Archives pour: Janvier 2013

31.01.13

08:48:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pia, une petite fille de 11 ans, souffre de la perte de son père jusqu’à ce que son chemin croise celui de Yoko... un yéti ! Au moment même où Yoko apparait dans sa cabane perchée dans les arbres, Pia sait que sa vie ne sera jamais plus la même, c’est le début d’une grande aventure ! Ses pouvoirs magiques extraordinaires, son sens de l’humour et sa tendresse inouïe vont petit à petit faire fondre le cœur meurtri de la jeune Pia. Mais un chasseur cruel vient entacher cette charmante amitié, puisque Thor Van Sneider veut absolument rajouter Yoko à son tableau de chasse. Loin du froid de l’Himalaya, Yoko a dû mal à conserver son énergie face à la chaleur et aux attaques du chasseur. Entre l’envie de garder Yoko dans sa vie et la survie de l’adorable yéti, Pia va tout faire pour qu’il retourne chez les siens...

Mon avis :

Emylia nous avait surpris il y a quelques mois en sortant "Twigson mène l'enquête", un excellent divertissement familial en provenance de Norvège, en ce début d'année 2013, ils nous étonnent à nouveau avec cette fois "Yoko", un très sympathique film destiné aux enfants, nous venant d'Allemagne.

La réalisatrice Franziska Buch ("Bibi Blocksberg et le secret des chouettes bleues", "Upgrade") n'en est pas à son premier film destiné au jeune public, on pourrait même dire que c'est un peu son fond de commerce. Avec "Yoko", elle nous livre une jolie histoire d'amitié entre un yéti et une jeune fille, à mi-chemin entre "E.T." et "Beethoven" ou autres comédies du même genre.

Le film surprend déjà immédiatement par la qualité de ses effets spéciaux, élément que j'appréhendais le plus au départ. Autre point, que je craignais également, que cela soit assez niais et non, heureusement il n'en est rien! En fait, le principal défaut, si ça en est vraiment un, c'est le côté classique de l'intrigue, très déjà-vu, avec un méchant maladroit et malchanceux, comme on en voit dans beaucoup de comédies destinées aux plus jeunes. Celui-ci, interprété par Tobias Moretti ("Rex, chien flic"), est fort heureusement fort sympathique, avec son look d'aventurier et ses jurons sortis d'un autre âge. Mais surtout, il est accompagné d'un petit robot-chien, extrêmement mignon et attachant, ce qui est plutôt original pour un méchant.

La jeune Jamie Bick ("Die Vampirschwestern") est parfaite dans le rôle de Pia, charmante (elle plaira aux jeunes garçons!) et surtout immédiatement attachante. Il est impossible de ne pas penser à "E.T. L'extra-terrestre" en voyant le film, bien évidemment pour la relation entre Pia et le Yéti, mais surtout car les situations similaires entre les deux films ne manquent pas, par exemple dans la façon que Pia a de dissimuler Yoko à sa famille, par la similitude de la poursuite à vélo ou encore le fait que le Yéti ne puisse pas vivre ad vitam æternam en Allemagne et doive regagner ses terres tibétaines pour pouvoir survivre.

Le Yéti (animal légendaire et imaginaire provenant de la région himalayenne) est ici loin du monstre parfois décrit, c'est même un animal adorable dépourvu de la moindre méchanceté. Le petit personnage est entièrement numérique, mais il est plutôt bien fait et cela passe nickel... On y croit et c'est l'essentiel pour la sauce puisse prendre!

"Yoko" est un joli divertissement qui devrait plaire à toute la famille, dès 6-7 ans jusqu'aux adultes, ceux ayant réussis à garder leur âme d'enfant...

"Yoko" est sorti chez Emylia le 9 janvier en combi DVD + Copie digitale et en combi Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est au format 1.85, 16/9ème avec pistes françaises 5.1 Dolby Digital et 5.1 dts Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080P [1.85] avec piste française 5.1 dts-HD High Resolution Audio. La copie digitale H.264 commune aux deux formats est quant à elle au format 1.85, 16/9ème et piste française 2.0 AAC.

Yoko (DVD + Copie digitale)

Yoko (DVD + Copie digitale)
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Yoko (Blu-ray + Copie digitale)

Yoko (Blu-ray + Copie digitale)
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29.01.13

06:48:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Simon, cinéaste, la quarantaine tourne plus souvent en rond que des films. A la suite d'un pari perdu, il se rase les cheveux, et découvre une étrange bosse au sommet de son crâne. Se pensant condamné, il réquisitionne famille, amis, acteurs et pavillon aux Lilas pour tourner sans attendre la comédie de sa vie !

Mon avis :

Curieux film que ce "Au cas où je n'aurais pas la palme d'or", comédie burlesque, autobiographique sur de nombreux points et en même temps fiction très influencée par le cinéma de Nanni Moretti.

Ce second long-métrage de Renaud Cohen ("Quand on sera grand") est une autofiction qui semble reposer à priori sur peu de choses au départ, d'une moins sur une idée très simple. Le personnage de Simon, interprété par le metteur en scène en personne, présente en effet de grosses similitudes avec le réalisateur, qui après un premier film prometteur, n'a pas réalisé d'autres long-métrages pendant plus de 10 ans (Cohen est avant tout un réalisateur de documentaires pour la plus part tournés en chine, influence qui se ressentira d'ailleurs dans le film notamment par sa tenue...). D'ailleurs ce qui est assez amusant, c'est que malgré un prénom différent, son personnage dans le film citera la première œuvre de celui-ci comme étant son premier film.

Renaud Cohen va alors nous raconter la galère que c'est de sortir un deuxième film en France, ce qui semble être beaucoup plus difficile que de sortir un premier film, dû en partie à la difficulté d'obtenir des aides, notamment de la part du CNC. Le personnage de Simon va ici se sentir dans l'urgence de faire ce deuxième film, qu'il peine tant à faire financer, pensant être atteint d'une tumeur cérébrale, suite à la découverte d'une bosse anormalement grosse en haut de son crâne.

Le réalisateur va alors créer un personnage à la fois attachant et pathétique, qui mettra tout en œuvre pour faire ce second film, avec les moyens du bord, c'est-à-dire rien! Il demandera donc à sa famille et ses amis de participer, mais aussi à quelques acteurs d’apparaître bénévolement. Même si c'est ici caricatural, cela sera un peu le cas également pour ce film où quelques acteurs professionnels feront de courtes apparitions, comme Julie Gayet ("Delphine 1, Yvan 0", "Le Plaisir (et ses petits tracas)") ou encore Maurice Bénichou ("I... comme Icare", "Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes"), par amitié pour le metteur en scène, mais aussi par simple désir.

Le réalisateur se dit influencé par le cinéma de Woody Allen et Nanni Moretti et effectivement cela se ressent énormément, surtout en ce qui concerne l'influence de Moretti. Le film risque par contre de ne toucher malheureusement que le public amateur de ce type de films, les autres risquant pour la plus part de trouver le film vide, voire ennuyeux, malgré quelques scènes assez drôles créées par des situations souvent cocasses...

Le film ne risquait pas d'obtenir la Palme d'Or à Cannes, ça c'est certain, mais toutefois, j'ai trouvé cette petite comédie légère, pas inintéressante et offrant même quelques moments assez drôles, même s'il ne m'aura pas complètement convaincu...

"Au cas où je n'aurais pas la palme d'or" est sorti le 2 janvier chez Jour2Fête en DVD, dans une jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 16/9 compatible 4/3 avec piste Stéréo 2.0 et avec comme suppléments, une interview du réalisateur par Ciné +, un module amusant intitulé "Le mégaphone" où le réalisateur fait la promotion de son film devant une salle de cinéma et la bande annonce.

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28.01.13

07:17:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une jeune fille nommée Yuki vivait tranquillement avec sa famille jusqu’au jour où des yakuzas tuent sa propre mère sous ses yeux. Terrifiée par cet évènement, la jeune Yuki décide de mener l’enquête afin de révéler la vérité derrière cette menace qui l’attend. Yuki se transforme alors en un démon de la vengeance vêtue du style « Gothic Lolita », brandissant une ombrelle, une arme mortelle, et ayant pour but l’exécution du coupable au nom de Dieu.

Mon avis :

"Gothic & Lolita Psycho"!!! Rien que le titre donne envie et annonce direct la couleur! Nous voici à nouveau, face une pelloche bien barrée en provenance du Japon! Celle-ci est l’œuvre de Gô Ohara ("Geisha vs ninja"), qui nous livre ici un film de vengeance loufoque, parfois gore et aux combats parfaitement chorégraphiés.

Dès le début du film, le ton est donné avec une scène représentative du film, c'est-à-dire au mauvais goût assumé, aux combats efficaces et rythmés, le tout sur le ton de la comédie et avec une touche de gore. Il va s'en dire que le film est à prendre au second degré, car rien n'est ici à prendre au sérieux, malgré la gravité du sujet, qui n'est pas sans rappeler celui de "Kill Bill".

Yuki, l’héroïne fait tout de suite sensation avec son look de gothic lolita (style vestimentaire typiquement japonais, apparu au début des années 90, à ne pas confondre avec le style gothique), armée d'une ombrelle servant aussi bien de bouclier, que d'arme blanche ou d'arme à feu. Elle est interprétée par Rina Akiyama, actrice ayant pas mal jouée dans la série télévisée "Kamen Rider". La jeune femme est parfaite pour ce rôle, jolie, mais pas de trop et suffisamment mystérieuse pour incarner cette tueuse ténébreuse style The Crow.

Elle va accomplir sa vengeance implacable tout du long du film, allant à la rencontre des cinq personnes responsables de la mort atroce de sa mère et de l'infirmité de son père, ne faisant preuve d'aucune pitié envers eux. Les différents combats seront tous plus fous les uns que les autres avec des idées souvent délirantes, comme ce combat aérien armé d'un balai serpillière...

Malgré un budget assez limité, le film bénéficie de très bons effets visuels et de maquillages signés notamment par Tsuyoshi Kazuno ("The Machine Girl", "Tokyo Gore Police") et Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "HellDriver"), ce qui n'est pas toujours le cas dans ce type de production, où certains effets font des fois un peu cheap.

On a le droit également à un joli casting d'habitués de ce type de films avec entre autres, Asami ("The Machine Girl", "RoboGeisha") et Yukihide Benny ("Tokyo Gore Police", "RoboGeisha"), mais ce sont deux petits jeunes qui se feront le plus remarquer, à savoir, Misaki Momose dans le rôle de Lady Elle et Ruito Aoyagi dans celui de Masato, tous deux étant à la fois beaux et cruels.

"Gothic & Lolita Psycho" est un film bien fun qui devrait plaire à tous les amateurs des Sushi Typhoon, malgré son côté un peu plus sage que d'habitude au niveau hémoglobine, comme au niveau de la déviance. Les autres risquent en revanche d'être quelque peu largués par ce déluge de violence graphique et d'humour débile...

"Gothic & Lolita Psycho" est sorti dans le commerce le 20 novembre chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition Premium combo Blu-ray + DVD. Le DVD est présenté au format respecté 1.78 16/9ème avec pistes japonaise et française 5.1 Dolby Digital. Le Blu-ray est quant à lui au format respecté 1920 x 1080p Full HD avec pistes japonaise et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, ceux-ci sont uniquement sur le DVD et sont composés d'un making of des scènes d'action d'une durée de 26 minutes et de bandes annonces de la collection. Le Blu-ray ne contient quant à lui que des bandes annonces.

Gothic & lolita psycho

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25.01.13

06:08:36, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Camille redouble

Réalisateur : Noémie Lvovsky

Année : 2012

Origine : France

Durée : 1h55

Avec : Samir Guesmi, Noémie Lvovsky, Judith Chemla, etc.

Par Nicofeel

Camille redouble est un long métrage qui est passé fin 2012 au cinéma. Le film a bénéficié d'une reprise en ce début d'année 2013 car il a été sélectionné dans la liste des films figurant dans le festival Télérama (qui donnent accès dans les cinémas partenaires à des places de cinéma à 3 € en utilisant un bon qui figure dans deux numéros de janvier de Télérama).
Son auteur est Noémie Lvovsky, auteur du très sympathique et énergique Faut qu'ça danse ! C'est le grand retour de Noémie Lvovsky avec une comédie douce-amère.
La cinéaste française part dans ce long métrage d'un pitch complètement abracadabrantesque où son héroïne - qu'elle interprète elle-même - est une femme d'une quarantaine d'années qui est complètement au bout du rouleau (c'est une actrice ratée comme le montre le début du film ; dans sa vie privée, elle est en instance de divorce). Fêtant le jour de l'an avec ses amies, elle se trouve tout à coup projetée près de vingt cinq ans en arrière, alors qu'elle n'était qu'une lycéenne.
Tout ceci est évidemment incroyable, pour ne pas dire impossible. Pour autant, la cinéaste Noémie Lvovsky met tellement d'elle-même à nous faire croire à l'impossible que l'on finit par se prendre au jeu et à être amusé du décalage perpétuel qui existe entre cette femme qui a la quarantaine bien tassée et l'entourage de sa jeunesse qu'elle côtoie à nouveau.

Cette jeune femme, Camille, retrouve surtout ses parents qui sont alors en fin de vie (connaissant évidemment ce qui va se passer, elle sait l'importance de pouvoir voir à nouveau ses parents et les côtoyer). Aimant beaucoup ses parents - qui ne comprennent d'ailleurs pas (ce qui semble logique) l'excès de tendresse et d'amour de leur fille à leur égard - elle cherche coûte que coûte à obtenir un souvenir d'eux. Elle a ainsi l'idée d'enregistrer leurs voix sur un magnétophone d'époque pour prolonger ce moment. C'est sans conteste une des plus belles scènes du film.
Comme dans Faut qu'ça danse ! le rapport à la vieillesse est évoqué mais il prend une tonalité beaucoup plus grave. On songe ainsi au vieux professeur qui prend plaisir à retrouver Camille mais qui a sacrément vieilli.
Le film ne se contente pas d'être nostalgique sur un passé révolu qu'on aimerait saisir à nouveau. Il offre aussi de bons moments de rigolade par les différents anachronismes et par les facéties de Noémie Lvovsky en tant qu'actrice. Sans compter que les nostalgiques des années 80 ne manqueront pas de remarquer avec un certain plaisir que les fringues et la musique évoquent cette époque.
Si le film se déroule par un coup de baguette magique dans les années 80, il est l'occasion pour Noémie Lvovsky de fonder toute une problématique autour du temps. Dans ce film, la réalisatrice pose la question du choix qui s'offre à chacun de nous. Si on avait le choix de refaire une partie de notre vie, ferait-on la même chose ? Ici, la question est de savoir si Camille reprendra le même compagnon, qu'elle a connue à cette époque, alors que dans la "vraie vie", elle est en instance de divorce. Voilà une question primordiale qui occupe une bonne partie de la problématique du film.
On voit bien que l'on est plus dans la comédie douce-amère que dans une comédie bourrine, comme on a parfois l'occasion de voir.
Quelques mots au niveau de la distribution. Les acteurs sont tous bons et principalement Noémie Lvovsky qui tient à bout de bras l'ensemble du film. La réalisatrice-actrice est omniprésente et toute l'énergie qu'elle dégage est pour beaucoup dans la relative réussite du film.
Je parle bien de relatif succès pour Camille redouble car ce long métrage n'est malheureusement (à mon sens) pas très marquant. L'aspect fantastique n'a ainsi d'autre but que de mettre en œuvre des anachronismes et de profiter du destin qui reste à nouveau à jouer.
Incontestablement, il manque quelque chose à ce film pour qu'il parvienne à susciter un intérêt important auprès du spectateur.
Le film n'en demeure pas moins un long métrage agréable à regarder.

Camille redouble

Camille redouble
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Camille redouble (Blu-ray)

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23.01.13

06:19:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Une femme-soldat revenue d'Afghanistan où elle a vu mourir son petit ami au combat, retrouve ses quatre amies, lesquelles vont s'efforcer de la distraire. Elles décidant de partir ensemble faire du camping sauvage dans un endroit pittoresque et isolé de la campagne anglaise. Sur place, les jeunes femmes rencontrent un trio de grimpeurs et se lient d'amitié avec ces garçons. Mais, la nuit tombée, la disparition d'une des filles va provoquer un début de panique. Les amies vont être obligées de compter les unes sur les autres pour retrouver leur camarade et s'efforcer de sortir en vie de la forêt...

Mon avis :

Depuis le succès de "The descent", l’Angleterre nous amène régulièrement des petits budgets horrifiques, ayant pour décor principal la forêt, lieu propice à créer une ambiance inquiétante et mystérieuse.

"The Hike", même s'il pourra faire quelque peu penser à "The descent" au point de départ du fait que les héroïnes se composent exclusivement de jeunes femmes partant faire une excursion en forêt, se rapproche plus spécialement d'une autre réussite du cinéma gore britannique, à savoir "Eden Lake". Non, il n'est pas question ici d'un groupe d'enfants agressant de pauvres gens dans une forêt, mais il est impossible de ne pas voir le film de James Watkins comme source d'inspiration principale. Seulement, si le film de Rupert Bryan constitue une honnête série B, il ne lui arrivera pas à la cheville.

Pourtant, le début du film est assez prometteur avec ce groupe de jeunes femmes traquées par on ne sait trop quoi, aiguisant immédiatement notre curiosité. Mais après cette scène alléchante, le film tarde à se mettre en place, prenant un peu trop le temps à nous présenter les différents protagonistes du film. On a le droit évidemment à quelques fausses frayeurs et fausses pistes comme il est de coutume dans ce genre de films et malheureusement aussi à quelques incohérences dans les réactions des futures victimes. On va ensuite rentrer dans le vif du sujet par un twist assez bien vu et inattendu.

Nos héroïnes vont comme on peut s'en douter devenir des proies et bien entendu, Kate, la femme militaire interprétée par Zara Phythian ("Crops", "Underground") va se distinguer parmi les autres... Le film nous offre un joli casting féminin avec notamment les jolies Barbara Nedeljakova ("Hostel", "Hostel - chapitre II"), Lisa-Marie Long ("Hellbenders") et Stephanie Siadatan ("Payback Season"), mais malheureusement alors que le réalisateur n'hésitera pas à nous montrer l'anatomie de ses jeunes acteurs, il n'en sera rien pour ces jeunes femmes, qui se contenteront de nous dévoiler leurs bikinis...

C'est d'ailleurs l'un des points négatifs du film, alors que le sujet de "The Hike" est propice à nous montrer des scènes bien déviantes, les scènes de viols (dont un nécrophile!) ou de violence seront vraiment trop sages pour nous perturber réellement. Il ne sort également pas vraiment des sentiers battus et fait beaucoup trop déjà-vu.

Cela reste toutefois une série B agréable à regarder avec une ambiance parfois stressante et la fin est assez réussie. En outre, la photographie du film est plutôt pas mal et la musique aussi.
Vous l'aurez compris, "The Hike" ne révolutionnera pas le genre, mais il vous fera tout de même passer un bon moment sans réelles surprises...

"The Hike" est sorti chez Emylia le 9 janvier en combi DVD + Copie digitale et en combi Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est au format 2.35, 16/9ème avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 dts Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p [2.35] avec pistes française et anglaise 5.1 dts-HD High Resolution Audio. La copie digitale H.264 commune aux deux formats est quant à elle au format 2.35, 16/9ème et piste française 2.0 AAC. Les bonus, communs aux deux éditions se composent uniquement d'un making of, mais sous-titré en français, ce qui assez rare chez l'éditeur pour être souligné.

The hike (DVD + Copie digitale)

The hike (DVD + Copie digitale)
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The hike (Blu-ray + Copie digitale)

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22.01.13

07:13:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

L’anarchie règne sur le monde, les Unisols (Universal Soldiers) Luc Devereaux et Andrew Scott, affranchis des ordres du gouvernement, veulent créer un nouvel ordre. Pour y parvenir, ils doivent éliminer les plus faibles parmi leurs rangs afin de constituer une armée invincible...

Mon avis :

Je dois reconnaître que je n'attendais pas forcément grand chose de ce quatrième épisode de la saga "Universal soldier", surtout que cela fait un bon petit bout de temps que j'ai laissé tomber les films avec Jean-Claude Van Damme ("Bloodsport", "Kickboxer", "Full Contact") en dehors de "JCVD" (qui m'avait agréablement surpris) et avec Dolph Lundgren ("Rocky IV", "Punisher", "Dans les griffes du dragon rouge"). Mais ce film semblait être attendu avec tellement d'impatience par pas mal de monde, que cela a aiguisé ma curiosité... Et fort heureusement, car je serai passé à côté de quelque chose!

Pour ce quatrième volet, John Hyams ("Universal Soldier : Régénération", "Dragon Eyes"), l'homme qui avait fait renaître cette franchise après un deuxième volet décevant et deux téléfilms qui ne rehaussaient pas le niveau (bien au contraire!), nous scotche dès les premières minutes avec une première scène traumatisante, où John, le héros interprété par Scott Adkins ("Stag Night", "The Tournament", "Ninja", "Metal Hurlant Chronicles") voit sa famille massacrée par un Jean-Claude Van Damme cruel et sans pitié.

Et ce ne sont que les prémisses d'un film sanglant, brutal, sans concession et étonnamment assez complexe. Les combats sont d'une rare efficacité, mais ce ne seront pas nos deux stars qui seront ici les plus redoutables (même s'ils se débrouillent toujours très bien, je vous rassure! Ils sont loin d'être tombé aussi bas qu'un Steven Seagal...), mais bien Scott Adkins, notre athlétique héros d'une part et le très impressionnant Andrei Arlovski ("Universal Soldier : Régénération"), d'autre part, qui en plus de jouer de temps en temps à l'acteur, est également dans la vraie vie, un champion de combat libre, répondant au doux nom de The Pitbull...

Une bonne partie des scènes avec Andrei Arlovski, font fortement penser au premier "Terminator", notamment de part la détermination du tueur et son côté, je tire sur tous ce qui bouge sans réfléchir. Scott Adkins campe un héros vraiment attachant, alors que Dolph Lundgren et Jean-Claude Van Damme, sont eux particulièrement convaincants en méchants, avec une mention spéciale pour le maquillage du belge lors du combat final.

Les combats sont parfaitement chorégraphiés et les amateurs d'arts martiaux en auront pour leur argent, mais le film distille également une ambiance par moments inquiétante associée à des scènes particulièrement gores, rendant celui-ci parfois proche du film d'horreur et plutôt destiné d'ailleurs à un public adulte, car le réalisateur n'hésitera pas non plus à nous offrir quelques scènes de sexe assez crues ou d'autres également assez dérangeantes comme celle où un homme se fait clouer la main par pur plaisir...

Côté hémoglobine, on est ici servi et c'est même quelque peu exagéré, mais il faut bien l'avouer, qu'est-ce que c'est bon! L'intrigue est assez simple en soi, mais le fait que les personnages soient sous contrôle mental du gouvernement et à d'autres moments non, apporte à celle-ci une certaine complexité, qui pourra en perdre plus d'un, d'autant plus qu'on obtient pas vraiment les réponses attendues par rapport aux précédents épisodes, mais cela rend en tous cas, le film beaucoup plus intéressant qu'un simple film d'action classique. La fin est plutôt assez réussie et ouverte, alors espérons une suite aussi jouissive!

Au final, franchement, quel pied! "Universal Soldier : Le jour du jugement" ne nous laisse aucun répit et nous en met plein la vue... Et c'est tout ce qu'on lui demandait! Alors finalement, malgré mes a priori du début, vivement la suite!

"Universal Soldier : Le jour du jugement" sort chez Wild side vidéo le 23 janvier en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est présentée au format 2.35, 16/9ème avec des pistes anglaises et françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise DTS Master Audio 5.1. Les deux éditions nous offrent les mêmes bonus, à savoir un entretien de 12 minutes avec le réalisateur, des entretiens avec Jean-Claude Van Damme, Dolph Lundgren et Scott Adkins (7 minutes) et des bandes annonces. Un coffret DVD regroupant les 4 films de la saga sort également à la même date.

Universal soldier : Le jour du jugement

Universal soldier : Le jour du jugement
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Universal soldier : Le jour du jugement (Blu-ray)

Universal soldier : Le jour du jugement (Blu-ray)
Amazon à 16.39€
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Universal Soldier : La saga

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19.01.13

09:20:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le prix du pétrole explose, avoir une voiture devient un luxe : un choix se nourrir ou conduire. Un jeune instituteur s’improvise inventeur afin de trouver un carburant alternatif. Son obsession se transforme en coup de génie sanglant : utiliser du sang humain. Ces voisins ne lui ont jamais été aussi utiles...

Mon avis :

Emylia nous avait déjà offert il y a quelques mois une satire horrifique utilisant l'actualité comme source d’inspiration avec l'excellent "Désaxé", qui prenait comme point de départ la crise boursière, cette fois-ci ils nous reviennent avec "Sang plomb", qui prend pour point de départ la flambée des prix du pétrole...

"Blood car", rebaptisé donc chez nous "Sang plomb", est une petite production indépendante à budget riquiqui (environ $25,000), qui nous vient des États-Unis. C'est le premier long métrage de Alex Orr, en tant que réalisateur et celui-ci s'en sort plutôt bien en nous livrant un film particulièrement déjanté à l'humour très noir. Archie, le héros, interprété par Mike Brune ("Van Wilder: Freshman Year"), qui n'est pas sans rappeler le génial Crispin Glover par moments (notamment quand il pète les plombs!), est un jeune instituteur écolo et végétarien, qui se met en tête de fabriquer un nouveau carburant à base de jus d'herbe.

Il va alors s'approvisionner tous les jours auprès de Lorraine, une jeune femme jouée par la charmante Anna Chlumsky ("My Girl", "The Pill"), qui tient un stand situé en pleine nature en face d'un autre vendant de la viande, tenu par la très aguichante Denise, jouée par Katie Rowlett ("House of Payne"). Le hasard va faire qu'un jour, le jeune homme va se couper et du sang va tomber dans son jus herbe et miracle, son moteur va fonctionner. Il n’aura plus qu'une obsession, trouver du sang pour faire fonctionner sa voiture.

Pas la peine de croire au pitch de départ, pour adhérer au film, celui-ci ne se prenant jamais au sérieux, peu importe la crédibilité! C'est un grand n'importe quoi, mais le principal est là, on s’amuse bien. Le mauvais goût est assumé, il n'y a aucune morale, c'est caricatural au possible, mais on a le sourire aux lèvres en permanence et le rythme ne faiblit pas. Archie, qui semble bien sous tous rapports au départ, ne sera finalement motivé que par le sexe et Denise, comme on pourra s'en douter, utilisera elle le sexe pour arriver à ses fins et pouvoir se pavaner en voiture (ce qui dans ce monde est devenu un luxe).

Donc pas de romantisme ici, bien au contraire, leurs pratiques sexuelles seront même plutôt déviantes. Les dialogues sont souvent très gratinés, mais font la plus part du temps mouche. L'intrigue est complètement farfelue, avec notamment des agents du gouvernement, espionnant les faits et gestes d'Archie, via notamment des caméras placées dans son véhicule.

On aura même le droit à une auto-stoppeuse jouée par la très jolie Marla Malcolm ("2001 Maniacs", "Hijacked"), alors qu'à priori, elle a peu de chance de croiser un automobiliste. Le film est rythmé par une musique souvent décalée et entraînante, souvent du classique, rappelant quelque peu par son utilisation, "Orange mécanique".


Après deux titres que j'avais trouvé en demi-teinte, la collection "Avenue de l'horreur présente" prend cette fois son envol, alors espérons que le quatrième titre, "Punishment" sera aussi réussi que celui-ci! En attendant l'année 2013 commence plutôt bien chez Emylia, avec cette petite satire horrifique fort sympathique!

"Sang plomb" est sorti chez Emylia le 2 janvier en combi DVD + Copie digitale et en combi Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est au format 1.78, 16/9ème avec pistes avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 dts Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080P/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 5.1 dts-HD High Resolution Audio. La copie digitale H.264 commune aux deux formats est quant à elle au format 1.78, 16/9ème et piste française 2.0 AAC. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un commentaire audio, d'un making of et d'un petit sketch intitulé "Brune pour président".

Sang plomb (DVD + Copie digitale)

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Sang plomb (Blu-ray + Copie digitale)

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18.01.13

05:33:47, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Au sein de leur île privée, le Comte Rador Zaroff (Howard Vernon), et son épouse, la Comtesse Ivana (Alice Arno), s adonnent à des m urs libertaires pour le moins étranges. Des jeunes filles sont régulièrement accueillies pour des expériences érotiques. Au lendemain de ces soirées, une partie de chasse est organisée, dont le gibier est la jeune fille, poursuivie par la Comtesse, nue et son arc à la main. La victime finit alors mangée par le couple d aristocrates. Quand la jolie Sylvia (Lina Romay) manque de tomber dans le piège, les choses ne vont pas se dérouler comme à l accoutumée...

Mon avis :

"La comtesse perverse" fait parti de la grande époque de Jess Franco ("Venus in furs", "Célestine, bonne à tout faire", "Vampyros lesbos", "99 women"), celle où il a été le plus prolifique, mais surtout où l'on peut y voir ses meilleurs films, la fin des années 60 et le début des années 70. Mais c'est aussi le début des ajouts de scènes hard dans ses films, à la demande de ses producteurs. En effet, la version de "La comtesse perverse" telle qu'on la découvre ici, n'était pas sortie à l'époque, puisque le producteur Robert de Nesle voulait que le réalisateur inclut des scènes à caractère pornographique afin d'attirer le public de l'époque. Le film était donc sorti sous le titre "Les croqueuses" avec des scènes tournées par Franco à Paris, alors que le reste du film a été tourné en Espagne.

Ce film est une adaptation, très libre et érotique de "The Most Dangerous Game" de Richard Connell, adapté plusieurs fois à l'écran (la plus célèbre de ces adaptations étant "Les Chasses du comte Zaroff"). Le réalisateur filme ici avec amour celle qui deviendra sa nouvelle muse, après le décès tragique de Soledad Miranda, puis sa compagne et son épouse, Lina Romay ("La Comtesse noire", "Les Possédées du diable", "Justine").

La jeune actrice y est splendide et Jesús ne se prive pas pour la filmer sous tous angles. Et afin de la mettre, le plus possible en valeur et donner un certain cachet à son film, il a la bonne idée de tourner son film dans une bâtisse à l'architecture absolument incroyable, conçue par Ricardo Bofill. Rien que cette demeure située en haut d'une falaise sur une île d'Espagne donne au film une aura particulièrement étrange et fascinante. Il est à noter d'ailleurs que Jess Franco avait déjà utilisé cette curieuse habitation en 1971 dans "She Killed in Ecstasy".

Le scénario est des plus simples, il s'agit en fait d'un couple qui rabat de jolies jeunes femmes pour un couple d'aristocrates, afin de satisfaire leurs fantasmes dans un premier temps, puis de servir de gibier à la comtesse avant de finir tout simplement dans leurs assiettes... Tout un programme! Jess Franco nous livre un film softcore à l'érotisme assez explicite, mais qui ne tombera jamais dans la pornographie, du moins pas dans cette version... Cette version est d'ailleurs la meilleure, car celle sortie sous le titre "Les croqueuses", n'apporte que des scènes à caractères pornographiques, très mal filmées et sans intérêt, voir hors sujet, ainsi d'un prologue et un épilogue assez mal venus et changeant complètement le sens du film.

En dehors de Lina Romay, on pourra y admirer la plastique d'Alice Arno ("Justine de Sade", "Les gloutonnes", "Règlements de femmes à O.Q. Corral"), en comtesse à la fois charmeuse et cruelle, mais aussi celle de la jolie et énigmatique Tania Busselier ("Plaisir à trois", "Dora... la frénésie du plaisir", "Greta, la tortionnaire de Wrede") dans le rôle de la rabatteuse. Comme à son habitude, Howard Vernon ("Le Diabolique docteur Mabuse", "L'Horrible Docteur Orloff", "La Rose écorchée") est particulièrement convaincant et inquiétant en comte Zaroff, car si ici il ne semble pas porter la culotte, c'est tout de même lui, le plus flippant! Il est à noter qu'on retrouvera ce même casting dans "Plaisir à 3", sorti d'ailleurs en DVD dans la même collection.

Le film comporte une ambiance très seventies, soutenue par une musique tantôt rock, tantôt psychédélique, associée par moments à de la musique limite tribale, apportant un certain rythme à ce long-métrage. Le film se termine en outre sur une note particulièrement cynique, que l'autre fin venait gâcher. Attention, il s'agit d'un film érotique daté années 70, donc n'attendez pas de pubis rasés de très près, ici c'est le plus souvent la forêt vierge et elle est particulièrement bien fournie!

"La comtesse perverse" est un très bon Franco, jusque-là gâché par des scènes additionnelles et donc, qu'il convient absolument de redécouvrir!

"La comtesse perverse" est sorti en DVD chez Artus films le 4 décembre au format 1.33 original 16/9 compatible 4/3, avec piste française uniquement. Les suppléments se composent d'un documentaire intitulé "Jess et la Comtesse" par Jean-François Rauger, les scènes additionnelles de la version "Les croqueuses", d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Jess Franco.

La comtesse perverse

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14.01.13

06:44:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jimmy Logan (James Darren), un trompettiste de jazz, noie son manque d’inspiration dans l’alcool et la drogue. Un soir, il rencontre la belle Wanda (Maria Rohm) et tombe instantanément amoureux d’elle. Il n’intervient pourtant pas lorsqu’elle se fait violer par deux hommes. Le lendemain, sur la plage, à peine sorti de ses vapeurs oniriques, Jimmy tombe sur le cadavre d’une femme noyée : Wanda. Le musicien part alors à Rio où il rencontre Rita, une chanteuse noire. Un soir, Wanda apparaît, toute vêtue de fourrure...

Mon avis :

Le réalisateur Jess Franco ("Vampyros Lesbos", "La Comtesse noire", "99 Women", "Célestine, bonne à tout faire") est souvent considéré comme un faiseur de nanar, pourtant même s'il a fait quelques mauvais films, la plus part comporte tout de même de très bonnes choses et certains sont même particulièrement réussis. Le metteur en scène a d'ailleurs son public qui le suit fidèlement. "Venus in furs" fait parti de ses meilleurs films et beaucoup des détracteurs du monsieur seraient certainement surpris s'ils prenaient la peine de le voir...

"Venus in furs" n'a rien à voir avec le roman érotique de Leopold von Sacher-Masoch, en fait, il y a à la base une rivalité entre le producteur Harry Alan Towers et un producteur italien, car Towers devait faire un film du même nom, qui finalement sera réalisé par Massimo Dallamano. Certainement pour faire de l'ombre a ce film, Towers garda donc ce titre et par conséquent il sera question ici d'une jolie jeune femme habillée simplement d'un manteau de fourrure.

Ce film est l'un des films que Jess franco préfère dans sa filmographie, ce qui se comprend aisément vu sa passion pour le jazz, musique qui est ici omniprésente, avec un héros, interprété par James Darren ("The Time Tunnel", "Les canons de Navarone", "Hooker"), qui est ici trompettiste de jazz.

Le film est très onirique et tout du long on se demande ce qui est réel ou non. Il est question ici du fantôme d'une jeune femme retrouvée morte sur une plage par le musicien, qui va se venger des trois personnes qui l'ont violée et tuée. La jeune femme est jouée par la très belle Maria Rohm ("Eugenie", "99 femmes", "Sex Charade"), actrice qui tournera d'ailleurs à plusieurs reprises pour Franco, qui la met ici particulièrement en valeur avec un érotisme très soft et très classe (Ce qui n'est pas toujours le cas chez le metteur en scène espagnol!).

Ce long-métrage fait par moments, très expérimental et bénéficie d'une très belle photographie, très marquée fin des années 60, une période que personnellement j'adore au niveau cinématographique. Franco use ici à plusieurs reprises de ralentis et de filtres, renforçant constamment l'impression que l'on est dans un rêve.

Le film bénéficie d'un casting plutôt impressionnant pour un film de Jesus Franco, puisqu'en plus de James Darren, on trouvera au niveau de la distribution, Klaus Kinski ("Les insatisfaites poupées érotiques du docteur Hitchcock", "Aguirre, la colère de Dieu", "Nosferatu, fantôme de la nuit"), à la présence toujours aussi imposante, Dennis Price ("Son of Dracula ", "Les expériences érotiques de Frankenstein", "Les sévices de Dracula"), la splendide Margaret Lee ("La nuit des assassins", "Liz et Helen", "Coplan sauve sa peau") et enfin Barbara McNair ("Appelez-moi Monsieur Tibbs", "L'organisation"). Comme souvent dans ses films, le réalisateur apparaît dans celui-ci, ici il fait parti des musiciens et l'on se figure bien qu'il a dû se faire plaisir...

"Venus in furs" est vraiment une curiosité, un film étonnant, assez atypique dans la filmographie de Jess Franco. Ce film fait à mon avis parti des films du réalisateur qui peuvent plaire à un public plus large, alors si vous ne connaissez pas encore les œuvres de ce monsieur, ce film peut être une bonne entrée en matière!

"Venus in furs" est sorti en DVD chez Artus films le 4 décembre au format 1.78 original 16/9 compatible 4/3, avec piste anglaise sous-titrée en français uniquement. Les suppléments se composent d'un documentaire intitulé "La Venus en fourrure" par Alain Petit, d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Jess Franco.

Il est à noter que ce DVD, tout comme les autres titres de la collection Jess franco a été déréférencé par la Fnac de façon incompréhensible, car ce film est un film érotique très soft et en aucun cas d'un film pornographique...

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13.01.13

09:46:52, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Royal affair

Réalisateur : Nicolaj Arcel

Année : 2012

Origine : Danemark

Durée
 : 2h16

Avec : Mads Mikkelsen (Johann Friedrich Struensee), Alicia Vikander (Caroline Mathilde), Mikkel Boe Folsgaard (Christian VII), David Dencik (Ove Hoegh-Guldberg), Trine Dyrholm (Juliane Marie), etc.

Par Nicofeel

Royal affair est un drame romantique basé sur une histoire vraie. Vers la fin du XVIIIème siècle, le docteur Johann Friedrich Struensee, a été recruté par des nobles, pour être le médecin attitré du roi du Danemark, Christian VII, lequel souffrait sur le plan physique et mental. Struensee a pris une importance considérable auprès du roi, à tel point que l'on considère qu'il a régenté le royaume, en exerçant une politique particulièrement humaniste. Dans le même temps, Struensee aurait eu une relation passionnée avec la reine, Caroline Mathilde.
C'est sur ces faits, qui sont très connus au Danemark, que le réalisateur Nicolaj Arcel s'est basé, pour réaliser son film Royal affair.
Loin du film de costumes classique, voire ennuyeux (il n'y a qu'à se rappeler le film français Les adieux à la reine qui était assez pénible à regarder), ce film danois s'avère au contraire une excellente surprise.
D'abord, il y a cette histoire d'amour tragique entre une noble, destinée à être l'épouse d'un roi idiot, à qui elle doit offrir une descendance et un médecin de campagne, véritable représentant du peuple. Cette idylle se déroule dans l'ombre mais progressivement les deux tourtereaux sont démasqués et les choses se compliquent sérieusement, jusqu'à une issue que l'on devine fatale au vu de l'histoire qui est racontée en flashbacks par l'un des deux protagonistes. Notons à cet égard que le choix scénaristique de raconter cette histoire par le biais d'un récit épistolaire est une très bonne idée.

Ensuite, le destin dramatique de Struensee est aussi et surtout dû à son implication sur le plan politique. Royal affair ne se contente pas de décrire une belle histoire d'amour entre des gens de classes sociales différentes, il montre aussi que durant cette époque où les libertés étaient quasi inexistantes (le servage avait cours, la torture était utilisée lors des interrogatoires, la censure limitait toute forme d'expression contraire au pouvoir en place) et où le clergé était omniprésent, de grandes avancées ont eu lieu. En effet, le roi du Danemark, influencé par son médecin Struensee, a pris de nombreuses mesures en faveur du peuple, tant sur le plan des libertés que sur le plan sanitaire. Le film sensibilise bien le spectateur sur le fait que l'on situe à une époque et dans un pays où les idées des philosophes français Rousseau et Voltaire ont été reprises.
Mais il est évident que cette volonté de justice sociale n'est pas du goût de tout le monde. Royal affair, comme son titre l'indique, est aussi une belle démonstration sur les jeux du pouvoir et sur la volonté de l'acquérir (cette thématique se retrouve entre autres dans l'excellente série Le trône de fer). Struensee est le premier à profiter de la faiblesse mentale du roi pour faire passer un maximum de lois en faveur du peuple. Mais comme on peut s'en douter, les nobles qui font partie du Conseil d'Etat - sorte d'organe décisionnel du pouvoir royal - ne sont pas décidés à se laisser évincer. Dès lors, les intrigues et les coups bas sont de rigueur pour récupérer ce pouvoir politique qui est essentiel pour les nobles afin de conserver leur statut social. En choisissant de livrer Struensee comme s'il était le Mal incarné (ce qui est pourtant tout l'inverse), la noblesse peut continuer à asservir le peuple. On voit aisément que le pouvoir offre la possibilité de faire ce que l'on souhaite, même ce qui peut paraître révoltant.
Enfin, il est évident que le film ne serait pas réussi sans un excellent casting. Et sur ce point, il n'y a rien à redire. Ou plutôt il n'y a que des choses positives à évoquer. Mads Mikkelsen, qui incarne le rôle de Struensee, se révèle comme à son habitude extrêmement charismatique. Quant à Alicia Vikander, elle incarne avec beaucoup de sensibilité le personnage de cette reine esseulée qui est désespérément à la recherche d'un bonheur qui ne cesse de lui glisser des doigts. Au niveau des acteurs les plus marquants, il convient aussi de dire quelques mots au sujet de Mikkel Boe Folsgaard qui joue le personnage du roi Christian VII. L'acteur est parfait dans le rôle de ce roi idiot, complètement loufoque et décadent, qui n'est pas sans rappeler un certain Caligula par ses frasques quotidiennes : il fréquente sans se cacher des prostituées (« moi ce que j'aime c'est les putes aux gros seins »), il boit énormément, il s'intéresse plus à son chien – qui s'appelle Gourmand – qu'à sa femme et il nomme cet animal au Conseil d'Etat, il appelle sa femme « maman », il aime jouer comme s'il se trouvait au théâtre. Et puis il s'en remet à son médecin qui devient son éminence grise, preuve s'il en était besoin de son désintérêt de la politique.
Au niveau de l'environnement du film, un très grand soin a été apporté à cette reconstitution historique. On se croirait vraiment à cette époque des Lumières. Les châteaux sont somptueux et les costumes sont sublimes.
Quant à la mise en scène, elle est très fluide et d'un grand dynamisme. Les beaux plans sont de rigueur et accroissent le côté dramatique de l'ensemble. On ne s'ennuie pas une minute, malgré la durée relativement longue du film (2h16).
Au final, Royal affair est un film en costumes qui vaut largement le détour. Entre une histoire d'amour tragique, une réflexion intéressante sur le pouvoir ou encore une évocation des idées des Lumières, le spectateur a de quoi y trouver son compte.

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12.01.13

07:00:24, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : God bless America

Réalisateur : Bob Goldthwait

Année : 2012

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h40

Avec : Frank (Joel Murray), Roxy (Tara Lynne Barr), etc.

Par Nicofeel

Quand on regarde une comédie, on a souvent l'impression que tout ce que l'on nous expose est aseptisé et que le fond du film est léger, pour ne pas dire inexistant.
Eh bien soyez rassuré, le film God bless America ne rentre absolument pas dans cette catégorie. Au contraire. Il s'agit d'une comédie noire, qui va très loin tant sur la forme que sur le fond.
Dès les premières minutes, on comprend que ce film va transporter le spectateur dans des contrées rarement explorées. On voit le personnage principal, Frank (Joel Murray), qui tue ses voisins et notamment leur bébé, car il ne supporte plus le bruit qu'ils font. Il ne s'agissait que d'un rêve. Mais ce rêve montre bien les dispositions de Frank. C'est un homme, la quarantaine, qui est fatigué, et en marre de la société dans laquelle il évolue.
Les événements vont rapidement jouer en la défaveur de Frank. En plus de sa situation isolée sur le plan familial – sa femme l'a quittée et sa fille ne l'aime pas – il est viré de son travail et son médecin lui diagnostique une maladie incurable. En somme, Frank est foutu et il apparaît en dehors du système.
Et ce d'autant plus qu'il ne supporte pas les programmes de la télévision, ce média qui a pris une place très importante dans notre société.

Frank envisage un temps le suicide mais il se ravise. Excédé par la bêtise qu'il voit à la télévision, il prend la décision de rendre à sa façon la justice. Il va ainsi tuer une riche lycéenne, qui se croit tout permis et qui est la star d'un reality show à la façon de la famille Kardashian. C'est sur les lieux de son crime qu'il rencontre une lycéenne, Roxy, qui clame haut et fort son désamour contre une société décadente et stupide dans laquelle elle ne se reconnaît pas.
Avec ce duo complètement loufoque - Frank est un homme d'une quarantaine d'années qui est loin d'être un canon de beauté et Roxy est une adolescente délurée – on va assister pendant plus d'une heure et demi à un massacre en tous genres.
C'est d'abord le monde de la télévision qui en prend pour son grade. Les émissions de télé-réalité sont clairement mises au ban des accusés. On suit à plusieurs reprises dans le film une émission intitulée Superstarz où des gens sans talent viennent tenter leur chance. Ce qui agace au plus haut point Frank et Roxy, c'est le fait qu'on se moque de ces gens (le personnage de Steven avec son fameux « Do you know » est inoubliable) et que l'on mette en avant le règne de la médiocrité. Quand on y réfléchit bien, on n'est pas si loin de ce qui se passe du côté de chez nous avec des émissions de télé-réalité qui sont réellement navrantes (les ch'tis à Mykonos ou 4 mariages pour une lune de miel par exemple).
La télévision est également visée à travers des émissions politiques qui sont soit vulgaires sont extrémistes.
La religion passe aussi à la moulinette avec des intégristes qui vont se faire flinguer lors d'une scène mémorable où Frank et Roxy tirent depuis leur voiture.
De manière plus générale, c'est le manque de politesse et donc l'absence de valeurs morales qui pousse Frank et Roxy à agir. De ce point de vue, la scène qui a lieu dans un cinéma est particulièrement marquante. Excédés par l'attitude de jeunes qui parlent dans la salle, utilisent leur portable et mangent du pop-corn en faisant du bruit, Frank et Roxy ne vont pas se faire prier pour fusiller les jeunes. On aurait presque envie de leur dire merci, tant cette attitude déplacée dans un cinéma est trop souvent constatée de nos jours !
Une autre cible pour notre duo infernal est le manque de culture actuel avec ces gens qui envoient des SMS avec des sigles incompréhensibles ou encore ces personnes qui ne peuvent s'empêcher de placer le terme « en fait » dans leurs phrases (ça nous ferait presque penser à l'attitude de certains de nos footballeurs quand ils sont interrogés par des journalistes).
Toutes ces catégories de personnes qui sont détestés par Frank et Roxy vont subir de plein fouet leur courroux. En effet, dans ce film, les morts s'amoncellent.
Cela étant, le registre utilisé est toujours celui de la comédie, à l'image de ces entraînements de tirs qui s'effectuent sur des nounours ou de ces personnes qui ne sont pas tuées immédiatement, car les tirs ont été ratés.
La scène finale nous offre d'ailleurs une véritable apothéose car il s'agit cette fois non seulement de tuer des personnages symboliques mais également de signaler au monde entier que notre société toute entière est en train de dérailler. On comprend aisément que le titre du film, God bless America (en hommage à la chanson d'Irving Berlin, qui constitue l'hymne national officieux des Etats-Unis), que l'on peut traduire par « Mon Dieu protège l'Amérique », n'a pas été choisi au hasard. Le film tire certes sur tout ce qui bouge ce qui peut sembler immoral, mais le propos de Frank pourrait être résumé de la façon suivante : où est la morale aujourd'hui ? Il est temps de se réveiller et de changer tout cela. L'Amérique ne peut pas continuer à sombrer dans un grand n'importe quoi. Le final du film, où Frank se sert de la télévision, est un appel à un sursaut des spectateurs.
Comme quoi, même si God bless America est un film très drôle, il n'en demeure pas moins qu'il dispose d'un fond non dénué de sens.
Le film ne serait évidemment pas aussi réussi sans son excellent casting. Contre toute attente, le duo atypique composé du bedonnant Joel Murray dans le rôle de Frank et de la fraîche Tara Lynne Barr dans le rôle de Roxy, fonctionne à merveille.
Si le film est prenant, il l'est aussi en raison d'une BO bien choisie. On retrouve ainsi avec plaisir des titres du groupe de rock anglais Kinks, du chanteur de hard rock Alice Cooper ou encore de l'actrice - chanteuse Rosemary Clooney.
Au final, God bless America est une comédie bien noire qui va jusqu'au bout de ses idées, et constitue à ce titre un des films les plus audacieux de cette année 2012.

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11.01.13

06:59:24, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The dinosaur project

Réalisateur : Sid Bennet

Date de sortie au cinéma
: prochainement

Origine : Royaume-Uni

Durée : 1h23

Avec : Natasha Loring (docteur Liz Draper), Matt Kane (Luke Marchant), Richard Dillane (Marchant), Peter Brooke (Charlie Rutheford), etc.

Par Nicofeel

Décidément le “found footage” n'est pas prêt de passer l'arme à gauche. On a un nouveau petit né dans le genre au titre très explicite : The dinosaur project. On se doute bien qu'avec un titre pareil, le film fait référence au Blair witch project qui a relancé la mode du found footage, c'est-à-dire des films où une personne trouve une cassette vidéo qui va raconter ce qui est arrivé aux protagonistes.
Sauf que le “found footage” est nettement antérieur au Blair witch project. Il remonte à l'excellent Cannibal holocaust (1980) de Ruggero Deodato.
Mais bon, disons que ce iflm fait référence au Blair witch project car c'est le film qui – en raison de son incroyable succès – a popularisé ce type de film.
Ici, on a donc affaire à un film plutôt opportuniste à la base qui joue sur deux aspects bien connus du spectateur : le mythe des dinosaures (et tous les films qui vont avec dont Jurassic parc) et ce mode de filmage propre à Blair witch project, REC et tous leurs rejetons.

Cela étant, on serait de mauvaise foi de dire que l'on a un mauvais film. The dinosaur project, est un film relativement court (1h23) et se suit plutôt bien. Son rythme est alerte et il est rare qu'il ne se passe pas grand chose à l'écran.
Le film joue évidemment sur son aspect documentaire avec ce filmage caméra à l'épaule qui se veut réaliste et le fait que l'on voit en “live” ce qui se passe pour les différents protagonistes du film. L'action se déroule au Congo avec les membres d'une société britannique de cryptozoologie qui enquêtent sur une sorte de monstre du Loch Ness local. Après avoir vu leur hélicoptère touché par des espèces de ptérodactyles, ils se retrouvent dans un endroit inconnu peuplé de créatures que l'on croyait disparu depuis longtemps.
Les paysages extérieurs sont plutôt beaux à regarder et on est bien immergé dans ce monde étrange. Sauf que le cinéaste commet deux erreurs : des effets spéciaux pas top et une mise en scène chaotique. Pour la première, il n'y peut pas grand chose. Il est évident que cette production modeste n'a pas bénéficié des montants des films Jurassic parc. En revanche, pour la seconde erreur, c'est cette fois le type de filmage qui est en cause : à force de montrer des coupures de prises (puisque les cassettes n'ont pas été enregistrées par les protagonistes de manière linéaire mais surtout de manière discontinue), des raccords parfois un peu hasardeux, des images blanches ou noires à l'écran, du son sans l'image, on a du mal à s'identifier avec les personnages et surtout à cette histoire. Du coup, il se crée une certaine distanciation et il peut bien se passer n'importe quoi, cela ne nous passionne pas.
Par ailleurs, même si le côté “Voyage au centre de la terre” (autre citation implicite du film) est clair, cela n'a pas le même charme que d'antan. Ici, cela se limite à un bestiaire de créatures belliqueuses qui vont se charger d'éliminer un à un les différents protagonistes. La fin du film est au demeurant complètement cousue de fil blanc.
Quand on y réfléchit bien, le scénario n'est tout de même pas très fin. En outre, les acteurs du film ne relèvent pas franchement le niveau. Aucun d'entre eux n'apparaît charismatique et le jeu des acteurs paraît souvent bien fade.
Au final, que penser de ce Dinosaur project ? Si le film se suit plutôt bien malgré ses nombreux défauts, il n'en reste pas moins selon moi une oeuvre opportuniste qui entend surfer sur la vague des “found footage” et de l'intérêt du spectateur pour le mythe des dinosaures. Et puis il faut dire qu'il est toujours plus aisé actuellement de faire un film en found footage car cela sied bien aux faibles budgets et on crée bien souvent sans trop se fatiguer une certaine tension (pas besoin pour cela d'être un as de la mise en scène).

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09.01.13

22:11:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le 10 avril 1912, le nouveau transatlantique britannique Titanic, luxueux paquebot de 269 mètres de long, quitte Southampton pour une traversée inaugurale à destination de New York, emportant à son bord quelque deux mille deux cent huit passagers. Le 14 avril, vers 23 h 40, le vapeur file dans l'Atlantique alors que la fête bat son plein à tous les niveaux des classes sociales, quand la vigie signale un iceberg droit devant. Malgré le changement de cap immédiat, l'énorme masse de glace éventre la coque sur une longueur de 100 mètres. Après avoir rapidement évalué les dégâts, les ingénieurs rendent leur verdict sans appel : le Titanic est condamné à couler dans les délais les plus courts... L'équipage fait alors mettre à l'eau les canots de sauvetage, tout en étant conscient que tout le monde ne pourra y prendre place. Au loin, l'équipage du Californian assiste au naufrage sans saisir la gravité de la situation.


Mon avis :

Film référence sur le naufrage du Titanic, bien avant le film de James Cameron, "Atlantique, latitude 41°" reste un classique du film catastrophe, assez impressionnant pour un film de 1958 et surtout vraiment accès sur le naufrage et non sur une quelconque romance...


Ce qui surprend le plus dans ce film britannique à grand spectacle réalisé par Roy Ward Baker ("Les Monstres de l'espace", "The Vampire Lovers", "Les Cicatrices de Dracula", "Le Club des monstres"), c'est vraiment la qualité des effets spéciaux, qui sont assez remarquables pour un film de cette époque. Le film a nécessité plusieurs tailles de maquettes selon les plans et le résultat est souvent bluffant, même si sur quelques plans tout de même, le fait qu'il s'agisse de maquettes est assez visible.


Malgré le noir et blanc et son côté forcément assez rétro, on reste toujours happé par ce long-métrage dont on connait pourtant déjà l'histoire par coeur. Après une courte présentation des personnages et le départ du paquebot, le réalisateur se concentre assez rapidement sur le naufrage, montrant notamment la confiance aveugle que les gens avaient envers le Titanic, étant intimement persuadé que celui-ci était insubmersible.


Le film est adapté du livre de l'historien américain Walter Lord, "A Night to Remember", qui se base sur les témoignages d'une soixantaine de survivants et a pour conseiller technique le quatrième officier du navire, Joseph Boxhall, afin de coller au plus prêt de la réalité, même si certains détails s'avèreront inexacts, ce qui sera découvert plus tard, avec en particulier la découverte de l'épave. En effet, contrairement à ce que montre le film, le navire s'est cassé en deux et n'a donc pas coulé d'un seul tenant.


Le film montre, en tous cas bien, que tout le monde n'était logé à la même enseigne et que les petites gens n'avaient pas accès aux canots de sauvetage durant une grande partie du temps du naufrage et après que toutes les femmes et les enfants des milieux aisés aient embarqué. Évidemment, cela révolte, de même que le fait de voir au loin le Californian, un cargo, qui malgré les appels au secours de viendra jamais, par un mauvais concours de circonstances (L'opérateur radio était couché) et surtout personne n'imaginait que cela pouvait arriver au Titanic (L'équipage qui voit les fusées de détresse, pense alors à un feu d'artifice).


Cette non-assistance a d'ailleurs longtemps créé la polémique et cela coûta sa place à son commandant, Stanley Lord. Bien plus tard, on apprit que finalement le cargo était à 30 kilomètres du Titanic et ne pouvait donc pas le voir. Un autre navire, mystère, était donc plus près, sans qu'on ait pour le moment découvert lequel. Malgré le peu d'attachement que l'on aura pour la plus part des personnages du film, cela reste poignant et certains forceront l'admiration comme ces musiciens qui joueront sur le pont quasiment jusqu'à la fin.


Certains acteurs, malgré le fait qu'il n'y ait aucune grosse star dans le film, sortent du lot comme Kenneth More ("Les 39 Marches", "Coulez le Bismarck !", "Le Jour le plus long") dans le rôle de Charles Lightoller, 2ème officier du Titanic, Laurence Naismith ("Amicalement vôtre", "Les Diamants sont éternels") dans le rôle du capitaine du Titanic, Michael Goodliffe ("Les 39 Marches", "Le Voyeur") dans le rôle de l'architecte et Bee Duffell ("Les monstres de l'espace", "Monty Python sacré graal!") dans celui de Mrs. Farrell.


Que des rôles où les personnages brillent par leur bravoure, mais sans qu'il n'y ait à proprement parlé plus d'empathie envers eux, qu'envers les autres. Seul le personnage de Joseph Bruce Ismay, directeur de la White Star Line, joué par Frank Lawton ("The Skin Game") nous procure un sentiment réellement différent, faisant pitié par sa lâcheté...


"Atlantique, latitude 41°" remportera le Golden Globe du meilleur film étranger de langue anglaise en 1959, ce qui semble amplement mérité, vu les qualités du film. Je ne l'avais pas revu depuis que j'étais gamin, mais j'ai vraiment apprécié de le redécouvrir, alors si vous en avez un peu marre de "Titanic", qu'on a finalement vu et revu plus de fois que cet ancien classique, cette très belle édition est pour vous!


"Atlantique, latitude 41°" est sorti dans le commerce le 10 décembre 2012 chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition combo Blu-ray + DVD dans la collection Cinéma Master Class. Le DVD est présenté au format respecté 1.66 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 Dual Mono. Le Blu-ray est quant à lui au format respecté 1.66 16/9ème résolution Full HD 1920 x 1080p avec pistes anglaise et française en mono 2.0 dts-HD Master Audio. Côté bonus, on est plutôt gâté avec un excellent making of, très complet de près d'une heure.


Atlantique, latitude 41

Atlantique, latitude 41
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Atlantique, latitude 41 (Blu-ray + DVD)

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08.01.13

07:06:40, Catégories: Top 10  

Pendant plus d'un mois, durant les fêtes de fin d'année, les dvdpaschériens ont eu l'occasion d'envoyer leur top 20 spécial films asiatiques.

Le top est en soi assez original puisqu'il a trait à différentes nationalités et à l'inverses des précédents tops, il est multi-genre.
Peut-être verra-t-on prochainement un top 20 spécial Europe ou un top 20 spécial films de l'Est. Qui sait ?

Dans tous les cas, un grand merci à Zardi qui une nouvelle fois s'est rendu disponible pour recenser les résultats.

Voici donc sans plus attendre le top 20 des films asiatiques (209 films cités pour 21 listes)

1. Les sept samouraïs (1954) - Akira Kurosawa - 173 pts – 10 citations, film japonais
2. The killer (1989) – John Woo – 120 pts – 10 citations, film hong-kongais
3. Tigre & dragon (2000) – Ang Lee – 111 pts - 10 citations, film chinois
4. Old boy (2003) - Park Chan Wook – 101 pts – 6 citations, film sud-coréen
5. A toute épreuve (1992) – John Woo – 100 pts – 6 citations, film hong-kongais
6. Les 3 royaumes (2008) – John Woo – 94 pts – 9 citations, film chinois
7. Hana Bi (1997) - Takeshi Kitano – 91 pts 7 citations, film japonais
8. Battle Royale (2000) - Kinji Fukasaku – 83 pts – 7 citations, film japonais
9. Histoire de fantômes chinois (1987) – Ching Siu-Tung – 69 pts – 5 citations, film hong-kongais
10. Lady Vengeance (2005) - Park Chan Wook – 59 pts – 5 citations, film sud-coréen
11. Harakiri (1962) - Masaki Kobayashi – 56 pts – 5 citations, film japonais
12. Il était une fois en chine (1991) – Tsui Hark – 53 pts – 4 citations, film hong-kongais
13. Barberousse (1965) - Akira Kurosawa – 52 pts – 4 citations, film japonais
14. Le Sabre du mal (1966) – Kihachi Okamoto – 50 pts – 3 citations, film japonais
15. 2046 (2004) – Wong Kar Wai - 49 pts – 3 citations, film hong-kongais
15. Departures (2008) - Yôjirô Takita - 49 pts – 3 citations, film japonais
17. Princesse Mononoké (1997) - Hayao Miyazaki - 48 pts – 4 citations, film japonais
18. In the mood for love (2000) - Wong Kar Wai - 47 pts – 5 citations, film hong-kongais
18.Sympathy for Mister Vengeance (2002) - Park Chan Wook - 47 pts – 4 citations, film sud-coréen
18. The blade (1996) – Tsui Hark - 47 pts – 5 citations, film chinois

Merci à tous les participants qui sont dans l'ordre chronologique : Stridy – ikkoku59 - lechtiblouré - surfeur51 - Bridoli – zardi – shambleau – c2302t - Minimyr - Evilfred - yannickv - locktal - langeikki - Barbe-Noire - dale cooper - Asiafan - osorojo - Pierrot44 - Makimura – flo001fg – ghostwolf.

Comme toujours, ce top 20 appelle certains commentaires.

D'abord, on notera que les époques sont très diversement représentées : un film des années 50 (qui est tout de même le premier du top !), 3 films des années 60, aucun film des années 70, 2 films des années 80, 5 films des années 90, 9 films des années 2000.
Ce top multigenre donne lieu à des résultats très surprenants par rapport aux autres tops : en effet, pour une fois, les films récents, voire même très récents (9 films des années 2000), sont sur-représentés.
Seuls certains “vieux” films japonais (Les sept samourais ; Harakiri ; Barberousse ; Le sabre du mal) font bonne figure. Pour le reste, c'est du très récent qui est cité.

Pourtant, il est évident que le cinéma asiatique n'a pas attendu les années 80 pour émerger ou livrer de très grands films.

La question qui mérite d'être posée est de savoir si les cinéphiles s'intéressent autant aux oeuvres “anciennes” qu'aux films très récents.

L'absence de très grands auteurs comme les japonais Mikio Naruse, Nagiso Oshima ou du sud-coréen Im Kwon Taek peut surprendre. Mais bien évidemment, pour citer ces auteurs, encore faut-il voir leurs films.

Ce top permet de mettre en lumière que certains auteurs “récents” sont particulièrement appréciés : John Woo place 3 de ses films dans ce top (aux 2ème, 5ème et 6ème rang) ; le sud-coréen Park Chan Wook réussit carrément la performance de mettre les 3 films de sa trilogie de la vengeance dans ce top (aux 4ème, 10ème et 18ème rang).
Kurosawa sauve l'honneur des “anciens” avec 2 citations aux avant-postes (1er et 13ème rang). Wong Kar-Wai est aussi titulaire de 2 films cités.

Côté genre justement, on notera que ce sont surtout des films dits d'action qui sont cités. Les drames ont quelques représentants mais les comédies ne font pas recette (seul le film Histoire de fantômes chinois sauve la mise). Peut-être est-ce dû au fait que les gens sont plus habitués à voir des films asiatiques qui soient des films d'action ou des thrillers.

Pour terminer, intéressons-nous aux nationalités : Le Japon coiffe tout le monde au poteau avec 8 films, devant Hong-Kong avec 6 films. Deux autres nations se partagent les restes : 3 pour la Chine et 3 pour la Corée du Sud (toujours les 3 films de Park Chan-Wook, à croire qu'il n'y a que lui en Corée du Sud ?). Comme quoi, là encore, niveau pays, cela n'est pas très diversifié.

En tout cas, les films cités sont tous des films de qualité, pour certains des chefs d'oeuvre dans leur genre.

Voilà qui devrait donner de bonnes idées de (re)visionnage mais en gardant à l'esprit que de très nombreux autres films asiatiques méritent d'être vus.

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07:05:46, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans un futur post-apocalyptique, un groupe de 5 personnes erre sur la route. Affamés, ils luttent pour survivre. Lorsqu’ils découvrent ce qu’ils pensent être une maison abandonnée où se réfugier, le piège se referme brutalement sur eux : un gang assoifé de sang les prend en chasse...

Mon avis :

La bande annonce de "The Day" m'avait fait forte impression et je dois donc avouer que je mettais plein d'espoir dans ce nouveau film post-apocalyptique réalisé par Douglas Aarniokoski ("Highlander: Endgame", "Animals"). Mais, après avoir regardé ce que le bonhomme avait déjà mis en scène, mes espoirs commençaient à diminuer sérieusement...

Dès les premières minutes de "The Day", on se rend compte qu'on a affaire à un petit budget, ce qui ne m'inquiète pas le moins du monde, étant habitué à regarder des productions indépendantes aux moyens parfois dérisoires. Après une première scène en couleur, le film bascule vers une dominante grise, annonçant le peu d'espoir qu'il reste aux survivants, donnant même l'impression parfois que l'on regarde un film en noir et blanc. Seules quelques nuances très faibles d'autres couleurs font par moments leurs apparitions faisant comprendre qu'il reste une lueur d'espoir. Ce qui est assez étonnant, c'est que les couleurs étaient beaucoup plus présentes sur la bande annonce...

Le scénario est des plus simplistes, n'expliquant d'ailleurs pas comment l'apocalypse est arrivé, ni comment des survivants s'en sont tirés. Pour faire simple, on suit en gros le parcours d'un groupe de cinq survivants ayant fait le choix de ne pas tomber dans le cannibalisme comme la plus part des rescapés de la catastrophe et donc forcément, ils sont devenus des proies pour les autres...

Pas de grosses stars au programme, mais on reconnaît tout de même immédiatement l'un des héros de la série "Lost", Dominic Monaghan (la trilogie "Le Seigneur des Anneaux", "X-Men Origins: Wolverine"), mais aussi Shawn Ashmore (la trilogie "X-Men", "Les ruines") et un habitué des petits rôles dans les séries télé, Cory Hardrict ("Le retour des morts vivants: Nécropole & Rave Mortel", "Gran Torino"), côté masculin.

Côté féminin, impossible de passer à côté de la plastique plutôt attirante de la jolie Shannyn Sossamon ("Chevalier", "Les Lois de l'attraction", "One Missed Call"), alors que Ashley Bell ("Le dernier exorcisme") provoquerait plutôt l'effet inverse (alors qu'elle est plutôt pas mal dans la vie), grimée ainsi en sauvageonne!

Étonnamment, on s'attache assez rapidement à ce petit groupe, du moins à certains, mais plus le film avance, plus la tendance s'inverse au profit des personnes au départ les moins attachants et on en viendra même à s'attacher quelque peu aux méchants, qui restent ici très humains, malgré leur brutalité et leur goût pour la chair humaine. Le chef des méchants, interprété par Michael Eklund ("House of the Dead", "The Divide") reste tout de même avant tout un père aimant profondément ses enfants.

Le film manque parfois un peu de rythme, mais les scènes d'action sont plutôt bien fichues, malgré le manque de moyens qui se fait ressentir en particulier avec quelques effets numériques un peu trop visibles. En effet, le seul vrai reproche, cela sera surtout que le film reste un peu trop soft, ne montrant en aucun cas des scènes de cannibalisme, ce qui aurait pu apporter un certain malaise, afin que le spectateur se sente un peu moins à l'aise dans son fauteuil comme on pouvait le ressentir par exemple dans "Doomsday" de Neil Marshall.

Malgré ses défauts, "The Day" reste tout de même un divertissement agréable à regarder avec une fin assez sympathique et quelque peu inattendue, portée par une musique faisant un peu penser à celle de "28 semaines plus tard" et finalement, même si on est un peu déçu par rapport à la bande annonce si prometteuse, l'impression est plutôt positive, surtout par rapport aux films que le réalisateur nous avait jusque-là offert...

"The Day" sort chez Wild side vidéo le 16 janvier en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est présentée au format 1.85, 16/9ème avec des pistes anglaises et françaises Dolby Digital 5.1 et 2.0. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise DTS Master Audio 5.1. Les deux éditions nous offrent les mêmes bonus, à savoir un commentaire audio de Douglas Aarniokoski, Luke Passmore et Guy A. Danella en version originale, une galerie photos et des bandes annonces avant le menu.

The day (Blu-ray)

The day (Blu-ray)
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07.01.13

21:30:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A Rome, dans une chambre fermée à clef de l'intérieur, une lycéenne est retrouvée pendue, entièrement nue. La police pense tout d'abord à un suicide jusqu'à ce que d’autres indices les orientent vers le meurtre. Avant le drame, elle a été vue en compagnie d'une autre personne. L’inspecteur Silvestri (Claudio Cassinelli) aidé de Vittoria Stori (Giovanna Ralli), juge d'instruction mandatée pour l'enquête, vont découvrir que les lycéennes entourant la défunte sont mêlées à un réseau de prostitution, tandis qu'un mystérieux motard armé d'un hachoir fait régner la terreur dans les rues de Rome .

Mon avis :

Mars 2010, peu de temps après avoir sorti "Toutes les couleurs du vice" et "L'étrange vice de Mme Wardh", deux excellents gialli signés Sergio Martino, disparaissait Néo Publishing, un petit éditeur amoureux du cinéma Bis, plongeant ainsi de nombreux amateurs de poliziotteschi, de gialli, de films de cannibales ou encore de zombies, dans un profond désarroi... Février 2012, l'annonce de l'arrivée prochaine d'un nouvel éditeur, The Ecstasy Of Films, redonne de l'espoir à tous les bisseux de France et de Belgique, avec la annonce assez rapide de titres fort alléchants. Fin décembre 2012, le premier titre de la collection Profondo Giallo nous arrive enfin et pas des moindres, puisqu'il s'agit de "La lame infernale" de Massimo Dallamano ("Mais... qu'avez vous fait à Solange ?", "Emilie, l'enfant des ténèbres"), giallo assez culte grâce à sa musique et son tueur à moto...

Jusque là inédit en DVD pour le public francophone, "La Lame infernale" est un thriller mêlant à la fois le giallo et le poliziotteschi. Dès le début, la splendide musique composée par le talentueux Stelvio Cipriani ("La Baie sanglante", "Tentacules", "Le Grand alligator") évoquera certainement quelque chose à nombre d'entre vous, même à ceux n’ayant jamais vu le film, à ceux, en fait, qui auront vu le très beau "Amer", l'hommage au Giallo signé par Hélène Cattet et Bruno Forzani, qui reprend entre autres une partie de cette très belle composition. Comme dans tous gialli, la musique joue un rôle essentiel, annonçant souvent les meurtres et faisant monter la tension. Sur ce point en tous cas, le film est une référence et cette musique lui donne vraiment du rythme.

Deuxième point essentiel, le tueur... En général (même s'il y a des exceptions!), le tueur est souvent vêtu de noir, portant des gants en cuir et est armé d'une arme blanche, mais surtout on ne voit jamais son visage jusqu'à la fin. Ici aussi, c'est une réussite avec ce tueur habillé en motard, tout de noir vêtu avec sa tenue en cuir et son casque dissimulant son identité. Et surtout, en guise d'arme, une feuille de boucher particulièrement impressionnante! Avec ça, il fera évidemment de sérieux dégâts, même si à ce niveau on pouvait espérer en attendre plus. Le film ne fait pas parti des plus violents et restera dans le thriller, sans jamais vraiment tomber dans l'horreur comme c'est le cas de certains gialli. Les meurtres sont tout de même assez graphiques et les coups de la lame plutôt marquants.

S'il est normal d'avoir une enquête policière dans un giallo, celui-ci se rapproche par moments un peu plus que la moyenne du poliziotteschi, avec notamment cette course-poursuite assez impressionnante entre les policiers et le tueur à moto, mais aussi par le fait que le tueur mystérieux ne fasse son apparition qu'après plus d'une demi-heure.

L'intrigue est plutôt bien menée, même si elle prendra parfois certains raccourcis et ne sera pas sans rappeler par certains côtés, celle de "Mais... qu'avez vous fait à Solange ?" précédent giallo du même réalisateur. Cette fois il sera question d'un réseau d'adolescentes, prostituées afin d'assouvir les fantasmes de riches pervers haut placés. Une histoire bien glauque, qui se terminera d'ailleurs avec un goût particulièrement amer...

Le film dispose d'un excellent casting avec quelques excellents acteurs qu'on a plaisir à retrouver comme Giovanna Ralli ("El mercenario", "Les canons de Cordoba"), Claudio Cassinelli ("Morte sospetta di una minorenne", "La montagne du dieu cannibale", "Le continent des hommes poissons"), acteur fétiche de Sergio Martino ou Mario Adorf ("Je suis vivant", "Milan calibre 9") dont l’interprétation est comme toujours excellente.

La mise en scène est impeccable, même si elle ne sera pas aussi spectaculaire que celles de Sergio Martino, Dario Argento, Lucio Fulci ou Mario bava, autres maîtres du Giallo... Les effets spéciaux sont par contre parfois grossiers, avec des cadavres faits de mannequins, mais rappelons qu'il s'agit d'un film de 1974, c'est donc assez excusable, surtout que c'était très courant à cette époque.


"La lame infernale" est un très bon film et fait parti même des meilleurs gialli, alors si vous ne voulez pas que The Ecstasy Of Films connaisse le même sort que Néo Publishing, vous savez ce qui vous reste à faire, d'autant plus que le jeune éditeur annonce comme futurs titres, "Torso" de Sergio Martino et "La guerre des gangs" de Lucio Fulci! Du lourd, du très lourd, en somme!

Le DVD de "La lame infernale" est sorti officiellement le 18 décembre 2012 chez The Ecstasy Of Films en édition simple avec jaquette réversible et en édition limitée à 1000 exemplaires avec toujours jaquette réversible et fourreau cartonné. Le film est présenté au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes italienne et française 2.0 et sous-titres français. L'édition limitée offre en plus quelques bonus, dont la plus part sont exclusifs, à savoir un entretien avec François Guérif, un court métrage intitulé "Le destin de Torelli" suivi d'un entretien avec son réalisateur, une galerie d'affiches et de photos, la bande annonce italienne, ainsi que celles de "Torso" et "La guerre des gangs" qui sortiront prochainement chez l'éditeur et des crédits, enfin, pour finir, les menus renferment des bonus cachés.

Vous pouvez pour le moment vous procurer ce film soit directement sur le site de l'éditeur, soit sur amazon.fr ou ebay.fr sur les comptes de l'éditeur.

La lame infernale

La lame infernale
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21:27:35, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The hike

Réalisateur : Rupert Bryan

Année : 2011

Origine : Royaume-Uni

Durée : 83 minutes

Avec : Ben Loyd-Holmes, Zara Phythian, Daniel Caren, Dominic Le Moignan, Jemma Bolt, Lisa-Marie Long, Stephanie Siadatan, Natalie Hughes, Joanne Nuttall, Shauna MacDonald, etc.

Par Nicofeel

Manifestement, The descent a fait des émules. Ainsi, Rupert Bryan est un réalisateur britannique qui a dû beaucoup apprécier le chef d'oeuvre que constitue le film de Neil Marshall.
En effet, dans son film The hike il reprend plusieurs éléments vus dans The descent. Le premier et le plus visible est le fait que les personnages principaux sont des femmes qui ont décidé de couper avec leur quotidien en faisant une excursion en forêt. Le deuxième élément en commun est donc la nature : dans The descent il s'agissait d'une nature présente sous la terre ; ici tout se passe en forêt.
Et évidemment, comme dans The descent, ces jeunes femmes, qui n'ont rien demandé à personne, vont être attaquées par des personnes qui leur en veulent. Sur ce point, on est plus dans le style de Délivrance avec un véritable survival qui a cours. En effet, il n'est pas ici question de monstres (quoique les personnes qui s'en prennent à ces femmes en sont bien quelque part) mais d'êtres humains que l'on pourrait croiser n'importe où. C'est peut-être en cela que le film est effrayant.
S'il ne se passe pas grand chose au début du film, la suite sera beaucoup plus du goût des amateurs de films d'horreur avec une chasse à l'Homme qui s'instaure avec une suite peu réjouissante pour ces jeunes femmes qui vont être victimes de viols et de meurtres.

Dans l'ensemble, The hike est un long métrage qui se suit sans déplaisir, même s'il n'évite pas deux écueils : le premier est une incohérence au niveau de certaines scènes (on pense notamment au moment où les jeunes femmes décident de prendre un bain de minuit avec des garçons qu'elles connaissent à peine, alors qu'une des leurs a disparue) ; le second, de loin le plus handicapant, est le fait que les scènes du film sont redondantes. Une fois que les femmes ont été capturées, on aboutit toujours au même type de scène et le film peine à se renouveler. On se doute que c'est certainement dû à un manque de budget, mais cela n'explique pas tout. On aurait pu espérer un scénario un peu plus élaboré.
Cela étant dit, le film se laisse bien regarder, et il va jusqu'au bout de ses idées, puisque la fin n'apporte pas franchement de happy end à cette histoire horrible.
Au niveau du casting, la distribution s'en sort correctement, même si aucun acteur n'émerge vraiment (sauf l'actrice jouant le rôle de la fille militaire). On notera la présence vers la fin du film de Shauna MacDonald dans un rôle marquant : cette actrice avait elle-même été remarquée dans le film... The descent. Comme quoi, tout a une logique.
Au final, The hike mérite d'être vu. A signaler que l'éditeur Emylia va très prochainement l'éditer en DVD et en blu ray. C'est clairement un des meilleurs titres de cet éditeur.

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03.01.13

20:01:12, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Billie Hayes, un chercheur hors-norme réunit un trio de personnes aux pouvoirs surnaturels : l’immense Elvin qui peut rétrécir, Johnny, le rockeur de la bande, capable d’envoyer des éclairs et Gloria, télékinésiste. Une équipe de choc qui va mettre ses talents au service de la justice et va tout faire pour contrecarrer les expériences de la société Humanidyne...

Mon avis :

Diffusée chez nous en 1986 sur TV6, puis rediffusée en 1987 sur La Cinq, "Superminds" est une série, qui je dois l'avouer ne m'a pas marqué beaucoup. Il ne m'en restait que de vagues souvenirs qui ont commencé à refaire surface à la vision du pilote. Pourtant cette série ne manque pas d'atouts, avec ses intrigues variées et ses personnages attachants.

Cette série s'est arrêtée après seulement un pilote et 15 épisodes... Est-ce dû à un manque de succès ou au décès prématuré de son acteur principal? En tous cas, on peut se demander s'il n'y a pas eu une malédiction sur la série, puisque, non pas un, mais deux de ses principaux protagonistes sont décédés bien jeunes.

Il y a tout d'abord eu le décès du fils de Dean Martin, Dean Paul Martin ("Players") mort en 1987 lors du crash de son F-4 Phantom (Le bonhomme était également pilote de chasse!). Dans la série, il interprète le rôle principal, celui du Dr. Billy Hayes.

Ensuite, il y eu le décès en 1991 de Kevin Peter Hall ("Bigfoot et les Henderson", "Predator", "Predator 2"), mort du Sida, qu'il contracta lors d'une transfusion sanguine. Il interprète dans la série l'autre scientifique, le Dr Elvin Lincoln.

Mais cela ne s'arrête pas là, puisque Mark Thomas Miller ("Pas de répit sur la planète terre", "Alien Nation"), alias Johnny B dans la série aura un grave accident en 1991, qui le contraindra à arrêter sa carrière d'acteur. Johnny B, c'est le rockeur de la série, peut-être le personnage le plus marquant de "Superminds" avec sa cool attitude, qui n'est pas sans rappeler celle de Fonzie, dans la série "Happy days".

La seule a s'en être bien sortie, c'est Courteney Cox ("Friends", "Scream", "Tripper", "Cougar Town"), dont c'était là le premier rôle vraiment important. Courteney Cox, c'est l'atout charme de la série et il faut bien reconnaître qu'elle était vraiment mimi à cette époque! Elle y interprète une ado délinquante, qui va tomber amoureuse de Johnny B. Ces quatre personnages sont vraiment attachants et sont le principal atout de la série.

Billy Hayes, c'est un scientifique, un peu looser et l'élément comique de la série. C'est le seul de la bande qui n'a pas de pouvoirs. Elvin, c'est un géant de 2 mètres 19, qui a le pouvoir de devenir tout petit par une simple pression sur sa nuque. Johnny B, lui est un homme électrique et Gloria, elle, peut déplacer n'importe quoi par la pensée et d'un simple regard.

Ces super-pouvoirs donnent donc lieu à des effets spéciaux, certes rudimentaires et un peu cheap de nos jours, mais qui ont leur charme. Le deuxième atout de la série, c'est son humour! La série ne se prend jamais au sérieux et est souvent assez amusante. D'ailleurs, nos quatre héros se déplacent dans un camion à glaces... Quoi de plus pratique?

Enfin, l'autre atout important, ce sont les intrigues, qui se renouvellent constamment. En outre, la série a la particularité de parodier très régulièrement des films ou d'autres séries, ainsi on peut y voir lors de certains épisodes, des parodies de "Indiana Jones", "Deux flics à Miami", "L'Homme qui valait trois milliards", "Mission impossible" et "James Bond" entre autres. La musique, la plus part du temps, rock joue aussi son rôle dans le capital sympathie de la série, avec notamment ce générique très rock impossible à oublier (C'est d'ailleurs le premier souvenir qui m'est revenu!), dont la chanson est interprétée par Karen Lawrence.

Étonnamment, contrairement à beaucoup de séries, "Superminds" ne comporte pas vraiment de guest stars et très peu d'acteurs secondaires qu'on reconnaît immédiatement. On remarquera tout de même la présence de certains acteurs pas inconnus comme Sid Haig ("La Maison des 1000 morts", "The Devil's Rejects"), Mickey Jones ("Starman", "Extreme Prejudice", "Total Recall"), James Laurenson ("Pink Floyd The Wall"), John Schuck ("M*A*S*H", "John McCabe") ou encore Michael McGuire ("Le bagarreur", "Bird").

En revanche, trois autres personnages seront récurrents dans la série. Tout d'abord, dans le rôle de Dick Stetmeyer, le boss de nos héros, Max Wright ("Alf"), puis Diane Cary ("V") dans le rôle de Miss Nance, tous deux apportant régulièrement une touche d'humour et enfin, Jennifer Holmes ("L'Incroyable Hulk") dans le rôle quelque peu insignifiant de Jane Miller, personnage qui disparaîtra d'ailleurs au cour de la série, sans qu'on y prête vraiment attention...

La série se suit sans ennui, en dehors pour ma part d'un épisode, "Flashback", qui revient sur d'anciens épisodes (Je ne supporte pas ce type d'épisodes!). Mais à part ça, c'est du tout bon et quel bonheur de se coucher le soir après avoir regardé un épisode et d'entendre à la fin du générique : bonne nuit les lapinous!

"Superminds", dont le titre original est "Misfits of Science", a été la source d'inspiration de la série anglaise "Misfits" et c'est bien parce que cette série avait de nombreuses qualités. J'ai pris, pour ma part, beaucoup de plaisir à la redécouvrir, alors je vous invite à en faire de même!

"Superminds" est sorti le 19 septembre chez Elephant films, en coffret 5 DVD regroupant l'intégralité de la série. Celle-ci est au format 1.33, 4/3 avec au choix des pistes française ou anglaise en Dolby Digital 2.0.

Superminds

Superminds
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