03.02.15

09:38:26, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bouleversé par la mort de sa mère, Charlie Countryman quitte les États-Unis et atterrit dans l’une des villes les plus survoltées d’Europe : Bucarest. En plein deuil, seul parmi des inconnus, entre virées en boîte et trip hallucinogènes, il rencontre la très énigmatique Gabi... et en tombe violemment amoureux. Harcelée par son ex, un dangereux caïd local, Gabi tente toutefois de repousser Charlie pour mieux le protéger... Mais rien ne fait entendre raison au jeune homme - pas même la peur de mourir. Pour Charlie Countryman, cet amour-là vaut tous les sacrifices...

Mon avis :

Ah l'Amour!!!! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour? Mais qu'est-ce qu'on peut être con des fois quand même! Charlie Countryman est comme nous, un homme faible prêt à tout pour une femme à peine rencontrée... Un vrai couillon en somme! Sauf que lui ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger pour l'amour de sa belle!

"The Necessary Death of Charlie Countryman" est le premier long métrage de Fredrik Bond et pour un premier essai, on peut dire que le jeune réalisateur suédois, qui s’est fait un nom dans la pub et le clip, s'en sort vraiment très bien. Mise en scène inspirée et dynamique, le tout porté par une excellente bande son et des comédiens au top! Shia LaBeouf ("I, Robot", "Transformers", "Wall Street: l'argent ne dort jamais", "Nymphomaniac - Volume 1 & 2", "Fury") est juste magnifique dans le rôle de Charlie Countryman, d'une justesse incroyable faisant qu'on n'aura pas d'autres choix que d'avoir de la sympathie pour son personnage. Une sympathie renforcée par le fait qu'il semblera physiquement assez fragile (pourtant l'acteur peut paraître aussi assez costaud comme dans "Des hommes sans loi"!).

Il incarne ici un jeune homme qui quitte les États-Unis pour se rendre à Bucarest sur les conseils post-mortem de sa défunte mère. Dans l'avion le menant à la capitale Roumaine, son voisin décède (Eh oui, notre gars est un peu poissard!) et arrivé à l'aéroport, il va faire la connaissance de sa fille, la charmante Gabi Ibanescu, jouée par Evan Rachel Wood ("Les ensorceleuses", "Thirteen", "Les disparues", "The Wrestler", "Les marches du pouvoir"), et cela va être le coup de foudre immédiat!

Seulement pas de bol, la jeune femme est normalement libre, mais elle a un ex possessif, hyper jaloux et accessoirement très dangereux! Il faut dire que le bonhomme en question est un mafieux pas très commode! Ce dernier est joué par l'excellent Mads Mikkelsen ("Pusher", "Casino Royale", "Royal Affair", "The Salvation"), qui est une fois de plus assez impressionnant!

Notre fougueux amoureux transi, en tous cas, va passer son temps à poursuivre sa jolie Gabi, malgré le fait qu'elle le repoussera durant la majeure partie du film afin de le protéger. Et malgré qu'il va se prendre dans la poire, celui-ci va persister au point de mettre le « pas gentil du tout » Nigel, très, mais alors très en colère! Le film mêle romantisme et violence assez frontale, un peu à la manière d'un "True Romance" et cela filmé avec beaucoup d'élégance et d'inventivité, même si l’inspiration clipesque du réalisateur se ressentira quand même pas mal!

Au niveau du casting, Fredrik Bond va aussi pas mal nous surprendre avec notamment la présence assez inattendue de Rupert Grint ("Harry Potter à l'école des sorciers", "Plein gaz", "Cherrybomb"), Ron Weasley dans la série des Harry Potter ou encore celle de Vincent D'Onofrio ("Ed Wood", "The Cell", "Chained"), habitué des petits rôles et surtout connu pour son rôle du détective Robert Goren de la série "New York - Section criminelle".

On remarquera également la présence de Til Schweiger ("Un tueur pour cible", "Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie", "Les Dalton", "Inglourious Basterds") dans le rôle de Darko, l'homme de main de Nigel, l'ex-petit ami mafieux!

Avec "Charlie Countryman", Fredrik Bond fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma. Espérons maintenant qu’il confirme par la suite... En tous cas, vous auriez vraiment tord de passer à côté de cette jolie romance qui devrait plaire, pour une fois, aussi bien aux femmes qu'aux hommes!

Disponible pendant un temps en exclusivité chez la Fnac, "Charlie Countryman" est sorti officiellement dans le commerce le 19 novembre 2014 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 et pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et pistes audio anglaise et française dst-HD Master audio 5.1. Par contre, aucun bonus à déclarer! Dommage!

Charlie Countryman

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02.02.15

13:11:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A Cap Kennedy, les essais de lancement d’une station sur la Lune échouent mystérieusement. Inquiète des répercussions sur le plan international, la section secrète de la CIA envoie l’agent Harry Sennet enquêter. Plus connu sous le nom de Goldman, l’agent secret disposant d’un crédit illimité auprès de la banque fédérale, commence par en savoir plus sur l’étrange disparition du savant Runi. Épaulé par la très sexy capitaine Flanagan, Goldman va alors affronter Rehte, le chef de l’organisation, fomentant une domination mondiale.

Mon avis :

Comme de nombreux pays, l'Italie a naturellement voulu surfer dans les années 60 sur le succès des premiers James Bond, nous offrant quelques films d'espionnage plus ou réussis comme par exemple ce sympathique "Opération Goldman" d'Antonio Margheriti...

Sorti en 1966, soit un an après le succès de "Goldfinger", le film d'Antonio Margheriti ("La vierge de Nuremberg", "Danse Macabre", "La sorcière sanglante", "Joe l'implacable", "Avec Django, la mort est là", "Et le vent apporta la violence", "Les Diablesses") va nous entraîner dans une intrigue entretenant quelques similitudes avec "James Bond 007 contre Dr No".

Bon, on ne peut pas dire que le pauvre Harry Sennet, interprété par l’américain Anthony Eisley ("The Wasp Woman", "The Naked Kiss", "Dracula contre Frankenstein"), ait forcément un physique de séducteur, bien au contraire, le rouquin gominé qu'on essaye de nous faire passer pour un grand tombeur n'a vraiment rien de particulièrement attrayant pour la gente féminine. En plus le malheureux porte durant une bonne partie du film un pantalon trop court avec des chaussettes blanches faisant de lui un espion plutôt plouk...

Bon, vous allez me dire, ce n'est pas très engageant tout ça! Eh bien, pourtant ce côté un peu décalé n'est pas inintéressant et apporte même une touche d'humour assez sympathique, même si celle-ci ne sera peut-être pas volontaire. Notre homme ne sera d'ailleurs pas non plus un as du combat rapproché et préférera essayer de régler ses affaires avec son chéquier, utilisant sans vergogne et surtout sans compter l'argent qui lui a été confié.

Contrairement à Bond, le lieutenant Harry Sennet opérera sur le terrain, non pas en solo, mais sous les ordres de sa très charmante supérieure, le capitaine Patricia Flanagan, spécialiste en karaté (On ne la verra pourtant jamais mettre ses talents en pratique!!!), jouée par Diana Lorys ("L'horrible Docteur Orlof", "Pancho Villa", "Les cauchemars naissent la nuit").

Mais notre « super » agent peut aussi se débrouiller seul, c'est d'ailleurs ce qu'il fera finalement assez rapidement, partant à la poursuite d'un illuminé voulant bien entendu devenir le maître du monde, incarné par le très prolifique José María Caffarel ("Le plus grand cirque du monde", "Tristana"). Sennet n’hésitera pas alors à mettre sa vie en danger, parfois dans des scènes manquant totalement de réalisme comme celle où il va se jeter avec son bolide sur une fusée au moment même du décollage!

Cette scène, d’ailleurs, sera en grande partie composée d’un montage de stock-shots de la NASA et de trucages faits avec des maquettes. Margheriti étant un grand amateur d’explosions en tous genres et de maquettes, une fois de plus il va s’en donner à cœur joie dans ce film jamais avare en action et en explosions diverses. Le film est d’ailleurs assez plaisant à voir en bonne partie pour cette raison!

Contrairement aux James Bond, "Opération Goldman" ne regorgera pas de gadgets en tous genres, mais n'en sera malgré tout pas dénué, avec notamment une montre compteur Geiger ou encore un pistolet tirant de l'acide sulfurique! Ouais, ce n’est pas le même budget et donc pas le même standing!

Comme dans de nombreux Bond, notre héros va devoir faire face à de vilaines espionnes, naturellement très jolies. Ici, cela sera Wandisa Guida ("Les vampires", "Maciste dans les mines du roi Salomon", "Crime au cimetière étrusque") qui incarnera la dangereuse Kary et Luisa Rivelli ("La loi", "Les possédées du démon", "Colorado") dans le rôle de Sylvia.

La seconde partie du film, celle où notre agent opérera seul, virera à la science-fiction avec notamment deux scènes visuellement très réussies où l'on y verra des scientifiques cryogénisés et des décors futuristes assez réussis. Quant à la fin, elle est typiquement James Bondienne. Entendez par là que notre joyeux coureur de jupons va bien évidemment demander à être tranquille pour enfin aller faire des galipettes sans qu'on vienne le perturber...

Malgré un côté assez rétro, "Opération Goldman" demeure un petit film d’espionnage d’exploitation assez plaisant à regarder qu’il serait dommage de bouder...

"Opération Goldman" sort officiellement le 3 février 2015 chez Artus Films dans une très jolie édition digipack slim. Le film est présenté au format 2.35:1, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio italienne et française Dolby Digital 2.0. Niveau bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film par Alain Petit intitulée "Rayons mortels à Cap Canaveral", à un diaporama de photos et à la bande-annonce du film en version italienne.

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30.01.15

06:28:21, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

Mon avis :

Avant d'aller rejoindre les bras de Morphée, on est en général plutôt bien, la journée se termine et on va enfin pouvoir se reposer... Ce n'est par contre pas vraiment le cas de Christine, l'héroïne de "Avant d'aller dormir", qui elle, part se coucher en sachant pertinemment qu'elle n'aura plus aucun souvenir lorsqu'elle se réveillera le lendemain...


Après avoir partagé l'affiche du film de Jonathan Teplitzky, "Les Voies du destin", Nicole Kidman ("Calme blanc", "Eyes Wide Shut", "Les Autres", "Retour à Cold Mountain") et Colin Firth ("Love Actually", "A Single Man", "Le discours d'un roi", "Les 3 Crimes de West Memphis") se retrouvent à nouveau, cette fois à l'affiche de ce thriller psychologique signé Rowan Joffé ("Brighton Rock"), scénariste notamment de "28 semaines plus tard" et de "The American" et accessoirement fils du réalisateur Roland Joffé ("La Déchirure", "Mission", "La Cité de la joie").

Ce long-métrage s'inspire du roman éponyme de S.J. Watson qui s'inspirait lui-même de la vie d'un homme qui suite à une opération se réveilla tous les jours et ce, jusqu'à sa mort à l'âge de 82 ans, en pensant en avoir 26... Rowan Joffé nous livre un thriller froid, mais plutôt bien ficelé, faisant énormément penser à ceux que l'on pouvait voir dans les années 80. Personnellement j'ai par exemple pensé à "Malice" avec justement la même Nicole Kidman... Impossible également de ne pas penser à des films comme "Memento" par son approche de l'amnésie ou à "Un jour Sans Fin" pour le côté répétitif de ce quotidien qui semble se répéter tous les jours. Difficile aussi de ne pas penser par certains côtés à Hitchcock...

Le film est assez lent, se met doucement en place, mais devient ensuite, peu à peu, de plus en plus oppressant, au fur et à mesure où on découvre comment Christine, l'héroïne amnésique du film, est manipulée. Manipulée par qui? Son mari? Son médecin psychiatre? Bien entendu, tout sera fait pour qu’on doute des uns et des autres, jusqu’à une révélation finale forcément surprenante (Du moins si on n’a pas lu le livre auparavant!). Le réalisateur semble prendre un malin plaisir à nous envoyer sur des fausses pistes, à semer le doute dans notre esprit, pour mieux lui-même nous manipuler! Aidé par son duo d’acteurs vedettes tout à fait convaincants, il arrive à bien gérer le suspens jusqu’à la fin.

Dans le rôle du médecin, Mark Strong ("Oliver Twist", "Sunshine", "Sherlock Holmes", "Green Lantern") s'en sort également correctement, mais ne sera tout de même pas au niveau des deux stars du film. En revanche, le reste du casting semble quelque peu transparent face à ce trio, donnant presque l’impression d’être là qu’en tant que décor. Malgré des qualités évidentes, le film souffre quelque peu d'une mise en scène pas toujours très inspirée, voir un peu pataude. Le film aurait ainsi gagné à avoir une fin un peu moins mièvre et surtout plus sombre...

Sans être un chef d’œuvre du genre, "Avant d'aller dormir" demeure toutefois un thriller psychologique d’assez bonne facture et plutôt plaisant à regarder...

"Avant d'aller dormir" sort le 4 février 2015 en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, elles, se composent d'un making of d'une vingtaine de minutes et de quelques bandes annonces avant le menu.

Avant d'aller dormir

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28.01.15

13:10:26, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que Zoé, Mary et Jenn rêvent d’un week-end paisible entre filles dans un chalet isolé, sans garçons à l’horizon, quelques amis arrivent par surprise. Ce qu’ils ignorent tous, c’est que des déchets toxiques ont été déversés dans le lac voisin, entraînant une mutation des habitants des lieux. Le week-end au calme devenu week-end de débauche vire au cauchemar : des castors OGM aux dents ultra acérées, prêts à tout dévorer sur leur passage débarquent! Une horde de castors zombies (des Zombeavers) qui n’ont qu’une envie : se délecter de sang et de délicieuse chair humaine, transformant au passage leurs victimes en des créatures humanozombiescastors complètement enragées!

Mon avis :

Des castors zombies attaquant des jeunes venus se ressourcer près d'un lac... Voilà qui a de quoi attirer les amateurs de films d'horreur très Bis ou de séries Z bien délirantes! Évidemment on peut légitiment se demander ce que les créateurs de cette bizarrerie ont bien pu s'envoyer pour pondre une telle idée...

Rien ne semblait prédestiner Jordan Rubin, scénariste de nombreux programmes télé à nous livrer un film si délirant, du moins sur le papier... L'idée du titre, "Zombeavers", est venu au départ d'Al Kaplan ; une idée qui séduisit immédiatement Rubin qui suggéra alors qu'ils travaillent ensemble sur un scénario basé sur ce titre fort accrocheur...

Alors qu’avec un tel scénario on aurait pu penser que ce film serait sorti chez la firme Troma ou chez The Asylum, celui-ci va finalement voir le jour chez Epic Pictures connu pour nous avoir offert des films de qualités souvent discutables, capable du meilleur comme du pire, avec des longs métrages comme "Eleven", "Bang Rajan 2", "Chicago massacre : Richard Speck", "The Mother", "Jack Brooks : Tueur de monstres", "Pig Hunt" ou encore "Primal". Une boîte, qui tout de même, n'hésite pas à nous livrer depuis quelques temps quelques films aux idées assez folles comme par exemple avec "Big ass spider!" (Dans lequel on retrouve un certain Lloyd Kaufman! Tiens donc!) et "Killer Mermaid".

Le film démarre plutôt bien avec une première scène qui plante le décor et nous explique comment ces gentils castors vont devenir de méchants zombies ; une scène suivie d’un générique assez amusant et plutôt bien fait, composé d’images réelles et de dessins. Le film cumule ensuite tout ce qu'on peut attendre de ce genre de films débiles : des dialogues au raz des pâquerettes, des ados tous plus demeurés les uns que les autres et ne pensant bien entendu qu'au sexe, des jolies filles peu farouches, des autochtones peu engageants et évidemment de la tripaille!

Dans l'ensemble le film est assez plaisant, mais il aurait gagné à être un peu plus fou d’une part et que les castors soient un peu mieux faits d’autre part, car là, on a vraiment l'impression de tomber sur une production fauchée des années 80 au niveau des effets spéciaux. Dans le genre, "Black Sheep" et ses moutons tueurs, fruits d’une mutation génétique, étaient quand même plus convaincants, mais en même temps, cela contribue à renforcer le côté nanar du film.

Le film ne fait naturellement jamais dans la finesse, l’humour est même souvent lourdingue, mais on a quand même le droit à quelques idées assez marrantes et quelques répliques amenées probablement à devenir cultes comme lorsque l’idiot de la bande clame « Je suis un vrai Power Ranger » en prenant sa petite amie en levrette. Quelle délicatesse! N’est-ce pas?

La mise en scène de Jordan Rubin est dans l’ensemble très correcte, mais certaines idées auraient pu être plus exploitées, surtout que le film est tout de même assez court. Niveau casting, on remarquera essentiellement la présence de la jolie Cortney Palm ("Silent Night", "The Hit Girl", "See How They Run"), la Sushi Girl de justement "Sushi Girl", une autre production Epic Pictures, en petite aguicheuse forcément un peu nunuche, de Jake Weary ("Altitude", "It Follows") en beau gosse de service et de Rex Linn ("Cliffhanger", "Ghosts of Mars", "Les experts: Miami", "Django Unchained", "Les 3 crimes de West Memphis") dans le rôle de l'autochtone bourru et chasseur de castors. Un petit conseil : pensez à aller jusqu’à la fin du générique!

Sans atteindre les promesses de la bande annonce qui nous avait tant fait fantasmer durant ces longs derniers mois, "Zombeavers" remplit tout de même son contrat de divertissement idiot et sans prétention, fait uniquement dans le but de nous divertir...

"Zombeavers" sort le 17 février 2015 chez Zylo en DVD et Blu-ray. La version DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray proposera le film au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Côté bonus, les deux éditions devraient contenir une scène coupée et des featurettes sur le casting, les coulisses du film, la fabrication d’un beaver et sur le maquillage/transformation d’un homme en beaver. En revanche, pas de trace de la fameuse bande annonce... Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

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27.01.15

06:59:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le premier chef-d’œuvre du maître de l Érotisme fantastique français : FRÉDÉRIC LANSAC. Le film qui inventa le genre. Les révélations impudiques et tapageuses d'un sexe féminin placent les protagonistes dans les situations les plus incongrues et les obligent à évoluer dans les endroits les plus sordides. Ironie, obscénité et franche sauvagerie sexuelle sont les ingrédients de ce must absolu.

Mon avis :

Classique parmi les classiques du cinéma pornographique français, "Le sexe qui parle" nous ait présenté ici par Bach Films dans sa version soft dépourvue de toutes ses scènes à caractère pornographique ; une version destinée à l’origine à d’autres pays que le nôtre, mais toutefois à réserver à un public averti et adulte, car le film demeure tout de même très explicite...

Déjà sorti depuis belles lurettes chez Alpha France dans sa version hard, accompagné d’ailleurs de "La Femme objet", ce classique de Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Belles d'un soir", "Les petites écolières", "L'Immorale", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge") ressort donc dans sa version soft, sans les scènes pornographiques donc, mais incluant par contre une scène inédite pas inintéressante (qui figure d’ailleurs en bonus des deux éditions!), des scènes alternatives aux cadrages différents (souvent zoomés) et comportant par moments des plans différents totalement absents de l'autre version.

Ainsi, par exemple, lorsque Joëlle, interprétée par Pénélope Lamour (dont cela sera l'unique film!), ira s'envoyer en l'air avec deux messieurs dans les toilettes d'un cinéma, celle-ci sera observée par les autres hommes de la salle venus se regrouper autour du trio, alors que dans la version hard, ils seront seuls... Ce côté voyeur apportera un côté assez pervers, voir malsain, ayant à mon avis plus d'impact que les plans explicites de la version hard.

Le film date de 1975 et a donc été réalisé en plein "âge d'or" du cinéma porno avant que la censure fasse son apparition à la fin de cette même année, interdisant ainsi toute diffusion dans les salles obscures accessibles au plus grand nombre.

Dans sa version hard, le film comporte des scènes de sexe évidemment filmées en gros plan, incluant du classique comme des fellations, des pénétrations vaginales bien entendu, mais aussi une anale, mais il y a surtout quelques scènes plus originales où des objets assez insolites seront utilisés, comme par exemple un nez de Pinocchio qui servira ici à la jeune Joëlle, interprétée par Béatrice Harnois ("Lèvres de sang", "Les mille et une perversions de Felicia", "Suce moi vampire"), à se déflorer (la faute à un petit ami un peu trop précoce!) ou encore un pinceau ou le talon d'un escarpin utilisés par la tante Barbara, jouée par Sylvia Bourdon ("Lèvres de sang", "Prostitution clandestine", "Suce moi vampire"), pour se faire plaisir... Pourquoi pas! Tous les goûts sont dans la nature!

Dans la version soft, en revanche, ces actes seront filmés hors-champs, certains éléments seront carrément supprimés et parfois des dialogues seront en revanche rajoutés... Contrairement à la plus part des films porno actuels, celui-ci présente l'avantage d'être bien joué, bien filmé et d'avoir un vrai scénario. D'ailleurs il faut savoir que les acteurs et actrices étaient ici doublés pour les gros plans.

Parmi les acteurs et actrices, on remarquera essentiellement la présence de Jean-Loup Philippe ("Lèvres de sang", "Suce moi vampire", "La nuit des horloges"), dans le rôle d'Eric, le mari de Joëlle, l'un des acteurs fétiches de Jean Rollin et de Ellen Earl ("Silence... on tourne", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur") dans le rôle de la psychiatre.

Le film est autrement assez étonnant, souvent amusant et même par moments un peu flippant. D'ailleurs lorsque la foufoune de la jolie Joëlle se met à parler (idée complètement farfelue pourtant pas si nouvelle que ça, puisque Denis Diderot en avait déjà eu l'idée en 1748 dans son roman libertin "Les Bijoux indiscrets"!), on pense immédiatement à "L'exorciste" pour son côté possédé, ce qui, il faut bien l'avouer, à quelque peu tendance à calmer nos ardeurs...

Enfin, on notera également au générique les noms de Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir") en tant que producteur et de Gérard Kikoïne ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Lady Libertine") au montage.

Le film remporta à l'époque de sa sortie un franc succès et le réalisateur en fera du coup une suite, "Le sexe qui parle 2" (sorti en DVD également chez Alpha France), sortie trois ans plus tard, partant du même principe, avec quelques acteurs bien connus comme Richard Allan et Alban Ceray et comportant quelques scènes assez originales et joliment filmées comme celles se passant dans un laboratoire scientifique...

Même dans sa version soft, "Le sexe qui parle" demeure un film très plaisant à voir, ayant plutôt bien vieilli et qui devrait plaire aussi bien à Madame qu'à Monsieur... Cela demeure même un incontournable du cinéma érotique et pornographique français!

"Le sexe qui parle" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et avec en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Le maire, une scène inédite (qui figure pourtant dans le film dans sa version soft!) et les trois bandes annonces des films de la collection.

Comparatif image entre les éditions Alpha France et Bach Films :

Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Le sexe qui parle

Le sexe qui parle
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24.01.15

09:24:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Essex, 1995, le triple meurtre de deux trafiquants de drogues et de leur chauffeur dans des circonstances mystérieuses est revisité dans ce thriller anglais décapant. Sous la direction de Paul Tanter, cette histoire vraie prend un nouveau souffle et nous entraîne dans un monde violent où s’entremêlent drogues et meurtres.

Mon avis :

Inspiré d'un fait divers survenu en Angleterre le 6 décembre 1995, non-loin du petit village de Rettendon dans l'Essex où trois trafiquants de drogues, Tony Tucker, Patrick Tate et Craig Rolfe, furent retrouvé assassinés dans leur Range Rover, sans que l'on ne sache qui étaient les auteurs de ce crime, "The Fall of the Essex Boys", retitré, chez nous "Gangster Playboy" est le quatrième film à ce jour à relater ces évènements, après "Essex Boys", "L'ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"... Mais malheureusement celui-ci n'est pas forcément le meilleur des quatre!

En effet, le film de Paul Tanter ("Jack Falls", "The Hooligan Wars", "Essex Boys Retribution") est immédiatement plombé par une voix off absolument insupportable que cela soit dans sa version originale ou dans son doublage français (Là, c’est encore pire!). Une voix genre kaïra au débit semblant être constamment en accéléré! Mais franchement quelle idée saugrenue d'avoir inclus cette immonde voix off!

A part ça, le film n'est pas désagréable à regarder et même si aucun des protagonistes ne sera particulièrement attachant (En même temps ce sont tous dans l'ensemble de sacrées ordures!), on suivra leur parcours sans grand intérêt certes, mais sans ennui non plus. Peter Barrett ("U.F.O.", "Airborne", "Shame the Devil"), l'un des acteurs fétiches du réalisateur, est assez convaincant dans le rôle de Pat Tate, le genre de personnage qu'on n'a pas forcément très envie de côtoyer...

Jay Brown ("Outlaw", "The Hunters"), avec sa coupe à deux balles absolument ridicule, fait plus vrai que nature dans le rôle de Tony Tucker. Simon Phillips ("Jack Says", "U.F.O.", "Airborne"), autre acteur fétiche de Paul Tanter, sera quant à lui plus effacé et même un peu transparent dans le rôle de Craig Rolfe. Ce qui est d'ailleurs assez amusant concernant ce dernier, c'est de constater que celui-ci avait précédemment joué le rôle d'un policier dans "Bonded by Blood", l'un des autres films traitant du sujet.

En fait, l'acteur le plus marquant du film sera autrement Robert Cavanah ("Hanuman", "Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie", "Sahara"), dans le rôle de Mickey Steele, le personnage le plus sympathique du film. Parmi les personnages les plus intéressants du film, on remarquera celui de Karen jouée par Kierston Wareing ("Fish Tank", "The Take"), femme bafouée par son mari violent, n'hésitant pas à aller coucher avec l'un des autres membres de la bande. Là encore il sera étonnant de constater que cette dernière a également jouée dans deux des précédents films ayant traité de ce fait divers, "L'Ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"!

Autrement, on sent chez Paul Tanter le désir de faire du Scorsese à la sauce British, on pense même souvent à "Les Affranchis", mais malheureusement le réalisateur est loin d'avoir le talent du cinéaste new-yorkais. Aucune scène n'est particulièrement marquante, la violence est bien timide et les quelques scènes qui auraient pu envoyer un peu sont bâclées en quelques secondes et en plus peu lisibles... On a donc le sentiment d'un gros gâchis! D'ailleurs au final on se fichera totalement de ne pas savoir qui a tué les trois malfrats, leur sort ne nous intéressant aucunement...

Narration off horripilante, acteurs jamais attachants, mise en scène bâclée, ce "Gangster Playboy" cumule les points négatifs au point de rendre inintéressant un fait divers qui en toute logique l’était forcément...

"Gangster Playboy" est sorti le 7 janvier 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray contient quant à elle une image au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Aucun bonus, c'est d'autant plus dommage qu'un documentaire sur ce fait divers aurait pu être intéressant...

Gangster playboy

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Gangster playboy : La chute des Essex boys

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Gangster playboy (Blu-ray)

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22.01.15

06:15:24, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Morten, apprend le meurtre sordide de sa fille Johanna, tuée à la perceuse. Pourtant, à sa grande surprise, celle-ci est devant lui à son ordinateur. Johanna semble être dans un mauvais état, complétement ailleurs, un liquide noire coulant de sa bouche. Tout en essayant de sauver sa fille, Morten va enquêter sur les motivations de ce tueur en série transformant les gens en zombie.

Mon avis :

Malgré le fait que "Dark Souls" soit l’œuvre de deux petits frenchies, cet étrange thriller fantastico-horrifique datant de 2010, nous vient en fait de Norvège. Il débarque enfin chez nous grâce à l'éditeur indépendant Le Chat qui Fume, près de quatre ans après sa sortie en salle dans son pays natal, où il est d’ailleurs par la suite sorti en DVD et Blu-ray et alors qu’il est déjà sorti en DVD également en Angleterre en 2012 et en DVD et Blu-ray en Allemagne en 2013 sous le titre "Zombie Driller Killer"...

"Mørke sjeler" (Oui, c'est le titre original!) est le premier long métrage de César Ducasse ("Lies Inc.") et Mathieu Péteul ("Ultimate Super 8"), deux jeunes réalisateurs français partis tourné en Norvège avec des acteurs locaux. Le film commence assez fort avec une scène plutôt marquante où une joggeuse est agressée et finalement assassinée par un psychopathe armé d'une perceuse.

Seulement voilà arrivée à la morgue, la jeune femme va s'avérer être pas si morte que cela malgré le fait qu'on lui ait percé le crâne! Johanna Ravn va alors rentrer tranquillement chez elle, mais elle ne sera plus vraiment la même... En effet, elle marchera comme un zombie et crachera un liquide noir ressemblant à du pétrole!

"Dark Souls" fait parti des films dit d'infectés, mais contrairement à la plus part des films existants, celui-ci est un curieux mélange de genres, oscillant constamment entre le film fantastique, le film d'horreur, le thriller, le film policier, le drame et même étonnamment la comédie... Cette variété de styles sera d'ailleurs assez déstabilisante et beaucoup risquent de ne pas accrocher à cause de cela, pourtant c'est aussi ce qui fait la force de ce métrage et le fait sortir du lot.

Les réalisateurs apporteront qui plus est une vision assez originale de ces infectés puisque ceux-ci vivront par la suite parmi le reste de la population sans que cela ne gêne qui que ce soit. D'ailleurs, même s'ils fonctionneront quelque peu au ralenti et qu'ils ne parleront plus, ils continueront à avoir une certaine intelligence comme le prouvera l'appel à l'aide de Johanna lorsqu'elle sera sur son ordinateur, comme si elle était prisonnière de son propre corps.

Le côté décalé du film sera essentiellement apporté par la musique du film, signée Wojciech Golczewski ("Corruptions", "Late Phases"), parfois en total décalage avec les images à l'écran et par quelques personnages fort étranges.

Le film tourne essentiellement autour du personnage de Morten Ravn, le père de Johanna, interprété par Morten Rudå ("La nouvelle vie de Monsieur Horten", "La femme dans le frigo"), un homme d'une cinquantaine d'années, un total anti-héros donc, qui va mener son enquête en parallèle avec celle de la police.

Une partie du casting est amateur, la plus part étant des amis de l'un des réalisateurs, mais pour les rôles parlés les plus importants, les réalisateurs ont tout de même fait appel à des professionnels comme par exemple la charmante Ida Elise Broch ("L'homme qui aimait Yngve", "Pax"), qui joue ici le rôle de Maria ou encore Kyrre Haugen Sydness ("Opération sabotage", "Headhunters") dans celui de l'inspecteur Richard Askestad. Une bonne chose en tous cas, car l'interprétation, c'est souvent ce qui pêche dans ce type de petits budgets.

Même si le faible budget se ressent quelque peu dans l'esthétisme pas toujours égal du film, celui-ci, tourné en 16mm, bénéficie toutefois d'une photographie et d'une mise en scène dans l'ensemble assez soignées.

Malgré un scénario assez original et inattendu, celui-ci sera tout de même quelque peu bancal et aurait mérité d'être un peu plus approfondi. Ainsi on aura au final que peu de réponses à nos questions. Enfin, le maquillage des infectés sera très probant et forcément constituera un des principaux atouts du film.

Avec son ton décalé et son message écolo, "Dark Souls" constitue une véritable curiosité dans le paysage des films d'infectés, suffisamment à part pour susciter l'intérêt, même si le film est au final tout de même un peu bancal et pas forcément très facile d’accès...

"Dark Souls" est sorti en DVD le 7 octobre 2014 chez Le Chat qui Fume dans une très belle édition digipack slim. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste norvégienne Dolby Digital 2.0. Les bonus se composent de 9 scènes inédites (12’), d'un début alternatif (5’), d'une interview des réalisateurs César Ducasse et Mathieu Peteul (22’), d'un Making of (15’), du film tourné en 8mm présent dans le film (2’), de 2 courts métrages : "Milkman" (4’) et "Petiatil Cx HTDUI" (2’), d'une featurette sur les effets spéciaux de "Dark Souls" (6’), de la bande-annonce et du teaser.

Dark souls

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21.01.15

06:34:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lily est vendeuse de popcorn dans un bar perdu au milieu de nulle part. Timide, peu sûre d’elle, elle accumule les frustrations du quotidien face à des clients souvent mécontents et à sa collègue Melody dont elle est le souffre-douleur. Un jour, son subconscient débarque, ainsi que deux étrangers particulièrement nonchalants...

Mon avis :

Après nous avoir offert une petite incursion dans l'univers du western spaghetti avec son très sympathique court métrage "Woman with no name", Fabio Soares, le réalisateur français le plus tatoué, nous revient avec "Bitch, Popcorn & Blood", un nouveau court métrage présenté une nouvelle fois au public lors d'une avant-première au Panorama Max Linder. C'était le samedi 22 novembre 2014 à 11 heures et le film était présenté en double-programme avec "LooS en Gohelle" de Mike Zonnenberg (par ailleurs co-scénariste de "Bitch, Popcorn & Blood") dans la plus pure tradition du cinéma Grindhouse...

Eh oui, en effet, avec un titre comme "Bitch, Popcorn & Blood", Fabio Soares ne pouvait nous proposer qu'un programme 100% Grindhouse et donc un court 100% inspiré films d'exploitation. Vous remarquerez que c'est assez fou ce qu'il y a comme salopes dans le cinéma dit Grindhouse! Je pense notamment à des films comme l'assez moyen "Bitch Slap" ou encore l'excellent "Run! Bitch Run!"...

A nouveau le réalisateur s'est bien entouré avec un casting solide et bien entendu avec cette fois encore une jolie tatouée. Alors que le casting de "Woman with no name" comprenait tout de même Bernie Bonvoisin ("Les Démons de Jésus", "Les Grandes Bouches", "Blanche") et Arben Bajraktaraj ("Taken", "Harry Potter et les reliques de la mort – Part 1", "Des Dieux et des Hommes"), cette fois, Fabio Soares s'est adjoint les services de Jochen Hägele ("Le village des ombres", "Un village français", "Résistance", "96 heures") et de Jane Badler ("V", "Falcon Crest", "Mission impossible, 20 ans après"), vous savez, la méchante Diana de la série "V"!

Dans le rôle principal, celui de Lily, on trouve la charmante Elise Gaiardo, qui s'en sort plutôt bien face à ces acteurs plus expérimentés et dans celui de Melody, Cristina Blackwater, modèle international au corps bien tatoué comme le réalisateur les affectionne.

Malgré de petites imperfections, j'avais beaucoup apprécié le premier court de Fabio Soares et j'attendais donc beaucoup de ce nouveau court. Cette fois encore le réalisateur montre son professionnalisme et son talent à travers une mise en scène impeccable, mise en valeur par la très belle photographie de Nicolas Meunier. Enfin, pour la musique, Fabio Soares a une nouvelle fois fait appel à ses amis de Junksista, un duo d'électro-rock allemand pour lequel il a déjà réalisé plusieurs clips.

Après deux courts aussi réussis, maintenant on attend avec impatience que Fabio Soares se lance dans un long, car il a largement le talent nécessaire...

Si le travail de Fabio Soares vous interpelle, n'hésitez pas à suivre son actualité sur son site officiel, ainsi que sur sa page Facebook!

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