Archives pour: Février 2013

27.02.13

07:46:01, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Happiness therapy

Réalisateur : David O. Russell

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h02

Avec : Bradley Cooper (Pat Solitano), Jennifer Lawrence (Tiffany), Robert de Niro (Pat Solitano senior), Jacki Weaver (Dolores Solitano), etc.

Par Nicofeel

Particulièrement remarqué en 2010 avec son très beau drame dans le milieu de la boxe intitulé Fighter, David O. Russell est de retour avec un nouveau film. Cette fois, le réalisateur américain change complètement de registre puisqu'il livre au spectateur une comédie.
Mais quand on connait David O. Russell (voir sa comédie I heart Huckabees), on peut s'attendre à quelque chose de fondamentalement original.
Et ici c'est le cas. Il n'y a qu'à jeter un oeil au scénario du film. On suit Pat Solitano, un homme qui vient de faire un séjour pendant plusieurs mois en hôpital psychiatrique. Son retour dans la société est loin d'être évident car il n'a plus de maison – il est obligé de vivre chez ses parents –, plus de travail et sa femme (qu'il avait surpris en train de le tromper) l'a quitté. Avec une telle situation, difficile de remonter la pente. Mais Pat Solitano est quelqu'un qui refuse de se laisser aller au pessimisme. Il souhaite repartir du bon pied et il garde en lui l'idée de revivre avec sa femme. C'est même son obsession.

Pat Solitano ne peut contrôler ses pulsions et cela lui joue certains tours, à tel point qu'il est remis à l'ordre à plusieurs reprises par un policier qui lui rappelle qu'il doit se tenir à carreaux. Pourtant, Pat surréagit à toutes sortes d'événements. Cela donne lieu à quelques scènes savoureuses, comme le raffût qu'il fait quand il cherche la vidéo de son mariage en plein coeur de la nuit, et qu'il réveille ses parents ainsi que le voisinage.
L'humour est omniprésent dans Happiness therapy. Cela étant, ce film est aussi une comédie romantique. On est loin des standards habituels auxquels on est habitué à voir. Ce long métrage met en scène deux écorchés vifs, qui ont chacun de sérieux problèmes comportementaux. A ma gauche, on retrouve Pat Solitano, un homme gentiment dingue obsédé à l'idée de revivre avec sa femme et qui canalise en énergie en faisant du jogging. A ma droite, on a Tiffany, une jeune veuve qui a elle aussi perdu son travail après avoir couché avec tous ses collègues, et ce dans le but d'oublier son mari décédé. Dès le départ, la relation entre Pat et Tiffany est très spéciale. Lors de leur premier rendez-vous, Pat prend des céréales au fast-food car il ne veut pas que cela soit pris pour un rencard ! L'un et l'autre vont ensuite travailler ensemble puisqu'ils ont conclu un deal : Tiffany accepte de remettre une lettre de Pat à sa femme et en échange Pat accepte de s'entraîner à danser avec Tiffany, en vue d'un concours. Comme on peut s'en douter, ce concours de danse va réunir Pat et Tiffany, mais cela ne vient pas facilement, puisque jusqu'à la fin la relation entre nos deux écorchés vifs aura été compliquée.
Mais ils ne sont pas les seuls à se comporter de façon très particulière. Le père de Pat, qui se nomme par ailleurs Pat Solitano senior, est un fan absolu du club des Eagles (football américain) de sa ville de Philadelphie. A l'instar de son fils, il n'est pas toujours capable de contrôler ses émotions, à tel point qu'il a été interdit de stade. Et puis il a plusieurs tocs qui tournent autour de son club préféré : il regarde et enregistre tous les matchs des Eagles, il a plusieurs télécommandes, il fait des paris sur son club préféré (en pariant évidemment que celui-ci va gagner).
La fin du film va faire un lien improbable entre un match des Eagles et le concours de danse de Pat et Tiffany. Et il faut reconnaître que l'on aura encore matière à bien rigoler.
Il serait pour autant bien maladroit de considérer qu'Happiness therapy se résume à une comédie nimbée de romance. A mon sens, le film prend le pouls de notre société. Souvent, les comédies prennent comme base des personnages “normaux” qui évoluent dans le quotidien le plus banal. Ici, le réalisateur David O. Russell semble nous dire que dans une société qui va de plus en plus vite, où l'on a jamais consommé autant de médicaments, les gens ne sont pas bien dans leurs baskets et il leur arrive parfois de craquer. Pat senior ou junior, Tiffany, l'ami noir de Pat, tous sont des exemples vivants d'une société qui ne marche pas bien et qui façonne des gens mal dans leur peau.
Le réalisateur conserve toutefois un certain optimisme puisqu'il montre que l'on peut surmonter nos difficultés (perte de l'être aimé, perte du travail, etc.) et avoir un nouvel équilibre. Le message que le cinéaste passe est donc loin d'être anodin.
La réussite d'Happiness therapy tient bien évidemment à son casting. Le beau Bradley Cooper est très bien dans le rôle de cet homme fragile, capable de pêter les plombs à tout moment. Quant à Jennifer Lawrence, si l'on excepte le fait qu'elle est trop brune dans le film, elle rend bien la pareille à Bradley Cooper. On a également droit à quelques seconds rôles savoureux, notamment un Robert de Niro qui en fait des tonnes dans le rôle de Pat Solitano senior mais qui amuse bien la galerie.
Au final, Happiness therapy est une comédie romantique qui fait plaisir à voir, à tel point que l'on oublie que le film dure plus de deux heures. Voilà un “feel good movie” que je vous conseille.

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07:45:29, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Je vous avais dit au mois de décembre tout le bien que je pensais de la série "Dead crossroads" sortie chez Oh My Gore! et bien figurez-vous que le réalisateur Fabien Delage a accepté de répondre à mes questions pour ma plus grande joie et j'espère la vôtre!

Bonjour Fabien. Pouvez-vous nous dire comment vous est venue l’idée de faire un Ghost Show en France ?

Je passais quelques jours à la campagne en famille et mon oncle et ma tante m'ont montré une maison abandonnée. Nous l'avons visité avec ma compagne, j'ai été séduit par l'atmosphère qui émanait du lieu. Quand j'ai appris qu'une femme et son mari y avaient trouvé la mort dans les années 80, je me suis intéressé aux faits divers et aux légendes locales françaises. J'aime les films de maisons hantées et j'aimais l'idée de faire une mini série sur elles, quelque chose de très différent de ce qu'on pouvait voir sur les chaîne US. Je me suis dit que ça n'avait jamais été fait en France et qu'en adaptant le concept en privilégiant l'ambiance et l'histoire des lieux on pouvait obtenir quelque chose de radicalement différent de tout ce qui avait été fait dans le genre. Je voulais faire quelque chose d'authentique et unique. J'ai obtenu de tout petits financements à droite et à gauche, j'ai appelé Julien et on est partis à l'aventure. Plus tard j'ai vu que le show français "RIP" avait repris l'idée mais en collant au modèle américain sans aucune innovation. Rassuré, j'ai donc continué dans cette démarche nouvelle et esthétique jusqu'à ce que nous ayons assez d'épisodes pour une saison 1...

 
Comment avez-vous trouvé tous ces lieux incroyables ?

En cherchant des faits divers attrayants, nous sommes tombés sur ces endroits supposés être hantés sur internet. Certains étaient faciles à localiser, d'autres moins. Nous avons donc troqué des géolocalisations contre d'autres auprès d'explorateurs urbains. La communauté URBEX nous a beaucoup aidé et grâce au travail de certains photographes, nous avons pu établir un carnet de route plus rapidement. Tout ça grâce à internet! Pas de net, pas de "Dead Crossroads"!

 
Quelle est la part de vérité dans ces histoires ?

Chaque histoire est basée sur des faits divers réels, il y a donc toujours une part de vérité. Les lieux sont authentiques et nous évitons les mises en scène trop tirées par les cheveux. Ainsi l'exercice policier, le rôdeur dans le château, la chute d'objets, la porte qui claque ou certains bruits étranges sont des éléments bien réels. Mais mon but avec cette série, c'était aussi de divertir, de combler les amateurs de documentaires ainsi que les fans de films d'horreur. Dans les shows de chasse aux fantômes classiques, il ne se passe pas grand chose. Pendant 45 minutes, des pseudo scientifiques écoutent en boucle des manifestations de spectre avec un équipement itech, il n'y a pas de peur, juste de l'ennui. En prenant ce concept, en y ajoutant l'esthétique du found footage pendant les nuits et des éléments troublants et donc divertissants, on obtient quelque chose d'inclassable. Il y a quelques effets spéciaux histoire de pimenter un peu la réalité, le spectateur est amené à discerner le vrai du faux, tout en se laissant bercer par une atmosphère inquiétante. "Dead Crossroads" c'est une recette indie bien de chez nous avec un soupçon de "mise en scène Found Footage US" un peu plus mainstream pour contenter les fans de genre à tous les niveaux!

 
Comment avez-vous rencontré votre acolyte Julien Mazzitelli ?

Je connais Julien depuis que j'ai 12 ans. Nous étions dans le même collège puis lycée. C'est un ami très proche. Il s'est spécialisé dans le domaine de la nature après ses études. C'est un pro de l'escalade, de la randonnée, il sait gérer les situations compliquées. Si tu es perdu dans la montagne lors d'une tempête, Julien is the man! C'était naturel de l'inclure dans "Dead Crossroads", il apporte la touch "Man VS Wild" à la série!

 
Envisagez-vous de tourner une seconde saison ?

J'adorerais! Il y a encore des tonnes d'endroits maudits, magnifiques et supposés être hantés en France. J'ai beaucoup d'idées pour faire de "Dead Crossroads" le ghost show le plus incontournable et le plus flippant du monde! Mais attendons déjà de voir comment le public va recevoir la saison 1... La sortie nationale du DVD est le 2 avril 2013. Si les gens demandent une saison 2, alors nous nous pencherons sur la question...

 
Est-ce que d’autres sorties DVD sont prévues à l’étranger ?

Nous travaillons actuellement sur la version anglaise de la saison 1 car nous avons plusieurs possibilités de distribution avec des éditeurs dont j'apprécie le catalogue en Nord Amérique. Vu que "Dead Crossroads" est une série très visuelle, nous étudions également la possibilité de faire un blu-ray region free avec la VF et la VA afin de permettre au spectateur de découvrir les images en full HD. Tous nos rushes sont filmés en pure HD, ça serait dommage de ne pas en profiter!

 
Pourquoi ne pas avoir inclus les versions longues de certaines histoires dans les bonus alors qu’elles seront prochainement visibles sur le net ?

Au début je voulais qu'il y ait une version longue pour chaque épisode, dispo uniquement en VOD pour inciter les gens à redécouvrir les épisodes différemment, mais, avec du recul, nous avons décidé, après la sortie DVD éditeur chez Oh My Gore, de garder les épisodes tels quels pour la VOD, excepté pour les épisodes "Dernière Mélodie Partie 2" et "Faustine de Thieffray Partie 2" qui bénéficieront d'une réelle version longue avec quelques éléments flippants en plus. Ces versions longues seront les versions qu'on retrouvera dans la zone 1... Nous posterons certaines scènes coupées en streaming sur le site pour les fans qui aimeraient en voir plus!

 
Pouvez-vous nous parler de votre collaboration au sein du magazine Rue Morgue ?

Cela fait maintenant 3 ans que je travaille pour Rue Morgue. J'en suis très fier, c'est le plus grand magazine d'horreur du monde et je suis un grand fan! L'équipe est formidable et je ne pense pas qu'il puisse y avoir plus cool comme personnes. Rien à voir avec la presse spécialisée française, c'est un crew en or! Je couvre l'actualité horrifique française, en anglais, pour le magazine et le site internet et je me rends tous les étés à Toronto pour le fameux Festival of Fear où je passe toujours un moment merveilleux! Mon prochain article porte sur les 165 ans du spiritisme, un sujet passionnant pour tous les fans de Fantastique...

Cocaïne

 
Pouvez-vous nous parler de votre activité de photographe ?

En 2011 j'ai sorti un set de trading cards limitées pop erotic à New York. C'était vendu dans les endroits spécialisés et les ventes ont cartonné. Avec la quarantaine de photos érotiques que j'ai shooté, j'ai pu faire des expos dont 2 grosses à Paris et Los Angeles. Je me suis fait remarqué par de grands photographes érotiques internationaux, ce qui m'a donné un sérieux coup de pouce pour ma carrière en tant que photographe. C'était mon premier projet et j'ai tout de suite été considéré comme le représentant français du Pop Erotic! J'ai eu beaucoup de chance... Aujourd'hui je collabore régulièrement avec Roy Stuart. Mais ça ne veut pas dire que je ne shoot que de l'érotique! Je me suis baladé un peu partout dans le monde et je suis revenu avec divers projets photographiques, il serait temps que je mette mon site à jour! En photo, j'aime l'architecture, le reportage, le paysage et bien sûr... l'horreur!

Thirsty

 
Avez-vous d’autres projets ? Aimeriez-vous réaliser un long-métrage ?

Je travaille actuellement sur mon premier documentaire. C'est un long métrage sur un film maudit qu'aurait réalisé Georges Méliès à la fin du 19ème siècle, un film perdu et dangereux qui provoquerait de violentes réactions chez tous ceux qui le visionnent. Nous avons eu un pré-achat d'une chaîne TV régionale ainsi que le soutien du CNC et de la famille Méliès bien sûr! Il est prévu que le film commence la tournée des festivals internationaux début 2014, en attendant je bosse sur un nouveau court tourné aux USA en super 8 et sur 2 livres de photos. J'ai une bonne dizaine de scenarii de longs qui traînent dans mes tiroirs et dans ma tête. Mais, comme pour tous projets, il faut du temps et de l'argent! Mais je suis confiant, chaque chose en son temps... J'aime le genre et je ne suis pas prêt de m'arrêter!


Merci Fabien!

La très belle édition DVD digipack de la série "Dead crossroads" sort officiellement dans le commerce le 2 avril, mais si comme moi vous ne pouvez attendre, vous pouvez dès à présent la commander via la boutique du site Oh My gore!

Dead Crossroads : Saison 1

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25.02.13

20:51:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Archéologue passionnée, Anna Brahé s’entête depuis plusieurs mois à fouiller un vaste site souterrain. Elle est persuadée d’y découvrir bientôt des sépultures.

Son supérieur, sceptique et impatient, dépêche sur place Peter Morel, un archéologue reconnu, pour évaluer les découvertes de sa jeune consoeur.

Alors que tout sépare Anna et Peter, l’effondrement du site va les rapprocher.


Mon avis :

Récompensé du Prix du public au Festival International du Film de la Roche-sur-Yon 2011, "Le jour de la grenouille", le premier long-métrage en tant que réalisatrice, de l'ancienne scripte, Béatrice Pollet, risque fort de laisser froid bon nombre de spectateurs par sa lenteur et cela malgré sa structure très particulière, sensée lui donner un certain rythme...


Ce qui frappe de suite dans ce long-métrage, c'est le fait qu'il est complètement déstructuré. On passe constamment du présent au passé avec des flash-back, qui renvoient à des événements passés et pas forcément mis dans l'ordre, ce qui, il faut bien l'avouer, est assez déstabilisant. Cela demande un peu de gymnastique, mais à la longue, c'est tout de même un peu fatigant, surtout lorsque certains passages ne mènent au final à pas grand chose...


Le rôle de la mère alcoolique tenu par Fanny Cottençon ("L’Étoile du Nord", "Dialogue avec mon jardinier", "Paradis pour tous"), par exemple, semble simplement survolé et un peu inutile, comme si celui-ci avait été rajouté à posteriori. Quant à l'histoire d'amour entre les deux archéologues, on ne peut pas dire qu'elle fasse rêver.


Patrick Catalifo ("Stand-by", "Diên Biên Phu", "Les Lyonnais") campe ici un coureur de jupons qui ouvre les yeux un peu tard, lorsque celle avec qui il a eu une aventure, tombe dans le coma suite à l'écroulement du site dans laquelle ils se trouvaient. Ainsi, on peut se demander si cet amour n'est pas un peu surfait ou du moins essentiellement lié à la tragédie.


Anna, le personnage central, joué par Joséphine de Meaux ("Tellement proches", "La Délicatesse", "L'élève Ducobu") fait assez crédible en archéologue et en femme, en apparence indépendante, mais finalement assez faible face aux hommes. On se dit constamment d'ailleurs que Peter Morel ne la mérite pas et qu'elle se trompe franchement dans ses choix amoureux.


L'interprétation des deux acteurs est plutôt convaincante, mais on a tout de même du mal à éprouver la moindre empathie pour ces personnages. D'ailleurs, ce seront plutôt les seconds rôles qui seront ici les plus touchants. Sarah, notamment, interprétée par Carmen Maria Vega, la chanteuse originaire du Guatemala, fait ici une belle entrée dans le monde du cinéma et apporte une touche rafraîchissante au film et un peu de couleur en apportant son joli brin de voix, auquel Morel ne résistera d'ailleurs pas.


De même, le personnage de Kevin, l'ex d'Anna, joué par Olivier Antoine ("3 femmes... un soir d'été"), de toutes évidences toujours épris d'amour pour la jeune femme, sans pour autant lui avouer, est également touchant et surtout beaucoup plus attachant que Morel.


C'est évidemment volontaire de la part de la réalisatrice, qui veut nous montrer cet amour naissant face à la mort, mais personnellement cela m'a laissé de marbre et ce ne sont pas les images des têtards symbolisant la métamorphose des deux personnages principaux, qui auront modifié mon opinion, car cela m'a laissé plutôt indifférent. De plus, le rythme est vraiment très lent, ce qui n'aide pas à ce qu'on accroche au film. Certains adhéreront probablement, mais cela n'a pas été mon cas, même si je n'ai pas trouvé le film inintéressant...


"Le jour de la grenouille" est un film assez difficile d'accès, par son manque de rythme, son côté un peu trop bavard et sa structure très particulière. A réserver à un certain public ouvert à ce type de proposition cinématographique...


"Le jour de la grenouille" est sorti le 5 février chez Jou2fête dans une très jolie édition DVD digipack slim. Le film est proposé au format respecté, 16/9 Anamorphique (compatible 4/3) avec piste audio stéréo 2.0. Les bonus se composent d'interviews des comédiens et de la réalisatrice, de 3 courts métrages de Béatrice Pollet, "Le Singe", "Tic Toc" et "Qui Sommes-nous ?" et enfin du film annonce.


Le jour de la grenouille

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22.02.13

06:24:22, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

1984. Freddy, une petite frappe sort de prison. Avec son cousin Jimmy, il compte s’imposer dans le monde du crime organisé en défiant quiconque se mettra sur son chemin. Ozzy, un chef mafieux, tire les ficelles de sa cellule et les manipulent sans vergogne. Grâce à lui les deux cousins vont réussir mais également entrainer dans cette spirale violente et cauchemardesque leur deux femmes respectives...

Mon avis :

Nous venant d'Angleterre, "The Take" est une mini-série de 4 épisodes datant de 2009, s'inspirant de "La Proie", une nouvelle de Martina Cole, retraçant le parcours de deux malfrats, deux cousins aux caractères bien différents, auxquels on va étonnamment s'attacher, même s'ils sont loin d'être très recommandables... En fait, dans le cas de Freddy, cela serait même plutôt un salopard de la pire espèce!

Évidemment, "The Take" peut choquer, car c'est probablement la seule série en mettre autant en avant une ordure de la trempe de Freddie Jackson, la petite frappe interprétée par Tom Hardy ("Layer Cake", "Bronson", "Inception", "The Dark Knight Rises"). Rien ne l'arrête dans sa folie et gare à ceux qui croisent son chemin! Ceux-ci le regretteront amèrement et souvent définitivement... L'acteur surprend par son interprétation, certes parfois caricaturale, mais tout de même assez bluffante. On a vraiment l'impression qu'il est vraiment taré, passant souvent d'un faciès où il semble avoir peur, à celui d'un psychopathe fou à lier.

De son côté, Shaun Evans ("Cashback", "Boy A", "Terreur") qui joue Jimmy, son cousin et petit protégé, sera certes beaucoup plus sage (du moins au départ!), mais cela sera surtout le cerveau dans le duo et le lien indispensable avec Ozzy, le parrain qui a chargé Freddy de remettre de l'ordre dans ses affaires... Ce dernier, interprété par le toujours excellent Brian Cox ("Le sixième sens", "Braveheart", "La mémoire dans la peau", "Trick 'r Treat"), manipule tout ce petit monde depuis sa cellule, mais seulement voilà, il n'a pas forcément choisi la bonne personne, car Freddy est un chien fou incontrôlable et il ne tardera pas à s'en apercevoir et à s'en mordre les doigts.

La série se passe à trois périodes différentes et à chaque fois, on a vraiment la sensation d'y être comme à l'époque, les décors, les costumes et la musique permettant vraiment une réelle immersion dans ces années 1984, 88 et 94. On est dans la bain dès le début avec ce générique très rock qui présente tout de suite la couleur. C'est violent, excessif, très cru, mais aussi souvent fun et avec un humour noir très présent.

Il est difficile de ne pas enchaîner les 4 épisodes, tant on est happé par l'histoire et les personnages, entre ces deux couples très différents. Freddy et Jackie, jouée par Kierston Wareing (" It's a Free World..."), c'est un peu comme J.R. et Sue Ellen, l'ordure et l'alcoolique, alors que Jimmy et Maggie, interprétée par Charlotte Riley ("Les Piliers de la Terre : Un monde sans fin"), ce sont plutôt les gentils Bobby et Pamela.

La similitude entre les deux séries pour ce qui est de la composition de ces deux couples principaux est assez frappante et comme à l'époque où l'on était passionné par le destin des héros de "Dallas", on l'est ici également. La comparaison s'arrêtera heureusement là, même si son univers est également impitoyable, car la mini-série réalisée par David Drury ("Au Nom Du Royaume") est beaucoup moins grand public... Certaines scènes sont d'ailleurs assez éprouvantes, même si on ne verra que rarement les actes de violence de façon frontale.

Le premier épisode, c'est l'ascension du duo de malfrats, le deuxième quant à lui nous montre l'ascendant que prend l'un par rapport à l'autre et donc forcément en quelque sorte la trahison de celui-ci et les deux derniers, c'est la descente aux enfers, avec une fin à la fois inéluctable, mais toutefois assez inattendue.

Cette mini-série vaut vraiment le coup d'être découverte, alors un grand merci à Elephant films pour cette édition! Des séries comme ça, on en redemande!

"The Take" est sorti dans le commerce le 23 janvier chez Elephant Films en DVD et en Blu-ray. Le DVD est présenté au format 1.78 16/9ème avec pistes anglaise et française 5.1 Dolby Digital. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.78, 16/9ème avec pistes anglaise et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, on a le droit sur les deux formats à des interviews de Martina Cole, Shaun Evans, Brian Cox et Neil Biswas, ainsi qu'à des bandes annonces de l'éditeur.

The take

The take
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19.02.13

22:20:17, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le soldat Joseph Danton revient, après 10 ans, dans son village natal. Accueilli par son oncle Gérard qui l’a élevé, il va reprendre petit à petit goût à la vie.
Cette plénitude va être vite interrompue lorsqu’un promoteur véreux décide de racheter toute la région afin d’y construire un centre de loisirs.
Épaulé par un groupe de villageois, Joseph va se dresser contre Angelo et ses sbires...

Mon avis :

Cela faisait un bon petit bout de temps que je bavais devant, tout d'abord les affiches teasers, puis la bande annonce très parodique à la "Rambo" de ce court métrage qui s'annonçait comme étant bien fun et bien délirant. Et bien, je n'ai pas été déçu, "Le réserviste" remplit pleinement son contrat et nous offre tout ce qu'on attendait d'un tel film.

Mathieu Berthon a voulu rendre un hommage aux films d'action de séries B et Z des années 80 et franchement c'est réussi! On replonge à fond dans l'esprit de ces films qui ont marqué toute une génération. Tous les ingrédients typiques de ces films y passent : héros musclé et viril, scénario simpliste, dialogues cons, mais souvent mémorables, action non stop, jolies filles peu farouches, méchants on ne peut plus cruels et cyniques, effets spéciaux souvent cheap, dus souvent au budget limité et humour bien gras et le plus souvent situé en dessous de la ceinture...

Malgré sa jeunesse, le réalisateur semble bien connaître ce genre et nous régale avec ce moyen métrage bien fun et gore à souhait. Quelle poilade! Mais pas seulement... Car même si ce film n'est pas à prendre au premier degré, il tient de même franchement la route et a une certaine gueule. Déjà, il est filmé dans de très beaux décors naturels, les scènes d'action et les combats sont vraiment réussis et David Doukhan est vraiment crédible dans ce rôle de soldat à la "Rambo".

L'acteur a vraiment une vraie gueule, comme on en voit peu dans le cinéma français actuel, en plus d'être assez beau gosse et même si il n'a pas une grosse expérience en tant qu'acteur, il s'avère assez bon, sachant être sérieux quand il le faut, mais jouant aussi de l’auto-dérision à d'autres moments.

Quant à Hélène Darras ("Un conte de Noël", "Disco", "Florides"), elle est parfaite dans ce rôle de fille de la campagne, peu farouche, sexy et femme forte en même temps, aussi crédible dans les scènes coquines que les scènes d'action où elle ne sera d'ailleurs pas sans rappeler Patricia Arquette dans "True Romance" lorsqu'elle éclatera la tête d'une mercenaire à la solde du méchant...

Le film ne serait par contre pas aussi réussi, s'il n'y avait pas un méchant particulièrement charismatique et là, ce n'est pas un, mais plusieurs auquel nous avons le droit. Tout d'abord, dans le rôle de Angelo Combaropoulos, on trouve Édouard Audouin ("Sodium Babies"), sadique à souhait, puis on notera principalement les performances de Manu Lanzi ("Le talisman", "Le transporteur", "À l'intérieur"), célèbre cascadeur et excellent chorégraphe de combats, qui une fois de plus nous en met plein la vue et celle du très charismatique Rurik Sallé ("Dead Shadows", "Die Die My Darling"), mais aussi Fabrice Colson ("Bloody Flowers", "Eject") qu'on remarquera tout particulièrement pour ce maquillage fort réussi et sa mort assez atroce (le pauvre!).

Le réalisateur pousse le vice jusqu'à inclure dans son film des effets spéciaux et des trucages particulièrement mal faits et voyants afin de rappeler ceux des films de séries Z des années 80, comme par exemple pour ce quad avec une poupée type Action Man dessus que le héros fait exploser avec un lance roquette sorti de nulle part, alors qu'à côté de cela il nous offre quelques effets très réussis comme lors de l'éclatage de tête de Manu Lanzi.

Le jeune Thomas Barrandon nous offre en plus une excellente bande originale totalement dans l'esprit des séries B des années 80, nous plongeant ainsi en totale immersion dans le film. Après ça , c'est sûr, vous aurez envie de vous replonger dans les films de la Cannon!

On prend ici tellement son pied, qu'on en vient à regretter que cela ne dure pas plus longtemps et qu'on n'ait pas affaire à un long, mais "Le réserviste" est parfait ainsi, alors vous savez ce qui vous reste à faire!

"Le réserviste" sort officiellement en DVD dans le commerce le 7 mai 2013, mais si vous êtes impatient vous pouvez déjà vous le procurer directement auprès de l'éditeur Oh my Gore! au prix de 9.99 euros. Le film est présenté au format 1.85, 16/9ème en français avec sous-titres anglais optionnels. Les bonus sont composés d'un commentaire audio, d'un making of, de la bande originale, d'une galerie photos, des courts métrages "Feed To Kill" et "Tourist-A", de la bande annonce du film et de bandes annonces de l'éditeur.

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18.02.13

06:07:33, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

1942, Les armées nazies d'Hitler règnent en maîtres absolus sur l'Europe que le Reich domine avec violence et barbarie. Dans ce chaos de haine et de sang, Rayne, une vampire damnée par l'immortalité décide de se confronter au Führer et ses hordes de nazis. Mais elle ignore qu'Hitler l'attend déjà afin de s'accaparer son immortalité et assouvir son rêve... devenir le vampire führer suprême.


Mon avis :

Fort du succès (250000 DVD vendus durant sa première semaine de mise en vente aux États-Unis, tout de même!) du deuxième volet de la saga "Bloodrayne", Uwe Boll ("Seed", "Rampage", "King Rising", "Postal") nous revient avec ce troisième volet des aventures de la jolie Damphyr (être mi-humaine, mi-vampire), qui cette fois se retrouve à combattre des nazis durant la seconde guerre mondiale. Les fans du jeu seront ravis, puisque cet épisode se déroule enfin à la même époque que le jeu...


Pour la seconde fois, la très belle Natassia Malthe ("Skinwalkers", "DOA : Dead or Alive", "Target") endosse le rôle de Rayne et cette fois, elle sera bien plus généreuse avec nous, pauvres mâles toujours en manque de jolies filles montrant leur anatomie. En effet, si on pouvait regretter que dans le deuxième épisode, elle ne nous montrait même pas un quart de sein, contrairement à Kristanna Loken dans le premier volet, cette fois on est gâté en scènes chaudes et même très chaudes, puisqu'on a le droit ici à deux scènes érotiques très explicites où la jeune femme se dévoilera assez généreusement.


Autre point fort pour les amateurs de ce type de séries B, on est cette fois particulièrement servis en scènes gores, qui plus est, les effets spéciaux sont très bien réalisés, nous offrant quelques maquillages fort réussis.


Michael Paré ("Eddie and the Cruisers", "Les Rues de feu", "The Philadelphia Experiment"), l'acteur fétiche du réalisateur allemand, rempile à nouveau et tient une nouvelle fois un rôle différent par rapport aux deux précédents épisodes de la saga. Cette fois, il interprète un officier nazi, devenu vampire à cause de Rayne.


L'originalité du film viendra d'ailleurs du fait qu'au départ, celle-ci affronte de simples nazis, mais afin de se ressourcer après avoir été grièvement blessée, elle se voit contrainte de mordre cet officier allemand, qui va ensuite répandre le fléau. Ainsi notre héroïne est à la base la cause du problème.


Comme dans les précédents films, Boll privilégie l'action au fantastique, ce qui est un peu dommage, car le film en aurait été que plus fun... Contrairement au premier film, celui ne fait ni téléfilm, ni DTV et la photographie est dans l'ensemble très soignée. Ce "Bloodrayne: The Third Reich" est par contre assez court et se termine un peu de façon abrupt.


Personnellement, j'aurai bien vu au final un bel affrontement spectaculaire comme dans "House of the dead" , avec des ralentis par moments, en même temps que le générique défile, le tout rythmé par la musique très rock de celui-ci, mais au lieu de ça, on a juste droit à une sympathique réplique et hop, le générique qui commence au bout de 1 heure et 9 minutes... C'est tout de même un peu court!


Vraiment dommage, d'autant plus que si les acteurs ne semblaient pas forcément très impliqués dans les deux précédents opus (surtout dans le premier!), ici les acteurs sont plutôt bons, notamment Brendan Fletcher ("Rampage", "Freddy contre Jason", "Ginger Snaps : Aux origines du mal"), qui comme dans "BloodRayne II : Deliverance" tire une nouvelle fois son épingle du jeu.


Clint Howard ("House of the Dead", "Blackwoods") est plutôt pas mal aussi dans le rôle du docteur Mangler, même si il aurait pu se montrer un peu plus barge. C'est d'ailleurs ce qui manque quelque peu au film... Un peu plus de folie!


Malgré le fait que ce "Blood reich" soit plus réussi que les deux précédents films de la série et surtout plus gore et plus sexy, celui-ci aurait gagné à être un peu plus fun et décomplexé pour nous satisfaire pleinement. Cela reste tout de même un agréable divertissement.


"Blood Reich" est sorti dans le commerce le 5 février chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition combo Blu-ray + DVD. Le DVD est présenté au format respecté 2.35 16/9ème avec pistes anglaise et française 5.1 Dolby Digital. Le Blu-ray est quant à lui au format respecté 2.35, résolution 1080i avec pistes anglaise et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, ceux-ci sont uniquement sur le DVD et sont composés d'un making of, d'une interview du scénariste, d'une galerie photos et de bandes annonces de l'éditeur. Le Blu-ray ne contient quant à lui que des bandes annonces.


Blood Reich

Blood Reich
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15.02.13

06:43:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

À la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au coeur des Pyrénées. De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles...

Mon avis :

Depuis quelques années l'Espagne est une terre bénite pour les amateurs de films fantastiques horrifiques, nous offrant régulièrement de petites perles comme "Rec", "Abandonnée", "L'Orphelinat", "Le Labyrinthe de Pan" ou encore "Les autres"... L'une des dernières en date, est l’œuvre d'un ancien coiffeur qui officiait sur les plateaux de séries télé espagnoles, Juan Carlos Medina (A ne pas confondre avec le joueur de foot mexicain!) dont c'est ici le premier long métrage.

"Insensibles" commence par plusieurs scènes assez traumatisantes mettant en scène des enfants souffrant d'une maladie qui les rend insensibles à la douleur, les rendant ainsi dangereux pour eux-mêmes comme pour les autres, puisqu'ils n'ont pas conscience qu'ils peuvent faire mal aux autres.

Ces jeunes se retrouvent alors enfermés dans une forteresse transformée en hôpital où les enfants vont se retrouver isolés dans des cellules. L'histoire se déroule sur une soixantaine d'années, où l'on verra principalement l'histoire de deux de ces jeunes, entrecoupée par l'histoire parallèle de David, un brillant chirurgien vivant de nos jours, qui découvre suite à un accident très spectaculaire, où il perdra sa femme, qu'il est atteint d'une forme de leucémie, ce qui le conduira à enquêter sur les traces de ses parents biologiques.

Le film oscille constamment entre drame, fantastique, horreur, film de guerre et film politique, mais malgré cela, il fait preuve d'une véritable homogénéité. Le jeune réalisateur surprend par la maîtrise de son sujet et de sa mise en scène. Il faut dire qu'il a commencé à écrire son scénario en 2003, remaniant celui-ci à de nombreuses reprises afin d'obtenir le résultat souhaité. Il aborde notamment ici un sujet encore peu traité par le cinéma espagnol, le franquisme, montrant ainsi une période fort sombre de l'histoire ibérique.

Le film contient de nombreuses scènes éprouvantes, pourtant il suggère plus qu'il ne montre, un peu à la manière de "The girl next door", film ô combien traumatisant pourtant. Les acteurs sont tous excellents, mais on notera plus particulièrement les performances des deux jeunes enfants principaux, dont ce sont ici les premiers pas au cinéma et de Alex Brendemühl ("Héroes", "La mosquitera") et Tomas Lemarquis ("Nói albínói", "Luftbusiness"). Ce dernier est vraiment incroyable dans le rôle de Berkano, à la fois effrayant et émouvant. Son maquillage fait de scarifications est tout bonnement hallucinant et créé un véritable choc visuel.

Visuellement par ailleurs, le film est de toute beauté avec une photographie particulièrement réussie mettant en valeur des décors naturels sortant vraiment de l'ordinaire. Les effets spéciaux sont totalement saisissants, favorisant notre immersion dans cette histoire pourtant invraisemblable où seules certaines scènes auraient gagnées à être un peu plus réalistes, comme par exemple celle de l'opération du petit chien, à laquelle on peine quand même à croire. La fin du film finit de nous achever tellement elle est belle, laissant ainsi une empreinte indélébile dans nos mémoires, qui resteront marquées par ce voyage au pays de la souffrance.


"Insensibles" a été récompensé du Méliès d'Argent au dernier Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg et franchement cette récompense est amplement méritée, on se demande d'ailleurs comment le film n'a rien remporté à l’Étrange Festival malgré deux nominations, car ce film est juste incroyablement beau!

"Insensibles" est sorti chez Wild side vidéo le 13 février en DVD, Blu-ray et VOD. La version DVD est présentée au format 2.35, 16/9ème avec des pistes espagnoles DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 avec une résolution de 1080, 50i et pistes française et espagnole DTS Master Audio 5.1.

Les deux éditions nous offrent les mêmes bonus, à savoir un making of de 24 minutes, un entretien avec le réalisateur de 25 minutes, une galerie photos et des bandes annonces dont celle du film. En revanche, seul le DVD propose le storyboard intégral sur sa partie DVD-Rom.

Insensibles

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14.02.13

06:20:25, Catégories: Top 10  

Pendant près d'un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion de livrer leur top 20 spécial films d'aventures.

Merci à Ghostwolf d'avoir fait le gros travail de recensement des résultats.

Et sans plus tarder, voici les résultats, avec exceptionnellement un top 22 puisqu'il y a 4 ex aequo à la 19ème place :

1. Les aventuriers de l'arche perdue (1981) de Steven Spielberg 277 pts 17 citations
2. Indiana Jones et la dernière croisade (1989) de Steven Spielberg 153 pts 11 citations
3. Ben Hur (1959) de William Wyler 132 pts 9 citations
4. Le seigneur des anneaux : le retour du roi (2003) de Peter Jackson 125 pts 10 citations
5. Le Dernier des Mohicans (1992) de Michael Mann 110 pts 9 citations
6. Conan le barbare (1982) de John Milius 102 pts 8 citations
7. Lawrence d'Arabie (1962) de David Lean 101 pts 9 citations
8. Avatar (2009) de James Cameron 82 pts 6 citations
9. Gladiator (2000) de Ridley Scott 79 pts 8 citations
10. Braveheart (1995) de Mel Gibson 74 pts 8 citations
11. L'homme qui voulut être roi (1975) de John Huston 72 pts 6 citations
11. Les Goonies (1985) de Richard Donner 72 pts 7 citations
13. Pirates des caraibes : la malédiction du Black Pearl (2003) de Gore Verbinski 69 pts 8 citations
14. Les Contrebandiers de Moonfleet (1955) de Fritz Lang 65 pts 5 citations
15. Les sept samouraïs (1954) d'Akira Kurosawa 62 pts 6 citations
15. King Kong (2005) de Peter Jackson 62 pts 6 citations
17. Les Aventures de Robin des Bois (1938) de Michael Curtiz 57 pts 6 citations
18. Délivrance (1972) de John Boorman 53 pts 4 citations
19. King Kong (1933) 50 pts 5 citations
19. Scaramouche (1952) de George Sidney 50 pts 3 citations
19. Jurassic park (1993) de Steven Spielberg 50 pts 5 citations
19. Le seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau de Peter Jackson (2001)50 pts 3 citations

Comme d'habitude, ce top suscite quelques réactions.

On voit que les dvdpascheriens ont vraiment pris au pied de la lettre le terme de films d'aventures car on retrouve aux deux premières places les aventures d'Indiana Jones avec l'ami Harrison Ford, films ô combien divertissants et dépaysants.

Ces films ont été vus par des générations de spectateurs et c'est sans doute la raison pour laquelle ils trônent en tête de classement.

A la troisième place, on a droit à un classique du genre : Ben Hur. Les multiples rediffusions de ce film à grands spectacles ne sont sans doute pas étrangères à son excellent classement.

Comme quoi, pour les films d'aventures, les années n'ont manifestement pas prise sur les films puisque, outre Ben Hur, de nombreux films ne sont pas de toute première jeunesse.

Lawrence d'Arabie (1962, 7ème), Les contrebandiers de Moonfleet (14ème, 1955), Les sept samouraïs (15ème, 1954), Les aventures de Robin des Bois (1938), King Kong (1933, 19ème).

On a rarement vu autant de films “anciens” cités dans le cadre d'un top thématique.

La raison tient peut-être à deux éléments : d'une part ce sont des classiques indémodables, comme le prouve d'ailleurs leurs nombreux passages à la télévision ; d'autre part, les films d'aventures, plus que d'autres films, sont des oeuvres assez faciles à regarder, que l'on n'hésite pas à voir en famille.

Si l'on jette un coup d'oeil aux réalisateurs, Steven Spielberg est donc le grand vainqueur avec 2 films aux premières places et un troisième film cité (en plus de ses Indiana Jones, il place le non moins cultissime Jurassic park). Un cinéaste parvient tout de même à placer lui aussi trois de ses films : il s'agit de Peter Jackson qui est toujours autant apprécié avec sa saga du seigneur des anneaux et notamment ici Le retour du roi (aux portes du podium) et La communauté de l'anneau. Son troisième film cité est King Kong.
Comme quoi, on pourrait presque faire un parallélisme entre Spieberg (les 2 Indiana Jones, Jurassic park) et Jackson (les 2 seigneurs des anneaux, King Kong) qui constituent à n'en pas douter des valeurs sûres.

Le reste est très hétéroclite au niveau des cinéastes, aucun ne parvenant à placer plus d'un film.

Au niveau des films, on a beau être dans le film d'aventures, on a des films très différents, allant du film d'aventures pur (les Indiana Jones) à l'heroic fantasy (les seigneurs des anneaux, Conan le barbare) en passant par des films de science-fiction (Avatar), pour aller même jusqu'à des films romantiques (Le dernier des mohicans) et même des comédies familiales (Les Goonies).

Comme quoi, il y en a pour tous les goûts, prouvant au demeurant que le terme de films d'aventures est très extensible.

Il n'empêche, le top 22 que vous avez sous les yeux est de très bon niveau et il peut vous donner des idées quant à des films à voir ou à revoir.

A bientôt pour un nouveau top 20 !

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13.02.13

06:22:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un fugitif met en place un plan pour libérer une de ses connaissances. Il est pris en chasse par un jeune officier de police qui pilote les voitures comme personne. La course peut alors commencer...

Mon avis :

Découvert l'année dernière notamment au marché de Cannes, puis à l’Étrange Festival, "Motorway" de Soi Cheang ("Love Battlefield", "Dog Bite Dog", "Coq de Combat", "Accident"), film produit par Johnnie To ("PTU", "Breaking News", "Election"), est un polar qui fera frémir les passionnés de voitures, mais contrairement aux "Fast & Furious", il n'est pas question ici de nous en mettre plein la vue avec des bolides customisés au maximum, mais plutôt de voitures tout simplement performantes et surtout de pilotes surdoués...

"Motorway" débute tambour battant avec une très belle scène de poursuite de voitures où Cheung interprété par Shawn Yue ("Infernal Affairs", "Initial D", "Dragon Tiger Gate"), un jeune flic fougueux, mais excellent pilote, brave tous les dangers afin d'arrêter un chauffard, au risque de mettre en péril la vie des usagers de la route qui croisent son chemin.

Cheung fait équipe avec Lo, joué par Anthony Wong Chau-Sang ("A toute épreuve", "Ebola Syndrome", "The Mission"), un flic proche de la retraite, très pépère, mais suite à une plainte, les deux hommes vont se retrouver reléguer aux contrôles radars. Mais très rapidement, les deux hommes vont avoir affaire à Jiang, incarné par Guo Xiaodong ("Kingdom of War", "Les seigneurs de la guerre", "True Legend"), un malfrat qui va les berner en se faisant volontairement arrêter afin de libérer un complice.

Lors de l'évasion, il sèmera Cheung grâce à une manœuvre impossible, consistant à faire un virage à angle droit au milieu d'une allée très étroite... Le scénario est très simple et plutôt classique, prétexte essentiellement à aligner les démonstrations de conduite. Les amateurs seront ravis, d'autant plus que le film est bien filmé et servi par une photographie soignée, qui ne sera d'ailleurs pas sans rappeler les films de Michael Mann comme "Miami Vice" ou "Collateral". La musique, également, rappelle beaucoup les films de Mann, elle est pourtant signée par un petit frenchie, Xavier Jamaux qui avait déjà travaillé avec Soi Cheang sur "Accident" et qui est également l'auteur des bandes originales d'autres films asiatiques dont "Mad detective".

Étonnamment, le film est assez lent et quelque peu répétitif. De plus, le méchant, en dehors de ses exploits de pilote, est un peu transparent. En fait, on s'intéressera plus à la relation entre les deux flics et donc au parcours initiatique du jeune, car comme on peut s'en douter, le plus âgé a été également un as du volant dans le passé, un passé, on s'en doute aussi, douloureux...

Et comme on le devine également assez rapidement, Cheung va tomber sous le charme de la jolie médecin, au caractère bien trempé, jouée par la charmante Barbie Hsu ("Time Warriors: La révolte des mutants", "Le règne des assassins"), qui ne manquera pas naturellement de lui faire la morale quant à son attitude au volant. Niveau casting, en dehors de Anthony Wong qu'on a toujours plaisir à retrouver, c'est également avec plaisir qu'on retrouvera, la talentueuse Josie Ho ("Murderer", "Dream Home", "Contagion") en chef de la police.

Même si le film peine à nous convaincre totalement, il nous offre par contre, c'est certain, quelques scènes de voitures, assez impressionnantes, comme cette scène où Cheung tourne autour de sa belle pour l'impressionner (Franchement, il passe très près de la jeune femme...).

Bilan donc en demi-teinte pour ce "Motorway", qui aurait gagné à avoir des personnages un plus consistants et une histoire moins cousue de fil blanc... Mais cela reste toutefois un spectacle sympathique et agréable à voir!

"Motorway" sort chez Wild side vidéo le 13 février en DVD, Blu-ray combo et VOD. La version DVD est présentée au format 1.85, 16/9ème avec des pistes françaises DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0 et cantonaise Dolby digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85 avec une résolution de 1080/24p et pistes française et cantonaise DTS Master Audio 5.1. Les deux éditions nous offrent les mêmes bonus, à savoir un making of et des bandes annonces. Par contre attention, la durée du making of est de 15 minutes sur le DVD et 35 sur le Blu-ray. Le film sort également en coffret DVD accompagné du film "Drive".

Motorway

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Motorway (Blu-ray + DVD + Copie digitale)

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Motorway + Drive

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08.02.13

06:49:15, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans un futur proche des années 80, le Japon est en proie à la terreur criminelle orchestrée par une mystérieuse organisation nommée SIGMA. Suite au décès de son père, l’officier de police Daimon Yutaka hérite d’un puissant robot guerrier nommé Zaborgar, expert en arts martiaux et ayant le pouvoir de se transformer en moto. Les deux justiciers vont dès lors devoir se confronter à SIGMA et ramener paix et prospérité à l’archipel Nippon.

Mon avis :

Sushi Typhoon nous offre régulièrement des œuvres bien barrées, la plus part du temps bien gore et souvent assez déviantes, mais cette fois, cela ne sera pas vraiment le cas avec cette adaptation d'une série télé des années 70, auquel "Karate-robo Zaborgar" rend ici un bien bel hommage, certes complètement délirant, mais assez respectueux à l'esprit originel de celle-ci.

Dès le début du film, on constate qu'une fois de plus le label japonais nous livre une œuvre aux idées les plus folles avec par exemple une tête qui vole ou encore ce robot samouraï qui aspire ses victimes avec ses énormes lèvres! Forcément le film n'est pas à prendre du tout au sérieux, car on est là avant tout pour bien s'amuser.

Si au départ on peut se dire que Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Mutant Girls Squad") pousse tout de même le bouchon un peu loin dans le délire, le générique de fin nous révélera en fait que la plus part des idées farfelues proviennent de la série originale... Bien entendu, comme à son habitude, le réalisateur fera tout de même le film à sa sauce et casera naturellement deux/trois effets gores assez discrets, y ajoutera quelques sous-entendus déviants et apportera évidemment encore plus d'idées extravagantes à sa version par rapport à la série.

Des scènes avec des combats toujours plus fous s'enchaînent alors à un rythme soutenu, le réalisateur poussant même la dérision jusqu'à mettre une option Muay Thaï à Zaborgar (un vrai régal!), mais l'originalité du film proviendra surtout du fait que l'histoire se décompose en deux périodes et que la seconde partie du film se situe 25 ans plus tard avec un héros amoindri, Daimon ayant perdu en grande partie sa dignité. Les situations et les dialogues sont souvent ridicules et contribuent au côté fun du film.

Au niveau du casting, on retrouve, comme souvent dans les productions Sushi Typhoon, de jolies jeunes femmes qui posent d'ailleurs régulièrement en bikini comme on peut le constater sur le net. Ici, c'est Mami Yamasaki ("Mizuchi"), nouvelle au sein de l'écurie Sushi, qui tient le rôle féminin principale, mais d'autres habituées sont aussi de la partie comme notamment Asami ("The Machine Girl", "RoboGeisha"), que l'on voit régulièrement. Deux acteurs jouent le rôle de Daimon, le héros du film, d'une part, Yasuhisa Furuhara ("Enjin sentai Gôonjâ") lorsqu'il est jeune et Itsuji Itao ("Tokyo Gore Police"), 25 ans plus tard.

La musique est assez excellente, rappelant bien entendu les séries super sentai, auquel le film se réfère à de nombreuses reprises (Comment ne pas penser à "Bioman" et autres "Power Rangers"?), nous offrant d'ailleurs volontairement des costumes et des effets spéciaux bien kitsch. Noboru Iguchi en profite pour égratigner la société japonaise et montre évidemment que tout n'est pas toujours tout blanc ou tout noir.


Alors que je n'attendais pas grand chose de "Karate-robo Zaborgar", le film m'a vraiment emballé par sa folie et son côté décomplexé et cela, même si ce long-métrage est le film le plus accessible et le plus grand public du label japonais. Au final, il figurera même parmi mes Sushi Typhoon préférés...

"Karate-robo Zaborgar" est sorti dans le commerce le 4 décembre chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition Premium combo Blu-ray + DVD accompagnés d'un excellent livret de 12 pages rédigé par East Asia. Le DVD est présenté au format respecté 2.35 16/9ème avec pistes japonaise et française 5.1 Dolby Digital. Le Blu-ray est quant à lui au format respecté 1920 x 1080p Full HD avec pistes japonaise et française 5.1 dts-HD Master Audio. Côté bonus, ceux-ci sont uniquement sur le DVD et sont composés d'un making of d'une durée de 25 minutes, 13 mini-épisodes spin-off, le générique en karaoké, trois trailers alternatifs, un teaser et de bandes annonces de la collection. Le Blu-ray ne contient quant à lui que des bandes annonces.

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06:47:16, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Foxfire, confessions d'un gang de filles

Réalisateur
: Laurent Cantet

Année : 2012

Origine
: France

Durée : 2h23

Avec : Raven Adamson (Legs), Katie Coseni (Maddy), Madeleine Bisson (Rita), Claire Mazerolle (Goldie), Paige Moyles (Lana), Tamara Hope (Marianne), etc.

Par Nicofeel

Nanti d'une Palme d'Or avec son film sur le milieu scolaire initulé Entre les murs (2008), le cinéaste Laurent Cantet (auteur du brillant Ressources humaines en 1999) revient avec un nouveau long métrage, tiré du roman Confessions d'un gang de filles de Joyce Carol Oates.
Foxfire, confessions d'un gang de filles marque tout à la fois une changement et une certaine permanence chez ce réalisateur français.
Le changement vient du fait que le film a été tourné en langue anglaise uniquement et que l'action se déroule aux Etats-Unis, dans les années 50.
Pour autant, le film ne surprendra pas les amateurs du cinéaste car les thématiques développées sont bien ancrées dans le social, élément déterminant dans la filmographie de Laurent Cantet.
L'Amérique telle qu'elle nous est dépeinte est celle d'une société où la femme est bien loin d'être considérée comme l'égal de l'homme. A tous les niveaux, et principalement chez les gens modestes, la femme est montrée comme un être inférieur, ce qui donne lieu à certaines pratiques inadmissibles : on voit ainsi une adolescente qui se fait humilier par un professeur ; cette même adolescente se fait plus tard violer en toute impunité par plusieurs de ses camarades de classe. Et la pauvre n'a même pas l'occasion de se rebeller. De manière plus générale, bien souvent la femme est destinée à être une gentille épouse, à s'occuper des enfants qu'elle aura avec son mari et de faire les tâches ménagères qui lui incombent au regard de la société de cette époque.

Evidemment tout cela n'est pas acceptable et le film narre l'histoire de jeunes femmes (la jeunesse, voilà quelque chose qui intéresse beaucoup Laurent Cantet) qui décident de se regrouper au sein d'un gang, le Foxfire, qui n'a à l'origine d'autre but que de défendre les intérêts des femmes dans une société machiste au possible.
L'idée est intéressante et on se demande bien si ces Robin des bois pourfendeurs des hommes mal intentionnés, n'ont pas réellement existé. En effet, il paraît crédible de voir une jeune fille enlevée des griffes d'un oncle bien pervers ou encore la meneuse de Foxfire qui s'émancipe en quittant le foyer parental où elle devait faire face à un père alcoolique.
Affirmant son existence en badigeonnant sur les murs son logo, Foxfire agit illégalement mais en faveur de causes qui sont bonnes puisqu'il s'agit de défendre la femme et de lui permettre de s'émanciper au mieux.
Malheureusement, le film met en exergue que les choses vont rapidement de mal en pis. En effet, si les filles qui composent Foxfire vivent ensemble, peu d'entre elles travaillent. Et c'est là que le bas blesse. Car comment vivre correctement quand on a peu de revenus ? Foxfire entend donc trouver de nouvelles sources de revenus pour faire vivre tout son petit monde féminin.
Et pour cela, les méthodes utilisées sont très loin d'être irréprochables. Ces femmes utilisent de faux prétextes pour raquetter des hommes qui sont certes infidèles auprès de leurs épouses (ce qui en soi est répréhensible sur le plan moral) mais ne commettent pas pour autant de délits. Pire, ces femmes se font passer pour des prostituées ou à tout le moins des filles faciles, ce qui semble aller aux antipodes de leur émancipation.
Ces femmes vont même jusqu'à kidnapper et à torturer un homme très riche pour tenter de récupérer une grosse somme d'argent.
Le film établit clairement qu'entre les idéaux de base et la réalité d'alors, il y a un monde. On pourrait par ailleurs tenter un parallèle entre la vie au sein de Foxfire et la vie en micro-société pônée par Alain Fourier avec son modèle du phalanstère. Dans les deux cas, on constate que ce système, où l'on demande à chacun de participer selon ses moyens, ne marche pas. L'idée était belle, mais la finalité l'est beaucoup moins.
A fortiori, il convient également de signaler que cette micro-société de femmes n'a pas marché car tout le monde n'était pas d'accord et surtout il y avait aussi un racisme latent de plusieurs de ces membres contre les femmes noires. Eh oui, elles ont beau être des femmes, elles sont pour certaines comme leurs alter ego masculins de l'époque : des gens racistes.
Le réalisateur Laurent Cantet ne se contente pas d'une approche sociale, déjà fort intéressante, dans Foxfire, confessions d'un gang de filles. Il met aussi en cause le détournement de la politique avec notamment le maccarthysme.
Riche sur le plan des idées, le film doit pour beaucoup sa réussite au jeu très naturel de ses actrices. Il faut dire que mis à part Tamara Hope, toutes sont des actrices amateurs. Laurent Cantet a parfaitement su les diriger et leur donner des rôles dans lesquels elles ont su s'affirmer avec brio.
Et puis, quelques mots sur la reconstitution d'époque. Tant les décors que les costumes ou encore les voitures utilisées donnent l'impression que l'on se situe dans les Etats-Unis des années 50. Le travail qui a été effectué sur ce plan est donc remarquable.
Au final, malgré une durée assez longue – plus de 2h20 – Foxfire, confessions d'un gang de filles est un film qui se suit très bien, tant par ses thématiques développées que par ses actrices époustouflantes de réalisme.

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07.02.13

06:43:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sarah Tyler retourne chez les siens pour une brève visite, l’environnement familial n’étant pas des plus agréables. L’arrivée d’une forte tempête va forcer Sarah, ses frères ainsi qu’un couple d’amis à rester dans cette maison isolée au milieu de la campagne toute une nuit. Ils se lancent dans une petite fête improvisée et vont vite découvrir qu’ils ne sont pas seuls, une bête sauvage assoiffée de sang surgit de l’obscurité pour les attaquer. Piégés et effrayés, rien n’est laissé au hasard et chacun commence à douter de l’autre...

Mon avis :

Romain Schroeder et Tom Reeve, deux des producteurs de "Dog soldiers" nous reviennent avec un nouveau film de loups-garous au budget limité, très marqué années 80.

"Night Wolf" est une petite série B horrifique réalisée par Jonathan Glendening ("Strippers vs Werewolves"), qui sur un scénario assez classique et malgré de faibles moyens, arrive tout de même à s'en sortir grâce à un bon rythme et une action quasi omniprésente. Ce ne sera par contre pas à proprement parlé un film de lycanthropes pur et dur, dans le sens où celui-ci n’apparaîtra qu'à la fin. Durant le reste du film, on est plutôt dans le survival avec ce groupe de jeunes qui se fait décimer un par un par une entité qu'on ne voit pas (choix certainement fait par rapport au manque de moyens...). Ainsi lors des attaques, on ne verra que la vue de la bête (vision avec filtre rouge), donnant ainsi au film un aspect très années 80 pas désagréable.

Les différents protagonistes, victimes de la bête, meurent quelque peu avec notre indifférence, car il faut bien avouer qu'ils ne sont pas très sympathiques, d'ailleurs dès le début du film, on découvrira des personnages au combien vulgaires et assez antipathiques, ce qui ne poussera évidemment pas trop à ce qu'on éprouve la moindre empathie envers eux. En fait, seule l’héroïne, interprétée par Isabella Calthorpe ("Fever") aura quelque peu notre sympathie...

Au niveau du casting, on remarquera la présence de Tom Felton, connu pour son rôle (fort antipathique d'ailleurs!) de Draco Malfoy dans les "Harry Potter", celle de Josh Bowman ("Prowl", "Championnes à tout prix", "Revenge"), dans le rôle de Doug, personnage qui n'est peut-être pas suffisamment exploité et qui est plutôt sympathique, celle de John Lynch ("Hardware", "Au nom du père", "Black Death"), ainsi que celle du regretté Simon MacCorkindale ("Mort sur le Nil", "Manimal"), dont ce sera d'ailleurs ici le dernier rôle.

Le film est assez gore et les effets à ce niveau sont plutôt convaincants, ce qui devrait tout de même satisfaire les amateurs, car malgré un bon rythme, le film rame quelque peu par moments avec quelques scènes inutiles, voir un peu hors contexte, comme cette scène où l'un des jeunes veut abuser d'une des jeunes femmes, alors qu'il les sait en danger, ce que la jeune femme ne manquera de lui remarquer (je présume que c'est pour apporter une touche d'humour, mais bon...). Heureusement la fin, plutôt inattendue et cynique rehaussera quelque peu le niveau, avec en prime un monstre sortant un peu de l'ordinaire, du moins par rapport aux lycanthropes qu'on a l'habitude de voir...

"13 Hrs" (C'est son titre original!) est un petit survival fantastique se laissant aisément regarder, mais qui ne restera probablement pas dans nos mémoires.

"Night Wolf" est sorti le 5 février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale et en Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est au format 1.78, 16/9ème avec pistes avec pistes française et anglaise 5.1 Dolby Digital et anglaise 5.1 dts Digital Surround, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080P/24 [1.78] avec pistes française et anglaise 5.1 dts-HD High Resolution Audio. La copie digitale H.264 commune aux deux formats est quant à elle au format 1.78, 16/9ème et piste française 2.0 AAC et illimitée comme d'habitude.

Night Wolf (DVD + Copie digitale)

Night Wolf (DVD + Copie digitale)
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06:43:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : V/H/S

Réalisateurs : David Bruckner, Glen McQuaid, Radio Silence, Joe Swanberg, Ti West, Adam Wingard.

Date de sortie : prochainement

Origine
 : Etats-Unis

Durée : 1h33

Avec : Calvin Reeder, Lane Hughes, Adam Wingard, Hannah Fierman, Joe Swanberg, Sophia Takal, etc.

Par Nicofeel

Décidément, les « found footage » (films où des personnes visionnent des bandes vidéo qui constituent l'essence même du film) sont très en vogue ces temps-ci, à l'instar des nombreux épisodes des Paranormal activity ou plus récemment de Tchernobyl diaries. Malheureusement, la qualité n'est pas franchement au rendez-vous.
Alors l'idée de voir un nouveau film sur cette thématique n'est pas réellement enthousiasmant. Pourtant, V/H/S est fait par des cinéastes américains indépendants dont on sent clairement qu'ils sont amoureux du genre.
Le film n'est pas d'une folle originalité en soi avec des voleurs, qui sont généralement payés pour tourner des « vidéo chocs », qui sont amenés à cambrioler une maison aux fins de retrouver une cassette vidéo qui vaudrait de l'or. Cette séquence introductive n'est pas très intéressante. En revanche, ces voleurs vont tomber sur différentes cassettes qu'ils vont visionner et c'est de là que tient l'intérêt du film. Car chacune de ces séquences, mises en scène par des réalisateurs différents, vaut le coup d’œil. Généralement, dans des films comportant des segments qui sont faits par des cinéastes différents, le niveau de l'ensemble est assez hétéroclite. Ici, cela n'est pas le cas.


Les cinq histoires dans l'histoire sont de bonne facture. On a d'abord droit à un genre d'histoire de femme-vampire (ou possédée) qui se révèle particulièrement étrange et va faire des misères à des jeunes venus faire l'amour à des jeunes femmes. Ensuite, l'histoire suivante tourne autour d'un couple qui décide de partir le WE en louant une chambre dans un motel. Sauf que chaque nuit une personne inconnue rentre dans leur chambre. Bizarre, bizarre. Dans le troisième sketch, on a droit à un genre de survival avec quatre jeunes qui sont pris à parti par une entité démoniaque en forêt. La quatrième histoire, très contemporaine, met en scène une jeune femme qui correspond avec son copain via une webcam, et à qui il arrive des misères (bras infecté sans raison). Enfin, la cinquième histoire se déroule durant Halloween avec une bande de jeunes fêtards qui se trouvent au moment endroit (une maison hantée) au mauvais moment et qui vont être les victimes d'une entité démoniaque. Au vu des pitchs de chaque sketchs, on voit bien que ceux-ci sont assez différents et cela permet au spectateur d'avoir affaire à des histoires courtes mais intéressantes. Donc pas le temps de s'ennuyer. D'autant que certaines scènes sont quelque peu gore (on pense notamment à la première histoire) et que de manière générale il y a un semblant d'érotisme qui parcourt chacun de ces segments. L'amateur de films d'horreur sera donc ravi, même si le passage d'une histoire à l'autre me semble quelque peu factice.
Chacun de ces segments et l'histoire générale valent largement d'être vus. Les différents segments entretiennent bien la notion de suspense et de peur. Il est évident que si vous souhaitez que le film ait sur vous un minimum d'impact, il convient de le regarder le soir et de préférence seul avec les volets fermés.
Au final, sans révolutionner le genre, V/H/S est un film de bonne tenue qui fait plaisir à voir et qui redore le blason des « found footage ».

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02.02.13

09:51:35, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Después de Lucia

Réalisateur : Michel Franco

Année : 2012

Origine : Mexique

Durée
 : 1h 43

Avec : Tessa Ia (Alejandra), Hernan Mendoza (Roberto), Gonzalo Vega Sisto (José), Tamara Yazbek Bernal (Camila), Francisco Rueda (Javier), Paloma Cervantes (Irene), etc.

Par Nicofeel

Le film Después de Lucia du mexicain Michel Franco a été très remarqué au festival de Cannes où il a obtenu le prix du meilleur film dans la section Un certain regard. Président de ce jury, Tim Roth a qualifié le film de chef d’œuvre. On n'est pas loin de penser que l'acteur américain a raison.
Después de Lucia porte son attention sur une adolescente, Alejandra. On devine dès le début que cette jeune fille, qui a changé de lycée et de ville en cours d'année, doit faire avec un lourd passé . En effet, elle a été témoin de la mort de sa mère, la fameuse Lucia, qui est décédée suite à un accident de voiture.
Les choses sont loin d'être évidentes pour Alejandra qui n'a d'autre choix que de continuer Après Lucia (traduction du titre du film). Elle a d'abord l'impression qu'elle est bien tombée dans son nouveau lycée puisqu'elle se fait rapidement de nouveaux amis. Elle a le plaisir de participer à des fêtes où elle tente d'oublier les événements récents.
Mais au cours de l'une de ces soirées, alors qu'elle est quelque peu éméchée, elle fait l'amour avec un de ses camarades de classe, José. Celui-ci profite de son état pour la filmer durant leur ébat. Et comme pour impressionner son monde, il envoie sur Internet la vidéo. Tout le lycée est au courant et si le garçon passe pour un Don Juan, la fille passe pour une pute (eh oui, nous sommes toujours dans une société machiste).
A partir de cet événement, Alejandra devient une indésirable. Elle n'a plus personne sur qui se reposer : ses amis sont restés dans la ville qu'elle a quittée ; son père a changé de travail et il est durablement marqué par le récent décès de son épouse, comme on a pu le voir au tout début du film avec cet homme qui quitte sans raison et brutalement son véhicule en pleine circulation.
Si Alejandra est moquée par certains, elle est surtout victime de harcèlements de la part de ses anciens amis. En plus des insultes, elle fait face rapidement à des humiliations : elle doit manger un gâteau dégouttant lors de son anniversaire ; deux élèves tentent de la violer dans les toilettes ; on lui coupe les cheveux pour lui ôter sa beauté .
Comme l'indiquent les anglo-saxons, on a affaire à un cas de bullying, à savoir de harcèlement. Les agressions sont répétées et s'inscrivent dans le temps, avec comme but principal d'humilier la personne.
Pour Alejandra, les choses deviennent de pire en pire et ses bourreaux s'en donnent à cœur joie car elle reste sans réaction, comme si depuis le décès de sa mère elle avait déjà usé une bonne partie de son énergie mentale. L'actrice Tessa Ia, est parfait dans le rôle d'Alejandra, avec son air juvénile et le sentiment qu'elle ne peut pas (plus) se défendre contre ses oppresseurs.
Le spectateur est abasourdi par le spectacle qui lui est donné à voir. Le film monte en puissance et devient de plus en plus rude à regarder. On est choqué par ces scènes où cette jeune fille, qui n'a rien fait de mal mais a au contraire été abusée, se retrouve prise à parti par plusieurs camarades de classe.
On atteint carrément des sommets avec une intégrité à sa condition physique et morale, puisque un jeune va la maltraiter en urinant sur elle et un autre va tout simplement profiter d'elle en la violant. Ces séquences, horribles au demeurant, sont accrues par la mise en scène implacable du réalisateur Michel Franco qui privilégie des plans fixes.
Le film est d'autant plus intense que les jeunes acteurs amateurs qui interprètent le rôle des camarades d'Alejandra font plus vrais que nature. On a l'impression que leurs actes pourraient avoir lieu dans la réalité et que l'on assiste à un fait divers insoutenable.
Mais le film va plus loin. Je dirais même que le scénario étonne. Quand Alejandra est invitée par ses camarades (qui lui ont uriné dessus) à aller se nettoyer en nageant dans l'eau, on pense qu'elle va prendre la décision de se noyer pour en terminer avec ce cauchemar. Eh bien non, Alejandra réussit à survivre mais elle disparaît dans la nature.
C'est alors que se met en place la dernière partie du film qui prouve que l'on a affaire à une sorte de « rape and revenge » dans le milieu scolaire. Dans les années 70, les rape and revenge ont été des films très en vogue. Il s'agissait de films d'horreur où des viols étaient suivis de la vengeance de la victime ou de proches de celles-ci. On est bien ici dans un tel scénario car le père d'Alejandra prend les choses en main, étant dégoutté par le fait que ces jeunes qui ont maltraité sa fille ne sont pas justiciables car ils sont mineurs.
On sent que ce père est désespéré et qu'il n'a désormais d'autre but que de venger sa fille qu'il croit morte. Il kidnappe le jeune José, qui est à l'origine de tous les problèmes rencontrés par Alejandra puisque c'est lui qui a enregistré et diffusé la vidéo putassière. Il l'amène dans un hôtel (peut-être dans le but de savoir qui sont les autres personnes qui ont participé aux humiliations subies par sa fille) et commet un acte radical, dans un plan final qui a le mérite de remettre les pendules à l'heure. Cette fin est d'autant plus abrupte que le père est déterminé mais très calme dans ses gestes.
Si Alejandra est toujours vivante, elle est en tout cas détruite sur le plan psychologique. Ce film, qui prend par instants des allures de documentaire, évoque bien les dérives de la violence à l'école et des conséquences qu'elle peut engendrer. La portée réaliste du film rend celui-ci encore plus difficile à regarder.
Au final, Después de Lucia est un drame de très grande qualité. C'est un film prenant qui laisse le spectateur constamment sous tension. Voilà sans conteste le film majeur de l'année 2012.

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