachés de leur interprétation dans la pièce, même de la part de Thierry Lhermitte ("Les Bronzés", "Le père Noël est une ordure", "Les Ripoux", "Le Dîner de cons") qui pourtant n'en faisait pas parti! Daniel Auteuil ("Les Sous-doués", "L'Arbalète", "Jean de Florette", "Le Huitième Jour", "MR 73") est juste irritant, faisant même parfois penser à un Christian Clavier surexcité! C'est dire!

Quant à Richard Berry ("L'Union sacrée", "Pédale douce", "15 août", "Les Insoumis"), il n'est guère plus convaincant... C’est bien simple, les trois acteurs en font tous les trois des tonnes et cabotinent franchement sérieusement! Certains gags passaient certainement au théâtre, mais là, cela ne passe vraiment pas, même si l’on se surprend parfois à sourire!

On sent qu'il y a dans tous les cas un réel souci d'écriture de la part d'Éric Assous ("Les Randonneurs", "Les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels", "Une hirondelle a fait le printemps", "Sexes très opposés"), qui n'a pas su se démarquer de sa pièce et l'adapter véritablement au cinéma.

Et pourtant, cela a été apparemment l’une des préoccupations principales de Richard Berry qui voulait vraiment que son film se démarque de la pièce. On ressent par contre très bien que les trois acteurs se sont amusés comme des petits fous durant le tournage, mais bon, cela nous fait une belle jambe et malheureusement, cela ne suffit pas pour réussir un film!

Pourtant, il y a de bonnes choses malgré tout, le film démarre d'ailleurs plutôt bien. En fait, cela commence vraiment à déconner à partir du moment où Simon, le personnage joué par Lhermitte, débarque dans l'appart de son ami Max. Très bel appartement, soit dit en passant avec peut-être la plus belle vue de Paris! Un vrai appart de petit malheureux!

En fait, dès que l’on se retrouve dans cet appartement, on a la sensation, en grande partie à cause du jeu d’acteur des trois comédiens, de se trouver sur la scène d’une pièce de théâtre, alors que l’appartement en soit fait un joli décor de cinéma... Toujours est-il que ce sont donc les scènes se déroulant à l’extérieur de cet appartement qui fonctionneront le mieux, notamment celles sur leurs lieux de travail.

D’ailleurs contrairement à la pièce de théâtre, ces scènes permettent d’inclure des personnages féminins qui étaient totalement absents de celle-ci, puisque les femmes n’étaient alors qu’évoquées... Mais au bout du compte, malgré ces quelques bouffées d’oxygène, on trouve quand même vraiment le temps long et on n’a qu’une hâte, que le film se termine!

Grosse déception donc que ce nouveau film de Berry! Personnellement, j’aurai largement préféré que "Nos femmes" reste uniquement une pièce de théâtre et qu’éventuellement celle-ci sorte en DVD...

"Nos femmes" est sorti le 7 octobre 2015 en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digitale 5.1 & 2.0, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent en bonus un making of (18'48"). Il est à noter enfin qu'une piste en audio description et des sous-titres pour sourds et malentendants sont disponibles.

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Nos femmes (Blu-ray)

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19.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville au milieu des vallées du Yorkshire, un enlèvement tourne mal. Le lieutenant Catherine Cawood est en charge de cette affaire qui coïncide avec la sortie de prison de l’homme qu’elle juge responsable du suicide de sa fille 8 ans plus tôt...

Mon avis :

Avec plus de 8 millions de téléspectateurs "Happy Valley" a été en 2014 la série BBC la plus regardée en Angleterre, un succès amplement mérité car malgré un scénario somme toute très classique, car cette nouvelle série policière britannique possède des qualités qui en font une série à part...

Diffusée depuis le 31 août 2015 sur Canal+, cette série créée et scénarisée par Sally Wainwright ("Last Tango in Halifax") et composée pour sa première saison de 6 épisodes durant chacun un peu moins d’une heure (Leur durée pouvant être légèrement variable...), se déroule dans le Yorkshire et tourne principalement autour du personnage de Catherine Cawood, une femme de 47 ans, sergent de police, dont la fille s'est suicidée huit ans auparavant après avoir mis au monde un petit garçon issu d'un viol.

En plus de son travail, celle-ci doit gérer une vie familiale compliquée entre son petit fils qui ne cesse d’avoir des soucis à l’école, sa sœur qui vit avec elle et qui est une ancienne toxicomane, son ex-mari qui la recontacte depuis qu’il est au chômage et son fils qui n’accepte pas (comme son ex-mari d’ailleurs !) son petit fils. La série débute au moment de la libération de Tommy Lee Royce, un voyou qu'elle juge responsable de la mort de sa fille.

Dans le premier épisode, réalisé par Euros Lyn ("Doctor Who", "Torchwood", "Broadchurch", "Last Tango in Halifax"), on fait connaissance avec cette héroïne atypique, magnifiquement interprétée par Sarah Lancashire ("Les Hauts de Hurlevent", "Last Tango in Halifax"), une femme marquée par la vie, physiquement assez commune, mais à laquelle on peut du coup aisément s’identifier, intervenant essentiellement sur de petits délits et quelques affaires de drogues (« Happy Valley » est en fait le surnom donné par la police à cette zone du Yorkshire où le trafic de drogue fait des ravages !), mais au final rien de bien palpitant.

On fait connaissance également avec Tommy Lee Royce, joué par James Norton ("Rush", "Belle", "Mr. Turner", "Northmen: Les Derniers Vikings"), qui depuis sa sortie travaille pour Ashley Cowgill, un trafiquant de drogue, interprété par Joe Armstrong ("Robin des bois", "Land Girls"), en compagnie de Lewis Whippey, un autre jeune délinquant, interprété lui par Adam Long ("The Passing Bells"), n'ayant pas vraiment la même carrure que lui...

Parallèlement on découvre les personnages de Nevison Gallagher, joué par George Costigan ("Au-delà", "Homefront"), un chef d'entreprise jouissant d'une certaine notoriété dans la petite ville et de Kevin Weatherill, joué par Steve Pemberton ("Nadia", "Match Point", "Lassie", "Les vacances de Mr. Bean"), qui travaille pour lui en tant que comptable.

Après s'être vu refuser une augmentation par son patron et alors qu'il découvre inopinément qu'Ashley Cowgill (qui loue également des mobil-homes), fait du trafic de drogue, Kevin Weatherill a l'idée de proposer à ce dernier d'enlever la fille de Nevison Gallagher, jouée par la charmante Charlie Murphy ("'71", "Northmen: Les Derniers Vikings"), afin de demander à ce dernier une rançon. L'intrigue principale de cette première saison débute ainsi et comme on s'en doute, tout ne va pas se passer comme prévu...

C’est véritablement avec les épisodes 2 et 3, toujours mis en scène par Euros Lyn, que les choses vont vraiment démarrer et que l’on va découvrir la véritable personnalité de Tommy Lee Royce, qui va s’avérer être un personnage très dangereux et totalement incontrôlable.

S’il y a quelques scènes assez fortes (Attention, certaines sont tout de même assez violentes!), le rythme est dans l’ensemble assez tranquille, à l’image de cette petite ville de province où se passe l’action et c’est avec le quatrième épisode, cette fois réalisé par Sally Wainwright en personne, que la machine va s’emballer avec notamment une dernière scène profondément marquante et qui nous laissera tout simplement sans voix.

L’un des atouts principaux de la série, c’est justement que les scènes chocs ne sont jamais placées au même moment selon les épisodes, évitant ainsi au spectateur de rentrer dans une certaine routine. Ainsi, l’épisode 3 démarrera par une scène éprouvante, alors que la scène choc de l’épisode suivant se situera en effet à la fin. Ce qui ne veut pas dire non plus d’ailleurs qu’il soit systématique qu’il y ait une scène choc!

Le rythme est parfaitement tenu et équilibré entre l’intrigue d’une part et les relations familiales de l’héroïne d’autre part, car comme le souligne sa créatrice, "Happy Valley" est avant tout un portrait de femme! Celui d’une femme forte, profondément « humaine » dans ses réactions, avec ses qualités et ses défauts, ses faiblesses également...

Un personnage en tout cas profondément touchant, que l’on découvrira encore plus intimement dans les deux derniers épisodes réalisés cette fois par Tim Fywell ("Norma Jean & Marilyn", "Princesse on Ice", "Affinités", "Dracula"), jusqu’à un final certes très fort, mais qui ne nous laissera pas sur notre faim comme la plus part des séries. Une seconde saison est en cours de tournage, mais l’on peut présumer qu’elle n’aura rien à voir avec celle-ci...

Grâce au charisme et à la personnalité très forte de son héroïne et à une intrigue certes classique, mais solide, cette première saison de "Happy Valley" s’avère être une franche réussite laissant augurer le meilleur pour la suite.

La saison 1 de "Happy Valley" est sortie le 7 octobre 2015 chez Koba Films en DVD. Cette édition nous propose les 6 épisodes de cette première saison répartis sur deux disques, au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digitale 2.0 et sous-titres français.

Happy Valley : Saison 1

Happy Valley : Saison 1
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17.10.15

04:10:10, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Luc et Chris, son ami anglais, montent dans un taxi pour rentrer chez eux après une soirée parisienne bien arrosée. Arrivés à destination, ils s’enfuient sans payer la course. Ils sont tombés sur le mauvais chauffeur... Le taxi va se mettre en chasse toute la nuit. Mais, est-ce vraiment l’argent qu’il veut ?

Mon avis :

Après huit longues années d'absence, Julien Seri ("Yamakasi", "Les fils du vent", "Scorpion") revient enfin au cinéma avec "Night Fare", un long-métrage financé en partie par le crowdfunding. S'il peut paraître étonnant qu'un réalisateur comme Julien Seri, ayant quand même acquis une certaine notoriété, ait recours au financement participatif, cela se comprend beaucoup plus aisément lorsqu'on sait qu'au cours de ses huit années, le réalisateur a vu échouer six de ses projets, au point d'ébranler sa motivation et de penser à arrêter de faire du cinéma. Heureusement pour nous, Pascal Sid ("6 Hours", "Derrière les murs") lui proposa de produire ce nouveau projet et de le tourner dans un délai très court...

Parmi les références revendiquées lors de la campagne de financement participatif à laquelle d'ailleurs je suis bien fier d'avoir modestement contribué, il y a "Duel" de Steven Spielberg et "Collateral" de Michael Mann. Il faut avouer qu'il y a pire comme références! Par rapport au thème du film, à savoir un chauffeur de taxi prenant en chasse deux mauvais payeurs, la référence au film de Spielberg semble évidente, on pense également fortement à "The Car" d'Elliot Silverstein d’ailleurs. La référence au film de Michael Mann, elle, se situera plus au niveau de la photographie du film et là encore, cela saute aux yeux! Mais ce ne seront pas les seules références, on pense également à Luc Besson période "Nikita", notamment lors des scènes où il y a des touches d'humour (Mention spéciale à Édouard Montoute ("La Haine", "Taxi", "Femme fatale", "La Sirène rouge") impeccable et bidonnant en flic ripoux!), à "Old Boy" de Park Chan-wook (Non! N'attendez pas de combats au marteau!), à "Sin City" du trio Miller/Rodriguez/Tarantino, à des films comme "Maniac" ou "Maniac Cop" de William Lustig ou encore à "Drive" de Nicolas Winding Refn pour ce qui est de l'ambiance, de la musique (Magnifique composition d’Alex Cortés ("Eden Log", "Martyrs", "Les nuits rouges du bourreau de jade") !) et également un peu de la photographie également... Donc vous l'aurez compris, on est assez loin, notamment visuellement, des précédents films du réalisateur!

En revanche, on retrouve bien son goût prononcé pour l'action et les sports de combats, avec cette fois dans le rôle du chauffeur de taxi « psychopathe », l'impressionnant Jess Liaudin ("The Wrestler", "Antigang"), un ancien champion de MMA. Rappelons que dans "Scorpion", on trouvait dans l'un des rôles principaux, Jérôme Le Banner, un ancien champion de full contact, de kick-boxing et de muay thaï. Pas de stars confirmées par contre cette fois, ici le réalisateur a misé sur des « stars » montantes, encore peu connues, mais ayant tout de même jouées dans quelques films ayant fait parler d'eux. Ainsi le duo de copains est composé de Jonathan Howard ("Thor: Le monde des ténèbres", "Dominion") pour le rôle de Chris et de Jonathan Demurger ("Les aiguilles rouges", "La belle et la bête") pour le rôle de Luc et entre les deux hommes, dans le rôle de Ludivine, la copine de Luc et ex de Chris, la très jolie Fanny Valette ("La petite Jérusalem", "Molière", "Vertige", "L'épervier"). Julien Seri signe avec ce film un survival très typé années 80, un pur film d'exploitation à l'ancienne, excessif et ne se souciant à aucun moment d'être réaliste. C'est gore, les combats sont violents et bien chorégraphiés et surtout il y a ce tueur impressionnant et sa machine! Cette voiture, la Chrysler 300C, est un personnage du film à part entière, comme pouvait l'être la Lincoln Continental Mark III de 1971 dans "The Car" ou la Plymouth Fury de 1958 dans "Christine" et ce qui est sûr, c’est qu’après avoir vu le film, on n’y regardera à deux fois avant d’arrêter un taxi! Toujours est-il que le film aurait pu n’être qu’une simple série B, classique et efficace, mais son final totalement inattendu et déconcertant, en fera une œuvre beaucoup plus marquante que prévue! Il serait criminel que je vous en dise plus, alors je vous laisse découvrir cela par vous-même...

Grâce à "Night Fare", Julien Seri semble s’être remotivé et a depuis, deux autres longs-métrages en chantier, "Kali", un film d'action et "Love Run", une histoire d'amour... Une renaissance donc, pour un réalisateur sur lequel il va falloir à nouveau compter!

Pour suivre l'actualité du film, rendez-vous sur sa page Facebook!

Sortie en salle le 13 janvier 2016

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16.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un OVNI a été observé à Molino. Le professeur Solmi, avec l’aide de sa fille et de son assistant, va découvrir un vaisseau spatial au fond d’un gouffre. Suite à une mauvaise manœuvre, des extra-terrestres ont, en effet, dû se poser sur la Terre. Ceux-ci enlèvent le groupe d’humains pour les emmener sur leur planète. Mais le voyage intergalactique va prendre une tournure improbable.

Mon avis :

Après "La planète des vampires", "La planète des hommes perdus" et "La planète des tempêtes", Artus Films ajoute un nouveau film à sa collection SF Vintage avec cette fois "Destination planète Hydra" de Pietro Francisci... A croire qu'il faut qu'il y ait le mot « planète » dans le titre pour que le film fasse parti de la collection!

Bon soyons clair, "Destination planète Hydra" est loin d'être le meilleur film de Science-fiction qu'il m'ait été donné de voir! Loin de là, même! Pietro Francisci ("La Reine de Saba", "Les Travaux d'Hercule", "Hercule et la Reine de Lydie", "Hercule, Samson et Ulysse"), dont c’est l’avant-dernier long métrage, est essentiellement connu pour ses péplums et d'ailleurs il s'est entouré pour ce film de quelques acteurs et actrices ayant également tournés dans pas mal de péplums, dont certains de ses précédents films.

Parmi eux, on remarquera évidemment la jolie Leonora Ruffo ("La reine de Saba", "I vitelloni", "La vengeance d'Hercule", "Hercule contre les vampires") dans le rôle de Kaena, Mario Novelli ("La vengeance de Spartacus", "Texas, addio", "Milano calibro 9", "Les aventures sexuelles de Néron et de Poppée") dans le rôle de Paolo Bardi, pas mal desservi ici par un brushing ne le mettant pas vraiment en valeur, Kirk Morris ("Maciste en enfer", "Hercule, Samson et Ulysse", "T'as le bonjour de Trinita") dans le rôle de Belsy, bien évidemment Gordon Mitchell ("Maciste contre le cyclope", "Erik le Viking", "La Vengeance de Lady Morgan", "Satyricon") dans le rôle (très court) de Murdu et plus anecdotiquement, Nando Angelini ("Romulus et Remus", "Hercule, Samson et Ulysse", "Vierges pour le bourreau") dans le rôle de Morelli...

Mais cela sera surtout la charmante Leontine May ("Le triomphe des dix mercenaires", "Agente 3S3, passeport pour l'enfer"), dans le rôle de Luisa Solmi, qui éveillera le plus nos sens avec son sublime regard et ses multiples tenues assez affriolantes... Ah, la scène où elle se retrouve en apesanteur laissant entrevoir son porte-jarretelles, c’est quelque chose!

Impossible de ne pas citer enfin de la présence de l'acteur français Roland Lesaffre ("L'amour d'une femme", "L'air de Paris", "Les tricheurs", "Du mouron pour les petits oiseaux") qui tient ici le rôle du professeur Solmi, le père de notre jolie héroïne...

Que dire du film autrement? Eh bien, c'est ultra kitsch, le vaisseau spatial ressemble à un jouet pour enfants (Et encore de l'époque!), les costumes des extra-terrestres font très datés et sont assez ridicules (Du moins ceux des « hommes » !), il y a malheureusement pas mal de longueurs, surtout au début avec des scènes qui semblent être là juste pour faire du remplissage ou nous offrir une jolie carte postale de l’Italie et enfin le film semble puiser dans tout un tas de références SF, ce qui fait qu'au final l'ensemble est quelque peu foutrak.

Certaines scènes valent cependant leur pesant de cacahouètes, comme par exemple celle où les protagonistes se trouvent sur une planète peuplée d’hommes-singes... Il faut avouer que là, on se marre quand même pas mal!

Bien évidemment, le film n’est absolument pas à prendre au sérieux, car c'est avant tout un divertissement léger, fait de toutes évidences avec des moyens assez restreints et n’ayant pour ambition que de distraire et peut-être de se faire un peu d’argent par la même occasion.

Malgré tout, le film bénéficie d'une photographie assez chouette signée par Giulio Albonico ("L'homme sans mémoire"), dont c'était le premier film et par Silvano Ippoliti ("Sodome et Gomorrhe", "Satanik", "Le grand silence", "Caligula", "La clef"), donnant tout de même un certain cachet au film.

En somme, "Destination planète Hydra" est avant tout destiné aux plus curieux, mais personnellement je dois avouer avoir trouvé le temps parfois un peu long...

"Destination planète Hydra" est sorti en DVD le 1er septembre 2015 chez Artus Films dans une splendide édition digipack slim nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. En guise de bonus, on trouve une présentation du film par Alain Petit intitulée "Mission Hydra" (35'13"), un diaporama et les bandes-annonces de la collection SF Vintage dont celle du film.




Fnac à 18.69€
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15.10.15

05:35:51, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Ricki and the flash

Réalisateur : Jonathan Demme

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h42

Avec : Meryl Streep (Ricki Rendazzo), Mamie Gummer (Julie Brummel), Kevin Kline (Pete Brummel), Rick Springfield (Greg), Audra McDonald (Maureen), etc.

Par Nicofeel

Pour beaucoup, quand on pense à Jonathan Demme, on évoque Le silence des agneaux et Philadelphia. Pourtant, il serait réducteur de limiter son oeuvre à ces deux films. Le réalisateur américain a par exemple fait preuve d'un attrait certain pour la musique. C'est à lui qu'on lui doit le superbe concert filmé Stop making sense (1984) des Talking heads ou plus récemment son documentaire sorti en 2011 sur Neil Young.
Pour suivre dans la même lignée, Jonathan Demme met en scène dans son dernier film... une chanteuse ! Faites place à Ricki, une rockeuse (qui n'a jamais existé, c'est une fiction) sexagénaire, qui est visiblement restée scotchée dans les années 70. Il faut la voir avec son look improbable fait d'habits de cuir et de bijoux voyants. On ne peut pas la rater !
Ricki n'est pas vraiment une star et se produit avec son groupe, The flash, dans un vieux bar où les places sont bien clairsemées. On a visiblement affaire à des fans venus écouter l'amie Ricki. Histoire de se moderniser, cette dernière a eu l'idée d'interpréter quelques standards actuels, à l'instar du Bad romance de Lady Gaga.
Dans Ricki and the flash, Jonathan Demme dépasse l'idée basique de mettre en scène sa mamie rockeuse. En fait, son film s'inscrit dans la droite lignée de sa dernière oeuvre de fiction. Dans Rachel se marie (2008), Kim (excellente Anne Hathaway), une jeune femme dépressive, bénéficiait d'une permission de sortie de sa cure de désintoxication, pour assister au mariage de sa soeur Rachel. De par son passé récent et son attitude, elle était considérée comme une sorte de pestiférée.

Il en va de même pour Ricki. Ayant systématiquement fait passer sa passion de la musique avant sa famille, elle s'est dès lors coupée de ses proches. Lorsqu'elle se rend chez son ex-mari pour soutenir sa fille Julie, qui traverse une très mauvaise passe, elle est comme une étrangère parmi les siens. Les retrouvailles sont houleuses, tant avec Julie qu'avec ses autres enfants.
Alors que les querelles familiales – mélange de règlements de compte et de rancoeur – sont au coeur de l'intrigue, Jonathan Demme mêle adroitement comédie et drame. Pour ce faire, il utile souvent un ton humoristique pour traiter de choses graves : suicide, séparation, tensions sont au coeur de Ricki and the flash.
Mais dans ce long métrage, il y a bien évidemment Ricki qui – telle la vache qui rit – adoucit les moeurs. Ce personnage décalé apporte un vrai plus à ce film. L'actrice Meryl Streep est à son aise dans le rôle de cette femme originale, semblant vivre en dehors de notre époque. Il faut la voir, sans le sou, être accueillie par son bourgeois d'ex-mari. On assiste avec amusement (mais c'est aussi une façon de rappeler que la réalité peut être dure pour certains) à ce décalage entre une Ricki fauchée, travaillant comme caissière pour joindre les deux bouts, et son ex-mari qui vit de façon opulente dans une sorte de palais.
Jonathan Demme ne s'arrête pas à montrer des gens qui disposent de situations très différentes au sein d'une même famille. Le procédé, éculé, a déjà été effectué par d'autres, bien avant lui.
De façon plus subtile qu'on l'imagine, Ricki and the flash invite le spectateur à s'interroger sur la question de la norme et de la liberté. Dans une société standardisée, n'est-il pas normal de souhaiter vivre autrement ? Voilà une question intéressante qui mérite réflexion.
Sans être donneur de leçons – même si on sent qu'il aime quand même moquer le mode de vie bourgeois (cf le mariage quasi princier) – Jonathan Demme se révèle bienveillant à l'égard des protagonistes de son film, et notamment de Ricki. Il laisse chaque personnage vider son sac et dire ce qu'il a sur le coeur. C'est avec beaucoup de satisfaction que l'on constate que les relations tendues et conflictuelles laissent progressivement la place à une situation plus apaisée.
Comme par hasard (non ce n'est pas un hasard !), la dernière partie du film se déroule durant un mariage (tiens, comme dans Rachel se marie) où tout devient possible. Le développement dans cette dernière partie Jonathan Demme n'est pas très crédible mais son optimisme fait du bien. On n'est pas dans du Festen.
Pour la petite histoire, le rôle du petit ami de Ricki, par ailleurs membre de son groupe, est joué par un véritable guitariste. Il s'agit de Rick Springfield, qui a connu son heure de gloire dans les années 80 avec le hit Jessie's girl. Par ailleurs, les spectateurs attentifs auront noté la ressemblance entre Meryl Streep et Mamie Gummer. Et ce n'est pas sans raisons ! Meryl Streep est la mère de cette dernière. Pour en finir avec la distribution, Kevin Kline joue de façon convaincante l'ex-mari bon chic bon genre, qui cherche plus que tout à ce que sa famille soit soudée.
Plus qu'une simple fiction musicale, Ricki and the flash est une chronique familiale touchante, où comédie et drame se marient à merveille.

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14.10.15

05:35:31, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Rachel se marie

Réalisateur : Jonathan Demme

Année : 2009

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h53

Avec : Anne Hathaway (Kym), Rosemarie DeWitt (Rachel), Bill Irwin (Paul), Debra Winger (Abby), etc.

Note préalable : Avant d'évoquer le film Ricki and the flash dans un prochain article sur le blog, il est utile de faire un retour sur Rachel se marie, la précédente fiction de Jonathan Demme, les deux films étant indubitablement liés au niveau de leur thématique.

Jonathan Demme est bien connu des amateurs de thrillers avec Le silence des agneaux et pour son drame lacrymal Philadelphia.
Dans ses deux dernières fictions, la famille est au coeur de l'intrigue. Si la thématique est commune, le traitement y est très différent. Sur un ton qui alterne comédie et drame, Ricki and the flash dresse le portrait d'une vieille rockeuse ayant abandonné sa famille depuis longtemps pour ses ambitions personnelles. Le mariage de l'un de ses enfants va être l'occasion d'une réconciliation avec les membres de sa famille.
Dans Rachel se marie, le ton est tout autre. L'action démarre avec Kym, une ex-junkie, en cure de désintoxication. Elle dispose d'une permission de sortie pour assister au mariage de sa soeur, la fameuse Rachel.
Très tôt, on sent qu'il y a un malaise au sein de cette famille. Le père se montre bien trop prévenant à l'égard de Kym, comme si c'était une enfant. Mais c'est surtout la relation entre les deux soeurs qui nous met dans l'ambiance. Leurs retrouvailles sont loin d'être chaleureuses.
Les amateurs de comédies romantiques autour du mariage (Quatre mariages et un enterrement ; Le mariage de mon meilleur ami ; Mariage à l'anglaise) risquent d'être fort déçus.
Rachel se marie est plutôt dans la mouvance d'un Festen. D'ailleurs, comme dans ce long métrage de Thomas Vinterberg (Loin de la foule déchaînée), le filmage caméra à l'épaule renforce l'impression d'être au coeur de l'action.
Comme dans Festen, le mariage devient l'occasion de règlements de comptes en chaîne. Mais l'approche est un peun différente. Festen choque le spectateur en privilégiant un ressort dramatique malaisant où les choses ne cessent d'aller de mal en pis. Dans Rachel se marie, Jonathan étudie un microcosme familial, et ce avec beaucoup d'acuité.
Déjà, il s'agit d'une famille éclatée, typique de notre société contemporaine. Les parents sont divorcés depuis plusieurs années et seul le lien de sang rapproche les deux soeurs.

Ce long métrage est pertinent par sa volonté de toucher à la réalité. Comme dans n'importe quelle famille, il y a des gens qui ne s'entendent pas et des secrets désagréables qui sont conservés, avec un sentiment d'amertume.
Le film a le mérite de laisser s'exprimer le point de vue de chacun. Et là il faut avoir le coeur bien accroché car chacun va vider son sac. Kym, ex junkie, se mal-aimée de tous. Elle voudrait qu'on la regarde comme n'importe quelle personne. Elle jalouse sa soeur “modèle”. Quant à Rachel, elle en a marre que Kym monopolise l'attention par ses multiples frasques. Alors que de son côté elle fait ce qu'on attend d'elle. Elle se sent un peu laissée pour compte. Son mariage donne lieu à des altercations assez musclées entre les deux soeurs.
Mais le film ne se résume pas à cela. Le malaise est de plus en plus prégnant et on en comprend rapidement la raison : Kym a eu durant son adolescence un accident de voiture sous l'emprise de la drogue, causant la mort de son petit frère. Ce drame – qui est clairement dans toutes les têtes – continue de hanter cette famille déchirée. Il faut dire qu'il est difficile de se remettre d'un tel événement. Kym se reproche chaque jour cet acte impardonnable. Qaunt aux autres membres de la famille, ils ne peuvent s'empêcher de penser à cet enfant mort dans des circonstances tragiques. Dans ce cas, le pardon est difficile à accorder.
Entre les événements traditionnels liés au mariage – la cérémonie, le repas, la musique – il y a toujours matière à exprimer les malaises profonds qui hantent chaque membre de cette famille.
Rachel se marie constitue un film riche sur le plan thématique, en révélant les différentes facettes d'un microcosme familial.
Sans jamais juger les uns et les autres, Jonathan Demme se positionne au-dessus de la mêlée et exposer au grand jour les dégâts collatéraux causés par un drame familial. On en ressort forcément chamboulé car on peut s'identifier à l'un des personnages, pour tout ou partie de son caractère.
Au niveau de la distribution, on retrouve de manière étonnante, dans le rôle principal, une Anne Hathaway (Le diable s'habille en prada, Princesse malgré elle) à contre-emploi, parfaite en ex-junkie souhaitant expier ses fautes. Le reste du casting est lui aussi très bon. Rosemarie DeWitt rend bien la pareille à Anne Hathaway dans le rôle de Rachel, la fille modèle, qui n'en peut plus que l'attention soit portée en permanence sur sa soeur qui a toujours des problèmes. Bill Irwin est quant à lui touchant dans le rôle de ce père qui cherche à ménager tout le monde et ne s'est jamais remis de la perte de son fils.
Avec Rachel se marie, le spectateur assiste à un film triste, qui a le mérite d'être fort sur le plan émotionnel et plus vrai que nature. Dans son dernier film, Ricki and the flash, Jonathan Demme livre une autre chronique familiale, résolument plus légère et optimiste.

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13.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Suite à la mort tragique de leur fille, les Baxter partent à Venise afin de changer d’air. John Baxter, architecte (pas besoin de préciser, on comprend), est embauché par un mystérieux prêtre pour rénover une église. Un jour, alors que les amoureux se baladent, deux sœurs les accostent et l’une d’entre elles, voyante, leur apprend que leur enfant est toujours vivant. S’en suivent d’autres rencontres et visions étranges qui feront raviver de douloureux souvenirs du passé.

Mon avis :

Après avoir édité en DVD "Walkabout" et "Eureka", Potemkine Films et agnès b. s’associent à nouveau pour rééditer trois autres œuvres de Nicolas Roeg, "Ne vous retournez pas", "L’Homme qui venait d’ailleurs" et "Enquête sur une passion" regroupé au sein d’un coffret DVD. Mais grâce à une campagne de financement participatif, "Ne vous retournez pas" et "Enquête sur une passion" ont également pu voir le jour en Blu-ray, campagne à laquelle je suis bien content d’avoir participé, car le résultat est là et permet de redécouvrir ces deux longs métrages dans des conditions enfin optimum.

Réalisateur culte des années 70, Nicolas Roeg ("Performance", "Insignificance", "Les sorcières", "Track 29") est connu pour signer un cinéma inclassable, constamment à la lisière de différents styles. "Ne vous retournez pas" ne déroge pas à la règle et il est bien difficile de dire à quel genre celui-ci appartient.

En effet, ce film peut aussi bien être qualifié de drame, de thriller, voir même de film d’horreur, tout en étant à la limite du fantastique, en empruntant au Giallo et en incluant également une touche d’érotisme. On pourrait se dire que cela doit être pas mal le « bordel » avec tout cela, mais non, curieusement il arrive à donner une réelle unité à l’ensemble.

S’inspirant de la nouvelle "Pas après minuit" de Daphné du Maurier, qu'Hitchcock a adapté à trois reprises avec "La Taverne de la Jamaïque", "Rebecca" et "Les Oiseaux", "Ne vous retournez pas" débute par une scène à la fois très belle, terrible et poignante où le personnage de John Baxter, interprété par Donald Sutherland ("Les Douze Salopards", "M*A*S*H", "Klute", "Le Casanova de Fellini", "L'invasion des profanateurs", "Agaguk", "Hunger Games"), découvre le corps sans vie de sa fille qui s’est noyée dans l’étang de leur propriété anglaise.

Après avoir en vain essayé de la réanimer, il la ramène dans ses bras, alors que sa femme Laura, jouée par la sublime Julie Christie ("Le docteur Jivago", "Fahrenheit 451", "John McCabe", "Le ciel peut attendre", "Troie", "Neverland"), découvre avec effroi ce qui s’est passé...

Ainsi, directement Nicolas Roeg instaure un réel malaise, alors qu’on retrouve quelques mois plus tard le couple à Venise où John a pour mission de restaurer une église. Le réalisateur va alors maintenir ce malaise en faisant intervenir assez rapidement deux sœurs d’un certain âge, dont l’une, non-voyante interprétée par Hilary Mason ("Dolls", "Robot Jox", "Haunted"), est médium et déclare à Laura être en contact avec sa fille décédée.

S’il n’y aura rien de négatif dans ce contact, il faut avouer que le regard de la vieille dame impressionne et il est vrai aussi que dans tous les cas, tout ce qui touche à l’au-delà met souvent mal à l’aise. A partir de là, on va alors sentir un danger planer sur le couple et principalement sur le personnage incarné par Donald Sutherland.

Une force maléfique semble en effet leur vouloir du mal, tandis que des apparitions de ce qui semble être le fantôme de leur fille commencent à fortement intriguer John. Laura en revanche de son côté est totalement sous l’emprise des deux sœurs, alors qu’au contraire John se méfient d’elles... A juste titre? C’est ce qu’on découvrira à la fin, lors d’une scène particulièrement glaçante et surprenante, à la fois baroque, gothique et grotesque, où l’influence du Giallo se fera fortement ressentir.

La mise en scène de Nicolas Roeg est impeccable, avec une magnifique photographie signée Anthony B. Richmond ("Cat Chaser", "The Indian Runner", "Candyman", "Vorace") et un montage millimétré de Graeme Clifford ("Frances", "Ruby Cairo"). La musique composée par Pino Donaggio ("Carrie", "Pulsions", "Hurlements", "Body Double", "Transgressing", "Le fils de Chucky") est magnifique et contribue également à faire de ce film un vrai petit bijou.

"Ne vous retournez pas" date de 1973 et même si cela se ressent bien évidemment par certains côtés, le film a vraiment très bien vieilli et fait incontestablement parti des films que tout amoureux du cinéma se doit de posséder!

Après une première édition DVD sortie le 7 février 2001 chez StudioCanal et épuisée depuis belles lurettes, "Ne vous retournez pas" est enfin ressorti le 6 octobre 2015 chez Potemkine Films en Blu-ray et en DVD au sein d'un coffret accompagné des films "Enquête sur une passion" et "L’Homme qui venait d’ailleurs". La nouvelle version DVD reprend les mêmes spécificités techniques que l'ancienne édition, à savoir une image au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français amovibles, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD master Audio 2.0 mono avec sous-titres français amovibles. Côté bonus, si on perd les affiches et photos de la première édition, on gagne en revanche un entretien avec le critique Jean-Baptiste Thoret (29’35").

Ne vous retournez pas

Ne vous retournez pas
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Ne vous retournez pas (Blu-ray)

Ne vous retournez pas (Blu-ray)
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11.10.15

04:10:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fille d’une grande lignée de Maitres Sushi, Keiko est élevée dans la pure tradition familiale pour prendre Cinq personnes aux profils très différents se retrouvent en compétition pour décrocher un emploi prestigieux à la Matsuika, une multinationale installée au Maroc. Après un entretien avec le PDG, les candidats se voient proposer une ultime épreuve pour déterminer le gagnant, dans un lieu tenu secret. Ils acceptent et embarquent à bord d'un minibus dépourvu de vitres. Après des heures de route, le véhicule a un accident et les candidats se retrouvent prisonniers de la carcasse de métal. Ils réussissent à en sortir en unissant leurs forces mais découvrent qu'ils sont en plein milieu du désert et que le chauffeur a disparu. Ne sachant pas si l'accident est réel ou si l'épreuve commence, les candidats vont errer dans le désert à la recherche d'indices et seront confrontés à des mirages les renvoyant à leurs peurs les plus profondes...

Mon avis :

Alors qu'"Achoura", produit notamment par Metaluna Productions à qui on doit l'excellent "Aux yeux des vivants", se trouve actuellement en pleine post-production, "Mirages", le premier long-métrage de Talal Selhami demeure toujours inédit chez nous, alors qu'il avait pourtant été annoncé pour une sortie en DVD et Blu-ray chez feu Emylia en février 2013. Depuis, l'éditeur a changé de nom et aucune sortie du film ne semble prévue chez qui que ce soit...

"Mirages" part d’un postulat quelque peu abracadabrant d’une embauche nécessitant une dernière étape dont la nature nous sera inconnue, entraînant cinq candidats dans une traversée d’un désert à bord d’un fourgon censé les mener sur les lieux de cette dernière épreuve. Seulement voilà, la fourgonnette va avoir un accident sur le trajet et les candidats vont se retrouver en plein désert.

Étonnamment, pour une raison étrange, il n’y a aucune trace du chauffeur et les candidats vont donc se demander s’il ne s’agit pas du dernier test... Qui dit désert, dit mirages et bien évidemment, après quelques heures, les protagonistes du film vont en voir! Des protagonistes aux personnalités très différentes, avec des caractères plus ou moins forts.

Parmi eux, on remarquera au départ principalement deux individualités, celle de Hicham interprété par Karim Saidi ("Munich", "Kandisha", "Djinns", "La Vie d'Adèle") et de Jamal, joué par Mustapha El Houari ("Les mécréants").

Samir, joué par Omar Lotfi ("Djinns", "Les Ailes de l'amour", "Les mécréants") que l'on retrouvera prochainement dans "Achoura" et Saïd, joué par Aïssam Bouali ("Les mécréants", "Chaïbia"), seront eux un peu plus discrets, ce qui ne veut pas dire moins importants pour l'histoire...

Enfin, la cinquième personne, sera une femme, Assia, interprétée par Meryam Raoui ("La trêve"), une jolie jeune femme sûre d'elle et au caractère également bien trempé.

Malgré un budget probablement très limité, le réalisateur d’origine marocaine va ici tirer profit des très beaux paysages désertiques du désert marocain et de ses très belles couleurs pour nous offrir un film qui a tout de même de la gueule, utilisant ce désert pour enfermer ses personnages dans son immensité dont ils auront la sensation de ne jamais voir la fin. Peu à peu comme on s’en doute, la paranoïa va s’emparer de nos cinq candidats et l’épreuve va alors virer au cauchemar...

Bien entendu, il faut prendre en considération qu’il s’agit d’un petit film indépendant, mais également du premier long métrage de son réalisateur et ma foi le résultat, même s’il est imparfait, est tout de même assez probant.

Parmi le casting, on remarquera la présence également d'Eric Savin ("L.627", "Fair Play", "Ne le dis à personne", "13 m²", "L'ennemi intime", "Captifs"), même s'il n'apparaîtra au final que très peu à l'écran.

On notera enfin que les effets spéciaux de maquillage sont ici assurés par David Scherer ("Ouvert 24/7", "Last Caress", "The Theatre Bizarre", "Dead shadows", "Thanatomorphose", "Horsehead"), une sérieuse référence en la matière donc, qui a ici joué la carte du réalisme, sans verser de ce fait dans la surenchère, ni le Grand-Guignol...

Le fait que ce film reste à ce jour toujours inédit sur support physique est vraiment incompréhensible, surtout vu le nombre de films mauvais qui eux voient le jour, alors espérons que la sortie d’"Achoura" permette que les éditeurs s’intéressent à nouveau à "Mirages"...

Pour vous tenir au courant de l’actualité d’"Achoura", le prochain film fantastique de Talal Selhami, pensez à liker la page Facebook du film!

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10.10.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Suite à un sort jeté par une fée maléfique, la princesse Aurore tombe dans un sommeil profond le jour de ses 16 ans. Seul le baiser d’un prince pourra l’éveiller mais la sorcière Tambria qui a pris possession du château de l’héritière ne compte pas laisser quiconque aider sa victime.

Mon avis :

Quand l'acteur culte de "Starship Troopers" adapte à sa manière un classique de Disney, cela donne "La Belle au Bois Dormant : La malédiction"... Oui, je sais, vous allez me dire que "La Belle au bois dormant" est à l’origine un conte populaire rendu célèbre par Charles Perrault et les Frères Grimm et non une création originale de Disney, mais bon, sans vouloir être médisant, je doute que ces deux versions soient la source d'inspiration de Casper Van Dien, même si ce sont bien les frères Grimm qui sont crédités... Mais qu'est-ce que je peux être méchant quand même!!!

"Sleeping Beauty" est le premier long-métrage en tant que metteur en scène de Casper Van Dien ("Tarzan et la cité perdue", "Dracula 3000", "Born to Ride", "The Pact"), qui adapte ici le célèbre conte à sa manière avec des zombies en veux-tu en voilà, des monstres numériques du plus bel effet, etc. Ah, je vois que cela éveille votre attention et que vous vous dîtes que cela sent bon le pur nanar! Eh bien, dans le mille!

Casper nous livre avec ce téléfilm un film bien fun et cela tombe bien, car c'est absolument tout ce qu'on attendait de lui! Le réalisateur a fait son film en famille, puisque dans les rôles de la reine, on trouve Catherine Oxenberg ("Dynastie", "Le repaire du ver blanc", "La prophétie des ténèbres", "Sanctimony") qui n'est autre que son épouse actuelle et dans les rôles de la princesse Aurore et de celui de Newt, ses deux enfants qu’il a eu de son précédent mariage lorsqu’il était marié avec Carrie Mitchum, la petite-fille de Robert Mitchum.

Casper (Non, pas le petit le fantôme, même s’il a joué à l’époque dans "Casper, l'apprenti fantôme"!) joue également dans son film, le rôle du roi et il faut admettre qu’il vieillit plutôt bien et reste assez beau gosse.

En tout cas, il nous régale avec tout ce dont on était en droit d’attendre, un méchant prince avec une vraie « tête de bite » (Excusez-moi l’expression!), interprété par un certain Edward Lewis French ("Act I"), des chevaliers des croisades zombies pas forcément très convaincants, des monstres crées numériquement aux effets très visibles et des dialogues valant parfois vraiment le détour. On sent évidemment que tout le côté un peu cheap est dû à un budget assez limité, mais étonnamment, c’est loin d’être aussi catastrophique qu’on aurait pu l’imaginer.

En tant que metteur en scène, Casper Van Dien s’en sort même pas si mal que cela, il nous offre même quelques plans assez sympas et au niveau de la photographie, le film est assez joliment filmé, même si cela ressemble pas mal aux téléfilms que l’on peut découvrir sur Gully. Attention, toutefois, le film n’est pas destiné aux plus jeunes, car on aurait tout de même droit à une décapitation et à un bras coupé.

Quant au prince Barrow, qui ne sait pas qu’il est prince et qui sortira la princesse de son profond sommeil, interprété par Finn Jones ("Détour Mortel 5", "Game of Thrones"), il faut admettre qu’il est plutôt bien choisi pour le rôle, de même qu'Olivia d'Abo ("Conan le destructeur", "Bolero", "Nom de code: Nina", "Wayne's World 2") dans le rôle de la vilaine sorcière Tambria (Celle qui jettera le sort sur la malheureuse princesse!), même si physiquement, j’aurai bien vu plutôt Catherine Oxenberg à la place...

Enfin, tout est bien qui finit bien, le prince épousera la princesse et ils eurent beaucoup d'enfants!
Vous l’aurez compris "La Belle au Bois Dormant : La malédiction" est loin d’être une réussite, mais en tout cas on rigole bien et c’est le principal!

"La Belle au Bois Dormant : La malédiction" est sorti en DVD le 22 septembre 2015 chez Zylo dans une édition nous proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0. Pas de vo (Du coup, on n'a pas le droit à la voix de Michael York en narrateur!) et pas de bonus, par contre! C'est dommage car des bonus, cela aurait pu être amusant!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, n'hésitez pas à vous rendre sur ses pages Facebook et Twitter...




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09.10.15

14:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dave est un petit délinquant qui mène sa vie entre drogue et violence, dans l’East End de Londres. Quand son « business » entraîne la mort de Tariq, son meilleur ami, Dave est terrassé, pour la première fois de sa vie, par la honte et le remords. Alors qu’il commence à faire la paix avec lui-même, son passé de criminel revient le mettre à l’épreuve...

Mon avis :

Avec son titre particulièrement explicite nous faisant immédiatement comprendre que cela se passe dans l'univers de la drogue et son affiche bien tape-à-l'œil où le héros nous braque avec son flingue, on se dit qu'on a affaire avec "Snow in Paradise" au nouveau film choc de l'année... Eh bien en fait, on sera surtout bien loin de s'imaginer à quoi ressemble en réalité ce film où la drogue ne sera finalement qu'accessoire...

Pour son premier film en tant que metteur en scène, Andrew Hulme, monteur de films comme "Slevin", "Control" ou encore "The American", s'est inspiré de faits réels pour montrer un autre visage de l'Islam que celui est sali par le terrorisme et surtout montrer que la religion peut aussi sortir des jeunes délinquants de l'engrenage dans lequel ils sont rentrés.

Même si l’histoire s’inspire de faits réels, celle-ci est tout de même une fiction, mais de nombreux éléments proviennent en fait du passé de l’acteur Martin Askew ("Nice Guy", "Offender", "Riot"), qui est ici co-scénariste du film et qui tient également l'un des rôles principaux, celui de l'oncle Jimmy, pour lequel le héros du film va travailler.

Ce héros, c'est Dave, joué par Frederick Schmidt ("Les poings contre les murs", "Second Coming"), un jeune toxicomane basculant dans le trafic de drogues et entraînant par la même occasion son meilleur ami, sans se soucier des éventuelles conséquences que cela peut avoir.

Des conséquences qui vont le mener peu à peu à avoir une nouvelle vision de la vie et l'amener à se convertir à l'Islam, grâce à sa rencontre avec Amjad, interprété par Ashley Chin ("Cherry Tree Lane", "Victim", "Les poings contre les murs", "Plastic"), que lui a présenté son ami Tariq, joué par Aymen Hamdouchi ("Harpoon", "Green Zone", "Touristes", "Zero Dark Thirty").

Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, le film ne versera à aucun moment dans la violence gratuite, bien au contraire, puisque celle-ci se passera essentiellement hors champ... il faut reconnaître par contre que le film repose quasi entièrement sur les épaules de son acteur principal et sur son scénario sortant des sentiers battus.

Mais le film fonctionne aussi grâce au côté crédible des divers protagonistes du film, ne versant en effet jamais dans la caricature. Il n'y a en fait que des « monsieur, madame Tout- le-Monde », que des gens au physique finalement très communs, ce qui ne veut pas dire pour autant dépourvu de charisme...

Le message du film est intéressant et louable, mais au final, pas suffisamment exploité, mais il faut dire que dans la tête de Martin Askew et Andrew Hulme, ce film n'est que le premier d'une série de films, car avant toute chose, les deux hommes ont voulu montrer pour quelles raisons un homme issu d’une culture chrétienne peut se convertir à l’Islam et devenir musulman et ainsi se sortir de l’enfer de la drogue et de la délinquance et démontrer ainsi que cette religion n’est pas faite que d’extrémistes formant des fanatiques kamikazes. Car en ces périodes où le terrorisme fait rage, il faut bien admettre que des amalgames peuvent facilement naître dans la tête des gens. Ce qui est ma foi fort humain!

La mise en scène d’Andrew Hulme s’avère par contre par moments assez brouillonne, certains passages sont également quelque peu redondants ou un peu longuets, mais le film, malgré ses maladresses a le mérite de faire réfléchir et c’est déjà pas mal! Enfin, pour ceux qui ont l'habitude de couper le film avant la fin du générique, il est à noter qu'une petite scène figure à la fin...

"Snow in Paradise" aurait probablement gagné à être un peu plus percutant qu’il ne l’est, afin que son message ait plus d’impact et nous remue plus qu’il ne le fait, mais malgré tout, il nous pousse à la réflexion et nous apporte une vision intéressante de l’Islam. A voir!

"Snow in Paradise" est sorti le 8 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français optionnels. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent quant à eux d'un entretien avec l’acteur principal, intitulée «  About Schmidt, rencontre avec l’acteur principal  » (30’) et de la Bande-annonce du film en vost.

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06.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En plein été, dans une maison de campagne perdue au milieu des champs de maïs et des bois, des jumeaux attendent le retour de leur mère. Lorsqu’elle revient à la maison, le visage entièrement bandé suite à une opération de chirurgie esthétique, les deux enfants mettent en doute son identité...

Mon avis :

Parmi la multitude de films d'horreur qui nous arrivent régulièrement, seule une poignée arrive à véritablement sortir du lot et à nous offrir quelque chose un tant soit peu original. C'est le cas en tout cas de "Goodnight Mommy" qui a fait sensation au dernier festival de Gérardmer en remportant notamment deux prix, le Prix du Jury Jeunes de la Région Lorraine et celui du Jury SyFy Universal...

"Goodnight Mommy" nous arrive d'Autriche et est le premier long métrage de fiction de Severin Fiala et Veronika Franz, qui n'avaient jusque-là réalisé que des courts métrages et un documentaire. Les deux metteurs en scène nous offrent ici un film d'horreur atypique, au sujet assez original. Il faut dire que la source d'inspiration du film ne l'est pas moins!

En effet, l'idée du film est venue à Veronika Franz en regardant une émission de téléréalité genre "Relooking extrême" où la transformation de l'être proche est telle que cela peut quelque peu effrayer les enfants lorsqu’ils découvrent la nouvelle apparence de leur mère ou leur père! En l’occurrence, c'est plus souvent celle de leur mère!

Toujours est-il qu'il est question dans "Goodnight Mommy" de deux jeunes garçons, jumeaux, âgés d'une dizaine d'années qui vivent seuls avec leur mère dans un coin isolé en pleine campagne. Celle-ci vient tout juste de subir une opération de chirurgie esthétique et a donc le visage complètement bandé, mais surtout, elle semble avoir changé depuis son retour. Plus distante, plus irritable, plus agressive très certainement aussi...

Enfin, ce ne sont que des suppositions car on n'aura en fait que très peu d'informations sur le passé de nos trois protagonistes. C'est donc ce que l'on ressent par rapport aux questionnements des jumeaux et à l'attitude de ces trois personnages.

Il règne en tout cas une atmosphère très froide, voir glaciale dans cette maison ultra moderne au design volontairement épuré pour accentuer cette sensation. De même, il règne tout au long du film une ambiance étrange, mystérieuse même, parfois à la limite de l'onirisme nécessitant de s'accrocher dès le début, car le film est dans l'ensemble assez peu rythmé et il ne s'y passe finalement pas grand-chose durant pratiquement les deux tiers du film.

Mais pour peu qu'on rentre dans l'histoire, celui-ci captive et impose peu à peu son atmosphère de plus en plus oppressante au spectateur, instaurant même un réel malaise dans sa dernière partie. C'est dans cette partie que l'horreur intervient véritablement et il faut bien avouer que certaines scènes sont assez éprouvantes.

Quant à la révélation finale, elle sera pour le moins inattendue et franchement bien vue! Que ce soit Susanne Wuest ("Antares", "Max Schmeling", "La lisière") ou les jumeaux Elias et Lukas Schwarz, tous les comédiens principaux du film sont vraiment impeccables dans leurs rôles respectifs et cela malgré l'inexpérience des deux jeunes garçons.

Le film est de plus joliment filmé et à l'ancienne, puisque les deux réalisateurs ont fait le choix de le tourner en 35 mm, un choix qu'on ne peut que saluer et apprécier! "Goodnight Mommy" est à mon avis typiquement le genre de films à voir plusieurs fois afin d'en découvrir toutes les subtilités et y voir tous les indices disséminés ici et là... Alors pourquoi ne pas tenter l'expérience!

Avec "Goodnight Mommy", Severin Fiala et Veronika Franz signent un film d’horreur subtil, basé essentiellement sur l’ambiance et qui nous prend véritablement aux tripes. Une belle claque en tout cas, comme on les aime!

"Goodnight Mommy" sort en DVD le 6 octobre 2015 (Aujourd'hui donc!) chez KMBO dans une très jolie édition digipack slim 3 volets, nous proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio allemandes et françaises Dolby Digital 5.1 & 2.0 et sous-titres français amovibles. Côté bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec Severin Fiala et Veronika Franz (5'49") filmé lors du festival de Gérardmer 2015, une galerie photos, des projets d'affiches et le film annonce.

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05.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Menée par Asbjörn, une bande de guerriers vikings exilés, partie piller la Bretagne, fait naufrage non loin des côtes écossaises. Coincés en territoire ennemi, ils parviennent à capturer la fille du roi d’Écosse et tentent d’atteindre la place forte de Danelag pour marchander leur butin. Le roi lance alors des mercenaires sanguinaires sur leurs traces. Pour les derniers vikings, la quête la plus périlleuse commence...

Mon avis :

Régulièrement de nouveaux films sur les vikings font leur apparition, mais il faut bien admettre que bien peu sont des réussites et malheureusement, ce "Northmen: Les Derniers Vikings" ne relèvera guère le niveau, même s’il restera très regardable...

Le réalisateur suisse Claudio Fäh ("Coronado", "Hollow Man 2", "Sniper: Reloaded") signe avec ce "Northmen - A Viking Saga", un film de vikings manquant cruellement de crédibilité et beaucoup trop propre sur lui... Et pourtant, nos vikings naufragés seront bien sales en sortant de l'eau! D'ailleurs, on se demande franchement comment ils peuvent être aussi dégoûtants... De la crasse ayant résisté à la tempête probablement? Enfin bon, les écossais n'auront pas de kilt, c'est déjà ça!

Tom Hopper ("Merlin", "Cold"), à ne pas confondre avec le réalisateur, fait vraiment trop « beau gosse » pour convaincre réellement, même si vos moitiés seront du coup certainement ravies de regarder ce film avec vous (Oui, je m'adresse aux hommes car le film de vikings, c'est avant tout une affaire d'hommes!).

D'ailleurs tous ces vikings seront bien sympathiques, beaucoup trop d’ailleurs et de plus, ils manqueront également franchement de charisme! En fait, il aurait fallu au casting uniquement des mecs de la trempe de Johan Hegg, le leader du groupe Amon Amarth, le groupe de viking metal qui a d'ailleurs signé la BO du film! Ou alors un Sébastien Chabal? Là, oui, on aurait pu y croire! Mais malheureusement le reste du casting sera du même acabit que l'acteur anglais...

A part peut-être Darrell D'Silva ("Closer to the Moon", "Montana"), dans le rôle de Gunnar, mais qui sera tout de même beaucoup trop sympa et attachant, malgré une bonne dégaine. C'est quand même bien dommage, car autrement les combats sont plutôt bien chorégraphiés et assez lisibles, les costumes pas mal du tout, les paysages magnifiques, mis de plus en valeur par une chouette photographie signée Lorenzo Senatore ("Détour mortel 3", "Phénomènes paranormaux", "Spiders").

Le film a donc dans l'ensemble de la gueule, mais bon, cela ne suffit pas! Beaucoup trop de détails dénotent, les moustaches ou barbes bien taillées, le maquillage (notamment le rouge à lèvres de la princesse!) etc.

Sans compter un personnage de moine se battant comme un Dieu au bâton et avec une petite barbichette tressée, vraiment, mais alors vraiment pas crédible! On aurait aimé également quelque chose de plus viscéral, plus brutal.

Il y a un peu de sang certes, un ou deux types qui se font méchamment cramer, mais cela reste quand même très soft! Quant aux méchants, on ne peut pas dire qu'ils soient particulièrement impressionnants! Autrement, le scénario est des plus classiques, même si on peinera quand même à avaler cette histoire de père près à sacrifier sa fille.

Un joli brin de fille d'ailleurs que cette Inghean, interprétée par Charlie Murphy ("'71", "Love/Hate", "Happy Valley"), qui n'aura d'ailleurs d'yeux que pour son beau kidnappeur... Il faut dire qu'il est tellement beau, grand, musclé... On dirait presqu'un Matt Pokora avec des cheveux longs!

"Northmen: Les Derniers Vikings" semble beaucoup trop calibré pour un public adolescent et reste dans l’ensemble quand même beaucoup trop « grand public » pour vraiment convaincre... Et puis, il y a ce casting de belles gueules, si éloigné de l’idée qu’on se fait des vikings!

"Northmen: Les Derniers Vikings" est sorti le 5 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français, suédois, norvégiens, danois et finlandais (Hommes du Nord, vous êtes servis!) optionnels. Quant au Blu-ray, il est lui curieusement au 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français, suédois, norvégiens, danois et finlandais optionnels. Pour ce qui est des bonus, vu leur nombre, on aurait espéré être gâté... Eh bien, non! Cela ne sera que du promotionnel de très courtes durées! On a le droit aux featurettes suivantes : Making of (1'35"), "L'âme des vikings" (1'58"), "Vikings en action" (3'06"), BO d’enfer (1'46") et "Vikings vs. Loups" (3'09"). Dommage, on aurait bien aimé au moins avoir le droit au clip d'Amon Amarth et à la bande annonce. Il est à noter enfin que le DVD est également disponible depuis le 1er septembre au sein d'un coffret contenant également "Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres" et "The Dead Lands, La terre des guerriers". Curieux choix pour ce dernier, même si le thème principal de ce coffret, ce sont les guerriers, car à l'origine, un coffret était prévu avec "Hammer of the Gods", qui lui aussi était un film de vikings...

Northmen, les derniers Vikings

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Northmen, les derniers Vikings (Blu-ray)

Northmen, les derniers Vikings (Blu-ray)
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04.10.15

04:10:15, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Emprisonné pour un délit mineur à l’âge de 19 ans, JR apprend vite les dures réalités de la vie carcérale. Un monde dans lequel la protection est vitale pour survivre et JR se retrouve très rapidement sous l’œil vigilant du criminel le plus célèbre d’Australie, Brendan Lynch. Mais sa protection à un prix et Lynch et son équipe ont des plans pour leur jeune protégé...

Mon avis :

"Son of a Gun" fait parti de cette nouvelle vague de films sortant en e-Cinéma, cette nouvelle forme de distribution de films de qualité cinéma arrivant chez nous directement sur les plates-formes de vidéos à la demande au lieu de sortir en salles (malgré leur potentiel!) et auxquels semblent croire Wild Bunch et TF1 Vidéo...

Ce premier long-métrage de Julius Avery débute comme un film de taulards avec ce gosse un peu frêle, mais n'ayant pas froid aux yeux, interprété par le jeune Brenton Thwaites ("Oculus", "The Signal", "Maléfique", "Ride"), que Brendan Lynch, le personnage incarné par Ewan McGregor ("Trainspotting", "Le veilleur de nuit", "Velvet Goldmine", "Star Wars: Épisode I - La menace fantôme", "Moulin Rouge", "The Ghost Writer") va prendre sous son aile, malgré des débuts un peu tendus entre les deux hommes. Mais il faut dire que pour Brendan Lynch, ce rapprochement ne sera pas forcément désintéressé, puisqu'en fait, il comptera bien que le jeune JR l'aide par la suite à sortir de prison...

Et au bout d'une quart d'heure, le film va en effet prendre une tournure différente, puisque JR qui effectuait une courte peine va sortir et faire évader Lynch et deux de ses complices, aidé en cela par des connaissances de Lynch, qui vont le former et le fournir en armes. Là encore, cela ne sera pas désintéressé et tout cela aura pour but qu'ils accomplissent ensuite un casse historique...

Le film se décompose donc en diverses parties, bien distinctes, mais si ce sera bien évidemment un film de gangsters, ce qui prédominera, cela sera finalement les relations, d'une part amoureuses entre JR et la jolie Tasha, jouée par la plutôt mignonne Alicia Vikander ("Royal Affair", "Le septième fils", "Ex Machina") et d'autre part la relation d'amitié, presque paternelle entre JR et Lynch.

Brenton Thwaites est impeccable dans ce rôle de jeune finalement pas trop à sa place dans ce monde de voyous. On ressent en effet dès le départ qu’il n’est pas fait pour ce milieu et qu’il essayera d’en sortir d’une façon ou d’une autre. Ewan McGregor est égal à lui-même, crédible en bandit ayant un peu plus de plomb dans la cervelle que la moyenne...

Mais au final, ce sont surtout les seconds rôles qui apporteront le plus de crédibilité au film avec notamment Matt Nable ("Killer Elite", "Riddick", "Arrow") dans le rôle de Sterlo ou encore Damon Herriman ("La maison de cire", "J. Edgar", "Lone Ranger", "If You Love Me...", "La promesse d'une vie") dans le rôle de Wilson, un trafiquant d'armes assez barge...

Le scénario est très classique, sans réelle surprise, mais le film est suffisamment haletant et bien fichu pour qu’on le suive sans décrocher et finalement avec plaisir, sans pour autant qu’il ne nous laisse de souvenirs impérissables...

Parmi la vague de films sortis en e-Cinéma, "Son of a Gun" est le premier où je me dis qu’une sortie en salle n’était pas forcément nécessaire, ce qui n’empêche pas que cela soit malgré tout un bon petit film de gangsters, plein de bons sentiments... Un peu trop d'ailleurs?

"Son of a Gun" est sorti le 15 juillet 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français amovibles, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français amovibles. Il est à noter également que ces éditions disposent de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, au niveau des bonus, communs aux deux formats, ils se composent des coulisses du tournage (19'33") et d'interviews d’Ewan McGregor (18'20"), Brenton Thwaites (22'42") et Alicia Vikander (14'43").

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03.10.15

09:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fuyant leur planète devenue inhospitalière, des extra-terrestres tentent de conquérir la Terre. S’appuyant sur la superstition de l’homme, ils ressuscitent deux scientifiques qui vont alors ramener à la vie tous les grands monstres : Dracula, Frankenstein, le loup-garou, la momie… Ayant découvert leur plan de conquête, et face à la population effrayée, le professeur Warnoff va tenter de déjouer leurs attaques.

Mon avis :

Contrairement à ce que laisse supposer le titre, "Dracula contre Frankenstein" ne nous offrira pas vraiment d'affrontement entre ces deux monstres légendaires de la Universal, mais bon ce titre devait certainement paraître très vendeur aux distributeurs étrangers (Ce titre fût exploité également notamment en Angleterre, aux États-Unis et en Allemagne!), car le titre original "Los monstruos del terror" est tout de même plus fidèle à ce qu'est réellement le film. En fait, cela sera surtout d'ailleurs le Loup-Garou contre les autres monstres de la Universal! En tout cas, un film rassemblant à la fois Dracula, la Momie, Frankenstein et le Loup-Garou, il faut bien avouer que cela ne manque pas d'intérêt pour tout amateur de films d'horreur!

Ce "Dracula contre Frankenstein" n'est pas à confondre avec les films d'Al Adamson et de Jess Franco, respectivement sortis en 1971 et 1972. Celui-ci est sorti en 1970 et a été réalisé en partie par le réalisateur originaire d'Argentine Tulio Demicheli ("Le fils du capitaine Blood", "Deux garces pour un tueur", "Un homme, un colt", "Arriva Sabata!", "Les 2 visages de la peur") et en partie par son compatriote Hugo Fregonese ("Quand les tambours s'arrêteront", "Le signe des renégats", "Passage interdit", "Jack l'éventreur", "Le raid", "Les sept tonnerres") et le producteur Eberhard Meichsner ("Les rayons de la mort du Dr. Mabuse"), qui finirent le film.

Il s'agit d'une co-production hispano-italo-germanique au scénario abracadabrant signé Paul Naschy ("Les vampires du Dr. Dracula", "La furie des vampires", "L'empreinte de Dracula", "Le bossu de la morgue"), où des extraterrestres ayant pris forme humaine décident de redonner vie aux célèbres monstres que sont Dracula, Frankenstein, la Momie et le Loup-Garou afin que ceux-ci exterminent la race humaine!

Comme dans beaucoup de films d'horreur espagnol des années 60/70, on retrouve le château du Dr. Orloff immortalisé par Jess Franco, apportant un côté forcément assez gothique au film, mais autrement l'ambiance sera très différente des films de monstres de la Universal, auxquels le film rend hommage, flirtant plus vers une ambiance très sixties aidé en cela par la musique typique de cette période.

Le film souffre autrement pas mal de longueurs, se réveillant essentiellement vers la fin lorsque le Loup-Garou affrontera les autres monstres. Comme on pouvait s'en douter, le Loup-Garou est interprété par Paul Naschy en personne, rôle qu'il interpréta en effet à de nombreuses reprises.

Autrement parmi le casting du film, on reconnaîtra notamment Michael Rennie ("Le jour où la terre s'arrêta", "La tunique", "Le monde perdu") dans le rôle du Dr. Odo Warnoff, dont cela sera le tout dernier rôle puisque l'acteur décéda le 10 juin 1971 à l'âge pourtant de seulement 61 ans, la belle Karin Dor ("Le trésor des montagnes bleues", "Le masque de Fu-Manchu", "On ne vit que deux fois", "Le vampire et le sang des vierges", "L'étau") dans le rôle de Maleva Kerstein et la non moins charmante Patty Shepard ("La furie des vampires", "Les pétroleuses", "Folie meurtrière", "La brute, le colt et le karaté") dans celui d'Ilsa (Quel joli prénom!).

Et dans les rôles des monstres me direz-vous? Eh bien dans celui de Frankenstein (enfin du monstre de Farancksalan!) se cache en fait Ferdinando Murolo ("La lame infernale", "Calibre magnum pour l'inspecteur", "La guerre des gangs") et dans celui du Comte Janos de Mialhoff (Euh oui, comme pour la créature de Frankenstein, ils n'ont pas voulu l'appeler Dracula! Peur d'un procès?), Manuel de Blas ("Le bossu de la morgue", "Le monde des morts-vivants", "Histoire d'O: Chapitre 2", "Slugs").

Les maquillages sont dans l'ensemble assez kitsch et prêteront donc parfois à sourire, mais certains sont tout de même pas mal du tout, notamment celui de la Momie. De plus, certains effets font quand même leur petit effet et le film a dans l'ensemble plutôt de la gueule grâce notamment à ses costumes et ses décors assez réussis. Par contre, il fait assez décousu par moments et manque cruellement de rythme...

Dans l’ensemble, ce "Dracula contre Frankenstein" s'avère être une curiosité assez plaisante à regarder tout de même, mais on sera loin du chef d’œuvre!

"Dracula contre Frankenstein" est sorti en DVD le 1er septembre 2015 chez Artus Films dans une splendide édition digipack slim nous proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française, espagnole et allemande Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. En guise de bonus, on trouve une présentation du film par Alain Petit intitulée "Les monstres de la terreur", le générique espagnol, une galerie d’affiches et de photos et les bandes-annonces de la collection Ciné de Terror dont celle du film.

Dracula contre Frankenstein

Dracula contre Frankenstein
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02.10.15

04:10:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Présentation :

"Tales of Tomorrow", la toute première série télé américaine de science-fiction destinée aux adultes! Chaque épisode de "Tales of Tomorrow" est adapté d’une nouvelle ou d’un roman de science-fiction. C’est ainsi que pour la première fois les œuvres d’auteurs tels que Arthur C. Clarke ("2001 : l’Odyssée de l’espace"), Fredric Brown ("Arena"), Philip Wylie ("Le Choc des mondes"), etc. sont portées au petit écran. Un défilé de stars!!! Veronica Lake, Boris Karloff, Lon Chaney Jr., Paul Newman, James Dean...

Mon avis :

De 1951 à 1953, le réseau ABC diffusa la série "Tales of Tomorrow", une série S.F. pour adultes restée inédite chez nous où chaque épisode est adaptée d'une nouvelle ou d'un roman de Science-fiction et qui vue défiler un grand nombre de stars...

Sur les 86 épisodes qui furent diffusés, Bach Films nous en propose ici une sélection de 23 (Eh oui, malheureusement il est annoncé 24 épisodes, mais "Vol d’essai", le cinquième épisode qui devait figurer sur le premier disque n’est finalement pas présent en raison d’un problème d’authoring...) parmi les meilleurs. La série a la particularité d’être entrecoupée de publicités de la joaillerie fantaisiste Jacques Kreisler, donnant un petit côté assez amusant à celle-ci par le côté très kitsch de ces pubs.

"Verdict from Space", le tout premier épisode de la série, réalisé par un certain Leonard Valenta, débute lors du procès de Gordon Kent, interprété par Lon McCallister ("La maison rouge", "The Big Cat"), un homme accusé d'avoir assassiné le professeur Adrian Sykes, joué par Martin Brandt ("Le diable à 4 heures", "Morituri", "Le dossier Odessa"), pour de l'argent... L'épisode est assez plaisant à regarder, même s'il nous laissera tout de même quelque peu sur notre faim.

Le deuxième épisode proposé, qui est d'ailleurs le deuxième épisode de la série également, intitulé "Blunder", également réalisé par Valenta, nous ménage un bon petit suspens avec ce savant refusant d'entendre les mises en garde de ses confrères sur le danger de ses recherches en cours, qui risquent de détruire la planète toute entière... Parmi le casting, on trouve dans le rôle principal, Robert Allen ("Le baron Gregor", "Crime et châtiment"), qui endosse ici le rôle de Carl Everson.

Le troisième épisode ici proposé est en fait le huitième et s'intitule "The Dark Angel". Il s'agit d'un épisode où une femme, interprétée par Meg Mundy ("Les yeux de Laura Mars", "Liaison fatale", "Traquée"), s’aperçoit qu'elle est en train de changer et qu'elle appartient en fait à une nouvelle espèce d'êtres supérieurs... Un très bon épisode où l'on pourra regretter simplement qu'ils aient choisi un mari, joué par Sidney Blackmer ("Little Caesar", "Comment tuer votre femme", "Rosemary's Baby "), peut-être un peu trop vieux et pour lequel on n'éprouvera aucune réelle empathie...

Avec le quatrième épisode présent sur ce coffret, c'est un grand nom de la Science-fiction qui fait son apparition, puisque l'histoire est tirée d'une nouvelle de H.G. Wells. "The Crystal Egg" est en fait le neuvième épisode de la série et est réalisé par Charles S. Dubin ("Hawaï, police d'état", "Kojak", "M.A.S.H."), qui réalisa d'ailleurs en tout 6 épisodes de la série. L'épisode est assez prenant, même si le personnage du client, qui est assez intrigant, n'est à mon avis pas suffisamment exploité, puisque l'histoire se concentrera essentiellement autour du professeur Frederick Vaneck, joué par Thomas Mitchell ("Autant en emporte le vent", "La vie est belle", "Le train sifflera trois fois"), qui passera pour fou auprès de ses collègues pour avoir vu Mars à travers un œuf de cristal...

L'épisode suivant est "Sneak Attack" et est en réalité le treizième de la série. Il s'agit d'un épisode assez moyen où un espion américain, joué par Zachary Scott ("L'homme du Sud", "Le roman de Mildred Pierce", "La jeune fille"), se retrouve dans une chambre d'hôpital dans le camp ennemi, après qu'on lui ait tiré dessus et d'où il va essayer de déjouer une attaque qui serait fatale aux États-Unis avec l'aide de la femme médecin qui l'a en charge...

"The Invader", le quatorzième de la série, est réalisé par Don Medford ("La quatrième dimension", "Les charognards", "L'organisation"), le metteur qui réalisera le plus d'épisodes de la série. Après un début quelque peu laborieux, on se laisse prendre à cette histoire de soucoupe volante échouant en pleine mer à côté du bateau occupé par l'équipe du Dr. Burroughs, interprété par Edgar Stehli ("La tour des ambitieux", "Les frères Karamazov"), un scientifique ne voyant que par la science... Dans cet épisode, on remarquera essentiellement la présence de William Eythe ("Le chant de Bernadette", "Le Porte-avions X", "La Maison de la 92e rue"), qui eut un destin tragique et qui mourra à l'âge de 38 ans et d'Eva Gabor ("Gigi", "Les arpents verts").

Arrive alors l'épisode que j'attendais pour ma part le plus, "Frankenstein", adapté du roman de Mary Shelley. Cet épisode, qui est en fait le seizième de la série, a été également réalisé par Don Medford. L'épisode est assez plaisant à voir avec une créature, interprétée par Lon Chaney Jr. ("Le loup-garou", "Le spectre de Frankenstein", "Frankenstein rencontre le loup-garou"), au maquillage assez réussi. Il est d'ailleurs assez amusant que constater que celui qui a interprété à plusieurs le loup-garou se retrouve à faire la créature de Frankenstein qu'il avait eu l'occasion d'affronter! En fait, c'est plus au niveau du personnage de Victor Frankenstein que cela pêchera, John Newland ("Les créatures de l'ombre") n'étant ici pas vraiment à la hauteur du personnage!

C'est ensuite l'épisode 22 de la série qui nous est proposé, "The Children's Room", un très bon épisode une nouvelle fois réalisé par Don Medford adapté d'une histoire écrite de Raymond F. Jones nous parlant d'une race mutante supérieure qui vivrait parmi nous. Un épisode où l'on remarquera notamment la présence d'Una O'Connor ("L'homme invisible", "La fiancée de Frankenstein", "Les aventures de Robin des Bois") dans le rôle de la bibliothécaire de la section enfants.

L'épisode suivant est "Flight Overdue", le 26ème de la série, toujours réalisé par Don Medford, un épisode assez décevant, il faut l'admettre, où il est question d'une femme pilote, interprétée par Veronica Lake ("Les voyages de Sullivan", "Tueur à gages", "Ma femme est une sorcière", "Le dahlia bleu"), ayant mystérieusement disparue au dessus du Pacifique...

Vient ensuite "Time to Go", l'épisode 29 de la série, réalisé encore et toujours par Don Medford, un épisode faisant parti des meilleurs de la série avec un suspens bien tenu pour cette histoire d'envahisseurs où le personnage de Natalie, incarné par Sylvia Sidney ("Furie", "Agent secret", Meurtres sous contrôle", "Damien, la malédiction II", "Beetlejuice", "Mars Attacks!") a souscrit sans le savoir un épargne temps avec des êtres venus d'ailleurs...

Si l'épisode suivant, "Plague from Space", l’épisode 30 de la série, réalisé également par Don Medford, n'aura de toutes évidences pas bénéficié d'un budget suffisant par rapport à ses ambitions, cela demeurera toutefois un épisode plutôt plaisant et haletant avec dans le rôle principal Gene Raymond ("La Belle de Saïgon", "Ex-Lady", "Vivre et aimer", "Carolyn veut divorcer") jouant un colonel quelque peu porté sur la boisson et qui va être confronté à l'arrivée sur sa base d'un vaisseau venu de l'espace.

Cet épisode va être suivi du suivant direct dans la série (le 31ème donc!), "Red Dust", également mis en scène par le même réalisateur (Il faut dire que le bonhomme en a réalisé 37 à lui tout seul!), un épisode au scénario assez original qui souffrira toutefois d'une interprétation assez mauvaise malheureusement... Parmi eux, on remarquera toutefois la présence de Lex Barker ("Tarzan et la belle esclave", "La révolte des indiens apaches", "Le trésor des montagnes bleues"), connu pour avoir été l'interprète de Tarzan et pour avoir joué dans les Winnetou et de Fred Stewart ("La fièvre dans le sang", "Deux copines, un séducteur", "Dans la chaleur de la nuit").

D'après une courte histoire de Cyril M. Kornbluth, "The Little Black Bag", qui sera adaptée d'ailleurs également pour la série "Night Gallery", est un très bon épisode malgré un casting pas particulièrement marquant. Il est question dans ce 35ème épisode, réalisé par Charles S. Dubin, d’un médecin qui va découvrir une sacoche de médecin, venue du futur et contenant des remèdes miracles...

On découvre ensuite "The Miraculous Serum", l'épisode 38 toujours mis en scène par Medford. Un épisode très plaisant à regarder où il est question d'un sérum miracle qui permet au corps humain de s'adapter à tout. A la maladie certes, mais pas seulement... Dans le rôle de la malade sauvée, on retrouve notamment la charmante Lola Albright ("Le champion", "La cité pétrifiée", "Un direct au cœur", "Les félins"), qui est ici absolument pétillante et l'acteur Richard Derr ("Le choc des mondes", "American Gigolo", "Firefox, l'arme absolue").

"The Duplicates", l'épisode 40, encore réalisé par Don Medford, bénéficie quant à lui d'un très bon scénario écrit par Richard M. Simon où il est question de deux mondes parallèles cherchant à s'éliminer. La chute est assez prévisible, mais l'épisode tient tout de même en haleine jusqu'au bout et Darren McGavin ("Dossiers brûlants", "Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") y est vraiment excellent.

C'est l'épisode 41, "Ahead of His Time", écrit et interprété par Paul Tripp ("Maybe Baby ou Comment les Anglais se reproduisent") qui nous est proposé ensuite. Un épisode dont on ignorera curieusement qui est le réalisateur et où il est question d'un voyageur dans le temps qui va sauver le monde. Un épisode au final assez moyen, mais qui se laisse regarder!

On passe ensuite aux épisodes 43 de la première saison, "Ice from Space", suivi du 8ème de la saison 2, "Many Happy Returns", deux épisodes de S.F. réalisés de nouveau par Don Medford, souffrant terriblement de leur faible budget et où on ne retiendra principalement que la présence dans "Ice from Space" de Paul Newman ("L'Arnaqueur", "Luke la main froide", "Butch Cassidy et le Kid", "La Tour infernale", "Les Sentiers de la perdition") dans son premier vrai rôle et de Raymond Bailey ("Picnic", "Tarantula", "L'homme qui rétrécit", "Sueurs froides")...

Très bonne surprise en revanche avec "Another Chance", le vingt-quatrième épisode de cette seconde saison! Un épisode, toujours mis en scène par Don Medford, avec en vedette Leslie Nielsen ("Planète interdite", "L'Aventure du Poséidon", "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?", "Le Bal de l'horreur", "Creepshow"), dans le rôle d'un petit malfrat désirant changer de vie...

Très décevant, c'est ce qui convient le mieux pour qualifier "The Great Silence", l'épisode suivant (le vingt-cinquième de cette saison 2), toujours réalisé par Don Medford, un épisode qui vaut uniquement pour la présence de Burgess Meredith ("Rocky", "La sentinelle des maudits", "Le choc des Titans", "Les anges de la nuit") et plus anecdotiquement de Lilia Skala ("Flashdance", "Le dernier testament", "Engrenages"), car autrement cet histoire de personnes devenues soudainement muettes ne tient absolument pas la route! En effet, on a l'impression de voir des acteurs s'exprimant comme dans un film muet et non de voir des personnes muettes qui elles s'exprimeraient forcément différemment, en écrivant par exemple... Un épisode donc à oublier!

L'épisode qui nous est proposé ensuite, "Past Tense" (le trentième épisode de cette saison), également mis en scène par Don Medford, mettant en scène Boris Karloff ("Frankenstein", "La Momie", "Le Chat noir", "Le Récupérateur de cadavres", "Le Corbeau", "Les Trois Visages de la peur") relève heureusement le niveau avec une histoire de voyage dans le temps plutôt bien écrite.

Arrive ensuite l'excellent "The Evil Within", le trente-cinquième épisode de la deuxième saison, réalisé encore et toujours par l'infatigable Don Medford, mettant en scène Rod Steiger ("Sur les quais", "Docteur Jivago", "Dans la chaleur de la nuit", "Il était une fois la révolution", "Amityville, la maison du diable") et le tout jeune James Dean ("À l'est d'Eden", "La fureur de vivre", "Géant") dans une histoire où se distingue l'actrice Margaret Phillips ("Ma vie à moi", "Au risque de se perdre"), fantastique en femme d'un scientifique devenue démoniaque suite à l'ingestion d'une substance chimique mis au point par son mari...

Enfin, le dernier épisode qui nous ait proposé est le trente-huitième de la saison, "The Spider's Web", réalisé par devinez qui? Don Medford! Vous l'auriez deviné, n'est-ce pas? Cette histoire de naufragés arrivés sur une île peuplée d'insectes géants ne tiendra pas vraiment ses promesses à cause d'un budget trop limité... On notera toutefois la présence d'Henry Jones ("3h10 pour Yuma", "Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Échec à l'organisation"), qui aura de nouveau affaire à de vilaines araignées presque quarante ans plus tard dans "Arachnophobie" de Frank Marshall...

Bach Films nous offre au final une sélection plutôt intéressante de cette série assez méconnue où sont passées de nombreuses futures stars, mais on regrettera tout de même l’absence de quelques épisodes qui paraissaient assez intéressants comme l’adaptation en deux parties de "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne et de quelques épisodes où figuraient de grands acteurs et en particulier d’autres épisodes où jouaient également Leslie Nielsen...

"Tales of Tomorrow" est sorti en DVD chez Bach Films le 11 mai 2015 dans un splendide coffret digipack 4 volets avec sur-étui. Les 23 épisodes (et non 24 comme indiqué sur le packaging, l’épisode "Vol d’essai" n’étant finalement pas présent suite à un problème d’authoring!) sont répartis sur 4 disques avec une image en N&B au format 1.33 :1 4/3 et pistes audio anglaises mono et sous-titres français imposés. Enfin, en guise de bonus, on trouve une présentation de la série par Stéphane Bourgoin (10'04").

Tales of tomorrow / Coffret 4 DVD

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01.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Deux frères brouillés depuis plusieurs années décident de se retrouver dans leur maison d’enfance au cœur de l’Alaska sauvage. Alors qu’ils partent en randonnée pour quelques jours en forêt avec leurs femmes, ils se retrouvent traqués par un grizzly féroce et bien décidé à tous les tuer...

Mon avis :

Allez savoir pourquoi "Into the Grizzly Maze", le second long métrage de David Hackl ("Saw V") en tant que réalisateur, se retrouve à sortir chez nous sous le titre "Piégés", titre déjà utilisé à plusieurs reprises pour d'autres films, pouvant créer ainsi une certaine confusion chez le consommateur... On pense notamment au film de Eduardo Rodriguez avec Dolph Lundgren ou encore au film de Miguel Bardem avec Victoria Abril, tous deux portant exactement le même titre, mais aussi à "Piégé" de Yannick Saillet ou encore à " Piégée" de Steven Soderbergh. Du coup, je ne suis pas convaincu que ce choix soit vraiment judicieux, mais bon...

David Hackl est bien connu pour avoir été le chef décorateur des deuxième, troisième et quatrième volets de la saga "Saw", mais aussi de films plutôt sympathiques comme "Skinwalkers", "Outlander", "Repo! The Genetic Opera" ou encore "The Forest". Avec "Into the Grizzly Maze", il signe un thriller dans lequel un groupe d'individus se retrouvent aux prises avec un grizzly particulièrement agressif... Il faut dire que si on le prive de nourriture le pauvre!!!

Bon, soyons clair, le film est dans l’ensemble assez prévisible et pas forcément très crédible, mais cela n'en demeure pas moins une petite série B fichtrement efficace et sanglante avec des effets spéciaux de maquillages impressionnants, qui devraient ravir les amateurs de films d'horreur. Il est vrai qu’on n’en attendait pas moins de la part David Hackl!

Le film bénéficie en outre d'une jolie distribution avec dans le rôle des frères que tout oppose, James Marsden ("Comportements troublants", "Fausses rumeurs", "X-Men", "Superman Returns", "The Box", "Chiens de paille") dans celui de Rowan, un jeune rebelle sortant tout juste de prison et Thomas Jane ("Peur bleue", "The Punisher", "The Mist", "Mutant Chronicles", "Fais leur vivre l'Enfer Malone", "Dark Country") dans celui de Beckett, son frangin flic (Eh oui! Il fallait bien!).

A leurs côtés, on retrouve la très jolie Piper Perabo ("Coyote Girls", "La crypte", "Le prestige", "Projet Lazarus", "Infectés", "Looper"), ainsi que Scott Glenn ("Apocalypse Now", "L'étoffe des héros", "La forteresse noire", "Silverado", "Le silence des agneaux", "Backdraft", "W., l'improbable président") et le génial Billy Bob Thornton ("Armageddon", "Un plan simple", "À l'ombre de la haine", "Intolérable cruauté", "Bad Santa").

Une belle brochette de stars en somme, mais la vraie star du film, cela sera quand même Bart the Bear ("Jusqu'au cou", "Une vie inachevée", "Into the Wild", "Nouveau départ", "Game of Thrones"), qui est, il faut bien l'avouer, une bien belle bête! Massive! Il ne faut toutefois pas le confondre avec celui qui tourna dans "L'Ours", "Légendes d'automne" ou encore "À couteaux tirés" et qui décéda en 2000, l’année justement de la naissance de l’ours qui nous concerne et qui semble avoir remplacé ce dernier...

Le film est joliment filmé avec une photographie dans l'ensemble assez réussie signée James Liston ("Lost Identity") mettant bien en valeur les paysages forestiers et montagneux de l’Alaska, en dehors de quelques moments à la colorimétrie un peu trop criarde...

Régulièrement on a le droit à des films mettant en scène de vilains grizzlis, celui-ci fait parti des meilleurs avec "Grizzly, le monstre de la forêt" de William Girdler bien entendu...

"Piégés" est sorti le 16 septembre 2015 chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français imposés, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français imposés.




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