Archives pour: Septembre 2012

30.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le monde est sous tension, ce qui était le début d’une épidémie se transforme en apocalypse zombifique. Pour certains c’est la fin du monde, pour d’autres l’opportunité de finir un casse en toute tranquillité, enfin presque… Cinq redoutables gangsters britanniques plongés dans une atmosphère de mort et de sang sont prêts à tout pour survivre: Tony, leader dérangé à tendance meurtrière, Crazy Steve, et Danny qui a été gravement blessé par balle. Q avait un plan, conduire les gangsters dans un van contenant le butin, les déposer dans une maison sure et être payé – simple et efficace mais les choses se compliquent. Leur chemin croise celui de Cassie, une adorable jeune femme et sa grand-mère un peu frappée et armée jusqu’aux dents. Entre les zombies et les rencontres inattendues, Q va faire face à un dilemme poignant : sauver sa vie ou celle de ses compagnons.

Mon avis :

"Gangsters, guns and zombies"!!! Waouh!!! Quel titre! Plein de promesses, un véritable fantasme pour tous fans de films de zombies!

En fait, ce film réalisé par Matt Mitchell, dont c'est le premier long-métrage, est avant tout une comédie, un road movie avec des zombies et les zombies, pour ça, il va y en avoir sur le chemin de nos gangsters en cavale... Le réalisateur a su s'entourer d'acteurs charismatiques auquel on s'attache immédiatement. Tout d'abord il y a Q, le héros interprété par Vincent Jerome (" The Third Testament: The Antichrist and the Harlot"), dans le rôle du beau gosse, puis Huggy Leaver ("Arnaques, crimes et botanique") dans le rôle de Tony, le chef de la bande, Charlie Rawes dans le rôle de Muscles, le gros bras (il en faut un!), forcément un peu simplet, Fabrizio Santino ("A Day of Violence") dans le rôle de Crazy Steve, le barge de service, Frank Rizzo ("Doghouse") dans le rôle du mafieux un peu mou du genou... Une distribution certes assez caricaturale, mais collant parfaitement à l'esprit du film.

Le réalisateur va insuffler un bon rythme à son film, ponctué de bons petits gags avec un humour très british. Ne vous attendez pas par contre à rire aux éclats à tout bout de champ, ce n'est pas le but du film, mais certaines scènes sont tout de même assez irrésistibles et on s'amuse quand même souvent. Le réalisateur va multiplier les situations cocasses avec des zombies tantôt clowns, tantôt en armures comme s'il sortaient d'un jeu de rôle... On regrettera juste une petite baisse de régime au milieu du film. Le budget du film est assez limité, mais cela ne se ressent pas trop, l'ensemble faisant tout de même très pro. Certes au niveau effets spéciaux, on est loin d'un "Bienvenue à Zombieland", mais ça a quand même de la gueule! On notera une musique proche de celle de "Les Indestructibles", entraînante à souhait. Le film se termine par un petit bêtisier classique pour une comédie, mais assez drôle.

Les comédies avec des zombies se suivent, mais ne se ressemblent pas, si celle-ci n'est pas la meilleure, elle fait tout de même parti du haut du panier!

"Gangsters, guns and zombies" sort chez Emylia le 2 octobre en édition combi Blu-ray + Copie digitale, ainsi qu'en édition combi DVD + Copie digitale. Le Blu-ray est présenté au format AVC 1080P/24 [2.35] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High Resolution Audio, alors que le DVD est au format 16/9 [2.35] avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 dts Digital surround. La copie digitale H.264, toujours illimitée chez l'éditeur et présente sur les deux formats, est quant à elle au format 16/9 [2.35] avec piste française 2.0 AAC. Pas de bonus par contre en dehors de quelques bandes annonces de l'éditeur.

Gangsters, guns and zombies (DVD + Copie digitale)

Gangsters, guns and zombies (DVD + Copie digitale)
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Gangsters, guns and zombies (Blu-ray + Copie digitale)

Gangsters, guns and zombies (Blu-ray + Copie digitale)
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29.09.12

05:00:00, Catégories: Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Hervé est un homme solitaire qui ne vit que pour ses cours de self-defense. Licencié du zoo où il travaille parce qu’il déprime les animaux, il devient veilleur de nuit dans une usine. Pour tromper l’ennui, il épie les allers et venues d’un étrange couple d’amoureux : son collègue et sa femme qui vend son corps avec la bénédiction de son mari.
Marion est une jolie femme prête à tout pour avoir un enfant. Un soir, elle rencontre une infirmière qui s’éprend d’elle. Celle-ci lui promet amour et grossesse, au prix du cambriolage d’une banque de sperme.
Les destins de ces deux individus en quête de bonheur vont se croiser dans un couloir d'hôpital…

Mk2 Quai de Seine, le soir du 25 septembre, avant-première parisienne du nouveau film d'HPG, "Les mouvements du bassin". Je m'y rends en compagnie de mon ami Sandy. Accueil sympa, on nous offre le magazine Obsession avec Éric Cantona en couverture. La salle est archi comble. L'équipe du film fait son entrée... Après une courte présentation des différentes personnes présentes de l'équipe, le réalisateur HPG improvise en compagnie d’Éric Cantona, une petite leçon bien à lui, tout en autodérision où il va nous montrer de façon très drôle la connivence qu'il a avec ses acteurs. Un moment très amusant préparant au spectacle qui va suivre...

Mon avis :

Je dois avouer que je n'avais été guère convaincu par le premier long non porno de HPG ("On ne devrait pas exister"), malgré un début prometteur et bien amusant, j'avais fini par décrocher! Mais 6 ans se sont passés depuis ce film et j'étais curieux de voir ce que HPG avait à nous offrir, surtout que le casting est ici bien alléchant (joli boulot de la part de Gwenaëlle Baïd, directrice du casting et compagne d'HPG!) avec notamment le couple Rachida Brakni / Éric Cantona. Dès les premières minutes du film, on sait que l'on ne va pas avoir affaire à un film formaté. HPG signe une nouvelle fois un film d'auteur bien barré.

Le film part un peu dans tous les sens, suivant principalement les parcours de deux personnages principaux dont les destins vont bien entendus se rejoindre par la suite. Le premier de ces deux protagonistes, c'est Hervé, joué par HPG himself, un étrange personnage vivant seul, passionné de self-defence, viré d'un zoo où il travaillait (car il déprimait les animaux!) et maintenant embauché en tant que veilleur de nuit dans une usine où il fait la connaissance d'un curieux couple interprété par Éric Cantona ("L'Outremangeur", "Looking for Eric") et Marie d'Estrées. Éric Cantona, c'est le nouveau collègue de Hervé et celui-ci est en couple avec une prostituée, au physique hors-norme (Marie d'Estrées a depuis le tournage énormément maigri, mais elle garde tout de même ce visage si particulier), exerçant dans une caravane au sein de l'usine. Un jour, Hervé va coucher avec la prostituée et le préservatif va malencontreusement craquer... Craignant d'avoir contracté le sida, sa vie va en être profondément bouleversée. La plus part des scènes entre Éric Cantona et Marie d'Estrées sont bercées par les chansons de Christophe, qui signe ici la musique du film. Les fans du chanteur (dont je fais parti avec ma fille!) seront ravis, car cela faisait bien longtemps que celui-ci n'avait pas signé de musique de film.

L'autre personnage principal, c'est Marion, interprétée par Rachida Brakni, une femme obsédée par le désir de devenir mère et prête à tout pour arriver à ses fins. Un soir, dans une boîte de nuit, elle va rencontrer une infirmière, jouée par Joana Preiss ("Boarding Gate", "Sibérie") qui va s'éprendre d'elle et tout faire pour la satisfaire, allant jusqu'à voler une banque du sperme pour cela. Le film, c'est donc le destin croisé de deux personnages un peu paumés et mal dans leur peau. "Les mouvements du bassin" est un film souvent très drôle, grâce à des situations souvent causasses et au personnage décalé d'Hervé (on est bien loin du personnage mutique et impressionnant de "Une affaire d'état"!). La scène du cours de self-defense avec Jérôme Le Banner ("Babylon A.D.", "Fatal") et Alysson Paradis ("À l'intérieur", "Survivant(s)") est en cela vraiment représentative, HPG n'hésitant pas à se ridiculiser en jouant le relou de service. C'est à mourir de rire! La fin du film prend une direction différente, plus grave et émouvante, sans pour autant changer énormément de ton.

"Les mouvements du bassin" m'a fait passer un très bon moment, j'ai bien rigolé et finalement cela m'a donné envie de revoir "On ne devrait pas exister", afin de redonner une seconde chance à ce film que j'avais peut-être mal appréhendé...

A la fin du film, "Les mouvements du bassin" est récompensé par les applaudissements du public qui dans sa grande majorité semble avoir, tout comme moi et mon ami, apprécié ce spectacle atypique. HPG va alors venir répondre aux questions ou du moins tenter d'y répondre en arpentant de long en large l'estrade de la salle de cinéma, toujours avec son humour bien particulier. D'autres acteurs vont également intervenir, notamment Éric Cantona, Rachida Brakni, mais également Marie D'Estrées, Alexis Vaillant et Benoît Fournier.

Une longue rencontre avec le public (ce qui n'est pas si courant!), qui va ensuite se prolonger en dehors du cinéma dans un premier temps et enfin pour les invités lors d'un cocktail organisé dans un bistrot sur la rive d'en face. Toute l'équipe va rester très accessible et c'est avec une joie immense que je vais avoir en plus la surprise de pouvoir rencontrer le réalisateur Éric Valette ("Maléfique", "Une affaire d'état", "La proie") venu ici en tant qu'ami, un réalisateur que j'apprécie tout particulièrement. Vers minuit, mon ami Sandy et moi décidons de rentrer, la tête pleine de souvenirs inoubliables (hé, hé, ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de discuter avec une légende comme Éric Cantona!!!).


Sortie nationale en salle le 26 septembre 2012

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28.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une jeune fille, So-Yeon, travaille dans une animalerie. Un jour elle recueille un magnifique persan, Silky, après la mort de son propriétaire. Elle est alors hantée par des visions cauchemardesques d’une petite fille aux yeux de chat. Étrangement, les proches de la jeune fille meurent les uns après les autres, victimes d’accidents mortels. Terrifiée à l’idée d’être la prochaine cible, So-Yeon enquête sur l’identité de la petite fille assoiffée de vengeance et tente de se débarrasser de Silky, dont les miaulements plaintifs lui rendent également la vie insupportable...

Mon avis :

Un film d'horreur asiatique avec des chats, voilà un programme bien alléchant! D'ailleurs dès que j'ai lancé le film, ma chatte est venue me rejoindre, elle qui n'est absolument pas télé! Est-ce un signe?...

Après un film romantique, le sud-coréen Byeon Seung-wook ("Solace") s'essaye pour son second long-métrage au film de fantômes dans la veine des "Dark water" et compagnie. Le réalisateur ne tarde pas à nous faire rentrer dans le vif du sujet, avec l’apparition du fantôme d'une petite fille dès les premières minutes. On est immédiatement frappé par la photographie du film, qui est visuellement très agréable à regarder. Pour ce qui est du reste, "The Cat" se laisse voir sans déplaisir, occasionnant même quelques sursauts lors des apparitions du fantôme de la petite fille.

Malheureusement on pourra tout de même regretter que le réalisateur n'ait pas plus utilisé les félins comme source de frissons, car s'ils seront bel et bien présents durant tout le métrage, seule la jeune fille nous occasionnera un peu de peur. Il y avait pourtant matière à utiliser les charmants minous autrement, d'autant plus qu'ils subissent de mauvais traitements et on est d'ailleurs bien content que certains tortionnaires soient victimes de leur vengeance avec l'aide de la jeune Hee-Jin (C'est Brigitte Bardot qui devrait être contente en voyant ce film!). La plus part des chats ne sont pas vraiment gentils (Bon, en même temps, ils ont peut-être des raisons d'être en colère...), alors pourquoi ne pas les avoir plus exploités comme élément de terreur? Dommage!

La jeune Hee-Jin interprétée par une jeune actrice faisant ici ses débuts, Kim Ye-Ron, elle, est assez bien exploitée et pourra foutre la pétoche aux plus sensibles d'entre vous, même si on devine qu'au fond, ce petit fantôme n'a pas un bien mauvais fond! Autre point qui aurait pu être plus amplement exploité, l’héroïne, So-Yeon, jouée par Park Min-Young (la série horrifique "Hometown Legends"), est atteinte de claustrophobie, mais le metteur en scène n'utilisera finalement que peu ce handicap de la jeune femme. Le film se termine sur une jolie scène assez émouvante où l'on comprend enfin la colère éprouvée par la jeune fille et ses matous.

Au final, ma chatte est restée durant tout le film et ne m'a pas regardé avec un air menaçant (Ouf!) et j'ai passé un bon moment tout de même devant ce petit film de fantômes asiatiques juste un peu trop déjà-vu...

"The Cat" est sorti dans le commerce le 19 septembre chez Elephant Films en DVD et en Blu-ray. Le DVD est présenté au format respecté 2.35 16/9ème avec pistes française Dolby Digital 5.1 et coréenne Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 16/9 - 1920 x 1080i FULL HD avec pistes française 5.1 dts et coréenne 5.1 Dolby Digital. Côté bonus, les deux formats proposent une galerie photos, des liens internet et des bandes annonces.

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27.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le gouvernement annulant son projet d’expédition spatiale et voulant même réquisitionner sa fusée, le savant Dirk Green décide de s’envoler vers la Lune. Avec, à son bord, ses collaborateurs, ainsi que deux voyous en fuite, la fusée arrive à destination. Sur place, les terriens vont devoir affronter monstres et araignées géantes, avant de rencontrer les charmantes sélénites.

Mon avis :

Datant de 1958, "Missile to the Moon" est un petit film de SF ultra kitsch, pas vraiment mémorable, mais assez amusant grâce au poids des années.

Avec un pitch de départ assez rocambolesque, puisque deux jeunes voyous en cavale vont trouver refuge dans une fusée (Il n'y a pas idée de se planquer là! Et puis, elle n'est pas très bien gardée tout de même cette fusée!) et vont être plus ou moins contraints par un savant de faire un voyage vers la Lune avec lui, "Missile to the Moon" porte plus à sourire qu'autre chose. Peut-être que les spectateurs de l'époque ont été impressionnés par les créatures de pierre ou les araignées géantes que nos héros vont rencontrer sur la Lune, mais de nos jours, ce n'est pas le cas, bien au contraire! Comment ne pas être bidonné devant ces monstres sortis tout droit d'un autre âge!

Le film de Richard E. Cunha ("She Demons", "Giant from the Unknown", "La Fille de Frankenstein") n'est certes pas un chef d’œuvre, mais il a le mérite de nous faire passer un agréable moment par son côté désuet et décomplexé. Le metteur en scène, qui a bénéficié, comme pour tous ses autres films, que d'un petit budget et de peu de jours de tournages (moins d'une semaine!), n'a pas eu d'autres ambitions que de distraire les gens avec ce mélange de science fiction, d'action, d'horreur et de jolies filles. D'ailleurs les jolies filles semblent avoir été une de ses préoccupations principales, puisque le casting regroupe un maximum de Miss, dont Lisa Simone, Miss France 1957! Bon, à ce niveau là aussi, il faut bien avouer que les canons de beauté ont changés et que ces demoiselles n'émoustilleront plus grand monde, même si ces jeunes femmes sont charmantes...

Le film s'inspire beaucoup de "Cat-Women Of The Moon", sorti 5 ans plus tôt, à tel point que celui-ci est considéré comme un remake du film de Arthur Hilton, ce qui est tout à fait logique vues les similitudes du scénario. Comme dans de nombreux films de l'époque, le héros fait un peu peine à voir et n'a pas vraiment le physique d'un tombeur, même si Richard Travis ("Mesa of Lost Women", "L'homme qui vint dîner") a été plutôt pas mal lorsqu'il était plus jeune! Artus films ne nous propose pas la version colorisée (que vous pouvez trouver sur le DVD zone 1 de Legend films) en bonus, c’est dommage, car voir les sélénites en bleu, cela apporte encore un peu plus au kitsch du film ! (même si cela ne semble pas très logique par rapport au savant...)

"Fusée pour la Lune" n'est évidemment pas un film à prendre au premier degré et est loin d'être un chef d’œuvre, mais les amateurs de SF vintage devraient trouver leur compte dans cette petite série B rigolote!

"Missile to the Moon" n'est pas un inédit chez nous, puisque le film avait déjà été édité chez Bach films dans un DVD double-programme avec le film "La martienne Diabolique". Cette nouvelle édition sortie le 4 septembre chez Artus films, "Voyages vers la lune" contient en revanche au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films répartis sur deux DVD, à savoir "De la terre à la lune", "Project Moonbase", "Mutiny in outer space" et bien entendu "Missile to the moon". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "Mutiny in outer space") et de sa bande annonce et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels sauf "De la terre à la lune" qui est en couleur et avec la version française en plus. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film). Entre ces deux éditions, à vous de faire votre choix!

Coffret Voyages vers la Lune - 4 films / 2 DVD

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26.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Le Japon est séparé en deux. D’un côté, un virus extra-terrestre a transformé les habitants en zombies affamés de chair humaine. De l’autre, la population a échappé au mal. Le gouvernement hésite à mettre en place une politique d’extermination...

Mon avis :

Sushi Typhoon nous offre régulièrement des œuvres bien barrées, ultra gores et toujours très fun et ce "Helldriver" de Yoshihiro Nishimura ("Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Tokyo Gore Police") ne déroge pas à la règle!

"Helldriver", c'est avant tout un grand n'importe quoi! C'est de l'action non-stop, un déluge d'hémoglobine! Malgré un budget assez limité, Yoshihiro Nishimura (à l'origine spécialiste d'effets spéciaux) nous livre un film bourré d'effets spéciaux, plus ou moins réussis, mais malgré le côté approximatif de certains, cela passe toujours grâce au côté très cartoonesque du film.

Une nouvelle fois, on a le droit à un métrage complètement décomplexé, partant un peu dans tous les sens, mais avec une générosité qui fait plaisir à voir. On voit que le réalisateur ne s'interdit rien (cannibalisme, croix gammée etc...), même s'il est ici peut-être légèrement plus sage au niveau des connotations sexuelles (On y voit quand même un infecté muni d'une multitude de pénis et une jeune femme qui se fait arracher les tétons!).

Les idées les plus farfelues s'enchaînent, toutes plus hallucinantes les unes les autres, provocant souvent l'hilarité, tellement par moments c'est grotesque, outrancier, absolument pas crédible et surtout complètement fou. Les infectés servent ici à tout! A construire une voiture, faire un avion etc... On se demande d'ailleurs où ils vont chercher tout ça!

C'est évidemment un film à prendre au millième degré, fait pour être avant tout fun, même si le réalisateur en profite pour égratigner la religion, dénoncer la malbouffe ou encore montrer comment son pays, le Japon, peut virer au totalitarisme très facilement. La structure même du film n'est pas classique, avec un générique qui n'apparaît qu'à la 46ème minute. Le film n'est évidemment pas tout public, car les décapitations, mutilations et autres atrocités sont ici légions et l'hémoglobine coule à flot.

Prévoyez le parapluie, pluie de sang en prévision ! L'action est non stop, il n'y a aucun temps mort, le tout rythmé par une musique souvent puissante et omniprésente. Toutefois, le film aurait gagné à être un peu plus court pour garder pleinement son efficacité, un peu comme pour "Versus", ce qui ne l’empêchera certainement pas de devenir culte pour certains...

Pour le rôle principal, le réalisateur a choisi une jeune actrice avec peu d'expérience, Yumiko Hara, qui colle parfaitement au rôle, paraissant frêle et jouant très bien la victime au début de l'histoire et endossant à merveille par la suite son costume de super-héros.

Il faut bien avouer qu’elle déchire tout de même avec sa tenue noire et son sabre tronçonneuse ! Dans le rôle de sa mère, Eihi Shiina ("Audition", "Sky High", "Tokyo Gore Police") est une nouvelle fois convaincante et campe une méchante particulièrement sadique et crédible. Elle est vraiment remarquable dans cette scène où elle danse sous des flots de sang sur de la musique classique. Une scène qui n’est pas sans rappeler "Orange mécanique"...

Même s'il traînera quelque peu en longueur, "Helldriver" est un film excessif et particulièrement jouissif, qui fait plaisir à voir! Vivement les prochains Sushi Typhoon!

"Helldriver" est sorti dans le commerce le 21 août chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition Premium combo Blu-ray + DVD. Le DVD est présenté au format respecté 1.85 16/9ème avec pistes japonaise et française 5.1 Dolby Digital et française 2.0 stéréo. Le Blu-ray est quant à lui au format respecté 1920 x 1080i Full HD avec pistes japonaise et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, ceux-ci sont uniquement sur le DVD et sont composés d'un making of d'une durée de 42 minutes, d'une galerie photos et de bandes annonces de la collection.

Helldriver (2010)

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Helldriver (2010) (Blu-ray + DVD)

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25.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un film à sketches en hommage au légendaire "Art du Grand Guignol" réunissant sept cinéastes de l'horreur... The Mother of Toads : en France, un couple de vacanciers rencontre une sorcière qui prétend posséder une copie du Necronomicon. I Love You : une femme annonce à son mari qu'elle le quitte. The Accident : une mère et sa fille sont témoins d'un accident de la route. Wet Dreams : une femme blessée se venge de son mari infidèle. Vision Stains : une tueuse en série extrait les souvenirs de ses victimes à l'aide d'une seringue. Sweets : un couple obsédé par la bouffe consume son amour. Theatre Guignol : une salle de cinéma se transforme en véritable théâtre de pantins sous l'égide d'un automate.

Mon avis :

Après avoir fait sensation lors de différents festivals dont celui de Gérardmer, "The Theatre Bizarre" arrive enfin chez Wild Side Vidéo. Severin films s'est associé à Metaluna Productions pour nous offrir un film d'horreur à sketches comme on pouvait en voir dans les années 80 et cela pour notre plus grand plaisir!

Quel bonheur de retrouver enfin Richard Stanley ("Hardware", "Dust devil") dans une œuvre de fiction, lui qui ne signe plus que des documentaires depuis des années! Il réalise ici le premier segment du film, "The mother of toads", une histoire très ésotérique avec une sorcière incarnée par l'actrice fétiche de Lucio Fulci, Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'Au-delà", "Saint Ange"), qui posséderait un exemplaire du Necronomicon et qui va piéger un couple de vacancier et plus spécialement le mari... Certes, ce segment n'est ni flippant, ni réellement dérangeant, mais Stanley démontre une nouvelle fois qu'il est un metteur en scène de talent. Ce petit conte mystérieux est esthétiquement très réussi, avec une ambiance envoûtante à souhait. Catriona MacColl est parfaite dans ce rôle.

On notera également la présence à l’écran de Victoria Maurette, que l'on avait découverte dans "Dying God" de Fabrice Lambot, ici producteur du film, mais aussi celle derrière la caméra de Karim Hussain à la photographie, de Romain Basset en 1er assistant réalisateur dont on attend son premier long-métrage, "Fièvre", avec impatience et du talentueux David Scherer ("Psychoprotoplasmes", "The Hunt", "Last Caress") aux maquillages. Les amateurs de sensations fortes seront donc peut-être déçus, mais en revanche, ceux qui aiment Lovecraft seront ravis, tant cette petite histoire est imprégnée par son univers. Richard Stanley a tourné son film à Montségur, un lieu qui fascine au plus haut point le réalisateur, d'ailleurs il a ensuite tourné un documentaire dans ces lieux, intitulé "L'Autre Monde", produit par Metaluna Productions et que nous pourrons découvrir prochainement...

Le deuxième segment est assuré par Buddy Giovinazzo ("Combat Shock", "No Way Home", "Life Is Hot in Cracktown"), qui signe une histoire très réussie où une femme annonce à son conjoint qu'elle le quitte et lui avoue tout ce qu'elle a pu faire durant les dernières années qu'ils ont passé ensemble. L'histoire de "I love you" est prenante, voir même stressante, car on devine forcément que cela va mal finir... Quant aux deux acteurs principaux, ils sont tout bonnement fabuleux. Suzan Anbeh ("French Kiss", "Va mourire") est d'une froideur et d'une cruauté incroyable, tout en étant fortement désirable. André Hennicke ("Pandorum", "La chute", "La comtesse", "Antibodies") est totalement habité par son rôle, incroyable de justesse. Giovinazzo vivant en Allemagne, il est tout à fait logique de retrouver un casting allemand, d'ailleurs ce segment a été tourné à Berlin. Si le court de Richard Stanley n'aura pas forcément convaincu tout le monde, celui-ci fera assurément rentrer la plus part des spectateurs dans le film.

La troisième histoire, "Wet dreams" est l’œuvre du cultissime Tom Savini ("La Nuit des morts vivants (1990)"), bien connu des amateurs d'hémoglobine pour ses maquillages et ses effets spéciaux dans des films comme "Zombie" ou "Creepshow", mais aussi pour ses apparitions en tant qu'acteur dans des films comme "Une nuit en enfer" où sa gueule de méchant ne passe jamais inaperçue! D'ailleurs il ne manquera pas l'occasion de jouer une fois de plus ici. "Wet dreams" est un segment très influencé années 80, totalement dans l'esprit des films à sketches comme "Creepshow" ou "Cat's Eye". Il y règne une ambiance onirique quasi permanente et un érotisme qui satisfera assurément le gente masculine, avec notamment la toujours très jolie Scream Queen, Debbie Rochon ("Tromeo et Juliet", "American Nightmare", "Colour from the Dark"). La gente masculine, justement, ne va pas être épargnée et va même souffrir sérieusement ici... Comme on peut s'en douter de la part de Savini, l'horreur sera bien au rendez-vous! On remarquera la présence au générique de Fred Vogel (les "August Underground") en tant qu’assistant réalisateur, bien connu des amateurs de cinéma underground extrême.

Le segment suivant, le plus court, est celui de Douglas Buck ("Family portraits - Une trilogie américaine", "Sisters") qui signe là une œuvre touchante où une mère parle de la mort à sa fille suite à un évènement tragique auquel elle a été témoin. Lena Kleine ("Territoires") et la jeune Mélodie Simard ("Blanche Neige") forment un duo émouvant et très crédible. "The Accident" est rythmé par une belle musique lancinante mettant en valeur les très belles images de ce joli court dont la photographie est une nouvelle fois assurée par Karim Hussain.


On arrive enfin à "Vision Stains", le fameux segment réalisé par Karim Hussain ("Subconscious cruelty", "Ascension", "La belle bête"), celui qui est à l'origine de plusieurs évanouissements lors de la tournée des festivals. Pas de quoi tomber dans les pommes à mon avis, mais il faut reconnaître que cette étrange histoire d'une jeune femme qui assassine des femmes pour voir leurs vies afin de remplacer les rêves qu’elle n’a pas, est la plus dérangeante et la plus choquante de "The Theatre Bizarre". Karim Hussain n'y va une nouvelle fois pas par le dos de la cuillère et frappe avec des images crues, mais toujours magnifiquement filmées. Il est à noter que le montage de ce court a été assuré par Douglas Buck!

Pour finir, le dernier segment, "Sweets", est l’œuvre de David Gregory ("Plague town"), fondateur de Severin films et initiateur du projet, qui nous invite ici dans son univers bien barré, avec une histoire bien dégueulasse, qu'il ne vaut mieux pas voir avant un repas... Certes, on pourra reprocher à ce court métrage une chute un peu trop prévisible, mais il faut bien avouer que malgré tout, elle fait son effet !

Toutes ces petites histoires sont liées par "Theatre Guignol", le fil rouge qui accompagne chaque segment. Sa mise en scène est assurée par Jeremy Kasten ("The Wizard of Gore", "The Thirst") et c'est Udo Kier ("Du sang pour Dracula", "Suspiria", "Halloween (2007)") qui en est le maître de cérémonie. Un joli lien qui rappelle les films à sketches des années 80 ou les séries comme "Les contes de la crypte"...


"The Theatre Bizarre" est une belle réussite, un mélange d'étrangeté et d'horreur et il me tarde déjà de le revoir. Le film devrait connaître une suite prochainement, intitulé "Grand Guignol" avec d'autres réalisateurs non moins talentueux! Jugez plutôt : Olivier Abbou ("Territoires"), Xavier Gens ("Frontière(s)", "The Divide"), Lucile Hadzihalilovic ("Innocence"), Pascal Laugier ("Martyrs", "The secret"), Julien Maury & Alexandre Bustillo ("A l'intérieur", "Livide"), Talal Selhami ("Mirages") et sous réserve Gaspar Noé ("Irréversible", "Enter the Void")! N'est-ce pas alléchant?

"The Theatre Bizarre" sort chez Wild Side Vidéo le 3 octobre 2012 en DVD et en Blu-ray. La version DVD sera présentée au format 2.40, 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes anglaises DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby digital 5.1. Les bonus seront composés d'un commentaire audio de l'équipe du film, de 3 petits making-ofs pour les segments "Mother of toads", "The Accident" et "Vision Stains", de deux galeries photos pour "The Accident" et "Sweets" et de la bande annonce du film. Le Blu-ray sera quant à lui, présenté au format 2.40 avec une résolution de 1080 24p, avec des pistes anglaise et française DTS Master Audio 5.1. Il reprendra les même bonus que le DVD, plus un entretien avec Fabrice Lambot et Douglas Buck enregistré à Cannes 2011 et des entretiens avec David Gregory, Richard Stanley, Victoria Maurette, Buddy Giovinazzo, Douglas Buck et Fabrice Lambot. Les deux éditions contiendront une copie numérique du film.

The Theatre Bizarre (DVD + Copie digitale)

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Fnac à 10€
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The Theatre Bizarre (Blu-ray + Copie digitale)

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24.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

À Cold Rock, petite ville minière isolée des États-Unis, de nombreux enfants ont disparu sans laisser de traces au fil des années, et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia (Jessica Biel), le médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 6 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.

Mardi 4 septembre, 19 heures 55, j'arrive au mk2 Bibliothèque pour assister à l'avant-première de "The secret", film que j'attendais depuis des mois. Je passe à côté de la file déserte des invités et je vois posé sur une table, devant deux charmantes demoiselles, des cartons et des petits flyers du film, je demande alors poliment si je peux en prendre un et là, j'ai le droit à un "non" glacial, même pas à un "non, désolé, c'est réservé aux invités...". Sachant que de surcroît, elles en avaient un bon paquet et que quasi tout le monde était rentré, ce "non" catégorique m'a plutôt refroidi. Mais bon, pas grave, je monte à l'escalator et j’aperçois à ce moment là le réalisateur Pascal Laugier, qui s’apprête à rentrer dans la salle. Je m'installe dans une salle archi comble ou presque (en effet, pas mal de places réservées aux précieux invités, à qui on réserve un petit carton et un flyer, sont libres et le resteront!). Arrive alors au micro pour présenter l'équipe du film, Fausto Fasulo, le rédacteur en chef du magazine Mad Movies, qui annonce après une courte présentation du film, l'entrée de Pascal Laugier accompagné de ses deux producteurs. Ils vont alors nous parler de la genèse du film, du tournage avec notamment la star internationale Jessica Biel, sans dévoiler quoique ce soit sur le film pour ne pas gâcher notre surprise. Pascal Laugier va alors aller s'asseoir au milieu de la salle (sur le même rang que moi!), impatient semble-t-il de voir les réactions du public!


Mon avis :

Après 4 ans d'absence et le fameux scandale au moment de la sortie de "Martyrs", le réalisateur Pascal Laugier ("Saint Ange", "Martyrs") nous revient avec un long-métrage ambitieux, "The Tall Man", rebaptisé pour chez nous, "The secret", tourné au Canada avec un budget cette fois, conséquent. Le film débute par une scène où l'on voit que Jessica Biel ("Les Lois de l'attraction", "Massacre à la tronçonneuse", "L'Illusionniste", "Next") ne va pas passer que des moments agréables!

Suite à cette scène d'introduction et un générique original aux plans aériens de toute beauté, l'histoire prend place quelque temps avant les évènements tragiques. Le réalisateur va alors prendre le temps de nous présenter certains des personnages et en particulier la jolie Julia Denning, notre héroïne auquel on va s'attacher très rapidement, tellement elle semble gentille et avec le cœur sur la main. On va également découvrir la psychose qui règne dans la petite ville minière de Cold Rock où de nombreux enfants disparaissent, enlevés selon la légende par le Tall Man. Ce personnage fort inquiétant et mystérieux, vivant selon la croyance dans la forêt, est décrit comme un homme grand, vêtu d'un long manteau noir à capuche, dont le visage ne sera jamais visible. Une sorte d'ombre!

C'est ainsi que, va le décrire notamment la jeune et énigmatique Jenny, interprétée par Jodelle Ferland ("Silent Hill", "Les Messagers", "Le Cas 39", "La Cabane dans les bois"), une adolescente perturbée, que Julia a pris sous son aile et qui affirme avoir vu le boogeyman. A partir du moment où l'enfant de Julia va être enlevé, le rythme va sérieusement s’accélérer, avec une Jessica Biel très convaincante dans les scènes d'action, donnant vraiment l'impression qu'elle serait prête à tout pour récupérer son enfant... Mais le réalisateur ne va pas nous offrir un film classique et va nous surprendre jusqu'à la fin, nous déstabilisant en permanence, jouant avec nos certitudes au point où on ne saura plus quoi trop penser.

Impossible de vous en dire plus, sous peine de spoiler et de gâcher l'effet surprise. "The secret" est un film très beau visuellement, complexe, une sorte de conte moderne et cruel, qui laissera le spectateur se poser des questions quant à l'interprétation de ce qu'il aura vu. Attention toutefois, même si on sursaute par moments, ce n'est pas un film d'horreur et les personnes qui s'attendront à un nouveau "Martyrs" pourront être déçu. Au sein du casting, dans les rôles des policiers, on notera la présence de Stephen McHattie ("A History of Violence", "Pontypool", "300", "Watchmen : Les Gardiens") et William B. Davis (" X-Files, aux frontières du réel", "It", "Dead Zone", "Les Messagers"). Un joli casting donc, pour un film au départ 100% français. Pas mal!

"The secret", c'est typiquement le genre de film qui divise (d'ailleurs les avis sont assez partagés, même s'ils sont le plus souvent positifs!), mais pour ma part, j'ai beaucoup aimé! Après ses deux premiers longs-métrages, Pascal Laugier réussit donc une nouvelle fois à me convaincre et il me tarde déjà de voir ce qu'il fera sur son segment de "Grand Guignol".

Une fois le film terminé, les applaudissements se font retentir et Pascal Laugier semble soulager et heureux. Il accompagne les spectateurs à la sortie du cinéma, reste discuter un moment avant d'inviter les derniers à aller boire un verre! Sympa! Ne connaissant pas monsieur Laugier personnellement, je ne me voyais pas y aller et l'ait donc laisser en bonne compagnie avec notamment les habitués comme les inséparables Christophe Lemaire et François Cognard... Un très agréable moment donc, malgré l’accueil pas très sympathique à mon arrivée au cinéma!



Sortie nationale en salle le 5 septembre 2012

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23.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Inventeur et industriel s’étant enrichi avec la guerre de Sécession, Barbicane (Joseph Cotten) fabrique des obus réputé invulnérable. Son rival, Nicholl (George Sanders) le défie alors de concevoir une fusée capable de les emmener sur la Lune.

Mon avis :

"From the Earth to the Moon" fait parti des toutes dernières productions RKO, d'ailleurs au moment où il fût finalisé, RKO avait cessé toutes productions et distributions et le film fût distribué finalement par Warner, il a d'ailleurs souffert de cette cessation d'activités, car Byron Haskin ("La Guerre des mondes", "L’île au trésor") n'eut pas le budget escompté, ce qui se ressentira sur certains effets spéciaux et par la suppression des scènes qui devaient se dérouler sur la Lune. Toutefois, cela reste un film prenant, qui mérite d'être redécouvert, même si on restera quelque peu sur sa faim...

Après un générique à l'ancienne sous forme d'un livre dont on tourne les pages, cette adaptation de deux romans de Jules Vernes, "De la Terre à la Lune" et "Autour de la Lune" met du temps à rentrer dans le vif du sujet, présentant assez longuement les différents protagonistes, afin que l'on éprouve une certaine empathie pour eux, surtout pour les deux chercheurs ennemis d'ailleurs, incarnés par deux grands acteurs, Joseph Cotten ("Citizen Kane", "L'Ombre d'un doute", "Le Troisième Homme", "Soleil vert") et George Sanders ("Rebecca", "Chasse à l'homme", "Voyage en Italie", "Les Contrebandiers de Moonfleet"), tous deux excellents.

On sent que le film a bénéficié d'un certain budget pour les décors qui ont une certaine gueule, surtout dans la première partie du film. Là, où cela va malheureusement un peu se gâter, c'est dans certains effets spéciaux, notamment la fusée qui ne donne jamais l'impression d'être en mouvement. Arrivée au voyage, malheureusement, le film s'enlise un peu et au final, on restera un peu circonspect, puisque on ne verra jamais les scènes tant attendues sur la Lune. Ceci s'expliquera donc par les coupes budgétaires que va subir le film et c'est franchement dommage, car autrement le film tient bien la route. Ce qui est assez amusant, c'est la naïveté de certains éléments et aussi l'impression que durant le voyage dans la fusée on se trouve dans un sous-marin ou dans un bateau...

"De la Terre à la Lune" reste un film plaisant à regarder, au charme certain, tel que l'on n'en fait plus...

Nouveau titre de la collection Prestige, sorti dans le commerce le 4 septembre chez Artus films, "Voyages vers la lune" contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films répartis sur deux DVD, à savoir "De la terre à la lune", "Project Moonbase", "Mutiny in outer space" et "Missile to the moon". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "Mutiny in outer space") et de sa bande annonce et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels sauf "De la terre à la lune" qui est en couleur et avec la version française en plus. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).

Coffret Voyages vers la Lune - 4 films / 2 DVD

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22.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Les États-Unis décident d’implanter des colonies dans la Lune. Une équipe militaire commandée par la charmante Colonel Briteis (Donna Martell) est envoyée en orbite autour de l’astre pour repérer des terrains d’atterrissage. Mais l’un des membres se révèle être un espion russe devant faire échouer la mission.

Mon avis :

Réalisé en 1953 par Richard Talmadge ("I Killed Wild Bill Hickok", "Border Outlaws", "Detour to Danger"), plus connu comme acteur que comme réalisateur, "Project Moonbase" est un petit film de science-fiction ultra kitsch et involontairement amusant.

Ce film d'une durée très courte (il est d'ailleurs assez surprenant de constater que les autres films du réalisateur sont également de très courte durée!) cumule des effets spéciaux très rudimentaires (par exemple des maquettes accompagnées de personnages en jouet pour montrer des plans larges des protagonistes descendant sur la lune!), avec des costumes absolument ridicules, donnant au final un certain charme très désuet au film et provoquant surtout une bonne rigolade!

Il est par ailleurs amusant de savoir que ceux -ci réutilisent ceux utilisés pour le film "Cat-Women on the Moon" (sorti chez Bach films) réalisé la même année. Autrement, le scénario débute assez bien, avec cette histoire d’infiltration où l'un des protagonistes est remplacé par un sosie afin de saboter la mission, rappelant par exemple "Opération Tonnerre" et bien entendu donc "Jamais plus jamais".

Malheureusement cette bonne idée ne sera que peu exploitée, l'imposteur se faisant repéré très rapidement... Toutefois cette mésaventure obligera la fusée à se poser sur la lune, entraînant les scènes les plus kitsch du film. Enfin, le film va s'orienter vers une curieuse romance où les deux héros vont être fortement poussés à se marier! Bon, même s'ils faisaient croire qu'ils se détestaient au début, on sentait bien qu'au fond ils s'aimaient bien... Par contre, malgré l'audace de mettre une femme en tant que commandant de la fusée, celle-ci est quelque peu nuancée par un côté assez macho et au final, la demoiselle n'a pas vraiment un rôle très valorisant.

Le film est construit autour de trois principaux évènements et semble quelque peu décousu par moments. Il se termine un peu bizarrement d'ailleurs et cela au bout d'une heure seulement. Mais ceci peut s'expliquer par le fait que le film est composé en fait de passages d'une série jamais sortie intitulé "Ring Around The Moon". L'actrice Donna Martell ("La colline de l'adieu", "Deux nigauds chez les tueurs", "La ruée sauvage des éléphants"), l'héroïne, a d'ailleurs essentiellement tournée dans des séries, tout comme Ross Ford ("Reform School Girl", "Les amants de l'enfer", "Air Hostess"), son compagnon de fortune dans cette aventure.

Bon, ce n'est pas un chef d’œuvre, ni même un bon film de SF, mais avec les années, "Project Moonbase" est devenu un film plutôt amusant et sympathique...

Nouveau titre de la collection Prestige, sorti dans le commerce le 4 septembre chez Artus films, "Voyages vers la lune" contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films répartis sur deux DVD, à savoir "De la terre à la lune", "Project Moonbase", "Mutiny in outer space" et "Missile to the moon". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "Mutiny in outer space") et de sa bande annonce et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels sauf "De la terre à la lune" qui est en couleur et avec la version française en plus. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).

Coffret Voyages vers la Lune - 4 films / 2 DVD

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21.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre de la série : Le trône de fer

Saison : 2

Année : 2012

Origine : Etats-Unis

Nombre d'épisodes : 10

Avec : Michelle Fairley (Catelyn Stark), Lena Headey (Cersei Lannister), Peter Dinklage (Tyrion Lannister), Emilia Clarke (Daenerys Targaryen), Charles Dance (Tywin Lannister), Stephen Dillane (Stannis Baratheon) Nikolaj Coster-Waldau (Jamie Lannister), Aidan Gillen (Lord Baelish), Kit Harington (Jon Snow), Sophie Turner (Sansa Stark), Maisie Williams (Arya Stark), Richard Madden (Robb Stark), Isaac Hempstead-Wright (Bran stark), Jack Gleeson (le roi Joffrey Baratheon), Alfie Allen (Theon Greyjoy), Gethin Anthony (Renly Baratheon), Natalie Dormer (Margaery Tyrell), Sibel Kekilli (Shae), etc.

Par Nicofeel

La série Le trône de fer est une adaptation de la saga éponyme de « fantasy épique » créée par George R. R. Martin. Elle est produite par la chaîne de télévision HBO (Deadwood, les Soprano, Rome).
L'action se déroule dans un monde imaginaire, Westeros, à une époque que l'on peut rapprocher du Moyen-Age. Sept familles – les Arryn, les Baratheon, les Greyjoy, les Lannister, les Martell, les Stark, les Targaryen, les Tully et les Tyrell – convoitent le trône royal, qui est appelé le trône de fer. C'est la thématique principale de cette saga.
ce qui fait du trône de fer son principal attrait, c'est cette émotion omniprésente. On s'intéresse rapidement aux vies des uns et des autres, aux intrigues et aux sous-intrigues, à tel point que ces histoires familiales deviennent passionnantes à suivre. Si bien entendu il y a de l'action dans ces divers épisodes, on est surtout happé par le côté émotionnel avec chacun qui tente de défendre sa famille. La confrontation des Lannister et des Stark tient en haleine le spectateur. Et les séquences dramatiques sont également de la partie. Car la série, qui adapte fidèlement l’œuvre d'origine, n'hésite pas à sacrifier des personnages-clés de cette histoire, comme on a pu le voir lors de la saison 1.

La saison 2 du trône de fer n'a pas commencé que deux questions majeures se posent : La série parviendra-t-elle à faire face à la disparition du personnage (et de l'acteur) le plus charismatique, à savoir Eddard Stark ? La série sera-t-elle capable de se renouveler et de proposer de nouvelles intrigues passionnantes ?
Sur le premier point, il convient d'être rassuré. La saison 2 apporte son lot de nouveaux personnages qui se révèlent très importants. On fait notamment la connaissance de Stannis Baratheon qui entend récupérer le trône de fer ou encore du chevalier Brienne de Tarth, qui a la particularité d'être une femme. Un peu à l'image d'Eddard Stark, c'est quelqu'un qui se révèle loyal. Son lien avec Catelyn Stark est particulièrement bien rendu.
Un autre personnage est fondamentaux dans cette saison 2. Il s'agit de Tywin Lannister, père de Cercei, Tyrion et Jamie Lannister. L'acteur Charles Dance interprète parfaitement cet homme à l'influence considérable qui décide du jour au lendemain de placer Tyrion en tant que Main du roi pour apporter une certaine stabilité à Port-Royal.
Le personnage de Tyrion prend à cet effet beaucoup d'importance lors de cette saison 2. Peter Dinklage est une nouvelle fois impeccable et apporte une vraie profondeur à son personnage. Le spectateur s'intéresse sans conteste beaucoup à cette histoire par les agissements de Tyrion. Et c'était loin d'être gagné d'avance car il faut bien reconnaître que l’identification à un nain est loin d'être évidente.

D'autres personnages s'affirment lors de ces dix nouveaux épisodes, à l'image d'Arya Stark qui malgré son jeune âge ne compte pas se laisser faire. Joffrey Baratheon continue d'être un roi cruel alors que Robb Stark assoit sa position de seigneur du Nord .
La distribution du trône de fer – toujours de grande qualité – permet de compenser avec la perte de certains personnages-clés.
Sur le second point, il faut savoir que le trône de fer adapte assez fidèlement les écrits de George R. R. Martin. Il n'y a donc aucun risque de se retrouver avec des histoires redondantes. Le trône de fer continue d'être marqué par des alliances de circonstances, des trahisons, et plus largement par diverses intrigues. Certains personnages se révèlent particulièrement habiles en matière de manipulation. Il y a notamment la mère du roi, Cercei, toujours très ambitieuse et machiavélique : « la seule façon de garder la loyauté des petites gens est d'être sûr de les terrifier plus encore que l'ennemi. » De son côté, le personnage de Tyrion n'est pas en reste. En tant que Main du roi, il n'hésite pas à monter de subtils stratagèmes pour mieux régner. La série est toujours aussi fine sur les arcanes du pouvoir.

Mais le trône de fer est aussi une série où les séquences d'action sont présentes. A cet effet, l'épisode 9 qui marque le siège de Port-Royal par Stannis Baratheon, est très prenant. Si l'on a effectivement à faire à une série, il n'empêche que les moyens en terme de figurants et de décors (la flotte de bateaux qui s'apprête à attaquer Port-Royal fait froid dans le dos) n'ont rien à envier à des films qui paraissent au cinéma. D'ailleurs, le réalisateur de cet épisode n'est autre que Neil Marshall, cinéaste qui s'est fait connaître avec l'excellent film The descent. L'attaque de Port-Royal donne une autre dimension à cette série. Cet épisode se focalise en grande partie sur l'action, mais il ne dédaigne pas l'aspect psychologique.
C'est ce mélange bien senti entre action et réflexion qui participe à la réussite de cette seconde saison du trône de fer.
Et puis l'aspect fantastique du trône de fer est toujours présent avec par exemple cette sorcière qui crée une ombre mortelle ; les dragons de la belle Daenerys Targaryen qui sont convoités par d'autres personnes ; les morts-vivants qui s'approchent dangereusement près du mur de glace.
La saison 2 met aussi l'accent sur de nouveaux endroits comme les îles de fer de la maison Greyjoy ou la riche cité portuaire de Quarth. Au regard du succès remporté par la première saison, on voit que cette saison bénéficie de moyens plus importants, ce qui permet entre autres de décrire avec plus de détails l'univers du trône de fer.

En somme, la saison 2 du trône de fer confirme toute le bien que l'on pense de cette série. On ne s'ennuie pas une seconde et les dix épisodes se regardent naturellement très rapidement. On est bien évidemment frustré par la fin du dixième et dernier épisode qui laisse en suspens de nombreuses histoires.
Pour connaître la suite, il faudra attendre la troisième saison qui est prévue en 2013.

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20.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Prometheus

Réalisateur : Ridley Scott

Date de sortie du film
 : 30 mai 2012

Origine
 : Etats-Unis

Durée
 : 2h03

Avec :Michael Fassbender (David), Noomi Rapace (Elizabeth Shaw), Charlize Theron (Meredith Vickers), Guy Pearce (Weyland), Logan Marshall-Green (Holloway), etc.

Par Nicofeel

Depuis Blade runner, cela faisait 30 ans que Ridley Scott n'avait plus côtoyé la science-fiction. C'est désormais chose faite avec Prometheus dont il est à la fois producteur et réalisateur.
Le film Prometheus est considéré comme une préquelle de la saga Alien, ce qui est seulement en partie exact, car le film part dans deux directions : il s'intéresse d'une part à nos origines et d'autre part il crée un lien avec Alien.
D'abord, le but de Prometheus est de permettre à des hommes de tenter de résoudre la clé de nos origines. C'est ainsi qu'au début du film on apprend qu'en 2089, des peintures dans une grotte laissent entendre qu'une vie dans l'univers est à l'origine de l'humanité.
Grâce à des moyens colossaux (un milliard de dollars), une expédition spatiale s'en va en quelques années plus tard à la recherche de nos créateurs. Un équipage de 17 personnes a donc pour but d'explorer une planète inconnue qui semble être celle qui a été répertoriée sur Terre sur les peintures de plusieurs grottes.
Le film ne s'appelle pas Prometheus pour rien. Car Prométhée est un titan dans la mythologie grecque qui aurait créé les hommes à partir d'eau et d'argile. Dans le film de Ridley Scott, Prometheus constitue le nom du vaisseau spatial qui atteint la planète censée répondre aux interrogations suivantes : d'où-venons nous ? Par qui avons-nous été créés ? Pour quelles raisons ?
Mais une autre raison de cette expédition, qui est là aussi en lien avec Prométhée (titan immortel), est celle d'atteindre l'immortalité. Car en résolvant l'énigme de nos origines, le vieillard Weyland, qui finance cette expédition via sa société Weyland corporation, cherche plus que jamais à défier la mort.
Cet aspect du film est pour le moins intéressant, même s'il aurait pu sans conteste être un peu plus développé, comme l'est le formidable Blade runner de Ridley Scott.
Ensuite, l'autre direction du film a pour but d'établir un lien avec la saga Alien. Les éléments qui font penser au monstre dont le design a été créé par l'artiste Hans Ruedi Giger ne manquent pas. Comme dans Alien premier du nom, plusieurs des personnages sont amenés à se transformer suite à des attaques survenues de créatures étrangères. Surtout, à l'instar d'Alien 4, on a droit à une séquence d'accouchement pour le moins particulière. Par ailleurs, la fin du film montre clairement la créature vue dans Alien.

Évidemment le scénario reprend en partie la thématique d'Alien. Si Prometheus est surtout un film de science-fiction avec quelques scènes horrifiques, le spectateur connaisseur de la saga Alien est en terrain connu. C'est d'ailleurs en partie une des faiblesses du film. Car si le film tient bien la route d'un point de la mise en scène et d'un point de vue visuel grâce à de très beaux décors, il n'empêche que Ridley Scott n'a pris aucun risque. Son histoire ne surprend jamais et à la différence de son film Alien, Prometheus ne fait jamais vraiment peur. Certes, Scott instaure une ambiance étrange mais ce n'est qu'à de rares moments que l'on est saisi d'un sentiment de peur.
Reste que le film constitue un spectacle de qualité. Si l'on excepte une mise en route un peu trop longue, les explorations des différents protagonistes sur la planète inconnue et les découvertes qui en découlent sont prenantes. La photographie obscure accroît le côté mystérieux de l'ensemble.
Quant à la distribution du film, elle bénéficie notamment de la présence de deux excellents acteurs. Comme dans Alien, Ridley Scott a laissé la part belle à une femme : Noomi Rapace (vue notamment dans la saga Millenium) qui interprète avec brio le rôle d'Elizabeth Shaw qui n'est pas sans rappeler celui d'Ellen Ripley joué en son temps par Sigourney Weaver. Et comme dans Alien, on dispose dans ce film d'un androïde qui va jouer un rôle majeur. Il s'appelle ici David et il est interprété par un toujours impeccable Michael Fassbender qui fait montre de beaucoup de subtilité. Car l’androïde David est sans conteste le personnage le plus intéressant de cette histoire.
Le reste du casting (Charlize Theron, Guy Pearce, etc.) donne lieu à des personnages plus secondaires mais aucune fausse note au niveau du jeu des acteurs n'est à déplorer.
Ce film étant en 3D, quelques mots sur cette technologie. Très honnêtement, la 3D n'apporte quasiment rien et elle n'est présente qu'à certains moments. Il est donc raisonnable de penser qu'il s'agit uniquement d'une logique mercantile, justifiant le surcoût de la place de cinéma pour le spectateur.
Au demeurant, l'existence de Prometheus semble avant tout liée à une logique économique.
Au final, Prometheus est un film de science-fiction de qualité, qui n'atteint pas cependant la qualité d'Alien premier du nom. Il permet toutefois à Ridley Scott de renouer avec un certain succès à la science-fiction, ouvrant d'ailleurs la voie à une nouvelle saga, comme le prouve la fin ouverte du film.

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19.09.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Julien Richard-Thomson, réalisateur atypique bien connu des amateurs de séries Z et des lecteurs du magazine Mad Movies, plus connu sous le pseudo de Richard J.Thomson, a eu la gentillesse de répondre à mes questions:

Bonjour Julien ! Alors qu’on vous connaît depuis longtemps sous le nom de Richard J. Thomson, vous vous faites appeler dorénavant par votre vrai nom Julien Richard-Thomson. Pourquoi ce changement?

Il y a plus de quinze ans, j’avais choisi de signer mes films sous le nom de Richard J.Thomson pour donner un petit côté US que nous pensions plus vendeur pour des films de genre. Cela dit, voilà des années que pas mal d’amis, de collaborateurs ou de journalistes me conseillent de "franciser" mon nom afin de mieux convenir aux organismes officiels qui gèrent et financent le cinéma français. En même temps, beaucoup d’autres me conseillent de m’expatrier outre-Atlantique pour avoir plus de succès, alors…. lol


Bach films a sorti, il y a environ un an et demi de cela, un coffret regroupant 3 de vos films. Pouvez-vous nous les présenter?

Cet éditeur a réuni 3 anciens films réalisés dans les années 90, alors que je venais de terminer mes études de cinéma. Ces films ont été tournés sans aucun argent, avec une bande de passionnés (dont bon nombre issus de la revue Mad Movies), des parodies ou plutôt des hommages aux films de genre. "Time Demon" et sa suite "Time Demon 2" mettent en scène un anti-héros inspiré du film de John Carpenter "Les aventures de Jack Burton", dans des aventures très "Z" mêlant nazis hystériques, prêtresses sataniques, gangsters… Il y a pas mal d’action, des gags et des séquences sexy assurées par des vedettes du ciné X de l’époque. "Jurassic Trash" quant à lui est une parodie de "Jurassic Park", intitulée à l’origine "Terror of prehistoric bloody creatures from space". C’est mon film préféré, il est très drôle, c’est un peu comme un croisement entre les films de Roger Corman et un épisode de Benny Hill!


Pour quelles raisons avez-vous opté au départ pour ces hommages parodiques aux séries Z ? Est-ce principalement faute de budget?

Oui, j’avais tourné ces films pour me faire la main, en attendant de mettre en scène des projets plus importants…sauf que ces autres projets plus "sérieux" n’ont jamais pu voir le jour! Il est possible que je me sois "grillé" dans le milieu très conventionnel du cinéma français en réalisant ces parodies délirantes de films américains. Moi qui pensais au contraire me faire une carte de visite!...


Dans un style très différent, Bach films toujours, a ensuite sorti votre film sur Cindy Lee. Comment est né ce documentaire?

Ah! Ce documentaire est une longue histoire. Je suis ami avec Cindy depuis longtemps et j’ai suivi à la fois avec intérêt et amusement son parcours atypique de strip-teaseuse-politicienne. J’ai décidé de la suivre camera au poing pendant plusieurs campagnes électorales et cela a donné un documentaire assez marrant, qui aborde aussi la question des "petits candidats en politique". D’ailleurs j’ai tenté d’obtenir des financements auprès de chaînes de télé pour un film sur les candidats farfelus à la présidentielle mais en vain, hélas… Je trouve qu’il s’agit pourtant d’un sujet intéressant, pas si anecdotique que ça, qui en dit long sur le fonctionnement de notre démocratie et de la société de l’information…

Pouvez-vous nous parler également de vos trois premiers longs-métrages ?

Vous voulez parler de "Night of Vampyrmania", "Attack of serial killers from outer space" et "Roboflash Warrior"? Ce sont aussi des parodies de films de genre, les vampires pour le premier, les ET et les super héros pour le second, les robots tueurs pour le troisième. Mais ce sont des films totalement cheaps, j’ai donc décidé de ne plus les diffuser. Ils ont connu une sortie VHS au milieu des années 90, alors que j’étais encore étudiant… Au début je livrais moi-même les cassettes dans les magasins. Je ne compte pas les faire ré-éditer en dvd. On peut aussi ajouter un autre film qui ne figure pas toujours dans mes filmos, car il n’est jamais sorti - pas même en VHS- "La Nuit des Ploucs-Vivants", ou "Green zombies from Ploucville". Une sorte de "nuit des morts-vivants" dans le Poitou-Charentes, plutôt fun mais hélas la fin n’a jamais été tournée.

Vous avez réalisé plusieurs courts-métrages, mais seul "Invasion of green big heads from unknown" est sorti chez One plus One en bonus sur le DVD "Slave girls" de la collection Bimbo star. Pourquoi ne pas les avoir fait figurer en bonus sur le coffret Bach films?

J’ai réalisé plus de quarante courts-métrages, en super 8, 16mm et enfin en vidéo. Le premier je l’ai tourné à l’âge de neuf ans! Dans un prochain dvd il est possible que j’en mette 2 ou 3 en bonus. J’aime bien mon "Loup Garou!" tourné au début des années 2000, ou encore "Serial Starlettes" qui se déroule au festival de Cannes…

Ne pourriez-vous pas mettre certains de vos films en VOD via votre site afin de rendre visibles certains de vos anciens films?

C’est une idée, je suis en contact avec plusieurs opérateurs de VOD mais leurs propositions ne sont pas folichonnes.


Tout comme John Carpenter que vous admirez, vous composez vous-même vos musiques. Avez-vous suivi une formation musicale?

J’ai fait un peu de solfège mais en musique, je suis plutôt autodidacte. A certaines périodes je passe 2 heures par jour au piano, à d’autres moments beaucoup moins, mais j’adore improviser ou composer des musiques de film. D’ailleurs, lorsque je dois écrire un scénario, je me mets aux claviers et j’improvise pendant des heures en réfléchissant à l’histoire du film, les idées me viennent en jouant… J’aime beaucoup la musique électronique, je collectionne les synthétiseurs, j’ai un vrai amour pour ces instruments qui ne sont pas du tout "dénués d’âme" comme certains pourraient le prétendre.

Les images que l’on a pu voir de "Bloody flowers" sont assez alléchantes. Pouvez-vous nous parler de ce film qui semble tout de même beaucoup plus sérieux que vos précédents longs-métrages?

En effet il ne s’agit pas d’une comédie mais d’un thriller étrange et horrifique, avec quelques scènes gore. C’est un peu un mélange entre l’univers onirique de David Lynch et un torture-porn à la "Hostel". L’histoire narre les mésaventures de jeunes filles des pays de l’Est venues à Paris pour faire carrière dans le mannequinat et qui tombent entre les mains de producteurs de snuff-movies. Ce film a été tourné avec un budget microscopique mais je suis assez satisfait de son ambiance inquiétante. Amanda Lear interprète un personnage de créatrice de mode odieuse, elle est excellente dans ce film. Hélas, nous avons eu des galères durant le tournage, il a fallu ré-écrire le scénario en cours de tournage, un vrai cauchemar. Finalement j’ai vécu l’enfer, comme les personnages du film! lol

"Bloody flowers" devait sortir en DVD au mois de mars, mais sa sortie a été pour le moment repoussée sans date. Que s’est-il passé?

Eh bien ce film doit être maudit tout simplement. L’éditeur a repoussé plusieurs fois la sortie et a fini par l’annuler purement et simplement. Il faut dire que l’éditeur a été victime de pressions de la part de l’actrice principale Dovile Cesnaviciute (alias Jennifer Krueger) qui ne voulait plus que le film sorte! C’est une histoire de fou! Cette jeune femme a prétendu que ce film nuisait à son prestige en raison des scènes d’horreur, et du fait qu’on voit sa poitrine dans l’une des séquences. Elle a donc pris un avocat qui a mis en avant un soi-disant "droit de repentir", un concept juridique qui n’a cours que dans l‘ industrie du X. Il faut préciser tout de même que cette fille vient du milieu du charme, des photos et vidéos pour adultes, et que "Bloody Flowers" est de loin le film le moins honteux qu’elle ait tourné ! Pire: pour empêcher la sortie du dvd, son agent a inventé de nombreux prétextes tous plus délirants les uns que les autres, il a prétendu par exemple que nous avions piégé sa comédienne en tournant le film à son insu (absurde!) puis il a dit que nous avions forcée cette malheureuse à rester sur le plateau alors qu‘elle voulait s’en aller et qu’elle avait dû tourner certaines scènes contre son gré (un peu comme dans le scénario de "Bloody Flowers", une mise en abyme en quelque sorte!) Il a dit aussi que nous avions trafiqué ses contrats, etc… Cet "agent" - qui réclame vous vous en doutez une forte somme d’argent - s’est même permis de me menacer ainsi que ma famille. Bref, j’ai confié l’affaire à mes avocats, pour le moment le film ne sort pas et toute l’équipe est pénalisée. C’est la "malédiction Bloody Flowers".


Quelles sont toutes les activités de votre société Jaguarundi Films?

Ma société produit des fictions mais aussi des clips, des reportages. Je travaille parfois pour des agences de publicité. J’avais également des activités dans la presse magazine et "people" il y a quelques années, mais j’ai laissé tomber, ce milieu étant peuplé de requins… encore pire que la télé c’est dire!

Vous avez écrit et produit le film "Eject" de Jean-Marc Vincent ("Lady Blood") avec Pascal Sellem. Quel a été votre rôle sur le tournage ? Êtes-vous intervenu sur celui-ci?

Il s’agit d’une parodie du film espagnol "REC". J’ai écrit le scénario, puis j’ai donné carte blanche à Jean-Marc Vincent pour le réaliser. Il y a un côté frustrant à n’être que producteur, car il y a beaucoup de choses que je n’aurais pas du tout fait comme ça si j’avais été le réalisateur du film, mais je devais jouer le jeu… J’ai donc choisi de me tenir relativement à l’écart du tournage pour ne pas être tenté d’intervenir, en gros je passais surtout signer les chèques! Toute l’équipe s’est donnée à fond et même si le film est un joyeux foutoir à l’arrivée, je le trouve amusant, les acteurs se tapent un bon gros délire - Pascal Sellem en tête - et j’espère qu’il va trouver son public.


Une sortie DVD est-elle prévue?

Oui, nous allons l’éditer nous même directement sous le label Jaguarundi, ainsi qu’un ou deux autres films, dans une collection de parodies. Hélas comme vous le savez le marché dvd en France est catastrophique, il n’y a plus que les blockbusters qui se vendent encore… les gens continuent de télécharger et bien sûr, ça tue le marché.

Vous devez tourner un nouveau film qui s’appelle "Hekatombe" et vous produisez également "Paris maléfique" un film à sketches. Pouvez-vous nous parler de ces deux nouveaux projets?

"Hekatombe" est un super projet, un script que j’ai écrit qui évoque un peu le "ExistenZ" de David Cronenberg. Nous devions débuter le tournage cet été, hélas nous n’avons pas pu trouver les fonds. C’était pourtant un budget extrêmement modeste… J’espère pouvoir trouver l’argent pour le tourner au printemps. En attendant, je vais me consacrer à un film de commande pour une chaîne de la TNT sur lequel je ne peux pas encore dire grand chose pour le moment…. Quant à "Paris Maléfique", c’est un projet sur lequel je travaille depuis pas mal de temps, qui a évolué au fil des mois… C’est un film à sketches qui réunit plusieurs réalisateurs, les nouveaux talents de l’horreur à la française. Toutes les histoires se déroulent à Paris, nous jouons sur les clichés parisiens, mais chaque segment possède son propre style d’autant que les réalisateurs sont très différents. Le film à sketches est redevenu à la mode, j’en suis très heureux. J’espère pouvoir inscrire ce film dans la collection French Frayeurs de Canal Plus. L’objectif étant de commencer à tourner dans un an au plus tard.


Est-ce que le fait d’être passé par ulule pour financer en partie "Hekatombe" est un véritable plus?

Pour être franc, nous avons récolté une somme ridicule sur ce site, mais cela vient du fait que le film n’a pas vraiment été affiché dans la liste des films à financer, il n’était pas facile d’accéder à sa fiche. Je crois que ce site marche bien pour les courts-métrages, si vous cherchez mille euros par exemple, cela peut être une solution, mais pas pour un long-métrage, même "low cost"…


Quels sont les autres projets que vous avez actuellement en cours?

Je vous ai parlé des principaux projets actuels, mais bien sur j’ai une dizaine de scénarios écrits durant la dernière décennie qui n’attendent que des financements pour être tournés. Le problème, c’est qu’il s'agit pour la plupart de film fantastiques au style assez personnel, ou de comédies d’humour noir, assez "décalées"… un peu comme pouvait faire Bertrand Blier autrefois. Or aujourd’hui ce genre de film est totalement rejeté, il faut marcher dans les clous pour recevoir l’argent public et l’aval des télévisions. En France, soit il faut écrire des comédies grand public (avec Kad Merad ou Franc Dubosc) soit des drames intimistes. Et surtout, s’inscrire dans un certain réalisme. Dès que l’on aborde le surnaturel, le surréalisme, l’absurde, là on se brûle les ailes. J’admire un gars comme Quentin Dupieux, par exemple, il a une démarche pas très éloignée de la mienne, mais il a eu davantage de chance que moi…


Merci Julien pour le temps que vous m'avez consacré et bon courage pour la suite!

Coffret Richard J. Thomson : Jurassic Trash + Time Demon + Time Demon II

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Coffret Bimbo star / 5 DVD

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18.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le ventriloque Gabbo donne des représentations avec son assistante, Mary. Après avoir raté une scène, celle-ci est chassée. Elle trouve alors un nouveau partenaire, ce qui rend Gabbo fou de jalousie. Il sombre alors dans la démence, aux cotés de son inquiétante marionnette…

Mon avis :

Pour son premier film parlant, Eric von Stroheim ("La Veuve joyeuse", "Les Disparus de Saint-Agil", " Queen Kelly") nous offre une interprétation mémorable d'un ventriloque, imbu de sa personne, autoritaire et même tyrannique, malheureusement le film malgré une durée somme toute normale, souffrira de passages musicaux excessivement longs et assez ennuyants.

Réalisé par James Cruze ("La Caravane vers l'Ouest", " Si j'avais un million"), "The great Gabbo" date de 1929 et fait évidemment très daté, mais il n'est toutefois pas dénué d'intérêt, principalement grâce à Eric von Stroheim, qui se voit ici offrir un rôle qui lui correspond parfaitement (Il faut dire que même s'il n'est pas crédité, l'acteur a pourtant co-réalisé le film!). Comme dans de nombreux films de l'acteur, celui-ci interprète un personnage antipathique, auquel comme toujours on s'attachera à notre grande surprise...

Pourtant, il n'y a à priori pas grand chose à sauver dans ce personnage! D'ailleurs, dès le départ, on se dit qu'il mérite bien son sort tellement il est odieux avec son assistante. En même temps, on est tout de suite fasciné par ce curieux personnage entretenant une relation fusionnelle avec sa marionnette. Une relation à la limite de la folie! La marionnette est d'ailleurs un des protagonistes les plus importants du film, Gabbo la faisant vivre de façon très convaincante et même parfois de façon inquiétante. Ce personnage donne par ailleurs un côté limite fantastique au film, puisque régulièrement on se demande comment celui-ci peut s'animer, même si on voit par moments la commande reliée par un cordon à la poupée.

Dans le rôle de Mary, Betty Compson ("In the Dark", "Woman to Woman", "Les Damnés de l'océan", "Strange Cargo") est parfaite, à la fois soumise au départ, puis compatissante, voir ambiguë par la suite lorsque Gabbo lui demandera de revenir, alors qu'elle a trouvé l'amour et un autre emploi auprès de Frank, joué par Donald Douglas ("Sabotage", "Sergent York", "Gilda") dont le physique est autrement plus attrayant que l'acteur d'origine austro-hongroise.

Le film présente un certain attrait surtout dans sa première partie, mais malheureusement les nombreux passages musicaux illustrant diverses parties du spectacle final, sont beaucoup trop longs et même parfois carrément inutiles et finissent par lasser le spectateur. On a l'impression d'ailleurs que ces passages sont là pour combler le vide. Le film aurait en effet mérité d'être raccourci d'une bonne vingtaine de minutes au moins! Heureusement, les dernières scènes, lorsque Gabbo sombre dans la folie, sauve un peu l'ensemble gâché par ces longueurs. On notera que quelque soit les copies des diverses éditions proposant ce film, celui-ci nous ait présenté qu'en noir et blanc, alors qu'à l'origine, certains passages étaient en Multicolor, malheureusement cette première version semble définitivement perdue...

Même si "Gabbo le ventriloque" n'est pas inintéressant, il reste principalement destiné aux inconditionnels de Erich Von Stroheim, qui est, une fois de plus, excellent, car autrement il faut tout de même s'armer de courage pour ne pas s'endormir!

"Gabbo le ventriloque" n'est pas un inédit chez nous en DVD, puisque celui-ci a fait l'objet d'une édition chez Bach films, toutefois je vous conseille plutôt de prendre ce nouveau titre de la collection Prestige, sorti dans le commerce le 3 juillet chez Artus films, "Erich Von Stroheim Mystérieux", qui contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films de cet étrange personnage répartis sur deux DVD, dont "The great Gabbo", mais aussi "The Lady and the Monster", "The mask of Dijjon" et "The crime of Dr Crespi". Pour cette édition, chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "The crime of Dr Crespi") et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).




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Gabbo le ventriloque

Gabbo le ventriloque
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17.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans un futur proche, suite à une expérimentation catastrophique, l’espèce humaine a muté, transformée en morts vivants cannibales. Prédateurs presque invincibles, cette nouvelle race domine le monde, bien déterminée à anéantir toute autre espèce vivant sur la planète. Cependant, grâce à quelques survivants, un noyau de résistance s’est formé et organise l’ultime contre-attaque. L’espoir de réussite est faible, mais une seule chose est sûre : il n’y aura pas de seconde chance.

Mon avis :

Ils sont rares les films italiens franchissant nos frontières et encore plus si ce sont des films d'horreur... Cela fait d'ailleurs bien longtemps que l'Italie n'est plus la terre bénite qui nous offrait des chefs d’œuvres à la pelle, ceux signés, par exemple, Dario Argento, Mario Bava ou encore Lucio Fulci. Argento nous livre pourtant régulièrement de nouveaux films, mais ses derniers films ont été de vraies déceptions, même pour ses fans les plus fidèles (dont je fais parti!). Elephant Films a la bonne idée de nous offrir ce "Eaters" (rebaptisé ici "Zombie planet"), un petit film de zombies bien ficelé malgré un budget des plus restreint.

Soutenu par le très (et souvent injustement) controversé réalisateur allemand Uwe Boll ("Rampage", "The last squad", "Postal"), "Eaters" est l’œuvre de deux jeunes réalisateurs, Luca Boni et Marco Ristori, qui signent là un film à tout petit budget, visuellement très abouti. Les effets spéciaux, les maquillages et les prothèses sont vraiment très réussis, seuls quelques effets numériques seront quelque peu visibles, tout en étant tout de même très corrects pour ce type de production.

On reprochera principalement en fait le manque de rythme et également le manque de figurants. On aurait en effet aimé voir plus de massacres d'infectés et surtout des attaques plus massives. Mais que les amateurs de gore se rassurent, ils seront tout de même servis, avec en plus quelques scènes bien craspèques!

Le scénario est somme toute très classique, mais réservera quand même son lot de surprises, notamment avec sa révélation finale plutôt inattendue. Malgré quelques défauts dus principalement aux faibles moyens engagés, le film arrive à se démarquer notamment grâce à sa photographie très en adéquation avec ce monde post-apocalyptique et grâce au charisme de ses acteurs. Alex Lucchesi ("Kiss Me Lorena", "Piano 17"), qui joue le héros sans pitié du film, a une présence incroyable et son accent italien est un régal. Il apporte également un humour noir plutôt bien venu.

En revanche, certains personnages pourtant bien barrés et ayant de vraies gueules, seront un peu sous-exploités, ce qui est un peu dommage, car cela aurait pu apporter un peu plus de folie à ce road-movie aux dialogues et au mauvais goût très bis (dans le bon sens du terme!).


Pour un premier long-métrage, Luca Boni et Marco Ristori ont plutôt bien réussi leur coup et gageons qu'avec leur nouveau projet intitulé "Zombie Massacre", ils arriveront à nous combler pleinement. La bande annonce que l'on peut découvrir sur le net est en tous cas bien alléchante!

"Zombie Planet" sort dans le commerce le 18 septembre chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition limitée combo Blu-ray + DVD. Le DVD sera présenté au format respecté 2.35 Cinémascope 16/9ème avec pistes italienne et française 5.1 Dolby Digital et française 2.0 Dolby Digital. Le Blu-ray sera quant à lui au format respecté 1920 x 1080 Full HD 2.35 Cinémascope avec pistes italienne et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, ceux-ci seront uniquement répartis sur le DVD et seront composés d'une présentation exclusive de Uwe Boll filmée à la boutique Movies 2000, d'un making of, d'une galerie photos et de bandes annonces de l'éditeur.

Zombie planet

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Zombie planet (Blu-ray + DVD)

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16.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une équipe d’astronautes rentre dans sa station orbitale, après une expédition sur la Lune. Certains ramènent avec eux un virus qui décime petit à petit les membres de la mission. Le virus cherche à contrôler la station pour aller conquérir la Terre.

Mon avis :

Datant de 1965, "Mutiny in Outer Space" est un petit film de SF de série B attribué à Hugo Grimaldi ("Les créatures de Kolos"), mais qui aurait été en fait réalisé par Arthur C. Pierce ("L'étrangleur invisible","Les créatures de Kolos"). D'ailleurs, celui-ci aurait apparemment été tourné en même temps que "Les créatures de Kolos" avec une partie du budget de ce dernier. Ce film parait de nos jours, assez désuet et très kitsch, entraînant la plus part du temps des sourires un peu moqueurs, même si certains lui trouveront probablement un certain charme.

Le film a été réalisé avec un budget estimé à $90,000 et cela se ressent inévitablement dans les décors et les effets spéciaux qui sont ici souvent assez cheap. Avec son histoire de fongus envahissant un vaisseau spatial, "Mutiny in Outer Space" était certainement censé effrayer les spectateurs, mais de nos jours, il porte plutôt à rire tant les effets spéciaux sont parfois ridicules. Seul le corps en décomposition fera tout de même son petit effet.

Les fongus qui envahissent le vaisseau sont assez amusants, mais la palme des mauvais effets spéciaux reviendra en fait aux maquettes des vaisseaux spatiaux et autres fusées, mais ça, on pouvait s'en douter et cela fait même parti du charme que l'on peut trouver à ce type de films. Malheureusement ici les acteurs ne rehausseront guère le niveau, avec notamment un héros peu convaincant interprété par William Leslie (" Une femme diabolique ", "Les cavaliers "). On remarquera plus la présence de la jolie Dolores Faith ("Les créatures de Kolos ", "V.D.", "La planète fantôme") dont le look très années 60 ne manquera pas de faire penser au personnage d'Emma Peel. Le scénario est autrement plutôt correct et aurait pu donner lieu à un meilleur film de SF avec un peu plus de moyens et de meilleurs acteurs…

Vous l'aurez compris, "Mutiny in Outer Space" est un film anecdotique, qui n'intéressera que les amateurs de science-fiction les plus curieux et les plus indulgents.

Nouveau titre de la collection Prestige, sortant dans le commerce le 4 septembre chez Artus films, "Voyages vers la lune" contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films répartis sur deux DVD, à savoir "De la terre à la lune", "Project Mooonbase", "Mutiny in outer space" et "Missile to the moon". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "Mutiny in outer space") et de sa bande annonce et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels sauf "De la terre à la lune" qui est en couleur et avec la version française en plus. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).

Coffret Voyages vers la Lune - 4 films / 2 DVD

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14.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Par vengeance, le Dr Crespi utilise un puissant anesthésique de son invention sur l’amant de sa femme, ce qui le plonge dans un sommeil hypnotique. Considéré comme mort, celui-ci est enterré. Mais les deux assistants le déterrent… D’après Edgar Allan Poe.

Mon avis :

Librement adapté de "L’Enterré vivant" d'Edgar Allan Poe, "The Crime of Doctor Crespi" reste malgré le poids des années et un budget de toutes évidences limité, une œuvre distrayante, servie par l'excellente interprétation de Erich von Stroheim ("La cible vivante", "L'étoile du Nord", "La grande illusion"), mais aussi par son humour noir et une photographie rappelant par moments l'expressionnisme allemand.

Réalisé par John H. Auer ("Les Bas-fonds d'Hawaï", "Les Diables de l'Oklahoma"), cette adaptation est dans l'ensemble assez réussie et cela à plus d'un titre. Tout d'abord évidemment grâce à la prestance de son acteur vedette qui est ici assez incroyable, tour à tour inquiétant, malicieux, tyrannique, voir sadique... Il y est pour beaucoup dans la réussite du film et malgré son côté volontairement antipathique, il arrive à attirer la sympathie du spectateur. Quel délice de voir ses diverses mimiques!

Les autres acteurs sont pour la plus part assez quelconque, mais plutôt bien choisis, en particulier les autres médecins, car eux n'attirent pas vraiment la sympathie et permettent donc d'orienter celle-ci vers notre antipathique héros. On notera tout de même la présence de Dwight Frye ("Dracula", "Frankenstein") dans le rôle du docteur Thomas, acteur ayant beaucoup tourné dans les films fantastiques de l'époque.

La mise en scène est très souvent très classique et peu mise en valeur par des décors assez pauvres et souvent minimalistes, mais par moments, le réalisateur fait preuve d'éclairs de génie, en versant dans un style proche du "Nosferatu" de Friedrich W. Murnau. Le réalisateur use en revanche d'un humour parfois un peu lourd et souvent inutile. Il touche par contre plus facilement sa cible lorsqu'il use d'humour noir, car c'est en grande partie cet humour qui rend Stroheim attachant.


Sans être un chef d’œuvre, "The Crime of Doctor Crespi" nous fait tout de même passé un agréable moment et certaines images de cette petite série B resteront à coup sûr dans les mémoires.

Nouveau titre de la collection Prestige, sorti dans le commerce le 3 juillet chez Artus films, "Erich Von Stroheim Mystérieux" contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films de cet étrange personnage répartis sur deux DVD, à savoir "The Lady and the Monster", "The mask of Dijjon", "The great Gabbo" et "The crime of Dr Crespi". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "The crime of Dr Crespi") et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).




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13.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Mike Petrakis et son fils, Tony, américains d’origine grecque, gagnent leur vie en pêchant des éponges sur les côtes de Floride. La rivalité avec les Rhys, une autre famille de pêcheurs, de souche américaine, s’accroit de jour en jour, et de plus en plus violemment. C’en est trop quand Tony rencontre Gwyneth, la fille Rhys, et qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre.

Mon avis :

Avec sa pieuvre mise en avant sur les affiches et par la promo du film et un titre assez évocateur, "Tempête sous la mer" nous laisse imaginer un film fantastique à grand spectacle assez kitsch, ce qu'il n'est pas vraiment. En fait, "Beneath the 12-Mile Reef" est avant tout un film d'aventures plutôt réaliste servi par un très bon casting et de belles prises de vues sous-marines.

Ce film de 1953, produit par la 20th Century Fox est l'un des trois premiers films en Cinesmascope et le tout premier à offrir des prises sous-marines tournées dans ce format. "Tempête sous la mer", c'est une sorte de Roméo et Juliette au pays des pêcheurs d'éponge, où Tony Petrakis, un jeune pêcheur d'origine grecque interprété par un Robert Wagner ("Prince Vaillant", "La lance brisée", "La panthère Rose", la série "Pour l'amour du risque") tout juste âgé de 23 ans, va affronter Arnold Dix un américain pure souche, interprété par un Peter Graves ("La nuit du chasseur", "Fort Yuma", la série "Mission impossible") difficilement reconnaissable, pour les beaux yeux de la charmante Gwyneth Rhys jouée par Terry Moore ("Monsieur Joe", "Capitaine King", "Papa longues jambes").

Un joli casting donc, qui ne s'arrête d'ailleurs pas là, car on remarquera également et surtout même, la présence toujours très remarquée du très charismatique Gilbert Roland ("Chacun pour soi", "Tonnerre sur Timberland", "Le trésor de Pancho Villa", "Capitaine Kidd"), ici interprétant Mike Petrakis, le père de Robert Wagner. Si la part de la romance aura de l'importance dans le film, elle sera heureusement pas trop niaise et laissera tout de même la part belle à l'aventure, car ce film est avant tout un film d'aventures offrant notamment de belles séquences de plongées sous-marines, se concluant d'ailleurs par un combat entre Robert Wagner et une pieuvre, une scène d'ailleurs assez réussie pour un film de cette époque!

Cette scène apportera d'ailleurs beaucoup au film, car elle présentera un Robert Wagner plus humble qui n'y paraît, puisque il ne se vantera nullement d'avoir eu le dernier mot avec le monstre, alors que le reste du temps, il joue le fanfaron et est plutôt fier de sa personne (ce qui apporte d'ailleurs quelques touches d'humour assez bien venues!). La mise en scène de Robert D. Webb ("The Jackals", "Tonnerre sur Timberland", "La plume blanche") est classique, mais assez soignée et bien mise en valeur par le score signé par Bernard Herrmann ("Citizen Kane", "Taxi driver", "Psychose", "Le Jour où la terre s'arrêta"). Le film ne tombera jamais dans le mélo, même si on sera touché par la disparition de Mike Petrakis, mais il se termine tout de même par un happy end un peu exagéré, mais prévisible.

Bien entendu, le film datant du début des années 50, il a assez vieilli et fait parfois un peu kitsch, mais il a su garder un certain charme et sa redécouverte devrait ravir les cinéphiles.

"Tempête sous la mer" sort le 4 septembre chez Artus films au format 2.35 Cinémascope original 16/9 compatible 4/3 avec des pistes française et anglaise et sous-titres français. Au niveau des bonus, l'éditeur a comme souvent soigné son édition avec une présentation du film intitulé "Au-dessous des récifs" par Eddy Moine, un diaporama de photos et des bandes-annonces dont celle du film.

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12.09.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Le jeune réalisateur Ludovic Bornes, auteur de "Une Épine D'amour" sorti le 5 juin chez Emylia, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

"Une Épine D'amour" est un film réaliste sur la drogue qu'il est important de soutenir car les bénéfices iront en faveur de l'association Béthel, qui lutte contre la toxicomanie.

Comment est né "Une Épine D'amour"?

"Une Épine D'amour" est né de ma collaboration avec Jean-Claude Schembri, qui m'a offert l'opportunité de réaliser mon premier long-métrage, en me proposant un scénario de film préventif contre la drogue, se basant sur le vécu d'une de ses amies d'enfance "Fabienne".


Comment a débuté votre collaboration avec Jean-Claude Schembri?

Si ma mémoire est bonne, ma première collaboration avec Jean-Claude, s'est faite sur un projet à lui "Izbak sur l'île des Embiez", ou j'avais pour mission de réaliser un reportage photo de l'événement réalisé.

Ludovic Bornes derrière la batterie... et Jean-Claude Schembri du groupe Izbak à la basse!

Comment avez-vous fait votre casting et comment notamment avez-vous réussi à obtenir que Ambroise Michel et Daniel Beretta participent à votre aventure?

Pour être honnête avec vous, la majeure partie du casting s'est faite grâce à nos amis et à des pique-assiettes (oui malheureusement quand on a une petite production et la naïveté du débutant, on ne s'entoure pas forcément des bonnes personnes aux bonnes intentions !).
Sachant que le film était destiné à la base à la prévention pour les écoles, pour représenter la capitale de la culture 2013 de Marseille (ma chère ville !), je me suis dit qu'il serait peut-être bon d'intégrer le comédien Ambroise Michel (plus connu sous le nom Rudy de "Plus belle la vie"), pour que sa présence nous aide dans nos démarches, et tout simplement profiter de sa médiatisation, à l'époque quotidienne, pour faire connaître le projet et notre cause que l'on défendait.
Pour vous dire la vérité sans trop m'étaler, je regrette beaucoup cette collaboration avec M. Michel. Et ça pour plusieurs raisons…

En ce qui concerne Daniel Beretta, c'était plus un plaisir personnel qu'autre chose. Vous ne le savez peut-être pas mais M. Beretta, est un très grand artiste, comédien, doubleur et chanteur. Il est connu pour être la voix française de Lumière dans "La belle et la bête" (de Disney) et d'Arnold Schwarzenegger (que vous retrouverez dans "Expendables 2"). Ce que j'ai beaucoup apprécié chez Daniel, c'est qu'il se met vraiment au service du film sur lequel il travaille, que ce soit un blockbuster ou une petite production (dans notre cas), il ne juge pas. Il fait son travail proprement, rapidement, professionnellement... C'est le Terminator ! Et en plus il est humble, pas comme certains...

Je trouve que Jenny Antoine est vraiment étonnante dans le rôle de Lysa, mais que vous auriez pu développer un peu plus son personnage afin qu’on éprouve un peu plus d’empathie pour elle. Pour quelles raisons n’avez-vous pas approfondi plus son personnage alors que votre film est tout de même relativement court ?

Jenny Antoine a été la première à intégrer et soutenir le projet, j'ai pu remarquer que c'était une femme sur qui on pouvait compter et qui s'investissait énormément. Personnellement je pense qu'elle nous a offerte les meilleures scènes grâce à son interprétation, surtout pour la scène dans la salle de bain (à noter qu'il n'y a pas de doublure pour le passage de la piqûre). Malheureusement suite à des événements personnels avec Jenny Antoine, nous avons dû avec regret se séparer d'elle, ce qui a eu pour conséquence la mort prématurée de Lysa dans le film. J'en suis le premier désolé.

Au début du DVD, vous parlez avec Jean-Claude Schembri des difficultés que vous avez rencontré pour obtenir des aides, à tel point que vous avez fini par vous débrouillez seuls. Pouvez-vous nous en parler un peu plus et comment vous avez réussi à financer?

Oui effectivement nous avons rencontré des difficultés à financer le film, pourtant c'est pas faute d'avoir essayé ou insisté ! La région, les collectivités territoriaux, le CG13, on a frappé vraiment à toutes les portes, mais rien, et le plus scandaleux c'est quand, je vois que ma ville, Marseille, qui "représentera la capitale de la culture de 2013", ne nous apporte aucune, aucune aide ! Je rappelle que c'était un film pour faire de la prévention et qu'on avait "une icône" de Marseille avec nous Monsieur Michel de "Plus belle la vie".... Une incompréhension de plus ... Du coup moi, Jean-Claude et avec la grande aide de sa femme Grace, nous avons fait "en image" une sorte de pot commun pour avoir dans les 5000 €. C'est donc avec ce budget là qu'on a pu faire le film.

Pouvez-vous nous parler d’ "Addict", votre court métrage présent en bonus sur le DVD, que l’on peut imaginer comme étant en quelque sorte une introduction à "Une épine d’Amour"?

"Addict" est plutôt à mon goût une sorte de fausse suite à "Une épine d'amour", une histoire parallèle, Jean-Claude avait écrit cette histoire, on en a profité pour la tourner et ainsi par la même occasion tourner le générique de début de "Une Épine D'amour".

Et vos autres réalisations ? Notamment "Psychotropes" et "Georges"…

"Psychotropes" est tout simplement le pilote de "Une Épine D'amour", ça nous a servi à présenter un support pour nos différentes démarches. Pour l’anecdote, il a été sélectionné au Short Film Corner du Festival de Cannes 2011.
"Georges" est un court-métrage toujours écrit par Jean-Claude, dont il joue aussi le 1er rôle, Georges. Le but de cette réalisation était un acte "bénévole" pour soutenir la fondation Abbé-Pierre et par la suite la fameuse campagne d’Éric Cantona aux présidentielles pour ses fameux temps de paroles consacrer à dénoncer les conditions de précarités et de mal logements de certaines personnes.


Pouvez-vous nous parler également de vos autres activités en tant que monteur ou encore photographe ?

2006/2007 Mon 1er vrai projet professionnel a été un travail pour un groupe de Métal "Blazing war machine" où j'étais chargé de faire le montage vidéo d'un de leurs concerts.
Toujours dans la même période j'ai réalisé pour la batteur Franky Costanza un vidéo multi-angles de batterie au format de 18 minutes. Ma première grande fierté, car en plus d'avoir été publiée dans le magazine "Batterie Mag N°34", j'ai reçu ma première rémunération "un billet de 100 €"… Ça m’a vraiment marqué cette expérience !
Côté photo je peux dire que ça a réellement commencé lorsque j'étais venu "par hasard" sur le lieu de tournage d'Ambroise Michel, je me suis improvisé "photographe de plateau". Les photos ont plu, j'ai continué de mon coté, j'ai même sorti par la suite un livre, grâce au labo "Rétine Argentique à Marseille" consultable sur le net.

Photo signée Ludovic Bornes


Quel a été votre cursus ? Avez-vous suivi des études dans l’audiovisuel ?

J'ai arrêté l'école en 3ème, mais j'ai pu faire une école audio-visuel "AIS", je n'ai malheureusement pas pu continuer ma "formation", car durant cette période j'ai été embauché dans une agence de communication sur Aubagne.
Cependant j'ai récemment tenté d'intégrer l'école de Luc Besson, mais le destin n'a pas voulu que ça se fasse. Je me suis permis de faire une vidéo "lettre ouverte à Monsieur Luc Besson", où je lui fais part de mon point de vue sur son école et son projet d'aide aux jeunes. Suite à ça, j'ai reçu une notification de l'école me demandant pourquoi cette démarche...
J'ai alors rédigé une lettre à laquelle je n'ai toujours pas de réponse, mais j'ai eu le plaisir d'avoir le soutien de Monsieur Fremaux.


Avez-vous d’autres projets en cours ?

J’ai écris un scénario de long-métrage, mais il faut croire que personne ne veut me produire, j'ai pourtant frappé à beaucoup, beaucoup de portes, mais rien ... Pareille pour un clip.
Les démarches pour produire un film/court/clip sont vraiment insupportables, car les "vrais" producteurs ne prennent plus de risques. Rare sont ceux qui donnent la chance à des jeunes. C'est d'ailleurs ce que je voulais dénoncer dans ma lettre ouverte pour « Monsieur Besson ». Car il y a trop de foutage de gueule. Les prods veulent des "stars/valeurs sûres" pour financer un projet. Quand j'appelle un ou des agents pour proposer un scénario à Mélanie Laurent ou une autre, on me bloque sans même savoir qui je suis avec toujours la même excuse avez-vous une production ? Non... Désolé on ne prend que les projets avec des productions. C'est vraiment le poisson qui se mord la queue, et je le vis comme un paradoxe. Car à cause de cette mentalité on passe à côté de beaucoup de choses, et on a l'impression de perdre son temps et de l'argent, avec toutes ces démarches qui n’aboutissent jamais... M'obligeant à mettre mes scénarios "finalisés" dans le tiroir en espérant un jour trouver quelqu'un qui pourra bien les financer.


Merci pour vos réponses Ludovic et bon courage pour la suite!

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11.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lee Miller, astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale, perd tout contact avec la terre. Plus le temps passe, plus ses ressources diminuent et plus Lee lutte pour ne pas sombrer dans la folie. Une lueur d’espoir se présente lorsqu’il trouve un journal à bord qui va lui permettre de voyager à travers le temps jusqu’en 1864 en pleine Guerre de Sécession. A travers les récits du soldat Briggs, Lee a accès à une découverte extraordinaire et se rend compte que malgré les cent ans qui les séparent leur destin est lié…
Entre expérience galactique et voyage dans le temps, Lee survivra-t-il à cette odyssée dans l’espace?
Que feriez-vous si vous aviez perdu tout contact avec le monde extérieur?

Annoncé depuis quelques temps sur le site d'Emylia, "Love" va enfin sortir chez nous cet automne sous le titre "Space time", soit près d'un an après sa sortie aux États-Unis. Ce film, réalisé par William Eubank (dont c'est la première réalisation), est au départ un projet initié par le groupe de rock alternatif californien Angels & Airwaves, qui a en partie financé celui-ci (son leader, Tom DeLonge, étant ici producteur exécutif) et signé bien entendu la bande son, mais contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, "Space Time" ne ressemble en aucun cas à un long clip, bien heureusement et devrait trouver son public auprès des amateurs de films de science-fiction du type "2001, l’odyssée de l'espace" ou "Solaris".

"Space time" sortira chez Emylia le 6 novembre 2012 en combi DVD + Copie digitale et combi Blu-ray + Copie digitale. L'édition DVD sera présenté au format 16/9 [1.78] avec pistes anglaises 5.1 Dolby Digital et Dts Digital Surround et française 5.1 Dolby Digital alors que le Blu-ray sera au format AVC 1080P/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High Resolution Audio. Quant à la copie digitale illimitée, comme toujours chez l'éditeur, présente dans les deux éditions, elle sera au format 16/9 [1.78] avec piste française 2.0 AAC. Pas mal de bonus seront présents avec un commentaire audio, un making of, des scènes supprimées, des interviews et des vidéo clips. Joli programme!

Space time (DVD + Copie digitale)

Space time (DVD + Copie digitale)
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Space time (Blu-ray + Copie digitale)

Space time (Blu-ray + Copie digitale)
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10.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Nous sommes en 2157. L'âge d'or de la civilisation humaine. Les pilotes du Free Search Group sillonnent l'espace à la recherche d'un vaisseau spatial russe piloté par Maxim Kamerrer, 22 ans, qui s'est écrasé sur Saraksh, une lointaine planète habitée. Après de longues années d'une guerre nucléaire, une crise environnementale règne sur la planète et la société en place doit faire face à de graves problèmes sociaux et à une paix fragile. Le vaillant cosmonaute va découvrir une mystérieuse terre régie par les Pères Inconnus, cinq gouverneurs anonymes manipulant la conscience des habitants par le biais d'émetteurs spéciaux. Ici Maxim fera la connaissance de nouveaux amis, aura des ennemis, trouvera l'amour et, après avoir traversé de nombreuses épreuves, il prendra finalement la tête d'un mouvement rebelle visant à défier les cinq avides gouverneurs…

Mon avis :

Depuis le temps que "Prisoners of power" figurait au planning des éditions Emylia, on peut dire que celui-ci aura été attendu, changeant d'ailleurs à plusieurs reprises de titre durant ces longs mois d'attente. Ce film de science-fiction à grand spectacle nous vient de Russie, pays nous ayant offert quelques films spectaculaires ces dernières années comme "Night watch" entre autres. Cette adaptation d'une nouvelle écrite en 1969 par Arkady et Boris Strugatsky nous en met plein la vue grâce à une photographie des plus soignée et à des effets spéciaux très réussis, mais peinera tout de même à convaincre pleinement en partie à cause de seconds rôles pas suffisamment mis en valeur.

Emylia nous livre ici une nouvelle version du film, puisque celui-ci est en fait un condensé des deux films (comme en Allemagne?), "Obitaemyy ostrov" et "Obitaemyy ostrov. Skhvatka", réalisés par l'acteur, réalisateur et producteur russe Fedor Bondarchuk ("Le 9ème escadron") et sortis respectivement en 2008 et 2009.

Tout de suite, on est frappé par la qualité des effets spéciaux, par les décors assez grandioses, puis par la musique accrocheuse du générique (composé de dessins de bande dessinée inspirés par les mangas). Cette production russe n'a pas à rougir de la comparaison avec celles en provenance des États-Unis, même si on pourra reprocher parfois un côté déjà-vu.

Le scénario est suffisamment complexe, tout en étant assez compréhensible pour intéresser les amateurs de science-fiction avec un univers proche par moments de celui de "Dune", avec évidemment comme on pouvait s'en douter des allusions à la situation de l'U.R.S.S. à l'époque où celui-ci a été écrit, tout en faisant également écho à la situation de la Russie actuelle...

Quant au héros, interprété par le jeune Vasiliy Stepanov, qui fait ici ses débuts au cinéma, il campe un héros immédiatement attachant et colle parfaitement au rôle avec son physique de beau gosse et son air naïf. Même si son interprétation n'a rien d'exceptionnelle, il suscite immédiatement la sympathie et son charme, ainsi que son physique d'athlète ne manqueront pas d’émoustiller les demoiselles, sans pour autant agacer la gente masculine.

Les autres personnages sont également assez bien choisis et ont l'avantage d'être facilement identifiables, mais malheureusement leurs rôles ne seront pas suffisamment approfondis, ce qui fait qu'on n'éprouvera pas de réel attachement envers eux, ni même d'empathie. Dommage car on aurait aimé voir l'idylle entre Rada Gaal, interprétée par la jolie Yuliya Snigir ("Dolina Roz") et Maxim Cammerer, plus développée, de même que l'amitié entre le jeune homme et le frère de sa bien-aimée, qui ici semble reposé sur par grand-chose...

On a l'impression assez régulièrement que l'intrigue prend des raccourcis. Je ne saurai vous dire si cela est dû à ce montage, car je n'ai pas encore eu l'occasion de voir les deux films originaux, mais en tous cas, avec des personnages secondaires plus importants, on aurait certainement tenu là une complète réussite, car même si Fedor Bondarchuk cède par moments à certaines facilités de mise en scène (les combats à mains nues sont quand même très matrixiens!), il assure tout de même le spectacle et nous offre quelques scènes assez marquantes qui nous donneront probablement envie de revoir le film au moins une seconde fois...


Malgré ses défauts, "Battlestar rebellion" reste un film de science-fiction à grand spectacle distrayant et agréable à regarder et prouve une nouvelle fois que le cinéma russe a un sérieux potentiel!

"Battlestar rebellion" est sorti le 1er Août chez Emylia en édition combi Blu-ray + Copie digitale, ainsi qu'en édition combi DVD + Copie digitale avec des caractéristiques légèrement différentes que celles prévues initialement. Le Blu-ray est présenté au format AVC 1080P/24 [2.35] avec piste française 7.1 dts-HD High Resolution Audio, alors que le DVD est au format 16/9 [2.35] avec pistes françaises 5.1 Dolby Digital et 5.1 dts Digital surround. La copie digitale H.264, toujours illimitée chez l'éditeur et présente sur les deux formats, est quant à elle au format 16/9 [2.35] avec piste française 2.0 AAC. Pas de bonus par contre en dehors de 5 bandes annonces de l'éditeur.

Battlestar rebellion (DVD + Copie digitale)

Battlestar rebellion (DVD + Copie digitale)
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Battlestar rebellion (Blu-ray + Copie digitale)

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09.09.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Durant le mois de juillet 2012, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 films de science-fiction préférés.

Un grand merci à Zardi qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.
Et un grand merci aux 25 participants qui se sont prêtés au jeu, à savoir dale cooper, Barbe-Noire, surfeur51, zardi, shambleau, wood, nicofeel, locktal, Bridoli, yannickv, ikkoku59, asiafan, reno11, flo001fg, Minimyr, Johnny-Fan, c2302t, Grogro, Evilfred, kakashi3561, Ghostwolf, Pierrot44, Frediwan, Demonaz, Alamo.

Alors, sans plus attendre voici les résultats :

1 Blade Runner de Ridley Scott (1982)
2 Alien de Ridley Scott (1979)
3 L'empire contre-attaque de Irvin Kershner (1980)
4 La planète des singes de Franklin J. Schaffner (1968)
5 Avatar de James Cameron (2009)
6 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick (1968)
7 La guerre des étoiles de George Lucas (1979)
8 The thing de John Carpenter (1982)
9 Retour vers le futur de Robert Zemeckis (1985)
10 La machine à explorer le temps de George Pal (1960)
11 Matrix de Larry et Andy Wachowski (1999)
12 E.T. De Steven Spielberg (1982)
13 Rencontres du 3ème Type de Steven Spielberg (1977)
14 Abyss de James Cameron (1989)
15 Starship troopers de Paul Verhoeven (1997)
16 Planète interdite de Fred M. Wilcox (1956)
17 A.I. Intelligence artificielle de Steven Spielberg (2001)
18 (ex aequo) Bienvenue à Gattaca de Andrew Niccol (1997)
18 (ex aequo) Metropolis de Fritz Lang (1927)
20 Total recall de Paul Verhoeven (1990)

Ce classement amène à quelques petits commentaires.

Tout d'abord, on notera que, comme prévu pour un top aussi spécifique, ce sont les classiques du genre qui sont cités. Il n'y a qu'à voir les dix premiers films cités : Blade runner, Alien, L'empire contre-attaque, La planète des singes (l'excellent film de Schaffner et non la sombre daube de Tim Burton), Avatar, 2001 : l'odyssée de l'espace, La guerre des étoiles, The thing, Retour vers le futur et La machine à explorer le temps (peut-être le film le moins connu du top 20).
On fait vraiment dans le très connu. Il n'y a pas franchement de grosses surprises. La seule réelle surprise est peut-être justement l'absence de surprise.
Par ailleurs, hormis le monument atemporel que constitue Metropolis (1927), les films se concentrent surtout de la fin des années 50 au début des années 2000.
Comme pour le top 20 des films d'horreur, les nouveaux classiques peinent à émerger. Si on scanne les 10 dernières années, il n'y a qu'Avatar qui rentre dans le classement, avec d'ailleurs une excellente 5ème place. James Cameron réussit donc une nouvelle fois à passionner le public après notamment le raz-de-marée Titanic notamment.

Cela étant dit, le vainqueur par KO de ce classement est sans conteste Ridley Scott qui place ses 2 films de science-fiction, à savoir les extraordinaires Blade runner et Alien (ce dernier film a d'ailleurs la particularité d'être le vainqueur d'un autre top, le top films d'horreur) aux deux premières places. Ces deux films n'ont pas pris une ride et plaisent toujours autant.
Ce top laisse la part belle à des cinéastes qui placent plusieurs films. Outre Ridley Scott qui trône royalement en tête, on a James Cameron avec Avatar et Abyss mais aussi Paul Verhoeven avec Starship troopers et Total Recall.

Steven Spielberg fait même encore plus fort avec 3 films cités : E.T., Rencontres du troisième type et A.I. pas dans les meilleures positions (films respectivement 12ème, 13ème et 17ème).
Il convient de remarquer que le top 3 de ce classement est quasiment le même que le top général (cf analyse sur le blog de dvdpascher le 3 octobre 2011) qui comportait en premier L'empire contre-attaque, en second Alien et en quatrième Blade runner. Est-ce à dire que les gens apprécient particulièrement la science-fiction ? C'est fort possible.
Dans tous les cas, si vous ne saviez pas quel film de S-F regarder, ce classement de grande classe est à même de vous donner de bonnes idées.

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08.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : REC 3 Génesis

Réalisateur
: Paco Plaza

Date de sortie au cinéma
: 4 avril 2012 (sortie en DVD et en blu ray le 8 août 2012)

Origine : Espagne

Durée : 1h20

Avec
: Leticia Dolera (Clara), Diego Martin (Koldo), Ismael Martinez (Rafa), Claire Baschet (Natalie), etc.

Par Nicofeel

Après l'excellent REC et le peu fameux REC 2 (où l'on avait franchement le sentiment que les réalisateurs Jaume Balaguero et Paco Plaza n'avaient plus grand chose à raconter), la saga REC est de retour avec ce troisième opus intitulé Génesis.
Quelques éléments fondamentaux qui concernent REC ont disparu. D'abord, le réalisateur Jaume Balaguer n'est plus de la partie. Seul Paco Plaza est aux manettes. Ensuite, et ce n'est pas un détail, mis à part le début du film où l'on voit l'action par l'objectif d'une caméra - ce qui était la nouveauté introduite par REC - tout le reste du film est filmé de manière traditionnelle. De la sorte, cela vide de sa substance l'ensemble de ce troisième opus.
On est finalement placé dans un film d'horreur complètement "classique". Est-ce à dire que REC 3 Génesis est inutile ?

Pas forcément car ce long métrage dispose de plusieurs points positifs qui en font un film intéressant à regarder. Surtout quand on sait que les films d'horreur de qualité ou à tout le moins regardables ne sont pas monnaie courante.
Ici, le film tire une certaine originalité par son sujet. On se situe le jour du mariage de Clara et de Koldo. On assiste au début du film au mariage et à la fête qui s'ensuit. Sauf que rapidement des événements pour le moins inattendus se produisent. Une personne est contaminée et va mordre d'autres personnes, pour les contaminer également. Cela va devenir le chaos dans l'assistance avec des personnes assoiffées de sang que doivent combattre les êtres humains qui cherchent à survivre. Le passage de la fête à un véritable carnage est plutôt bien vu.
Autre élément positif du film : son ton. Le réalisateur Paco Plaza a peut-être senti que la saga REC commençait sérieusement à s'essouffler et que REC 2 s'avérait quasiment inutile. Du coup, le ton de REC 3 opère un virage à 360 degrés. Ici, malgré des situations bien cruelles, le ton est résolument tourné vers l'humour. Plusieurs scènes sont de ce point de vue bien marrantes : entre l'oncle qui se jette dans le vide et débute son massacre ; l’héroïne qui se débarrasse des contaminés avec une tronçonneuse, bien décidée à retrouver son jeune époux ; le vieil homme qui mord l'un des protagonistes car il n'a pas bien entendu un prêtre !, il y a de quoi s'amuser.
Et puis, même si cela n'est pas spécifique à REC 3, cette saga continue d'être particulièrement gore et d'offrir aux amateurs de sang des scènes bien "carrées".
Quant à la distribution du film, si elle est loin d'être de haute volée, elle est tout de même satisfaisante, avec notamment l'actrice Leticia Dolera qui crève l'écran dans le rôle de Clara. On la sent constamment motivée comme jamais pour retrouver son mari. Car il faut tout de même voir que REC 3 Génesis est aussi et surtout une belle histoire d'amour, à l'image de cette scène finale qui prouve l'amour que les jeunes tourtereaux ont l'un pour l'autre.
A défaut d'être un grand film d'horreur, REC 3 Génesis se laisse bien regarder.

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07.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une femme sans visage voit des passages de sa vie passée, future... et présente! avec pour seul lien la danse...

Mon avis :

Pour son troisième long-métrage, Sandy Depretz ("Borderline", "Psychoprotoplasmes", "Stardust") continue dans le même registre que "Psychoprotoplasmes : L'emprise du parasite", mais en poussant encore plus le côté expérimental, nous offrant une nouvelle fois un spectacle beau et dérangeant, mais réservé à un public tout de même apte à apprécier ce mélange bien particulier de danse et d'horreur.

Le réalisateur retrouve pour la troisième fois, après "Psychoprotoplasmes : L'emprise du parasite" et "Saddie's last dance" un court métrage également dans le même esprit, la danseuse chorégraphe Fabienne Bouland, qui tiendra à nouveau l'unique rôle de ce film. "Parasite transfert" suit la transformation d'une danseuse contaminée par un parasite.

Les trois périodes de cette évolution de la jeune femme vont continuellement être mélangée tout du long du film, montrant ainsi successivement la danseuse tout d'abord normale, puis se mutilant, pour enfin apparaître sous un aspect monstrueux, complètement transformée.

Toujours filmé dans un très beau noir et blanc, lui apportant un certain cachet, le film est comme le précédent long de ce réalisateur underground, servi par les effets spéciaux et maquillages très réussis de David Scherer ("Blackaria", "Paris by night of the living dead", "8th Wonderland", "Ouvert 24/7", "The hunt", "Bloody current exchange", "The Theatre Bizarre"...) et par une bande-son faite de cris de femme et d'oiseaux et de musique électronique composée par Uncut Music, Sulphuric Saliva et Lunatic Asylum, donnant vie à ce beau ballet macabre à réserver à un public tout de même averti, car certaines scènes peuvent choquer...

Pourtant le film n'a rien de particulièrement choquant, il a simplement une approche de la beauté différente, une fascination pour la chair et le sang comme on peut la retrouver chez David Cronenberg ou Karim Hussain, mêlée ici à la passion de Sandy Depretz pour la danse et la grâce féminine. Cette grâce se retrouve magnifiée par la gestuelle de son unique interprète féminine qui crève l'écran une nouvelle fois et fascine au plus haut point devant pourtant un décor minimaliste (même si certains passages tournés pour "Psychoprotoplasmes" ont été réutilisés ici apportant une impression d'un peu plus de moyens engagés sur le film, puisqu'on y retrouve des passages filmés notamment sur les plages de Noirmoutier).

Pour autant, "Parasite transfert" n'est pas un film de danse, ni un long clip comme on pourrait le penser, c'est une œuvre à part, qui s'apprécie comme on apprécie un tableau, laissant libre cours à notre imagination et à nos émotions. On peut bien entendu ne pas rentrer dedans, ni adhérer au fait que ce spectacle particulièrement gore utilise l'esthétique du sang, il semble même évident que la plus part resteront perplexe, car pour aimer ce film, il faut avoir une sensibilité particulière, loin des standards classiques.

Ce qui ne veut pas dire qu'il est réservé à une certaine élite, mais il faut tout de même admettre que ce film n'est pas forcément facile d'accès, un peu comme les premières œuvres de Roman Polanski, David Lynch ou David Cronenberg, qui eux aussi ont signés à leurs débuts des œuvres expérimentales encore moins accessible, à mon avis, pour le plus grand nombre. Sandy Depretz est bourré de talent et il est vraiment impressionnant de voir ce qu'il est capable de faire ici avec trois francs six sous... Respect !

"Parasite transfert" est donc un peu plus difficile d'accès que "Psychoprotoplasmes", mais cet étrange spectacle est avant tout beau et vraiment fascinant et personnellement il me tarde de découvrir son long-métrage suivant, "Stardust", filmé en Finlande et mettant en scène l'actrice Caroline Raynaud vue notamment dans "La môme" et "La rafle"...

Contrairement à "Psychoprotoplasmes", "Parasite transfert" reste inédit en VOD et n'est également pas sorti en DVD et cela malgré le fait que le film ait été projeté aux États-Unis au "Horror underground filmfest of Tulsa" en 2010... En attendant, si vous souhaitez découvrir l'univers de ce réalisateur atypique, je vous invite à vous procurer "Psychoprotoplasmes" en VOD sur le site de Réservoir films.

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06.09.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

L’illusionniste Diijon abandonne sa carrière pour se consacrer à l’étude de l’hypnose. Étant parvenu à pousser un homme au suicide, il tente de nouvelles expériences criminelles avec son épouse...

Mon avis :

Petite série B assez sympathique valant principalement pour la présence de son acteur vedette, "The mask of Diijon" se laisse voir, même s'il ne marquera pas probablement les esprits durablement...

Ce long-métrage, construit essentiellement autour de Erich Von Stroheim ("La Grande Illusion", "Les Disparus de Saint-Agil", "Boulevard du crépuscule"), met en scène un ancien magicien à succès, insatisfait de ses anciens numéros et qui ne conçoit pas de revenir sur le devant de la scène avant de maîtriser parfaitement l'hypnose, technique pour lequel il se passionne et qu'il compte exploiter pour ses futurs shows. Hors l'homme étant perfectionniste, il retarde constamment son retour, malgré les demandes répétées de sa femme, qui a beaucoup plus les pieds sur terre et qui essaye de sortir le couple des difficultés financières dans lesquelles il est tombé en raison de l'inactivité du magicien.

Malheureusement, il faudra attendre que celui-ci soupçonne sa femme d'adultère pour qu'il réagisse... Alors quand sa femme le quitte, après s'être fait humilié lors de l'échec de son nouveau numéro au cours d'un spectacle organisé par l'homme qu'il soupçonne d'être son amant, Diijon va sombrer dans la folie et utiliser son talent d'hypnotiseur à des fins meurtrières, allant même jusqu'à se servir de sa femme pour qu'elle tire sur le supposé amant!

Même si le film souffre de quelques longueurs, il réserve tout de même quelques beaux moments, notamment lorsque celui-ci lorgne vers le film d'horreur gothique. La mise en scène de Lew Landers ("Le corbeau", "The return of the vampire", "Captain Kidd and the Slave Girl") tient bien la route, la dernière partie du film est d'ailleurs très bien orchestrée et est même assez haletante, même si celui-ci a tout de même pas mal vieilli...

Erich Von Stroheim tient parfaitement son rôle et monopolise quasiment toute l'attention, même si les autres acteurs sont assez bien castés et sont plutôt convaincants dans leurs rôles respectifs, Jeanne Bates ("Eraserhead", "Mulholland drive") notamment est suffisamment jolie, mais pas de trop pour être parfaitement crédible auprès de ce mari talentueux, mais tout de même au physique guère attrayant... Quant à William Wright ("Au carrefour du siècle", "L'héritière de la jungle"), il campe un bellâtre parfait et est suffisamment en retrait pour ne pas faire d'ombre à la vedette du film...

Malgré le poids des années (le film a été tourné en 1945), "The mask of Diijon" reste tout à fait recommandable et bénéficie même d'un charme rétro en bonus.

Nouveau titre de la collection Prestige, sorti dans le commerce le 3 juillet chez Artus films, "Erich Von Stroheim Mystérieux" contient au sein d'un joli coffret digipack avec sur-étui, 4 films de cet étrange personnage répartis sur deux DVD, à savoir "The Lady and the Monster", "The mask of Dijjon", "The great Gabbo" et "The crime of Dr Crespi". Chaque film est accompagné d'un diaporama (sauf "The crime of Dr Crespi") et est présenté en noir et blanc, dans son format original 1.33 en version originale avec sous-titres français optionnels. En outre, on trouve dans ce coffret un livret de 12 pages et 4 cartes postales (une de chaque film).




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Fnac à 28€
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05.09.12

05:00:00, Catégories: Dossier  

Nouveau venu dans la catégorie des festivals de cinéma, Champs-Elysées film festival s'est invité pendant une semaine – du 6 au 12 juin 2012 – sur la plus prestigieuse avenue du monde.

Les organisateurs ont souhaité apporter un nouvel éclat aux Champs-Elysées sur le plan culturel, permettant au public de visionner des avant-premières de films américains et de films français, mais aussi plusieurs rétrospectives de qualité.

Pour ma part, je me suis rendu sur le festival durant le week-end des 9 et 10 juin 2012, ce qui m'a tout de même permis pendant ce laps de temps relativement court de regarder sept films.

J'ai constaté une organisation au top, surtout si l'on considère qu'il s'agit de la première édition de ce festival.

D'abord, j'ai pu récupérer avec une grande facilité le festival pass (qui donne accès à toutes les séances), qui était au prix très convenable de 35 euros. Ensuite, je me suis rendu dans les salles de cinéma qui participaient au festival. On notera sur ce point que les organisateurs ont eu la bonne idée d'utiliser des lieux de projection très proches les uns des autres, ce qui permet au spectateur de pouvoir passer sans souci d'un cinéma à l'autre, sans être pressé par le temps.

Photos-0006D'autant que même si les salles étaient plutôt pleines, il n'y a eu que peu d'attente au pour entrer dans les salles. Autre point très positif : les films ont tous été lancés dans les temps qui étaient indiqués sur le programme.

Au niveau de la programmation, Champs-Elysées film festival proposait une sélection très riche et hétéroclite avec une prédominance de films américains. Il était possible de voir, outre des avant-premières et de rétrospectives de films américains, des films étrangers ayant concouru pour l'oscar du meilleur film étranger.

Et puis comme on est dans un festival, il y avait naturellement des invités. Les séances étaient agrémentées pour certaines d'elles de la présence de réalisateurs et d'acteurs des équipes des films projetés. Si je n'ai pas eu le plaisir d'assister aux interviews de Donald Sutherland, de Michael Madsen ou encore de Lambert Wilson, j'ai pu écouter avec intérêt les interventions des équipes des films de Blank city et de Not waving but drowning.

De mon côté, j'ai été particulièrement proche de la thématique dominante du festival en voyant six films américains sur sept visionnés, le 7ème étant par ailleurs le film canadien ayant concouru à l'oscar du meilleur film étranger.

Au final, j'ai été très satisfait par ce nouveau festival de cinéma, en espérant qu'une deuxième édition aura lieu l'an prochain.

En attendant, je vous invite à lire ci-après mon avis sur les sept films que j'ai eu le plaisir de regarder.

Les séances du samedi 9 juin 2012 :

1) Brake de Gabe Torres :

La critique du film : Réalisé par Gabe Torres, Brake (qui signifie en français kidnapping) raconte l'histoire d'un homme, travaillant pour les services secrets américains, qui est emprisonné dans le coffre d'une voiture. La question est évidemment de savoir ce que veulent ses ravisseurs, ce qu'ils attendent de lui. On ne tarde pas à le savoir. Il faut qu'il dise où se trouve « Roulette », un bunker de repli du président américain.

Pour arriver à leurs fins, les kidnappeurs sont prêts à tout. C'est d'ailleurs l'une des grandes qualités du film. En effet, l'agent Jeremy Reins est victime tout à la fois de torture physique et de torture mentale

Les rebondissements dans ce film sont nombreux et on ne s'ennuie pas une seconde. On a l'impression d'assister à un film d'action mené tambour battant, à l'image d'un épisode de 24 heures chrono.

Par ailleurs, si le film se suit plutôt bien, c'est aussi et surtout grâce à la performance de Stephen Dorff qui est tout bonnement excellent dans le rôle de l'agent Jeremy Reins.

Pour autant, malgré des qualités évidentes, Brake est plombé par certains défauts qui mettent à mal l'intérêt du film.

D'abord, il faut bien remarquer que le film manque singulièrement d'originalité. L'histoire de cet homme qui est enfermé et pris en otage par des terroristes rappelle étrangement le film Buried. Mais surtout, Brake se saborde de lui-même dans son épilogue. En effet, la fin à twists est aussi incroyable que stupide.

Mon avis sur le film en quelques mots : Un film d'action globalement efficace, qui souffre d'un final peu crédible.

2) Terri d'Azazel Jacobs :

La critique du film : Réalisé par Azazel Jacobs, Terri est un adolescent, au physique disgracieux, qui vit avec son vieil et s'occupe de son vieil oncle. Terri est présenté comme un jeu homme qui se sent mal dans sa peau. Vivant reclus, n'ayant pas d'amis, il est même la risée de son lycée où il vient bien souvent en pyjama. Certains élèves se moquent de son physique en l'appelant « gros tas » ou encore « gros nibards ».

Cette chronique adolescente douce-amère va cependant proposer une évolution de son principal personnage. Et pour cela, Terri va pouvoir compter sur le soutien indéfectible du principal de son lycée, qui est décidé à l'aider coûte que coûte. Tout le film est fondé sur cette relation pleine de sensibilité et de subtilité.

Terri va progressivement s'ouvrir aux autres et se faire de nouveaux amis. Rempli d'humanisme, le film n'oublie pas pour autant d'être très drôle par instants : entre les remarques du principal, de Terri, de Chad, on a droit à de sacrés moments de rigolade. Sans compter que certaines scènes sont volontairement très drôles, comme cet épisode où le prêtre vient célébrer un enterrement et s'en va directement après avoir parlé en latin.

Film tout à la fois drôle et touchant, qui place la vie au centre de tout, Terri est un film très intéressant à regarder.

La réussite du film est sans nul doute due à son excellent casting, où l'on retient notamment les compositions de Jacob Wysocki dans le rôle de Terri et de John C. Reilly dans celui du principal.

Voilà à mon sens le meilleur film que j'ai vu lors de ce festival.

Mon avis sur le film en quelques mots : Une chronique sociale attachante et pleine de sensibilité.

3) Summertime de Matthew Gordon :

La critique du film : Mis en scène par Matthew Gordon dont c'est le premier film, Summertime est une chronique familiale qui montre clairement que tout n'est pas facile dans la vie et que certains restent des exclus de la société.

De manière plus générale, le film met à mal le rêve américain avec ce grand frère, Lucas, qui revient dans sa famille mais qui a tout raté alors qu'il était il y a quelques années un jeune espoir au niveau du football américain.

Cela étant dit, le film porte son attention dans cette histoire sur le frère cadet, Robbie, pour qui tout n'est pas rose – il n'a pas de père et sa mère est absente - mais qui tente de s'en sortir. Ce garçon un peu sauvage est décidé à ne pas se laisser faire ni à laisser insulter sa famille : « Un nom c'est tout ce qu'on a. »

Le film établit bien les rapports très étroits entre Robbie et son jeune frère qui passent beaucoup de temps ensemble et les rapports beaucoup plus contrariés entre Robbie et Lucas.

Le film comprend à de nombreuses la voix off de William Ruffin, jeune acteur prodigieux qui interprète avec beaucoup de naturel le rôle de Robbie, et qui indique ses états d'âme à son professeur par le biais d'une lettre.

Summertime est par ailleurs un film quasi poétique avec une musique calme et une insistance sur des paysages naturels qui rappellent le cinéma de Terrence Malick. Cette poésie ne sera pas forcément du goût de tout le monde, certains spectateurs pouvant considérer qu'elle donne un côté dérythmé au film.

Summertime est au final une sympathique découverte, qui vaut surtout pour l'interprétation de son jeune acteur principal.

Mon avis sur le film en quelques mots : Une chronique familiale réaliste, portée à bout de bras par un jeune acteur au talent remarquable.

4) Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau :

La critique du film : En adaptant avec Monsieur Lazhar la pièce d'un dramaturge québécois, le cinéaste Philippe Falardeau signe là sans conteste son meilleur film. Le pari n'était pourtant pas gagné d'avance car le film aborde des sujets difficiles et sensibles tels que le suicide et la politique en matière d'immigration.

Ici, suite au suicide d'une institutrice, un homme, Bachir Lazhar propose ses services à la directrice d'école pour enseigner aux enfants (âgés de 12 ans) qui n'ont plus de professeur. Le film réussit adroitement à dépasser ses thématiques de base pour montrer que chacun a des zones d'ombre (culpabilité) mais que chacun recèle en lui une véritable humanité (rédemption). La question du remords plane sans cesse au-dessus de ce film, sans qu'il y ait pour autant d'un côté les bons et de l'autre les méchants. Évitant tout manichéisme, le film fait preuve d'une vraie finesse et d'une véritable ouverture d'esprit. Si le personnage s'appelle Lazhar, ce n'est manifestement pas un hasard. On peut penser que c'est une façon pour le réalisateur de faire écho à ce personnage qui a ressuscité. L'évolution du personnage principal du film quant à sa situation sur le plan de l'immigration et le pardon des enfants en partie responsables du suicide de leur institutrice sont sans aucun doute des éléments qui font penser à Lazare.

Film très subtil qui ne cède jamais à la facilité sur le plan moral et qui ne se montre pas insistant sur la politique de l'immigration, Monsieur Lazhar est un film qui laisse au spectateur la possibilité de se forger sa propre opinion. Ce long métrage a largement mérité d'être présent à l'oscar du meilleur film étranger.

Mon avis sur le film en quelques mots : Un drame qui évite brillamment tout manichéisme.

5) Tabloïd de Errol Morris :

La critique du film : Mis en scène par Errol Morris, Tabloïd est un film documentaire qui s'intéresse au personnage complètement excentrique et farfelu que constitue Joyce McKinney. Cette femme, ex-miss Wyoming, s'est rendue célèbre pour avoir kidnappé un missionnaire mormon dont elle était tombée follement amoureuse. Le film comprend des interviews récentes avec notamment Joyce McKinney qui explique son histoire de son point de vue et d'autres protagonistes qui apportent des éléments d'explications. Ce long métrage est également agrémenté de vidéos et de photos d'époque.

Si ce fait divers paraît quelque peu incroyable, le réalisateur du film joue à fond la carte de l'humour. En effet, de nombreux propos de Joyce McKinney apparaissent quasiment comme surréalistes. De plus, le film est entrecoupé d'images tirées d'autres films, de photos montages, de petites séquences d'animation, ou de mots inscrits sur l'écran (impuissance ; vérité) qui donnent un côté décalé et drôle à l'ensemble.

Ce documentaire relate d'abord cette histoire d'amour impossible ; puis le fait que les tabloïds ont profité du passé pour le moins flou de Joyce (était-elle dans sa jeunesse une prostituée?) pour en faire leurs gros titres ; et enfin l'événement incroyable où Joyce a souhaité cloner son chien décédé.

La phrase de Joyce qui raconte vers la fin du film : « Comme l'a dit Brigitte Bardot, j'ai donné ma jeunesse aux hommes, je donne ma vieillesse aux chiens » est révélatrice de l'état d'esprit particulier de cette personne et du ton pour le moins léger et amusant de ce documentaire.

Mon avis sur le film en quelques mots : Un documentaire plein d'humour sur une histoire extravagante.

6) Blank city de Céline Danhier :

La critique du film : La jeune cinéaste française Céline Danhier a mis en scène un film documentaire sur le New York des années 70, en s'intéressant aux quartiers pauvres et crasseux de la ville qui a été celle d'une grande richesse sur le plan du cinéma et de la musique.

A la vue de Blank city, on imagine aisément que sa réalisatrice a dû passer beaucoup de temps à préparer son film. Car il y a de très nombreuses interviews avec des protagonistes de l'époque et de très nombreux extraits de films ou de concerts qui sont très rares voire carrément invisibles du côté de la France.

Tous ces films se révèlent de véritables curiosités de nos jours, des films transgressifs qui ne sont « peut-être naïfs et maladroits mais intègres et sincères ».

A cette époque où New York apparaît dans certains quartiers à l'état d'abandon (on voit des bâtiments abandonnés, délabrés), certains jeunes gens sans le sous ont décidé de faire preuve d'un véritable système D pour tourner des films.

Ce film qui montre par ailleurs l'interaction des artistes new-yorkais à cette époque entre la musique « no wave » (à ne pas mélanger avec la new wave) et le cinéma, est plaisant à regarder, d'autant qu'on a en fond une bande son tout à fait entraînante.

Cela dit, on reste quand même un peu sur sa faim. Car à moins d'être un connaisseur du New-York de cette époque, on finit par être un peu perdu avec un documentaire qui passe d'une personne sans que l'on est l'impression qu'il y a un fil directeur derrière tout ça.

En outre, le contexte socio-économique et culturel aurait pu faire l'objet d'explications. De même, certains éléments qui sont abordés ne sont que survolés, comme par exemple l'arrivée du sida ou la transformation de la ville de New York qui devient l'apanage des riches.

Au final, Blank city constitue un documentaire très riche au niveau des interviews et des extraits d'archives mais qui manque quelque peu d'explications qui auraient eu le mérite de le rendre plus clair.

Mon avis sur le film en quelques mots : Un documentaire avec de nombreuses images d'archives qui manque d'explications pour le néophyte.

7) Not waving but drowning :

La critique du film : Sur le papier, Not waving but drowning, est l'un des films les plus intéressants de ce festival. En effet, le synopsis raconte que deux amies, très proches l'une de l'autre, vont être amenées à évoluer chacune de leur côté. Le film entend montrer en filigranes le passage de l'adolescence à l'âge adulte.

Quoi d'ailleurs de plus logique pour filmer nos deux héroïnes que de disposer d'une réalisatrice ? C'est la cinéaste Devyn Waitt qui est derrière la caméra pour mettre en scène ce film. Elle a d'ailleurs l'avantage de filmer deux actrices principales, Vanessa Ray et Megan Guinan, qui sont confondantes de naturel. Elles représentent sans conteste la qualité première du film. Au crédit du film, on peut aussi noter une musique pop qui apporte un vrai plus et quelques scènes oniriques quasi évanescentes qui sont plaisantes à regarder. Et c'est tout au niveau des points positifs.

Malheureusement, le film est plombé par un certain nombre de défauts. Le premier est ce prélude intitulé « le côté féminin qui est en vous » dont on ne voit pas franchement le lien avec le reste du film. Le second est une photographie qui est par moments plutôt laide (à moins qu'il ne s'agisse d'une volonté de produire un côté « réaliste » à ce long métrage). Surtout, le film paraît complètement dérythmé et les histoires de ces deux jeunes filles peinent sérieusement à passionner le spectateur. Du coup, on s'ennuie quelque peu ce qui est fort dommage car il y avait matière à faire quelque chose de bien. Not waving but drowning constitue donc une réelle déception. Et c'est la seule de ce festival.

Mon avis sur le film en quelques mots : Un film sur deux post-adolescentes servi par de bonnes actrices mais qui souffre d'un défaut de rythme.

Permalink 2768 mots par nicofeel Email , 1800 vues • Réagir

04.09.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Comment vous est-venue l'idée d'organiser un tel festival ?

C'est Sophie Dulac qui est productrice, distributrice et exploitante de salles de cinéma qui avait envie de donner un grand festival à Paris et de le proposer dans un quartier où la culture et le cinéma avaient un petit peu déserté.
Elle a eu envie de mettre en valeur les Champs-Elysées. Elle a souhaité mettre le focus dans les salles de cinéma de cette avenue pour le public, et ce pendant une semaine

Est-il difficile de monter un tel projet sur l'avenue la plus célèbre du monde, les Champs-Elysées ?

Oui car c'est un projet d'envergure. Il faut faire avec différentes institutions. Cela étant dit, il y a eu un enthousiasme important de tous les cinémas. Aussi bien les circuits que les indépendants étaient ravis d'accueillir le projet. De nombreux partenaires medias nous ont également rejoint dans l’aventure dès cette première édition.
Le comité des Champs-Elysées, qui rassemble les enseignes qui sont sur les Champs, nous a vraiment facilité les échanges avec les enseignes.
Le Virgin propose par exemple 10 % de réduction sur la vente de vidéo sur présentation du pass ou d'un ticket du festival. Il diffuse la bande annonce du festival et distribue des programmes. Gap effectue des réductions à tous les festivaliers et distribue des programmes dans ses enseignes à Paris.
On a aussi des hôtels et des restaurants qui participent à cette opération.

Combien de personnes travaillent à l'organisation du festival, y compris les bénévoles ?

En tout, il y a une cinquantaine de personnes.

Qui sont les principaux mécènes ou entreprises qui subventionnent le festival ?

Le  groupe Publicis nous accueille avec son infrastructure. On a aussi la marque Orange qui a installé un wifi café pour tous les journalistes et les festivaliers professionnels qui veulent se connecter à Internet et travailler. Commune Image participe également, Vranken, et bien d’autres partenaires avec lesquels nous avons établi des échanges. Et il y a bien entendu l'initiative de la présidente Sophie Dulac.

J'ai entendu dire que la volonté du festival était de faire un Sundance à la française. Est-ce le cas ?

Oui et non. C'est vrai que Sundance propose des films indépendants. Champs-Elysées film festival montre à la fois des films américains indépendants et des films français. L'idée est de faire une passerelle entre le cinéma français et le cinéma américain.
Par ailleurs, au programme nous avons des films de tous les pays qui ont concouru aux Oscars du meilleur film en langue étrangère. C'est une manière d'ouvrir à d'autres pays le festival, tout en restant avec ce focus américain puisque ce sont des films qui ont été présentés par leur pays pour concourir à l'oscar du meilleur film étranger.
On notera que durant le festival a côté des avant-premières des rétrospectives sont proposées.
Tout cela concourt à donner une identité propre à Champs-Elysées film festival.
L'idée est d'avoir un public qui soit le plus large et le plus diversifié possible, toujours avec cette volonté de qualité (films en version originale sous-titrée français).

On a de nombreux acteurs et réalisateurs qui viennent présenter leurs films. Est-ce difficile de les faire venir ?

Bien entendu, il faut les convaincre. Pour le festival, il s'agit d'une première édition. Cela n'est pas évident et nous sommes très contents que beaucoup aient répondu présents.
C'est vrai aussi que l'on peut compter sur le fait que la présidente du festival, Sophie Dulac, est reconnue dans la profession. Dès lors, il y a de nombreuses personnes qui lui font confiance et qui ont accepté de venir.

Etes-vous satisfait du nombre d'entrées ?

Oui, très contents. Le public a répondu présent. Les salles sont bien remplies et les pass sont bien utilisés. Les chiffres sont très satisfaisants.

Du coup, vous avez bon espoir qu'une deuxième édition du festival voit le jour ?

Oui, on l'espère.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Encore plus de spectateurs et de belles prochaines éditions.

Merci Béatrice Boursier pour cette interview !

Permalink 711 mots par nicofeel Email , 775 vues • Réagir
05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Stéphanie accompagne les chômeurs vers le chemin de l'emploi. Mais lorsque ces demandeurs d'emploi sont des personnages aussi mythiques que des vampires, des sorcières ou des fées, le chemin promet d'être semé d'embûches.

Mon avis :

Après plusieurs courts-métrages, dont l'excellent et très remarqué "Dead Bones" où il rendait hommage au western spaghetti, Olivier Beguin nous revient avec un autre court rendant cette fois hommage de façon comique aux classiques et aux mythes du fantastique et de l'horreur.

Le réalisateur de Neuchâtel s'est fait de toutes évidences plaisir ici, en confiant le rôle principal, celui de la conseillère, à une légende de l'horreur transalpin, l'actrice fétiche de Lucio Fulci, Catriona MacColl ("Frayeurs", "L'Au-delà", "La Maison près du cimetière", "Saint Ange", "The Theatre Bizarre"), toujours très belle à l'approche de la soixantaine. Elle incarne ici une conseillère d'une agence pour l'emploi appelée BRPML (Bureau de Reconversion pour Mythes et Légendes), où elle va rencontrer différents personnages célèbres comme la momie, le vampire, le zombie, la sorcière, le fantôme, la fée ou encore le diable en personne.

Tout ça va donner lieu à de courtes séquences amusantes et très réussies où les divers personnages parleront de leurs anciennes expériences, mais aussi où on les imaginera dans les diverses professions proposées par la conseillère. Les effets spéciaux de maquillage réalisés par David Scherer ("Psychoprotoplasmes", "The Hunt", "Last Caress", "8th Wonderland", "The Theatre Bizarre") font comme toujours merveille. Les effets visuels de Wombat FX, société suisse spécialisée dans les effets spéciaux numériques, sont également très réussis, donnant ainsi un aspect très pro à ce court-métrage.

"Employé du mois" nous fait passé un agréable moment et démontre une nouvelle fois qu'Olivier Beguin est un réalisateur talentueux, que l'on attend au tournant avec son très attendu premier long-métrage "Chimères" dans lequel on retrouvera Yannick Rosset et Catriona MacColl.

Si le DVD de "Employé du mois" vous intéresse, vous pouvez le commander sur chaoticlock.com au prix de 8 euros (plus les frais de port) payable par paypal. Celui-ci est sorti sous 6 jaquettes différentes et contient en plus du court-métrage en français avec sous-titres anglais optionnels, un making of, des scènes coupées et une galerie photos.

Je vous invite également vivement à soutenir "Chimères" sur ulule. Attention par contre l'opération de financement prend fin le 11 septembre!

Permalink 435 mots par flo001fg Email , 3076 vues • 1 réaction

03.09.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Hidden 3D

Réalisateur : Antoine Thomas

Date de sortie du film : Non prévue à l'heure actuelle

Origine : Canada

Durée : 81 minutes

Avec : Sean Clement (Brian Carter), Simonetta Solder (Haley Gable), Jordan Hayes (Vicky), Jason Blicker (Simon), Bjanka Murgel (Kimberly), Devon Bostick (Lucas), etc.

Par Nicofeel

Ne vous y trompez pas ! Hidden 3D n'est absolument pas la version 3D de l'excellent film d'horreur Hidden. Non, ce film n'a rien à voir. D'ailleurs, en français, ce film est intitulé Dans l'ombre.
Ce titre en français est d'ailleurs quelque part prophétique car ce film mériterait bien de rester dans l'ombre.
En effet, ce long métrage est tout sauf une réussite. On peut même aller jusqu'à dire qu'on tient là un des pires films de cette année.
Les raisons du fiasco sont multiples.
Il y a d'abord le scénario du film. Au début, on trouve que l'idée est intéressante. On a à faire à une sorte de savant fou. Précisément, une chercheuse de haut niveau qui a réussi à trouver un remède pour isoler des addictions. Sauf qu'en mettant à ces addictions, elle modifie l'organisme des cobayes et elle met naissance à de nouveaux êtres. Tout cela est assez énigmatique et même si l'idée est clairement tirée par les cheveux, on trouve l'idée intéressante.
Sauf que dès le départ, il y a un hic. Alors que cette chercheuse est décédée, son fils décide avec des amis proches de se rendre dans sa demeure. Si cette femme était complètement folle, on peut se demander pourquoi les autorités ne se rendent pas directement sur place. De même, la jeune femme qui les accueille est loin d'être au-dessus de tout soupçon. C'est pas grave, personne ne s'en méfie ! Tout cela est d'une finesse rare.
De même, le réalisateur utilise des grosses ficelles. Ainsi, nos protagonistes se retrouvent enfermés après qu'une porte les enferme. C'est cette même porte qui est grande ouverte à la fin du film quand les survivants quittent ce domaine ! Cherchez l'erreur !
Ensuite, un des gros points faibles est son casting. On n'a pas affaire à des acteurs de premier plan. Pas d'acteurs de série A ni des acteurs de série B. On a droit à des jeunes qui sont aussi charismatiques d'une huitre. Pour ne rien arranger à la situation, ces acteurs sont censés interpréter des personnages qui sont complètement creux et qui font des actes qui sont ultra prévisibles. Bref, il n'y a malheureusement pas du côté de la distribution que l'on peut attendre quelque chose. Alors, peut-être les effets spéciaux ?
Eh bien non. Là encore c'est le ratage total. Les effets spéciaux faits par ordinateur sont d'une laideur sans nom. Les insectes sont moches et les "monstres" ne font absolument pas peur et font même plutôt pitié à voir. A fortiori, on notera qu'il n'y a pas du tout d'effets gores. On a un gentil petit film d'horreur qui est complètement aseptisé.
Mais alors, est-ce qu'il y a quelque chose de bien dans ce film ? Eh bien franchement... non. Ce film lamentable peut tout au plus plaire lors d'une soirée nanar entre potes car ce film peut contribuer à une certaine bonne humeur.
Voilà, maintenant vous savez tout sur ce long métrage qui devrait rester à mon sens "Dans l'ombre" !

Permalink 581 mots par nicofeel Email , 905 vues • Réagir

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