15.10.14

07:42:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Mon avis :

Même si le projet des frères Dardenne de réaliser ce film datait d'une dizaine d'années, la crise économique que nous vivons actuellement, accentue forcément l'écho que "Deux jours, une nuit" peut avoir sur notre génération si durement touchée par celle-ci et cela bien entendu d'autant plus si tout comme moi, vous avez été un jour confronté au chômage...

Avec "Deux jours, une nuit", les frères Dardenne ("La Promesse", "Rosetta", "Le Fils", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo") retrouvent une nouvelles fois l'acteur belge d'origine italienne Fabrizio Rongione ("Rosetta", "L'Enfant", "Le Silence de Lorna", "Le Gamin au vélo"), dont ils avaient lancé la carrière au cinéma en 1999 avec "Rosetta" et s'offrent en vedette celle qui est devenue une star internationale grâce à "La Môme", Marion Cotillard ("Jeux d'enfants", "Innocence", "Public Enemies", "Inception", "Les Petits Mouchoirs"), rencontrée sur le tournage de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard dont ils étaient coproducteurs.

Marion Cotillard y incarne Sandra, une employée d'une entreprise de panneaux solaire, qui sortant d'une dépression apprend que son employeur a fait un odieux chantage à ses collègues, leur demandant de choisir entre son emploi et leur prime de 1000 euros. Dénonçant l'influence qu'aurait eu son contremaître dans la décision de conserver la prime, Sandra, aidée de sa collègue Juliette, réussit à convaincre son patron de refaire les votes et a alors un week-end pour faire basculer les votes en sa faveur...

C'est la boule au ventre que l'on va suivre cette course contre la montre entre doutes, espoirs et désespoir, où la jeune femme au fond du trou, mais soutenu par son mari et poussée par une amie, va aller à la rencontre de tous ses collègues dans l’espoir de les faire changer d'avis.

La crise touchant de plein fouet cette région apparemment très prolétaire de la Belgique, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le nord de la France, la jeune femme va alors devoir se battre pour que ses collègues changent d'avis, essuyant bien entendu des refus plus ou moins humains, mais réussissant tout de même à ce que certains acceptent de se priver pour elle.

Les deux réalisateurs nous offrent un film réellement bouleversant où le personnage de Sandra, magnifiquement interprété par Marion Cotillard résolument plus inspirée que dans certains blockbusters dans lesquels elle a récemment joué, nous touche au plus haut point. Le jeu des autres acteurs, notamment de Fabrizio Rongione, est très juste et renforce l'immersion du spectateur qui suit cette femme dans sa croisade comme s'il était à ses côtés.

Il faut dire que la mise en scène des frères Dardenne faite ici de plans séquences accentue le côté réaliste, à la limite du documentaire. Malgré les rebondissements, le film est assez prévisible, mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui nous revoit d'une manière ou d'une autre à notre propre vécu, car même si l'on n’a pas vécu le chômage ou ne serait-ce que la peur du chômage, on a souvent vécu en revanche ce type de chantage lamentable au boulot aussi invraisemblable que cela puisse paraître ou encore les abus des petits chefs...

Et si tel n'est pas le cas, eh bien, j'ai envie de vous dire que vous avez bien de la chance! Alors certes, ce n’est pas un film très gai, même s’il y a tout de même des notes d’espoir, mais c’est du cinéma qui touche, bouleverse, nous fait réfléchir et nous incite à prendre conscience de certaines réalités et donc peut-être à agir...

Une nouvelle fois, le cinéma social de Jean-Pierre et Luc Dardenne fait mouche et nous émeut profondément, sans jamais être larmoyant. "Deux jours, une nuit" est un film engagé certes, mais aussi avant tout un beau film, tout simplement, auquel pour moi il est inconcevable de ne pas être sensible !

"Deux jours, une nuit" est sorti le 1er octobre en DVD et Blu-ray chez Diaphana. Le DVD contient le film au format 1.85, 16/9 compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 5.1 et 2.0 alors que le Blu-ray est au format 1.85 avec une résolution 1080p et contient la version française en dts-HD Master Audio 5.1 et 2.0. Les deux éditions contiennent en outre des sous-titres français pour sourds et malentendants et l'audiodescription pour aveugles et malvoyants. Quant aux bonus, ils se composent d'entretiens avec Jean-Pierre et Luc Dardenne (14'), Marion Cotillard (11') et Fabrizio Rongione (13') et de la bande-annonce du film.

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14.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un...

Mon avis :

Après avoir été révélé au public grâce à "The Tree of Life" de Terrence Malick et à "Mud" de Jeff Nichols, le jeune acteur Tye Sheridan retrouve une nouvelle fois le sud des États-Unis, avec "Joe", un film à l'ambiance justement assez proche de "Mud", où il partage l'affiche cette fois avec un Nicolas Cage qui n’avait pas crevé l’écran comme ça depuis belle lurette...

Dès les premiers instants de ce nouveau film de David Gordon Green ("All the Real Girls", "L'autre rive", "Délire express", "Prince of Texas"), on sent qu'on a affaire à un film âpre et violent qui ne nous épargnera pas. Et effectivement rarement un film m'aura autant pris aux tripes que celui-ci, ce que je n'attendais pourtant pas de la part de ce réalisateur. "Joe", c'est l'adaptation d'un roman de l’écrivain américain Larry Brown, dont le scénario est écrit par Gary Hawkins, l'ancien professeur de cinéma de David Gordon Green et auteur du documentaire "The Rough South of Larry Brown" portant sur la vie de l'écrivain américain, documentaire d’ailleurs présent dans les bonus de l’édition DVD collector et sur le Blu-ray.

Le film qui décrit un sud des États-Unis, violent et touché par une certaine misère sociale, traite essentiellement à travers cet univers peu accueillant de la relation entre deux êtres non épargnés par la vie. D'une part, le jeune Gary Jones, joué par Tye Sheridan, qui vit avec un père alcoolique hyper violent et d'autre part Joe Ransom, interprété par Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center"), un ex-taulard devenu chef d'équipe d'une société d’abattage d'arbres. Les deux hommes vont se rencontrer lorsque Gary, à la recherche d’un travail qui lui permettrait d’échapper à sa situation familiale difficile va être embauché par Joe, peu regardant sur le personnel qu’il emploie du moment que ses employés travaillent. Rapidement, une relation complice va s’installer entre les deux hommes, Joe trouvant en Gary le moyen quelque part de se racheter par rapport à son passé et devenir enfin le père qu'il aurait aimé être et Gary trouvant, tout simplement, un père. Il faut dire que le jeune homme n'est pas aidé de ce côté là avec un père alcoolique comme on n'en a rarement vu au cinéma auparavant...

Gary Poulter qui interprète ce père imprévisible et ultra violent, est incroyablement crédible et livre ici une interprétation réellement bluffante. Et pour cause, celui-ci, malheureusement décédé en février 2013 à l'âge de 53 ans, par conséquent avant la sortie du film, était en fait un vrai SDF repéré à un arrêt de bus à Austin par le directeur de casting du film. Prendre un type, comme ça dans la rue pour lui confier un rôle aussi important, aurait pu s’avérer catastrophique vu qu’il n’avait pas bien évidemment aucune expérience en tant qu’acteur, mais dans le cas présent on peut dire que John Williams, dont c’était le premier casting en tant que directeur, a eu le nez creux! Gary Poulter, qui visiblement n’a pas été épargné par la vie et qui fait d’ailleurs facilement 10 ans de plus que son âge réel, s’avère excellent et cela même lors des scènes de comédie où il se montre vraiment naturel devant la caméra.

"Joe" est un vrai film de gueules et parmi elles, on remarquera également celle de Ronnie Gene Blevins ("A Beautiful Life", "American Cowslip", "Dark Canyon") dans le rôle du toquard de service, un looser au visage balafré se prenant pour un dur. Quant aux deux acteurs principaux, le jeune Tye Sheridan a amplement mérité le Prix Marcello-Mastroianni du Meilleur Espoir Masculin qu’il a reçu à la Mostra de Venise en 2013 tant il impressionne par sa présence et son jeu face à un Nicolas Cage en pleine résurrection qui incarne ici magnifiquement ce personnage attachant et droit, mais loin d’être un enfant de cœur, cherchant quelque part dans cette relation avec le jeune Gary, la rédemption.

Par contre, ne vous attendez pas à un film débordant d’action, c’est avant tout un film d’ambiance, une ambiance noire et poisseuse montrant un environnement peu sûr où les protagonistes survivent comme ils peuvent! Le film est servi par une photographie particulièrement soignée tantôt froide, tantôt chaude, signée par Tim Orr ("Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare", "Stuck in Love", "Manglehorn")qui travaille avec le réalisateur depuis ses débuts et par une musique à la fois discrète et efficace composée par Jeff McIlwain ("Votre majesté") et surtout David Wingo ("Take Shelter", "Mud - Sur les rives du Mississippi").

Avec "Joe", David Gordon Green surprend en livrant un film coup de poing mettant superbement en image l’univers rude de Larry Brown. Pour moi, c’est sans hésitation, le film de l’année!

"Joe" est sorti en Double DVD collector, Blu-ray et VOD le 10 septembre chez Wild Side Vidéo. Le DVD propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 et Dolby Digital 2.0 et française Dolby Digital 5.1, quant au Blu-ray, il propose le film au format 2.35 avec une résolution de 1080 24p et pistes française et anglaise dts-Hd Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions se composent d'un making of de 30 minutes, du documentaire de Gary Hawkins "The Rough South of Larry Brown" (90') et de la bande annonce du film.

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13.10.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À sa sortie de prison, The Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais trop de choses ont changé en son absence... Désormais sans attache, il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses d’Amérique pour retrouver un frère disparu depuis plusieurs années... Mais le Mal est partout...

Mon avis :

Amateurs d'OFNI (Objets filmiques non identifiés) et autres bizarreries, voici "The Rambler", un film assurément fait pour vous! Car attention, sous ses apparences très classiques (Du moins, si l'on en juge l'affiche!), ce road-movie semble avoir été constamment filmé sous acide...

Après avoir décontenancé le public venu voir son premier long métrage, par ailleurs toujours inédit en DVD chez nous malgré une petite distribution en salle, Calvin Lee Reeder ("The Oregonian") enfonce le clou avec "The Rambler", un film pour le moins étrange où l'on suit le parcours d'un ancien détenu dont la sortie de prison ne va pas se passer vraiment comme il l'avait imaginé! A l'origine du film, le réalisateur avait réalisé un court métrage éponyme en 2008 où le metteur en scène jouait lui-même le randonneur ; un court métrage complément barré, bien craspec à la limite de l'expérimentale.

Ce long-métrage est donc une sorte de version longue de ce court, mais où le cinéaste a pu développer plus en détail ses idées complètement loufoques. Évidemment, il faudra bien s'accrocher pour suivre le film, car après un début assez classique, cela part dans tous les sens, c'est à la fois complètement absurde, gore par moments, crade, drôle et même touchant parfois... Un film donc totalement indéfinissable, ne ressemblant à rien de connu! L'éditeur compare le film à "Lost Highway" et "Easy Rider"... Oui, c’est vrai par certains côtés! Pour le côté trip sous acide, on se rapproche quelque peu du chef d’œuvre de Dennis Hooper, mais ici le trip est beaucoup plus long. Pour le côté étrange, on peut penser effectivement au cinéma de David Lynch et en particulier à "Lost Highway" avec lequel il entretient une certaine parenté, mais Lynch pourrait paraître presque normal comparé à Calvin Reeder!

Les acteurs et tout particulièrement, Dermot Mulroney ("Young Guns", "Copycat", "Le mariage de mon meilleur ami", "Zodiac", "Le territoire des loups") dans le rôle du randonneur est tout à fait convaincant dans ce rôle de looser à l’allure de cow-boy pur et dur. L'acteur y est même quasi méconnaissable! On retrouve autrement une nouvelle fois Lindsay Pulsipher ("The Beast", "True Blood", "Justified", "Flutter"), déjà présente dans le court métrage original et dans "The Oregonian".

On y croise bien entendu des personnages assez farfelus, comme par exemple celui de l'inventeur fou, interprété par le producteur James Cady, qui a inventé une machine permettant en principe de visualiser les rêves. Bon, on ne peut pas dire que cela soit tout le temps très concluant! Mais je vous laisse découvrir... Le film est par moments assez gore et certaines scènes sont tout de même assez répugnantes, alors même si ce n'est pas un film d’horreur, ni un film particulièrement violent, il n'est absolumnt pas étonnant que celui-ci soit réservé à un public âgé minimum de 16 ans.

"The Rambler" est un pur road trip déconcertant et difficile d’accès, qui risque de laisser un max de monde sur le côté, mais pour peu que vous ayez l’esprit ouvert et que vous vous laissiez embarquer, celui-ci vous entraînera dans un univers onirique complètement barré et hallucinatoire.

"The Rambler" est sorti en DVD & VOD le 3 septembre chez Wild Side Vidéo. Le film est présenté au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec bien évidemment sous-titres français. Peu de bonus par contre, mais on a tout de même le droit au court métrage original qui a inspiré le film et à des bandes annonces de l'éditeur.

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09.10.14

06:16:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Depuis 30 ans, Jack et Franck Baker, pianistes obscurs, jouent dans tous les bars américains devant un public de plus en plus clairsemé. Ils décident d'engager Susie, une ancienne escort-girl dont la stupéfiante beauté n'a d'égale que la qualité de sa voix. Véritable bête de scène, à la fois sensuelle et désinvolte, Susie a sur le public un effet explosif ! Sa présence va cependant rapidement éprouver l'entente entre les deux frères...

Mon avis :

Cette réédition de "Susie et les Baker Boys" chez Éléphant Films me renvoie avec nostalgie au début des années 90 lorsque j'avais découvert ce film avec ma femme. À l'époque, nous l'avions apprécié, notamment pour son très beau casting, mais sans qu'il ne nous ait marqué plus que ça. Pourtant, 24 ans plus tard, je ne l'ai pas oublié, même si mes souvenirs sont bien évidemment assez flous. Par contre, je dois avouer que j'avais quelque peu peur d'être déçu en le revoyant, qu'il ait mal vieilli en fait...

"Susie et les Baker Boys" a été écrit et réalisé par Steve Kloves ("Flesh and Bone"), plus connu pour son travail de scénariste que de metteur en scène. On lui doit notamment les scénarios de quasiment tous les épisodes de "Harry Potter" et récemment de "The Amazing Spider-Man". Au niveau de la réalisation, en revanche, celui-ci ne signera que deux films, dont celui-ci qui fût son premier, pourtant malgré un certain classicisme, la mise en scène élégante de Steve Kloves n'a rien de honteuse et n'explique en aucun cas le manque de succès du film, ni pourquoi ce dernier ne s'est essayé à la réalisation qu'une seconde fois...

Peut-être tout simplement qu'à l'époque de la sortie du film, les spectateurs n'avaient pas forcément envie de voir un film sur un trio musical jazzy? Surtout que malgré le fait que l’histoire se passe à la fin des années 80, l'ambiance des clubs dans lesquels les Fabulous Baker Boys jouent, lui confère un côté assez rétro. Avec le temps, le film a finalement fort heureusement plutôt bien vieilli et se dégustera un peu comme un bon vin.

"Susie et les Baker Boys" narre le déclin d’un duo de pianistes n’arrivant pas à se renouveler et qui pour redonner un coup de fouet et de la fraîcheur à leur show, va faire appel à une chanteuse. Mais si cela va effectivement fonctionner dans un premier temps, cela va aussi faire surgir les frustrations et le mal-être du personnage de Jack Baker, interprété par Jeff Bridges ("Le canardeur", "King Kong", "La disparue", "Blown Away", "The Big Lebowski", "True Grit"), véritable virtuose du duo, alors que son frère, joué par Beau Bridges ("Un tueur dans la foule", " L'Hôtel New Hampshire", "Max Payne", "The Descendants"), leader pourtant du duo, va s’avérer être en fait un musicien sans génie, beaucoup trop plan-plan et dont la principale préoccupation est de subvenir aux besoins de sa famille. La relation entre les deux frangins est ici tellement crédible, qu’on se demande vraiment si les deux frères jouent ou se comportent comme ils sont dans la vraie vie...

Michelle Pfeiffer ("Scarface", "Ladyhawke", "Les sorcières d'Eastwick", "Tequila Sunrise", "Esprits rebelles"), dans le rôle de Suzie Diamond, est ici absolument flamboyante et irrésistible, notamment lors d'une scène où celle-ci chante de façon terriblement sensuelle sur le piano de Jeff Bridges qui tombera naturellement sous son charme (Qui pourrait résister d’ailleurs ?).

La justesse d'interprétation est pour beaucoup dans la réussite du film ; la scène par exemple où Jeff Bridges rompt avec Michelle Pfeiffer est assez remarquable. En dehors du trio, on remarque quelques têtes connues comme Gregory Itzin ("I Know Who Killed Me", "24 heures chrono", "Mentalist"), Xander Berkeley ("24 heures chrono", "Taken", "Being Human", "Mentalist") et surtout la charmante Jennifer Tilly ("Remote Control", "Agaguk", "Bound", "La fiancée de Chucky"), qui apporte étonnamment une bonne dose d’humour et non de glamour comme on aurait l’imaginer.

Ce long-métrage, profondément mélancolique et envoûtant n’est effectivement pas dépourvu d’humour, mais savamment dosé et sans jamais tomber dans le grotesque. Les personnages sont attachants, particulièrement le personnage de Jack qui vit d’histoires sans lendemain avec son chien et sa petite voisine qui lui rend visite tous les jours.

La photographie du film signée Michael Ballhaus ("Les affranchis", "Dracula", "Gangs of New York") met parfaitement en valeur la mise en scène très raffinée du réalisateur, le tout porté par la musique jazzy, qui ne fait que croitre en qualité au fur et à mesure que les personnages se lâchent...

Il est à noter d'ailleurs en ce qui concerne la musique du film que la BO du film est signée Dave Grusin ("Le Lauréat", "Les Trois Jours du condor", "Tootsie", "Les Goonies") et que c'est Michelle Pfeiffer en personne qui interpréta ses chansons dans le film. Avec ce film, Michelle Pfeiffer remporta le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et avait été déclarée à l'époque comme étant la favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice et franchement, ce qui n'a rien d’étonnant!


Alors que j'avais attendu plus de vingt pour revoir le film, cette fois, quelques heures après sa vision, j'ai déjà envie de le revoir pour partager ce plaisir une nouvelle fois avec ma moitié. Et pas par nostalgie, mais tout simplement car ce film finalement très sensuel et très touchant, m’a procuré une intense émotion que j’ai envie de revivre avec elle!

Après avoir été édité en DVD en avril 2002 chez TF1 dans une édition qui proposait une image au format 1.77 avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono (sous-titres imposés) et réédité à l'identique en janvier 2007 chez Une Vidéo / CIDC, "Susie et les Baker Boys" est ressorti le 2 septembre chez Éléphant Films en DVD simple et combo DVD + Blu-ray. Le film est proposé cette fois au format 1.85 16/9ème avec pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono pour le DVD et 1.85 avec une résolution 1080i AVC avec pistes française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono pour le Blu-ray. Alors que l'édition TF1 proposait en bonus une featurette d'époque et une rencontre avec le trio d'acteurs, cette nouvelle édition, quant à elle, nous offre une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, une galerie photos, la bande-son séparée et des bandes annonces.

Susie et les Baker Boys

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Susie et les Baker boys - DVD à la une

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Susie et les Baker Boys - Edition 2014

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06.10.14

06:36:04, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200


Synopsis :

Al et Julien sont persuadés qu'un zombie les attend au 5ème, manque de chance, ils habitent au 8ème et l'ascenseur est en panne...


Mon avis :

Alors que je flânais dans ma boutique préférée, lieu de perditions parisien des amateurs de cinéma de genre, mon regard se porta sur un petit DVD dont je n'avais jamais entendu parler et au prix plus qu'alléchant. Une fois entre mes mains, je saisis rapidement que ce "InvaZion" est en fait un court métrage, mais pour 3 malheureux euros, je me dis que franchement je n'ai rien à y perdre...


"InvaZion" est le deuxième court métrage officiel de Maxime Vayer, après le très sympathique "Rendez-vous" où un pauvre gars se rendant à un rendez-vous galant tombait sur quatre types à l'allure fort inquiétante. Cette fois il nous convie dans un immeuble où deux potes rentrent chez eux après avoir vu un film de zombie. Alors qu'ils se posent des questions ô combien pertinentes et existentielles sur la crédibilité du film, l'ascenseur tombe en panne et s'arrête au cinquième. Seulement voilà, ils tombent alors nez à nez avec une vieille dame semblant être infectée...


Le réalisateur nous offre 14 minutes assez réjouissantes où l’on a le temps de s’attacher à ces deux nigauds, parfaitement interprétés par Sylvain Lazard (vu dans la pub crétin.fr de Free) et Jérémie Delaboudinière. Même si on est avant tout dans une comédie, le réalisateur arrivera tout de même à nous faire partager l’angoisse de ses protagonistes. Du moins à faire en sorte qu'on se prenne au jeu jusqu’à une révélation finale forcément surprenante, mais prévisible et évidemment quelque peu tirée par les cheveux...


Le film a été autoproduit en grand partie, mais Maxime Vayer a tout de même fait appel au financement participatif via Ulule pour obtenir un peu d’aide. Malgré un faible budget, le court métrage a tout de même de la gueule et est très bien réalisé. D’ailleurs vu le scénario, le film ne nécessitait pas particulièrement de gros moyens... Ce court date de 2012 et en deux ans il a eu le temps de faire la tournée des festivals et de remporter quelques prix amplement mérités.


Eh bien, au final je n'ai pas regretté mon achat, car ce petit court métrage est vraiment une agréable surprise! Cela m'a donné en tous cas envie de suivre avec attention les futurs projets de ce réalisateur fort prometteur, du moins à en juger sur ses deux premiers courts. D’ailleurs, Maxime Vayer a depuis travaillé sur une websérie, "The Popcorn Show", qui débutera à partir du 13 octobre. De plus, "InvaZion" serait apparemment le prélude d'un futur long... Alors wait and see!


Le DVD-R de "InvaZion" est disponible à la boutique Metaluna Store pour la modique somme de 3 euros, alors n'hésitez pas une seconde, car franchement cela ne mange pas de pain! Et si vous n'êtes pas sur Paris, renseignez-vous auprès de la page Facebook du film!

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04.10.14

05:43:16, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La Terre, 23ème siècle. Les humains ont fuit la Terre devenue invivable, en partie à cause de la pollution. Des stations orbitales accueillent la population, contrainte de s’y entasser. Mais un virus contaminant les enfants apparaît, celui-ci étant dû à l’absence des microbes bénéfiques qui foisonnent sur Terre. Le projet Eden germe alors dans l’esprit de Devon Adair, qui part accompagné de son fils et des colons, afin d’explorer une nouvelle planète. Rien ne se passe comme prévu et leur vaisseau s’écrase sur une planète inconnue et inhospitalière...

Mon avis :

Jusqu'à ce qu’Elephant Films annonce sa sortie, je n'avais jamais entendu parler de "Earth 2", mais il faut dire que cette série américaine de science-fiction des années 90 n'a été diffusée en France que sur Canal Jimmy en 1996 et sur Sci Fi en mars 2006, ce qui restreint forcément l'audience...

En 1995, Amblin Entertainment, la boîte de productions de Steven Spielberg ("Duel", Les dents de la mer", "Les Aventuriers de l'arche perdue", "E.T. l'extra-terrestre", "La Guerre des mondes"), lançait donc "Earth 2", une série de science-fiction où des humains se retrouvaient être les extra-terrestres de cette nouvelle planète ressemblant en beaucoup de points à la Terre.

Dans le pilote, "Le projet Eden", on suit le trajet ô combien chaotique qui va mener un groupe de terriens sur cette planète aux caractéristiques si proches de celles de la Terre, cette dernière étant devenue inhabitable à cause de la pollution. Malgré le manque d'attachement que l'on éprouvera pour les différents protagonistes, ce long épisode se suit avec intérêt, grâce notamment à l'utilisation assez originale de passages oniriques.

Dans cet épisode, on fait évidement connaissance avec les personnages principaux et notamment de Devon Adair, jouée par Debrah Farentino ("Le Fils de la panthère rose", "Malice", "La Tempête du siècle"), responsable de la mission et mère du petit Ulysses, joué par Joey Zimmerman ("Very Bad Things", "Les sorcières d'Halloween"), enfant contaminé par un virus touchant de nombreux petits terriens, de John Danziger, interprété par l'excellent Clancy Brown ("Bad Boys", "Highlander", "Extreme Prejudice", "Randonnée pour un tueur"), bien moins impressionnant ici que dans le rôle du Kurgan et père d'une jeune fille, True, jouée par J. Madison Wright ("Shiloh"), qui va rapidement se faire un ami sur cette nouvelle planète et enfin de Antonio Sabato Jr.("The Big Hit", "Goosed", "Drifter: Henry Lee Lucas"), dans le rôle d'Alonzo, le beau gosse de service et accessoirement pilote du vaisseau.

Si on fait également la connaissance d'inquiétants habitants de la planète, semblant vivre essentiellement sous terre, c'est surtout Tim Curry ("The Rocky Horror Picture Show", "Legend", "Ça", "Scary Movie 2"), qui apparaît à la toute fin de l'épisode, qui intriguera le plus, donnant une furieuse envie de découvrir aussitôt la suite.

Dans le deuxième épisode, "L'étranger", le personnage de Gaal, interprété par Tim Curry, est bien entendu au cœur de l'histoire et on découvre de façon assez prévisible, un personnage fourbe et sournois, collant parfaitement à l'acteur habitué à ce type de rôles. L'épisode est riche en surprises et tient vraiment en haleine jusqu'aux dernières minutes. Certains personnages commencent à prendre un peu plus d'importance comme la jeune True, à laquelle on va commencer à s'attacher de plus en plus.

Dans "Les leçons de la vie", le troisième épisode, le personnage de Gaal va dévoiler sa vraie nature et le fait qu'il soit à la tête des habitants de la planète. Il est amusant de constater qu'à chaque épisode, un personnage devient le narrateur de l'épisode. Pour "Promesses tenues" par exemple, il s'agit d'Alonzo, mais cela ne veut pas dire pour autant que le personnage en question aura plus d'importance au sein de l'épisode concerné... Ce quatrième épisode conclut ce qu'on pourra nommer la trilogie « Gaal », le personnage ayant d’ailleurs à la fin, une fin peu envieuse, même si vu sa cruauté, on le plaindra pas!

Dans "Arrêt sur image", nos survivants vont découvrir une nouvelle capsule dont les occupants sont victimes d'un étrange virus. Dans cet épisode, ce sont les personnages de Bess, jouée par la splendide Rebecca Gayheart ("Scream 2", "Urban Legend", "Shadow Hours") et de Morgan, son lâche de mari joué par John Gegenhuber ("La star de Chicago"), ainsi celui du docteur Julia Heller, jouée par Jessica Steen ("Homefront", "Killer Instinct", "Chaos"), qui vont prendre cette fois un peu plus d'importance, de même que les Grindlers, qui seront au cœur de cette aventure et du suivant, "Troc cosmique" où nos survivants vont faire des échanges avec ces habitants de la planète G8.89.

"Restriction d'eau", le septième épisode, voit quelques rapprochements se faire entre d'une part Davon et John et d'autre part entre Julia et Alonzo. Un nouveau personnage fait son apparition, celui de Reilly, interprété par Terry O'Quinn ("Le beau-père", "Millennium", "Lost - Les disparus"), un personnage venant de la « station » et que le docteur voit en secret dans une réalité virtuelle, complotant pour conquérir la planète.

Dans "Mutation", les intentions du complot se précisent, mais on sent quand même que malgré son appartenance au conseil, le docteur Heller s'attache de plus en plus au reste du groupe... Il est à noter que l’épisode offre quelques scènes assez originales provenant de la réalité virtuelle que certains personnages utilisent ici pour échapper à la réalité.

Avec "L'ennemie est parmi nous", l'étau se ressert sur le docteur Heller jusqu'à un dénouement cruel et quelque peu inattendu. Enfin, avec le dixième épisode, "Sacrifice et rédemption", une nouvelle menace fera son apparition et de loin la plus terrible en la personne du Z.E.D., une sorte de Terminator interprétée par un Jeff Kober ("Tank Girl", "Un homme à part", "La colline a des yeux 2") impressionnant. Ce premier coffret se conclut ainsi et déjà, on a qu’une hâte, qu’Elephant Films nous sorte rapidement le second coffret. La série bénéficie en plus d’une mise en scène et d’une photographie assez soignées, ce qui ne gâte rien!

Même si "Earth 2" a bien entendu quelque peu vieilli, cette série assez peu connue est suffisamment palpitante pour tenir en haleine ses téléspectateurs et mérite vraiment d’être redécouverte.

Ce volume 1 de la série "Earth 2" est sorti en coffret 4 DVD chez Elephant Films le 25 juin 2014 et propose une image au format 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0. Côté bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n'est un bêtiser et des bandes annonces.

Earth 2 - Volume 1

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03.10.14

05:42:29, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Déborah et Simon parquent leur voiture pour aller faire quelques câlins dans la forêt. Ils se font assommer et se réveillent dans une maison où vivent Diane, Carla, Célian et Jeff : quatre dangereux psychopathes qui occupent leur temps à humilier et à tuer des innocents. Attachés, enchainés, ils n’ont aucune chance de s’enfuir. Ils vont vivre — avec d’autres jeunes gens, car ils ne sont pas seuls — ce qu’ils aimeraient bien n’être qu’un cauchemar. Il existe des secrets bien gardés. Peu de personnes les connaissent. C’est quelque chose de puissant. Il protège ces quatre maniaques sanguinaires...

Mon avis :

Cela fait déjà un petit bout de temps que l'on entend parler que l'ex-bimbo provocatrice et forte en gueule de Secret Story saison 3, Cindy Lopes, a joué dans un film d'horreur! Mais qui aurait pu penser que celle-ci serait allée tourner en Suisse pour le réalisateur indépendant Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons")? Il faut bien avouer que c'était plutôt inattendu...

D'autant plus inattendu que les amateurs de films d'horreur sont en général peu amateurs d'émissions de téléréalité! On ne peut donc que saluer les risques pris par le duo, car il n'est vraiment pas sûr que ce long-métrage attire beaucoup de monde. Ni d’ailleurs que les fans de films d'horreur ou même que les fans de la bimbo soient très tendres avec celui-ci...

Tout le monde connaît plus ou moins, ne serait-ce que de nom, la fameuse Cindy qui prenait à l’époque des douches entièrement nue avec les garçons de la maison des secrets, en revanche, peu de monde connaît les films du réalisateur suisse. Moi, cela fait assez longtemps que je le suis, malgré le côté très amateur de ses films. En général, ceux-ci sont assez généreux et déviants et on y ressent toujours un réel amour pour le cinéma de genre.

Cette fois encore, le manque de moyens se fait immédiatement ressentir et les acteurs font dans l’ensemble très amateurs avec souvent une diction, il faut bien l’avouer, peu naturelle. C'est d'ailleurs Cindy Lopes qui ici s’en sortira le mieux, car même si elle n'est pas une grande actrice, son expérience devant la caméra se ressent tout de même par son côté assez naturel. Jean-Clément Gunter nous offre cette fois un film au scénario un peu léger, mais à l’érotisme assez poussé. Les demoiselles, comme les messieurs d’ailleurs, se retrouvent d’ailleurs assez rapidement à poil pour des parties de jambes en l’air, mais malheureusement pour les fans de Cindy, cette dernière ne leur dévoilera pas plus que son joli décolleté laissant entrevoir son opulente poitrine.

Côté maquillages d'effets spéciaux, même si ceux-ci sont assez rudimentaires, ils sont tout de même très acceptables pour ce type de petit budget. Le film est une sorte de croisement entre le torture-porn et le survival, mais il ne se prend heureusement à aucun moment réellement au sérieux, ce qui fait que par moments, on serait même plutôt dans la parodie que dans le film d’horreur pur et dur. En fait, en dehors de son côté fauché et amateur, on regrettera essentiellement que le réalisateur n'est pas un peu plus rythmé son film et ne soit pas allé plus loin dans le côté déviant.

Certes, il y a une scène d’anthropophagie et une autre de viol, mais vu le côté pervers des quatre psychopathes, on aurait pu imaginer plus de perversités envers leurs victimes... Alors que finalement, ils sont assez sages, un peu trop même! Après le tournage, Cindy Lopes s’est réjouie notamment d’avoir écrasé dans ses mains les couilles d’un pauvre gars, mais vu le caractère sadique de son personnage, on aurait même imaginé qu’elle les lui coupe! Enfin, je vous rassure le film va tout de même assez loin et sera donc réservé à un public tout de même averti...

Avec "Séquelles", Jean-Clément Gunter semble vouloir conquérir le public français, d’ailleurs l’avant-première a eu lieu le 18 septembre 2014 à Paris et le DVD est distribué sur la plus part des gros sites français, mais attention, pour apprécier le film, il vaut mieux tout de même être amateur de série Z, car autrement vous risquez d’être quelque peu décontenancé!

"Séquelles" sort en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 2.39 16/9ème avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition est assez généreuse en bonus, avec un making of de 30 minutes, une petite interview croisée entre le réalisateur et sa vedette, une galerie photos, un bêtiser et des bandes annonces.

Séquelles

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02.10.14

05:26:55, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une nuit, une éruption solaire crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés.

Mon avis :

Même si la joie de voir enfin sortir chez nous ce petit classique de la SF anglaise est quelque peu entachée par le fait que le film soit ici présenté en 4/3 et non en 16/9 (contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette), c'est tout de même une excellente nouvelle de pouvoir enfin découvrir "La révolte des Triffides" chez nous avec des sous-titres français... Non, pas de VF, puisque le film n'était pas sorti en France à l'époque et n’a jamais été doublé!

Avant même que l'acheteur s'énerve sur la qualité du master, l'éditeur prévient que le film n'est pas présenté dans son format d'origine, mais qu'à ce jour, c'est la seule copie disponible... Bon, ce n'est pas tout à fait exact! En fait, le film est bien présenté au format CinemaScope, mais l'image n'est pas anamorphosée, du coup on a le droit à du 4/3. Finalement, on a quelque peu l'impression que l'éditeur se mélange un peu les pinceaux avec ces histoires de format.

Mais, revenons au film! "La révolte des Triffides" est une adaptation assez libre du roman de John Wyndham (connu notamment pour son célèbre roman "Les Coucous de Midwich", plus connu sous le titre "Le Village des damnés"), "Le Jour des Triffides", datant de 1951.

Le film, lui, a été réalisé en 1962 par Steve Sekely ("Revenge of the Zombies", "Femmes enchaînées", "Le balafré") et en partie par Freddie Francis ("L'empreinte de Frankenstein", "Le jardin des tortures", "Dracula et les femmes"), malgré le fait que le nom ce dernier n'apparaisse pas au générique. En fait, pour la petite histoire, dans sa première version, le film comportait apparemment pas mal de longueurs et ne satisfaisait donc pas les producteurs.

Celui-ci fût alors raccourci d’environ une demi-heure, ce qui ramenait le film à une durée inférieure à une heure, du coup les producteurs firent appel à Freddie Francis pour qu’il tourne une histoire parallèle de façon à proposer un film d’approximativement une heure trente, mais plus rythmé et surtout plus angoissant.

Du coup, il y a l'histoire originale qui suit le parcours de Bill Masen, interprété par Howard Keel ("La blonde du Far-West", "Les sept femmes de Barbe-Rousse", "Dallas"), un marin anglais ayant échappé à la cécité touchant 99% de la population, provoquée par une pluie de météorites et d'autre part un couple de chercheurs basés sur une île, joués par Janette Scott ("Hélène de Troie", "Paranoiac", "Quand la terre s'entrouvrira") et Kieron Moore ("La bataille des Thermopyles", "L'attaque dura sept jours", "Quand la terre s'entrouvrira").

En plus des catastrophes causées par la cécité des gens, la population va en plus être victime des Triffides, des plantes carnivores. Malgré un côté assez rétro et kitsch, le film est plutôt plaisant à regarder, même si les fameuses Triffides font plus sourire que réellement peur. Il faut dire que ces dernières ne sont pas faites avec des effets spéciaux, mais par de simples costumes portés par des figurants...

Une partie de l'histoire se déroulant en France, on trouve avec plaisir parmi le casting une petite frenchie, Nicole Maurey ("Journal d'un curé de campagne", "Le brave et le téméraire", "Sale temps pour les mouches"), tenant un des rôles principaux. Étonnamment, par de nombreux côtés, le film fait plus hollywoodien qu’anglais, notamment avec sa fin très biblique, totalement absente de l’œuvre originale...


Sans être une œuvre indispensable, "La révolte des Triffides" est un film de science-fiction vintage plutôt sympathique, ayant gagné en charme avec les années, notamment grâce à son côté assez kitsch.

"La révolte des Triffides" est sorti en DVD le 3 juin chez Sidonis Calysta. Le film est présenté au format 2.35 mais malheureusement 4/3 avec piste anglaise Dolby Digital 2.0 mono. En bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film et de la SF britannique par Christophe Champclaux d'une durée d'environ 25 minutes, ainsi qu'une galerie d'images.

La révolte des triffides

La révolte des triffides
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