Archives pour: Septembre 2015

30.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Automne 1944. Si, en Europe, la Deuxième Guerre Mondiale tire sur sa fin, les combats restent violents, À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?

Mon avis :

Pour son sixième long-métrage, Stéphane Brizé ("Je ne suis pas là pour être aimé", "Entre adultes", "Mademoiselle Chambon", "Quelques heures de printemps") aborde un sujet qui touchera forcément beaucoup de monde, celui du chômage et de la dure loi du travail...

Avec "La loi du marché", le réalisateur plonge ses spectateurs dans une fiction tournée de façon quasi documentaire avec une majeure partie d'acteurs amateurs auditionnés pour l'occasion afin de coller au maximum à la réalité. Un pari audacieux, mais payant!

En fait à part Vincent Lindon ("L'étudiante", "La crise", "La moustache", "Pour elle", "Welcome"), seuls Xavier Mathieu ("Ma part du gâteau", "De toutes nos forces", "Une famille à louer") et Soufiane Guerrab ("Regarde-moi", "Banlieue 13: Ultimatum", "Paulette"), sont autrement acteurs et encore, dans le cas de Xavier Mathieu, il s'agit d'un ancien délégué syndical de la CGT de l'usine Continental AG de Clairoix devenu depuis comédien et jouant le plus souvent des rôles de syndicalistes comme c'est ici le cas. De façon plus anecdotique, l'acteur et producteur du film Christophe Rossignon ("La haine", "Assassin(s)", "Irréversible", "L'affaire Farewell"), n'apparaît pas à l'écran, mais jouera toutefois l'employeur sur Skype...

Vincent Lindon, en tout cas, est parfaitement crédible dans le rôle de ce quinquagénaire, tout d'abord chômeur (il faut dire que l’acteur en avait déjà incarné un dans "Fred" de Pierre Jolivet, ainsi que dans "La Crise" de Coline Serreau! Il doit commencer à connaître le sujet...) et dans un second temps en travailleur ayant accepté par dépit un poste très éloigné de son profil...

Toute personne ayant connu le chômage ou le vivant malheureusement encore actuellement, se reconnaîtra forcément dans le personnage de Thierry Taugourdeau et appréciera à quel point le film dénonce l'inefficacité de Pôle Emploi. Vous savez ce truc qui remplace soi-disant L'ANPE et les Assedic, en les regroupant en un seul organisme! Sauf que dans les faits, il y a un Pôle Emploi qui remplace l'ANPE et un qui remplace les Assedic et que du coup cela revient à peu près au même qu’auparavant et que vous avez toujours deux bâtiments différents mais sans qu’il soit possible maintenant de les différencier et donc forcément vous vous y perdez un peu plus!

Et cerise sur le gâteau, afin d’éviter les queues, qui vous permettez malgré tout d’être reçu dans la journée, maintenant vous devez attendre un rendez-vous... Ce qui peut prendre plus de dix jours! Génial! C’est ça le progrès! Ça sent le vécu, non? Bon, dans mon cas, cela ne me concerne plus directement, mais comment ne pas avoir peur pour ses enfants? Toujours est-il que Stéphane Brizé montre parfaitement ici, les propositions d’emplois et de formations inadaptées, inutiles ou sans espoir d’embauches et également le désespoir et la honte ressentie lorsqu’on est dans cette situation.

Dans un second temps, le personnage de Thierry Taugourdeau a retrouvé un emploi, mais sans rapport avec ce qu’il recherchait, peu rémunéré et guère intéressant, un boulot dans la sécurité dans un hypermarché où cette fois, le réalisateur montrera, de façon volontairement exagérée, le côté profondément inhumain d’une enseigne licenciant ses employés pour des prétextes quelque peu douteux et légers ; de petites fraudes de cartes de fidélité ou des vols de coupons de réductions déjà utilisés...

Des actes, certes punissables, mais de là à aller jusqu’au licenciement, surtout lorsqu’on sait que son personnel ne gagne pas des mille et des cents! Cela laisse perplexe! Et bien entendu, ce ne sont ici que des prétextes pour licencier du personnel en cette période de crise! Car c’est évidemment de ça qu’il est également question dans le film. Son ombre planant en permanence au dessus des personnages... L’employeur cherche ici à faire des économies et le personnel reste alors surtout par nécessité!

C’est évidemment assez caricatural, mais en même temps, tellement proche parfois de la réalité! On pourra certes reprocher au réalisateur d’avoir accentué les difficultés de son personnage en rajoutant un fils handicapé, mais quelque part cela justifie encore plus sa nécessité de conserver son nouvel emploi... Au niveau de la mise en scène, le cinéaste ayant opté pour un style assez réaliste, proche de la réalité et du documentaire, forcément, cela ne fera pas dans la démonstration ou dans les cadrages hallucinants. Cela n’en demeure pas moins un très beau film filmé dans un beau CinemaScope afin de rappeler qu’il s’agit ici tout de même de cinéma.

Pour "La loi du marché", Vincent Lindon a remporté le Prix d'interprétation masculine au 68ème Festival de Cannes, une récompense à mon avis amplement méritée pour un film qui aurait largement mérité de récupérer d’autres prix...

"La loi du marché" sort le 7 octobre 2015 chez Diaphana en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD proposera le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 5.1 & 2.0, alors que l'édition Blu-ray sera au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contiendra des pistes audio françaises dts-HD Master Audio 5.1 & 2.0. Une piste en audiodescription pour malvoyants et des sous-titres pour sourds et malentendants sont également disponibles sur les deux formats. Les bonus, communs aux deux éditions, se composeront quant à eux, d'un commentaire audio de Vincent Lindon et Stéphane Brizé, d'un entretien avec le réalisateur Stéphane Brizé, de bouts d’essai des comédiens amateurs du film, d'une séquence coupée présentée par Stéphane Brizé et de Bandes-annonces de l'éditeur. Enfin, il est à noter qu'un coffret DVD réunissant "Mademoiselle Chambon", "Quelques heures de printemps", et "La loi du marché", les trois derniers films en date de Stéphane Brizé, sera disponible à la même date.




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26.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A la tête d’un véritable empire criminel, Quinn Forte avait tout : le pouvoir, l’argent, un frère qui l’idolâtrait et une femme qui l’aimait. Mais il avait aussi des ennemis. En une seule nuit, il a tout perdu : il est arrêté, son père est assassiné, et son frère pense qu’il est derrière tout cela. A la sortie de prison, il se rend compte que Campbell, le nouveau boss, ne le laissera pas en paix. Quinn décide de l’affronter avec un ex garde du corps.

Mon avis :

Alors qu'on attend avec impatience la sortie prochaine de "The Punisher" chez The Ecstasy Of Films dans une édition qui s'annonce comme exceptionnelle, Filmedia de son côté nous permet de découvrir "Blood of redemption", l'un des derniers DTV en date de Dolph Lundgren, une petite série B bourrée d'action et ma foi, assez sympathique...

Réalisé par Giorgio Serafini ("Game of Death", "Hard Rush", "A Certain Justice") et Shawn Sourgose ("Premonitions"), "Blood of redemption" est une classique histoire de mafia racontée du point de vue d'un homme de main, interprété par Dolph Lundgren ("Rocky IV", "Les maîtres de l'univers", "Dark Angel", "Dans les griffes du dragon rouge", "The Expendables", "Universal Soldier: le jour du jugement").

L’histoire commence ici par une scène où Axel, le personnage qu’il incarne, se fait abattre par son patron... Sympa le Boss! Au moment de mourir, il nous raconte alors son histoire et celle donc de cette famille mafieuse pour laquelle il travaillait. Une charmante famille interprétée par un sacré casting! Cela sera d’ailleurs l’un des points forts du film!

Parmi eux, il y aura tout d'abord Billy Zane ("Calme blanc", "Sniper", "Le fantôme du Bengale", "Titanic", "Danny Balint", "BloodRayne"), jouant le rôle de Quinn, le plus pacifiste des deux fils, mais faisant tout de même parti de la pègre comme son papa...

Son père, puisqu'on en parle, sera quant à lui interprété par Robert Miano ("Un justicier dans la ville", "New York, 2 heures du matin", "China Girl", "Nos funérailles", "Donnie Brasco", "Giallo"), un acteur certes moins connu, mais un second couteau qu'on a l'habitude de voir notamment dans de nombreux films de gangsters.

Après, c'est en revanche du plus lourd avec d'une part Robert Davi ("Les Goonies", "Le contrat", "Permis de tuer", "Un flic dans la mafia", "Maniac Cop 2", "Predator 2"), dans le rôle de Hayden et Vinnie Jones ("Hell Ride", "Midnight Meat Train", "Unités d’Élite", "N'embrasse pas la mariée"), dans celui de Campbell, son neveu. Pas mal, vous en conviendrez!

Toujours est-il que les deux metteurs en scène nous offrent tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une série B d’action bien bourrine... De la baston, des gunfights et des jolies filles dénudées! Et dans tous ces domaines, on va être servi! En fait, le seul vrai regret qu’on pourra réellement avoir c’est au niveau du sang, dont les effets numériques seront beaucoup trop visibles. Franchement, on aurait préféré des effets spéciaux à l’ancienne! Cela traduit de toutes évidences un certain manque de moyens, mais on devine qu’une grosse partie du budget a dû aller dans les poches des acteurs vedettes.

Autrement, les combats sont plutôt bien chorégraphiés, avec un Gianni Capaldi ("Hard Rush", "A Certain Justice") virevoltant dans le rôle de Kurt, le frère de Quinn, devenu agent du FBI... Bon, là au niveau de la crédibilité, on repassera! Mais, quoiqu’il en soit, ce n’est pas un film à prendre à 100% au sérieux, donc ça passe!

Évidemment, il fallait bien une jolie gonzesse dans l'histoire pour mettre un peu plus la « merde » dans cette histoire de prise de pouvoir, cela sera la plutôt charmante Jelly Howie ("Victim", "Compound Fracture") dans le rôle de Loryn, une jeune femme qui n'aura pas froid aux yeux...

Giorgio Serafini et Shawn Sourgose ont voulu certainement rendre leur mise en scène dynamique, du coup, on aura le droit à un découpage quelque peu saccadé avec notamment des panneaux présentant les divers protagonistes du film, un procédé un peu trop vu, mais finalement rendant le film encore plus Bis.

Alors qu’on aurait pu s’attendre au pire, ce "Blood of redemption" s’avère être plutôt une bonne surprise. Une petite série B sans prétention, mais généreuse!

"Blood of redemption" est sorti le 8 septembre 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. Le DVD nous offre le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 stéréo et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est quant à lui au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient également des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 stéréo avec sous-titres français optionnels.

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24.09.15

14:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 1994, un double-meurtre défraye la chronique. La police classe l’affaire, faute de preuve… Jusqu’à l’intervention, plus de 20 ans après, du Département V : l’inspecteur Carl Mørck, et Assad, spécialisés dans les crimes non résolus. Ensemble, ils rouvrent l’affaire qui les amène à enquêter sur un des notables les plus puissants du Danemark.

Mon avis :

Contrairement au film "Les Enquêtes du département V : Miséricorde" sorti directement chez nous en e-cinéma le 27 mars 2015, "Les Enquêtes du département V : Profanation", la seconde adaptation de la série de romans à succès de Jussi Adler-Olsen, a lui bénéficié d'une sortie en salle le 8 avril qui suivit. Une sortie bien méritée pour un film toutefois beaucoup plus violent que le précédent...

Tourné un an après "Les Enquêtes du département V : Miséricorde", cette première suite, toujours réalisée par Mikkel Nørgaard ("Klovn: The Movie", "Klovn Forever") s'avère assez différente avec une approche résolument plus moderne esthétiquement parlant et beaucoup plus porté sur l’action.

Si on retrouve avec plaisir le duo d'enquêteurs, Carl Mørck et Hafez el Assad, toujours interprétés par le danois Nikolaj Lie Kaas ("Les idiots", "Les bouchers verts", "Reconstruction", "Anges & démons", "The Killing", "Enfant 44") et le libano-suédois Fares Fares ("Jalla! Jalla!", "Easy Money", "Sécurité rapprochée", "Zero Dark Thirty", "Enfant 44"), cette fois en revanche, l'intrigue se concentra plus sur la relation amoureuse entre Ditlev Pram et Kimmie Lassen, un couple de jeunes psychopathes, dont on découvrira les méfaits à travers des flashbacks se déroulant vingt ans avant le début de l'enquête.

Les deux jeunes, joués par Marco Ilsø ("Mikkel og guldkortet") et par la troublante Sarah-Sofie Boussnina ("1864", "Comeback"), incarnent un couple pervers s'amusant à violer et tabasser des gens le dimanche en compagnie de deux autres compagnons, lors de leur journée de liberté...

Un divertissement qui les mènera jusqu'au meurtre de deux jeunes, un frère et une sœur, dont le père était policier et qui n'abandonnera jamais l'enquête malgré un suspect condamné et le fait qu'il sera démis de ses fonctions, jugé comme fou. C'est justement lui, qui en se suicidant après avoir été rejeté par Mørck, provoquera chez l'inspecteur un déclic et la réouverture de l'enquête.

Avec cette intrigue particulièrement sordide, Mikkel Nørgaard nous livre un thriller très violent, avec quelques scènes parfois à la limite du supportable. Mais ces scènes très crues se justifient par le caractère excessivement extrême de ces agressions en totale contradictions avec le côté bon chic, bon genre de ces adolescents de la haute société faisant leurs études dans un pensionnat réputé.

Vingt ans plus tard, Ditlev Pram, devenu un riche homme d'affaires, interprété cette fois par Pilou Asbæk ("R", "Seule contre tous", "Hijacking", "The Borgias", "Lucy") et son acolyte Ulrik Dybbøl, joué par David Dencik ("Millénium", "La taupe", "Royal Affair", "The Borgias", "The Homesman"), continuent leurs exactions, alors que Kimmie, interprétée par Danica Curcic ("Lev stærkt", "Guldkysten"), vit quant à elle en se cachant dans la rue...

Comme dans le précédent opus, on appréciera l’excellent travail fait sur la photographie par Eric Kress ("Millénium", "Taken 3"), qui arrivera notamment en rendre attachant le jeune couple, à travers quelques scènes de romances magnifiquement filmées et malgré la monstruosité de leurs actes.

On sent d’ailleurs que ce qui importe le plus au réalisateur dans l’histoire, c’est justement cette histoire d’amour. Une histoire d’amour hors-norme et destructrice! Et bien entendu, comme on s’en doute, tout cela les emmènera vers une fin forcément tragique...

La violence de certaines scènes contrebalancent alors avec les scènes romantiques, qui du coup n’enlèvent rien à l’ambiance très glauque du film. On retrouve évidemment une ambiance très sombre comme dans le premier volet, mais différente et moins pesante. Il faut dire aussi que le film est beaucoup plus rythmé, avec des scènes d’action en plus grand nombre et d'autre part que celui-ci inclut de petites touches d'humour assez sarcastiques.

Au niveau de l’intrigue, ce thriller est certes assez classique, mais plutôt bien ficelé, avec un scénario écrit par les scénaristes Nikolaj Arcel et Rasmus Heisterberg, à qui on doit ceux de "Millénium" et de "Royal Affair"(Plutôt pas mal comme références! N'est-ce pas?), restant dans l’ensemble assez fidèle à l’œuvre originale, tout en l’ayant allégée volontairement au niveau de la vie privée des deux enquêteurs. Un choix voulu par le réalisateur, qui a également souhaité un héros plus jeune en ce qui concerne le rôle de Mørck.

Après le succès du premier volet de la saga, "Les Enquêtes du département V : Profanation" est, avec ses 66 millions de couronnes danoises de recettes, le plus gros succès au box-office danois, un succès prometteur pour les deux prochaines adaptations qui sont déjà signées. Un succès, ma foi, assez mérité, car avec de tels films, les danois prouvent bien qu'ils sont tout à fait capables de rivaliser avec les États-Unis!

"Les Enquêtes du département V : Profanation" est sorti le 8 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby Digital 5.1 et danoises dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et danoise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'une intéressante rencontre avec le réalisateur Mikkel Nørgaard et l’acteur Fares Fares à Beaune (19’43"), intitulée « Analyse d’une histoire d’amour » où les deux hommes parlent du film en général et non uniquement de l'histoire d'amour du film, d'un Making of (25'59") où les deux acteurs principaux évoquent le film et le précédent, au cours du trajet qui les mènent à un festival de cinéma danois et de la Bande-annonce. Il est à noter que le film est également sorti au sein d’un coffret DVD et d’un coffret Blu-ray accompagné du premier volet.




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23.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Soyez les bienvenus pour cette exposition privée de tableaux, présentés ici pour la toute première fois! Chacune de ces œuvres est unique en son genre, non pas en raison de sa qualité artistique, mais parce que chaque peinture capture un instant précis dans sa toile, un moment prisonnier à la fois du temps et de l’espace, une situation de pur cauchemar...

Mon avis :

Alors que jusqu'à maintenant, seul le pilote de la série était disponible en DVD chez nous, sorti en 2012 chez Universal sous le titre "L'envers du tableau" dans la collection "les étoiles Universal", la série "Night Gallery" débarque enfin en France grâce à Elephant films qui édite enfin la saison 1...

"Night Gallery" est une série télévisée créée, scénarisée et présentée par Rod Serling ("The Twilight Zone", "La planète des singes"), bien connu pour avoir entre autres le présentateur et narrateur de "La quatrième dimension" et bien entendu le scénariste. Le pilote de la série, en fait un téléfilm à sketches au départ, comporte trois histoires fantastiques assez réussies, tout particulièrement les deux premiers, "The Cemetery", réalisé par Boris Sagal ("Le survivant", "Madigan", "Le riche et le pauvre") et "The Eyes" mis en scène par un certain Steven Spielberg ("Duel", "Les Dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "Jurassic Park", "La Guerre des mondes").

"The Cemetery" est un excellent sketch mettant en scène le génial Roddy McDowall ("Macbeth", "Cléopâtre", "La planète des singes", "Class 1984", "Vampire, vous avez dit vampire?") ans le rôle d'un neveu cupide et sans scrupules qui va tout faire pour toucher son héritage le plus rapidement possible sous le regard inquisiteur d'un tableau qui se modifiera au cours de l'épisode, devenant de plus en plus menaçant...

Dans "The Eyes", il est question d'une riche femme aveugle, interprétée par Joan Crawford ("Grand Hotel", "Johnny Guitare", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", "Tuer n'est pas jouer") qui va convaincre un pauvre bougre aux abois de lui céder ses yeux pour une somme assez misérable, tout en contraignant son médecin d'accepter de l'opérer par un odieux chantage... Steven Spielberg réalise là un fabuleux segment à la mise en scène vraiment magnifique.

Enfin, le dernier sketch de ce téléfilm s'intitule "The Escape Route" et est réalisé par Barry Shear ("Les Troupes de la colère", "Meurtres dans la 110e rue", "Le shérif ne pardonne pas"). Ce troisième segment, mettant en scène un ancien nazi, joué par Richard Kiley ("À la recherche de Mister Goodbar", "Phénomène", "Docteur Patch"), tourmenté par ses crimes et fasciné par un tableau où il croit se voir, peine quelque peu à se mettre en place, mais heureusement, contient un finish très réussi avec une mise en scène comportant quelques trouvailles visuelles assez originales.

Le tout premier épisode de la première saison débute avec un excellent sketch intitulé "The Dead Man", réalisé par Douglas Heyes ("Maverick", "La quatrième dimension", "Thriller") et adapté d'une histoire écrite par Fritz Leiber Jr. ("Brûle, sorcière, brûle!", "L’œil du démon") dans lequel un scientifique fait d'étranges expériences sur un homme doté de facultés exceptionnelles. Un épisode dans lequel on remarquera surtout la présence de Jeff Corey ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Little Big Man").

S'en suit ensuite un autre sketch également très sympathique, intitulé "The Housekeeper", réalisé par John Meredyth Lucas ("Alfred Hitchcock présente", "Le fugitif", "Star Trek") et curieusement écrit par Douglas Heyes, le réalisateur du précédent segment, dans lequel on retrouve avec plaisir l'acteur Larry Hagman ("L'aigle s'est envolé", "Dallas", "S.O.B.", "Nixon"), bien connu pour son rôle de J. R. Ewing. Il est question dans ce sketch d'un homme voulu intervertir l'âme de sa femme avec celle d'une personne bonne, ce qui est loin d'être son cas...

Le deuxième épisode se compose lui de trois segments de plus ou moins courte durée, les différents sketchs n'ayant pas de durée impartie. Dans le premier intitulé "Room with a View" et réalisé par Jerrold Freedman ("Kansas City Bomber", "Chicanos, chasseur de têtes", "Native Son"), on découvre une Diane Keaton ("Le parrain", "Annie Hall", "À la recherche de Mr. Goodbar", "L'usure du temps", "Tout peut arriver") toute jeune, interprétant une jolie infirmière quelque peu naïve, manipulé par un Joseph Wiseman ("Viva Zapata!", "Le fils prodigue", "James Bond 007 contre Dr. No", "Cosa Nostra") dans le rôle de son malade...

Une petite histoire assez amusante précédant un deuxième épisode beaucoup plus long, intitulé "The Little Black Bag", réalisé par Jeannot Szwarc ("Les dents de la mer, 2e partie", "Quelque part dans le temps", "Supergirl"), le metteur en scène qui réalisera le plus de sketchs de la série, puisqu'à lui seul il en réalisera tout de même dix-neuf! Dans ce sketch, Burgess Meredith ("Rocky", "La sentinelle des maudits", "Le choc des Titans", "Les anges de la nuit") y joue un docteur radié, devenu un clochard alcoolique, qui va trouver une mallette de médecin venue du futur... Un sketch dans lequel on retrouve autrement George Furth ("L'Étrangleur de Boston", "Butch Cassidy et le Kid", "Airport '77", "L'Équipée du Cannonball") dans le rôle de l’homme du futur et Chill Wills ("Géant", "Alamo", "Pat Garrett et Billy le Kid") dans le rôle de l’autre clochard, un être cupide et sans scrupule!

Enfin, le troisième segment intitulé "The Nature of the Enemy", réalisé par Allen Reisner ("Le Frelon vert", "Hawaï, police d'état"), nous entraînera sur la lune pour une courte histoire assez amusante, mais quelque peu inutile...

L'épisode 3 débute quant à lui par "The House", un segment réalisé par John Astin ("La famille Addams", "Wacky Taxi", "Gremlins 2", "Fantômes contre fantômes"), plus connu comme acteur que comme réalisateur d'ailleurs, notamment pour son rôle de Gomez Addams dans la série "La famille Addams", un sketch revisitant le thème de la maison hantée de façon assez originale avec un côté très onirique où l'on appréciera tout particulièrement la grâce de Joanna Pettet ("La nuit des généraux", "Casino Royale", "Le couloir de la mort").

Le second segment de cet épisode, réalisé par l'acteur Jeff Corey, qu'on avait pu voir dans "The Dead Man" et qui réalisera d'ailleurs neuf segments en tout, s'intitule "Certain Shadows on the Wall" et raconte une étrange histoire d'ombre apparaissant sur le mur d'un salon... Une histoire, ma foi, assez amusante, dans lequel on remarquera notamment la présence d’Agnes Moorehead ("Citizen Kane", "Jane Eyre", "Les passagers de la nuit"), bien connue pour le rôle d'Endora dans la série "Ma sorcière bien aimée".

Le quatrième épisode commence par un nouveau segment réalisé par Steven Spielberg, "Make Me Laugh", un petit sketch sympa, mais sans plus. On pouvait s'attendre à mieux de la part de Spielberg en tout cas. Dans ce sketch, un artiste de stand-up, interprété par Godfrey Cambridge ("Le casse de l'oncle Tom", "Attention au Blob!", "Friday Foster"), fait le vœu auprès d'un génie de pouvoir faire rire les gens, un vœu qui va se réaliser, mais à quel prix? Dans cet épisode, c'est essentiellement la présence de l'acteur Tom Bosley ("Happy Days", "Le Père Dowling"), comédien ayant principalement fait sa carrière à la télévision.

Le second segment de cet épisode s'intitule quant à lui "Clean Kills and Other Trophies" et est mis en scène par Walter Doniger ("Peyton Place"). Un épisode vraiment pas mal, servi par un humour noir efficace où Raymond Massey ("La vie future", "Alerte aux Indes", "Le 49ème parallèle", "À l'est d'Eden") interprète un ancien colonel, ne jurant que par la chasse...

Le cinquième épisode, lui se compose de trois segments. Un premier assez court mais particulièrement réussi, intitulé "Pamela's Voice", mis en scène par l'acteur/réalisateur Richard Benedict ("Hawaï, police d'état"), où John Astin joue le rôle d'un veuf confronté au fantôme de sa défunte femme.

Un deuxième, intitulé "Lone Survivor", mis en scène par le scénariste Gene Levitt ("L'île fantastique"), est une étrange histoire de naufragé recueilli sur un paquebot... Un sketch plaisant à regarder, mais pas forcément mémorable dans lequel on retrouve l'acteur John Colicos ("Anne des mille jours", "Scorpio", "L'enfant du diable", "Le facteur sonne toujours deux fois"), bien connu pour son rôle du méchant Baltar dans la série "Battlestar Galactica".

Enfin, "The Doll", réalisé par Rudi Dorn ("Take Her by Surprise"), est lui plutôt une bonne surprise avec une poupée diabolique n'ayant rien à envier à celles de "Dolls", "Puppet Master" ou autres "Chucky"! Dans ce segment, on remarquera dans les rôles principaux, John Williams ("Le crime était presque parfait", "Sabrina", "La main au collet", "Alfred Hitchcock présente") et Henry Silva ("L'empire du crime", "Le Boss", "L'anti-gang", "Avec les compliments de Charlie", "Le Marginal").

Enfin, arrive le sixième et dernier épisode de la série avec pour commencer un petit bijou, l'excellent "They're Tearing Down Tim Riley's Bar", réalisé par Don Taylor dans lequel William Windom ("Du silence et des ombres...", "Satan, mon amour", "Les évadés de la planète des singes"), revit son passé à travers la démolition programmée d'un bar, où avait été organisée vingt ans plus tôt une petite fête pour son retour de la guerre, deux avant le décès tragique de son épouse. Un évènement dont il ne s'est pas remis, ne voyant même pas les avances de sa jolie secrétaire, interprété par la charmante Diane Baker ("Voyage au centre de la terre", "Pas de printemps pour Marnie", "Le silence des agneaux")...

L'ultime sketch de cette saison, "The Last Laurel" est quant à lui réalisé par Daryl Duke ("Les oiseaux se cachent pour mourir"), qui signe un sketch beaucoup plus court dans lequel le personnage de Marius Davis, joué par Jack Cassidy ("La sanction", "Columbo"), un ancien sportif handicapé, voyant bien que son épouse Susan, jouée par Martine Beswick ("Bons baisers de Russie", "Opération Tonnerre", "Un million d'années avant J.C.", "El chuncho", "Dr. Jeckyll et sister Hyde"), entretient une liaison adultérine avec son médecin, va se mettre en tête de se venger... Une petite histoire à l'humour noire assez cruelle! En fait, la seule chose qu’on pourra regretter dans la série, c’est que ses créateurs n’aient pas complètement respecté le concept initial présent dans le pilote avec des tableaux apparaissant vraiment dans l’épisode concerné.

Cette première saison de "Night Gallery" est dans l’ensemble vraiment excellente et on se demande franchement pourquoi elle est restée si longtemps inédite chez nous! Une série à découvrir de toute urgence!

La saison 1 de "Night Gallery" sort le 15 octobre 2015 chez Elephant Films dans un coffret contenant 3 DVD regroupant l’épisode pilote, présenté au format 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français et les six autres épisodes de la saison présentés quant à eux uniquement en version originale Dolby Digital 2.0 mono sous-titrée en français. Elephant films nous propose autrement en guise de bonus une intéressante présentation de la série intitulée « Night Gallery : la nouvelle dimension de Rod Serling » par Alain Carrazé (18’), comportant toutefois quelques petites coquilles au niveau des dates de naissance et de décès de certaines personnes citées, une galerie de photos, la bande-annonce de la série (qui se concentre que sur l’épisode pilote), ainsi que d’autres bandes-annonces d'autres séries éditées par Elephant Films.

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22.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carol Hammond, fille d'un célèbre avocat, est la victime d'hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer, une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière dans des conditions mystérieuses, Carol voit son monde s'écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?

Mon avis :

Depuis ses débuts, Le Chat qui Fume nous a habitué à des éditions de qualité, mais depuis quelques temps l'éditeur soigne de plus en plus ses éditions notamment au niveau du packaging. Cette fois, avec "Le venin de la peur", l'éditeur frappe vraiment très fort en nous offrant une édition d'exception à la fois au niveau du contenu, comme au niveau du contenant, une édition magnifique comme on en a rarement eu pour le moment en France, surtout pour un film de genre...

Sorti en 1971, deux ans après "Beatrice Cenci", ce deuxième giallo signé Lucio Fulci ("Croc-blanc", "4 de l'apocalypse", "L'enfer des zombies", "La guerre des gangs", "Frayeurs", "L'au-delà"), après "Perversion Story", nous entraîne aux frontières du rêve et de la folie.

Ce côté onirique qui va donner une ambiance si particulière au film débute dès la première scène, une scène très sensuelle où l'on découvre le personnage de Carol, interprété par l'actrice Florinda Bolkan ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "La longue nuit de l'exorcisme", "La settima donna", "La piovra"), qui de toutes évidences fantasme quelque peu sur sa voisine, Julia Durer, incarnée par la très jolie Anita Strindberg ("La queue du scorpion", "Qui l'a vue mourir?", "Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé", "L'homme sans mémoire"). Remarquez, qui ne rêverait pas de batifoler avec la belle? Seulement Carol étant probablement 100% hétéro, du coup ce rêve qui revient chaque nuit va quelque peu la perturber... Mettez-vous à sa place aussi!

Toujours est-il que du coup elle suit une psychanalyse afin d'arriver à comprendre ses rêves. Ses rêves qui vont d'ailleurs rapidement virer au cauchemar où elle se verra la tuer! Le problème, c'est justement qu'elle va découvrir que sa charmante voisine est réellement morte et exactement comme elle l'a vu en rêve... A partir de ce moment-là, cela va être naturellement le début de l'enquête, élément indispensable de tout bon giallo qui se respecte!

A travers les scènes de cauchemar et de meurtres, on reconnaîtra aisément le style graphique de Fulci, notamment à travers ses effets de maquillages si reconnaissables. Dans ce film, Fulci oppose deux milieux bien différents, la bourgeoisie londonienne d’une part représentée par la famille Hammond dont fait partie Carol et les hippies d’autre part, décrits comme des êtres débauchés, représentés par Julia Durer et ses amis.

Le réalisateur italien n’épargnera aucun de ces deux milieux et d’ailleurs au cours de l’enquête, des soupçons pèseront sur ces deux catégories sociales si différentes. D’un côté, on aura des suspicions sur l’entourage de Carol et tout particulièrement sur son mari, Frank Hammond, interprété par Jean Sorel ("L'Homme qui rit", "Belle de jour", "L'adorable corps de Deborah", "Perversion Story", "Je suis vivant!"), qui entretient une liaison adultérine et d’autre part, il y aura cet étrange couple de hippies qui apparaît dans le rêve de Carol... Mais comme dans la plupart des gialli, l’enquête prend souvent des chemins tortueux, menant le plus souvent à un coupable insoupçonné et nous envoyant naturellement au départ sur de fausses pistes!

Malgré cela, on sent que pour Fulci, cette enquête, menée avec une certaine légèreté par l’inspecteur Corvin, joué par un Stanley Baker ("Les chevaliers de la table ronde", "Hélène de Troie", "Train d'enfer", "Les canons de Navarone", "Zoulou") sifflotant en permanence, n’est finalement qu’accessoire. Ce qui compte ici pour lui, c’est plus la psychanalyse de ses personnages, les symboles dont il parsème son film (l’oie tout particulièrement, présente à la fois dans un rêve et sur un tableau) et le côté hyper sensoriel et érotique de celui-ci.

Fulci a ici tout particulièrement soigné l’esthétisme de son film comme le prouvent les scènes de rêves magnifiquement filmées, d’une sensualité et d’un érotisme remarquables où l’on ne peut qu’être admiratif devant le travail effectué par le chef opérateur Luigi Kuveiller ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "De la chair pour Frankenstein", "Du sang pour Dracula", "Les frissons de l'angoisse", "L'éventreur de New York"), qui nous offre des images absolument superbes. Comme le prouve également la fantastique scène de poursuite dans la cathédrale où le cinéaste jouera avec l’architecture grandiose du bâtiment et où là encore il y a un magnifique travail fait sur la photographie.

On retrouve également dans ce film le goût prononcé de Fulci pour le gore avec notamment une scène particulièrement surprenante, celle du laboratoire avec des chiens encore vivants dont les tripes sont à l’air. Une scène qui a bien failli d’ailleurs coûter deux ans de prison au réalisateur qui sera sauvé par Carlo Rambaldi ("Vierges pour le bourreau", "La baie sanglante", "Barbe-bleue", "Du sang pour Dracula", "Alien - Le 8ème passager", "E.T., l'extra-terrestre", "Dune") qui en avait effectué les trucages...

L’ambiance très onirique du film enfin est renforcée par la splendide musique composée par Ennio Morricone ("Les amants d'outre-tombe", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "4 mouches de velours gris", "Peur sur la ville"), dont la B.O. sera d’ailleurs incluse dans cette fabuleuse édition du Chat qui Fume.

Le Chat (noir, comme celui de Fulci!) qui Fume, qui a d’ailleurs eu l’excellente idée de mettre en avant le titre original du film, "Una lucertola con la pelle di donna", que l'on peut traduire par « Un lézard dans la peau d'une femme », un titre typiquement giallo et plus joli que "Le venin de la peur". Titre toutefois pas si mal que ça, rappelant quelque peu "Les Frissons de l'angoisse", le titre français de "Profondo Rosso", le chef d’œuvre de Dario Argento...

"Le venin de la peur" fait incontestablement parti des plus beaux films de son réalisateur. Une œuvre que tout amateur de giallo et plus largement de cinéma Bis et de films d’horreur, se doit de posséder!

"Le venin de la peur" est sorti chez Le Chat Qui Fume début août 2015 dans une splendide édition collector digipack 3 volets avec fourreau comprenant le Blu-ray, le DVD et cerise sur le gâteau un CD avec la magnifique B.O. du film signée Ennio Morricone. Cette édition est disponible sur leur site depuis cette date et en exclusivité Fnac pour les grandes enseignes depuis le 21 août 2015 et également dans quelques boutiques spécialisées. Il est à noter que les acheteurs qui sont passés par le site de l'éditeur auront en plus reçu un très beau livret de 26 pages consacré au film.

Le DVD contient le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio anglaise, italienne et française Dolby Digital 2.0 mono (indiquées par erreur sur le menu comme étant en dts-HD mono) avec sous-titres français et anglais optionnels. Au niveau des bonus, celui-ci contient les suppléments suivants : "Le venin de Fulci" par Anita Strindberg (13'07") et Jean Sorel (16'15"), "Le venin de la peur" par Lionel Grenier du site luciofulci.fr (21'30"), "Le venin des censeurs" toujours par Lionel Grenier (8'13"), "Les vies de Lucio Fulci" toujours par Mister Grenier (13'53"), "Les versions du venin" (3'28"), une scène supplémentaire (1'06") incluse à l'origine dans les montages français et italien mais non disponible en HD, les génériques alternatifs (4'56"), une galerie de photos (4'49") comprenant des affiches, des photos d'exploitations et du matériel promotionnel du film et les bandes-annonces américaine (2'14") et française (1'20").

Le Blu-ray, quant à lui, est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p, avec des pistes audio anglaise, italienne et française dts-HD Master audio 2.0 mono et sous-titres français et anglais optionnels. Côté suppléments, celui-ci est encore plus fourni que le DVD et inclut les modules suivants : "Le venin de Fulci" par Anita Strindberg (13'08") et Jean Sorel (16'16"), "Le venin de la peur" par Lionel Grenier (21'31"), Jean-François Rauger (21'19") critique de cinéma, directeur de la programmation de la Cinémathèque française et auteur avec notamment Lionel Grenier du livre "Lucio Fulci - Le poète du macabre", Olivier Père (26'06") journaliste et critique de cinéma français et actuellement directeur du cinéma sur Arte, Christophe Gans (38'09") ancien rédacteur en chef de Starfix et réalisateur et Alain Schlockoff (23'16") rédacteur en chef de L’Écran Fantastique, "Les vies de Lucio Fulci" (13'54"), "Le venin des censeurs" (8'14"), "Les versions du venin" (3'29"), la scène supplémentaire (1'07"), les génériques alternatifs (4'57"), "Le venin en mode VHS" (95’45"), la galerie de photos (12'50") au défilement plus long que sur le DVD et les bandes-annonces américaine (2'13") et française (1'21").

Enfin, le CD de la Bande Originale d’une durée de 75 minutes, nous propose l’intégralité de celle-ci avec les 19 titres composés par Ennio Morricone.
Une bien belle édition donc avec des bonus très intéressants et pour la plus part exclusifs, parmi lesquels, on retiendra principalement les interventions très instructives de Lionel Grenier et celle passionnante de Christophe Gans.

Le venin de la peur (Blu-ray + DVD + CD de la BO)

Le venin de la peur (Blu-ray + DVD + CD de la BO)
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20.09.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

Qui est LOUISE ? Un simple prénom ? Une femme ? Ou un songe ?
Et si ce n'était que trois points de suspension... Louise, ça pourrait être vous, eux, nous.
C'est un fantôme qui aime sa liberté et qui souhaiterait ne jamais la perdre.
Autour d'elle, deux personnes. Deux générations. Un dialogue.
A gauche, Charlotte, frêle jeune femme, hésitante, et essayant de prendre des décisions.
A droite, Madeleine, 84 ans et toujours aussi amusée, cherche une dame de compagnie.
Charlotte sera l'élue. Mais quelque chose ne va pas. Quelque chose se trame.
Et c'est à cet instant, que (re)surgit LOUISE.

Présentation :

Le 18 mars dernier, "Louise", le dernier film réalisé par Jean-François Gallotte ("Carbone 14, le film", "Baby Blood", "Time Demon", "15 août", "Filles perdues, cheveux gras", "La Beuze", "Q", "La vérité si je mens! 3") sortait en salle de façon assez confidentiel, n'ayant en effet pas bénéficié d'une importante distribution.

Pourtant, "Louise" est un beau film, émouvant, drôle, sensible, plein de tendresse, qui mériterait franchement d'être découvert par un plus large public. Les personnages du film sont attachants. Tous d'ailleurs! Que cela soient les rôles principaux ou ceux secondaires et cela malgré le fait qu’aucun d'entre eux ne soit particulièrement sympathique! Étonnant, non ? Il faut dire que Jean-François Gallotte sait y faire pour créer des personnages à la fois proche de la caricature et curieusement si proche de nous...

C’est un film où deux générations s’opposent, l’une jeune et à l’avenir incertain, incarné par Charlotte Sohm ("Jamais deux sans trois") et l’autre aisée et bientôt rendue à la fin de sa vie, incarnée par Claudine Baschet ("Le soleil au-dessus des nuages", "Joséphine", "Les âmes de papier", "Papa Was Not a Rolling Stone"). Un choc intergénérationnel en somme! Un film sur la vie et la mort...

C’est également un film militant, comme le sont de façon général les films du réalisateur. Mais qu’on adhère ou pas à son opinion, on ne peut que reconnaître le côté profondément humain de sa démarche et de ses idées.

"Louise " est également un film étrange, mêlant images réelles et par moments images animées où les magnifiques dessins de Charlotte Sohm se mettent en mouvement...

"Louise" enfin est un film au ton décalé, mais accessible. Et surtout susceptible de plaire au plus grand nombre. Un film qui touche durablement en tout cas et dont on ressort en se sentant probablement un peu meilleur...

Le DVD de "Louise" est disponible depuis le 1 septembre 2015 chez Les Mutins de Pangée dans une très jolie édition digipack slim incluant trois cartes postales à l'intérieur. Le film nous est ici présenté au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio française Dolby Digital 5.1 et des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, cette édition est assez fournie avec pour commencer une interview de Jean-François Gallotte (7'37"), une de Claudine Baschet (6'49"), joliment filmée sur la terrasse de la comédienne où fût tourné certaines scènes du film et une de Charlotte Sohm (3'34"), le Clip de la B.O. "Different life" de Suffocating Minds (3’37"), les courts métrages "La leçon du jour" (9'53") et "La galette des rois" (19'05") d'Irène Sohm dans lesquels on retrouve Jean-François Gallotte et sa fille Charlotte Sohm et pour lesquels on regrettera la présence de sous-titres anglais, cette fois, imposés et pour finir les bandes annonces des films "Igor", "Carbone 14", "Howard Zinn - Une histoire populaire américaine" et "La foi du charbonnier". Il est à noter enfin que le film est également disponible à la location en VOD.

Louise

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19.09.15

07:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après une bavure qui coûte la vie à l’un de ses collègues et laisse son meilleur ami paralysé, l’inspecteur Carl Mørck a presque tout perdu. Mis sur la touche, privé du droit d’enquêter, il est chargé d’archiver les vieux dossiers du commissariat avec Hafez el Assad, l’assistant d’origine syrienne qui lui est imposé. Mais très vite, les deux policiers désobéissent à leur supérieur et rouvrent une enquête jamais résolue, la disparition mystérieuse d’une jeune politicienne prometteuse survenue cinq ans auparavant. C’est la naissance du Département V et sa première enquête...

Mon avis :

Débarqué directement chez nous en e-cinéma via Wild Bunch alors que sa suite a quant à elle eu les honneurs d'une sortie en salle, ce premier volet du diptyque des « Enquêtes du Département V » de Mikkel Nørgaard, adapté d'une série de cinq romans à succès de l'écrivain danois Jussi Adler-Olsen, nous arrive sur support physique en même temps que sa suite, avec d'ailleurs la possibilité de les acheter ensemble, réunis au sein d'un coffret...

Avec "Les Enquêtes du Département V : Miséricorde", Mikkel Nørgaard ("Klovn: The Movie", "Klovn Forever") signe un thriller noir dans la lignée de "Se7en" et "Zodiac", influences que le réalisateur revendique d'ailleurs. Et on doit reconnaître qu'il s'en sort plutôt bien et qu'il n'a absolument pas à rougir face à Fincher!

L'histoire est relativement simple, le film suit l'enquête menée par deux flics qu'on a mis au placard à classer de vieux dossiers et qui vont rouvrir une enquête sur la disparition d'une femme dont on n'a jamais retrouvé le corps. Cela va les mener sur les traces d'un homme qui la maintient en vie depuis cinq longues années, prisonnière dans un caisson pressurisé... Pour quelles raisons ? C’est cette intrigue qui va s’avérer plus complexe qu’on va suivre au final!

Évidemment le fait qu’ils aient rouvert cette enquête ne sera pas du goût de leur hiérarchie, ce qui forcément leur créera quelques soucis. Le film distille une ambiance de plus en plus glauque et sordide au fur et à mesure qu'on avance dans l’histoire, aidé en cela par une musique très réussie renforçant ce sentiment oppressant qui prédomine. D’ailleurs, par certains côtés et notamment la dernière partie, on peut également faire le parallèle avec "Le Silence des agneaux" de Jonathan Demme. Une sérieuse référence encore, mais qui montre bien dans quel créneau joue le réalisateur.

Si le film est dans l'ensemble une réussite, cela tient également à son casting et tout particulièrement à son duo d'enquêteurs, Carl Mørck et Hafez el Assad, respectivement joués par Nikolaj Lie Kaas ("Les idiots", "Les bouchers verts", "Reconstruction", "Anges & démons", "The Killing", "Enfant 44") et Fares Fares ("Jalla! Jalla!", "Cops", "Sécurité rapprochée", "Zero Dark Thirty", "Enfant 44"). Le duo fonctionne parfaitement, avec une certaine indépendance, l’un n’empiétant pas sur l’autre, même si dans les faits Assad est évidemment l'assistant de l'inspecteur Mørck.

Dans le rôle de la victime Merete Lynggaard, l'actrice Sonja Richter ("Open Hearts", "Rembrandt", "The Substitute", "Cecilie", "The Homesman"), est impeccable, sa dégradation physique comme psychologique est d'ailleurs impressionnante et marquera assurément les esprits lors d'une scène particulièrement éprouvante. Attention aux âmes sensibles!

On remarquera également la belle interprétation du jeune Mikkel Boe Følsgaard ("Royal Affair"), vraiment convaincant en autiste. Quant à Peter Plaugborg ("Les soldats de l'ombre", "Submarino"), qui joue le rôle du kidnappeur psychopathe, il remplira très correctement son rôle, sans en faire des tonnes...

La mise en scène de Mikkel Nørgaard est dans l'ensemble assez classique, mais efficace et avec quelques scènes, en particulier de flashbacks, assez inspirées, mises en valeur, qui plus est, par la très belle photographie signée Eric Kress ("Millénium", "Taken 3").

Ce premier volet des « Enquêtes du Département V » renoue avec l’ambiance des thrillers bien glauques des années 90 et s’avère être globalement une belle réussite.

"Les Enquêtes du Département V : Miséricorde" est sorti le 8 août 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby Digital 5.1 et danoises dts Digital Surround 5.1 & Dolby Digital 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et danoise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'une intéressante rencontre avec le réalisateur Mikkel Nørgaard et l’acteur Fares Fares à Beaune (18’43"), intitulée quelque peu curieusement « Autopsie d’un duo » alors qu’il ne sera pas uniquement question de l’alchimie entre les deux acteurs, mais du film en général, d'un Making of (19'21") assez intéressant également, divisé en trois parties et de la Bande-annonce. Il est à noter que le film est également sorti au sein d’un coffret DVD et d’un coffret Blu-ray accompagné de sa suite.




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18.09.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Mary Morstan, une jeune gouvernante, vient demander son aide à Holmes. Il y a 10 ans son père, navigateur, a disparu aux Indes. Depuis 6 ans, Mary reçoit à intervalle régulier des perles de grande valeur. Une lettre arrivée le jour même l’invite à se rendre à un mystérieux rendez-vous. Elle demande à Holmes de l’accompagner. C’est le début de l’une des plus célèbres et mystérieuses aventures de Sherlock Holmes.

Mon avis :

Après avoir sorti "Le chien des Baskerville" le 5 mai dernier dans une édition enfin digne de ce nom, l'éditeur Rimini Editions réédite cette fois "Le Signe des Quatre" en nous offrant à nouveau une édition soignée comportant notamment la version originale sous-titrée, ce qui n'était pas le cas de la précédente édition...

Dans cette nouvelle enquête du célèbre détective Sherlock Holmes, adapté du deuxième roman des Aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle, on retrouve avec plaisir pour la seconde fois le sympathique duo formé par Ian Richardson ("Brazil", "Le quatrième protocole", "Dark City", "From Hell") et Donald Churchill ("La victime", "La grande attaque du train d'or"), incarnant respectivement les rôles de Sherlock Holmes et du Docteur Watson.

Ce téléfilm réalisé la même année que "Le chien des Baskerville" de Douglas Hickox est signé cette fois par Desmond Davis ("La fille aux yeux verts", "Le choc des Titans", "Témoin indésirable"), qui, il faut l’avouer, s’en sort très bien, nous livrant un téléfilm de bonne facture à la mise en scène très soignée. On retrouve ici une structure narrative assez proche de celle de "The Hound of the Baskervilles" avec une ambiance également assez gothique renforcée par le fameux fog londonien.

L'intrigue est plutôt plaisante, même si on connaît immédiatement le meurtrier, car ce qui compte ici ce sont avant tout les tenants et les aboutissants de cette affaire de trésor volé. On retrouve dans cette aventure les éléments classiques des enquêtes du détective privé, l'humour très moqueur d'Holmes notamment, ses déguisements toujours très convaincants également...

Le film vaut aussi pour sa galerie de personnages hauts en couleur, notamment le duo de meurtriers formé par un unijambiste avec une jambe en bois et un nain aux dents acérées grimé de façon très amusante. Il nous réserve également quelques scènes particulièrement réussie comme celle par exemple très drôle où Holmes et Watson suivent une piste grâce au flair d'un chien...

Au niveau du casting, en plus des deux acteurs principaux, on remarquera principalement la présence de l'actrice Cherie Lunghi ("Excalibur", "Mission", "Le complot", "Frankenstein") dans le rôle de Mary Morstan et de Terence Rigby ("La loi du milieu", "Les chiens de guerre", "Demain ne meurt jamais", "Le sourire de Mona Lisa") dans le rôle de l'inspecteur Layton. Au final, l’intrigue sera certes sans grande surprise, mais on aura passé un agréable moment...

"Le Signe des Quatre" est un téléfilm du même acabit que celui adaptant "Le chien des Baskerville" avec les mêmes acteurs. Un bon téléfilm donc avec des acteurs convaincants et une mise en scène soignée.

Après une première édition dépourvue de version originale et au format 1.66:1 4/3, sortie le 17 août 2006 chez Evidis, "Le Signe des Quatre" vient de ressortir chez l'éditeur Rimini Editions le 8 septembre 2015 dans une très jolie édition digipack slim avec un nouveau master haute définition, en 16/9ème et surtout cette fois avec la version originale. Cette édition nous propose donc le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio française Dolby Digital 2.0 et anglaise Dolby Digital 2.0 & 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter qu'un coffret réunissant "Le chien des Baskerville" et "Le Signe des Quatre" est prévu pour le 2 octobre 2015.

Sherlock Holmes : Le signe des 4 - Edition Fravidis

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Sherlock Holmes : Le signe des quatre

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17.09.15

10:04:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Qui est Jean Rollin ?

Un homme qui a côtoyé pendant son enfance certains des plus grands intellectuels du XXe siècle.

Un artiste dont le premier film, aux dialogues signés par Marguerite Duras, a dramatiquement disparu.

Un réalisateur à la carrière singulière et unique en son genre dans le cinéma français, avec des films ouvertement fantastiques, surréalistes, poétiques - déconcertants.

Un cinéaste assassiné depuis toujours par la critique mais qui commence, enfin, à profiter d’une certaine reconnaissance en France, alors que de nombreux fans le vénèrent déjà en Europe et aux États-Unis.

Jean Rollin signe une œuvre marginale et méconnue traversée par la mort et la nostalgie, et dont la principale obsession est le temps, celui de l’errance et du rêve.

Jean Rollin meurt le 15 décembre 2010 à l’âge de 72 ans. Ce documentaire est un hommage à ce réalisateur unique, avec les témoignages de ses plus proches collaborateurs.

Le portrait d’un artiste qui n’était pas vraiment de ce monde.

Mon avis :

Enfin! Le documentaire tant attendu par les fans de Jean Rollin est enfin disponible en DVD dans une édition limitée grâce à l'éditeur indépendant The Ecstasy of Films, qui une nouvelle fois nous gâte avec une édition comme à son habitude particulièrement soignée...

"Jean Rollin, le rêveur égaré", réalisé par Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, est à ce jour le documentaire le plus complet consacré à ce réalisateur hors-norme qui a marqué de son empreinte le paysage du cinéma fantastique. Le documentaire avait déjà été projeté en salle notamment lors de festivals au cours de l'année 2011 et 2012, mais un DVD va enfin permettre à un plus large public de fans ou de curieux de pouvoir le découvrir. Les deux réalisateurs ont interviewé Jean Rollin ("Le Viol du vampire", "Requiem pour un vampire", "La Rose de fer", "Le Lac des morts vivants") à plusieurs reprises quelques mois avant que celui-ci ne disparaisse.

Le cinéaste passionné et passionnant revient ici sur sa carrière, son enfance aussi, nous relatant des anecdotes à propos de certains de ses films ou de sa carrière d'écrivain, s'attardant plus par contre sur certains films que sur d'autres. On devine que Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser ont probablement dû faire des coupes, comme on s'en aperçoit d’ailleurs dans les bonus, mais il est vrai qu'on aurait aimé que le documentaire n'omette pas certains films comme "Jeunes filles impudiques" (Jean Rollin avait pourtant des anecdotes particulièrement croustillantes concernant ce tournage...), "Les Démoniaques" (Le réalisateur en parle toutefois dans les bonus avec une anecdote assez amusante!), "La Morte Vivante" ou encore "Les Trottoirs de Bangkok"...

Malgré tout, même si on aurait souhaité un documentaire encore plus complet, il l'est déjà pas mal et pour bien faire, du moins pour faire plus exhaustif, il aurait probablement fallu qu'il dure deux fois plus de temps, ce qui n’était guère envisageable! Les deux hommes nous offrent en tous cas un documentaire bien monté, avec des archives de qualité (Pas comme le documentaire "Jean Rollin, Être et à voir" de Jean-Loup Martin sorti récemment chez L'Harmattan Vidéo dont certains extraits de films auraient pu être de largement meilleure qualité...) et avec d’intéressantes interventions de personnes ayant soit travaillé avec le cinéaste, soit passionnés ou juste intéressés par le bonhomme.

Parmi eux, le dessinateur Philippe Druillet, auteur notamment des trois premières affiches des films de Rollin ("Le Viol du vampire", "La Vampire nue" et "Le Frisson des vampires") et ayant travaillé sur le tournage du film "Le Viol du vampire"...

De nombreuses personnes ayant également tourné sur ses films comme Jean-Pierre Bouyxou ("Célestine... bonne à tout faire", "La comtesse noire", "Les raisins de la mort"), Jean-Loup Philippe ("Lèvres de sang", "Le sexe qui parle", "Les paumées du petit matin"), les anciennes hardeuses Brigitte Lahaie ("Belles d'un soir", "La maison des phantasmes", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") et Ovidie ("Orgie en noir", "Le pornographe", "Claudine", "La nuit des horloges") ou encore Natalie Perrey ("La vampire nue", "La rose de fer", "La nuit des traquées"), évoquent quant à eux leurs souvenirs de tournage et leur relation avec le cinéaste.

Le journaliste (auteur notamment du livre "Immoral Tales"), réalisateur (de documentaires) et producteur (notamment de "Down Terrace" et "English Revolution") Pete Tombs, également fondateur de l’excellent label Mondo Macabro (Éditeur bien connu des amateurs de cinéma Bis) qui souligne notamment l'importance que le cinéaste a dans les pays anglo-saxons, alors qu'en France, il a toujours été rejeté...

Enfin, l'écrivain Pascal Françaix ("Le Cercueil de Chair", "Les Mères noires"), qui travailla pour Rollin lorsque celui-ci était directeur d'une collection de romans fantastiques au Fleuve noir et la journaliste de cinéma et romancière Caroline Vié ("Brioche", "Dépendance Day")...

Si on pourra regretter que certains films soient peu évoqués ou pas du tout évoqués, en revanche, le réalisateur reviendra assez longuement sur son tout premier long métrage inachevé, "L'itinéraire marin", dont les dialogues avaient été en partie écrits par Marguerite Duras et dont les bobines ont disparues à jamais suite apparemment à une erreur du Laboratoire GTC de Joinville-le-Pont.

Il évoquera également longuement bien évidemment son film "Le Viol du vampire" par lequel tout l’univers du cinéaste s’est créé. Au final, pas de réelle frustration, les inconditionnels de Rollin seront ravis et les curieux mourront certainement d’impatience de découvrir son œuvre avec un regard maintenant éclairé et du coup probablement plus compréhensif vis-à-vis des choix très personnels du cinéaste...

Dans ce documentaire, Philippe Druillet compare Rollin à Cocteau et il a entièrement raison, car Jean Rollin, tout comme Jean Cocteau, était un vrai poète du fantastique!

"Jean Rollin, le rêveur égaré" est disponible en DVD depuis le 10 septembre 2015 chez l'éditeur The Ecstasy of Films et sortira officiellement dans le commerce le 9 octobre 2015. L'éditeur nous offre comme à son habitude une édition très soignée avec une magnifique jaquette réversible nous proposant au choix l'affiche originale du film ou une affiche exclusive dessinée par le talentueux illustrateur et dessinateur de bandes dessinées Grégory Lê, incluant à l'intérieur du boîtier un Fac-similé de 16 pages du fanzine "Fantasticorama" n°4 datant de 1999 comprenant un entretien avec Jean Rollin.

Le documentaire, d'une durée de 78 minutes, nous est ici proposé au format 16/9ème compatible 4/3 en français bien évidemment, mais aussi avec sous-titres anglais optionnels, accompagné de pas mal de suppléments forts intéressants dont voici le détail, à savoir, un petit documentaire intitulé "Pourville, la plage de Jean Rollin" (7'51"), où différents intervenants dont Jean Rollin parlent de cette plage où le réalisateur a tant tourné, "Souvenirs de Natalie Perrey" (9'40") une petite interview fort amusante où la regrettée Natalie Perrey relate quelques anecdotes assez cocasses, "Histoires de fantômes" (6'23") où Jean Rollin raconte des anecdotes arrivées lors des tournages de "Les Démoniaques" et de "Le Frisson des Vampires", "Rencontre avec Philippe d’Aram" (13'), une passionnante interview consacrée au travail de Philippe d'Aram pour les films du réalisateur, "Égaré parmi les tombes" (15'27") où Jean Rollin nous présente le cimetière du Père-Lachaise et où il nous raconte quelques anecdotes en se baladant au milieu des tombes, une intéressante "Rencontre entre Jean Rollin et Jean Pierre Bouyxou à la boutique Hors-Circuits 2007" (39'43") où les deux hommes ne sont pas avares d’anecdotes, mais qui est parfois un peu redondante par rapport au documentaire et enfin, la Bande Annonce du documentaire en version française (3') uniquement et accompagnée de sous-titres anglais.

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16.09.15

07:20:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un jour d’hiver, Serguei Sobolev, un commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité il conduit trop vite et renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider.

Mon avis :

C'est bien connu, la Russie est un pays on ne peut plus sûr où il fait bon vivre, où le climat n’est absolument pas rude et où la corruption n'existe pas ou alors si peu! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que notre Gégé national est devenu citoyen russe depuis 2013... Entre la Belgique et la Russie, non franchement, il n'y avait pas à hésiter! Enfin, voilà avec "The Major", l'illustration parfaite de ce que je suis en train d’écrire...

Pour son deuxième long-métrage, Youri Bykov ("Zhit", "Durak") semble s'être sacrément investi, puisqu'en plus de s'être occupé de la mise en scène, le bonhomme a également écrit le scénario, composé la musique, monté le film et s'est même octroyé l'un des rôles principaux, celui en l’occurrence de Pasha. Pas mal pour un seul homme!

"The Major" est un polar noir, dramatique où un capitaine de police, Sergey Sobolev, impeccablement interprété par Denis Shvedov ("Zhit", "Avantyuristy"), tue accidentellement un enfant sous les yeux de sa mère, en roulant à vive allure sur la route le menant à la maternité où sa femme est en train d'accoucher...

Alors qu'en toute logique, il aurait dû bien évidemment appeler les secours, le capitaine va alors faire venir deux collègues, Pavel Korshunov surnommé Pasha et Anatoly Merkulov, joué par Ilya Isayev ("M + F (I Love You", "Lovers in Kiev"), afin qu'ils l'aident à se sortir de cette situation. Les deux hommes vont alors tout faire pour faire disculper leur capitaine et charger la mère de l'enfant (Sympas les mecs!).

Seulement, ceci va les mener dans un engrenage qu'ils n'avaient pas vraiment prévu et Sergey Sobolev, qui éprouvera des remords, aura quant à lui le plus grand mal à faire machine arrière... Il paraît évident qu'avec ce film, Youri Bykov a voulu dénoncer le système corrompu qui règne en Russie (Ah oui? Vous êtes sûr?) et dont le pays aura très probablement beaucoup de mal à se débarrasser...

Dans le film, la police agit comme une véritable mafia, détournant la loi à sa guise, la piétinant même. Pourtant, ces policiers ne peuvent pas faire non plus tout ce qu’ils veulent et craignent malgré tout comme chez nous ces empêcheurs de tourner en rond, de la police des polices! Ce qui va d’ailleurs mener les policiers concernés à des extrémités afin d’étouffer l’affaire...

Youri Bykov nous livre un thriller froid comme le climat des contrées où se passe l’action, où à aucun moment on n’éprouvera de réelle empathie pour les personnages, comme si le réalisateur avait voulu garder une certaine distance par rapport à eux, qu’on soit en somme de simples spectateurs des évènements.

L’interprétation des acteurs est impeccable, sonnant juste, sans en faire des tonnes comme par exemple l'actrice Irina Nizina ("Marquis de Sade", "Durak")) qui interprète ici le rôle de cette mère ayant perdu son enfant.

Enfin, la très belle musique composée par Bykov, associée à un rythme plutôt lent, renforce cette sensation de fatalité qui berce ce film à l’atmosphère tendue et à la mise en scène efficace et réaliste.

Au final, c’est clair que "The Major" ne fait pas de la pub au gouvernement Poutine et ne donne pas forcément de faire du tourisme en Russie, mais en tout cas, il révèle un cinéaste/homme à tout faire sacrément talentueux et à suivre!

"The Major" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Luminor dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio russe et française Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels. Il est à noter en outre que cette édition contient des sous-titres pour sourds et malentendants. Côté bonus, on a le droit à la bande annonce uniquement et à une interview du réalisateur incluse sur le livret accompagnant cette édition.

The major

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15.09.15

07:20:11, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Portrait de Jean Rollin, disparu en 2010, l'un des rares cinéastes français à s'être illustrés essentiellement dans le fantastique. Jean Rollin a frisé le génie en réalisant des films de genre à petit budget, ramant à contre-courant entre la nouvelle vague dorée hexagonale et les ouragans argentés d'Hollywood. À travers de nombreux extraits de ses films fantastiques et du making-of de son dernier long métrage, voici une face cachée de Jean Rollin qui était fasciné par les femmes et les vampires. Ce documentaire dévoile sa façon de tourner, unique en France, et permet de mieux comprendre ses films devenus cultes dans le monde entier.

Mon avis :

Alors qu'en ce mois de septembre 2015 sort en DVD, chez l'excellent éditeur The Ecstasy Of Films, le documentaire "Jean Rollin, le rêveur égaré" de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, il est bon de rappeler que celui de Jean-Loup Martin, "Jean Rollin, Être et à voir" est sorti plus discrètement chez L'Harmattan au mois de juin...

Le 22 janvier 2010, le réalisateur de documentaires Jean-Loup Martin filmait les coulisses du tournage du dernier film de Jean Rollin, "Le Masque de la Méduse". Le 15 décembre 2010, le réalisateur nous quittait, 3 mois après la sortie du film en salle... Eh oui, dire que cela fait déjà bientôt 5 ans! Mon dieu, j'ai l'impression que c'était hier!

Ce réalisateur atypique au cinéma si facilement identifiable et ne ressemblant à aucun autre, n'a jamais réellement eu de succès dans son propre pays, mais pourtant, il est devenu culte pour bon nombre d'aficionados à travers le monde. D'ailleurs les meilleures éditions de ses films se trouvent ailleurs que chez nous! Les éditions de L.C.J. Editions sont en effet à mille lieux d’égaler celles hollandaises d'Encore et je ne vous parle pas des Blu-ray américains de Redemption...

Mais bon, revenons au documentaire qui nous préoccupe! A travers les extraits de certains films de la filmographie de Rollin comme "Requiem pour un vampire" ou "Le frisson des vampires", parfois d'ailleurs de piètre qualité (Apparemment le réalisateur a utilisé ce qu'il avait sous la main! Une vieille VHS pour "La Rose de Fer"? Omettant ainsi également quelques films importants comme "Les Démoniaques"...), des interventions du dessinateur Philippe Druillet (illustrateur des trois premières affiches des films de Rollin) filmé ici lors du salon de Bandes dessinées de Chambéry, de l'actrice Sabine Lenoël ("La fiancée de Dracula", "La nuit des horloges", "Parisiennes") et enfin d’extraits des coulisses du "Masque de la Méduse", Jean-Loup Martin dresse un portrait touchant et sensible du cinéaste, mais survolant sa carrière un peu trop rapidement pour totalement satisfaire les inconditionnels de l’écrivain/réalisateur qui, s’ils seront heureux de retrouver leur « idole », risquent tout de même d’être un peu frustrés.

Les images du tournage permettront toutefois de découvrir un homme doux, qui semblait être d'une gentillesse extrême. Ce document constitue en outre l'un des derniers témoignages du réalisateur, qui malgré la maladie ne cessa jamais de tourner ses films à l’atmosphère onirique peuplés de vampires ou de personnages étranges et de jeunes femmes souvent dénudées qu’il filma avec toujours beaucoup de respect et d’admiration.

Il nous permet également de voir à quel point il fût respecté par celles et ceux qui eurent la chance de tourner pour lui. Les extraits du making of (qui est d'ailleurs inclus en bonus sur ce DVD) comprennent notamment les interventions de certaines des comédiennes et comédiens du film ; la photographe Marlène Delcambre ("A Very Very Sexy Snuff Movie") et l'ex-modèle Marie-Delphine Montoban, les deux actrices principales du film, mais également Thomas Smith qui avait déjà tourné avec Jean Rollin dans "La fiancée de Dracula".

Enfin, Jean-Loup Martin fait le lien entre ces divers documents par le joli témoignage filmé de façon totalement Rollinienne de l'actrice Sabine Lenoël qu'il filme notamment en train de se balader dans le cimetière du Père-Lachaise où le cinéaste repose. On sent chez l’actrice beaucoup d’admiration et de tendresse pour l’homme et l’artiste que fût Rollin, un sentiment certainement partagé par beaucoup d’autres femmes ayant traversé ses films...

Sans être le témoignage référence sur Jean Rollin, ce documentaire offre à ses fans un regard nouveau et tendre sur leur réalisateur préféré et la joie de le voir sur son dernier tournage.

"Jean Rollin, Être et à voir" est sorti le 2 juin 2015 chez L'Harmattan Vidéo en DVD-R dans une édition proposant outre ce documentaire de 46 minutes, un nouveau making of d'une heure sur le dernier film de Jean Rollin, "Le Masque de la Méduse", après le trop court making of présent sur le DVD du film (uniquement tiré à ce jour à 150 exemplaires inclus dans le tirage de tête du livre "Écrits complets – Volume 1").

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14.09.15

09:23:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après l’hiver brutal de 1868, le chemin de fer avance difficilement... Les travailleurs sont inquiets des ravages qu’a connus leur ville et ne voient pas le bout du chantier de l’Enfer... Cullen Bohannon est retenu prisonnier dans un fort occupé par des Mormons. Le groupe est guidé par un prêtre fanatique qui n’est autre que le sanguinaire Suédois, revenu d’entre les morts... Dans la ville de Cheyenne, Thomas Durant est au bord de la ruine et Elam Ferguson est présumé mort... Survivre n’a jamais été aussi périlleux dans l’Ouest...

Mon avis :

La saison 3 de "Hell on wheels" s’était terminée par l’enlèvement de Cullen Bohannon par les Mormons et le décès présumé d’Elam Ferguson attaqué par un ours et on se demandait bien comment nos deux héros allaient bien pouvoir s’en sortir une nouvelle fois. Mais après trois saisons particulièrement réussies, cette quatrième saison tiendra-t-elle ses promesses ?

Le début va s'avérer malheureusement assez laborieux avec deux premiers épisodes, réalisés par Neil LaBute ("Nurse Betty", "Possession", "The Wicker Man", "Harcelés"), assez mous où seul le personnage du suédois sortira véritablement du lot. Christopher Heyerdahl ("Les Chroniques de Riddick", "Blade: Trinity", "Twilight, chapitre II, IV part 1 & 2") nous fait ici un véritable festival et semble être plus habité que jamais!

Grosse désillusion par contre en ce qui concerne le personnage d’Elam Ferguson qui semble bel et bien être décédé... En tout cas, son absence laisse un grand vide à la série, d'autant plus que Cullen Bohannon, toujours interprété par Anson Mount ("In Her Shoes", "Conviction", "All the Boys Love Mandy Lane", "Chiens de paille", "Safe"), semble totalement éteint... Quant aux nouveaux personnages et surtout les nouveaux méchants, ils seront dans l'ensemble bien fades!

Heureusement, les choses vont évoluer avec le troisième épisode réalisé par Dennie Gordon ("Ce dont rêvent les filles", "Une journée à New York"), intitulé "Bras de fer" et le réveil de Bohannon qui va se rendre à Cheyenne en compagnie de sa petite famille! Et comme on s'en doute, le bonhomme ne va pas tarder à se faire remarquer et cela dès les premières minutes! Par contre, la vie à Cheyenne ne sera pas forcément celle qu'il s'attendait à trouver...

D'ailleurs la vie dans la ville de Durant ne va pas s'avérer être très rose pour beaucoup de monde! Notamment pour Eva et Mickey McGinnes, toujours respectivement joués par Robin McLeavy ("The Loved Ones", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires") et Phil Burke ("Zombie Town", "Jurassic Commando")... Dans "Sermons" toujours réalisé par Dennie Gordon, le gouverneur John Campbell, joué par Jake Weber ("The Cell", "L'armée des morts", "The Haunting of Molly Hartley", "Hungry Hearts") et sa bande assoient leur autorité, piétinant allégrement la loi à leur profit et bien sûr au détriment de Durant à qui ils comptent bien voler la ville.

Les choses vont aller de plus en plus mal également pour notre Suédois favori et on se demandera bien comment il va réussir à se sortir de cette situation pour le moins délicate, même si on ne doute pas qu'il y arrivera une fois de plus...

Toujours est-il qu'après un début quelque peu faiblard, la série reprend son rythme de croisière avec cet excellent épisode, suivi d'un autre tout aussi bon, "La vie est un mystère" mis en scène par David Straiton ("Charmed", "Star Trek: Enterprise", "Dr House"), dans lequel on découvrira un nouveau personnage haut en couleurs sorti du passé de Cullen Bohannon. Ce personnage, cela sera Sydney Snow, un ancien sudiste interprété par le charismatique Jonathan Scarfe ("Urgences", "Perception"), as de la gâchette à la mentalité très encrée dans les traditions sudistes.

Enfin, dans "Surgi du passé" réalisé par Clark Johnson ("S.W.A.T. unité d'élite", "The Sentinel", "The Shield"), on va faire un retour en arrière et apprendre ce qu'est réellement devenu Elam Ferguson, toujours interprété par le rappeur Common ("Mi$e à prix", "American Gangster", "Terminator Renaissance", "Insaisissables").

Si avec ce sixième épisode, on aura la joie de retrouver ce personnage clé de la série, on retombera malheureusement dans un rythme un peu trop lent, celui des deux premiers épisodes et cela d’autant plus que cet épisode ne se consacrera qu’à ce personnage...

"Tueur d'ours", le septième épisode réalisé par Rod Lurie ("Manipulations", "Renaissance d'un champion", "Chiens de paille") sera un peu du même acabit avec les retrouvailles entre Elam et Cullen. Un épisode assez bouleversant toutefois, mais qu'on aurait espérer beaucoup plus poignant tout de même.

Le huitième épisode, "Adieu mon Ami" réalisé par Michael Nankin ("Battlestar Galactica", "Defiance") ne relèvera pas le niveau de cette saison qui accusera une sérieuse baisse de rythme, malgré des évènements souvent importants qui pourtant auraient dû nous réveiller et attirer notre attention beaucoup plus que cela!

Avec "L'association" et "L'enfer", les neuvième et dixième épisodes respectivement mis en scène par Marvin V. Rush ("Star Trek: Voyager", "Star Trek: Enterprise") et Bill Gierhart ("Torchwood", "Sons of Anarchy", "The Walking Dead"), on sent une certaine montée en puissance au niveau de l'action et le réveil enfin de Bohannon, qu'on aurait aimé tout de même plus spectaculaire...

Tout ça jusqu'à un onzième épisode, "L'opération" réalisé par Seith Mann ("Californication", "Elementary"), totalement halluciné! Assurément l'épisode le plus hard (Non, je vous rassure, il n'y a rien de porno!) et le plus gore de la série! Âmes sensibles s'abstenir!

Un épisode qui verra l'arrivée d'un nouveau personnage, Dandy Johnny Shea, le cousin de Mickey McGinnes, interprété par Andrew Howard ("Abîmes", "I Spit on Your Grave", "Limitless", "Very Bad Trip 2"), exactement le genre de personnage qu'on n'aime pas avoir en face de soi et où on aura également le plaisir de retrouver à travers des flashbacks le personnage du révérend Nathaniel Cole, le père de Ruth, interprété par l'excellent Tom Noonan ("La porte du paradis", "Wolfen", "Le sixième sens", "Heat", "The Pledge", "The House of the Devil"). Ah, le réveil fût long! Mais cela valait le coup!

L'avant-dernier épisode de la saison, "Le choix de Ruth" réalisé par Roxann Dawson ("Cold Case: Affaires classées", "The Good Wife") sera tout le contraire de "L'opération", un épisode au rythme cette fois très lent, sans réellement d'action, mais un rythme toutefois totalement justifié et au final, un épisode poignant et très réussi.

Arrive alors le tout dernier épisode, "En route" réalisé par Adam Davidson ("Grey's Anatomy", "Shark", "Community"), un épisode qu'on aurait aimé explosif, nous laissant dans le désarroi de l'attente de la cinquième saison, mais qui au final s’avérera assez décevant, même s'il nous donnera tout de même envie d'en savoir plus...

Cette quatrième saison de "Hell on Wheels" nous laisse donc quelque peu sur notre faim avec un résultat en demi-teinte alternant le très bon et des épisodes beaucoup trop mous... Attendons maintenant la cinquième saison, en espérant que celle-ci relève le niveau!

La saison 4 de "Hell on Wheels" est sorti 1 juillet 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, suédois, danois et norvégiens en option. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution 1080/24p et de pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français optionnels uniquement. Les bonus, communs aux deux versions, se composent des modules promotionnels suivants : "Les nouveaux personnages de la saison 4" (3’24"), "Décors et costumes de la saison 4" (3’55"), "Anson Mount : rétrospective" (1’41"), "Un regard sur la saison 4" (3’12"), "Bienvenue à Cheyenne" (4’27"), "Interpréter le héros d’un western : présentation par Anson Mount" (0’57") et enfin de bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter également que des coffrets DVD et Blu-ray regroupant les quatre premières saisons sont également sortis à la même date.

Hell on Wheels : Saison 4

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Hell on Wheels : Saison 4 (Blu-ray)

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09:19:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En cette année 1972, la tension au Moyen-Orient est extrême. Le 5 septembre, alors que les Jeux Olympiques se déroulent devant des millions de spectateurs, des terroristes palestiniens appartenant au groupe Septembre Noir pénètrent dans le village olympique et prennent en otage les sportifs israéliens. La jeune policière Anna Gerbers, responsable de la sécurité des J.O., est chargée de négocier avec les terroristes.

Mon avis :

Les terribles évènements survenus durant les Jeux olympiques d'été de 1972 ont déjà été relatés au cinéma notamment dans "Munich" de Steven Spielberg, sorti en 2006, mais celui-ci se concentrait surtout sur la traque organisée par le Mossad pour éliminer les responsables de cette prise d'otages meurtrières qui toucha la délégation israélienne. Le téléfilm allemand "Munich 72", lui se consacre plus sur la prise d'otages et sur le fiasco de la police allemande...

Dans l’ensemble, "München 72 - Das Attentat" de Dror Zahavi ("Pour mon père", "Ma vie est un livre"), sorti en 2012, est un téléfilm restant très fidèle à ce qui s'est réellement passé durant cette tragique prise d'otages orchestrée par des terroristes membres de l'organisation palestinienne Septembre noir. Seuls quelques personnages que l’on pourrait qualifier de « secondaires » ont été rajoutés, sauf qu’ils ne sont pas vraiment secondaires dans le film et occupent au contraire des rôles assez importants.

En fait, ce sont des personnages fictifs remplaçant probablement des personnes dont on a aucune information, comme le pilote d'hélicoptère ou encore la personne chargée de négocier avec les terroristes. Et ce sont justement ces personnages en question qui décrédibiliseront quelque peu le film!

En effet, quelle idée farfelue d’avoir créé un lien affectif justement entre la jeune policière Anna Gerbers, interprétée par Bernadette Heerwagen ("Joy Division", "Je suis l'autre", "Les jours à venir"), chargée de dialoguer avec les ravisseurs alors qu'elle n'a aucune expérience (Pas forcément très vraisemblable tout ça, même si elle est volontaire!) et Michael Bruckner, joué par l'acteur Felix Klare ("Offset", "Les Crocodiles 2", "Tatort"), le pilote d’hélicoptère? Cela fait malheureusement un peu trop de coïncidences pour être réellement crédible!

Dommage, car autrement ce téléfilm suit les faits à la lettre et montre parfaitement le fiasco que cela a été au niveau de la gestion de la crise par les autorités germaniques. D'ailleurs le scénario a été supervisé par le général Ulrich Wegener qui joua un rôle important à l'époque de la crise et qui sera par la suite l'un des fondateurs de l'unité anti-terroriste allemande...

Un gage de fiabilité donc concernant les faits réels (Du moins normalement s'il n'est pas devenu sénile!), mais ce qui n'évitera malheureusement pas les invraisemblances du scénario! Car outre les liens pas forcément très crédibles entre certains des protagonistes de l’histoire, on remarquera d'autres invraisemblances comme par exemple le fait que le scénario de cette prise d’otages ait été prévu par un expert en psychologie au détail près...

Que quelqu'un ait prévu un scénario similaire et que tout le monde se soit moqué de lui, c'est une chose, mais qu'il ait tout prédit et notamment l'heure exacte où cela a eu lieu, c'est quand même largement exagéré et là encore, cela enlève de la crédibilité au film! Et comme par hasard, à qui l'expert va relater le fait qu'on ne l'ait pas écouté ? Vous ne devinez pas ? Eh bien au nouveau couple formé par la jeune flic et le pilote pardi! Tout cela est vraiment gros et franchement, cela ne passe pas!

Le téléfilm ne manque pas pourtant de qualités, le casting n'est pas mauvais, avec même quelques acteurs assez attachants comme par exemple l'acteur Pasquale Aleardi ("Resident Evil", "24 heures de la vie d'une femme", "The Agent"), qui joue le rôle d'André Spitzer et qui arrive vraiment à ce qu'on éprouve de l'empathie pour son personnage.

On se croirait autrement vraiment dans les années 70 avec des décors et des costumes parfaitement crédibles. De plus, la mise en scène de Dror Zahavi est très correcte avec une photographie du film qui nous renvoie en plein cœur des seventies...

Petite erreur par contre au niveau historique, ce ne sont pas des athlètes américains qui ont aidé les terroristes palestiniens à rentrer dans l'enceinte du village olympique, mais des canadiens, même si on a longtemps cru le contraire! Une petite erreur qui aurait pu en tout cas être corrigé par le scénariste, car cela semble étonnant qu'on ne le savait pas à l'époque de l'écriture du film...

"Munich 72" demeure malgré ses faiblesses un téléfilm très regardable et assez palpitant et qui nous fera surtout bondir par rapport à l’incroyable incompétence des autorités allemandes de l'époque...

"Munich 72" est sorti le 24 août 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et allemande Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est lui au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080i50 et contient également des pistes audio française et allemande Dolby Digital 2.0 et 5.1 et des sous-titres français également amovibles.

Munich 72

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Munich 72 (Blu-ray)

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11.09.15

05:26:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd'hui, bien qu'ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l'amour.

Mon avis :

Avec le succès de "L’Étrange histoire de Benjamin Button", il était assez étonnant que d'autres films n'exploitent pas de thèmes similaires. Eh bien, c'est chose faite avec "Adaline", qui après être sorti en e-Cinéma chez TF1, débarque maintenant chez l'éditeur en DVD et Blu-ray...

Si le thème du non vieillissement a souvent été exploité dans le cinéma fantastique, dans ce nouveau film de Lee Toland Krieger ("December Ends", "The Vicious Kind", "Celeste & Jesse Forever"), le sujet est vraiment traité de la même manière que dans le chef d’œuvre de David Fincher, notamment au niveau des relations amoureuses.

Ici, le personnage d'Adaline Bowman, interprété par la charmante Blake Lively ("The Town", "Green Lantern", "Savages", "Gossip Girl"), refuse de s'engager sentimentalement car elle sait que cela lui est interdit. En effet, suite à un accident suivi d'un incroyable concours de circonstances, celle-ci va s’apercevoir qu’elle ne vieillit plus et va rapidement comprendre que si on s'en aperçoit, elle deviendra une bête de foire ou le sujet d'études de scientifiques.

Elle va alors décider de changer d'adresse, d'identité et de travail tous les dix ans afin de brouiller les pistes et que personne ne devine son secret qu'elle ne partage qu'avec sa fille... Mais évidemment, l'amour viendra quand même mettre son petit grain de sel, car autrement cela serait trop facile!

Lee Toland Krieger, aidé au scénario de J. Mills Goodloe ("Une seconde chance") et Salvador Paskowitz ("Nic & Tristan Go Mega Dega") signe là une jolie romance, très plaisante à regarder, mais qui sera tout de même un petit peu trop prévisible pour totalement convaincre. Dommage, car le film ne manque pas de qualités!

Tout d'abord, il y a son casting avec notamment Ellen Burstyn ("L'exorciste", "Le choix d'aimer", "Pour l'amour d'une femme", "Requiem for a Dream", "Interstellar") dans le rôle de Flemming, la fille d'Adaline lorsqu’elle est devenue âgée et Kathy Baker ("L'étoffe des héros", "Edward aux mains d'argent", "Jennifer 8", "La prison de verre", "Retour à Cold Mountain") dans le rôle de Kathy Jones, mais surtout Michiel Huisman ("Black Book", "World War Z", "Wild", "Game of Thrones") et bien entendu Harrison Ford ("La guerre des étoiles", "Les aventuriers de l'arche perdue", "Blade Runner", "Witness", "Le fugitif"), qui jouent respectivement les rôles d'Ellis et William Jones. Quant à Blake Lively, elle est ici remarquable et porte presque à elle seule le film sur ses épaules.

La mise en scène de Lee Toland Krieger est très soignée et puis, il y a également la très belle photographie signée David Lanzenberg ("Celeste & Jesse Forever", "The Signal", "La face cachée de Margo"), qui apporte un véritable cachet au film.

Sachant que "The Age of Adaline" a remporté un réel succès lors de sa sortie en salle aux États-Unis, se plaçant même en première position du Box Office devant "Fast & Furious 7", il est tout de même surprenant que le film soit sorti chez nous directement en e-Cinéma, car le film méritait franchement mieux que ça! Mais ce n’est probablement pas le point de vue de TF1 qui, tout comme Wild Bunch, semble miser beaucoup sur cette nouvelle forme de distribution...

"Adaline" sort le 16 septembre 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD contiendra le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 & 2.0 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray sera au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contiendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français également optionnels. Au niveau des suppléments, TF1 Vidéo nous gâte puisque sur les deux éditions on retrouvera les bonus suivants : « Une romance éternelle » (31’), « Des styles et des époques » (19’) et « Qui est Anthony Ingruber, le jeune Harrison Ford ? » (9’). L'édition Blu-ray contiendra par contre en exclusivité ces autres bonus: des scènes coupées (5’)et des interviews de Blake Lively, Michiel Huisman et Harrison Ford (11’). Il est également à noter que l'éditeur nous propose sur ces deux éditions des sous-titres pour sourds et malentendants. Enfin, cerise sur le gâteau, les deux éditions contiendront à l'intérieur un code unique afin de pouvoir visionner gratuitement en VOD le film inédit "Celeste & Jesse Forever", la précédente comédie romantique du réalisateur, disponible en exclusivité sur MYTF1VOD.

Adaline

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Adaline (Blu-ray)

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10.09.15

05:24:57, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’un samedi après midi pluvieux, six étudiants de Crestview Academy vont commencer à rencontrer un destin funeste alors qu’ils sont en retenue. Un étudiant est-il le responsable ou bien ce sont les fantômes de Crestview les responsables de ces actes terribles ?

Mon avis :

"Breakfast Club" a marqué toute une génération d'ados au milieu des années 80 et c'est d'ailleurs mon cas, je l'avoue sans honte! Cela a dû être probablement le cas également du réalisateur et scénariste Matthew Spradlin qui avec son premier long-métrage, "Bad Kids Go to Hell", rend hommage au film culte de John Hughes...

Matthew Spradlin adapte ici son propre comic book, co-écrit avec Barry Wernick qui tient ici d'ailleurs un petit rôle (Celui de Marquez en l’occurrence!). "Bad Kids Go to Hell" est une sorte de croisement moderne entre "Breakfast Club" et disons "Poltergeist" et un soupçon de "Mary à tout prix" ; une comédie fantastico-horrifique pour ados en somme!

La filiation avec "Breakfast Club" est tout à fait évidente, d'une part par son sujet, vu qu'il est question ici d'adolescents « collés » enfermés dans une bibliothèque, d'autre part car leurs profiles seront très proches de ceux des héros du film de John Hughes, avec un voyou, un sportif, une intello, une fille à papa genre cheerleader, un gars un peu coincé et une rebelle et enfin cerise sur le gâteau, car l'acteur Judd Nelson ("St. Elmo's Fire", "Psycho Killer", "New Jack City", "Jay & Bob contre-attaquent") sera de la partie! L'ancien voyou interprétant ici le rôle du proviseur!

Là aussi la bande originale du film aura son importance, mais on sera par contre bien loin des "Don't You (Forget About Me)" de Simple Minds ou de "Fire In The Twilight" de Wang Chung! Non, là, cela sera beaucoup plus punk, plus trash, plus rock déjanté, on pourrait dire! Mais moins accrocheur aussi...

Malheureusement, ce "Breakfast Club" des années 2010 (le film est sorti fin 2012) sera bien loin d'égaler son modèle... Tout d'abord, les dialogues versent beaucoup trop souvent dans la vulgarité, ensuite les acteurs sont loin d'être aussi bons et d'avoir le même charisme et surtout le scénario, eh bien, c'est juste du grand n'importe quoi! Cela part dans tous les sens!

En effet, "Bad Kids Go to Hell" ne sera certes aucunement un remake du film de Hughes, puisqu'assez rapidement nos petits jeunes vont s'amuser à réveiller les esprits et notamment celui d'un indien hantant les lieux! Et oui, pas de bol! Et là, cela va partir dans le fantastique et même l'horreur, et de l’horreur bien craspec en plus!

Mais sans toutefois aller au bout de son sujet... Le soufflet retombe beaucoup trop vite, nous laissant au final sur notre faim et surtout le réalisateur nous perd en chemin en raison d'incessants flashbacks! Quelques allusions racistes n'arrangeront pas les choses en plus...

Dans l'ensemble, le casting manquera singulièrement de charisme, en dehors peut-être d'Ali Faulkner ("Twilight: Chapitre 4 - Révélation, 1ère partie", "Humans vs Zombies", "Butcher Boys") qui ne sera pas si mal en fille à papa et d’Augie Duke ("Extracted", "The Badger Game") en fille rebelle... Les deux demoiselles ayant en plus la vulgarité nécessaire à leurs rôles respectifs dans le film!

Par contre, ici le voyou, incarné par Cameron Deane Stewart ("The Hit Girls", "Dirty Teacher"), paraîtra bien sage, même s’il mettra peut-être les jeunes adolescentes en émoi... Toujours est-il que c’est bien dommage, car il y a tout de même quelques idées assez amusantes.

En fait la question qu’on se pause au final, c’est : « Est-ce que le réalisateur était sous acide lorsqu’il a fait le film ? » Car il y a de quoi se pauser des questions ! Toujours est-il qu’un peu plus de deux ans après avoir pondu ce film, voilà que le co-scénariste et co-créateur dal bande dessinée originale, Barry Wernick, a décidé de produire une suite réalisée cette fois par Ben Browder qui était déjà acteur dans ce premier film.

"Bad Kids Go to Hell" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français optionnels. Pas de réel bonus à se mettre sous la dent... La bande annonce française et puis c'est tout! Alors que le DVD américain contient de son côté un nombre incalculable de bonus... Par contre, comme toujours chez l'éditeur, la copie digitale illimitée (format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte! C'est déjà ça!

Bad kids go to hell

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09.09.15

06:36:08, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Hercule, fils de Zeus, sauve de la noyade Omphale, la fille de Néméa, la reine de Lydie. Tombé amoureux d’elle, il désire l’épouser. Afin de prouver qu’il est bien le demi-dieu, la reine le charge de ramener un bateau plein d’or englouti sous la mer. Hercule réussit l’épreuve, mais Omphale ne veut pas de lui. Elle imagine alors un stratagème l’obligeant à défier l’homme le plus fort du monde, Samson.

Mon avis :

Après la disparition de l'actrice Laura Antonelli quelques semaines après la sortie de "L'Espion qui venait du surgelé", les décès récents également du réalisateur Alberto de Martino dont Artus Films avait sorti le très sympathique "Le manoir de la terreur" trois mois plus tôt et celui du réalisateur espagnol Vicente Aranda même pas un an après avoir édité "La mariée sanglante", voilà que c'est au tour de l'acteur italien Sergio Ciani de nous quitter en ce 5 septembre 2015, peu de temps après que l'éditeur ait sorti son péplum "Le grand défi : Hercule, Samson, Maciste, et Ursus, les invincibles"... Y aurait-il une malédiction « artussienne » ?

L'acteur Sergio Ciani ("Samson contre Hercule", "Maciste contre Zorro", "Samson contre le corsaire noir", "Maciste contre les hommes de pierre", "Ursus l'invincible"), plus connu sous le pseudonyme d'Alan Steel, ancien lutteur et culturiste, a essentiellement tourné dans les péplums et a notamment été la doublure du mythique Steve Reeves ("Les Travaux d'Hercule", "Les Derniers Jours de Pompéi", "Le Fils de Spartacus").

Il interprète ici un Hercule, certes tout en muscles, mais un peu benêt guidé principalement par sa « bite » (Excusez-moi l'expression, mais c'est un peu ça!) dans un péplum résolument tourné vers la comédie. En effet, Giorgio Capitani ("Chacun pour soi", "L'amour c'est quoi au juste?", "Une langouste au petit déjeuner", "Je hais les blondes"), qui ne devait pas être le réalisateur du film au départ puisque cela aurait dû être Vittorio Cottafavi ("La Vengeance d'Hercule", "Hercule à la conquête de l'Atlantide"), ce qui ne sera d'ailleurs pas vraiment du goût d'Alan Steel, signe avec ce film une véritable comédie péplum qui ne sera à aucun moment à prendre au sérieux.

En fait entre les moments résolument comiques et les nombreuses bagarres, on pense souvent aux films de Bud Spencer et Terence Hill. Côté gros bras, on va être servi dans ce film, puisqu'Alan Steel est ici entouré de trois autres culturistes. Howard Ross ("L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") interprète ici le personnage de Maciste, alors que Nadir Moretti ("Maciste contre les Mongols", "3 pistole contro Cesare") joue celui de Samson et que le français Yann Larvor ("Le colosse de Rhodes", "Deux romains en Gaule") joue celui d'Ursus.

Ces trois personnages sont ici présentés de façon très caricaturale ; ainsi Maciste sera présenté comme un défenseur de la veuve et de l'orphelin, alors qu'Ursus sera lui présenté comme une brute épaisse faisant régner la terreur autour de lui et Samson comme un coureur de jupons soumis à sa femme Dalila, qui le privera d'ailleurs de sa force en lui coupant les cheveux.

Le personnage de Dalila, jouée par Moira Orfei ("Les amours d'Hercule", "Maciste dans la vallée des lions", "Le triomphe d'Hercule"), ancienne spécialiste des péplums et artiste de cirque, sera l'un des personnages féminins parmi les plus intéressants du film avec notamment Lia Zoppelli ("Les temps sont durs pour les vampires", "Les frères Corses"), qui joue le rôle de la reine Néméa et l'actrice espagnole Elisa Montés ("Django le proscrit", "Erik le Viking", "Texas Adios", "Le retour des sept"), qui joue ici sa fille Omphale, objet de toutes les convoitises.

C'est évidemment cette demoiselle qu'Hercule compte bien épouser, seulement la jeune femme ne l'entend pas de cette oreille et de plus, elle a un autre garçon en vu! Un petit « gringalet » teigneux, interprété par Luciano Marin ("Le géant de Thessalie", "Hercule à la conquête de l'Atlantide"), fils de l'ennemi juré de sa mère.

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence de la très belle Hélène Chanel ("Le géant a la cour de Kublai Khan", "Maciste en enfer", "Maciste et les filles de la vallée") dans le rôle de l'Oracle, de Livio Lorenzon ("Hercule contre les tyrans de Babylone", "Le Bon, la Brute et le Truand", "Les quatre de l'Ave Maria") dans le rôle de Lycos, le père d'Inor (Le petit « gringalet » donc!) et Nino Dal Fabbro ("Superman contre les robots", "Lettera aperta a un giornale della sera", "Le nouveau boss de la mafia"), excellent dans le rôle du conseiller de la reine de Lydie.

Autrement le film fonctionne plutôt pas mal, on rigole bien et on peut même dire qu'il a dans l’ensemble fier allure avec des décors et des costumes très réussis...

En plus d’être très plaisant à voir, "Le grand défi" a le mérite de sortir véritablement du lot parmi les péplums transalpins sortis durant les années 50/60, en œuvrant dans la comédie à la limite de la parodie sans jamais toutefois tomber dans le grotesque. A quand un prochain péplum chez Artus? Mais pas de mort cette fois! Promis?

"Le grand défi" est sorti en DVD le 7 avril 2015 chez Artus Films dans une très jolie édition digipack slim présentant le film dans sa version intégrale, au format d'origine respecté 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française (Certains passages non doublés basculent automatiquement en version originale sous-titrée) et italienne Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français amovibles. Comme toujours, l'éditeur nous offre quelques suppléments intéressants avec cette fois une présentation instructive (Même s’il racontera une petite bêtise puisqu’il parlera de Moira Orfei en tant que reine de Lydie au lieu de parler de Dalila!) du film, "Les quatre invincibles", par Michel Eloy, un diaporama d’affiches et de photos et des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film.




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08.09.15

06:31:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une petite ville du Texas sans histoire est bouleversée par la disparition mystérieuse de deux adolescents. Un shérif et le meneur de la bande de jeunes à laquelle appartenaient les disparus se lancent à leur recherche. Ils découvrent rapidement l’existence d’un lézard mutant, mesurant plus d’une quinzaine de mètres, et bien décidé à détruire la ville.

Mon avis :

Ah les années 50! Période bénite pour tous les amateurs de cinéma fantastique et d'horreur vintage, où le monde était souvent peuplé de bestioles plus ridicules les unes que les autres. Mais il faut bien l'avouer... Qu'est-ce que c'était fun!

"The Giant Gila Monster" de Ray Kellogg ("The Killer Shrews", "Les bérets verts"), réalisé en 1959, fait parti de ceux-ci. Ray Kellogg, décédé d'un cancer en 1976 à l'âge de 70 ans, n'a pas fait une grande carrière de metteur en scène, puisqu'il était surtout connu pour son travail sur les effets spéciaux, notamment pour la Fox. Dans "The Giant Gila Monster", il va tenter de nous faire croire qu'une petite ville du Texas est attaquée par un lézard géant...

Évidemment de nos jours, cela ne passera pas, les effets visuels étant beaucoup trop visibles, mais ce type de films a un charme qui ne fait qu'accroître en vieillissant. Il faudra certes être tolérant par rapport à ces effets visuels, mais ici le monstre ne sera pas à proprement parlé ridicule (...même si la pauvre bête sera affublée de petites tâches de couleur rose dans la version colorisée!), car cela sera un véritable lézard qui sera filmé la plus part du temps dans des décors miniatures.

Le film vaut autrement pour son personnage principal attachant, interprété par l'acteur Don Sullivan ("The Rebel Set", "Teenage Zombies", "Gila!") et ses belles voitures... Les amateurs de jolies carrosseries seront en effet ici particulièrement gâtés!

On remarquera autrement la présence d'une jeune actrice française (Elle a d'ailleurs essentiellement joué des rôles de françaises dans sa courte carrière exclusivement américaine...) dénommée Lisa Simone ("Missile to the Moon", "Les quatre cavaliers de l'apocalypse"), jouant ici la petite amie française de Chase Winstead, notre jeune héros, mécanicien et chanteur à ses heures perdues.

Bien sûr, certains pourront reprocher à ce dernier d’être un peu trop garçon modèle, le genre de gendres que toutes belles-mères rêveraient d’avoir, mais pour ma part, j’ai trouvé que cela changeait un peu des « mauvais garçons » rebelles que l’on a l’habitude de voir dans ce type de films.

Parmi le reste du casting, il y a essentiellement Fred Graham ("La charge héroïque", "Sept hommes à abattre") dans le rôle du shérif, dont l'impressionnante filmographie comporte un nombre hallucinant de films où l'acteur ne sera pas crédité! Il en détient d'ailleurs à mon avis le record!

Pour ce qui est du scénario, on ne peut pas dire qu'il nous réserve la moindre surprise, il n'y a guère de suspens non plus et on ne peut pas dire que les frissons soient au rendez-vous! Toutefois, le film se suit tout de même agréablement.

Il est à noter que le film connaîtra un remake sorti en 2012, sobrement intitulé "Gila!", réalisé par Jim Wynorski ("Le vampire de l'espace", "Le Retour de la créature du lagon", "Bone Eater", "Piraconda"), toujours avec Don Sullivan...

Un grand merci en tout cas à Rimini Editions qui a le courage de sortir des films aussi confidentiels, alimentant régulièrement notre curiosité de cinéphiles toujours en quête de telles curiosités!

"The Giant Gila Monster" est sorti en DVD le 18 août 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film en versions N&B et colorisée au format 1.33:1 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français amovibles.

The giant Gila monster

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07.09.15

06:24:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Hongi, fils d’un chef Maori, doit venger son père afin de ramener la paix et d’honorer ses êtres chers, tous massacrés par une tribu rivale menée par le terrifiant Wirepa. Le seul espoir de Hongi, afin de pouvoir survivre, est de traverser le territoire interdit des « Dead Lands » et de s’allier aux mystérieux guerriers qui règnent sur ces terres maudites. Ensemble ils vont traquer les meurtriers de la tribu à travers ces terres hostiles et sauvages...

Mon avis :

Les films sur la culture Maori ne sont pas légions. On pense évidemment à des films comme "L'Âme des guerriers" ou encore à "Paï : l'élue d'un peuple nouveau", mais ces films, on peut les compter sur les doigts d'une main, du moins pour ceux franchissant nos frontières... Le dernier en date se nomme "The Dead Lands" et nous emmène dans des temps reculés où la Nouvelle-Zélande n'était peuplée que de tribus maoris, bien avant les colonisations donc...

"The Dead Lands, La terre des guerriers" de Toa Fraser ("No. 2", "Dean Spanley", "Giselle") a la particularité d'avoir été tourné en Maori (Il est d'ailleurs fortement conseillé de voir le film dans cette langue, car en version française cela perd vraiment beaucoup!). Le film nous entraîne dans un monde violent où des tribus maories s'affrontent lors de combats de Mau rākau, un art martial typique de ce peuple polynésien.

On retrouve bien évidemment les chorégraphies, les chants ou encore les grimaces typiques des Maoris, comme celles du célèbre Haka des All Blacks. Là aussi, les différents guerriers Maoris issus de tribus diverses sont à la fois très impressionnants, mais à la limite aussi du ridicule comme peuvent l'être également les All Blacks, mais dans tous les cas, c'est le genre de gars qu’on n’a pas forcément envie d'avoir en face de soi... Il faut dire aussi que leurs visages tatoués ajoutent un impact supplémentaire, comme dans "L'Âme des guerriers" de Lee Tamahori.

Dans le film de Toa Fraser, le jeune Hongi, joué par James Rolleston ("Boy", "The Dark Horse"), fils d'un chef de tribu, voit les siens massacrés par la tribu de Wirepa, interprété par Te Kohe Tuhaka ("Sione's 2: Unfinished Business"), suite à un affront qu’il aurait fait à cette tribu en profanant les ossements de leurs ancêtres.

Il décide alors de les venger et pour cela, il va faire appel à un guerrier cannibale, craint de tous, interprété par le très impressionnant Lawrence Makoare ("Rapa Nui", "L'âme des guerriers 2 - les âmes brisées", "Meurs un autre jour", "Le seigneur des anneaux: Le retour du roi", "Le Hobbit: La désolation de Smaug"), afin que celui-ci l’aide à devenir comme lui un véritable « tueur »...

Si on pourra regretter que l’apprentissage soit quand même un peu trop vite expédié (Il apprend vite le jeune homme!), les combats seront eux plutôt efficaces et sanglants, dynamisés par moments par une musique résolument moderne composée par Don McGlashan ("Un ange à ma table", "No. 2", "Dean Spanley"). Par contre, les combats auraient tout de même gagné à être filmés de façon moins rapprochée afin d’être plus lisibles.

Quant au scénario, il n'est certes pas très original, mais en revanche il ne tombe pas dans certaines facilités et c'est déjà ça! De plus, la relation des Maoris avec le monde des morts évite qu’on ait affaire à un film trop bourrin, avec notamment des visions très oniriques lorsque le jeune Hongi dialogue avec sa défunte grand-mère interprétée par Rena Owen ("Rapa Nui", "L'âme des guerriers", "Amusement").

Avec "The Dead lands", le réalisateur anglais Toa Fraser nous surprend en livrant un film d'action diablement efficace et à l’opposé de ses précédentes mises en scènes. Il faut bien l'avouer... On ne s’attendait pas vraiment à ce qu'il signe un tel film!

"The Dead Lands, La terre des guerriers" est sorti le 29 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et maori Dolby Digital 2.0 et dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français alors que le Blu-ray est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et maori dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Côté bonus, le DVD comporte le documentaire « La renaissance de la culture Maori » (53’) de Hervé Schmoor, documentaire en partie financé par une campagne de Crowdfunding via Ulule, ainsi que la bande-annonce française du film, alors que le Blu-ray contient en plus un Making of (28’). Enfin, il est à noter que le film ressort le 1er septembre dans un coffret DVD accompagné des films "Valhalla rising, le guerrier des ténèbres" et "Northmen, les derniers Vikings".

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02.09.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Dix ans après les faits qui se sont déroulés dans "Monsters", les créatures extraterrestres ont envahi la totalité de la planète. Alors que la guerre fait rage, un trio composé de Noah, un soldat en mission, d’une recrue inexpérimentée et d’une jeune femme, va découvrir que le véritable ennemi n’est pas celui qu’ils croient...

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Mon avis :

Alors que le film de Gareth Edwards était plutôt un film de science-fiction basé sur l’ambiance, "Monsters: Dark Continent" est quant à lui résolument tourné vers l'action et s'avère être étonnamment et malheureusement plus un film de guerre qu'un film de monstres...

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Cette suite de "Monsters" réalisée par Tom Green (la série "Misfits") n'en est pas réellement une en soi, puisqu'elle n'entretient que peu de rapports avec l’œuvre originale. En fait, "Monsters: Dark Continent" reprend le même contexte avec toujours ces monstrueuses bestioles venues de l'espace qui ont élues domicile sur notre jolie planète, sauf que cette fois l'action se déroule 10 ans plus tard et au Moyen-Orient.

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Des militaires de l'armée américaine partis les combattre se retrouvent alors être aux prises avec des « insurgés », s'avérant être plus une menace pour eux que les créatures extra-terrestres qu'ils sont venus affronter...

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Malgré sa critique dénonçant la guerre et son message de tolérance montrant que les monstres ne sont pas forcément ceux que l'on pense, Tom Green ne convainc pas vraiment d'une part car on ne s'attachera à aucun moment aux divers protagonistes du film, malgré une présentation assez longue de certains d'entre eux au début du film et d'autre part, car il se disperse trop et qu'au final, les monstres en deviennent totalement anecdotiques.

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En fait, il n'y aurait pas eu de monstres, cela n'aurait été en rien gênant! Avouez que c'est tout de même dommage pour un film de monstres! Et c'est d'autant plus dommage que les bébêtes en question sont très réussies et font leur petit effet!

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En fait, dans l’ensemble c'est plutôt bien fichu, joliment filmé, avec quelques scènes d'action efficaces, seulement le réalisateur se concentre beaucoup trop sur le conflit opposant les militaires américains aux « insurgés », conflit faisant forcément penser à un conflit américains contre islamistes, nous renvoyant ainsi bien entendu à notre triste présent, alors que le simple discours comme quoi les « vilains » monstres venus de l’espace sont bien moins méchants que les êtres humains était bien plus intéressant et se suffisait à lui-même, même si cela accentue le propos sur la bêtise humaine.

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Pas de gros casting pour cette production indépendante dans laquelle on remarquera essentiellement la performance plutôt intéressante de Nicholas Pinnock ("The Keeping Room") dans le rôle su sergent Forrest, qui va ici quelque peu voler la vedette aux deux principaux acteurs, Johnny Harris ("Rock'n Rolla", "Black Death", "The Last Days on Mars") et Sam Keeley ("This Must Be the Place", "What Richard Did").

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On remarquera enfin que la photographie du film est signée par Christopher Ross ("Bienvenue au cottage", "Eden Lake", "Black Sea"), qui une nouvelle fois a fait du bon boulot et que Gareth Edwards ("Godzilla"), l'auteur du premier volet demeure tout de même producteur exécutif de celui-ci, en compagnie de Scoot McNairy ("Cogan", "Argo", "Gone Girl"), qui était l'acteur principal de "Monsters"...

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Malgré son côté assez bancal, "Monsters: Dark Continent" sera tout de même une suite loin d'être honteuse grâce notamment aux effets visuels très réussis et à une dernière partie assez émouvante.

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"Monsters : Dark Continent" est sorti chez TF1 Vidéo le 1 juillet 2015 en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose une image au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.39:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français optionnels. Les deux éditions contiennent autrement en bonus des interviews de l'équipe du film et les coulisses d'une scène de tournage. Il est à noter enfin que ces éditions contiennent également des sous-titres pour sourds et malentendants et que le Blu-ray propose en plus une piste audio 3D.

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Monsters : Dark Continent

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01.09.15

16:55:43, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Blood lake : attack of the killer lampreys

Réalisateur : James Cullen Bressack

Année : 2014 (date de sortie en France inconnue à l'heure actuelle)

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h27

Avec : Jason Brooks (Michael), Shannen Doherty (Cate), Zack Ward (Will), Christopher Lloyd (le maire Akerman), etc.

Par Nicofeel

La société Asylum, spécialisée dans les petites productions horrifiques, a mis en boîte un film où une nouvelle espèce animale va causer de terribles ravages : des lamproies. Ces poissons sans mâchoires ressemblent de loin à de petites anguilles. Leur bouche est très moche et leur sert à se fixer sur d'autres poissons puis à aspirer leur sang. Quelque part, elles agissent comme des sangsues, sauf qu'elles n'attaquent pas a priori l'homme.
Le scénario du film part d'un pitch complètement improbable : des lamproies auraient envahi par centaines (par milliers même !) un lac dans une petite ville côtière des Etats-Unis. Et évidemment, nos vilaines bestioles ont très faim. A tel point qu'elles s'attaquent même aux hommes pour s'en servir de nourriture ! Il ne faut pas chercher une once de véracité là-dedans ! Après tout, on n'est pas dans un documentaire animalier mais bien dans un film horrifique.
Donc plus c'est gros plus ça passe ! Ou plutôt plus c'est gros plus le spectateur amateur de ce genre de films aura de quoi être satisfait. Il faut dire que le cinéaste James Cullen Bressack met les petits plats dans les grands. Ses lampreys – probablement créées par ordinateur – sont plus vraies que nature. Et elles sont présentes partout. Ce qui va causer des problèmes importants à la population locale.

Les meurtres sont nombreux et on peut dire que le réalisateur n'hésite pas à avoir recours à des effets bien gore. Le premier meurtre est bien sympathique avec une lamproie qui reste accrochée à sa victime et qui l'amène dans l'eau, l'offrant ainsi en festin pour ses autres copines lamproies ! Mais cela n'est pas le meurtre le plus significatif : peu de temps après, un genre de vagabond y laisse son oeil. Et pas que... Mais le clou du spectacle est sans conteste la personne décédée qui est amenée au médecin légiste. Je n'en dis pas plus mais sachez que les lamproies se cachent parfois dans des endroits insoupçonnés.
C'est d'ailleurs ce qui rend ce film horrifique assez prenant. Ces poissons avides de nourriture (et notamment de nourriture humaine !) sont omniprésents. On les trouve évidemment dans le fameux lac mais une fois qu'ils ont mangé tous les autres poissons – bon n'oubliez pas que c'est le pitch du film, c'est pas destiné à être crédible – ils ont encore faim et sont prêts à tout. Les lamproies sont donc dans tous les conduits de la ville. Gare à ceux qui tentent de boire l'eau de la ville ou d'aller aux toilettes. Car le maire de cette commune en apparence tranquille n'a pas jugé bon de prévenir ses citadins qu'ils risquent gros. Comme dans Les dents de la mer, il pense qu'il serait regrettable de signaler ce problème à la population, parce que ça serait un rude coup porté au tourisme.
Enfin bon, le maire est bien gentil mais l'attaque des lampreys prend de telles proportions que le spécialiste en lampreys (euh ça existe ça ?) qu'il a dépêché pour l'occasion n'arrive pas à s'en sortir et ne trouvera une solution, radicale pour le coup... à la fin ! Bah oui, sinon il n'y a pas de film !

Signalons au passage que Blood lake : attack of the killer lampreys n'est pas une oeuvre à prendre au premier degré. Ca, vous l'avez bien compris au vu du peu de crédibilité de l'ensemble. Mais il faut dire que le réalisateur a insufflé beaucoup d'humour dans son long métrage. Si les scènes gore ne manquent pas, il y a incontestablement un aspect second degré. Déjà par l'existence de ces lampreys qui viennent de nulle part et arrivent même au coeur de la ville (il est utile de rappeler que ce sont des poissons) ! Et puis il y a certains meurtres qui sont voulus comme “fun”, à l'image de cette jeune femme qui a la bien mauvaise idée d'utiliser sa piscine intérieure au plus mauvais moment. Dans ce domaine, le clou du spectacle est sans conteste le sort réservé au maire qui termine son existence d'une façon pour le moins originale. On ne peut raisonnablement pas prendre cela pour argent comptant.
On n'a pas le temps de s'ennuyer devant Blood lake : attack of the killer lampreys ! Et pour cause, entre les meurtres qui se multiplient et les personnages se débattant dans tous les sens, il se passe toujours quelque chose dans cette petite bourgade des Etats-Unis.

Bon, soyons honnête, le film comprend quand même un certain nombre de défauts. Et pas seulement en raison de son scénario abracadabrantesque. Outre un synopsis qui est aussi fin que du gros sel, le film bénéficie d'un casting proche du néant intersidéral. Les fans des années 90 reconnaitront aisément que l'un des rôles principaux du film a été confié à une Shannen Doherty réellement “has been”. Si le jeu d'actrice de Miss “Beverly Hills” est déjà limité, son physique a pris du plomb dans l'aile. Les autres acteurs ne sont guère plus glorieux : Jason Brooks dans le rôle principal a un jeu assez insipide. Quant aux autres, eh bien c'est vraiment bof !
En fin de compte, le film tire uniquement son épingle du jeu par ses petites bestioles bien vilaines créées par ordinateur, qui ne commettent aucune fausse note. Forcément, une lamproie ça ne parle pas mais ça bouffe de l'humain au petit déjeuner.
En somme, voilà un petit film horrifique sans prétention, bourré de défauts mais fort sympathique.

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