Archives pour: Mai 2013

27.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Paul Sélénian est un psychologue d'un genre unique. Le don fantastique qu'il possède lui offre de pouvoir extraire la Peur de ses patients et de la contenir prisonnière. Un soir, une jeune femme se présente à son domicile. Paul fera l'erreur de l'inviter à entrer. Il découvrira alors la Peur telle qu'il ne l'a jamais vue.


Mon avis :

Depuis quelques temps, les choses bougent dans la région de Montpellier dans le domaine du cinéma de genre. Il y avait déjà eu le duo François Gaillard et Christophe Robin, qui nous avait gratifié des forts sympathiques gialli "Blackaria" et "Last Caress"; plus récemment, le survival de Stéphane Bouyer, "Run Rabbit Run" (qui doit sortir en cours d'année) avait également attiré mon attention; et enfin ce premier court métrage de Kevin Payet, "FEAR In Carne", pour ne citer qu'eux... Car mon petit doigt me dit que cela ne va pas s'arrêter là, avec notamment le court métrage "Sans relâche" d'Antony Cinturino ou encore "La porte noire" de Fabrice Martin...


Dès les premières images, le réalisateur nous surprend avec un générique intrigant et de toute beauté, esthétiquement splendide, très bien monté et accompagné d'une très belle musique composée par Éric Amrofel. Kevin Payet a réuni un casting, tout comme lui montpelliérain, composé principalement de Patrick Sage ("Beware of Darkness", "Run Rabbit Run"), Marine Bohin ("Jules", "Run Rabbit Run", "One Wicked Night") et Patie Flecher ("Run Rabbit Run"), un casting impeccable où chacun tient parfaitement son rôle. Patrick Sage, notamment, est vraiment crédible en psychologue.


Le scénario, plutôt simple, est assez original, avec ce psychologue donc, un peu particulier, qui a la capacité de faire ressortir physiquement les peurs de ses patients et de les enfermer afin qu’ils en soient définitivement libérés. Celui-ci ne s'attendra par contre pas à être confronté à la Peur elle-même, incarnée par la très jolie Marine Bohin, à laquelle il est impossible de ne pas succomber. Ces peurs qui sortent des corps de ses patients, se manifestent par un liquide noir, donnant un aspect horrifique au film, qui distille une certaine angoisse qui ne fera qu'accroître avec la venue de la Peur...


Le film est un petit budget et une première œuvre, mais cela ne l'empêche pas de faire très pro et très abouti, avec une mise en scène parfaitement maîtrisée et une photographie particulièrement belle. Une jolie réussite donc et un réalisateur très prometteur!


Kevin Payet a du talent, c'est certain et pour ma part, il me tarde qu'il s'attaque à un long, car il me paraît évident qu'il est promis à un bel avenir, tout comme cette nouvelle vague montpelliéraine...


Je vous conseille donc fortement de découvrir ce premier court métrage! Alors si vous êtes dans le secteur de Montpellier ou que vous avez l'occasion de vous y rendre le dimanche 9 juin prochain, sachez que celui-ci sera projeté au Cinema Diagonal Capitole à Montpellier à 12 heures 30. L’entrée est libre !

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25.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Malgré leur divorce, Leila et Nasser ont décidé de tenir un bar ensemble. Homme à femmes ayant fait de la prison, Nasser n’a plus la confiance de Leila, femme meurtrie par cette relation chaotique et par le remariage sans amour de celui-ci avec Lidia, une jeune femme impulsive et excessive qui fait de la vie de Leila un enfer. Anciennement impliqué dans le trafic de drogue, Nasser semble avoir repris ses mauvaises habitudes alors qu’il est surveillé et cela au sein même du bar de Leila. Lidia, elle, fatiguée de l’indifférence de son mari commence à se rapprocher de Jo, un employé de leur bar... Mensonges, trahisons et danger vont bercer ce triangle amoureux entrainant une fin tragique pour certains.

Mon avis :

Passé jusque là assez inaperçu, "French light", un petit film indépendant avec en vedette l’humoriste Nawell Madani, sort enfin en DVD, l'occasion de voir la jolie Jam'elle sous un angle bien différent de ses exubérances scéniques...

Rebaptisé "Ruptures, menaces nocturnes" pour sa sortie en vidéo, ce drame d'Ana Gironella, auteur des amusants courts métrages "My killer is rich" et "Les rois du freefight", met en scène Nasser, un trafiquant de drogues, interprété par Malek Gaher ("Engrenages") exerçant ses activités illicites au sein d'un bar dont la propriétaire n'est autre que Leila, son ex-femme, jouée par Nawell Madani, qui est toujours accro à lui malgré le fait qu'il soit remarié à Lidia, une femme qu'il n'aime pas réellement et auquel il ne fait pas confiance.

Leila s'est évidemment fait une raison sur son ex-mari dont elle connait le côté volage, ce qu'elle n'accepte évidemment pas, mais dès que celui-ci a des soucis, elle vole au secours de son ex, plus d'ailleurs, comme une mère que comme une épouse...

Le film va avoir du mal tout de même à nous captiver, l'histoire étant peu passionnante, les personnages peu attachants et la construction assez confuse avec des flash-back quasi constants. C'est d'ailleurs le couple formé par Lidia et son amant Jo, interprétés par Johanna Seror ("Dead shadows") et Tony Zeroual, qui vont plutôt ici attirer notre sympathie. Lilia, par son côté fragile et glamour, Jo par l'humour qu'il apportera au film, comme par exemple lors de l'improbable scène d’embauche, où le jeune homme boit et fume durant l'entretien et se permet même de draguer Leila...

C'est d'ailleurs avec ces quelques scènes comportant de l'humour que la réalisatrice arrivera à faire mouche, avec parfois un montage assez inspiré et une musique assez originale signée Besar Likaj qu'elle utilisera parfaitement pour rendre efficace ces différentes scènes. La fin assez inattendue du film le conclura sur une note positive et ironique, sans que cela soit suffisant pour faire de "French light", un long-métrage mémorable...

Le film comporte quelques éléments prometteurs, mais je préfère tout de même largement lorsque Nawell Madani et Ana Gironella œuvrent dans le domaine de la comédie...

"Ruptures, menaces nocturnes" sort le 7 mai chez Factotis Films en DVD + Copie digitale, au format 1.85, 16/9ème avec pistes françaises 5.1 Dolby Digital et dts Digital Surround. La copie digitale H.264, toujours illimitée chez l'éditeur, est quant à elle au format 1.85 et piste française 2.0 AAC.

Ruptures, menaces nocturnes (DVD + Copie digitale)

Ruptures, menaces nocturnes (DVD + Copie digitale)
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24.05.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Barbara et Jacques Bellemont, un couple de Parisiens en quête de sensations nouvelles, embarquent pour l’Afrique où les accueillent Olivier, un guide de chasse et Dora sa maîtresse.

Mon avis :

Après la déception due à certains titres érotiques proposés en versions coupées, Bach films se rattrape ici avec "Dora, la frénésie du plaisir" que l'éditeur nous propose dans sa version érotique et dans sa version hard. C'est évidemment cette dernière version qui sera la plus intéressante, de par sa représentation sans tabou de la sexualité, représentative d'une certaine liberté qu'on avait alors et qu'on est loin d'avoir de nous jours...

"Dora, la frénésie du plaisir" est un film à caractère pornographique dans sa version intégrale, mais pour autant, ce n'est pas un film destiné à la masturbation avec son quota de scènes explicites et évidemment d'une certaine durée... Non, ici les scènes hard sont souvent courtes, voir très courtes et ne sont pas forcément destinées à exciter le spectateur.

Le film est mise en scène par Willy Rozier ("Manina la fille sans voiles", "Les Têtes brûlées", "Les chiens dans la nuit", "Dany la ravageuse"), dont c'est ici le premier porno et le tout dernier film, le réalisateur s'était laissé convaincre de franchir le pas, dans l'espoir de faire un succès commercial. Ce long-métrage surprend immédiatement par le fait que l'on ait affaire à des vrais acteurs, comme par exemple Monique Vita ("La Ragazza", "Les possédées du démon", "Les Confidences érotiques d'un lit trop accueillant"), dont le jeu assez excessif en déconcertera probablement plus d'un. Elle fait même plutôt peur tant elle fait preuve de rage, voir d'hystérie!

Mais c'est encore plus par sa façon de parler qu'elle surprend, nous faisant immanquablement penser à Arletty! On s'attend d'ailleurs à tous moments à l'entendre dire "Atmosphère… Atmosphère… Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"... Si l'actrice a fait d'autres pornos, en revanche il est à savoir qu'elle s'est toujours fait doubler pour les scènes en question, comme ce fût probablement le cas aussi ici pour les gros plans, en dehors d'une scène de fellation, où il paraît par contre peu probable que cela ne soit pas elle. Impossible par contre de ne pas parler de cette scène incroyable où en manque, elle se fait plaisir avec une banane...

Le film s’apparente plus à un film d'aventures exotiques, qu'à autre chose, avec juste des scènes érotiques et pornographiques afin donc de satisfaire aux besoins du marché de l'époque. Mais ici il n'est pas question d'inserts hard incorporés après le tournage, les scènes font parties intégrantes du métrage.

Concernant le côté aventure, le réalisateur s'est fait plaisir en abordant deux thèmes qui le passionnait, le safari et la chasse. Il est précisé au début du film, que celui-ci a été tourné en Afrique, ce dont on peut douter à de nombreuses reprises (Je ne parle évidemment pas des flash-back...). Il est tout à fait possible en revanche que le réalisateur ait utilisé des stock-shots d'anciens films qu'il avait tourné, car il avait en effet pas mal tourné sur le continent africain pour des documentaires ou pour des films comme "Prisonniers de la brousse"... A moins qu'il ait passé le plus clair de son temps durant le tournage à vivre sa passion, plutôt qu'à faire son film!

En dehors de Monique Vita, le reste du casting se compose principalement de Bob Asklöf ("Comptes à rebours", "Le Mataf", "Good-bye, Emmanuelle") et Olivier Mathot ("Célestine... bonne à tout faire", "Elsa Fräulein SS", "Adorable Lola") d'une part. Et des jolies Anne Sand ("La michetonneuse", "La bête à plaisir") et Tania Busselier ("La comtesse perverse", "Plaisir à trois", "Greta, la tortionnaire de Wrede") d'autre part. Pas de soucis de doublages pour ces deux dernières, puisqu'elles tournèrent plus d'un film porno dans leur carrière.

A travers le voyage en Afrique de Bellemont et sa femme Barbara, le film traite des problèmes sexuels de deux couples, d'une part de la frustration de Dora, qui n'en peut plus que son mari Olivier soit sans arrêt absent et qui est de plus trop crevé pour la satisfaire quand il rentre de ses safaris. Et d'autre part, de l'insatisfaction de Barbara, la femme de Bellemont, un homme de toute évidence impuissant et qui n'est excité que par le fait de voir sa femme faire l'amour avec d'autres...

Même si le titre du film met en avant le personnage de Dora, son soucis ne sera pas le sujet principal du film, qui finalement se concentrera plus le voyeurisme de Bellemont, dont les origines seront d'ailleurs évoquées à travers notamment deux longs flash-back. Quant à la fameuse Dora donc, elle fera tout pour récupérer son homme, allant même jusqu'à faire appel au pouvoir d'un sorcier...

Les enjeux dramatiques seront donc légers et peu passionnants, quant au côté aventure exotique du film, il ne devrait pas passionner grand monde de nos jours, mais en revanche les amateurs de cinéma d'exploitation devraient être ravis de pouvoir enfin redécouvrir ce film bien représentatif d'une certaine époque...

"Dora, la frénésie du plaisir" est sorti en DVD le 14 décembre 2012 chez Bach Films. Le film est proposé au format 1.85, 16/9ème dans sa version érotique de 76 minutes et dans sa version intégrale de 86 minutes, en version française mono. Pas de bonus sur cette édition, mais en revanche un très beau livret inédit de 24 pages intitulé "Pornographie sous les tropiques" signé par Christophe Bier.

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23.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Transylvanie, 1874. Des villageois exécutent sauvagement un homme accusé de vampirisme. Un scientifique parvient à le ressusciter grâce à une transplantation du cœur. Quelques années plus tard, on le retrouve à la tête d’un asile d’aliénés implanté dans une forteresse. Dénommé à présent Callistratus, il expérimente des transfusions sanguines sur ses patients.

Mon avis :

S'il y a bien quelque chose que j'adore, c'est regarder seul des vieux films d'horreur gothique en pleine nuit! Après je dors comme un loir... C'est donc avec enthousiasme que je découvre ces trois premiers titres de la collection "British horror" de chez Artus films. L'éditeur nous permet notamment de redécouvrir enfin "Le sang du vampire" dans sa version intégrale française, un film très proche des films de la Hammer...

"Blood of the Vampire" était auparavant sorti en DVD dans différents pays, mais jamais dans sa version complète. C'est donc chose faite et c'est une exclusivité française! Ne vous attendez pas à voir un véritable film de vampires, puisqu'en fait le vampire en question est un docteur accusé de vampirisme en Transylvanie à la fin du 19ème siècle et qui suite à son exécution par des villageois qui lui ont planté un pieu dans le cœur, se voit déterrer et ressusciter grâce à une transplantation cardiaque faite par un chirurgien débauché par son serviteur, un être difforme, répondant au prénom de Carl.

Le film se déroule ensuite six ans plus tard, le docteur se fait alors appeler Callistratus et est le médecin d'une prison un peu particulière, puisqu'elle est soit-disant réservée aux aliénés. Les prisonniers vont alors servir de cobayes au savant, dont le sang est infecté et qui doit se faire transfuser régulièrement pour pouvoir survivre. Il va alors se faire aider dans ses recherches par un médecin injustement condamné, le docteur John Pierre...

Le docteur Callistratus est magnifiquement interprété par Donald Wolfit ("Svengali", "Les mains d'Orlac", "Lawrence d'Arabie"), qui est ici réellement flippant, avec une présence proche d'un Bela Lugosi auquel il fait immanquablement penser dans ce rôle. Son serviteur Carl, joué par Victor Maddern ("Exodus", "Circus of Fear", "Le peuple des abîmes") avec son look à la Quasimodo, joue également un rôle important dans l'ambiance inquiétante du film, de même que les impressionnants dobermanns...

Le film distille en effet une ambiance bien glauque, aidée par la musique très réussie de Stanley Black ("L'impasse aux violences", "Maniac", "Valentino"). Le réalisateur Henry Cass ("La montagne de verre", "Jennifer") nous offre une belle mise en scène et devant une telle réussite, on en vient forcément à regretter que le bonhomme n'ait pas plus œuvré dans ce style. Le film est parfaitement rythmé et le scénario tient parfaitement la route.

La ressemblance avec les films de la Hammer n'est pas un hasard, le film ayant été fait pour surfer sur la vague des premiers succès de la célèbre firme britannique à la demande des producteurs Robert S. Baker ("Le Saint", "Amicalement vôtre...") et Monty Berman ("Jack l'éventreur", "L'impasse aux violences") . D'ailleurs, le scénario est signé par Jimmy Sangster ("Frankenstein s'est échappé!", "La cauchemar de Dracula", "The Mummy"), qui a signé quelque uns des succès de la Hammer.

Côté casting on notera principalement la présence de Barbara Shelley ("Le village des damnés", "Dracula, prince des ténèbres", "Raspoutine, le moine fou") dans le rôle de Madeleine Duval, la fiancée de John Pierre, interprété par Vincent Ball ("Les diables du désert", "Quand les aigles attaquent", "Héros ou salopards") qui est ici le héros du film et enfin de William Devlin ("L'ile au trésor", "Salomon et la reine de Saba") dans le rôle de Kurt le compagnon de cellule de John.

"Le sang du vampire" est assurément un très bon film d'horreur à l'ancienne et aurait sans problème pu figurer parmi les plus belles réussites du catalogue de la Hammer...

"Le sang du vampire" sortira en DVD le 4 juin chez Artus Films dans la collection British Horror. Le film est proposé au format 1.66, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite en version française et anglaise et sous-titres français naturellement. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le vampire Callistratus", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

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22.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe.

Mon avis :

En ce mois de mai, Artus Films nous gâte tout particulièrement en nous offrant la possibilité, via sa collection Western européen, de pouvoir enfin découvrir trois westerns spaghettis dans leurs versions enfin intégrales et pas des moindres puisque nous avons le droit à l'excellent western politique "Texas" de Tonino Valerii, la très amusante comédie western de Mario Caiano, "Un train pour Durango" et enfin ce "Joe l'implacable" de Antonio Margheriti, connu également sous le titre de "Dynamite Joe"... Deux titres qui claquent bien et donc fortement prometteurs!

Antonio Margheriti ("Avec Django, la mort est là", "Et le vent apporta la violence", "Les Diablesses") a signé quelques très bons films notamment dans le domaine de l'horreur gothique comme "La Vierge de Nuremberg", "La Sorcière sanglante" ou encore "Danse Macabre" et c'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que j'aborde ce métrage, qui dès le début s'avère particulièrement savoureux. Je dois avouer que je ne m'attendais absolument pas à un film tourné vers la comédie, mais immédiatement j'ai bien accroché à ce pastiche de la trilogie de « l'homme sans nom », avec ce héros effectivement implacable et redoutable maniant ici la dynamite plutôt que le revolver.

Ce héros très flegmatique, interprété par le néerlandais Rik Van Nutter ("Le vainqueur de l'espace", "Opération Tonnerre"), connu notamment pour avoir été le mari de Anita Ekberg, n'a certes pas le côté ténébreux de Clint Eastwood, mais est parfait pour en faire un pastiche avec en plus cette tignasse assez incroyable qu'il arbore dans le film, qui lui donne un côté beau gosse un peu ridicule...

Mais après ce début fort prometteur, notre héros laisse tomber le pancho pour dévoiler un nouveau personnage, proche cette fois d'un certain James Bond, à la fois joueur et coureur de jupons... Là encore le charme opère! Le côté comédie passe bien et le film est particulièrement plaisant à regarder.

Malheureusement, ensuite, après notamment le déploiement d'effets spéciaux (assez rudimentaires et peu crédibles de nos jours...) où l'on sent que le réalisateur s'est fait plaisir (Margheriti était en effet très friands d'effets spéciaux de ce genre qu'il confectionnait lui-même), le film s'enlise quelque peu... Le côté comédie devient moins présent et moins convaincant, le film se tournant alors plus vers l'action, nous laissant au final sur un sentiment quelque peu mitigé.

Notre tombeur, maniaque de la dynamite est ici plutôt bien entouré avec Halina Zalewska ("La sorcière sanglante", "Un ange pour Satan") d'une part et Mercedes Castro d'autre part. Côté casting on notera la présence de quelques têtes pas inconnues comme Santiago Rivero ("Un cercueil pour le shérif", "L'homme qui a tué Billy le Kid") ou Renato Baldini ("Les sept invincibles", "La mort sonne toujours deux fois"). Le film bénéficie autrement d'un mise en scène et d'une photographie soignées et de beaux décors.

Bilan donc quelque peu décevant pour ce "Joe l'implacable", pas mal tourné vers la comédie au début et puis vers l'action, mais malgré tout, cela reste un western spaghetti pas inintéressant et très regardable...

"Joe l'implacable" est sorti en DVD le 7 mai chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite chez nous en version italienne et française, cette dernière comportant quelques passages en italien sous-titré dû à l'absence de doublage. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Dynamite Joe", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.




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21.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

"Serial starlets" : Starlets are being murdered on the French Riviera during the Cannes Film Festival. A goofball detective is sent there to insure the protection of the bimbos.

"A Very Realistic French Horror Movie" : Newly arrived in Paris hoping to become models, three young East European women are kidnapped by a producer of snuff movies and help prisoners on the movie set.

"24 hours alive" : On the set of an extreme reality show, beautiful candidates are confronted with a dangerous maniac during a perverse game. A kind of a gore and sexy FEAR FACTOR!


Mon avis :

Pas mal de films de Richard J. Thomson ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Votez Cindy!") reste à ce jour inédit et c'est donc toujours avec beaucoup de joie que je vois enfin sortir l'un d'eux, même si dans le cas de "A Very Very Sexy Snuff Movie", celui-ci n'est disponible pour le moment qu'en import... Déjà l'affiche originale très BD m'avait bien mis l'eau à la bouche, alors je n'en pouvais plus d'attendre!


Ce film se compose en fait de trois sketchs dont le thème se retrouve évidemment dans le titre du film. Ces trois histoires sont présentées au départ comme faisant parties d'une bande dessinée, style déjà utilisé par exemple dans les "Creepshow" (Une excellente référence donc!).


Le premier segment intitulé "Serial starlettes" ravira au plus haut point la gente masculine et les vilains pervers dont nous faisons partis avec de jolies jeunes femmes se baladant nues durant tout le film. On y retrouve notamment parmi de très jolies créatures, Marlène Delcambre ("Le masque de la Méduse", "La grosse commission") que nous avions découvert dans la toute dernière œuvre de Jean Rollin.


Le rôle principal est tenu par le réalisateur en personne, qui joue ici un détective privé chargé de protéger des starlettes et de trouver l’assassin des précédentes. Malheureusement le bonhomme n'est pas très doué et il passera l’essentiel de son temps à mater les jolies filles dénudées et à planquer les cadavres, afin de ne pas se faire virer...


Drôle de mélange que ce segment, sorte de mélange de vidéo type "Playboy" et de série Z, mais l'essentiel est là, on rince l’œil et on se marre bien! Le combat final est en ça un véritable régal!


"A Very Realistic French Horror Movie", le second sketch se veut quant à lui plus sérieux, mais ravira tout de même les fans de ce type de films par la plastique de ses actrices et par son côté gore et de ce dernier point de vue, on est gâté avec quelques scènes très généreuses. En revanche, même si ce segment est également assez sexy, il sera tout de même beaucoup plus sage que le précédent.


Le réalisateur y interprète également un rôle, celui d'un réalisateur de snuff nommé Marcel Chevalier (Nom du dernier bourreau français... Est-ce une coïncidence? J'en doute!). Le cinéaste fait preuve une nouvelle d'auto-dérision en ne se prenant jamais au sérieux. Parmi le casting, on notera principalement la présence de Fabrice Colson ("Le Réserviste", "Eject"), un habitué de ce type de productions, dans le rôle d'un des bourreaux. Visuellement, c'est le court le plus abouti avec une photographie nettement plus travaillée.


Le dernier sketch intitulé "24H Alive" est quant à lui un véritable délire où le réalisateur s'amuse à pasticher les émissions de télé réalité avec trois jeunes femmes super sexy qui devront survivre durant 24 heures dans une forêt où ronde un maniaque, pour pouvoir empocher le million de dollars mis en jeu.


A nouveau, on se marre particulièrement bien avec un tueur complètement hallucinant et halluciné interprété par Christophe Lemaire ("Trepanator", "Time Demon"). Le journaliste de cinéma bien connu des lecteurs de "Starfix", "Mad Movies" ou encore "Metaluna", se fait plaisir et cela se voit. Mais comment pourrait-il en être autrement vu qu'il va pourchasser pendant tout le film de jolies demoiselles qui se dénuderont à la moindre occasion...


Parmi elles, impossible de ne pas évoquer la pulpeuse Caroline Eden ("Les Petites Vicieuses 2", "Bienvenue chez les Ch'tites coquines"), qui sera particulièrement généreuse avec nous, pauvres hommes faibles que nous sommes...


"A Very Very Sexy Snuff Movie" ravira les fans de Thomson évidemment, mais devrait pouvoir toucher un public plus large par son humour plus accessible, son côté très référence au cinéma Bis et ses filles ultra sexy évidemment!


Même s'il s'agit d'un film français, "A Very Very Sexy Snuff Movie" n'est à ce jour sorti en DVD qu'aux États-Unis chez la branche américaine de Bach Films et n'est disponible qu'en version originale anglaise sans sous-titres, via le site amazon.com. Mais rassurez-vous l’anglais n’est pas bien compliqué à comprendre et il serait fort regrettable que vous passiez à côté de ce film juste pour ça, d’autant plus que le DVD est zone all et donc lisible sur nos lecteurs.

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20.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la fin de la guerre de Sécession, le gouverneur des États-Unis échappe à un attentat Sudiste à Dallas, grâce à Bill Willer (Giuliano Gemma), un soldat déserteur. Peu de temps après, une nouvelle tentative réussit, et le gouverneur est assassiné. Tous les soupçons se portent alors sur Jack Donovan, un noir. Willer va tout faire pour innocenter son ami, et démêler le complot.

Mon avis :

Tout comme "Un train pour Durango" ou "Joe l'implacable" sortis à la même date chez Artus Films, "Texas" est enfin réhabilité grâce à une copie enfin intégrale comportant environ 20 minutes de film qui avaient été honteusement coupées par le distributeur au moment de sa sortie en salle pour de simples raisons mercantiles...

Ce western politique signé Tonino Valerii ("Le Dernier Jour de la colère", "Folie meurtrière", "La Horde des salopards", "Mon nom est Personne") est un pur chef d’œuvre du western spaghetti qui mérite vraiment d'être redécouvert. Ce qui frappe en premier, c'est la qualité de la mise en scène avec notamment des plans hyper travaillés, comme ceux des dialogues en gros plans où le réalisateur a juxtaposé un gros plan avec un plan plus éloigné, de façon à ce que les visages des deux personnes qui se parlent soient nets au lieu que l'un d'eux soit flou, ce qui donne un effet très particulier, proche des vignettes de bandes dessinées.

"Texas", dont le titre français n'est pas très parlant, le titre original "Il prezzo del potere" (le prix du pouvoir) l'étant tout de même beaucoup plus, transpose l'attentat de John Fitzgerald Kennedy au temps des cow-boys, tout en dénonçant le racisme, l'intolérance et les préjugés envers les noirs à travers ces riches hommes affaires, anciens sudistes qui vont comploter contre le Président.

Bill Willer , interprété par Giuliano Gemma ("Les titans", "Un pistolet pour Ringo", "Le dernier jour de la colère", "Le désert des Tartares") et son compagnon d'arme, Jack Donavan, joué par Ray Saunders ("Deux salopards en enfer", "La cité de la violence") vont tout faire pour déjouer un attentat orchestré par Pinkerton, un ancien sudiste incarné par Fernando Rey ("Pancho Villa", "French Connection", "Cet obscur objet du désir"), soutenu par bon nombre des notables de l'état du Texas. Malgré tous leurs efforts, les deux hommes n'arriveront pas à empêcher l'assassinat du Président et c'est Donovan qui en fera les frais, accusé injustement de ce meurtre...

Le scénario tient vraiment la route, Valerii nous livrant un film engagé très bien écrit et qui plus est sans temps mort, avec des scènes d'action véritablement inspirées où Gemma utilisera pleinement ses capacités athlétiques pour nous en mettre plein la vue lors des fusillades. En plus de toutes ces qualités, le film comporte une très belle musique signée Luis Enríquez Bacalov ("Django", "El Chuncho", "Le Grand Duel") qui n'a rien à envier aux compositions de Ennio Morricone ou de Bruno Nicolai.

Niveau casting, c'est du tout bon également avec en plus des acteurs cités précédemment, quelques excellents acteurs comme Warren Vanders ("La poursuite sauvage", "Une bible et un fusil"), Antonio Casas ("Le bon, la brute et le truand", "Tristana"), Benito Stefanelli ("Le dernier jour de la colère", "Mon nom est personne"), Manuel Zarzo ("Les tueurs de l'Ouest", "Les sentiers de la haine") ou encore Van Johnson ("Bastogne", "Ouragan sur le Caine"). Du lourd, donc!

Mais pour vraiment apprécier le film, il convient impérativement de voir le film dans sa version originale italienne, car le doublage français est catastrophique, d'ailleurs en français, le président se retrouve être gouverneur pour on ne sait pas quelle raison...

"Texas" fait vraiment parti des indispensables du western spaghetti, alors si vous êtes amateur de ce genre indémodable, ruez-vous sur ce DVD!!!

"Texas" est sorti en DVD le 7 mai chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite chez nous en version italienne et française, cette dernière comportant de nombreux passages en italien sous-titré dû à l'absence de doublage. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Le prix du pouvoir", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.




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19.05.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Stormhouse
Réalisateur : Dan Turner
Date de sortie du film au cinéma : non programmée à l'heure actuelle
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h28
Avec : Katherine Flynn (Haley Sands), Martin Delaney (Brandon Faber), Munir Khairdin (Salim Hasan), etc.

Par Nicofeel

Mis en scène par le quasi inconnu Dan Turner, Stormhouse tente à sa façon de renouveler le film sur les entités, donc sur les manifestations paranormales. Evidemment, on a peu d'espoir d'avoir un film de la qualité de The entity (1981) de Sidney J. Furie, film référence sur le sujet.
Ici, la problématique est d'ailleurs différente. Dans Stormhouse, il n'est pas question d'une entité mystérieuse qui vient violer une jeune femme. Non, le film se déroule dans une base militaire secrète du Royaume-Uni, en 2002, plusieurs mois avant l'invasion en Irak. On apprend qu'une entité invisible a été capturée (de quelle façon, pour cela on ne le saura qu'à la fin) et qu'elle est confinée dans un endroit où elle est retenue par des champs électromagnétiques qui ont été inversés.
Une jeune femme, qui aurait la faculté d'entrer en contact avec cette entité, est amenée dans cette base.
Le film suscite un certain intérêt avec cette entité qui est retenue contre son gré. Surtout, on voit que les personnels militaires sont particulièrement à cran et voient d'un bien mauvais oeil l'irruption d'une civile dans leur quotidien. Pour autant, le soufflé retombe assez rapidement. Car Stormhouse bénéficie manifestement d'un budget relativement faible et on le ressent rapidement. Car il ne se passe pas grand chose durant la première partie du film. On se contente d'imaginer qu'il y a des manifestations de l'entité avec des changements importants de température dans la cage de celle-ci et la sensation qu'il se passe des événements étranges : certains personnages auraient entendu le terme « on joue » et plus bizarre encore, l'un des principaux officiers de cette base, aurait chanté à son insu la chanson Frère Jacques (en français s'il vous plaît !). Mais c'est bien tout ce qui se passe durant la première partie. Le film demeure regardable mais on peine à se passionner à cette histoire.

En fait, le film devient nettement plus intéressant lorsque l'entité réussit à s'échapper et à contrôler les gens par l'esprit, comme si elle s'introduisait en eux. On a droit ainsi à des militaires qui s'auto-mutilent ou d'autres qui sont attaqués par l'entité. On a bien quelques membres arrachés et du sang qui coule de temps à autre mais là encore la déception est globalement de mise. Le fan de film d'horreur ne pourra que constater que le film reste trop sage sur ce point. La plupart des attaques de l'entité ont lieu dans la pénombre (du coup on voit quasiment rien), certaines scènes ont même lieu hors champ. Les rares scènes où l'on voit du sang ne font pas du tout peur et n'inspirent pas de dégoût. Mais bon, au moins cette deuxième partie est plus dynamique que la première.
Cela étant dit, il ne faut pas s'attendre à être très surpris car le scénario est très prévisible : l'entité s'échappe, elle tue des militaires, elle laisse en vie l’héroïne, des pseudo rebondissements ont lieu. Rien de bien étonnant dans tout cela. Finalement, un point qui aurait pu être développé est celui du sort qui attend un prisonnier de guerre, suspecté d'être à l'origine d'attentats (l'action du film est censée se dérouler seulement un an après les attentats du 11 septembre). Mais comme pour le reste, le traitement est extrêmement basique.
Il ne faut pas non plus s'attendre à des personnages qui sont bien développés. On a des caricatures de militaires et le personnage principal agit exactement comme on s'en doute à la base. Les acteurs sont dans le même état d'esprit. Ils ne sont pas mauvais en tant que tels mais aucun d'eux ne relève le niveau.
Tout au plus, on appréciera un dernier twist final qui explique le pourquoi du comment. Mais bon, tout être rationnel pourra trouver le concept complètement tiré par les cheveux.
En synthèse, Stormhouse est un film qui joue sur la notion d'entité. Si le film n'est pas nul, il est sans nul doute paralysé par un manque évident de budget, qui explique pourquoi ce quasi huis-clos patine clairement durant sa première partie. A regarder, si vous n'avez aucun autre film d'horreur digne de ce nom à vous mettre sous la dent.

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18.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Deborah Fielding mène un quotidien bien rangé : une maison irréprochable, un voisinage idéal, en somme, une vie parfaite. Mais cette journaliste va ouvrir la boite de Pandore en voulant révéler les pratiques douteuses et la corruption régnant dans l’enceinte fermée de l’institut psychiatrique Edgewater. En menaçant d’exposer une organisation secrète pratiquant des expériences sur les êtres humains, elle va plonger dans une spirale infernale qu’elle ne pourra plus arrêter. Des démons ressurgissant de son passé vont lui faire découvrir qu’elle n’est finalement pas observatrice de cette machination mais le sujet principal de leurs expériences.

Mon avis :

Une affiche qui met en avant l’impressionnant Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Halloween", "Machete"), cela attire inévitablement l'attention, mais ce n'est malheureusement pas toujours gage de qualité... Souvenez-vous de "La balade de Crazy Joe" par exemple!!!

En plus de Danny Trejo, ce petit thriller fantastico-horrifique de Peter J. Eaton ("Sweet Good Fortune", "Enigmata") compte au sein de son casting également Lance Henriksen ("Aliens, le retour", "Aux frontières de l'aube", "Pumpkinhead", "Johnny belle gueule"), mais les deux hommes dont les deux noms sont bien mis en avant sur les différentes affiches du film, n'ont pas les rôles principaux et semblent ici plus pour payer leurs factures qu'autre chose...

D'ailleurs, le soucis, c'est qu'on a l'impression très rapidement que tout le budget a été utilisé pour faire venir les deux vedettes! La mise en scène est très pauvre, en dehors de quelques plans plus inspirés et la photographie du film fait vraiment très DTV.

Quant aux effets spéciaux, ils sont plutôt rares et très basiques. Les acteurs principaux sont joués par des inconnus, sans réel charisme et parmi le casting en dehors de nos deux stars, on remarquera essentiellement la présence de Richard Riehle ("Glory", "Ken Park", "The Lost", "The Man from Earth"), un habitué des rôles de flics, ici dans le rôle du Capitaine Parsons.

Que dire autrement du film? Et bien pas grand chose, sinon que le scénario est relativement complexe, mais je dirais inutilement complexe... Cela se laisse regarder, mais franchement c'est guère palpitant! Seules une ou deux scènes éveilleront quelque peu notre attention, comme celle assez amusante où le personnage joué par Danny Trejo va nourrir la bête avec des restes humains et se prend les os en retour.

L'acteur montre une nouvelle fois qu'il a de l'humour et qu'il peut faire preuve d’auto-dérision comme on avait pu le constater dans "Le Jaguar" par exemple. Quant à Lance Henriksen, il est au début du film en chaise roulante, ce qui ne sera pas sans rappeler son rôle dans "Dying God", le film de Fabrice Lambot... Il paraît également évident que l'acteur ne s'est pas pris au sérieux pour ce rôle, ce qui se ressent par moments.

Au final, "Necessary evil" est un petit DTV regardable, mais tout à fait dispensable, à réserver essentiellement aux fans de Lance Henriksen et Danny Trejo...

"Necessary evil" est sorti chez Factoris Films le 7 mai en DVD, dans une édition proposant le film au format 1.78, 16/9ème avec pistes anglaises 5.1 Dolby Digital et dts Digital Surround accompagnées bien entendu de sous-titres français. Cette édition contient en outre la copie digitale du film en illimitée.

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17.05.13

05:41:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Mon avis :

Lorsque j'ai vu que Karim Hussain ("Subconscious Cruelty", "Ascension", "La belle bête"), dont j'adore le travail était le chef opérateur de "The Captured Bird", je me suis immédiatement intéressé à ce court métrage de Jovanka Vuckovic. Ma curiosité n'a alors fait qu'accroître lorsque je me suis aperçu que Guillermo del Toro ("L'échine du diable", "Blade II", "Hellboy", "Le labyrinthe de Pan") était l'un des producteurs exécutifs et que le monteur n'était autre que Douglas Buck ("Family portraits", "Sisters", "The Theatre Bizarre")... Que du beau monde donc!

Le DVD étant édité au Canada et ne contenant pas de version française ou de sous-titres français, j'avais quelque peu hésité, mais la tentation était trop forte et tant mieux, car cela ne doit nullement vous réfréner puisque "The Captured Bird" est une fable fantastique sans parole et qui plus est, le DVD est lisible sur tous lecteurs... La jeune réalisatrice aux cheveux de feu et au corps couvert de tatouages est bien connue dans le milieu de l'horreur, notamment pour avoir été rédactrice en chef de Rue Morgue Magazine durant plus de 6 ans.

Elle signe ici sa première mise en scène et avec brio! Ce court métrage d'un peu plus de 10 minutes est vraiment splendide. La photographie signée Karim Hussain y est certes pour beaucoup, mais pas seulement! Les effets spéciaux sont également très réussis et la musique de toute beauté.

Quant à la jeune actrice, elle est vraiment remarquable! La jeune Skyler Wexler ("Carrie, la vengeance", "Orphan Black") joue ici une enfant, se sentant quelque peu délaissée par ses parents qui viennent d'avoir un bébé. Elle dessine sa petite famille à la craie sur le sol dans un parc, à côté d'eux lorsque soudain elle voit apparaitre un curieux liquide noir sortant des pavés, qui semble lui indiquer un chemin. Elle va évidemment le suivre et arriver devant un splendide château, tout droit sorti de contes féeriques, un lieu étrange qui renferme de bien étranges créatures...

Libre à vous de prendre cette fable comme bon vous semble. Peut-être la prendrez-vous comme un conte fantastique un peu dans la veine du "Voyage de Chihiro" ou peut-être interpréterez-vous le voyage de la jeune fille comme un rêve reflétant ses peurs infantiles? Probablement serez-vous également désappointé? Mais j'espère que tout comme moi vous serez charmé par ce petit film à l'ambiance très onirique et féerique.

Jovanka Vuckovic a du talent et une sensibilité qui me touche et j'ai vraiment hâte de la découvrir plus amplement dans un long métrage. En attendant, dans un style très différent, j'ai également beaucoup apprécié son "Self Portrait", un petit court de 3 minutes où elle se met en scène et qui figure dans les bonus de ce DVD et il me tarde de découvrir son prochain court intitulé "The Guest"...

Le DVD-R de "The Captured Bird" est uniquement commandable via le site officiel du film ou via la boutique de Jovanka Vuckovic au prix de $10 USD + $4,30 USD de frais de port pour la France, payable par carte bancaire ou paypal, dans une belle édition avec jaquette, feuillet à l'intérieur et disque sérigraphié. Cette "special edition" contient d'excellents suppléments, malheureusement à réserver aux anglophones. Les bonus se composent d'un making of de 30 minutes, d'un commentaire audio de la réalisatrice, de Karim Hussain et du producteur Jason Lapeyre, de l'audition de la jeune Skyler Wexler, d'un journal vidéo de la réalisatrice, de storyboards, d'une galerie d'images et une de photos, de plusieurs interviews que celle-ci a fait de Georges Romero, Rob McCallum, Mick Garris, de Karim Hussain et de Paul Jones et enfin d'une intro vidéo et du court métrage "Self Portrait". Plus complet, tu meurs!

Preuves de l'excellente qualité de ce court métrage, il n'arrête pas de rafler des prix et aura même l'honneur d'une projection en salle au Canada à partir du 30 mai 2013 dans 25 salles en avant programme du film "American Mary" de Jen Soska et Sylvia Soska.

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05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The sessions

Réalisateur : Ben Lewin

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h35

Avec : John Hawkes (Mark O'Brien), Helen Hunt (Cheryl Cohen Green), William H. Macy (Père Brendan), Moon Bloodgood (Vera), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Ben Lewin, The sessions est un film qui traite d'un sujet “casse-gueule” par excellence : le désir de sexualité quand on est handicapé. En effet, il raconte l'histoire de Mark O' Brien – qui a réellement existé – un homme fortement handicapé qui doit vivre la plupart du temps dans une machine pour pouvoir respirer convenablement. Mark souffre de polio (maladie de la poliomyélite) ce qui explique son très grand handicap.
Pour autant, Mark n'a pas son cerveau qui est endommagé puisqu'il a suivi des études importantes et qu'il écrit des ouvrages de poésie.
Oui mais voilà Mark se sent désespérément seul dans sa vie privée. On peut même affirmer qu'il a une certaine frustration : il voudrait connaître l'amour physique. Or, il n'a jamais eu le plaisir d'être avec une personne du sexe féminin, si ce n'est les femmes qui se relaient pour faire sa toilette et l'aider à se déplacer à l'extérieur.
Après bien des hésitations, Mark prend la décision de solliciter une assistante sexuelle. C'est ainsi qu'il va rencontrer Cheryl Cohen Green, une femme d'âge mûr, mariée, qui est une assistante sexuelle que l'on peut situer comme étant un métier à mi-chemin entre le psychologue et la personne humaniste prête à aider des handicapés. On ne connaît pas en France ce métier d'assistant sexuel mais il existe dans d'autres pays (la Belgique par exemple pour ne parler que de nos voisins proches).

Le métier d'assistant sexuel n'a rien de révoltant sur le plan moral. Il s'agit bien de faire des leçons (d'où le titre The sessions) pour permettre à des handicapés, qui n'ont pas connu l'amour ou qui ne connaissent plus l'amour, de s'émanciper sur le plan sexuel.
Ce long métrage est filmé avec beaucoup de pudeur. Au départ, on peut penser que tout cela risque d'être larmoyant (le handicap) ou quasi malsain. Mais heureusement, le cinéaste, qui a lui-même souffert de polio, a évité ces écueils. Les relations d'amour sont pour Mark une découverte progressive de son corps avant qu'il n'ait le plaisir de faire l'amour pour la première fois de sa vie. Si cela pourrait appraître de prime abord comme voyeuriste, il y a en fait beaucoup d'humour et de gentillesse qui ressort de cette relation.
En somme, on a droit à un film particulièrement humaniste, où l'amour du prochain est le leitmotiv. D'ailleurs, en parlant d'amour du prochain, le film met en scène, outre les deux principaux protagonistes, un troisième larron, qui n'est autre qu'un prêtre. Mark entretient un rapport étroit avec un prêtre qui lui donne quasiment sa bénédiction pour connaître l'amour physique en passant par une assistante sexuelle. Comme quoi, même un homme d'église peut apporter une réponse pragmatique à un problème concret. La relation entre Mark et le prêtre est d'une grande franchise, souvent très drôle par le décalage qu'il y a entre la réaction que l'on attend en principe d'un prêtre.
En fait, le film se révèle extrêmement humaniste, et sur ce point sa réussite est totale. Autant au départ le spectateur peut penser qu'il va visionner un film triste, autant à la fin c'est au contraire le sentiment de gaieté, de bonheur de vivre qui prévaut.
L'histoire de Mark O' Brien, sa volonté de vivre malgré son lourd handicap, doit servir de modèle à tout un chacun.
Si le film est mis en scène un peu platement, il peut se targuer d'un casting de qualité. John Hawkes interprète avec beaucoup de justesse le rôle difficile de Mark. Quant à Helen Hunt, elle apporte avec beaucoup de sensibilité et de tact le rôle de cette assistante sexuelle. On a droit également à des seconds rôles savoureux, avec notamment le père Brendan joué par un William H. Macy qui fait preuve toutà la fois d'humour et d'humanité et le rôle de l'assistante de Mark tenu par une Moon Bloodgood qui fait preuve en toutes circonstances d'a propos. Le film, qui repose principalement sur ses dialogues et sa distribution, est donc réussi.

Voilà donc un film sensible, intelligent qui mérite largement d'être vu. Il ne faut pas s'arrêter à sa thématique principale qui pourrait rebuter certains spectateurs. C'est avant tout un film humaniste qui traite avec courage et clairvoyance du handicap. Si sa mise en scène avait été un peu moins “télévisuelle”, on aurait pu tenir là un film de très grande qualité. Il n'en reste pas moins que le cinéaste Ben Lewin est un homme à suivre de près pour son prochain film.

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16.05.13

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Au Mexique, Gringo (Anthony Steffen) et Lucas voyagent en train jusqu’à Durango, pour se rendre ensuite aux États-Unis, et tenter d’y faire fortune. Alors que Gringo séduit la belle Hélène, le train est attaqué par des bandits à la solde du révolutionnaire Lobo. Les bandits font un carnage et emportent un coffre-fort. Étant en possession de la clé du coffre, les deux amis enlèvent Hélène et se lancent à la poursuite des bandits… et du magot.

Mon avis :

L'éditeur l'annonce d'emblée, le film ayant été coupé à l'époque de sa sortie en salle en France, certaines scènes sont uniquement sous-titrées, car n'ayant jamais été doublées... Mais voilà, au vu du nombre impressionnant de scènes sous-titrées, on se demande franchement à quoi devait ressembler "Un train pour Durango" à l'époque tellement celui-ci semble avoir été charcuté! C'est donc avec un immense plaisir que l'on découvre enfin chez nous cette version intégrale de ce western fort atypique.

En effet, ce western spaghetti de 1967 signé Mario Caiano ("Les Amants d'outre-tombe", "Shangaï Joe", "Nosferatu à Venise") est avant tout une comédie, ce qui était plutôt rare à cette période. Dès la première scène on découvre nos deux héros, Gringo et Lucas, interprétés par Anthony Steffen ("Quelques dollars pour Django", "La corde au cou", "La notte che Evelyn uscì dalla tomba") et Enrico Maria Salerno ("L'Évangile selon saint Matthieu", "L'Oiseau au plumage de cristal", "La bête tue de sang-froid"), se faisant lamentablement avoir par des escrocs dès leur arrivée à la gare, alors qu'ils viennent prendre ce fameux train pour Durango, où ils comptent bien faire fortune...

Évidemment le voyage en train ne va pas être également de tout repos pour notre duo de loosers, car peu de temps après avoir fait la connaissance de la charmante Helen, jouée par la française Dominique Boschero ("Le Baron de l'écluse", "Ulysse contre Hercule", "L'Alliance invisible "), dont Gringo va tomber éperdument amoureux, celui-ci va être attaqué et la jeune femme enlevée...

Mais la chance sera malgré tout avec nos deux loosers, puisque dans leur infortune, ils vont tomber sur les clés d'un coffre-fort très convoité, ce qui devrait en principe leur apporter la fortune tant espérée...

Leur quête leur fera alors croiser à plusieurs reprises le chemin d'un curieux personnage nommé Brown, interprété par Mark Damon ("La chute de la maison Usher", "Les trois visages de la peur", "Le retour d'Ivanhoé"), semblant constamment sortir de nulle part pour les aider, un dandy on ne peut plus cool, conduisant une belle automobile. Quant à Helen, elle sera comme on peut s'en douter assez opportuniste et s'adaptera à la situation utilisant naturellement ses charmes, tout en faisant preuve d'un sacré caractère...

Au niveau du casting, les amateurs de western spaghetti reconnaitront quelques gueules bien connues comme celle par exemple de Manuel Zarzo ("Les tueurs de l'Ouest", "Les sentiers de la haine", "Texas").

Le film mêle constamment action et comédie, un peu à la manière de "Mon nom est personne", précédant également de quelques années les "Trinita" et Co. Le film nous fait vraiment passer un bon moment grâce à son humour irrésistible et ses personnages attachants, avec en plus un scénario qui tient la route, une belle photographie, une mise en scène soignée et une musique bourrée de références classiques.

Certaines scènes sont de plus, vraiment mémorables, comme celle où les deux héros se retrouvent enterrés jusqu'au cou et que des cavaliers les frôlent afin de les faire parler ou celles où nos deux loosers se font arnaquer (et il y en aura plus d'une!)...

"Un train pour Durango" est un comédie western qui vaut vraiment le détour et qui plaira assurément à tous les vrais amateurs de western spaghetti...

"Un train pour Durango" est sorti en DVD le 7 mai chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite chez nous en version italienne et française, cette dernière comportant de nombreux passages en italien sous-titré dû à l'absence de doublage. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Gringo à Durango", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.




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15.05.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Rock'n'roll overdose

Titre original : Hated : GG Allin and the murder junkies

Réalisateur
: Todd Philips

Année
: 1993

Origine : Etats-Unis

Durée : 52 minutes

Par Nicofeel

Todd Philips est surtout connu pour ses comédies bien lourdingues mais franchement marrantes telles que Retour à la fac et le désormais culte Very bad trip. En 1993, il a réalisé son premier long métrage, un film documentaire sur le punk rocker, GG Allin, dont il était fan.
Ce film narre les dernières années de GG Allin, à un moment où il était au creux de la vague sur le plan musical et pas au mieux sur le plan personnel. C'est le moins que l'on puisse dire. Car Rock'n'roll overdose est un documentaire hallucinant qui montre un homme, GG Allin, qui se livre aux pires folies. Dès le départ, on est mis dans l'ambiance avec notre fameux punk rocker qui est nu sur scène et qui frappe des spectateurs. Ce n'est qu'un avant-goût car le reste est impressionnant.
Lors d'une autre scène, on le verra s'enfoncer une banane dans le cul devant des universitaires et inviter les participants à ôter leurs vêtements. Lors d'une autre séquence, on le voit déféquer sur scène, manger sa merde et chanter en même temps.A un autre moment, l'espace d'un instant, on aperçoit une photo où un fan suce le sexe de GG Allin. Le plus étonnant a certainement lieu lorsqu'une fille lui pisse dans la bouche et que GG Allin vomit ensuite tout ce qu'il avait précédemment mangé. La scène est très crade. Elle n'a pas été filmée par Todd Philips mais par le frère de GG Allin, Merle. Pour le bon goût, évidemment, on repassera.
GG Allin fait dans la provocation, c'est une certitude. On ne sait pas jusqu'où peut aller sa folie. En tout cas, elle l'amène à rendre visite en prison au serial-killer Gacy. Aux dires d'un des fans de GG, leur sujet de conversation aurait été d'attacher des filles.

Mais GG Allin n'est pas seul à être très perturbé et incontrôlable dans ses faits et gestes. Son bassiste, Dino, joue aussi à poil sur scène et déclare : “Je suis paix et amour au milieu de la violence.” Pourtant, l'ami Dino est loin d'être un saint. Il a fait de la prison pour exhibitionnisme après avoir montré son sexe à une petite fille.
Ce documentaire prouve que GG Allin se trouve dans un environnement de gens dégénérés qui ne sont pas là pour le sortir du mauvais pas dans lequel il se situe. Conclusion : GG Allin est révolté contre tout. Il n'aime pas les gens et il le clame ouvertement en disant : “Je vous hais bande d'enculés”, alors qu'il est défoncé et boit une bière. Un fan de GG Allin, que l'on voit à plusieurs reprises dans le documentaire, confirme les dires de sa star : “Je crois que GG hait tout le monde.” Le film est d'ailleurs émaillé de plusieurs interviews : membres et ex membres du groupe ; frère de GG Allin (“GG n'a pas de place dans la société”) ; ex professeur, qui chacun à leur façon évoquent la personnalité très dérangé de GG Allin. Mais de manière plus générale, on peut aussi comprendre en partie les agissements de ce dernier, puisqu'il a vécu avec des gens vraiment pas très nets.
Rock'n'roll overdose comporte notamment des extraits de concerts qui ont été tournés dans des conditions rudimentaires, avec une image très granuleuse ce qui accroît le côté foutraque de l'ensemble.
Au final, que penser de ce film. D'abord, c'est un documentaire unique. On imagine clairement qu'il est quasiment impensable dans notre société actuelle de pouvoir voir un tel film. Déjà, il faut avoir l'idée et le courage de le tourner. Ensuite, Rock'n'roll overdose donne l'occasion au spectateur d'assister aux frasques d'un personnage hors-du-commun. On est abasourdi par les attitudes déviantes de GG Allin qui agit clairement comme un électron libre, en dehors du système. Le public de GG Allin a tout à la fois une relation d'attirance et de répulsion pour sa star. Car GG Allin peut être considéré d'une certaine façon comme le représentant d'une Amérique autre. Il est bon parfois de se rappeler que les Etats-Unis ne se limitent pas à Hollywood et à des jolies filles qui jouent les gravures de mode. C'est aussi un pays où des gens n'arrivent pas à s'intégrer dans le système et se retrouvent complètement en perdition.
A défaut d'être un grand film, Rock'n'roll overdose est une sorte OFNI (objet filmique non identifié) qui ne peut être regardé que par un public très averti. Car la plupart des scènes risquent de choquer, voire même d’écœurer un public lambda. Il faut tout de même être conscient du spectacle pour le moins incroyable que l'on est amené à voir.

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14.05.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Massacre à la tronçonneuse 3D

Réalisateur
: John Luessenhop

Date de sortie au cinéma : prochainement
Origine : Etats-Unis

Durée : 1h32

Avec : Alexandra Daddario, Bill Moseley, Gunnar Hansen, Shaun Sipos, etc.

Par Nicofeel

Décidément on n'arrête pas de relancer la franchise Massacre à la tronçonneuse. Après le remake de Marcus Nispel en 2003 (avec la belle Jessica Biel !) et le film de Jonathan Liebesman en 2006 revenant aux origines, tout simplement intitulé Massacre à la tronçonneuse : le commencement, un cinéaste, John Luessenhop, inconnu au demeurant, a mis en scène un nouvel épisode de Massacre à la tronçonneuse.
Bien décidé à exploiter le filon jusqu'à la moelle, le réalisateur commence son film par des images du film classique de Tobe Hooper, sorti en 1974. Son film, dénommé Massacre à la tronçonneuse 3D, se veut donc une sorte de suite directe du film original.
Sauf que bien évidemment en qualité on est loin du compte. D'abord, le film manque cruellement d'originalité. La première véritable scène d'action rappelle étrangement The devil's reject de Rob Zombie. Ici, on assiste au massacre de la famille des dégénérés, les Sawyer. Seul un bébé, Heather, survit. Plus de vingt ans plus tard, Heather apprend que sa grans-mère est décédée et elle hérite d'une bâtisse. Avec des amis, elle décide de se rendre sur place.
Massacre à la tronçonneuse aurait pu être pas trop mal s'il avait été un peu mieux scénarisé. Mais là on est dans le grand n'importe quoi, à tel point que l'on est proche du nanar. Car il faut bien reconnaître qu'un certain nombre de séquences sont carrément ridicules. Sans vouloir être exhaustif, on s'étonnera que Leatherface puisse avoir survécu dans un endroit où il est resté seul, dans le sous-sol de la bâtisse. Et quand il s'agit de mettre le couvert et de tuer des gens, il est en pleine forme. Bref, cet épisode n'est pas très crédible mais cela n'est pas le pire. Il y a beaucoup mieux. D'abord, l'héroïne fait preuve d'une maladresse qui est tout de même assez énorme : elle tombe dans les escaliers, elle se fracasse le pied sur une barrière qui est pourtant extrêmement petite. Et puis elle ne trouve pas de meilleure idée que de se cacher dans un cercueil au lieu de se sauver. Les actions du personnage d'Heather sont symptomatiques de ce film. Et pour ne rien arranger, les acteurs ne sont pas non plus au top. Dès lors, entre des personnages risibles et des acteurs qui ont été recrutés on ne sait trop comment, on comprend que le jeu d'acteurs n'est pas la force du film.
Mais il y a bien pire. Le réalisateur a l'idée saugrenue de procéder à une sorte de twist avec cette révélation qu'Heather fait partie de la famille de Leatherface. Dès lors, l'un et l'autre deviennent des amis et se donnent des coups de main respectifs. On nage en plein délire. Alors que Leatherface a tué tous les amis d'Heather, cette dernière prend rapidement en affection celui qui était encore il y a peu de temps son pire ennemi. Difficile d'adhérer à un tel délire.
Peut-être que la seule vraie bonne idée réside dans le fait qu'Heather est poursuivie par des habitants qui ont compris qu'elle fait partie de la famille des Sawyer. Mais pour que le film soit crédible, il eut été appréciable qu'Heather ait deux types d'ennemis : Leatherface (un peu comme dans Halloween avec l'héroïne qui apprend qu'elle est de la famille du tueur) et ces fameux habitants qui cherchent coûte que coûte à exterminer toute lignée de la famille des Sawyer.
Au lieu de cela, on a un scénario qui part complètement en vrille avec comme apothéose un shérif qui laisse partir Heather et Leatherface, alors que ce dernier laisse de nombreux morts derrière lui.
Sauf à être fan de nanars, le film est à éviter à tout prix. Rien n'est à sauver. Le réalisateur ne parvient d'ailleurs jamais à instaurer la moindre tension, ce qui est un comble dans un film d'horreur qui est censé faire peur.
Cela étant, vu le scénario stupide, on est plutôt enclin à rire qu'à avoir peur.
N'ayant pas vu le film dans les conditions de la 3D, je ne peux pas donne rmon avis sur ce point. Mais bon, je doute franchement que cela change grand chose à ce film qui ne fait pas honneur à une franchise qui est sans cesse relancée et qui ferait bien de s'arrêter. Car on atteint tout de même plus les tréfonds que les cimes avec un tel film.
A tel personnel, je préfère presque regarder un film de la franchise Saw. C'est pour dire...

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13.05.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The odd life of Timothy Green

Réalisateur
: Peter Hedges

Date de sortie au cinéma : prochainement

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h45

Avec
: Jennifer Garner (Cindy Green), Joel Edgerton (Jim Green), Cameron C.J. Adams (Timothy), Odeya Rush (Joni Jerome), etc.

Par Nicofeel

Metteur en scène du sympathique mais pas franchement transcendant Coup de foudre à Rhode island (2008), The odd life of Timothy Green est un produit estampillé Walt Disney. Dès le début, avant que le film ne commence, on a droit au logo de Walt Disney.
Et ce long métrage est bien un film destiné à toute la famille. Pour l'apprécier, il faut bien garder en tête que The odd life of Timothy Green va raconter une histoire merveilleuse, où “tout le monde il est beau tout le monde il est gentil”. Les gens qui n'ont pas un peu l'esprit fleur bleue ou qui ont du mal devant les belles histoires où tout n'est que bonté et gentillesse, sont invités à passer leur chemin.
Pour les autres, en revanche, le bonheur sera total et le film, qui ne comporte que des valeurs positives, peut être vu par toute la famille, de 7 à 77 ans.
Mais que raconte au juste The odd life of Timothy Green ? Un couple trentenaire, Jim et Cindy Green, qui s'aime énormément, n'arrive pas à avoir d'enfant. Le couple a tout tenté mais rien n'y fait.
Le couple se rend dans une administration pour tenter de réussir avec succès leur demande d'adoption. Il est amené à raconter une histoire extraordinaire qu'il a vécu. On a droit à un long flashback qui commence par nous montrer ce couple qui ne peut pas avoir d'enfant, et qui est désespéré. Le soir, les deux tourtereaux décident d'écrire sur un papier ce que constituerait l'enfant qu'ils souhaiteraient, et ils tracent un symbole d'amour. Puis le couple enterre ce papier dans son jardin.

Et comme par enchantement, le soir même, un jeune garçon, Timothy, sort de la terre et rejoint le couple. Il appelle Jim et Cindy respectivement papa et maman. Nos deux trentenaires sont donc comblés. Ils ont enfin un enfant et chacun s'aime. Mais l'influence de Timothy va bien au-delà. Il va permettre par exemple à Jim de se relancer au niveau du travail. Et de manière plus générale Timothy va développer le bien autour de lui. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. On est clairement dans un feel good movie, voire tout simplement dans une belle histoire qui prend des allures de conte car Timothy est attaché à la terre (comme le prouvent les feuilles qu'il a au pied et que l'on ne peut pas enlever) et il est destiné à y retourner à plus ou moins brève échéance, une fois qu'il aura terminé son oeuvre de bonté.
Mais cela ne sonnera pas pour autant la fin des espoirs de la famille Green car comme on peut largement s'en douter, l'histoire est amenée à bien se terminer. Le scénario ne surprend que rarement le spectateur mais au moins celui-ci sait parfaitement ce qu'il regarde. Ce film familial plaira au plus grand nombre, et bien évidemment s'il y a un message, c'est celui de l'espoir pour les couples qui ont des difficultés à avoir un enfant.
Au niveau de la mise en scène, il n'y a rien d'exceptionnel. Le film est plutôt impersonnel, même si les images sont belles et les mouvements de caméra plutôt appropriés.
Quant à la distribution, on remarquera la présence de Jennifer Garner dans le rôle-clé de Cindy Green. Sans être exceptionnelle, l'actrice fait le job. L'acteur Joel Edgerton lui rend bien la pareille. De son côté, le jeune Cameron C.J. Adams est crédible dans le rôle éminemment important de Timothy. Son visage enfantin et plaisant sied parfaitement à son rôle.
Au final, The odd life of Timothy Green est un petit film familial sans aucune prétention qui est destiné qui se laisse bien regarder, même s'il ne laisse pas un souvenir impérissable.

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11.05.13

07:26:16, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The place beyond the pines

Réalisateur : Derek Cianfrance

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h20

Avec : Ryan Gosling (Luke), Bradley Cooper (Avery Cross), Eva Mendes (Romina), Rose Byrne (Jennifer), etc.

Par Nicofeel

Remarqué avec son drame romantique Blue Valentine, Derek Cianfrance est de retour avec son nouveau film : The place beyond the pines.
Il choisit d'ailleurs le même acteur principal, à savoir Ryan Gosling, qui bénéficie d'une popularité grandissante depuis sa prestation dans l'excellent Drive. Comme par hasard, son rôle n'est fondamentalement pas éloigné de celui qu'il incarne dans le film de Nicolas Winding Refn. Après avoir été un as de la conduite de voiture, il est cette fois-ci Luke, un motard de tout premier plan. Comme dans Drive, c'est un “bad guy” au grand coeur. Il braque des banques pour assurer son quotidien mais surtout pour offrir un avenir à sa belle et à son jeune fils dont il ignorait jusqu'à présent l'existence. En assistant à la première partie du film, on ne peut s'empêcher de penser que le réalisateur ne s'est pas franchement foulé, se contentant de reprendre dans les grandes lignes des éléments de Drive.
Eh bien pas du tout. Le réalisateur Derek Cianfrance parvient même à prendre complètement de revers le spectateur. Au bout de moins d'une heure de film, notre héros décède, victime d'un policier appliqué, joué par Bradley Cooper, qui a utilisé un peu rapidement son arme de service. Au passage, on notera que c'est la première fois que Ryan Gosling meurt dans un film. Comme quoi, même quand on est très prisé à Hollywood, on peut accepter de décéder à l'écran.

La suite du film met à l'honneur le personnage interprété par Bradley Cooper, à savoir Avery Cross, qui a été blessé dans sa traque, et est devenu un héros. Cette deuxième partie du film est très différente de la précédente. On n'est plus dans le film de gangster mais dans le film policier. On peut même rapprocher cette partie au célèbre Serpico. En effet, Avery se rend compte que ses camarades policiers sont de véritables ripoux qui utilisent des méthodes totalement illégales pour résoudre leurs enquêtes et pour in fine satisfaire leurs intérêts personnels. On est loin des policiers intègres vus chez James Gray (La nuit nous appartient). Ici, la police est gangrénée par des brebis galeuses qui font la loi. Avery ne se retrouve pas dans ce système et il va prendre le parti de dénoncer ses camarades corrompus. Toutes ces actions sont courageuses et démontrent que certaines personnes peuvent être intègres. Toutefois, il convient de relativiser ce point de vue par rapport à Avery Cross. Car il a beau avoir de très bons côtés, il n'en demeure pas moins qu'il doit son statut de “héros” à une bavure policière dont il arrangé la réalité à sa façon. Par ailleurs, la dénonciation de ses collègues de travail lui a permis d'asseoir une nouvelle carrière professionnelle. A compter de cette époque, il a par ailleurs été plus préoccupé par sa carrière que par sa famille. En cela, le réalisateur Derek Cianfrance indique avec beaucoup de justesse que ses personnages ne sont ni blancs ni noirs. Ils ont tous de bons côtés et des zones d'ombre.
Luke (Ryan Gosling) n'est finalement pas moins légitime dans ses actions qu'Avery Cross. Après tout, il cherche surtout à constituer une cellule familiale alors que son tueur est rapidement grisé par l'envie de réussir sur le plan professionnel. Cette seconde partie du film, toute en subtilités, est sans aucun doute la meilleure. Le film aurait pu se terminer là avec un Avery Cross au sommet sur le plan professionnel mais cruellement seul sur le plan personnel.
Mais Derek Cianfrane en a décidé autrement et a souhaité inscrire son film dans la durée, en insistant par la suite sur une relation (improbable à la base) entre le fils de Luke et d'Avery Cross. Si le fait de placer The place beyond the pines au coeur d'une saga familiale n'est pas une mauvaise idée en soi, reste que le film s'essouffle sérieusement. Les raisons sont multiples : des protagonistes moins charismatiques (le fils d'Avery Cross est un toxicomane excécrable, proche d'une caricature) ; le fait que les deux premières parties ont été riches sur le plan émotionnel et que cette troisième partie peine à apporter sa pierre à l'édifice. La fin est certes très belle et clôt admirablement le film, il n'empêche que cette partie est trop longue. C'est un peu dommage car on a l'impression que Derek Cianfrance a tellement voulu impressionner le spectateur qu'il a fini par se prendre un peu les pieds dans le tapis.
Toujours au rang des déceptions, on peut citer des rôles féminins qui n'ont guère de consistance. Eva Mendes et Rose Byrne sont des actrices fort sympathiques et qui jouent plutôt bien, mais leurs personnages respectifs ne sont pas réellement marquants.
En dépit de ces points négatifs, The place beyond the pines n'en demeure pas moins un long métrage globalement réussi, et ce en raison de qualités multiples : la mise en scène est brillante (meilleure que dans Blue Valentine), comme l'atteste la première scène du film ; les acteurs principaux sont charismatiques ; la musique ambiante de Mike Patton apporte un vrai plus ; le film comprend différentes parties qui ne sont pas prévisibles et les thèmes développés sont riches, notamment sur le plan de la morale.
En somme, à défaut d'être une œuvre incontournable, ce nouveau film de Derek Cianfrance mérite que l'on s'y attarde. Gageons que ce cinéaste saura gommer les quelques défauts aperçus dans ce film pour livrer la prochaine fois un long métrage de grande qualité.

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07:24:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans les Indes britanniques du 19e siècle, au moment des rebellions des tribus indiennes face aux anglais, le capitaine Carruthers tente de négocier un traité de paix avec le monarque Mohammed Khan. Le prince Ghul, ambitieux et démoniaque individu, va faire supprimer son propre frère, le monarque. Le jeune prince Azim, fils de ce dernier et un juvénile joueur de tambour se lient d’amitié. Ces deux enfants rusés et débrouillards vont mettre en place un plan pour déjouer les manigances diaboliques de Ghul qui cherche à tout prix à s’emparer du pouvoir.

Mon avis :

Pour son deuxième film avec Sabu ("Elephant Boy", "Le voleur de Bagdad", "Le Livre de la jungle", "Le Narcisse noir"), Zoltan Korda ("Elephant Boy", "Le Livre de la jungle", "Les Quatre Plumes blanches") nous livre un sympathique film d'aventures bien rythmé, mais très à la gloire de l'Empire britannique, ce qui ne plut guère en Inde à l'époque de la sortie du film en salles où des protestations éclatèrent, certains états boycottèrent d'ailleurs le film et d'autres l'amputèrent de nombreuses scènes...


Ce film adapté d'une nouvelle de A. E. W. Mason ("Les Quatre Plumes blanches"), date de 1938 et est évidemment assez daté, mais cela reste un long-métrage assez plaisant à voir, en grande partie grâce au charisme de Sabu, parfait dans ce rôle de jeune prince. Le héros, en revanche, dans le rôle du Capitaine Carruthers, incarné par Roger Livesey ("Colonel Blimp", "Le vagabond des mers", "Hold-up à Londres") est beaucoup moins convaincant, à la fois peu crédible en bellâtre... et en soldat!

En tous cas, on ne peut pas dire qu'il soit bien assorti avec sa jolie fiancée jouée par Valerie Hobson ("La Fiancée de Frankenstein", "Le Monstre de Londres", "Monsieur Ripois"), pourtant l'acteur n'est pas désagréable et joue même plutôt bien.

C'est surtout Raymond Massey ("La vie future", "Arsenic et vieilles dentelles", "À l'est d'Eden", "La conquête de l'Ouest"), dans le rôle du Prince Ghul, l'oncle du jeune prince et usurpateur, qui tire ici son épingle du jeu, même s'il est difficile de croire qu'il est indien...

Le personnage central, sera évidemment le jeune prince, qui va se lier tour à tour avec le Capitaine Carruthers, sa fiancée et un jeune joueur de tambour de l'armée anglaise (Le titre original du film est d'ailleurs "The Drum"). Que des anglais donc! Pour autant le jeune acteur indien ne sera pas la seule vedette du film puisqu'il sera absent durant de longues scènes du film, laissant la place à Roger Livesey qui partage avec lui la tête d'affiche...

Le film bénéficie de jolis décors naturels et de studios mis en valeur par la belle photographie signée par Georges Périnal ("Le voleur de Bagdad", "Colonel Blimp") et Osmond Borradaile "Elephant Boy", "Les Quatre Plumes blanches"), lui donnant, qui plus est en technicolor, une certaine allure. De plus, il est dans l'ensemble agréable à voir grâce à un humour distillé par parcimonie, à quelques scènes de guerre plutôt bien filmées et à des personnages assez attachants.


Malgré son côté pro britannique et très colonialiste, "The Drum" est un film d'aventures plutôt plaisant, mais toutefois pas indispensable...

"Alerte aux Indes" est sorti en DVD chez Elephant Films le 2 avril. Le film est présenté au format 1.33, 4/3 avec pistes anglaise et française Dual Mono 2.0. En supplément, on trouve le documentaire "SABU : l'ami des Éléphants", consacré à l'acteur vedette du film d'originaire indienne.

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10.05.13

18:19:40, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The collection

Réalisateur : Marcus Dunstan

Date de sortie au cinéma
: inconnue

Origine
: Etats-Unis

Durée : 1h22

Avec : Josh Stewart (Arkin), Emma Fitzpatrick (Elena), Randall Archer (The collector), etc.

Par Nicofeel

Scénariste de la franchise Saw depuis le quatrième épisode (autant dire les plus mauvais épisodes...), Marcus Dunstan est un jeune cinéaste qui a connu une ascension rapide. En 2009, il met en scène de manière efficace – à défaut d'être original – The collector, un film où un psychopathe prend un plaisir certain à séquestrer ses victimes de manière très méthodique.
Avec The collection, il signe la suite de The collector. C'est d'ailleurs le seul point de comparaison que l'on peut faire entre les deux films, car d'un point de vue qualitatif c'est le jour et la nuit. Sans compter qu'à la base The collector n'est pas non plus un chef d'oeuvre...
De son côté, The collection parvient haut la main à intégrer la catégorie “nanar”. Petit rappel pour les néophytes : un navet est un mauvais film pas sympathique alors qu'un nanar est lui aussi un mauvais film mais il est sympathique.
Autrement dit, The collection cumule à un tel niveau les fautes de goût qu'il en devient un film d'horreur involontairement drôle.
Tout y passe dans ce long métrage : la mise en scène est hachée, la distribution joue comme un pied, le scénario est totalement prévisible et surtout les scènes sont irréalistes et s'enchaînent de façon abracadabrantesques.
Commençons par la mise en scène. L'ami Marcus Dunstan a pris le parti de nous livrer un ersatz de Saw. C'est bien simple, du début à la fin de The collection, on a l'impression d'assister à un clip géant qui dure plus d'une heure trente minutes. Du coup, à notre grand désarroi, à force de contempler des scènes “cut”, on ne voit pas grand chose et les plans deviennent quasi illisibles. Les diverses scènes d'action sont tellement hachées que l'on ne parvient pas à distinguer clairement ce qui se passe à l'écran. Du coup, même certaines bonnes idées sont annihilées par cette surcharge de plans. Cela étant, les bonnes idées de Marcus Dunstan sont àn relativiser. Car le réalisateur ne s'est pas franchement foulé en pompant ce qu'il avait déjà vu et en l'adaptant à sa sauce. Ainsi, la première séquence marquante du film, qui a lieu dans une boîte de nuit, et qui est marquée par un massacre à grande échelle, puise clairement son inspiration dans le mésestimé Hellraiser 3. Sauf que si dans le film d'Anthony Hickox la séquence est particulièrement gore, dans The collection, la mise en scène chaotique fait que l'on assiste à une séquence horrifique aseptisée, puisque l'on ne voit pas grand chose. Les amateurs des Saw y trouveront leur compte. Quant aux autres, il ne leur restera plus que leurs yeux pour pleurer. Eh bien non, car le camarade Marcus a décidé de faire les choses en grand.

Si la mise en scène est pathétique, le scénario est du même niveau. Et là, il y a franchement matière à rigoler. Pour donner quelques exemples savoureux, au début du film, un homme parvient à échapper aux griffes du fameux tueur en série. Étant gravement blessé, il fait logiquement un passage par la case hôpital. Pourtant, son état de santé ne l'empêche pas de prêter main forte à une équipe de mercenaires chargée de retrouver la fille d'un homme riche, qui a été kidnappée par le collector. Cet homme a une faculté de récupération qui force le respect. Et encore on a rien vu car il va même se battre avec l'ennemi public numéro un, sans donner sa langue au chat. Loin de là ! Toujours au rayon des scènes irréalistes, on se demande bien comment le collector est parvenu à garder des dizaines de victimes en vie, au même endroit et pendant longtemps. C'est qu'il faut tout de même donner à manger et à boire à tous ces gens. Le collector est tout de même loin d'être un philanthrope.
Quand aux pièges qui sont omniprésents dans le film, le psychopathe a eu de la chance de ne jamais s'être pris les pieds dedans, tant ils sont nombreux. Et puis le collector doit disposer de sacrés moyens pour tous ces pièges. Mais bon passons, il y a encore mieux. La façon dont le “gentil” réussit à se remettre puis à se démettre le bras pour se libérer, rendrait presque jaloux un certain Mel Gibson qui a œuvré dans L'arme fatale. Dans le genre plus c'est gros plus ça passe, un des séquences finales est à ne rater sous aucun prétexte. Ainsi, l'héroïne du film parvient à se sauver des flammes avec l'autre gentil en jouant le pompier de service avant que les portes ne s'ouvrent juste quand il faut. Tout se succède à merveille pour nos héros avec un facteur chance à son summum. En rentrant chez eux sains et saufs, il ne leur reste plus qu'à jouer à l'euro million.
Pour que le spectacle soit total, il est nécessaire d'avoir un casting de troisième zone. Et là non plus on n'est pas déçu, tant les acteurs jouent tous plus faux les uns que les autres. Aucun des acteurs n'émerge. On ne les sent pas impliqués et ils pourraient jouer n'importe quel autre rôle de la même façon. Pour l'anecdote, on peut noter que l'un des membres de mercenaires esquisse un large sourire au moment de rentrer dans l'antre du tueur. Au moins, à défaut de livrer une prestation correcte, les acteurs se sont visiblement bien amusés.
Au final, que dire de The collection ? Film impersonnel, qui souffre cruellement d'un manque d'originalité et d'une mise en scène trop hachée, ce long métrage n'en demeure pas moins une pépite pour les amateurs de nanar. En effet, le film bénéficie d'un rythme alerte et surtout les scènes sont tellement ratées qu'elles en deviennent hilarantes.
Evidemment, pour ceux qui n'apprécient pas les nanars, il vaut mieux passer son chemin.

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18:13:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À la recherche d'un trésor caché, des aventuriers s'engouffrent dans la jungle indonésienne. Pris au milieu d'une attaque par des groupes armés, ils se réfugient dans une mine supposée abandonnée et s'y retrouvent piégés. Rapidement, ils réalisent qu'ils ne sont pas seuls et s'engagent dans une lutte désespérée pour leur survie...

Mon avis :

Pour son premier film, la filiale asiatique des studios HBO a fait appel à Steven Sheil, le réalisateur de "Mum & Dad" pour nous offrir un petit film d’horreur plutôt alléchant, du moins sur le papier...

L'histoire se passe en Indonésie où un groupe de mercenaire accompagne le fils d'un richissime homme d'affaires, venu dans cette région, pourtant peu sûre, afin d'y trouver un trésor enfoui dans des galeries souterraines jadis occupées par l’armée japonaise durant la seconde guerre mondiale. Seulement voilà, en plus d'une menace extérieure, nos explorateurs vont également être confrontées à des créatures issues d'expérimentations scientifiques dont le but étaient de transformer des êtres humains en armes de guerre...

Le pitch est donc plutôt sympa et avec son côté souterrain, on peut s'attendre à quelques scènes chocs faisant penser à "The descent", ce qui sera d'ailleurs le cas... Les personnages sont bien définis, avec quelques acteurs assez bien choisis comme Sam Hazeldine ("Don't Let Him In", "L'ombre du mal"), Ario Bayu ("Dead Time: Kala", "Pintu terlarang", "Java Heat"), Joe Taslim ("Karma", "The Raid") ou encore Miki Mizuno ("Sasori, la femme scorpion", "Guilty of romance"). Jusque là tout va bien! De plus, les décors, les effets spéciaux et les maquillages sont convaincants...

Pourtant tout cela ne suffit pas à faire de "Dead Mine" une réussite, car malheureusement à aucun moment, il ne fera peur, le réalisateur préférant ici privilégier l'action. Et surtout la fin n'apporte pas de réponses sur de nombreux points et notamment sur ce que deviennent certains personnages, ni sur qui sont les tireurs qui sont à l'extérieur. Peut-être est-ce dans le but de nous proposer une suite? A suivre donc, mais l'on reste tout de même franchement sur sa faim!

Heureusement, le film se laisse tout de même voir agréablement grâce à un scénario apportant régulièrement de nouveaux éléments, car ces souterrains sont habités et pas qu'un peu! Il y a d'une part les anciens prisonniers ayant servis pour les expérimentations et d'autre part une armée de samouraïs ayant subis le même traitement. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, il y a également un vieux soldat, persuadé d'être toujours en guerre...

Si vous avez envie de voir un action movie dépaysant et sans prétention, ce film est pour vous! Par contre si vous avez envie d'avoir les chocottes, passez votre chemin!

"Dead Mine" sort le 15 mai chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 1.85, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises, allemandes et françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0 et sous-titres français, allemands et néerlandais. La version Blu-ray est quant à elle au format 1.85, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise, allemande et française DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français, allemands et néerlandais. Les bonus, communs aux deux éditions se composent de nombreux entretiens avec l'équipe du film, d'un making of et des scènes coupées.

Si vous voulez vous faire une petite idée de "Dead Mine", Wild Side Vidéo vous propose un petit extrait exclusif du film.

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09.05.13

20:43:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Lundi 28 janvier, cinéma Gaumont Opéra Capucines, projection en avant-première de "Florides", second court métrage de Margot Abascal ("Promotion canapé", "Le Rocher d'Acapulco", "Plus Haut"), précédé de "Nevermore" de Paul Manaté...


L'actrice/réalisatrice reçoit ses invités à l'entrée même du cinéma, puis nous sommes conviés à rejoindre la salle numéro 4. Parmi les premiers arrivés, quelques personnalités comme Jean-Pierre Kalfon. Peu à peu la salle se remplit et c'est finalement une salle archi comble qui est présente pour découvrir ces deux courts métrages qui seront présentés par les équipes des deux films. Pour "Nevermore", c'est le réalisateur accompagné d'une partie de l'équipe technique du film qui est présente, dû au fait que la plus part des acteurs sont de Tahiti... Pour "Florides", Margot Abascal est notamment accompagnée de Marco Prince ("Total Western", "Paris"), ainsi que d'une partie de son équipe technique.


La séance commence par "Nevermore", un court métrage nous montrant une facette de Tahiti et tout particulièrement de Papeete, bien éloignée des cartes postales qu'on a l'habitude de voir, me consolant quelque peu des photos postées par ma sœur qui y vit depuis près d'un an... Mais là n'est pas le sujet qui nous intéresse ici...


"Florides", quant à lui, va en revanche immédiatement me transporter par sa beauté, me faisant voyager vers les côtes bretonnes, région qui m'est particulièrement chère de par mes origines. Margot Abascal, qui est également l'actrice principale de son film, y interprète Sandra, une jeune femme paumée, qui semble avoir tout abandonné du jour au lendemain et qui vient de découvrir qu'elle est enceinte. La jeune femme revient alors à Dinard, ville dans laquelle elle a vécu et où elle compte trouver de l'aide, notamment de la part de sa mère.


En vain, car Sandra semble avoir un passé assez trouble et les personnes qui la connaissent ont une certaine méfiance vis à vis d'elle et n'ont guère envie de se faire avoir une nouvelle fois par la jeune femme... Prête à tout pour obtenir de l'aide et probablement un peu de réconfort, Sandra va alors faire la connaissance d'un homme joué par Marco Prince, à qui elle va proposer ses services en échange d'un repas et d'un peu d'argent. Mais cela ne se passera pas forcément comme on aurait pu l'imaginer...


Marco Prince se révèle une nouvelle fois être un très bon acteur, quant à Margot Abascal, elle laisse une fois de plus éclater sa douceur et sa sensibilité à l'écran dans ce film où la jeune femme se montre touchante et pleine de classe, malgré un rôle pas forcément très reluisant. Comme dans son précédent court, "La voix de Luna", elle nous fait partager son amour de la musique avec ce personnage de Sandra qui désire devenir chanteuse. L'actrice va alors en profiter pour faire un petit clin d’œil à son groupe fétiche (et le mien par la même occasion!), en chantant à capella "Go West" de The Cult, l'un des tous premiers titres du groupe de Ian Astbury et Billy Duffy, sans omettre de faire également un petit clin d’œil à Cali pour lequel elle a tourné dans le clip "Je te veux maintenant". Des petits clins d’œil certes, mais des petits clins d’œil pas gratuits bien entendu, car en adéquation naturellement avec les thèmes du film.


Malgré une certaine légèreté, le film est assez noir et Sandra semble aller droit dans le mur, s'enfonçant petit à petit, jusqu'à toucher le fond, jusqu'à cette fin où elle semble enfin renaître, comme libérée de ce fardeau qu'elle semblait porter. La réalisatrice laisse planer le mystère sur le passé, probablement dissolu de Sandra, tout en donnant quelques bribes de réponses. La patronne de l'hôtel où travaille sa mère, laisse entendre qu'elle a quitté son poste du jour au lendemain et cela semble-t-il dès la première journée. On devine également qu'elle est tombée assez bas, allant jusqu'à faire une vidéo probablement assez dégradante diffusée sur le net. Mais au final, peu de réponses seront données, Margot préférant certainement nous laisser imaginer ce passé.


L’actrice nous prouve une nouvelle fois qu'elle a du talent en tant que réalisatrice avec une mise en scène à la fois sobre et inspirée. On notera également un très beau travail sur le son comme par exemple lors de cette scène au casino, où l'on a vraiment la sensation d'y être. Côté casting, en dehors de Marco Prince, on trouve de très bons acteurs comme Nathalie Krebs ("Le hussard sur le toit" "Tanguy", "Fragile(s)"), Klet Beyer, batteur du groupe Crewstypop, Mélanie Leray ("Des vents contraires") ou encore Hélène Darras ("Le Réserviste").


"Florides" est un très beau court métrage dont on sort l'esprit mélancolique. Après deux courts aussi réussis, on est en droit d'espérer que la réalisatrice puisse enfin avoir les moyens de nous offrir un long, alors croisons les doigts pour que cela soit pour bientôt!


Une fois la projection terminée, les convives seront invités à se rendre au deuxième étage du cinéma pour un cocktail où les équipes des deux films se montreront très accessibles... Vraiment un très agréable moment!


"Florides" sera diffusé le dimanche 12 mai 2013 sur France 2 à 00h15 dans "Histoires courtes", soirée "Rebelles de mai". Alors ne le loupez pas!

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04.05.13

05:58:28, Catégories: Interview  

Par Flo200

L'excellent court métrage "À tout prix", vient tout juste de remporter le Prix du Public au Festival International du Film Policier de Liège et sort ces jours-ci en DVD chez The ecstasy of films en supplément de l’édition limitée de "La guerre des gangs" de Lucio Fulci. Son réalisateur, Yann Danh a eu la gentillesse de répondre à mes questions quelques semaines avant d'avoir remporté ce prix bien mérité, mais j'attendais le lancement des pré-commandes avant de vous proposer cet entretien...

Bonjour Yann. Peux-tu nous présenter ton court métrage "À tout prix" qui sort prochainement chez The ecstasy of films en bonus de l’édition limitée de "La guerre des gangs" ?

"À tout prix" est mon troisième court métrage. C’est un Thriller tendu et pleins de surprises.


Malgré un petit budget, "À tout prix" fait très pro. Comment as-tu obtenu un tel résultat ?

Petit budget mais j'étais super bien entouré. On a fait une grosse prépa en amont avec Vincent Vieillard Baron, mon chef opérateur, ou encore le reste du staff mise en scène. Tout était préparé, storyboardé… on était super préparé. Après comme tout tournage (et surtout quand tu n'as pas les moyens) on a dû s'adapter, trouver des solutions au jour le jour sans laisser tomber la qualité… Et je suis très fier de ce qu'on a réussit à faire avec l'équipe et le cas!

Les acteurs sont vraiment très bons, ce qui est loin d’être toujours le cas sur les courts métrages en France. Comment s’est fait le casting ?

Merci beaucoup! Le casting s'est fait en plusieurs étapes. Pendant un temps, il y a eu quelques rôles qui devaient être interprétés par des acteurs plus connu… (on me le conseillait pour la vie de mon film et sincèrement je n'étais pas pour…) Finalement les choses ont fini par me pousser à me tourner vers des acteurs avec lesquels j'avais déjà travaillé, en qui j'avais confiance. Je savais qu'ils donneraient tout et seraient sur le pont avec moi (en l'occurrence Franck Sarrabas et Pascal Henault avec qui j'ai déjà collaboré par le passé).
Simon est arrivé un peu tard dans la distribution. La rencontre fut top et très rapidement on a commencé les répétitions avec le trio (Franck, Pascal et Simon)
Bruno Henry m'avait contacté via le net, tout comme Fatima, et je les trouvais impeccable pour leurs rôles respectifs. On s'est rencontré autour d'un café. On a discuté des rôles, de comment on voyait le film etc… Et ce fut plié. Marc Duret, qui avait vu mon travail dans le clip, m'a contacté via le net également et il m'a fait savoir qu'il avait très envie que l'on travail ensemble. Après un café dans Paris où nous avons discuté de nos parcours respectifs, j'en suis sorti conquis et durant le trajet retour j'ai décidé de lui envoyé le scénario. Il m'a répondu le soir même :
"Je serai ton CORTAL!" m'a-t-il dit.
Rapide, clair et enthousiaste. J'adore!
Onna Clairin nous a rejoint bien plus tard. J'ai eu la chance de la découvrir jouant une très belle pièce avec sa sœur Elodie. Je les ai trouvé top toutes les deux. Puis nous nous sommes retrouvé autour d'un verre… et tandis que nous discutions, ça a rapidement fait un tour dans ma tête : Elle serait TOP en présentatrice du JT face à Cortal (Marc Duret).

Comment s’est faite ta rencontre avec The ecstasy of films ?

Ma rencontre avec ce nouvel éditeur passionné s'est faite durant le festival "GENRE" 3ème édition. Il a vu le film et est venu m'interviewer avec un ami à lui pour leur émission de radio "Culture Prohibée" sur l'antenne de Graf'Hit.
Puis on s'est reparlé un peu plus tard et il m'a fait part de son envie de distribuer "À tout prix" en DVD. La question était quelle forme cela va t il prendre?
Une compilation de courts? Une édition unique du film? En supplément d'un long métrage? Cette dernière proposition était celle qui nous plaisait le plus.

Es-tu fier que ton court accompagne un film de Lucio Fulci ?

Comment ne pas l'être? Ça fait super plaisir de voir son film associé à un Fulci! Sans compter que Christophe Cosyns a pris soin de mettre les petits plats dans les grands!
L'édition va être gorgé de Bonus et "À tout prix" ne sera pas en reste!!! Cette édition s'annonce vraiment collector!
Je ne pouvais pas rêver mieux! Hâte de voir le Master final!

Peux-tu nous parler un peu de tes deux précédents courts métrages et des clips que tu as tournés ?

"Illumi-Net" (film d’1 minute tourné avec des bouts de pellicule 35mm) et "Facteur Humain" (film de 13 minutes tourné en Super 16mm) sont deux courts métrages que j'aime beaucoup et qui m'ont beaucoup apporté. Il faut savoir qu'à l'époque (et oui j'ai 37 piges déjà) c'était TRÈS dur de tourner un film "pro". Fallait tourner en pellicule sinon tu t'armais de ta caméra vidéo HI8… et tu te gardais le film pour toi et tes potes! Rires!
Donc pour en revenir à ces courts métrages… ce fut de grosses batailles (en même temps c'est toujours le cas) Chaque film, ou clip m'a énormément appris. Toute expérience est bonne à prendre de toute façon.
"Illumi-Net" m'a permis de passer au 35mm et de me confirmer que ce n'était pas bien différent que de tourner en vidéo.
"Facteur Humain", avait beaucoup plus de "scénario" et donc les enjeux étaient encore un cran au dessus.
Je me suis toujours poussé à monter les marches une à une… Donc un petit court d'1 minute… puis un court avec un "vrai scénario" plus de jeu d'acteur etc… Puis un plus gros court qui serait un peu la synthèse de tout ce que j'ai appris durant toutes ces années.
Ces films ont eu une vie en Festival (à l'époque il n'y pas autant de Festivals que maintenant… et il n'y avait pas le net pour les débusquer.) Et ça m'a permis de mettre en pied dans l'univers du clip. J'ai toujours adoré les clips. J'ai grandi en découvrant le travail de certains réal qui m'ont impressionné au plus haut point : Nispel, Proyas, Fincher, Romanek…
J'adore la musique. J'adore les images. Aussi mon envie a toujours été très forte.
J'ai donc eu l'occasion d'en signer quelques uns bien que l'industrie du disque était en train de changer… et les budgets avec.
J'ai surtout officié beaucoup dans le clip indépendant (petits budgets) et chaque projet fut un véritable laboratoire. Pour moi je les ai attaqué comme un petit film à part entière. Surtout mes trois derniers dont je suis très fier.
Le tout dernier que j'ai signé "OPIUM DU PEUPLE" on l'a fait pour rien. L'équipe : Vincent Vieillard Baron et moi-même.
On avait 1 RED et 3 PROJO. Et on a fait l'un des clips dont je suis le plus fier et on l'a fait pour "rien" …
Ce clip m'a conforté dans l'idée de tourner "À tout prix" en RED.

Quelles sont tes influences ?

Le Cinéma Américain a bien entendu eu une énorme influence sur moi. Mais par le biais de mes études j'ai été amené à découvrir des cinématographies différentes… Vers 17-18 ans je voyais 4-5 films par jour. Tout pays confondu. J'étais boulimique de ciné.
Même pendant que je faisais mes devoir pour le lycées un film tourné dans mon magnétoscope… J'allais en permanence dans les deux vidéo-clubs près de chez moi : de véritables cavernes d'Ali Baba! J'y louais : du classique, du B, du Z même… peu importe. Tant que j'y trouvais des choses qui me plaisaient… peu importe! Certes, je faisais la différence entre "Le Parrain" (de Coppola) et "Nemesis" (d'Albert Pyun) mais l'envie de découvrir était la même.
Après mes influences plus direct? Scorsese, Spielberg, Leone, Coppola, Melville, De Palma, Nolan, Fincher, Oliver Stone, Schatzberg, Kurozawa, Kubrick, Yves Boisset, Paul Thomas Anderson, Sam Mendes, Kassovitz, Bryan Singer, John Woo, Tsui Hark...
Je peux continuer longtemps en fait… J'adore beaucoup de réal.

Quels sont tes futurs projets ?

Actuellement je travaille sur plusieurs projets de long métrage. L'un d'entre eux "IMPLACABLE" est très bien avancé. Je croise les doigts!


Merci Yann et félicitations pour le Prix du Public au Festival International du Film Policier de Liège!

La sortie de "À tout prix" est prévue pour le 14 mai chez The ecstasy of films en bonus de l’édition limitée de "La guerre des gangs", mais vous pouvez d'ores et déjà le pré-commander sur le site de l'éditeur en édition limitée à 1000 exemplaires, seule ou avec affiche. Dépêchez-vous!!! Il n'y en aura pas pour tout le monde!

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03.05.13

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quand Samantha, présentatrice vedette de la télévision locale, décide de filmer des ambulanciers en mission spéciale, elle ne se doute pas que son reportage va l’amener dans un lupanar infesté de morts-vivants. Elle devra affronter des strip-teaseuses zombies, un policier psychorigide et une mère maquerelle nymphomane tandis que dans la forêt alentours des boys-scouts cannibales se préparent à donner l’assaut...

Mon avis :

Je dois avouer que je n'étais pas forcément très motivé à l'idée de voir ce second long-métrage de Jean-Marc Vincent tellement j'avais été déçu par son "Lady Blood", que j'avais vraiment trouvé très mauvais et qui plus est, drôle à aucun moment... Mais comme "Eject" était produit et écrit par Richard J. Thomson ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Bloody Flowers"), cela m'avait quelque peu rassuré, car ses films très Z assumé, sont toujours très attachants et sympathiques...

Soulagement, dès le début du film, on retrouve bien l'humour potache des films de Thomson et très rapidement on se prend à suivre avec plaisir cette parodie bien franchouillarde de [Rec.]. Pascal Sellem ("Les clefs de bagnole") dans le rôle principal s'en sort plutôt bien en ambulancier peu professionnel, de même que le reste du casting, ce qui n'est pas toujours le cas dans les films de Thomson...

Mais, malgré un style Thomson très présent, "Eject" est bien un film de Jean-Marc Vincent, comme on peut s'en rendre compte dans le making of et le producteur/scénariste a su garder ses distances afin de laisser libre champ au réalisateur. Le film n'est pas un chef d’œuvre, il ne cherche d'ailleurs pas à l'être, mais on se marre bien et c'est là l'essentiel! C'est souvent complètement ridicule, mais 100% voulu, mais on sent bien que malgré le professionnalisme évident, cela reste avant tout un film fait entre potes.

On retrouve notamment quelques personnalités bien connues et habituées de ce type de production comme Rurik Sallé ("Le Réserviste", "Dead Shadows") et Fabrice Colson ("A Very Very Sexy Snuff Movie", "Le Réserviste") et pour notre plus grand plaisir de jolies filles ayant autrement jouées dans des films pour adultes comme Oksana ("Oksana: Flic en uniforme"), Océane ("Stavros") ou Anksa Kara ("Journal d'une femme de chambre"), apportant naturellement un côté très sexy au film (Ah, j'en vois qui du coup sont vachement intéressés!!!!).

Rani Bheemuck ("Plus belle la vie", "Chinese Zodiac"), qui joue ici le rôle de Samantha, la journaliste, est vraiment splendide et apporte un vrai rayon de soleil au film, par son sourire et sa fraîcheur, constamment suivie par le réalisateur en personne qui joue dans le film le rôle du cameraman.

On notera également la présence du réalisateur Alain Robak ("Baby Blood", "Parano", "La Taule") dans le rôle du producteur TV, clin d’œil plutôt sympathique envers celui qui réalisa la suite de son film culte. Le film accumule les scènes les plus délirantes et craspecs, comme ce zombie travelo qui arrache le sexe de l'inspecteur Verju interprété par Pascal Lagrandeur ("Mes parents") ou cette strip-teaseuse zombie qui se fait aspirer le côlon par Pascal Sellem...

Alors évidemment, cela ne vole pas très haut (Cela volerait même plutôt très bas!), mais qu'est-ce qu'on s'amuse! En plus, les effets spéciaux sont plutôt réussis vu le budget assez limité du film, ce qui ne gâte rien, l'éloignant par contre quelque peu de son côté très série Z. Pensez, par contre, à aller jusqu'au bout du générique afin de voir une scène plutôt amusante avec la charmante Delphine Drieu La Rochelle.

"Eject" remplit pleinement son contrat de parodie bien déjantée et au final, malgré de nombreuses critiques plutôt mitigées, moi, je l'ai trouvé plutôt sympathique et très rigolo. Une bonne surprise!

"Eject" est sorti le 5 mars chez Jaguarundi Films à prix plus que raisonnable, puisqu'il est à 9.99 euros port compris via la boutique de l'éditeur, qui plus est, dans une édition pourvue de bonus assez conséquents, à savoir un commentaire audio, un making of, des interviews parodiques des personnages et un clip vidéo bien trash.

Eject

Eject
Amazon à 8.2€
Fnac à 13€
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02.05.13

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mariage à l'anglaise

Réalisateur : Dan Mazer

Année : 2013

Origine : Royaume-Uni

Durée
: 1h37

Avec : Rose Byrne (Nat), Rafe Spall (Josh), Simon Baker (Guy), Anna Faris (Chloe), Stephen Merchant (Danny), etc.

Par Nicofeel

Auréolé de plusieurs prix au festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez 2013, Mariage à l'anglaise débarque en France.
Mariage à l'anglaise est une nouvelle comédie romantique. Dans un genre ultra balisé, le réalisateur Dan Mazer a tenté d'apporter un certain renouveau en dynamitant les codes du genre, et surtout le scénario auquel on est généralement habitué. Ainsi, le film fait toutes les choses à l'envers par rapport à une comédie romantique classique.
Ici, on débute par le coup de foudre entre les deux tourtereaux qui se conclue immédiatement par le mariage. Sauf que ce dernier est un signe du destin et un présage de ce qui va arriver par la suite. En effet, le prêtre a les pires difficultés à célébrer l'union. C'est une façon de montrer au spectateur que l'idylle va s'estomper rapidement. Et c'est bien ce qui se passe. Le film met en scène la belle Nat, une femme classe qui dispose d'une situation professionnelle aisée, qui s'est mariée avec Josh, un romancier sans éclats qui aime s'amuser et faire l'imbécile dans les soirées où il va.

Ces deux êtres – qui ont eu un coup de foudre – n'ont manifestement pas de points communs et c'est ce que s'attache à évoquer le film, avec beaucoup d'humour. En fait, dans Mariage à l'anglaise (dont on préférera le titre I give it a year, beaucoup plus explicite par rapport au sujet du film), on assiste à des problèmes de couple post-mariage. Eh oui, tout le monde n'est pas fait pour vivre avec n'importe qui. Nat et Josh l'apprennent à leurs dépens. Nat ne supporte pas le côté extraverti de son mari alors que celui-ci n'apprécie pas le côté “coincé” de sa femme.
On voit bien que les heures sont comptées dans ce couple. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si lors de leur mariage, leurs proches leur ont signalé qu'une grande partie du chemin sera parcourue s'ils parviennent à passer le cap d'un an de mariage.
Mariage à l'anglaise est surtout une comédie et les séquences qui s'y prêtent sont nombreuses. Il y a d'abord le montage du film qui est bien vu avec un démarrage montrant que tout se passe bien : c'est le coup de foudre, on s'aime, on se marie et on va en lune de miel. Mais la suite est beaucoup moins rose et les scènes chez une sexologue donnent lieu à des répliques savoureuses. En matière de répliques, on est également bien servi avec le témoin de mariage de Josh, Danny, qui n'hésite pas à déclarer les pires insanités, toujours dans le registre sexuel. En plus, avec son air de pervers ce personnage est franchement hilarant à chacun de ses passages. Certaines scènes sont aussi très drôles, en mettant en scène des animaux : on a par exemple le chat qui est assis tranquillement sur le canapé et qui se fait insulter par Josh quand ce dernier tente de faire une diversion (“ cet espèce de petit enculé”) ; on a aussi une colombe qui n'est pas loin de se faire zigouiller pendant que l'un des protagonistes fait une déclaration d'amour à Nat.
A cet effet, l'une des autres originalités du film est d'éviter le classique triangle amoureux pour au contraire créer une histoire à quatre personnages. Il y a ainsi Nat qui est attiré par l'un de ses clients, le beau et richissime Guy, tandis que Josh reprend contact avec son ex, la sympathique Chloé. En jouant sur ces rapprochements alors que Nat et Josh sont mariés, Mariage à l'anglaise devient presque une anti comédie romantique. J'utilise bien l'adverbe presque car ce film reste bel et bien une comédie romantique. La seule différence est que les personnes choisissent d'autres âmes sœurs que celles que l'on voit au départ du film. Vers la fin du film, la déclaration menant au divorce est à cet égard hilarante puisqu'elle est en tous points à l'opposé de ce que l'on a l'habitude de voir.
Pour autant, Mariage à l'anglaise ne joue pas toujours la carte de l'originalité. Le film reprend aussi des recettes déjà vues ailleurs. On peut citer entre autres choses les scènes qui ont lieu chez les beaux-parents et qui tournent mal ; les photos explicites du couple (qui ne sont pas sans rappeler la fin de Very bad trip) ou encore les séquences “bonus” à la fin du film, de plus en plus utilisées désormais. Malgré tout, Mariage à l'anglaise conserve sa propre identité, avec notamment un ton comique mélangé à une crudité des propos qui s'allient à merveille.
Quelques mots sur la distribution. Pour son premier grand rôle principal, Rose Byrne est plutôt convaincante en jouant une jeune femme quelque peu coincée qui reste à la recherche de son âme soeur. Rafe Spall qui interprète Josh, est très différent d'elle et lui rend bien la pareille. Autour de ce couple, gravitent le beau et classieux Simon Baker, parfait en tant que séducteur romantique. Anna Faris qui joue un personnage libre et quelque peu timide, est bien dans son rôle.

Au final, Mariage à l'anglaise est une comédie romantique très drôle qui a le mérite de sortir des sentiers battus. A défaut d'être le film de l'année 2013, cela demeure une très bonne surprise qui détend bien le spectateur. La crudité de certains propos laisse tout de même le film à réserver à un public averti. Il ne serait pas judicieux de venir en famille pour regarder ce long métrage.

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