Archives pour: Juin 2012

26.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La vie d’un groupe d’amis de longue date prend un détour mortel lorsque leur chemin croise celui d’Alexander Tatum, un chirurgien militaire. C’est un chasseur, traquant ses victimes avec le plus grand soin. Très vite, ces jeunes se rendent compte qu’Alexander n’est que le début des ennuis. Ils se retrouvent empêtrés dans une lutte pour leur survie face à un homme d’affaire sociopathe et son équipe démoniaque. Ces monstres ne reculeront devant rien pour continuer leur trafic d’organes...

Mon avis :

Premier film de la collection "Avenue de l'horreur présente", "Sutures" est une petite série B pas désagréable, débutant comme un torture porn avant de prendre un virage plutôt efficace vers le slasher, mais malheureusement pas mal gâchée par son twist final assez mal venu...

Ce film réalisé par Tammi Sutton ("Killjoy 2: Deliverance from Evil", "Isle of Dogs") nous offre un joli casting avec quelques têtes pas inconnus comme Andrew Prine ("Chisum", "Le couloir de la mort", "Amityville II: le possédé"), Carlos Lauchu ("Stargate, la porte des étoiles", "Agent zéro zéro"), mais surtout la jolie Allison Lange (" Christina's House", "Gacy", "J.F. partagerait appartement 2", "Penance") et la splendide Kate French ("The L Word", "Les frères Scott") qui apportent un capital charme non négligeable à ce long-métrage.

Le scénario débute de façon assez classique avec un sujet déjà exploité dans des films comme "Turistas", à savoir le trafic d'organes, pour nous convier à un torture porn comme on en voit (trop?) régulièrement depuis le succès des "Saw" et autres "Hostel". Cette première partie nous offre toutefois quelques beaux moments d'horreur graphique avec notamment le découpage d'un sein ou encore l'amputation d'une demi-jambe à la hache. "Sutures" va prendre régulièrement des partis pris assez audacieux en poussant par exemple le spectateur à éprouver une certaine empathie envers le méchant, interprété par un Carlos Lauchu, malheureusement trop souvent caricatural, le rendant un peu ridicule.

Le film va dans un second temps prendre une direction assez inattendue en versant dans le slasher pur et dur de façon très convaincante. Mais toutes ces bonnes intentions vont malheureusement se retrouver ternies par un twist enlevant toute crédibilité au métrage... Bien sûr on est surpris par cette révélation finale, mais cela ne tient absolument pas la route! Quel dommage!

Reste au final un film à la photographie très soignée, aux actrices fort jolies, nous réservant quelques beaux moments d'horreur et qui se laisse voir agréablement, jusqu'à cette fin qui nous laisse tout de même un goût assez amer...

La sortie de ce petit film d'horreur est prévue pour le 3 juillet chez Emylia en combi DVD + copie digitale au format 1.85, 16/9ème avec des pistes française et anglaise 5.1 Dolby digital et anglaise 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale H.264 illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + copie digitale au format AVC 1080p/24 [1.85] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High Resolution Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale. Côté bonus, les deux éditions comportent un making of très complet et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

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25.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Junior, un petit garçon malicieux, découvre un jour une branche au milieu d’une pile de bois et décide d’en faire son ami, Twigson. Quand la mère de Junior est renversée par une voiture lors d’une balade en vélo, Junior et Twigson se lancent à la recherche du coupable. Au cours de l'enquête, Twigson tombe amoureux de Karoline, une jolie branche très spéciale et apprend à voler. Aidés de Karoline et Tiny, ils vont tenter de résoudre l’affaire de l’accident ; les détectives en herbes ne sont pas au bout de leurs surprises ! Entre action et romance, suivez les aventures de Junior et Twigson, des amis pas comme les autres. Émerveillement pour les enfants, nostalgie pour les parents !


Mon avis :

Nous venant de Norvège, ce film à priori destiné aux enfants s'avère être un spectacle familial enthousiasment qui plaira assurément à un public beaucoup plus large que prévu.


Deuxième volet de "Knerten", cette première réalisation d'un certain Martin Lund nous fait suivre l'enquête d'un jeune garçon sur l'accident dont a été victime sa mère. Cet enfant, c'est Junior interprété par le talentueux et attachant jeune acteur Petrus A. Christensen ("Un ami qui en impose", "Knerten", "Knerten i knipe"), qui s'imagine avoir pour ami une branche vivant dans son imaginaire et dans celui de son amie Tiny interprétée par Amalie Blankholm Heggemsnes ("Knerten"), qui joue quant à elle avec une jolie branche de bouleau dénommée Karoline.


Aidé par une mise en scène souvent inspirée et par des effets spéciaux convaincants, "Twigson mène l'enquête" est une réussite quasi totale, véritablement réjouissante. Le ton est très juste, le film souvent amusant et les personnages attachants, à l'image de la mère du jeune héros, interprétée par la charmante Pernille Sørensen ("Knerten i knipe"), une femme simple et pleine de tendresse, au charme désarmant, une mère idéale comme tout le monde rêverait d'avoir...


Alors même si certains personnages sont parfois un peu trop caricaturaux comme le personnage de la garagiste, on le pardonne facilement. Même les méchants ne sont jamais vraiment méchants, contrairement aux productions américaines... Cette production n'a d'ailleurs rien à leur envier et renvoie chacun d'entre nous à l'enfant qui sommeille en chacun de nous. Seul petit reproche que l'on peut faire, les scènes où le jeune garçon compare le bout de phare cassé aux phares des autres véhicules, sont trop démonstratives et on a l'impression que l'on prend le jeune spectateur un peu pour un imbécile...


En dehors de ça, ce film est un émerveillement qui plaira aussi bien aux enfants de tous âges comme aux adultes. Bel exploit! On comprend aisément pourquoi ce personnage de Knerten (Twigson) a connu autant de succès en Norvège. Les trois romans écrits par la célèbre romancière pour enfants Anne-Cath Vestly, décédée peu de temps avant la première adaptation, ont tous trois été adaptés au cinéma et le personnage fait même l'objet d'une adaptation en jeu vidéo sur les Nintendo DS!


Alors surtout ne passez pas à côté de ce pur moment de bonheur, vous ne le regretterez pas! Et espérons qu'Emylia pourra sortir prochainement les deux autres films, même si celui-ci peut tout à fait se voir indépendamment...


La sortie de ce joli film familial est prévue pour le 17 juillet chez Emylia en combi DVD + copie digitale au format 2.35, 16/9ème avec des pistes française et norvégienne 5.1 Dolby digital et française 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale H.264 illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + copie digitale au format AVC 1080p/24 [2.35] avec pistes française et norvégienne 7.1 dts-HD High res. Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale. Côté bonus, les deux éditions comportent des scènes supprimées et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.


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22.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

An erotic werewof in London

Au delà de son titre amusant et sous forme de clin d’œil, ce An erotic werewolf in London ne sera qu'une succession des séquences saphiques mettant largement en valeur la belle Misty Mundae, venant ainsi compenser une intrigue inexistante et des loups-garous aux abonnés absents, mais que pouvait-on demander d'autre à un titre distribué par Seduction cinema ?

Le script va laisser une louve-garou raconter son histoire à une journaliste tout en suivant conjointement la transformation de la dernière victime de la bête.

An erotic werewof in London

Sans préambule, nous allons découvrir la tenancière d'un bar désert, Misty, et sa petite amie Ruby se livrant à un premier et long ébat saphique sur le comptoir, donnant déjà l’occasion au réalisateur de s'attarder largement sur la plastique des deux jeunes et adorables actrices (dont les prénoms n'auront même pas été changé pour le film!) et indiquant de suite le ton du métrage qui va rester dans cette optique sur toute sa longueur.

An erotic werewof in London

En effet, l'arrivée d'une touriste, Anoushka, ne bouleversera pas la donne puisque celle-ci sera très vite conduite à l'écart par une Misty qui va sans aucun mal la séduire pour une seconde scène lesbienne dont la seule originalité sera de se terminer par la "transformation" d'Anoushka en louve-garou, enfin des ongles aussi noirs que longs en guise de griffes, un dentier de vampire et quelques poils sur les avants-bras afin de ne pas cacher la nudité de l'actrice qui sera filmée de manière particulière et floue dès lors qu'elle aura opéré sa transformation.

An erotic werewof in London

Notre louve-garou va ensuite rejoindre Londres (avec quelques plan touristiques afin de bien prouver que le tournage s'est en partie déroulé la-bas) pour y être interviewée par une journaliste, ce qui nous vaudra quelques flash-back prétexte à d'autres passages dénudés tandis qu'Anoushka ara déjà repéré sa prochaine victime, une jolie demoiselle que nous découvrirons prenant sa douche (tant qu'à faire!) et qui ne tardera pas à tomber sous le charme de la louve-garou sous le regard de la journaliste, conviée à regarder le mode opératoire du lycanthrope.

An erotic werewof in London

Pendant ce temps-là Misty sera conduite à l'hôpital où elle sera soignée par un docteur et surtout par deux infirmières qui vont successivement assouvir sa soif de sexe pour d'autres séquences saphiques mettant en valeur l'adorable Misty Mundae, nous conduisant gaiement vers le final où la belle va rentrer chez elle et tenter d'amadouer son amie Ruby afin de la mordre, mais cette dernière scène érotique se terminera par un semblant de transformation (avec la même punition au niveau des effets "spéciaux" que pour Anoushka), mais Ruby ayant été prévenue par la journaliste (qui aura traversé l’Atlantique exprès) sera prête à se défendre.

An erotic werewof in London

Comme on peut le constater, l'intrigue, d'une minceur terrible, ne servira que d'alibi pour permettre au réalisateur William Hellfire (un habitué de Seduction Cinema) d'aligner un maximum d'érotisme en un temps limité, mais il le fera avec un savoir-faire visuel qui va magnifier la plastique affolante des différentes actrices (à l'exception d'Anoushka et ses seins artificiels trop voyants) sans aucune vulgarité malgré une nudité frontale et complète régulière mais sans jamais tomber dans le hardcore.

An erotic werewof in London

L'amateur de loups-garou sera par contre bien déçu, les deux apparitions "monstrueuses" n'auront aucun impact malgré les effets visuels floutant l'actrice et les effets spéciaux seront réduit au strict minimum, juste histoire de montrer un changement, et ce même si le final avançant Misty en louve-garou sera quand même vaguement plus graphique. Dans le même ordre d'idée, les morsures demeureront hors-cadre ou n'offriront aucun aspect sanglant digne de ce nom.

An erotic werewof in London

Le principal avantage du métrage résidera donc dans la présence au casting d'adorables actrices, Misty Mundae en tête, bien qu'elle ne sera guère convaincante lorsqu'elle froncera les sourcils et grognera pour indiquer son changement interne, mais le plaisir des yeux sera aussi garanti par l'aussi belle Ruby Larocca, Julian Wells ou encore Linda Murray, toutes restant guère farouche lorsqu'il s'agira de se déshabiller et de mimer des actes saphiques. La mise en scène du réalisateur est assez appréciable, pour jouer avec les angles de prise de vue et surtout pour mettre à leur avantage les corps dénudés.

An erotic werewof in London

Donc, ce An erotic werewof in London fera certes largement honneur à sa partie érotique en étant terriblement sensuel et charnel, mais cela se fera au détriment de l'intrigue ici vaine et d'un l'aspect horrifique inexistant !

An erotic werewof in London

Le DVD de zone 1 édité par Seduction cinema avancera une image nette, tandis que la bande-son sera cohérente avec une partition musicale discrète et sans ampleur, le métrage étant proposé dans sa version originale anglaise sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus, cette édition double DVD proposera, outre un petit livret contenant des notes de production, une interview de l'actrice Ruby LaRocca mais surtout un moyen métrage sympathique intitulé Night of the groping dead.

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21.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Schizophrenia

Réalisateur : Gérard Kargl

Année : 1983 (date de sortie du film en DVD : le 4 juillet 2012 chez Carlotta)

Origine : Autriche

Durée du film
: 1h22

Avec : Erwin Leder, Silvia Rabenreither, Edith Rosset, etc.

Les films qui traitent de serial-killer sont légion, mais tous ne sont pas forcément de qualité équivalente. Dans le registre des films radicaux, on connaît entre autres Maniac, Henry portrait d'un serial killer ou encore Schramm du trop rare Jörg Buttgereit.

Le film Schizophrenia de l'autrichien Gérald Kargl fait partie de la veine de ces films sans concessions, qui nous confrontent au quotidien du psychopathe.

Mais Schizophrenia a sûrement un avantage sur les films précités, c'est qu'il va plus loin dans le réalisme.

Deux éléments dans le film sont remarquables sur ce point : d'une part, les différents méfaits commis par le tueur sont expliqués, et justifient les raisons pour lesquelles il a passé jusque-là près de la moitié de sa vie en prison.

D'autre part, et c'est sans conteste le grand apport de Schizophrenia, l'enfance et l'adolescence du tueur nous sont racontées en voix off par celui-ci tout au long du film. On apprend toutes sortes de choses sur la façon dont il pense, et notamment son goût immodéré à faire souffrir les gens et à voir dans leurs yeux un sentiment de peur.

Dans Schizophrenia, le serial-killer, qui ressemble à monsieur-tout-le-monde, est un jeune homme qui va prendre un malin plaisir à tuer toute une famille – une vieille dame et ses deux enfants – sans autre raison que celle de satisfaire son envie de meurtre.

Le tueur tue sans raisons, juste pour satisfaire son envie de meurtres.

Il est très méticuleux et il prend un plaisir certain à faire peur les gens avant de les tuer. Cela décuple sa jouissance.

C'est un être sadique qui s'en prend non seulement à des humains, mais notamment à des personnes plus faibles que les êtres, avec en particulier une vieille dame et un homme handicapé.

Comme on peut s'en douter, il n'a aucune compassion pour ses victimes. Au contraire, après un meurtre, il pense déjà au prochain.

C'est vraiment un être malade et il ne le cache pas :"j'ai peur de moi-même, peur de ce que je suis".

Le film est très réaliste car ce tueur pourrait être monsieur-tout-le-monde au regard de son physique et de ses difficultés de se saisir de ses victimes. Il peine ainsi à les maîtriser et à les ligoter. On voit d'ailleurs de la sueur sur son front.

Le spectateur est d'autant plus au cœur de cette action macabre que le réalisateur Gérald Kargl a fait le choix d'une mise en scène très fluide où il alterne plans larges et plans rapprochés de façon très judicieuse. Par ailleurs, une caméra a été fixée sur un harnais face à l'acteur pour accroître le côté désorienté du personnage principal.

Prenant quasiment la forme d'un documentaire sur un serial-killer, Schizophrenia est un film qui mérite très largement d'être vu, même s'il est clair que c'est un film à déconseiller aux âmes sensibles.

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20.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Red state

Réalisateur : Kevin Smith

Date de sortie du film : le 26 juin 2012 (film vu dans le cadre du festival Hallucinations collectives, qui a lieu chaque année à Lyon durant la période de Pâques)

Année : 2012

Origine
: Etats-Unis

Durée du film : 1h28

Avec : John Goodman (Joseph Keenan), Michael Parks (Abin Cooper) Michael Angarano (Travis), Melissa Leo (Sara), etc.

Par Nicofeel

S'étant fait connaître avec la comédie Clerks, Kevin Smith a depuis dû essuyer quelques revers commerciaux, avec dernièrement le pourtant fort sympathique Zack et Miri tournent un porno. Avec Red state, Kevin Smith a décidé de tourner une œuvre sans concessions.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le cinéaste n'y va pas de main morte. Le début du film montre trois jeunes adolescents américains qui n'ont aucune expérience au niveau du sexe et qui entendent se faire dépuceler. Avec des blagues potaches caractéristiques du cinéma de Kevin Smith, on sent que l'ambiance est décontractée. On a droit à des phrases telles que : "Vive la chatte" ; "cette salope veut vraiment ma bite" qui sont prononcées par les adolescents.

Pourtant, les choses vont nettement se corser pour nos trois jeunes puisqu'ils vont tomber dans le piège tendu par une femme qui joue le rôle d'un appât. Si de prime abord on aurait pu s'attendre à une sorte de Hostel bis, il n'en est rien. Ici, il n'est pas question de pervers qui aiment faire souffrir les gens mais plutôt d'extrémistes religieux qui trouvent qu'en dehors de chez eux, « il n'y a qu'un monde d'ordures ». Le cinéaste Kevin Smith insiste pendant de longues minutes sur le sermon du pasteur Abin Cooper qui est le chef de ces extrémistes, pour montrer – sous les oripeaux de la Bible – à quel point il est radical et qu'il dispose à ses côtés de fidèles qui ont été endoctrinés. A cet effet, dans l'assistance, les femmes qui prient n'hésitent pas à dire : "Que ces pêcheurs brûlent en enfer."
Dans ces conditions, difficile pour nos trois jeunes de s'en sortir.

Heureusement, si l'on peut dire, alors que les choses paraissent désespérées, nos adolescents voient arriver les secours, à savoir l'armée. Sauf qu'elle commet une bévue en tuant l'un des jeunes et décide alors de tuer quasiment tout le monde, en faisant croire à des terroristes. Les séquences de meurtres des jeunes qui avaient choisi de se rendre sont proprement révoltantes et constituent des scènes marquantes. Si l'Etat ne peut plus venir au secours des innocents, on se demande bien comment ceux-ci peuvent s'en sortir.

Dans ce film, Kevin Smith n'y va pas par quatre chemins et il livre un film radical.

Au niveau de la distribution, John Goodman, comme toujours excellent, campe un sacré salopard, ce qui rend d'autant plus intéressant son personnage. Les autres acteurs du film sont eux aussi tous très bons dans leurs rôles respectifs, et notamment Michael Parks qui incarne le terrifiant Abin Cooper.

Finalement, Kevin Smith renvoie tout le monde – la politique, la religion et les forces de l'ordre – dos à dos et nous rappelle que l'Amérique post- 11 septembre est loin d'avoir pansé ses plaies. Voilà sans conteste un film fort qui mérite largement d'être vu.

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18.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200



Synopsis :


Ayant mis au point un puissant anesthésique, le Dr Hichcock l’utilise sur son épouse, Margherita, pour assouvir sa déviance sexuelle : la nécrophilie. Un jour, une surdose accidentelle entraine la mort de la jeune femme. Le Dr Hichcock quitte alors sa résidence à Londres. Il y revient quelques années plus tard, en compagnie de sa nouvelle épouse, Cynthia. Mais, dès la première nuit, la belle subit une apparition fantomatique et menaçante, drapée dans son suaire blanc…



Mon avis :


Formant en quelque sorte un diptyque avec "Le Spectre du professeur Hichcock" (même si ce dernier n’est pas vraiment une suite !) réalisé l'année suivante par le même metteur en scène et avec la même actrice principale, "L'effroyable secret du docteur Hichcock" est un très beau film gothique signé par Riccardo Freda ("Caltiki, le monstre immortel", "Les Vampires", "Coplan FX 18 casse tout"), qui fait preuve ici d'une grande audace en traitant d'un sujet peu abordé et tabou, la nécrophilie.



Le film ne manque pas de qualités et de charme, grâce à une réalisation très soignée, de très beaux décors et à la présence hypnotique de Barbara Steele ("Le masque du démon", "8½", "Danse macabre", "La Sorcière sanglante"). Le réalisateur italien nous offre ici un film dans la lignée des films de la Hammer et rend hommage de toutes évidences au maître du suspens en donnant son nom au personnage principal du film (avec une légère variante, puisqu'il manque le T!). Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le cinéaste ait pris le pseudonyme de Robert Hampton et que le casting soit composé soit d'acteurs anglais, soit d'acteurs ayant pris un pseudonyme anglo-saxon, car le film a été vendu à l'époque comme s'il s'agissait d'une œuvre de la célèbre firme anglaise.



L'imitation est d'ailleurs fort réussie et n'a vraiment pas à rougir face à son modèle. Au contraire, il se permet d'aborder un sujet toujours tabou de nos jours et donc assez culotté pour l'époque, en faisant de son personnage principal un nécrophile. Le professeur Bernard Hichcock va s'avérer être un personnage complexe et fascinant, parfaitement interprété par Robert Flemyng ("Drôle de frimousse", "Le vampire a soif"), qui arrivera malgré une certaine froideur à être parfois assez touchant. D'ailleurs le personnage le plus inquiétant sera celui de la gouvernante, jouée par Harriet Medin ("Les trois visages de la peur", "Le corps et le fouet", "6 Femmes pour l'assassin").



Barbara Steele est comme toujours, fascinante, avec cette beauté si particulière et ces grands yeux hypnotisant. Le sujet de la nécrophilie sera abordé avec sensibilité et sans jamais être montré réellement, mais il n'y a aucune ambiguïté quant à l'interprétation des faits. La seule nuance au départ, c'est que le professeur utilise un anesthésiant qu'il a inventé, qui ralentit le rythme cardiaque, afin de pouvoir soigner certains de ses patients.



Cet anesthésiant, il l’utilisera également régulièrement sur sa femme, afin qu'elle semble morte aux moments de lui faire l'amour, assouvissant ainsi ses pulsions inavouées, jusqu'au jour où il dosera mal son injection et où elle succombera... Revenant douze ans plus tard dans sa demeure avec une nouvelle épouse, le docteur et sa nouvelle compagne devront faire face au spectre de la première épouse décédée et au retour des pulsions nécrophiles du docteur!



Riccardo Freda nous offre un film d'une réelle beauté, avec quelques plans marquants et particulièrement inspirés, magnifiés par des décors somptueux et très gothiques, mettant en valeur le scénario signé Ernesto Gastaldi ("Le corps et le fouet", "La queue du scorpion", "Mon nom est personne") à qui on doit tant de chefs d’œuvre. Étonnamment, malgré son sujet brûlant, le film va s'avérer par contre relativement sage au niveau de l'horreur, occasionnant quelques petits frissons souvent vite désamorcés, n'empêchant toutefois pas au film de rester un petit classique de l'horreur gothique apprécié des amateurs. Enfin, il est à noter que c’est Mireille Darc qui double Barbara Steele sur la version française.



"L'effroyable secret du docteur Hichcock" est un très beau film, magnifiquement interprété, audacieux et qui fait naturellement parti des indispensables pour tout amateur de films d’horreur gothique.



L'éditeur Artus films nous offre comme toujours une édition intéressante, avec en bonus, une présentation du film par Gérard Lenne, un diaporama d'affiches et de photos du film et des bandes annonces de la collection Gothique, dont celle du film. Le film est présenté en couleur, au format original 1.85, 16/9ème, avec des pistes française et italienne en mono et des sous-titres français amovibles. Le DVD de "L'effroyable secret du docteur Hichcock" est sorti dans le commerce le 5 juin.



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17.06.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Lorna the exorcist

Comptant parmi les réussites formelles de son auteur Jess Franco, ce Lorna the exorcist (également connu sous le titre de Caresses de chattes et Les possédées du diable) va se servir du mythe de Faust d'une manière bien particulière laissant le réalisateur s'en donner à coeur-joie au sein de son univers si spécifique, peuplé d'un érotisme osé mais aussi de séquences et d'idées aussi folles et graphiques qu’inoubliables.

Le script va laisser un riche bourgeois devoir faire face à celle à qui il a promis de donner sa fille lors des dix-huit ans de celle-ci, pour un pacte satanique érotique.

Lorna the exorcist

Le métrage va tout de suite mettre son spectateur dans l’ambiance en avançant une longe séquence saphique au cours de laquelle une femme se trémoussant sur un lit sera bientôt rejoint par une seconde pour un ébat largement mis en avant et laissant déjà Jess Franco dévoiler l'anatomie la plus intime de sa muse Lina Romay.

Lorna the exorcist

L’intrigue pourra alors réellement commencer pour nous présenter cette mère, Marianne, accompagnée de sa fille Linda, qui seront ravir de voir le mari de Marianne, Patrick, revenir d'un voyage d'affaires juste à temps pour pouvoir aller fêter les dix-huit ans de Linda dans leur maison de Saint-Tropez. Mais le bonheur apparent de cette famille de bourgeois sera perturbé par un appel téléphonique d'une femme, Lorna, qui va intimer à Patrick d'oublier ses projets pour se rendre en Camargue, lieu de leur première rencontre. La déception passée de Linda, le trio va donc se rendre en Camargue, dans l'hôtel prévu par cette Lorna, et dès lors, des événements étranges vont succéder aux apparitions de cette Lorna qui a venir réclamer son dû, à savoir la jeune Linda le jour de ses dix-huit ans.

Lorna the exorcist

Bien entendu, Jess Franco va habiller le film de son style si particulier pour imposer quelques séquences érotiques très explicites lorsqu'il s'agira de zoomer sur les sexes féminins avec flous artistiques parfois en prime, pour des scènes parfois plutôt gratuites (la visite le Lorna à Linda dans la baignoire, par exemple), mais servant également largement l'intrigue comme lors de ce long flash-back revenant su la première rencontre entre Patrick et Linda, qui nous vaudra aussi un détour assez long dans un casino. Car le réalisateur se montrera quand même contemplatif par moments, dévisageant longuement cette boîte de nuit ou encore ce casino visité à deux reprises, mais cela ne viendra pas franchement gâcher l'atmosphère mystique et envoûtante qui va se dégager de l'ensemble, avec en prime quelques instants de folie pure défrayant l'imagination.

Lorna the exorcist

En effet, Jess Franco va nous livrer, en plus des séquences érotiques "classiques" pour qui connaît un tant soit peu l’univers du réalisateur, quelques passages déments (la défloraison de Linda par de godemiché très "esthétique" notamment) ou complètement tordus (les crabes) appelés à rester dans les mémoires tout comme la prestation définitivement hallucinée de Lina Romay lors du dernier acte ou encore celle d'une Pamela Stanford royale dans le rôle de Lorna.

Lorna the exorcist

Mais outre ces deux pièces maîtresses au niveau de l’interprétation, on retrouvera également avec plaisir Howard Vernon pour de brèves mais significatives apparitions, tout comme Jess Franco lui-même qui se réservera une fois de plus le rôle d'un médecin dans une sous-intrigue prétexte à quelques plans osés mais qui n'apportera que peu à l'intrigue principale. On aura aussi la chance de revoir Guy Delome pour l'un de ses plus importants rôles ou encore Jacqueline Laurent (vue notamment dans le "nazixploitaion" Nathalie rescapée de l'enfer et Raymond Hardy, autre fidèle compagnon de route de Jess Franco.

Lorna the exorcist

La mise en scène du réalisateur restera donc fidèle à l’atmosphère dans laquelle va baigner ses œuvres de cette période, mais on sentira une réelle implication de l'auteur,et ce malgré quelques plans touristiques superflus mais habituels, tandis que les cadrages seront parfois magiques et surprenants, confinant ainsi de fait l'ambiance surréaliste qui va flirter avec l'ensemble du film !

Lorna the exorcist

L'amateur d'érotisme sera aussi largement comblé avec des séquences saphiques très visuelle et allant au fond des choses en n'hésitant pas un seul instant à s'attarder sur les croupes offerts ou sur des sexes féminins filmés en gros plans, délaissant ainsi presque les ébats hétérosexuels pour se concentrer sur la beauté plastique des actrice et notamment d'une Lina Romay jeune et filmée sous toutes les coutures, sans que cela ne l'empêche pour autant de mettre en avant ses talents d'actrices ici magnifiés lors du final énorme et très visuel grâce à elle.

Lorna the exorcist

Donc, ce Lorna the exorcist sera une œuvre à découvrir absolument pour tous les fans de Jess Franco (et les autres aussi d’ailleurs) , surtout que la récente édition DVD de Mondo Macabro est exemplaire au niveau de la restauration d'un film un temps caviardé d'inserts hardcore (ici heureusement absents) et proposé dans sa version la plus proche de celle voulue par le réalisateur, pour l'une des pièces maîtresse de son œuvre enfin visible dans de bonnes conditions !

Lorna the exorcist

Et justement le DVD de zone 0 édité par Mondo Macabro avancera une image sans défaut, tandis que la bande-son sera appréciable, avec une partition musicale typique, le métrage tant ici proposé dans sa version française avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, on pourra suivre deux interviews intéressantes, celle de Gérard Kikoine et de Stephen Thrower (spécialiste américain du cinéma d'exploitation et auteur notamment du remarquable pavé littéraire Nightmare USA), des scènes coupées ou rallongées ainsi que l'habituel melting-pot de bandes-annonces de l'éditeur, toujours aussi charmant.

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16.06.12

05:30:00, Catégories: Top 10  

Durant le mois de mai 2012, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 films d'horreur préférés.

Un grand merci à Flo001fg qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.

Et un grand merci aux 26 participants qui se sont prêtés au jeu, à savoir asiafan, shambleau, kenshiro, zardi, Ivenpast, nicofeel, ghostwolf, Evilfred, Johnny-Fan, Langeikki, Bridoli, Locktal, reno11, TheForsaken, Noyrac, dale cooper, kakashi3561, windbug, Wood, rititi, yannickv, Minimyr, surfeur 51, Barbe-noire, Nicore et évidemment flo001fg.

Alors, sans plus attendre voici les résultats :
1) Alien de Ridley Scott ;
2) The thing de John Carpenter ;
3) Halloween de John Carpenter ;
4) Shining de Stanley Kubrick ;
5) The descent de Neil Marshall ;
6) La nuit des morts-vivants de George A. Romero ;
6) L'exorciste de William Friedkin ;
8) Suspiria de Dario Argento ;
9) Les dents de la mer de Steven Spielberg ;
10) Evil dead de Sam Raimi ;
11) Carrie de Brian de Palma ;
12) Ring d'Hideo Nakata ;
13) Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ;
14) L'au-delà de Lucio Fulci ;
15) La mouche de David Cronenberg ;
16) Martyrs de Pascal Laugier ;
17) Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau ;
18) Dracula de Francis Ford Coppola ;
19) Zombie de George A. Romero ;
20) Les griffes de la nuit de Wes Craven.

Ce classement amène à quelques petits commentaires.

Tout d'abord, on notera que, comme prévu pour un top aussi spécifique, ce sont les classiques du genre qui sont cités. Il n'y a pas franchement de grosses surprises.
On pourra tout au plus être surpris de la présence du seul film français de cette liste, qui est Martyrs de Pascal Laugier. Cela étant, ce film a tout autant des fans que des détracteurs. Ce n'est pas un film qui laisse indifférent, loin s'en faut. Donc comme on classe le top des « films préférés », sa présence n'est pas si étonnante que cela. On peut supposer que si l'on faisait un « flop » des films d'horreur les plus détestés, on trouverait également ce film cité.

Quoi qu'il en soit, ce top des films d'horreur contient des fleurons du genre, avec un trio en tête qui a de la « gueule » : Alien de Ridley Scott qui est entouré de deux films de « Big John », les cultissimes The thing et Halloween. Le poids des années ne semble jouer nullement en la défaveur de ces films.

Par ailleurs, on constatera que John Carpenter est le cinéaste le plus cité dans ce top 20, avec ces deux films, ex aequo, avec le non moins célèbre Romero qui parvient à classer La nuit des morts-vivants et Zombie.

Mis à part ces deux cinéastes, le classement est très hétérogène au niveau des réalisateurs cités.

Côté pays, les Etats-Unis sont comme souvent en tête de liste avec ici pas moins de 13 films ! Suivent très largement derrière le Royaume-Uni avec 2 films (Shining et The descent) et l'Italie, également avec 2 films (Suspiria et L'au-delà).

Si l'on s'intéresse aux époques, on voit aisément que les amateurs de films d'horreur considèrent depuis un certain temps que les œuvres nouvelles n'apportent rien de fameux. Car mis à part The descent (2005) qui obtient une très correcte 5ème place, seul le film Martyrs (2008) évoqué précédemment se classe en 16ème position. On a donc seulement 2 films qui dépassent les années 2000. Les Saw et autres « torture porn » ou encore les remake des remake des remake ont beau marcher d'un point de vue commercial, l'amateur de films d'horreur n'est manifestement pas dupe.

Pour terminer, quelques mots sur ce top par rapport au même top en matière de films d'horreur qui avait été fait sur dvdpascher en 2007 : on constate que bizarrement certains films ont chuté au niveau du classement. Ainsi, en 2007, le trio de tête était tenu par Massacre à la tronçonneuse (ici seulement 13ème), Zombie (ici seulement 19ème) et Shining (qui pour sa part est quasi stable puisqu'il est ici 4ème). Je n'ai pas d'explications à ces « chutes « . Pas plus que le fait qu'Halloween se classe 3ème ici alors qu'il ne faisait même pas partie du top 20 en 2007.

Le cas d'Alien qui est ici classé premier est un peu à part, car en 2007, on avait considéré qu'Alien était plutôt un film de science-fiction et qu'il n'avait donc pas sa place dans un top films d'horreur.
Pour ce top 20, on a été « plus large d'esprit ».

Voilà. Je vous remercie de m'avoir lu jusque-là et vous invite à regarder à nouveau les 20 films cités, car on tient là des perles du genre !

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15.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ce film raconte les déboires et les problèmes familiaux d'une fille Lysa, la trentaine fatiguée, droguée, de son ami d’enfance Jack, un dealer et de Chris, un être cher à Lysa, policier dans le Marseille du début des années 2000, où beaucoup de personnes se droguent encore, à l’abri des regards dans les vieux quartiers de Marseille. Il est inspiré d’une histoire vraie, d’un récit biographique d'une amie d’enfance au scénariste et d’un sujet malheureusement devenu intemporel.

Mon avis :

Emylia continue de soutenir le cinéma indépendant en sortant régulièrement les premières œuvres de jeunes talents. Ici, il s'agit de "Une épine d'amour", le premier long-métrage de Ludovic Bornes, un film sur la drogue, très réaliste, s'inspirant d'un fait réel arrivé à une amie d'enfance de Jean-Claude Schembri, scénariste, producteur et acteur du film.

Après un générique reprenant des images extraites de leur court métrage, "Addict", les auteurs de "Une épine d'amour" vont tout de suite axer leur film sur le côté réaliste et sordide de la drogue, montrant une jeune femme prête à tout pour obtenir sa dose. Jenny Antoine, dans le rôle de Lysa Deschamps est très convaincante, mais on pourra tout de même reprocher au metteur en scène de ne pas nous avoir présenter un peu plus ce personnage clé du film afin qu'on s'y attache un peu plus, car vu la courte durée du film (63 minutes) il y avait certainement la possibilité de nous faire éprouver un peu plus d'empathie envers cette jeune femme, en lui consacrant un tantinet plus de temps à l'écran.

En revanche, certains passages comme la prise de drogue auraient pu être un peu raccourcis. Les acteurs, pour la plus part inconnus, jouent de façon très correcte pour ce type de production, même si on notera que le jeu de certains acteurs secondaires sera quelque peu limité comme par exemple celui de la jeune barman au début du film. Le casting comporte par contre deux guest stars, Ambroise Michel ("Plus belle la vie", "Le G.R.E.C.") bien connu pour son rôle de Rudy Torres dans l'interminable série télévisée de France 3, qui s'avère plutôt surprenant ici et Daniel Beretta ("Aphrodite", "La Poursuite implacable", "Un été sauvage"), célèbre voix officielle française de Arnold Schwarzenegger depuis 1987, entre autres...

Le manque de budget, mais surtout le manque d'aide se ressent naturellement par moments, comme par exemple lors du transfert de Lysa vers l'hôpital où l'on peut se demander pourquoi cela n'est pas fait par les pompiers ou le SAMU... Le scénario est assez classique, mais comme il s'inspire d'un fait réel, on ne peut pas lui reprocher de ne pas d'être rester fidèle à la réalité (même si l'histoire est certainement romancé).

Le film bénéficie d'une photographie assez réussie, mettant en valeur un Marseille by night, que l'on reconnaît très rapidement et d'une mise en scène soignée avec quelques plans bien marquants. Il est à noter que la totalité des bénéfices de la production et des ayants droits seront reversés à l'association Béthel, qui lutte contre la toxicomanie. Belle initiative donc, qu'il est important de soutenir!

Malgré les défauts inhérents à ce type de production, "Une épine d'amour" est un petit film indépendant tout à fait recommandable, marqué notamment par la belle prestation de la jeune Jenny Antoine, que l'on aurait aimé découvrir un peu plus à l'écran...

"Une épine d’amour" est sorti dans le commerce le 5 juin chez Emylia en combi DVD + Copie digitale, au format 2.35, 16/9ème avec des pistes françaises 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale H.264 illimitée (comme toujours chez l'éditeur). Cette édition offre en bonus la bande annonce du film et le court métrage "Addict" signé par les mêmes auteurs.

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14.06.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Pendant le festival Hallucinations, son directeur, Cyril Despontin, a eu la gentillesse de m'accorder une interview avec sa bonne humeur habituelle.

Salut Cyril. Comment t'es venue l'idée l'organiser ce festival ?

Je suis moi-même spectateur de festivals dans différents villes (Neuchâtel, Paris, Sitges, Lausanne), qui permettent de regarder des films un peu bizarres, qui sortent de l'ordinaire. Je me suis dit que c'était dommage car sur Lyon il n'y avait pas une telle manifestation. Il y avait bien un festival de films asiatiques mais c'était assez épisodique, avec peu de films de genre.

Avec une bande de potes lyonnais, qui partageaient la passion du cinéma, j'ai lancé l'idée d'un festival et on a essayé de formaliser ce projet de manière concrète.

Bien sûr, il a d'abord fallu trouver un lieu. On a fait une demande auprès du cinéma Le Comoedia fin 2006. Ce dernier, qui venait juste d'ouvrir, a d'abord souhaité faire une année de test pour voir comment il allait fonctionner. On a fait le premier festival en 2008.

Depuis cette date, tous mes amis passionné de cinéma ont donné de leur temps et de leurs compétences. Et on a tous gagné en connaissance et en professionnalisme au fur et à mesure des années. C'était déjà très pro la première année : films en 35 mm, volonté de passer les films dans les meilleures conditions possibles, des invités un peu pointus avec par exemple la clôture du festival avec Jean Rollin.

Comme cela nous a plutôt réussi, on a continué sur cette voie là.

Alors, tu es le directeur du festival mais il y a bien entendu d'autres personnes qui travaillent à tes côtés pour organiser Hallucinations collectives ?

On est un peu moins d'une dizaine, sachant que c'est un travail qui est énorme pour chaque personne. C'est en se répartissant les tâches selon les compétences et les affinités de chacun que l'on y est arrivé.

Pour organiser le festival, on est réparti en différents pôles. Il y a un pôle de communication constitué de deux personnes : Anne-Laure de Boissieu et Fabien Thévenot. Ils gèrent en amont toutes les remontées d'informations auprès des journalistes, centralisent les demandes d'accréditations, essaient de trouver des axes publicitaires. C'est vraiment toute la partie communication.

A côté de cela il y a une partie technique où il s'agit de récupérer les films, les faire sous-titrer, les projeter. Ce sont Norman Clouzeau et François Henry qui s'en occupent.

Ensuite il y a la direction artistique qui est assurée par Pierre-Yves Landron. Il crée l'affiche du festival et tous ses dérivés avec le catalogue.

Il y a aussi la gestion des invités : contacter les invités quand on les a choisis c'est-à-dire voir avec eux pour leurs horaires de train, réserver leur hôtel, s'occuper de les chercher à la gare. C'est Nicolas Felgerolles qui est donc « l'homme-invités ».

Puis il y a Florence Grand qui s'occupe du recrutement des bénévoles car on a besoin de plein de petites mains pour faire différentes tâches. Ce sont des gens qui nous aident énormément le temps du festival.

Il y a aussi Laurent Lopéré qui est chargé de la recherche des copies pour tout ce qui rétrospective. Il va pister les droits, pister les matériels, pour que les films les plus rares que l'on recherche puissent être dans la salle de cinéma.

Le cinéma Le Comoedia nous aide également pour la partie finale : contacter les gens pour que les copies arrivent. C'est le projectionniste du Comoedia qui s'en occupe. L'équipe du Comoedia nous aide aussi sur divers aspects relatifs à l'organisation du festival.

Le festival se déroule effectivement au cinéma Le Comoedia. Peux-tu nous en dire plus sur les liens qu'il y a entre Zonebis, l'association à l'origine du festival, et les membres du Comoedia ?

Le Comoedia est co-producteur du festival parce qu'il y met de l'argent. Il pourrait être considéré comme notre plus gros sponsor. Mais cela n'est pas un sponsor.

Les membres du Comoedia nous mettent à disposition leurs infrastructures, leur personnel, du temps, du matériel. Ils soutiennent le festival ardemment, ils l'aiment. Comme le festival marche, cela leur donne raison. Ils apprécient par ailleurs notre côté pro.

J'ai pu constater qu'il y a Christophe Lemaire, de la revue Mad Movies, qui est régulièrement présent sur le festival et que cette année Fausto Fasulo, le rédacteur en chef, fait partie du jury du festival. Quels sont tes liens avec les rédacteurs de Mad Movies ?

Il se trouve que depuis un an je suis aussi directeur d'un autre festival sur Paris, le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival, dont la première édition a eu lieu du 23 au 27 novembre 2011). Autant Hallucinations collectives est co-organisé par Zonebis et Le Comoedia, autant pour le PIFFF ce sont certains membres de Mad Movies et moi-même qui avons pris sur notre temps personnel pour créer un festival sur Paris.

Du coup, je connais toutes ces personnes très bien et quand j'ai proposé à Fausto Fasulo de faire partie du jury, il m'a répondu oui immédiatement. C'est la même chose concernant la venue de Christophe (Lemaire).

Comme d'habitude, Hallucinations collectives bénéficie d'une sélection très éclectique. Peux-tu nous parler de cette sélection ?

La compétition officielle propose huit longs métrages et huit court métrages. A côté de cela, on a des avant-premières qui ne sont pas en compétition comme le film The oregonian,The incident ou le film Detention qui fait la clôture du festival.

On a aussi des rétrospectives dédiées à Philip K. Dick ; à Richard Stanley avec 3 de ses films, à la Belgique interdite, et enfin le cabinet des curiosités où l'on ne recherche pas une cohérence thématique mais seulement à montrer des films que l'on apprécie.

On a aussi un film pour enfants avec cette année Strings : le fil de la vie.

En plus de tout cela il y a des expos, des invités et plein de petits modules autour du festival (concert, tables rondes, etc.).

Quels sont les projets de Zonebis à moyen terme ?

On a lancé en début des séances hallucinées, qui sont des sortes de petits frères du festival, à hauteur d'une séance par mois. On a ainsi projeté From beyond, Bullhead et Bellflower. Ce sont soit des avant-premières soit des rétrospectives. Cela permet de garder le lien avec le festival.

Et puis il y aura bien un festival l'année prochaine, à moins que les Maya aient raison !

Quels sont tes films préférés ?

Comme on est une équipe, cela n'a pas de sens que je réponde à cette question. Je vais te donner une réponse qui aurait pu être donnée collégialement part tout le monde. Mes goûts cinématographiques et ceux des membres de Zonebis sont le reflet de ce que tu vois dans le festival.

Sinon, Schizophrenia fait partie des trois films que je vénère le plus sur Terre. Très récemment, Possession de Zulawski que j'ai vu au cinéma à Gérardmer m'a beaucoup marqué. Et puis il y a enfin le film coréen Save the green planet qui pour moi est un chef d'oeuvre ultime, même si tout le monde ne partage pas mon point de vue !

En tant que réalisateur, ma préférence va à Paul Verhoeven chez qui tout est bien.

Merci Cyril pour cette interview !

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13.06.12

05:00:00, Catégories: Dossier  

Petit retour d'expérience sur l'excellent festival Hallucinations collectives, qui a lieu chaque année à Lyon :

Pour Pâques, quand on est petit, on part dans le jardin chercher les œufs.

Pour Pâques, quand on devient grand, il faut aller à Lyon. Pourquoi ? Car c'est durant cette période que se déroule l'excellent festival de cinéma Hallucinations collectives.

Hallucinations collectives est un festival organisé chaque année au cinéma Le Comoedia par une association de passionnés, Zonebis.

Pour reprendre les termes de la présentation de cette deuxième édition sur son site Internet, Hallucinations collectives cherche à faire découvrir aux spectateurs des « films oubliés », des « nouveautés frapadingues » et le tout avec des « invités iconoclastes ».

Pour ma part, j'ai pris plaisir pendant le week-end pascal à assister à la bagatelle de onze films (sur un total de vingt trois longs-métrages projetés), constitués d'avant-premières ou de films rares. Tous ont fait l'objet de présentations qui augmentaient l'envie de regarder ces films.

Le plaisir de participer à Hallucinations collectives a été décuplé par le fait de pouvoir discuter aussi bien avec les membres de Zonebis qu'avec des spectateurs ravis par le programme du festival.

Il est toujours appréciable de pouvoir discuter de cinéma avec des gens qui apprécient toutes sortes de films

Un rapide bilan s'impose. A cet effet, il convient de noter la grande qualité globale de ce festival.

Au niveau des avant-premières, j'ai eu l'occasion de découvrir le très intéressant film Red state de Kevin Smith qui tire à boulets rouges sur les travers de la société américaine. Ce film était personnellement mon favori pour remporter le prix du meilleur long-métrage.

J'aurais également mis quelques pièces sur la comédie frapa-dingue Detention (une sacrée exclusivité!) de Joseph Kahn qui n'est pas piquée des hannetons et se révèle sans conteste le film le plus « hallucinant » de la sélection.

Au rang des satisfactions, on compte aussi deux films post-apocalyptiques : le très maîtrisé Hell du jeune suisse allemand Tim Fehlbaum et le très sombre The divide de Xavier Gens.

The theatre bizarre n'est pas mal non plus, même si les sketchs de ce film qui rend hommage au grand-guignol sont de niveau très variables.

En fait, le seul film qui m'a déçu est le polar atypique Kill list qui souffre d'un défaut de rythme et d'une fin incongrue. Ce film n'a manifestement pas déplu à tout le monde puisque le jury d'Hallucinations collectives lui a délivré le prix du meilleur long-métrage.

Du côté des films remis au goût du jour l'espace d'une séance, Hardware et Dust devil de Richard Stanley ont représenté de véritables expériences. Ces films ont été d'autant plus plaisants à voir que chaque film a été précédé d'une présentation par Richard Stanley, invité d'honneur du festival. Ce dernier s'est d'ailleurs montré très disponible sur le festival, étant toujours prêt à répondre très gentiment aux questions des spectateurs.

Dans le style des curiosités qui marquent durablement la rétine, Schizophrenia obtient sans nul doute la palme. Ce film qui se focalise sur le quotidien d'un serial-killer est très malaisant par son aspect documentaire très réaliste.

Le film Les lèvres rouges, qui s'inscrivait dans la rétrospective La Belgique interdite, propose pour sa part une œuvre fantastique très étrange, qui se démarque des films de vampires des années 70.

De manière plus conventionnelle, j'ai revu sur grand écran l'excellent Total recall de Paul Verhoeven, qui faisait partie de la rétrospective dédiée à Philip K. Dick. Le film n'a décidément pas vieilli d'un iota et est toujours un pur chef d'oeuvre de la science fiction !

Comme l'année précédente, les longs-métrages en compétition ont été précédés de courts tout à fait plaisants à regarder. On pourra notamment signaler le déjanté A function, qui est caractéristique du style gore et décomplexé de la Corée du Sud. Sa jeune réalisatrice a bien mérité le prix du meilleur court-métrage. Signalons aussi la grande maîtrise formelle du court nommé Hope de Pedro Pires (Canada) qui avait remporté le grand prix au PIFFF.

En somme, le cru 2012 du festival Hallucinations collectives a été très bon.

On attend désormais qu'une chose : revenir sur ce festival qui aura lieu pour sa prochaine édition du 28 mars au 1er avril 2013, au cinéma Le Comoedia à Lyon.

Vous savez donc quelles dates sont à bloquer sur votre agenda l'année prochaine !

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12.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

The true story of the nuns of Monza

Réalisé par Bruno Mattei, ce The true story of the uns of Monza, connu chez nous sous le titre de Les novices libertines, très librement inspiré de l'histoire de la "nonne de Monza", va surtout rechercher un érotisme déviant très présent au sein d'une intrigue classique de "nunsploitation" mais suffisamment folle et parfois même bien croustillante dans ses débordements graphiques propres au réalisateur.

Le script a suivre l'arrivée dans un couvent de la fille d'un riche dignitaire italien et à sa mort, elle va profiter de la déchéance physique de la Mère Supérieure pour prendre possession du couvent,tout en entretenant une liaison avec un homme ce qui ne dépareillera pas dans ce couvent sujet à toutes les pulsions lubrique.

The true story of the nuns of Monza

D'entrée le métrage va annoncer la couleur en suivant en parallèle l'intronisation de Sœur Virginia dans un couvent et deux couples savourant la saillie de deux chevaux pour des plans repiqués clairement à La bête de Walerian Borowczyk. Les couples vont ensuite rentrer dans l'église, ivres, ce qui n'empêchera pas l'un des hommes, Giampaolo Osio, de remarquer la beauté de Sœur Virginia.

The true story of the nuns of Monza

Elle-même sera troublée puisque peu après elle fera un rêve d’abord délirant avec ces nonnes grimaçantes, tirant la langue et lui tournant autour avant qu'elle ne voit son double dans des positons explicites avec ce Osio, lui-même bientôt transformé en Christ qui descendra de sa croix pour rejoindre Virginia. Ce rêve va troubler Sœur Virginia à son réveil au point de vouloir se faire fouetter par une autre nonne pour faire pénitence, donnant au réalisateur l'occasion d'une autre scène graphique et gentiment barrée, avec cette religieuse qui prendra bien du plaisir à se servir du fouet jusqu'à ne plus pouvoir s'arrêter sans l'intervention d'une troisième femme.

The true story of the nuns of Monza

Nous ferons également la connaissance du père Arrigone, un ami d'Osio lui aussi bien dévoyé puisqu'il sera l'amant d'une autre Sœur et n'hésitera pas à participer à des orgies organisées par Osio déguisé en diable, comme nous pourrons le voir lors d'un passage souriant et déviant, mais le "pire" restant à venir puisque ce prêtre, en rentrant de cette orgie, sera obligé, encore déguisé, de confesser Sœur Virginia pour ne pas pouvoir résister longtemps à ses pulsion et tenter de la violer.

The true story of the nuns of Monza

Centrée autour du personnage de Sœur Virginia, l'intrigue va la laisser devenir Mère Supérieure du couvent à la mort de son père puisqu'elle héritera de son pouvoir et prendra un malin plaisir à évincer la Mère Supérieur en place qui l'avait dès le début de métrage frappée avec une rose offerte par Osio. Et justement ce Osio, toujours irrésistiblement attiré par Sœur Virginia va monter un complot avec l'aide précieuse d'Arrigon pour réussir à la rencontrer dans un lieu discret du couvent et ainsi pouvoir abuser d'elle, la déflorant au passage.

The true story of the nuns of Monza

Bruno Mattei va s'amuser avec tous les passages obligés de la "nunsploitation", le plus souvent érotiques, bien entendu, pour laisser ses nones saphiques s'adonner aux plaisirs de la chair, tandis que Sœur Virginia tombera amoureuse d'Osio qui la mettra enceinte, contraignant la jeune femme à se cacher des autres Sœurs, ce qui laissera tout le loisir à Osio de séduire une autre novice, une campagnarde roublarde qui deviendra vite gênante. Et bien entendu, le final rétablira l'ordre au sein du couvent avec l'intervention d'un prêtre de l'Inquisition, mais bizarrement Bruno Mattei ne cédera pas à la tentation de quelques scènes de tortures pourtant attendues pour se contenter de nous livrer le jugement final moralisateur en diable envers les pécheresses du couvent.

The true story of the nuns of Monza

Le métrage mettra en avant quasiment que des personnages déviants et pervers, ce Osio manipulateur et grand amateur de demoiselles en tête, mais même les membres de l’Église présents ici ne penseront presque tous qu'au sexe, entre ce prêtre lubrique et ces nonnes dévoyées, et même Sœur Virginia, pourtant au départ prude, se complaira dans la débauche une fois qu'elle aura goûté, forcée aux plaisirs de la chair.

The true story of the nuns of Monza

L’érotisme sera donc omniprésent, tout en n'allant jamais trop loin pour certes régulièrement avancer un nudité féminine plaisante et des accouplements répétés, mais ce sera fait avec une légèreté évidente et si Bruno Mattei osera parfois la nudité intégrale, se sera sans jamais forcer le ton. Mais par contre le réalisateur organisera toute une série de séquences bien folles dont il a le secret, entre cette orgie et son prêtre grimé en diable, ce rêve délirant puis lubrique ou encore en versant sporadiquement dans l'horreur, comme avec ce cadavre rongé par des rats, et ce même si le métrage se montrera discret au niveau d'un sadisme pourtant cher à la « nunsploitation ».

The true story of the nuns of Monza

L'interprétation sera ici assez commune malgré le charme de Zora Kerova pour jouer Sœur Virginia ou encore les interventions d'un Franco Garofalo bien déviant dans le rôle du prêtre Arrigon. La mise en scène de Bruno Mattei restera classique malgré quelque plans d'une beauté formelle évidente, mais tout en ayant du mal parfois à masquer un manque de budget flagrant (l'utilisation des ombres chinoises lors d'un passage pourtant important du métrage).

The true story of the nuns of Monza

Donc, ce The true story of the nuns of Monza sera un "nunsploitation" assez plaisant à suivre, chargé en érotisme, parfois gentiment déviant et évidemment blasphématoire, mais tout en demeurant léger et souriant !

The true story of the nuns of Monza

Le DVD de zone 1 édité par Exploitation digital avancera une image nette, tandis que la bande-son sera appréciable, avec une partition musicale adaptée et enjouée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale italienne, avec des sous-titres optionnels en anglais. Au niveau des bonus, il faudra se contenter d'une assez conséquente galerie de photos et de la bande-annonce du film, suivie par celles d'autres titres de l'éditeur.

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11.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cela fait plus d'un an que l’Épidémie s'est déclarée. Notre société s'est effondrée et le monde a sombré dans le chaos, transformant les humains en cadavres zombiesques. Elvis et Twitter les deux derniers êtres vivants décident d'unir leurs forces pour fuir les États-Unis vers une île lointaine des Caraïbes. Sur cette île, ils trouvent une nouvelle communauté qui résiste tant bien que mal à une armée de zombies, ils vont devoir se plier à leurs règles et s'unir pour tenter de survivre.

Mon avis :

Après avoir réalisé 3 longs-métrages à petits budgets en compagnie de Eric Gosselin, le jeune cinéaste Adam Deyoe ("Psycho Sleepover", "Street Team Massacre", "Yeti: A Love Story ", "The Mental Dead") nous offre une honnête série B, mêlant film de zombies et survival, le tout influencé par la série "Lost".

Premier atout du film, son casting, plutôt attachant auquel il est assez simple de s'identifier, car les héros sont ici des monsieur et madame tout le monde. Scott Peat ("Framily", "Transformers") et Marissa Merrill ("The Symphony", "Photographic") forment un duo convaincant, qui pour échapper à une invasion de zombies, vont se rendre sur une île, qui va s'avérer finalement guère accueillante, tombant sur une communauté dirigée par Kurt Conrad, interprété par James C. Burns ("Transformers ", "Lake Dead"), un homme imposant une discipline quasi militaire à son groupe de survivants...

Si le scénario est au départ assez classique, celui-ci va tout de même quelque peu nous surprendre à partir de la moitié du film, nous déstabilisant même par rapport à ce que nous nous attendions à voir, avec une révélation bien dérangeante et une dernière partie du métrage plus accès sur le survival.

Le film bénéficie d'une photographie réussie, d'un bon rythme et d'une bande son adéquate, mais en revanche, le faible budget se ressent, non pas dans les trucages, ma fois assez convaincants avec notamment quelques scènes bien gores, mais plutôt dans la façon de filmer les scènes d'action au plus près des corps, occasionnant ainsi un manque de lisibilité dommageable.

Je suis convaincu d’ailleurs que si Adam Deyoe avait eu plus d'argent, il nous aurait offert un spectacle beaucoup plus jouissif avec des zombies plus marquants, car ici malgré leur présence, ils demeurent assez anecdotiques...

"Dead season" reste toutefois très recommandable et vous fera passer un agréable moment sans prétention...

"Dead season" est sorti dans le commerce le 5 juin chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes française et anglaise 5.1 Dolby digital et anglaise 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale H.264 illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + Copie digitale au format AVC 1080p/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High res. Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale. Côté bonus, les deux éditions comportent des scènes supprimées, un bêtisier, un making of et des bandes annonces de l'éditeur dont celle du film.

Dead season ( DVD + copie digitale)

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Dead season (Blu-ray + Copie digitale)

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10.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Succubus : the demon

Finlandais d'origine, ce Succubus : the demon  va longtemps lorgner du côté de la "ghost story" classique avant de se lâcher dans un dernière partie graphique, déviante et satanique,

Le script va laisser Henri, un homme bouleversé par la mort suicidaire de sa femme, se tourner vers les sciences occultes pour percer se mystère, sans savoir qu'il allait libérer des succubes,

Succubus : the demon

D'entrée le métrage va avancer la mort de Laura sur son lit d’hôpital, puis son enterrement, ce qui va laisser son mari, Henri en pleine détresse, celui-ci délaissant son travail de businessman pour rester calfeutré chez lui à regarder la vidéo de leur récent mariage ou encore à dormir, pour voir son sommeil peuplé de cauchemar. Cette présentation intimiste du personnage principal arrivera facilement à impliquer le spectateur qui bien entendu attendra les manifestations de la disparue. Et ces manifestations ne vont pas traîner pour survenir, de manière progressive, avec d'abord de bruits de pas dans l'appartement de Henri, puis en laissant le fantôme de Laura, en robe de mariée, s'infiltrer dans des rêves éveillés de Henri, pour quelques passages étonnamment réussis malgré leur simplicité à avancer ce spectre joliment graphique et éthéré.

Succubus : the demon

Conjointement à ces apparitions nous suivrons Henri qui va plus ou moins chercher à reprendre une vie "normale", en allant voir un psychiatre et en retrouvant bon an mal an son travail et ses collègues dont son ami Patrick, très proche par ailleurs de la défunte. Henri cherchera aussi à savoir le motif ayant poussé sa femme à ce suicide lent, celle-ci ayant ingurgité tous les soirs un produit à force mortel et pour ce faire, il va chercher à entrer en contact avec le fantôme de Laura, sans résultat, ce qui va le pousser à se tourner vers les nécromanciennes.

Succubus : the demon

Ce sera le tournant 'un métrage jusque-là très soft puisque la première diseuse de bonne aventure qu'il va aller trouver se révélera être une arnaqueuse et Henri, s'en rendant compte, va la frapper violemment pour un premier passage très légèrement graphique. Mais ce sera lors de sa encontre avec une tireuse de cartes que Henri va voir son destin basculer puisque celle-ci va lui confier un livre ancien susceptible de lui permettre d'entrer en relation avec Laura en effectuant un rituel satanique. Ce rite restera classique avec pentagramme et sacrifice graphique d'un animal dont Henri boira le sang mais permettra surtout au réalisateur de nous livrer une première vision infernale dantesque, lançant ainsi un dernier acte qui va trancher carrément avec la retenue jusque-là de mise.

Succubus : the demon

En effet, le métrage va alors devenir complètement fou pour avancer d'abord cette succube issue des enfers venant perturber Henri avant d'investir littéralement son monde pour une débauche de visions hallucinées, sexuelles avec cette orgie saphique largement exposées sans fard autour du cercueil de Laura, tandis que la défunte viendra hanter son mari avec également une connotation sexuelle pour bientôt être rejointe par cette succube avide.

Succubus : the demon

Mais cette dernière partie n'oubliera pas non plus de se montrer sanglante, Henri se tailladant méchamment un œil (pour un effet spécial bluffant) avant de s'en prendre à son corps en entier avec son rasoir et de nous fournir dans ce déluge débridé une conclusion nous donnant peut-être le fin mot de l'histoire, peut-être car tout cela ne pourrait être que les errances malsaines de l'esprit perturbé de ce Henri.

Succubus : the demon

Le réalisateur finlandais Sami Haavisto va réussir à surprendre de belle manière son spectateur avant cette rupture de ton quand même espérée (le film étant distribué par Redemption films, la firme de Nigel Wingrove habituée aux débordements érotico-sanglants) mais arrivant sur le tard et venant déstabiliser une œuvre jusque-là classique mais pour autant prenante avec ces questions posées et ces apparitions fantomatique réussies, pour se livrer lors de son final à une débauche satanique et irrévérencieuse des plus graphiques et même déviante, le réalisateur n'hésitant pas à s'attarder sur le côté visuel de son érotisme démoniaque ou de ses effets sanglants qui pour autant ne verseront pas dans l'outrance.

Succubus : the demon

L’interprétation est cohérente, mais sans réel charisme à l'écran, tandis que la mise en scène du réalisateur est convaincante, avec des effets appropriés et des efforts visibles pour donner de l'impact aux temps forts du métrage. Les effets spéciaux ont probants, aussi bien pour les visions de ce spectre que pour les plans sanglants impactants.

Succubus : the demon

Donc, ce Succubus : the demon sera une belle surprise grâce en partie à son dernier acte volontaire et franchement graphique venant s'immiscer dans un intrigue certes basique mais pour autant impliquante !

Succubus : the demon

Le DVD de zone 0 édité par Redemption films avancera une image claire et sans défaut notable, pour une bande-son appréciable avec une partition musicale rythmée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale finlandaise, avec des sous-titres anglais. Au niveau des bonus, outre quelques bandes-annonces et une conséquente galerie de photos, on pourra suivre un petit reportage sur les dessous des effets spéciaux du film ainsi qu'un making-of intéressant laissant notamment intervenir le réalisateur et son acteur principal, un petit documentaire sur la première du flm et un autre revenant sur le tournage de l'une des scènes fortes du film.

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09.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Babycall

Réalisateur : Pat Sletaune

Date de sortie au cinéma
: 2 mai 2012

Origine
 : Norvège

Durée du film
 : 1h36

Avec : Noomi Rapace (Anna), Kristoffer Joner (Helge), Vetle Qvenild Werring (Anders), etc.

Par Nicofeel

Après notamment un premier film de bon niveau, à savoir Next door, film étrange et qui suscitait une tension certaine, Pat Sletaune propose avec Babycall son nouveau long métrage.
Auréolé de différents prix lors de ses passages dans les festivals, et notamment du grand prix du festival du film fantastique de Gérardmer en début d'année, le film bénéficie d'échos très favorables.
Après visionnage de ce film, il faut reconnaître que c'est plutôt mérité.
Le film débute de manière assez énigmatique puisque l'on entend une voix masculine qui dit : « Anna ? Où est Anders ? ». Puis on voit une jeune femme qui est allongée sur de l'herbe, en étant manifestement sévèrement blessée.
Et c'est ensuite que débute l'action du film avec une jeune femme, la fameuse Anna, qui emménage avec son jeune garçon, Anders. Elle a dû se séparer de son époux, qui aurait été violent avec son enfant et aurait tenté de le défenestrer.
Pour ceux qui ont déjà vu le premier film du cinéaste norvégien Pat Sletaune, on peut voir plusieurs similitudes entre Next door et entre Babycall.

Dans les deux cas, il est question de prime abord de séparation et de voisins pour le moins curieux. Dans Next door, c'est un jeune homme qui se sépare de sa copine et qui a deux voisines qui sont étranges dans leurs comportements. 
Dans Babycall, Anna se sépare de son époux et elle entend des bruits qui viennent du voisinage, par le biais du babyphone qu'elle a acheté.
Dernière similitude et non des moindres : chaque protagoniste principal de ces films a l'air complètement paumé. Anna en est à un tel point qu'on se demande constamment si ce qu'elle vit correspond à la réalité ou si au contraire elle délire et imagine des choses qui ne sont pas vrais.
Certains éléments nous mettent sur une piste, avec par exemple le fait qu'Anna ait menti sur sa situation professionnelle (elle n'est pas professeur mais se rêve professeur ce qui est très sensiblement différent) ou qu'elle voit à côté de l'immeuble où elle réside un lac alors qu'il n'y a qu'un parking.
Le réalisateur joue subtilement sur cette sorte de paranoïa qui prend Anna. De son côté, Noomi Rapace, qui interprète le rôle d'Anna – à des années-lumière de son jeu dans la trilogie Millenium – est impeccable et est sans nul doute l'un des gros points positifs du film.
Par ailleurs, au rang des satisfactions, notons la mise en scène qui est habile. Le réalisateur réussit à créer une ambiance avec peu de choses : des couloirs sombres, des appartements exigus où il se passe des choses étranges. Le cinéaste parvient à maintenir un mystère certain.
Le pitch du film est plutôt intéressant mais il demeure prévisible pour quiconque aura été un minimum attentif au début du film. C'est d'ailleurs dommage d'avoir fait le choix de donner des informations essentielles dès le début du film car cela gâche un peu l'éventuel effet de surprise. A fortiori, il y a fort à penser que le film perdra nettement en intérêt lors d'un deuxième visionnage.
Autre point qui est quelque peu dommageable : le manque de rythme du film. Même si le film maintient un certain suspense et s'évertue à montrer une jeune maman qui est toute proche de sombrer sur le plan mental, il faut reconnaître qu'il ne se passe tout de même pas grand chose dans ce film qui se repose quasi essentiellement sur le jeu (excellent) de son actrice principale.
Au final, si Babycall n'est pas exempt de défauts, cela demeure un drame à la lisière du fantastique, qui s'avère tout à fait recommandable.

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08.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : El habitante incierto

Réalisateur
 : Guillem Morales

Date de sortie au cinéma : non prévue à l'heure actuelle

Durée du film : 90 minutes

Avec : Andoni Gracia (Félix), Monica Lopez (Vera / Claudia), Francesc Garrido (Bruno), Agusti Villaronga (Martin), etc.

Par Nicofeel

Avant de se faire remarquer par le film Les yeux de Julia, Guillem Morales avait déjà signé un long métrage de qualité : El habitante incierto.
Ce film dispose d'un synopsis qui rappelle certains films d'horreur. En effet, dans les premières minutes du film, on voit que le jeune Félix, qui vit dans une immense maison, voit arriver un homme qui souhaite passer un coup de fil. Sauf que quelques minutes plus tard, il s'avère que cet homme a disparu – a priori dans la maison.
Le réalisateur Guillem Morales joue alors sur l'idée que cet homme est présent dans la maison et qu'il épie Félix. Avec une économie de moyens (une fenêtre qui claque ; une ombre sur un mur), le cinéaste réussit parfaitement à faire monter une tension mais aussi à induire en erreur Félix et du même coup le spectateur.
Pendant la première partie du film, on est dans cette ambiance digne d'un film d'horreur. Mais là où le réalisateur fait fort c'est que la deuxième partie du film va totalement inverser les situations. En effet, par un concours de circonstances que je n'expliquerai pas pour ceux qui n'ont pas vu le film, Félix va se retrouver dans la situation de l'intrus et même du voyeur. Car on le voit dans une maison où il se cache et où il observe avec intérêt la jeune femme qui vit dans cet endroit.
Le réalisateur a de bonnes idées car il mélange les genres à l'intérieur de son film : de thriller on passe par moments à de la comédie car les moments où Félix vit aux côtés de la jeune femme sans se faire remarquer sont franchement drôles et complètement décalés. Et puis dans sa dernière partie le film repart vers le mode thriller avec des explications qui donnent des renseignements sur les tenants et aboutissants du film. Tout cela est certes un peu tiré par les cheveux mais cela passe globalement. Et puis bon on ne joue pas forcément sur le réalisme.
D'autant que comme le personnage principal du film est celui de Félix, on en vient à plusieurs reprises à se demander s'il ne délire pas totalement. Le coup de faire jouer par la même actrice le personnage de Vera, l'ex petite amie de Félix et celui de Claudia, la jeune femme handicapée, est une bonne idée. Certes cela n'est pas très original puisque l'on pense immédiatement à Hitchcock mais cela est bien utilisé.
Le film bénéficie au demeurant d'acteurs qui jouent très bien leurs rôles respectifs. Andoni Gracia est évidemment très bon dans le rôle d'un Félix qui va vivre des événements incroyables et progressivement perdre quelque peu pied avec la réalité mais les autres acteurs, et principalement Monica Lopez qui joue deux rôles ce qui est loin d'être évident, sont bons.
Côté mise en scène, le film est plutôt correctement filmé, même si cela n'est pas le mérite principal du film.
On signalera aussi que le film est bien rythmé. On ne s'ennuie absolument pas pendant l'heure trente que dure le film. Certes, les différents twists ne sont pas toujours d'une grande crédibilité mais au moins cela divertit et le film a le mérite de nous surprendre, sans que pour autant on trouve cela complètement stupide.
Finalement, on obtient un film qui sort quelque peu des sentiers battus en proposant une histoire intéressante avec des ruptures de ton qui sont les bienvenues. A voir.
On espère que ce film sortira prochainement en France en DVD zone 2 ou en blu ray.

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07.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Radiostars

Réalisateur
 : Romain Lévy

Date de sortie au cinéma : 11 avril 2012

Durée du film : 100 minutes

Avec : Manu Payet (Alex), Clovis Cornillac (Arnold), Douglas Attal (Ben), Pascal Demolon (Cyril), Benjamin Lavernhe (Smiters), Côme Levin (Jérémie), Zita Hanrot (Jennifer), etc.

Par Nicofeel

Récompensé par le prix de la meilleure comédie au festival de l'Alpe d'Huez, Radiostars constitue le premier long métrage de Romain Lévy en tant que réalisateur.
Le synopsis du film est relativement simple : le Breakfast club, une émission qui fait la matinale sur les ondes de la radio Blast FM, est en perte de vitesse, à tel point qu'il perd sa première place. Du coup, son directeur oblige les membres de l'équipe du Breakfast club à faire le tour de France des villes où l'audience a chuté.
Le film montre des personnages qui ont pris la grosse tête, et notamment l'animateur principal du Breakfast club, Arnold. A la manière d'un Cauet qui ne joue pas spécialement dans la finesse, Arnold répond de manière cash à son employeur, lorsque celui-ci lui dit d'aller en province pour remonter le taux d'audience : « On pourrait peut-être sucer chaque auditeur, comme ça tes chiffres ils vont remonter. »
Ce road-movie va amener Arnold et consorts à faire preuve de plus de finesse, d'humilité et surtout à resserrer les liens avec ses camarades. Car de toute évidence le film est cousu de fil blanc dans sa finalité.

C'est d'ailleurs le principal reproche que l'on peut faire à Radiostars. Le film comporte quelques (rares) moments de délire. On apprécie sur ce point notamment la relation qui s'établit entre le personnage d'Alex, bien décontracté (Manu Payet) et Ben, un jeune homme stressé qui rêve de réussir dans ce milieu (Douglas Attal). Alex va amener des filles à Ben, d'une façon peu subtile (voir la scène avec la blonde ou encore ses réflexions du type « tu sens la baise ») mais surtout il libère ce jeune homme sur ce point. De ce point de vue, on peut penser aux films d'Apatow avec un Alex qui joue le rôle du copain qui cherche à ce que son pote puisse avoir des relations avec des filles.
Cet esprit de camaraderie se retrouve aussi du côté de Ben qui devient la force de l'ombre d'Alex, en lui écrivant ses textes qui vont faire un véritable carton et permettre ainsi à l'émission de remonter en flèches.
Le rapport entre Arnold et Ben est plutôt bien vu.
Cela n'est pas spécialement le cas pour les autres personnages. Le personnage d'Arnold (Clovis Cornillac) est certes amusant avec ses vannes (« c'est l'émission qui vous tire la tête du cul ») mais il est quasi caricatural. Même chose pour Cyril, le quadra qui a du mal à s'assumer. Le côté caricatural est même clairement très important pour les autres personnages secondaires que constituent le larbin de service, qui est très finement appelé Smiters ou encore Jérémie qui passe son temps à boire des boissons énergisantes. Je passerai le personnage du chauffeur qui est carrément inutile.
Les dialogues du film sont du même acabit. Certaines réflexions sont drôles mais dans l'ensemble pour tenter de faire sourire le spectateur, les dialogues sont extrêmement vulgaires. De ce point de vue, les propos du rappeur du film atteignent des sommets : « « ma bite elle pue la merde car elle sort de ton cul » ; « franchement les gars au début je croyais que vous étiez des gros fils de putes. En fait vous êtes cool ».
N'est pas Judd Apatow qui veut. Car derrière l'apparence de blagues douteuses et extrêmement portées sur le sexe, Apatow pose un regard attentif et plutôt juste sur notre société dans ses films.
A l'inverse, le fond du film Radiostars est bien maigre. Certes, on passe plutôt un bon moment mais tout est gentillet et sous contrôle.
On notera que dans ce film la musique est sympathique, avec notamment la reprise de Video killed the radio stars par le groupe The presidents of the united states of America qui donne lieu à une scène de camaraderie évidente.
Finalement, Radiostars est à prendre pour ce qu'il est : une petite comédie française, non exempte de défauts, qui se laisse regarder.

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06.06.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Chronicle

Réalisateur
 : Josh Trank

Année : 2012

Origine : Etats-Unis

Durée
 : 1h24

Avec : Dane DeHaan (Andrew Detmer), Alex Russell (Matt Garetty), Michael B. Jordan (Steve Montgomery), Ashley Hinshaw (Casey Letter), Michael Kelly (Richard Detmer), Bo Peterson (Karen Detmer), etc.

Par Nicofeel

Depuis plusieurs années, les films mettant en scène des super-héros ne manquent pas. Spiderman, Batman, Les quatre fantastiques sont remis au goût du jour et on a même droit à des personnages quelconques qui entendent devenir à leur tour des super-héros (Kick-ass ; Super).
Avec Chronicle, on a donc tout lieu de penser que l'on va se situer dans le « déjà-vu ». Eh bien non, cela n'est absolument pas le cas. Pour plusieurs raisons.
D'abord, il y a le filmage qui se déroule en vue subjective, à l'instar de ce que proposent des films comme le projet Blair Witch ou plus récemment REC et Cloverfield. Ce parti pris accroît le côté réaliste du film et le démarque clairement des films de super-héros.
Ensuite, et c'est là l'importante différence de ce film, on n'a pas du tout affaire à des héros. L'histoire est celle de trois jeunes gens, Andrew, Alex et Michael qui acquièrent des pouvoirs extraordinaires après avoir été en contact avec une mystérieuse substance. Par rapport à une série comme Heroes, on notera que leurs pouvoirs sont les mêmes.
Par ailleurs, on n'a pas à faire des personnes qui souhaitent se comporter comme des super-héros. Ces jeunes n'ont absolument pas envie d'utiliser leurs pouvoirs pour rendre leur société meilleure. Ils pensent avant tout à leur propre personne. En cela, le film a le mérite d'être le témoin d'une époque où l'individualisme a clairement pris le pas sur l'esprit d'équipe. Si ces jeunes sont ensemble, c'est seulement parce qu'ils vivent une aventure extraordinaire commune.

Le réalisateur Josh Trank dépeint trois jeunes gens tout à fait ordinaires qui ont chacun des personnalités différentes : Michael est le garçon charismatique de son lycée ce qui ne l'empêche pas d'avoir des problèmes personnels ; Alex est un adolescent romantique qui ne sait pas trop comment faire pour fréquenter la belle Casey ; Andrew est la tête de turc de son lycée, et subit la violence de son père et la maladie grave de sa mère. Andrew est celui qui filme tout avec sa caméra car c'est un moyen de mettre une barrière entre lui et son environnement.
Avec leurs pouvoirs, ces trois jeunes gens ont l'occasion de quitter leur quotidien banal et d'abord de se distraire. C'est ainsi que durant la première moitié du film on assiste à des jeux qu'ils pratiquent ensemble ou à des farces qu'ils font aux gens en utilisant la télékinésie. Ces moments sont franchement très drôles à regarder. Progressivement, les trois principaux protagonistes du film développent de nouveaux pouvoirs avec notamment la capacité de voler. La scène où on les voit pour la première fois en train de voler, tels des oiseaux, est très impressionnante et est bluffante, à tel point que l'on pourrait presque y croire.
Plus les jeunes se rendent compte des possibilités qui leur sont offertes, plus le ton du film devient dramatique. Andrew se transforme en un être dangereux qui ne cherche pas à faire le bien autour de lui mais au contraire à se venger de ceux qui lui ont fait du mal ou à éliminer tous ceux qui lui barrent la route.
En cela, le film Chronicle est intéressant car il exprime bien le spleen adolescent. La folie destructrice d'Andrew, auquelle on assiste dans un final digne d'Akira, traduit toute la frustration d'un jeune homme qui a trop souvent été brimé et qui a vécu une première expérience sexuelle traumatisante.
Andrew entend profiter des pouvoirs qu'il a pour dominer le monde. Il se considère d'ailleurs comme un super-prédateur. On est donc bien loin de l'image de la justice incarnée en règle générale par les super-héros. Dans Spiderman, il est dit que « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. » Si cette formule n'est pas appliquée à la lettre, on peut aboutir à des dérives dangereuses, comme le prouve l'attitude d'Andrew.
En conclusion, Chronicle est un film original car il prend un positionnement pour le moins atypique : ici, on a affaire à des adolescents qui disposent de super-pouvoirs mais n'ont rien de héros tels qu'on peut en voir habituellement. C'est ce mélange entre chronique sociale et aventures extraordinaires qui rend Chronicle passionnant. A voir.

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04.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Daniel Parks, un éditeur de romans photos, organise des séances photos dans un vieux château, pour les illustrations des couvertures de ses prochaines publications. Ce qu’il ignore, c’est qu’autrefois, ce lieu a été le théâtre de la mort sanglante de l’exécuteur public, le bourreau rouge. Et l’on dit que souvent, la nuit, le bourreau rouge vient hanter les murs du château.

Mon avis :

Des "Vierges pour le bourreau", tout un programme! C'est pourtant à ce spectacle étrange et complètement barré que nous convie Massimo Pupillo ("Django, le taciturne", "Le cimetière des morts vivants", "La vendetta di Lady Morgan").

Le film débute comme une comédie, après une petite scène d'intro nous présentant le calvaire vécu par un bourreau dont sa cruauté s'est retourné contre lui. L'histoire prend place ensuite dans les années 60, où de jeunes et jolies modèles accompagnant un éditeur, un écrivain et un photographe à la recherche d'un lieu inquiétant afin d'y prendre des photos pour un roman illustré, rencontrent un bien énigmatique propriétaire d'un château semblant abandonné. Mais celui-ci est loin de l'être et il est même bien gardé par des gardes bien peu accueillants.

Passé cette première partie accès essentiellement sur la comédie, les meurtres sadiques vont s'enchaîner, nous offrant un spectacle généreux et souvent mémorable, comme cette demoiselle prise au piège dans une toile d'araignée reliée à des flèches pointées dans sa direction pendant qu'une araignée géante aux pattes empoisonnées approche d'elle.

Sans réelle surprise, le propriétaire des lieux va alors montrer dans la dernière partie du métrage, son vrai visage dont on se doutait plus ou moins et révéler au grand jour le psychopathe qu'il est, se prenant pour la réincarnation du bourreau sanguinaire. Le film nous est présenté pour la première fois chez nous dans sa version intégrale (plus complète encore que celle sortit aux États-Unis) et nous offre quelques scènes assez gratinées pour l'époque, comme celles où trois jeunes filles se retrouvent attachées sur un instrument de torture tournant face à des lames placées face à leurs seins, que le bourreau rapproche petit à petit, créant ainsi une véritable tension érotique allant même jusqu'à dévoiler le sein d'une des demoiselles.

Mickey Hargitay ("Cjamango", "Lady Frankenstein", "Delirio caldo"), ancien monsieur Univers, au physique très avantageux, joue ici son rôle de bourreau à merveille, en étant complètement halluciné et narcissique, mais surtout sadique... En ce qui concerne les tortures, on a certes vu pire, mais pour l'époque c'était déjà pas mal et on comprend aisément que ce film soit devenu culte de part son côté excessif et cela même si ces excès peuvent paraître dérisoires pour la génération actuelle.

Par contre, le héros interprété par Walter Brandi ("L'orgie des vampires", "Des filles pour un vampire") n'est guère charismatique et physiquement on ne peut pas dire qu'il soit très athlétique. On n'a même qu'une envie, c'est qu'il y passe!

"Vierges pour le bourreau" a certainement gagné en charme ce qu'il a perdu en crédibilité par rapport aux films actuels, mais il reste un indispensable pour tout amateur de cinéma bis et gothique des années 60 et une curiosité assez jouissive!

L'éditeur Artus films nous offre comme toujours une édition intéressante, avec en bonus, une présentation du film par Alain Petit, un diaporama d'affiches et de photos du film et des bandes annonces de la collection Gothique, dont celle du film. Le film est présenté en couleur, au format original 1.85, 16/9ème, avec des pistes française et italienne en mono et des sous-titres français amovibles. Le DVD sort dans le commerce le 5 juin.

Vierges pour le bourreau

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03.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un étrange zombie de couleur bleuté émerge de l'océan pacifique avant d'être recueilli par un surfeur. Tous deux sont victimes d'un grave accident qui laisse le surfeur pour mort au milieu de la route. Mais le zombie va trouver un moyen de ramener le jeune homme à la vie. Immergée dans la Cité des Anges, la créature va dès lors se mettre en quête de nouveaux morts à ressusciter...

Mon avis :

Surfant sur le succès de son film "Otto; or up with dead people", Bruce LaBruce ("Super 8-1/2, une biographie édifiante", "Come as You Are") nous offre à nouveau un film mettant en scène un zombie homosexuel et sans-abri, mais si "Otto" était un film relativement accessible à toutes sortes de public et notamment hétéro, cette fois il sera principalement à réserver à un public averti et homosexuel.

"L.A. Zombie" est un film complètement barré, une sorte de ballet pornographique et gore, avec des acteurs bodybuildés. Le zombie interprété par François Sagat ("Homme au bain", "Saw VI") n'est pas aussi intelligent qu'Otto et ne parle pas, il est beaucoup plus primitif, mais en revanche il possède un don bien particulier, celui de redonner la vie grâce à son sexe! (Oui, je vous vois faire des grands yeux !!! Mais je vous ai prévenu, le film est complètement barré !)

La réalisation du canadien est cette fois très clipesque avec des couleurs très vives et une bande son vraiment pas mal. D'ailleurs le film ressemble un peu à un long clip, malheureusement assez répétitif où les scènes sont de plus en plus crues et gores, mais au final elles se ressemblent trop pour susciter un réel intérêt. Le film ne comporte que peu de dialogues, ce qui n'est en soi pas gênant et lui confère même au final un aspect très onirique pas désagréable.

Cette version comporte certes des scènes à caractère pornographique, mais que cela en fasse réellement un film porno, dans la mesure où rien n'est fait (il me semble!) pour exciter le spectateur, d'ailleurs le zombie a un sexe à la forme très particulière et sème du sang au moment de l'orgasme... Toutefois, il est à noter qu'il ne s'agit pas ici de la version director's cut, mais d'une version coupée ne faisant que 63 minutes au lieu des 103 initiales...

Le film est parfois difficile à suivre et l'on se pose pas mal de questions sur le zombie, car celui-ci change souvent d’apparence, prenant une physionomie de plus en plus monstrueuse, sans que l'on sache vraiment pourquoi et revenant à un aspect humain régulièrement un peu à la manière du docteur Jekyll et mister Hyde... Le réalisateur n’abandonne en revanche pas son côté engagé, car il profite à nouveau de ce film pour dénoncer la société de consommation et ses exclus.

"L.A. Zombie" est à mon avis tout de même à réserver à un public averti et homosexuel et pour ma part il ne m'a guère passionné, malgré un début prometteur et contrairement à "Otto" qui m'avait agréablement surpris. Dommage!

Sorti chez Outplay depuis le 22 mai "L.A. Zombie" est présenté au format 1.77, 16/9ème, avec des pistes originales en anglais Dolby Digital 2.0 et 5.1 pour la version DVD et avec des pistes anglaises 2.0 DTS master audio et 5.1 DTS-HD master audio pour la version Blu-ray sans sous-titres français, ce qui n'a que peu d'importance vu le peu de dialogues... Enfin, la version Blu-ray offre en plus le film "Otto; or up with dead people", d'ailleurs attention les versions Blu-ray des deux films ont le même contenu.

L.A. Zombie

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L.A. Zombie (Blu-Ray)

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Otto (Blu-Ray)

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02.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Otto est un jeune zombie gay et un peu paumé. N'ayant aucun souvenir de sa vie passée et incapable de manger de la chair humaine, il erre dans Berlin sans trop savoir où il va. Jusqu'au jour où sa route croise celle de Medea, une réalisatrice lesbienne underground qui l’engage pour jouer son propre rôle dans un film politico-porno zombie. Otto se fait alors héberger par le beau Fritz (Marcel Schlutt), la star du film. Mais la découverte d’une photo va faire resurgir des souvenirs du temps où il était vivant...

Mon avis :

En tant qu'amateur de films d'horreur, il m'a paru naturel de m'intéresser aux deux films de Bruce LaBruce ("Hustler White", "The Raspberry Reich"), "Otto; or up with dead people" et "L.A. Zombie", une sorte de diptyque mettant en scène des zombies et cela même si le réalisateur canadien signe des films destinés avant tout à un public homosexuel.

"Otto; or up with dead people" est le film le plus intéressant de ce diptyque. Déjà esthétiquement parlant, le film a de la gueule, la réalisation est soignée, avec des partis pris parfois originaux comme ce personnage présenté uniquement comme au temps du cinéma muet. De plus, Bruce LaBruce va utiliser ses zombies de façon à dénoncer d'une part l'homophobie et la peur du sida et d'autre part les a priori sur la marginalité et la violence envers les sans-abri, car ici les zombies ne sont pas les agresseurs, mais les victimes et vivent parmi les vivants comme des parias.

Le personnage d'Otto, interprété par le jeune acteur belge Jey Crisfar, va s'avérer tout de suite attachant et on éprouvera immédiatement pour lui une certaine empathie. Celui-ci va déambuler durant tout le film avec un flegme lui conférant un look de zombie ado plutôt sympa. Les zombies sont ici doués d'intelligence et peuvent toujours parler, mais en revanche leur mémoire antérieure est effacée, d’ailleurs Otto aura plusieurs flashbacks au cours du film, à mesure qu'il croisera notamment des personnes le reconnaissant, sa mémoire refera petit à petit surface, sans pour autant complètement revenir.

En tant qu'icône du porno gay, Bruce LaBruce va tout naturellement parsemer son film de petits plans à caractère pornographique, finalement peu nombreux et relativement discrets, mais réservant tout de même le film a un public averti, même si rien n’est ici fait pour en faire un film X...

Avant d'être un film de zombies, "Otto; or up with dead people" est avant tout une critique sociale plutôt touchante grâce notamment à son personnage principal, mise en valeur par une mise en scène soignée et une excellente B.O. appropriée.

Si le DVD est sorti chez Outplay depuis déjà quelques mois, en revanche ce n'était pas le cas de la version Blu-ray qui est enfin sortie le 22 mai accompagnant ainsi la sortie de "L.A. Zombie". "Otto; or up with dead people" est présenté au format 1.85, 16/9ème et piste originale en anglais Dolby Digital 2.0 pour la version DVD et avec des pistes anglaises 2.0 DTS master audio et 5.1 DTS-HD master audio pour la version Blu-ray, le tout accompagné de sous-titres français. En bonus, le film est accompagné de 6 scènes coupées en version originale uniquement, dont une à réserver à un public averti, car étant à caractère pornographique. Enfin, la version Blu-ray offre en plus le film "L.A. Zombie", d'ailleurs attention les versions Blu-ray des deux films ont le même contenu.

Otto

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01.06.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une troupe de danseuses investit un vieux théâtre abandonné pour les besoins des répétitions. Malgré les avertissements répétés du gardien des lieux, le directeur décide d’y rester. D’étranges phénomènes vont faire surgir la vieille malédiction qui plane sur le théâtre.

Mon avis :

Réalisé par Renato Polselli ("L'amante del vampiro", "Aux mains des SS", "Delirio caldo", "Riti, magie nere e segrete orge nel trecento..."), "L'orgie des vampires" est un film assez étrange, souffrant par moments de quelques longueurs, mais tout de même marquant grâce à son vampire et à certaines scènes horrifiques mémorables.

Le film débute par une splendide scène d'horreur onirique très gothique, à la mise en scène sophistiquée et originale justifiant à elle seule l’acquisition de cette œuvre. Ensuite, l'histoire va prendre place dans un théâtre ou un opéra, on ne sait pas trop bien, où une troupe de danseuse est venue répéter. Pas de chances, le lieu est hanté par un vampire vivant dans les entrailles de la bâtisse, un peu comme le fantôme de l'opéra dont le film semble très inspiré (de même que par "Le portrait de Dorian Gray"!). Mais malgré les mises en garde du gardien des lieux, la petite troupe va décider de rester, sans prendre au sérieux le vieil homme...

Il va falloir alors attendre plus de 45 minutes pour voir enfin réapparaître le personnage du vampire, après avoir supporté d'interminables scènes de danse, certes assez sensuelles et nous laissant largement profiter des jeunes et jolies danseuses habillées très légèrement, mais tout de même, c'est long! Heureusement, malgré une certaine confusion, la dernière partie du film va s'avérer parfois assez étonnante, par son hystérie (la scène notamment où les danseuses sont contraintes de danser jusqu'à l'épuisement / les hurlements des jeunes femmes et les cris du vampire), par certaines scènes empreintes d'un érotisme saphique suggéré (les jolies vampires en tenue légères attachées au mur d'une crypte / les danseuses qui se frôlent sensuellement) et par son vampire, interprété par un Giuseppe Addobbati ("Les amants d'outre tombe", "Opération peur") réellement habité par son rôle. Il en fait même des tonnes, mais il est tout à fait génial armé de sa fourche, ce qui est ma fois assez original pour un vampire.

On notera tout de même au niveau de l'écriture du scénario, la contribution de Ernesto Gastaldi ("La queue du scorpion", "Si douces, si perverses", "Mon nom est personne"), même si ici le scénario n'a rien d'exceptionnel. Par contre, ne cherchez pas d'orgie dans ce film, elle est plus suggérée qu'autre chose! Le film est une curiosité rarissime qu'on est tout de même assez heureux de pouvoir enfin découvrir dans une version qui plus est semble-t-il complète, puisque l'éditeur nous offre un montage composé d'un master français et d'un autre italien plus complet, mais de moins bonne qualité.

Malgré une grosse partie du métrage assez laborieuse et une intrigue un peu confuse, "L'orgie des vampires" vaut le détour pour certaines scènes assez surprenantes et son vampire très démonstratif et aux canines incroyablement longues !

L'éditeur Artus films nous offre comme toujours une édition intéressante, avec en bonus, une présentation du film par Alain Petit, un diaporama d'affiches et de photos du film et des bandes annonces de la collection Gothique, dont celle du film. Le film est présenté en noir et blanc, au format original 1.66, 16/9ème, avec des pistes française et italienne en mono et des sous-titres français amovibles. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 5 juin, mais le DVD peut être déjà commandé sur le site de l'éditeur.

L'orgie des vampires

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