Archives pour: Mai 2014

31.05.14

06:38:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

À la fin des années 60, Linda étouffe au sein de sa famille que sa mère, aussi rigide que ses principes religieux, dirige d’une main de fer. C’est une belle fille de 20 ans, prête à embrasser la vie avec enthousiasme malgré sa timidité et sa naïveté. Quand elle rencontre Chuck Traynor, elle ne résiste pas à son charisme viril, quitte le domicile familial pour l’épouser et fait auprès de lui l’apprentissage d’une liberté qu’elle soupçonnait à peine. Chuck la persuade de ses multiples talents et l’incite à se laisser filmer lors de leurs ébats. Amoureuse et soumise, elle accepte de jouer quelques scènes d’un film pornographique. Quelques mois plus tard, en juin 1972, la sortie sur les écrans de "Gorge profonde" fait d’elle du jour au lendemain une star unique. Vivement encouragée par Chuck, Linda saisit à bras-le-corps sa nouvelle identité de reine de la liberté sexuelle.

Mon avis :

Si je vous dis « Linda Lovelace », j'en vois quelques uns qui esquisseront immédiatement un petit sourire lourdement évocateur... Si je vous parle de "Gorge profonde", évidemment cela évoquera quelque chose à tout le monde! Beaucoup d'entre nous n'avons pas vu le film, pourtant on en a tous entendu parler. Alors que les hommes béniront très certainement madame Lovelace d'avoir fait découvrir au monde entier cette pratique ô combien jouissive, les femmes dans leur grande majorité la maudiront très probablement... Allez savoir pourquoi?

Ce projet de biopic ne date pas d'aujourd'hui, cela faisait même une dizaine d'années qu'il traînait dans les tiroirs des studios hollywoodiens. Ceux qui s'attendent à voir du sexe dans "Lovelace" risquent d'être déçu ou du moins quelque peu désappointé, car le film ne se concentrera évidemment sur les incroyables performances buccales de la jeune femme, même si naturellement il ne pourra pas éviter le sujet. En fait, on va plutôt découvrir comment une jeune femme, Linda Susan Boreman, issue d'une famille très chrétienne, va devenir Linda Lovelace, l'une des plus grandes stars du porno avec seulement un film!

En 1972, alors âgée de 23 ans, Linda, une jeune femme au physique assez quelconque, va en effet avec "Deep Throat" devenir à son insu l'une des icônes de la libération sexuelle aux États-Unis. Pourtant, et c'est ce que va nous faire découvrir le film, le tableau ne sera pas si rose! Déjà, malgré l'immense succès du film qui aurait tout de même rapporté en 30 ans plus de 600 millions de dollars de recettes, Linda n'en retirera rien puisque même son cachet de 1250 dollars partit dans les poches de son mari de l'époque, Chuck Traynor, qu'elle rencontra 4 ans plus tôt.

Quatre années où la jeune femme subira la violence de son mari, ses menaces et durant lesquels il lui arrivera même de la prostituer! Eh oui, c'est assez sordide tout ça! D'ailleurs Linda n'hésitait pas à dire que lorsqu'on regarde "Gorge profonde", on la regarde en train de se faire violer! On se demande d'ailleurs comment le bonhomme réussira ensuite à se marier avec la sublime Marilyn Chambers, l'autre star de l'époque, connue pour son rôle dans "Derrière la porte verte".

Les réalisateurs Rob Epstein et Jeffrey Friedman, à qui on doit notamment le biopic "Howl" sur la vie d'Allen Ginsberg, le fondateur de la « Beat Generation », ont choisi de nous montrer au départ, la vie de Linda de façon pas idyllique, mais presque... Puis dans un second temps de nous faire voir l'envers du décors. Du coup, le choc est d'autant plus violent et on culpabilise presque d'avoir été fasciné par cette actrice légendaire et d'avoir pu fantasmer sur elle.

L'actrice Amanda Seyfried ("Lolita malgré moi", "Mamma Mia!", "Jennifer's Body", "Le chaperon rouge"), ici quelque peu enlaidie, est presque un peu trop jolie encore, mais est tout de même très crédible dans ce rôle qu'elle incarne avec une réelle conviction. Dans le rôle de Chuck Traynor, Peter Sarsgaard ("Dans la brume électrique", "Esther", "Night and Day", "Green Lantern") arrive à rendre presque attachant ce personnage assez ignoble et manipulateur. Bel exploit!

Sharon Stone ("Total Recall", "Basic Instinct", "Mort ou vif", "Largo Winch II") est tout à fait méconnaissable dans le rôle de la mère de Linda, une femme très puritaine (Tout le contraire de l'image que l'on peut avoir de l'actrice depuis son jeu de jambes dans "Basic Instinct"!).

Dans le rôle de son mari, Robert Patrick ("Terminator 2 - Le jugement dernier", "Copland", "Walk the Line") est un père émouvant tout à fait convaincant. On notera enfin la présence de Chris Noth ("New York - Police judiciaire", "Sex and the City", "The Good Wife"), James Franco ("Spider-Man 3", "Harvey Milk", "127 heures", "Le monde fantastique d'Oz") ou encore Juno Temple ("Killer Joe", "Maléfique").

Un beau casting qui y est pour beaucoup d'ailleurs dans la réussite du film. "Lovelace" se conclut par contre presque trop vite ; on en attendait un peu plus! On aurait aimer que le film aborde un peu plus sa vie d'après cette période où elle était devenue une star. Le film nous offre par contre une belle reconstitution des années 70 avec un réel soin apporté aux décors et costumes nous replongeant avec bonheur dans cette période ô combien fascinante.

"Lovelace" n'est pas le premier film à nous montrer l'envers du décor de l'industrie de la pornographie, on avait notamment eu le droit au sympathique téléfilm "Classé X" d'Emilio Estevez sur la vie des deux réalisateurs de "Derrière la porte verte" ou encore à "Wonderland" avec Val Kilmer, qui nous montrait une facette de la vie de John Holmes bien différente de celle que nous offrait le "Boogie Nights" de Paul Thomas Anderson... Alors oui, on peut regretter que la pornographie n'ait plus le même charme aujourd'hui que dans les films des années 70, mais la réalité n'était pas forcément plus enviable, même s'il ne faut pas non plus trop noircir le tableau! Pas un chef d’œuvre, c'est sûr, mais un film largement recommandable tout de même!

"Lovelace" est sorti le 14 mai 2014 chez France Télévisions Distribution en DVD et Blu-ray. Sur l'édition DVD, le film est présenté au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray propose le film quant à lui au format 1.85 avec une résolution de 1080p et pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio 5.1.

On regrettera par contre l'absence de bonus alors que l'édition américaine offrait notamment un "Behind Lovelace"... Des scènes coupées auraient pu également être intéressantes surtout quand on sait que les scènes avec Sarah Jessica Parker ("Sex & The City") ont été coupées au montage! Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez en revanche vous rabattre sur le DVD du documentaire "Inside Deep Throat" sorti chez Seven7 / Metropolitan Filmexport.

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30.05.14

06:37:36, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Carter et Jordyn Flynn ne sont pas des parents ordinaires. Ils parcourent le monde protégeant les reliques des contes de fée. Lorsqu’ils disparaissent, leurs deux fils, Paxton et Tripp, partent à leur recherche et se retrouvent sur la piste du célèbre miroir de Blanche Neige...

Mon avis :

Vous aimez les films de chasse aux trésors genre « Indiana Jones » ou « Benjamin Gates » et vous ne n'avez rien de nouveau à vous mettre sous la dent? Eh bien voici "The Hunters", un téléfilm assez récent puisqu'il date de 2013 et qui devrait vous contenter en attendant un nouveau blockbuster...

Titré pour sa sortie en France, "L'ordre des gardiens", ce long-métrage de la réalisatrice canadienne Nisha Ganatra ("Chutney Popcorn", "Fast Food High", "Cake") nous offre une chasse aux trésors assez classique, mais ayant tout de même l'originalité d'utiliser des contes classiques comme "Blanche Neige", "Le petit chaperon rouge" ou encore "Cendrillon".

Le film se suit sans déplaisir, mais sans grande passion non plus. Les scènes d'action sont plutôt pas mal, même si on regrettera qu'elles ne soient pas plus nombreuses et un peu plus spectaculaires. En revanche, les énigmes sont un peu trop simples et n'impliqueront pas suffisamment le téléspectateur... Dommage!

Les acteurs sont en revanche un peu trop lisses et semblent avoir été choisi pour toucher essentiellement le public adolescent, celui qui suit les aventures de « Percy Jackson » par exemple...

Pas de grosses, grosses stars dans ce film, mais on notera tout de même la présence de l’acteur Victor Garber ("Nuits blanches à Seattle", "Titanic", "Harvey Milk", "Argo") en méchant traite et de la toujours charmante Michelle Forbes ("Kalifornia", "Swimming with Sharks", "Los Angeles 2013", "24 heures chrono", "Prison Break", "True Blood"), qui incarne à merveille cette mère aventurière et sportive.

Parmi les jeunes, Robbie Amell ("Scooby-Doo! The Mystery Begins", "Struck", "Revenge") sera assurément le beau gosse qui sera là pour émoustiller les jeunes demoiselles. Alexa PenaVega ("Spy Kids", "Repo! The Genetic Opera", "Mother's Day", "Machete Kills"), l'héroïne des « Spy Kids », fera quant à elle par contre un petit peu trop âgée maintenant pour incarner ce rôle de toute jeune adulte et risque de laisser les ados quelque peu indifférent.

Keenan Tracey ("Bates Motel") est en revanche bien choisi pour jouer le rôle du jeune génie de la famille. La jolie méchante jouée par Kira Clavell ("Nikita", "House of the Dead") apporte quant à elle une petite touche d'humour au film, mais aurait pu être un peu plus exploitée. La fin du film laisse entrevoir de nouvelles aventures, alors wait and see!

Au final, "L'ordre des gardiens" sera un petit divertissement assez prévisible, mais agréable à suivre et on en attendait pas tellement plus de la part d'un téléfilm...

"L'ordre des gardiens" est sorti le 21 mai 2014 chez M6 vidéo/Factoris Films en DVD et Blu-ray. La version DVD présente le film au format 1.78 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise DTS Digital Surround 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous offre le film au format vidéo AVC 1080P/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 7.1 DTS-HD High Resolution Audio. Les deux éditions proposent un making of d'environ 10 minutes en version originale sous-titrée français et la bande annonce en guise de bonus. Le film est également disponible en Streaming / V.O.D.

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26.05.14

05:26:52, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Huit personnes qui ne se connaissent pas, se retrouvent isolées sur une île déserte appartenant à un riche homme d’affaires un peu fou. Un jeu macabre s’engage : Ils ont sept jours pour faire face à une centaine de requins sanguinaires et survivre...

Mon avis :

La société de production The Asylum nous offre régulièrement de petits films de qualité certes très discutable, mais souvent assez fun et bien barrés. Ils ont évidemment quelques films de requins à leur catalogue comme le récent "Sharknado" ou encore ce "Shark Week" datant de 2012...

The Asylum s'est souvent spécialisé dans la confection de mockbusters, c'est-à-dire des copies de blockbusters, surfant sur le succès de ces derniers et induisant parfois malheureusement le consommateur en erreur. Mais bon franchement, soit dit en passant, si les gens se font avoir, c'est vraiment qu'ils ne font pas très attention!

Avec "Shark Week", ils vont surtout exploiter le filon du film de requins en général, qui a toujours ses amateurs... Donc ici, pas de copie de films en particulier! Le film de Christopher Douglas-Olen Ray ("Mega Shark vs Crocosaurus", "Almighty Thor", "L'Attaque du requin à deux têtes"), fils du mythique Fred Olen Ray ("Scalps", "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons"), est même plutôt original niveau scénario.

En effet, ici, Tiburon, un riche homme d'affaires voulant se venger de la mort de son fils, va faire enlever 8 personnes sans lien apparent au départ, qu'il va ensuite faire emmener sur une île quasi déserte (Eh oui, il y a tout de même une immense demeure!) où il va pouvoir se livrer à une chasse à l'homme on ne peut plus originale, puisque les victimes seront attaquées par une multitude de requins de races différentes...

Après les avoir réunis autour d'une piscine, Tiburon, joué par Patrick Bergin ("Les nuits avec mon ennemi", "Robin des Bois", "Jeux de guerre", "Le cobaye 2"), va les guider vers d'autres lieux où ils seront également victimes de squales pour le plus grand plaisir de sa compagne, jouée par Yancy Butler ("Chasse à l'homme", "Drop Zone", "Kick-Ass"), avide de jeux sadiques et évidemment mortels.

Les attaques ne seront guère originales, car contrairement à d'autres films de requins produits par The Asylum, ceux-ci n'auront pas de supers pouvoirs (Eh non, ils ne volent pas, ne sont pas géants etc...). Ce n'est pas pour autant que le film gagnera en crédibilité...

Bon, ce n'est pas un chef d’œuvre, vous vous doutez bien, on serait même plutôt proche du nanar, mais le film est plutôt plaisant notamment grâce à un final assez amusant et au couple fortuné qui est étonnamment assez sympathique malgré le sadisme dont il fait preuve. D'ailleurs ce sont vraiment ces deux acteurs qu'on retiendra, le reste du casting n'étant là que pour nourrir ces pauvres bêtes qui devaient être affamées...

Les effets spéciaux numériques sont assez cheap, mais ça passe plutôt bien, apportant même un petit côté fun et nanar supplémentaire au film. Le film manque toutefois quand même de rythme et le réalisateur aurait probablement pu amener un peu plus d'action à son film pour le rendre plus attrayant, car il y a quand pas mal de parlote...

Vous avez une envie de films d’attaques de requins, mais vous en avez marre des nanars copiant indéfiniment le chef d’œuvre de Steven Spielberg, alors ce "Shark Week" devrait faire l'affaire!

Précédemment sorti en octobre 2013 au sein d'un coffret regroupant également "Beach Shark" et "Jurassic Shark", "Shark Week" est ressorti le 20 mai à l'unité chez Zylo, dans une édition on ne peut plus simple puisqu'on a le droit au film uniquement, au format 1.77 16/9ème avec une unique piste française Dolby Digital 5.1, alors que le DVD US nous offrait une featurette et un bêtisier en bonus. Pour en même temps, est-ce bien nécessaire pour ce type de films? Pour vous faire une idée, n'hésitez pas à regarder la bande annonce du film!
Pour suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

Crédits photos : The Asylum Entertainment – Tous droits réservés

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Coffret requins : Shark week + Beach shark + Jurassic shark

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23.05.14

05:30:48, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Contraint de suspendre ses enquêtes suite à l’enlèvement de sa fille, le commissaire Cattani continue clandestinement son combat impitoyable contre la Mafia. Il va mettre à jour un trafic d'armes de plusieurs millions de dollars, s'exposant ainsi à de nouveaux dangers et de nouveaux ennemis...

Mon avis :

Cette saison 2 de la série italienne "La Mafia" n'avait jamais été diffusée en France et c'est donc réellement une aubaine que l'éditeur Showshank Films la sorte enfin chez nous...

On retrouve dans cette deuxième saison, le personnage du commissaire Corrado Cattani, interprété par Michele Placido ("Lulu", "Trois frères", "Le Plaisir (et ses petits tracas)", "Arrivederci amore, ciao"), suspendu de ses fonctions et ayant quitté l’Italie pour la Suisse en compagnie de sa femme dont il est en fait séparé, pour s'occuper de sa fille, qui avait été kidnappée, torturée et violée à la fin de la première saison.

Sa femme essaye toujours de reconstruire leur couple, mais pour lui leur couple est irrémédiablement détruit, même s'ils feront illusion pour leur fille hospitalisée dans une clinique neurologique. Rapidement l'enquête sur laquelle il travaillait va le rattraper, les exécutions sommaires vont s'enchaîner et même s'il refusera de reprendre du service dans un premier temps, les événements feront qu'il replongera!

Cette deuxième saison commence d'ailleurs par un premier épisode assez fort où il va perdre sa fille. Ainsi plus rien ne le retiendra à Genève... Dès son retour en Sicile, dans le deuxième épisode, il va tomber dans un traquenard qui va tout le droit le mener en prison.

Autant dire qu'avec ces deux premiers épisodes, on est déjà assez loin de ce qui pouvait quelque peu déplaire dans la première saison, à savoir son manque d'action et son côté un peu trop accès sur la romance, bien que dès cet épisode, on sent qu'il va en commencer une avec la comtesse Olga Camastra, jouée par Florinda Bolkan ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "Le venin de la peur", "La longue nuit de l'exorcisme") et cela malgré sa trahison dans la première saison...

Il faut dire que notre incorruptible commissaire est devenu beaucoup plus stratège après les claques qu'il s'est pris et va alors faire des alliances assez inattendues. D'ailleurs dans le troisième épisode Cattani va réellement commencer à infiltrer l'organisation criminelle, collaborant alors avec ses anciens ennemis pour mieux les faire tomber.

Dans les épisodes quatre et cinq, il va se retrouver de plus en plus seul, suite aux décès de certains de ses « alliés ». Ses relations avec la comtesse seront toujours aussi particulières, les deux amants ne dévoilant pas leur relation en public. Cette saison se conclut, comme on pouvait l'imaginer, avec notre commissaire qui abat enfin ses cartes et bien évidemment un dernier coup d'éclat de la part de la Mafia, bouleversant et nous laissant pantois...

On retrouve dans cette deuxième saison quelques acteurs connus, que cela soit français ou étrangers comme François Périer ("Hôtel du Nord", "Orphée", "Le samouraï", "Z", "Le cercle rouge") toujours aussi excellent, Daniel Ceccaldi ("La peau douce", "Du rififi à Paname", "Baisers volés", "Mort d'un pourri") ou encore Martin Balsam ("12 hommes en colère", "Psychose", "Diamants sur canapé", "Les nerfs à vif", "Tora! Tora! Tora!").

Il est à noter d'autre part que la musique de la série est signée par le grand Ennio Morricone ("Le Bon, la Brute et le Truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le Clan des Siciliens")...

Malgré le peu d'empathie qu'on éprouvera pour les personnages de la série, "La Mafia" est une série prenante et une fois qu'on est pris dedans, difficile de la lâcher!

Cette saison 2 de "La Mafia" est sortie le 4 février chez Showshank Films, repartie sur 3 disques, au format 1.33, 4/3 avec pistes française et italienne Dolby Digital 2.0 et sous-titres français.

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21.05.14

07:52:26, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une tentative désespérée pour sauver son mariage, Raúl emmène sa femme Ana et son fils Nico fêter Noël dans un chalet isolé au cœur des montagnes. Mais rapidement Samuel, un habitant du village voisin, s'immisce dans leur vie et se rapproche de plus en plus d'Ana et Nico. Un trouble s'empare de Raúl et des phénomènes étranges de succèdent, transformant ce havre de paix en véritable cauchemar...

Mon avis :

Après un passage hors compétition au 21ème festival international du film fantastique de Gérardmer, "L'emprise du Mal" nous arrive directement en vidéo grâce à Wild Side Vidéo, l'occasion pour nous de découvrir si ce nouveau film en provenance d’Espagne est à la hauteur de ce qu'on a maintenant pris l'habitude de voir depuis quelques années en matière de cinéma d’horreur et de fantastique ibérique...

Avec un tel titre, on s'attend à un énième film de possession diabolique, mais en fait non, "L'emprise du Mal" sera plutôt dans la veine d'un "Shining". D'ailleurs le film de Miguel Ángel Toledo entretient pas mal de similitudes avec le film de Kubrick... Le cadre notamment, mais également la folie du personnage principal... et le fait aussi qu'on ait affaire à un couple qui va mal, avec un jeune garçon! Drôles de coïncidence!

L'histoire est relativement simple : Afin de sauver son couple, Raúl emmène sa femme Ana et son fils Nico passer Noël dans un chalet à la montagne en plein cœur d'une forêt. Ana va rapidement se rapprocher de Samuel, un voisin menuisier, envoyé par le propriétaire de la maison, ce qui va provoquer la jalousie de Raúl, qui va peu à peu basculer dans la paranoïa et la folie...

Le scénario de ce thriller psychologique co-écrit par le réalisateur et par Juan Carlos Fresnadillo ("Intacto", "28 semaines plus tard", "Intruders") est donc assez classique, mais ce n'est pas pour autant que celui-ci sera aisé à suivre, car constamment il va se jouer du spectateur, mélangeant passé, présent et futur, de même que la réalité avec les visions de Raúl.

Le film est assez peu rythmé, mais se suit tout de même agréablement et avec intérêt, grâce notamment au talent des acteurs et en particulier à celui de Gustavo Salmerón ("99.9", "Mensaka", "Souvenirs mortels", "Reinas") dont l'interprétation est vraiment habitée, mais aussi justement grâce à ce montage particulier et forcément intrigant. On se demande jusqu'au bout où est la réalité et où est la fiction... C'est avant tout un film d'ambiance, à part un ou deux moments un petit peu gore, le film ne fait pas dans la démonstration.

On n'est pas là non plus pour sursauter ou avoir des sueurs froides. Le film est visuellement splendide avec une photographie irréprochable. Toutefois, malgré de bonnes idées, comme l'utilisation des marionnettes, on peine à être pleinement convaincu. Peut-être qu' à force de brouiller les pistes, le réalisateur nous perd un peu en même temps?

Pour son premier long-métrage, Miguel Ángel Toledo signe donc un thriller psychologique en demi-teinte, basé essentiellement sur l'ambiance et à la limite constamment de l'horreur. Pas désagréable et même prometteur, mais surtout pas inoubliable!

"L'emprise du Mal" est sorti le 7 mai 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD est présenté au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes espagnole Dolby Digital 5.1 et française DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution du film 1080, 24p avec des pistes espagnole & française DTS-HD Master Audio 5.1. Les suppléments, communs aux deux éditions, se composent d'un making of (24’) et de la bande annonce.

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20.05.14

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Maria et Frida, de belles jumelles orphelines, viennent s'installer dans le village de Karnstein chez leur oncle Gustav, un puritain fanatique qui dirige une secte religieuse redoutée pour ses chasses aux sorcières et ses supplices sur le bûcher. Un soir de messe noire, le Comte Karnstein organise le sacrifice d'une vierge dans son château...

Mon avis :

Dans les années 60/70, les distributeurs français avaient l'habitude d'inclure dans les titres des films des noms de personnages n'ayant rien à voir avec ceux-ci dans le but bien évidemment de faire un maximum d'entrées en salle... Ce sera le cas de pas mal de westerns spaghetti utilisant les noms par exemple de Sartana ou de Django, cela sera également le cas pour des films fantastique où le nom de Dracula sera utilisé alors qu'à aucun moment celui-ci ne sera au cœur de l'histoire. Parmi eux, "Les sévices de Dracula" qui toutefois parlera bien de vampires, ce qui ne sera pas le cas pour "Comtesse Dracula" en revanche, bien que dans le cas de ce dernier, cela ne vienne pas des distributeurs français et qu'il y aura malgré tout une certaine logique dans le choix de ce titre...

Malgré son retitrage français et la présence de Peter Cushing ("Frankenstein s'est échappé", "Le Cauchemar de Dracula", "Le Chien des Baskerville"), il ne sera donc aucunement question du comte Dracula, ni même du professeur Van Helsing, le célèbre chasseur de vampires dans "Twins of Evil", le troisième film de la Hammer consacré à la Comtesse Mircalla Karnstein, personnage inspiré de "Carmilla", une nouvelle fantastique de Joseph Sheridan Le Fanu.

Le film est signé John Hough ("La maison des damnés", "Incubus", "American Gothic"), un réalisateur connu également pour avoir officié par le suite pour Disney avec des films comme "La montagne ensorcelée", "Les visiteurs d'un autre monde" ou encore "Les yeux de la forêt". "Les sévices de Dracula" débute comme un film sur l'inquisition avec une chasse aux sorcières (de pauvres jeunes femmes innocentes!) menée par Gustav Weil, le personnage joué par Peter Cushing, qui se trouve à la tête d'une confrérie.

Ils n'hésitent pas à s'en prendre aux pauvres gens, par contre, lorsqu'il s'agit du comte Karnstein, interprété par le charismatique Damien Thomas ("Le message", "Sinbad et l’œil du tigre"), qui soit dit en passant est vraiment crédible en vampire, là, curieusement, ils n'osent rien faire de peur que l'Empereur les châtie, malgré la vie de dépravé qu'il mène et sa pratique de la magie noire...

Seulement voilà, suite aux décès de leurs parents, les nièces de Gustav Weil, jouées par les sœurs jumelles Mary et Madeleine Collinson ("She'll Follow You Anywhere", "Love Machine"), vont venir vivre chez lui et attirer la convoitise du comte (surtout Frieda, jouée par Madeleine, qui s'avère être beaucoup plus dévergondée que sa sœur Maria!) et pour ne rien arranger celui-ci va devenir vampire après avoir ressusciter la comtesse Mircalla, personnage qui ne tiendra d'ailleurs qu'un rôle secondaire ici, mais apparaissant tout de même lors d'une scène très sensuelle à l'érotisme hautement suggestif...

Ce qui est assez étonnant par contre dans le film, c'est que des meurtres perpétrés par un vampire ont lieu avant la transformation du comte et sans qu'on ne sache qui en est l'auteur. D'ailleurs on n'aura à aucun moment la réponse!

Malgré tout on a ici affaire à un très bon film de la Hammer avec un scénario qui tient bien la route écrit par Tudor Gates ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "The Vampire Lovers"), une mise en scène impeccable avec un rythme parfaitement maîtrisé, une très belle photographie signée Dick Bush ("La nuit des maléfices", "Dracula '73", "Phase IV", "Le convoi de la peur"), de très beaux décors et une fabuleuse musique composée par Harry Robertson ("The Vampire Lovers", "Lust for a Vampire", "Comtesse Dracula") avec des consonances rappelant bizarrement par moments le cinéma italien.

Le film est de plus étonnamment gore pour un film de 1971 avec en plus des effets spéciaux assez convaincants pour l'époque. Il contiendra également une pointe d'érotisme soft, qui curieusement ne sera que très peu amené par les sœurs Collinson, pourtant connues pour avoir été les premières jumelles à poser pour un magazine de charme, en l’occurrence Playboy. Les deux actrices « amatrices » vont s'avérer plutôt bonnes comédiennes, malgré le fait que ce ne soit pas leur métier et qu'elles seront ici doublées en raison de leur accent (Elles sont originaires de Malte!). D'ailleurs celle-ci arrêteront leur carrière cinématographique après ce film...

Sans figurer parmi les chefs d’œuvre de la Hammer, "Les sévices de Dracula" demeure tout de même un excellent divertissement horrifique qui ravira les amateurs...

"Les sévices de Dracula" est ressorti en DVD et combo Blu-ray + DVD le 6 mai chez Elephant Films dans sa collection Hammer. Le DVD propose le film au format 1.77 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby digital mono et bien entendu sous-titres français. Le Blu-ray quant à lui propose le film format 1.77 avec un encodage Full HD 1920x1080i et pistes anglaise et française DTS-HD Dual mono et sous-titres français. Les bonus se composent d'une intéressante présentation du film par Alain Schlockoff, d'une galerie d'images et de 2 bandes annonces de la collection Hammer, celle de "Comtesse Dracula" et celle de "Le Club des Monstres".

Le film était précédemment sorti en DVD en octobre 2003 chez Une Vidéo / CIDC dans une édition minimaliste proposant le film au format respecté 1.66 mais 4/3 (Elephant films a préféré faire le choix du 16/9ème ce qui fait perdre par contre un peu d’image...) et pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0.

Petit comparatif entre les éditions DVD Elephant Films et Une Vidéo / CIDC:

Elephant Films
Une Vidéo / CIDC
Elephant Films
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19.05.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

"Art/Crime" présente Rémy Couture, artiste maquilleur d’effets spéciaux, arrêté en octobre 2009 à la suite d’une plainte portant sur un site Web où son travail hyper réaliste était exposé. Par les témoignages de différents intervenants, dont Robert Morin, Mario Dumont, Patrick Senécal et Nacho Cerdà, les questions du spectacle de la violence, du métier d’artiste et de la censure sur le Web sont abordées.

Mon avis :

L'affaire Rémy Couture a fait grand bruit au Canada et dans le monde de l'horreur, de son arrestation en octobre 2009 jusqu'à son acquittement en décembre 2012... C'est de cette affaire que le documentaire "Art/crime" traite, tout en voulant aborder également par ce biais les thèmes de la liberté d'expression artistique et de la censure.


Suite à une plainte venant d'Interpol concernant son site web, InnerDepravity.com, le maquilleur d'effets spéciaux Rémy Couture ("Humains", "Discopathe") fût arrêté le 29 octobre 2009, accusé de corruption des mœurs selon l’article 163. C'est en effet suite à des plaintes en provenance d’Allemagne que tout s'est déclenché et que Rémy Couture va vivre un enfer qui va durer trois longues années. Trois ans d’inquiétude où il va se demander ce qu'il allait lui advenir (Il risquait tout de même jusqu'à deux ans d'emprisonnement!) et tout ça pour avoir montrer de l'horreur, certes très réaliste mais évidemment fictive, impliquant d'une part des scènes de viol (sans caractère pornographique contrairement à ce qui a pu être dit) et d'autre part un jeune garçon qui se fait tuer (Je vous rassure il se porte très bien et s'est beaucoup amusé durant le tournage!) ou encore filmé en train de manger une fausse main...

Le problème n'est pas de juger si une telle démarche artistique est bien ou pas, mais plutôt de se demander si cette forme d'art peut être condamnable ou pas. Car si tel était le cas, beaucoup de réalisateurs de films d'horreur, notamment ceux œuvrant dans le torture porn ou dans le cinéma extrême, auraient sacrément du soucis à se faire. Pour agrémenter son documentaire, le réalisateur Frédérick Maheux ("Théorie de la religion") a notamment fait appel à des modèles ayant travaillé avec Rémy Couture (Tous sont ravis de leur expérience et lui restent fidèle!), des réalisateurs ou scénaristes œuvrant dans le même genre comme Nacho Cerdà ("Aftermath", "Abandonnée"), Éric Falardeau ("Thanatomorphose") ou encore Patrick Senécal ("5150 Rue des Ormes"), mais aussi un policier porte-parole et un professeur et chercheur universitaire et bien entendu Rémy Couture en personne.

Nacho Cerdà

Le maquilleur a ici largement la parole (Normal!) et on voit bien qu'il n'est pas le type dépravé ou détraqué que les autorités judiciaires ont voulu à un moment nous décrire, allant jusqu'à dire que celui-ci se masturbait devant ses vidéos! Non, c'est juste un amateur de films d'horreur comme il y en a des millions, qui a poussé sa passion jusqu'à en faire son métier. La plus part des intervenants vont dans ce documentaire soutenir Rémy et la liberté d'expression, ce qui semble tout à fait normal car la démarche d'un tel procès paraît complètement stupide, mais il aurait pu être aussi intéressant d'entendre l'un de ses détracteurs, car si le policier porte-parole interrogé ne le soutiendra pas, il restera tout de même très neutre. Il faut préciser qu'au moment où a été fait le documentaire, le procès n'avait pas encore eu lieu et donc que les personnes en charge de l'affaire ne pouvaient pas s'exprimer.

Éric Falardeau

C'est d'ailleurs le seul autre véritable regret, car le documentaire est certes assez complet, mais on pourra tout de même déplorer que le réalisateur ne soit pas allé jusqu'au dénouement du procès... Toujours est-il que fort heureusement Rémy Couture sera finalement relaxé au bout de trois années d'angoisse! Quelle perte de temps, d’argent et d'énergie pour des faits qui n'auraient même pas dû nécessiter d'autres enquêtes qu'une simple enquête de routine de la part des policiers...

Catherine Allard, l'un des modèles de Rémy Couture

A travers le cas de Rémy Couture, "Art/crime" nous offre donc une réflexion intéressante sur la liberté d’expression notamment à travers la diffusion artistique sur le Web, mais aussi une réflexion sur la bêtise humaine...

Si vous souhaitez vous procurer le DVD, vous pouvez le faire via le site officiel du film. Le film est en français avec quelques interventions en anglais sous-titrés. En bonus, celui-ci contient les courts métrages "Inner Depravity" 1 et 2, des bandes annonces et une galerie photos.

Il est à noter également que le film sera diffusé le 30 mai prochain à 20 heures 30, lors du Sadique-master virtual festival, suivi des courts métrages "Inner Depravity" 1 et 2 pour ceux qui voudraient le découvrir à moindre coût.

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16.05.14

05:49:13, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Tout juste licencié et menacé d’expulsion, un jeune papa endetté voit sa vie bouleversée quand il rencontre, dans un bar, un couple de gens aisés qui lui propose une solution à ses problèmes financiers... Mais à quel prix?

Mon avis :

Malgré l'Oeil d'Or du public reçu au PIFFF 2013, "Cheap Thrills" n'aura pas eu les honneurs d'une sortie en salle chez nous et c'est donc directement en DVD que celui-ci débarque chez Luminor.

"Cheap Thrills" est le tout premier long-métrage réalisé par E.L. Katz, qui était auparavant journaliste dans la presse spécialisée horreur et musique. Il n'en est toutefois pas à sa première expérience dans le milieu du cinéma, puisqu'on lui doit notamment les scénarios de "Home Sick" et "Pop Skull". Bénéficiant d'un budget assez réduit, E.L. Katz va essentiellement tourner son film en huis clos avec quatre acteurs principaux, même si quelques scènes seront tournées dans d'autres lieux avec quelques acteurs secondaires.

Le scénario écrit par Trent Haaga ("Deadgirl", "American Maniacs") et David Chirchirillo ("616: Paranormal Incident") exploite ici à fond le principe du jeu « du cap ou pas cap? » en allant crescendo, partant des petits défis innocents au départ pour finir par des défis complètement extrêmes à la fin...

Craig, un écrivain raté travaillant dans un garage se retrouve du jour au lendemain sans emploi et menacé d'être expulsé de son logement avec femme et enfant. Alors qu'il est à picoler dans un bar, il tombe sur un ancien ami , Vince, à la situation tout aussi précaire, quoique plus marginale. Les deux compagnons d'infortune vont alors croiser le chemin d'un couple fortuné qui va s'amuser à leur lancer des défis de plus en plus fous pour de l'argent... Au départ complices, les deux amis vont rapidement se retrouver confronter l'un à l’autre!

Voilà en gros le sujet du film! Peu à peu, ce qui s'apparentait à une comédie noire va basculer dans l'horreur, installant un climat malsain et glauque mettant le spectateur particulièrement mal à l’aise. Il faut dire qu'on passe de celui qui boira son verre le plus vite à celui qui acceptera de se couper un doigt en passant par le premier qui déféquera chez le voisin et bien entendu l'horreur ne s’arrêtera pas au petit doigt, vous vous en doutez bien!

Il faudra bien évidemment avoir le cœur bien accroché par moments, même si on a bien entendu vu bien pire... Le film pose bien entendu la question de ce qu'on serait capable de faire pour de l'argent... Eh bien très probablement beaucoup de choses dont on ne se croirait pas capable! Car la nature humaine est comme ça, l'appât du gain peut faire tourner les têtes et nous pousser à faire les choses les plus folles, voir de basculer purement et simplement dans la barbarie! Ferions-nous réellement les mêmes choses? Peut-être pas, mais pourtant cela laisse songeur, car se connaît-on vraiment?

Le film traite également de la société américaine, de son insécurité sociale, des différences de plus en plus importante entre les différentes classes sociales où les riches peuvent tout acheter et finissent par vouloir ce qui n'est normalement pas à vendre. Ici le couple se délectera de voir jusqu'où ils peuvent emmener ces deux hommes qui n'ont pas la chance comme eux d'être à l'abri du besoin.

Sara Paxton ("La dernière maison sur la gauche", "Shark 3D", "Static") et Pat Healy ("Rescue Dawn", "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford") se retrouvent une nouvelle fois au générique d'un même film après le "The Innkeepers" de Ti West et tous les deux sont vraiment très bons, Sara Paxton par sa nonchalance qui en fait un personnage finalement assez sympathique et Pat Healy, par son implication dans le rôle de Craig, l'acteur semblant être complètement rentré dans son personnage de looser.

Ethan Embry ("Motel", "Brotherhood", "Once Upon a Time") et David Koechner ("Des serpents dans l'avion", "Paul", "Destination Finale 5") sont également tous les deux excellents. Le quatuor y est beaucoup d'ailleurs dans la réussite du film, mais il y a aussi les dialogues, nombreux et souvent savoureux et cet humour noir grinçant qui restera présent jusqu'à la fin du film malgré la violence grandissante instaurant un climat assez tendu.

Voilà une première œuvre coup de poing qui fait plaisir à voir! Espérons que le réalisateur ne s'arrêtera pas en si bon chemin et transformera à nouveau l'essai la prochaine fois...

"Cheap Thrills" est sorti en DVD le 23 avril chez Luminor au format 2.35 16/9 avec version originale Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français imposés. Cette édition propose en bonus un making of d'environ 40 minutes et le film annonce.

Cheap thrills

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14.05.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

De gigantesques requins préhistoriques des neiges, réveillés par une avalanche, vont perturber le Spring Break dans la station de ski de Mammoth. Avec l'aide du Shérif local, de jeunes "Springbreakers" vont tenter de les éliminer.

Mon avis :

Mon Dieu! Mon Dieu!!! Excusez-moi de jurer ainsi, mais là pour être du grand n'importe quoi, c'est du grand n’importe quoi! Mais comment peut-on avoir l'idée saugrenue de faire un film de requins à la montagne? Quelles substances illicites ont bien pu ingurgiter les créateurs de ce truc en provenance du Canada?

Comme son titre l'indique, "Avalanche Sharks : Les dents de la neige" est un film à prendre au énième degré. On n'est là pour se marrer, si possible entre potes (Oui, en général les gonzesses sont quelque peu larguées par ce genre de délire!) et c'est tout! Scott Wheeler ("Celebrity Sex Tape", "Sink Hole"), surtout connu pour son travail dans les effets spéciaux signe là un film fauché, mais complètement barré où des requins préhistoriques des neiges vont être réveillés par une avalanche. Les redoutables prédateurs vont alors s'en prendre à de jeunes « Springbreakers » venus s'éclater sur les pistes...

Dès la première scène, le ton est donné, c'est gore, fun et avec des dialogues complètement cons, mais bien fendards! Grâce à ses répliques croustillantes, son rythme soutenu, ses jolies filles peu vêtues (Eh oui, normal!) et ses litres d'hémoglobine à revendre, "Avalanche Sharks" va s'avérer être très plaisant à regarder, même si on aurait bien aimé voir au moins un quart de nichon dans le film!

Car malheureusement ces jeunes ne pensent qu'au cul, les jeunes filles sont aguicheuses au possible, mais contrairement aux séries B, voir Z, de ce genre que l'on avait dans les années 80, ici on n'aura pas le droit de voir quoique ce soit... Mince alors! D'ailleurs ces satanés requins passeront leur temps à nous en priver, bouffant les demoiselles au moment même où elles allaient se dévoiler un peu plus! Mais qu'a-t-on fait pour mériter ça? Le budget était-il vraiment trop restreint?

Peut-être, car le film a effectivement bénéficié de peu moyens, ce qui se ressent évidemment dans les effets spéciaux assez rudimentaires, mais finalement suffisant pour ce type de productions qui se doit d'être surtout fun. D'ailleurs des effets trop réalistes, n'auraient-ils pas gâché notre plaisir?

Pas d'acteurs véritablement connus non plus, mais tout de même des visages qui pourront sembler familier car aperçus dans des séries télé ou dans des rôles mineurs ou secondaires, comme Alexander Mendeluk que l'on a pu voir dans les deux premiers "Twilight", Kate Nauta qui tenait quand même le rôle de Lola dans "Le transporteur II", Eric Scott Woods vu entre autres dans "Jonah Hex" ou encore "Beach Shark" (Tiens, se spécialiserait-il dans le style?) ou Kelle Cantwell vue dans le sympathique "Deadgirl"... En fait, seule Gina Holden ("Destination finale 3", "L'effet papillon 2", "Aliens vs Predator: Requiem", "Saw 3D - Chapitre final") sera un peu plus connue...

Après des films comme "Beach Shark" et "Sharknado", voici donc "Avalanche Sharks"! Les amateurs de cinéma Bis et de nanars devraient être ravis, mais où s'arrêtera l'imagination des scénaristes qui pondent ce genre de films?

"Avalanche Sharks : Les dents de la neige" est sorti en DVD le 6 mai chez Program Store, au format 1.77 16/9ème avec une unique piste française en Dolby Digital 2.0, largement suffisante, car ce genre de films s'apprécie encore plus comme ça, et la bande annonce du film doublée en guise de bonus.

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13.05.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Sorcellerie, cannibalisme, exorcisme, maison hantée, loup-garou, démons... 13 fables d’épouvante, qui revisitent avec modernité tous les mythes qui ont fait la gloire des studios Hammer sur grand écran. Toutes les facettes du fantastique réinventées dans ce projet fou qui a hanté les rêves de toute une génération. Laissez-vous surprendre par les plus terrifiantes et inventives histoires de la télévision.

Mon avis :

Précédemment sortie chez Studio Canal, la série "Hammer : La maison de tous les cauchemars" fait son come-back cette fois chez Elephant Films avec pour cette nouvelle édition, l'ordre chronologique enfin respecté et surtout cette fois avec la version originale...

Alors qu'à la fin des années 70, la Hammer était sérieusement sur le déclin, pour ne pas dire au point mort, celle-ci tenta de se tourner vers la télévision avec tout d'abord en 1980 la série "Hammer House of Horror", titrée chez nous "La Maison de tous les cauchemars", puis en 1984 avec une seconde série, "Hammer House of Mystery and Suspense". Chaque épisode de "Hammer : La maison de tous les cauchemars" est indépendant et possède un thème qui lui est propre.

Le premier épisode et pilote de la série, intitulé "Maléfices" a pour thème la sorcellerie, avec une sorcière toute droit débarquée du XVIIème siècle qui suite à un violent orage se retrouve dans les années 80 chez un couple dont l'homme est compositeur de films et la femme actrice. Profitant de l'absence de cette dernière, celle-ci va vouloir avoir le mari pour elle seule... Bon, cet épisode ne casse pas des briques, mais chose assez étonnante pour une série télévisée britannique, il présente un peu de nudité avec notamment l'actrice Patricia Quinn ("The Rocky Horror Picture Show", "Monty Python, le sens de la vie", "Lords of Salem"), qui interprète le rôle de la sorcière qui se dévoilera quelque peu. D'ailleurs ce ne sera pas le seul épisode de la série à comporter un brin d'érotisme... Il est à noter que la musique de cet épisode est signée James Bernard ("Frankenstein s'est échappé!", "Le cauchemar de Dracula", "Le chien des Baskerville"), qui est l'un des grands noms de la Hammer!

Le deuxième épisode, intitulé "La treizième réunion" va en revanche largement relever le niveau avec une histoire vraiment bien fichue et des dialogues par moments savoureux comme dans cette scène au début où Ruth Cairns, l'héroïne de cet épisode, interprétée par Julia Foster ("Alfie, le dragueur", "The Great McGonagall") dîne avec Ben Faraday, joué par Warren Clarke ("Orange mécanique", "Top Secret!"), un homme suivant un curieux programme d’amincissement avec elle. Mais Ruth n'est pas une patiente comme les autres, elle est en fait journaliste et compte faire un reportage sur cette étrange clinique... Cet épisode est réalisé avec soin par Peter Sasdy ("Une messe pour Dracula", "Comtesse Dracula", "La fille de Jack l'éventreur"), à qui on doit plusieurs classiques de la Hammer. On y retrouve entre autres avec plaisir l'acteur James Cosmo ("La bataille d'Angleterre", "Highlander", "Braveheart"), une vraie gueule du cinéma britannique.

"Un étrange réveil", le troisième épisode, également tourné par par Peter Sasdy, distille quant à lui une ambiance vraiment particulière et étrange avec ce propriétaire d'une agence immobilière joué par l'excellent Denholm Elliott ("La maison qui tue", "Le chien des Baskervilles", "Les aventuriers de l'arche perdue"), qui va vivre des cauchemars hyper réalistes mêlant sa femme et sa maîtresse... Dans cet épisode, on remarquera la présence de James Laurenson ("Le Club des Monstres", "Pink Floyd The Wall") et de la jolie Lucy Gutteridge ("La couronne du diable", "Top Secret!"), qui arbore ici de multiples looks différents...

"Souffrances",le quatrième épisode est un film d'enfant diabolique et il faut bien reconnaître que c'est toujours assez flippant! Dans cet épisode, un couple dont le fils est décédé après avoir avalé un produit dans le laboratoire de son père, biologiste cherchant à lutter contre la faim dans le monde, adopte un enfant. Mais dès son arrivée, des phénomènes étranges se produisent... On reconnaît immédiatement l'actrice Barbara Kellerman ("Satan's Slave", "The Quatermass Conclusion", "Le Club des Monstres") dans le rôle de la mère, mais c'est évidemment le jeune Matthew Blakstad ("The Chain", "Le secret de la pyramide") dans le rôle de James, le fils adopté, qui va attirer l'attention tellement il est bizarre. Un épisode, qui malgré un humour noir bien présent, créera un certain malaise par moments...

Dans le cinquième épisode, "La maison sanglante", un couple et sa fille emménage dans une maison où s'est déroulé un terrible drame... On est ici dans une histoire à la "Amityville", simple mais efficace et surtout étonnamment gore. C'est d'ailleurs l'un des épisodes les plus terrifiants de la série et l'un des plus réussis!

Dans "Charlie Boy", le sixième épisode, un couple hérite d'une statue vaudou, qui va décimer les personnes présentes sur une photo dans l'ordre en partant de la gauche vers la droite... Cet épisode réalisé par Robert Young ("Le cirque des vampires", "Créatures féroces", "Jane Eyre") sera par contre un peu plus faiblard et peinera à convaincre malgré de bons éléments comme la scène de la poursuite en voitures.

Réalisé par Alan Gibson ("Le mannequin défiguré", "Dracula '73", "Dracula vit toujours à Londres"), le septième épisode intitulé "Le cri" a pour lui un casting de choix, avec notamment Peter Cushing ("Frankenstein s'est échappé!", "La cauchemar de Dracula", "Le chien des Baskerville", "Les sévices de Dracula") et Brian Cox ("Le sixième sens", "Rob Roy", "Braveheart", "Zodiac")... Rien que ça! Les deux acteurs sont excellents et servent à merveille cette cruelle histoire d'emprisonnement.

Avec "Les enfants de la pleine lune", on a le droit à un très bon huitième épisode cette fois sur le thème des loups-garous. La Hammer aborde ici la lycanthropie de façon assez moderne pour l'époque. Diana Dors ("Un colt pour trois salopards", "Nothing But the Night", "Théâtre de sang"), dans le rôle de la mystérieuse Mrs. Ardoy, y est pour beaucoup dans la réussite de cette histoire. Le couple Martin formé par Christopher Cazenove ("L'arme à l'oeil", "Mata Hari", "Chevalier") et Celia Gregory ("Agatha", "Slagskämpen") est également convaincant et participe aussi à sa réussite. Et puis, évidemment il y a les enfants...

"L'aigle des Carpathes", le neuvième épisode est en revanche un peu plus faible à mon avis avec son histoire assez redondante de tueuse en série, une histoire qui ne décollera jamais réellement, mais qui bénéficiera toutefois d'une mise en scène assez réussie. On notera également qu'il s'agit là d'une des toutes premières apparitions de Pierce Brosnan ("Nomads", "Les enquêtes de Remington Steele", "Madame Doubtfire", "GoldenEye"). Cet épisode est le deuxième réalisé par Francis Megahy ("Taffin", "The Disappearance of Kevin Johnson") après "Souffrances", le réalisateur semble d'ailleurs s'être parfaitement entendu avec le futur agent 007, puisqu'ils tourneront plusieurs fois ensemble par la suite... Et puis il y a tout de même Suzanne Danielle ("Docteur Who", "Flash Gordon", "Sir Henry at Rawlinson End") dont les jambes sont absolument incroyables!

Malgré un scénario un peu tiré par les cheveux, "Le gardien des abysses" réalisé par Don Sharp ("Le baiser du vampire", "Le masque de Fu-Manchu", "Raspoutine, le moine fou", "Le manoir des fantasmes") constituera l'un des épisodes les plus réussis de la série, un épisode qui fera d'ailleurs son petit effet dès la scène de pré-générique. La Hammer recycle ici le scénario du film de Terence Fisher, "Les vierges de Satan", avec une histoire assez proche, celle d'une secte sataniste... De nombreux éléments sont en effet communs, comme les pouvoirs télépathiques ou encore la divinité à tête de bouc. D'ailleurs l'actrice principale, Rosalyn Landor ("The Amazing Mr. Blunden", "Bad Influence") avait tenu son premier rôle au cinéma justement dans ce film! Dans le rôle du gourou, on retrouve John Carson ("L'invasion des morts-vivants", "Une messe pour Dracula", "Capitaine Kronos: Tueur de vampires", "Doomsday"), qui avait joué dans plusieurs films de la Hammer auparavant. Ce dixième épisode se conclut par contre par une fin très réussie contrairement à celle du film de Fisher, qui pouvait par contre décevoir par son happy-end...

Dans "Visiteur d'outre-tombe", on retrouve pour la troisième fois Peter Sasdy à la réalisation, qui arrive une nouvelle fois à nous emporter dans cette sombre histoire où une jeune femme à l'équilibre mental fragile pense apercevoir sans arrêt celui qu'elle a tué après qu'il ait tenté de la violer... Une intrigue plutôt bien mené, mais toutefois assez prévisible dans laquelle on reconnaîtra Simon MacCorkindale ("Mort sur le Nil ", "Manimal", "Force de frappe", "Poltergeist, les aventuriers du surnaturel") et Kathryn Leigh Scott ("La fiancée du vampire", "Gatsby le magnifique", "Brannigan") actrice emblématique de la série "Dark Shadows" (Elle est apparue récemment d'ailleurs dans la version de Tim Burton!).

Malgré un début prometteur, avec notamment une première scène très réussie, "Les deux faces du démon", le douzième épisode, réalisé par Alan Gibson qui signe là son second épisode de la série, peine quelque peu à convaincre pleinement cette fois à cause de son manque de crédibilité. Dommage! Gary Raymond ("Soudain l'été dernier", "Le Cid", "Jason et les Argonautes") est pourtant très bon et même assez flippant dans ce double-rôle surprenant...

Enfin, le treizième épisode, "L'empreinte du diable" réalisé par Don Leaver, réalisateur ayant notamment fait une vingtaine d'épisodes de "Chapeau melon et bottes de cuir" et signant pour la série son second épisode après "Maléfices", nous entraîne aux confins de la folie avec cet agent hospitalier vivant toujours chez sa mère, persuadé de voir le nombre 9 partout, nombre qu'il associe lorsqu'il est par 3 au nombre du Diable, le fameux 666... Un épisode en demi-teinte par contre, mais bénéficiant tout de même de quelques scènes assez sympathiques comme celles avec le prête. Il est tout de même assez étonnant de constater que les deux épisodes de Don Leaver aient justement été choisi pour débuter et conclure la série. Une série au final très sympathique malgré des épisodes à la qualité assez inégale, mais qui dans tous les cas auront le bon goût de nous offrir des fins qui ne se terminent jamais bien!

"Hammer : La maison de tous les cauchemars" pourra quelque peu décontenancer les amateurs de la Hammer du fait qu'elle ne verse pas vraiment dans le gothique contrairement à ce que pourraient laisser supposer les différentes jaquettes proposées, mais cela reste quand même une très bonne série assez moderne pour son époque et ayant gagné un certain charme avec le temps... Maintenant reste à espérer qu'Elephant films puisse nous proposer "Hammer House of Mystery and Suspense", la dernière série de la Hammer, sortie en DVD pour le moment uniquement en Angleterre et qui coûte juste un bras actuellement!

"Hammer : La maison de tous les cauchemars" est sorti en DVD le 6 mai chez Elephant Films. Le DVD est au format 1.33 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby digital mono et bien entendu sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation de la série par Alain Schlockoff, d'une galerie d'images et de 2 bandes annonces de la collection Hammer, celles de "Comtesse Dracula" et de "Le Club des Monstres".

Les 4 DVDs sortis précédemment chez Studio Canal, à l'unité et sous forme de coffret, n'offraient en revanche que la version française en Dolby Digital mono avec en plus un ordre ne respectant pas la chronologie et des galeries photos en bonus... Le choix est vite fait!

Hammer : La maison de tous les cauchemars

Hammer : La maison de tous les cauchemars
Fnac à 34.9€
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Hammer : Le coffret de tous les cauchemars / 4 DVD

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09.05.14

05:44:23, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

"Mekong Hotel" est le portrait d’un hôtel situé sur les rives du Mékong au nord-est de la Thaïlande. Le fleuve marque la frontière entre la Thaïlande et le Laos. Dans les chambres et sur les terrasses, Apichatpong et son équipe font une répétition d’un film intitulé "Ecstasy Garden" que ce dernier a écrit il y a des années. Ni fiction, ni documentaire, le film oscille constamment entre réel et irréel, révélant ainsi les liens qui unissent une mère-vampire et sa fille, les jeunes amoureux et le fleuve. "Mekong Hotel", puisque le film fut tourné au moment où la Thaïlande vécut ses plus grandes inondations, navigue aussi entre les strates de la démolition, la politique ainsi qu’un rêve partant à la dérive.

Mon avis :

Après avoir remporté la Palme d'Or à Cannes en 2010 avec "Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)", le réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul ("The Adventure of Iron Pussy", "Tropical Malady", "Syndromes and a Century") nous revenait en 2012 avec un nouveau documentaire/fiction expérimental...

Comme la plus part de ses autres films, "Mekong Hotel" n'est pas un film facile d'accès, le rythme y est très lent, excessivement lent même, on est souvent carrément dans la contemplation, et puis le réalisateur mêle à la fois reportage et film de fiction et il faut bien avouer que cela a de quoi décontenancer le spectateur! Ainsi, soit vous serez envoûté par le film, soit vous risquez de vous ennuyer à mourir, voir de vous endormir carrément! En fait, il vaut quand même mieux ne pas être trop fatigué avant d'appréhender cet étrange objet filmique non identifié!

Le film se déroule dans un hôtel situé en bordure du Mekong, à la frontière de la Thaïlande et du Laos, frontière symbolisant à la fois celle séparant le monde des vivants et celui des morts, mais aussi si on va plus loin celle entre la réalité et la fiction. On est ici en quelque sorte dans un film dans le film, puisque le réalisateur et son équipe tourne là un film intitulé "Ecstasy Garden", écrit il y a plusieurs années, décrivant les liens qui unissent une mère devenue un « Pii Pob », c'est-à-dire un fantôme dévoreur d'entrailles, et sa fille, un couple d'amoureux et le fleuve... Oui, tout ça n'est pas forcément très clair! C'est même assez confus et on est vite assez pommé par le réalisateur qui signe là un film qui se ressent plus qu'il ne se comprend.

Je dois dire qu'au départ, je n'étais guère intéressé par celui-ci, je commençais même d'ailleurs à flancher sérieusement lorsque d'un coup j'ai été surpris par cette vieille femme dévorant les intestins de sa fille. Cela surprend! Ça m'a d'ailleurs suffisamment intrigué pour que je regarde ensuite le film avec une certaine curiosité, me laissant peu à peu happer par ces longs plans fixes et bercer durant tout le film par cette mélodie simple à la guitare acoustique, celle jouée en fait par celui en train de composer la musique du film.

Apichatpong Weerasethakul signe là un film vraiment étrange, à part même, un film qui divisera forcément ses spectateurs! Pour ma part, je suis quand même resté vraiment dubitatif en tous cas devant la dernière scène, un plan fixe absolument interminable où le réalisateur filme des jet-skis au loin sur le Mekong alors qu'un petit bateau de pêche remonte le fleuve... Le film ne dure que 57 minutes, mais pas de problème, on les voit bien passer!

Avec "Mekong Hotel", Apichatpong Weerasethakul continue à nous offrir un cinéma contemplatif et à décontenancer un peu plus encore le spectateur qui le regarde. Avec ce genre de films, il y a peu de chances que les avis soient mitigés, soit on se laisse embarquer, soit on jette l'éponge!

"Mekong Hotel" est sorti en DVD le 4 février chez Jour2fête dans une jolie édition digipack slim comme l'éditeur a l'habitude de nous offrir. Pas de bonus pour cette édition, le film et seulement le film présenté au format 1.78 16/9 avec pistes Thaï en Dolby Digital 2.0 et 5.1 et sous-titres français bien évidemment.

Mekong hotel

Mekong hotel
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06.05.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Éléonore est une charmante jeune fille d’une vingtaine d’années, dont la particularité est de n’avoir, depuis sa naissance, qu’un seul bras. Abandonnée par ses parents, elle a grandi dans un orphelinat en Bourgogne. Le juge London, notable de province et d’un âge respectable, décide de faire le bonheur de la jeune fille. Il ne tarde pas d’ailleurs à la prendre sous sa protection, allant même jusqu’à l’adopter. Il finit par l’installer dans son château. Mais Éléonore aurait-elle trouvé refuge et protection chez un dangereux maniaque?

Mon avis :

Ce qui m'a immédiatement attiré dans "L'orpheline avec en plus un bras en moins", c'est avant tout son titre très énigmatique et bien entendu la présence au sein du casting d'acteurs que j'apprécie énormément comme Dominique Pinon et Jean-Claude Dreyfus...

Dès les premières images, on sent qu'on va avoir affaire à un film unique et très particulier, d'ailleurs à la fin du générique, la couleur est clairement annoncée : "Toute ressemblance entre ce film et autre chose... ne serait que pure coïncidence!".

C'est en 1996 que le réalisateur Jacques Richard ("Ave Maria", "Cent francs l’amour", "Le Fantôme d'Henri Langlois") écrivit avec Roland Topor le scénario du film alors appelé "La Jeune Personne", mais Topor, dont la plus célèbre adaptation d'une de ses œuvres au cinéma n'est autre que "Le Locataire" de Roman Polanski, décéda en 1997, il ne concrétisa le projet que bien plus tard en 2009, après avoir notamment adapté deux de ses nouvelles en courts-métrages, "Le Bon Coin" et "La Dame pipi".

Le réalisateur rencontra beaucoup de difficultés à monter son projet, essuyant refus sur refus jusqu'à ce que la région Bourgogne décida enfin de l'aider. D'ailleurs le film fût tourner en grande partie entre Beaune et Chalon-sur-Saône.

Pour incarner son héroïne, le cinéaste a choisi une jeune actrice alors inconnue, Noémie Merlant ("La permission de minuit", "The Brother", "Des lendemains qui chantent"), qui convient parfaitement au rôle d’Éléonore. Elle est à la fois jolie, douce et fragile! Le genre de jeune fille qu'on a envie de protéger! Éléonore, c'est une jeune fille vivant dans un orphelinat tenu par des bonnes sœurs, qui va être repéré par le juge George London, interprété par Pasquale D'Inca ("Les Lyonnais", "Belle et Sébastien"), un type assez louche dont les intentions vont tout de suite sembler assez troubles et qui va la prendre sous son aile.

Parallèlement Éléonore va tomber sous le charme du beau Robinson, un prestidigitateur joué par Melvil Poupaud ("Conte d'été", "Melvil", "The Broken ", "Mystères de Lisbonne"). C'est d'ailleurs sans grande surprise qu'on retrouve ici le comédien qui n'est autre que le neveu du réalisateur...

Dans cette aventure, elle va également croiser des personnages atypiques comme Renaud Duraquet, un patron de club quelque peu douteux, interprété par l'excellent Jean-Claude Dreyfus ("Les héroïnes du mal", "Le prix du danger", "Delicatessen", "La cité des enfants perdus") et l'inspecteur Lamentin, joué par Dominique Pinon ("Diva", "Delicatessen", "Alien, la résurrection", "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain"). Deux acteurs habitués aux rôles étranges, notamment à travers l'univers bien particulier de Jean-Pierre Jeunet...

Dans le rôle de Maggy, on remarquera également l'interprétation assez surprenante de la chanteuse Caroline Loeb ("La Nuit porte-jarretelles", "Les nanas", "Comme une étoile dans la nuit"), qu'on connaît tous pour sa chanson "C'est la ouate".

Le film surprend par son ton assez théâtral et son côté assez anachronique. L'action se passe en effet de nos jours, mais avec pas mal d’éléments lui donne un aspect assez intemporel. Sentiment encore renforcé lorsqu'on regarde le film dans sa version director's cut en noir et blanc! Car le film est proposé sur cette édition DVD collector en version director's cut noir et blanc et en version cinéma couleurs plus longue d'environ 4 minutes.

Quelle version choisir? Eh bien, les deux versions peuvent être intéressantes à regarder... A vous de voir! La version noir et blanc apporte un charme rétro et une vision différente du film à la fin, mais certaines scènes sont encore plus belles en couleurs et il serait donc également dommage de passer à côté.

Le film laissera probablement une partie du public quelque peu dubitatif par son étrangeté, mais je ne l'ai pas trouvé aussi farfelu que ce à quoi je m'attendais. Il m'a même semblé étonnamment accessible! Avec en plus une touche d'érotisme et un petit brin d'horreur, ce qui n'est pas fait pour me déplaire...

"L'orpheline avec en plus un bras en moins" est un thriller à la fois loufoque et cruel, sérieux par moments, amusant à d'autres, mélangeant tantôt humour noir et tantôt humour décalé. Un film donc vraiment à part!

"L'orpheline avec en plus un bras en moins" est sorti sur DVD-R en décembre 2013 chez L'Harmattan vidéo dans une édition double DVD collector. Cette édition propose sur le premier disque le film dans sa version cinéma de 2012 en couleurs avec en bonus un making of et sur le second disque, la version directors'cut en noir et blanc, accompagnée de scènes coupées, des bandes annonces du film en couleur et en noir et blanc, de mots des comédiens, d'un casting et essais de l'actrice Noémie Merlant, d'une galerie d'affiches et d'une autre de photos. Les films sont présentés au format 2.35 16/9 et piste Dolby Digital 2.0 stéréo avec sous-titres anglais optionnels.

L'orpheline avec en plus un bras en moins - Edition collector 2 DVD

L'orpheline avec en plus un bras en moins - Edition collector 2 DVD
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05.05.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Vieille et amère, la comtesse Elisabeth découvre à la suite d’un incident que le sang de sa femme de chambre peut lui apporter la jeunesse éternelle. Elle ordonne que la jeune femme soit assassinée, et vidée de son sang. Désormais, la comtesse a trouvé le visage de ses vingt ans. Mais ce sanglant prodige ne dure pas : il lui faudra assassiner d’autres innocentes victimes pour continuer d’apparaître jeune et belle...

Mon avis :

Même si ce ne sont pas des inédits, c'est tout de même avec une immense joie que l'on accueille cette nouvelle collection consacrée à la Hammer par l'éditeur Elephant films, car il faut bien l'avouer, on n'est pas très gâté en France en ce qui concerne ce mythique studio! D'ailleurs c'est assez rageant de voir régulièrement paraître en Angleterre de jolies éditions en Blu-ray malheureusement uniquement destinées à un public anglophone. "Comtesse Dracula" était précédemment sorti chez nous dans deux éditions DVD différentes (Chez UFG et Opening), mais niveau qualité, cette nouvelle édition remastérisée les surpasse sans problème...

Avec "Comtesse Dracula", Peter Sasdy ("Une messe pour Dracula", "La Fille de Jack l'éventreur", "Nothing But the Night") revisite à sa manière la vie de la comtesse Élisabeth Báthory, qui a notamment été surnommée la « Comtesse sanglante » ou encore effectivement la « Comtesse Dracula ». La légende prétend que la comtesse (qui a réellement existé) se baignait dans le sang de ses victimes afin de conserver sa jeunesse. Le nombre réel de morts est inconnu, mais un carnet ayant appartenu à la comtesse contenait apparemment 650 noms... Pas mal! Joli score!

Il paraît évident que la Hammer a en partie choisi le titre de "Comtesse Dracula" à des fins commerciales, mais le nom de Élisabeth Báthory est de toutes manières très souvent associé au vampirisme et il n'y a donc rien de choquant à ce que le nom de Dracula soit évoqué. D'ailleurs ce choix sera justifié à la fin du film... L'histoire est ici évidemment complètement romancée et vire même au fantastique.

Après la décès de son époux, la comtesse Elisabeth Nodosheen, qui était un peu soupe au lait (il faut bien le dire!), blesse accidentellement sa servante au moment où elle s'apprêtait à prendre son bain et se retrouve éclaboussée de son sang. Peu après elle se rend compte que le sang a rajeuni la partie de son visage touchée par celui-ci et tue donc la servante afin de pouvoir rajeunir l'intégralité de son corps.

Voulant plaire à son jeune et beau voisin, le lieutenant Imre Toth dont le père était ami avec son défunt mari, elle décide pour pouvoir le conquérir de prendre la place de sa fille, que personne n'a revu depuis des années et qui devait justement revenir au château. Malheureusement l'effet du sang sera de courte durée et la comtesse devra alors faire d'autres victimes. Pour cela, elle se fera aider de son amant, le capitaine Dobi et de l'ancienne nourrice de sa fille...

"Comtesse Dracula" est l'un des premiers films s'inspirant de la vie de la terrible comtesse, avec "Les lèvres rouges" de Harry Kümel, sorti également la même année. Ce n'est évidemment pas l'un des plus réalistes puisque la comtesse passe son temps ici à rajeunir et à vieillir, d'ailleurs elle sera différente à chaque vieillissement, ce qui étonnera quelque peu...

Le film de Peter Sasdy est esthétiquement très réussi avec de beaux décors, de jolis costumes et une photographie très soignée. L'actrice Ingrid Pitt ("Quand les aigles attaquent", "The Vampire Lovers", "La maison qui tue") est parfaite dans ce rôle, belle lorsqu'elle est jeune et répugnante lorsqu'elle est âgée. Les maquillages sont d'ailleurs assez convaincants pour l'époque. Sa relation avec son miroir et ses transformations ne seront pas sans rappeler étonnamment le personnage de « Blanche Neige », ce qui sera assez amusant.

On reconnaîtra notamment dans le rôle de sa fille la très jolie Lesley-Anne Down ("Quand la panthère rose s'emmêle", "La grande attaque du train d'or", "Nomads"), mais aussi Sandor Elès ("L'empreinte de Frankenstein", "And Soon the Darkness", "Scorpio") dans celui du lieutenant Imre Toth et dans le rôle du capitaine Dobi, Nigel Green ("Jason et les Argonautes", "Le masque de la mort rouge", "Le crâne maléfique", "Le masque de Fu-Manchu"), qui décéda malheureusement l'année suivante.

D'ailleurs, ce sera le cas également du producteur et co-scénariste du film d’origine hongroise, Alexander Paal ("Stolen Face"). Pas sûr que le film leur ait porté bonheur! C'est un film en tous cas très plaisant à voir, teinté d'un érotisme assez léger et aux effets horrifiques assez probants.

"Comtesse Dracula" n'est peut-être pas le meilleur film s'inspirant de la vie de la célèbre comtesse, mais cela reste quand même un film de la Hammer très agréable à voir.

"Comtesse Dracula" ressort en DVD et combo Blu-ray + DVD le 6 mai chez Elephant Films dans sa collection Hammer. Le DVD propose le film au format 1.77 16/9ème avec piste anglaise Dolby digital mono et bien entendu sous-titres français. Le Blu-ray quant à lui propose le film format 1.77 avec un encodage Full HD 1920x1080i et piste anglaise DTS HD Dual mono et sous-titres français. Les bonus se composent d'une très intéressante présentation du film par Alain Schlockoff, d'une galerie d'images et de 2 bandes annonces de la collection Hammer, celle du film et de "Le Club des Monstres".

Les éditions UFG et Opening, quant à elles, proposaient le film au format 1.75 16/9 avec piste anglaise 2.0 mono et n'offraient en bonus que la bande annonce du film en version originale. Il est à noter que ces éditions proposaient un cadrage légèrement différent avec un peu moins d'image en haut et un peu plus en bas.

Petit comparatif entre les éditions DVD Elephant Films et UFG:

Elephant Films
UFG
Elephant Films
UFG
Elephant Films
UFG
Elephant Films
UFG
Elephant Films
UFG

Comtesse Dracula - Edition 2014

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Comtesse Dracula (Blu-ray + DVD)

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Comtesse Dracula - Edition 2004

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La Comtesse Dracula

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03.05.14

06:56:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Monte Wildhorn, un célèbre romancier dont l’alcoolisme a sapé sa passion pour l’écriture, s’installe au bord du lac pour l’été dans la ville pittoresque de Belle Isle. Sur place, il se lie d’amitié avec la famille voisine, une mère célibataire séduisante et ses filles. Cette famille va l’aider à retrouver l’inspiration.

Mon avis :

Malgré le fait que le film ait été réalisé par Rob Reiner et que les deux acteurs principaux soient Morgan Freeman et Virginia Madsen, je dois avouer que je n'étais guère tenté au départ par "Un été magique" en raison de son titre français, d'une part et de son sujet, d'autre part, qui me faisait quelque peu penser aux téléfilms américains qui sont diffusés les après-midis et pourtant ce film va plutôt s'avérer être une très bonne surprise...

Les films que Rob Reiner ("Spinal Tap", "Stand by Me", "Princess Bride", "Quand Harry rencontre Sally", "Misery", "Des hommes d'honneur") a réalisé ces dernières années, ne brillent pas vraiment par leur originalité, mais restent quand même toujours agréables à voir. C'est le cas également de "Un été magique" dont l'histoire est tout de même assez convenue...

Monte Wildhorn, interprété par Morgan Freeman ("Impitoyable", "Seven", "Million Dollar Baby", "Invictus", "Insaisissables"), un vieil écrivain ayant cessé d'écrire depuis que la boisson a pris le dessus dans sa vie, emménage durant un été près d'un lac dans la petite ville de Belle Isle. Malgré son côté assez bourru, il va se lier assez rapidement d'amitié avec ses voisins, Charlotte O'Neil, jouée par Virginia Madsen ("Dune", "Hot Spot", "Candyman", "Firewall") et ses filles et prendre sous son aile Carl, un garçon attardé. Grâce à eux, il va retrouver goût à la vie et l'envie d'écrire...

L'interprétation des acteurs va jouer un rôle primordial dans la réussite du film. Tous sont excellents et en premier lieu, Morgan Freeman qui est ici une fois de plus bluffant de justesse. Virginia Madsen aussi, qui malgré la cinquantaine passée, reste une très belle femme, dont le charme est toujours indéniable.

Les deux vedettes du film sont entourées d'un excellent casting et notamment les trois jeunes actrices qui jouent les filles de Virginia Madsen, qui sont vraiment touchantes. Madeline Carroll ("Terreur sur la ligne", "Resident Evil: Extinction", "M. Popper et ses pingouins") avait déjà jouée pour Rob Reiner dans "Flipped", son film précédent et interprète son rôle d'adolescente avec beaucoup de justesse, sans en faire trop comme on aurait pu le craindre.

Emma Fuhrmann ("Blended"), dont le rôle est essentiel, puisque c'est elle qui est à l'origine du rapprochement de sa famille avec le vieil homme est aussi très juste dans son interprétation. Quant à la toute petite Nicolette Pierini ("Made in Jersey", "Tio Papi"), elle est absolument craquante! Enfin, dans le rôle de l'ado attardé, Ash Christian ("Fat Girls", "King Kelly", "HairBrained") est 100% crédible.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette comédie sentimentale un film qui nous touche et cela même si le scénario est en effet sans surprise. Cette histoire tout en simplicité, sans véritable méchant, sans rebondissement, pleine de bons sentiments donne du baume au cœur et franchement cela fait du bien de voir des films comme ça!

Un film finalement proche de la réalité, de la vraie vie tout cours, d'ailleurs, avec ses soucis assez banals, les divorces, l'alcoolisme, le handicap... Un film également ayant le bon goût de ne jamais être larmoyant, pourtant il aurait été facile de tomber ici dans le mélodrame. Et puis, il y a des scènes assez amusantes, notamment celles qui impliquent le romancier et le chien qu'il a en garde...

"Un été magique" est un joli film, simple et plein de tendresse. Le genre de film qui fait qu'après l'avoir vu, on se sent bien!

"Un été magique" est sorti le 1er avril 2014 en DVD et Blu-ray chez Factoris films. Le DVD contient le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 DTS Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format vidéo AVC 1080P/24 [1.85] avec pistes française et anglaise 7.1 DTS-HD High Resolution Audio. Les deux éditions proposent également la copie digitale illimitée comme toujours chez l'éditeur au format 1.85 16/9 et avec piste française 2.0 AAC. Le film est également disponible en V.O.D.

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02.05.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Personne, homme ou femme, ne résiste à Vénus, la séductrice à la peau d’ébène. Mais lorsqu’elle devient la muse et la maîtresse d’un jeune sculpteur sans le sou, les choses prennent un tour nouveau. Violence, lesbianisme, humiliation, descente aux enfers. Karin Schubert et Mandy Rice-Ravies participent à cette véritable odyssée de la perversion au cœur de la société victorienne...

Mon avis :

Quand j'ai vu Florence Guérin pour la première fois dans "Le déclic" (Je n'étais encore qu'un ado!), je suis immédiatement tombé sous son charme et depuis je guette le moindre de ses films qui daigne enfin sortir chez nous... Malheureusement, l'actrice ayant beaucoup tourné en Italie, pas mal de ses films restent à ce jour inédits en France et même parmi ses films français, bon nombre n'ont toujours pas été édités. C'est donc avec beaucoup de joie que j'ai appris que "La vénus noire" allait enfin sortir chez nous grâce à Severin films. En ce début d'année 2014, l'éditeur américain, nous déterre deux productions Playboy, "Lady Libertine" et donc "La vénus noire"...

"La vénus noire" débute par une très jolie scène, assez originale, se déroulant dans un bordel où un client fortuné admire différentes scénettes qui lui sont présentées à travers des cadres donnant vue sur des salons à thèmes où les clients peuvent laisser libre cours à leurs fantasmes. Ainsi, l'un de se prendra pour un pirate, alors qu'un autre se prendra pour un monarque...

Seulement lors du dernier décor, Jacques, le client fortuné, interprété par Emiliano Redondo ("Peppermint Frappé", "Attache-moi!"), va reconnaître Vénus, une splendide métisse qu'il a bien connu auparavant, jouée par la charmante Joséphine Jacqueline Jones ("Christina y la reconversión sexual", "La ronde de l'amour", "Warrior Queen"), Miss Bahamas 1979.

Le film va alors se passer comme un long flash-back où il va se remémorer le passé à partir du moment de leur première rencontre. Cela se déroule lors d'un bal où elle va tomber amoureuse d'Armand, l'un de ses amis sculpteurs, joué par José Antonio Ceinos ("Patricia, un voyage pour l'amour", "Memorias del general Escobar") ; une rencontre qui va s'avérer être destructrice pour l'artiste...

Ce film de Claude Mulot ("La rose écorchée", "Le sexe qui parle", "La Femme objet", "L'immorale", "Les petites écolières") est son avant-dernier film, avant son giallo "Le couteau sous la gorge". C'est un film érotique assez classe et relativement soft, comme on en fait plus depuis des années. Il bénéficie de beaux décors convaincants et de très beaux costumes, lui donnant immédiatement un certain cachet. Le film est esthétiquement très réussi avec quelques scènes vraiment belles.

Le scénario est assez prenant également avec une dramaturgie assez intéressante pour un film érotique (Il faut dire qu'il s'inspire d'une œuvre de Balzac, donc ça aide!), mais par contre l'interprétation laisse quelque peu à désirer... Rien de catastrophique, cela reste pro, mais on ne peut pas dire qu'on ait affaire à de très grands acteurs!

Une bonne partie du casting est originaire d'Espagne, normal puisqu'il s'agit d'une co-production espagnole... D'ailleurs, on notera entre autres la présence de l'actrice Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses"), actrice bien connue des amateurs de cinéma Bis.

On remarquera également les participations de Mandy Rice-Davies ("Nana: Le désir", "Absolute Beginners"), célèbre pour son implication dans l'affaire Profumo et surtout de Karin Schubert ("La folie des grandeurs", "Barbe-bleue", "Black Emanuelle", "The Devil in Mr. Holmes"), dont la vie aura été une véritable tragédie, puisqu'elle tourna dans des films pornographiques à l'âge de 40 ans pour sortir son fils de la drogue, ce qui la poussa à tenter à trois reprises de se suicider et l'amena à être internée à vie dans un hôpital psychiatrique... Pas gai tout ça!

Et puis, il y a donc la délicieuse Florence Guérin, dont le destin n'est pas plus joyeux puisqu'elle fût victime d'un terrible accident de voiture qui lui valut des années de rééducation et dans lequel surtout elle perdit son fils. L'actrice se fait d'ailleurs appeler depuis 2002 Florence Nicolas en hommage à son fils.

Elle nous offre en tous cas ici de très jolies scènes en compagnie Joséphine Jacqueline Jones, notamment celles sur la plage où les deux demoiselles sont magnifiquement filmées. Les scènes érotiques sont assez nombreuses, mais cela reste tout de même très soft...

De l'érotisme donc à l'ancienne, un peu désuet, mais pas dénué d'un certain charme!

"La vénus noire" est sorti en DVD le 4 mars 2014 chez Severin Films. Le film est présenté au format 1.33 4/3 avec au choix les versions française et anglaise.




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