Par Flo001fg
Synopsis :
Malgré leur divorce, Leila et Nasser ont décidé de tenir un bar ensemble. Homme à femmes ayant fait de la prison, Nasser n’a plus la confiance de Leila, femme meurtrie par cette relation chaotique et par le remariage sans amour de celui-ci avec Lidia, une jeune femme impulsive et excessive qui fait de la vie de Leila un enfer. Anciennement impliqué dans le trafic de drogue, Nasser semble avoir repris ses mauvaises habitudes alors qu’il est surveillé et cela au sein même du bar de Leila. Lidia, elle, fatiguée de l’indifférence de son mari commence à se rapprocher de Jo, un employé de leur bar... Mensonges, trahisons et danger vont bercer ce triangle amoureux entrainant une fin tragique pour certains.
Mon avis :
Passé jusque là assez inaperçu, "French light", un petit film indépendant avec en vedette l’humoriste Nawell Madani, sort enfin en DVD, l'occasion de voir la jolie Jam'elle sous un angle bien différent de ses exubérances scéniques...
Rebaptisé "Ruptures, menaces nocturnes" pour sa sortie en vidéo, ce drame d'Ana Gironella, auteur des amusants courts métrages "My killer is rich" et "Les rois du freefight", met en scène Nasser, un trafiquant de drogues, interprété par Malek Gaher ("Engrenages") exerçant ses activités illicites au sein d'un bar dont la propriétaire n'est autre que Leila, son ex-femme, jouée par Nawell Madani, qui est toujours accro à lui malgré le fait qu'il soit remarié à Lidia, une femme qu'il n'aime pas réellement et auquel il ne fait pas confiance.
Leila s'est évidemment fait une raison sur son ex-mari dont elle connait le côté volage, ce qu'elle n'accepte évidemment pas, mais dès que celui-ci a des soucis, elle vole au secours de son ex, plus d'ailleurs, comme une mère que comme une épouse...
Le film va avoir du mal tout de même à nous captiver, l'histoire étant peu passionnante, les personnages peu attachants et la construction assez confuse avec des flash-back quasi constants. C'est d'ailleurs le couple formé par Lidia et son amant Jo, interprétés par Johanna Seror ("Dead shadows") et Tony Zeroual, qui vont plutôt ici attirer notre sympathie. Lilia, par son côté fragile et glamour, Jo par l'humour qu'il apportera au film, comme par exemple lors de l'improbable scène d’embauche, où le jeune homme boit et fume durant l'entretien et se permet même de draguer Leila...
C'est d'ailleurs avec ces quelques scènes comportant de l'humour que la réalisatrice arrivera à faire mouche, avec parfois un montage assez inspiré et une musique assez originale signée Besar Likaj qu'elle utilisera parfaitement pour rendre efficace ces différentes scènes. La fin assez inattendue du film le conclura sur une note positive et ironique, sans que cela soit suffisant pour faire de "French light", un long-métrage mémorable...
Le film comporte quelques éléments prometteurs, mais je préfère tout de même largement lorsque Nawell Madani et Ana Gironella œuvrent dans le domaine de la comédie...
"Ruptures, menaces nocturnes" sort le 7 mai chez Factotis Films en DVD + Copie digitale, au format 1.85, 16/9ème avec pistes françaises 5.1 Dolby Digital et dts Digital Surround. La copie digitale H.264, toujours illimitée chez l'éditeur, est quant à elle au format 1.85 et piste française 2.0 AAC.

Par Flo001fg

Synopsis :
Barbara et Jacques Bellemont, un couple de Parisiens en quête de sensations nouvelles, embarquent pour l’Afrique où les accueillent Olivier, un guide de chasse et Dora sa maîtresse.
Mon avis :
Après la déception due à certains titres érotiques proposés en versions coupées, Bach films se rattrape ici avec "Dora, la frénésie du plaisir" que l'éditeur nous propose dans sa version érotique et dans sa version hard. C'est évidemment cette dernière version qui sera la plus intéressante, de par sa représentation sans tabou de la sexualité, représentative d'une certaine liberté qu'on avait alors et qu'on est loin d'avoir de nous jours...
"Dora, la frénésie du plaisir" est un film à caractère pornographique dans sa version intégrale, mais pour autant, ce n'est pas un film destiné à la masturbation avec son quota de scènes explicites et évidemment d'une certaine durée... Non, ici les scènes hard sont souvent courtes, voir très courtes et ne sont pas forcément destinées à exciter le spectateur.
Le film est mise en scène par Willy Rozier ("Manina la fille sans voiles", "Les Têtes brûlées", "Les chiens dans la nuit", "Dany la ravageuse"), dont c'est ici le premier porno et le tout dernier film, le réalisateur s'était laissé convaincre de franchir le pas, dans l'espoir de faire un succès commercial. Ce long-métrage surprend immédiatement par le fait que l'on ait affaire à des vrais acteurs, comme par exemple Monique Vita ("La Ragazza", "Les possédées du démon", "Les Confidences érotiques d'un lit trop accueillant"), dont le jeu assez excessif en déconcertera probablement plus d'un. Elle fait même plutôt peur tant elle fait preuve de rage, voir d'hystérie!
Mais c'est encore plus par sa façon de parler qu'elle surprend, nous faisant immanquablement penser à Arletty! On s'attend d'ailleurs à tous moments à l'entendre dire "Atmosphère… Atmosphère… Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"... Si l'actrice a fait d'autres pornos, en revanche il est à savoir qu'elle s'est toujours fait doubler pour les scènes en question, comme ce fût probablement le cas aussi ici pour les gros plans, en dehors d'une scène de fellation, où il paraît par contre peu probable que cela ne soit pas elle. Impossible par contre de ne pas parler de cette scène incroyable où en manque, elle se fait plaisir avec une banane...
Le film s’apparente plus à un film d'aventures exotiques, qu'à autre chose, avec juste des scènes érotiques et pornographiques afin donc de satisfaire aux besoins du marché de l'époque. Mais ici il n'est pas question d'inserts hard incorporés après le tournage, les scènes font parties intégrantes du métrage.
Concernant le côté aventure, le réalisateur s'est fait plaisir en abordant deux thèmes qui le passionnait, le safari et la chasse. Il est précisé au début du film, que celui-ci a été tourné en Afrique, ce dont on peut douter à de nombreuses reprises (Je ne parle évidemment pas des flash-back...). Il est tout à fait possible en revanche que le réalisateur ait utilisé des stock-shots d'anciens films qu'il avait tourné, car il avait en effet pas mal tourné sur le continent africain pour des documentaires ou pour des films comme "Prisonniers de la brousse"... A moins qu'il ait passé le plus clair de son temps durant le tournage à vivre sa passion, plutôt qu'à faire son film!
En dehors de Monique Vita, le reste du casting se compose principalement de Bob Asklöf ("Comptes à rebours", "Le Mataf", "Good-bye, Emmanuelle") et Olivier Mathot ("Célestine... bonne à tout faire", "Elsa Fräulein SS", "Adorable Lola") d'une part. Et des jolies Anne Sand ("La michetonneuse", "La bête à plaisir") et Tania Busselier ("La comtesse perverse", "Plaisir à trois", "Greta, la tortionnaire de Wrede") d'autre part. Pas de soucis de doublages pour ces deux dernières, puisqu'elles tournèrent plus d'un film porno dans leur carrière.
A travers le voyage en Afrique de Bellemont et sa femme Barbara, le film traite des problèmes sexuels de deux couples, d'une part de la frustration de Dora, qui n'en peut plus que son mari Olivier soit sans arrêt absent et qui est de plus trop crevé pour la satisfaire quand il rentre de ses safaris. Et d'autre part, de l'insatisfaction de Barbara, la femme de Bellemont, un homme de toute évidence impuissant et qui n'est excité que par le fait de voir sa femme faire l'amour avec d'autres...
Même si le titre du film met en avant le personnage de Dora, son soucis ne sera pas le sujet principal du film, qui finalement se concentrera plus le voyeurisme de Bellemont, dont les origines seront d'ailleurs évoquées à travers notamment deux longs flash-back. Quant à la fameuse Dora donc, elle fera tout pour récupérer son homme, allant même jusqu'à faire appel au pouvoir d'un sorcier...
Les enjeux dramatiques seront donc légers et peu passionnants, quant au côté aventure exotique du film, il ne devrait pas passionner grand monde de nos jours, mais en revanche les amateurs de cinéma d'exploitation devraient être ravis de pouvoir enfin redécouvrir ce film bien représentatif d'une certaine époque...
"Dora, la frénésie du plaisir" est sorti en DVD le 14 décembre 2012 chez Bach Films. Le film est proposé au format 1.85, 16/9ème dans sa version érotique de 76 minutes et dans sa version intégrale de 86 minutes, en version française mono. Pas de bonus sur cette édition, mais en revanche un très beau livret inédit de 24 pages intitulé "Pornographie sous les tropiques" signé par Christophe Bier.
Par Flo200

Synopsis :
Transylvanie, 1874. Des villageois exécutent sauvagement un homme accusé de vampirisme. Un scientifique parvient à le ressusciter grâce à une transplantation du cœur. Quelques années plus tard, on le retrouve à la tête d’un asile d’aliénés implanté dans une forteresse. Dénommé à présent Callistratus, il expérimente des transfusions sanguines sur ses patients.
Mon avis :
S'il y a bien quelque chose que j'adore, c'est regarder seul des vieux films d'horreur gothique en pleine nuit! Après je dors comme un loir... C'est donc avec enthousiasme que je découvre ces trois premiers titres de la collection "British horror" de chez Artus films. L'éditeur nous permet notamment de redécouvrir enfin "Le sang du vampire" dans sa version intégrale française, un film très proche des films de la Hammer...
"Blood of the Vampire" était auparavant sorti en DVD dans différents pays, mais jamais dans sa version complète. C'est donc chose faite et c'est une exclusivité française! Ne vous attendez pas à voir un véritable film de vampires, puisqu'en fait le vampire en question est un docteur accusé de vampirisme en Transylvanie à la fin du 19ème siècle et qui suite à son exécution par des villageois qui lui ont planté un pieu dans le cœur, se voit déterrer et ressusciter grâce à une transplantation cardiaque faite par un chirurgien débauché par son serviteur, un être difforme, répondant au prénom de Carl.
Le film se déroule ensuite six ans plus tard, le docteur se fait alors appeler Callistratus et est le médecin d'une prison un peu particulière, puisqu'elle est soit-disant réservée aux aliénés. Les prisonniers vont alors servir de cobayes au savant, dont le sang est infecté et qui doit se faire transfuser régulièrement pour pouvoir survivre. Il va alors se faire aider dans ses recherches par un médecin injustement condamné, le docteur John Pierre...
Le docteur Callistratus est magnifiquement interprété par Donald Wolfit ("Svengali", "Les mains d'Orlac", "Lawrence d'Arabie"), qui est ici réellement flippant, avec une présence proche d'un Bela Lugosi auquel il fait immanquablement penser dans ce rôle. Son serviteur Carl, joué par Victor Maddern ("Exodus", "Circus of Fear", "Le peuple des abîmes") avec son look à la Quasimodo, joue également un rôle important dans l'ambiance inquiétante du film, de même que les impressionnants dobermanns...
Le film distille en effet une ambiance bien glauque, aidée par la musique très réussie de Stanley Black ("L'impasse aux violences", "Maniac", "Valentino"). Le réalisateur Henry Cass ("La montagne de verre", "Jennifer") nous offre une belle mise en scène et devant une telle réussite, on en vient forcément à regretter que le bonhomme n'ait pas plus œuvré dans ce style. Le film est parfaitement rythmé et le scénario tient parfaitement la route.
La ressemblance avec les films de la Hammer n'est pas un hasard, le film ayant été fait pour surfer sur la vague des premiers succès de la célèbre firme britannique à la demande des producteurs Robert S. Baker ("Le Saint", "Amicalement vôtre...") et Monty Berman ("Jack l'éventreur", "L'impasse aux violences") . D'ailleurs, le scénario est signé par Jimmy Sangster ("Frankenstein s'est échappé!", "La cauchemar de Dracula", "The Mummy"), qui a signé quelque uns des succès de la Hammer.
Côté casting on notera principalement la présence de Barbara Shelley ("Le village des damnés", "Dracula, prince des ténèbres", "Raspoutine, le moine fou") dans le rôle de Madeleine Duval, la fiancée de John Pierre, interprété par Vincent Ball ("Les diables du désert", "Quand les aigles attaquent", "Héros ou salopards") qui est ici le héros du film et enfin de William Devlin ("L'ile au trésor", "Salomon et la reine de Saba") dans le rôle de Kurt le compagnon de cellule de John.
"Le sang du vampire" est assurément un très bon film d'horreur à l'ancienne et aurait sans problème pu figurer parmi les plus belles réussites du catalogue de la Hammer...
"Le sang du vampire" sortira en DVD le 4 juin chez Artus Films dans la collection British Horror. Le film est proposé au format 1.66, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite en version française et anglaise et sous-titres français naturellement. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par Alain Petit, intitulée "Le vampire Callistratus", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.
Par Flo001fg

Synopsis :
A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe.
Mon avis :
En ce mois de mai, Artus Films nous gâte tout particulièrement en nous offrant la possibilité, via sa collection Western européen, de pouvoir enfin découvrir trois westerns spaghettis dans leurs versions enfin intégrales et pas des moindres puisque nous avons le droit à l'excellent western politique "Texas" de Tonino Valerii, la très amusante comédie western de Mario Caiano, "Un train pour Durango" et enfin ce "Joe l'implacable" de Antonio Margheriti, connu également sous le titre de "Dynamite Joe"... Deux titres qui claquent bien et donc fortement prometteurs!
Antonio Margheriti ("Avec Django, la mort est là", "Et le vent apporta la violence", "Les Diablesses") a signé quelques très bons films notamment dans le domaine de l'horreur gothique comme "La Vierge de Nuremberg", "La Sorcière sanglante" ou encore "Danse Macabre" et c'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que j'aborde ce métrage, qui dès le début s'avère particulièrement savoureux. Je dois avouer que je ne m'attendais absolument pas à un film tourné vers la comédie, mais immédiatement j'ai bien accroché à ce pastiche de la trilogie de « l'homme sans nom », avec ce héros effectivement implacable et redoutable maniant ici la dynamite plutôt que le revolver.
Ce héros très flegmatique, interprété par le néerlandais Rik Van Nutter ("Le vainqueur de l'espace", "Opération Tonnerre"), connu notamment pour avoir été le mari de Anita Ekberg, n'a certes pas le côté ténébreux de Clint Eastwood, mais est parfait pour en faire un pastiche avec en plus cette tignasse assez incroyable qu'il arbore dans le film, qui lui donne un côté beau gosse un peu ridicule...
Mais après ce début fort prometteur, notre héros laisse tomber le pancho pour dévoiler un nouveau personnage, proche cette fois d'un certain James Bond, à la fois joueur et coureur de jupons... Là encore le charme opère! Le côté comédie passe bien et le film est particulièrement plaisant à regarder.
Malheureusement, ensuite, après notamment le déploiement d'effets spéciaux (assez rudimentaires et peu crédibles de nos jours...) où l'on sent que le réalisateur s'est fait plaisir (Margheriti était en effet très friands d'effets spéciaux de ce genre qu'il confectionnait lui-même), le film s'enlise quelque peu... Le côté comédie devient moins présent et moins convaincant, le film se tournant alors plus vers l'action, nous laissant au final sur un sentiment quelque peu mitigé.
Notre tombeur, maniaque de la dynamite est ici plutôt bien entouré avec Halina Zalewska ("La sorcière sanglante", "Un ange pour Satan") d'une part et Mercedes Castro d'autre part. Côté casting on notera la présence de quelques têtes pas inconnues comme Santiago Rivero ("Un cercueil pour le shérif", "L'homme qui a tué Billy le Kid") ou Renato Baldini ("Les sept invincibles", "La mort sonne toujours deux fois"). Le film bénéficie autrement d'un mise en scène et d'une photographie soignées et de beaux décors.
Bilan donc quelque peu décevant pour ce "Joe l'implacable", pas mal tourné vers la comédie au début et puis vers l'action, mais malgré tout, cela reste un western spaghetti pas inintéressant et très regardable...
"Joe l'implacable" est sorti en DVD le 7 mai chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite chez nous en version italienne et française, cette dernière comportant quelques passages en italien sous-titré dû à l'absence de doublage. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Dynamite Joe", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.

Par Flo200

Synopsis :
"Serial starlets" : Starlets are being murdered on the French Riviera during the Cannes Film Festival. A goofball detective is sent there to insure the protection of the bimbos.
"A Very Realistic French Horror Movie" : Newly arrived in Paris hoping to become models, three young East European women are kidnapped by a producer of snuff movies and help prisoners on the movie set.
"24 hours alive" : On the set of an extreme reality show, beautiful candidates are confronted with a dangerous maniac during a perverse game. A kind of a gore and sexy FEAR FACTOR!
Mon avis :
Pas mal de films de Richard J. Thomson ("Time Demon", "Jurassic Trash", "Votez Cindy!") reste à ce jour inédit et c'est donc toujours avec beaucoup de joie que je vois enfin sortir l'un d'eux, même si dans le cas de "A Very Very Sexy Snuff Movie", celui-ci n'est disponible pour le moment qu'en import... Déjà l'affiche originale très BD m'avait bien mis l'eau à la bouche, alors je n'en pouvais plus d'attendre!
Ce film se compose en fait de trois sketchs dont le thème se retrouve évidemment dans le titre du film. Ces trois histoires sont présentées au départ comme faisant parties d'une bande dessinée, style déjà utilisé par exemple dans les "Creepshow" (Une excellente référence donc!).
Le premier segment intitulé "Serial starlettes" ravira au plus haut point la gente masculine et les vilains pervers dont nous faisons partis avec de jolies jeunes femmes se baladant nues durant tout le film. On y retrouve notamment parmi de très jolies créatures, Marlène Delcambre ("Le masque de la Méduse", "La grosse commission") que nous avions découvert dans la toute dernière œuvre de Jean Rollin.
Le rôle principal est tenu par le réalisateur en personne, qui joue ici un détective privé chargé de protéger des starlettes et de trouver l’assassin des précédentes. Malheureusement le bonhomme n'est pas très doué et il passera l’essentiel de son temps à mater les jolies filles dénudées et à planquer les cadavres, afin de ne pas se faire virer...
Drôle de mélange que ce segment, sorte de mélange de vidéo type "Playboy" et de série Z, mais l'essentiel est là, on rince l’œil et on se marre bien! Le combat final est en ça un véritable régal!
"A Very Realistic French Horror Movie", le second sketch se veut quant à lui plus sérieux, mais ravira tout de même les fans de ce type de films par la plastique de ses actrices et par son côté gore et de ce dernier point de vue, on est gâté avec quelques scènes très généreuses. En revanche, même si ce segment est également assez sexy, il sera tout de même beaucoup plus sage que le précédent.
Le réalisateur y interprète également un rôle, celui d'un réalisateur de snuff nommé Marcel Chevalier (Nom du dernier bourreau français... Est-ce une coïncidence? J'en doute!). Le cinéaste fait preuve une nouvelle d'auto-dérision en ne se prenant jamais au sérieux. Parmi le casting, on notera principalement la présence de Fabrice Colson ("Le Réserviste", "Eject"), un habitué de ce type de productions, dans le rôle d'un des bourreaux. Visuellement, c'est le court le plus abouti avec une photographie nettement plus travaillée.
Le dernier sketch intitulé "24H Alive" est quant à lui un véritable délire où le réalisateur s'amuse à pasticher les émissions de télé réalité avec trois jeunes femmes super sexy qui devront survivre durant 24 heures dans une forêt où ronde un maniaque, pour pouvoir empocher le million de dollars mis en jeu.
A nouveau, on se marre particulièrement bien avec un tueur complètement hallucinant et halluciné interprété par Christophe Lemaire ("Trepanator", "Time Demon"). Le journaliste de cinéma bien connu des lecteurs de "Starfix", "Mad Movies" ou encore "Metaluna", se fait plaisir et cela se voit. Mais comment pourrait-il en être autrement vu qu'il va pourchasser pendant tout le film de jolies demoiselles qui se dénuderont à la moindre occasion...
Parmi elles, impossible de ne pas évoquer la pulpeuse Caroline Eden ("Les Petites Vicieuses 2", "Bienvenue chez les Ch'tites coquines"), qui sera particulièrement généreuse avec nous, pauvres hommes faibles que nous sommes...
"A Very Very Sexy Snuff Movie" ravira les fans de Thomson évidemment, mais devrait pouvoir toucher un public plus large par son humour plus accessible, son côté très référence au cinéma Bis et ses filles ultra sexy évidemment!
Même s'il s'agit d'un film français, "A Very Very Sexy Snuff Movie" n'est à ce jour sorti en DVD qu'aux États-Unis chez la branche américaine de Bach Films et n'est disponible qu'en version originale anglaise sans sous-titres, via le site amazon.com. Mais rassurez-vous l’anglais n’est pas bien compliqué à comprendre et il serait fort regrettable que vous passiez à côté de ce film juste pour ça, d’autant plus que le DVD est zone all et donc lisible sur nos lecteurs.
Par Flo001fg

Synopsis :
A la fin de la guerre de Sécession, le gouverneur des États-Unis échappe à un attentat Sudiste à Dallas, grâce à Bill Willer (Giuliano Gemma), un soldat déserteur. Peu de temps après, une nouvelle tentative réussit, et le gouverneur est assassiné. Tous les soupçons se portent alors sur Jack Donovan, un noir. Willer va tout faire pour innocenter son ami, et démêler le complot.
Mon avis :
Tout comme "Un train pour Durango" ou "Joe l'implacable" sortis à la même date chez Artus Films, "Texas" est enfin réhabilité grâce à une copie enfin intégrale comportant environ 20 minutes de film qui avaient été honteusement coupées par le distributeur au moment de sa sortie en salle pour de simples raisons mercantiles...
Ce western politique signé Tonino Valerii ("Le Dernier Jour de la colère", "Folie meurtrière", "La Horde des salopards", "Mon nom est Personne") est un pur chef d’œuvre du western spaghetti qui mérite vraiment d'être redécouvert. Ce qui frappe en premier, c'est la qualité de la mise en scène avec notamment des plans hyper travaillés, comme ceux des dialogues en gros plans où le réalisateur a juxtaposé un gros plan avec un plan plus éloigné, de façon à ce que les visages des deux personnes qui se parlent soient nets au lieu que l'un d'eux soit flou, ce qui donne un effet très particulier, proche des vignettes de bandes dessinées.
"Texas", dont le titre français n'est pas très parlant, le titre original "Il prezzo del potere" (le prix du pouvoir) l'étant tout de même beaucoup plus, transpose l'attentat de John Fitzgerald Kennedy au temps des cow-boys, tout en dénonçant le racisme, l'intolérance et les préjugés envers les noirs à travers ces riches hommes affaires, anciens sudistes qui vont comploter contre le Président.
Bill Willer , interprété par Giuliano Gemma ("Les titans", "Un pistolet pour Ringo", "Le dernier jour de la colère", "Le désert des Tartares") et son compagnon d'arme, Jack Donavan, joué par Ray Saunders ("Deux salopards en enfer", "La cité de la violence") vont tout faire pour déjouer un attentat orchestré par Pinkerton, un ancien sudiste incarné par Fernando Rey ("Pancho Villa", "French Connection", "Cet obscur objet du désir"), soutenu par bon nombre des notables de l'état du Texas. Malgré tous leurs efforts, les deux hommes n'arriveront pas à empêcher l'assassinat du Président et c'est Donovan qui en fera les frais, accusé injustement de ce meurtre...
Le scénario tient vraiment la route, Valerii nous livrant un film engagé très bien écrit et qui plus est sans temps mort, avec des scènes d'action véritablement inspirées où Gemma utilisera pleinement ses capacités athlétiques pour nous en mettre plein la vue lors des fusillades. En plus de toutes ces qualités, le film comporte une très belle musique signée Luis Enríquez Bacalov ("Django", "El Chuncho", "Le Grand Duel") qui n'a rien à envier aux compositions de Ennio Morricone ou de Bruno Nicolai.
Niveau casting, c'est du tout bon également avec en plus des acteurs cités précédemment, quelques excellents acteurs comme Warren Vanders ("La poursuite sauvage", "Une bible et un fusil"), Antonio Casas ("Le bon, la brute et le truand", "Tristana"), Benito Stefanelli ("Le dernier jour de la colère", "Mon nom est personne"), Manuel Zarzo ("Les tueurs de l'Ouest", "Les sentiers de la haine") ou encore Van Johnson ("Bastogne", "Ouragan sur le Caine"). Du lourd, donc!
Mais pour vraiment apprécier le film, il convient impérativement de voir le film dans sa version originale italienne, car le doublage français est catastrophique, d'ailleurs en français, le président se retrouve être gouverneur pour on ne sait pas quelle raison...
"Texas" fait vraiment parti des indispensables du western spaghetti, alors si vous êtes amateur de ce genre indémodable, ruez-vous sur ce DVD!!!
"Texas" est sorti en DVD le 7 mai chez Artus Films dans la collection Western européen. Le film est proposé au format 2.35, 16/9 compatible 4/3 dans sa version intégrale inédite chez nous en version italienne et française, cette dernière comportant de nombreux passages en italien sous-titré dû à l'absence de doublage. Côté bonus, on a le droit à une présentation du film par le dessinateur de BD Curd Ridel, intitulée "Le prix du pouvoir", à un diaporama d'affiches et de photos et à des bandes-annonces des films de la collection.
Titre du film : Stormhouse
Réalisateur : Dan Turner
Date de sortie du film au cinéma : non programmée à l'heure actuelle
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h28
Avec : Katherine Flynn (Haley Sands), Martin Delaney (Brandon Faber), Munir Khairdin (Salim Hasan), etc.
Par Nicofeel

Mis en scène par le quasi inconnu Dan Turner, Stormhouse tente à sa façon de renouveler le film sur les entités, donc sur les manifestations paranormales. Evidemment, on a peu d'espoir d'avoir un film de la qualité de The entity (1981) de Sidney J. Furie, film référence sur le sujet.
Ici, la problématique est d'ailleurs différente. Dans Stormhouse, il n'est pas question d'une entité mystérieuse qui vient violer une jeune femme. Non, le film se déroule dans une base militaire secrète du Royaume-Uni, en 2002, plusieurs mois avant l'invasion en Irak. On apprend qu'une entité invisible a été capturée (de quelle façon, pour cela on ne le saura qu'à la fin) et qu'elle est confinée dans un endroit où elle est retenue par des champs électromagnétiques qui ont été inversés.
Une jeune femme, qui aurait la faculté d'entrer en contact avec cette entité, est amenée dans cette base.
Le film suscite un certain intérêt avec cette entité qui est retenue contre son gré. Surtout, on voit que les personnels militaires sont particulièrement à cran et voient d'un bien mauvais oeil l'irruption d'une civile dans leur quotidien. Pour autant, le soufflé retombe assez rapidement. Car Stormhouse bénéficie manifestement d'un budget relativement faible et on le ressent rapidement. Car il ne se passe pas grand chose durant la première partie du film. On se contente d'imaginer qu'il y a des manifestations de l'entité avec des changements importants de température dans la cage de celle-ci et la sensation qu'il se passe des événements étranges : certains personnages auraient entendu le terme « on joue » et plus bizarre encore, l'un des principaux officiers de cette base, aurait chanté à son insu la chanson Frère Jacques (en français s'il vous plaît !). Mais c'est bien tout ce qui se passe durant la première partie. Le film demeure regardable mais on peine à se passionner à cette histoire.

En fait, le film devient nettement plus intéressant lorsque l'entité réussit à s'échapper et à contrôler les gens par l'esprit, comme si elle s'introduisait en eux. On a droit ainsi à des militaires qui s'auto-mutilent ou d'autres qui sont attaqués par l'entité. On a bien quelques membres arrachés et du sang qui coule de temps à autre mais là encore la déception est globalement de mise. Le fan de film d'horreur ne pourra que constater que le film reste trop sage sur ce point. La plupart des attaques de l'entité ont lieu dans la pénombre (du coup on voit quasiment rien), certaines scènes ont même lieu hors champ. Les rares scènes où l'on voit du sang ne font pas du tout peur et n'inspirent pas de dégoût. Mais bon, au moins cette deuxième partie est plus dynamique que la première.
Cela étant dit, il ne faut pas s'attendre à être très surpris car le scénario est très prévisible : l'entité s'échappe, elle tue des militaires, elle laisse en vie l’héroïne, des pseudo rebondissements ont lieu. Rien de bien étonnant dans tout cela. Finalement, un point qui aurait pu être développé est celui du sort qui attend un prisonnier de guerre, suspecté d'être à l'origine d'attentats (l'action du film est censée se dérouler seulement un an après les attentats du 11 septembre). Mais comme pour le reste, le traitement est extrêmement basique.
Il ne faut pas non plus s'attendre à des personnages qui sont bien développés. On a des caricatures de militaires et le personnage principal agit exactement comme on s'en doute à la base. Les acteurs sont dans le même état d'esprit. Ils ne sont pas mauvais en tant que tels mais aucun d'eux ne relève le niveau.
Tout au plus, on appréciera un dernier twist final qui explique le pourquoi du comment. Mais bon, tout être rationnel pourra trouver le concept complètement tiré par les cheveux.
En synthèse, Stormhouse est un film qui joue sur la notion d'entité. Si le film n'est pas nul, il est sans nul doute paralysé par un manque évident de budget, qui explique pourquoi ce quasi huis-clos patine clairement durant sa première partie. A regarder, si vous n'avez aucun autre film d'horreur digne de ce nom à vous mettre sous la dent.
Par Flo200

Synopsis :
Deborah Fielding mène un quotidien bien rangé : une maison irréprochable, un voisinage idéal, en somme, une vie parfaite. Mais cette journaliste va ouvrir la boite de Pandore en voulant révéler les pratiques douteuses et la corruption régnant dans l’enceinte fermée de l’institut psychiatrique Edgewater. En menaçant d’exposer une organisation secrète pratiquant des expériences sur les êtres humains, elle va plonger dans une spirale infernale qu’elle ne pourra plus arrêter. Des démons ressurgissant de son passé vont lui faire découvrir qu’elle n’est finalement pas observatrice de cette machination mais le sujet principal de leurs expériences.
Mon avis :
Une affiche qui met en avant l’impressionnant Danny Trejo ("Desperado", "Une nuit en enfer", "Halloween", "Machete"), cela attire inévitablement l'attention, mais ce n'est malheureusement pas toujours gage de qualité... Souvenez-vous de "La balade de Crazy Joe" par exemple!!!
En plus de Danny Trejo, ce petit thriller fantastico-horrifique de Peter J. Eaton ("Sweet Good Fortune", "Enigmata") compte au sein de son casting également Lance Henriksen ("Aliens, le retour", "Aux frontières de l'aube", "Pumpkinhead", "Johnny belle gueule"), mais les deux hommes dont les deux noms sont bien mis en avant sur les différentes affiches du film, n'ont pas les rôles principaux et semblent ici plus pour payer leurs factures qu'autre chose...
D'ailleurs, le soucis, c'est qu'on a l'impression très rapidement que tout le budget a été utilisé pour faire venir les deux vedettes! La mise en scène est très pauvre, en dehors de quelques plans plus inspirés et la photographie du film fait vraiment très DTV.
Quant aux effets spéciaux, ils sont plutôt rares et très basiques. Les acteurs principaux sont joués par des inconnus, sans réel charisme et parmi le casting en dehors de nos deux stars, on remarquera essentiellement la présence de Richard Riehle ("Glory", "Ken Park", "The Lost", "The Man from Earth"), un habitué des rôles de flics, ici dans le rôle du Capitaine Parsons.
Que dire autrement du film? Et bien pas grand chose, sinon que le scénario est relativement complexe, mais je dirais inutilement complexe... Cela se laisse regarder, mais franchement c'est guère palpitant! Seules une ou deux scènes éveilleront quelque peu notre attention, comme celle assez amusante où le personnage joué par Danny Trejo va nourrir la bête avec des restes humains et se prend les os en retour.
L'acteur montre une nouvelle fois qu'il a de l'humour et qu'il peut faire preuve d’auto-dérision comme on avait pu le constater dans "Le Jaguar" par exemple. Quant à Lance Henriksen, il est au début du film en chaise roulante, ce qui ne sera pas sans rappeler son rôle dans "Dying God", le film de Fabrice Lambot... Il paraît également évident que l'acteur ne s'est pas pris au sérieux pour ce rôle, ce qui se ressent par moments.
Au final, "Necessary evil" est un petit DTV regardable, mais tout à fait dispensable, à réserver essentiellement aux fans de Lance Henriksen et Danny Trejo...
"Necessary evil" est sorti chez Factoris Films le 7 mai en DVD, dans une édition proposant le film au format 1.78, 16/9ème avec pistes anglaises 5.1 Dolby Digital et dts Digital Surround accompagnées bien entendu de sous-titres français. Cette édition contient en outre la copie digitale du film en illimitée.
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