Archives pour: Septembre 2011

28.09.11

05:00:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Sulfures
Sulfures

Premier long métrage de son jeune réalisateur britannique, ce Sulfures versera certes allègrement dans le ''slasher'', mais tout en se dotant d'une intrigue largement plus élaborée et surprenante, et en n'hésitant pas à verser gaiement dans le gore, pour une œuvre qu'il nous est désormais possible de découvrir en DVD et en Combo DVD/ Blu-ray/ Copie digitale grâce à l'éditeur Emylia, bien inspiré une fois de plus pour nous dénicher un inédit de qualité.

Sulfures

Le script va suivre Tristan qui a accepté de venir passer le week-end avec Mandy (sa nouvelle petite amie), son frère et sa compagne infirmière urgentiste loin de la ville. Même si il considère sa relation avec Mandy comme une aventure sans lendemain, ses secrets le poussent à fuir à la campagne. A leur arrivée, un agent de police les avertit qu’un tueur en série sadique sévit dans la région. surnommé le chirurgien des arbres, il massacre brutalement et selon un rituel précis ses proies, en arrachant et suspendant les parties du corps de ses victimes dans les arbres en guise d’offrandes. Cette nuit-là, un étranger arrive à moitié mort, l’estomac fendu et Paige lui sauve la vie - mais est-il réellement Shawn l’auto-stoppeur innocent qu’il prétend-être ? Les doutes et la suspicion s’installent, et des massacres commencent à se produire…

Sulfures

Malgré son postulat de base lorgnant complètement du côté du ''slasher'' de base, le métrage va donc bénéficier d'une intrigue bien structurée, bourrée de rebondissements et de vraies surprises passée une présentation des personnages judicieusement rapide, pour ainsi parvenir aussi bien à maintenir le spectateur en haleine que pour lui asséner des effets gores le plus souvent volontaires et graphiques mais surtout justifiés par les méfaits de protagonistes vicieux et cruels, et ce jusqu'au final jusqu’au boutiste et nihiliste en diable, ce qui achèvera de rendre l'ensemble délectable et tranchant avec une bonne partie de la production actuelle.

Sulfures

L'édition DVD proposée par Emylia avancera une image en 1.85 (16/9 anamorphique), pour disposer d'une bande-son en français en DD5.1 et en anglais sous-titré également en DD5.1 mais également en DTS5.1. Par contre, aucun bonus pour prolonger la vision du métrage si ce n'est quelques bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur.
Le combo proposera le même DVD, tandis que le Blu-ray aura une image également en 1.85 (1080p) pour une bande-son en français en DTS-HD5.1 et en anglais sous-titré en DTS-HD7.1. La copie digitale H.264 ne laissera le choix que de la version française en 2.0 AAC.

Sulfures

Donc, c'est depuis le 13 septembre dernier que nous pouvons apprécier ce ''slasher'' anglais bien plus intelligent et prenant que la moyenne, largement, mais qui ne négligera pas pour autant un aspect graphique bien saignant !

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27.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Sexe entre amis

Nom du réalisateur : Will Gluck

Date de sortie du film au cinéma : 7 septembre 2011

Durée du film
: 1h49

Avec : Justin Timberlake (Dylan), Mila Kunis (Jamie), Patricia Clarkson (Lorna), Jenna Elfman (Annie), Richard Jenkins (M. Harper), Woody Harrelson (Tommy), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Will Gluck, un cinéaste connu surtout pour ses séries télé, Sexe entre amis est une petite comédie romantique qui surfe sur une thématique très en vogue actuellement dans ce genre de films : le sexe entre amis (comme son titre l'annonce d'ailleurs !). En gros, il s'agit de coucher avec une personne du sexe opposé mais avec aucun sentiment. Tout est décidé dès le départ, il s'agit uniquement de renouveler les rapports entre homme et femme, sans la prise de tête que peut représenter le fait d'être avec quelqu'un. Bref, de la sorte on est censé éviter certaines déconvenues.
La thématique du film rappelle quelque peu celle d'un film de 1969 (en plein révolution sexuelle), Bob et Ted et Carole et Alice. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si on voit un extrait de ce film dans Sexe entre amis.
Rassurons le public dès à présent : Sexe entre amis est un film très gentillet. On ne voit que peu de choses. Tout au plus on aperçoit la plastique des acteurs principaux du film. D'ailleurs, sans vouloir être trop méchant, l'intérêt du film tient principalement à son casting qui est très glamour. Le rôle masculin du film échoit à Justin Timberlake. Notre chanteur reconverti en acteur, vu notamment dans le très bon The social network où il incarnait un rôle de sacré salaud, est ici tout l'inverse. Il est le gentil garçon qui vient dans la grande ville de New York pour réussir mais qui n'oublie jamais les siens. Quant au rôle principal féminin, il est joué par la belle Mila Kunis (qui a de sacrés yeux, on la croirait sortie d'un manga !), vue dans le magnifique Black swann (le film de l'année 2011 à mon sens) où elle jouait le cygne noir. Ici, nos deux acteurs se retrouvent dans un film où ils sont censés n'être que des amis (qui vont même jusqu'à s'envoyer en l'air !) mais on comprend bien vite qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Et même s'ils ne se l'avouent pas et qu'il y a un mini-suspense, tout cela est extrêmement prévisible dans sa finalité.

C'est au demeurant le gros point faible du film. Ne cherchez pas ici l'once d'une surprise. En effet, côté scénario tout cela manque cruellement d'originalité. L'histoire est courue d'avance et on n'est jamais vraiment surpris. On a l'impression d'avoir vu cela dans de nombreux autres films romantiques. Alors, forcément quand on comprend que le film dure près d'1h50, il y a quoi de trouver le temps long. Surtout que Mila Kunis est au début du film assez exaspérante (en tout cas pour moi) avec son côté grande gueule et fille ultra sûre d'elle. Heureusement, son personnage gagne un peu en profondeur au fur et à mesure que le film avance.
Et puis il ne faut pas être trop dur avec Sexe entre amis. Reconnaissons tout de même que les acteurs s'en donnent à coeur joie et nous proposent quelques séquences amusantes, comme lorsque Justin Timberlake interprète sa version de Jump du duo Kriss Kross ou encore lorsque la mère de Mila Kunis dans le film surprend nos deux "amis" au lit. Sans compter le personnage de gay joué par Woody Harrelson qui se révèle bien souvent assez drôle par son côté très cash.
Mais ces rôles d'acteurs ne parviennent que partiellement à masquer un scénario quasi indigent, un manque flagrant d'originalité, une mise en scène conventionnelle et une photographie sans saveur.
Au final, Sexe entre amis demeure un film regardable mais sera quasiment aussi vite oublié qu'il aura été regardé. A voir si vous n'avez pas grand chose à vous mettre sous la dent au cinéma.

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26.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Crazy, stupid, love

Réalisateurs
: John Requa et Glenn Ficarra

Durée du film : 1h58

Date de sortie au cinéma
: 14 septembre 2011

Avec : Steve Carell (Cal), Ryan Gosling (Jacob), Julianne Moore (Emily), Emma Stone (Hannah), Marisa Tomei (Kate), Kevin Bacon (David Lindhagen), Annaleigh Tipton (Jessica), Jonah Bobo (Robbie), Joey King (Molly), etc.

Par Nicofeel

Après leur sympathique comédie I love you Philip Morris (2010), John Requa et Glenn Ficarra sont de retour derrière la caméra avec Crazy, stupid, love.
Si le titre du film ne laisse rien augurer de bon, il ne faut pas s'y fier. En effet, sans avoir l'air d'y toucher, le film constitue ni plus ni moins à l'heure actuelle que la meilleure comédie de l'année 2011. Et vu la la qualité du film, il sera difficile de faire mieux d'ici la fin de l'année.
Crazy, stupid, love ne doit pas son intérêt à son sujet, lequel se révèle finalement assez banal : une mère de famille, Emily (Julianne Moore), annonce à son époux, Cal (Steve Carell), avec qui elle est mariée depuis plus de 20 ans, qu'elle souhaite divorcer. Elle profite de cette occasion pour dire à Cal qu'elle a une relation avec son collègue de travail, David Lindhagen. Le film va donc très logiquement montrer un Cal qui cherche à retrouver les faveurs de son épouse.
Sauf que si l'issue du film dans ses grandes largeurs est relativement prévisible, tout le reste est pour le moins inattendu. Il y a d'abord le déroulement du film qui donne lieu à des dialogues et à des scènes pour le moins surprenants. Dès les premières minutes du film, on est mis dans l'ambiance avec Cal qui saute brusquement de la voiture alors qu'Emily est en train de lui expliquer les raisons pour lesquelles elle veut divorcer.

La suite de Crazy, stupid, love est du même acabit. A titre non exhaustif, on peut citer un Cal qui va se faire relooker de la tête aux pieds ou encore un Cal qui va connaître une nuit particulièrement mouvementée avec une institutrice accroc au sexe.
Les dialogues ne sont pas en reste, proposant au spectateur des moments vraiment hilarants. Il en est ainsi par exemple lorsque Cal demande à une serveuse de s'en aller (après qu'il l'ait appelé) et de ne jamais revenir, la femme qu'il fréquentant lui ayant avoué qu'elle est une ancienne alcoolique et qu'elle n'a pas bu d'alcool depuis 5 ans ! Dans un autre style, on a droit également à de l'humour pince sans rire lorsque Cal déclare à l'homme qui sort avec sa fille qu'il a acheté une arme à feu sur un site louche afin de mettre l'arme sur sa tempe !
Complètement décomplexé, le film joue aussi beaucoup sur la permanence des situations, ce qui provoque chez le spectateur une bonne tranche de rigolade. C'est notamment le cas quand Cal n'arrête pas répéter au bar : « Ma femme a couché avec David Lindhagen. » C'est aussi le cas quand on voit le nombre impressionnant de femmes qui tombent sous le charme du beau Jacob (Ryan Gosling) ou quand Cal lui-même devient un véritable sex-symbol.
L'aspect humoristique du film est sans conteste une grande réussite. D'autant que le film ne connaît pas de baisse de rythme sur ce point.
Pour autant, cela ne serait pas rendre justice au film que de le résumer à une simple comédie plaisante à regarder. Le film vaut beaucoup mieux que cela.
Car derrière son côté amusant, le film a quelque chose à raconter. Il évoque d'abord avec un certain brio que la routine peut détruire un couple. C'est à ce moment que l'on comprend pleinement la signification du titre du film : Crazy, stupid, love est là pour rappeler que l'amour est une chose irrationnelle, folle, qui nous amène parfois à faire des choses insensées, mais dans un seul but : montrer que l'on aime l'autre tout le temps, et pas seulement de temps en temps. L'amour est un sentiment très fort entre deux personnes et le film n'a de cesse de le rappeler, comme lorsqu'il aborde l'amour adolescente du fils de Cal qui croit en son « âme sœur » ou toutes les tentatives de Cal pour reconquérir sa femme. Il en va ainsi pour tous les personnages du film qui sont à la recherche de leur âme sœur.
Même s'il peut paraître par instants assez direct et trash, il n'empêche que sur le fond le propos du film est plutôt classique et sans ambiguïté sur la question : dans la vie, tout le monde cherche à trouver et à vivre avec sa moitié.
C'est pourquoi Cal accepte de se remettre en question et d'écouter les conseils du beau Jacob, qui va jouer pour lui le rôle de coach. Sur ce point, le film rappelle sans conteste le premier long métrage de Judd Apatow, à savoir 40 ans toujours puceau, où Steve Carell interprétait déjà le rôle principal, celui d'un homme toujours puceau à 40 ans et qui allait bénéficier de conseils pour pouvoir fréquenter une femme. Les parallèles que l'on peut faire entre les deux films sont loin d'être anodins : d'un côté, on a un homme qui n'a jamais couché avec une femme, de l'autre on a un homme qui n'a connu qu'une femme dans toute sa vie et qui ne sait plus comment agir une fois que celle-ci le quitte.
Les deux réalisateurs de Crazy, stupid, love, ont eu la bonne idée de confier le rôle-titre à Steve Carell. Dans ce film, il prouve une nouvelle qu'il est un acteur de talent, capable de susciter une émotion sincère. Ici, il interprète avec justesse le rôle d'un homme en plein doute qui va tout faire pour retrouver son amour de toujours. Ce long métrage ne se limite pas à la performance de Steve Carell. Toute la distribution du film est à féliciter. Ryan Gosling est excellent en coach sexuel qui va lui-même voir changer certaines de ses certitudes sur la question de l'amour. Le jeune Jonah Bobo est très bon en adolescent amoureux fou. Les rôles féminins ne sont pas en reste avec des Julianne Moore, Marisa Tomei et Emma Stone qui ne se contentent pas d'apporter une touche sexy au film mais qui interprètent des personnages eux aussi en quête de l'amour sincère.
Au final, Crazy, stupid, love s'avère une excellente comédie romantique, et tout bonnement un des meilleurs films de l'année 2011.

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25.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Conan

Réalisateur
: Marcus Nispel

Date de sortie au cinéma
: 17 août 2011

Origine : Etats-Unis

Durée du film : 112 minutes

Avec : Jason Momoa (Conan), Rachel Nichols (Tamara), Stephen Lang (Khalar Sing), Rose McGowan (Marique), Ron Perlman (Corin), etc.

Par Nicofeel

Auteur notamment d'un convaincant remake de Massacre à la tronçonneuse et d'un bien moins convaincant remake de Vendredi 13, l'ex clippeur Marcus Nispel s'attaque cette fois à la nouvelle version d'un film culte : Conan.
Le film s'est révélé un pur four d'un point de vue commercial, notamment aux Etats-Unis. Certaines personnes n'ont pas été tendres avec le film, le qualifiant de pur navet.
A y regarder de près, le film n'est pas aussi mauvais qu'on le raconte. Mais ce qui est certain, c'est qu'il ne tient absolument pas la route par rapport à son illustre aîné, l'excellent Conan le barbare de John Milius.
Le début du film nous présente (très) rapidement un monde peuplé de barbares où le plus fort est celui qui domine le monde. On nous évoque la légende d'un personnage très puissant qui aurait tiré sa force d'un casque. Ce personnage mauvais ayant été vaincu par des barbares, le casque a été disséminé entre plusieurs tribus. A l'époque où se déroule l'action du film, on voit qu'un certain Khalar Sing, à la recherche des morceaux du casque, arrive dans le village de Conan et entend récupérer le dernier morceau du casque qui lui manque. Il rase le village de Conan, le mettant à feu et à sang.
En étant adolescent, Conan parvient à échapper à ce massacre, mais il se retrouve isolé puisqu'il n'a plus ni son père (chef du village qui vient de décéder dans le massacre) ni sa mère (qui est morte en le mettant au monde). Il décide alors de partir à la découverte du monde avant de rechercher le tueur de son père, Khalar Sing, devenu entre temps un homme puissant et craint, appelé le seigneur de l'ombre/
On voit dès à présent que l'histoire de Khalar Sing n'est pas sans rappeler le seigneur des anneaux avec Sauron qui cherchait l'anneau unique pour devenir le maître du monde.
Le parallèle s'arrête là. Car Conan version 2011 n'a rien à voir avec Le seigneur des anneaux de Peter Jackson.
Conan n'a d'ailleurs pas non plus beaucoup de rapports avec le film dont il est le remake. Dans Conan le barbare de John Milius, le film montrait un monde fantastique peuplé de créatures étranges avec un personnage, joué par un excellent Arnold Schwarzeneger, qui se révélait à chaque instant héroïque.
Ici, l'acteur principal, Jason Momoa n'est pas ridicule mais il en impose forcément moins que Schwarzi. Tout comme le principal méchant qui dans ce film ne retient pas franchement l'attention. Et puis surtout, le principal défaut de Conan 2011 est sans aucun doute le manque de consistance du film. Le réalisateur Marcus Nispel ne présente pas les différents personnages, mis à part Conan. On voit que ce dernier a des compagnons, sans que les intentions de ceux-ci nous aient été explicités. Dans le même ordre d'idée, lorsque Conan kidnappe la fameuse « sang pur », celle-ci s'entiche rapidement de lui et couche avec dans une scène d'amour aussi inutile que mal filmée.
En fait, Marcus Nispel ne s'est pas embarrassé de diverses intrigues ou d'un minimum de psychologique. Il s'est contenté de déverser par le biais de ce film un amas de violence. Si les scènes d'action ne sont pas ratées en tant que tel, il manque cruellement une ambiance dans ce film. Or, Conan 2011 se résume à de l'action sans discontinuer. Comme le dit l'un des camarades de Conan à une jeune fille : « La plupart des gens ont d'abord goûté au lait maternel... lui a d'abord goûté au sang maternel [sa mère est morte après lui avoir donné naissance]. »
Ce film reste largement regardable mais cela manque d'une âme. Ce film aurait pu être fait par n'importe qui et aurait pu se reporter à n'importe quelle époque moyen-âgeuse. On ne sent qu'en de rares occasions que l'on a à faire à de l'heroic-fantasy.
De plus, il n'y a jamais dans Conan de surprise. Tout se succède de manière assez attendue. Du coup, on n'est jamais happé par cette histoire et on attend que tout cela se passe.
En somme, même si Conan 2011 n'est pas la catastrophe annoncée, c'est un film assez insignifiant, qui ne plaira vraisemblablement qu'aux amateurs de scènes gore car en la matière les scènes de violence se succèdent à la vitesse grand V. Voilà en tout cas un remake parfaitement inutile. Il serait préférable qu'à l'avenir Marcus Nispel s'essaie à un film original et non à un remake.

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24.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Stake land

Réalisateur :Jim Mickle

Durée du film : 98 minutes

Date de sortie en salles : inconnue (film qui sort le 4 octobre 2011 en DVD et en blu ray)

Avec : Nick Damici (Monsieur), Connor Paolo (Martin), Michael Cerveris (Jebedia Loven), Danielle Harris (Belle), Kelly McGillis (la nonne), Bonnie Dennison (Peggy),

Par Nicofeel

Vous trouvez que le road movie La route de John Hillcoat est trop lent ? Vous en avez marre de regarder des séries B décérébrées avec des vampires dans le style de Daybreakers ? Eh bien dans ce cas Stake land est fait pour vous. Remarqué dans les festivals où il est passé, ce film allie à merveille horreur (par son côté action), drame (la disparition d'êtres proches, élément accru par l'utilisation d'une voix off) et road movie (la recherche d'un Eldorado, le fameux « New Eden »).
Pourtant, rien ne prédisposait ce film à bénéficier d'un intérêt particulier. Stake land est le second film de Jim Mickle, un cinéaste qui a mis en scène un petit film d'horreur sympathique, Mulberry street, mais qui n'est pas non plus transcendant. Cela étant, Mulberry street comportait un vrai contexte politico-social : dans un New York post 11 septembre, en raison de la chaleur et du manque d'hygiène, un virus venait de transformer les gens en hommes-rats assoiffés de sang.
La transition est toute trouvée avec Stake land car il y est question d'une épidémie qui a transformé les Américains en vampires assoiffés de sang. En seulement deux films, Jim Mickle va finir par devenir un spécialiste des films sur les épidémies.
Surtout, le cinéaste nous fait penser à un autre réalisateur, David Cronenberg, qui a commencé par œuvrer dans le genre horrifique avant de glisser progressivement vers les films dits d'auteur via une horreur plus psychologique. D'ailleurs, David Cronenberg a lui aussi traité de la question de l'épidémie qui rend les gens dangereux par les films Frissons et Rage. Frissons comportait une portée géographique limitée avec un problème qui concernait uniquement une résidence. Rage se voulait plus global avec une fin de film qui fait comprendre que le pays entier est touché.
Eh bien c'est presque la même chose avec le cinéma de Jim Mickle. Ainsi, le problème est local avec Mulberry Street puisque seule la ville de New York est touchée. En revanche, il devient global par la suite puisque Stake land concerne l'ensemble des Etats-Unis.
Et puis, comme chez Cronenberg, Jim Mickle ne se contente pas de livrer au spectateur une simple série B horrifique. Non, ici il y a de nombreuses considérations politiques, sociales, économiques et religieuses.

Le film montre bien que la guerre a redistribué la donne sur tous ces plans.
Avec la venue des vampires, notre monde a changé. Plusieurs clans qui se sont formés. La Fraternité regroupe des faux prêtres – qui font vraiment penser à nos sectes actuelles – qui sèment la terreur après avoir pactisé avec les vampires. S'ils se déclarent religieux afin d'attirer autour d'eux le plus de gens possible, le film souligne bien qu'ils sont loin d'être fréquentables. Ainsi, ils violent des femmes (et même une nonne !) ou envoient à la mort des gens en les mettant à disposition des vampires. Comme on peut le voir souvent en temps de guerre, certaines personnes ne se gênent pas pour commettre des actes immoraux. Par ailleurs, les membres de la Fraternité essaient de semer le chaos dans les contrées qu'ils ne contrôlent pas en faisant notamment des lâchers de vampires par hélicoptère, comme s'ils se lançaient dans une croisade contre des athées. Ce procédé donne lieu au demeurant à une scène étonnante, spectaculaire et vraiment brutale.
Évidemment, on a également les vampires qui sont disséminés un peu partout sur le territoire américain. On n'a pas d'explications sur les raisons de leur arrivée dans le monde et c'est tant mieux. Il faut laisser une part de mystère. En revanche, les vampires répondent bien aux codes du genre : ils sucent le sang de leurs victimes. Pour arriver à leur fin, ils utilisent leur force qui est très puissante. Il faut donc se prémunir contre ces êtres très dangereux. C'est ainsi que les deux personnages principaux du film, le jeune Martin et son acolyte Monsieur, qui lui a sauvé la vie, en viennent à barricader leur voiture.
Fait assez peu présenté au cinéma, les humains doivent se méfier des « scamps », qui sont des enfants vampires. Cela étaye l'idée selon laquelle il est nécessaire de se méfier de tout le monde, y compris des enfants qui ont l'air angéliques.
Les faiblesses des vampires sont celles que l'on connaît de manière usuelle : il faut les poignarder dans le cœur pour les tuer ; ils sont sensibles à l'ail (lors d'une scène Monsieur invite Martin à utiliser une arme enduite d'huile d'ail) ; ils grillent au soleil.
Du côté des humains qui cherchent avant tout à sauver leur peau, on constate que des villes ont été fortifiées. A l'intérieur vivent des hommes et femmes libres. Certaines de ces villes fortifiées sont indépendantes, d'autres sont dirigées par des milices volontaires des Etats-Unis, qui regroupent entre autres d'anciens militaires.
Et puis il y a tout le reste, à savoir des gens en transit, comme notre duo constitué de Martin et de Monsieur, qui entend rejoindre le « New Eden », situé au Canada.
Dans leur quête d'un monde meilleur, qui rappellerait celui qu'ils ont connu avant l'arrivée des vampires, nos deux protagonistes vont avoir l'occasion de rencontrer plusieurs personnes, de tous types, qui vont se joindre à eux. La première à faire équipe avec Martin et Monsieur est une nonne jouée par l'actrice Kelly McGillis. On aura aussi le personnage de Belle, qui est une jeune femme enceinte. Se raccrocheront également à ce groupe hétéroclite un Noir, ancien marine et une autre jeune fille. Tous ces personnages connaitront des destins très divers. Ce qui sera d'autant plus cruel pour Martin qui avait la sensation que ces gens étaient devenus sa nouvelle famille.
Cette facette dramatique du film démontre que Stake land n'est pas qu'un simple d'horreur. Les rapports qui s'établissent entre les personnages ont bien été pensés par le réalisateur.
Il faut dire aussi que Jim Mickle a pu s'appuyer sur une distribution de qualité. Le jeune acteur, Connor Paolo, vu dans plusieurs séries télé (New York unité spéciale ; Gossip girl), interprète brillamment le jeune Martin (possible clin d'oeil par le prénom du personnage à l'excellent Martin de Romero où un jeune homme se demande s'il est un vampire). Il possède toute la sensibilité nécessaire que lui demande son personnage. Il faut dire que le rôle de Martin est essentiel puisque c'est le narrateur de l'histoire. On entend ainsi à de nombreuses reprises une voix off qui nous donne une idée des sentiments qui traversent l'esprit de Martin. Cela accroît le côté très personnel de cette œuvre. Nick Damici, qui joue le personnage de Monsieur, est également un acteur de séries télé (Les experts : Miami ; Les experts : Manhattan ; New York – Police judiciaire ; Life on Mars). Cela ne l'empêche pas de fournir une prestation de qualité. Le reste des acteurs, moins en vue dans le film, ne se limite pas cependant à un simple rôle de faire-valoir. Il n'y a qu'à voir la scène ô combien symbolique où un personnage religieux (un vrai, pas un membre de la Fraternité !) décide de se suicider plutôt que d'être la proie des vampires. C'est vraiment une image choc du film qui en dit long sur le désarroi de cette société.
Comme on peut s'en douter, le film ne serait pas franchement réussi si la mise en scène n'était pas au rendez-vous. De ce point de vue, le contrat est rempli avec de beaux plans qui profitent astucieusement des nombreux décors naturels du film. Malgré un budget qui a dû être assez limité, Jim Mickle s'en sort bien et parvient à rendre son film tout à fait plaisant à regarder, sans que l'on ait l'impression que l'ensemble fait face à un manque évident d'argent.
Signalons également le gros travail qui a été apporté à la photographie du film qui tire profit des beaux extérieurs et accroît le côté fin du monde de ce long métrage.
Au final, Stake Land constitue un road-movie (les personnages ne cessent de progresser vers le Nord, que ce soit en voiture ou à pied, sur route, en montagne, en forêt, dans des villes) très ambitieux. Le ton très sérieux du film le rend nostalgique voire même désespéré (quoique la fin constitue clairement un message d'espoir). Comme dit précédemment, Stake land est appréciable pour moults raisons. Voilà sans conteste un film à voir.

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22.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Destination finale 5

Réalisateur : Steven Quale

Date de sortie du film
: 31 août 2011

Origine
: Etats-Unis

Durée du film
: 95 minutes

Avec : Nicholas d'Agosto (Sam Lawton), Emma Bell (Molly), Miles Fisher (Peter), Ellen Wroe (Candice), Jacqueline Macinnes-Wood (Olivia), P.J. Byrne (Isaac), Arlen Escarpeta (Nathan), David Koechner (Dennis), Tony Todd (Bludworth), etc.

Par Nicofeel

Le premier film Destination finale, alors mis en scène par James Wong, comportait une vraie originalité par son scénario. En effet, un personnage avait des visions d'un événement tragique qui le concernait, et réussissait à en réchapper avec certains de ses camarades. Grâce à ses visions, il échappait à la mort. Tout l'intérêt du film résidait alors dans le fait que la Mort, qui avait prévu que ces « survivants » décèdent, s'attache à faire disparaître ces personnages un à un. Une fois que le scénario compris, le film peinait à se renouveler. On assistait simplement à une succession de décès. Pour autant, par son originalité initiale, Destination finale demeurait un film d'horreur correct.
Avec Destination finale 5, l'originalité de Destination finale premier du nom a complètement disparu. Le réalisateur, Steven Quale, dont le fait principal de guerre consiste à avoir été le superviseur des effets visuels d'Avatar, se contente ici de reprendre les mêmes idées que le premier film de cette saga et de les adapter dans un environnement différent. Le film fait forcément moins d'effet, même si on le suit sans soucis.
Et puis les acteurs du film sont loin d'être transcendants. On peine à s'identifier à eux, tant leur jeu paraît attendu et stéréotypé.
Cependant, on a tout de même droit dans les premières minutes du film à une scène spectaculaire qui voit un pont s'effondrer et causer du même coup des morts et des dégâts matériels importants. Comme dans les autres Destination finale, un personnage aura visionné avant tous cette scène et aura donc pu sauver avec lui 7 de ses camarades (les Destination finale ayant bien souvent des héros assez jeunes, le film étant destiné à un public plutôt de teen).
La suite – logique quand on connaît le principe des Destination finale – va consister à montrer les décès des rescapés de la catastrophe du pont, qui se révèlent assez sadiques, cyniques (comme le dernier à la fin du film) et violents. C'est d'ailleurs l'intérêt principal du film que de voir se succéder les morts. On peut d'ailleurs pour s'amuser chercher à savoir quel personnage va être la prochaine cible de la Mort.

La variété des morts des personnages est aussi une qualité de ce film d'horreur : l'un décède en faisant de la gymnastique ; un autre lors d'une séance de massage ; un autre en allant voir son ophtalmo (il ne manquait plus que le dentiste !), etc. La mort peut frapper n'importe où et à n'importe quel instant. De surcroît, la personne qui va décéder ne meurt pas forcément de la façon dont on l'imaginait au départ. Ce dont on est sûr, c'est que ces morts paraissent inéluctables. Comme le dit un mystérieux personnage du film, « un à un la mort vient les prendre ». En effet, « la mort déteste être trompée ».
Destination finale 5 a donc quelques atouts dans sa manche. C'est un film d'horreur pop-corn qui est relativement plaisant à voir même s'il reprend les recettes de Destination finale en se contentant de les adapter dans un nouvel environnement et en changeant les meurtres. Le film ne fait que décliner le concept de base de Destination finale.
Au final, en dépit d'un manque d'originalité sur le plan scénaristique et de personnages pour le moins caricaturaux (ceci certainement en raison d'un ton orienté teen movie), Destination finale 5 se suit sans déplaisir en raison de scènes de meurtres tout à la fois cyniques et sanglantes.
Ce n'est clairement pas le film de l'année mais cela reste regardable. Par contre, au regard du manque d'ambition de ce film et de sa mise en scène classique (le film aurait pu être fait par n'importe quel réalisateur), il serait peut-être temps d'arrêter cette franchise.

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21.09.11

05:45:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

par Nicore

Zombie diaries 2

Fausse suite du modeste The zombies diaries, ce Zombie diaries 2 : World of the dead va en reprendre le principe avec une nouvelle mise en scène "à la première personne", mais pour cette fois-ci préférer avec justesse se concentrer sur une seule histoire bien plus aboutie, prenante et même parfois quelque peu malsaine.
Le script va suivre le parcours d'un petit groupe de militaires anglais essayant de rejoindre la côte, devenue Terre Promise, mais devant faire face aussi bien aux zombies affamés qu'à des rebelles bien décidés à éliminer l'autorité qu'ils représentent.

Zombie diaries 2Après une séquence d'introduction assez classique revenant sur les débuts de cette invasion de zombies certainement liée à un virus et déjà filmée "à la première personne", le métrage va prendre place dans une base militaire sécurisée où un soldat va nous proposer de suivre le reportage qu'il filme sur les événements vus du côté de l'armée, faisant ainsi témoigner plusieurs militaires qui reviendront sur les horreurs vécues, le tout en nous permettant de visiter cette base par exemple dotée d'un petit centre médical où des civils agonisent de manière à mettre en avant un aspect sanglant réel. Cette entame sera assez réussie pour bien réussir à impliquer le spectateur et tout en ne traînant pas pour autant avant de rentrer dans le vif du sujet puisque, à cause d'un portail laissé ouvert, les zombies ne tarderont pas à envahir la base obligeant un petit groupe à fuir, accompagné par une civile sortie de l'isolement par le camera-man.

Zombie diaries 2Ensuite, et en laissant la petite bande faire une halte qui fera monter la tension dans une maison apparemment abandonnée, l'intrigue va bientôt obliger les survivants à continuer leur chemin à pieds, en direction de la côte, puisque Maddox, le leader, aura entendu à la base un message invitant les survivants à s'y rendre pour quitter un pays en ruines. Mais bien évidement, ce Maddox cachera des choses à ses compagnons de route, tandis que les rebondissements vont se succéder sur un bon rythme ne laissant guère de place aux temps morts, pour juste approfondir quelque peu les différentes personnalités des protagonistes en présence.

Zombie diaries 2Tout en misant efficacement sur l'attente et le risque permanent de voir débouler ces zombies agressifs mais lents, contrairement à la vague récente des "infectés" rapides et agiles, le métrage va se doter d'une ampleur supplémentaire avec d'une part ces rebelles ne cherchant qu'à en découdre avec les militaires, impliquant des situations guerrières et amenant également quelques petites surprises, et d'autre part avec ces images sordides et glauques disséminées au sein du métrage et amenant à penser que l'armée a commis des atrocités sur des civils au début de l'infection, légitimant de fait la volonté revancharde de ces rebelles pourtant présentés de manière peu glorieuse (le viol, par exemple).

Zombie diaries 2Doté d'un budget certainement plus conséquent que son prédécesseur, le film va pouvoir se permettre quelques dérives sanglantes variées et parfois assez gores, et ce même si le ton reportage du métrage ne permettra pas à ses plans graphiques de s'imposer réellement à l'écran pour être bien souvent avancés de manière fugace mais du coup bien plus impactant, surtout que les zombies bénéficieront d'un présence accrue et en étant bien plus nombreux pour ainsi créer régulièrement un effet de masse très visuel et menaçant qui viendra parfaitement compléter les attaques isolées arrivant après des passages tendus et chargés en suspense.

Zombie diaries 2La mise en scène "à la première personne" sera ici utilisée de manière probante, même si la présence sporadique d'une partition musicale (certes discrète) sera plutôt malvenue, pour plonger le spectateur au cœur de l'action, avec comme seul défaut récurrent la passivité du caméra-man qui continuera à filmer même lors des attaques au lieu d'aider ses compagnons, mais bon, cela sera rendu obligatoire pour l'existence du métrage, et cela se verra moins du fait de la linéarité de l'ensemble d'une mise en scène fluide et très vivante qui au contraire parviendra à donner un sentiment de véracité aux images tournées, avec par exemple ces passages en mode "nocturne".

Zombie diaries 2L'interprétation ira également dans ce sens, avec des comédiens toujours crédibles dans leurs réactions et alors que le métrage profitera de la présence de l'adorable Alix Wilton Regan dans le rôle de cette civile sur laquelle va reposer une partie de l'intrigue. Les effets spéciaux sont convaincants, aussi bien pour avancer des zombies bien graphiques et amochés, que pour ces passages sanglants volontaires malgré leur fugacité et qui n'hésiteront quand même pas à devenir régulièrement marquants dans ces étripages graphiques.

Donc, ce Zombie diaries 2 : World of the dead avancera de façon convaincante son "reportage" militaire et qui va bénéficier d'une intrigue solide, rythmée et parfois bien graphique, à défaut d'être vraiment originale !

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'édition DVD et le combo DVD/ Blu-Ray/Copie digitale proposés par Emylia, une présentation est disponible ici !

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18.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Prowl

Réalisateur : Patrik Syversen

Durée du film
: 1h21

Date de sortie au cinéma : inconnue

Avec
: Courtney Hope (Amber), Ruta Gedmintas (Suzy), Joshua Bowman (Peter), Bruce Payne (Bernard), Jamie Blackley (Ray), George Oliver (Runt), etc.

Par Nicofeel

Après Manhunt, un survival qui allait droit à l'essentiel et délivrait une violence sèche et jamais complaisante, le réalisateur norvégien Patrick Syversen est de retour avec son nouveau film.
Le cinéaste ne change pas fondamentalement de fusil d'épaule avec un film d'horreur à la clé. Ici, après avoir assisté à l'agression d'une jeune femme par une force étrange, on nous présente les personnages principaux du film qui se trouvent être des jeunes. On les voit en train de faire la fête avec toutefois la jeune Amber (la jeune femme du début du film) qui reste relativement réservée. L'ensemble de ces jeunes acceptent de partir ensemble afin d'accompagner Amber, qui a décidé de quitter son bled et de rejoindre la ville de Chicago.

Le film va alors connaître plusieurs virages au niveau de sa thématique. Les jeunes, dont la voiture tombent en panne, sont pris en charge par un chauffeur routier, qui va rapidement s'avérer un danger. En effet, il va les amener dans un endroit inconnu, une sorte d'entrepôt. On croit alors au film d'enlèvement, voire au film de serial-killer mais il en est autrement.
Le film va virer au survival (décidément, voilà un sous-genre qui plaît particulièrement à Patrik Syversen) avec ces jeunes qui vont être aux prises avec des tueurs. Le film mélange d'ailleurs survival et fantastique puisque les prédateurs ne sont rien d'autre que des vampires. Cela explique pourquoi ils sont capables d'aller très vite au niveau de leur déplacement et pourquoi ils peuvent ramper sur les murs.
Comme dans Manhunt, le film est extrêmement sanglant. On a droit à de nombreuses scènes gore avec des jambes coupés, des bras arrachés, des têtes coupés, etc. Là-dessus le cinéaste ne s'embarrasse pas et donne au spectateur, amateur de films d'horreur, ce qu'il souhaite voir. La scène la plus intéressante sur ce point est celle où les deux survivantes voient que les vampires jeter des membres découpés de leurs amis.
Vers la fin, le film apporte un twist final qui, à première vue, peut paraître incongru. Cela dit, même si cela n'est pas forcément très crédible, cela fait indubitablement écho à la scène d'introduction du film.
Dans l'ensemble, Prowl est plutôt sympathique à regarder. C'est un long métrage qui n'est pas prise de tête et qui livre au spectateur ce qu'il souhaite voir dans un survival. Pour autant, le film comporte de nombreux défauts. D'abord, son scénario. Si le fait de multiplier les sous-genres (le film de serial-killer, le film de vampires, le survival) n'est pas spécialement handicapant, en revanche, le film n'est pas franchement original. Il mange un peu à tous les râteliers mais il ne présente rien de nouveau sous le soleil. Ensuite, le film souffre d'un montage par moments épileptique qui n'est pas très plaisant à regarder. La caméra est un peu trop tremblotante. Enfin, les acteurs ne sont pas du tout transcendants. On en arrive presque à se désintéresser de ce qui leur arrive.
Au final, Prowl n'est pas le film du siècle mais peut être un film d'horreur à regarder tranquillement entre amis.
On espère que le prochain film de Patrik Syversen sera un peu plus original.

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17.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Tu seras mon fils

Réalisateur : Gilles Legrand

Durée du film : 1h42

Date de sortie au cinéma : 24 août 2011

Avec
: Niels Arestrup (Paul de Marseul), Lorànt Deutsch (Martin de Marseul), Patrick Chesnais (François Amelot), Anne Marivin (Alice), Nicolas Bridet (Philippe Amelot), Valérie Mairesse (Madeleine Amelot), etc.

Par Nicofeel

Deuxième film de Gilles Legrand, après La jeune fille et les loups (avec alors des acteurs de qualité variable : Laetitia Casta, Stefano Accorsi, Jean-Paul Rouve mais déjà Patrick Chesnais et Lorànt Deutsch), Tu seras mon fils est un drame familial de niveau tout à fait satisfaisant.
Et pourtant, reconnaissons-le d'emblée : un film mis en scène par un réalisateur pas vraiment connu et avec dans le casting un certain Lorànt Deutsch, cela ne fait pas forcément envie.
Après visionnage, le film tient largement la route.
D'abord, ce film nous fait découvrir le monde de la vigne, dans un style différent du documentaire Mondovino (2003) de Jonathan Nossiter, qui insistait sur le fait que le capitalisme est vivace sur cette activité. Ici, on nous explique à quoi correspond un domaine viticole, quelles sont les personnes impliquées, comment se font les vendanges ou encore tout le travail commercial qu'induit la vente de bouteilles de vin. Même si l'on est dans une fiction, le film permet tout de même d'en savoir plus sur le monde de la vigne, sans tomber pour autant dans la caricature ou dans certaines facilités scénaristiques. Et puis, de manière générale, on n'a pas l'habitude d'avoir un film dont les enjeux se déroulent dans une superbe propriété viticole.
Ensuite, et c'est là le principal intérêt du film, Tu seras mon fils est un bon drame familial. Dans ce long métrage, il est question de succession, d'héritage. Ces termes sont à prendre au propre comme au figuré. On voit ici que la passation d'un domaine viticole n'est pas qu'une histoire d'argent. C'est surtout une histoire de connaissance. Si le principal personnage du film, Paul de Marseul, se désespère de voir que son fils, Martin, soit son successeur, c'est parce que ce dernier n'a pas le nez assez fin et la connaissance en matière de vin. Et du coup Paul de Marseul rend la vie dure à son fils. Ce dernier ne trouve jamais grâce à ses yeux. Paul ne manque pas une occasion pour humilier son fils – qui travaille pourtant à ses côtés, en tant que commercial – et lui montrer à quel point il le déconsidère. Si cette relation père – fils est particulièrement réussie dans ce film, elle le doit à ses deux acteurs principaux. Niels Arestrup est formidable dans le rôle de ce père autoritaire, dominateur, sûr de ses actions, qui n'hésite pas à utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à ses fins. Quitte à se moquer de son fils et à le traiter comme un moins que rien. De son côté, Lorànt Deutsch joue bien le rôle de ce jeune qui est effacé , étouffé, par un père qu'il ne peut plus supporter. A tel point qu'il finit par faire preuve d'un certain cynisme à l'égard de son père. On a ainsi droit à cette scène très drôle mais aussi assez amère où le jeune arriviste, François Amelot (le fils de l'actuel régisseur dans le film), déclare à Martin qu'il cherche son père. Et ce dernier lui répond : « pas moi ! ».

La scène où Martin dit à son père tout ce qu'il a sur le cœur vaut également le détour, valant à Paul de Marseul le quolibet de vipère. Il faut dire que l'on n'est pas loin de ça dans le film dans le sens où Paul de Marseul est prêt à tout pour préserver son domaine, quitte à le transmettre à une autre personne qui saura préserver le patrimoine de cet important vignoble évalué à environ 30 millions d'euros dans le film. La fin du film nous réserve cependant sur ce point quelques surprises.
D'un point de vue de la mise en scène, le film est plutôt bien tourné, avec plusieurs mouvements larges, qui permettent de voir l'étendue de ce domaine viticole. Le film privilégie surtout les plans rapprochés autour des différents personnages du film, ce qui est une bonne idée dans le sens où le film vaut avant tout pour la qualité de son interprétation.
On peut donc féliciter, outre l'impeccable Niels Arestrup (qui campe sans nul doute avec brio le rôle d'un personnage égocentrique, manipulateur) et un Lorànt Deutsch plutôt satisfaisant en fils blessé par le manque d'affection et même les humiliations répétées subies. Aux côtés de ces deux acteurs, on retrouve avec plaisir Patrick Chesnais, Anne Marivin, Valérie Mairesse et Nicolas Bridet qui sont bien plus que des seconds rôles.
Au final, même si Tu seras mon fils ne constitue pas le film (français) de l'année, c'est un bon cru qu'il ne faut pas hésiter à aller regarder dans les salles obscures.

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16.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La traque

Réalisateur : Antoine Blossier

Durée du film : 1h20

Date de sortie au cinéma
: 13 juillet 2011

Avec : Grégoire Colin (Nathan), François Levantal (Nicolas), Fred Ulysse (Eric), Joseph Malerba (David), Bérénice Bujo (Claire), Isabelle Renauld (Isabelle), etc.

Par Nicofeel

Le jeune cinéaste français Antoine Blossier nous propose avec La traque un thriller, à la lisière du fantastique.
Au début du film, on entend un bruit assourdissant puis l'on voit des bêtes qui sont venues s'échouer sur le grillage électrique d'une exploitation agricole. C'est alors que les différents membres de l'exploitation agricole décident de traquer les animaux, notamment des sangliers.
Les films de genre ne sont pas fréquents dans le cinéma français. Surtout, force est de constater que les réussites sont rares.
La question est donc de savoir si le film d'Antoine Blossier va rejoindre le clan des déceptions ou au contraire s'il va constituer une surprise agréable. Eh bien la réponse ne peut être tranchée : sans être un mauvais film car il y a plutôt de bonnes intentions, La traque doit faire avec un budget contraint, ce qui s'en ressent à l'écran.

Le réalisateur du film propose d'abord une petite critique de la bourgeoisie actuelle avec des gens qui se tirent dans les pattes alors qu'ils profitent manifestement d'une exploitation agricole qui n'a jamais autant rapporté. Les acteurs du film sont tous bons dans leurs rôles respectifs, que ce soit l'excellent Grégoire Colin, François Levantal, Joseph Malerba ou Fred Ulysse. Les actrices du film ne sont pas mauvaises mais leurs rôles sont réduits au strict minimum.
Côté scénario, le film joue la carte du mystère : Pourquoi une traque-at-elle lieu ? Les animaux ont-ils fait l'objet d'expériences ? Qu'est-ce qui a rendu l'eau infectée ? Pour quels raisons certains des personnages ont des brûlures au niveau de leur peau ? Entretenir un climat mystérieux est une chose intéressante. Ceci étant, il eut été appréciable d'en savoir plus. On voit bien que le cinéaste fait état de manière indirecte à une catastrophe écologique (thème actuel de notre société) et met en perspective la haine de plusieurs personnages d'une même famille. Pour autant, ces éléments ne sont pas analysés en profondeur, ce qui est un peu frustrant.
Mais ce n'est pas là le principal souci du film. Comme dit précédemment, La traque est surtout handicapé par un manque de budget. Si le film est efficace, sans anicroches, que les dialogues sont corrects, que les acteurs se révèlent à la hauteur, qu'il n'y a pas de scènes grotesques comme c'est le cas dans certains films de genre français, il manque manifestement quelque chose.
La traque se limite à de rares attaques de bêtes, qui ont lieu souvent dans le noir. Du coup, on ne voit pas grand chose. En fait, le réalisateur fait avec les moyens du bord et il retient l'attention du spectateur en lui faisant surtout entendre des bruits de bêtes. Si cela peut marcher pendant un moment, sur la durée le film devient redondant et peine franchement à passionner.
C'est donc sur un sentiment mitigé que l'on ressort à l'issue du film La traque. Le film est loin d'être mauvais car il est plutôt plaisant à regarder, mais le manque évident de moyens qui ont été alloués au cinéaste s'en ressentent fortement à l'écran. On attend donc de revoir Antoine Blossier nanti d'un budget plus confortable, ce qui lui permettrait de faire un film plus « chiadé ».

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15.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : One piece - strong world

Réalisateur : Munehisa Sakai

Date de sortie au cinéma : 24 août 2011

Origine : Japon

Durée du film d'animation : 113 minutes

Avec les voix de
: Mayumi Tanaka (Monkey Luffy), Kazuya Nakai (Zoro), Akemi Okamura (Nami), etc.

Par Nicofeel

Dixième volet de la saga One piece, One piece -strong world est pourtant le premier long métrage qui est distribué en salles en France.
One piece est à la base un manga qui fait l'objet d'un véritable culte, tant au Japon que dans le monde. A ce jour, la saga comporte 60 volumes et s'est vendue à 220 millions d'exemplaires !
Les néophytes dont je fais partie découvrent donc un monde qui a déjà vu se dérouler un nombre important d'aventures. Pour autant, cela ne dessert pas spécialement ce film qui constitue en soi une histoire avec les personnages de One piece.
Les fans seront certainement aux anges de se retrouver en terrain connu, les autres ne pourront que constater la singularité de l'univers de One piece.
Le scénario de ce film d'animation est en soi assez simple : Luffy et son équipage doivent faire face à de dangereux pirates, menés par Shiki le lion d'or, qui avait disparu des mers depuis longtemps. Surtout, la navigatrice de l'équipage de Luffy, Nami, est retenue par Shiki. Du coup, Luffy et ses amis vont tenter de la libérer et du même coup faire échouer les plans de Shiki le lion d'or.
Dès le début de ce film d'animation, on est surpris par trois éléments. Il y a d'abord le ton du film qui joue à fond la carte de l'humour. Ainsi, alors que les personnages principaux débarquent sur une île dangereuse où ils doivent faire face à des bêtes dangereuses, tout se passe dans une ambiance des plus cools qui cherche constamment à amuser le spectateur. Ainsi, on a le droit à une petite réflexion sur la thématique de la loi du plus fort avec des bêtes qui croient manger un personnage mais qui sont elles-mêmes mangées par d'autres bêtes plus grosses et plus puissantes.

Deuxième chose qui surprend dès le début, c'est le côté outrancier de l'ensemble. Tous les personnages ont des facultés particulières. Le plus symbolique personnage est le capitaine Luffy qui a la taille d'un singe et qui dispose d'un force incroyable, pouvant à loisir démultiplier la taille de son pied ou de son bras pour infliger des blessures à ses adversaires. Ce côté exagéré ne dessert pas le film. Bien au contraire. On voit bien que c'est la marque de fabrique de One piece qui, de cette façon, se démarque de nombre de productions courantes. Et puis il faut tout de même dire que certaines scènes sont assez drôles, comme lorsque le grand méchant ratatine nos héros ou lorsque le grand méchant se fait humilier devant la belle Nami ! Sans compter la présence de l'oiseau Billy qui apporte tant de l'humour que de l'outrance à ce long métrage !
Troisième chose qui saute aux yeux : le rythme du film. Pas besoin de chercher beaucoup de réflexion derrière One piece -strong world. Il s'agit avant tout, pour ne pas dire exclusivement d'un film d'action. Les événements se succèdent à la vitesse grand V avec un nombre très important de combats qui, comme dit précédemment, font clairement dans la démesure. On n'a pas le temps de souffler et finalement c'est tant mieux, car on ne s'ennuie pas une seule seconde.
En fin de compte, le reproche principal que l'on peut faire à ce film d'animation, si l'on peut parler d'un reproche, est qu'il s'adresse à un public assez jeune. Nul doute que ceux qui seront les plus ravis de suivre les aventures de One piece seront des enfants, voire des adolescents. Les adultes, dont je fais partie, seront moins sensibles à l'humour clairement bon enfant du film et aux dialogues qui ne volent pas bien haut. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si j'étais le seul adulte dans la salle de cinéma.
Au final, One piece -strong world est un film d'animation qui bénéficie d'un ton humoristique plaisant, d'un rythme frénétique, et de personnages au chara-design particulier mais plutôt bien fait. Cela dit, ce film s'adresse plutôt à un public jeune. A voir en connaissance de cause.

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14.09.11

05:45:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Zombie diaries 2
Zombie diaries 2

Suite du très modeste The zombie diaries (critiqué ici dans son édition anglaise) mais se donnant des moyens à la hauteur de ses ambitions avec un budget plus conséquent, ce Zombie diaries 2 : World of the dead est désormais disponible chez nous en DVD et en combo DVD/Blu-Ray/Copie digitale grâce à l'éditeur Emylia qui aura bien fait de donner sa chance à cette suite pourtant pas forcément attendue.

Zombie diaries 2

Le script va prendre place trois mois apès l’éruption virale qui a anéanti 99,9% de la population mondiale, transformant ses victimes en zombies mangeurs de chair fraîche. Au Royaume-Uni, un groupe de survivants composé de soldats et de civils, a trouvé refuge dans une base militaire en rase campagne. La vie dans ce nouveau monde est rude et brutale, mais l’espoir renait lorsque le groupe arrive à intercepter un message reçu depuis une base militaire sur la côte selon lequel un havre de paix existerait quelque part en Europe… Leur voyage s’avère périlleux à travers des paysages ravagés par la mort, où les morts-vivants sont en nombre et imposent leur propre sens de l’ordre. Ce qui suit est un voyage dans l’enfer et une bataille désespérée pour la survie même de la race humaine...

Zombie diaries 2

Contrairement à son prédécesseur, le métrage va se concentrer judicieusement sur une intrigue principale riche en rebondissements et en situations tendues, avec bien sûr cette menace permanente constituée par ces zombies "à l'ancienne" évoluant lentement mais dont la masse les rendra régulièrement dangereux et mortels, mais avec également ces rebelles bien humains, mais tout aussi dangereux, si ce n'est plus, pour ces militaires isolés de leur base et à la rechercher de la Terre Promise. De plus, quelques surprises et révélations sordides et macabres vont venir donner une dimension supplémentaire à une intrigue qui ne se limitera donc pas à exploiter son script en soi guère orignal, mais avançant de personnages crédibles et même attachants, rendant de fait les mises à mort douloureuses en plus d'être assez saignante. L'utilisation de la mise en scène à la "première personne" sera ici efficace tout en demeurant heureusement parfaitement lisible.

Zombie diaries 2

Le DVD édité par Emylia avancera une image en 2.35 (16/9 anamorphique) pour une bande-son disponible en français en DD5.1 et en anglais sous-titré également en DD5.1 mais aussi en DTS. Au niveau des bonus, outre quelques bandes-annones d'autres titres de l'éditeur, on pourra surtout suivre un passionnant making-of (sous-titré) divisé en trois parties et revenant aussi bien sur les origines du film que sur son tournage, tout en donnant la parole aux différents membres de l'équipe du film et notamment ses acteurs.
Le combo, en plus du DVD, disposera d'un Blu-ray proposant le film avec une image en 2.35 (AVC 1080p) pour une bande-son en français et en anglais sous-titré en DTS-HD7.1, pour reprendre les mêmes bonus que l'édition DVD. La copie digitale H.264 fournira une version du film avec une image en 2.35 et la bande-son en français en AAC2.0.

Zombie diaries 2

Donc, c'est depuis le 23 août dernier que nous pouvons grâce à l'éditeur Emylia découvrir ce Zombie diaries 2 : World of the dead bien supérieur à son prédécesseur et qui méritera largement d'être suivi !

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13.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : J'ai rencontré le diable

Réalisateur : Kim Jee-Woon

Durée du film : 2h22

Date de sortie au cinéma
: 06 juillet 2011

Avec : Lee Byung-Hun (Soo-Hyun), Choi Min-Sik (Kyung-Chul), Chun Kook-Haun (capitaine Jang), Oh San-Ha (Ju-Yeon), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par le sud-coréen Kim Jee-Woon (Deux soeurs ; A bittersweet life), J'ai rencontré le diable est un thriller qui rejoint la longue liste des films du même genre estampillés Corée du Sud.
Pour autant, le film fait preuve d'une certaine originalité et d'un degré de violence qui est tout bonnement estomaquant.
Le film débute avec un serial-killer, kyung-Chul (Choi Min-Sik), qui prend un plaisir certain à maltraiter des jeunes femmes. Après les avoir blessé et violé, il les torture en découpant leurs corps en plusieurs morceaux. Sa dernière victime en date, Ju-Yeon, n'est autre que la fiancée de Soo-Hyun (Lee Byung-Hun), un agent des services secrets. Ce dernier est alors obnubilé par l'idée de venger sa copine.
De façon assez rapide, il retrouve la trace du tueur. Mais il ne le tue pas. Non, il entend le faire souffrir. Pas en le gardant avec lui mais en étant à ses trousses en permanence. Pour ce faire, il introduit une puce GPS dans le corps du meurtrier. L'originalité du film réside dès lors dans le fait que les rôles se sont inversées : le tueur n'est plus le chasseur mais le chassé. Ses faits et gestes sont contrôlés par Soo-Hyun qui ne manque pas de le blesser gravement à plusieurs reprises.
Dans cette entreprise, la violence atteint un niveau rarement vu au cinéma. Car si le tueur Kyung-Chul est blessé en de nombreuses occasions, le choix de Soo-Hyun qui est de le poursuivre sans pour autant vouloir le tuer immédiatement ou le livrer à la police, cause de nombreuses victimes collatérales. Ainsi, Kyung-Chul, tueur particulièrement sadique et malin, prend plaisir à tuer entre autres des gens dans un taxi et un pharmacien. Sans compter la tuerie qu'il va commettre vers la fin du film.
En le traquant de la sorte, Soo-Hyun laisse la possibilité au tueur en série de continuer à perpétrer ses meurtres. Dès lors, la question que pose indubitablement le cinéaste est celle de l'intérêt de la vengeance. Ce déchaînement de violence ne sert à rien.

Et puis, Kim Jee-Woon laisse le spectateur s'interroger sur le fait de savoir si en combattant un monstre de la même façon que lui, on ne devient pas également un monstre. Il faut bien voir que les méthodes employées par Soo-Hyun sont plus que contestables. D'abord, au début du film, il s'en prend à des suspects qui n'ont rien à voir avec cette histoire. Ensuite, il traque de manière quasi aveugle le tueur en série, ne se rendant pas compte que les morts qui se succèdent attestent de son manque de lucidité et du côté inutile de sa vengeance. Enfin, son choix de punir ce tueur de la même façon qu'il le fait avec ses victimes n'est pas digne d'un être humain raisonnable.
A cet égard, les nombreuses scènes sanguinolentes, gore, qui émaillent le film n'ont pas un côté « fun » mais au contraire sont là pour montrer que la violence n'aboutit à rien, sinon à un surcroît de violence.
Loin de certains films américains qui posent la vengeance de manière binaire (il y a les gentils d'un côté, les méchants de l'autre), J'ai rencontré le diable amène le spectateur à s'interroger sur la violence. Il n'y a pas ici de propos réactionnaire. Si la fin qui est réservée au tueur est pour le moins horrible, il faut bien garder à l'esprit que les dernières images du film sont celles d'un « héros » qui pleure à chaudes larmes.
Sur le plan de la mise en scène, J'ai rencontré le diable est parfaitement maîtrisé. Les excès de violence sont particulièrement bien mis en valeur. Si le film dure plus de 2h20, on ne s'ennuie pas une minute. Le film tient bien le rythme sur toute sa durée. Il est haletant de bout en bout, avec notamment de nombreux rebondissements.
Les deux acteurs principaux du film sont très bons. Choi Min-Sik (l'acteur principal dans l'inoubliable Old boy de Park Chan-Wook, film également sur la vengeance) incarne à merveille le rôle du tueur détraqué qui prend un plaisir certain à faire souffrir ses victimes. L'acteur réussit même à apporter un humour noir au film.
Quant à Lee Byung-Hun (déjà vu dans A bittersweet life, un autre thriller de Kim Jee-Woon), il joue bien le rôle de ce personnage qui, à l'opposé du tueur, est un homme qui ne laisse pas transparaître ses sentiments et entend se venger de manière froide.
Au final, voilà un thriller plutôt original qui est rondement mené. Si le film est une vraie réussite, il reste tout de même réservé à un public averti, au regard de ses nombreuses scènes violentes.

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12.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mes meilleures amies

Réalisateur : Paul Feig

Date de sortie au cinéma
: 10 août 2011

Origine
: Etats-Unis

Durée du film : 125 minutes

Avec : Kristen Wiig (Annie), Rose Byrne (Helen), Maya Rudolph (Lillian), Melissa McCarthy (Megan), Chris O'Dowd (Officier Rhodes), Jon Hamm (Ted), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par le quasi inconnu Paul Feig, Mes meilleures amies est surtout un film produit par Judd Apatow. Du coup, on comprend immédiatement l'introduction d'un style graveleux dans cette comédie américaine.
Le film nous présente deux amies, Annie et Lillian. La première n'est pas stable sur le plan personnel (elle ne fréquente un amant avec qui elle n'a rien d'autre que des relations sexuelles) et sur le plan professionnel (elle a dû fermer son magasin de vente de pâtisseries et elle travaille dans un magasin qui ne l'enchante guère) alors que la seconde est sur le point de se marier. Elle convie donc Annie à être sa demoiselle d'honneur principale. Annie va être amenée à faire la rencontre des autres demoiselles d'honneur, notamment la très riche Helen qui entend tout régenter au niveau de ce mariage.
Mes meilleures amies pourrait constituer une comédie américaine lambda, comme on en voit chaque année. Oui mais voilà si Paul Feig n'a pas forcément de style puisque c'est un jeune réalisateur au niveau du cinéma, on sent qu'il est fortement influencé par Judd Apatow.

Ce dernier insuffle un esprit de liberté et un mauvais goût assumé qui donnent un côté détonnant au film. Le scénario n'est pas sans rappeler Very bad trip avec cette histoire d'enterrement de vie d jeune fille qui part en vrille. Ainsi, on a droit à quelques scènes mémorables comme celle de l'essayage des robes des demoiselles d'honneur ; le délire d'Annie dans l'avion censé mener nos jeunes femmes jusqu'à Las Vegas ; les nombreuses infractions d'Annie sur la route pour attirer l'attention de l'officier Rhodes. Ces scènes sont drôles en soi mais Paul Feig fait une chose que les autres cinéastes n'osent pas forcément : il introduit dans celles-ci un humour bien gras. Lors de l'essayage des vêtements, nos jeunes femmes se rendent dans les toilettes pour vomir et la future mariée se retrouve même à faire ses besoins en pleine rue ! On est sans conteste en plein délire et cet humour qui joue avec les blagues pipi-caca et avec tout ce qui tourne autour du sexe ,ne plaira pas forcément à tout le monde.
Pour autant, c'est bien ces moments où les personnages se lâchent le plus qui attirent l'attention et qui sont plaisants à regarder. En regardant cette comédie américaine, on s'étonne de constater que le ton du film est résolument bien cash avec des personnages qui disent ce qu'ils pensent et qui font ce qu'ils souhaitent.
Les acteurs se mettent au diapason du film. Ainsi, Kristen Wiig est tout à la fois drôle et touchante par son personnage d'Annie à qui il arrive les pires problèmes (perte d'emploi, perte de son amant, perte de ses amies, perte de son appartement) ; Rose Byrne est excellente dans le rôle d'une bourgeoise ; Mellisa McCarthy n'hésite pas à être d'une excessive lourdeur, et ce en toute circonstance.
Pour autant, Mes meilleures amies n'est pas LA comédie de l'été que l'on entend nous vendre. En effet, d'une part il faut reconnaître que le film connaît quelques baisses de tension. D'autre part, même si le ton adopté est assez libre, la finalité du film est tout de même très hollywoodienne. Ainsi, lorsque le personnage d'Annie se retrouve au fond du trou, elle décide, avec l'une de ses camarades de se battre à nouveau. Et c'est alors que la vie lui sourit en deux temps trois mouvements. Les problèmes sont balayés d'un revers de la main et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes avec des personnages qui se réconcilient et s'aiment tous. C'est dommage que le film décide de prendre aussi vite une tournure « bisounours ».
Au final, Mes meilleures amies demeure une comédie américaine plaisante, qui vaut surtout par son ton original et par le jeu de ses actrices, qui est tout à fait savoureux.

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11.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Captain America : first avenger

Réalisateur
: Joe Johnston

Date de sortie au cinéma
: 17 août 2011

Origine : Etats-Unis

Durée du film
: 123 minutes

Avec
: Chris Evans (Steve Rogers / Captain America), Hayley Atwell (Peggy Carter), Tommy Lee Jones (Général Chester Phillips), Hugo Weaving (Red Skull), Sebastian Stan (Bucky Barnes), etc.

Par Nicofeel

Le réalisateur de Wolfman aux commandes d'une nouvelle version de Captain America. En somme, cela n'est pas spécialement une superbe nouvelle. D'autant que les films de super-héros commencent actuellement à pulluler au cinéma. A force, on finit par se lasser de voir des films qui comportent des trames qui se ressemblent bien souvent.
Et puis Captain America sort une semaine après un autre film de super-héros, Green lantern, qui se révèle assez décevant.
Pourtant, malgré tout ce contexte qui ne joue pas franchement en sa faveur, Captain America : first avenger, est plutôt un film correct.
Le réalisateur Joe Johnston a eu au moins deux bonnes idées qui font que son film sur Captain America se démarque des autres films de super-héros. Il y a d'abord la période durant laquelle se déroule l'action. En effet, le film se passe pendant la deuxième guerre mondiale alors que d'habitude on se situe à une époque bien plus contemporaine.

Ensuite, et c'est clairement la grande qualité du film, Captain America est un héros bien atypique. Avant qu'il y ait Captain America, il y a l'homme, à savoir Steve Rogers, un jeune homme chétif qui n'arrive pas à se faire enrôler dans l'armée américaine en raison de ses problèmes de santé (asthme, sinusite). Pourtant, cet homme veut servir à tout prix son pays. Il fait preuve d'une volonté de fer pour tenter de s'engager dans l'armée. Pour lui, c'est un devoir. Il le fait au nom de sa nation. Ce n'est pas anodin s'il déclare à l'un de ses amis qui a été enrôlé : « Gagne pas la guerre avant que j'arrive. »
On suit donc l'évolution de Steve Rogers qui, par le biais d'une expérience scientifique, qui a réussi, devient un homme beaucoup plus grand et beaucoup plus fort. Captain America est né.
Il n'en reste pas moins que si le personnage a évolué, l'homme est resté au fond de lui le même. Il se révèle encore par instants maladroit, et notamment avec les femmes. Son rapport constant avec Peggy Carter, une femme militaire, apporte une touche tout à la fois drôle et émouvante au film.
Voilà donc pour le côté positif du film. Vous l'aurez compris, Captain America n'est pas franchement le film de super-héros le plus enthousiasmant. Malgré les qualités évoquées ci-dessus, le film souffre de plusieurs défauts.
Toute la deuxième partie du film, qui montre notre super-héros au combat, est franchement bien moins intéressante que la première. On est beaucoup plus en terrain connu avec un super-héros qui fait étalage de sa force et qui va réussir à triompher des forces du mal. Cette partie est d'ailleurs d'autant moins intéressante qu'elle en vient par instants à effectuer une quasi dichotomie : il y a les gentils représentés par Captain America (lequel vient sauver des soldats américains faits prisonniers et détruire des bases ennemis) et il y a les méchants nazis qui sont représentés par un personnage, Red Skull, qui ressemble à une sorte de démon. On comprend bien l'idée mais cela manque tout de même de finesse. Notons également que le personnage de Red Skull, joué par Hugo Weaving, manque d'énormément de charisme. Le personnage de Steve Rogers / Captain America joué par Chris Evans paraît beaucoup plus convaincant.
Et puis le fait d'introduire moults éléments fantastiques en plus du personnage de Captain America peut paraître un peu incongru (même s'il va de soi que Joe Johnston n'a que peu de marge de manoeuvre en adaptant ce comics) pour l'époque de la deuxième guerre mondiale. Les armes et protections sophistiquées que l'on transmet à Captain America sont dignes d'un James Bond !
Malgré ces éléments qui desservent le film, il n'empêche que l'on passe globalement un bon moment à regarder Captain America. Signalons pour terminer que la fin du film est véritablement bien surprenante. Il faut donc rester attentif jusqu'au bout.

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10.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Super 8

Réalisateur : J.J. Abrams

Date de sortie au cinéma
: 3 août 2011

Origine
: Etats-Unis

Durée du film : 110 minutes

Avec : Kyle Chandler (le shérif adjoint Jackson Lamb), Joel Courtney (Joe Lamb), Elle Fanning (Alice Dainard), Riley Griffiths (Charles Kaznyk), Ryan Lee (Carey), Gabriel Basso (Martin), Zach Mills (Preston), Ron Eldard (Louis Dainard), etc.

Par Nicofeel

Après avoir dépoussiéré et même remis au goût du jour avec un certain talent la saga Star Strek (2009), le cinéaste J.J. Abrams était attendu au tournant.
Son nouveau film, Super 8, s'inscrit à nouveau en pleine science-fiction. Manifestement nostalgique d'un cinéma d'antan, J.J. Abrams propose au spectateur de revenir à la fin des années 70.
C'est durant cette période qu'ont été tourné les films Rencontres du troisième type (1978) et E.T. l'extra-terrestre (1982) dont Super 8 fait clairement référence.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard de retrouver Steven Spielberg en producteur du film. Ce dernier a même travaillé à l'écriture du scénario et à la préparation du film.
Plusieurs éléments font penser à cette époque de la fin des années 70. Il y a évidemment les habits que portent les personnages avec notamment les vêtements très courts (chemisiers extrêmement retroussés et shorts) et très moulants des jeunes filles. Il y a aussi la technologie de l'époque avec, outre l'utilisation de caméras super 8 (alors qu'aujourd'hui on va vers le tout numérique), l'arrivée des premiers walkmans. La musique rappelle d'ailleurs bien cette période avec des morceaux de pop, rock, soul et disco qui sont parus entre 1976 et 1979. On retrouve ainsi le célèbre Heart of glass de Blondie, Le freak de Chic, Easy des Commodores, Bye bye love de The cars, le très rock My sharona de The knack ou encore le titre Silly love songs de Paul McCartney et The wings.
Venons-en désormais au scénario. Le film se déroule précisément en 1979, dans une petite ville des Etats-Unis. Des jeunes se rassemblent le soir pour tourner un film d'horreur en caméra super 8 (d'où le titre du film). Se retrouvant près de la gare de la bourgade, ils décident d'en profiter pour filmer au milieu d'une de leurs scènes l'arrivée du train. Sauf que le train déraille de manière surprenante. En effet, il semblerait que cela soit une simple voiture qui ait causé cette catastrophe.
En fait, on apprendra plus tard que le train est a priori parti de la fameuse zone 51 où les militaires américains se sont adonnés à des expériences classées top secret.

Le film Super 8 joue sur deux aspects qui se complètent parfaitement. D'abord, il y a ce tournage du film d'horreur par les jeunes protagonistes. Ces pré-adolescents s'amusent à tourner ce film d'horreur. Il y a un vrai esprit de camaraderie autour de ce petit film et il y a un véritable souffle de liberté. En effet, les décors et les événements particuliers qui ont lieu sont propices à intégrer de nouvelles scènes dans ce film d'horreur. Ce film d'horreur est au demeurant l'occasion de la rencontre entre le jeune Joe Lamb (Joel Courtney) et la mignonne Alice Dainard (Elle Fanning). De manière très tendre, J.J. Abrams relate une belle histoire d'amour adolescente, très pure et idyllique. Les rapports fraternels et joyeux entre ces jeunes sont finalement inverse de ce qui se passe dans cette bourgade.
En effet, voir les télécommunications qui ne fonctionnent plus, constater la disparition de plusieurs habitants dont le shérif de la ville, et assister à l'arrivée de l'armée, n'a rien de franchement rassurant. A l'humour presque potache de nos jeunes on oppose un ton beaucoup plus sombre. Avec beaucoup de maîtrise, le réalisateur J.J. Abrams parvient à distiller une ambiance assez tendue. En effet, il y a un suspense constant autour de l'étrangeté des évènements. Certains épisodes du film sont d'autant plus marquants que le réalisateur limite le nombre de scènes spectaculaires. Le but est bien de surprendre le spectateur et non de lui asséner un spectacle continu de scènes pyrotechniques à grande échelle. Le déraillement du train, l'attaque de la station service, le repère de l'alien qui s'apparente au nid d'une araignée géante, constituent des moments forts du film.
Comme Steven Spielberg a pu le faire dans plusieurs de ses films (Rencontres du troisième type ; E.T. L'extra-terrestre), J.J. Abrams délivre un message de paix. Si l'être humain se montre mauvais à l'égard des extra-terrestres, il ne faut pas s'étonner que ceux-ci se révèlent belliqueux. A l'inverse, en adoptant un profil bienveillant, l'être humain peut vivre en harmonie avec les formes de vie extra-terrestres. La fin du film est on ne peut plus claire sur ce point.
Avec Super 8, J.J. Abrams réussit le tour de force de réaliser avec brio un blockbuster intelligent, destiné à toute la famille. Les jeunes acteurs du film, qui constituent les principaux personnages du film, sont à féliciter car leurs interprétations sont remarquables. Ces jeunes apportent une vraie fraicheur à un film qui est captivant de bout en bout.
Du reste, je vous conseille de regarder le film jusqu'au générique de fin car ce dernier présente le film d'horreur tourné par les jeunes dans le film dans son intégralité. Et ce film dans le film, qui est une véritable déclaration d'amour au cinéma, est réellement hilarant ! Ne le ratez pas.

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09.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La planète des singes : les origines

Réalisateur : Rupert Wyatt

Date de sortie du film : 10 août 2011

Durée du film : 120 minutes

Avec
: James Franco (Will Rodman), Freida Pinto (Caroline), John Lithgow (Charles Rodman), Andy Serkis (César), etc.

Par Nicofeel

Pour les amateurs des romans de science-fiction, La planète des singes est un roman très réussi de Pierre Boulle sorti en 1963. Pour les cinéphiles, la meilleure adaptation de La planète des singes est le film éponyme de Franklin J. Schaffner (1968), avec un excellent Charlton Heston et une scène finale inoubliable. Ce film ayant bien marché au box-office, quatre autres films suivirent entre 1970 et 1973, alternant le bon et le médiocre. Au cinéma, la dernière apparition de la planète des singes est un remake plutôt ridicule signé par un Tim Burton manifestement peu inspiré.
A l'heure où certaines franchises cinématographiques font l'objet de « reboot » (grosso modo on reprend le même univers que précédemment mais le scénario peut différer du film original), à l'instar de la saga Batman qui bénéficie d'un coup de lifting avec le très bon travail du réalisateur Christopher Nolan sur Batman begins et The dark knight, la question est de savoir si ce nouveau film traitant de la planète des singes tient bien la route.
Car il ne faut pas rêver. La sortie d'un nouvel épisode traitant de la planète des singes est tout à la fois symptomatique de l'incapacité des producteurs hollywoodiens à proposer des sujets originaux et de la volonté pour ceux-ci de créer des sagas dans le seul but de rapporter beaucoup d'argent.
Malgré ces réserves de principe, il faut bien reconnaître que La planète des singes : les origines est un film qui surprend agréablement par ses qualités tant formelles que sur le fond.
En effet, ce film a d'abord le mérite de pouvoir être considéré comme une sorte de préquelle de La planète des singes dans la mesure où les événements décrits se situent nettement en amont du film de Schaffner. Il faut dire que l'action se déroule présentement à notre époque contemporaine alors que le film de 1968 se déroule en... 3978 !

Il ne suffit pas pour autant de raconter des événements antérieurs. Encore faut-il avoir quelque chose à dire. Ici, c'est bien le cas. Le réalisateur Rupert Wyatt a la bonne idée de lier son histoire de singes avec une maladie qui préoccupe beaucoup nos congénères, Alzheimer. Le synopsis du film établit qu'une société phamaceutique, Gen-Sys, utilise des singes en cobaye afin de tester un nouveau médicament, l'ALZ-112, qui serait capable de faire refluer la maladie d'Alzheimer. Sauf que ce médicament ne ferait pas seulement refluer la maladie, il permettrait également d'augmenter l'activité cérébrale du patient.
Pour autant, la réunion de présentation de l'ALZ-112 devant un parterre de futurs actionnaires fait un couac et ce programme est immédiatement arrêté. Les singes qui servaient de tests sont euthanasiés à l'exception de l'un d'entre eux. Ce dernier, César, est recueilli par le concepteur de l'ALZ-112, Will Rodman (James Franco), qui va l'éduquer comme s'il était un membre à part entière de sa famille. César est plus qu'un simple animal. Son rapport avec Will et le père de ce dernier le prouve bien. L'importance du personnage de César ne s'arrête pas là. La mère de ce chimpanzé ayant été traitée chez Gen-Sys au ALZ-112, César dispose d'une intelligence hors-du-commun pour un singe. On ne s'étonnera pas de constater que c'est ce singe qui va mener ses congénères (des chimpanzés, des gorilles, des orangs-outangs) à se révolter.
Les spectateurs les plus attentifs et connaisseurs de la saga de La planète des singes constateront que la révolte des singes n'est pas sans rappeler le film La conquête de la planète des singes (1972), qui constitue le quatrième film de la saga. Dans ce long métrage, les singes se révoltent contre les êtres humains et prennent le pouvoir sous la direction d'un certain... César.
Ce film de 2011 ne constitue pas par autant un simple plagiat. Loin de là. La planète des singes : les origines replace bien cette histoire dans le contexte actuel de notre époque. L'ALZ-112 est destiné à vaincre Alzheimer. Ce médicament est également symptomatique d'une société où le profit est érigé en véritable dogme. Gen-Sys décide d'ailleurs de lancer le développement d'une nouvelle version de l'ALZ-112, l'ALZ-113 car elle pourrait en tirer des revenus très importants. Mais quand on s'attaque à des choses que l'on ne connaît pas précisément, on risque de créer un véritable chaos. Ainsi, la toute fin du film fait une allusion évidente au risque actuel de pandémie. Le film pose de manière évidente la question du danger de la science.
L'amie de Will, Caroline (Freida Pinto), déclare quant à elle que l'ALZ-112, qui est administré à des singes, est quelque chose de contre-nature. Il ne faut pas changer l'équilibre de la nature. Sinon, l'ordre des choses se trouve bouleversé, ce qui peut aboutir à des conséquences particulièrement néfastes. Le nouveau rapport entre les hommes et les singes le prouve parfaitement.
Ce n'est d'ailleurs pas anodin si le réalisateur Ruert Wyatt a fait le choix original et audacieux d'utiliser le point de vue de César pour dérouler son film. L'action de ce long métrage est vue par les yeux de César. Cela permet d'avoir son point de vue et de comprendre ses aspirations. Même s'il est un animal, pourquoi devrait-il être opprimé par l'homme qui choisit de faire de ses camarades des cobayes ou des animaux de zoo ? N'a-t-il pas droit lui aussi à vivre en toute liberté ? D'autant que César n'est pas belliqueux à la base. Il n'est qu'à la recherche de la liberté. Il ne veut pas de mal aux Hommes. Seulement à ceux qui s'en prennent injustement à lui ou à ses proches. Pour s'en convaincre, il y a cette scène où il empêche un de ses congénères de tuer un homme. César se révèle finalement presque plus humain que nombre d'humains.
La planète des singes : les origines est, comme on a pu le constater, un film riche sur le plan thématique.
Mais c'est aussi et surtout un film hollywoodien. Donc on a droit au lot habituel de scènes d'action. Pour autant, celles-ci ne nuisent nullement au plaisir que l'on ressent à regarder ce film. Le réalisateur a su allier avec un certain talent scènes intimistes et scènes d'action. La charge des singes au Golden gate bridge de San Francisco est même particulièrement prenante.
Si le film est aussi réussi, il le doit bien évidemment à son acteur principal : Andy Serkis. Cet acteur, connu pour son rôle de Gollum dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson, interprète le rôle-clé de César. Affublé d'une combinaison dite de performance capture, il a livré une interprétation tout bonnement bluffante, à tel point qu'il a pu faire passer des émotions humaines. Les autres acteurs principaux du film, notamment James Franco et Freida Pinto sont beaucoup plus faiblards au niveau de leur interprétation. Il faut dire que leurs personnages n'ont que peu d'épaisseur. Ils font presque plus tapisserie qu'autre chose. C'est un des rares points faibles du film.
Notons pour terminer que si le film de Rupert Wyatt ne permet pas de reconnaître la griffe personnelle de ce nouveau réalisateur, il n'empêche que la mise en scène est très bien élaborée, avec de très beaux mouvements de caméra et un rythme alerte qui est constant.
Au final, La planète des singes : les origines est bien plus qu'un simple divertissement ou la préquelle d'une saga bien connue par le grand public. C'est un film intelligent, bien pensé, qui amène à le spectateur à se poser plusieurs questions sur notre société actuelle.
On attend désormais avec impatience la suite des aventures de la planète des singes. Car il demeure évident que la fin laisse augurer d'une suite.

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08.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Green lantern

Réalisateur
: Martin Campbell

Date de sortie au cinéma : 10 août 2011

Origine : Etats-Unis

Durée du film
: 114 minutes

Avec : Ryan Reynolds (Hal Jordan / Green Lantern), Blake Lively (Carol Ferris), Peter Sarsgaard (Docteur Hector Hammond), etc.

Par Nicofeel

Martin Campbell est le prototype même de réalisateur qui fait bien tout ce que l'on veut. Capable tout aussi bien de relancer la franchise des Zorro (Le masque de Zorro en 1998, La légende de Zorro en 2005) ou de tourner quelques James Bond (GoldenEye en 1995, Casino royale en 2006), le cinéaste peut être à la mise en scène de n'importe quel film hollywoodien à grand spectacle. Ceux qui trouvent Martin Campbell plutôt bons pourront à cette occasion le qualifier de bon faiseur, les autres pourront considérer qu'il n'est rien d'autre qu'un pur « yes man ».
Son dernier film sorti au cinéma, Green lantern, ne fait pas exception à cette idée et c'est bien là une partie du problème du film. En effet, Green lantern donne la désagréable impression de pouvoir être fait par n'importe qui.
Et pour cause, la mise en scène est classique et pourrait être l'oeuvre de n'importe quel réalisateur. De plus, les thématiques développées (si tant est que cela soit développé) ne s'éloignent en rien de ce genre de films.
D'ailleurs, ce film ne sort pas forcément au meilleur moment. Il s'agit d'un film de super-héros. Or, ce genre de films est devenu fréquent depuis quelques années avec quelques perles à la clé, comme par exemple l'excellent Dark knight de Christopher Nolan ou dans une moindre mesure la saga des Spiderman. Ici, on n'est pas vraiment de ce niveau.
Green lantern raconte que l'univers est gardé par des forces bienveillantes, les fameux Green lantern, qui tirent leur énergie d'un anneau accroché à leur doigt. Les Green lantern forment ensemble le Corps. La couleur verte de ces gardiens correspond à celle de la volonté. Il s'agit de lutter contre le mal, qui est lui de couleur jaune.

Si l'histoire est assez banale est n'apporte pas franchement grand chose, il y a pire. La mise en route est extrêmement longue. Alors que certains films de super-héros rentrent très vite dans le vif du sujet, ici il faut attendre la moitié du film avant de voir notre héros, Hal Jordan, devenir l'un des Green lantern. Les explications et sur-explications en tous genres sont donc très nombreuses avant que l'on voit notre héros utiliser ses nouveaux pouvoirs et que l'on assiste à des combats d'envergure.
Comme dans ce genre de films, on a droit une nouvelle fois à l'idée d'honneur et au fait que ces pouvoirs confiés au héros engendrent de grandes responsabilités. Le film se résume bien souvent à un combat entre le Bien et le Mal. Il n'y a pas de recherche afin de donner un vrai plus au film avec par exemple un héros qui serait complexe ou encore des sous-intrigues qui auraient le mérite de placer le film dans d'autres voies. Non dans Green lantern on a du classique et rien de plus.
Certes, l'acteur Ryan Reynolds ne démérite pas et fait même preuve d'un certain humour dans le film. Cependant, il ne peut pas sauver le film à lui tout seul. D'autant que les autres acteurs ne sont pas spécialement marquants. Par ailleurs, le manque flagrant de développement des personnages nuit fortement à l'émotion du film, de telle sorte que l'on suit ce film sans s'intéresser réellement à ce qui se passe.
Ne soyons tout de même pas trop dur. Si Green lantern manque effectivement de personnalité, d'émotion et qu'il est assez long à se mettre en route, il n'en demeure pas moins un spectacle hollywoodien à prendre comme tel. Le film est largement regardable et il devrait être en mesure de plaire à toute la famille. C'est loin d'être un film inoubliable mais il permet de passer le temps.

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07.09.11

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Ha Ha Ha

Réalisateur :Hong Sang-Soo

Origine
: Corée du Sud

Durée du film
: 1h56

Date de sortie au cinéma : 16 mars 2011

Avec : Sang-Kyung Kim (Jo Moon-Kyeong), Jun-Sang Yu (Bang Joong-Sik), So-Ri Moon (Wang Seong-Ok), Ju-Bong Ji (Tong Yeong), Gyu-Ri Kim (Min-Sun Kim), Kang-Woo Kim (Kang Jeong-Ho), Ji-Won Ye (Ahn Yeon-Joo), Yeong-Ho Kim (Général Lee Soon-Shin), Yeo-Jeong Yoon (la mère de Moon-Kyeong), etc.

Par Nicofeel

Ha Ha Ha est à ce jour le dernier film de Hong Sang-Soo sorti sur les écrans de cinéma. Ce film a ceci d'intéressant qu'il est typique des longs métrages de ce jeune auteur de la nouvelle vague sud-coréenne.
Dans ce film, il est question des rapports amoureux entre hommes et femmes. La structure du film est bien plus subtile qu'il n'y paraît au premier abord. Rappelons le synopsis du film : un jeune réalisateur sud-coréen (un décalque d'Hong Sang-Soo ?), Jo-Moon Kyeong, émigré au Canada, revient dans son pays d'origine où il rencontre un ami critique de cinéma, Bang Joong-Sik. Autour d'un verre (ou plutôt de plusieurs verres), chacun des personnages va raconter ses histoires de cœur.
La première originalité du film tient au fait que l'on ne voit pas de manière « réaliste » le moment où se voient ces deux amis. Au lieu de cela, le réalisateur Hong Sang-Soo choisit des arrêts sur image avec des photos en noir et blanc montrant ces deux personnages, avec leur voix qui est ajouté dessus. Cela donne vraiment une impression d'un retour au cinéma de la nouvelle vague, française cette fois-ci.
Autre originalité du film : le fait que les deux personnages vont évoquer leurs relations avec les femmes alors que spectateur se rend compte rapidement qu'il y a des gens que l'on retrouve dans les deux histoires, sans qu'à aucun moment l'un de nos deux protagonistes ne comprenne qu'il parle de quelqu'un que connaît l'autre. Si ce procédé qui rappelle les jeux du hasard de la rencontre, il n'est pas pour autant totalement original dans la mesure où un même procédé a déjà été utilisé dans un autre film de Hong Sang-Soo, l'excellent Turning gate.

Dans Ha Ha Ha, il y a au demeurant d'une part de nombreuses thématiques chères à son réalisateur et d'autre part une mise en scène qui correspond à ses autres films. Au niveau thématique, le film dresse plusieurs triangles amoureux, avec des hommes qui aiment souvent la même femme. Pour arriver à leurs fins, ces hommes n'hésitent pas à en faire des tonnes, quitte à mentir sur leur véritable situation. Et puis comme on le dit parfois, plus c'est gros plus ça passe. C'est ainsi que nos Don Juan de service ouvrent leur cœur de façon très explicite pour signaler à aux femmes qu'ils fréquentent qu'ils les aiment. On notera d'ailleurs que le ton du film varie parfois du romantique au quasi comique dans la mesure où l'on ne croit pas forcément ce que racontent ces hommes et que l'on assiste parfois à des scènes surprenantes. Toujours est-il que ces hommes semblent particulièrement motivés à l'idée de sortir avec ces femmes (est-ce de l'amour pour autant ? Difficile à dire). Comme l'indique un des autres films de Hong Sang-Soo, la femme est l'avenir de l'homme.
Un autre élément important que révèle le film est la capacité importante des Sud-coréens à absorber de l'alcool. Que ce soit dans des bars ou dans des restaurants, on les voit en permanence en train de boire. Et cet élément se retrouve de manière permanente dans les films d'Hong Sang-Soo. Il faut croire qu'il y a bien un fond socio-culturel dans tout ça. Dans ce film, les sentiments se libèrent avec l'alcool et l'envie d'être avec l'autre grandit nettement, même si cela n'est pas toujours une réussite (voir le coup où Jo Moon-Kyeong est abandonné en deux temps trois mouvements par la jeune serveuse). Et puis l'alcool fait le lien des différentes histoires que se racontent les deux amis (les fameux « tchin tchin »).
Pour terminer, signalons que la mise en scène épouse parfaitement le propos du film. Ainsi, le cinéaste nous donne à voir de nombreux plans fixes qui permettent d'observer les différents personnages du film. Ces plans fixes ne sont qu'un début dans la mesure où Hong Sang-Soo établit rapidement après des zooms qui permettent d'avoir droit à des gros plans des personnages. Car il va sans dire que si les personnages parlent beaucoup, les regards échangés sont loin d'être anodins.
Il me semble important de noter, pour être tout à fait exhaustif, que Ha Ha Ha est un film qui ne s'offre pas de lui-même et demande un certain effort au spectateur. Ainsi, son rythme lent ne plaira pas à tout le monde.
En synthèse, avec Ha ha ha, le réalisateur Hong Sang-Soo confirme une nouvelle fois tout le bien que l'on pense de lui. Avec un ton qui paraît léger en surface, il évoque avec une grande justesse les relations entre hommes et femmes. Ses acteurs sont au demeurant tous très bons. La comparaison que l'on fait entre son cinéma et celui du très grand réalisateur Eric Rohmer est on ne peut plus justifié.

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