15.09.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Return to nuke em high

Réalisateur : Lloyd Kaufman

Année : 2013

Origine : États-Unis

Durée : 1h25

Avec
: Chrissy Goldberg (Asta Paredes), Lauren (Catherine Corcoran), Lloyd Kaufman (Lee Harvey Herzkauf), le président (Lemmy), etc.

Par Nicofeel

Sorti en France sous le titre d'Atomic college, Class of nuke'em high est une trilogie comico-gore de la firme indépendante Troma sortie respectivement en 1986, 1991 et 1994.

Plus de 20 ans après, le réalisateur charismatique de Troma, Lloyd Kaufman, décide de remettre au goût du jour les Class of nuke'em high, en les remettant au goût du jour. Le “nouveau” premier volet est sorti aux États-Unis courant 2013.

On se situe comme d'habitude dans cette bonne ville de Tromaville. Il n'y a plus de centrale nucléaire pour polluer et intoxiquer les gens. Sur les fondations de la centrale s'est installée une usine de nourriture industrielle, la Tromorganic (citation à Troma, évidemment !) foodstuffs, menée par Lee Harvey Herzkauf. Ce dernier est interprété par Lloyd Kaufman qui cabotine à mort, comme d'habitude et son nom est un clin d’œil évident aux deux fondateurs de la firme Troma : Michael Herz et lui-même.

Return to nuke'em high a beau se passer dans notre période actuelle, il ne surprendra pas les connaisseurs de ce type de cinéma. Pour les autres, l'étonnement risque d'être de mise. Dans cette sortie de série B survoltée et complètement décomplexée, on pourrait dire que l'on a droit à de la satire, du sang et du sexe.

Les films Troma ont beau donner l'impression d'être des petits films d'horreur complètement débiles, ils n'oublient jamais de passer un message. A l'entrée du lycée de Troma, un détecteur de métaux oblige les élèves à se séparer de leurs armes, une façon de rappeler que les États-Unis sont un pays où les armes sont trop nombreuses et trop faciles d'accès. Mais surtout la principale critique est celle relative à l'environnement.Après avoir sans cesse critiqué la politique nucléaire, la firme Troma n'hésite pas cette fois à s'en prendre à cette société consumériste qui fait passer le bio comme la réponse à tout, comme si du jour au lendemain l'environnement était devenu plus sain. Alors évidemment, la démonstration n'est pas des plus fines avec ces produits verts qui sont toxiques et qui viennent inonder le lycée de Tromaville. Mais quand on voit ce que l'on voit de nos jours, on se dit qu'il ne vaut mieux pas savoir ce que l'on a réellement dans notre assiette.

C'est cette “malbouffe” qui explique pourquoi plusieurs lycéens de Tromaville, mangeant des tacos radioactifs, vont soit mourir de façon bien dégueu soit subir des mutations ! Lloyd Kaufman s'amuse à changer une chorale de petits intellos ringards en punks new age assoiffés de sang ! Fidèle à son esprit fun, Return of nuke'em high propose un bon gros gore qui tâche avec cette substance verdâtre ou encore ces monstres caoutchouteux sortis de nulle à part, à l'image de cette séquence initiale où deux jeunes font l'amour jusqu'à ce qu'ils soient attaqués par une bestiole improbable.

Le sexe est le dernier ingrédient que l'on retrouve dans chacun des films de la Troma. Return to nuke'em high est bien placé dans ce domaine. Du début à la fin, on a droit à du sexe gentillet mais bien débridé. Le sexe est présent sous toutes ses formes avec notamment des transsexuels et homosexuels. Le film met d'ailleurs à l'honneur deux lesbiennes, une “bourge” et une fille issue d'un milieu populaire, qui vivent une histoire d'amour improbable. Ensemble, elle vont tenter de s'en sortir face à la horde des punks. Ayant été contaminées elles aussi, elles vont pouvoir combattre leurs ennemis avec des armes “naturelles” complètement inattendues : des seins qui envoient des substances nocives ou encore une des lesbienne armée d'un phallus géant. Le réalisateur Lloyd Kaufman se plaît à mettre de façon explicite des propos sexuels ou tout simplement des symboles ô combien explicites au sexe. Tout ceci est amusant et aussi un pied de nez à une Amérique puritaine. Et cela révèle l'esprit libre et frondeur de la Troma.

Les gags s'accumulent à la vitesse grand V, que ce soit pour critiquer gentiment la politique du président Obama, ou que ce soit tout simplement pour faire preuve d'un humour bien graveleux. Au programme des festivités, Return to nuke'em high contient un viol de canard (un hommage à Poultrygeist, film bien marrant de Lloyd Kaufman !), des personnages volontairement idiots, un Lloyd Kaufman qui en fait des tonnes ou encore un professeur qui se blesse sévèrement avec un laser ! Bref, c'est complètement débile et insensé mais cela permet de passer un bon moment.

Au final, Return to nuke'em high est fidèle à l'esprit Troma avec une sorte de délire généralisé qui traverse cette œuvre “autre” pendant plus d'une heure vingt. Pas de réelle surprise et sûrement pas une œuvre majeure de la Troma – on a beau nous dire qu'il ne s'agit pas d'un remake, ça y ressemble tout de même fortement – mais un film qui amuse bien le spectateur.

Le film se termine de telle sorte que l'on sait pertinemment qu'il y aura une suite. Nous attendons alors avec intérêt ce Return to nuke'em high 2 !

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