Archives pour: Décembre 2015

26.12.15

04:10:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

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Synopsis :

Madeleine part avec ses enfants dans la jungle africaine retrouver son mari Hank, un scientifique qui se bat pour la protection des espèces menacées. Hank vit au milieu des fauves, dévoué totalement à son travail, jusqu’à mettre en danger sa propre famille.

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Mon avis :

Considéré comme étant le film ayant eu le tournage le plus dangereux de l'histoire du cinéma, "Roar" est surtout un projet totalement fou initié par Noel Marshall et sa femme Tippi Hedren, un projet qui mettra onze années à voir le jour...

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C'est en 1969 lors du tournage en Afrique du film "Satan's Harvest" que le producteur Noel Marshall ("The Harrad Experiment", "L'exorciste", "Jimmy Reardon") et son épouse Tippi Hedren ("Les Oiseaux", "Pas de printemps pour Marnie", "La Comtesse de Hong-Kong", "Fenêtre sur Pacifique"), la célèbre dernière muse du maître du suspens, découvrirent une maison occupée par une trentaine de lions, ce qui leur donna l'idée d'en faire un film.

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Après avoir écrit un scénario et avoir réussi à rassembler deux éléphants et des centaines de fauves dans un ranch qu'ils achetèrent afin de pouvoir les accueillir au nord de Los Angeles, le tournage débuta au cours de l'année 1974 et alors que celui-ci devait durer 6 mois et coûter aux alentours de 3 millions de dollars, celui-ci dura en fait 6 années et coûta plus de 17 millions de dollars.

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Mais surtout, il fût dénombré environ 70 accidents plus ou moins grave qui toucha les comédiens et les membres de l'équipe parmi lesquels on retiendra ceux qui touchèrent le chef opérateur Jan de Bont ("Speed", "Twister", "Hantise"), qui fût scalper par un fauve et qui aura le droit à 220 points de suture, Noel Marshall, qui lui fût mordu à la main et eu le droit à 56 points de suture entraînant par la suite un début de gangrène, Tippi Hedren qui se fractura une jambe en tombant ou encore sa fille Melanie Griffith ("New York, deux heures du matin", "Body Double", "Dangereuse sous tous rapports", "Working Girl"), qui elle fût griffée au visage et eût 50 points et due recourir à de la chirurgie reconstructrice...

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Pas mal en effet et on ne parle que des personnalités les plus connues, car il y en eût d'autres sérieusement blessé également comme par exemple l'assistant-réalisateur Doron Kauper! Il faut dire que les fauves, apprivoisés, mais non domptés, étaient particulièrement incontrôlables, ce qui se ressent assez nettement à la vision du film... Et ce ne fût pas les seules péripéties du film puisqu’un incendie ravagea une partie du ranch et une inondation détruisit une partie des décors et tua plusieurs lions...

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Un tournage, pas vraiment de tout repos donc que seule la famille du réalisateur était probablement capable d’accepter, ainsi aux côtés de son épouse et de la fille de celle-ci, les deux autres principaux comédiens du film s’avèrent être en fait ses deux fils, Jerry et John Marshall.

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En raison du côté très imprévisible des fauves, Noel Marshall dut adapter son scénario afin qu’il tienne un tant soit peu la route, mais cela reste tout de même très léger et le film ne vaut essentiellement que pour ces incroyables moments captés avec ces animaux sauvages.

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Cela n’en fait pas un bon film, mais c’est tout de même un film assez hallucinant, où l’on a peur à chaque instant pour les divers protagonistes de celui-ci qui devaient certainement ne pas être très rassurés lors du tournage et c’est aussi un film qui nous offre quelques très jolis moments de tendresse que ce soit entre fauves, mais également entre cette famille de fous furieux et leurs bestiaux.

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D’ailleurs, malgré l’échec cuisant du film et le fait que le couple n’y résistera pas (Tippi Hedren et Noel Marshall se sépareront en effet deux ans après la sortie du film en raison notamment du caractère assez violent de l’ex-agent de la star), l’actrice créera The Shambala Preserve, une réserve animalière, soutenue d’ailleurs par Marshall, qui accueille encore de nos jours les félins du film et qui par ailleurs est toujours dirigé par la comédienne. Le film donne enfin une image nouvelle de ses deux stars, que l’on ne voit forcément plus pareil après avoir vu ce long métrage.

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"Roar" est vraiment un film unique, véritablement impressionnant, un film comme on n’en verra probablement plus jamais et rien que pour cela, il vaut le coup d’œil!

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"Roar" est sorti en DVD le 20 octobre 2015 chez Rimini Editions dans une édition proposant le film dans une version restaurée au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Il est à noter que cette édition contient deux versions différentes du film, la version française (84'11") étant plus courte que la version originale (89'53"). Il est en revanche regrettable que cette édition ne reprenne pas les bonus présents sur les éditions US DVD et Blu-ray.

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Roar

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23.12.15

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des évènements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agit à nouveau de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger...

Mon avis :

"Sinister" a été l'une des très bonnes surprises horrifiques de l'année 2012 grâce notamment à son ambiance extrêmement glauque et macabre. Le film de Scott Derrickson ("L'exorcisme d'Emily Rose", "Le jour où la Terre s'arrêta", "Délivre-nous du mal") ayant été particulièrement rentable, une suite a été très rapidement envisagée par le producteur Jason Blum ("Paranormal Activity", "Insidious", "Dark Skies", "American Nightmare"), qui transforme la plupart de ses succès en franchises...

Scott Derrickson n'étant pas disponible pour tourner cette suite, celle-ci fût confiée à Ciarán Foy ("Citadel"), mais Scott Derrickson, qui est également producteur du film, a tout de même écrit le scénario de celui-ci en compagnie de C. Robert Cargill, déjà co-scénariste du premier volet.

Dans ce second volet, l'adjoint du shérif So & So, toujours interprété par James Ransone ("Sur écoute", "Inside Man", "Le bal de l'horreur", "Génération Kill", "Old Boy"), a été viré de son poste et est devenu détective privé, consacrant depuis la majeure partie de son temps à traquer Bughuul, une divinité païenne prenant possession des âmes des enfants et qui les oblige à tuer leurs proches.

Bughuul, incarné à nouveau par Nicholas King ("Paranormal Activity 3"), seul autre acteur rescapé du premier volet, fait toujours son petit effet, mais tout comme dans le premier film, ce n'est pas lui qui cause le plus d'effroi, mais plutôt les petits films tournés par les enfants qui sont à glacer le sang par leurs mises en scène macabres. Ciarán Foy les aligne ici à un rythme régulier jusqu'à un final qu'on imagine particulièrement glaçant et malsain.

Ce final, s'il ne sera pas complètement prévisible, sera toutefois quelque peu décevant, alors que l'ensemble du film sera de façon générale plutôt bien fichu, même si l'intrigue secondaire avec ce mari violent que l'héroïne du film tente de fuir est tout de même très classique.

Dommage, car avec un final plus abouti, "Sinister 2" aurait pu être une excellente surprise, alors que cela restera juste une sympathique suite. Toutefois le film a plutôt de la gueule avec une mise en scène soignée, parfois même inspirée et bénéficiant d'une belle photographie.

La musique signée tomandandy ("Killing Zoe", "Les lois de l'attraction", "La colline a des yeux", "2ème sous-sol", "The Strangers", "Resident Evil: Afterlife") contribue en tout cas à donner une nouvelle fois une atmosphère très glauque au film.

Côté casting, c'est avec plaisir que l'on retrouve la charmante Shannyn Sossamon ("Chevalier", "Les lois de l'attraction", "Le purificateur", "One Missed Call", "The Day") dont le charme naturel, je dois l'avouer, ne me laisse pas insensible, alors qu'à ses côtés, James Ransone s'en sortira correctement même s'il sera loin d'avoir le charisme d'un Ethan Hawke ("Bienvenue à Gattaca", "Training Day", "Daybreakers")...

De même que l’on remarquera également les faux jumeaux, Robert Daniel et Dartanian Sloan ("Bad Teacher", "Dude Bro Party Massacre III"), qui sont en fait des triplés (Leur sœur Anastasia Sloan ne faisant par contre pas de cinéma!), qui sont ici vraiment très bons.

Malgré une fin en demi-teinte, "Sinister 2" reste une petite série B horrifique très regardable, surpassant assez aisément bon nombre de productions horrifiques sortant actuellement. Alors pourquoi ne pas se laisser tenter ?

"Sinister 2" est sorti le 19 décembre 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes française Dolby Digital 5.1 et anglaises Dolby Digital 2.0 et dts 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080 25p et comporte des pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec sous-titres français. Communs aux deux éditions, les bonus se composent d'une petite featurette intitulée "Sur le tournage" (2’) et de la bande annonce du film.
Il est à noter enfin que le film est également sorti en coffret DVD et Blu-ray avec le premier film.

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18.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après l'exécution d'une tueuse en série de prostituées, des meurtres similaires se produisent à nouveau. La police traque une mystérieuse jeune femme que la presse a surnommé « La sadique de Pigalle ». Une longue course-poursuite s'engage dans un Paris noirâtre et délabré, à jamais disparu.

Mon avis :

Il aura fallu plus de quarante ans pour que "La Femme bourreau" voit enfin le jour... Il faut dire qu'on a mis quelques bâtons dans les roues à son réalisateur suite à l'un de ses précédents courts métrages, "Tristesse des anthropophages", qui fût victime à l'époque de la censure, ce qui eût pour conséquence pour celui-ci d'être ensuite « blacklisté » et du coup d'essuyer les refus des distributeurs...

C'est en plein mai 68 que Jean-Denis Bonan tourna "La Femme bourreau", un thriller à la fois dérangeant et déviant, teinté d'érotisme, que le metteur en scène ne terminera que bien des années plus tard faute de moyens au moment de la post-production. C’est notamment grâce à la ténacité de Francis Lecomte qui créa Luna Park Films que ce film se monta et vit enfin le jour.

Dans ce film où il est question d'une tueuse en série surnommée « La sadique de Pigalle », une meurtrière qui semble copier les meurtres imputés à une dénommée Hélène Picard peu de temps après l’exécution de celle-ci, le réalisateur n'entretient que très peu de mystère sur l'identité de la tueuse ou plutôt du tueur, car en fait il s'agit ici d'un homme qui se travestit pour commettre ses méfaits. Un tueur qui n'est pas sans rappeler, par sa folie et le fait qu'il se travestisse, le personnage de Norman Bates dans le "Psychose" d'Alfred Hitchcock.

Par sa très belle photographie en noir et blanc signée par Gérard de Battista ("Hiver 54, l'abbé Pierre", "Une époque formidable...", "Gazon maudit", "Une affaire de goût", "Un secret"), "La Femme bourreau" fait immédiatement penser à un film de la nouvelle vague, mais également aux premiers films de Jean Rollin ("Le frisson des vampires", "La rose de fer", "Les Démoniaques", "Lèvres de sang", "Fascination") par son érotisme.

D'ailleurs ce dernier, rencontré aux Actualités Françaises, fait une apparition, tout comme Jean-Denis Bonan apparaît dans "Le viol du vampire", film dont il est par ailleurs le monteur. Claude Merlin ("Molière", "Bernadette", "Sinon, oui", "Toutes les nuits", "Le prestige de la mort"), qui interprète le personnage de Louis Guilbeau (le tueur donc!) et dont c'était le premier rôle, y est assez bluffant.

Il est entouré ici de bien jolies filles dont Solange Pradel ("Le viol du vampire", "Morgane et ses nymphes", "La race des seigneurs", "Le secret"), Myriam Mézières ("J'irai comme un cheval fou", "Change pas de main", "Spermula", "Le juge Fayard dit Le Shériff", "La Débandade"), Jackie Raynal ("Piège", "Deux Rémi, deux") et Catherine Deville ("Le viol du vampire", "Une affaire de femmes", "Madame Bovary", "Betty").

Malgré une trame de polar plutôt classique, mais tourné de façon quasi documentaire, le réalisateur nous livre un film au ton résolument décalé, non dénué d'humour, limite satirique même, avec une bande sonore accentuant le côté barré du film par des sons tantôt stridents, tantôt cacophoniques, une musique signée Bernard Vitet, très jazzy, parmi lesquels se mêlent des chansons délirantes interprétées par Daniel Laloux.

Tout ceci contribue à faire de ce film, un film à part ponctué de très jolis plans que l'on doit à son chef opérateur dont on retiendra la scène d'ouverture où sa caméra se balade dans un étroit passage, cette scène d'amour filmée à travers un sommier à ressorts ou encore cette magnifique scène de course-poursuite sur des toits...

En ressortant des tiroirs de Jean-Denis Bonan, cette "Femme bourreau", Luna Park Films nous fait un joli cadeau, un cadeau presque inespéré, car sans eux, celui-ci n’aurait probablement jamais trouvé son public et cela aurait été fort regrettable!

"La Femme bourreau" sort officiellement dans le commerce en DVD le 2 février 2016 chez Luna Park Films, mais est déjà disponible dans quelques boutiques spécialisées et sur la boutique en ligne de l'éditeur. Le film est présenté au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 en noir et blanc avec piste audio française Dolby Digital 2.0 mono. Celui-ci est accompagné de deux autres films du réalisateur, les courts métrages "Tristesse des anthropophages" (23') et "Une saison chez les hommes" (17'). Côté bonus, on a le droit à un documentaire sur le réalisateur intitulé "En marge" (37'), réalisé par Francis Lecomte, "La brève histoire de monsieur Meucieu" (12') et "Un crime d'amour" (6'), histoire racontée par Jean-Denis Bonan à partir de rushes d'un film inachevé tourné en 16mm et enfin la bande annonce de "La Femme bourreau".

N'hésitez pas à suivre l'actualité du film et de l'éditeur également sur leurs pages Facebook!

La Femme bourreau

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14.12.15

00:04:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Récemment libéré de ses obligations militaires, David Collins se présente sans prévenir chez les Peterson, en affirmant être le meilleur ami de leur fils, décédé pendant la guerre. Accueilli chez eux, cet inconnu bien élevé devient de plus en plus impliqué dans la vie de la famille. Après des événements violents dans la région, leur fille Anna nourrit des doutes de plus en plus grands sur la véritable personnalité de cet ancien soldat...

Mon avis :

Après avoir plutôt versé jusque-là dans l'horreur, le réalisateur Adam Wingard ("Home Sick", "A Horrible Way to Die", "You're Next", "V/H/S", "The ABCs of Death") se lance dans le thriller pur et dur avec "The Guest" où un couple risque bien de regretter d'avoir invité chez eux un charmant jeune homme, ami de leur défunt fils aîné...

Si les amateurs de films de genre les plus curieux avaient découvert Adam Wingard avec le sympathique "Home Sick" (sorti en DVD chez l'excellent éditeur Synapse), la plus part l'ont découvert grâce à "You're Next", un Home invasion fichtrement efficace et sanglant.

Avec "The Guest", le réalisateur transforme une nouvelle fois l'essai et nous offre un thriller très typé années 80, qui ne sera pas sans rappeler par certains côtés "Terminator", mais sans le côté robotique, avec ce tueur transformé en véritable machine de guerre.

Avec sa gueule d'ange, Dan Stevens ("Dracula", "Vamps", "Downton Abbey", "Le cinquième pouvoir", "Balade entre les tombes") incarne parfaitement le gars auquel on donnerait le bon Dieu sans confession, mais dont il faut bien évidemment se méfier. En effet, même s'il est tout mignon, on sent qu'il y a quelque chose qui cloche chez ce jeune homme tout juste réformé de l'armée suite à une blessure de guerre.

Celui-ci va se rendre chez la famille de l’un de ses amis décédés, afin d'honorer les dernières volontés de ce dernier, mais le jeune David n'est pas le gentil garçon qu'il paraît être et ça, cela sera clair pour le spectateur dès le départ! On devine immédiatement à qui il va s'en prendre et le bonhomme ne va effectivement pas tarder à révéler sa vraie nature et à latter méchamment ceux qui nuisent à sa nouvelle famille d'adoption...

Adam Wingard ne fait une nouvelle fois pas dans la dentelle et nous offre une petite série B assez stylisée et jouissive avec de la bonne zic et des scènes de bagarre efficaces et jamais à rallonge. On ne peut pas dire que cela soit très original, mais on passe un bon moment et c’est tout ce qu’on demande.

Le film est de plus pas dénué d’humour et il faut avouer qu’on prend pas mal plaisir à voir les jeunes cons qui s’en prennent au fils de la famille Peterson, interprété par Brendan Meyer ("Mr. Young", "Les 100", "Fear the Walking Dead: Flight 462"), se prendre une bonne raclée.

Dans le rôle d'Anna Peterson, la jeune demoiselle rebelle de la famille, on retrouve Maika Monroe ("The Bling Ring", "Last Days of Summer"), révélée notamment grâce à son rôle dans "It Follows", alors que les rôles des parents sont eux tenus par Leland Orser ("Los Angeles 2013", "Alien, la résurrection", "Bone Collector", "Taken") et Sheila Kelley ("Singles", "Un beau jour", "Nurse Betty", "Les associés"), deux seconds rôles bien connus.

Et puis, pour combattre ce vilain psychopathe semant la panique dans cette petite ville bien tranquille des États-Unis, il fallait bien envoyer quelqu'un de taille, cela sera le major Carver , joué par le charismatique Lance Reddick ("Oz", "Lost : Les Disparus", "Fringe", "Jonah Hex", "Old Boy")...

Alors même si cela part un peu dans le grand n’importe quoi à la fin, "The Guest" reste bien fun et nous offre ce qu’on était en droit d’attendre d’une série B décomplexée de ce genre!

"The Guest" est sorti le 18 novembre 2015 chez TF1 Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et 2.0 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Il est à noter également que des sous-titres pour sourds et malentendants sont également disponibles. Au niveau des bonus, ces deux éditions nous offrent des scènes coupées commentées. On perd donc le commentaire audio et l’interview de l'acteur Dan Stevens de l'édition US, mais on gagne par contre la version française! Bon, ce n’est déjà pas si mal...

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07.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans les années 70, des truands composent une équipe de braqueurs qui défie la police française. Composé d’une dizaine de personnes, le groupe va perpétrer une suite de hold-ups audacieux. On les appellera « le Gang des Lyonnais ». Après un premier hold-up à Lille, la police judiciaire enquête sur le gang. Commence alors une longue traque, qui la fera plonger dans un monde de combines et d’argent entre truands, notables ou financiers véreux...

Mon avis :

Bien avant de tourner dans "Les Lyonnais", Gérard Lanvin avait déjà endossé le costume de l'un des membres du gang des Lyonnais. C'était en 1980 pour la mini-série policière "La Traque"...

Cette série composée de quatre épisodes de 52 minutes chacun, réalisée par Philippe Lefebvre ("Le Juge", "Le Transfuge", "Cinéma", "Une nuit") d'après le roman éponyme de Jacques Derogy, vaut surtout pour son casting de gueules qui compose notamment la S.R.P.J. de Lyon avec entre autres, Jean Benguigui ("Le Grand pardon", "Les Fugitifs", "Ripoux contre ripoux"), Jean-Pierre Castaldi ("R.A.S.", "La Race des seigneurs", "French Connection 2", "Moonraker"), Daniel Russo ("Poussière d'ange", "L'Appât", "Le bonheur est dans le pré") et Jean Saudray ("Jeff", "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "L'Homme sans visage", "Les Mystères de Paris").

Contrairement au film "Les Lyonnais" qui se concentrait plus sur les gangsters, ici l'intrigue se situe essentiellement du côté des flics, ce qui pourra apporter une petite déception par le fait que finalement, on ne voit que très peu Gérard Lanvin ("Le Choix des armes", "Le Prix du danger", "Les Spécialistes", "Le Boulet", "Colt 45"). D’ailleurs le casting composant le gang est assez transparent, ce qui démontre bien que le réalisateur a voulu centrer son intrigue autour des policiers.

C'est donc sur Bruno Cremer ("Le Convoi de la peur", "La Légion saute sur Kolwezi", "De bruit et de fureur", "Noce blanche"), dans le rôle du commissaire Chenu, que se concentrera le réalisateur. Pourquoi pas! Par contre, ce que l'on pourra quand même reprocher à la série, c'est d'être assez mal rythmée, avec finalement très peu d'action et des scènes de braquages trop vite expédiées...

En effet, c'est malheureusement franchement assez mou tout ça et on se dit d'ailleurs que condenser le tout en trois épisodes aurait peut-être été une bonne idée ou alors il aurait fallu effectivement plus d'action avec des braquages plus spectaculaires. Lanvin, qui a lors des rares scènes où il apparaît a une sacrée présence, est totalement sous-exploité, même si on ressent bien l’importance de son personnage! Quel dommage!

Reste donc ce casting parmi lequel on remarquera également le regretté Gérard Hérold ("Adieu poulet", "Comme un boomerang", "Mort d'un pourri", "Pour la peau d'un flic", "Le Battant") décédé en 1993 à l'âge de 53 ans, dans le rôle de Nicolas "Nico" Muller, indic de Chenu dont le metteur en scène essayera vainement de masquer l'identité en le plaçant constamment dans l'ombre ou de dos, alors qu'on le reconnaîtra quasiment directement.

Il y a également le charismatique Michel Fortin ("Le Gitan", "Coup de tête", "La Chèvre") dans le rôle du commissaire Brabant, Hélène Vincent ("Que la fête commence", "La vie est un long fleuve tranquille", "Enfermés dehors") dans le rôle de la femme du commissaire Chenu, François Perrot ("Marie-poupée", "Le Corps de mon ennemi", "Coup de torchon", "Les Morfalous") dans celui du Juge Bresson ou encore Jean-Pierre Sentier ("Le Juge", "Poussière d'ange", "La Maison assassinée", "L'Affût") dans le rôle de Rognoni de l'O.C.R.B. Paris.

Enfin, parmi les points tout de même positifs, il y a aussi la musique signée François Bréant ("Blanche et Marie", "Ceci est mon corps"), qui arrive par moments à donner une ambiance sombre à la série.

"La Traque" fait au final très typé fin des années 70 / début 80, avec ses qualités et ses défauts. On pense notamment aux débuts de la série "Commissaire Moulin"... Il y a pire comme référence, mais cela reste tout de même à réserver essentiellement aux nostalgiques d’une époque!

"La Traque" est sorti le 4 novembre 2015 chez Elephant Films dans un coffret 2 DVD sous fourreau cartonné. La série est présentée au format respecté 1.33 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 2.0 stéréo. Pas de réel bonus par contre, juste des bandes annonces de l'éditeur...




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05.12.15

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Par Flo200

Synopsis :

Sur les conseils de son oncle, Julia décide de rendre visite à sa sœur jumelle Mary qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années et qui est internée dans un institut psychiatrique. Lors des retrouvailles, une violente dispute éclate entre les deux jeunes femmes plongeant Julia dans de douloureux souvenirs remontant à son enfance. Terrorisée par sa sœur, elle s’enfuie bien décidée à tirer un trait sur cette relation malsaine qui les oppose depuis toujours. Lorsque Julia apprend à quelques jours de son anniversaire que Mary s’est échappée de l’asile, elle sombre dans la terreur d’autant plus que des évènements inquiétants se produisent autour d’elle : des bruits étranges se font entendre dans sa maison, une présence menaçante semble errer dans les couloirs et ses amis disparaissent les uns après les autres sans laisser de traces...

Mon avis :

Faisant parti de la liste des Video Nasties, cette liste regroupant 72 films interdits au Royaume-Uni pour leur violence considérée alors comme extrême et dangereuse, "There Was a Little Girl", retitré "Madhouse" pour le marché de la vidéo, est enfin édité en DVD chez nous dans une édition limitée à 1000 copies grâce à l'éditeur indépendant Uncut Movies, éditeur bien connu des amateurs de films d'horreur déviants et qui n’en est d’ailleurs pas à son premier titre de la fameuse liste...

"Madhouse" débute par un très beau générique, bercé par un magnifique score signé Riz Ortolani ("Danse Macabre", "Opération Goldman", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "La longue nuit de l'exorcisme", "Cannibal Holocaust", "La maison au fond du parc"), compositeur bien connu des amateurs de giallo et de cinéma bis italien en général. Celui-ci se termine de façon cauchemardesque et met ainsi directement dans l'ambiance glauque et angoissante du film.

Alors que beaucoup de réalisateurs tardent pas mal à instaurer réellement l'horreur, après souvent une première scène ouvrant le film (histoire de créer le malaise), Ovidio G. Assonitis ("Le démon aux tripes", "Tentacules", "Piranha 2 - Les tueurs volants"), lui, aligne avec efficacité les scènes horrifiques ou flippantes à un rythme assez soutenu et cela dès le début du film.

Il faut dire que ce duo formé par cette sœur jumelle mentalement dérangée, particulièrement sadique, au visage défiguré et par son rottweiler, s'en prenant à l'entourage de la pauvre Julia interprétée par la très classe Trish Everly dont cela sera étonnamment l'unique rôle au cinéma, est diablement impressionnant. Ovidio G. Assonitis empreinte ici des tiques aux giallis pour nous offrir un slasher malsain et profondément dérangeant où la principale arme utilisée par la tueuse est en fait son chien qui semble tout droit sorti de l’enfer.

La mise en scène est impeccable, utilisant parfaitement l'espace de l'ancienne demeure où vit l'héroïne pour bien nous faire flipper. Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer au départ, le film nous réserve de plus quelques surprises, notamment lors d’un final particulièrement fou et sanglant.

Alors certes, les effets spéciaux de maquillages font quelque peu datés, mais ce film datant du début des années 80 est quand même fichtrement bien fichu et aurait largement mérité une plus grande reconnaissance de la part du public, malgré son petit statut de film culte dû principalement au fait qu’il fût totalement interdit au Royaume-Uni à l’époque de sa sortie.

Parmi le casting, mention spéciale à Dennis Robertson ("Les naufragés de l'espace", "Les fleurs de sang"), dans le rôle du Père James, qui est vraiment excellent, même s’il cabotine quand même pas mal... Oui, je sais! Cela a l’air assez contradictoire, mais ici cela colle parfaitement à la folie ambiante du film!

Franchement, quelle réjouissante surprise que ce "Madhouse", qui ravira assurément tous les vrais amateurs de films d'horreur ; je parle évidemment de ceux qui apprécient les anciens films et pas seulement les récents « because avant c'était mal fait »...

"Madhouse" est disponible en DVD dans une édition limitée à 1000 exemplaires depuis le 24 octobre 2015 sur le site de l'éditeur Uncut Movies et dans quelques boutiques spécialisées comme Metaluna Store et Hors-Circuits, avant une sortie commerce programmée pour le 19 janvier 2016. Le film est ici présenté au format respecté 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 stéréo et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on est un peu plus gâté que les derniers titres d'Uncut Movies avec le trailer original du film, une galerie photos, la liste illustrée des vidéos Nasties, des courts-métrages ("Doll" de Jonathan Faugeras et "Wet Movie" de Jonathan Faugeras et Thomas Révay) et des bandes-annonces de l'éditeur.

Madhouse

Madhouse
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Par Flo001fg

Présentation :

Bernard Hislaire ou Yslaire est le créateur de "Sambre", saga historique située en France pendant et après la révolution de 1848. Florence Cestac est l'une des rares femmes dessinatrices de bandes dessinées, reconnue par ses pairs en 2000 lors du festival d'Angoulême. Gilles Chaillet, né en 1946 et mort en 2011, a pratiqué avec bonheur et talent la dure discipline du réalisme historique, l'un des plus représentatifs du genre. Arleston est le créateur prolifique de l'univers du monde de "Troy". Avec "Les conquérants de Troy", il lance une nouvelle série consacrée à la genèse de Troy. Évocation de ce monde de "Troy" avec Arleston et avec Ciro Tota, son dessinateur.

Mon avis :

Ce quinzième épisode de la série "La BD par ses maîtres" de Jean-Loup Martin nous propose 4 documentaires sur 4 styles très différents avec le dessinateur au style le plus romantique de la Bande dessinée, j'ai nommé Bernard Hislaire, Florence Cestac rendue célèbre suite à l’adaptation au théâtre, puis au cinéma de sa BD "Le Démon de midi", Gilles Chaillet au style hyper classique marqué par l'influence de Jacques Martin et enfin le duo Christophe Arleston / Ciro Tota pour la série "Les Conquérants de Troy"...

Grâce à la série "Sambre", Yslaire est devenu l'un des maîtres incontestés de la bande dessinée et l'un des dessinateurs les plus côtés du monde de la BD avec des originaux pas forcément très accessibles au plus grand nombre (Mon Dieu! Qu’est-ce que j’aimerai ne serait-ce que posséder un petit crayonné!). On le retrouve dans ce documentaire notamment à Paris à Montmartre et lors du vernissage d'une exposition et à Waterloo chez lui, dans son atelier bien sûr, mais aussi en compagnie de sa compagne... La finesse et l’élégance de son trait me fascinent! Lorsqu’on le voit dessiner, cela semble tellement facile! Dans le reportage, le dessinateur nous fait également découvrir l’originalité de sa démarche pour la série "Mémoire du XXe ciel" et nous parle aussi de ses influences, parfois étonnantes.

C’est avec pas mal d’émotion que je découvre ensuite le reportage sur Gilles Chaillet, dessinateur que j’ai bien connu pour l’avoir rencontré de nombreuses fois sur des salons et disparu depuis le 14 septembre 2011 à l’âge de seulement 65 ans. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, on découvre ici un dessinateur d’une extrême gentillesse au style très classique et très influencé par celui de Jacques Martin pour lequel il a d’ailleurs travaillé sur la série "Lefranc", mais aussi sur "Les Voyages d'Alix" et "Les Voyages d'Orion".

Le style de Jacques Martin n’a jamais été trop ma tasse de thé, je dois l’avouer, mais ses albums sont malgré tout très agréables à lire et Gilles Chaillet a probablement été l’un des plus talentueux dessinateurs ayant travaillé pour Martin avec André Juillard bien évidemment... Gilles Chaillet était malgré son classicisme un dessinateur talentueux qui dessinait avec beaucoup de précision les décors, comme l’atteste son très bel ouvrage "Dans la Rome des Césars", auquel le reportage est largement consacré et de plus, il savait tout de même se démarquer du côté très statique du style Martin. Dans le reportage, on le découvre notamment chez lui, dans son atelier bien entendu, mais on fait aussi la connaissance avec son épouse, la coloriste Chantal Defachelle et son assistant, Christophe Ansar.

Drôle de coïncidence, c’est le 1er décembre que je me décide à regarder le documentaire consacré à Florence Cestac! Une dessinatrice dont je ne connais pas beaucoup l’œuvre malgré sa notoriété acquise par son Grand prix reçu au festival d’Angoulême et le succès remporté par l’adaptation au théâtre de sa BD "Le Démon de midi". On ne peut pas dire que je sois très sensible à son style « gros nez », mais ce documentaire m’a tout de même donné envie de découvrir ses bandes dessinées, probablement très drôles. Ici on la découvre notamment lors du salon du livre de Paris, aux Puces de St Ouen et dans son atelier. On la voit enfin aller voir une très exposition d’Enki Bilal à la galerie Christian Desbois...

Enfin, contrairement à la plupart des autres reportages de Jean-Loup Martin, le dernier de ce DVD n’est pas consacré à un auteur ou un dessinateur, mais à un univers, celui de "Les conquérants de Troy", série dérivée de la série à succès "Lanfeust de Troy". Ciro Tota et Scotch Arleston nous présentent ainsi leur série.

On visite également les locaux de Soleil où l’on croisera entre autres Mourad Boudjellal, l’ancien PDG de chez Soleil et propriétaire du RCT (le Rugby club toulonnais) et Didier Tarquin, le dessinateur de "Lanfeust de Troy". Mais heureusement, le réalisateur consacrera tout de même une partie du reportage aux deux auteurs de la série, nous présentant plus en détail leur parcours.

Encore un volume qui satisfera assurément les amateurs de BD, qui trouvera forcément son bonheur dans tous les cas avec cette série prévue en 21 volumes!

Ce volume 15 de la collection "La BD par ses maîtres" est sorti au mois d’octobre 2015 en DVD-R et est notamment disponible sur le site de l’éditeur L'Harmattan Vidéo. Les 4 reportages sont ici présentés au format 1.33 4/3. Il est à noter enfin que ce titre est également visionnable en VOD pour 2.99 euros...

La BD par Ses Maitres Vol.15 : Yslaire, Cestac, Chaillet, Arleston

La BD par Ses Maitres Vol.15 : Yslaire, Cestac, Chaillet, Arleston
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01.12.15

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

France, 1968. Une jeune fille est assassinée à coups de pierre par une mystérieuse personne vêtue de noir. Quatre ans plus tard, à Venise, le sculpteur Franco Serpieri vit paisiblement avec sa maîtresse. Séparé de son épouse, il reçoit fréquemment la visite de sa fille Roberta. Mais un soir, celle-ci ne rentre pas. Le lendemain, on retrouve son corps dans un des canaux de la ville. La police se charge de l'enquête mais sans résultats. Franco, qui se sent responsable du drame, décide de se lancer seul à la poursuite du coupable...

Mon avis :

Près de trois ans après avoir sorti son tout premier titre, "La lame infernale" de Massimo Dallamano, l'éditeur indépendant The Ecstasy of Films, qui avec ce titre avait donner l’espoir aux amateurs de films d'exploitation qu'il allait enfin prendre la place laissée vacante par feu Neo publishing, sort le second titre de sa collection Profondo Giallo, après avoir édité quelques perles de genres assez différents, ainsi que l'excellent "Torso" de Sergio Martino...

"Qui l'a vue mourir?" est le deuxième film d'Aldo Lado ("Le dernier train de la nuit", "L'humanoïde") et son second giallo après le très intéressant "Je suis vivant", qui brillait notamment par l'originalité de son scénario. Ici, il nous offre un giallo beaucoup plus classique, mais pas inintéressant avec en vedette un George Lazenby ("Au service secret de Sa Majesté", "Hamburger film sandwich", "Éternelle Emmanuelle", "Gettysburg") totalement méconnaissable par rapport au rôle qui l’a rendu célèbre, celui bien entendu de James Bond.

Le film est en tout cas un pur giallo respectant tous les codes du genre... Une intrigue policière alambiquée, un meurtrier (ou meurtrière? Allez savoir!) forcément sadique, portant des gants noirs et dont on ne connaît bien évidemment pas l'identité, des meurtres à l’arme blanche, de jolies filles et naturellement un brin d'érotisme.

Et puisqu'on parle de jolies filles et d'érotisme, ce sont la splendide Anita Strindberg ("Le venin de la peur", "La queue du scorpion", "Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé", "L'antéchrist") et la petite française Dominique Boschero ("Le baron de l'écluse", "Ulysse contre Hercule", "Un train pour Durango", "Toutes les couleurs du vice") qui vont ici assurer le « spectacle », sans la moindre vulgarité et même avec beaucoup de classe.

Le film bénéficie d'un réel cachet grâce à une très belle photographie signée Franco Di Giacomo ("4 mouches de velours gris", "E tanta paura", "Amityville II: le possédé"), utilisant comme toile de fond la magnifique ville de Venise un an avant le génial "Ne vous retournez pas" de Nicolas Roeg, pour créer une atmosphère à la fois inquiétante et glauque et en étant servi, qui plus est, par une entêtante musique composée par devinez qui... Ennio Morricone ("Les amants d'outre-tombe", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", Le clan des Siciliens", "Peur sur la ville") en personne, évidemment!

Il faut dire que le célèbre compositeur a écrit tellement de musiques de films italiens durant les années 60/70, que cela n'a rien d'étonnant, mais celle-ci est en tout cas très réussie avec une utilisation plutôt originale de comptines d'enfants.

En abordant le thème de la pédophilie, le film crée un réel malaise, d'autant plus que le tueur (ou la tueuse) semble gravement perturbé(e)... La jeune Nicoletta Elmi ("La baie sanglante", "Baron vampire", "De la chair pour Frankenstein", "Les frissons de l'angoisse", "Emilie, l'enfant des ténèbres", "Démons"), connue pour avoir tourné dans de nombreux classiques de l'horreur, fait ici vraiment fragile et innocente, accentuant ainsi l'angoisse pour le spectateur, qu'il lui arrive quelque chose dans la première partie du métrage.

Dans la seconde partie en revanche, après la découverte du corps de la jeune fille (Oui, je vous rappelle que le film s’appelle "Qui l'a vue mourir?"!), sur un scénario entre autres écrit par Francesco Barilli ("Le Parfum de la Dame en Noir", "Pensione paura"), le réalisateur en profite pour égratigner la haute société vénitienne qui n'est, comme on s’en dote, pas très nette et couvre les agissements de ce(tte) psychopathe.

Malgré un certain classicisme, le film se termine par une scène assez mémorable concluant ce petit giallo d’assez belle façon. Enfin, parmi le casting, on remarquera quelques têtes bien connues comme celle d'Adolfo Celi ("Grand Prix", "Le carnaval des truands", "Danger: Diabolik!", "10 petits nègres", "Holocauste 2000"), connu principalement du grand public pour son rôle de Largo dans "Opération Tonnerre"...

Sans être un indispensable, ce giallo jusque là inédit chez nous, vaut tout de même largement le coup d’œil et on ne remerciera jamais assez les éditeurs indépendants comme The Ecstasy of Films de nous faire découvrir de telles petites pépites!

"Qui l'a vue mourir?" est sorti officiellement en DVD le 20 novembre 2015 chez The Ecstasy of Films dans une édition limitée à 1000 exemplaires avec fourreau, livret et jaquette réversible, mais le film est également le DVD Mad du mois de novembre, accompagnant le n°290 du magazine Mad Movies dans une édition plus simple, en boîtier Thinpack, sans fourreau, livret et bien entendu jaquette réversible... Le film nous est ici proposé au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Côté bonus, comme à son habitude, l'éditeur nous gâte, avec tout d'abord un fabuleux entretien avec Aldo Lado (34'50"), une touchante interview de Nicoletta Elmi (24'27") et un entretien avec Francesco Barilli (13'48") et enfin la bande annonce originale et le catalogue de l'éditeur.

Qui l'a vue mourir ?

Qui l'a vue mourir ?
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