15.01.15

08:03:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paul Maguire, désormais père de famille rangé, est rattrapé par son passé d’ancien criminel lorsque sa fille Caitlin est kidnappée. Il ressemble alors ses deux anciens partenaires et doit se replonger dans le souvenir de ses erreurs passées pour tenter de retrouver sa fille et les coupables.

Mon avis :

Si jusque là vous ignoriez très probablement ce qu'était un Tokarev, les évènements de ces derniers jours auront malheureusement très certainement comblé cette ignorance, puisque le Tokarev TT33 de calibre 7.62 n'est autre que l'arme qui a été utilisée pour tirer sur un pauvre jogger qui courait sur la promenade de la coulée verte de Fontenay-aux-Roses et retrouvée par la suite en possession d'Amedy Coulibaly dans le supermarché casher lors de la prise d’otages de la porte de Vincennes le 9 janvier 2015...

Réalisé par l'espagnol Paco Cabezas ("Les Disparus", "Carne de Neón"), ce "Tokarev" met en scène un Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center", "Joe") particulièrement remonté après l'enlèvement de sa fille chérie, interprétée par la très jolie Aubrey Peeples ("Ace Ventura: Pet Detective Jr.", "Sharknado")...

Pas de bol pour les personnes qu'il va soupçonner, Paul Maguire, le personnage qu'il incarne est un ancien malfrat rangé, mais à qui il ne faut vraiment pas chercher des noises! Aidé de ses deux anciens complices, Danny Doherty, joué par Michael McGrady ("La nuit du défi", "Wyatt Earp", "Keith", "Unités d'Elite") et Kane, joué par Max Ryan ("Le baiser mortel du dragon", "La ligue des gentlemen extraordinaires", "Thr3e", "Course à la mort"), notre ancien gangster repenti va semer la terreur sur son passage, essayant de comprendre pourquoi sa fille a été kidnappée sans que la moindre rançon ait été demandée.

Paco Cabezas nous livre un thriller plutôt plaisant à regarder, avec un Nicolas Cage, il faut l'admettre, en totale roue libre (On est loin de l’excellente interprétation qu’il nous avait offert dans "Joe"!), un scénario un peu bancal tout de même, manquant vraiment par moments de crédibilité et un casting pas toujours très convaincant.

Danny Glover ("L'arme fatale", "Predator 2", "Saw", "The Last Days") par exemple, semble être ici simplement pour toucher son cachet et Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "Star Trek", "L'arène") n'est pas particulièrement convaincante en belle-mère aimante.

En revanche, Pasha D. Lychnikoff ("Deadwood", "Star Trek", "The Big Bang Theory") est lui parfait en parrain de la mafia russe, de même que Peter Stormare ("Fargo", "Prison Break", "Tai Chi Hero"), toujours impeccable dans les rôles de gangsters.

Étonnamment, par contre nos mafieux d'origine irlandaise, Cage compris, feront plus russes qu'irlandais... C’est assez déconcertant d’ailleurs! Les scènes d'action sont plutôt pas mal, par contre le réalisateur aurait pu aller un peu plus loin dans la violence, car au final ils ne sont pas bien méchants ces mafieux russes!

Difficile de ne pas penser à des films comme "Taken" en regardant ce petit DTV sans prétention, c'est musclé, pas super crédible et c'est donc à voir sans trop réfléchir... La fin est plutôt inattendue et aura le mérite d'être assez sombre! On notera enfin que la musique du film a été composée par le français Laurent Eyquem ("Winnie", "Copperhead") et que la photographie du film est tout de même signée par Andrzej Sekula ("Reservoir Dogs", "Pulp Fiction", "American Psycho", "Motel").

"Tokarev" est donc une petite série B pas désagréable à voir, idéale pour passer une soirée détente en cette période où l'on peut remercier la Russie de vendre aux terroristes du monde entier des armes de guerre à un prix défiant toutes concurrences!

"Tokarev" est en sorti en DVD et Blu-ray le 7 janvier 2015 (Jour de l'effroyable attentat contre Charlie Hebdo) chez Marco Polo Production. L'édition DVD nous propose le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offre quant à lui une image au format 1.77 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1.

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14.01.15

07:12:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Mélangeant interviews, nombreux extraits de films et archives, "Electric Boogaloo" retrace l'histoire de la compagnie de production Cannon dans les années 80, à travers ses nombreuses productions : les plus grands nanars du cinéma, qui ont pris de force la machine Hollywoodienne.

Mon avis :

Voilà un documentaire qui va faire des heureux! Tous ceux qui comme moi ont grandi dans les années 80 en regardant des films d'action, ont forcément été marqué par la Cannon. Cette compagnie indépendante dirigée par Menahem Golan et Yoram Globus nous offrait un cinéma souvent musclé avec comme stars, Charles Bronson, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme, Sylvester Stallone ou encore Michael Dudikoff...

"Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films" est un documentaire réalisé par Mark Hartley ("Not Quite Hollywood: The Wild, Untold Story of Ozploitation!", "Machete Maidens Unleashed!", "Patrick"), un cinéaste australien ayant essentiellement œuvré dans le documentaire. Dans ce documentaire, le réalisateur va nous faire redécouvrir le parcours de cette compagnie hors norme mené par un personnage assez extravagant, Menahem Golan qui apportera ce côté complètement fou aux films qu'il produisit, n'hésitant pas à pousser les réalisateurs à montrer toujours plus de sexe et de violence.

En un peu plus d'une heure quarante cinq, le documentaire va retracer le parcours de cette firme à travers les témoignages d'acteurs, actrices, réalisateurs ou encore scénaristes ayant participé à l'aventure, montrant notamment sa diversité, puisqu'elle œuvra certes principalement dans le cinéma d'action de série B, mais pas seulement...

Si on la connaît en effet essentiellement pour ses films qui firent de Chuck Norris ("Portés disparus", "Invasion U.S.A.", "Delta Force", "Héros") une véritable star, pour ses films avec Charles Bronson ("Un justicier dans la ville 2", "L'enfer de la violence", "La loi de Murphy", "Protection rapprochée", "Le justicier braque les dealers"), qui firent de la star, le justicier le plus connu de la planète ou encore pour ses films qui lancèrent la carrière de Jean-Claude Van Damme ("Bloodsport", "Cyborg"), il ne faut pas oublier aussi que la Cannon œuvra dans plein d'autres genres comme l'érotisme, la science-fiction, l'horreur, le film d'aventure etc...

Eh oui, la Cannon produisit par exemple pour ce qui concerne l'érotisme, "Bolero" avec la magnifique Bo Derek ("Orca", "Tarzan l'homme singe", "Elle") et "L'amant de lady Chatterley" avec la cultissime Sylvia Kristel ("Emmanuelle", "Une femme fidèle", "Alice ou la dernière fugue").

Pour ce qui est de la science-fiction, "Lifeforce" et "L'Invasion vient de Mars" de Tobe Hooper ("Massacre à la tronçonneuse", "Le Crocodile de la mort", "Poltergeist"), "Les Maîtres de l'Univers" avec Dolph Lundgren ("Rocky 4", "Punisher", "Universal Soldier : Le Jour du jugement") ou encore "Superman 4"...

En ce qui concerne l'horreur, "Hospital Massacre" de Boaz Davidson ("Juke Box", "La boum américaine") et "Massacre à la Tronçonneuse 2" toujours réalisé par Tobe Hooper.

Côté films d'aventure, les deux aventures d'Allan Quatermain avec Richard Chamberlain ("Shogun", "Les oiseaux se cachent pour mourir") et Sharon Stone ("Total Recall", "Basic Instinct", "Mort ou vif", "Casino"), mais aussi "Le Temple d'or" avec Chuck Norris et "Sinbad of the Seven Seas" de Enzo G. Castellari ("Keoma", "La mort au large", "Les guerriers du Bronx") et Luigi Cozzi ("Starcrash", "Contamination", "Hercule").

La Cannon, c'est aussi les premiers à avoir vraiment popularisé les ninjas avec notamment comme acteurs vedettes Sho Kosugi ("L'Implacable Ninja", "Ultime Violence", "Ninja III", "Black eagle - L'arme absolue") et Michael Dudikoff ("American Warrior", "Avenging Force", "Le ninja blanc").

Enfin, il y a eu également des films un peu à part dans le sens où l'on ne peut pas vraiment les rattacher à un genre en particulier comme "Over The Top" avec Stallone ("Rocky", "Rambo", "Cobra", "Cliffhanger") ou encore "Barfly" avec Mickey Rourke ("L'Année du dragon", "9 semaines 1/2", "Angel Heart", "Johnny belle gueule", "The Wrestler") et Faye Dunaway ("Bonnie and Clyde", "Chinatown", "Les Yeux de Laura Mars", "La Dépravée", "Arizona Dream").

Mark Hartley va aborder tout cela à travers les témoignages tantôt sympathiques, tantôt quelque peu moqueurs (mais jamais méchants!) de différentes personnalités ayant collaboré avec Menahem Golan et Yoram Globus, comme Tobe Hooper, Just Jaeckin ("Emmanuelle", "Histoire d'O", "Madame Claude", "Gwendoline"), Dolph Lundgren, Bo Derek, Richard Chamberlain, Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "Croc-blanc"), Michael Dudikoff ou encore Franco Zeffirelli ("La mégère apprivoisée", "Roméo & Juliette", "Un thé avec Mussolini").

Une multitude de témoignages en fait, il serait impossible de citer tout le monde, mais en revanche on pourra regretter l'absence d'interventions des grosses stars comme Sharon Stone, Chuck Norris, Stallone ou JCVD... Dommage, mais bon, on pouvait s'y attendre!

Évidemment, en tant qu'amateurs de séries B, on sera parfois pas d'accord avec certaines interventions de personnalités parfois pas très fières d'avoir tourné dans certains films, mais il faudra tout de même reconnaître que si la Cannon nous a offert de bien sympathiques séries B, elle nous a également offert pas mal de nanars, fort heureusement toujours fort sympathiques...

Après avoir vu "Electric Boogaloo", difficile de ne pas avoir envie de se replonger dans la filmographie de cette compagnie de production mythique et évidemment de compléter sa DVDthèque, en croisant les doigts pour que certains inédits voient enfin le jour sur support physique...

Vendu dans le numéro de Janvier du magazine Mad Movies qui consacre justement une bonne partie de ce numéro à la Cannon, le DVD du documentaire "Electric Boogaloo" sort officiellement dans le commerce le 15 janvier 2015 chez Luminor dans une édition présentant le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français.

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13.01.15

07:01:52, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Night call

Titre original
: Nightcrawler

Réalisateur : Dan Gilroy

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h57

Avec : Jake Gyllenhaal (Lou Bloom), René Russo (Nina Romina), Riz Ahmed (Rick), etc.

Par Nicofeel

Première réalisation de Dan Gilroy, Night call offre à l'acteur Jake Gyllenhaal un rôle particulièrement marquant, celui de Lou Bloom, un homme prêt à tout pour réussir.

Le film se déroule à Los Angeles, dans le milieu de la nuit (d'où le titre du film) avec des vidéastes totalement bordeline qui sont à la recherche perpétuelle d'images chocs pour ensuite les revendre à des télévisions locales.

Découvrant par hasard ce métier, Lou Bloom y voit un moyen de monter rapidement les échelons de la société. Car en bon self made man (il s'est acheté une caméra alors qu'il ne connait rien au filmage), notre anti-héros est un adepte du rêve américain. Il fonde sa propre société et recrute un assistant pour qu'il l'aide dans ses travaux nocturnes. Car le boulot de Lou Bloom n'est pas de tout repos. Disposant d'une radio qui lui permet d'être branché en permanence sur le canal de la police, Lou passe parfois des heures entières à attendre l'événement avec un grand e. Des accidents de la route ou des fusillades en pleine rue constituent des images chocs. Plus c'est violent et choquant, plus cela intéresse des télévisions qui vont en faire par la suite leurs grands titres.

On ne pourra pas reprocher à Lou Bloom son implication. Il travaille énormément pour s'en sortir. Chaque soir, il est extrêmement motivé. En revanche, ce sont bien les moyens utilisés qui sont sujets à caution. Lou Bloom est un être amoral, qui ne tisse aucun lien affectif avec les gens. Il ne souhaite qu'une chose : faire prospérer sa société. Et pour cela tous les coups sont permis. Il filme des reportages de plus en plus choquants, allant jusqu'à s'introduire avant la police dans une maison où a eu lieu un triple homicide. Et quand l'angle n'est pas assez bon pour filmer une scène, il n'hésite pas à bouger de place un homme qui vient de décéder suite à un accident de la route. Vous pensez qu'il n'y a pas pire : eh bien si, notre protagoniste n'hésite pas à suivre des dealers et à appeler la police pour filmer en “live” une fusillade.

Personne ne peut arrêter Lou Bloom. Si un concurrent lui ôte plusieurs scoops, alors il lui trafique sa voiture pour qu'il ait un accident. Si son assistant remet en question leur relation, il met ce dernier en danger. Quant à la directrice télé à qui il revend ses scoops, il lui met une forte pression, histoire qu'elle se rappelle qu'elle a besoin de lui.

Il faut dire que la description des chaînes télé est à la hauteur du personnage de Lou Bloom. A la recherche perpétuelle d'audimat et donc de recettes, les chaînes attendent des événements sensationnels. Comme le recherche Lou Bloom, les questions en matière de politique ne tiennent que quelques secondes dans les journaux télévisés alors que les faits divers sont 10 à 15 fois plus présents. Dans ces conditions, ces télévisions se font la concurrence : ça sera à celle qui montrera à l'antenne les choses les plus choquantes. Le réalisateur Dan Gilroy critique donc ouvertement les dérives liées à ce système où la violence est mise en avant, et quasiment banalisée. A des heures de grande écoute, il n'est pas rare de retrouver en grand titre un accident de la route mortel ou encore un cambriolage sanglant.

En fait, que ce soit Lou Bloom ou les télévisions locales, tout le monde veut faire du profit. L'argent est le maître mot. Cette société capitaliste, amorale, est clairement mise à l'index. On achète tout avec de l'argent et peut importe les moyens que l'on a utilisé pour s'enrichir.

Night call ne se contente pas d'être une critique amère et bien noire de notre société (il faut voir le final particulièrement cynique de ce film) actuelle. C'est un film qui est parsemé de plusieurs séquences très amusantes. Il faut voir la relation entre Lou Bloom et son assistant, qui souvent ne manque pas de piquant et pourra amuser par le côté sérieux de Lou à tout moment. Et puis Night call est également un film particulièrement bien rythmé qui comporte plusieurs course-poursuites mémorables. Pour arriver à temps (autrement dit avant les autres) sur les lieux d'un crime ou de tout autre fait divers, il faut être rapide et donc aller vite en voiture. Ce que nous montre Lou Bloom à plusieurs reprises. On se croirait presque dans Bullit par moments.

Évidemment, Night call ne serait pas aussi réussi sans son acteur principal : Jake Gyllenhaall interprète avec brio et avec conviction le rôle pas facile de ce sociopathe ambitieux qu'est Lou Bloom. On notera aussi la présence de René Russo – qui est l'épouse de Dan Gilroy à la ville – qui joue le rôle de cette directrice de chaîne télé qui a oublié toute notion de morale et qui doit dans le même temps faire avec les volontés de plus en plus grandes de Lou Bloom.

Critique particulièrement acerbe d'une société capitaliste sans foi ni loi, Night call – dont on lui préférera son titre original Nightcrawler – est un brillant premier long métrage de Dan Gilroy. C'est sans nul doute un des meilleurs films de l'année 2014.

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12.01.15

07:01:38, Catégories: Test / Critique  

Titre du film :Magic in the moonlight

Réalisateur : Woody Allen

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h38

Avec : Colin Firth (Wei Ling Su / Stanley Crawford / Stanley Taplinger) ; Emma Stone (Sophie Baker), Simon McBurney (Howard Burkan),

Par Nicofeel

Stakhanoviste des planches de cinéma, Woody Allen, aime s'amuser avec le spectateur et lui jouer de temps en temps des tours. Plusieurs de ses films récents mettent en scène des magiciens, des prestidigitateurs ou encore des médiums. On songe ainsi à Scoop (2006) où Woody Allen lui-même incarne un hilarant magicien auteur de gags en série. Et puis plus récemment dans Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010), notre cinéaste new-yorkais se moque d'une voyante de pacotille et plus généralement des gens qui donnent du crédit aux sciences divinatoires.
Dans Magic in the moonlight, on se doute fortement au vu du titre qu'il va être question de magie ou à tout le moins de tours de magie mais aussi de romance. On suit ainsi le prestidigitateur Wei Ling Su (qui est en fait Stanley Crawford), qui a été dépêché par un de ses amis, lui aussi magicien, pour démasquer une jeune femme, Sophie Baker, qui se prétend médium.
Woody Allen soigne particulièrement le cadre de son film avec une action qui se situe dans les années 20, sur la Côte d'Azur, dans une très belle villa, chez les riches Catledge. Magic in the moonlight fait vraiment très classe au niveau de sa photographie, de la beauté des paysages et des habits d'époque portés par les principaux protagonistes. Ce milieu aristocratique sied parfaitement à Stanley Crawford, incarné par un Colin Firth (inoubliable dans la série Orgueil et préjugés et dans Le discours d'un roi) toujours très classe et impeccable.
Stanley Taplinger, qui n'est autre que Stanley Crawford, se rend sur la Riviera, et se retrouve pris à son propre jeu. En effet, contre toute attente, la belle Sophie Baker reconnaît en lui le prestidigitateur Wei Ling Su. Stanley Crawford est de plus en plus intrigué par cette jeune femme. Serait-ce possible qu'elle dispose réellement de dons particuliers ? Particulièrement cynique dans ses propos, Stanley est pourtant ébranlé dans ses convictions.
Il entretient une relation très particulière avec Sophie Baker. Bien que cette dernière soit destinée au très riche fils de la famille Catledge, lequel est éperdument amoureux de la belle, on voit bien qu'il se passe quelque chose entre Stanley et Sophie. Leur importante différence d'âge, leur confrontation au quotidien (Stanley est venu à la base pour démasquer une imposteur), n'empêche pas une attirance mutuelle. Ils nouent une relation qui semble anodine à première vue, et pourtant leur histoire a tout d'une romance. Stanley est fasciné par cette fille mystérieuse. Quant à cette dernière, elle est irrémédiablement attirée par le charme naturel de cet homme qui dégage un sacré charisme. C'est tout l'inverse de son prétendant, l'héritier des Catledge qui est certes jeune, beau (quoique) et riche mais transpire la naïveté et l'amour béat.

D'ailleurs, tout au long de son film, Woody Allen se plaît à montrer ces gens qui captivés par le “don” de Sophie Baker, la mettant sur un piédestal.
Le cinéaste américain adopte constamment un ton léger, qui est très approprié à ce Magic in the moonlight. Il se moque des gens faisant preuve d'une crédulité sans borne. Ce qui est, il faut bien le reconnaître, tout à fait amusant. L'humour est d'ailleurs omniprésent dans ce long métrage. Il est clair que cette nouvelle œuvre de Woody Allen doit en grande partie sa réussite à des dialogues parfaitement ciselés. Stanley Taplinger fait preuve d'un humour britannique tout à la fois pince-sans-rire et particulièrement bien senti. Sans avoir l'air d'y toucher, les propos de notre prestidigitateur sont particulièrement cinglants. La belle Sophie Baker lui rend bien la pareille. La jeune femme ne se laisse pas faire, et renvoie parfois notre magicien à ses chères études.
Ajoutez à cela des gags bien souvent hilarants et des péripéties que l'on ne saurait deviner à l'avance, et vous disposez de tous les ingrédients nécessaires à un excellent divertissement.
Et ce d'autant plus que la distribution se révèle de grande qualité. Malgré leur grande différence d'âge, le couple Colin Firth (54 ans) – Emma Stone (25 ans) fonctionne à merveille et livre au spectateur un spectacle tout à fait plaisant. La séquence dans la planétarium ou encore la soirée chez des voisins fortunés des Catledge, sont sans nul doute des moments où le romantisme est à l'honneur. Cette romance contrariée, atypique, est charmante et l'on ne souhaite pas quitter de sitôt la Côte d'Azur en compagnie de ces deux acteurs de talent.
Au final, Magic in the moonlight constitue un Woody Allen qui se savoure très bien en toute occasion. Voilà une des plus intéressantes comédies romantiques de 2014.

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09.01.15

08:09:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carl Kolchack est un journaliste d’un genre assez particulier. Enquêtant le jour sur les phénomènes les plus étranges, il en arrive à traquer la nuit les monstres les plus bizarres. Ses dossiers l’entrainent à affronter des créatures du paranormal comme des sorciers, des robots, des zombies, des vampires, des loups garous, des extraterrestres ou des fantômes. Le tout entre Las Vegas, Seattle et Chicago.

Mon avis :

Composée de deux téléfilms et de 20 épisodes de 50 minutes, "Dossiers brûlants", la série qui aurait inspirée Chris Carter pour la série "X-Files : Aux frontières du réel", fait enfin son apparition chez nous grâce à Elephant Films, qui édite deux coffrets contenant chacun 10 épisodes, mais n'incluant malheureusement pas les deux téléfilms pilotes pour des questions de droits...

Darren McGavin ("Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") reprend dans cette série le rôle de Carl Kolchak qu'il tenait dans les deux épisodes pilotes de la série, "The Night Stalker" et "The Night Strangler" (sortis en zone 1 aux États-Unis chez MGM avec des sous-titres français).

Dans le premier épisode, "The Ripper", bêtement rebaptisé chez nous "Le Viol", Carl Kolchak part à la poursuite du véritable Jack l’éventreur, qui refait parler de lui près de 100 ans après avoir terrorisé le quartier londonien de Whitechapel, sauf que notre tueur en série n'est plus vraiment humain et a acquis des pouvoirs surnaturels lui donnant une force surhumaine.

Grâce à l'humour qu'apporte entre autres le personnage de Kolchak et à son intrigue simple, mais efficace, cet épisode réalisé par Allen Baron ("Drôles de dames", "La croisière s'amuse") est plaisant à regarder, même si on regrettera quelques longueurs inutiles dans la dernière partie de l'épisode. On retrouve également ici personnage de Tony Vincenzo, interprété par Simon Oakland ("Psychose", "West Side Story", "Bullitt", "Les têtes brûlées"), le boss du magazine déjà présent dans les deux téléfilms.

Dans "The Zombie", le deuxième épisode réalisé par Alexander Grasshoff ("Le dernier dinosaure"), Kolchak va être confronté à un zombie dans la plus pure tradition vaudou. L'épisode est également agréable à voir avec toujours cet humour bon enfant qui fait mouche. Parmi, le casting, on remarquera principalement la présence d'Antonio Fargas ("Les nuits rouges de Harlem", "Dynamite Jones", "Foxy Brown", "Starsky et Hutch") dans un rôle de malfrat assez proche de celui de « Huggy les bons tuyaux ».

De nouveau réalisé par Allen Baron, "They Have Been, They Are, They Will Be...", le troisième épisode rebaptisé chez nous "Le Voyageur", entraîne notre héros à la poursuite d'un extra-terrestre invisible, une intrigue assez prenante avec une fin changeant quelque peu des fins habituelles de la série.

Dans cet épisode, on notera notamment la présence de quelques bouilles connues comme celle de James Gregory ("Un crime dans la tête", "Le secret de la planète des singes") dans le rôle du capitaine Quill ou encore Dick Van Patten ("Mondwest", "Huit, ça suffit", "La folle histoire de l'espace") dans le rôle d'un témoin.

Direction ensuite Los Angeles pour un épisode où notre journaliste amateur de phénomènes étranges et paranormaux va se lancer à la poursuite d'une jolie, mais redoutable vampire. Un épisode assez amusant, réalisé par Don Weis ("The Ghost in the Invisible Bikini", "M.A.S.H."), où Kolchak va faire écrire l'article qu'on lui avait demandé à une tierce personne n'ayant de toutes évidences pas les compétences requises afin de se consacrer à ce qu'il est vraiment venu chercher.

Dans cet épisode, la vampire, interprétée par la charmante Suzanne Charny ("The Steagle") a un côté excessif et grand-guignolesque qui n'est pas sans rappeler les sœurs Collinson dans "Les sévices de Dracula", ce qui sera plutôt marrant.

Parmi le casting, on remarquera surtout la présence de William Daniels ("Le lauréat", "À cause d'un assassinat", "Le lagon bleu", "Boire et déboires") en lieutenant de police et de Larry Storch ("La grande course autour du monde", "Amicalement vôtre...") dans le rôle d'un ami journaliste qu'on aurait imaginé plus important au départ...

A nouveau réalisé par Allen Baron, "The Werewolf" est un épisode assez amusant également où Kolchak va se retrouver à faire un reportage sur une croisière, où gros coup de chance pour lui, va se trouver un loup-garou... Il faut bien avouer que le loup-garou en question sera assez ridicule, mais le réalisateur compensera cela en nous offrant un lycanthrope sur-vitaminé bondissant dans tous les sens, un peu d'ailleurs comme son Jack l'éventreur du premier épisode.

Dans ce cinquième épisode, on remarquera quelques têtes pas inconnues (Vous savez le genre d'acteurs qu'on sait qu'on les a déjà quelque part, mais on ne sait jamais où!) comme celles de Richard Gautier ("Max la menace", "Copper Mountain"), Nita Talbot ("Stalag 13", "Les croque-morts en folie") ou encore Henry Jones ("Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Arachnophobie").

Dans "Firefall" réalisé par Don Weis, Kolchak va enquêter sur des phénomènes d’auto-combustion causé par le fantôme d'un ancien pyromane. Un épisode, ma foi, fort sympathique, notamment grâce à un Fred Beir ("La peur aux tripes", "L'organisation") bien allumé dans la peau de Ryder Bond.

Dans un petit rôle, on remarquera la présence de David Doyle ("Vigilante Force", "Capricorn One"), le fameux Bosley de "Drôles de dames".

Dans le septième épisode, "The Devil's Platform", dont la réalisation est une nouvelle signée par Allen Baron, l'acteur Tom Skerritt ("M.A.S.H.", "Dead Zone", "Top Gun", "La relève") incarne un politicien adepte de la magie noire se transformant en une sorte de cerbère à une tête afin d'éliminer ceux qui le gênent. Là encore quelques têtes assez connues font parti du casting, Jeanne Cooper ("L'étrangleur de Boston", "Les feux de l'amour") notamment ou encore Julie Gregg ("Le parrain").

Le huitième épisode, "Bad Medicine" réalisé par Alexander Grasshoff, notre intenable journaliste va cette fois pourchasser un sorcier indien se transformant en animaux assassinant des gens pour leur voler leurs bijoux.

Cet épisode comporte un casting assez intéressant avec par exemple dans le rôle du sorcier, l’impressionnant Richard Kiel ("L'espion qui m'aimait", "Moonraker", "Happy Gilmore"), Alice Ghostley ("Du silence et des ombres...", "Le lauréat", "Grease") dans le rôle du docteur Agnes Temple ou encore Ramon Bieri ("Le mystère Andromède", "La balade sauvage", "Le convoi de la peur") dans celui du capitaine Joe Baker, le flic forcément pas très copain avec notre pauvre Kolchak, car il en faut bien un par épisode!

Avec "The Spanish Moss Murders", le neuvième épisode de la série réalisé par Gordon Hessler ("Les crocs de Satan", "Murders in the Rue Morgue", "Le voyage fantastique de Sinbad"), Kolchak va cette fois être aux prises avec une sorte de créature des marais, au déguisement assez risible, du moins jusqu'à la scène finale où là, la stature de l'acteur incarnant le monstre en impose. Pas étonnant en fait, puisque c'est une nouvelle fois Richard Kiel que l'on retrouve ici, même si naturellement on ne le reconnaîtra pas...

Un épisode où l'on reconnaîtra en revanche quelques bouilles connues comme par exemple Keenan Wynn ("Il était une fois dans l'Ouest", "Le flingueur", "Orca", "Piranhas") dans le rôle du capitaine Joe 'Mad Dog' Siska.

Enfin, le dixième épisode, de nouveau mis en scène par Alexander Grasshoff et intitulé "The Energy Eater" sera l'un des plus originaux avec une force s'en prenant à un tout nouvel hôpital. Cet épisode est vraiment pas mal fait avec des effets catastrophes assez réussis.

Cette fois, notre journaliste va faire équipe avec Janis Eisen, une infirmière interprétée par Elaine Giftos ("Gas! -Or- It Became Necessary to Destroy the World in Order to Save It.", "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)") et Jim Elkhorn joué par William Smith ("Fast Company", "Hawaï, police d'état", "Ça va cogner", "Conan le barbare"), un chef de chantier d’origine indienne ayant travaillé sur la construction de l’ouvrage.

En fait, si j’avais un reproche à faire à la série, cela serait que Kolchak n’ait pas tout le temps affaire aux mêmes policiers. On retrouve bien tout le temps les mêmes journalistes à la rédaction du journal pour lequel il écrit, avec tout le temps les mêmes petites chamailleries que cela soit par exemple, avec son boss Tony Vincenzo ou son collègue Ron Updyke, joué par Jack Grinnage ("La fureur de vivre", "La marine en folie"), mais pour ce qui est des capitaines de police, cela change à chaque fois. Dommage, car une complicité/rivalité intéressante aurait pu s’établir entre les deux hommes...

Même si elle fait tout de même assez datée maintenant, "Kolchak: The Night Stalker", aka "Dossiers brûlants" en France, demeure une série très plaisante à regarder et ayant le charme de ces séries américaines des années 70 comme "Starsky et Hutch" & Co...

Ce premier volume de "Dossiers brûlants" est sorti en DVD chez Elephant Films le 10 décembre 2014. L'image est au format 1.33 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0, quant aux bonus, ils se limitent à quelques bandes annonces de l'éditeur.

Dossiers brûlants Vol. 1

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07.01.15

08:35:13, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après le braquage d’une banque, trois malfrats tombent en panne de voiture. Contraints de se réfugier dans une villa en bord de mer, ils vont se trouver face à un groupe de jeunes filles répétant là une pièce de théâtre. En planque le temps de trouver une solution, les trois brutes vont faire subir les pires atrocités à leurs otages. Lesquels, le moment venu, sauront se venger à la hauteur de leur violence.

Mon avis :

Sorti en 1978, la même année que "I Spit on Your Grave" de Meir Zarchi, "La settima donna" est l'un des meilleurs Rape & Revenge italien avec "Le dernier train de la nuit" d'Aldo Lado et "La Maison au fond du parc" de Ruggero Deodato. Comme souvent à cette époque là, les italiens essayaient de profiter des différents succès internationaux en nous offrant de purs produits d'exploitation...

Sorti à l'époque en VHS sous différents titres dont "Terreur" et rebaptisé pour cette édition, "La dernière maison sur la plage", traduction littérale du titre américain "Last House on the Left", en référence évidemment à "La Dernière maison sur la gauche" de Wes Craven sur laquelle toute cette vague de Rape & Revenge essaya de surfer, "La settima donna" est un film de Franco Prosperi ("Hercule contre les vampires", "Pronto ad uccidere", "Mondo cannibale") à la mise en scène inspirée et au casting assez sympathique.

Dès la première scène, on peut apprécier l'originalité de la mise en scène de Prosperi à travers une scène de braquage de banque filmée au niveau des jambes des braqueurs, ce qui fait que l'on ne les découvrira qu'ensuite lors de leur fuite et cachant surtout ainsi l'implication de chacun dans ce hold-up.

Les trois braqueurs seront composés de deux types de toutes évidences bien allumés interprétés par Flavio Andreini ("Une poignée de salopards") et Stefano Cedrati ("La voce della luna") et d'un beau gosse, en apparence plus équilibré, joué par Ray Lovelock ("Un violon sur le toit", "Brigade volante", "Frissons d'horreur", "Murderock"), qui retrouve une seconde fois le réalisateur après avoir tenu le rôle principal dans "Pronto ad uccidere".

Rapidement nos trois malfrats vont décider de se mettre au vert en se planquant dans une villa isolée en bord de mer occupée par des jeunes filles, toutes plus charmantes les unes que les autres (Il y en a qui ont quand même du bol de tomber sur une villa comme celle-ci!) et placée sous la responsabilité de sœur Cristina, jouée par la très charismatique Florinda Bolkan ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "Le venin de la peur", "La longue nuit de l'exorcisme", "Flavia la défroquée", "La piovra").

Là encore, le réalisateur va nous surprendre en nous présentant au départ ces jeunes filles masquées en train de répéter la pièce "Le Songe d'une nuit d'été" de William Shakespeare et ne retirant pas leur masque alors que leurs agresseurs auront fait irruption depuis un bon moment, accentuant ainsi le côté étrange et ironique du film.

Parmi les jolies demoiselles présentes au casting, on remarquera principalement la présence de Sherry Buchanan ("La lame infernale", "Tentacules", "La terreur des zombies", "Fou à tuer") dans le rôle de Lisa, de Luisa Maneri ("La cage aux folles", "Body Count", "Renegade"), mais aussi d'une petite française, Karina Verlier ("Sella d'argento") dans un rôle plus discret.

Rapidement le ton sera donné avec une scène de meurtre assez marquant au fer à repasser, mais étonnamment le premier viol sera en revanche bien soft et se passera hors champ. Le deuxième viol, par contre sera plus dérangeant car filmé au ralenti avec notamment l'un des violeurs maquillé comme lors d'une représentation théâtrale.

Le film va alors aller crescendo dans la violence avec un dernier viol hyper dérangeant et profondément marquant, même si là encore tout se passera hors-champ et sera assez stylisé. Évidemment tout cela ne sera pas sans conséquence et à la fin, il sera l'heure de la vengeance pour ces dames...

Durant tout le film, Franco Prosperi tirera profit de la très belle demeure et de son environnement paradisiaque, aidé par la photographie très soignée de Cristiano Pogany ("Follia omicida", "La Noble maison") qui mettra parfaitement en valeur ces lieux.

Le film bénéficie également d'une musique plutôt sympathique composée par Roberto Pregadio ("Si douce, si perverse", "Horreurs nazies", "Mondo cannibale") et d'une bande originale pas mal du tout avec notamment la chanson "Place for the Landing" interprétée par Ray Lovelock en personne, même si celle-ci sera fortement influencée par "Let's stick together" de Wilbert Harisson, chanson immortalisée par par Brian Ferry en 1976...

Dans l’ensemble, le film est très réussi, mais on pourra tout de même lui reprocher de ne pas aller plus loin dans le sordide et le sadisme et donc de ne pas être plus choquant pour un Rape & Revenge, contrairement aux films d'Aldo Lado et de Ruggero Deodato précédemment cités, surtout que tous les ingrédients étaient bien là...

Malgré son côté un peu trop sage (Tout est relatif bien entendu!!!), "La dernière maison sur la plage" demeure un très bon Rape & Revenge, vraiment bien fichu et qui devrait satisfaire les amateurs du genre et les amateurs de cinéma d’exploitation en général.

"La dernière maison sur la plage" sort en DVD chez Artus films le 3 février 2015 dans une édition proposant le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio italienne et française Dolby Digital mono. Les bonus quant à eux se composeront d'un très intéressant entretien avec David Didelot de Vidéotopsie sur le Rape & Revenge italien, un diaporama d’affiches et de photos et la bande-annonce du film.

La dernière maison sur la plage

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06.01.15

08:34:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans un village indonésien vit un jeune combattant, Yuda, rompu à l’art martial du Silat. Pour compléter sa formation, il doit accomplir son « Merantau », un rite de passage à l’âge de guerrier adulte. Il est par conséquent envoyé à la fourmillante capitale du pays, Jakarta, où il devra se faire un nom. Sans domicile fixe et sans travail, Yuda découvre l’âpreté de la vie urbaine. Rapidement, un concours de circonstances l’amène à venir en aide à une jeune femme, Astri, sur le point d’être enlevée par un réseau de prostitution étranger. Maintenant recherchés par les chefs du réseau et leurs hommes, Yuda, Astri, et son petit frère Adit, vont devoir survivre la peur au ventre dans la frénésie et la moiteur de Jakarta. Ainsi débute le Merantau de Yuda...

Mon avis :

Après la claque prise avec "The Raid 2" (Déjà qu'avec le premier je m'en étais prise une bonne!), j'ai franchement eu envie de découvrir les précédents films de Gareth Evans. J'ai donc profité de mon abonnement à noco.tv pour me mater "Merantau", le deuxième long métrage du cinéaste gallois, passionné d'arts martiaux et plus particulièrement du Pencak-Silat, l'art martial indonésien...

Alors qu'il préparait un documentaire sur le Pencak-Silat, Gareth Evans ("Footsteps", "The Raid", "V/H/S/2") rencontra Iko Uwais ("The Raid", "Man of Tai Chi", "The Raid 2: Berandal") qui était alors livreur pour une compagnie téléphonique, mais qui pratiquait cet art martial depuis ses 10 ans. Il lui offrit alors le premier rôle de "Merantau", un film d'action au scénario assez classique, mais aux scènes de combats déjà hyper impressionnantes.

En très peu de films, le réalisateur est en train de devenir la référence en matière de films d'arts martiaux. Il faut dire que le bonhomme sait y faire pour filmer les scènes de combats de façon toujours efficace et surtout de façon toujours très lisible, ce qui est loin d'être tout le temps le cas dans les films de ce genre.

Ici Iko Uwais incarne le jeune Yuda, qui quitte sa campagne pour Jakarta afin d'accomplir son « Merantau », un rite de passage à l'âge de guerrier adulte, seulement voilà, arrivé là-bas, il va bien évidemment défendre la veuve et l'orphelin ou plus précisément une jolie danseuse de bar et son petit frère pickpocket et notre jeune héros va alors se mettre dans de beaux draps...

Au niveau du casting les trois principaux méchants cabotinent pas mal, mais ils remplissent tout de même leur rôle parfaitement et surtout ils savent se battre, notamment les deux occidentaux interprétés par Mads Koudal ("Footsteps", "The Reverend") et notre frenchie Laurent Buson ("Fei Ying", "Die Fighting").

Quant à Sisca Jessica ("Bangkit dari Kubur"), dans le rôle d'Astri, ce n'est certes pas une grande actrice, mais elle est suffisamment jolie pour rendre crédible l'implication de notre héros (Pas sûr qu'il en aurait fait autant pour un thon!).

Parmi les acteurs, on remarquera par contre la présence de Yayan Ruhian ("The Raid") dans un rôle assez touchant, mais aussi et surtout très impressionnant! On pense souvent à "Ong Bak" durant le film dont le scénario n'est pas non plus le point fort, mais ici malgré sa simplicité, il tient plutôt la route.

On pourra principalement reprocher le manque de crédibilité dans le fait que quasiment tous ces malfrats ne sont équipés d'aucune arme à feu, à part deux d'entre eux... D'autre part, certaines réactions des protagonistes ne sont pas forcément très logiques et prêteront quelque peu à sourire, mais là n'est pas l'essentiel... On est là pour en prendre plein les yeux et on y a le droit! Alors, n’est-ce pas le principal?

Si vous appréciez des films comme "The Raid" ou encore "Ong Bak", vous devriez forcément trouver votre compte avec ce "Merantau", où le duo Evans/Uwais, dont c’était la première collaboration, nous en met déjà plein la vue!

"Merantau" est sorti en DVD et Blu-ray chez WE Productions le 22 septembre 2010. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et indonésienne Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray nous offre une image au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et indonésienne dts-HD Master Audio 5.1. Côté bonus, les deux éditions contiennent un petit sujet sur la réalisation d'une des cascades du film, un autre comparant les préparatifs d'un combat avec la version terminée, un court bêtisier et des bandes annonces de l'éditeur.

Il est à noter également que le film est sorti au sein de plusieurs coffrets. Accompagné de "Blood Money" pour un coffret DVD sorti le 8 octobre 2013 et de "Bangkok Adrenaline" pour un coffret DVD et un autre Blu-ray sorti le 5 octobre 2011.

Enfin si vous souhaitez vous faire une idée ou tout simplement voir le film immédiatement, vous pouvez le voir sur noco.tv où le catalogue WeProd est disponible à partir de 3 euros par mois et sans engagement.

Merantau

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Merantau - Edition 2012

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Merantau (Blu-ray)

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Pure Action : Blood Money + Merantau

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Coffret Merantau + Bangkok adrenaline

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Coffret arts martiaux : Merantau + Bangkok adrenaline (Blu-ray)

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30.12.14

07:08:22, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pour sauver son couple, un juge réputé va devoir assouvir les fantasmes sado-maso de sa femme. De clubs privés en expériences nouvelles, le couple découvre l’univers caché du SM et teste ses limites. Mais son secret va être révélé et le scandale éclate...

Mon avis :

Avec sa jaquette bien racoleuse et son titre on ne peut plus explicite, Koba Films n'y va pas par le dos de la cuillère pour cette sortie française de "SM-rechter", pourtant ce biopic sur le scandale qui frappa en Belgique le juge Koen Aurousseau et sa femme Magda est loin d'avoir été tourné de façon voyeuse, bien au contraire...

Rebaptisé donc "Domination" pour la France, ce premier long métrage du réalisateur Erik Lamens dépeint surtout ce couple qui fit la une des journaux belges au cours de l’année 1997 pour ses pratiques sexuelles jugées indignes d'un juge d’instruction. Pourtant, c'est bien à la demande de sa femme et pour sauver son couple que le juge Koen Aurousseau accepta de faire de sa femme une esclave sexuelle...

Erik Lamens décrit ce couple avec beaucoup de tendresse et de pudeur, montrant dans un premier temps le mal-être de Magda qui est en pleine dépression au début du film et qui craque littéralement lorsqu'elle va se projeter dans l'avenir, un avenir où elle ne se verra toujours pas épanouie et qui va enfin revivre lorsqu'elle va enfin aller au bout de son fantasme et vivre pleinement sa sexualité comme elle le désirait.

A aucun moment, le cinéaste ne décrira leurs pratiques de façon sabreuse ou dégradante, montrant au contraire des pratiques, certes particulières, mais bien loin des idées préconçues que l'on peut s'en faire. On découvrira ainsi des clubs SM où les pratiques sont bien encadrées, respectant les désirs de la « victime » volontaire et sa résistance à la souffrance et cela, étonnamment sans le moindre rapport sexuel.

A aucun moment également, on aura l'impression qu'il jugera ce désir profond de Magda, ni même qu'il essayera d’ailleurs de la comprendre... Pourtant, on peut se poser des questions par rapport notamment à son passé de femme battue (lors d'une précédente relation). Est-ce que ce désir de souffrance et de soumission ne peuvent pas avoir un rapport avec ce vécu? Toujours est-il qu'après avoir assouvi ce désir, Madga est sortie de sa dépression, s'est remise à peindre (des œuvres assez morbides, certes !)et à avoir une vie de famille équilibrée.

Seulement voilà, lorsqu’au bout de 5 ans une photo de Magda torturée arrivera aux mains de la police et cela peu de temps après l'affaire Dutroux (Ce qui apparemment n’arrangea pas les choses...), le scandale éclata en Belgique. Koen fût arrêté, démis de ses fonctions et le couple perdit à la fois sa maison et l'estime de ses enfants, qui coupèrent les ponts durant environ 3 années.

Sans être un chef d’œuvre, le film ne serait pas aussi réussi sans son casting très proche des vrais protagonistes. Gene Bervoets ("L'homme qui voulait savoir", "La mémoire du tueur") dans le rôle de Koen Allegaerts et Veerle Dobbelaere ("Les habitants", "Lisa", "Copacabana") dans celui de Magda De Herdt, qui se retrouvent une nouvelle fois après avoir joué ensemble dans "Le hollandais volant", sont vraiment impeccables et totalement crédibles.

Le vrai couple semble d’ailleurs avoir pas mal contribué au projet, notamment au niveau du scénario, qui bizarrement prend quelques libertés avec la réalité. En effet, ici le couple n'a qu'une fille unique par exemple et non trois comme dans la réalité. Peut-être pour qu'elles ne s'identifient pas trop au personnage? Car apparemment elles ont été très marquées par le scandale...

En même temps, même si chacun est libre de pratiquer le sado-masochisme, quel enfant aurait envie d'apprendre que ses parents le pratique? D'ailleurs plus généralement quel enfant aurait envie d'entendre parler de la vie sexuelle de ses parents?

La dernière partie du film, consacrée au procès, est un peu moins réussie que le reste du film, ne rentrant pas suffisamment dans les motivations qui ont poussé certains magistrats à s'en prendre ainsi à l'un de leurs collègues et cela, malgré une opinion publique semblant pourtant en faveur du couple.

Certaines irrégularités semblent également ne pas avoir été abordées (Ce que l'on découvrira dans l'entretien avec le vrai couple présent dans les bonus...). Pour un premier long, Erik Lamens s'en sort toutefois très bien et nous livre une œuvre qui pousse à réfléchir et à avoir un autre regard sur des pratiques toujours très taboues, mais pas forcément de les comprendre...

Si c’est de l’érotisme quelque peu déviant qui vous attirait dans ce "Domination", eh bien passez votre chemin, car ce n’est absolument pas ce que ce film vous offrira !

"Domination" est sorti le 10 septembre 2014 chez Koba Films en DVD et Blu-ray. Le DVD est au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et flamande Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.78 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et flamande dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter également la présence de sous-titres pour sourds et malentendants. Au niveau des bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec le vrai juge et sa femme, à un entretien avec le réalisateur Erik Lamens, à des scènes coupées et à des bandes annonces de l'éditeur.

Domination

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Domination (Blu-ray)

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