23.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Soyez les bienvenus pour cette exposition privée de tableaux, présentés ici pour la toute première fois! Chacune de ces œuvres est unique en son genre, non pas en raison de sa qualité artistique, mais parce que chaque peinture capture un instant précis dans sa toile, un moment prisonnier à la fois du temps et de l’espace, une situation de pur cauchemar...

Mon avis :

Alors que jusqu'à maintenant, seul le pilote de la série était disponible en DVD chez nous, sorti en 2012 chez Universal sous le titre "L'envers du tableau" dans la collection "les étoiles Universal", la série "Night Gallery" débarque enfin en France grâce à Elephant films qui édite enfin la saison 1...

"Night Gallery" est une série télévisée créée, scénarisée et présentée par Rod Serling ("The Twilight Zone", "La planète des singes"), bien connu pour avoir entre autres le présentateur et narrateur de "La quatrième dimension" et bien entendu le scénariste. Le pilote de la série, en fait un téléfilm à sketches au départ, comporte trois histoires fantastiques assez réussies, tout particulièrement les deux premiers, "The Cemetery", réalisé par Boris Sagal ("Le survivant", "Madigan", "Le riche et le pauvre") et "The Eyes" mis en scène par un certain Steven Spielberg ("Duel", "Les Dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "Jurassic Park", "La Guerre des mondes").

"The Cemetery" est un excellent sketch mettant en scène le génial Roddy McDowall ("Macbeth", "Cléopâtre", "La planète des singes", "Class 1984", "Vampire, vous avez dit vampire?") ans le rôle d'un neveu cupide et sans scrupules qui va tout faire pour toucher son héritage le plus rapidement possible sous le regard inquisiteur d'un tableau qui se modifiera au cours de l'épisode, devenant de plus en plus menaçant...

Dans "The Eyes", il est question d'une riche femme aveugle, interprétée par Joan Crawford ("Grand Hotel", "Johnny Guitare", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", "Tuer n'est pas jouer") qui va convaincre un pauvre bougre aux abois de lui céder ses yeux pour une somme assez misérable, tout en contraignant son médecin d'accepter de l'opérer par un odieux chantage... Steven Spielberg réalise là un fabuleux segment à la mise en scène vraiment magnifique.

Enfin, le dernier sketch de ce téléfilm s'intitule "The Escape Route" et est réalisé par Barry Shear ("Les Troupes de la colère", "Meurtres dans la 110e rue", "Le shérif ne pardonne pas"). Ce troisième segment, mettant en scène un ancien nazi, joué par Richard Kiley ("À la recherche de Mister Goodbar", "Phénomène", "Docteur Patch"), tourmenté par ses crimes et fasciné par un tableau où il croit se voir, peine quelque peu à se mettre en place, mais heureusement, contient un finish très réussi avec une mise en scène comportant quelques trouvailles visuelles assez originales.

Le tout premier épisode de la première saison débute avec un excellent sketch intitulé "The Dead Man", réalisé par Douglas Heyes ("Maverick", "La quatrième dimension", "Thriller") et adapté d'une histoire écrite par Fritz Leiber Jr. ("Brûle, sorcière, brûle!", "L’œil du démon") dans lequel un scientifique fait d'étranges expériences sur un homme doté de facultés exceptionnelles. Un épisode dans lequel on remarquera surtout la présence de Jeff Corey ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Little Big Man").

S'en suit ensuite un autre sketch également très sympathique, intitulé "The Housekeeper", réalisé par John Meredyth Lucas ("Alfred Hitchcock présente", "Le fugitif", "Star Trek") et curieusement écrit par Douglas Heyes, le réalisateur du précédent segment, dans lequel on retrouve avec plaisir l'acteur Larry Hagman ("L'aigle s'est envolé", "Dallas", "S.O.B.", "Nixon"), bien connu pour son rôle de J. R. Ewing. Il est question dans ce sketch d'un homme voulu intervertir l'âme de sa femme avec celle d'une personne bonne, ce qui est loin d'être son cas...

Le deuxième épisode se compose lui de trois segments de plus ou moins courte durée, les différents sketchs n'ayant pas de durée impartie. Dans le premier intitulé "Room with a View" et réalisé par Jerrold Freedman ("Kansas City Bomber", "Chicanos, chasseur de têtes", "Native Son"), on découvre une Diane Keaton ("Le parrain", "Annie Hall", "À la recherche de Mr. Goodbar", "L'usure du temps", "Tout peut arriver") toute jeune, interprétant une jolie infirmière quelque peu naïve, manipulé par un Joseph Wiseman ("Viva Zapata!", "Le fils prodigue", "James Bond 007 contre Dr. No", "Cosa Nostra") dans le rôle de son malade...

Une petite histoire assez amusante précédant un deuxième épisode beaucoup plus long, intitulé "The Little Black Bag", réalisé par Jeannot Szwarc ("Les dents de la mer, 2e partie", "Quelque part dans le temps", "Supergirl"), le metteur en scène qui réalisera le plus de sketchs de la série, puisqu'à lui seul il en réalisera tout de même dix-neuf! Dans ce sketch, Burgess Meredith ("Rocky", "La sentinelle des maudits", "Le choc des Titans", "Les anges de la nuit") y joue un docteur radié, devenu un clochard alcoolique, qui va trouver une mallette de médecin venue du futur... Un sketch dans lequel on retrouve autrement George Furth ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Airport '77", "L'Équipée du Cannonball") dans le rôle de l’homme du futur et Chill Wills ("Géant", "Alamo", "Pat Garrett et Billy le Kid") dans le rôle de l’autre clochard, un être cupide et sans scrupule!

Enfin, le troisième segment intitulé "The Nature of the Enemy", réalisé par Allen Reisner ("Le Frelon vert", "Hawaï, police d'état"), nous entraînera sur la lune pour une courte histoire assez amusante, mais quelque peu inutile...

L'épisode 3 débute quant à lui par "The House", un segment réalisé par John Astin ("La famille Addams", "Wacky Taxi", "Gremlins 2", "Fantômes contre fantômes"), plus connu comme acteur que comme réalisateur d'ailleurs, notamment pour son rôle de Gomez Addams dans la série "La famille Addams", un sketch revisitant le thème de la maison hantée de façon assez originale avec un côté très onirique où l'on appréciera tout particulièrement la grâce de Joanna Pettet ("La nuit des généraux", "Casino Royale", "Le couloir de la mort").

Le second segment de cet épisode, réalisé par l'acteur Jeff Corey, qu'on avait pu voir dans "The Dead Man" et qui réalisera d'ailleurs neuf segments en tout, s'intitule "Certain Shadows on the Wall" et raconte une étrange histoire d'ombre apparaissant sur le mur d'un salon... Une histoire, ma foi, assez amusante, dans lequel on remarquera notamment la présence d’Agnes Moorehead ("Citizen Kane", "Jane Eyre", "Les passagers de la nuit"), bien connue pour le rôle d'Endora dans la série "Ma sorcière bien aimée".

Le quatrième épisode commence par un nouveau segment réalisé par Steven Spielberg, "Make Me Laugh", un petit sketch sympa, mais sans plus. On pouvait s'attendre à mieux de la part de Spielberg en tout cas. Dans ce sketch, un artiste de stand-up, interprété par Godfrey Cambridge ("Le casse de l'oncle Tom", "Attention au Blob!", "Friday Foster"), fait le vœu auprès d'un génie de pouvoir faire rire les gens, un vœu qui va se réaliser, mais à quel prix? Dans cet épisode, c'est essentiellement la présence de l'acteur Tom Bosley ("Happy Days", "Le Père Dowling"), comédien ayant principalement fait sa carrière à la télévision.

Le second segment de cet épisode s'intitule quant à lui "Clean Kills and Other Trophies" et est mis en scène par Walter Doniger ("Peyton Place"). Un épisode vraiment pas mal, servi par un humour noir efficace où Raymond Massey ("La vie future", "Alerte aux Indes", "Le 49ème parallèle", "À l'est d'Eden") interprète un ancien colonel, ne jurant que par la chasse...

Le cinquième épisode, lui se compose de trois segments. Un premier assez court mais particulièrement réussi, intitulé "Pamela's Voice", mis en scène par l'acteur/réalisateur Richard Benedict ("Hawaï, police d'état"), où John Astin joue le rôle d'un veuf confronté au fantôme de sa défunte femme.

Un deuxième, intitulé "Lone Survivor", mis en scène par le scénariste Gene Levitt ("L'île fantastique"), est une étrange histoire de naufragé recueilli sur un paquebot... Un sketch plaisant à regarder, mais pas forcément mémorable dans lequel on retrouve l'acteur John Colicos ("Anne des mille jours", "Scorpio", "L'enfant du diable", "Le facteur sonne toujours deux fois"), bien connu pour son rôle du méchant Baltar dans la série "Battlestar Galactica".

Enfin, "The Doll", réalisé par Rudi Dorn ("Take Her by Surprise"), est lui plutôt une bonne surprise avec une poupée diabolique n'ayant rien à envier à celles de "Dolls", "Puppet Master" ou autres "Chucky"! Dans ce segment, on remarquera dans les rôles principaux, John Williams ("Le crime était presque parfait", "Sabrina", "La main au collet", "Alfred Hitchcock présente") et Henry Silva ("L'empire du crime", "Le Boss", "L'anti-gang", "Avec les compliments de Charlie", "Le Marginal").

Enfin, arrive le sixième et dernier épisode de la série avec pour commencer un petit bijou, l'excellent "They're Tearing Down Tim Riley's Bar", réalisé par Don Taylor dans lequel William Windom ("Du silence et des ombres...", "Satan, mon amour", "Les évadés de la planète des singes"), revit son passé à travers la démolition programmée d'un bar, où avait été organisée vingt ans plus tôt une petite fête pour son retour de la guerre, deux avant le décès tragique de son épouse. Un évènement dont il ne s'est pas remis, ne voyant même pas les avances de sa jolie secrétaire, interprété par la charmante Diane Baker ("Voyage au centre de la terre", "Pas de printemps pour Marnie", "Le silence des agneaux")...

L'ultime sketch de cette saison, "The Last Laurel" est quant à lui réalisé par Daryl Duke ("Les oiseaux se cachent pour mourir"), qui signe un sketch beaucoup plus court dans lequel le personnage de Marius Davis, joué par Jack Cassidy ("La sanction", "Columbo"), un ancien sportif handicapé, voyant bien que son épouse Susan, jouée par Martine Beswick ("Bons baisers de Russie", "Opération Tonnerre", "Un million d'années avant J.C.", "El chuncho", "Dr. Jeckyll et sister Hyde"), entretient une liaison adultérine avec son médecin, va se mettre en tête de se venger... Une petite histoire à l'humour noire assez cruelle! En fait, la seule chose qu’on pourra regretter dans la série, c’est que ses créateurs n’aient pas complètement respecté le concept initial présent dans le pilote avec des tableaux apparaissant vraiment dans l’épisode concerné.

Cette première saison de "Night Gallery" est dans l’ensemble vraiment excellente et on se demande franchement pourquoi elle est restée si longtemps inédite chez nous! Une série à découvrir de toute urgence!

La saison 1 de "Night Gallery" sort le 15 octobre 2015 chez Elephant Films dans un coffret contenant 3 DVD regroupant l’épisode pilote, présenté au format 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français et les six autres épisodes de la saison présentés quant à eux uniquement en version originale Dolby Digital 2.0 mono sous-titrée en français. Elephant films nous propose autrement en guise de bonus une intéressante présentation de la série intitulée « Night Gallery : la nouvelle dimension de Rod Serling » par Alain Carrazé (18’), comportant toutefois quelques petites coquilles au niveau des dates de naissance et de décès de certaines personnes citées, une galerie de photos, la bande-annonce de la série (qui se concentre que sur l’épisode pilote), ainsi que d’autres bandes-annonces d'autres séries éditées par Elephant Films.

Night gallery : Saison 1

Night gallery : Saison 1
Fnac à 23.9€
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