Archives pour: Mai 2010

31.05.10

07:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Le plan B
Réalisateur : Alan Poul
Durée du film : 1h47
Date de sortie du film : 19 mai 2010
Avec : Jennifer Lopez (Zoé), Alex O'Loughlin (Stan), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Alan Poul, Le plan B est par excellence le type même de comédie romantique que l'on voit fleurer chaque année sur les écrans de cinéma. Le problème est que justement cette comédie romantique n'arrive pas vraiment à se distinguer du reste de la production courante. Pire, le film est même globalement plutôt navrant. C'est pourtant dommage car le film bénéficiait d'un pitch de base qui, à défaut d'être révolutionnaire, se révélait plutôt intéressant.
En effet, on suit une jeune femme, Zoé (Jennifer Lopez) qui a passé la trentaine et qui pour diverses raisons est toujours seule mais a envie d'avoir un enfant. C'est la raison pour laquelle elle ne passe pas par le plan A (avoir naturellement un enfant avec un homme) mais par le plan B (insémination artificielle de sperme) d'où le titre du film. Sur ce, c'est après avoir s'être rendu à l'hôpital qu'elle rencontre un jeune homme, Stan, qu'elle commence d'abord par ne pas aimer puis cela va être la grande histoire d'amour.
Tout est cousu de fil blanc dans cette histoire et franchement il ne faut pas être doué pour savoir comment tout cela va terminer.
Même si les deux acteurs principaux, à savoir Jennifer Lopez et Alex O'Loughlin apportent une touche charme évidente, leur jeu sonne faux. Et puis tout cela est tout de même peu crédible. Entre le jeune homme qui est aux petits soins d'une femme qui le détestait il y a encore peu – sans compter la rapidité à laquelle il accepte le fait de devenir le père de substitution de deux enfants – et une femme qui se pose assez peu de questions sur la vie en couple ou sur la maternité, le réalisateur Alan Poul ne fait qu'effleurer son sujet et livre un film conventionnel, quand il n'est pas carrément caricatural.

Certaines scènes sont même carrément ridicules, notamment le jeu avec le chien qui s'en prend au test de grossesse ou encore une Zoé qui est toute émoustillée alors que Stan n'a pas commencé à lui faire l'amour. Il y a aussi la scène du jardin d'enfant avec le père de famille qui explique à Stan la joie d'être père, avec un enfant qui lui apporte une crotte ! Non seulement ce n'est pas drôle, mais on est proche d'une certaine vulgarité.
Tout cela est lourd, a été déjà vu mille fois et fait par instants vraiment de la peine à être regardé. Le réalisateur n'exploite jamais son sujet. Quant aux personnages secondaires, ils sont d'ailleurs bien secondaires, à tel point qu'ils sont carrément inutiles. Le coup de l'ex de Stan aurait pu mettre un peu de piment dans cette histoire mais l'idée n'est qu'effleurée. Quant à l'association des « mères célibataires et fières », là encore il aurait pu s'agir d'une bonne idée mais on tombe rapidement dans la caricature.
Alan Poul a aussi une capacité certaine à résumer le temps de la grossesse en un moment peu agréable, mais qui se résume qu'à quelques coups de colère et en une transformation rapide du corps de la femme. On a vraiment l'impression que les 9 mois passent à la vitesse grand V. Cela est d'autant plus étonnant que la jeune Zoé donne naissance à deux enfants. De ce point de vue, la scène de l'accouchement est symptomatique du reste du long métrage avec un enfant qui arrive sitôt que Zoé ait commencé à crier et à pousser.
Évidemment, dans cette histoire, Zoé et Stan vont connaître quelques moments de doute mais tout va bien se finir. On a d'ailleurs droit à la totale avec un Stan qui, de simple étudiant, passe à commerçant qui ouvre sa boutique et qui va épouser sa belle après avoir accepté ses deux enfants.
Que garder de ce film : un duo d'acteurs charmant (à défaut d'être marquant sur le plan du jeu) et quelques rares scènes marrantes, comme lorsque Zoé cherche à tout prix à joindre Stan lors du mariage de sa grand-mère, et a les pires difficultés pour le joindre.
Cependant, au final, jamais surprenant, parfois assez vulgaire, plutôt mal joué, Le plan B est un film largement dispensable, qui reste à mon avis uniquement à réserver pour les fans de Jennifer Lopez.

Permalink 769 mots par nicofeel Email , 1641 vues • Réagir
07:25:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Cicak-Man
Cicak-Man

Films de super-héros complètement déjantés, ces Cicak-Man 1 & 2 nous viennent de Malaisie et vont singer de manière largement souriante les Spider-Man au cours d’intrigues privilégiant certes l’humour à l’action, mais ce sera pour devenir irrésistibles, et ce sera grâce à l’éditeur Emylia que nous allons pouvoir découvrir ce super-héros au pouvoirs hérités du lézard à partir du 1er juin prochain en DVD et en Blu-ray.

Cicak-Man

Le script de Cicak-Man 1 va nous faire assister à le genèse du super-héros au travers des aventures de Hairi et Danny qui travaillent tous les deux pour Klon Technologies à la recherche d’antidotes pour les différents virus qui agressent les habitants de la ville de Metrofulus. Alors qu’ils travaillent sur l’éradication du virus 266, Hairi ingère accidentellement un lézard contaminé. Dès lors, il constate assez vite qu’il se met à disposer de capacités hors normes : une agilité et une force surhumaine, la capacité de ramper sur les murs ainsi qu’une langue puissante et extensible. Cicak-man le super-héros est né !
Et le super-héros reviendra dans Cicak-Man 2 puisque le diabolique professeur Klon sera de retour, cette fois-ci pour contrôler l’approvisionnement en eau potable de al terre qu’il menace d’empoisonner selon un plan baptisé Black Planet. Dans 72 heures, l’eau deviendra noire et polluée. Heureusement, Cicak-Man veille !

Cicak-Man

Ce sera sur un ton franchement humoristique que cette franchise va développer ses intrigues loufoques où vont se mêler des ingrédients gentiment inspirés et détournés des aventures de l’homme-araignée, avec des protagonistes hauts en couleurs et complètement frappés, comme les deux Ginger du premier opus qui resteront inoubliables dans leur comportement et leur accoutrement et tandis que les deux métrages vont mélanger cet humour à une action certes limitée par un budget limité mais qui nous vaudra quand même quelques combats explosifs, pour en plus présenter un aspect adulte qui s’exprimera avec différentes situations amères. Mais le principal atout de la franchise résidera bien entendu dans son humour omniprésent et définitivement barré qui sera vite irrésistible et contagieux par ses moments de folie et ses protagonistes ahurissants.

Cicak-Man

L’édition 2 DVD de la franchise proposera une image en 1.78 (16/9 anamorphique) pour une bande-son en malaisien en DD5.1 et en DTS avec bien sûr des indispensables sous-titres en français.
Au niveau des bonus, on retrouvera sur chaque disque un making-of intéressant mas hélas non sous-titré ainsi qu’un vidéo-clip.
L’édition Blu-ray proposera quant à elle Cicak-Man 1 en DVD et uniquement Cicak-Man 2 en Blu-ray avec une image en 1.78 (AVC 1080p) pour une bande-son en DTS-HD avec les mêmes bonus que l’édition DVD.

Cicak-Man

Donc, c’est à partir du 1er juin prochain que nous allons pouvoir nous plonger dans les aventures de ce super-héros atypique et irrésistible par cet humour déjanté qui lui ira si bien !

Cicak-Man menu général
Cicak-Man 1 les chapitres
Cicak-Man la sérigraphie DVD
Cicak-Man 1 les bonus
Cicak-Man 2 menu général
Cicak-Man 2 les chapitres
Cicak-Man 2 la sérigraphie DVD
Cicak-Man 2 la sérigraphie Blu-ray
Cicak-Man 2 les bonus
Permalink 511 mots par nicore, 2369 vues • 4 retours

28.05.10

06:35:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Fragments
Fragments

Soutenu par un casting largement soigné comprenant entre autres la belle Kate Beckinsale, Guy Pearce ou encore Forest Whitaker, ce Fragments va exposer avec force et naturel les affres des suites d’un événement traumatisant qui va bouleverser les vies des survivants pour dresser le portrait souvent dramatique de personnages meurtris intérieurement, et le film, boudé par les distributeurs en salles, arrive chez nous directement en DVD et en Blu-ray le 1er juin grâce à l’éditeur Emylia.

Fragments

Le script va s’attacher à suivre la reconstruction de la vie de plusieurs survivants d'un massacre perpétré dans un fast-food par un tireur isolé.

Fragments

Le réalisateur australien Roman Woods va avec le métrage se servir d’un événement déclencheur brutal pour pouvoir s’intéresser de près à ces quelques survivants qui vont réagir chacun à leur manière pour permettre le développement de sous-intrigues portées par des protagonistes attachants ou troublants selon leurs réactions, laissant au passage le réalisateur fustiger à demi-mot le fondamentalisme religieux ou encore le système du jeu à Las Vegas, pour surtout interroger le spectateur et poser des questions auquel chacun devra répondre à sa manière, tout en laissant quand même l’intrigue apporter un retour de bâton à ceux qui auront dévié du droit chemin, pour en plus ne laisser l’événement déclencheur prendre son ampleur dramatique que progressivement au cours de flash-backs récurrents et parfaitement agencés qui vont ainsi mettre en lumière une réalité parfois bafouée et travestie par les survivants, pour un ensemble largement prenant, parfois attendrissant mais aussi parfois bien cruel lorsque la réalité s’imposera aux yeux de tous.

Fragments

Le DVD de zone 2 édité par Emylia avancera une image en 1.78 (16/9 anamorphique) pour une bande-son disponible en français en DD5.1 et en anglais sous-titré en DD5.1 et en DTS. Au niveau des bonus, outre le commentaire audio, on pourra suivre un imposant diaporama présentant des clichés du film.
L’édition Blu-ray du film proposera une image également en 1.78 (1080p/24) avec une bande-son en français et en anglais sous-titré en DTS-HD, pour bien entendu reprendre les mêmes bonus.

Fragments

Donc, ce sera à partir du 1er juin prochain que nous allons pouvoir découvrir ce drame poignant, prenant et qui pourra compter sur une mise en scène efficiente et une interprétation largement convaincante pour impliquer son spectateur !

Fragments menu général
Fragments les chapitres
Fragments la sérigraphie DVD
Fragments la sérigraphie Blu-ray
Fragments les réglages audio
Fragments

Fragments
Voir la fiche
Permalink 411 mots par nicore, 1329 vues • 1 réaction

27.05.10

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Crazy night
Réalisateur : Shawn Levy
Durée du film : 1h25
Date de sortie du film : 12 mai 2010
Avec : Steve Carell (Phil Foster), Tina Fey (Claire Foster), Mark Wahlberg (Holbrooke Grant), etc.

Par Nicofeel

Dans ce film réalisé par Shawn Levy, on retrouve l'acteur Steve Carell, habitué à jouer dans des films comiques. Ici, il ne déroge pas à la règle, en interprétant le rôle de Phil Foster, un homme marié et avec des enfants, qui va vivre une nuit de folie (d'où le titre du film) avec son épouse Claire.
Sauf que rien ne prédestine ce couple à une nuit de folie. On nous dépeint au début du film un vieux couple qui vit dans une certaine routine quotidienne. Il y a les enfants dont il faut s'occuper, chacun a son travail et le soir l'envie de faire l'amour est plus que limité. Si le film nous dessert une vision quelque peu caricaturale du couple, malgré tout le constat de l'usure de l'amour au sein du couple est bien présent. Le film est tout de même symptomatique de ce qui peut arriver à certains couples, d'où certaines réflexions qui ne trompent pas : « on est maintenant comme des colocataires qui s'entendent bien » (l'ami de Phil à Phil) ; « ce n'est pas un couple marié car ils sont assis du même côté de la banquette » (on sent quelqu'un d'envieux quand Phil déclare cela à son épouse) ; « dès que tu le regardais, tes yeux se mettaient à pétiller comme une bouteille de champagne ».

On comprend dès lors le besoin de Phil de faire plaisir à son épouse et de vivre une soirée mémorable : « je veux que cette soirée soit différente ». Il ne croyait pas si bien dire. L'intérêt le plus évident est de montrer au spectateur comment un couple modèle va se retrouver dans une histoire proprement incroyable. Occupé au départ à trouver une façon pour dîner dans un des restaurants les plus en vue de la ville, le couple va être pris dans un engrenage infernal. A l'instar de films d'action, sur un format relativement court (à peine plus d'une heure 20), le film va à cent à l'heure.
Et ce qui est marrant est bien le fait que ce couple qui n'a pas spécifiquement l'habitude de faire des choses extraordinaires, va se retrouver dans des situations pour le moins particulières. On peut citer entre autres choses un enlèvement par des malfrats (avec un Steve Carell qui est bien amusant lorsqu'il tape ses deux ennemis à coup de planches !) ; une plainte au commissariat alors que les ennemis du couple s'avèrent être des policiers ripoux ; une course-poursuite avec deux voitures qui sont encastrées l'une dans l'autre ! ; Steve Carell et Tina Fey qui se lancent dans un strip-tease langoureux, ce qui va complètement à l'inverse des habitudes des personnages qu'ils interprètent. On a vraiment pas du tout le temps de s'ennuyer. Par moments, les gags sont lourdingues, quand ils ne sont pas complètement incohérents. Mais bon, si l'on passe le côté peu crédible des événements, il faut reconnaître que le film se suit avec un certain plaisir. Le film se termine d'ailleurs tout à la fois de façon drôle (le jeu du 1,2,3 qui pour le coup trouve une résonance immédiate !) et de façon émouvante (avec ce couple qui rentre chez lui main dans la main, comme si ces événements avaient solidifié leurs liens amoureux).
Dans ce film, on notera la présence de Mark Wahlberg dans le rôle d'un homme riche, cool, libéré, qui dispose d'un superbe appartement et d'un matériel informatique de pointe qui va lui permettre d'aider notre couple en retrouver l'adresse d'une personne avec seulement le numéro d'un cellulaire.
Même si cela n'est qu'effleuré, le film porte un regard (légèrement) critique sur notre société avec, outre une réflexion sur le couple, un portrait de notre administration qui n'est pas forcément des plus sympathiques. Ainsi, on a droit à des policiers pourris ou encore à des gens hauts placés dans l'administration publique qui sont loin d'être au-dessus de tout soupçon, comme le prouve la place qui est réservée au procureur de la République.
Plutôt bien joué par son couple vedette, à savoir Steve Carell et Tina Fey, qui se montre complémentaire, le film Crazy night n'est pas une grande réussite (tant dans la mise en scène que dans la photographie, il n'y a rien de particulièrement génial) mais il comporte tout de même plusieurs morceaux sympathiques qui ont en outre le mérite de se dérouler sur une seule soirée.

Permalink 802 mots par nicofeel Email , 965 vues • Réagir

26.05.10

08:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Robin des bois
Réalisateur : Ridley Scott
Durée du film : 2h20
Date de sortie du film : 12 mai 2010

Avec : Russell Crowe (Robin Longstride), Cate Blanchett (Marianne Loxley), Max von Sydow (Walter Loxley), William Hurt (William Marshal), Mark Strong (Godefroy), Oscar Isaac (le prince Jean), Léa Seydoux (Isabelle d’Angoulême), etc.

Par Nicofeel

Auteur de plusieurs chefs d'oeuvre au début de sa carrière (Alien, Blade runner, Legend ou encore Thelma et Louise), Ridley Scott a vu depuis sa filmographie sévèrement pérécliter au niveau qualitatif. Alors, l'idée de tourner un film sur Robin des bois allait-elle permettre de redorer le blason de sir Ridley ?
Eh bien malheureusement non. Si le film contient quelques bonnes idées, principalement au niveau scénaristique, le film souffre de problèmes de toutes sortes (mise en scène épileptique, acteur principal pataud, dialogues parfois ridicules, etc.) qui le plombent et en font presque un nanar.
Mais commençons par les qualités du film car il n'en n'est pas dénué. La grande force du film, s'il ne fallait en conserver qu'une, est son conteste son approche du mythe Robin des bois. Depuis le début du film jusqu'à sa fin, Robin des bois est en fait une préquelle de ce que nous connaissons du plus célèbre des hors-la-loi. On débute avec la fin de la croisade du roi Richard qui a ruiné l'Angleterre et le retour du roi dans son pays. Le roi ayant été tué dans une embuscade, c'est Jean qui prend la relève. Avant d'asseoir sa domination, il va devoir réussir à fédérer les différents comtés. C'est à cet égard qu'intervient Robin car au départ il n'est pas spécifiquement un ennemi de Jean. Au contraire, il devient un allié important. Et puis on va assister à la rencontre entre Robin et Marianne, cette dernière représentant une femme qui a déjà bien vécu. Pour diverses raisons scénaristiques sur lesquelles je ne reviendrai pas (eh oui il faut bien un degré minimal de surprise pour ceux n'ayant pas vu le film, Robin est alors présenté comme son époux aux yeux de tous. Et comme on peut s'en douter, on va assister à une romance d'abord contrariée pour ensuite constater que ces deux-là sont faits pour s'aimer.
Très riche sur le plan scénaristique et très original, le Robin des bois de Ridley Scott présente une facette non connu de notre célèbre archer.
On appréciera également dans le film les diverses intrigues qui se trament sur le plan politique. On comprend aisément l'importance pour certains d'approcher, sinon d'obtenir le pouvoir. Les tractations politiques, les luttes de pouvoir et les traîtrises diverses (le personnage de Godefroy est de ce point de vue plutôt bien senti) sont au coeur du film.

Mais c'est aussi bien évidemment une belle histoire d'amour entre Robin et Marianne. C'est également un film qui parle de la paternité ; du rapport père-fils ; de valeurs nobles telles que l'entraide ou l'égalité entre les hommes (au 12ème siècle on était encore loin d'un système démocratique). En somme, de nombreuses scènes intimistes (si l'on fait abstraction de certains dialogues) en font un film intéressant.
Mais malheureusement les qualités s'arrêtent. Et là où le bas blesse c''est déjà par le fait que les scènes d'action sont complètement ratées. C'est tout de même dommage pour un film qui joue avant tout la carte de l'action ! Il est dommageable de constater que les scènes d'action sont très brouillonnes. Dans cette affaire, la mise en scène pure du réalisateur est à mettre en cause. Ridley Scott offre, si l'on peut dire ainsi, à son spectateur un montage épileptique. Le nombre de plans dans le film est effarant et les tics visuels adoptés dans les scène d'action sont assez agaçantes (processus de ralentis ou d'accélérés pour donner un pseudo rythme au film).
Mais ce n'est pas tout. Robin des bois se voudrait un film épique ou à tout le moins un film d'aventures mais on obtient jamais le résultat escompté. La musique du film, particulièrement, insipide, peu inspiré et surtout qui ne colle pas du tout aux images que l'on voit à l'écran, est une des raisons de cet échec.
Mais que dire de l'acteur principal, ce bon vieux Russell Crowe. Déjà particulièrement mauvais dans la comédie romantique ratée de Ridley Scott (Une grande année), l'acteur récidive avec Robin des bois. N'est pas Errol Flynn (l'acteur le plus célèbre ayant joué le rôle de Robin des bois dans Les aventures de Robin des bois de Michael Curtiz, l’auteur de Casablanca, en 1938) ou Kevin Costner qui veut. Russell Crowe n'arrive jamais à faire penser au spectateur qu'il est Robin des bois. L'acteur fait pataud et à cheval il est même assez ridicule ! On se croirait presque dans un gag des Monty Python du type de Sacré Graal.
Mais c'est loin d'être le pire au niveau des défauts du film. Un peu malgré lui, Robin des bois devient même par moments un film comique. Les phrases débitées par les personnages principaux sont parfois d'une incroyable bêtise. A ranger dans les phrases cultes, on a le droit à « Je vous aime Marianne » (Robin à Marianne, qui donne l'impression de dire son texte sans émotion, et cela arrive comme un cheveu sur la soupe) mais surtout au sublime « Tant pis rentrons » (le roi de France, qui décide de se retirer en deux temps trois mouvements dès qu'il voit que le débarquement en Angleterre ne se passe pas comme prévu). Toujours au niveau comique, on a droit à des scènes involontairement drôles avec notamment des flèches décochées qui réussissent dans un cas à faire brûler comme par hasard un pont-levis (quelle précision cet archer !) ou dans un autre à tuer un homme en mouvement, sur un cheval (trop fort ce Robin des bois !). Cette dernière scène obtiendrait sans souci la palme de la sobriété (rires) avec une mise en scène qui adopte le point de vue de la flèche.
Un des derniers gros problèmes consiste d'ailleurs en l'incapacité de Ridley Scott à adopter un point de vue. On passe de Robin des bois au prince Jean en passant par Godefroy sans que l'un des personnages ait plus d'importance que l'autre. Le spectateur a besoin de s'identifier à un personnage mais la tâche est rendue difficile par un réalisateur qui ne sait pas trop comment s'en sortir. Du coup, le film comporte immanquablement certaines longueurs.
Au final, je ne saurai que trop conseiller de rester prudent quant à la volonté de voir cette nouvelle version de Robin des bois. Par contre, pour assister à un vrai bon film sur le mythe de Robin des bois, je vous invite à regarder le sublime La rose et la flèche (1976) de Richard Lester avec Sean Connery et Audrey Hepburn.

Permalink 1203 mots par nicofeel Email , 2057 vues • Réagir

21.05.10

06:05:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Lucifera demonlover

Auréolé par la présence de la ravissante Rosalba Neri, ce Lucifera demonlover (au titre original de La amante del demonio) n'avancera qu'une intrigue plus qu'aléatoire et léthargique au service d'un érotisme timide et d'un fantastique oscillant entre l'héritage gothique de la "Hammer" et un arrière-goût "graphique" hérité du classique Mark of the devil de Michael Armstrong.
Le script va laisser trois demoiselles visiter un château réputé habité par le Diable et y passer la nuit, invitées par le gardien. L'une d'elles, ressemblant étrangement à une jeune femme peinte entourée de flammes sur un tableau, va alors revivre la tragédie vécue par celle dont elle pourrait bien être la réincarnation.

Lucifera demonloverLe métrage va tout de suite mettre en avant ces trois jeunes femmes courtes vêtues qui vont pénétrer dans ce château pour rapidement être accostées par le gardien des lieux qui va leur proposer une petite visite, commençant alors à leur raconter l'histoire du château. Mais rapidement l'une d'elles, Helga, va l'arrêter en lui indiquant qu'elle se moque des cette visite, voulant seulement savoir si l'endroit est bien habité par le Démon, et pour ce faire, elle ne va pas hésiter à demander à y passer la nuit. Le gardien acceptera et leur offrira même à dîner, dîner au cours duquel Helga va se faire remarquer en évoquant le Diable dans une ambiance prétendument diabolique assez kitsch et ratée.

Lucifera demonloverAprès avoir rejoint sa chambre, Helga va finalement sortir se promener dans les couloirs pour tomber sur un tableau représentant une femme lui ressemblant étrangement, tandis qu'un rire satanique va retentir, faisant s'évanouir Helga, permettant alors au réalisateur de lancer véritablement son intrigue en renvoyant Helga au 16ème siècle où elle va revivre le destin maudit de la femme du tableau. Cette mise en condition de l'intrigue restera bien facile et superficielle avec déjà des écueils dans un script qui laissera par exemple bien facilement le gardien accepter la présence de ces trois jeunes femmes au château et alors que l'atmosphère se voulant mystérieuse n'arrivera en aucun cas à devenir tangible. Le métrage va alors prendre largement son temps pour composer avec cette réminiscence d'une possible vie antérieure d'Helga, nous présentant ainsi une Helga s'apprêtant à se marier avec Hans, un beau jeune homme aimant les oiseaux, pour autant de séquences presque niaises et en tout cas naïves, tout en mettant en avant une rivalité d'une autre jeune femme, Magda, qui aimera elle aussi Hans, tandis qu'elle sera par contre fortement apprécié d'Helmut, un gaillard jouant remarquablement de l'épée, comme le métrage se sentira obligé de nous le démontrer lors d'un duel amical dans un semblant de taverne.

Lucifera demonloverCet imbroglio amoureux et les préparatifs du mariage de Helga occuperont mine de rien une bonne partie du pan central du film, pour laisser une vague séquence érotique permettre à Helmut de goûter à Magda après la promesse de raconter des histoires à Hans pour empêcher son mariage. Avec Helga. Mais comme pour d'autres situations du métrage, cela restera sans suite et l'intrigue préférera s'intéresser à la robe de mariée de Helga, vue par un inconnu encapuchonné qui se sera déjà fait quelque peu remarqué dans la taverne. Cela obligera Helga, croyant à une légende ancestrale, à aller consulter une vieille sorcière qui lui indiquera la marche à suivre pour purifier sa robe et conjurer le mauvais sort, entraînant du coup deux de ses amies hors du village pour un rituel sur une colline où trôneront des pendus.

Lucifera demonloverCette petite sous-intrigue permettra au réalisateur d'avancer une séquence orgiaque lorsque les deux amies de Helga seront kidnappées par les sbires sataniques (modestement grimés) de la sorcière avant d'être déshabillées et offertes aux hommes présents, uniquement stoppés dans l'action par l'arrivée d'une femme vampire (qui nous montrera également sa poitrine) sortie d'on ne sait où et qu'on ne reverra plus, mais bon, cela fait joli et offre un brin d'érotisme à l'ensemble. Peu après Helga va revoir ses amies vampirisées qui vont commencer à l'ensorceler et la transporter dans une église en ruines où un homme qui se révélera bientôt être le Diable en personne va littéralement envoûter Helga qui dès lors ne prêtera plus attention à rien, même une fois son mariage prononcé, dans l'attente de revoir ce Diable et ses promesses charnelles qui aboutiront lors d'un dernier acte qui se ménagera aussi une petite séance de torture sur la personne de Magda, brûlure graphique au fer rouge sur un sein et arrachage de langue (en hors-champ) à l'appui, laissant Helga et le Diable consommer cet amour physique très rapidement visualisé et frustrant (le Diable entourant presque instantanément la nudité d'Helga de sa cape) pour ce final attendu mais décevant, et il ne faudra pas compter sur un retour au présent plus que fade pour masquer cette déception.

Lucifera demonloverPetite curiosité assez rare, le métrage ne pourra évidemment pas espérer conquérir son spectateur à cause de son intrigue tournant trop régulièrement au remplissage autour de quelques scènes-clés (l'orgie, le final), le tout déroulé sur un rythme neurasthénique sans aucune ambiance et en commettant en plus de larges impairs dommageables (comme par exemple lorsque ces demoiselles évoqueront la noirceur de la nuit les entourant alors que les actrices évolueront en plein jour) et tandis que la rigueur du maigre budget alloué au film se fera très présent (la taverne, ce mariage même pas visualisé pour se contenter d'un repas maigrichon qui ne servira qu'à démontrer le détachement de Helga).

Lucifera demonloverEn plus l'interprétation sera quand même souvent aléatoire, avec des acteurs guère inspirés (la palme revenant plus que largement à un Robert Woods complètement à côté de la plaque), et ainsi seule la belle Rosalba Neri parviendra à tirer son épingle du jeu pour jouer une Helga parfois vraiment fascinante. La mise en scène du réalisateur italien Paolo lombardo peinera donc à donner un vrai rythme à l'ensemble et ses petits effets demeureront bien faciles, alors que la caméra se contentera le plus souvent de suivre l'action de manière mollassonne sans créer d'ambiance, sauf peut-être vaguement lors du final. Les rares effets spéciaux sont plutôt probants, notamment pour cette brûlure plus que sadique, mais le hors-champ primera pour le reste.

Donc, ce Lucifera demonlover restera intéressant en temps qu'obscure production italienne osant mêler un certain sadisme à un érotisme naissant, mais tout cela restera bien timide et noyé dans la léthargie d'une intrigue minimaliste et plus qu'hasardeuse !

Lucifera demonloverLe DVD de zone 0 édité par Mya Communication avancera une image hélas non restaurée et certainement issue d'un transfert VHS, avec donc des défauts visibles et des sautes d'images sporadiques, en plus d'un certain flou ambiant, tandis que la bande-son sera plus convaincante avec une bonne partition musicale, le film tant ici proposé dans sa version originale italienne avec des sous-titres anglais.
Hélas, aucun bonus ne viendra compléter la vision du métrage, ce qui restera excusable vu l'âge et la rareté de l'œuvre et même si une petite bande-annonce aurait au moins été la bienvenue.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette petite curiosité fantastique et vaguement érotique italienne, le DVD de zone 0 est disponible ici ou !

Permalink 1295 mots par nicore, 1948 vues • Réagir

20.05.10

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Sweet teen

Sympathique comédie érotique italienne, ce Sweet teen (parfois également appelé par son titre original,"L'adolescente") réalisé par Alfonso Briesca (surtout connu pour son Beast in space) osera lorgner du côté de la "teensploitation" mais sans aller trop loin pour au contraire ne proposer que des situations fraîches et souriantes au sein d'une intrigue privilégiant l'humour salace avec son personnage central vraiment malchanceux.
Le script va suivre les déboires d'un homme déjà porté sur le sexe et largement frustré puisqu'ayant épouser une femme très belle et riche mais qui se refuse à lui et qui va voir débarquer chez lui une nièce à l'adolescence plus qu'affolante.

Sweet teenLe métrage va commencer en positionnant son intrigue dans cette petite ville de Sicile où les hommes conversent devant un verre en terrasse d'un bistrot pour surtout pouvoir ainsi reluquer la belle Grazia, fille d'un riche homme d'affaires et tenant une pharmacie mais qui s'est toujours refusé aux hommes ayant tenté leur chance en attendant de trouver un mari. C'est ainsi que le nouvellement débarqué en ville Vito va à son tout tenter sa chance en allant à la boutique de Grazia en simulant un mal de dents, pouvant ainsi avoir le loisir de contempler son postérieur lorsqu'il lui demandera une boîte de médicaments évidemment placée tout en haut de l'étagère, avant de réussir à l'inviter à le revoir le lendemain hors de la ville.

Sweet teenAprès une répercussion souriante du médicament administré par Grazia, Vito va donc retrouver sa "belle" et essayer de la draguer sans y arriver puisque dès qu'il la touchera celle-ci s'enfuira pour aller se réfugier dans son magasin où une belle surprise va attendre le spectateur puisqu'elle va y retrouver son amant, Antonio avec qui elle va faire l'amour sur un lit placé dans son arrière-boutique, pour une première séquence légèrement érotique en dévoilant sans aller bien loin la nudité de Grazia, qui va commencer à fomenter un plan pour récupérer l'argent et les biens de son père,biens hérités de son grand-père jusqu'à ce que Grazia se marie et empoche le pactole, voyant dans Vito le potentiel bêta qui acceptera sans pour autant coucher avec elle, puisque Grazia jurera à Antonio de continuer à le voir.

Sweet teenLe métrage va ensuite s'appuyer sur une nouvelle situation irrésistible dans une chambre d'hôtel où Vito aura réussi à entraîner Grazia pour faire mourir d'un arrêt cardiaque son père lorsqu'il apprendra de quoi il retourne et tentera d'étrangler Vito. L'intrigue fera alors un bond en avant d'une année pour voir Vito essayant toujours de coucher avec celle qui est devenue sa femme mais qui se refusera toujours à lui sous des prétextes amusants, laissant ainsi un humour de situation plaider en la faveur du film qui va par la suite multiplier des séquences avançant les stratagèmes de Vito pour enfin réussir à voir les charmes de sa femme (la chemise de nuit découpée, par exemple). Mais nous découvrirons que Vito, désormais à la tête des affaires de la famille de Grazia épanchera ses pulsions avec sa secrétaire qu'il rencontre à chaque séjour hors de Sicile, mettant en scène tout un manège dans son bureau pour charmer celle qui s'offrira à lui de manière théâtrale exquise.

Sweet teenLe tournant du métrage arrivera alors, quand Grazia et Vito vont devoir recueillir une nièce de Vito, Serenella, une adolescente qui va venir habiter avec eux et qui tout de suite sera présentée de manière extrêmement sexy, ce qui ne manquera pas de troubler un Vito toujours en "manque", surtout que Serenella aura tendance à s'habiller en mini-jupe, ce qui laissera régulièrement sa petite culotte apparaître devant les yeux d'un Vito de plus en plus nerveux, surtout qu'il devra par exemple aider Serenella à s'essuyer à la sortie d'une douche et que la jeune fille sera très proche de son oncle, ce qui nous vaudra toute une série de séquences sensuelles et parfois volontaires dans un érotisme quand même guère osé mais avançant la plastique de la jeune actrice (alors tout juste âgée de dix-huit ans), le tout déroulé sur un ton comique plus que souriant avec des passages régulièrement confondants, comme lorsque Serenella, effrayée, insistera pour dormir dans le lit de son oncle, ce qui va bien sûr l'empêcher de dormir avec cette présence affolante à ses côtés.

Sweet teenLe métrage va également s'octroyer des situations encore plus loufoques (la doctoresse et surtout cet excellent passage dans un cinéma) pour laisser peu à peu une multiple machination s'installer et piéger pas forcément ceux auxquels on s'attendait au cours d'un dernier acte riches en révélations diverses et toujours en événements amusants et distrayants, parfois quelque peu opportuns et hérités du théâtre mais bon, tout cela se fera dans une bonne humeur communicative et bénéficiera toujours de la présence aguichante des deux actrices principales du métrage qui ne seront jamais avare de leur charme pour un érotisme qui préférera largement s'intéresser au physique des demoiselles avec notamment les nombreuses les provocations volontaires ou non de Serenella plutôt que de s'accoquiner avec des ébats sexuels ici quasiment absents passée la première étreinte entre Grazia et Antonio dans la pharmacie.

Sweet teenLe film pourra aisément s'appuyer sur une interprétation définitivement adaptée avec surtout un excellent Tuccio Musumeci qui campera avec brio un Vito à la perversité exagérée par un surjouage qui va s'étaler tout au long de l'intrigue de manière souriante et volontaire, tandis que Daniela Giordano jouera une sexy Grazia et que l'affolante Sonia Viviani va se prêter au jeu pour interpréter Serenella avec fougue et une provocation "innocente" de tous les instants qui viendra forcément titiller le spectateur avec cette fraîcheur naturelle enivrante. La mise en scène du réalisateur est plutôt commune pour insister sur ses effets comiques de façon probante et rendue largement amusante.

Donc, ce Sweet teen s'avérera être une comédie érotique savoureuse, portée par des situations souriantes souvent irrésistibles et soutenue par une interprétation convaincante et des actrices au physique aguicheur et séduisant !

Sweet teenLe DVD de zone 0 édité par Mya Communication, éditeur spécialisé dans la publication de films d'exploitation italiens souvent assez rares ou oubliés, avancera une image de bonne qualité pour une œuvre aussi rare et ne datant pas d’hier, tandis que la bande-son sera plutôt efficace avec une partition musicale dynamique et adaptée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale italienne, avec des sous-titres anglais.
Hélas, comme il est de mise chez l’éditeur, aucun bonus ne viendra accompagner la vision du métrage, même pas une petite bande-annonce.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette comédie érotique amusante et graphique, le DVD de zone 0 est disponible ici ou !

Permalink 1214 mots par nicore, 3383 vues • 1 réaction

19.05.10

07:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

par Nicore

Stripped naked

Réalisé par Lee Demarbre, l'auteur du sympathique Smash cut, ce Stripped naked pourra compter sur son intrigue retorse et ses protagonistes attachants et souriants pour parvenir à impliquer et à entraîner son spectateur dans une spirale diabolique réservant bien des surprises.
Le script va laisser une strip-teaseuse être témoin d'un deal de drogue qui va mal tourner et s'emparer de l'argent de la marchandise, sans se douter des problèmes qui vont en découler.

Stripped nakedLe métrage va tout de suite nous présenter son personnage principal, Cassie, une demoiselle en pleine dispute avec son petit ami, Jack alors qu'ils circulent sur une route déserte, dispute qui va devenir assez violente au point de pousser Jack à débarquer Cassie de sa voiture et de l'abandonner sur place. Cette première séquence mettra bien en avant le caractère complètement instable de ce couple mal assorti, et alors que Cassie va chercher à rejoindre la ville, elle va tomber sur un homme seul attendant dans sa voiture. Alors qu'elle commençait à lui demander de l'aide, l'homme va de façon pressante la prier de monter à bord de son véhicule et de se cacher. Et pour cause, deux hommes vont arriver pour un échange de drogue qui va déraper puisque l'inconnu rencontré par Cassie va se faire tirer dessus, trouvant juste le temps de répliquer pour abattre les deux autres. Cassie, d'abord apeuré devant cette situation, va récupérer les deux sacs contenant les dollars et la came et s'enfuir à bord de la voiture.

Stripped nakedCette mise en situation de l'intrigue pourra présager de développements classiques, surtout qu'un homme de main de Grayson, le baron de la drogue dépouillé de son argent va être lancé sur l'affaire, mais l'intrigue va prendre place dans le milieu du strip-tease, non pas comme prétexte pour aligner des scènes dénudées (même si le réalisateur proposera quand même quelques plans de nudités) mais pour avancer toute une galerie de personnages plus vrais que nature qui vont graviter autour de Cassie, à commencer par Jade, un lesbienne avec qui elle partage son appartement et qui sera profondément amoureuse de Cassie, tout en étant légèrement simplette en ne cherchant qu'à rendre heureuse Cassie, souvent en en faisant trop, mais toujours prête à rendre service. Hélas pour elle, Cassie aura d'autres projets en tête grâce à l'argent volé, à savoir s'envoler pour Paris où elle espère pouvoir réaliser ses rêves romantiques (visualisés au cours de petites scènes romantiques volontairement caricaturales).

Stripped nakedMais alors que cassie devra attendre deux jours pour avoir son passeport, les événements vont se précipiter autour d'elle, avec le retour de Jack qui après avoir commencé par reprendre ses affaires chez Cassie va retourner là-bas pour un motif puéril (et mis en œuvre par Cassie pour agacer Jack) et tomber sur l'argent, qu'il va subtiliser, tandis que Cassie, voulant se débarrasser de la voiture volée aux trafiquants, va compter sur Jade et un client de la boîte à strip-tease où elle travaille. Mais bien entendu, le manque de discrétion de Jade permettra à l'homme de main de Grayson de voir le véhicule volé et donc de commencer à remonter la piste de cassie, pour toute une série de rebondissements qui alimenteront le métrage avec un certain sadisme issu des manières brutales de ce tueur, mais sans pour autant que l'ensemble ne devienne sanglant, les méfaits se déroulant en hors-champ ou étant carrément éludés.

Stripped nakedLa suite du métrage verra donc Cassie devoir composer avec ce Jack qui n'aura d'autres rêves que d'ouvrir un garage de réparation automobile avec l'argent de Cassie, mais également avec les problèmes de Jade et ce tueur qui va inexorablement se rapprocher d'elle, tandis que ce personnage central va lentement commencer à nous laisser percevoir sa vraie nature individualiste et méprisante, délaissant progressivement cette apparence de demoiselle attachante avec ses rêves romantiques pou devenir beaucoup plus trouble et mesquine, ce qui trouvera son apogée lors du dernier acte et notamment d'un final sarcastique qui retournera heureusement les choses.

Stripped nakedL'intrigue, bien ficelée, prendra un malin plaisir à empêcher les plans de Cassie de fonctionner pour autant de surprises et de retournements de situations imprévisibles et souvent bien trouvés afin d'étonner le spectateur, mais au-delà de cet aspect direct, le métrage va également s'attacher à tous ses protagonistes pour avancer des caractères et des personnalités définitivement crédibles et souvent attachantes dans leur vie misérable au passé chargé en malheurs de tous ordres, ce qui semblera être un des atouts du réalisateur Lee Demarbre à la vue du naturel déconcertant avec lequel il approfondira la présentation de ses personnages sans jamais devenir pour autant lassant et au contraire en impliquant le spectateur dans ces portraits, ce qui était déjà un des points forts de smash cut.

Stripped nakedMais ces personnages vont bien évidemment évoluer au sein d'une action sans cesse renouvelée avec des rebondissements réguliers et des situations s'enchaînant de manière cohérente et de manière inéluctable pour faire capoter les plans d'une Cassie certainement trop sûre d'elle et de sa chance, quitte à mépriser les autres, comme elle le fera avec Jade en lui annonçant ses quatre vérités au cours d'une séquence émouvante et douloureuse pour la pauvre Jade descendue en flèche par sa soi-disant amie qui commencera ainsi à nous révéler son vrai profil peu glorieux et contrastant de façon caustique avec la présentation initiale du personnage, recelant même une certaine aigreur pour le spectateur de s'être attaché à elle sans se douter de ses travers.

Stripped nakedEt justement, l'interprétation viendra renforcer ce contraste avec une Sarah Allen impeccable dans le rôle de Cassie, tandis que le reste de la distribution se montrera convaincant et toujours crédible, avec en majeure partie des interprètes issus du clan de Lee Demarbre et l'ayant déjà suivi dans ses autres longs métrages. La mise en scène du réalisateur est efficace pour garde le rythme tout en impliquant son spectateur dans l'intrigue malgré ces petits effets clippesques sporadiques qui heureusement se feront assez discrets. Les quelques effets spéciaux sanglants seront probants et réalistes, sans verser dans une quelconque surenchère en étant destinés à servir l'intrigue.

Stripped nakedDonc, ce Stripped naked s'avérera être une très bonne surprise et confirmera l'existence chez son réalisateur Lee Demarbre d'un savoir-faire certain pour mettre en scène avec justesse des protagonistes naturels issus d'un univers misérable dépeint avec justesse et unecrédibilité à toute épreuve, tout en ayant la capacité de changer de genre pour distiller des intrigues savoureuses avec, comme ici, des situations diaboliques et savoureuses qui réserveront bien des surprises tout en n'hésitant pas à se montrer cruelles avec ses personnages !

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les éditions françaises en DVD et en Blu-ray du film, une présentation est disponible ici !

Permalink 1213 mots par nicore, 1598 vues • 1 réaction

18.05.10

06:45:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

par Nicore

Animals

Variation plutôt originale sur le thème de la lycanthropie, ce Animals va mêler horreur et érotisme de manière graphique au service d'une intrigue certes assez classique et utilisant des protagonistes guère enthousiasmants, mais tout en faisant preuve d'un volontarisme appréciable au niveau d'une sensualité animale bien retranscrite et d'un aspect sanglant régulièrement affirmé.
Le script va laisser un looser se retrouver confronté à une race humanoïde assoiffée de sang ayant la capacité de se transformer en bêtes féroces.

AnimalsAprès un petit laïus sur la perte de l'instinct animale chez l'homme, instinct uniquement conservé par une race vivant en marge de la société, le métrage va directement nous présenter son personnage principal, Jarett, un homme circulant à bord de sa voiture et qui après un accident occasionnant un petit effet de surprise hélas presque attendu va une première fois rencontrer (sans le savoir et de loin) un de ces prédateurs, mettant ainsi le spectateur en condition. Et justement nous allons ensuite faire la connaissance de Vic et de Nora, un couple bien singulier puisque Vic pourra presque passer pour le souteneur de Nora qu'il va forcer à enfiler une perruque pour ensuite aller dragueur en ville, attirant ainsi deux jeunes dans sa toile et les entraînant dans un endroit isolé.

AnimalsAprès une petite séance d'amusement entre Nora et les deux hommes Vic va intervenir et massacrer les deux victimes avec une bestialité toute animale, nous gratifiant au passage d'un premier et virulent effet gore hélas certainement trop rapidement visualisé, annonçant d'entrée la position de créature sauvage de ce Vic dont la relation avec Nora sera largement houleuse, celle-ci l'accusant de l'avoir transformé elle aussi. Vic va alors décider d'abandonner quelques temps Nora pour aller s'amuser de son côté comme nous aurons l'occasion de le découvrir, tout en jurant de retrouver Nora où qu'elle aille se cacher.

AnimalsEnsuite, l'intrigue va revenir vers Jarrett pour s'immiscer dans sa vie morne, entre son boulot dans une usine de ciment et ses soirées dans le bar tenu par son ami Jules et où travaille sa meilleure amie, Jane, pour nous laisser appréhender le passé glorieux de Jarrett en temps que footballeur, gloire stoppée nette par un accident l'obligeant maintenant à vivre une existence minable et répétitive essentiellement tournée vers ce bar où il passe tout son temps libre. C'est dans ce contexte que Nora va faire son apparition attendue dans la vie de Jarrett pour littéralement le draguer et réussir à se faire emmener chez lui pour un ébat sexuel qui pourra paraître étonnamment soft au niveau de l'érotisme, ce qui sera vite contrebalancé pour une seconde séquence érotique largement plus osée en avançant une nudité franche et mise en valeur. Bien entendu, Nora va mordre Jarrett tout en arrivant à se faire accepter chez lui pour quelques temps.

AnimalsCette partie centrale du métrage sera essentiellement axée sur la relation délicate entretenue par Jarrett et Nora, mélange de complicité et de violence dans la sexualité (avec une scène assez surprenante sous la pluie chargée en érotisme salé), tandis que Jarrett, mordu par Nora va commencer à ressentir quelques légers changements dans sa perception de son environnement. Mais Vic ne va pas tarder à retrouver la trace de Nora et ainsi lancer une dernière partie quelque peu biscornue et opportuniste dans ses rebondissements tout en n'oubliant pas heureusement de se montrer graphique et sanglante, notamment lors de l'obligatoire duel final.

AnimalsAlors bien sûr le métrage ne sera pas exempt de défaut, avec ce personnage principal quand même fade et pas vraiment attachant, ces situations et développements parfois hasardeux et facilement anticipables, mais l'essentiel sera ailleurs, avec déjà cette volonté graphique avérée qui pourra agréablement surprendre avec cet érotisme torride qui viendra très régulièrement se mêler à l'intrigue pour des séquences osées mettant en valeur la plastique des deux actrices principales, Nicki Aycox et Eva Amurri, et alors que l'aspect sanglant sera également bien traité, certes sans débordements gores outranciers mais en avançant régulièrement des plans saignants réalistes et assez généreux.

AnimalsMais surtout, on pourra retenir cette façon originale de traiter les créatures qui pourront évidemment se rapprocher des loups-garous dans leur visualisation et dans l'animalité s'en dégageant, mais cela se fera avec des éléments différents et en marge comme ces yeux changeant de couleurs de manière étonnante ou encore cette faculté de guérir rapidement , sans oublier la vision de l'environnement déformée et qui sera montrée intelligemment par le réalisateur, le tout au travers des changements s'opérant chez Jarrett sans avoir recours à une quelconque séance de transformation comme tout film de loup-garou se doit de comporter, laissant ainsi l'auteur exprimer sa différence une fois encore, pour préférer répercuter les modifications intervenant de façon plus discrète et continue.

AnimalsS'il fera parfois preuve d'une psychologie de comptoir assez stérile, le métrage ne s'éternisera heureusement pas sur les déboires intérieurs de son personnage principal (avec un emploi de la voix-off très atténué) pour souvent revenir à l'action érotique ou sanglante pour laisser exploser la rage de ce Vic qui à défaut de paraître comme un ennemi redoutable par son physique, saura faire preuve de bestialité et de sadisme dans l'action et les mises à mort, quand ce ne sera pas d'autres protagonistes qui se livreront à des méfaits ou des combats entre créatures (et même si cela découlera de certaines orientations limites de l'intrigue).

AnimalsL'interprétation est cohérente, la présence de Nicki Aycox (déjà vue dans de nombreuses séries TV) compensant largement le manque de charisme évident de Marc Buclas dans le rôle principal. La mise en scène du réalisateur est assez efficace pour justifier ses effets, parvenir à réussir quelques effets de surprise tout en utilisant de manière maîtrisée et efficiente la caméra subjective. Les effets spéciaux sont globalement probants pour avancer ces effets gores crédibles et bien saignants, tandis que l'animation numérique des créatures pourra sembler rudimentaire et étrange.

Donc, ce Animals assumera sa différence au sein de la lycanthropie qui ici sera contournée avec intelligence mais hélas aussi avec un certain opportunisme, ce qui n'empêchera pas l'ensemble de se montrer généreux, aussi bien avec cet érotisme inespéré et osé que pour son aspect sanglant volontaire !

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les éditions françaises en DVD et en Blu-ray du film éditées par Emylia, une présentation est disponible ici !

Permalink 1164 mots par nicore, 1774 vues • Réagir

17.05.10

07:35:00, Catégories: Test / Critique  

S'il est un réalisateur pour qui "le rêve américain" n'est pas juste un concept c'est bien Louis Leterrier.Ce français de 37 ans a baigné très jeune dans l'univers du 7ÈME de par le métier de ses parents (direction artistique et réalisation).
Après avoir connu un poste d'assistant dans la réalisation de publicités et de films, c'est en 2002 qu'il passe aux choses sérieuses en dirigeant la superstar mondiale des arts martiaux et du box office Jet li dans "Danny the dog".
C'est encore sous le sponsoring de Luc Besson qu'il signe la suite du "Transporteur" avec le non moins célèbre acteur britannique Jason Statham.
Malgré la présence de stars hollywoodiennes ces films sont considérés comme français de par leur source de financement et leur production siglée EUROPA . N'empêche que Leterrier a trouve sa voie c'est celle du film d'action grand spectacle type "blockbuster".c'est donc tout naturellement qu'Hollywood lui tend les bras et lui confie la difficile mission de relancer la franchise HULK après la semi déception du 1er réalisé par ANG LEE (qui avait quand même réalisé en France 1.7 Million d'entrées)qui reste pour beaucoup un film trop personnel.
L'INCROYABLE HULK sorti en 2008 est beaucoup plus "fun" plus animé et est calibré comme un pur divertissement agrémenté d 'effets spéciaux très réussis...succès

Alors la Warner décide de lui donner la direction du remake d'un peplum fantastico mythologique des années 80 (culte pour certains): LE CHOC DES TITANS
Ce film n'était pas une réussite artistique incontestable à son époque(1981) mais a trouvé son public et valait surtout par la qualité des effets spéciaux et est devenu une référence du genre.il faut dire qu'il était produit par le maitre Ray Harryhausen (Les Voyages de Gulliver,et le cultissime Jason et les Argonautes !)
Aprés la renaissance du Peplum initié il y a quelques années par GLADIATOR et autres il semble bien que le genre mythologique renait peu a peu de ses cendres.Le succès énorme notamment de certains jeux vidéos qui s'en inspirent comme celle de la trilogie GOD OF WAR ( qui devrait voir le jour sur grand écran) ne fait confirmer l'attrait du grand public pour cet univers extrêmement riche en aventures et personnages.

ALORS QUE VAUT " THE CLASH OF THE TITANS" VERSION 2010?
c'était un film très attendu et on peut dire que dans l'ensemble Louis Leterrier n'a pas failli!
Tout d abord le soin apporté au détail de la reconstitution des villes, des décors et costumes est tout simplement exceptionnel.
En effet l'ambiance des peplums des 80' a su être porté de manière fidèle .on notera notamment le travail dans la reconstitution de la ville d' ARGOS , nichée dans les montagnes grecques et de son palais avec ses statues (au debut du film ).
De même les effets speciaux sont excellents. L'aspect numérique ne se perçoit pas ou peu au grand écran.

L'apparition d'ADES sous forme de fumée noire et ses transformations sont bluffantes ...et participent vraiment à donner au film une ambiance étrange et mythique.De même l'attaque des scorpions géants est très lisible malgré une rapidité des mouvements et des combats(pas d'effet "Transformers 1 "ou l'on ne comprenait rien). De même pour la séquence dans L'antre de la terrifiante méduse.
Toujours plus impressionnant est l'apparition du KRAKEN ,créature dont on ne sait pas grand chose, sorte de croisement entre godzilla et une pieuvre géante..

Bref comme on peut le constater les créatures et personnages de ce film sont nombreux et témoignent d'une grande richesse culturelle et d'un recit d'aventures très animées et jamais ennuyeuses : l'épopée de Persée.

la distribution des rôles fait de nouveau la part belle à Sam Worthington (Persée) , décidément la star à la mode du moment , apres avoir fait jeu egal de sa présence a l'écran avec Christian Bale dans (TERMINATOR 4) et avoir obtenu le rôle vedette dans le film le plus vu dans le monde de l'histoire du cinéma(AVATAR)....Liam Neeson que l'on voit beaucoup actuellement est très convaincant dans le rôle de Zeus de même que pour l'acteur qui joue son frère ADES , rendant le coté obscur de son personnage de manière saisissante.
Mais n'oublions pas que la France a son héros aussi dans le film !! Puisque (et je me suis longtemps posé la question en regardant le film mais si c'était bien lui !!) notre Mouloud ACHOUR national (le journaliste très connu de Canal Plus) participe à un rôle de guerrier très habile avec la hache accompagnant Persée dans ses aventures.(même si ce n'est certes pas sa première apparition au cinéma, c'est étonnant de le voir dans telles condition et un tel rôle)
Il a même réussi a garder son cote sympathique et humoristique , car il faut le signaler LE CHOC DES TITANS n'oublie pas l'humour sans jamais être ridicule , ce qui lui confère une place très honorable dans la liste des divertissements à grand spectacle de ce 1er semestre.

Alors que lui manque t il pour en faire une référence du genre ?
Tout d'abord la durée car 1h30 pour un tel montage c'est bien trop peu...on a l'impression qu'il a été baclé ou calibré pour ne montrer que l'essentiel, que le divertissant.
Persée fils de Zeus et d'une humaine, de par son identité, sa dualité méritait une analyse plus profonde .De la même manière que les rapports entre les dieux et les hommes ou les 1ers ont créé les seconds mais sans plus chercher à les comprendre ,d’où la complexité grandissante des relations entretenues qui menèrent au conflit ..
Il aurait fallu un prologue plus important pour bien situer le monde dans lequel se déroule l'histoire.
Sans raconter le film dans ses détails, il faut bien avouer que l'on aurait apprécier aussi une conclusion moins rapide et un développement conséquent de la partie de l'histoire consacrée aux liens uniques de haine et d'amour qui lient Zeus a son fils ....1H30 hors générique c'est bien trop court!!!
Et pourtant il y a de bonnes idées comme le thème de la peur et de l'hystérie , du fanatisme face a l'anéantissement proche..
Mais ce film tout au moins dans cette version n'a pas été conçu pour cela.
On sait que Le Bluray qui sortira en août sera certainement édité avec une version longue supervisée par Leterrier. A priori il intégrera des scènes violentes retirées pour permettre l'accès au plus grand nombre au cinéma. Espérons également les développements cités plus hauts..
Le choc des Titans devrait être conçu en 1 trilogie..on en apprendra alors peut être plus dans les volets suivants
Si la résurrection du genre s'avère une réussite, attendons nous peut être à voir d'autres références des 80's d'ici peu (Jason , Maciste??).
Tout comme le sont les films d'horreur revisités en masse depuis quelques années(massacre a la tronçonneuse, vendredi 13, Freddy etc..)

Enfin le film est dispo en 3D dans certaines salles mais il s'agit d'une conversion 2D a 3D ... comme pour Alice au pays des merveilles récemment.
Alors n'hésitez pas a aller voir ce film si vous voulez passer un bon moment et vous détendre en en prenant plein la vue...sans que cela ne bouleverse votre" vie cinématographique".

Hulk (Blu-ray)

Hulk (Blu-ray)
Amazon à 9.99€
Fnac à 19.71€
Voir la fiche
Danny the dog

Danny the dog
Amazon à 6.97€
Fnac à 9.99€
Voir la fiche
Le transporteur

Le transporteur
Amazon à 5.99€
Fnac à 13€
Voir la fiche

Permalink 1308 mots par ced999, 1646 vues • 1 réaction
07:30:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Stripped naked
Stripped naked

Réalisé par Lee Demarbre, artisan émérite qui nous a déjà offert avec Smash cut un hommage attachant à tout un pan de cinéma méprisé, ce Stripped naked va prendre une toute autre orientation pour verser dans le thriller avec cette intrigue diabolique et réservant de nombreuses surprises, et c'est grâce à l'éditeur Emylia que nous allons pouvoir découvrir le long métrage en DVD ou en Blu-ray à partir du 18 mai prochain.

Stripped naked

Le script va laisser une strip-teaseuse être témoin d'un deal de drogue qui va mal tourner et s'emparer de l'argent de la marchandise, sans se douter des problèmes qui vont en découler, surtout que le propriétaire dépouillé va lancer un de ses hommes de main à la recherche de la voleuse et que son entourage va se montrer aussi imprévisible qu'indélicat.

Stripped naked

Derrière cette intrigue en apparence classique, le réalisateur Lee Demarbre va plonger dans un univers assez sordide en ancrant l'intrigue dans cette boîte à strip-tease, sans pour autant se laisser aller à des séquences de nudité trop répétitives pour au contraire nous faire découvrir des personnages marqués par leur existence misérable et devenant du coup infiniment attachants en étant en plus avancés de manière naturelle, pour ensuite faire déchanter en nous révélant parfois leur vraie nature moins "glorieuse", le tout en déroulant des rebondissements caustiques et surprenants qui n'hésiteront pas à se montrer sadiques et cruels envers certains pour en même temps prendre un malin plaisir à démonter les plans du personnage principal bien décidé à changer de vie, quitte à abandonner ses proches l'ayant jadis aidé.

Stripped naked

Le DVD de zone 2 édité par Emylia avancera une image en 1.78 (16/9 anamorphique) tandis que la bande-son sera disponible en français en DD5.1 et en anglais sous-titré en DD5.1 mais également en DTS. Au niveau des bonus, on pourra suivre un assez conséquent diaporama reproduisant des clichés du métrage.
L'édition Blu-ray du film proposera une image également en 1.78 (AVC 1080/24) pour une bande-son en français et en anglais sous-titré en DTS-HD avec le même bonus.

Stripped naked

Donc, c'est à partir du 18 mai que nous allons pouvoir découvrir les déboires de cette strip-teaseuse malchanceuse alors qu'elle croyait pouvoir fuir une réalité peu glorieuse au cours d'une intrigue diabolique et impliquante avec ses protagonistes largement attachants.

Stripped naked menu général
Stripped naked les chapitres
Stripped naked la sérigraphie DVD
Stripped naked les réglages audio
Permalink 407 mots par nicore, 2294 vues • Réagir

14.05.10

07:25:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Animals
Animals

C’est désormais une habitude, chaque mois, l’éditeur Emylia nous dégotte de nouveaux titres inédits par chez nous, comme ici avec ce Animals, variation originale autour du thème de la lycanthropie sans jamais citer son nom pour un titre datant de 2008 et réalisé par Douglas Aarniokoski (planqué ici sous le pseudo de Arnold Cassius), surtout connu pour ses travaux d’assistant à la réalisation aussi bien sur Une nuit en enfer ou encore The faculty. Et ce sera donc à partir du 18 mai prochain que nous allons pouvoir découvrir grâce à Emylia ce métrage méconnu.

Animals

Le script va laisser un homme, Syd Jarrett, être confronté à une race humanoïde (capable de se transformer en d’hideuses créatures et vivant en marge de la société en se nourrissant de sang humain), suite à une aventure sexuelle avec une d’elles.

Animals

Malgré quelques petits défauts issus d’un script parfois bien opportuniste (le dernier acte) et mettant en cause un personnage central guère charismatique ou attachant, le métrage va régulièrement surprendre, avec un aspect sanglant bien présent sans pour autant verser dans l’outrance, mais surtout par cet érotisme osé qui va très souvent se mêler à l’intrigue pour des séquences torrides volontaires et mettant largement en valeur la plastique des deux actrices principales. De plus, la façon de traiter les créatures sera originale pour suivre le début de transformation du personnage principal, et les créatures transformées afficheront un look étonnant malgré des effets spéciaux numériques étranges.

Animals

Le DVD de zone 2 édité par Emylia avancera une image en 1.85 (16/9 anamorphique) tandis que la bande-son sera disponible en français en DD5.1 et en anglais sous-titré en DD5.1 et en DTS, tandis qu’au niveau des bonus, outre quelques bandes-annonces d’autres titres de l’éditeur et un commentaire audio, on pourra parcourir un imposant diaporama.
L’édition Blu-ray du film proposera une image en 1.85 (AVC 1080p) pour une bande-son en DTS-HD, pour présenter les mêmes bonus.

Animals

Donc, ce sera à partir du 18 mai que nous allons pouvoir découvrir ces créatures sanguinaires au service d’une intrigue chargée en érotisme !

Animals menu général
Animals les chapitres
Animals la sérigraphie
Animals les réglages audio
Permalink 377 mots par nicore, 2137 vues • Réagir

11.05.10

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Crazy heart
Réalisateur : Scott Cooper
Durée du film : 1h51

Date de sortie du film : 3 mars 2010

Avec : Jeff Bridges (Bad Blake), Maggie Gyllenhaal (Jean Craddock), Colin Farrell (Tommy Sweet), Jack Nation (Buddy), James Keane (le manager).

Par Nicofeel

Cinéaste novice, Scott Cooper a été très impliqué sur le projet Crazy heart, en étant tout à la fois le producteur, celui qui a adapté le roman du film à l'écran et donc le réalisateur.
Mais que raconte au juste Crazy heart ? A la manière d'un walk the line qui évoquait de façon romancée la vie du chanteur Johnny Cash, il s'agit cette fois de l'histoire d'un autre chanteur de country, Bad Blake. Mais Le parallèle entre ces deux histoires s'arrête là.
Car d'une part Bad Blake est un personnage purement fictionnel, qui n'a jamais existé dans la réalité, d'autre part Crazy heart insiste plus sur la carrière de Bad Blake qui a pris du plomb dans l'aile.
Crazy heart raconte d'abord l'histoire d'un chanteur de country, Bad Blake, qui à l'âge de 57 ans, écume les endroits complètement paumés, du bowling de quartier au bar de troisième zone, pour se faire quelques dollars. Celui qui fut autrefois une star de la country n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même. Il se produit en spectacle mais c'est autant ses frasques en public (il est obligé une fois de quitter provisoirement la scène du bowling pour aller vomir entre deux chansons) que l'on remarque que la qualité de ses chansons. Bad Blake est un chanteur de country de talent qui se détruit tout seul : whisky bu en grande quantité, cigarettes à profusion n'arrangent pas franchement la situation de cet homme qui a également raté sa vie privée avec 4 mariages qui se terminés par des divorces. Ses seules relations avec des femmes se limitent à faire l'amour avec des fans de la première heure, contentes de se donner à leur chanteur préféré d'antan.

Jeff Bridges, qui incarne Bad Blake à l'écran, est aux yeux du spectateur ce chanteur de country déchu. L'acteur fait corps avec son personnage et son implication est exceptionnelle. D'ailleurs, Jeff Bridges ne se contente pas de faire l'acteur. Il chante également directement les très belles chansons que l'on entend dans le film (Hold on you ; I don't know, etc.). L'acteur, qui est également producteur exécutif du film, fait une performance vocale tout bonnement époustouflante. Le coach vocal, qui l'a aidé sur ce film, lui a permis de donner une sacrée performance.
Mais Crazy heart n'est pas seulement (et heureusement) l'histoire d'un chanteur alcoolique qui est au fond du trou. C'est aussi une histoire d'amour contrariée (en raison des excès de Bad Blake) entre Bad Blake et la belle Jean Craddock, une mère divorcée, qui a rencontré Bad Blake lors de l'une de ses sorties, à Santa Fe, et en a profité pour l'interviewer, étant journaliste en début de carrière. Maggie Gyllenhaal incarne parfaitement cette femme tout à la fois aimante et inquisitrice envers un Bad Blake qui malgré tout l'amour qu'il lui porte, n'arrive pas à se responsabiliser et à lâcher la bouteille qui semble greffée à sa main.
Crazy heart est un film à l'émotion palpable qui doit en grande partie sa réussite à son excellente distribution, et en premier lieu à un Jeff Bridges très attachant. Malgré toutes les erreurs que commet Bad Blake, finalement on ne lui en veut pas. On ne cautionne pas ses faits et gestes mais ce personnage torturé est un être que l'on prend plaisir à voir. Au-delà des défauts du personnage, c'est aussi un homme qui ne manque pas d'humour (il faut voir comme il envoie parfois promener son manager), qui prend toujours plaisir à chanter pour ses fans et c'est quelqu'un qui a un bon fond (voir la fin du film avec le chèque qu'il remet à Jean).
Le cinéaste Scott Cooper aime clairement tous ses personnages. Aucun d'entre eux ne se révèle détestable. Le producteur de Bad Blake cherche évidemment à renflouer les caisses mais il se démène tout de même pour relancer la carrière de son poulain et l'invite à arrêter la consommation d'alcool.
Surtout, la relation entre Tommy Sweet, chanteur de country à succès, et celui qui fut son mentor, notre Bad Blake, est particulièrement révélatrice de la position dans laquelle se trouve notre héros déchu. On comprend que Bad Blake s'est brouillé par le passé avec son ancien élève. Pour autant, s'il souhaite relancer sa carrière, il a besoin de Tommy Sweet. Et c'est la raison pour laquelle il accepte de faire la première partie de Tommy Sweet. En lieu et place d'endroits paumés, Bad Blake retrouve l'espace d'un concert la gloire d'antan, avec un stade de 12000 places, entièrement rempli. Et puis Tommy Sweet, incarné par un Colin Farrell (qui lui aussi chante dans le film) aux allures de chanteur de rock, se montre tout à la fois moqueur envers son ancien maître (il lui a amené un pack de bouteilles de whisky et lui a mis un mot en lui demandant de lui en laisser un peu !) mais surtout respectueux envers Bad Blake. En concert, il va chanter un succès de Bad Blake en duo avec lui. Plus tard, vers la fin du film, il va rendre hommage à son maître en rappelant que la chanson qu'il va interpréter a été composée par Bad Blake.
Tommy Sweet a d'ailleurs donné du cash à Bad Blake en échange de la composition de chansons. Crazy heart est aussi un film qui montre tout le talent naturel de Bad Blake pour écrire des chansons crépusculaires, romantiques, désenchantées, qui touchent au plus profond du coeur, d'où le titre du film.
Crazy heart est aussi un film qui évoque vers la fin le renouveau d'un homme qui vit désormais de façon plus normale sa vie profesionnelle (arrêt de la consommation d'alcool suite à une cure de désintoxication qui a donné lieu à une quasi ellipse dans le film) et ne manque plus d'argent grâce aux royalties de la composition de ses chansons à succès. Au passage, on notera l'existence d'une très belle scène apaisée lorsque Bad Blake se met à pêcher au beau milieu d'un lac avec son employeur occasionnel. Le lieu mais aussi le filmage en contre-plongée évoquent sans nul doute un esprit plus tranquille du côté de Bad Blake.
Au final, Crazy heart est un beau petit film, au ton très juste, qui bénéficie tant de la performance de ses acteurs – et notamment d'un inoubliable Jeff Bridges, acteur décidément capable de jouer des rôles très différents tout en suscitant une émotion certaine – que d'une excellente bande son (merci encore aux acteurs-chanteurs) et des beaux paysages extérieurs des Etats-Unis (merci à la mise en scène classique et sobre de Scott Cooper).

Permalink 1186 mots par nicofeel Email , 1288 vues • Réagir

10.05.10

07:25:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : L'élite de New York
Réalisateur : Antoine Fuqua
Durée du film : 2h07

Date de sortie du film : 5 mai 2010
Avec : Richard Gere (Eddie Dugan), Ethan Hawke (Sal), Don Cheadle (Tango), Wesley Snipes (Caz).

Par Nicofeel

Le dernier film d'Antoine Fuqua présenté (hors compétion) à la 66ème mostra de Venise ? N'y-t-il pas erreur sur la personne ? Reconnaissons-le d'emblée : Antoine Fuqua n'a jamais vraiment convaincu, même sur le film qui a fait de lui un cinéaste reconnu, à savoir Training day.
Cet ancien clippeur, qui a travaillé notamment pour Prince, Steevie Wonder et Coolio nous revient avec un film pur et dur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le film est très convaincant tant sur le fond (les thématiques développées) que sur la forme (la mise en scène appliquée, avec de beaux mouvements de caméra entre travellings et mouvements à la grue).
A mon sens, Antoine Fuqua réalise avec L'élite de New York. Le film s'intéresse à la destinée de trois policiers, qui connaissent des vies bien différentes, mais dont aucun n'est vraiment satisfait de ce qui lui arrive.
Richard Gere interprète brillamment le rôle d'Eddie Dugan, un flic désabusé qui se retrouve à une semaine de la retraite ; Ethan Hawke tient probablement le rôle le plus ingrat en jouant le personnage de Sal, un flic qui a du mal à joindre les deux bouts, alors que sa femme est enceinte, et qui trempe dans des histoires de drogue ; Don Cheadle est de son côté un policier infiltré dont le but est de démanteler un gang de trafiquants de drogue. Ces trois policiers, dont le destin va finir par se croiser, officient dans le 65ème district de Brooklyn, l'un des plus dangereux.

Le film n'a d'ailleurs de cesse de le rappeler ou par le biais de certains des personnages ou tout simplement en faisant s'accumuler les morts. Eddie Dugan est notamment chargé d'épauler les jeunes recrues de la police, mais malgré ses conseils, les jeunes pousses n'en font qu'à leur tête, ne comprenant pas que le coin est dangereux et qu'être flic n'amène pas à des gestes de d'héroïsme à tout bout de champ. La mort de jeunes recrues ou les bavures en mission de ces dernières (qui ont du mal à gérer la population) montrent bien qu'être policier ne consiste pas seulement à porter un uniforme et une arme. Il faut faire attention au monde extérieur qui nous entoure. Et ce d'autant plus que ce 65ème district de Brooklyn est un endroit pour le moins peu recommandable où l'on peut se faire shooter en un rien de temps. L'amoncellement de meurtres, souvent de manière brutale, étaye clairement cette idée.
Mais le film ne vaut pas que pour son côté action. Il est aussi une intéressante réflexion sur la situation de la police, en prenant l'exemple (certes quelque peu extrême, mais tout de même révélateur) de trois policiers qui se posent des questions sur leur vie et leur travail. A la manière d'un James Gray avec La nuit nous appartient ou d'un Serpico de Sidney Lumet, Antoine Fuqua dresse le portrait d'hommes qui font des choix parfois contestables quant à leur travail de policiers. Le mérite du film est tout de même d'éviter de tomber dans une version idéalisée des choses ou au contraire dans une vision dichotomique avec d'un côté les méchants flics et de l'autre les vilains ripoux. A aucun moment le cinéaste américain Antoine Fuqua ne propose des personnages proches de la caricature. Au contraire, tous les personnages de son histoire ont leurs raisons propres qui les amènent à prendre telle direction plutôt que telle autre : Eddie Dugan est guidé par l'idée de prendre sa retraite ; Tango cherche à avoir une promotion et Sal cherche un complément de salaire. Les personnages ont été suffisamment bien étudiés pour éviter toute facilité scénaristique. Le film montre bien que l'on a toujours le choix de se changer et donc de changer les choses. Eddie finit ainsi par mouiller la chemise et à s'attaquer à deux kidnappeurs qui amènent des jeunes femmes à se prostituer ; Tango a des regrets d'avoir été impliqué dans le meurtre de l'un de ses amis et cherche à se racheter en le vengeant ; même Sal, qui est le personnage le plus controversé agit mal mais pour le bien de sa famille.
On appréciera dans ce film la libre parole qui est laissé aux personnages principaux. Ainsi, Eddie refuse de rentrer dans le jeu de la manipulation de la vérité en se faisant décorer pour de mauvaises raisons. Quant à Tango, lorsqu'il refuse de balancer son ami, il prouve qu'il a un vrai code de l'honneur, même si à la base son code de la morale est plutôt à géométrie variable.
Oscillant très adroitement entre des scènes d'action bien viriles et des scènes intimistes où ressort de manière évidente une émotion forte, le film L'élite de Brooklyn n'est au final pas handicapé par sa relative longue durée (2h07).
Au rayon des (légères) déceptions, on regrettera simplement une fin qui est un tantinet prévisible et un dernier plan qui est un peu trop appuyé. Ce dernier plan manque de sobriété. Au lieu de terminer par un gros plan sur Richard Gere, il eut été préférable de clore l'histoire par un travelling arrière avant de poursuivre par le générique de fin.
Mais bon cela reste tout de même des défauts peu importants qui n'enlèvent rien au plaisir d'avoir vu cet excellent film policier. On attend désormais le prochain film d'Antoine Fuqua avec une certaine impatience.

Permalink 988 mots par nicofeel Email , 1645 vues • Réagir

06.05.10

00:35:34, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mother

Réalisateur : Joon-Ho Bong

Durée du film : 2h10

Date de sortie du film : 27 janvier 2010

Avec : Won Bin (Do-Joon), Kim Hye-Ja (la mère), Jin Ku (l'ami de Do-Joon), Je Mun (le lieutenant de police).

Par Nicofeel

Réalisé par Joon-Ho Bong à qui l'on doit les excellents films Barking dog, Memories of murder ou plus récemment The host, Mother est finalement un film à l'image de son cinéaste : atypique.
Au départ, on pense que l'on va assister à une sorte de thriller avec cette mère de famille qui va partir à la quête du tueur du meurtre dont est accusé son fils, Do-Joon. Au final, on assiste au portrait d'une femme qui a un amour sans bornes pour fils. Autour de cette relation particulière entre un fils au quotient intellectuel faible (de manière schématique il est reconnu comme étant l'idiot du village ) et sa mère, se noue une intrigue particulièrement retorse.
Joon-Ho Bong se plaît à égarer son spectateur, à le mettre sur de fausses pistes. Bien malin sera celui qui pourra deviner dès la première vision du film l'identité du tueur.
Mais l'intérêt du film est loin de se limiter à la connaissance du tueur qui s'en est pris à une jeune étudiante. Mother vaut aussi et surtout pour sa capacité à mélanger les genres, sans que cela nuise à la cohérence de ce long métrage. Ainsi, le film mélange très adroitement des genres qui a priori sont différents, tels que la comédie, le drame, le burlesque. Les thématiques sont aussi très hétérogènes avec tout à la fois une intrigue policière, une chronique sociale et un film familial. Pour le coup, le cinéaste fait exploser les codes des différents genres, ce qui lui donne l'occasion de livrer un film très personnel.

Le ton très particulier du long métrage qui passe rapidement du comique à la tragédie ou inversement, permet de montrer au spectateur de façon très frontale des actes horribles, qui sont complètement amoraux, même s'ils suivent une logique certaine. Le film est émaillé de scènes d'une grande violence, une violence sèche qui n'a d'égal que la passion de certains personnages du film envers d'autres.
A cet égard, une des grandes forces du film est de réussir à placer le spectateur dans une situation d'empathie envers cette fameuse mother qui commet des actes très graves, qui au final s'avèrent nullement justifiés. C'est d'ailleurs certainement l'une des ironies du film : son principal personnage poursuit une quête qui est au départ assez juste dans son intention mais qui se révèle totalement injuste dans sa finalité.
Tous les acteurs sont très bons dans leurs rôles, et notamment Won Bin et Kim Hye-Ja, qui jouent respectivement le rôle de Do-Joon et de sa mère. Jouer aussi brillamment le garçon simple d'esprit, quasiment débile, insouciant, n'est évidemment pas donné à tout le monde. Le rôle de cette mère de famille exclusive, qui fait tout pour son fils, n'est pas non plus évident. Sans nul doute, la réussite du film tient d'ailleurs dans la relation particulière qui se tisse entre cette mère de famille et son fils, qui ont toujours pris l'habitude de vivre ensemble.
En cela, le film Mother rentre parfaitement dans la filmographie de Joon-Ho Bong, qui s'était déjà intéressé de près à la cellule familiale avec le film de monstre The host, qui démontrait déjà la capacité du cinéaste à mélanger les genres sans pour autant handicaper son fils. L'union des membres de la famille dans The host pour retrouver une des leurs s'apparente finalement bien au combat de cette mère pour disculper son fils.
Le peu de sérieux de la police sud-coréenne est également mis en avant, comme cela avait déjà été le cas dans le très bon thriller Memories of murder.
Si au niveau des thématiques, on se retrouve parfaitement en phase avec l'oeuvre naissante de Joon-Ho Bong, il en va de même au niveau de la mise en scène. Privilégiant les plans marquant une continuité certaine, Mother est très bien filmé et offre un dynamisme à l'ensemble du film. Les plans sont superbes et dénotent la grande qualité de metteur en scène de Joon-Ho Bong. La qualité de la mise en scène sert l'intrigue policière, qui prend par moments un style proche de celui de sir Alfred Hitchcock.
Le film vaut également la peine d'être vu par sa très belle photographie, qui donne un véritable sentiment de liberté, aussi bien au spectateur qu'aux protagonistes, à l'image de cette mère de famille que l'on voit errer dans les champs au début et à la fin du film. La boucle est bouclée, ce long métrage qui nous aura balader loin des codes habituels du genre, peut se terminer.

Permalink 852 mots par nicofeel Email , 923 vues • Réagir

05.05.10

09:30:20, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Même si le mois d'avril qui vient de s'achever aura bien entendu été marqué par la sortie événementielle d'Avatar de James Cameron, les éditeurs nous auront quand même proposé des nouveautés intéressantes et même attendues, tout en continuant à ressortir des titres plus ou moins harmonieusement !

My name is Bruce
Soeurs de sang

Ainsi M6 Vidéo n'aura pas hésité à donner une seconde chance à Broken et son mélange assez décrié de "torture-flick" et de "Survival" (critiqué ici dans son édition en zone 1), mais également au très moyen Hellgate proposé dans une édition décente. L'éditeur aussi également sorti deux nouveautés avec My name is bruce, seconde réalisation de Bruce Campbell qui capitalisera bien entendu sur le présence de l'acteur et Sœurs de sang, remake sympathique et réussi d'un "slasher" des années quatre-vingt, House on sorority row, à ne pas confondre bien sûr avec le classique de Brian De Palma.

Re-cycle
Shuttle

Pathé aura également fait fort au niveau des ressorties avec cinq titres asiatiques, The red shoes, Sars wars, Re-cycle, Legend of the evil lake ou encore le Demon pond de Takashi Miike, pour nous gratifier en même temps de l'inédit Shuttle qui s'annonce bien méchant, tandis que MEP Vidéo aura continuer à ressortir des titres assez anecdotiques avec Le 4ème étage ou encore The zodiac.

Aux frontières de l'aube
Peur bleue

De son côté Studio Canal aura eu la bonne idée de proposer à nouveau l'excellent Aux frontières de l'aube qui participa largement au revival du mythe vampirique dans les années quatre-vingt ainsi que le Peur bleue adapté de Stephen King et jusque-là disponible dans une édition pourrie, et alors que Sidonis aura réédité l'excellent La malédiction d'Arkham d'après les écrits d' H.P. Lovecraft. Enfin, il conviendra de noter la sortie en Blu-ray de 'attachant Bubba Ho-Tep chez WE Productions.

Halloween II
His name was Jason

Au niveau des titres passés par la case "salles obscures", on notera l'édition du remake du Beau-père par Sony et celle du Paranormal activity qui aura déchaîné les passions et profité d'un buzz énorme et qui sort sous l'impulsion de Wild Side, l'éditeur ayant également mis en vente Halloween 2 d'un Rob zombie misant toujours autant sur l'ultra-violence tout en cherchant encore plus à se démarquer de la première franchise des méfaits du tueur Michael Myers, tandis qu’un autre tueur aura été mis à l’honneur par Emylia, l’éditeur ayant frappé un grand coup avec la sortie de His name was Jason, indispensable documentaire sur la franchise des Vendredi 13 et son tueur mythique Jason Voorhees, éditions présentées ici et la critique du documentaire est disponible .

L'assistant du vampire
Les témoins du mal

Passons maintenant aux inédits, avec d'abord Universal qui aura misé sur L'assistant du vampire et l’intriguant Haunted, tandis que Swift aura édité Les témoins du mal, nouveau titre d’un cinéma fantastique espagnol qui ne pourra que nous faire de l’œil avec ce couple emménageant dans une vieille demeure sujette à des événements surnaturels.

Mad zombies
Parasites

Free Dolphin aura de son côté sorti un Parasites et ses bestioles menaçant la population d’une île, laissant à Elephant films le soin de nous gratifier d’un souriant Mad zombies critiqué ici dans son édition en zone 1.

Live animals
Necromentia

Pendant ce temps-là TF1 Vidéo aura mis en vente Dark world également connu sous son titre original de Franklyn, Europa versant dans le "torture-flick" avec le décrié mais pourtant débridé Live animals et ses jeunes parqués dans une écurie par un entrepreneur les destinant à des ventes aux enchères douteuses, pour un résultat tenant en haleine avant de nous assener un dernier acte sauvage et gore. Et enfin, disponible avec le Mad Movies du mois, le stupéfiant Necromentia aura été édité par Action & &Communication.

Donc, ce mois d'avril aura été plutôt généreux en inédits plus ou moins récents, pourvu que cela dure au cours d'un mois de mai sur lequel nous reviendrons en temps voulu !

My name is Bruce

My name is Bruce
Amazon à 4.57€
Voir la fiche
Peur bleue (1986)

Peur bleue (1986)
Voir la fiche

Bubba ho-tep (Blu-ray)

Bubba ho-tep (Blu-ray)
Voir la fiche
Paranormal Activity

Paranormal Activity
Voir la fiche

Paranormal Activity (Blu-ray)

Paranormal Activity (Blu-ray)
Voir la fiche
Halloween II (2009)

Halloween II (2009)
Voir la fiche
Halloween II (2009) (Blu-ray)

Halloween II (2009) (Blu-ray)
Voir la fiche
L'assistant du vampire

L'assistant du vampire
Voir la fiche

L'assistant du vampire (Blu-ray)

L'assistant du vampire (Blu-ray)
Amazon à 11.4€
Voir la fiche
Dark world (Franklyn) (DVD+ Copie digitale)

Dark world (Franklyn) (DVD+ Copie digitale)
Fnac à 13€
Voir la fiche
Dark world (Blu-ray + Copie digitale)

Dark world (Blu-ray + Copie digitale)
Amazon à 7.47€
Voir la fiche
Mad zombies (Blu-ray)

Mad zombies (Blu-ray)
Voir la fiche

Mad zombies - Edition collector (Blu-ray + DVD + Copie digitale)

Mad zombies - Edition collector (Blu-ray + DVD + Copie digitale)
Voir la fiche

Permalink 678 mots par nicore, 1345 vues • 1 réaction

Mai 2010
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 25

powered by
b2evolution