Archives pour: Juillet 2008

03.07.08

06:45:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Sexual_parasite

Sympathique petit délire érotico-gore nous venant du Japon, ce Sexual parasite assumera de bout en bout son intrigue risible et son amateurisme flagrant au nom d’un désir forcené de son auteur de se vautrer dans l’humour graveleux et d’assouvir ses penchants érotiques parfois déviants.
Le script place un petit groupe de jeunes gens face à une créature parasitaire qui s’introduit dans le vagin de ses victimes féminines et agresse les hommes d’inavouables façons.

Sexual_parasiteLa séquence d‘introduction mettra tout de suite le spectateur dans l’ambiance en suivant quelques explorateurs à la recherche d’un mystérieux poisson doté de pouvoirs fabuleux qui vont bien entendu dénicher celui-ci et l’enfermer dans une caisse en polystyrène pour tomber sur un sorcier qui va essayer de leur faire abandonner leur projet d’emmener avec eux leur trouvaille en voulant délivrer la créature, obligeant la demoiselle du groupe à s’asseoir sur la caisse pour la maintenir fermée. La bestiole va en profiter pour défoncer sa prison et aller se loger dans l’intimité de la demoiselle. Cette première scène sera ouvertement comique, avec notamment ce sorcier de pacotille bien ridicule gesticulant n’importe comment, même si le réalisateur recherchera de façon évidente à rejoindre Peter Jackson dans l’ouverture de son Brain dead.

Sexual_parasiteEnsuite, le métrage va nous présenter ses personnages principaux, cinq jeunes gens circulant à bord de leur véhicule sur une route déserte et tombant en panne au milieu de nulle part pour commencer à errer au hasard de la forêt environnante jusqu’à ce qu’ils tombent sur un bâtiment abandonné dans lequel ils vont s’empresser d’entrer malgré les panneaux d’avertissements. Si les protagonistes avanceront instantanément leur côté stupide au cours de dialogues souriants de bêtise, ce seront les demoiselles du groupe qui remporteront la palme une fois rentrées dans le local en se déshabillant pour ne rester qu’en sous-vêtements sous prétexte de la chaleur, offrant ainsi au spectateur leurs formes rebondies pour le restant du métrage.

Sexual_parasiteAprès une courte exploration de l’endroit au cours de laquelle ils ouvriront une chambre froide sans se rendre compte qu’elle contient un corps de femme enveloppé dans du plastique, le groupe va trouver de l’alcool et de quoi brancher leur radio, leur permettant de la sorte de se lancer dans une petite "party" endiablée, tandis qu’une des jeunes femmes va s’isoler afin de prendre un bain (quelle idée dans un lieu complètement inconnu !) pour bientôt être agressée par le cadavre féminin réanimé qui va lui transmettre le parasite. Parti à sa recherche, un des deux hommes du groupe va se laisser séduire et devenir la seconde victime du parasite sexuel qui va passer de corps en corps pour décimer le casting.

Sexual_parasiteA la vue de sa courte durée (à peine une heure), le métrage ne va pas s’embarrasser de détails pour rapidement lancer son action et avancer sa créature qui va occuper le terrain durablement pour des situations grotesques et débridées mêlant un érotisme parfois osé et flirtant avec le hardcore (telle cette séquence où une bouteille masquera une fellation), érotisme issu de la nature même du parasite et de son mode de fonctionnement émasculant les hommes et jaillissant des parties intimes des demoiselles, avec des scènes sanglantes simplistes mais outrancières, quand ce ne seront pas carrément des combats au corps à corps entre les interprètes féminines du film (bien évidemment dénudées, mais était-ce nécessaire de le préciser !) qui seront exposés devant la caméra, dans une espèce de catch, la gelée du monstre remplaçant la traditionnelle boue utilisée dans ce genre de sport.

Sexual_parasiteLa créature, façonnée de manière tout à fait artisane, ne sera pas un instant crédible, mais au contraire, son aspect kitsch la rendra sympathique, surtout que le réalisateur n’hésitera pas à la filmer évoluant à l’intérieur du corps de ses hôtes. Si l’aspect sanglant demeurera basique, avec ces viscères bien trop grosses sorties des ventres béants ou encore ces morsures énormes (dont une arrachant un téton), l’érotisme, symptomatique des travers du réalisateur, sera omniprésent, aussi bien lorsque nous suivrons les actrices courir topless que lors d’ébats simulés langoureusement, mais plus encore certainement lors du dernier acte du métrage qui mélangera ouvertement sang et sexe dans une alliance gluante éhontée.

Sexual_parasiteL’interprétation flirte continuellement avec l’amateurisme, les différents acteurs et actrices jouant de manière bien trop théâtrale, tandis que la mise en scène du réalisateur sera assez classique, mis à part quelques mouvements de caméra originaux et des plans tarabiscotés s’attardant sur la plastiques des actrices.
Les effets spéciaux sont bien entendu rudimentaires et jamais réalistes, dans un souci de démesure évident lorsque le métrage tentera d'être sanglant, alors que les inserts digitaux resteront terriblement visibles, notamment pour mettre en avant la créature en mouvement.

Donc, ce Sexual parasite possèdera largement de quoi ravir les amateurs de délires "bis" délurés et sexys, en proposant en plus un humour grivois souriant.

Sexual_parasiteLe DVD de zone 0 édité par Diskotek avancera une image assez claire, tandis que la bande-son sera efficace, avec une partition musicale adaptée et plus que dynamique, le métrage étant ici proposé en version originale japonaise accompagnée d’indispensables sous-titres anglais.
Au niveau des bonus, il faudra hélas se contenter uniquement de quelques bandes-annonces d’autres titres de l’éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir ce métrage loufoque et très sexy, le DVD de zone 0 est disponible ici ou !

Permalink 1010 mots par nicore, 1721 vues • 1 réaction

02.07.08

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Pumpkinhead

Réalisé par le spécialiste des effets spéciaux Stan Winston (qui nous a quitté récemment), ce Pympkinhead premier du nom apporte au bestiaire du cinéma fantastique une nouvelle créature démoniaque terriblement graphique et parfaitement exploité dans une œuvre hélas quelque peu trop classique.
Le script suit la vengeance d’un homme dont le fils a été accidentellement tué par une bande de jeunes issus de la ville et pour ce faire, il va faire appel à une sorcière capable de réveiller le Pumpkinhead, un démon spécialisé dans les représailles sanglantes et mortelles.

PumpkinheadAprès une séquence d’introduction se déroulant en 1957et suivant une famille de fermiers se calfeutrant chez eux et refusant d’ouvrir leur porte à un homme venant implorer leur aide, poursuivi qu’il est par une créature immense que nous ne ferons qu’apercevoir, tout comme le fils de la famille que nous retrouverons adulte, après un bond dans le temps jusqu’au présent.
Le métrage pourra donc alors nous présenter celui qui deviendra le personnage principal, Ed Harley, un homme tenant une petite épicerie perdue sur une route secondaire en compagnie de son jeune fils qui lui sert d’assistant, laissant les différentes séquences d’exposition mettre en avant la profonde complicité régnant entre le père et son fils et rendant ce duo attachant.
Cette mise en situation aura la pertinence de mettre le spectateur en condition grâce à une introduction bien lugubre et très visuelle dans l’agencement de la tempête accompagnant l’intrusion du Pumpkinhead.

PumpkinheadMais hélas pour Ed, la quiétude de sa petite vie tranquille va bientôt être troublée par l’arrivée d’une bande de jeunes en route vers leur chalet tout proche qui vont s’arrêter pour faire quelques courses et en profiter pour essayer leurs motos. Suite à un malheureux concours de circonstances, le fils de Ed va, en son absence, être mortellement blessé par un des motards qui, ayant consommé de l’alcool peu auparavant, préférera prendre la fuite, bientôt suivi par ses amis qui vont juste laisser l’un des leurs pour attendre le retour de Ed. Arrivés à leur chalet, les jeunes vont se brouiller, le fautif refusant d’appeler les secours pour ne pas être incriminé dans ce drame qui en tant de récidiviste, l’enverrait en prison. Sans atteindre le niveau dramatique de celui du Simetiere de Mary Lambert, la scène de l’accident sera ici quand même potentiellement forte, tout comme sa découverte par un Ed bien entendu bouleversé mais tout de suite haineux.

PumpkinheadEn effet, après s’être renseigné tant bien que mal sur l’endroit où trouver une vieille sorcière pourvue de dons, Ed va s’enfoncer dans une forêt sinistre pour rejoindre la cabane de cette vieille femme vraisemblablement capable de ranimer l’entité démoniaque alimentant la légende locale et faisant peur aux enfants (voir la comptine chantée plus tôt dans le métrage), résurrection qui s’opérera lors d’une autre séquence forte et tendue, douloureuse même lorsque la sorcière prélèvera du sang au cadavre du fils pour le mêler à celui de son père, acte nécessaire au bon déroulement de la cérémonie diabolique.

PumpkinheadEnsuite, le métrage va bien sûr s’atteler à suivre la vengeance par démon interposé à l’encontre de jeunes qui vont un par un tomber dans les griffes de la créature pour des scènes violentes mais au final peu sanglantes malgré le sadisme du monstre, le réalisateur préférant s’orienter de façon à mettre en avant son monstre éminemment graphique tout en se jouant des symboles religieux (la croix fracassée par le Pumpkinhead, par exemple) et en activant la rédemption de son personnage principal, celui-ci se rendant compte du mal qui est en train de causer en étant intimement lié au monstre, ce qui aura de fait son importance lors d’un final nihiliste et s’éloignant des happy-ends d’usage.

PumpkinheadAu-delà de son intrigue classique, le métrage pourra compter sur d’autres atouts pour devenir convaincant et impactant. Déjà, le soin apporté par Stan Winston à l’ensemble de sa réalisation portera ses fruits en présentant des séquences visuellement fortes et chargées d’une symbolique évidente tout en magnifiant les apparitions du Pumpkinhead par une photographie adaptée et offrant au film une atmosphère adéquate pour une intervention maléfique.

PumpkinheadEnsuite, l’interprétation sera ici probante, même si les jeunes acteurs resteront assez ternes, Lance Henriksen se chargeant de relever le niveau par son charisme naturel, et enfin les effets spéciaux seront de toute beauté pour représenter un Pumpkinhead terriblement volontaire dans un graphisme exacerbé, tout en détails, que Stan Winston nous permettra d’étudier sous toutes ses coutures grâce à de nombreux gros plans, notamment sur son faciès grimaçant. Et les quelques effets sanglants ne seront pas en reste malgré une retenue évidente dont l’auteur de débarrassera lors de la production de Détour mortel.
En plus, le métrage va prendre place dans une Amérique reculée et presque arriérée, se donnant ainsi un cachet sale et étrange, ce qui renforcera en outre la crédibilité des croyances des autochtones apeurés par la légende se rapportant au Pumpkinhead.

Donc, ce Pumpkinhead parviendra à se montrer efficace grâce à sa créature magnifique et remarquablement mise en avant, ainsi que par la volonté du réalisateur à soigner l’aspect visuel de l’ensemble.

PumpkinheadLe DVD de zone 1 édité par MGM avancera une image quelque peu granuleuse et parfois légèrement floue, tandis que la bande-son sera largement probante, ave une partition musicale partie prenante dans l’ambiance surnaturelle du film, le métrage étant ici proposé en version anglaise, avec de précieux sous-titres français optionnels.
Par contre, au niveau des bonus, il faudra se contenter de la simple bande-annonce du film.
Pour agrémenter le DVD, un surétui cartonné proposera une image lenticulaire très réussie du Pumpkinhead.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette créature démoniaque terriblement graphique, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

Permalink 1087 mots par nicore, 1102 vues • 2 retours

01.07.08

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Diary of the dead
Réalisateur : George A. Romero
Avec : Michelle Morgan, Joshua Close, George A. Romero (une apparition en forme de clin d'oeil)...
Durée du film : 1 h 35

Date de sortie en salles : 25 juin 2008

Par Nicofeel

Diary of the dead

Prix de la critique au festival de Gérardmer en 2008, Diary of the dead est le dernier film de l'auteur des cultissimes La nuit des morts vivants, Zombie et Le jour des morts vivants. Après nous avoir servi un Land of the dead en 2005 qui s'était révélé intéressant notamment par sa réflexion sur le pouvoir, George A. Romero nous revient avec ce nouveau film, Diary of the dead.
Dès le départ, on constate que la mise en scène plutôt classique de George A. Romero a complètement changé. Comme dans REC, on a droit du début à la fin du film à un filmage caméra à l'épaule. Le spectateur est aux premières loges des événements qu'il voit se dérouler sous ses yeux. Comme les faits qui ont lieu font penser à ceux de la nuit des morts-vivants (1968) avec des morts qui se réveillent qu'aucune explication crédible ne puisse l'expliquer, on peut penser que Romero a voulu faire une sorte de nouvelle version de La nuit des morts-vivants en y introduisant une mise en scène actuelle avec un tournage qui a lieu au même moment que l'action. La vision subjective est usée jusqu'à la corde.

On suit dans le film les aventures de plusieurs jeunes étudiants de Pittsburg (la ville de Romero) accompagnés par un professeur honoraire de la faculté. L'un de ces étudiants, Jason Creed (joué par Joshua Close), qui finit son cycle universitaire spécialisé dans le cinéma, décide de filmer tous les événements auxquels il pourra être témoin. Le film, sur ce point, s'apparente dans sa trame à Cannibal holocaust ou à un certain projet Blair witch avec une cassette vidéo qui devient le témoin d'événements qui ont eu lieu. Une voix off nous explique tout au long du film que ce document souhaite permettre d'éviter à certaines personnes de faire les mêmes erreurs. Cette voix off est par trop présente et arrive par moments à casser l'ambiance.
Ce qui est quelque peu dommage car Romero réussit à filmer quelques scènes presque flippantes par moments notamment de longs couloirs vides mal éclairés dans un hôpital ou encore la demeure où se déroulent les scènes finales du film qui paraît gigantesque et où les morts vivants peuvent à tout moment apparaître.

Mais surtout, ce qui fait que le film de Romero reste une semi-réussite est le fait que le réalisateur a utilisé à outrance une mise en scène très cut alors que son film manque par ailleurs par moments de rythme. A l'instar d'un film comme REC, on a à l'écran des coupes en direct ou des scènes qui sont rejouées. Ainsi, la présentation des personnages dans le camping car est faite par le biais d'un montage qui coupe les différentes interventions ce qui finit par être relativement agaçant. On regrettera que la caméra, qui filme sous tous les angles, soit arrêtée à de nombreuses reprises. Sans compter que le film se voudrait original en utilisant par moments plusieurs caméras et donc plusieurs personnages qui filment. D'accord, on comprend que chacun peut créer sa propre perception des choses. Mais une telle démarche me paraît parfaitement inutile. Autant REC bénéficiait d'un rythme alerte qui justifiait l'utilisation de cette caméra portée, autant ici on reste plus dubitatif. Car REC s'apparentait à une sorte de film d'horreur d'action. Ce qui n'est pas le cas de Diary of the dead.
Ici, Romero essaye de se faire passer pour un De Palma en s'interrogeant sur la réalité de ce que nous voyons. D'ailleurs, le propos est assez lourd puisque le message de Romero est rabaché de nombreuses fois dans le film. On finit par avoir la désagréable impression que Romero n'a pas grand chose à dire. On comprend bien tout au long du film que les médias véhiculent à tour de tour des informations qui ne sont pas toujours exactes et font même de la désinformation, notamment sur cette question des morts qui reviennent à la vie. Mais ces idées sont trop souvent répétées.
De plus, la mutiplicité des sources d'images utilisées dans le film finit par le désservir en cassant totalement l'ambiance. On voit notamment des images par le biais des caméras des étudiants, mais aussi par des images qui sont diffusées sur à la télévision, sur le web, sur les téléphones portables ou encore par les caméras de suveillance la demeure richissime de l'un des personnages du film.
Mais le tableau du film n'est pas totalement noir. En effet, on appréciera que la vaine sociale de Romero est toujours bien présente avec le fait de montrer une société qui profite de ces événements surnaturels pour faire exploser tous les repères et les codes sociaux. Par exemple, dans le film on voit une communauté noire qui décide de prendre le pouvoir tandis que les militaires agissent comme des pillards.
On notera par ailleurs que l'interprétation est plutôt convaincante avec en premier lieu Michelle Morgan qui inteprète le rôle de Debra. Quant au filmeur (Joshua Close) qui joue Jason Creed, c'est lui qui permet au spectateur de voir le film se créer sous ses yeux. Il recherche le sensationnel, la gloire, notamment quand on le voit charger son film sur Internet pour le diffuser au plus grand nombre. Chaque acteur et donc chaque personnage se fixe des buts qui sont très différents (retrouver sa famille, filmer tout ce qui est autour de soi, etc.). Ce ne sont pas des caricatures.
Signalons enfin que Diary of the dead comporte des moments étonnament marrants chez Romero comme le passage avec Samuel l'amish. Comme dit l'un des personnages, je croyais qu'ils étaient pacifiques après que celui-ci ait envoyé une grenade sur des morts-vivants !
Au final, Diary of the dead est un film d'horreur qui comporte quelques moments intéressants mais surtout plusieurs défauts qui l'empêchent d'être une oeuvre réussie de son auteur. Gageons que Romero revienne à un style qui lui convient mieux.

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