Archives pour: Juin 2013

27.06.13

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Mariée depuis peu à Raymond, la belle Rebecca (Marianne Faithfull) fait des rêves étranges : dans un cirque, debout sur un cheval blanc, elle se fait fouetter par Daniel (Alain Delon). A son réveil, Rebecca laisse Raymond endormi, revêt sa combinaison de cuir à même la peau, et chevauche sa moto, à la recherche de Daniel.

Mon avis :

Après "Horror Hospital" sorti il y a peu, "La motocyclette" est le second titre provenant du catalogue de feu PVB Editions à sortir chez Artus Films. Les fans d'Alain Delon ("Le guépard", "Le clan des siciliens", "Le Samouraï", "Le cercle rouge") seront ravis, enfin ils pourront compléter leur collection à prix normal et décent avec ce titre injustement méconnu de la filmographie de l’acteur.

Ce "The Girl on a Motorcycle" est l’œuvre du directeur de la photographie Jack Cardiff ("Les Drakkars", "Le Narcisse noir", " L'Odyssée de l'African Queen", "Guerre et Paix", "Les Vikings"), connu notamment pour son travail auprès de Michael Powell. Le réalisateur nous offre là à la fois un road-movie totalement voué à la beauté de cette sacrée coquine de Marianne Faithfull ("Hamlet", "Paris, je t'aime", "Marie Antoinette"), un hymne à la liberté complètement ancré dans son époque et un trip psychédélique avant-gardiste.

Par certains côtés, le film fait penser à une sorte de "Easy Rider" au féminin, par son héroïne à moto d'une part et par sa thématique d'autre part (Cela reste une romance!). On ne peut s'empêcher d'ailleurs de se dire que le film de Jack Cardiff a peut-être eu une certaine influence sur celui de Dennis Hopper, qu'il précède d'une année. Il y a la moto bien sûr, mais surtout les effets psychédéliques rappelant les visions sous acide des deux héros. Ici, en revanche, ce sont les fantasmes de la jeune femme qui sont représentés par ces passages très oniriques aux couleurs flashy, procédé qui sera largement exploité par la suite dans le cinéma du début des années 70...

Mais la ressemblance s'arrête là, car autrement "La motocyclette" relate en fait une histoire d'amour adultère entre Rebecca, une jeune femme ayant une soif incontrôlable de liberté et un jeune homme beau comme un Dieu (Il faut avouer qu'Alain Delon jeune, c'était quand même quelque chose!). Daniel, l’amant de Rebecca, lui offre une Electra Glide en cadeau de mariage afin que la jeune épouse le rejoigne régulièrement en Allemagne depuis Strasbourg. C’est d’ailleurs essentiellement ces trajets que l’on va suivre, plus que la romance en elle-même. Rebecca se sent libre lorsqu’elle enfourche sa moto et prend des risques au mépris de la vie. Plus rien ne semble compter alors en dehors du plaisir que cela lui procure. Lors d’une des scènes finales, elle semble d’ailleurs faire l’amour en la conduisant !

Le film dégage par ailleurs un érotisme, certes soft pour nos jours, mais qui a évidemment fait parler de lui à l'époque. Marianne Faithfull se dévoile par moments, mais c'est surtout sa combinaison en cuir et le fait de savoir qu'elle est nue en dessous qui provoque évidemment les fantasmes.

Le scénario, inspiré d'une nouvelle de André Pieyre de Mandiargues, est très léger, mais le cinéaste arrive à créer une réelle tension tout du long du film jusqu'à cette fin tragique, totalement prévisible et inéluctable. Enfin, il y a évidemment Alain Delon, qui est alors au sommet de sa gloire, véritable sex-symbol pour les jeunes (...et moins jeunes !) femmes de l’époque, avec cette présence animale et ténébreuse qui le caractérise. Même si sa présence n’est pas aussi significative que l’on aurait pu le penser, elle est loin d’être anecdotique et personne n’aurait pu incarner Daniel aussi bien que lui...

"La motocyclette" se vit comme un trip, alors on n’aime ou on n’aime pas! Mais entre les fans de la chanteuse pop anglaise et ceux de l’acteur culte français, il y a de quoi satisfaire du monde avec cette sortie...

"La Motocyclette" était déjà sorti en janvier 2006 chez PVB Editions, mais cette version est très difficilement trouvable depuis longtemps ou à des prix prohibitifs lorsque certains exemplaires faisaient leur apparition sur le net. Cette édition proposait de plus une image, au format 1.77, 16/9ème de qualité largement inférieure. En revanche, niveau son, elle proposait en plus des pistes stéréo présentes également sur l'édition Artus, des pistes anglaise 5.1 Dolby digital et dts. Le gain n'était pas exceptionnel et les puristes de toutes manières regarderont le film dans sa version d'origine. Côté bonus, on ne trouvait sur l'édition PVB que la bande annonce en version originale, les filmographies de Marianne Faithfull, Alain Delon et Jack Cardiff et quatre bandes annonces de l'éditeur.

L'édition DVD Artus films sort quant à elle le 2 juillet au format 1.66, 16/9ème avec pistes anglaise et française 2.0 Dolby Digital. En bonus Alain Petit nous offre comme d'habitude une passionnante présentation, intitulée "Nue sous le cuir", un diaporama et des bandes annonces dont celle du film.



Petit comparatif des deux éditions:

Version PVB Editions
Version Artus Films
Version PVB Editions
Version Artus Films
Version PVB Editions
Version Artus Films
Version PVB Editions
Version Artus Films

La motocyclette

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25.06.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Survivre

Réalisateur
: Baltasar Kormakur

Année : 2013

Origine : Islande

Durée
: 1h33

Avec : Olafur Darri Olafsson, Johann G. Johannsson, Theodor Juliusson, etc.

Par Nicofeel

Mis en scène par Baltasar Kormakur (Jar city), un des rares cinéastes islandais, Survivre s'intéresse à un fait divers des années 80 (1984 pour être précis) qui avait fait alors grand bruit dans son pays, puisqu'il avait été relayé à la télévision.

Le film débute avec une équipage de 7 Islandais partis pêcher. Manque de chance pour eux, leur bateau chavire et ils n'ont d'autre choix que de nager. Sauf que dans une eau de quelques degrés, un homme “normal” ne peut survivre qu'au maximum une demi heure. C'est ce qui explique pourquoi six de ces sept hommes meurent noyés. Seul un homme parvient de manière étonnante à survivre dans cette eau froide. Durant toute sa première partie, le film s'attache à nous montrer la résistance héroïque de cet homme qui fait tout pour s'en sortir. Même si l'eau n'est pas chaude, même s'il fait nuit, même si la terre est lointaine, même s'il n'est pas un très bon nageur, même si tous ses compagnons sont décédés, cet homme n'a de cesse de se motiver pour rester en vie.

Si le film ne comporte aucun effet spécial particulier, on reste bouche-bée devant l'expérience incroyable vécu par cet homme qui réussit à braver les éléments. Avec son courage et une volonté impressionnante de rester dans notre monde, cet homme parvient à soulever des montagnes. Il passe plus de six heures dans l'eau, et seul. Ou presque. Seules les mouettes sont ses alliés et lui indiquent le chemin à suivre. Quand il parvient à regagner la terre ferme, cet homme doit encore escalader des rochers et surtout il doit passer plus de deux heures dans la neige alors qu'il n'a quasiment pas d'habits sur lui. On suit avec intérêt les aventures du personnage principal qui se bat contre les éléments.

Cette première partie est entrecoupée de flashbacks rappelant la vie passée de cet homme (qui se raccroche à ses êtres aimés) et d'images d'archives montrant les difficultés naturelles auquelles a déjà été confrontée l'Islande. Dans un environnement qui peut paraître hostile, cet homme est parvenu à Survivre, ce qui n'est pas rien.

La deuxième partie s'attache à montrer que l'exploit impensable n'est nullement usurpé. Cet homme va passer des tests d'abord à Reykjavick puis à Londres qui ne font que corroborer ses dires. Ainsi, dans une eau glacée, il est le seul à pouvoir continuer à nager pendant des heures alors que des militaires de la Navy ne parviennent pas à rester plus d'une demi-heure.

Comment cet homme est parvenu à s'en sortir alors que n'importe quelle personne ne peut survivre dans un environnement hostile ? L'explication qui nous est donnée tient à la constitution de cet homme. D'abord, il est assez gros, ce qui permet de conserver plus longtemps la chaleur dans le corps. Mais il y a mieux : sa peau est très particulière. Elle s'apparente à celle qui protège les phoques. C'est la raison pour laquelle cet homme a réussi à s'en sortir.

Cette deuxième partie s'attache à nous montrer que cet homme est un homme parfaitement ordinaire qui a vécu une expérience incroyable. A aucun moment, il ne prend la grosse tête. Quand un scientifique l'ausculte et lui dit qu'il est devenu un héros, il répond qu'il a juste cherché à survivre. Cet homme est toujours resté le même. A plusieurs reprises, on voit qu'il rêve de ses amis décédés. Il pense à ces personnes qui n'ont pas eu la même chance qu'eux. Il va d'ailleurs voir la famille de ses anciens camarades de pêche. Quand il se rend chez la femme de l'un d'eux, il va jouer avec ses enfants. Ces derniers lui disent qu'il n'est pas humain, qu'il est un monstre. Ce à quoi il répond : “je suis un homme qui a eu beaucoup de chance.”

Survivre est un film qui relate un fait divers pour le moins étonnant. La caméra de son réalisateur, qui est toujours proche de son acteur principal, permis au spectateur d'assister à cette aventure humaine. Cela remplace aisément tous les effets spéciaux du monde. Le film s'achève lors du générique de fin avec des images d'archives où l'on voit le véritable homme qui a survécu à ces événements. On constatera que même si l'acteur principal du film ne lui ressemble pas franchement, l'histoire qu'il raconte est bien dans ses grandes largeurs la même auquelle on a assisté. L'acteur principal s'est d'ailleurs révélé très crédible dans le rôle qu'il interprète. Il a bien joué le rôle de ce monsieur-tout-le-monde qui, aux termes d'efforts impressionnants et non moins éblouissants, s'est sorti d'une situation plus que comprise au départ. La réserve et l'étonnement dont fait preuve l'acteur principal dans la deuxième partie du film sied parfaitement à son personnage.

Au final, le film Survivre est riche par l'histoire qui nous est contée. C'est aussi un long métrage humaniste car il est un hommage pour tous ces hommes qui vivent dans des conditions difficiles en Islande et qui risquent à tout moment d'être emporté par un événement naturel (comme par exemple l'éruption volcanique qui nous est contée dans le film). Le fait que Survivre soit dédié aux pêcheurs islandais paraît totalemet naturel. C'est en tout cas un film de qualité qui mérite amplement d'être regardé, ne serait-ce que pour assister en images à cette histoire incroyable.

En revanche, on peut raisonnablement penser que ce film sera beaucoup moins intense et intéressant en cas de deuxième visionnage. Son impact serait probablement nettement amoindri.

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24.06.13

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Modus anomali : le réveil de la proie

Réalisateur
: Joko Anwar

Date de sortie du film
: 15 mai 2013

Origine : Indonésie

Durée : 1h27

Avec : Rio Dewanto (John Evans), Hannah Al Rashid (une femme), Aridh Tritama (un garçon), Izzi Isman (une fille), etc.

Par Nicofeel

Quatrième film du jeune cinéaste indonésien Joko Anwar, Modus anomali : la proie du tueur a été désigné par le rédacteur en chef du magazine Mad Movies, comme un film transgenre. Il faut dire qu'il est difficile de ranger ce film dans une case bien déterminée : on est tout à la fois dans un thriller, dans un slasher, dans un film fantastique et dans un film de serial-killer. Il est clair que l'on ne peut ôter au réalisateur l'aspect original de son film.

Dès le début, on est plongé dans une ambiance étrange. On aperçoit un homme qui sort de terre au milieu de nulle part, dans une forêt. Se demandant bien ce qui lui arrive, cet homme entre dans une maison en bois où des indications l'invitent à visionner une vidéo. On songe alors à la saga des Saw. D'autant que la vidéo nous montre une femme qui se fait égorger en direct.

Et pourtant, on est bien loin du compte. Car jusqu'à la fin du film, la surprise va être de rigueur. Le principal personnage du film apprend qu'il est l'époux de la femme qu'il a vu se faire égorger, et qu'il a deux enfants. Il ne sait pas dans quelle galère il se trouve.

Et le spectateur n'en sait pas plus. Le réalisateur aime jouer avec son auditoire en disséminant ça et là des des pistes à suivre. Mais le film a toujours un coup d'avance et il est bien difficile de deviner ce qui va se passer.

Qui est cet homme sorti de nulle part ? Pourquoi l'a-t-on enterré ? Qui lui en veut et pourquoi ? Voilà autant d'interrogations que l'on est amené à se poser. Et on est loin d'être au bout de nos surprises. Au départ, on a l'impression d'être dans une sorte de survival avec notre personnage principal qui se sent épié en permanence (on voit à un moment donné un homme avec une machette) et qui se rend dans des endroits étranges, en pleine nature.

On a droit à l'épisode de la cabane où John Evans s'enferme dans un coffre puis on assiste à la recherche de ses enfants.

Et puis dans la dernière partie du film, on se dirige vers autre chose. Il est impossible de deviner la fin. Et si elle peut paraître de prime abord bien particulière, il faut reconnaître qu'elle a sa logique puisque John Evans est à la recherche de son identité et des raisons qui l'ont menées en pleine forêt.

A la fin, le film retombe bien sur ses pieds (on pourrait même dire que la boucle est bouclée puisque l'on repart pour une deuxième histoire qui ressemble carrément à la première que l'on vient de vivre), avec une originalité certaine, dans un cinéma de genre qui est pourtant souvent ultra balisé.

En plus d'un scénario subtil et bien vu dans l'ensemble, le film bénéficie de plusieurs autres qualités. La photographie du film est superbe. Le directeur photo a très bien su tirer parti de l'environnement naturel dans lequel a été tourné Modus anomali. Quel plaisir que d'observer cette nature qui vit : on voit des insectes au tout début du film, puis on observe ces très beaux paysages forestiers. Et il faut bien reconnaître que la forêt est une source naturelle de peur. Alors forcément quand on voit que le film comporte une bonne partie de scènes de nuit, cela entretient clairement le climat d'angoisse voulu par le réalisateur.

Qu'il s'agisse de séquences de jour ou de nuit, le résultat à l'écran est d'autant plus impressionnant que ce long métrage a été tourné en seulement 8 jours.

Deuxième qualité : l'interprétation du film. L'acteur Rio Dewanto, qui joue le rôle de John Ewans, est particulièrement crédible. Cet acteur interprète très bien son personnage. Il a sans nul doute de l'avenir au niveau de sa carrière.

Et puis dernier avantage, qui a déjà été évoqué précédemment, le film est transgenre et ne peut donc pas être rangé dans un type de film en particulier. On va de surprise en surprise et l'ambiance de ce long métrage est pour le moins étrange. Si le terme est souvent galvaudé, on peut raisonnablement affirmer que Modus anomali a une atmosphère quasi lynchienne. On est vraiment souvent dépaysé et on navigue à vue, avec le sentiment que le réalisateur se plait à jouer avec le spectateur.

Au final, si Modus anomali : le réveil de la proie est un film surprenant, il constitue une bonne surprise. Son réalisateur, Joko Anwar, est un cinéaste à suivre de près.

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21.06.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Jason Jones (Robin Askwith), un jeune chanteur pop, prend quelques jours de repos dans le manoir de Brittlehurst, où l’on soigne les dépressifs comme lui. Là, le docteur Storm (Michael Gough) se livre à d’étranges expériences sur les cerveaux humains. En effet, il transforme les pensionnaires en véritables robots asservis à sa seule volonté. Jason et la jolie Judy vont tout faire pour neutraliser les envies de conquête de Storm.

Mon avis :

Parmi les trois premiers titres de cette nouvelle collection de chez Artus Films, "Horror Hospital" est le seul à avoir déjà été édité chez nous en DVD, c'était il y a quelques années déjà chez PVB Éditions, dans une collection peu réputée pour la qualité de ses éditions... Pas de regrets de toutes manières puisque cette édition de 2006 est actuellement introuvable! C'est donc avec joie que nous accueillons cette nouvelle galette agrémentée en plus de bonus bien sympathiques concoctés par l'éditeur, comme à son habitude.

"Horror Hospital" n'est pas un film à prendre au sérieux, puisque c'est avant tout une comédie, horrifique certes, mais une comédie... à l'humour très british d'ailleurs. Dès la première scène, on voit que c'est un grand n'importe quoi, avec notamment des dialogues croustillants, du style "Tache de faire les choses proprement Frederick, j'ai fait laver la voiture ce matin..." et des personnages bien étranges.

Dans cette première scène, on a un peu l'impression de se trouver face à un épisode gore et déjanté de "Chapeau melon et bottes de cuir". Surprenant! Les effets spéciaux et les moyens utilisés pour exécuter les deux fugitifs de l’hôpital, démontrent bien d’ailleurs cette volonté d’offrir un spectacle avant tout humoristique.

Le film fait très seventies notamment par sa musique glam rock très dans l'air du temps de l'époque et évidemment par le look de ses protagonistes. Le héros, Jason Jones, interprété par Robin Askwith ("La tour du diable", "Les contes de Canterbury", "The Flesh and Blood Show"), semble par exemple tout droit sorti des Rolling Stones et ressemble même pas mal à Brian Jones, d'ailleurs dans le film, Jason est un compositeur qui a bien besoin de repos... Il va alors s'adresser à une agence de voyage dirigée par un bien curieux personnage paraissant particulièrement intéressé par le jeune homme.

Il va également lors du trajet faire la connaissance d'une bien charmante jeune femme, Judy, jouée par Vanessa Shaw, actrice n'ayant curieusement pas fait grand chose d'autre de notable dans le cinéma, alors qu'elle est vraiment plutôt jolie et pas mauvaise actrice. Étonnant, d'autant plus que l'on se demande constamment durant le film dans quel film ou série on a bien pu la voir... Elle apporte en tous cas un touche charme non négligeable au film.

Mais les acteurs les plus marquant du film, ce sont surtout les méchants et tout particulièrement le Dr. Storm, interprété par l'incroyable Michael Gough ("La cauchemar de Dracula", "Crimes au musée des horreurs", "Le fantôme de l'opéra"), vraiment excellent dans ce film. Surtout connu en tant que distributeur, Antony Balch ("Secrets of Sex") s'en sort très bien que ce soit à la réalisation ou au niveau du scénario, même si ça part un peu dans tous les sens... On regrettera d'ailleurs qu'il ait fait aussi peu de films.

Certaines scènes sont véritablement tordantes comme celle où le nain, joué par l'excellent Skip Martin ("Le masque de la mort rouge", "Le cirque des vampires", "Son of Dracula"), empile les gardes qu'il a préalablement endormi afin de monter dessus afin d’atteindre le loquet de la cellule dans laquelle est enfermé Jason. La fin du film est complètement loufoque et vire au fantastique avec un monstre qui pourrait être parfait pour un film de la firme Troma.

"Horror Hospital" aka "La griffe de Frankenstein" ou encore "Computer Killers" est donc une petite comédie horrifique complètement délirante, mais bien plaisante! Encore un achat indispensable chez Artus Films !

"Horror Hospital" ressort en DVD le 4 juin chez Artus Films dans la collection British Horror. Le film est proposé au format 1.77, 16/9 compatible 4/3 en version française et anglaise et sous-titres français naturellement. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "L'hôpital de l'horreur", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

Horror hospital

Horror hospital
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Horror Hospital (La griffe de Frankenstein)

Horror Hospital (La griffe de Frankenstein)
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19.06.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, le quotidien de Daniel et Lacy Barrett tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoire, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ne trouvant aucun soutien autour d’eux, ils se retrouvent impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extraterrestre cherchant à s’emparer de leurs enfants...

Mon avis :

Après "Paranormal activity", "Insidious" et "Sinister", le producteur Jason Blum ("Lords of Salem", "The Bay", "The Purge") continue sur sa lancée et nous offre une nouvelle fois un film de trouille avec des phénomènes paranormaux, mais cette fois, les phénomènes ne sont liés à une puissance maléfique venue de l'au-delà, mais extraterrestre...

La bande annonce de "Dark Skies" ne m'avait pas semblé très impressionnante et c'est donc en toute confiance que je proposai à ma fille, âgée de 13 ans, de m'accompagner à l'avant-première du film, non sans lui avoir fait visionner bien évidemment la bande-annonce en question auparavant. Bon, les films d'horreur, ce n'est pas forcément son truc, cela serait plutôt actuellement "Twilight" and Co (Oui, c’est l'ado dans toute sa splendeur!), mais comme celui-ci est également un film de Science-fiction, je me suis dit pourquoi pas?

Je n'allais pas tarder à le regretter, car les premiers évènements paranormaux arrivent assez rapidement dans le film et il faut bien l'avouer qu’après deux scènes plutôt tranquilles, cela se corse sérieusement et les scènes qui suivent sont même diablement efficaces! La plus part d’entre elles se trouvent pourtant dans la bande annonce, mais franchement avec un bel écran et un son d'enfer, c'est autrement plus impressionnant et surtout on a le sentiment que sur le film annonce, le son a été volontairement baissé afin de conserver l'effet de surprise. Et bien, cela fonctionne et même plus que bien! Le regard de ma fille commençait d’ailleurs à en dire long...

Le réalisateur et ici également scénariste, Scott Stewart ("Légion - L'Armée des anges", "Priest") a préféré privilégier l'efficacité à l'originalité, ainsi les extraterrestres sont très classiques, proches physiquement de celui de Roswell, apportant ainsi une réelle crédibilité dans notre imaginaire, tout en les rendant plus effrayant en nous les montrant tout le temps dans le pénombre. La réalisation est impeccable, assez sobre, mais avec parfois quelques jolis plans bien inspirés, les effets spéciaux très probants et le casting suffisamment convaincant avec des acteurs particulièrement attachants auxquels on n'a bien évidemment pas envie qu'il arrive du mal.

La petite famille se compose de la jolie Keri Russell ("Nous étions soldats", "Felicity", "Mission: Impossible III", "Confession d'un cannibale") dans le rôle de la mère, de Josh Hamilton ("Margaret", "J. Edgar") dans celui du père, de Dakota Goyo ("Renaissance d'un Champion", "Thor", "Real Steel"), dans celui du fils aîné, le personnage auquel on s'attache probablement le plus et du jeune Kadan Rockett ("The Fortune Theory") qui ne démérite pas non plus... Aucun des quatre ne sera épargné dans le film et l’on éprouvera quasiment la même empathie pour chacun d’entre eux.

Parmi la distribution, on notera également la présence de J.K. Simmons ("Spider-Man" 1,2 & 3, "Postal", "Juno", "Détention secrète") dans le rôle du spécialiste dont le visage charismatique colle parfaitement au côté mystérieux de ce personnage. La tension ne fait qu’accroître durant tout le film provoquant même quelques moments de frayeurs pures, jusqu’à un final particulièrement efficace au niveau de l’angoisse. Autant vous dire qu’à la sortie de la salle, ma fille m’a répété à plusieurs reprises, je te déteste!!!! Quel papa indigne!!! Il a donc fallu que je me fasse pardonner par la suite avec une petite gourmandise, une tartelette aux fraises, son pêché mignon...

"Dark Skies" ne révolutionnera pas le genre, mais si vous avez envie d’avoir des sueurs froides, celui-ci vous en offrira quelques unes à condition de le voir dans les conditions adéquates!

Sortie nationale en salle le 26 juin 2013

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04:33:35, Catégories: Interview  

Par Flo200

Malgré un emploi du temps surchargé, dû notamment au nombre hallucinantes d'activités qu'il exerce, Rurik Sallé a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonsoir Rurik. Le DVD du "Réserviste" est sorti officiellement le 7 mai. Peux-tu nous parler de ce court métrage dans lequel tu joues ? Comment es-tu arrivé sur ce projet ?

Bonsoir Florent ! Oui, car le grand public ne le sait pas, ça. Il te voit, caché derrière tes questions impertinentes, mais le public a le droit de savoir. Tu t'appelles Florent. Certes, ça n'est pas grand chose, mais c'est déjà un indice, et bientôt nous serons à ta porte, Florent. Nous te retrouverons bien assez tôt, tu ne perds rien pour attendre... Avec un peu de chance, tu es certainement l'un de ces gauchistes malfaisants, dont on nous parle tant. Attends-toi au pire !

"Le Réserviste"

Pour en revenir au "Réserviste", car tu ne m'empêcheras pas d'en parler malgré tes efforts, je dirais que c'est avant tout une histoire d'amitié et de rencontres. Mathieu Berthon est un pote, et lorsque j'ai entendu parler de son projet, je lui ai demandé s'il y avait moyen de rejoindre la troupe. Voilà pourquoi j'ai un petit rôle dans le film : c'est davantage un caméo par plaisir qu'un véritable personnage à défendre. J'aime néanmoins beaucoup ma scène principale, qui mélange l'humour et l'affrontement physique. Pour un acteur, c'était court mais riche à tourner. Et puis c'était aussi l'occasion de travailler avec Manu Lanzi, aujourd'hui un ami, et mon mentor en combat scénique, avec lequel j'ai fait pas mal de tournages. Une histoire d'amitié, je te dis !

"Le Réserviste"


Quels souvenirs gardes-tu de ce tournage ?

Essentiellement des bons souvenirs. Il y a eu des tensions, ce qui est inhérent au mélange d'un grand nombre de personnes, mais d'une manière générale c'était une colonie de vacances pendant 5 jours. Je me souviens de conneries incroyables. On était tous là pour faire le meilleur film possible, mais dans un esprit punk et libre, tout en essayant d'être le plus efficaces possibles, et en mangeant des mets succulents préparés par un élève secret de Joël Robuchon. "Le Réserviste", c'est la preuve qu'on peut travailler dans une bonne ambiance, en déconnant, en toute amitié, tout en s'efforçant de faire de belles choses. Ça nous change des équipes de faux-semblants abominables avec suçage de bite à tous les étages.

"Eject"

Récemment, "Eject" est également sorti. Je suppose que tu as dû bien te marrer sur le tournage ?

Oui, surtout que c'était tourné dans mon entrepôt ! Alors du coup, je connaissais les lieux. J'y avais enterré quelques enfants quelques temps auparavant d'ailleurs, ça a été l'occasion de déblayer un peu leurs sépultures...

"Eject"

Le tournage de "Eject" était une apocalypse folle. C'était dans une petite ville du 77 avec moins de 10.000 habitants. Quand ils ont entendu des coups de feu, les gens du coin ont appelé les keufs, ahah !!! Et puis il y avait des filles à moitié à poil, des têtes ensanglantées... C'était vraiment la folie. Ce tournage date maintenant de plusieurs années... Ce que je retiendrais surtout de "Eject", c'est que tourner ce film a été un déclic pour moi. J'ai toujours été acteur, depuis que je suis enfant : au théâtre, dans des courts, etc... Et en faisant "Eject", en parlant avec l'équipe, je me suis soudain demandé pourquoi je ne mettais pas mon activité d'acteur au premier plan. C'est vrai, bordel ! Tu sais, mon Florent (tu permets que je t'appelle Florent ? C'est ton nom, d'ailleurs), j'ai toujours fait de la musique, toujours joué, toujours écrit, depuis que je suis gosse. Après 10 ans dans la presse papier de cinéma et de musique, j'ai ressenti quelque chose de très simple : rester de ce côté-ci de la barrière, c'était fini pour moi. Je concrétisais déjà des choses musicales et cinématographiques diverses depuis un moment, mais j'ai senti que c'était le moment de passer de l'autre côté pour de bon, de faire les choses. Certains, peut-être, ne sautent jamais le pas malgré l'envie, et c'est une chose terrible... Ça nourrit la rancœur, la frustration, la tristesse. Hors de question de ça, pour moi, j'ai toujours écouté mon cœur, et je m'efforce d'être honnête avec moi-même. Du coup, le métier d'acteur, que j'avais toujours fait en dilettante, est devenu depuis quelques années mon activité principale, tout comme celui de musicien. Ça n'est pas un changement de cap, c'est un changement de priorités.

"Dead Shadows"

"Dead shadows" est sorti dans plusieurs pays. Peut-on espérer une sortie DVD française prochainement ?

Oui ! C'est assez marrant ça, puisque la France a été l'un des derniers gros pays à acheter le film. Il est sorti en dvd et blu-ray en Allemagne, en salles en Grèce, il est prévu en salles au Japon et en dvd et blu-ray dans un max d'autres pays. Mais la France ? Bordel, la France !! Hé bien la France a acheté le film près d'un an après la première vente, qui était le Japon. Un an ! Alors que le film est tourné en français, et tourné en France ! Peut-être que David, le réalisateur et producteur, demandait 5 milliards de dollars pour vendre les droits, en fait ? Non, je pense que c'est surtout que personne ne voulait vraiment prendre le risque. C'est assez étonnant, ça montre bien qu'il est très dur de faire exister ce genre de films dans notre pays. Enfin, en même temps, "Le Secret" de Pascal Laugier a fait 600.000 entrées salles ! Mais bon, il était en anglais, et peut-être qu'une partie du public ne savait même pas qu'il s'agissait du film d'un français... Et puis les chiffres on s'en fout après tout. Je pense même que le public ne devrait pas connaître les chiffres. L'art, ça n'est pas des chiffres. Les chiffres, c'est pour les professionnels. Quand on va voir un film, on ne devrait pas savoir combien il a coûté, ni combien a touché le mec qui porte une perruque et se fait doubler dans ses scènes d'action. Il faut croire un peu, il faut garder une dimension spirituelle dans l'art. Aujourd'hui, pour vendre un film, on sort des chiffres : « 50 millions de dollars en un week-end ! Courez-y ! » Mais bordel, on s'en fout ! Tout le monde bouffe du McDo, mais c'est de la merde ! « 40 millions de morts pendant la seconde guerre mondiale ! Retournez dans le temps, c'était génial ! » Mike Patton avait tout résumé : « Mangez de la merde ! Un million de mouches ne peuvent pas avoir tort ! » Ahah...

"Dead Shadows"

"Dead Shadows" est un film important pour moi. J'y tiens le 4ème rôle, celui du méchant, j'y apparais assez peu au final, mais les apparitions fonctionnent bien, et j'aime ces scènes. Et puis ça m'a permis de rencontrer John Fallon, un vrai pote depuis, avec lequel je développe un nouveau long, "Eye See Death". C'est un projet étrange, un thriller noir, avec des éléments de buddy movie, le tout tapissé de psychédélisme et de fantastique. Je crois qu'on tient un truc intéressant. Le script est prêt, on va bien voir... Et aux réglages de combats, on retrouve... Manu Lanzi ! Je te l'ai dit, travailler en famille c'est un luxe et un plaisir !

Scène coupée de "Last Caress"

Comment expliques-tu que "Last Caress" ne soit toujours pas sorti chez nous alors qu’il est déjà sorti depuis pas mal de temps en Allemagne et en Suède ? Pour quelles raisons ne sort-il pas chez Le Chat qui Fume, alors qu’ils sont producteurs du film ?

Alors là, je vais te dire que je n'en sais rien du tout ! Mais rien ! Par contre, je peux te parler de Stéphane Bouyer, qui est l'un des deux boss du Chat qui fume, et le producteur de "Last Caress", et de "Die Die My Darling" dans lequel je joue un proxénète exubérant. Stéphane Bouyer est une sorte de chat fabriqué en forme d'armoire, qui aime les iPhone et les chips. Tu vois un peu le tableau ? C'est aussi également un pote, un mec que j'aime beaucoup. Tu n'as pas de chance, mon Florent, tu ne parles que de gens que j'aime bien ! Tu vas te faire chier. Tu voulais du scandale, tu vas avoir du « Feux de l'amour ». Bouyer, donc, c'est un mec cool, avec qui on peut parler, un mec qui prend des risques, qui met ses couilles sur la table. Il a produit pas mal de films de François Gaillard, dont les deux sus-cités, et il vient d'ailleurs de réaliser son premier long, actuellement en post-prod, et qui s'appelle "Run Rabbit Run". François, de son côté, termine son "One Wicked Night". Ces deux-là on en a fait des trucs ensemble. A chaque fois qu'on se voit, on rit. On rit ! Mais pas les rires en carton, hein, pas les rires façon « merde-il-est-pas-drôle-mais-il-faut-que-je-rie-parce-que-sinon-je-serais-plus-dans-la-grande-famille-du-cinéma », non ! Des rires de gens qui s'aiment bien, et qui rient. Ce genre de rires.

"Die Die My Darling"


Comment t’es-tu retrouvé dans "Le fils de Chucky" alors que tu n’avais alors jamais joué dans aucun film auparavant ?

En fait j'avais déjà joué dans quelques petits trucs auparavant, des choses plus modestes. Tu as potassé mon site internet d'acteur, toi ! C'est vrai que je n'y ai pas mis les films et les pièces de théâtre d'avant, car c'est un peu vieux maintenant... Bon, pour Chucky, j'étais sur le tournage du film parce que j'écrivais à l'époque pour l’Écran Fantastique. On m'avait envoyé en Roumanie pour faire un papier sur le film, tourné dans les Castel Studios, des studios de fou à quelques dizaines de kilomètres de Bucarest. Tu y vas, tu croises des gens qui traînent leurs bœufs sur le bord de la route, et puis tu débarques d'un coup dans le décor de "Cold Mountain" et de "Beowulf" (avec Lambert), avec Redman qui fait de la trottinette dans un coin, et John Waters qui sort des blagues de cul. Surréaliste ! C'était cool, on a vu comment ils animaient Chucky : il fallait six personnes pour faire bouger la poupée ! Une pour les yeux, l'autre pour la bouche, une autre pour les bras... Un travail de taré. La personne qui nous avait accueilli, une canadienne, avait bossé sur "Wanted", le film de Brad Mirman avec Johnny Hallyday, Renaud, Depardieu, Harvey Keitel... Elle nous racontait des anecdotes incroyables, nous décrivait tous ces mecs au quotidien. Une fois de plus, le plus cool était... Johnny ! Elle n'avait aucune idée de qui c'était, et le décrivait comme un vrai gentleman. Sacré Johnny ! Quelques années plus tard, j'ai passé quelques heures avec lui à Hong Kong, quand il tournait "Vengeance" de Johnnie To. Anthony Wong m'avait amené sur le plateau. Ça fait un peu « regarde, je connais du monde », mais non, je voudrais simplement souligner deux choses : d'abord, ce que la fille disait est vrai, Johnny Hallyday est un mec d'une simplicité et d'une gentillesse étonnante pour un type de sa stature. Le gars, il te vouvoie, il te demande ce que tu fais, il s'intéresse, il parle de Peckinpah, il a le sens de l'humour, et quand il rentre se coucher à 1h du mat', il passe devant toi et il te dit bonne nuit. Ça paraît con comme ça, mais ça ne l'est pas. Beaucoup devraient apprendre l'humilité, à regarder un mec comme ça, qui a tout vécu, se permettre de rester un homme à hauteur d'homme... Pas une seule fois je ne l'ai vu donner dans le « moi, je ».

"Le fils de Chucky"

La deuxième chose à souligner, c'est que Anthony Wong est également un gentleman. Je passerais les détails pour cette fois, mais je peux te dire que tous les gens impliqués dans "Vengeance" n'étaient pas de tout repos. Mais Anthony, et toute l'équipe de la Milky Way, la boite de Johnnie To, ont été impeccables. J'ai beaucoup de respect pour eux et pour leur amitié. Anthony est un mec qui a quelque chose d'essentiel : une parole. Et Lam Suet, c'est toujours un plaisir : il imitait les cris des actrices porno japonaises, et la sonnerie de son téléphone portable, c'est la musique de The Mission ! Comment veux-tu ne pas t'entendre avec des gens pareils ? Ahah...

Et pour terminer sur Chucky, lorsqu'on était sur le plateau, l'assistante cherchait des figurants. Je me suis proposé, et me voilà coincé aux côtés de John Waters, face à Jennifer Tilly ! C'était vraiment fou. Ils avaient reconstruit une ville hollywoodienne en Roumanie, ça leur coûtait moins cher que de tourner à L.A. ! John Waters était vraiment cool, toujours à déconner. On avait la même coupe de cheveux, alors il me demandait de me méfier des coups de soleil... Et quand Tilly devait se concentrer pour des photos de plateau, il la déconcentrait en lui demandant : « Did you fuck Chucky ? », ahah !!! Redman aussi était cool. En fait, tous les acteurs étaient là pour se marrer.


Peux-tu nous parler de ton groupe Fugu Dal Bronx ?

Fugu Dal Bronx est un projet que j'avais en tête depuis longtemps. J'avais auparavant un groupe de rock, Nu Kaiju, et participé à d'autres également, puis j'ai été amené à composer de la musique de films muets. J'en avais un peu ras-le-bol, à l'époque, du format « chanson », et travailler sur autant de musiques instrumentales (environ 4h30 en tout) m'a réellement ouvert d'autres portes. Puisque je suis quand même un enfant du rock, j'ai eu envie de mélanger les deux univers : le cinéma et le rock. Ainsi est né Fugu Dal Bronx, composé d'un trio basse/batterie/guitare, et d'un violon. Parfois, un piano. Je dirais que c'est du rock instrumental cinématographique. Les b.o. de films ont une grande influence sur nous, pour leur côté lyrique et narratif, émotionnel aussi. Et c'est bercé dans des riffs solides, ou un côté plus distordu, parfois metal. C'est difficile de parler de la musique avec des mots, mais je dirais ceux-là, voilà ! Un ami du batteur (le batteur, c'est Emeric Fortin, un homme bien sous tout rapport dont nous cherchons encore le vice caché) nous a vus en concert récemment, et dit « Vous êtes un quatuor de rock ». C'est une très jolie définition. Cet homme est un poète. Il mérite un gâteau de bananes nappé de quelque chose d'inattendu.

Rurik (Fugu Dal Bronx)

Fugu Dal Bronx donne des concerts, parfois des ciné-concerts, souvent les deux à la fois. On alterne au sein d'un même show. On n'utilise que des séquences indépendantes tirées de films, qu'on remonte ou pas, et non un film en entier. Ça nous permet de garder le contact avec le public, d'échanger entre les morceaux. Bordel, on est quand même un groupe de rock, merde ! C'est un putain de truc, Fugu Dal Bronx.

Tu composes donc également des musiques de film... Tu as notamment composé celle du DVD de "La conscience vengeresse". Peux-tu nous en parler ?

Oui, c'est à l’initiative de l'excellent Patrice Verry, qui s'occupe de Bach Films à Paris, que j'ai eu l'occasion de faire cette b.o. C'était un sacré taf, je me suis retrouvé devant un film avec que des gens morts, réalisé par un mort (D.W. Griffith), alors je me suis dit qu'il était peut-être plus facile pour moi de mourir également pour mieux comprendre l'état d'esprit du film. C'est ce que j'ai fait. J'ai péri, puis j'ai découpé "La Conscience vengeresse" en une trentaine de séquences, que j'ai illustrées musicalement une par une. C'était vraiment du système D : je n'avais qu'un 16 pistes acheté au Japon avec une qualité de son pas terrible. Parfois, le micro captait même le son du tuyau d'écoulement des chiottes du voisin. Authentique ! Je peux même te faire écouter à quel moment. Je suis allé en studio ensuite, enregistrer avec Laurent Coatalen, pour faire le violoncelle et le violon, notamment. Ce sont les seuls instruments que je n'ai pas joués moi-même, parce que je ne suis pas violoniste, ni violoncelliste, et il était hors de question d'utiliser des samples. Je voulais que tout sonne vrai. J'ai donc fait la guitare, qui est mon instrument de base, mais aussi le piano, la basse, les percussions, et le guzheng, qui est une sorte de harpe couchée qui vient de Chine. Cet instrument est fabuleux, vraiment habité d'une magie. Je l'ai acheté à Pékin, et ramené dans la soute de l'avion sans protection. Il est arrivé à Paris avec des pains partout, mais entier !

Je suis très content d'avoir fait cette b.o., tout comme celles des 12 ou 13 autres courts-métrages muets que j'ai faites, ou les deux chansons pour le film "Livide". J'aime composer, et le faire avec une petite contrainte, comme peut l'être le film que tu dois illustrer, est un défi intéressant, qui te mène parfois vers des contrées que tu n'aurais peut-être jamais visitées.

J'ai fait aussi le générique de début de la saison 2 de l'émission TV « + ou - Geek », ou celui de mon émission web « Distorsion », et c'est toujours un vrai plaisir, ce genre de trucs. Je suis toujours ouvert à ce genre de choses, à fond.


Tu es actuellement l’un des rédacteurs du magazine Metaluna. Selon toi en quoi se distingue t-il des autres magazines?

En fait, je suis rédacteur-en-chef de Metaluna, aux côtés de Jean-Pierre Putters, mon ami. Jean-Pierre et moi avons conçu ce magazine comme nous aimerions le découvrir : libre, transgressif, dégagé de contraintes commerciales étouffantes, et surtout, fait avec sincérité et avec une équipe de potes, qui ne cesse d'ailleurs de s'agrandir, et qui sont pour beaucoup dessinateurs, acteurs, écrivains, chanteurs, musiciens... C'était un sacré taf, ça l'est toujours, mais ça valait le coup : je crois qu'il n'y a pas d'équivalent dans la presse française ! En tout cas, il n'y en a plus, car les grands magazines libres et fous ont disparu, comme Metal Hurlant, Hara Kiri, Pilote, Actuel... Certains, comme Fluide Glacial, subsistent, mais ce sont des exceptions. D'autres sont devenus des caricatures de ce qu'ils étaient, et/ou ont vendu leur âme depuis longtemps, et ne vivent que sur une imposture. Je dois avouer que j'aime bien So Film, qui propose une alternative aux magazines de cinéma endormis et conformistes. Mais nous ne sommes pas uniquement un magazine de cinéma!

"Les incroyables aventures de Fusion Man"

Avec Metaluna, nous tentons de proposer un objet créatif, artistique, libre, culturel, provocateur. Une partie de l'équipe vient du défunt magazine Hard n' Heavy, dont Laurent le maquettiste et moi-même, tout comme Charlélie Arnaud ou Rose Hreidmarr. Hn'H, c'était le magazine de metal le plus fou de sa génération, et il n'a jamais été remplacé, son esprit encore moins. Avec Metaluna, nous nous efforçons de faire revivre un esprit « bande », un vrai, avec un côté créatif assez dingue, puisque chaque article est maquetté dans un style différent de celui qui précède ! Le travail graphique est fou, tout comme le choix des sujets, qui couvrent le cinéma dit « de genre », différent, la musique qui fait du bruit, qui provoque, la bd indépendante, les comics, l'érotisme... Nous parlons d'actualité, mais aussi de rétro. La dictature de l'actu, on s'en fout. Il y a des sujets fabuleux qui ne sont jamais traités « parce qu'il n'y a pas d'actu ». Dans Metaluna, si ça vaut le coup, on en parle ! L'intérêt, c'est de surprendre, d'informer, de cultiver, avec un ton drôle, léger, mais sans survoler les sujets. De Bruce Lee à Rob Zombie, de John Carpenter à Tolkien, des super-héros au porno des femmes, on fait le tour de la planète distordue ! Dans le dernier numéro, par exemple, on a un article sur les penchants scato de Spielberg, rédigé avec moult arguments par un très grand fan du cinéaste, le beau Pascal Stervinou. Ça n'est pas du point de vue cheap, c'est un article appuyé de détails. C'est incroyable!

Metaluna ne se cantonne pas à un rayon. Les rayons, c'est pour les teinturiers. Nous, on préfère mélanger les couleurs, mais avec un esprit. Metaluna, c'est un esprit. Les articles possèdent le même esprit culturel, même s'ils sont très différents. La plupart du temps, les lecteurs découvrent des trucs auxquels ils ne se seraient jamais intéressés s'ils ne l'avaient pas lu dans Metaluna. On fait des passerelles entre les genres, parce qu'ils sont tous reliés du même esprit. On passe de Carpenter à Phil Anselmo, de Caza à la Fistinière, de Kiss contre les fantômes à un collectionneur qui possède 160.000 livres chez lui... Le tout avec des putains de bd, signées par la crème des dessinateurs indépendants, comme Dav Guedin, Geoffroy Monde, Andy Herd ou David Snug... Metaluna, c'est un bel objet, tous les deux mois en kiosque, pour moins de 5 euros. Je ne me transforme pas en vendeur de saucisses, je suis simplement heureux qu'un magazine aussi libre et créatif puisse exister aujourd'hui, accessible à tous. C'est un beau truc, un truc sincère.

Je te l'ai dit plus haut, je ne me considère plus journaliste. J'en ai fait le tour, c'était une aventure fabuleuse, je ne regrette rien. Ma vie d'aujourd'hui c'est la création, dans le cinéma et la musique notamment. Dans Metaluna, j'écris un peu aussi, je dessine également. Et Metaluna, c'est davantage qu'un magazine, pour moi. Ça n'est pas une nouvelle étape de journalisme, c'est un espace d'expression, un acte culturel et libertaire, un souffle de vie. Voilà pourquoi nous avons eu envie qu'il existe, il nous paraissait nécessaire ! S'il existait déjà, nous ne l'aurions pas copié. Nous l'aurions lu.

"Innocence"

Parmi les magazines auquel tu as collaboré (Hard’n’Heavy, Rock Sound, Rock One, Hard Rock Magazine, Asia Pulp, L’écran fantastique, Mad Movies, Impact, Metaluna etc… La liste est longue!!!), pour lequel as-tu préféré travailler ?

Sans aucun doute, c'est Metaluna. Ouais, ça sonne comme le musicien qui te vend son dernier album en disant « C'est mon meilleur ! », mais qu'y puis-je ? Metaluna, c'est le meilleur de ce que j'ai pu vivre personnellement dans la presse, et de ce que j'avais toujours voulu voir dans un magazine culturel, réuni en un seul magazine ! Mais je me dois aussi de citer Hard n' Heavy. Ça, c'était une équipe, une vraie, avec des engueulades, des rigolades, des conneries, du bordel, et des mecs qui connaissaient leur sujet sur le bout des doigts et qui faisaient le meilleur mag de sa catégorie. Hard n' Heavy, c'était la preuve qu'on peut faire un mag incroyable, dans une ambiance délirante ! Je n'ai jamais oublié ça !

Parce que j'ai vu tellement de bassesse de la part de certains autres, tellement de lâcheté que j'en ai encore plein la semelle de mes tongs. J'ai déchanté parfois, je peux te le dire. J'ai cru à des mensonges, et découvert leur médiocrité une fois passée la porte d'entrée. Certains se réclament d'un esprit qu'ils usurpent. Tu sais, mon Florent, il y a beaucoup de gens dans la presse qui n'osent pas dire à quel point le magazine dans lequel ils écrivent est géré comme un McDo, parce qu'ils veulent à tout prix garder leur place. Si tu passais les gens au détecteur de mensonges, tu ferais tomber bien des faux-semblants ! Et comme me disait William Blanc, un ami de vingt ans qui écrit notamment dans Metaluna : « Non, c'est même pas comme un McDo, parce que dans un McDo, au moins, tu peux te syndiquer !» Il n'a pas tort... Taxer certains patrons minables et certains petits chefaillons de gérants de McDo, c'est encore leur faire trop d'honneur : ils ne sont même pas dignes de l'odeur du graillon.

"Paris by night of the living dead"


Peux-tu nous parler des tensions qu’il y a actuellement entre Metaluna et Mad Movies ? Je suppose que tout comme Jean-Pierre Putters, cela doit beaucoup te toucher.

Tu sais quoi, j'ai lu que la mention « fondateur : Jean-Pierre Putters » a été retirée brutalement du magazine qu'il a fondé il y a 41 ans, et dans lequel il avait écrit tout ce temps ? J'ai lu aussi quelque part sur facebook que Christophe Lemaire, mec génial, ami de Jean-Pierre et légende de la presse cinéma, et qui écrivait dans les deux premiers numéros de Metaluna, aurait été « prié de choisir », et qu'il « a joué la sécurité, sachant bien qu'il pourrait toujours revenir » chez Metaluna, « alors que la réciproque ne serait peut-être pas garantie » ? On lit de ces trucs, quand même !

Tiens, je t'ai parlé de l'Asie, j'y ai passé pas mal de temps, notamment en Chine. Tu y es allé ? On y trouve des choses étonnantes, des gens curieux de découvertes. Et puis il y a ce film, là, "Confucius"... Tu l'as vu ? Moi non, mais il avait dit pas mal de trucs marquants, ce mec. Je crois même que c'est lui qui disait quelque chose comme « Savoir ce qui est juste et ne pas le faire est la pire des lâchetés. »

Tu as été présentateur d’une émission hebdomadaire pour Mad Movies, maintenant, tu t’occupes de Distorsion, une émission proposée par Metaluna et tu es également chroniqueur cinéma pour Planète + No Limit. Tu n’arrêtes jamais !!! Comment arrives-tu à concilier toutes ces activités?

C'est marrant, on m'a posé exactement la même question ailleurs... je vais finir par croire que c'est toi qui fait toutes les interviews ! Pour répondre à ta question, je ne sais pas comment je fais, parce qu'il est écrit dans la bible : « Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance, car lorsque tu en mangeras, tu mourras. » Alors laisse-moi te dire que je ne suis pas près d'en manger !


Enfin, je crois que tu t’entraînes maintenant régulièrement au combat chorégraphié avec Manu Lanzi... Comment vous êtes-vous rencontré ?

Manu et moi, on s'est rencontré alors qu'il préparait "Le Réserviste". Tout de suite, ça a collé. Il est super, Manu ! D'ailleurs, la première fois que je me suis entraîné avec ce coquin, je me suis claqué le muscle du mollet droit en donnant un kick. Mais sévère, hein ! Avec béquilles et tout... Ahah, ça posait la couleur tout de suite ! Ça m'apprendra. J'ai depuis réappris l'importance de l'échauffement. C'est un plaisir de travailler avec Manu. Il est dur, mais il est juste. Il n'est pas là pour faire semblant, il est là pour que tu progresses. Auparavant, j'avais fait du judo quand j'étais petit, comme beaucoup. Puis j'avais fait un peu de kung-fu, un peu de tae kwon do, un ou deux ans d'aïkido avec un prof génial, Eric Jalabert (qui avait même fait un stage avec Steven Seagal !). Travailler avec Manu, et sa team de cascadeurs, ça m'a fait grimper plusieurs niveaux. Je ne suis pas un ninja comme les assassins qui bossent avec lui, mais j’apprends énormément à son contact. Manu a d'ailleurs également une rubrique dans Metaluna, où il décrypte le cinéma d'action !

Quels sont tes futurs projets ?

Côté cinéma, il y a donc "Eye See Death", ce thriller d'action psychédélique qu'on essaye de monter. John Fallon et moi nous partageons les rôles principaux, Manu est attaché au projet, le script est prêt, on va bien voir.

Il y a aussi quelques courts-métrages intéressants en gestation, dont l'un s'annonce vraiment différent pour moi. Le réalisateur m'a dit qu'il souhaitait montrer un aspect de moi en temps qu'acteur qu'on a peu vu jusqu'à présent : ça me fait plaisir, c'est une démarche qui m'intéresse.

Fugu Dal Bronx continue, on a pas mal de concerts de prévus à la rentrée, sur Paris, sur Angoulême, et ailleurs sûrement. Et nous allons bientôt bosser sur le successeur de notre 5 titres « Ti Nedo To Xtro », qui sera cette fois un album complet.

Je continue aussi bien sûr Distorsion, l'émission vidéo de Metaluna sur www.metalunamag.com, qui est très fictionnelle, mise en scène et étrange. C'est un espace de création enrichissant, comme un petit film à chaque fois.

Et puis, bien sûr, je m'efforce de compter les morceaux de gravier que je trouve, mais putain, que c'est long !

"Norbert le Vampire"

Merci Rurik! Et bon courage pour ta quête ô combien singulière…mais courageuse!

Voici pour finir une sélection de DVD et de Blu-ray auquel Rurik a participé:

Le fils de Chucky

Le fils de Chucky
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Le fils de Chucky (Blu-ray)

Le fils de Chucky (Blu-ray)
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Eject

Eject
Amazon à 16.54€
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Paris by night of the living dead

Paris by night of the living dead
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The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)

The divide - Edition collector (Blu-ray + 2 DVD)
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La conscience vengeresse

La conscience vengeresse
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Livide (Blu-ray)

Livide (Blu-ray)
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18.06.13

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans le futur, l’accès à la nature est restreint : elle est remplacée par un monde virtuel. Malgré tout, un groupe de chasseurs décide de s’aventurer dans le monde réel. Ils ne se doutent pas de ce qui les attend : un monde devenu sauvage et sans pitié, peuplé de créatures venant d’ailleurs.

Préparez-vous à découvrir un futur, pas si lointain, où la virtualité a atteint un niveau supérieur qui pourrait facilement vous tromper.

La frontière entre la réalité et le virtuel n’a jamais été aussi mince...

Mon avis :

Attention, amateurs de Science-fiction à la "Star Wars" avec de belles batailles spatiales aux effets spéciaux d’enfer, ce film n'est pas fait pour vous! Mais alors, vraiment pas! On m'avait d’ailleurs prévenu que le film était une série Z, alors pour ma part, j’imaginais plutôt un film genre "Starcrash"... Mais non, je m'étais aussi complètement planté! Il faut dire que l'éditeur français ne nous aide pas trop sur ce coup et a bien brouillé les pistes à affublant "Hunting Grounds" d'une jaquette et d'un titre (anglais) on ne peut plus éloigné de ce qu'est le film en réalité...

C'est donc sous le titre de "Galactic Assault" que nous arrive en France ce film de 2008 du réalisateur canadien Éric Bilodeau, un petit film indépendant au budget très limité. D’ailleurs le nom du réalisateur apparaît environ toutes les deux lignes dans le générique... On se demande d’ailleurs ce qu’il n’a pas fait dans son film!

Celui-ci se passe dans un futur relativement proche où la majorité de la population vit enfermée dans des villes fortifiées afin de préserver la nature de toutes nouvelles dégradations, les gens n’ayant alors comme substitut pour se divertir que de voyager dans des mondes virtuels. Toutefois, un petit groupe d'individus a décidé de se faire plaisir en s'offrant une bonne vieille chasse à l'ancienne. Seulement voilà, tout ne va pas très bien se passer et ils vont tomber à la fois sur un tueur et sur une horde de zombies...

Bon, il faut reconnaître qu'il faut franchement être courageux (Non, je ne me lance pas de fleurs...) pour appréhender ce métrage, tant la première partie du film est vraiment laborieuse et peu captivante. Là, je me suis franchement dit, ok, on m'avait prévenu, mais quand même c'est plus un navet qu’un nanar! Les personnages ne sont pas très intéressants et il ne se passe pas grand-chose. L'ennui total!

Heureusement la seconde partie du film, qui arrive malheureusement assez tard, va se révéler bien plus amusante avec un bon dégommage de zombies avec des effets spéciaux numériques bien marrants (On a l’impression qu’ils explosent comme des bouses !!!). Franchement, c’est super mal fait et donc on se marre bien ! Rien d'exceptionnel en soi, mais plaisant!

Par contre, les personnages sont assez mal incrustés dans les décors, ce qui n'était pas choquant au début lorsqu'ils étaient sensés être dans un monde virtuel, mais en revanche, cela l'est un peu plus lorsqu'ils sont sensés être dans la réalité... Bon, l'éditeur ne nous a pas complètement dupé, il y a bien un vaisseau spatial à la fin, des technologies futuristes et le film peut donc quand même rentrer dans la catégorie S.F. sans problème.

Côté casting, pas d'acteurs vraiment connus, d’ailleurs la plus part n'ont pas réellement fait d'autres choses en dehors de quelques courts ou de petits rôles. Le film étant québécois, les acteurs sont francophones, mais pour des raisons probablement commerciales, la plus part des dialogues sont en anglais, même s’il arrive par moments aux protagonistes de parler français, avec un accent plus ou moins prononcé d’ailleurs. Ces changements de langue surprennent un peu au début, mais finalement on s’y habitue.

La plus part des spectateurs seront probablement affligés devant un tel film, qui se destinera donc plutôt à satisfaire les amateurs de nanars. Et Dieu sait qu’il y en a !!!

"Galactic Assault" est sorti le 4 juin chez Factoris Films en combi DVD + Copie digitale. Le DVD est au format 2.35, 16/9ème avec pistes anglaises (plus de rares passages en français) 2.0 Dolby Digital et dts Digital Surround et sous-titres français. La copie digitale H.264 est quant à elle au format 2.35 et en anglais 2.0 AAC.

Galactic assault

Galactic assault
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14.06.13

05:40:25, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans la jungle indienne, le vieux Buldeo raconte l’histoire de Mowgli, bébé élevé par une meute de loups. L’enfant sauvage vit parmi les animaux et parle leur langage jusqu’au jour où, adolescent, il est adopté par des villageois. Une femme du village le reconnaît comme étant son fils et lui apprend la vie chez les humains. Mais l’appel de la jungle reste très présent chez Mowgli : il s’enfuit pour retrouver ses amis animaux...

Mon avis :

Et oui, il n'y a pas que Disney qui a fait une adaptation du "Livre de la jungle" de Rudyard Kipling, il y en a eu d'autres dont celle de Zoltan Korda ("Elephant Boy", "Alerte aux Indes", "Les Quatre Plumes blanches", "Le Voleur de Bagdad"), qui fût d'ailleurs la première et une des plus réussies...

Le réalisateur Zoltan Korda signe ici sa troisième collaboration avec Sabu ("Elephant Boy", "Alerte aux Indes", "Le Voleur de Bagdad", "Le Narcisse noir"). Le jeune acteur indien impressionne dans ce film par sa présence et ses exploits physiques, courant à la vitesse d'un félin et bondissant avec une vivacité assez incroyable. Les fans de l’époque, qui l’avaient apprécié dans "Elephant Boy" ont dû être ravis, puisque le jeune acteur monte une nouvelle fois sur le dos des éléphants... Rôle dont il sera esclave une bonne partie de sa vie.

Visuellement, le film est vraiment très beau avec une photographie particulièrement soignée mise en par un splendide technicolor et des décors, souvent de studio certes, mais de toutes beautés et aux couleurs magnifiques. Les scènes avec les animaux sont parfaitement filmées et impressionnent également, en dehors du crocodile qui par moments fait très faux, ce qui se ressent pas mal, même s'il n'est pas si mal fait pour l'époque...

Le film est parfaitement rythmé et on ne s'ennuie pas un seul instant. C'est véritablement un enchantement de redécouvrir cette œuvre qui a très bien vieillie et qui ne démérite pas par rapport à la version de Disney. On retrouve dans le film naturellement les amis et ennemis de Mowgli, Bagheera : la panthère noire, Shere Khan : le tigre du Bengale etc... Mais finalement, dans cette adaptation, les animaux seront relégués au second plan, même s'ils seront bien présents.

Par contre, on a le droit à un véritable film d'aventures à l'ancienne, avec un méchant bien méchant, sournois à souhait, Buldeo génialement interprété par Joseph Calleia ("Gilda", "La Soif du mal", "Alamo").

C'est d'ailleurs en conteur de l'histoire qu'il sera le plus remarquable donnant immédiatement le ton au film. En revanche, la jeune Patricia O'Rourke dans le rôle de Mahala, sa fille, ne sera pas la jolie jeune fille à laquelle on aurait pu s'attendre. Ce n'est peut-être pas pour rien qu'elle ne semble avoir rien fait d'autre dans le cinéma...


"Le livre de la jungle" demeure, malgré le poids des années, un film d'aventures familial plus que recommandable, plus adulte que l’adaptation de Disney, mais tout aussi enchanteur!

"Le livre de la jungle" est sorti en DVD chez Elephant Films le 2 avril. Le film est présenté au format 1.33, 4/3 avec pistes anglaise et française Dual Mono 2.0. En supplément, on trouve le documentaire "SABU : l'ami des Éléphants", consacré à l'acteur vedette du film d'originaire indienne.

Il est par contre à noter que le film était déjà sorti en DVD en 1998 chez Canal+ vidéo, avec en bonus un documentaire sur le procédé technicolor, des biographies et des filmographies.

Le livre de la jungle (1942)

Le livre de la jungle (1942)
Amazon à 9.99€
Fnac à 19.99€
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Le livre de la jungle (1942) - Edition 1998

Le livre de la jungle (1942) - Edition 1998
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07.06.13

05:33:48, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Juan de Los Muertos

Réalisateur
: Alejandro Brugués

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Durée
: 1h36

Avec : Juan (Alexis Diaz), Lazaro (Jorge Molina), Vladi (Andros Perugorria), Camila (Andrea Duro), La China (Jazz Vila), El Primo (Eliecer Ramirez), etc.

Par Nicofeel

Depuis maintenant plusieurs années, Shaun of the dead a fait des émules, avec des résultats plus ou moins probants. Juan de Los Muertos entend lui aussi marcher sur le filon en proposant une comédie horrifique décalée suite à l'invasion de zombies.
Ce long métrage se déroule dans un endroit dont on n'a pas l'habitude, à savoir La Havane, à Cuba. C'est dans la capitale cubaine que deux copains, Juan et Lazaro, passent leurs journées à flemmarder. Ils sont les premiers à tomber sur un zombie et par hasard, ils ont le bon réflexe de le tuer en visant la tête.
S'ensuit rapidement l'invasion de zombies. L'originalité du film dans un sous-genre – la comédie horrifique sur les morts-vivants – qui est devenu pléthorique en quelques années, tient à la récupération de l'événement par Juan.
En effet, avec une équipe de ce qui s'apparente au départ comme des pieds niquelés, il forme une société qui se fait rémunérer pour détruire des zombies. Il répond d'ailleurs au téléphone en déclarant : “Juan de Los Muertos. Nous tuons vos êtres proches.”

L'équipe de Juan vaut son pesant de cacahuètes : outre son copain Lazaro et lui-même, il y a Vladi, le fils de Lazaro, La China qui est un travesti et El Primo qui est un grand noir qui a peur des zombies et ne les tue qu'avec les yeux bandés. La première scène où on les voit tous faire état de leurs spécialités pour se débarrasser des zombies est hilarante. Plus tard, la fille de Juan rejoint cette fine équipe en faisant preuve d'une agilité incroyable.
La suite demeure dans ce ton très “fun” : l'équipe de Juan tue une vieille dame par inadvertance qui les employait pour tuer des espagnols devenus des zombies ; Lazaro supprime un être humain qui n'est pas devenu un zombie mais qui lui devait de l'argent !
Le réalisateur a aussi la bonne idée de proposer des séquences inédites, notamment lorsque Juan and Co se retrouvent nus et menottés avec des zombies. Sur ce point, la scène la plus drôle a lieu quand Juan est toujours menotté avec son amie China qui est devenu un zombie. Sur une musique hispanique qui est parfaitement dans la thématique du film (“ Elle veut me tuer. Elle me veut du mal”), Juan fait des gestes de défense évoquant des pas de danse.
Le film se permet même d'avoir une petite considération politique. Après tout, le fim est censé se dérouler à Cuba. Ainsi, un mois après les événements ayant vu l'arrivée de ces zombies, la radio annonce que c'est un coup des Etats-Unis. Dans le même ordre d'idée, Juan a une déclaration symptomatique de notre société actuelle : “Merde. Au final le capitalisme des Etats-Unis va nous baiser.”
Juan de Los Muertos joue à fond la carte de l'humour. Et ça marche plutôt bien. Il faut dire que le réalisateur a eu la bonne idée de créer des personnages hauts en couleurs qui ont tous une identité propre. Alexis Diaz, qui a des faux airs de Jeff Goldblum, est excellent dans le rôle de Juan, un homme cherchant à se faire de l'argent mais ayant finalement bon coeur. Jorge Molina n'est pas mal non plus dans le rôle de l'ami de Juan, faisant tout à la fois preuve d'un excès de rapidité pour supprimer les gens et de beaucoup d'humour à l'égard de Juan (voir la scène où il lui fait croire qu'il est amoureux de lui). Les autres acteurs du film sont moins marquants, mais ils ont un jeu tout à fait correct dans l'ensemble. Dans tous les cas, ils bénéficient tous de dialogues ciselés qui sont bien souvent très drôles.
Au niveau de la mise en scène, elle est satisfaisante dans l'ensemble. Les quelques ralentis que l'on voit dans le film sont plutôt justifiés, puisqu'ils mettent l'accent sur l'action à venir des personnages. A noter que lors du générique de fin, on a droit à une bande dessinée animée fort sympathique qui représente Juan en train de combattre des zombies, le tout sur le titre “My way” de Sid Vicious des Sex Pistols (1978).
Au final, Juan de Los Muertos est une comédie horrifique qui marche sur les traces de Shaun of the dead mais qui parvient à prendre ses distances avec son glorieux aîné, en faisant preuve d'un humour qui lui est propre. Une sortie en salles serait totalement méritée.
On attend avec intérêt le prochain long métrage du réalisateur Alejandro Brugués.

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05:33:19, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Depuis le meurtre atroce de son père, Ahab vit reclus en marge de la société. Traumatisé, il est depuis obsédé par la traque du tueur, un dénommé Fuchman, serial killer aux centaines de morts qui sévit chaque année à l’occasion de la Fête des Pères. Le grand jour approchant Ahab se prépare à un face à face impitoyable pour venger la mort de son géniteur...

Mon avis :

Mesdames, la fête des pères arrive à grands pas et vous n'avez pas d'idées... Elephant Films vous offre le cadeau idéal, "Father's day"!!!! Du sexe, de la tripaille et des hectolitres de sang, le tout pour un spectacle complètement débile et décomplexé! Le pied, en somme!

Troma nous livre ici un pur hommage aux films Grindhouse avec ce film complètement fou réalisé par Astron-6, un collectif composé de Adam Brooks, Jeremy Gillespie, Matt Kennedy, Steven Kostanski et Conor Sweeney. Le film est un petit budget et les cinq réalisateurs ont naturellement portées plusieurs casquettes sur le tournage. Ils sont par exemple également acteurs et tiennent même pour certains les rôles principaux.

Adam Brooks, par exemple, tient le rôle de Ahab, le héros vengeur du film, rôle fortement inspiré par le personnage tenu par Christina Lindberg dans "Crime à froid" de Bo Arne Vibenius, Matthew Kennedy, le rôle du père John Sullivan, Conor Sweeney, celui de Twink, soit déjà les trois rôles principaux masculins du film...

Jeremy Gillespie joue également dedans et est en même temps l'un des compositeurs de la musique; il s'occupe aussi de certains effets visuels etc... Les cinq hommes sont également scénaristes de leur film et Adam Brooks, en particulier, tient un nombre incalculable de casquettes (Producteur exécutif, réalisateur, acteur principal, maquilleur, e cetera, e cetera...).

Vous allez me dire que ce n'est pas forcément rassurant... Notamment au niveau du jeu des acteurs, mais rassurez-vous dans les rôles principaux, nos cinéastes sont excellents, du moins ils tiennent leurs rôles à merveille, en particulier Adam Brooks, qui a une vraie gueule comme on les aime! Le film débute comme un vrai grindhouse avec des scènes violentes, bien gores et déviantes à souhait. C'est constamment blasphématoire, excessif, irrévérencieux et ultra sexy et l'image est volontairement crade et dégradée afin de coller au style (On a même droit à la fausse pub!).

Les dialogues sont souvent stupides, les situations grotesques, mais il faut évidemment prendre le film au millième degré. Le but est de bien se marrer et ma fois, c'est plutôt réussi et comme en plus les filles, Amy Groening ("Goon") en tête, sont super sexy et se dénudent facilement, on en redemande! Plus on avance dans le film, plus c'est barré et le final est carrément un grand n'importe quoi!

Le violeur assassin est complètement frappadingue et a en plus un nom des plus débiles : Chris Fuchman! Le film se finit carrément en enfer avec Lloyd Kaufman ("The Toxic Avenger", "Troma's War", "Tromeo and Juliet") en personne dans le rôle de Dieu. Les réalisateurs se sont clairement amusés à faire cet OFNI et cela se voit!

Quelle rigolade par exemple lorsque Chelsea se prend pour princesse Leia dans "Le retour du Jedi"! Les réalisateurs ne s'interdisent rien, le violeur viole des pères de famille, le héros couche avec sa sœur, le prête est homo et tout cela donne lieu à des scènes des plus improbables comme le Cinéma ne nous en offre finalement pas si souvent.

"Father's day" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il remplit parfaitement son office et les amateurs des zèderies de la firme Troma seront aux anges! Attention, tout de même, le film est à réserver à un public relativement averti!

"Father's day" sort le 12 juin chez Elephant films en édition collector DVD et en édition limitée combo Blu-ray + DVD. Le DVD est au format 1.85, 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85, 16/9ème, résolution 1920 x 1080i Full HD avec pistes anglaise et française 5.1 DTS-HD Master Audio. Les bonus se composent de deux scènes coupées, de 4 teasers, d'un petit module amusant où l'on apprend à créer son Fuchman, d'une présentation toute en dérision du créateur de l'affiche du film qui nous explique comment il l'a créée, d'une galerie photo (très) coquine où une modèle semble très inspirée par cette même affiche, du court métrage "Laser Ghost" d'Astron-6, d'une galerie de photos et de bandes annonces de l'éditeur.

Father's day

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Father's day (Blu-ray + DVD)

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05.06.13

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Evil dead

Réalisateur
: Fede Alvarez

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h30

Avec : Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci, Jessica Lucas, etc.

Par Nicofeel

Aux yeux de tous, Evil dead est un film d'horreur à petit budget où son jeune réalisateur, Sam Raimi, a compensé le manque de moyens, par un système D et par des choix de mise en scène très ingénieux. Ce film constitue aujourd'hui un classique du cinéma d'horreur.
Dès lors, quand on a appris que ce film allait faire l'objet d'un remake, on pouvait raisonnablement craindre le pire. On pouvait se dire que ce film allait constituer un remake de plus à une époque où l'originalité n'est plus de mise et où les scénaristes sont visiblement aux abonnés absents.
Pour autant, après avoir vu ce remake, on est plutôt rassuré du résultat final. Le réalisateur a en effet eu l'intelligence d'opter pour un ton différent. Alors que l'original constituait avant tout une comédie horrifique, ici le film joue à fond la carte du sérieux – ce qui n'empêche pas d'avoir droit à plusieurs séquences qui ne sont pas dénuées d'un certain humour – et privilégie le gore.
D'ailleurs, alors que parfois les interdictions en salles laissent circonspects, l'interdiction aux moins de 16 ans est ici complètement justifiée. Le film verse dans un gore très prononcé, en n'hésitant pas de proposer des scènes carrément cradingues au spectateur. On est même étonné dans une production standard d'assister à autant de débordements gore.

Le film respecte dans ses grandes largeurs le scénario original avec 5 jeunes qui se trouvent isolés dans une forêt, dans une cabane. A leur désarroi, ils vont réveiller une entité démoniaque qui était jusque-là endormie. A ce propos, on pourra noter que la séquence initiale du film, qui montre une jeune femme possédée qui est brûlée vive, nous met d'entrée dans le ton du film. La suite va s'avérer du même acabit.
Les scènes horrifiques se succèdent à vitesse grand V. Pas le temps de s'ennuyer dans Evil dead. Une jeune femme se fait “pénétrer” par le démon et devient dès lors incontrôlable. La jeune femme possédée, Mia, devient une sorte de démon : elle parle avec une autre voix, elle envoie un liquide étrange sur une autre femme. Et cela n'est que le début. Les personnages du film sont soumis à rude épreuve : ils encaissent des coups de couteaux, ils sont même amenés contre leur gré à se mutiler. L'une des scènes les plus horribles est sans nul doute le moment où une jeune femme voit son bras s'infecter dangereusement et décide de se couper le bras. La séquence est sacrément marquante. L'utilisation d'un outil envoyant des clous donne lieu aussi à des séquences gore qui valent le détour. Les effets spéciaux et les maquillages sont franchement bien faits et constituent la qualité principale du film.
Pour le reste, Evil dead constitue un film d'horreur lambda. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. En plus, quand on connaît l'original, on constate que certaines scènes se ressemblent. Le réalisateur de ce remake a certes pris certaines libertés, il n'en demeure pas moins que dans ses grandes largeurs, l'histoire demeure la même.
Mais il y a plus embêtant. Certaines séquences sont stupides, comme le coup de la jeune femme qui décide d'aller voir Mia alors qu'elle sait pertinemment qu'elle a changé. Mais bon, cela se retrouve souvent dans les films d'horreur. Cela vaut bien le “Y a quelqu'un” alors que le meurtrier est tapi dans l'ombre. Le plus embêtant reste finalement le côté illogique de certaines scènes. Ainsi, alors que Mia est morte et subi les pires atrocités, elle se réveille à un moment donné comme si de rien n'était. Et elle devient même l'héroïne de la fin du film. Certes, cela a le mérite de relancer l'action, mais cela n'est pas très crédible.
Le réalisateur a trop voulu faire dans la surenchère. Du coup, son film perd en lisibilité et en pertinence. C'est bien de faire dans le gore mais il faut encore que tout cela ait un sens.
Au niveau de la distribution, les acteurs ne sont pas extraordinaires. Ils font le boulot mais aucun d'eux ne rehausse le niveau du film. Or, dans l'original, le personnage principal se révélait marquant, au point de devenir par ailleurs la star d'Evil dead 2 et d'Evil dead 3.
Quelques mots sur la mise en scène. Les plans sont nombreux et les scènes se succèdent rapidement. Pour autant, on n'est pas dans un film clippesque comme la saga des Saw. Les scènes restent regardables et on voit ce qui se passe à l'écran. La mise en scène demeure correcte dans l'ensemble.
Au final, le remake d'Evil dead constitue plutôt une bonne surprise à partir du moment où l'on s'attendait à un film raté. Au contraire, on a affaire ici à un film d'horreur qui en donne largement pour son argent au spectateur. On a rarement vu un film aussi gore à l'écran. Le scénario n'est pas original et certaines séquences manquent de logique, mais ces défauts n'empêchent pas de passer un moment agréable à regarder ce film. Il est clair que l'on a déjà vu des remake bien pires que celui-ci.

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04.06.13

05:37:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Angleterre, XVIIIème siècle. Dans un petit village, un jeune homme affirme avoir vu le Diable. Le juge du comté (Patrick Wymark) n’y prête pas attention. Mais soudain, des événements anormaux se déroulent : les villageois sombrent dans la folie, et des jeunes femmes se voient affligées de marques sur le corps. C’est alors qu’un groupe mené par la jolie Angel Blake (Linda Hayden) pratique d’étranges cérémonies funèbres.

Mon avis :

Après les heures de gloire de la Hammer dans les années 50/60, l'Angleterre a vu naître une nouvelle forme d'horreur dans les années 70 avec de nouveaux thèmes assez éloignés de ceux d'avant et notamment des monstres classiques de jadis...

Cette "Nuit des maléfices", réalisé par Piers Haggard ("The Quatermass Conclusion", "Le complot diabolique du docteur Fu Manchu", "Venin") et datant de 1971 (Quelle grande année!!!) est une bien agréable surprise ; un bon petit film d'horreur avec une ambiance mystérieuse et malsaine, proche par certains côtés de celle d'un film comme "The Wicker Man". Dès les premières minutes, on rentre dans le vif du sujet avec cette macabre découverte d'un corps dans un champ, suivie de cette jeune femme qui semble devenir folle après avoir vu quelque chose dans le grenier où elle devait passer la nuit...

Une atmosphère angoissante s'installe alors peu à peu, au fur et à mesure que l'on découvre de nouveaux éléments concernant ce mystère qui plane sur ce village, où une partie de la communauté semble bien étrange. Cette communauté aux rites païens nous fait indéniablement penser à des hippies et il est difficile d'imaginer que cela est fortuit. Le réalisateur a en effet probablement voulu faire un parallèle avec la société des années 70 en montrant le mépris d'une grande partie des gens pour cette nouvelle façon de vivre et de voir les choses.

Ces villageois, portant une marque de la Bête, ont à leur tête une très jolie prêtresse, qui apporte évidemment son côté charme au film. La charmante Linda Hayden ("Une messe pour Dracula", "Madhouse", "Exposé") n'hésite en effet pas à se dénuder intégralement afin de tenter de corrompre un prête et nous par la même occasion...

Que ce soit au niveau de la mise en scène, de la photographie signée Dick Bush ("Dracula'73", "Les sévices de Dracula", "Le chien des Baskervilles", "Le repaire du ver blanc"), des décors, des costumes ou encore de la musique composée par Marc Wilkinson ("If....", "La méprise") , à la fois très originale et parfaitement adaptée à l’ambiance étrange du film, "La Nuit des maléfices" est très réussie et on regrettera simplement que le scénario, adapté par le réalisateur d'après un script de Robert Wynne-Simmons, soit parfois assez confus et que l’intrigue suive notamment un peu trop de personnages différents.

Parmi les plus marquants, on notera principalement, en dehors de Linda Hayden, le présence de Patrick Wymark ("Le grand inquisiteur", "Quand les aigles attaquent", "Danger, planète inconnue", "La bataille d'Angleterre") dans le rôle du juge, un rôle où l'acteur fait preuve d'une réelle prestance.

Barry Andrews ("Dracula et les femmes", "L'espion qui m'aimait"), qui tient pourtant le rôle principal, est quelque peu transparent. Les effets spéciaux et maquillages sont assez datés, voir rudimentaires, mais le réalisateur finalement nous montre que peu de choses de son monstre et certains effets quelque peu sanglants sont relativement corrects. Quelques scènes sont assez marquantes comme celle où le fiancé de la première victime se tranche la main ou encore celle où une jeune femme se fait violer par un membre de la communauté. La fin du film est assez réussie et conclut le film de belle façon.

"La Nuit des maléfices" vaut largement mieux que bon nombre de films d’horreur actuel, alors n’hésitez pas à vous faire plaisir en vous offrant cette petite rareté qu’Artus nous permet de redécouvrir!

"La Nuit des maléfices" sort en DVD le 4 juin chez Artus Films dans la collection British Horror. Le film est proposé au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 en version française et anglaise et sous-titres français naturellement. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le sang et le Diable", à "Hyrcania", un court-métrage qui a tout à fait sa place ici, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

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03.06.13

04:45:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Franck est un petit dealer qui partage sa vie entre sa relation torride avec Flo et les nuits électriques de Londres. Parce qu'il doit une grosse somme d'argent à son fournisseur qui est un parrain de la mafia, il décide de tenter le tout pour le tout en se lançant dans un coup censé lui permettre de régler sa dette... Mais ce coup se solde par un échec, le plongeant alors dans une descente aux enfers impitoyable et sans limite.

Mon avis :

Ayant beaucoup aimé la trilogie originale et étant intrigué par la bande annonce très accrocheuse de ce nouveau "Pusher", il me tardait de découvrir ce film, tout en ayant naturellement l'inquiétude que l'on a toujours lorsqu'il s'agit d'un remake...

Immédiatement, on constate une approche visuelle très différente du film original, le réalisateur Luis Prieto ("Ho voglia di te", "Meno male che ci sei") ayant opté pour une photographie très flashy, voir très clipesque. Évidemment, cela en rebutera plus d'un, tout comme cela en attirera d'autres. Pour ma part, cela ne m'a pas gêné... J’ai même trouvé que cela lui donnait un petit côté trip hallucinogène collant bien au sujet du film.

Le film est vraiment bien rythmé, il n’y a pas le moindre temps mort ; on a même l’impression d’être entraîné dans une sorte de tourbillon ! Niveau casting, les acteurs sont plutôt bons. Richard Coyle ("Prince of Persia : Les Sables du temps", "Dark World", "Grabbers", "Outpost II: Black Sun"), dans le rôle de Frank, campe un petit dealer attachant, plus d'ailleurs que Kim Bodnia dans le film de Nicolas Winding Refn. On notera d'ailleurs que ce dernier est le producteur de ce remake.

Le personnage de Flo est également assez attachant et Agyness Deyn, qui l'interprète, est plutôt agréable à regarder, ce n'est d'ailleurs pas pour rien que cet ancien mannequin, jouait le rôle d'Aphrodite dans "Le Choc Des Titans". Zlatko Buric ("Pusher", "2012", "Mineurs 27"), quant à lui, reprend ici le rôle de Milo, de façon toujours aussi convaincante, c'est d'ailleurs le seul à jouer à la fois dans le film original et dans le remake. Milo, c'est évidemment le genre de mec à qui on n’aimerait pas devoir de l'argent et tout comme la première fois, cela va se vérifier !

Pour autant, l'approche de Prieto est bien différente de celle du réalisateur danois, choisissant en effet une approche beaucoup plus grand public et c'est d'ailleurs probablement là que cette version de 2012 décevra par rapport à celle de 1996. Autant le film original était brutal, avec des scènes parfois insoutenables, autant ici, le film, même s'il reste par moments assez violent, ne fera pas dans la démonstration, bien au contraire. La violence se passe ici la plus part du temps hors champ! Alors évidemment, le film n'a pas le même impact... Dommage!

Toutefois, le film reste agréable à regarder, grâce donc à son esthétisme, son rythme, ses acteurs, dont des seconds rôles particulièrement bien choisis comme Neil Maskell ("Doghouse", "Kill List"), mais aussi grâce à son humour et à sa bande son particulièrement accrocheuse. Certaines chansons sont vraiment excellentes, mais du coup on a parfois l'impression de regarder des clips, ce qui dessert quelque peu le film, mais aussi permet de le rendre attachant et pour ma part, m'a donné envie de revoir certaines scènes...

Ce nouveau "Pusher" devrait donc aisément trouver son public parmi la jeune génération, mais en revanche les fans du film original auront probablement un sentiment mitigé et il est même presque certain que beaucoup seront déçus. Personnellement, moi, je l’ai tout de même plutôt bien aimé.

"Pusher" est sorti le 29 mai chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises et françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0 et sous-titres français. La version Blu-ray est quant à elle au format 2.35, avec une résolution 1080 24p et des pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of (18'), d'entretiens avec le réalisateur et les comédiens (37'), d'une table ronde avec Nicolas Winding Refn et l'équipe du film (12') et des bandes annonces.

Pusher (2012) - Edition 2013

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Pusher (2012) (Blu-ray)

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