13.05.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Sorcellerie, cannibalisme, exorcisme, maison hantée, loup-garou, démons... 13 fables d’épouvante, qui revisitent avec modernité tous les mythes qui ont fait la gloire des studios Hammer sur grand écran. Toutes les facettes du fantastique réinventées dans ce projet fou qui a hanté les rêves de toute une génération. Laissez-vous surprendre par les plus terrifiantes et inventives histoires de la télévision.

Mon avis :

Précédemment sortie chez Studio Canal, la série "Hammer : La maison de tous les cauchemars" fait son come-back cette fois chez Elephant Films avec pour cette nouvelle édition, l'ordre chronologique enfin respecté et surtout cette fois avec la version originale...

Alors qu'à la fin des années 70, la Hammer était sérieusement sur le déclin, pour ne pas dire au point mort, celle-ci tenta de se tourner vers la télévision avec tout d'abord en 1980 la série "Hammer House of Horror", titrée chez nous "La Maison de tous les cauchemars", puis en 1984 avec une seconde série, "Hammer House of Mystery and Suspense". Chaque épisode de "Hammer : La maison de tous les cauchemars" est indépendant et possède un thème qui lui est propre.

Le premier épisode et pilote de la série, intitulé "Maléfices" a pour thème la sorcellerie, avec une sorcière toute droit débarquée du XVIIème siècle qui suite à un violent orage se retrouve dans les années 80 chez un couple dont l'homme est compositeur de films et la femme actrice. Profitant de l'absence de cette dernière, celle-ci va vouloir avoir le mari pour elle seule... Bon, cet épisode ne casse pas des briques, mais chose assez étonnante pour une série télévisée britannique, il présente un peu de nudité avec notamment l'actrice Patricia Quinn ("The Rocky Horror Picture Show", "Monty Python, le sens de la vie", "Lords of Salem"), qui interprète le rôle de la sorcière qui se dévoilera quelque peu. D'ailleurs ce ne sera pas le seul épisode de la série à comporter un brin d'érotisme... Il est à noter que la musique de cet épisode est signée James Bernard ("Frankenstein s'est échappé!", "Le cauchemar de Dracula", "Le chien des Baskerville"), qui est l'un des grands noms de la Hammer!

Le deuxième épisode, intitulé "La treizième réunion" va en revanche largement relever le niveau avec une histoire vraiment bien fichue et des dialogues par moments savoureux comme dans cette scène au début où Ruth Cairns, l'héroïne de cet épisode, interprétée par Julia Foster ("Alfie, le dragueur", "The Great McGonagall") dîne avec Ben Faraday, joué par Warren Clarke ("Orange mécanique", "Top Secret!"), un homme suivant un curieux programme d’amincissement avec elle. Mais Ruth n'est pas une patiente comme les autres, elle est en fait journaliste et compte faire un reportage sur cette étrange clinique... Cet épisode est réalisé avec soin par Peter Sasdy ("Une messe pour Dracula", "Comtesse Dracula", "La fille de Jack l'éventreur"), à qui on doit plusieurs classiques de la Hammer. On y retrouve entre autres avec plaisir l'acteur James Cosmo ("La bataille d'Angleterre", "Highlander", "Braveheart"), une vraie gueule du cinéma britannique.

"Un étrange réveil", le troisième épisode, également tourné par par Peter Sasdy, distille quant à lui une ambiance vraiment particulière et étrange avec ce propriétaire d'une agence immobilière joué par l'excellent Denholm Elliott ("La maison qui tue", "Le chien des Baskervilles", "Les aventuriers de l'arche perdue"), qui va vivre des cauchemars hyper réalistes mêlant sa femme et sa maîtresse... Dans cet épisode, on remarquera la présence de James Laurenson ("Le Club des Monstres", "Pink Floyd The Wall") et de la jolie Lucy Gutteridge ("La couronne du diable", "Top Secret!"), qui arbore ici de multiples looks différents...

"Souffrances",le quatrième épisode est un film d'enfant diabolique et il faut bien reconnaître que c'est toujours assez flippant! Dans cet épisode, un couple dont le fils est décédé après avoir avalé un produit dans le laboratoire de son père, biologiste cherchant à lutter contre la faim dans le monde, adopte un enfant. Mais dès son arrivée, des phénomènes étranges se produisent... On reconnaît immédiatement l'actrice Barbara Kellerman ("Satan's Slave", "The Quatermass Conclusion", "Le Club des Monstres") dans le rôle de la mère, mais c'est évidemment le jeune Matthew Blakstad ("The Chain", "Le secret de la pyramide") dans le rôle de James, le fils adopté, qui va attirer l'attention tellement il est bizarre. Un épisode, qui malgré un humour noir bien présent, créera un certain malaise par moments...

Dans le cinquième épisode, "La maison sanglante", un couple et sa fille emménage dans une maison où s'est déroulé un terrible drame... On est ici dans une histoire à la "Amityville", simple mais efficace et surtout étonnamment gore. C'est d'ailleurs l'un des épisodes les plus terrifiants de la série et l'un des plus réussis!

Dans "Charlie Boy", le sixième épisode, un couple hérite d'une statue vaudou, qui va décimer les personnes présentes sur une photo dans l'ordre en partant de la gauche vers la droite... Cet épisode réalisé par Robert Young ("Le cirque des vampires", "Créatures féroces", "Jane Eyre") sera par contre un peu plus faiblard et peinera à convaincre malgré de bons éléments comme la scène de la poursuite en voitures.

Réalisé par Alan Gibson ("Le mannequin défiguré", "Dracula '73", "Dracula vit toujours à Londres"), le septième épisode intitulé "Le cri" a pour lui un casting de choix, avec notamment Peter Cushing ("Frankenstein s'est échappé!", "La cauchemar de Dracula", "Le chien des Baskerville", "Les sévices de Dracula") et Brian Cox ("Le sixième sens", "Rob Roy", "Braveheart", "Zodiac")... Rien que ça! Les deux acteurs sont excellents et servent à merveille cette cruelle histoire d'emprisonnement.

Avec "Les enfants de la pleine lune", on a le droit à un très bon huitième épisode cette fois sur le thème des loups-garous. La Hammer aborde ici la lycanthropie de façon assez moderne pour l'époque. Diana Dors ("Un colt pour trois salopards", "Nothing But the Night", "Théâtre de sang"), dans le rôle de la mystérieuse Mrs. Ardoy, y est pour beaucoup dans la réussite de cette histoire. Le couple Martin formé par Christopher Cazenove ("L'arme à l'oeil", "Mata Hari", "Chevalier") et Celia Gregory ("Agatha", "Slagskämpen") est également convaincant et participe aussi à sa réussite. Et puis, évidemment il y a les enfants...

"L'aigle des Carpathes", le neuvième épisode est en revanche un peu plus faible à mon avis avec son histoire assez redondante de tueuse en série, une histoire qui ne décollera jamais réellement, mais qui bénéficiera toutefois d'une mise en scène assez réussie. On notera également qu'il s'agit là d'une des toutes premières apparitions de Pierce Brosnan ("Nomads", "Les enquêtes de Remington Steele", "Madame Doubtfire", "GoldenEye"). Cet épisode est le deuxième réalisé par Francis Megahy ("Taffin", "The Disappearance of Kevin Johnson") après "Souffrances", le réalisateur semble d'ailleurs s'être parfaitement entendu avec le futur agent 007, puisqu'ils tourneront plusieurs fois ensemble par la suite... Et puis il y a tout de même Suzanne Danielle ("Docteur Who", "Flash Gordon", "Sir Henry at Rawlinson End") dont les jambes sont absolument incroyables!

Malgré un scénario un peu tiré par les cheveux, "Le gardien des abysses" réalisé par Don Sharp ("Le baiser du vampire", "Le masque de Fu-Manchu", "Raspoutine, le moine fou", "Le manoir des fantasmes") constituera l'un des épisodes les plus réussis de la série, un épisode qui fera d'ailleurs son petit effet dès la scène de pré-générique. La Hammer recycle ici le scénario du film de Terence Fisher, "Les vierges de Satan", avec une histoire assez proche, celle d'une secte sataniste... De nombreux éléments sont en effet communs, comme les pouvoirs télépathiques ou encore la divinité à tête de bouc. D'ailleurs l'actrice principale, Rosalyn Landor ("The Amazing Mr. Blunden", "Bad Influence") avait tenu son premier rôle au cinéma justement dans ce film! Dans le rôle du gourou, on retrouve John Carson ("L'invasion des morts-vivants", "Une messe pour Dracula", "Capitaine Kronos: Tueur de vampires", "Doomsday"), qui avait joué dans plusieurs films de la Hammer auparavant. Ce dixième épisode se conclut par contre par une fin très réussie contrairement à celle du film de Fisher, qui pouvait par contre décevoir par son happy-end...

Dans "Visiteur d'outre-tombe", on retrouve pour la troisième fois Peter Sasdy à la réalisation, qui arrive une nouvelle fois à nous emporter dans cette sombre histoire où une jeune femme à l'équilibre mental fragile pense apercevoir sans arrêt celui qu'elle a tué après qu'il ait tenté de la violer... Une intrigue plutôt bien mené, mais toutefois assez prévisible dans laquelle on reconnaîtra Simon MacCorkindale ("Mort sur le Nil ", "Manimal", "Force de frappe", "Poltergeist, les aventuriers du surnaturel") et Kathryn Leigh Scott ("La fiancée du vampire", "Gatsby le magnifique", "Brannigan") actrice emblématique de la série "Dark Shadows" (Elle est apparue récemment d'ailleurs dans la version de Tim Burton!).

Malgré un début prometteur, avec notamment une première scène très réussie, "Les deux faces du démon", le douzième épisode, réalisé par Alan Gibson qui signe là son second épisode de la série, peine quelque peu à convaincre pleinement cette fois à cause de son manque de crédibilité. Dommage! Gary Raymond ("Soudain l'été dernier", "Le Cid", "Jason et les Argonautes") est pourtant très bon et même assez flippant dans ce double-rôle surprenant...

Enfin, le treizième épisode, "L'empreinte du diable" réalisé par Don Leaver, réalisateur ayant notamment fait une vingtaine d'épisodes de "Chapeau melon et bottes de cuir" et signant pour la série son second épisode après "Maléfices", nous entraîne aux confins de la folie avec cet agent hospitalier vivant toujours chez sa mère, persuadé de voir le nombre 9 partout, nombre qu'il associe lorsqu'il est par 3 au nombre du Diable, le fameux 666... Un épisode en demi-teinte par contre, mais bénéficiant tout de même de quelques scènes assez sympathiques comme celles avec le prête. Il est tout de même assez étonnant de constater que les deux épisodes de Don Leaver aient justement été choisi pour débuter et conclure la série. Une série au final très sympathique malgré des épisodes à la qualité assez inégale, mais qui dans tous les cas auront le bon goût de nous offrir des fins qui ne se terminent jamais bien!

"Hammer : La maison de tous les cauchemars" pourra quelque peu décontenancer les amateurs de la Hammer du fait qu'elle ne verse pas vraiment dans le gothique contrairement à ce que pourraient laisser supposer les différentes jaquettes proposées, mais cela reste quand même une très bonne série assez moderne pour son époque et ayant gagné un certain charme avec le temps... Maintenant reste à espérer qu'Elephant films puisse nous proposer "Hammer House of Mystery and Suspense", la dernière série de la Hammer, sortie en DVD pour le moment uniquement en Angleterre et qui coûte juste un bras actuellement!

"Hammer : La maison de tous les cauchemars" est sorti en DVD le 6 mai chez Elephant Films. Le DVD est au format 1.33 4/3 avec pistes française et anglaise Dolby digital mono et bien entendu sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation de la série par Alain Schlockoff, d'une galerie d'images et de 2 bandes annonces de la collection Hammer, celles de "Comtesse Dracula" et de "Le Club des Monstres".

Les 4 DVDs sortis précédemment chez Studio Canal, à l'unité et sous forme de coffret, n'offraient en revanche que la version française en Dolby Digital mono avec en plus un ordre ne respectant pas la chronologie et des galeries photos en bonus... Le choix est vite fait!

Hammer : La maison de tous les cauchemars

Hammer : La maison de tous les cauchemars
Fnac à 34.9€
Voir la fiche

Hammer : Le coffret de tous les cauchemars / 4 DVD

Hammer : Le coffret de tous les cauchemars / 4 DVD
Voir la fiche

Permalink 2052 mots par flo001fg Email , 2031 vues • Réagir

Pingbacks:

Cet article n'a pas de Pingbacks pour le moment...

Article précédent: Mekong Hotel : La critiqueArticle suivant: Avalanche Sharks : Les dents de la neige : La critique

Novembre 2019
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 16

powered by
b2evolution