Archives pour: Novembre 2009, 10

10.11.09

07:45:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Zombie commando

Malgré une intrigue pour le moins simpliste, et un budget que l'on devine plus que limité, ce Zombie commando parviendra à se montrer expansif dans un gore franc et régulier tout en maintenant une action rythmée et dynamique.
Le script va laisser une petite escouade à la solde d'un laboratoire ayant "égaré" un virus partir à la recherche de celui ayant volé le container, mais arrivé trop tard, le groupe va devoir faire face à une horde d'infectés cannibales.

Zombie commandoDans sa séquence d'introduction précédant le générique, le métrage va prendre place en Sibérie pour y suivre un chercheur en blouse blanche courir dans la neige, en possession d'une fiole contenant un virus et guetté par deux soldats qui vont bientôt l'abattre, mais l'un d'entre eux va décider de garder la fiole, dans l'espoir de devenir riche en la vendant, au lieu de la rendre au laboratoire à qui elle appartient, quitte pour cela à devoir se battre à mains nus avec son coéquipier et finalement le tuer de sang-froid. Cette petite séquence d'introduction sera déjà bien dynamique pour suivre de près l'action tout en posant les prémices de l'intrigue à venir.

Zombie commandoEnsuite, le métrage va nous présenter celui qui deviendra le personnage principal, Ash, un ancien collaborateur du laboratoire rappelé pour résoudre le problème posé par Craine Black, l'homme ayant volé le virus juste auparavant, mission que Ash acceptera malgré les ressentiments qu'il éprouve après s'être fait viré en étant surtout appâté par la somme offerte en échange de ses services. C'est ainsi qu'il va se retrouver à la tête d'un petit groupe comprenant outre lui-même Francis, une spécialiste en virologie, La Rocka, un baroudeur et Carter, un sniper habitué à prendre la le commandement et qui verra d'un mauvais œil de devoir laisser sa place de chef à Ash.

Zombie commandoMais pendant ce temps-là, Craine Black aura été infecté par le virus s'étant échappé de son container pour ne pas tarder à contaminer ceux qu'il va rencontrer, à commencer par deux psychopathes notoires qui vont croiser sa route à leurs dépends pour à leur tour se mettre à attaquer deux punkettes se rendant à une "party" donnée non loin de là. La trace de Black retrouvée, Ash et ses compagnons vont pouvoir passer à l'action avec pour destination cette forêt où Black est censé se cacher, mais avant de pouvoir espérer lui mettre la main dessus, ils vont d'abord devoir affronter les infectés, de plus en plus nombreux, agressifs et avides de chair humaine.

Zombie commandoLe métrage ne traînera pas pour lancer son action, la présentation des différents protagonistes étant réduite au strict minimum, même si l'intrigue s'attardera peut-être trop longuement et inutilement à retracer le passé de Ash au sein du laboratoire au cours d'une séquence de dialogue presque fastidieuse, qui heureusement sera ensuite suivie de situations plus rythmées et virulentes, avec notamment ces premières attaques mettant en avant des victimes hautes en couleurs qui feront des "infectés" parfaits. La partie centrale du film, se déroulant dans cette forêt relativement bien mise en valeur, sera surtout composée de "gunfights" particulièrement saignants puisque l'on ne comptera plus les têtes explosés, les impacts de balles éclaboussant les décors et même la caméra (souvent partie prenante à l'action), tandis que les zombies continueront de s'attaquer aux quidams ayant le malheur de les croiser, pour d'autres scènes sanglantes certes assez classiques (comme cet étripage obligatoire) mais bien volontaires et toujours graphiques.

Zombie commandoPar contre, l'intrigue restera hélas largement superficielle, souvent prévisible, notamment en faisant mourir au sein du groupe progressivement ceux ayant été le moins présentés pour évidemment laisser à un moment opportun laisser la rancœur de Carter ressurgir, celui-ci s'opposant alors sans raison valable à Ash, tandis que les rares passages tentant d'installer un minimum de suspense en faisant surgir des "infectés" non loin des vivants n'arriveront pas à atteindre leur but, le spectateur attendant plutôt le prochain effet sanglant. Enfin, la dernière partie se déroulant autour d'un chalet isolé n'aura pas l'ampleur attendue, notamment au niveau du duel final entre Ash et Black qui sera carrément expédié, presque bâclé.

Zombie commandoLes personnages demeureront quand même stéréotypés et superficiels malgré quelque maigre tentative d'insuffler à Ash une petite profondeur dans sa relation avec l'obligatoire femme du groupe, et l'ensemble bénéficiera d'une interprétation plutôt mitigée car en effet, si les principaux protagonistes seront campés avec sérieux et un aplomb presque surprenant dans ce type de production, les seconds rôles deviendront invariablement aléatoires par un jeu surfait ou perdant beaucoup de naturel. La mise en scène sera par contre plus probante, en suivant véritablement l'action de près, pour même laisser parfois la caméra y prendre part, s'essayant même à quelques effets osés (la balle suivie, par exemple). Les effets spéciaux resteront quand même le principal atout, par de multiples effets gores graphiques (même si quelque peu répétitifs) assez réalistes et ne souffrant d'aucune surenchère pourtant typiques des "splatters" allemands.

Donc, ce Zombie commando se suivra facilement, épaulé par un aspect sanglant omniprésent qui viendra en partie compenser la faiblesse de l'intrigue pour donner au métrage une efficacité certaine !

Zombie commandoLe DVD de zone 2 allemand édité par Euro cult avancera une image plutôt nette et ne comportant pas de défauts visibles, tandis que la bande-son sera convaincante, portée par une partition musicale plus que dynamique, le métrage étant ici proposé dans sa version allemande avec des sous-titres anglais.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un petit making-of revenant sur le tournage d'une séquence, un bêtisier assez amusant, une scène de dialogue heureusement coupée du montage final, un petit court-métrage vraiment anecdotique, la bande-annonce du film ainsi que celles d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir ce "splatter" allemand bien saignant et assez efficace, le DVD de zone 2 allemand est disponible ici ou commandable !

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07:05:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Jennifer's body
Réalisatrice : Karyn Kusama
Durée du film : 1h45
Date de sortie du film : 21 octobre 2009

Avec : Megan Fox (Jennifer), Amanda Seyfried (Needy), Johnny Simmons (Chip)

Par Nicofeel

Réalisé par Karyn Kusama mais surtout scénarisé par Diablo Cody (déjà scénariste de l'excellent Juno), Jennifer's body est une comédie horrifique un peu bizarroïde. Plus précisément, on a l'impression d'assister à un film hybride : moitié slasher et moitié teen movie.
Et c'est l'une des faiblesses évidentes du film : il n'est pas assez gore côté film d'horreur et il n'est pas assez drôle ou en tout cas pas assez prégnant sur le plan de l'étude psychologique côté teen movie.

A l'image de ce que sont capables de nous livrer les américains lorsqu'ils évoquent la question du sexe, le film n'assume jamais totalement cette question. Et c'est bien dommage. Le film est rempli de citations qui ont trait au sexe et qui sont révélateurs d'une société frustrée sur ce plan : pêle-mêle on nous parle de vagin, de vulve et de bite. Quant au personnage de Jennifer joué par le sex-symbol qu'est Megan Fox, il n'y va pas par quatre chemins : « Mon clito est plus long que sa queue » ; « Tu m'fais mouiller comme une fontaine » ; « C'est du gros matériel ». Le sexe est une notion fondamentale dans le film : c'est une chose qui est au centre des discussions de ces adolescents. La mignonne Amanda Seyfried, qui est la narratrice du film, et qui joue accessoirement le rôle de Needy, l'amie de Jennifer, est très sensible au fait de connaître sa première expérience sexuelle avec son petit ami. Cette question du rapport au sexe est plutôt bien vue. Malheureusement ce parti pris scénaristique pour le moins intéressant n'est pas du tout assumé au niveau de la mise en scène. On ne voit rien à l'écran. Soit les rapports sexuels se passent hors champ soit on nous montre uniquement des soutiens-gorges et des petites culottes. Le spectateur qui serait venu voir le film uniquement pour Megan Fox aura de quoi être déçu sur ce point car il ne verra que les décolletés et une petite culotte de la belle.

Et le fan de film d'horreur pourra lui aussi être largement déçu. Car là encore le film n'assume jamais son côté slasher. Les scènes horrifiques sont peu nombreuses et elles se déroulent souvent hors champ. C'est dommage car l'idée de la femme fatale avec Megan Fox qui joue le rôle d'une succube était bien vue à la base. On pouvait donc être enthousiaste avec un tueur qui se trouve pour le coup être une femme. Le problème est que le résultat à l'écran est bien fade. Le jeu de Megan Fox est en plus très limité et toutes les scènes horrifiques sont prévisibles. Seuls les effets spéciaux, relativement réussis, relèvent un peu le niveau côté scènes d'horreur mais cela reste à chaque fois particulièrement sage.

En somme, la cinéaste Karyn Kusama, qui disposait d'un scénario qui aurait pu lui permettre de faire un film qui s'élèverait de la production courante, s'est contentée de livrer un produit formaté, ô combien caricatural, à destination du public adolescent, et mâle de préférence.
Côté casting, si l'on retrouve en tête d'affiche Megan Fox, comme dit précédemment son jeu d'actrice laisse franchement à désirer. Il faut dire qu'elle n'est pas aidée avec ce rôle de femme allumeuse qui cache en elle un démon à l'énergie sexuelle vivace. Ce personnage n'a aucune finesse. On ne s'étonnera donc pas que la sympathique Amanda Seyfried vole la vedette à Megan Fox. D'abord, elle est la narratrice du film et on comprend au fur et à mesure que l'action avance pourquoi elle se retrouve dans un hôpital psychiatrique. Ensuite, son personnage de Needy bénéficie certainement le plus d'une étude psychologique. Et puis Needy est l'un des rares personnages qui relance un peu la dynamique avec un petit twist final agréable.

Cependant, la bonne prestation d'Amanda Seyfried ne peut pas faire oublier une trame qui effiloche au fur et à mesure que le long métrage s'avance. La fin du film, avec la séquence du bal, rappelle le chef d'oeuvre de De Palma, Carrie au bal du diable, mais de façon bien caricaturale.
Au final, en dépit d'un scénario situé largement au dessus de la moyenne des films horrifiques que l'on a l'habitude de voir, Jennifer's body est un film partiellement réussi (ou en partie raté, c'est selon) car sa réalisatrice s'est contentée de livrer au spectateur un produit formaté, et ce malgré des thématiques fortes qui auraient mérité de larges développements.

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