30.07.13

14:36:37, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Archangel, une tueuse à gages hyper sexy se rend dans un club afin de tuer le propriétaire...

Mon avis :

Si tout comme moi, vous aimez le giallo et plus généralement le cinéma d'exploitation, les derniers films de François Gaillard ("I am the Ripper", "The Witching Hour", "Blackaria", "Last Caress") sont assurément pour vous. Le cinéaste montpelliérain est un passionné et se fait plaisir en tournant et cela se sent...

Avec "Die die my Darling", il délaisse quelque peu le giallo pour nous livrer un pur moment d'action Bis où l'on se régale du début à la fin. Un vrai plaisir coupable! Dès les premières images, on voit qu'il a tout de même conservé l'imagerie baroque et très stylisée de ses gialli, mais en utilisant également de nombreuses autres références provenant du cinéma d'exploitation.

On y retrouve entre autres des influences de la sexploitation, de la naziploitation, mais aussi et surtout de réalisateurs japonais comme Shunya Ito, Toshiya Fujita, Yukio Noda ou Seijun Suzuki... En grand fan des Misfits et de Danzig, le réalisateur a donné à son court métrage le titre d'une des chansons du groupe culte, ce qui montre bien qu’il a voulu se faire 100% plaisir.

On retrouve dans ce court une fidèle des films de François Gaillard, la très belle Aurélie Godefroy ("I am the Ripper", "Blackaria", "Last Caress"), en tenue hyper sexy, dans le rôle cette fois d'une tueuse à gages venue régler son compte à un mafieux interprété par Rurik Sallé ("Eject", "Le Réserviste", "Dead Shadows") dans une boîte dont il est propriétaire. Mais avant de pouvoir l'atteindre, Archangel va devoir se battre avec, tout d'abord, le service de sécurité de l'entrée, dans une scène où le réalisateur va s'amuser à pasticher une des scènes cultes de "Le dernier samaritain".

Chose assez amusante, dans cette scène, on aperçoit, entre autres, le co-producteur du film, Stéphane Bouyer ("Run Rabbit run") de Le Chat qui Fume et Antony Cinturino ("Last Caress", "Sans Relâche") le chorégraphe des combats du film, prouvant que chaque membre de l'équipe fait un peu de tout dans les films de François Gaillard. Et oui, ce sont des petits budgets et tout le monde doit mettre la main à la pâte!

S’en suit alors le générique qui se déroule en plein cœur de la boîte de nuit, nous mettant immédiatement en tête l’excellent « We rule the night » (Avec ma fille, on l’écoute en permanence! On en est dingue !) du groupe Abberline, remixé par Double Dragon (Les Goblin français !). Il faut dire que la musique du film signée par Double Dragon et Les Pleureuses est absolument géniale et joue un rôle primordial, comme dans beaucoup de gialli d’ailleurs, car à ce niveau on ressent une nouvelle fois l’amour que le cinéaste porte à ce genre très codifié.

La jolie tueuse va ensuite affronter de très belles jeunes femmes super sexy armées de bâtons électriques, ainsi que la splendide Jeanne Dessart ("Another Hero", "Fear in Carne") , une gogo danseuse revêtue d’un uniforme nazi, lors de combats hyper violents et bien gores.

Enfin, cela sera l’affrontement final avec Rurik Sallé, avec à nouveau une scène très influencée par le cinéma Bis japonais, cette fois, François faisant référence à "Lady Snowblood" rappelant notamment l'esthétisme du film avec des plumes de coussins qui volent dans tout le bar...

La photographie de Nima Rafighi ("Beware of Darkness", "Belles de nuit") est fabuleuse et apporte un réel cachet au film, de même que les effets et les maquillages toujours très réussis de David Scherer ("Blackaria", "8th Wonderland", "Ouvert 24/7", "The Hunt", "The Theatre Bizarre").

Seul petit reproche, l’interprétation n’est pas toujours au top, mais sans pour autant que cela soit spécialement gênant, d’ailleurs je vous rassure, d’une part on est loin du côté très amateur de "I am the Ripper", le premier long du réalisateur et d’autre part le film est essentiellement basé sur l’action, l’ambiance et l’esthétisme...

Depuis que j’ai découvert ce court métrage je ne me lasse pas de le voir, regrettant presque que cela ne soit pas un long... Mais au final non, "Die die my Darling" se suffit à lui-même!

"Die Die my Darling" est sorti en DVD en supplément de "La guerre des gangs" de Lucio Fulci, le 12 juin 2013 chez The Ecstasy Of Films dans une édition limitée à 1000 exemplaires, accompagné en bonus d’un entretien avec François Gaillard et Pascal Garcin (30 min), d’un entretien avec l'équipe du film (26 min) et d’un entretien avec Rurik Sallé (16 min). Une édition à ne pas louper!

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