Archives pour: 2015

26.12.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Madeleine part avec ses enfants dans la jungle africaine retrouver son mari Hank, un scientifique qui se bat pour la protection des espèces menacées. Hank vit au milieu des fauves, dévoué totalement à son travail, jusqu’à mettre en danger sa propre famille.

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Mon avis :

Considéré comme étant le film ayant eu le tournage le plus dangereux de l'histoire du cinéma, "Roar" est surtout un projet totalement fou initié par Noel Marshall et sa femme Tippi Hedren, un projet qui mettra onze années à voir le jour...

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C'est en 1969 lors du tournage en Afrique du film "Satan's Harvest" que le producteur Noel Marshall ("The Harrad Experiment", "L'exorciste", "Jimmy Reardon") et son épouse Tippi Hedren ("Les Oiseaux", "Pas de printemps pour Marnie", "La Comtesse de Hong-Kong", "Fenêtre sur Pacifique"), la célèbre dernière muse du maître du suspens, découvrirent une maison occupée par une trentaine de lions, ce qui leur donna l'idée d'en faire un film.

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Après avoir écrit un scénario et avoir réussi à rassembler deux éléphants et des centaines de fauves dans un ranch qu'ils achetèrent afin de pouvoir les accueillir au nord de Los Angeles, le tournage débuta au cours de l'année 1974 et alors que celui-ci devait durer 6 mois et coûter aux alentours de 3 millions de dollars, celui-ci dura en fait 6 années et coûta plus de 17 millions de dollars.

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Mais surtout, il fût dénombré environ 70 accidents plus ou moins grave qui toucha les comédiens et les membres de l'équipe parmi lesquels on retiendra ceux qui touchèrent le chef opérateur Jan de Bont ("Speed", "Twister", "Hantise"), qui fût scalper par un fauve et qui aura le droit à 220 points de suture, Noel Marshall, qui lui fût mordu à la main et eu le droit à 56 points de suture entraînant par la suite un début de gangrène, Tippi Hedren qui se fractura une jambe en tombant ou encore sa fille Melanie Griffith ("New York, deux heures du matin", "Body Double", "Dangereuse sous tous rapports", "Working Girl"), qui elle fût griffée au visage et eût 50 points et due recourir à de la chirurgie reconstructrice...

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Pas mal en effet et on ne parle que des personnalités les plus connues, car il y en eût d'autres sérieusement blessé également comme par exemple l'assistant-réalisateur Doron Kauper! Il faut dire que les fauves, apprivoisés, mais non domptés, étaient particulièrement incontrôlables, ce qui se ressent assez nettement à la vision du film... Et ce ne fût pas les seules péripéties du film puisqu’un incendie ravagea une partie du ranch et une inondation détruisit une partie des décors et tua plusieurs lions...

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Un tournage, pas vraiment de tout repos donc que seule la famille du réalisateur était probablement capable d’accepter, ainsi aux côtés de son épouse et de la fille de celle-ci, les deux autres principaux comédiens du film s’avèrent être en fait ses deux fils, Jerry et John Marshall.

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En raison du côté très imprévisible des fauves, Noel Marshall dut adapter son scénario afin qu’il tienne un tant soit peu la route, mais cela reste tout de même très léger et le film ne vaut essentiellement que pour ces incroyables moments captés avec ces animaux sauvages.

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Cela n’en fait pas un bon film, mais c’est tout de même un film assez hallucinant, où l’on a peur à chaque instant pour les divers protagonistes de celui-ci qui devaient certainement ne pas être très rassurés lors du tournage et c’est aussi un film qui nous offre quelques très jolis moments de tendresse que ce soit entre fauves, mais également entre cette famille de fous furieux et leurs bestiaux.

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D’ailleurs, malgré l’échec cuisant du film et le fait que le couple n’y résistera pas (Tippi Hedren et Noel Marshall se sépareront en effet deux ans après la sortie du film en raison notamment du caractère assez violent de l’ex-agent de la star), l’actrice créera The Shambala Preserve, une réserve animalière, soutenue d’ailleurs par Marshall, qui accueille encore de nos jours les félins du film et qui par ailleurs est toujours dirigé par la comédienne. Le film donne enfin une image nouvelle de ses deux stars, que l’on ne voit forcément plus pareil après avoir vu ce long métrage.

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"Roar" est vraiment un film unique, véritablement impressionnant, un film comme on n’en verra probablement plus jamais et rien que pour cela, il vaut le coup d’œil!

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"Roar" est sorti en DVD le 20 octobre 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film dans une version restaurée au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Il est à noter que cette édition contient deux versions différentes du film, la version française (84'11") étant plus courte que la version originale (89'53"). Il est en revanche regrettable que cette édition ne reprenne pas les bonus présents sur les éditions US DVD et Blu-ray.

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Roar

Roar
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23.12.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des évènements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agit à nouveau de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger...

Mon avis :

"Sinister" a été l'une des très bonnes surprises horrifiques de l'année 2012 grâce notamment à son ambiance extrêmement glauque et macabre. Le film de Scott Derrickson ("L'exorcisme d'Emily Rose", "Le jour où la Terre s'arrêta", "Délivre-nous du mal") ayant été particulièrement rentable, une suite a été très rapidement envisagée par le producteur Jason Blum ("Paranormal Activity", "Insidious", "Dark Skies", "American Nightmare"), qui transforme la plupart de ses succès en franchises...

Scott Derrickson n'étant pas disponible pour tourner cette suite, celle-ci fût confiée à Ciarán Foy ("Citadel"), mais Scott Derrickson, qui est également producteur du film, a tout de même écrit le scénario de celui-ci en compagnie de C. Robert Cargill, déjà co-scénariste du premier volet.

Dans ce second volet, l'adjoint du shérif So & So, toujours interprété par James Ransone ("Sur écoute", "Inside Man", "Le bal de l'horreur", "Génération Kill", "Old Boy"), a été viré de son poste et est devenu détective privé, consacrant depuis la majeure partie de son temps à traquer Bughuul, une divinité païenne prenant possession des âmes des enfants et qui les oblige à tuer leurs proches.

Bughuul, incarné à nouveau par Nicholas King ("Paranormal Activity 3"), seul autre acteur rescapé du premier volet, fait toujours son petit effet, mais tout comme dans le premier film, ce n'est pas lui qui cause le plus d'effroi, mais plutôt les petits films tournés par les enfants qui sont à glacer le sang par leurs mises en scène macabres. Ciarán Foy les aligne ici à un rythme régulier jusqu'à un final qu'on imagine particulièrement glaçant et malsain.

Ce final, s'il ne sera pas complètement prévisible, sera toutefois quelque peu décevant, alors que l'ensemble du film sera de façon générale plutôt bien fichu, même si l'intrigue secondaire avec ce mari violent que l'héroïne du film tente de fuir est tout de même très classique.

Dommage, car avec un final plus abouti, "Sinister 2" aurait pu être une excellente surprise, alors que cela restera juste une sympathique suite. Toutefois le film a plutôt de la gueule avec une mise en scène soignée, parfois même inspirée et bénéficiant d'une belle photographie.

La musique signée tomandandy ("Killing Zoe", "Les lois de l'attraction", "La colline a des yeux", "2ème sous-sol", "The Strangers", "Resident Evil: Afterlife") contribue en tout cas à donner une nouvelle fois une atmosphère très glauque au film.

Côté casting, c'est avec plaisir que l'on retrouve la charmante Shannyn Sossamon ("Chevalier", "Les lois de l'attraction", "Le purificateur", "One Missed Call", "The Day") dont le charme naturel, je dois l'avouer, ne me laisse pas insensible, alors qu'à ses côtés, James Ransone s'en sortira correctement même s'il sera loin d'avoir le charisme d'un Ethan Hawke ("Bienvenue à Gattaca", "Training Day", "Daybreakers")...

De même que l’on remarquera également les faux jumeaux, Robert Daniel et Dartanian Sloan ("Bad Teacher", "Dude Bro Party Massacre III"), qui sont en fait des triplés (Leur sœur Anastasia Sloan ne faisant par contre pas de cinéma!), qui sont ici vraiment très bons.

Malgré une fin en demi-teinte, "Sinister 2" reste une petite série B horrifique très regardable, surpassant assez aisément bon nombre de productions horrifiques sortant actuellement. Alors pourquoi ne pas se laisser tenter ?

"Sinister 2" est sorti le 19 décembre 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaises Dolby Digital 2.0 et dts 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080 25p et comporte des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français. Communs aux deux éditions, les bonus se composent d'une petite featurette intitulée "Sur le tournage" (2’) et de la bande annonce du film.
Il est à noter enfin que le film est également sorti en coffret DVD et Blu-ray avec le premier film.

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18.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après l'exécution d'une tueuse en série de prostituées, des meurtres similaires se produisent à nouveau. La police traque une mystérieuse jeune femme que la presse a surnommé « La sadique de Pigalle ». Une longue course-poursuite s'engage dans un Paris noirâtre et délabré, à jamais disparu.

Mon avis :

Il aura fallu plus de quarante ans pour que "La Femme bourreau" voit enfin le jour... Il faut dire qu'on a mis quelques bâtons dans les roues à son réalisateur suite à l'un de ses précédents courts métrages, "Tristesse des anthropophages", qui fût victime à l'époque de la censure, ce qui eût pour conséquence pour celui-ci d'être ensuite « blacklisté » et du coup d'essuyer les refus des distributeurs...

C'est en plein mai 68 que Jean-Denis Bonan tourna "La Femme bourreau", un thriller à la fois dérangeant et déviant, teinté d'érotisme, que le metteur en scène ne terminera que bien des années plus tard faute de moyens au moment de la post-production. C’est notamment grâce à la ténacité de Francis Lecomte qui créa Luna Park Films que ce film se monta et vit enfin le jour.

Dans ce film où il est question d'une tueuse en série surnommée « La sadique de Pigalle », une meurtrière qui semble copier les meurtres imputés à une dénommée Hélène Picard peu de temps après l’exécution de celle-ci, le réalisateur n'entretient que très peu de mystère sur l'identité de la tueuse ou plutôt du tueur, car en fait il s'agit ici d'un homme qui se travestit pour commettre ses méfaits. Un tueur qui n'est pas sans rappeler, par sa folie et le fait qu'il se travestisse, le personnage de Norman Bates dans le "Psychose" d'Alfred Hitchcock.

Par sa très belle photographie en noir et blanc signée par Gérard de Battista ("Hiver 54, l'abbé Pierre", "Une époque formidable...", "Gazon maudit", "Une affaire de goût", "Un secret"), "La Femme bourreau" fait immédiatement penser à un film de la nouvelle vague, mais également aux premiers films de Jean Rollin ("Le frisson des vampires", "La rose de fer", "Les Démoniaques", "Lèvres de sang", "Fascination") par son érotisme.

D'ailleurs ce dernier, rencontré aux Actualités Françaises, fait une apparition, tout comme Jean-Denis Bonan apparaît dans "Le viol du vampire", film dont il est par ailleurs le monteur. Claude Merlin ("Molière", "Bernadette", "Sinon, oui", "Toutes les nuits", "Le prestige de la mort"), qui interprète le personnage de Louis Guilbeau (le tueur donc!) et dont c'était le premier rôle, y est assez bluffant.

Il est entouré ici de bien jolies filles dont Solange Pradel ("Le viol du vampire", "Morgane et ses nymphes", "La race des seigneurs", "Le secret"), Myriam Mézières ("J'irai comme un cheval fou", "Change pas de main", "Spermula", "Le juge Fayard dit Le Shériff", "La Débandade"), Jackie Raynal ("Piège", "Deux Rémi, deux") et Catherine Deville ("Le viol du vampire", "Une affaire de femmes", "Madame Bovary", "Betty").

Malgré une trame de polar plutôt classique, mais tourné de façon quasi documentaire, le réalisateur nous livre un film au ton résolument décalé, non dénué d'humour, limite satirique même, avec une bande sonore accentuant le côté barré du film par des sons tantôt stridents, tantôt cacophoniques, une musique signée Bernard Vitet, très jazzy, parmi lesquels se mêlent des chansons délirantes interprétées par Daniel Laloux.

Tout ceci contribue à faire de ce film, un film à part ponctué de très jolis plans que l'on doit à son chef opérateur dont on retiendra la scène d'ouverture où sa caméra se balade dans un étroit passage, cette scène d'amour filmée à travers un sommier à ressorts ou encore cette magnifique scène de course-poursuite sur des toits...

En ressortant des tiroirs de Jean-Denis Bonan, cette "Femme bourreau", Luna Park Films nous fait un joli cadeau, un cadeau presque inespéré, car sans eux, celui-ci n’aurait probablement jamais trouvé son public et cela aurait été fort regrettable!

"La Femme bourreau" sort officiellement dans le commerce en DVD le 2 février 2016 chez Luna Park Films, mais est déjà disponible dans quelques boutiques spécialisées et sur la boutique en ligne de l'éditeur. Le film est présenté au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 en noir et blanc avec piste audio française Dolby Digital 2.0 mono. Celui-ci est accompagné de deux autres films du réalisateur, les courts métrages "Tristesse des anthropophages" (23') et "Une saison chez les hommes" (17'). Côté bonus, on a le droit à un documentaire sur le réalisateur intitulé "En marge" (37'), réalisé par Francis Lecomte, "La brève histoire de monsieur Meucieu" (12') et "Un crime d'amour" (6'), histoire racontée par Jean-Denis Bonan à partir de rushes d'un film inachevé tourné en 16mm et enfin la bande annonce de "La Femme bourreau".

N'hésitez pas à suivre l'actualité du film et de l'éditeur également sur leurs pages Facebook!

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14.12.15

00:04:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Récemment libéré de ses obligations militaires, David Collins se présente sans prévenir chez les Peterson, en affirmant être le meilleur ami de leur fils, décédé pendant la guerre. Accueilli chez eux, cet inconnu bien élevé devient de plus en plus impliqué dans la vie de la famille. Après des événements violents dans la région, leur fille Anna nourrit des doutes de plus en plus grands sur la véritable personnalité de cet ancien soldat...

Mon avis :

Après avoir plutôt versé jusque-là dans l'horreur, le réalisateur Adam Wingard ("Home Sick", "A Horrible Way to Die", "You're Next", "V/H/S", "The ABCs of Death") se lance dans le thriller pur et dur avec "The Guest" où un couple risque bien de regretter d'avoir invité chez eux un charmant jeune homme, ami de leur défunt fils aîné...

Si les amateurs de films de genre les plus curieux avaient découvert Adam Wingard avec le sympathique "Home Sick" (sorti en DVD chez l'excellent éditeur Synapse), la plus part l'ont découvert grâce à "You're Next", un Home invasion fichtrement efficace et sanglant.

Avec "The Guest", le réalisateur transforme une nouvelle fois l'essai et nous offre un thriller très typé années 80, qui ne sera pas sans rappeler par certains côtés "Terminator", mais sans le côté robotique, avec ce tueur transformé en véritable machine de guerre.

Avec sa gueule d'ange, Dan Stevens ("Dracula", "Vamps", "Downton Abbey", "Le cinquième pouvoir", "Balade entre les tombes") incarne parfaitement le gars auquel on donnerait le bon Dieu sans confession, mais dont il faut bien évidemment se méfier. En effet, même s'il est tout mignon, on sent qu'il y a quelque chose qui cloche chez ce jeune homme tout juste réformé de l'armée suite à une blessure de guerre.

Celui-ci va se rendre chez la famille de l’un de ses amis décédés, afin d'honorer les dernières volontés de ce dernier, mais le jeune David n'est pas le gentil garçon qu'il paraît être et ça, cela sera clair pour le spectateur dès le départ! On devine immédiatement à qui il va s'en prendre et le bonhomme ne va effectivement pas tarder à révéler sa vraie nature et à latter méchamment ceux qui nuisent à sa nouvelle famille d'adoption...

Adam Wingard ne fait une nouvelle fois pas dans la dentelle et nous offre une petite série B assez stylisée et jouissive avec de la bonne zic et des scènes de bagarre efficaces et jamais à rallonge. On ne peut pas dire que cela soit très original, mais on passe un bon moment et c’est tout ce qu’on demande.

Le film est de plus pas dénué d’humour et il faut avouer qu’on prend pas mal plaisir à voir les jeunes cons qui s’en prennent au fils de la famille Peterson, interprété par Brendan Meyer ("Mr. Young", "Les 100", "Fear the Walking Dead: Flight 462"), se prendre une bonne raclée.

Dans le rôle d'Anna Peterson, la jeune demoiselle rebelle de la famille, on retrouve Maika Monroe ("The Bling Ring", "Last Days of Summer"), révélée notamment grâce à son rôle dans "It Follows", alors que les rôles des parents sont eux tenus par Leland Orser ("Los Angeles 2013", "Alien, la résurrection", "Bone Collector", "Taken") et Sheila Kelley ("Singles", "Un beau jour", "Nurse Betty", "Les associés"), deux seconds rôles bien connus.

Et puis, pour combattre ce vilain psychopathe semant la panique dans cette petite ville bien tranquille des États-Unis, il fallait bien envoyer quelqu'un de taille, cela sera le major Carver , joué par le charismatique Lance Reddick ("Oz", "Lost : Les Disparus", "Fringe", "Jonah Hex", "Old Boy")...

Alors même si cela part un peu dans le grand n’importe quoi à la fin, "The Guest" reste bien fun et nous offre ce qu’on était en droit d’attendre d’une série B décomplexée de ce genre!

"The Guest" est sorti le 18 novembre 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Il est à noter également que des sous-titres pour sourds et malentendants sont également disponibles. Au niveau des bonus, ces deux éditions nous offrent des scènes coupées commentées. On perd donc le commentaire audio et l’interview de l'acteur Dan Stevens de l'édition US, mais on gagne par contre la version française! Bon, ce n’est déjà pas si mal...

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07.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans les années 70, des truands composent une équipe de braqueurs qui défie la police française. Composé d’une dizaine de personnes, le groupe va perpétrer une suite de hold-ups audacieux. On les appellera « le Gang des Lyonnais ». Après un premier hold-up à Lille, la police judiciaire enquête sur le gang. Commence alors une longue traque, qui la fera plonger dans un monde de combines et d’argent entre truands, notables ou financiers véreux...

Mon avis :

Bien avant de tourner dans "Les Lyonnais", Gérard Lanvin avait déjà endossé le costume de l'un des membres du gang des Lyonnais. C'était en 1980 pour la mini-série policière "La Traque"...

Cette série composée de quatre épisodes de 52 minutes chacun, réalisée par Philippe Lefebvre ("Le Juge", "Le Transfuge", "Cinéma", "Une nuit") d'après le roman éponyme de Jacques Derogy, vaut surtout pour son casting de gueules qui compose notamment la S.R.P.J. de Lyon avec entre autres, Jean Benguigui ("Le Grand pardon", "Les Fugitifs", "Ripoux contre ripoux"), Jean-Pierre Castaldi ("R.A.S.", "La Race des seigneurs", "French Connection 2", "Moonraker"), Daniel Russo ("Poussière d'ange", "L'Appât", "Le bonheur est dans le pré") et Jean Saudray ("Jeff", "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "L'Homme sans visage", "Les Mystères de Paris").

Contrairement au film "Les Lyonnais" qui se concentrait plus sur les gangsters, ici l'intrigue se situe essentiellement du côté des flics, ce qui pourra apporter une petite déception par le fait que finalement, on ne voit que très peu Gérard Lanvin ("Le Choix des armes", "Le Prix du danger", "Les Spécialistes", "Le Boulet", "Colt 45"). D’ailleurs le casting composant le gang est assez transparent, ce qui démontre bien que le réalisateur a voulu centrer son intrigue autour des policiers.

C'est donc sur Bruno Cremer ("Le Convoi de la peur", "La Légion saute sur Kolwezi", "De bruit et de fureur", "Noce blanche"), dans le rôle du commissaire Chenu, que se concentrera le réalisateur. Pourquoi pas! Par contre, ce que l'on pourra quand même reprocher à la série, c'est d'être assez mal rythmée, avec finalement très peu d'action et des scènes de braquages trop vite expédiées...

En effet, c'est malheureusement franchement assez mou tout ça et on se dit d'ailleurs que condenser le tout en trois épisodes aurait peut-être été une bonne idée ou alors il aurait fallu effectivement plus d'action avec des braquages plus spectaculaires. Lanvin, qui a lors des rares scènes où il apparaît a une sacrée présence, est totalement sous-exploité, même si on ressent bien l’importance de son personnage! Quel dommage!

Reste donc ce casting parmi lequel on remarquera également le regretté Gérard Hérold ("Adieu poulet", "Comme un boomerang", "Mort d'un pourri", "Pour la peau d'un flic", "Le Battant") décédé en 1993 à l'âge de 53 ans, dans le rôle de Nicolas "Nico" Muller, indic de Chenu dont le metteur en scène essayera vainement de masquer l'identité en le plaçant constamment dans l'ombre ou de dos, alors qu'on le reconnaîtra quasiment directement.

Il y a également le charismatique Michel Fortin ("Le Gitan", "Coup de tête", "La Chèvre") dans le rôle du commissaire Brabant, Hélène Vincent ("Que la fête commence", "La vie est un long fleuve tranquille", "Enfermés dehors") dans le rôle de la femme du commissaire Chenu, François Perrot ("Marie-poupée", "Le Corps de mon ennemi", "Coup de torchon", "Les Morfalous") dans celui du Juge Bresson ou encore Jean-Pierre Sentier ("Le Juge", "Poussière d'ange", "La Maison assassinée", "L'Affût") dans le rôle de Rognoni de l'O.C.R.B. Paris.

Enfin, parmi les points tout de même positifs, il y a aussi la musique signée François Bréant ("Blanche et Marie", "Ceci est mon corps"), qui arrive par moments à donner une ambiance sombre à la série.

"La Traque" fait au final très typé fin des années 70 / début 80, avec ses qualités et ses défauts. On pense notamment aux débuts de la série "Commissaire Moulin"... Il y a pire comme référence, mais cela reste tout de même à réserver essentiellement aux nostalgiques d’une époque!

"La Traque" est sorti le 4 novembre 2015 chez Elephant Films dans un coffret 2 DVD sous fourreau cartonné. La série est présentée au format respecté 1.33 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 2.0 stéréo. Pas de réel bonus par contre, juste des bandes annonces de l'éditeur...




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05.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Sur les conseils de son oncle, Julia décide de rendre visite à sa sœur jumelle Mary qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années et qui est internée dans un institut psychiatrique. Lors des retrouvailles, une violente dispute éclate entre les deux jeunes femmes plongeant Julia dans de douloureux souvenirs remontant à son enfance. Terrorisée par sa sœur, elle s’enfuie bien décidée à tirer un trait sur cette relation malsaine qui les oppose depuis toujours. Lorsque Julia apprend à quelques jours de son anniversaire que Mary s’est échappée de l’asile, elle sombre dans la terreur d’autant plus que des évènements inquiétants se produisent autour d’elle : des bruits étranges se font entendre dans sa maison, une présence menaçante semble errer dans les couloirs et ses amis disparaissent les uns après les autres sans laisser de traces...

Mon avis :

Faisant parti de la liste des Video Nasties, cette liste regroupant 72 films interdits au Royaume-Uni pour leur violence considérée alors comme extrême et dangereuse, "There Was a Little Girl", retitré "Madhouse" pour le marché de la vidéo, est enfin édité en DVD chez nous dans une édition limitée à 1000 copies grâce à l'éditeur indépendant Uncut Movies, éditeur bien connu des amateurs de films d'horreur déviants et qui n’en est d’ailleurs pas à son premier titre de la fameuse liste...

"Madhouse" débute par un très beau générique, bercé par un magnifique score signé Riz Ortolani ("Danse Macabre", "Opération Goldman", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "La longue nuit de l'exorcisme", "Cannibal Holocaust", "La maison au fond du parc"), compositeur bien connu des amateurs de giallo et de cinéma bis italien en général. Celui-ci se termine de façon cauchemardesque et met ainsi directement dans l'ambiance glauque et angoissante du film.

Alors que beaucoup de réalisateurs tardent pas mal à instaurer réellement l'horreur, après souvent une première scène ouvrant le film (histoire de créer le malaise), Ovidio G. Assonitis ("Le démon aux tripes", "Tentacules", "Piranha 2 - Les tueurs volants"), lui, aligne avec efficacité les scènes horrifiques ou flippantes à un rythme assez soutenu et cela dès le début du film.

Il faut dire que ce duo formé par cette sœur jumelle mentalement dérangée, particulièrement sadique, au visage défiguré et par son rottweiler, s'en prenant à l'entourage de la pauvre Julia interprétée par la très classe Trish Everly dont cela sera étonnamment l'unique rôle au cinéma, est diablement impressionnant. Ovidio G. Assonitis empreinte ici des tiques aux giallis pour nous offrir un slasher malsain et profondément dérangeant où la principale arme utilisée par la tueuse est en fait son chien qui semble tout droit sorti de l’enfer.

La mise en scène est impeccable, utilisant parfaitement l'espace de l'ancienne demeure où vit l'héroïne pour bien nous faire flipper. Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer au départ, le film nous réserve de plus quelques surprises, notamment lors d’un final particulièrement fou et sanglant.

Alors certes, les effets spéciaux de maquillages font quelque peu datés, mais ce film datant du début des années 80 est quand même fichtrement bien fichu et aurait largement mérité une plus grande reconnaissance de la part du public, malgré son petit statut de film culte dû principalement au fait qu’il fût totalement interdit au Royaume-Uni à l’époque de sa sortie.

Parmi le casting, mention spéciale à Dennis Robertson ("Les naufragés de l'espace", "Les fleurs de sang"), dans le rôle du Père James, qui est vraiment excellent, même s’il cabotine quand même pas mal... Oui, je sais! Cela a l’air assez contradictoire, mais ici cela colle parfaitement à la folie ambiante du film!

Franchement, quelle réjouissante surprise que ce "Madhouse", qui ravira assurément tous les vrais amateurs de films d'horreur ; je parle évidemment de ceux qui apprécient les anciens films et pas seulement les récents « because avant c'était mal fait »...

"Madhouse" est disponible en DVD dans une édition limitée à 1000 exemplaires depuis le 24 octobre 2015 sur le site de l'éditeur Uncut Movies et dans quelques boutiques spécialisées comme Metaluna Store et Hors-Circuits, avant une sortie commerce programmée pour le 19 janvier 2016. Le film est ici présenté au format respecté 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 stéréo et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on est un peu plus gâté que les derniers titres d'Uncut Movies avec le trailer original du film, une galerie photos, la liste illustrée des vidéos Nasties, des courts-métrages ("Doll" de Jonathan Faugeras et "Wet Movie" de Jonathan Faugeras et Thomas Révay) et des bandes-annonces de l'éditeur.

Madhouse (1981)

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04.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Présentation :

Bernard Hislaire ou Yslaire est le créateur de "Sambre", saga historique située en France pendant et après la révolution de 1848. Florence Cestac est l'une des rares femmes dessinatrices de bandes dessinées, reconnue par ses pairs en 2000 lors du festival d'Angoulême. Gilles Chaillet, né en 1946 et mort en 2011, a pratiqué avec bonheur et talent la dure discipline du réalisme historique, l'un des plus représentatifs du genre. Arleston est le créateur prolifique de l'univers du monde de "Troy". Avec "Les conquérants de Troy", il lance une nouvelle série consacrée à la genèse de Troy. Évocation de ce monde de "Troy" avec Arleston et avec Ciro Tota, son dessinateur.

Mon avis :

Ce quinzième épisode de la série "La BD par ses maîtres" de Jean-Loup Martin nous propose 4 documentaires sur 4 styles très différents avec le dessinateur au style le plus romantique de la Bande dessinée, j'ai nommé Bernard Hislaire, Florence Cestac rendue célèbre suite à l’adaptation au théâtre, puis au cinéma de sa BD "Le Démon de midi", Gilles Chaillet au style hyper classique marqué par l'influence de Jacques Martin et enfin le duo Christophe Arleston / Ciro Tota pour la série "Les Conquérants de Troy"...

Grâce à la série "Sambre", Yslaire est devenu l'un des maîtres incontestés de la bande dessinée et l'un des dessinateurs les plus côtés du monde de la BD avec des originaux pas forcément très accessibles au plus grand nombre (Mon Dieu! Qu’est-ce que j’aimerai ne serait-ce que posséder un petit crayonné!). On le retrouve dans ce documentaire notamment à Paris à Montmartre et lors du vernissage d'une exposition et à Waterloo chez lui, dans son atelier bien sûr, mais aussi en compagnie de sa compagne... La finesse et l’élégance de son trait me fascinent! Lorsqu’on le voit dessiner, cela semble tellement facile! Dans le reportage, le dessinateur nous fait également découvrir l’originalité de sa démarche pour la série "Mémoire du XXe ciel" et nous parle aussi de ses influences, parfois étonnantes.

C’est avec pas mal d’émotion que je découvre ensuite le reportage sur Gilles Chaillet, dessinateur que j’ai bien connu pour l’avoir rencontré de nombreuses fois sur des salons et disparu depuis le 14 septembre 2011 à l’âge de seulement 65 ans. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, on découvre ici un dessinateur d’une extrême gentillesse au style très classique et très influencé par celui de Jacques Martin pour lequel il a d’ailleurs travaillé sur la série "Lefranc", mais aussi sur "Les Voyages d'Alix" et "Les Voyages d'Orion".

Le style de Jacques Martin n’a jamais été trop ma tasse de thé, je dois l’avouer, mais ses albums sont malgré tout très agréables à lire et Gilles Chaillet a probablement été l’un des plus talentueux dessinateurs ayant travaillé pour Martin avec André Juillard bien évidemment... Gilles Chaillet était malgré son classicisme un dessinateur talentueux qui dessinait avec beaucoup de précision les décors, comme l’atteste son très bel ouvrage "Dans la Rome des Césars", auquel le reportage est largement consacré et de plus, il savait tout de même se démarquer du côté très statique du style Martin. Dans le reportage, on le découvre notamment chez lui, dans son atelier bien entendu, mais on fait aussi la connaissance avec son épouse, la coloriste Chantal Defachelle et son assistant, Christophe Ansar.

Drôle de coïncidence, c’est le 1er décembre que je me décide à regarder le documentaire consacré à Florence Cestac! Une dessinatrice dont je ne connais pas beaucoup l’œuvre malgré sa notoriété acquise par son Grand prix reçu au festival d’Angoulême et le succès remporté par l’adaptation au théâtre de sa BD "Le Démon de midi". On ne peut pas dire que je sois très sensible à son style « gros nez », mais ce documentaire m’a tout de même donné envie de découvrir ses bandes dessinées, probablement très drôles. Ici on la découvre notamment lors du salon du livre de Paris, aux Puces de St Ouen et dans son atelier. On la voit enfin aller voir une très exposition d’Enki Bilal à la galerie Christian Desbois...

Enfin, contrairement à la plupart des autres reportages de Jean-Loup Martin, le dernier de ce DVD n’est pas consacré à un auteur ou un dessinateur, mais à un univers, celui de "Les conquérants de Troy", série dérivée de la série à succès "Lanfeust de Troy". Ciro Tota et Scotch Arleston nous présentent ainsi leur série.

On visite également les locaux de Soleil où l’on croisera entre autres Mourad Boudjellal, l’ancien PDG de chez Soleil et propriétaire du RCT (le Rugby club toulonnais) et Didier Tarquin, le dessinateur de "Lanfeust de Troy". Mais heureusement, le réalisateur consacrera tout de même une partie du reportage aux deux auteurs de la série, nous présentant plus en détail leur parcours.

Encore un volume qui satisfera assurément les amateurs de BD, qui trouvera forcément son bonheur dans tous les cas avec cette série prévue en 21 volumes!

Ce volume 15 de la collection "La BD par ses maîtres" est sorti au mois d’octobre 2015 en DVD-R et est notamment disponible sur le site de l’éditeur L'Harmattan Vidéo. Les 4 reportages sont ici présentés au format 1.33 4/3. Il est à noter enfin que ce titre est également visionnable en VOD pour 2.99 euros...

La BD par Ses Maitres Vol.15 : Yslaire, Cestac, Chaillet, Arleston

La BD par Ses Maitres Vol.15 : Yslaire, Cestac, Chaillet, Arleston
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01.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

France, 1968. Une jeune fille est assassinée à coups de pierre par une mystérieuse personne vêtue de noir. Quatre ans plus tard, à Venise, le sculpteur Franco Serpieri vit paisiblement avec sa maîtresse. Séparé de son épouse, il reçoit fréquemment la visite de sa fille Roberta. Mais un soir, celle-ci ne rentre pas. Le lendemain, on retrouve son corps dans un des canaux de la ville. La police se charge de l'enquête mais sans résultats. Franco, qui se sent responsable du drame, décide de se lancer seul à la poursuite du coupable...

Mon avis :

Près de trois ans après avoir sorti son tout premier titre, "La lame infernale" de Massimo Dallamano, l'éditeur indépendant The Ecstasy of Films, qui avec ce titre avait donner l’espoir aux amateurs de films d'exploitation qu'il allait enfin prendre la place laissée vacante par feu Neo publishing, sort le second titre de sa collection Profondo Giallo, après avoir édité quelques perles de genres assez différents, ainsi que l'excellent "Torso" de Sergio Martino...

"Qui l'a vue mourir?" est le deuxième film d'Aldo Lado ("Le dernier train de la nuit", "L'humanoïde") et son second giallo après le très intéressant "Je suis vivant", qui brillait notamment par l'originalité de son scénario. Ici, il nous offre un giallo beaucoup plus classique, mais pas inintéressant avec en vedette un George Lazenby ("Au service secret de Sa Majesté", "Hamburger film sandwich", "Éternelle Emmanuelle", "Gettysburg") totalement méconnaissable par rapport au rôle qui l’a rendu célèbre, celui bien entendu de James Bond.

Le film est en tout cas un pur giallo respectant tous les codes du genre... Une intrigue policière alambiquée, un meurtrier (ou meurtrière? Allez savoir!) forcément sadique, portant des gants noirs et dont on ne connaît bien évidemment pas l'identité, des meurtres à l’arme blanche, de jolies filles et naturellement un brin d'érotisme.

Et puisqu'on parle de jolies filles et d'érotisme, ce sont la splendide Anita Strindberg ("Le venin de la peur", "La queue du scorpion", "Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé", "L'antéchrist") et la petite française Dominique Boschero ("Le baron de l'écluse", "Ulysse contre Hercule", "Un train pour Durango", "Toutes les couleurs du vice") qui vont ici assurer le « spectacle », sans la moindre vulgarité et même avec beaucoup de classe.

Le film bénéficie d'un réel cachet grâce à une très belle photographie signée Franco Di Giacomo ("4 mouches de velours gris", "E tanta paura", "Amityville II: le possédé"), utilisant comme toile de fond la magnifique ville de Venise un an avant le génial "Ne vous retournez pas" de Nicolas Roeg, pour créer une atmosphère à la fois inquiétante et glauque et en étant servi, qui plus est, par une entêtante musique composée par devinez qui... Ennio Morricone ("Les amants d'outre-tombe", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "Peur sur la ville") en personne, évidemment!

Il faut dire que le célèbre compositeur a écrit tellement de musiques de films italiens durant les années 60/70, que cela n'a rien d'étonnant, mais celle-ci est en tout cas très réussie avec une utilisation plutôt originale de comptines d'enfants.

En abordant le thème de la pédophilie, le film crée un réel malaise, d'autant plus que le tueur (ou la tueuse) semble gravement perturbé(e)... La jeune Nicoletta Elmi ("La baie sanglante", "Baron vampire", "De la chair pour Frankenstein", "Les frissons de l'angoisse", "Emilie, l'enfant des ténèbres", "Démons"), connue pour avoir tourné dans de nombreux classiques de l'horreur, fait ici vraiment fragile et innocente, accentuant ainsi l'angoisse pour le spectateur, qu'il lui arrive quelque chose dans la première partie du métrage.

Dans la seconde partie en revanche, après la découverte du corps de la jeune fille (Oui, je vous rappelle que le film s’appelle "Qui l'a vue mourir?"!), sur un scénario entre autres écrit par Francesco Barilli ("Le Parfum de la Dame en Noir", "Pensione paura"), le réalisateur en profite pour égratigner la haute société vénitienne qui n'est, comme on s’en dote, pas très nette et couvre les agissements de ce(tte) psychopathe.

Malgré un certain classicisme, le film se termine par une scène assez mémorable concluant ce petit giallo d’assez belle façon. Enfin, parmi le casting, on remarquera quelques têtes bien connues comme celle d'Adolfo Celi ("Grand Prix", "Le carnaval des truands", "Danger: Diabolik!", "10 petits nègres", "Holocauste 2000"), connu principalement du grand public pour son rôle de Largo dans "Opération Tonnerre"...

Sans être un indispensable, ce giallo jusque là inédit chez nous, vaut tout de même largement le coup d’œil et on ne remerciera jamais assez les éditeurs indépendants comme The Ecstasy of Films de nous faire découvrir de telles petites pépites!

"Qui l'a vue mourir?" est sorti officiellement en DVD le 20 novembre 2015 chez The Ecstasy of Films dans une édition limitée à 1000 exemplaires avec fourreau, livret et jaquette réversible, mais le film est également le DVD Mad du mois de novembre, accompagnant le n°290 du magazine Mad Movies dans une édition plus simple, en boîtier Thinpack, sans fourreau, livret et bien entendu jaquette réversible... Le film nous est ici proposé au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté bonus, comme à son habitude, l'éditeur nous gâte, avec tout d'abord un fabuleux entretien avec Aldo Lado (34'50"), une touchante interview de Nicoletta Elmi (24'27") et un entretien avec Francesco Barilli (13'48") et enfin la bande annonce originale et le catalogue de l'éditeur.

Qui l'a vue mourir ?

Qui l'a vue mourir ?
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30.11.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

Instable dans sa vie personnelle et professionnelle, Céline se voit proposer un poste pour lire des textes poétiques à un homme en fin de vie. Sur une semaine de visites journalières (soit une poésie par jour), ce dernier tentera de faire basculer la lectrice des ténèbres vers la lumière afin de redonner à celle-ci un sens à sa vie...

Présentation :

Il y a maintenant deux ans, je vous faisais découvrir un film indépendant que j'avais eu la chance de visionner alors qu'il n'était ni distribué en salle, ni projeté en festival, il s'agissait de "L'eau douce qui coule dans mes veines", un film dont j'avais entendu parlé par le réalisateur François Gaillard ("Blackaria", "Last Caress", "Die Die My Darling").

J'avais alors contacté le réalisateur Maxime Kermagoret ("Destruction Massive"), qui avait eu la gentillesse de m'en faire parvenir une copie. Malgré les défauts inhérents à ce type de petits budgets, j'avais apprécié ce film touchant et sulfureux, réservé à un public adulte de par la présence de scènes à caractère pornographique, des scènes nullement gratuites contrairement à celles présentes dans certains films ne cherchant qu'à faire le buzz...

La présence de ces scènes avait pourtant créé un mini buzz en ce début d'année à cause du CNC qui avait classé le film « tous publics », avant de se raviser et de finalement le classer « interdit aux moins de 12 ans », ce qui à mon avis, me semble encore bien léger! C'est à se demander si franchement ils prennent le temps de regarder les films! Enfin, bon! Toujours est-il qu'au mois d'avril dernier, le film était projeté au cinéma « Le Desperado » à Paris et heureusement aucun adolescent n’était alors présent.

Le film sort maintenant en DVD, toujours avec cette recommandation « interdit aux moins de 12 ans », alors à vous de voir, mais personnellement je préconiserai au moins une interdiction aux moins de 16, même si ces scènes sont certes de courtes durées! En tout cas, ces fameuses scènes ne doivent en aucun cas être la motivation de votre intérêt pour ce film qui reste avant tout le portrait d’une jeune femme mal dans sa peau qui va peu à peu retrouver goût à la vie.

Oui, comme je le disais dans ma critique du film, "L'eau douce qui coule dans mes veines" est un beau film, poignant et qui mérite franchement d’être découvert!

"L'eau douce qui coule dans mes veines" sort officiellement dans le commerce le 2 février 2016 (Le jour de la Chandeleur donc... Bien pour un film breton!) en DVD et VOD, mais il est dores et déjà disponible depuis mi-octobre sur le site de l'éditeur L'Harmattan Vidéo. Une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio française en PCM stéréo, mais incluant par contre des sous-titres anglais et en français destinés aux sourds et malentendants. Côté bonus, si on aurait aimé en avoir un peu plus, on a tout de même droit à un entretien avec l'actrice principale du film, Élodie Vagalumni d'une durée de 15 minutes, à un module appelé « Morceaux choisis » comprenant des images de tournage et des extraits des projections publiques (Filmés par votre serviteur pour ce qui est de la projection parisienne!), d'une durée de 8 minutes et enfin à la bande annonce. Ce qui ma foi n'est déjà pas si mal pour un film somme toute assez confidentiel!

L'eau douce qui coule dans mes veines

L'eau douce qui coule dans mes veines
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24.11.15

09:33:26, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Présumé coupable

Réalisateur : Vincent Garenq

Année : 2011

Origine : France

Durée : 1h41

Avec : Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff, Noémie Lvovsky, Raphael Ferret,

Par Nicofeel

En analysant Présumé coupable, j'ai souhaité revenir dans le détail sur ce film récent qui évoque une des affaires les plus célèbres de ces dernières années : l'affaire Outreau.

Avec ce film, sorti au cinéma en 2011, le réalisateur français Vincent Garenq revient donc sur l'une des pages judiciaires les plus sombres de l'histoire française, l'affaire Outreau. Il est rare qu'un cinéaste français revienne aussi vite sur une affaire sensible, qui a secoué à l'époque la France entière puisqu'il s'agissait d'une affaire de pédophilie où certains des accusés ont été injustement condamnés.
Le film est une adaptation fidèle du livre Chronique mon erreur judiciaire (2005, éditions Flammarion), écrit par Alain Marécaux, l'une des victimes du procès Outreau. Ce dernier a d'ailleurs beaucoup participé à cette adaptation au cinéma.
D'emblée, le film Présumé coupable frappe par son réalisme. Si l'on n'était pas dans une fiction, on pourrait même penser qu'il s'agit d'un documentaire, tant les faits paraissent réalistes. Sur un rythme alerte, on suit directement le calvaire d'Alain Marécaux, forcé en pleine nuit en novembre 2001, de quitter son domicile pour être placé en garde à vue. Le motif ? Il aurait abusé sexuellement d'enfants mineurs. Sauf que les gens qui l'accusent ne le connaissent même pas...
A la manière d'un Sidney Lumet qui a dénoncé à moults reprises les failles du système judiciaire américain, le cinéaste Vincent Garenq montre que lorsque la machine judiciaire est lancée, plus rien ne peut l'arrêter. Même lorsqu'elle fait fausse route. De manière très claire, Vincent Garenq pointe le doigt sur un système judiciaire omnipotent, bancal et donc dangereux.

Evidemment, dans cette histoire tragique, Présumé coupable évoque la personnalité de Fabrice Burgaud, juge d'instruction au TGI de Boulogne sur Mer, qui s'est trompé sur toute la ligne en incarcéré pendant plusieurs années des innocents. Il lui est reproché un procès à charge (d'où le titre du film) alors que la règle est en principe la présomption d'innocence. Avec un procès à charge, on baffoue l'un des fondamentaux de notre justice, à savoir le principe du contradictoire, et de cette présomption d'innocence.La méthode employée par ce juge peut laisser dubitatif. Fabrice Burgaud s'est contenté d'allégations délirantes d'une femme peu fiable (Myriam Badaoui et consorts) et d'enfants qui n'ont cessé de mentir. Et il a visiblement fait preuve d'une inhumanité tout à fait révoltante pour mener son affaire.
Le film fait froid le dos. En effet, on constate que l'on peut être emprisonné du jour au lendemain, pour des faits que l'on n'a pas commis, juste parce que l'on subit des allégations de personnes affabulatrices. L'enseignement de cette histoire révoltante est qu'il demeure dangereux de donner des pouvoirs aussi importants à une seule personne. Ce juge – qu'il s'agisse de Burgaud ou de toute autre personne – demeure un être humain qui peut donc à tout moment se tromper. Pour des affaires importantes, qui mettent en cause la liberté des gens, il serait judicieux qu'il n'y ait pas qu'un seul juge et que les contrôles soient pertinents. En l'état, on a vraiment la désagréable impression que les différentes instances judiciaires se sont contentées de donner raison à l'échelon inférieur.

Présumé coupable n'est pas seulement un film fort intéressant sur le dysfonctionnement de notre système judiciaire. Il se révèle très prenant en raison de l'extraordinaire interprétation d'Alain Marécaux par un Philippe Torreton qui fait corps avec son personnage. L'acteur a d'ailleurs perdu beaucoup de poids pour se muer dans le rôle. On assiste avec effroi au calvaire d'Alain Marécaux dont l'état de santé ne cesse de s'aggraver. Si les deux films sont fort différents, la descente aux enfers d'Alain Marécaux n'est pas sans rappeler celle du film Hunger. Dans les deux cas, les personnages principaux ont perdu énormément de poids et leur état de santé est devenu critique.
Les conséquences de cette affaire : deux personnes décédées (la mère d'Alain Marécaux ainsi que l'un des “présumés coupables” qui s'est suicidé) et des vies brisées. Difficile de se reconstruire quand on a subi de telles outrages, dans une affaire hyper-médiatisée.
A la fin de Présumé coupable, on a la sentation d'avoir assisté à un film fort, qui rappelle avec beaucoup d'acuité ce qui constitue l'une des affaires les plus scandaleuses de l'histoire judiciaire française.
Ce film, qui prend vraiment à la gorge, donne vraiment envie de souhaiter le meilleur à toutes ces personnes injustement condamnées. Pour la “petite” histoire, Alain Marécaux a mis un point d'honneur à redevenir huissier de justice en 2007.
Quant à Fabrice Burgaud, la gestion catastrophique de l'affaire Outreau, les vies qu'il a brisées indirectement sans évoquer à aucun moment le moindre pardon ou remords, lui a valu du Conseil supérieur de la magistrature une “réprimande avec inscription au dossier” le 24 avril 2009. Et ce magistrat poursuit tranquillement sa carrière. Le 1er septembre 2011, il a été nommé magistrat du premier grade à la Cour de cassation. Vous avez dit choquant ?
En tout cas, même si Présumé coupable présente uniquement la version des faits d'Alain Marécaux dans cette affaire Outreau, c'est un film intense et prenant qui mérite clairement d'être regardé.

Sur cette photo, Alain Marécaux et Philippe Torreton

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20.11.15

01:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après la mort du baron Henry Frankenstein, son fils, Wolf, retourne habiter au manoir dont il a hérité avec sa famille. Alors que les villageois sont toujours terrifiés par les expériences jadis effectuées par son père, Wolf fait la rencontre d'Ygor, ancien assistant du baron qui lui demande de l'aider à faire renaître le monstre de son père.

Mon avis :

Après deux premiers films sortis chez Universal notamment au sein du très joli coffret Blu-ray "Universal Pictures Monsters", ayant pour forme un cercueil et regroupant 8 films de monstres de la Universal, Elephant Films ressort 5 autres films de la créature de Frankenstein dont la plupart étaient déjà sortis chez divers éditeurs. Cette première salve fait parti d'une nouvelle collection intitulée "Cinema Monster Club" qui comprendra par la suite des films de la série des "Dracula", du "Loup-Garou", de la "Momie", de la "Créature du Lac Noir" et de "L'Homme Invisible"... Voilà qui devrait faire des heureux!

"Le fils de Frankenstein" est le troisième film du studio Universal consacré à la série des "Frankenstein" et c'est la troisième fois que Boris Karloff ("La Momie", "Le Corbeau", "La Tour de Londres", "Tales of Tomorrow", "Le Château de la terreur", "Voodoo Island", "Les Trois Visages de la peur") incarne le monstre créé par le Docteur Frankenstein.

Dans cet épisode, le docteur Henry Frankenstein n'est plus, mais son fils, le Baron Wolf von Frankenstein, interprété par Basil Rathbone ("Capitaine Blood", "Les Aventures de Robin des Bois", "La Tour de Londres", "Le Chien des Baskerville"), qui a hérité du château, vient habiter la demeure familiale avec sa femme et son fils.

L'accueil de la population est des plus glaciales, mais celui-ci compte bien se faire accepter, du moins jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que la créature de son père existe vraiment et qu'il décide de lui redonner vie afin de prouver le génie de son paternel... Seulement voilà, la population du village de Frankenstein a été marquée par les agissements de la créature et a peur que tout cela ne reprenne de plus bel.

Et pourtant le jeune couple, formé par Basil Rathbone et Josephine Hutchinson ("Quelque part dans la nuit", "L'aventure fantastique", "Une arme pour un lâche", "La mort aux trousses"), est bien sympathique et on s’y attachera immédiatement!

Sans arriver au niveau des deux films précédents, Rowland V. Lee ("Révolte au zoo", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les Trois Mousquetaires", "La Tour de Londres", "Captain Kidd") signe un film plaisant, esthétiquement proche de l'impressionnisme allemand, avec des décors notamment assez minimalistes au niveau du château, mais surtout avec des jeux d'ombres et de lumières servant à meubler l'espace, ainsi qu'une architecture très particulière, à la fois grandiose et aux lignes très pures. Mention spéciale au laboratoire, véritable personnage à part entière du film!

Le film vaut aussi pour sa galerie de personnages hauts en couleur et tout particulièrement Béla Lugosi ("Dracula", "Double Assassinat dans la rue Morgue", "Les Morts-vivants", "Le Chat noir", "Le Récupérateur de cadavres", "Plan 9 from Outer Space") dans le rôle d'Ygor, le bossu (qui se dénommait Fritz dans les deux films précédents!), qui cabotine ici pas mal, mais apporte un côté assez fun au film et Lionel Atwill ("La Marque du vampire", "Le Capitaine Blood", "Le Chien des Baskerville", "La Maison de Dracula") dans le rôle de l'inspecteur Krogh, absolument génial avec son bras mécanique...

Enfin, on remarquera la musique signée Frank Skinner ("Cinquième colonne", "Harvey"), non crédité, qui contribue pleinement à l'ambiance du film...

Pas un chef d’œuvre donc, mais un film très plaisant et esthétiquement très réussi!

Sorti le 23 novembre 2004 au sein du coffret DVD "Frankenstein - The Legacy Collection", ainsi que dans le coffret "The Monster Legacy Collection" comprenant 18 films répartis sur 14 DVD + 3 statuettes, "Le fils de Frankenstein" est cette fois ressorti en DVD et combo Blu-ray + DVD le 21 octobre 2015 chez Elephant Films. Cette nouvelle édition DVD est bien entendu au format 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital Dual Mono 2.0 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.33:1 16/9ème avec un encodage Full HD 1920 x 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual Mono 2.0 et sous-titres français. Au niveau des bonus, ces nouvelles éditions contiennent une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (16’), un documentaire intitulé « Le mythe de Frankenstein » également par Jean-Pierre Dionnet (12’), une galerie de photos et des bandes annonces des films de la collection. Enfin, il est à noter qu'un livret collector de 12 pages intitulé « Les monstres ne meurent jamais » par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma à Transfuge est inclus dans ces éditions.

Le fils de Frankenstein

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Le fils de Frankenstein (Blu-ray + DVD)

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Frankenstein (1931) - La collection Legacy / 4 DVD - Edition belge

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The monster legacy DVD collection / 10 DVD (+ figurines) - Edition belge

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17.11.15

06:06:06, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Il s’appelle Charlie. Il est conformiste, réfléchi, ambitieux et bien sous tous rapports. Elle s’appelle Lulu. Elle est belle, fantasque, libre et dangereuse sous tous rapports. Elle va l’arracher à son quotidien monotone pour lui faire vivre, le temps d’une journée, la plus folle aventure de sa vie... Ex-mari violent, motel, perruque, menotte... Les apparences sont bien souvent trompeuses. À bord de la décapotable de Lulu, Charlie va découvrir le véritable sens du mot ‘virage’. Attention au tournant!

Mon avis :

Wild Side Vidéo a la bonne idée de ressortir dans des versions restaurées quelques petits classiques des année 80, certes déjà sortis en DVD, mais dans des copies très moyennes pour la plupart. Ainsi, parmi les titres de cette première salve, on a ainsi le droit à l'excellent "Dangereuse sous tous rapports" avec Melanie Griffith en bombe incendiaire...

C'est à Jonathan Demme ("Veuve, mais pas trop...", "Le silence des agneaux", "Philadelphia", "Un crime dans la tête", "Rachel se marie") que l'on doit ce film, écrit par E. Max Frye ("En toute complicité", "Foxcatcher"), qui débute plutôt comme une comédie romantique assez déjantée avec une romance assez improbable entre deux êtres que tout oppose, avant de virer dans sa dernière partie en thriller pur et dur.

Melanie Griffith ("New York, 2 heures du matin", "Body Double", "Working girl", "Le bûcher des vanités", "Another Day in Paradise") incarne ici une jeune femme provocante, libérée, excentrique et sans limite, dénommée Audrey Hankel dit Lulu, qui va porter son dévolu sur Charles Driggs, interprété par Jeff Daniels ("Ragtime", "La rose pourpre du Caire", "Timescape", "Speed", "Pleasantville", "Insomnies"), un bureaucrate un peu coincé, qu'elle va dévergonder après l'avoir surpris en train de ne pas payer sa note dans un café...

Le jeune homme d'affaires va bien entendu tomber sous le charme de la sulfureuse demoiselle (Qui n’aurait pas craqué?) qui l'entraînera dans un road-movie dont il ne sortira pas indemne, s'accrochant pourtant à elle, même lorsqu'il tombera sur son ex-mari sortant de prison, interprété par un Ray Liotta ("Les affranchis", "Obsession fatale", "Absolom 2022", "Copland", "Hannibal", "Beautés empoisonnées!", "Narc", "Identity") totalement habité par son rôle, jouant un personnage bien allumé, pas très recommandable et particulièrement violent.

L’interprétation des trois comédiens est absolument fantastique, tout particulièrement celle de Melanie Griffith et Ray Liotta, qui sont ici absolument irrésistibles chacun dans leur rôle respectif.

Jonathan Demme signe un film politiquement incorrect rythmé par une excellente BO (dont plusieurs versions de "Wild Thing"!), où la photographie soignée de Tak Fujimoto ("La folle journée de Ferris Bueller", "Le silence des agneaux", "Gladiator", "Philadelphia") fait des merveilles et permet à celui-ci de ne pas faire trop daté, le tout porté par le charme de la belle Melanie Griffith, tout aussi sulfureuse que dans "Body Double", sinon plus.

Enfin, le film contient quelques caméos parmi lesquels on remarquera surtout celui de John Waters ("Pink Flamingos", "Cry-Baby", "Serial Mother", "Cecil B. Demented") dans le rôle d’un vendeur de voiture...

Avec "Dangereuse sous tous rapports", Jonathan Demme remporta un premier gros succès, ce qui lui permit de se faire déjà un nom avec "Le silence des agneaux" et "Philadelphia". Un film qui malgré cela est un peu tombé dans l’oubli et mériterait vraiment d'être réhabilité!

"Dangereuse sous tous rapports" est ressorti le 2 septembre 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD et Blu-ray, après une première édition sortie le 18 mars 2003 chez MGM, mais de moins bonne qualité et avec uniquement la bande annonce en guise de bonus. Cette nouvelle édition DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. L'édition Blu-ray est quant à elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 et bien entendu des sous-titres français. Côté suppléments, cette fois on a le droit à un vrai bonus avec un entretien avec Pierre-William Glenn intitulé « Tak Fujimoto, photographe de l’invisible » (18’50") et à la bande annonce.

Comparatif image entre les éditions DVD MGM et Wild Side Video :

MGM
Wild Side Video
MGM
Wild Side Video
MGM
Wild Side Video
MGM
Wild Side Video
MGM
Wild Side Video

Dangereuse sous tous rapports

Dangereuse sous tous rapports
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Dangereuse sous tous rapports - Edition 2015

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Dangereuse sous tous rapports (Blu-ray)

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15.11.15

00:23:33, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sam, journaliste indépendant, profite de sa culture musulmane pour infiltrer les milieux intégristes de la banlieue parisienne. Il se rapproche d’un groupe de quatre jeunes qui ont reçu pour mission de créer une cellule djihadiste et semer le chaos au cœur de Paris.

Mon avis :

Au lendemain de ce vendredi 13 novembre 2015 où la France a une nouvelle fois été frappée par la barbarie, le nouveau film de Nicolas Boukhrief résonne étrangement et semble une nouvelle fois plus que jamais prémonitoire. Une nouvelle fois, car le réalisateur n'avait bien entendu pas attendu les terribles évènements du mois de janvier pour tourner son "Made in France" où il est question d'un journaliste qui infiltre une cellule djihadiste parisienne ayant planifiée une vague d’attentats sans précédent. Un thriller au message puissant qui devait sortir officiellement ce 18 novembre, mais dont la sortie a été malheureusement repoussée suite aux terribles évènements ayant touchés Paris hier soir...

Le 27 octobre dernier, j'étais à l'avant-première de "Made in France" à l'UGC Ciné Cité Bercy en présence du réalisateur et d'une partie de l'équipe du film et j'étais sorti de la salle profondément bouleversé par ce film qui bien évidemment nous avait ramené quelques mois en arrière, au moment des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher.

Forcément quelques mois étaient passés entre temps et la menace terroriste, même si on la savait bien présente, ne nous inquiétait déjà pas plus que ça! Mais avec les évènements de ce terrible vendredi noir où l’infamie nous a une nouvelle fois violemment frappée, le film de Nicolas Boukhrief ("Le convoyeur", "Cortex", "Gardiens de l'ordre") prend une dimension toute nouvelle et devient un film que tout le monde se doit de voir.

Pourquoi? Eh bien, parce que si ce véritable thriller nous met en garde sur la montée de l'intégrisme islamiste en Occident et tout particulièrement en France, il ne fait aucun amalgame et donne une image plutôt positive de l'Islam. D'ailleurs dans le film, les jeunes qui se radicalisent sont d'origines très diverses et pas seulement maghrébines ou africaines.

Tous se sont convertis à l’Islam certes, mais tous se trompent et se font manipuler et ça, le film le montre bien! Malik Zidi ("Gouttes d'eau sur pierres brûlantes", "Jacquou Le Croquant", "Mystères de Lisbonne", "L'Ordre et la Morale"), qui est né d'un père d'origine algérienne et d'une mère bretonne et qui joue le rôle de Sam, ce jeune journaliste infiltrant ce groupe de jeunes djihadistes de la région parisienne, n'est dans le film aucunement d'origine maghrébine et pourtant, c'est le seul à connaître véritablement le Coran et à savoir lire l'arabe.

Du coup, malgré ses réticences, Hassan, magnifiquement interprété par Dimitri Storoge ("Ni pour, ni contre (bien au contraire)", "Les Lyonnais", "Belle et Sébastien", "Dealer", "No Limit"), le chef de cette nouvelle cellule terroriste, va finir par l'accepter...

Ce qui frappe et qui forcément inquiète à la vue du film, c'est la façon dont ils vont se fondre dans la masse et l'impuissance des services de renseignements et de police. Cela semble tellement proche de la réalité! En revanche, en dehors du personnage d'Hassan, les jeunes sembleront moins déterminés que ceux qui ont commis les attentats de Janvier ou ceux de ce vendredi 13. Dans "Made In France", ces jeunes semblent tellement plus humains malgré leur endoctrinement.

Chapeau d'ailleurs aux acteurs! Nassim Si Ahmed ("Mineurs 27", "Les petits princes", "Les Lascars", "Junk Love") dans le rôle de Driss, François Civil ("Molière", "Elles", "Frank", "Catacombes") dans celui de Christophe ou encore Ahmed Dramé ("Les petits princes", "Les héritiers") dans celui de Sidi, dont toute la famille semblait être présente à l'avant-première, de même que les deux autres cités précédemment, tous sont fabuleux et malgré leurs origines diverses, rendent l'histoire 100% crédible!

Quant à Nicolas Boukhrief, malgré le sérieux de son sujet, le fait qu'il ait fait un gros travail de recherches au préalable, il a fait le choix judicieux de signer un vrai film de genre, un pur thriller par moments très typé années 70, à la fois très rythmé et esthétiquement très réussi! Je me suis régalé devant ce film, qui reste avant tout un divertissement, mais il m’a permis également de réfléchir, malgré une fin que le réalisateur a voulu moins inquiétante que prévue, mais qui pour moi, peut également être interprétée autrement...

A l’heure où beaucoup de gens risquent de faire des amalgames et des politiciens profiter de la situation, maintenir la sortie de "Made in France" aurait pu être une bonne chose! Ce film doit être vu! Et puis aller au cinéma, à des concerts, devient un acte de résistance... Il ne faut pas leur céder!

Crédits photos : © Pretty Pictures - Tous droits réservés

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12.11.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Le Breton Corse

Synopsis :

Antoine et Laurent, amis de longue date, passent leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna, 17 ans et Marie, 18 ans. Un soir sur la plage, Louna séduit Laurent. Louna est amoureuse mais pour Laurent ce n’est qu’un moment d’égarement... Sans dévoiler le nom de son amant, Louna se confie à son père qui cherche par tous les moyens à découvrir de qui il s’agit... Combien de temps le secret pourra-t-il être gardé?

Mon avis :

Avant de regarder "Un moment d'égarement", le nouveau film de Jean-François Richet, je dois avouer que j'aurai bien aimé voir le film original de 1977 signé Claude Berri avec Jean‑Pierre Marielle, Victor Lanoux et Agnès Soral, seulement voilà, l'édition DVD sortie chez Pathé est épuisée depuis belle lurette et coûte maintenant juste un bras sur le marché de l'occasion. C'est donc finalement avec un regard neuf et sans trop d'aprioris que j'aborde ce remake assez controversé...

A l'origine de ce projet, il y a le producteur Thomas Langmann ("Le Boulet", "Le Mac", "The Artist", "Maniac", "The Search"), le fils justement de Claude Berri, qui après avoir produit "Les Francis" avait certainement envie de retrouver la Corse et qui proposa donc à son ami Jean-François Richet ("Ma 6-T va crack-er", "Assaut sur le central 13", "L'Instinct de mort", "L'Ennemi public n° 1") de sortir de son registre habituel pour tourner ce remake d'un film de son papa et ainsi joindre l'utile à l'agréable...

Enfin, je présume! Car il faut dire que St-Tropez, c'est bien, mais il commence vraiment à y avoir beaucoup trop de monde! Au moins la Corse, c'est plus calme, du moins lorsque ça ne saute pas!

En tout cas, on pourra faire tous les reproches qu'on veut à ce remake, mais au moins le casting fonctionne bien et à mon avis il y a tout de même plus de chances qu'une jeune fille craque sur Vincent Cassel ("La Haine", "Dobermann", "Le Pacte des loups", "Agents secrets", "Sheitan", "Le Moine") que sur Jean-Pierre Marielle ("Quatre mouches de velours gris", "Dupont Lajoie", "Les Galettes de Pont-Aven", "Calmos", "Comme la lune"), malgré tout le respect que j'ai pour cet immense acteur.

De même, qu'il semble plus logique qu'un homme de quarante-cinq ballets (Je parle en connaissance de cause!) cède aux assauts d'une gamine comme Lola Le Lann plutôt que sur Agnès Soral ("Tchao Pantin", "Bleu comme l'enfer", "Twist again à Moscou", "Salaud on t'aime"), mais bon, ce n'est qu'un avis très subjectif!

Dans l'ensemble, le film fonctionne plutôt bien, on regrettera juste le fait que François Cluzet ("Association de malfaiteurs", "Force majeure", "Ne le dis à personne", "Les Petits Mouchoirs", "11.6") prenne un accent corse un peu ridicule par moments et qu'il en fasse parfois un peu trop...

Le film est bien ancré dans notre époque actuelle avec des ados accros aux réseaux sociaux et à l'alcool (Oui, bien triste réalité!) et des adultes se faisant bouffer par leurs mômes. Alice Isaaz ("La Crème de la crème", "Les Yeux jaunes des crocodiles", "En mai, fais ce qu'il te plaît", "Elle"), incarne ici le stéréotype de ces adolescentes nouvelle génération (Même si son personnage a dix-huit ans dans le film!).

Dans sa seconde partie, le film tourne pas mal au vaudeville, mais certaines scènes mettront tout de même un peu mal à l'aise, parfois de façon inutile d'ailleurs (Je pense notamment à la scène où Cluzet tue accidentellement le chien du voisin...) et cela même si le corps de femme de Lola Le Lann et le fait que son personnage approche des dix-huit ans amoindrit le fait qu’il soit question ici de détournement de mineurs.

D’ailleurs dans le film Laurent repousse à plusieurs reprises les avances de Louna, avant de céder, mais en étant quelque peu sous les effets de l’alcool et il regrettera cette relation quasiment aussitôt, ce qui n’était apparemment pas le cas dans le film de Berri. Une frilosité de la part du réalisateur qu’on pourra quelque peu regretter, même si à côté de cela, au niveau nudité, il ne sera pas vraiment frileux!

Jean-François Richet signe autrement un film à la photographie soignée mettant parfaitement en valeur les paysages corses. La BO est plutôt impressionnante, parmi les titres on notera notamment "Les mots bleus" de Christophe, "I follow rivers" de Likke Li et surtout "Diamonds" de Rihanna, qui a dû engloutir une partie assez importante du budget.

Enfin, parmi le reste du casting, on remarquera principalement la présence de Noémie Merlant ("L'orpheline avec en plus un bras en moins", "La crème de la crème", "Les héritiers") et celle de Philippe Nahon ("Seul contre tous", "Haute tension", "Calvaire", "Au nom du fils", "Horsehead").

Sans avoir pu juger ce que vaut ce remake de "Un moment d'égarement" par rapport à l’œuvre originale, j'ai tout de même trouvé que Jean-François Richet avait ici signé une comédie des mœurs assez plaisante et souvent très amusante, par contre je regrette franchement que personne n'ait profité de l'occasion pour ressortir le film de Berri...

"Un moment d'égarement" est sorti le 28 octobre 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio évidemment française Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que l'édition Blu-ray est quant à elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter également que ces éditions comportent une piste en audiodescription et des sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, en bonus, on a le droit sur les deux éditions à un making of d’environ 21 minutes...




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10.11.15

08:31:18, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : L'homme irrationnel

Réalisateur
: Woody Allen

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée
: 1h36

Avec
: Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey, Jamie Blackley, etc.

Par Nicofeel

Woody Allen a souvent été un adepte des films décalés. Son dernier long métrage, L'Homme irrationnel, présenté hors compétition au dernier festival de Cannes, ne déroge pas à la règle. Cependant, après avoir tourné des comédies romantiques telles que Minuit à Paris (2011) et Magic in the moonlight (2014), Woody Allen effectue un retour au thriller existentiel, qui nous ramène à Match point (2005).
Ici, Joaquin Phoenix incarne Abe Lucas, un professeur de philosophie talentueux mais alcoolique. Abe semble résigné et avoir perdu le goût de la vie. Son côté dépressif pourrait d'ailleurs être vu comme un double du réalisateur.
C'est en tout cas ce personnage qui constitue le rôle principal du film. Abe Lucas arrive dans une nouvelle université, précédé d'une réputation peu flatteuse. Malgré tout, son allure nonchalante, son côté atypique, ses thèses philosophiques à contre-courant de la norme, mettent en émoi des femmes qui s'intéressent de près à ce professeur pas comme les autres.
Woody Allen se plaît à livrer au spectateur des scènes loufoques. Habituellement, on a coutume de penser que ce sont les hommes qui séduisent les femmes, en ayant recours à toutes sortes de charmes. Ici, c'est tout l'inverse. Abe n'a rien d'un séducteur. Il traverse les couloirs de son université, telle une loque sévèrement chargée en alcool. Ce sont les femmes qui viennent à lui. On a ainsi une de ses collègues professeure, Rita, qui cherche manifestement à quitter son époux. Mais la principale conquête d'Abe est sans conteste l'une de ses plus brillantes étudiantes, Jill, qui est attirée par les thèses de son professeur et par son pessimisme, comme si elle cherchait à le sauver.
Woody Allen présente ces couples éphémères qui se forment de manière extrêmement divertissante et amusante.

Pourtant, sans avoir l'air d'y toucher, le cinéaste new-yorkais délivre une charge féroce à l'encontre des moeurs de ses protagonistes. Car tout ce beau monde se plaît sûrement mais il ne faut pas oublier que leurs amours ne sont pas sans conséquences. Rita commet l'adultère en trompant à plusieurs reprises un mari qu'elle n'aime plus. Quant à Jill, elle tombe bien facilement dans les bras de son professeur, conservant son petit ami juste pour la forme. Et que dire d'Abe ? Son état de santé lamentable serait un peu facile pour légitimer qu'il couche finalement avec toutes les femmes qui lui font du rentre-dedans, y compris une de ses élèves.
Abe Lucas est loin d'être au dessus de tout soupçon. D'autant que ses conquêtes féminines ne sont que la partie immergée de l'iceberg. Il y a bien pire. Abe Lucas va trouver un motif lui redonnant goût à la vie. Et quel motif ! Ayant eu vent de l'iniquité d'un juge local, Abe se met en tête d'éliminer cette personne pour faire en quelque sorte une bonne action. Il faut quand même être sacrément allumé pour vouloir tuer quelqu'un, seulement parce que les “on dit” laissent entendre que cette personne serait nuisible. Voilà une idée complètement farfelue venant de ce professeur exerçant la philosophie à ses élèves.
C'est sans doute ce qui explique le titre du film, L'Homme irrationnel. Surtout que notre personnage principal reprend goût à la vie en... tuant quelqu'un ce qui est fort étonnant ! Cependant, à y regarder de près, cette action de tuer quelqu'un répond à une certaine logique. A cet égard, on peut faire un parallèle entre ce long métrage et Match point. Les deux films voient leur personnage principal commettre un crime. Et dans les deux cas, si leurs motifs sont différents, leurs crimes qui se veulent parfaits en répondant à la théorie du Surhomme de Nietzsche. En effet, ils pensent que l'on peut repousser les limites de la morale et que la volonté fait loi. Or, ce sont justement la morale et la loi qui empêchent les gens de commettre des crimes gratuits.
Le film apporte une réflexion intéressante sur le choix mais aussi sur le hasard de la vie. Comme l'a déjà montré le film Le génie du mal de Richard Fleischer, le crime parfait n'existe pas. Abe a beau établir méticuleusement son plan, il est loin d'être parfait. Du coup, il est lié au bon vouloir d'autres personnes qu'il va falloir persuader que son homicide était justifié !
Voilà un film sacrément pervers et cynique, en dépit de son ton délibérément comique. Encore une fois, on peut rapprocher L'Homme rationnel de Match point tant par son ton que par sa finalité. Dans les deux films, le hasard joue un rôle prépondérant, et notamment à la fin de l'intrigue : une pièce de monnaie salvatrice dans Match point, une lampe de poche pour L'Homme irrationnel.
Comme souvent, Woody Allen peut compter sur une distribution de qualité. Joaquin Phoenix joue très bien le rôle d'Abe Lucas, et l'enbompoint qui le caractérise (est-ce voulu pour le rôle ?) donne encore plus de crédit au côté “j'm'en foutiste” de son personnage. Emma Stone, déjà présente dans le précédent long métrage de Woody Allen, Magic in the moonlight, est elle aussi impeccable dans le rôle de Jill, l'étudiante éperdument passionnée par son professeur de philosophie. Son côté insouciant la rapproche du personnage joué par Scarlett Johansson dans le sous-estimé Scoop (2006)
Au final, si L'Homme irrationnel est sans doute un Woody Allen en mode mineur, il n'en demeure pas moins un film ludique qui se déguste très bien.

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09.11.15

01:02:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Présentation :

Volume 14 : portraits de Chabouté, qui crée des ouvrages uniques, souvent dessinées en noir et blanc et au trait; de Juan Giménez qui s'est installé à Sitges, près de Barcelone, en Espagne, face à la mer, pour dessiner sa célèbre série de science-fiction, scénarisée par Alejandro Jodorowsky : "La Caste des Méta-Barons"; de Philippe Delaby, né le 21 janvier 1961 et mort le 28 janvier 2014, qui a gagné un succès public et critique grâce à la série historique "Murena", grande fresque sur la Rome antique, dont le tome 5 a reçu le Grand prix de la Société des gens de lettres; enfin portrait de Davodeau qui a réalisé une “enquête dessinée” intitulée "Rural", située dans sa région. Davodeau est aussi l'auteur de "Lulu, femme nue", adapté au cinéma par Sólveig Anspach.

Mon avis :

Ce volume 14 de la collection "La BD par ses maîtres", réalisé par Jean-Loup Martin et proposé ici en DVD par l'éditeur L'Harmattan Vidéo contient quatre reportages consacrés cette fois aux dessinateurs Christophe Chabouté, Juan Giménez, Philippe Delaby et Étienne Davodeau. Quatre dessinateurs aux styles très différents...

Curieusement et malgré son talent évident, je ne me suis jamais particulièrement intéressé aux bandes dessinées de Chabouté et franchement, je pense que je suis passé à côté de quelque chose. En effet, le reportage de Jean-Loup Martin m'a vraiment envie de découvrir l’œuvre de ce dessinateur alsacien utilisant le noir et blanc un peu à la manière d'un Didier Comès, dessinateur que j'ai toujours apprécié.

Ici, on découvre cet amoureux de la nature, amateur de pêche et menuisier à ses heures perdues, dans son environnement au moment de la création de "La bête". Il nous parle également de "Pleine lune", "Sorcières" ou encore "Un îlot de bonheur", alors que sa petite amie, elle, nous parle de "Zoé" et de son rôle de critique.

C'est ensuite à Sitges, petite ville balnéaire de la Catalogne bien connue pour son festival du film fantastique, que l'on retrouve le dessinateur argentin Juan Giménez que l'on connaît surtout pour la magnifique série "La Caste des Méta-Barons" créée par Alejandro Jodorowsky. Si ses bandes dessinées m'ont toujours plu, notamment en raison de son univers et de ses idées complètement folles, c'est tout d'abord la beauté de ses couvertures qui m'a toujours fasciné. De véritables tableaux de maître!

Comment ne pas être subjugué devant ses peintures? Au début du reportage, l'artiste nous présente la série, mais il faut avouer qu'on aimerait plutôt le voir au travail... Pas de panique, cela arrivera dans un second temps où on le retrouvera dans son atelier en train de retravailler sur "Le Quatrième Pouvoir" après avoir interrompu cette série durant de plus d'une dizaine d'années. Le reportage a été filmé en 2002 et l'album en question sortira finalement deux ans plus tard...

Ce petit film nous montre également un personnage plein d'humour, ce que je n'avais pas forcément remarqué les deux fois où je l'ai rencontré, mais il faut dire qu'il y avait peut-être aussi la barrière de la langue et c'est du coup plus avec Jodorowsky que j'avais conversé...

Le troisième reportage est lui consacré à l'un des plus talentueux artistes de sa génération, le regretté Philippe Delaby, décédé le 28 janvier 2014 à l'âge de 53 ans, dessinateur notamment de l'excellente série "Murena" scénarisée par Jean Dufaux. Dans la première partie du reportage, on regrettera d'avoir l'impression de voir un reportage plus consacré à la série qu'à son dessinateur, avec notamment des interventions de Dufaux beaucoup plus présentes que celles de Delaby, mais heureusement ensuite on suivra bien le dessinateur et on pourra le découvrir chez lui, dans son atelier en train de dessiner etc.

Philippe Delaby était un dessinateur adorable, très accessible et au talent immense... Je ne l'ai rencontré qu'une fois, mais j'en garde un excellent souvenir. Je me souviens notamment qu'il m'avait parlé de ma première du tome 1 de "Murena, "La Pourpre et l'Or" dont les couleurs avaient été refaites pour plus de cohérence avec celles des tomes suivants. C'était en 2001. Il laisse en tout cas un grand vide dans le monde de la BD.

Enfin, le dernier reportage est lui consacré au dessinateur Étienne Davodeau, un dessinateur dont le style graphique au départ ne me parlait pas, mais que j'ai découvert lors d'un salon où il avait peu de monde devant lui (...pour ne pas dire personne!), il m'avait alors fait presque pitié comme beaucoup de dessinateurs dans ce cas et j'avais donc acheté son album "Le Constat". La lecture de cet album me fit découvrir un fabuleux raconteur d'histoires dont les dessins sont totalement au service de son scénario. Un dessinateur engagé, traitant souvent de problèmes sociaux, des petites gens, du quotidien...

D'ailleurs dans le reportage, après nous avoir parlé de son parcours, le dessinateur nous présentera "Rural", un album parlant de fermiers qu'il connait, qui virent leurs terres séparées en deux par une autoroute, ainsi qu'un autre couple dont la maison fût elle détruite. Le reportage nous permet de faire la connaissance des personnes ayant inspirées cette histoire et il faut bien avouer que leur témoignage est assez touchant. Par la suite Davodeau nous parlera de ses différents albums sortis à l'époque...

Un reportage intéressant qui nous permettra de mieux cerner encore les intentions de cet auteur, qui connaîtra par la suite une vraie reconnaissance en remportant de nombreuses récompenses prestigieuses et dont l'album "Lulu femme nue" fût adapté au cinéma en 2013 par Sólveig Anspach, avec Karine Viard dans le rôle principal... Une consécration largement méritée!

Encore un DVD qui satisfera assurément les amateurs de bande dessinée et évidemment tout particulièrement ceux des dessinateurs concernés!

Ce volume 14 de la collection "La BD par ses maîtres" est sorti au mois d’octobre 2015 en DVD-R et est notamment disponible sur le site de l’éditeur L'Harmattan Vidéo. Le reportage sur Chabouté est présenté au format 1.77 :1 16/9ème, alors que les trois autres sont eux au format 1.33 4/3. Il est à noter enfin que ce titre est également visionnable en VOD pour 2.99 euros...

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08.11.15

04:10:10, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Présentation :

Dans ce volume : Vicente Segrelles, le peintre de la BD dont les vignettes sont des petits tableaux peints à l'huile; Enrico Marini qui représente la nouvelle génération de la BD, mêlant adroitement le style flamboyant et le graphisme japonais; André Juillard, "la plume la plus élégante du neuvième art"; Patrick Cothias, le scénariste le plus prolifique de la BD française.

Mon avis :

L'Harmattan Vidéo n'est pas forcément un éditeur très connu et on ne peut pas dire qu'il fasse beaucoup de promo autour de ses sorties, pourtant l'éditeur possède un catalogue fort intéressant où l'on peut notamment trouver de nombreux documentaires passionnants. Parmi ses titres, on remarquera notamment la collection "La BD par ses maîtres", qui sera composée normalement en tout de 21 titres, chacun regroupant chacun 4 reportages réalisés par Jean-Loup Martin. Ce dixième volume est lui consacré à Vicente Segrelles, Enrico Marini, André Juillard et Patrick Cothias. Que du bon en somme!

Parmi les dessinateurs de BD que j'adore et que je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer (...autant vous dire qu'il n'y en a pas tant que ça!), Vicente Segrelles fait parti de mes plus grands regrets tant j’aurai aimé le rencontrer. Ce reportage datant de l'an 2000 nous permet de découvrir cet artiste peintre espagnol au talent exceptionnel dans son environnement et de découvrir sa façon de travailler. L'auteur-illustrateur de la série "Le Mercenaire" nous montre qu'il travaille à la peinture à l'huile, qu'il utilise régulièrement des maquettes faites par ses soins etc...

On fait la connaissance également de sa femme Rosario dont on apprend qu'elle fût le modèle dont il s'inspira pour peindre la magnifique captive nue qui apparaît dans le premier épisode de cette fantastique série d’heroic fantasy. Le reportage date d'une quinzaine d'années et fait un peu daté, mais cela n'enlève en rien à son intérêt. Ah, mon Dieu, qu'est-ce que j'aimerai avoir un dessin original de Segrelles!

Le deuxième reportage de ce DVD est lui consacré à un autre génie de la Bande dessinée, le très sympathique dessinateur aux origines italiennes, mais né en Suisse, Enrico Marini, que j’ai eu la chance de rencontrer deux fois en 1998 et 1999. Un dessinateur au trait élégant, illustrateur notamment des séries "Rapaces", "Le Scorpion", "Gipsy", "Empire USA" ou encore "Les Aigles de Rome".

On le découvre dans son atelier de Bâle à l'époque où il dessinait "Rapaces", une série qu'il nous présente, avant que celui-ci nous parle ensuite des séries "Le Scorpion" et "Gipsy". Dans ce reportage, où intervient également Jean Dufaux, on découvre un dessinateur très documenté, soucieux du moindre détail historique lorsqu'il s'agit de sa série "Le Scorpion" et on imagine qu'il en fit de même par la suite pour "Les Aigles de Rome"...

Nous avons ensuite droit à un reportage sur André Juillard, dessinateur notamment de "Les 7 Vies de l'Épervier" et de "Blake et Mortimer", que j’ai rencontré de nombreuses fois ; personnalité toujours cordiale, mais quelque peu bourrue (...en raison de ses origines auvergnates?) par moments.

Un dessinateur en tout cas que j'affectionne également tout particulièrement et qui fût à l'origine de ma passion pour la Bande dessinée, car si j'ai toujours été un lecteur de BD, lisant depuis ma plus tendre enfance les magazines "Spirou" et "Pilote", c'est véritablement Juillard qui a fait de moi un passionné, au point de créer avec deux amis, une association (Fabble, pour ne pas la nommer!) consacrée au 9ème art, éditrice notamment de produits dérivés, suite à sa rencontre lors d'une exposition à la galerie Daniel Maghen.

La découverte de "Plume aux vents" fût en effet un véritable déclic, qui me poussa à découvrir plus en profondeur cet univers graphique beaucoup plus adulte que ne le pense la plus part des gens et loin de l’art mineur pour lequel certains essayent de le faire passer.

Justement dans ce reportage, on découvre au départ l'artiste dans son atelier breton en train de dessiner l'un des volumes de cette série, avant de le suivre ensuite dans son atelier parisien au moment de la sortie de "La Machination Voronov", le tome 14 des aventures de Blake et Mortimer. Un reportage assez intéressant où interviendra également Yves Sente, le scénariste de "La Machination Voronov", permettant de voir tout le travail de recherches du dessinateur...

Enfin, suite logique au précédent reportage, le dernier est consacré à Patrick Cothias (Le pauvre! Les deux ou trois fois où je l’ai rencontré, je lui ai ramené un nombre incommensurable d’albums à dédicacer!), scénariste notamment des séries "Les 7 Vies de l'Épervier" et "Plume aux vents". On retrouve ce scénariste prolifique chez lui, en Bretagne (Il a également bon goût cet homme!), où cet amoureux des animaux (Du moins, c’est ce qu’on ressent!) évoque son parcours et sa façon de travailler. Un reportage passionnant dévoilant un personnage attachant entrecoupé d'interventions de Juillard et d'Adamov, tirés des reportages consacrés à ces deux dessinateurs et donc quelque peu redondant avec le reportage précédent...

Évidemment, ce DVD est fortement recommandé aux amateurs de BD et tout particulièrement à ceux appréciant ces quatre maîtres!

Ce volume 10 de la collection "La BD par ses maîtres" est sorti au mois d’avril 2015 en DVD-R et est notamment disponible sur le site de l’éditeur L'Harmattan Vidéo. Contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette, les quatre reportages sont bien au format 1.33 4/3 et non en 16/9ème, ce qui est tout à fait normal pour des reportages destinés à l’époque à la télévision. Il est à noter que ce titre est également visionnable en VOD pour 2.99 euros...

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06.11.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une météorite est à l’origine d’une épidémie qui a transformé la population en zombies. Barry et sa sœur Brooke font partie des survivants mais elle se fait kidnapper par un groupe de paramilitaires. Barry part à sa recherche à travers le désert infesté de morts-vivants, au volant de sa voiture de combat.

Mon avis :

L'Australie a l'habitude de nous livrer des longs métrages bien burnés, alors lorsqu'on nous promet un furieux mélange entre "The Walking Dead" et "Mad Max", on ne peut forcément qu'en saliver d'avance!

Kiah Roache-Turner, aidé de son frère Tristan au scénario, aura mis trois années pour réaliser "Road of the Dead : Wyrmwood", mais au final, l'attente valait le coup, car les deux frangins nous offrent un film de zombies diablement efficace, très fun et étonnamment assez original.

Dès la première scène, on pense évidemment à la saga "Mad Max" et plus particulièrement "Mad Max 2" en raison de costumes qu'abordent les protagonistes luttant contre des hordes de zombies. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que leurs tenues sont sacrément réussies! Graphiquement le film a vraiment de la gueule avec des zombies aux maquillages très convaincants et cela, malgré un budget probablement assez limité (Production indépendante oblige!).

Le film est dans l'ensemble assez gore et on pourra simplement regretter quelques effets numériques un peu trop visibles lors de quelques éclatages de têtes (Rien de choquant non plus, je vous rassure!). En fait, "Road of the Dead : Wyrmwood" fonctionne dans l'ensemble parfaitement grâce à un rythme assez soutenu, des personnages assez charismatiques et attachants, un humour bien maîtrisé (On ne tombe jamais dans la comédie pure, mais le film ne se prend aucunement au sérieux également...) et des idées assez originales pour le moment jamais vues dans des films de zombies.

En effet, ces pauvres zombies expirent en effet un gaz inflammable qui sert ici de combustibles aux héros du film leur permettant de faire fonctionner leur véhicule, alors que par contre l'air ambiant semble avoir rendu le carburant ininflammable...

Autre idée originale, les zombies vont au cours du film être manipulés par télépathie par un zombie supérieur. Le film comporte par contre de nombreux points incohérents (On se demande notamment d’où les héros peuvent sortir autant de balles ou de cartouches!), mais on est tellement pris par l’action, que finalement, ça passe comme une lettre à la Poste!

Parmi les personnages particulièrement fun du film, on retiendra un chercheur complètement allumé faisant par moments penser au Doc dans "Retour vers le futur"! Impossible de ne pas parler également du personnage de Benny, joué par Leon Burchill ("Stone Bros."), personnage haut en couleurs à la tignasse impressionnante.

Heureusement, ce personnage qu'on ne pourra pas vraiment prendre au sérieux, sera contrebalancé par celui de Barry, interprété par Jay Gallagher ("To Become One"), le héros charismatique du film et celui de Brooke, sa sœur, jouée par la charmante Bianca Bradey ("Outback - Traque Meurtrière"), qui apporte une bonne dose de sex-appeal, sans pour autant faire quoique ce soit de particulier pourtant... Mais il faut dire que de la voir accrochée et en nage, forcément, cela fait son petit effet!

On regrettera par contre que certains personnages, comme par exemple celui interprété par Yure Covich ("Feed", "Red Dog"), soit un peu trop vite expédié, mais finalement cela apporte à la surprise du film, un peu à la manière des films de Renny Harlin.

Par contre, pour avoir eu la chance de voir le film en salle et en DVD, je peux vous dire que le fait qu’il n’ait pas les honneurs d’une sortie en salle est vraiment regrettable, car l’effet n’est absolument pas le même! D’ailleurs, le fait de le voir en salle permet de vraiment révéler l’importance du son et de la bande originale du film qui apportent vraiment beaucoup à celui-ci. Franchement, dommage!

Parmi les films d’horreur que j’ai eu l’occasion de voir cette année, "Road of the Dead : Wyrmwood" constitue l’un de mes petits coups de cœur, pour ses idées originales (même si c’est du grand n’importe quoi!) et ses côtés généreux, rock’n’roll et bien fun!

"Road of the Dead : Wyrmwood" sort en DVD et VOD le 17 novembre 2015 chez KMBO, mais sachez qu'il est dores et déjà disponible sur la boutique de l'éditeur et qu'il sera disponible sur iTunes à partir du 11 novembre, soit une semaine avant sa sortie officielle. Le DVD nous propose le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio anglaises et françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, cette édition contient un commentaire audio des réalisateurs, un making of (47'26") et des scènes coupées (19'07").

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05.11.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En vacances en Roumanie, Alexandre et Livia visitent le pays en amoureux. Elle est sur les traces de ses origines et lui en quête de sujets à photographier. Un soir, à la sortie d'un restaurant, Alexandre est fauché par une voiture. Le jeune homme est hospitalisé d'urgence. Il a perdu beaucoup de sang et doit subir une transfusion. De retour chez lui, le couple retourne à sa routine. Si les blessures d'Alexandre cicatrisent, quelque chose ne tourne pas rond. Alexandre est persuadé d'avoir contracté une inquiétante maladie lors de son hospitalisation en Roumanie. Après tout, la Roumanie n'est-elle pas la terre légendaire des suceurs de sang?

Mon avis :

Déjà auteur de plusieurs très sympathiques courts métrages, le réalisateur suisse Olivier Beguin ("Time With Nyenne", "Si vous le voyez, tuez-le de ma part", "Naufrage", "Dead bones", "Employé du mois") mettait en chantier au cours de l’année 2012 son premier long métrage fantastique, "Chimères", un projet assez audacieux pour un pays où les films de genre n'ont pas forcément trop la cote...

Olivier Beguin reprend ici une bonne partie des équipes de tournage de ses précédents métrages et notamment Yannick Rosset ("Erwan et + si affinités", "La Dame Blanche"), qui jouait déjà un vampire dans son précédent court et qui a d'ailleurs joué dans quasiment tous ses films.

L’acteur retrouve dans ce film de vampires atypique, la mythique Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'au-delà", "La maison près du cimetière", "Saint Ange", "The Theatre Bizarre", "Horsehead"), qui joue cette fois le rôle de sa mère après avoir interprété sa conseillère dans "Employé du mois" et Jasna Kohoutova, dans le rôle de sa compagne, avec qui il avait déjà joué dans "Naufrage" et avec qui il jouera d’ailleurs normalement dans la série "The Lake".

Dans "Chimères", Alex, le personnage qu'il incarne, s'imagine être un vampire après avoir eu une transfusion sanguine en Roumanie suite à un accident... Mais ne serait-il pas devenu réellement un vampire? Plus les jours avancent, plus les doutes d'Alex vont alors grandir, le poussant vers une paranoïa de plus en plus envahissante... Seulement sa personnalité va également changer et de bas instincts animal vont alors faire leur apparition!

Olivier Beguin signe là un film assez sanglant, co-écrit avec Colin Vettier ("Ouvert 24/7"), un film souvent viscéral où le travail de David Scherer ("Ouvert 24/7", "Mirages", "Last Caress", "The Theatre Bizarre", "Dead shadows", "Thanatomorphose") sur les effets spéciaux de maquillages, fait une fois de plus merveille!

En effet, ici les vampires ne sont pas forcément très romantiques et ne se contentent pas de sucer le sang de leurs victimes. Non, ils se comportent comme des animaux et lorsqu’ils mordent leurs proies, ils leur arrachent un bon morceau de barbaque!

Et puisqu’on parle de barbaque, il faut souligner que comme dans "Dead Bones", on a le droit à un caméo de Ruggero Deodato ("Le dernier monde cannibale", "Cannibal Holocaust", "La maison au fond du parc", "Body Count", "Les Barbarians", "The Washing Machine"), le réalisateur italien jouant ici un boucher. Original! Non?

Parmi le casting, on remarquera la présence de l'excellent Iván González ("The Divide", "Errors of the Human Body", "The ABCs of Death 2"), le fils du chanteur Jairo, un acteur fort talentueux, mais malheureusement trop peu exploité, que l’on retrouvera toutefois prochainement dans le nouveau film de Talal Selhami, "Achoura".

"Chimères" a bénéficié d'un budget très limité, le réalisateur ayant d'ailleurs fait appel au crowfunding via Ulule (Qui n’a pas participé? Attention, je note les noms!) pour compléter celui-ci et pouvoir ainsi terminer son long métrage, et même si cela se ressent, le film a tout de même de l'allure.

Le gros point positif du film, c’est qu’il revisite le mythe du vampire de façon assez originale, tout en restant tout de même proche du mythe par certains côtés. Les points négatifs... Eh bien, je dirais une Catriona MacColl quelque peu sous-exploitée et une Jasna Kohoutova, pas toujours très crédible dans les scènes d’action, malgré un entraînement apparemment assez intensif...

Autrement, pas de souci, l’actrice d’origine tchèque est tout à fait convaincante en roumaine et son interprétation dans le rôle de Livia, globalement très correcte. La scène finale, par contre, si elle sera assez émouvante, fera tout de même un peu déjà-vu!

Avec "Chimères", Olivier Beguin démontre cette fois à un plus large public qu’avec très peu de moyens, il est capable de faire des choses qui tiennent franchement la route! Alors certes, ce premier long métrage du réalisateur n'est pas exempt de défauts, mais cela demeure un film indépendant de genre fort attachant et dans l'ensemble, plutôt réussi...

"Chimères" est sorti le 9 octobre 2015 chez l'éditeur suisse Seven Plus Editions dans une belle édition DVD sous fourreau cartonné offrant qui plus est, un livret de 8 pages sur le film. Cette édition nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française stéréo et sous-titres anglais optionnels. Côté bonus, on a le droit à un commentaire audio, un making of (34'), un entretien au BIFFF avec l'équipe (28') et le court métrage "Employé du mois". Il n'y a pas à dire, on est donc plutôt gâté, même si on aurait aimé avoir tous les autres courts du réalisateur et tout particulièrement "Naufrage" qui reste inédit en DVD!

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02.11.15

04:10:10, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

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Guillaume Le Disez, l'un des auteurs du livre "Brigitte Lahaie, les films de culte" a eu la gentillesse de répondre à mes questions concernant le livre et sa campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank:

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Bonjour Guillaume! Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur la filmographie de Brigitte Lahaie?

Parce que personne ne l’avait encore fait ! Et le cinéma de Brigitte, c’est un condensé du cinéma d’exploitation des années 70 et 80, du X au Z, avec tous les genres imaginables représentés. Deux décennies tout de même bien barrées, où une certaine forme de divertissement populaire était en train de vivre ses dernières années, animé d’une liberté et une générosité qui valent la peine d’être rappelées. Nous avons eu envie de raconter cette histoire, nous avons demandé à Brigitte si elle était d’accord, et nous nous sommes lancés.

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Quel sera son contenu?

C’est un livre de cinéma, qui recueille d’abord la parole de ceux qui firent ces films, à tous les postes - et Brigitte la première - en l’accompagnant des commentaires de fins connaisseurs de tous ces cinémas « de quartier ». Il y aura bien sûr énormément de photos, rares ou inédites, certaines n’ont jamais circulé depuis qu’elle furent prises sur les plateaux de cinéma il y a 35 ans, et des données mises en forme en infographies, et même en nymphographie. Et nous avions conviés des dessinateurs dont nous aimions le travail à donner dans le livre leur regard sur Brigitte et ses films : Antonin Gallo, iamo’i’s, Jean Claverie, Jean-Sébastien Rossbach et même Milo Manara.

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Comment vous répartissez-vous le travail avec Cédric Grand Guillot et Nicolas Lahaye?

Cédric et moi, qui sommes à l’initiative du projet, accumulons un important matériel depuis deux ans, nous avons déterminé que nous aurions besoin d’aide. Nous avons proposé à Nicolas, docteur en histoire des civilisations et spécialiste du cinéma de genre (il est titulaire d’une thèse consacré au nanard) de collaborer avec nous en nous apportant sa perspective historique, sa méthodologie et ses connaissances acquises pendant ses recherches. Concrètement, nous faisons « pot commun » sur les sources (interviews, documents, données statistiques), nous nous répartissions les premiers jets des les différents chapitres et nous nous les repassons les uns aux autres jusqu’à ce que nous parvenions à quelque chose de pas trop mal et avec une unité de ton.

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Brigitte Lahaie vous soutient-elle pleinement dans votre entreprise?

Oui, complètement. Elle a trouvé notre démarche bon esprit, et elle s’est prise au jeu de revenir sur sa carrière d’actrice. Ce que nous faisons pour et autour du livre l’amuse, et parfois lui fait plaisir : elle a renoué contact avec des gens qu’elle n’avait pas vu depuis très longtemps.

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Parmi les contreparties proposées aux contributeurs de votre campagne de financement participatif, vous proposez un DVD collector inédit. Que contiendra-t-il exactement?

Des interviews, des bandes-annonces, des curiosités, des surprises, un super court-métrage d’Enguerran Prieu, présenté à Cannes l’an dernier, un moyen-métrage absolument charmant et avec une Brigitte inattendue, réalisé par Haydée Caillot, et les images retrouvées d’un film fantastique qui n’est jamais sorti au cinéma, faute de budget pour les effets spéciaux, et que son réalisateur Ali Borgini nous a mis à disposition. Il y en a pour plus de deux heures de bonus.

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Pourquoi attendre que le financement atteigne certains paliers pour offrir certains bonus?

Parce que nous devrons financer le tournage de nouvelles interviews et un important travail de montage pour pouvoir proposer des bonus de bonne qualité.

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Plusieurs films inédits en DVD pourraient voir le jour si vous atteignez certains paliers, notamment à partir de 40000 euros récoltés. Y a-t-il une chance que ces films sortent malgré tout un jour, même si vous n’arrivez pas à atteindre les sommes demandées? En cas de succès du livre par exemple?

Pour certains films, des espoirs sont permis : l’intérêt de chaines de télé, que nous cherchons à favoriser, permettraient de justifier la fabrication de nouveaux masters. Pour d’autres, il s’agit clairement de leur dernière chance. Les producteurs sont à la retraite, ils ne s’occupent plus de leurs films, ils sont âgés...

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En tout cas, il y en a pour tous les goûts et pour tous types de collectionneurs parmi les contreparties... Cela va du sac en toile au 33 tours collector, en passant par des boîtes de Lego, des bouteilles de vin, des tablettes de chocolat, les DVD des films de chez Alpha France avec la belle Brigitte et celui de l'excellent documentaire "Jean Rollin, le rêveur égaré" et pour les amateurs de bandes dessinées des reproductions de dessins inédits d’artistes renommés. Comment d’ailleurs avez-vous réussi à obtenir une illustration inédite d’un artiste aussi important que Milo Manara?

Nous l’avons d’abord contacté pour lui demander l’autorisation de reproduire des planches d’un album de 1983, dans lequel il avait pris Brigitte Lahaie comme modèle pour le visage d’un de ses personnages. La conversation se poursuivant, l’idée lui a plu. Et son original est le « gros lot » de nos contreparties, et le montant lui reviendra. C’est un artiste, qui vit de la vente de ses œuvres.

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Pour finir, quel est votre film préféré avec Brigitte Lahaie?

Après avoir vu - et revu - la centaine de films dans lesquels elle a joué, je dois en citer plusieurs.
Dans les films X, c’est "Je suis à prendre" de Francis Leroi, qui est un film très beau et étrange à la fois, et tout à fait étonnant pour un porno.
Le film dans lequel elle est peut-être la plus spectaculairement belle et sensuelle, c’est "Erotica", produit par Paul Raymond, le Hugh Heffner anglais.
Et dans les films de genre, j’ai un faible pour "La Nuit des traquées", un film d’anticipation certes fauché mais avec une vraie atmosphère, dans lequel elle et les patients d’une inquiétante clinique à la Défense sont atteints d’un mal qui leur faire progressivement tout oublier, jusqu’aux gestes élémentaires, jusqu’à la parole. C’est un film vraiment triste, sans doute le dernier « bon film » de Jean Rollin.

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Merci Guillaume!Je croise les doigts pour que cette campagne soit un franc succès!

Si vous souhaitez que ce livre consacré à l'une des icônes du cinéma français voit le jour, je vous invite vivement à le pré-commander via sa campagne de Crowdfunding. D'autant plus que de très sympathiques contreparties vous seront réservées, dont la possibilité de dîner avec Brigitte Lahaie... Vous avez pour cela jusqu'au 14 novembre 2015, alors ne tardez pas!

Je vous invite également à suivre l'actualité du livre via sa page Facebook!

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01.11.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Secrets inavouables, passions destructrices, crimes (presque) parfaits, situations inquiétantes, résolutions surprenantes, faux coupables et véritables folies : le Maître du suspense poursuit avec son inimitable humour noir l’exploration des recoins les plus angoissants de l’âme humaine...

Mon avis :

Sous le titre "Alfred Hitchcock présente : Les inédits" se cache en fait les « inédits » en France de la série "The Alfred Hitchcock Hour", connue chez nous sous le titre "Suspicion" et qui s'avère en fait être une suite de la série "Alfred Hitchcock présente", reprenant le même concept, mais avec une durée plus longue. Une série présentée bien évidemment par le maître du suspens en personne et composée en tout de 93 épisodes de 50 minutes (1 heure en fait avec les publicités lorsqu’ils étaient diffusés à la télévision !), filmés en noir et blanc, répartis sur 3 saisons diffusées entre 1962 et 1965...

La série commence très fort avec un excellent premier épisode, réalisé par Bernard Girard ("Un truand", "The Mad Room", "The Happiness Cage"), intitulé "A Piece of the Action" où un joueur de cartes invétéré, interprété par Gig Young ("Les trois mousquetaires", "Fort invincible", "La maison des otages", "Le couteau dans la plaie", "Le jeu de la mort"), qui a juré à sa belle qu'il arrêterait, retombe dedans afin d'en dégouter son jeune frère, joué par un jeune Robert Redford ("Butch Cassidy et le Kid", "Jeremiah Johnson", "Les 3 jours du condor", "Out of Africa", "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux") ayant déjà beaucoup de prestance. Cet épisode est en fait le remake de "Street of Chance" de John Cromwell, un film datant de 1930. Un épisode inédit en tout cas chez nous et donc uniquement en version anglaise sous-titrée!

"Chez les fous" ("Don't Look Behind You" en version originale), le deuxième épisode réalisé par John Brahm ("Jack l'éventreur", "Singapour", "Le miracle de Fatima", "Thriller", "La quatrième dimension"), a lui été doublé en français et n'est pas sans rappeler par certains côtés "Psychose" du maître du suspens. D'ailleurs, on retrouve Vera Miles ("La prisonnière du désert", "Le faux coupable", "L'homme qui tua Liberty Valance"), l'actrice mythique du film, dans le rôle principal de cet épisode où la jeune femme va se retrouver être la cible d'un tueur psychopathe fascinée par elle...

Dans cet épisode, on remarquera également la présence de Jeffrey Hunter ("La princesse du Nil", "Le roi des rois", "Le jour le plus long"), avec qui la jeune femme avait déjà partagé l'affiche dans "La prisonnière du désert" et Dick Sargent ("The Beast with a Million Eyes", "Opération jupons", "Hardcore", "The Clonus Horror"), bien connu pour son rôle de Jean-Pierre dans "Ma sorcière bien aimée". Le réalisateur arrive ici à créer un réel suspens et même un sentiment de peur lors des scènes se passant dans la forêt où ont lieu les meurtres. Un épisode valant beaucoup pour son ambiance bien glauque et étrange!

Semi-déception avec "Night of the Owl", le troisième épisode de la série, réalisé par Alan Crosland Jr. ("Les mystères de l'Ouest", "L'homme qui valait 3 milliards", "Super Jaimie", "Wonder Woman"), réalisateur notamment de 16 épisodes de "Alfred Hitchcock présente" et fidèle collaborateur du maître, en raison principalement du personnage d'Anne Mallory, jouée par une jeune demoiselle particulièrement pénible! Bon, elle ne fera pas carrière par la suite et cela sera d'ailleurs son unique rôle et franchement, cela se comprend! Dans le rôle de Jim Mallory, son père, on remarque par contre Brian Keith ("Tales of Tomorrow", "New Mexico", "Nevada Smith", "Yakuza", "L'Anti-gang"), un super acteur qui aura malheureusement un destin tragique puisqu'il se suicidera peu de temps après le suicide de sa fille. Autrement, il s'agit d'une classique histoire de chantage...

Le quatrième épisode, "J'ai tout vu" ("I Saw the Whole Thing"), est un épisode à part dans la mesure où il s'agit du seul de la saison réalisé par Hitchcock. Dans cet épisode, le personnage incarné par John Forsythe ("Mais qui a tué Harry?", "De sang-froid", "L'Étau", "Drôles de dames", "Dynastie"), se défend lors d'un procès où il est unanimement accusé d'avoir renversé un motard sans avoir marqué le moindre arrêt. Hitchcock signe là un film de procès très bien mené et palpitant où les récits discordants des différents témoins mèneront à une fin inattendue!

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"Traquenard" ("Captive Audience" en vo) est le cinquième épisode de cette première saison, un épisode cette fois doublé en français, réalisé par Alf Kjellin ("Des agents très spéciaux", "Le clan des Mac Masters", "Le sixième sens"), un metteur en scène d'origine suédoise qui tourna en tout onze épisodes de la série et qui était également connu en tant qu'acteur, notamment pour avoir joué pour Ingmar Bergman. Dans cet épisode, l'écrivain Warren Barrow, le personnage qu'incarne James Mason ("Huit heures de sursis", "Le Renard du désert", "Une étoile est née", "La Mort aux trousses", "Voyage au centre de la Terre") tombe sous le charme de Janet West, interprétée par Angie Dickinson ("Rio Bravo", "L'inconnu de Las Vegas", "À bout portant", "Le point de non-retour", "Pulsions") avec qui il avait déjà joué dans "Cri de terreur", une relation qui le mènera peut-être à commettre l’irréparable... Mais cette histoire est-elle vraie ou est-ce juste le récit de son prochain roman? That is the question! Au final, un épisode en tout cas assez sympa avec une très bonne interprétation de James Mason.

"Final Vow", le sixième épisode réalisé par Norman Lloyd, réalisateur de 19 épisodes de "Alfred Hitchcock présente" et de 3 épisodes de "Suspicion", nous fait découvrir une nonne absolument charmante interprétée par la splendide Carol Lynley ("Le cardinal", "Bunny Lake a disparu", "L'aventure du Poséidon"). La pauvrette va se faire voler une statuette qu'on lui avait confiée et se mettra du coup en danger pour la récupérer face à un voleur sans scrupule joué par un Clu Gulager ("La dernière séance", "Le retour des morts vivants", "La revanche de Freddy") convaincant. L'épisode se suivra avec plaisir, mais sera tout de même assez prévisible...

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Avec "Annabelle", réalisé par Paul Henreid ("Live Fast, Die Young", "Le gang des filles", "La Mort frappe trois fois") et inspiré de "Ce mal étrange" de Patricia Highsmith, à qui on doit notamment "L'Inconnu du Nord-Express" ou "Monsieur Ripley", on a le droit à un septième épisode (disponible en version française) vraiment marquant grâce à la fabuleuse interprétation de Dean Stockwell ("Le Génie du mal", "Paris, Texas", "Dune", "Police fédérale Los Angeles", "Blue Velvet"), qui n'est d'ailleurs pas sans faire penser à celle d'Anthony Perkins dans "Psychose".

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Le huitième épisode, "House Guest" (uniquement disponible cette fois en vost), deuxième épisode mis en scène par Alan Crosland Jr., est un épisode assez plaisant, mais un peu trop prévisible où un héros un peu trop intrusif prend racine chez la famille d'un petit garçon qu'il a sauvé...

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Attention, derrière l'épisode neuf intitulé "The Black Curtain", se cache en fait le nom d'un grand réalisateur en la personne de Sydney Pollack ("Jeremiah Johnson", "Yakuza", "Tootsie", "Out of Africa", "La firme")! Oui, rien que ça! Bon, toutefois si l'épisode est plaisant, cela ne sera pas non plus l'un des meilleurs, celui-ci semblant au final quelque peu inabouti... Il est question ici d'un homme, interprété par Richard Basehart ("Le livre noir", "La strada", "Moby Dick", "Les frères Karamazov", "Les rois du soleil"), qui après une agression retrouve la mémoire qu'il avait en fait perdu trois ans auparavant...

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"Day of Reckoning", le dixième épisode, réalisé par Jerry Hopper ("Le secret des Incas", "La grande caravane", "Le fugitif"), est lui une sombre histoire de meurtre par jalousie, plutôt bien ficelée, où le personnage de Paul Sampson, joué par Barry Sullivan ("Les Ensorcelés", "La Horde sauvage", "La Planète des vampires", "Opération opium", "Pat Garrett et Billy le Kid", "Tremblement de terre"), va être rongé par la culpabilité...

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"Ride the Nightmare" est un très bon épisode mis en scène de façon efficace de nouveau par Bernard Girard et bénéficiant d'une très jolie photographie en noir et blanc signée William Margulies ("Voodoo Island"). Cette histoire de gangsters échappés de prison voulant récupérer leur part détenue par un ancien complice est assez classique, mais l'intrigue est toutefois bien écrite et avec un suspens parfaitement géré. Dans cet épisode, Hugh O'Brian ("La Brigade héroïque", "La Lance brisée", "Les Dix Petits Indiens", "Le Jeu de la mort") est impeccable, de même que Gena Rowlands ("Un tueur dans la foule", "Gloria", "Light of Day", "She's So Lovely"), dans le rôle de sa femme. Quant à la présentation d'Alfred Hitchcock, elle est juste hilarante!

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Comme son titre l'indique "Hangover" est un épisode traitant avec humour noir de l'alcoolisme. Cet épisode également tourné par Bernard Girard s'avère être quelque peu décevant avec notamment une chute beaucoup trop prévisible. On a toutefois le plaisir de retrouver dans ce douzième épisode de la série, la sublime Jayne Mansfield ("La blonde et moi", "Embrasse-la pour moi", "La blonde et le shérif", "Les amours d'Hercule"), ici avec des cheveux courts. Dans le rôle principal, Tony Randall ("Comment dénicher un mari", "Confidences sur l'oreiller", "Le milliardaire", "Bye Bye Love"), qui avait déjà joué avec Jane Mansfield dans "La blonde explosive", est par contre assez moyen et peinera à convaincre en cadre alcoolique d'une agence de publicité...

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"Bonfire", l'épisode suivant, réalisé par Joseph Pevney ("L'homme aux mille visages", "La grande caravane"), est en revanche beaucoup plus convaincant grâce notamment à un Peter Falk ("Un monde fou, fou, fou, fou", "La grande course autour du monde", "Columbo", "Les ailes du désir", "Princess Bride") survolté face à la très classe Dina Merrill ("Une femme de tête", "Opération jupons", "La Vénus au vison", "The Player")! Un épisode bénéficiant de plus d'une photographie très soignée...

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Réalisé par Leonard Horn ("Voyage au fond des mers", "Opération vol", "Mission impossible", "Corky"), "The Tender Poisoner", le quatorzième épisode de cette première saison, s'avère être un épisode plutôt bien fichu, avec un Dan Dailey ("Le petit train du Far West", "My Blue Heaven", "La Joyeuse parade") totalement convaincant dans cette cruelle histoire d'un mari voulant quitter sa femme pour une petite jeunette... Un épisode où l’on s’en doute, le pauvre homme sera le dindon de la farce!

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Le quinzième épisode, "The Thirty-First of February" est assurément l'un des meilleurs de cette saison 1. Également mis en scène par Alf Kjellin, cet épisode narre l'histoire d'un pauvre type, magnifiquement interprété par David Wayne ("M", "Comment épouser un millionnaire", "Les Trois Visages d'Ève", "Le Mystère Andromède"), qui suite au décès de sa femme, va s'imaginer à tord ou à raison être suspecté par les autres d’avoir assassiné son épouse, ce qui le rendra de plus en plus paranoïaque et le conduira vers la folie! Dans cet épisode, on remarquera notamment la présence de William Conrad ("Les tueurs", "Ville haute, ville basse", "Cannon", "La loi est la loi") dans le rôle du policier et Bob Crane ("Papa Schultz", "The Bob Crane Show") dans le rôle d'un collègue, qu'il est difficile de prendre au sérieux tellement on l'imagine dans le rôle du Colonel Robert Hogan...

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Enfin, le seizième épisode, "What Really Happened", réalisé par Jack Smight ("Détective privé", "Madigan", "Airport 75 : 747 en péril", "La bataille de Midway", "Les survivants de la fin du monde") est une nouvelle histoire où il est question de meurtre au poison, mais cette fois essentiellement centré autour du procès où l'accusée est innocente... Un épisode plutôt plaisant, même s'il ne cassera quand même pas des briques, où l'on pourra admirer le joli minois d'Anne Francis ("Un homme est passé", "Planète interdite", "Brainstorm", "Funny Girl", "Pancho Villa").

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A peine fini ce premier coffret, on n’a qu’une envie, enchaîner avec le second!

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Le coffret DVD "Alfred Hitchcock présente - Les inédits - Saison 1, volume 1" est sorti le 24 juin 2015 chez Elephant Films dans un coffret contenant 5 DVD au format 1.33 4/3 avec selon les titres des pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté suppléments, on trouve les bonus suivants : Jean-François Rauger présente : La série - partie 1 (17’14"), Jean-François Rauger présente : Les épisodes (31’18"), une Galerie photos et des Bandes-annonces de l'éditeur.

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Ce premier coffret sera suivi d'un second sorti le 16 septembre 2015 et ceux-ci seront ensuite regroupés au sein d'un seul et même coffret sorti le 5 octobre 2015.

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29.10.15

15:15:02, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The green inferno

Réalisateur : Eli Roth

Année : 2015 (film sorti en e-cinema en France le 16 octobre 2015)

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h40

Avec : Lorenza Izzo (Justine), Ariel Levy (Alejandro), Aaron Burns (Jonah), Ignacia Allamand (Kara), etc.

FICHE IMDB

Par Nicofeel

Les films de cannibales ont connu leur heure de gloire dans les années 80. C'est à des cinéastes transalpins que l'on doit une grande partie de ces bobines mêlant gore (beaucoup) et érotisme (un peu). Si la qualité des films est très variable, un réalisateur sort clairement du lot : Ruggero Deodato. On lui doit l'excellent Le dernier monde cannibale (1978) et surtout la référence du genre avec Cannibal holocaust (1980).
Depuis de nombreuses années, les films de cannibales ont complètement disparu des écrans radars. Eli Roth, à qui l'on doit la saga horrifique Hostel 1 et 2 ou plus récemment le sympathique “home invasion” Knock Knock, a pris le parti de dépoussiérer ce genre moribond. The green inferno - dont le titre fait référence à l'enfer vert des reporters dans Cannibal holocaust – n'a pas eu l'honneur des salles obscures. Il a dû se contenter d'une diffusion en e-cinema, et ce en raison d'une violence graphique impressionnante.
The green inferno a en tout cas le mérite d'exister. Le fan du genre évolue en terrain connu. En effet, Eli Roth n'a pas cherché à être original, son film évoquant clairement Le dernier monde cannibale et évidemment tous les ingrédients que l'on retrouve dans ce type de films.
Dans ce film qui se déroule à l'époque actuelle, l'action débute aux Etats-Unis où l'on suit une étudiante, Justine (allusion au marquis de Sade ?), fille d'un représentant des Nations-Unies. Cette dernière se retrouve vite embringué dans un groupe d'activistes écologiques, ayant à sa tête le charismatique Alejandro. Grâce à un financement privé, le petit groupe idéaliste s'embarque pour le Pérou. L'objectif est d'empêcher la déforestation en réalisant un gros coup de publicité, en s'attachant à des arbres et en transmettant les images en direct sur le Net pour influencer l'opinion publique.

Comme dans Hostel, Eli Roth prend le temps de nous présenter les différents protagonistes et de mettre l'action en place. La terreur à venir n'en sera que plus marquante.
Les événements horrifiques démarrent à proprement parler suite à un impressionnant crash d'avion, laissant nos écolos activistes perdus en pleine jungle amazonienne. Enfin, ils ne sont pas perdus pour tout le monde puisqu'une tribu cannibale a flairé leur présence. Ils sont donc capturés par ces cannibales qui veulent dîner avec eux. Ou plutôt en faire leur dîner.
C'est à ce moment que l'on comprend pourquoi The green inferno n'a pas été diffusé par le circuit traditionnel des salles de cinéma.
Eli Roth n'y va pas de main morte côté violence. Les séquences gore sont nombreuses et par ailleurs très bien mises en scène. Leur côté réaliste – bravo au concepteur des SFX – les rend d'autant plus éprouvantes à regarder. Eli Roth met ses acteurs à rude épreuve, à commencer sa propre compagne, Lorenza Izzo, laquelle joue de manière convaincante le rôle de la jeune Justine.
La deuxième partie du film est très barbare avec des scènes sanglantes, comme on a rarement (jamais ?) l'occasion d'en voir à l'heure actuelle. Au programme des festivités, on a droit à des démembrements, décapitations, éventrements. Le film est rugueux et dépaysant (il a été tourné en partie au Chili et au Pérou), ce qui est fortement déstabilisateur.
Toutefois, il serait réducteur de limiter The green inferno à ses aspects gore. Le film n'a pas seulement pour but de choquer le spectateur. Et l'intrigue va au-delà du simple message écologique : sauvons la planète contre la déforestation.

Eli Roth critique sans fards une société partant à la dérive où l'individualisme fait de plus en plus disparaître toute notion d'humanité. Il renvoie dos à dos les rites barbares des cannibales et les actions d'hommes se disant civilisés. Les cannibales sont évidemment condamnables pour leurs traditions ancestrales (excision et autres) et pour leurs agissements. Mais les sauvages ne sont pas uniquement ces personnes primaires, restées à l'état d'animal. Ce sont aussi les personnes qui placent l'appât du gain devant toute autre considération.
Le ciel n'est pas pour autant entièrement bleu (enfin rouge sang...) pour Eli Roth. Ce dernier n'a pas pu s'empêcher d'inclure dans son film éprouvant pour les nerfs des scènes censées être drôles, et donc faire respirer le spectateur. Malheureusement, ces séquences ne sont pas du meilleur effet. Entendre les bruits d'une fille victime d'une crise de diarrhée ou voir un homme en train de se masturber pour se détendre, n'est vraiment pas fin. Et cela va à l'encontre du ton sérieux du film.
Par ailleurs, Eli Roth fait preuve de quelques facilités scénaristiques et d'une conclusion finale tirée par les cheveux. On comprend que le réalisateur laisse la porte ouverte à un Green inferno 2, mais cette conclusion laisse un petit goût amer, d'autant qu'un second opus a peu de chances de voir le jour, au regard du faible succès commercial du film.
Cependant, ces petits défauts n'altèrent pas le plaisir que l'on ressent à regarder The green inferno, lequel s'avère une véritable expérience. Eli Roth n'a pas plagié les films de cannibales des années 80. Il Il a livré sa propre vision du sujet, en évitant les scènes très contestables de ce genre de films (les mises à mort d'animaux). Non sans avoir remercié Ruggero Deodato à qui il dédie son film.
In fine, The green inferno n'est pas juste une oeuvre qui dépoussière les films de cannibales. C'est un film efficace se révélant au-delà de ses scènes chocs, en nous interrogant sur l'évolution de notre société et notre propre humanité.

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26.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Durant la guerre du Vietnam, l'armée américaine recrute cinq Hells Angels pour une mission suicide : Aller délivrer un important agent de la CIA détenu dans un camp à la frontière Cambodgienne. Pour cela, les cinq Hells Angels customisent cinq motos et les transforment en véritables machines du diable...

Mon avis :

Pur produit de la Bikesploitation, "Les machines du diable" a l'originalité de faire intervenir une bande de bikers en pleine guerre du Vietnam, un peu à la manière de "L'Agence tous risques", série populaire sur lequel le film de Jack Starrett a très probablement eu une certaine influence...

Déjà réalisateur d'un autre film mettant en scène des bikers, intitulé "Run, Angel, Run!" (Connu en France sous les titres "La cavale infernale" et "L'échappée sauvage"), Jack Starrett ("Slaughter", "Dynamite Jones", "Course contre l'enfer", "La vengeance aux tripes") a également été acteur dans d'autres films de cette mouvance, puisqu'on le trouve au générique de "Hells Angels on Wheels" aux côtés notamment de Jack Nicholson ou encore dans "Angels from Hell" et "Hell's Bloody Devils".

"The Losers" (Oui, c'est le titre original de "Les machines du diable", ce qui est déjà moins glorieux, mais pas inintéressant lorsqu’on sait que le film a été tourné avant la fin du conflit!) débute par un massacre filmé à la Peckinpah avec des ralentis accentuant la violence de la scène.

Mais après cette mise en bouche, la réalisateur va ensuite prendre le temps de nous présenter sa bande de rebelles venue prêter main forte à l'armée américaine qui a bien besoin de leur talent de pilote de motos et de leur tempérament de têtes brûlées pour libérer un conseiller militaire de la CIA.

Ainsi on va faire connaissance avec ces cinq « cinglés » qui n'ont pas froid aux yeux, avec à leur tête, Link Thomas, un gros dur, interprété par l'acteur William Smith ("New York ne répond plus", "Ça va cogner", "Conan le Barbare", "L'Aube rouge", "Maniac Cop").

Dans le rôle de Duke, on reconnaîtra Adam Roarke ("Hells Angels on Wheels", "Psych-Out", "Hell's Belles", "Frogs", "Larry le dingue, Mary la garce", "Le diable en boîte") et dans celui de Limpy, Paul Koslo ("Point limite zéro", "Le survivant", "Joe Kidd", "Le cercle noir", "Monsieur Majestyk", "Avec les compliments de Charlie"), tandis que les deux autres comparses, Speed et Dirty Denny, seront joués par deux inconnus, mais apportant une véritable crédibilité à cette bande.

Houston Savage, qui joue le rôle de Dirty Denny, a vraiment une gueule et une dégaine qui aurait pu faire de lui un second rôle important du cinéma américain, seulement voilà, il décèdera en 1971 d'un accident de la route, soit un an après avoir tourné ce premier film.

Parmi le reste du casting, impossible de ne pas citer Bernie Hamilton ("La jeune fille", "Le diable à 4 heures", "L'organisation", "Hammer", "Scream Blacula Scream", "Bucktown"), bien connu pour son rôle du Capitaine Dobey dans la série "Starsky et Hutch".

Il est assez amusant de constater que Jack Starrett tient un petit rôle dans le film, de même que Alan Caillou ("Village of the Giants", "L'horrible invasion"), le scénariste du film, qui tient là un rôle assez improbable... Le film se suit agréablement, malgré le fait qu’il ne se passe pas grand-chose durant une bonne partie de celui-ci.

En effet, en dehors des préparatifs des motos qu’ils transformeront en véritables machines de guerre un peu à la manière de Barracuda dans "L'Agence tous risques", on suivra nos cinq lascars notamment dans leur vie sentimentale, ponctuée heureusement de quelques bagarres. Fort heureusement, la dernière partie du film sera généreuse en action avec des cascades assez réussies et sans happy end!

Malgré un scénario certes assez improbable, "Les machines du diable" s’avère être une bonne petite série B assez efficace et plutôt bien réalisée et au final, un film de Bikesploitation sortant pas mal des sentiers battus.

"Les machines du diable" est sorti le 22 septembre 2015 chez Crocofilms Editions au sein d'un double DVD intitulé "Mad Bikers" contenant le film plus "L'échappée sauvage", un autre film de Jack Starrett. Le film nous est ici proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono non sous-titrée et avec en guise de bonus une présentation du film par Alexandre Jousse intitulée "Les Bikers en enfer" (15'), plus la bande annonce du film.

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25.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jeune scientifique spécialisé dans le domaine neurologique, Lukas parvient, au cours d’une expérience, à entrer en contact avec l’esprit d’Aurora, une jeune femme plongée dans le coma depuis un accident de voiture. La relation va de plus en plus loin. Contrevenant aux règles du protocole scientifique, Lukas cache ses découvertes au reste de l’équipe.

Mon avis :

Premier film lituanien à être distribué en Amérique du nord, "Vanishing Waves", le second long métrage de la réalisatrice Kristina Buožytė, a remporté en 2012 le Méliès d'Or au Festival International du Film de Catalogne de Sitges lors de sa quarante-cinquième édition ; une récompense amplement mérité pour un film de science-fiction sensoriel sortant des sentiers battus...

Pour sa deuxième collaboration avec le français Bruno Samper ("Kolekcioniere", "The ABCs of Death 2"), la réalisatrice lituanienne Kristina Buožytė ("Kolekcioniere", "Park '79", "The ABCs of Death 2") signe un film de science-fiction très proche de notre présent, où des scientifiques tentent de rentrer en contact avec une jeune femme dans le coma en connectant son cerveau à celui d’un scientifique volontaire. Seulement voilà, Lukas va vivre une expérience charnelle avec la jeune femme, qu’il ne voudra pas forcément partager avec ses petits camarades scientifiques...

Le résultat fait quelque part penser à un croisement entre "L'expérience interdite" pour la thématique et "Under the Skin" pour le côté sensoriel. De belles références donc pour un film tout de même exigeant, auquel tout le monde n’adhèrera probablement pas!

Si "Vanishing Waves" est un film extrêmement sensoriel, c'est également un film hyper sensuel, doté d'un érotisme très présent où les corps dénudés sont parfaitement mis en valeur par une photographie magnifique signée par Feliksas Abrukauskas ("Redirected"), le chef opérateur attitré de Kristina Buožytė depuis ses débuts.

On a le droit donc à un très beau film esthétiquement parlant, mais également à un film assez émouvant. Des émotions d'autant plus présentes que les images sont renforcées par la splendide musique composée par l'auteur-compositeur-interprète suédois Peter Von Poehl ("La guerre est déclarée", "L'arnacoeur").

Pour adhérer au film, il faut bien entendu se laisser porter par le côté fortement onirique de celui-ci, mais attention, certains passages sont également assez crus, voir même violents. Par contre, alors que les décors très design auraient pu laisser craindre à un film très froid, ce qu’il sera malgré tout à certains moments, de nombreuses scènes en feront au contraire un long métrage finalement assez chaleureux.

Parmi les comédiens, si on trouvera bien entendu des acteurs d'origine lituanienne, à l'image du duo d'acteurs principaux formé par Marius Jampolskis ("Dr. Jekyll and Mr. Hyde", "Rats 2 - l'invasion finale", "Kolekcioniere"), qui ne peut guère cacher ses origines et par la charmante Jurga Jutaite ("Toi être moi"), le film comportera également un casting international avec des acteurs d'origines diverses.

Ainsi parmi les acteurs secondaires, on remarquera notamment la présence de deux frenchies, Brice Fournier ("À l'origine", "La meute", "À bout portant", "Q", "Extrême Pinocchio") et Frédéric Andrau ("Vivante", "Le bruit des gens autour", "Un Français"), ainsi que celle de l'acteur américain Philip Lenkowsky ("Amadeus", "Darkside, les contes de la nuit noire", "Chevalier"), ce qui s'explique notamment par le fait qu'il s'agisse d'une co-production franco-belge et d'un film à visée internationale.

Avec "Vanishing Waves", Kristina Buožytė a réussi à m’embarquer dans son voyage sensoriel. Y réussira-t-elle avec vous?

"Vanishing Waves" est sorti en DVD le 6 octobre 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio lituanienne Dolby Digital 5.1 et sous-titres français et avec en guise de bonus, un making of (17'42"), une interview de la réalisatrice Kristina Buožytė (7'27") et le film annonce.

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23.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d’une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard...

Mon avis :

Très peu de films peuvent se vanter d'avoir réussi à me filer les chocottes, mais le premier "Ring" fait parti de ceux-là! Je n'ai d'ailleurs jamais revu le film depuis sa sortie en DVD, peu fier à l'idée de devoir me confronter à nouveau à Sadako et sa VHS maudite. La sortie du film en Blu-ray chez Filmedia me pousse donc à affronter mes peurs, non sans une certaine appréhension...

"Ring" est vraiment un film qui a marqué son époque et dont l’immense succès relança le goût des japonais pour l’horreur, entraînant derrière lui de multiples ersatz. Des films avec des fantômes de jeunes femmes aux cheveux longs masquant leurs visages pullulèrent ainsi à partir de ce moment-là!

Avec plus ou moins de réussite il faut bien le reconnaître et il faut avouer qu'à force, cette mode est devenue quelque peu lassante! On se souviendra notamment de "The Grudge" ou encore de "Dark Water" également réalisé par Hideo Nakata ("Kaosu", "Le Cercle 2", "Kaïdan", "Chatroom", "TV Show"), mais beaucoup tomberont rapidement dans l’oubli.

Je me demandais toutefois si "Ring" supporterait un second visionnage ou encore s'il avait bien vieilli. Eh bien malheureusement, je n'ai cette fois pas eu le moindre frisson, au point de me demander franchement ce qui avait bien pu me faire flipper lors de la première vision!

En fait, il ne se passe quasiment rien, à aucun moment le fantôme de Sadako n'est véritablement effrayant. J'ai même trouvé certains passages macabres finalement assez beaux, voir émouvants... Comme quoi, les choses changent! Bon, une chose est certaine, je suis maintenant vacciné et le film ne me fera très probablement plus jamais peur!

Autrement, il faut admettre que Hideo Nakata a un certain talent pour instaurer une ambiance angoissante. Il prend en effet son temps, ne dévoilant au spectateur finalement que très peu de choses avant une dernière partie, certes plus démonstrative, mais où au bout du compte, on se rend compte qu'on a eu peur un peu sans raison et je pense que c'est pour cela que le film supporte difficilement un second visionnage.

Un peu comme pour des films tels que "Sixième Sens" ou "Les Autres"! Car en fait, soyons clair, dans ce genre de films, c'est le spectateur qui se crée cette peur qui va peu à peu l'envahir, même si l'ambiance du film y est bien entendu pour beaucoup.

"The Ring" est l'adaptation d'un roman de Koji Suzuki, dont l’œuvre inspirera de multiples adaptations dont un feuilleton et une série télé créés avant celui-ci. Mais bien évidemment, c'est cette adaptation qui reste la plus mémorable.

Ceux qui comme moi ont connu Récré A2 durant leur enfance seront surpris de reconnaître l'acteur Hiroyuki Sanada ("Les évadés de l'espace", "Les Guerriers de l'apocalypse", "Le Dernier Samouraï", "Wu ji, la légende des cavaliers du vent", "Lost - Les disparus"), qui jouait le rôle d'Ayato dans la série "San Ku Kaï".

Ici, il incarne le rôle de Ryûji Takayama, l'ex-mari de Reiko Asakawa, l’héroïne du film, interprétée par Nanako Matsushima ("Great Teacher Onizuka", "Shield of Straw"), avec qui il va mener l'enquête sur cette mystérieuse vidéo à l'origine de la mort de plusieurs personnes ayant eu le malheur de la visionner...

Si vous n’avez jamais vu "Ring", je ne peux que vous inviter à tenter l’expérience, mais pour ceux qui l’ont déjà vu, ne vous attendez pas au même choc que la première fois!

Après avoir été édité en DVD chez StudioCanal en mars 2002 et avoir notamment été réédité au sein d'un magnifique coffret en octobre 2003 accompagné de "Ring 2" et de "Ring 0", le premier "Ring" vient de ressortir le 5 octobre 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray avec un nouveau master haute définition. La nouvelle édition DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et japonaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio françaises et japonaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français. Côté bonus, par contre, cette fois, c'est le néant, alors que l'ancienne édition proposait une interview du réalisateur (22’), 4 Bandes-annonces, la vidéo maudite (1’) et des filmographies! Quel dommage!

Ring (Blu-ray)

Ring (Blu-ray)
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Ring / Ring 2 / Ring 0 - La trilogie / 3 DVD

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Ring / Ring 2 - Coffret 2 DVD

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Ring / Dark Water / Audition - Coffret Asian Horror 2004

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Ring - Edition kiosque

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21.10.15

04:10:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À l’occasion d’une soirée champêtre, en présence de la haute-société américaine, une colonie de guêpes se métamorphose en de gigantesques insectes prédateurs. Tous les moyens sont bons pour leur échapper : fuir, se cacher, attaquer... surtout ne pas se faire piquer!

Mon avis :

Tiens, cela faisait un petit bout de temps que nous n'avions pas eu le droit à un petit film d'horreur avec des guêpes mutantes! Cela doit probablement remonter à 2007 avec le téléfilm "Black Swarm" de David Winning avec Robert Englund, sorti chez nous en DVD deux plus tard sous le titre "Les guêpes mutantes"...

"Stung" est le premier long-métrage de Benni Diez, qui n'avait jusque-là réalisé que quelques courts métrages et supervisé les effets visuels de "Melancholia" de Lars von Trier et de "Forgotten" d'Alex Schmidt.

Avec "Stung", le jeune réalisateur signe une petite série B comico-horrifique bien fun et généreuse qu'il conviendra de prendre naturellement au second degré. En effet, ne cherchez pas quoique ce soit de logique dans ce film, car ce n'est pas le but!

Ainsi dès la première attaque des vilaines guêpes, la réaction des invités ne sera absolument pas crédible, puisque très peu d'entre eux auront le réflexe d'aller se mettre à l'abri et d'autre part, alors que les portes seront grandes ouvertes, aucune guêpe ne rentrera dans la gigantesque demeure...

Mais après tout, on s'en fout, car le film se veut avant tout être une comédie et c'est effectivement bien le cas! Pour vous situer le film, on aura par exemple le droit à un magnifique triple tour dans les airs lorsque le héros ou plutôt l’anti-héros, incarné par Matt O’Leary ("Emprise", "Spy Kids 2 : Espions en Herbe", "Die Hard 4 : Retour en enfer", "Death Sentence", "Sœurs de sang", "Mother's Day"), tentera de secourir la première victime...

Les personnages, à l'image par exemple de Sydney, interprété par Clifton Collins Jr. ("Fortress", "Tigerland", "Traffic", "Les lois de l'attraction", "Profession profiler", "Truman Capote", "Extract"), sont bien évidemment très caricaturaux et ne se prennent absolument pas au sérieux.

Alors qu'on aurait pu penser qu'il ne soit là que pour faire une simple apparition, Lance Henriksen ("Damien, la malédiction II", "Terminator", "Aliens, le retour", "Aux frontières de l'aube", "Johnny belle gueule", "Pumpkinhead : Les condamnés", "Dying God") aura tout de même un rôle plutôt important.

La romance entre Paul, le serveur héros de l’aventure et Julia, sa jolie patronne, interprétée par Jessica Cook ("Awkward.") ne sera pas trop appuyée, ce qui sera plutôt une bonne chose. Quant aux effets spéciaux, ils sont dans l'ensemble très réussis et assez craspecs, notamment lorsque les bébêtes géantes sortent des corps des divers protagonistes ayant été piqués.

Le film souffre en revanche de quelques baisses de rythme et aurait probablement gagné à faire rentrer plus de personnages dans l’histoire, donc dans la bâtisse, afin que les méchantes guêpes mutantes aient matière à s’amuser un peu plus! La dernière partie rappellera toutefois agréablement le "From Beyond" de Stuart Gordon ; le personnage de Sydney faisant quelque peu penser par certains côtés à celui du Docteur Pretorius...

Dans l’ensemble, "Stung" reste malgré ses imperfections, une petite série B plutôt plaisante et divertissante, se laissant facilement regarder. Personnellement, je n’en attendais pas plus!

"Stung" est sorti le 7 octobre 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray & VOD. Sur l'édition DVD, le film nous est proposé au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que sur le Blu-ray, celui-ci est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et comporte des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français. Côté bonus, ceux-ci sont communs aux deux éditions et se composent d'un making of (22'), d'entretiens avec l'équipe du film (20') et d'un bêtisier (8').

Stung (Blu-ray)

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20.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Max, Paul et Simon, sont amis depuis 35 ans : brillants en affaires, ils le sont un peu moins dans leur vie privée. Un soir, alors que les trois amis ont rendez-vous chez Max, Simon, anéanti après une dispute avec son épouse Estelle, raconte que dans un accès de colère, il l’a étranglé. Max et Paul sont saisis d’effroi. Surtout quand Simon les supplie de lui fournir un alibi pour échapper à la prison.

Mon avis :

Si Richard Berry est indéniablement un grand acteur, en revanche, on ne peut pas dire que cela soit spécialement un grand réalisateur, même s'il nous a toutefois offert quelques films plutôt sympathiques comme par exemple "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39". Avec "Nos femmes" malheureusement, on ne sera pas loin de la catastrophe la plus totale et cela malgré un casting de poids lourds...

En fait, le gros souci de "Nos femmes" et qui saute assez rapidement aux yeux, c'est qu'il a été écrit pour être une pièce de théâtre et cela se ressent vraiment de trop! Les acteurs surjouent énormément et ne semblent pas s'être détachés de leur interprétation dans la pièce, même de la part de Thierry Lhermitte ("Les Bronzés", "Le père Noël est une ordure", "Les Ripoux", "Le Dîner de cons") qui pourtant n'en faisait pas parti! Daniel Auteuil ("Les Sous-doués", "L'Arbalète", "Jean de Florette", "Le Huitième Jour", "MR 73") est juste irritant, faisant même parfois penser à un Christian Clavier surexcité! C'est dire!

Quant à Richard Berry ("L'Union sacrée", "Pédale douce", "15 août", "Les Insoumis"), il n'est guère plus convaincant... C’est bien simple, les trois acteurs en font tous les trois des tonnes et cabotinent franchement sérieusement! Certains gags passaient certainement au théâtre, mais là, cela ne passe vraiment pas, même si l’on se surprend parfois à sourire!

On sent qu'il y a dans tous les cas un réel souci d'écriture de la part d'Éric Assous ("Les Randonneurs", "Les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels", "Une hirondelle a fait le printemps", "Sexes très opposés"), qui n'a pas su se démarquer de sa pièce et l'adapter véritablement au cinéma.

Et pourtant, cela a été apparemment l’une des préoccupations principales de Richard Berry qui voulait vraiment que son film se démarque de la pièce. On ressent par contre très bien que les trois acteurs se sont amusés comme des petits fous durant le tournage, mais bon, cela nous fait une belle jambe et malheureusement, cela ne suffit pas pour réussir un film!

Pourtant, il y a de bonnes choses malgré tout, le film démarre d'ailleurs plutôt bien. En fait, cela commence vraiment à déconner à partir du moment où Simon, le personnage joué par Lhermitte, débarque dans l'appart de son ami Max. Très bel appartement, soit dit en passant avec peut-être la plus belle vue de Paris! Un vrai appart de petit malheureux!

En fait, dès que l’on se retrouve dans cet appartement, on a la sensation, en grande partie à cause du jeu d’acteur des trois comédiens, de se trouver sur la scène d’une pièce de théâtre, alors que l’appartement en soit fait un joli décor de cinéma... Toujours est-il que ce sont donc les scènes se déroulant à l’extérieur de cet appartement qui fonctionneront le mieux, notamment celles sur leurs lieux de travail.

D’ailleurs contrairement à la pièce de théâtre, ces scènes permettent d’inclure des personnages féminins qui étaient totalement absents de celle-ci, puisque les femmes n’étaient alors qu’évoquées... Mais au bout du compte, malgré ces quelques bouffées d’oxygène, on trouve quand même vraiment le temps long et on n’a qu’une hâte, que le film se termine!

Grosse déception donc que ce nouveau film de Berry! Personnellement, j’aurai largement préféré que "Nos femmes" reste uniquement une pièce de théâtre et qu’éventuellement celle-ci sorte en DVD...

"Nos femmes" est sorti le 7 octobre 2015 en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digitale 5.1 & 2.0, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contient une piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent en bonus un making of (18'48"). Il est à noter enfin qu'une piste en audio description et des sous-titres pour sourds et malentendants sont disponibles.

Nos femmes

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Nos femmes (Blu-ray)

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19.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville au milieu des vallées du Yorkshire, un enlèvement tourne mal. Le lieutenant Catherine Cawood est en charge de cette affaire qui coïncide avec la sortie de prison de l’homme qu’elle juge responsable du suicide de sa fille 8 ans plus tôt...

Mon avis :

Avec plus de 8 millions de téléspectateurs "Happy Valley" a été en 2014 la série BBC la plus regardée en Angleterre, un succès amplement mérité car malgré un scénario somme toute très classique, car cette nouvelle série policière britannique possède des qualités qui en font une série à part...

Diffusée depuis le 31 août 2015 sur Canal+, cette série créée et scénarisée par Sally Wainwright ("Last Tango in Halifax") et composée pour sa première saison de 6 épisodes durant chacun un peu moins d’une heure (Leur durée pouvant être légèrement variable...), se déroule dans le Yorkshire et tourne principalement autour du personnage de Catherine Cawood, une femme de 47 ans, sergent de police, dont la fille s'est suicidée huit ans auparavant après avoir mis au monde un petit garçon issu d'un viol.

En plus de son travail, celle-ci doit gérer une vie familiale compliquée entre son petit fils qui ne cesse d’avoir des soucis à l’école, sa sœur qui vit avec elle et qui est une ancienne toxicomane, son ex-mari qui la recontacte depuis qu’il est au chômage et son fils qui n’accepte pas (comme son ex-mari d’ailleurs !) son petit fils. La série débute au moment de la libération de Tommy Lee Royce, un voyou qu'elle juge responsable de la mort de sa fille.

Dans le premier épisode, réalisé par Euros Lyn ("Doctor Who", "Torchwood", "Broadchurch", "Last Tango in Halifax"), on fait connaissance avec cette héroïne atypique, magnifiquement interprétée par Sarah Lancashire ("Les Hauts de Hurlevent", "Last Tango in Halifax"), une femme marquée par la vie, physiquement assez commune, mais à laquelle on peut du coup aisément s’identifier, intervenant essentiellement sur de petits délits et quelques affaires de drogues (« Happy Valley » est en fait le surnom donné par la police à cette zone du Yorkshire où le trafic de drogue fait des ravages !), mais au final rien de bien palpitant.

On fait connaissance également avec Tommy Lee Royce, joué par James Norton ("Rush", "Belle", "Mr. Turner", "Northmen: Les Derniers Vikings"), qui depuis sa sortie travaille pour Ashley Cowgill, un trafiquant de drogue, interprété par Joe Armstrong ("Robin des bois", "Land Girls"), en compagnie de Lewis Whippey, un autre jeune délinquant, interprété lui par Adam Long ("The Passing Bells"), n'ayant pas vraiment la même carrure que lui...

Parallèlement on découvre les personnages de Nevison Gallagher, joué par George Costigan ("Au-delà", "Homefront"), un chef d'entreprise jouissant d'une certaine notoriété dans la petite ville et de Kevin Weatherill, joué par Steve Pemberton ("Nadia", "Match Point", "Lassie", "Les vacances de Mr. Bean"), qui travaille pour lui en tant que comptable.

Après s'être vu refuser une augmentation par son patron et alors qu'il découvre inopinément qu'Ashley Cowgill (qui loue également des mobil-homes), fait du trafic de drogue, Kevin Weatherill a l'idée de proposer à ce dernier d'enlever la fille de Nevison Gallagher, jouée par la charmante Charlie Murphy ("'71", "Northmen: Les Derniers Vikings"), afin de demander à ce dernier une rançon. L'intrigue principale de cette première saison débute ainsi et comme on s'en doute, tout ne va pas se passer comme prévu...

C’est véritablement avec les épisodes 2 et 3, toujours mis en scène par Euros Lyn, que les choses vont vraiment démarrer et que l’on va découvrir la véritable personnalité de Tommy Lee Royce, qui va s’avérer être un personnage très dangereux et totalement incontrôlable.

S’il y a quelques scènes assez fortes (Attention, certaines sont tout de même assez violentes!), le rythme est dans l’ensemble assez tranquille, à l’image de cette petite ville de province où se passe l’action et c’est avec le quatrième épisode, cette fois réalisé par Sally Wainwright en personne, que la machine va s’emballer avec notamment une dernière scène profondément marquante et qui nous laissera tout simplement sans voix.

L’un des atouts principaux de la série, c’est justement que les scènes chocs ne sont jamais placées au même moment selon les épisodes, évitant ainsi au spectateur de rentrer dans une certaine routine. Ainsi, l’épisode 3 démarrera par une scène éprouvante, alors que la scène choc de l’épisode suivant se situera en effet à la fin. Ce qui ne veut pas dire non plus d’ailleurs qu’il soit systématique qu’il y ait une scène choc!

Le rythme est parfaitement tenu et équilibré entre l’intrigue d’une part et les relations familiales de l’héroïne d’autre part, car comme le souligne sa créatrice, "Happy Valley" est avant tout un portrait de femme! Celui d’une femme forte, profondément « humaine » dans ses réactions, avec ses qualités et ses défauts, ses faiblesses également...

Un personnage en tout cas profondément touchant, que l’on découvrira encore plus intimement dans les deux derniers épisodes réalisés cette fois par Tim Fywell ("Norma Jean & Marilyn", "Princesse on Ice", "Affinités", "Dracula"), jusqu’à un final certes très fort, mais qui ne nous laissera pas sur notre faim comme la plus part des séries. Une seconde saison est en cours de tournage, mais l’on peut présumer qu’elle n’aura rien à voir avec celle-ci...

Grâce au charisme et à la personnalité très forte de son héroïne et à une intrigue certes classique, mais solide, cette première saison de "Happy Valley" s’avère être une franche réussite laissant augurer le meilleur pour la suite.

La saison 1 de "Happy Valley" est sortie le 7 octobre 2015 chez Koba Films en DVD. Cette édition nous propose les 6 épisodes de cette première saison répartis sur deux disques, au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digitale 2.0 et sous-titres français.

Happy Valley : Saison 1

Happy Valley : Saison 1
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17.10.15

04:10:10, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Luc et Chris, son ami anglais, montent dans un taxi pour rentrer chez eux après une soirée parisienne bien arrosée. Arrivés à destination, ils s’enfuient sans payer la course. Ils sont tombés sur le mauvais chauffeur... Le taxi va se mettre en chasse toute la nuit. Mais, est-ce vraiment l’argent qu’il veut ?

Mon avis :

Après huit longues années d'absence, Julien Seri ("Yamakasi", "Les fils du vent", "Scorpion") revient enfin au cinéma avec "Night Fare", un long-métrage financé en partie par le crowdfunding. S'il peut paraître étonnant qu'un réalisateur comme Julien Seri, ayant quand même acquis une certaine notoriété, ait recours au financement participatif, cela se comprend beaucoup plus aisément lorsqu'on sait qu'au cours de ses huit années, le réalisateur a vu échouer six de ses projets, au point d'ébranler sa motivation et de penser à arrêter de faire du cinéma. Heureusement pour nous, Pascal Sid ("6 Hours", "Derrière les murs") lui proposa de produire ce nouveau projet et de le tourner dans un délai très court...

Parmi les références revendiquées lors de la campagne de financement participatif à laquelle d'ailleurs je suis bien fier d'avoir modestement contribué, il y a "Duel" de Steven Spielberg et "Collateral" de Michael Mann. Il faut avouer qu'il y a pire comme références! Par rapport au thème du film, à savoir un chauffeur de taxi prenant en chasse deux mauvais payeurs, la référence au film de Spielberg semble évidente, on pense également fortement à "The Car" d'Elliot Silverstein d’ailleurs. La référence au film de Michael Mann, elle, se situera plus au niveau de la photographie du film et là encore, cela saute aux yeux! Mais ce ne seront pas les seules références, on pense également à Luc Besson période "Nikita", notamment lors des scènes où il y a des touches d'humour (Mention spéciale à Édouard Montoute ("La Haine", "Taxi", "Femme fatale", "La Sirène rouge") impeccable et bidonnant en flic ripoux!), à "Old Boy" de Park Chan-wook (Non! N'attendez pas de combats au marteau!), à "Sin City" du trio Miller/Rodriguez/Tarantino, à des films comme "Maniac" ou "Maniac Cop" de William Lustig ou encore à "Drive" de Nicolas Winding Refn pour ce qui est de l'ambiance, de la musique (Magnifique composition d’Alex Cortés ("Eden Log", "Martyrs", "Les nuits rouges du bourreau de jade") !) et également un peu de la photographie également... Donc vous l'aurez compris, on est assez loin, notamment visuellement, des précédents films du réalisateur!

En revanche, on retrouve bien son goût prononcé pour l'action et les sports de combats, avec cette fois dans le rôle du chauffeur de taxi « psychopathe », l'impressionnant Jess Liaudin ("The Wrestler", "Antigang"), un ancien champion de MMA. Rappelons que dans "Scorpion", on trouvait dans l'un des rôles principaux, Jérôme Le Banner, un ancien champion de full contact, de kick-boxing et de muay thaï. Pas de stars confirmées par contre cette fois, ici le réalisateur a misé sur des « stars » montantes, encore peu connues, mais ayant tout de même jouées dans quelques films ayant fait parler d'eux. Ainsi le duo de copains est composé de Jonathan Howard ("Thor: Le monde des ténèbres", "Dominion") pour le rôle de Chris et de Jonathan Demurger ("Les aiguilles rouges", "La belle et la bête") pour le rôle de Luc et entre les deux hommes, dans le rôle de Ludivine, la copine de Luc et ex de Chris, la très jolie Fanny Valette ("La petite Jérusalem", "Molière", "Vertige", "L'épervier"). Julien Seri signe avec ce film un survival très typé années 80, un pur film d'exploitation à l'ancienne, excessif et ne se souciant à aucun moment d'être réaliste. C'est gore, les combats sont violents et bien chorégraphiés et surtout il y a ce tueur impressionnant et sa machine! Cette voiture, la Chrysler 300C, est un personnage du film à part entière, comme pouvait l'être la Lincoln Continental Mark III de 1971 dans "The Car" ou la Plymouth Fury de 1958 dans "Christine" et ce qui est sûr, c’est qu’après avoir vu le film, on n’y regardera à deux fois avant d’arrêter un taxi! Toujours est-il que le film aurait pu n’être qu’une simple série B, classique et efficace, mais son final totalement inattendu et déconcertant, en fera une œuvre beaucoup plus marquante que prévue! Il serait criminel que je vous en dise plus, alors je vous laisse découvrir cela par vous-même...

Grâce à "Night Fare", Julien Seri semble s’être remotivé et a depuis, deux autres longs-métrages en chantier, "Kali", un film d'action et "Love Run", une histoire d'amour... Une renaissance donc, pour un réalisateur sur lequel il va falloir à nouveau compter!

Pour suivre l'actualité du film, rendez-vous sur sa page Facebook!

Sortie en salle le 13 janvier 2016

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16.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un OVNI a été observé à Molino. Le professeur Solmi, avec l’aide de sa fille et de son assistant, va découvrir un vaisseau spatial au fond d’un gouffre. Suite à une mauvaise manœuvre, des extra-terrestres ont, en effet, dû se poser sur la Terre. Ceux-ci enlèvent le groupe d’humains pour les emmener sur leur planète. Mais le voyage intergalactique va prendre une tournure improbable.

Mon avis :

Après "La planète des vampires", "La planète des hommes perdus" et "La planète des tempêtes", Artus Films ajoute un nouveau film à sa collection SF Vintage avec cette fois "Destination planète Hydra" de Pietro Francisci... A croire qu'il faut qu'il y ait le mot « planète » dans le titre pour que le film fasse parti de la collection!

Bon soyons clair, "Destination planète Hydra" est loin d'être le meilleur film de Science-fiction qu'il m'ait été donné de voir! Loin de là, même! Pietro Francisci ("La Reine de Saba", "Les Travaux d'Hercule", "Hercule et la Reine de Lydie", "Hercule, Samson et Ulysse"), dont c’est l’avant-dernier long métrage, est essentiellement connu pour ses péplums et d'ailleurs il s'est entouré pour ce film de quelques acteurs et actrices ayant également tournés dans pas mal de péplums, dont certains de ses précédents films.

Parmi eux, on remarquera évidemment la jolie Leonora Ruffo ("La reine de Saba", "I vitelloni", "La vengeance d'Hercule", "Hercule contre les vampires") dans le rôle de Kaena, Mario Novelli ("La vengeance de Spartacus", "Texas, addio", "Milano calibro 9", "Les aventures sexuelles de Néron et de Poppée") dans le rôle de Paolo Bardi, pas mal desservi ici par un brushing ne le mettant pas vraiment en valeur, Kirk Morris ("Maciste en enfer", "Hercule, Samson et Ulysse", "T'as le bonjour de Trinita") dans le rôle de Belsy, bien évidemment Gordon Mitchell ("Maciste contre le cyclope", "Erik le Viking", "La Vengeance de Lady Morgan", "Satyricon") dans le rôle (très court) de Murdu et plus anecdotiquement, Nando Angelini ("Romulus et Remus", "Hercule, Samson et Ulysse", "Vierges pour le bourreau") dans le rôle de Morelli...

Mais cela sera surtout la charmante Leontine May ("Le triomphe des dix mercenaires", "Agente 3S3, passeport pour l'enfer"), dans le rôle de Luisa Solmi, qui éveillera le plus nos sens avec son sublime regard et ses multiples tenues assez affriolantes... Ah, la scène où elle se retrouve en apesanteur laissant entrevoir son porte-jarretelles, c’est quelque chose!

Impossible de ne pas citer enfin de la présence de l'acteur français Roland Lesaffre ("L'amour d'une femme", "L'air de Paris", "Les tricheurs", "Du mouron pour les petits oiseaux") qui tient ici le rôle du professeur Solmi, le père de notre jolie héroïne...

Que dire du film autrement? Eh bien, c'est ultra kitsch, le vaisseau spatial ressemble à un jouet pour enfants (Et encore de l'époque!), les costumes des extra-terrestres font très datés et sont assez ridicules (Du moins ceux des « hommes » !), il y a malheureusement pas mal de longueurs, surtout au début avec des scènes qui semblent être là juste pour faire du remplissage ou nous offrir une jolie carte postale de l’Italie et enfin le film semble puiser dans tout un tas de références SF, ce qui fait qu'au final l'ensemble est quelque peu foutrak.

Certaines scènes valent cependant leur pesant de cacahouètes, comme par exemple celle où les protagonistes se trouvent sur une planète peuplée d’hommes-singes... Il faut avouer que là, on se marre quand même pas mal!

Bien évidemment, le film n’est absolument pas à prendre au sérieux, car c'est avant tout un divertissement léger, fait de toutes évidences avec des moyens assez restreints et n’ayant pour ambition que de distraire et peut-être de se faire un peu d’argent par la même occasion.

Malgré tout, le film bénéficie d'une photographie assez chouette signée par Giulio Albonico ("L'homme sans mémoire"), dont c'était le premier film et par Silvano Ippoliti ("Sodome et Gomorrhe", "Satanik", "Le grand silence", "Caligula", "La clef"), donnant tout de même un certain cachet au film.

En somme, "Destination planète Hydra" est avant tout destiné aux plus curieux, mais personnellement je dois avouer avoir trouvé le temps parfois un peu long...

"Destination planète Hydra" est sorti en DVD le 1er septembre 2015 chez Artus Films dans une splendide édition digipack slim nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. En guise de bonus, on trouve une présentation du film par Alain Petit intitulée "Mission Hydra" (35'13"), un diaporama et les bandes-annonces de la collection SF Vintage dont celle du film.




Fnac à 18.79€
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15.10.15

05:35:51, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Ricki and the flash

Réalisateur : Jonathan Demme

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h42

Avec : Meryl Streep (Ricki Rendazzo), Mamie Gummer (Julie Brummel), Kevin Kline (Pete Brummel), Rick Springfield (Greg), Audra McDonald (Maureen), etc.

Par Nicofeel

Pour beaucoup, quand on pense à Jonathan Demme, on évoque Le silence des agneaux et Philadelphia. Pourtant, il serait réducteur de limiter son oeuvre à ces deux films. Le réalisateur américain a par exemple fait preuve d'un attrait certain pour la musique. C'est à lui qu'on lui doit le superbe concert filmé Stop making sense (1984) des Talking heads ou plus récemment son documentaire sorti en 2011 sur Neil Young.
Pour suivre dans la même lignée, Jonathan Demme met en scène dans son dernier film... une chanteuse ! Faites place à Ricki, une rockeuse (qui n'a jamais existé, c'est une fiction) sexagénaire, qui est visiblement restée scotchée dans les années 70. Il faut la voir avec son look improbable fait d'habits de cuir et de bijoux voyants. On ne peut pas la rater !
Ricki n'est pas vraiment une star et se produit avec son groupe, The flash, dans un vieux bar où les places sont bien clairsemées. On a visiblement affaire à des fans venus écouter l'amie Ricki. Histoire de se moderniser, cette dernière a eu l'idée d'interpréter quelques standards actuels, à l'instar du Bad romance de Lady Gaga.
Dans Ricki and the flash, Jonathan Demme dépasse l'idée basique de mettre en scène sa mamie rockeuse. En fait, son film s'inscrit dans la droite lignée de sa dernière oeuvre de fiction. Dans Rachel se marie (2008), Kim (excellente Anne Hathaway), une jeune femme dépressive, bénéficiait d'une permission de sortie de sa cure de désintoxication, pour assister au mariage de sa soeur Rachel. De par son passé récent et son attitude, elle était considérée comme une sorte de pestiférée.

Il en va de même pour Ricki. Ayant systématiquement fait passer sa passion de la musique avant sa famille, elle s'est dès lors coupée de ses proches. Lorsqu'elle se rend chez son ex-mari pour soutenir sa fille Julie, qui traverse une très mauvaise passe, elle est comme une étrangère parmi les siens. Les retrouvailles sont houleuses, tant avec Julie qu'avec ses autres enfants.
Alors que les querelles familiales – mélange de règlements de compte et de rancoeur – sont au coeur de l'intrigue, Jonathan Demme mêle adroitement comédie et drame. Pour ce faire, il utile souvent un ton humoristique pour traiter de choses graves : suicide, séparation, tensions sont au coeur de Ricki and the flash.
Mais dans ce long métrage, il y a bien évidemment Ricki qui – telle la vache qui rit – adoucit les moeurs. Ce personnage décalé apporte un vrai plus à ce film. L'actrice Meryl Streep est à son aise dans le rôle de cette femme originale, semblant vivre en dehors de notre époque. Il faut la voir, sans le sou, être accueillie par son bourgeois d'ex-mari. On assiste avec amusement (mais c'est aussi une façon de rappeler que la réalité peut être dure pour certains) à ce décalage entre une Ricki fauchée, travaillant comme caissière pour joindre les deux bouts, et son ex-mari qui vit de façon opulente dans une sorte de palais.
Jonathan Demme ne s'arrête pas à montrer des gens qui disposent de situations très différentes au sein d'une même famille. Le procédé, éculé, a déjà été effectué par d'autres, bien avant lui.
De façon plus subtile qu'on l'imagine, Ricki and the flash invite le spectateur à s'interroger sur la question de la norme et de la liberté. Dans une société standardisée, n'est-il pas normal de souhaiter vivre autrement ? Voilà une question intéressante qui mérite réflexion.
Sans être donneur de leçons – même si on sent qu'il aime quand même moquer le mode de vie bourgeois (cf le mariage quasi princier) – Jonathan Demme se révèle bienveillant à l'égard des protagonistes de son film, et notamment de Ricki. Il laisse chaque personnage vider son sac et dire ce qu'il a sur le coeur. C'est avec beaucoup de satisfaction que l'on constate que les relations tendues et conflictuelles laissent progressivement la place à une situation plus apaisée.
Comme par hasard (non ce n'est pas un hasard !), la dernière partie du film se déroule durant un mariage (tiens, comme dans Rachel se marie) où tout devient possible. Le développement dans cette dernière partie Jonathan Demme n'est pas très crédible mais son optimisme fait du bien. On n'est pas dans du Festen.
Pour la petite histoire, le rôle du petit ami de Ricki, par ailleurs membre de son groupe, est joué par un véritable guitariste. Il s'agit de Rick Springfield, qui a connu son heure de gloire dans les années 80 avec le hit Jessie's girl. Par ailleurs, les spectateurs attentifs auront noté la ressemblance entre Meryl Streep et Mamie Gummer. Et ce n'est pas sans raisons ! Meryl Streep est la mère de cette dernière. Pour en finir avec la distribution, Kevin Kline joue de façon convaincante l'ex-mari bon chic bon genre, qui cherche plus que tout à ce que sa famille soit soudée.
Plus qu'une simple fiction musicale, Ricki and the flash est une chronique familiale touchante, où comédie et drame se marient à merveille.

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14.10.15

05:35:31, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Rachel se marie

Réalisateur : Jonathan Demme

Année : 2009

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h53

Avec : Anne Hathaway (Kym), Rosemarie DeWitt (Rachel), Bill Irwin (Paul), Debra Winger (Abby), etc.

Note préalable : Avant d'évoquer le film Ricki and the flash dans un prochain article sur le blog, il est utile de faire un retour sur Rachel se marie, la précédente fiction de Jonathan Demme, les deux films étant indubitablement liés au niveau de leur thématique.

Jonathan Demme est bien connu des amateurs de thrillers avec Le silence des agneaux et pour son drame lacrymal Philadelphia.
Dans ses deux dernières fictions, la famille est au coeur de l'intrigue. Si la thématique est commune, le traitement y est très différent. Sur un ton qui alterne comédie et drame, Ricki and the flash dresse le portrait d'une vieille rockeuse ayant abandonné sa famille depuis longtemps pour ses ambitions personnelles. Le mariage de l'un de ses enfants va être l'occasion d'une réconciliation avec les membres de sa famille.
Dans Rachel se marie, le ton est tout autre. L'action démarre avec Kym, une ex-junkie, en cure de désintoxication. Elle dispose d'une permission de sortie pour assister au mariage de sa soeur, la fameuse Rachel.
Très tôt, on sent qu'il y a un malaise au sein de cette famille. Le père se montre bien trop prévenant à l'égard de Kym, comme si c'était une enfant. Mais c'est surtout la relation entre les deux soeurs qui nous met dans l'ambiance. Leurs retrouvailles sont loin d'être chaleureuses.
Les amateurs de comédies romantiques autour du mariage (Quatre mariages et un enterrement ; Le mariage de mon meilleur ami ; Mariage à l'anglaise) risquent d'être fort déçus.
Rachel se marie est plutôt dans la mouvance d'un Festen. D'ailleurs, comme dans ce long métrage de Thomas Vinterberg (Loin de la foule déchaînée), le filmage caméra à l'épaule renforce l'impression d'être au coeur de l'action.
Comme dans Festen, le mariage devient l'occasion de règlements de comptes en chaîne. Mais l'approche est un peun différente. Festen choque le spectateur en privilégiant un ressort dramatique malaisant où les choses ne cessent d'aller de mal en pis. Dans Rachel se marie, Jonathan étudie un microcosme familial, et ce avec beaucoup d'acuité.
Déjà, il s'agit d'une famille éclatée, typique de notre société contemporaine. Les parents sont divorcés depuis plusieurs années et seul le lien de sang rapproche les deux soeurs.

Ce long métrage est pertinent par sa volonté de toucher à la réalité. Comme dans n'importe quelle famille, il y a des gens qui ne s'entendent pas et des secrets désagréables qui sont conservés, avec un sentiment d'amertume.
Le film a le mérite de laisser s'exprimer le point de vue de chacun. Et là il faut avoir le coeur bien accroché car chacun va vider son sac. Kym, ex junkie, se mal-aimée de tous. Elle voudrait qu'on la regarde comme n'importe quelle personne. Elle jalouse sa soeur “modèle”. Quant à Rachel, elle en a marre que Kym monopolise l'attention par ses multiples frasques. Alors que de son côté elle fait ce qu'on attend d'elle. Elle se sent un peu laissée pour compte. Son mariage donne lieu à des altercations assez musclées entre les deux soeurs.
Mais le film ne se résume pas à cela. Le malaise est de plus en plus prégnant et on en comprend rapidement la raison : Kym a eu durant son adolescence un accident de voiture sous l'emprise de la drogue, causant la mort de son petit frère. Ce drame – qui est clairement dans toutes les têtes – continue de hanter cette famille déchirée. Il faut dire qu'il est difficile de se remettre d'un tel événement. Kym se reproche chaque jour cet acte impardonnable. Qaunt aux autres membres de la famille, ils ne peuvent s'empêcher de penser à cet enfant mort dans des circonstances tragiques. Dans ce cas, le pardon est difficile à accorder.
Entre les événements traditionnels liés au mariage – la cérémonie, le repas, la musique – il y a toujours matière à exprimer les malaises profonds qui hantent chaque membre de cette famille.
Rachel se marie constitue un film riche sur le plan thématique, en révélant les différentes facettes d'un microcosme familial.
Sans jamais juger les uns et les autres, Jonathan Demme se positionne au-dessus de la mêlée et exposer au grand jour les dégâts collatéraux causés par un drame familial. On en ressort forcément chamboulé car on peut s'identifier à l'un des personnages, pour tout ou partie de son caractère.
Au niveau de la distribution, on retrouve de manière étonnante, dans le rôle principal, une Anne Hathaway (Le diable s'habille en prada, Princesse malgré elle) à contre-emploi, parfaite en ex-junkie souhaitant expier ses fautes. Le reste du casting est lui aussi très bon. Rosemarie DeWitt rend bien la pareille à Anne Hathaway dans le rôle de Rachel, la fille modèle, qui n'en peut plus que l'attention soit portée en permanence sur sa soeur qui a toujours des problèmes. Bill Irwin est quant à lui touchant dans le rôle de ce père qui cherche à ménager tout le monde et ne s'est jamais remis de la perte de son fils.
Avec Rachel se marie, le spectateur assiste à un film triste, qui a le mérite d'être fort sur le plan émotionnel et plus vrai que nature. Dans son dernier film, Ricki and the flash, Jonathan Demme livre une autre chronique familiale, résolument plus légère et optimiste.

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13.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Suite à la mort tragique de leur fille, les Baxter partent à Venise afin de changer d’air. John Baxter, architecte (pas besoin de préciser, on comprend), est embauché par un mystérieux prêtre pour rénover une église. Un jour, alors que les amoureux se baladent, deux sœurs les accostent et l’une d’entre elles, voyante, leur apprend que leur enfant est toujours vivant. S’en suivent d’autres rencontres et visions étranges qui feront raviver de douloureux souvenirs du passé.

Mon avis :

Après avoir édité en DVD "Walkabout" et "Eureka", Potemkine Films et agnès b. s’associent à nouveau pour rééditer trois autres œuvres de Nicolas Roeg, "Ne vous retournez pas", "L’Homme qui venait d’ailleurs" et "Enquête sur une passion" regroupé au sein d’un coffret DVD. Mais grâce à une campagne de financement participatif, "Ne vous retournez pas" et "Enquête sur une passion" ont également pu voir le jour en Blu-ray, campagne à laquelle je suis bien content d’avoir participé, car le résultat est là et permet de redécouvrir ces deux longs métrages dans des conditions enfin optimum.

Réalisateur culte des années 70, Nicolas Roeg ("Performance", "Insignificance", "Les sorcières", "Track 29") est connu pour signer un cinéma inclassable, constamment à la lisière de différents styles. "Ne vous retournez pas" ne déroge pas à la règle et il est bien difficile de dire à quel genre celui-ci appartient.

En effet, ce film peut aussi bien être qualifié de drame, de thriller, voir même de film d’horreur, tout en étant à la limite du fantastique, en empruntant au Giallo et en incluant également une touche d’érotisme. On pourrait se dire que cela doit être pas mal le « bordel » avec tout cela, mais non, curieusement il arrive à donner une réelle unité à l’ensemble.

S’inspirant de la nouvelle "Pas après minuit" de Daphné du Maurier, qu'Hitchcock a adapté à trois reprises avec "La Taverne de la Jamaïque", "Rebecca" et "Les Oiseaux", "Ne vous retournez pas" débute par une scène à la fois très belle, terrible et poignante où le personnage de John Baxter, interprété par Donald Sutherland ("Les Douze Salopards", "M*A*S*H", "Klute", "Le Casanova de Fellini", "L'invasion des profanateurs", "Agaguk", "Hunger Games"), découvre le corps sans vie de sa fille qui s’est noyée dans l’étang de leur propriété anglaise.

Après avoir en vain essayé de la réanimer, il la ramène dans ses bras, alors que sa femme Laura, jouée par la sublime Julie Christie ("Le docteur Jivago", "Fahrenheit 451", "John McCabe", "Le ciel peut attendre", "Troie", "Neverland"), découvre avec effroi ce qui s’est passé...

Ainsi, directement Nicolas Roeg instaure un réel malaise, alors qu’on retrouve quelques mois plus tard le couple à Venise où John a pour mission de restaurer une église. Le réalisateur va alors maintenir ce malaise en faisant intervenir assez rapidement deux sœurs d’un certain âge, dont l’une, non-voyante interprétée par Hilary Mason ("Dolls", "Robot Jox", "Haunted"), est médium et déclare à Laura être en contact avec sa fille décédée.

S’il n’y aura rien de négatif dans ce contact, il faut avouer que le regard de la vieille dame impressionne et il est vrai aussi que dans tous les cas, tout ce qui touche à l’au-delà met souvent mal à l’aise. A partir de là, on va alors sentir un danger planer sur le couple et principalement sur le personnage incarné par Donald Sutherland.

Une force maléfique semble en effet leur vouloir du mal, tandis que des apparitions de ce qui semble être le fantôme de leur fille commencent à fortement intriguer John. Laura en revanche de son côté est totalement sous l’emprise des deux sœurs, alors qu’au contraire John se méfient d’elles... A juste titre? C’est ce qu’on découvrira à la fin, lors d’une scène particulièrement glaçante et surprenante, à la fois baroque, gothique et grotesque, où l’influence du Giallo se fera fortement ressentir.

La mise en scène de Nicolas Roeg est impeccable, avec une magnifique photographie signée Anthony B. Richmond ("Cat Chaser", "The Indian Runner", "Candyman", "Vorace") et un montage millimétré de Graeme Clifford ("Frances", "Ruby Cairo"). La musique composée par Pino Donaggio ("Carrie", "Pulsions", "Hurlements", "Body Double", "Transgressing", "Le fils de Chucky") est magnifique et contribue également à faire de ce film un vrai petit bijou.

"Ne vous retournez pas" date de 1973 et même si cela se ressent bien évidemment par certains côtés, le film a vraiment très bien vieilli et fait incontestablement parti des films que tout amoureux du cinéma se doit de posséder!

Après une première édition DVD sortie le 7 février 2001 chez StudioCanal et épuisée depuis belles lurettes, "Ne vous retournez pas" est enfin ressorti le 6 octobre 2015 chez Potemkine Films en Blu-ray et en DVD au sein d'un coffret accompagné des films "Enquête sur une passion" et "L’Homme qui venait d’ailleurs". La nouvelle version DVD reprend les mêmes spécificités techniques que l'ancienne édition, à savoir une image au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français amovibles, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD master Audio 2.0 mono avec sous-titres français amovibles. Côté bonus, si on perd les affiches et photos de la première édition, on gagne en revanche un entretien avec le critique Jean-Baptiste Thoret (29’35").

Ne vous retournez pas

Ne vous retournez pas
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Ne vous retournez pas (Blu-ray)

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11.10.15

04:10:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fille d’une grande lignée de Maitres Sushi, Keiko est élevée dans la pure tradition familiale pour prendre Cinq personnes aux profils très différents se retrouvent en compétition pour décrocher un emploi prestigieux à la Matsuika, une multinationale installée au Maroc. Après un entretien avec le PDG, les candidats se voient proposer une ultime épreuve pour déterminer le gagnant, dans un lieu tenu secret. Ils acceptent et embarquent à bord d'un minibus dépourvu de vitres. Après des heures de route, le véhicule a un accident et les candidats se retrouvent prisonniers de la carcasse de métal. Ils réussissent à en sortir en unissant leurs forces mais découvrent qu'ils sont en plein milieu du désert et que le chauffeur a disparu. Ne sachant pas si l'accident est réel ou si l'épreuve commence, les candidats vont errer dans le désert à la recherche d'indices et seront confrontés à des mirages les renvoyant à leurs peurs les plus profondes...

Mon avis :

Alors qu'"Achoura", produit notamment par Metaluna Productions à qui on doit l'excellent "Aux yeux des vivants", se trouve actuellement en pleine post-production, "Mirages", le premier long-métrage de Talal Selhami demeure toujours inédit chez nous, alors qu'il avait pourtant été annoncé pour une sortie en DVD et Blu-ray chez feu Emylia en février 2013. Depuis, l'éditeur a changé de nom et aucune sortie du film ne semble prévue chez qui que ce soit...

"Mirages" part d’un postulat quelque peu abracadabrant d’une embauche nécessitant une dernière étape dont la nature nous sera inconnue, entraînant cinq candidats dans une traversée d’un désert à bord d’un fourgon censé les mener sur les lieux de cette dernière épreuve. Seulement voilà, la fourgonnette va avoir un accident sur le trajet et les candidats vont se retrouver en plein désert.

Étonnamment, pour une raison étrange, il n’y a aucune trace du chauffeur et les candidats vont donc se demander s’il ne s’agit pas du dernier test... Qui dit désert, dit mirages et bien évidemment, après quelques heures, les protagonistes du film vont en voir! Des protagonistes aux personnalités très différentes, avec des caractères plus ou moins forts.

Parmi eux, on remarquera au départ principalement deux individualités, celle de Hicham interprété par Karim Saidi ("Munich", "Kandisha", "Djinns", "La Vie d'Adèle") et de Jamal, joué par Mustapha El Houari ("Les mécréants").

Samir, joué par Omar Lotfi ("Djinns", "Les Ailes de l'amour", "Les mécréants") que l'on retrouvera prochainement dans "Achoura" et Saïd, joué par Aïssam Bouali ("Les mécréants", "Chaïbia"), seront eux un peu plus discrets, ce qui ne veut pas dire moins importants pour l'histoire...

Enfin, la cinquième personne, sera une femme, Assia, interprétée par Meryam Raoui ("La trêve"), une jolie jeune femme sûre d'elle et au caractère également bien trempé.

Malgré un budget probablement très limité, le réalisateur d’origine marocaine va ici tirer profit des très beaux paysages désertiques du désert marocain et de ses très belles couleurs pour nous offrir un film qui a tout de même de la gueule, utilisant ce désert pour enfermer ses personnages dans son immensité dont ils auront la sensation de ne jamais voir la fin. Peu à peu comme on s’en doute, la paranoïa va s’emparer de nos cinq candidats et l’épreuve va alors virer au cauchemar...

Bien entendu, il faut prendre en considération qu’il s’agit d’un petit film indépendant, mais également du premier long métrage de son réalisateur et ma foi le résultat, même s’il est imparfait, est tout de même assez probant.

Parmi le casting, on remarquera la présence également d'Eric Savin ("L.627", "Fair Play", "Ne le dis à personne", "13 m²", "L'ennemi intime", "Captifs"), même s'il n'apparaîtra au final que très peu à l'écran.

On notera enfin que les effets spéciaux de maquillage sont ici assurés par David Scherer ("Ouvert 24/7", "Last Caress", "The Theatre Bizarre", "Dead shadows", "Thanatomorphose", "Horsehead"), une sérieuse référence en la matière donc, qui a ici joué la carte du réalisme, sans verser de ce fait dans la surenchère, ni le Grand-Guignol...

Le fait que ce film reste à ce jour toujours inédit sur support physique est vraiment incompréhensible, surtout vu le nombre de films mauvais qui eux voient le jour, alors espérons que la sortie d’"Achoura" permette que les éditeurs s’intéressent à nouveau à "Mirages"...

Pour vous tenir au courant de l’actualité d’"Achoura", le prochain film fantastique de Talal Selhami, pensez à liker la page Facebook du film!

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10.10.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Suite à un sort jeté par une fée maléfique, la princesse Aurore tombe dans un sommeil profond le jour de ses 16 ans. Seul le baiser d’un prince pourra l’éveiller mais la sorcière Tambria qui a pris possession du château de l’héritière ne compte pas laisser quiconque aider sa victime.

Mon avis :

Quand l'acteur culte de "Starship Troopers" adapte à sa manière un classique de Disney, cela donne "La Belle au Bois Dormant : La malédiction"... Oui, je sais, vous allez me dire que "La Belle au bois dormant" est à l’origine un conte populaire rendu célèbre par Charles Perrault et les Frères Grimm et non une création originale de Disney, mais bon, sans vouloir être médisant, je doute que ces deux versions soient la source d'inspiration de Casper Van Dien, même si ce sont bien les frères Grimm qui sont crédités... Mais qu'est-ce que je peux être méchant quand même!!!

"Sleeping Beauty" est le premier long-métrage en tant que metteur en scène de Casper Van Dien ("Tarzan et la cité perdue", "Dracula 3000", "Born to Ride", "The Pact"), qui adapte ici le célèbre conte à sa manière avec des zombies en veux-tu en voilà, des monstres numériques du plus bel effet, etc. Ah, je vois que cela éveille votre attention et que vous vous dîtes que cela sent bon le pur nanar! Eh bien, dans le mille!

Casper nous livre avec ce téléfilm un film bien fun et cela tombe bien, car c'est absolument tout ce qu'on attendait de lui! Le réalisateur a fait son film en famille, puisque dans les rôles de la reine, on trouve Catherine Oxenberg ("Dynastie", "Le repaire du ver blanc", "La prophétie des ténèbres", "Sanctimony") qui n'est autre que son épouse actuelle et dans les rôles de la princesse Aurore et de celui de Newt, ses deux enfants qu’il a eu de son précédent mariage lorsqu’il était marié avec Carrie Mitchum, la petite-fille de Robert Mitchum.

Casper (Non, pas le petit le fantôme, même s’il a joué à l’époque dans "Casper, l'apprenti fantôme"!) joue également dans son film, le rôle du roi et il faut admettre qu’il vieillit plutôt bien et reste assez beau gosse.

En tout cas, il nous régale avec tout ce dont on était en droit d’attendre, un méchant prince avec une vraie « tête de bite » (Excusez-moi l’expression!), interprété par un certain Edward Lewis French ("Act I"), des chevaliers des croisades zombies pas forcément très convaincants, des monstres crées numériquement aux effets très visibles et des dialogues valant parfois vraiment le détour. On sent évidemment que tout le côté un peu cheap est dû à un budget assez limité, mais étonnamment, c’est loin d’être aussi catastrophique qu’on aurait pu l’imaginer.

En tant que metteur en scène, Casper Van Dien s’en sort même pas si mal que cela, il nous offre même quelques plans assez sympas et au niveau de la photographie, le film est assez joliment filmé, même si cela ressemble pas mal aux téléfilms que l’on peut découvrir sur Gully. Attention, toutefois, le film n’est pas destiné aux plus jeunes, car on aurait tout de même droit à une décapitation et à un bras coupé.

Quant au prince Barrow, qui ne sait pas qu’il est prince et qui sortira la princesse de son profond sommeil, interprété par Finn Jones ("Détour Mortel 5", "Game of Thrones"), il faut admettre qu’il est plutôt bien choisi pour le rôle, de même qu'Olivia d'Abo ("Conan le destructeur", "Bolero", "Nom de code: Nina", "Wayne's World 2") dans le rôle de la vilaine sorcière Tambria (Celle qui jettera le sort sur la malheureuse princesse!), même si physiquement, j’aurai bien vu plutôt Catherine Oxenberg à la place...

Enfin, tout est bien qui finit bien, le prince épousera la princesse et ils eurent beaucoup d'enfants!
Vous l’aurez compris "La Belle au Bois Dormant : La malédiction" est loin d’être une réussite, mais en tout cas on rigole bien et c’est le principal!

"La Belle au Bois Dormant : La malédiction" est sorti en DVD le 22 septembre 2015 chez Zylo dans une édition nous proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0. Pas de vo (Du coup, on n'a pas le droit à la voix de Michael York en narrateur!) et pas de bonus, par contre! C'est dommage car des bonus, cela aurait pu être amusant!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, n'hésitez pas à vous rendre sur ses pages Facebook et Twitter...




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09.10.15

14:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dave est un petit délinquant qui mène sa vie entre drogue et violence, dans l’East End de Londres. Quand son « business » entraîne la mort de Tariq, son meilleur ami, Dave est terrassé, pour la première fois de sa vie, par la honte et le remords. Alors qu’il commence à faire la paix avec lui-même, son passé de criminel revient le mettre à l’épreuve...

Mon avis :

Avec son titre particulièrement explicite nous faisant immédiatement comprendre que cela se passe dans l'univers de la drogue et son affiche bien tape-à-l'œil où le héros nous braque avec son flingue, on se dit qu'on a affaire avec "Snow in Paradise" au nouveau film choc de l'année... Eh bien en fait, on sera surtout bien loin de s'imaginer à quoi ressemble en réalité ce film où la drogue ne sera finalement qu'accessoire...

Pour son premier film en tant que metteur en scène, Andrew Hulme, monteur de films comme "Slevin", "Control" ou encore "The American", s'est inspiré de faits réels pour montrer un autre visage de l'Islam que celui est sali par le terrorisme et surtout montrer que la religion peut aussi sortir des jeunes délinquants de l'engrenage dans lequel ils sont rentrés.

Même si l’histoire s’inspire de faits réels, celle-ci est tout de même une fiction, mais de nombreux éléments proviennent en fait du passé de l’acteur Martin Askew ("Nice Guy", "Offender", "Riot"), qui est ici co-scénariste du film et qui tient également l'un des rôles principaux, celui de l'oncle Jimmy, pour lequel le héros du film va travailler.

Ce héros, c'est Dave, joué par Frederick Schmidt ("Les poings contre les murs", "Second Coming"), un jeune toxicomane basculant dans le trafic de drogues et entraînant par la même occasion son meilleur ami, sans se soucier des éventuelles conséquences que cela peut avoir.

Des conséquences qui vont le mener peu à peu à avoir une nouvelle vision de la vie et l'amener à se convertir à l'Islam, grâce à sa rencontre avec Amjad, interprété par Ashley Chin ("Cherry Tree Lane", "Victim", "Les poings contre les murs", "Plastic"), que lui a présenté son ami Tariq, joué par Aymen Hamdouchi ("Harpoon", "Green Zone", "Touristes", "Zero Dark Thirty").

Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, le film ne versera à aucun moment dans la violence gratuite, bien au contraire, puisque celle-ci se passera essentiellement hors champ... il faut reconnaître par contre que le film repose quasi entièrement sur les épaules de son acteur principal et sur son scénario sortant des sentiers battus.

Mais le film fonctionne aussi grâce au côté crédible des divers protagonistes du film, ne versant en effet jamais dans la caricature. Il n'y a en fait que des « monsieur, madame Tout- le-Monde », que des gens au physique finalement très communs, ce qui ne veut pas dire pour autant dépourvu de charisme...

Le message du film est intéressant et louable, mais au final, pas suffisamment exploité, mais il faut dire que dans la tête de Martin Askew et Andrew Hulme, ce film n'est que le premier d'une série de films, car avant toute chose, les deux hommes ont voulu montrer pour quelles raisons un homme issu d’une culture chrétienne peut se convertir à l’Islam et devenir musulman et ainsi se sortir de l’enfer de la drogue et de la délinquance et démontrer ainsi que cette religion n’est pas faite que d’extrémistes formant des fanatiques kamikazes. Car en ces périodes où le terrorisme fait rage, il faut bien admettre que des amalgames peuvent facilement naître dans la tête des gens. Ce qui est ma foi fort humain!

La mise en scène d’Andrew Hulme s’avère par contre par moments assez brouillonne, certains passages sont également quelque peu redondants ou un peu longuets, mais le film, malgré ses maladresses a le mérite de faire réfléchir et c’est déjà pas mal! Enfin, pour ceux qui ont l'habitude de couper le film avant la fin du générique, il est à noter qu'une petite scène figure à la fin...

"Snow in Paradise" aurait probablement gagné à être un peu plus percutant qu’il ne l’est, afin que son message ait plus d’impact et nous remue plus qu’il ne le fait, mais malgré tout, il nous pousse à la réflexion et nous apporte une vision intéressante de l’Islam. A voir!

"Snow in Paradise" est sorti le 8 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français optionnels. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent quant à eux d'un entretien avec l’acteur principal, intitulée «  About Schmidt, rencontre avec l’acteur principal  » (30’) et de la Bande-annonce du film en vost.

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06.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En plein été, dans une maison de campagne perdue au milieu des champs de maïs et des bois, des jumeaux attendent le retour de leur mère. Lorsqu’elle revient à la maison, le visage entièrement bandé suite à une opération de chirurgie esthétique, les deux enfants mettent en doute son identité...

Mon avis :

Parmi la multitude de films d'horreur qui nous arrivent régulièrement, seule une poignée arrive à véritablement sortir du lot et à nous offrir quelque chose un tant soit peu original. C'est le cas en tout cas de "Goodnight Mommy" qui a fait sensation au dernier festival de Gérardmer en remportant notamment deux prix, le Prix du Jury Jeunes de la Région Lorraine et celui du Jury SyFy Universal...

"Goodnight Mommy" nous arrive d'Autriche et est le premier long métrage de fiction de Severin Fiala et Veronika Franz, qui n'avaient jusque-là réalisé que des courts métrages et un documentaire. Les deux metteurs en scène nous offrent ici un film d'horreur atypique, au sujet assez original. Il faut dire que la source d'inspiration du film ne l'est pas moins!

En effet, l'idée du film est venue à Veronika Franz en regardant une émission de téléréalité genre "Relooking extrême" où la transformation de l'être proche est telle que cela peut quelque peu effrayer les enfants lorsqu’ils découvrent la nouvelle apparence de leur mère ou leur père! En l’occurrence, c'est plus souvent celle de leur mère!

Toujours est-il qu'il est question dans "Goodnight Mommy" de deux jeunes garçons, jumeaux, âgés d'une dizaine d'années qui vivent seuls avec leur mère dans un coin isolé en pleine campagne. Celle-ci vient tout juste de subir une opération de chirurgie esthétique et a donc le visage complètement bandé, mais surtout, elle semble avoir changé depuis son retour. Plus distante, plus irritable, plus agressive très certainement aussi...

Enfin, ce ne sont que des suppositions car on n'aura en fait que très peu d'informations sur le passé de nos trois protagonistes. C'est donc ce que l'on ressent par rapport aux questionnements des jumeaux et à l'attitude de ces trois personnages.

Il règne en tout cas une atmosphère très froide, voir glaciale dans cette maison ultra moderne au design volontairement épuré pour accentuer cette sensation. De même, il règne tout au long du film une ambiance étrange, mystérieuse même, parfois à la limite de l'onirisme nécessitant de s'accrocher dès le début, car le film est dans l'ensemble assez peu rythmé et il ne s'y passe finalement pas grand-chose durant pratiquement les deux tiers du film.

Mais pour peu qu'on rentre dans l'histoire, celui-ci captive et impose peu à peu son atmosphère de plus en plus oppressante au spectateur, instaurant même un réel malaise dans sa dernière partie. C'est dans cette partie que l'horreur intervient véritablement et il faut bien avouer que certaines scènes sont assez éprouvantes.

Quant à la révélation finale, elle sera pour le moins inattendue et franchement bien vue! Que ce soit Susanne Wuest ("Antares", "Max Schmeling", "La lisière") ou les jumeaux Elias et Lukas Schwarz, tous les comédiens principaux du film sont vraiment impeccables dans leurs rôles respectifs et cela malgré l'inexpérience des deux jeunes garçons.

Le film est de plus joliment filmé et à l'ancienne, puisque les deux réalisateurs ont fait le choix de le tourner en 35 mm, un choix qu'on ne peut que saluer et apprécier! "Goodnight Mommy" est à mon avis typiquement le genre de films à voir plusieurs fois afin d'en découvrir toutes les subtilités et y voir tous les indices disséminés ici et là... Alors pourquoi ne pas tenter l'expérience!

Avec "Goodnight Mommy", Severin Fiala et Veronika Franz signent un film d’horreur subtil, basé essentiellement sur l’ambiance et qui nous prend véritablement aux tripes. Une belle claque en tout cas, comme on les aime!

"Goodnight Mommy" sort en DVD le 6 octobre 2015 (Aujourd'hui donc!) chez KMBO dans une très jolie édition digipack slim 3 volets, nous proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio allemandes et françaises Dolby Digital 5.1 & 2.0 et sous-titres français amovibles. Côté bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec Severin Fiala et Veronika Franz (5'49") filmé lors du festival de Gérardmer 2015, une galerie photos, des projets d'affiches et le film annonce.

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05.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Menée par Asbjörn, une bande de guerriers vikings exilés, partie piller la Bretagne, fait naufrage non loin des côtes écossaises. Coincés en territoire ennemi, ils parviennent à capturer la fille du roi d’Écosse et tentent d’atteindre la place forte de Danelag pour marchander leur butin. Le roi lance alors des mercenaires sanguinaires sur leurs traces. Pour les derniers vikings, la quête la plus périlleuse commence...

Mon avis :

Régulièrement de nouveaux films sur les vikings font leur apparition, mais il faut bien admettre que bien peu sont des réussites et malheureusement, ce "Northmen: Les Derniers Vikings" ne relèvera guère le niveau, même s’il restera très regardable...

Le réalisateur suisse Claudio Fäh ("Coronado", "Hollow Man 2", "Sniper: Reloaded") signe avec ce "Northmen - A Viking Saga", un film de vikings manquant cruellement de crédibilité et beaucoup trop propre sur lui... Et pourtant, nos vikings naufragés seront bien sales en sortant de l'eau! D'ailleurs, on se demande franchement comment ils peuvent être aussi dégoûtants... De la crasse ayant résisté à la tempête probablement? Enfin bon, les écossais n'auront pas de kilt, c'est déjà ça!

Tom Hopper ("Merlin", "Cold"), à ne pas confondre avec le réalisateur, fait vraiment trop « beau gosse » pour convaincre réellement, même si vos moitiés seront du coup certainement ravies de regarder ce film avec vous (Oui, je m'adresse aux hommes car le film de vikings, c'est avant tout une affaire d'hommes!).

D'ailleurs tous ces vikings seront bien sympathiques, beaucoup trop d’ailleurs et de plus, ils manqueront également franchement de charisme! En fait, il aurait fallu au casting uniquement des mecs de la trempe de Johan Hegg, le leader du groupe Amon Amarth, le groupe de viking metal qui a d'ailleurs signé la BO du film! Ou alors un Sébastien Chabal? Là, oui, on aurait pu y croire! Mais malheureusement le reste du casting sera du même acabit que l'acteur anglais...

A part peut-être Darrell D'Silva ("Closer to the Moon", "Montana"), dans le rôle de Gunnar, mais qui sera tout de même beaucoup trop sympa et attachant, malgré une bonne dégaine. C'est quand même bien dommage, car autrement les combats sont plutôt bien chorégraphiés et assez lisibles, les costumes pas mal du tout, les paysages magnifiques, mis de plus en valeur par une chouette photographie signée Lorenzo Senatore ("Détour mortel 3", "Phénomènes paranormaux", "Spiders").

Le film a donc dans l'ensemble de la gueule, mais bon, cela ne suffit pas! Beaucoup trop de détails dénotent, les moustaches ou barbes bien taillées, le maquillage (notamment le rouge à lèvres de la princesse!) etc.

Sans compter un personnage de moine se battant comme un Dieu au bâton et avec une petite barbichette tressée, vraiment, mais alors vraiment pas crédible! On aurait aimé également quelque chose de plus viscéral, plus brutal.

Il y a un peu de sang certes, un ou deux types qui se font méchamment cramer, mais cela reste quand même très soft! Quant aux méchants, on ne peut pas dire qu'ils soient particulièrement impressionnants! Autrement, le scénario est des plus classiques, même si on peinera quand même à avaler cette histoire de père près à sacrifier sa fille.

Un joli brin de fille d'ailleurs que cette Inghean, interprétée par Charlie Murphy ("'71", "Love/Hate", "Happy Valley"), qui n'aura d'ailleurs d'yeux que pour son beau kidnappeur... Il faut dire qu'il est tellement beau, grand, musclé... On dirait presqu'un Matt Pokora avec des cheveux longs!

"Northmen: Les Derniers Vikings" semble beaucoup trop calibré pour un public adolescent et reste dans l’ensemble quand même beaucoup trop « grand public » pour vraiment convaincre... Et puis, il y a ce casting de belles gueules, si éloigné de l’idée qu’on se fait des vikings!

"Northmen: Les Derniers Vikings" est sorti le 5 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français, suédois, norvégiens, danois et finlandais (Hommes du Nord, vous êtes servis!) optionnels. Quant au Blu-ray, il est lui curieusement au 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français, suédois, norvégiens, danois et finlandais optionnels. Pour ce qui est des bonus, vu leur nombre, on aurait espéré être gâté... Eh bien, non! Cela ne sera que du promotionnel de très courtes durées! On a le droit aux featurettes suivantes : Making of (1'35"), "L'âme des vikings" (1'58"), "Vikings en action" (3'06"), BO d’enfer (1'46") et "Vikings vs. Loups" (3'09"). Dommage, on aurait bien aimé au moins avoir le droit au clip d'Amon Amarth et à la bande annonce. Il est à noter enfin que le DVD est également disponible depuis le 1er septembre au sein d'un coffret contenant également "Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres" et "The Dead Lands, La terre des guerriers". Curieux choix pour ce dernier, même si le thème principal de ce coffret, ce sont les guerriers, car à l'origine, un coffret était prévu avec "Hammer of the Gods", qui lui aussi était un film de vikings...

Northmen, les derniers Vikings

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Northmen, les derniers Vikings (Blu-ray)

Northmen, les derniers Vikings (Blu-ray)
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04.10.15

04:10:15, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Emprisonné pour un délit mineur à l’âge de 19 ans, JR apprend vite les dures réalités de la vie carcérale. Un monde dans lequel la protection est vitale pour survivre et JR se retrouve très rapidement sous l’œil vigilant du criminel le plus célèbre d’Australie, Brendan Lynch. Mais sa protection à un prix et Lynch et son équipe ont des plans pour leur jeune protégé...

Mon avis :

"Son of a Gun" fait parti de cette nouvelle vague de films sortant en e-Cinéma, cette nouvelle forme de distribution de films de qualité cinéma arrivant chez nous directement sur les plates-formes de vidéos à la demande au lieu de sortir en salles (malgré leur potentiel!) et auxquels semblent croire Wild Bunch et TF1 Vidéo...

Ce premier long-métrage de Julius Avery débute comme un film de taulards avec ce gosse un peu frêle, mais n'ayant pas froid aux yeux, interprété par le jeune Brenton Thwaites ("Oculus", "The Signal", "Maléfique", "Ride"), que Brendan Lynch, le personnage incarné par Ewan McGregor ("Trainspotting", "Le veilleur de nuit", "Velvet Goldmine", "Star Wars: Épisode I - La menace fantôme", "Moulin Rouge", "The Ghost Writer") va prendre sous son aile, malgré des débuts un peu tendus entre les deux hommes. Mais il faut dire que pour Brendan Lynch, ce rapprochement ne sera pas forcément désintéressé, puisqu'en fait, il comptera bien que le jeune JR l'aide par la suite à sortir de prison...

Et au bout d'une quart d'heure, le film va en effet prendre une tournure différente, puisque JR qui effectuait une courte peine va sortir et faire évader Lynch et deux de ses complices, aidé en cela par des connaissances de Lynch, qui vont le former et le fournir en armes. Là encore, cela ne sera pas désintéressé et tout cela aura pour but qu'ils accomplissent ensuite un casse historique...

Le film se décompose donc en diverses parties, bien distinctes, mais si ce sera bien évidemment un film de gangsters, ce qui prédominera, cela sera finalement les relations, d'une part amoureuses entre JR et la jolie Tasha, jouée par la plutôt mignonne Alicia Vikander ("Royal Affair", "Le septième fils", "Ex Machina") et d'autre part la relation d'amitié, presque paternelle entre JR et Lynch.

Brenton Thwaites est impeccable dans ce rôle de jeune finalement pas trop à sa place dans ce monde de voyous. On ressent en effet dès le départ qu’il n’est pas fait pour ce milieu et qu’il essayera d’en sortir d’une façon ou d’une autre. Ewan McGregor est égal à lui-même, crédible en bandit ayant un peu plus de plomb dans la cervelle que la moyenne...

Mais au final, ce sont surtout les seconds rôles qui apporteront le plus de crédibilité au film avec notamment Matt Nable ("Killer Elite", "Riddick", "Arrow") dans le rôle de Sterlo ou encore Damon Herriman ("La maison de cire", "J. Edgar", "Lone Ranger", "If You Love Me...", "La promesse d'une vie") dans le rôle de Wilson, un trafiquant d'armes assez barge...

Le scénario est très classique, sans réelle surprise, mais le film est suffisamment haletant et bien fichu pour qu’on le suive sans décrocher et finalement avec plaisir, sans pour autant qu’il ne nous laisse de souvenirs impérissables...

Parmi la vague de films sortis en e-Cinéma, "Son of a Gun" est le premier où je me dis qu’une sortie en salle n’était pas forcément nécessaire, ce qui n’empêche pas que cela soit malgré tout un bon petit film de gangsters, plein de bons sentiments... Un peu trop d'ailleurs?

"Son of a Gun" est sorti le 15 juillet 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 & 5.1 et sous-titres français amovibles, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français amovibles. Il est à noter également que ces éditions disposent de sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, au niveau des bonus, communs aux deux formats, ils se composent des coulisses du tournage (19'33") et d'interviews d’Ewan McGregor (18'20"), Brenton Thwaites (22'42") et Alicia Vikander (14'43").

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03.10.15

09:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fuyant leur planète devenue inhospitalière, des extra-terrestres tentent de conquérir la Terre. S’appuyant sur la superstition de l’homme, ils ressuscitent deux scientifiques qui vont alors ramener à la vie tous les grands monstres : Dracula, Frankenstein, le loup-garou, la momie… Ayant découvert leur plan de conquête, et face à la population effrayée, le professeur Warnoff va tenter de déjouer leurs attaques.

Mon avis :

Contrairement à ce que laisse supposer le titre, "Dracula contre Frankenstein" ne nous offrira pas vraiment d'affrontement entre ces deux monstres légendaires de la Universal, mais bon ce titre devait certainement paraître très vendeur aux distributeurs étrangers (Ce titre fût exploité également notamment en Angleterre, aux États-Unis et en Allemagne!), car le titre original "Los monstruos del terror" est tout de même plus fidèle à ce qu'est réellement le film. En fait, cela sera surtout d'ailleurs le Loup-Garou contre les autres monstres de la Universal! En tout cas, un film rassemblant à la fois Dracula, la Momie, Frankenstein et le Loup-Garou, il faut bien avouer que cela ne manque pas d'intérêt pour tout amateur de films d'horreur!

Ce "Dracula contre Frankenstein" n'est pas à confondre avec les films d'Al Adamson et de Jess Franco, respectivement sortis en 1971 et 1972. Celui-ci est sorti en 1970 et a été réalisé en partie par le réalisateur originaire d'Argentine Tulio Demicheli ("Le fils du capitaine Blood", "Deux garces pour un tueur", "Un homme, un colt", "Arriva Sabata!", "Les 2 visages de la peur") et en partie par son compatriote Hugo Fregonese ("Quand les tambours s'arrêteront", "Le signe des renégats", "Passage interdit", "Jack l'éventreur", "Le raid", "Les sept tonnerres") et le producteur Eberhard Meichsner ("Les rayons de la mort du Dr. Mabuse"), qui finirent le film.

Il s'agit d'une co-production hispano-italo-germanique au scénario abracadabrant signé Paul Naschy ("Les vampires du Dr. Dracula", "La furie des vampires", "L'empreinte de Dracula", "Le bossu de la morgue"), où des extraterrestres ayant pris forme humaine décident de redonner vie aux célèbres monstres que sont Dracula, Frankenstein, la Momie et le Loup-Garou afin que ceux-ci exterminent la race humaine!

Comme dans beaucoup de films d'horreur espagnol des années 60/70, on retrouve le château du Dr. Orloff immortalisé par Jess Franco, apportant un côté forcément assez gothique au film, mais autrement l'ambiance sera très différente des films de monstres de la Universal, auxquels le film rend hommage, flirtant plus vers une ambiance très sixties aidé en cela par la musique typique de cette période.

Le film souffre autrement pas mal de longueurs, se réveillant essentiellement vers la fin lorsque le Loup-Garou affrontera les autres monstres. Comme on pouvait s'en douter, le Loup-Garou est interprété par Paul Naschy en personne, rôle qu'il interpréta en effet à de nombreuses reprises.

Autrement parmi le casting du film, on reconnaîtra notamment Michael Rennie ("Le jour où la terre s'arrêta", "La tunique", "Le monde perdu") dans le rôle du Dr. Odo Warnoff, dont cela sera le tout dernier rôle puisque l'acteur décéda le 10 juin 1971 à l'âge pourtant de seulement 61 ans, la belle Karin Dor ("Le trésor des montagnes bleues", "Le masque de Fu-Manchu", "On ne vit que deux fois", "Le vampire et le sang des vierges", "L'étau") dans le rôle de Maleva Kerstein et la non moins charmante Patty Shepard ("La furie des vampires", "Les pétroleuses", "Folie meurtrière", "La brute, le colt et le karaté") dans celui d'Ilsa (Quel joli prénom!).

Et dans les rôles des monstres me direz-vous? Eh bien dans celui de Frankenstein (enfin du monstre de Farancksalan!) se cache en fait Ferdinando Murolo ("La lame infernale", "Calibre magnum pour l'inspecteur", "La guerre des gangs") et dans celui du Comte Janos de Mialhoff (Euh oui, comme pour la créature de Frankenstein, ils n'ont pas voulu l'appeler Dracula! Peur d'un procès?), Manuel de Blas ("Le bossu de la morgue", "Le monde des morts-vivants", "Histoire d'O: Chapitre 2", "Slugs").

Les maquillages sont dans l'ensemble assez kitsch et prêteront donc parfois à sourire, mais certains sont tout de même pas mal du tout, notamment celui de la Momie. De plus, certains effets font quand même leur petit effet et le film a dans l'ensemble plutôt de la gueule grâce notamment à ses costumes et ses décors assez réussis. Par contre, il fait assez décousu par moments et manque cruellement de rythme...

Dans l’ensemble, ce "Dracula contre Frankenstein" s'avère être une curiosité assez plaisante à regarder tout de même, mais on sera loin du chef d’œuvre!

"Dracula contre Frankenstein" est sorti en DVD le 1er septembre 2015 chez Artus Films dans une splendide édition digipack slim nous proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française, espagnole et allemande Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. En guise de bonus, on trouve une présentation du film par Alain Petit intitulée "Les monstres de la terreur", le générique espagnol, une galerie d’affiches et de photos et les bandes-annonces de la collection Ciné de Terror dont celle du film.

Dracula contre Frankenstein

Dracula contre Frankenstein
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02.10.15

04:10:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Présentation :

"Tales of Tomorrow", la toute première série télé américaine de science-fiction destinée aux adultes! Chaque épisode de "Tales of Tomorrow" est adapté d’une nouvelle ou d’un roman de science-fiction. C’est ainsi que pour la première fois les œuvres d’auteurs tels que Arthur C. Clarke ("2001 : l’Odyssée de l’espace"), Fredric Brown ("Arena"), Philip Wylie ("Le Choc des mondes"), etc. sont portées au petit écran. Un défilé de stars!!! Veronica Lake, Boris Karloff, Lon Chaney Jr., Paul Newman, James Dean...

Mon avis :

De 1951 à 1953, le réseau ABC diffusa la série "Tales of Tomorrow", une série S.F. pour adultes restée inédite chez nous où chaque épisode est adaptée d'une nouvelle ou d'un roman de Science-fiction et qui vue défiler un grand nombre de stars...

Sur les 86 épisodes qui furent diffusés, Bach Films nous en propose ici une sélection de 23 (Eh oui, malheureusement il est annoncé 24 épisodes, mais "Vol d’essai", le cinquième épisode qui devait figurer sur le premier disque n’est finalement pas présent en raison d’un problème d’authoring...) parmi les meilleurs. La série a la particularité d’être entrecoupée de publicités de la joaillerie fantaisiste Jacques Kreisler, donnant un petit côté assez amusant à celle-ci par le côté très kitsch de ces pubs.

"Verdict from Space", le tout premier épisode de la série, réalisé par un certain Leonard Valenta, débute lors du procès de Gordon Kent, interprété par Lon McCallister ("La maison rouge", "The Big Cat"), un homme accusé d'avoir assassiné le professeur Adrian Sykes, joué par Martin Brandt ("Le diable à 4 heures", "Morituri", "Le dossier Odessa"), pour de l'argent... L'épisode est assez plaisant à regarder, même s'il nous laissera tout de même quelque peu sur notre faim.

Le deuxième épisode proposé, qui est d'ailleurs le deuxième épisode de la série également, intitulé "Blunder", également réalisé par Valenta, nous ménage un bon petit suspens avec ce savant refusant d'entendre les mises en garde de ses confrères sur le danger de ses recherches en cours, qui risquent de détruire la planète toute entière... Parmi le casting, on trouve dans le rôle principal, Robert Allen ("Le baron Gregor", "Crime et châtiment"), qui endosse ici le rôle de Carl Everson.

Le troisième épisode ici proposé est en fait le huitième et s'intitule "The Dark Angel". Il s'agit d'un épisode où une femme, interprétée par Meg Mundy ("Les yeux de Laura Mars", "Liaison fatale", "Traquée"), s’aperçoit qu'elle est en train de changer et qu'elle appartient en fait à une nouvelle espèce d'êtres supérieurs... Un très bon épisode où l'on pourra regretter simplement qu'ils aient choisi un mari, joué par Sidney Blackmer ("Little Caesar", "Comment tuer votre femme", "Rosemary's Baby "), peut-être un peu trop vieux et pour lequel on n'éprouvera aucune réelle empathie...

Avec le quatrième épisode présent sur ce coffret, c'est un grand nom de la Science-fiction qui fait son apparition, puisque l'histoire est tirée d'une nouvelle de H.G. Wells. "The Crystal Egg" est en fait le neuvième épisode de la série et est réalisé par Charles S. Dubin ("Hawaï, police d'état", "Kojak", "M.A.S.H."), qui réalisa d'ailleurs en tout 6 épisodes de la série. L'épisode est assez prenant, même si le personnage du client, qui est assez intrigant, n'est à mon avis pas suffisamment exploité, puisque l'histoire se concentrera essentiellement autour du professeur Frederick Vaneck, joué par Thomas Mitchell ("Autant en emporte le vent", "La vie est belle", "Le train sifflera trois fois"), qui passera pour fou auprès de ses collègues pour avoir vu Mars à travers un œuf de cristal...

L'épisode suivant est "Sneak Attack" et est en réalité le treizième de la série. Il s'agit d'un épisode assez moyen où un espion américain, joué par Zachary Scott ("L'homme du Sud", "Le roman de Mildred Pierce", "La jeune fille"), se retrouve dans une chambre d'hôpital dans le camp ennemi, après qu'on lui ait tiré dessus et d'où il va essayer de déjouer une attaque qui serait fatale aux États-Unis avec l'aide de la femme médecin qui l'a en charge...

"The Invader", le quatorzième de la série, est réalisé par Don Medford ("La quatrième dimension", "Les charognards", "L'organisation"), le metteur qui réalisera le plus d'épisodes de la série. Après un début quelque peu laborieux, on se laisse prendre à cette histoire de soucoupe volante échouant en pleine mer à côté du bateau occupé par l'équipe du Dr. Burroughs, interprété par Edgar Stehli ("La tour des ambitieux", "Les frères Karamazov"), un scientifique ne voyant que par la science... Dans cet épisode, on remarquera essentiellement la présence de William Eythe ("Le chant de Bernadette", "Le Porte-avions X", "La Maison de la 92e rue"), qui eut un destin tragique et qui mourra à l'âge de 38 ans et d'Eva Gabor ("Gigi", "Les arpents verts").

Arrive alors l'épisode que j'attendais pour ma part le plus, "Frankenstein", adapté du roman de Mary Shelley. Cet épisode, qui est en fait le seizième de la série, a été également réalisé par Don Medford. L'épisode est assez plaisant à voir avec une créature, interprétée par Lon Chaney Jr. ("Le loup-garou", "Le spectre de Frankenstein", "Frankenstein rencontre le loup-garou"), au maquillage assez réussi. Il est d'ailleurs assez amusant que constater que celui qui a interprété à plusieurs le loup-garou se retrouve à faire la créature de Frankenstein qu'il avait eu l'occasion d'affronter! En fait, c'est plus au niveau du personnage de Victor Frankenstein que cela pêchera, John Newland ("Les créatures de l'ombre") n'étant ici pas vraiment à la hauteur du personnage!

C'est ensuite l'épisode 22 de la série qui nous est proposé, "The Children's Room", un très bon épisode une nouvelle fois réalisé par Don Medford adapté d'une histoire écrite de Raymond F. Jones nous parlant d'une race mutante supérieure qui vivrait parmi nous. Un épisode où l'on remarquera notamment la présence d'Una O'Connor ("L'homme invisible", "La fiancée de Frankenstein", "Les aventures de Robin des Bois") dans le rôle de la bibliothécaire de la section enfants.

L'épisode suivant est "Flight Overdue", le 26ème de la série, toujours réalisé par Don Medford, un épisode assez décevant, il faut l'admettre, où il est question d'une femme pilote, interprétée par Veronica Lake ("Les voyages de Sullivan", "Tueur à gages", "Ma femme est une sorcière", "Le dahlia bleu"), ayant mystérieusement disparue au dessus du Pacifique...

Vient ensuite "Time to Go", l'épisode 29 de la série, réalisé encore et toujours par Don Medford, un épisode faisant parti des meilleurs de la série avec un suspens bien tenu pour cette histoire d'envahisseurs où le personnage de Natalie, incarné par Sylvia Sidney ("Furie", "Agent secret", Meurtres sous contrôle", "Damien, la malédiction II", "Beetlejuice", "Mars Attacks!") a souscrit sans le savoir un épargne temps avec des êtres venus d'ailleurs...

Si l'épisode suivant, "Plague from Space", l’épisode 30 de la série, réalisé également par Don Medford, n'aura de toutes évidences pas bénéficié d'un budget suffisant par rapport à ses ambitions, cela demeurera toutefois un épisode plutôt plaisant et haletant avec dans le rôle principal Gene Raymond ("La Belle de Saïgon", "Ex-Lady", "Vivre et aimer", "Carolyn veut divorcer") jouant un colonel quelque peu porté sur la boisson et qui va être confronté à l'arrivée sur sa base d'un vaisseau venu de l'espace.

Cet épisode va être suivi du suivant direct dans la série (le 31ème donc!), "Red Dust", également mis en scène par le même réalisateur (Il faut dire que le bonhomme en a réalisé 37 à lui tout seul!), un épisode au scénario assez original qui souffrira toutefois d'une interprétation assez mauvaise malheureusement... Parmi eux, on remarquera toutefois la présence de Lex Barker ("Tarzan et la belle esclave", "La révolte des indiens apaches", "Le trésor des montagnes bleues"), connu pour avoir été l'interprète de Tarzan et pour avoir joué dans les Winnetou et de Fred Stewart ("La fièvre dans le sang", "Deux copines, un séducteur", "Dans la chaleur de la nuit").

D'après une courte histoire de Cyril M. Kornbluth, "The Little Black Bag", qui sera adaptée d'ailleurs également pour la série "Night Gallery", est un très bon épisode malgré un casting pas particulièrement marquant. Il est question dans ce 35ème épisode, réalisé par Charles S. Dubin, d’un médecin qui va découvrir une sacoche de médecin, venue du futur et contenant des remèdes miracles...

On découvre ensuite "The Miraculous Serum", l'épisode 38 toujours mis en scène par Medford. Un épisode très plaisant à regarder où il est question d'un sérum miracle qui permet au corps humain de s'adapter à tout. A la maladie certes, mais pas seulement... Dans le rôle de la malade sauvée, on retrouve notamment la charmante Lola Albright ("Le champion", "La cité pétrifiée", "Un direct au cœur", "Les félins"), qui est ici absolument pétillante et l'acteur Richard Derr ("Le choc des mondes", "American Gigolo", "Firefox, l'arme absolue").

"The Duplicates", l'épisode 40, encore réalisé par Don Medford, bénéficie quant à lui d'un très bon scénario écrit par Richard M. Simon où il est question de deux mondes parallèles cherchant à s'éliminer. La chute est assez prévisible, mais l'épisode tient tout de même en haleine jusqu'au bout et Darren McGavin ("Dossiers brûlants", "Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") y est vraiment excellent.

C'est l'épisode 41, "Ahead of His Time", écrit et interprété par Paul Tripp ("Maybe Baby ou Comment les Anglais se reproduisent") qui nous est proposé ensuite. Un épisode dont on ignorera curieusement qui est le réalisateur et où il est question d'un voyageur dans le temps qui va sauver le monde. Un épisode au final assez moyen, mais qui se laisse regarder!

On passe ensuite aux épisodes 43 de la première saison, "Ice from Space", suivi du 8ème de la saison 2, "Many Happy Returns", deux épisodes de S.F. réalisés de nouveau par Don Medford, souffrant terriblement de leur faible budget et où on ne retiendra principalement que la présence dans "Ice from Space" de Paul Newman ("L'Arnaqueur", "Luke la main froide", "Butch Cassidy et le Kid", "La Tour infernale", "Les Sentiers de la perdition") dans son premier vrai rôle et de Raymond Bailey ("Picnic", "Tarantula", "L'homme qui rétrécit", "Sueurs froides")...

Très bonne surprise en revanche avec "Another Chance", le vingt-quatrième épisode de cette seconde saison! Un épisode, toujours mis en scène par Don Medford, avec en vedette Leslie Nielsen ("Planète interdite", "L'Aventure du Poséidon", "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?", "Le Bal de l'horreur", "Creepshow"), dans le rôle d'un petit malfrat désirant changer de vie...

Très décevant, c'est ce qui convient le mieux pour qualifier "The Great Silence", l'épisode suivant (le vingt-cinquième de cette saison 2), toujours réalisé par Don Medford, un épisode qui vaut uniquement pour la présence de Burgess Meredith ("Rocky", "La sentinelle des maudits", "Le choc des Titans", "Les anges de la nuit") et plus anecdotiquement de Lilia Skala ("Flashdance", "Le dernier testament", "Engrenages"), car autrement cet histoire de personnes devenues soudainement muettes ne tient absolument pas la route! En effet, on a l'impression de voir des acteurs s'exprimant comme dans un film muet et non de voir des personnes muettes qui elles s'exprimeraient forcément différemment, en écrivant par exemple... Un épisode donc à oublier!

L'épisode qui nous est proposé ensuite, "Past Tense" (le trentième épisode de cette saison), également mis en scène par Don Medford, mettant en scène Boris Karloff ("Frankenstein", "La Momie", "Le Chat noir", "Le Récupérateur de cadavres", "Le Corbeau", "Les Trois Visages de la peur") relève heureusement le niveau avec une histoire de voyage dans le temps plutôt bien écrite.

Arrive ensuite l'excellent "The Evil Within", le trente-cinquième épisode de la deuxième saison, réalisé encore et toujours par l'infatigable Don Medford, mettant en scène Rod Steiger ("Sur les quais", "Docteur Jivago", "Dans la chaleur de la nuit", "Il était une fois la révolution", "Amityville, la maison du diable") et le tout jeune James Dean ("À l'est d'Eden", "La fureur de vivre", "Géant") dans une histoire où se distingue l'actrice Margaret Phillips ("Ma vie à moi", "Au risque de se perdre"), fantastique en femme d'un scientifique devenue démoniaque suite à l'ingestion d'une substance chimique mis au point par son mari...

Enfin, le dernier épisode qui nous ait proposé est le trente-huitième de la saison, "The Spider's Web", réalisé par devinez qui? Don Medford! Vous l'auriez deviné, n'est-ce pas? Cette histoire de naufragés arrivés sur une île peuplée d'insectes géants ne tiendra pas vraiment ses promesses à cause d'un budget trop limité... On notera toutefois la présence d'Henry Jones ("3h10 pour Yuma", "Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Échec à l'organisation"), qui aura de nouveau affaire à de vilaines araignées presque quarante ans plus tard dans "Arachnophobie" de Frank Marshall...

Bach Films nous offre au final une sélection plutôt intéressante de cette série assez méconnue où sont passées de nombreuses futures stars, mais on regrettera tout de même l’absence de quelques épisodes qui paraissaient assez intéressants comme l’adaptation en deux parties de "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne et de quelques épisodes où figuraient de grands acteurs et en particulier d’autres épisodes où jouaient également Leslie Nielsen...

"Tales of Tomorrow" est sorti en DVD chez Bach Films le 11 mai 2015 dans un splendide coffret digipack 4 volets avec sur-étui. Les 23 épisodes (et non 24 comme indiqué sur le packaging, l’épisode "Vol d’essai" n’étant finalement pas présent suite à un problème d’authoring!) sont répartis sur 4 disques avec une image en N&B au format 1.33 :1 4/3 et pistes audio anglaises mono et sous-titres français imposés. Enfin, en guise de bonus, on trouve une présentation de la série par Stéphane Bourgoin (10'04").

Tales of tomorrow / Coffret 4 DVD

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01.10.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Deux frères brouillés depuis plusieurs années décident de se retrouver dans leur maison d’enfance au cœur de l’Alaska sauvage. Alors qu’ils partent en randonnée pour quelques jours en forêt avec leurs femmes, ils se retrouvent traqués par un grizzly féroce et bien décidé à tous les tuer...

Mon avis :

Allez savoir pourquoi "Into the Grizzly Maze", le second long métrage de David Hackl ("Saw V") en tant que réalisateur, se retrouve à sortir chez nous sous le titre "Piégés", titre déjà utilisé à plusieurs reprises pour d'autres films, pouvant créer ainsi une certaine confusion chez le consommateur... On pense notamment au film de Eduardo Rodriguez avec Dolph Lundgren ou encore au film de Miguel Bardem avec Victoria Abril, tous deux portant exactement le même titre, mais aussi à "Piégé" de Yannick Saillet ou encore à " Piégée" de Steven Soderbergh. Du coup, je ne suis pas convaincu que ce choix soit vraiment judicieux, mais bon...

David Hackl est bien connu pour avoir été le chef décorateur des deuxième, troisième et quatrième volets de la saga "Saw", mais aussi de films plutôt sympathiques comme "Skinwalkers", "Outlander", "Repo! The Genetic Opera" ou encore "The Forest". Avec "Into the Grizzly Maze", il signe un thriller dans lequel un groupe d'individus se retrouvent aux prises avec un grizzly particulièrement agressif... Il faut dire que si on le prive de nourriture le pauvre!!!

Bon, soyons clair, le film est dans l’ensemble assez prévisible et pas forcément très crédible, mais cela n'en demeure pas moins une petite série B fichtrement efficace et sanglante avec des effets spéciaux de maquillages impressionnants, qui devraient ravir les amateurs de films d'horreur. Il est vrai qu’on n’en attendait pas moins de la part David Hackl!

Le film bénéficie en outre d'une jolie distribution avec dans le rôle des frères que tout oppose, James Marsden ("Comportements troublants", "Fausses rumeurs", "X-Men", "Superman Returns", "The Box", "Chiens de paille") dans celui de Rowan, un jeune rebelle sortant tout juste de prison et Thomas Jane ("Peur bleue", "The Punisher", "The Mist", "Mutant Chronicles", "Fais leur vivre l'Enfer Malone", "Dark Country") dans celui de Beckett, son frangin flic (Eh oui! Il fallait bien!).

A leurs côtés, on retrouve la très jolie Piper Perabo ("Coyote Girls", "La crypte", "Le prestige", "Projet Lazarus", "Infectés", "Looper"), ainsi que Scott Glenn ("Apocalypse Now", "L'étoffe des héros", "La forteresse noire", "Silverado", "Le silence des agneaux", "Backdraft", "W., l'improbable président") et le génial Billy Bob Thornton ("Armageddon", "Un plan simple", "À l'ombre de la haine", "Intolérable cruauté", "Bad Santa").

Une belle brochette de stars en somme, mais la vraie star du film, cela sera quand même Bart the Bear ("Jusqu'au cou", "Une vie inachevée", "Into the Wild", "Nouveau départ", "Game of Thrones"), qui est, il faut bien l'avouer, une bien belle bête! Massive! Il ne faut toutefois pas le confondre avec celui qui tourna dans "L'Ours", "Légendes d'automne" ou encore "À couteaux tirés" et qui décéda en 2000, l’année justement de la naissance de l’ours qui nous concerne et qui semble avoir remplacé ce dernier...

Le film est joliment filmé avec une photographie dans l'ensemble assez réussie signée James Liston ("Lost Identity") mettant bien en valeur les paysages forestiers et montagneux de l’Alaska, en dehors de quelques moments à la colorimétrie un peu trop criarde...

Régulièrement on a le droit à des films mettant en scène de vilains grizzlis, celui-ci fait parti des meilleurs avec "Grizzly, le monstre de la forêt" de William Girdler bien entendu...

"Piégés" est sorti le 16 septembre 2015 chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français imposés, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français imposés.




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30.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Automne 1944. Si, en Europe, la Deuxième Guerre Mondiale tire sur sa fin, les combats restent violents, À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?

Mon avis :

Pour son sixième long-métrage, Stéphane Brizé ("Je ne suis pas là pour être aimé", "Entre adultes", "Mademoiselle Chambon", "Quelques heures de printemps") aborde un sujet qui touchera forcément beaucoup de monde, celui du chômage et de la dure loi du travail...

Avec "La loi du marché", le réalisateur plonge ses spectateurs dans une fiction tournée de façon quasi documentaire avec une majeure partie d'acteurs amateurs auditionnés pour l'occasion afin de coller au maximum à la réalité. Un pari audacieux, mais payant!

En fait à part Vincent Lindon ("L'étudiante", "La crise", "La moustache", "Pour elle", "Welcome"), seuls Xavier Mathieu ("Ma part du gâteau", "De toutes nos forces", "Une famille à louer") et Soufiane Guerrab ("Regarde-moi", "Banlieue 13: Ultimatum", "Paulette"), sont autrement acteurs et encore, dans le cas de Xavier Mathieu, il s'agit d'un ancien délégué syndical de la CGT de l'usine Continental AG de Clairoix devenu depuis comédien et jouant le plus souvent des rôles de syndicalistes comme c'est ici le cas. De façon plus anecdotique, l'acteur et producteur du film Christophe Rossignon ("La haine", "Assassin(s)", "Irréversible", "L'affaire Farewell"), n'apparaît pas à l'écran, mais jouera toutefois l'employeur sur Skype...

Vincent Lindon, en tout cas, est parfaitement crédible dans le rôle de ce quinquagénaire, tout d'abord chômeur (il faut dire que l’acteur en avait déjà incarné un dans "Fred" de Pierre Jolivet, ainsi que dans "La Crise" de Coline Serreau! Il doit commencer à connaître le sujet...) et dans un second temps en travailleur ayant accepté par dépit un poste très éloigné de son profil...

Toute personne ayant connu le chômage ou le vivant malheureusement encore actuellement, se reconnaîtra forcément dans le personnage de Thierry Taugourdeau et appréciera à quel point le film dénonce l'inefficacité de Pôle Emploi. Vous savez ce truc qui remplace soi-disant L'ANPE et les Assedic, en les regroupant en un seul organisme! Sauf que dans les faits, il y a un Pôle Emploi qui remplace l'ANPE et un qui remplace les Assedic et que du coup cela revient à peu près au même qu’auparavant et que vous avez toujours deux bâtiments différents mais sans qu’il soit possible maintenant de les différencier et donc forcément vous vous y perdez un peu plus!

Et cerise sur le gâteau, afin d’éviter les queues, qui vous permettez malgré tout d’être reçu dans la journée, maintenant vous devez attendre un rendez-vous... Ce qui peut prendre plus de dix jours! Génial! C’est ça le progrès! Ça sent le vécu, non? Bon, dans mon cas, cela ne me concerne plus directement, mais comment ne pas avoir peur pour ses enfants? Toujours est-il que Stéphane Brizé montre parfaitement ici, les propositions d’emplois et de formations inadaptées, inutiles ou sans espoir d’embauches et également le désespoir et la honte ressentie lorsqu’on est dans cette situation.

Dans un second temps, le personnage de Thierry Taugourdeau a retrouvé un emploi, mais sans rapport avec ce qu’il recherchait, peu rémunéré et guère intéressant, un boulot dans la sécurité dans un hypermarché où cette fois, le réalisateur montrera, de façon volontairement exagérée, le côté profondément inhumain d’une enseigne licenciant ses employés pour des prétextes quelque peu douteux et légers ; de petites fraudes de cartes de fidélité ou des vols de coupons de réductions déjà utilisés...

Des actes, certes punissables, mais de là à aller jusqu’au licenciement, surtout lorsqu’on sait que son personnel ne gagne pas des mille et des cents! Cela laisse perplexe! Et bien entendu, ce ne sont ici que des prétextes pour licencier du personnel en cette période de crise! Car c’est évidemment de ça qu’il est également question dans le film. Son ombre planant en permanence au dessus des personnages... L’employeur cherche ici à faire des économies et le personnel reste alors surtout par nécessité!

C’est évidemment assez caricatural, mais en même temps, tellement proche parfois de la réalité! On pourra certes reprocher au réalisateur d’avoir accentué les difficultés de son personnage en rajoutant un fils handicapé, mais quelque part cela justifie encore plus sa nécessité de conserver son nouvel emploi... Au niveau de la mise en scène, le cinéaste ayant opté pour un style assez réaliste, proche de la réalité et du documentaire, forcément, cela ne fera pas dans la démonstration ou dans les cadrages hallucinants. Cela n’en demeure pas moins un très beau film filmé dans un beau CinemaScope afin de rappeler qu’il s’agit ici tout de même de cinéma.

Pour "La loi du marché", Vincent Lindon a remporté le Prix d'interprétation masculine au 68ème Festival de Cannes, une récompense à mon avis amplement méritée pour un film qui aurait largement mérité de récupérer d’autres prix...

"La loi du marché" sort le 7 octobre 2015 chez Diaphana en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD proposera le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 5.1 & 2.0, alors que l'édition Blu-ray sera au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contiendra des pistes audio françaises dts-HD Master Audio 5.1 & 2.0. Une piste en audiodescription pour malvoyants et des sous-titres pour sourds et malentendants sont également disponibles sur les deux formats. Les bonus, communs aux deux éditions, se composeront quant à eux, d'un commentaire audio de Vincent Lindon et Stéphane Brizé, d'un entretien avec le réalisateur Stéphane Brizé, de bouts d’essai des comédiens amateurs du film, d'une séquence coupée présentée par Stéphane Brizé et de Bandes-annonces de l'éditeur. Enfin, il est à noter qu'un coffret DVD réunissant "Mademoiselle Chambon", "Quelques heures de printemps", et "La loi du marché", les trois derniers films en date de Stéphane Brizé, sera disponible à la même date.

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26.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A la tête d’un véritable empire criminel, Quinn Forte avait tout : le pouvoir, l’argent, un frère qui l’idolâtrait et une femme qui l’aimait. Mais il avait aussi des ennemis. En une seule nuit, il a tout perdu : il est arrêté, son père est assassiné, et son frère pense qu’il est derrière tout cela. A la sortie de prison, il se rend compte que Campbell, le nouveau boss, ne le laissera pas en paix. Quinn décide de l’affronter avec un ex garde du corps.

Mon avis :

Alors qu'on attend avec impatience la sortie prochaine de "The Punisher" chez The Ecstasy Of Films dans une édition qui s'annonce comme exceptionnelle, Filmedia de son côté nous permet de découvrir "Blood of redemption", l'un des derniers DTV en date de Dolph Lundgren, une petite série B bourrée d'action et ma foi, assez sympathique...

Réalisé par Giorgio Serafini ("Game of Death", "Hard Rush", "A Certain Justice") et Shawn Sourgose ("Premonitions"), "Blood of redemption" est une classique histoire de mafia racontée du point de vue d'un homme de main, interprété par Dolph Lundgren ("Rocky IV", "Les maîtres de l'univers", "Dark Angel", "Dans les griffes du dragon rouge", "The Expendables", "Universal Soldier: le jour du jugement").

L’histoire commence ici par une scène où Axel, le personnage qu’il incarne, se fait abattre par son patron... Sympa le Boss! Au moment de mourir, il nous raconte alors son histoire et celle donc de cette famille mafieuse pour laquelle il travaillait. Une charmante famille interprétée par un sacré casting! Cela sera d’ailleurs l’un des points forts du film!

Parmi eux, il y aura tout d'abord Billy Zane ("Calme blanc", "Sniper", "Le fantôme du Bengale", "Titanic", "Danny Balint", "BloodRayne"), jouant le rôle de Quinn, le plus pacifiste des deux fils, mais faisant tout de même parti de la pègre comme son papa...

Son père, puisqu'on en parle, sera quant à lui interprété par Robert Miano ("Un justicier dans la ville", "New York, 2 heures du matin", "China Girl", "Nos funérailles", "Donnie Brasco", "Giallo"), un acteur certes moins connu, mais un second couteau qu'on a l'habitude de voir notamment dans de nombreux films de gangsters.

Après, c'est en revanche du plus lourd avec d'une part Robert Davi ("Les Goonies", "Le contrat", "Permis de tuer", "Un flic dans la mafia", "Maniac Cop 2", "Predator 2"), dans le rôle de Hayden et Vinnie Jones ("Hell Ride", "Midnight Meat Train", "Unités d’Élite", "N'embrasse pas la mariée"), dans celui de Campbell, son neveu. Pas mal, vous en conviendrez!

Toujours est-il que les deux metteurs en scène nous offrent tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une série B d’action bien bourrine... De la baston, des gunfights et des jolies filles dénudées! Et dans tous ces domaines, on va être servi! En fait, le seul vrai regret qu’on pourra réellement avoir c’est au niveau du sang, dont les effets numériques seront beaucoup trop visibles. Franchement, on aurait préféré des effets spéciaux à l’ancienne! Cela traduit de toutes évidences un certain manque de moyens, mais on devine qu’une grosse partie du budget a dû aller dans les poches des acteurs vedettes.

Autrement, les combats sont plutôt bien chorégraphiés, avec un Gianni Capaldi ("Hard Rush", "A Certain Justice") virevoltant dans le rôle de Kurt, le frère de Quinn, devenu agent du FBI... Bon, là au niveau de la crédibilité, on repassera! Mais, quoiqu’il en soit, ce n’est pas un film à prendre à 100% au sérieux, donc ça passe!

Évidemment, il fallait bien une jolie gonzesse dans l'histoire pour mettre un peu plus la « merde » dans cette histoire de prise de pouvoir, cela sera la plutôt charmante Jelly Howie ("Victim", "Compound Fracture") dans le rôle de Loryn, une jeune femme qui n'aura pas froid aux yeux...

Giorgio Serafini et Shawn Sourgose ont voulu certainement rendre leur mise en scène dynamique, du coup, on aura le droit à un découpage quelque peu saccadé avec notamment des panneaux présentant les divers protagonistes du film, un procédé un peu trop vu, mais finalement rendant le film encore plus Bis.

Alors qu’on aurait pu s’attendre au pire, ce "Blood of redemption" s’avère être plutôt une bonne surprise. Une petite série B sans prétention, mais généreuse!

"Blood of redemption" est sorti le 8 septembre 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. Le DVD nous offre le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 stéréo et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient également des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 stéréo avec sous-titres français optionnels.

Blood of redemption

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Blood of redemption (Blu-ray)

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24.09.15

14:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 1994, un double-meurtre défraye la chronique. La police classe l’affaire, faute de preuve… Jusqu’à l’intervention, plus de 20 ans après, du Département V : l’inspecteur Carl Mørck, et Assad, spécialisés dans les crimes non résolus. Ensemble, ils rouvrent l’affaire qui les amène à enquêter sur un des notables les plus puissants du Danemark.

Mon avis :

Contrairement au film "Les Enquêtes du département V : Miséricorde" sorti directement chez nous en e-cinéma le 27 mars 2015, "Les Enquêtes du département V : Profanation", la seconde adaptation de la série de romans à succès de Jussi Adler-Olsen, a lui bénéficié d'une sortie en salle le 8 avril qui suivit. Une sortie bien méritée pour un film toutefois beaucoup plus violent que le précédent...

Tourné un an après "Les Enquêtes du département V : Miséricorde", cette première suite, toujours réalisée par Mikkel Nørgaard ("Klovn: The Movie", "Klovn Forever") s'avère assez différente avec une approche résolument plus moderne esthétiquement parlant et beaucoup plus porté sur l’action.

Si on retrouve avec plaisir le duo d'enquêteurs, Carl Mørck et Hafez el Assad, toujours interprétés par le danois Nikolaj Lie Kaas ("Les idiots", "Les bouchers verts", "Reconstruction", "Anges & démons", "The Killing", "Enfant 44") et le libano-suédois Fares Fares ("Jalla! Jalla!", "Easy Money", "Sécurité rapprochée", "Zero Dark Thirty", "Enfant 44"), cette fois en revanche, l'intrigue se concentra plus sur la relation amoureuse entre Ditlev Pram et Kimmie Lassen, un couple de jeunes psychopathes, dont on découvrira les méfaits à travers des flashbacks se déroulant vingt ans avant le début de l'enquête.

Les deux jeunes, joués par Marco Ilsø ("Mikkel og guldkortet") et par la troublante Sarah-Sofie Boussnina ("1864", "Comeback"), incarnent un couple pervers s'amusant à violer et tabasser des gens le dimanche en compagnie de deux autres compagnons, lors de leur journée de liberté...

Un divertissement qui les mènera jusqu'au meurtre de deux jeunes, un frère et une sœur, dont le père était policier et qui n'abandonnera jamais l'enquête malgré un suspect condamné et le fait qu'il sera démis de ses fonctions, jugé comme fou. C'est justement lui, qui en se suicidant après avoir été rejeté par Mørck, provoquera chez l'inspecteur un déclic et la réouverture de l'enquête.

Avec cette intrigue particulièrement sordide, Mikkel Nørgaard nous livre un thriller très violent, avec quelques scènes parfois à la limite du supportable. Mais ces scènes très crues se justifient par le caractère excessivement extrême de ces agressions en totale contradictions avec le côté bon chic, bon genre de ces adolescents de la haute société faisant leurs études dans un pensionnat réputé.

Vingt ans plus tard, Ditlev Pram, devenu un riche homme d'affaires, interprété cette fois par Pilou Asbæk ("R", "Seule contre tous", "Hijacking", "The Borgias", "Lucy") et son acolyte Ulrik Dybbøl, joué par David Dencik ("Millénium", "La taupe", "Royal Affair", "The Borgias", "The Homesman"), continuent leurs exactions, alors que Kimmie, interprétée par Danica Curcic ("Lev stærkt", "Guldkysten"), vit quant à elle en se cachant dans la rue...

Comme dans le précédent opus, on appréciera l’excellent travail fait sur la photographie par Eric Kress ("Millénium", "Taken 3"), qui arrivera notamment en rendre attachant le jeune couple, à travers quelques scènes de romances magnifiquement filmées et malgré la monstruosité de leurs actes.

On sent d’ailleurs que ce qui importe le plus au réalisateur dans l’histoire, c’est justement cette histoire d’amour. Une histoire d’amour hors-norme et destructrice! Et bien entendu, comme on s’en doute, tout cela les emmènera vers une fin forcément tragique...

La violence de certaines scènes contrebalancent alors avec les scènes romantiques, qui du coup n’enlèvent rien à l’ambiance très glauque du film. On retrouve évidemment une ambiance très sombre comme dans le premier volet, mais différente et moins pesante. Il faut dire aussi que le film est beaucoup plus rythmé, avec des scènes d’action en plus grand nombre et d'autre part que celui-ci inclut de petites touches d'humour assez sarcastiques.

Au niveau de l’intrigue, ce thriller est certes assez classique, mais plutôt bien ficelé, avec un scénario écrit par les scénaristes Nikolaj Arcel et Rasmus Heisterberg, à qui on doit ceux de "Millénium" et de "Royal Affair"(Plutôt pas mal comme références! N'est-ce pas?), restant dans l’ensemble assez fidèle à l’œuvre originale, tout en l’ayant allégée volontairement au niveau de la vie privée des deux enquêteurs. Un choix voulu par le réalisateur, qui a également souhaité un héros plus jeune en ce qui concerne le rôle de Mørck.

Après le succès du premier volet de la saga, "Les Enquêtes du département V : Profanation" est, avec ses 66 millions de couronnes danoises de recettes, le plus gros succès au box-office danois, un succès prometteur pour les deux prochaines adaptations qui sont déjà signées. Un succès, ma foi, assez mérité, car avec de tels films, les danois prouvent bien qu'ils sont tout à fait capables de rivaliser avec les États-Unis!

"Les Enquêtes du département V : Profanation" est sorti le 8 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby Digital 5.1 et danoises dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et danoise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'une intéressante rencontre avec le réalisateur Mikkel Nørgaard et l’acteur Fares Fares à Beaune (19’43"), intitulée « Analyse d’une histoire d’amour » où les deux hommes parlent du film en général et non uniquement de l'histoire d'amour du film, d'un Making of (25'59") où les deux acteurs principaux évoquent le film et le précédent, au cours du trajet qui les mènent à un festival de cinéma danois et de la Bande-annonce. Il est à noter que le film est également sorti au sein d’un coffret DVD et d’un coffret Blu-ray accompagné du premier volet.




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23.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Soyez les bienvenus pour cette exposition privée de tableaux, présentés ici pour la toute première fois! Chacune de ces œuvres est unique en son genre, non pas en raison de sa qualité artistique, mais parce que chaque peinture capture un instant précis dans sa toile, un moment prisonnier à la fois du temps et de l’espace, une situation de pur cauchemar...

Mon avis :

Alors que jusqu'à maintenant, seul le pilote de la série était disponible en DVD chez nous, sorti en 2012 chez Universal sous le titre "L'envers du tableau" dans la collection "les étoiles Universal", la série "Night Gallery" débarque enfin en France grâce à Elephant films qui édite enfin la saison 1...

"Night Gallery" est une série télévisée créée, scénarisée et présentée par Rod Serling ("The Twilight Zone", "La planète des singes"), bien connu pour avoir entre autres le présentateur et narrateur de "La quatrième dimension" et bien entendu le scénariste. Le pilote de la série, en fait un téléfilm à sketches au départ, comporte trois histoires fantastiques assez réussies, tout particulièrement les deux premiers, "The Cemetery", réalisé par Boris Sagal ("Le survivant", "Madigan", "Le riche et le pauvre") et "The Eyes" mis en scène par un certain Steven Spielberg ("Duel", "Les Dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "Jurassic Park", "La Guerre des mondes").

"The Cemetery" est un excellent sketch mettant en scène le génial Roddy McDowall ("Macbeth", "Cléopâtre", "La planète des singes", "Class 1984", "Vampire, vous avez dit vampire?") ans le rôle d'un neveu cupide et sans scrupules qui va tout faire pour toucher son héritage le plus rapidement possible sous le regard inquisiteur d'un tableau qui se modifiera au cours de l'épisode, devenant de plus en plus menaçant...

Dans "The Eyes", il est question d'une riche femme aveugle, interprétée par Joan Crawford ("Grand Hotel", "Johnny Guitare", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", "Tuer n'est pas jouer") qui va convaincre un pauvre bougre aux abois de lui céder ses yeux pour une somme assez misérable, tout en contraignant son médecin d'accepter de l'opérer par un odieux chantage... Steven Spielberg réalise là un fabuleux segment à la mise en scène vraiment magnifique.

Enfin, le dernier sketch de ce téléfilm s'intitule "The Escape Route" et est réalisé par Barry Shear ("Les Troupes de la colère", "Meurtres dans la 110e rue", "Le shérif ne pardonne pas"). Ce troisième segment, mettant en scène un ancien nazi, joué par Richard Kiley ("À la recherche de Mister Goodbar", "Phénomène", "Docteur Patch"), tourmenté par ses crimes et fasciné par un tableau où il croit se voir, peine quelque peu à se mettre en place, mais heureusement, contient un finish très réussi avec une mise en scène comportant quelques trouvailles visuelles assez originales.

Le tout premier épisode de la première saison débute avec un excellent sketch intitulé "The Dead Man", réalisé par Douglas Heyes ("Maverick", "La quatrième dimension", "Thriller") et adapté d'une histoire écrite par Fritz Leiber Jr. ("Brûle, sorcière, brûle!", "L’œil du démon") dans lequel un scientifique fait d'étranges expériences sur un homme doté de facultés exceptionnelles. Un épisode dans lequel on remarquera surtout la présence de Jeff Corey ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Little Big Man").

S'en suit ensuite un autre sketch également très sympathique, intitulé "The Housekeeper", réalisé par John Meredyth Lucas ("Alfred Hitchcock présente", "Le fugitif", "Star Trek") et curieusement écrit par Douglas Heyes, le réalisateur du précédent segment, dans lequel on retrouve avec plaisir l'acteur Larry Hagman ("L'aigle s'est envolé", "Dallas", "S.O.B.", "Nixon"), bien connu pour son rôle de J. R. Ewing. Il est question dans ce sketch d'un homme voulu intervertir l'âme de sa femme avec celle d'une personne bonne, ce qui est loin d'être son cas...

Le deuxième épisode se compose lui de trois segments de plus ou moins courte durée, les différents sketchs n'ayant pas de durée impartie. Dans le premier intitulé "Room with a View" et réalisé par Jerrold Freedman ("Kansas City Bomber", "Chicanos, chasseur de têtes", "Native Son"), on découvre une Diane Keaton ("Le parrain", "Annie Hall", "À la recherche de Mr. Goodbar", "L'usure du temps", "Tout peut arriver") toute jeune, interprétant une jolie infirmière quelque peu naïve, manipulé par un Joseph Wiseman ("Viva Zapata!", "Le fils prodigue", "James Bond 007 contre Dr. No", "Cosa Nostra") dans le rôle de son malade...

Une petite histoire assez amusante précédant un deuxième épisode beaucoup plus long, intitulé "The Little Black Bag", réalisé par Jeannot Szwarc ("Les dents de la mer, 2e partie", "Quelque part dans le temps", "Supergirl"), le metteur en scène qui réalisera le plus de sketchs de la série, puisqu'à lui seul il en réalisera tout de même dix-neuf! Dans ce sketch, Burgess Meredith ("Rocky", "La sentinelle des maudits", "Le choc des Titans", "Les anges de la nuit") y joue un docteur radié, devenu un clochard alcoolique, qui va trouver une mallette de médecin venue du futur... Un sketch dans lequel on retrouve autrement George Furth ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Airport '77", "L'Équipée du Cannonball") dans le rôle de l’homme du futur et Chill Wills ("Géant", "Alamo", "Pat Garrett et Billy le Kid") dans le rôle de l’autre clochard, un être cupide et sans scrupule!

Enfin, le troisième segment intitulé "The Nature of the Enemy", réalisé par Allen Reisner ("Le Frelon vert", "Hawaï, police d'état"), nous entraînera sur la lune pour une courte histoire assez amusante, mais quelque peu inutile...

L'épisode 3 débute quant à lui par "The House", un segment réalisé par John Astin ("La famille Addams", "Wacky Taxi", "Gremlins 2", "Fantômes contre fantômes"), plus connu comme acteur que comme réalisateur d'ailleurs, notamment pour son rôle de Gomez Addams dans la série "La famille Addams", un sketch revisitant le thème de la maison hantée de façon assez originale avec un côté très onirique où l'on appréciera tout particulièrement la grâce de Joanna Pettet ("La nuit des généraux", "Casino Royale", "Le couloir de la mort").

Le second segment de cet épisode, réalisé par l'acteur Jeff Corey, qu'on avait pu voir dans "The Dead Man" et qui réalisera d'ailleurs neuf segments en tout, s'intitule "Certain Shadows on the Wall" et raconte une étrange histoire d'ombre apparaissant sur le mur d'un salon... Une histoire, ma foi, assez amusante, dans lequel on remarquera notamment la présence d’Agnes Moorehead ("Citizen Kane", "Jane Eyre", "Les passagers de la nuit"), bien connue pour le rôle d'Endora dans la série "Ma sorcière bien aimée".

Le quatrième épisode commence par un nouveau segment réalisé par Steven Spielberg, "Make Me Laugh", un petit sketch sympa, mais sans plus. On pouvait s'attendre à mieux de la part de Spielberg en tout cas. Dans ce sketch, un artiste de stand-up, interprété par Godfrey Cambridge ("Le casse de l'oncle Tom", "Attention au Blob!", "Friday Foster"), fait le vœu auprès d'un génie de pouvoir faire rire les gens, un vœu qui va se réaliser, mais à quel prix? Dans cet épisode, c'est essentiellement la présence de l'acteur Tom Bosley ("Happy Days", "Le Père Dowling"), comédien ayant principalement fait sa carrière à la télévision.

Le second segment de cet épisode s'intitule quant à lui "Clean Kills and Other Trophies" et est mis en scène par Walter Doniger ("Peyton Place"). Un épisode vraiment pas mal, servi par un humour noir efficace où Raymond Massey ("La vie future", "Alerte aux Indes", "Le 49ème parallèle", "À l'est d'Eden") interprète un ancien colonel, ne jurant que par la chasse...

Le cinquième épisode, lui se compose de trois segments. Un premier assez court mais particulièrement réussi, intitulé "Pamela's Voice", mis en scène par l'acteur/réalisateur Richard Benedict ("Hawaï, police d'état"), où John Astin joue le rôle d'un veuf confronté au fantôme de sa défunte femme.

Un deuxième, intitulé "Lone Survivor", mis en scène par le scénariste Gene Levitt ("L'île fantastique"), est une étrange histoire de naufragé recueilli sur un paquebot... Un sketch plaisant à regarder, mais pas forcément mémorable dans lequel on retrouve l'acteur John Colicos ("Anne des mille jours", "Scorpio", "L'enfant du diable", "Le facteur sonne toujours deux fois"), bien connu pour son rôle du méchant Baltar dans la série "Battlestar Galactica".

Enfin, "The Doll", réalisé par Rudi Dorn ("Take Her by Surprise"), est lui plutôt une bonne surprise avec une poupée diabolique n'ayant rien à envier à celles de "Dolls", "Puppet Master" ou autres "Chucky"! Dans ce segment, on remarquera dans les rôles principaux, John Williams ("Le crime était presque parfait", "Sabrina", "La main au collet", "Alfred Hitchcock présente") et Henry Silva ("L'empire du crime", "Le Boss", "L'anti-gang", "Avec les compliments de Charlie", "Le Marginal").

Enfin, arrive le sixième et dernier épisode de la série avec pour commencer un petit bijou, l'excellent "They're Tearing Down Tim Riley's Bar", réalisé par Don Taylor dans lequel William Windom ("Du silence et des ombres...", "Satan, mon amour", "Les évadés de la planète des singes"), revit son passé à travers la démolition programmée d'un bar, où avait été organisée vingt ans plus tôt une petite fête pour son retour de la guerre, deux avant le décès tragique de son épouse. Un évènement dont il ne s'est pas remis, ne voyant même pas les avances de sa jolie secrétaire, interprété par la charmante Diane Baker ("Voyage au centre de la terre", "Pas de printemps pour Marnie", "Le silence des agneaux")...

L'ultime sketch de cette saison, "The Last Laurel" est quant à lui réalisé par Daryl Duke ("Les oiseaux se cachent pour mourir"), qui signe un sketch beaucoup plus court dans lequel le personnage de Marius Davis, joué par Jack Cassidy ("La sanction", "Columbo"), un ancien sportif handicapé, voyant bien que son épouse Susan, jouée par Martine Beswick ("Bons baisers de Russie", "Opération Tonnerre", "Un million d'années avant J.C.", "El chuncho", "Dr. Jeckyll et sister Hyde"), entretient une liaison adultérine avec son médecin, va se mettre en tête de se venger... Une petite histoire à l'humour noire assez cruelle! En fait, la seule chose qu’on pourra regretter dans la série, c’est que ses créateurs n’aient pas complètement respecté le concept initial présent dans le pilote avec des tableaux apparaissant vraiment dans l’épisode concerné.

Cette première saison de "Night Gallery" est dans l’ensemble vraiment excellente et on se demande franchement pourquoi elle est restée si longtemps inédite chez nous! Une série à découvrir de toute urgence!

La saison 1 de "Night Gallery" sort le 15 octobre 2015 chez Elephant Films dans un coffret contenant 3 DVD regroupant l’épisode pilote, présenté au format 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français et les six autres épisodes de la saison présentés quant à eux uniquement en version originale Dolby Digital 2.0 mono sous-titrée en français. Elephant films nous propose autrement en guise de bonus une intéressante présentation de la série intitulée « Night Gallery : la nouvelle dimension de Rod Serling » par Alain Carrazé (18’), comportant toutefois quelques petites coquilles au niveau des dates de naissance et de décès de certaines personnes citées, une galerie de photos, la bande-annonce de la série (qui se concentre que sur l’épisode pilote), ainsi que d’autres bandes-annonces d'autres séries éditées par Elephant Films.

Night gallery : Saison 1

Night gallery : Saison 1
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22.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carol Hammond, fille d'un célèbre avocat, est la victime d'hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer, une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière dans des conditions mystérieuses, Carol voit son monde s'écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?

Mon avis :

Depuis ses débuts, Le Chat qui Fume nous a habitué à des éditions de qualité, mais depuis quelques temps l'éditeur soigne de plus en plus ses éditions notamment au niveau du packaging. Cette fois, avec "Le venin de la peur", l'éditeur frappe vraiment très fort en nous offrant une édition d'exception à la fois au niveau du contenu, comme au niveau du contenant, une édition magnifique comme on en a rarement eu pour le moment en France, surtout pour un film de genre...

Sorti en 1971, deux ans après "Beatrice Cenci", ce deuxième giallo signé Lucio Fulci ("Croc-blanc", "4 de l'apocalypse", "L'enfer des zombies", "La guerre des gangs", "Frayeurs", "L'au-delà"), après "Perversion Story", nous entraîne aux frontières du rêve et de la folie.

Ce côté onirique qui va donner une ambiance si particulière au film débute dès la première scène, une scène très sensuelle où l'on découvre le personnage de Carol, interprété par l'actrice Florinda Bolkan ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "La longue nuit de l'exorcisme", "La settima donna", "La piovra"), qui de toutes évidences fantasme quelque peu sur sa voisine, Julia Durer, incarnée par la très jolie Anita Strindberg ("La queue du scorpion", "Qui l'a vue mourir?", "Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé", "L'homme sans mémoire"). Remarquez, qui ne rêverait pas de batifoler avec la belle? Seulement Carol étant probablement 100% hétéro, du coup ce rêve qui revient chaque nuit va quelque peu la perturber... Mettez-vous à sa place aussi!

Toujours est-il que du coup elle suit une psychanalyse afin d'arriver à comprendre ses rêves. Ses rêves qui vont d'ailleurs rapidement virer au cauchemar où elle se verra la tuer! Le problème, c'est justement qu'elle va découvrir que sa charmante voisine est réellement morte et exactement comme elle l'a vu en rêve... A partir de ce moment-là, cela va être naturellement le début de l'enquête, élément indispensable de tout bon giallo qui se respecte!

A travers les scènes de cauchemar et de meurtres, on reconnaîtra aisément le style graphique de Fulci, notamment à travers ses effets de maquillages si reconnaissables. Dans ce film, Fulci oppose deux milieux bien différents, la bourgeoisie londonienne d’une part représentée par la famille Hammond dont fait partie Carol et les hippies d’autre part, décrits comme des êtres débauchés, représentés par Julia Durer et ses amis.

Le réalisateur italien n’épargnera aucun de ces deux milieux et d’ailleurs au cours de l’enquête, des soupçons pèseront sur ces deux catégories sociales si différentes. D’un côté, on aura des suspicions sur l’entourage de Carol et tout particulièrement sur son mari, Frank Hammond, interprété par Jean Sorel ("L'Homme qui rit", "Belle de jour", "L'adorable corps de Deborah", "Perversion Story", "Je suis vivant!"), qui entretient une liaison adultérine et d’autre part, il y aura cet étrange couple de hippies qui apparaît dans le rêve de Carol... Mais comme dans la plupart des gialli, l’enquête prend souvent des chemins tortueux, menant le plus souvent à un coupable insoupçonné et nous envoyant naturellement au départ sur de fausses pistes!

Malgré cela, on sent que pour Fulci, cette enquête, menée avec une certaine légèreté par l’inspecteur Corvin, joué par un Stanley Baker ("Les chevaliers de la table ronde", "Hélène de Troie", "Train d'enfer", "Les canons de Navarone", "Zoulou") sifflotant en permanence, n’est finalement qu’accessoire. Ce qui compte ici pour lui, c’est plus la psychanalyse de ses personnages, les symboles dont il parsème son film (l’oie tout particulièrement, présente à la fois dans un rêve et sur un tableau) et le côté hyper sensoriel et érotique de celui-ci.

Fulci a ici tout particulièrement soigné l’esthétisme de son film comme le prouvent les scènes de rêves magnifiquement filmées, d’une sensualité et d’un érotisme remarquables où l’on ne peut qu’être admiratif devant le travail effectué par le chef opérateur Luigi Kuveiller ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "De la chair pour Frankenstein", "Du sang pour Dracula", "Les frissons de l'angoisse", "L'éventreur de New York"), qui nous offre des images absolument superbes. Comme le prouve également la fantastique scène de poursuite dans la cathédrale où le cinéaste jouera avec l’architecture grandiose du bâtiment et où là encore il y a un magnifique travail fait sur la photographie.

On retrouve également dans ce film le goût prononcé de Fulci pour le gore avec notamment une scène particulièrement surprenante, celle du laboratoire avec des chiens encore vivants dont les tripes sont à l’air. Une scène qui a bien failli d’ailleurs coûter deux ans de prison au réalisateur qui sera sauvé par Carlo Rambaldi ("Vierges pour le bourreau", "La baie sanglante", "Barbe-bleue", "Du sang pour Dracula", "Alien - Le 8ème passager", "E.T., l'extra-terrestre", "Dune") qui en avait effectué les trucages...

L’ambiance très onirique du film enfin est renforcée par la splendide musique composée par Ennio Morricone ("Les amants d'outre-tombe", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "4 mouches de velours gris", "Peur sur la ville"), dont la B.O. sera d’ailleurs incluse dans cette fabuleuse édition du Chat qui Fume.

Le Chat (noir, comme celui de Fulci!) qui Fume, qui a d’ailleurs eu l’excellente idée de mettre en avant le titre original du film, "Una lucertola con la pelle di donna", que l'on peut traduire par « Un lézard dans la peau d'une femme », un titre typiquement giallo et plus joli que "Le venin de la peur". Titre toutefois pas si mal que ça, rappelant quelque peu "Les Frissons de l'angoisse", le titre français de "Profondo Rosso", le chef d’œuvre de Dario Argento...

"Le venin de la peur" fait incontestablement parti des plus beaux films de son réalisateur. Une œuvre que tout amateur de giallo et plus largement de cinéma Bis et de films d’horreur, se doit de posséder!

"Le venin de la peur" est sorti chez Le Chat Qui Fume début août 2015 dans une splendide édition collector digipack 3 volets avec fourreau comprenant le Blu-ray, le DVD et cerise sur le gâteau un CD avec la magnifique B.O. du film signée Ennio Morricone. Cette édition est disponible sur leur site depuis cette date et en exclusivité Fnac pour les grandes enseignes depuis le 21 août 2015 et également dans quelques boutiques spécialisées. Il est à noter que les acheteurs qui sont passés par le site de l'éditeur auront en plus reçu un très beau livret de 26 pages consacré au film.

Le DVD contient le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio anglaise, italienne et française Dolby Digital 2.0 mono (indiquées par erreur sur le menu comme étant en dts-HD mono) avec sous-titres français et anglais optionnels. Au niveau des bonus, celui-ci contient les suppléments suivants : "Le venin de Fulci" par Anita Strindberg (13'07") et Jean Sorel (16'15"), "Le venin de la peur" par Lionel Grenier du site luciofulci.fr (21'30"), "Le venin des censeurs" toujours par Lionel Grenier (8'13"), "Les vies de Lucio Fulci" toujours par Mister Grenier (13'53"), "Les versions du venin" (3'28"), une scène supplémentaire (1'06") incluse à l'origine dans les montages français et italien mais non disponible en HD, les génériques alternatifs (4'56"), une galerie de photos (4'49") comprenant des affiches, des photos d'exploitations et du matériel promotionnel du film et les bandes-annonces américaine (2'14") et française (1'20").

Le Blu-ray, quant à lui, est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p, avec des pistes audio anglaise, italienne et française dts-HD Master audio 2.0 mono et sous-titres français et anglais optionnels. Côté suppléments, celui-ci est encore plus fourni que le DVD et inclut les modules suivants : "Le venin de Fulci" par Anita Strindberg (13'08") et Jean Sorel (16'16"), "Le venin de la peur" par Lionel Grenier (21'31"), Jean-François Rauger (21'19") critique de cinéma, directeur de la programmation de la Cinémathèque française et auteur avec notamment Lionel Grenier du livre "Lucio Fulci - Le poète du macabre", Olivier Père (26'06") journaliste et critique de cinéma français et actuellement directeur du cinéma sur Arte, Christophe Gans (38'09") ancien rédacteur en chef de Starfix et réalisateur et Alain Schlockoff (23'16") rédacteur en chef de L’Écran Fantastique, "Les vies de Lucio Fulci" (13'54"), "Le venin des censeurs" (8'14"), "Les versions du venin" (3'29"), la scène supplémentaire (1'07"), les génériques alternatifs (4'57"), "Le venin en mode VHS" (95’45"), la galerie de photos (12'50") au défilement plus long que sur le DVD et les bandes-annonces américaine (2'13") et française (1'21").

Enfin, le CD de la Bande Originale d’une durée de 75 minutes, nous propose l’intégralité de celle-ci avec les 19 titres composés par Ennio Morricone.
Une bien belle édition donc avec des bonus très intéressants et pour la plus part exclusifs, parmi lesquels, on retiendra principalement les interventions très instructives de Lionel Grenier et celle passionnante de Christophe Gans.

Le venin de la peur (Blu-ray + DVD + CD de la BO)

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20.09.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

Qui est LOUISE ? Un simple prénom ? Une femme ? Ou un songe ?
Et si ce n'était que trois points de suspension... Louise, ça pourrait être vous, eux, nous.
C'est un fantôme qui aime sa liberté et qui souhaiterait ne jamais la perdre.
Autour d'elle, deux personnes. Deux générations. Un dialogue.
A gauche, Charlotte, frêle jeune femme, hésitante, et essayant de prendre des décisions.
A droite, Madeleine, 84 ans et toujours aussi amusée, cherche une dame de compagnie.
Charlotte sera l'élue. Mais quelque chose ne va pas. Quelque chose se trame.
Et c'est à cet instant, que (re)surgit LOUISE.

Présentation :

Le 18 mars dernier, "Louise", le dernier film réalisé par Jean-François Gallotte ("Carbone 14, le film", "Baby Blood", "Time Demon", "15 août", "Filles perdues, cheveux gras", "La Beuze", "Q", "La vérité si je mens! 3") sortait en salle de façon assez confidentiel, n'ayant en effet pas bénéficié d'une importante distribution.

Pourtant, "Louise" est un beau film, émouvant, drôle, sensible, plein de tendresse, qui mériterait franchement d'être découvert par un plus large public. Les personnages du film sont attachants. Tous d'ailleurs! Que cela soient les rôles principaux ou ceux secondaires et cela malgré le fait qu’aucun d'entre eux ne soit particulièrement sympathique! Étonnant, non ? Il faut dire que Jean-François Gallotte sait y faire pour créer des personnages à la fois proche de la caricature et curieusement si proche de nous...

C’est un film où deux générations s’opposent, l’une jeune et à l’avenir incertain, incarné par Charlotte Sohm ("Jamais deux sans trois") et l’autre aisée et bientôt rendue à la fin de sa vie, incarnée par Claudine Baschet ("Le soleil au-dessus des nuages", "Joséphine", "Les âmes de papier", "Papa Was Not a Rolling Stone"). Un choc intergénérationnel en somme! Un film sur la vie et la mort...

C’est également un film militant, comme le sont de façon général les films du réalisateur. Mais qu’on adhère ou pas à son opinion, on ne peut que reconnaître le côté profondément humain de sa démarche et de ses idées.

"Louise " est également un film étrange, mêlant images réelles et par moments images animées où les magnifiques dessins de Charlotte Sohm se mettent en mouvement...

"Louise" enfin est un film au ton décalé, mais accessible. Et surtout susceptible de plaire au plus grand nombre. Un film qui touche durablement en tout cas et dont on ressort en se sentant probablement un peu meilleur...

Le DVD de "Louise" est disponible depuis le 1 septembre 2015 chez Les Mutins de Pangée dans une très jolie édition digipack slim incluant trois cartes postales à l'intérieur. Le film nous est ici présenté au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio française Dolby Digital 5.1 et des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, cette édition est assez fournie avec pour commencer une interview de Jean-François Gallotte (7'37"), une de Claudine Baschet (6'49"), joliment filmée sur la terrasse de la comédienne où fût tourné certaines scènes du film et une de Charlotte Sohm (3'34"), le Clip de la B.O. "Different life" de Suffocating Minds (3’37"), les courts métrages "La leçon du jour" (9'53") et "La galette des rois" (19'05") d'Irène Sohm dans lesquels on retrouve Jean-François Gallotte et sa fille Charlotte Sohm et pour lesquels on regrettera la présence de sous-titres anglais, cette fois, imposés et pour finir les bandes annonces des films "Igor", "Carbone 14", "Howard Zinn - Une histoire populaire américaine" et "La foi du charbonnier". Il est à noter enfin que le film est également disponible à la location en VOD.

Louise

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19.09.15

07:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après une bavure qui coûte la vie à l’un de ses collègues et laisse son meilleur ami paralysé, l’inspecteur Carl Mørck a presque tout perdu. Mis sur la touche, privé du droit d’enquêter, il est chargé d’archiver les vieux dossiers du commissariat avec Hafez el Assad, l’assistant d’origine syrienne qui lui est imposé. Mais très vite, les deux policiers désobéissent à leur supérieur et rouvrent une enquête jamais résolue, la disparition mystérieuse d’une jeune politicienne prometteuse survenue cinq ans auparavant. C’est la naissance du Département V et sa première enquête...

Mon avis :

Débarqué directement chez nous en e-cinéma via Wild Bunch alors que sa suite a quant à elle eu les honneurs d'une sortie en salle, ce premier volet du diptyque des « Enquêtes du Département V » de Mikkel Nørgaard, adapté d'une série de cinq romans à succès de l'écrivain danois Jussi Adler-Olsen, nous arrive sur support physique en même temps que sa suite, avec d'ailleurs la possibilité de les acheter ensemble, réunis au sein d'un coffret...

Avec "Les Enquêtes du Département V : Miséricorde", Mikkel Nørgaard ("Klovn: The Movie", "Klovn Forever") signe un thriller noir dans la lignée de "Se7en" et "Zodiac", influences que le réalisateur revendique d'ailleurs. Et on doit reconnaître qu'il s'en sort plutôt bien et qu'il n'a absolument pas à rougir face à Fincher!

L'histoire est relativement simple, le film suit l'enquête menée par deux flics qu'on a mis au placard à classer de vieux dossiers et qui vont rouvrir une enquête sur la disparition d'une femme dont on n'a jamais retrouvé le corps. Cela va les mener sur les traces d'un homme qui la maintient en vie depuis cinq longues années, prisonnière dans un caisson pressurisé... Pour quelles raisons ? C’est cette intrigue qui va s’avérer plus complexe qu’on va suivre au final!

Évidemment le fait qu’ils aient rouvert cette enquête ne sera pas du goût de leur hiérarchie, ce qui forcément leur créera quelques soucis. Le film distille une ambiance de plus en plus glauque et sordide au fur et à mesure qu'on avance dans l’histoire, aidé en cela par une musique très réussie renforçant ce sentiment oppressant qui prédomine. D’ailleurs, par certains côtés et notamment la dernière partie, on peut également faire le parallèle avec "Le Silence des agneaux" de Jonathan Demme. Une sérieuse référence encore, mais qui montre bien dans quel créneau joue le réalisateur.

Si le film est dans l'ensemble une réussite, cela tient également à son casting et tout particulièrement à son duo d'enquêteurs, Carl Mørck et Hafez el Assad, respectivement joués par Nikolaj Lie Kaas ("Les idiots", "Les bouchers verts", "Reconstruction", "Anges & démons", "The Killing", "Enfant 44") et Fares Fares ("Jalla! Jalla!", "Cops", "Sécurité rapprochée", "Zero Dark Thirty", "Enfant 44"). Le duo fonctionne parfaitement, avec une certaine indépendance, l’un n’empiétant pas sur l’autre, même si dans les faits Assad est évidemment l'assistant de l'inspecteur Mørck.

Dans le rôle de la victime Merete Lynggaard, l'actrice Sonja Richter ("Open Hearts", "Rembrandt", "The Substitute", "Cecilie", "The Homesman"), est impeccable, sa dégradation physique comme psychologique est d'ailleurs impressionnante et marquera assurément les esprits lors d'une scène particulièrement éprouvante. Attention aux âmes sensibles!

On remarquera également la belle interprétation du jeune Mikkel Boe Følsgaard ("Royal Affair"), vraiment convaincant en autiste. Quant à Peter Plaugborg ("Les soldats de l'ombre", "Submarino"), qui joue le rôle du kidnappeur psychopathe, il remplira très correctement son rôle, sans en faire des tonnes...

La mise en scène de Mikkel Nørgaard est dans l'ensemble assez classique, mais efficace et avec quelques scènes, en particulier de flashbacks, assez inspirées, mises en valeur, qui plus est, par la très belle photographie signée Eric Kress ("Millénium", "Taken 3").

Ce premier volet des « Enquêtes du Département V » renoue avec l’ambiance des thrillers bien glauques des années 90 et s’avère être globalement une belle réussite.

"Les Enquêtes du Département V : Miséricorde" est sorti le 8 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby Digital 5.1 et danoises dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et danoise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'une intéressante rencontre avec le réalisateur Mikkel Nørgaard et l’acteur Fares Fares à Beaune (18’43"), intitulée quelque peu curieusement « Autopsie d’un duo » alors qu’il ne sera pas uniquement question de l’alchimie entre les deux acteurs, mais du film en général, d'un Making of (19'21") assez intéressant également, divisé en trois parties et de la Bande-annonce. Il est à noter que le film est également sorti au sein d’un coffret DVD et d’un coffret Blu-ray accompagné de sa suite.




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18.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Mary Morstan, une jeune gouvernante, vient demander son aide à Holmes. Il y a 10 ans son père, navigateur, a disparu aux Indes. Depuis 6 ans, Mary reçoit à intervalle régulier des perles de grande valeur. Une lettre arrivée le jour même l’invite à se rendre à un mystérieux rendez-vous. Elle demande à Holmes de l’accompagner. C’est le début de l’une des plus célèbres et mystérieuses aventures de Sherlock Holmes.

Mon avis :

Après avoir sorti "Le chien des Baskerville" le 5 mai dernier dans une édition enfin digne de ce nom, l'éditeur Rimini Editions réédite cette fois "Le Signe des Quatre" en nous offrant à nouveau une édition soignée comportant notamment la version originale sous-titrée, ce qui n'était pas le cas de la précédente édition...

Dans cette nouvelle enquête du célèbre détective Sherlock Holmes, adapté du deuxième roman des Aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle, on retrouve avec plaisir pour la seconde fois le sympathique duo formé par Ian Richardson ("Brazil", "Le quatrième protocole", "Dark City", "From Hell") et Donald Churchill ("La victime", "La grande attaque du train d'or"), incarnant respectivement les rôles de Sherlock Holmes et du Docteur Watson.

Ce téléfilm réalisé la même année que "Le chien des Baskerville" de Douglas Hickox est signé cette fois par Desmond Davis ("La fille aux yeux verts", "Le choc des Titans", "Témoin indésirable"), qui, il faut l’avouer, s’en sort très bien, nous livrant un téléfilm de bonne facture à la mise en scène très soignée. On retrouve ici une structure narrative assez proche de celle de "The Hound of the Baskervilles" avec une ambiance également assez gothique renforcée par le fameux fog londonien.

L'intrigue est plutôt plaisante, même si on connaît immédiatement le meurtrier, car ce qui compte ici ce sont avant tout les tenants et les aboutissants de cette affaire de trésor volé. On retrouve dans cette aventure les éléments classiques des enquêtes du détective privé, l'humour très moqueur d'Holmes notamment, ses déguisements toujours très convaincants également...

Le film vaut aussi pour sa galerie de personnages hauts en couleur, notamment le duo de meurtriers formé par un unijambiste avec une jambe en bois et un nain aux dents acérées grimé de façon très amusante. Il nous réserve également quelques scènes particulièrement réussie comme celle par exemple très drôle où Holmes et Watson suivent une piste grâce au flair d'un chien...

Au niveau du casting, en plus des deux acteurs principaux, on remarquera principalement la présence de l'actrice Cherie Lunghi ("Excalibur", "Mission", "Le complot", "Frankenstein") dans le rôle de Mary Morstan et de Terence Rigby ("La loi du milieu", "Les chiens de guerre", "Demain ne meurt jamais", "Le sourire de Mona Lisa") dans le rôle de l'inspecteur Layton. Au final, l’intrigue sera certes sans grande surprise, mais on aura passé un agréable moment...

"Le Signe des Quatre" est un téléfilm du même acabit que celui adaptant "Le chien des Baskerville" avec les mêmes acteurs. Un bon téléfilm donc avec des acteurs convaincants et une mise en scène soignée.

Après une première édition dépourvue de version originale et au format 1.66:1 4/3, sortie le 17 août 2006 chez Evidis, "Le Signe des Quatre" vient de ressortir chez l'éditeur Rimini Editions le 8 septembre 2015 dans une très jolie édition digipack slim avec un nouveau master haute définition, en 16/9ème et surtout cette fois avec la version originale. Cette édition nous propose donc le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio française Dolby Digital 2.0 et anglaise Dolby Digital 2.0 & 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter qu'un coffret réunissant "Le chien des Baskerville" et "Le Signe des Quatre" est prévu pour le 2 octobre 2015.

Sherlock Holmes : Le signe des 4 - Edition Fravidis

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Sherlock Holmes : Le signe des quatre

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17.09.15

10:04:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Qui est Jean Rollin ?

Un homme qui a côtoyé pendant son enfance certains des plus grands intellectuels du XXe siècle.

Un artiste dont le premier film, aux dialogues signés par Marguerite Duras, a dramatiquement disparu.

Un réalisateur à la carrière singulière et unique en son genre dans le cinéma français, avec des films ouvertement fantastiques, surréalistes, poétiques - déconcertants.

Un cinéaste assassiné depuis toujours par la critique mais qui commence, enfin, à profiter d’une certaine reconnaissance en France, alors que de nombreux fans le vénèrent déjà en Europe et aux États-Unis.

Jean Rollin signe une œuvre marginale et méconnue traversée par la mort et la nostalgie, et dont la principale obsession est le temps, celui de l’errance et du rêve.

Jean Rollin meurt le 15 décembre 2010 à l’âge de 72 ans. Ce documentaire est un hommage à ce réalisateur unique, avec les témoignages de ses plus proches collaborateurs.

Le portrait d’un artiste qui n’était pas vraiment de ce monde.

Mon avis :

Enfin! Le documentaire tant attendu par les fans de Jean Rollin est enfin disponible en DVD dans une édition limitée grâce à l'éditeur indépendant The Ecstasy of Films, qui une nouvelle fois nous gâte avec une édition comme à son habitude particulièrement soignée...

"Jean Rollin, le rêveur égaré", réalisé par Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, est à ce jour le documentaire le plus complet consacré à ce réalisateur hors-norme qui a marqué de son empreinte le paysage du cinéma fantastique. Le documentaire avait déjà été projeté en salle notamment lors de festivals au cours de l'année 2011 et 2012, mais un DVD va enfin permettre à un plus large public de fans ou de curieux de pouvoir le découvrir. Les deux réalisateurs ont interviewé Jean Rollin ("Le Viol du vampire", "Requiem pour un vampire", "La Rose de fer", "Le Lac des morts vivants") à plusieurs reprises quelques mois avant que celui-ci ne disparaisse.

Le cinéaste passionné et passionnant revient ici sur sa carrière, son enfance aussi, nous relatant des anecdotes à propos de certains de ses films ou de sa carrière d'écrivain, s'attardant plus par contre sur certains films que sur d'autres. On devine que Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser ont probablement dû faire des coupes, comme on s'en aperçoit d’ailleurs dans les bonus, mais il est vrai qu'on aurait aimé que le documentaire n'omette pas certains films comme "Jeunes filles impudiques" (Jean Rollin avait pourtant des anecdotes particulièrement croustillantes concernant ce tournage...), "Les Démoniaques" (Le réalisateur en parle toutefois dans les bonus avec une anecdote assez amusante!), "La Morte Vivante" ou encore "Les Trottoirs de Bangkok"...

Malgré tout, même si on aurait souhaité un documentaire encore plus complet, il l'est déjà pas mal et pour bien faire, du moins pour faire plus exhaustif, il aurait probablement fallu qu'il dure deux fois plus de temps, ce qui n’était guère envisageable! Les deux hommes nous offrent en tous cas un documentaire bien monté, avec des archives de qualité (Pas comme le documentaire "Jean Rollin, Être et à voir" de Jean-Loup Martin sorti récemment chez L'Harmattan Vidéo dont certains extraits de films auraient pu être de largement meilleure qualité...) et avec d’intéressantes interventions de personnes ayant soit travaillé avec le cinéaste, soit passionnés ou juste intéressés par le bonhomme.

Parmi eux, le dessinateur Philippe Druillet, auteur notamment des trois premières affiches des films de Rollin ("Le Viol du vampire", "La Vampire nue" et "Le Frisson des vampires") et ayant travaillé sur le tournage du film "Le Viol du vampire"...

De nombreuses personnes ayant également tourné sur ses films comme Jean-Pierre Bouyxou ("Célestine... bonne à tout faire", "La comtesse noire", "Les raisins de la mort"), Jean-Loup Philippe ("Lèvres de sang", "Le sexe qui parle", "Les paumées du petit matin"), les anciennes hardeuses Brigitte Lahaie ("Belles d'un soir", "La maison des phantasmes", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") et Ovidie ("Orgie en noir", "Le pornographe", "Claudine", "La nuit des horloges") ou encore Natalie Perrey ("La vampire nue", "La rose de fer", "La nuit des traquées"), évoquent quant à eux leurs souvenirs de tournage et leur relation avec le cinéaste.

Le journaliste (auteur notamment du livre "Immoral Tales"), réalisateur (de documentaires) et producteur (notamment de "Down Terrace" et "English Revolution") Pete Tombs, également fondateur de l’excellent label Mondo Macabro (Éditeur bien connu des amateurs de cinéma Bis) qui souligne notamment l'importance que le cinéaste a dans les pays anglo-saxons, alors qu'en France, il a toujours été rejeté...

Enfin, l'écrivain Pascal Françaix ("Le Cercueil de Chair", "Les Mères noires"), qui travailla pour Rollin lorsque celui-ci était directeur d'une collection de romans fantastiques au Fleuve noir et la journaliste de cinéma et romancière Caroline Vié ("Brioche", "Dépendance Day")...

Si on pourra regretter que certains films soient peu évoqués ou pas du tout évoqués, en revanche, le réalisateur reviendra assez longuement sur son tout premier long métrage inachevé, "L'itinéraire marin", dont les dialogues avaient été en partie écrits par Marguerite Duras et dont les bobines ont disparues à jamais suite apparemment à une erreur du Laboratoire GTC de Joinville-le-Pont.

Il évoquera également longuement bien évidemment son film "Le Viol du vampire" par lequel tout l’univers du cinéaste s’est créé. Au final, pas de réelle frustration, les inconditionnels de Rollin seront ravis et les curieux mourront certainement d’impatience de découvrir son œuvre avec un regard maintenant éclairé et du coup probablement plus compréhensif vis-à-vis des choix très personnels du cinéaste...

Dans ce documentaire, Philippe Druillet compare Rollin à Cocteau et il a entièrement raison, car Jean Rollin, tout comme Jean Cocteau, était un vrai poète du fantastique!

"Jean Rollin, le rêveur égaré" est disponible en DVD depuis le 10 septembre 2015 chez l'éditeur The Ecstasy of Films et sortira officiellement dans le commerce le 9 octobre 2015. L'éditeur nous offre comme à son habitude une édition très soignée avec une magnifique jaquette réversible nous proposant au choix l'affiche originale du film ou une affiche exclusive dessinée par le talentueux illustrateur et dessinateur de bandes dessinées Grégory Lê, incluant à l'intérieur du boîtier un Fac-similé de 16 pages du fanzine "Fantasticorama" n°4 datant de 1999 comprenant un entretien avec Jean Rollin.

Le documentaire, d'une durée de 78 minutes, nous est ici proposé au format 16/9ème compatible 4/3 en français bien évidemment, mais aussi avec sous-titres anglais optionnels, accompagné de pas mal de suppléments forts intéressants dont voici le détail, à savoir, un petit documentaire intitulé "Pourville, la plage de Jean Rollin" (7'51"), où différents intervenants dont Jean Rollin parlent de cette plage où le réalisateur a tant tourné, "Souvenirs de Natalie Perrey" (9'40") une petite interview fort amusante où la regrettée Natalie Perrey relate quelques anecdotes assez cocasses, "Histoires de fantômes" (6'23") où Jean Rollin raconte des anecdotes arrivées lors des tournages de "Les Démoniaques" et de "Le Frisson des Vampires", "Rencontre avec Philippe d’Aram" (13'), une passionnante interview consacrée au travail de Philippe d'Aram pour les films du réalisateur, "Égaré parmi les tombes" (15'27") où Jean Rollin nous présente le cimetière du Père-Lachaise et où il nous raconte quelques anecdotes en se baladant au milieu des tombes, une intéressante "Rencontre entre Jean Rollin et Jean Pierre Bouyxou à la boutique Hors-Circuits 2007" (39'43") où les deux hommes ne sont pas avares d’anecdotes, mais qui est parfois un peu redondante par rapport au documentaire et enfin, la Bande Annonce du documentaire en version française (3') uniquement et accompagnée de sous-titres anglais.

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16.09.15

07:20:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un jour d’hiver, Serguei Sobolev, un commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité il conduit trop vite et renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider.

Mon avis :

C'est bien connu, la Russie est un pays on ne peut plus sûr où il fait bon vivre, où le climat n’est absolument pas rude et où la corruption n'existe pas ou alors si peu! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que notre Gégé national est devenu citoyen russe depuis 2013... Entre la Belgique et la Russie, non franchement, il n'y avait pas à hésiter! Enfin, voilà avec "The Major", l'illustration parfaite de ce que je suis en train d’écrire...

Pour son deuxième long-métrage, Youri Bykov ("Zhit", "Durak") semble s'être sacrément investi, puisqu'en plus de s'être occupé de la mise en scène, le bonhomme a également écrit le scénario, composé la musique, monté le film et s'est même octroyé l'un des rôles principaux, celui en l’occurrence de Pasha. Pas mal pour un seul homme!

"The Major" est un polar noir, dramatique où un capitaine de police, Sergey Sobolev, impeccablement interprété par Denis Shvedov ("Zhit", "Avantyuristy"), tue accidentellement un enfant sous les yeux de sa mère, en roulant à vive allure sur la route le menant à la maternité où sa femme est en train d'accoucher...

Alors qu'en toute logique, il aurait dû bien évidemment appeler les secours, le capitaine va alors faire venir deux collègues, Pavel Korshunov surnommé Pasha et Anatoly Merkulov, joué par Ilya Isayev ("M + F (I Love You", "Lovers in Kiev"), afin qu'ils l'aident à se sortir de cette situation. Les deux hommes vont alors tout faire pour faire disculper leur capitaine et charger la mère de l'enfant (Sympas les mecs!).

Seulement, ceci va les mener dans un engrenage qu'ils n'avaient pas vraiment prévu et Sergey Sobolev, qui éprouvera des remords, aura quant à lui le plus grand mal à faire machine arrière... Il paraît évident qu'avec ce film, Youri Bykov a voulu dénoncer le système corrompu qui règne en Russie (Ah oui? Vous êtes sûr?) et dont le pays aura très probablement beaucoup de mal à se débarrasser...

Dans le film, la police agit comme une véritable mafia, détournant la loi à sa guise, la piétinant même. Pourtant, ces policiers ne peuvent pas faire non plus tout ce qu’ils veulent et craignent malgré tout comme chez nous ces empêcheurs de tourner en rond, de la police des polices! Ce qui va d’ailleurs mener les policiers concernés à des extrémités afin d’étouffer l’affaire...

Youri Bykov nous livre un thriller froid comme le climat des contrées où se passe l’action, où à aucun moment on n’éprouvera de réelle empathie pour les personnages, comme si le réalisateur avait voulu garder une certaine distance par rapport à eux, qu’on soit en somme de simples spectateurs des évènements.

L’interprétation des acteurs est impeccable, sonnant juste, sans en faire des tonnes comme par exemple l'actrice Irina Nizina ("Marquis de Sade", "Durak")) qui interprète ici le rôle de cette mère ayant perdu son enfant.

Enfin, la très belle musique composée par Bykov, associée à un rythme plutôt lent, renforce cette sensation de fatalité qui berce ce film à l’atmosphère tendue et à la mise en scène efficace et réaliste.

Au final, c’est clair que "The Major" ne fait pas de la pub au gouvernement Poutine et ne donne pas forcément de faire du tourisme en Russie, mais en tout cas, il révèle un cinéaste/homme à tout faire sacrément talentueux et à suivre!

"The Major" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Luminor dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio russe et française Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels. Il est à noter en outre que cette édition contient des sous-titres pour sourds et malentendants. Côté bonus, on a le droit à la bande annonce uniquement et à une interview du réalisateur incluse sur le livret accompagnant cette édition.

The major

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15.09.15

07:20:11, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Portrait de Jean Rollin, disparu en 2010, l'un des rares cinéastes français à s'être illustrés essentiellement dans le fantastique. Jean Rollin a frisé le génie en réalisant des films de genre à petit budget, ramant à contre-courant entre la nouvelle vague dorée hexagonale et les ouragans argentés d'Hollywood. À travers de nombreux extraits de ses films fantastiques et du making-of de son dernier long métrage, voici une face cachée de Jean Rollin qui était fasciné par les femmes et les vampires. Ce documentaire dévoile sa façon de tourner, unique en France, et permet de mieux comprendre ses films devenus cultes dans le monde entier.

Mon avis :

Alors qu'en ce mois de septembre 2015 sort en DVD, chez l'excellent éditeur The Ecstasy Of Films, le documentaire "Jean Rollin, le rêveur égaré" de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, il est bon de rappeler que celui de Jean-Loup Martin, "Jean Rollin, Être et à voir" est sorti plus discrètement chez L'Harmattan au mois de juin...

Le 22 janvier 2010, le réalisateur de documentaires Jean-Loup Martin filmait les coulisses du tournage du dernier film de Jean Rollin, "Le Masque de la Méduse". Le 15 décembre 2010, le réalisateur nous quittait, 3 mois après la sortie du film en salle... Eh oui, dire que cela fait déjà bientôt 5 ans! Mon dieu, j'ai l'impression que c'était hier!

Ce réalisateur atypique au cinéma si facilement identifiable et ne ressemblant à aucun autre, n'a jamais réellement eu de succès dans son propre pays, mais pourtant, il est devenu culte pour bon nombre d'aficionados à travers le monde. D'ailleurs les meilleures éditions de ses films se trouvent ailleurs que chez nous! Les éditions de L.C.J. Editions sont en effet à mille lieux d’égaler celles hollandaises d'Encore et je ne vous parle pas des Blu-ray américains de Redemption...

Mais bon, revenons au documentaire qui nous préoccupe! A travers les extraits de certains films de la filmographie de Rollin comme "Requiem pour un vampire" ou "Le frisson des vampires", parfois d'ailleurs de piètre qualité (Apparemment le réalisateur a utilisé ce qu'il avait sous la main! Une vieille VHS pour "La Rose de Fer"? Omettant ainsi également quelques films importants comme "Les Démoniaques"...), des interventions du dessinateur Philippe Druillet (illustrateur des trois premières affiches des films de Rollin) filmé ici lors du salon de Bandes dessinées de Chambéry, de l'actrice Sabine Lenoël ("La fiancée de Dracula", "La nuit des horloges", "Parisiennes") et enfin d’extraits des coulisses du "Masque de la Méduse", Jean-Loup Martin dresse un portrait touchant et sensible du cinéaste, mais survolant sa carrière un peu trop rapidement pour totalement satisfaire les inconditionnels de l’écrivain/réalisateur qui, s’ils seront heureux de retrouver leur « idole », risquent tout de même d’être un peu frustrés.

Les images du tournage permettront toutefois de découvrir un homme doux, qui semblait être d'une gentillesse extrême. Ce document constitue en outre l'un des derniers témoignages du réalisateur, qui malgré la maladie ne cessa jamais de tourner ses films à l’atmosphère onirique peuplés de vampires ou de personnages étranges et de jeunes femmes souvent dénudées qu’il filma avec toujours beaucoup de respect et d’admiration.

Il nous permet également de voir à quel point il fût respecté par celles et ceux qui eurent la chance de tourner pour lui. Les extraits du making of (qui est d'ailleurs inclus en bonus sur ce DVD) comprennent notamment les interventions de certaines des comédiennes et comédiens du film ; la photographe Marlène Delcambre ("A Very Very Sexy Snuff Movie") et l'ex-modèle Marie-Delphine Montoban, les deux actrices principales du film, mais également Thomas Smith qui avait déjà tourné avec Jean Rollin dans "La fiancée de Dracula".

Enfin, Jean-Loup Martin fait le lien entre ces divers documents par le joli témoignage filmé de façon totalement Rollinienne de l'actrice Sabine Lenoël qu'il filme notamment en train de se balader dans le cimetière du Père-Lachaise où le cinéaste repose. On sent chez l’actrice beaucoup d’admiration et de tendresse pour l’homme et l’artiste que fût Rollin, un sentiment certainement partagé par beaucoup d’autres femmes ayant traversé ses films...

Sans être le témoignage référence sur Jean Rollin, ce documentaire offre à ses fans un regard nouveau et tendre sur leur réalisateur préféré et la joie de le voir sur son dernier tournage.

"Jean Rollin, Être et à voir" est sorti le 2 juin 2015 chez L'Harmattan Vidéo en DVD-R dans une édition proposant outre ce documentaire de 46 minutes, un nouveau making of d'une heure sur le dernier film de Jean Rollin, "Le Masque de la Méduse", après le trop court making of présent sur le DVD du film (uniquement tiré à ce jour à 150 exemplaires inclus dans le tirage de tête du livre "Écrits complets – Volume 1").

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14.09.15

09:23:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après l’hiver brutal de 1868, le chemin de fer avance difficilement... Les travailleurs sont inquiets des ravages qu’a connus leur ville et ne voient pas le bout du chantier de l’Enfer... Cullen Bohannon est retenu prisonnier dans un fort occupé par des Mormons. Le groupe est guidé par un prêtre fanatique qui n’est autre que le sanguinaire Suédois, revenu d’entre les morts... Dans la ville de Cheyenne, Thomas Durant est au bord de la ruine et Elam Ferguson est présumé mort... Survivre n’a jamais été aussi périlleux dans l’Ouest...

Mon avis :

La saison 3 de "Hell on wheels" s’était terminée par l’enlèvement de Cullen Bohannon par les Mormons et le décès présumé d’Elam Ferguson attaqué par un ours et on se demandait bien comment nos deux héros allaient bien pouvoir s’en sortir une nouvelle fois. Mais après trois saisons particulièrement réussies, cette quatrième saison tiendra-t-elle ses promesses ?

Le début va s'avérer malheureusement assez laborieux avec deux premiers épisodes, réalisés par Neil LaBute ("Nurse Betty", "Possession", "The Wicker Man", "Harcelés"), assez mous où seul le personnage du suédois sortira véritablement du lot. Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2") nous fait ici un véritable festival et semble être plus habité que jamais!

Grosse désillusion par contre en ce qui concerne le personnage d’Elam Ferguson qui semble bel et bien être décédé... En tout cas, son absence laisse un grand vide à la série, d'autant plus que Cullen Bohannon, toujours interprété par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "All the Boys Love Mandy Lane", "Chiens de paille", "Safe"), semble totalement éteint... Quant aux nouveaux personnages et surtout les nouveaux méchants, ils seront dans l'ensemble bien fades!

Heureusement, les choses vont évoluer avec le troisième épisode réalisé par Dennie Gordon ("Ce dont rêvent les filles", "Une journée à New York"), intitulé "Bras de fer" et le réveil de Bohannon qui va se rendre à Cheyenne en compagnie de sa petite famille! Et comme on s'en doute, le bonhomme ne va pas tarder à se faire remarquer et cela dès les premières minutes! Par contre, la vie à Cheyenne ne sera pas forcément celle qu'il s'attendait à trouver...

D'ailleurs la vie dans la ville de Durant ne va pas s'avérer être très rose pour beaucoup de monde! Notamment pour Eva et Mickey McGinnes, toujours respectivement joués par Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires") et Phil Burke ("Zombie Town", "Jurassic Commando")... Dans "Sermons" toujours réalisé par Dennie Gordon, le gouverneur John Campbell, joué par Jake Weber ("The Cell", "L'armée des morts", "The Haunting of Molly Hartley", "Hungry Hearts") et sa bande assoient leur autorité, piétinant allégrement la loi à leur profit et bien sûr au détriment de Durant à qui ils comptent bien voler la ville.

Les choses vont aller de plus en plus mal également pour notre Suédois favori et on se demandera bien comment il va réussir à se sortir de cette situation pour le moins délicate, même si on ne doute pas qu'il y arrivera une fois de plus...

Toujours est-il qu'après un début quelque peu faiblard, la série reprend son rythme de croisière avec cet excellent épisode, suivi d'un autre tout aussi bon, "La vie est un mystère" mis en scène par David Straiton ("Charmed", "Star Trek: Enterprise", "Dr House"), dans lequel on découvrira un nouveau personnage haut en couleurs sorti du passé de Cullen Bohannon. Ce personnage, cela sera Sydney Snow, un ancien sudiste interprété par le charismatique Jonathan Scarfe ("Urgences", "Perception"), as de la gâchette à la mentalité très encrée dans les traditions sudistes.

Enfin, dans "Surgi du passé" réalisé par Clark Johnson ("S.W.A.T. unité d'élite", "The Sentinel", "The Shield"), on va faire un retour en arrière et apprendre ce qu'est réellement devenu Elam Ferguson, toujours interprété par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables").

Si avec ce sixième épisode, on aura la joie de retrouver ce personnage clé de la série, on retombera malheureusement dans un rythme un peu trop lent, celui des deux premiers épisodes et cela d’autant plus que cet épisode ne se consacrera qu’à ce personnage...

"Tueur d'ours", le septième épisode réalisé par Rod Lurie ("Manipulations", "Renaissance d'un champion", "Chiens de paille") sera un peu du même acabit avec les retrouvailles entre Elam et Cullen. Un épisode assez bouleversant toutefois, mais qu'on aurait espérer beaucoup plus poignant tout de même.

Le huitième épisode, "Adieu mon Ami" réalisé par Michael Nankin ("Battlestar Galactica", "Defiance") ne relèvera pas le niveau de cette saison qui accusera une sérieuse baisse de rythme, malgré des évènements souvent importants qui pourtant auraient dû nous réveiller et attirer notre attention beaucoup plus que cela!

Avec "L'association" et "L'enfer", les neuvième et dixième épisodes respectivement mis en scène par Marvin V. Rush ("Star Trek: Voyager", "Star Trek: Enterprise") et Bill Gierhart ("Torchwood", "Sons of Anarchy", "The Walking Dead"), on sent une certaine montée en puissance au niveau de l'action et le réveil enfin de Bohannon, qu'on aurait aimé tout de même plus spectaculaire...

Tout ça jusqu'à un onzième épisode, "L'opération" réalisé par Seith Mann ("Californication", "Elementary"), totalement halluciné! Assurément l'épisode le plus hard (Non, je vous rassure, il n'y a rien de porno!) et le plus gore de la série! Âmes sensibles s'abstenir!

Un épisode qui verra l'arrivée d'un nouveau personnage, Dandy Johnny Shea, le cousin de Mickey McGinnes, interprété par Andrew Howard ("Abîmes", "I Spit on Your Grave", "Limitless", "Very Bad Trip 2"), exactement le genre de personnage qu'on n'aime pas avoir en face de soi et où on aura également le plaisir de retrouver à travers des flashbacks le personnage du révérend Nathaniel Cole, le père de Ruth, interprété par l'excellent Tom Noonan ("La porte du paradis", "Wolfen", "Le sixième sens", "Heat", "The Pledge", "The House of the Devil"). Ah, le réveil fût long! Mais cela valait le coup!

L'avant-dernier épisode de la saison, "Le choix de Ruth" réalisé par Roxann Dawson ("Cold Case: Affaires classées", "The Good Wife") sera tout le contraire de "L'opération", un épisode au rythme cette fois très lent, sans réellement d'action, mais un rythme toutefois totalement justifié et au final, un épisode poignant et très réussi.

Arrive alors le tout dernier épisode, "En route" réalisé par Adam Davidson ("Grey's Anatomy", "Shark", "Community"), un épisode qu'on aurait aimé explosif, nous laissant dans le désarroi de l'attente de la cinquième saison, mais qui au final s’avérera assez décevant, même s'il nous donnera tout de même envie d'en savoir plus...

Cette quatrième saison de "Hell on Wheels" nous laisse donc quelque peu sur notre faim avec un résultat en demi-teinte alternant le très bon et des épisodes beaucoup trop mous... Attendons maintenant la cinquième saison, en espérant que celle-ci relève le niveau!

La saison 4 de "Hell on Wheels" est sorti 1 juillet 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, suédois, danois et norvégiens en option. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français optionnels uniquement. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules promotionnels suivants : "Les nouveaux personnages de la saison 4" (3’24"), "Décors et costumes de la saison 4" (3’55"), "Anson Mount : rétrospective" (1’41"), "Un regard sur la saison 4" (3’12"), "Bienvenue à Cheyenne" (4’27"), "Interpréter le héros d’un western : présentation par Anson Mount" (0’57") et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également que des coffrets DVD et Blu-ray regroupant les quatre premières saisons sont également sortis à la même date.

Hell on Wheels : Saison 4

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Hell on Wheels : Saison 4 (Blu-ray)

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09:19:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En cette année 1972, la tension au Moyen-Orient est extrême. Le 5 septembre, alors que les Jeux Olympiques se déroulent devant des millions de spectateurs, des terroristes palestiniens appartenant au groupe Septembre Noir pénètrent dans le village olympique et prennent en otage les sportifs israéliens. La jeune policière Anna Gerbers, responsable de la sécurité des J.O., est chargée de négocier avec les terroristes.

Mon avis :

Les terribles évènements survenus durant les Jeux olympiques d'été de 1972 ont déjà été relatés au cinéma notamment dans "Munich" de Steven Spielberg, sorti en 2006, mais celui-ci se concentrait surtout sur la traque organisée par le Mossad pour éliminer les responsables de cette prise d'otages meurtrières qui toucha la délégation israélienne. Le téléfilm allemand "Munich 72", lui se consacre plus sur la prise d'otages et sur le fiasco de la police allemande...

Dans l’ensemble, "München 72 - Das Attentat" de Dror Zahavi ("Pour mon père", "Ma vie est un livre"), sorti en 2012, est un téléfilm restant très fidèle à ce qui s'est réellement passé durant cette tragique prise d'otages orchestrée par des terroristes membres de l'organisation palestinienne Septembre noir. Seuls quelques personnages que l’on pourrait qualifier de « secondaires » ont été rajoutés, sauf qu’ils ne sont pas vraiment secondaires dans le film et occupent au contraire des rôles assez importants.

En fait, ce sont des personnages fictifs remplaçant probablement des personnes dont on a aucune information, comme le pilote d'hélicoptère ou encore la personne chargée de négocier avec les terroristes. Et ce sont justement ces personnages en question qui décrédibiliseront quelque peu le film!

En effet, quelle idée farfelue d’avoir créé un lien affectif justement entre la jeune policière Anna Gerbers, interprétée par Bernadette Heerwagen ("Joy Division", "Je suis l'autre", "Les jours à venir"), chargée de dialoguer avec les ravisseurs alors qu'elle n'a aucune expérience (Pas forcément très vraisemblable tout ça, même si elle est volontaire!) et Michael Bruckner, joué par l'acteur Felix Klare ("Offset", "Les Crocodiles 2", "Tatort"), le pilote d’hélicoptère? Cela fait malheureusement un peu trop de coïncidences pour être réellement crédible!

Dommage, car autrement ce téléfilm suit les faits à la lettre et montre parfaitement le fiasco que cela a été au niveau de la gestion de la crise par les autorités germaniques. D'ailleurs le scénario a été supervisé par le général Ulrich Wegener qui joua un rôle important à l'époque de la crise et qui sera par la suite l'un des fondateurs de l'unité anti-terroriste allemande...

Un gage de fiabilité donc concernant les faits réels (Du moins normalement s'il n'est pas devenu sénile!), mais ce qui n'évitera malheureusement pas les invraisemblances du scénario! Car outre les liens pas forcément très crédibles entre certains des protagonistes de l’histoire, on remarquera d'autres invraisemblances comme par exemple le fait que le scénario de cette prise d’otages ait été prévu par un expert en psychologie au détail près...

Que quelqu'un ait prévu un scénario similaire et que tout le monde se soit moqué de lui, c'est une chose, mais qu'il ait tout prédit et notamment l'heure exacte où cela a eu lieu, c'est quand même largement exagéré et là encore, cela enlève de la crédibilité au film! Et comme par hasard, à qui l'expert va relater le fait qu'on ne l'ait pas écouté ? Vous ne devinez pas ? Eh bien au nouveau couple formé par la jeune flic et le pilote pardi! Tout cela est vraiment gros et franchement, cela ne passe pas!

Le téléfilm ne manque pas pourtant de qualités, le casting n'est pas mauvais, avec même quelques acteurs assez attachants comme par exemple l'acteur Pasquale Aleardi ("Resident Evil", "24 heures de la vie d'une femme", "The Agent"), qui joue le rôle d'André Spitzer et qui arrive vraiment à ce qu'on éprouve de l'empathie pour son personnage.

On se croirait autrement vraiment dans les années 70 avec des décors et des costumes parfaitement crédibles. De plus, la mise en scène de Dror Zahavi est très correcte avec une photographie du film qui nous renvoie en plein cœur des seventies...

Petite erreur par contre au niveau historique, ce ne sont pas des athlètes américains qui ont aidé les terroristes palestiniens à rentrer dans l'enceinte du village olympique, mais des canadiens, même si on a longtemps cru le contraire! Une petite erreur qui aurait pu en tout cas être corrigé par le scénariste, car cela semble étonnant qu'on ne le savait pas à l'époque de l'écriture du film...

"Munich 72" demeure malgré ses faiblesses un téléfilm très regardable et assez palpitant et qui nous fera surtout bondir par rapport à l’incroyable incompétence des autorités allemandes de l'époque...

"Munich 72" est sorti le 24 août 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et allemande Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est lui au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080i50 et contient également des pistes audio française et allemande Dolby Digital 2.0 et 5.1 et des sous-titres français également amovibles.

Munich 72

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Munich 72 (Blu-ray)

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11.09.15

05:26:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd'hui, bien qu'ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l'amour.

Mon avis :

Avec le succès de "L’Étrange histoire de Benjamin Button", il était assez étonnant que d'autres films n'exploitent pas de thèmes similaires. Eh bien, c'est chose faite avec "Adaline", qui après être sorti en e-Cinéma chez TF1, débarque maintenant chez l'éditeur en DVD et Blu-ray...

Si le thème du non vieillissement a souvent été exploité dans le cinéma fantastique, dans ce nouveau film de Lee Toland Krieger ("December Ends", "The Vicious Kind", "Celeste & Jesse Forever"), le sujet est vraiment traité de la même manière que dans le chef d’œuvre de David Fincher, notamment au niveau des relations amoureuses.

Ici, le personnage d'Adaline Bowman, interprété par la charmante Blake Lively ("The Town", "Green Lantern", "Savages", "Gossip Girl"), refuse de s'engager sentimentalement car elle sait que cela lui est interdit. En effet, suite à un accident suivi d'un incroyable concours de circonstances, celle-ci va s’apercevoir qu’elle ne vieillit plus et va rapidement comprendre que si on s'en aperçoit, elle deviendra une bête de foire ou le sujet d'études de scientifiques.

Elle va alors décider de changer d'adresse, d'identité et de travail tous les dix ans afin de brouiller les pistes et que personne ne devine son secret qu'elle ne partage qu'avec sa fille... Mais évidemment, l'amour viendra quand même mettre son petit grain de sel, car autrement cela serait trop facile!

Lee Toland Krieger, aidé au scénario de J. Mills Goodloe ("Une seconde chance") et Salvador Paskowitz ("Nic & Tristan Go Mega Dega") signe là une jolie romance, très plaisante à regarder, mais qui sera tout de même un petit peu trop prévisible pour totalement convaincre. Dommage, car le film ne manque pas de qualités!

Tout d'abord, il y a son casting avec notamment Ellen Burstyn ("L'exorciste", "Le choix d'aimer", "Pour l'amour d'une femme", "Requiem for a Dream", "Interstellar") dans le rôle de Flemming, la fille d'Adaline lorsqu’elle est devenue âgée et Kathy Baker ("L'étoffe des héros", "Edward aux mains d'argent", "Jennifer 8", "La prison de verre", "Retour à Cold Mountain") dans le rôle de Kathy Jones, mais surtout Michiel Huisman ("Black Book", "World War Z", "Wild", "Game of Thrones") et bien entendu Harrison Ford ("La guerre des étoiles", "Les aventuriers de l'arche perdue", "Blade Runner", "Witness", "Le fugitif"), qui jouent respectivement les rôles d'Ellis et William Jones. Quant à Blake Lively, elle est ici remarquable et porte presque à elle seule le film sur ses épaules.

La mise en scène de Lee Toland Krieger est très soignée et puis, il y a également la très belle photographie signée David Lanzenberg ("Celeste & Jesse Forever", "The Signal", "La face cachée de Margo"), qui apporte un véritable cachet au film.

Sachant que "The Age of Adaline" a remporté un réel succès lors de sa sortie en salle aux États-Unis, se plaçant même en première position du Box Office devant "Fast & Furious 7", il est tout de même surprenant que le film soit sorti chez nous directement en e-Cinéma, car le film méritait franchement mieux que ça! Mais ce n’est probablement pas le point de vue de TF1 qui, tout comme Wild Bunch, semble miser beaucoup sur cette nouvelle forme de distribution...

"Adaline" sort le 16 septembre 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD contiendra le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray sera au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contiendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français également optionnels. Au niveau des suppléments, TF1 Vidéo nous gâte puisque sur les deux éditions on retrouvera les bonus suivants : « Une romance éternelle » (31’), « Des styles et des époques » (19’) et « Qui est Anthony Ingruber, le jeune Harrison Ford ? » (9’). L'édition Blu-ray contiendra par contre en exclusivité ces autres bonus: des scènes coupées (5’)et des interviews de Blake Lively, Michiel Huisman et Harrison Ford (11’). Il est également à noter que l'éditeur nous propose sur ces deux éditions des sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, cerise sur le gâteau, les deux éditions contiendront à l'intérieur un code unique afin de pouvoir visionner gratuitement en VOD le film inédit "Celeste & Jesse Forever", la précédente comédie romantique du réalisateur, disponible en exclusivité sur MYTF1VOD.

Adaline

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Adaline (Blu-ray)

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10.09.15

05:24:57, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’un samedi après midi pluvieux, six étudiants de Crestview Academy vont commencer à rencontrer un destin funeste alors qu’ils sont en retenue. Un étudiant est-il le responsable ou bien ce sont les fantômes de Crestview les responsables de ces actes terribles ?

Mon avis :

"Breakfast Club" a marqué toute une génération d'ados au milieu des années 80 et c'est d'ailleurs mon cas, je l'avoue sans honte! Cela a dû être probablement le cas également du réalisateur et scénariste Matthew Spradlin qui avec son premier long-métrage, "Bad Kids Go to Hell", rend hommage au film culte de John Hughes...

Matthew Spradlin adapte ici son propre comic book, co-écrit avec Barry Wernick qui tient ici d'ailleurs un petit rôle (Celui de Marquez en l’occurrence!). "Bad Kids Go to Hell" est une sorte de croisement moderne entre "Breakfast Club" et disons "Poltergeist" et un soupçon de "Mary à tout prix" ; une comédie fantastico-horrifique pour ados en somme!

La filiation avec "Breakfast Club" est tout à fait évidente, d'une part par son sujet, vu qu'il est question ici d'adolescents « collés » enfermés dans une bibliothèque, d'autre part car leurs profiles seront très proches de ceux des héros du film de John Hughes, avec un voyou, un sportif, une intello, une fille à papa genre cheerleader, un gars un peu coincé et une rebelle et enfin cerise sur le gâteau, car l'acteur Judd Nelson ("St. Elmo's Fire", "Psycho Killer", "New Jack City", "Jay & Bob contre-attaquent") sera de la partie! L'ancien voyou interprétant ici le rôle du proviseur!

Là aussi la bande originale du film aura son importance, mais on sera par contre bien loin des "Don't You (Forget About Me)" de Simple Minds ou de "Fire In The Twilight" de Wang Chung! Non, là, cela sera beaucoup plus punk, plus trash, plus rock déjanté, on pourrait dire! Mais moins accrocheur aussi...

Malheureusement, ce "Breakfast Club" des années 2010 (le film est sorti fin 2012) sera bien loin d'égaler son modèle... Tout d'abord, les dialogues versent beaucoup trop souvent dans la vulgarité, ensuite les acteurs sont loin d'être aussi bons et d'avoir le même charisme et surtout le scénario, eh bien, c'est juste du grand n'importe quoi! Cela part dans tous les sens!

En effet, "Bad Kids Go to Hell" ne sera certes aucunement un remake du film de Hughes, puisqu'assez rapidement nos petits jeunes vont s'amuser à réveiller les esprits et notamment celui d'un indien hantant les lieux! Et oui, pas de bol! Et là, cela va partir dans le fantastique et même l'horreur, et de l’horreur bien craspec en plus!

Mais sans toutefois aller au bout de son sujet... Le soufflet retombe beaucoup trop vite, nous laissant au final sur notre faim et surtout le réalisateur nous perd en chemin en raison d'incessants flashbacks! Quelques allusions racistes n'arrangeront pas les choses en plus...

Dans l'ensemble, le casting manquera singulièrement de charisme, en dehors peut-être d'Ali Faulkner ("Twilight: Chapitre 4 - Révélation, 1ère partie", "Humans vs Zombies", "Butcher Boys") qui ne sera pas si mal en fille à papa et d’Augie Duke ("Extracted", "The Badger Game") en fille rebelle... Les deux demoiselles ayant en plus la vulgarité nécessaire à leurs rôles respectifs dans le film!

Par contre, ici le voyou, incarné par Cameron Deane Stewart ("The Hit Girls", "Dirty Teacher"), paraîtra bien sage, même s’il mettra peut-être les jeunes adolescentes en émoi... Toujours est-il que c’est bien dommage, car il y a tout de même quelques idées assez amusantes.

En fait la question qu’on se pause au final, c’est : « Est-ce que le réalisateur était sous acide lorsqu’il a fait le film ? » Car il y a de quoi se pauser des questions ! Toujours est-il qu’un peu plus de deux ans après avoir pondu ce film, voilà que le co-scénariste et co-créateur dal bande dessinée originale, Barry Wernick, a décidé de produire une suite réalisée cette fois par Ben Browder qui était déjà acteur dans ce premier film.

"Bad Kids Go to Hell" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français optionnels. Pas de réel bonus à se mettre sous la dent... La bande annonce française et puis c'est tout! Alors que le DVD américain contient de son côté un nombre incalculable de bonus... Par contre, comme toujours chez l'éditeur, la copie digitale illimitée (format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte! C'est déjà ça!

Bad kids go to hell

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09.09.15

06:36:08, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Hercule, fils de Zeus, sauve de la noyade Omphale, la fille de Néméa, la reine de Lydie. Tombé amoureux d’elle, il désire l’épouser. Afin de prouver qu’il est bien le demi-dieu, la reine le charge de ramener un bateau plein d’or englouti sous la mer. Hercule réussit l’épreuve, mais Omphale ne veut pas de lui. Elle imagine alors un stratagème l’obligeant à défier l’homme le plus fort du monde, Samson.

Mon avis :

Après la disparition de l'actrice Laura Antonelli quelques semaines après la sortie de "L'Espion qui venait du surgelé", les décès récents également du réalisateur Alberto de Martino dont Artus Films avait sorti le très sympathique "Le manoir de la terreur" trois mois plus tôt et celui du réalisateur espagnol Vicente Aranda même pas un an après avoir édité "La mariée sanglante", voilà que c'est au tour de l'acteur italien Sergio Ciani de nous quitter en ce 5 septembre 2015, peu de temps après que l'éditeur ait sorti son péplum "Le grand défi : Hercule, Samson, Maciste, et Ursus, les invincibles"... Y aurait-il une malédiction « artussienne » ?

L'acteur Sergio Ciani ("Samson contre Hercule", "Maciste contre Zorro", "Samson contre le corsaire noir", "Maciste contre les hommes de pierre", "Ursus l'invincible"), plus connu sous le pseudonyme d'Alan Steel, ancien lutteur et culturiste, a essentiellement tourné dans les péplums et a notamment été la doublure du mythique Steve Reeves ("Les Travaux d'Hercule", "Les Derniers Jours de Pompéi", "Le Fils de Spartacus").

Il interprète ici un Hercule, certes tout en muscles, mais un peu benêt guidé principalement par sa « bite » (Excusez-moi l'expression, mais c'est un peu ça!) dans un péplum résolument tourné vers la comédie. En effet, Giorgio Capitani ("Chacun pour soi", "L'amour c'est quoi au juste?", "Une langouste au petit déjeuner", "Je hais les blondes"), qui ne devait pas être le réalisateur du film au départ puisque cela aurait dû être Vittorio Cottafavi ("La Vengeance d'Hercule", "Hercule à la conquête de l'Atlantide"), ce qui ne sera d'ailleurs pas vraiment du goût d'Alan Steel, signe avec ce film une véritable comédie péplum qui ne sera à aucun moment à prendre au sérieux.

En fait entre les moments résolument comiques et les nombreuses bagarres, on pense souvent aux films de Bud Spencer et Terence Hill. Côté gros bras, on va être servi dans ce film, puisqu'Alan Steel est ici entouré de trois autres culturistes. Howard Ross ("L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") interprète ici le personnage de Maciste, alors que Nadir Moretti ("Maciste contre les Mongols", "3 pistole contro Cesare") joue celui de Samson et que le français Yann Larvor ("Le colosse de Rhodes", "Deux romains en Gaule") joue celui d'Ursus.

Ces trois personnages sont ici présentés de façon très caricaturale ; ainsi Maciste sera présenté comme un défenseur de la veuve et de l'orphelin, alors qu'Ursus sera lui présenté comme une brute épaisse faisant régner la terreur autour de lui et Samson comme un coureur de jupons soumis à sa femme Dalila, qui le privera d'ailleurs de sa force en lui coupant les cheveux.

Le personnage de Dalila, jouée par Moira Orfei ("Les amours d'Hercule", "Maciste dans la vallée des lions", "Le triomphe d'Hercule"), ancienne spécialiste des péplums et artiste de cirque, sera l'un des personnages féminins parmi les plus intéressants du film avec notamment Lia Zoppelli ("Les temps sont durs pour les vampires", "Les frères Corses"), qui joue le rôle de la reine Néméa et l'actrice espagnole Elisa Montés ("Django le proscrit", "Erik le Viking", "Texas Adios", "Le retour des sept"), qui joue ici sa fille Omphale, objet de toutes les convoitises.

C'est évidemment cette demoiselle qu'Hercule compte bien épouser, seulement la jeune femme ne l'entend pas de cette oreille et de plus, elle a un autre garçon en vu! Un petit « gringalet » teigneux, interprété par Luciano Marin ("Le géant de Thessalie", "Hercule à la conquête de l'Atlantide"), fils de l'ennemi juré de sa mère.

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence de la très belle Hélène Chanel ("Le géant a la cour de Kublai Khan", "Maciste en enfer", "Maciste et les filles de la vallée") dans le rôle de l'Oracle, de Livio Lorenzon ("Hercule contre les tyrans de Babylone", "Le Bon, la Brute et le Truand", "Les quatre de l'Ave Maria") dans le rôle de Lycos, le père d'Inor (Le petit « gringalet » donc!) et Nino Dal Fabbro ("Superman contre les robots", "Lettera aperta a un giornale della sera", "Le nouveau boss de la mafia"), excellent dans le rôle du conseiller de la reine de Lydie.

Autrement le film fonctionne plutôt pas mal, on rigole bien et on peut même dire qu'il a dans l’ensemble fier allure avec des décors et des costumes très réussis...

En plus d’être très plaisant à voir, "Le grand défi" a le mérite de sortir véritablement du lot parmi les péplums transalpins sortis durant les années 50/60, en œuvrant dans la comédie à la limite de la parodie sans jamais toutefois tomber dans le grotesque. A quand un prochain péplum chez Artus? Mais pas de mort cette fois! Promis?

"Le grand défi" est sorti en DVD le 7 avril 2015 chez Artus Films dans une très jolie édition digipack slim présentant le film dans sa version intégrale, au format d'origine respecté 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française (Certains passages non doublés basculent automatiquement en version originale sous-titrée) et italienne Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français amovibles. Comme toujours, l'éditeur nous offre quelques suppléments intéressants avec cette fois une présentation instructive (Même s’il racontera une petite bêtise puisqu’il parlera de Moira Orfei en tant que reine de Lydie au lieu de parler de Dalila!) du film, "Les quatre invincibles", par Michel Eloy, un diaporama d’affiches et de photos et des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film.




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08.09.15

06:31:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une petite ville du Texas sans histoire est bouleversée par la disparition mystérieuse de deux adolescents. Un shérif et le meneur de la bande de jeunes à laquelle appartenaient les disparus se lancent à leur recherche. Ils découvrent rapidement l’existence d’un lézard mutant, mesurant plus d’une quinzaine de mètres, et bien décidé à détruire la ville.

Mon avis :

Ah les années 50! Période bénite pour tous les amateurs de cinéma fantastique et d'horreur vintage, où le monde était souvent peuplé de bestioles plus ridicules les unes que les autres. Mais il faut bien l'avouer... Qu'est-ce que c'était fun!

"The Giant Gila Monster" de Ray Kellogg ("The Killer Shrews", "Les bérets verts"), réalisé en 1959, fait parti de ceux-ci. Ray Kellogg, décédé d'un cancer en 1976 à l'âge de 70 ans, n'a pas fait une grande carrière de metteur en scène, puisqu'il était surtout connu pour son travail sur les effets spéciaux, notamment pour la Fox. Dans "The Giant Gila Monster", il va tenter de nous faire croire qu'une petite ville du Texas est attaquée par un lézard géant...

Évidemment de nos jours, cela ne passera pas, les effets visuels étant beaucoup trop visibles, mais ce type de films a un charme qui ne fait qu'accroître en vieillissant. Il faudra certes être tolérant par rapport à ces effets visuels, mais ici le monstre ne sera pas à proprement parlé ridicule (...même si la pauvre bête sera affublée de petites tâches de couleur rose dans la version colorisée!), car cela sera un véritable lézard qui sera filmé la plus part du temps dans des décors miniatures.

Le film vaut autrement pour son personnage principal attachant, interprété par l'acteur Don Sullivan ("The Rebel Set", "Teenage Zombies", "Gila!") et ses belles voitures... Les amateurs de jolies carrosseries seront en effet ici particulièrement gâtés!

On remarquera autrement la présence d'une jeune actrice française (Elle a d'ailleurs essentiellement joué des rôles de françaises dans sa courte carrière exclusivement américaine...) dénommée Lisa Simone ("Missile to the Moon", "Les quatre cavaliers de l'apocalypse"), jouant ici la petite amie française de Chase Winstead, notre jeune héros, mécanicien et chanteur à ses heures perdues.

Bien sûr, certains pourront reprocher à ce dernier d’être un peu trop garçon modèle, le genre de gendres que toutes belles-mères rêveraient d’avoir, mais pour ma part, j’ai trouvé que cela changeait un peu des « mauvais garçons » rebelles que l’on a l’habitude de voir dans ce type de films.

Parmi le reste du casting, il y a essentiellement Fred Graham ("La charge héroïque", "Sept hommes à abattre") dans le rôle du shérif, dont l'impressionnante filmographie comporte un nombre hallucinant de films où l'acteur ne sera pas crédité! Il en détient d'ailleurs à mon avis le record!

Pour ce qui est du scénario, on ne peut pas dire qu'il nous réserve la moindre surprise, il n'y a guère de suspens non plus et on ne peut pas dire que les frissons soient au rendez-vous! Toutefois, le film se suit tout de même agréablement.

Il est à noter que le film connaîtra un remake sorti en 2012, sobrement intitulé "Gila!", réalisé par Jim Wynorski ("Le vampire de l'espace", "Le Retour de la créature du lagon", "Bone Eater", "Piraconda"), toujours avec Don Sullivan...

Un grand merci en tout cas à Rimini Editions qui a le courage de sortir des films aussi confidentiels, alimentant régulièrement notre curiosité de cinéphiles toujours en quête de telles curiosités!

"The Giant Gila Monster" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film en versions N&B et colorisée au format 1.33:1 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français amovibles.

The giant Gila monster

The giant Gila monster
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07.09.15

06:24:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Hongi, fils d’un chef Maori, doit venger son père afin de ramener la paix et d’honorer ses êtres chers, tous massacrés par une tribu rivale menée par le terrifiant Wirepa. Le seul espoir de Hongi, afin de pouvoir survivre, est de traverser le territoire interdit des « Dead Lands » et de s’allier aux mystérieux guerriers qui règnent sur ces terres maudites. Ensemble ils vont traquer les meurtriers de la tribu à travers ces terres hostiles et sauvages...

Mon avis :

Les films sur la culture Maori ne sont pas légions. On pense évidemment à des films comme "L'Âme des guerriers" ou encore à "Paï : l'élue d'un peuple nouveau", mais ces films, on peut les compter sur les doigts d'une main, du moins pour ceux franchissant nos frontières... Le dernier en date se nomme "The Dead Lands" et nous emmène dans des temps reculés où la Nouvelle-Zélande n'était peuplée que de tribus maoris, bien avant les colonisations donc...

"The Dead Lands, La terre des guerriers" de Toa Fraser ("No. 2", "Dean Spanley", "Giselle") a la particularité d'avoir été tourné en Maori (Il est d'ailleurs fortement conseillé de voir le film dans cette langue, car en version française cela perd vraiment beaucoup!). Le film nous entraîne dans un monde violent où des tribus maories s'affrontent lors de combats de Mau rākau, un art martial typique de ce peuple polynésien.

On retrouve bien évidemment les chorégraphies, les chants ou encore les grimaces typiques des Maoris, comme celles du célèbre Haka des All Blacks. Là aussi, les différents guerriers Maoris issus de tribus diverses sont à la fois très impressionnants, mais à la limite aussi du ridicule comme peuvent l'être également les All Blacks, mais dans tous les cas, c'est le genre de gars qu’on n’a pas forcément envie d'avoir en face de soi... Il faut dire aussi que leurs visages tatoués ajoutent un impact supplémentaire, comme dans "L'Âme des guerriers" de Lee Tamahori.

Dans le film de Toa Fraser, le jeune Hongi, joué par James Rolleston ("Boy", "The Dark Horse"), fils d'un chef de tribu, voit les siens massacrés par la tribu de Wirepa, interprété par Te Kohe Tuhaka ("Sione's 2: Unfinished Business"), suite à un affront qu’il aurait fait à cette tribu en profanant les ossements de leurs ancêtres.

Il décide alors de les venger et pour cela, il va faire appel à un guerrier cannibale, craint de tous, interprété par le très impressionnant Lawrence Makoare ("Rapa Nui", "L'âme des guerriers 2 - les âmes brisées", "Meurs un autre jour", "Le seigneur des anneaux: Le retour du roi", "Le Hobbit: La désolation de Smaug"), afin que celui-ci l’aide à devenir comme lui un véritable « tueur »...

Si on pourra regretter que l’apprentissage soit quand même un peu trop vite expédié (Il apprend vite le jeune homme!), les combats seront eux plutôt efficaces et sanglants, dynamisés par moments par une musique résolument moderne composée par Don McGlashan ("Un ange à ma table", "No. 2", "Dean Spanley"). Par contre, les combats auraient tout de même gagné à être filmés de façon moins rapprochée afin d’être plus lisibles.

Quant au scénario, il n'est certes pas très original, mais en revanche il ne tombe pas dans certaines facilités et c'est déjà ça! De plus, la relation des Maoris avec le monde des morts évite qu’on ait affaire à un film trop bourrin, avec notamment des visions très oniriques lorsque le jeune Hongi dialogue avec sa défunte grand-mère interprétée par Rena Owen ("Rapa Nui", "L'âme des guerriers", "Amusement").

Avec "The Dead lands", le réalisateur anglais Toa Fraser nous surprend en livrant un film d'action diablement efficace et à l’opposé de ses précédentes mises en scènes. Il faut bien l'avouer... On ne s’attendait pas vraiment à ce qu'il signe un tel film!

"The Dead Lands, La terre des guerriers" est sorti le 29 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et maori Dolby Digital 2.0 et dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français alors que le Blu-ray est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et maori dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Côté bonus, le DVD comporte le documentaire « La renaissance de la culture Maori » (53’) de Hervé Schmoor, documentaire en partie financé par une campagne de Crowdfunding via Ulule, ainsi que la bande-annonce française du film, alors que le Blu-ray contient en plus un Making of (28’). Enfin, il est à noter que le film ressort le 1er septembre dans un coffret DVD accompagné des films "Valhalla rising, le guerrier des ténèbres" et "Northmen, les derniers Vikings".

The Dead Lands, La terre des guerriers

The Dead Lands, La terre des guerriers
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The Dead Lands, La terre des guerriers (Blu-ray)

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02.09.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Dix ans après les faits qui se sont déroulés dans "Monsters", les créatures extraterrestres ont envahi la totalité de la planète. Alors que la guerre fait rage, un trio composé de Noah, un soldat en mission, d’une recrue inexpérimentée et d’une jeune femme, va découvrir que le véritable ennemi n’est pas celui qu’ils croient...

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Mon avis :

Alors que le film de Gareth Edwards était plutôt un film de science-fiction basé sur l’ambiance, "Monsters: Dark Continent" est quant à lui résolument tourné vers l'action et s'avère être étonnamment et malheureusement plus un film de guerre qu'un film de monstres...

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Cette suite de "Monsters" réalisée par Tom Green (la série "Misfits") n'en est pas réellement une en soi, puisqu'elle n'entretient que peu de rapports avec l’œuvre originale. En fait, "Monsters: Dark Continent" reprend le même contexte avec toujours ces monstrueuses bestioles venues de l'espace qui ont élues domicile sur notre jolie planète, sauf que cette fois l'action se déroule 10 ans plus tard et au Moyen-Orient.

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Des militaires de l'armée américaine partis les combattre se retrouvent alors être aux prises avec des « insurgés », s'avérant être plus une menace pour eux que les créatures extra-terrestres qu'ils sont venus affronter...

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Malgré sa critique dénonçant la guerre et son message de tolérance montrant que les monstres ne sont pas forcément ceux que l'on pense, Tom Green ne convainc pas vraiment d'une part car on ne s'attachera à aucun moment aux divers protagonistes du film, malgré une présentation assez longue de certains d'entre eux au début du film et d'autre part, car il se disperse trop et qu'au final, les monstres en deviennent totalement anecdotiques.

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En fait, il n'y aurait pas eu de monstres, cela n'aurait été en rien gênant! Avouez que c'est tout de même dommage pour un film de monstres! Et c'est d'autant plus dommage que les bébêtes en question sont très réussies et font leur petit effet!

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En fait, dans l’ensemble c'est plutôt bien fichu, joliment filmé, avec quelques scènes d'action efficaces, seulement le réalisateur se concentre beaucoup trop sur le conflit opposant les militaires américains aux « insurgés », conflit faisant forcément penser à un conflit américains contre islamistes, nous renvoyant ainsi bien entendu à notre triste présent, alors que le simple discours comme quoi les « vilains » monstres venus de l’espace sont bien moins méchants que les êtres humains était bien plus intéressant et se suffisait à lui-même, même si cela accentue le propos sur la bêtise humaine.

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Pas de gros casting pour cette production indépendante dans laquelle on remarquera essentiellement la performance plutôt intéressante de Nicholas Pinnock ("The Keeping Room") dans le rôle su sergent Forrest, qui va ici quelque peu voler la vedette aux deux principaux acteurs, Johnny Harris ("Rock'n Rolla", "Black Death", "The Last Days on Mars") et Sam Keeley ("This Must Be the Place", "What Richard Did").

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On remarquera enfin que la photographie du film est signée par Christopher Ross ("Bienvenue au cottage", "Eden Lake", "Black Sea"), qui une nouvelle fois a fait du bon boulot et que Gareth Edwards ("Godzilla"), l'auteur du premier volet demeure tout de même producteur exécutif de celui-ci, en compagnie de Scoot McNairy ("Cogan", "Argo", "Gone Girl"), qui était l'acteur principal de "Monsters"...

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Malgré son côté assez bancal, "Monsters: Dark Continent" sera tout de même une suite loin d'être honteuse grâce notamment aux effets visuels très réussis et à une dernière partie assez émouvante.

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"Monsters : Dark Continent" est sorti chez TF1 Vidéo le 1 juillet 2015 en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose une image au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.39:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français optionnels. Les deux éditions contiennent autrement en bonus des interviews de l'équipe du film et les coulisses d'une scène de tournage. Il est à noter enfin que ces éditions contiennent également des sous-titres pour sourds et malentendants et que le Blu-ray propose en plus une piste audio 3D.

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Monsters : Dark Continent

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01.09.15

16:55:43, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Blood lake : attack of the killer lampreys

Réalisateur : James Cullen Bressack

Année : 2014 (date de sortie en France inconnue à l'heure actuelle)

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h27

Avec : Jason Brooks (Michael), Shannen Doherty (Cate), Zack Ward (Will), Christopher Lloyd (le maire Akerman), etc.

Par Nicofeel

La société Asylum, spécialisée dans les petites productions horrifiques, a mis en boîte un film où une nouvelle espèce animale va causer de terribles ravages : des lamproies. Ces poissons sans mâchoires ressemblent de loin à de petites anguilles. Leur bouche est très moche et leur sert à se fixer sur d'autres poissons puis à aspirer leur sang. Quelque part, elles agissent comme des sangsues, sauf qu'elles n'attaquent pas a priori l'homme.
Le scénario du film part d'un pitch complètement improbable : des lamproies auraient envahi par centaines (par milliers même !) un lac dans une petite ville côtière des Etats-Unis. Et évidemment, nos vilaines bestioles ont très faim. A tel point qu'elles s'attaquent même aux hommes pour s'en servir de nourriture ! Il ne faut pas chercher une once de véracité là-dedans ! Après tout, on n'est pas dans un documentaire animalier mais bien dans un film horrifique.
Donc plus c'est gros plus ça passe ! Ou plutôt plus c'est gros plus le spectateur amateur de ce genre de films aura de quoi être satisfait. Il faut dire que le cinéaste James Cullen Bressack met les petits plats dans les grands. Ses lampreys – probablement créées par ordinateur – sont plus vraies que nature. Et elles sont présentes partout. Ce qui va causer des problèmes importants à la population locale.

Les meurtres sont nombreux et on peut dire que le réalisateur n'hésite pas à avoir recours à des effets bien gore. Le premier meurtre est bien sympathique avec une lamproie qui reste accrochée à sa victime et qui l'amène dans l'eau, l'offrant ainsi en festin pour ses autres copines lamproies ! Mais cela n'est pas le meurtre le plus significatif : peu de temps après, un genre de vagabond y laisse son oeil. Et pas que... Mais le clou du spectacle est sans conteste la personne décédée qui est amenée au médecin légiste. Je n'en dis pas plus mais sachez que les lamproies se cachent parfois dans des endroits insoupçonnés.
C'est d'ailleurs ce qui rend ce film horrifique assez prenant. Ces poissons avides de nourriture (et notamment de nourriture humaine !) sont omniprésents. On les trouve évidemment dans le fameux lac mais une fois qu'ils ont mangé tous les autres poissons – bon n'oubliez pas que c'est le pitch du film, c'est pas destiné à être crédible – ils ont encore faim et sont prêts à tout. Les lamproies sont donc dans tous les conduits de la ville. Gare à ceux qui tentent de boire l'eau de la ville ou d'aller aux toilettes. Car le maire de cette commune en apparence tranquille n'a pas jugé bon de prévenir ses citadins qu'ils risquent gros. Comme dans Les dents de la mer, il pense qu'il serait regrettable de signaler ce problème à la population, parce que ça serait un rude coup porté au tourisme.
Enfin bon, le maire est bien gentil mais l'attaque des lampreys prend de telles proportions que le spécialiste en lampreys (euh ça existe ça ?) qu'il a dépêché pour l'occasion n'arrive pas à s'en sortir et ne trouvera une solution, radicale pour le coup... à la fin ! Bah oui, sinon il n'y a pas de film !

Signalons au passage que Blood lake : attack of the killer lampreys n'est pas une oeuvre à prendre au premier degré. Ca, vous l'avez bien compris au vu du peu de crédibilité de l'ensemble. Mais il faut dire que le réalisateur a insufflé beaucoup d'humour dans son long métrage. Si les scènes gore ne manquent pas, il y a incontestablement un aspect second degré. Déjà par l'existence de ces lampreys qui viennent de nulle part et arrivent même au coeur de la ville (il est utile de rappeler que ce sont des poissons) ! Et puis il y a certains meurtres qui sont voulus comme “fun”, à l'image de cette jeune femme qui a la bien mauvaise idée d'utiliser sa piscine intérieure au plus mauvais moment. Dans ce domaine, le clou du spectacle est sans conteste le sort réservé au maire qui termine son existence d'une façon pour le moins originale. On ne peut raisonnablement pas prendre cela pour argent comptant.
On n'a pas le temps de s'ennuyer devant Blood lake : attack of the killer lampreys ! Et pour cause, entre les meurtres qui se multiplient et les personnages se débattant dans tous les sens, il se passe toujours quelque chose dans cette petite bourgade des Etats-Unis.

Bon, soyons honnête, le film comprend quand même un certain nombre de défauts. Et pas seulement en raison de son scénario abracadabrantesque. Outre un synopsis qui est aussi fin que du gros sel, le film bénéficie d'un casting proche du néant intersidéral. Les fans des années 90 reconnaitront aisément que l'un des rôles principaux du film a été confié à une Shannen Doherty réellement “has been”. Si le jeu d'actrice de Miss “Beverly Hills” est déjà limité, son physique a pris du plomb dans l'aile. Les autres acteurs ne sont guère plus glorieux : Jason Brooks dans le rôle principal a un jeu assez insipide. Quant aux autres, eh bien c'est vraiment bof !
En fin de compte, le film tire uniquement son épingle du jeu par ses petites bestioles bien vilaines créées par ordinateur, qui ne commettent aucune fausse note. Forcément, une lamproie ça ne parle pas mais ça bouffe de l'humain au petit déjeuner.
En somme, voilà un petit film horrifique sans prétention, bourré de défauts mais fort sympathique.

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29.08.15

07:20:01, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Masaan

Réalisateur : Neeraj Ghaywan

Année : 2015

Origine : Inde

Durée : 1h43

Avec : Richa Chadda (Devi Pathak), Vicky Kaushal (Deepak Chaudhary), Shweta Tripathi (Shaalu Gupta), Sanjay Mishra (Vidyadhar Pathak), etc.

Par Nicofeel

Présenté dans la sélection Un certain regard au dernier festival de Cannes, Maasan est le premier long métrage du réalisateur indien Neeraj Ghaywan. Ce dernier prouve que l'Inde ne se limite pas aux romances idylliques accompagnées de chants et de danses qui sont la marque de fabrique de Bollywood.
Dans Masaan, il y a bien des histoires d'amour. Mais elles ne sont pas réjouissantes, heureuses, hautes en couleurs. Elles sont au contraire compliquées, contrariées, malheureuses.
A notre époque, les Indiens disposent comme tout le monde de nouveaux moyens de communication. On songe notamment à Internet et ses nombreux réseaux sociaux, en particulier Facebook. C'est ainsi que Deepak, un jeune homme des quartiers pauvres, se sert de Facebook pour entrer en contact avec une jeune fille. Par le passé, il ne serait jamais parvenu à converser avec cette fille issue de la bourgeoisie sans l'existence d'internet. Le web ouvre donc de nouveaux horizons.
Cette histoire d'amour est belle, naïve, presque idyllique. On a sous nos yeux le mythe de la riche jeune fille fréquentant un jeune homme pauvre (comme dans Titanic...). L'amour permettrait d'effacer toutes les différences. Mais Maasan n'est pas un roman à la Barbara Cartland. La réalité a tôt fait de rattraper en plein vol nos jeunes tourtereaux.
A commencer par le poids des traditions. Le système de castes est particulièrement vicace en Inde. On ne peut pas épouser fréquenter et encore moins épouser quelqu'un d'une caste inférieure. Les mariages sont encore bien souvent arrangés et pour plaire aux parents, il est nécessaire de faire partie du même rang social.
Or, le jeune Deepak n'a pas cette chance. Etudiant sans le sou, il passe ses soirées à aider sa famille à brûler les morts. Car en Inde, on n'enterre pas les morts. On brûle le cadave sur un tas de bois, près du Gange. Le titre du film Masaan prend alors tout son sens. Ce “bûcher” nous rappelle le travailleur de fossoyeur de Deepak et par la même occasion le métier dégradant qu'il effectue au quotidien.

Jamais dans un film indien on a touché au plus près la réalité de la vie quotidienne des Indiens de classe sociale inférieure. On a presque la sensation de ressentir cette misère. Le réalisateur Neeraj Ghaywan décrit très bien cette frange de la société et la condition de vie de nombre de ses compatriotes, sans tomber pour autant dans le misérabilisme.
De la même façon, Maasan montre bien une société indienne où le pouvoir de la police est prépondérant. Un des policiers du film prend sur le vif un jeune couple à l'hôtel, brisant leur union et étant à l'origine d'un drame. La très belle Devi Pathak est filmée dans sa chambre d'hôtel par la police, ce qui est totalement illégal. Le chantage d'un policier au père de celle-ci ne l'est pas moins. Pour éviter un déshonneur et un scandale sexuel, il accepte de payer. On voit que les flics corrompus ne sont pas un mythe.
Le cinéaste Neeraj Ghaywan n'élude à aucun moment les problèmes qui continuent de gangréner la société indienne. Dans Masaan, les personnages font preuve de modernité (ils utilisent des ordinateurs, internet, des téléphones portables, etc.) mais sont coincés par les traditions de leur pays (une société patriarcale où les gens ne sont pas maîtres de leur destin).
On assiste véritablement à des drames qui sont bien romantiques, dans la mesure où l'amour le présent mais où la notion de tragique n'est jamais très loin. On apprécie ces histoires qui font vrai et donnent pratiquement l'impression d'assister à un film occidental. En tout cas au niveau des thématiques développées.
Il y a dans Maasan des sentiments de toutes natures : amour pur, culpabilité, honneur, déshonneur, espoir, désespoir, qui nous ramènent plus à la trilogie Bleu-Blanc-Rouge de Kieslowski qu'au cinéma traditionnel indien.
Pourtant, on est bel et bien dans un film indien. La très belle musique traditionnelle, qui traverse le film, joue un rôle important. Les sentiments sont d'autant plus exacerbés, que ces musiques semblent donner corps au spleen ressenti par les personnages. Ces derniers sont d'ailleurs très bien interprétés par des acteurs indiens. On est évidemment sous le charme des deux très belles jeunes femmes : Richa Chadda dans le rôle de la très triste Devi Pathak mais aussi Shweta Tripathi qui joue la jolie bourgeoise Shaalu Gupta. Vicky Kaushal est également remarquable dans le rôle de Deepak, l'amoureux transi.
Devant un scénario assez pesant où l'on a l'impression que les contraintes sont nombreuses et que les gens ne maîtrisent pas leur vie, ce long métrage laisse clairement à la fin une lueur d'espoir pour ses personnages principaux.
En définitive, Maasan constitue un film très intéressant, qui laisse entendre que l'Inde, coincée entre modernité et traditions ancestrales, n'est définitivement pas un pays comme les autres. Si son peuple se délecte au cinéma des romances des films Bollywood, la vie courante est beaucoup moins rose. Et ça, on ne l'a encore que très rarement vu à l'écran.
On attend donc avec intérêt le prochain film du réalisateur Neeraj Ghaywan.

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28.08.15

07:19:25, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Harbinger down

Réalisateur
: Alec Gillis

Année : 2015 (date de sortie non prévue en France à l'heure actuelle)

Origine
: Etats-Unis

Durée : 82 minutes

Avec
: Lance Henriksen (Graff), Camille Balsamo (Sadie), Milla Bjorn (Svet), Matt Winston (Stephen), Winston James Francis (Big G), Reid Collums (Bowman), etc.

Par Nicofeel

Depuis maintenant plusieurs années, les films d'horreur de qualité sont devenus une denrée rare. On a plus souvent affaire à des films insipides ou à des remakes sans grand intérêt. Dans ces conditions, le visionnage d'Harbinger down a quelque chose de revigorant. Et ce pour plusieurs raisons.
D'abord, le film retient l'attention par son sujet, qui n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre de John Carpenter, The thing (1982). En effet, on suit un groupe d'étudiants, ayant embarqué sur un chalutier de pêche, qui ont fait remonter à la surface une épave spatiale sovétique endormie depuis de nombreuses années sous la glace. A bord de ce vaisseau spatial, on trouve un cosmonaute mort depuis longtemps mais surtout un organisme sur le point de se réveiller...
Le monstre que l'on va suivre tout au long du film est loin d'être sympathique. On peut même aller jusqu'à dire que c'est une véritable plaie. Il est capable d'imiter toute forme de vie, et prendre une consistance solide ou liquide, selon ses besoins. Il est donc très difficile de combattre cette chose.
Ensuite, comme dans The thing, le réalisateur d'Harbinger down, Alec Gillis, a eu la bonne idée de rejeter les effets spéciaux numériques pour créer les différents monstres en utilisant des effets à l'ancienne. Et ce réalisateur est un spécialiste du sujet puisqu'il a travaillé quasiment toute sa vie à la conception de maquillages et autres effets spéciaux. C'est à lui que l'on doit les créatures de l'excellent Starship troopers ou plus récemment le monstre du remake de... The thing !

Ici, dans Harbinger down, qui constitue son premier long métrage, Alec Gillis nous sert un joyeux programme à base d'effets animatroniques, de maquillages divers et variés, et évidemment le tout chargé de latex comme au bon vieux temps. En somme, on se croirait revenu dans les années 80 ! Et ce choix se révèle particulièrement payant car les monstres visqueux font plus vrais que nature. Ces êtres répuglants aux tentacules démesurées sont vraiment effrayants et d'une redoutable efficacité.
Autre source de satisfaction : l'ambiance d'Harbinger down. Alors que nombre de longs métrages horrifiques mettent l'accent sur un ton humoristique pas franchement bienvenu, le premier film d'Alec Gillis laisse le spectateur dans une tension permanente du début à la fin. Il ne le laisse pas respirer une minute et c'est tant mieux. On s'intéresse d'autant plus au sort des personnages du film qui disposent de bien peu d'échapattoires. Ils sont sur un bateau, isolés en plein océan arctique. La possibilité de fuir est particulièrement maigre.
Et puis Alec Gillis ne se limite pas à transposer le film The thing de Carpenter sur un bateau. Il ajoute quelques éléments personnels, qui vont encore une fois complexifier les affaires de l'équipage. Car le danger ne provient pas uniquement du monstre. La vérité est ailleurs...
Dès lors, on comprend aisément que l'on ne s'ennuie pas une seconde durant les quatre vingt deux minutes que dure Harbinger down.
Au niveau de la distribution, on remarque la présence de Lance Henriksen dans le rôle du capitaine du bateau. L'acteur chevronné, inoubliable dans le rôle de Bishop (Aliens, 1986), est très bon en vieux loup de mer qui reste le chef en toute occasion, quelle que soit la situation. Malheureusement, et c'est sûrement le seul bémol du film, les autres acteurs n'ont pas son charisme. On songe notamment au personnage principal du film, Sadie, interprété par la belle Camille Balsamo. Cette dernière ne convaint pas. Elle n'a pas l'énergie d'une Sigourney Weaver (la saga Alien) et son jeu paraît assez limité. C'est dommage que le rôle principal du film ait été donné à une actrice dont on doute franchement de sa capacité à se tirer d'un bien mauvais pas.Les autres acteurs du film ne sont pas non plus extraordinaires, se contentant de faire le job.
Heureusement, ce petit défaut n'entame pas le plaisir à regarder ce film “old school” qui bénéficie d'une mise en scène dynamique et d'effets spéciaux à l'ancienne. Quant au scénario, il ne se contente pas de reprendre l'idée générique de The thing. Il crée d'autres intrigues qui donnent e l'épaisseur à cette histoire. En étant vraiment sévère, on pourra toujours pinailler sur la fin du film, moins noire que dans The thing. Ce long métrage aurait été encore meilleur avec un côté jusqu'au-boutiste assumé jusqu'au bout.
Mais peut-être que Alec Gillis a déjà en vue un Harbinger down 2. Ce qui ne serait pas pour nous déplaire !

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27.08.15

07:19:07, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’hiver a été long, et Cullen, harassé, souffre d’hallucinations. Après avoir repris ses esprits, il prend la direction d’Omaha, dans le Nebraska, où il retrouve Elam et Eva. Il force Elam à l’accompagner à New York, où il a la ferme intention de décrocher le poste d’ingénieur en chef à l’Union Pacific pour diriger le chantier de l’enfer...

Mon avis :

Alors que le final de la saison 2 de "Hell on wheels" nous avait laissé dans un total désarroi et surtout dans une complète incertitude quant à ce qu'il allait bien pouvoir se passer ensuite, cette troisième saison nous promet d'être encore plus épique et plus sombre que le précédente...

Dès le premier épisode "L’indésirable" réalisé par David Von Ancken ("Les experts: Manhattan", "Californication", "Salem"), on découvre un Cullen Bohannon, toujours interprété bien entendu par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "All the Boys Love Mandy Lane", "Chiens de paille", "Safe"), souffrant d'hallucinations et vivant (ou plutôt survivant) tel un homme primitif. Une image forte mettant tout de suite dans l'ambiance! Mais rassurez-vous, notre dur à cuire va vite se remettre et partir à la recherche de Elam Ferguson, toujours joué par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables"), vivant une vie bien tranquille avec Eva, toujours interprétée par Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui attend un heureux évènement. Mais Cullen ne compte pas rester à ne rien faire et espère bien récupérer le poste qui lui avait été promis...

On retrouve ici quelques personnages bien sympathiques auxquels on s'était attaché comme Durant, joué par Colm Meaney ("Horizons Lointains", "Le Dernier des Mohicans", "Scarlett", "Layer Cake") ou Sean McGinnes bien entendu, interprété par Ben Esler ("Curtin"). Une bonne mise en bouche qui annonce un excellent deuxième épisode, "Au nom de la terre" réalisé par Adam Davidson ("Grey's Anatomy", "Shark", "Community"), qui ne manquera pas de nous surprendre, avec un Cullen qui aura la difficile tâche d'exproprier une famille mormon menée par Aaron Hatch, un père de famille, interprété par James Shanklin ("Desperate Housewives", "The Social Network", "Le stratège") bien décidé à garder ses terres, sous la surveillance de Maggie Palmer, une bien jolie journaliste jouée par Chelah Horsdal ("L Word", "La planète des singes: Les origines", "Arrow")...

Dans le troisième épisode, "Vol de bétail" réalisé par Dennie Gordon ("Ce dont rêvent les filles", "Une journée à New York"), les ennuis continuent de retarder la construction du chemin de fer et Cullen et Elam ne tarde pas à découvrir que tout cela est manigancé bien évidemment par Durant. Un épisode où nos deux héros ne vont pas faire de quartier et où de nouveaux personnages importants vont faire leur apparition comme le frère de Toole, interprété par Damian O'Hare ("Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "The Broken"). Mais surtout, un épisode qui voit le retour discret du « Suédois »! Et il faut bien avouer que c’est un véritable plaisir d'enfin retrouver Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2"), même s’il sera ici bien sage...

"La négociation" également réalisé par Adam Davidson, le quatrième épisode de cette saison, ne sera pas de tout repos pour Cullen et Elam qui vont se retrouver en territoire indien afin de résoudre un problème d’approvisionnement en bois et qui vont se retrouver en bien fâcheuse position. Le « Suédois », lui sera toujours aussi calme, mais on sentira tout de même que quelque chose se trame dans son cerveau perturbé. Enfin, un nouveau drame arrivera à Hell on Wheels... Un drame qui sera bien entendu au cœur de l’intrigue du cinquième épisode nommé "Enlèvement" réalisé par Neil LaBute ("Nurse Betty", "Possession", "The Wicker Man", "Harcelés"). Un épisode où on sentira également que notre « Suédois » est de plus en plus proche de péter un câble et probablement de faire un carnage...

Ce qui ne va pas tarder à arriver et cela pas plus tard que dans le sixième épisode intitulé "Le relais" réalisé par Deran Sarafian ("Coups pour coups", "Deux doigts sur la gâchette", "Terminal Velocity") et David Straiton ("Star Trek: Enterprise", "Las Vegas", "Dr House"), l’un des épisodes les plus jouissifs et palpitant de la saison où Cullen Bohannon va se retrouver face au conseil d’administration du Crédit Mobilier, constitué des principaux actionnaires, mené par Durant et soumis au jugement du général Grant. L’épisode suivant, "Épidémie", de nouveau mis en scène par Deran Sarafian, marque une petite baisse de régime, même si quelques évènements importants interviendront... L'épisode 8, "Vieux démons" réalisé par Rosemary Rodriguez ("Acts of Worship", "The Good Wife"), va en tout cas nous remettre à fond dans la série avec notamment la disparition d'un des personnages principaux de la série, suivi d'un neuvième épisode de nouveau réalisé par Bill Gierhart, "L'enlèvement" (Initialement baptisé "Oeil pour oeil") riche en action avec des gunfights comme on les aime! Enfin, "L'Union", le dixième épisode de cette saison, mis en scène également par Neil LaBute, conclut celle-ci de façon très ironique, mais en nous laissant quelque peu sur notre faim avec quelques « surprises » assez prévisibles ...

Dans l’ensemble, cette troisième saison de "Hell on wheels" est plutôt très bonne avec une intrigue assez palpitante, mais pas aussi sombre qu'on aurait pu l’espérer...

La saison 3 de "Hell on Wheels" est sorti le 4 juin 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français évidemment. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules suivants : un Making of (53’), « Regard sur la saison 3 », « Lorsque nous nous sommes quittés… », « I’m Building Me A Home » (chanson avec Common et Dohn Norwood) et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également que des coffrets DVD et Blu-ray regroupant les trois premières saisons sont également sortis à la même date et que depuis, deux autres coffrets regroupant cette fois les quatre premières saisons sont également sortis le 1 juillet 2015.

Hell on wheels : Saison 3

Hell on wheels : Saison 3
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Hell on wheels : Saison 3 (Blu-ray)

Hell on wheels : Saison 3 (Blu-ray)
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25.08.15

04:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Kevin Harrison, ingénieur talentueux et homme d’affaires avisé, conçoit de puissants systèmes d’armes pour l’armée américaine. Mais c’est un personnage sans scrupules : il vend aussi ses armes à des pays peu favorables aux États-Unis. Lorsque la journaliste Maggie Whelan apprend ses agissements, elle s’échappe en embarquant sur le Concorde. Harrison organise alors tout une série d’attentats pour détruire le supersonique en plein vol... Le commandant de bord et de son équipage pourront-ils déjouer ces attaques ?


Mon avis :

Quand le Rocco de Visconti (A ne pas confondre bien entendu avec Rocco Siffredi!) emmène la tendre et douce interprète d'"Emmanuelle" au septième ciel (Comme Francis Leroi?) à bord d'un Concorde (Non, pas celui de Champigny sur Marne, je vous rassure!), cela donne "Airport '80 : Concorde", le dernier volet de la célèbre saga des "Airport", une aventure aérienne où il vaut mieux avoir l'amour du risque...


J'en vois qui commencent déjà à avoir chaud! Il faut dire que lorsqu'on sait ce que Sylvia Kristel ("Une femme fidèle", "Alice ou la Dernière Fugue", "L'Amant de lady Chatterley", "Mata Hari") est capable de faire à bord d’un avion et qu'on connaît le sex-appeal qu'avait Alain Delon ("Le guépard", "Le samouraï", "La piscine", "Le clan des Siciliens", "Le cercle rouge") à l'époque, il y a de quoi!


Bon, autrement, comme dans les précédents opus de la saga, on retrouve ce bon vieux George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), toujours dans le rôle de Patroni, sauf que cette fois, allez savoir pourquoi, il se retrouve être pilote et en plus avec une ancienneté de plus de trente ans... Allez comprendre pourquoi? Toujours est-il qu'il sert tout de même une nouvelle fois de fil rouge à la série...


Cette fois, notre Concorde (Oui, c'était un peu notre fierté quand même, même si on l’a conçu avec nos ennemis héréditaires!) va être la cible du Dr. Kevin Harrison, incarné par Robert Wagner ("Tempête sous la mer", "Prince Vaillant", "La lance brisée", "La panthère Rose", "Pour l'amour du risque"), qui va tout faire pour mettre en pièces notre joli supersonique afin de réduire au silence la journaliste Maggie Whelan, qui est également sa maîtresse et qui est en possession de documents compromettants.


Pour cela, le bonhomme ne va pas y aller par quatre chemins et ne va pas hésiter à faire reprogrammer un missile sol-air afin qu'il prenne en chasse le Concorde! Mais c'est bien évidemment sans compter sur les prouesses dont sont capables nos deux pilotes hors-pairs!


Bon, niveau réalisme, cela ne sera pas trop ça par contre, car pour échapper à ce missile, nos deux as vont faire des loopings et autres manœuvres totalement hallucinantes lors de scènes malheureusement assez risibles, d'une part en raison de leur manque de crédibilité et d'autre part en raison d'effets spéciaux peu convaincants...


Et ces premières scènes seront suivies d'autres scènes du même acabit après leur escale à Roissy, puisque Patroni ira tranquillement rassurer les passagers alors que l'avion sera en chute libre et qu'il y aura un trou béant au beau milieu de l'avion...


Quant à notre charmante journaliste, interprétée par Susan Blakely ("La tour infernale", "Over the Top", "Hungry Hearts"), elle continuera sans trop se méfier à voir son amant qui ne lui veut pas que du bien, alors qu'elle dispose de preuves contre lui... Mais c'est vrai que tout le monde a le droit au bénéfice du doute!


Et puis comment résister au beau Robert? David Lowell Rich ("Route 66", "Madame X") n'a jamais été un grand metteur en scène et ce n'est pas ce film qui va nous prouver le contraire ; le réalisateur livrant ici le plus mauvais film de la saga...


Parmi le casting, on remarquera quelques acteurs assez connus comme Eddie Albert ("Vacances romaines", "Le jour le plus long", "Plein la gueule", "Dreamscape"), Nicolas Coster ("Santa Barbara"), David Warner ("Les Chiens de paille", "La Malédiction", "Titanic") ou encore l'actrice suédoise Bibi Andersson ("Le septième sceau", "Persona", "Le festin de Babette"). Un casting assez impressionnant donc, comme dans les autres films de la saga d'ailleurs et qui constituera l'un des seuls véritables atouts du film, hormis le fait qu'au final, on se marre bien!


Situations invraisemblables, effets spéciaux ratés, scénario aberrant, ce "Airport '80 : Concorde" est juste un pur nanar et est donc forcément très amusant pour peu que l’on le prenne à la rigolade...


Précédemment sorti en DVD chez Universal Pictures, puis chez Aventi et enfin chez MEP Vidéo, "Airport '79 : Concorde" ressort cette fois chez Elephant Films sous le titre "Airport '80 : Concorde" dans une nouvelle version restaurée disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, puisque qu'on n’a le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et des deux précédents films de la saga, "Airport 75 : 747 en péril" et "Airport 77 : Les naufragés du 747", ainsi qu’à une galerie photos...


Comparatif image entre les éditions DVD Universal Pictures et Elephant Films :

Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films





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Airport 79 : Concorde

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Airport 79 : Concorde - Edition Aventi

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Airport 79

Airport 79
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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

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Airport Terminal Pack - Edition belge

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24.08.15

08:40:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Frank Marasco, surnommé « Bullet », est le flic le plus féroce de Los Angeles. Alors qu’il s’apprête à partir à la retraite, son petit-fils Mario est kidnappé par un baron de la drogue qui veut empêcher l’exécution de son fils en prison. Refusant de céder au chantage, Franck décide de se faire justice lui-même : il ne reculera devant rien pour récupérer Mario.

Mon avis :

Avec Danny Trejo ("Heat", "Machete", "Sons of Anarchy", "Zombie Hunter", "Out of control"), c'est souvent tout bon ou tout mauvais... Le souci étant que notre ancien taulard préféré aurait comme une tendance à accepter un peu tout et n'importe quoi! La preuve, il est crédité au générique près de 300 films, téléfilms et séries! Parmi les pires, "La balade de Crazy Joe" et "Necessary Evil" sont deux bons exemples... Parmi les meilleurs, bien évidemment "Desperado", "Une nuit en enfer" ou encore le "Halloween" de Rob Zombie!

Dans "Bullet" de Nick Lyon ("Species: The Awakening", "Zombie Apocalypse", "Rise of the Zombies"), l'acteur incarne un flic infiltré aux méthodes expéditives dont le petit-fils va être kidnappé par un baron de la drogue et qui va alors tout faire pour le récupérer, rendant pour cela bien évidemment justice lui-même...

Avec un tel scénario, totalement calibré pour Danny Trejo, comme il aurait pu l'être en son temps pour un Charles Bronson par exemple, "Bullet" aurait pu être une petite série B bien fun et bien jouissive, malheureusement le film va souffrir d'une mise en scène bien mollassonne, avec des scènes d'action souvent filmées au ralenti, ce qui en soit aurait pu être très bien, seulement voilà, n'est pas John Woo qui veut!

Nick Lyon (Non, je ne suis pas Stéphanois!) est loin d'avoir le talent du réalisateur Hongkongais... Et ce n'est pas la photographie hyper stylisée signée Carmen Cabana ("The Sinners", "The Devil's Pact"), parfois limite clipesque, qui sauvera le film, même si cela permettra tout de même au film d'avoir un minimum de cachet, malgré son budget somme toute relativement modeste (3 millions de dollars...).

Le film a été produit notamment par Robert Rodriguez ("Lake Dead", "Across the Line", "Farm House"), mais pas celui auquel on pense de prime abord et qui est d'ailleurs le cousin au second degré de Danny Trejo. Remarquez, il est tout à fait probable que celui-ci fasse aussi parti de la famille!

Enfin, toujours est-il que l'acteur ne s'est pas ici impliqué comme pour "Machete" par exemple et le résultat est donc très, mais alors très moyen! Dans le rôle de Carlito Kane, le baron de la drogue ayant fait enlever le petit-fils de « Bullet » (Oui au fait, c’est le surnom de Danny Trejo dans le film!), Jonathan Banks ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "48 heures", "Le flic de Beverly Hills") a vraiment la gueule de l'emploi, mais ne paraîtra guère plus impliqué pour autant...

John Savage ("Voyage au bout de l'enfer", "Hair", "Salvador", "Le parrain, 3ème partie"), dans le rôle du gouverneur Johnson, également d'ailleurs! Comme si les acteurs n'avaient été aucunement dirigés et n'étaient là que pour encaisser le chèque...

Que reste-t-il pour sauver le film? Eh bien, en fait pas grand-chose! Enfin, si, la possibilité de se marrer un peu devant un film véritablement filmé comme les pieds! On en viendrait presque à conseiller au réalisateur de faire autre chose, s'il n'y avait pas eu quelques autres DTV où il s'en sortait tout de même un peu mieux...

Malgré tout, Danny Trejo, on l’aime et ce n’est pas parce qu’il tourne régulièrement de mauvais films que cela égratigne la sympathie que l’on a pour ce bonhomme maintenant âgé de 71 ans et qui reste toujours convaincant dans les films d’action. Danny ne semble pas prêt de prendre sa retraite et nous, on n’a vraiment aucune envie qu’il la prenne!

"Bullet" sort en DVD le 1 septembre 2015 chez Program Store qui nous propose ce DTV au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française (au doublage très, très moyen!) et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, la bande annonce en version française sera la seule chose à se mettre sous la dent!

Bullet

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20.08.15

07:38:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aux prémices de la seconde guerre mondiale, alors que le fascisme s’empare de l’Italie, la mafia sicilienne est dévorée par des luttes intestines qui éclaboussent de sang les rue d’Italie jusqu’à celles de New-York. Dans ce climat délétère, Titina perd son mari, brutalement assassiné par la pègre. Alors que Spallone, de retour d’un exil de 10 ans, succombe aux charmes de la jeune veuve, Nick, un petit truand décidé à venger le meurtre de son cousin, revient au pays et s’éprend également de Titina. La rivalité entre les deux hommes grandit, et empoisonne la vie du trio, alors que la guerre approche.

Mon avis :

Alors que la plupart des titres du catalogue de feu PVB Éditions sont quasiment tous devenus introuvables et donc la majeure partie du temps uniquement trouvables à des prix exorbitants, Elephant Films continue de ressortir régulièrement certains de leurs titres dans des versions restaurées, nous permettant ainsi de pouvoir redécouvrir enfin leurs meilleurs films dans d'excellentes conditions. C'est le cas notamment du magnifique "D'amour et de sang" de Lina Wertmüller...

Arcangela Felice Assunta Wertmüller von Elgg Spanol von Braueich, scénariste et réalisatrice italienne d'origine suisse, plus connue sous le nom tout de même plus mémorisable de Lina Wertmüller ("Mimi métallo blessé dans son honneur", "Film d'amour et d'anarchie", "Chacun à son poste et rien ne va", "Vers un destin insolite, sur les flots bleus de l'été") réalisa en 1978 "D'amour et de sang" avec en vedettes Sophia Loren, Marcello Mastroianni et son acteur fétiche Giancarlo Giannini.

Le film dont le titre original, "Fatto di sangue fra due uomini per causa di una vedova. Si sospettano moventi politici", est encore plus long que le véritable nom de sa réalisatrice, narre l'histoire de Titina Paterno, incarnée par une Sophia Loren ("Le Cid", "Boccace 70", "La Chute de l'empire romain", "Mariage à l'italienne", "Arabesque") totalement habitée, une veuve ayant perdu le bébé qu'elle attendait suite à l'assassinat de son mari tué par l’infâme Vito Acicatena, joué par Turi Ferro ("Chronique d'un homicide", "Mimi métallo blessé dans son honneur", "Malicia"), un homme influent qui fera en sorte de ne jamais être inquiété par la justice...

Du moins jusqu'à l'arrivée de Rosario Maria Spallone, interprété par Marcello Mastroianni ("La Dolce vita", "Divorce à l'italienne", "Huit et demi", "Le Grand Embouteillage", "La Nuit de Varennes"), un avocat renommé et engagé politiquement qui suite à un véritable coup de foudre pour la veuve, va se mettre en tête de lui venir en aide, ce qu'elle va refuser dans un premier temps. Mais suite à une tentative de viol par Vito Acicatena auquel elle échappera grâce à l'intervention de l'avocat, Titina va d'une part céder aux avances de ce dernier et finalement accepter en plus son aide.

Les choses vont pourtant encore se compliquer avec le retour au pays de Nicola Sanmichele dit Nick, joué par Giancarlo Giannini ("La tarentule au ventre noir", "Le Professeur", "Mimic", "Hannibal", "Man on Fire", "Casino Royale"), le cousin du défunt mari de Titina, qui a fait fortune aux États-Unis, de façon pas forcément très légale d’ailleurs et qui a toujours eu un faible pour elle...

Si dans un premier temps les deux amoureux transi vont plus ou moins s’affronter, ils vont ensuite assez rapidement unir leurs forces contre Acicatena, quelque peu manipulés il faut le dire par une Titina prête à tout pour obtenir sa vengeance et cela même, si elle éprouvera de réels sentiments pour les deux hommes...

Sophia Loren est ici véritablement impressionnante imposant une personnalité très forte, presque sauvage, faisant même presque peur au départ, tout en révélant pour peu à peu sa féminité au fur et à mesure qu'on la découvrira. Mastroianni est quant à lui impeccable dans le rôle de ce personnage presque pathétique et pourtant toujours attachant. Enfin, Giancarlo Giannini est absolument génial dans ce film et l'est d'ailleurs encore plus pour une fois en version française tant le doublage de Francis Lax renforce la personnalité caricaturale de ce personnage pittoresque et haut en couleurs.

Lina Wertmüller signe là une tragédie faisant souvent penser à un opéra par sa mise en scène, le choix de ses décors, son scénario aussi et par le jeu de ses acteurs. Le film est d'ailleurs accompagné d'une musique classique renforçant encore d'avantage ce sentiment. La photographie signée Tonino Delli Colli ("Il était une fois dans l'Ouest", "Le Décaméron", "Le nom de la rose") joue également un rôle important dans cette mise en scène très théâtrale.

On retrouve dans ce film les thèmes chers à cette cinéaste engagée avec notamment ceux de la lutte des classes, la montée du fascisme ou encore le féminisme avec ici le droit à l'avortement et bien entendu la personnalité très forte de son héroïne...Enfin, la dernière partie du film nous offre quelques moments de bravoure et d’action assez mémorables auxquels on ne s’attend pas forcément et qui contribuent à rendre ce film inoubliable.

Si on pourra regretter qu'Elephant Films ne nous ait pas proposé de découvrir la version intégrale italienne du film plus longue d'environ une demi-heure, cette version internationale s'avère tout de même excellente et ne souffre aucunement des coupes faites à ce montage.

"D'amour et de sang" était déjà sorti en DVD le 29 novembre 2005 chez PVB Editions dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 1.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus des bandes annonces, des filmographies et une galerie photos. Le film est ressorti le 2 juin 2015 chez Elephant Films en DVD et Combo DVD + Blu-ray avec cette fois une image au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 et des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et des sous-titres français pour le DVD et une image au format 1.78:1 16/9ème avec un résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono et des sous-titres français pour le Blu-ray. Cette fois au niveau des bonus, on est également un peu plus gâté avec une présentation exclusive du film par Jean-Pierre Dionnet (10’), une galerie d'images, les bandes-annonces du film et de "La théorie des dominos" et de "Le Cri du Sorcier", plus différentes présentations de la collection également par Jean-Pierre Dionnet.

D'amour et de sang

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D'amour et de sang

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D'amour et de sang (Blu-ray + DVD)

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18.08.15

15:36:08, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un couple se dispute durant une nuit d’orage. Le lendemain, le corps de la femme est retrouvé sur la plage par Robert Tisdall, un proche. Celui-ci est fait coupable car la ceinture qui a servi à étrangler la victime semble provenir de son imperméable, qu’il affirme pourtant s’être fait voler. Robert parvient à s’enfuir du tribunal et, aidé par Erica, la fille du commissaire chargé de l’enquête, il se réfugie dans un moulin. Dès lors, les deux jeunes gens cherchent à retrouver l’homme qui a volé l’imperméable afin de prouver que Robert n’est pas lié au crime...

Mon avis :

Parmi les thèmes récurrents dans l’œuvre d’Alfred Hitchcock, celui du faux coupable est probablement celui que le maître du suspens a le plus souvent exploité. En effet, on peut retrouver ce thème dans des films comme "Les 39 Marches", "Cinquième Colonne", "Le faux coupable" (évidemment!), "La Maison du docteur Edwardes" ou encore bien entendu "La Mort aux trousses". Avec "Jeune et innocent", il reprend d’ailleurs une trame scénaristique assez proche de celle des "39 marches" sorti deux ans auparavant...

Sorti en 1937, "Jeune et innocent" est donc un thriller typiquement hitchcockien où un jeune homme ayant découvert le corps d’une amie sur une plage se retrouve injustement accusé du meurtre de celle-ci. Voyant que le procès ne tourne pas en sa faveur, Robert Tisdall va alors s'enfuir en compagnie d'une jeune femme qui ne sera autre que la fille du colonel chargé de l'enquête, pour tenter de trouver le véritable coupable et pouvoir ainsi être innocenté...

Hitchcock ("Agent Secret", "Le crime était presque parfait", "Fenêtre sur cour", "Sueurs froides", "Psychose", "Les Oiseaux") signe ici un film particulièrement plaisant, parfaitement rythmé, au ton assez léger, à la limite même par moments de la comédie et au casting fort attachant, ayant dans l'ensemble plutôt bien vieilli, même si évidemment il fera quelque peu daté.

Le film est librement adapté du roman de Josephine Tey (Pseudonyme de Elizabeth Mackintosh), "A shilling for candles", paru en 1936, donc très peu de temps avant la mise en chantier du film. Le cinéaste a ici axé l'histoire sur la romance entre les deux personnages principaux, une romance qui était en fait absente du roman.

Pour incarner son duo vedette, le cinéaste va faire appel à Derrick De Marney ("La vie future", "Le lion a des ailes", "The Spider") et Nova Pilbeam ("L'homme qui en savait trop", "Marie Tudor", "The Next of Kin") pour interpréter respectivement les rôles de Robert Tisdall et Erica Burgoyne.

Tous deux forment ici un couple adorable et très attachant, pour lequel on va forcément éprouver une certaine forme d’empathie. Si le couple fonctionne à merveille à l'écran, dans la réalité par contre, Nova Pilbeam tomba en fait sous le charme de Pen Tennyson ("The Proud Valley", "Convoy") qui était alors assistant-réalisateur sur le film et avec qui elle se maria en 1939 avant que celui-ci meurt tragiquement à la guerre en 1941 à l'âge de 28 ans.

Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement Percy Marmont ("À l'est de Shanghaï", "Quatre de l'espionnage", "La Conquête de l'air") dans le rôle du colonel Burgoyne, Edward Rigby ("A Canterbury Tale", "Le Verdict de l'amour", "L'enquête est close") dans le rôle du vieux Will, Mary Clare ("Une femme disparaît", "La nuit a des yeux", "Moulin Rouge") dans celui de la tante et bien entendu George Curzon ("La taverne de la Jamaïque", "L'homme qui en savait trop", "Sexton Blake and the Hooded Terror") dans le rôle du tueur.

Parmi les scènes marquantes du film, on retiendra forcément la séquence finale, qui demanda deux jours de tournage au réalisateur, nous offrant un impressionnant travelling de plus de 40 mètres où la caméra surplombe une salle de bal pour finir en gros plan sur les yeux du tueur ; un travelling tourné aux Pinewood Studios et ayant nécessité l'utilisation d’une des plus importantes grues de l'époque...

"Jeune et innocent" fait sans conteste parti des meilleurs films de la période anglaise d'Alfred Hitchcock et cela malgré le fait que ce ne soit finalement qu’un petit thriller au ton très léger...

Déjà sorti chez divers éditeurs, "Jeune et innocent" a été réédité le 5 mai 2015 chez Filmedia dans une édition, comme les autres titres de leur collection Hitchcock, nettement supérieure aux précédentes éditions, que cela soit au niveau de l’image ou au niveau du son. Le film nous est ici présenté au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre la quatrième partie du documentaire "L'espionnage selon Hitchcock" concocté par Christophe Champclaux et Linda Tahir-Meriau, d'une durée de 12 minutes, un supplément intéressant même si le film n'a ici rien à voir avec l'espionnage...

Jeune et innocent

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Jeune et innocent - Collection Fnac

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Alfred Hitchcock : Chantage + Les 39 marches + Jeune et innocent / Coffret 3 DVD + CD

Alfred Hitchcock : Chantage + Les 39 marches + Jeune et innocent / Coffret 3 DVD + CD
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17.08.15

07:48:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le richissime américain Philip Stevens a décidé d’exposer sa collection d’œuvres d’art dans sa résidence de Palm Beach et d’en faire un musée. Son avion privé, un Boeing 747, transporte toute sa collection, ainsi que de nombreuses personnalités amateurs d’art. Mais quand l'avion est détourné par des pirates de l'air, qui convoitent les trésors contenus dans les cales, c’est le drame : le Boeing 747 s'écrase au milieu du triangle des Bermudes. L'avion coule lentement et échoue sur un banc de sable, à plusieurs mètres de profondeur...


Mon avis :

Nouvel avion, nouvel équipage, nouveaux passagers bien évidemment, mais surtout nouvelle catastrophe! Après nous avoir montré comment réussir à atterrir sans visibilité sur une piste enneigée avec un gros trou dans le fuselage, puis nous avoir montré comment s'en sortir malgré l'absence de pilote, cette fois, avec "Airport 77 : Les naufragés du 747", vous apprendrez comment vous en tirer après un crash en pleine mer! Et pas n'importe où! Tenez-vous bien... En plein milieu du Triangle des Bermudes! Autant dire que c'est normalement mission impossible...


Comme dans les autres films de la saga "Airport", on a bien entendu le droit à un joli casting de stars avec cette fois en vedette James Stewart ("La vie est belle", "Fenêtre sur cour", "L'Homme qui en savait trop", "Sueurs froides", "L'Homme qui tua Liberty Valance"), où l'acteur fétiche du maître du suspens interprète le rôle de Philip Stevens, un riche collectionneur d’œuvres d'art qui décide d'exposer une partie de sa collection dans sa résidence secondaire de Palm Beach, mettant alors à la disposition de ses invités son Boeing 747 personnel afin que ceux-ci s'y rendent en toute simplicité.


Parmi les passagers, Christopher Lee ("Le corps et le fouet", "La crypte du vampire", "Dracula, prince des ténèbres", "Les inassouvies", la trilogie "Le seigneur des anneaux"), formant un couple sur le déclin avec la toujours très belle Lee Grant ("Dans la chaleur de la nuit", "La Vallée des poupées", "Les Naufragés de l'espace", "Damien, la malédiction II"), Darren McGavin ("Dossiers brûlants", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison"), Olivia de Havilland ("Capitaine Blood", "Les Aventures de Robin des Bois", "Autant en emporte le vent") ou encore Joseph Cotten ("Citizen Kane", "L'Ombre d'un doute", "Le Troisième Homme", "La Soif du mal", "Baron vampire").


Aux commandes de l'appareil, on aura en revanche, un Jack Lemmon ("Cow-boy", "Certains l'aiment chaud", "Missing - Porté disparu", "Les grincheux") toujours plus crédible dans les rôles comiques que dans les rôles sérieux, mais heureusement épaulé par Robert Foxworth ("Damien, la malédiction II", "Prophecy", "Falcon Crest"), enfin si on peut dire, puisqu’il fera parti du complot avec Monte Markham ("Sept secondes en enfer", "Les Colts des sept mercenaires", "La Bataille de Midway")...


Toujours est-il que tout ce petit monde va se retrouver sous l'eau en pleine mer, suite à un détournement ayant mal tourné! La version du film présentée ici est le montage cinéma, mais il faut savoir que le film a également été exploité à la télévision dans une version avoisinant les 3 heures divisée en 2 parties, ajoutant à la version ciné des scènes rallongées, des flashbacks concernant les principaux protagonistes du film, ainsi qu'un prologue impliquant les auteurs du détournement du 747.


Mais bon, s'il aurait été intéressant de pouvoir bénéficier également de cette version du film, il faut bien avouer que le film est suffisamment long comme ça, même si le film reste assez plaisant à voir. La scène notamment du sauvetage en mer est par exemple vraiment trop longue...


Le film est mis en scène de façon très classique, mais très correcte par Jerry Jameson ("The Bat People", "L'Appel de la forêt", "La Guerre des abîmes"), mais le film souffre par contre de quelques courtes incrustations d'images tournées en studio un peu trop visibles dans la dernière partie du film.


Enfin, comme dans les précédents opus de la saga, on retrouve évidemment le personnage de Joe Patroni, toujours interprété par George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), venu ici prêté main forte lorsque la disparition de l'avion sera annoncée... Curieusement par contre, on n’aura pas forcément la sensation de regarder un film de catastrophe aérienne, mais plutôt un film de catastrophe sous-marine! Mais cela reste un film catastrophe et c'est là l'essentiel!


Malgré un final quelque peu longuet, ce troisième volet de la saga "Airport" demeure tout de même un agréable divertissement ayant plutôt pas trop mal vieilli et qui devrait ravir les amateurs de films catastrophe...


Déjà sorti en DVD chez Universal Pictures, puis chez Aventi et enfin chez MEP Vidéo, cette fois c'est Elephant Films qui nous offre une nouvelle version restaurée de "Airport 77 : Les naufragés du 747" disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, pas grand-chose chose à se mettre sous la dent, puisque qu'on n'a le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et des films "Airport 75 : 747 en péril" et "Airport '80 : Concorde" et à une galerie photos...


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Universal Pictures
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Airport 77

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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

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Airport Terminal Pack - Edition belge

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15.08.15

05:24:26, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les chaises musicales

Réalisatrice : Marie Belhomme

Année
: 2015

Origine : France

Durée
: 1h23

Avec : Isabelle Carré (Perrine), Carmen Maura (Lucie), Philippe Rebbot (Fabrice), Nina Meurisse (Solène), etc.

Par Nicofeel

Premier long métrage de Marie Belhomme (actrice dans le film Les femmes... ou les enfants d'abord... de Manuel Poirier), Les chaises musicales est une comédie sentimentale atypique.
En effet, l'histoire d'amour proposée est pour le moins singulière. Une jolie quadragénaire, Perrine, fait tomber accidentellement un homme, Fabrice, dans la benne d'une déchèterie. Celui-ci tombe dans le coma. Perrine va alors tout faire pour qu'il se réveille. Elle va le voir chaque jour, espérant que ses paroles et son soutien produisent un effet.
Bien évidemment, si le sujet en restait là, le film ne serait pas très attirant. Les chaises musicales doit son titre à deux éléments. Le premier est dû au fait que les deux principaux protagonistes, travaillent dans le domaine de la musique : Perrine est une musicienne “presque” professionnelle alors que Fabrice anime un atelier chant auprès de jeunes. Le second élément tient tout bonnement au fait que Perrine va “profiter” de l'absence de Fabrice pour entrer dans sa vie quotidienne : elle investit son appartement, elle s'occupe de son petit garçon en garde alternée, elle donne à manger au chien. Et puis quitte à ne pas faire les choses à moitié, grâce à un curieux concours de circonstances, elle hérite de son travail. Voilà sans conteste un sacré jeu de chaises musicales !
Cela étant, il ne faut s'y tromper. Le ton du film est résolument axé vers la comédie. Perrine est une jeune femme maladroite tant dans ses propos que dans son attitude. C'est une fille un peu paumée qui a bien du mal à joindre les deux bouts. Elle accepte des petits boulots, qui se résument à animer des anniversaires d'enfants ou à se déguiser pour amuser des personnes âgées. Rien de très réjouissant ! D'autant que Perrine est une véritable Pierre Richard au féminin. Elle accumule les gaffes par son côté gauche. C'est d'ailleurs sa maladresse habituelle, combinée à son humanisme, qui la rendent attachante.

Et qui de mieux que l'actrice Isabelle Carré pour incarner avec beaucoup de naturel un Gaston Lagaffe féminin. Elle est épatante en offrant une superbe prestation avec cette Bridget Jones à la française.
Malheureusement, elle est bien seule. Car les autres acteurs du film jouent des personnages qui n'ont véritablement aucune profondeur. Carmen Maura, plus habituée aux films d'Almodovar, est fort sympathique mais son personnage de présidente d'association en faveur des personnes âgées, ne sert à rien. Il en va de même pour tous les autres seconds rôles du film, dont l'existence et la caractérisation est réduite à peau de chagrin. Sans vouloir être trop méchant envers ce premier film, on pourrait même dire que le meilleur second rôle est finalement le chien dénommé Spleen ! Avec sa bouée constamment prise autour de son cou, il amuse le spectateur.
Il y avait sans doute matière à faire une comédie plus fine, dans le style d'un Emmanuel Mouret. Au lieu de cela, la réalisatrice Marie Belhomme multiplie les lieux communs et des dialogues assez maladroits.
Heureusement, cette cinéaste est sauvée par ses bonnes intentions. Elle ne cherche manifestement pas à faire LA comédie de l'année mais simplement une comédie toute simple, en mettant l'accent sur des personnages que l'on pourrait apparenter à monsieur tout-le-monde. Perrine n'est rien d'autre qu'une jeune femme en recherche de stabilité tant sur le plan professionnel que sur le plan amoureux. Il en va de même pour l'autre personnage central du film, Fabrice, qui vivait jusque-là dans une tristesse certaine, au point d'avoir appelé son chien Spleen. Deux êtres à la recherche du bonheur, qui se sont rencontrés dans des circconstances pour le moins abracadabrantesques !
Si Les chaises musicales part clairement d'un postulat original avec cette étonnante histoire d'amour, cela n'en reste pas moins une comédie sentimentale. La réalisatrice Marie Belhomme ne fait preuve d'aucun cynisme. Bien au contraire. A une époque où les sentiments semblent de moins en moins prégnants dans notre société, ce long métrage a ceci de beau qu'il tire vers le haut chacun de ses protagonistes. Malgré des maladresses d'écriture et des facilités au niveau du scénario, le film s'en sort grâce à un humanisme qui caractérise chacun des personnages. Outre Perrine, qui ne cesse de nous amuser (et parfois de nous émouvoir), c'est le côté bon enfant de l'ensemble qui retient notre attention. A l'image de Laurent Quere qui a l'air de s'amuser comme un fou avec son costume de “La mouche qui colle”. Ou tout simplement de son happy end qui nous rappelle que tout ceci n'est qu'une fiction, une belle histoire qui ne pouvait finir que de manière positive.
Comédie fantasque inégale, Les chaises musicales mérite d'être regardée en raison de son personnage principal incarné par une excellente Isabelle Carré mais aussi parce que ce film est un feel good movie.
Une plus grande rigueur dans l'écriture et dans la caractérisation de ses personnages devrait permettre à Marie Belhomme de mettre en scène un film encore plus savoureux dans son prochain long métrage.

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14.08.15

05:25:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Carla est une jolie vénitienne de 20 ans à la recherche d’un appartement londonien pour Mattéo, un étudiant de l’université de Venise dont elle est follement amoureuse et qui doit la rejoindre prochainement. Moira la lesbienne et Mario son époux, propriétaires de l’agence London Real Estate Agency ont des mœurs très libres. Vivement intéressés par le physique avantageux de Carla, ils n’hésitent pas à lui faire des propositions indécentes et à l’entrainer dans une course folle à travers le Londres érotique. Carla retarde le plus possible l’arrivée de Matteo mais celui-ci, se doutant de quelque chose, décide de la rejoindre au plus vite...

Mon avis :

Le monde de Tinto Brass est un monde peuplé de jolies filles sexuellement libérées ne demandant qu'à vous satisfaire... Mais ne rêvez pas! Ce monde malheureusement n'existe pas! Ce n’est juste qu’un fantasme de vieux pervers mis en images...

Réalisé dans la foulée de la sortie de "Monella", "Tra(sgre)dire" (titre faisant apparaître les mots « tradire » voulant dire trahir et « trasgredire » qui veut dire transgresser) suit à peu de choses près, le scénario de ce dernier, mais en transposant l'histoire dans un contexte différent et de nos jours.

En effet, on suit ici les aventures londoniennes de Carla, une splendide vénitienne libertine dont le petit ami, Matteo, resté en Italie, est hyper jaloux... Bon, il faut avouer qu'avec une nénette pareille, cela peut se comprendre! D'une part elle est très jolie, mais en plus elle a le feu aux fesses et se balade quasiment tout le temps sans porter de culotte! Du coup, il faut se mettre à la place du pauvre gars quand même!

Pour incarner, la magnifique Carla, Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda", "Monamour") a fait appel à Yuliya Mayarchuk ("Go Go Tales"), un mannequin d'origine ukrainienne qui de toutes évidences n'a absolument aucune pudeur et se baladera même à poil durant quasiment tout le film sans le moindre complexe (D'ailleurs pourquoi en aurait-elle?), ni la moindre gêne!

Si la jeune femme n'aura pas le charme latin des précédentes starlettes du cinéaste érotomane italien, elle ne nous laissera toutefois pas indifférent. Il faut bien admettre qu'il serait difficile de ne pas craquer devant le joli brin de femme à la plastique irréprochable et au charmant minois!

A ses côtés, on retrouve Francesca Nunzi ("Matilde", "Ma prof est une bombe", "Ex"), qui interprétait le rôle de la prostituée dans "Monella" et qui ici joue le rôle de Moira, une jeune femme tenant une agence immobilière et fortement attirée par l'aguicheuse Carla.

Face à ces demoiselles, quelques mâles bien membrés (Euh oui, alors là on n'en sera pas vraiment sûr, puisque pour ceux qui l'ignorerait, les phallus de ces messieurs sont en fait factices! Bien imités certes, mais factices tout de même!), parmi lesquels on reconnaîtra Max Parodi ("Monella", "Senso '45", "Fallo!", "Monamour"), l'acteur fétiche du réalisateur.

Les rôles de Matteo, le petit ami jaloux et de Bernard, l'ancien amant français de Carla, sont quant à eux tenus respectivement par Jarno Berardi et Mauro Lorenz, deux acteurs inconnus, mais plutôt beaux gosses ayant tous deux joués précédemment dans deux segments de "Tinto Brass Presents Erotic Short Stories: Part 4 - Improper Liaisons".

Et puis, bien entendu, Tinto Brass s'est comme souvent réservé un petit rôle, ici celui d'un photographe particulièrement pervers... On retrouve autrement le style habituel du réalisateur, avec notamment sa façon de cadrer sans pudeur les derrières de ses actrices tout en les mettant particulièrement en valeur, son obsession également pour les bidets, ses choix de couleurs, son attirance pour la sodomie et ses thèmes récurrents comme celui de la jalousie source de libido pour le mâle en souffrance et lez plus souvent cocu...

Sans être un grand Tinto Brass, "Transgressing" reste tout de même un film érotique particulièrement osé et explicite, très plaisant à regarder grâce notamment aux atouts indiscutables de son actrice principale. Une véritable ode au libertinage!

Sorti une première fois chez nous le 16 août 2007 chez Tiffany dans une édition proposant le film en version intégrale au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec pour unique piste audio la version italienne Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, "Transgressing" était ensuite ressorti chez le même éditeur le 2 février 2009, avant de ressortir le 4 décembre 2012, cette fois chez Bach Films, dans une édition proposant malheureusement le film dans une version coupée au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 2.0, mais par contre dépourvue de la version originale sous-titrée... On se retrouve donc avec une version amputée de la plus part des plans les plus explicites et cela même lorsqu'il s'agit de prothèses, le tout uniquement en version française et en plus avec une image plus délavée et avec un bug intervenant à 6'42" où un encart d'erreur apparaît. Seul réel positif de cette réédition, si on excepte la version française qui en satisfera tout de même certains, une présentation pas inintéressante du film par Christophe Bier... Mais c'est tout de même une bien maigre consolation!

Comparatif image entre les éditions DVD Tiffany et Bach Films :

Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films

Transgressing - Edition 2012

Transgressing - Edition 2012
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Transgressing - Edition 2007

Transgressing - Edition 2007
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Transgressing - Edition 2009

Transgressing - Edition 2009
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2009

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2009
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13.08.15

07:36:29, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Difret

Réalisateur : Zeresenay Mehari

Année : 2015

Origine : Ethiopie

Durée : 1h39

Avec
: Meron Getnet (Meaza Ashenafi), Tizita Hagere (Hirut Assefa), etc.

Par Nicofeel

Comme plusieurs pays d'Afrique, l'Ethiopie a un passé tumultueux, comme en atteste la dictature de 1974 à 1991. A partir de 1992, la démocratie est en route avec la victoire électorale front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE). En 1994, l'assemblée constituante vote la ratification d'une nouvelle constitution qui entre en vigueur en août 1995. La République fédérale démocratique d'Ethiopie est alors officiellement proclamée.
C'est dans ce contexte qu'en 1996, une affaire privée va faire beaucoup de bruit. Une jeune fille de 14 ans, Aberash Bekele, est kidnappée puis violée, par un homme qui compte en faire son épouse. Mais la jeune fille tue son agresseur et s'enfuie.
Le film Difret s'inspire directement de l'histoire d'Aberash Bekele, dont le personnage s'appelle ici Hirut. Le titre du film, issu de la langue amharique éthiopienne, comporte deux significations : soit le terme “courage” soit “le fait d'être violé”. C'est évidemment le deuxième sens de ce mot qui nous ramène à la vie de la jeune Hirut.
Cette dernière bénéficie du soutien de Meaza Ashenafi, jeune avocate à la tête d'une association en aide aux femmes victimes de violences. Meaza prend fait et cause pour sa jeune cliente. Elle plaide en sa faveur la légitime défense.
C'est alors le début d'un véritable parcours du combattant, qui nous est très bien montré dans ce film. Car l'Ethiopie est une société patriarcale où le droit coutumier est alors particulièrement répandu. Il est difficile de faire changer les mentalités et de combattre le traditionnalisme de ces villages éloignés des villes. On voit donc s'opposer deux réalités distinctes dans ce pays : la tradition avec dans certaines régions des filles qui sont kidnappées par ceux qui s'autoproclament leurs futurs époux ; la justice qui est rendue par des magistrats au nom de l'Etat.

Meaza Ashenafi, fait tout son possible pour gagner devant les tribunaux et faire que les mentalités changent. D'un côté, on a des hommes qui crient au meurtre (de l'homme tué suite au viol de la jeune fille) et de l'autre on a une jeune fille qui soutient la légitime défense, après le kidnapping et viol qu'elle a subie.
Le réalisateur Zeresenay Mehari met en scène un film de procès où Meaza Ashenafi n'a d'autre choix que de se battre face à un machisme ambiant et une jurisprudence qui ne lui est pas favorable. Il est clair que ce long métrage est un film féministe. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que l'actrice Angelina Jolie, connue pour ses combats humanitaires, a souhaité en être la productrice exécutive.
Si le réalisateur du film illustre le combat d'une avocate pour que ce type de viol soit condamné, il ne tombe jamais dans le piège du manichéisme. Il rend compte des différents points de vue, qui ne convergent pas tous, à l'image de cette scène de conseil de village, où chacun défend ses arguments.
De manière plus générale, l'Ethiopie, alors en pleine mutation, tente de rendre la justice, en alliant modernité et tradition. La modernité est représentée par l'avocate Meaza Ashenafi qui veut aider les plus faibles qui ne connaissent par leurs droits et n'y ont pas accès. Elle se bat pour que les violences perpétrées à l'égard des jeunes filles ne restent pas impunies. Mais le travail de son association ne s'arrête pas là. En aidant les jeunes filles à trouver un abri, à se rendre à l'école, elle fait comprendre clairement que l'avenir de ces futures femmes dépend de leur accès à l'éducation.
Même si les moyens mis en place par l'Etat éthiopien demeurent faibles en matière d'éducation (l'école est en terre battue, les professeurs sont peu nombreux), on constate qu'il y a du mieux. La jeune Hirut l'a d'ailleurs très bien compris, lorsqu'elle a peur que sa jeune soeur ne puisse plus retourner à l'école.
En fin de compte, à partir d'un événement isolé, le film s'en sert pour prendre le pouls d'une société dont la fracture sociale n'a jamais été aussi marquée. Il n'y a qu'à voir les oppositions entre tradition et modernité, villes et campagnes, hommes et femmes.

Pour donner plus de réalisme à son film, le réalisateur a eu la bonne idée de le tourner en Ethiopie, dans de sublimes décors naturels. De plus, il a fait appel à des acteurs éthiopiens, ce qui est tout à son honneur. Les deux actrices principales sont bluffantes de véracité. On ne croirait pas qu'elles interprètent un rôle. A cet égard, l'actrice principale, Meron Getnet, ressemble étrangement à la vraie Meaza Ashenafi.
La décision de justice relatée dans le film est loin d'être anodine puisque ce type de viol est désormais passible d'une peine de 15 ans de prison. Par ailleurs, les enlèvements on été interdits en 2004 depuis la modification du code pénal éthiopien.
Alors, certes, la tradition est toujours très prégnante dans les campagnes reculées et les droits de la femme évoluent lentement dans ce pays. Pour autant, les choses avancent positivement. Gageons que ce film féministe, qui constitue un excellent kaléidoscope de la société éthiopienne, contribue à améliorer le sort de ses habitant(e)s.

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12.08.15

07:35:50, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mustang

Réalisatrice
: Deniz Gamze Ergüven

Année
: 2015

Origine
: France

Durée
: 1h37

Par Nicofeel

Aujourd'hui, cela peut sembler étonnant mais les femmes ont obtenu le droit de vote en Turquie en 1934, bien avant la France. Pour autant, si la condition de la femme en France a depuis nettement évolué, celle la femme en Turquie stagne et demeure plus que jamais problématique.
C'est tout le sujet de Mustang, premier long métrage de la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven, présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes.
Ce film se déroule dans un village reculé de la Turquie où cinq soeurs sont élevées par leur grand-mère et leur oncle. Ces filles ne souhaitent qu'une chose : s'amuser comme les jeunes de leur âge. Manque de chance pour elles : le simple fait de s'amuser dans l'eau avec des garçons en se mettant sur leurs épaules, est considéré comme de la “pornographie”. Eh oui, en Turquie, on ne plaisante pas avec l'image de la femme. Et le moindre acte considéré comme indécent est interprété sur le plan sexuel. Ici, il justifie un passage à l'hôpital pour prouver que ces filles sont toujours vierges.
Ridicule ? Certes, mais c'est malheureusement le triste quotidien de nombre de jeunes filles turques alors que l'on est au XXIème siècle. Avec notre regard d'occidental, on peut trouver incroyable de tels comportements.
Dans Mustang, les cinq soeurs ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent. On est loin d'histoires romantiques dans la mouvance des Quatre filles du Docteur March ou d'Orgueil et préjugés. Les filles sont présentement cadenassées dans leur vie quotidienne, n'ayant même plus le droit d'aller à l'école ou de sortir dehors. On semble revenu à l'âge de pierre alors que l'on a affaire à des filles qui souhaitent plus que tout s'émanciper, et vivre comme des “occidentales”.
Il faut dire que la Turquie est présentée comme une société patriarcale, machiste, où la femme ne représente pas grand chose. Cette dernière n'est destinée qu'à procréer et à s'occuper de la maison.
Le poids des traditions représente une véritable chappe de plomb pour ces filles. En lieu et place de leurs cours à l'école, on leur impose à domicile des cours de ménagère, en vue d'en faire de parfaites petites épouses, bien entendu soumises à leurs époux.

Elles sont belles, elles sont jeunes (voire très jeunes) et ne connaissent rien de la vie, alors évidemment il n'est pas difficile de leur trouver un mari. Le film dénonce avec force ces mariages arrangées où la jeune fille n'a pas son mot à dire. Elle doit s'exécuter et accepter une situation inadmissible. Et pour la femme mariée, la suite n'est pas d'un romantisme effréné. En effet, lors de la nuit de noces, la famille attend avec impatience le drap tâché de sang, prouvant que la fille était alors vierge lors de l'acte sexuel. Quelle horreur ! Comment expliquer qu'en 2015, on ne peut pas disposer librement de son corps ?
Si le film se montre virulent sur le sujet, il ne se contente pas de condamner. Il dresse surtout le portrait de jeunes filles dont certaines sont prêtes à se battre pour ne pas subir ces traditions ancestrales. On songe notamment à la plus jeune des soeurs, la petite Lale, qui a bien compris ce qui se trame dans sa maison, et ne veut pas de cet avenir.
Le titre du film, Mustang, est une référence évidente au cheval sauvage du même nom. Avec leurs beaux et longs cheveux qui personnifient la crinière des chevaux, ces 5 soeurs, soudées entre elles, sont comme ces mustangs, éprises de liberté. Elles se veulent indomptables. Ou en tout cas qu'elles aient le choix de leur avenir.
Autant la première partie du film amène le spectateur à s'indigner du destin promis à ces jeunes filles, autant la deuxième partie prend une autre tournre, vers une sorte de thriller. La jeune Lale va-t-elle parvenir à s'échapper de sa maison avec sa soeur aînée et regagner la capitale turque ? Il y a un vrai suspense qui se met en place : comment réussir à sortir de la maison alors qu'il y a des grillages partout et que les clés (de la voiture, de la maison) sont difficilement accessibles. On prend évidemment fait et cause pour ces filles. On leur souhaite un avenir plus radieux.

Si le film est réussi, il le doit évidemment à son histoire forte mais surtout à ses cinq jeunes actrices, dont la jeunesse, la beauté et le naturel font mouche. Elles sont particulièrement à l'aise à l'écran, de telle sorte qu'elles font corps avec leurs personnages. La cinéaste Deniz Gamze Ergüven met en exergue avec un talent certain l'opposition entre ces fougueuses jeunes filles et la “prison” qui leur sert de maison. La beauté des paysages naturels accroît le sentiment d'oppression que ces filles ressentent.
En somme, voilà un très beau film féministe, engagé, qui s'interroge sur la condition de la femme en Turquie, mais aussi de manière plus générale dans tous les pays du monde où les droits de la femme sont baffoués.

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11.08.15

10:35:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

1973. San Antonio, Texas. Charles Rane est un vétéran de l’armée. Considéré comme un héros de guerre par sa ville, il se voit offrir de nombreux cadeaux par la communauté. Une bande de voleurs y voit l’occasion de s’enrichir et prend d’assaut la maison du commandant. Sa femme et son fils y perdent la vie. Six semaines plus tard, l’heure de la vengeance a sonné pour Rane...

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Mon avis :

"Rolling Thunder" fait parti des films fétiches de Quentin Tarantino, qui d'ailleurs baptisa sa compagnie distributrice de films, "Rolling Thunder Pictures" en hommage à celui-ci, contribuant ainsi en mettre en lumière ce film « culte » finalement assez méconnu, notamment chez nous...

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Alors qu'il fût un temps question que cela soit Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "The Canyons") en personne qui adapte lui-même son propre scénario, finalement le producteur Lawrence Gordon ("Les guerriers de la nuit", "48 heures", "Predator", "Piège de cristal", "Hellboy") décida qu'il était plus judicieux que cela soit John Flynn ("The Jerusalem File", "Pacte avec un tueur", "Haute sécurité", "Justice sauvage", "Brainscan"), qui s'était déjà fait remarqué avec "Echec à l'organisation", qui en assure la mise en scène.

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Le scénario original du scénariste de "Taxi Driver" sera d’ailleurs en partie remanié par Heywood Gould ("Les Chemins de la gloire", "Cocktail", "Double Bang"), rendant le personnage principal du film beaucoup plus sympathique qu’il ne l’était au départ.

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Avec ce "Légitime violence" (Oui, c'est le titre français!), John Flynn nous livre une œuvre âpre et violente dans laquelle William Devane ("Complot de famille", "Marathon Man", "Tant qu'il y aura des hommes", "Payback", "Hollow man", "Interstellar") et Tommy Lee Jones ("Sans issue", "Piège en haute mer", "Le fugitif", "Blown Away", "Men in Black", "Trois enterrements", "No Country for Old Men") interprètent deux vétérans de la guerre du Vietnam revenant de longues années d'emprisonnement où ils furent notamment torturés.

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Si à leur retour, ils seront acclamés et accueillis en héros, le « bonheur » sera de courte durée, notamment pour le Major Charles Rane, qui apprendra d'une part que sa femme a quelqu'un d'autre dans sa vie et d'autre part, car la forte somme d'argent qu'il a reçu à son retour fera des envieux...

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Des malfrats vont en effet tout faire pour lui faire avouer où se trouve cet argent, le laissant pour mort après l'avoir torturé et mutilé et avoir froidement assassiné son fils et sa femme! S'il ne laissera paraître aucune émotion par la suite, Rane aura pourtant bel et bien en tête de se venger...

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Ce Vigilante movie est assez marquant, notamment en raison de deux scènes très fortes, celle tout d’abord assez éprouvante du broyeur, qui sera d'ailleurs en partie coupée suite aux projections-test et celle assez mémorable de la fusillade finale où Tommy Lee Jones sera absolument génial!

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Mais "Rolling Thunder" n’est pas seulement un film de vengeance personnelle, c’est aussi un film sur l’après Vietnam, comme peuvent l’être également des films tel que "Rambo" ou encore "Cutter's Way", montrant le traumatisme qu’ont subi ces vétérans humainement anéantis par la guerre. D’ailleurs, le titre fait ici référence à une opération de bombardements intensifs de la part des américains durant la guerre du Vietnam qui sera considérée comme un échec stratégique pour l’armée américaine.

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Rane, tout particulièrement, ne montrera donc aucune émotion lorsqu’il apprendra que sa femme a refait sa vie et pas plus lorsqu’elle sera abattue avec leur fils sous ses yeux. En fait, il sera un peu comme un mort-vivant à son retour de la guerre et semblera revivre qu’en recherchant la souffrance comme par exemple lorsqu’il montrera à Cliff, joué par Lawrason Driscoll ("Sauvez le Neptune"), son ami flic et nouveau compagnon de sa femme, les tortures qu’il a subi au Vietnam.

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Dans la deuxième partie du film, Rane, armé notamment d’une sorte de double crochet lui servant en principe de pince, va entraîner dans sa quête de vengeance la jolie Linda Forchet, interprétée par Linda Haynes ("Coffy", "La toile d'araignée", "Human Experiments", "Brubaker"), une serveuse de bar, groupie de l'ancien officier qu’il était.

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Si la jeune femme aura un rôle assez important dans le film, on regrettera quand même qu'au final, elle n'ait pas un rôle plus marquant, d’autant plus que cette jeune femme élevée dans un milieu rurale aura des compétences qui ne seront malheureusement pas réellement exploitées...

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Parmi les méchants, on remarquera la présence essentiellement de Luke Askew ("Luke la main froide", "Pat Garrett et Billy le Kid", "The Beast Within", "Emprise"), l’acteur ayant il faut l’avouer une vraie gueule de sadique comme on les aime!

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Comme toujours, Flynn se met au service de son film, en livrant une mise en scène classique, mais efficace, sans jamais être tape-à-l’œil, ce qui explique probablement pourquoi il est quelque peu oublié de nos jours. N'empêche qu'entre "Rolling Thunder" et "Pacte avec un tueur", le réalisateur mérite franchement d'être réhabilité...

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Par son approche à la fois originale et plus profonde que la plus part des Vigilante movies qu’on a eu l’habitude de voir, "Rolling Thunder" fait incontestablement parti des meilleurs films de ce genre tant décrié... Un film en somme à redécouvrir de toute urgence!

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"Rolling Thunder" est sorti dans une sublime édition le 8 juillet 2015 chez Wild Side Video regroupant au sein d'un coffret un livre intitulé " Tempête dans un crâne : un film prématuré ? " écrit par Philippe Garnier, illustré de photos et documents d’archives rares (128 pages) et un digipack regroupant le DVD du film dans sa version longue inédite chez nous et le Blu-ray contenant à la fois cette version longue (100') et la version courte (94'), incluse tel un bonus. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et anglaise dts Surround 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080, 24p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 2.0 mono. Les bonus sont quant à eux communs aux deux formats incluant un entretien avec le producteur Lawrence Gordon (29’), un entretien avec l'actrice Linda Haynes (10’), un spot TV, ainsi que la bande annonce du film.

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10.08.15

09:19:10, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Jurassic world

Réalisateur
: Colin Trevorrow

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h05

Avec : Chris Pratt, Brice Dallas Howard, Nick Robinson, Vincent D'Onofrio, etc.

Par Nicofeel

En 1993, Steven Spielberg avait sorti Jurassic park, adapté du roman éponyme de Michael Crichton. Le film et son bestiaire rempli de dinosaures avait alors rencontré un énorme succès public.
En 2015, Universal relance le cycle Jurassic park avec ce quatrième opus. Bingo : 1 milliard de dollars de recettes en seulement 13 jours d'exploitation. Jurassic world constitue à ce jour le plus gros succès mondial de l'année.
Serait-ce donc le film incontournable à voir cet été, pour profiter des salles obscures en ces temps caniculaires ?
Pas vraiment. Pourtant, Jurassic world possède un énorme avantage : il ne demande pas une grande concentration. Tout spectateur normalement constitué peut laisser son cerveau au vestiaire et le reprendre tranquillement à la fin de la séance.

En ces temps où le langage SMS est devenu une norme, il ne faut pas trop en demander au spectateur. Alors les scénaristes ont eu cette idée géniale : comme il est question de clonage dans Jurassic world, pourquoi ne pas cloner le scénario de Jurassic park.
Eh oui, malins les scénaristes ! Les spectateurs de Jurassic park sont ainsi en terrain connu.
Bon sérieusement, tout ceci manque cruellement d'originalité. Il faut toutefois être indulgent. La réalisation du film a été confié à un jeune homme de 38 ans, Colin Trevorrow, dont c'est seulement le second long métrage, son premier étant inédit dans nos contrées (qui a dit heureusement ?). Et surtout ce jeune cinéaste est un novice pour mettre en scène un blockbuster nanti d'un budget très confortable.

Manifestement, Colin Trevorrow a été plus occupé à obtenir de jolis effets spéciaux qu'à travailler sur la profondeur de ses personnages. Du coup, les acteurs principaux sont de véritables caricatures. La palme revient sans conteste à Bryce Dallas Howard qui mériterait un razzie award pour sa performance de haut vol. Elle incarne le personnage de Claire Dearing, une scientifique, prête à tout pour que le parc de dinosaures qu'elle gère fasse un maximum d'entrées. On peut lui trouver un côté involontairement drôle dans ses réactions. On s'étonnera ainsi qu'elle ne connaisse même pas l'âge des deux neveux qu'elle accueille sur le parc. Quant à son histoire d'amour avec Owen Grady, le dresseur de raptors, elle arrive comme un cheveu sur la soupe et dans des circonstances... étonnantes ! C'est sûr qu'il est important d'embrasser un beau jeune homme quand on est poursuivi par un dangereux dinosaure assoifé de sang ! Mais le meilleur est sans aucun doute la tenue qu'elle porte : dans un environnement hostile, où elle doit courir le plus vite possible, elle garde envers et contre tout ses talons hauts. Non seulement c'est invraisemblable, mais c'est surtout ridicule.

A côté de cette nunuche de service, Chris Pratt, dans le rôle d'Owen Grady, ferait presque bonne impression. Cet Indiana Jones téléporté dans Jurassic world se débat comme il le peut pour apporter un peu d'émotion (je ne parlerai pas de tension, faut pas rêver tout de même) à ce long métrage qui en manque singulièrement.
Car Jurassic world souffre incontestablement d'un manque d'âme. Le film évoque clairement Jurassic parc, premier du nom, qu'il plagie sans la moindre finesse. Et surtout, ce long métrage pourrait être mis en scène par n'importe quel réalisateur, que l'on ne verrait pas la différence.

Ce blockbuster vaut essentiellement pour son orgie d'effets spéciaux. Là, effectivement, le spectateur en a pour son argent. Les dinosaures font plus vrai que nature. Mais à un moment donné, il est utile de se rappeler que les effets spéciaux doivent être au service de l'histoire et non l'inverse.
En l'état, l'histoire est réduite à sa plus simple expression : dans un parc gigantesque, un dinosaure génétiquement modifié s'échappe de sa cage et sème le chaos autour de lui. Une scientifique, aidée d'un dresseur de raptors, part à la recherche ses deux neveux, égarés dans le parc. Après des péripéties outrancières, les héros s'en sortent, en venant à bout du dinosaure. Ouah, quel scénario ! C'est digne d'un nanar 4 étoiles.
Malgré tout, le spectateur avisé (celui qui n'utilise pas le langage SMS) aura le plaisir de noter les nombreuses invraisemblances qui émaillent le film. On ne va pas s'attarder là-dessus. Entre le personnage de Claire Dearing et les dinosaures créés sans difficultés par les scientifiques, il y a matière à réflexion.
Au final, Jurassic world n'est rien d'autre qu'une copie ratée du film original de Steven Spielberg. Cette oeuvre ne vaut que pour ses effets spéciaux. C'est un naufrage artistique, à l'image de ce gigantesque poisson qui engloutit le dinosaure géant à la fin du film.
Malheureusement, son succès dans les salles va probablement engendrer une suite. Que l'on n'attend pas vraiment avec impatience...

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08.08.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Dans un quartier apparemment banal, de nombreuses histoires s’entrecroisent. Une femme qui rêve de se faire violer... par son mari. Un homme qui drogue sa femme pour pouvoir se rapprocher d’elle en secret la nuit... Une femme qui n’éprouve du plaisir que lorsqu’elle voit son mari pleurer. Une téléopératrice prise au milieu d’un appel sulfureux et chaotique. Et le nouveau voisin, incroyablement charmant, qui se trouve au centre de toutes les attentions. Une chose est sûre, vous ne verrez plus jamais vos voisins comme avant...

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Mon avis :

Tout le monde a des fantasmes, plus ou moins inavouables d'ailleurs, allant des plus classiques, comme celui de l'uniforme, aux plus bizarres, comme ceux par exemple des protagonistes de l'excellente comédie australienne "If You Love Me...", qui seront parfois même très surprenants...

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Comme c’est de plus en plus souvent le cas, "If You Love Me..." n'est pas le titre original de ce premier long-métrage du réalisateur Josh Lawson, puisqu'en fait le titre original du film est en réalité "The Little Death" en référence à l'expression française « La petite mort », datant du XVIème siècle et qui désignait en fait au départ la syncope ou l'étourdissement, mais aussi les frissons nerveux. Plus tard le langage érotique s’appropria cette expression pour désigner l'orgasme... Pourquoi avoir choisi de changer ce titre par un autre titre en anglais? J'avoue que personnellement je ne comprends pas trop cette pratique assez courante des éditeurs français, mais le marketing a ses raisons que de toutes évidences le public ne connaît point...

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Josh Lawson ("Moi, député", "Crave", "Légendes vivantes", "House of Lies"), qui est également acteur et scénariste du film, signe là un film choral dans lequel on découvre quatre couples dont l'un des partenaires à des fantasmes très particuliers qu'il va avouer (ou pas d'ailleurs!) à son partenaire. Maeve, joué par la sublime Bojana Novakovic ("Jusqu'en enfer", "Hors de contrôle", "Devil", "Burning Man", "Shameless"), rêve par exemple de se faire violer (Celui-là est apparemment assez courant...), par son conjoint Paul certes, joué par le réalisateur en personne, mais en souhaitant ne pas avoir la certitude que cela soit lui l'auteur de l'agression! Le jeune homme fou d'amour va alors tout faire pour satisfaire sa partenaire, non sans une certaine maladresse...

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Evie, jouée par Kate Mulvany ("The Final Winter", "Griff the Invisible", "Gatsby le magnifique") et Dan, interprété par Damon Herriman ("La maison de cire", "J. Edgar", "The Lone Ranger", "La promesse d'une vie"), eux ont des problèmes de couple dû notamment au manque de dialogue et leur conseiller conjugal leur conseille de jouer des rôles en s’amusant à être d'autres personnes. Si Dan ne sera pas très convaincant au départ, il se prendra finalement un peu trop au jeu ensuite...

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Rowena, jouée par Kate Box ("The Black Balloon", "Offspring", "Rake", "The Daughter"), quant à elle, va s'apercevoir qu'elle ne peut avoir d'orgasme qu'en voyant son partenaire pleurer (Là, il faut avouer qu’on tombe quand même dans le bizarre!). Elle va alors user des pires stratagèmes pour faire pleurer ce pauvre Richard, interprété par Patrick Brammall ("Griff the Invisible", "Offspring", "Glitch")...

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Enfin, il y a Phil et Maureen, respectivement interprétés par Alan Dukes ("Commandos de l'ombre") et Lisa McCune ("Little Fish"), un couple qui ne communique plus ; Maureen refoulant constamment Phil dans ses tentatives. C'est alors qu'il va s'apercevoir qu'il prendra du plaisir avec sa femme qu'une fois que celle-ci est endormie...

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Un cinquième faux couple vient enfin se greffer en plus, Monica et Sam, joués par la craquante Erin James, dont cela semble être l'unique rôle au cinéma (Quel gâchis!) et T.J. Power ("Mange, prie, aime", "Les Saphirs"). Ce dernier est sourd et fait du coup appel à un centre d'appels spécialisé où Monica travaille, pour pouvoir communiquer avec d'autres personnes. Monica servira ici d'intermédiaire entre le jeune homme et une femme travaillant pour un téléphone rose!

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Pour finir, Steve, joué par Kim Gyngell ("The Hard Word"), un voisin de ces différents couples vient se présenter à eux en leur offrant des « petits nègres » (Quelle délicate attention!), contraint en fait de se présenter à tous ses voisins par la loi en raison de condamnations pour délits sexuels. Comme on s’en doute tout ce petit monde va se croiser et leur destin sera bien évidemment lié...

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Josh Lawson nous offre une comédie romantique très drôle et parfaitement rythmé, avec un casting impeccable, constitué d’excellents acteurs aux personnages la plus part fort attachants. En fait, le seul couple qui ne sera pas franchement attachant, cela sera celui formé par Phil et Maureen, amenant du coup quelques petites baisses de régime au film, mais en même temps, un couple tout de même nécessaire à la chute de ce film choral. Une chute d’ailleurs assez surprenante (Même si certains éléments sont plutôt prévisibles!), sorte de relecture du Petit chaperon rouge.

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Dans l’ensemble, ce "If You Love Me..." est une comédie romantique tout à fait recommandable, ne versant jamais dans la vulgarité et qui s’avère au final même être une excellente surprise!

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"If You Love Me..." est sorti le 22 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & dts Digital Surround 5.1 et anglaise Dolby Digital 5.1 avec des sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 25p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec des sous-titres français optionnels. Quant aux bonus, communs aux deux éditions, ils se composent d'un making of d'environ 25 minutes et de bandes annonces.

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If You Love Me...

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If You Love Me... (Blu-ray)

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07.08.15

19:50:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

À la suite de la mort par overdose de la fiancée de l’un de ses collègues, Charlie Congers s’est juré d’avoir la peau d’un important trafiquant de drogue. Pour cela, il doit ramener de Suisse aux USA une femme prête à témoigner contre l’Organisation. Des tueurs sont envoyés en Suisse avec pour mission de les éliminer. Une course-poursuite s’engage.

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Mon avis :

Décidément!!! Alors que je me faisais une joie de pouvoir enfin revoir "Avec les compliments de Charlie" avec cette fois un master 16/9ème, eh bien non, c'est de nouveau le même master français 1.33 4/3 de qualité assez déplorable, à peine digne d’une VHS, qui avait été précédemment utilisé par Opening en 2009 avec uniquement le doublage français, qui fait une nouvelle fois son apparition, cette fois chez Filmedia qui annonçait pourtant sur sa jaquette une copie 16/9ème... Bon, l'éditeur nous offre de loin la plus belle jaquette à ce jour, mais c'est tout de même une bien maigre consolation! D’autant plus qu’en dehors de l’absence de 16/9ème, Elephant Films nous avait auparavant proposé une édition tout à fait convenable!

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Reste toujours bien évidemment le plaisir de redécouvrir le couple Charles Bronson/Jill Ireland dans l'un des films musclés dont l'acteur est devenu l'un des spécialistes, notamment après le succès de "Un justicier dans la ville" en 1974. Comme la plus part du temps, Jill Ireland ("De la part des copains", "Chino", "Le bagarreur", "Un justicier dans la ville 2", "Protection rapprochée") en fait des tonnes et sera même assez irritante à force (sentiment accentué en version française!), alors que Charles Bronson ("La grande évasion", "Les douze salopards", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le passager de la pluie", "Un justicier dans la ville"), par contre, sera comme toujours impeccable dans ce type de rôles.

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Face à lui le méchant idéal, Henry Silva ("L'empire du crime", "Le boss", "L'anti-gang", "Le marginal", "Sale temps pour un flic") à la tête d'une horde de tueurs, sous les ordres d'un Rod Steiger ("Sur les quais", "Docteur Jivago", "Dans la chaleur de la nuit", "Il était une fois la révolution", "Amityville, la maison du diable") cabotinant pas mal en caïd de la pègre bégayant et ayant une conception toute particulière de l'amour (C’est le moins qu’on puisse dire!).

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Parmi le casting, on remarquera également la présence de quelques gueules bien connues comme Bradford Dillman ("Les évadés de la planète des singes", "L'inspecteur ne renonce jamais", "Piranhas", "Guyana - La secte de l'enfer"), Michael V. Gazzo ("Le parrain, 2ème partie", "Black Sunday", "Mélodie pour un tueur", "New York, 2 heures du matin") ou encore Paul Koslo ("Le survivant", "Joe Kidd", "Le cercle noir", "Monsieur Majestyk"), qui se retrouve ici face à Bronson pour la troisième fois...

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Pour ce qui est du film, alors que celui-ci démarre plutôt pas mal, malheureusement le rythme faiblit assez sérieusement avec l'arrivée de la romance naissante entre le couple vedette, de plus la vendetta finale sera elle beaucoup trop vite expédiée, nous laissant au bout du compte quelque peu sur notre faim...

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Malgré cela, cela reste un honnête polar comportant quelques scènes d'action assez réussies (la scène de la sarbacane notamment), mis en scène de façon très classique par un Stuart Rosenberg ("Luke la main froide", "Le voyage des damnés", "Amityville, la maison du diable", "Brubaker", "Le pape de Greenwich Village") qu'on a connu plus inspiré, mais avec tout de même une chouette photographie de Fred J. Koenekamp ("Patton", "Papillon", "La Tour infernale", "La Théorie des dominos") et Anthony B. Richmond ("Ne vous retournez pas", "The Indian Runner", "Candyman", "Vorace"), mettant notamment en valeur (Même si le plaisir sera quand même pas mal gâché sur cette édition Filmedia...) les paysages montagneux et enneigés de la Suisse où se déroule une bonne partie de l’histoire et servie comme toujours par une très jolie musique signée Lalo Schifrin ("Les Félins", "Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Class 1984", "Sans issue").

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Le film aurait apparemment été en partie réalisé au départ par John Huston ("Le Faucon maltais", "Key Largo", "Moulin Rouge", "Casino Royale", "L'Homme qui voulut être roi"), mais sans que son nom soit toutefois crédité.

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Il est à noter par contre que la version française est malheureusement coupée, ce qui nous fait d’autant plus regretter que Filmedia n’ait pas profité de l’occasion de cette réédition pour nous offrir enfin une version complète (Le film dure même environ 2 minutes de moins sur cette nouvelle édition par rapport à celle d’Elephant!), réintégrant les scènes qui étaient visibles dans les bonus de l’édition Elephant Films...

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"Avec les compliments de Charlie" est certes un Bronson assez mineur, mais cela reste tout de même un bon petit polar très regardable et finalement assez plaisant... Pour ce qui est de l’édition à privilégier, pour une fois il n’y a pas photo la toute première reste largement la meilleure!

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Après avoir été édité en DVD en 2005 chez Elephant Films dans une édition très correcte proposant le film au format 1.85:1 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, accompagnée d'un documentaire sur Charles Bronson (28’33" - vost), d’une biographie/filmographie également consacrée à l’acteur, de 6 scènes coupées, d'une galerie de photos et de bandes-annonces de l’éditeur en bonus, "Avec les compliments de Charlie" avait été réédité chez Opening en 2009 dans une version proposant cette fois le film au format 1.33 4/3 avec une image de piètre qualité et avec une unique piste française Dolby Digital 2.0 mono, sans le moindre bonus. C'est une édition au contenu identique à cette dernière que Filmedia a sorti en DVD le 2 juin 2015...

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Comparatif image entre les éditions DVD Elephant Films et Opening/Filmedia :

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Elephant Films
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Opening/Filmedia
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Elephant Films
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Opening/Filmedia
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Elephant Films
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Elephant Films
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Opening/Filmedia
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Elephant Films
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Opening/Filmedia

Avec les compliments de Charlie - Edition 2005

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Avec les compliments de Charlie - Edition 2007

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Fnac à 11€
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Avec les compliments de Charlie

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Avec les compliments de Charlie - Edition Filmedia

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04.08.15

06:41:38, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Jubeh Yakyu est la terreur des terrains de Baseball. Après avoir causé accidentellement la mort de son père avec un lancer de balle mortel, Jubeh jure de ne plus jamais jouer et devient un dangereux criminel. Il est envoyé dans un centre de détention pour délinquants juvéniles dirigé d’une main de fer par la sadique directrice Ishihara. Malgré qu’il ait promis de ne plus jouer au Baseball, Jubeh est contraint de reprendre la batte pour sauver la vie d’innocents en péril. Un dangereux tournoi commence, où tous les coups sont permis. Jubeh ne joue plus pour gagner, mais pour survivre !

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Mon avis :

La jaquette nous le promet, "Dead Ball", c'est d'la balle! Bon en tout cas, elle n'aura pas été très rapide à arriver chez nous celle-là! Ce film de 2011 avait été en effet annoncé pour une sortie en janvier 2013 par Elephant Films, mais cette sortie a ensuite été repoussée et c'est donc au mars 2015, soit plus de deux ans plus tard, que l'éditeur se décida à enfin sortir ce film de la firme Sushi Typhoon. Il faut dire aussi que les amateurs de ce genre de métrages déviants et extrêmes ne sont pas toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de soutenir nos éditeurs indépendants les plus audacieux et préfèrent malheureusement souvent la gratuité du téléchargement illégal. Mais bon, ceci est une autre histoire...

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Si tous les films de la collection Sushi Typhoon d'Elephant Films correspondent parfaitement à l'univers complètement barré de la firme japonaise, finalement assez peu d'entre eux en font réellement parti et cela, même s'il s'agit des mêmes réalisateurs. "Dead Ball", par contre, fait bien parti des films sortis par la firme culte, qui au final n’aura produit que sept films, tous sortis entre 2010 et 2011.

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Cette œuvre totalement frappadingue, sorte de mélange entre "Shaolin Soccer" et "Battle Royale", le tout teinté de Nazisploitation et de western spaghetti à la sauce baseball, a été réalisé par Yudai Yamaguchi ("Battlefield Baseball", "Meatball Machine", "Yakuza Weapon", "The ABCs of Death").

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Le scénario du film n'est quasiment que prétexte à aligner des idées toutes plus folles les unes que les autres. Ainsi on découvre au début du film un jeune garçon tuant accidentellement son père avec une balle de baseball, un sport que le réalisateur japonais semble particulièrement apprécier, car il fait souvent parti intégrante de ses films.

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Quelques années plus tard, Jubeh Yakyu a grandi et est devenu un délinquant dangereux en raison notamment de sa force surhumaine. Arrêté par la police, il va se retrouver emprisonné dans un établissement pénitentiaire tenu d’une main de fer par une directrice sadique et nazie ayant organisé un tournoi de baseball qui va rapidement se transformer en jeu de massacre...

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Tak Sakaguchi ("Versus", "Alive", "Azumi", "Shinobi"), qui interprète ici le personnage de Jubeh Yakyu, incarne un personnage très charismatique au look faisant référence à l'homme sans nom de la « trilogie du dollar » et ayant pour singularité de sortir constamment de nulle part des cigarettes déjà allumées (Idée simple, mais totalement lumineuse!).

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Le reste du casting est typique de ce genre de productions avec des personnages haut en couleurs et souvent grotesques, parmi lesquels on remarquera notamment Takamasa Suga ("Death Trance", "Dead Sushi"), qui a ici un rôle finalement assez mineur, la charmante Mari Hoshino ("Platonic Sex", "Air Doll"), qui joue ici un jeune et frêle garçon ou encore Miho Ninagawa ("Marebito", "Sakuran", "Shield of Straw") dans le rôle de la directrice du pénitencier. Et puis, il y a bien sûr des jolies pépées!

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Comme on pouvait s’en douter, c'est une fois de plus Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death") qu'on retrouve derrière les effets de maquillages particulièrement sanglants du film. Comme la plus part du temps en revanche, certains effets numériques feront un peu cheap trahissant quelque peu le faible budget dont bénéficie ce type de productions.

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Le film est dans la totale lignée des autres films du genre et ne satisfera probablement que les amateurs de ce type de films à l’humour assez débile, souvent très crade (Ici, attention aux fouilles anales qui ne sont pas sans rappeler un certain "Caligula" de Tinto Brass!), inventif et bien sûr gore, gore, gore...

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Alors effectivement, pour les fans de l’univers des Sushi Typhoon, ce "Dead Ball" sera en effet d'la balle! Par contre, les autres jetteront probablement l’éponge très rapidement et rejoindront le banc de touche avant la fin, car en fait ce type de films, on aime ou on n’aime pas, il n’y a guère de milieu...

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Après une sortie annulée en janvier 2013, "Dead Ball" est finalement sorti chez Elephant Films le 3 mars 2015 en DVD et Blu-ray (Pas de trace malheureusement du combo annoncé il y a deux ans!). Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et japonaise Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio française et japonaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, d'une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray lui se limite uniquement à des bandes annonces de la collection...

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03.08.15

16:43:12, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg

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Synopsis :

On ne badine pas avec l’amour. Rim, dix-huit ans, rappelle à sa sœur Yasmina, dix-sept ans, qu'elle ne doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais à force de parler de tout ce qui est interdit, cela donne des envies. De rappels en conseils, "Haramiste" raconte l'histoire de ces deux sœurs au dress code voile - doudoune - basket, qui s'adorent, s’affrontent, se mentent, se marrent, se font peur, découvrent le frisson de la transgression et du désir amoureux.

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Mon avis :

Alors que des islamistes intégristes tentent de faire régner la terreur un peu partout dans le monde et notamment en France, "Haramiste" lance un pavé dans la marre en abordant un sujet particulièrement tabou, celui de la sexualité chez deux jeunes musulmanes de nos banlieues...

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Avec "Haramiste", Antoine Desrosieres ("À la belle étoile", "Banqueroute") signe un moyen-métrage particulièrement frais et drôle mettant en scène deux jeunes maghrébines voilées jouant avec un naturel absolument bluffant et parlant de sexualité et de religion sans le moindre tabou. Le film débute en nous présentant ses deux personnages principaux, Rim et Yasmina, deux sœurs d’origine maghrébine, discutant de sexualité après qu’un garçon les ait abordées.

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On est alors surpris par le décalage qu’il y a entre leur discussion assez crue très proche de celles de n’importe quelle autre adolescente de banlieue et leur tenue vestimentaire peu idéale pour la drague sous-entendant qu’elle respecte malgré tout la religion musulmane. On ne peut pas dire en tout cas que le voile et la grosse doudoune les mettent particulièrement en valeur...

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Bien au contraire, comme on le découvrira par la suite lorsqu’on retrouvera les deux jeunes femmes dans l’intimité de leur chambre, où les deux sœurs continueront à parler de garçons et de sexualité. Rim, qui pourtant faisait la morale à sa sœur, chattera d’ailleurs avec un homme sur un site de rencontre et demandera conseil à Yasmina, qui elle, s’improvisera experte en matière de sexe...

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Souad Archane et Inas Chanti (Vue dans l’émission "Total Blackout" et dans la série "Petits secrets entre voisins"), qui ont d'ailleurs participé à l'écriture du film, sont vraiment ici d’un naturel étonnant et s’avèrent être toutes deux d’excellentes comédiennes et ce malgré la quasi inexpérience des deux jeunes femmes. Les dialogues semi-improvisés sont vraiment excellents avec des répliques absolument savoureuses et souvent très drôles, comme par exemple lorsque l’un des deux sœurs sort « frères mus’, frères j'amuse! ». On aura également le droit à une leçon de fellation absolument désopilante! Mais bon, autant dire qu’après ça, ce n'est absolument pas gagné d'avance! Pauvres garçons!

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La mise en scène d’Antoine Desrosieres est somme toute très classique, se concentrant avant tout sur ses deux personnages principaux, mais pour autant, on ne s’ennuiera à aucun moment, le cinéaste réussissant même à donner beaucoup de rythme à son film malgré l’immobilisme de la caméra et avec pour seule originalité, l’incrustation de textes type texto principalement lors de la deuxième scène du film. Si le ton très libre du film tend résolument vers la comédie, cela ne l’empêchera également d’être émouvant, touchant même, notamment lorsque Rim se retrouvera seule dans la chambre.

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Malgré le côté sensible du sujet, on sent que le réalisateur n’a aucunement voulu choquer, s’attachant principalement à montrer deux jeunes filles tiraillées entre le fait de respecter la religion, qui semble être d’ailleurs plus celle de leurs parents que la leur et d’autre part les préoccupations de jeunes filles de leur génération vivant la sexualité beaucoup plus librement qu’auparavant. Enfin, il paraît également évident que le sujet de l’intérêt de ces deux jeunes musulmanes pour la sexualité n’est pas tout et qu’Antoine Desrosieres s’est aussi intéressé à la relation entre ces deux sœurs...

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Franchement, "Haramiste" a largement mérité son prix du jury au festival Côté Court de Pantin 2015 et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’Arte l’ait acheté (Ce qui est en revanche assez ironique lorsqu’on sait que le projet était au départ une commande non retenue de la chaîne...), car ce moyen-métrage est vraiment réjouissant et fait tout simplement du bien!

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Malgré le fait qu’"Haramiste" ne soit qu’un moyen-métrage d’une durée de 40 minutes, celui-ci est actuellement visible en salle et après avoir été notamment projeté aux 3 Luxembourg à Paris, au Luxy d’Ivry et au Dietrich à Poitiers, on peut le découvrir actuellement à l'Accattone (20 Rue Cujas - 75005 - Paris) depuis quelques jours. Pour les dates et horaires, vous pouvez vous renseigner en suivant l'actualité du film sur sa page Facebook!

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Pour ceux qui ne pourraient autrement pas se déplacer, le film est également disponible depuis le 5 juillet en VOD pour 2.99 euros sur le site Vimeo : https://vimeo.com/ondemand/haramiste/131781674

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31.07.15

06:36:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Jude est Américain, Mina Italienne. Ils se rencontrent à New York, tombent fous amoureux et se marient. Lorsque Mina tombe enceinte, une nouvelle vie s’offre à eux. Mais l’arrivée du bébé bouleverse leur relation. Mina, persuadée que son enfant est unique, le protège de façon obsessionnelle du monde extérieur. Jude, par amour, respecte sa position jusqu’à ce qu’il comprenne que Mina commence à perdre contact avec la réalité.


Mon avis :

En général, lorsqu'une femme accouche d'un enfant, son attitude change souvent notamment vis-à-vis de son partenaire qu'elle se met à délaisser, devenant avant tout une mère avant d'être une femme. "Hungry Hearts" part en partie de ce postulat là pour nous livrer un drame fascinant à la limite du thriller...


Remarqué grâce à "La solitude des nombres premiers", le cinéaste italien Saverio Costanzo ("Private", "In memoria di me") nous entraîne à New-York, malgré le fait que le récit de "Il bambino indaco", le roman écrit par Marco Franzoso dont il s'est inspiré, se passait en Italie. Le réalisateur/scénariste ayant jugé en effet que la ville de New-York correspondrait mieux à l'environnement qu'il voulait pour son film, notamment pour son côté violent.


Curieusement, le film débute comme une comédie, avec même un humour pipi caca assez surprenant, lors d'une scène où Jude, le personnage interprété par Adam Driver ("J. Edgar", "Lincoln", "Inside Llewyn Davis", "Et (beaucoup) plus si affinités", "Girls") se retrouve bloqué dans les toilettes d'un restaurant avec Mina, jouée par Alba Rohrwacher ("Mon frère est fils unique", "Amore", "L'homme qui viendra", "La belle endormie"), la compagne du réalisateur, alors qu'il souffre de petits problèmes de digestion... Drôle de rencontre, pas très romantique vous en conviendrez, mais c'est pourtant ainsi qu'ils vont tomber amoureux!


Les choses vont ensuite aller très vite... Mina va rapidement tomber enceinte, ils vont se marier, l'enfant va naître et c'est là que leur vie va basculer! Mina va se métamorphoser en mère ultra protectrice aux convictions écolo, mettant en danger son enfant sous le regard impuissant de son compagnon.


Pourtant, la jeune femme est intimement persuadée d'agir pour le bien de son enfant, s'imaginant être la seule à savoir ce dont il a réellement besoin et cela malgré la perte de poids évidente et inquiétante de sa progéniture dont elle est persuadé qu’il est un enfant indigo.


Si au départ, Jude va suivre sa compagne dans ses convictions, devant l'évidence il essayera de venir en aide à son enfant, faisant les choses dans le dos de sa compagne qui semble peu à peu basculer dans la folie au point d'en devenir même violente...


Le film va peu à peu basculer dans l'horreur, changeant constamment de ton durant le film en partant d'un ton résolument léger au départ et en allant ensuite peu à peu vers quelque chose de plus en plus sombre. Les deux acteurs sont vraiment excellents et il n'y aura rien d'étonnant à ce qu'ils aient remporté la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine et masculine à la 71ème édition de la Mostra de Venise en 2014.


Le metteur en scène réussit à instaurer une réelle tension à son métrage, tout en ne sombrant jamais dans une violence excessive qui aurait pu éloigner le spectateur de ce quotidien dans lequel il peut ici s'identifier. En revanche, pour apporter une certaine distance, il jouera avec la caméra, plaçant celle-ci souvent en plongée ou encore en l’utilisant avec des filtres déformants.


Après "La solitude des nombres premiers", Saverio Costanzo confirme avec "Hungry Hearts" qu’il est un réalisateur talentueux et sur lequel il faut compter signant une œuvre à la fois surprenante et déroutante...


"Hungry Hearts" est sorti le 7 juillet 2015 chez BAC Films en DVD et en Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et sous-titres français non amovibles sur la version originale, alors que le Blu-ray est au format 1.66:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français imposés sur la version originale. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, trois bandes annonces de l’éditeur dont celle du film et puis, c’est tout!


Hungry Hearts

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30.07.15

08:04:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En rentrant d'un concert de son idole, le chanteur Driller, Louise, une jeune étudiante un peu coincée, s'endort après avoir regarder un film d'épouvante. Elle va alors faire un cauchemar qui va la transporter dans un monde peuplé de personnages étranges, de loups-garous et de zombies...

Mon avis :

Après ses collections « Les inédits du cinéma Bis » et « Les monstres du Jurassique », Crocofilms inaugure une nouvelle collection, « Les meilleures parodies X », avec "Driller : a sexual thriller", une parodie XXX du plus mythique des clips de Michael Jackson, j'ai nommé "Thriller"! Voilà qui peut s'avérer très fun, n'est-ce pas?

Les producteurs de films pornographiques parodient très régulièrement les plus gros succès du box-office et cela un peu partout dans le monde et depuis des lustres. Suite au succès international de "Thriller" en 1982 et devant l'intérêt cinématographique de son clip réalisé par John Landis ("Les Blues Brothers", "Le loup-garou de Londres", "Un fauteuil pour deux", "Innocent Blood"), il était tout naturel de voir émerger une parodie de celui-ci.

La toute première, cela sera "Driller" réalisé en 1984 par une certaine Joyce James. D'autres parodies XXX de clips de Michael Jackson et notamment de "Thriller" verront par la suite le jour comme par exemple "Thrill her", un court métrage réalisé en 2011... Mais revenons à celle qui nous intéresse!

Le film débute par un concert d'un pseudo sosie de Michael Jackson interprétant une chanson pompant allégrement le tube "Billie Jean", accompagné de quatre danseuses sur une scène des plus miteuses et devant un public certes très restreint, mais en délire, où l'une des fans (la fameuse Joyce James!) enlèvera même son tee-shirt afin de pouvoir laisser libre cours à sa généreuse poitrine.

Le concert ne sera en tout cas pas du goût de tout le monde et notamment pas de Dan, interprété par Dick Howard ("Burlexxx", "Jailhouse Girls", "Sinners"), le petit ami de Louise, jouée par Taija Rae ("Voyeur", Sex Drive", "Eatin' Alive"), qui n'aura qu'une envie, faire ses petites affaires...

Cette chère Louise, si elle se montrera un peu réticente au départ, cèdera tout de même à ses avances, mais se montrera assez pressante du fait de la présence de ses parents dans la pièce d'à côté. On ne peut pas dire qu'elle sera vraiment à la chose, puisqu'elle passera son temps à se plaindre et à faire des boucles avec ses cheveux! Mais bon, que cela soit une jeune fille un peu coincée et innocente, on en aura de sérieux doutes, surtout lorsqu'on découvrira qu'elle porte des porte-jarretelles et qu'elle n'a pas de culotte...

Si la scène ne sera pas particulièrement excitante, elle aura tout de même l'avantage d'être à mourir de rire grâce à des dialogues particulièrement gratinés! La belle va ensuite se coucher, non sans avoir regardé bien entendu un petit film d'épouvante à la télévision avant de s'endormir, ce qui naturellement entre sa passion pour le pseudo Michael et le film, lui fera faire un cauchemar à la "Thriller"!

Alors là, nouvelle crise de rires assurée, notamment lorsque notre chanteur va se transformer en loup-garou lors d'une transformation des plus mémorables... Le loup-garou nous offrira même une chorégraphie avec sa bite! Franchement, c'est du pur caviar! Le titre prendra d'ailleurs ici tout son sens, puisque le sexe du monstre se transformera alors en perceuse (à foufoune bien entendu!). Y a-t-il des personnes suffisamment tordues pour se palucher sur une telle scène? Je ne pense pas, mais qui sait? Tous les goûts sont dans la nature!

Les choses vont ensuite carrément partir en vrille, puisque qu'après le loup-garou emmènera notre pauvre Louise dans un château où il se passe de drôles de choses... On y croisera en effet, un moine avec une tête faisant penser à celle de Toxic Avenger, obligeant une jeune femme-fontaine à se masturber, des hommes masqués style SM se faisant une jolie blonde sur des chants grégoriens, des jeunes femmes recouvertes d'or se faisant plaisir avec des godemichets lumineux... Le tout sous le regard médusé de la pauvre Louise!

Mais que les fans de Michael se rassurent, la parodie ne s'arrêtera pas au début du film et reprendra bel et bien ensuite! Les zombies seront bien au rendez-vous et on aura le droit d’ailleurs à une petite partouze où s’accoupleront un couple de mariés zombies, des morts-vivants et des types affublés de masques d’anciens présidents des États-Unis!

Là encore les dialogues sont un véritable régal, notamment lorsque Nixon fera des prouesses avec son nez... le tout est entrecoupé de chorégraphies effectuées par des danseurs et danseuses professionnels et par des transitions dessinées apportant un petit côté fun supplémentaire au film.

Alors "Driller", c’est du porno certes, mais du porno culte et rigolo! Les fans les plus curieux du « roi de la pop » devraient normalement être aux anges... Les amateurs de curiosités aussi!

"Driller" sort officiellement en DVD dans le commerce le 20 octobre 2015 chez Crocofilms, mais est dores et déjà disponible depuis le 28 juillet en exclusivité magasin chez Metaluna Store (7, rue Dante - 75005 - Paris) et par correspondance directement auprès de l’éditeur (12 euros pour la France par Paypal en payant à crocofilmsdvd@gmail.com). Le film est présenté au format 1.33 4/3 avec pistes audio française et anglaise. En bonus, l'éditeur nous offre un entretien avec le producteur Timothy Green Beckley. Pas de trace en revanche du trailer annoncé sur la jaquette!

Driller

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28.07.15

09:08:18, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un modeste photographe animalier se retrouve plongé dans l’action, l’aventure et la romance alors qu’il se voit force d’épouser une jeune Croate, fille de mafioso. Une fois à Tahiti pour leur lune de miel, la séduisante jeune femme se fera kidnapper et son nouveau mari devra tout faire pour la retrouver.

Mon avis :

Seriez-vous par hasard en mal de comédie romantique? Oui? Eh bien, ça tombe bien! Factoris Films vous donne l'occasion de découvrir "N'embrasse pas la mariée", une petite comédie romantique divertissante datant de 2011, mais qui était jusque-là restée inédite chez nous...

Avec "You May Not Kiss the Bride", le réalisateur/scénariste Rob Hedden ("Vendredi 13, l'ultime retour", "Boxboarders!") nous offre une petite comédie romantique sans prétention et distrayante, au scénario par contre assez prévisible où un photographe d'animaux se voit contraint par un parrain de la mafia croate d'épouser sa fille afin qu'elle obtienne la nationalité américaine et cela suite à un incident survenu avec le chat de la femme de ce dernier.

Seulement voilà, comme on le devine immédiatement, la jeune femme est fort jolie et notre photographe va avoir un véritable coup de foudre pour la belle, ce qui ne sera ni du goût du père, ni de celui de son bras droit à qui la jeune femme était promise après sa naturalisation...

Le petit couple formé par Dave Annable ("Les ex de mon mec", "Brothers & Sisters", "(S)ex List") et l'actrice/chanteuse Katharine McPhee ("Super blonde", "Shark 3D", "Smash") sera plutôt attachant, même si on pourra émettre quelques réserves concernant cette dernière, dont le jeu sera tout de même assez limité.

Comme on pouvait s'en douter, Vinnie Jones ("Hell Ride", "Midnight Meat Train", "Unités d’Élite", "Extraction") est bien entendu très convaincant en méchant. Quant à Rob Schneider ("Gigolo à tout prix", "Animal! L'animal...", "Une nana au poil") et Mena Suvari ("Nowhere", "Le collectionneur", "American Pie", "Domino", "Stuck"), ils apporteront pour leur part une bonne dose d'humour au film, volant quelque peu d’ailleurs la vedette au couple de jeunes mariés.

Le film est particulièrement bien rythmé, mêlant à la fois scènes d'action et gags à une cadence assez soutenue, palliant ainsi à son manque d'originalité et en faisant de celui-ci un divertissement dans l'ensemble très plaisant à regarder.

Même s'il ne s'agit pas d'un gros budget, on sent tout de même que celui-ci a été relativement confortable. On a ainsi droit à quelques cascades assez réussies et à quelques décors naturels assez paradisiaques... En l’occurrence, Tahiti et les îles Marquises! Il y a pire!

En plus des acteurs et actrices précédemment cités, on remarquera la présence de Tia Carrere ("La Noble maison", "Harley Davidson et l'homme aux santiags", "Dans les griffes du dragon rouge", "Wayne's World", "Sydney Fox l'aventurière"), qui malgré le poids des années demeure une assez jolie femme...

Enfin, dans le rôle de la mère de Bryan (le jeune marié), impossible de ne pas citer Kathy Bates ("Misery", "Beignets de tomates vertes", "Titanic", "Les noces rebelles"), qui est une nouvelle fois absolument géniale!

Sans casser particulièrement des briques, "N'embrasse pas la mariée" reste donc tout de même une comédie romantique suffisamment distrayante et plaisante pour vous faire passer un bon petit moment de détente, même si on peinera quelque peu à croire en ce couple où la magie ne semble pas vraiment opérer...

"N'embrasse pas la mariée" est sorti en DVD le 7 juillet 2015 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaises dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français optionnels. En bonus, peu de choses, mais on a tout de même le droit à la bande annonce en version française. Il est à noter enfin que la copie digitale du film est offerte en illimitée au format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC.

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27.07.15

07:20:03, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Italie. 1941. Condamnés à mort par la cour martiale, deux soldats américains, un blanc et un noir, sont miraculeusement sauvés grâce à l’irruption d’un commando de parachutistes allemands. Ayant également échappé au massacre, l’officier chargé de leur exécution doit s’unir à eux pour tenter de survivre. Les trois hommes trouvent refuge dans un village pittoresque. Ils vont alors organiser la défense des villageois face aux Nazis.

Mon avis :

Même si Quentin Tarantino a quelque peu contribué à faire connaître au grand public le "Inglorious Bastards" d'Enzo G. Castellari, le cinéma Bis italien n'est pas vraiment connu pour ses films de guerre. Pourtant, celui-ci nous a offert quelques petites perles comme par exemple "Deux salopards en enfer" de Tonino Ricci...

Les deux salopards dont il est question dans le tout premier long-métrage en tant que réalisateur de Tonino Ricci ("Buck le loup", "Robin, flèche et karaté", "Bermudes: Triangle de l'enfer", "Thor le guerrier"), sont en fait le caporal Milton Haskins et le soldat Calvin Grayson, respectivement interprétés par Klaus Kinski ("Coplan sauve sa peau", "Cinq pour l'enfer", "Venus in furs", "Aguirre, la colère de Dieu", "Venin") et Ray Saunders ("Texas", "La cité de la violence", "Nevada Kid"), deux assassins évoluant au sein de l'armée américaine et qui vont être condamnés à mort.

C'est un jeune lieutenant idéaliste, Michael Sheppard, joué par George Hilton ("Le temps du massacre", "Chacun pour soi", "L'étrange vice de Madame Wardh", "La queue du scorpion", "Folie meurtrière"), qui va être chargé de leur exécution, seulement comme on peut s'en douter les choses ne vont pas se passer comme prévues et les trois hommes qui vont échapper à la mort, vont devoir alors apprendre à cohabiter ensemble.

Principalement d'ailleurs après leur arrivée dans un village jadis occupé par les nazis où les villageois vont les accueillir en héros. Le caporal Milton Haskins va alors rapidement tomber sous le charme de la belle Daniela, jouée par Betsy Bell ("La vallée des pharaons", "Les colts brillent au soleil", "7 minutes pour mourir"), alors que de son côté le soldat Calvin Grayson, lui va se prendre d'affection pour un jeune garçon. Deux rencontres qui vont profondément changer nos deux salopards!

Tonino Ricci signe ici un beau film sur la rédemption, les deux « ordures » du début du film allant comme on s'en doute jusqu'à se sacrifier au bout du compte, lors d'un final assez mémorable où Klaus Kinski se montrera une nouvelle fois complètement halluciné. L'acteur livre là une performance complètement excessive, mais en même temps absolument géniale, montrant une fois de plus tout son talent!

Ray Saunders sera également très bon et très expressif et on se dit qu'il aurait vraiment mérité une autre carrière que celle qu'il a eue... La plus part des réalisateurs l'ayant le plus souvent employé pour ses talents d'acrobate et non d'acteur!

Quant à George Hilton, il est une nouvelle fois égal à lui-même, même s'il pourra paraître bien fade face aux deux autres acteurs. On est ici assez loin des films de guerre américains, anglais ou même français, le réalisateur mettant en scène son film de façon souvent proche par certains côtés des westerns spaghettis de par son côté excessif et ses personnages à la fois hyper charismatiques et caricaturaux.

On ne s’ennuie pas un seul instant en tout cas, le film étant assez généreux en action et regorgeant de fusillades menées tambour battant et d’explosions impressionnantes. Les décors naturels, notamment le petit village italien et les paysages contribuent également à donner un certain cachet au film.

La musique enfin, signée Riz Ortolani ("La vierge de Nuremberg", "Opération Goldman", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "La piovra"), dont certaines musiques furent d’ailleurs utilisées par Quentin Tarantino (Tiens! C'est étonnant ça!), par son côté assez épique peut quant à elle faire penser à celle d'un péplum, contribuant à accentuer cette sensation d'exagération que l'on ressent dès l'introduction très biblique du film...

"Il dito nella piaga", que l'on peut traduire par "Le doigt dans la plaie" s'avère être un excellent divertissement, plus profond qu'il n'y paraît d’ailleurs au départ et qui mérite amplement d'être redécouvert!

"Deux salopards en enfer" est sorti en DVD le 2 juin 2015 chez Artus Films dans une édition comprenant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio italienne et française Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de Bandes dessinées Curd Ridel, intitulée "Le doigt dans la plaie", à un diaporama d'affiches et de photos et à diverses bandes-annonces de films de l'éditeur dont celle du film.

Deux salopards en enfer

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17.07.15

07:09:15, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Un policier échappe de peu à la mort et raconte ses propres aventures dans un livre qui devient un best-seller. Quinze ans plus tard, un redoutable tueur à gages rencontre l’homme de la loi et lui propose d’écrire ses propres mémoires...


Mon avis :

Après nous avoir offert une très belle édition de "The Outfit" en automne 2013, Wild Side Video continue de mettre en lumière la filmographie de John Flynn, avec une magnifique édition collector de "Rolling Thunder" comprenant un Blu-ray avec la version longue inédite en France et la version courte, un DVD avec uniquement la version longue, ainsi qu’ un livre et d’autre part, "Pacte avec un tueur", qui avait déjà été édité en DVD chez MGM et que Wild Side ressort en DVD et surtout en Blu-ray...


Jeu d'acteurs exceptionnel, casting impeccable, dialogues aux petits oignons, scénario magnifiquement écrit, mise en scène réfléchie dans les moindres détails servie par une excellente musique... Tout concourt à faire de "Pacte avec un tueur" l'un des meilleurs polars des années 80 aux côtés de films comme "Police fédérale Los Angeles" de William Friedkin! J'ai bien dû voir le film une bonne vingtaine de fois et franchement je ne m'en lasse pas!


Il y a tout d'abord, l'interprétation et le charisme incroyable de James Woods ("Vidéodrome", "Salvador", "La Manière forte", "Another Day in Paradise", "Vampires"), qui ici crève littéralement l’écran. Impossible d'imaginer quelqu'un autre tenir le rôle de Cleve, ce tueur à gages se retournant vers son ancien patron, après que ce dernier l’ait remplacé après des longs et loyaux services.


Dire qu'il avait été envisagé au départ que cela puisse être Kirk Douglas qui tienne ce rôle! Jamais le personnage n'aurait eu la même sensibilité, la même finesse que celle que James Woods lui apporte... De même, Burt Lancaster avait été pressenti pour le rôle du flic écrivain Dennis Meechum, dont le rôle reviendra finalement à Brian Dennehy ("Rambo", "Cocoon", "L'Affaire Chelsea Deardon", "Roméo + Juliette"), qui va s'avérer absolument parfait pour ce rôle.


Contrairement à ce que pense Larry Cohen ("Le monstre est vivant", "Meurtres sous contrôle", "Les enfants de Salem"), qui est ici le scénariste du film, le fait que certaines scènes aient été supprimées, notamment l'idylle entre Dennis Meechum et son agent, Roberta Gillian, jouée par Victoria Tennant ("Inseminoid", "Flowers in the Attic", "Los Angeles Story"), est à mon avis plutôt une bonne chose, car cela n'aurait, je pense, pas fonctionné. Dennis Meechum est un homme s'occupant seul de sa fille depuis le décès de sa femme et il est incapable d'écrire depuis... S'il avait retrouvé l'amour, cela n'aurait pas été aussi crédible!


Face au duo, il fallait des méchants convaincants, cela sera notamment Paul Shenar ("Scarface", "Le contrat", "Le grand bleu"), impeccable dans le rôle de David Madlock, l'acteur faisant suffisamment politicien pour incarner cet homme d'affaires sans scrupule ayant recours à la corruption et à des tueurs pour obtenir ce qu'il veut et qui essaye de s’acheter aux yeux du monde une respectabilité...


L'acteur ne fera malheureusement qu'un seul film après celui-ci, "Le grand bleu" de Luc Besson où il interprétait avec la même classe le rôle du docteur Laurence, puisqu'il décédera un an plus tard, le 11 octobre 1989, à l'âge de 53 ans des suites du SIDA.


Dans un rôle plus secondaire et quasi muet, Jeffrey Josephson ("Pale Rider", "Mort ou vif", "Jennifer 8") aura également une présence intéressante. D’ailleurs, la plus part des rôles secondaires seront assez marquants et l’on sent vraiment le soin qui a été ici apporté au casting.


La musique d’autre part, composée par Jay Ferguson ("Toutes folles de lui", "Freddy 5", "Tremors II"), contribue vraiment à donner une ambiance assez haletante à ce polar qui finalement ne comporte qu'assez peu d'action. Mais il faut dire aussi que le scénario et les dialogues sont vraiment très bien écrits, même si Larry Cohen regrettera certaines coupes à ce qu’il avait écrit.


En fait, seule la photographie du film signée par Fred Murphy ("Gens de Dublin", "Hypnose", "Fenêtre secrète") aurait à mon avis pu être un peu plus soignée, même si le travail de celui-ci est tout de même très honorable... Certains reprochent autrement une fin quelque peu bâclée gâchant selon eux le film, moi personnellement, je l'ai toujours trouvée très bien ainsi!


Cela faisait quelques années que je n'avais pas revu ce film qui fait pourtant parti de mes polars préférés des années 80 avec entre autres "Big Easy", "Le seul témoin" ou encore "War Party" et j'appréhendais quelque peu qu'il ait assez mal vieilli, mais vraiment ce n'est absolument pas le cas!


"Pacte avec un tueur" avait déjà été édité le 18 avril 2003 en DVD chez MGM dans une édition au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française, anglaise, allemande, italienne et espagnole et sous-titres français, anglais, allemands, espagnols, néerlandais, polonais et grecs. Cette nouvelle édition restaurée qui nous est proposée par Wild Side Video est quant à elle sortie le 8 juillet 2015 en DVD et en Blu-ray. Le DVD nous offre une image au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080/24p avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio mono 2.0. Les bonus se composent cette fois d'un entretien avec Larry Cohen (27’) et de la bande-annonce, alors que l'édition MGM ne comportait que la bande-annonce.


Comparatif image entre les éditions DVD MGM et Wild Side Video :

MGM
Wild Side Video
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Wild Side Video
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Pacte avec un tueur - Edition 2015

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Pacte avec un tueur

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Pacte avec un tueur - Edition belge

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16.07.15

06:07:14, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Réceptionniste dans un grand hôtel de Chicago, un garçon se lance dans une nouvelle vie, plus aventureuse, à la suite d’un riche marchand de bestiaux. Au cours des mois qui suivent, il fait le difficile apprentissage du métier de cow-boy...

Mon avis :

Un an après "3h10 pour Yuma", Delmer Daves abandonnait le noir et blanc pour le Technicolor avec "Cow-Boy", un western également atypique dans lequel il retrouvait une nouvelle fois Glenn Ford et Richard Jaeckel...


Réalisé en 1958, "Cow-Boy" s'avère être un western beaucoup plus léger que "3h10 pour Yuma", même s'il sort également des sentiers battus. Pourtant avec un titre pareil, on aurait pu imaginer un western somme toutes hyper classique! En fait, cela ne sera pas vraiment le cas comme on le constatera dès les premières minutes avec notamment un générique signé Saul Bass ("7 ans de réflexion", "Sueurs froides", "Autopsie d'un meurtre", "Psychose"), assez original pour un western de l'époque.

Le film débute étonnamment comme une comédie légère dans un hôtel guindé de Chicago où l'on fait connaissance avec Frank Harris, interprété par Jack Lemmon ("Certains l'aiment chaud", "Avanti!", "Missing - Porté disparu", "Les grincheux"), le réceptionniste de l'hôtel qui s'est amouraché d'une jolie mexicaine, fille d'un riche propriétaire terrien.

Seulement voilà, pas de bol pour lui, son père n'est pas vraiment d'accord pour accorder la main de sa fille au réceptionniste, le jugeant indigne d'elle, car ne faisant pas parti du même milieu... Eh oui, il aurait fallu qu'il soit un cow-boy!

Qu'à cela ne tienne! Notre amoureux transi n'est pas homme à se laisser abattre! Profitant de la venue de Tom Reese, joué par Glenn Ford ("Gilda", "Règlement de comptes", "L'homme de nulle part", "La ruée vers l'Ouest", "Superman"), un riche éleveur de bétail et de sa défaite lors d'une partie de poker, notre réceptionniste va s'arranger pour devenir l'associé de Reese et devenir ainsi un cow-boy à part entière pour enfin pouvoir prétendre à la main de sa douce...

Après cette première partie se déroulant en ville, où Jack Lemmon semble parfaitement à son aise, le ton du film va prendre un autre cap et devenir beaucoup plus sérieux, voir dramatique et on va retrouver certains thèmes chers au réalisateur qui étaient également présents dans son film précédent. Le personnage de Frank Harris va apprendre à devenir un vrai cow-boy et le réalisateur nous montrera une image alors assez réaliste de ce qu’était la vie de ces cow-boys...

Si Glenn Ford et Richard Jaeckel ("Les douze salopards", "Justice sauvage 2 - la revanche", "Grizzli, le monstre de la forêt", "Les mâchoires infernales", "Starman") seront parfaitement crédibles dans le rôle de cow-boys, Jack Lemmon le sera déjà nettement moins et on peinera tout de même à croire qu’il arrive à se faire aussi rapidement respecter des autres cow-boys qui semblent tout de même être de vrais durs à cuire, même si évidemment un acteur comme Dick York ("Ma sœur est du tonnerre", "Ceux de Cordura", "Procès de singe"), connu pour son rôle de Jean-Pierre dans "Ma sorcière bien aimée", est forcément dur à prendre au sérieux!

Le film demeure toutefois très plaisant à regarder, malgré une mise en scène et une photographie beaucoup plus classique que dans "3h10 pour Yuma" où Delmer Daves ("La maison rouge", "Les passagers de la nuit", "La flèche brisée", "L'homme de nulle part", "L'or du Hollandais") jouait beaucoup notamment avec les ombres, ce qui apportait un côté très stylisé à son film. Mais il faut dire que le ton beaucoup plus léger de "Cow-Boy" s’y prêtait certainement moins. D’ailleurs le ton redevient très léger à la fin du film où tout est bien qui finit bien ou presque!

La place de la femme sera ici également moins importante que dans "3h10 pour Yuma" où celles-ci étaient réellement mises en valeur. Cette fois, elle servira essentiellement de motivation et de faire-valoir et puis, cela sera malheureusement à peu près tout! Pourtant, il y avait très certainement moyen de lui donner un rôle plus consistant...

Il est à noter enfin que le film est tiré de "My Reminiscences as a Cowboy", un livre écrit par Frank Harris, qui a réellement existé et essentiellement connu pour son autobiographie "My Life and Loves" comportant des descriptions très crues pour l'époque des relations sexuelles qu'il aurait eu, ce qui semble très éloigné de l'image très fleur bleue que le film donne de lui...

Au final, même si "Cow-Boy" est loin d’être aussi marquant que "3h10 pour Yuma", cela reste tout de même un western vraiment très plaisant et loin d’être inintéressant.

Précédemment sorti le 6 mai 2002 chez Sony Pictures Entertainment, puis réédité à plusieurs reprises, "Cow-Boy" a été réédité par Carlotta Films le 24 juin 2015 dans une version restaurée 4K à la fois en DVD et en Blu-ray... Le DVD de Carlotta Films nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise 1.0 mono et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080/23.98p et un encodage AVC et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 1.0 et sous-titres français optionnels. Les bonus, communs aux deux éditions se composent de « Delmer Daves par Michael Daves, 2ème partie : "Cow-Boy" » (DVD : 10'52" / Blu-ray : HD - 11’20" - VOST), « Images de l’ouest : un hommage à Charles Lawton, Jr. par Richard H. Kline » (DVD : 14'50" / Blu-ray : HD - 15’28" - VOST), « Comment marquer un film : Jan-Christopher Horak à propos de Saul Bass et Cow-Boy » (DVD : 17'46" / Blu-ray : HD - 18’31" - VOST) et de la Bande-annonce (HD pour le Blu-ray).

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Cow-Boy (Blu-ray)

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Cowboy (1958) - Edition belge

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Cow-boy - Edition kiosque

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3H10 pour Yuma (1957) / Cow-Boy - Coffret Delmer Daves

3H10 pour Yuma (1957) / Cow-Boy - Coffret Delmer Daves
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Columbia Western Classics - L'homme de la plaine + Mort ou vif + 3H10 pour Yuma + Cow-Boy / Coffret 4 DVD

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15.07.15

07:06:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Nouvelle au lycée, Veronica est une fille timide et vulnérable. Elle semble être la cible parfaite d’une bande d’adolescents, qui attirent les filles pour les chasser et les tuer. La règle est simple : la chasse commence quand Veronica est lâchée dans les bois avec trois minutes d’avance. Ce que les garçons ignorent, c’est que Veronica est un assassin en formation, et elle a choisi de tuer ces garçons pour son test final...

Mon avis :

Le titre et la jaquette annoncent clairement la couleur, avec ce "Final girl" sous-titré « La dernière proie », on va avoir affaire à un petit survival calibré pour ados, sauf que notre petit chaperon rouge, ici armée d'une hache, ne semble pas décidée à se laisser faire et qu’on ne sait pas trop qui sera finalement la proie... Il faut dire aussi que nos quatre jeunes loups friqués ne paraissent pas bien méchants! Du moins en apparence...

Photographie hyper léchée et stylisée, mise en scène avec un petit côté irréel nous donnant presque par moments la sensation que l'on se trouve dans un rêve, ce premier long-métrage du photographe artistique Tyler Shields est dans l'ensemble une bonne petite surprise.

De toutes évidences, les créateurs du film ont dû hésiter entre une héroïne blonde et une héroïne brune comme en attestent l'affiche teaser du film et le choix de la petite fille incarnant le personnage de Veronica, douze ans avant qu'elle ne devienne cette jeune femme blonde entraînée à tuer, interprétée par Abigail Breslin ("Signes", "Little Miss Sunshine", "L'île de Nim", "Bienvenue à Zombieland").

Car on le découvre dès la première scène, cette jeune orpheline va être entraînée par William, un homme mystérieux, incarné par l’acteur Wes Bentley ("2ème sous-sol", "Jonah Hex", "Hunger Games", "Lovelace"), afin de devenir une tueuse redoutable un peu à la manière d’Anne Parillaud dans "Nikita".

En revanche, les motivations du personnage de William seront un peu confuses. On comprend bien évidemment qu’un homme a tué sa femme et sa fille, mais quel lien y a-t-il avec cette première mission que doit accomplir Veronica? On imagine aucun, car nos quatre jeunes tueurs chassant la donzelle en forêt auraient été bien trop jeunes douze ans plus tôt pour incarner les tueurs de la petite famille de William.

Ainsi, on peut alors supposer que suite à ce drame, il est entré dans une organisation prônant une justice punitive, dans laquelle il a enrôlé la jeune fille qui elle, a perdu ses parents. Sont-ils morts assassinés ou dans un accident, on ne le saura toutefois pas! Enfin, tout cela se comprend en lisant le synopsis, mais en regardant juste le film, cela l'est déjà moins...

En tout cas, les quatre comédiens qui vont jouer notre petite bande de chasseurs de jeunes proies humaines vont s'avérer plutôt bons et finalement assez crédibles en tueurs sadiques! On peut en revanche légitiment penser que le choix du casting s'est fait afin de toucher un public assez jeune, celui qui apprécie les sagas comme "Hunger Games" ou "Divergente"... Cela paraît en tout cas évident!

On sent d'autre part une recherche quasi constante de l'esthétisme de la part du jeune cinéaste, au détriment peut-être des fois de l'efficacité et de la crédibilité. Erreur de jeunesse ou sensibilité d'artiste prenant le dessus? Toujours est-il que le film a quand même de l'allure et c'est déjà pas mal!

Parmi les quatre vilains garçons chics, on remarquera la présence de Cameron Bright ("L'effet papillon", "Birth", "La peur au ventre", "Les emmurés"), vu notamment dans les quatre derniers volets de la saga "Twilight" et qui a bien changé depuis "Godsend", où il était par contre tout de même plus inquiétant qu’ici!

Il remplit toutefois parfaitement son rôle de suiveur, car la bande est en fait menée par Chris, joué par Alexander Ludwig ("La montagne ensorcelée", "Hunger Games", "Du sang et des larmes", "Vikings") incarnant le parfait salaud, sadique et vicieux, issu d’une famille aisée.

Mais au bout du compte, cela sera finalement plutôt Logan Huffman ("V", "Bad Turn Worse"), dans le rôle de Danny, le jeune homme à la hache, qui tirera son épingle du jeu, avec une performance de barge assez réussie, mais qui à mon avis ne sera pas suffisamment exploité...

Le film aurait gagné, je pense, à être un peu plus punchy, voir frontal au niveau de la violence, un peu dans le style "The Lost" de Chris Sivertson, mais il comporte tout de même de très bonnes idées comme par exemple ces visions qu'ont nos jeunes chasseurs après avoir bu le petit cocktail maison concocté par Veronica...

Quant à Abigail Breslin, on se dit au départ qu’il y a vraiment là une erreur de casting, mais au final, même si elle ne sera pas forcément 100% convaincante en tueuse implacable, son côté innocent et juvénile collera assez bien au personnage...

Alors qu’on aurait pu craindre avoir affaire à un énième DTV sans la moindre consistance, ce "Final girl" va s’avérer être un petit thriller assez plaisant et plutôt bien fichu, malgré un scénario un peu trop prévisible.

"Final girl" est sorti le 8 juillet chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français alors que le Blu-ray est lui au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Aucun bonus n'est par contre présent comme souvent chez l'éditeur!

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Permalink 1004 mots par flo001fg Email , 1197 vues • Réagir

14.07.15

07:15:07, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Goodnight mommy

Réalisateurs : Veronika Franz et Severin Fiala

Année : 2015

Origine : Autriche

Durée : 1h40

Avec : Susanne Wuest (la mère), Lukas Schwarz (Lukas), Elias Schwarz (Elias), etc.

Par Nicofeel

Goodnight mommy est ce que l'on pourrait appeler un film familial, mais nullement à montrer à des enfants ! Il est produit par le cinéaste autrichien Ulrich Seidl et réalisé par sa femme Veronika Franz et son neveu Severin Fiala.
Ce premier long métrage est un thriller qui navigue à l'orée du fantastique. Dans la tradition du cinéma autrichien, c'est-à-dire extrêmement clinique, les deux cinéastes prennent le temps pour poser le contexte et nous décrire un univers particulièrement froid.
L'action se déroule dans une grande maison isolée, au beau milieu d'une forêt. Deux jumeaux s'amusent à des jeux d'enfant tandis que leur mère, la tête recouverte de bandelettes (chirurgie esthétique ? Accident ?) revient à la maison.
Elle se montre très rigoriste envers ses enfants, auxquels elle fixe des règles drastiques. Comme si quelque chose clochait ou comme s'il y avait un problème dans le rapport entre la mère et ses enfants.
On sent clairement qu'il y a un malaise qui est vivace dans cette famille : les enfants ont de plus en plus de mal à supporter leur mère qui de son côté est de plus en plus distante. Comme quoi, malgré sa singularité certaine, ce Goodnight mommy évoque des thématiques que l'on retrouve dans d'autres films du cinéma autrichien, à savoir l'explosion de la cellule familiale. Michael Haneke ou Ulrich Seidl sont d'ailleurs cités en filigranes.

Pendant un bon moment, on ne sait pas trop où veulent nous amener les deux réalisateurs : est-il question d'une disparition ? Y-a-t-il une connotation fantastique avec la mère qui se rend nue en forêt sans raison ? Voilà autant d'éléments qui suscitent l'interrogation du spectateur. Et tout cela est dû à l'atmosphère onirique de cette oeuvre qui balance sans cesse entre réalité et cauchemar. Avec ces deux enfants qui sont omniprésents, on songe également au célèbre Shining de Stephen King. Car la folie guette à tout moment. Il faut manifestement peu de choses pour mettre le feu aux poudres.
Ce n'est que lors de sa deuxième partie que l'on va mieux appréhender ce long métrage et ses multiples questionnements. D'ailleurs, le changement de ton abordé, qui pourra en surprendre plus d'un (même si la révélation finale peut être anticipée), débouche sur une horreur très réaliste et donc d'autant plus terrifiante. Il n'y a pas besoin d'en faire des tonnes dans le gore pour terrifier le spectateur.
L'interprétation des trois acteurs principaux participe amplement à la réussite du film. Tant les deux jumeaux (qui sont réellement jumeaux dans la vie) que l'actrice principale qui a des airs à la Nina Hoss, sont excellents.
Le rythme un peu lent du film pourra rebuter certaines personnes mais si on se laisse porter par l'ambiance étrange et lourde de ce long métrage, on a l'occasion de passer un excellent moment. D'autant que la mise en scène a été très élaborée et que le twist final ou plutôt la révélation, permet (si on ne l'a pas deviné avant) de voir le film sous un jour nouveau. Dès lors, un deuxième visionnage s'avèrera tout à fait opportun.
Sous son titre faussement enfantin (le film débute d'ailleurs par une chanson de Noel en allemand), Goodnight mommy est un thriller malsain, bien tendu par moments et qui peut choquer certains spectateurs par son absence de concession. Ames sensibles s'abstenir.