Archives pour: Août 2011

31.08.11

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Super
Réalisateur : James Gunn
Date de sortie au cinéma : inconnue

Origine : Etats-Unis

Durée du film
: 96 minutes

Avec : Rainn Wilson (Franck d'Arbo / Le feu de la vengeance) ; Ellen Page (Libby / Boltie) ; Liv Tyler (Sarah) ; Kevin Bacon (Jacques), etc.

Par Nicofeel

Ancien poulain de la firme indépendante Troma, James Gunn a depuis pris son envol. Après avoir réalisé un film d'horreur dans le style de ce que l'on voyait naguère avec Horribis, James Gunn s'attaque cette fois au film de super-héros.
Plus précisément, le film s'intéresse aux personnes qui n'ont pas de super pouvoirs et qui vont tenter de devenir eux aussi des super héros.
Le pitch du film vous rappelle quelque chose. C'est normal. Il correspond peu ou prou à celui de l'excellent Kick-ass. Le film a donc le malheur de passer derrière Kick-ass. En effet, on aura du mal à considérer que ce long métrage de James Gunn soit original. Le film pourrait au premier abord vu comme un Kick-ass "like".
Pourtant, après avoir regardé le film, si la thématique de base est bien la même, il faut reconnaître que les deux films sont assez différents. Super va beaucoup plus loin que Kick-ass dans son propos et dans la violence qu'il montre à l'écran.
Comme Kick-ass, Super comporte de nombreux éléments comiques qui permettent de désamorcer une partie de la violence que l'on voit. Dès le début, on prend connaissance avec le principal protagoniste du film, Franck, qui a eu une enfance et une adolescence difficile, et qui est mal dans sa peau.
Pour lui redonner le sourire, il ne peut guère compter que sur deux moments forts de sa vie, qu'il a érigé en véritables événements : son mariage avec la belle Sarah (ex alcoolique et toxicomane) et le jour où il a dénoncé un voleur à un policier.

Sauf que malheureusement, il continue d'être déconsidéré par beaucoup de personnes et surtout, sa femme le quitte pour un dealer peu scrupuleux, Jacques.
C'est à ce moment qu'il décide de devenir un super-héros et de s'en prendre aux "méchants". Là où James Gunn va plus loin que Kick-ass et ne s'arrête pas à un point de vue globalement consensuel (même si Kick-ass est dans l'ensemble très réussi), c'est qu'il dénonce plusieurs choses. Son super-héros n'est pas à proprement parler un héros. C'est juste un homme qui a mis un costume et qui choisit de s'en prendre à des gens, en les frappant avec une clé à molette. Franck d'Arbo, devenu Le feu de la vengeance, se base sur la religion et sur la soi-disante morale pour justifier les causes soi-disant justes qu'il poursuit. Mais on voit bien dans le film que d'une part Franck d'Arbo poursuit ses propres intérêts (il cherche par tout moyen à récupérer sa femme) et non pas uniquement ceux des citoyens de la ville où il réside et d'autre part il commet plusieurs bavures. S'il s'en prend à juste titre aux pédophiles, ce ne sont pas toujours les gens qui le "méritent" qui se font tabasser. Ainsi, on peut s'interroger sur certaines de ses décisions. Est-ce qu'un homme qui ne fait pas la queue dans un cinéma mérite d'être tabassé ? Est-ce que le fait de vendre quelques grammes de drogue mérite d'être tué ?
Le personnage principal du film ne peut pas se baser uniquement sur le fait que Dieu l'aurait investi d'une mission : "Pour être un super-héros, il suffit de vouloir combattre le mal. [...] J'avais été touché par le doigt de Dieu." Encore faut-il bien raisonner. Et sur ce point, Franck est surtout animé par un sentiment de vengeance et non par le désir de rendre la justice.
Dans ce film, James Gunn montre du doigt les gens irresponsables, les puritains et les catholiques extrêmes.
Cela étant, si son film tient la route, c'est aussi parce qu'il fait preuve d'une vraie émotion. Franck n'agit pas toujours au mieux mais il est coûte que coûte déterminé à récupérer sa femme et à éliminer les méchants.
En plus d'une grande richesse thématique, le film peut aussi se targuer d'être assez malaisant. En effet, la violence à l'écran qui est parfaitement montrée (quand le personnage principal frappe, on voit bien que cela fait mal) fait froid dans le dos. L'un des autres personnages principaux du film, Libby alias Boltie est hallucinante par le fait de tuer des gens pour s'amuser, sans ressentir le moindre sentiment : "Et toi, on appelle ça une hémorragie interne. Tu vas y rester."
En outre, Super est traversé de quelques scènes surréalistes dignes d'un film de la Troma. Sans être exhaustif, on citera le moment où Franck imagine qu'il est scalpé par des tentacules ou lorsqu'il déclare : "Dieu, je ne veux pas aller en prison et me faire sodomiser."
On notera par ailleurs que ce film indépendant, qui n'a pas dû bénéficier de moyens importants, bénéficie d'un casting 4 étoiles. Outre Rainn Wilson, qui est excellent dans le rôle de Franck, James Gunn a réussi à obtenir la présence de trois stars : Ellen Page, Liv Tyler et Kevin Bacon qui sont tous excellents dans leurs rôles respectifs.
Au final, Super est un film de super-héros, qui respecte bien l'esprit "comics", qui a la malchance d'arriver derrière Kick-ass. Sans cela, le film serait d'une grande originalité. Il n'empêche. Malgré tout, ce film, qui demeure à réserver à un public averti, va plus loin que Kick-ass et est sans nul doute plus difficile d'accès que ce dernier. Le côté malaisant du film avec son approche radicale de la violence ne plaira pas à tout le monde. A voir.

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30.08.11

05:05:00, Catégories: Top 10  

Bonjour à tous,

Je propose actuellement sur le forum de Dvdpascher, dans la rubrique Cinéma, un topic intitulé « vos 20 films préférés. »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées m'envoient directement un message sur ce topic ou en message privé le top de leurs 20 films préférés.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez m'envoyer votre top 20 jusqu'à fin septembre.

Je procéderai début octobre à la synthèse des résultats.

Et je ferai un petit sujet sur le blog à cet effet.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 !

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29.08.11

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : En quarantaine 2

Réalisateur : John Poque

Origine du film
: Etats-Unis

Durée du film : 1h22

Date de sortie au cinéma
: prochainement

Avec
: Mercedes Masohn (Jenny), Josh Cooke (Henry), Bre Blair (Paula), Ignacio Serricchio (Ed), etc.

Par Nicofeel

Le film En quarantaine constituait un remake américain de l'excellent film espagnol REC. La suite de En quarantaine est confiée à John Poque, un réalisateur qui fait ses débuts au cinéma. On notera que la suite d'En quarantaine n'a rien à voir avec REC 2 et c'est tant mieux. Les scénaristes ont eu la bonne idée de changer totalement le cadre de l'action.
Le film débute avec deux hôtesses de l'air qui regagnent un avion à Los Angeles qui doit mener ses passagers à Nashville. On suit l'arrivée progressive des passagers. A cet égard, on notera que l'avion ne comporte qu'une dizaine de passagers, ce qui peut paraître quelque peu étonnant pour un avion de ligne, même si c'est la nuit. Enfin bon, ne soyons pas trop regardant et passons sur ce détail.
Toujours est-il que le film propose dans ses vingt premières minutes une présentation intéressante de son cadre. On voit rapidement qu'un homme devient malade suite à la morsure d'un animal (un hamster qui devait lui-même être infecté). Et c'est alors que l'on rentre dans le vif du sujet avec des gens infectés qui deviennent assoiffés de sang. On a droit à cet égard à une première scène gore plutôt bien faite avec une des deux hôtesses qui est méchamment blessée par cet homme contaminé.
Suite à ces événements, l'avion qui venait à peine de décoller doit rentrer à Los Angeles. Comme dans REC ou En quarantaine, tous les occupants sont donc mis en quarantaine. Ceux qui essaient d'échapper sont tués par des forces spéciales. Là, on est donc en terrain connu pour ceux qui ont déjà vu les films précités. Le réalisateur du film se contente alors de proposer au spectateur ce chassé-croisé entre les personnes infectés d'un curieux virus et les êtres humains qui tentent de survivre.
Si le film est agrémenté de quelques scènes gore, il présente des scènes d'action assez redondantes, qui sont loin d'être originales.
De plus, on constate que la fameuse caméra en vue subjective qui justifiait le film REC n'est présente qu'à quelques moments, quand les protagonistes mettent sur leurs yeux un casque infrarouge.
Si le film est regardable, il ne présente finalement que peu d'originalité. On regrettera donc le manque de risque pris par le réalisateur. Il est d'ailleurs dommage que le cadre de l'action ne se soit pas focalisé uniquement dans l'avion. Cela aurait pu donner lieu à un synopsis plutôt original car les films d'horreur qui se déroulent dans les avions ne sont pas légion. Surtout, en mélangeant film catastrophe et film d'horreur, En quarantaine 2 aurait pu se targuer d'une vraie originalité. Ce n'est pas le cas.
Côté distribution, le film est joué par des acteurs qui ne sont pas spécialement connus. Pour autant, à défaut d'être transcendant, leur jeu d'acteurs n'est pas si mauvais que cela. En tout cas, ce n'est pas ce jeu d'acteurs qui plombe particulièrement le film.
Au final, En quarantaine 2 - qui se démarque de En Quarantaine par son idée de base (l'action initiale dans un avion) - est un film d'horreur lambda, qui n'est ni génial ni véritablement mauvais. Voilà un film parfaitement dispensable qui n'est destiné qu'aux amateurs du genre. Car hormis quelques scènes gore un peu gentillettes, il faut bien dire que l'on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent. D'autant que le film ne fait pas spécialement peur. A voir, si vous avez 1h22 à tuer.

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26.08.11

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Vampires

Réalisateur : Vincent Lannoo

Année : 2010

Origine : Belgique

Durée du film : 1h32

Avec : Carlo Ferrante (Georges), Vera Van Dooren (Bertha), Pierre Lognay (Samson), Fleur Lise Heuet (Grace), Baptiste Sornin (Bienvenu), Julien Doré, etc.

Par Nicofeel

Ne cherchez pas une quelconque ressemblance entre Vampires et le film du même titre de John Carpenter. Ici, on est de bout en bout dans le registre de la comédie, plus dans le style du Razor blade smile de Jake West que dans le film d'action de vampires.
Dès le début, on est mis dans l'ambiance avec l'information textuelle selon laquelle une équipe de tournage a été envoyée pour tourner un documentaire sur une famille vampire belge ! Sauf que les vampires étant ce qu'ils sont, ils ont déjà tué deux équipes de tournage. Cette fois, la nouvelle équipe qui est envoyée obtient des garanties au niveau de sa sécurité. C'est cette équipe qui tourne le faux documentaire qui constitue ce film.
On suit ici le quotidien d'une famille de vampires en Belgique. Le film allie les interviews de plusieurs membres de cette famille et les scènes prises soit disant sur le vif. Nos vampires sont d'abord fidèles aux traditions ancestrales. A savoir qu'ils ont besoin de sang pour vivre et qu'ils dorment dans des cercueils.
Ensuite, nos vampires se comportent comme s'ils étaient des personnages comme n'importe qui. Et c'est là où, à l'instar du film C'est arrivé près de chez vous, le film propose un humour noir qui fonctionne pleinement. Les vampires font savoir que certains humains constituent de la « viande ». Les meurtres qu'ils commettent paraissent à leurs yeux tout à fait normal. Ils jouent de temps en temps à certains dérivés de jeux bien connus, comme ce « 1,2,3 lune » qui leur permet de s'en prendre aux Humains.

Profitant de leur statut de vampires, ces êtres (et par là même le réalisateur du film) s'attaquent à ce qui constitue chez nous de véritables tabous. Ainsi, le suicide est complètement banalisée avec ces vampires qui ne peuvent pas mourir. Et puis on a aussi une explication sur la sexualité des vampires où tout le monde peut coucher avec tout le monde (le père avec sa fille ; la mère avec son fils). D'après Grace, les vampires seraient de très bons coups ! Si ces tabous ne comportent rien de malsain, c'est d'abord parce que l'on ne voit rien à l'écran et ensuite parce que tout cela est à prendre au second degré. On se doute bien que dans la vraie vie les vampires n'existent pas.
Mais dans ce film non seulement ils existent, mais en outre on les retrouve tant en familles qu'en communautés. Le père de cette famille s'inquiète au sujet de sa fille. Il pense qu'elle fait sa crise d'adolescence car elle souhaite redevenir une humaine ! Au travers de cet exemple et de nombreux autres (le coup de l'Ambassade de Roumanie à Londres où l'on trouve le chef des vampires ! L'exil au Canada dans des cercueils de voyage ! Le Code des vampires !), le réalisateur Vincent Lannoo fait preuve d'un humour (noir) omniprésent qui est le bienvenu.
On ne s'ennuie pas une minute devant ce film où ces vampires évoquent leur vie et leurs expériences, n'hésitant pas au passage à débiter un nombre incroyable de paroles monstrueuses qui paraissent tout à fait normales.
Si les acteurs du film, où l'on reconnaît le chanteur Julien Doré dans un rôle secondaire, ne sont pas toujours totalement convaincants, cela ne nuit pas spécialement au film.
En fait, c'est surtout la mise en scène qui aurait pu être un peu plus soignée. Peut-être est-ce dû au côté faux documentaire, mais toujours est-il que le film paraît parfois tourné à l'arrach' avec des scènes qui s'enchaînent un peu maladroitement et des plans au niveau des cadres qui ne sont pas au top.
Au final, Vampires constitue une comédie bien noire qui ne se prend absolument pas au sérieux – même si ses acteurs restent bien souvent stoïques, créant un véritable décalage avec ce qui nous est narré – qui mérite d'être vue pour son approche très particulière du monde des vampires. Comme l'annonce l'affiche du film, Vampires se situe « entre Strip tease et C'est arrivé près de chez vous. »

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25.08.11

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Sortilège

Réalisateur
: Daniel Barnz

Durée du film : 1h26

Date de sortie au cinéma
: 06 juillet 2011

Avec : Vanessa Hudgens (Lindy), Alex Pettyfer (Kyle), Mary_Kate Olsen (Kendra), etc.

Par Nicofeel

Réalisé par Daniel Barnz, Sortilège est un film qui, à la manière d'un Twilight, use d'un artifice fantastique afin de livrer une histoire romantique. D'ailleurs, les deux films se ressemblent sur un autre point : le public ciblé. Ce petit film n'a d'autre but que de ramener au cinéma les jeunes, et plus précisément les adolescentes.
Il n'y a qu'à voir le pitch du film pour s'en assurer : Kyle est un étudiant beau, riche mais arrogeant. Son père est un présentateur télé qui n'a que faire de son fils. Kyle est insupportable dans la vie courante. Il se moque d'autrui, se montre particulièrement hautain vis-à-vis des autres. Ainsi, il maltraite verbalement sa femme de ménage ou encore une camarade de classe qui s'habille de façon gothique. Cette dernière se trouve être une sorcière, qui lui jette un sort. Elle montre au monde l'être qu'il est vraiment à l'intérieur de lui-même. S'il veut redevenir comme avant, Kyle doit trouver avant un an une jeune femme qui l'aime pour ce qu'il est. Le propos est très simpliste et est avant tout destiné à un jeune public.
Si l'on est assez gentil avec celui-ci, on dira que le film a au moins le mérite de mettre à jour une petite leçon de morale sur le fait d'être moins arrogant ou encore de prendre les gens pour ce qu'ils sont réellement. Le film cumule malheureusement les poncifs en la matière : comme par hasard, la femme de ménage est d'origine africaine et le tuteur, qui est censé s'occuper de Kyle depuis sa transformation, est un aveugle. Tout cela n'est pas d'une grande finesse mais au moins cela a le mérite de rappeler qu'il y a des minorités qui doivent faire avec les préjugés des gens ou avec leurs handicaps. Après tout, comme le dit le tuteur de Kyle : « Ce n'est pas le regard des autres qui m'importe mais celui que je porte sur moi-même. »

Le film ne se contente pas de jouer les moralisateurs. Son intérêt pour le public qu'il cible réside avant tout par sa capacité à délivrer un message romantique à souhait. Il faut dire que le réalisateur a tout fait pour que cela marche. Ainsi, on a droit à un véritable duo de charme : Vanessa Hudgens est mignonne et donne vraiment l'impression d'être une « girl next door », à savoir la petite voisine que l'on apprécie. De son côté, le rôle principal échoit à Alex Pettyfer, un grand blond très soigné et assez classe. Et puis comme tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, le réalisateur adapte à sa façon le mythe de la belle et la bête.
Kyle n'a rapidement d'yeux que pour Lindy (Vanessa Hudgen). On le voit l'observer à de nombreuses reprises. Il la trouve belle et rigolote. Il comprend au bout d'un moment que l'argent n'est pas l'essentiel mais qu'il faut avant tout ouvrir son cœur. Dans le style « plus c'est gros, plus passe », le spectateur voit même que Kyle construit pour Lindy une serre remplie de roses. Ah, là là, qu'est-ce qu'il est romantique l'ami Kyle ! En plus, il ne lui aura pas fallu longtemps pour montrer que c'est au fond de lui un être sensible qui s'ignorait jusque-là ! Évidemment, on ne s'y attendait pas du tout !
Plus sérieusement, on regrettera le trop grand classicisme du film. Il faut bien reconnaître que tout est cousu de fil blanc et que l'issue du film est sans surprises. Indubitablement, cette histoire manque clairement d'originalité. Alors oui, on assiste bien à un petit rebondissement lorsque Lindy dit à Hunter qu'il est « un ami extraordinaire ». Du coup, il se met à douter qu'elle puisse l'aimer. Mais le spectateur, voyant qu'elle a été sensible à ses lettres, ne croit pas un instant que l'issue finale pourrait être autre que celle qui est prévue.
Côté mise en scène, il n'y a rien de transcendant à attendre de Sortilège. Le film est mis en scène de façon complètement impersonnelle, à tel point qu'il pourrait être l’œuvre de n'importe quel yes man.
La seule vraie bonne nouvelle est sans aucun doute le duo d'acteurs principaux du film, évoqué précédemment, qui se montre à la hauteur et qui se rend bien la pareille, ce qui permet de suivre ce film gentillet.
Signalons également que pour retenir l'attention du spectateur, le réalisateur a eu l'idée d'agrémenter ce long métrage de plusieurs chansons actuelles. On retiendra notamment le titre Vanity de Lady Gaga, que l'on entend lors du générique d'introduction et qui pour le coup est particulièrement adapté au film. Il y a aussi On the radio de Regina Spektor. Notons que Vanessa Hudgens a elle-même poussé la chansonnette en interprétant une des chansons, au titre explicite : All day and all of the night.
Au final, s'il est loin d'être une réussite, Sortilège est un film qui ne se prend jamais au sérieux et sait pertinemment qu'il est destiné à un public adolescent, principalement des jeunes filles. Ce film romantique, dont l'aspect fantastique est réduit à sa plus simple expression, fait surtout penser à une bluette sentimentale.

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05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Une séparation

Réalisateur : Asghar Farhadi

Durée du film : 2h03

Date de sortie au cinéma
: 08 juin 2011

Avec
: Leila Hatami (Simin), Peyman Moadi (Nader), Shahab Hosseini (Hodjat), Sareh Bayat (Razieh), Sarina Farhadi (Termeh), etc.

Par Nicofeel

Ours d'Or au dernier festival Berlin, Une séparation est une véritable radiographie sur la société iranienne et notamment sur la place de la femme.
On débute dans ce film par ce qui peut être considéré comme l'impensable dans cette société : une séparation (d'où le titre du film). Seulement, ce qui étonne le plus n'est pas en elle-même la séparation mais plutôt les causes de la séparation et surtout ses conséquences. Le mari, Nader, n'a que faire de sa femme. Il lui montre une totale indifférence. Le fait qu'elle s'en aille ne l'amène à aucune remise en question.
Quant à cette jeune femme, Simin, si elle quitte bien le domicile conjugal, elle ne part pas à l'étranger où elle souhaite vivre. Elle ne reste pas bien loin de son époux.
Dans cette société iranienne, l'homme conserve des droits très importants par rapport à la femme. En surface, la femme peut se satisfaire du fait qu'elle peut quitter son mari si elle ne s'entend plus avec lui. Par ailleurs, elle a la possibilité de conduire une voiture. Mais c'est bien tout ce que nous montre le film. Est-ce suffisant pour que l'on considère qu'il s'agit d'une liberté totale ?
Il semblerait que le point de vue du réalisateur soit clair à ce propos. La femme, qui est obligée de porter le voile, doit faire avec les traditions du pays sur le plan politico-religieux. Et puis surtout, la femme est désignée directement comme un être inférieur à l'homme. Le film évoque ainsi le fait que la femme est obligée de demander l'autorisation à son époux pour pouvoir travailler chez autrui ou pour voyager à l'étranger.

Mais le film n'est pas qu'un film parmi d'autres sur la condition de la femme. C'est également une sorte de polar social qui tourne autour des questions de la responsabilité et de la culpabilité ? Dans Une séparation, le combat ne se résume pas à la situation des hommes et des femmes. Il y a aussi ce combat dans le film entre deux couples, l'un séparé, qui représente la middle-class iranienne, et un autre couple, de condition plus modeste. Un procès qui concerne ces 4 personnes a lieu car le mari que l'on voit au début du film, est accusé par une femme qui travaillait pour lui, d'avoir indirectement tué l'enfant qu'elle portait en elle.
Une grande partie du film va révéler les stratégies des deux parties pour pouvoir se sortir de cette affaire dans les meilleures conditions possibles. Alors que l'on pensait que le film allait consister principalement à une réflexion autour de la place de la femme, on dérive progressivement vers le film du procès dans un style qui rappelle pour beaucoup l’œuvre de l'excellent Sidney Lumet. En effet, rien n'est blancs ou noir dans cette affaire. Il n'y a pas de manichéisme dans ce film. Il y a seulement des gens qui cherchent pour certains à obtenir des compensations financières et d'autres qui cherchent à sauvegarder leur situation socio-économique. Et à ce jeu-là, tous les coups semblent permis. Ce n'est finalement pas la vérité qui est recherchée mais plutôt la façon de s'en sortir le mieux possible. A ce jeu de dupes où chacun fait preuve d'une mauvaise foi des plus manifestes, les victimes collatérales sont sans conteste les enfants. Ces derniers assistent impuissants aux déchirements des adultes. Ils sont les témoins directs des mensonges qu'ils perçoivent clairement.
La fin du film montre bien l'aboutissement de toute cette histoire : la jeune fille du couple principal voit ses parents se séparer et doit choisir entre vivre avec son père ou vivre avec sa mère.
On notera que le film a obtenu au festival de Berlin, outre l'Ours d'Or, le prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice. Et c'est amplement mérité car tous les acteurs de ce film sont très bons et étonnants de naturel. On croit à cette histoire qui réussit largement à intéresser le spectateur pendant 2h03.
Sans être le film de l'année 2011 comme le laissent supposer certains critiques de cinéma, Une séparation est un film de bon niveau qui comporte plusieurs degrés de lecture. A voir.

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24.08.11

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Hanna

Réalisateur
: Joe Wright

Durée du film : 1h57

Date de sortie au cinéma
: 6 juillet 2011

Avec
: Saoirse Ronan (Hanna), Eric Bana (Erik), Cate Blanchett (Marissa), Vicky Krieps (Johanna Zadek),

Par Nicofeel

Après avoir adapté avec talent deux best-seller (Orgueil et préjugés de Jane Austen ; Atonement de Ian Mac Ewan), Joe Wright avait un peu déçu avec son peu passionnant Soliste.
La question était donc de savoir si Joe Wright allait retrouver un nouvel élan ou au contraire continuer à s'embourber dans des oeuvres de qualité moindre, à l'instar du Soliste. Malheureusement, le cinéaste britannique continue sa descente cinématographique sur le plan qualitatif.
Hanna est une histoire de vengeance qui propose une sorte de conte moderne avec cette citation des contes de Grimm, cette jeune fille vivant à l'intérieur d'une forêt et cette femme qui tente de la liquider qui a tout de la sorcière.
Mis à part ce point qui méritait tout de même d'être soulignée, Hanna constitue un mélange d'action et de thriller comme on a l'occasion d'en voir de nombreux autres chaque année.
Le synopsis du film est celui d'une adolescente, Hanna, qui est élevée dans une forêt, dans un endroit très froid, par son père, Erik. Ce dernier l'a éduqué entièrement, lui a créé une nouvelle identité et en a fait une véritable machine à tuer. Un jour, elle décide de débuter une mission, permettant de venger Erik, qui, en tant qu'ancien agent du contre-espionnage américain, a été victime d'un complot.
Une fois la mission d'Hanna lancée, le film se résume à une succession de scènes dans différents endroits du globe (Maroc, Espagne, Allemagne). Tout cela se suit plutôt correctement mais il n'y a rien d'extraordinaire.
A fortiori, sur le plan scénaristique, une fois que l'ennemie numéro 1 d'Hanna est éliminée (la fausse Marissa), on ne voit pas bien quelles sont les motivations d'Hanna et pourquoi elle doit rejoindre son père à Berlin. On attend de connaître la finalité de cette histoire mais tout cela ne semble pas très logique. D'autant que le film est entaché de quelques longueurs, comme lors de cet épisode où Hanna rencontre des jeunes Espagnols. Cette scène est vraiment sans intérêt.
Le film Hanna apparaît en fin de compte comme un film complètement impersonnel de la part de Joe Wright. On dirait vraiment un film de commande, comme si le cinéaste n'avait pas vraiment eu le choix de son nouveau film.
Au niveau de la mise en scène, comme on avait déjà pu le voir avec Orgueil et préjugés mais aussi avec Reviens-moi, le film est plutôt dynamique et bien filmé, proposant entre autres des travellings et des plans en contre-plongée. En revanche, le cinéaste ne nous avait pas habitué comme ici à des ralentis à deux balles, qui ont lieu durant les combats et qui n'ont vraiment aucun intérêt.
La bande son qui accompagne le film est plutôt bien choisie avec cette musique technoïde.
Enfin, signalons tout de même que si le film réussit tout de même à sortir la tête de l'eau, c'est dû notamment à sa distribution de qualité. Saoirse Ronan est parfaite dans le rôle d'Hanna, une jeune femme au visage d'ange mais particulièrement dangereuse. Cate Blanchett constitue son parfait opposant, en se révélant bien machiavélique.
Au final, à l'instar du film Le soliste, le film Hanna est une réelle déception. On finit par se demander si l'on pourra retrouver le Joe Wright de ses deux premiers films. Ce cinéaste ferait bien de revenir à ses premières amours, à savoir les films romantiques, où il excelle.

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23.08.11

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : 3 fois 20 ans

Réalisatrice
: Julie Gavras

Date de sortie au cinéma : 13 juillet 2011

Durée : 1h28

Avec : Isabella Rossellini (Mary), William Hurt (Adam), Doreen Mantle (Nora), etc.

Par Nicofeel


Réalisé par Julie Gavras, qui n'est autre que le grand cinéaste Costa Gavras, 3 fois 20 ans s'intéresse à un sujet qui ne manque pas d'intérêt, en tout cas sur le papier, celui d'accepter d'être un senior.
Dans nos sociétés actuelles où la génération des baby boomers est désormais celle des gens qui atteignent l'âge de 60 ans, Julie Gavras a donc décidé de porter un regard bienveillant sur cette classe d'âge et d'en faire un film à cette occasion.
Le noeud dramatique du film concerne la difficulté d'accepter l'âge que l'on a. Dans ce long métrage, on suit un couple marié qui atteint l'âge de 60 ans, Adam (William Hurt), un architecte reconnu et Mary, une enseignante à la retraite. Ce couple fait face à des difficultés car l'un et l'autre ont des visions différentes du monde. Adam continue de travailler normalement comme s'il avait vingt ans alors que Mary prend conscience de l'âge qu'elle a et entend changer les habitudes de sa vie quotidienne.
Cela donne lieu à quelques scènes rigolotes, comme par exemple le choix de changer le téléphone de la maison par un téléphone avec des grosses touches ; le fait de mettre des barres permettant de se maintenir dans la salle de bains ou encore le fait de disposer d'un lit que l'on peut actionner pour changer sa position.
Le film intègre également cette incompréhension de ce couple de manière plus globale, en intégrant également dans la problématique les enfants.
Seulement, entre les bonnes intentions du film et la réalité à l'écran, il y a un écart qui est très important.

En effet, comme dit précédemment, le film comporte plusieurs scènes rigolotes. Le problème est que même les scènes "sérieuses" sont traitées avec plus ou moins d'humour. Si on est favorable à rire devant des scènes voulues comme tel (comme par exemple le coup à le mari déclare que le panettone de la mère de son épouse est une arme fatale, dans le sens où l'on risque de s'étouffer), on aimerait en revanche que les scènes plus dramatiques soient traitées avec une certaine profondeur. Or, cela n'est absolument pas le cas. Notre couple vedette se sépare momentanément. Pas de problème. Chacun va tromper l'autre (le même soir d'ailleurs !), sans que cela paraisse anormal. Et puis la réconciliation aura lieu en deux temps trois mouvements, et sous la couette s'il vous plaît ! De même, la maladie de la mère de l'épouse, qui est tout de même atteinte du cancer, est traitée en un rien de temps et exposée comme un cheveu sur la soupe. A peine cette information est délivrée au spectateur que la personne malade décède.
Le film se suit plutôt bien mais accumule tout de même les clichés comme certains enfileraient des perles.
Heureusement, le film est tenu à bout de bras par son couple vedette composé d'Isabella Rossellini et de William Hurt. L'un et l'autre se complètent et apportent une énergie et un humour à ce film, l'empêchant de sombrer dans une niaiserie totale.
Au final, 3 fois 20 mérite avant tout d'être vu par sa distribution de qualité. Si la thématique du film est intéressante, elle manque clairement de profondeur, ce qui constitue le gros point faible du film. A une période où il n'y a pas grand chose à regarder au cinéma, ce film peut être un (second) choix à considérer.

Permalink 648 mots par nicofeel Email , 561 vues • 2 retours

18.08.11

05:45:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Fire girls

Malgré son visuel évoquant un "actionner" pur et simple, ce Fire girls sera un mélange d'arts martiaux, de comédie teintée d'un brin de romance pour une intrigue qui va nous garantir de multiples combats avant de se révéler plus intéressante et bien moins basique qu'au premier abord, et c'est à l'éditeur Emylia que nous devons l’opportunité de découvrir le film en DVD et en combo Blu-ray/ DVD/ Copie digitale depuis le 5 juillet.

Fire girls

Le script va laisser Kay Moi, une délicieuse et exotique jeune femme, embaucher un tueur à gage redoutable,Scholar, et trois de ses anciens acolytes pour venger ses parents. Ils devront éliminer sa soeur jumelle qui a assassiné de sang froid ses propres parents pour soutirer l’argent de leur fortune. La piste les conduit jusqu’à Shanghai où Scholar tombe malencontreusement amoureux de sa cible.

Fire girls

Si l'intrigue pourra sembler simple et commune pour lancer ces quatre tueurs rivaux aux trousses d'une riche demoiselle, laissant bien entendu celui le plus exposé tomber amoureux de sa proie, le métrage va réussir à se donner une ampleur insoupçonnée dans son dernier acte, tout en ayant pris soin auparavant de nous livrer des scènes de duels blindées d'arts martiaux filmés de manière dynamique en utilisant toute sorte d'effets de style parfois certes bien référentiels mais toujours impactants, générant ainsi un ensemble bien plus prenant que prévu et parvenant à se doter d'une identité propre dans un genre pourtant galvaudé, ce qui constituera en soi une réelle et appréciable surprise.

Fire girls

Le DVD édité par Emylia avancera le film avec une image en 1.78 (16/9 anamorphique) pour une bande-son disponible en français en DD5.1 et en anglais sous-titré en DD5.1 et en DTS. Par contre, seules quelques bandes-annones d'autres titres de l'éditeur viendront compléter la vison du film. Le Blu-ray disposera quant à lui d'une image également en 1.78 (AVC 1080p/24) pour une bande-son en français et en anglais en DTS-HD 5.1, mais sans proposer plus de bonus.

Fire girls

Donc, c'est depuis le 5 juillet que nous avons le loisir de découvrir ce film intéressant, prenant, rythmé mais surtout bien plus intelligent et roublard qu'il en a l'air !

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Permalink 376 mots par nicore, 733 vues • Réagir

17.08.11

06:45:00, Catégories: Interview  

Après une première interview de David Aboucaya à l’occasion de la sortie en DVD de "The cross roads", c’est au tour cette fois de Manuel Gonçalves de répondre à mes questions, cette fois pour la sortie de "Chronique d’un affranchi", deuxième film du réalisateur.

Chronique d'un affranchi

Bonjour Manuel. Tout d’abord, merci d’avoir accepté de répondre à cette interview. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Manuel Gonçalves, je suis né le 06 octobre 1966 à Toulon, je suis comédien, j’ai une formation théâtrale de base et ensuite j’ai fait 13 ans de formation à l‘ASA (Actor Studio Aboucaya).

Manuel Gonçalves

Comment avez-vous connu le réalisateur David Aboucaya ?

Je connais David Aboucaya depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, nos chemins se sont croisés en seconde au lycée Bonaparte.
Tout a commencé par 2 lycéens fous de cinéma qui en cours d’italien parlaient plus de Belmondo et Clint Eastwood que de Botticelli.
Un jour en cours je lui ai dit "ça doit être sympa de faire des films ?" il m’a alors répondu "oui" suivi d’un silence puis "j’ai une camera super 8"... je lui ai alors répondu "ah ouais" et nous avons alors fait des films tout d’abord simplement pour nous amuser, puis à partir de 1997 nous avons fait 9 courts métrages dans le but de pouvoir un jour faire du long, puis en 2007 c’est le 1er long ("The cross roads").

Quel rôle jouez-vous dans l’élaboration de ses films ? En dehors du fait d’être acteur…

Quand David est à l’écriture sur un scénario, de temps en temps il m’arrive de lui glisser deux ou trois idées qu’il retient ou pas.
Pendant le tournage, comme tout le reste de l’équipe d’ailleurs, il m’arrive de jouer le technicien (lumière, micro, camera).
Pour la sortie du film je m’occupe de la promotion du film (radio, TV, presse écrite etc...)

Chroniqued'un affranchi

"Chronique d’un affranchi" vient de sortir en DVD. Quels souvenirs gardez-vous de ce film ?

Je garde de ce tournage un souvenir ému, et je me souviens également d’un tournage difficile.
Ému car c’est sur ce film que j’aurai partagé le plateau de tournage pour la dernière fois avec Claude Aboucaya (le père de David) qui joue le rôle d’un parrain plus vrai que nature, et qui a toujours été présent depuis le début de l’aventure ciné avec David, une personne pour qui j’avais beaucoup de respect d’une part parce que c’était mon prof de droit à la fac de la Garde, et d’autre part parce qu’à la différence de Randy Pallumbo le sergent que j’incarne dans "The cross roads" qui est un héros de cinéma, lui il a vraiment fait la guerre avec l’armée américaine durant la 2e guerre mondiale.
Le tournage pour moi fut difficile, car à la lecture du scénario j’ai très vite compris que mon personnage Franck Di Angelo serait le personnage central du film et donc j’ai eu comme on dit une petite pression ou une forte concentration pendant tout le tournage. Il n’en demeure pas moins que la bonne humeur caractérisant les tournages de notre équipe était comme d’habitude présente...

Pouvez-vous nous parler également des souvenirs que vous gardez de "The cross roads" et de "Dead line" ?

Pour "The cross roads", c’était notre premier long métrage, on a tourné souvent dans des décors naturels, avec des uniformes pour la plupart authentiques, dans un film à visée historique... C’était la première fois que nous nous retrouvions avec David sur un tournage avec une équipe et une logistique plus importante que d’habitude.
La bonne ambiance était présente, on campait, on mangeait, on dormait ensemble (en tout bien tout honneur) sur les lieux de tournage parfois à la belle étoile et en tenue... C’était une belle aventure humaine.
D’un point de vue professionnel, le budget étant limité, ce tournage a été mené avec un train d’enfer, le nombre de prises étaient limitées, parfois on avait pas la possibilité de répéter,
David et moi avons le sentiment qu’avec d’avantage de moyens et donc de temps nous aurions pu faire mieux... mais à l’heure actuelle c’est un long métrage qui est vendu et distribué dans le monde entier sur le marché du DVD, VOD et TV et qui continue à bien se vendre sur le territoire français si l’on en croit notre distributeur Aventi et donc nous avons toutes les raisons d’en être fiers...

Pour "Dead line" (en cours de travail en vue de la sortie), là aussi c’était très spécial, ça faisait un moment qu’on voulait se retrouver dans un univers à la Romero, même si là aussi nous n’avions pas la Paramount derrière (ce qui une nouvelle fois a nécessité des délais de tournage hyper speed), je garde évidemment un excellent souvenir de cette incursion dans le monde des zombies.

Comment toute la petite équipe des 3 films s’est-elle connue au départ ?

Au départ il y avait David et moi (le court métrage "Soldat"), puis Emma Perdrix et Claude Aboucaya ont commencé à participer aux quelques courts métrages qui ont suivi, puis il y a eu "Dernières heures", la genèse de "Chronique d’un affranchi" où nous avons rencontré Christian Perrette.
Entre temps, Alain Marseglia nous avait rejoint pour nous convaincre d’aller à Cannes au short film corner afin de présenter nos court métrages. En parallèle nous avons commencé à faire des films d’entreprise, pour des conventions ou autre et Jérôme Voyon a intégré l’équipe,et puis il y a eu "The cross roads" où Lucas Pedroni (mon petit cousin) est apparu accompagné de son ami Natale Naccari, Pierre Loussier et Jean Pierre Ferri ont alors intégré le groupe et Catherine Culot nous a aidé sur les tournages.

Manuel Gonçalves

Pouvez-vous nous parler de "Par amour" le film de Laurent Firode dans lequel vous jouez ?

"Par amour" de Laurent Firode a été une expérience courte (car le rôle de flic que j’interprète n’est pas très important) mais très intéressante.
Le producteur du film que nous avions rencontré sur Cannes a apprécié le travail que j’avais effectué sur "The cross roads" et "Chronique d’un affranchi" et a souhaité que j’apparaisse dans son film.
Cela m’a permis de découvrir d’autres conditions de tournage avec une autre équipe de comédiens et un autre réalisateur, Laurent Firode, qui est quelqu’un de très sympathique avec un univers qui tranche avec celui de David. Il est important je crois pour un comédien de pouvoir évoluer dans différents univers. Le film, je crois, a été diffusé sur nt1 et la sortie DVD doit être en préparation.

Est-ce que la sortie de vos films en DVD a changé votre vie ? Est-ce qu’on commence à vous reconnaître dans la rue ?

Ce que j’aime c’est jouer, bien évidemment le fait que des gens puissent vous reconnaître dans la rue n’est pas quelque chose de désagréable mais cela n’est pas pour moi un moteur.

Vous avez tourné dans différents styles de films. Lequel vous correspond le plus ?

Je suis comédien avant tout et je pense qu’un comédien doit pouvoir tout jouer et dans tous les styles, les 3 longs métrages auxquels j’ai participé sont des drames, mais j’avais coécrit avec David une comédie loufoque en format court métrage qui s’intitulait "Le gendarme s’est trompé" avec un personnage à 100 lieux de Franck Di Angelo dans "Chronique d’un affranchi".
D’ailleurs pour gagner notre vie David et moi faisons du film d’entreprise, pour des conventions ou autres, et souvent il est question de parodies de films, de séries.
Ci-joint le lien qui permettra de me voir en Colombo pour le Sittomat, j’en profite d’ailleurs pour rendre hommage à Peter Falk qui malheureusement nous a quitté mais le personnage qu’il a façonné lui est immortel.

http://www.hors-norme.com/sittomat//actualites/sittomat-tv/inspecteur-4.html

Aimeriez-vous passer derrière la caméra et pourquoi pas inverser les rôles et faire jouer votre ami David Aboucaya ?

Cela a déjà été fait un petit peu puisque dans les films d’entreprise pour lesquels j’écris les scénars et dialogues nous pouvons voir David en Merlin de Kameloot, très convaincant, en pianiste de Raymond Devos, étonnant et en moine du Nom de la rose... assez spécial...,
Pour être tout à fait sérieux, réalisateur c’est un métier, et je n’ai pas encore fait le tour de mon métier de comédien, mais il ne faut pas dire fontaine je ne boirai pas de ton eau, qui sait ? Une idée, une envie... encore faudrait-il que David ait envie de se laisser diriger par moi... ... ... ...

Quels sont vos futurs projets en tant que comédien ?

Nous avons un projet de film de guerre sur fond de débarquement de Provence pour lequel nous sommes en train de monter un plan de financement, nous sommes en recherche de production et co-production, et dans ce film là j’interpréterai un chef de la résistance.
Actuellement David est à l’écriture d’un film qui se passerai en Afghanistan et où j’interpréterai un reporter photo cocaïnomane qui devrait je crois casser avec les personnages des 3 derniers longs métrages, un sacré travail en perspective.

Un grand merci à Manuel Gonçalves pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Vous trouvez en cliquant sur les liens suivants mes avis sur les films "The cross roads" et "Chronique d’un affranchi" :

The cross roads

Chronique d'un affranchi

Permalink 1701 mots par flo001fg Email , 1520 vues • Réagir

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