Archives pour: Avril 2014

29.04.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Susanne Carter (Jillian Kesner) doit partir aux Philippines rechercher sa sœur portée disparue pendant qu’elle écrivait un article sur la mafia locale. Susanne devra combattre à mains nues une armée de malfrats prêts à tout pour la faire disparaître ou abuser de son corps musclé et ferme. Malheureusement pour eux, ils ne savent pas qu’elle est ceinture noire de karaté !

Mon avis :

Grâce à sa collection Action Girls, l'éditeur Le Chat qui Fume va nous faire découvrir (ou redécouvrir...), quelques perles oubliées du réalisateur philippin Cirio H. Santiago ("Le samouraï noir", "Stryker", "Caged Fury", "Les guerriers du futur"), en commençant dans un premier temps par "Attaque à mains nues", puis suivront "Dynamite Jackson" (aka "TNT Jackson"), "3 panthères au combat" et "The Muthers"...

Dans "Attaque à mains nues", Cirio H. Santiago reprend en gros le scénario qu'il avait utilisé pour "TNT Jackson", en transposant l'action qui se passait à Hong Kong aux Philippines et en remplaçant le frère disparu par une sœur. Ce scénario est surtout prétexte à aligner les bastons et pour ça, on va être servi!

Dès la première scène, on assiste à un combat dans un tournoi clandestin se terminant par une mise à mort mémorable et spectaculaire. Pas de temps mort dans ce film, ça latte à tout va!

D'ailleurs dès l'arrivée de l’héroïne, jouée par Jillian Kesner ("Happy Days", "The Student Body", "Forces spéciales", "Trick or Treats", "Beverly Hills Vamp"), celle-ci va se faire agresser dans sa chambre d'hôtel par deux types sans qu'on ne sache trop pourquoi... Malgré le fait qu'elle soit doublée sur certaines figures, l'actrice se montre souvent très convaincante et étonnamment crédible.

Le film vaut surtout pour quelques scènes vraiment marquantes comme celle où Susanne est pourchassée par deux types qui vont l'effeuiller petit à petit durant la course poursuite.

Autre scène inoubliable, complètement folle et forcément totalement culte, il s'agit d'une scène où Susanne et Chuck, interprété par Darby Hinton ("Brigade des anges", "Terreur extraterrestre", "Malibu Express") font l'amour et se déshabillent à l'aide de couteaux à cran d'arrêt... Génial!

Enfin, la scène finale marquera également les esprits, par sa conclusion assez brutale! Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement Rey Malonzo ("Shaolin Master", "Shanghai Joe", "They Call Him Bruce Lee"), connu pour avoir été l'un des nombreux clones de Bruce Lee, Tony Ferrer ("Le héros du kung-fu", "Fureur aveugle", "Agent X44"), Vic Diaz ("The Big Bird Cage", "Forces spéciales", "Apocalypse Warriors") et Ken Metcalfe ("The Twilight People", "TNT Jackson", "3 panthères au combat").

Les combats sont nombreux et assez efficaces ; les amateurs de films d'arts martiaux seront donc ravis d'autant plus que le film nous présente, chose assez rare, quelques scènes d'arnis, un art martial originaire des Philippines. On est ici dans un pur film d'exploitation avec son lot de nudité et de violence (Certaines scènes sont même assez gores!) qui viennent remplir le cahier des charges!

"Attaque à mains nues" est une petite série B réellement réjouissante, comportant quelques scènes assez mémorables qui à elles seules justifient qu'on s'attarde sur le film!

"Attaque à mains nues" est sorti en DVD mi-avril 2014 chez Le Chat qui Fume. Le film est proposé au format respecté en 16/9ème avec pistes anglaise et française. Côté bonus, cette édition propose deux scènes coupées et quelques bandes annonces de l’éditeur.

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28.04.14

05:39:51, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sartana (Gianni Garko) assiste à l’assassinat de Benson, un prospecteur. Il se rend aussitôt à Indian Creek, rencontrer la nièce du défunt, Abigail, afin de lui proposer d’acheter le terrain qu’elle vient d’hériter. Mais ce terrain intéresse plusieurs personnes, car il dispose d’une mine d’or : Lee Tse Tung, tenant d’une maison de jeux, et Hoffman, un banquier malhonnête. Sartana va devoir mener une lutte sans mercis et ainsi démasquer les meurtriers de l’oncle d’Abigail.

Mon avis :

Les amateurs de Westerns spaghetti ne peuvent qu'être ravis de voir Artus Films déterrer au fil des mois quelques perles du genre et notamment les films avec Gianni Garko ("Les colts de la violence", "Le temps des vautours", "Sartana", "L'emmurée vivante", "Apocalypse dans l’océan rouge"), qu'eux seuls ont eu pour le moment la bonne idée de sortir... Et pourtant quel merveilleux acteur!

"Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera" est le quatrième film où l'acteur tient le rôle de Sartana... Euh, non! Troisième, en fait, car dans "Les colts de la violence", son personnage se nomme Sartana Liston, mais ce n'est pas le personnage que l'acteur va ensuite immortaliser (Il interprétera ce personnage en fait 5 fois en tout!). Oui, c'est un peu compliqué tout ça! D'ailleurs Garko ne sera pas le seul acteur à interpréter le célèbre pistolero et tout comme pour les Django, de multiples fausses suites verront le jour.

Dans ce quatrième film donc, Gianni Garko y est absolument fabuleux, charismatique et sarcastique à souhait, contredisant en permanence ce qu'on lui dit. Il faut dire que l'acteur est ici servi par des dialogues véritablement croustillants. Un vrai régal!

Dans cette aventure, Sartana débarque dans une petite ville où il va tout mettre en œuvre pour démasquer les assassins de Benson, propriétaire d'un terrain fort convoité pour son or. Peu à peu le pistolero va remonter jusqu'au véritable commanditaire, éliminant sans pitié tous les responsables, afin que la très jolie nièce de Benson, jouée par Daniela Giordano ("Quante volte... quella notte", "Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé", "La casa della paura"), touche ce qu'elle est réellement en droit d'espérer.

Anthony Ascott alias Giuliano Carnimeo ("Le fossoyeur", "Django arrive, préparez vos cercueils", "Quand les colts fument, on l'appelle Cimetière", "Les rendez-vous de Satan", "L'emprise des sens") signe là un western spaghetti excessif à souhait, notamment avec ce personnage de Sartana qui se sert de son jeu de cartes trafiqué comme une arme (ou pour éteindre une bougie au moment d'emballer la demoiselle...), qui allume son cigare avec la mèche d'une dynamite ou encore qui fait éclater un feu d'artifice pour attaquer la propriété du grand méchant du film...

Et puis, le personnage surprend aussi par sa nonchalance, son look très guindé et son sens de la répartie. D'ailleurs, Sartana n'utilisera pas que les armes pour arriver à ses fins, car il est également très rusé comme on pourra le constater lors de la partie de cartes avec le tenancier du casino, un chinois haut en couleurs, qui a également des vues sur la propriété de Benson.

Ce dernier, interprété par George Wang ("Un Colt dans le poing du diable", "Trois pour un massacre", "Le désert de feu") sera l'un des personnages clés du film avec le banquier Ronald Hoffman, joué par Antonio Vilar ("Le maître de forges", "Shéhérazade"), autour desquels graviteront d'autres personnages secondaires, véritables gueules du cinéma italien, comme Franco Ressel ("El mercenario", "Sabata", "On continue à l'appeler Trinita") dans le rôle de Piggott ou Ivano Staccioli ("Je vais, je tire et je reviens", "Une corde, un Colt...", "KZ9 - Camp d'extermination") dans le rôle de Blackie.

Le film est très bien rythmé, avec des scènes d'action nombreuses et variées, le tout porté par la très sympathique et très entraînante musique de Bruno Nicolai ("Les inassouvies", "La queue du scorpion", "Toutes les couleurs du vice"), une musique qui sera d'ailleurs reprise dans deux autres films dont celle de "Mon nom est Shangaï Joe". Le film distille un humour régulier, très plaisant, sans jamais tomber dans l'humour gras et excessif des comédies western qui sonneront le glas du western spaghetti.

"Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera" est vraiment un excellent western spaghetti qui vous fera passer un très agréable moment!

"Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera" est sorti en DVD chez Artus films le 4 mars 2014 au format 2.35 original 16/9 compatible 4/3, avec pistes française et italienne. Les suppléments se composent de "Condoléances de Sartana" (une présentation du film par Curd Ridel), de "Sartana, c’est moi" (un reportage contenant des entretiens avec Giuliano Carnimeo et Gianni Garko), d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Western européen.




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26.04.14

06:40:12, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Manuel (Claudio Camaso), un bandit mexicain évadé de prison, enlève la jolie Dolorès pour demander une rançon. Son père demande alors à Django (Gianni Garko), le redoutable chasseur de primes, de ramener sa fille. Ne reculant jamais devant un bon pactole, Django accepte, et se met aussitôt en chasse. Mais sa mission va prendre une tournure quelque peu inattendue.

Mon avis :

Avec "Django Unchained", Quentin Tarantino a remis au goût du jour le personnage de Django, mais il aura aussi très probablement aiguisé la curiosité de certains qui seront du coup tenté de découvrir les premières aventures du célèbre pistolero...

"10,000 dollari per un massacro", titré en France "Le temps des vautours" est l'une des nombreuses suites non officielles du film de Sergio Corbucci. Ce n'est d'ailleurs pas Franco Nero qui interprète ici le personnage de Django, mais l'excellent Gianni Garko ("Les colts de la violence", "Sartana", "L'emmurée vivante", "Apocalypse dans l’océan rouge"), connu notamment pour avoir immortalisé le personnage de Sartana. Il faut d'ailleurs préciser que de nombreux films comportent de façon abusive un personnage nommé Django, alors que ce n'est pas forcément le cas dans la version originale, mais bon le personnage faisait vendre, alors... Ici, en tous cas, pas de doute, le personnage s'appelle bien Django dans la version originale!

Dans cette aventure, qui a l'originalité de débuter par une scène sur une plage, Django va passer son temps à traquer des bandits et autres assassins, mais pas n'importe lesquels, ceux qui en valent le coup, financièrement parlant. Il croisera d'ailleurs dès le début du film, Manuel, le grand méchant de cette aventure, interprété par Claudio Camaso ("Johnny le bâtard", "Le jour de la haine", "Avec Django, la mort est là", "La baie sanglante"), le petit frère de l'acteur Gian Maria Volontè, qui connaîtra d'ailleurs un destin tragique puisqu'il se suicidera en prison en 1977, mais celui-ci ne valant pas encore assez à son goût, il ne s'y attardera pas... Car notre Django est malin et il sait que Manuel a du potentiel et peut aisément atteindre les 10000 dollars qu'il s'est fixé!

D'ailleurs Manuel va les atteindre plus rapidement que prévu en enlevant Dolores Mendoza, jouée par la ténébreuse Adriana Ambesi ("Samson l'invincible", "La crypte du vampire", "La bible"), la fille d'un notable qui va alors être prêt à rajouter la différence pour que notre Django se bouge enfin.

Mais ce qui va surtout décider notre chasseur de primes, c'est la belle Mijanou, jouée par Loredana Nusciak ("Gringo joue sur le rouge", "Django", "Folle à tuer"), dont il va tomber amoureux et qui va le décider à la suivre pour San Francisco pour y vivre une vie bien rangée... Malheureusement et ça on s'en doutait, tout ne va évidemment pas se passer comme prévu et Manuel et sa bande vont fortement mettre en colère notre Django, qui n'aura alors plus qu'une chose en tête, leur faire payer leur infamie.

Django va se faire aider pour cela de Fidelio, joué par Fidel Gonzáles ("L'orgie des vampires", "Johnny Yuma", "Dieu les crée, moi je les tue"), un acteur assez charismatique, qui le seconde ici parfaitement. Dans le rôle du père de Manuel, on retrouvera une vraie gueule du western spaghetti, Fernando Sancho ("Arizona Colt", "Colorado", "Johnny Texas", "Killer Kid"), qu'on a pu voir dans un nombre impressionnant de westerns et très souvent d'ailleurs dans des rôles similaires.

D'autres gueules bien connues des amateurs sont également présents dans le film, un western d'ailleurs assez excessif, avec notamment des maquillages très prononcés rendant les méchants encore plus vicelards et ambigus qu'ils ne le sont et accentuant par moments le regard perçant de Gianni Garko.

Romolo Guerrieri ("Les sept colts du tonnerre", "Johnny Yuma", "L'adorable corps de Deborah", "La police au service du citoyen") signe là un très bon western spaghetti mis en valeur par la photographie de Federico Zanni ("Le jour de la haine", "Mannaja, l'homme à la hache", "La prof d'éducation sexuelle") et la musique de Nora Orlandi ("L'adorable corps de Deborah", "Liz et Helen", "L'étrange vice de Madame Wardh"). Il faut dire que le film est assez surprenant par moments, mélangeant humour noir et moments assez dramatiques.

"Le temps des vautours" fait parti des très bonnes fausses suites de "Django", c'est un excellent western spaghetti, excessif à souhait, malgré son côté quelque peu caricatural, que les amateurs du genre se doivent d'avoir vu au moins une fois...

"Le temps des vautours" est sorti en DVD chez Artus films le 4 mars 2014 au format 2.35 original 16/9 compatible 4/3, avec pistes française et italienne. Les suppléments se composent "10 000 dollars pour Django" une présentation du film par Curd Ridel, "Les larmes de Django", un reportage contenant des entretiens avec Romolo Guerrieri et Gianni Garko, d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Western européen.

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22.04.14

07:00:01, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Samantha Fox (Cheri Caffaro) est une belle femme, désirable, cynique et dangereuse. Mais c’est aussi la meilleure tueuse à gages du marché. Ses cibles ? La mafia, qu’elle juge coupable d’avoir tué ses parents. Arrivée à Manille, Samantha est engagée pour clôturer trois contrats. Cette femme fatale sachant se servir de son corps comme d’une arme arrivera-t-elle à mener à bien sa mission, alors qu’un bel inspecteur de police tourne autour d’elle ?

Mon avis :

Miaou, miaou!!! Le Chat qui Fume est enfin de retour après une bien longue absence et qui plus est, avec une nouvelle collection bien « bandante » appelée Action Girls! Deux titres pour commencer, "Attaque à mains nues" et "Une femme dangereuse", mais l'éditeur montpelliérain ne va pas s'arrêter là puisque d'autres titres sont d'ors et déjà programmés comme "The Muthers", "Dynamite Jackson" ou encore "3 panthères au combat"...

Après avoir tourné la série des Ginger pour Don Schain ("The Love Object", "Ginger", "A Place Called Today"), Cheri Caffaro ("Ginger", "The Abductors", "Girls Are for Loving", "Savage Sisters") tournera un dernier film avec lui, "Too Hot to Handle" rebaptisé ici "Une femme dangereuse" mettant en scène une tueuse à gages nommée Samantha Fox.

Évidemment rien à voir avec la chanteuse britannique à forte poitrine qui faisait croire à tous les mâles de la planète qu'elle voulait qu'on la touche alors qu'en fait, grosse désillusion, elle avait un penchant pour les femmes... Mais revenons à la Samantha Fox qui nous intéresse ici!

Cheri Caffaro incarne une redoutable tueuse à gages, machiavélique et sans pitié, venue à Manille pour assassiner 5 personnes. La charmante tueuse va rapidement être suspecter par l'inspecteur Domingo De La Torres, joué par Aharon Ipalé ("Un violon sur le toit", "Ishtar", "La momie"), qui va tomber sous le charme de la belle Samantha et réciproquement...

Don Schain nous offre là un pure film d'exploitation très marqué fin des années 70 mêlant avec bonheur action et érotisme. Comme dans beaucoup de films du genre, la jeune femme est censée être experte en arts martiaux, mais aux vues de ses performances dans le film, on est naturellement en droit d'en douter. Soyons clair, elle a vraiment du mal à lever la jambe!

Mais bon, elle nous dévoile généreusement ses charmes et après tout c'est tout ce qu'on lui demande! Le film n'est évidemment pas à prendre au sérieux, d'ailleurs certaines scènes seront assez amusantes, effet accentué par le doublage français si vous le regardez ainsi (Ce qui est à mon avis conseillé pour ce type de films!). D'ailleurs pour revenir aux combats, ceux avec Aharon Ipalé ne seront pas mieux et seront même assez hilarants!

Parmi le casting on notera la présence d'une française, l'actrice Corinne Calvet ("Pétrus", "Planqué malgré lui", "Je suis un aventurier") dans le rôle de Madame Ruanda, qui va faire les frais des méthodes expéditives de notre tueuse sexy. Tout comme le personnage incarné par John Van Dreelen ("13 Ghosts", "Madame X", "OSS contre Gestapo") qui va amèrement regretter d'avoir voulu jouer à des jeux sado maso avec la petite dame! Chaque meurtre sera d'ailleurs assez machiavélique...

Certains s'imagineront très probablement qu'il s'agit d'un gros nanar, mais non, le scénario est dans l'ensemble assez bien fichu et tient plutôt bien la route... C'est un vrai film de série B comme on en fait plus! Et franchement, cela fait du bien de se remater ce genre de films!

Certaines scènes seront même véritablement étonnantes comme cette scène mémorable où le personnage de Samantha Fox jouit en regardant un combat de coq... Tout à fait le genre de scènes qu'on ne verrait plus de nos jours!

"Une femme dangereuse", c'est un retour assuré dans le cinéma Bis des années 70/80! Du bonheur à l'état pur pour les nostalgiques! Merci Le Chat!

"Une femme dangereuse" est sorti en DVD le 6 avril 2014 chez Le Chat qui Fume. Le film est proposé au format respecté en 16/9ème avec pistes anglaise et française. Pas de réels bonus mais pas mal de bandes annonces de l’éditeur.

Une femme dangereuse (1977)

Une femme dangereuse (1977)
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21.04.14

06:59:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Un romancier spécialisé dans le mystère et l’horreur, est invité au Club des Monstres, lieu de rendez-vous de vampires, loups-garous, et autres créatures fantastiques. Son hôte, le vampire Erasmus, lui raconte trois histoires terrifiantes. Une expérience dont notre romancier ne sortira pas indemne...


Mon avis :

Le 6 mai 2014, Elephant Films inaugure sa nouvelle collection consacrée à la Hammer en éditant 6 titres, 5 films (dont un à part puisque ce n'est pas un film de la célèbre firme!) et une série pour être plus précis. Pas d'inédits puisque tous les titres proposés étaient déjà sortis en DVD, mais des versions restaurées, du 16/9ème pour certains, de la version originale sous-titrée pour la série "La Maison de tous les cauchemars", des présentations exclusives pour chacun des titres par Alain Schlockoff et tous les films sont proposés cette fois en Blu-ray. Les fans de la Hammer devraient donc être ravis! Immédiatement je suis attiré par "Le Club des Monstres", un film à sketches qui m'avait laissé un très bon souvenir, mais qui n'est pas à proprement parlé un film de la Hammer, mais plutôt un hommage aux films de la Hammer et de ceux de l'Amicus...


"Le Club des Monstres", sorti en 1981, est en fait produit par Milton Subotsky ("Le jardin des tortures", "I, Monster", "Asylum", "Dominique"), l'un des créateurs de l'Amicus. Le lien avec la Hammer est toutefois évident, puisque le réalisateur du film n'est autre que Roy Ward Baker ("Les monstres de l'espace", "The Vampire Lovers", "Dr. Jeckyll et sister Hyde", "La légende des 7 vampires d'or") à qui on doit quelques films du célèbre studio comme par exemple "Les cicatrices de Dracula".


Avec ce film adapté d'un recueil de nouvelles de Ronald Chetwynd-Hayes, Milton Subotsky voulait réunir certains monstres sacrés du cinéma fantastique et notamment Christopher Lee qui refusa de tourner dans le film. Pour autant, la casting du film comprendra tout de même quelques références du genre, en particulier Vincent Price ("L'homme au masque de cire", "La mouche noire", "La chute de la maison Usher", "L'abominable Dr. Phibes", "Théâtre de sang") et John Carradine ("Voodoo Man", "La Maison de Frankenstein", "La Maison de Dracula", "L'abominable homme des neiges", "La sentinelle des maudits"), qui vont ici jouer durant tous les intermèdes du film.


Ces derniers se passent dans un club, le fameux club des monstres, où des groupes de Pop Rock anglaise jouent pour une assemblée réunissant tous types de monstres. Ces morceaux rock donneront à l'époque de la sortie du film un côté assez moderne à celui-ci, mais ancrant bien du coup le film dans son époque. Les chansons sont vraiment chouettes et pour ma part, c'est vraiment ce qui m'avait marqué dans le film, alors qu'apparemment c'est en partie ce qui serait responsable de l’échec de celui-ci.


Malgré son flop en salle, le film parviendra quand même au cours des années qui suivirent, à force d'être rediffusé à la télévision, à acquérir le statut de film culte auprès des fans du genre. Les scènes servant de liaisons aux trois sketchs distilleront un humour très british avec des dialogues croustillants et des clins d’œil amusants comme le fait que le vampire producteur de films se nomme Lintom Busotsky, l'anagramme de Milton Subotsky. On notera également un strip-tease intégral assez mémorable.


Les trois sketchs sont de qualité assez inégale, mais tous se regarderont agréablement. Le premier nous parle d'un couple d'escrocs qui vont essayer de s'en prendre à un riche propriétaire, malheureusement pour eux, ils ignorent qu'ils ont affaire à un Shadmock, un être qui siffle lorsqu'il est en colère... Et son sifflement fait des dégâts!!! Pas qu'un peu d'ailleurs... Le personnage du Shadmock est interprété James Laurenson ("Boney", "Pink Floyd The Wall") dont le visage maquillé fait vraiment son petit effet.


Le deuxième segment, à mon avis le plus réussi des trois sera sur un vampire dont le fils est la tête de turc de son école. Profitant du désarroi du jeune garçon, un chasseur de vampires incarné par Donald Pleasence ("La grande évasion", "Cul-de-sac", "Soldat bleu", "La nuit des masques"), va saisir l'occasion pour enfin pouvoir localiser celui qu'il traque depuis des années... Le deuxième segment est vraiment bidonnant avec un humour noir qui fait vraiment mouche.


Le troisième segment mettra quant à lui en scène un réalisateur de films, joué par Stuart Whitman ("Les Comancheros", "Le Jour le plus long", "Les Rongeurs de l'apocalypse", "La Secte de l'enfer"), qui va tomber, en faisant ses repérages, sur un village isolé peuplé de goules qui vont vouloir lui faire la peau! L'ambiance de ce segment est plutôt réussi et d'ailleurs c'est celui que j'avais gardé le plus en mémoire.


Au final, j'ai redécouvert le film avec toujours autant de plaisir et même plus encore cette fois grâce à une image de superbe qualité rendant parfaitement justice à la très belle photographie du film et respectant cette fois le format original du film, contrairement à l'ancienne édition d'Opening qui proposait le film au format 1.33 4/3 (Version télé très probablement!). On gagne ainsi des détails sur les côtés, même si on en perd par contre en haut et en bas. Le principal étant que cette édition respecte enfin la version voulue par le réalisateur...


Bon, dans tous les cas, aucun doute possible! Cette nouvelle édition est de loin la meilleure à ce jour et le rachat est obligatoire pour tous les amateurs du film.Quant à ceux qui ne le posséderaient pas encore, ils ne devraient pas regretter leur achat car "Le Club des Monstres" demeure un film fort sympathique et très agréable à regarder!


"Le Club des Monstres" sort en DVD et combo Blu-ray + DVD le 6 mai chez Elephant Films en parallèle de sa collection Hammer. Le DVD propose le film au format 1.77 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby digital mono et bien entendu sous-titres français sur la version originale. Le Blu-ray propose le film format 1.77 avec un encodage Full HD 1920x1080i et des pistes française et anglaise DTS HD Dual mono et sous-titres français. Les bonus se composent d'une très intéressante présentation du film par Alain Schlockoff, d'une galerie d'images et de bandes annonces de la collection Hammer.


Les différentes éditions Opening, quant à elles, proposaient le film au format 1.33 4/3 avec pistes française et anglaise 2.0 mono et offraient en bonus une courte présentation du film par Damien Granger et la bande annonce du film en version originale sous-titrée.


Petit comparatif des éditions Elephant Films et Opening :

Elephant Films
Opening
Elephant Films
Opening
Elephant Films
Opening


Le club des monstres - Edition 2014

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Le club des monstres (Blu-ray + DVD)

Le club des monstres (Blu-ray + DVD)
Fnac à 26.22€
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Le club des monstres - Edition 2003

Le club des monstres - Edition 2003
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Le club des monstres

Le club des monstres
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Le club des monstres + Le cirque des Vampires

Le club des monstres + Le cirque des Vampires
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18.04.14

05:30:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors qu’elle est promise à Sir Harald Morgan (Paul Muller), la jeune et jolie Susan épouse Pierre, son amour de toujours. Peu de temps après, celui-ci meurt dans un tragique accident. Susan doit donc se marier avec Morgan. Elle vient vivre à son château, servie par des domestiques plus qu’inquiétants. Avec l’aide du Comte, ceux-ci harcèlent Susan, qui finit par se suicider. Morgan parvient alors à hériter de sa fortune, qu’il convoitait. Mais Lady Morgan revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance...

Mon avis :

Après avoir édité "Le cimetière des morts vivants" (aka "Cinq tombes pour un médium") et "Vierges pour le bourreau", les deux premiers films fantastique de Massimo Pupillo ("Django, le taciturne"), Artus Films nous revient cette fois avec son troisième et dernier film dans le genre, le rarissime "La Vengeance de Lady Morgan", réalisé comme les deux autres en 1965...

Quasiment invisible depuis sa sortie en salle en Italie ou uniquement dans des conditions déplorables avec une copie piratée lors d'une diffusion TV avec d'affreuses incrustations dessus et en plus recadré, "La Vengeance de Lady Morgan" sort pour la première fois en DVD, une exclusivité mondiale pour le moment, qu'il serait idiot de bouder, surtout qu'il s'agit là du meilleur film fantastique de ce réalisateur italien.

Massimo Pupillo, qui étonnamment, n'était pas très fier de ces films (Il l'était en revanche beaucoup plus de ses documentaires!), nous offre un pur film d’horreur gothique dans lequel la jolie Susan Blackhouse, interprétée par Barbara Nelli ("Vierges pour le bourreau", "Deux garces pour un tueur", "Liz et Helen") fait les frais d'un complot orchestré par Sir Harald Morgan, joué par Paul Muller ("Les amants d'outre-tombe", "Les inassouvies", "Eugénie de Sade"), qu'elle épouse à contrecœur suite à la disparition de son bien-aimé, l'architecte Pierre Brissac, joué par le français Michel Forain ("Et la femme créa l'amour"), qui sera jeté à la mer par l'homme de main de Morgan.

Jusqu'à la moitié du film, on n'est dans un vrai film de complot à la Hitchcock... Suite à leur mariage, la jeune femme part se reposer quelques temps en compagnie de son oncle dont elle est l'héritière et son mari va en profiter pour changer le personnel du château et y installer ainsi ses trois complices, Lillian interprétée par la splendide Erika Blanc ("Opération peur", "Les colts de la violence", "Si douces, si perverses") en tant que gouvernante, Roger, son homme de main joué par Gordon Mitchell ("Erik le Viking", "Nevada Kid", "Frankenstein '80"), une vraie gueule du cinéma, en tant que majordome et une domestique dont le rôle sera assez discret.

Le quatuor va alors tout faire pour faire croire à la jeune femme qu'elle est en train de perdre la raison. Par hypnose, ils iront jusqu'à la pousser à se suicider...

C'est alors que le film prend une direction radicalement différente et virera au fantastique. Le fantôme de la jeune femme décédée va alors se venger du quatuor, le faisant douter sur les intentions de chacun et jouant à les rendre fou usant même parfois des mêmes méthodes qu'eux avaient utilisé pour qu'elle doute d'elle.

Dans cette dernière partie Gordon Mitchell sera vraiment exceptionnel, faisant des têtes absolument incroyables! Vers la fin, le film va devenir complètement fou, allant même vers une violence assez graphique pour l'époque.

Et alors qu'on pensera le film terminé lorsque Susan aura accompli sa vengeance, les fantômes du quatuor feront leur apparition, devant pour se matérialiser boire le sang des vivants. Une idée vraiment originale et assez jouissive faisant de cette dernière œuvre fantastique de Pupillo, une œuvre vraiment marquante du cinéma fantastique gothique!

Le film est de plus magnifiquement filmé avec une photographie assez splendide signée Oberdan Troiani ("Othello", "Maciste contre les hommes de pierre", "La loi de la violence"). Quant au scénario de Giovanni Grimaldi ("Le manoir de la terreur", "Danse Macabre"), il tient « vachement » bien la route!

Franchement il est difficile de comprendre pourquoi Massimo Pupillo a postérieurement eu honte d'avoir fait ses trois films fantastiques, car il n'a absolument pas à en rougir et même bien au contraire avec "La Vengeance de Lady Morgan", qui s'inscrit parmi les meilleurs films du cinéma d'horreur gothique.

"La Vengeance de Lady Morgan" est sorti en DVD le 1er avril chez Artus Films dans sa collection Les chefs d’œuvres du Gothique. Le film est proposé au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 en version italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Les fantômes de Massimo", à un reportage intitulé "La vengeance de Paul Muller" comprenant un entretien avec Paul Muller et à un intitulé "Mondo Pupillo" comprenant un entretien avec le réalisateur, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

La vengeance de Lady Morgan

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17.04.14

05:24:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis des années, Karl Schiller recherche l’anneau des Nibelungen, bijou mystique qui confère la puissance à celui qui le possède. Alors qu’il mène une quête archéologique, son frère jumeau, Franz, convoite l’anneau à des fins personnelles. Il devance Karl et se retrouve en Transylvanie, au château du comte Dracula. Là, il rencontre la comtesse, la veuve de Dracula, qui le séduit et le vampirise. Peu après, Karl arrive lui aussi au château, pour découvrir une étrange cérémonie de noces suivie par un sacrifice rituel de jeunes vierges...

Mon avis :

Luigi Batzella ("Pour Django les salauds ont un prix", "Les âmes damnées de Rio Chico", "Holocauste Nazi"), qui signa ses films sous divers pseudos, n'a jamais été un grand réalisateur et il n'y a d'ailleurs pas grand-chose à sauver dans sa filmographie en dehors peut-être de l'étrange "Nuda per Satana" (Quelque peu gâché par des inserts Hard assez inutiles!) et du sympathique "Les vierges de la pleine lune", qui n'est certes pas un chef d’œuvre, mais qui a le mérite de nous offrir quelques scènes assez mémorables...

C'est sous le pseudo de Paolo Solvay, que le réalisateur italien signa "Les vierges de la pleine lune", qui sera assurément le meilleur film de sa carrière, peut-être d'ailleurs en raison du fait que son chef opérateur sur ce film n'était autre que Aristide Massaccesi alias Joe D'Amato ("Anthropophagous", "Porno Holocaust", "Horrible"), qui apparemment aurait pas mal pris les choses en main durant le tournage et aurait même réalisé certaines scènes du film...

Toujours est-il que le film n'est pas inintéressant, notamment grâce à quelques scènes joliment filmées comme la très belle scène où La Comtesse Dolingen de Vries, jouée par la splendide Rosalba Neri ("Johnny Yuma", "La Clinique Sanglante", "Lady Frankenstein, cette obsédée sexuelle"), prend un bain de sang faisant bien évidemment référence à la comtesse Bathory dont le personnage semble fortement avoir influencé celui du film.

Le scénario est ici surtout prétexte à mettre régulièrement en scène de jolies filles nues, pourtant il est toutefois relativement original pour un film de vampires et aurait pu probablement être mieux exploité et surtout mieux maîtrisé...

L'histoire est relativement complexe et paraît même quelque peu confuse par moments. Après une courte scène avant le générique, l'histoire débute avec le personnage de Karl Schiller qui recherche à des fins archéologiques l’anneau des Nibelungen, un anneau magique procurant d'immenses pouvoirs à son possesseur.

Alors qu'il découvre enfin que celui-ci serait en Transylvanie dans le château de Dracula, son jumeau Franz le devance afin de le dérober à des fins toutes personnelles, malheureusement ce dernier oublie l'amulette, sensée le protéger, dans une auberge où il « culbutera » (du moins on suppose!) au passage la fille du tenancier...

Quand Karl arrivera enfin, il sera malheureusement trop tard pour sauver son frère devenu entre temps vampire, mais il découvrira aussi que de biens étranges rituels se passent en ces lieux...

Mark Damon ("La chute de la maison Usher", "Les trois visages de la peur", "Un train pour Durango"), qui joue ici le double rôle de Franz et Karl a un charisme assez incroyable et son physique colle parfaitement au rôle de vampire. En fait, même quand il n'a pas ses longues canines, on a quand même l'impression de voir un vampire!

Parmi les acteurs marquants du film, essentiellement pour leur physique d'ailleurs, on notera la présence de Xiro Papas ("Frankenstein '80", "Le château de l'horreur") dans le rôle du vampire et de Esmeralda Barros ("Pour Django les salauds ont un prix", "Les âmes damnées de Rio Chico", "Les mille et une nuits érotiques").

On remarquera également évidemment le château de Balsorano, vu dans pas mal d'autres films comme "Vierges pour le bourreau", "Le château des morts-vivants", "La crypte du vampire", ecetera, ecetera...

Le film a une ambiance gothique et baroque assez agréable, où la musique signée Vasili Kojucharov ("Le fossoyeur", "Horreurs nazies") joue un rôle important, autant qu'elle surprend également lors des scènes à cheval où l'ambiance devient alors beaucoup plus légère et enjouée, proche des films d'aventure. Au final, le film ne convainc pas complètement et laisse un peu sur sa faim, mais cela reste un film agréable à regarder...

En résumé, "Les vierges de la pleine lune" est un film plaisant, joliment filmé, offrant donc quelques belles scènes qui valent le coup d’œil, mais cela reste une œuvre mineure loin d'être indispensable, sauf peut-être pour les collectionneurs de films d'horreur gothique...

"Les vierges de la pleine lune" est sorti en DVD le 1er avril chez Artus Films dans sa collection Les chefs d’œuvres du Gothique. Le film est proposé au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 en version française et italienne et sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "La Comtesse rouge", à un reportage intitulé "La Comtesse Rosalba" comprenant un entretien avec Rosalba Neri, au générique italien, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

Les vierges de la pleine lune

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16.04.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Faute de baby-sitter pour le week-end, Marc Schaudel confie son fils Remy à Franck, son employé, "un type sérieux" selon lui. Sauf que Franck a 30 ans ce soir et que Rémy est un sale gosse capricieux. Au petit matin, Marc et sa femme Claire sont réveillés par un appel de la police. Rémy et Franck ont disparu ! Au milieu de leur maison saccagée, la police a retrouvé une caméra. Marc et Claire découvrent hallucinés les images tournées pendant la soirée.

Mon avis :

Généralement ce sont les États-Unis qui nous pompent et bien cette fois, ce sera le contraire avec "Babysitting" de Philippe Lacheau ("Paris à tout prix") et Nicolas Benamou ("De l'huile sur le feu")...

"Babysitting" est en effet un croisement entre "Projet X" et "Very Bad Trip", le tout à la sauce found footage! Malgré tout on s'attend quand même à une grosse comédie franchouillarde bien lourde et bien oui et non... L'humour est dans l'ensemble bien français, mais heureusement il fonctionne plutôt bien, voir même souvent très bien et il y a tout de même un côté assez ricain à ce métrage, notamment dans certaines situations.

L'histoire est assez simple : Franck, un jeune homme qui fête ses trente ans se voit plus ou moins contraint de faire du babysitting pour son patron qui a besoin de quelqu'un pour garder son fils, mais celui-ci voit débarquer ses copains, Sam et Alex, bien décidés à faire la fête malgré son interdiction... Ses copains étant bien allumés et le fils du patron insupportable, tout cela va évidemment partir en « sucette »! C'est ce que vont découvrir le lendemain matin, monsieur et madame Schaudel, joués par Gérard Jugnot ("Les bronzés", "Pinot simple flic", "Monsieur Batignole") et Clotilde Courau ("Les grands ducs", "Le poulpe", "La môme"), les parents du jeune Rémy, lorsqu'ils vont rentrer chez eux, alertés par la police. Ils vont alors retrouver leur maison saccagée et surtout, leur fils a disparu ! De même que leur baby-sitter... Mais une vidéo retrouvée sur les lieux du carnage vont les aider à y voir plus clair...

Le trio d'acteurs formé par Philippe Lacheau, Tarek Boudali ("L'arnacoeur", "L'Italien", "Paris à tout prix") et Julien Arruti ("L'arnacoeur", "Paris à tout prix") va ici fonctionner à merveille, nous offrant gag sur gag à un rythme effréné, aidés par un Vincent Desagnat ("Les 11 commandements", "Les dents de la nuit", "Yes We Can") vraiment excellent et une Alice David ("Bref", "Les profs", "Les Francis"), qui en plus d'apporter la touche charme, participera activement au délire collectif... Car ils ne seront pas seuls! Pas mal d'autres acteurs contribueront également à faire de ce film, un gros n'importe quoi, comme par exemple Philippe Duquesne ("Les Deschiens", "Enfermés dehors", "9 mois ferme") dans le rôle de l'agent Caillaud.

Dans l'ensemble, le film fonctionne plutôt bien et remplit pleinement son office de divertissement sans prétention. Cela ne fait évidemment pas dans la finesse, ce serait même plutôt le contraire, mais ça on s'en doutait dès le départ. Parmi les scènes les plus folles les courses poursuites, d'abord en voiture et ensuite en kart où le found footage est assez efficace et s'avère même un choix assez judicieux. La Surra de Bunda que subit ce pauvre Franck sera également une des scènes qui restera à coup sûr dans les mémoires. Seul vrai bémol en fait, la fin est un peu trop pleine de bonnes intentions et de bons sentiments...

Bon, au niveau de l'originalité, on repassera! Mais le principal est qu'on s'amuse et on n'en demandait pas plus!

Photos © Universal Pictures International France

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15.04.14

07:33:43, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

8 jeunes gens kidnappés par un clown vont être emmenés dans un entrepôt désaffecté et vont rapidement s'apercevoir que leurs heures sont comptées...

Mon avis :

Avant de pouvoir découvrir normalement cette année son "Circus of the Dead", jetons déjà un œil sur le premier court métrage de Bloody Bill alias Billy Pon...


Avec son tueur masqué armé d'une masse, "Doll Boy" attire forcément l'attention dès qu'on l'aperçoit sur la très belle affiche du film, notamment à cause de son look d'écolier et son masque de gros poupon. Le film débute par deux « fausses » bandes annonces dans un style purement grindhouse, celle justement de "Circus of the Dead" mettant en scène des tueurs déguisés en clowns et celle de "Mister Fister" et son violeur sadique.

Franchement on en a l'eau à la bouche et on croise les doigts pour que les films se fassent! Cela tombe bien, puisque Bloody Bill a déjà tourné le premier et devrait ensuite s'attaquer au suivant!

Après cette mise en bouche, "Doll Boy" commence réellement et on rentre alors dans le vif du sujet. Notre tueur est ici aidé d'un complice, un clown (Celui justement vu dans la fausse bande annonce de "Circus of the Dead"!) qui a kidnappé plusieurs personnes qu'il a transporté dans son van jusqu'à une entrepôt désaffecté où il va lui les livrer en pâture pour que notre tueur sanguinaire puisse s'amuser un peu avec eux...

Façon de parler bien sûr puisqu'il va leur éclater la « tronche » les uns après les autres! On est ici dans un pur slasher avec des meurtres bien violents et sanglants, des proies naturellement toutes plus connes les unes que les autres et surtout un tueur masqué, sans pitié, impassible et restant toujours silencieux... Un tueur hyper charismatique comme on aimerait en voir plus souvent!

Malgré un côté très glauque et sordide, Billy Pon va apporter à son court métrage pas mal d'humour avec par exemple ce gars enlevé qui se soucie avant tout d'avoir perdu sa montre ou encore le fait que les kidnappeurs aient fourni des lampes torches à tête de clown à leurs victimes...

Et puis il y a cette ambiance étrange, voir assez malsaine qui règne tout au long du film avec des personnages parfois étranges qui apparaissent d'on ne sait trop où comme ce petit garçon également masqué ou ces mises en scènes bizarres avec des vidéos projetés sur les murs et ces anciens cadavres qui jonchent les lieux...

Le film est esthétiquement très réussi, bien rythmé et les effets spéciaux de maquillages bien crades et très explicites. Que demander de plus? Tout cela laisse en tous cas présager de bien belles choses pour le premier long métrage qui arrive dans lequel on retrouvera Doll Boy et Noodledome the Clown!

Même si ce "Doll Boy" est uniquement visible en version originale sans sous-titres, je le conseille à tout amateur de films d'horreur, car il vaut vraiment le détour!

"Doll Boy" est visible sur YouTube, mais pour les collectionneurs, vous pouvez également le commander en DVD-R directement auprès du réalisateur via sa boutique en ligne. Je vous invite également à suivre l'actualité de Bloody Bill via son site ou les pages facebook de "Doll Boy", "Circus of the Dead" et "Mister Fister"!

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14.04.14

07:29:39, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

A l'occasion de la sortie en salle de "Une Promesse" le 16 avril, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer Patrice Leconte lors de l'avant-première du film le soir du 8 avril au mK2 Bibliothèque où le réalisateur a eu la gentillesse d'accepter de répondre à mes questions:

Bonjour Monsieur Leconte ! Je vous remercie de prendre le temps de répondre à mes questions. C’est vraiment très gentil de votre part. Comment est né votre nouveau film "Une Promesse" ?

Un ami scénariste, Jérôme Tonnerre, m’a donné un jour ce « petit » livre de Zweig en me disant « Je crois qu’il y a là un film pour toi ».

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Un souvenir lumineux, harmonieux. Les peintres utilisent une expression que j’aime, lorsqu’ils sont heureux de l’évolution de la toile sur laquelle ils travaillent : « Ça vient bien ». Et c’est ce que j’aurais pu dire jour après jour durant ce tournage.

Vous avez tourné pour la première fois en anglais avec un casting international. Était-ce plus difficile ?

Non, ça n’a absolument rien changé à ma manière de faire, à mes rapports avec les acteurs, sauf que nous nous parlions en anglais.

Pourquoi ne pas l’avoir finalement tourné en Allemand comme vous l’aviez envisagé initialement ?

Tourner en allemand m’a traversé l’esprit, par pure fidélité à Zweig, mais cette idée a vite été abandonnée, car je ne parle pas un mot d’allemand, et je ne me voyais pas travailler avec des acteurs avec la présence permanente d’un interprète.

Comment s’est fait le choix des acteurs ?

Je me suis fait aidé par une casting director anglaise formidable, Suzie Figgis, qui m’a suggéré des acteurs, des rencontres. Je connaissais Rebecca Hall, Alan Rickman, mais j’avais besoin de quelqu’un d’avisé qui m’en suggère l’idée.

Parmi votre filmographie, quels sont vos films préférés et pour quelles raisons ?

Je suis incapable de choisir. Mais il y avait, tout au long de la création de "La fille sur le pont", une petite magie particulière dont je me souviendrai toujours.


Au début de votre carrière de cinéaste, vous avez réalisé pas mal de courts métrages dont seuls quelques uns sont sortis en DVD. Y a-t-il une chance qu’ils sortent un jour sur les bonus d’autres films ou sur une compilation ?

Les vieux courts métrages sont souvent beaucoup mieux où ils sont, c'est-à-dire aux oubliettes, car, de la même manière que l’on ne souhaite pas revoir des photos de soi adolescent, je n’ai pas très envie de montrer mes premiers films.

Vous êtes également romancier. Entre cette activité et celle de réalisateur, vers laquelle votre cœur balance ?

Mon cœur ne balance pas, j’aime les deux. Mais il est vrai que le cinéma, qui est mon envie depuis toujours, reste ma principale passion.

Vous avez aussi été dessinateur de bandes dessinées à l’époque du magazine Pilote. Est-ce que cela vous manque parfois ?

Cela ne me manque nullement, car je savais que cette période BD n’était qu’une parenthèse dans ma vie. D’ailleurs je ne dessine presque plus, et je ne lis pratiquement pas de BD. Pilote, qui reste un souvenir merveilleux, appartient à un passé très lointain désormais.

Pouvez-vous nous parler de "Music !", votre prochain film d’animation ?

Difficile d’en parler, car pour l’instant le projet est quasiment au point mort, faute de financement. Il s’agit d’un scénario original, de Jérôme Tonnerre, et dont le pitch est simplissime : « Et si un jour la musique n’existait plus… ».

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Oui, l’adaptation de la pièce de Florian Zeller, "Une heure de tranquillité", que nous allons tourner cet été.

Avez-vous toujours envie d’arrêter le cinéma ?

Non, décidément non.

Référencer ici toutes les éditions DVD et Blu-ray serait impossible (Pour les trouver, n'hésitez pas à vous rendre sur le site!), mais voici déjà une sélection de chaque titre en DVD et Blu-ray pour ceux qui existent dans ce format:

Du court au long Vol. 1

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Viens chez moi j'habite chez une copine - Splendid

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Ma femme s'appelle reviens - Collection Splendid

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Monsieur Hire

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Le mari de la coiffeuse

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Le parfum d'Yvonne

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Ridicule - Edition collector 2005 / 2 DVD

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Ridicule (Blu-ray)

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Les grands ducs

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1 Chance sur 2 - Edition 2011

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La fille sur le pont - Edition StudioCanal

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La veuve de Saint-Pierre - Universal classics

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Rue des plaisirs

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L'homme du train

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L'homme du train (Blu-ray)

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Confidences trop intimes

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Grosse chaleur

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Mon meilleur ami

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La guerre des Miss

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Le magasin des suicides

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Le magasin des suicides (Blu-ray 3D)

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08.04.14

05:21:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Tourné en République Tchèque, admirez ces superbes créatures se donner corps et âme lors d'un entraînement militaire...

Au programme : sexy catch, combats dans la boue, parcours du combattant, et douches communes!!!

Mon avis :

Ha, ha!!! J'en vois déjà qui se frottent les mains à l'idée de voir de splendides créatures entièrement nues se trémoussant sous leurs yeux de petits vicieux!!! Il faut dire que la jaquette est forte alléchante et que si vous connaissez déjà les vidéos de Actiongirls.com, vous avez déjà une petite idée de ce qui vous attend...

Malheureusement pour vous, cela risque d'être cette fois la douche froide! En effet, ici, il ne sera pas question de superbes jeunes femmes filmées de façon très suggestives rien que pour vous!

En fait, Scotty Jx ("Actiongirls.com - Volume 1", "Actiongirls: Soldiers of the Dead - Part 1", "Horrorbabe.com: Volume 1", "Actiongirls: Western Babes - Volume 1") va filmer cette fois de jolies jeunes femmes (Là-dessus, rien à dire! Quoique certaines ne sont tout de même pas très canons...) qu'il va emmener en pleine nature, dans un coin désertique où il va leur faire passer des tests genre entraînement militaire pour voir si elles peuvent devenir de vraies actiongirls, le tout sous le commandement de trois actiongirls bien connues des amateurs (Susana Spears, Lilian Tiger et Hana Black)...

Les candidates vont alors se mettre entièrement nues, s'enduire d'huile (...solaire, je présume!) en portant uniquement sur elles des bottes militaires (Pas forcément des Rangers...) et éventuellement une casquette ou un casque pour se protéger du soleil. Ma foi, cela pourrait être sympa, mais le soucis c'est que c'est filmé genre documentaire et que du coup, cela fait le même effet que de regarder un documentaire sur des nudistes... Autant dire rien!

Il faudra en fait attendre les cinq dernières minutes du film pour avoir enfin le droit à un clip ultra sexy et bien monté, comme on en a l'habitude avec Actiongirls.com, où une superbe créature va se trémousser sous nos yeux sur du Ministry (Oui, il s'agit bien du célèbre groupe de Métal industriel que vous connaissez!!! Ou pas...), le tout entrecoupé d’extraits de ce qu'on a vu auparavant...

On a alors la sensation qu'on nous a pris un peu pour des cons et qu'on a en fait regardé durant près d'une heure et quart, le making of de ce clip qui nous ait finalement offert...

Bon, il n'est malgré tout pas désagréable de voir les splendides actrices X tchèques Susana Spears ("Actiongirls: Soldiers of the Dead - Part 1", "Actiongirls: Western Babes - Volume 1"), Lilian Tiger ("In Bed with Doc Gynéco", "Infirmières & petites culottes") et Hannah Black ("Actiongirls.com - Volume 2", "Les belles salopes") s'affronter au bras de fer ou dans la boue, mais c'est tout de même très léger!

Cet "Actiongirls.com : Bootcamp - Volume 1" n'est vraiment pas le meilleur de la collection et s'adressera donc aux moins exigeants...

"Actiongirls.com : Bootcamp - Volume 1" est sorti en DVD chez Bach Films le 24 février 2014, en même temps que deux autres titres de la collection. Le film est au format 1.78 4/3 avec une unique piste audio Dolby Digital 2.0. Contrairement aux deux autres DVD sortis dans la collection, celui-ci contient bien des sous-titres français sur tout ce qui est en anglais, mais par contre lorsque les protagonistes parlent en tchèque, aucun sous-titrage n'est proposé... Bon, il faut avouer que ce n'est pas très grave! Enfin, au niveau des bonus, il faudra se contenter de 5 bandes annonces de la collection dont 2 titres pour le moment non sortis.

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07.04.14

05:19:44, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En 1965, Rudolf Noureev incarne Roméo, rôle légendaire qui va contribuer à en faire le plus grand danseur du siècle. A ses côtés, Margot Fonteyn, la partenaire historique de Noureev, est la plus gracieuse des danseuses classiques de son temps. Les deux artistes sont à l'apogée de leur technique et leur prestation est considérée comme la quintessence du ballet et la version définitive d'une œuvre musicale parmi les plus grandioses du XXème siècle. Le chorégraphe Kenneth MacMillan réinvente avec le Royal Ballet la composition de Sergueï Prokofiev dans sa version de référence, un sommet de majesté lyrique et poétique explorant par la danse tous les mouvements de l'âme humaine, alternant d'épiques scènes de foules à l'intimité de duos amoureux. Ce film est la captation prestigieuse de ce spectacle d'exception d'après la tragédie intemporelle de William Shakespeare.

Mon avis :

En nous proposant pour la première fois un ballet, Elephant Films nous surprend à nouveau par son audace et son soucis de diversités, ce dont l'éditeur a toujours fait preuve. Et d'autant plus qu'il ne s'agit pas de n'importe quel ballet, puisque cette adaptation de "Roméo & Juliette" met en scène l'un des couples les plus célèbres de la danse classique...

A l'origine, le chorégraphe anglais Kenneth MacMillan conçut ce ballet pour Lynn Seymour, sa danseuse préférée et Christopher Gable, mais la direction du Royal Ballet lui imposa de prendre son duo vedette de l'époque formé par Margot Fonteyn et Rudolf Noureev.

Il est particulièrement intéressant de découvrir ici Noureev danser sur ce "Roméo & Juliette", lui qui chorégraphiera quelques années plus tard sa propre version réputée comme étant beaucoup plus fougueuse...

Cette version signée MacMillan a été magnifiquement immortalisée en 1966 par le metteur en scène d'origine hongroise Paul Czinner ("Mélo", "Tu m'appartiens", "Comme il vous plaira", "Les Ballets Bolshoï", "The Royal Ballet"), qui la mettra ici parfaitement en valeur.

D'ailleurs ce film n'est pas à proprement parlé une captation du spectacle puisque justement le réalisateur va ici le filmer dans des conditions bien particulières avec plusieurs caméras permettant de voir le ballet sous différents angles et surtout avec des éclairages très cinématographiques exclusifs à cette prestation.

Ce qui frappe immédiatement, c'est la beauté les décors absolument somptueux et des costumes. Rudolf Noureev est impeccable en Roméo, en revanche on pourra reprocher à Margot Fonteyn d'être un peu trop âgée pour être totalement crédible le rôle de Juliette, même si elle danse merveilleusement bien avec une grâce et une légèreté absolument inouïe. En fait, dans la salle cela devait passer parfaitement, mais avec les caméras qui nous permettent de la voir de plus près, ses quarante cinq ans se remarquent bien évidemment.

Mais bon, on reste tellement subjugué par son élégance et sa perfection technique, que finalement on finit par l'accepter, même si on aurait tout de même préféré voir une jolie jeune femme dans ce rôle qui est censé être une adolescente. En Mercutio, David Blair apporte la fantaisie nécessaire au rôle, alors qu'en Tybalt, Desmond Doyle fait preuve de la froideur qui convient...

On remarquera également dans le rôle de la nurse, Gerd Larsen qui devra se mouvoir avec une coiffe probablement pas évidente à porter. La musique de Sergueï Prokofiev, que le compositeur russe écrivit à l'origine en 1935 à la demande du Kirov de Leningrad, est très belle et certains passages sont évidemment très connus et remarquables comme la célèbre « Danse des chevaliers ».

Parmi les scènes les plus mémorables, on retiendra bien entendu la fameuse scène du balcon, la mort de Mercutio et celle de Tybalt, dont les combats à l'épée sont très bien chorégraphiés et bien entendu la scène finale avec la mort tragique des deux amoureux...

Il faut bien évidemment apprécier le ballet et la danse classique pour rentrer pleinement dans cette adaptation de "Roméo & Juliette", car ce n'est pas forcément l’œuvre la plus accessible pour quelqu'un qui voudrait s’initier au ballet, mais quoiqu'il en soit une très belle interprétation.

Même si cette version était déjà parue en DVD en Angleterre, cette sortie française est une excellente nouvelle pour les amateurs de ballets et les nombreux fans de Noureev, d'autant plus que cette édition est accompagnée de bonus très intéressants avec Nicolas Le Riche, célèbre danseur étoile qui dansa notamment dans la version de "Roméo & Juliette" de Noureev, qui lui confia tout d'abord le rôle de Mercutio avant de lui confier ensuite celui de Roméo.

"Roméo & Juliette" est sorti en DVD le 1er avril 2014 chez Elephant Films. Le DVD propose une image au format 1.33 4/3 avec une piste stéréo. Au niveau des bonus, cette édition nous apporte un entretien avec Nicolas Le Riche (20’), un commentaire audio de la scène du balcon également par Nicolas le Riche (10’), une galerie photos et la bande annonce.




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05.04.14

07:07:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Susana, 21 ans, blonde, sexy et toujours prête à en découdre avec les hors la loi... Quand l'Actiongirl Susana part sur les traces d'une horde de bandits sans pitié le Far West tremble et la température grimpe… Ne ratez pas l'affrontement final!


Mon avis :

Si vous avez déjà regardé des vidéos de Actiongirls.com, vous savez évidemment à quoi vous attendre... De jolies nénettes à la plastique de rêve en train de se trémousser nues rien que pour vous confortablement installés dans votre canapé! Le rêve en somme...


Dans ce "Actiongirls: Western Babes - Volume 1" datant de 2009, on se retrouve à l'époque du Far-West où de très jolies jeunes femmes vont nous dévoiler leurs charmes dans un décor type OK Corral, déguisées en cowgirls. Des tenues qui les mettront superbement en valeur, même si elles n'ont évidemment pas besoin de ça pour nous faire de l'effet!


Elles seront ici la plus part du temps courtement vêtues avec des tenues en cuir noir donnant un côté très fétichiste aux différentes vidéos regroupées dans ce "Western Babes - Volume 1". Les 14 jeunes femmes, qui vont se déshabiller pour nous, sont toutes plus belles les unes que les autres et il faut bien avouer que c'est un véritable enchantement pour les yeux.


Les différentes vidéos vont s'enchaîner sans réel lien entre elles, même si au départ, on pourrait penser qu'il y a un semblant de scénario avec même quelques rares dialogues au début. Mais bon, cela n'a pas réellement d'importance!


Les différentes vidéos s'enchaînent donc à un bon rythme sur du Heavy metal, nous offrant différents tableaux mettant en scène une ou plusieurs jeunes femmes la plus part du temps en tenue donc très légère qui vont se trémousser pour nous, le corps souvent moite avec des plans très explicites, réservant ces vidéos de charme à un public adulte, puisqu'on profitera de vues parfois en gros plan des parties intimes de ces demoiselles.


Attention, ce ne sont pas des vidéos à caractère pornographique pour autant dans le sens où il n'y a aucun acte sexuel à l'écran, mais c'est tout de même hyper hot! L'intérêt de ces vidéos est évidemment très limité et n'a pas d'autre but que de nous émoustiller. Tout est fait pour cela et c'est plutôt réussi!


On appréciera par exemple de voir une jeune femme à cheval galopant les seins à l'air, sa poitrine généreuse rebondissant au rythme du galop! Un vrai bonheur pour les yeux! Au départ, cela reste relativement soft, mais plus les « clips » défilent, plus cela devient chaud. En fait, il vaut mieux que Madame soit bien disposée et à portée de mains ensuite...


Scotty Jx ("Actiongirls.com - Volume 1", "Actiongirls: Soldiers of the Dead - Part 1", "Horrorbabe.com: Volume 1") fait preuve ici d'un peu d'originalité dans sa mise en scène contrairement à ses premiers films avec des prises de vue assez variées et des découpages sortant quelque peu de l'ordinaire.


Quant à la photographie, elle met parfaitement en valeur les demoiselles, les images sont belles. Bon, évidemment, cela ne fait pas dans la finesse, mais ce n'est pas ce qu'on demande non plus!


Par contre, les charmantes cowgirls ne semblent pas très douées dans le maniement des armes, ce qui me pousserait bien à leur proposer mon aide... Il y a des fois comme ça où j'aimerai bien pouvoir rentrer dans mon écran comme dans "Videodrome"!


En fait, mon principal reproche, cela sera probablement de ne pas nous avoir offert au moins une scénette avec une indienne, surtout que la très jolie Susana Spears, pourtant d'origine tchécoslovaque comme la plus part des filles d'Actiongirls.com, aurait, à mon avis, très bien pu faire l'affaire, mais bon comme elle tient ici le « rôle » principal, elle n'aurait évidemment pas pu se dédoubler...


Cette habituée des vidéos de Scotty Jx était à l'époque très belle et très bien fichue, mais n'avait pas encore un corps hyper sculpté comme aujourd'hui, puisque la jeune femme est devenue depuis professeur de Fitness! Curieusement, alors que cette vidéo se destine principalement à un public masculin, certaines des charmantes créatures ici présentes, semblent apparemment spécialisées dans le X lesbien...


Au bout d'une heure vingt cinq de trémoussage intensif, vous serez normalement chauffé à blanc et près pour faire des folies avec votre corps!


"Actiongirls - Western Babes" est sorti en DVD chez Bach Films le 24 février 2014, en même temps que deux autres titres de la collection. Le film est au format 1.78 4/3 avec une unique piste audio Dolby Digital 2.0. Le film ne contient que très peu de dialogues, mais il n'y a pas les sous-titres annoncées sur la jaquette, ce qui est ma foi n'a aucune importance... Enfin, au niveau des bonus, il faudra se contenter de 5 bandes annonces de la collection dont 2 titres pour le moment non sortis.


Actiongirls.com - Western Babes

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04.04.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Inspiré de Frank and I, l’une des oeuvres les plus célèbres de la littérature érotique victorienne, "Lady Libertine" nous invite à suivre les aventures de Frank, un jeune orphelin recueilli par un gentleman aimable, mais aux goûts un peu étranges. Aussi, lorsque celui-ci découvre que Frank n’est pas Frank, mais Frances, une jeune fille qui s’est déguisée en garçon pour pouvoir s’évader d’un bordel, les pulsions ne tardent pas à se déchaîner. Voyeurisme, violence, sadisme et masochisme sont au programme. Sophie Favier, qui trouva en 1984 dans ce film, produit par Playboy, son rôle le plus marquant, entama par la suite une action en justice pour qu’il ne soit plus jamais distribué, mais elle fut déboutée. "Lady Libertine" est présenté ici dans sa version intégrale.

Mon avis :

La société anglo-américaine Severin Films, bien connue des amateurs de films de cinéma Bis et d'exploitation, se lance sur la marché français avec deux premiers titres, "La vénus noire" et "Lady Libertine". Ce dernier, tout le monde en a plus ou moins entendu parlé, sans la plus part du temps ne l'avoir jamais vu, puisqu'il s'agit du fameux film érotique dans lequel joue l'animatrice Sophie Favier et pour lequel elle intenta un procès lors de sa sortie VHS qui se vendit tout de même à 500000 copies...

Réalisé pour Playboy Channel par Gérard Kikoïne ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Dr. Jekyll et Mr. Hyde"), suite à la loi de 1982 touchant les films pornographiques qui le contraignit à jeter l'éponge du milieu du X, "Lady Libertine" est un petit film érotique en costumes se passant en Angleterre durant le 19ème siècle où Charles de Beaumont, un jeune aristocrate richissime recueille un jeune orphelin dénommé Frank, qui va s'avérer être une jeune femme s’appelant en réalité Frances et dont il va tomber éperdument amoureux malgré ses penchants libertins...

Le film a été initié par le producteur Harry Alan Towers ("Sumuru, la cité sans hommes", "Venus in Furs", "Les inassouvies", "L'appel de la forêt"), qui le proposa à Kikoïne au marché de Cannes en 1983 et qui cosignera le scénario d'ailleurs avec lui.

Même si ce téléfilm de charme développe un érotisme assez soft et classe, il n'en demeure pas moins pour autant assez troublant, voir dérangeant par l'aspect très juvénile de son héroïne interprétée par Jennifer Inch ("Le bonheur au bout du chemin", "State Park"). La jeune femme a un visage très enfantin et pas de hanches, ce qui donne l'impression qu'on a affaire à une enfant et évidemment l'attirance qu'éprouvera pour elle le personnage de Charles, joué par Christopher Pearson dont ce sera ici l'unique rôle à l'écran (Il faut dire qu'il n'était pas très bon!), est assez malsain. D'autant plus, que le jeune aristocrate sera plutôt attiré par les punitions corporelles...

Par contre, la perruque que porte Jennifer Inch au début du film pour lui donner un côté garçon est absolument ridicule et risible même, ne rendant absolument pas crédible le fait que le personnage de Charles se laisse berner.

Bon, le principal attrait du film restera tout de même la présence de la splendide Sophie Favier ("Vénus"), l'ex Cocogirl et animatrice des émissions "Ciel mon mardi!" et "Coucou c'est nous!", qui était ici au sommet de sa beauté (Il faut bien reconnaître qu'elle s'est un peu défaite depuis...). La jeune femme était alors pulpeuse à souhait et dans le film n'avait pas le petit cheveu sur la langue, qui pouvait ensuite quelque peu casser le côté glamour pour certains et pour cause, puisqu'elle est ici doublée.

D'ailleurs Severin Films ne s'y est pas trompé en la mettant une fois de plus en avant sur la jaquette de son DVD, alors qu'à l'époque de la sortie de la VHS, c'est ce qu'avait reproché Sophie Favier, prétextant qu'elle ne tenait pas là le rôle principal et contraignant alors l'éditeur de l'époque à ressortir le film avec une autre jaquette.

Le film vaut également pour ses costumes et ses décors plutôt convaincants, malgré le fait que celui-ci ait été entièrement tourné en France. La mise en scène de Kikoïne est également soignée donnant un certain cachet à l'ensemble, après cela reste un petit téléfilm érotique à l'intérêt assez limité, mais il y a toujours des amateurs...

Bon, si vous avez toujours été curieux de voir Sophie Favier nue et belle comme jamais ou si votre VHS est usée jusqu'à la corde, ce petit DVD est alors pour vous!

"Lady Libertine" est sorti en DVD le 4 mars 2014 chez Severin Films. Le film est présenté au format 1.33 4/3 avec au choix les versions française, anglaise et espagnole. En bonus, cette édition propose une très intéressante interview exclusive de Gérard Kikoïne.

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03.04.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans un futur proche, le monde tel que nous le connaissons a été détruit. Des gangs menaçants ravagent les villages et tentent de recruter de nouveaux membres. Isolées et en sous-nombre, quelques femmes ont décidé de se battre contre ce règne de la terreur, s'entraînant seules à l'art de la guerre. Elles sont lourdement armées!

Mon avis :

Grâce à Bach Films, les Actiongirls de Scotty Jx débarquent enfin chez nous! Voilà donc l'occasion de se rincer l’œil devant de jolies filles dénudées...

Ce "Actiongirls.com - Volume 1" pose les bases de ce que sont ces films, un prétexte à montrer en fait de superbes jeunes femmes se mettant nues à l'écran pour notre plus grand plaisir! Le scénario est ici très facultatif et sert essentiellement à les mettre en situation, avec certains décors et costumes. Étape numéro 1, trois jeunes guerrières s'entraînent à tirer à l'arme à feu en se mettant topless... Pourquoi nous montrent-elles leur poitrine pour s'entraîner? Aucune idée et d'ailleurs on s'en fout!

Étape numéro 2, on va assister à un effeuillage plus poussé où les jeunes femmes vont commencer à se caresser avec leurs armes, histoire probablement de faire corps avec leur joujou, le tout filmé uniquement en musique et donc sans dialogues, de façon très voyeur et au plus près des parties intimes de ces charmantes strip-teaseuses!

Étape numéro 3, on rentre dans le vif du sujet, les jeunes femmes vont tirer à tout-va, sur on ne sait trop sur quoi d'ailleurs, mais ce qui est sûr, c'est qu'elles en ont des munitions à perdre! Bon, elles élimeront bien quelques rares pauvres types cagoulés qui passeront par là, qui nous offriront pour l'occasion quelques cascades somme toute, très classiques, mais réussies...

Par la suite, certaines se rhabilleront pour mieux se redéshabiller ensuite afin de perturber encore quelques pauvres gars qui oseront venir les affronter. Pourtant, on ne peut pas dire qu'ils aient l'air en rut! Durant tout le film, les jeunes femmes à la plastique irréprochable vont se succéder, toutes filmées séparément dans une usine désaffectée servant à illustrer ce monde post-apocalyptique.

Ça n'a ni queue, ni tête, mais l'intérêt n'est pas dans le scénario qui ne figure en fait que dans le texte qui déroule au début du film, on a en réalité affaire à une vidéo ressemblant à celles de Penthouse ou Playboy, nous offrant de jolis tableaux de charme, ni plus ni moins... Cela reste tout de même à réserver à un public averti et donc adulte, car il y a tout de même pas mal de plans assez explicites.

Parmi les charmantes jeunes femmes, on retrouve essentiellement un casting composé de filles venant de Tchécoslovaquie, comme Silvia Saint qui a joué dans de nombreux films pornographiques, notamment pour Private, Veronika Zemanova, Silvie Thomas et Martina Fox, ainsi qu'Amy Easton, qui est ici pas mal mise en avant.

C'est dans l'ensemble joliment filmé, même si certains passages feront un peu téléfilm, mais l'essentiel est que les jeunes femmes soient bien mises en valeur et c'est le cas! Enfin, en plus d'être émoustillé à la vue de ces jolies demoiselles, on se marrera également bien lors de la scène où la méchante s'en prendra, sans que l'on ne sache trop pourquoi, à d'inoffensives pastèques...

Vous avez envie d'un petit plaisir coupable, d'un petit film inoffensif montrant uniquement de jolies filles armées jusqu'aux dents se déshabillant rien que pour vous, une sorte de magazine de charme en vidéo? Alors ce "Actiongirls.com - Volume 1" est pour vous!

"Actiongirls.com" est sorti en DVD chez Bach Films le 24 février 2014, en même temps que deux autres titres de la collection. Le film est au format 1.33 4/3 avec une unique piste audio Dolby Digital 2.0. Le film étant sans dialogues, il n'y a pas les sous-titres annoncées sur la jaquette, en revanche le texte au début est traduit. Enfin, au niveau des bonus, il faudra se contenter de 5 bandes annonces de la collection dont 2 titres pour le moment non sortis.

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02.04.14

06:37:45, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le quotidien d’Adèle se partage entre sa famille, ses amis et son amour pour la littérature. À 15 ans, l’adolescente ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, séduisante étudiante en arts plastiques aux cheveux bleus, qui éveille son désir et va lui permettre de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres, Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...


Mon avis :

Ovationné par une majeure partie de la critique, Palme d'Or à Cannes 2013, César du Meilleur jeune espoir féminin 2014 pour Adèle Exarchopoulos, pour ce qui est des prix les plus prestigieux, "La vie d'Adèle" semble tout rafler sur son passage. Le tableau semblerait presque idyllique s'il n'avait pas été terni par la polémique susciter par les conditions de travail lors du tournage, dénoncées par les techniciens, puis par la suite par les deux actrices principales...


Attention, il me sera difficile de ne pas spoiler pour une fois lors de cette critique, mais de toutes manières le scénario pourrait tenir en trois lignes, alors franchement... Librement adapté de la Bande dessinée de Julie Maroh "Le bleu est une couleur chaude", qui remporta le Prix du Public lors du 38ème Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, "La vie d'Adèle" nous narre l'histoire d'une jeune femme qui après avoir découvert qu'elle était lesbienne, va vivre une histoire d'amour avec Emma, une lesbienne 100% assumée, une histoire qui va malheureusement se briser suite à une infidélité d'Adèle, toujours en doute sur son homosexualité...


Le sujet était plutôt attrayant et pouvait effectivement donner lieu à un très beau film, très émouvant, malheureusement comme une grosse partie des spectateurs et contre l'avis donc des professionnels, j'ai personnellement trouvé le film mortellement ennuyeux! Pas loin de 3 heures d'un ennui le plus total! Abdellatif Kechiche ("La Faute à Voltaire", "L'esquive", "La Graine et le mulet", "Vénus noire") s'éternise sur chaque plan, souvent des plans en plus absolument sans intérêt. De plus, les prises de vue sont vraiment très peu variées, le réalisateur aimant apparemment filmer ses acteurs essentiellement en gros plan...


Alors on pourrait se dire que les scènes de sexe très explicites, à la limite de la pornographie, qui occupent une bonne partie du métrage, vont nous réveiller quelque peu, mais non là encore, c'est l'ennui qui prédomine! Je ne suis pas un expert en relation lesbienne (Heureusement d'ailleurs!!!), mais à en croire les intéressées et notamment l'auteur de l’œuvre originale, celles-ci ne sont en plus pas très réalistes. Est-ce que le cinéaste aurait voulu se faire plaisir? Peut-être bien...


En tout cas, celui-ci me semble quelque peu irresponsable, car lors de la première scène de sexe où Adèle fait l'amour avec un homme, on voit bien que ce dernier n'a pas porté de préservatif durant l'acte et cela alors que c'est un premier rapport... Vous allez me dire que c'est peut-être un détail, mais comme le film se destine notamment à un public de jeunes adultes, parfois encore lycéens comme Adèle au début du film, voir d'adolescents (Euh, oui, pas d'interdiction aux moins de 18 ici, alors que certains films ont été plus menacés pour moins que ça...), on peut se demander si ce n'est pas un peu dangereux...


Le film se décompose en deux parties, deux chapitres comme son sous-titre l'indique d'ailleurs. Dans la première partie, Adèle est encore adolescente et découvre dans un premier temps qu'elle n'éprouve rien avec les hommes et dans un second temps elle s'aperçoit de son attirance sexuelle envers les femmes. Elle commence alors à vivre son histoire d'amour avec Emma, une jeune femme aux cheveux bleus attirée par l'Art.


Dans la seconde partie, on retrouve le couple quelques années après, Adèle est devenue institutrice et Emma artiste peintre. Elles vivent toujours heureuses, jusqu'au jour où Emma découvre qu'Adèle a une liaison avec l'un de ses collègues, joué par le ténébreux Benjamin Siksou ("Largo Winch", "Toi, moi, les autres"), qu'on avait découvert grâce à l'émission "Nouvelle Star".


Suite à leur rupture, Adèle va alors s'enfoncer dans une profonde déprime, n'arrivant pas se remettre de cette séparation, emportant notre héroïne vers un destin que l'on imagine tragique, ce qui était d'ailleurs le cas dans la BD... Eh bien non, là encore le cinéaste nous déçoit avec une fin, non pas heureuse (Heureusement!), mais laissant imaginer qu'il pourra en faire une suite. Est-ce bien utile? J'en doute, très sérieusement même!


Là, où il m'a également déçu, c'est par son manque de crédibilité. En effet, on ne croit pas un seul instant qu'il s'est passé quelques années entre les deux parties, d'ailleurs on ne sent à mon avis pas réellement d'évolution dans le couple et d'autre part, les scènes où Adèle est institutrice, d'abord en école maternelle, puis en école élémentaire, ne sont vraiment pas crédibles. On n'y croit pas un seul instant! Je me suis même demandé au départ si elle n'était pas animatrice...


Y a-t-il des choses à sauver dans ce film? Oui, les acteurs jouent plutôt bien, Léa Seydoux ("Une vieille maîtresse", "Inglourious Basterds", "Mission: Impossible - Protocole fantôme", "La belle et la bête") est 100% crédible en lesbienne, elle est d'ailleurs à la limite de la caricature. Quant à Adèle Exarchopoulos ("La rafle", "Tête de turc", "Chez Gino"), on voit qu'elle a vraiment donné de sa personne et qu'elle est rentrée en totale immersion avec son personnage.


Enfin, on notera également que le film bénéficie d'une photographie assez soignée signée Sofian El Fani ("Paris la métisse", "Le fil"), donnant lieu à quelques jolies images et d'une musique assez discrète et intimiste comme le film, mais plutôt réussie. Tout cela ne suffit évidemment pas à sauver le film, qui a mon avis a vraiment été surestimé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas souffert autant en regardant un film, cela datait de 1990 lorsque j'étais allé voir "Nuit d'été en ville" de Michel Deville avec Jean-Hugues Anglade et Marie Trintignant... Un vrai calvaire!


Bon, eh bien si malgré cela vous êtes toujours aussi curieux de découvrir ce film, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon courage! Dire qu'on a échappé pour le moment à une version encore plus longue...


"La vie d'Adèle" est sorti le 26 février 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD collector et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.40, 16/9ème avec pistes Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 2.40 avec une résolution de 1080/24p et une piste DTS-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent autrement les mêmes bonus, à savoir 3 scènes coupées (8 minutes), un entretien avec Abdellatif Kechiche et Adèle Exarchopoulos (30 minutes) et des bandes-annonces. Il est à noter également que celles-ci proposent enfin une piste en audiodescription Dolby Digital 2.0 et comportent également des sous-titres pour sourds et malentendants.





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01.04.14

06:35:15, Catégories: Top 10  

Le top 20 des meilleurs films catastrophe est à présent achevé.

Merci aux 17 participants qui se sont prêtés au jeu : surfeur51, barbe-noire, zardi, ikkoku59, bridoli, Johnny Fan, evilfred, alamo, dale cooper, ghostwolf, flo001fg, nicofeel, minimyr, asiafan, langeikki et c2302t.

Et un très grand merci à yannickv qui a fait le gros travail de synthèse !

Et sans plus tarder voici les résultats :

1. Titanic de James Cameron (1997, Etats-Unis) ;
2. La tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen (1974, Etats-Unis) ;
3. L'aventure du Poséidon de Ronald Neame (1972, Etats-Unis) ;
4. Le jour d'après de Roland Emmerich (2004, Etats-Unis) ;
5. Prédictions d'Alex Proyas (2009, Etats-Unis) ;
6. Le pic de Dante de Roger Donaldson (1997, Etats-Unis) ;
7. Apollo 13 de Ron Howard (1995, Etats-Unis) ;
8. 2012 de Roland Emmerich (2009, Etats-Unis) ;
9. Gravity de Alfonso Cuaron (2013, Etats-Unis) ;
10. Daylight de Rob Cohen (1996, Etats-Unis) ;
11. Twister de Jan de Bont (1996, Etats-Unis) ;
12. The impossible de Juan Antonio Bayona (2012, Etats-Unis) ;
13. Armageddon de Michael Bay (1998, Etats-Unis) ;
14. En pleine tempête de Wolfgang Petersen (2000, Etats-Unis) ;
15. Alerte ! De Wolfgang Petersen (1995, Etats-Unis) ;
16. La route de John Hillcoat (2009, Etats-Unis) ;
17. Deep impact de Mimi Leder (1998, Etats-Unis) ;
18. Vol 93 de Paul Greengrass (2006, Etats-Unis) ;
19. Quand la marabunta gronde de Byron Haskin (1954, Etats-Unis) ;
20. Sunshine de Danny Boyle (2007, Etats-Unis).

Ce top appelle évidemment quelques commentaires.

Le plus frappant concerne la nationalité des films. S'il est vrai que certains films ont été co-produits avec différents pays, il n'empêche que les Etats-Unis réalisent la performance unique d'être présents dans 100 % du top. Aucun film ne leur a échappé. On sait effectivement que la machine hollywoodienne était une arme redoutable au niveau des films catastrophe. On en a la preuve après ce top ! C'est un sans faute, voire un rouleau compresseur au niveau des Américains.
Il faut dire que le film catastrophe n'est pas franchement l'apanage des Européens, et encore moins des Français, donc est-ce franchement étonnant comme résultat.

Tous les cinéastes qui ont fait ces films ne sont pas pour autant tous américains. Loin d'en faut ! Il n'y a qu'à voir par exemple Alfonso Cuaron (Les fils de l'homme) qui a mis en scène le film le plus récent de la liste, qui date de fin 2013. On a aussi par exemple le britannique Danny Boyle ou encore Juan Antonio Bayona.
Au niveau des réalisateurs, quelques-uns sont des spécialistes de films catastrophes et placent plusieurs de leurs oeuvres dans ce top. On pense par exemple à Roland Emmerich qui, s'il ne se révèle pas d'une grande finesse dans sa filmographie, offre du grand spectacle avec des longs métrages tels que Le jour d'après et 2012. On a aussi Wolfgang Petersen qui place deux films dans le top avec En pleine tempête et Alerte !

Quelques mots sur les films à proprement parler. Il n'y a pas de surprise immense. Aux avant postes, et précisément sur le podiumn on trouve des fleurons du genre tels que Titanic de James Cameron, La tour infernale avec Paul Newman et Steve McQueen et L'aventure du Poséidon. Ces 3 films obtiennent respectivement 14, 13 et 14 citations (sur 17 tops recensés). Des incontournables en somme.
Cela étant, si l'on va plus loin dans le classement, la réelle surprise est peut-être de trouver des films qui sont tout de même loin d'être des incontournables. On pense à Daylight de Rob Cohen et à Deep impact. C'est peut-être le manque de films catastrophes qui a conduit certains dvdpascheriens à citer ces films qui leur dit quelque chose.

Sinon, on constate également une relative diversité des films catastrophes cités. Car il faut bien voir qu'il n'y a pas grand chose en commun entre le drame de Titanic, le film d'action avec La tour infernale, l'anticipation avec 2012, le film d'enquête avec Vol 93 et la science-fiction avec Sunshine. Cela prouve sur ce point que la définition du film catastrophe est très large et cela n'est pas un mal.

Terminons sur la date des films. On note que les films anciens sont peu représentés (un seul film des années 50 et deux des années 70). A l'inverse, les films récents s'en tirent très bien : 8 films des années 90, 7 films des années 2000 et donc 2 films des années 2010. Une idée est de penser que les spectateurs se souviennent des films qu'ils ont vu récemment au cinéma et qui comportent beaucoup d'effets spéciaux. C'est une théorie qui se vaut et qui n'empêche pas d'apprécier des œuvres plus lointaines, puisque la seconde place est tout de même tenue par La tour infernale.

En tout cas, voilà un top 20 inégal mais intéressant, qui met l'accent sur des films que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir.

A bientôt, pour un prochain top 20 !

Nicofeel

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