14.03.15

06:29:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un petit village de péquenauds perdu dans l’Ouest des USA est victime d’une épidémie ravageuse ! L’eau a été contaminée par une teinture étrange qui transforme les hommes en monstres misogynes, barbares et sanguinaires. Les femmes sont pourchassées et massacrées une à une par les gars du village. Au milieu de ce chaos, Phil doit protéger sa petite amie Miranda de la folie meurtrière des hommes, et trouver un remède pour endiguer l’épidémie.

Mon avis :

C'est bien tardivement que "The Taint" nous arrive enfin chez en vidéo après avoir été annoncé en décembre 2013 et en plus projeté dès 2011 à Nantes lors de l'Absurde Festival et à Nice lors du Samain du cinéma fantastique où le film a notamment remporté le Prix du film le plus original et le Prix de la meilleure bande-son...

Cette petite production complètement déjantée de la firme Troma (Et non, Trauma comme indiqué sur la jaquette!), réalisée par Drew Bolduc (Science Team") et Dan Nelson, n'est pas sans nous rappeler par ses effets gores complètement fauchés hyper fun et généreux le génial "Bad Taste" de Peter Jackson.

Comme c'est souvent le cas dans ce type de petits budgets, les deux réalisateurs ont ici de multiples casquettes, ainsi Drew Bolduc, en plus d'être réalisateur, est également acteur principal du film, scénariste, producteur, compositeur de la musique et monteur image et son, alors que Dan Nelson, lui est également monteur image et son, producteur, chef opérateur, il s'est aussi occupé des effets spéciaux et visuels et il tient également un petit rôle dans le film...

Le résultat est un film faisant certes très série Z, mais sans limite et totalement allumé! Le scénario complètement débile a finalement que peu d'importance et est prétexte à aligner les scènes gores avec un maximum d'explosage de têtes et surtout de bites! Oui, oui, vous avez bien lu! En gros, il est question ici d'une épidémie se transmettant par une eau contaminée, transformant les hommes en monstres misogynes se baladant la queue à l'air et au garde à vous, en ayant plus qu'une idée en tête, tuer des femmes! Tout un programme, non?

Autant vous dire qu'avec un scénar pareil, le film est à réserver à un public averti et amateur de ce type de péloche complètement délirante et de très mauvais goût. Le côté très amateur de la chose en rebutera également certainement plus d'un, mais pour peu qu'on se prenne au jeu, le film est plutôt plaisant et bénéficie en plus d'un musique très sympa. Bon, on ne peut pas dire qu'on ait affaire à de grands acteurs, mais pour ce type de production, cela n'a guère d'importance!

Avec ce premier long-métrage, Drew Bolduc et Dan Nelson nous offre (Pratique pour ce cher Drew!) un film totalement dans l'esprit des films de la firme Troma, qui devrait donc réjouir pleinement les amateurs de ce type de films complètement barrés...

"The Taint" est sorti le 3 mars 2015 chez Elephant Films en DVD et Blu-ray. La version DVD nous propose le film dans son format 1.77:1, 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que la version Blu-ray également au format d'origine respecté, 1.77:1, 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio dts-HD Master audio 5.1. Côté bonus, on aurait pu espérer mieux puisque l'édition annoncée en décembre 2013 nous avait laissé miroiter un making of et des scènes coupées... Finalement, on aura tout de même droit au délirant court métrage "Biocop", sorte de fausse bande annonce d’un film purement fictif, à une galerie d'images et à des bandes annonces de l'éditeur, dont celle du film.

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13.03.15

06:29:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg


Synopsis :

Qui est LOUISE ? Un simple prénom ? Une femme ? Ou un songe ?
Et si ce n'était que trois points de suspension... Louise, ça pourrait être vous, eux, nous.
C'est un fantôme qui aime sa liberté et qui souhaiterait ne jamais la perdre.
Autour d'elle, deux personnes. Deux générations. Un dialogue.
A gauche, Charlotte, frêle jeune femme, hésitante, et essayant de prendre des décisions.
A droite, Madeleine, 84 ans et toujours aussi amusée, cherche une dame de compagnie.
Charlotte sera l'élue. Mais quelque chose ne va pas. Quelque chose se trame.
Et c'est à cet instant, que (re)surgit LOUISE.


Mon avis :

Même s'il n'a jamais mis de côté la mise en scène, puisqu'il a régulièrement tourné pour la télévision et qu'il nous a également offert quelques courts métrages entre temps, c’est avec joie que l’on découvre "Louise", ce nouveau long-métrage de fiction de l'acteur Jean-François Gallotte qui revient enfin à la réalisation pour le cinéma après de longues années d'absence puisque son précédent long-métrage, "Igor !", un documentaire sur un jeune toxicomane, datait tout de même de 1993...


Jean-François Gallotte ("Carbone 14, le film", "Baby Blood", "15 août", "Filles perdues, cheveux gras", "La beuze", "Gomez vs. Tavarès", "Q", "La vérité si je mens! 3") fait partie des « gueules » du cinéma français, mais vous savez ceux que l'on reconnaît au premier coup d’œil certes, mais dont on ne connaît pas forcément le nom... C'est pourtant un acteur talentueux qui mériterait vraiment une plus ample reconnaissance de la part du public, mais il est vrai aussi qu'on ne le voit principalement que dans des seconds rôles, ce qui est d’ailleurs bien dommage!


C'est aussi un réalisateur sensible (Comment pourrait-il en être autrement de la part de quelqu’un qui s’est fait également appeler David Grossexe ?) proposant un cinéma au ton décalé comme en atteste "Louise", son cinquième long-métrage où Charlotte, interprétée par Charlotte Sohm ("Jamais deux sans trois"), sa propre fille, joue une trentenaire à la recherche d'un emploi qui va accepter un job de dame de compagnie pour s'occuper de Madeleine, une vieille dame âgée de 84 ans pas très commode (C’est le moins qu’on puisse dire! C'est même réellement une vraie peste!).


Dès le générique de début, le côté poétique du film nous saute littéralement aux yeux grâce aux très jolis dessins de Charlotte Sohm mis en mouvement ici par la chef opératrice du film, Aurélie Martin, accompagnés par la très belle musique tout en délicatesse composée par Modraw. Dans les premières scènes, le ton décalé fait également mouche, rendant immédiatement le film attachant, avec par exemple cette consultation peu commune se passant chez un médecin pour le moins particulier proposant notamment un nouveau test de grossesse trouvé sur internet et que la jeune femme va être la première à tester...


Un humour assez léger se dégage ainsi du film à travers des personnages assez étranges (Mention spéciale au personnage de Julie Borgne interprétée par Julie Marboeuf qu’on a pu voir notamment dans "Betty" de Claude Chabrol) ou à travers certaines situations assez singulières et parfois cocasses.


Malgré son attitude assez nonchalante (Du moins en apparence!), on va s'attacher assez rapidement au personnage de Charlotte, mais étonnamment on s’attachera également au fur et à mesure du film au personnage de Madeleine, incarnée par Claudine Baschet ("Le soleil au-dessus des nuages", "Joséphine", "Les âmes de papier", "Papa Was Not a Rolling Stone"), grâce à son côté filou et aussi grâce à ses fêlures, car sous ses apparences de vieille femme insupportable, se cache en fait une femme beaucoup plus humaine et sensible qu'il n'y paraît. D’ailleurs comme on s’en doute, les deux femmes vont peu à peu s’attacher l’une à l’autre, malgré deux caractères assez forts.


Le film traite bien entendu des rapports entre la jeune génération et la génération actuellement retraitée, en montrant notamment les difficultés rencontrées par les jeunes dans leurs recherches d’emplois et de logements face à une génération plutôt aisée (Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas!) et de plus, souvent propriétaires de leur habitation.


Le scénario signé encore une fois par Irène Sohm ("Point final à la ligne", "La Galette des rois"), qui interprète ici le rôle de Louise, nous réserve quelques surprises, même si certains indices seront disséminés ici et là laissant deviner en partie la chute du film.


Jean-François Gallotte, qui se retrouve une nouvelle fois devant (Il interprète dans le film le médecin de Madeleine) et derrière la caméra nous offre là un film plein de tendresse, malgré des personnages qui eux sont loin de l'être (Quelque part, ils nous ressemblent, avec leurs qualités et leurs défauts!). Les passages avec les dessins de sa fille, ainsi que la musique jouent en cela un rôle important, mais il y a aussi la photographie du film, le choix des couleurs, l'interprétation des acteurs au ton toujours très juste et bien sûr, le regard incroyable de Claudine Baschet...


Quel joli film! Cela fait vraiment plaisir à voir! Espérons maintenant que celui-ci remporte le succès qu'il mérite et que son réalisateur ne mette pas autant de temps que cette fois-ci pour nous offrir son prochain long-métrage...


"Louise" sort officiellement en salle le 18 mars 2015, alors si vous souhaitez vous tenir au courant des différentes projections, dont certaines se feront en plus en présence de l'équipe du film, suivez son actualité sur sa page Facebook, ainsi que sur son site officiel.


Sortie en salle le 18 mars 2015

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12.03.15

06:53:23, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Kingsman : services secrets

Réalisateur : Matthew Vaughn

Année : 2015

Origine : Royaume-Uni

Durée : 2h09

Avec : Colin Firth (Harry Hart / Galahad), Samuel L. Jackson (Richmond Valentine), Taron Egerton (Gary “Eggsy” Unwin), Mark Strong (Merlin), Michael Caine (Arthur), Sofia Boutella (Gazelle), Mark Hamill (James Arnold), etc.

Par Nicofeel

Après des films mettant en scène des super-héros avec Kick ass (2010) et X-men le commencement (2011), le cinéaste Matthew Vaughn se fait à nouveau remarquer avec son nouvel opus : Kingsman : services secrets.
Cette fois, Matthew Vaughn laisse la part belle aux agents secrets, même si le but reste le même : sauver la population ! Toujours orienté vers le fun, le réalisateur britannique parodie gentiment les films d'espionnage, ce qui n'empêche pas d'avoir des choses à dire.
Dès sa scène d'ouverture, on comprend que Kingsman ne va pas se prendre au sérieux. Le film débute au Moyen-Orient, en 1997. Des forces spéciales britanniques bombardent des bâtiments de terroristes, sur la musique Money for nothing de Dire Straits. Même si tout cela a l'air bien marrant, il y a tout de même des explosions et un mort est recensé parmi les membres de Kingsman.
Mais qu'est-ce que ce Kingsman ? C'est une organisation secrète, supra-nationale, qui agit dans l'ombre, pour résoudre des problèmes mondiaux. Ses membres sont habillés chez un tailleur et ont tout du dandy britannique. Ils ont la classe mais ils détonnent par rapport aux héros traditionnels.
D'autant qu'ils ont tous un nom de code qui rappelle les chevaliers de la table ronde. Ainsi, Colin Firth joue le rôle de Galahad (le fils de Lancelot dans la légende arthurienne) alors que Michael Caine est tout simplement Arthur et Mark Strong Merlin. Il y a un côté délicieusement désuet à être accoutré comme un noble et à s'appeler comme un héros de la table ronde.
Comme dans les James Bond, ces personnages disposent de gadgets sophistiqués, à l'instar d'un parapluie qui sert de protection ou d'arme selon l'emploi mais aussi d'un stylo qui renferme un poison. Avec cet attirail, nos Kingsmen sont prêts à aller au combat.

Et là encore, Matthew Vaughn fait plaisir au spectateur en lui en mettant plein la vue : les combats sont dynamiques et d'une grande fluidité. Ils sont chorégraphiés et surtout très fun. On se croirait par moments dans Kill Bill. Il y a un rapport distancié au regard de la violence : les combats donnent par instants le sentiment d'être dans un jeu vidéo grandeur nature ; par ailleurs à des nombreuses reprises des têtes explosent (clin d’œil à Scanners de Cronenberg) mais en forme de feu d'artifice. Le réalisateur Matthew Vaughn a voulu que son film soit un spectacle jouissif, regardable par – presque – toute la famille.
Cela étant, Kingsman ne se limite pas à amuser le spectateur. Ce long métrage comporte un fond qui est loin d'être idiot.
D'abord, il s'agit d'un film sur le dépassement de soi. Parallèlement aux combats qu'ils mènent aux quatre coins de la planète, les membres du Kingsman recrutent de nouveaux membres. Il s'agit de jeunes gens qui vont devoir faire leurs preuves lors de tests particulièrement poussés.
Une citation d'Ernest Hemingway résume à elle seule l'état d'esprit du film et des membres du Kingsman : “Il n'y a rien de noble à être supérieur à vos semblables. La vraie noblesse est d'être supérieur à celui que vous avez été auparavant.” De ce point de vue, le personnage principal du film, le jeune “Eggsy”, vient d'un milieu pauvre, est démuni d'éducation mais il est prêt à apprendre et à faire preuve de courage pour s'en sortir. Sans avoir l'air d'y toucher, le film évoque les différences de classes sociales à travers le personnage d'Eggsy qui détonne par rapport à ses camarades de chambre mais aussi par rapport à Galahad, son mentor.

Mais où est l'essentiel dans tout ça ? Il convient de juger quelqu'un par rapport à ses actes.
Et sur ce plan, le grand méchant du film, est loin d'être un bisounours. Il compte tuer des milliards de gens qui sont reliés à son réseau. A travers cet exemple de danger mondial poussé à l'extrême, le film met en exergue les dangers liés aux nouvelles technologies. A l'heure actuelle, les gens sont – presque tous – connectés à leur smarthphone ou ipad. Ils consultant n'importe quelle information sur internet, toute la journée. Ils sont drogués d'internet et ne peuvent plus s'en passer. Ce sont quasiment des êtres humains 2.0 (voir la puce électronique que l'on loge dans leur cou), qui agissent comme des moutons de Panurge. Ces nouvelles technologies ne sont pas la panacée et dans plusieurs années, certains déchanteront peut-être (risques liés au cancer, risques d'avoir la vue qui baisse, etc.).
En synthèse, Matthew Vaughn propose avec Kingsman un spectacle extrêmement dynamique et fort réjouissant. Dans un rôle inattendu, Colin Firth est excellent en dandy britannique qui met la pâtée à des petites frappes. L'acteur nous fait aussi profiter de son flegme et de son humour typiquement britannique. Samuel L. Jackson est également hilarant dans le rôle du grand méchant qui a un cheveu sur la langue et qui s'habille comme un jeune rappeur. Et puis Taron Egerton n'est pas mal non plus en tant que “mini James Bond” qui a pour but de sauver le monde et qui termine en charmante compagnie... comme à la fin des James Bond !
Voilà un film fort réussi qui se regarde très facilement et qui ne comporte pas de temps morts, en dépit de sa durée relativement longue (2H09).

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11.03.15

06:54:06, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Leigh, jeune et ambitieuse agente immobilière, est chargée de vendre la maison d'un couple mystérieux. Tandis qu'elle travaille dur afin de dénicher des acheteurs, elle rencontre la fille du couple ayant mis la maison en vente, une jeune femme perturbée... Lorsque Leigh essaie de l'aider, elle se trouve piégée par une force surnaturelle aux intentions bien sombres...

Mon avis :

Présenté hors compétition lors du Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2015, "At the Devil's Door" est le second long métrage de Nicholas McCarthy, qui avec "The Pact" nous avait plutôt agréablement surpris. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'une suite réalisée par Dallas Richard Hallam et Patrick Horvath a vu le jour l'année dernière...

Ce "At the Devil's Door" ne brille pas par son originalité, cela se ressent d'ailleurs dès le départ avec rapidement une impression de déjà-vu. Cela n'empêche pourtant pas ce film de possession démoniaque d'être assez efficace et de plus, de ne pas se fiche de la gueule des spectateurs...

En effet, non seulement certaines scènes seront assez flippantes, mais en plus lorsqu'on aura peur, on aura peur pour quelque chose contrairement à la plus part des films actuellement qui ont tendance à vouloir nous faire sursauter pour absolument rien. A force, on s'y attend tellement que cela plus le moindre effet!

Ici, les jump scares auront tous une raison d'être et ça, il faut avouer que cela fait vraiment plaisir. Voilà qui nous change des "Paranormal activity" & Cie! Car franchement, il y en a ras-le-bol de ces soi-disant films d'horreur qui ne font aucunement peur et surtout où il ne s'y passe strictement rien!

Dans "At the Devil's Door", il sera question du Diable, qui essayera de se reproduire en rentrant dans le corps de plusieurs jeunes femmes... Cela sera d'ailleurs l'un des points forts du film! Il n'y aura pas un personnage principal, mais trois...

Ashley Rickards ("Les frères Scott", "Struck", "A Haunted House 2") dans le rôle d'Hannah, la première jeune fille possédée, qui fera d'ailleurs son petit effet en petit chaperon rouge démoniaque et enfin les deux sœurs Leigh et Vera interprétées par Catalina Sandino Moreno ("Maria pleine de grâce", "Che - 1ère partie - L'Argentin" & Che - 2ème partie - Guerilla") et Naya Rivera, essentiellement connue pour son rôle de Santana dans la série "Glee".

Un casting féminin qui apportera donc un charme certain au film et qui remplira de plus très correctement son rôle avec une interprétation très convenable. Le film distille autrement une ambiance assez malsaine qui arrivera à créer un certain malaise, d'autant plus efficace que des enfants seront concernés. Allez savoir pourquoi, dès qu'il y a des sales mioches dans un film d'horreur, on est balise deux fois plus!

Toujours est-il qu'en dehors d'une fin quelque peu expédiée, nous laissant donc sur notre faim, le film est dans l'ensemble une plutôt bonne surprise, surtout que celui-ci bénéficie d’une mise en scène très correcte servie par la belle photographie de Bridger Nielson ("The Pact"), avec qui le réalisateur a maintenant pris l'habitude de travailler.

Dire que l’idée de faire ce film est venue à Nicholas McCarthy, lorsqu’il était dans un taxi durant le festival de Sundance pour la sortie de son précédent long, où le chauffeur lui parla d’un pacte qu’il avait fait avec le Diable! Un pacte qu’il a ensuite regretté, allez savoir pour quoi... Drôle d’inspiration en tous cas!

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’est pas si courant qu’un film d’horreur occasionne quelques frissons sauf pour les âmes très sensibles, alors même si ce "At the Devil's Door" laissera au final un sentiment quelque peu mitigé, ne boudons pas notre plaisir!

At the Devil's Door" est sorti le 25 février 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0. Le Blu-ray, quant à lui, nous offre une image au format 2.40 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions, se composent de 5 scènes coupées (11') et différentes featurettes composées d'entretiens avec l'équipe du film : "Le diable au corps" (10'), "Le personnage de Vera" (2'), "Aux origines du film" (2'40") et "Le diable au cinéma" (2').

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10.03.15

06:53:42, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Discount

Réalisateur : Louis-Julien Petit

Année : 2015

Origine : France

Durée : 1h45

Avec : Olivier Barthelemy (Gilles), Corinne Masiero (Christiane), Pascal Demolon (Alfred), Sarah Suco (Emma), M'Barek Belkouk (Momo), Zabou Breitman (Sofia Benhaoui), etc.

Par Nicofeel

Prix du public au festival du film francophone d'Angoulême, Discount est considéré comme une comédie. Si le film utilise bien les ficelles de la comédie, il évoque une réalité sociale qui n'a rien de drôle et qui est même un miroir de notre société.
Le synopsis indique qu'un magasin hard discount compte licencier plusieurs de ses salariés pour les remplacer par des machines automatiques. La société commence un travail de minutage de ses agents afin de savoir lesquels garder.
On voit bien que l'on est dans la triste réalité de notre société actuelle, axée sur la productivité, où l'argent est roi et où la relation avec le client réduite à peau de chagrin (alors qu'en sera-t-il avec des caisses automatiques...). Pour preuve, ce projet de remplacement de certains agents par ces machines automatiques. Le jour où il n'y aura plus de caissières, on ira pas se plaindre...
Prenant le contre-pieds de cette situation qui apparaît comme injuste, certains agents se révoltent en choisissant de récupérer des produits alimentaires destinés à être détruits ou encore à voler certains articles. Avec ce butin – qui prend des proportions non négligeables (ce qui donne plus de poids au propos) – ils montent un marché parallèle, où le mot d'ordre est la solidarité. Tout le monde y gagne : ces salariés rebelles ont l'occasion d'arrondir leur fin de mois et des clients peu fortunés trouvent un moyen idéal de faire leurs courses à bas prix. Évidemment, pour le magasin hard discount, le manque à gagner avec les produits volés n'est pas une bonne affaire : “mais quand on vole des voleurs, ce n'est pas du vol”.

Mine de rien, le réalisateur de Discount, Louis-Julien Petit fait preuve d'une grande justesse de ton pour parler des victimes de la crise. Eh oui, si cela n'est pas écrit sur leur front, il y a des gens qui rencontrent des difficultés certaines pour joindre les deux bouts. A cet égard, le personnage de Christiane, une caissière d'une cinquantaine d'années criblée de dettes, est symptomatique de cet environnement socio-économique particulièrement délicat. L'actrice Corinne Masiero se fond très bien dans ce personnage de femme désabusée, qui n'est toutefois pas prête à se laisser marcher dessus “avec le sourire” (quelle idée horripilante de devoir garder le sourire en toutes circonstances, même quand on vous annonce que vous êtes licencié).
Louis-Julien Petit montre aussi avec beaucoup d'à-propos le monde terrible de l'entreprise, obnubilé par la notion de profit. Il n'y a que cela qui compte et s'il y a des dégâts sur le plan humain, cela ne semble pas déranger les dirigeants de ces entreprises. L'actrice Zabou Breitman interprète de façon convaincante cette femme cadre, Sofia Benhaoui, qui en fait baver à ses employés et n'hésite pas à prendre des mesures drastiques pour que les vols cessent. De prime abord, c'est une femme détestable, dont on comprend d'autant moins les agissements qu'elle vient elle-même de l'immigration. Mais en y réfléchissant bien, c'est aussi une victime. Ses supérieurs hiérarchiques lui imposent des techniques de management qu'elle doit exécuter à la lettre.
On sent bien que madame Benhaoui n'est pas à l'aise quand elle reçoit ses salariés dans son bureau, faisant appel à l'un de ses vigiles, dans le cas où la discussion tournerait au vinaigre.
Alors, au-delà de ces thématiques qui n'ont rien de réjouissant, y-a-t-il des raisons d'espérer ? Peut-être. On notera l'existence de cette fameuse solidarité où des gens se donnent des coups de main, sans arrière pensée (le porte à porte à domicile, le prêt du frigo, les ventes à la bonne franquette, etc.) et refusent de rentrer dans le jeu de la police lorsqu'elle demande à des gens ce qui se trame.
C'est cette conscience collective qui semble capable de soulever des montagnes. Il en faut de l'énergie positive et ça fait du bien. De là à renverser la toute puissante machine capitaliste, il y a encore du boulot.
Dans tous les cas, voilà une comédie française intelligente, qui défend de vraies valeurs, et qui n'a pas galvaudé son appellation de “comédie sociale à la Ken Loach”.

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09.03.15

06:54:20, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cinq amis sont invités dans la maison du père de l’un d’entre eux. Ils décident de filmer leur week-end pour réaliser un petit souvenir. Rien ne se passera comme prévu et leur film va devenir la preuve que des choses étranges, violentes, mystérieuses et effrayantes existent.

Mon avis :

Profitant d'avoir un petit peu de temps avant la mise en chantier de "Séquelles", le réalisateur indépendant suisse Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons") en a profité pour réaliser "Pourquoi nous !", un petit found footage dans l'esprit des "[REC]" au budget riquiqui...

Plusieurs films utilisant le système du found footage, c'est-à-dire faisant croire qu'une vidéo a été retrouvée montrant des faits à l'issue souvent fatale pour les protagonistes qui figurent dessus, ont connu un énorme succès commercial ces dernières décennies comme par exemple "Le Projet Blair Witch" ou "Paranormal activity". Alors Jean-Clément Gunter, en grand amateur de films d'horreur, a dû se dire « Pourquoi pas moi! »... Effectivement, pourquoi pas! (Oui, je sais, elle était facile!). Toujours est-il que vu la qualité de ces deux « merdes » (Excusez-moi du terme!) et tout particulièrement de la bouse signée Oren Peli, il ne prend pas trop de risques et a de fortes chances de faire mieux... Surtout en s'inspirant du chef d’œuvre de Paco Plaza et Jaume Balagueró, qui lui est bel et bien une référence en la matière!

Dès les premières images on comprend qu'on est bien dans un film d'infectés, les protagonistes se protégeant avec des masques anti-pollution et deux d'entre eux évoquant la situation du monde dans lequel ils vivent. Puis on arrive aux origines de la catastrophe lorsque l'un d'eux va faire visionner une vidéo retrouvée à l'autre personnage. Cette vidéo agit alors comme un flashback où l'on va découvrir un petit groupe d'amis qui va se retrouver par un concours de circonstances enfermés dans un bunker se trouvant en pleine forêt, de toutes évidences peuplé de créatures peu accueillantes...

Même si comme dans ses précédents longs, on ressent le faible budget et que le jeu des acteurs manque par moments de naturel, on ne peut que saluer le soin apporté à l'image avec notamment un étalonnage apportant une colorimétrie donnant un certain cachet au film sans nuire pour autant à l'aspect véridique du film et une interprétation dans l'ensemble assez naturelle donnant une crédibilité au film (Peut-être grâce à plus d'improvisations?). Le film va mettre un peu de temps à se mettre en place, mais cela va tout de même permettre qu'on s'attache quelque peu aux différents personnages, notamment à la charmante Eve (Ce qui n'est pas un mal d'ailleurs, car autrement elle aurait eu vite fait de nous énerver ensuite...).

On retrouve ici une partie des habitués (Mehdi Boccard notamment) des films du réalisateur et ce dernier fera également parti de la distribution, même si on ne le verra que très peu à l'écran, puisqu'il interprète le rôle de Matthieu, le caméraman de la petite bande. Étonnamment, celui-ci ne se servira aucunement des charmes de ses deux actrices, Laura Cecere et Simone Jenni, pour nous offrir quelques plans un tant soit peu coquins, alors que d'habitude il n'est jamais avare en scènes érotiques... Côté trouillomètre, seules les personnes ayant peur du noir seront probablement concernées, mais on a tout de même droit à quelques effets de maquillages assez amusants (Mention spéciale aux doigts coupés!).

Par contre, curieusement le réalisateur ne donnera au final aucune réponse sur les origines de la contamination. Peut-être dans le but de faire un autre film? Une préquelle? Allez savoir, c'est peut-être la faute à un champignon! En tous cas, le réalisateur s'est trouvé un endroit bien sympathique pour tourner son film, une champignonnière contenant des kilomètres de couloirs et de galeries que le cinéaste a plongés dans l'obscurité... Jean-Clément Gunter aurait pu, comme Jean-Marc Vincent et son très amusant "Eject", nous offrir une parodie de "[REC]", mais non, il n'en sera rien, le réalisateur helvétique préférant jouer la carte du sérieux en nous livrant une sorte d'hommage au chef d’œuvre espagnol...

Bon, au bout du compte, ce petit found footage ne sera certes pas un chef d’œuvre, en partie handicapé par son maigre budget, mais il n'aura malgré tout pas à rougir face à un "Paranormal activity" et autres ersatz du film de Peli...

"Pourquoi nous !" est sorti en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 1.89 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition regorge de bonus, avec pour en savoir plus sur le film, un making of, un reportage intitulé "Des champignons dans le bunker ?", une interview du compositeur de la musique, une interview du créateur de l’affiche, une galerie de photos du film et du plateau, un petit comparatif avant et après l’étalonnage du film, un bêtisier et des bandes-annonces.

Crédits photos : © JCG Production

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07.03.15

06:41:30, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : It follows

Réalisateur : David Roobert Mitchell

Année
: 2015

Origine
: Etats-Unis

Durée : 1h40

Avec
: Maika Monroe (Jay), Keir Gilchrist (Paul), Lili Sepe (Kelly), Olivia Luccardi (Yara), Daniel Zovatto (Greg), etc.

Par Nicofeel

Auréolé d'une réputation flatteuse après son passage dans divers festivals (semaine internationale de la critique à Cannes, l’Étrange festival) qui lui ont permis de remporter des trophées (prix de la critique internationale au festival de Deauville, grand prix de Gérardmer), le film It follows débarque enfin sur les écrans de cinéma. Ce long métrage est-il à la hauteur de sa renommée ?
Après l'avoir visionné, une évidence s'ouvre à nous. It follows n'est plus ni moins que le meilleur film d'horreur vu au cinéma depuis un certain The descent (2005). C'était il y a 10 ans déjà !
Alors pourquoi tient-on enfin la perle rare ? Pour deux raisons principales. Parce que It follows est un film d'horreur qui évolue entre classicisme et modernité. Et parce que cela n'est pas qu'un film d'horreur.
Quand on voit It follows, on pense immédiatement à une figure sacrée des fantasticophiles : John Carpenter. La mise en scène très classieuse de David Robert Mitchell avec notamment ses très beaux travellings (avants, latéraux) fait clairement penser à Halloween. D'autant que l'action se situe dans une banlieue pavillonnaire où un danger semble latent.
Mais quel est ce danger ? Au début du film, une adolescente, Jay, fait l'amour avec son petit ami du moment. Pas le temps de jouir de ce plaisir immédiat. Son petit ami la séquestre et lui explique qu'il vient de lui refiler une sorte de malédiction. Désormais, elle sera suivie par une chose, une entité maléfique qui prend diverses apparences : celle d'une jeune fille nue, celle d'une vieille dame, celle d'une connaissance de Jay. Le but est de réussir à échapper à cette chose car si elle s'approche de sa proie, c'est la mort assurée.
A la différence de nombre de films d'horreur actuels qui aiment en mettre plein la vue au spectateur, It follows est très subtil. Le monstre n'est pas un spectre doué du don d'ubiquité. Il suit sa victime à la trace. Il ne la précède jamais. Et lorsque Jay parvient par exemple à lui échapper en partant en voiture ou à vélo, le monstre ne pourra la retrouver que dans le laps de temps nécessaire en marchant.
Il en est ainsi lors de la scène de la piscine où les jeunes attendent de nombreuses heures avant l'arrivée du monstre. La séquence, de par son lieu et le côté suggestif, fait immanquablement penser à La féline de Jacques Tourneur.

Même si It follows ne s'appuie pas sur de l'action à tout prix ou sur des effets gore, il n'empêche qu'il dégage une ambiance tendue à souhait. David Robert Mitchell adopte une mise en scène qui joue sur la durée et les espaces (les travellings), ce qui confère à son œuvre un dynamisme certain, et surtout cela contribue à la tension latente. La seule présence d'une vieille femme dans le cadre, crée un sentiment de peur chez l'héroïne et par ricochet chez le spectateur. D'autant que l'entité maléfique est très intelligente (voir la scène de la piscine).
Le cinéaste américain dispose astucieusement son monstre dans la réalité quotidienne, de telle sorte que l'on est droit de penser s'il ne s'agit pas au final d'un mauvais cauchemar. Jay est sans cesse en train d'observer avec inquiétude si la chose arrive. Car elle est la seule à la voir.
Là où le film surprend également, c'est qu'il ne se limite pas aux codes du film d'horreur. It follows rejoint plusieurs des préoccupations des protagonistes du précédent film de David Robert Mitchell, à savoir The myth of the american sleepover. Dans ces deux longs métrages, on a affaire à des adolescents qui boivent, qui fument, qui glandent ensemble, et qui désirent l'autre. Dans la précédente œuvre de Mitchell, les personnage ne réussissent pas à sortir avec l'être aimé.
Dans It follows, on va plus loin puisque les protagonistes, qui sont un peu plus âgés, couchent ensemble. La découverte de la sexualité, qui n'est pas un moment facile pour un adolescent, devient carrément une malédiction avec cette chose qui attend, tapie dans l'ombre.
David Robert Mitchell décrit aussi des adolescents qui demeurent insouciants alors que le danger guette. Ainsi, dans It follows, plusieurs garçons veulent coucher avec Jay, alors que celle-ci est porteuse d'un Mal extrêmement dangereux. Mais ces jeunes n'écoutent que leurs désirs. Il faut voir comment ils regardent la très jolie Jay. D'une certaine façon, le film peut être vu sur ce point comme une métaphore du sida. Le lien entre Éros et Thanatos aura rarement été abordé aussi intelligemment.
Il ne serait pas juste d'évoquer ce film sans parler de la musique. Cette dernière joue un rôle considérable. David Robert Mitchell filme avec beaucoup d'à-propos les les fuites de ses personnages dans une ville de Détroit où les maisons à l'état d'abandon font peur à voir. Mais le filmage de ces errances n'aurait pas le même impact sans la musique synthé-pop du groupe Disasterpeace. De la même façon que ces adolescents fuient une réalité insoutenable, le spectateur est transporté vers un ailleurs avec ces synthétiseurs aux ambiances très eighties. Le son est lui aussi à l'honneur dans certaines scènes où sa saturation crée un vrai malaise.
Au final, It follows constitue à la fois un film d'horreur et un film d'auteur aux enjeux sous-jacents multiples. Sa mise en scène très fluide, sa BO marquante et son scénario astucieux en font un film majeur du début de cette année 2015.

Permalink 1001 mots par nicofeel Email , 126 vues • Réagir

06.03.15

06:41:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Mitchell et Carter, deux amis de longue date, se retrouvent en panne le long d’une route isolée en plein désert. Au fil des heures les tensions grandissent et finissent par exploser de manière assez brutale.

Mon avis :

Évitons immédiatement toutes confusions, nous n'avons nullement affaire ici à une ressortie du film "Detour" de S. Lee Taylor sorti chez nous en DVD également sous le titre "Route vers l'enfer"... En fait sous ce retitrage français se cache "Scenic Route" de Kevin Goetz et Michael Goetz, un film qui s'apparentera paradoxalement plus à un huis clos qu'à un road movie, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer...

Pour leur premier long métrage, les frères Goetz, qui ont d’ailleurs été choisis pour réaliser prochainement le remake américain de "Martyrs" de Pascal Laugier, nous livre un petit budget plutôt bien fichu mettant en scène un duo d'amis qui vont tomber en panne en plein désert.

Interprétés par deux excellents acteurs, Josh Duhamel ("Turistas", "Transformers", "Las Vegas", "Bébé mode d'emploi") et Dan Fogler ("Charlie, les filles lui disent merci", "Fanboys", "Une soirée d'enfer", "Don Peyote"), les deux principaux protagonistes, Mitchell et Carter, vont se déchirer au fur et à mesure que le désespoir va progressivement prendre le dessus.

Si dans un premier temps, ils vont commencer à se faire des reproches par rapport à leur situation, il faut l’avouer, peu enviable, les deux amis d'enfance vont ensuite se reprocher des choses plus personnelles sur ce qu’est devenue leur amitié suite aux choix de chacun.

Carter notamment, qui est un vrai looser, va en effet jalouser Mitchell, d'une part d'avoir réussi professionnellement et d'autre part lui en vouloir de l'avoir délaissé à partir du moment où il s'est mis en couple. Le moins qu'on puisse dire en tous cas, c'est qu'ils vont sacrément se foutre sur la tronche! D'ailleurs, cela engendrera quelques scènes bien violentes et efficaces, même si on ne verra finalement pas grand-chose (petit budget oblige?).

Les deux réalisateurs utilisent pour donner un certain cachet à leur film les splendides décors naturels de ce désert qui emprisonne leurs deux personnages principaux, magnifiés par une très belle photographie signée Sean O'Dea ("Red Sands", "Mischief Night"). Ce qui est assez surprenant dans ce long, c'est qu'ils arrivent à donner l'impression d'un huis clos alors que l'action se déroule en plein air... Ils auront également l'intelligence de sortir parfois de ce huis clos grâce à quelques flashbacks donnant un peu de légèreté à ce survival assez oppressant, même s'il n'est pas également dénué d'humour noir.

Malgré quelques éléments un peu gros et peu crédibles, le film tient plutôt bien la route allant inexorablement vers une fin attendue. Du moins c'est ce qu'on pense, car au final, le film nous réservera tout de même quelques surprises, surtout la fin particulièrement réussie...

Ce "Route vers l'enfer" est donc une bonne surprise, le genre de DTV qu'on aimerait voir plus souvent! Voilà qui est plutôt prometteur en tous cas pour le remake de "Martyrs", même si je ne suis pas particulièrement friand en général de remakes...

"Route vers l'enfer" est sorti le 23 février 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Par contre, comme souvent chez l'éditeur aucun bonus n'est présent... Dommage!

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