18.01.13

05:33:47, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Au sein de leur île privée, le Comte Rador Zaroff (Howard Vernon), et son épouse, la Comtesse Ivana (Alice Arno), s adonnent à des m urs libertaires pour le moins étranges. Des jeunes filles sont régulièrement accueillies pour des expériences érotiques. Au lendemain de ces soirées, une partie de chasse est organisée, dont le gibier est la jeune fille, poursuivie par la Comtesse, nue et son arc à la main. La victime finit alors mangée par le couple d aristocrates. Quand la jolie Sylvia (Lina Romay) manque de tomber dans le piège, les choses ne vont pas se dérouler comme à l accoutumée...

Mon avis :

"La comtesse perverse" fait parti de la grande époque de Jess Franco ("Venus in furs", "Célestine, bonne à tout faire", "Vampyros lesbos", "99 women"), celle où il a été le plus prolifique, mais surtout où l'on peut y voir ses meilleurs films, la fin des années 60 et le début des années 70. Mais c'est aussi le début des ajouts de scènes hard dans ses films, à la demande de ses producteurs. En effet, la version de "La comtesse perverse" telle qu'on la découvre ici, n'était pas sortie à l'époque, puisque le producteur Robert de Nesle voulait que le réalisateur inclut des scènes à caractère pornographique afin d'attirer le public de l'époque. Le film était donc sorti sous le titre "Les croqueuses" avec des scènes tournées par Franco à Paris, alors que le reste du film a été tourné en Espagne.

Ce film est une adaptation, très libre et érotique de "The Most Dangerous Game" de Richard Connell, adapté plusieurs fois à l'écran (la plus célèbre de ces adaptations étant "Les Chasses du comte Zaroff"). Le réalisateur filme ici avec amour celle qui deviendra sa nouvelle muse, après le décès tragique de Soledad Miranda, puis sa compagne et son épouse, Lina Romay ("La Comtesse noire", "Les Possédées du diable", "Justine").

La jeune actrice y est splendide et Jesús ne se prive pas pour la filmer sous tous angles. Et afin de la mettre, le plus possible en valeur et donner un certain cachet à son film, il a la bonne idée de tourner son film dans une bâtisse à l'architecture absolument incroyable, conçue par Ricardo Bofill. Rien que cette demeure située en haut d'une falaise sur une île d'Espagne donne au film une aura particulièrement étrange et fascinante. Il est à noter d'ailleurs que Jess Franco avait déjà utilisé cette curieuse habitation en 1971 dans "She Killed in Ecstasy".

Le scénario est des plus simples, il s'agit en fait d'un couple qui rabat de jolies jeunes femmes pour un couple d'aristocrates, afin de satisfaire leurs fantasmes dans un premier temps, puis de servir de gibier à la comtesse avant de finir tout simplement dans leurs assiettes... Tout un programme! Jess Franco nous livre un film softcore à l'érotisme assez explicite, mais qui ne tombera jamais dans la pornographie, du moins pas dans cette version... Cette version est d'ailleurs la meilleure, car celle sortie sous le titre "Les croqueuses", n'apporte que des scènes à caractères pornographiques, très mal filmées et sans intérêt, voir hors sujet, ainsi d'un prologue et un épilogue assez mal venus et changeant complètement le sens du film.

En dehors de Lina Romay, on pourra y admirer la plastique d'Alice Arno ("Justine de Sade", "Les gloutonnes", "Règlements de femmes à O.Q. Corral"), en comtesse à la fois charmeuse et cruelle, mais aussi celle de la jolie et énigmatique Tania Busselier ("Plaisir à trois", "Dora... la frénésie du plaisir", "Greta, la tortionnaire de Wrede") dans le rôle de la rabatteuse. Comme à son habitude, Howard Vernon ("Le Diabolique docteur Mabuse", "L'Horrible Docteur Orloff", "La Rose écorchée") est particulièrement convaincant et inquiétant en comte Zaroff, car si ici il ne semble pas porter la culotte, c'est tout de même lui, le plus flippant! Il est à noter qu'on retrouvera ce même casting dans "Plaisir à 3", sorti d'ailleurs en DVD dans la même collection.

Le film comporte une ambiance très seventies, soutenue par une musique tantôt rock, tantôt psychédélique, associée par moments à de la musique limite tribale, apportant un certain rythme à ce long-métrage. Le film se termine en outre sur une note particulièrement cynique, que l'autre fin venait gâcher. Attention, il s'agit d'un film érotique daté années 70, donc n'attendez pas de pubis rasés de très près, ici c'est le plus souvent la forêt vierge et elle est particulièrement bien fournie!

"La comtesse perverse" est un très bon Franco, jusque-là gâché par des scènes additionnelles et donc, qu'il convient absolument de redécouvrir!

"La comtesse perverse" est sorti en DVD chez Artus films le 4 décembre au format 1.33 original 16/9 compatible 4/3, avec piste française uniquement. Les suppléments se composent d'un documentaire intitulé "Jess et la Comtesse" par Jean-François Rauger, les scènes additionnelles de la version "Les croqueuses", d'un diaporama d'affiches et photos et de bandes-annonces de la collection Jess Franco.

La comtesse perverse

La comtesse perverse
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