25.11.09

08:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Death factory bloodletting

Réalisé par Sean Tretta (précédemment auteur du très spécial The great american snuff film), ce Death factory bloodletting ne sera pas une suite directe du Death factory de Brad Sykes datant de 2002 (et édité chez nous en DVD par "Uncut Movies") pour se contenter d'en reprendre la créature humanoïde au service d'une intrigue hélas bien sommaire malgré une certaine volonté innovatrice qui ne parviendra pas à marquer en profondeur le métrage.
Le script va laisser une jeune femme espérer mettre la main sur les assassins de sa fille en participant à une réunion de déviants désireux d'assister à une mort en direct dans une usine désaffectée, sans se douter qu'il s'agit d'un piège orchestré par un religieux psychopathe épaulé par sa petite sœur Alexa devenue une créature monstrueuse suite à un accident industriel.

Death factory bloodlettingLe métrage va commencer par avancer une courte séquence mettant en scène une jeune femme, Ana, se préparant à s'enregistrer avec son caméscope pour un monologue dont nous n'entendrons pour l'instant que le début, laissant ensuite l'intrigue faire des bonds dans le passé pour introduire ce fanatique religieux nommé Denny que nous allons d'abord suivre se rendant dans un bâtiment désaffecté pour donner à manger à des déshérités qu'il va finalement tuer, se rendant compte qu'il s'agit de drogués avant de donner leur bébé en pâture à une ombre qui surgira de son van pour l'attraper, tandis que plus loin, ce sera une jeune femme, une prostituée, attachée qui servira de repas à cette créature, plus largement visualisée (et qui reprendra intégralement le look de Tiffany Shepis dans le film de Brad Sykes) cette fois-ci dans l'environnement de cette usine abandonnée où Denny semblera avoir élu domicile pour pouvoir suivre à partir des nombreuses caméras les faits et gestes de la créature, tout en pouvant communiquer par micros interposés avec les victimes.

Death factory bloodlettingAprès cette introduction plutôt prometteuse, l'intrigue va revenir vers cette Ana dont nous ferons plus ample connaissance, pour découvrir aussi bien son passé sinistre puisque sa fille a été enlevée, malmenée et tuée, le crime ayant été diffusé sur internet dans des membres d'un site "underground" baptisé "Gorehouse", que son statut de droguée (laissant même le réalisateur montrer sans recul les préparatifs d'un "shoot") et sa détermination à retrouver les assassins de sa fille, qu'elle imaginera faire partie des membres de "Gorehouse", site auquel elle a adhéré par réussir à être invitée à participer moyennant finances à une réunion au cours de laquelle un innocent servira de victime dans la pure tradition des "snuff movies", un "bloodletting". Mais hélas, toutes ces explications ne feront pas l'objet de flash-backs pour uniquement laisser Ana débiter son histoire devant son caméscope.

Death factory bloodlettingLe métrage daignera alors adopter une narration plus linéaire pour laisser Ana se rendre au rendez-vous fixé pour aller assister à ce "bloodletting" où elle sera accueillie par un homme cagoulé qui va le fouiller sans ménagement, prendre l'argent demandé et la conduire dans un van à bord duquel elle sera amenée dans cet endroit tenu secret destiné à héberger la réunion. Sur place nous découvrirons en même temps qu'Ana les autres "invités" qui seront appelé chacun leur tour à se présenter, le réalisateur incrustant pour chacun d'entre eux sur l'écran leur nom, pseudonyme sur "Gorehouse" et leurs caractéristiques déviantes pour ainsi mettre en avant une galerie de protagonistes bien barrée, entre ce néo-nazi provocateur, cet anarchiste à l'apparence "normale" mais voulant commencer à tuer, ce pédophile ventripotent qui en regardant une photo de la future victime de la demoiselle devant servir de victime la trouvera un peu vieille, cette call-girl détestant les hommes ou encore cette dominatrice accompagnée de son esclave qu'elle tiendra en laisse.

Death factory bloodlettingMais hélas, ces personnages hauts en couleurs ne seront qu'esquissés pour rapidement laisser Ana découvrir que l'assassin de sa fille est parmi eux puisque le pédophile présent reconnaîtra l'acte sans fard, permettant de la sorte à la jeune femme, qui aura réussi à emmener avec elle un revolver caché dans son intimité, de l'abattre sans autre forme de procès et annihilant de fait la majeure partie de l'aspect dramatique et de l'originalité du métrage qui du coup se contentera par la suite de laisser la créature s'attaquer aux différents protagonistes qui bien entendu auront une propension excessive à se disperser dans l'usine avant qu'un dernier acte plus imprévu permette à l'ensemble de rebondir quelque peu.

Death factory bloodlettingSi l'intrigue bénéficiera d'éléments apportant un semblant d'originalité avec ces personnages déviants et ce prédicateur barjot qui s'amusera comme un petit fou des méfaits de sa sœur monstrueuse à l'animalité meurtrière, ce ne sera pas pour autant que les rebondissements et autres situations sortiront des sentiers battus pour régulièrement amener les personnages à errer dans ce bâtiment vaguement piégé avec ces issues électrifiées et ces caméras omniprésentes pour offrir des proies faciles à cette Alexa aux dents et aux mains acérées de métal qui aura pourtant tendance à tuer lors de séquences assez saignantes mais peu gore en n'étant guère expansives ni même franchement volontaires. Il faudra donc uniquement compter sur l'aspect trouble de certains personnages (le néo-nazi notamment) pour espérer certaines surprises qui elles aussi demeureront facilement anticipables.

Death factory bloodlettingQuant à ce religieux se servant de la monstruosité de sa sœur pour éradiquer les pêcheurs et autres mécréants, il n'offrira pas assez de grandiloquence ou d'hystérie pour marquer les esprits ou même apporter un réel "plus" au métrage, d'autant plus que ses interventions seront aléatoires et largement espacées. Ce sera donc sur la créature elle-même que les regards se tourneront pour escompter trouver une ampleur graphique ou une réelle présence à l'écran (l'héroïne étant elle aussi bien fade !). Et de ce côté-là, le réalisateur tiendra quasiment ses promesses en nous gratifiant de plans probants sur cette humanoïde destructeur au look toujours aussi volontaire, qui ici sera quand même filmé de manière épileptique et saccadée.

Death factory bloodlettingEn effet, Sean Tretta épousera une mise en scène certainement rythmée et nerveuse mais saccadée, flirtant même avec le clip vidéo (impression épaulée par une partition musicale métal très présente) en incluant même des ralentis et autres arrêts sur image intempestifs qui finiront par brouiller la lisibilité de certaines séquences et notamment celles mettant en avant Alexa, donnant certes un aspect étrange et dynamique à ces apparitions mais ne nous permettant pas d'apprécier pleinement le look dévastateur de ce monstre graphique. L'interprétation sera cohérente mais sans aucun charisme si l'on exempte la prestation de Shane Dean dans le rôle du néo-nazi. Les effets spéciaux seront plutôt convaincants, pour maquiller la créature de manière exemplaire mais aussi pour les rares plans sanglants qui iront un peu plus loin que de se contenter d'asperger les acteurs de faux sang.

Donc, ce Death factory bloodletting n'arrivera pas à se servir pleinement de ses bonnes idées de base et de sa galerie de personnages déviants ici uniquement réduits à servir de victimes à une créature heureusement très graphique !

Death factory bloodlettingLe DVD de zone 1 édité par Well Go USA avancera une image nette et sans défaut, même lors des nombreuses séquences se déroulant dans la pénombre, tandis que la bande-son sera efficace, avec une partition musicale métal largement rythmée et dynamique, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise sans aucun sous-titre.
Au niveau des bonus, on pourra suivre trois toutes petites featurettes revenant le film au travers d'un rapide retour sur le tournage et de deux séquences à effets spéciaux brièvement analysées, une scène coupée bien gore avançant la mort d'un bébé de manière graphique, la bande-annonce et une conséquente galerie de photos.

Pour ceux qui voudraient retrouver cette créature graphique et dangereuse, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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