09.09.14

06:51:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A bord d’un wagon, Dieu et Satan se racontent trois histoires, avant que le train dans lequel ils ont embarqué et qui file à vive allure ne déraille. Dans la première, un homme est enlevé et enfermé dans un asile, hypnotisé pour appâter d’innocentes victimes. Dans la seconde, deux amants se trouvent mêlés aux jeux morbides des membres d’un club fascinés par la mort. Dans la dernière, Satan, désireux de détruire notre monde, devra faire face à une féroce résistance.

Mon avis :

Dans les années 80, bon nombre de films à sketchs horrifiques ont été produits comme par exemple "Le Club des monstres", les deux premiers "Creepshow", "Cat's eye", "Les Contes des Ténèbres", "La Quatrième Dimension" ou encore "La Compagnie des loups". Parmi eux, "Train Express pour l'Enfer" est un film un peu à part, même s'il est loin d'être le plus réussi...

Qu'est-ce qui fait de ce "Train Express pour l'Enfer" un film à part, me direz-vous? Eh bien, chacun des segments est en fait un remontage d'un long métrage, sorti dans certains cas ou resté inédit dans le cas du premier. Chacun des trois segments sont liés par un fil conducteur, tourné par Jay Schlossberg-Cohen ("Cry Wilderness"), se passant dans un train, où Dieu se dispute le sort de certaines personnes avec le Diable, le tout pendant qu'un groupe de Rock joue dans l'un des wagons... Hum, hum!

Le groupe en question n'est pas un vrai groupe d'ailleurs puisque le chanteur du groupe, interprété par Byron Yordan, n'est autre que le fils du producteur et scénariste Philip Yordan ("Le Cid", "Les 55 jours de Pékin", "La chute de l'Empire romain", "Le plus grand cirque du monde"), qui de toutes évidences ne sait pas vraiment chanter!

Dans le rôle de Dieu, on reconnaît immédiatement Ferdy Mayne ("Le bal des vampires", "Quand les aigles attaquent", "Barry Lyndon", "Conan le destructeur") et dans celui du Diable, Tony Giorgio ("Le parrain", "Magnum Force", "Foxy Brown").

Le premier segment, "The Case of Harry Billings", réalisé par John Carr ("The Dark Side to Love", "Marilyn Alive and Behind Bars", "Dead Girls Don't Tango") est une histoire assez confuse, une sombre histoire de trafique d'organes où l'on a l'impression que cela saute constamment du coq à l'âne... Pas étonnant en fait, car il s'agit d'un remontage avec scènes additionnelles retournées ensuite, d'un long-métrage finalement jamais sorti où il était question de trafique de blondes vers des pays arabes.

Le principal intérêt de ce segment, cela sera donc les jolies filles que l'on verra souvent dévêtues. Et franchement au niveau des nichons, on est servi! Pas de problème de ce côté là! Le côté très glauque de l'histoire est également assez intéressant.

Dans ce segment, on reconnaît notamment John Phillip Law ("Danger: Diabolik!", "Barbarella", "Le baron rouge", "Le pont de Cassandra"), connu notamment pour avoir été le Sinbad de "Le voyage fantastique de Sinbad" et Richard Moll ("Cataclysm", "Messe noire", "House"), que l'on retrouvera d'ailleurs dans le dernier segment.

Le deuxième segment, "The Case of Gretta Connors" est également réalisé par John Carr et est tirée d'un long-métrage, "The Dark Side to Love", sorti également en VHS sous les titres "Death Wish Club" et "Carnival of Fools". Là encore, on a le droit à une histoire sordide et sexy, mais également assez inégale où l'on voit bien qu'il nous manque des morceaux, voir de gros morceaux, notamment lorsque l’héroïne, interprétée par la très sexy Merideth Haze (Qui bizarrement n’a rien fait d’autre !), se retrouve à un moment en garçonne...

Ce segment souffrira également d'effets spéciaux hyper cheaps, mais plutôt amusants, confectionnés pour l'occasion par William R. Stromberg, le réalisateur de "The Crater Lake Monster". Malgré son côté un peu brouillon, c'est à mon avis le segment le plus intéressant avec ces étranges adeptes de jeux suicidaires...

Enfin, le troisième et dernier segment, "The Case of Claire Hansen", s'avère être un remontage de "Cataclysm", film réalisé par Phillip Marshak ("Dracula Sucks", "Hot Love", "Space Virgins"), réalisateur surtout de films pour adultes, Tom McGowan ("Manhunt in the Jungle") et Gregg C. Tallas ("Femmes sauvages", "077 espionnage à Tanger", "Bikini Paradise").

Bien qu'également inégal, cette dernière histoire sera probablement la plus cohérente (Normal, vu que c'est la moins charcutée!), mais souffrira en revanche quelque peu de sa longueur et de ses effets spéciaux également ultra cheaps en pâtes à modeler (Lors d'une scène, l'un des protagonistes du film est, tout comme les monstres, fait à partir de pâte à modeler... Il fallait oser!). C'est plutôt fun, mais franchement difficile à prendre un tant soit peu au sérieux!

Par contre, Robert Bristol (Qui n'a pas fait grand-chose d'autre!) incarne un être démoniaque particulièrement fascinant grâce à son visage angélique et son regard troublant. Dans ce segment, on remarquera surtout la présence de Cameron Mitchell ("6 Femmes pour l'assassin", "Duel au couteau", "Le baron vampire"), dans le rôle du lieutenant de police et Marc Lawrence ("L'homme au pistolet d'or", "Marathon Man", "Big Easy, le flic de mon coeur", "Une nuit en enfer"). Deux gueules du cinéma!

Il est à noter que Faith Clift ("Captain Apache", "Cry Wilderness"), qui interprète le rôle de Claire Hansen, a été doublée, car la dame n'était pas une vraie actrice, mais la femme du producteur et scénariste du film, Philip Yordan. Un personnage assez trouble, dont l'on soupçonne qu'une bonne partie de ses scénarios aient été écrits par des nègres, victimes du Maccarthysme...

Malgré son côté très bancal, "Train Express pour l'Enfer" demeure tout de même assez plaisant et amusant à voir, mais il faut tout de même reconnaître que l’on est franchement à la limite du nanar ! Mais ce film est, comme le nom de cette nouvelle collection de l’éditeur Le Chat qui Fume, l’indique, un pur produit d’exploitation… Vous voilà donc prévenu !

"Train Express pour l'Enfer" est sorti en DVD le 1er août chez Le Chat qui Fume dans une très jolie édition digipack slim. Le film est proposé au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise et sous-titres français. Côté bonus, on est particulièrement gâté avec une présentation du film par Eric Peretti, limite plus intéressante que le film et cela, même si Eric Peretti ne semble pas très à l'aise devant une caméra. Cerise sur le gâteau, on aura le droit en plus à pas mal de bandes annonces de titres sortis ou à venir chez l'éditeur et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela donne envie!

Train Express pour l'Enfer

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05.09.14

10:02:49, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

S’étant échappé de prison, Kriminal, sous une fausse identité, dirige une maison de repos pour personnes âgées. Avec l’aide de sa complice, il fait disparaître les pensionnaires pour contracter leurs primes d’assurance-vie. En brisant accidentellement une statuette, il découvre des parchemins pouvant le mener à des tableaux de maîtres de grande valeur. Kriminal part à l’aventure, mais l’inspecteur Milton se lance à sa poursuite.

Mon avis :

Un an après le succès de "Kriminal" d'Umberto Lenzi, une suite tout ce qu'il y a d'officielle, fût confiée à Fernando Cerchio ("Aphrodite, déesse de l'amour", "La vallée des pharaons", "Nefertiti, reine du Nil", "Les Pistolets de l'Ouest") reprenant d'ailleurs une bonne partie du casting et bien entendu, la même recette...

Pas de grosses surprises donc avec "Le retour de Kriminal", Fernando Cerchio nous offre une suite fidèle au premier volet et cela, dès le générique qui reprend le même style alternant prises de vues réelles et dessins, rappelant ainsi l'univers de la bande dessinée dont le personnage est issu. Kriminal est toujours affublé de son déguisement représentant un squelette et fait toujours son petit effet...

La preuve dès la première scène où il provoque la crise cardiaque d'une vieille dame afin de lui extorquer son argent! Eh oui, notre voleur masqué n'est pas gentil, gentil! A nouveau, il ne reculera devant aucun moyen pour advenir à ses fins, allant parfois jusqu'au meurtre si nécessaire et se déguisant un peu à la manière d'un Arsène Lupin ou d'un Fantomas. C'est une nouvelle fois le bellâtre originaire des Pays-Bas, Glenn Saxson ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle"), qui incarne avec brio ce cambrioleur séducteur et sans scrupule.

On retrouve également la très jolie Helga Liné ("Le manoir de la terreur", "Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera") qui apporte une nouvelle fois son charme au film et Andrea Bosic ("Les pirates de la Malaisie", "Le dernier jour de la colère", "L'assaut des jeunes loups", "Formule pour un meurtre"), toujours dans le rôle de l'inspecteur Patrick Milton de Scotland Yard, apportant comme cette fois encore une touche d’humour plutôt plaisante.

Le côté dépaysant indispensable à ce type de films d'aventure, qui était déjà présent dans le film de Lenzi, l'est également ici. On voyage cette fois de l'Angleterre à l'Espagne, puis de La Turquie à l'Iran. Dépaysement par conséquent assuré! Cette nouvelle aventure est parfaitement rythmée, mais en plus Cerchio a la bonne idée d'entrecouper son film de petits passages dessinés, là où Lenzi ne l'avait fait que durant les génériques.

Le scénario est une classique histoire de chasse au trésor où Kriminal part à la recherche de quatre bouddhas renfermant quatre parties d'un plan indiquant l'emplacement où se trouvent deux toiles de maître, mais l’histoire tient bien la route et on se laisse facilement entraîner dans cette seconde aventure.

"Le retour de Kriminal" est une suite très honorable, qui n’a aucunement à rougir de son prédécesseur et donc très recommandable pour tout amateur de ce type de films assez kitsch... Il faut le reconnaître! Mais n’est-ce pas ce qui en fait son charme?

"Le retour de Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à une présentation de la saga Kriminal par le dessinateur Curl Ridel, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

Le retour de Kriminal

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04.09.14

10:02:24, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alors qu’il devait être pendu à cause de ses nombreux méfaits, dont, le plus gros, le vol de la couronne d’Angleterre, Kriminal parvient à s’évader. C’est en fait l’inspecteur Milton qui a organisé l’évasion, dans le but de remettre la main sur le joyau. Le génie du crime se rend compte de la supercherie, se volatilise, et organise un plan pour dérober un lot de diamants. Sans le savoir, le criminel au costume de squelette va se trouver face à son coup le plus fameux.

Mon avis :

S'étant vu refuser les droits de Satanik alors qu'il avait dans l'idée d'adapter pour la toute première fois à l'écran un fumetti avec un héros masqué, Umberto Lenzi ("Si douces, si perverses", "Le Tueur à l'orchidée", "Spasmo", "La Rançon de la peur", "Brigade spéciale", "Cannibal Ferox") se rabattit sur le personnage de Kriminal, ouvrant ainsi la voix à une vague d'adaptations de ces bandes dessinées populaires italiennes qui furent ainsi produites durant l'année 1967...

Umberto Lenzi est probablement l'un des réalisateurs italiens à avoir œuvré dans le plus de styles différents suivant constamment les désirs du public, avec plus ou moins de succès d'ailleurs. On le connaît surtout pour ses gialli, ses poliziottesci et bien évidemment ses films de cannibales, mais il signa également des péplums, des films de guerre, des films de pirates, des westerns et même de l'Heroic fantasy.

Avec "Kriminal", il met librement en scène un héros de bandes dessinées au look très réussi, portant une combinaison et une cagoule représentant un squelette... Autant dire que cela fait son petit effet! Kriminal est une sorte de Fantomas, un cambrioleur principalement intéressé par les bijoux et les pierres précieuses, séducteur sans scrupule, n'hésitant pas à commettre les pires choses pour arriver à ses fins, à l'inverse par exemple d'un Arsène Lupin. Lenzi signe là un film très plaisant, bien rythmé où l'on ne s'ennuie à aucun moment. Une bonne partie de l'action se passe en Turquie, à Istanbul plus précisément, apportant ainsi l'exotisme nécessaire à ce type de films d'aventures.

Glenn Saxon ("Django tire le premier", "Luana, fille de la jungle", "La provocation sexuelle") joue ici parfaitement son rôle de beau gosse de service, principalement là pour jouer les séducteurs de jolies filles, un personnage auquel on ne s'attachera pas particulièrement. En même temps, il faut dire que le personnage n'a rien d'attachant, c'est un personnage essentiellement vénal n’hésitant pas à tuer et même à défigurer quelqu'un pour obtenir ce qu'il désire.

Côté jolies filles, puisqu'on en parle, on est ici effectivement servi avec en particulier la splendide actrice d'origine allemande Helga Liné ("Les amants d'outre-tombe", "Si douces, si perverses", "Folie meurtrière", "Terreur dans le Shanghaï-Express", "La vénus noire"), qui interprète là des jumelles particulièrement séduisantes.

Et puis, il y a également Andrea Bosic ("Sandokan, le tigre de Bornéo", "Arizona Colt", "Le dernier jour de la colère", "Danger: Diabolik!", "Manhattan Baby"), qui interprète l'inspecteur Milton, qui apporte quant à lui une touche d'humour plutôt sympathique.

Le film vaut enfin pour ses scènes d'action aux cascades très réussies réalisées par Attilio Severini ("Django tire le premier", "Sept winchester pour un massacre", "La guerre des gangs") et la musique signée Raymond Full ("Tous les chemins mènent à l'homme") alias Romano Mussolini (Oui, il s'agit bien du fils de Mussolini!), typiquement sixties, qui contribue également à la réussite de cette adaptation pourtant moins violente et sexy que l’œuvre originale de Max Bunker dessinée par Magnus et dont Lenzi ne fait que s'inspirer.

Toutefois afin de rappeler qu'il s'agit de l'adaptation d'un fumetti, les génériques de début et de fin alternent images réelles et dessins de bandes dessinées créées pour l'occasion. Une excellente idée qui apporte un charme supplémentaire au film.

"Kriminal" connaîtra un certain succès lors de sa sortie, ce qui lui vaudra une suite, tout ce qu’il y a de plus officielle (Ce qui n'est pas toujours le cas en Italie!), reprenant une bonne partie du casting, mais réalisée cette fois par Fernando Cerchio...

"Kriminal" est sorti en DVD le 1er juillet chez Artus Films dans sa collection Ciné Fumetti dans une édition digipack slim du plus bel effet. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 en versions française et italienne avec sous-titres français. Côté bonus, on a le droit à un entretien avec Umberto Lenzi à propos du film, intitulé "Il était une fois Kriminal", à une présentation du réalisateur par David Didelot, à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection dont celle du film.

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21.08.14

07:42:46, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un samedi soir, un groupe d'amis décident de faire une virée dans une boite de nuit située en haut du massif du Jura. Alors qu'ils viennent de prendre un auto stoppeur, leur véhicule plonge dans un ravin et s'écrase dans la forêt en dessous. Perdu au milieu de nulle part, ils vont devoir affronter une énorme créature extra-terrestre sensible au moindre bruit.
L'amitié des jeunes sera mise à rudes épreuves durant cette longue nuit en enfer...

Mon avis :

Il est de plus en plus de voir de petites productions indépendantes françaises, sortir à l'étranger, alors qu'elles restent toujours inédites chez nous. C'est le cas notamment de "Resonnances", un petit film fantastique réalisé par Philippe Robert ("Les ailes de l'ombre") en 2006, sorti en DVD aux États-Unis et en Allemagne...

Le peu de moyen se ressent certes immédiatement, il n'y a pas d'acteurs qui étaient particulièrement connus à l'époque du tournage, mais on pourra tout de même reconnaître l'actrice Sophie Michard ("Les bleus: premiers pas dans la police") ou encore les acteurs Franck Monsigny ("Seconde chance", "Falco"), Romain Ogerau ("La taupe 2", "Femmes de loi") et Yann Sundberg ("Franck Keller", "Le transporteur 3", "La ligne droite", "Flics"), les effets spéciaux sont assez rudimentaires, mais malgré cela, le film est plutôt sympa et attachant.

On se retrouve face à une sorte de "Tremors" à la française, mais avec un monstre radicalement différent, mais se déplaçant sous terre de la même façon. Afin de pallier à son manque de budget, le réalisateur a opté pour des jeux de caméras dans le style "Evil Dead" ou "Predator" pour certains déplacements de son monstre venu de l'espace. D'ailleurs comme dans les films de Sam Raimi et John Mc Tiernan, l'action se passe également en forêt.

Les acteurs sont dans l'ensemble assez convaincants, malgré le peu d'expérience de certains, ce qui aidera bien évidemment à l'immersion. Quant aux effets spéciaux, le metteur en scène a opté en grande partie pour des effets spéciaux à l'ancienne avec maquettes notamment et franchement le résultat n'est pas ridicule du tout, cela tient même plutôt bien la route, malgré ce que l'on aurait pu craindre. Certains effets 3D ne sont certes pas tip top, mais en étant un tant soit peu indulgent, ça passe! Après tout, il y a un max de téléfilms où c’est bien pire !

Et puis le réalisateur va jouer avec le fait que le film se passe principalement de nuit... Pas bête, la bête ! Le scénario est assez classique, n'évitant pas certains clichés comme la panne de voiture, mais le film est tout de même un sympathique hommage aux films de genre des années 80 et ça, ça fait toujours plaisir!

Enfin, la musique signée Richard Sanderson ("La Boum") est assez réussie et contribue à nous plonger dans l'ambiance stressante du film. D’ailleurs on finit par oublier les petits défauts dus au manque de moyens, en étant, lors de la dernière partie du film, plonger à fond dedans...

Finalement cette petite trouvaille disponible en import uniquement s’avère être une plutôt bonne surprise ! Alors, si vous êtes un spectateur indulgent, donnez-lui une chance !

Sur les conseils du réalisateur, j’ai opté pour l’édition allemande que l’on peut aisément trouver à très bon prix, pourtant je dois avouer qu’au départ, j’étais plus tenté par l’édition américaine de Synapse, dont je suis particulièrement friand du catalogue. Cette édition allemande propose le film au format respecté, mais malheureusement en 4/3, tout comme la Synapse apparemment, avec des pistes française Dolby Digital 2.0 et un doublage allemand Dolby Digital 5.1.

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20.08.14

07:42:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au cours d’un road-trip à travers les États-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons...

Mon avis :

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jeremy Gardner ("The Bags") endosse les multiples casquettes de producteur, scénariste, réalisateur bien entendu, et acteur principal du film! Rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeune cinéaste surprend véritablement par la maîtrise de son sujet en nous livrant un road movie horrifique qui tient franchement la route...

"The Battery" est un film de zombies à petit budget, mais un film de zombies un peu part dans le sens où la menace pourrait très bien venir d'ailleurs et que le même scénario aurait pu se faire sans les morts-vivants. En effet, on aurait très bien pu imaginer par exemple le même film dans un monde post-apocalyptique avec des hordes de sauvages à la "Mad Max" à la place ou simplement des assaillants à la "The Day".

Car ici les zombies ont un rôle assez facultatif et ce qui est vraiment intéressant, c'est avant tout la relation d'amitié qui se créée entre ces deux baseballeurs à la personnalité très différente. Les deux hommes ne se seraient probablement jamais lié d'amitié s’il n'y a avait pas eu cette situation extrême qui les avait réuni. Dans ce monde particulièrement hostile, il ne leur reste plus qu'une chose à faire, survivre!

Mickey, interprété par Adam Cronheim (également producteur du film) est incapable de tuer le moindre être vivant, fusse-t-il zombie, du coup, ce rôle revient à son compagnon d'infortune, Ben, interprété par Jeremy Gardner. S'installe alors entre les deux hommes une relation dominant/dominé où l'un est chargé de la protection et de la chasse et l'autre des « basses » besognes... Une situation qu’évidemment, Mickey vit très mal, alors que Ben est lui, finalement assez à l'aise dans ce monde !

Comme on peut s’en douter, la relation entre les deux hommes va évoluer au fur et à mesure du film, avec des hauts et des bas. Et même, s’ils n’étaient pas faits pour s’entendre, ils vont forcément s’attacher l’un à l’autre. Dans un premier temps, ce sera bien entendu le baseball qui va leur offrir des moments de détente et de complicité, mais peu à peu, sous l’impulsion de Ben, suite à une « révolte » de Mickey, leur relation va progresser.

Ben, sous ses apparences bourrues, va en effet contraindre Mickey à se surpasser afin qu’il puisse arriver à se défendre également seul, mais dans le but également à ce qu’il se sente plus à l’aise dans leur relation. Car Ben, contrairement à Mickey, ne sera aucunement attiré par le fait de retrouver d’autres survivants et se satisfait de leur relation (voir de peut-être de la solitude !), alors que Mickey sera constamment dans l’espoir de retrouver d’autres vivants, comme on pourra le constater lorsqu’il arrivera à intercepter une communication par Talkie-walkie.

Le manque de relations sexuelles et de présences féminines frappera également beaucoup plus Mickey, Ben semblant au contraire se passer assez facilement de tout cela… Le rythme assez lent du film pourra quelque peu décontenancer au départ, mais Jeremy Gardner arrive tout de même à nous tenir en haleine grâce à quelques scènes assez surprenantes et à une bande son fort sympathique.

Le film se termine en revanche sous forme d’un huis clos dans une voiture, une scène très longue que le réalisateur arrive à rendre très oppressante, voir suffocante, un peu comme ce que vivent les deux protagonistes du film, ce qui finira probablement d’achever ceux qui attendaient une multitude d’attaques dans le style des films d’infectés genre "28 jours plus tard"...

Pour un premier film et qui plus est, pour un budget aussi réduit, "The Battery" est vraiment une réussite, laissant espérer beaucoup de choses de la part de son réalisateur. A suivre !

Le DVD était vendu en exclusivité avec le numéro de juin de Mad Movies, mais sa sortie officielle était le 5 août chez Zylo. Cette édition française propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 et une unique piste anglaise Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Quel dommage que nous n'ayons pas le droit à une belle édition Blu-ray avec making of comme celle proposée aux États-Unis par Shout Factory! Ici, pas la moindre trace de bonus, pas même la bande annonce! Dommage!

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages facebook et Twitter...

The battery

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19.08.14

07:41:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lors d’une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d’eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer...

Mon avis :

Avec son court métrage "Au petit matin", Xavier Gens ("Frontière(s)", "Hitman", "The ABCs of Death") m'avait littéralement bluffé! Vraiment une grosse claque comme on aimerait en prendre plus souvent... Si "Frontière(s)" était un film de genre assez efficace et bien corsé et qu'on y retrouvait Estelle Lefébure, il y manquait toutefois l'émotion que j'avais ressenti avec ce précédent court métrage. Avec "The Divide", j'ai enfin retrouvé cette puissance émotionnelle. Attention chef d’œuvre!

L'histoire se passe essentiellement en huis clos dans le sous-sol d'un immeuble où huit personnes vont trouver refuge après qu'un cataclysme ait ravagé New York. Ce lieu qui va au départ les protéger, va ensuite devenir leur prison et leur tombeau...

Dans un premier temps, c'est le personnage de Mickey, joué par Michael Biehn ("Terminator", "Aliens - Le retour", "Abyss", "Tombstone"), qui va prendre les choses en mains, faisant régner l'ordre dans ce lieu qu'il occupait déjà avant la catastrophe et qu'il avait transformer en bunker, en prévision probablement qu'un tel événement se réaliserait. On comprend d'ailleurs que cet ancien pompier est marqué par le passé, tout particulièrement par les événements du 11 septembre 2001... D'ailleurs face à cette explosion nucléaire, il accuse immédiatement les arabes, ce qui n'est sûrement pas un hasard.

Seulement peu à peu les autres personnalités des occupants vont se révéler, notamment celles de Josh et Bobby, respectivement interprétés par Milo Ventimiglia ("Heroes", "Pathology", "Blindés") et Michael Eklund ("House of the Dead", "The Day", Errors of the Human Body"), les deux hommes vont alors prendre le dessus sur Mickey allant jusqu'à le faire prisonnier pour prendre le pouvoir et surtout avoir mainmise sur son stock de nourriture. Les deux nouveaux maîtres à bord vont alors faire régner la terreur sur les autres habitants, mais surtout évidemment sur les plus faibles.

La première victime, cela sera Marilyn, le personnage interprété par Rosanna Arquette ("Recherche Susan désespérément", "Silverado", "After Hours", "Le grand bleu", "Pulp Fiction") qu'ils vont transformer en esclave sexuelle, un rôle où l'on sent que l'actrice s'est donnée à fond et pour lequel elle n'a pas été épargnée! L'actrice y est absolument bluffante!

La deuxième victime, dans une moindre mesure, cela sera le personnage de Sam, joué par Iván González ("Chicos ricos", "¿Sabés nadar?", "The ABCs of Death", "Chimères"), un avocat, assez lâche arrivé en couple avec la belle Eva, jouée par Lauren German ("Massacre à la tronçonneuse", "Hostel - chapitre II", "Dark Country"), la femme forte du groupe. Le couple volera évidemment en éclats, mais Xavier Gens le fera de façon assez subtile et pas vraiment comme on aurait pu l'imaginer.

Les autres personnages seront un peu plus neutres et n'auront finalement que peu d'importance, sinon de servir l'intrigue et nous éclairer un peu plus sur la personnalité des principaux protagonistes. La transformation des personnages, qu'elle soit physique ou mentale sera véritablement impressionnante. C'est d'ailleurs ce qui marquera probablement le plus, plus en tous cas que la violence pourtant bien présente...

Le réalisateur va réussir tout au long de son métrage à rendre l'atmosphère de plus en plus oppressante et malsaine, allant crescendo vers un final d'une noirceur et d'une beauté absolue. L'émotion est cette fois de retour!

Les images sont fortes, les acteurs fabuleux et le tout transcendé par la merveilleuse musique de Jean-Pierre Taieb ("Frontière(s)", "Vertige") qui apporte une certaine mélancolie au métrage. Voilà le genre de film dont on ne ressort pas indemne et qui marque durablement! Par contre, attention, âmes trop sensibles s'abstenir, car certaines scènes sont quand même assez sévères!

Xavier Gens signe avec "The Divide" son meilleur long-métrage à ce jour, alors espérons qu'il continue sur cette lancée ! En attendant, on ne voit toujours rien venir... A quand un nouveau film?

"The Divide" n'est évidemment pas une nouveauté puisque le film était sorti en DVD, Blu-ray et dans une édition collector combo Blu-ray + 2 DVD chez BAC Vidéo en juin 2012 (Réédité ensuite en janvier 2014), mais cela fait longtemps que je souhaitai vous en parler... Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème avec pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 et comprend en guise de bonus un making of, une scène coupée dispensable où on en apprend un peu plus sur les deux frères, un module sur les dérapages du film et trois bandes annonces dont celle du film.

Le Blu-ray, quant à lui, propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080p et pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 5.1. Étonnamment cette édition contient des bonus radicalement différents du DVD, proposant une interview de Xavier Gens, un module sur les effets spéciaux, un sur la musique, un sur la pré-production, une fin alternative et la bande annonce.

Mais c'est évidemment l'édition collector qui est à privilégier, puisqu'en plus de regrouper les deux formats et donc l'intégralité des bonus concernant le film, elle nous offre un deuxième DVD contenant un documentaire sur le réalisateur et l'intégralité de ses courts métrages dont l'indispensable "Au petit matin"...

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18.08.14

07:40:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Descendant d’une noble famille écossaise, Donald se voit contraint de vendre son château à un négociant américain, qui le reconstruit à l’identique et pièce par pièce en Floride. Mais la demeure n’est pas le seul héritage du jeune homme : le fantôme de son ancêtre Murdoch, victime d’une malédiction, hante les lieux depuis deux siècles et fait le voyage avec son habitat. Il arrive aux États-Unis en même temps que Donald, à qui il ressemble trait pour trait, créant une série de quiproquos fort embarrassants pour son descendant.

Mon avis :

Après l'échec du "Dernier milliardaire" sorti en 1934 où le réalisateur français y caricaturait un dictateur, s'en prenant ainsi indirectement à un Adolf Hitler en pleine ascension, René Clair ("La Belle Ensorceleuse", "C'est arrivé demain", "La Beauté du diable", "Les Grandes Manœuvres") acceptait l'offre d'Alexander Korda ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Voleur de Bagdad", "Lady Hamilton") d'aller tourner en Angleterre pour la société London Film Productions que ce dernier dirigeait. Il en résulta "Fantôme à vendre", une sympathique comédie fantastique qui connaîtra à l'époque un joli succès public...

"The Ghost Goes West", c'est l'histoire d'une jeune femme, Peggy Martin, jouée par la pétillante Jean Parker ("La Légion des damnés", "Laurel et Hardy conscrits", "Barbe-Bleue"), fille d'un richissime homme d'affaires américain, qui persuade son père de lui offrir un château écossais et de le faire rebâtir en Floride « pierre par pierre, panneau par panneau » (Comme il est dit à plusieurs reprises dans le film!). Seulement voilà, petit soucis, le château en question est hanté par un fantôme! Classique pour un château écossais !

Malgré le côté évidemment très rétro du film, celui-ci a gardé une réelle fraîcheur avec un humour qui fonctionne toujours assez bien. Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Le Comte de Monte-Cristo", "Les 39 marches", "Le Chevalier sans armure"), qui incarne ici le double rôle de Murdoch Glourie et de Donald Glourie est vraiment irrésistible, surtout dans le rôle de ce fantôme un peu simplet et complètement en dehors des réalités, préférant les frivolités à la guerre au grand désespoir de son père qui l'avait chargé de s'en prendre d'abord aux MacLaggen (Le clan rival !) avant de s'attaquer aux anglais avec qui ils étaient en guerre.

Mort un peu bêtement au combat et n'ayant pas rempli son serment de châtier les MacLaggen, il va être contraint de rester sur terre jusqu'à ce qu'il est lavé l'affront dont son père le juge responsable. N’étant pas très doué pour effrayer les gens et surtout n’ayant pas trouvé l’occasion de faire reconnaître à un descendant des MacLaggen la supériorité des Glourie par rapport aux MacLaggen, on va se retrouver dans les années 30 où son descendant, qui lui ressemble trait pour trait se voit contraint de vendre le château. C’est évidemment cette ressemblance troublante qui va donner lieu à des quiproquos assez amusants.

Même si le film est assez désuet, il fonctionne toujours plutôt bien grâce au talent de René Clair et à ses jeux de surimpression assez réussis pour l'époque, mais également grâce à ses personnages hauts en couleur comme celui de monsieur Martin, interprété par Eugene Pallette ("Les Aventures de Robin des Bois", "Mr. Smith au sénat", "Le ciel peut attendre") ou à celui de son concurrent direct qui veut également faire l’acquisition du château, une rivalité qui donnera lieu d'ailleurs à une critique assez bien vue du capitalisme américain ou encore à celui du père du fantôme, joué par Morton Selten ("L'invincible Armada", "Le divorce de Lady X", "Le voleur de Bagdad"),impressionnant par sa prestance.

On notera également la présence quelque peu anecdotique de la mythique Elsa Lanchester ("Rembrandt", "Mary Poppins", "L'espion aux pattes de velours", "Un cadavre au dessert"), connue notamment pour son rôle mémorable dans "La Fiancée de Frankenstein" sorti la même année. La fin du film plutôt bien rythmée contribuant ainsi à laisser une impression plutôt agréable au spectateur, alors que la romance entre la jeune américaine et le noble écossais ruiné, sera quant à elle assez dispensable...

Malgré le poids des années, "Fantôme à vendre" demeure donc une petite comédie assez plaisante à voir, même si cela sera une œuvre finalement assez mineure dans la filmographie de René Clair...

"Fantôme à vendre" était déjà sorti en DVD en janvier 2005 chez StudioCanal dans une édition digipack slim aujourd'hui épuisée et assez coûteuse d'occasion, c'est donc avec joie que l'on accueille cette réédition chez Elephant Films sortie le 1er juillet, même si on y perd principalement un très intéressant making of de 26 minutes. Cette nouvelle édition nous offre le film également au format 1.33 4/3 avec les pistes monos anglaise et française. En bonus, on y trouve, comme pour tous les nouveaux titres de la collection Cinéma Master Class, une présentation du film de 10 minutes par Jean-Pierre Dionnet, ce qui compense un peu notre déception concernant la perte du making of, une galerie de photos et des bandes annonces de l'éditeur.

Fantôme à vendre

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15.08.14

06:42:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Des touristes arrivent sur une petite île grecque, qu'ils trouvent complètement abandonnée. En explorant les lieux ils découvrent une chambre secrète. Ils sont par la suite poursuivis par un psychopathe cannibale bien décidé à les tuer un par un.

Mon avis :

Enfin! "Anthropophagous", film absolument culte des années 80, débarque chez nous sur support numérique grâce à Bach Films et cerise sur le gâteau dans sa version intégrale, tout comme pour "Horrible" que l'éditeur sort également en même temps...

Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") est principalement connu pour ses films gores qui ont fait scandale grâce à certaines scènes chocs et pour ses films érotiques, notamment avec la série des « Black Emanuelle » et pornographiques.

Pourtant le réalisateur, surfant sur les succès, a touché un peu à tout, du Western spaghetti en passant par l'Heroic fantasy, devenant rapidement l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma d'exploitation, n'hésitant pas à régulièrement changer de pseudo comme c'était souvent le cas dans ce type de cinéma.

"Anthropophagous" n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais il est bien connu des amateurs du genre, principalement pour deux scènes devenues cultes, celle où le psychopathe cannibale mange un fœtus arraché du ventre de sa mère et l'autre lorsqu'il mange les intestins à la fin du film.

A part ça, le film vaut tout de même le détour pour son ambiance glauque et malsaine qui y règne. Le scénario est assez simpliste et malheureusement comporte pas mal d'incohérences, sans pour autant que cela soit très gênant. En gros, un groupe de touristes débarquent sur une île grecque où ils vont être victimes d'un être monstrueux, un psychopathe anthropophage...

Dans l'ensemble, les acteurs ne sont pas très bons, avec un casting composé essentiellement d'acteurs pour la plus part très peu connus, mais on remarquera tout de même parmi eux la présence de la très pulpeuse Serena Grandi ("Les aventures d'Hercule", "Miranda", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), immortalisée à l'écran 5 ans plus tard par Tinto Brass et de Tisa Farrow ("Mélodie pour un tueur", "L'exterminateur", "L'enfer des zombies", "Héros d'apocalypse"), la sœur de Mia Farrow.

Margaret Mazzantini ("Venir au monde", "À corps perdus"), qui deviendra par la suite écrivaine, est assez marquante dans ses apparitions, surtout la première lorsqu'elle sort d'un tonneau de vin...

Mais celui qui crèvera littéralement l'écran, c'est George Eastman ("Django, le taciturne", "Satyricon", "L'appel de la forêt", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), dans le rôle du tueur. L'acteur, ici co-producteur et co-scénariste du film, en impose par sa stature imposante et son regard de dément. Chacune de ses apparitions est vraiment marquantes, tellement le bonhomme est flippant. Il faut dire que la maquillage bien crade et assez réussi, malgré son côté rudimentaire, fait également son petit effet.

Les maquillages, justement, sont maintenant un peu datés et ne feront plus le même effet qu'à l'époque de la sortie du film, mais dans l'ensemble, ils sont plutôt réussis, en dehors d'un ou deux qui font un peu cheap comme la tête dans le seau. Il faut dire que le film a été tourné en 16 mm avec peu de moyens...

Chose assez étonnante pour un film d’horreur, la majeure partie des scènes horrifiques se passent de nuit et curieusement ce choix s'avère très efficace, comme pour "Les Révoltés de l'an 2000" d'ailleurs. On remarquera enfin, la musique de Marcello Giombini ("Duel au couteau", "Sabata", "Le journal érotique d'une Thaïlandaise"), très particulière, mais qui apporte une ambiance très étrange au film.

Grâce à ses scènes cultes et à son tueur cannibale très impressionnant, "Anthropophagous" demeure un indispensable pour tout amateur de gore et de films d’horreur qui se respecte et cela malgré ses faiblesses évidentes... Pas étonnant qu'un remake, même non officiel, ait vu le jour par la suite!

"Anthropophagous" est sorti en DVD le 9 juillet chez Bach films dans une très belle édition digipack slim avec 3 lobbycards collector glissées à l'intérieur. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème avec pistes française, anglaise et italienne monos et sous-titres français. Les bonus se composent d'une présentation du film par Christophe Lemaire, des bandes annonces du film et de celle de "Horrible", d'un générique alternatif et d'une présentation des DVDs de l'éditeur Crocofilms.

Anthropophagous

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