09.09.14

06:51:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A bord d’un wagon, Dieu et Satan se racontent trois histoires, avant que le train dans lequel ils ont embarqué et qui file à vive allure ne déraille. Dans la première, un homme est enlevé et enfermé dans un asile, hypnotisé pour appâter d’innocentes victimes. Dans la seconde, deux amants se trouvent mêlés aux jeux morbides des membres d’un club fascinés par la mort. Dans la dernière, Satan, désireux de détruire notre monde, devra faire face à une féroce résistance.

Mon avis :

Dans les années 80, bon nombre de films à sketchs horrifiques ont été produits comme par exemple "Le Club des monstres", les deux premiers "Creepshow", "Cat's eye", "Les Contes des Ténèbres", "La Quatrième Dimension" ou encore "La Compagnie des loups". Parmi eux, "Train Express pour l'Enfer" est un film un peu à part, même s'il est loin d'être le plus réussi...

Qu'est-ce qui fait de ce "Train Express pour l'Enfer" un film à part, me direz-vous? Eh bien, chacun des segments est en fait un remontage d'un long métrage, sorti dans certains cas ou resté inédit dans le cas du premier. Chacun des trois segments sont liés par un fil conducteur, tourné par Jay Schlossberg-Cohen ("Cry Wilderness"), se passant dans un train, où Dieu se dispute le sort de certaines personnes avec le Diable, le tout pendant qu'un groupe de Rock joue dans l'un des wagons... Hum, hum!

Le groupe en question n'est pas un vrai groupe d'ailleurs puisque le chanteur du groupe, interprété par Byron Yordan, n'est autre que le fils du producteur et scénariste Philip Yordan ("Le Cid", "Les 55 jours de Pékin", "La chute de l'Empire romain", "Le plus grand cirque du monde"), qui de toutes évidences ne sait pas vraiment chanter!

Dans le rôle de Dieu, on reconnaît immédiatement Ferdy Mayne ("Le bal des vampires", "Quand les aigles attaquent", "Barry Lyndon", "Conan le destructeur") et dans celui du Diable, Tony Giorgio ("Le parrain", "Magnum Force", "Foxy Brown").

Le premier segment, "The Case of Harry Billings", réalisé par John Carr ("The Dark Side to Love", "Marilyn Alive and Behind Bars", "Dead Girls Don't Tango") est une histoire assez confuse, une sombre histoire de trafique d'organes où l'on a l'impression que cela saute constamment du coq à l'âne... Pas étonnant en fait, car il s'agit d'un remontage avec scènes additionnelles retournées ensuite, d'un long-métrage finalement jamais sorti où il était question de trafique de blondes vers des pays arabes.

Le principal intérêt de ce segment, cela sera donc les jolies filles que l'on verra souvent dévêtues. Et franchement au niveau des nichons, on est servi! Pas de problème de ce côté là! Le côté très glauque de l'histoire est également assez intéressant.

Dans ce segment, on reconnaît notamment John Phillip Law ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "Le baron rouge", "Le pont de Cassandra"), connu notamment pour avoir été le Sinbad de "Le voyage fantastique de Sinbad" et Richard Moll ("Cataclysm", "Messe noire", "House"), que l'on retrouvera d'ailleurs dans le dernier segment.

Le deuxième segment, "The Case of Gretta Connors" est également réalisé par John Carr et est tirée d'un long-métrage, "The Dark Side to Love", sorti également en VHS sous les titres "Death Wish Club" et "Carnival of Fools". Là encore, on a le droit à une histoire sordide et sexy, mais également assez inégale où l'on voit bien qu'il nous manque des morceaux, voir de gros morceaux, notamment lorsque l’héroïne, interprétée par la très sexy Merideth Haze (Qui bizarrement n’a rien fait d’autre !), se retrouve à un moment en garçonne...

Ce segment souffrira également d'effets spéciaux hyper cheaps, mais plutôt amusants, confectionnés pour l'occasion par William R. Stromberg, le réalisateur de "The Crater Lake Monster". Malgré son côté un peu brouillon, c'est à mon avis le segment le plus intéressant avec ces étranges adeptes de jeux suicidaires...

Enfin, le troisième et dernier segment, "The Case of Claire Hansen", s'avère être un remontage de "Cataclysm", film réalisé par Phillip Marshak ("Dracula Sucks", "Hot Love", "Space Virgins"), réalisateur surtout de films pour adultes, Tom McGowan ("Manhunt in the Jungle") et Gregg C. Tallas ("Femmes sauvages", "077 espionnage à Tanger", "Bikini Paradise").

Bien qu'également inégal, cette dernière histoire sera probablement la plus cohérente (Normal, vu que c'est la moins charcutée!), mais souffrira en revanche quelque peu de sa longueur et de ses effets spéciaux également ultra cheaps en pâtes à modeler (Lors d'une scène, l'un des protagonistes du film est, tout comme les monstres, fait à partir de pâte à modeler... Il fallait oser!). C'est plutôt fun, mais franchement difficile à prendre un tant soit peu au sérieux!

Par contre, Robert Bristol (Qui n'a pas fait grand-chose d'autre!) incarne un être démoniaque particulièrement fascinant grâce à son visage angélique et son regard troublant. Dans ce segment, on remarquera surtout la présence de Cameron Mitchell ("6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Le baron vampire"), dans le rôle du lieutenant de police et Marc Lawrence ("L'homme au pistolet d'or", "Marathon Man", "Big Easy, le flic de mon coeur", "Une nuit en enfer"). Deux gueules du cinéma!

Il est à noter que Faith Clift ("Captain Apache", "Cry Wilderness"), qui interprète le rôle de Claire Hansen, a été doublée, car la dame n'était pas une vraie actrice, mais la femme du producteur et scénariste du film, Philip Yordan. Un personnage assez trouble, dont l'on soupçonne qu'une bonne partie de ses scénarios aient été écrits par des nègres, victimes du Maccarthysme...

Malgré son côté très bancal, "Train Express pour l'Enfer" demeure tout de même assez plaisant et amusant à voir, mais il faut tout de même reconnaître que l’on est franchement à la limite du nanar ! Mais ce film est, comme le nom de cette nouvelle collection de l’éditeur Le Chat qui Fume, l’indique, un pur produit d’exploitation… Vous voilà donc prévenu !

"Train Express pour l'Enfer" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on est particulièrement gâté avec une présentation du film par Eric Peretti, limite plus intéressante que le film et cela, même si Eric Peretti ne semble pas très à l'aise devant une caméra. Cerise sur le gâteau, on aura le droit en plus à pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela donne envie!

Train Express pour l'Enfer

Train Express pour l'Enfer
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