02.04.14

06:37:45, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le quotidien d’Adèle se partage entre sa famille, ses amis et son amour pour la littérature. À 15 ans, l’adolescente ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, séduisante étudiante en arts plastiques aux cheveux bleus, qui éveille son désir et va lui permettre de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres, Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...


Mon avis :

Ovationné par une majeure partie de la critique, Palme d'Or à Cannes 2013, César du Meilleur jeune espoir féminin 2014 pour Adèle Exarchopoulos, pour ce qui est des prix les plus prestigieux, "La vie d'Adèle" semble tout rafler sur son passage. Le tableau semblerait presque idyllique s'il n'avait pas été terni par la polémique susciter par les conditions de travail lors du tournage, dénoncées par les techniciens, puis par la suite par les deux actrices principales...


Attention, il me sera difficile de ne pas spoiler pour une fois lors de cette critique, mais de toutes manières le scénario pourrait tenir en trois lignes, alors franchement... Librement adapté de la Bande dessinée de Julie Maroh "Le bleu est une couleur chaude", qui remporta le Prix du Public lors du 38ème Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, "La vie d'Adèle" nous narre l'histoire d'une jeune femme qui après avoir découvert qu'elle était lesbienne, va vivre une histoire d'amour avec Emma, une lesbienne 100% assumée, une histoire qui va malheureusement se briser suite à une infidélité d'Adèle, toujours en doute sur son homosexualité...


Le sujet était plutôt attrayant et pouvait effectivement donner lieu à un très beau film, très émouvant, malheureusement comme une grosse partie des spectateurs et contre l'avis donc des professionnels, j'ai personnellement trouvé le film mortellement ennuyeux! Pas loin de 3 heures d'un ennui le plus total! Abdellatif Kechiche ("La Faute à Voltaire", "L'esquive", "La Graine et le mulet", "Vénus noire") s'éternise sur chaque plan, souvent des plans en plus absolument sans intérêt. De plus, les prises de vue sont vraiment très peu variées, le réalisateur aimant apparemment filmer ses acteurs essentiellement en gros plan...


Alors on pourrait se dire que les scènes de sexe très explicites, à la limite de la pornographie, qui occupent une bonne partie du métrage, vont nous réveiller quelque peu, mais non là encore, c'est l'ennui qui prédomine! Je ne suis pas un expert en relation lesbienne (Heureusement d'ailleurs!!!), mais à en croire les intéressées et notamment l'auteur de l’œuvre originale, celles-ci ne sont en plus pas très réalistes. Est-ce que le cinéaste aurait voulu se faire plaisir? Peut-être bien...


En tout cas, celui-ci me semble quelque peu irresponsable, car lors de la première scène de sexe où Adèle fait l'amour avec un homme, on voit bien que ce dernier n'a pas porté de préservatif durant l'acte et cela alors que c'est un premier rapport... Vous allez me dire que c'est peut-être un détail, mais comme le film se destine notamment à un public de jeunes adultes, parfois encore lycéens comme Adèle au début du film, voir d'adolescents (Euh, oui, pas d'interdiction aux moins de 18 ici, alors que certains films ont été plus menacés pour moins que ça...), on peut se demander si ce n'est pas un peu dangereux...


Le film se décompose en deux parties, deux chapitres comme son sous-titre l'indique d'ailleurs. Dans la première partie, Adèle est encore adolescente et découvre dans un premier temps qu'elle n'éprouve rien avec les hommes et dans un second temps elle s'aperçoit de son attirance sexuelle envers les femmes. Elle commence alors à vivre son histoire d'amour avec Emma, une jeune femme aux cheveux bleus attirée par l'Art.


Dans la seconde partie, on retrouve le couple quelques années après, Adèle est devenue institutrice et Emma artiste peintre. Elles vivent toujours heureuses, jusqu'au jour où Emma découvre qu'Adèle a une liaison avec l'un de ses collègues, joué par le ténébreux Benjamin Siksou ("Largo Winch", "Toi, moi, les autres"), qu'on avait découvert grâce à l'émission "Nouvelle Star".


Suite à leur rupture, Adèle va alors s'enfoncer dans une profonde déprime, n'arrivant pas se remettre de cette séparation, emportant notre héroïne vers un destin que l'on imagine tragique, ce qui était d'ailleurs le cas dans la BD... Eh bien non, là encore le cinéaste nous déçoit avec une fin, non pas heureuse (Heureusement!), mais laissant imaginer qu'il pourra en faire une suite. Est-ce bien utile? J'en doute, très sérieusement même!


Là, où il m'a également déçu, c'est par son manque de crédibilité. En effet, on ne croit pas un seul instant qu'il s'est passé quelques années entre les deux parties, d'ailleurs on ne sent à mon avis pas réellement d'évolution dans le couple et d'autre part, les scènes où Adèle est institutrice, d'abord en école maternelle, puis en école élémentaire, ne sont vraiment pas crédibles. On n'y croit pas un seul instant! Je me suis même demandé au départ si elle n'était pas animatrice...


Y a-t-il des choses à sauver dans ce film? Oui, les acteurs jouent plutôt bien, Léa Seydoux ("Une vieille maîtresse", "Inglourious Basterds", "Mission: Impossible - Protocole fantôme", "La belle et la bête") est 100% crédible en lesbienne, elle est d'ailleurs à la limite de la caricature. Quant à Adèle Exarchopoulos ("La rafle", "Tête de turc", "Chez Gino"), on voit qu'elle a vraiment donné de sa personne et qu'elle est rentrée en totale immersion avec son personnage.


Enfin, on notera également que le film bénéficie d'une photographie assez soignée signée Sofian El Fani ("Paris la métisse", "Le fil"), donnant lieu à quelques jolies images et d'une musique assez discrète et intimiste comme le film, mais plutôt réussie. Tout cela ne suffit évidemment pas à sauver le film, qui a mon avis a vraiment été surestimé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas souffert autant en regardant un film, cela datait de 1990 lorsque j'étais allé voir "Nuit d'été en ville" de Michel Deville avec Jean-Hugues Anglade et Marie Trintignant... Un vrai calvaire!


Bon, eh bien si malgré cela vous êtes toujours aussi curieux de découvrir ce film, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon courage! Dire qu'on a échappé pour le moment à une version encore plus longue...


"La vie d'Adèle" est sorti le 26 février 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD collector et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.40, 16/9ème avec pistes Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 2.40 avec une résolution de 1080/24p et une piste DTS-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent autrement les mêmes bonus, à savoir 3 scènes coupées (8 minutes), un entretien avec Abdellatif Kechiche et Adèle Exarchopoulos (30 minutes) et des bandes-annonces. Il est à noter également que celles-ci proposent enfin une piste en audiodescription Dolby Digital 2.0 et comportent également des sous-titres pour sourds et malentendants.





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