Archives pour: Mars 2014

31.03.14

06:33:58, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel - l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss - le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

Mon avis :

Mêler zombies et football, voilà une idée on ne peut plus originale, voir même un peu extravagante! Les deux univers étant a priori assez peu compatible... C'est pourtant ce qu'ont fait Benjamin Rocher ("La Horde") et Thierry Poiraud ("Atomik Circus - Le retour de James Bataille") en nous livrant un film à la structure et à la distribution sortant des sentiers battus...

"Goal of the Dead" est en fait composé de deux parties d'environ 70 minutes, chacune mise en scène par un réalisateur. Benjamin Rocher s'est chargé de la première partie, plus précisément de la mise en place de l'histoire. On y fait la connaissance des différents protagonistes et cela jusqu'au match et au moment où cela va vraiment partir en couille! Contrairement à beaucoup de gens, j'avais adoré "La Horde", le premier long métrage que Benjamin Rocher avait réalisé avec Yannick Dahan et j'attendais donc beaucoup de cette première partie du dyptique. Eh bien, je n'ai vraiment pas été déçu, le réalisateur nous offre là une première partie complètement délirante et jubilatoire, où l'on prend son pied du début à la fin! Les comédiens sont géniaux, les gags font mouches et on passe donc un excellent moment! Que demander de plus?

Alban Lenoir ("6 Hours", "Kaamelott", "Lazy Company") y campe le personnage de Sam Lorit, un footballeur en fin de carrière qui revient au pays où il n'a pas laissé que de bons souvenirs... Soyons clair, en fait ils veulent carrément tous lui faire la peau! Et le premier à lui en vouloir, c'est son ancien meilleur ami, Jeannot, joué par l'impressionnant Sebastien Vandenberghe ("Le transporteur 3", "La proie", "À l'aveugle"), dont le père, interprété par le toujours aussi charismatique Philippe du Janerand ("Nikita", "Ridicule", "Le cousin", "Taxi 2") est le médecin du village, une sorte de docteur Frankenstein qui va le transformer malgré lui en zombie surpuissant!

Enfin, pas tout à fait en zombie, on devrait plutôt ici parler d'enragé, en quelque sorte une version décuplée des supporters les plus extrêmes du monde du football. En plus d'Alban Lenoir, on retrouve ici deux autres acteurs de la très sympathique série humoristique "Lazy Company", à savoir Alexandre Philip ("Batman: Ashes to Ashes") et Benoît Moret ("Les missionnaires"), dont ce dernier n'est pas sans rappeler Édouard Baer par sa façon de sortir des phrases hallucinantes et ennuyeuses au possible, barbant bien évidemment tous ceux qui l'entourent...

Le casting est très orienté comédie avec notamment quelques acteurs qui sortiront particulièrement du lot comme Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Fool Moon"), absolument génial dans le rôle d'un agent bien déjanté, Patrick Ligardes ("Le créateur", "Frontière(s)", "Lulu femme nue") dans le rôle de l'entraîneur de l'équipe de l'Olympique de Paris ou encore Philippe Rebbot ("Chroniques d'une cour de récré", Mariage à Mendoza", "Lulu femme nue") dans le rôle du caméraman. Le jeune humoriste Ahmed Sylla, dont c'est là le premier rôle au cinéma, est vraiment très bon également en jeune prodige du ballon rond, mais on se marrera aussi énormément grâce à l'apparition de personnages ayant de tous petits rôles, comme par exemple le couple formé par Trent ("Echap") et Delphine Drieu la Rochelle ("Eject"), véritable couple dans la vie, qui fait ici un caméo absolument bidonnant en spectateurs passant leur temps à se rouler des patins... La jeune actrice Tiphaine Daviot ("Plus belle la vie", "Eyjafjallajökull") apporte quant à elle une petite touche d'émotion et de sérieux dans cet univers bien allumé.

Dans la seconde partie réalisée donc par Thierry Poiraud, on rentre réellement dans le vif de l'action, l'invasion des « zombies » qui se propage et donc la survie des personnages principaux et cela sans qu'à aucun moment le genre ne soit par contre parodié. On est ici dans une comédie horrifique, mais les réalisateurs ne se moqueront jamais de ce type de films, bien au contraire ! On sent même que c'est un genre de films qu'ils affectionnent tout particulièrement, ce qui n'a rien de surprenant vus leurs précédents films et cela même s'ils ne sont pas à l'origine du projet, puisque les deux personnes à l'origine du projet, qui devait d'ailleurs être à l'origine une mini-série, sont en fait le scénariste Nicolas Peufaillit ("Un prophète", "Les revenants") et le producteur Raphaël Rocher ("La horde", "Territoires", "Lazy Company"), le frère de Benjamin...

On pense évidemment à des comédies du style "Shaun of the Dead" ou "Zombieland", qui nous offraient chacun à leur manière une variation amusante du film de zombies et malgré le fait que "Goal of the Dead" soit français, il n'a absolument rien à leur envier. Les avis diffèrent pas mal concernant les deux parties (ou mi-temps pourrait-on dire?) du film, mais pour ma part j'ai préféré la première partie, même si la seconde ne m'a absolument pas déçu. Dans les deux cas, la mise en scène est ultra efficace, les combats et acrobaties chorégraphiés par Manu Lanzi ("Le Transporteur", "Le Talisman", "À l'intérieur", "Le Réserviste") d'une efficacité redoutable et les effets spéciaux de maquillage très réussis. Un vrai régal ! Fichtre, qu'est-ce que cela fait du bien de voir un film comme ça !

Pour la sortie de leur film, les deux réalisateurs ont choisi de ne pas faire une sortie salle classique, les deux films étant diffusés à la suite, dans de petits cinémas indépendants, avec un entracte et une ambiance festive durant toute la projection (Boisson offerte, présence de l'équipe du film à chaque projection, diffusions de courts métrages très Z signés Mathieu Berthon etc...). En fait, on se retrouve plus là dans une ambiance style projection de films de genre lors de festivals spécialisés que dans l'ambiance d'une projection classique. Le générique à la fin du premier épisode est par contre un peu long, mais pour ceux qui y prêteront attention, il permet par contre d'apprécier quelques scènes coupées du film. Bien entendu, ce choix de diffusion ne permettra pas au film de faire de l'argent, mais vu sa qualité, il y a fort à parier que celui-ci sera un succès lors de sa sortie très prochaine sur support physique, d'autant plus que c'est typiquement le style de films qui se regarde plusieurs fois avec toujours autant de plaisir. Un futur film culte ? Peut-être bien... D'autant plus que le film sortira en DVD et Blu-ray au moment de la Coupe du Monde de football...

Le cinéma de genre se porte plutôt mal en France depuis quelques années, mais après "Aux yeux des vivants" et maintenant "Goal of the Dead", tous les espoirs sont permis !!! Maintenant, il faut que le public français se bouge un peu les fesses...

Initialement, il était prévu que "Goal of the Dead" soit projeté 4 jeudis de suite au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris avant le départ pour une tournée en Province, mais suite à son succès, une cinquième date a été programmée pour les parisiens le 27 mars toujours dans la même salle. Le film commencera ensuite sa tournée le 17 avril par Angoulême, suivront ensuite Lyon le 21 avril, Nice le 25 avril, Dijon le 29 avril, Avignon le 2 mai, Strasbourg le 6 mai, L'Isle Adam le 13 mai, Bordeaux le 23 mai, Nantes le 28 mai et Audincourt le 30 mai... Pour suivre, la tournée qui devrait également passer par Toulouse, Marseille et Lille ou avoir plus de renseignements, suivez la page facebook du film!

Quant à la sortie du DVD et du Blu-ray, elle est prévue pour le 4 juin 2014 chez M6 vidéo...

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25.03.14

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les révoltés de l'île du diable

Réalisateur : Marius Holst

Année : 2011

Origine : Norvège

Durée : 1h55

Avec : Stellan Skarsgård (le gouverneur)- Kristoffer Joner (le surveillant) - Benjamin Helstad (Erling "N°19") - Trond Nilssen (Olav "N°5")

Synopsis : Hiver norvégien, début du 20ème siècle. Dans la maison de redressement de Bastoy, un nouveau détenu pousse les autres à se révolter contre une direction autoritaire et brutale. Une violente émeute commence alors mais jusqu'où sont-ils prêts à aller ?

Par Zardi

Chaque pays a sa page sombre d'histoire qu'on voudrait bien oublier, dans le cas de la Norvège c'est Bastoy, synonyme d'enfer pour les enfants. Bastoy c'est le nom d'une île où se trouvait un camp de redressement pour les gamins inadaptés à la vie en société. Des délinquants mais aussi des jeunes dont le comportement n'étaient pas du goût des adultes de cette époque.

L'arrivée d'Erling à Bastoy

Le scénario est habilement centré sur deux adolescents Erling et Olav. Le premier, condamné pour homicide, est un rebelle qui n'a qu'une obsession, s'évader. Le second qui approche de sa libération est soumis à l'autorité mais va évoluer au contact du nouvel arrivant. Peu à peu il va prendre conscience de la possibilité de se révolter et de briser l'emprise qu'avait sur lui le gouverneur. Au début antagonistes les deux jeunes gens vont se rapprocher pour finir par faire cause commune.

Une des grandes qualités de cette oeuvre est l'interprétation. Tous les enfants jouent pour la première fois et ont été choisis parmi la jeunesse norvégienne en marge de la société si bien qu'ils excellent dans leur rôle en particulier Benjamin Helstad et Trond Nilssen qui interprètent les deux héros du film. Les adultes sont joués par des acteurs professionnels. Le plus connu Stellan Skarsgård (Pirates des caraïbes, Thor : Le Monde des ténèbres, Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes) fait une composition remarquable dans le rôle du gouverneur.

L'autre force du film tient au montage et aux prises de vue en particulier dans les scènes où les personnages s'affrontent psychologiquement, La variété des prises de vue et la précision du montage rendent fluides des scènes parfois statiques où les personnages s'affrontent psychologiquement.
Le choix des filtres pour la lumière augmentent la sensation de froid qui domine la presque totalité du métrage. La musique sourde et angoissante augmente la tension des scènes dramatiques.

Malgré son titre racoleur en français, le film, basé sur des faits réels, se veut un témoignage de l'ignominie des conditions de vie des pensionnaires de ce camp et des évènements qui les ont conduits à se révolter. Bien que comportant des scènes violentes, le réalisateur n'a pas voulu centrer son film sur la violence comme par exemple dans Dog pound, mais a cherché à cerner les rapports qu'il y avait entre le personnel et les internés ou entre les enfants eux mêmes. Avec une mise en scène classique, sans effets artificiels ou outranciers, il réussit une œuvre forte dont l'aspect dramatique va crescendo jusqu'au climax final d'une intensité rare. C'est à mon avis un des meilleurs films récents que j'ai pu voir et qui mérite les louanges de la critique internationale.

Le film vient d'être réédité en DVD et Blu-ray par Filmedia chez Arcadès. Le bonus proposé "Bastoy Boys : la véritable histoire de l’orphelinat de Bastoy" d'une duréé de 48 minutes est intéressant et à travers les témoignages d'anciens détenus on y découvre le soucis de réalisme du metteur en scène qui a respecté les faits réels.




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21.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 1984, alors que la guerre contre la drogue est à son comble, le gouvernement Regan élabore une souche de moisissure afin d'éliminer les champs de coca colombiens, malheureusement, lors d'une démonstration, la moisissure devient hors de contrôle et s'avère mortelle et pas qu'envers la végétation...

Mon avis :

S'il y a un film vraiment à part dans le monde de l'horreur, c'est bien "Street Trash"! Étonnamment, ce classique a rarement été copié... Avec "Mold!", Neil Meschino, dont c'est le premier long-métrage, nous livre un film d'infectés qui s'en rapproche pas mal par certains côtés, surtout par ses effets gores bien crades et colorés...

Le jeune réalisateur nous offre avec "Mold!", un véritable hommage au cinéma des années 80, d'ailleurs l'action de son film se situe en 1984. Mais c'est évidemment sa vision ces années qui seront retranscrites ici, avec notamment un maximum de moustachus ! Personnellement, ces moustaches me feraient plus penser aux années 70 que 80, mais bon...

On est ici dans un DTV qui ne se prend absolument pas au sérieux, un petit budget se passant essentiellement en huis clos où l'on sent que la plus part des dépenses sont passées dans les effets spéciaux. Le film peine quelque peu à démarrer, en étant notamment un peu trop bavard et ne sera malheureusement pas aussi généreux que le film de Jim Muro, mais Meschino va durant la première heure compenser le manque d'action par de l'humour, quasi omniprésent et des personnages hauts en couleurs.

Au niveau de l'interprétation, cela cabotine sec, mais cela convient en fait plutôt au style bien barré du film. Parmi les personnages hauts en couleurs, on notera surtout ceux interprétés par James Murphy ("The Last Dance") qui en fait des tonnes, Rick Haymes ("Cold Blue Eternal", "Onion Syrup"), qui n'est pas sans rappeler physiquement notre feu professeur Choron et Edward X. Young ("The Green Monster", "Mr. Hush", "Easter Sunday"), dans le rôle du colonel, faisant fortement penser au colonel John « Hannibal » Smith de "L'agence tous risques" avec son cigare qu'il ne lâche jamais...

Les autres acteurs seront en revanche, un peu passe-partout, même si on remarquera tout de même Chris Gentile ("The Marconi Bros.") à cause de sa fausse moustache ridicule... Les effets spéciaux sont dans l'ensemble assez rudimentaires, mais plutôt bien faits et correspondent tout à fait à ce qu'on attendait... Certains effets font carrément penser à ceux de "Street Trash" !

L'histoire est assez simple, il s'agit d'une classique histoire de contamination suite à un accident intervenu lors d'une manipulation dans un laboratoire expérimentant une moisissure destinée à l'origine à lutter contre la prolifération des champs de Coca en Colombie. Une lutte orchestrée par le gouvernement de Ronald Regan, dont les affiches de campagne orneront d'ailleurs le laboratoire !

L'ensemble fait évidemment très Z, mais tout ça est 100% voulu et assumé, comme peuvent l'être également les productions Troma par exemple. On est là pour rigoler et de ce point de vue, c'est plutôt réussi...

Même s'il ne casse pas des briques, "Mold!" est donc un petit film d'horreur indépendant plutôt fun et sympathique, à réserver tout de même plutôt aux amateurs de zèderies.

Plusieurs éditions de "Mold!" existent : on peut le trouver dans une édition DVD simple sortie le 21 mai 2013 chez Wild Eye releasing, dans une édition limitée à 300 copies actuellement uniquement en vente sur ebay via le réalisateur en personne avec boîtier vert et jaquette exclusive (...et probablement signée par Neil Meschino!) et à partir du 25 mars 2014 dans une édition en VHS limitée également et en combo pack VHS + DVD. Je vous invite également à suivre l'actualité du film sur sa page facebook!

La version DVD propose le film au format 1.77 16/9 avec piste originale anglaise uniquement (Attention, pas de sous-titres!) et contient en bonus un commentaire audio, une featurette sur les coulisses du tournage et des bandes annonces de l'éditeur.

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20.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Supercondriaque

Réalisateur : Dany Boon

Année : 2014

Origine : France

Durée
: 1h47

Avec : Dany Boon (Romain Faubert), Kad Merad (docteur Dimitri Zvenka), Jean-Yves Berteloot (Anton Miroslav), Valérie Bonneton (Isabelle), Judith El Zein (Norah Zvenka), etc.

Synopsis : A bientôt 40 ans, Romain Faubert n'a ni femme ni enfant. Il faut dire que c'est un hypocondriaque et que cette situation lui pourrit la vie.

Par Nicofeel

Fort de ses succès au box-office avec le célèbre Bienvenue chez les ch'tis et avec Rien à déclarer, le comique Dany Boon sort sa nouvelle comédie.
Il prend d'ailleurs comme ses précédents films les mêmes recettes. Comme dirait l'autre, on ne change pas une équipe qui gagne. Donc on retrouve Dany Boon dans le rôle principal, épaulé par un autre acteur, Kad Mérad (vu dans Bienvenue chez les ch'tis), afin de former un duo délirant. Et puis il y aussi un rôle féminin principal, afin d'alimenter le côté romantique du film en organisant une histoire d'amour gentillette.
A partir de ces éléments de base, Dany Boon crée son film qui se veut enjoué et amusant. On suit ainsi le personnage de Romain Faubert (Dany Boon) qui est hypocondriaque – autrement dit un malade imaginaire – et très sensible à toutes les questions d'hygiène. Cette obsession autour de la propreté est telle qu'il refuse de se faire embrasser, de peur de récupérer des microbes et d'être malade. Dans une des premières scènes du film, on le voit lors du réveillon du jour de l'an en train d'éviter des gens et de frapper ceux qui veulent l'embrasser pour lui souhaiter la bonne année ! La scène, excessive, est sympathique à regarder.
La pathologie de Romain Faubert est telle qu'il n'a pas de lien social et que son seul ami est son médecin qui en a marre de le recevoir. Toutes les tentatives de Romain Faubert pour fréquenter des femmes se sont soldées par des échecs cinglants, à l'instar de cette séquence amusante où il feint un amour original en lavant une femme sous la douche !
Soyons clair. Le film de Dany Boon n'est pas fin du tout. L'acteur-réalisateur profite de l'hypocondrie pour faire l'imbécile en gesticulant dans tous les sens. Pour ceux qui apprécient cet humour un peu “lourdingue”, ce long métrage passera sans souci, même s'il ne laissera pas forcément un souvenir impérissable. Pour les autres, qui seraient hermétiques à cet humour et trouveraient l'ensemble clairement “too much”, ça risque d'être difficile de supporter ce Supercondriaque.

Pour ma part, même si les ficelles sont grosses, ce film demeure honnête sur le fond et largement regardable. On ne s'ennuie pas une minute et le côté complètement surréaliste du scénario est amusant. On suit ce personnage de Romain Faubert, qui suite à un imbroglio, se fait passer pour un chef de la résistance d'un pays de l'Est, et se retrouver expulsé dans ce pays, moisissant dans une prison peu fréquentable. L'histoire est abracadabrantesque et peut désarçonner, de même que la relation entre Romain Faubert et la sœur de son médecin, qui croit qu'il est un formidable chef de guerre. C'est véritablement du grand n'importe quoi et les gags ne sont pas d'une grande originalité. Quand on voit Dany Boon en train d'imiter le chef révolutionnaire d'un pays de l'Est, on voit très bien que la personne qui parle est française. On se demande bien comment la jeune femme réussit à se faire duper ! Eh bien, pour apprécier cette petite comédie française, il ne faut pas être trop regardant sur la crédibilité des scènes. Surtout dans sa seconde partie où on a vraiment l'impression que l'on part dans du grand n'importe quoi. Certes, il y a bien une expression qui dit plus c'est gros plus ça passe, mais là le scénario ne s’embarrasse pas de tout un tas de détails qui auraient été nécessaires pour donner un minimum de crédibilité à l'ensemble. Dany Boon a manifestement souhaité uniquement amuser le spectateur. Sur ce point, c'est sûr que c'est réussi. Pour le reste, c'est autre chose.
Côté distribution, le duo Dany Boon – Kad Mérad fonctionne à merveille. C'est clairement l'une (la ?) des grandes qualités du film. Les deux acteurs sont très bons dans ce registre comique, où ils avaient déjà fait des merveilles (pour les fans du film) dans Bienvenue chez les ch'tis. Leur duo n'est pas sans rappeler des films des années 80 tels que La chèvre de Francis Veber avec Pierre Richard et Gérard Depardieu. La mignonne Alice Pol s'en sort également bien, même si la naïveté de son personnage peut laisser perplexe.
Au final, Supercondriaque est une comédie française qui n'est pas d'une grande finesse. Ses gags sont même assez lourds. Pour autant, on sent qu'il y a un souci permanent d'amuser le spectateur. Ce n'est déjà pas si mal. Ce film devrait sans souci avoir une carrière très honorable, capitalisant notamment sur le nom de Dany Boon, acteur-réalisateur (re)connu pour son fameux Bienvenue chez les ch'tis.

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19.03.14

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg


Synopsis :

Christian, jeune producteur de films ambitieux, est amoureux fou de Tara, une actrice qu’il abrite sous son toit. Obsédé par l’idée qu’elle le trompe, Christian fait suivre Tara et découvre qu’elle entretient effectivement une liaison. Sa jalousie se fait d’autant plus grande que l’amant de Tara n’est autre que Ryan, ex petit-ami de cette dernière qu’elle a imposé sur le futur projet cinématographique de Christian.
Le producteur décide alors de les piéger tous les deux, sacrifiant au passage ce qui lui reste d’humanité dans des jeux pervers et violents...


Mon avis :

Depuis sa présentation hors compétition à la Mostra de Venise 2013, on ne peut pas dire que le nouveau film de Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "Light of Day") ait été très bien accueilli par la critique en général, pourtant "The Canyons" ne mérite tout de même pas un tel acharnement...


Est-ce dû à la présence en vedettes, d'une part de Lindsay Lohan ("Freaky friday", "Lolita malgré moi", "Mère-fille, mode d'emploi", "Machete") et d'autre part de celle de la star du porno James Deen (Déjà plus de 1100 films à son actif!!! Qui dit mieux?) ? Peut-être un peu des deux ? Vu les frasques, très fréquentes de Lindsay Lohan sur les plateaux ou dans sa vie privée, l'actrice fait le bonheur de la presse people, mais ne s'attire du coup pas trop la sympathie...


Quant à James Deen, il faut bien l'avouer, les critiques n'apprécient en général pas trop que des acteurs venant du porno tentent leur chance dans le cinéma plus conventionnel ! Pourtant, l'acteur s'en sort plutôt bien! Il est ici froid, détestable et imbu de sa personne, en gros tout ce qui convient pour incarner ce personnage abject, qu'on va forcément détester...


D'ailleurs même en ce qui concerne Lindsay Lohan, on ne s'attachera finalement pas tellement plus à son personnage, car elle incarne un personnage qui fait passer l'argent avant l'amour. Alors une partie de la réponse est peut-être là? Dans "The Canyons", on n'éprouvera aucune empathie pour aucun des différents protagonistes du film! D'ailleurs le film est froid comme les personnages du film, mais c'est 100% voulu et on retrouve bien là l'univers assez glacial de son scénariste, le romancier Bret Easton Ellis, à qui on doit notamment "Les Lois de l'attraction" et "American Psycho". L'ambiance générale, le personnage de Christian aussi, font d'ailleurs fortement penser à l'adaptation de "American Psycho" justement et à son tueur incarné par Christian Bale.


Bret Easton Ellis et Paul Schrader nous livre avec ce film une vision peu reluisante et complètement pervertie du milieu du cinéma. Christian est un producteur qui vit en effet aux crochets de son père et qui n'en a absolument rien à faire de cet univers. La seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est baiser! Et si possible avec des gens différents chaque jour... Mais voilà, cet échangiste est malgré très possessif et même s'il aime que sa compagne, Tara, participe à ses ébats, il ne supporte pas l'idée qu'elle aille voir ailleurs sans lui. Ce que lui fait de son côté en revanche! Tara semble par contre accepter ce mode de vie, par intérêt, parce que Christian est à l'aise financièrement...


Alors quand Ryan, son ex, qui lui est fauché, refait surface dans sa vie, elle succombe à nouveau, mais ne sera pas prête à tout abandonner pour autant! Le personnage de Ryan est ici interprété par Nolan Gerard Funk ("Deadgirl", "La maison au bout de la rue", "Riddick") ; ce qui est assez étonnant, c'est que si l'on ne reconnaît pas l'acteur canadien, on est persuadé qu'il vient également du milieu du porno et en particulier du porno gay!


Durant tout le film, on suivra le jeu du chat et de la souris que vont se livrer Christian et Tara, auxquels viendront se greffer principalement les personnages de Ryan donc, Gina, la petite amie de Ryan (qu'il n'aime pas vraiment, lui aussi...) et assistante de Christian, jouée par Amanda Brooks ("Flight plan", "D-War", "Stiletto") et Cynthia, une ex de Ryan et la maîtresse de Christian, jouée par Tenille Houston ("Dark Highway", "She Wants Me"). Oui, je sais tout ceci est un peu compliqué et en apparence assez invraisemblable, mais cela fonctionne plutôt bien dans le film.


On imagine assez rapidement que cette vie décadente va les mener à un destin tragique et peu à peu l’étau va effectivement se resserrer sur nos différents personnages comme un piège dont l'auteur ne serait autre que Bret Easton Ellis, l'auteur semblant même manipuler ses personnages comme des pantins... Seul gros regret en fait, la fin où il semble se jouer du spectateur, mais qui ne tient pas toutes ses promesses et surtout au niveau de la logique des personnages, laissant alors le spectateur quelque peu dubitatif. Même si ce n'est qu'anecdotique, on notera la présence au sein du casting de Gus Van Sant ("Will Hunting", "Psycho", "Elephant", "Paranoid Park", "Harvey Milk") dans le rôle du docteur Campbell .


Avec un budget assez serré, Paul Schrader (Le cinéaste préfère être indépendant plutôt que d'être bridé par un quelconque studio!) s'en sort pas mal du tout, faisant jouer son professionnalisme pour nous offrir un film qui ait quand même de la gueule, mis en valeur par une photographie froide, mais soignée et une bande originale assez sympathique.


Malgré, la nudité assez présente, surtout masculine d'ailleurs (De quoi vous filer des complexes d'ailleurs!!!), le film n'est pas trop racoleur, mais on regrettera une nouvelle fois que Lindsay Lohan ne nous dévoile que sa poitrine refaite pour un rôle qui en demandait quand même plus... Un peu comme pour "I Know Who Killed Me" de Chris Sivertson d'ailleurs... Le film aurait à mon avis mérité d'être encore plus sulfureux, car le sujet s'y prêtait et que le personnage de Christian vit essentiellement pour le sexe !


Alors, certes ce n'est pas le meilleur film de Paul Schrader et évidemment on peut être un peu déçu, mais "The Canyons" est tout de même loin d'être aussi mauvais qu'on a bien voulu nous le faire croire !



Photos © Recidive Films


Sortie en salle le 19 mars 2014

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18.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la fin du XIXe siècle au Texas, Butch Cavendish sème la terreur avec ses hordes de bandits. John Reid, un vaillant Texas Ranger, est laissé pour mort dans une embuscade menée par Cavendish au milieu du désert. Recueilli dans sa tribu par Tonto, un indien Comanche, John Reid recouvre peu à peu ses forces et décide de faire régner la justice derrière un masque noir. Il sera désormais le Justicier Solitaire !

Mon avis :

La sortie l'année dernière de "Lone Ranger, naissance d'un héros" de Gore Verbinski avec en vedette Johnny Depp a permis de remettre en avant ce personnage populaire aux États-Unis, mais méconnu chez nous, apparu dans un feuilleton radiophonique de 1933, puis dans une série télévisée de 1949 à 1957. C'est l'occasion également de redécouvrir "The legend of the lone ranger", une adaptation cinématographique datant de 1981...

Titré à l'origine en France "Le justicier solitaire", ce film de William A. Fraker ("Monte Walsh", "A Reflection of Fear", "Un flic dans la mafia") surprend immédiatement par son côté assez spectaculaire (Les cascades sont assez impressionnantes!) et par son côté relativement adulte (La mère du héros est assassinée au début du film / Des innocents sont exécutés etc...).

L'histoire débute par le massacre de la famille du jeune John Reid, qui va se lier d'amitié avec Tonto, un jeune Comanche qui va l'imposer à sa tribu après que celui-ci lui ait sauvé la vie. Les deux jeunes garçons vont même devenir frères de sang avant d'être séparés, John rejoignant quelques temps après le monde des blancs contre sa volonté...

Après le générique, on retrouve notre héros devenu adulte, interprété par Klinton Spilsbury (dont ce sera l'unique rôle!), qui va tomber sous le charme de la belle Amy Striker, jouée par Juanin Clay ("WarGames"), mais son idylle va malheureusement être de courte durée, puisqu'en voulant venger l'assassinat du père de sa dulcinée, il va tomber, avec ses compagnons, dans une embuscade, orchestrée par le major Bartholomew Cavendish, qui fait régner la terreur sur le Texas avec sa horde de bandits.

Laissé pour mort, John va être sauver par Tonto, qui des années après va pouvoir enfin lui rendre la pareille. Aidé de son ami indien, John va devenir 'The Lone Ranger', un vengeur masqué qui va faire la guerre à Cavendish, afin de le stopper dans ses agissements et rendre justice à sa manière...

Malgré le côté un peu ridicule du héros avec son masque qui a un peu de mal à cacher son identité, le film fonctionne plutôt bien grâce notamment à ses méchants et en particulier aux très charismatiques Christopher Lloyd ("Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "La famille Addams") dans le rôle de Cavendish et Matt Clark ("Dans la chaleur de la nuit", "Josey Wales hors-la-loi", "Retour vers le futur III") dans celui du Sheriff Wiatt.

Et puis, il y a également la présence marquante de Jason Robards ("Il était une fois dans l'ouest", "Pat Garrett et Billy le Kid", "Les hommes du président", "Philadelphia"), imposant dans le rôle du Président Ulysses S. Grant.

Le duo formé par Spilsbury et Michael Horse ("Twin Peaks", "Passager 57", "Riders in the Storm"), dont c'était ici le premier rôle, fonctionne plutôt correctement, malgré leur inexpérience et un jeu assez limité.

En fait, le principal handicap du film sera le look de son héros, car le reste est plutôt sympathique, avec de plus une musique signée John Barry ("Goldfinger", "Les diamants sont éternels", "King Kong", "Le jeu de la mort", "Starcrash, le choc des étoiles") mêlant musique de westerns et musique classique, donnant une ambiance assez particulière au film, mélangeant scène dramatique et d'autres beaucoup moins sérieuses, surtout dans sa seconde partie...

Même si ce n'est pas un grand western et que le film a tout de même quelque peu vieilli, "The legend of the lone ranger" reste un agréable divertissement et finalement plutôt une sympathique découverte...

"The legend of the lone ranger" est sorti en DVD et Blu-ray le 4 décembre 2013 chez Elephant Films. Le film est présenté au format respecté 1.77 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français pour le DVD et au format 1.77 avec une résolution de 1080i et pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français pour le Blu-ray. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, en dehors d'une galerie photos et des présentations par Jean-Pierre Dionnet des derniers titres de la collection Cinéma Master Class.

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17.03.14

06:50:19, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une dame d'un certain âge loue une chambre où il n'y a que 4 règles simples à respecter...

Mon avis :

L'actrice Caroline Munro ("L'Abominable Docteur Phibes", "Dracula 73", "Le Voyage fantastique de Sinbad", "Les prédateurs de la nuit") est une actrice connue surtout du grand public pour avoir été une James Bond girl dans "L'espion qui m'aimait" et bien entendu des amateurs de cinéma bis pour ses rôles dans les films de la Hammer et bien entendu pour ses rôles mémorables dans les très cultes "Starcrash, le choc des étoiles" et "Maniac". Peu à peu, elle s'est fait de plus en plus rare jusqu'à disparaître des écrans durant près de 10 ans pour se consacrer à sa famille revenant sporadiquement à partir de 2003 avec le sympathique "Flesh for the Beast"...

L'année dernière, l'actrice est notamment apparue à l'affiche de "The Landlady" un petit court métrage écrit et réalisé par Rory O'Donnell et Jason Read. Elle semble prendre beaucoup de plaisir actuellement à tourner pour de petits films indépendants qui ne se prennent pas au sérieux, d'ailleurs on la retrouvera prochainement à l'affiche de "Cute Little Buggers" et "Crying Wolf" deux petites comédies horrifiques nous venant aussi d'Angleterre. "The Landlady" appartient d'ailleurs également à cette catégorie, puisque à aucun moment le film ne sera à prendre au sérieux.

Caroline Munro y incarne une dame d'un certain âge (Oui, elle est beaucoup moins sexy ici qu'en réalité! Car pour l'avoir rencontrée récemment, malgré ses 65 ans, elle est quand même encore très bien conservée!) louant une chambre où il n'y a que quatre règles simples à respecter : interdiction de fumer, de faire du bruit, de ramener des animaux et des visiteurs après minuit...

Malheureusement pour ces locataires, ceux-ci vont les enfreindre et il va leur en coûter! Lorsqu'elle va s'en apercevoir, la propriétaire va au moment de faire le ménage des chambres leur déposer une petite figurine maléfique afin de leur faire payer ce manquement au règlement...

Le court métrage est découpé en quatre parties, chacune illustrant un des quatre manquement. La première locataire sera une hippie qui va naturellement fumer de l'herbe, la deuxième une punk qui va faire de la musique avec son groupe, la troisième une fan de Michael Jackson qui aura comme compagnon une petite souris et la quatrième fera rentrer son petit ami avec qui elle fera des galipettes après minuit... Eh ben oui, il ne fallait pas!!!

Les deux réalisateurs vont jouer avant tout la carte de la comédie, rendant leur film très léger et accessible à un large public avec notamment des morts qui se feront hors champ. Peut-être un peu aussi pour des raisons de budget me direz-vous car celui-ci fût en effet très modeste...

Malgré ces moyens limités, le film a tout de même de la gueule, la mise en scène est maîtrisée, avec de plus une photographie soignée. En dehors de Caroline Munro, le casting ne comporte pas de stars, mais on notera tout de même la présence de Zoe Grisedale ("In a Heartbeat") aperçue notamment dans "The Thompsons" (En plus, elle y jouait une française!). Ce court est en tous cas prometteur et on peut espérer revoir les deux hommes à la tête de nouveaux projets sympathiques prochainement...

Si tout comme moi, vous êtes fan de Caroline Munro, ne passez pas à côté de ce court métrage fort sympathique rendant de plus hommage aux films de la Hammer !

"The Landlady" est commandable en DVD-R avec jaquette et disque imprimé via la page facebook du film. Le film dure 23 minutes et en version originale seulement, mais sincèrement c'est facilement compréhensible même pour les non-anglophones.

Le DVD comporte de plus pas mal de petits bonus sympathiques comme un commentaire audio des réalisateurs, une petite interview de Caroline Munro, un petit reportage sur le tournage, des essais de deux des actrices jouant des punks ou encore la présentation du film pour son financement sur indiegogo... Le DVD étant à mon avis très limité, dépêchez-vous !

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14.03.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Twelve years a slave

Réalisateur : Steve McQueen

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h13

Avec
: Chiwetel Ejiofor (Solomon Northup), Michael Fassbender (Edwin Epps), Benedict Cumberbatch (Ford), Paul Dano (Tibeats), Lupita Nyong'o (Patsey), Brad Pitt (Bass), etc.

Par Nicofeel

Twelve years a slave constitue le troisième long métrage de Steve McQueen après les excellents Hunger sur le révolutionnaire Bobby Sands et Shame sur un homme, obsédé sur le plan sexuel, qui évolue à notre époque contemporaine.
Ce nouveau film est certainement le film le plus accessible de cet auteur. Pour autant, même s'il a été beaucoup plus diffusé sur grand écran que les deux premières oeuvres de Steve McQueen et qu'il a bénéficié de nombreux prix aux Oscars dont celui du meilleur film, Twelve years a slave n'est pas un film consensuel.
Très attaché à montrer les diverses facettes de l'être humain, et pas forcément celles qui sont les plus reluisantes, Steve McQueen s'atelle dans Twelve years a slave à évoquer le cas de l’esclavage aux Etats-Unis au XIXème siècle par le biais de l'histoire d'un homme qui a réellement existé.
Cette histoire est d'ailleurs extraordinaire mais pas dans le bon sens du terme. On suit le personnage de Solomon qui est au départ un homme Noir respecté. Il fait de la musique et dispose à ce titre d'une situation sociale tout à fait confortable. Croyant pouvoir bénéficier d'un contrat qui améliorera encore son quotidien, il va être kidnappé. Il est alors vendu à un homme, comme s'il était une simple marchandise. De ce fait, il perd sa condition sociale aisée et surtout il n'est plus un homme libre.
On suit avec beaucoup d'empathie et de révolte le calvaire vécu par cet homme qui voit son quotidien s'assombrir au plus haut point. Malgré sa relative longue durée, le film ne faiblit jamais au niveau de son rythme.
Le réalisateur Steve McQueen n'hésite pas à montrer dans le champ des séquences difficilement soutenables qui resteront longuement gravées dans la tête du spectateur. En effet, les différents maîtres de Solomon, qui se situent au sud des Etats-Unis, et qui cultivent tout naturellement le coton, ne sont pas des enfants de cœur. Ils considèrent les Noirs qu'ils ont acheté comme des esclaves qui doivent leur obéir en toute circonstance. Ils ont tous les droits sur eux. Ils les font ainsi travailler toute la journée dans des champs de coton où le maître mot est la productivité. Pour leur rappeler qui est le chef, ils les frappent et leur envoient des coups de fouet. Si les hommes Noirs n'ont pas franchement un traitement de faveur, c'est encore pire pour les jeunes femmes qui sont violées en toute impunité par le maître de la propriété.

L'acteur Michael Fassbender, qui tenait déjà le rôle-titre dans Shame, hérite là aussi d'un rôle important. C'est lui qui joue le personnage de Edwin Epps, le maître de la propriété où travaille Solomon. Il est particulièrement brutal dans ses agissements. Il est sans foi ni loi et ne cherche qu'à exploiter les Noirs qu'il a achetés, pour faire tourner son domaine d'une part et pour son plaisir personnel d'autre part. Il n'y va pas de main morte quand il s'agit de rappeler aux Noirs leur statut inférieur en tant qu'esclave : il pend Solomon durant de nombreuses heures ; il fouette une jeune femme avec qui il couche dans le seul but de satisfaire son épouse. Cette séquence du fouet sera d'ailleurs difficile à supporter pour nombre de spectateurs car on voit tout à l'écran et les coups de fouet, très violents, paraissent très réalistes.
On souffre pour ces Noirs maltraités et notamment pour Solomon qui tente à plusieurs reprises d'échapper à cet enfer et de retrouver sa liberté perdue. Le film propose sur ce point une sorte de suspense puisque l'on se demande bien comment Solomon va finir par s'en sortir. Son salut viendra d'un Blanc qui sera comporté comme un homme juste et équitable. Or, à cette époque, nombreux sont ceux qui trouvent normal l'esclavage vis-à-vis de gens qui ont simplement une couleur de peau différente.
Steve McQueen fait clairement passer un message politique à travers le personnage de Solomon et des douze années de calvaire qu'il aura enduré. Sans avoir besoin d'appuyer son propos, le cinéaste britannique critique ouvertement l'esclavage qui a perduré durant de nombreuses années aux Etats-Unis, étant au demeurant un sujet de discorde à l'origine de la guerre de Sécession.
Le film étant fort sur le plan émotionnel, le propos n'en est que plus prégnant.
Quelques mots sur la distribution sont nécessaires. En effet, elle est de grande qualité et participe à la réussite de Twelve years a slave. Chiwetel Ejiofor est parfait dans le rôle de Solomon, cet homme victime d'une terrible injustice qui a dû se battre pour survivre et récupérer sa liberté. Michael Fassbender lui rend très bien la pareille dans le rôle de cet homme mauvais qu'il interprète à merveille, sans jamais surjouer. De son côté, Brad Pitt, qui au passage est l'un des producteurs du film, a récupéré l'un des rôles les plus positifs du film. Il va encore améliorer son image auprès du public.
Au final, Twelve years a slave est un long métrage qui évoque avec beaucoup de justesse la question de l'esclavage aux Etats-Unis. Sur un sujet fort, le film a réussi à trouver son public, même s'il est évident que son succès aux Oscars (oscar du meilleur film, de la meilleure actrice dans un second rôle, du meilleur scénario adapté) lui a donné un gros coup de pouce. On espère que cette oeuvre permettra à l'excellent Steve McQueen d'obtenir la reconnaissance qu'il mérite. On attend déjà avec intérêt son prochain long métrage.

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13.03.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ayant terminé leurs études en ville, les deux fils d’un propriétaire terrien rentrent au ranch paternel. Mais, dans l’ouest, la vie n’est pas tout à fait la même que sur la côte est... Aussitôt arrivés, les deux frères se font ennuyer par des bandits. Un mystérieux étranger vêtu de noir leur vient en aide. Leur père leur explique alors que la terreur a envahi la campagne, et qu’une bande de gangsters rackette les habitants. Les deux frères vont croiser à nouveau le chemin de l’étranger qui semble avoir une dette à payer auprès de leur père.

Mon avis :

Avec le succès de "On l'appelle Trinita", le western spaghetti va basculer vers la comédie provoquant ainsi peu à peu sa perte... Il faut dire que bon nombre des comédies qui suivirent les "Trinita" ne sont guère glorieuses. Toutefois, certaines valent pourtant le détour comme par exemple ce "Quand les colts fument, on l'appelle Cimetière", un western à mi-chemin entre le western spaghetti classique et la comédie...

Enzo Barboni ("Ciak Mull", "On continue à l'appeler Trinita", "Et maintenant, on l'appelle El Magnifico"), le créateur des "Trinita" va écrire le scénario de "Quand les colts fument, on l'appelle Cimetière", mais trop occupé à s'occuper des suites de "On l'appelle Trinita", il va le vendre au producteur Mino Loy ("L'adorable corps de Deborah", "Si douces, si perverses", "Toutes les couleurs du vice"), qui va en confier la mise en scène à Giuliano Carnimeo ("Django arrive, préparez vos cercueils", "Les rendez-vous de Satan", "Alléluia défie l'Ouest"). Un scénario très bien écrit que le réalisateur va parfaitement mettre en valeur.

Dès la première scène, on se régale avec notamment cette grand-mère, as de la gâchette! On la croirait tout droit sortie d'une bande dessinée type "Lucky Luke". Dans cette scène qui se déroule dans une diligence, on va faire la connaissance de deux des personnages principaux, deux jeunes frères venus de la ville, qui vont rejoindre leur père qu'ils n'ont pas vu depuis des années.

Seulement voilà, John et George McIntire, interprétés respectivement par Chris Chittell ("Les anges aux poings serrés", "Le monstre des oubliettes", "La vallée perdue") et John Fordyce ("La croisade maudite", "L'invasion", "L'assaut des jeunes loups"), sont deux jeunes hommes distingués, venant de la ville et ne sont pas vraiment préparés à affronter un univers aussi violent où tout le monde est armé!

D'ailleurs leur père s'imagine que ce sont des gros durs bien baraqués, alors quelle ne va pas être sa surprise! Heureusement dès leur arrivée, ils vont trouver un ange gardien en la personne de « l'étranger », joué par Gianni Garko ("Les colts de la violence", "Sartana", "L'emmurée vivante", "Apocalypse dans l’océan rouge"), une fine gâchette, un personnage à la fois énigmatique et sombre, comme le western spaghetti nous a habitué à en voir.

Bientôt, un autre as de la gâchette va faire son apparition, formant ainsi un deuxième duo dans le film. Il s'agit de Duke, joué par William Berger ("5 gâchettes d'or", "Sartana", "L'île de l'épouvante", "Folie meurtrière"), un tireur d'élite se baladant tout le temps avec son verre à whisky pliable (Purée!!! J'en veux un comme ça, moi!).

Le troisième duo du film sera composé de deux péones au service du père des deux jeunes hommes. Ce dernier duo va servir à apporter une bonne dose d'humour au film, sans pour autant tomber dans la grosse comédie bien grasse. Dans ce duo, on remarquera principalement l'un d'eux, interprété par Ugo Fangareggi ("Le chat à neuf queues", "Et vogue le navire..."), un acteur au visage assez marquant, à cause de son menton très imposant.

Comme dans tous bons westerns qui se respectent, il y a forcément des méchants, très méchants... Ici, on notera surtout la présence de Nello Pazzafini ("Arizona Colt", "Colorado", "Mademoiselle cuisses longues", "La guerre des gangs") dans le rôle de Cobra Ramirez, un tueur collectionnant les scalps de ses victimes qu'il accroche à son sombrero.

Le film est très agréable à regarder, avec qui plus est une très belle musique signée Bruno Nicolai ("Django tire le premier", "Le trône de feu", "Les inassouvies", "La queue du scorpion"), le type de musique entêtante qu'on a plaisir à avoir en tête!

Le réalisateur va durant tout le film alterner habilement scènes comiques, parfois bidonnantes comme celle où l'étranger apprend aux deux péones à manier le fusil et scènes plus sérieuses, comme celle par exemple du cimetière. Un joli mélange des genres pour un film, au final, très attachant...

De toutes manières avec un titre pareil, cela ne pouvait être qu'un film sympathique... Non?

"Quand les colts fument, on l'appelle Cimetière" est sorti en DVD chez Artus films le 4 mars 2014 au format 2.35 original 16/9 compatible 4/3, avec pistes française et italienne. Les suppléments se composent "Viva Camposanto !" une présentation du film par Curd Ridel, "Une balle pour Camposanto", un reportage contenant des entretiens avec Giuliano Carnimeo et Gianni Garko, d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Western européen.




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11.03.14

06:56:28, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Un été chaud et sec. Fuyants leur dernier jour d’école, Dan, Tom et Victor, trois adolescents inséparables, se perdent dans la campagne avant de s’engouffrer dans les méandres d’un vieux studio de cinéma abandonné. Un lieu décrépi devenu depuis le repère d’Isaac et Klarence Shooter, un homme et son étrange fils, bien décidés à ne pas laisser le trio dévoiler leurs sombres secrets aux yeux des vivants.
La nuit tombe. De retour chez eux, les adolescents ne tarderont pas à s’apercevoir que quelque chose les a suivis et que la nuit risque d’être l’une des plus longues de leur vie...

Mon avis :

En cette belle soirée du 7 mars 2014, le grand jour est enfin arrivé, celui où je vais pouvoir découvrir "Aux yeux des vivants", ce film que j'attends avec tellement d'impatience depuis que j'ai découvert cette splendide affiche teaser de Grégory Lê ; un film que je suis depuis le début et auquel j'ai pu modestement contribuer via son financement participatif sur Touscoprod, un excellent système permettant d'impliquer pleinement le public et pouvant apporter tout de même une aide non négligeable à des projets en cette période de crise...

Le film débute de façon très frontale avec une scène en forme de clin d’œil au premier long métrage du duo Alexandre Bustillo / Julien Maury ("À l'intérieur", "Livide"), une scène qui tout de suite en impose et apporte une tension qui va ensuite perdurer durant tout le reste du métrage. Béatrice Dalle ("37°2 le matin", "Trouble Every Day", "Truands", "À l'intérieur") y est absolument bluffante et il faut bien avouer qu'elle fout une fois de plus carrément les ch'tons! D'ailleurs je l'ai croisée en arrivant près de la salle, elle était seule, eh bien je n'ai même pas osé lui dire bonsoir!!! Mais bon, revenons-en au film !

Après cette première scène choc, on bascule dans une ambiance radicalement différente, dans un style assez proche d'un "Stand by me" ou encore d'un "Ça", avec un trio d'adolescents, joués par Théo Fernandez ("Le village des ombres", "Les Tuche", "La guerre des boutons"), Zacharie Chasseriaud ("L'empreinte de l'ange", "Les géants", "Au nom du fils") et Damien Ferdel ("Le petit Nicolas", "Nos chers voisins"), qui vont faire l'école buissonnière après s'être fait coller par la principale, jouée par la très charismatique Dominique Frot ("Mortelle randonnée", "Peut-être", "Elle s'appelait Sarah") dans un rôle assez proche de celui qu'elle tient dans la série télévisée "S.O.D.A.", un rôle qui semble lui coller d'ailleurs pas mal à la peau puisqu'on avait déjà pu la voir en directrice d'école dans "Les amateurs" ou encore en proviseur dans "Qui perd gagne!"...

Les trois ados vont alors passer leur après-midi à faire les 400 coups et ce périple va les amener à un vieux studio de cinéma abandonné, une visite qu'ils vont malheureusement amèrement regretter... C'est à partir de là qu'on va découvrir le méchant du film, grand, de toute évidence assez sec, portant un manteau de l'armée et des rangers défaites. Évidemment le genre de gars sur lequel on n'a vraiment pas envie de tomber ! On n'aperçoit pas son visage sous sa capuche, mais on imagine quelqu'un d'assez monstrueux.

Alors qu'on aurait pu penser que le film allait se passer essentiellement dans le vieux studio, l'action va ensuite prendre une autre direction, transformant le film en pur slasher. Le tueur masqué, car il portera en effet un masque comme dans de nombreux films du genre, va traquer nos trois fugueurs chez eux.

Cela sera d'ailleurs l'occasion de faire la connaissance des familles de Dan, Tom et Victor parmi lesquels on remarquera tout particulièrement les excellentes interprétations de Manu Lanzi ("Le transporteur", "Le talisman", "À l'intérieur", "Le réserviste"), l'acteur/chorégraphe de combats y étant absolument bluffant et tenant ici son rôle le plus fort à ce jour, Chloé Coulloud ("Neuilly sa mère!", "Beur sur la ville", "Livide"), qui incarne une délicieuse baby-sitter et Anne Marivin ("Podium", "Truands", "Incognito", "Les petits mouchoirs") et Nicolas Giraud ("Taken", "Vertige", "Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec") dans le rôle du couple du dernier gamin...

Impossible également de ne pas vous parler de Francis Renaud ("36 Quai des Orfèvres", "MR 73", "Mutants", "Les Lyonnais", "Braquo"), dans le rôle du père du monstre et dont l'interprétation est véritablement remarquable. J'ai toujours trouvé cet acteur excellent et charismatique, mais là il vient de franchir une nouvelle étape !

Bon, je ne vous en révélerai pas plus en tous cas au niveau de l'histoire, mais sachez avant tout que le film est vraiment très beau, avec une photographie particulièrement réussie signée Antoine Sanier ("Océane"), des effets spéciaux de maquillages très réussis et hyper réalistes et une musique sublime une nouvelle fois écrite pour le duo par Raphaël Gesqua ("Livide", "Super 8 Madness!").

Alors certes, on pourra reprocher au film ses quelques invraisemblances, que ce soit au niveau du scénario ou au niveau des réactions de certains protagonistes, mais personnellement cela ne m'a pas gêné tant que ça, m’occasionnant tout au plus quelques petits sourires. Mais au final, j'étais quand même vachement fier d'avoir mon nom au générique d'un tel film !

Après "The Theatre bizarre", voici la nouvelle bombe signée Metaluna Productions! Car aucun doute, "Aux yeux des vivants" est bel et bien l'une des sensations horrifiques de l’année !

"Aux yeux des vivants" sera en avant-première le 15 mars à Paris lors de la nuit du slasher, le 22 mars à Nantes, le 28 mars à Thionville, le 17 avril à Lyon et le 18 avril à Tours. Sa sortie en salles est quant à elle prévue pour le 30 avril 2014 par Tanzi Distribution.

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03.03.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Trois amis rejoignent la troupe des mobilisés pour la guerre d’Algérie. Les événements poussent l’un d’eux à vouloir déserter puis à tuer. Il finit par comprendre l’absurdité du massacre qu’il a perpétré.


Mon avis :

En 1973, sortait "R.A.S.", un film traitant d'un sujet particulièrement sensible à l'époque, la guerre d'Algérie! Un film forcément pas très tendre avec l'armée française comme on peut l'imaginer de la part d'Yves Boisset ("Coplan sauve sa peau", "Allons z'enfants", "Le Juge Fayard dit le shériff", "Le prix du danger", "Canicule") et qui pourtant connaîtra un réel succès en salles...


Avec "R.A.S.", le réalisateur révèle au grand public de nombreux acteurs qui par la suite vont connaître une carrière assez impressionnante, des acteurs pourtant totalement inconnus à l'époque de sa sortie.


Les deux principaux, Jacques Weber ("État de siège", "Rive droite, rive gauche", "Cyrano de Bergerac", "Beaumarchais, l'insolent") d'une part, qui n'en était qu'au début de sa carrière et surtout d'autre part, Jacques Villeret ("La Soupe aux choux", "Papy fait de la résistance", "L'Été en pente douce", "Le Dîner de cons", "Un crime au paradis"), qui lui n'était absolument pas acteur et qui fût présenté à Boisset par Weber.


D'ailleurs un autre grand acteur qui débutait a failli faire aussi parti du casting... Il s'agit de Gérard Depardieu, qui devait tenir le rôle du quatrième ami de la bande, malheureusement le courant ne passant pas avec les trois autres acteurs, Boisset resta alors sur l'idée d'un trio. Un trio formé donc de Jacques Weber, Jacques Spiesser ("Stavisky", "Baxter", "Je suis un assassin"), dont c'était le deuxième film après "Faustine et le bel été" et Jean-François Balmer ("Peur sur la ville", "La Menace", "Beaumarchais, l'insolent") qui débutait également au cinéma.


Un très beau casting contribuant à la force du film, mais ne s'arrêtant pas là, puisque outre ces acteurs, on trouvera également de nombreux autres acteurs dans des rôles plus secondaires, mais tous aussi marquants, comme Michel Peyrelon ("Les Valseuses", "Dupont Lajoie", "Flic ou voyou", "Les Visiteurs") absolument génial dans le rôle du lieutenant Keller, un type genre fou de guerre un peu efféminé (J'en ai connu un comme ça durant mon service militaire en compagnie de combat, donc je vous confirme, ça existe!!!), l'excellent Claude Brosset ("Adieu poulet", "Le Corps de mon ennemi", "Le Marginal", "L.627") dans le rôle de l'adjudant-chef Santoni, un autre fou de guerre, mais surtout un vrai dur, limite sadique (Des comme ça, il y a en avait aussi!!!), le genre de rôle que l'acteur a souvent incarné marquant ainsi toute une génération dont je fais parti, ou comme encore Roland Blanche ("Le Juge Fayard dit le shérif", "I... comme Icare", "Le choix des armes", "Tir groupé") dans le rôle du sergent Lebel.


Des vraies gueules du cinéma français! Moins connu, mais vraiment excellent dans le rôle du commandant Lecoq, le père de Philippine Leroy-Beaulieu, Philippe Leroy ("Portier de nuit", "Mannaja, l'homme à la hache", "Courage fuyons"), incarne ici un militaire en apparence très humain, beaucoup plus que les autres en tous cas, mais malgré tout se résignant à exécuter les consignes qu'ils lui sont donnés sans sourciller. Enfin, plus anecdotique qu'autre chose, la présence d'un Jean-Pierre Castaldi ("Le Train", "Pour 100 briques t'as plus rien...", "Quelques jours avec moi") tout jeunot et assez discret.


Yves Boisset nous livre ici sa version de la guerre d'Algérie, une vision apparemment très réaliste de ce conflit dont on n'est pas vraiment fier et pour cause, l'armée française s'y est montrée peu glorieuse, comme on peut le voir dans le film, entre les tortures de prisonniers, les viols de femmes ou encore ces villages détruits... Pas de quoi pavoiser!


Mais si le cinéaste ne nous cache pas ces horreurs, il nous montre surtout le quotidien de cette guerre, un quotidien où les soldats attendent dans les casernes et ne voient finalement que peu l'ennemi... Ici, le réalisateur choisit de nous montrer cet engagement de l'armée française d'après le point de vue d'une section disciplinaire où se côtoient à la fois de petits malfrats et d'autres placés là pour leurs opinions politiques comme le personnage d'Alain Charpentier, interprété par Weber, un jeune homme antimilitariste considéré comme communiste.


Le réalisateur va également bien montrer l'hostilité d'une partie de la population à rentrer dans ce conflit, mais à travers ce film il va surtout montrer une fois de plus la bêtise humaine, chose qu'il a fait dans nombre de ses films...


Avec "R.A.S.", Yves Boisset signe une fois de plus un film contestataire révoltant et marquant, sans pour autant être trop choquant. Le genre de film qu'on n'oublie pas...


Un coffret sorti le 19 novembre 2013 chez Tamasa Distribution regroupait "Le prix du danger", "R.A.S." et "Allons z'enfants", mais beaucoup regrettaient que les 3 films ne soient pas disponibles à l'unité. Principalement car ils étaient uniquement intéressés par "Le prix du danger"! Leur souhait va être exhaussé puisque les 3 films seront disponibles séparément dès le 4 mars! Mais ils seraient bien bêtes de passer à côté des deux autres films...


Seul regret concernant "R.A.S.", celui-ci est présenté au format 1.85, mais en 4/3 uniquement avec une piste française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, cette édition contient une interview absolument passionnante du réalisateur d’environ 43 minutes. Un régal!


Yves Boisset 3 films cultes : Le prix du danger + R.A.S. + Allons z'enfants / 3 DVD

Yves Boisset 3 films cultes : Le prix du danger + R.A.S. + Allons z'enfants / 3 DVD
Fnac à 39€
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R.A.S.

R.A.S.
Fnac à 20€
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01.03.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dusty se rend en Afghanistan pour retrouver Derek, son frère disparu, un théoricien de la conspiration persuadé qu’Oussama Ben Laden est encore en vie. Arrivé sur les lieux, elle rencontre des agents des forces spéciales et apprend que son frère n’était finalement pas si fou que ça : revenu d’entre les morts, Oussama Ben Laden est sur le point de conquérir le monde avec son armée de zombies...

Mon avis :

Avec sa jaquette fortement inspirée par "World War Z" et son titre, quelque peu trompeur, vous vous dites probablement que "Zombies : Global Attack" est très certainement un ersatz du film de Marc Forster et que vous allez avoir le droit à une attaque massive de zombies en zone urbaine... Mais non! Ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout ça!

En fait, sous le titre "Zombies : Global Attack", se cache le film "Osombie" de John Lyde ("La onzième heure", "Christmas Oranges", "SAGA - Curse of the Shadow", "Christmas for a Dollar"), un film se déroulant dans le désert afghan où Ben Laden devenu zombie a monté une armée de zombies.

Le film met en effet en scène un petit groupe de soldats qui vont aider une jeune femme à retrouver son frère parti à la recherche de Ben Laden, afin de pouvoir prouver au monde entier que l'on se fiche de nous (Théorie du complot!) et qu'il est bien vivant et surtout afin de pouvoir le tuer de ses propres mains pour venger ses camarades pompiers morts dans le World Trade Center le 11 septembre 2001...

Bon c'est plutôt un bon point, le scénario est assez original et pourrait nous offrir un petit nanar bien sympathique, mais non, malheureusement le film se prend un peu trop au sérieux et on est ici beaucoup plus proche du navet que du nanar! Mais toutefois, si vous voulez voir du mitraillage de zombies à gogo, vous serez ici servi! A tel point qu'on se croirait presque dans un jeu vidéo tellement ça dégomme...

De plus les effets numériques sont très visibles, mais alors vraiment très visibles! Mais ça, à la rigueur, c'est plutôt fun... Comme ce héros "beau gosse", joué par Corey Sevier ("Soeurs de glace", "Decoys 2: Alien Seduction", "Metamorphosis", "House of Fears", "Les Immortels"), qui passe son temps à se mettre torse nu ; c'est à mourir de rire! On se demande d'ailleurs comment ça se fait qu'il n'est pas attrapé plus de coups de soleil le pauvre!

Pas de bol pour nous, ni la très mignonne Eve Mauro ("Wicked Lake", "Penance", "Zombies Vs. Strippers", "Sorority Party Massacre"), ni la non moins jolie Danielle Chuchran ("Le chat chapeauté", "SAGA - Curse of the Shadow", "Haunt"), ne nous dévoileront le moindre quart de bout de nichons...

Pourtant on ne demande quand même pas grand-chose pour être satisfait! On devra donc se contenter de ce canardage en règle de zombies pas trop mal fichus et puis... Et puis c'est tout!

Quelques images assez jolies à la rigueur... Le film est dans l'ensemble assez répétitif, cela devient quand même un peu longuet à force, mais cela se laisse malgré tout regarder...

Après avoir vu ce "Zombies : Global Attack" ou plutôt donc ce "Osombie", j'en conclue que ce film est uniquement destiné aux amateurs de jeu vidéos où l'on dégomme du zombie, mais bon pas sûr qu'ils ne soient pas déçus de ne pas pouvoir le faire eux-mêmes...

"Zombies : Global Attack" est sorti le 10 février 2014 en DVD et Blu-ray chez Seven7. Le DVD contient le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 DTS Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format vidéo AVC 1080P/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 7.1 DTS-HD High Resolution Audio.

Zombies : Global Attack

Zombies : Global Attack
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Zombies : Global Attack (Blu-ray)

Zombies : Global Attack (Blu-ray)
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Mars 2014
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Le Blog des DVDpasChériens

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