Archives pour: Mai 2015

31.05.15

06:05:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ken et Ryu sont, sans le savoir, les derniers représentants du style de combat antique connu sous le nom « Ansatsuken » (poing assassin). Ils découvrent le passé mystérieux de leur maître, Gôken, et l’héritage tragique et sombre du style Ansatsuken. Leur destin peut-il être changé ? Ou l’histoire va-t-elle se répéter?...

Mon avis :

"Street Fighter" est sans conteste l'un des jeux vidéo de combat parmi les plus connus (avec "Mortal Combat" et "Tekken"), si ce n'est le plus connu! Le jeu existe depuis 1987 et avait connu jusque là deux adaptations cinématographiques, dont la plus populaire est bien sûr celle Steven E. de Souza avec Jean-Claude Van Damme et Kylie Minogue, sortie en 1994 et qui était loin d'être une réussite... Une deuxième adaptation live vit ensuite le jour en 2009, réalisée cette fois par Andrzej Bartkowiak et là encore, ce "Street Fighter : La légende de Chun-Li" est loin d'avoir fait l'unanimité auprès des aficionados du jeu vidéo... Trouveront-ils leur bonheur dans "Street Fighter : Assassin's Fist"? Peut-être...

Contrairement à ce que laisse sous-entendre cette sortie vidéo, "Street Fighter : Assassin's Fist" n'est pas à proprement parlé un long métrage. En fait, il s'agit à l'origine d'une web-série anglaise créée par Joey Ansah et Christian Howard, diffusée sur YouTube et Machinima depuis le 23 mai 2014 et remontée ici afin d'en constituer un film à part entière.

Au départ, il y a d'abord eu un court métrage, "Streetfighter: Legacy" réalisé également par Joey Ansah et par Owen Trevor où Christian Howard ("U.F.O.") jouait déjà Ken Masters, mais où Ryu était interprété par Jon Foo ("L'honneur du dragon", "Tekken"). Joey Ansah ("La vengeance dans la peau", "Blanche Neige et le chasseur", "U.F.O."), quant à lui, jouait déjà Akuma, mais n’apparaissait qu'au début du court dans des plans très furtifs...

Puis, il y eut donc cette web-série qui rencontra rapidement un certain succès notamment auprès des fans du jeu, qui trouvaient enfin en "Street Fighter : Assassin's Fist" une adaptation live qui rendait réellement hommage à leur jeu fétiche. Et c'est vrai que cela saute directement aux yeux! Les acteurs et notamment la coupe, quelque peu ridicule de Ken, rappellent vraiment le jeu, tout comme les chorégraphies des combats qui sont également très fidèles...

Le fait que cela soit à l'origine une web-série ne se ressent pas vraiment, car d'une part, c'est assez bien réalisé et qui plus est avec une photographie soignée et d'autre part, car il y a vraiment une continuité dans l'action. En fait, il y a seulement les coupures sur fonds noirs qui trahissent le fait qu'il s'agisse d'épisodes assemblés.

Les acteurs sont plutôt bons autrement, on pourra simplement regretter que la musculature de Mike Moh ("Supah Ninjas"), qui interprète ici Ryu, ne soit pas aussi impressionnante que celle de Christian Howard, de façon à coller au maximum au jeu...

On pourra par contre reprocher que l'action mette tout de même pas mal de temps à se mettre en place. Avant cela, on sera plus dans la phase initiatique, les deux combattants apprenant alors les techniques de leur maître, Gôken, joué par Akira Koieyama ("Rush", "47 Ronin") et ne combattront que pour s'entraîner, ce qui sera forcément un peu frustrant.

Le scénario est dans l'ensemble assez simple, mais tient correctement la route, en suivant donc d'une part la fin de l'apprentissage de Ken et Ryu par Gôken et d'autre part la jeunesse de Gôken et de son frère Gôki, par l'intermédiaire de flashbacks. Malgré le fait que cela soit une web-série, on a vraiment l'impression que cela a été fait avec pas mal de moyens, car cela fait au final vraiment pro, avec notamment des effets spéciaux et visuels très réussis, même s'il n'y a rien d'extraordinaire.

Par contre, cela traîne par moments quelque peu en longueur et certains passages auraient probablement mérité d’être raccourcis pour ce montage vidéo.

La fin est par contre réellement brutale! On espère un combat final, eh bien non! Cela sera pour la prochaine fois! Mais il est vrai qu'à la base, c'est une série et non un film... Pensez en revanche à aller jusqu’à la fin du générique, car une petite scène figure après celui-ci annonçant où se passeront les futurs épisodes!

Même si on restera quelque peu sur notre faim en raison de cette fin quelque peu abrupte, "Street Fighter : Assassin's Fist" reste dans l’ensemble, une agréable surprise qui devrait ravir enfin les fans du jeu...

"Street Fighter : Assassin's Fist" est sorti le 15 avril 2015 chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaises et françaises Dolby Digital 5.1 et dts Digital Surround 5.1, alors que la version Blu-ray est elle au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et contient des pistes audio anglaises et françaises dts-HD Master audio 7.1. Les deux versions contiennent un DVD bonus comportant le commentaire audio en vo uniquement, plus une featurette sur les effets spéciaux (1’), des interviews (11’), une featurette sur la chorégraphie des combats (2’), un petit module intitulé "Dans le monde de..." (3’), des scènes coupées (11’) et un bêtisier (5’). On pourra en revanche regretter que l'éditeur n'ait pas inclus le court métrage original...

Street fighter : Assassin's fist - Version longue]

Street fighter : Assassin's fist - Version longue]
Amazon à 0.75€
Fnac à 11.29€
Voir la fiche
Street Fighter : Assassin's Fist - Version longue (Blu-ray)

Street Fighter : Assassin's Fist - Version longue (Blu-ray)
Voir la fiche

Permalink 944 mots par flo001fg Email , 1127 vues • Réagir

30.05.15

06:04:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Automne 1944. Si, en Europe, la Deuxième Guerre Mondiale tire sur sa fin, les combats restent violents, acharnés, les forces nazies résistant avec l’énergie du désespoir à l’offensive alliée. Plus que toute autre soldat américain, ceux de la 82e Aéroportées affrontent un ennemi déterminé, encore puissant. Isolés, coupés du reste de leur section après une erreur de commandement, ils tentent de s’arracher au piège dans lequel ils sont tombés...

Mon avis :

Après avoir été édité un peu partout à travers le monde et boudé par les éditeurs français, "La Croisée des chemins" sortait finalement en novembre 2010 chez Aventi sous son titre international, "The Cross Roads". Cette fois, c'est Rimini Editions qui ressort ce long métrage de guerre made in France, en DVD bien entendu, mais surtout en Blu-ray, sous le titre "Enfer 44"... J’imagine que vous allez vous dire que cela sent un peu l'arnaque tout ça! Eh bien non! Car ce n'est pas tout à fait le même film que nous découvrons ici...

En effet, la version présentée ici sous le titre "Enfer 44" présente un tout nouveau montage avec des passages, voir des scènes complètes, qui ont été enlevés ou rajoutés, les effets visuels ont été refaits, le traitement de l'image est totalement différent et enfin la bande son et la BO ont été entièrement retravaillées avec un mix 5.1.

Cela se constate d’ailleurs dès la première scène, puisque la scène se déroulant dans l'Utah qui ouvrait l’ancien montage, et qui à mon avis était d’une part complètement inutile et d’autre part assez mal jouée, a été judicieusement supprimée. Le film rentre donc directement dans le vif du sujet avec une scène de guerre particulièrement efficace.

C’est d’ailleurs ce qui faisait la grande force de ce premier long-métrage de David Aboucaya ("Chronique d’un affranchi", "Dead Line"), celles-ci étant en effet très bien réalisées et assez impressionnantes, malgré le fait que le réalisateur ait eu à sa disposition des moyens très limités.

En effet, ce premier film a été réalisé, tout comme ses deux autres longs, en totale indépendance et avec un budget hyper modeste. Ce qui sous-entend d’ailleurs que le réalisateur a dû faire beaucoup de choses tout seul ... Ainsi, celui-ci tient ici également le rôle de producteur, scénariste, monteur, compositeur et même acteur! Et il faut avouer que le bonhomme s’en sort vachement bien, même lorsqu’il se retrouve devant la caméra, puisque celui-ci s’avère être plutôt bon comédien! Physiquement il a d’ailleurs une petite ressemblance avec un certain Clint Eastwood, ce qui ne devrait pas déplaire à ces dames...

Autrement, le film impressionne également par la crédibilité apportée par les costumes, véhicules, accessoires etc..., ce qui a certainement dû demander beaucoup de recherches et d’investissements personnels de la part du réalisateur. En fait, le principal point où le film manquera de crédibilité, c’est par rapport au fait que les acteurs s’expriment en français, alors qu’ici ils incarnent des soldats américains...

On retrouve ici toute la fine équipe ayant suivi le réalisateur dans ses différents projets, avec dans le rôle principal, bien entendu, Manuel Gonçalves ("Chronique d’un affranchi ", "Dead Line", "Overcast"), son ami de longue date incarnant ici le sergent Pallumbo, un sous-officier ayant l’expérience du terrain, mais aussi Pierre Loussier ("Chronique d’un affranchi ") en officier peu expérimenté, Lucas Pedroni en infirmier un peu poltron, Natale Naccari, Christian Perrette, Jean-Pierre Ferri, Alain Marseglia ou encore sa compagne dans la vie, Marie-Line Royer... Car oui, les films de David Aboucaya, c’est avant tout une histoire de famille et d’amitiés!

Contrairement à la plus part des films de guerre français qui se placent du côté français, David Aboucaya a lui décidé de situer ses personnages du côté des américains pour pouvoir rendre pleinement hommage à nos alliés tant critiqués depuis quelques années, comme si nous avions en quelque sorte oublié ce que ce peuple a fait pour nous.

Le réalisateur varois va d’ailleurs persister dans cette voix puisque après un film de gangsters et un film de zombies, il reviendra l'année prochaine au film de guerre avec "Winter War", où cette fois ses protagonistes feront partis d’une unité française de chasseurs parachutistes ayant combattue auprès de divisions américaines lors de la campagne d’Alsace de janvier 1945...

Alors, vous l’aurez compris, même si vous possédez déjà "The Cross Roads" en DVD, l’achat de celui d’"Enfer 44" ou mieux encore du Blu-ray (Tant qu’à faire !), s’avère être totalement indispensable, car avec cette nouvelle version, le réalisateur a su rendre son film encore plus efficace et gommer pas mal de petits défauts... En attendant son prochain film, vivement la nouvelle version de "Chronique d’un affranchi", qui devrait reprendre pour l'occasion son titre original, "Last Blues" !

"Enfer 44" est en sorti le 21 avril 2015 chez Rimini Editions en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose de découvrir cette nouvelle version du film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio française Dolby Digital 5.1 & 2.0, alors que la version Blu-ray est elle au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et une piste audio française dts-HD Master audio 5.1. Au niveau des bonus, on retrouve le making of d'une durée d'une heure et onze minutes déjà présent sur le DVD d'Aventi, mais on y gagne surtout enfin le très sympathique court métrage de guerre "Red Snow " d'une durée de 15 minutes, également réalisé par David Aboucaya avec les mêmes acteurs et pour finir la bande annonce du film.

Enfer 44 (Blu-ray)

Enfer 44 (Blu-ray)
Amazon à 8.03€
Voir la fiche

Permalink 1020 mots par flo001fg Email , 1608 vues • Réagir

29.05.15

06:55:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Italie. 1944. Un commando spécial de soldats américains est formé pour mettre la main sur des plans ennemis. Dirigée par le lieutenant Hoffmann, la troupe doit investir une villa qui sert de QG aux Nazis. Ils vont devoir faire face au colonel Mueller, officier SS d’une cruauté glaciale.

Mon avis :

En ce mois de juin 2015, Artus films inaugure une nouvelle collection consacrée cette fois aux films de guerre italiens, avec pour commencer deux films mettant en scène le tyrannique Klaus Kinski aux côtés de deux autres stars du western spaghetti, George Hilton d'une part dans "Deux salopards en enfer" et Gianni Garko d'autre part dans "Cinq pour l'enfer", deux films sortis en 1969...

Bien entendu, même si l'Italie était du côté allemand durant la seconde guerre mondiale, ce film de Gianfranco Parolini ("Les trois fantastiques supermen", "Sartana", "Sabata", "Trinita, nous voilà!") se passant durant ce conflit, se place résolument du côté américain comme la plus part des films du même genre d’ailleurs.

On a ici affaire à du pur cinéma Bis! C’est avant tout un divertissement à ne surtout pas prendre au sérieux. Il y a de l'action quasi non-stop! Ça tire dans tous les sens! Il y a des explosions, en veux-tu en voilà! Le film mêle aussi bien scènes de cruauté et scènes tirant vers la comédie! Cela distribue des baffes, coups de poings et autres coups de tatanes façon Terence Hill et Bud Spencer, avec bien entendu les bruitages qui vont avec... Et il y a naturellement des jolies filles!

Du moins au moins une, incarnée dans le film par la charmante Margaret Lee ("Le soleil des voyous", "Coplan sauve sa peau", "Liz et Helen", "Venus in Furs", "La Clinique Sanglante"), actrice anglaise ayant souvent joué d’ailleurs avec Klaus Kinski ("El Chuncho", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Aguirre, la colère de Dieu", "Nosferatu, fantôme de la nuit", "Venin", "Fou à tuer"), qui tient ici le rôle du colonel Hans Mueller, un officier SS réputé pour sa cruauté...

Face à lui, on trouvera un commando spécial, formé par le lieutenant Glenn Hoffmann, interprété par l'excellent Gianni Garko ("Les colts de la violence", "Le temps des vautours", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera", "L'emmurée vivante", "Apocalypse dans l’océan rouge"), ayant pour accomplir sa mission rassemblé une équipe atypique constitué d'acrobates, bodybuilders etc...

Aldo Canti ("Les trois fantastiques supermen", "Sabata"), acrobate qui sera assassiné en 1990 par la mafia, Salvatore Borghese ("Adios Sabata", "Big Racket", "Pair et impair"), Samson Burke (La vengeance d'Ursus", "The Three Stooges Meet Hercules", "Totò contro Maciste"), bodybuilder ayant aussi bien incarné Hercule que Maciste et Luciano Rossi ("Django arrive, préparez vos cercueils", "La mort caresse à minuit", "La guerre des gangs"), formeront ainsi les équipiers de Gianni Garko pour cette mission suicide. Un véritable casting de gueules comme on aime en voir au cinéma et tout particulièrement dans ce type de films!

Le film est dans l'ensemble très correctement réalisé et bénéficie même d'une excellente musique signée Elsio Mancuso ("La horde des salopards", "Le fossoyeur", "Le manoir de la terreur"), tendant tantôt vers le western spaghetti (...auquel le film fait souvent penser!), tantôt vers la comédie (donnant alors l'impression de voir un épisode de « La Septième Compagnie »!).

Quant au scénario écrit par Sergio Garrone ("Killer Kid", "La horde des salopards", "Horreurs nazies"), il est certes assez simple, mais réserve tout de même quelques surprises faisant de ce film, un divertissement pas aussi léger qu'il pouvait paraître de prime abord...

"Cinq pour l'enfer" est au final une petite série B fort sympathique, qui devrait à mon avis ravir plus les amateurs de cinéma Bis que les vrais amateurs de films de guerre...

"Cinq pour l'enfer" sort en DVD le 2 juin 2015 chez Artus Films dans une édition comprenant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio italienne et française Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Le commando des spécialistes", à un diaporama d'affiches et de photos et aux bandes-annonces des films de la collection dont celle du film en version française, italienne et américaine.

Cinq pour l'enfer

Cinq pour l'enfer
Amazon à 13.31€
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 745 mots par flo001fg Email , 1197 vues • Réagir

28.05.15

06:54:43, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte. Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir - enfin - le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement. Flatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entretemps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter. Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir...

Mon avis :

Même si c'est un sport souvent pratiqué au collège, la lutte demeure un sport peu populaire, que ce soit chez nous ou aux États-Unis d'ailleurs... On peut donc s'étonner que le réalisateur Bennett Miller ("Truman Capote", "Le stratège") ait décidé de consacrer un long métrage à ce sport, qui a priori risquait de ne pas attirer les foules... Mais il est vrai aussi que "Foxcatcher" n'est pas uniquement un film sur la lutte, puisqu'il relate également un fait divers tragique survenu peu après les J.O. de Séoul...

Bennett Miller mit plusieurs années à ce que ce projet, qui lui fût au départ proposé par les producteurs exécutifs Michael Coleman et Tom Heller ("127 heures", "Mud - Sur les rives du Mississippi"), se fasse, mais cela en valait de toutes évidences la peine, puisque le film reçut quelques prix prestigieux, dont celui de la mise en scène au festival de Cannes 2014 et de plus le film remporta un petit succès en salle malgré une exploitation assez limitée.

Le film s'inspire de la relation très particulière qui unifia John Eleuthère du Pont, riche héritier de la famille Dupont de Nemours, passionné de lutte, et deux médaillés d'or aux jeux olympiques d'été de 1984 de Los Angeles, Dave et Mark Schultz. En effet, le millionnaire réussit à convaincre tout d'abord Mark, puis Dave, de rejoindre son camp d’entraînement privé situé dans son immense propriété, afin de faire parti de la « Team Foxcatcher » dont il était le coach, dans le but de remporter la médaille d’or aux jeux de Séoul de 1988...

C'est ici un Steve Carell ("Bruce tout-puissant", "40 ans, toujours puceau", "Little Miss Sunshine", "Max la menace") totalement transformé (son maquillage nécessitait au minimum deux heures par jour!), qui incarne l'excentrique et inquiétant héritier, un personnage complètement narcissique souffrant d'un réel besoin de reconnaissance, notamment de la part de sa mère.

Quant aux frères Schultz, Mark et Dave, ils sont respectivement interprétés par Channing Tatum ("Public Enemies", "G.I. Joe - Le réveil du Cobra", "White House Down") et un Mark Ruffalo ("Collatéral", "Zodiac", "Shutter Island", "Avengers"), également méconnaissable, incarnant de façon très convaincantes ces deux athlètes de haut niveau. D'ailleurs les deux acteurs durent s'entraîner de façon très intensive pour être le plus crédible possible.

La crédibilité du métrage sera également apportée par le fait que les véritables Nancy et Mark Schultz aient été consultés (Mark Schultz tiendra d'ailleurs un petit rôle dans le film...), de même que certains lutteurs et personnes ayant vécus les évènements relatés dans le film. Le jeu des trois acteurs principaux et tout particulièrement de Steve Carell, habitué pourtant aux rôles comiques, est absolument remarquable et fait que l'on rentre totalement dans le film, par ailleurs parfaitement réalisé.

Si j'avais par contre un reproche à faire au film, c'est sa fin un peu bâclée! En effet, le drame que l'on découvre à la fin se passe huit ans après Séoul et ça, on ne le comprend pas! On a en fait le sentiment que quelques mois se sont passés et non des années, du coup, lorsqu’on le sait, cela change pas mal l'interprétation que l'on a pu se faire des évènements... Sont-ils liés à ceux de 1988 ou pas? On n’en sait finalement rien!

Malgré cette fin quelque peu confuse et trop vite expédiée, "Foxcatcher" reste un drame poignant, magnifiquement interprété et réalisé, valant largement qu’on s’y attarde...

"Foxcatcher" est sorti le 20 mai 2015 chez TF1 Vidéo en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution 11080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un intéressant making of (16'24") où l'on peut voir notamment l'implication des vrais Nancy et Mark Schultz et de quelques scènes coupées (5'17"). Il est à noter enfin que ces éditions contiennent des sous-titres pour sourds et malentendants.

Foxcatcher

Foxcatcher
Amazon à 7.18€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Foxcatcher (Blu-ray)

Foxcatcher (Blu-ray)
Amazon à 14.16€
Fnac à 19.71€
Voir la fiche

Permalink 1064 mots par flo001fg Email , 1183 vues • Réagir

27.05.15

06:53:38, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un requin-pieuvre a été créé par la marine américaine, mais quand ses implants de contrôle sont endommagés lors d’une expérience au large des côtes mexicaines, la bête s’échappe pour goûter la cuisine locale : filles en bikini et jet-skieurs... Face à la terreur des océans désormais hors de contrôle et apparemment invincible, un groupe hétéroclite va se réunir pour arrêter la bête.

Mon avis :

Vous avez passé une mauvaise journée et vous avez besoin de vous vider la tête? Pas de panique! Roger Corman est là pour vous sauver! Grâce à "Sharktopus" et sa créature mi-requin, mi-pieuvre, vous pourrez assurément passer un agréable moment sans que votre cerveau soit le moindre instant sollicité! C'est pas cool ça?

S11 est une créature hybride créée par le professeur Nathan Sands et sa fille Nicole, pour l'US Navy, seulement voilà le monstre, croisement entre un requin et une pieuvre, au départ sous contrôle, va malencontreusement percuter un bateau, détruisant au passage le boîtier le télécommandant.

La bête va alors devenir incontrôlable et s'attaquer aux pauvres touristes croisant son chemin... Mais heureusement nos deux chercheurs vont réussir à convaincre Andy Flynn, un chasseur expert en requin, encore boutonneux (Je ne vous dis pas la crédibilité!), de leur venir en aide!

Bon que dire de ce nanar intersidéral, sinon que c'est nul au possible, avec des acteurs pour la plus part très mauvais, des effets spéciaux au rabais, le tout avec un scénario, signé Mike MacLean ("Dinocroc vs. Supergator", "L'Attaque de la Pom-Pom Girl Géante", "Piraconda"), on ne peut plus prévisible (Croyez-le ou pas, j'arrivais à anticiper avec précision certaines répliques du film!)...

Par contre et c'est là tout l'intérêt du film, on se marre bien! C'est fun, cela ne se prend aucunement au sérieux, il y a de jolies filles en bikini, du sang et en plus quelques idées bien délirantes! Que demander de plus?

On profitera également des beaux paysages de Puerto Vallarta, ce qui est plutôt sympathique et c'est également avec plaisir que l'on reverra le mythique Queen Mary, célèbre paquebot, qui servit notamment au tournage de "S.O.S. Titanic", devenu depuis quelques années un hôtel-restaurant basé à Long Beach en Californie.

Niveau casting, seul Eric Roberts ("Runaway Train", "Sang chaud pour meurtre de sang-froid", "Disjoncté", "La Cucaracha", "The Dark Knight"), le frère de Julia Roberts, est véritablement connu, mais on remarquera tout de même également la présence du producteur du film, Roger Corman ("Un baquet de sang", "La chute de la maison Usher", "La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant"), dans un petit rôle assez savoureux.

La mise en scène de Declan O'Brien ("Détour mortel 3", "Une virée en enfer 3"), réalisateur des opus 3, 4 et 5 de la saga horrifique "Détour mortel", est très correcte, mais n'a rien d'originale. C'est un téléfilm (diffusé pour la première fois en 2010 sur Syfy) et cela se ressent assez nettement!

Les effets spéciaux numériques de Dilated Pixels sont dans l'ensemble assez cheap, mais cela contribue au côté fun du film. On notera enfin la présence d'un cri Wilhelm (effet sonore clin d’œil utilisé dans de nombreux films) lorsque le monstre dévore le second jeune homme jouant au ballon sur la plage.

Bon, normalement, si vous avez aimé un film comme "Sharknado", vous devriez apprécier ce "Sharktopus", même si celui-ci ne va pas aussi loin que le film d’Anthony C. Ferrante dans le délire!

"Sharktopus" sort en coffret DVD le 2 juin 2015 chez Program Store, accompagné de sa suite, "Sharktopus vs. Pteracuda". Le film nous est proposé au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 et sous-titres français optionnels.

Avec Roger Corman, un sou est un sou!

Sharktopus + Sharktopus vs. Pteracuda

Sharktopus + Sharktopus vs. Pteracuda
Amazon à 19.99€
Fnac à 26€
Voir la fiche
Permalink 678 mots par flo001fg Email , 990 vues • Réagir

26.05.15

13:53:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une gouvernante et un chauffeur mettent au point un plan machiavélique pour enlever le fils des riches propriétaires pour lesquels ils travaillent. L'opération va s'avérer plus difficile que prévue, le petit Philip venant en effet d'acquérir un mamba noir, le serpent le plus dangereux au monde, après une erreur de livraison. Celui-ci va rapidement se retrouver en toute liberté dans la maison...

Mon avis :

La sublime affiche française de "Venin" signée Michel Landi m'a longtemps fait fantasmer lorsque j'étais gamin. Je collectionnais d'ailleurs ses magnifiques affiches en cartes postales... C'était une autre époque! Eh oui... Y a-t-il encore des mômes de nos jours qui collectionnent les cartes postales d'affiches de films? Sincèrement, j'en doute! En tout cas, on ne peut que regretter que Sidonis Calysta qui édite le film en DVD n'ait pas réutilisé celle-ci pour sa jaquette, car ça aurait eu franchement de la gueule...

A l'origine, c'est Tobe Hooper ("Massacre à la tronçonneuse", "Poltergeist", "Lifeforce") qui devait réaliser "Venin", mais celui-ci quitta le tournage au bout de quelques jours. C'est alors Piers Haggard ("La nuit des maléfices", "The Quatermass Conclusion", "Le complot diabolique du docteur Fu Manchu") qui reprit le flambeau au pied levé et on imagine fort bien que la tâche n'a pas dû être aisée, car il y avait tout de même sur le tournage deux monstres sacrés réputés pour leur côté caractériel...

Gérer Klaus Kinski ("El Chuncho", "Coplan sauve sa peau", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Venus in Furs", "La Clinique sanglante", "Aguirre, la colère de Dieu") et ses crises d'hystérie et en même temps Oliver Reed ("Oliver!", "Les Diables", "Dix petits nègres", "Chromosome 3", "Gladiator") au caractère bien trempé également et assez porté sur la boisson, il devait y avoir de quoi s'arracher les cheveux!

Rajouté à cela, la présence d'un mamba noir sur le plateau, serpent réputé pour sa taille et surtout pour sa rapidité et dont le venin est bien évidemment, qui plus est, mortel (nécessitant donc forcément une équipe de spécialistes) et vous aurez une petite idée des difficultés rencontrées par le pauvre réalisateur... Pourtant, celui-ci va très correctement s'en sortir, nous offrant un thriller atypique par son mélange de genres, mêlant à la fois film de prise d'otages et film d'angoisse.

Le film, qui s'inspire au départ de "Des serpents sur vos têtes", un roman d’Alan Scholefield datant de 1977, se passe à Londres, où un jeune garçon, issu d'une famille fortunée et passionné d'animaux, se voit remettre par erreur un mamba noir au lieu du serpent domestique qu'il était censé recevoir et manque de bol total, pendant ce temps ses domestiques organisent son enlèvement dans le but d'obtenir bien évidemment une forte rançon de la part de ses parents, alors en voyage à l'étranger... Eh oui, un véritable chat noir ce môme! Ah oui, car c'est vrai, j'oubliais de vous préciser qu’en plus, il souffre d'asthme!

Enfin, seulement voilà, en raison justement de la présence de ce « vilain » serpent qui va arriver comme un cheveu sur la soupe, les choses ne vont pas vraiment se passer comme prévues pour nos kidnappeurs! Ainsi, après avoir fait une première victime, le mamba noir (...qui, au cas où vous ne le sauriez pas, n’est pas noir! Car cette espèce doit son nom à l’intérieur de sa bouche, qui elle, est de couleur noire!) va trouver refuge dans les conduits d'aération de la maison, se déplaçant dans la demeure un peu comme un certain Klaus Kinski dans "Fou à tuer" (Oui, je sais, le parallèle est un peu particulier!), faisant régner la terreur en attaquant par surprise ses occupants, déjà bien sous tension...

Même si le film ne virera jamais vers l'horreur, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, le réalisateur arrive tout de même à créer une ambiance angoissante assez réussie et à instaurer un réel suspens.

Évidemment, le casting du film sera l'un de ses atouts principaux, avec donc, en plus des deux stars précédemment citées, Sarah Miles ("The Servant", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines", "Blow Up", "La fille de Ryan") dans le rôle du docteur Marion Stowe, spécialiste en toxicologie et Susan George ("Les chiens de paille", "Larry le dingue, Mary la garce", "La maison des spectres") dans celui de Louise Andrews, la gouvernante de la maison (pour ce qui est du casting féminin) et Sterling Hayden ("Prince Vaillant", "Johnny Guitare", "L'ultime razzia" "Le parrain") dans le rôle du grand-père et Nicol Williamson ("Excalibur", "La veuve noire", "L'exorciste: la suite", "Spawn") dans le rôle de l'inspecteur William Bulloch (pour le casting masculin!).

Étonnamment, le jeu de Klaus Kinski sera ici assez sobre, à part lors de la scène finale, une très belle scène filmée en partie au ralenti, sur une excellente musique signée Michael Kamen ("Highlander", "L'arme fatale", "Piège de cristal"), où l'acteur s’avère une nouvelle fois remarquable...


Malgré un scénario quelque peu tiré par les cheveux, "Venin" reste un thriller très plaisant à regarder et ayant plutôt bien vieilli, avec qui plus est, un casting qui attirera forcément le cinéphile averti.

"Venin" sort en DVD le 2 juin 2015 chez Sidonis Calysta, dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus se composeront d'une galerie photos et de la bande annonce.

Venin (Venom - 1981)

Venin (Venom - 1981)
Amazon à 11.42€
Fnac à 14.29€
Voir la fiche
Permalink 964 mots par flo001fg Email , 1032 vues • Réagir

22.05.15

06:44:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, dans les années 70. La belle Nana veut devenir riche et célèbre. Elle commence par travailler comme mannequin pour un photographe. Peu farouche, Nana séduit les hommes aussi bien que les femmes et utilise l’influence de ses amants pour progresser dans la société. Nana devient peu à peu une des femmes les plus en vue de la capitale mais, peu à peu, son petit jeu se retourne contre elle.

Mon avis :

Grâce au cinéma érotique, parfois vous pouvez réviser vos classiques... C'est le cas avec "Nana", connu également sous le titre "La Poupée d'amour", œuvre cinématographique de Mac Ahlberg, complètement fidèle au roman d'Émile Zola. Nan, je déconne!!! Avouez que vous avez fait de gros yeux?

Bien évidemment, vous l'aurez compris, l'adaptation sera quand même assez libre, mais pas si éloignée que ça de l’œuvre originale! Du moins, pas autant que l'on aurait pu l'imaginer! Pour ses films érotiques, Mac Ahlberg ("Le tour du monde de Fanny Hill", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse") a souvent adapté à sa manière des classiques de la littérature, s'inspirant aussi bien du Marquis de Sade que de Guy de Maupassant.

Ici, cela sera donc Émile Zola et comme dans le roman original, l'héroïne, interprétée par Anna Gaël ("Benjamin ou Les mémoires d'un puceau", "Le démoniaque", "Thérèse et Isabelle", "Dracula père et fils"), sera présentée dès le départ comme une « pute », alors qu'elle évoluera pourtant comme danseuse dans un cabaret (Dans le roman, Nana commençait, elle, son ascension grâce au rôle de Vénus qu'elle tenait dans un théâtre parisien)...

On va alors donc suivre son ascension sociale, où naturellement elle se servira de ses charmes pour profiter de ses riches amants et arriver à ses fins, devenant un modèle de charme reconnue, puis une actrice. Parmi ses amants, certains ne seront évidemment pas dupes de la personnalité hypocrite et intéressée de la jeune femme, alors que d'autres sombreront à cause d'elle, allant jusqu'à se suicider ou à être ruinés.

Ainsi, comme dans le roman, on n'éprouvera aucune réelle forme d'empathie pour la jeune femme, même lorsqu'elle tombera amoureuse de l'un de ses amants qui la battra, la trompera évidemment et la mettra au final à la porte (comme dans le roman avec Fontan!).

Bien entendu, physiquement on ne sera pas insensible à ses charmes... Par contre, dans l’ensemble, le réalisateur ne nous les dévoilera que très peu, de façon assez chaste même, nous offrant au final une œuvre érotique très soft, en dehors d'une scène aux alentours des quarante minutes du film, à la limite de la pornographie, où Nana caresse le sexe de son partenaire en gros plan!

On aura le droit également à une scène saphique très sensuelle lorsque Nana se consolera dans les bras de Tina, jouée par la très jolie Gillian Hills ("Les liaisons dangereuses", "Blow Up", "Orange mécanique", "Les démons de l'esprit"), chanteuse yé-yé du début des années 60 découverte par Eddie Barclay et ayant notamment chanté avec Henri Salvador, Serge Gainsbourg et Eddy Mitchell et ses « Chaussettes Noires ».

Là encore, le film entretient une certaine similitude avec l’œuvre de Zola, puisque Nana avait une relation avec Satin, une autre prostituée! Contrairement à la plus part de ses autres films, ici Mac Ahlberg ne nous livrera aucunement une œuvre comique, bien au contraire...

Malgré le fait qu'il soit essentiellement connu en tant que directeur de la photographie, ce n'est pas lui qui sera ici chef opérateur, mais Andréas Winding ("Une ravissante idiote", "Playtime", "La prisonnière", "Le passager de la pluie", "La scoumoune"), dont la photographie mettra parfaitement en valeur les décors et les couleurs très pop art du film. D'ailleurs ce style très fin des années 60 apportera un vrai charme au film augmenté par la musique très psyché de l'époque.

Même si on pourra déplorer qu'il soit un peu trop soft dans l’ensemble, "Nana" demeure un film très plaisant à voir et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît au premier abord...

"Nana, poupée d'amour" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible avec piste audio anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français imposés. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.




Fnac à 17.39€
Voir la fiche
Permalink 824 mots par flo001fg Email , 1236 vues • Réagir

21.05.15

08:43:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, Le Trocadéro. Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans le connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ». Toff filme tout et tout le temps.

Mon avis :

A l’occasion d’une rétrospective consacrée à l’œuvre photographique et cinématographique de Larry Clark, ayant eu lieu au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en octobre 2010 et ayant bien entendu créée une polémique, celui-ci découvrit non loin de là le parvis du Palais de Tokyo sur lequel de nombreux skateurs parisiens ont l’habitude de se retrouver. L'idée de faire un film sur la jeunesse française refit alors surface, lui qui l'avait déjà envisagé à Cannes lors de sa venue pour la sortie de "Kids"...

Le controversé photographe, cinéaste et directeur de la photographie Larry Clark ("Another Day in Paradise", "Bully", Ken Park", "Wassup Rockers") est connu pour ses films consacrés à la jeunesse, des films souvent très borderline où il montre notamment la sexualité de ces jeunes de façon très crue et la plus part du temps de façon très explicite.

Avec "The Smell of Us", rien n’a changé, le réalisateur, âgé pourtant maintenant de plus de 70 ans, semble toujours autant fasciné par cette jeunesse qu’il n’aurait probablement jamais voulu quitter. Mais bien évidemment, plus il vieillit, plus cela choque! Difficile en effet de ne pas penser qu’il y a derrière tout ça un petit côté pédophile, même s’il ne filme bien entendu que de jeunes adultes ou des adolescents (Pas dans des situations érotiques, je vous rassure!) et bien heureusement aucun enfant...

Il y a tout de même un côté assez malsain, qui jusque-là ne m’avait pas trop gêné dans ses précédents films, mais qui là, m’a tout de même un peu dérangé, même si le cinéaste veut ici également montrer une jeunesse abusée par les personnes âgées, comme si d'ailleurs il cherchait à s'autocritiquer... Mais après tout ce n’est pas pire que de montrer de jeunes « adultes » de 18 ans (faisant parfois beaucoup moins physiquement) dans des films pornographiques! Et puis le but du réalisateur a toujours été également de choquer et en cela, c’est parfaitement réussi!

Par contre, il semble évident que les adolescents de Larry Clark ne ressemblent pas exactement à ceux que l’on croise habituellement dans la rue. Dans ses précédents films, on pouvait encore se dire que la jeunesse américaine était ainsi, probablement par méconnaissance d’ailleurs, mais ici, il décrit une jeunesse française bien éloignée de celle que nous côtoyons au quotidien.

Il faut dire qu’il s’intéresse ici à une jeunesse de skateurs, donc assez marginale en France, mais du coup, étrangement, on a l’impression qu’il décrit une nouvelle fois la jeunesse américaine, alors que ce sont bien des petits français les protagonistes du film! Peut-être qu’en prenant des acteurs connus, on n’aurait pas eu cette impression, mais là il s’agit de parfaits inconnus et du coup la confusion se fait.

Curieusement en tout cas, sa description d'une jeunesse débauchée n’est pas si éloignée que ça de la vision qu'on peut se faire de celle de la fin des années 60/débuts 70 comme s’il décrivait une fois de plus la jeunesse qui l’a peut-être le plus marqué. D'ailleurs par son attitude et sa dégaine le jeune Lukas Ionesco, fils de l'actrice/réalisatrice Eva Ionesco ne sera pas sans rappeler celle d’un certain Jim Morrisson...

Il est par contre très étonnant de voir ce jeune homme dans un rôle aussi sulfureux, lorsqu'on connaît le passé de sa mère et le scandale qui éclata suite à son rôle de Silvia dans le film "Maladolescenza" ("Jeux interdits de l'adolescence" en France), film qui fût censuré et interdit en étant qualifié de pédophile et immoral, puisque celle-ci y jouait des scènes érotiques alors qu'elle était mineure. Étrangement, ce passé ne semble pas trop gêner le jeune Lukas, puisqu'il interprète ici un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence se prostituant... De même, il paraît fort peu probable que Larry Clark ignorait la filiation du jeune homme et qu’il l’ait choisi par hasard!

Outre le côté choquant de montrer des images crues de la sexualité d'un jeune homme pommé, détruit même, vendant son corps pour de l'argent, le réalisateur enfoncera le clou en justifiant cela par les abus incestueux d'une mère frappadingue, jouée par une Dominique Frot ("Mortelle randonnée", "À l'intérieur", "Elle s'appelait Sarah", "Aux yeux des vivants") au sommet de son art.

Que dire du film autrement? Et bien, c'est quand même un peu foutraque! Probablement à cause d'un tournage parti en sucette suite au départ de trois des comédiens principaux du film... Il est sûr que dans de telles conditions, il a dû être difficile de le terminer! Sans compter les désistements d'acteurs comme par exemple Bouli Lanners qui devait jouer ici un fétichiste, rôle qu'interprétera finalement Larry Clark en personne, qui jouera également un second rôle dans le film, celui de Rockstar, un vieux débris rongé par l'alcool.

Du coup, pour que cela ne se voie pas de trop, le cinéaste dut se résoudre à raser sa barbe qu'il portait depuis 25 ans... Mais il faut dire que sucer les pieds crades d’un jeune homme n’est pas forcément très enthousiasmant et on peut comprendre aisément les raisons de ce désistement de dernière minute, même si les raisons données sont toute autre!

Au niveau de la mise en scène, c'est évidemment du pur Larry Clark, avec bien entendu de très belles images, mais aussi des images parfois crades, floues, tremblantes ou même encore dégradées volontairement comme faire de celles-ci de véritables tableaux... Il faut donc aimer et bien sûr être réceptif à son style. Il vaut mieux également aimer le Rock indépendant qui déménage!

Par contre, je serai incapable de vous dire si les jeunes ayant joués dans le film se reconnaitront dans cette description peu reluisante. Parmi eux, en plus du jeune Lukas Ionesco, on remarquera surtout, la charmante Diane Rouxel ("La tête haute") dans le rôle de Marie et Théo Cholbi ("Des morceaux de moi", "Tristesse Club") dans le rôle de Pacman, dont le personnage semble quelque peu sous exploité, mais ce qui s'explique par le fait que le jeune comédien ait été renvoyé du tournage suite à des menaces de grève qu'il aurait faites avec deux autres acteurs, suite au renvoi de l'un des acteurs, privant ce personnage d'une intrigue qui du coup n’apparaîtra pas dans le film.

Enfin, le côté quelque peu décousu du film peut aussi s'expliquer par le fait que celui-ci n'ait pas été écrit par un vrai scénariste, mais étonnamment par un poète, Mathieu Landais et par le cinéaste en personne qui apporta quelques modifications en raison des soucis survenus durant le tournage...

Même si ce nouveau Larry Clark sera tout de même assez bancal, cela reste une œuvre bien glauque dans la lignée de ses autres œuvres... Sulfureuse et dérangeante!

La sortie en DVD de "The Smell of Us" chez Jour2Fête est prévue pour le 10 juin 2015, dans une belle édition digipack comme la plus part du temps chez l’éditeur. Le film sera proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & 5.1. Côté bonus, on aura le droit à la bande annonce et à une passionnante interview du réalisateur Larry Clark, dans lequel on regrettera par contre qu'il n'aborde pas certains sujets comme par exemple le choix de son acteur principal et qui se conclura par une chanson de Jonathan Velasquez du groupe reVolt (38'48").

The smell of us

The smell of us
Voir la fiche
Permalink 1455 mots par flo001fg Email , 1884 vues • Réagir

20.05.15

07:18:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Tsukiko vit dans l’ombre de sa sœur aînée, la belle et populaire Tomie, qui meurt dans circonstances horribles. Nuit après nuit, la jeune fille est réveillée par les mêmes visions horrifiques. Un an plus tard, alors que Tsukiko et ses parents célèbrent l’anniversaire de Tomie, l’impensable se produit : la victime est de retour. Le cauchemar devient alors réalité!

Mon avis :

Neuvième et dernière adaptation cinématographique à ce jour du manga "Tomié" de Junji Itō, "Tomie : Unlimited" est pourtant le premier de la saga à débarquer chez nous grâce à Elephant Films qui l'inclut dans sa collection "Sushi Typhoon" même si celui-ci ne fait aucunement parti des films produits par la fameuse firme japonaise (Comme d'autres films de la collection d'ailleurs!). Il faut dire par contre qu’il a été réalisé par Noboru Iguchi, qui signa la plus part des films complètement barrés de cette boîte de production composée de types, à mon avis, bien allumés...

Avec ce "Tomie : Unlimited" le réalisateur ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet (De toutes manières, ce n'est pas trop son genre!) avec une scène bien graphique où la frêle Tomié, jouée par Miu Nakamura ("Uniform SurviGirl I & II"), se fait embrocher de part en part devant les yeux de sa petite sœur qui était en train de la photographier...

Seulement voilà, un an après son décès, celle-ci revient tranquillement chez elle et elle va attribuer la faute de sa mort à sa sœur Tsukiko, interprétée par Moe Arai ("The Blue Bird", "Bushido Sixteen", "Sweet Poolside"), obligeant leurs parents à s'en prendre à cette dernière.

Si jusque-là le film était relativement normal, malgré une ambiance tout de même assez étrange, le film va ensuite verser dans le grand n'importe quoi absolu, lorsque le père va littéralement péter un câble, s'acharnant à coups de couteaux sur Tomié, après qu'elle ait menacé de quitter le cocon familial.

A partir de ce moment là, on reconnaîtra sans problème le style bien identifiable de Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Mutant Girls Squad", "Karate Robo Zaborgar", "Zombie Ass", "Dead Sushi") avec des idées complètement farfelues, outrancières et souvent même assez déviantes.

La tête de la charmante Tomié va alors se retrouver en boîte ou encore sous forme d’une chenille etc..., le tout avec des effets spéciaux toujours signés par son fidèle acolyte Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death"), qui évidemment comme d'habitude ne fera pas dans la demi-mesure! Comme d’habitude également, les effets spéciaux seront parfois assez approximatifs en raison d’un budget très limité, mais l’originalité de ceux-ci permettront qu’on n’y prête guère attention.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le film ne versera jamais réellement dans le film de fantômes genre "Ring" et c'est tant mieux! Bon, il faut par contre avouer que par moments cela part un peu dans tous les sens, mais l'ensemble est tout de même bien fun et c’est le principal!

Il est à noter que le film se regarde de façon complètement indépendante par rapport aux huit autres de la série (qui n’ont pas forcément très bonne réputation d'ailleurs...), donc pas de soucis de compréhension en tous cas à ce niveau là...

Malgré un début somme toute assez classique, Noboru Iguchi arrive quand même au final à faire du Noboru Iguchi en nous livrant une fois de plus un film bien gore et surtout bien barré! Bien entendu, cela reste à réserver aux amateurs de ce genre de films...

"Tomie Unlimited" est sorti le 3 mars 2015 en DVD et en Blu-ray chez Elephant Films. Le DVD nous propose le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et japonaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est quant à lui également au format 1.77:1 16/9ème, mais avec un encodage 1080i et des pistes audio française dts-HD Master Audio 5.1 et japonaise LPCM 2.0. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray se limite uniquement à la galerie d'images et aux bandes annonces de la collection...

Tomie Unlimited

Tomie Unlimited
Fnac à 22€
Voir la fiche
Tomie Unlimited (Blu-ray)

Tomie Unlimited (Blu-ray)
Fnac à 26.22€
Voir la fiche

Permalink 771 mots par flo001fg Email , 994 vues • Réagir

19.05.15

05:53:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carl Kolchack est un journaliste d’un genre assez particulier. Enquêtant le jour sur les phénomènes les plus étranges, il en arrive à traquer la nuit les monstres les plus bizarres. Ses dossiers l’entrainent à affronter des créatures du paranormal comme des sorciers, des robots, des zombies, des vampires, des loups garous, des extraterrestres ou des fantômes. Le tout entre Las Vegas, Seattle et Chicago.

Mon avis :

Quatre mois après avoir sorti le premier volume des "Dossiers brûlants", Elephant Films éditait le second volume tant attendu de cette série beaucoup trop méconnue. Un second coffret comprenant les dix derniers épisodes de la série relatant les enquêtes de Carl Kolchak, journaliste tombant constamment sur des phénomènes étranges et paranormaux...

On retrouve donc avec plaisir l'acteur Darren McGavin ("Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") dans le rôle de Carl Kolchak, personnage principal de la série "Kolchak: The Night Stalker", baptisée chez nous, "Dossiers brûlants", série ayant je vous le rappelle inspirée Chris Carter pour la série "X-Files : Aux frontières du réel". Tout comme les agents spéciaux Fox Mulder et Dana Scully, le journaliste semble en effet attirer les phénomènes paranormaux comme un aimant!

Une fois de plus, le journaliste de l'INS (Independence News Service) se retrouve confronter dans "Horror in the Heights" ("Le Vertige"), le onzième épisode de la série, à des faits particulièrement étranges impliquant cette fois un monstre mi-homme, mi-rat d'origine hindoue, prenant l'apparence des personnes dans lesquelles les victimes ont confiance afin de pouvoir les approcher avant de les tuer...

Cet épisode réalisé par Michael Caffey ("Le Virginien", "MacGyver"), dans lequel on remarquera notamment la présence de Ned Glass ("West Side Story", "Charade"), Phil Silvers ("Un monde fou, fou, fou, fou", "Le forum en folie") ou encore de Abraham Sofaer ("Quo Vadis", "La croisée des destins"), se suit à nouveau agréablement, même si on éprouvera à force un sentiment de déjà-vu...

On retrouve autrement bien évidemment au cours de cet épisode et des 9 autres épisodes, le personnage de Tony Vincenzo, toujours interprété par Simon Oakland ("Psychose", "West Side Story", "Bullitt", "Les têtes brûlées"), le directeur en chef du journal, accompagné de leurs collègues Ron Updyke et Emily Cowles, respectivement joués par Jack Grinnage ("La fureur de vivre", "Bagarres au King Creole") et Ruth McDevitt ("La fiancée de Papa", "Les oiseaux").

Dans "Prénom : R.I.N.G.", cette fois, notre reporter aura affaire à un robot doté d'une force incroyable, capable de penser et même d'éprouver des sentiments... Ce douzième épisode, réalisé par Gene Levitt ("Opération danger") est vraiment très sympathique et arrivera même à ce qu'on éprouve de l'empathie pour ce robot...

Un épisode donc très plaisant où l'on remarquera notamment la présence de Julie Adams ("L'étrange créature du lac noir") et de Bert Freed ("Les sentiers de la gloire", "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?", "Pendez-les haut et court").

"Primal Scream" ("Les Hurlements") mettra ensuite ce cher Kolchak face à un homme-singe de plus de 100 000 ans, un épisode où l'on retrouvera comme dans l'épisode précédent le cascadeur Gary Baxley ("Predator"), cette fois dans le rôle de la bête préhistorique. Un épisode dans la même veine que les précédents épisodes, dans lequel on pourra apprécier les jolis yeux de Katherine Woodville ("Le rebelle de Kandahar", "La brigade du Texas") dans le rôle du docteur Helen Lynch.

Magie noire et sorcellerie dans le milieu de la mode seront ensuite au programme de "La collection", un quatorzième épisode réalisé une nouvelle fois par Don Weis ("L'homme de fer", "Starsky et Hutch", "M.A.S.H.", "Les enquêtes de Remington Steele"). Un épisode fort sympathique, souvent très amusant, mais également assez angoissant, dans lequel Lara Parker ("Dark Shadows", "Course contre l'enfer") incarne une sorcière particulièrement convaincante et ne manquant pas de charme... On remarquera également dans le rôle du médecin, Bernie Kopell ("Max la menace"), acteur rendu célèbre pour son rôle de dans "La croisière s'amuse".

"Chopper", le quinzième épisode, réalisé par Bruce Kessler ("Angels from Hell", "Simon, King of the Witches", "Un shérif à New York"), co-écrit entre autres par Robert Zemeckis ("À la poursuite du diamant vert", la trilogie "Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "Forrest Gump", "Seul au monde", "Le pôle express"), nous entraîne dans une étrange histoire d'un biker sans tête tuant les gens à coups de sabre...

Bon, il faut admettre que cet épisode qui fait immanquablement penser à "Sleepy Hollow", a assez mal vieilli du fait que l'on rigole bien à chacune des apparitions du tueur, car il a un buste démesurément grand, masquant bien entendu la tête de l'acteur!

Comme à son habitude, dans "Demon in Lace" ("Le démon"), Carl Kolchak va profondément énerver la plus part des autres protagonistes de cette aventure, que ce soit ses collègues et son patron tout particulièrement, la police ou encore ceux qu'il interrogera... Dans ce seizième épisode, il sera question de succubes et il faut admettre que cet épisode fera son petit effet et pourra même effrayer les plus jeunes...

Parmi le casting, on remarquera ici la présence de Keenan Wynn ("La grande course autour du monde", "Il était une fois dans l'Ouest", "L'Or de Mackenna") dans le rôle du capitaine Joe 'Mad Dog' Siska, Andrew Prine ("Miracle en Alabama", "Chisum", "Amityville 2 : Le Possédé") dans le rôle du professeur C. Evan Spate et de Carolyn Jones ("L'homme au masque de cire", "L'invasion des profanateurs de sépultures") connue notamment pour son rôle de Morticia dans la série "La famille Addams".

Dans "Legacy of Terror" ("La terreur en héritage"), notre journaliste pistera cette fois des aztèques (plutôt amusants avec toutes leurs plumes!) sacrifiant leurs victimes en leur arrachant le cœur... Normal pour des aztèques! Mais que font-ils là? De nos jours... Ça, c'est une autre histoire!

Un dix-septième épisode réalisé par Don McDougall ("Au nom de la loi", "Le Virginien", "L'homme de fer") dans lequel on retrouve quelques têtes connues comme par exemple Erik Estrada ("Airport 1975", "Guns", "Alarme fatale"), rendu célèbre pour son rôle de l’officier Frank Poncherello dans la série "Chips", Ramon Bieri ("Le mystère Andromède", "La balade sauvage", "Le convoi de la peur"), qui apparaît ici une seconde fois dans la série dan le rôle du capitaine Joe Baker, Sorrell Booke ("Les félins", "Point limite"), bien connu pour son rôle de 'boss' Hogg dans "Shérif, fais-moi peur!" ou encore Pippa Scott ("La prisonnière du désert", "Ma tante", "Le Virginien").

Est-ce que "The Knightly Murders" préfigure "Les Visiteurs"? Peut-être pas, en tous cas, un tueur venu du Moyen-âge va faire régner la terreur sur cette bonne vieille ville de Chicago et Kolchak va pour une fois tomber sur un commissaire, très british, incarné pourtant par l'américain John Dehner ("Le gaucher", "Ces garçons qui venaient du Brésil", "Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion?", "Creator"), semblant plutôt apprécier notre journaliste qui a pourtant l'habitude d'énerver tout le monde! Enfin, du moins dans un premier temps...

Vincent McEveety ("La Coccinelle à Monte-Carlo", "La conquête de l'Ouest", "In the Heat of the Night") signe ici un excellent épisode aux dialogues véritablement savoureux! Probablement l'un des meilleurs épisodes de la série d'ailleurs!

Dans "The Youth Killer", le dix-neuvième épisode de la série, réalisé également par Don McDougall, Kolchak va être sur les traces d'une bien jolie tueuse, puisqu'il s'agira de la fille de Zeus et de Léda, Hélène de Troie en personne, jouée par la charmante Cathy Lee Crosby ("La prof joue et gagne", "The Dark"), qui puisera son éternelle jeunesse chez des jeunes gens au physique parfait...

Notre irritant journaliste aura ici affaire à un nouveau sergent, le sergent Orkin, interprété par Dwayne Hickman ("Dr. Goldfoot and the Bikini Machine"), qui aura l'intention de travailler main dans la main (Enfin, façon de parler!) avec lui, du moins au départ...

Dans cet épisode, on remarquera essentiellement la présence de George Savalas ("De l'or pour les braves", "La cité de la violence"), frère du célèbre interprète de Kojak et lui-même interprète du détective Stavros dans la série.

On arrive alors avec regrets au tout dernier épisode de la série, "The Sentry" ("La Sentinelle"), mettant en scène un monstre reptilien dans de profondes galeries où sont stockées des archives tenues secrètes... Bon, il faut avouer que le monstre en question prête plus à sourire qu'autre chose, tellement le déguisement est ridicule! L'épisode a pris du coup un petit coup de vieux, mais cela lui donne en même temps un certain charme!

En fait, cela sera surtout par rapport au monstre, car pour le reste cet épisode mis en scène par Seymour Robbie ("Les enquêtes de Remington Steele", "Arabesque") tient plutôt bien la route, avec en plus quelques têtes connues figurant au casting comme Tom Bosley ("Happy Days", "Arabesque") ou John Hoyt ("Les Contrebandiers de Moonfleet", "Spartacus", "Cléopâtre"), nous laissant forcément dans un profond désarroi sachant qu’à la fin de ce vingtième épisode, il n’y aura pas de suite...

Pas de doute, après 2 téléfilms et 20 épisodes d’une série de grande qualité, le reporter Carl Kolchak, au look de péquenot, va terriblement nous manquer! Il faut dire qu’on s’était énormément attaché à lui, malgré son costume au pantalon trop court, son chapeau de paille et ses vieilles chaussures cradingues...

Ce second volume de "Dossiers brûlants" est sorti en DVD chez Elephant Films le 11 mars 2015. L'image est au format 1.33 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0, quant aux bonus, ils se limitent comme pour le premier volume à quelques bandes annonces de l'éditeur dont celle du premier volume.




Amazon à 24.7€
Fnac à 29.9€
Voir la fiche
Permalink 1741 mots par flo001fg Email , 1114 vues • Réagir

18.05.15

05:37:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quatre magnifiques et intrépides jeunes femmes vont s’associer pour libérer la sœur de l’une d’elle, devenue esclave dans une plantation de café transformée en prison haute sécurité et tenue par le maléfique Carreon. La guerre va commencer et elles seront impitoyables !

Mon avis :

Sorti en DVD chez Le Chat qui Fume, en même temps que "TNT Jackson", "The Muthers" est aussi un pur produit d'exploitation, réalisé également par le réalisateur philippin Cirio H. Santiago et toujours avec la même actrice, l'ex-playmate Jeannie Bell... Vous voilà donc prévenus! Si vous n'avez pas aimé le premier, passez votre chemin!

Cirio H. Santiago ("3 panthères au combat", "Attaque à mains nues", "Stryker", "Caged Fury", "Les guerriers du futur") a réalisé "The Muthers" en 1976, soit deux ans après le mythique "TNT Jackson". Le réalisateur retrouve donc ici Jeannie Bell ("Fureur noire", "Mean Streets", "Treize femmes pour Casanova"), une des toutes premières playmates afro-américaines à avoir été playmate du mois dans le magazine de charme Playboy. Il lui offre à nouveau le rôle principal, sauf qu'ici, elle ne sera pas seule, mais accompagnée de trois autres actrices noires, toutes aussi charmantes...

A ses côtés, il y aura donc la splendide Rosanne Katon ("3 panthères au combat", "Motel Hell", "Harem") dans le rôle d'Anggie, Trina Parks ("Darktown Strutters", "Immortal Kiss: Queen of the Night"), aperçue notamment dans "Les diamants sont éternels", ici dans le rôle de Marcie et enfin Jayne Kennedy ("Le samouraï noir", "L'ange de la vengeance", "Body and Soul"), ex-miss Ohio 1970, dans le rôle de Serena.

Un joli casting donc pour un film d'action, versant aussi bien dans le Blaxploitation (Forcément avec quatre actrices noires en vedettes !), que dans le WIP (Women In Prison) avec ses scènes obligées de viols, de tortures (évidemment bien sadiques) et de douches collectives, le tout avec des pirates, un brin d’érotisme, des gunfights et des combats d’arts martiaux...

Bien entendu, comme dans "TNT Jackson", Jeannie Bell est une nouvelle fois doublée, toujours par un homme, certes assez fin, mais quand même, cela se voit très nettement! Du coup, cela rendra certaines scènes d’action assez risibles, mais c’est aussi ce qui fait en partie le charme du film! On se marre bien, on en a pour notre argent et donc c'est l'essentiel!

Lorsqu'on regarde un film de ce genre, on ne demande pas non plus un super scénario ou de très bons acteurs... Non, juste un divertissement sans temps morts remplissant correctement le cahier des charges de ce qu'on attend pour ce type de films. Donc des jolies filles, un peu de nudité et de la bagarre!

Bon, en tout cas, niveau scénario, cela part un peu dans tous les sens... Cela commence comme une histoire de pirates où deux bandes rivales vont rapidement s’affronter, l'une menée par notre héroïne, la jolie Kelly et l'autre menée par le terrible Turko, joué par un certain John Montgomery ("Dangereuse sous tous rapports"), puis la belle va apprendre fortuitement que sa sœur a été emprisonnée et elle va donc se mettre en tête de la faire libérer, ce qui va les mener, elle, et Anggie d'ailleurs, directement dans le camp de travaux forcés où sa sœur est censée être, avant naturellement de réussir en s'en échapper, faisant basculer le film dans le survival, puis dans le film d’aventures... Évidemment, Cirio H. Santiago ne s’embarrasse pas de crédibilité, mais ça, on s’en fiche royalement!

Malgré une copie comportant pas mal de défauts (L’éditeur d’ailleurs s’en excuse avant le film, mais il n’a pu se procurer une meilleure version, le film étant devenu très rare...), c’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons cette sortie, en espérant bien entendu que Le Chat qui Fume nous sorte prochainement d’autres perles oubliées dans ce genre!

"The Muthers" est sorti le 3 février 2015 chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim, proposant le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 mono, évidemment sous-titrée en français. Les bonus se composent d'une courte, mais sympathique présentation du film par China Foxx et Catwoman (0’33”), d'un documentaire intitulé "Les Femmes Pirates" par Foxy Bronx (9’07”) et de diverses bandes-annonces de l'éditeur dont celles de la collection.

The muthers

The muthers
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 766 mots par flo001fg Email , 904 vues • Réagir

17.05.15

05:45:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A Stockholm, Fanny Hill s'ennuie d'être une femme au foyer. Elle suspecte son mari, réalisateur de spots publicitaires constamment entouré de starlettes, de la tromper. Elle décide alors de lui tendre un piège pour obtenir le divorce, et s'envole pour les États-Unis où elle espère devenir actrice...

Mon avis :

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer la jaquette de l'édition Bach Films, "Le tour du monde de Fanny Hill" n'est pas un film érotique avec en vedette Christina Lindberg, l'une des principales icônes de la sexploitation, puisque celle-ci n'aura ici qu'un tout petit rôle. Non, ici la star, cela sera Shirley Corrigan, très jolie suédoise beaucoup moins connue, mais ayant tout de même tourné dans quelques films très sympathiques...

Dès les premières minutes du film, l'on découvre Christina Lindberg ("La Possédée", "Young Playthings", "Crime à froid", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges") jouant les modèles de charme et l'on comprend alors très vite que celle-ci n'aura effectivement dans ce film qu'un rôle mineur.

On fait alors la connaissance de Fanny Hill, l’héroïne du film interprétée par Shirley Corrigan ("La plus longue nuit du diable", "Doctor Jekyll y el Hombre Lobo", "L'emprise des sens"), incarnant une jeune femme souhaitant divorcée de son mari qui la délaisse, afin de pouvoir profiter de la vie et devenir une star de cinéma...

Elle va alors monter un traquenard, aidée de sa meilleure amie, Monica, jouée par la cultissime actrice de "La marque du diable", Gaby Fuchs ("Les contes de Grimm pour grandes personnes", "La furie des vampires"), afin de piéger son pauvre mari.

Une fois libérée, si je puis dire, la « cavaleuse au corps chaud » (Oui, c’est un autre titre du film! Plutôt bien vu en plus, mais réservé à une version hard du film incluant des inserts d’origine française introduits au détriment de certaines scènes du film...) va partir pour Los Angeles et devenir très rapidement une star grâce à un premier rôle dans un film érotique et à des photos de charme qui feront sensation.

Une nouvelle carrière qui la mènera par la suite à travers le monde, poursuivie par son ex-mari, interprété par Peter Bonke ("Nana - Poupée d'amour", "3 hommes à abattre", "Le concile de pierre", "Un village français"), qui fera tout pour la reconquérir...

Mac Ahlberg ("Nana - Poupée d'amour", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse"), connu également en tant que directeur de la photographie pour des films comme "Re-Animator", "House", "From beyond", "Dolls", "Prison" ou encore "Innocent Blood", signe avec ce film une comédie polissonne très fraîche, proche souvent du vaudeville, très librement inspirée de "Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir" de John Cleland, roman érotique datant tout de même de 1749, longtemps vendu sous le manteau et qui sera également librement adapté au cinéma entre autres par Russ Meyer ("Fanny Hill") et Tinto Brass ("Paprika").

C'est d'ailleurs la seconde fois que le réalisateur suédois s'inspire de ce roman puisqu'en 1968, il avait réalisé "Fanny Hill", film beaucoup plus proche de l’œuvre originale mais transposé dans le Stockholm des années 60...

Si érotiquement, "Le tour du monde de Fanny Hill" sera dans l'ensemble très sage, en étant effectivement plus proche de la comédie coquine que du film purement érotique, celui-ci nous surprendra tout de même dans sa dernière partie avec une scène d'orgie comprenant des plans (notamment de fellations) très explicites (Oui, cela surprend d'un coup!).

Étonnamment, la très belle photographie du film n'est ici pas signée par le réalisateur lui-même, mais fût confiée à Mikael Salomon ("Pluie d'enfer", "Menace Andromède"), futur chef opérateur de films comme "Abyss", "Backdraft" ou encore "Horizons lointains" (Ouais! Il y a pire!). Celle-ci mettra parfaitement en valeur les jolis décors du film, notamment de Venise et les jolis yeux de son actrice principale. La mise en scène de Mac Ahlberg est également impeccable et souvent très inspirée, avec des cadrages parfois assez originaux.

Parmi le casting, on remarquera autrement, en dehors des acteurs précédemment cités, l'excellente interprétation de Walter Buschhoff ("Les nouvelles aventures de Vidocq", "Les mystères de Paris"), absolument génial dans le rôle de William, l'acteur (également dans le film!) qui lancera involontairement la carrière de notre jolie Fanny et de Bo Brundin ("La kermesse des aigles", "Meteor") dans le rôle de Peter Wild, le réalisateur qui flashera sur la belle...

Finalement, le fait que Christina Lindberg ne soit que très peu présente à l’écran n’enlève absolument rien aux qualités de cette petite comédie érotique pleine de fraîcheur et ayant particulièrement bien vieillie. Une belle découverte!

"Le tour du monde de Fanny Hill" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français optionnels. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.

Le tour du monde de Fanny Hill

Le tour du monde de Fanny Hill
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 946 mots par flo001fg Email , 1398 vues • Réagir

16.05.15

05:44:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lou Garou est un flic alcoolique qui a pris pour habitude de se réveiller dans les endroits les plus improbables avec une sérieuse gueule de bois. Rien de très surprenant en fait, jusqu’au jour où les scènes de crimes sur lesquelles il est appelé à enquêter commencent à lui sembler bien familières. Il réalise en outre que sa vue, son ouïe et son flair, ou plus exactement son odorat, sont tout à coup décuplés. Ayant compris qu’il est atteint de lycanthropie galopante, Lou Garou va tenter de devenir un homme meilleur le jour alors qu’il est un animal la nuit.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au départ avec un tel titre, "WolfCop" n'est ni une série Z, ni même une grosse comédie horrifique complètement loufoque, mais plutôt une semi-comédie horrifique à mi chemin entre un "Flic ou zombie" et un "Teen Wolf"...

Bien entendu, à aucun moment, Lowell Dean ("I Heart Regina", "13 Eerie"), réalisateur et scénariste de ce "WolfCop" ne se prendra réellement au sérieux, nous offrant une petite série B à la fois bien fun et généreusement gore. Le réalisateur a poussé le vice jusqu'à appeler son héros, Lou Garou! Le sergent Lou Garou!

Avec un nom pareil, son destin était forcément tout tracé! Et c’est donc tout naturellement que ce flic looser et alcoolique, interprété par Leo Fafard ("I Heart Regina"), un acteur ayant une certaine ressemblance physique avec C. Thomas Howell, va rapidement devenir un loup-garou suite à un rituel satanique dont il va être victime.

C'est un peu con tout de même pour un homme des forces de l'ordre! Car bien entendu, il va se mettre à massacrer les personnes autour de lui durant les périodes de pleine lune... Heureusement dans son malheur, les personnes en question seront tout de même des voyous, alors la morale sera sauve! Ouf!

Et puis évidemment, comme notre héros n’a pas les idées très claires (Vu qu’il boit... Vous me suivez?), il va naturellement batifoler avec la « salope » de service (Mais qui n’aurait pas craqué? Il faut dire qu’elle a une petite ressemblance avec la scream queen Debbie Rochon, ce qui bien entendu ne laissera aucun amateur de films d’horreur insensibles...), jouée par la très jolie Sarah Lind ("Innocence à vendre", "Severed", "True Justice"), alors qu'il a une charmante collègue qui n'attend pourtant que ça!

Cette collègue, qui abat le boulot pour deux (Il faut qu'il faut bien que la boutique tourne!), cela sera Tina, interprétée par Amy Matysio ("Dolan's Cadillac", "Chained", "Alien War"), un petit bout de femme, plutôt rigolote et attachante. Parmi les acteurs, on remarquera autrement surtout Jonathan Cherry ("Destination finale 2", "House of the Dead", "Fight Games"), très amusant et au look tout droit sorti du clip "Sabotage" des Beastie Boys (Oui, je sais! Ce sont les moustaches!).

Mais bon si le casting sera plutôt mal, ce ne sera évidemment pas l'atout majeur du film... Le film vaut en effet surtout pour ses effets spéciaux à l'ancienne, le réalisateur ne reculant d’ailleurs devant rien, puisqu’il nous offrira certainement la première et unique transformation à ce jour au cinéma d'un loup-garou débutant par une vision de son pénis!!! Oui, oui, vous avez bien lu! Graphiquement les transformations seront réussies, tout comme le look de ce loup-garou.

En revanche, le film, en lui-même, fera parfois très DTV, probablement en raison des moyens assez limités dont le réalisateur a bénéficié (Celui-ci a en effet seulement coûté aux alentours d’un million de dollars canadiens, dont une partie financée via le crowdfunding).

On pourra également déplorer un certain manque de lisibilité au niveau des scènes d'action, mais vu en tout cas, les qualités évidentes de ce long-métrage, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un second volet soit déjà en route et prévu pour être tourné en 2016...

Souhaitons que cette fois le réalisateur dispose d'un peu plus de moyens afin de pouvoir nous offrir un spectacle visuellement plus abouti! Pensez par contre à la fin du film à aller jusqu'au bout du générique, une courte scène vous y attend!

Ce "WolfCop" s'avère donc être une petite comédie horrifique fort sympathique, avec un petit côté eighties qui devrait en ravir plus d'un...

"WolfCop" sort en DVD et Blu-ray le 2 juin 2015 chez Factoris Films, accompagnés dans les deux cas de la copie digitale en illimitée. L'édition DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1, alors que l'édition Blu-ray sera quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et comprendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, on sera exceptionnellement gâté par l'éditeur avec un commentaire audio du réalisateur/scénariste du film Lowell Dean et d'Emersen Ziffle chargé des effets spéciaux, un making of très complet (43'57"), une featurette à la présentation très amusante (11'19"), la bande démo originale du film ayant servie pour les démarchages (2'13"), une galerie de photos comprenant des photos d'une séance photos en studio pour la promotion du film (7'24"), un bêtisier assez amusant comprenant des scènes ratées ou supprimées (3'02") et le clip vidéo "Henry" du groupe Rah Rah originaire de la région de Regina, là où fût tourné le film... Malheureusement tout cela sera une nouvelle fois réservé aux anglophones!

Wolfcop (DVD + Copie digitale)

Wolfcop (DVD + Copie digitale)
Voir la fiche
Wolfcop (Blu-ray + Copie digitale)

Wolfcop (Blu-ray + Copie digitale)
Fnac à 26.22€
Voir la fiche

Permalink 973 mots par flo001fg Email , 1353 vues • Réagir

15.05.15

05:43:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Trois flics d’élite travaillent ensemble au Bureau des Narcotiques de Hong Kong. Chacun d’eux donnerait sa vie pour ses collègues. Ensemble, ils mènent une guerre sans merci aux cartels de la drogue. Ils sont envoyés en Thaïlande pour une mission extrême : capturer l’un des principaux parrains de la Mafia. La confrontation sera terrible, et les trois amis vont y perdre beaucoup.

Mon avis :

Impossible de ne pas penser à "Une balle dans la tête" en visionnant le dernier film de Benny Chan, "The white storm : Narcotic", tellement l'idée de départ semble en effet proche de celle du film de John Woo! A moins bien évidemment de ne pas connaître ce classique incontournable du cinéma asiatique...

En effet, même si l'intrigue se démarque assez nettement de celle de "Une balle dans la tête", la similitude semble évidente entre les deux films, car les deux films sont avant tout une histoire d'amitié entre trois hommes qui se connaissent depuis l'enfance et qui seront frappés par un drame qui touchera l’un d’entre eux...

A partir de là, Benny Chan ("Big Bullet", "Who Am I?", "Gen-X Cops", "Heroic Duo", "New Police Story", "Divergence", "Connected") signe un solide polar aux scènes d'action impressionnantes sur fond de trafic de stupéfiants. C'est lors d'une opération visant à faire tomber des trafiquants que l'on fait connaissance avec ces trois amis inséparables, devenus tous les trois flics. L'un dirige l'enquête, le deuxième le seconde, alors que le troisième est lui infiltré depuis des années.

Ne supportant plus d'être séparé de sa famille (Il faut dire que sa femme est enceinte et prête a accoucher!) et souhaitant réintégrer la police au plus vite, So Kin-chow, joué par Louis Koo ("La légende de Zu", "Election", "Triangle", "Flashpoint"),espère bien que cette mission va se terminer lors de cette opération, seulement pas de bol pour lui, les choses ne vont pas vraiment se passer comme il l’imaginait et Ma Ho-tin, interprété par Ching Wan Lau ("Black Mask", "Running Out of Time", "Mad detective"), son ami dirigeant l'enquête, va alors le convaincre de continuer, ce qui ne sera pas forcément l'idée du siècle...

Benny Chan signe là un film aux scènes d'action impressionnantes (Tout particulièrement la scène des hélicoptères et la scène finale!) et à la photographie hyper soignée, signée une nouvelle fois par Anthony Pun ("New Police Story", "Blast", "Inferno", "Little Big Master"), chef opérateur ayant déjà travaillé à plusieurs reprises avec le cinéaste hongkongais. Le réalisateur ne s'embarrassera malheureusement pas trop de la crédibilité, ce qui desservira quelque peu le film.

Dommage, car à côté de ça, les acteurs sont vraiment excellents, notamment Nick Cheung ("Breaking News", "Election", "Exilé", "The Crash") absolument génial dans le rôle de Cheung Tsz-wai. Le film demeure toutefois très plaisant à regarder grâce notamment à ses scènes d’action se démarquant pas mal de ce qu’on a l’habitude de voir et ne faisant jamais dans la violence trop excessive.

En revanche, le réalisateur n’évite pas certains clichés au niveau par exemple de la personnalité de certains de ses « méchants », comme c’est le cas notamment du jeune « loup » un peu barge aux cheveux blonds... Typiquement le genre de personnage qu’on commence à voir un peu trop souvent dans le cinéma made in Hong-Kong!

Malgré ses invraisemblances et ses clichés, "The white storm : Narcotic" demeure un polar musclé très efficace, notamment grâce à deux scènes particulièrement marquantes et une touchante histoire d'amitié comme on les aime...

"The white storm : Narcotic" est sorti le 2 avril 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et cantonaise Dolby Digital 2.0 & 5.1, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio française et cantonaise dts-HD Master Audio 5.1. On pourra en revanche déplorer l'absence de bonus...

The white storm : Narcotic

The white storm : Narcotic
Voir la fiche
The white storm : Narcotic (Blu-ray)

The white storm : Narcotic (Blu-ray)
Voir la fiche

Permalink 708 mots par flo001fg Email , 995 vues • Réagir

13.05.15

06:43:11, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Clarisse accepte, pour satisfaire la perversité de son mari, de suivre quotidiennement des expériences sexuelles de toutes natures dont elle doit ensuite lui décrire les moindres détails.

Mon avis :

Deuxième film de la collection "Cinéma érotique français" de chez Bach Films (après "Belles d'un soir") à mettre en scène la star incontestée du cinéma pornographique français, la merveilleuse Brigitte Lahaie, "La maison des phantasmes" nous est ici proposé dans sa version soft, après avoir été édité depuis belle lurette chez Alpha France dans sa version hard...

Également connu sous les titres "Soumission", "Clarisse" ou encore "Je mouille pour vous" (Tout un programme!), "La maison des phantasmes" fût réalisé en 1979 par Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'ardoise", "L'affaire Dominici", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur", "Les filles du régiment", "Le denier du colt"), réalisateur de films classiques, qui comme de nombreux autres passa à la mise en scène de films pornographiques dans les années 70 durant la période que l'on nommera par la suite l'âge d'or du X français.

Au cours de cette période, nombre de films comme celui-ci virent le jour dans deux versions, l’une pornographique et l’autre érotique destinée en général à des pays moins permissifs que le notre. L'avantage d'avoir affaire à des cinéastes ayant eu une carrière plus classique auparavant, c'est que l'on avait le droit à des films avec un vrai scénario et qui étaient joliment filmés.

Alors que la plus part des films de cul commencent en déshabillant leurs actrices, celui-ci fera le contraire, en habillant sensuellement la sublime Brigitte Lahaie ("Parties fines", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Le couteau sous la gorge", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") pour notre plus grand plaisir... Une scène où l'on appréciera les formes toutes en courbes de la belle! Eh oui mesdames! Si on a tant fantasmé sur Brigitte Lahaie, c'est bien parce qu’elle avait une vraie poitrine (fabuleusement belle, il faut l’avouer!), avec de jolies hanches, pas comme ce que l'on voit le plus souvent de nos jours...

Toujours est-il qu'alors que Madame Clarisse s'habille, Monsieur Matthieu, joué par celui qu'on surnommait « Queue de béton » (Surnom qui lui fût attribué suite à un film du même nom!), Richard Allan ("Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard", "Le sexe qui parle 2", "Veuves en chaleur", "La femme-objet", "L'exécutrice"), l'un des mousquetaires du X hexagonale, joue pendant ce temps du piano dans le salon de leur splendide demeure aristocratique.

Matthieu, assez froid il faut l'avouer, lui confie alors une enveloppe et lui indique de se rendre dans la chambre d'un hôtel assez miteux où l'attend un certain Monsieur Morange, joué par Dominique Aveline ("Fièvres nocturnes", "Les petites écolières", "Les bas de soie noire"), l'une des figures les plus mythiques du cinéma porno de l'époque, faisant parti d'ailleurs des fameux mousquetaires. En parlant de Dominique Aveline justement, je me souviens l’avoir rencontré il y a environ une vingtaine d'années tout près de chez moi se faisant bronzer au soleil sur les bords de Marne, près du pont de Nogent portant juste un petit short en jean... L'acteur nous a quitté en mars 2009 des suites d'un cancer. Souvenir ému!

Enfin, bon, ce que notre pauvre Clarisse ne sait pas, c'est qu'elle va devoir lui obéir et satisfaire ses fantasmes! Pourquoi la livrer au loup comme ça me direz-vous? Eh bien parce que lors d'un accident de voiture où elle était au volant, il est devenu impuissant et qu’un psychiatre lui a dit qu'il pourrait peut-être retrouver l'usage de son organe grâce à un choc psychologique!

Il a donc élaboré un plan où sa femme sera soumise à ses moindres caprices, la faisant prendre par plusieurs hommes qui la « violeront » même sous ses yeux ou encore il l'humiliera devant leurs domestiques et convives, jusqu'à évidemment un final où il retrouvera enfin ses capacités!

A travers des scènes parfois étranges, à la limite de l'onirisme, le réalisateur signe un film curieux, parfois étrangement comique, comme lors de la scène finale où tous les protagonistes émus s'agenouillent devant le couple faisant enfin l'amour, mais souffrant tout de même de quelques longueurs en partie dues au fait que les scènes érotiques soient un peu trop sages, que cela soit dans cette version ou dans la version hard.

En revanche, le film sera tout de même assez déviant puisque notre châtelain donnera des cours de piano à une adolescente et qu'il n'hésitera pas à abuser d'elle, lui mettant par exemple la main dans la culotte en présence de sa mère tricotant tranquillement à côté...

Quant à l'air mélancolique au piano qui se répète continuellement, même s'il ne sera pas désagréable, il finira tout de même par devenir un peu lassant à la longue. Il est à noter que celui-ci sera signé par Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "La planète sauvage"), signant ici sous le pseudonyme de Paul Vernon une musique plutôt réussie notamment pour ce qui est de deux morceaux de rock progressif assez sympathiques.

Eh oui, il y a même le sosie d'Henri Guybet dans "Les Aventures de Rabbi Jacob"!

Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement la présence d'une véritable gueule incontournable du X de l'époque, Piotr Stanislas ("Nous étions un seul homme", "Adorable Lola", "Caligula et Messaline", "Vacances à Ibiza"), premier hardeur à avoir revendiqué sa bisexualité, connu pour réussir à se sucer lui-même la queue (Eh oui, cela laisse songeur!) et d'Élisabeth Buré ("Zob, zob, zob", "Le droit de cuissage", "Les bas de soie noire", "L'Initiation d'une femme mariée") dont le visage évoquera forcément des souvenirs aux amateurs de films pornos des années 70/80...

Malgré son côté un peu trop soft et son rythme assez langoureux, "La maison des phantasmes" est un film érotique pas inintéressant donnant des vrais rôles de composition à ses deux acteurs principaux, deux des plus grandes stars du X français des années 70.

"La maison des phantasmes" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un excellent entretien avec Christophe Bier qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

Il est à noter que la version hard du film est sortie en DVD chez Alpha France en double programme accompagnée du film "Couple cherche esclaves sexuels".

La maison des phantasmes

La maison des phantasmes
Voir la fiche
Permalink 1164 mots par flo001fg Email , 3550 vues • Réagir

12.05.15

06:40:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs...

Mon avis :

Sorti dans les salles tout juste une semaine après l'attentat qui toucha la rédaction du journal Charlie Hebdo, "Les souvenirs" a malgré tout remporté un franc succès, le public ayant probablement eu besoin d'ondes positives, alors qu'en cette période de troubles il était naturellement à craindre que le public déserte les salles obscures...

Pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur, ex-Robins des Bois adapte le roman "Les souvenirs" de David Foenkinos, à qui on doit déjà le film "La délicatesse" adapté de son propre roman. Jean-Paul Rouve ("Sans arme, ni haine, ni violence", "Quand je serai petit") nous offrent là une adaptation très libre, mais créée sous l'impulsion de son auteur, qui a réécrit l'histoire avec le comédien/cinéaste apportant à cette adaptation de nouveaux personnages et de nouvelles situations, ainsi qu'une structure narrative très différente.

"Les souvenirs" est vraiment un film délicieux, sensible, parfois touchant, souvent drôle, un film proche des gens, de la vie de tous les jours. Qui n'est pas concerné en effet de nos jours par la vieillesse, les problèmes de santé de nos parents ou grands-parents et par les choix difficiles que l’on doit prendre dans ces cas-là ? Et puis, le film est également le portrait très juste d’une jeunesse actuelle confrontée au chômage, vivant de petits boulots, souvent aux crochets des parents et la plus part du temps en colocation...

Et pour illustrer ce film intergénérationnel magnifiquement bien écrit, il fallait des acteurs d'exception. Cela va être notamment le cas, avec un Michel Blanc ("Les bronzés", "Marche à l'ombre", "Grosse fatigue") à l'interprétation toujours très juste dans le rôle d’un nouveau retraité qui n’arrive pas à comprendre le mal être de sa femme, interprétée par Chantal Lauby ("La cité de la peur", "Didier", "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?"), lassée de la routine qui s'est installée dans leur couple.

Cela sera également le cas avec une Annie Cordy ("Le passager de la pluie", "La rupture", "Le chat") absolument incroyable et profondément touchante dans le rôle de cette vieille dame que ses enfants vont placer dans une maison de retraite contre son gré. Quant au jeune Mathieu Spinosi ("Neuilly sa mère!", "Clem", "Les nuits d'été"), il campera le fils et petit-fils idéal, celui que tout le monde rêverait d'avoir, interprétant avec beaucoup de naturel ce jeune homme à la recherche de l’Amour! Un amour qu’il trouvera indirectement grâce à sa grand-mère et aux conseils d’un caissier de station-service.

Constamment le film oscillera entre émotion et humour, avec de nombreuses scènes très drôles apportées par d'excellents personnages secondaires comme la directrice de la maison de retraite, jouée par Audrey Lamy ("Scènes de ménages", "Tout ce qui brille", "La belle et la bête"), qui semble se croire dans un club de vacances, le peintre amateur au talent plus que douteux, interprété par Jacques Boudet ("L'important c'est d'aimer", "Une étrange affaire", "Père et Fils"), le caissier de la station-service donc, qui lui a réponse à tout, le patron d'hôtel, joué par le réalisateur en personne, qui engage le jeune Romain plus pour lui tenir compagnie que par réel besoin ou encore Karim, le colocataire, joué par William Lebghil ("Soda"), dragueur maladroit...

Avec beaucoup de simplicité et de tendresse, et même un brin de mélancolie, Jean-Paul Rouve arrive à nous faire aimer ses personnages même s'ils n'ont rien d'exceptionnels. Ce sont des monsieur et madame tout le monde et c'est justement parce qu'ils nous ressemblent tant qu'on les appréciera probablement autant...

"Les souvenirs" est un film qui donne du baume au cœur et qui nous fait tout simplement apprécier la vie en nous sortant de notre quotidien, sans pour autant réellement nous en faire sortir.

"Les souvenirs" sort le 20 mai 2015 en DVD, Blu-ray et VOD chez TF1 vidéo. L'édition DVD nous proposera le film au format respecté 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray, elle, proposera le film au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Au niveau des bonus, on aura le droit à un très intéressant entretien avec David Foenkinos et Jean-Paul Rouve par Christophe Carrière (35’), au clip de Julien Doré "Que reste-t-il de nos amours ?" et à 7 scènes coupées (8'30") très sympathiques et à des bandes annonces de films de l'éditeur avant le menu. Il est à noter enfin que ces deux éditions disposent de l'audiodescription, des sous-titres pour sourds et malentendants et de sous-titres anglais.

Les Souvenirs

Les Souvenirs
Amazon à 7.45€
Fnac à 13€
Voir la fiche
Les souvenirs (Blu-ray)

Les souvenirs (Blu-ray)
Amazon à 8.73€
Fnac à 19.71€
Voir la fiche

Permalink 917 mots par flo001fg Email , 1269 vues • Réagir

11.05.15

06:52:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Afin de toucher l’héritage de son oncle, Monty, joueur et flambeur, doit vivre pendant 6 mois avec son cousin Ted, un fermier bougon et solitaire. Peu enclin à vivre l’aventure de l’ouest, mais poussé par l’impatience de ses créanciers, Monty part rejoindre la ferme de Ted. Alors que tout sépare les deux cousins, ils vont devoir apprendre à se connaître, et faire équipe pour affronter une bande de pillards.

Mon avis :

Artus Films continue de sortir régulièrement des titres venant faire grossir sa fabuleuse collection "Western européen"... Cette fois, avec "Mort ou vif... de préférence mort", c'est un film se démarquant très nettement des autres titres de la collection qui nous arrive, de par son approche résolument comique le rapprochant sensiblement des westerns de Terence Hill et Bud Spencer. Il s'agit d'ailleurs de l'un des tous premiers westerns dans ce genre après le "Ciel de plomb" de Giulio Petroni...

Réalisé par Duccio Tessari ("Les Titans", "Un pistolet pour Ringo", "Big guns - Les grands fusils", "L'Homme sans mémoire", "Zorro"), "Mort ou vif... de préférence mort", connu également sous le titre "La chevauchée vers l'ouest", nous permet de découvrir le grand Giuliano Gemma ("Le guépard", "Erik le Viking", "Arizona Colt", "Texas", "Ténèbres") dans un registre dans lequel on n'a pas forcément l'habitude de le voir, même s'il utilisera tout de même son physique et ses qualités athlétiques lors des nombreuses scènes d'action.

Il incarne ici le personnage de Monty Mulligan, un joueur criblé de dettes, qui doit pour toucher un héritage, vivre durant six mois avec son frère qu'il ne voit plus depuis des années... Pour jouer le rôle de Ted Mulligan, le réalisateur a étonnamment choisi à l'époque Nino Benvenuti ("Marc la gâchette"), un ancien champion de boxe très connu dont c'était ici le premier rôle au cinéma, mais dont la ressemblance physique et la complicité (Giuliano Gemma et Nino Benvenuti étaient déjà amis avant le film!) en feront le partenaire idéal pour ce rôle.

Le film se déroule à une période transitoire, peu exploitée au cinéma, puisque lors de nombreuses scènes les principaux protagonistes du film se déplaceront en automobile.

Deux personnages viendront compléter le duo, l'excellent Antonio Casas ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Tristana") d'une part et d'autre part, la splendide (A l’époque... Car quand on voit ce qu’elle est devenue à cause de la chirurgie esthétique, ça fait vraiment peur!) Sydne Rome ("Quoi?", "La Race des seigneurs", "The Killer Must Kill Again") interprétant une chieuse de première que les frères Mulligan vont enlever dans l'espoir d'obtenir une rançon, alors que le père sera quant à lui prêt à payer pour qu'ils la gardent!

Pas très gentil ce papa, d'autant plus que la jeune femme n'est pas si casse-pieds que ça! Du moins nous autres, pauvres hommes faibles que nous sommes, je suis certain qu'on arriverait très aisément à la supporter, même si on sait éperdument que ce genre de bonnes-femmes est source d'emmerdes!

Parmi le reste du casting, on remarquera autrement essentiellement la présence de Cris Huerta ("Navajo Joe", "Bandidos", "La cité des enfants perdus"), parfait dans le rôle du méchant. Grâce à une mise en scène efficace, un rythme soutenu, des gags la plus part du temps très amusants et une bonne dose d'action avec des bagarres comme on les aime et des cascades assez impressionnantes, Duccio Tessari nous livre un spectacle très divertissant et ne manquant pas de charme... Et puis comment résister à celui de Giuliano Gemma qui crève une fois de plus l’écran!?

Avec "Mort ou vif... de préférence mort", une fois de plus Artus Films ravira les amateurs de westerns spaghettis et ne leur fera assurément pas regretter leur achat! Ça... c’est quasi certain! Vivement le prochain titre!

"Mort ou vif... de préférence mort" est sorti officiellement dans le commerce en DVD le 5 mai 2015 chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions italienne et française Dolby Digital 2.0 et sous-titres français et avec en guise bonus une passionnante présentation de Curd Ridel, pleine d'anecdotes inattendues, une galerie de photos et 6 bandes annonces de la collection dont celle du film. On pourra regretter en revanche l'absence de la « version originale » en anglais car le film avait, d’après ce que nous révèle les bonus, été tourné dans la langue de Shakespeare...




Amazon à 14.23€
Fnac à 17.79€
Voir la fiche
Permalink 799 mots par flo001fg Email , 1381 vues • Réagir

10.05.15

06:39:37, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quand l'opportunité se présente à eux, un pasteur et sa famille quittent leur domicile pour tenter leur chance à Stull, petite ville paisible du Kansas, afin de se construire une vie meilleure. Leur vie va basculer quand leurs deux filles adolescentes libèrent des forces démoniaques à la suite d'un rituel...

Mon avis :

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Slasher Films, dont c’est ici le premier film, n'est pas une boîte de productions spécialisées dans la production de slashers, mais bel et bien une boîte de productions de films d'horreur quand même, créée en fait par Slash, ancien guitariste mythique du groupe Guns N' Roses, connu également du grand public (Enfin, je pourrais dire du très grand public! Car Guns N' Roses touchait quand même déjà un public très large!) pour sa participation à plusieurs titres de Michael Jackson...

Sorti en France sous le titre "Les portes de l'enfer : La légende de Stull", "Nothing Left to Fear" est le tout premier long métrage d'Anthony Leonardi III, storyboarder ayant notamment travaillé récemment sur "Divergente 2: L'insurrection" ou encore pour le département artistique de la série "Game of Thrones". Le bonhomme signe là un long métrage assez inégal, mais loin d'être honteux!

Le film souffrira en effet de quelques petites longueurs et de quelques invraisemblances notamment dans les réactions de certains protagonistes, principalement dans sa dernière partie. En revanche, le film est graphiquement très réussi avec des scènes d'horreur assez régulières et n'arrivant pas pour une fois trop tardivement (Même si au départ elles feront leur apparition uniquement à travers des rêves!) et surtout évitant (Dieu soit loué!) les jump scares inutiles!

Alors certes, cette sombre histoire de portes des enfers se situant dans une petite ville de province où les habitants sont « soumis » à la Bête, ne brillera pas par son originalité et sera tout de même assez confuse au final, car je dois avouer que je n'ai pas trop saisi (Excusez-moi si je spoile un peu!) pourquoi ouvrir la porte si c'est pour la refermer quasi immédiatement...

L'intrigue s'inspire en tous cas d'une réelle légende voulant que le cimetière de Stull (Pas de bol! On ne le verra pas!) soit l'une des sept portes de l'enfer et que le Diable viendrait se recueillir deux à trois fois par an sur la tombe d'une sorcière qui aurait été son grand amour (Quel romantique celui-là!)... Légende que les scénaristes du film n’exploiteront pas réellement d’ailleurs!

Côté casting, on remarquera essentiellement la présence du Kurgan en la personne de Clancy Brown ("Bad Boys", "Highlander", "Extreme Prejudice", "Earth 2", "Starship Troopers") dans le rôle du Pasteur Kingsman, de la charmante Anne Heche ("Donnie Brasco", "Volcano", "Souviens-toi... l'été dernier", "6 jours, 7 nuits", "Psycho") dans celui de Wendy, la femme du nouveau Pasteur joué par James Tupper ("M. Popper et ses pingouins", "Revenge").

Quant à la jeune génération, Ethan Peck ("L'apprenti sorcier") dans le rôle de Noah, au physique étonnamment proche d'un Nicolas Bedos bodybuildé et Rebekah Brandes ("April Apocalypse") sortiront du lot, formant d'ailleurs un assez joli couple... Un casting de seconds couteaux donc plutôt pas mal!

Le film bénéficie autrement d'une photographie assez réussie (Même si par moments, cela fera tout de même assez téléfilm!) signée Martin Coppen ("Tom Petty: Going Home", "Metallica: The Videos 1989-2004") habituellement spécialisé dans les films documentaires, concerts et clips de groupes de Rock.

Quant à la musique, elle est l’œuvre de Nicholas O'Toole ("How to Be a Serial Killer", "After the Dark" et évidemment de Slash himself! Mais l’atout principal restera tout de même les effets spéciaux assez convaincants graphiquement où l’on sent la patte du réalisateur et faisant par moments leur petit effet...

Sans être une franche réussite, ni un chef d’œuvre du genre, "Nothing Left to Fear" s’avérera être une petite série B horrifique assez plaisante à regarder malgré ses faiblesses évidentes au niveau du scénario...

"Les portes de l'enfer : La légende de Stull" est sorti le 11 mars 2015 chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1.




Fnac à 26.28€
Voir la fiche

Permalink 770 mots par flo001fg Email , 1051 vues • Réagir

09.05.15

07:17:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un jeune couple passe son voyage de noces chez des amis qui, eux, divorcent. Arrive Ange, ravissante petit démon de 18 ans, qui fait souffler un vent de lubricité diabolique sur ces deux couples qui s’aiment, se déchirent, et finalement s’échangent. Un voyage sans retour au bout des passions et du vice.

Mon avis :

En ce début d'année 2015, Bach Films ravissait les érotomanes que nous sommes (Eh oui, si vous lisez cette critique, c'est que vous en faîtes parti, non?), en lançant sa deuxième vague de sa collection consacrée au cinéma érotique français avec trois films, "La maison des phantasmes", "L'initiation de Rosalie" et "Échanges de partenaires"...

Réalisé en 1976 par Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Le sexe qui parle", "Belles d'un soir", "Les petites écolières", "La femme-objet", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge"), "Échanges de partenaires" débute par un simulacre de viol dans un ascenseur (d’une marie !), à l'ambiance assez convaincante, où un jeune couple, Martine et Bob, interprétés par Thierry de Brem ("À pleine bouche", "La grande baise", "Rentre c'est bon") et Dawn Cummings ("Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard", "À pleine bouche", "Délires porno"), s'amusait en fait à pimenter leurs relations par le jeu.

S'en suivra une scène très explicite, même si on devine plus que l'on ne voit réellement, où la jeune femme pratiquera une fellation à son compagnon alors qu'il est en train de conduire. Arrivés à Deauville où ils ont rejoint Eric et Joëlle, un couple d'amis au bord de la rupture, où l'on reconnaît l'une des grandes stars de l'époque, la très belle Karine Gambier ("La comtesse Ixe", "Shocking!", "Voodoo Passion", "La Rabatteuse").

Une fois installés dans l'assez luxueuse demeure de leurs amis, on aura le droit à une sympathique scène de baise dans une salle de bains, entrecoupée par Karine Gambier se faisant du bien dans la baignoire de l'autre salle de bains.

Une scène, qui malgré les coupures par rapport à la version X, garde tout de même son pouvoir excitant. D'ailleurs même s'il s'agit de la version soft, cela reste tout de même à mon avis un spectacle à réserver à un public adulte, même si ce genre de films n’a le droit qu'à une interdiction aux moins de 16 ans...

Mais bon, revenons au film! Malgré un scénario assez simple, le film bénéficie d'une vraie histoire dont l'intérêt va croître avec l'apparition d'Ange, interprétée par Olivia Flores ("Le lit d'Élodie", "Chambres d'amis très particulières", "Bon chic, bon genre, mais... salopes!!"), la sœur de Joëlle, une très aguichante et nymphomane rouquine, pas forcément très belle, mais à la plastique impeccable et tellement allumeuse qu'il serait impossible d'y résister pour tout homme normalement constitué.

Son petit jeu, semer la zizanie dans les couples, ce qu'elle a déjà fait dans celui de sa sœur, comme on le découvrira lors de flashbacks et qu'elle compte bien refaire avec le couple de jeunes mariés... Et ses méthodes de séduction sont on ne peut plus explicites et directes!

La jeune femme sautera directement au paf de notre pauvre Bob, qui l'interrompra malgré tout, mais qui recèdera dès le lendemain après avoir retrouvé sa jeune épouse affublée d'un masque d'argile pour le moins débandant! Il est vrai qu'à part lui ajouter des bigoudis, il serait difficile de faire pire, même si la jeune femme est charmante!

Seulement voilà, Ange est une vraie salope et alors qu'il cédera à ses seconds assauts, celle-ci la plantera en plein acte pour aller se faire prendre par un biker sur sa moto sous les yeux dégoutés de Bob, lui faisant en quelque sorte payer son affront de la veille lors d'une scène totalement mémorable, à la fois originale et très excitante!

Peu à peu on découvre alors la vraie personnalité de la jeune femme qui avait déjà piégée sa sœur, cette dernière s'étant fait alors attrapée par Eric en train de se faire tringler par trois motards ne la ménageant pas (Un peu moins tout de même que dans la version X où celle-ci se retrouvera avec une bouteille entre les cuisses!), dans une scène particulièrement bien montée (Non, pas de jeux de mots!) et à la musique fort sympathique, avant qu'elle entraîne la jolie Martine a se faire piéger à son tour dans une scène où elle se fera plus ou moins violée (On l'a en effet fait boire, comme cela avait été également le cas pour Joëlle d'ailleurs!) par deux marins particulièrement caricaturaux et risibles.

Il sera assez amusant de constater que ces deux marins sont également deux des bikers de la scène précédente, sans qu'on puisse le voir, vu qu'ils portaient des casques! Bien entendu, tout se terminera dans la bonne humeur avec l'échange des partenaires tant attendu et surtout très prévisible...

Comme la plus part des films pornographiques datant de cette période, celui-ci a bénéficié d'une mise en scène solide et soignée (Il faut dire Claude Mulot a aussi réalisé des films dits classiques avant de se lancer dans le X!) et d'une très belle photographie, ici, signée Roger Fellous ("Le diable et les 10 commandements", "Le journal d'une femme de chambre", "Heureux qui comme Ulysse...") mettant parfaitement les très beaux paysages de Deauville et la plastique de ces demoiselles.

On notera enfin que le film fût produit par Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir"), autre metteur en scène de films porno de l'époque...

Avec "Échanges de partenaires", Frédéric Lansac, enfin je veux dire Claude Mulot, nous offre donc un film érotique très plaisant à regarder et loin d'être inintéressant malgré l'absence de ses scènes explicites, valant le coup ne serait-ce que pour la présence d’Olivia Flores...

"Échanges de partenaires" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 4/3 avec au choix les versions française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec Christophe Lemaire qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

Il est à noter que le film était déjà sorti dans sa version X chez Alpha France dans un coffret 2 DVD regroupant 5 films de Frédéric Lansac.

Comparatif image entre les éditions Alpha France et Bach Films :

Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Echanges de partenaires

Echanges de partenaires
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 1182 mots par flo001fg Email , 2203 vues • Réagir

08.05.15

07:15:58, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Rosalie n’a pas oublié sa première « culbute » imprévue avec son fiancé sur le capot d’une voiture. Mais c’est comme assistante d’un médecin qu’elle va être initiée à des plaisirs et des jouissances extrêmes qu’elle ne soupçonnait pas. La petite fille innocente se transforme totalement et va faire place à une assistante sexuelle insatiable partageant passionnément les désirs voraces et les débauches sans limites de son initiateur.

Mon avis :

Connu à la fois comme acteur tout ce qu'il y a de plus classique, puisqu'il a d'ailleurs tourné pour des grands réalisateurs comme Sacha Guitry dans "Le Diable boiteux" et "Le Trésor de Cantenac" ou encore pour Julien Duvivier dans "La Fête à Henriette" et comme réalisateur de films essentiellement érotiques et pornographiques, Michel Lemoine ("Les désaxées", "Les chiennes", "Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff", "Marilyn, mon amour", "L'Été les petites culottes s'envolent") a souvent mis en scène la splendide Olinka Hardiman, starlette du X français des années 80 connue pour sa ressemblance assez frappante avec Marylin Monroe, comme cela fût le cas dans "L'Initiation de Rosalie"...

Sorti également sous les titres "Rosalie, ou la débauche d'une adolescente" et "Rosalie se découvre", "L'Initiation de Rosalie" débute par une très jolie scène où Olinka ("Emmanuelle à Cannes", "Dans la chaleur de St-Tropez", "L'Amant de Lady Winter", "Marilyn, mon amour", "I Love You"), affublée de petites couettes d’écolières lui donnant un look d’adolescente assez prude, se fait gentiment prendre sur le capot d'une voiture par Georges, son petit ami, interprété par André Kay ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Dressage", "Emmanuelle 5").

Malheureusement interrompus, les deux jeunes amoureux vont alors devoir attendre un bail avant de remettre le couvert, car la jolie Rosalie doit se rendre à Zurich pour un emploi d'assistante médicale dans le cabinet du docteur Palmer. Elle s'y rend alors accompagnée de sa mère, une femme assez âgée déjà et très vieux jeu, ce qui donnera lieu à quelques scènes très amusantes comme par exemple lorsque celle-ci pense être sifflée dans la rue à la place de sa fille ou encore lorsque arrivées dans la salle d'attente du cabinet, elle file le Géo comme lecture à sa fille et prend quant à elle le Playboy, puis vante le sérieux du médecin alors qu'elles l'ont très nettement entendu chevaucher son assistante...

S'en suit ensuite une scène très amusante où l'une des patientes se fait du bien dans la salle d'attente, sous le regard médusé des autres patients avant de porter son dévolu sur l'un d'entre eux. Normal! Une salle d'attente, cela sert à ça! Non?

Si au départ la magnifique Olinka ne fera aucun effet au beau docteur Palmer, joué par Gabriel Pontello ("Les nuits de Marilyn", "Adorable Lola", "Prison très spéciale pour femmes"), bien heureusement pour elle (enfin si je puis dire!), elle sera prise en main par une vendeuse sur les recommandations de l'autre assistante du docteur Palmer.

Du coup, fini les couettes et les tenues d'ados! Bienvenue au sosie de Marilyn! Du coup forcément ce queutard de médecin va se raviser (Mais qui ne l'aurait pas fait?) et partir en week-end en congrès avec la petite Rosalie à la place de son autre assistante (On se demande d'ailleurs vraiment pourquoi il en a besoin de deux celui-là!), jouée par Virginie Chevrier ("L'été les petites culottes s'envolent").

Un week-end qui va s'avérer être un faux prétexte pour passer un petit week-end coquin à la campagne, avec en plus la « bénédiction » de sa femme qui elle va en profiter pour se faire ce pauvre Georges passé à l'improviste voir sa dulcinée et qui ne se fera pas trop prier d'ailleurs!

Bien entendu, Rosalie non plus ne résistera pas bien longtemps (On est tout de même dans un film de cul! On n'a pas trop de temps à perdre!) et puis le bonhomme a sorti le grand jeu... Pique-nique au champagne et caviar... S'il vous plait! Comment aurait-elle pu résister?

Seulement voilà les deux amants ne se doutent pas du tour (Un peu gros d'ailleurs!) qui va leur être joué! Bon, je vous rassure tout cela se terminera bien et naturellement en partouze et le jeune couple repartira ensemble, heureux et libéré!

Michel Lemoine, qui signe ici sous le pseudo de Michel Leblanc (Non, pas de rapport avec Maurice!), nous offre un film érotique ou pornographique (selon la version) à la mise en scène soignée aidée d'une belle photographie mettant en valeur Zurich et les paysages montagneux de la Suisse, signée Guy Maria ("La malédiction de Belphégor", "L'amour chez les poids lourds", "Emmanuelle à Cannes", "Il était une fois le diable - Devil Story"), qui a autant œuvré dans le cinéma traditionnel que porno...

Même dans sa version soft, "L'Initiation de Rosalie" demeure un film aux scènes érotiques assez excitantes et explicites, à réserver donc à mon avis à un public suffisamment averti. C'est également un film plaisant, assez frais et par moments très drôle et donc très recommandable!

"L'Initiation de Rosalie" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.33 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un très intéressant entretien avec Christophe Bier qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

L'Initiation de Rosalie

L'Initiation de Rosalie
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 967 mots par flo001fg Email , 1686 vues • Réagir

07.05.15

07:14:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

26 nouveaux réalisateurs, 26 nouvelles manières de mourir ! En 2013 la première anthologie de court-métrages de genre sur la mort voyait le jour. Un seul mot d’ordre commun pour tous les réalisateurs : raconter et filmer « une célébration de la mort sous toutes ses formes ». Du plus choquant et exotique au plus banal et comique. Voici deuxième opus avec une programmation réunissant 26 nouveaux réalisateurs prestigieux du monde entier.

Mon avis :

Malgré un premier film au bilan très mitigé, "The ABCs of Death" a le droit à un second volet respectant exactement le même principe, à savoir 26 réalisateurs mettant en scène chacun un court métrage sur le thème de la mort, chacun se voyant attribué une lettre de l'alphabet devant leur inspirer un mot...

Bon, commençons par le commencement! La lettre A! Elle a apparemment inspiré à E.L. Katz ("Cheap Thrills") le mot Amateur. Le réalisateur signe là un sympathique court métrage à l'humour noir faisant mouche, débutant comme un clip, esthétiquement très réussi, où l'on découvre un tueur assez poissard interprété par Eric Jacobus ("Immortal")... Le deuxième court, "B comme Blaireau" est lui un très amusant petit film filmé en found-footage réalisé par l'acteur Julian Barratt ("English Revolution") où un odieux journaliste se fait bouffer par des blaireaux quelque peu agressifs sous les yeux de ses techniciens...

La lettre C a, elle, donné envie à Julian Gilbey ("Poursuite mortelle") de nous parler de Condamnation à mort (Pourquoi pas!), dans un court bien sanglant aux effets spéciaux de maquillages particulièrement graphiques et très réussis, mais par contre au scénario un peu trop prévisible... Le quatrième court, un court d'animation signé Robert Morgan ("Le chat qui avait des mains"), est lui plutôt bien fait, mais en revanche, il nous laisse tout de même plutôt sur notre faim!

A la lettre E, on trouve un court métrage très amusant et très bien réalisé par Alejandro Brugués ("Juan de Los Muertos", "From Dusk till Dawn: The Series") sur le thème des naufragés, à la chute assez inattendue, mettant en scène un Miguel Ángel Muñoz ("Un, Dos, Tres") particulièrement drôle. Le court suivant est quant à lui réalisé par l’israélien Aharon Keshales ("Rabies", "Big Bad Wolves") et traite du conflit israélo-palestinien avec un humour noir mettant tout de même assez mal à l'aise...

A la lettre G comme Grand-père, on trouve un court mis en scène cette fois par Jim Hosking ("Privado"), assez gore, mais nous laissant tout de même assez dubitatif! "H comme Histoire de prise de tête" est lui un court métrage animé, réalisé par Bill Plympton ("Des idiots et des anges"), graphiquement intéressant mais laissant quelque peu perplexe quant à son utilité...

Après 3 courts très moyens, heureusement "I comme Invincible" relève sérieusement le niveau avec un excellent court métrage assez gore signé Erik Matti ("On the Job"), que cela soit au niveau de la mise en scène, de la photographie ou des effets spéciaux de maquillages. La lettre J nous offre quant à elle un très bon court, assez corsé, sur l'homophobie et le fanatisme religieux, à la mise en scène impressionnante signée Dennison Ramalho, scénariste d'"Encarnação do Demônio", plus connu sous le titre "Embodiment of Evil", mais au message par contre assez obscur!

"K comme Kapout"! Voyez-vous ça? Il s'agit en fait d'un court de science-fiction assez étrange, plutôt pas mal fait, réalisé par Bruno Samper et Kristina Buožytė, respectivement scénariste et réalisatrice et co-scénariste de "Vanishing Waves". La lettre L nous offrira de son côté un court encore plus bizarre, assez gore, mais aux effets spéciaux assez cheap et surtout nous laissant désespérément sur notre faim, réalisé par le cinéaste nigérian Lancelot Oduwa Imasuen ("Games Men Play").

Le court suivant, "M comme Mastiquer" est un court complètement barré, à la chute totalement inattendue, mis en scène par Robert Boocheck, réalisateur d'un sympathique et très amusant court métrage dénommé "Horrific". Par contre, "N comme noires destinées", réalisé par Larry Fessenden ("Wendigo", "The Last Winter"), sera une grosse déception malgré une idée qui aurait pu être intéressante. L'acteur/réalisateur nous avait habitué tout de même à beaucoup mieux que ça!

"O comme Ochlocratie" d'Hajime Ohata ("Metamorphosis") sera lui une très bonne surprise avec ce tribunal de zombies jugeant les vivants... Par contre, "P comme P.P.P.P... Flippant!"... Euh, non, comme juste nul! Cette parodie/hommage des 3 Stooges, réalisée par Todd Rohal ("The Catechism Cataclysm", "Nature Calls") ne m'a vraiment pas convaincu... Loin de là!

Réalisé par Rodney Ascher ("Room 237"), "Q comme Questionnaire" est en revanche assez sympa avec un humour particulièrement noir. R, forcément cela inspire la roulette russe et Marvin Kren ("Berlin Undead") y a naturellement pensé! Il nous offre un joli court en noir et blanc à l'interprétation impeccable...

"S comme Sodomie"? Euh, non! Il ne faut pas déconner quand même, on est dans "The ABCs of Death 2" et non "The ABCs of Sex 2"! Trêve de plaisanterie... Cela sera donc "S comme Séparés", un excellent court filmé en split screen, très violent et à la chute totalement inattendue signé par Juan Martínez Moreno ("Game of Werewolves"). Enfin, arrive le court des Soska Sisters ("American Mary", "See No Evil 2") qui confirment avec "T comme Torture porno" tout le bien que je pense d'elle. Elles nous offrent en effet un court bien dérangeant avec cette audition qui ne va pas se passer vraiment comme prévu! Une nouvelle fois on retrouve le côté assez féministe des jumelles et leur souci de l'esthétique avec une très belle photographie.

Mine de rien, on arrive à la lettre U, un "U comme Utopie" signé par Vincenzo Natali ("Cube", "Cypher", "Splice", "Haunter") sur un monde futuriste où tout le monde doit être beau et bien habillé selon des critères évidemment stéréotypés. ici, pas question d'avoir de l'embonpoint ou d'être mal fagoté! Jerome Sable ("Stage Fright") a lui pensé au mot Vacances avec sa lettre V et nous livre un court hyper violent et bien dérangeant. En gros, tout ce qu'on attend d'un court faisant parti d'un tel film!

"W comme Wargame" de Steven Kostanski ("Father's Day") est lui un court qui démarre comme une sorte de pub de jouets pour enfants d'Heroic fantasy avant de se transformer en fiction où les deux enfants de la pub se retrouvent dans un univers pas si enfantin que ça et même assez cauchemardesque...

Enfin, l'un des courts que nous frenchies attendions le plus arrive à la lettre X, un "X comme Xylophone" mis en boîte par le duo formé par Alexandre Bustillo et Julien Maury ("À l'intérieur", "Livide", "Aux yeux des vivants"), un court complètement barré où l'on retrouve notamment leur actrice fétiche, Béatrice Dalle ("37°2 le matin", "The Blackout", "Trouble Every Day") et l'excellent Iván González ("The Divide").

Pour sa première réalisation, le spécialiste des effets de maquillages Sôichi Umezawa ("Jellyfish", "Death Trance", "Tomie vs Tomie") nous entraîne avec "Y comme Yeux de la jeunesse" dans un court bien allumé et délirant dans l'esprit des Sushi Typhoon... Quant au dernier court réalisé par Chris Nash, qui n'a pour le moment travaillé que sur des courts, il est extrêmement gore et très bien réalisé, laissant présager un bel avenir à son metteur en scène... Pour finir, un petit conseil, allez jusqu’au bout du générique! Une petite surprise vous y attend!

Au final, même si les courts métrages seront assez inégaux, le bilan de cette anthologie horrifique sera plutôt positif et tout de même supérieur au premier film...

"The ABCs of Death 2" est sorti en DVD le 25 mars 2015 chez Luminor dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio originale Dolby Digital 5.1 et sous-titres français. Seules les bandes annonces en vost-f version Green et version Red (Entendez par là version censurée et version non censurée!) nous sont offertes en guise de bonus...

ABC of death 2

ABC of death 2
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 1429 mots par flo001fg Email , 1190 vues • Réagir

06.05.15

07:13:37, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Téléporté de son quotidien douillet par une mystérieuse force cosmique, Howard The Duck, le canard extra-dimensionnel fan de bière et de cigares, débarque sur notre planète, à Cleveland, au milieu des humains. En plus de s’habituer à sa nouvelle vie en compagnie de la rockeuse Beverly (Lea Thompson) et du scientifique Phil (Tim Robbins), le voilà obligé de prendre l’humanité sous son aile et de lutter contre d’étranges menaces s’il ne veut pas finir en confit.

Mon avis :

Enfin! "Howard the Duck"! On a bien cru qu'il ne sortirait jamais chez nous celui-ci! D'ailleurs comme beaucoup, je m'étais rabattu vers l'édition spéciale sortie aux États-Unis qui avait l'avantage de proposer le doublage français contrairement aux autres éditions sorties à travers le monde... Mais maintenant, le problème de zone ne se pose plus grâce à Elephant Films qui nous gratifie d'une édition DVD et d'une édition combo DVD + Blu-ray riches en bonus dont certains exclusifs!

Produit notamment par George Lucas, cette adaptation d'un comic book créé par Steve Gerber et Val Mayerik, date de 1986 et n'avait pas forcément été très bien accueilli à sa sortie (C’est le moins qu’on puisse dire en fait !). Pourtant, le film est plutôt très sympathique et malgré un costume de canard assez cheap (Et pourtant il aurait coûté une vraie fortune! On parle de plus 2 millions de dollars!), il a étonnamment très bien vieilli.

"Howard the Duck" débute comme un parodie de film noir (l'ambiance donné par la musique y est en cela pour beaucoup) avec ce canard qui rentre dans son appartement où l'on trouve notamment des affiches de films détournées de films comme "Les Aventuriers de l'arche perdue" ou encore "Flashdance". Mais ensuite, le film part immédiatement en sucette lorsque Howard est propulsé hors de son monde peuplé de canards pour atterrir dans notre monde où l'accueil qui va lui être réservé sera un peu rude...

Heureusement pour notre canard, après avoir volé au secours d'une jeune rockeuse, interprétée par Lea Thompson ("L'Aube rouge", "Retour vers le futur", "J. Edgar"), c'est elle qui va le prendre sous son aile! Le duo va alors tout faire pour qu’Howard puisse repartir chez lui et surtout empêcher que d’autres créatures mal intentionnées provenant d’autres planètes arrivent sur Terre de la même façon qu’Howard...

Je ne sais pas si le film a porté bonheur (J'en doute vu l'échec commercial du film!) à Willard Huyck ("Messiah of Evil", "French Postcards", "Une défense canon"), mais en tous cas cela sera sa dernière réalisation! Pourtant, il s'en était très bien sorti et ne nous avait aucunement livré le nanar annoncé par certains (Bon ok, nanar ça rime avec canard, mais à part ça...).

Alors, bien sûr, il faut accepter dès le départ que le héros soit un canard, car autrement la sauce ne prend pas ou alors on est mort de rire, mais pas forcément pour les bonnes raisons! Car pour ce qui est de rire, cela sera de toutes manières le cas grâce notamment à des dialogues valant parfois leur pesant de cacahuètes et à quelques gags assez bien sentis, se situant parfois (Euh... souvent?) d’ailleurs en dessous de la ceinture.

Il faut dire que si le film s’adresse au premier abord à un public assez jeune, par certains côtés celui-ci ciblera également le public adulte, donnant l’impression quelques fois qu’il a le cul entre deux chaises. Mais n’est-ce pas ce qui peut en faire également un spectacle familial pouvant satisfaire tout le monde?

Bon, certes, certaines allusions sont assez limites, mais il n’y a rien de choquant non plus! Mais il est vrai que cela reste un film politiquement incorrect, totalement irrévérencieux et même assez déviant par certains côtés, ce qui n’est d’ailleurs pas pour me déplaire!

Le film bénéficie autrement d’une très belle photographie signée Richard H. Kline ("L'étrangleur de Boston", "Le flingueur", "Soleil vert", "King Kong", "Furie", "A Bout de Souffle Made in USA"), aux couleurs parfois très flashy le datant immédiatement dans les années 80.

Et puis, il y a cet excellent casting avec en particulier un Tim Robbins ("L'échelle de Jacob", "Les évadés", "Mystic River", "La guerre des mondes", "Green Lantern") assez hilarant et un Jeffrey Jones ("La folle journée de Ferris Bueller", "Beetlejuice", "Élémentaire, mon cher... Lock Holmes", "Vorace") absolument génial en savant fou.

Le film comporte quelques scènes de bravoure plutôt mémorables comme cette course poursuite en ULM ou encore cette scène à la fin où le méchant se transforme en monstre très Lovecraftien, rappelant même par le choix des couleurs le "From Beyond" de Stuart Gordon sorti la même année. Le film se termine enfin par un très sympathique clin d’œil à "Retour vers le futur" dont l’actrice Lea Thompson était bien évidemment l’une des vedettes...

Cet objet filmique non identifié, assez unique, mettant en scène un canard adepte du Kung-fu, euh, je veux dire du Quack-Fu, mérite bien son statut de film culte. Les nostalgiques des années 80, dont je fais parti, seront aux anges et il faut bien avouer qu'il fallait être sacrément culotté pour oser sortir un tel film! Chapeau monsieur Lucas!

"Howard the Duck" est sorti le 15 avril 2015 chez Elephant Films en DVD et combo DVD + Blu-ray. L'édition DVD propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Côté bonus, l'éditeur nous gâte en reprenant les bonus présents sur l'édition zone 1, à savoir un making of (26’), une featurette intitulée "Howard : son histoire" (13’), trois featurettes sur les cascades, les effets spéciaux et la musique, une galerie photos, un clip promo, un très sympathique teaser très équivoque et la bande annonce du film et en exclusivité une présentation de Xavier Fournier, rédacteur en chef de Comic Box (15’).

Howard the Duck

Howard the Duck
Amazon à 14.09€
Fnac à 18.19€
Voir la fiche
Howard the Duck (Blu-ray + DVD)

Howard the Duck (Blu-ray + DVD)
Amazon à 16.4€
Fnac à 18.49€
Voir la fiche

Permalink 1072 mots par flo001fg Email , 1491 vues • Réagir

05.05.15

09:12:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Cassie Stratford, aspirante pom-pom girl, se voit refuser sa candidature pour intégrer l’équipe de son université. Pour ne pas décevoir sa mère, elle s’injecte un sérum expérimental censé lui donner force et beauté. Malheureusement, le sérum a un effet secondaire : Cassie commence à grandir sans pouvoir s’arrêter...

Mon avis :

Existe-t-il un producteur plus prolifique que Roger Corman? Pas à ma connaissance! Avec plus de 400 productions et près d'une soixantaine de réalisations, le bonhomme va être difficile à battre et il ne semble pas près de s'arrêter même s'il fêtera ses quatre-vingt-dix ans l'année prochaine...

Avec "L'Attaque de la Pom-Pom Girl Géante", réalisé par Kevin O'Neill ("Dinocroc", "Bloody Waters: Eaux sanglantes", "Sharktopus vs. Pteracuda") sur un scénario de Mike MacLean ("Dinocroc vs. Supergator", "Sharktopus", "Piraconda"), on se doute qu'on va avoir droit à une nouvelle relecture de "L'Attaque de la femme de 50 pieds" de Nathan Juran, sujet que Corman avait déjà exploité en produisant "L'Attaque de la pin-up géante" de Fred Olen Ray et que cela risque évidemment d'être très con et à la limite de la série Z, mais bon, c'est forcément ce qui va nous attirer!

Et peut-être aussi les nichons qu'on s'attend à voir... Bon, pas de problème à ce niveau là! Les demoiselles seront effectivement peu farouches et dévoileront leurs obus sans trop se faire prier! C'est déjà un bon point! N’est-ce pas?

Pour le reste, il faudra adhérer à l'humour assez débile du film et là, beaucoup risquent de rester assez dubitatif devant ce déferlement de répliques et de situations toutes plus idiotes les unes que les autres! Ça ne vole donc vraiment pas très haut, malgré la grande taille de l’héroïne, interprétée par la charmante Jena Sims ("Last Vegas", "Secret d'état")...

Une grande taille acquise peu à peu après s’être injecté un sérum lui permettant d’obtenir les attributs nécessaires pour intégrer l’équipe de pom-pom girls de l’université où elle suit des études scientifiques. Il faut dire que de prime abord, la jeune femme n’avait pas trop le physique requis et se fera naturellement éjecté par la petite garce à la tête de cette équipe, qui elle, reconnaissons-le est plutôt jolie!

Dans l'ensemble, le film sera plutôt fun avec quelques scènes assez sympas comme celle où une araignée géante, ayant bénéficié du fameux sérum, attaque une jeune femme dans des vestiaires ou encore ce combat final entre les deux géantes (Oui, la méchante va aussi s'injecter le produit! Désolé, je spoile un peu! Mais est-ce bien grave?) combattent sur un terrain de football américain.

Le film comporte en tous cas un casting de guest stars et de seconds rôles assez intéressant avec Sean Young ("Blade Runner", "Dune", "Sens unique"), Treat Williams ("Hair", "Flic ou zombie", "Un cri dans l'océan", "Cold Blood"), le réalisateur John Landis ("Les Blues Brothers", "Le loup-garou de Londres", "Série noire pour une nuit blanche", "Innocent Blood") et Roger Corman ("Un baquet de sang", "La chute de la maison Usher", "La petite boutique des horreurs", "L'enterré vivant") himself!

On remarquera également la présence de Ted Raimi ("Shocker", "Candyman", "Spider-Man"), le frère de Sam Raimi... Et puis, bien sûr, il y a quelques jolies pépées aux poumons intéressants comme par exemple Anne McDaniels ("Apocalypse, CA", "Poseidon Rex"), qui nous gratifiera d'une scène en nu intégrale sous la douche plutôt agréable à regarder ou encore la jolie Sasha Jackson ("Blue Crush 2", "Les frères Scott")...

"L'Attaque de la Pom-Pom Girl Géante" est évidemment destiné à un public prêt à se vider la tête (Non, je n'ai pas pensé à autre chose! Les quelques fesses et nibards qui parsèmeront ici et là le film ne sont certainement pas suffisants pour cela!) devant un spectacle au niveau intellectuel au ras des pâquerettes et prenant l'humour débile du film au millième degré!

"L'Attaque de la Pom-Pom Girl Géante" sort aujourd'hui en DVD chez Program Store dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0. Seule la bande annonce française du film nous est offerte en guise de bonus... C'est peu! Mais suffisant!




Amazon à 12.99€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 752 mots par flo001fg Email , 2010 vues • Réagir
08:17:56, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bien qu’elle souhaite se retirer des affaires, Jane Tennay reprend du service à la demande du patron des Services Secrets. Sa mission : identifier le chef d’un gang de trafiquants de drogue qui inonde le marché d’une héroïne bon marché. Son arme secrète : un microscopique appareil photo implanté dans le téton de son sein gauche. Pratique pour prendre des clichés de documents compromettants. Mais, son opulente poitrine, Jane l’utilise aussi pour faire diversion, empoisonner et assommer ses ennemis...

Mon avis :

En matière de gros nichons au cinéma, il n'y a pas que Russ Meyer, même si le bonhomme reste incontestablement la référence en la matière...

En effet, en 1974, la réalisatrice Doris Wishman ("Hideout in the Sun", "Nude on the Moon", "The Sex Perils of Paulette", "Mamell's Story"), spécialiste de nudies dans les années 60, mettait en scène dans "Double Agent 73", baptisé chez nous "Supernichons contre mafia" (Ça, c’est du titre!), Chesty Morgan ("Mamell's story", "Le Casanova de Fellini"), considérée à l'époque comme la femme ayant la plus grosse poitrine naturelle au monde.

L'« actrice » y incarne un agent secret équipée d'un appareil photo greffé dans son sein gauche... Bon, soyons clair, "Supernichons contre mafia" est un très mauvais film, mis en scène sans le moindre talent, avec des acteurs tous plus mauvais les uns que les autres et tout particulièrement Chesty Morgan, qui est particulièrement nulle et dont la poitrine répugne plus qu'elle ne fera bander (On est quand même loin des films de Russ Meyer!). Franchement je n’avais jamais vu une poitrine aussi tombante et aussi moche! Un vrai remède à l’amour!

Mais c'est justement tout cela qui en fait un nanar fort sympathique et particulièrement drôle, aidé de dialogues particulièrement croustillants du style « Tes mamelles n'ont pas réussies à me séduire, moi je n'aime que les œufs au plat » ! Vous voyez le niveau? C'est du bonheur!

Le scénario ne présente absolument aucun intérêt, mais on notera tout de même une musique assez sympathique très datée années 70. On remarquera également que la réalisatrice n'a aucunement perdue ses anciennes habitudes de filmer « gratuitement » des gens nus, notamment lors d'une scène de volley-ball où l'une des équipes est naturiste (Allez comprendre l’intérêt de cette scène!). Le film nous offre autrement quelques scènes assez mémorables comme celle où notre héroïne se bat à coups de nibards!

Niveau casting, la plus part des acteurs sont totalement inconnus. On notera simplement la présence de Peter Savage ("Taxi Driver", "New York, New York", "Raging Bull", "Vigilante"), acteur ayant joué plusieurs fois pour Martin Scorsese et essentiellement connu pour "Raging Bull" dans lequel il joue le rôle de Jackie Curtie, mais dont il est également co-scénariste et co-producteur.

Ce "Supernichons contre mafia" est donc un petit sexploitation, certes assez mauvais, mais fort amusant, unique dans son genre et bien évidemment à prendre au millième degré et personnellement je serai assez curieux maintenant de découvrir d’autres films de la réalisatrice et tout particulièrement "Nude on the Moon" qui m’a l’air fort amusant ou encore "Mamell's Story" avec la même Chesty Morgan...

"Supernichons contre mafia" est sorti en DVD le 13 février 2015 chez Sidonis Calysta dans une édition particulièrement soignée nous proposant sa version intégrale (certains courts passages restent donc uniquement en version originale sous-titrée). Le film est ici présenté au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono. En guise de bonus, on a le droit à deux présentations, une sur la réalisatrice, intitulée "Le Fabuleux destin de Doris Wishman" réalisé par Marc Toullec et narré par Linda Tahir-Meriau (23’) et l'autre plus centrée sur le film par Christophe Carrière et Patrick Brion (33’).

Supernichons contre mafia

Supernichons contre mafia
Amazon à 11.42€
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 676 mots par flo001fg Email , 1239 vues • Réagir

04.05.15

08:17:22, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un jeune couple de touristes allemands, Katarina Schmidt et Rutger Enqvist, font la traversée de l’Australie en auto-stop. Ils visitent le site du cratère de Wolf Creek. N’ayant pas réussi à trouver de voiture pour les emmener ils décident de dormir sur place dans leur tente. Ils sont réveillés par Mick Taylor, un bushman psychopathe, qui leur propose de les déposer au camping le plus proche, leur déclarant qu’ils se trouvent dans un parc national où il est interdit de camper. Les deux jeunes campeurs refusent poliment la proposition de Mick, dont le comportement les effraye, lui annonçant qu’ils partiront à pieds le lendemain matin. Enragé par leur refus, Mick les attaque sauvagement. Katarina tente de prendre la fuite et de rejoindre une route et elle tombe sur la jeep de Paul Hammersmith, un jeune vacancier britannique venu faire du surf. Ce dernier l’emmène avec lui dans sa voiture, ne comprenant les cris de la jeune allemande. Au volant de son camion, Mick les rattrape, bien décidé à pourchasser Paul qui s’est mis entre lui et sa proie...

Mon avis :

Huit ans après un premier opus particulièrement réussi grâce notamment à son réalisme et à sa sobriété, suivi deux ans plus tard par "Rogue", un film de crocodile géant fort sympathique dont l'accueil fût malheureusement quelque peu mitigé, Greg Mclean nous revient avec ce "Wolf Creek 2" au ton radicalement différent...

John Jarratt ("Pique-nique à Hanging Rock", "Montclare: Rendez-vous de l'horreur", "Shiver") réendosse le costume de Mick Taylor et dès le départ on sent que le film ne va pas faire dans la demi-mesure et nous offrir du bon gros gore qui tâche! Et même si on devine que cela va être du grand n'importe quoi, on se dit qu'on va forcément « kiffer » grave! D'ailleurs comment un film utilisant "Born to Be Wild" de Steppenwolf en guise de musique de générique pourrait être mauvais?

Greg Mclean est un homme de goût, cela se sent! Le réalisateur australien nous livre ici un film sans le moindre temps mort (D'ailleurs je n'ai pas flanché une seule seconde en ayant dormi que 3 heures durant la nuit! C'est dire!) et aux idées toutes plus folles les unes que les autres.

D'ailleurs après s'en être pris à un pauvre couple de touristes allemands (Faut dire qu'est-ce qu'ils faisaient là aussi ces teutons!), le film part dans une sorte de délire à la "Duel" où débarque d'un coup un troupeau de kangourous alors que notre tueur psychopathe est en train de pourchasser un malheureux english qui passait par là... Bon, vous me direz, on est en Australie donc un troupeau de kangourous, c'est normal! Mais quand même... Je ne suis pas convaincu que cela arrive tous les jours!

Mais bon, revenons à nos moutons, je veux dire à notre « rosbif »! Ce pauvre anglais, interprété par Ryan Corr ("Max et les Maximonstres", "La promesse d'une vie"), va s'avérer plein de ressources, plus que les autres en tous cas, nous réservant ainsi quelques situations assez inattendues, voire surréalistes et faisant qu'on va au fur et à mesure s'attacher à lui.

Contrairement au premier film, celui-ci est vraiment très fun et comporte une bonne dose d’humour, noir bien entendu, le rendant très sympathique, même si les aficionados du premier risque d'être quelque peu déçus, surtout qu'ici Mclean n'hésite pas à verser dans la surenchère la plus totale, semblant d'ailleurs ne se fixer aucune limite. Par contre pour apprécier le métrage il faudra faire fi de la moindre crédibilité... On est là pour s'amuser, pas pour vivre une expérience éprouvante!

Après, une absence assez longue à la réalisation, Greg Mclean semble revenir plus prolifique qu'un nouveau long métrage, "6 Miranda Drive", devrait voir le jour prochainement et qu'une mini-série sur l'univers de "Wolf Creek" est en cours d'élaboration...


Avec "Wolf Creek 2", Greg Mclean nous offre un spectacle sauvage complètement décomplexé et furieusement outrancier, lui conférant un aspect très fun, mais très éloigné du film qui l’a fait connaître...

"Wolf Creek 2" est sorti le 7 avril 2015 chez Factoris Films en DVD et Blu-ray accompagnés de la copie digitale en illimitée. Le DVD propose une image au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p/24 et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD High Resolution Audio 7.1. Aucun bonus par contre à signaler! Quel dommage!

Wolf Creek 2 (DVD + Copie digitale)

Wolf Creek 2 (DVD + Copie digitale)
Voir la fiche
Wolf Creek 2 (Blu-ray + Copie digitale)

Wolf Creek 2 (Blu-ray + Copie digitale)
Voir la fiche

Permalink 788 mots par flo001fg Email , 832 vues • Réagir

02.05.15

08:17:06, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Blind

Réalisateur : Eskil Vogt

Année : 2015

Origine : Norvège

Durée : 1h31

Avec : Ellen Dorrit Petersen (Ingrid), Henrik Rafaelsen (Morten), Vera Vitali (Elin), Marius Kolbenstvedt (Einar), etc.

Par Nicofeel

Méliès d'argent (meilleur film) à l'excellent festival du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF), Blind est mis en scène par Eskil Vogt, à qui l'on doit le scénario de Oslo, 31 août de Joachim Trier. D'ailleurs, le ton de Blind, un peu désenchanté, voire même dépressif, est clairement dans la même mouvance. C'est le premier long métrage en tant que réalisateur d'Eskil Vogt.
Blind montre Ingrid, une femme qui a perdu la vue et qui reste cloitrée chez elle, refusant le moindre contact avec l'extérieur, même lorsque son mari lui demande de sortir pour se changer les idées.
Le film suit 4 personnages : Einar, un homme un peu fort qui est solitaire ; Elin, une jeune femme qui élève seule sa fille de 10 ans qu'elle a en garde alternée, également solitaire ; Morten, le mari de l'héroïne, tenté par l'infidélité ; et évidemment Ingrid.
Blind nous donne continuellement le point de vue de notre héroïne sur les interactions entre ces différents personnages. Sauf qu'Eskil Vogt maintient le spectateur dans un sentiment de doute perpétuel. En effet, Ingrid rêve des choses, écrit sur ordinateur des histoires et mélange le tout, de telle sorte que l'on ne sait jamais ce qui est de l'ordre du réel ou du fantasme.
Cette œuvre, qui baigne dans une lumière assez chaude, délivre une atmosphère très sensuelle. Le sexe est clairement une des préoccupations principales des protagonistes, qu'il soit à nouveau réel ou fantasmé : personnage qui visionne des sites pornographiques ; tchats de rencontres ; scènes de sexe ; prostituées qui viennent dans un appartement, etc. Comme on le dit souvent, le sexe est l'un des moteurs de la vie et de notre société contemporaine. Une fois de plus, on en a la preuve. Et le film est en phase avec son temps avec cette utilisation à outrance d'internet soit pour faire des rencontres soit pour visionner des scènes de sexe.

Cela étant, Eskil Vogt nous invite à nous interroger en permanence si ce que l'on voit à l'écran est bien le reflet de la réalité, à l'instar d'internet qui n'est pas la réalité mais une nouvelle forme de communication et d'information. D'ailleurs, on peut se demander si finalement il n'y a pas que deux personnages dans cette histoire : Ingrid et son mari, Elin et Einar n'étant que des projections fantasmées d'eux-mêmes. En cela, Blind a des points communs avec le chef d’œuvre de l'animation japonaise que constitue Perfect blue (1997) de Satoshi Kon.
Au même titre que son personnage principal qui a perdu sa vue et qui raconte une histoire avec une voix off doucereuse, le spectateur perd totalement ses repères avec ce film qui est assez déconcertant, à la fois drôle et désespéré. Eskil Vogt maintient l'ambiguïté jusqu'à la fin.
Assez brillant au niveau de sa mise et de son montage, Blind doit aussi sa réussite à son excellent casting. Les acteurs sont tous bons, et donnent un caractère humain, jamais misérabiliste à des personnages pourtant parfois pathétiques et peu reluisants. Mais finalement, n'est-ce pas quelque part le reflet de notre société, que l'on accepte pas forcément de voir en face ? Il n'y a pas que l'autre qui a des idées perverses.
Blind est une vraie découverte, une œuvre assez puissante qui révèle un auteur en devenir, en tout cas c'est tout le bien qu'on lui souhaite. Le succès critique de Blind devrait lui donner les moyens de pouvoir tourner rapidement. Dès lors, on attend déjà avec intérêt son prochain film.

Permalink 657 mots par nicofeel Email , 751 vues • Réagir

01.05.15

07:13:32, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il va être entraîné malgré lui dans un monde de corruption et de violence...

Mon avis :

En compétition lors de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2014 et présenté d’ailleurs la même année au Festival du Cinéma Américain de Deauville, "Cold in July", premier film de Jim Mickle à avoir eu les honneurs d'une sortie en salles chez nous, est l'un des plus surprenants thrillers de ces dernières années...

Après avoir réalisé trois films d'horreur plutôt réussis, le réalisateur Jim Mickle ("Mulberry Street", "Stake Land", "We Are What We Are") se lance avec bonheur dans le thriller avec ce "Cold in July", un thriller très marqué années 80, dans l'esprit des premiers films des frères Coen, au scénario déstabilisant et assez original adapté d'un roman du texan Joe R. Lansdale ("Bubba Ho-Tep").

Pour illustrer cette sombre histoire d'un homme menacé par le père d'un jeune homme qu'il a tué en état de légitime défense, le cinéaste a fait appel à un casting 4 étoiles avec un trio d'acteurs formé par Michael C. Hall ("Six Feet Under", "Dexter", "Kill Your Darlings"), Sam Shepard ("L'étoffe des héros", "Cœur de tonnerre", "The Pledge", "La chute du faucon noir", "Mud - Sur les rives du Mississippi") et Don Johnson ("Deux flics à Miami", "Hot Spot", "Harley Davidson et l'homme aux santiags", "Django Unchained", "From Dusk Till Dawn: The Series").

Le film fait quelque peu penser au départ à un thriller type "Les Nerfs à vif" de Martin Scorsese par sa montée en puissance au niveau de la tension et bien entendu par la façon dont le personnage de Russel harcèle Richard Dane et sa petite famille. Grâce à une mise en scène incroyablement efficace et à un montage particulièrement habile, la première partie du film s'avère assez redoutable au niveau du suspens, mais la suite du film n'en demeurera pas moins tout aussi efficace et cela malgré un changement de cape particulièrement inattendu opéré au beau milieu du film et cela jusqu’à un final très graphique et assez sanglant.

Parmi les points forts du film, on notera la très belle musique signée Jeff Grace ("The Roost", "The Last Winter", "The House of the Devil", "La dernière piste", "We Are What We Are") et la splendide photographie du film de Ryan Samul ("Mulberry Street", "Stake Land", "The Green", "We Are What We Are"), avec qui le réalisateur travaille depuis ses débuts.

Au niveau du casting, en dehors du trio vedette, on remarquera la présence, pour la seconde fois dans un film de Jim Mickle, de Wyatt Russell ("Soldier", "Cowboys et envahisseurs", "We Are What We Are", "At the Devil's Door"), le fils de l'acteur Kurt Russell et de celle de Vinessa Shaw ("Eyes Wide Shut", "La colline a des yeux", "3h10 pour Yuma", "Two Lovers") dans le rôle d'Ann Dane.

Don Johnson, qui débarque au beau milieu du film apporte étonnamment une touche d'humour et de légèreté dans ce thriller qui s'annonçait au départ comme très noir et cela malgré un thème qui n'en demeurera pas moins réellement sordide. L'acteur vieillit plutôt bien et son personnage sera réellement attachant.

Sam Shepard est égal à lui-même et s'avère même cette fois assez flippant. Quant à Michael C. Hall, il est totalement méconnaissable et particulièrement touchant. On pourra en revanche reprocher que l'implication de la police disparaisse complètement de l'intrigue malgré son rôle de toutes évidences assez trouble, mais personnellement cela ne m'a pas gêné plus que ça...

Ce "Cold in July" m’a au final totalement captivé, bluffé même, au point où j’avais envie de le revoir directement après... Une très belle surprise pour ma part!

"Cold in July" débarque le 6 mai 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD proposera le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec au choix des pistes audio anglaise dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous offrira une image au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, seront composés de 9 scènes coupées avec commentaires audio et de plusieurs séquences en animatique (17’) et des bandes-annonces du film en vost-f et vf.

Cold in July

Cold in July
Amazon à 4.9€
Fnac à 8.79€
Voir la fiche
Cold In july (Blu-ray)

Cold In july (Blu-ray)
Fnac à 19.71€
Voir la fiche

Permalink 803 mots par flo001fg Email , 899 vues • Réagir

Mai 2015
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 23

powered by
b2evolution