12.08.16

07:16:33, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Frankenstein
Réalisateur : Bernard Rose
Année : 2016
Origine : Etats-Unis

Durée : 1h30
Avec : Xavier Samuel (le monstre), Carrie-Ann Moss (Elizabeth), Danny Huston (Victor), Tony Todd (Eddie), etc.

Par Nicofeel

Frankenstein a été présenté lors de différents festivals (Gérardmer, Neuchâtel, Bruxelles). C'est à Bernard Rose que l'on doit des films singuliers tels que Paperhouse (1988) et bien évidemment le célèbre Candyman (1992). Le voir aux commandes d'une version actualisée de Frankenstein est donc plutôt une bonne nouvelle.
En effet, il paraît primordial d'avoir un réalisateur doté d'idées très personnelles pour monter un projet sur un mythe ayant fait l'objet de moults adaptations : que ce soit la version humaniste de James Whale (1931), la version érotico-gore de Paul Morissey (Chair pour Frankenstein), les versions gothiques de la Hammer ou encore la version assez gore de Kenneth Branagh, Frankenstein est sans conteste une des histoires de monstres les plus populaires.
Dès lors, on se demande bien ce que pourra apporter la version de Bernard Rose. Avec toute l'affection qu'il a pour les exclus de la société, le cinéaste britannique a eu la bonne idée de se rapprocher de la version de James Whale, en la transposant à notre époque actuelle.
Et ce réalisateur a changé de manière intelligente plusieurs données du mythe. Cette fois-ci, le monstre de Frankenstein n'est pas créé à l'aide de membres de différents morts. Non, cette fois-ci c'est l'avancée de la science qui a permis sa création.
A cet effet, tout au long de son film, Bernard Rose n'aura de cesse de s'interroger sur le lien entre le créateur et sa créature, à l'instar de Blade Runner. A la base, pour les croyants, c'est Dieu qui a créé les hommes. Si des chercheurs s'arrogent ce droit, c'est toute la chaîne de la nature qui est remise en cause. Bernard Rose fustige une science qui va loin dans ses expériences, dont les résultats peuvent s'avérer dangereux. C'est bien l'homme qui a créé ce monstre.

Pour autant, il ne faut pas s'y tromper. Si la star du film est le fameux « monstre » de Frankenstein, le véritable monstre c'est bien la société humaine. Ce que nous expliquait déjà jadis James Whale dans sa sublime adaptation de la nouvelle de Mary Shelley (1797 – 1851). Une société qui n'accepte pas ce qu'elle ne connaît pas. L'étranger est au cœur du film, puisque cet être non humain est pourchassé par autrui. Les meurtres qu'il commet ne sont qu'un processus d'auto-défense pour cette créature sans cesse rejetée par le monde qui l'entoure. Ses représailles sont violentes, mais sont finalement à l'image des attaques ou des rejets en règle des humains qu'il ne cesse de subir.
L'un des apports fondamentaux de cette version de Bernard Rose est d'avoir doté le monstre de l'intelligence d'un enfant, comme s'il venait tout juste de naître. L'idée est intéressante, puisqu'elle permet d'expliquer les réactions du monstre. Et puis, pour apporter une empathie envers notre « anti-héros », Bernard Rose a inclus une voix off, qui n'est autre que la réflexion du « monstre ». Le spectateur comprend alors ce qu'il ressent et quelles sont ses envies, ses déceptions. Le monstre, tel qu'il se décrit lui-même, a conscience de sa laideur extérieure et du fait qu'il n'est pas le bienvenu dans cette société. Plus que jamais, il s'interroge sur ses origines. « Qui suis-je ? » demande-t-il à plusieurs reprises.
Avant d'obtenir l'explication qu'il souhaite, ce monstre va connaître un parcours douloureux, qui s'apparente clairement à un chemin de croix. D'ailleurs, la parenté avec le Christ paraît évidente, puisque, comme lui, il finit par ressusciter et comme lui, il va avoir un destin funeste. Et puis, de la même façon que le Christ, le monstre de Frankenstein trouve comme amis (ses seuls) des exclus de la société, des laissés-pour-compte. En trouvant du réconfort auprès d'un clochard aveugle (joué par Tony Todd, l'interprète de Candyman) ou en fréquentant une prostituée, le monstre exprime tout l'intérêt que le réalisateur a pour ces gens, considérés par certains comme de véritables parias.
A l'instar de Paperhouse ou Candyman, Frankenstein contient plusieurs scènes oniriques, fort réussies, qui sont tout bonnement la matérialisation des rêves du monstre. Preuve que cet être n'est pas seulement la création de savants fous. Il est bien doté d'une âme. Sinon, il ne pourrait pas rêver.
Xavier Samuel interprète d'ailleurs avec beaucoup d'émotion le rôle du monstre, demeurant presque aussi marquant que jadis Bela Lugosi. Il exprime parfaitement la souffrance d'un être rejeté. On appréciera également de retrouver l'actrice Carrie-Ann Moss, dans le rôle de la « mère » du monstre. Elle fait preuve elle aussi de beaucoup de sensibilité au niveau de son jeu.
Peu de défauts sont notables dans cette œuvre. Tout au plus on pourra reprocher à Bernard Rose des références trop appuyées au mythe original, avec par exemple l'utilisation des mêmes noms que la nouvelle de Mary Shelley. Il n'était pas franchement nécessaire que le créateur s'appelle Victor Frankenstein. A l'image du titre du film, le spectateur aurait pu faire aisément le lien.
Heureusement, ces menus défauts n'annihilent pas le plaisir à voir ce long métrage qui aurait mérité amplement une sortie en salles par les circuits traditionnels.

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10.08.16

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : American nightmare 3 : elections
Titre original : The purge : election year
Réalisateur : James DeMonaco
Année : 2016

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h50
Avec : Frank Grillo (Sergent), Elizabeth Mitchell (Charlie Roan), Mykelti Williamson (Joe Dixon), etc.

Par Nicofeel

American nightmare 3 : elections constitue le troisième volet de la saga American nightmare. Après un premier opus convaincant et un second sentant bien trop le réchauffé, que vaut ce troisième épisode ? Clairement, on tient là le meilleur de la série.
On se retrouve à nouveau avec cette idée terrifiante : pour juguler la violence, les autorités américaines – désignées comme les nouveaux pères fondateurs - ont décidé qu'une fois par an, pendant 12 heures, toutes les activités criminelles seraient légalisées. Cet événement se nomme la purge (titre du film en anglais). Tout simplement.
L'attrait de ce troisième volet tient à deux raisons : un scénario plus élaboré que les précédents films et des considérations tout à la fois sociales et politiques bien senties.
Dans American nightmare 3, on se situe en 2025, à quelques semaines de l'élection présidentielle comme dans la vraie vie en cette année 2017. Pure coïncidence ? On a du mal à y croire. Surtout que le point de vue du réalisateur James DeMonaco paraît assez clair. Il critique à tout-va cette société fictionnelle (on espère qu'elle le reste à jamais) où la purge est un dessein politique et économique. La purge permet à des riches de s'en prendre à des pauvres. Surtout, elle donne une légitimation à une société américaine ultra sécuritaire, manifestement pas remise des attentats du 11 septembre 2001. De là à y voir un lien avec le programme de l'actuel candidat républicain à l'élection présidentielle, Donald Trump, il n'y a qu'un pas, que chacun peut franchir.

Surtout que comme à notre époque actuelle, les nouveaux pères fondateurs profitent de la purge pour s'en prendre à une femme, bien placée d'après les sondages, pour obtenir la présidence des Etats-Unis, à l'instar d'Hillary Clinton. Cette femme, c'est la sénatrice Charlie Roan, une partisane de la suppression de la purge. On comprend donc qu'elle ait beaucoup d'ennemis qui souhaitent mettre fin à ses jours.
A l'instar d'un film de Carpenter – on pense par moments à Assaut – American nightmare 3 comporte plusieurs scènes d'action bien « carrées » où Charlie Roan fait l'objet de toutes les attentions. Ce long métrage évite d'être redondant, défaut constaté dans American nightmare 2. En effet, les lieux d'action sont très différents et on assiste à de nombreux retournements de situation. On suit avec intérêt les événements vécus par Charlie Roan et son garde du corps. La mise en scène et la photographie du film sont bien plus soignées que dans les précédents opus. On voit très bien ce qui se passe et il y a une continuité au niveau des séquences.
Dans ces scènes d'action, on regrettera uniquement quelques ralentis, totalement inutiles, et une volonté de donner à la purge un côté spectacle, qui n'est pas franchement le bienvenu. On aurait préféré au contraire plus de tension. Mais ces défauts restent heureusement mineurs.
D'autant que les qualités du film ne se limitent pas à un bon scénario et à une critique ouverte de la politique. C'est aussi un long métrage s'interrogant constamment sur les aspects sociétaux de la purge. Car la légitimation du crime donne lieu à des dérives graves. C'est tout sauf anodin si l'un des personnages du film déclare que la purge « c'est Halloween pour les adultes ». Cette déclaration est symptomatique du mode de pensée de nombre d'Américains. Contrairement à ce que pensent certains, la violence n'est pas un jeu que l'on peut pratiquer librement comme dans un jeu vidéo ou en regardant un film. Légitimer la violence, voire même la rendre nécessaire (la journée de la purge) est le résultat d'une société qui s'enfonce progressivement dans un système archaïque et totalitaire. Exit la démocratie.
On a l'impression de se retrouver dans une sorte d'Hostel où des riches payent pour massacrer des gens, juste pour leur plaisir personnel. Dans cet ordre d'idée, dans American nightmare 3, on évoque un début de tourisme criminel avec des étrangers venant en masse du monde entier, lors de la journée de la purge, pour tuer gratuitement des gens. L'idée fait vraiment froid dans le dos. Car in fine la purge est détournée de son objet initial : à la base, elle était justifiée par la volonté de faire baisser la criminalité. Ici, elle transforme la société américaine en gigantesque safari où l'homme peut satisfaire ses plus bas instincts en tuant ses congénères. Et comme souvent, ce sont les pauvres et les faibles qui en payent le prix fort.
Au niveau de la distribution, la tendance est également à la hausse. Alors que ce genre de série B ne s'illustre généralement pas au niveau de la qualité de ses acteurs, ce film horrifique nous fait mentir. Frank Grillo est excellent dans le rôle du garde du corps, toujours déterminé à aider la sénatrice en danger, et prêt à sécuriser le moindre de ses déplacements. Quant à Elizabeth Mitchell, elle incarne une convaincante Charlie Roan, femme engagée dans ses choix. Elle fait preuve dans ce film de beaucoup de détermination mais révèle aussi ses peurs, ce qui la rend d'autant plus humaine.
En synthèse, American nightmare 3 est sans conteste le meilleur opus de cette saga initiée en 2013. La charge contre la politique est pertinente, tout comme son volet sociétal. Voilà un film bien plus intelligent qu'il n'y paraît au premier abord. A voir.

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09.08.16

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Prison de cristal
Réalisateur : Agustin Villaronga
Année : 1986
Origine : Espagne
Durée : 1h50

Avec : Gunter Meisner, David Sust, Marisa Paredes, etc.

Par Nicofeel

Le festival Hallucinations collectives, qui a lieu chaque année à Lyon durant la période de Pâques, propose tout à la fois des avant-premières et des rétrospectives. Au rang des rétro, on retrouve l'excellent Prison de cristal (qui n'a aucune parenté avec Piège de cristal !).
Datant de 1986, Prison de cristal d'Agustin Villaronga est un film purement horrifique, dans toute sa splendeur. Ce long métrage est à réserver à un public hautement averti car son contenu est particulièrement dérangeant.
Il n'y a qu'à voir le synopsis du film avec un ancien bourreau nazi, le docteur Klaus, qui est enfermé dans une prison de cristal, suite à une tentative de suicide, qui l'a rendue fortement handicapée. Un jeune homme décide de l'assister pour ses soins quotidiens, alors que ses desseins sont très différents...
Tout le film est basé sur la confrontation perverse entre le docteur Klaus et Angelo, ange exterminateur surgi du passé qui va le placer en face de sa monstruosité.

Si ce long métrage utilise par moments les codes du thriller à la Hitchcock et à la Argento, il devient de plus en plus oppressant et complexe. En dehors de rares scènes en extérieurs, le film est un huis-clos malsain.
Le réalisateur Agustin Villaronga connaît visiblement très bien ses classiques et, comme Michael Powell, il place constamment le spectateur dans une position de voyeur pour le moins inconfortable. Et ce d'autant plus que les horreurs perpétrées par les deux hommes impliquent des enfants. La dimension pédophile est très prégnante, et nullement dissimulée. A la différence d'un film de Michael Haneke, il n'y a pas de refuge moralisateur et les terrifiantes scènes ne sont pas filmées en hors champ.
La thématique principale du film est très lourde puisqu'il s'agit ni plus ni moins que d'une réflexion sur la transmission du Mal, ainsi que la fascination de la mise à mort. Le film pose bien l'horreur du mimétisme du Mal et non d'une thématique vengeresse tel que évoqué dans La jeune fille et la mort de Polanski. Les différents meurtres commis répondent à un rituel évident, et à ce plaisir qu'ont ces bourreaux de jouir de la mort d'autrui. Quelque part, ce film est encore plus malaisant puisqu'il confronte le spectateur à la part la plus sombre de son âme.
Le film ne comporte pas tellement d'images chocs mais il frappe par la dureté de ces situations.
Prison de cristal prend d'ailleurs une résonance particulière, puisqu'il traite sous couvert du nazisme, des ravages du régime franquiste, thème souvent relaté par les cinéastes espagnols.
Ce long métrage reste méconnu du grand public. A tort car c'est œuvre forte qui mérite d'être découverte. A regarder toutefois en connaissance de cause, dans la mesure où Prison de cristal est aussi marquant qu'un Martyrs de Pascal Laugier.

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08.08.16

12:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Elle
Réalisateur : Paul Verhoeven
Année : 2016
Origine : France

Durée : 2h10

Avec : Isabelle Huppert (Michèle), Laurent Lafitte (Patrick), Anne Consigny (Anna), Charles Berling (Anna), Virginie Efira (Rebecca), etc.

Par Nicofeel

Avec Tricked (2012), Paul Verhoeven s’intéressait à un père de famille infidèle, manipulé par d’autres personnes. Ce film mettait en avant une société très libre où les gens n'ont pas d'interdits.
S’inscrivant dans la continuité de cette œuvre, Elle (2016) dresse le portrait de Michèle, une femme forte, de tempérament, qui ne respecte personne autour d’elle et agit uniquement en fonction de ses désirs. Cette femme célibataire est un jour agressée à son domicile. Mais elle ne prend pas l’attitude d’une victime. Au contraire.
De façon rationnelle, elle cherche à régler son compte à son agresseur. Tout cela peut paraître finalement assez logique.
Pourtant, ne comptez pas sur Verhoeven pour mettre en scène un long métrage classique. Le réalisateur de Basic instinct s’amuse à détourner les codes du thriller et à jouer de sa supposée passion pour la violence et le sexe, qui lui colle à la peau.

De manière plus générale, comme c’est le cas dans nombre de ses films, Verhoeven en profite pour s’attaquer aux travers de notre société contemporaine. Dans un monde où tout va très vite et où les valeurs morales s’estompent de plus en plus, le champ des possibles s’ouvre à tous. Et ce n’est pas forcément le meilleur de l’être humain qu’il nous est donné de voir.
Michèle entretient ainsi une relation particulièrement ambiguë avec son agresseur. On est dans une sorte de traque mais on ne sait pas précisément qui traque l’autre. On est dans un jeu du chat et de la souris, dans du dominant-dominé avec un côté sado-masochiste, avec l’étrange sensation que cela n’est pas pour déplaire à Michèle.
Cette dernière n’est d’ailleurs pas vraiment frileuse dans sa relation avec autrui : elle a pour amant le mari de son associée (qui au passage est sa meilleure amie) ; elle séduit son voisin qui est pourtant lui aussi un homme marié et elle semble sans limites à de nombreux points de vue. Autour d’elle gravitent toute une panpolie de personnages complètement zinzins : sa mère, très âgée, fréquente un gigolo pour assouvir ses désirs ; son père est un psychopathe en puissance, emprisonné après des faits macabres ayant fait la une des journaux. Verhoeven décrit une société d’amoraux et de névrosés – violeurs, personnages adultérins, psychopathes – agissant sous le seul principe de leur bon-vouloir. Aucune barrière morale ne semble en mesure de les arrêter. Comme le dit très justement Michèle, « la honte c’est pas un sentiment suffisamment fort pour commettre quoi que ce soit ».
Le film montre de manière évidente que derrière le vernis de gens respectables, se dissimulent des gens torturés et pervers.
Au passage, le cinéaste égratigne sans vergogne la religion. Il se moque de ces gens se faisant passer pour de bons chrétiens, alors que sommeille en eux ou dans leur entourage de véritables psychopathes, prêts à commettre des actes horribles. L’aspect volontairement comique de certaines scènes n’a d’autre but que de désacraliser une religion servant à beaucoup de paravent. L’habit ne fait pas le moine, c’est le moins que l’on puisse dire.
Verhoeven ne se limite pas à constater l’aspect sans foi ni loi de notre société. Il s’intéresse également aux causes. Au premier rang desquelles il place les jeux vidéo. Cela n’est pas un hasard si Michèle dirige une société de jeux vidéo. En favorisant la violence et le sexe, ces jeux influencent de manière néfaste les gamers, en leur faisant croire que les pratiques vécues dans le jeu sont transposables dans notre monde contemporain. Nullement cathartique, ce déchaînement de violence et de sexe exacerbe des sentiments, qui devraient être au contraire jugulés.
En plus de thématiques fort riches, Elle bénéficie d’acteurs principaux de qualité. Dans le rôle de Michèle, Isabelle Huppert déploie toute la diversité de son jeu d’actrice, avec un naturel assez impressionnant. Quant à Laurent Lafitte, si son personnage est moins exubérant, il n’en reste pas moins tout à fait ambigu, voire inquiétant.
Au final, Elle apparaît comme un drame psychologique, bien plus fin qu’il n’y paraît. Le jury de Cannes a manifestement manqué de discernement, en lui accordant aucun crédit. C’est sans doute le côté direct de cette œuvre qui a laissé sur le carreau les festivaliers.
A 77 ans, Verhoeven se porte bien et n’a pas changé d’un iota. Il vilipende avec toujours autant d’à-propos une société à la dérive. Vivement son prochain film.

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31.07.16

17:06:01, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

La banlieue de Beaver’s Ridge est paisible et abrite l’élite du canada aux valeurs familiales conservatrices. Mais cette vie bien ordonnée va être bousculée par le retour de Cassie Cranston, qui avait dû fuir la ville alors qu’elle n’était encore qu’adolescente. Devenue une célèbre journaliste et chroniqueuse de sexe, elle s’attend à un accueil froid et dédaigneux de ses anciens amis, et compte bien en profiter pour régler ses comptes. Mais elle doit bien vite changer ses plans alors que ses anciens camarades de classe lui demandent de l’aide pour sortir de leur ennuyeuse routine, et organiser une grande orgie...

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Mon avis :

Habitant une ville de la banlieue parisienne assez importante quand même, je dois avouer que je n'ai jamais eu à me poser la question de comment on pouvait organiser une orgie dans une petite ville, qui plus est assez coincée au niveau des mentalités! D'ailleurs à ma grande surprise en me baladant dans un centre commercial il y a quelques mois, quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsqu'on me distribua un flyer pour une soirée libertine qui allait se dérouler à une trentaine de mètres de chez moi dans une ancienne guinguette... Eh bien, je peux vous dire en tout cas que ces gens-là sont plutôt très discrets, car contrairement aux soirées habituelles, on n'a entendu aucun bruit cette nuit-là!

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Mais revenons à notre sujet! Dans "How to Plan an Orgy in a Small Town" du réalisateur canadien Jeremy LaLonde ("The Untitled Work of Paul Shepard", "Sex After Kids"), l'écrivain Cassie Cranston, interprétée par Jewel Staite ("Chérie, j'ai rétréci les gosses", "Coeurs rebelles", "Serenity", "The Killing"), se voit contrainte par son éditeur de trouver au plus vite un bon sujet de roman, enfin du moins vendeur, sous peine de devoir rembourser les sommes avancées par celui-ci. Alors lorsqu'elle apprend que sa mère, qu'elle ne voyait plus depuis des années, est décédée, elle compte bien se remettre à flot financièrement grâce à l'héritage...

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C’est pas bien joli tout ça! Mais pas de bol pour elle, cette dernière ne lui a rien laissé sinon le droit d'occuper sa maison, ce qui l'obligerait à revenir vivre dans cette ville dont elle est devenue la bête noire, en même temps que la star locale! Heureusement, son sujet va lui tomber tout cuit dans les mains lorsque son ancienne rivale mariée à son ex-petit ami, s'apercevant que celui-ci ne peut pas lui donner d'enfants, va lui proposer d'organiser une partouze!

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Le sujet aurait pu prêter à une grosse comédie bien grasse, mais heureusement il n’en sera rien, puisqu’ici on aurait plutôt affaire à une comédie romantico-dramatique rigolote, mais également par moments assez touchante. Le film n'est jamais graveleux et ne fait à aucun moment dans le voyeurisme, alors si vous vous attendez à voir de belles poitrines opulentes comme on peut en voir dans des comédies type "American Pie", passez immédiatement votre chemin!

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Non, ici les poitrines qui nous seront dévoilées, seront plutôt assez plates, ce qui ne nous empêchera pas de pouvoir apprécier par exemple la plastique toujours irréprochable de Katharine Isabelle ("Ginger Snaps", "Insomnia", "Freddy contre Jason", "See No Evil 2"), que l'on avait pu découvrir notamment dans l'excellent et particulièrement glaçant "American Mary" des Soska Sisters.

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Bon, mais dans tous les cas, l'intérêt du film n'est pas là! Le film parle essentiellement de l'étroitesse d'esprit qui peut régner dans les petites villes de province restées souvent très conservatrices et où l'on peut juger les personnes un peu trop vite en ne se fiant qu'aux apparences, ce qui sera bien évidemment le cas ici, car comme on peut s'en douter dès le départ, Cassie Cranston n'est bien entendu pas la femme dévergondée que l'on peut imaginer à travers ses écrits... Eh oui! Il ne faut jamais se fier aux apparences! Mais ça, on le savait!

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Avec "How to Plan an Orgy in a Small Town", Jeremy LaLonde signe une petite comédie, certes pas inoubliable et pas aussi mordante qu’on aurait pu l’espérer, mais assez plaisante, correctement mis en scène et au casting attachant. Plutôt une bonne surprise donc!

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"How to Plan an Orgy in a Small Town" sort en DVD le 16 août 2016 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaises dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a tout de même droit à la bande annonce française du film et comme d'habitude, l'éditeur nous offre en plus la copie digitale du film en illimité en version française 2.0 AAC.

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How to plan an orgy in a small town

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29.07.16

10:15:18, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La tortue rouge

Réalisateur : Michael Dudok de Wit

Année
 : 2016

Origine : France

Durée : 1H20

Par Nicofeel

La tortue rouge est un film d'animation singulier, déjà par sa production qui regroupe une équipe internationale. En effet, son réalisateur, Michael Dudok de Wik est néerlandais, alors que la Française Pascale Ferran a été engagée comme co-scénariste. Et puis, en producteur artistique, il y a Isao Takahata des studios Ghibli, dont on sent notamment la patte au niveau du dessin.
Quant à l'histoire, elle prend la forme d'un conte. Un naufragé débarque sur une île déserte, où il parvient à survivre. Il cherche désespérément à quitter l'île mais une force mystérieuse l'en empêche. 
Proche de la folie, il s'en prend à une tortue qui finit par se transformer... en une jolie jeune femme.
Voilà quelque chose de tout à fait étonnant. A croire que la tortue géante avait tout prévu et qu'à l'instar de Circé, elle était bien décidée à garder auprès d'elle son naufragé. Tout est un peu merveilleux dans cette histoire.
Mais la tortue rouge n'est pas spécifiquement un film d'animation pour enfants. Au contraire. Il s'agit d'une histoire riche sur le plan thématique et forte sur le plan émotionnel. On a ainsi une belle réflexion sur le cycle de la vie. Au début du film, l'homme est seul, puis il rencontre une une femme avec qui il a un enfant. De manière logique, l'enfant grandit, quitte le nid familial et les parents vieillissent ensemble.

Dans ce conte assez contemplatif, on est bercé au gré du temps qui passe, matérialisé par le jeu des couleurs avec des lumières changeantes. Par des vagues apaisantes (sauf quand le temps devient plus menaçant), nos protagonistes voguent sur le cycle de la vie. La tortue rouge constitue une magnifique leçon de vie. Sa fin est tout à la fois belle et dramatique. Cela n'est pas un hasard si son réalisateur, Michael Dudok de Wit, a choisi une tortue. Cet animal vit longtemps, parfois bien au-delà d'un être humain. Cela lui confère un côté quasi éternel. Après tout, les tortues étaient déjà présentes lorsque les dinosaures étaient présents sur Terre.
Ce film d'animation permet aussi d'être transporté vers un ailleurs, pour quitter provisoirement notre quotidien. En effet, il contient de nombreux rêves que font nos protagonistes. Ils sont souvent l'occasion d'une évasion, que ce soit dans les airs, ou en quittant l'île par la mer. Ce film se veut plus que jamais universel dans ses diverses thématiques. Pour preuve, il ne contient aucun dialogue (juste quelques cris) et est donc accessible au monde entier.
Un des thèmes majeurs du film, déjà évoqué dans d'autres productions Ghibli, reste clairement cette ode à la nature. L'homme naufragé vit en harmonie avec celle-ci. Dans cette fable écologique où la nature est luxuriante, l'homme a tout à disposition auprès de lui : il se nourrit en respectant la nature, il fait avec les moyens dont il dispose. Les petits crabes voleurs (côté humoristique du film) sont ses amis, à tel point qu'il les a quasiment domestiqué. Quant au fils du naufragé, il a un rapport particulier avec les tortues géantes (après tout sa mère n'est-elle pas à la base une tortue géante), qui vont l'aider à plusieurs reprises. Sur ce sujet de la nature, on peut penser que le tsunami – constituant un des moments forts du film – est une façon pour le réalisateur de rappeler qu'à force de maltraiter notre planète, on en paye le prix fort.
Terminons cette analyse de La tortue rouge en évoquant le design. On a ici des dessins réalistes, qui oscillent entre tradition et modernité. Ainsi, certains décors ont été réalisés au fusain, à l'ancienne. On songe bien évidemment à l'influence d'Isao Takahata et à son dernier film, Le conte de la princesse Kaguya, avec un design qui s'en rapproche. Toutefois, même si les images de synthèse sont ici prohibées, ce film profite tout de même de l'apport des nouvelles technologies avec certains éléments dessinés au crayon numérique, comme le radeau ou les tortues.
Au final, La tortue rouge se révèle un très beau film d'animation à l'approche très adulte, et qui devrait ravir un grand nombre de personnes, tant ses considérations paraissent universalistes. C'est sans conteste l'un des films majeurs de cette année 2016.

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28.07.16

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : 10 Cloverfield lane

Réalisateur
 : Dan Trachtenberg

Année : 2016

Origine : États-Unis

Durée : 1H43

Avec : Mary Elizabeth Winstead (Michelle), John Goodman (Howard), John Gallagher Jr. (Emmett), etc.

Par Nicofeel

Huit ans après le found footage Cloverfield (2008), le producteur J.J. Abrams remet le couvert avec 10 lane Cloverfield. Si les deux films entretiennent une parenté évidente au niveau du titre, le parallèle s’arrête là.
Car au côté spectaculaire et dynamique de Cloverfield, s’oppose assez nettement le côté intimiste et psychologique de 10 lane Cloverfield.
Par ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il ne s’agit pas ici d’une suite directe de Cloverfield. Ce long métrage joue de prime abord la carte du mystère avec une jeune femme, Michelle, victime d'un accident de voiture assez grave, après avoir été percutée par un autre véhicule. A son réveil, elle est enfermée dans une pièce isolée. Un homme, Howard, se présente rapidement à elle. Il lui aurait sauvé la vie, car le monde extérieur serait en proie au chaos, suite à une attaque chimique de grande ampleur rendant l’air irrespirable.
Dès le départ, 10 Cloverfield lane donne envie d’en savoir plus. Howard est-il effectivement l’homme bienveillant qu’il déclare être ou s’agit-il d’un dangereux psychopathe ? Le monde extérieur a-t-il réellement changé, au point d’être devenu invivable ? Telles sont les questions légitimes que l’on se pose, et dont les réponses n’interviendront que progressivement.

S’il est daté de 2016, 10 Cloverfield lane s’inscrit dans la droite lignée de films de science-fiction des années 50, tels que La guerre des mondes (1953) et L’invasion des profanateurs de sépultures (1956). A cette époque, la paranoïa de la population américaine était vivace face à la menace du danger nucléaire. Howard est manifestement dans cet état d’esprit, ressassant en permanence l’idée que le monde est en proie à la désolation. Est-il en plein délire ou a-t-il raison ?
Sur ce point, comme sur les autres, le réalisateur Dan Trachtenberg entretient constamment le suspense.
Surtout, 10 Cloverfield lane se révèle particulièrement prenant puisque son héroïne, Michelle, ne croit pas une minute au côté philanthropique de son hôte. Elle cherche coûte que coûte à s’évader du bunker où elle a élue résidence. Ce long métrage s’avère un huis clos oppressant, où le spectateur ne sait pas vraiment sur quel pied danser, au regard du caractère trouble d’Howard et de l’absence de certitudes quant à la situation du monde.
A cet égard, John Goodman livre une prestation impressionnante dans le rôle d’Howard, un ancien marine, qui inspire des sentiments très partagés. L’actrice Mary Elizabeth Winstead est également tout à fait crédible dans le rôle de Michelle, une jeune femme un peu paumée, qui prend progressivement de l’assurance. Quant à John Gallagher Jr, il interprète le rôle d’Emmett, le troisième membre de ce curieux ménage à trois.
On ne s’ennuie pas une minute devant ce film qui délivre progressivement les tenants et aboutissants de cette histoire. Avant d’en arriver au climax, il s’établit une sorte de jeu de poker menteur, chacun gardant de son côté la vérité ou des secrets gênants.
Le huis clos psychologique est particulièrement réussi. Cela n’est pas la seule source de satisfaction. On notera ainsi que 10 Cloverfield lane prend une trajectoire très différente dans son dernier quart d’heure, par le biais d’un twist valant largement le détour, et alimentant certaines thèses évoquées dans le film. La surprise est tout de même de mise, et le spectateur ne peut que se satisfaire de ce virage à 360 degrés bienvenu. Reste donc à comprendre l'affiche ambiguë du film : « un monstre peut avoir plusieurs visages ».
Au final, grâce à un scénario astucieux et à une atmosphère générale pesante, 10 Cloverfield lane dépasse son statut de simple série B. Ce thriller psychologique, mâtiné de fantastique, vaut largement le coup d’œil.

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21.06.16

06:06:06, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Deux geeks chevelus s’ennuient ferme dans leur bled paumé et décident de créer leur propre groupe de Metal. Mais une mystérieuse partition sur laquelle ils ont mis la main va briser cette relative quiétude : quelques notes jouées suffisent à déchainer les enfers sur leur petite ville.

Mon avis :

Enfin un film pour la jeune génération metalleuse actuelle! Eh oui, nous, dans les années 80, nous avions eu le mythique "Spinal Tap", qui était certes bien fun, mais qui ne collait pas forcément à la génération hard rockeuse de l'époque et depuis, même s'il y a eu quelques autres films, on ne peut pas dire qu'on ait été toujours très gâté!

Dirigé par le Néo-Zélandais Jason Lei Howden, dont c'est ici le premier long métrage en tant que réalisateur (Il a autrement notamment travaillé sur les effets visuels des deux premiers volets de la saga de "Le Hobbit" de Peter Jackson!), "DEATHGASM" (En majuscules s’il vous plait, car les minuscules, c’est pour les fiottes! Ce n’est pas moi qui le dis, c’est dans le film!) est effectivement une petite comédie horrifique foncièrement faite pour les amateurs de Metal!

Brodie, le héros interprété par Milo Cawthorne ("Blood Punch", "Ash vs Evil Dead"), est un jeune metalleux, qui suite à l'internement de sa mère dans un asile psychiatrique, va se retrouver chez son oncle avec un cousin qu'il ne connaît pas vraiment et qui surtout, ne le supporte pas!

Et puis, forcément, comme c'était déjà le cas à mon époque, le jeune homme va avoir du mal à se faire des amis dans son nouveau bahut et se retrouver qu’avec d'autres metalleux... Ils vont alors former un groupe (jusque-là, rien de fantastique!) et vont tomber sur une partition d'un groupe de Black Metal, qui lorsqu'ils vont la jouer, va déchaîner les enfers sur leur petite bourgade!

Le film est assez prévisible et comporte pas mal de clichés, mais il est tout de même assez plaisant à voir et puis la bande originale est vraiment sympa, il faut l'avouer! En revanche, Milo Cawthorne, tout comme Kimberley Crossman ("Bad Fruit", "A Beginner's Guide to Snuff"), qui incarne Medina, la jeune femme dont il va tomber amoureux, font un petit peu vieux (Effectivement, on remarquera qu’ils sont nés respectivement en 1989 et 1990!) et du coup, on peine quelque peu à croire par moments que ce sont des adolescents... Mais bon, disons que cela passe quand même!

Et puis, là où Jason Lei Howden va nous régaler, c’est avec ses effets spéciaux, à la fois bien gore et bien fun! Et le film est plutôt généreux dans ce domaine! En fait, ce qui manquera principalement à ce métrage, ce sont des méchants dignes de ce nom! Ces derniers manquent cruellement de charisme et en fait l’acteur qui sortira du lot en dehors de notre héros, c’est James Blake, qui joue ici le rôle de Zakk et dont le physique n'est pas sans faire penser à celui de Glenn Danzig jeune...

La mise en scène est, autrement, assez dynamique, avec des incrustations plutôt amusantes, donnant un côté jeune à l'ensemble. Quant à l’humour, s’il est souvent gras, il fera quand même mouche, même s’il touchera surtout les fans de Metal... Une chose est sûr à la vision du film, on se rend bien compte que Jason Lei Howden sait de quoi il parle et connaît parfaitement son sujet!

"DEATHGASM" ravira certes principalement les metalleux et les amateurs de comédies gores, mais les deux sont souvent liés, il faut dire!

"DEATHGASM" sort en DVD le 5 juillet 2016 chez Factoris Films dans une édition proposant le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français optionnels. Côté bonus, on a le droit à des commentaires audio, un making of (15'03") et à un clip (4'09"). Des bonus malheureusement non sous-titrés! Enfin, il est à noter que l'éditeur nous offre comme à son habitude la copie digitale du film en illimitée en version française 2.0 AAC.

Deathgasm

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