02.04.14

06:37:45, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Le quotidien d’Adèle se partage entre sa famille, ses amis et son amour pour la littérature. À 15 ans, l’adolescente ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, séduisante étudiante en arts plastiques aux cheveux bleus, qui éveille son désir et va lui permettre de s’affirmer
en tant que femme et adulte. Face au regard des autres, Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...


Mon avis :

Ovationné par une majeure partie de la critique, Palme d'Or à Cannes 2013, César du Meilleur jeune espoir féminin 2014 pour Adèle Exarchopoulos, pour ce qui est des prix les plus prestigieux, "La vie d'Adèle" semble tout rafler sur son passage. Le tableau semblerait presque idyllique s'il n'avait pas été terni par la polémique susciter par les conditions de travail lors du tournage, dénoncées par les techniciens, puis par la suite par les deux actrices principales...


Attention, il me sera difficile de ne pas spoiler pour une fois lors de cette critique, mais de toutes manières le scénario pourrait tenir en trois lignes, alors franchement... Librement adapté de la Bande dessinée de Julie Maroh "Le bleu est une couleur chaude", qui remporta le Prix du Public lors du 38ème Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, "La vie d'Adèle" nous narre l'histoire d'une jeune femme qui après avoir découvert qu'elle était lesbienne, va vivre une histoire d'amour avec Emma, une lesbienne 100% assumée, une histoire qui va malheureusement se briser suite à une infidélité d'Adèle, toujours en doute sur son homosexualité...


Le sujet était plutôt attrayant et pouvait effectivement donner lieu à un très beau film, très émouvant, malheureusement comme une grosse partie des spectateurs et contre l'avis donc des professionnels, j'ai personnellement trouvé le film mortellement ennuyeux! Pas loin de 3 heures d'un ennui le plus total! Abdellatif Kechiche ("La Faute à Voltaire", "L'esquive", "La Graine et le mulet", "Vénus noire") s'éternise sur chaque plan, souvent des plans en plus absolument sans intérêt. En plus, les prises de vue sont vraiment très peu variées, le réalisateur aimant apparemment filmé ses acteurs essentiellement en gros plan...


Alors on pourrait se dire que les scènes de sexe très explicites, à la limite de la pornographie, qui occupent une bonne partie du métrage, vont nous réveiller quelque peu, mais non là encore, c'est l'ennui qui prédomine! Je ne suis pas un expert en relation lesbienne (Heureusement d'ailleurs!!!), mais à en croire les intéressées et notamment l'auteur de l’œuvre originale, celles-ci ne sont en plus pas très réalistes. Est-ce que le cinéaste aurait voulu se faire plaisir? Peut-être bien...


En tous cas, il me semble quelque peu irresponsable, car lors de la première scène de sexe où Adèle fait l'amour avec un homme, on voit bien que celui-ci n'a pas porté de préservatif durant l'acte et cela alors que c'est un premier rapport... Vous allez me dire que c'est peut-être un détail, mais comme le film se destine notamment à un public de jeunes adultes, parfois encore lycéens comme Adèle au début du film, voir d'adolescents (Euh, oui, pas d'interdiction aux moins de 18 ici, alors que certains films ont été plus menacés pour moins que ça...), on peut se demander si ce n'est pas un peu dangereux...


Le film se décompose en deux parties, deux chapitres comme son sous-titre l'indique d'ailleurs. Dans la première partie, Adèle est encore adolescente et découvre qu'elle n'éprouve rien avec les hommes et son attirance sexuelle envers les femmes, elle commence alors à vivre son histoire d'amour avec Emma, une jeune femme aux cheveux bleus porté sur l'art.


Dans la seconde partie, on retrouve le couple quelques années après, Adèle est devenue institutrice et Emma artiste peintre. Elles vivent toujours heureuses, jusqu'au jour où Emma découvre qu'Adèle a une liaison avec un de ses collègues, joué par le ténébreux Benjamin Siksou ("Largo Winch", "Toi, moi, les autres"), qu'on avait découvert grâce à l'émission Nouvelle Star.


Suite à leur rupture, Adèle va alors s'enfoncer dans une profonde déprime, n'arrivant pas se remettre de cette séparation, emportant notre héroïne vers un destin qu'on imagine tragique, ce qui était d'ailleurs le cas dans la BD... Eh bien non, là encore le cinéaste nous déçoit avec une fin, non pas heureuse, mais laissant imaginer qu'il pourra en faire une suite. Est-ce bien utile ? J'en doute, très sérieusement même !


Là, où il m'a également déçu, c'est par son manque de crédibilité. En effet, on ne croit pas un seul instant qu'il s'est passé quelques années entre les deux parties, d'ailleurs on ne sent à mon avis pas réellement d'évolution dans le couple et d'autre part, les scènes où Adèle est institutrice d'abord en maternelle, puis en élémentaire, ne sont vraiment pas crédibles. On n'y croit pas un seul instant ! Je me suis même demandé au départ si elle n'était pas animatrice...


Y a-t-il des choses à sauver dans ce film? Oui, les acteurs jouent plutôt bien, Léa Seydoux ("Une vieille maîtresse", "Inglourious Basterds", "Mission: Impossible - Protocole fantôme", "La belle et la bête") est 100% crédible en lesbienne, elle est d'ailleurs à la limite de la caricature. Quant à Adèle Exarchopoulos ("La rafle", "Tête de turc", "Chez Gino"), on voit qu'elle a vraiment donné de sa personne et qu'elle est rentrée en totale immersion avec son personnage.


Enfin, on notera également que le film bénéficie d'une photographie assez soignée signée Sofian El Fani ("Paris la métisse", "Le fil"), donnant lieu à quelques jolies images et d'une musique assez discrète et intimiste comme le film, mais plutôt réussie. Tout cela ne suffit évidemment pas à sauver le film, qui a mon avis est vraiment très surestimé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas souffert autant en regardant un film, cela datait de 1990 lorsque j'étais allé voir "Nuit d'été en ville" de Michel Deville avec Jean-Hugues Anglade et Marie Trintignant... Un vrai calvaire !


Bon, eh bien si malgré cela vous êtes toujours aussi curieux de découvrir ce film, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon courage ! Dire qu'on a échappé pour le moment à une version encore plus longue...


"La vie d'Adèle" est sorti le 26 février 2014 chez Wild Side Vidéo en DVD collector et Blu-ray. Le DVD présente le film au format 2.40, 16/9ème avec pistes Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 2.40 avec une résolution de 1080/24p et une piste DTS-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent autrement les mêmes bonus, à savoir 3 scènes coupées (8 minutes), un entretien avec Abdellatif Kechiche et Adèle Exarchopoulos (30 minutes) et des bandes-annonces. Il est à noter également que celles-ci proposent enfin une piste en audiodescription Dolby Digital 2.0 et comportent également des sous-titres pour sourds et malentendants.


La vie d'Adèle

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La vie d'Adèle - Edition locative

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01.04.14

06:35:15, Catégories: Top 10  

Le top 20 des meilleurs films catastrophe est à présent achevé.

Merci aux 17 participants qui se sont prêtés au jeu : surfeur51, barbe-noire, zardi, ikkoku59, bridoli, Johnny Fan, evilfred, alamo, dale cooper, ghostwolf, flo001fg, nicofeel, minimyr, asiafan, langeikki et c2302t.

Et un très grand merci à yannickv qui a fait le gros travail de synthèse !

Et sans plus tarder voici les résultats :

1. Titanic de James Cameron (1997, Etats-Unis) ;
2. La tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen (1974, Etats-Unis) ;
3. L'aventure du Poséidon de Ronald Neame (1972, Etats-Unis) ;
4. Le jour d'après de Roland Emmerich (2004, Etats-Unis) ;
5. Prédictions d'Alex Proyas (2009, Etats-Unis) ;
6. Le pic de Dante de Roger Donaldson (1997, Etats-Unis) ;
7. Apollo 13 de Ron Howard (1995, Etats-Unis) ;
8. 2012 de Roland Emmerich (2009, Etats-Unis) ;
9. Gravity de Alfonso Cuaron (2013, Etats-Unis) ;
10. Daylight de Rob Cohen (1996, Etats-Unis) ;
11. Twister de Jan de Bont (1996, Etats-Unis) ;
12. The impossible de Juan Antonio Bayona (2012, Etats-Unis) ;
13. Armageddon de Michael Bay (1998, Etats-Unis) ;
14. En pleine tempête de Wolfgang Petersen (2000, Etats-Unis) ;
15. Alerte ! De Wolfgang Petersen (1995, Etats-Unis) ;
16. La route de John Hillcoat (2009, Etats-Unis) ;
17. Deep impact de Mimi Leder (1998, Etats-Unis) ;
18. Vol 93 de Paul Greengrass (2006, Etats-Unis) ;
19. Quand la marabunta gronde de Byron Haskin (1954, Etats-Unis) ;
20. Sunshine de Danny Boyle (2007, Etats-Unis).

Ce top appelle évidemment quelques commentaires.

Le plus frappant concerne la nationalité des films. S'il est vrai que certains films ont été co-produits avec différents pays, il n'empêche que les Etats-Unis réalisent la performance unique d'être présents dans 100 % du top. Aucun film ne leur a échappé. On sait effectivement que la machine hollywoodienne était une arme redoutable au niveau des films catastrophe. On en a la preuve après ce top ! C'est un sans faute, voire un rouleau compresseur au niveau des Américains.
Il faut dire que le film catastrophe n'est pas franchement l'apanage des Européens, et encore moins des Français, donc est-ce franchement étonnant comme résultat.

Tous les cinéastes qui ont fait ces films ne sont pas pour autant tous américains. Loin d'en faut ! Il n'y a qu'à voir par exemple Alfonso Cuaron (Les fils de l'homme) qui a mis en scène le film le plus récent de la liste, qui date de fin 2013. On a aussi par exemple le britannique Danny Boyle ou encore Juan Antonio Bayona.
Au niveau des réalisateurs, quelques-uns sont des spécialistes de films catastrophes et placent plusieurs de leurs oeuvres dans ce top. On pense par exemple à Roland Emmerich qui, s'il ne se révèle pas d'une grande finesse dans sa filmographie, offre du grand spectacle avec des longs métrages tels que Le jour d'après et 2012. On a aussi Wolfgang Petersen qui place deux films dans le top avec En pleine tempête et Alerte !

Quelques mots sur les films à proprement parler. Il n'y a pas de surprise immense. Aux avant postes, et précisément sur le podiumn on trouve des fleurons du genre tels que Titanic de James Cameron, La tour infernale avec Paul Newman et Steve McQueen et L'aventure du Poséidon. Ces 3 films obtiennent respectivement 14, 13 et 14 citations (sur 17 tops recensés). Des incontournables en somme.
Cela étant, si l'on va plus loin dans le classement, la réelle surprise est peut-être de trouver des films qui sont tout de même loin d'être des incontournables. On pense à Daylight de Rob Cohen et à Deep impact. C'est peut-être le manque de films catastrophes qui a conduit certains dvdpascheriens à citer ces films qui leur dit quelque chose.

Sinon, on constate également une relative diversité des films catastrophes cités. Car il faut bien voir qu'il n'y a pas grand chose en commun entre le drame de Titanic, le film d'action avec La tour infernale, l'anticipation avec 2012, le film d'enquête avec Vol 93 et la science-fiction avec Sunshine. Cela prouve sur ce point que la définition du film catastrophe est très large et cela n'est pas un mal.

Terminons sur la date des films. On note que les films anciens sont peu représentés (un seul film des années 50 et deux des années 70). A l'inverse, les films récents s'en tirent très bien : 8 films des années 90, 7 films des années 2000 et donc 2 films des années 2010. Une idée est de penser que les spectateurs se souviennent des films qu'ils ont vu récemment au cinéma et qui comportent beaucoup d'effets spéciaux. C'est une théorie qui se vaut et qui n'empêche pas d'apprécier des œuvres plus lointaines, puisque la seconde place est tout de même tenue par La tour infernale.

En tout cas, voilà un top 20 inégal mais intéressant, qui met l'accent sur des films que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir.

A bientôt, pour un prochain top 20 !

Nicofeel

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31.03.14

06:33:58, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo200

Synopsis :

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel - l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss - le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

Mon avis :

Mêler zombies et football, voilà une idée on ne peut plus originale, voir même un peu extravagante! Les deux univers étant a priori assez peu compatible... C'est pourtant ce qu'ont fait Benjamin Rocher ("La Horde") et Thierry Poiraud ("Atomik Circus - Le retour de James Bataille") en nous livrant un film à la structure et à la distribution sortant des sentiers battus...

"Goal of the Dead" est en fait composé de deux parties d'environ 70 minutes, chacune mise en scène par un réalisateur. Benjamin Rocher s'est chargé de la première partie, plus précisément de la mise en place de l'histoire. On y fait la connaissance des différents protagonistes et cela jusqu'au match et au moment où cela va vraiment partir en couille! Contrairement à beaucoup de gens, j'avais adoré "La Horde", le premier long métrage que Benjamin Rocher avait réalisé avec Yannick Dahan et j'attendais donc beaucoup de cette première partie du dyptique. Eh bien, je n'ai vraiment pas été déçu, le réalisateur nous offre là une première partie complètement délirante et jubilatoire, où l'on prend son pied du début à la fin! Les comédiens sont géniaux, les gags font mouches et on passe donc un excellent moment! Que demander de plus?

Alban Lenoir ("6 Hours", "Kaamelott", "Lazy Company") y campe le personnage de Sam Lorit, un footballeur en fin de carrière qui revient au pays où il n'a pas laissé que de bons souvenirs... Soyons clair, en fait ils veulent carrément tous lui faire la peau! Et le premier à lui en vouloir, c'est son ancien meilleur ami, Jeannot, joué par l'impressionnant Sebastien Vandenberghe ("Le transporteur 3", "La proie", "À l'aveugle"), dont le père, interprété par le toujours aussi charismatique Philippe du Janerand ("Nikita", "Ridicule", "Le cousin", "Taxi 2") est le médecin du village, une sorte de docteur Frankenstein qui va le transformer malgré lui en zombie surpuissant!

Enfin, pas tout à fait en zombie, on devrait plutôt ici parler d'enragé, en quelque sorte une version décuplée des supporters les plus extrêmes du monde du football. En plus d'Alban Lenoir, on retrouve ici deux autres acteurs de la très sympathique série humoristique "Lazy Company", à savoir Alexandre Philip ("Batman: Ashes to Ashes") et Benoît Moret ("Les missionnaires"), dont ce dernier n'est pas sans rappeler Édouard Baer par sa façon de sortir des phrases hallucinantes et ennuyeuses au possible, barbant bien évidemment tous ceux qui l'entourent...

Le casting est très orienté comédie avec notamment quelques acteurs qui sortiront particulièrement du lot comme Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Fool Moon"), absolument génial dans le rôle d'un agent bien déjanté, Patrick Ligardes ("Le créateur", "Frontière(s)", "Lulu femme nue") dans le rôle de l'entraîneur de l'équipe de l'Olympique de Paris ou encore Philippe Rebbot ("Chroniques d'une cour de récré", Mariage à Mendoza", "Lulu femme nue") dans le rôle du caméraman. Le jeune humoriste Ahmed Sylla, dont c'est là le premier rôle au cinéma, est vraiment très bon également en jeune prodige du ballon rond, mais on se marrera aussi énormément grâce à l'apparition de personnages ayant de tous petits rôles, comme par exemple le couple formé par Trent ("Echap") et Delphine Drieu la Rochelle ("Eject"), véritable couple dans la vie, qui fait ici un caméo absolument bidonnant en spectateurs passant leur temps à se rouler des patins... La jeune actrice Tiphaine Daviot ("Plus belle la vie", "Eyjafjallajökull") apporte quant à elle une petite touche d'émotion et de sérieux dans cet univers bien allumé.

Dans la seconde partie réalisée donc par Thierry Poiraud, on rentre réellement dans le vif de l'action, l'invasion des « zombies » qui se propage et donc la survie des personnages principaux et cela sans qu'à aucun moment le genre ne soit par contre parodié. On est ici dans une comédie horrifique, mais les réalisateurs ne se moqueront jamais de ce type de films, bien au contraire ! On sent même que c'est un genre de films qu'ils affectionnent tout particulièrement, ce qui n'a rien de surprenant vus leurs précédents films et cela même s'ils ne sont pas à l'origine du projet, puisque les deux personnes à l'origine du projet, qui devait d'ailleurs être à l'origine une mini-série, sont en fait le scénariste Nicolas Peufaillit ("Un prophète", "Les revenants") et le producteur Raphaël Rocher ("La horde", "Territoires", "Lazy Company"), le frère de Benjamin...

On pense évidemment à des comédies du style "Shaun of the Dead" ou "Zombieland", qui nous offraient chacun à leur manière une variation amusante du film de zombies et malgré le fait que "Goal of the Dead" soit français, il n'a absolument rien à leur envier. Les avis diffèrent pas mal concernant les deux parties (ou mi-temps pourrait-on dire?) du film, mais pour ma part j'ai préféré la première partie, même si la seconde ne m'a absolument pas déçu. Dans les deux cas, la mise en scène est ultra efficace, les combats et acrobaties chorégraphiés par Manu Lanzi ("Le Transporteur", "Le Talisman", "À l'intérieur", "Le Réserviste") d'une efficacité redoutable et les effets spéciaux de maquillage très réussis. Un vrai régal ! Fichtre, qu'est-ce que cela fait du bien de voir un film comme ça !

Pour la sortie de leur film, les deux réalisateurs ont choisi de ne pas faire une sortie salle classique, les deux films étant diffusés à la suite, dans de petits cinémas indépendants, avec un entracte et une ambiance festive durant toute la projection (Boisson offerte, présence de l'équipe du film à chaque projection, diffusions de courts métrages très Z signés Mathieu Berthon etc...). En fait, on se retrouve plus là dans une ambiance style projection de films de genre lors de festivals spécialisés que dans l'ambiance d'une projection classique. Le générique à la fin du premier épisode est par contre un peu long, mais pour ceux qui y prêteront attention, il permet par contre d'apprécier quelques scènes coupées du film. Bien entendu, ce choix de diffusion ne permettra pas au film de faire de l'argent, mais vu sa qualité, il y a fort à parier que celui-ci sera un succès lors de sa sortie très prochaine sur support physique, d'autant plus que c'est typiquement le style de films qui se regarde plusieurs fois avec toujours autant de plaisir. Un futur film culte ? Peut-être bien... D'autant plus que le film sortira en DVD et Blu-ray au moment de la Coupe du Monde de football...

Le cinéma de genre se porte plutôt mal en France depuis quelques années, mais après "Aux yeux des vivants" et maintenant "Goal of the Dead", tous les espoirs sont permis !!! Maintenant, il faut que le public français se bouge un peu les fesses...

Initialement, il était prévu que "Goal of the Dead" soit projeté 4 jeudis de suite au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris avant le départ pour une tournée en Province, mais suite à son succès, une cinquième date a été programmée pour les parisiens le 27 mars toujours dans la même salle. Le film commencera ensuite sa tournée le 17 avril par Angoulême, suivront ensuite Lyon le 21 avril, Nice le 25 avril, Dijon le 29 avril, Avignon le 2 mai, Strasbourg le 6 mai, L'Isle Adam le 13 mai, Bordeaux le 23 mai, Nantes le 28 mai et Audincourt le 30 mai... Pour suivre, la tournée qui devrait également passer par Toulouse, Marseille et Lille ou avoir plus de renseignements, suivez la page facebook du film!

Quant à la sortie du DVD et du Blu-ray, elle est prévue pour le 4 juin 2014 chez M6 vidéo...

Goal of the dead

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25.03.14

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les révoltés de l'île du diable

Réalisateur : Marius Holst

Année : 2011

Origine : Norvège

Durée : 1h55

Avec : Stellan Skarsgård (le gouverneur)- Kristoffer Joner (le surveillant) - Benjamin Helstad (Erling "N°19") - Trond Nilssen (Olav "N°5")

Synopsis : Hiver norvégien, début du 20ème siècle. Dans la maison de redressement de Bastoy, un nouveau détenu pousse les autres à se révolter contre une direction autoritaire et brutale. Une violente émeute commence alors mais jusqu'où sont-ils prêts à aller ?

Par Zardi

Chaque pays a sa page sombre d'histoire qu'on voudrait bien oublier, dans le cas de la Norvège c'est Bastoy, synonyme d'enfer pour les enfants. Bastoy c'est le nom d'une île où se trouvait un camp de redressement pour les gamins inadaptés à la vie en société. Des délinquants mais aussi des jeunes dont le comportement n'étaient pas du goût des adultes de cette époque.

L'arrivée d'Erling à Bastoy

Le scénario est habilement centré sur deux adolescents Erling et Olav. Le premier, condamné pour homicide, est un rebelle qui n'a qu'une obsession, s'évader. Le second qui approche de sa libération est soumis à l'autorité mais va évoluer au contact du nouvel arrivant. Peu à peu il va prendre conscience de la possibilité de se révolter et de briser l'emprise qu'avait sur lui le gouverneur. Au début antagonistes les deux jeunes gens vont se rapprocher pour finir par faire cause commune.

Une des grandes qualités de cette oeuvre est l'interprétation. Tous les enfants jouent pour la première fois et ont été choisis parmi la jeunesse norvégienne en marge de la société si bien qu'ils excellent dans leur rôle en particulier Benjamin Helstad et Trond Nilssen qui interprètent les deux héros du film. Les adultes sont joués par des acteurs professionnels. Le plus connu Stellan Skarsgård (Pirates des caraïbes, Thor : Le Monde des ténèbres, Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes) fait une composition remarquable dans le rôle du gouverneur.

L'autre force du film tient au montage et aux prises de vue en particulier dans les scènes où les personnages s'affrontent psychologiquement, La variété des prises de vue et la précision du montage rendent fluides des scènes parfois statiques où les personnages s'affrontent psychologiquement.
Le choix des filtres pour la lumière augmentent la sensation de froid qui domine la presque totalité du métrage. La musique sourde et angoissante augmente la tension des scènes dramatiques.

Malgré son titre racoleur en français, le film, basé sur des faits réels, se veut un témoignage de l'ignominie des conditions de vie des pensionnaires de ce camp et des évènements qui les ont conduits à se révolter. Bien que comportant des scènes violentes, le réalisateur n'a pas voulu centrer son film sur la violence comme par exemple dans Dog pound, mais a cherché à cerner les rapports qu'il y avait entre le personnel et les internés ou entre les enfants eux mêmes. Avec une mise en scène classique, sans effets artificiels ou outranciers, il réussit une œuvre forte dont l'aspect dramatique va crescendo jusqu'au climax final d'une intensité rare. C'est à mon avis un des meilleurs films récents que j'ai pu voir et qui mérite les louanges de la critique internationale.

Le film vient d'être réédité en DVD et Blu-ray par Filmedia chez Arcadès. Le bonus proposé "Bastoy Boys : la véritable histoire de l’orphelinat de Bastoy" d'une duréé de 48 minutes est intéressant et à travers les témoignages d'anciens détenus on y découvre le soucis de réalisme du metteur en scène qui a respecté les faits réels.

Les révoltés de l'île du diable - Edition 2014

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Les Révoltés de l'île du Diable

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21.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 1984, alors que la guerre contre la drogue est à son comble, le gouvernement Regan élabore une souche de moisissure afin d'éliminer les champs de coca colombiens, malheureusement, lors d'une démonstration, la moisissure devient hors de contrôle et s'avère mortelle et pas qu'envers la végétation...

Mon avis :

S'il y a un film vraiment à part dans le monde de l'horreur, c'est bien "Street Trash"! Étonnamment, ce classique a rarement été copié... Avec "Mold!", Neil Meschino, dont c'est le premier long-métrage, nous livre un film d'infectés qui s'en rapproche pas mal par certains côtés, surtout par ses effets gores bien crades et colorés...

Le jeune réalisateur nous offre avec "Mold!", un véritable hommage au cinéma des années 80, d'ailleurs l'action de son film se situe en 1984. Mais c'est évidemment sa vision ces années qui seront retranscrites ici, avec notamment un maximum de moustachus ! Personnellement, ces moustaches me feraient plus penser aux années 70 que 80, mais bon...

On est ici dans un DTV qui ne se prend absolument pas au sérieux, un petit budget se passant essentiellement en huis clos où l'on sent que la plus part des dépenses sont passées dans les effets spéciaux. Le film peine quelque peu à démarrer, en étant notamment un peu trop bavard et ne sera malheureusement pas aussi généreux que le film de Jim Muro, mais Meschino va durant la première heure compenser le manque d'action par de l'humour, quasi omniprésent et des personnages hauts en couleurs.

Au niveau de l'interprétation, cela cabotine sec, mais cela convient en fait plutôt au style bien barré du film. Parmi les personnages hauts en couleurs, on notera surtout ceux interprétés par James Murphy ("The Last Dance") qui en fait des tonnes, Rick Haymes ("Cold Blue Eternal", "Onion Syrup"), qui n'est pas sans rappeler physiquement notre feu professeur Choron et Edward X. Young ("The Green Monster", "Mr. Hush", "Easter Sunday"), dans le rôle du colonel, faisant fortement penser au colonel John « Hannibal » Smith de "L'agence tous risques" avec son cigare qu'il ne lâche jamais...

Les autres acteurs seront en revanche, un peu passe-partout, même si on remarquera tout de même Chris Gentile ("The Marconi Bros.") à cause de sa fausse moustache ridicule... Les effets spéciaux sont dans l'ensemble assez rudimentaires, mais plutôt bien faits et correspondent tout à fait à ce qu'on attendait... Certains effets font carrément penser à ceux de "Street Trash" !

L'histoire est assez simple, il s'agit d'une classique histoire de contamination suite à un accident intervenu lors d'une manipulation dans un laboratoire expérimentant une moisissure destinée à l'origine à lutter contre la prolifération des champs de Coca en Colombie. Une lutte orchestrée par le gouvernement de Ronald Regan, dont les affiches de campagne orneront d'ailleurs le laboratoire !

L'ensemble fait évidemment très Z, mais tout ça est 100% voulu et assumé, comme peuvent l'être également les productions Troma par exemple. On est là pour rigoler et de ce point de vue, c'est plutôt réussi...

Même s'il ne casse pas des briques, "Mold!" est donc un petit film d'horreur indépendant plutôt fun et sympathique, à réserver tout de même plutôt aux amateurs de zèderies.

Plusieurs éditions de "Mold!" existent : on peut le trouver dans une édition DVD simple sortie le 21 mai 2013 chez Wild Eye releasing, dans une édition limitée à 300 copies actuellement uniquement en vente sur ebay via le réalisateur en personne avec boîtier vert et jaquette exclusive (...et probablement signée par Neil Meschino!) et à partir du 25 mars 2014 dans une édition en VHS limitée également et en combo pack VHS + DVD. Je vous invite également à suivre l'actualité du film sur sa page facebook!

La version DVD propose le film au format 1.77 16/9 avec piste originale anglaise uniquement (Attention, pas de sous-titres!) et contient en bonus un commentaire audio, une featurette sur les coulisses du tournage et des bandes annonces de l'éditeur.

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20.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Supercondriaque

Réalisateur : Dany Boon

Année : 2014

Origine : France

Durée
: 1h47

Avec : Dany Boon (Romain Faubert), Kad Merad (docteur Dimitri Zvenka), Jean-Yves Berteloot (Anton Miroslav), Valérie Bonneton (Isabelle), Judith El Zein (Norah Zvenka), etc.

Synopsis : A bientôt 40 ans, Romain Faubert n'a ni femme ni enfant. Il faut dire que c'est un hypocondriaque et que cette situation lui pourrit la vie.

Par Nicofeel

Fort de ses succès au box-office avec le célèbre Bienvenue chez les ch'tis et avec Rien à déclarer, le comique Dany Boon sort sa nouvelle comédie.
Il prend d'ailleurs comme ses précédents films les mêmes recettes. Comme dirait l'autre, on ne change pas une équipe qui gagne. Donc on retrouve Dany Boon dans le rôle principal, épaulé par un autre acteur, Kad Mérad (vu dans Bienvenue chez les ch'tis), afin de former un duo délirant. Et puis il y aussi un rôle féminin principal, afin d'alimenter le côté romantique du film en organisant une histoire d'amour gentillette.
A partir de ces éléments de base, Dany Boon crée son film qui se veut enjoué et amusant. On suit ainsi le personnage de Romain Faubert (Dany Boon) qui est hypocondriaque – autrement dit un malade imaginaire – et très sensible à toutes les questions d'hygiène. Cette obsession autour de la propreté est telle qu'il refuse de se faire embrasser, de peur de récupérer des microbes et d'être malade. Dans une des premières scènes du film, on le voit lors du réveillon du jour de l'an en train d'éviter des gens et de frapper ceux qui veulent l'embrasser pour lui souhaiter la bonne année ! La scène, excessive, est sympathique à regarder.
La pathologie de Romain Faubert est telle qu'il n'a pas de lien social et que son seul ami est son médecin qui en a marre de le recevoir. Toutes les tentatives de Romain Faubert pour fréquenter des femmes se sont soldées par des échecs cinglants, à l'instar de cette séquence amusante où il feint un amour original en lavant une femme sous la douche !
Soyons clair. Le film de Dany Boon n'est pas fin du tout. L'acteur-réalisateur profite de l'hypocondrie pour faire l'imbécile en gesticulant dans tous les sens. Pour ceux qui apprécient cet humour un peu “lourdingue”, ce long métrage passera sans souci, même s'il ne laissera pas forcément un souvenir impérissable. Pour les autres, qui seraient hermétiques à cet humour et trouveraient l'ensemble clairement “too much”, ça risque d'être difficile de supporter ce Supercondriaque.

Pour ma part, même si les ficelles sont grosses, ce film demeure honnête sur le fond et largement regardable. On ne s'ennuie pas une minute et le côté complètement surréaliste du scénario est amusant. On suit ce personnage de Romain Faubert, qui suite à un imbroglio, se fait passer pour un chef de la résistance d'un pays de l'Est, et se retrouver expulsé dans ce pays, moisissant dans une prison peu fréquentable. L'histoire est abracadabrantesque et peut désarçonner, de même que la relation entre Romain Faubert et la sœur de son médecin, qui croit qu'il est un formidable chef de guerre. C'est véritablement du grand n'importe quoi et les gags ne sont pas d'une grande originalité. Quand on voit Dany Boon en train d'imiter le chef révolutionnaire d'un pays de l'Est, on voit très bien que la personne qui parle est française. On se demande bien comment la jeune femme réussit à se faire duper ! Eh bien, pour apprécier cette petite comédie française, il ne faut pas être trop regardant sur la crédibilité des scènes. Surtout dans sa seconde partie où on a vraiment l'impression que l'on part dans du grand n'importe quoi. Certes, il y a bien une expression qui dit plus c'est gros plus ça passe, mais là le scénario ne s’embarrasse pas de tout un tas de détails qui auraient été nécessaires pour donner un minimum de crédibilité à l'ensemble. Dany Boon a manifestement souhaité uniquement amuser le spectateur. Sur ce point, c'est sûr que c'est réussi. Pour le reste, c'est autre chose.
Côté distribution, le duo Dany Boon – Kad Mérad fonctionne à merveille. C'est clairement l'une (la ?) des grandes qualités du film. Les deux acteurs sont très bons dans ce registre comique, où ils avaient déjà fait des merveilles (pour les fans du film) dans Bienvenue chez les ch'tis. Leur duo n'est pas sans rappeler des films des années 80 tels que La chèvre de Francis Veber avec Pierre Richard et Gérard Depardieu. La mignonne Alice Pol s'en sort également bien, même si la naïveté de son personnage peut laisser perplexe.
Au final, Supercondriaque est une comédie française qui n'est pas d'une grande finesse. Ses gags sont même assez lourds. Pour autant, on sent qu'il y a un souci permanent d'amuser le spectateur. Ce n'est déjà pas si mal. Ce film devrait sans souci avoir une carrière très honorable, capitalisant notamment sur le nom de Dany Boon, acteur-réalisateur (re)connu pour son fameux Bienvenue chez les ch'tis.

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19.03.14

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg


Synopsis :

Christian, jeune producteur de films ambitieux, est amoureux fou de Tara, une actrice qu’il abrite sous son toit. Obsédé par l’idée qu’elle le trompe, Christian fait suivre Tara et découvre qu’elle entretient effectivement une liaison. Sa jalousie se fait d’autant plus grande que l’amant de Tara n’est autre que Ryan, ex petit-ami de cette dernière qu’elle a imposé sur le futur projet cinématographique de Christian.
Le producteur décide alors de les piéger tous les deux, sacrifiant au passage ce qui lui reste d’humanité dans des jeux pervers et violents...


Mon avis :

Depuis sa présentation hors compétition à la Mostra de Venise 2013, on ne peut pas dire que le nouveau film de Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "Light of Day") ait été très bien accueilli par la critique en général, pourtant "The Canyons" ne mérite tout de même pas un tel acharnement...


Est-ce dû à la présence en vedettes, d'une part de Lindsay Lohan ("Freaky friday", "Lolita malgré moi", "Mère-fille, mode d'emploi", "Machete") et d'autre part de celle de la star du porno James Deen (Déjà plus de 1100 films à son actif!!! Qui dit mieux?) ? Peut-être un peu des deux ? Vu les frasques, très fréquentes de Lindsay Lohan sur les plateaux ou dans sa vie privée, l'actrice fait le bonheur de la presse people, mais ne s'attire du coup pas trop la sympathie...


Quant à James Deen, il faut bien l'avouer, les critiques n'apprécient en général pas trop que des acteurs venant du porno tentent leur chance dans le cinéma plus conventionnel ! Pourtant, l'acteur s'en sort plutôt bien! Il est ici froid, détestable et imbu de sa personne, en gros tout ce qui convient pour incarner ce personnage abject, qu'on va forcément détester...


D'ailleurs même en ce qui concerne Lindsay Lohan, on ne s'attachera finalement pas tellement plus à son personnage, car elle incarne un personnage qui fait passer l'argent avant l'amour. Alors une partie de la réponse est peut-être là? Dans "The Canyons", on n'éprouvera aucune empathie pour aucun des différents protagonistes du film! D'ailleurs le film est froid comme les personnages du film, mais c'est 100% voulu et on retrouve bien là l'univers assez glacial de son scénariste, le romancier Bret Easton Ellis, à qui on doit notamment "Les Lois de l'attraction" et "American Psycho". L'ambiance générale, le personnage de Christian aussi, font d'ailleurs fortement penser à l'adaptation de "American Psycho" justement et à son tueur incarné par Christian Bale.


Bret Easton Ellis et Paul Schrader nous livre avec ce film une vision peu reluisante et complètement pervertie du milieu du cinéma. Christian est un producteur qui vit en effet aux crochets de son père et qui n'en a absolument rien à faire de cet univers. La seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est baiser! Et si possible avec des gens différents chaque jour... Mais voilà, cet échangiste est malgré très possessif et même s'il aime que sa compagne, Tara, participe à ses ébats, il ne supporte pas l'idée qu'elle aille voir ailleurs sans lui. Ce que lui fait de son côté en revanche! Tara semble par contre accepter ce mode de vie, par intérêt, parce que Christian est à l'aise financièrement...


Alors quand Ryan, son ex, qui lui est fauché, refait surface dans sa vie, elle succombe à nouveau, mais ne sera pas prête à tout abandonner pour autant! Le personnage de Ryan est ici interprété par Nolan Gerard Funk ("Deadgirl", "La maison au bout de la rue", "Riddick") ; ce qui est assez étonnant, c'est que si l'on ne reconnaît pas l'acteur canadien, on est persuadé qu'il vient également du milieu du porno et en particulier du porno gay!


Durant tout le film, on suivra le jeu du chat et de la souris que vont se livrer Christian et Tara, auxquels viendront se greffer principalement les personnages de Ryan donc, Gina, la petite amie de Ryan (qu'il n'aime pas vraiment, lui aussi...) et assistante de Christian, jouée par Amanda Brooks ("Flight plan", "D-War", "Stiletto") et Cynthia, une ex de Ryan et la maîtresse de Christian, jouée par Tenille Houston ("Dark Highway", "She Wants Me"). Oui, je sais tout ceci est un peu compliqué et en apparence assez invraisemblable, mais cela fonctionne plutôt bien dans le film.


On imagine assez rapidement que cette vie décadente va les mener à un destin tragique et peu à peu l’étau va effectivement se resserrer sur nos différents personnages comme un piège dont l'auteur ne serait autre que Bret Easton Ellis, l'auteur semblant même manipuler ses personnages comme des pantins... Seul gros regret en fait, la fin où il semble se jouer du spectateur, mais qui ne tient pas toutes ses promesses et surtout au niveau de la logique des personnages, laissant alors le spectateur quelque peu dubitatif. Même si ce n'est qu'anecdotique, on notera la présence au sein du casting de Gus Van Sant ("Will Hunting", "Psycho", "Elephant", "Paranoid Park", "Harvey Milk") dans le rôle du docteur Campbell .


Avec un budget assez serré, Paul Schrader (Le cinéaste préfère être indépendant plutôt que d'être bridé par un quelconque studio!) s'en sort pas mal du tout, faisant jouer son professionnalisme pour nous offrir un film qui ait quand même de la gueule, mis en valeur par une photographie froide, mais soignée et une bande originale assez sympathique.


Malgré, la nudité assez présente, surtout masculine d'ailleurs (De quoi vous filer des complexes d'ailleurs!!!), le film n'est pas trop racoleur, mais on regrettera une nouvelle fois que Lindsay Lohan ne nous dévoile que sa poitrine refaite pour un rôle qui en demandait quand même plus... Un peu comme pour "I Know Who Killed Me" de Chris Sivertson d'ailleurs... Le film aurait à mon avis mérité d'être encore plus sulfureux, car le sujet s'y prêtait et que le personnage de Christian vit essentiellement pour le sexe !


Alors, certes ce n'est pas le meilleur film de Paul Schrader et évidemment on peut être un peu déçu, mais "The Canyons" est tout de même loin d'être aussi mauvais qu'on a bien voulu nous le faire croire !



Photos © Recidive Films


Sortie en salle le 19 mars 2014

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18.03.14

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la fin du XIXe siècle au Texas, Butch Cavendish sème la terreur avec ses hordes de bandits. John Reid, un vaillant Texas Ranger, est laissé pour mort dans une embuscade menée par Cavendish au milieu du désert. Recueilli dans sa tribu par Tonto, un indien Comanche, John Reid recouvre peu à peu ses forces et décide de faire régner la justice derrière un masque noir. Il sera désormais le Justicier Solitaire !

Mon avis :

La sortie l'année dernière de "Lone Ranger, naissance d'un héros" de Gore Verbinski avec en vedette Johnny Depp a permis de remettre en avant ce personnage populaire aux États-Unis, mais méconnu chez nous, apparu dans un feuilleton radiophonique de 1933, puis dans une série télévisée de 1949 à 1957. C'est l'occasion également de redécouvrir "The legend of the lone ranger", une adaptation cinématographique datant de 1981...

Titré à l'origine en France "Le justicier solitaire", ce film de William A. Fraker ("Monte Walsh", "A Reflection of Fear", "Un flic dans la mafia") surprend immédiatement par son côté assez spectaculaire (Les cascades sont assez impressionnantes!) et par son côté relativement adulte (La mère du héros est assassinée au début du film / Des innocents sont exécutés etc...).

L'histoire débute par le massacre de la famille du jeune John Reid, qui va se lier d'amitié avec Tonto, un jeune Comanche qui va l'imposer à sa tribu après que celui-ci lui ait sauvé la vie. Les deux jeunes garçons vont même devenir frères de sang avant d'être séparés, John rejoignant quelques temps après le monde des blancs contre sa volonté...

Après le générique, on retrouve notre héros devenu adulte, interprété par Klinton Spilsbury (dont ce sera l'unique rôle!), qui va tomber sous le charme de la belle Amy Striker, jouée par Juanin Clay ("WarGames"), mais son idylle va malheureusement être de courte durée, puisqu'en voulant venger l'assassinat du père de sa dulcinée, il va tomber, avec ses compagnons, dans une embuscade, orchestrée par le major Bartholomew Cavendish, qui fait régner la terreur sur le Texas avec sa horde de bandits.

Laissé pour mort, John va être sauver par Tonto, qui des années après va pouvoir enfin lui rendre la pareille. Aidé de son ami indien, John va devenir 'The Lone Ranger', un vengeur masqué qui va faire la guerre à Cavendish, afin de le stopper dans ses agissements et rendre justice à sa manière...

Malgré le côté un peu ridicule du héros avec son masque qui a un peu de mal à cacher son identité, le film fonctionne plutôt bien grâce notamment à ses méchants et en particulier aux très charismatiques Christopher Lloyd ("Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "La famille Addams") dans le rôle de Cavendish et Matt Clark ("Dans la chaleur de la nuit", "Josey Wales hors-la-loi", "Retour vers le futur III") dans celui du Sheriff Wiatt.

Et puis, il y a également la présence marquante de Jason Robards ("Il était une fois dans l'ouest", "Pat Garrett et Billy le Kid", "Les hommes du président", "Philadelphia"), imposant dans le rôle du Président Ulysses S. Grant.

Le duo formé par Spilsbury et Michael Horse ("Twin Peaks", "Passager 57", "Riders in the Storm"), dont c'était ici le premier rôle, fonctionne plutôt correctement, malgré leur inexpérience et un jeu assez limité.

En fait, le principal handicap du film sera le look de son héros, car le reste est plutôt sympathique, avec de plus une musique signée John Barry ("Goldfinger", "Les diamants sont éternels", "King Kong", "Le jeu de la mort", "Starcrash, le choc des étoiles") mêlant musique de westerns et musique classique, donnant une ambiance assez particulière au film, mélangeant scène dramatique et d'autres beaucoup moins sérieuses, surtout dans sa seconde partie...

Même si ce n'est pas un grand western et que le film a tout de même quelque peu vieilli, "The legend of the lone ranger" reste un agréable divertissement et finalement plutôt une sympathique découverte...

"The legend of the lone ranger" est sorti en DVD et Blu-ray le 4 décembre 2013 chez Elephant Films. Le film est présenté au format respecté 1.77 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français pour le DVD et au format 1.77 avec une résolution de 1080i et pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français pour le Blu-ray. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, en dehors d'une galerie photos et des présentations par Jean-Pierre Dionnet des derniers titres de la collection Cinéma Master Class.

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