Archives pour: Novembre 2011

30.11.11

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : 50/50

Réalisateur : Jonathan Levine

Date de sortie du film : 16 novembre 2011

Durée du film
: 1h40

Avec
: Joseph Gordon-Levitt (Adam), Seth Rogen (Seth), Anna Kendrick (Katherine), Bryce Dallas Howard (Rachael), Anjelica Huston (Diane), etc.

Par Nicofeel

Après l'excellente comédie décontractée Wackness (2008), Jonathan Levine propose son nouveau long métrage. Il s'agit de 50/50. Le sujet n'est cette fois-ci pas spécialement drôle puisque le film raconte l'histoire d'Adam, un jeune homme à qui l'on vient de diagnostiquer qu'il a un cancer.
L'ambiance risque dès lors d'être assez pesante, à l'instar du film Restless de Gus Van Sant, sorti récemment sur les écrans de cinéma et qui traitait du même sujet.
Le parallèle entre ces deux films s'arrête là car si Restless est plutôt plombant, même si le film est particulièrement bien étudié, 50/50 joue sur un registre complètement différent. Le jeune réalisateur Jonathan Levine a décidé de traiter le sujet avec une certaine légèreté, ou plutôt un côté décontracté, de telle sorte que le film oscille constamment entre comédie et drame.
Au début du film, j'ai crains le pire car le côté comique du film (accru par le doublage en français qui n'est pas franchement au top) donne un côté décalé tout à fait étrange. Et puis les personnages du film donnent au départ l'impression d'être de véritables caricatures. Fort heureusement, ce sentiment s'estompe assez rapidement et le film gagne en ampleur.

Les acteurs n'y sont pas étrangers. Joseph Gordon-Levitt interprète parfaitement le rôle d'Adam, ce jeune homme assez réservé dans la vie qui apprend du jour au lendemain qu'il n'en a peut-être plus pour longtemps à vivre, ayant un cancer au niveau du dos. De surcroît, sa copine le trompe et il se sépare, se retrouvant seul. Il ne peut pas vraiment compter sur sa famille dans la mesure où il entretient des rapports très distants avec un père qui a perdu la boule et une mère qui ne demande qu'à se rapprocher sur le plan affectif de son enfant. Mais il peut s'appuyer sur son meilleur ami, Seth, interprété par l'excellent Seth Rogen. L'acteur, au physique de grand nounours, semble tout droit sorti d'un film de Judd Apatow. En effet, il ne pense qu'à faire la fête avec son copain et à faire l'amour avec des filles rencontrées dans n'importe quel endroit public. A l'instar des films d'Apatow, celui de Jonathan Levine montre que le personnage de Seth est plus fin qu'il n'y paraît. C'est un ami sur lequel Adam peut compter en tout circonstance, ce qui au demeurant est une thématique omniprésente chez Apatow (l'importance de l'amitié).
La différence de jeu entre Joseph-Gordon Levitt et Seth Rogen donne au film son ton si particulier. Et puis Jonathan Levine reste au fond très humaniste. La fin du film, si elle demeure quelque peu prévisible, est là pour étayer l'idée selon laquelle on peut toujours s'en sortir. La maladie n'est pas systématiquement une fatalité. Et puis le film a la bonne idée de montrer que les coups durs permettent parfois de se serrer les coudes, comme c'est le cas avec Adam qui va être bien plus proche avec sa famille.
Au final, 50/50 est un film tout à fait appréciable, même s'il tient avant par sa distribution de qualité (à noter la présence d'Anjelica Huston dans le rôle de la mère d'Adam). Le ton original du film est également un plus. A voir.

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29.11.11

06:00:00, Catégories: Nouveautés  

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 ayant été un succès (pour le top général et le top spécial films d'animation), on vous propose de le renouveler avec cette fois-ci l'élection de votre top 20 spécial "thrillers".

Surfeur51 vous propose actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, un topic intitulé « vos 20 thrillers préférés. »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 films d'animation préférés.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'au 15 décembre.

Surfeur51 procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 spécial thrillers !

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25.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Virus

Réalisateur
: Kinji Fukasaku

Date de sortie au cinéma : 1980

Origine
: Japon

Durée du film
: 125 minutes pour la version française (158 minutes pour la version originale)

Avec : Glenn Ford (le président Richardson), Robert Vaughn (le sénateur Barkley), Henry Silva (le général Garland), Sonny Chiba (docteur Yamauchi), Masao Kusakari (docteur Yoshizumi), Olivia Hussey (Marit), etc.

Par Nicofeel

Le japonais Kinji Fukasaku est reconnu aujourd'hui mondialement avec son excellent Battle royale.
Pour autant, il serait extrêmement injuste de réduire sa filmographie à ce film-choc. Réalisateur au début de sa carrière de nombreux films violents et controversés qui se déroulent dans le milieu de la pègre japonaise (Le cimetière de la morale, Combat sans code d'honneur, Police contre syndicat du crime), le cinéaste japonais s'est également tourné vers des co-productions internationales, bénéficiant de budgets plus conséquents.
Ce fut le cas le Tora ! Tora ! Tora ! (1970). C'est également le cas du film Virus, qui a coûté beaucoup d'argent mais a été un échec commercial. Est-ce la raison pour laquelle ce film est tombé dans un relatif oubli ? Sans doute, car si l'on juge Virus à ses thématiques et à son traitement, ce film mérite largement d'être (re)découvert.
Avant d'en venir au film proprement dit, il convient de se replacer à son époque. Le film date de 1980. On est donc en pleine guerre froide, période de tensions entre les deux puissances les plus importantes du moment, à savoir les États-Unis et l'URSS. Cette période a été marquée notamment par une course aux armements. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si dans les premières minutes du film un scientifique se permet la remarque suivante : « Cette course aux armements, il faut la laisser tomber. »
C'est dans ce contexte extrêmement tendu que Kinji Fukasaku décide de mettre en scène son film Virus, en se basant sur un roman de l'écrivain japonais Sakyo Komatsu.
Le film se déroule grosso modo en deux parties. Dans la première partie, on voit la diffusion d'un virus (la « grippe italienne ») à l'échelle planétaire qui fait des ravages incroyables. Rien ne semble l'arrêter. Dans la deuxième partie, on assiste à la vie quotidienne des quelques survivants, qui ont migré Antarctique et qui tentent de sauver leur peau coûte que coûte. Pour résumer, on est avec Virus dans une sorte de mélange entre le film-catastrophe et le film apocalyptique.
Le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et sa vision du monde est extrêmement pessimiste. Certaines scènes du film sont véritablement marquantes. A titre non exhaustif, on peut citer le fait que : face à la crise le Japon adopte une loi martiale où les militaires brûlent les gens ; les villes se retrouvent complètement dépeuplées et même désertes ; le président américain agonise seul dans son coin ; un sous-marin est coulé pour que ses occupants contaminés ne transmettent pas le virus ; on décrète sur la station en Antarctique une loi mettant fin aux relations individuelles dans le but de repeupler le monde : « une femme devra accommoder un certain nombre d'hommes. »
Certains dialogues font également mouche. L'incapacité à trouver le vaccin et le mensonge des politiques face au virus est clair : « C'est plus un placebo qu'un simple vaccin. » Quant aux responsabilité de chacun, Fukasaku renvoie les deux grandes puissances mondiales dos à dos, avec cette phrase symptomatique d'un russe : « Les États-Unis ne disposent pas du monopole de l'idiotie. »
La fin du film, extrêmement radicale, finit d'achever le spectateur qui aura assisté à une œuvre particulièrement noire.
Au passage, Kinji Fukasaku aura pris un certain plaisir à dénoncer la guerre froide et à faire un film qui invite tout un chacun à rejoindre le clan des pacifistes, si l'on ne veut pas risquer un danger majeur. Sans compter que le risque bactériologique est également mis en avant dans Virus Le film est au demeurant toujours d'actualité avec par exemple le cas récent de la grippe H1N1.
Ce film n'est cependant pas exempt de défauts. Le réalisateur a beau bénéficié d'un casting international avec la présence d'acteurs chevronnés tels que Glenn Ford, Robert Vaughn, Henry Silva ou encore Sonny Chiba, il faut tout de même relever que l'interprétation (surtout au début du film) apparaît quelque peu outrancière. Les acteurs donnent par instants l'impression de sur-jouer, ce qui donne envie de sourire, alors que le sujet du film est très sérieux. Le fait de voir le film en français ne doit certainement pas arranger les choses, le doublage n'étant pas fameux.
Autre sujet qui dessert le film : le fait que le réalisateur fasse certains raccourcis un peu rapides. En plus d'effectuer des raccords parfois un peu hasardeux (ceci étant aussi peut-être dû aux coupes qu'a subies la version française du film), on pourra s'interroger sur la crédibilité de voir que les personnes qui ont été désignées pour rejoindre New York atteignent le centre de la ville en quelques secondes. Il y a aussi le fait que les scientifiques sont toujours là en nombre, et au bon moment, alors que les survivants sont peu nombreux.
Même si Virus n'est pas le film, il n'en demeure pas loin un long métrage passionnant car il ne se limite pas à de l'action décérébrée. Le film a un vrai message à faire passer et rien que pour cela, le film mérite d'être vu. Le film reste à réserver à un public averti, car certaines scènes sont tout de mêmes assez dures.

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24.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les rats de Manhattan (Rats, night of terror de son titre original)

Réalisateur
: Bruno Matéi alias Vincent Dawn

Année
: 1984

Origine : Italie

Durée : 1h37

Avec
: Richard Raymond, Janna Ryan, Alex McBride, Richard Cross, etc.

Par Nicofeel

En 1980, le réalisateur Bruno Matéi, grand spécialiste de films Z, nous livrait un long métrage d'une incroyable débilité : Virus cannibale. Ce film est depuis lors devenu un véritable bijou pour les amateurs de films Z car il y a de quoi se marrer entre séquences surréalistes et mise en scène torchée n'importe comment. Sans compter dans ce film un jeu d'acteurs pour le moins hasardeux.
En 1984, Bruno Matéi remet le couvert avec un film de haut niveau par rapport à l'échelle du Z : Les rats de Manhattan. Entendant surfer sur la vague des films post-apocalyptiques, le cinéaste transalpin décide de concocter un film où le monde aurait été victime des bombes atomiques. C'est ainsi qu'en 2015, les bombes auraient détruits notre monde actuel. La plupart des gens se seraient réfugiés dans les souterrains, d'autres erreraient à la surface. On suit dans ce film un groupe de bikers qui se sont aventurés dans une bâtisse aux fins d'y trouver de la nourriture.
A peine commencé, le film propose déjà une scène un peu incongrue. Ayant trouvé de la nourriture, ces hommes et femmes décident de jouer avec et de faire les idiots. Le ton du film est complètement décalé par rapport à son sujet. De plus, on sent que le jeu des acteurs risque d'être aléatoire.
Enfin bon, passons. L'essentiel est ailleurs. Car le pitch du film est tout de même assez incroyable pour que l'on s'y attarde. L'action se situe 225 ans après la bombe (soit a priori en 2240). Le monde a complètement changé, à tel point que nos "héros" vont comprendre à leurs dépens que les rats sont devenus des créatures intelligentes ("dotés d'une intelligence incroyable", dixit une voix enregistrée sur un magnétophone). C'est ainsi que les rats s'organisent pour tuer un à un les membres qui sont venus dans cette maison. Evidemment, difficile de ne pas rire devant un tel sujet. Il fallait tout de même oser. Eh bien Bruno Matéi l'a fait. Et il réussit le tour de force de développer cette intrigue de base tout au long du film. On n'y croit pas une minute mais ça n'est pas grave. Au contraire, l'amateur de films Z va avoir la possibilité de se marrer singulièrement. Ainsi, les rats attaquent les êtres humains alors que l'on voit à l'écran que nos petits rongeurs ont l'air bien inoffensifs, pensant avant tout à manger les petites graines qu'on leur met à disposition. Et puis on nous montre de temps à autre un rat blanc, qui est censé être le chef des rats et qui leur donnerait des instructions.
On nage en plein délire et les acteurs sont là pour faire croire à cette histoire. Les dialogues sont savoureux : "les rats ont attaqué les isolés [...] évidemment les rats réfléchissent" ; "ils [les rats] cherchent à profiter de notre frousse" ; "ce monde désormais vous [en parlant des rats] appartient."
Alors ce qui est tout de même exceptionnel c'est que Bruno Matéi essaie de donner un semblant de réalisme à son histoire branque avec quelques effets spéciaux rudimentaires : lâchers de rats pour faire croire à des attaques ; truquages en tous genres pour alimenter la thèse des rongeurs tueurs avec notamment une scène surréaliste où les rats sortent d'un corps.
D'ailleurs, Bruno Matéi n'est pas avare en scènes inattendues ou irréalistes. Il y a d'abord le fait que les protagonistes décident de rester et de se barricader au lieu de fuir ! Le coup de réussir à trouver une serre en parfait état de fonctionnement est également d'une grande logique. Mais que dire de la fin qui réserve un twist certes relativement prévisible mais complètement débile.
Pour ne rien arranger, les acteurs sont d'une nullité sans nom. Soit ils ne montrent aucune expression soit sur leur visage soit ils tentent de montrer la peur qui est censée les envahir en criant dans tous les coins. Le sur-jeu est total et accroît le côté zédar de l'ensemble. Un petit mot sur le nom des protagonistes à l'écran : la jeune femme noire s'appelle Chocolat ; le spécialiste en technologie s'appelle Vidéo. Si ça c'est pas fin !
Bruno Mattéi réalise avec Les rats de Manhattan le premier film post-apocalyptique en huis-clos car l'action se déroule de manière quasi exclusive dans la bâtisse ! Doté d'un scénario invraisemblable, d'effets spéciaux amateurs, d'acteurs de deuxième zone, le cinéaste transalpin prouve qu'avec rien, on peut faire un film, même s'il est raté. Dans tous les cas, ce film s'adresse avant tout aux amateurs de films Z qui seront ravis de voir un film à la hauteur de leurs espérances.

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23.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Apollo 18

Réalisateur
: Gonzalo Lopez-Gallego

Durée du film : 1h26

Date de sortie au cinéma
: 5 octobre 2011

Avec : Warren Christie (Benjamin Anderson), Ryan Robbins (lieutenant colonel John Grey), lloyd Owen (Nathan Walker), Ali Liebert (la petite amie de Nathan Walker), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par l'inconnu Gonzalo Lopez-Gallego, Apollo 18 entend jouer le faux documentaire en traitant ce qui est arrivé à des cosmonautes au début des années 70. Ainsi, on apprend que des heures de films auraient été subtilisées par un internaute et donc ensuite montrées au grand public.
Évidemment, tout ceci n'est pas très crédible mais cela n'est pas fondamentalement la question. Il s'agit avant tout de divertir le spectateur en lui montrant des éléments fantastiques qui surviennent dans le quotidien.
Pour faire penser à un documentaire, le réalisateur a bien évidemment pensé à mettre pas mal de grain au niveau de l'image et il a décidé de faire succéder certains plans par des images qui se brouillent ou se succèdent rapidement. D'un point de vue formel, cette volonté de faire succéder des images assez rapidement finit par agacer.

Mais rentrons dans le vif du sujet. Que vaut cet Apollo 18, non pas seulement d'un point de vue formel mais sur le fond ? Eh bien, c'est là que le bas blesse. Le film n'a franchement pas grand chose à raconter. L'action est certes censée se dérouler sur la lune en 1974 mais l'ensemble manque réellement d'intérêt. On comprend bien à un moment donné que ces cosmonautes se posent des questions quant à la présence de pas qui ne sont pas les leurs sur la lune (un cosmonaute russe ?) et que quelques faits étranges ont lieu (des hommes deviennent subitement hostiles l'un pour l'autre). Cela dit, ces éléments ne suffisent pas à captiver le spectateur. On voit bien que les personnages disparaissent les uns derrière les autres mais ces disparitions ne suscitent pas un quelconque intérêt.
Dans le même ordre d'idée, le réalisateur essaie bien d'instaurer par moments une ambiance de peur mais la sauce ne prend pas.
On a vraiment du mal à croire à cette histoire et les acteurs ne parviennent que trop rarement à susciter la moindre émotion.
Non, il n'y a rien à faire, ce film Apollo 18 est raté.
Sans compter qu'Apollo 18 n'apporte vraiment rien de neuf. En plus de proposer une histoire archi-attendue qui ne fait pas peur et qui traîne en longueurs (malgré la courte durée du film, à savoir précisément 1h26), ce long métrage marche (je ne fais pas un jeu de mots avec les protagonistes du film qui sont censés marcher sur la lune) sur les traces des Projet blair witch, REC et consorts.
On finit d'ailleurs par être usé à regarder ces films qui jouent sur le mélange entre d'une part le faux documentaire censé donner du réalisme au film et un aspect instantané et d'autre part le fantastique qui survient à un moment considéré comme inattendu.
Il semblerait que les réalisateurs n'aient plus d'idées à partir de ce synopsis de base et se contentent de créer des histoires dénuées de tout intérêt, cherchant uniquement à obtenir un maximum d'argent.
Ennuyeux, plutôt mal joué, filmé de manière impersonnelle, Apollo 18 cumule les défauts. Je vous conseille donc de vous abstenir de regarder ce film.
Vous savez donc ce qu'il vous reste... à ne pas faire !

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22.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La malédiction de la veuve noire

Réalisateur
: Dan Curtis

Année de sortie
: 1977

Origine : Etats-Unis

Durée : 100 minutes

Avec
: Anthony Franciosa, Donna Mills, Patty Duke, June Lockhart, June Allyson, Max Gail, etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Dan Curtis en 1977, La malédiction de la veuve noire est précisément un téléfilm, même si ce dernier aurait pu paraître au cinéma (ou a peut-être figuré dans des festivals). Cela n'empêche, La malédiction de la veuve noire est un long métrage qui part d'une idée intéressante : un film qui part d'une enquête policière pour virer vers le film d'horreur.
Ainsi, on suit les agissements d'un détective privé, engagé par une femme qui est suspectée par la police, depuis le décès de son ancien mari et désormais de celui qui était son fiancé.
Rapidement, le film comporte une tonalité fantastique pour le moins inattendue. On voit une femme qui se transforme en un espèce de monstre dont on ne voit que les mandibules. On s'interroge de savoir de quoi il s'agit. Oh, pas besoin d'être extrêmement attentif car le téléfilm va s'évertuer à expliquer tout clairement. Ainsi, aux alentours de la demi-heure, un homme signale à notre détective privé qu'il a vu une araignée géante.
Un peu plus tard, c'est carrément notre détective privé qui se documente à propos des araignées et des mythes, réussissant à savoir qu'il arrive qu'une femme touchée par une veuve noire puisse se transformer le soir de la pleine lune en une araignée géante).
Ce qui est bien dans cette histoire, c'est que personne n'est étonné plus que cela par l'intrusion du fantastique dans le quotidien. Non, non c'est tout à fait normal de partir à la recherche d'une femme qui se transforme en araignée géante les soirs de pleine lune !
En plus, comme dit précédemment, on ne voit pas grand chose de cette araignée géante, les quelques meurtres proposées ayant lieu hors champ. Ce qui n'est pas plus mal car les effets spéciaux sont pour le coup extrêmement rudimentaires et pas franchement réussis.
Malgré tout, le réalisateur Dan Curtis entretient un suspense minimum. L'enquête évolue certes de manière assez molassonne, surtout que l'on connaît rapidement les tenants et aboutissants de cette histoire, malgré tout on arrive à suivre ce téléfilm sans trop s'ennuyer.
La fin du film, quelque peu prévisible, nous apporte lors de la dernière scène un petit rebondissement qui n'est pas des plus désagréables.
Du côté des acteurs, on notera que l'on a affaire - outre Donna Mills (la célèbre série Côte Ouest) - à une bonne dose d'inconnus, certainement des acteurs oeuvrant généralement pour la télévision, et précisément les séries télé. Les acteurs ne sont pas mauvais mais ils n'apportent pas spécialement de plus-value au film. On ne les sent pas totalement concernés, hormis peut-être l'acteur principal qui de son côté réussit même à faire preuve d'un certain humour qui est tout de bien bienvenu. D'ailleurs, le film joue sur ce ton un peu amusant par moments, ce qui n'est pas déplaisant en soi.
Au final, La malédiction de la veuve noire se laisse regarder, mais n'est pas du tout un (télé)film à conseiller. On peut trouver bien mieux sur la même thématique, à commencer par nombre de films de la Hammer.

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21.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La tarentule au ventre noir

Réalisateur : Paolo Cavara

Année : 1972

Origine
: Italie

Durée du film
: 89 minutes

Avec : Giancarlo Giannini (Tellini), Stefania Sandrelli (Anna), Barbara Bach (Jenny), Claudine Auger (Laura), Barbara Bouchet (Maria Zani), Silvano Tranquilli (Paolo Zani), etc.

Par Nicofeel

La tarentule au ventre noir est un film à rentrer dans la catégorie du giallo.
De manière schématique, le giallo est une sorte de thriller avec un tueur mystérieux qui commet des meurtres violents, l'histoire étant mâtinée d'une dose plus ou moins forte d'érotisme.
Dans ce film, le réalisateur Paolo Cavara répond parfaitement à ce cahier des charges. Dès le début, on assiste à une scène floutée (avec un filmage derrière une vitre) où on a l'impression qu'une femme est en train de faire l'amour. Erreur. En fait, cette femme est en train de se faire masser.
Le réalisateur nous a bien eu. Mais dans tous les cas, il a permis au spectateur d'admirer la plastique de la belle Barbara Bouchet. Plus tard, c'est cette même Barbara Bouchet qui va donner l'occasion au spectateur de constater qu'il est en plein giallo.
Après le côté érotique surgit le côté violent. Un personnage qui n'est pas clairement identifié s'en prend à cette jeune femme en lui plantant une aiguille acupuncture dans la nuque afin de l'immobiliser. Puis il termine de la tuer. Dans ce film, comme dans plusieurs autres gialli, on a affaire à un tueur sadique et pervers. En effet, ce dernier prend un malin plaisir à faire ressentir de la douleur à ses victimes. Dans le film, il est fait un parallèle entre le meurtrier et ses victimes avec le combat entre la guêpe et la tarentule, d'où le titre du film.

Comme on est dans un giallo, il y a une enquête de police. Et les policiers sont clairement embêtés dans cette affaire car ils ne savent pas à qui ils peuvent avoir affaire. Après une jeune femme bourgeoise, le meurtrier s'en prend à une vendeuse qui trafiquait de la drogue. Toutes les femmes sont tuées de la même façon, avec cette aiguille qui est plantée dans le cou de la victime avant de l'immobiliser. Et puis le tueur s'en prend uniquement à des jeunes femmes, et même de belles jeunes femmes. L'une des grandes réussites du film est au demeurant son casting féminin. Le réalisateur Paolo Cavara est parvenu à réunir une belle brochette d'actrices, avec des starlettes qui ont alors le vent en poupe, et qui sont reconnues pour leur physique très agréable : Barbara Bach, Claudine Auger, Barbara Boucher et Stefania Sandrelli.
Si le film peut se targuer d'être plutôt bien mis en scène, de bénéficier d'une bande-son signée Ennio Morricone, d'avoir un tueur très mystérieux et un beau casting, il n'empêche que La tarentule au ventre noir ne convainc pas complètement.
D'abord, il faut reconnaître que si les meurtres sont globalement bien mis en avant, ils sont tout de même grosso modo les mêmes. De ce point de vue, ce giallo est très voire même trop classique car le scénario n'évolue guère et le cinéaste se limite à un cahier des charges certes efficace mais pas franchement original.
Quant au final du film, marqué par la révélation de l'identité du tueur, il ne marque pas vraiment une apothéose. Tout au plus est-on intéressé par le fait que la fin du film concerne le policier qui enquête sur cette affaire et l'épouse de celui-ci. Mais la découverte du tueur psychopathe et paranoïaque tombe presque à plat. On aurait apprécié une révélation un peu plus originale.
On notera que ce film comporte au moins une citation pour le moins originale : « Ne savez-vous pas qu'une femme poilue est pleine de vertu ». A méditer !
Voilà en somme un giallo correct mais qui manque incontestablement d'imagination.

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19.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Nuits d'amour et d'épouvante

Réalisateur : Luciano Ercoli

Année
: 1971

Origine : Italie

Durée du film : 105 minutes

Avec
: Nieves Navarro (Nicole Rochard), Simon Andreu (Michel Aumont), Frank Wolff (docteur Robert Matthews), Carlo Gentili (inspecteur Baxter), etc.

Par Nicofeel

Quatre ans avant de réaliser son film culte La mort caresse à minuit, Luciano Ercoli met en scène un giallo dans la plus pure tendance de ce genre en vogue dans les années 70.
De manière simple, le giallo est une sorte de thriller avec un tueur mystérieux qui commet des meurtres violents, l'histoire étant mâtinée d'une dose plus ou moins forte d'érotisme.
Nuits d'amour et d'épouvante rentre bien dans la catégorie du giallo. Dès le début du film, on voit un homme, qui a participé au vol de diamants, se faire tuer par un homme cagoulé, dont on discerne uniquement ses yeux bleus. La suite du film consiste en la recherche du tueur pour récupérer ces fameux diamants et donc pour le spectateur de savoir qui est ce meurtrier. On suit les faits et gestes de Nicole Rochard, la fille de l'homme qui a été assassinée au début du film, et qui est censée savoir où sont ces diamants volés.
Le film va comprendre une très longue enquête policière où le réalisateur Luciano Ercoli va balader le spectateur au gré de nombreux rebondissements. D'ailleurs, c'est peut-être la faiblesse principale du film. Si les nombreux twists ne sont pas déplaisants, dans le sens où ils ne permettent pas de savoir clairement qui est le tueur avant une révélation finale, il n'empêche que l'on finit par se dire que ces éléments ne sont pas forcément crédibles.
Enfin bon, ce n'est pas grave. Le principal est que le film soit suffisamment divertissant. Et de ce point de vue, c'est plutôt réussi. Le film comprend plusieurs scènes de meurtres qui ne sont pas forcément très marquantes (seul le meurtre de l'une des femmes se révèle vraiment violent) mais permettent dans tous les cas à Ercoli de remplir son cahier des charges. Côté érotisme, on ne voit finalement qu'une seule femme nue, à savoir l'actrice principale Nieves Navarro (qui est créditée en tant que Susan Scott) qui joue le rôle de Nicole Rochard. Si cette femme est la seule à nous montrer ses charmes, le spectateur a largement l'occasion de se faire plaisir car on voit l'actrice sous toutes les coutures. Et en plus de bénéficier d'un physique très agréable, l'actrice comporte un côté sensuel évident, sa présence ajoutant un plus à chacune de ses présences.
On notera que la mise en scène est plutôt bonne, avec notamment cette idée de filmer à travers des jumelles, donnant un aspect voyeur à certaines scènes et donc une tension, car on se dit que le tueur doit rôder.
Au niveau de la bande son du film, elle est parfaitement dans la tendance des années 70, avec un style très easy listening.
Côté casting, on notera, outre l'excellente prestation de Nieves Navarro, la présence de Simon Andreu excellent en homme qui paraît ambigu jusqu'au bout, Frank Wolff en docteur mystérieux et Carlo Gentili en inspecteur de police qui fait tout pour résoudre cette affaire complexe. Manifestement, Luciano Ercoli a lui-même été convaincu par son casting puisqu'il reprendra une partie de celui-ci lorsqu'il mettra en scène quatre ans plus tard son film La mort caresse à minuit.
Au final, Nuits d'amour et d'épouvante est un giallo satisfaisant mais qui n'est pas franchement l'une des références du genre. Cela reste un film avant tout à réserver aux amateurs de gialli.

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18.11.11

06:30:00, Catégories: Top 10  

Le top des 20 films d'animation préférés par les dvdpascheriens :

Par Nicofeel

Pendant un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 films d'animation préférés.

Un grand merci à Yannickv qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.

30 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un excellent score quand on sait qu'il n'est pas forcément évident de lister 20 films d'animation.
Merci donc à : Kenshiro, Zomba666, ikkoku59, bridoli, makimura, asiafan, frediwan, locktal, minimyr, dale cooper, zoé2jarjayes, barbe-noire (et son ami johnny-fan), kakashi3561, eman02, vincentbury, gegeonix, evilfred, langeikki, BeeNny, grogro, reno11, Blobot, nicofeel, yannickv, tripputi christophe, Greg, Vignard, lolo7519, pistou88 qui ont fait part de leurs films d'animation préférés !

Alors désormais roulement de tambours. Voici donc la liste des 20 films d'animation qui ont obtenu le plus grand nombre de points :
1.Le tombeau des lucioles (Isao Takahata, 1988) ;
2.Akira (Katsuhiro Otomo, 1988) ;
3.Le voyage de Chihiro (Hayao Miyazaki, 2001) ;
4.Wall-E (Andrew Stanton, 2008) ;
5.Mon voisin Totoro (Hayao Miyazaki, 1988) ;
6.Le roi lion (Rob Minkoff et Roger Allers, 1994) ;
7.Princesse Mononoke (Hayao Miyazaki, 1997) ;
8.Monstres et cie (Pete Docter, David Silverman, Lee Unkrich, 2002) ;
9.Là-Haut (Pete Docter et Bob Peterson, 2009) ;
10.Le château ambulant (Hayao Miyazaki, 2004) ;
11.Toy story (John Lasseter, 1996) ;
12.L'étrange Noël de Mr Jack (Henry Selick, 1994) ;
13.Les noces Funèbres (Tim Burton & Mike Johnson, 2005) ;
14.Ghost in the shell (Mamoru Oshii, 1995) ;
15.Le château dans le ciel (Hayao Miyazaki, 1986) ;
16.Jin-Roh, la brigade des loups (Hiroyuki Okiura, 1999) ;
17.Fantasia (James Algar, Samuel Armstrong et Ford Beebe, 1940) ;
18.Le livre de la jungle (Wolfgang Reitherman, 1967) ;
19.Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010) ;
20.Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, 2007).

On notera de prime abord qu'il s'agit de films d'animation récents, voire très récents. Si l'on excepte deux classiques des studio Disney (Fantasia qui date de 1940 et Le livre de la jungle de 1967), aucun film d'animation de ce top 20 final n'est antérieur à 1986 ! Les films d'animation qui plaisent le plus sont donc des films d'animation récents. Est-ce dû à l'évolution des technologies et à l'arrivée des images de synthèse et de la 3 D ?

Pas forcément car si l'on y regarde de plus près, les films d'animation qui caracolent en tête sont ceux du studio Ghibli. Or, ce studio n'est pas connu pour son fanatisme des images de synthèse et encore moins de la 3D.

Il faut croire tout simplement que les gens apprécient les thématiques actuelles développées dans les films d'animation.

Et à ce petit jeu-là, un cinéaste tire carrément son épingle du jeu. C'est le maître de l'animation japonaise : Hayao Miyazaki, connu pour ses films humanistes et merveilleux, qui réussit à placer 5 de ses films dans le top 20 : Le voyage de Chihiro (3ème), Mon voisin Totoro (5ème), Princesse Mononoké (7ème), Le château ambulant (10ème) et Le château dans le ciel (15ème).

Avec une telle mainmise, Miyazaki laisse peu de place aux autres. Seul le réalisateur Pete Docter réussit à obtenir plus d'un film cité dans ce top 20. Il place ainsi Monstres et cie (8ème) et Là haut (9ème). Ce sont d'ailleurs les 2 films du studio Pixar les mieux placés, derrière un certain Wall E(4ème) qui de son côté réussit à être au pied du podium, alors qu'il s'agit d'un des films d'animation les plus récents (2008) à être cité.

Du côté des nationalités, le Japon est présent dans les premières places mais ce sont les Etats-Unis qui sont plus cités (10 films contre 9). La France sauve l'honneur avec Persépolis de Marjane Satrapi.

Du côté des studios de production, c'est à peu près la même donne avec les studios Ghibli qui placent 6 films contre 5 à Pixar et 3 à Walt Disney.

On comprend aisément au vu de ces détails que l'animation se résume clairement à une omniprésence des Etats-Unis / Japon.

Voilà pour ce top 20. Merci encore à ceux qui se sont prêtés à ce jeu.

N'hésitez pas à mettre vos commentaires à l'appui des résultats de ce top.

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17.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The violent kind

Réalisateurs
: The Butcher brothers

Durée du film
: 1h25

Date de sortie au cinéma : inconnue

Avec : Cory Knauf (Cody), Taylor Cole (Shade), Bret Roberts (Q), Tiffany Shepis (Michelle), Christina Prousalis (Megan), Nick Tagas (Elroy), Joe Egender (Vernon), etc.

Par Nicofeel

Après s'être révélés au grand public avec le film The hamiltons (2006) qui narrait l'histoire d'une famille de dégénérés dont l'un des membres refusait d'être comme ses frères et soeurs, les Butcher brothers font leur retour avec un nouveau film d'horreur.
Ce long métrage ne part pas sous les meilleurs auspices avec un générique de début qui accumule les arrêts sur images sans grand intérêt. Heureusement, cette mise en scène très actuelle ne va pas perdurer pendant le reste du film.
Côté scénario, disons-le d'emblée, les frères bouchers (traduction française du pseudo utilisé par les réalisateurs) jouent sur plusieurs tableaux. Au début, on pense que l'on va assister à un film de bikers avec tous ces motards qui sont en train de fêter l'anniversaire de l'une des leurs. On a donc droit à une fête qui cumule bière, sexe et drogue. Pourtant, progressivement le film vire vers autre chose.

On croit d'abord au film de psychopathe quand on aperçoit la scream queen Tiffany Shepis qui revient d'on ne sait où complètement ensanglantée. Eh bien manque de bol, Tiffany Shepis qui interprète le rôle de la destroy Michelle n'est pas spécifiquement une victime mais plutôt une tueuse. Elle se transforme en véritable cannibale. Dans cette posture, on la croirait tout droit sortie du film Death factory. Le sang coule à flot et le film n'hésite pas à s'engager dans de nombreux débordements gore.
Mais comment a-t-elle devenir cinglée en peu de temps ? Absorption d'une substance illicite ? Cela n'est pas vraiment possible et du reste le film montre que la réponse se trouve ailleurs. En effet, il n'est pas normal de la voir disposer d'une force incroyable et d'être capable de ramper au plafond.
Le film nous fait alors penser que l'on se situe plutôt dans un film d'invasion extraterrestre dont les tenants et aboutissants ne sont pas sans rappeler l'excellent They live de John Carpenter. Evidemment, le film des Butcher brothers n'atteint pas le niveau de Carpenter. Il s'agit ici d'une sympathique série B, rien de plus. Pour autant, le film se suit bien, tant dans ses différentes pistes qui amènent le spectateur à se poser de nombreuses questions que par ses débordements gore qui ne manqueront pas de plaire les fans de films d'horreur.
Et puis la fin apocalyptique du film montre bien qu'aucun compromis n'a été fait par les cinéaastes.
Seule la distribution du film laisse quelque peu à désirer. Si Tiffany Shepis est parfaite avec son look destroy, notamment lorsqu'elle interprète une sorte de zombien assoifée de sang, les autres acteurs sont loin d'être inoubliables. Cory Knauf, qui dispose du rôle principal du film, n'est pas vraiment crédible et pêche vraiment par un manque de charisme évident. Quant aux autres acteurs, on ne les sent pas franchement impliqués ou d'une grande justesse dans leurs rôles respectifs.
Au final, The violent kind est un film d'horreur qui se suit plutôt bien dans l'ensemble. Voilà le film parfait à regarder entre amis, sans prise de tête.

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16.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : My soul to take

Réalisateur
: Wes Craven

Année : 2010

Durée du film : 107 minutes

Avec : Max Thieriot (Bug), John Magaro (Alex), Denzel Whitaker (Jérôme), Zena Grey (Pénélope), Nick Lashaway (Brandon), Paulina Olszynski (Brittany), Jeremy Chu (Jay), etc.

Par Nicofeel

Toujours occupé à faire perdurer sa célèbre saga Scream, Wes Craven se permet tout de même de temps à autre de mettre en scène des histoires originales. C'est ainsi le cas avec ce film inédit dans les salles de cinéma, My soul to take.
Certes, la thématique du film n'est pas d'une folle originalité. Comme dans Scream, où Wes Craven avait remis au goût du jour le sous-genre que constitue le slasher (un tueur dont l'identité n'est pas connue élimine un à un de nombreux jeunes), en l'agrémentant d'une touche humoristique voire carrément auto-parodique, My soul to take est un film d'horreur marqué par les agissements d'un tueur indéterminé.
L'action se déroule à Riverton avec une scène d'introduction très efficace. Un tueur en série élimine ses victimes avec un couteau sur lequel est inscrit le mot vengeance L'originalité de ce serial-killer tient dans le fait qu'il dispose de multiples personnalités et qu'il est au quotidien monsieur Plenkoff, un bon père de famille. Dans un accès de folie, il tue sa femme avant d'être repris par la police. Dans de curieuses circonstances, alors qu'il est censé être quasiment mort, Plenkoff tue des policiers dans une ambulance censée l'amener à l'hôpital. Un accident de voiture a lieu et on perd la trace de Plenkoff. Est-il mort ? Est-il toujours vivant ? On ne sait pas. L'action se poursuit 16 ans après ce drame.
On suit notamment sept jeunes âgés de 16 ans. Ces adolescents se révèlent être les enfants qui sont nés à Riverton lors de cette nuit sanglante. On comprend bien dès lors qu'à l'instar de nombreux autres slashers, My soul to take va se dérouler dans le milieu adolescent. Alors que ces adolescents invoquent comme chaque année l'âme de Plenkoff pour le tuer symboliquement, ils réveillent cette fois pour de bon ce tueur légendaire.
L'intérêt du film ne réside pas vraiment dans son scénario. Comme c'est souvent le cas dans ce genre de films, on assiste à une accumulation de meurtres.
Ce qui intéresse le spectateur est le fait de savoir qui est le tueur. Et sur ce point le film de Wes Craven tient bien la route. En effet, le réalisateur brouille astucieusement les pistes, de telle sorte que l'on ne devinera qu'à la fin l'identité du tueur. Avant d'en arriver là, on peut d'ailleurs se demander si le film est effectivement un simple slasher ou un thriller mâtiné de fantastique. Car on ne saura que tardivement si l'on a à faire à un tueur qui est un être humain ou une entité qui serait la réincarnation de Plenkoff. Dans le genre très codifié que constitue le slasher, Wes Craven apporte une variante qui vaut le détour.
On notera également que Wes Craven se fait visiblement bien plaisir dans ce film. Il n'hésite pas à pratiquer l'auto-citation, avec des clins d’œil évidents à Scream. On pense notamment à ce film quand le jeune Brandon (Nick Lashaway ) se trouve dans la forêt et que le tueur l'appelle sur le cellulaire de son amie Brittany ( Paulina Olszynski). Brandon lui demande : « Qui êtes-vous ? » et le mystérieux tueur lui répond : « Quelqu'un de ton passé. » Par son apparence, par sa voix, par les méthodes qu'il utilise, le serial-killer de My soul to take fait immanquablement penser à celui de Scream, film culte de Wes Craven qui a relancé le genre du slasher, de la même manière qu'un Hideo Nakata avait remis au goût du jour le film de fantômes avec Ring.
On peut même se demander si dans My soul to take Wes Craven ne détourne pas à sa façon la célèbre comédie américaine Sixteen candles (Seize bougies pour Sam) avec le principal protagoniste qui fête son seizième anniversaire en famille, avec sa mère et sa soeur, en ayant droit à un beau gâteau.
Dans tous les cas, ce que pratique le mieux Wes Craven dans ce film, c'est clairement la dérision. Si ce film d'horreur est largement regardable en l'état, il est tout de même important de constater que le réalisateur joue beaucoup avec le spectateur, en le plaçant sur différentes pistes, non sans un certain humour. Ainsi, lorsque les principaux protagonistes ne sont plus que deux, ils en viennent à la conclusion que l'un des deux est le tueur ! Mais qui a le meilleur profil ? Pour le savoir, il faut regarder le film. Sachant que Wes Craven s'amuse à relancer l'intrigue à plusieurs reprises. Tour à tour on est amené à se demander s'il y a un rapport entre les visions cauchemardesques du timide Bug et les meurtres, si la sœur de Bug est liée à ces meurtres ou si l'ami de Bug, Alex, est lui-même impliqué dans ces assassinats.
En outre, en mélangeant dans le même film slasher et histoire fantastique (avec en point d'orgue une allusion au mythe de Faust), Wes Craven peut prendre certaines libertés sur le plan scénaristique. Il maintient de la sorte un suspense constant.
Pour ceux qui ont envie de passer un bon moment devant un film d'horreur qui est globalement de qualité, My soul to take est un choix tout à fait crédible. Et puis ce film est tout de même bien meilleur que Scream 4, le dernier long métrage de Wes Craven sorti en France dans les salles de cinéma.

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15.11.11

06:10:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : L'Apollonide – souvenirs de la maison close

Réalisateur : Bertrand Bonello

Date de sortie au cinéma : 21 septembre 2011

Durée du film : 122 minutes

Avec : Hafsia Herzi (Samira), Céline Sallette (Clotilde), Jasmine Trinca (Julie), Adèle Haenel (Léa), Alice Barnole (Madeleine), Iliana Zabeth (Pauline), Noémie Lvovsky (Marie-France), Jacques Nolot, Xavier Beauvois, etc.

Par Nicofeel

Présenté au festival de Cannes en 2011, l'Apollonide – souvenirs de la maison close constitue le nouveau film de Bertrand Bonello. Ce cinéaste montre une nouvelle fois un goût prononcé pour les écorchés vifs, pour les personnages désabusés et tristes qui considèrent que leur vie n'a plus vraiment de sens. Et puis comme lors de précédents films, Bertrand Bonello s'intéresse au milieu du sexe : c'était déjà le cas dans l'excellent film Le pornographe avec Jean-Pierre Léaud en réalisateur de films pornographique mais aussi dans Tiresia où le personnage principal était une transsexuelle qui œuvrait sur le bois de Boulogne.
L'Apollonide – souvenirs de la maison close, reste dans les thématiques fétiches de ce réalisateur. En effet, le cinéaste dépeint le quotidien de prostituées à la veille du XXème siècle. Ne versant jamais dans la vulgarité, le film s'intéresse au quotidien des prostituées, et par extension à celui des femmes.
Dans son film, Bertrand Bonello laisse entendre que les prostituées sont considérées, encore plus qu'aujourd'hui, comme des êtres inférieures. Ce n'est pas un hasard si ces filles sont affublées d'un surnom (la juive, la petite, la femme qui rit, etc.). En entant dans la maison close, ces femmes, qui n'ont pas d'autre moyen de subsistance, perdent leur identité propre. Par ailleurs, une étude livresque dans le film indique que la prostituée est une pauvre fille, quelqu'un de bête. Une idée lors de cette étude est particulièrement marquante, dans ses préjugés radicaux : « la prostituée est à la femme ce que le criminel est à l'homme. »

Ces femmes de plaisir sont également des êtres exploités. Ainsi, Noémie Lvovsky interprète clairement le personnage de la mère maquerelle qui tient scrupuleusement un livre de comptes et fait tout pour refiler des dettes à ces filles afin de les garder. Celle qui se prend pour une femme respectable est avant tout une profiteuse qui entend faire un maximum de profit sur le dos de ces filles (allant même jusqu'à les faire travailler quand elles ont leurs règles !) et qui n'hésite pas à les revendre quand les choses tournent mal, comme si elles étaient des animaux.
Surtout, ces femmes sont dégradées. Pour les hommes qui viennent les voir, elles ne sont rien du tout. Elles sont quasiment des objets dans les mains des hommes. Elles doivent se plier à tous les désirs et fantasmes de leurs clients. Le temps d'une relation, une femme devient une geisha, une autre se déguise en poupée (on dirait un automate) et une autre accepte à ses dépens de se faire attacher. En effet, pour cette dernière, les choses tournent bien mal et elle est sauvagement défigurée par un homme qui se pose en ersatz de Jack l'éventreur, qui prenait un malin plaisir à violenter les prostituées.
Car ces femmes risquent bien souvent leur vie. Dans le meilleur des cas, elles peuvent tomber enceinte. Elles peuvent aussi être violentées (c'est le cas de la femme qui rit), voire même récupérer la syphilis, et en décéder. A l'instar du film Vénus noire qui a cherché à réhabiliter une femme maltraitée, l'Apollonide est un long métrage très ambitieux qui a tenté de rendre justice à ces esclaves du sexe dont l'honneur a été sali.
Mais le film ne comporte pas que des moments dramatiques. Il est aussi marqué par la grande solidarité qu'il y a entre ces femmes qui se soutiennent les unes les autres. Il faut dire que ces prostituées mangent ensemble, dorment ensemble et tout simplement vivent en vase clos. Elles sont dans la même galère et elles en ont conscience. C'est peut-être ce qui explique qu'elle sont affectueuses entre elles et solidaires comme si elles formaient une famille avec le personnage de Noémie Lvovsky qui joue certes le rôle de la mère maquerelle mais aussi celui de la mère tout court pour ces filles.
On apportera tout de même un bémol à la présentation que le film établit quand à l'hygiène des prostituées. En effet, ici, on les voit en train de se désinfecter la bouche après un rapport ou le sexe avec un savon antiseptique. Il n'est pas certain qu'à cette époque l'hygiène soit aussi irréprochable que ce qui est évoqué. Manifestement, Bertrand Bonello a quelque peu romancé la réalité.
Ce défaut n'est cependant pas très grave. Et ce d'autant plus que le film bénéficie de nombreux autres atouts. En premier lieu, on est admiratif devant les très beaux décors et costumes (corsets et autres habits) du film : le salon de la maison close est luxueux et fait penser à une maison des plaisirs. En effet, dans ce monde très libre, l'alcool coule à flot, tout le monde fume tranquillement et les propos sont on ne peut plus libérés alors que l'on n'est qu'à l'orée d'un nouveau siècle. On se croirait dans des tableaux de Toulouse-Lautrec (1864-1901) qui au demeurant a peint beaucoup de tableaux montrant des prostituées. De plus, la seule scène extérieure, lorsque les prostituées vont pique-niquer, pastorale, fait immanquablement penser au sublime déjeuner sur l'herbe de Jean Renoir (1959) mais aussi à certains tableaux champêtres des peintres impressionnistes dont Auguste Renoir.
En second lieu, ces tableaux ne seraient rien sans l'apport de la photographie qui apporte tout à la fois des couleurs très chatoyantes dans le beau salon et des couleurs plus grisâtres dans la description du quotidien de ces jeunes femmes.
En troisième lieu, le travail de mise en scène est remarquable. Les cadres ont été très travaillés et la caméra apparaît d'une grande fluidité, permettant de passer adroitement d'une scène à l'autre.
En quatrième lieu, Bertrand Bonello bénéficie du jeu très naturel des belles actrices, qui ont réussi à s'immerger dans des rôles difficiles, ceux de femmes qui sont constamment sur leur lieu de travail et leur lieu de vie.
Au final, l'Apollonide est une vraie réussite. C'est un film fort qui traite brillamment de la question de la prostitution en mettant ces femmes sur le devant de la scène. Le réalisateur n'oublie d'ailleurs jamais de nous rappeler que ces prostituées sont avant tout des femmes qui espèrent secrètement pour certaines rencontrer le prince charmant (l'homme qui les épousera et les fera sortir de leur condition) mais qui savent au fond que c'est un doux rêve, à l'instar de « la femme qui rit » qui se met à pleurer des larmes de sperme.
Et puis la conclusion du film qui nous ramène à l'époque contemporaine laisse entendre que Bertrand Bonello est pour la réouverture des bordels, en lieu et place de cette prostitution de rue, sordide et infâme.
Voilà sans conteste un film riche et audacieux à voir.

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10.11.11

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Wake wood

Réalisateur
: David Keating

Durée du film : 1h30

Date de sortie au cinéma : prochainement

Avec : Aidan Gillen (Patrick), Eva Birthistle (Louise), Ella Connolly (Alice), Timothy Spall (Arthur), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par David Keating, Wake wood est un petit film d'horreur au scénario qui n'est pas sans rappeler un certain Simetierre.
En effet, dans ce film, un jeune couple perd sa fille, décédée des suites des blessures causées par un chien. Alors on passera rapidement le fait que la jeune fille soit allée d'elle-même vers un chien qui n'avait visiblement pas de bonnes intentions. Tout cela n'est pas très crédible mais cela n'est pas très grave.
Car ce qui nous importe, c'est surtout la suite. A savoir que ce couple assez aisé – l'homme est vétérinaire alors que la femme est pharmacienne – n'arrive pas à faire le deuil de son enfant et décide de se replier en campagne, dans le fameux village de Wake wood.
Là, le couple assiste à des choses assez curieuses, des rites païens visiblement ancestraux. Le couple apprend d'une des personnes influentes du village, que l'on peut ramener à la vie leur fille, si celle-ci est décédée depuis moins d'un an. Le problème est que ce retour sera limité à trois jours.
C'est donc sur ce pitch plutôt intéressant que l'on assiste à de curieuses mœurs rurales avec principalement des croyances particulières. Avant de ramener à la vie la petite Alice, il faut procéder à un curieux processus en utilisant le corps d'une personne récemment décédée. Ces rites ne sont pas sans rappeler un autre film bien marquant, l'excellent The wicker man.

Mais on passe bien vite à autre chose car, si la petite Alice, revient bien dans le monde des vivants, son retour ne se passe normalement qu'au début. En peu de temps, Alice n'est clairement plus la même. La question est donc de savoir pourquoi. C'est ce qu'expliquera plus tard le scénario du film qui est un peu plus fin que prévu et qui participe au climat d'étrangeté de ce long métrage. La jeune Alice n'étant pas aussi agréable que son air angélique le laisse supposer, on aura droit à des meurtres en tous genres dans un style qui nous fait penser cette fois à une sorte de « Damien » bis.
Quant à la fin, si elle est réussie, elle lorgne là encore vers le film Simetierre.
On comprend donc aisément que le film est par trop référentiel. Ce n'est pas son unique défaut. On voit également de manière manifeste que la photographie n'a absolument pas été soignée. Elle est digne d'un mauvais téléfilm. C'est dommage car cela dessert quelque peu le film.
Du côté des acteurs, ils sont loin d'être inoubliables. Si la jeune Ella Connolly joue bien le rôle de cette jeune fille qui peut passer en un rien de temps d'une enfant très gentille à une enfant dangereuse, les autres rôles du film, notamment ceux des parents, sont interprétés sans grande conviction.
Au final, Wake wood est un film d'horreur qui se suit plutôt pas mal, mais qui doit faire avec une photographie de mauvaise qualité. Surtout, le film se base beaucoup trop sur des films référentiels du genre horrifique. Evidemment, si vous ne connaissez pas Simetierre, Damien ou The wicker man, vous pourrez avoir un point de vue très positif sur ce film qui pourra vous paraître bénéficier d'un scénario très astucieux et qui est dans l'ensemble bien mis en scène. A voir.

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09.11.11

07:10:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La galaxie de la terreur
Réalisateur : B.D. Clark
Durée du film : 1h18
Date de sortie au cinéma : 1981
Avec : Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Robert Englund, Zalman King, etc.
Par Nicofeel

Curieux film que cette galaxie de la terreur. Produit par Roger Corman, ce long métrage débute de façon étonnante : on se retrouve avec un homme apeuré qui se fait tuer dans un vaisseau par un extraterrestre. Le tout se déroule avec une musique électro typique des années 80.
La suite directe est encore plus étonnante avec des instructions qui sont décidées par un personnage étrange qui est présenté comme « le maître » du monde. L'histoire principale du film va consister concrètement en une mission de sauvetage sur une planète inconnue. Sauf que tout cela tombe un peu comme un cheveu sur la soue. On ne sait rien des tenants ni des aboutissants.
D'ailleurs pas le temps de nous donner des explications car l'équipage de sauvetage ne dispose que de 30 secondes (!) qui sont laissées par leur capitaine pour se mettre à leur poste. Comme pour le reste, le réalisateur ne perd pas de temps à nous donner des explications quant aux membres de l'équipage. Mis à part le fait que le capitaine est le seul rescapé d'une précédente mission, on ne sait rien des membres de l'équipage.
Pas grave. On se dit qu'au moins on va avoir droit à de l'action. Alors certes le film va proposer de l'action mais cela part dans tous les sens. On aperçoit de temps à autre des créatures mais ne sait pas vraiment d'où elles sortent. On pense que l'on va assister à une sorte de sous-alien mais on va encore vers autre chose lorsque nos cosmonautes décident de visiter la planète inconnue. Pour masquer un budget des plus limités, le réalisateur B.D. Clark a la bonne idée de mettre un copieux brouillard. Dans le même ordre d'idée, plusieurs attaques de monstres ont lieu dans l'obscurité. Cela évite ainsi de voir les détails des monstres.
Côté monstres d'ailleurs, on a droit à un peu tout et n'importe quoi. On voit principalement des espèces de gros insectes et des vers géants. L'une des séquences chocs a lieu d'ailleurs lorsque l'une des cosmonautes est attaquée par un ver géant qui donne franchement l'impression d'avoir une relation sexuelle avec notre humaine. C'est au demeurant le seul moment où les amateurs de filles dénudées seront comblés.
Mis à part cette scène totalement improbable et inédite, on assiste surtout à des attaques de monstres qui éliminent un à un les membres de l'équipage. Notons tout de même cette scène intéressante où l'un des personnages doit affronter son double.
Le film se suit sans souci mais l'ensemble manque cruellement de dynamisme. Les arrivées des monstres ne sont jamais surprenantes. Il manque clairement quelque chose à ce film. Et ce n'est pas la fin extrêmement fumeuse du film qui risque de relever le niveau.
Quant au casting du film, s'il comprend quelques têtes bien connues, on ne sent pas les acteurs franchement impliqués. Ces derniers ne croient pas vraiment à ce film.
Au final, La galaxie de la terreur est une petite série B assez inoffensive qui souffre d'une part d'un budget limité (les effets spéciaux sont cheap avec des rayons pour caractériser des tirs ou encore des maquettes qui représentent les vaisseaux de l'espace) et d'autre part d'un aspect fourre-tout assez désagréable. Il aurait été préférable de donner un minimum d'explications plutôt que de partir dans tous les sens pour arriver à un final pseudo philosophique assez peu crédible. Au mieux, la fin du film est peu claire, au pire elle est carrément fumeuse.
Voilà donc un film qui reste principalement à réserver aux amateurs de films des années 80 qui souhaitent simplement regarder un petit film de science-fiction/horreur.

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08.11.11

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The artist

Réalisateur
: Michel Hazanavicius

Date de sortie au cinéma : 12 octobre 2011

Origine : France

Durée du film
: 100 minutes

Avec
: Jean Dujardin (George Valentin), Bérénice Bejo (Peppy Miller), John Goodman (Al Zimmer), James Cromwell (Clifton), Penelope Ann Miller (Doris), etc.

Par Nicofeel

Après ses deux films ayant permis de remettre au goût du jour les OSS117 (OSS 117, Le Caire nid d'espions en 2006 et OSS 117 : Rio ne répond plus en 2008), le réalisateur Michel Hazanavicius s'est lancé un sacré défi : mettre en scène à notre époque actuelle un film muet en noir et blanc, qui se déroule dans les années 20. Cette tâche était loin d'être évidente et pourtant ce cinéaste français l'a relevé haut la main.
Dès le début le spectateur est happé par cette histoire d'antan. Quoi de mieux pour rendre hommage au cinéma muet que de faire un film qui se déroule dans le milieu du cinéma, et à Hollywood ? On suit les faits et gestes de George Valentin (excellent Jean Dujardin), un acteur vedette qui présente son nouveau film. Cet acteur est présenté comme une immense star. Il en joue d'ailleurs énormément, n'hésitant pas à se moquer gentiment de ses compères ou à prendre la pose lorsque le public l'acclame. Le capital sympathie de George Valentin est énorme, renforcé par ailleurs par le fait que ce dernier est accompagné en toute occasion par son chien, un très facétieux Jack Russell, qui participe aux jeux proposés par son maître.

Si le film comporte une facette comique évidente, il n'en demeure pas moins que le propos est assez sérieux sur le fond. Rendant constamment hommage au cinéma muet sans pour autant tomber dans la caricature ou la facilité, le film est là aussi pour rappeler que le passage du cinéma muet au cinéma parlant fut très difficile pour plusieurs acteurs qui ne réussirent pas à suivre l'évolution du 7ème art. C'est l'un des points centraux du film avec l'acteur George Valentin qui se retrouve dépassé par les événements et ne comprend pas le changement qui s'opère avec un public qui n'a plus d'yeux que pour le cinéma parlant. Du coup, George Valentin, symbole d'un cinéma du passé, a beau tout tenter, et notamment de s'improviser acteur-réalisateur, rien n'y fait. C'est pour lui le début de la débandade. D'autant qu'il doit faire face, comme de nombreuses personnes de cette époque, à la crise de 1929.
In fine, il ne doit son salut qu'à la bienveillance de la belle Peppy Miller (Bérénice Bejo, très émouvante), qui connaît une trajectoire professionnelle inverse de celle de George Valentin, mais reste profondément attaché à ce dernier qui lui a permis d'être remarqué dans le monde du cinéma.
Le scénario de The artist n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre de George Cukor, à savoir Une étoile est née (1954). En effet, dans ce film, un acteur vieillissant (joué par James Mason) et alcoolique, lance une jeune actrice (jouée par Judy Garland) qui devient une immense star. On peut constater que dans les deux films, l'action se déroule dans le milieu du cinéma et à chaque fois la star initiale connaît des moments difficiles alors qu'elle permet le lancement d'une nouvelle star. Seulement, la conclusion de The artist est beaucoup plus optimiste.
La très belle scène finale, avec une superbe séquence de danse et de numéro de claquettes entre George Valentin et Peppy Miller, fait penser cette cette fois à un couple mythique : Fred Astair et Ginger Rogers, qui tournèrent ensemble dans 10 films où on les voit chanter et danser.
Dans The artist, le casting est de son côté largement à la hauteur. Jean Dujardin n'a absolument pas volé le prix d'interprétation masculine qu'il a obtenu à Cannes. En effet, sa prestation est tout bonnement bluffante. L'acteur dégage beaucoup d'émotion avec son personnage qui est tour à tour enjoué, dépressif et puis finalement gai. N'utilisant jamais sa voix puisque le film est quasiment muet de bout en bout (hormis la scène de cauchemar de George et la toute fin du film où on entend la voix des acteurs), l'acteur réussit à parfaitement à s'adapter à ce style très particulier où il doit montrer ses émotions avec ses « mimiques » et son corps.
Si Jean Dujardin est omniprésent, il n'est pas le seul à saluer. Bérénice Bejo, qui se trouve être la femme du réalisateur, est également impeccable dans son jeu d'actrice. Elle réussit elle aussi à faire passer une palette d'émotions différentes, étant tour à tour gaie, triste, aimante. Sa prestation est remarquable.
Les acteurs Jean Dujardin et Bérénice Bejo – qui ont déjà tourné ensemble dans le premier OSS117 de Michel Hazanavicius - sont parfaits, que ce soit individuellement (quand on les observe dans des films à l'intérieur du film) ou collectivement. Leur duo fonctionne à merveille et parvient à véhiculer une émotion sincère. S'ils ne s'embrassent jamais dans The artist, on se doute au vu du final que la romance naissante entre eux deux n'est pas prête de se terminer.
L'acteur John Goodman est lui aussi parfait dans son rôle de réalisateur prêt à tout pour engranger le maximum d'argent. Son personnage n'est pas sans rappeler celui qu'il jouait dans l'excellent Panic sur Florida Beach de Joe Dante.
Pour terminer, saluons la mise en scène du réalisateur français qui est d'une grande limpidité et le gros travail effectué sur les éclairages, qui permet de mettre en valeur toutes les nuances du noir et blanc.
En conclusion, Michel Hazanavicius réalise avec The artist un très beau film populaire où il rend par ailleurs hommage de la meilleure des façons à un cinéma aujourd'hui disparu.

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04.11.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The troll hunter

Réalisateur
: André Ovredal

Durée du film : 1h43

Date de sortie au cinéma
: 20 juillet 2011

Avec : Otto Jespersen (le chasseur de trolls), Glenn Erland Tosterud (Thomas), Johanna Morck (Johanna), Tomas Alf Larsen (Kalle), etc.

Par Nicofeel

Premier long métrage du norvégien André Ovredal, The troll hunter est une sorte de mélange entre
le projet Blair Witch (pour la caméra dite subjective) et Cloverfield (pour le côté gigantesque). Le tout avec une dose d'humour qui parcourt le film d'un bout à l'autre.
Au début du film, comme dans le projet Blair Witch, on nous signifie qu'une vidéo d'origine a été retrouvée et que les images sont authentiques.
Comme dans le projet Blair Witch, plusieurs des protagonistes principaux du film sont des étudiants. Ici, les trois jeunes – Thomas, Kalle et Johanna – partent sur les traces des empreintes d'un ours. Sauf qu'il ne s'agit pas d'un ours mais d'un troll. Or, ce monstre est, d'après le folklore norvégien, un géant qui vit dans les montagnes.
A l'inverse d'un projet Blair Witch qui ne montrait que peu de choses, dans The troll hunter, on voit assez rapidement, précisément au bout d'une demi heure le fameux troll. Le réalisateur du film ne joue donc pas sur l'effet de surprise mais plutôt sur le côté conte qui comporte une dose d'humour pour le moins très élevée.

Volontairement, le film fait preuve d'un second degré dont on n'a pas l'habitude dans ce genre de film. Il y a d'abord le chasseur de trolls, que l'on croit être au départ un chasseur d'ours, qui se met à crier « troll » ce qui ne peut que surprendre. Et puis ce chasseur de trolls est à lui tout seul un personnage haut en couleurs. Il indique aux trois jeunes qu'il y a un complot gouvernemental qui empêche la population d'apprendre l'existence des trolls ! A un moment donné, on a même droit au chasseur de trolls qui est déguisé en nain de jardin. On nage par instants en plein surréalisme. A la toute fin du film, au lieu de nous dire, comme on le voit parfois, qu'aucun animal n'a été blessé durant le tournage, on apprend qu'aucun troll n'a été blessé ! Voilà donc quelques exemples qui prouvent tout l'humour qui traverse constamment ce film.
Mais le film reste tout de même focalisé sur les fameux trolls. Leur représentation à l'écran n'est pas toujours satisfaisante. Parfois, ils sont faits de manière assez grossière. Il y a une vraie déception sur ce point. Pour le reste, on suit les aventures de nos trois jeunes et de notre chasseur de trolls, lequel montre que les trolls se transforment en pierre sous l'effet de la lumière.
Les trolls sont visibles la nuit par l'utilisation d'infrarouges.
Si le film ne fait jamais peur, il a au moins le mérite d'attirer l'attention du spectateur en insistant sur le côté étrange de la découverte de ces trolls. Et puis il y a tout de même la question de savoir quelles sont les intentions de ces fameux trolls. Sans compter que l'on se demande bien comment tout cela va finir.
La fin rappelle clairement celle du projet Blair witch. Ce dont on pouvait fortement se douter, en sachant que les fameux disques qui constituent le film ont été envoyés de manière anonyme.
En synthèse, The troll hunter est un film assez curieux, qui surfe sur la vague des longs métrages filmés en caméra subjective dans le style du projet Blair Witch, de Cloverfield ou encore REC. Cependant, son côté complètement décalé en fait un film intéressant à regarder. Pas sur en revanche que le film puisse vraiment plaire lors d'une seconde vision.

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03.11.11

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Dream house

Réalisateur : Jim Sheridan

Durée du film
: 1h31

Date de sortie au cinéma
: 5 octobre 2011

Avec
: Daniel Craig (Will Atenton), Rachel Weisz (Libby Atenton), Naomi Watts (Ann Patterson), etc.

Par Nicofeel

Auteur de Brothers (2010), un film à mon sens quelque peu surestimé, Jim Sheridan s'attaque désormais avec Dream house à un film totalement différent, une sorte de thriller psychologique, à la lisière du fantastique.
Le film débute plutôt bien avec cet homme, Will Atenton, qui décide pour raisons personnelles de quitter son métier d'éditeur et de rejoindre sa famille. Il quitte ainsi la grande ville pour s'installer avec sa femme aimante et ses deux jeunes filles dans une petite ville de campagne, aux Etats-Unis.
Le film introduit assez rapidement un certain suspense, avec une personne qui rôde autour de la maison et des voisins qui sont loin d'être accueillants et se révèlent même particulièrement méfiants.
On comprend en peu de temps que cette maison a été il y a 5 ans le lieu de meurtres avec un père de famille, Peter Ward, qui a assassiné sa femme et ses deux enfants.
La maison serait-elle hantée ? Toute la question est là et (courte) disparition des deux filles Atenton entretient cette piste.
Mais rapidement le réalisateur nous met sur une autre piste avec Will Atenton qui n'est autre que Peter Ward.

Certes quelque peu tirée par les cheveux, cette histoire se suit encore bien et l'on se dit que le réalisateur va pouvoir proposer au spectateur un thriller intéressant, en montrant un homme qui a renié son identité et va devoir se battre pour s'en sortir. Cela n'est pas réellement original mais au moins cela doit permettre d'instaurer un film tendu.
Et c'est là que le film commence à sérieusement partir en sucettes. Car non content de jouer la carte du film d'horreur puis celle du thriller psychologique, Jim Sheridan rebat à nouveau les cartes en laissant entendre que tout ce que l'on a vu auparavant ne se passait que dans la tête de Will Atenton. Et comme cela n'est pas suffisant à ses yeux, le réalisateur conserve tout de même la piste de la maison hantée.
Mais ce n'est pas tout : on a même droit à un rebondissement avec une explication sur le pourquoi du comment des faits qui se sont déroulés 5 ans auparavant.
Jim Sheridan se plaît à multiplier les genres, les rebondissements et les fausses pistes. Cela est bien gentil mais au bout d'un moment, cela n'a plus franchement de sens. Au mieux, on est dans un long métrage qui reprend le procédé de nombreux autres film, au pire on est dans le film lourdingue qui tente d'être original mais rate carrément sa cible. Malheureusement, au vu du film, je pencherais pour la deuxième option.
Car entre des faits qui paraissent vraiment abracadabrantesques et une intrigue qui finit dans le grand n'importe quoi (le final est assez navrant), on se rapproche plus du navet que d'autre chose. C'est dommage car le début du film était plutôt encourageant et la photographie du film est tout de même plutôt réussie, participant à instaurer (au moins au début du film) une ambiance.
On ne peut pas blâmer les acteurs du film qui font ce qu'ils peuvent. Le trio d'acteurs principaux, à savoir Daniel Craig, Rachel Weisz et Naomi Watts ne sont pas mauvais en tant que tels. Ils évoluent simplement dans un film qui finit par avoir ni queue ni tête.
Au final, on comprendra aisément que Dream house n'est franchement pas à conseiller. Ce film confirme que Jim Sheridan n'est pas vraiment un réalisateur à suivre.

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