Archives pour: 2012

22.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bagman, un tueur avec un sac en papier sur la tête, tue quiconque prononce son nom trois fois. Quand un gang de gangsters rencontre une jeune fille qui a échappé à l'assassin, qu'ils appellent le Bagman et une violente bataille s'ensuit...

Mon avis :

Nous venant du Québec et réalisé par le trio formé par le couple Anouk Whissell, François Simard et Jonathan Prévost, "Bagman, Profession: Meurtrier" est un gros délire ultra gore et vraiment fun.

Ce court métrage a été réalisé par un groupe d'amis, faisant parti du collectif RKSS (Roadkill Superstar), avec très peu de moyens (environ 2000 $) et bien entendu pour apprécier ce petit film, il faudra être forcément indulgent quant à la qualité des trucages, des mauvais raccords ou petites erreurs diverses et du jeu approximatif des acteurs. Le scénario est des plus simples et se limite quasiment qu'à un massacre ininterrompu d'une vingtaine de minutes où un tueur masqué d'un sac en papier, fortement inspiré de Jason Voorhees, va affronter une bande de jeunes voyous. Pas de bol pour eux, le Bagman, qui apparaît lorsqu'on dit trois fois son nom, va les mettre en bouillie, faisant preuve d'une inventivité sans cesse renouvelée!

De toutes évidences, les trois jeunes cinéastes s'amusent et nous, on s'amuse franchement avec eux, tant ce spectacle outrancièrement gore, est fun et complètement délirant. Rien semble les arrêter et ils redoublent constamment d'originalité et d'audace pour nous en offrir le plus possible, livrant ainsi une œuvre décomplexée faisant penser des œuvres comme le "Bad taste" de Peter Jackson.


Les trois cinéastes en herbe aimeraient faire de leur personnage déjà culte, un long-métrage, alors espérons qu'ils y arriveront, car leur court-métrage "Bagman, Profession: Meurtrier" est déjà plein de promesses, mais leurs derniers teaser et bande annonce, ainsi que leurs derniers courts, montrent qu’ils ont depuis acquis beaucoup plus de professionnalisme et démontrent qu’avec un peu plus de moyens, ils seraient capables de faire beaucoup de choses...

Différentes éditions existent de ce court métrage, la plus courante actuellement étant une édition allemande éditée par I-On New Media contenant le making of, une galerie photos, des bandes annonces d’autres films, mais surtout un teaser très sympathique avant le menu. Le DVD de Dragon est de loin le plus intéressant, car en plus des bonus de l’autre édition, il offre 7 autres courts métrages des réalisateurs, en revanche il ne contient pas le teaser. Par contre au niveau packaging, c’est un très joli digipack slim avec fourreau cartonné. Cette édition devient par contre difficile à se procurer... Il existe également une édition hollandaise reprenant les mêmes caractéristiques, mais dont le packaging est moins sympa. Une édition canadienne éditée par les réalisateurs est également sortie, avec un contenu quasi similaire également à l’édition Dragon, mais sans le court métrage "Mauvaise dose" qui n’était pas encore réalisé au moment de cette toute première édition, malheureusement épuisée. Enfin, ce court métrage fait aussi partie d'une compilation de courts métrages du festival Tromadance (volume 4) et figure aussi sur celle du Festival Spasm (Horreur vol.1).

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21.05.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ancien soldat, Chuck Scott (Robert Cummings) se fait engager comme chauffeur par Eddie Roman (Steve Cochran), le chef d’une bande de malfrats. Séduit par Lorna, la femme d’Eddie, il décide de fuir avec elle. Alors qu’Eddie a mis des tueurs à leurs trousses, Chuck est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. La police se met alors, elle aussi, à traquer Chuck et Lorna.

Mon avis :

Réalisé par Arthur Ripley ("Une voix dans la tempête", "Prisoner of Japan"), "The chase" est un film noir de 1946 à la construction étonnante, déstabilisant constamment le spectateur qui s'attend au départ à un film noir classique.

En effet, "L'évadée" débute de façon fort classique, même si la légèreté des premières minutes sera rapidement rompue lorsque Eddie Roman, un malfrat cruel et sans pitié, interprété par Steve Cochran ("L'enfer est à lui", "Le cri", "L’esclave du gang"), frappe violemment une femme en train de lui faire une manucure. Cette violence soudaine surprend franchement, surtout pour un film de cette époque... Toutefois, le scénario reste classique et la tension retombe, jusqu'à une deuxième scène surprenante lorsque Eddie Roman prend le contrôle de la voiture conduite par le héros, Chuck Scott, joué par Robert Cummings ("Cinquième colonne", "Le livre noir", "Le crime était presque parfait"), par l’intermédiaire d'un boîtier situé à l'arrière du véhicule, poussant celui-ci à son maximum face à un train arrivant en face.

La tension retombe ensuite et le film bascule dans une romance inattendue entre Chuck et Lorna, la femme du malfrat interprétée par Michèle Morgan ("Le Quai des brumes", "La Symphonie pastorale", "Fortunat"), alors que l'on pouvait imaginer que celui-ci allait monter en adrénaline. Les deux tourtereaux vont fuir vers la Havane, mais leur idylle va être de courte durée, Lorna étant assassinée et Chuck se retrouvant accusé, devra fuir pour échapper à cette machination... C'est là, qu'Arthur Ripley va donner un tournant onirique à son film et déstabiliser complètement le spectateur, offrant à son métrage une vraie originalité auquel on s'attend d'autant moins de la part d'un film des années 40, au risque de perdre une partie de son public en chemin...


"L'évadée" est un film noir curieux où le spectateur ne se sait plus trop sur quel pied danser, mais c'est tout de même un film intéressant par sa structure originale et son casting au sein duquel on peut redécouvrir notre Michèle Morgan nationale dans un de ses rares rôles hollywoodiens!

Sorti chez Artus films le 2 mai, "L'évadée" bénéficie comme toujours chez l'éditeur d’une attention particulière, avec pour cette édition, un diaporama d'affiches et de photos, des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film, un court métrage intitulé "Héroïne" sans rapport avec le film, mais surtout une intéressante présentation de Stéphane Bourgoin sur le film et sur William Irish, l'écrivain dont est inspirée cette histoire. Le film est présenté au format original 1.33 avec une piste mono anglaise accompagnée de sous-titres français.

L'évadée

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20.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Weasels rip my flesh

Premier effort auto-produit et plus qu'amateur du réalisateur Nathan Schiff (l’auteur du gore Long Island cannibal massacre), ce Weasels rip my flesh ne restera qu'une pochade Z, très Z même mais pour autant généreuse et presque attachante dans son bricolage au niveau des effets très spéciaux et dans son interprétation plus qu'aléatoire.

Le script va laisser une navette spatiale ramenant des produits radioactifs tomber dans l'océan et venir contaminer les belettes vivant en bord de mer, les transformant en monstres gigantesques.

Weasels rip my flesh

Après un monologue annonçant notamment l'apocalypse tout en laissant la caméra défiler le long d'une prairie, le métrage va laisser un instant le réalisateur s'amuser pour filmer un double meurtre sans aucun rapport avec le reste, pour une bouillie d'images vaguement sanglantes et faciles, avant de véritablement lancer son intrigue avec cette fusée posée sur une planète et récupérant des échantillons d'une glu verdâtre.

Weasels rip my flesh

L'amateurisme culminera déjà avec cette fusée faite à partir d'un stylo de manière plus que visible, donnant ainsi le ton du métrage. La fusée va s'écraser dans la mer et deux gamins passant en bordure de l'eau vont découvrir des débris, dont un tube, clairement indiqué (à la main...) comme contenant des matières radioactives. L'un des gosses se fera accidentellement mordre par une belette et l'autre ne trouvera rien de mieux à faire pour venger son copain que de balancer le contenu du tube dans le trou de la tanière de la bestiole, coulant sur celle-ci et la transformant en une créature énorme qui ne tardera pas à attaquer les deux enfants.

Weasels rip my flesh

Nathan Schiff ne nous montrera pas sa créature en entier, se contentant de bras agressant les deux victimes mais se livrera à quelques effets gores certes faciles, avec notamment cette vue d'ensemble d'un des gamins démembré, l'autre n'étant "que" contaminé. Sur ces faits, nous allons retrouver la créature qui ne trouvera rien de mieux à faire que de traverser une route pour se faire arracher un bras par une voiture, bras récupéré par l'automobiliste qui l’emmènera chez lui afin de l’étudier, pour être bientôt confronté à un gros problème, le bras possède une vie propre et va attaquer un ami de l'homme appelé pour venir voir la découverte, le contaminant et ce sera la bave aux lèvres qu'il va étrangler son hôte. Tout cela sera bien décousu mais souriant dans la naïveté omniprésente et la générosité quand il s'agira d'avancer des plans se voulant sanglants.

Weasels rip my flesh

Mais alors qu'on pouvait croire que le métrage allait se borner à suivre l'invasion des belettes en carton-pâte , l'intrigue va complètement changer son sujet pour suivre deux policiers allant inspecter une zone désertique et tombant sur un savant fou qui va les mener dans son antre souterrain et leur expliquer sa découverte liée à l'immortalité grâce aux belettes radioactives dont il a conçu une nurserie. Cette phase de dialogue, bien trop longue sera franchement rébarbative avec des motivations et des explications on ne peut plus floues du savant avant que l'action ne reprenne ses droits pour un dernier acte qui verra le retour de la belette géante arrachant un bras, tandis qu'un cobaye transformé en un monstre ne ressemblant à rien éclatera en partie une tête, mais le héros policier sauvera le monde en détruisant les belettes en élevage et éliminant un savant fou très résistant (qui va courir après avoir reçu une balle dans le torse et malgré un bras sectionné, laissant un requin en plastique passant par là l'achever en lui dévorant le second).

Weasels rip my flesh

Malgré ses défauts bien voyants et plus que flagrants, le métrage demeurera souriant, attachant dans la volonté évidente de son auteur d'expérimenter les effets spéciaux et de se montrer volontaire dans le gore, et ce en dépit d'une intrigue inexistante, pleine de trous et d'énormités guère crédibles (mais le sujet l'est-il vraiment ?), dans cet sorte d'hommage aux films de science-fiction et de savants fous des années cinquante/ soixante, modernisés par l'apport du gore amateur et de "craignos monsters" hilarants, avec surtout cette belette jamais filmée en entier et jamais vraisemblable, mais là aussi, cela donnera un certain charme à l'ensemble.

Weasels rip my flesh

L'interprétation est donc morne sans aucun charisme de la part d'acteurs non professionnels, ce qui se verra à chaque instant et la mise en scène de Nathan Schiff est tremblotante, guère rythmée mais cela collera bien au métrage et à son statut. Les effets spéciaux sont donc vraiment peu réalistes avec des trucages simplistes abusant de la sauce tomate, de la récupération et du bricolage pour fignoler des créatures amusantes de futilité et d'amateurisme.

Weasels rip my flesh

Donc, ce Weasels rip my flesh constituera une amusante tentative de cinéma de la part d'un réalisateur débutant qui se sera bien amusé avec ses effets spéciaux et réussira à faire sourire également son spectateur peu soucieux de réalisme et conscient de ce qu'il est en train de regarder !

Weasels rip my flesh

Le DVD de zone 0 américain édité par Image Entertainment avancera une image forcément granuleuse et non exempte de défauts, ce qui sera largement pardonnable vu l’origine du métrage, tandis que la bande-son sera cohérente avec une partition musicale étrange et décalée, le film n'étant ici disponible que dans sa version anglaise sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus, on pourra suivre une interview du réalisateur et de deux des acteurs du métrage, riches en enseignements, une flopée d'amusants courts-métrages du réalisateur, la bande-annonce et une assez conséquente galerie de photos du film.

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19.05.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Résultats du jeu : le top des 20 meilleurs films français (de 1960 à 2012)

Par Nicofeel

Pendant un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 films français préférés (de 1960 à 2012).

Un grand merci à Barbe-noire qui s'est occupé très récemment de recenser le classement des différents films.

18 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un score relativement moyen par rapport aux précédents tops, mais il faut voir qu'il s'agit d'un top géographique (uniquement la France) sur une période bien déterminée (de 1960 à 2012), ce qui peut rebuter les personnes ne cherchant pas à se poser des questions sur la date des films.

Dans ces conditions, le mérite est encore plus grand aux participants d'avoir transmis leur top 20.
Merci donc à : Barbe-Noire, Zardi, Surfeur 51, Grogro, YannickV, Locktal, Ivenpast, Johnny-Fan, Evilfred, Dale Cooper, Flo001fg, Bridoli, Ghostwolf, Reno11, Alamo, c2302t, Langeikki, Asiafan, qui ont fait part de leurs 20 films français (de 1960 à 2012) préférés !

Sans plus attendre, voici les résultats :
1) Le nom de la rose (Jean-Jacques Annaud, 1986)
2) Les tontons flingueurs (Georges Lautner, 1963)
3) L'armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969)
4) La grande vadrouille (Gérard Oury, 1966)
5) Garde à vue (Claude Miller, 1981)
6) Le cercle rouge (Jean-Pierre Melville, 1970)
7) Les valseuses (Bertrand Blier, 1974)
8) Le samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967)
9) Jean de Florette (Claude Berri, 1986)
10) Manon des sources (Claude Berri, 1986)
11) Le trou (Jacques Becker, 1960)
12) La guerre du feu (Jean-Jacques Annaud, 1981)
13) Polisse (Maïwenn, 2011)
14) Que la bête meure (Claude Chabrol, 1969)
15) Haute tension (Alexandre Aja, 2003)
16) La nuit américaine (François Truffaut, 1973)
17) Le dîner de cons (Francis Veber, 1997)
18) Le vieux fusil (Robert Enrico, 1975)
19) Le roi et l'oiseau (Paul Grimault, 1979)
20) MR 73 (Olivier Marchal, 2008)

Ce top permet de tirer quelques enseignements.

D'abord, on constatera que toutes les époques sont présentes dans ce top. Comme quoi, quand on déclare parfois que le cinéma français est moribond, c'est inexact.

Ensuite, à l'inverse du top dédié aux films français des origines à 1959, celui-ci a de quoi surprendre par ses résultats.

Ainsi, la première place revient au film Le nom de la rose de Jean-Jacques Annaud. Le podium est complété par Les tontons flingueurs et L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville.

Les deux premières places occupées par Le nom de la rose et de Les tontons flingueurs sont étonnantes quand on songe aux films français sortis entre 1960 et aujourd'hui.
D'autres surprises de taille sont à relever avec par exemple des films comme Haute tension d'Alexandre Aja, MR73 d'Olivier Marchal ou Polisse de Maïwenn qui réussissent à se faufiler dans ce top 20.

Leur présence est d'autant plus étonnante quand on sait que de grands cinéastes ne placent aucun de leurs films dans ce top comme Eric Rohmer, Claude Sautet, Louis Malle, Alain Resnais, Jacques Rivette, Maurice Pialat (le Police de Pialat est a priori plus marquant et plus réussi que le film de Maïwenn) ou encore la jeune génération avec entre autres Olivier Assayas, Arnaud Desplechin et Xavier Beauvois.

Du côté justement des cinéastes, Jean-Pierre Melville se taille la part du lion dans ce top avec 3 films. Outre L'armée des ombre, il y a deux autres films marquants de cet auteur : Le cercle rouge et Le samouraï.

Deux autres cinéastes sont parvenus à placer plus d'un film dans ce top. Il y a Jean-Jacques Annaud (outre Le nom de la rose, il y a le cultissime La guerre du feu), et Claude Berri avec son diptyque Jean de Florette et Manon des sources.

Les acteurs de renom sont également à l'honneur. Sans être exhaustif on notera qu'on trouve dans plusieurs des films cités Lino Ventura (Les tontons flingueurs, L'armée des ombres), Alain Delon (Le cercle rouge, Le samouraï), Yves Montant (Le cercle rouge, Jean de Florette, Manon des sources), Gérard Depardieu (Les valseuses, Jean de Florette).

Quelques mots pour finir sur les films « populaires ». La grande vadrouille, comédie bien connue et appréciée du grand public où l'on retrouve Bourvil et Louis de Funès, parvient à se placer au pied du podium.
Preuve que cinéphilie et grand public peuvent faire bon ménage, quand le film est de qualité. Encore faut-il que ce soit le cas.

Les derniers cartons du box-office, à savoir Bienvenue chez les ch'tis et Intouchables, sont très loin du top 20. Ces films ont beau être populaires, ils n'ont manifestement pas attiré les foules du côté des cinéphiles.

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18.05.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Résultats du jeu : le top des 20 meilleurs films français (des origines à 1959)

Par Nicofeel

Pendant un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 films français préférés (des origines à 1959).

Un grand merci à Barbe-noire qui s'est occupé très récemment de recenser le classement des différents films.
16 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un score relativement moyen par rapport aux précédents tops, mais il faut voir qu'il s'agit d'un top géographique (uniquement la France) sur une période qui demeure a priori la moins connue pour les gens (des origines du cinéma à 1959). D'autant que la télévision montre de moins en moins de films qui sont assez anciens.
Dans ces conditions, le mérite est encore plus grand aux participants d'avoir transmis leur top 20.
Merci donc à : Barbe-Noire, Zardi, Surfeur 51, Grogro, YannickV, Locktal, Ivenpast, Johnny-Fan, Evilfred, Dale Cooper, Flo001fg, Bridoli, Ghostwolf, Reno11, Alamo, c2302t qui ont fait part de leurs 20 films français (des origines à 1959) préférés !

Sans plus attendre, voici les résultats :
1) Les enfants du paradis (Marcel Carné, 1943)
2) Le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot, 1953)
3) Les diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1954)
4) La belle et la bête (Jean Cocteau, 1945)
5) La traversée de Paris (Claude Autant-Lara, 1956)
6) La grande illusion (Jean Renoir, 1937)
7) Le corbeau (Henri-Georges Clouzot, 1943)
8) Les quatre cents coups (François Truffaut, 1959)
9) La femme du boulanger (Marcel Pagnol, 1938)
10) La règle du jeu (Jean Renoir, 1939)
11) Quai des orfèvres (Henri-Georges Clouzot, 1947)
12) La beauté du diable (René Clair, 1949)
13) Les disparus de Saint-Agil (Christian-Jaque, 1938)
14) Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle, 1957)
15) La passion de Jeanne d'Arc (Carl Theodor Dreyer, 1928)
16) Fanfan la tulipe (Christian-Jaque, 1951)
17) La vache et le prisonnier (Henri Verneuil, 1959)
18) Pépé le moko (Julien Duvivier, 1936)
19) Jeux interdits (René Clément, 1951)
20) L'assassin habite au 21 (Henri-Georges Clouzot, 1942)

Ce top permet de tirer quelques enseignements.
A la première place, on retrouve l'indémodable film de Marcel Carné Les enfants du paradis qui a bénéficié de 12 citations sur 16 participants. Preuve que les classiques sont éternels.

Le podium est complété par 2 films d'Henri-Georges Clouzot, Le salaire de la peur (dont je préfère le remake de William Friedkin intitulé Sorcerer et sorti en 1977) et Les diaboliques. Notons d'ailleurs que ces 2 films obtiennent ex æquo le plus grand nombre de citations (13). Le fait d'avoir délimité ce top tant dans l'espace (des origines à 1959) que dans la géographie (la France) n'est certainement pas étranger au fait que plusieurs films ont fait l'objet de nombreuses citations.

Clouzot réussit la performance de placer 5 de ses films de ce top (dont 3 dans les 7 premières places!), faisant de lui le réalisateur le plus cité. Cela peut paraître quelque peu surprenant dans la mesure où d'autres grands noms ont droit à nettement moins d'honneurs.

On songe ainsi à Jean Renoir qui n'a droit qu'à 2 films dans ce top, avec La grande illusion et La règle du jeu. Jean Renoir partage la deuxième place des cinéastes les plus présents dans ce top avec Christian-Jaque qui place lui aussi deux de ses films, Les disparus de Saint-Agil et Fanfan la tulipe.
On peut penser que certains spectateurs sont surtout sensibles au jeu des acteurs. Car niveau acteurs on a des personnes de premier plan qui jouent dans les films cités.

Les enfants du paradis bénéficie de la présence d'Arletty et Jean-Louis Barrault (sans compter le scénario de Jacques Prévert). D'autres acteurs, bien connus du grand public, sont présents dans plusieurs films. Il y a par exemple Jean Gabin que l'on retrouve dans La traversée de Paris, Pépé le moko et La grande illusion.

On a aussi Gérard Philippe dans La beauté du diable et évidemment le cultissime Fanfan la tulipe. Les films sont éternels, les acteurs aussi.

Pour terminer, deux remarques qui tiennent à des absences. D'abord, aucun cinéaste français ne place dans ce top un film muet. Le seul film muet de ce top, est fait par un cinéaste danois, le grand Carl Theodor Dreyer avec La passion de Jeanne d'Arc. Ensuite, on pourra relever que de grands classiques sont absents. Sans rechercher à être exhaustif on pourrait citer tout un pan de la filmographie de Jean Renoir (des chefs d’œuvre comme Une partie de campagne ou Le déjeuner sur l'herbe avaient largement leur place ici) ou encore le film Nuit et brouillard d'Alain Resnais (1955).

Cela étant, ce top est dans l'ensemble de grande qualité et donne d'autant plus envie ces classiques de notre cinéma.

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17.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Long Island cannibal massacre

Aussi fauché que saignant, ce Long Island cannibal massacre fera plus que flirter avec l’amateurisme, avec en plus une intrigue stupide et basique, mais malgré tout l'ensemble sera attachant généreux et parfois même malsain.

Le script va laisser deux tueurs collectionner les victimes dont ils revendent les morceaux à un homme s'en servant pour nourrir son père devenu cannibale après avoir été atteint d'une curieuse maladie.

Long Island cannibal massacre

la séquence pré-générique va d'entrée donner le ton en suivant cette demoiselle s'isolant dans la lande pour être bientôt attaquée par un individu portant un sac de toile bleu sur la tête et des lunettes étranges, la victime mourant sous les assauts d''une tondeuse à gazon tandis que le meurtrier va récupérer les morceaux pour les mettre dans un sac poubelle noir. Cette entame du métrage sera bien sanglante, même si les effets spéciaux seront limités mais volontaires.

Long Island cannibal massacre

Le métrage va alors laisser un home débarqué d'une barque trouvée comme par hasard une tête de femme à moitié décomposée sur une plage, étant rapidement accosté par un individu, Jack, se déclarant être le propriétaire de la plage et achetant son silence car la découverte d'un cadavre sur sa plage ferait fuir les vacanciers. Jack, nous le retrouverons alors pour découvrir qu'il est de mèche avec le tueur de l'introduction, achetant à ce dernier et à son complice Zed les cadavres découpés dans un but qui restera provisoirement obscurs.

Long Island cannibal massacre

L'intrigue va alors faire s'alterner l'enquête de l'inspecteur Cameron (qui se révélera être celui qui a découvert le cadavre sur la plage) suite à plusieurs disparitions signalées dans la lande, avec les meurtres de Zed et de son complice "masqué" ces derniers attaquant un couple, tandis qu'ensuite un autre couple sera sauvagement brutalisé, l'homme périssant la crâne fracassé par un parpaing alors que la jeune femme sera violée juste à côté.

Long Island cannibal massacre

Les meurtres vont occuper une bonne partie du métrage, se vautrant gaiement dans un gore franc mais facile, telle cette tête éclatée par une portière de voiture, tandis que découvrirons progressivement le pourquoi du macabre commerce de Jack, celui-ci se servant des chairs humaines pour nourrir son père malade et cannibale, Jack hésitant entre répulsion (étant même hanté par des cauchemars présentés de manière aussi souriante que graphique) et amour paternel au point de lui-même se livrer au cannibalisme.

Long Island cannibal massacre

Cela va gentiment nous amener vers un final encore plus sanglant avec un usage très brutal et avancé clairement d'une tronçonneuse qui découpera les corps jusqu'à l'outrance faisant ainsi presque oublier le maquillage pitoyable du père de Jack, avant qu'une dernière séquence elle par contre vraiment malsaine vienne clore le film sur une note répugnante et osée.

Long Island cannibal massacre

Alors bien entendu l'aspect amateur pourra gêner et faire fuir certains spectateurs, avec cette image sale, cette interprétation morne ou au contraire surjouée à l'extrême ou encore ces effets spéciaux aisés et limités, mais pour peu que l'on se prenne au jeu, l'ensemble deviendra souriant, l'aspect graphique fera oublier ses défauts pour devenir jouissif dans cette volonté du réalisateur d’œuvrer dans un gore jubilatoire et démonstratif et même si certaines séquences seront aussi inutiles que ratées (la rencontre de Jack avec un pestiféré au visage porteur d'un maquillage franchement minable), d'autres passages plus glauques viendront transcender l’ensemble, notamment lors du final plus que complaisant dans le gore.

Long Island cannibal massacre

Donc, ce Long Island cannibal massacre alternera gore réjouissant et idées parfois bien malsaines avec un plaisir partagé entre le réalisateur et son spectateur, à la condition express que ce dernier oublie et passe sur l'aspect profondément amateur de l'ensemble !

Long Island cannibal massacre

Le DVD de zone 0 américain édité par Image Entertainment avancera une image quand régulièrement granuleuse et parfois floue, résultat d'un tournage amateur, tandis que la bande-son sera cohérente, avec une partition musicale décalée, le métrage étant ici uniquement disponible dans sa version anglaise, sans aucun sous-tires. Au niveau des bonus, pourra suivre un intéressante interview du réalisateur, riche en informations, tout comme les entretiens avec deux des acteurs du film, une galerie de photos venant clore les bonus avec la bande-annonce du film suivie de celles de deux autres films de Nathan Schiff disponibles chez l'éditeur.

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16.05.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Peu gâté par la nature et victime d’une mère possessive, Léo Kroll (Victor Buono), pour se défouler, étrangle des jeunes femmes. Un jour, il tombe amoureux, mais celle avec qui il croyait pouvoir être heureux le repousse. Léo va donc essayer de l’étrangler…

Mon avis :

Artus films nous dégotte régulièrement d'anciennes petites perles un peu oubliées, c'est cette fois le cas avec "The strangler", un film noir librement inspiré de la vie de Albert DeSalvo, qui marquera les esprits grâce principalement à la performance de son acteur principal.
Dès les toutes premières images, "Le tueur de Boston" surprend par un plan très original pour 1964, avec un gros plan de l’œil du tueur dans lequel on aperçoit l'une de ses victimes en train de se déshabiller.

Burt Topper ("The Devil's 8", "The Hard Ride") étonne donc tout de suite par le modernisme de sa mise en scène, même si la suite va s'avérer plus classique, tout en faisant preuve d’inspiration lors notamment de certaines scènes de meurtres. Le réalisateur arrive en tous cas très rapidement à créer une ambiance malsaine grâce notamment à l'excellente interprétation de Victor Buono ("Qu'est-il arrivé à Baby Jane?", "Chut, chut, chère Charlotte", "L'étrangleur de Vienne") dont le sourire à la fois candide et sadique est vraiment inquiétant, mais aussi grâce à l'apport d'éléments laissant sous-entendre une connotation sexuelle à ces meurtres, en particulier avec l'usage que le tueur fait de ses poupées qu'il va gagner régulièrement dans des fêtes foraines et enfin par son voyeurisme avant de passer à l’acte. Autre personnage marquant, celui de la mère du tueur interprétée par Ellen Corby ("La Vie est belle", "Sabrina", "La Famille des collines") angoissante à souhait et faisant penser à la mère qu'a certainement eu Norman Bates dans "Psychose", autoritaire et humiliante envers son fils, mais surtout castratrice et donc en partie responsable des méfaits de sa progéniture. On imagine même aisément que ce dernier ait pu être victime d'inceste…

Le film se rapproche souvent du film d'horreur, même si on pourra reprocher au metteur en scène d'expédier un peu trop rapidement les meurtres et arrive à être parfois oppressant, notamment lors du final au suspens particulièrement prenant. Le scénario écrit par Bill S. Ballinger, même s’il est assez simple, réserve quelques surprises et est vraiment bien ficelé. Le cinéaste s’en sort en tous cas très bien vu le budget assez limité dont il a bénéficié, manque de moyens qui se ressent principalement par certains décors assez pauvres lors de certaines scènes, sans toutefois que cela soit choquant.

"Le tueur de Boston" est une série B très sympathique, valant vraiment qu'on s'y attarde à nouveau, car elle a plutôt bien vieillie.

Sorti chez Artus films le 2 mai, "Le tueur de Boston" bénéficie comme toujours chez l'éditeur d’une attention particulière avec pour cette édition, un diaporama d'affiches, des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film, mais surtout une très intéressante analyse de Stéphane Bourgoin sur le film et sur ce tueur en série, dont le film est loin de montrer toutes les exactions. Le film est présenté au format original 1.66, 16/9ème avec des pistes mono française et anglaise accompagnées de sous-titres français.

Le tueur de Boston

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15.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Killer Barbys vs Dracula

Tourné six ans après un Killer Barbys dont il ne retrouvera certainement pas le capital sympathie et atmosphérique, ce Killer Barbys vs Dracula ne servira que de faire-valoir au groupe "Killer Barbies" au sein d'une intrigue inexistante porteuse d'un humour pas souvent drôle tandis que le réalisateur Jess Franco s’amusera à nouveau avec ses effets visuels trop bon marché.

Le script va laisser s'installer dans un parc d'attraction le groupe de rock les "Killer Barbies" tandis que va débarquer au même moment la dépouille du comte Dracula, bientôt réveillé par la musique et se mettant en quête de victimes.

Killer Barbys vs Dracula

Autant l'indiquer tout de suite, ce KillerBarbys vs Dracula ne vaudra pas grand-chose, surtout comparé à la première rencontre ente Jess Franco et le groupe de rock, car en ici aucun intrigue digne de ce nom ne viendra servir le métrage qui va se contenter de meubler entre les passages musicaux de manière plus qu'aléatoire tout en tentant de justifier le titre avec ce Dracula risible et surjouant à mort.

Killer Barbys vs Dracula

L'entame du métrage donnera d'entrée le ton en suivant les "Killer Barbies" en répétition dans ce parc d'attraction, regardé par un vieil homme, millionnaire et propriétaire du parc, et tandis qu'une équipe de télévision locale fait un semblant de reportage, allant même jusqu'à interviewer un Dracula d'opérette (mais à la limite plus visuel que celui du film...). Pendant ce temps-là, sans qu'il faille chercher à savoir pourquoi, va arriver au parc le cercueil du comte Dracula, accompagnée par un membre du gouvernement transylvanien, une femme spartiate (donnant l'occasion à Lina Romay de se rappeler les W.I.P. tournés en compagnie de Jess Franco avec cette attitude dominatrice et en trimbalant avec une cravache).

Killer Barbys vs Dracula

Le comte Dracula, dans un semi-sommeil, un pieu enfoncé dans le cœur, ne tardera pas pourtant à se réveiller en semblant apprécier la musique des "Killer Barbies" pour évidemment se mettre en chasse, en plein jour, se moquant ainsi éperdument de la tradition vampirique, sautant sur tout ce qui bouge, des punks, l'équipe de télévision par exemples, avec pour but ultime de posséder la belle chanteuse du groupe, mais l'arrivée d'un spécialiste aveugle des vampires et de son assistant vont quelque peu contrecarrer ses plans.

Killer Barbys vs Dracula

Hélas Jess Franco n'aura pas pris le temps de s'appuyer sur une véritable intrigue et donc va se contenter de passages musicaux pas forcément désagréables avançant les "Killer Barbies" en alternance avec des séquences d'attaques de ce Dracula faisandé, grimaçant outre mesure, ces attaques du vampire demeurant guère efficace, même lorsque le réalisateur s'installera dans un cimetière baigné de brume ou lorsque ce seront deux équilibristes qui seront victime pour une morsure "à l'envers" originale.

Killer Barbys vs Dracula

En plus Jess Franco délaissera ici tout érotisme digne de ce nom, se suffisant de quelques demoiselles court vêtues et utilisant à fin de remplissage ses tics de réalisation avec des plans complètement hors propos sur l’architecture locale ou encore sur des volatiles qui n'avaient rien demandé, et alors que les effets visuels "expérimentaux" jouant essentiellement sur les couleurs n'apporteront que très peu. L'humour désiré par le film sera tout aussi limité, ne faisant sourire que lors de rares et brefs moments, avec notamment ce chasseur de vampire et son compagnon affublé d'un pieu disproportionné qui par exemple seront terrifiés et penseront à une attaque du vampire alors qu'il s'agira d'un paon s’époumonant.

Killer Barbys vs Dracula

L'interprétation ne viendra pas rehausser l'ensemble avec ce Dracula définitivement raté et surtout avec l'emploi de seconds rôles comme Aldo Sambrell ( déjà présent dans le premier Killer Barbys) qui ne servira à rien, avec même ces intermèdes théâtraux ridicules où il apparaîtra grimé en pirate, tandis que seul Dan van Husen promènera sa "gueule" avec un semblant d'efficacité au service de l'humour. Jess Franco semblera trop préoccupé par ses effets d'optique pour s'intéresser à donner le moindre rythme au métrage et seule la partition musicale pourra y contribuer.

Killer Barbys vs Dracula

Donc, ce Killer Barbys vs Dracula constituera une belle perte de temps, même pour les aficionados du réalisateur Jess Franco ici mal inspiré pour une œuvre sans âme et sans intérêt !

Killer Barbys vs Dracula

Le DVD de zone 1 édité par Image Entertainment avancera une image propre et sans défaut, avec une bande-son convaincante portée par une partition musicale heureusement dynamique, le métrage n'étant ici proposé que dans sa version anglaise sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus il faudra se contenter d'une énorme galerie de photos du film.

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14.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du documentaire : Notre poison quotidien

Réalisatrice : Marie-Monique Robin

Durée : 112 minutes

Date de programmation : le jeudi 6 octobre 2011, au festival international du film écologique de Bourges

Par Nicofeel

Avec notre poison quotidien, la journaliste Marie-Monique Robin (qui s'est notamment fait remarquer par son film Le monde selon Monsanto, diffusé sur ARTE le 11 mars 2008) s'intéresse à la question des aliments (solides et liquides) que l'on retrouve tous les jours dans notre assiette, et qui comportent parfois des doses non négligeables de produits chimiques. Il y a donc bien du poison dans notre nourriture. C'est tout l'intérêt de ce documentaire qui allie images actuelles et images d'archives.

Notre poison quotidien débute avec une vidéo de l'INA de 1964 où une personne évoque déjà la question des pesticides. A l'heure actuelle, le marché annuel des pesticides représente 25 milliards d'euros.

Sauf que si la chimie a réponse à tout (fongicide, herbicide, pesticide), Marie-Monique Robin signale que chaque année une à trois millions de personnes sont victimes et 200 à 300 000 en meurent.

Toute la problématique de ce film fort bien documentée est résumée à travers cette phrase particulièrement évocatrice : « Ce sont les industriels qui prennent les bénéfices et les consommateurs les risques. »

Le danger est bien réel pour le consommateur. Le but pour chacun est de ne pas dépasser la dose journalière admissible (DJA). Cette DJA correspond à la quantité d'une substance qui peut être administrée à une personne, sans risque pour sa santé. C'est pourquoi le toxicologue René Truhaut a écrit que c'est la dose qui fait poison.

Le problème reste entier car le documentaire indique que les mesures de la DJA sont floues et surtout les rapports internationaux sont contradictoires, ce qui profite aux firmes industrielles.

L'exemple de l'aspartame (que l'on trouve entre autres dans le coca-light ou le coca-cola zéro), qui est parfaitement développé dans le film, est un modèle du genre. La réalisatrice Marie-Monique Robin déclare que la Food and drug administration (FDA), agence des Etats-Unis responsable de la pharmacovigilance, a procédé à des études légères sur ce produit chimique. Et pour cause : le lien entre industrie, politique et administration est pour le moins étroit. Ce point du documentaire est particulièrement intéressant et édifiant en montrant que la santé publique n'est pas forcément l'élément le plus important pour des politiques.

C'est sans surprise que toutes les études de l'industrie concluent que l'aspartame ne pose aucun problème. Sauf que 100 % des études indépendantes concluent au contraire au danger de l'aspartame.

Un autre exemple fait également froid dans le dos. C'est le cas du bisphénol A, qui augmente le risque d'avoir un cancer ou d'être obèse.

Avant de conclure son film, la réalisatrice indique que 80 à 90 % sont liés au mode de vie que l'on adopte et aux régions dans lesquelles on habite.

Au final, Notre poison quotidien se révèle un documentaire très riche et très instructif. Marie-Monique Robin a fait un énorme travail de fond, ayant eu accès à de nombreuses données et ayant interviewé plusieurs scientifiques, tant Français qu'étrangers. Elle a posé de vraies questions de société, qui se révèlent même parfois dérangeantes pour l'OMS dont les représentants se sont refusés à tout commentaire.

Voilà un documentaire qui fait franchement peur. On espère que les choses pourront évoluer, mais il faudra pour cela que les politiques se décident à prendre à bras le corps ces questions de santé publique.

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13.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Killer Barbys

Réalisé par Jess Franco et portant bien les tics de son auteur, ce Killer Barbys va mélanger de manière rythmée modernisme et aspiration gothique pour un résultat certes guère innovant mais souriant.

Le script va laisser le musiciens d'un groupe de rock tomber dans les mains du serviteur d'un châtelaine adepte de la comtesse Bathory.

Killer Barbys

Dans son introduction le métrage va avancer une atmosphère sinistre pour voir un homme s'enfuir d'un château, poursuivi par un homme Arkan, et bientôt attrapé par un servant, Baltasar, qui va lui trancher la gorge et lui arracher une oreille pour la donner à ses enfants, deux nains qui vont se chamailler la chose. Baignant dans un brouillard toujours très visuel, cette introduction n'en restera pas moins banale et peu graphique, même lorsqu'Arkan ira retrouver un squelette vivant et saignant de femme allongé dans un lit pour lui annoncer qu'il va bientôt revive pleinement

Killer Barbys

Ensuite, le métrage va nous présenter les "Killer Barbies" (le titre du film ayant été changé pour des problèmes de droit), un groupe de rock en plein concert, mais sous l’œil d'Arkan, qui dépareillera au milieu de ces jeunes en furie. La présentation des membres du groupe se prolongera lorsqu'une fois le concert terminé ils vont prendre la route et s'enfoncer dans la brume, pour mettre en scène que des personnalités communes et sans intérêt. Ils ne vont pas tarder à tomber dans un piège coinçant leur mini-van en panne sur la route et comme par hasard Arkan sera là pour leur proposer de passer la nuit dans le château de la comtesse Von Fledermaus en attendant le dépanneur.

Killer Barbys

La trame de l'intrigue sera alors bien classique en soi, mais va laisser Jess Franco s'amuser, d'abord en laissant un couple dans le mini-van pour un ébat sexuel certes peu volontaire à l'écran mais qui fera venir Baltasar et ses nains, le père se masturbant tandis que les nains vont voler les poupées ornant la camionnette, sans pour autant attaquer le couple, ce ne sera que partie remise. Le réalisateur va également rechercher à donner un aspect gothique au film, avec ce château rustique baignant dans la brume et ces objets bizarres sur lesquels va s'attarder la caméra, ce qui va trancher avec la partition musicale dynamique des "Killer Barbies" et avec certaines situations bien graphiques et saignantes, comme lorsque nous découvrirons l'antre de Baltasar et ses cadavres suspendus, leur sang s'égouttant dans des bassines destinées à la comtesse puisque l'intrigue ne tardera pas à nous révéler son secret bien commun, un besoin de sang frais pour se garantir la vie éternelle.

Killer Barbys

Malgré la banalité ambiante du script, Jess Franco va s'offrir quelques passages bien probants, comme ce plan qui verra Arkan marcher dans la brume en compagnie de Baltasar transportant une faux, suivis des deux nains, ces visites sanglantes chez le servant et l'auteur n'oubliera pas non plus de glisser quelques passages érotiques avec cette fuite de l'un des membres des "Killer Barbies" nue dans les bois et surtout lorsque la comtesse va vampiriser un autre membre du groupe pour un coït fétichiste et sado-masochiste qui se terminera par la mort dans le sang de la malheureuse victime. Par contre, le dernier acte sera profondément conventionnel pour voir la destruction de la comtesse et de ses sbires, même si une dernière énormité viendra souligner l'humour de Jess Franco.

Killer Barbys

L'interprétation est ici assez cohérente, portée par Aldo Sambrell, un prolifique habitué des séries B, tandis que la mise en scène de Jess Franco sera étonnamment vive et dynamique (certes aidé également par la partition musicale) pour ne pas s'attarder sur les différentes péripéties, et même ses tics de réalisation (comme pour porter la caméra sur des objets éloignés de l'action) ne seront pas du tout gênants et renforceront même l'atmosphère surréaliste se dégageant parfois de l'ensemble.

Killer Barbys

Donc, ce Killer Barbys ne sera certainement pas un des meilleurs titres de Jess Franco, mais se suivra sans mal grâce à son dynamisme et sa volonté aussi bien graphique que recherchant un certain esthétisme !

Killer Barbys

Le DVD de zone 1 édité par Media Blasters avancera une image nette tandis que la bande-son sera probante, avec une partition musicale évidemment dynamique, le métrage étant ici proposé uniquement dans sa version espagnole avec des sous-titres anglais. Au niveau des bonus, on pourra suivre une interview des membres des "Killer Barbies", une critique du film par Robert Monell, une petite galerie de photos du film, une fonctionnalité permettant d'accéder aux meurtres du métrage ainsi qu'un petit module avançant des séquences du films commentées par deux membre du groupe rock, quelques biographies et plusieurs bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur.

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12.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Eva

Réalisateur
 : Kike Maillo

Date de sortie au cinéma
: 21 mars 2012

Durée du film
 : 94 minutes

Avec :Daniel Brühl (Alex Garel), Marta Etura (Lana), Alberto Amman (David Garel), Claudia Vega (Eva), Llhuis Homar (Max), etc.

Par Nicofeel

Présenté notamment au festival du film fantastique de Gérardmer avant de sortir en salles au mois de mars, Eva est un film à base de science-fiction qui n'est pas sans rappeler A.I. De Steven Spielberg et Blade runner de Ridley Scott.
Il faut dire que le pitch du film rappelle ces deux longs-métrages : à une époque non déterminée, les robots sont plutôt évolués. A tel point que selon les modèles, ils disposent de niveaux émotionnels différents.
Dans le film, Alex Garel est un jeune homme extrêmement doué, qui avait abandonné depuis dix ans un projet de développement d'un robot, et vient d'être rappelé pour permettre au modèle le plus évolué, le futur SI-9, de lui donner des émotions.
Le film rappelle A.I. car le modèle concerné est un enfant. Et là où le film est plutôt intéressant, c'est qu'Alex Garel a besoin d'un modèle pour développer le SI-9. Il pense alors à une petite gamine de dix ans, Eva (d'où le titre du film) qui lui paraît tout à la fois innocente mais aussi très intelligente et débrouillarde pour son âge et qui se trouve être... sa nièce !
On comprend rapidement que le film va tourner beaucoup autour de la question familiale. D'ailleurs, plus le film avance, plus la question de la famille est au cœur de ce film. En effet, Alex Garel a une relation assez tendue avec son frère aînée et surtout il est toujours amoureux de la belle Lana, qui se trouve être son ex et qui est mariée avec son frère David ! La situation est donc loin d'être aisée, surtout si l'on pense au fait qu'Alex a un rapport bien particulier avec Eva.

Malheureusement, le fait de centrer progressivement le récit autour de la famille fait que le film perd nettement en cours de route la problématique S-F. C'est bien de montrer quelques robots mais franchement on ne fait qu'effleurer une thématique qui aurait mérité d'être bien plus développée.
Ce rapport entre l'être humain et la machine, avec par exemple Alex qui tente d'éduquer un robot, en constatant les émotions dont ce dernier fait preuve (le robot est étrange, joyeux, réceptif, peureux, rapide, perfectionniste, créatif, etc.), est une bonne idée mais qui s'arrête là. De même on peut noter la bonne idée de provoquer, en cas de recours, la destruction du robot concerné en lui demandant « Qu'est-ce que tu vois lorsque tu fermes les yeux ? ». Car cette phrase met en lumière le fait que les robots peuvent apprendre des mots, des réflexes, mais ils ne peuvent pas rêver.
C'est donc avec une petite déception que l'on constate que le côté S-F du film est mis de côté pour laisser la place à un drame familial.
D'ailleurs, on constatera que si ce drame familial est assez prenant, il n'est pas toujours d'une grande crédibilité. Les différents twists du film ne sont pas forcément d'une grande crédibilité. Mais bon, globalement le film est tout de même largement correct sur ce plan.
Côté distribution, les acteurs font plus que se défendre. La jeune qui interprète Eva est épatante de naturel. Quant à Daniel Brühl, il ne manque pas de charisme pour faire que le spectateur s'intéresse à son personnage et par la même occasion à ce film. Les autres acteurs sont eux aussi plutôt bons.
Dans l'ensemble, Eva est un drame familial mâtiné de fantastique qui se laisse bien regarder. Mais le film aurait eu tout intérêt à ne pas abandonner en cours de route l'aspect fantastique car c'est un élément important de ce film. Il eut été appréciable de ramener la problématique sur le rapport homme et robot plutôt que de jouer sur des twists qui ne sont pas toujours les bienvenus.
On préférera donc nettement regarder les films A.I. et Blade runner qui sont clairement des références pour le réalisateur Kike Maillo, que celui-ci n'a pas su intégrer de manière assez pertinente et efficace dans ce film sobrement intitulé Eva.

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11.05.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Face à un monde plongé dans la crise financière, Kurt Wendell se retrouve ébranlé. Son travail a toujours été sa priorité dans la vie et l’unique chose le préservant de la folie. Licencié, plus rien ne l’arrête…
D’apparence bienveillant, il offre une journée de repos à sa femme et ses enfants et les conduit à des kilomètres de toute civilisation. Ils ne se doutent pas une seconde de ce qui les attend…
Incapable d’avouer la terrible vérité à sa famille, Kurt décide de leur couper… les vivres.
Une dernière affaire à mener, un projet final, à la fois sinistre et mortel, dont les principaux intéressés sont sa femme, ses enfants et son ancien patron sauvagement battu et détenu dans le grenier…

Mon avis :

Pour son second long métrage en tant que réalisateur, Ryan L. Driscoll ("Making a Killing") nous livre un bon petit film d'horreur efficace et terriblement d'actualité.

Le réalisateur utilise ici la crise actuelle pour nous impliquer dans cette histoire d'un homme qui pète les plombs suite à la perte de son emploi. Il va alors s'en prendre à sa famille et à son patron qu'il va emmener dans une maison isolée en pleine campagne dans le but de les tuer et de se donner la mort. Jonathan Hansler ("The Devil's Business", "The Drummond Will") est ici complètement habité par son rôle, interprétant à merveille un père de famille tyrannique, dont le monde s’est écroulé suite à la perte de son emploi et à l’infidélité de sa femme. Le reste du casting n'est toutefois pas en reste, avec des acteurs bien choisis et crédibles dans leur rôle, comme Christopher Rithin ("Dotkni se duhy", la série "Life as I Know It") notamment, qui incarne de façon très juste ici un jeune homme fragile, terrorisé par son père.

Ryan L. Driscoll prend en tous cas le temps de bien nous présenter les différents personnages, même si on devine rapidement que cela va mal tourner. Le personnage de Kurt Wendell fait beaucoup penser à celui de Jack Torrance dans "Shining", bien entendu à cause de la hache, mais surtout par la façon dont le personnage sombre dans la folie. La mise en scène est vraiment soignée, avec des cadrages souvent originaux et une belle photographie. En revanche, si "Désaxé" sera assez gore la plupart du temps, cela sera filmé hors champ, mais toutefois, cela ne devrait pas décevoir les amateurs d'hémoglobine, car le final est tout de même assez généreux, sans pour autant tomber dans la surenchère. Là où le film refroidit, c'est par le fait que l'on voit de plus en plus ce type de faits divers aux actualités, rendant totalement crédible cette histoire très ancrée dans notre présent. Le réalisateur apportera enfin à son film un humour noir permettant de relâcher quelque peu la tension, tout en l’utilisant parfois pour mettre encore plus mal à l’aise…

"Axed" est donc une bien agréable surprise, prouvant à nouveau que le cinéma d’horreur indépendant britannique se porte plutôt bien!

"Désaxé" sort dans le commerce le 15 mai chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes française et anglaise 5.1 Dolby digital et anglaise 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale H.264 illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + Copie digitale au format AVC 1080p/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High res Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale.

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10.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Sur la piste du Marsupilami

Réalisateur : Alain Chabat

Date de sortie au cinéma
: 4 avril 2012

Origine : France

Durée du film : 1h44

Avec : Alain Chabat (Dan Geraldo), Jamel Debbouze (Pablito Camaron), Lambert Wilson (Général Pochero), Fred Testot (Hermoso), Géraldine Nakache (Pétunia), Patrick Timsit (Caporal), etc.

Par Nicofeel

Après la déconvenue de RRRrrrr (2004), Alain Chabat avait complètement disparu de la circulation derrière la caméra.
En 2012, il est de retour avec un projet qui lui tenait à cœur  depuis longtemps: mettre en scène le Marsupilami, créé en 1952 par le dessinateur belge Franquin.
Le scénario du film reste dans l'ensemble plutôt simple : un reporter de troisième zone, Dan Geraldo (Alain Chabat), débarque en Palombie à la recherche d'un scoop, où il va être accompagné par son guide Pablito (Jamel Debbouze). Et le destin va amener Dan Geraldo sur la route du Marsupilami.
Cela étant dit, si le scénario n'est pas le point fort du film, ce long métrage dispose de suffisamment d'atouts pour faire de ce spectacle familial une réussite certaine.
D'abord, il y a le duo Alain Chabat – Jamel Debbouze qui fonctionne à merveille. Le premier joue parfaitement le rôle du journaliste bidon qui va vivre des aventures extraordinaires et le second est excellent en truand à la petite semaine qui est aussi bien l'ami des enfants que des animaux. On retrouve également dans des seconds rôles savoureux les acteurs Lambert Wilson, Fred Testot ou encore Patrick Timsit. Tous les acteurs ont d'ailleurs l'air de beaucoup s'amuser à participer à ce film. Cela explique peut-être pourquoi leurs personnages, qu'ils soient gentils ou méchants, divertissent bien le public. Il faut dire que l'essentiel est d'amuser le spectateur.

Ensuite, un fait notable et à l'avantage du film est que le casting évolue dans un décor exotique coloré, atemporel et même anachronique. Cela permet au réalisateur Alain Chabat de donner à son film un aspect cartoonesque des plus plaisants.
Surtout, la grande qualité du film réside tout simplement dans le personnage du Marsupilami. Cette créature jaune avec des points noirs, dotée d'une énorme queue (environ huit mètres) a été faite en images de synthèse et le résultat à l'écran est plus que probant. Le Marsupilami apparaît comme un animal mignon particulièrement espiègle. Chacune de ses interventions fait plaisir à voir. Cet animal saute dans tous les sens, fait des mimiques très expressives, sème les humains partis à sa poursuite ou se sert de sa queue pour pêcher. Et puis il fait son fameux cri « houba ». Par ailleurs, il n'est pas seul puisque le film permet aussi de voir sa compagne, la Marsupilamie, avec lequel il a un nid douillet.
Bien entendu, dans la mesure où le Marsupilami n'est pas de toutes les scènes, loin s'en faut, le film comprend d'autres centres d'intérêt. Ainsi, les scènes humoristiques sont nombreuses et si certaines sont quelque peu téléphonées, d'autres valent largement le coup. On peut citer la sublime scène où Lambert Wilson se travestit en Céline Dion (alors que l'on entend le tube I'm alive de la célèbre chanteuse canadienne) devant des militaires qui croient avoir affaire à une superbe femme. C'est sans conteste la scène la plus drôle du film. D'autres méritent tout de même le détour. Citons à titre non exhaustif celle où un chihuahua se masturbe contre l'oreille de Jamel Debbouze qui ne peut rien faire, étant ensablé ou lorsque nos deux principaux protagonistes doivent faire face à un colosse qui a la voix d'une petite fille.
Alain Chabat ne fait pas dans la finesse mais globalement les scènes sont assez marrantes. L'explication de la prophétie par la tribu des Payas part totalement en sucette et on reconnaît bien là l'esprit des « Nuls ». De même pour certaines répliques qui jouent sur la connaissance par le spectateur des émissions de la télévision.
D'autres éléments sont plus communs. On a droit ainsi à de multiples frappes, à des chutes mais aussi à des danses qui émaillent le film, jusqu'au générique de fin. Cela n'est pas d'une grande originalité mais cela permet de passer le temps de manière agréable.
Et au final le but du film, à savoir transporter le spectateur dans un monde merveilleux est parfaitement rempli. Sur la piste du Marsupilami constitue un spectacle familial bon enfant, qui respecte bien l'esprit de l’œuvre de Franquin. Et cela n'est déjà pas si mal.

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05.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Blood of the virgins

Film de vampire argentin à la trame bien classique réalisé par Emilio Vieyra, ce Blood of the virgins ne devra sa petit originalité qu'à l'intrusion d'un érotisme léger qui viendra régulièrement se mêler à l'intrigue de manière polissonne mais jamais osée.

Le script va laisser un groupe de jeunes tomber en panne de voiture non loin d'un demeure où sévit un vampire et sa promise qu'il a vampirisé pour la conserver auprès de lui.

Blood of the virgins


Dans sa séquence introductive, le métrage va avancer cette demoiselle, Ofelia, amoureuse du ténébreux Gustavo mais que les parents veulent marier à Eduardo, un homme bien sous tout rapport, pour une entame bien classique à l'enjeu couru d'avance. Et sera donc contre sa volonté qu'Ofelia sera mariée à Eduardo, poussant Gustavo à révéler sa vraie nature de vampire pour venir troubler la nuit de noces des jeunes mariées en tuant de manière graphique Eduardo avant de mordre Ofelia pour en faire sa compagne pour l'éternité. Cette introduction se montrera bien graphique lorsqu'il s'agira de visualiser le meurtre d'Eduardo tout an avançant déjà un soupçon de sensualité en avançant une rapide nudité de la blonde Ofelia.

Blood of the virgins

Ensuite, après avoir lassé passer un splendide générique dessiné, le métrage va se lancer dans une longue mais souriante et érotique présentation de ce groupe de jeunes gens au sein duquel les demoiselles n'hésiteront pas à danser topless dans un bar ou encore à faire l'amour en plein air, le tout rythmé par une partition musical dynamique jusqu'à ce qu'ils tombent en panne d'essence au milieu de nulle part, si ce n'est la présence non loin de là d'une demeure réputée hantée mais qui sera leur seul échappatoire à la nuit glaciale.

Blood of the virgins

Étrangement, cette maison n'aura pas l’extérieur gothique attendu mais rassemblera plutôt à n’importe quel chalet de montagne, cassant ainsi quand même la tension que cherchera à établir le réalisateur pour une visite des lieux à la bougie émaillée de fausses alertes simplistes jusqu'à l'arrivée d'un majordome qui va les inviter à pendre place autour d'une table servie et dressée pour eux pour un repas inespéré mais bien opportun, sans que cela ne semble intriguer outre mesure les protagonistes. Drogués par un vin "empoisonné", les personnages vont bien vite se fatiguer ,à l’exception de Raul qui n'y aura pas touché et ce dernier, intrigué par les chants d'une femme va abandonner sa petite amie Laura et partir à la recherche de leur origine pour tomber sur une Ofelia qui va le charmer, nous gratifiant ainsi d'un nouvelle séquence érotique cette fois-ci plus osée et accentuée, mais sans pour autant aller trop loin ou se montrer vulgaire, loin de là.

Blood of the virgins

Au petit matin, une fois de l’essence trouvé comme par enchantement, les hommes du groupe vont avoir la mauvaise surprise de découvrir que leurs compagnes ont toutes disparues, ce qui les conduira, après une petite course-poursuite avec une voiture conduite par le majordome rencontré la veille qui n'aboutira à rien, à aller trouver la police locale, pour un retour à la demeure où toute trace de leur passage aura bien entendu été effacé ou presque.

Blood of the virgins

La suite de l'intrigue restera classique pour laisser Laura revenir, à moitié vampirisée, et bientôt alitée à l'hôpital après un passage suspect du vampire s'étant fait passé pour un médecin, tandis que Raul, peu après rejoint par le frère de Laura, vont commencer à s rendre compte de la situation et de la potentielle présence d'un vampire dans les environs, laissant le réalisateur ponctuer l'ensemble de séquences gratuites mais graphiques (le lynchage public d'un coupable évidemment innocent) et souvent sensuelles (le frère de Raul tombera lui aussi sous le charme d'Ofelia), le tout en laissant les états d'âme d'Ofelia, guère heureuse de sa vie éternelle, s'exprimer, justifiant ainsi un final bien opportun qui vendra clore le métrage de manière facile mais un brin originale.

Blood of the virgins

Même si les vampires du film ne sembleront pas craindre la lumière du jour, on retrouvera pour autant une partie du folklore vampirique gothique avec ces cercueils, ou encore ces canines proéminentes, tandis que ces chandeliers servant à éclairer des pièces sombres et dangereuses viendront en rajouter une couche parfois trop visible, mais le métrage se fera plus étonnant avec cet aspect érotique bien présent, parfois même incongru (la tenue légère d'une Laura hospitalisée et qui émoustillera un Raul qui en profitera pour lui tripoter les seins), mais surtout véhiculé par cette femme vampire évoluant également en nuisette ne cachant pas grand-chose de son anatomie quand elle ne se déshabillera pas entièrement.

Blood of the virgins

L'ensemble se suivra facilement grâce à la volonté graphique du réalisateur et avec ces situations renouvelées régulièrement, faisant ainsi passer les ellipses et autres incohérences notoires qui vont accompagner le métrage, mais aussi une interprétation morne et sans relief puisque même le vampire n'aura aucun charisme ou aura maléfique palpable. La mise en scène du réalisateur est donc suffisamment vive et dynamique pour donner vie à l'ensemble sans pour autant réussir à générer la tension désirée par moments. Les quelques effets sanglants sont volontaires tout en demeurant rudimentaires mais toujours très visuels.

Blood of the virgins

Donc, ce Blood of the virgins constituera une petite curiosité pas désagréable du tout à suivre, certes bien légère mais généreuse et gentiment érotique !

Blood of the virgins

Le DVD de zone 0 américain édité par Mondo Macabro avancera une image bien nette et comportant juste quelques petits défauts d'origine, tandis que la bande-son sera appréciable avec une partition musicale typique, le métrage étant ici proposé dans sa version originale espagnole avec des sous-titres anglais. Au niveau des bonus on pourra suivre un passionnant documentaire sur les films d'exploitation argentins, des notes de production, une conséquente galerie de photos du film ainsi que le traditionnel assemblage de bande-annonces des autres titres de l'éditeur.

Permalink 1037 mots par nicore, 104 vues • Réagir

04.05.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Cédric Dupuis, rêvant de célébrité, décide de réaliser le plus grand film d'horreur de tout les temps avec ses amis, mais découvrant à ses dépends les joies d'un tournage et d'une équipe non professionnelle, il va dans un excès de colère tuer Aline. Suite à ce meurtre, il se rend rapidement compte que désormais il n'a plus d'autre solution que de réaliser son propre documentaire.

Mon avis :

Emylia, par l'intermédiaire notamment de sa marque Asilum, soutient le cinéma indépendant et nous offre, après des films comme "Dead line", "L'île" ou encore "Echap", le premier film d'horreur de Cédric Dupuis, "Making off", un long-métrage qui utilise à fond son amateurisme pour livrer une œuvre déroutante oscillant constamment entre horreur malsain et dérangeant et humour noir...

"Making off" annonce tout de suite la couleur en rendant hommage à ses comédiens lors du générique, comme si ces derniers étaient réellement décédés. Ensuite le réalisateur va nous faire suivre les coulisses de son film, à la manière d'un journal de bord, nous faisant découvrir comment ce qui s’annonçait comme un simple mauvais film d'horreur à petit budget, joué par des acteurs amateurs peu motivés, va se transformer en un faux film documentaire à la manière d'un "C'est arrivé près de chez vous", où le réalisateur va se transformer en meurtrier suite à une dispute ayant mal tournée... Il va alors sombrer dans la violence et le sordide pour offrir à son public, ce qu'il est venu chercher, commettant alors des meurtres de plus en plus violents et sadiques et se livrant même à des actes nécrophiles, zoophiles et scatologiques, plongeant ainsi le spectateur dans un certain malaise.

Les actes nécrophiles vont d’ailleurs se répéter durant tout le film, pour devenir au fur et à mesure du déroulement de celui-ci, un petit jeu entre le réalisateur, interprété par le producteur du film, Olivier Bureau et les spectateurs, apportant ainsi un certain humour noir, puisque tournés de façon de plus en plus comiques, comme si le réalisateur voulait en quelque sorte se moquer du public venu chercher cela. C'est d'ailleurs assez déstabilisant, car le film joue constamment sur cette ambiguïté et on ne sait jamais trop sur quel degré de lecture il faut appréhender le film, tant il semble dénoncer la surenchère des torture porn actuels, tout en semblant s'amuser fortement à tourner ce type de films... Hommage, dénonciation ou simple délire entre potes? On ne sait finalement plus trop.

Le film est généreusement gore et les effets, même s'ils sont assez simples, sont plutôt probants, même s'ils ne laissent bien entendu aucune ambiguïté quant au fait qu'il s'agisse de maquillages (on est loin de supposer qu’il s’agisse d’un snuff !). Les acteurs font souvent très amateurs, mais ce n'est ici pas vraiment gênant puisque c’est voulu et que le metteur en scène jouera d’ailleurs avec ça. La manque de moyens par contre se fait souvent ressentir dans les choix de mise en scène avec notamment des passages flous pour rendre crédible certains trucages ou encore certains meurtres filmés hors champ (c’est toujours ça de gagner !). Le film se termine avec une scène à la fin du générique, plutôt amusante confirmant tout de même que la petite équipe ne s'est pas prise au sérieux...

Malgré les faibles moyens et les maladresses d'une première œuvre, "Making off" s'avère être un petit film d'horreur plutôt sympathique et déviant, qu'il convient de prendre au second degré et qui demeure à réserver à un public averti et ouvert d'esprit!

Sorti le 2 mai chez Asilum (autre marque d'Emylia), "Making off" a le droit à une édition soignée. Le film est présenté au format 1.78, 16/9ème avec une piste 5.1 Dolby Digital accompagnée de sous-titres anglais optionnels. Côté bonus, on le droit à un commentaire audio de Cédric Dupuis et Olivier Bureau, à un bêtisier, 4 scènes coupées et un module sur les effets spéciaux. Comme d'habitude maintenant chez l'éditeur, le DVD contient la copie digitale H.264 illimitée du film au format 1.78, 16/9ème, en français 2.0 AAC.

Making off (DVD + Copie digitale)

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Permalink 744 mots par flo001fg Email , 300 vues • Réagir

03.05.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 continue.

Flo001fg vous invite actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, à participer à un topic intitulé « Vos 20 films d'horreur préférés »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 films d'horreur préférés.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'à la fin du mois de mai.

Flo001fg procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir vos 20 films d'horreur préférés !

Permalink 185 mots par nicofeel Email , 120 vues • Réagir

25.04.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Women in fury

Film de "W.I.P." classique mais rythmé et en donnant à son spectateur pour son argent, ce Women in fury n'hésitera pas à verser aussi bien dans l'érotisme forcément gratuit que dans une certaine violence à tendance sanglante lors de sa seconde partie lorgnant du côté du "film de jungle".

Le script va suivre les déboires d'une demoiselle emprisonnée pour un meurtre qu'elle na pas commis mais en étant désireuse de couvrir son frère, tandis qu'un médecin, plus que certainement épris d'elle va chercher à l'innocenter.

Women in fury

Le métrage va commencer par exposer la situation de l'héroïne au travers de la rencontre d'un toubib, Luis et d'un avocat évoquant le cas d'Angela Duvall, jeune femme mise en prison pour le meurtre d'un baron de la drogue, crime qu'aurait commis son frère Sergio, pour rapidement laisser place à l'intrigue proprement dite qui va commencer par suivre le jugement de cette Angela, sa sortie du tribunal et son arrivée en prison. Cette mise en situation ne traînera pas pour pouvoir le plus vite possible égrainer les passages obligés de tout "W.I.P." qui se respecte.

Women in fury

En effet,à peine arrivée au pénitencier Angela sera déshabillée et conduite dans la cellule commune où les autres prisonnières, toutes courtes vêtues, vont se moquer d'elle avant de passer aux choses sérieuses puisque lors d'une séquence évidemment complaisante et un brin sadique dans son érotisme Angela sera fouettée avec du linge mouillé avant que la matrone des détenues ne la viole. Conduite à l'infirmerie complètement meurtrie et couverte de bleus Angela va faire la connaissance du docteur Luis qui va la prendre en "amitié".

Women in fury

La suite va continuer dans la même voie, infligeant à Angela une douche forcée à la lance d'incendie pour lui faire avouer qui l'a martyrisé, tandis que peu après trois hommes, des complices du parrain de la drogue assassiné, vont investir sa cellule pour tenter de la pendre, l'intrigue n'oubliant pas quelques querelles entre filles et bien entendu cette directrice de prison lesbienne qui va jeter son dévolu sur Angela, l'obligeant à un rapport saphique bien graphique.

Women in fury

Le réalisateur Michele Massimo Tarantini, un habitué des "sexy comédies" italiennes, ne recherchera jamais la moindre originalité pour se contenter de réciter la leçon du sous-genre, mais en le faisant de manière plaisante, toujours chargée en érotisme avec ces prisonnières guère habillées et surtout de façon rythmée, les situations se succédant sans temps mort, mis à part l'enquête de ce Luis qui va vouloir prouver l'innocence d'Angela, notamment en courant après le frère de celle-ci, un drogué qui refusera de coopérer et finira par se suicider.

Women in fury

Le chef de la police, de mèche avec les trafiquants de drogue, cherchera bientôt à supprimer Angela et pour ce faire armera une détenue chargée de tuer la jeune femme devenue témoin gênant et au cours d'une rixe qui s'en suivra une révolte va éclater au sein de la prison, permettant à Angela et quelques autres de s'évader, le métrage se tournant alors bien plus vers l'action, mais sans délaisser forcément la sensualité des demoiselles toujours aussi peu vêtues.

Women in fury

Et s l'évasion sera rocambolesque à souhait, les péripéties ne manqueront pas on plus dans la jungle avec de redondantes attaques de serpents (dont une sera à la limite du ridicule), tandis que les policiers et leurs chiens ont suivre la trace des fugitives, tout comme ce Luis décidément acharné dans sa volonté de retrouver Angela, ce qu'il fera lors d'un final quand même un peu bâclé et prévisible.

Women in fury

Heureusement le métrage pourra compter sur son rythme vif et sur des rebondissements constants pour occuper le spectateur tout en avançant cette sensualité des interprètes féminins constamment et sans négliger de mettre en avant une violence parfois sadique et même méchante (il suffira de voir le peu de loyauté qu'auront entre elles les évadées ou encore cette décapitation surprenante), car sur le fond l'intrigue, en plus d'être on ne peut plus basique, n'offrira pas grand-chose de neuf, avec une imagination en berne et une crédibilité plus que restreinte, un comble pour un film se déclarant inspiré de faits réels. L'interprétation ne viendra pas bouleverser la donne, avec seule la charmante Suzane Carvalho qui semblera véritablement crédible et la mise en scène de Michele Massimo Tarantini donnera de la vivacité à l'ensemble.

Women in fury

Donc, ce Women in fury restera un "W.IP." assez plaisant à suivre à condition de ne pas être trop regardant et sera de toutes manières plaisant dans son érotisme bien présent mais n'allant jamais bien loin, ainsi que dans une certaine violence parfois presque graphique.

Women in fury

Le DVD de zone 1 édité par Media Blasters  avancera une image quand même légèrement marquée, tandis que la bande-son sera probante, portée par une partition musicale dynamique, le métrage étant ici uniquement proposé dans sa version anglaise sans sous-titres. Au niveau des bonus, seules trois bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur seront visibles.

Permalink 886 mots par nicore, 142 vues • Réagir

24.04.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Night of the skull

Bien que réalisé par Jess Franco, ce Night of the skull va rester étonnamment sobre et lorgner plus du côté des "krimis" d'Edgar Wallace (qui aura d'ailleurs en partie inspiré le script) et d'Allen Edgar Poe (via "Le chat et le canari") lorgnant du coup largement du côté du "Giallo" que vers les déviances habituelles du réalisateur qui va donc ici nous livrer une œuvre flirtant avec le gothique au sein d'une intrigue prenante et chargée en suspense.

Le script va laisser un mystérieux assassin éliminer les membres d'une famille réunie autour d'un héritage.

Night of the skull

Après un générique fort reprenant certains des temps forts du film, le métrage va avancer lord Archibald Marian, un vieil homme lisant par cette nuit d'orage des versets de "L'apocalypse" tandis que son serviteur, Rufus, semblera bien effrayé par les coups de tonnerre. La femme du lord s'étant absentée, sa fille illégitime, Rita, couchée et ses domestiques ayant rejoint leur loge, Marian va donc rester seul et sera une proie facile pour cette ombre portant un masque de tête de mort qui va l'estourbir avant de la traîner dehors pour l'enterrer vivant lors d'une séquence graphique (mais pas sanglante) qui trouvera son apothéose lorsque Cecilia, la femme du lord, va découvrir les mains du cadavre sortant de terre et bougeant encore légèrement.

Night of the skull

La police va dépêcher sur place l'inspecteur Bore, qui va commencer à mener l'enquête, bientôt rejoint par le major Oliver Brooks de Scotland Yard arrivé là par hasard et qui va se proposer d'épauler Bore dans son enquête. L'intrigue va alors avancer ce testament que le notaire ne pourra ouvrir que lorsque un couple demandé sera arrivé, les Tobias, et alors que l'inspecteur Bore va auditionner Rita, cette dernière lui racontant aussi bien ses origines de fille illégitime que les mauvais traitements subis et causés aussi bien par le lord que par sa femme qui lorsqu'elle est ivre, a l'habitude de battre la malheureuse Rita.

Night of the skull

C'est dans ce contexte que l'ouverture du testament se fera, une fois les Tobias arrivés et ayant pris possession de leur chambre d'hôtel qui sera positionnée juste à côté de celle de Brooks qui pourra ainsi les épier à sa guise, pour laisser provisoirement Rita seule héritière, provisoirement car rapidement un autre testament va se faire connaître et obliger la venue d'autres protagonistes. C'est ainsi que nous découvrirons un autre fils illégitime du lord et un couple décadent pour cette fois un testament plus équitable, et ce tandis que Cecilia sera à son tour victime de l'homme au masque de tête de mort, pour un second crime sadique puisqu'elle sera attachée face à la mer et périr par la force du vent, continuant ainsi à égrainer un passage de "L'apocalypse" lu par le lord juste avant sa mort et qui évoquait quatre façon de mourir avec "l'aide" des éléments naturels.

Night of the skull

La suite de l'intrigue va continuer à nous révéler des éléments nouveaux et troublants qui vont doucement nous conduire vers la piste de l'identité du meurtrier, hélas quand même facilement anticipable avant l'issue finale, tout en laissant d'autres crimes venir réduire la liste des suspects potentiels, ces meurtres restant toujours un minimum graphique mais sans développer le moindre aspect sanglant ou véritablement violent, la présence de cette ombre masquée faisant à elle seule son petit effet.

Night of the skull

Jess Franco va donc ici faire preuve d'une retenue rare, pour uniquement se laisser aller à un passage quelque peu sadique lorsque Cecilia, saoule, va venir fouetter Rita dans sa chambre avec un ceinturon en cuir avec même un soupçon d'érotisme trouble, que nous ne retrouverons ailleurs que lors d'une rapide séquence entre les Tobias dans leur chambre d'hôtel. Par contre, le réalisateur arrivera sans mal à installer une ambiance gothique édifiante, notamment lors de l'introduction et le meurtre du lord par cette nuit d'orage qui va magnifier de ses éclairs les décors de ce manoir lugubre, tout en nous livrant un film sérieux, seulement entaché par de timides touches d'humour, avec cet inspecteur oubliant systématiquement son chapeau partout où il va passer.

Night of the skull

Les personnages seront bien travaillés pour laisser planer le doute sur leur éventuelle culpabilité et l'interprétation suivra avec la présence d'habitués des œuvres de Jess Franco, Lina Romay en tête et encore juvénile, mais on retrouvera également Antonio Mayans, Evelyne Scott et le toujours impeccable William Berger, tandis que le réalisateur se donnera comme souvent un petit rôle savoureux. La mise en scène de Jess Franco est assez classique (pas de zooms intempestifs ici et la caméra restera concentrée sur l'action et les personnages sans aller se perdre dans des détails) mais arrivera à créer une ambiance tout en générant du suspense, notamment lors des apparitions du tueur masqué.

Night of the skull

Donc, ce Night of the skull restera une œuvre atypique dans la filmographie de Jess Franco, prouvant ainsi que le réalisateur est capable de nous livrer des configurations "normales" en faisant preuve d'un savoir-faire évident et émérite !

Night of the skull

Le DVD de zone 1 édité par Image Entertainment avancera une image quand même terne et sans éclats, tandis que la bande-son sera convaincante avec une partition musicale idéale, le métrage étant ici proposé dans sa version espagnole avec des sous-tires en anglais. Hélas, aucun bonus ne viendra prolonger la vision du film.

Permalink 947 mots par nicore, 92 vues • Réagir

23.04.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Axe

Bénéficiant d'une solide réputation, presque trop flatteuse, ce Axe (également connu sous les titres de Lisa, Lisa et California axe massacre) va rester assez surprenant dans le déroulement de son intrigue superficielle au premier abord mais qui va s'enrichir lors de sa seconde partie pour devenir sordide, dérangeant et trouble avec cette demoiselle meurtrière sans aucun état d'âme.

Le script va laisser trois truands recherchés par la police trouver refuge dans une ferme uniquement habitée par une jeune fille et son grand-père invalide, et lorsque l'un des fuyards voudra violer la demoiselle, les événements vont dégénérer.

Axe

D'entrée le métrage va mettre en scène ces trois hommes, Lomax, Billy et leur chef Steele, qui vont rejoindre un appartement et s'y cacher en attendant le retour du propriétaire, pour ainsi s'amuser avec des vêtements de femmes, trouant par exemple une nuisette avec un cigare, tout en se moquant. Cela deviendra vite explicable lorsque nous découvrirons que l'habitant des lieux est un homme rentrant avec son ami, pour un relent d'homosexualité jamais exploité puisque ce sera pour une raison confuse et à peine esquissée que Steele va se mettre à rouer de coups cet homme, l'écorchant avec sa chevalière avant de le frapper plus férocement jusqu'à ce que mort s'en suive, tandis que Billy, le plus jeune des trois, ne semblera pas franchement ravi de ces méthodes expéditives.

Axe

Cette entame du métrage, assez plate, sera quand même assez violente dans la représentation de la violence déchaînée contre cet homme (et alors que son ami préférera sauter par la fenêtre qu'être à son tour tabassé), pour ainsi nous laisser tout de suite appréhender le caractère dangereux de ce Steele, ce qui sera confirmé lorsque lui et Lomax vont aller s'amuser dans une supérette, Billy préférant une fois encore rester en dehors des forfaits de ses "amis". En effet, Steele va une fois encore faire preuve d'une violence cette fois-ci complètement gratuite contre la pauvre caissière qui commencera par recevoir des pommes lancées par Steele avant que ce dernier l'oblige sous la menace de son revolver à enlever sa blouse pour ensuite jouer à Guillaume Tell ou encore asperger la malheureuse de Coca-Cola, le tout dans une volonté délibérée de la part du réalisateur de chercher à se montrer sordide et à mettre en avant l'aspect vicieux des deux hommes qui s'entendront comme larrons en foire pour souiller et avilir cette caissière qui aura en plus un physique assez ingrat.

Axe

Nous aurons également eu le temps pendant cette première partie de découvrir la vie morne et triste de Lisa, une demoiselle frêle vivant seule avec son grand-père complètement paralysé passant son temps à regarder un poste de télévision déréglé sans le voir, pour suivre Lisa dans ses tâches quotidiennes telles que ramasser des œufs, nourrir et laver son père, avec pour seule indication de sa maturité le détachement avec lequel elle va tuer une poule et ramener jusque dans la cuisine le corps décapité de la bestiole. Et ce sera sur ces faits que le métrage va décoller véritablement avec l'arrivée de Steele et de ses complices à la ferme, pensant y trouver une planque parfaite, surtout après avoir découvert qui y vit.

Axe

En effet, bien qu'exécutée sans aucune violence, la rencontre entre Lisa et les trois hommes sera chargée en tension, et ce même si le réalisateur va tenter d'installer en plus un petit suspense trop facile lorsque deux policiers viendront questionner Lisa, visiblement à la recherche des trois truands qui vont la pousser sous la menace à cacher leur présence chez elle, mais ce ne sera véritablement qu'après une petite séance de repas sans intérêt et une tentative de Billy de s'excuser auprès de Lisa pour leur intrusion chez elle que le métrage va basculer, lorsque Lomax va nuitamment s'introduire dans la chambre de Lisa pour tenter de la violer. Mais la situation ne va pas se passer comme prévue par notre homme grâce à la présence à portée de main pour Lisa d'un rasoir avec lequel elle va trancher le cou de son violeur avant d'amener son corps dans la baignoire pour le découper et cacher les morceaux dans une malle.

Axe

Cette séquence sera rendue parfaitement déstabilisante par l'insensibilité teintée d'indifférence avec laquelle Lisa va exécuter cette besogne, prenant même ensuite le temps d'éponger le sang ayant maculé le couloir pour ainsi pouvoir cacher ce meurtre aux deux autres truands avant de retourner se coucher. Mais ensuite elle ne va pas tarder à devoir faire usage cette fois-ci de la hache du titre pour se débarrasser de Steele avant qu'un final encore une fois assez facile vienne mettre un terme au métrage en laissant supposer que Lisa va s'en sortir sans préjudice ni accusation.

Axe

Cette seconde partie du film va également chercher à mettre en avant un certain désordre mental chez Lisa, entre ces visions aussi fugaces que malsaines et cette tentative de suicide avortée par l'arrivée d'un Billy voulant s'excuser auprès d'elle, tandis qu'ensuite, de victime Lisa deviendra prédatrice apte à frapper à tout moment et n'importe qui, ce qui sera flagrant et volontairement mis en avant lors d'une escapade en forêt en compagnie de ce Billy décidément bien inoffensif et mal assorti avec ses deux compères, le tout possédant un rendu visuel percutant avec la froideur et le manque d'émotions qui vont caractériser cette Lisa tuant les humains comme s'il s'agissait de poulets.

Axe

Le métrage va donc accumuler les situations sordides et malsaines, entre les activités perverses et un minimum sadiques de Steele et de Lomax, les meurtres de Lisa et ces tentatives de viol successifs dont elle sera une victime revancharde, laissant le métrage flirter vaguement avec le "rape and revenge", surtout que le réalisateur va donner à ces séquence un impact supplémentaire grâce à cette caméra tournoyant autour des protagonistes pour ainsi ajouter à la folie ambiante.

Axe

Mais hélas on pourra quand même regretter l'aspect superficiel de la première partie, qui éludera la justification du passage à tabac mortel pour cet homosexuel, tout comme nous ne saurons jamais pourquoi les trois hommes sont recherchés par la police, laissant de fait un sentiment de gratuité s'installer, sentiment encore renforcé lors de la séquence de la supérette et qui ne disparaîtra vraiment que dans le dernier acte du métrage, bien plus impactant et troublant.

Axe

Les personnages ne seront donc que peu travaillés, à l'exception de Lisa qui elle bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le réalisateur voudra à l'évidence insister sur ses troubles internes sans pour autant nous expliquer pourquoi elle vit seule avec son grand-père loin de tous, mais l'interprétation sera largement efficace, avec une Leslie Lee parfaite pour jouer cette Lisa sans état d'âme, tandis que Jack Canon campera Steele avec aplomb pour réussir à donner du charisme à ce personnage douteux et détestable. La mise en scène du réalisateur Frederick R. Friedel est dynamique et envoûtante lors des temps forts de la seconde partie du métrage, tout en peinant franchement à faire démarrer l'action. Les quelques effets spéciaux sanglants resteront simplistes puisque le hors-champ primera lors des meurtres et des atrocités commises par lisa.

Axe

Donc, ce Axe vaudra surtout pour sa seconde partie dérangeante, glauque et malsaine au possible dans une atmosphère nihiliste, mais hélas cela n'empêchera pas une certaine gratuité de survoler l'ensemble pour ainsi interdire à l'ensemble d'atteindre complètement son but sordide !

Axe

Le DVD de zone 1 édité par Something Weird Video présentera une image quelque peu granuleuse et non exempt de ses petits défauts d'origine, avec une bande-son adaptée et renforçant par moments le suspense, le métrage étant ici uniquement proposé dans sa version originale anglaise sans aucun sous-tires. Au niveau des bonus, on trouvera notamment un second film, The electric chair, mais aussi trois bandes-annonces du film sous ses différents titres, suivie de celles d'autres titres de Harry Novak, deux courts-métrages souriants, une conséquente galerie d'affiches de films d'exploitation et quelques spots radio.

Permalink 1438 mots par nicore, 101 vues • Réagir

22.04.12

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après avoir exposé la malbouffe dans SUPER SIZE ME (nominé aux Oscars 2005), Morgan Spurlock s’attaque à son gagne-pain en révélant tous les vilains petits secrets d’Hollywood ainsi que tous les stratagèmes utilisés pour convaincre les annonceurs de placer leurs produits dans les films ou à la télévision. Ce fou de documentaires controversés utilise son sens inimitable de la comédie pour s’infiltrer dans les salles de conférence de grandes entreprises et les réunions brainstorming d’agences de publicité afin de les pousser à dévoiler la face cachée du monde publicitaire... Succès garanti !

Mon avis :

Après "Super Size Me", un documentaire sur la malbouffe qui avait fait beaucoup parler de lui, Morgan Spurlock ("Where in the World is Osama Ben Laden?", "The Simpsons 20th Anniversary Special – In 3-D! On Ice!") nous revient avec un nouveau documentaire, cette fois sur le placement de produit.

Je suis en général assez contre les éditeurs français qui changent les titres originaux anglais par d'autres titres en anglais, mais il faut avouer que pour cette fois, le titre trouvé par Emylia est plutôt bien choisi et accrocheur. "The Greatest Movie Ever Sold" est ici rebaptisé "Super ca$h me", permettant ainsi de faire tout de suite le rapprochement entre ce nouveau documentaire et "Super size me" le documentaire culte où Morgan Spurlock mangea du McDo pendant un mois, prouvant ainsi les côtés néfastes de ce type d'alimentation pris au quotidien. Toujours sur un ton sarcastique et politiquement incorrect, le bonhomme s'attaque cette fois à la publicité qui envahit constamment les programmes télévisés, le cinéma ou encore la musique. Le placement de produit (vous savez, le petit "p" que l'on voit en bas de nos écrans de télé!!!!) est passé au crible par le réalisateur qui sous prétexte de faire un film sur ce sujet, financé intégralement par la pub, va approcher de nombreuses marques plus ou moins connues.

Il va alors être intéressant de voir les réactions au départ très négatives ou dédaigneuses des plus grandes marques, ne prenant pas au sérieux Morgan Spurlock, malgré la popularité de son premier documentaire. Il va alors se tourner vers des entreprises un peu moins importantes et arrivera à attirer l'attention de certaines. Malgré leurs inquiétudes, il va être assez intéressant de voir à quoi sont prêtes ces marques et leurs exigences... Bien qu'apparaissant sous un meilleure jour que les grandes marques ayant refusé l'offre de Spurlock, ces marques ne seront toutefois pas épargnées par son humour souvent corrosif. Il va également interroger le monde artistique du cinéma et de la musique et il sera d'ailleurs assez amusant de voir les réponses, notamment, de Quentin Tarantino et Brett Ratner, dont les points de vue sont radicalement différents.

Spurlock se rendra aussi à São Paulo où l'affichage publicitaire a été interdit et où les gens ont l'air particulièrement satisfait de cet état de fait. Enfin, il va être amusant de voir au final, Spurlock obligé pour vendre son film, de se plier aux exigences souvent complètement idiotes de ses sponsors, toujours avec beaucoup d'humour et d'ironie...

Malgré le succès de son premier film, ses deux suivants ne trouveront étonnamment pas de distributeurs en France et c'est donc avec plaisir que nous voyons sortir chez nous le quatrième documentaire de Morgan Spurlock. Espérons que de cette sortie donnera des idées aux éditeurs français, afin que l'on puisse découvrir notamment un jour "Where in the World is Osama Bin Laden ?"...

La sortie de "Super ca$h me" est prévue chez Emylia pour le 2 mai 2012 en version combi DVD + Copie digitale et combi Blu-ray + Copie digitale. La version DVD sera présentée au format 1.85, 16/9ème avec des pistes 2.0 Dolby Digital en français et en anglais sous-titré, alors que la version Blu-ray sera au format AVC 1080P/24 [1.85] avec des pistes 2.0 dts-HD Master Audio également dans les deux langues. La copie digitale H.264, toujours illimitée chez l'éditeur sera elle au format 1.85, 16/9ème, en français 2.0 AAC. La bande annonce sera par contre le seul bonus présent...

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Permalink 719 mots par flo001fg Email , 165 vues • Réagir

21.04.12

06:29:16, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The caller

Réalisateur : Matthew Parkhill

Date de sortie au cinéma
 : non prévue (sortie en DVD et en blu ray le 30 mai 2012)

Origine : Royaume-Uni

Durée du film
 : 92 minutes

Avec
 : Rachelle Lefevre (Mary Kee), Lorna Raver (Rose), Stephen Moyer (John Guidi), Ed Quinn (Steven), Luis Guzman (George), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Matthew Parkhill, The caller s'apparente de prime abord à un thriller. Le film suit une jeune femme, Mary Kee, qui sort d'un mariage difficile qui s'est terminé par un divorce, et qui emménage dans un vieil appartement pour commencer un nouveau départ. Son ex-mari, qui n'a manifestement pas perdu espoir de la récupérer, rôde dans le coin, alors qu'il lui est interdit d'être trop proche du domicile de Mary. On sent que la relation entre ces deux personnages peut être à la base d'une sorte de thriller psychologique.

Ceci étant, le réalisateur du film a la bonne idée de multiplier les pistes en donnant également un côté « old school » ou plus précisément « eighties » à son long métrage. En effet, Mary réside dans un appartement où se trouve un vieux téléphone. Elle n'a pas choisi d'enlever ce téléphone et ô surprise elle reçoit le coup de fil d'une inconnue. Il s'agit d'une vieille dame, prénommée Rose, qui lui demande si Bill est là. Mary pense au départ qu'il s'agit d'un faux numéro mais ce n'est pas le cas. Rose donne des détails prouvant qu'elle connaît très bien l'appartement de Mary.

Le film fait penser à When a stranger calls, slasher inoubliable où un homme appelle une baby-sitter pour lui demander si elle a bien pensé à voir les enfants à l'étage. Dans ce film, on comprend à un moment donné que l'appel provient de la maison où la baby-sitter garde les enfants.
Dans The caller, le réalisateur Matthew Parkhill reprend à son compte cet aspect de When a stranger calls avec une personne qui appelle alors qu'elle se situe dans le même lieu. Sauf qu'ici le film prend carrément une tournure fantastique. Cela explique la raison pour laquelle The caller a été sélectionné en 2010 au NIFFF, festival suisse qui met l'accent sur les films fantastiques. La connotation fantastique du film est évidente avec cette vieille dame qui appelle Mary alors qu'elle vit dans l'année 1969.

L'un des intérêts du film est qu'il joue (dans sa première partie) sur plusieurs genres : le thriller, le drame psychologique, le film de fantômes, le film fantastique, etc. Du coup, on ne comprend pas immédiatement quelle tournure va prendre le film.

Quand les choses sont plus claires, elles n'en sont pas moins intéressantes. Car le réalisateur a opté pour un sujet pour le moins original : en conversant avec Rose, Mary lui a redonné de la volonté et l'a ainsi empêché de se suicider. Ce que Mary ne sait pas alors, c'est qu'elle a sauvé une femme qui se trouve être une psychopathe. Mary a agi sur le cours de l'histoire et a révélé une tueuse en puissance qui s'ignorait. Le film va s'évertuer à montrer qu'en changeant le cours de l'histoire, plusieurs éléments peuvent être modifiés. C'est ainsi que Rose – qui se brouille avec Mary – va prendre un malin plaisir à persécuter Mary les gens proches de celle-ci, dans le passé, de telle sorte que Mary est coincée. Cette dernière peut juste essayer d'influencer Rose pour l'amener où elle veut.

On se situe en somme dans un film de serial-killer sans que l'on assiste au moindre meurtre. Pour autant, la tension est bien de mise car chaque appel de la vieille dame nous fait comprendre quelles sont ses intentions.

Le moment le plus marquant du film intervient quand Mary discute avec la vieille dame qui la met en relation avec elle-même (Mary enfant, puisque Rose vit en 1969). Mary sait qu'elle est en danger et qu'elle doit aider son alter ego du passé si elle veut continuer à vivre dans le présent.
Le réalisateur Matthew Parkhill exploite très bien le côté fantastique du film et « l'effet papillon » (un changement dans le passé a des répercutions dans le futur).

On regrettera simplement l'une des scènes de fin où la vieille dame, Rose, vient attaquer Mary dans le présent. Cette scène est non seulement peu crédible, mais en outre elle se démarque de la finesse du reste du film.

Cela dit, ce défaut reste mineur et n'obère pas le plaisir que l'on prend à regarder The caller. D'autant que l'interprétation est de qualité avec notamment Rachelle Lefevre qui interprète avec beaucoup de réalisme et de conviction le rôle-clé de Mary Kee.

Au final, sans avoir l'air d'y toucher et avec des moyens budgétaires que l'on devine peu importants, The caller se révèle une excellente découverte.

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20.04.12

06:23:47, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : 38 témoins

Réalisateur : Lucas Belvaux

Date de sortie au cinéma : 14 mars 2012

Origine : France

Durée du film : 1h44

Avec
 : Yvan Attal(Pierre Morvand), Sophie Quinton (Louise Morvand), Nicole Garcia (Sylvie Loriot), François Feroleto (le capitaine Léonard), Natacha Régnier (Anne), Patrick Descamps (Petrini), Didier Sandre (le procureur Lacourt), etc.

Par Nicofeel

Le synopsis du film 38 témoins peut faire penser de prime abord à un thriller. En effet, dans les premières images, on voit un corps inerte qui gît dans le hall d'un immeuble. On apprend rapidement qu'il s'agit du corps d'une femme assassinée. L'enquête de la police est pour le moins difficile puisque les 37 premiers témoins potentiels – à savoir les voisins de l'immeuble d'en face – n'ont rien vu ou entendu lorsque le meurtre a eu lieu.
38 témoins prend les contours d'un polar. Pour autant, cela n'est pas le sujet principal du film. Le réalisateur Lucas Belvaux en profite pour traiter un de ses thèmes de prédilection : le social avec la description de vies brisées.
Comme dans son film précédent, Rapt, Lucas Belvaux a choisi Yvan Attal pour interpréter le rôle principal du film. Ici, le jeu de l'acteur est particulièrement sobre. Yvan Attal est Pierre Morvand, un monsieur-tout-le-monde qui travaille dans le port du Havre et vit avec une jeune femme qui voyage beaucoup. A de nombreuses reprises, Lucas Belvaux insiste sur le visage de Pierre Morvand, comme pour montrer que celui-ci est déjà coupable. C'est d'ailleurs un sentiment de culpabilité grandissant tant vis-à-vis de sa compagne que de la société de manière générale qui amène Pierre Morvand à être ce fameux trente-huitième témoin qui va déclarer avoir vu et entendu quelque chose lorsque le meurtre a eu lieu.

Les similitudes entre les deux derniers films de Lucas Belvaux existent bel et bien : dans les deux cas, ces hommes ont vécu un moment particulièrement difficile mais ce n'est rien à côté des ennuis qui ont lieu après le drame vécu. A chaque fois, le retour à la vie normale n'est pas possible.
Dans 38 témoins, la vie de Pierre Morvand devient encore plus insupportable lorsque ses voisins comprennent que c'est lui qui a parlé à la police et qui les a mis dans une situation difficile. Il devient un paria pour ces voisins et même sa compagne qui déclarait au début du film qu'elle lui pardonnerait tout (« je t'aimerai toujours ») finit par le quitter quand elle comprend la façon dont il s'est comporter le jour du drame.
A cet égard, la reconstitution du drame dans le film est sans nul doute une des scènes les plus éprouvantes qui constitue des preuves accablantes contre ceux qui s'étaient jusque-là réfugiés dans le mensonge.
N'ayons pas peur des mots, 38 témoins est un film qui met particulièrement à mal la condition humaine. Il ne fait que révéler les pires travers de l'être humain : la lâcheté et le mensonge sont des attitudes que l'on observe avec un certain dégoût.
Pour autant, la question à se poser est de savoir ce que l'on ferait si se trouvait dans la même situation que ces gens. Jouerait-on les héros ou resterait-on chez soi, par peur ?
Le personnage du procureur (interprété avec beaucoup de justesse par l'acteur Didier Sandre) est symptomatique de l'état de notre société. Il dit à la journaliste de laisser tomber car au final elle découvrira quelque chose qui est totalement attendu : le fait que les gens sont « lâches et indifférents ».
Dans ce film, sur un rythme assez lent qui peut déconcerter certains spectateurs, le cinéaste Lucas Belvaux porte un regard très sombre sur la condition humaine et signale dans le cas d'espèce que la non-assistance à personne en danger peut avoir des conséquences irréparables.
Le personnage de Pierre Morvand, brillamment joué par Yvan Attal, est révélateur à lui tout seul des maux qui touchent ces personnes rongées par la culpabilité. Il préfère être lynché par les médias (le titre « La honte » du journal qui évoque cette affaire ne fait pas dans la demi-mesure) et donc jugé par la société plutôt que de continuer à vivre dans le silence et le mensonge comme une âme en peine. En tout état de cause, il est entre deux eaux et comme il le dit lui-même, il n'existe plus.
38 témoins est un film qui n'est pas du tout aimable. C'est en outre un film qui n'est pas franchement facile d'accès. Cependant, c'est un film très profond et qui peut s'enorgueillir d'une distribution de qualité. Rien que pour cela, c'est sans conteste un film à voir.

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19.04.12

06:19:52, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Hellraiser : révélations

Réalisateur
 : Victor Garcia

Date de sortie du film au cinéma : inconnue

Durée du film 
: 75 minutes

Avec : Stephan Smith Collins (Pinhead), Nick Eversman (Steven Craven), Jay Gillespie (Nico Bradley), Tracey Fairaway (Emma Craven), etc.

Par Nicofeel

Si certaines sagas horrifiques semblent quasi infinies, à l'instar des nombreux opus des Vendredi 13, et Halloween, celle d'Hellraiser n'est pas mal placée.
Auteur de Mirrors 2, le cinéaste Victor Garcia réalise ainsi le neuvième épisode de la saga Hellraiser ! Seulement, depuis le premier film signé Clive Barker, la qualité de cette franchise a clairement baissé, pour ne pas dire qu'elle s'est effondrée. A tel point que les premiers films, qui bénéficiaient d'une sortie en salles, sont désormais limités à une sortie en direct-to-video.
Ce neuvième chapitre, intitulé Hellraiser : révélations nous permet rapidement de comprendre que le film ne risque pas de relever fondamentalement le niveau de la saga. On voit au début deux jeunes qui s'amusent à se filmer et ne pensent qu'à « baiser » en se rendant au Mexique. On fait bien dans la finesse avec notamment ce propos qui mérite d'être signalé : « on saute la première fille qui les écarte. »
Évidemment, l'un des jeunes, Nico, va avoir la bien mauvaise idée d'utiliser la fameuse boîte qui, si elle est ouverte, conduit celui qu'il l'a ouvert dans un monde de souffrance, où résident des monstres, les cénobites.
L'action du film est censée se dérouler en partie au Mexique et l'autre dans une sorte de huis-clos avec la famille des deux jeunes, qui est réunie dans une maison.
On ne délivrera pas la médaille d'or de l'originalité au scénariste du film car celui-ci repompe allègrement certains des éléments fondamentaux d'Hellraiser, premier du nom. Du coup, ce qui pourrait apparaître comme un « twist » est finalement attendu pour ceux qui connaissent le premier film de la saga, qui est au demeurant l'opus le plus connu.
Non seulement le repompage est évident avec ce personnage qui a besoin de se régénérer, mais en outre on constate que le réalisateur Victor Garcia n'arrive pas à faire ressentir l'ambiance malsaine d'Hellraiser, faite de ce mélange détonnant entre sexe et violence.
Ici, les rares scènes de sexe donnent surtout l'impression de vouloir répondre à un cahier des charges qu'à une véritable réflexion sur la violence et le sexe.
Par ailleurs, certaines scènes sont complètement illogiques : ainsi, lorsqu'une jeune femme est tuée (accidentellement?), on se demande ce qui pousse les deux jeunes à rester bien sagement dans un bar et à siroter de l'alcool. De plus, le coup du père de famille qui se met à tirer sur un étranger est un peu stupide. Et ce d'autant plus que l'étranger réussit à se relever et à le scalper ! On a l'impression que l'on se situe dans le grand n'importe quoi.
Pour ne rien arrangé, les acteurs, tous inconnus, ne sont pas franchement transcendants. A cet égard, on regrettera que le rôle du cultissime Pinhead ne soit plus tenu par Doug Bradley mais par le peu charismatique Stephan Smith Collins.
Cela étant dit, tout n'est pas à jeter dans Hellraiser : révélations. Le dernier quart-d'heure offre son lot de scènes gore. Certes, cela n'est pas très fin et très logique mais au moins cela peut apporter une certaine satisfaction pour les amateurs de films d'horreur. De plus, le film ne fait pas dans le happy end.
En synthèse, Hellraiser : révélations n'est pas un franc succès. C'est un film d'horreur pas très bien filmé qui prend un peu trop comme référent Hellraiser premier du nom. A priori, seuls les fans de la saga d'Hellraiser peuvent y trouver un centre d'intérêt. Les autres sont invité à passer leur chemin, à moins qu'ils ne disposent pas de film d'horreur digne de ce nom à regarder.

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18.04.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Eugénie… the story of her journey into perversion

Adaptation des écrits du Marquis de Sade et plus particulièrement de "La philosophie du boudoir", ce Eugenie… the story of her journey into perversion (à ne pas confondre avec l'autre "Eugénie" également réalisé par Jess Franco) va permettre au réalisateur espagnol de nous livrer une œuvre soignée, sensuelle mais jamais vulgaire qui en outre va bénéficier de la présence d'un casting remarquable pour s'appliquer à respecter un esprit sadien qui va envelopper l'ensemble du métrage.

Le script va laisser une jeune fille pure tomber entre les mains d'adeptes du Marquis de Sade qui vont s'amuser à la pervertir en profondeur.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Dans son introduction, le métrage va avancer une femme, Madame de St Ange, en pleine lecture, ce qui nous vaudra une visualisation d'une cérémonie païenne prônant le vice et la recherche du plaisir que raison de vivre avec les discours du maître de cérémonie, Dolmance, pour une première séquence assez graphique qui osera même devenir vaguement saignante lors de ce sacrifice humain, mais surtout envoûtante et troublante, avec en plus cette mise en scène efficace du réalisateur qui utilisera déjà ce filtre rougeâtre du plus bel effet.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Ensuite l'intrigue va nous présenter Eugénie, une demoiselle victime de sa mère inquisitrice qui voudra absolument savoir à qui Eugénie téléphonait lorsque celle-ci aura appelé Madame de St Ange, qu'elle aura rencontré peu de temps auparavant lors d'une réception, pour alors laisser le père d'Eugénie être lui aussi victime des questions de sa femme lorsqu'il quittera la demeure familiale pour se rendre à un important rendez-vous. Rendez-vous important certes, puisqu'il s'agira de retrouver dans une maison de passe Madame de St Ange pour un ébat sexuel qui sera certes présenté sans fard mais sans pour autant devenir salace, laissant ainsi Madame de St Ange exprimer ce qu'elle présentera comme un caprice, à savoir faire accepter au père d'Eugénie que sa fille vienne passer un week-end sur son île comme elle l'avait promis à Eugénie. Bien entendu et emporté dans le feu de la passion le père de la jeune fille acceptera.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Eugénie pourra donc se rendre chez Madame de St Ange en bateau tandis que nous découvrirons alors le demi-frère de la propriétaire des lieux, Mirvel, un homme visiblement plus qu'intéressé par Eugénie et qui aura demander à sa sœur de s'arranger pour la faire venir sur l'île, laissant Jess Franco commencer à nous dévoiler les rouages d'un plan parfaitement huilé destiné à satisfaire les envies de ce Mirvel qui ne se cachera pas pour tout de suite déclarer à Eugénie tout l'intérêt qu'il lui porte. Mais la jeune fille n'en fera pas cas et au contraire semblera bien s'amuser de ce début de week-end en compagnie d'une Madame de St Ange prévenante.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Les choses "sérieuses" ne vont alors pas tarder à commencer progressivement pour une Eugénie qui va d'abord feuilleter un livre du Marquis de Sade pour se faire surprendre par Mirvel avant que Madame de St Ange lui propose d'aller prendre un bain au cours duquel elle va lascivement savonner Eugénie avant de commencer à l'initier aux plaisirs saphiques pour une séquence majestueusement sensuelle et qui jouera sur la plastique affolante des deux actrices en présence, le tout sous les regards envieux d'un Mirvel embusqué.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Mais cela ne constituera qu'une entrée en matière pour Eugénie qui plus tard sera droguée au cours d'un repas pour ensuite pouvoir laisser Madame de st Ange et Mirvel se livrer à un ébat à trois avec elle endormie, pour une nouvelle scène plastiquement maîtrisée et percutante, ce que Madame de st Ange fera plus tard passer pour un rêve qu'Eugénie aura trouvé terrifiant mais également merveilleux tandis qu'elle sera une seconde fois endormie (cette fois-ci par des cigarettes turques), laissant Mirvel et Madame de St Ange la caresser mais avec cette fois-ci l'arrivée des amis sadien appartenant à la même secte qu'eux , ce qui va faire alors dériver la séquence vers la violence avec coups de fouets et de fléaux d'armes qui martyriseront la pauvre Eugénie. La suite de l'intrigue va laisser le meurtre venir se mêler aux plaisirs teintés de douleurs pour achever de transformer Eugénie qui aura perdu toute sa pureté dans l'affaire et devra même subir un dernier acte certes n'allant jamais bien loin dans la violence graphique mais qui sera sévère psychologiquement avec la demoiselle, surtout qu'un twist final peaufiné par Dolmance viendra clore le métrage sur une note terriblement sadique et machiavélique qui aurait été largement appréciée par le Marquis.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Jess Franco se sera idéalement appliqué pour donner au métrage un aspect esthétique jamais démenti qui trouvera son apothéose lors de ces séquences quasiment oniriques auréolées de ce filtre rouge édifiant et qui parviendront à bluffer le spectateur avec en plus ces flous volontaires insistant sur l'état second de lequel se trouvera Eugénie, mais le réalisateur se sera également appuyé sur ses actrices pour magnifier certaines séquences tandis que d'autres se montreront cruelles et même parfois sadiques avec une volonté d'exprimer cette violence dont sera victime Eugénie.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Et justement l'interprétation sera vraiment performante, avec déjà la renversante Marie Liljedahl qui symbolisera une pureté bien vite ébréchée tout en nous gratifiant de scènes de nudité affolantes, tandis que Maria Rohm ne sera pas non plus avare de ses charmes, laissant à Jack Taylor le rôle de Mirvel tout à son aisance et que nous retrouverons brièvement un autre habitué des œuvres de Jess Franco, Paul Muller. Mais le petit "plus" sera apporté par la présence de Christopher Lee jouant un Dolmance charismatique et inquiétant, rôle que l'acteur à accepté par obligation envers son producteur tout en s'étant dit par la suite outré d'avoir participé à un film dont il n'avait soi-disant pas saisi la teneur érotique.

Eugénie… the story of her journey into perversion

Donc, ce Eugénie… the story of her journey into perversion sera une œuvre de premier choix dans la filmographie de Jess Franco, ce dernier ayant été véritablement inspiré pour raconter cette histoire sadienne esthétique, sensuelle et au final troublant et douloureux !

Eugénie… the story of her journey into perversion

Le DVD de Zone 0 américain édité par Blue Underground avancera une image juste quelque peu granuleuse, tandis que la bande-son sera appréciable avec une partition musicale doucereuse adaptée, le métrage étant ici disponible dans une version anglaise mais surtout dans sa version française. Au niveau des bonus, on pourra suivre des passionnantes interviews de Jess franco, du producteur Harry Alan Towers, de l'actrice Marie Liljedahl et de Christopher Lee, la bande-annonce d'époque, une imposante galerie d'affiches et de photos du film ainsi de la biographie de Jess Franco.

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17.04.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Paperhouse

Réalisateur : Bernard Rose

Origine
 : Royaume-Uni

Durée du film : 92 minutes

Avec
 : Charlotte Burke (Anna Madden), Elliott Spiers (Marc), Glenne Headly (Kate Madden), Ben Cross (monsieur Madden), etc.

Par Nicofeel

Avant de mettre en scène le film Candyman (1992) qui constitue son film le plus célèbre et probablement son chef d'oeuvre, Bernard Rose s'était déjà attaqué à une oeuvre fantastique pour le moins singulière.
C'est précisément Paperhouse qui lui a d'ailleurs permis de se faire connaître. Le synopsis du film est assez original : une fille de onze ans, Anna, a quelques difficultés dans ses relations à l'école. Elle choisit alors de s'évader de son quotdien en simulant un évanouissement. Elle s'évade de son quotidien en se mettant à rêver.
Ses rêves sont plus que particuliers dans la mesure où elle évolue dans un environnement qu'elle a dessiné sur un papier dans la réalité. Elle aborde ainsi en rêve la maison (le film ne s'appelle pas Paperhouse sans raisons) et le petit garçon malade, Marc, qu'elle a créé de toutes pièces.
Ce film alterne constamment scènes rêvées et scènes du quotidien durant lesquelles Anna est le plus souvent avec sa maman. Pas besoin de bénéficier d'un gros budget pour créer une ambiance étrange et donner une tonalité fantastique à un film. Le réalisateur Bernard Rose a la solution. Ici, ce sont simplement la façon dont sont montées les scènes et les différences au niveau de la photographie qui permettent de savoir si l'on est dans le rêve ou au contraire dans la réalité.
Là où le film devient franchement enthousiasmant, c'est lorsque l'on comprend que certains choix d'Anna concernant son dessin ont non seulement des répercussions dans son rêve mais aussi dans son quotidien. L'exemple le plus frappant est celui du petit garçon malade qui existe vraiment dans la réalité et dont l'évolution de la santé dépend de ce que va faire Anna.
Paperhouse peut être vu comme une sorte de conte pour adultes. On tremble pour notre petite héroïne et pour Marc lorsque ceux-ci sont attaqués par le père d'Anna venu se venger par le fait qu'Anna l'a rendu avenugle dans son rêve.
On notera que l'environnement rêvé a des couleurs de plus en plus sombres et le jour n'est plus représenté. Tout cela laisse craindre le pire, surtout que les blessures d'Anna dans son rêve se matérialisent dans la réalité. Cela dit, Bernard Rose est plus optimiste dans son film que dans Candyman. Car si tout le monde ne sort pas indemne de Paperhouse, le réalisateur montre tout de même à la fin du film une famille recomposée, ce qui n'était pas le cas au début du film.
Paperhouse peut aussi être vu comme un film métaphorique représentant le passage obligé d'une jeune fille qui doit passer du monde de l'enfance (Anna s'endort avec son nounours ; elle ne s'intéresse absolument pas aux garçons) à celui de l'adolescence. Ce n'est pas un hasard si l'on voit dans les dernières scènes du film un moment privilégié et apaisé où Anna embrasse Marc.
Paperhouse marque également l'acceptation d'Anna de vivre au milieu d'adultes, ce qu'elle n'appréciait guère jusque-là.
Les acteurs du film, que ce soient les enfants ou les adultes, sont tous très bons dans leurs rôles respectifs, et véhiculent avec brio le côté émotionnel nécessaire au film.
La musique renforce quant à elle tantôt l'aspect mélancolique tantôt la tension du film.
La mise en scène de Bernard Rose est quant à elle parfaite, étant d'une grande fluidité et contribue au passage « naturel » entre les scènes rêvées et les scènes du quotidien. A cet effet, les raccords entre les scènes sont toujours très bien vues.
Au final, Paperhouse constitue un film réussi sur le monde de l'enfance. C'est un long métrage étonnant et éminemment personnel qui prouve déjà tout le savoir-faire d'un Bernard Rose qui excelle dans le registre fantastique. Le cinéaste devrait d'ailleurs se cantonner à ce genre qui lui sied à merveille.

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16.04.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une petite fille effrayée par une villa trop silencieuse. Une adolescente attirée par de mystérieuses présences rôdant dans son village. Une femme qui revient défier ses fantômes sur les lieux de son enfance. Les trois âges clés de la vie tourmentée d’Ana. Un voyage charnel entre réalité et fantasmes oppressants où plaisir et douleur s’entrecroisent...

Mon avis :

Pour leur premier long-métrage, Hélène Cattet et Bruno Forzani continuent sur leur lancée entamée via différents courts-métrages, en nous offrant un étrange mélange de film expérimental et de giallo.
"Amer" n'est pas un film facile d'accès et il est préférable de bien connaître les codes de ce genre bien particulier, né en Italie dans les années 60, pour appréhender correctement le film.

L'histoire se décompose en trois parties, montrant les peurs, les désirs intimes et la découverte du corps d'Ana à trois périodes de sa vie. Dès la première partie, qui se déroule durant son enfance, les metteurs en scène utilisent de nombreux éléments tirés de l'univers des gialli, alors que le sujet n'est a priori pas un thème giallesque. Ils utiliseront d'ailleurs tout au long du film des musiques tirées de divers gialli, avec des bandes-son signées entre autres par Ennio Morricone, Bruno Nicolai et Stelvio Cipriani. Des musiques absolument splendides jouant un rôle essentiel dans le film. Il utiliseront également divers autres éléments utilisés dans ce style de films comme les armes blanches, les gants noirs, un tueur masqué ou encore le voyeurisme, le tout tinté d'érotisme avec des cadrages et un découpage comme on peut en trouver dans divers films du genre. Au niveau de la thématique, seule la dernière partie, celle se passant à l’âge adulte, se rapprochera vraiment des thèmes courants que l'on peut voir dans ces thrillers italiens. Ce qui fait que le film risque fort de déstabiliser certains amateurs, alors que d'autres, comme moi-même, seront à coup sûr complètement fascinés.

Sans être un vrai giallo, "Amer" lui rend un vibrant hommage. C'est une œuvre sensuelle et fascinante, un film à part qui mérite d'être découvert. Alors comme dirait François Cognard (producteur notamment du film), enter into the Néo Bis!

Pour ma part, il me tarde de voir "L'étrange couleur des larmes de ton corps", leur prochain film dont le titre est absolument splendide et plein de promesses et qui devrait compter au sein de son casting, le légendaire Ivan Rassimov qui avait joué notamment dans "L’étrange vice de madame Wardh", "L’alliance invisible" ou encore "Spasmo"...

En attendant, si vous êtes un aficionado du giallo ou que vous êtes simplement curieux, différentes éditions s’offrent à vous pour découvrir cet OFNI. Pour l’avoir testé, je peux vous conseiller le Blu-ray anglais d'Anchor Bay, qui offre de très belles performances techniques en plus de nous permettre de découvrir quatre des cinq courts-métrages signés par Hélène Cattet et Bruno Forzani, contrairement au DVD français sorti chez Wild side video, qui n'en contient malheureusement que un. De plus, cette édition est accompagnée d’une jaquette réversible (le deuxième jaquette qui se trouve au verso est celle du gagnant d’un concours) et contient en plus un petit poster reprenant la splendide affiche du film.

Un Blu-ray allemand est également sorti sous forme d'un mediabook contenant un livret de 16 pages et également les quatre même courts-métrages. Le Blu-ray américain contient quant à lui les cinq courts-métrages et serait de plus non zoné d'après certaines sources, mais n'ayant pas encore pu vérifier, je ne peux vous le conseiller pour le moment... Il existe enfin diverses éditions DVD aux États-Unis, en Allemagne, en Hollande etc... dont certaines se démarquent des autres par leur packaging ou des bonus intéressants comme le très joli DVD digipack slim de l’édition belge qui contient le court métrage "Chambre jaune" et surtout "Santos palace", court absent du Blu-ray anglais ou allemand, constituant ainsi un complément intéressant pour les possesseurs d’un de ces deux Blu-ray. Le DVD suédois de Njutafilms contient quant à lui en bonus une comparaison d’une scène avec la version du story-board en plus de la bande annonce, alors que le DVD espagnol offre en complément le court métrage "Dos manos zurdas y un racimo de ojos manchados de gris" de Antonio Trashorras, scénariste entre autres de "L'échine du diable"...

Si toutefois, l'édition française éditée par Wild side video vous suffit, voici des liens utiles pour vous permettre de vous la procurer : cliquer ici

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15.04.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Coplan se rend à Istanbul pour aider une ancienne maîtresse, mais elle est assassinée. Poussé par un désir de vengeance, il affronte le redoutable Saroghu, qui tente de l'anéantir au cours d'une chasse à l'homme...

Mon avis :

Après avoir été assistant réalisateur sur des films comme "Le Colosse de Rhodes" de Sergio Leone, "Paris brûle-t-il ?" de René Clément ou encore "Coplan ouvre le feu à Mexico" de Riccardo Freda, Yves Boisset ("Dupont Lajoie", "Le Prix du danger", "Canicule") se voit confier son premier long-métrage en tant que réalisateur avec "Coplan sauve sa peau", nouvelle adaptation de la série de romans d'espionnage créée par Paul Kenny. Cet épisode s'inspire de "Coplan paie le cercueil" et s'il ne signe pas un chef d'oeuvre, Boisset nous offre tout de même une sympathique série B où son talent de metteur en scène saute tout de suite aux yeux.

Le scénario de "Coplan sauve sa peau" est des plus simple et le personnage de Francis Coplan ne rivalisera à aucun moment avec James Bond ou OSS 117, d'autant plus que Claudio Brook ("L'Ange exterminateur", "La Grande vadrouille", "Permis de tuer", "Cronos") qui l'incarne ici, ne casse pas des briques dans ce rôle. Le film suscitera d'ailleurs plus d'intérêt par ses seconds rôles interprétés notamment par Bernard Blier ("Hôtel du Nord", "Les Tontons flingueurs", "Buffet froid"), Klaus Kinski ("Aguirre, la colère de Dieu", "Le Grand Silence", "Nosferatu, fantôme de la nuit") ou encore Jean Topart ("Rocambole"), que par son acteur principal. Mais ce sont surtout les jolies actrices du film qui capteront notre attention comme Margaret Lee ("Liz et Helen", "La clinique sanglante") et Nanna Michael ("Galia", "Portrait-robot"), qui marquera les esprits dans cette scène où elle chevauche un cheval, vêtue de cuir noir avec un faucon au bras et où elle se met ensuite en maillot de bain pour aller affronter sa proie (le héros!) lors d'une longue chasse à l'homme probablement influencée par "Les Chasses du comte Zaroff"... D'ailleurs ce ne sera pas la seule référence à ce classique, puisque Hugo Gensbach, le méchant du film interprété par Hans Meyer ("La Grande Vadrouille", "Les Aventuriers", "Le Pacte des loups") habitera aussi une forteresse. Le film est par contre parfois assez laborieux, mais cette scène de chasse assez longue, sera plutôt inattendue pour un long-métrage sensé être d’espionnage, de même que la violence de certaines scènes ou encore cette fin virant limite au fantastique...

"Coplan sauve sa peau" reste un film mineur dans la filmographie de Yves Boisset, mais c'est tout de même une petite série B d’aventure, pas désagréable à regarder, malgré quelques longueurs, grâce notamment au talent de son metteur en scène et à la plastique de ses actrices...

Si vous désirez voir ce film en DVD, sachez qu'il est sorti en Allemagne sous le titre "Der Teufelsgarten" avec la piste française sans sous-titres allemands dessus. Cette édition, malgré une image présentant pas mal de défauts, reste très convenable. Le film est présenté au format 1.66:1, 16/9ème avec des pistes 2.0 en français donc et en allemand et deux galeries photos en bonus.

Il est à noter également pour les collectionneurs que le film a fait l'objet d'une édition limitée à 99 exemplaires en Hardbox chez X-Rated Kult DVD, avec les mêmes caractéristiques.

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14.04.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Par Zardi

Il y a une semaine se terminait le top des 20 meilleurs westerns dont le résultat a été publié et commenté sur ce blog. Voici les 20 métrages primés :

1. Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone
2. Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone
3. Rio Bravo d'Howard Hawks
4. Danse avec les loups de Kevin Costner
5. Impitoyable de Clint Eastwood
6. Les sept mercenaires de John Sturges
7. L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford
8. Le dernier des Mohicans de Michael Mann
9. Il était une fois la révolution de Sergio Leone
10. La horde sauvage de Sam Peckinpah
11. Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann
12. Mon nom est personne de Sergio Leone et Tonino Valerii
13. La prisonnière du désert de John Ford
14. La chevauchée fantastique de John Ford
15. Et pour quelques dollars de plus de Sergio Leone
16. La poursuite infernale de John Ford
17. L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood
18. Open range de Kevin Costner
19. Pale rider de Clint Eastwood
20. La conquête de l'Ouest de John Ford

Chacune des photos suivantes correspond à un film de la liste ci-dessus. A vous de les reconnaître. Toutefois un intrus s'est glissé dans la série d'images, il correspond à un métrage connu que vous n'aurez pas de mal à identifier.
Bon jeu.
Les solutions sont à la fin de l'article après les photos.

Photo 1
Photo 2

Photo 3

Photo 4

Photo 5

Photo 6

Photo 7

Photo 8
Photo 9
Photo 10
Photo 11

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Photo 19
Photo 20
Photo 21

Solutions
Photo 1 : Les sept mercenaires
Photo 2 : La poursuite infernale
Photo 3 : Le dernier des mohicans
Photo 4 : Pale rider
Photo 5 : Et pour quelques dollars de plus
Photo 6 : Mon nom est personne
Photo 7 : Il était une fois dans l'ouest
Photo 8 : La conquête de l'ouest
Photo 9 : La horde sauvage
Photo 10 : Le train sifflera 3 fois
Photo 11 : Il était une fois la révolution
Photo 12 : La prisonnière du désert
Photo 13 : Little big man
Photo 14 : Rio Bravo
Photo 15 : L'homme des hautes plaines
Photo 16 : Impitoyable
Photo 17 : Le bon, la brute et le truand
Photo 18 : Open range
Photo 19 : L'homme qui tua Liberty Valance
Photo 20 : Danse avec les loups
Photo 21 : La chevauchée fantastique

N'hésitez pas à faire des commentaires.

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13.04.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Girls in chains

Malgré son intrigue puisant aisément ses inspirations dans Psychose pour son twist éventé ou encore lorgnant du côté de Massacre à la tronçonneuse pour sa famille de dégénérés, ce Girls in chains (au titre original de Schoolgirls in chains, impensable aujourd'hui car pouvant prêter à confusion !) va réussir à développer suffisamment de situations sordides (mais pour autant souvent plutôt souriantes dans leur contexte) pour devenir assurément jouissif et décadent mais en restant au final assez sage côté érotisme et encore plus au niveau d'un aspect sanglant définitivement absent.

Le script va suivre les méfaits de deux frères (dont un attardé mental) qui kidnappent des jeunes filles et les enferment dans une cave afin de pouvoir "jouer" avec elles.

Girls in chains

Après un générique promenant la caméra sur une collection de poupées, le métrage va rapidement introduire ses deux personnages principaux, Frank et son frère John pour une très courte séance de coupe de cheveux avant de véritablement lancer l'action puisque les deux frères vont prendre leur voiture pour aller faire un tour (en achevant de présenter John comme un attardé mental) et comme par hasard tomber sur une demoiselle en panne. John Caché à l'arrière, Frank pourra courtoisement aller proposer de l'aide à cette jeune femme, Sue, afin de l'emmener chez un garagiste. Mais bien entendu au lieu de cela, Frank va quitter la route principale sous les regards d'une Sue commençant à comprendre que quelque chose ne tourne pas rond et voudra descendre, surtout lorsque John sortira de sa cachette. Un arrêt forcé à un passage à niveau donnera une opportunité à Sue de quitter les deux hommes mais elle sera poursuivie et rattrapée par John lors d'une séquence assez remarquablement mise en scène.

Girls in chains

Arrivés chez eux, les deux frères vont faire descendre Sue dans une cave où elle fera la connaissance de deux autres demoiselles enlevées, Ginger et Stevie, cette dernière restant alitée avec une pneumonie. John ne tardera pas à aller chercher son nouveau jouet dans la cave et emmènera donc Sue dans les bois pour jouer à cache-cache, Sue ayant trouvé ce prétexte pour s'enfuir. Mais après une course folle rythmée par une partition musicale étrange, ce sera Frank qui mettra fin à la fuite de Sue en lui tirant alors qu'elle s'approchait de la civilisation, pour une seconde séquence orchestrée de manière impactante.

Girls in chains

Cette entame du métrage aura permis au réalisateur de bien poser la situation de ces deux frères vivant sous la coupe d'une mère autoritaire à qui ils obéiront plus ou moins (John se cachant par exemple pour aller jouer avec Sue), pour ensuite laisser des événements sordides s'exposer avec notamment les jeux de ce John attardé qui s'amusera à aller espionner une étudiante lors de ses rendez-vous galants avec son professeur de psychologie (nous gratifiant au passage d'une petite scène sensuelle guère graphique) et surtout ira jouer au docteur dans la cave avec Ginger pour laisser cette fois-ci un aspect quelque peu malsain et salace s'installer surtout que John aura tendance à aller chercher le pouls sur les seins de Ginger quand il se lui fera pas une piqûre sur les fesses, mais là aussi le métrage n'ira jamais bien loin.

Girls in chains

Par contre Frank sera lui tout à fait adulte lorsqu'il tentera de violer la pauvre Ginger, sans grand succès puisqu'il aura bien des tourments internes causés par l'activité incestueuse qu'il a connu avec sa mère comme il le racontera à Ginger lors d'un excellent flash-back bien déviant contant la rencontre de la seule petite amie qu'il a connu avec sa mère, ce qui mettra parfaitement en avant l'origine des troubles de Frank partagé entre son attirance pour les jeunes femmes et les recommandations de sa mère pour qui toutes les filles étaient mauvaises.

Girls in chains

Plus tard leur mère autorisera John à aller avec Frank kidnapper Bonnie, cette étudiante qui faisait tant rêver John et qu'il suivait régulièrement, afin d'en faire un nouvel et dernier jouet, mais évidemment, les choses vont mal tourner, le petit ami de Bonnie ne tardera pas à retrouver la trace de Frank et Bonnie va réussir à s'échapper pour n'être reprise que par John avec qui elle va se mettre à jouer à des jeux "innocents" mais qui autoriseront le réalisateur à nous offrir de splendides plans orientés sur la semi nudité de Bonnie. Hélas, le final ne se montrera pas vraiment à la hauteur, an bâclant ce twist complètement éventé et en laissant une issue sommaire s'imposer sans aucune violence mais avec quand même un aspect poignant et tragique pour ce pauvre John qui n'aura pas dans sa petite tête compris qu'il faisait le mal.

Girls in chains

Le métrage va largement mettre en valeur cet attardé mental au visage bien volontaire pour se permettre plusieurs séquences érotiques et déviantes au sein d'une intrigue qui parviendra à se montrer généreuse en rebondissements et ne laisser aucun temps venir ralentir un rythme constant, ce qui viendra complètement palier le manque d'originalité global avec notamment cette resucée de Pyschose pour espérer surprendre avec ce twist anticipable dès le début du film, mais pour autant, une certaine volonté sordide s'installera sporadiquement avec ces jeunes filles kidnappées et parquées dans une cave misérable et alors qu'une cette Ginger sera victime en partie du syndrome de Stockholm au point de prendre en pitié Frank et de ne pas réussir à s'évader lorsqu'elle en aura l'occasion. Les deux personnages centraux seront assez bien travaillés pour mettre en avant leurs déficiences, arrivant même in extremis à rendre John pitoyable et même curieusement attachant dans la dernière séquence, tandis que les demoiselles qui serviront de victimes seront par contre assez lisses, sauf cette Ginger qui en plus n'hésitera pas à se sacrifier pour que John laisse tranquille sa compagne d'infortune malade.

Girls in chains

L'interprétation est assez savoureuse, avec notamment un John Parker excellent pour camper ce John attardé, tandis que Gary Kent en imposera un minimum dans le rôle de Frank, laissant la toute mignonne Suzanne Lund (dont ce sera hélas la seule apparition cinématographique) jouer Ginger et la non moins charmante Cheryl Waters s'exposer devant la caméra sous les traits de Bonnie. La mise en scène du réalisateur Donald M. Jones (plus connu pour son "slasher" intitulé "The forest") est inventive, parfois même surprenante et brillante pour agencer des plans sortant de l'ordinaire.

Girls in chains

Donc, ce Girls in chains sera vraiment agréable à suivre pour ses petites déviances sordides mais généralement souriantes et qui viendront compenser la teneur d'une intrigue guère innovante sur le fond !

Girls in chains

Le DVD de zone 1 édité par Exploitation Digital avancera une image quand même quelque peu meurtrie par les années pour une bande-son appréciable avec une partition musicale plaisante, le métrage étant ici proposé uniquement dans sa version anglaise, sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus, on pourra suivre une passionnante interview du réalisateur et de son acteur Gary Kent, une assez conséquente galerie de photos, la bande-annonce d'époque suivie par celles d'autres titres de l'éditeur.

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12.04.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Baba Yaga

Inspiré d'une bande dessinée à tendance S&M, ce Baba Yaga va se montrer un brin psychédélique pour nous conter une sombre histoire de domination à tendance démoniaque et lesbienne, en incluant ainsi des éléments oniriques au symbolisme fort qui vont faire quelque peu oublier un certain manque de rigueur dans l'enchaînement et dans la narration de l'intrigue.

Le script va laisser une jeune photographe être envoûtée par une sorcière répondant au nom de Baba Yaga.

Baba Yaga

Dans son introduction le métrage va s'attacher à nous présenter son personnage principal, Valentina, une demoiselle photographe de mode que nous découvrirons alors qu'elle arrivera à une soirée donnée entre artistes pour les laisser quelque peu converser sur leur condition avant que Valentina décide de quitter l'endroit, accompagnée par son petit ami Arno à qui elle se refusera pour préférer rentrer seule chez elle. Ce sera sur ces faits qu'elle va faire une rencontre appelée à bouleverser sa vie. En effet, en voulant sauver un chiot qui allait se faire écraser par une voiture de luxe roulant à vive allure, Valentina va donc rencontrer la conductrice, qui se présentera sous le nom de Baba Yaga et qui imposera presque à Valentina de la ramener chez elle pour en plus lui "emprunter" sans lui demander son avis une pince de sa jarretelle. Le métrage laissera d'entrée planer une aura mystérieuse autour du personnage de Baba Yaga, avec se tenue de veuve et ses paroles pleines d'énigmes.

Baba Yaga

Valentina va alors rentrer chez elle pour faire un premier rêve symbolique puisqu'elle se verra entourée de nazis et devant sauter dans un trou sans fond, pour se faire réveiller le lendemain tardivement par l'arrivée d'un modèle venant faire une séance de photographies plus ou moins osées et dénudées qui sera interrompue par l'arrivée de Baba Yaga revenant rendre la pince à Valentina tout en étant déçue de ne pas pouvoir la remettre à sa place, puisque Valentina ne portera rien sous son pull, pour repartir non sans avoir amoureusement tripoté l'appareil photo de Valentina et laissé son adresse à Valentina pour l'inviter à se rendre chez elle.

Baba Yaga

Ensuite l'intrigue va sporadiquement s'intéresser au couple formée par Valentina et ce Arno, réalisateur plus ou moins underground, afin de charger le métrage d'une tension érotique assez originale en mêlant bande dessinée et réalité, pour uniquement ensuite commencer à faire survenir des événements étranges dans la vie de Valentina, avec d'abord ce modèle qui sera pris de malaise après que Valentina ait commencé à la prendre en photo, comme si l'appareil était "hanté, ce qui sera confirmé plus tard lorsqu'elle tentera de prendre un cliché d'un "Jésus" hippie dans la rue, mais avant cela Valentina aura fait une visite chez Baba Yaga. Cette visite sera assez troublante, avançant une Baba Yaga bien calme et qui va laisser Valentina faire des photos d'art chez elle, tandis qu'elle va jouer avec des runes en bois avant de lui offrir une poupée drôlement vêtue puisqu'elle rappellera l'univers S&M, Valentina s'apercevant en développant les photos prises chez Baba Yaga ne correspondent pas la réalité de ce qu'elle pensait avoir capturé avec son objectif.

Baba Yaga

La suite de l'intrigue va continuer sur le même mode bizarre et peuplé de ces visions surréalistes des rêves de Valentina, tandis que la poupée s'avérera être un cadeau empoisonné et qui va déclencher la visite finale de Valentina chez baba Yaga, tandis que Arno, mis également en alerte va lui aussi se rendre chez Baba Yaga pour essayer de sauver sa dulcinée, laissant alors la métrage devenir bien envoûtant et suffocant pour un dernier acte qui va avancer un univers S&M réel teinté de surnaturel démoniaque tout en ne nous offrant qu'une explication finale attendue et quelque peu décevante.

Baba Yaga

Mais avant cela le métrage aura avancé tout une imagerie érotique assez disparate mais suffisamment forte pour troubler le spectateur, entre ces séquences oniriques en uniformes et ces séance de photos érotiques largement visualisées, tandis que l'emprise de baba Yaga sur Valentina se fera de plus en plus forte pour exploser lors d'un dernier acte où le fouet sera de sortie tandis que la poupée S&M va prendre vie sous la forme d'une magnifique jeune femme esclave de Baba Yaga.

Baba Yaga

L'aspect surnaturel pur sera quant à lui plus restreint pour jouer avec les codes de la sorcellerie de manière assez brumeuse avant également de prendre une tournure plus menaçante et efficiente au cours du final, ce qui contrastera évidemment avec l'ambiance "new age" dans laquelle le métrage va baigner avec aussi bien les décor de l'appartement de Valentina que les propos gauchistes des artistes rencontrés au cours du film au encore ce Jésus moderne. On pourra juste regretter un rythme assez inégal, parfois contemplatif lors de certaines séquences qui pourront presque paraître quelque peu prétentieuses ou sans réel intérêt au sein de l'intrigue, comme lorsque le réalisateur s'intéressera à ce Arno qui ne servira véritablement le film que lors du final, mais l'ensemble comportera suffisamment de scènes fortes et porteuses d'une symbolique énorme pour faire en partie oublier ces menus défauts de structure faisant verser le film dans un certain psychédélisme d'époque quelque peu désuet aujourd'hui.

Baba Yaga

L'interprétation est convaincante, portée par une Carroll Baker dominante et mystérieuse dans le rôle de Baba Yaga, tandis que Isabelle De Funès ne déméritera pas pour camper Valentina et que nous retrouverons avec plaisir George Eastman, l'aspect érotique du métrage étant assuré par des actrices charmantes dont la belle Ely Galleani. La mise en scène de Corrado Farina peinera donc à donner du rythme à l'ensemble tout en magnifiant le final et certains temps forts du film.

Baba Yaga

Donc, ce Baba Yaga restera une expérience étrange, parfois troublante et envoûtante mais en tout cas porteur de visuels forts bien qu'un brin psychédéliques !

Baba Yaga

Le DVD de zone 0 édité par Blue underground avancera une image nette, pour une bande-son appréciable grâce en partie à sa partition musicale en totale adéquation avec le métrage, celui-ci état proposé uniquement en version anglaise, sans sous-titres. Au niveau des bonus, on pourra regarder la bande-annonce du film, suivre quelques scènes coupées ou censurées (donc plus osées), une imposante galerie de photos et d'affiches du film, une passionnante interview du réalisateur Corrado Farina ainsi qu'un documentaire sur le métrage.

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11.04.12

05:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Bullhead

Réalisateur
 : Michael R. Roskam

Date de sortie au cinéma : 22 février 2012

Origine : Belgique

Durée du film : 2h09

Avec : Matthias Schoenaerts (Jacky Vanmarsenille), Jeroen Perceval (Diederik Maes), Jeanne Dandoy (Lucia Schepers), Robin Valvekens (Jacky âgé de 13 ans), etc.

Par Nicofeel

Premier long métrage du flamand Michael R. Roskam, Bullhead est ce que l'on pourrait appeler un polar agraire. En effet, il se déroule dans le milieu agricole.
Issu d'une famille d'agriculteurs dans le sud du Limbourg, Jacky Vanmarsenille est une figure importante dans le milieu du trafic des hormones, avec notamment l'aide que lui procure un vétérinaire corrompu. Alors qu'il est sur le plan de signer un contrat important et d'étendre son influence, Jacky doit au contraire se faire particulièrement discret suite au décès d'un policier fédéral. Car la police enquête et il fait partie des gens qui sont surveillés.
Le synopsis du film laisse entendre que l'on a à faire à une sorte de polar. Si l'enquête policière, qui est rondement menée correspond bien à la toile de fond du film, elle n'en constitue pas pour autant le sujet principal du film.
Toute cette histoire nous ramène au personnage de Jacky Vanmarsenille. Ce jeune homme de 33 ans apparaît comme quelqu'un de rustre et plutôt brutal, en tout cas en affaire. Et cela n'est pas spécialement dû au fait qu'il vit depuis son enfance dans un monde agricole qui paraît fermé. Non, en fait on apprend dans le film que Jacky doit faire chaque jour avec un terrible secret.
Le drame originel nous est raconté par le biais d'un flashback terrifiant qui ne cesse de hanter le quotidien de Jacky. Il faut dire qu'il y a de quoi être tourmenté. Lorsqu'il était âgé de 13 ans, Jacky s'est fait écraser ses testicules par un garçon plus âgé que lui. La scène est terrible à voir et elle explique beaucoup de choses.
Ainsi, on comprend mieux pourquoi s'injecte en permanence des anabolisants pour tenter de devenir ou à tout le moins de rester en apparence un homme comme les autres. La testostérone qu'il prend est une hormone stéroïdienne. Elle permet une augmentation de la masse musculaire. Elle joue un rôle dans le désir sexuel mais aussi dans l'agressivité.

Cette hormone préfigure bien toute la personnalité de Jacky. C'est un être frustré qui n'en a pas moins des désirs. Il est obligé à plusieurs reprises de refouler ses pulsions sexuelles et quand on le voit en train de fréquenter son amour d'enfance, on voit bien qu'il est dans un état second. Le réalisateur Michael R. Roskam filme notamment à merveille cette scène dans la boîte de nuit où Jacky arrive déterminé, désireux de ramener celle qu'il aime (ce sentiment est appuyé par des ralentis totalement justifiés). Mais il sait qu'il est un être castré et pour se donner du courage, il boit jusqu'à perdre la raison, les gros plans sur son visage étant admirables de sincérité.
L'acteur Matthias Schoenaerts qui joue le rôle de Jacky réalise une performance époustouflante. Il est parfait dans le rôle de cet homme qui d'un côté donne l'impression d'être une véritable force de la nature, un être dangereux, imprévisible, et d'un autre côté est une personne blessée dans sa chair et fragile sur le plan psychologique.
S'il est surnommé Tête de bœuf (traduction littérale en français du titre du film) par certains, cela n'est pas sans raisons. C'est bien entendu dû à son physique imposant. Mais c'est aussi une façon de rappeler qu'il est lié aux bœufs qui constituent son gagne-pain. En effet, il fait évoluer les bœufs en leur injectant des hormones. Ces bœufs deviennent ainsi gros plus rapidement et plus gras. De son côté, Jacky est une bête blessée qui s'injecte des anabolisants pour être un autre homme.
Mais on est toujours rattrapé par son passé, ce que déclare d'ailleurs en voix-off Matthias Schoenaerts au tout début du film (« tu te fais toujours couillonner »).
En ce sens, Bullhead est non seulement un polar agricole très intéressant – ce trafic d'hormones paraissant plus vrai que nature – mais aussi et surtout un terrible drame humain.
Le réalisateur Michael R. Roskam ne juge jamais son antihéros. Il a même une certaine compassion envers lui. Pourtant, Jacky est loin d'être un tendre. Certaines scènes sont d'une violence assez dure. On pense notamment à la scène où Jacky tabasse l'homme qui a passé la nuit avec son amour d'enfance ou bien évidemment la scène de l'ascenseur qui n'est pas sans rappeler la violence brutale aperçue dans l'excellent Drive de Nicolas Winding Refn.
Pour autant, la violence la plus terrible est bien celle que l'on ne voit pas : lors de la castration, on ne voit que le visage de Jacky et l'horreur est encore plus insoutenable.
Bullhead est un film qui prend à la gorge du début à la fin tant en raison d'un excellent scénario que d'un acteur principal remarquable.
Ce ne sont pas les seules qualités de ce film. On notera que pour un premier long métrage, Michael R. Roskam s'est montré particulièrement à son avantage. Son film est extrêmement maîtrisé d'un point de vue formel. On peut signaler entre autres la présence de très beaux ralentis (voir la scène dans la boîte de nuit) ; plusieurs travellings de qualité et un excellent plan-séquence dans l'hôpital psychiatrique qui donnent une dimension supplémentaire à Bullhead.
Si l'on ajoute la photographie aux couleurs sombres qui amplifie l'aspect dramatique du film, on comprendra que l'on tient là un film de tout premier plan. C'est le premier choc de l'année. Et sans nul doute l'un des films majeurs de 2012.

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10.04.12

05:45:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le Dieu créateur s'est fait assassiné libérant ainsi les miracles sur Terre. Malheureusement les hommes ont abusé de ses mannes transformant la vie en chaos. Seules quelques personnes sont encore vivantes. Trois femmes arrivent dans un No man's land, montant dans une ancienne structure industrielle afin de retrouver l'assassin de Dieu...

Mon avis :

Pour son second long-métrage, Karim Hussain ("Subconscious Cruelty", "La belle bête", "The Theatre Bizarre") nous livre une œuvre hyper lente, tantôt onirique, tantôt très bavarde, risquant de laisser ses spectateurs quelque peu dubitatifs...

Le réalisateur canadien exploite ici au maximum l'architecture particulièrement intéressante d'une usine désaffectée pour créer un univers post-apocalyptique avec finalement peu de moyens, aidé en cela par une photographie très froide, utilisant le plus souvent une colorimétrie tendant vers les gris et les bleus. Le film est une interminable ascension d'un bâtiment pour trois femmes à la recherche de l'assassin de Dieu. Cette montée ne se fera pas sans difficulté, entre fatigue et vieillissement des protagonistes. L'histoire tourne essentiellement autour de ces trois femmes, interprétées par Marie-Josée Croze ("Ne le dis à personne", "Je l'aimais", "Un balcon sur la mer"), Ilona Elkin ("End of the Line", "Confessions d'un homme dangereux") et Barbara Ulrich ("Danny in the Sky"), qui au cours de leur ascension discuteront sur divers sujets existentiels (genre : As-tu déjà eu un orgasme?).

Il faut bien avouer qu'il faut s'accrocher pour suivre ce film assez complexe et où il ne se passe pas grand-chose. Heureusement quelques découvertes macabres, deux flash-back et une chanson ("Playgirl" de Ladytron, qui apporte ici une rupture de ton plutôt surprenante!) permettront de nous tenir éveiller... Pourtant le film ne sera pas inintéressant et intriguera malgré tout, incitant le spectateur à ne pas abandonner en cours de route. La fin laisse toutefois un peu pantois et au final on reste tout de même un peu sur notre faim...


"Ascension" est un film pas vraiment facile d'accès, complexe et particulièrement lent, mais en même temps tout de même assez fascinant. Ce n'est en tous cas pas le film que je vous recommanderai en premier pour découvrir l'univers si particulier de Karim Hussain...

Pour les plus curieux, l’édition suédoise de Njutafilms propose le film au format anamorphique Widescreen 1.78 :1, avec la piste originale anglaise en Dolby Digital Stéréo accompagnés de sous-titres suédois, danois, norvégiens et finlandais amovibles. Au niveau des bonus, on trouve un commentaire audio de Karim Hussain, un making of de 68 minutes, une bande originale inédite de 68 minutes, des scènes coupées ou alternatives, le court métrage "La dernière voix" de Karim Hussain et Julien Fonfrède, une galerie photos, un teaser et de nombreuses bandes annonces de l’éditeur dont celles des films de Karim Hussain.

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05.04.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Que se passe-t-il lorsque l'hémisphère droit du cerveau (émotions, désirs) prend le dessus sur l'hémisphère gauche (raison, morale)? ...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage, Karim Hussain ("Ascension", "La belle bête", "The Theatre Bizarre") signe une œuvre expérimentale, particulièrement sanglante, déviante et poétique.

"Subconscious Cruelty" se décompose en plusieurs segments indépendants, liés par une présentation nous disant que quand l'hémisphère droit du cerveau prend le dessus sur le gauche, l'être humain éprouve des désirs de sexe et de sang. S'en suit alors un spectacle qui en rebutera certainement plus d'un! Pourtant malgré le fait que ce que filme le réalisateur est sensé être répugnant pour le commun des mortels, les différents tableaux s'avèrent être fascinants et beaux, par leur côté très onirique, grâce notamment à la musique signée David Kristian et au talent de Karim Hussain. En plus, d'être réalisateur, Karim est également chef opérateur (il a travaillé sur de nombreux autres films, autres que les siens comme "Territoires" ou encore "Hobo with a Shotgun") et apporte une photographie très travaillée et personnelle à son film. Car malgré le fait qu'il s'agisse d'un métrage très underground réalisé avec peu de moyens, le film a tout de même une certaine gueule! C’est une œuvre vraiment étrange, qui à mon avis, se ressent plus qu'elle ne se comprend, même si il est évident que l'on peut aisément philosopher sur ce qu'expriment ces différents segments.

Le premier montre une femme enceinte, dont le frère est attiré sexuellement par elle et qui tuera le nourrisson après l'avoir accouché, le deuxième montrera une orgie sanglante d'individus faisant l'amour à la nature, dans le troisième, un homme se masturbera devant un film pornographique avant d'être atrocement agressé par des extra-terrestres, qui lui injecteront un sérum dans l'hémisphère droit de son cerveau et enfin, le dernier touchera à la religion chrétienne, en montrant le Christ se faisant violer et dévorer par trois succubes, poussant le blasphème très loin, puisque l'une entre elles ira jusqu'à uriner sur lui... Tout un programme donc, d'un goût douteux, certes, mais sous la caméra de Karim Hussain, on le ressent comme de la poésie macabre, belle et perturbante à la fois...

"Subconscious Cruelty" est un film à part, à réserver à un public averti et ouvert d'esprit, mais surtout qui n'a pas froid aux yeux!

L’édition suédoise de Njutafilms est actuellement la plus aisément trouvable. Cette édition propose le film au format plein écran 1.33 :1 avec la piste originale anglaise en Dolby Digital Stéréo accompagnée de sous-titres amovibles suédois, danois, finlandais et norvégiens. Les bonus se composent d’un commentaire audio de Karim Hussain en anglais, d’un making of de 77 minutes, de 20 minutes de scènes coupées commentées par le réalisateur, du court métrage de Nicolas Debot "Facts are safety" dont Karim Hussain est le chef opérateur, d’une galerie photos et de diverses bandes annonces de l’éditeur dont celles des films de Karim Hussain.

Beaucoup plus difficile à trouver, l’édition sazuma.com nous offre une très belle édition de luxe, avec un très beau packaging cartonné, contenant un livret de 16 pages. Cette édition propose le film au format plein écran 1.33 :1 ou en option au format letterbox 1.66 :1 encodé en ultrabit, avec une piste 5.1 Dolby Digital Surround, ainsi que dans son mixage original en stéréo, accompagnés de sous-titres anglais, allemand et hollandais. Côté bonus, cette édition est également assez fournie, avec une introduction de Karim Hussain et la bande annonce sur le premier disque et sur le second, le making of de 77 minutes, le court métrage de Mitch Davis, "Divided into zero" dont Karim Hussain est le chef opérateur, accompagné d’une introduction de Mitch Davis, d’un making of, de la bande annonce, ainsi que d’un clip des premiers courts de Mitch Davis, d’interviews écrites de Karim Hussain et Mitch Davis, ainsi que le court métrage de Karim Hussain et Julien Fonfrède "La dernière voix", d’un titre inédit de David Kristian, d’une galerie photos et enfin d’un comic-strip inspiré du film "Subconscious cruelty" signé par Rick Trembles.

Deux éditions donc intéressantes et assez complémentaires...

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02.04.12

07:14:54, Catégories: Top 10  

Résultats du jeu : le top des 20 meilleurs westerns

Pendant un mois et demi, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 westerns préférés.

Un grand merci à Barbe-noire qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.

27 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un très bon score quand on sait qu'il s'agit d'un top thématique très spécifique.

Merci donc à : Barbe-Noire, Surfeur51, Zardi, Flo001fg, Yannickv, Cinephil, Bridoli, Dale Cooper, Ikkoku59, Pierrot44, Locktal, Johnny-Fan, C2302t, Ghostwolf, Evilfred, Kenshiro, Grogro, Nicofeel, Nicore, Minimyr, Kakashi3561, Asiafan, Ivenpast, Reno11, Gegeonix, Alamo et Wood qui ont fait part de leurs westerns préférés !

Alors désormais roulement de tambours. Voici donc la liste des 20 westerns qui ont obtenu le plus grand nombre de points :
1. Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone (1968), 1109 pts, 21 citations  ;
2. Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone (1966), 859 pts, 20 citations ;
3. Rio Bravo d'Howard Hawks (1959), 719 points, 18 citations  ;
4. Danse avec les loups de Kevin Costner (1990), 648 pts, 19 citations  ;
5. Impitoyable de Clint Eastwood (1992), 492 pts, 18 citations  ;
6. Les sept mercenaires de John Sturges (1960), 411 pts, 20 citations  ;
7. L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford (1962) de John Ford, 386 pts, 11 citations  ;
8. Le dernier des Mohicans de Michael Mann (1992), 319 pts, 10 citations ;
9. Il était une fois la révolution de Sergio Leone (1972), 299 pts, 10 citations ;
10. La horde sauvage de Sam Peckinpah (1969), 271 pts, 13 citations ;
11. Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann (1952), 267 pts, 10 citations ;
12. Mon nom est personne de Sergio Leone et Tonino Valerii (1973), 264 pts, 7 citations ;
13. La prisonnière du désert de John Ford (1956), 260 pts, 14 citations ;
14. La chevauchée fantastique de John Ford ( 1939), 247 pts, 8 citations;
15. Et pour quelques dollars de plus de Sergio Leone (1965), 212 pts, 10 citations ;
16. La poursuite infernale de John Ford (1946), 208 pts, 8 citations  ;
17. L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood (1973), 195 pts, 6 citations ;
18. Open range de Kevin Costner (2003), 187 pts, 10 citations ;
19. Pale rider de Clint Eastwood (1985), 182 pts, 12 citations ;
20. La conquête de l'Ouest de John Ford (1962), 157 pts, 5 citations.

On notera de prime abord que ce top 20 est très concentré au niveau des années : les années 60 se taillent la part du lion avec 7 films cités, les années 50 ont droit à 3 films tout comme les années 70. Finalement, c'est assez représentatif des années fastes du western, « genre » qui a progressivement disparu des salles de cinéma.
Si l'on note un sursaut dans les années 90 au niveau de ce top avec 3 films cités, ce sont avant tout des acteurs-réalisateurs qui ont rendu leurs lettres de noblesse au western : on pense notamment à Danse avec les loups de Kevin Costner (cité 19 fois dans les 27 tops des dvdpascheriens), gros succès commercial et à Impitoyable, western crépusculaire qui symbolise à sa façon la fin du western.

Du côté des réalisateurs, on notera avec plaisir que les deux cinéastes les plus connus dans le monde sont ceux qui ont droit au plus grand nombre de films cités. C'est l'égalité parfaite, 5 films chacun, pour John Ford et pour Sergio Leone.

Cela étant dit, Sergio Leone trône aux deux premières places avec les cultissimes Il était une fois dans l'Ouest (premier, et qui a été cité 21 fois sur les 27 tops, soit un record) et Le bon, la brute et le truand (deuxième, 20 citations).

Notons également la présence à la troisième place de l'excellent western humaniste Rio Bravo d'Howard Hawks (18 citations), un classique indémodable avec notamment l'excellent duo John Wayne – Dean Martin. Rio Bravo est tout bonnement le premier western américain qui est cité dans ce top 20.

De manière plus générale, au niveau des films, il n'y a pas de réelle surprise. Tous ces longs métrages sont des westerns connus, voire très connus, qui passent parfois à la télévision.
Il aurait pu être appréciable d'avoir dans ce top des films un peu plus rares, qui n'en sont pas moins de grands films. Je pense notamment aux superbes La flèche brisée ; Le sergent noir ou encore Johnny Guitare.

Si l'on raisonne en terme de nationalité, les Américains planent littéralement sur le classement. S'il n'y avait pas les films de Sergio Leone, ce serait le carton plein.
D'ailleurs, on peut s'étonner que l'Italie ne place pas d'autres films que ceux de Sergio Leone car l'Italie a produit de nombreux westerns dits spaghetti dont certains de grande qualité (Tire encore si tu peux ; Keoma ; Django pour ne citer que ceux-là).

Evidemment, aucun film français n'est cité !

Voilà !

Je remercie à nouveau Barbe-Noire pour son gros travail et les dvdpascheriens qui se sont prêtés au jeu.

Si vous cherchez un bon western pour regarder durant le week-end de Pâques, vous avez désormais largement le choix.

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30.03.12

05:50:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Une séparation
Réalisateur : Asghar Farhadi
Date de sortie du film au cinéma : 2011

Durée du film : 92 minutes
Avec : Leila Hatami (Simin), Peiman Mohadi (Nader), Sareh Bayat (Razieh), Shahab Hosseini (Hodjat), Sarina Farhadi (Termeh) ….
Par Zardi


Auréolé de l'oscar et du césar du meilleur film étranger, ce film, déjà récompensé de l'Ours d'or au festival de Berlin, est sorti à nouveau dans les salles. Comment expliquer un tel succès (presque un million d'entrées) pour un film iranien qui n'est ni une comédie ni un film d'action et qui n'a pas bénéficié d'une importante campagne publicitaire ? Quand je l'ai vu au cinéma, je suis resté sous le choc. Depuis longtemps je n'avais eu une telle impression de cinéma total. Hanté par les images de cette œuvre et en particulier par le dernier plan du film, je me suis précipité pour voir les autres métrages de ce réalisateur qui m'était inconnu jusque là. Et je n'ai pas été déçu. La fête du feu et A propos d'Elly, bien que moins complets, contiennent toutes les prémisses de ce chef-d’œuvre qui s'appuie sur trois qualités essentielles : un scénario intelligent et précis, une interprétation remarquable et une mise en scène totalement maîtrisée.

Un thriller psychologique passionnant

L'histoire se passe de nos jours à Téhéran. Un couple qui avait projeté de quitter l'Iran se sépare car le mari Nader refuse d'abandonner son père atteint de la maladie d'Alzheimer alors que sa femme Simin souhaite partir. Pour s'occuper du malade Nader fait appel à Razieh qui lui cache qu'elle est enceinte et qu'elle n'a pas l'accord de son époux Hodjat. Suite à une dispute où il a poussé Razieh hors de chez lui, Nader est accusé de meurtre car celle ci a perdu son enfant.

Ecrit comme pour ses autres films par le réalisateur, le scénario, linéaire, distille adroitement des éléments nouveaux qui font constamment évoluer l'empathie que le spectateur peut avoir pour les personnages. Tour à tour ceux ci montrent leurs qualités et faiblesses à travers une situation psychologique de plus en plus insoutenable. Nader qui apparaît au départ comme une personne pragmatique et sympathique va mentir au juge et entraîner sa fille dans la même attitude. Simin, d'abord décidée et intransigeante montre une grande sensibilité par la suite en venant au secours de son mari et en essayant d'aider Razieh. Celle ci apparaît comme une femme vertueuse allant jusqu'à téléphoner à un iman pour avoir l'autorisation de nettoyer un vieil homme mais qui va se parjurer pour essayer de sauver son mari. Lui-même, brutal et malmené par la vie, va faire preuve d'un grand soucis de justice. Seuls les enfants présents dans presque toutes les scènes du film sont spectateurs et subissent le comportement des adultes.
En confontant deux familles d'origine sociale très différentes l'auteur pose des questions sur les dysfonctionnements de la société iranienne et la contrainte religieuse, mais ne prend pas position grâce à un habile subterfuge. En effet à l'intrigue policière vient se greffer le suspense du choix de Termeh, la fille de Nader et Simin. Avec quel parent décidera-t-elle de rester ? Partir avec sa mère c'est choisir la modernité, rester avec son père c'est choisir la tradition. En laissant une fin ouverte le réalisateur laisse le spectateur choisir à sa place et évite de s'engager.

Il faut reconnaître que la liberté de manœuvre d'Asghar Faradhi est mince – il a du interrompre le tournage pour avoir soutenu le réalisateur Jafar Panahi emprisonné – et qu'il ait pu montrer les excès du conservatisme religieux dans ses deux dernieres œuvres tient du miracle. Le fait d'avoir choisi au départ une famille qui désire quitter l'Iran n'est pas anodin et traduit le malaise de la classe moyenne dans ce pays. Les tiraillements de tous les personnages montrent bien le conflit intérieur du réalisateur entre son amour pour les iraniens et le rejet des abus du pouvoir.

Une interprétation sans faille

Fait rarissime, les acteurs ont reçu collectivement l'ours d'argent d'interprétation masculin et féminin au festival de Berlin 2011. C'est dire si leur performance est remarquable. Si Peiman Mohadi (Nader) et Shahab Hosseini (Hodjat) avaient déjà été dirigés par Asghar Farhadi dans A propos d'Elly, c'est la première fois que les actrices Leila Hatami (Simin), grande star en Iran, et Sareh Bayat (Razieh) travaillent avec lui. Les autres acteurs principaux ne sont pas professionnels. Si Ali-Asghar Shahbazi qui joue le rôle du père de Nader est criant de vérité par contre Sarina Farhadi (Termeh) qui est la fille du réalisateur joue avec beaucoup de sensibilité mais paraît plus agée qu'une fille de 11 ans.

Le réalisateur, qui vient du théâtre, a conditionné les interprètes pendant deux mois avant le tournage pour qu'ils s'imprègnent de leur personnage. Cela se ressent en particulier pour Sareh Bayat qui semble habité par la foi religieuse.

Cinéma et théâtralité

Tournée en caméra subjective (l'objectif remplaçant le juge qui interroge le couple en voix off ), la première scène fait penser à des séquences de Scènes de la vie conjugale et donne le ton du film. Une séparation est avant tout une oeuvre d'écriture où il y a beaucoup de dialogues et où l'influence du théâtre est manifeste de part son découpage et du respect des trois unités. Cela aurait pu donner une fiction difficile à regarder d'autant plus qu'elle se déroule essentiellement dans l'appartement de Nader. Il n'en est rien, grâce à la maîtrise du réalisateur dans une esthétique sobre mais efficace . La caméra mobile suit les acteurs en sachant se faire oublier, le montage est nerveux avec de nombreux plans parfois très courts, les gros plans sont tous efficaces et traduisent à merveille l'émotion des personnages en particulier ceux des actrices et des enfants. Le décor est très bien utilisé en particulier l'embrasure des portes pour les cadrages et les surfaces vitrées, omniprésentes pour mettre en valeur ou séparer les personnages en particulier dans le plan de l'épilogue du film ou Nader et Simin attendent la décision de leur fille et dont les images restent gravées dans ma mémoire.

Quelques rares séquences gaies faisant intervenir les enfants viennent rompre la tension dramatique du film pour mieux la relancer comme celle où la fille de Razieh s'amuse avec la bouteille d'oxygène du malade. A noter enfin la scène magistrale du clash final où la femme d'Hodjat refuse de jurer sur le coran.
Voilà, si vous n'avez pas encore vu ce film ne passez pas à côté d'un tel monument. Vous en sortirez bouleversé et vous verrez d'un autre œil en particulier les femmes iraniennes.

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29.03.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

The nesting

Première et unique incursion dans l’horreur et le surnaturel du réalisateur Armand Weston, plus connu pour ses œuvres érotiques hardcore (et notamment le magnifique Defiance of good ), ce The nesting va nous conter une vengeance post-mortem ponctuée de meurtres graphiques et que quelques vagues scènes sensuelles pour un résultat assez prenant, mystérieux au possible et avançant quelques séquences largement tendues.

Le script va laisser une romancière victime d'agoraphobie s'installer dans une étrange demeure isolée qu'elle semblera connaître sans y avoir jamais mis les pieds pour bientôt être victimes de cauchemars éveillés et autres apparitions spectrales tandis que le passé de la maison refera surface afin de percer le mystère la liant avec sa nouvelle locatrice.

The nesting

Après une courte séquence d'introduction issue du passé laissant trois hommes pénétrer de nuit dans une maison dans un but douteux puisque nous entendrons des coups de feu, le métrage va nous présenter son personnage principal, Lauren Cochran, un écrivain victime d'agoraphobie comme nous pourrons l'appréhender dès son apparition à l'écran puisqu'elle tentera en vain de quitter son domicile pour rapidement être prise de vertiges et devoir se réfugier chez elle, consultant alors son psychanalyste qui va tenter de la soigner en vain, tandis que son petit ami Mark restera aux petits soins.

The nesting

Cette présentation du personnage principal sera plutôt réussie pour bien avancer son agoraphobie lors d'une séquence impactante, avant de la laisser prendre la décision de quitter la ville pour chercher à s'installer à la campagne et ce sera justement lors d'une balade en compagnie de Frank qu'elle va tomber par hasard sur une étrange demeure perdue au milieu des arbres et qui ressemblera à s'y méprendre à celle décrire dans son dernier roman et qui ornera la couverture de ce livre. Bien évidemment Lauren va vouloir visiter l'endroit, pour découvrir que quelqu'un était présent peu de temps auparavant et voudra avec insistance louer la maison pour s'y installer. C'est ainsi qu'elle rencontrera le vieux colonel Lebrun et son petit-fils Daniel, propriétaire de l'endroit et qui aura une attaque lorsqu'il entendra le nom de Lauren.

The nesting

Cela n'empêchera pas la jeune femme de s'installer dans cette maison octogonale presque en ruines et nécessitant des travaux effectué par l'homme à tout faire de Lebrun, Frank, un homme bourru qui va ainsi participer à plusieurs fausses alertes, tandis que Lauren, bientôt seule après le départ de Mark parti rejoindre la ville et son travail, va commencer à avoir des cauchemars érotiques la plaçant dans une atmosphère de maison close, alors que plus tard, en entendant des bruits dans les étages, elle va se retrouvée coincée sur le dôme dominant la maison et sera secourue par son psychanalyste venu la consulter mais qui périra victime d'une chute graphique, tout en laissant Lauren avoir la vision d'une femme riant.

The nesting

Bientôt ce sera au tour de ce Frank de s'attaquer à Lauren, croyant avoir été invité par elle à pendre un café dans la but de coucher avec, mais une force mystérieuse va chasser Frank pour que finalement il périsse à son tour lors d'une scène bien surnaturelle et percutante. La suite de l'intrigue va laisser Lauren chercher à en savoir plus sur le passé de sa nouvelle maison pour notamment découvrir qu'elle avait servi de maison close pendant la guerre et qu'un carnage y avait eu lieu, mais pourquoi et par qui, ce seront les deux questions que le dernier acte du film va s'évertuer à solutionner pour encore avancer quelques séquences marquantes (le meurtre à la faucille, par exemple) ainsi qu'un flash-back explicatif bien sévère, laissant alors une happy-end quelque peu surfaite clore le métrage sur une note bien anodine.

The nesting

Armand Weston pourra s'appuyer sur toute une série de temps forts ponctués de scènes-chocs pour rendre efficace cette intrigue somme toute assez classique de vengeance spectrale de prostituées assassinées dans un but fallacieux, bluffant ainsi régulièrement son spectateur et le laissant naviguer entre rêve et réalité tout comme l'héroïne perdue qui mettra du temps à comprendre ce qui se passe dans sa nouvelle demeure et pourquoi celle-ci lui semble familière, mais le réalisateur n'aura pas oublié son passé pour ainsi avancer plusieurs séquences malsaines et troubles qui placeront Lauren en face de protagonistes pervers et portés sur le sexe même si bien entendu le métrage ne versera que rarement dans l'érotisme, avec surtout une courte séquence déshabillée qui se terminera de manière vraiment confondante.

The nesting

Les personnages seront bien travaillés et notamment l'héroïne et ses troubles internes multiples tandis qu'elle cédera peu à peu à la pression de ses rêves mais les autres protagonistes demeureront également influents pour tous avoir une raison de se trouver là, relique d'un passé honteux et macabre. L'interprétation sera probante avec notamment robin Groves qui va jouer une Lauren définitivement perturbée, tandis que nous retrouverons avec plaisir John Carradine dans un second rôle important. La mise en scène du réalisateur est efficace pour créer une véritable ambiance sinistre autour de cette maison délabrée, mais également pour donner une certaine ampleur aux temps forts du film. Les effets spéciaux sont plutôt convaincants lorsqu'il s'agira de verser dans un aspect sanglant graphique mais qui n'ira jamais trop loin pour plutôt préférer agencer quelques plans très visuels.

The nesting

Donc, ce The nesting arrivera à s'accommoder de son script assez basique pour nous entraîner dans son histoire surnaturelle mystérieuse et parfois violente ou perverse avec une certaine vigueur rendant l'ensemble facilement captivant et tendu, pour en plus nous réserver quelques surprises saignantes !

The nesting

Le DVD édité par le label allemand X-Rated Kult, bien évidemment proposé en hardbox, disposera d'une image quand même moyenne et non exempte de défaut d'origine, tandis que la bande-on sera plutôt efficace avec une partition musicale adaptée aux situations développées dans le métrage, celui-ci étant ici proposé en version allemande, avec des sous-titres anglais optionnels En bonus, on pourra uniquement suivre deux bandes-annonces du film.

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28.03.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

The sinful dwarf

Foncièrement sordide et érotique, ce The sinful dwarf va pourtant faire preuve d’une certaine légèreté malgré la teneur de son propos pour au travers d’une intrigue limitée multiplier les séquences plus folles les unes que les autres et avancer un "couple" de tortionnaires uniques et hauts en couleurs qui vont littéralement illuminer le métrage, tandis qu’en bon film d’exploitation mêlant tortures, drogue et sexualité parfois violente, l’érotisme mettra en avant des jeunes actrices affriolantes et qui évolueront dénudées au sein de ce grenier servant de bordel pour quelques clients de ce nain pervers et vicieux.

Le script va laisser un jeune couple démuni emménager dans une des chambres louées par une chanteuse de cabaret à la retraite accompagnée de son fils (un nain quelque peu simple d’esprit), sans se douter que le grenier de l’endroit sert à emprisonner des jeunes filles destinées à une prostitution régie par ce nain pervers et voyeur.

The sinful dwarf

Le métrage va tout de suite mettre dans l’ambiance au travers de sa première séquence avançant une demoiselle en train de jouer à la marelle qui va être charmée par un petit chien mécanique promené par Olaf, un nain boiteux, au point de le suivre chez lui où d’après ses dires se trouvent bien d’autres jouets. C’est ainsi qu’il va réussir à faire monter la jeune fille dans son grenier pour ne pas tarder à l’assommer méchamment avec sa canne tout en faisant des grimaces extrêmement graphiques.

The sinful dwarf

Ensuite, nous allons faire connaissance avec Mary et Peter (un écrivain sans éditeur), un couple désargenté qui, las de chercher un endroit peu cher pour vivre, va se rendre chez Lila, la mère d’Olaf, pour y louer une chambre à la semaine. Olaf servira de guide pour les nouveaux arrivants pour largement intimider Mary avec ses grimaces et son air inquisiteur. Le couple s’installera donc dans cette chambre minable et pour leur première nuit sur place, ils vont se livrer à un ébat sexuel que le réalisateur s’empressera de visualiser pour bien mettre en avant les charmes d’Anne Sparrow, l’actrice jouant Mary, tout en présentant le caractère voyeur d’Olaf qui par un subterfuge destiné à cela pourra contempler le couple en pleine action depuis le couloir.

The sinful dwarf

Et si juste après Olaf se rendra dans ce grenier armé d’une seringue avec un air satisfait, le métrage ne nous laissera pas pour l’instant pénétrer dans cette pièce cachée et solidement fermée à clé, ménageant non pas un quelconque suspense mais plutôt une attente lubrique qui bien entendu ne tardera pas à être récompensée. Mais d’abord l’intrigue s’attachera à bien mettre en avant le personnage excentrique de Lila, qui en bonne chanteuse de cabaret à la retraite n’hésitera pas plus loin à entonner un air de son répertoire en la présence d’une amie à elle, rythmant ainsi les activités de la maisonnée et notamment d’un des clients d’Olaf en plein viol, tout en laissant déjà Mary, inquiète et curieuse des bruits entendus dans le couloir et le grenier, va aller fouiner pour ne rien découvrir d’alarmant pour l’instant.

The sinful dwarf

Ce sera seulement alors que le métrage va laisser Olaf nous faire visiter ce réduit sordide et insalubre caché dans le grenier où trois jeunes femmes nues seront étendues, rendue amorphes par la drogue qu’Olaf leur injecte régulièrement pour s’assurer d’une docilité à toute épreuve. Et bientôt nous allons suivre un des clients d’Olaf qui va jeter son dévolu sur la demoiselle de l’introduction, bien obéissante et qui se montrera même coopérative avec son client pour un ébat sexuel largement visualisé avec même quelques plans « hardcore » volontaires et d’origine.

The sinful dwarf

Le métrage va également avancer le trafic de drogue que se livre le fournisseur d’Olaf, le tenancier d’un magasin de jouets surnommé "Santa Claus" qui cachera sa came dans des nounours en peluche et aura en la personne d’Olaf un bon client puisque celui-ci passera son temps libre à s’amuser avec différents jouets mécaniques qui traîneront un peu partout, ce qui sera amené à servir l’intrigue. Pendant ce temps-là Mary va continuer à se poser des questions sur les activités se déroulant dans le grenier, pour retourner y fouiller et manquer de peu de se faire surprendre par Lila tandis que Peter n’arrivera toujours pas à dénicher un éditeur pour ses écrits et finira par accepter un travail de livreur chez "Santa Claus" pour bientôt devoir faire un aller-retour à Paris, laissant du coup Mary seule et à la merci d’Olaf et de sa mère qui depuis la début lorgnaient sur elle pour en faire une nouvelle esclave sexuelle, ce qui ne manquera pas d’arriver lors d’un dernier acte riche en perversion avant que le final ne vienne mettre un terme aux activités malsaines du duo.

The sinful dwarf

En bon film d’exploitation le métrage s’attardera régulièrement dans ce grenier pour aussi bien suivre un client habitué qui verra deux de ses ébats être avancés frontalement et sans fard pour deux séquences dépassant la limite du hardcore, que pour laisser Olaf se livrer à quelques sévices sur les demoiselles victimes de coups de fouets ou encore devoir subir une pénétration avec la canne qui sert à Olaf pour marcher, le tout dans un climat extrêmement sordide et qui aurait été même largement glauque sans cette légèreté étrange qui va englober l’ensemble du film.

The sinful dwarf

En effet, si le nain sera parfois méchant et pervers dans ses actions, il n’en sera pas moins souriant avec ses grimaces et ses jeux habituels, mais ce sera surtout cette Lila qui va donner au métrage un vent de folie douce au travers de ses dialogues alcoolisés et de ses démonstrations chantantes répétées et largement souriantes, ce qui contrastera et désamorcera le climat infâme du film, avec en plus cet aspect érotique fort et démonstratif qui va s’appesantir longuement sur la plastique des victimes du grenier qui évolueront nues d’un bout à l’autre du métrage, et tandis que le réalisateur va enfoncer le clou avec quelques trouvailles scénaristiques ou visuelles fortes et même étonnantes dans ce contexte de pur mauvais goût.

The sinful dwarf

L’interprétation sera ici cohérente avec notamment le surprenant Torben Bille dans le rôle d’Olaf et ses grimaces très graphiques, tandis que Clara Keller campera une Lila démonstrative, pour laisser quelques jeunes actrices imposer leurs charmes affriolants devant la caméra. La mise en scène du réalisateur danois Vidal Raski (qui comme un certain nombre de ses interprètes ne renouvellera pas l’expérience cinématographique) est donc illuminée par des plans et des cadrages surprenants et qui mettront en valeur une certaine dérision (comme ce dernier plan excellent).

The sinful dwarf

Donc, ce The sinful dwarf possédera un charme renversant qui allié à ce mauvais goût délectable en cherchant à repousser certaines limites l’imposera donc comme un incontournable du cinéma érotique déviant des années soixante-dix !

The sinful dwarf

Le DVD de zone 2 danois édité par Another World Entertainement proposera une image quand même abîmée et non exempte de défauts d'origine, tandis que la bande-son sera efficace, la partition musicale n'y étant pas pour rien, le métrage étant ici proposé en version anglaise avec différents sous-titres (suédois, danois, finlandais). Cette édition proposera deux versions du film, la version originale "uncut" du film et la version d'exportation censurée, et en bonus on pourra suivre la bande-annonce et quelques filmographies/biographies, un petit livret de quatre pages accompagnant le DVD.

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27.03.12

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la mort accidentelle de son père, Withney se raccroche à sa petite amie qui se trouve être à la recherche de sa sexualité... Tout en prenant conseil auprès de son meilleur ami Aldo, de ses collègues et même des femmes de son cours de cuisine, Withney va enchaîner maladresses sur maladresses dans des situations cocasses tout en essayant de garder son travail et sa petite amie. Withney et Taylor vont devoir apprendre que trouver le bonheur commence par accepter la vérité.

Mon avis :

Sous ses apparences de comédie romantique légère calibrée pour les ados, "He's Such a Girl" est plus profond et plus sérieux qu'il n'y paraît et ne manque au final pas d'intérêt. Rapidement, on sent dans le film de Sean Carr, dont c'est le premier long métrage, qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas très sain. Le jeune couple, fort attachant au demeurant, vit avec Aldo, un colocataire qui demande régulièrement à Taylor, la jeune femme interprétée par Tiffany Dupont ("Treize à la douzaine", "One Night with the King") de lui faire des petites branlettes, dès que Whitney, son copain, a le dos tourné... Whitney, interprété par Bryan Fisher ("Jekyll + Hyde", "House of Grimm"), a pourtant tout pour lui (il est beau, intelligent, gentil et tout et tout...), pourtant lorsque Taylor (qui ressemble incroyablement à notre Shy'm nationale!) décide de partir s'installer à Chicago pour travailler, celle-ci refuse que son petit ami la suive et s'installe avec elle.

Taylor et Whitney

Le scénario est assez prévisible et on devine évidemment assez rapidement qu'il y a anguille sous roche! Mais, là où le film va s'avérer intéressant, c'est dans sa description du mal-être de la jeune femme, qui hésite constamment à revenir avec son petit ami, qu'elle aime malgré tout, plutôt qu'avouer à ses parents son penchant homosexuel, car les parents de Taylor sont des catholiques très pratiquants, l'obligeant toujours et malgré son âge, à réciter par cœur des versés de la Bible lorsqu'elle leur rend visite. On est constamment balloté dans le film entre des scènes plutôt légères et d'autres mettant profondément mal à l'aise, créant ainsi un drôle de sentiment.

Le casting du film est vraiment pas mal, chaque acteur étant très crédible dans son rôle. On notera au sein de celui-ci la présence complètement anecdotique de Patrick Duffy ("L'homme de l'Atlantide", "Dallas", "Notre belle famille") et celle beaucoup plus importante par son rôle, d'Alexandra Paul ("Christine", "Alerte à Malibu", "Melrose Place") en patronne cougar. La fin sera certes quelque peu prévisible, mais donnera une petite touche d'optimisme plutôt agréable.

"Ménage à trois" est donc un petit film indépendant tout à fait recommandable et aux personnages attachants.

"Ménage à trois" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.La copie digitale H.264 est quant à elle également au format 1.78 16/9, en anglais 2.0 AAC et en illimité comme toujours chez l’éditeur.

Ménage à trois (DVD + Copie digitale)

Ménage à trois (DVD + Copie digitale)
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
Fnac à 13€
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26.03.12

06:20:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Mad dog killer

Ce Mad dog killer, également connu sous les titres de Ferocious beast with a gun ou encore chez nous de Ultime violence, sera le dernier film réalisé seul par Sergio Grieco (l’auteur notamment de The sinful nuns of Saint Valentine) pour lequel il va faire preuve d'une violence sadique assumée par le personnage central d'une intrigue certes un brin classique et opportuniste mais comportant largement son quota d'action et de violences.

Le script va laisser un dangereux détenu s'évader de prison en compagnie de plusieurs compères pour une odyssée sanglante qui va l'opposer à un inspecteur de police acharné.

Mad dog killer

Le métrage ne perdra un instant pour lancer son action en avançant directement l'évasion de Nanni Vitali et de quatre codétenus qui vont prendre en otage un gardien pour déjà laisser le goût pour la violence de Vitali s'exprimer puisque le malheureux sera méchamment frappé à coups de crosse de pistolet et de poing américain avant d'être balancé hors d'un véhicule bientôt pris en chasse par la police en la personne de l'inspecteur Santini pour une brève course-poursuite au cours de laquelle des coups de feu seront échangés, tuant un des complices de Vitali mais faisant également exploser la voiture de police, Santini s'en tirant de justesse.

Mad dog killer

Passée cette entame vigoureuse, l'intrigue va conforter la brutalité des quatre évadés qui vont d'abord changer de voiture en obligeant un jeune couple à leur céder la leur, mais surtout lors d'un arrêt dans une station-service qui verra le pompiste et un jeune employé se faire salement amocher à coups de pieds et à coups de poings par le quatuor qui va en profiter pour voler l'argent de la caisse. Cette présentation des malfrats sera complétée intelligemment par l'intrigue qui va alors permettre à l'inspecteur Santini de consulter les dossiers des autre hommes, le tout mise en scène de manière suffisamment explicite pour que le spectateur connaisse un peu mieux les crimes ayant envoyé en prison Vitali et ses sbires, et tandis que Santini va aussi aller à la pêche aux informations auprès de son père, juge qui aura par le passé envoyé Vitali en prison.

Mad dog killer

Mais la prochaine préoccupation de Vitali va être de retrouver l'informateur de la police qui aura conduit à son arrestation pour une quête complètement éludée puisque que nous retrouverons directement cet homme et sa compagne, la belle Giuliana, aux mains de Vitali pour être conduits dans une carrière déserte qui va offrir au métrage une belle séquence sadique et vicieuse puisque Giuliana devra aussi bien voir son compagnon être tabassé par les hommes de Vitali et par ce dernier, avant d'être finalement jeté dans un trou et se voir verser de la chaux vive sur le corps, que se faire violer dans des bois environnants par Vitali sadique mais qui épargnera la jeune femme en ayant d'autres pans pour elle.

Mad dog killer

Cette séquence bien méchante dans cette étendue désertique sera l'un des temps forts d'un film qui a ensuite se "calmer" quelque peu pour d'un côté suivre l'enquête de Santini qui sera amené, suite aux renseignements donnés par son père, à rencontrer Giuliana, tandis que Vitali va préparer un casse dans l'usine où travaille le père de Giuliana, pour un piège avorté qui verra Vitali se retrouver seul et une Giuliana délatrice protégée par la police et surtout par l'inspecteur Santini, laissant alors un dernier acte voir Vitali chercher à se venger de Giuliana avant de kidnapper le père et la sœur de Santini pour ainsi amener un ultime face à face attendu.

Mad dog killer

Sergio Grieco va largement s’attarder à démontrer le caractère ultra-violent et sadique de Vitali, quitte à flirter avec un aspect sordide qui s'exprimera par le viol de Giuliana mais aussi par ces entailles vicieuses faites au couteau sur la poitrine de la jeune sœur de Santini, et la vulgarité du personnage sera aussi bien présente dans ses propos chargés de sous-entendus à caractère sexuels, ce qui n'empêchera pas une relation trouble de s'installer entre lui et une Guiliana qui certes aidera la police à tendre un piège mais tout en acceptant, après le viol initial, de faire l'amour avec lui, et ces sentiments ambigus seront aussi grandement illustrés par les regards de la jeune femme, partagés entre peur et désir.

Mad dog killer

Par contre, l'affrontement sera bien plus direct et sans équivoque entre Vitali et l'inspecteur Santini qui va en faire une affaire personnelle et ce même avant que sa famille soit impliquée dans l'intrigue de manière délétère. Mais hélas, si le personnage de Vitali arrivera à apporter une fougue sadique et meurtrière au métrage, on ne pourra pas en dire autant de cet inspecteur aux traits bien classiques dans le poliziotesco et suivant la lignée des protagonistes joués par Fabio Testi notamment.

Mad dog killer

Le réalisateur parviendra sans mal à installer sporadiquement un suspense étouffant (l'arrêt au second barrage de police lors du dernier acte, par exemple) et chargé en menaces, tout en mettant en valeur sa violence sadique qui explosera lors de passages corsés mais pour autant pas aussi graphiques qui prévus (la chaux), et tandis qu'un érotisme vendra régulièrement s'installer au sein de l'intrigue grâce au personnage de Giuliana qui n'hésitera pas à dévoiler ses charmes en succombant à Vitali. Mais malgré quelques petits relâchements au niveau du rythme, l'action sera aussi bien présente avec poursuites automobiles, fusillades, passages à tabac et bastons volontaires qui donneront de l'ampleur à une intrigue assez basique sur le papier.

Mad dog killer

Le métrage pourra compter sur l'interprétation hallucinée d'un Helmut Berger habité par le rôle de Vitali et tandis que la belle Marisa Mell apportera un touche sensuelle bienvenue, rendant du coup presque fade le jeu de Richard Harrison pur incarner l'inspecteur Santini, et alors qu'on retrouvera avec plaisir parmi les seconds rôles l'habitué du "bis" italien Nello Pazzafini. La mise en scène de Sergio Grieco est bien souvent efficace pour dynamiser les temps forts du film tout en donnant de l'impact à la sordidité ambiante.

Mad dog killer

Donc, ce Mad dog killer sera un exemple bien méchant, sadique mais aussi très bien construit de ce que le polar italien pouvait nous offrir de meilleur dans les année soixante-dix, et ce malgré un rythme parfois légèrement en dents de scie !

Le DVD de zone 0 édité par Blue Underground avancera une image nette et claire, tandis que la bande-son sera dynamique grâce à une partition musicale rythmée, le métrage n'étant par contre proposé ici qu'en version anglaise sans sous-titre. Au niveau des bonus seule la bande-annonce originale sera disponible.

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24.03.12

14:15:00, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

C'est l'histoire de deux amis d’enfance, qui décident de partir au Kenya pour enlever la grand-mère de Barack Obama et demander une rançon de 10 millions de dollars à La Maison Blanche. Mais sur place, tout le monde est là pour faire trébucher nos héros et les dépouiller de leur "brillante" idée…

Mon avis :

Pour son second long-métrage, Olivier Abbou ("Madame Hollywood") nous offre un film aux antipodes de son "Territoires", en signant une sympathique comédie complètement décomplexée, qui n’a pas d’autres prétentions que de nous distraire. Chose plutôt surprenante, ce téléfilm d’Arte a pour vedettes des stars issues de programmes populaires de M6, à savoir Vincent Desagnat ("La Beuze", "Les 11 commandements") et Loup-Denis Elion ("Scènes de ménages"). Le duo comique fonctionne à merveille et étonnamment, il n'en fait pas de trop, ne perdant pas ainsi une partie de son public en cours de route. Les deux acteurs sont en parfaite osmose, d'ailleurs aucun des deux ne tire son épingle du jeu plus que l'autre.

Si on n'éclate pas de rire à tout bout de champ, on a en revanche la banane tout du long et on rigole tout de même très souvent des péripéties de nos deux losers, mais également d'autres personnages savoureux comme ce duo allemand, rivaux naturels de nos deux héros. Olivier Abbou et ses deux scénaristes, Nicolas Jones-Gorlin et Delphine Bertholon, ont eu la bonne idée d'utiliser l'éternelle rivalité footballistique franco-allemande liée à la demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982, afin de créer les rivaux idéaux et forcément cela fonctionne! Autre personnage important, attachant et haut en couleur du film, celui interprété par Jenny Mutella, vraiment parfaite dans son rôle.

D'autres personnages de moindre importance, mais tout aussi savoureux, se feront remarquer comme ce disquaire d'origine grecque ou encore les deux gardes chargés de filtrer l'accès au village de la grand-mère de Barack Obama au Kenya. Tous ces protagonistes constitueront une des forces du film.
Bien que destiné à un public familial, "Yes we can" n'hésite pas à montrer un peu de nudité ou de sang (sans que cela soit choquant!), faisant de ce spectacle décomplexé (ah, cette bagarre entre Loup-Denis Elion et des strip-teaseuses!!!), un film un peu plus adulte que les films habituels de ce genre.

La mise en scène d'Olivier Abbou est beaucoup plus classique que dans ses précédentes œuvres, tout en étant très soignée et adaptée à cette comédie. Quant à la photographie du film signée par Karim Hussain ("Subconscious Cruelty", "La belle bête"), elle donne au métrage un aspect plus cinématographique que téléfilm. Les deux compères démontrent en tous cas, qu'ils peuvent s'adapter à tous types de cinéma et pas seulement au cinéma de genre (même s'il y aura quelques petits clins d’œil destinés aux fans!). Pour finir, la fin sera particulièrement bien vue et inattendue, clôturant avec bonheur ce bon moment de détente.


Le film regorge de petits détails amusants qui mériteraient très certainement un second visionnage pour pouvoir les apprécier pleinement, alors espérons qu'Arte prenne la décision de sortir prochainement "Yes we can" en DVD, car cette petite comédie le mérite et d'ailleurs, à mon avis, elle n'aurait pas eu à rougir d'une sortie en salle! En attendant, rendez-vous le 30 mars 2012 à 22h20 sur Arte pour passer un agréable moment loin des soucis du quotidien!

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23.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du documentaire : Global steak, demain nos enfants mangeront des criquets

Réalisateur : Anthony Orliange

Durée : 90 minutes

Date de sortie au cinéma : film programmé au festival international écologique de Bourges le 8 octobre 2011

Par Nicofeel

Global steak part d'un constat inquiétant : En France, on consomme 92 kilos de viande par habitant et par an. En 2050, avec une population mondiale de 9 milliards d'habitants, il faudra doubler la production actuelle et faire avec 36 milliards d'animaux d'élevage. Comment faire pour nourrir une population aussi importante ?

Si le sujet est en soi problématique, la situation est constamment dédramatisée par le ton libre, amusant, décalé que prend ce documentaire.

A cet effet, le narrateur de Global steak est bien souvent très drôle par les propos qu'il tient, comme par exemple lorsqu'il parle du cochon transgénique, l'enviropig, conçu au Canada : « un avenir plus proche de Frankenstein que des trois petits cochons. » ; « un cochon qui chie moins de phosphore ».

Certaines situations sont également marrantes alors qu'elles n'ont rien de drôle. C'est le cas lors d'une scène qui se déroule à l'abattoir de Castres avec en musique de fond un extrait de la chanson Les joyeux bouchers (1954) de Boris Vian.

La scène pourrait être qualifiée en tant que telle de gore – voire carrément de mauvais goût pour les défenseurs des animaux – mais les paroles de Boris Vian donnent au contraire un aspect drôle à l'ensemble. Il faut dire que ces paroles valent le détour :

« Faut qu' ça saigne
Faut qu' les gens ayent à bouffer
Faut qu' les gros puissent se goinfrer
Faut qu' les petits puissent engraisser
Faut qu' ça saigne
Faut qu' les mandataires aux Halles
Puissent s'en fourer plein la dalle
Du filet à huit cent balles
Faut qu' ça saigne [...] »

Tout ceci est déjà très drôle. Pourtant, le réalisateur Anthony Orliange va faire encore mieux en prenant le parti d'utiliser tout au long de son documentaire en tant que présentateur Yves-Marie Le Bourdonnec, un boucher très marrant, sympathique et qui n'a pas sa langue dans sa poche. Lors d'un passage au salon de l'agriculture, Yves-Marie parle de « bidoche », de « cul proéminent de la vache », de « Schwarzenegger en bovin ». Il est là aussi bien pour apporter sa connaisssance de la viande qu'un second degré des plus appréciables.

Le réalisateur Anthony Orliange ne perd pas pour autant le fil de son sujet. Ainsi, on apprend que le Brésil, qui dispose du 2ème cheptel mondial, est le premier exportateur mondial de viande bovine avec le zébu. Ce bétail est responsable de 80 % de la disparition de la forêt amazonienne d'où le réchauffement de la planète. Des solutions existent-elles ?

Eh bien oui. On peut même les trouver aux Etats-Unis, qui sont cela dit au passage les premiers consommateurs de viande au monde. L'alternative à l'élevage intensif est l'élevage sur herbe. Si la prairie est permanente, elle va capter le méthane (gaz à effet de serre présent dans l'atmosphère, plus puissant que le dioxyde de carbone). Le réalisateur évoque aussi l'exemple aux Etats-Unis des néo-bouchers qui utilisent de la viande provenant de vaches élevées au milieu d'herbe.

En France, dans l'Aubrac, on compte des prairies permanentes riches en oméga 3.

Fidèle à son esprit décalé, le documentaire présente le cas du wagyu, boeuf d'origine japonaise qui est élevé en Espagne. Ce boeuf est bichonné comme un animal précieux. Des céréales sont produites et données sur place aux wagyu. On lui donne même un litre de vin rouge bio pour les antioxydants. Tout cela a un prix : le wagyu se retrouve entre 30 et 250 euros le kilo, selon le morceau !

A l'inverse, le documentaire signale ce qui ce fait de pire. Ainsi, le traitement de la volaille congelée n'est pas des plus ragoûtants. On part d'une usine à volaille chez un producteur breton avec du poulet qui est congelé avant d'être vendu au Bénin. En plus de la qualité relative de ce poulet, celui-ci est réexpédié par une société du Bénin à son voisin, le Nigéria, avec un respect de la chaîne du froid qui demeure très aléatoire.

Le réalisateur Anthony Orliange ne s'arrête pas à la question de la consommation de la viande. Il présente une alternative à la viande pour le moins originale et peu développée à l'heure actuelle : la consommation d'insectes. Eh oui, cela n'est pas pour rien si le documentaire s'intitule Global steak, demain nos enfants mangeront des criquets.

Si aux Pays-Bays, des chercheurs ont mis en place des élevages de criquets qui ont le mérite de ne pas émettre de gaz à effet de serre, reste à convaincre le consommateur qui n'est pas forcément attiré par le côté peu appétissant du criquet avant la mise en bouche.

Au final, Global steak est un documentaire très riche au niveau de son contenu et qui en même temps distrait le spectateur par son humour omniprésent.

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22.03.12

06:15:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alyce, une jeune femme introvertie, essaie de consoler son amie Caroll, qui vient de découvrir que son petit ami la trompe. Les filles s'enivrent et prennent de la drogue. Intoxiquées et étourdies, elles commencent à jouer autour du toit de l’immeuble d’Alyce, mais Caroll est complètement ivre et trébuche sur le parapet et chute depuis le sixième étage. Depuis cet accident, Alyce se réfugie dans la drogue, l’abus de médicaments, le sexe jusqu’à en perdre sa santé mentale… Les nuits d’Alyce sont hantées par la culpabilité dans un monde merveilleux de cauchemars, de brutalité, de sexe, de drogues et de violence.

Mon avis :

La jaquette annonce clairement la couleur, on a affaire ici à un film d'horreur aux influences asiatiques évidentes. Jay Lee ("The Slaughter", "Zombie Strippers!", "The House with 100 Eyes") nous offre un spectacle généreusement gore et non dénué d'humour, malgré un traitement beaucoup plus sérieux que sur son "Zombie Strippers!", film qui nous avait assez déçu malgré un titre et une affiche ô combien prometteurs! Cette fois, le réalisateur ne nous déçoit pas et nous surprend même avec des influences asiatiques bien éloignées de ses précédents films (il fallait bien que cela arrive avec un tel nom!). Cette inspiration se ressent dès les premières apparitions du fantôme de Carroll, la meilleure amie d'Alyce, que cette dernière voit apparaître, hantée par la culpabilité. Dès le début, le personnage d'Alyce apparaît comme étant perturbé, tellement fascinée et amoureuse de sa copine qu'elle l'a copie sur tout, prenant par exemple la même sonnerie de téléphone... Alors, quand l'accident arrive, suite à une prise de drogues, elle déraille complètement au point de tout accepter et de tout sacrifier pour des doses. Cela aurait pu s'arrêter là, mais malheureusement, la jeune femme va disjoncter encore plus et va alors tomber dans une spirale de violence absolument inouïe, faisant basculer le métrage dans un délire gore bien fun, mais aussi particulièrement sordide et grotesque, mais tellement jouissif... Les amateurs d'hémoglobine seront servis et pour ne pas gâcher le spectacle, les effets sont en plus vraiment très bien faits et très démonstratifs. L'actrice principale, Jade Dornfeld ("Christmas evil") est tout à fait convaincante, mais on remarquera aussi l'acteur fétiche de Gregg Araki, James Duval ("The Doom Generation", "Nowhere", "Donnie Darko"), au visage toujours aussi sympa et empreint de naïveté, Eddie Rouse ("Pandorum"), excellent dans le rôle du dealer, Tracey Walter ("I Spit on Your Grave", "Le silence des agneaux") au faciès si reconnaissable et la jolie Tamara Feldman ("Hatchet", "Dangereuse séduction"), qui donne ici pas mal de sa personne (notamment lorsqu'elle est agonisante sur son lit d'hôpital...). Enfin, la mise en scène est soignée, avec en prime une jolie photographie et une musique plutôt pas mal...

Espérons donc que Jay Lee continuera sur cette lancée pour ses prochains longs métrages! En tous cas son mélange d'horreur et d'humour est ici parfaitement dosé et fera certainement mouche auprès des amateurs du genre!

Le film sort le 3 avril chez Emylia en combi DVD + Copie digitale et en combi Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est présentait au format 1.78, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [1.78], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale H.264 est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC et en illimité comme toujours chez l’éditeur.

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21.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Convoy busters

Tout à la gloire de l'acteur Maurizio Merli, ce Convoy bustersva allègrement verser dans le "poliziotesco" sans fioriture et sans innover et il faudra compter sur une action omniprésente et sur le savoir-faire du réalisateur Stelvio Massi (un habitué du genre) pour rendre l'ensemble plaisant à suivre.

Le script va suivre le commissaire Olmi dans différentes enquêtes d'abord pour le suivre cherchant à mettre derrière les barreaux un trafiquant de diamant haut placé pour ensuite essayer de démanteler un autre trafic, d'armes cette fois-ci.

Convoy busters

Bien scindé en deux parties distinctes, le métrage va d'abord prendre place à Rome pour y suivre l'enquête du commissaire Olmi suite à la découverte du cadavre d'un demoiselle retrouvée la gorge tranchée puis d'une voiture carbonisée contenant le corps d'un jeune homme, deux affaires dont le lien sera mis en évidence par un témoin pompiste ayant la première victime monter dans le véhicule retrouvé incendié. L'interrogatoire de la troisième personne vue dans la voiture conduira le commissaire sur la piste d'un jeune homme, fils d'un riche et influent propriétaire d'une compagnie d’aviation, Degan, les crimes ayant été perpétrés puisque la fille retrouvée égorgée aura entendu une conversation téléphonique de Degan liée à un trafic de diamants.

Convoy busters

Ce sera à partir de cet élément basique que Stelvio Massi va coudre une intrigue prétexte à de nombreux passages porteurs d'une action violente, puisque en sus de cette enquête dirigée contre Degan, le commissaire Olmi va intervenir sur d'autres affaires pour à chaque fois les résoudre dans la violence et en n'hésitant bien sûr à tuer les criminels, ce qui nous vaudra quelques fusillades musclées, guet-apens visant le commissaire qui s'en sortira évidemment en usant de son arme, et autres morceaux de bravoure comme cette traque d'un dangereux malfaiteur échappé dans le sang lors d'un transfert et que Olmi (comme par hasard dans les parages) va poursuivre du haut d'un hélicoptère.

Convoy busters

Cette première partie mettra en évidence le caractère brutal et peu soucieux des règles de ce commissaire qui emploiera la force sans retenue et ne négligera pas de frapper les suspects et autres témoins pour le faire parler, nous livrant ainsi un personnage bien dans la tradition du "poliziotesco", tandis que ces méthodes seront bien entendu dénoncées par la presse et que la corruption ambiante ans l'Italie sera également mise en avant avec ce juge qui fera traîner le dossier Degan et le préviendra même d'une imminente arrestation, lui permettant ainsi de fuir à l'étranger.

Convoy busters

Mais bizarrement, après cette fuite et un incident compromettant pour Olmi, le métrage va changer de voie dans sa seconde partie bien distincte qui verra le commissaire e retrouver à la tête d'une brigade en bord de mer où il ne se passe apparemment pas grand-chose, obligeant même Olmi à ranger son arme dans un tiroir. Le métrage laissera même sa place à une romance puisque Olmi va rencontrer la séduisante Anna, mais le soupçon d'un trafic d'armes découvert avec l'arrestation de motards dégénérés assez risibles va bientôt occupé le restant du flm qui se terminera par une prise d'otages et un dernier acte de bravoure du commissaire Olmi.

Convoy busters

A partir de cette intrigue sans surprise mais quand même déroutante en laissant ce Degan impuni et tombant dans les oubliettes de la seconde partie du métrage, le réalisateur Stelvio Massi va imposer un rythme sans temps morts pour pouvoir laisser s'enchaîner toute une série de rebondissements uniquement tournés vers l'action et la violence de ce commissaire adepte de la justice expéditive, évitant ainsi largement à l'ennui le temps de s'installer et réussissant même à magnifier certains passages originaux (comme cette poursuite en hélicoptère), le tout en s'accaparant sporadiquement (et sans chercher le moins du monde à approfondir) les thèmes habituels du genre avec cette corruption et cette violence gangrenant l'Italie des années soixante-dix.

Convoy busters

Mais le film sera surtout une nouvelle vitrine pour l'acteur Maurizio Merli qui, en plus d'être omniprésent à l'écran, va se défaire de toutes les mauvaises situations avec violence mais aussi avec ingéniosité puisqu'il lui faudra aussi bien se servir très régulièrement de son revolver que se battre à mains nues contre des petits voyous quand il ne prendra pas par surprise un groupe de trafiquants de drogue. Et l'acteur tiendra parfaitement son rôle, comme à son habitude, pour forcer un charisme naturel déjà bien présent. A ses côtés, on retrouvera notamment la belle Olga Karlatos, pas encore malmenée par Lucio Fulci dans L'enfer des zombies et qui jouera l'atout charme agréablement. La mie en scène de Stelvio Massi est vie et dynamique pour donner un très bon rythme global au métrage tout en s'offrant quelques effets réussis, notamment avec un usage approprié du ralenti.

Convoy busters

Donc, ce Convoy busters ne brillera pas par son originalité mais arrivera sans mal à divertir et imposer son action virulente et violente avec brio !

Convoy busters

Le DVD édité par No Shame avancera une image nette, remasterisée à partir des éléments originaux, pou avancer une bande-son en italien et en anglais, avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, on pourra suivre plusieurs interviews passionnantes, dont celle du fils de Maurizio Merli ou encore des réalisateurs Ruggero Deodato et Enzo G. Castellari, la bande-annonce (suivie de celle de "Cop on fire") et une galerie d'affiches et de photos du flm viendront clore ces bonus, tandis que le DVD sera accompagné par un petit "comic book" très sympathique rendant hommage au genre.

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20.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

La belle bête

Synopsis :

Louise, une veuve bourgeoise, vit avec son fils Patrice et sa fille Isabelle-Marie dans une maison à la campagne. Elle donne toute son affection au premier, simple d'esprit mais très beau, négligeant la seconde, qu'elle trouve laide. D'une jalousie maladive envers son frère, Isabelle-Marie ne cesse de le tourmenter en l'absence de leur mère. Par ailleurs, le nouveau fiancé de celle-ci est rapidement pris en grippe par Patrice. Se laissant séduire par un garçon du coin, auprès de qui elle perd sa virginité, Isabelle-Marie met au monde une fille. Sa nouvelle condition de mère ne calme cependant pas sa rancoeur envers Patrice et Louise, malgré que cette dernière soit atteinte depuis peu d'un cancer de la peau.

Mon avis :

En adaptant le roman de Marie-Claire Blais, « La belle bête », Karim Hussain (« Subconscious Cruelty », « Ascension », « The Theatre Bizarre ») nous livre une nouvelle fois une œuvre dérangeante et déstabilisante, même si cette fois, il sera beaucoup plus accessible pour le grand public. « La belle bête » est un film complexe et pas facile d’accès, sur un sujet tabou qui ne peut laisser indifférent, à savoir l’inceste.

Le réalisateur signe un film lent et souvent onirique, qui risque de laisser pas mal de spectateurs sur le côté, à cause de son rythme d’une part, mais aussi en raison de partis pris parfois étonnants d’autre part. En revanche, pour peu que l’on rentre dans l’univers très particulier qu’il nous propose, on sera alors fasciné par cette histoire d’amour très spéciale. L’histoire suit les relations d’une famille vivant reclus sur elle-même, où Patrice, interprété par Marc-André Grondin (« C.R.A.Z.Y. », «Le premier jour du reste de ta vie », « 5150 Rue des Ormes »), un beau jeune homme, un peu simplet, vit une relation incestueuse avec sa mère, jouée par Carole Laure (« La menace », « Préparez vos mouchoirs », «Maria Chapdelaine ») et sa sœur interprétée par Caroline Dhavernas (« Hollywoodland », « Devil », « The Tulse Luper Suitcases »), une jeune femme perturbée, souffrant de l’indifférence de sa mère et en même temps jalouse de son frère, tout en éprouvant une certaine attirance pour lui. Le trio acteur est absolument impeccable et chacun d’entre eux, surprend par son interprétation, en parfaite adéquation avec les personnages du film. Le réalisateur déstabilise très rapidement ses spectateurs en incluant des plans où un homme à tête de cheval apparaît. On ne saura jamais réellement qui il est, Karim Hussain préférant laisser à chacun, le soin d’interpréter ces apparitions, à sa manière, mais on peut imaginer qu’il s’agisse de l’âme du père défunt ou encore de visions de la jeune Isabelle-Marie, dont certains indices laissent à penser qu’elle a subi un inceste auparavant avec son père. La violence, si elle se passera le plus souvent hors-champ, sera de plus en plus présente au fur et à mesure que les rapports de cette famille vont se dégrader et sera tout de même très crue et dérangeante. Le film est visuellement très beau avec une photographie très travaillée (ce qui n’est guère étonnent de la part du metteur en scène qui est également chef opérateur), des décors très bien choisis, apportant une très belle palette de couleurs et une bande son vraiment excellente signée par le compositeur David Kristian et dont l’importance est absolument primordiale. Tout semble avoir été minutieusement pensé dans ce long-métrage, créant petit à petit une ambiance de plus en plus pesante, voir oppressante. Seule l’excellente chanson « Elephant woman » de Blonde Redhead, permettra quelque peu de faire retomber la tension lors d’une scène où Isabelle-Marie fera la connaissance d’un jeune homme, ainsi que le personnage de Lanz interprété par David La Haye (« Ginger snaps - Aux origines du mal », « Nouvelle-France »), par son côté caricatural et risible voulu par le réalisateur.

« La belle bête » est une œuvre originale, forte et dont on ne sort pas indemne...

L’édition zone 2 proposée par Njutafilms s’adresse plus particulièrement à un public anglophone avec notamment en bonus, un commentaire audio en anglais de Karim Hussain, un making of moitié en français, moitié en anglais, selon les moments, une petite parodie avec des petites peluches faite pendant le tournage par une partie de l’équipe, une très belle galerie photos et la bande annonce du film et pas mal d’autres de l’éditeur. Le film est présenté au format 2.35, 16/9 en français (québécois) dans une piste 5.1 dolby digital. Cette édition peut être achetée à l’unité ou au sein du coffret Karim Hussain collection regroupant les deux précédents films du réalisateur en plus.

L’édition zone 1 de Warner Bros est elle plus adaptée au public français, avec un autre commentaire audio du réalisateur, cette fois, en français, le même making of, une discussion en français entre Marie-Claire Blais et Karim Hussain par téléphone, une autre galerie photo, moins belle que celle de l’édition Njutafilms et la bande annonce. Le film est également présenté au format 2.35, 16/9 en français (québécois) dans une piste 5.1 dolby digital. Cette édition est par contre devenue difficilement trouvable…

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19.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Vacanze per un massacro

Réalisé par Fernando di Leo, ce Vacanze per un massacro va se montrer moins violent que l'accoutumée des œuvres du réalisateur mais du coup bien plus érotique et surtout va s'intéresser à des personnages et des situations pour le moins ambiguës.

Le script va laisser un prisonnier évadé séquestrer un couple et une demoiselle dans une maison isolée.

Vacanze per un massacro

D'entrée, le métrage va suivre l'évasion de Joe, un homme s'enfuyant de sa prison à la nuit tombée en échappant à la vigilance des gardiens pour ensuite courir à travers la campagne jusqu'à ce qu'il tombe su rune ferme où un individu décharge sa voiture de sa légumes. Joe l’assommera sans ménagement et devra se défaire d'un autre homme armé d'une fourche qu'il parviendra à maîtriser, le tuant sans scrupule avec son outil, nous présentant ainsi un personnage principal capable de tout, comme le prouvera ce meurtre de sang-froid.

Vacanze per un massacro

Joe ne tardera pas à s'en aller avec la voiture des fermiers et après un court passage en ville stoppé par la présence de policiers, notre homme s'en ira dan la campagne, jetant son dévolu sur une petite habitation isolée qu'il visitera, sans trouver de quoi se nourrir, pour être bientôt obligé de se cacher à cause de l'arrivée des propriétaires des lieux, un couple, Sergio et Liliana, accompagnés par Paola, la sœur de Liliana.

Vacanze per un massacro

Le trio va prendre possession de cette maison secondaire où il sont venus passer le week-end, laissant le réalisateur avancer rapidement une liaison adultère entre Sergio et Paola et nous invitant à suivre le dîner de ces trois-là, observés par Joe, caché à l'extérieur. Fernando di Leo se laissera alors aller à un passage érotique puisque le couple va se livrer à un ébat amoureux dans leur chambre, ce qui va émoustiller Paola, qui, nue, va se caresser langoureusement sous l'oeil de Joe, toujours planqué dehors, mettant ainsi en avant la plastique aguichante de l'actrice Lorraine de Selle.

Vacanze per un massacro

Au petit matin Sergio va s'en aller chasser, non sans avoir profité de la présence de Paola pendant que sa femme dormait, cette dernière ne tardant pas à se rendre en ville faire des courses, laissant de fait Paola seule et à la merci d'un Joe qui ne traînera pas pour investir les lieux dans un but bien précis. Mais Paola va l'aguicher, volontairement ou non, à un tel point que Joe va vouloir la violer, mais la belle Paola va très vite succomber aux charmes de l'homme et s'offrir à lui, ce qui ne l'empêchera pas de vouloir ensuite s'enfuir pour être bien vite rattrapée.

Vacanze per un massacro

La suite de l'intrigue va bien entendu faire revenir vers la maison les autres protagonistes, ce qui obligera Joe à faire certaines révélations et obliger certains protagonistes à des perversions, lui même retrouvant un semblant de tendresse et d'amour avant ce final aussi désespéré que dramatique qui n'épargnera personne, en ayant pris soin auparavant de brouiller les cartes avec des péripéties montrant bien la petitesse et mesquinerie de certains personnages, ce qui sera d'ailleurs une des forces du métrage puisque cela va créer une tension palpable entre les différents caractères en présence, tension qui va perdurer jusqu'au final en obligeant les victimes à des choix ambigus et malaisés à vivre.

Vacanze per un massacro

Mais le réalisateur Fernando di Leo pourra aussi compter sur un érotisme largement présent, la belle Lorraine de Selle n'étant jamais avare de ses charmes et passant quasiment tout le métrage nue ou guère habillée, l'auteur lui faisant très régulièrement prendre des poses suggestives affolantes en sachant tirer au maximum partie de sa présence à l'écran. Mais au-delà même de cet érotisme largement plaisant, l'intrigue parviendra sans mal à embarquer son spectateur dans ce huit-clos malsain où tous les coups seront permis pour que les « victimes » de Joe puissent s'en sortir, quitte à renier leur passé et leur vie présente dans un fourvoiement corrompu mettant Joe au centre des convoitises, sincères ou non.

Vacanze per un massacro

L'interprétation est largement convaincante, portée par un Joe Dallesandro impeccable pour camper ce Joe imprévisible et capable du pire, tandis que la beauté de Lorraine de Selle viendra illuminer le métrage. La mise en scène de Fernando di Leo est efficace pour créer une atmosphère délétère et équivoque, pour en sachant magnifier son casting féminin.

Vacanze per un massacro

Donc, ce Vacanze per un massacro n'ira certes pas forcément dans la direction prévue en ne jouant pas foncièrement sur l'action, mais se révélera être plus que prenant grâce à son intrigue bien trouvée et par son érotisme charmant et plus que présent.

Le DVD italien édité par Raro Video avancera une image nette et sans défaut, pour une bande-son disponible en italien avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus hélas seule la filmographie du réalisateur sera disponible.

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16.03.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Pénitencier de femmes

Réalisé par ce vieux briscard de Bruno Mattei, ce Pénitencier de femmes va réussir par moments à se sortir de l'apanage du "W.I.P." classique grâce à une touche de folie propre au réalisateur pour quelques séquences bien démentes qui rehausseront un ensemble sinon assez fade, en sous-employant notamment Laura Gemser, la "Black Emanuelle" dont ce sera ici la septième aventure.

Le script va laisser une jeune femme, reporter pour Amnesty International, se faire enfermer dans un pénitencier afin d'y déceler d'éventuelles maltraitances... Elle ne sera pas déçue du voyage.

Pénitencier de femmes

Le métrage va commencer de manière bien timide et basique pour voir se joindre à un petit convoi de prisonnière une autre détenue, Laura, dont nous suivrons l'arrivée à la prison pour un court mais musclé interrogatoire mené par la directrice et son bras droit adepte de la matraque, nous apprenant ainsi les méfaits (trafic de drogue, tentative de meurtre) dont est accusé Laura. La visite chez le docteur Moran sera bien plus calme celui-ci se révélant être lui-même un détenu et Bruno Mattei ne s'attardera pas sur la nudité très brièvement exposée de la prisonnière et que nous allons découvrir le fonctionnement de cette prison mixte, le quartier réservé aux homme ne servant que de prétexte pour avancer une bagarre générale.

Pénitencier de femmes

Laura fera aussi la connaissance de sa compagne de cellule, vieille femme parlant à son scarabée qu'elle garde dans une petite cage mais qui va prendre Laura en amitié, tandis que la perversité et la méchanceté des gardiennes vont commencer réellement à pointer le bout de leur nez lors d'une fouille de colis. Mai ce sera à la nuit tombée que la perversion régnant sur les lieux va se dévoiler, le réalisateur se lâchant alors pour toute une série de séquences alternant un érotisme peu glorieux avec d'autres passages plus frappés. En effet, deux détenues vont devoir s'adonner à des attouchements sous l’œil du bras droit de la directrice qui se masturbera avant de frapper les deux femmes, tandis que deux détenues vont se livrer à une courte séance saphique, alors que le lendemain Laura va refuser d'aller jeter un seau plein de déjections pour au contraire le lancer sur le gardiennes, déclenchant un bagarre dans la merde assez amusante, ce qui conduira Laura en isolement dan un cachot lugubre et qui deviendra franchement malsain lorsque des gros rats aux yeux rouges (prologue à ceux de Manhattan à venir pour l'auteur ?) vont venir attaquer Laura, pour quelques gros plans gores simplistes mais plutôt réussis, les bestioles n'hésitant pas non plus à grimper jusque dans la chevelure de leur victime du jour.

Pénitencier de femmes

En parallèle à cette séquence, une détenue sera livrée à deux prisonnier lubrique, le tout sous l’œil gourmand de la directrice, elle-même accompagnée par un responsable local de la police, pour ce qui sera très certainement le meilleur passage du métrage, puisque même si d'autres coups de folie suivront (comme cette prisonnière s'exhibant à la fenêtre sous le regard des détenus masculins en promenade, ce qui ne plaira pas à l'homosexuel du groupe qui se sentira bafoué et le payera très cher, ou encore cette bagarre entre détenues qui verra l'une d'elles dévaler une pente du chantier où elles travaillaient pour finir en bas aussi ensanglantée que morte), aucun ne se montrera aussi volontaire et bien mis en scène.

Pénitencier de femmes

La seconde partie du film verra la véritable identité de Laura découverte par la directrice, et bien entendu, devant le risque de voir les "dysfonctionnements" de la prison étalés au grand jour, elle va chercher à se débarrasser de Laura/Emanuelle, après lui avoir fait avouer la vérité à grands coups de matraque ou en la plaçant dans un caisson métallique sur lequel deux gardiennes vont frapper pour faire un bruit horrible et fortement résonnant, pour un sévice assez innovant. Cette seconde partie sera plus classique, Emanuelle étant évidemment aidée par le gentil docteur Moran (qui aura des vues sur elle), lorsque celle-ci sera droguée afin de la tuer à petit feu (et aussi violée par le compagnon de la directrice au passage), avant l'obligatoire rébellion des prisonnières qui va favoriser la fuite du couple dans les bois, bientôt poursuivis par les policiers et leurs bergers allemands jusqu'au dénouement se voulant surprenant alors qu'attendu.

Pénitencier de femmes

Si 'l'intrigue en elle-même restera fondamentalement dans le carcan du "W.I.P." de base, on pourra quand même compter sur l'habituel "coup de patte" de Bruno Mattei pour apporter un petit plus avec ces coups de folie graphiques et sanglants et ces quelques plans remarquables (comme cette prisonnière hurlant au milieu des gardiens et de leurs chiens après la bagarre mortelle du chantier), car sinon l'ensemble serait resté bien terne, avec une interprétation quasiment inexistante des seconds rôles, ce qui permettra à Laura Gemser, hélas bien discrète de se faire quand même remarquer, tout comme la belle Lorraine de Selle dans le rôle de la directrice. La mise en scène de Bruno Mattei sera certes parsemée de coup d'éclats visuellement réussis mais peinera régulièrement à donner du rythme et du relief à certaines situations. Les effets spéciaux sanglants seront ici plutôt faciles et simplistes mais bienvenus et volontaires.

Pénitencier de femmes

Donc, ce Pénitencier de femmes sera un « W.I.P. » souvent classique et assez fade mais heureusement une certaine folie viendra sporadiquement relever le niveau avec quelques idées bien tordues et aberrantes !

Pénitencier de femmes

Le DVD édité par X-Rated Kult, proposé en quatre hardboxes (ces boîtiers DVD au format "livre" chers à l'éditeur!) aux affiches différentes, disposera d'une image nette et sans scories visibles, pour une bande-son proposée en anglais et en allemand, sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus on retrouvera les bandes-annonces allemandes et américaines du métrage ainsi qu'une galerie de photos d'exploitation allemandes du film et une galerie d'affiches, l'éditeur nous gratifiant en outre d'une multitude de bandes-annonces de ses autres titres.

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15.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

New York est le terrain de jeux de Blest. Il passe ses journées à voler des aérosols de peinture dans les quincailleries locales - et ses nuits à se défoncer et taguer dans les rues avec son groupe de graffeurs. Il est le graffeur le plus recherché sur la liste noire du NYPD, et dans le même temps, retient toute l'attention de la scène des galeries locales. Mais les choses tournent mal lorsque Lune 15 ans, le plus jeune membre du groupe de Blest, est arrêté et brutalisé par la police new-yorkaise. Les graffeurs décident de se venger en menant une guerre des "graffitis" contre la ville: une bataille qui finit par leur coûter plus d'une vie. Bomb the System est tiré d’une histoire vraie en plein New York - un poème cinématographique dédié à l'art du graffiti, et de la ville où tout a commencé il y a plus de deux décennies.

Mon avis :

Sorti en 2002, "Bomb the system" est un sympathique film indépendant sur un univers peu abordé dans le monde du cinéma, celui des tags (il y avait eu tout de même "Wild Style" en 1983, mais cela date!).

Pour son premier long-métrage, Adam Bhala Lough ("Weapons", "The Upsetter", "The Carter") met en scène cette histoire de tagueurs avec un style très stylisé, souvent très clippesque, ce qui rebutera certainement certains spectateurs, mais pour ma part, j'ai trouvé que cela collait pas mal au style très underground du film. Pour les amateurs de graffitis, ce film est ou sera certainement culte, mais pour les autres, il permet de cerner un peu mieux les motivations particulièrement obscures et incomprises des gens qui pratiquent ce mode d'expression, qu'eux, considèrent comme un art. Si le film fonctionne, même pour les non-initiés, c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il y a son acteur principal, Mark Webber ("Scott Pilgrim", "Weapons", "Shrink"), qui incarne un personnage attachant et toujours crédible, alors que l'actrice Jaclyn DeSantis ("Carlito's Way: Rise to Power") apporte, quant à elle, une touche de charme non négligeable. D'autre part, il y a des scènes situées dans des lieux insolites, comme ce temple hindou situé au coeur d'un cargo désaffecté, qui apportent un certain cachet au film. Enfin, l'histoire ne se limite pas aux graffitis et l'intrigue est suffisamment haletante pour susciter notre intérêt, notamment grâce à ce jeu du chat et de la souris que se livrent les tagueurs et les policiers. On pourra certes reprocher à ce long-métrage d'être un peu trop caricatural, notamment dans sa représentation de la police, mais bon, c'est un film pro-tagueurs! Alors ce n’est guère surprenant…

Si l'univers des graffitis vous fascine ou vous intrigue (Qui ne s'est jamais demandé ce que voulaient dire ces inscriptions?), "Bomb the system" est pour vous!

"Bomb the system" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Asilum (une des marques d' Emylia) en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, ainsi qu'en version anglaise 2.0 AAC pour la copie digitale, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.

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14.03.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Cheval de guerre

Réalisateur
 : Steven Spielberg

Date de sortie du film au cinéma
: 22 février 2012

Durée du film : 2h27

Avec : Jeremy Irvine (Albert Narracott), Emily Watson (Rose Narracott), Peter Mullan (Ted Narracott), David Thewlis (Lyons), Niels Arestrup (Grand-père), etc.

Par Nicofeel

Après l'intermède Tintin, Steven Spielberg est de retour avec son nouveau film. Il s'agit cette fois de Cheval de guerre.
Ce film montre l'histoire d'amitié entre un jeune britannique pauvre, Albert Narracott, et le cheval que son père a acheté, à qui l'on attribue le prénom de Joey.
Il faut d'abord noter que ce film est déjà destiné aux gens qui apprécient les chevaux car le film laisse la part belle à cet animal, notamment au début du film où le dressage du cheval dure un bon moment.
Ce film est surtout l'occasion de dresser une belle histoire d'amitié entre ce cheval, qui va connaître de multiples épisodes et toujours s'en sortir, et les gens qui vont le posséder à un moment. Steven Spielberg démontre que l'homme peut avoir un lien particulier avec le cheval, un peu comme dans un western où il est la monture naturelle de l'homme.
Ce film, qui reste destiné à toute la famille, laisse la part belle à une nature bienveillante. Les chevaux sont présentés comme de fidèles compagnons.
Pour autant, on n'est pas à un moment particulièrement facile puisque l'action du film se déroule durant la première guerre mondiale. Ce cheval, Joey, va donc être amené à voir les horreurs de la guerre, en étant d'abord du côté des Britanniques puis du côté des Allemands lorsqu'il est fait prisonnier.

Même si le film n'est nullement sanglant (le réalisateur ayant pris le parti d'aseptiser la guerre, peut-être en raison du public qui est visé par ce film), il n'empêche que l'on assiste à quelques scènes terribles : le massacre des Britanniques qui viennent se battre à cheval avec leurs armes blanches alors que leurs ennemis disposent de mitrailleuses qui font des dégâts colossaux ; les enfants allemands qui sont fusillés parce qu'ils ont déserté ; la ferme de Grand-père (Niels Arestrup) qui est pillée par les Allemands.
Jusqu'aux deux tiers du film, on peut se dire que les moyens mis en œuvre, la photographie, les décors, la mise en scène et l'histoire font de Cheval de guerre un film très intéressant.
Malheureusement, dans le dernier tiers, le scénario du film part « en sucettes » et on se demande si Spielberg n'en a pas fait trop.
Ainsi, certaines scènes sont au mieux révélatrices d'un esprit « bisounours », au pire révélatrices d'une certaine niaiserie. La scène la plus ridicule est sans conteste le moment où un soldat Britannique reçoit le coup de main d'un Allemand pour enlever les barbelés dans lesquels s'est pris Joey.
Toujours dans la même idée, on a droit à Albert qui sent que son cheval est proche et qui le sauve miraculeusement d'une mort certaine.
Au niveau du scénario, on pourra aussi s'étonner du fait que Grand-père paye une somme d'argent très importante pour récupérer Joey alors que l'on sait pertinemment que les Allemands ont pillé tous ces biens.
Vers la fin du film, on assiste aussi à une scène où la mère d'Albert fait du jardinage la nuit !
Alors certes tout ceci ne nuit pas fondamentalement au film et cela ne dérangera sans doute pas les spectateurs qui ont gardé leur âme d'enfant, mais tout de même je trouve que cela est quelque peu gênant. Ces facilités scénaristiques censées apporter à un côté merveilleux au film pour contrebalancer l'horreur de la guerre sont un peu « too much ». C'est dommage car le film partait sur de très bonnes bases.
Au final, Cheval de guerre constitue une belle histoire, gâchée un peu par l'aspect « mielleux » du film. Ce long métrage constitue donc à mon sens un film mineur dans la filmographie de Steven Spielberg.

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13.03.12

06:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sam Rockwell est Bill, un ancien joueur de basketball dont la vie a quelque peu mal viré. Il s’occupe de la vaisselle dans un restaurant, est divorcé de sa femme et peine à avoir une relation normale avec sa fille. Ainsi, quand le responsable du lycée vient lui demander d’entrainer l’équipe de basketball féminine, ce n’est clairement pas le job de sa vie, mais c’est toujours mieux que ce qu’il fait maintenant.

Mon avis :

Je dois bien avouer qu'à la vue de l'affiche du film, je n'étais guère tenté et pourtant, cela aurait été une grosse erreur de passer à côté de cette petite comédie, parfois dramatique, forte attachante. "Saison gagnante" m'a fait énormément penser à des films comme "Les Indians", en un peu moins comique certes, mais avec le même esprit. Pour sa deuxième réalisation, James Strouse ("Grace Is Gone") s'en sort très bien, arrivant à rendre immédiatement attachants ses personnages, même son héros qui n'apparaît pas forcément sous un angle très sympathique au départ. Sous ses allures de Tom Cruise sorti de "Né un 4 Juillet", Sam Rockwell ("Moon", "Iron man 2", "Confessions d'un homme dangereux") incarne à merveille un looser, pessimiste et bourru, mais rapidement, on éprouve pour lui une certaine empathie. Les jeunes actrices sont également parfaites, chacune dans leur rôle, comme par exemple, la charmante Emma Roberts ("Wild Child", "Nancy Drew"). Certes, le scénario est déjà-vu et assez prévisible (on se doute bien que le héros va réussir à renouer avec sa fille et qu'il mènera son équipe au plus haut...), mais le tout est rattrapé par des dialogues souvent savoureux. Quant à la fin, elle est très drôle (Sam Rockwell y est irrésistible!), tout en étant suffisamment émouvante, comme de nombreux moments du film d'ailleurs et cela sans jamais tomber dans le mélo.

Ne vous fiez donc pas aux apparences, "Saison gagnante" mérite vraiment que vous vous y attardiez!

Sam Rockwell en compagnie du réalisateur James Strouse

"Saison gagnante" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Asilum (une des marques d' Emylia) en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, ainsi qu'en version anglaise 2.0 AAC pour la copie digitale, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.

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12.03.12

06:30:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aujourd'hui est le plus beau jour de la vie de Koldo et Clara, ils se marient. Ils ont réuni toute leur famille et leurs amis dans une somptueuse maison de campagne. Mais durant la soirée, certains invités tombent étrangement malades. En quelques instants, une terrifiante vague de violence s'abat sur la fête et le rêve vire au cauchemar... Séparés au milieu de ce chaos, les mariés se lancent alors, au péril de leur vie, dans une quête désespérée pour se retrouver...

Mercredi 7 mars 2012, avant-première mondiale de « [REC]³ Génesis » au Grand Rex, je me rend dans cette salle mythique munie de mon invitation. Dès mon arrivée, je suis accueilli par une horde de zombies, juste après m’être vu offert un joli tee-shirt du film et un masque de protection afin d’éviter toute contamination. J’entre dans la salle. Quel bonheur ! C’est vraiment une des plus belles salles qu’il m’est été donné de voir et c’est toujours avec émerveillement que je la redécouvre à chaque fois que je m’y vais. Je patiente environ une demi-heure et enfin, les hostilités commencent avec l’arrivée d’une partie de l’équipe du film, avec entre autres, la comédienne française Claire Baschet, la jolie actrice espagnole Leticia Dolera, l’acteur Diego Martín, le chef opérateur Pablo Rosso, le producteur, mais surtout Paco Plaza, le réalisateur du film. Une chance pour nous, Leticia Dolera et Paco Plaza, qui prendront la parole, parlent assez bien français. Débarquent alors des zombies qui investissent la scène, demandant au metteur en scène espagnol, de marier deux d’entre eux, déguisés en mariés comme dans le film. Une fois ce mariage accomplit, tout ce beau monde quitte l’estrade pour nous permettre de découvrir ce troisième volet de la série [Rec].

Mon avis :

Malgré deux premiers volets forts sympathiques, je dois reconnaître que je n’attendais pas grand-chose de cette préquelle. L’action prend place lors du mariage d’un jeune couple. A nouveau, celle-ci est filmée à la manière d’un [REC], c’est-à-dire avec un caméscope numérique amateur ou une caméra pro selon la personne qu’on suit. La cérémonie du mariage va bien se passer, la fête va battre son plein, même si on sentira la menace poindre le bout de son nez avec cet oncle blessé à la main suite à une morsure de chien. Mais tout à coup, le tonton infecté va se transformer en zombie lors d’une scène bien délirante, créant une panique incommensurable parmi l’assistance. L’action est lancée et elle ne s’arrêtera alors qu’à la fin ! Car « [REC]³ Génesis », c’est tout simplement un gros délire gore, complètement décomplexé ! On ne s’ennuie pas une seconde, on se marre énormément et on en a pour notre argent ! Ce troisième opus est donc très différent des deux précédents, car à aucun moment, il ne se prend au sérieux. Bien au contraire ! C’est un grand n’importe quoi ! Mais quel kiff !!! Certaines scènes gores sont vraiment mémorables, tout en étant toujours extrêmement fun. C’est vraiment quelque chose de voir la mariée armée d’une tronçonneuse partir à la rescousse de son mari… De même que de le voir lui équipé d’une armure et armé d’une masse d’arme ! Alors certes, le scénario tient sur un timbre poste, mais vu le spectacle, franchement on s’en fout ! En dehors de son humour omniprésent, faisant d’ailleurs tout le temps mouche, on notera un autre élément important qui a changé par rapport aux deux précédents opus, risquant probablement de déstabiliser les fans purs et durs de la saga ; cette fois à part au début du film, l’action est filmée de façon normale et non caméra à la main. Leticia Dolera (« Disparitions », « Man Push Cart », «[REC]²») crève littéralement l’écran. La jeune actrice espagnole semble s’être donnée à fond dans son rôle, elle apporte son charme et son énergie à ce troisième épisode survitaminé, à prendre évidemment au second degré pour pouvoir l’apprécier. Alors bien entendu, on pourra être déçu que ce ne soit pas la préquelle attendue, car on n’apprend rien de nouveau par rapport aux évènements liés aux deux premiers films. Personnellement, j’ai pris un tel pied en regardant ce film que cela ne m’a absolument pas manqué. On dirait que Paco Plaza (« Les enfants d’Abraham », « L’enfer des loups », «[REC]») a voulu ici faire son « Army of darkness », tout en nous offrant une belle histoire d’amour bien déjantée.

Au Grand Rex, la majorité du public semble avoir tout comme moi apprécié grandement le spectacle, alors si comme nous vous avez envie de passer un bon moment sans trop réfléchir, précipitez-vous dans les salles à partir du 4 avril, car ce film doit être vu en salle et si possible avec un super son !

Ma soirée s’est alors terminée, on ne peut plus agréablement, avec l’opportunité de rencontrer une partie de l’équipe du film et d’avoir quelques dédicaces de Paco Plaza, du chef opérateur et des deux actrices présentes. Je suis rentré chez moi heureux et j’ai passé une nuit d’enfer faite de rêves largement influencés par ce que j’avais vu lors de cette soirée que je ne suis pas prêt d’oublier !

Sortie nationale en salle le 4 avril 2012

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11.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le cadavre mutilé d’une jeune femme est retrouvé à son domicile. Pas d’effraction, pas de témoin : le crime est parfait. L’enquête est confiée au commandant Lassalle, un flic expérimenté et solitaire, détruit par la mort de sa femme. Alors que d’autres meurtres tout aussi sanglants sont perpétrés, Lassalle est intrigué par la personnalité d’un aveugle, Narvik. Mais l’alibi du suspect est plausible et son infirmité le met hors de cause. Un étrange duel, telle une partie d’échecs, s’engage alors entre les deux hommes.

Mon avis :

Le premier film de weareproducteurs.com arrive enfin sur nos écrans. Ce projet original est né en partie grâce aux internautes inscrits sur ce site communautaire, où ils ont pu, tout au long de l’élaboration de ce long-métrage, participer aux décisions afin de choisir le film qu’ils souhaitaient parmi cinq idées originales de Luc Besson. Le résultat est un thriller sympathique, assez étrange, car mêlant à la fois thriller psychologique et comédie, mais pas complètement convaincant en grosse partie à cause d’invraisemblances de certains actes du tueur.

La réalisation signée par Xavier Palud (co-réalisateur de « Ils » et « The eye » avec David Moreau) est plutôt soignée, même s’il ne convainc pas autant que dans son premier excellent long-métrage. Le film débute à la manière d’un giallo avec tous ses codes (femme assassinée brutalement, tueur dont on ne voit pas le visage, gants noirs et armes blanches !), mais contrairement aux films de ce genre si particulier, l’identité du tueur va être révélé très rapidement et les meurtres sadiques vont varier constamment. L’action va alors se concentrer sur l’affrontement entre les deux personnages principaux, le tueur aveugle interprété par Lambert Wilson (« Chouans ! », « Matrix reloaded », « Des hommes et des dieux », « Comme les autres ») et le flic joué par un étonnant Jacques Gamblin (« Holy Lola », « Tenue correcte exigée », « Pédale douce »). Le duo va s’avérer être le principal point fort du film, même si certains acteurs comme Raphaëlle Agogué (« Comme un chef », « La rafle ») et Pascal Demolon (« Tout ce qui brille », « Braquo ») arriveront également à tirer leur épingle du jeu. Autre point fort du film, ses dialogues bien écrits, parfois très savoureux et qui font souvent mouche. Le scénario d’Eric Besnard (« Le convoyeur », « Ca$h », « Babylon A.D. ») tient pas trop mal la route, le soucis, ce sont la nature des meurtres, qui ne sont malheureusement pas très crédibles par rapport à la personnalité du tueur, ni ces réactions par rapport à ses motivations. Dommage, car cela nuit un peu notre plaisir. D’ailleurs, dans un thriller classique, cela l’aurait complètement gâché… Si l’ensemble se regarde tout de même avec plaisir, c’est grâce aux nombreuses touches d’humour, tirant souvent le film vers la comédie, car étonnement on rie assez souvent.

Cette collaboration entre Orange et EuropaCorp est donc plutôt concluante, car malgré ses défauts « A l’aveugle » demeure un divertissement agréable et assez attachant. En tous cas, le fait d’avoir ainsi impliqué le public est une expérience intéressante et pour plus de 12000 personnes, ce film restera un peu comme étant leur bébé !


Sortie nationale dans les salles le 7 mars 2012

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10.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Moontrap

Réalisateur : Robert Dyke

Date de sortie du film au cinéma : 1989

Durée du film
 : 92 minutes

Avec : Walter Koenig (Jason Grant), Bruce Campbell (Ray Tanner), Leigh Lombardi (Mera), etc.

Par Nicofeel

Robert Dyke, ça vous dit quelque chose ? Non, eh bien moi non plus. Pour autant, je me suis laissé tenté par ce Moontrap, film des années 80 mis en scène en 1989 par Robert Dyke.
Le film n'est pas très connu et pourtant la jaquette sympathique du film m'a donné envie de le regarder. Je me suis dit que je tenais peut-être là une sympathique série B. En fait, à l'arrivée on est plus proche du film qui oscille entre navet et film Z que de la série B.
Moontrap a une histoire assez simple : deux astronautes ramènent d'un satellite un étrange objet ovale (ce n'est pas un ballon de rugby, mais presque!) et un squelette humain qui serait daté de plus de 14 000 ans ! Alors que l'objet ovale semblait vide, en fait il contenait une étrange créature qui se transforme en un robot géant.
On sent bien la repompe au film Alien, sauf que Robert Dyke n'instaure aucune ambiance particulière et fait un film qui part franchement en sucette.

Car après avoir détruit le robot (cela dit c'était pas trop dur dans la mesure où le robot ne bougeait quasiment pas!), les deux astronautes retournent sur ce satellite pour voir ce qu'elle contient. Mais il n'y a qu'eux d'eux qui y vont, alors qu'on se doute bien qu'il y a un danger potentiel important !
Niveau scénario, cela n'est pas grandiose et pourtant le scénariste va faire bien pire par la suite. En effet, notre duo d'astronautes va tout de même trouver une jeune femme qui est endormie dans une sorte de caisson et se réveille juste au moment où ils arrivent ! Les choses sont tout de même bien faites. On comprend qu'a priori cette jeune femme est là depuis un bon moment. Toujours est-il que l'intérêt de la présence de cette jeune femme n'est pas évident. Ah si, juste après qu'un des deux protagonistes ait été tué par un robot, son compère en profite juste après pour faire l'amour avec la jeune femme. La scène est parfaitement ridicule car pour trouver un endroit intime, les deux tourtereaux montent en deux temps trois mouvements une tente qui fait plus penser à un igloo qu'autre chose. Cette scène de sexe paraît complètement inutile et n'a d'autre but que de répondre à un cahier des charges pour montrer des seins.
En tout cas, les robots sont sympathiques puisqu'ils attendent précisément la fin de la scène d'amour pour attaquer nos deux tourtereaux.
Au vu du scénario et de la succession des scènes, on comprend aisément que le film fait dans le grand n'importe quoi.
Pour ne rien arranger, le film dispose d'un budget assez mince. C'est la raison pour laquelle les navettes spatiales ne sont rien d'autre que de vulgaires maquettes. Par ailleurs, toujours en raison de ce budget étriqué, le réalisateur fait parfois des ellipses qui sont un peu rudes. Les raccords ne sont pas toujours géniaux.
De plus, la distribution du film ne méritera pas l'oscar de la meilleure composition. On sent les acteurs peu inspirés. Même Bruce Campbell, qui est généralement un acteur qui réussit à tirer son épingle du jeu, on le trouve pas vraiment à son avantage dans ce film qu'il traverse sans donner l'impression d'apporter un plus.
Au final, Moontrap est un film de science-fiction qui doit composer avec un budget très faible et on le ressent à l'écran. Par ailleurs, le réalisateur n'est pas non plus à son aise et met en scène un film avec une naïveté certaine. In fine, les seules personnes qui sont à même d'apprécier ce genre de film seront les amateurs de navet, voire de bon gros Z. Pour les autres, à moins d'avoir du temps à perdre, il convient de passer son chemin.

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09.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Louise Wimmer

Réalisateur : Cyril Mennegun

Date de sortie du film au cinéma : 4 janvier 2012

Durée du film : 80 minutes

Avec : Corinne Masiero (Louise Wimmer), Jérôme Kircher (Didier), Anne Benoit (Nicole), Marie Kremer (Séverine), Jean-Marc Roulot (Paul), Frédéric Gorny (le manager de l'hôtel), etc.

Par Nicofeel

Premier film de fiction du français Cyril Mennegun, Louise Wimmer témoigne de notre société actuelle. Si le film ne se veut pas un manifeste contre notre société, il n'en montre pas moins que pour nombre de nos concitoyens la situation peut être préoccupante.
Celle de Louise Wimmer le prouve sur de nombreux aspects. Cette femme âgée de 50 ans est dans un état critique sur le plan économique et social.
Au niveau économique, elle ne peut compter que sur ses (faibles) revenus de femme de ménage dans un hôtel alors qu'elle a les huissiers qui sont sur le point de lui saisir les rares biens qu'elle possède. Elle n'arrive pas à rembourser ses dettes. Elle en est arrivée à un stade où elle est obligée de dormir dans sa voiture.
Pour s'en sortir, Louise Wimmer a choisi un système D qui l'amène parfois à commettre des actes illégaux : elle mange « à l'oeil » dans une sorte de Flunch en prenant l'assiette d'un client une fois que celui-ci a terminé son repas ; elle siffonne l'essence d'un chauffeur routier ; elle prend des douches chez Total. Sans compter qu'elle se fait remplacer la culasse de sa voiture gratuitement par l'ami d'un ami.

Pour ne rien arranger, Louise Wimmer doit faire avec un lien social qui s'est particulièrement éfiloché. Ainsi, elle est séparée de son mari qui a refait sa vie avec une nouvelle femme. Quant à ses rapports avec sa fille, ils sont quasiment insignifiants, la seule rencontre ayant lieu lorsque sa fille lui demande un service.
Malgré tout, elle refuse de se laisser abattre. Louise Wimmer est une anonyme qui trouve un équilibre précaire auprès d'autres anonymes. Il y a Nicole, la tenancière d'un bar-tabac, qui lui fait crédit et la soutient. Il y a aussi son copain Didier avec qui elle fait quelques paris sportifs. Et puis il y a cet homme qu'elle rejoint de temps à autre dans une chambre d'hôtel afin d'assouvir ses pulsions sexuelles.
Louise Wimmer est un film très intéressant par sa capacité à faire de son « héroïne » le symbole de notre époque où la crise est omniprésente. A ce titre, on est proche du documentaire, milieu dans lequel a évolué auparavant le réalisateur Cyril Mennegun.
Louis Wimmer constitue aussi tout simplement un très beau portrait de femme. L'actrice Corinne Masiero est impressionnante de naturel dans le rôle de Louise Wimmer. Elle donne corps à cette femme qui est dans une situation difficile mais qui souhaite coûte que coûte s'en sortir. Le réalisateur français ne fait jamais dans le misérabilisme car Louise Wimmer est une battante. Elle cherche à quitter la galère qu'elle connaît actuellement.
La seule aide qu'elle demande à la société est l'octroi d'un logement social. On la voit à plusieurs reprises en entretien avec une assistante sociale d'un CCAS.
De manière générale, Louise Wimmer est une femme qui entend conserver sa dignité et même si les événements sont parfois difficiles, elle prend toujours le soin de se laver et de se coiffer notamment. Car si son condition économique est malaisée, elle n'en demeure pas moins la même personne. C'est quelqu'un qui a envie de vivre. Ce que prouve par exemple cette très belle scène où on l'observe en train de danser et de s'abandonner sur la musique ô combien rythmée et caractéristique de la chanteuse Frida intitulée « I know there's something going on. » Dans le même ordre d'idée, cette rage de vivre se matérialise lors de ce moment où elle se met à danser seule, en faisant face à la ville.
Et puis comme pour apporter dans cet environnement un signe d'espoir, voire même indiquer que tout est possible si on s'en donne les moyens, le réalisateur Cyril Mennegun a choisi de conclure son film par un happy-end.
On ne peut que se satisfaire de l'issue apportée à Louise Wimmer, avec la très belle chanson The day of Pearly Spencer de Rodolphe Burger lors du générique de fin.
Film ramassé sur seulement 80 minutes, Louise Wimmer est porté à bout de bras par son actrice principale, qui impressionne par sa justesse de ton. Ce film n'est pas fondamentalement facile à regarder car il dresse un portrait juste mais critique de notre société. L'émotion vraie qui se dégage de ce long métrage, par l'utilisation notamment de nombreux gros plans sur l'actrice principale du film, est une raison de plus d'aller voir Louise Wimmer.

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08.03.12

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The descendants

Réalisateur : Alexander Payne

Date de sortie du film au cinéma : 25 janvier 2012

Durée du film : 110 minutes

Avec : Georges Clooney (Matt King), Shailene Woodley (Alexandra King), Amara Miller (Scottie King), Nick Krause (Sid), Patricia Hastie (Elizabeth King), Beau Bridges (Cousin Hugh), Brian Speer (Matthew Lillard), Julie Speer (Judy Greer), etc.

Par Nicofeel

Auteur de Monsieur Schmidt (2003) et de Sideways (2005), Alexander Payne nous offre avec The descendants son nouveau long métrage.
Le cinéaste américain s'intéresse à la famille avec le personnage Matt King (Georges Clonney), qui voit sa vie s'effondrer le jour où sa femme a un grave accident et qu'elle est sur le point de décéder. Matt doit alors s'occuper des siens, ce qu'il n'a pas forcément fait pour le mieux jusque-là.
Il est le narrateur de cette histoire et nous offre à cet égard ses réflexions personnelles sur sa famille et sur la vie. Il nous rappelle que l'être humain est par essence complexe. Personne n'est parfait.
Matt est pour sa part un homme qui a surtout passé son temps au travail. C'est un père de famille et un mari qui ne s'est pas assez occupé de sa femme et de ses enfants. Il ne connaît pas ses enfants, à savoir sa fille de 10 ans, Scottie et sa fille aînée de 17 ans, Alexandra, qu'il a placé dans une école privée. Les retrouvailles entre Matt et ses enfants sont donc naturellement difficiles car chacun a presque affaire à un étranger. Matt va donc s'attacher à se rapprocher de ses enfants.
Le film montre très bien que les êtres humains ont tous des bons et des mauvais côtés. Même si en apparence certaines personnes paraissent au-dessus de tout soupçon, cela n'est pas toujours le cas. La femme de Matt, qui est citée en exemple par beaucoup de ses proches, est pourtant une femme qui a une liaison conjugale.

C'est difficile pour Matt dans ces conditions de placer sur un piédestal sa femme qui est sur le point de décéder alors qu'elle l'a trahi.
The descendants est un film qui demeure positif. Par le biais de son personnage central, le réalisateur Alexander Payne fait passer un message qui est pour le moins très clair : comme personne n'est parfait et que la relation humaine est essentielle dans notre société, il convient de minorer les défauts des gens et au contraire de mettre en avant les qualités.
Le film place à la famille au cœur de notre société. Matt a beau être en colère contre son épouse, il décide de lui pardonner son infidélité. Il veut garder d'elle les bons côtés, les bons moments passés ensemble et il entend que ses enfants fassent de même. Ce n'est pas un hasard si à l'hôpital il déclare à sa fille aînée qu'elle ressemble à sa mère, surtout par ses bons côtés.
Se déroulant sur un mode tragi-comique, The descendants est un film qui indique que la vie est difficile et que pour surmonter les épreuves il faut s'appuyer sur deux éléments qui sont intimement liés : la famille et les origines (la relation à ses ancêtres, à sa terre natale).
Sur le premier élément, les événements tragiques (le décès à venir de l'épouse Matt) auront malgré tout le mérite de resserrer les liens entre Matt et ses deux filles. Le temps qu'ils passent ensemble va leur permettre de devenir une vraie famille, pas seulement en raison de l'identité mais tout simplement par les sentiments qui les rapprochent. Les dernières images du film montrent d'ailleurs des rapports apaisés, simples et évidents entre trois êtres qui sont ensemble et forment réellement une famille.
Sur le deuxième élément, Matt est le gestionnaire de domaines fonciers très importants à Hawaï qui peuvent permettre à lui et à ses cousins, de devenir très riches, s'ils décident de vendre ces terres. Mais Matt comprend progressivement que s'il n'a pas vendu ces terres, dont il est le gestionnaire, c'est bien qu'il y a une raison. Ces terres sont celles de ses ancêtres qui ont été léguées de père en fils. Ces terres sont celles qui ont symbolisé les unions heureuses des membres de sa famille qui l'ont précédé. En montrant à plusieurs reprises des photographies anciennes, le réalisateur Alexander Payne évoque avec finesse que le lien que l'on peut avoir avec ses origines. S'il vendait ces domaines, Matt couperait le lien qui le relie avec ses ancêtres.
Pour véhiculer ses thèmes de prédilection, le cinéaste Alexander Payne bénéficie d'une excellente distribution. La jeune Shailene Woodley est très crédible dans le rôle d'Alexandra, la fille aînée et rebelle de Matt. En plus d'être convaincante par son interprétation, cette jeune actrice est très jolie. Nul doute qu'elle devrait être rapidement repérée par d'autres réalisateurs.
Dans ce film, c'est surtout Georges Clooney qui retient l'attention. Il est parfait dans un rôle à contre-emploi, où il est d'une grande sobriété. Le personnage qu'il interprète paraît tout à la fois maladroit et attaché aux siens (la preuve, il fait tout pour que ses enfants soient à l'abri du besoin). C'est ce qui fait de The descendants un film où se mêlent avec justesse comique et tragique. On passe par diverses émotions avec la sensation d'avoir regardé un film vrai, sincère et humaniste.
Sur une musique exotique des plus plaisantes, on passe donc un excellent moment à regarder ce film qui nous rappelle à juste titre que la famille est un rouage essentielle pour affronter les épreuves de la vie.
On attend avec intérêt le prochain film d'Alexander Payne.

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07.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Underworld nouvelle ère

Réalisateurs : Mans Marlind et Björn Stein

Date de sortie du film au cinéma
: 8 février 2012

Durée du film : 90 minutes

Avec : Kate Beckinsale (Sélène), Theo James (David), Stephen Rea (le docteur Jacob Lane), Michael Ealy (l'inspecteur Sebastian), India Eisley (Eve), etc.

Par Nicofeel

Et c'est reparti pour un tour ! Comme certaines sagas qui semblent ne jamais se finir, Underworld en est déjà à son quatrième épisode.
Cette fois-ci, ce sont les cinéastes suédois Mans Marlind et Björn Stein qui sont aux manettes du film. Toutefois, Len Wiseman, qui a créé la saga Underworld et mis en boîte les deux premiers films, est tout de même ici encore producteur et scénariste.
Comme le précédent long métrage relatif à Underworld se déroulait dans le passé, on a droit à un flashback inaugural qui nous explique les enjeux de cette histoire. On nous rappelle que depuis des siècles les lycans et les vampires s'affrontent dans des batailles violentes et de grande ampleur. Sauf qu'un jour une vampire, Sélène (Kate Beckinsale) est tombée amoureuse d'un être humain, Michael, qui est devenu un être mi vampire mi lycan.
Aujourd'hui, le film ne se déroule pas dans le passé comme Underworld 3 mais au contraire dans le futur. Sélène et Michael (on ne verra quasiment pas Michael dans le film) ont été fait prisonniers par les humains et ont fait l'objet d'expérimentations pendant plus d'une dizaine d'années.
La première grosse scène du film est intéressante car elle va nous montrer la fuite (voulue par les humains) de Sélène. A cette occasion, on a là un condensé de ce que constitue Underworld : un film de vampire contemporain qui privilégie l'action à tout-va. C'est sûr qu'au niveau de l'action tout cela est plutôt bien foutu. Les meurtres sont légion et on a même droit à quelques scènes sanguinolentes.
Seulement, on aurait pu espérer quelque chose de plus fin.

Plusieurs points qui sont abordé dans ce long métrage ne sont jamais approfondis.
Premier exemple : les expérimentations qui ont eu lieu sur Sélène. On aurait pu espérer que cela aboutisse à quelque chose de surprenant mais finalement mais ce que l'on apprend par la suite n'a rien d'étonnant.
Deuxième exemple : l' extermination des lycans et de vampires par les êtres humains. Un parallèle aurait pu être fait avec notre histoire ou établir à tout le moins un enjeu dramatique sur ce point. Non ce point, comme beaucoup d'autres, est simplement survolé.
En fait, le seul point qui apporte une certaine satisfaction est le personnage étrange constitué par la petite fille Eve qui paraît mignonne en apparence mais se révèle extrêmement dangereuse. Son rapport avec Sélène est plutôt intéressant et on se doute que le personnage d'Eve va pouvoir être exploité dans un prochain Underworld.
Mis à part cela et l'arrivée de quelques nouveaux personnages, il n'y a rien de neuf sous le soleil.
Le film se contente de plusieurs scènes d'action telles que des courses-poursuite ou des fusillades. Il est certain que le rythme du film est tout à fait satisfaisant avec des scènes qui s'enchaînent rapidement. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Mais cela n'est pas suffisant. Le film sonne tout de même assez creux et l'on ne voit pas bien l'intérêt de ce nouvel opus.
En plus, les effets spéciaux qui multiplient les images de synthèse ne sont pas franchement réussis.
Reste la distribution du film avec des acteurs – Kate Beckinsale en tête – qui sont globalement corrects dans leurs rôles respectifs.
Au final, Underworld nouvelle ère est un film qui reste avant tout réservé aux fans de la saga Underworld. Pour les autres, le film peut être vu comme un film d'action sympathique, sans plus. A voir, à défaut d'être chose, mais on n'est pas du tout en présence d'un film majeur de cette année 2012.

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06.03.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La femme évoquée par le titre est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des Etats-Unis depuis des décennies. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable. Christopher Cleek, avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé s’embarque, poussé par ses idéaux tordus dans un projet détraqué : celui de capturer et « civiliser » cette femme, une décision qui mettra bientôt en danger les vies de tous les membres de sa famille.

Mon avis :

Avec "The woman", on a enfin le droit au grand retour de Lucky McKee ("May", "The woods"), qui s'était fait fortement remarqué avec "May", son premier long-métrage en solo. Après avoir été remplacé par ses producteurs sur "Red" une adaptation d'une nouvelle de Jack Ketchum, Lucky McKee retrouve ici l'auteur de "The Girl Next Door" avec qui il signe cette fois le scénario. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont fait une nouvelle fois fort avec cette histoire dérangeante d'un avocat, en apparence bien sous tous rapports, se mettant en tête de civiliser une femme sauvage capturée après l'avoir repéré lors d'une virée solitaire à la chasse. Cette histoire fait suite à "Offspring" d'Andrew van den Houten, une autre histoire signée par le romancier où une famille de cannibales s'attaquait à une petite ville des États-Unis. Ici, c'est donc une jeune femme issue de cette tribu qui va être capturée. L'avocat va alors la cacher dans sa cave, attachée, afin de la dresser. Pour cela, il va impliquer sa famille qui sera en charge nourrir et laver la jeune femme. Avant même cette capture, le réalisateur nous fera comprendre que l'avocat aura aussi pour but d'assouvir quelques pulsions en montrant la poitrine généreuse de la jeune femme, fantasmée par le chasseur alors même qu'elle l'avait recouverte. Dès, le début de sa captivité, la jeune femme va alors montrer qu'elle n'est pas prête à se laisser faire, en mangeant notamment un doigt à son ravisseur tout en le regardant fixement. Le film va s'avérer être parfois assez gore, notamment dans son final, mais finalement, beaucoup moins choquant qu'un "The Girl Next Door" et cela, même s'il sera plus démonstratif. Il faut dire que le film sera pourvu d'un certain humour noir faisant de celui-ci une satire particulièrement cruelle. Là où "The woman" va se montrer intelligent, c'est dans la façon dont il va nous montrer la dégradation des rapports au sein de la famille et la révolte des femmes au départ soumises à cet homme complètement misogyne. Si le scénario très habile des deux compères va être un atout de taille, il en sera de même pour la mise en scène efficace de McKee, épaulée par une bande son accrocheuse de Sean Spillane et un casting où tous les acteurs sont remarquables, en particulier la jeune Pollyanna McIntosh ("Exam", "Offspring"), véritablement impressionnante dans rôle de la jeune cannibale, Sean Bridgers ("Nell", "Jake's Closet") dans celui de l'avocat et l'excellente Angela Bettis ("May", "The Circle", "Roman"), l'actrice fétiche du réalisateur, dans le rôle de sa femme. Il est à noter pour les personnes pressées de couper les films dès le début du générique de fin, qu’une scène (assez étrange !) se trouve à la fin de celui-ci.

"The woman" est un film bestial et intelligent, qui ne laissera personne indifférent, ni indemne d'ailleurs! Pour moi, c'est la claque du moment!

Après avoir accompagné en avant-première la sortie du numéro de février du magazine Mad Movies dans une édition simple, "The woman" sort officiellement dans le commerce le 1er mars chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.85, 16/9 avec des pistes française et anglaise 5.1 Dolby digital et anglaise 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + Copie digitale au format AVC 1080p/24 [1.85] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High res Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale. Les deux éditions sont accompagnées en bonus de scènes supprimées et d'un documentaire intitulé "Malam Domesticam".

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05.03.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un groupe de scientifiques voit une météorite s’engouffrer dans l’océan, près du Mexique. Un robot géant en sort, quelques jours plus tard. Ce monstre de métal va puiser toute l’énergie électrique disponible, pour l’envoyer dans l’espace, détruisant tout sur son passage.

Mon avis :
Quelle (re)découverte!!! "Kronos" est vraiment pour moi une très belle surprise! Ce film de science-fiction de 1957, réalisé par Kurt Neumann ("La Mouche noire", "Island of Lost Men", "She-Devil") et tourné en RegalScope (CinemaScope en noir et blanc!) est un vrai régal! Dès les premières minutes, on est happé par cette intrigue captivante servie par d'excellents acteurs, une musique parfaitement adéquate et une mise en scène efficace. Alors bien entendu, les effets spéciaux sont datés, certains parfois risibles, mais cela a son charme et dans l'ensemble, il y en a quand même qui ne sont pas mal du tout pour l'époque. Le film en met plein la vue et cela devait être vraiment quelque chose de découvrir "Kronos" au moment de sa sortie. Dès le début, lorsqu'on voit la façon qu'a l'extra-terrestre de passer de corps en corps, on se dit que le film a dû avoir une influence énorme sur des films comme "Hidden" ou "Shocker". Personnellement, j'ai aussi énormément pensé à Fantômas lorsqu'il prend la place de Lord Edward Mac Rashley dans "Fantômas contre Scotland Yard", tant le physique et la façon de jouer de John Emery ("Vingt-quatre heures chez les Martiens", "Le défunt récalcitrant") s'en rapproche... Coïncidence très certainement en ce qui concerne le film de André Hunebelle, mais vraiment j'ai trouvé cela frappant! Et d'ailleurs, pourquoi pas? D'autres éléments sont similaires comme l'hélicoptère ou encore les avions de chasse envoyés pour lutter contre l'ennemi... Le héros, interprété par Jeff Morrow ("La créature est parmi nous", "Les survivants de l'infini") a une voix vraiment incroyable (d'où l'intérêt de voir ce film en version originale! Ça tombe bien, seule cette version est dispo!), quant à Barbara Lawrence ("Oklahoma!", "Infidèlement vôtre"), elle tire assez bien son épingle du jeu parmi ce casting essentiellement masculin. Le film est assez spectaculaire notamment grâce à une utilisation de stock-shots bien exploités et tient en haleine véritablement jusqu'à la dernière minute. On notera également quelques pointes d'humour plutôt bien senties apportant un capital sympathie supplémentaire à cette petite série B ô combien réussie.

"Kronos" fait de "Les monstres viennent de l'espace", ce très beau coffret édité par les éditions Artus films, un achat indispensable pour tous les amateurs de Science-fiction. Alors pas d'hésitations, sortez votre carte de crédit!

"Kronos" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "Not of this earth" et "The cosmic man", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The cosmic man" est présenté en noir et blanc, au format original Cinémascope 2.35, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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04.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un vaisseau spatial arrive sur Terre, transportant un étrange agent extra-terrestre. Ce dernier cherche à parlementer avec les autorités. Mais dans quel but ?

Mon avis :

"The cosmic man" est un petit film de science-fiction de 1959, sans grand intérêt et qui a assez mal vieilli. Le film a été réalisé par Herbert S. Greene ("Outlaw Queen"), qui a essentiellement œuvré en tant qu'assistant réalisateur et en tant que réalisateur de seconde équipe. Il n'y a pas grand chose malheureusement d'intéressant dans cette petite série B, l'intrigue n'est guère palpitante, plein d'invraisemblances (le jeune héros en sait plus que des scientifiques confirmés!), mais surtout ultra prévisible et utilisant le côté mélodramatique de façon inutile et excessive (le jeune garçon est handicapé et n'a pas une espérance de vie très longue!). De plus, certains acteurs sont assez mauvais ou parfois mal dirigés comme Angela Greene ("Night of the Blood Beast") qui hurle de façon complètement excessive quand les militaires tirent sur l'extraterrestre. On remarquera simplement au sein du casting la présence de John Carradine ("Les Raisins de la colère", "La chevauchée fantastique ") dans le rôle de l'extraterrestre, mais ce n'est pas suffisant pour rendre le film intéressant... Étonnamment, même s'ils sont simplistes, les effets spéciaux sont encore ce qu'il y a de mieux dans ce film sensé faire peur, si on en juge la bande annonce! Mais je doute franchement qu'il ait effrayé qui que ce soit, même à l'époque!

Ce genre de film raté peut souvent être amusant à voir, celui-là ne l'est malheureusement pas... Dommage!

"The cosmic man" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "Not of this earth" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The cosmic man" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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03.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un agent extra-terrestre est envoyé sur Terre depuis la planète Davana. Il doit amasser beaucoup de sang humain pour les besoins de sa race, mourante, depuis une guerre nucléaire.

Mon avis :

Signé Roger Corman ("La Petite Boutique des horreurs", "Mitraillette Kelly", "La Chute de la maison Usher", "The Trip"), "Not of this earth" est une très sympathique série B de SF horrifique, revisitant le thème du vampirisme de façon assez originale pour l'époque (le film étant sorti en 1957!). Il est assez amusant d'ailleurs de voir que Roger Corman exploita à nouveau cette histoire en produisant deux remakes de son propre film avec "Le Vampire de l'espace" de 1988, film de Jim Wynorski où joue entre autres Traci Lords et "Not of this earth" de 1995, film de Terence H. Winkless avec notamment Michael York. Il faut dire que l'original est plutôt assez réussi, malgré des effets spéciaux rudimentaires et que son scénario, même s'il est assez simple, tient bien la route, sans incohérences pouvant décrédibiliser l'ensemble. Dans le rôle de l'extraterrestre, Paul Birch ("The Beast with a Million Eyes", la série "Cannonball") apporte une présence hypnotique intéressante, quant à Beverly Garland ("Swamp Women", "Airport 1975") actrice ayant tourné dans énormément de séries télé, elle ne fait pas trop potiche blonde comme on aurait pu le penser et tire assez bien son épingle du jeu.

Même si le film est d'assez courte durée, on se n'ennuie pas un instant devant ce spectacle, qui a certes pas mal vieilli, mais non dénué d'un certain charme.

"Not of this earth" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "The cosmic man" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "Not of this earth" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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02.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la suite d’un accident, le Docteur Gilbert McKenna, un chercheur en sciences atomiques, s’est retrouvé exposé à des radiations. Depuis, dès qu’il s’expose à la lumière du soleil, il se transforme en une hideuse créature mi-homme mi-lézard.

Mon avis :

Réalisé en 1959 par l'acteur Robert Clarke ("The Man from Planet X ", "The Astounding She-Monster "), "The Hideous Sun Demon", dont ce sera le seul film en tant que réalisateur, est une petite série B fauchée plutôt amusante. Le film a été tourné avec peu de moyens et cela se ressent. Les situations sont de plus souvent peu crédibles, on se demande d'ailleurs si le héros, qui se transforme, suite à une irradiation, en monstre reptilien dès qu'il voit le soleil, ne le fait pas exprès de s'exposer ainsi aux rayons du soleil (il roule qu'en décapotable, par exemple!). Robert Clarke, qui est également l'acteur principal de son film, est de loin le meilleur acteur du film, mais on notera également le présence de la jolie Nan Peterson ("Louisiana Hussy", "Girls Town"), qui apporte un brin d'érotisme (suggéré!) et d'humour involontairement (Ah!!! Sa façon de jouer du piano, c'est quelque chose!), ainsi que celle de Peter Similuk, acteur dont c'est ici certainement le plus grand rôle, malgré son apparition non créditée dans "Le jour où la terre s'arrêta ", qui lui apporte une touche très film noir. Le film se suit sans ennui, malgré les invraisemblances des situations jusqu'à une fin à la fois touchante lors de la rencontre du héros avec une petite fille et palpitante lorsque l'étau se resserre sur le monstre. On finit donc par se prendre au jeu et à succomber au charme désuet de ce film au déguisement de monstre très rétro, mais fort amusant. Je me demande d'ailleurs comment "The Hideous Sun Demon" a été perçu à l'époque... Les gens ont-ils eu peur ou se sont-ils amusés? En tous cas, point de frissons de nos jours, vous pouvez sans problème le montrer à vos enfants, qui seront, à ne pas en douter, morts de rire à la vue de ce monstre reptilien!

"The Hideous Sun Demon" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "Not of this earth", "The cosmic man" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The Hideous Sun Demon" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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01.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pendant les guerres indiennes, le capitaine Lance (Gregory Peck) charge le lieutenant Holloway d’escorter leur prisonnier, le chef Apache Tucsos. La mission échoue, et le lieutenant meurt. Lance est alors accusé d’avoir envoyé volontairement Holloway à la mort, sous prétexte qu’il était son rival auprès de la charmante Cathy Eversham (Barbara Payton). Pour prouver sa loyauté, il emmène alors une douzaine d’hommes aussi brutes les uns que les autres, pour tenir en maître un lieu stratégique : Fort Invincible…

Mon avis :

"Fort invincible" est un très bon western de 1951, réalisé par Gordon Douglas ("Les Nouvelles Aventures du capitaine Blood", "La Maîtresse de fer", "Des monstres attaquent la ville"), avec Gregory Peck ("Vacances romaines", "Moby Dick", "Les Canons de Navarone", "Les Nerfs à vif","Du Silence et des Ombres"), qui vaut vraiment la peine d'être redécouvert, ne serait-ce que pour sa galerie de gueules. Car en effet, ce qui fait la particularité de ce métrage, c'est le fait qu'il réunisse une belle brochette de seconds rôles, jouant ici des personnages peu glorieux, d'ivrogne, de lâche ou encore de déserteur, réunis pour une mission suicide par le capitaine Richard Lance alias Gregory Peck, car ils ne seront selon lui, pas une grosse perte pour l'armée... En cela, le film fait assez penser à "Les Douze Salopards" de Robert Aldrich. Dans les rôles, les plus marquants, on notera ceux de Lon Chaney Jr.("Les Tuniques écarlates", "Le Loup-garou", "La Tombe de la momie"), interprétant le rôle du soldat Kebussyan, Ward Bond ("La Prisonnière du désert", "Le Massacre de Fort Apache") dans celui du caporal Timothy Gilchrist et Neville Brand ("Tora ! Tora ! Tora !", "Le Crocodile de la mort") dans celui du sergent Ben Murdock. "Only the Valiant" (le titre original!) est avant tout un film d'hommes, la romance pourtant mise en avant par les affiches, n'ayant finalement que peu d'importance. Les amateurs de western seront assurément satisfaits, avec notamment quelques bagarres mémorables entre soldats et quelques belles batailles avec les indiens, présentés ici uniquement comme des méchants, ce qui est, ma fois, plutôt normal vu l'époque où a été tourné le film. Ce qui est assez surprenant dans cette histoire, c’est que finalement les indiens ne sont pas forcément le plus gros danger qu’affronte le héros, car la menace auquel il est confronté vient aussi de l’intérieur, de ses soldats qu’il a choisi et qui ne lui veulent pas forcément que du bien… Le cinéaste apporte quelques touches d'humour assez bien senties, rendant attachants certains personnages, pouvant être perçues au premier abord comme antipathiques. Enfin, autre atout du film, les lieux où se trouve le fort, qui donnent une certaine ambiance étouffante, voir angoissante au film. Le principal défaut sera par contre que le film a été en grande partie tourné en studio et cela se ressent dans certains décors, mais personnellement cela ne m’a pas gêné plus que ça et cela a son charme...

"Fort invincible" m'a fait passer un très agréable moment et plaira très certainement à tous les amateurs de westerns classiques.

L'éditeur Artus films nous offre une nouvelle fois une édition intéressante, avec en bonus, une analyse passionnée du film par Eddy Moine, un joli diaporama en musique, ainsi que quelques bandes-annonces, dont celle du film. Le film est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels et en version française. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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27.02.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, 1794. Cinq ans après la Révolution française, le règne de la Terreur est instauré. Robespierre use de toutes les ficelles pour éradiquer ses rivaux et conserver les grâces de la Convention. Il consigne, dans un petit livre noir, les noms de ses ennemis, prochaines victimes de la cruauté révolutionnaire. Mais ce livre noir disparaît. Afin de confondre Robespierre et le destituer, Charles d’Aubigny (Robert Cummings) est chargé de le retrouver, par tous les moyens…

Mon avis :

Sorti en 1949, "Le livre noir" est un très bon drame historique signé par Anthony Mann ("Winchester '73", "La Charge des tuniques bleues", "Le Cid", "La Chute de l'empire romain", "Les Héros de Télémark"), dont la particularité est d'être tourné comme un film noir, voir un thriller. Sans être un film majeur de ce grand cinéaste, "Reign of Terror" ou encore "The black book" est une très agréable surprise, car il a particulièrement bien vieilli grâce notamment à la qualité de sa mise en scène, mais aussi grâce à son interprétation excellente et à un rythme soutenu ne laissant pas au spectateur le temps de s'ennuyer. Étonnamment, si l'interprétation des deux principaux acteurs est très bonne, ce sont surtout Arnold Moss ("Viva Zapata!", "Espionne de mon coeur") dans le rôle de Fouché, Jess Barker ("Deux nigauds dans le manoir hanté", "La Reine de Broadway") dans celui de Saint Just et Richard Basehart ("La Strada", "Moby Dick") dans celui de Robespierre, qui tirent leur épingle du jeu, ce qui n'empêche pas à Robert Cummings ("Cinquième Colonne", "Le Crime était presque parfait") et Arlene Dahl ("Deux rouquines dans la bagarre", "Les Chemins de Katmandou") de former un couple crédible et attachant. Malgré sa simplicité, le scénario est très bien écrit avec des dialogues délectables, distillant parfois une pincée d'humour assez sympathique, qui ne fera pas faiblir le suspens quasi constant du film. Ce suspens donnera d'ailleurs une allure de thriller au film, accentué par la mise en scène proche de celle d'un film noir, assez surprenante pour un film historique, mais collant finalement assez bien à cette période dite de la Terreur. La photographie, très expressionniste et très soignée signée par John Alton et les décors (superbe repère de Robespierre, lieu de tortures rempli de fusils) jouent également un rôle très important dans la création de cette ambiance sombre et quelques fois limite surréaliste.

"Le livre noir" est une œuvre très réussie, constituant un achat très intéressant pour tous cinéphiles et totalement indispensable pour tous fans du grand Anthony Mann!

Après l'édition italienne de Punto Zero Film, celles de Alpha Video, VCI et tout récemment celle Sony Pictures Archive aux États-Unis, l'éditeur Artus films nous offre une belle édition, pourvue de quelques bonus intéressants, avec une analyse du film par le réalisateur Jean-Claude Missiaen, un diaporama d'affiches et de photos et quelques bandes-annonces, dont celle du film. Le film est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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21.02.12

06:00:00, Catégories: Top 10  

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 est renouvelé et c'est tant mieux. Après un top général, un top spécial films d'animation, un top spécial thrillers et un top 20 spécial romances, on vous propose de continuer le jeu avec l'élection de votre top 20 spécial westerns.

Barbe-Noire vous invite actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, à participer à un topic intitulé « Top 20 ! On y retourne !! »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 westerns préférés.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'au 31 mars inclus.

Barbe-Noire procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 spécial westerns !

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19.02.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Le top des 20 romances préférées par les dvdpascheriens :

Par Nicofeel

Pendant un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 romances préférées.
Un grand merci à Surfeur51 qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.

22 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un très bon score quand on sait qu'il s'agit d'un top thématique très spécifique.
Merci donc à : alamo, asiafan, Barbe-noire, bridoli, cinephil, dale cooper, Evilfred, flo001fg, Frediwan, ghostwolf, ikkoku59, Johnny-Fan, Juju972, kakashi3561, langeikki, locktal, Minimyr, nicofeel, pierrot44, Surfeur51, wood et zardi , qui ont fait part de leurs romances préférées !

Alors désormais roulement de tambours. Voici donc la liste des 20 romances qui ont obtenu le plus grand nombre de points :

1. West side story (Robert Wise, 1960, Etats-Unis)
2. Casablanca (Michael Curtiz, 1942, Etats-Unis)
3. Eternal sunshine of the spotless mind (Michel Gondry, 2004, Etats-Unis)
4. Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939, Etats-Unis)
5. Titanic (James Cameron, 1997, Etats-Unis)
6. Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995, Etats-Unis)
7. Les lumières de la ville (Charles Chaplin, 1931, Etats-Unis)
8. Reviens-moi (Joe Wright, 2007, Royaume-Uni)
9. True romance (Tony Scott, 1993, Etats-Unis)
10. Moulin rouge (Baz Luhrmann, 2001, Etats-Unis)
11. Ghost (Jerry Zucker, 1990, Etats-Unis)
12. Lettre d'une inconnue (Max Ophüls, 1948, Etats-Unis)
13. Sailor et Lula (David Lynch, 1990, Etats-Unis)
14. In the mood for love (Wong Kar-Wai, 2000, Hong-Kong)
15. Chaînes conjugales (Joseph L. Mankiewicz, 1949, Etats-Unis)
16. Locataires (Kim Ki-Duk, 2004, Corée du Sud)
17. La garçonnière (Billy Wilder, 1960, Etats-Unis)
18. Coup de foudre à Notting Hill (Roger Michell, 1998, Etats-Unis)
19. Elle et Lui (Leo McCarey, 1957, Etats-Unis)
20. My sassy girl (Kwak Jae-Young, 2001, Corée du Sud)

On notera de prime abord qu'à l'inverse des précédents tops, ce top 20 comprend des films très hétérogènes au niveau des époques puisque l'on a deux films des années 30 (Autant en emporte le vent , Les lumières de la ville), trois films des années 40 (Casablanca, Lettre d'une inconnue, Chaînes conjugales), un film des années 50 (Elle et Lui), deux films des années 60 (West side story, La garçonnière), six films des années 90 et six films des années 2000.

En revanche, si l'on raisonne en terme de nationalité, alors-là c'est une hégémonie des Etats-Unis. Le premier film non-américain, qui est seulement 8ème est un film... britannique !
Les Etats-Unis réussissent la performance de placer 16 films sur 20 dans ce top des meilleures romances.

Comme quoi, on est fortement influencé par la culture américaine. Aux premières places de ce top des meilleures romances, on retrouve des classiques du genre avec West side story (dont la présence à la première place peut toutefois surprendre car il ne s'agit pas forcément du « meilleur » film romantique, mais là encore les goûts et les couleurs dépendent de chacun) qui se place premier devant l'indémodable et même incontournable Casablanca avec son fabuleux duo Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.

Sont également très bien placés des films comme Autant en emporte le vent et Titanic, le film aux plus de 20 millions d'entrées.

Si l'on peut s'étonner du fait qu'aucun film français ne soit parvenu à se placer dans les 20 premiers, on peut tout de même remarquer l'excellent position du film Eternal sunshine of the spotless mind, film américain mais mis en scène par le Français Michel Gondry.

Puisque l'on est du côté des réalisateurs, on notera que ce top est très diversifié puisque les 20 films correspondent à 20 cinéastes différents. James Cameron, David Lynch, Tony Scott entre autres ne sont d'ailleurs pas forcément les réalisateurs auxquels on pense immédiatement quand on évoque un film romantique.

A noter qu'à l'instar du top 20 spécial thrillers, l'Asie tire quelque peu son épingle du jeu car parmi les 4 films non américains, 3 d'entre eux sont signés de réalisateurs asiatiques : le classique In the mood for love de Wong Kar-Wai ; l'étonnant Locataires de Kim-Ki Duk et la comédie romantique décalée de Kwak Jae-Young avec My sassy girl.

Voilà !
Je remercie à nouveau Surfeur51 pour son lourd travail et les dvdpascheriens qui se sont prêtés au jeu.
Si vous cherchez un bon film romantique (cadeau post- Saint Valentin par exemple), vous voyez désormais vers quels films vous tourner.

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18.02.12

06:20:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : New kids turbo

Réalisateurs
 : Steffen Haars et Flip Van der Kuil

Date de sortie du film au cinéma : inconnue

Durée du film
 : 87 minutes

Avec : Huub Smit (Richard Batsbak), Tim Haars (Gerrie van Boven), Steffen Haars (Robbie Schuurmans), Flip Van der Kuil (Barrie Butsers), Nicole van Nierop (Manuela), Bart de Rijk (le policier Adrie), etc.

Une comédie déjantée, lourdingue mais sympathique. Voilà comment on pourrait définir la comédie New kids turbo.
Ce film néerlandais met en scène cinq hommes qui vivent dans un petit village aux Pays-Bas. Avant d'en savoir plus sur ces personnages, on se doute qu'ils ne vont pas être très subtils. Ils sont d'abord top ringards par leur aspect général avec notamment leurs moustaches et cheveux longs (pour quatre d'entre eux) qui leur donnent un aspect un peu naze. Leur cinquième camarade est un blond qui est rasé.
Au-delà de leur aspect physique, ce qui est le plus caractéristique chez ces personnages, c'est leur côté loser perpétuel. En effet, au début du film on voit que ces hommes perdent leur emploi (quand ils en ont un!), leur voiture, et même leur argent.
Mais ces hommes ne sont pas plus inquiets que cela. Se rendant aux ASSEDIC locaux, ils demandent tout simplement qu'on leur verse plus d'argent ! Mais bien sûr. Et puisque cela n'est pas possible ils prennent le choix le plus extrême qui fonde l'idée centrale du film : ils refusent de payer toutes les choses dont ils vont avoir besoin.
Ces mecs sont cons comme la lune et ils volent des choses parfois ridicules : une baraque à frites ; le supermarché où travaille l'ex-copine de l'un d'entre eux.
La constante du film est bien de montrer que ces purs losers sont des mecs complètement idiots mais leur comportement extrême et inattendu les rend fort sympathiques.
Il faut dire qu'ils en font des choses hallucinantes : ils taxent de l'argent à un reporter local venu les filmer ; ils décident de résister à la police.
Ils ont beau être débiles, les deux réalisateurs du film (qui figurent d'ailleurs parmi les acteurs principaux) en font des losers chanceux. Car rien n'est capable d'arrêter ces cinq hommes : ni la police locale, ni un missile envoyé à un mauvais endroit (les réalisateurs s'amusent à se moquer du gouvernement), ni les forces armées (le combat final est une parodie des films d'action qui vaut son pesant de cacahuète).
En plus, le destin les sauve toujours. On voit en particulier que certains des adversaires de nos cinq hommes se font écraser accidentellement par un camion. Le coup du chauffeur poids lourd qui tue accidentellement des hommes accroît le côté décalé de cette comédie.
Il faut dire que New kids turbo ne fait pas dans la dentelle. Sans être exhaustif, on peut dire que les paroles des protagonistes sont loin d'être du Shakespeare : pédale (pour homosexuel, une constante dans le film pour ces hommes qui sont des machistes finis!), chatte rasée, ptite fiotte, tafiolle, gros poulet (au flic), sale flic.
Parfois, la ligne blanche semble être dépassé, par exemple lorsque ces hommes récupèrent ces armes chez un ancien nazi. On dira que c'est leur bêtise et leur inconscience qui les couvre.
En tant que spectateur, ce film demeure un bon divertissement, à partir du moment où l'on accepte le côté lourdingue de l'entreprise. On appréciera notamment l'interactivité qu'il y a entre le spectateur et le film (voir le moment où les protagonistes racontent leur histoire car il n'y a plus d'argent pour boucler le film) ou encore le fait que les acteurs ont l'air de bien se marrer. Le bêtisier que l'on voit à la fin du film est là pour le poruver.
On notera enfin que si New kids turbo joue évidemment la carte de l'humour, il n'empêche qu'il y a tout de même derrière tout ça une réflexion sur notre société en crise et sur les personnes qui se retrouvent du jour au lendemain sur le bord du chemin.
A voir.

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17.02.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

"Beyond The Sea" retrace la vie du crooner américain Bobby Darin qui durant les années cinquante enregistra les chansons "My First Love", "Dream Lover", "Mack The Knife" ou encore "Queen Of The Hope" et "Things". Souffrant d'une grave maladie du coeur depuis l'enfance, les médecins lui avaient prédit une espérance de vie de 15 ans. Mais sa mère, Polly, lui insuffle le goût du music-hall, de la musique du chant et la scène, qui se transforme vite en passion. Le talent et son inspiration lui donnent le courage de se battre pour devenir « plus grand que Sinatra ». Il devient un des crooners les plus célèbres aux États-Unis en alignant les hits puis commence une carrière à Hollywood où il rencontre une jeune actrice prometteuse : Sandra Lee. Il décède en 1973 lors d'une opération chirurgicale à coeur ouvert.

Plus encore ce film à succès produit et réalisé par Kevin Spacey jouant le rôle de Walden Robert Cassoto, natif du Bronx, enfant pauvre et souffreteux qui devint Bobby Darin, retrace la vie de l’un des chanteurs les plus en vogue des fifties jusqu’à l’orée des seventies où son coeur fragile ne résista pas à une nouvelle intervention chirurgicale…

Mon avis :

Alors que le film est sorti dans de nombreux pays depuis 2005, il restait à ce jour honteusement absent chez nous. C'est donc avec soulagement qu'on accueillera ce très bon biopic réalisé et interprété par Kevin Spacey ("Usual Suspects, "Se7en", "Un Monde Meilleur", "L.A. Confidential", "American Beauty"...), qui sort enfin chez nous grâce à l'éditeur Emylia, qui frappe là un grand coup! Pour son deuxième et dernier film, à ce jour, en temps que metteur en scène, Kevin Spacey a voulu nous raconter l'histoire d'une star des années 50/60, qu'il admire depuis tout jeune, à savoir Bobby Darin, chanteur crooner et acteur talentueux ayant connu un franc succès à partir de la fin des années 50. Kevin Spacey, s'il ne s'était pas fait plus remarqué que cela pour "Albino Alligator", son sympathique premier film derrière la caméra, signe cette fois un long-métrage à la réalisation inspirée et à la structure narrative assez originale. Mais le film vaut aussi et principalement pour la qualité de son interprétation et bien entendu en particulier celle de Kevin Spacey, himself, qui est ici complètement bluffant. Mais le cinéaste a su aussi s'entourer d'excellents comédiens et notamment de John Goodman ("The Big Easy, le flic de mon cœur", "Panique sur Florida Beach") et de Bob Hoskins ("Qui veut la peau de Roger Rabbit", "Troubles"). Quant à Kate Bosworth ("Blue Crush", "Straw dogs") elle devra à sa participation dans ce film et à son rôle de Sandra Dee, la femme de Bobby Darin, également star d'Hollywood dans les années 60, son futur rôle de Loïs Lane dans "Superman Returns". Kevin Spacey va réussir avec ce biopic à nous captiver jusqu'au bout en nous racontant la vie de cette star finalement pas mal tombée dans l'oubli maintenant. D'ailleurs, ce sont principalement sa chanson "Beyond the Sea" (d'après "La Mer" de Charles Trenet), ainsi que son tube "Mack the Knife" qui resteront dans les mémoires et cela malgré d'autres gros tubes et des rôles assez importants au cinéma, ce qui lui valu d'ailleurs le prix du meilleur acteur au Festival de Cannes. Quand on regarde les photos du vrai Bobby Darin, on est assez bluffé par la ressemblance assez convaincante de Kevin Spacey avec la star qu'il interprète. Kevin démontre une nouvelle fois avec ce rôle qu'il est un très, très grand acteur. Il interprète d'ailleurs ici toutes les chansons de façon tout à fait remarquable... S'il sera parfois émouvant, "Beyond the sea" ne tombera jamais dans le mélo, pourtant il y avait certainement matière à cela, Bobby Darin étant atteint de fièvre rhumatique depuis l'âge de huit ans et mourut en 1973 suite à une nouvelle opération cardiaque... Mais le réalisateur, s'il n'évincera pas les problèmes de santé de son sujet, aura l'intelligence de ne pas exploiter la mort très prématurée de celui-ci (il n'avait que 37 ans!) à des fins larmoyantes.
"Beyond the sea" est un très bon biopic, curieusement jamais sorti en France et qui mérite amplement d'être redécouvert.

Le film est sorti le 1er Février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combo Blu-ray 7.1 + DVD + Copie digitale illimitée. Le DVD et le Blu-ray contiennent en bonus un making of, un diaporama, ainsi qu’un commentaire audio du réalisateur. Le DVD est présentait au format 2.35, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [2.35], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur.

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16.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Medium raw, the night of the wolf

Réalisateur : Andrew Cymek

Année
: 2010

Origine : Etats-Unis

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Durée : 100 minutes

Avec : Andrew Cymek (Johnny), Brigitte Kingsley (Jamie), William B. Davis (docteur Robert Parker), John Rhys-Davies (Elliot Carbon), etc.

Réalisé par Andrew Cymek qui tient d'ailleurs le rôle principal du film, Medium raw, the night of the wolf est un petit thriller qui se suit sans déplaisir.
On retrouve dans ce film au moins un acteur bien connu : John Rhys-Davies, vu notamment dans Le seigneur des anneaux. ici, son rôle se limite malgré tout à peu de choses. Mais bon, pour une petite production, cela n'est déjà pas si mal d'avoir réussi à avoir un tel acteur.
Au niveau de l'histoire, on est entre le thriller et le film de serial-killer. Au début du film, on apprend que de nombreuses jeunes filles ont disparu et se sont fait tuer par un fou, qui se fait passer pour le loup, d'où le titre du film. Le film propose d'ailleurs d'une certaine façon une variation de l'histoire du petit chaperon rouge, même si tout cela n'est qu'effleuré.
L'un des éléments principaux du film tient au fait que le serial-killer a tué la soeur de Johnny (Andrew Cymek) lorsqu'il était jeune. Cela a été un trauma pour Johnny qui, étant adulte, est devenu policier et a juré de trouver ce tueur.
La première partie du film, ou plutôt on pourrait dire le premier tiers du film, est axé sur le côté thriller qui va jusqu'à l'arrestation du serial-killer. Fondamentalement, cela n'est pas la partie la plus intéressante, d'autant que l'acteur-réalisateur a la bien mauvaise idée de dispenser à plusieurs reprises des scènes clippesques. Heureusement, par la suite, ce montage va être laissé de côté.
Les deux derniers tiers du film sont par ailleurs plutôt intéressants. Si l'on passe outre l'irréalisme de certaines scènes, le film se suit plutôt bien. Le film vaut par son aspect huis-clos et par le "bestiaire" qu'il contient. En effet, le film se déroule dans un asile de fous, où l'on a affaire à des gens plus que dangereux. On peut penser que le réalisateur Andrew Cymek a été fortement influencé par les films mettant en scène des serial-killer, notamment Le silence des agneaux. Cela n'est pas grave car de toute façon, ce film nous met aux prises avec un nombre important de personnages déviants, qui résident tous dans des cellules de haute protection. On a Mabel, une femme cannibale ; on a un espèce de Hulk qui n'est pas franchement sympathique et qui se met en colère lorsqu'il voit rouge, on a notre serial-killer et d'autres fous. Alors forcément, quand les portes des cellules s'ouvrent, on imagine que pour le personnel de l'asile, cela risque de devenir difficile. On suit notamment la trace de Johnny, venu rendre visite au serial-killer qui a tué sa soeur, et celle de Jamie, l'ex-femme de Johnny, qui est incarnée par la très mignonne Brigitte Kingsley.

Dans un environnement particulièrement hostile, ces deux personnages vont devoir faire face à des êtres pour le moins bien cinglés.
Si le film n'est pas fondamentalement très gore, il n'empêche que l'on a droit tout de même à une succession importante de meurtres.
Au niveau de la distribution, si l'acteur-réalisateur Andrew Cymek paraît un peu palot, on appréciera en revanche les performances de Brigitte Kingsley et de William B. Davis qui incarne le directeur de l'asile, à savoir le docteur Robert Parker.
Le film n'est certes pas d'une grande finesse mais il bénéficie de suffisamment de rebondissements pour tenir le spectateur jusqu'au bout. On regrettera tout de même les grosses ficelles et raccourcis qui sont parfois utilisés. Le film aurait sans nul doute gagné à être un peu plus fin au niveau de son scénario. Le pompon de l'illogisme a tout de même lieu quand le personnage principal réussit à sauver son ex-femme alors que celle-ci est dans une cage qui semble impossible à ouvrir.
A noter que le look du tueur est plutôt pas mal, avec cette combinaison en métal qui fait évidemment penser à un loup ("Etes-vous le bûcheron?" comme indique le tueur du film à plusieurs reprises).
Au final, Medium raw, the night of the wolf est un petit thriller, qui n'est certes pas très fin, mais qui dispose d'assez d'action pour captiver le spectateur jusqu'au bout. Gageons que le prochain film d'Andrew Cymek bénéficiera d'un travail d'écriture un peu plus soutenu et on pourrait tenir là un bon petit film d'horreur. A voir.

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15.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The poughkeepsie tapes

Réalisateur
 : John Erick Dowdle

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Origine
 : Etats-Unis

Durée du film : 1h26

Avec
 : Stacy Chbosky (Cheryl Dempsey), Ben Messmer (Ed), Samantha Robson (Samantha), etc.

Par Nicofeel

The poughkeepsie tapes a été mis en scène par John Erick Dowdle, à qui l'on doit le franchement très moyen Devil, sorti l'an dernier au cinéma.
Ce film est en revanche beaucoup plus confidentiel puisqu'il n'est pas encore sorti au cinéma. Et pourtant, cela semble être le meilleur film de John Erick Dowdle.
Le film est loin d'être un chef d'oeuvre, surtout après un démarrage pas vraiment convaincant. Mais par la suite les choses commencent à s'améliorer.
The poughkeepsie tapes fait partie de ces films où l'on nous explique que l'on a retrouvé des cassettes vidéo. Ici, on a affaire à un tueur en série, le « boucher des eaux » qui a pris un malin plaisir à filmer les meurtres de ses victimes. Si l'idée n'est déjà pas en soi d'une folle originalité, le hic est que cela enlève le peu de tension du film. En effet, on sait pertinemment à partir du moment où l'on nous montre ces fameuses cassettes que des gens vont mourir.

Et puis si le film joue la carte du réalisme en montant de fausses interviews (familles ou amis des victimes, policiers, FBI), ces mêmes interviews annihilent un peu plus le peu de suspense qu'il restait.
En outre, le film veut jouer la carte du réalisme avec ces vidéos tournées à la volée mais il est pris à son propre jeu. Si les meurtres sont bien présents, avec une petite fille au début, puis un couple et ensuite une femme, un autre couple, etc. , tout cela donne l'impression d'être tourné à l'arrach' et on ne voit rien ou presque rien.
Du coup, tout cela ne fait pas peur et fait même par moments presque sourire ! Car dans le même temps, les acteurs ne sont pas du tout au top. Le pompon est certainement atteint lorsque l'on voit un personnage censé jouer un médecin légiste qui sourit en évoquant un meurtre effectué avec une scie circulaire !
Tout cela n'est pas très crédible et on ne croit pas plus à l'intervention du FBI lors des interviews.
Et pourtant, malgré ce nombre important de défauts, The poughkeepsie tapes demeure malgré tout acceptable. Car il comporte quelques points positifs. Il y a d'abord ce rapport entre le serial-killer et Cheryl Dempsey, sa principale victime, qui est très intéressante à étudier. Le rapport de maître à esclave est plutôt bien vu. De même que les séquelles que va garder Cheryl des rapports avec ce serial-killer. L'actrice Cheryl Chbosky, qui interprète le rôle de Cheryl, ne donne à aucun moment l'impression de surjouer.
Ce n'est pas tout. The poughkeepsie tapes n'est certes pas toujours très intéressant et donne par moments la sensation de patiner. Seulement, dans la deuxième partie du film, le réalisateur a l'excellente idée de relancer l'action avec un « boucher des eaux » qui se révèle plus fin que prévu et réussit à faire accuser un policier à sa place. La révélation de l'identité du tueur est complètement surprenante. Il y a vers la fin de ce long métrage de multiples rebondissements qui sont dans l'ensemble bien vus (sauf le coup de l'idée de terminer avec le tueur qui surveillerait les cinémas où sortiront ce documentaire!) et rehaussent le niveau de ce film.
Au final, The poughkeepsie tapes est un film qui joue sur le côté faux documentaire mâtiné d'horreur. Pas franchement prenant et probant pendant une bonne partie de sa durée, le film parvient tout de même à décoller. A voir éventuellement, si vous êtes curieux.

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14.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Trust

Réalisateur : David Schwimmer

Date de sortie au cinéma
: 18 janvier 2012

Origine
 : Etats-Unis

Durée du film : 1h46

Avec
 : Clive Owen (Will Cameron), Catherine Keener (Lynn Cameron), Liana Liberato (Annie), Tristan Peach (Charlie), etc.

Par Nicofeel

Acteur très célèbre grâce à la série Friends où il interprétait le rôle de Ross, David Schwimmer prend ses marques derrière la caméra. Force est de reconnaître que l'on n'attendait pas forcément grand chose d'un acteur habitué à jouer les comiques dans une série télé sympathique mais pas très fine.
D'autant que Schwimmer s'attaque à un sujet difficile, aux antipodes de l'humour de Friends. Le synopsis du film raconte qu'une jeune fille de 14 ans, Annie, passe comme beaucoup de jeunes de son âge sur Internet, principalement en s'amusant à tchatter. Elle va tomber un jour sur Internet avec un certain Charlie, un jeune homme qui paraît bien sous tous rapports.
Le mot paraît est essentiel car sur Internet les rapports sont très différents par rapport à la vie réelle et on ne sait pas finalement à qui on a affaire. Celui qui se cache derrière son ordinateur peut être n'importe qui. Mais surtout pas la personne à qui on s'attend. D'ailleurs, dans le film, le fameux Charlie déclare d'abord qu'il a 16 ans, puis qu'il a 20 ans et enfin 25 ans. Mais ces révélations ne sont que progressives. Charlie attend d'abord de gagner la confiance (d'où le titre du film, Trust) d'Annie.

Le film de David Schwimmer établit bien la pression psychologique qu'exerce Charlie sur Annie. On voit bien que Charlie a parfaitement préparé son coup. Il commence par mettre à l'aise cette jeune fille âgée de seulement 14 ans alors que lui en a a priori plus de 35. Il lui fait croire qu'elle est l'amour de sa vie, qu'ils sont fait l'un pour l'autre, et que ce sentiment réciproque doit leur permettre de passer outre leur différence d'âge. Évidemment, Charlie ne pense en fait qu'à coucher avec Annie, ce qu'il réussit. Cette manipulation exercée sur une jeune fille a tout d'un acte de pédophilie, qui s'apparente à un viol. Et puis on comprend aisément que son acte a été minutieusement réfléchi car Charlie a eu l'idée de placer l'adresse IP de son PC en République Tchèque et de payer la chambre d'hôtel en liquide. C'est un être pervers, malade mais malgré tout calculateur.
Le réalisateur David Schwimmer s'est très bien documenté pour mettre en scène son film. Il a d'ailleurs bénéficié de l'aide du FBI et de la Rape fondation, une association d'aide aux victimes de viol dont il est un membre engagé. Ce film qui traite d'un viol lui tenait donc particulièrement à cœur.
Le film s'intéresse certes aux dangers d'Internet mais il traite surtout des conséquences du viol. Il laisse entendre qu'il est difficile de se reconstruire quand on a été victime d'un viol (la tentative de suicide d'Annie le prouve clairement) et que la famille de la victime est également fortement touchée par un tel événement.
Les deux acteurs principaux du film, Clive Owen (vu entre autres dans Closer, Sin city et Les fils de l'homme) et Catherine Keener (vue notamment dans 40 ans, toujours puceau et dans The ballad of Jack and Rose) interprètent avec brio le rôle de Will et Lynn, les parents d'Annie. Ces derniers réagissent chacun de manière différente face à ce drame. Le père est effondré et sa vie est brutalement perturbée. Il recherche inlassablement des pistes le permettant de retrouver le violeur de sa fille. Il voit constamment en cauchemar sa fille avec le violeur et il est obnubilé par l'idée de retrouver ce pédophile. Il se considère comme responsable, n'ayant pas vu le problème arriver. Et c'est ce qui est certainement le plus malaisé : admettre que l'on ne peut pas protéger constamment les siens.
Quant à la mère d'Annie, elle essaie d'oublier mais il est évident qu'un tel événement laisse une marque quasi indélébile et que la blessure met forcément beaucoup de temps à se refermer.
Signalons aussi au niveau de la distribution l'épatante interprétation de Liana Liberato, qui interprète une Annie plus vraie que nature. Elle joue parfaitement le rôle de cette jeune fille qui sort à peine de l'enfance et qui se fait abuser par un homme à qui elle a trop fait confiance. Les différentes phases dans lesquelles se trouve Annie, à savoir celle d'une jeune fille sur un nuage (croyant avoir trouvé le grand amour), puis celle d'une personne se sentant trahie par ses parents et sa meilleure amie et enfin celle d'une jeune fille abusée tant moralement que sexuellement par Charlie, sont parfaitement traduites par le jeu tout en finesse de Liana Liberato.
Au niveau de la mise en scène, il n'y a pas grand chose à dire. Elle est avant tout fonctionnelle et se marie plutôt bien avec le thème du film. On appréciera surtout les fondus au noir qui se situent juste après certaines scènes fortes du film, et accroissent l'intensité émotionnelle du film.
En synthèse, avec Trust, il apparaît que David Schwimmer a réalisé un film sur un sujet de société avec beaucoup de subtilité et d'intelligence. C'est surtout l'histoire très bien documentée qui maintient l'attention, de même que la qualité de la distribution du film.
On notera aussi que ce long métrage comporte un véritable portée pédagogique. La fin du film montre au demeurant que le prédateur sexuel peut être n'importe qui, et pas forcément la personne type que l'on imagine.

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13.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Du poison dans l'eau du robinet

Réalisatrice : Sophie Le Gall

Durée : 90 minutes

Date de sortie du film
: le vendredi 7 octobre 2011, au festival international du film écologique de Bourges

Par Nicofeel

Journaliste à France 3, Sophie Le Gall a choisi de réaliser un documentaire sur un sujet au thème universel : l'état de l'eau potable que l'on consomme quotidiennement au robinet.

Avec un titre tel que Du poison dans l'eau du robinet, on se doute que le constat risque d'être implacable.

On débute d'ailleurs sur les chapeaux de roues en apprenant que si l'eau du robinet contient de l'aluminium – et ce afin de la rendre plus limpide – on observe dans plusieurs villes françaises des taux d'aluminium supérieurs entre 4 et 20 fois à la norme réglementaire !

Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants que seize millions de Français boiraient chaque année de l'eau traitée avec de l'aluminium. Or, ces traces d'aluminium s'accumulent dans le cerveau et sont susceptibles de favoriser la maladie d'Alzheimer.

Le documentaire signale que des solutions existent pour éviter l'aluminium. Ainsi, Paris (qui n'est tout de même pas une petite ville !), l'aluminium a été proscrit depuis plus de 30 ans. Dans la capitale, on ajoute des sels ferriques qui peuvent parfois donner une petite couleur à l'eau. Mais que vaut-il mieux défendre ? Une eau potable ou une eau claire qui semble pure mais qui risque d'être dangereuse pour la santé. La réponse semble évidente. Reste à faire évoluer tout cela.

Très engagée, la réalisatrice n'a pas hésité à prendre contact avec les grands groupes français qui distribuent l'eau en y ajoutant de l'aluminium. Suez n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Quant au représentant de Veolia, il n'a pas fourni d'explications quant aux raisons de la distribution d'une eau qui ne respecte pas la norme en matière de teneur d'aluminium.

Sophie Le Gall pose des questions pertinentes et s'en prend aux personnes directement concernées.

La journaliste s'intéresse ensuite à la question des nitrates et des pesticides dont les taux dépassent bien souvent largement la norme. Elle cite l'exemple de l'Eure-et-Loir, département de France le plus contaminé.

Sophie Le Gall a réussi à interviewer un maire qui semblait embarrassé sur la question, et a fini par déclarer la phrase suivante, qui est proprement incroyable : « Oh madame, on a aucun malade, aucun mort. »

Sur les 5 communes testées dans le cadre du documentaire, seul un maire informe la population du danger de la qualité de l'eau au regard du taux de nitrates et de pesticides. Une nouvelle fois, Sophie Le Gall explique que des solutions existent.

Ainsi, la DDASS a décidé d'interdire la construction de lotissements dans une commune, tant que des travaux ne seraient pas fait pour améliorer la gestion de l'eau.

Il faut dire que cette eau – dont l'autorisation d'exploitation est délivrée parfois par dérogation (où le maire s'engage à faire les travaux nécessaires) - est dangereuse pour les femmes enceintes et les nourrissons.

A leur niveau, les citoyens peuvent aussi espérer faire évoluer les choses par eux-mêmes. Ainsi, on apprend que dans une affaire qui est allée devant les tribunaux, la SAUR (société spécialisée notamment dans la gestion des services d'eau et d'assainissement) a été condamnée pour avoir vendu de l'eau non potable.

Le documentaire va encore plus loin dans son constat accablant en montrant notamment que le radon, un gaz radioactif, circule dans l'eau. Or, il est difficile de mesurer sa présence dans la mesure où la réglementation française ne prévoit pas de rendre en compte le radon !

Et ce n'est pas tout. L'eau contient également des médicaments. Même après avoir été traitée, l'eau contient encore 80 % de résidus de médicaments car les stations d'épuration ne sont pas prévues pour cela ! Tout cela est très réjouissant !

Parfaitement transparente sur le sujet et cherchant à mettre en lumière les risques auxquels peut s'exposer le consommateur en buvant de l'eau du robinet, Sophie Le Gall n'y va pas par quatre chemins. La journaliste demande des informations au directeur de la communication de Veolia qui paraît gêné sur le sujet. Les élus interviewés sont dans l'ensemble à peine plus sereins. Sophie Le Gall va jusqu'à montrer en direct au représentant d'une société censée filtrer l'eau sque son système ne marche pas.

A la fin de ce documentaire, on est tout à la fois surpris, agacé et inquiet par ce que l'on vient d'apprendre. Merci Sophie Le Gall pour nous avoir informé des dangers qui nous guettent à boire l'eau du robinet. Pour ma part, mon premier geste en tant que citoyen a été de rédiger cet article ! Mon premier geste en tant que consommateur a été d'acheter des bouteilles d'eau et arrêter de boire l'eau du robinet.

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12.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La longue nuit de l'exorcisme

Réalisateur : Lucio Fulci

Année
: 1972

Origine : Italie

Durée du film : 102 minutes

Avec : Tomas Milian (Andrea Martelli), Barbara Bouchet (Patrizia), Florinda Bolkan (Maciara), Marc Porel (Don Alberto, le curé du village), Georges Wilson (Francesco), etc.

Par Nicofeel

Quand on évoque la carrière de Lucio Fulci, on pense immédiatement à ses films d'horreur dont certains sont passés à la postérité (L'enfer des zombies en 1979, Frayeurs en 1980, L'au-delà en 1981 et La maison près du cimetière en 1981). Pourtant, ce cinéaste italien a également œuvré dans de nombreux autres genres, et notamment dans le giallo (Perversion story en 1969, Le venin de la peur en 1971 et L'emmurée vivante en 1977).
En 1972, il met en scène un giallo, La longue nuit de l'exorcisme. Passons rapidement sur le titre ridicule du film en français qui ne correspond absolument pas à son contenu. On peut simplement se demander si le distributeur français n'a pas cherché à l'époque surfer sur la vague de L'exorciste de Friedkin (1973), dans la mesure où La longue nuit de l'exorcisme n'est sorti en France qu'en 1978.
Dans tous les cas, avec ce film, Lucio Fulci livre un excellent giallo, qui comporte plusieurs éléments propres au genre. D'abord, on assiste à des meurtres. Qui dit meurtres dit enquête policière. Cette dernière est présente de bout en bout dans le film, même si elle a tendance à s'enliser du côté de la police.

Ensuite, l'identité du tueur demeure inconnue, jusqu'au final inattendu du film.
Surtout, ce film est important par le fait qu'il constitue un giallo atypique, qui prend au demeurant le contre-pied du venin de la peur, film précédent du cinéaste transalpin.
Ici, l'action du film se déroule dans la campagne reculée d'Italie alors que Le venin de la peur avait lieu à Londres, une des villes les plus peuplées à l'époque, et symbole de l'urbanisation. Le venin de la peur présentait directement l'identité du tueur. Dans ce film, on n'apprendra que lors dans un final étonnant l'identité du tueur. Dans Le venin de la peur, comme dans dans quasiment tous les gialli, les pauvres victimes se trouvent être des femmes. Dans le cas présent, les victimes ne sont pas des femmes mais des enfants. Et si les meurtres ne sont pas particulièrement violents (à la différence de nombre de gialli), c'est en revanche le fait qu'ils touchent à des enfants qui les rend si horribles. Comme les victimes sont des enfants, on se doute bien que l'on n'aura pas droit au lot habituel des scènes érotiques qui se succèdent dans les gialli. Pour autant, la seule scène à connotation sexuelle comporte incontestablement un côté pédophile avec la belle Patrizia (sublime Barbara Bouchet) qui, telle une mante religieuse, suscite l'envie d'un jeune enfant – qui sera une future victime du tueur – en se montrant nue devant lui et en lui parlant comme s'il était un adulte.
A l'instar du Le venin de la peur, Lucio Fulci n'a pas hésité à se démarquer de ce genre pour apporter une vision très personnelle. Ainsi, la société rurale dans son ensemble est mise à mal. Lucio Fulci présente des gens qui sont très sensibles aux superstitions, aux « on dit » et aux préjugés. C'est ce qui amène ces villageois à croire d'abord que le coupable peut être l'idiot du village puis surtout à s'en prendre à « la sorcière ». Cette dernière ne leur a rien fait. Tout au plus a-t-elle-joué avec des figurines en cire transpercées d'aiguilles. Oui mais voilà cette femme mystérieuse inquiète les villageois qui ne la comprennent pas et pensent qu'elle constitue le coupable idéal. On a donc droit à une scène d'une incroyable atrocité où plusieurs villageois vont froidement s'en prendre à la sauvageonne. Ce meurtre est vraiment terrible car les villageois se sont accordés le droit de tuer quelqu'un, qui a fortiori n'est pas leur tueur. Oui mais voilà les gens veulent un coupable à tout prix. On notera au passage que Florinda Bolkan, qui interprète le rôle de « la sorcière », joue un personnage aux antipodes de celui du venin de la peur, puisqu'ici elle est mise à mort alors qu'elle est innocente.
L'un des inspecteurs de police résume parfaitement dans le film le côté inadmissible de ce meurtre : « Un crime atroce entre tous. Un acte répugnant qui arriverait à nous faire douter de l'Homme. Enfin quoi. Nous sommes capables d'aller sur la lune mais nous sommes incapables de vaincre l'ignorance et la superstition. Nous devons trouver les coupables et les punir. »
Sauf que si les policiers veulent sévir, il faudrait s'en prendre à quasiment tout le village, qui est coupable de ce meurtre. Invoquant en permanence la religion catholique, ces villageois se comportent comme des bêtes. Et ils ne sont pas mieux dans leur quotidien, n'hésitant pas à fréquenter des prostituées, quand ils en ont l'occasion.
Si ces gens manquent de finesse, le curé du village n'est pas non plus un modèle du genre, son implication à combattre l'immoralité n'étant pas meilleure que la réaction violente de ses ouailles. Loin s'en faut.
Au regard de ses thématiques, on constate que le film de Fulci est très riche et ne se contente pas d'une enquête policière, qui au demeurant est très intéressante, le film multipliant les fausses pistes jusqu'à délivrer sa conclusion qui fait froid dans le dos.
De plus, le film peut se targuer d'avoir une bande son originale signée Riz Ortolani. Les morceaux musicaux sont plusieurs fois en décalage avec ce que l'on voit à l'écran. C'est le cas notamment lors de la scène de la mise à mort de « la sorcière » où l'on entend en fond une musique rock puis une sorte de slow. Cette musique a pour effet de renforcer l'horreur de la scène auquelle on assiste.
Quant au casting du film, il est plutôt de bonne tenue. On retiendra de prime abord la composition de Tomas Milian, impeccable en journaliste qui fait tout pour découvrir la vérité, voyant bien que la police est complètement impuissante. A ses côtés, on trouve la belle Barbara Bouchet dont le charme vénéneux irrigue chacune des scènes où elle est aperçue. Notons aussi le jeu de Florinda Bolkan, crédible en jeune sauvageonne paumée.
Au final, La longue nuit de l'exorcisme constitue un excellent giallo qui prouve une nouvelle fois que Lucio Fiulci est capable de réaliser de très grands films, et pas seulement en mettant en scène des zombies.
L'éditeur français Néo Publishing, qui a édité de nombreux gialli, ayant mis la clé sous la porte avant de distribuer ce film, il serait appréciable qu'un éditeur ait la bonne idée de sortir La longue nuit de l'exorcisme en DVD ou en blu ray.

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11.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Un papillon aux ailes ensanglantées

Réalisateur : Duccio Tessari

Date de sortie au cinéma : 1971

Origine
 : Italie

Durée du film
 : 94 minutes

Avec : Helmut Berger (Giorgio), Giancarlo Sbragia (Alessandro Marchi), Ida Galli (Maria Marchi), Wendy d'Olive (Sarah Marchi), Silvano Tranquilli (l'inspecteur Berardi), Günther Stoll (Giulio Cordaro), etc.

Par Nicofeel

Duccio Tessari est le type même de réalisateur que l'on peut qualifier de polyvalent. Il est capable de mettre en scène aussi bien un film d'aventures fantastique (Les titans, 1962), un western (Un pistolet pour Ringo ; Le retour de Ringo), un giallo (L'homme sans mémoire, 1974) qu'un polar (Big guns).
Avec Un papillon aux ailes ensanglantées (1971), le cinéaste transalpin se situe dans la veine du giallo, même si l'on peut tout autant considérer que ce film est proche du thriller, tant cette oeuvre est particulière.
Le synopsis d'Un papillon aux ailes ensanglantées laisse à penser qu'il s'agit d'un pur giallo : une étudiante française est assassinée dans un parc et la police recherche activement le tueur.
Durant toute la première partie du film, on assiste au travail minutieux de la police qui part à la quête de preuves irréfutables et de témoins permettant de mettre la main sur l'assassin. Ce travail de la police a comme conséquence d'avoir un suspect, à savoir le notable Alessandro Marchi.
Le procès qui a lieu se révèle très intéressant, aussi bien lors du plaidoyer du procureur que lors de la défense de l'avocat. On voit clairement qu'il faut peu de choses pour que le jugement soit favorable à un camp ou à un autre. En tout état de cause, Marchi est condamné avant d'être par la suite libéré, car deux autres meurtres – qui paraissent similaires au premier – ont lieu.

L'intérêt de la deuxième partie du film consiste à savoir qui est le tueur. Le réalisateur Duccio Tessari brouille astucieusement les pistes, en révélant des personnages qui sont loin de tout soupçon : en plus de Marchi, il y a l'avocat de Marchi qui est visiblement attiré par les jeunes femmes ; il y a aussi le petit ami de la première victime qui n'a pas l'air d'être au mieux sur le plan psychologique.
Voilà pour les qualités du film.
Cela étant dit, Un papillon aux ailes ensanglantées n'est pas exempt de défauts. Loin s'en faut.
Le grande déception de ce film est de constater que s'il prend l'apparence d'un giallo, il n'en respecte pas les codes de base. Alors certes on ne demande pas à un film d'être un décalque d'autres films, il n'empêche que le manque de violence dans un giallo est assez regrettable. Ici, les meurtres sont non seulement peu nombreux mais ils sont quasiment invisibles (le meurtre de la première victime n'apparaît que tardivement, et dans un flashback). On est loin des meurtres très graphiques que l'on voit dans certains gialli.
Quant à l'érotisme du film, il est très léger et surtout les actrices ne dégagent pas beaucoup de sensualité.
De plus, le casting est inégal. Si les acteurs jouant le rôle de Marchi et de l'avocat sont plutôt bons, en revanche Helmut Berger paraît franchement peu inspiré et son personnage est l'un des moins marquants du film alors qu'il a l'un des rôles-clés du film, celui du petit ami de la première victime.
Au final, Un papillon aux ailes ensanglantées est un giallo qui se laisse regarder et vaut surtout pour sa partie investigation, où l'on est proche du documentaire.

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10.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Take shelter

Réalisateur
 : Jeff Nichols

Date de sortie du film au cinéma : 4 janvier 2012

Durée du film : 120 minutes

Avec : Michael Shannon (Curtis LaForche), Jessica Chastain (Samantha LaForche, Toya Stewart (Hannah LaForche), Shea Whigham (Dewart), etc.

Par Nicofeel

Décidément les films sur la fin du monde ont la cote actuellement. Après The tree of life de Terrence Mallick et Melancholia de Lars Von Trier, un autre cinéaste évoque cette question, mais avec un traitement très différent.
Jeff Nichols, très remarqué lors de la sortie de son premier film Shotgun stories en 2008, profite de Take shelter pour approfondir une thématique qu'il apprécie particulièrement : la cellule familiale. Dans shotgun stories, on assistait aux déchirements de demi-frères. Dans Take shelter, c'est la figure du mari et père de famille qui est mise à mal.
En fait, Take shelter fait beaucoup penser à Shining, même si le cadre du film n'a rien à voir. En effet, le principal protagoniste, Curtis LaForche (joué par Michael Shannon, déjà vu dans Shotgun stories), est un bon père de famille, qui travaille dans une société de travaux publics, qui va progressivement perdre pied avec la réalité.
Curtis LaForche est convaincu qu'une tempête d'une grande ampleur se prépare. L'une des premières images montre d'ailleurs Curtis en train d'observer un ciel menaçant et d'être trempé par une eau qui a un aspect jaunâtre. Curtis est appuyé dans sa certitude lorsqu'il apprend à la télévision que des gens sont décédés suite à des conditions climatiques particulièrement étonnantes.

Curtis est pourtant le seul à être certain qu'une catastrophe climatique se prépare. Il va progressivement s'éloigner de son entourage, ses amis et même sa famille avec notamment son idée un peu folle d'agrandir son abri anti-tempête. Il en viendra même à perdre son emploi. Le cercle vicieux semble infernal et pour ne rien aider, Curtis est victime d'hallucinations et fait des cauchemars horribles. C'est en cela que le film s'apparente à Shining. Curtis finit par avoir du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui relève du cauchemar. A partir du moment où il voit en rêve sa femme lui faire du mal, on se dit que les événements risquent de tourner très mal.
Le réalisateur Jeff Nichols parfaitement bien à inscrire le doute dans la tête du spectateur : jusqu'à la fin du film, on se demande si Curtis est devenu fou ou si au contraire c'est un homme qui est visionnaire. De plus, jusqu'à la fin on se demande s'il va à un moment donné s'en prendre à sa famille. La photographie du film est très belle, laissant le spectateur dans le doute de savoir si Curtis est malade ou non.
Le film bénéficie à cet égard d'une distribution de qualité. Michael Shannon est excellent dans le rôle de Curtis, cet homme qui voit le monde autour de lui s'écrouler et qui reste malgré tout sur ses positions initiales. Le réalisateur fait bien ressentir l'angoisse qui s'empare progressivement de Curtis. Quant à Jessica Chastain, elle est ici Samantha, l'épouse de Curtis. Elle est parfaite dans ce rôle. Avec son côté rassurant et aimant, elle est le contre-pied idéal de Curtis.
Si les qualités du film sont indéniables, il n'est pas parfait pour autant. Ce long métrage est surtout victime de sa durée. Les deux heures apparaissent bien trop longues. En montrant à plusieurs reprises Curtis qui a des hallucinations, le film est quelque peu redondant et sa relative lenteur risque de désespérer plus d'un spectateur. Ce qui est fort dommage car on peut se dire qu'avec une durée bien plus ramassée, par exemple 1h30, le film aurait pu être franchement excellent.
Ceci est d'autant plus dommage que certaines scènes sont réellement très réussis. On pense en particulier à deux scènes. La première est celle où Curtis est avec toute sa famille dans l'abri anti-tempête et que sa femme l'invite à ouvrir l'abri car il n'y a rien de dangereux à l'extérieur. Cette scène est très forte sur le plan émotionnel. On ressent d'une part tout l'amour de Jessica pour Curtis, qui souhaite coûte que coûte sauver son mari, et d'autre part, toute la détresse de Curtis qui est certain qu'à l'extérieur c'est le chaos qui sévit. La seconde scène marquante est à ce propos la scène finale, qui prend des allures de fin du monde.
Au final, si Take shelter est un film qui peut se targuer de nombreuses qualités, il est malheureusement plombé par sa durée qui fait perdre une partie de son attrait. On espère que le cinéaste pourra éviter cet écueil la prochaine fois. Si tel est le cas, on pourrait assister à un grand film.

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09.02.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quelques temps après son retour à la vie civile comme éleveur au Texas, le capitaine Lance Deakin est attaqué par des anciens membres de son unité. Il décide de rechercher la vérité sur ce qui s’est passé lorsqu’il était soldat en Irak. Il découvre les expériences militaires effectuées sur lui et ses hommes dans le but de les transformer en super-soldats comme dans un jeu appelé « MINUTEMAN ». Il apprendra également avoir subi un lavage de cerveau l’empêchant de se rappeler de leurs missions top secrète. Lance doit découvrir la vérité à temps pour sauver la femme qu'il aime.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer "Game War" n'est pas un film de guerre, il s'agit en fait d'un thriller fantastique dont le personnage principal est un soldat revenant de la guerre en Irak. Il n'y aura donc ici aucune scène de guerre à proprement parler, puisque les seules scènes montrant la guerre en Irak seront composées de quelques flashs lui revenant après le lavage de cerveau qu'il a subi avant son retour chez lui. Un lavage de cerveau tel qu'il ne pense n'avoir fait que jouer aux jeux vidéos pendant quasiment tout le temps passé là-bas où il pense avoir été avec quelques camarades dans un bâtiment s'occupant uniquement de la logistique. Le film baptisé à l'origine "Minuteman" comme le nom du jeu vidéo auquel il joue, puis rebaptisé "Universal Squadrons", avant de s'appeler "Game War" chez nous, est réalisé par Mark Millhone ("Christmas in New York"), qui signe également en partie le scénario. Ce qui surprend pas mal dans ce long-métrage, c'est son approche parfois proche du film d'horreur, avec des moments d'angoisse assez bien gérés. Le réalisateur brouillera parfois les pistes en incluant des hallucinations du héros, ce qui fait qu'on doutera par moments de la véracité de ce que l'on verra à l'écran. Peu à peu le film va prendre une tournure fantastique, en dévoilant les pouvoirs liés au programme MinuteMan, une expérimentation scientifique de l'armée rendant les soldats plus rapides et plus forts. Le casting du film sera plutôt bien choisi avec dans les rôles principaux, Riley Smith ("Arac Attack", "Radio") dans le rôle du capitaine Lance Deakin, la jolie Willa Ford ("Friday the 13th", "Impulse"), dans celui de Becca, sa fiancée, mais aussi Barry Corbin ("No Country for Old Men", "WarGames", "Honkytonk Man") dans le rôle du père de Lance et Marshall R. Teague ("Roadhouse", "Armageddon", "Rock") dans celui du Docteur White. Des seconds couteaux certes, mais de qualité! Malgré de bonnes choses et le fait que le film se laisse voir agréablement, il ne convaincra malheureusement qu'à moitié, dû en partie à un final quelque peu risible (surtout à cause des effets spéciaux), tourné un peu à la manière d'un western spaghetti et nous laissant surtout sur notre faim, car ne nous apportant pas toutes les réponses attendues. Dommage! D’autant plus que le thème était intéressant. De la même manière que dans "Rambo", la précarité des soldats revenant de la guerre (ici, le héros est criblé de dettes et la banque menace de saisir sa ferme) et leur fragilité psychologique, due au syndrome de stress post-traumatique, sont bien montrés. Le thème des expérimentations scientifiques militaires était aussi bien vu…

Malgré ce sentiment mitigé, on ne s’ennuie pas un instant, intrigué par les flashbacks et les visions du héros, mais surtout ne vous attendez pas à voir un film de guerre, car la jaquette (tout comme celles des éditions US ou anglaise d’ailleurs) induit pour cela en erreur.

Le film sort le 14 février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combi Blu-ray + Copie digitale illimitée. Le DVD et le Blu-ray contiennent en bonus une interview du réalisateur et des interviews des acteurs. Le DVD est présentait au format 1.78, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [1.78], avec des pistes 5.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur.

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Permalink 741 mots par flo001fg Email , 176 vues • Réagir

08.02.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Elisabeth et Johnny se rencontrent dans un bar et deviennent très rapidement inséparables. Mais une nuit, Johnny est victime d’un très grave accident de voiture et reste entre la vie et la mort. Voyant Elisabeth dévastée par le chagrin, Seth un aide soignant de l’hôpital décide de sauver Johnny de la seule manière qu’il peut en le transformant en vampire. Désormais, ils vont devoir tenter de construire un amour dangereux, liés par l'éternité
"Daylight Fades" explore la perte, les regrets, l’amour, la rédemption et la mortalité. C’est une histoire sur des êtres qui ont désespérément besoin d’une seconde chance, sachant qu’elle pourrait-être leur dernière.

Mon avis :

Réalisé par Brad Ellis ("The path of fear", "Act one") en 2009, "Daylight fades" est un film indépendant traitant le thème des vampires de façon assez originale, puisqu’il s’intéressera plus à ses problèmes existentialistes qu’au mythe. Le film débute de façon un peu confuse et trop hâtive, puisque il ne prendra malheureusement pas suffisamment le temps de bien présenter ses personnages, ce qui est fort dommage, car cela aurait permis qu’on s’attache plus à eux. Une deuxième vision permettra d’ailleurs d’y voir plus clair et de voir les défauts qui auraient pu être facilement corrigé. Il aurait été par exemple judicieux d’indiquer que la scène d’introduction se passe dans le passé… Il aurait été également intéressant d’approfondir la présentation des personnages secondaires, car on a souvent du mal à les replacer par la suite. L’histoire d’amour entre Johnny et Elizabeth n’est aussi pas suffisamment approfondie, ce qui fait qu’on a du mal à y croire (comme le personnage principal d’ailleurs…). Dommage, car le film a pourtant des atouts qui le rendent attachant. Notamment les acteurs principaux, à savoir Matthew Stiller ("Bunnyman", "Fear house"), qui interprète le rôle de Johnny, Rachel Miles ("House guests") dans le rôle d’Elizabeth et Allen Gardner ("Act one", "Campus"), qui joue le rôle de Seth et qui est également scénariste et producteur du film et dont le faciès me fait penser à celui de Edward Herrmann (Max dans "The lost boys"). La musique également, simple, mais qui reste dans la tête après le film… Mais surtout cette approche assez peu exploitée, s’intéressant principalement au mal-être de Johnny et Seth, qui n’acceptent pas d’être devenu des monstres assoiffés de sang et qui restent avant tout très humains. Si l’histoire d’amour impossible entre Johnny et Elizabeth ne nous tirera aucune larme, ni réellement d’empathie, en revanche le sacrifice que feront les deux vampires sera beau et assez émouvant. Le mythe du vampire sera respecté, mais principalement par rapport au fait que celui-ci meurt au soleil, doit se nourrir de sang (mais pas forcément humain) et vive éternellement, car pour le reste, on apprendra pas grand-chose du fait qu’il n’y ait ici pas de lutte réellement contre eux (l’Homme n’est ici qu’un gibier sans défense). La violence est bien présente (décapitations à la hache par exemple…), mais celle-ci sera toujours en hors-champ.

Au final, le résultat sera donc mitigé, mais pas inintéressant et finalement assez attachant !

Le film sort le 14 février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combi Blu-ray 7.1 + Copie digitale illimitée avec boitier rouge. Le DVD est présentait au format 2.35, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [2.35], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur.

Il est à noter qu'une édition simple avec une jaquette différente est sortie le 4 février dans les kiosques à journaux.

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07.02.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

A l’occasion de la sortie le 7 février chez Emylia (sous sa marque Asilum), du DVD du film « Dead Line », Lucas Pedroni, l’un des acteurs principaux du film a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonjour Lucas ! Quels souvenirs gardez-vous du tournage de « Dead Line » ?

Cela a été un tournage très rapide au niveau de la cadence qui m’a fait penser à celui de « la croisée des chemins ». Pas mal de similitudes dans certains décors extérieurs. La façon de tourner était assez proche du film de guerre, mais l’optique était vraiment différente, l’atmosphère moins pesante. On peut dire qu’une ambiance assez fun s’est dégagée pendant ce tournage. D’autre part, je dois avouer que j ai été assez surpris par les zombies que David nous décrivait et voulait montrer à l’écran, car mis à part sur certains jeux vidéo, je suis plus habitué a voir des zombies qui courent (comme dans « Dawn of the dead », le récent, ou encore la série des « 28 jours… » ) . Et là, je me retrouvais avec des mort-vivants plutôt lents. Très certainement une question de génération ! Du coup j’ai visionné un peu plus tard quelques classiques qui sont des références pour David.


-Comment avez-vous connu David Aboucaya ?

Manuel Gonçalves étant mon cousin, j ai toujours suivi leurs courts-métrages quand j’étais petit. Et c’est quand j’avais 18 ans qu’un jour Manu m’appelle pour me dire que David recherchait un jeune de mon âge pour un rôle dans leur prochain film. Autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion. J ai donc rencontré David qui m’a fait faire un bout d’essai mémorable, un casque sur la tête dans son jardin et qui apparemment l’a suffisamment convaincu puisque j’ai été intégré à l’équipe pour la réalisation du court-métrage de « La croisée des chemins ».

Comment David Aboucaya dirige-t-il ses acteurs ? Avez-vous beaucoup de liberté ?

Il sait où il veut en venir et arrive à nous y amener naturellement sans véritable pression et toujours dans la bonne ambiance…
A partir du moment où l’on suit le fil conducteur du dialogue, David nous laisse employer les mots qui nous mettent à l’aise. C’est donc, je dirais, une direction assez souple.
Il est à l’écoute de nos propositions et nous laisse certaines libertés lorsqu'il pense qu'elles peuvent apporter un plus à la scène. Bien sûr, il m’est arrivé de proposer certaines choses ou dialogues qui n’ont pas été retenues au montage, mais toujours dans l’intérêt du film et de notre jeu.


-Intervenez-vous sur les tournages autrement qu’en tant qu’acteur ?

Oui, comme dans les autres films je me retrouve parfois à tenir le micro et à participer à certains autres détails techniques du tournage. C’est toujours un peu le même principe : lorsque l’on ne tourne pas dans une scène, on continue quand même à y participer mais de l’autre côté de la caméra, et je suis persuadé que ça nous aide aussi à évoluer dans notre jeu et nos placements.

-Pouvez-vous nous parler un peu des tournages de « The cross roads » et de « Chronique d’un affranchi » ?

« La croisée… » était mon premier film et j étais très enthousiaste à l’idée de participer à ce projet mais en même temps assez anxieux… Étant moi même un fan de films de guerre cela me tenait à coeur. Il restera très certainement l’un de mes meilleurs souvenirs de tournage.

« Chronique d’un affranchi » était un tournage beaucoup plus urbain pour ce qui est de l’environnement, ce qui obligatoirement donne une toute autre ambiance sur le tournage. Ce film m’a demandé plus d’investissement et de travail car j’avais cette fois beaucoup plus de dialogues. Par contre le rythme de tournage étant plus normal au niveau des cadences et cela nous a permis de pouvoir répéter plus en profondeur les scènes et donc d’avoir plus de temps de préparation.

-Quelles difficultés avez-vous pu rencontrer lors des différents tournages ?

Sur « The Cross Roads » (« la croisée des chemins »), ma principale difficulté a été d'appréhender les scènes d'émotions, car le jeune soldat envoyé au front européen que j’incarnais se retrouvait face aux horreurs de la guerre sans véritable préparation psychologique, et traduire ce genre de choses alors que c’était ma première grande expérience devant une caméra, n’a pas été toujours facile. Et bien sûr les conditions de tournage, avec enchaînement de scènes à un rythme très soutenu, ont pu parfois rendre les choses compliquées au niveau du jeu.

Sur « Chronique d’un affranchi », mis à part le travail plus en profondeur dont je parlais précédemment, il n’y a pas eu pour moi de réelles difficultés mis à part peut-être les scènes du bar qui ont dû être toutes tournées en une journée.

Et pour « Dead line », la seule difficulté si on peut appeler ça une difficulté a été de se lever très tôt afin de réaliser les scènes dans des lieux désertiques en plein centre ville. Quant au rythme de tournage un peu hors norme, au bout du troisième film, on commence à y être habitué.

-Vous jouez dans tous les longs-métrages de David Aboucaya et vous avez donc fait un film de guerre, un film de mafia et pour finir un film de zombies… Quel genre aimeriez-vous que David aborde la prochaine fois ?

Ayant fait trois longs sur des thèmes assez sombres, pourquoi pas aborder la comédie. J’avoue que ça me tenterait assez. Mais je crois savoir que cela fait partie des futurs projets…


-Quel film de David préférez-vous ?

Il est difficile pour moi de les comparer car ils se passent chacun dans des univers très différents et répondent chacun à des genres très distincts, mais j’avoue quand même avoir une petite préférence pour « Chronique d’un affranchi ».


Lucas Pedroni dans "Chronique d'un affranchi"

-Vous avez remporté un prix d’interprétation lors d’un festival pour « La croisée des chemins » version court métrage. J’imagine que cela vous aviez fait plaisir…

Oui cela m’a fait vraiment plaisir d’autant que c’était ma première expérience devant une caméra. J’étais donc très heureux que l’essai soit transformé pour un premier essai. J’en ai eu aussi la réelle surprise car je n étais pas présent lors de la remise du prix et franchement je m’y attendais pas du tout.


-Je trouve que vous avez fait énormément de progrès au fur et à mesure des films. Avez-vous vous travailler pour cela ou est-ce simplement le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra ?

Le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra a certainement joué sur mon jeu d’acteur, mais je dois dire que le film « Chronique d’un affranchi » nous a permis à tous d’évoluer et de passer un niveau au dessus. Et puis il y a bien sûr une différence entre faire un premier film sans réellement penser qu’il pourrait ensuite être commercialisé et cela dans plusieurs pays comme cela a été le cas pour « The cross roads » et aborder un second puis troisième film, sachant qu’ils entreront dans le circuit DVD. On travaille forcément plus dans cette optique.

-Êtes-vous un amateur de cinéma ? Regardez-vous beaucoup de DVD ou de Blu-ray ?

Oui je suis un amateur de cinéma, je regarde entre 7 et 8 films par semaine et ce dans de nombreux genres… J’aime également regarder des DVD, sans en être un collectionneur, qui permettent grâce aux bonus d’avoir un aperçu sur les coulisses de tournage, ce qui est intéressant et enrichissant à bien des niveaux. Quant au Blu-ray je ne m’y suis pas encore mis n’étant pas équipé. Pour ma génération, je suis peut-être un peu en retard à ce niveau.

-Merci Lucas pour le temps que vous m’avez accordé !

Vous trouvez en cliquant ici des liens utiles pour trouver ce DVD.

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06.02.12

06:55:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Après s'être fait connaitre des abonnés de Canal + grâce à "Madame Hollywood", Olivier Abbou a réalisé "Territoires", un film de genre sorti le 3 janvier dernier chez M6. A cette occasion, le réalisateur a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

-Bonjour Olivier ! Pouvez-vous nous dire comment est né "Territoires" ?

Après "Madame Hollywood", une mini-série pour Canal+, qui était un giallo 2.0, j'avais envie de persévérer dans le genre, en essayant de travailler sur un film très 70's, un film de genre avec un background politique.

-Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Excellent ! J'ai adoré tourner à Montréal, mon équipe et mes acteurs ont été formidables. J'aimerais bien recommencer. J'y travaille...


-Était-ce important pour vous d’apporter un contexte politique à votre film ?

Oui. La radicalité inhérente au genre permet sur des canevas très codés de parler du monde dans lequel on vit sans tomber dans le film militant ou à discours.


-Pouvez-vous nous parler du casting du film ?

Le casting a duré 7 semaines. Les acteurs viennent de Toronto, de Montréal, de Vancouver. Certains comme Sean devine ou Roc Lafortune sont connus de le registre de la comédie! Stephen Shellen est américain, vit à Montréal où il travaille maintenant comme peintre avant d'avoir été une star montante à Hollywood dans les années 90 ("Et au milieu coule une rivière"). Ce fut une première fois pour Alex Weiner qui interprète Tom. Tous les acteurs ont été formidables, courageux, investis. Ça a été pour nous tous une expérience forte.

-Comment s’est passée votre collaboration avec le réalisateur Karim Hussain, ici chef opérateur ? Avez-vous eu l’occasion de voir ses films ?

Oui j'ai vu les films de Karim. Son éclectisme m'a tout de suite plu. La force brute de ses images. Nous nous sommes tout de suite bien entendu. Au delà d'une relation professionnelle vraiment géniale, Karim est devenu un ami et certainement mon chef op' pour un moment. Nous avons d'ailleurs enchaîné sur une comédie très haute en couleur pour Arte tournée en Afrique du sud.

-Que pensez-vous des éditions DVD et Blu-ray de votre film, éditées par M6 ?

J'en suis très heureux. Je trouve que l'image est très fidèle à ce que nous avions fait pour le cinéma, ce grain super 16 très 70's, des noirs très profonds. Le son aussi est très bon en 5.1. Cela vaut le détour je pense !

-Avez-vous eu entre les mains les autres éditions sorties un peu partout dans le monde, notamment en Allemagne et en Angleterre ? Qu’avez-vous pensé de ces diverses éditions ?

Ils ne sont pas aussi bons que la version française tant du point de la qualité que des bonus puisque qu'il n'y en a pas !
Ici nous avons la chance de proposer des bonus simples, complémentaires et non formatés : une interview que j'ai faite avec Jean-Baptiste Thoret. Des scènes coupées qui tournent autour de Brautigan, le détective, ainsi qu'un making of.

-Vous avez tourné ce film en anglais. Que pensez-vous du doublage français ? L’avez-vous supervisé ?

Je ne le trouve pas mauvais. Le doublage français est honnête. Roc Lafortune s'est doublé lui-même. Mais honnêtement, ce film est un film en anglais, je ne peux que conseiller de le regarder en VO. Je ne l'ai pas pu tout supervisé car j'étais en tournage à ce moment là, mais j'ai pris un grand soin à la justesse de la traduction afin de ne pas perdre certaines subtilités.

-Avez-vous été influencé par d’autres œuvres ?

Évidemment ! "Massacre à la tronçonneuse", "Funny Games", "Punishment Park", "Delivrance" principalement.

-Pouvez-vous nous parler de vos différents courts-métrages et de la mini-série TV « Madame Hollywood » réalisée pour Canal + ?

Que dire ?! J'aime beaucoup "Madame Hollywood" ! Canal+ nous a laissé une grande liberté. Il était assez étonnant de pouvoir aller aussi loin au niveau torture, torture psychologique, sophistication visuelle, et ce final plutôt assez amoral. Réactiver l'esprit du giallo a aussi été un grand plaisir. Utiliser les codes, s'amuser à les détourner dans un univers qui empruntait tout autant à Bret Easton Ellis qu'à Dario Argento.


-Y a-t-il une chance qu’on les voit paraître un jour ?

Pour l'instant, rien n'est prévu pour les courts.
Pour "Madame Hollywood", il y a peut-être une chance pour que puisse le voir sur Itunes.
Ce serait bien car pas mal de monde me contacte pour le voir.

-Pouvez-vous nous parler de "Yes, we can", votre second long-métrage que vous avez réalisé pour Arte ?

Au moment de l'élection de Barack Obama, disons que même si j'étais heureux de voir l’accession à la Maison Blanche d'un Noir américain, même si je trouve le symbole très fort, je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout cela n'avait rien à voir avec la politique. Lorsque l'on voit qui sont ses conseillers et 4 ans plus tard, les résultats de la politique qu'il a mené, on se rend compte que derrière le symbole, rien a changé (disons que les gens au pouvoir sont dominés par des forces qu'ils ne contiennent pas...). Donc, mauvais esprit aidant, pendant que tout le monde pensait que la face de la Terre allait changer, je me suis dit : et si deux candides vraiment insupportables allait kidnapper la grand-mère kenyane de Barack et demandaient une rançon à la Maison Blanche ?! Le film est un road movie d'aventure qui fait autant référence à la comédie de duo typiquement française des années 80 qu'au politiquement incorrect d'un Sacha Baron Cohen ou au super régressif des frères Farrelly. Arte a eu le courage de me suivre là dessus. Le film est produit par la Parisienne d'Images (avec qui j'avais fait "Madame Hollywood"). J'en suis très content. C'est un gros délire, et certainement un ovni dans le paysage de la comédie française.

-Y aura-t-il une sortie DVD de ce téléfilm ?

Je ne sais pas encore.


-Quels sont vos futurs projets ?

Je vais participer à un film à sketchs d'horreur américain.
Et j'ai un projet de long-métrage, une comédie dans un crématorium (!), qui est en casting / financement actuellement.
Plus, quelques autres projets en développement (un polar, un film d'anticipation, un film pour enfants qui fait peur !)

-Êtes-vous un gros consommateur de DVD et de Blu-ray ?

Je n'ai toujours pas de Blu-ray ! Oui, je regarde beaucoup de films en DVD, mais je continue d'en voir plus au cinéma.

-Merci Olivier pour avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Vous trouvez en cliquant ici mon avis sur l'édition Blu-ray de ce film et ici ou des liens utiles pour trouver les éditions M6 de "Territoires" en DVD et en Blu-ray.

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31.01.12

06:45:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Avant de réaliser « Two eyes staring » (« Zwart water »), Elbert van Strien réalisa plusieurs courts-métrages, dont trois d’entre eux sont sortis en DVD aux Pays-Bas chez Accento films sous le titre « 3 Films van Elbert van Strien ». On y trouve tout d’abord « The hidden face » (« Het verborgen gezicht »), court métrage de 2004 également présent sur les éditions françaises de « Two eyes staring », « Forbidden eyes » (« Verboden ogen »), un court métrage de 2002 et enfin « Still world » (« Wereld van stilstand») un autre court datant de 2005. Tous les trois et « Two eyes staring » d’ailleurs aussi, ont pour point commun de développer l’idée qu’on est entouré de personnes venus d’ailleurs, que ce soit d’un monde extra-terrestre, d’un monde parallèle ou encore de l’au-delà.

« The hidden face » est un très beau court métrage, étrange, à la photographie très soignée narrant l’histoire d’une petite fille gardée par sa grand-mère. La jeune fille a toujours eu peur de la maison de sa grand-mère, mais malgré cela, elle a toujours aimé du temps avec elle, même si sa grand-mère a l’habitude de faire toujours les mêmes choses… Alors le jour où celle-ci semble différente et lui offre notamment des gâteaux différents de ceux habituels, elle imagine tout de suite avoir affaire à une inconnue. Le réalisateur va réussir à créer une réelle ambiance mystérieuse à son court métrage, intriguant le spectateur, tout en laissant constamment planer le doute sur le fait qu’il puisse s’agir de l’imagination de l’enfant, jusqu’à ce final virant vers le fantastique.

« Forbidden eyes » est, quant à lui, un autre court métrage, tout aussi étrange et mystérieux, où le réalisateur va aborder le sujet de la timidité et du mal-être de l’adolescence à travers l’histoire d’un adolescent, amoureux d’une jolie jeune fille de sa classe et persuadé que lui et ses parents viennent d’un autre univers. Ce court métrage à la photographie tout aussi soignée, va également virer vers le fantastique, tout en laissant une nouvelle fois planer le doute sur le fait qu’il s’agisse du fruit de l’imagination du jeune homme ou pas…

Enfin, « Still world », le troisième court métrage et certainement le moins accessible, va être tout aussi réussi esthétiquement parlant, filmé en noir et blanc avec l’originalité d’être en plus composé essentiellement de photographies. On suivra cette fois un petit journaliste persuadé de l’existence d’une théorie du complot, dont les autorités seraient à la tête et dont le but serait de figer le monde, condamnant toute originalité et tout anti-conformisme. Son enquête va alors le mener aux limites de la folie et de la paranoïa, jusqu’à une conclusion particulièrement bien vue… Toutefois, même si ce court métrage sera loin d’être inintéressant, il sera assez difficile d’accès de part sa complexité et sa structure narrative particulière.

Si vous avez envie de découvrir plus en détails l’œuvre de ce réalisateur talentueux, je vous conseille vivement de faire l’acquisition de ce DVD d’autant plus qu’il est pourvu de sous-titres en français sur les trois courts-métrages. Dommage en revanche que les commentaires audio ne le soient uniquement en anglais… En bonus, on trouvera pas mal de galeries photos, une bande annonce, un comic strip dessiné par Elbert, un petit film surprise et des biographies. Le DVD contient également des interviews radio en néerlandais uniquement accessible via le menu néerlandais. Il est à noter que la jaquette a la particularité d’être d’un côté en néerlandais et de l’autre en anglais.

Vous pouvez vous procurer ce DVD directement auprès de l’éditeur via Amazon.co.uk ou via Amazon.de.

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30.01.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis:

Suite à des recherches sur une nouvelle molécule, une négligence de laboratoire pharmaceutique va entrainer la propagation d'un fléau fulgurant transformant les hommes en morts-vivants. Un petit groupe de survivants, oubliés dans une ville évacuée et mise en quarantaine, va tenter de survivre dans cet environnement hostile. Parmi eux Martin et Frank, deux flics, Eric et Fabrizio, deux jeunes malfrats, Alice, dont le mari Thomas est suspecté d'infection, Jérémie et sa fille Jade, François, un alcoolique fataliste, et le docteur Varda, chercheur spécialisé dans l'étude de la molécule. Malgré les tensions qui règnent au sein du groupe, tous vont tenter d'unir leurs forces pour sortir de cet enfer.

Mon avis:

Après s’être attaqué au film de guerre avec « The cross roads », puis au film de mafia avec « Chronique d’un affranchi », David Aboucaya nous offre pour son troisième long-métrage un très sympathique hommage aux films de zombies des années 70-80. On retrouve dans « Dead line » la même équipe qui avait tourné dans les deux films précédents et ce qui frappe tout de suite, ce sont les progrès faits par certains acteurs au niveau de l’interprétation apportant notamment plus de fluidité dans les dialogues. D’ailleurs contrairement aux autres films du metteur en scène, celui-ci repose beaucoup moins sur les épaules de Manuel Gonçalves; le duo Lucas Pedroni et Natale Naccari ayant par exemple pris ici beaucoup plus d’importance, au point d’être cette fois au même niveau. L’histoire est classique, mais tient suffisamment la route pour qu’on suive le film avec intérêt. On sent assez rapidement que le réalisateur a voulu rendre hommage à des films comme « Dawn of the dead » de George A. Romero ou encore « Le prince des ténèbres » de John Carpenter. D’ailleurs cette influence de Carpenter se ressent également fortement au niveau de la musique, simple mais particulièrement réussie. Les références ne s’arrêtent pas là, puisqu’on remarquera entre autres un maquillage très réussi à la fin du film inspiré de « L’enfer des zombies » de Lucio Fulci. Le maquillage, tout comme les effets spéciaux, sont d’ailleurs l’un des atouts du film, avec leur côté très eighties, qui devraient plaire aux amateurs du genre, souvent fortement attachés au charme de cette période bénite que sont les années fin 70 et 80 en ce qui concerne les films de morts-vivants. Le manque de moyens se fera finalement peu ressentir dans ce domaine, à part sur quelques effets spéciaux sans grande importance comme ces quelques fumées faisant un peu trop artificielles sur des bâtiments victimes des assauts des infectés. Tout comme dans « Chronique d’un affranchi », les toulonnais seront certainement ravi de voir certains quartiers qui leur sont familiers, filmés ici sous un angle qu’ils n’ont probablement pas l’habitude de voir, car il est plutôt rare de les voir aussi désertifiés que là ! Après une scène de fusillade où David Aboucaya démontre une fois de plus qu’il est particulièrement doué pour filmer les scènes d’action, malgré des moyens limités, le film se termine sans happy end et même avec une touche de cynisme et d’humour noir plutôt bien vus. Une nouvelle fois, David Aboucaya endosse les multiples casquettes de producteur, réalisateur, scénariste, monteur, compositeur et même acteur et une nouvelle fois, il s’en sort admirablement ! Chapeau bas !

« Dead Line » mérite d’être vu, alors au lieu de dépenser bêtement vos sous en achetant des blockbusters plein pot dès leur sortie, soutenez plutôt le cinéma indépendant, surtout que dans le cas de « Dead Line » le prix de lancement est des plus abordables !

La sortie chez Emylia (sous sa marque Asilum) est annoncée pour le 7 février 2012. L'éditeur proposera comme à son habitude une édition combo DVD + Copie digitale illimitée. Le film sera présenté au format 1.85, 16/9ème, avec des pistes 5.1 Dolby Digital et DTS Dolby Surround, ainsi qu'en 2.0 AAC pour la copie digitale. Quant aux bonus, ils seront composés d'un commentaire audio du réalisateur et d'instants de tournage.

Vous trouvez en cliquant ici des liens utiles pour trouver ce dvd.

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24.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Intouchables

Réalisateurs : Eric Toledano et Olivier Nakache

Date de sortie : 2 novembre 2011

Origine : France

Durée du film : 1h52

Avec : François Cluzet (Philippe), Omar Sy (Driss), Anne le Ny (Yvonne), Audrey Fleurot (Magalie), etc.

Par Nicofeel

Allez, ça y est je me suis enfin décidé à aller voir le film-événement. Entendons par événement le film qui fait recette avec au dernier pointage 18 millions d'entrées !
Intouchables est donc une incroyable réussite au box-office. Toute la question est de savoir si tout cela est bien mérité d'un point de vue artistique.
Intouchables raconte l'histoire d'amitié entre deux hommes : Philippe (François Cluzet) et Driss (Omar Sy). Tout sépare ces deux hommes, Philippe est riche, tétraplégique, cultivé. Driss est pauvre, en parfaite santé et dénué de culture.
Pourtant, le film – qui se base sur une histoire vraie (on voit d'ailleurs à la fin du film des images des vrais personnages) – va s'attacher à montrer qu'au-delà des différences sociales, tout est possible.
Les réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache prennent le parti audacieux de traiter d'un sujet grave : le handicap, avec beaucoup de dérision. C'est ce qui fait au demeurant la force et la limite de ce film.

La force dans le sens où Omar Sy fait du Omar Sy, à savoir un humour communicatif façon Canal Plus où avec sa bonne bouille et avec des vannes « naturelles », il amuse le spectateur. Omar Sy a beau être dans ce film l'auxiliaire de vie, c'est lui qui fait l'attraction la plupart du temps. Entre les blagues qu'il balance à son employeur, les gestes étonnants qu'il commet (virer le voisin qui gêne avec sa voiture comme un malpropre ; mettre de la musique funk juste après de la musique classique) et la drague continuelle qu'il fait à l'une des employées de Philippe, Omar Sy qui joue le rôle de Driss est la vedette du film. Et puis Driss arrive par moments à se montrer sensible car il fait clairement comprendre au spectateur que même si l'on est handicapé, l'essentiel est de continuer de vivre et de faire des choses qui plaisent. Dans cet état d'esprit, on constate qu'il traite son employeur comme s'il n'avait pas de handicap.
La faiblesse du film tient à son côté extrêmement caricatural. Tout cela a beau être inspiré d'une histoire vraie, on n'échappe pas à certaines facilités scénaristiques. Entre un patron richissime qui vit dans l'opulence et à l'inverse un garçon de banlieue qui est issu d'une famille nombreuse et commet des vols, on est franchement dans le stéréotype. Sans compter que si l'esprit du film sest plutôt sympathique, il faut reconnaître que l'on est en permanence dans les bons sentiments. On a d'un côté le garçon de banlieue révolté qui laisse rapidement place au mec sympa. Quant à l'employeur, il est cool et il laisse tout passer. Tout cela n'est pas pas très crédible quand même.
Par ailleurs, certaines scènes prouvent que le film ne fait pas dans la finesse et se révèle même presque dangereux sur le fond. Le début du film, avec le duo Philippe-Driss, qui s'amuse à rouler à fond dans Paris et à berner des policiers, n'est pas forcément bien vu et n'est pas un modèle en matière de sécurité routière. Et puis le moment où Driss déclare à Philippe qu'il ne faut pas qu'il agisse comme un handicapé (il cite le téléthon) n'est pas respectueux de ces personnes qui vivent avec un handicap au quotidien. Au mieux on est dans la maladresse, au pire on est dans la bêtise.
Au niveau de la distribution, Omar Sy est très bon dans le rôle qui lui a été confié. Incontestablement, il est l'âme du film, tant dans ses relations d'amitié avec son patron que dans ses pitreries. François Cluzet n'est pas mal non plus, même si son personnage apparaît beaucoup trop lisse.
Au final, Intouchables est une petite comédie française qui a l'avantage d'être humaniste et a le défaut d'être un peu facile au niveau de son écriture. Intouchables est largement regardable, même si son incroyable succès demeure pour moi un mystère. Nombre de films de l'année 2011 sont meilleurs d'un point de vue qualitatif et auraient mérité un succès commercial plus important.

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18.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Jeu sur le forum de dvdpascher : élisez votre top 20 spécial romances

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 est renouvelé et c'est tant mieux. Après un top général, un top spécial films d'animation et un top spécial thrillers, on vous propose de continuer le jeu avec l'élection de votre top 20 spécial "romances".

Surfeur51 vous invite actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, à participer à un topic intitulé « vos 20 romances préférées. »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 romances préférées.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'au 14 février inclus.

Surfeur51 procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 spécial romances ! Votre âme romantique va chavirer à fond !

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17.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film :Shame

Réalisateur : Steve McQueen

Date de sortie au cinéma
 : 7 décembre 2011

Origine : Royaume-Uni

Durée du film
 : 1h39

Avec : Michael Fassbender (Brandon), Carey Mulligan (Sissy), James Badge Dale (David), Nicole Beharie (Marianne), etc.

Par Nicofeel

Cela faisait trois ans que l'on était sans nouvelles de Steve McQueen (homonyme du célèbre acteur), réalisateur qui avait fait sensation avec son premier film, Hunger, un biopic politique particulièrement rude à regarder.
Ce jeune réalisateur, épuisé par ce premier film, avait envisagé un temps d'arrêter le cinéma. Bien lui en a pris de ne pas avoir pris cette décision.
Car avec ce second long métrage, intitulé Shame (littéralement « honte » en français), il livre à nouveau au spectateur un film intense et riche sur le plan thématique.

Shame raconte la vie de Brandon (Michael Fassbender, qui était déjà l'acteur principal dans Hunger), un jeune homme qui paraît bien sous tous rapports : il dispose d'un appartement qu'il tient correctement ; il fait attention à être constamment propre sur lui ; il a un travail qui lui rapporte une coquette somme d'argent chaque mois. Donc tout semble aller pour le mieux dans la vie de Brandon. Sauf que tout ceci n'est qu'une façade et si l'on gratte un peu, la situation de ce jeune homme est loin d'être idyllique.

Le réalisateur Steve McQueen montre que Brian est accroc au sexe. Il a un besoin viscéral de sexe comme un drogué a besoin de sa dose pour se sentir mieux. Dès le début du film, on voit Brandon en train de se masturber, dans tous les endroits – chez lui sous la douche ou dans les toilettes - qui lui permettent de s'adonner à ce plaisir personnel. Par ailleurs, il regarde des vidéo sur Internet et paye à domicile des prostituées. L'addiction au sexe pour Brandon est telle qu'il se trouve dans la nécessité de regarder des vidéo porno et de se masturber dans les toilettes sur son lieu de travail.

Brandon voit sa vie morne mais parfaitement huilée être déstabilisée le jour où arrive brusquement sa sœur cadette Sissy. Cette dernière va faire indirectement prendre conscience à Brandon de l'anormalité de son quotidien. Pour masquer sa dépendance au sexe et éviter d'être en relation avec sa sœur, Brandon trouve un substitut : il se met à courir plusieurs fois, le soir, histoire de se défouler.

Brandon a besoin de sexe mais il est incapable de ressentir des émotions pour quelqu'un. Il n'arrive pas à avoir une relation stable et équilibrée. Son histoire d'amour avortée avec une collègue de travail qui s'était montrée aimante et compréhensive le prouve clairement. Tout comme le discours de Brandon à cette femme, Marianne, sur le mariage et les relations homme-femme. Cette incapacité à aimer et ce besoin continu de sexe est révélateur d'une grande solitude. Brandon est d'autant plus seul qu'il vit à New York, une ville tentaculaire où il n'est qu'un anonyme parmi d'autres. Que ce soit à don domicile ou à l'extérieur de celui-ci, Brandon fréquente des lieux de vie particulièrement froids et impersonnels, une manière pour le réalisateur Steve McQueen de souligner que le sexe qui est évoqué dans le film est mécanique et dénué d'émotions. Cette misère sexuelle est sans nul doute le résultat d'une absence de liens sociaux pour Brandon.

Dans un autre genre, la situation de la sœur de Brandon, Sissy, est aussi alarmante d'un point de vue personnel que celle de son frère. En outre, cette jeune femme est instable de manière générale : elle ne vit que de petits boulots et n'a pas de logement.
Sissy couche à tout va avec des hommes après être tombée immédiatement amoureuse de ceux-ci. Elle est incapable d'avoir une relation stable avec quelqu'un. Elle ne fait que des rencontres éphémères avec des hommes mariés. De plus, le fait de s'accrocher tant bien que mal à son frère Brandon est une façon pour Sissy de chercher à conserver un lien social. Ses nombreuses tentatives de suicide attestent de son état moral pour le moins incertain.

Sissy et son frère Brandon sont victimes l'un et l'autre d'une solitude extrême (sans compter un lourd passif familial qui est implicitement évoquée) auquelle ils tentent d'échapper par des moyens différents.

Avec un tel sujet, le réalisateur Steve McQueen aurait pu aisément tomber dans la vulgarité mais il évite brillamment cet écueil. Les scènes de sexe ne sont jamais explicites. Elles sont suffisamment claires pour que l'on comprenne ce qui se passe à l'écran.

Si Shame se révèle un film intéressant, c'est aussi et surtout pour sa distribution qui réussit à faire corps avec le sujet du film et donc avec les personnages qu'ils interprètent. Comme dans Hunger, Michael Fassbender est impressionnant de maîtrise à tel point que l'on a l'impression qu'il est Brandon. Le prix de la meilleure interprétation masculine qu'il a obtenu au festival de Venise est totalement mérité. Quant à Carey Mulligan (vue récemment dans le formidable Drive), elle joue bien le rôle de cette fille très fragile sur le plan psychologique.

Quelques mots aussi sur la bande son du film qui donne de l'intensité à celui-ci en mariant à merveille musique classique pour les moments sombres (du Jean Sebastien Bach joué par Glenn Gould) et musique de « boîte » pour les moments plus sereins et apaisés (Genious of love de Tom Tom Club, I want your love de Chic, etc.).

Au final, Shame est un film important qui traite de la solitude morale et de l'addiction sexuelle qui peut en découler. Le réalisateur Steve McQueen convainc pleinement et on attend déjà avec une certaine impatience son prochain film.

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16.01.12

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les fantômes de Sodome

Réalisateur : Lucio Fulci

Date de sortie au cinéma : 1988

Origine
 : Italie

Durée du film
 : 84 minutes

Avec : Claudio Aliotti (Paul), Maria Concetta Salieri (Céline), Robert Egon (Willy le nazi), Jessica Moore (Marie), Teresa Razzaudi (Annie), Sebastian Harrison (Jean), Joseph Alan Johnson (Marc), Zora Kerrova (la succube), etc.

Par Nicofeel

Lucio Fulci est le réalisateur de grands films d'horreur comme L'au-delà et L'enfer des zombies mais aussi de très bons gialli avec Le venin de la peur et La longue nuit de l'exorcisme.
Ce cinéaste transalpin est également coupable de films de qualité particulièrement médiocre qu'il a tourné à la fin de sa carrière. C'est le cas des ridicules Murder rock et d'Aenigma. Les fantômes de Sodome fait malheureusement partie de cette liste de films.
Le scénario du film n'est pourtant pas mauvais en soi. On suit six jeunes gens (trois garçons, trois filles) qui se perdent en France et décident de passer la nuit dans un manoir dont ils n'arivent pas à s'échapper. En fait, ce manoir est hanté et ces jeunes vont devoir faire face à des fantômes de nazis qui ont été tués pendant un raid aérien lors de la deuxième guerre mondiale alors qu'ils s'adonnaient à une orgie.
La première scène du film montre d'ailleurs ces nazis en train de festoyer avant de connaître un tragique destin. Cette scène, pas franchement bien filmée et très érotique, est révélatrice à elle seule du film.
Car on a beau essayer, il n'y a quasiment rien à sauver de ce long métrage. La mise en scène de Lucio Fulci est paresseuse, si bien que ce cinéaste, pourtant connu pour créer des ambiances morbides et surréalistes, ne parvient pas à instaurer la moindre tension.
Les fantômes des nazis ne sont visibles qu'en de rares occasions. Les scènes qui retiennent l'attention et empêchent le spectateur de s'endormir sont peu nombreuses. Le fantôme qui s'appelle Willy est le seul qui intrigue un petit peu. Ainsi, c'est le cas lorsqu'il s'en prend à une jeune femme pour lui faire l'amour de façon quelque peu violente. Et puis c'est le cas dans une autre scène quand il invite un des protagonistes du film à faire avec lui une partie de roulette russe (avec une femme comme enjeu) originale. On s'attend à ce que le jeune finisse par décéder. Eh bien non. Il faudra pour cela attendre le combat entre deux des jeunes gens. Fulci va d'ailleurs insister sur cet unique mort pour insister à plusieurs reprises sur la décomposition du cadavre. Cela constitue a priori l'un des seuls éléments véritablement horrifique du film.
Pour le reste, on est balloté entre ennui et scènes érotiques. Si le film ne comporte quasiment aucune scène d'horreur, en revanche il n'est pas avare en séquences érotiques. Les actrices du film sont visiblement peu farocuhes pour montrer leurs seins. C'est ainsi qu'entre les actrices qui jouent les jeunes filles et celle qui interprète le rôle d'une succube, on est servi côté érotique.
Cela a le mérite d'éviter au spectateur de sombrer totalement dans l'ennui. Ce qui serait fort dommage car le final du film est d'une bêtise sans nom et vaut à ce titre le coup d'oeil.
Les acteurs sont d'un niveau équivalant à l'intérêt du film. C'est dire leur performance !
Au final, Les fantômes de Sodome oscille entre navet et nanar et est sans conteste l'un des pires films de Fulci.

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12.01.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Carnage

Réalisateur
 : Roman Polanski

Date de sortie du film au cinéma : 7 décembre 2011

Durée du film : 80 minutes

Avec
 : Jodie Foster (Penelope Longstreet), Kate Winslet (Nancy Cowan), John C. Reilly (Michael Longstreet), Christoph Waltz (Alan Cowan).

Par Nicofeel

Après un Ghost writer d'excellente facture, le cinéaste Roman Polanski nous revient avec un nouveau film. Sélectionné en compétition officielle à la 68ème édition du festival de Venise, Carnage est l'adaptation de la pièce de théâtre française Le dieu du carnage (2006) de Yasmina Reza. Au passage, on notera que si le film est censé avoir lieu à New York, le tournage a été effectué dans un appartement en région parisienne.
On voit très vite que l'on a affaire à un film qui correspond très bien à une pièce de théâtre.
Il y a d'abord une unité de lieu : le film se déroule de façon quasi exclusive dans un appartement.
Et puis il y a aussi une unité de temps car à l'image de la durée du film, les événements ont lieu eux aussi sur l'espace d'une heure vingt. Pendant cette durée, le scénario du film se met rapidement en place.

Le synopsis du film est le suivant : un enfant de 11 ans a tapé sur un autre de ses camarades après avoir été traité de « balance » et lui a notamment cassé deux dents. Les parents de l'enfant victime reçoivent les parents de l'enfant agresseur. A aucun moment, on aura droit au point de vue des enfants. Roman Polanski se limite au point de vue des parents, et c'est déjà suffisamment réjouissant.
Car avec ce film, Carnage, Roman Polanski prend un malin plaisir à brocarder le milieu bourgeois. Ce huis-clos fonctionne avec seulement quatre personnages principaux : il y a d'un côté les parents de l'enfant victime, à savoir Michael Longstreet (John C. Reilly) et son épouse Penelope Longstreet (Jodie Foster) et de l'autre côté les parents de l'enfant qui a mal agi, Alan Cowan (Christoph Waltz) et son épouse Nancy Cowan (Kate Winslet).
La force et l'enjeu principal du film de Roman Polanski est de montrer un changement d'attitude entre les protagonistes en à peine 1h20, la durée du film. Au départ, les relations sont courtoises. Les Longstreet se révèlent de manière assez surprenante très compréhensifs et acceptent de recevoir très calmement les Cowan en leur offrant du café et du gâteau. Quant aux Cowan, même s'ils sont quelque peu coincés, ils sont eux aussi polis.
Mais les choses vont progressivement s'envenimer. A plusieurs reprises, on a l'impression que les Cowan vont partir (ils sont sur le seuil du départ) mais ils restent à chaque fois et l'ambiance devient à chaque retour de plus en plus tendue.
Roman Polanski semble suggérer que derrière les apparences il y a la vraie personnalité des gens. Quoique dès le départ deux personnes ne trompent pas leur monde : on a d'un côté Pénélope Longstreet qui défend les causes nobles, et notamment les droits de l'homme bafoués. De l'autre côté, on a totalement son opposé avec Alan Cowan qui est un avocat de renom qui est prêt à défendre les causes les plus pourries, et même des causes très discutables lorsque l'on le voit à plusieurs fois avec son portable en train de défendre l'un de ses clients, qui a mis sur le marché un produit pharmaceutique qui est loin d'être au-dessus de tout soupçon.
En plus de ces deux personnes que tout oppose, il y a Michael Longstreet et Nancy Cowan qui vont progressivement se lâcher et déballer des propos qui sont tout sauf politiquement corrects. On passe ainsi d'une certaine retenue à des insultes.
Avec un agacement qui monte et sous l'effet de l'alcool, tout le monde révèle d'une certaine façon son vrai visage et il y a de quoi être amusé. Certaines scènes sont franchement totalement jouissives, comme ce moment où Nancy Cowan se met à vomir ou lorsqu'elle balance le portable de son mari dans l'eau ou quand elle envoie valdinguer les fleurs de son hôte.
Sur la question de la responsabilité des enfants et in fine des parents dans la question qui l'occupe à la base, personne n'est d'accord et c'est la raison pour laquelle la situation s'envenime grandement. Le film propose une réflexion intéressante sur le thème universaliste de la violence. Car il n'est nul besoin d'en arriver aux mains pour que la violence soit présente. Une violence verbale est déjà une forme de violence.
Dans ce joyeux jeu de massacre, il va sans dire que l'interprétation des acteurs est essentielle. Roman Polanski ne s'y est pas trompé, en faisant appel à des acteurs d'expérience qui ont bénéficié de nombreuses récompenses. Tous sont très bons dans leurs rôles, que ce soit Jodie Foster (Penelope Longstreet), Kate Winslet (Nancy Cowan) ou John C. Reilly (Michael Longstreet). Mention spcéiale pour ma part à Christoph Waltz qui est excellent dans son rôle d'avocat pourri qui n'est pas mieux sur le plan humain.
Si Carnage n'est pas le film le plus ambitieux de Roman Polanski et n'est à ce titre qu'un film mineur dans sa filmographie, il n'empêche que c'est une ouvre très plaisante à regarder.

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11.01.12

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film :Echange standard

Réalisateur
 : David Dobkin

Date de sortie au cinéma
 : 28 décembre 2011

Durée du film : 1h52

Avec : Ryan Reynolds (Mitch Planko), Jason Bateman (Dave Lockwood), Leslie Mann (Jamie Lockwood), Olivia Wilde (Sabrina McArdle), etc.

Par Nicofeel

Réalisateur de comédies américaines qui ne vont pas chercher bien loin (Shangai Kid 2, Serial noceurs, Frère Noël), David Dobkin continue avec un film sorti en fin d'année 2011 qui ne devrait pas non plus rester dans les annales.
Il s'agit d'Echange standard, un film où le synopsis consiste à nous montrer l'échange de vie entre deux amis : d'un côté, on a Mitch Planko, un célibataire fainéant qui ne fait rien de sa vie, sinon de fréquenter le plus de filles possibles et de l'autre côté, on a Dave Lockwood, un bon père de famille qui a 3 jeunes enfants et une excellente situation professionnelle. L'idée de faire changer de corps et donc de vie les personnages n'est certes pas d'une grande originalité mais il peut se révéler intéressant s'il est bien utilisé.
Le problème est que dans le cas présent on tombe rapidement dans deux écueils : d'une part, la vulgarité (alors que l'on imagine que le film est censé être plutôt grand public) et d'autre part la caricature. Ainsi, le film débute avec une blague scato au goût relativement douteux : un des enfants (un bébé, je précise) de Dave Lockwood, chie sur son père alors que ce dernier était en train de changer sa couche. La suite directe est du même acabit avec l'ami de Dave, Mitch, qui se révèle d'une incroyable vulgarité. Et puis pour arriver, au fameux « échange », les deux amis se mettent à uriner dans une fontaine. Quelle finesse !

Franchement, au bout de seulement vingt minutes de film, on est plus que tenté de quitter la salle de cinéma et d'aller voir ailleurs. Mais bon, puisque l'on a payé la place et puisque j'ai besoin de regarder un film dans sa totalité pour me faire un avis, j'ai décidé de rester.
Bien m'en a pris car le film s'améliore quelque peu. Comme on peut s'en douter, Echange standard ne va pas pour autant devenir un bon film mais les choses vont mieux. Le film lâche un peu le côté vulgaire (je dis bien un peu car on a toujours le droit à certaines réflexions très limites : « bourre-moi ce gros cul petit » ; « tu renverses cette grosse pute sur le dos » ; « mangeons maintenant car j'en ai plus le cul ») et caricatural pour s'intéresser un peu plus à ses personnages et au changement dans leur vie induit par cet échange. C'est précisément quand le film n'en fait pas des tonnes via ses deux acteurs principaux qu'il est clairement le plus regardable. C'est ainsi que progressivement on voit bien que les deux principaux protagonistes prennent conscience de leur vie passée et actuelle et des erreurs qu'ils ont pu commettre, ou des choses qui restent à améliorer. Cette fois, si l'on rit, ce n'est pas de la nullité ou de la vulgarité du propos, mais bien de certaines situations qui sont réellement drôles. On pense ainsi au coup que réussit à faire Mitch en faisant signer un gros contrat en jouant à fond la carte du bluff. On peut également citer cette réflexion de Dave à Mitch : « Je ne couche ni avec ma femme ni avec celle des autres. - C'est quoi cet enfer ? - Le mariage. »
De la même manière, le générique de fin est bien marrant avec Mitch qui a décidé d'envoyer à son ami une cassette d'un film pour le moins peu glorieux qu'il a tourné...
Le film traite aussi – certes uniquement en surface - quelques thématiques qui sont bien vues : la question de l'amitié, la relation homme-femme, la relation au sein d'un couple marié.
Côté acteurs, Ryan Reynolds est au départ extrêmement exaspérant mais c'est sans nul doute dû au rôle qu'il interprète. Le fait qu'il reste vulgaire alors qu'il joue le rôle d'un cadre d'une grande société n'est pas très crédible. Heureusement, son personnage s'affine par la suite, et du coup son jeu d'acteur lui aussi paraît meilleur. Jason Bateman est plus convaincant que Ryan Reynolds et son côté timide et homme pas sûr de lui est plutôt plaisant. Quant aux deux rôles féminins principaux, formés de Leslie Mann et d'Olivia Wilde ils tirent leur épingle du jeu (peut-être en raison du jeu pas toujours très fin des deux acteurs principaux) et se montrent à leur aise dans des rôles globalement sensibles.
Au final, voilà certes une comédie qui est quelque peu vulgaire (sans compter les quelques seins qui sont montrés de manière quasi gratuite) mais qui se laisse regarder dans la mesure où, après quelques scènes d'exposition assez nullissimes, elle s'améliore un peu.

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07.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Warrior

Réalisateur
 : Gavin O'Connor

Date de sortie au cinéma : 14 septembre 2011

Origine
 : Etats-Unis

Durée du film
 : 140 minutes

Avec : Joel Edgerton (Brendan Conlon), Tom Hardy (Tom Conlon), Jennifer Morrison (Tess Conlon), Frank Grillo (Frank Campana), Nick Nolte (Paddy Conlon), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Gavin O'Connor (Le prix de la loyauté), Warrior est un nouveau film qui a comme trame principale les combats. Le film arrive après The wrestler et surtout après Fighter, qui est sorti en début d'année 2011.
C'est d'ailleurs ce qui fait la grande limite de Warrior. Le film a la malchance d'arriver après l'excellent Fighter de David O.Russell et son histoire forte entre deux frères, interprétés brillamment par Mark Wahlberg et Christian Bale.

Dans Warrior, il est aussi question d'une relation conflictuelle entre deux frères. Sauf que si dans Fighter, toute la relation et tout le passé était clairement fouillé, décrypté et ressassé, dans Warrior il n'en n'est rien. On comprend simplement ici qu'il y a un lourd contentieux familial entre Brendan Conlon, professeur de physique qui a fondé sa famille et Tom Conlon qui a déserté de l'armée. Tom est des deux celui qui est l'écorché vif, qui en veut au monde entier, et notamment à son frère à qui il reproche de ne pas l'avoir suivi avec sa mère quand ils en ont eu l'occasion. Les deux frères nourrissent une rancoeur entre eux mais aussi contre leur père.
Voilà pour le contexte mais on peut clairement reprocher au film de David O'Connor de ne pas insister davantage sur ce contentieux familial alors que le film dure tout de même 2h20 !
Même en faisant abstraction sur le film Fighter, on a tout de même l'impression en regardant Warrior d'avoir vu ce film de combat des dizaines de fois. Il faut dire que le scénario est loin d'être fin et l'histoire est même cousue de fil blanc.
On voit que pour des raisons différentes les deux frères se remettent à combattre – ce qu'ils n'avaient plus fait depuis un bout de temps – et parviennent à s'inscrire à un tournoi de combat qui regroupe 16 des plus talentueux combattants du globe. On va donc avoir droit à toute une série de combats, qui ont d'ailleurs le mérite d'être plutôt bien filmés, d'être dynamiques et de donner de l'intensité au film.
Cela étant dit, il aurait été appréciable de relancer l'action du film avec d'autres intrigues car une fois que ce tournoi est lancé, on a droit plus qu'à cela. Du coup, même si les combats sont bien filmés, ils se révèlent assez redondants. De plus, il faut reconnaître que l'on se doute bien que l'on aura en fin de compte une finale entre les deux frères. Si ce dernier combat attendu est marqué du sceau de l'intensité, notamment sur le plan émotionnel, il aura tout de même fallu attendre longtemps pour se prendre au jeu.
Du côté de la distribution, rien à redire. C'est notoirement la qualité première du film. Joel Edgerton est très bon dans le rôle de cet homme qui est acculé par les dettes et a besoin de réussir ce tournoi pour se sortir d'un mauvais pas. Il interprète très bien ce gentil garçon qui veut prouver au monde ce qu'il peut faire. L'acteur Tom Hardy lui rend parfaitement la pareille dans le rôle difficile de Tom Conlon. Ce dernier est certainement le personnage le plus complexe du film, qui doit faire avec son lourd passé qui est encore ouvert comme une plaie béante. On notera aussi la présence de Nick Nolte, impeccable dans le rôle du père qui était autrefois alcoolique, a commis beaucoup d'erreurs dans le passé et tente désormais de se racheter.
Au final, Warrior est un film qui se suit très correctement mais auquel il manque sérieusement un scénario digne de ce nom. C'est dommage car les séquences de combat sont plutôt bien fichues et on sent tous les acteurs particulièrement investis dans leurs rôles respectifs.

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06.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Hostel 3

Réalisateur : Scott Spiegel

Date de sortie en DVD et en blu ray : 18 janvier 2012

Origine : Etats-Unis

Durée du film : 94 minutes

Avec : Thomas Kretschmann, John Hensley, Sarah Habel, Barry Livingston, Skyler Stone, Brian Hallisay, Kelly Thiebaud, Danny Jacobs.

Par Nicofeel

Si Eli Roth n'est pas fondamentalement un grand cinéaste, il a eu le mérite de marquer les esprits des fans de films d'horreur avec ses films de tortures que constituent le diptyque Hostel et Hostel 2.
Cette série des Hostel ayant visiblement bien marché d'un point de vue commercial, il a été décidé de la poursuivre. Sauf que Eli Roth a laissé sa place à Scott Spiegel.
Le changement de réalisateur s'en ressent franchement car la qualité du film est bien moindre pour Hostel 3 par rapport aux deux films précédents.
Pourtant, les choses commencent plutôt bien dans Hostel 3. La première scène montre un couple d'Ukrainiens – qui réside aux Etats-Unis – qui est prêt à piéger un jeune homme qui a tout d'un benêt. Sauf que selon l'adage « tel est pris qui croyait prendre », c'est le jeune homme qui va piéger ce couple en les droguant et en les faisant kidnapper. Hostel 3 débute bien. Malheureusement la suite du film va s'avérer d'un nouveau pour le moins décevant.
On suit les aventures de 4 Américains qui ont décidé d'aller faire la fête à Las Vegas en l'honneur de l'un des leurs qui va prochainement se marier. Ce synopsis vous rappelle quelque chose ? C'est normal puisque cela correspond à la comédie culte Very bad trip. Sauf que la suite du film n'a rien à voir avec Very bad trip.
Parmi les défauts de ce film, on reprochera d'abord le fait que les personnages ne soient à aucun moment méfiants : « T'aimes les trucs bizarres ? » Réponse : Ouais j'adore. » Ces jeunes vont d'eux-même dans la gueule du loup et ça n'est pas très crédible.
Mais il y a pire. En effet, le concept même des Hostel a semble-t-il complètement disparu ou à tout le moins a été nettement atténué. Hostel est plaisant pour les fans car il allie un érotisme soft avec une violence certaines lors des tortures. Ici, les scènes d'horreur sont peu nombreuses (une peau arrachée ; un homme tué à coups de flèches) et surtout sont très soft. Le côté malaisant des Hostel n'est pas vraiment de mise, de telle sorte que l'on n'est pas vraiment pris par l'action que l'on voit dans ce film.
Il faut dire que le réalisateur doit faire avec un directeur photo qui est proche de la catastrophe. Car le film donne l'impression d'assister à un téléfilm avec des couleurs délavées et un certain floutage. Cela n'aide pas à rentrer dans le film.
Du côté des acteurs, ça n'est pas non plus le top du top. Les acteurs sont plutôt transparents dans l'ensemble, à tel point qu'ils n'arrivent pas à dépasser les stéréotypes de leurs personnages. 
Cela dit, le film comporte malgré tout quelques points positifs : il y a d'abord le fait que l'un des 4 personnages principaux fait lui-même partie de l'organisation qui se plaît à assister en direct à des tortures d'êtres humains. Si ce point n'est pas très crédible, il permet de relancer l'action du film. Ensuite, il y a la fin du film qui est menée tambour battant, donne lieu à un combat avec le grand méchant et surtout à des twists qui sont plutôt bien vus.
Au final, Hostel 3 a plus l'allure d'un téléfilm que d'un film. Ce long métrage ne tient pas la comparaison par rapport à des deux aînés en raison notamment d'un gore au rabais et d'un manque évident de tension. Le film reste malgré tout regardable.

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05.01.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Trick 'r treat

Réalisateur : Michael Dougherty

Date de sortie au cinéma : prochainement

Origine : Etats-Unis

Durée du film
 : 82 minutes

Avec : Brian Cox (Mr Kreeg), Anna Paquin (Laurie), Dylan Baker (Steven), Leslie Bibb (Emma), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Michael Dougherty, Trick 'r treat est un film d'horreur qui s'intéresse à la question d'Halloween. Sauf que, à la différence du film de Carpenter et de ses nombreux rejetons, Trick r' treat n'est pas un slasher.
Le film a ceci d'original qu'il va mélanger différentes histoires qui ont lieu dans un même lieu, aux Etats-Unis, lors de la nuit d'Halloween. Le lien entre toutes ces histoires est évidemment Halloween qui donne lieu à des moments drôles, savoureux ou tout bonnement incroyables. Le film joue avant tout sur le côté détendu de la fête d'Halloween. Il n'y a pas de tension palpable mais plutôt une remise à jour de différents mythes qui est très bien vue.
Cela dit, le réalisateur Michael Dougherty ne se limite pas du tout et donne franchement par moments dans le politiquement incorrect. C'est par exemple le cas avec le proviseur d'un collège qui a tout du psychopathe en puissance, qui n'hésite pas à inviter un de ses élèves à venir manger des friandises. Il lui donne des friandises qu'il va vomir, et pas spécialement parce qu'il a un surpoids évident. La suite n'est pas mal non plus avec le proviseur du collège qui va l'achever (et le décapiter) et l'enterrer dans son jardin. Ce proviseur étant complètement barjot, il joue avec son fils avec la tête de l'enfant, comme s'il s'agissait d'une citrouille ! Si l'on est toujours dans l'esprit d'Halloween, le côté humour noir est omniprésent.

Et cet élément se retrouve dans toutes les autres histoires, qu'il s'agisse des enfants qui s'amusent à effrayer une autre enfant (avant d'être eux-mêmes effrayés) ou encore de l'homme qui se prend pour un loup alors qu'il va être victime d'amazones où sommeillent des loups-garous et des vampires. Le film a ceci d'intéressant qu'il répond bien à la réflexion : « tel est pris qui croyait prendre. »
Trick r' treat fait preuve d'un humour constant, sans pour autant perdre de vue la thématique principale : l'esprit d'Halloween. D'ailleurs, on notera que l'un des personnages principaux du film, qui est un étonnant petit garçon qui ouvre et ferme le film, va agir selon les actes des gens par rapport au mythe d'Halloween, à savoir le respect des citrouilles et le respect de la formule : « des bonbons ou un sort ». Cette formule correspond littéralement au titre du film en anglais.
Le film vaut également le coup d'oeil par son côté polyphonique : les différentes histoires qui mêlent psychopathes, tueurs en série, tueur en forme de citrouille, vampires, loups-garous, fantômes, sont peu ou prous liées entre elles. Il y a des jonctions qui sont effectuées, notamment par le biais de mêmes scènes qu'on a l'occasion de voir autrement (voir par exemple sur ce point l'histoire du voisin du proviseur qui doit faire face à un danger inattendu).
Du côté de la distribution, si l'on a affaire la plupart du temps à de jeunes acteurs qui ne sont pas forcément au top, cela n'empêche pas de passer un bon moment. Le film vaut en effet avant tout pour ses situations extraordinaires et par les renversements de situation qui est plutôt bien vu.
En somme, Trick r' treat se révèle une très bonne surprise. Doté d'un rythme haletant, il s'agit d'un film qui réussit très bien à mélanger différentes histoires autour du mythe d'Halloween. Doté en outre d'un humour noir bienvenu, il s'agit d'un film qui mérite largement d'être vu et a le mérite de renouveler un mythe qui a déjà fait l'objet de moults adaptations.
On attend donc avec intérêt le prochain film du prometteur Michael Dougherty.

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04.01.12

07:15:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : L'irlandais

Réalisateur : John Michael McDonagh

Date de sortie au cinéma
 : 21 décembre 2011

Origine : Royaume-Uni

Durée du film : 96 minutes

Avec : Brendan Gleeson (le sergent Gerry Boyle), Don Cheadle (l'agent du FBI Wendell Everett), Liam Cunningham (Francis Sheehy-Skeffington), David Wilmot (Liam O'Leary), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par le peu connu John Michael McDonagh est une comédie policière à l'humour « so british ».
Tout l'intérêt du film réside dans le caractère très particulier du personnage principal : le sergent Gerry Boyle, qui est franchement un personnage incroyable. Ce policier qui s'occupe d'un petit village irlandais est loin d'être un modèle du genre : il passe sa vie au pub, il fréquente des prostituées, il est raciste et même fier de l'être (il déclare que c'est normal d'être raciste pour un Irlandais!), il détourne des saisies de la police (voir le coup des armes). Bref, voilà un personnage en soi qui est d'ailleurs parfaitement interprété par l'acteur Brendan Gleeson qui est bien dans le style de ce personnage.
La vie bien tranquille du sergent Gerry Boyle va être quelque peu chamboulée par des meurtres dont les auteurs seraient des trafiquants de drogue qui projettent de passer par l'Irlande 500 millions d'euros d’héroïne !
Le film va jouer sur une antinomie par le rapport entre le sergent Boyle et son supérieur, l'agent du FBI Wendell Everett (Don Cheadle, tout en retenue, peut-être même trop au demeurant), qui est tout son inverse. Boyle est vulgaire, peu fin, Everett est au contraire poli, posé. La relation entre ces deux personnages est assez amusante, notamment par le fait que Boyle n'hésite pas à titiller voire même manquer de respect par son langage à Everett.

Il faut dire que Boyle n'a pas sa langue dans sa poche et le film nous propose de nombreux dialogues bien gratinés. Sans être exhaustif, on pourra citer les phrases suivantes : « Y a quelque chose qui se lève et ce n'est pas ma bite. ». Boyle demande aussi à sa mère (qui est âgée) si elle a « déjà participé à des orgies. » Cette dernière lui répond tout de même qu'elle irait mieux avec un peu de cocaïne ! D'autres personnages du film ne sont pas non plus d'une grande finesse, à l'image de l'un des truands qui déclare : « comme un âne qui encule un hippopotame, c'est l'heure de la fête ! ».
Tout cela est évidemment bien lourd mais au moins cela donne un côté frais et décalé à ce film.
Car force est de constater que si l'on enlève le personnage haut en couleurs que constitue Gerry Boyle et les dialogues sortis de nulle part, il ne reste plus grand chose.
Car L'irlandais est loin d'être dénué de défauts. Le scénario du film, ultra conventionnel, traîne en longueurs et le film manque à cet égard cruellement de rythme. De plus, la photographie du film donne plus l'impression d'assister à une série télé type Derrick qu'un film.
Côté acteurs, si Brendan Gleeson est excellent dans le rôle-clé du film, les autres n'ont aucune consistance, voire même aucun intérêt.
Enfin, la mise en scène du film n'a rien extraordinaire.
Seule la musique du film est plutôt plaisante à écouter. Elle parvient à susciter un minimum d'intérêt au spectateur, entre deux blagues débitées par Brendan Gleeson.
Au final, L'irlandais est un film qui se laisse regarder mais n'a rien d'extraordinaire. Cette comédie est amusante par moments en raison du caractère particulier de son personnage principal mais sur l'ensemble le film est assez loin d'être franchement drôle. Si vous n'avez aucun autre film à voir, L'irlandais peut être un second choix.

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