02.12.14

07:02:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin Shepard, devenu un héros national après avoir sauvé la ville de Los Angeles d’une tornade de requins, se rend à New York avec son ex-femme April. Mais il ne va pas tarder à découvrir que les requins ont également fait le voyage...

Mon avis :

S'il y a bien un endroit où les requins ne sont pas une espèce menacée et en voie d'extinction, c'est bien au cinéma ou à la télévision... C'est bien simple, ils sont partout! Dans des lacs comme dans "Shark 3D", dans des supermarchés comme dans "Bait", à la montagne comme dans "Avalanche Sharks" ou bien encore en pleine ville comme dans "Sharknado"! En fait, plus ça va, plus on les trouve partout sauf où ils devraient être! Ah, je vous jure... Les sales bêtes!!!


Suite à l’inattendu succès rencontré par le premier "Sharknado", Anthony C. Ferrante ("Terror Hospital", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") nous livre un second opus tout aussi délirant et un troisième est par ailleurs déjà annoncé pour 2015. Les créateurs reprennent pour ce deuxième volet, exactement la même recette et après avoir dévasté Los Angeles, ils s’attaquent cette fois à New York, qui va connaître également un terrible sharknado, entendez par là une tornade avec des requins.

Et bien entendu, pas de bol, notre super héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Beverly Hills", "Tyrannosaurus Azteca") se trouve encore là accompagné de son ancienne ex-femme, toujours jouée par Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner").

Comme s’ils les attiraient, le mauvais temps et les squales s'acharnent vraiment contre eux, ne leur laissant aucun répit, puisqu'ils en seront victimes alors qu'ils seront encore dans l'avion... Oui, oui, vous avez bien lu ! Ils vont être attaqués par des requins alors qu’ils seront encore dans les airs! Si ce n’est pas de l’acharnement ça...

Toujours est-il que comme dans le premier film, c'est du grand n'importe quoi, à la fois complètement invraisemblable et bourré en même temps d'incohérences qui auraient pu être évitées. Mais on s'en fout, on est là pour se marrer devant ce délire complètement décomplexé! Anthony C. Ferrante et son acolyte Thunder Levin ("Soulmates", "American Warship", "AE: Apocalypse Earth", "Atlantic Rim") vont une nouvelle fois se lâcher pour nous offrir les idées les plus folles sans se soucier une seule seconde du réalisme.

On aura ainsi le droit à une scène totalement folle où la tête de la statue de la liberté dévalera les rues de Manhattan derrière notamment la sœur et la nièce de notre héros sans que celle-ci n'arrive à les rattraper... C'est à mourir de rire! Et encore il y a bien plus improbable ou délirant, mais je vous laisse découvrir!

On voit que les deux créateurs se sont fait plaisir, incluant par exemple dans leur film de nombreux caméos, dont certains ne parleront pas au public français, mais d'autres si, comme par exemple la présence de Robert Hays ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "L'incroyable voyage", "Docteur T & les femmes") dans le rôle du pilote de l'avion ou encore celle du réalisateur en personne dans celui d'un guitariste dans le métro...

D’ailleurs une bonne partie de la musique du film est interprétée par Quint, le groupe dont le réalisateur est le leader et on retrouvera notamment l’entêtante chanson du générique du premier film, "(The Ballad of) Sharknado" d’inspiration très Ramonienne.

Cette fois encore, les effets spéciaux sont très visibles et ce qui est franchement tordant c’est qu’on voit en plus qu’en dehors des acteurs et des figurants du film qui font semblant d’être paniqués, de nombreux passants, eux vivent leur vie comme si de rien n’était, se baladant tranquille dans les rues de New York! C’est absolument génial!

Quant au final, cette fois encore cela atteindra des sommets, Ferrante nous livrant quelques scènes complètement hallucinantes et invraisemblables pour notre plus grand bonheur! En tous cas, il n'y a pas à dire la tronçonneuse va très bien à Ian Ziering!

Après un "Sharknado 2" aussi délirant, j'ai vraiment hâte de découvrir le troisième volet, car je me demande franchement ce que le duo Ferrante/Levin va nous réserver la prochaine fois!

"Sharknado 2" sort le 9 décembre 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080p et pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of, d'un module sur les effets spéciaux, d'un autre sur les caméos, de scènes coupées et de la bande annonce.

Sharknado 2

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01.12.14

09:00:51, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger, des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population.

Mon avis :

Des films avec des attaques de requins, il y en a à la pelle, mais des comme "Sharknado", ça il n'y en a pas des masses! Je n'attendais vraiment rien de cette petite production de The Asylum et la surprise n'en fût donc que plus grande. Je vous vois faire des grands yeux et vous dire, « Il ne va quand même pas nous dire que c'est un chef d’œuvre!!! ». Non, effectivement cela ne risque pas d'arriver! N'empêche que pour une surprise, c'est une surprise et ma foi, plutôt sympathique...

Déjà lorsqu'on sait qu'il s'agit d'une production de The Asylum, on sait d'avance que le film va être un grand n'importe quoi et que cela risque probablement de verser dans le nanar. Eh bien, je vous rassure, cela sera bien le cas! Ce film est un grand, mais alors grand n'importe quoi et évidemment il n'est à prendre au sérieux à aucun moment! Déjà le scénario, complètement improbable, signé par un certain Thunder Levin ("Mutant Vampire Zombies from the 'Hood!", "American Warship"), semble avoir été écrit au fur et à mesure que les scènes étaient filmées (en imaginant que celles-ci aient été tournées dans l'ordre chronologique...).

Deuxième point, les effets spéciaux numériques sont hyper rudimentaires et le film en est en plus rempli, ce qui rend ce long-métrage assez ridicule dès le départ! Car contrairement à beaucoup de productions fauchées qui mettraient juste le minimum syndical d'effets spéciaux, ici on est plutôt très généreux! On a des requins et des tornades en pagaille et les deux ont été rajoutés numériquement après le tournage, créant parfois un décalage assez amusant au niveau des réactions des personnages. Troisième point fort (Si je puis dire!), des dialogues absolument stupides et des réactions des protagonistes totalement absurdes! Sur ce dernier point, c’est un régal!

Enfin, un casting en or, avec en vedette un Ian Ziering ("Un amour infini", "Melrose Place", "Beverly Hills"), vous savez le Steve Sanders de "Beverly Hills", qui est ici une nouvelle fois très mauvais! Parmi les autres acteurs connus, Tara Reid ("The Big Lebowski", "Urban Legend", "American Pie", "Sexe attitudes") et John Heard ("La féline", "C.H.U.D.", "Big", "Maman, j'ai raté l'avion!") ne viendront aucunement relever le niveau. On est ici dans de la pure série Z, mais de la série Z assumée à 100%, car évidement l'on voit bien que tout est fait pour que le public se poile! Et en ça, le film est réussi! Qu'est-ce qu'on se marre! C'est tellement mauvais que cela en devient un pur bonheur! Un bonheur qui atteint son paroxysme lors d'un final absolument délirant et absurde.

Franchement chapeau bas monsieur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel"), vous êtes en passe de devenir le plus mauvais (ou le plus génial ?) réalisateur de tous les temps, surpassant même sans problème un certain Ed Wood! J’exagère peut-être, mais à peine! Le film est un concentré d’incohérences et d’aberrations comme on a rarement vu au cinéma! Avouez en tous cas que des requins qui attaquent en pleine ville, ce n’est pas commun!

"Sharknado", c’est tout simplement l’un des meilleurs remèdes contre la déprime!

"Sharknado" est sorti le 18 février 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080i AVC et pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of d'environ 10 minutes, d'un bêtisier d’un peu plus de 5 minutes et de la bande annonce.

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25.11.14

08:32:47, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des personnes se réveillent au sein d’un vieil hôpital psychiatrique ne sachant pas comment elles sont arrivées là. Alors qu’elles décident de chercher un moyen de s’enfuir, elles vont vitre découvrir que dans ces lieux froids et sinistres, elles ne sont pas seules. Des forces surnaturelles rôdent et tentent de les empêcher de partir. Tandis que Sam et Jessica veillent sur la très jeune Celia, des tensions naissent dans le groupe. En se posant des questions les uns sur les autres, ils vont s’apercevoir que leurs passés sont liés et certains ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Avec les forces du mal autour d’eux et des disparitions étranges, ils comprennent que dans ces lieux, rien ne paraît être ce qu’il est...

Mon avis :

Après "Devil Seed", un film de possession sympathique, mais qui ne révolutionnait pas le genre, le réalisateur canadien Greg A. Sager nous revient avec un second long-métrage horrifique dont nous avons pour une fois la primeur puisque celui-ci n'est pour le moment sorti dans aucun autre pays. Une édition canadienne est tout de même prévue pour le 2 décembre 2014 et encore uniquement en DVD, alors que nous avons eu le droit en plus à une sortie Blu-ray...

"Kingdom Come" se déroule dans un bâtiment désaffecté (il a été tourné en fait dans un hôpital psychiatrique abandonné dans le Sud-ouest de l'Ontario) où des individus qui ne se connaissent pas se réveillent sans le moindre souvenir de comment ils sont arrivés là... Tiens on a déjà vu ça auparavant! Dès les premières minutes, des évènements étranges se produisent sans que l'on sache s’ils sont d’ordre paranormal ou s’ils sont l’œuvre d'un psychopathe à la Jigsaw...

Bon, il faut avouer que ce début est assez laborieux, avec quelques acteurs particulièrement agaçants qu'on aimerait voir disparaître rapidement et un scénario on ne peut plus classique. Heureusement, les protagonistes agaçants vont disparaître assez vite et le scénario va nous réserver quelques bonnes surprises! En effet, après cette première partie assez faible, les apparitions surnaturelles vont faire leur apparition et le film va alors rentrer dans le vif du sujet.

La vraie nature des différents protagonistes va nous être révéler à travers des flashbacks et la raison de leur présence en ces lieux peu à peu dévoilée, rendant l’intrigue du film tout de même plus intéressante que ce que le début nous laissait imaginer.

Et puis heureusement en dehors des quelques rôles secondaires assez stressants, les acteurs principaux, Ry Barrett ("Desperate Souls", "Neverlost", "Antisocial"), la charmante Camille Hollett-French ("Making 'The Domino Effect'") et la toute jeune Ellie O'Brien ("Ascension") forment un trio attachant auquel va s'opposer un Jason Martorino ("The Secret Lives of Lovers") cabotinant certes pas mal, mais dont le côté excessif est rendu crédible de part la nature de son personnage... Sager a choisi un casting assez peu expérimenté, mais heureusement assez convaincant dans l’ensemble.

Côté trouillomètre, on ne peut pas dire que le film fera beaucoup d'effet, mais il distillera tout de même une ambiance assez glauque et malsaine et les créatures du film seront assez réussies, même si on aurait apprécié qu'elles soient un peu plus agressives. Enfin, le final nous réserve un twist assez intéressant et plutôt bien vu, même s’il était assez prévisible. Le réalisateur aurait toutefois gagné à rythmer un peu plus son film et peut-être aussi à se démarquer de ses références.

Avec ce second long-métrage, Greg A. Sager montre une nouvelle fois qu’il aime le cinéma de genre et qu’il a des références, mais maintenant il serait peut-être bien qu’il s’en démarque pour nous offrir quelque chose de plus original et donc de plus marquant et de plus abouti. Finalement ce "Kingdom Come" s’avère être une plutôt bonne surprise, car il faut bien reconnaître qu’on en attendait pas grand-chose...

"Kingdom Come" est sorti le 1er octobre chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose une image au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby digital 5.1, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35 1080p AVC avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, pas mal de choses, mais malheureusement réservées à un public anglophone, avec un making of, un bêtisier, des scènes coupées et étendues.

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24.11.14

08:32:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Londres, 1939. Ian Fleming est un playboy irresponsable. Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate, il se fait recruter par les services secrets. Une expérience qui va l’inspirer pour créer l’espion le plus connu et aimée : James Bond.

Mon avis :

Il est bien connu que le célèbre auteur des romans de James Bond, Ian Fleming, avait travaillé dans les services secrets britanniques avant de se lancer dans la carrière de romancier à succès que l'on connaît, mais les aventures de l'agent 007 sont tellement incroyables que l'on peut se demander si l'auteur a vécu ce genre de situations et surtout quelle part de vérité il peut y avoir dans ces aventures rocambolesques?

Eh bien, la récente mini-série "Fleming", produite par BBC America, va nous aider à en savoir un peu plus sur ce personnage hors du commun. Grosse désillusion tout d’abord, le bonhomme n'était pas vraiment l’homme de terrain que l’on imaginait et James Bond représente en gros ce qu'il aurait aimé être et non ce qu’il était! Ian Fleming était un homme plein d'imagination et c'est d'ailleurs en partie pour cette qualité qu'il fût recruté...

Mais par contre, on ne peut pas dire que c’était particulièrement un as de la gâchette ou un combattant émérite! Par contre, tout comme Bond, c'était un sacré coureur et apparemment un bon amant! C’est déjà ça! La série débute comme un vrai James Bond, avec une superbe scène aquatique, avant que l'on ne découvre Fleming en train d'écrire son premier James Bond, "Casino Royale".

L'action prend place ensuite 13 ans plus tôt, débutant encore une fois sur une scène très James Bondienne où Ian et son frère Peter, un écrivain déjà reconnu, dévalent une piste à skis. Rien d'extraordinaire en soi, mais l'on sent que Mat Whitecross ("The Road to Guantanamo", "Sex & Drugs & Rock & Roll", "Spike Island", "Ashes"), le réalisateur, a voulu par ces premières scènes montrer la similitude entre la vie du romancier et sa vision fantasmée que l’on retrouvera ensuite dans les aventures de James Bond.

Ian Fleming est ici magnifiquement interprété par Dominic Cooper ("The Duchess", "Tamara Drewe", "The Devil's Double", "Captain America: First Avenger", "Abraham Lincoln: Chasseur de vampires"), qui arrive immédiatement à rendre sympathique ce personnage arrogant, capricieux, colérique et imbu de sa personne. Pas mal de défauts donc, mais ce n’est pas pour autant que le personnage n’a pas des qualités également!

Car Fleming était aussi un grand charmeur, un personnage pétillant, déterminé, totalement inconscient, rebelle et bien entendu un éternel rêveur... Un « petit con » en somme! Mais un « petit con » sympathique tout de même...

Comme son futur héros, Fleming est bien entouré avec d’une part de jolies conquêtes et d’autre part des collègues qui ne seront pas sans rappeler les futurs collègues de 007. Côté conquêtes, il y aura principalement Annabelle Wallis ("Steel Trap", "Les Tudors", "X-Men: Le commencement", "Annabelle") et Lara Pulver ("True Blood", "Edge of Tomorrow", "Da Vinci's Demons"), représentant en quelque sorte par leur caractère la bonne et la méchante, même s’il n’y aura pas particulièrement de méchantes ici.

Côté collègues, cela sera surtout Samuel West ("Van Helsing", "L'anneau sacré", "Week-end royal") et Anna Chancellor ("4 mariages et 1 enterrement", "Orgueil et préjugés", "Ce dont rêvent les filles"), tous deux incarnant en quelque sorte ceux qui inspireront par la suite les personnages de M et Miss Moneypenny.

La série est dans l’ensemble très réussie et arrive à nous captiver durant les 4 épisodes de 45 minutes qui la composent. Celle-ci bénéficie d’une jolie photographie signée Ed Wild ("Severance", "Shifty", "Punch 119") et de beaux décors et de beaux costumes, par contre les effets spéciaux, heureusement peu nombreux, seront parfois assez voyants et donc pas très réalistes.

Enfin, on pourra regretter que la série ne se concentre que sur la période se déroulant durant la seconde guerre mondiale, car il y avait très certainement beaucoup d’autres choses à creuser dans la vie d’Ian Fleming.

Bon en revanche, même s’il s’agit d’un biopic, la vie du romancier n’est ici évidemment pas complètement fidèle et certains évènements sont assez romancés afin de rendre la série plus attractive probablement, mais donnant également la sensation que ce sont les mémoires de l'auteur qui nous sont relatées, avec bien entendu une nouvelle fois sa vision fantasmée des évènements, même si le réalisateur nous montrera aussi la partie un peu sombre et pas forcément reluisante du personnage...

"Fleming" est donc une mini-série très recommandable qui devrait ravir les fans de 007 et vous faire passer un bon moment, mais qui aurait probablement gagner à approfondir un peu plus son sujet.

"Fleming" sort le 26 novembre 2014 en DVD et Blu-ray chez Koba Films. La version DVD propose une image au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0, alors que la version Blu-ray propose une image au format 1.77 avec une résolution de 1080i et des pistes audio Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, une biographie de Ian Fleming, sa bibliographie, un quizz sur James Bond et des bandes annonces de l’éditeur.

Fleming

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21.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lorsqu’elle lui administre sa première fessée la maman de Monsieur Léon est loin de se douter qu’elle donne à son bambin le coup d’envoi d’une longue et fructueuse carrière sexuelle ! Dès lors Monsieur Léon, devenu « Maître-Fesseur », n’a de cesse de faire découvrir à la ronde les vertus aphrodisiaques de la fessée.

Mon avis :

Pour notre plus grand plaisir (Oui, il n'y a pas de honte à l'avouer!), Bach Films se lance dans une nouvelle collection érotique intitulée "Collection Cinéma Érotique Français" avec trois nouveaux titres, "Belles d'un soir", "Le sexe qui parle" et "La fessée" (Il est d'ailleurs étonnant que l'éditeur n'ait pas tout simplement inclus ces titres dans sa collection "L'érotisme à la française" qui comportait déjà deux titres de Willy Rozier!). Trois films sortis dans les années 70 en versions hard et soft. En général cette seconde version était destinée à l'import. C'est celle-ci qui nous ait proposée ici dans cette collection, car l'éditeur ne pouvait pas nous proposer la version hard de ces trois films (sortis d'ailleurs pour certains en DVD chez Alpha France), mais c'est tout de même avec beaucoup de joie que nous accueillerons ces sorties, sachant en plus qu'il ne s'agit pas de versions coupées, mais simplement différentes des versions hard, elles beaucoup plus explicites...

"La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur"... Quel joli titre quand même! Dans ce film de Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'Ardoise", "L'affaire Dominici", "Les grandes jouisseuses", "Les filles du régiment", "Infirmières très spéciales", "Les nymphomanes"), dont c'était ici le premier film à caractère pornographique, on suit les aventures de Monsieur Léon, interprété par Antoine Fontaine ("Les petites saintes y touchent", "Train spécial pour Hitler", "Terreur cannibale", "De bruit et de fureur"), un simple guichetier de banque, réputé pour son art de la fessée, un art qu'il exerce en dehors de son travail et pour lequel il est en plus rémunéré (Que demander de plus?).

Cet art il le découvrit grâce à sa mère (Une très jolie femme, il faut dire!), mais son pouvoir se révéla à lui un jour lorsque à peine adulte il surprit sa petite amie avec le jardinier et qu'il lui infligea alors une correction (La jeune femme prit alors tellement son pied qu'elle lui retomba aussitôt dans les bras et se livra toute entière à lui...).

Avec les années, Léon se perfectionna et se mit à soulager à la demande des femmes malheureuses en leur faisant découvrir cette pratique qui va en quelque sorte remplacer efficacement les préliminaires... Bien entendu, notre cher Léon (pas de Bruxelles, je vous rassure!) ne s'arrêtera pas à la fessée qu'il inflige comme un véritable chef d'orchestre, mais s'occupera ensuite comme il se doit de ces dames toutes émoustillées qui sont passées entre ses mains... Et notre Léon ne se fera bien entendu jamais prier!

Ainsi, il s'occupera successivement de la femme de son patron, à la demande de celui-ci (Je précise!), puis de son épicière, afin de leur redonner du plaisir et les rendre à nouveau heureuse. C’est d’ailleurs cette dernière qui va ensuite lui trouver des clientes pour sa seconde activité essentiellement nocturne...

Un tel scénario donnera forcément lieu à des situations cocasses et rigolotes et le réalisateur ne s’en privera d’ailleurs pas. Le film est très amusant et plaisant à regarder, sans jamais tomber dans la vulgarité, ni la pornographie explicite (Du moins dans cette version!), ni non plus dans la franche pantalonnade (Heureusement, car cela tuerait probablement le côté érotique du film!).

En revanche, le réalisateur n’hésitera pas se montrer quelque peu blasphématoire lors d’une scène où Léon interviendra auprès d'une jeune veuve sous le regard (si je puis dire!) de son mari tout juste décédé, sans pour autant que la scène soit choquante.

Parmi les acteurs, on reconnaîtra deux acteurs bien connus du cinéma porno et érotique (mais pas seulement!), Olivier Mathot ("Célestine... bonne à tout faire", "Dora... la frénésie du plaisir", "Le baiser du diable", "Adorable Lola") et Jacques Marbeuf ("Dany la ravageuse", "Helga, la louve de Stilberg ", "Vacances à Ibiza", "La morte vivante").

Côté actrices, le film comporte pas mal de jolies filles, mais on sera surtout surpris d'y découvrir une toute jeune Catherine Ringer ("Love Inferno", "Body Love", "Provinciales en chaleur", "Mélodie pour Manuella"), dont le caractère semblait déjà très affirmé! Le film comporte quelques scènes assez originales et croustillantes qui le font facilement sortir du lot, notamment lorsque Léon énumère les différents types de fesses en s'adressant au spectateur... C'est un pure régal!

On remarquera enfin que la musique du film très jazzy est l’œuvre de Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "Au-delà de la peur"), qui signe ici également sous un pseudo, celui de Paul Vernon et qui est assez connu pour son travail auprès de Jean Ferrat et de Serge Gainsbourg. Le film se conclut de façon très prévisible... Tout le monde est heureux et notre maître-fesseur trouve l'amour et se fait fesser!

"La fessée" sera donc un divertissement très recommandable et ayant en plus acquis avec les années un charme supplémentaire plutôt appréciable. A réserver tout de même à un public relativement averti, amateur de pellicules coquines bien évidemment! Allez, sur ce, je vous laisse et je vais aller tester tout ça!

"La fessée" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audios française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Bier et les trois bandes annonces des films de la collection.

La fessée

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20.11.14

07:01:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ava a tout appris de son père, dont se battre comme un homme. Fraîchement mariée à Derek, les amoureux séjournent dans les Caraïbes. Lors d’une activité en tyrolienne, Derek chute dans le vide et se blesse à une jambe. Ava s’empresse de le rejoindre à l’hôpital, pour découvrir que son mari n’y est plus. Convaincue qu’il a été kidnappé, elle décide de mener sa propre enquête en utilisant la manière forte, se mettant ainsi à dos les forces de l’ordre.

Mon avis :

Eh hop! Une fois de plus, on a le droit à un titre anglais remplacé en France par un autre titre anglais! Voilà un truc qui m'agace franchement, car je n'en vois absolument pas l'intérêt! "In the Blood", titre pourtant assez sympa, se voit donc rebaptiser chez nous "Out of Control", mais bon, passons sur ce détail pour nous concentrer sur le film...

Si vous pensez partir en vacances dans les caraïbes, oubliez alors tout de suite ce film! Car on ne peut pas dire que les îles soient décrites ici comme un lieu très sûr et paradisiaque... En fait, il est question dans "Out of Control" d'un jeune couple parti en lune de miel sur une île des caraïbes proche de Puerto Rico et dont le voyage va rapidement tourner au cauchemar après la disparition du mari, interprété par Cam Gigandet ("Never Back Down", "Pandorum", "The Experiment", "Easy Girl", "The Roommate", "Priest")...

Seulement voilà, les pauvres bougres qui ont eu la mauvaise idée de le kidnapper vont tombés sur un os en la personne de Gina Carano ("Blood and Bone", "Piégée", "Fast & Furious 6") et la petite dame, eh bien voyez-vous, il ne faut pas la chauffer et toucher à son mari n’était pas la chose à faire! Et ça ils vont l'apprendre à leurs dépends! Les dents vont voler, c’est moi qui vous le dis! Bon, vous l'aurez compris on est là dans un Action Movie basique, ne faisant pas dans la dentelle et où il ne faut donc pas trop réfléchir.

Niveau crédibilité, cela ne sera toujours trop ça, mais bon rien de catastrophique non plus! Par exemple, on pourra se demander pourquoi le personnage interprété par Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Planète terreur", "Halloween", "Machete") flashe autant sur Ava, notre héroïne, qui n’est certes pas repoussante, mais qui n'est quand même pas à se taper par terre, surtout qu'il est entouré de petites mignonnes bien plus affriolantes...

Comme dans de nombreux films dans lesquels l'ancien taulard apparaît que quelques minutes (On pourra citer par exemple "La balade de Crazy Joe", "Necessary evil", "Rise of the zombies" ou encore "Zombie Hunter"), celui-ci est mis en avant sur la jaquette française alors que finalement il n'apparaîtra que très peu. Tout comme Treat Williams ("Hair", "Le prince de New York", "Il était une fois en Amérique", "Flic ou zombie"), "Un cri dans l'océan") d'ailleurs... Les deux acteurs semblent être là que pour apporter leurs noms sur l'affiche et encaisser bien entendu quelques billets par la même occasion!

Le film tourne essentiellement autour de l’ancienne combattante de MMA (mixed martial arts), qui commence malheureusement à accuser le poids des années comme on peut le constater lorsqu'elle est filmée en gros plan (Elle n’avait pourtant que 31 ans au moment du tournage!). Mais le principal, c'est qu'elle sait toujours se battre et que ses coups font toujours aussi mal! Les scènes d’action sont assez efficaces, même si on pourra leur reprocher un manque de lisibilité.

Malgré une mise en scène somme toute assez classique, on reconnaît bien le style de John Stockwell ("Blue Crush", "Bleu d'enfer", "Turistas", Dark Tide") et les thèmes qu’il a l’habitude d’aborder également d'ailleurs, à tel point que l'on se demande très rapidement s'il n'est pas question ici de trafique d'organes comme dans "Turistas" ("Paradise Lost" chez nous et nos « amis » anglais!)... D'ailleurs vu sa filmographie, on constate que le réalisateur semble bien aimer filmer dans des coins paradisiaques. Peut-être pour se payer des vacances par la même occasion durant les tournages, mêlant ainsi l'utile et l'agréable?

Parmi le casting, on remarquera essentiellement la présence de Amaury Nolasco ("Prison Break", "Au bout de la nuit", "Max Payne", "Chase") dans le rôle du grand méchant, Luis Guzmán ("Black Rain", "Innocent Blood", "L'impasse", "Boogie Nights", "Oz") dans celui du flic forcément ripoux et Stephen Lang ("Le sixième sens", "La manière forte", "Tombstone", "Avatar", "Pawn") dans le rôle de père et mentor de notre héroïne.

Ce dernier n'apparaîtra que lors de flashbacks faisant fortement penser à un croisement entre ceux de la série "Kung-Fu" et ceux de "Kickboxer", où la jeune Ava est interprétée par une autre actrice totalement inconnue. Au final, le film se laisse voir agréablement, comme les autres films de Stockwell d’ailleurs, mais il ne fera pas parti de ses meilleurs tout de même...

Cet "Out of Control" est donc un film d’action sympathique et sans prétention, tout à fait dans la lignée des précédents films de son réalisateur. Une honnête série B, sans plus!

"Out of Control" est sorti le 13 octobre 2014 en DVD, Blu-ray et VOD chez Seven7. L’édition DVD propose le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offrira une image au format 2.35 1080i AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Niveau bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent … Des bandes annonces de l’éditeur dont celle du film et c’est tout!

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19.11.14

05:32:23, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une série d’attaque de petites créatures volantes et voraces provoque des morts isolées dans une campagne de l’Amérique profonde. Alerté par un couple de jeunes ayant survécu à l’hécatombe, un petit groupe lutte désespérément contre un impitoyable prédateur d’un autre monde qui hante les forêts et chasse tous les humains qu’il rencontre.

Mon avis :

Durant le tournage de "Predator", Arnold Schwarzenegger évoquait "Terreur extraterrestre" en faisant remarquer les similitudes qu'il y a entre les deux films au niveau du scénario. Comment le futur gouverneur de Californie avait-il pu entendre parler de ce petit film Bis? Eh bien probablement par le vilain alien qu'il affronte dans le film joué par le géant Kevin Peter Hall ("Superminds", "Bigfoot et les Henderson", "Predator 2"), puisque c'est lui qui endossait également le costume de l'alien dans le film de Greydon Clark...

Suite au succès d'"Alien" de Ridley Scott, Greydon Clark ("Brigade des anges", "Le clandestin", "Dance Macabre") s'empare du filon en reprenant un scénario proposé par Daniel Grodnik ("Le monstre du train", "Vengeance aveugle") et nous livre un film de S.F. horrifique se passant cette fois sur Terre, ce qui aura pour avantage de pas mal limiter les effets spéciaux.

Des effets spéciaux signés pour la plus part par Greg Cannom ("Hurlements", "Dreamscape", "Dracula", "Earth 2"), dans l'ensemble plutôt réussis vu le faible budget, mais faisant quelque peu cheap pour certains maintenant. Dans l'ensemble, les maquillages sont assez gore et surtout bien crades et raviront donc les amateurs de films d’horreur.

Le film vaut essentiellement pour son côté fun apporté notamment par ces effets et surtout pour son casting de gueules. Pour un petit budget, on y trouve un sacré casting avec en vedettes, Jack Palance ("Le Mépris", "Les Professionnels", "El mercenario", "Les Collines de la terreur", "Bagdad Café") et Martin Landau ("La Mort aux trousses", "Mission impossible", "Nevada Smith", "Cosmos 1999", "Ed Wood"), qui cabotinent ici un maximum! Mention spéciale d’ailleurs à Landau qui incarne ici un personnage complètement halluciné!

Les deux hommes ne seront pas les seules trognes connues du film, puisqu'en effet, on remarquera la présence dans un rôle secondaire au début du film, de Cameron Mitchell ("Chaparral", "6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Les Robinson suisses") dans le rôle d'un chasseur ou encore de Neville Brand ("Le prisonnier d'Alcatraz", "L'espion aux pattes de velours", "The Return"), l'incroyable gueule que l’on pouvait voir dans "Le crocodile de la mort" de Tobe Hooper et encore, j'en passe, car il y en a d'autres!

D'ailleurs on se payera une bonne tranche de rigolade lorsqu'on découvrira un David Caruso ("The King of New York", "Kiss of Death", "Jade", "Les experts: Miami") tout jeunot et en mini short... Un vrai régal! Les fans du Lieutenant Horatio Caine vont adorer!

Le film est d’ailleurs dans l’ensemble assez amusant avec notamment ces attaques de drôles de frisbees gluants aux dents et aux griffes acérées, qui viennent pomper le sang de leurs victimes. Le scénario est plutôt léger autrement, manquant parfois d’explications quant aux motivations de certains des personnages (Pourquoi par exemple le personnage de Joe Taylor interprété par Jack Palance conserve-t-il un de ces aliens en forme de frisbee?), mais bon dans ce genre de films, il ne faut pas trop réfléchir! On est là avant tout pour se marrer!

"Terreur extraterrestre" trouvera son public essentiellement chez les amateurs de films Bis et de séries Z, nostalgiques d’une époque révolue... Et quoiqu’il en soit, même s’il s’agit ici de la version sortie à l’époque en France et non de la version intégrale proposée aux États-Unis par Shout! Factory, ne boudons pas notre plaisir!

"Terreur extra-terrestre" est sorti officiellement en DVD dans le commerce le 21 octobre chez Crocofilms Éditions dans une édition proposant le film en 16/9ème avec par contre une unique piste audio française d’époque. Côté bonus, l’éditeur nous gâte avec une présentation exclusive du film par Greydon Clark, un module intitulé "Terreurs extra-terrestres, les aliens au cinéma" concocté par World In Progress Films et présenté par Stéphane Leroux (à qui on doit le très sympathique court, "La Quatrième Nuit"), la bande annonce originale et enfin un amusant court métrage, "Planet of Shadows" de Guillaume Bouiges, qui est en fait l'un des épisodes de la série "Heroes of the Dark".

Petit rappel des titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Deep Blood"

Terreur extraterrestre

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18.11.14

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Interstellar

Réalisateur : Christopher Nolan

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h49

Avec : Matthew McConaughey (Cooper), Anne Hathaway (Brand), Michael Caine (professeur Brand), Jessica Chastain (Murphy adulte), etc.

Par Nicofeel

Après Gravity sorti en 2014, Interstellar est un projet de science-fiction particulièrement ambitieux. A sa tête, on retrouve Christopher Nolan, tout juste échappé de sa trilogie de The dark knight et d'Inception.

Mais là clairement le réalisateur britannique a passé la surmultipliée, dans ce film où la survie de l'espèce humaine est liée à une théorie autour d'un trou de ver.

Aidé de son frère Jonathan, qui a co-écrit le scénario, Christopher Nolan décrit au début du film un futur où la surpopulation engendre de gros problèmes de consommation, à tel point que l'on a plus besoin d'agriculteurs que d'ingénieurs et autres scientifiques. Sauf que la population, subissant de gros problèmes de pollution, ne sait pas qu'elle est proche de sa perte. C'est pour cette raison que même si les États-Unis ont nettement tranché dans les crédits pour la recherche scientifique, la NASA est toujours opérationnelle et prête à divers plans pour sauver l'humanité. C'est là que le personnage principal, Cooper ( Matthew McConaughey), fait son apparition. Les scientifiques de la NASA, et notamment le professeur Brand, réussissent à le convaincre, de participer à une mission sauvetage pour sauver l'humanité : si le plan A se déroule sans accrocs, c'est la Terre entière qui sera sauvée ; dans le cas contraire, le plan B prévoit le repeuplement de l'humanité avec des éprouvettes de bébés sur une autre planète.

Avant d'en arriver là, il faut passer par un trou de ver situé près de Saturne. Ce trou de ver permettrait de créer un espace-temps et de découvrir des contrées inconnues, peut-être habitables pour l'être humain. Et puis il ne cesse d'y avoir dans Interstellar la notion de gravité qui entre en compte, qui peut permettre de sauver le genre humain. Toutes ces explications physiques peuvent sembler farfelues, mais la théorie du ver en particulier existe bel et bien. Elle est basée sur les travaux du physicien Kip Thorne, qui a d'ailleurs participé au scénario du film.

Mais qu'en est-il du film justement ? Si Insterstellar constitue clairement un blockbuster avec un nombre impressionnant d'effets spéciaux, le film dure longtemps (2h49), ce qui n'est pas forcément propice à réussir des records en matière d'entrées. Quoique, ce point reste à relativiser car le film Titanic, qui a été un succès retentissant, durait lui-même près de 3 heures.

Toujours est-il que les films de science-fiction de cette durée demeurent rares. Et d'ailleurs c'est l'un des seuls défauts d'Interstellar. Le film pâtit clairement d'un démarrage poussif. Les séquences du début, qui se déroulent sur Terre, paraissent un peu longuettes. On aurait bien voulu voir Cooper partir en orbite bien plus tôt, au lieu de nous offrir des séquences prolongées avec ses enfants qu'il doit quitter.

Passée la première heure, ce long métrage prend sa vitesse de croisière et il ne va cesser d'impressionner de plus en plus le spectateur. Les scènes dans l'espace sont tout bonnement hallucinantes. On se doute que le budget en terme d'effets spéciaux a dû être très important. Mais Christopher Nolan a eu l'intelligence de ne pas noyer son film en montrant uniquement un déferlement d'effets spéciaux. Non, il les a inscrits en mettant l'homme au cœur de tout. L'homme paraît bien petit, même dans son vaisseau spatial, lorsqu'il visite un espace qui lui est étranger. La performance de Mathew McConaughey est d'ailleurs remarquable. L'acteur – déjà remarqué dans Mud – est toujours dans le bon ton. On s'identifie facilement à son personnage qui ne cesse de penser à sa famille restée sur Terre mais qui se démène pour que sa mission soit un succès. A ses côtés, on retrouve Anne Hathaway. Elle est plus proche du rôle de Sandra Bullock vu dans Gravity que de ses rôles de princesse. En tout cas, la jeune actrice ne fait pas tâche dans le casting. Loin s'en faut.

Ces deux acteurs – mais aussi les autres dont Michael Caine et Jessica Chastain – parviennent sans mal à transmettre une émotion vraie à ce film qui aurait pu tourner uniquement autour de festivals pyrotechniques.

Car il va sans dire que les effets spéciaux sont monstrueux. Plusieurs scènes sont vraiment remarquables et d'une intensité non démentie. On songe par exemple à ce moment où nos protagonistes doivent faire face à un gigantesque raz de marée où chaque minute perdue s'écoule en année par rapport aux Terriens. Et puis il y a évidemment vers la fin du film les manœuvres multiples pour que le vaisseau ramène nos protagonistes à bon port, avec un carburant qui est proche du zéro. Sans compter cet effet très bizarre mais ô combien passionnant où l'espace et le temps semblent arrêtés, avec Cooper qui tente d'interagir avec sa fille.

Il est clair que plusieurs scènes sont vraiment étonnantes et risquent même de décontenancer quelques spectateurs. Mais c'est la marque d'un grand réalisateur qui n'a pas lésiné sur les moyens ni sur l'ambiance formelle de son œuvre. En cela, Interstellar peut rappeler par certains aspects "2001 odyssée de l'espace", le film demeurant toutefois plus accessible que le chef d’œuvre de Kubrick.

Et puis il y a l'excellente musique d'Hans Zimmer qui apporte des sensations et de l'émotion au spectateur. La musique du film est prépondérante et apporte un vrai plus.

Voilà en somme un film particulièrement marquant où l'Homme est confronté à la peur de la mort, de l'inconnu, faisant preuve de courage, d'altruisme ou au contraire de lâcheté. Interstellar est un long métrage qui rate uniquement son décollage en raison d'un début poussif, mais s'envole ensuite vers des cimes. A voir, de toute évidence.

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