07.05.16

09:46:28, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Créatures célestes

Réalisateur : Peter Jackson

Année : 1996

Origine : Nouvelle-Zélande

Durée : 1H40

Avec : Kate Winslet, Melanie Lynskey, etc.

Par Nicofeel

La dernière édition du festival Hallucinations collectives (à Lyon) a donné la possibilité de revoir ce très beau film.
Connu tant pour ses films gore (Bad taste, Braindead) que pour ses blockbusters (Le seigneur des anneaux, Le hobbit), Peter Jackson est également capable de films plus intimistes, dont Créatures célestes constitue la plus franche réussite.
Le film prend comme point de départ un fait divers néo-zélandais qui avait défrayé la chronique au début des années 50. D'ailleurs, ce fait divers avait inspiré un autre cinéaste, le Français Joël Seria, pour son premier long métrage, Mais ne nous délivrez pas du mal (1971).
Cela étant, la version proposée par Peter Jackson est très différente. Le réalisateur du Seigneur des anneaux s'intéresse bien plus à la relation fusionnelle entre les deux jeunes héroïnes du film – Pauline et Juliet – qu'à l'acte en lui-même, même s'il ne l'élude pas.
Les deux jeunes filles sont issues de milieux sociaux radicalement opposés : Pauline est la fille de prolétaires alors que son amie Juliet est la fille de bourgeois particulièrement aisés.Dans un premier temps, l'une est très refermée sur elle-même (Pauline) tandis que l'autre est extravertie.
Pour autant, elles se rapprochent dans leur volonté commune de se rebeller contre un système qui les révulse. Pauline et Juliet sont même subversives contre cette société qui ne les comprend pas.

Sans avoir besoin de le souligner, Peter Jackson se sert de ses personnages pour fustiger une société puritaine qui corsète tous ses personnages dans leurs conventions et leurs rôles que l'on attend d'eux. Ainsi, le père de Juliet, médecin, accepte l'infidélité de sa femme pour ne pas faire de vague. Derrière le vernis d'une société appréciable, on a tout le puritanisme qui écrase les personnages, et où l'homosexualité est décrite comme une maladie.
Le réalisateur n'y va pas non plus de main fort pour s'attaquer à la religion. La figure du prêtre est ridiculisé par Juliet (voir la grosse tête), dans la mesure où elle représente la société puritaine. Et puis la religion est sans cesse fustigée : le paradis n'existe pas chez Pauline et Juliet, c'est le quatrième monde, où il n'y aura pas de chrétiens.
Par ailleurs, en utilisant une mise en scène très aérienne et tout en mouvement (les plans larges sur la montagne seront repris plus tard dans sa trilogie culte le SDA), Peter Jackson ouvre les portes d'un autre monde pour ses deux protagonistes où elles pourraient enfin être elle-mêmes, et libres. Le quatrième monde est une pure invention qui permet à Pauline et Juliet de s'évader du monde réel.
Elles y retrouvent les personnages qu'elles ont modelé, qu'elles ont dessiné et sur lesquels elles ont écrit dans leurs romans, voire même les acteurs qu'elles admirent (James Mason et Orsen Welles, des gens subversifs du système en place).
Au bout d'un moment, on sent qu'il y a une interpénétration de l'imaginaire sur le réel. Les effets spéciaux de la jeune société d'alors, Weta digital, sont tout à fait probants et largement en avance sur leur temps.
Peter Jackson montre bien l'évolution de la relation intime qui s'établit entre ses deux personnages féminins, et l'homosexualité, qui semblait larvée devient de plus en plus prégnante. Cette relation fusionnelle est à l'origine de la création du monde fantasmagorique des jeunes filles et des desseins funestes à venir pour quiconque tenterait de les séparer.
La question devient alors de savoir quel va être l'issue de ce film.
Si Créatures célestes doit sa réussite à sa mise en scène, sa photographie, ses scènes oniriques, sa bande-son, elle le doit aussi à ses jeunes interprètes. A cet égard, Kate Winslet et Mélanie Lynskey interprètent leur premier rôle au cinéma.
Voilà incontestablement un film-phare dans la carrière de Peter Jackson. Le film a nettement mérité son lion d'argent au festival de Venise. Peter Jackson reviendra plus tard dans une thématique proche avec le moins réussi mais néanmoins intéressant Lovely bones.

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02.05.16

01:11:10, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après le massacre de sa famille par la mafia, l’ancien policier Frank Castle, laissé pour mort, devient le bras armé d'une vengeance expéditive et impitoyable. Traquant et éliminant sans pitié les criminels, il est le Punisher...

Mon avis :

Jusque-là, en DVD, seule une édition d’une qualité assez déplorable et devenue de plus difficilement trouvable et du coup forcément hors de prix, en provenance apparemment de Belgique, proposait "The Punisher" version 1989 avec la version française. Pourtant s’il est loin d’être un chef d’œuvre, le film de Mark Goldblatt ("Flic ou Zombie") a au fil des années acquis le statut de film culte pour toute une génération de cinéphiles et cette réédition chez The Ecstasy of Films était donc fortement attendue par les amateurs de films de genre, d’autant plus qu’en plus d’une édition simple proposant la version cinéma du film, le jeune éditeur indépendant nous offre deux éditions limitées (une édition DVD triple et une édition Blu-ray) comprenant en supplément les versions Director’s cut et Workprint… L’attente aura été longue, mais nous voilà gâtés!

Avec "The Punisher", Mark Goldblatt, connu notamment pour son travail de monteur auprès de réalisateurs tel que Joe Dante, Paul Verhoeven ou encore James Cameron, a voulu livrer sa propre vision de ce héros atypique très éloigné des héros habituellement créés par la société Marvel Comics, un « superhéros » vengeur à l’univers extrêmement sombre, ne possédant en effet pas de supers pouvoirs contrairement à la plupart des autres héros de la firme américaine (Enfin, il a tout de même une faculté assez surprenante dans le film à se sortir d’explosions pour le moins impressionnantes et cela sans la moindre égratignure!).

Ce héros, c’est Frank Castle, interprété ici par un Dolph Lundgren ("Rocky 4", "Les Maîtres de l'univers", "Dark Angel", "Dans les griffes du Dragon rouge", "Universal Soldier") ayant teint ses cheveux en brun pour les besoins de ce rôle, celui d’un ancien flic décidé à éliminer tous les mafieux de la ville après les meurtres de sa femme et de ses deux filles. Si les fans de la bande dessinée pourront être déçus que leur vengeur préféré ne porte pas son tee-shirt emblématique orné de sa mythique tête de mort, il faut reconnaître que sa tenue dans le film apporte malgré tout un réalisme supplémentaire au personnage.

Et puis, ce personnage qui se terre dans les égouts, conserve tout de même une bonne partie de ses spécificités, se déplaçant notamment toujours à moto, toujours lourdement armé et on retrouve quand même la tête de mort au bout du manche de ses couteaux avec lesquels il signe ses méfaits. Certains reprochèrent également à Dolph Lundgren son manque d’expressivité, alors que justement son côté froid, voir glacial, colle à mon avis parfaitement à ce personnage ayant perdu tout goût de vivre.

Il faut reconnaître que l’acteur en impose, car c’est tout de même un bien joli bébé! 1 m 96 et une musculature impressionnante, il faut dire! On pourra enfin être un peu déçu que le film ne soit pas plus violent à l’image de la bande dessinée, mais Mark Goldblatt signe quand même avec ce film une série B d’action bien musclée, comme on les aime, avec des méchants bien méchants et des personnages hauts en couleurs et charismatiques.

Parmi eux, Jeroen Krabbé ("Tuer n'est pas jouer", "Le Fugitif", "Farinelli", "Ludwig van B.", "Le Transporteur 3"), dans le rôle de Gianni Franco, incarne un parfait mafieux, alors que Louis Gossett Jr. ("Les Grands Fonds", "Officier et gentleman", "Aigle de fer", "La Nuit du défi", "Blue Chips"), dans le rôle de Jake Berkowitz, campe quant à lui un co-équipier très charismatique et fort en gueule.

Kim Miyori ("Le flic de San Francisco", "The Grudge 2"), qui joue le rôle de Lady Tanaka, une chef Yakuza, sera également très convaincante ; le genre de bonne femme sur laquelle on n'a réellement pas envie de tomber! La bonne idée sera de l’avoir fait secondée par sa fille (Pas pour de vrai, dans le film! Je précise quand même!), une jeune femme muette, très jolie, experte en arts martiaux et particulièrement sadique, interprétée par une certaine Zoshka Mizak.

En revanche, Nancy Everhard ("48 heures de plus", "La voix du silence", "Le Retour des Incorruptibles"), qui a connu une carrière essentiellement à la télévision, paraît bien transparente dans le rôle de la nouvelle co-équipière de l'inspecteur Jake Berkowitz et sera assurément l’un des points faibles du film.

Si dans sa version Unrated, le film comportera un peu plus de violence et de sang que dans la version cinéma et sera donc la version à privilégier, la version Workprint apportera quant à elle un début inédit pas inintéressant nous montrant la complicité qu’il existait entre Castle et son co-équipier (On pensera d’ailleurs pas mal à "L’Arme Fatale" et tout particulièrement au duo Martin Riggs/Roger Murtaugh!) lorsqu’ils faisaient équipe et on en apprendra plus également sur Dino Moretti, interprété par Bryan Marshall ("L'espion qui m'aimait", "Hot Target"), le gangster libéré au début du film. Une version à découvrir également, ce qui est donc possible grâce aux deux éditions limitées...

Cette version du Punisher est incontestablement supérieure à la version de Jonathan Hensleigh avec Thomas Jane et John Travolta et mérite vraiment d’être redécouverte. Et puis, cela peut être une bonne mise en bouche avant la série annoncée par Netflix!

Après une piètre édition DVD sortie il y a quelques années en Belgique contenant le film au format 1.85:1 4/3 avec une unique piste française également de mauvaise qualité, en fait tout juste digne d’une VHS, "The Punisher" est enfin ressorti le 22 janvier 2016 chez The Ecstasy of Films dans une édition DVD simple avec jaquette réversible contenant la version cinéma du film, dans une édition triple DVD digipack quatre volets avec fourreau et livret de 24 pages, limitée à 1000 copies contenant en plus les versions Director’s cut et Workprint et dans une édition Blu-ray digipack trois volets, déjà épuisée (Eh oui, il fallait être rapide!), avec fourreau et livret de 24 pages, également limitée à 1000 exemplaires, contenant aussi les trois versions du film. Les versions DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pour la version cinéma des pistes audio française stéréo et anglaise mono et sous-titres français amovibles, pour la version Uncut des pistes audio française et anglaise stéréo avec sous-titres français amovibles et pour la version Workprint la version anglaise mono avec sous-titres français amovibles.

L'édition Blu-ray contient quant à elle le film au format 1.85:1 16/9ème avec un encodage de 1080p HD - MPEG4 AVC - 23,976FPS pour les versions ciné et Uncut et des pistes audio française et anglaise dts-HD stéréo et mono avec sous-titres amovibles pour la version ciné et française et anglaise dts-HD stéréo et Dolby Surround et sous-titres français amovibles pour la version Uncut et pour la version Workprint la piste anglaise mono avec sous-titres amovibles. Au niveau des bonus, l'édition DVD simple contient un entretien exclusif avec Mark Goldblatt (15'57"), les coulisses du tournage (5'56"), une galerie d'images animée, les teasers et bandes annonces françaises et américaines, deux bandes annonces vidéos, la bande annonce japonaise et les bandes annonces des titres sortis chez l'éditeur (19'40"). L'édition triple reprend quant à elle le DVD simple et contient en plus deux DVD, l'un comprenant la version Uncut dont le disque est dépourvu de bonus et l'autre comprenant la version Workprint. Le Blu-ray, quant à lui, reprend l'intégralité du contenu de l'édition triple sur un seul disque.


Petit comparatif entre l'édition douteuse belge et celle de The Ecstasy of Films pour ceux qui seraient tentés:

Punisher - Edition limitée / 3 DVD

Punisher - Edition limitée / 3 DVD
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Punisher (Blu-ray) - Edition limitée

Punisher (Blu-ray) -  Edition limitée
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Punisher - Edition belge

Punisher - Edition belge
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18.04.16

04:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Brooklyn
Réalisateur : John Crowley
Année : 2016
Origine : Irlande
Durée : 1h53
Avec : Saoirse Ronan, Emory Cohen, Domhnall Gleeson, etc.

Par Nicofeel

Brooklyn nous replonge dans les années 50 avec une jeune femme, Eilis Lacey (Saoirse Ronan), quittant son Irlande natale pour rejoindre les États-Unis. S'il s'agit d'une histoire romancée, on sent tout de même que le réalisateur John Crowley, lui-même Irlandais, a cherché à donner une certaine authenticité à son intrigue.
Eilis Lacey provient d'un milieu pauvre en Irlande et est accueillie aux Etats-Unis, dans le quartier de Brooklyn (d'où le titre du film) par un prêtre Irlandais lui ayant payé le voyage, trouvé un travail sur place et même payé des cours du soir. Voilà qui aide quand on est dans une situation économique délicate.
Le réalisateur John Crowley a filmé son long métrage avec beaucoup de simplicité. Le film met l'accent sur des gens « communs » que l'on pourrait croiser dans la vie de tous les jours, et auxquels on peut facilement s'identifier. Ainsi, Eilis Lacey réside dans une pension de famille avec des jeunes femmes dans une situation proche de la sienne.
Sans avoir l'air d'y toucher, Brooklyn joue – plutôt adroitement – sur deux tableaux : la description de l'émancipation d'une femme et le mélo à l'ancienne.
Notre héroïne a beau résider dans les quartiers pauvres de New York, à savoir Brooklyn, il n'empêche qu'elle va connaître une nouvelle vie. Le cinéaste évoque, avec une certaine justesse de ton, le mal du pays que vit Eilis. C'est dur d'être exilé et de tout quitter du jour au lendemain, et cela John Crowley le décrit plutôt bien.
Mais cet élément négatif est contrebalancé par le fait qu'Eilis va avoir l'occasion de s'élever socialement. Sans que l'on puisse parler de « rêve américain », il s'agirait plus précisément d'une émancipation. Ce qui n'est pas neutre d'un point de vue sociétal pour un film censé se dérouler dans les années 50.

Les Etats-Unis deviennent l'endroit de tous les possibles avec : un nouveau métier de vendeuse, des cours du soir pour préparer une reconversion en expert-comptable, des loisirs nouveaux (bals, sorties sur la plage avec des bikinis très tendance) et, comme on peut s'en douter pour ce genre de film... un petit ami.
Brooklyn offre au spectateur un mélo, pouvant faire penser à du Douglas Sirk, tant cette histoire d'amour est romanesque à souhait mais compliquée. En effet, Eilis est tiraillée entre les Etats-Unis et l'Irlande. Elle doit faire des choix. On assiste à un film romanesque, sentimental, où la figure féminine est au centre de toutes les convoitises. Le choix est d'autant plus cornélien que les postulants disposent de qualités humaines réelles.
Même si l'intrigue peut sembler au départ assez prévisible, John Crowley entretient un certain suspense (qui ne sera évidemment pas dévoilé dans cette critique!) jusqu'au bout, révélateur des doutes et errements amoureux d'Eilis.
Mais Brooklyn ne se contente pas de jouer la carte du mélo « old school ». C'est aussi un film qui s'interroge sur la question des migrants, sujet brûlant à notre époque. Le fil évoque une migration très différente que celle que l'on connaît à l'heure actuelle : notre héroïne a choisi de partir de son pays en vue d'un futur meilleur, elle a été accueillie les bras ouverts aux Etats-Unis au sein d'une communauté d'Irlandais (d'ailleurs au passage il est notable que Saoirse Ronan est Irlandaise), elle connaît la langue d'adoption de son pays et bénéficie dès le départ d'un travail. Voilà autant de facteurs qui participent à une intégration réussie. C'est très différent de l'immigration humanitaire qui a lieu en Europe en ce moment.
Film plaisant à regarder, Brooklyn doit pour beaucoup sa réussite à son actrice principale, Saoirse Ronan. Cette jeune actrice Irlandaise, remarquée dans le thriller fantastique Lovely bones, fait preuve d'une justesse de ton, d'une sensibilité et d'une simplicité remarquables. Elle fait corps avec son personnage d'Eilis Lacey. Les deux acteurs qui gravitent autour d'elle dans le film, l'Irlandais Domhnall Gleeson (vu dans l'excellente comédie romantique Il était temps) et l'Américain Emory Cohen, disposent de rôles moins marquants, même si leur jeu n'est pas à mettre en cause.
Au final, Brooklyn apparaît comme un solide mélo à l'ancienne, qui devrait plaire aux amateurs du genre.

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11.04.16

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Médecin de campagne
Réalisateur : Thomas Lilti
Année : 2016
Origine : France
Durée : 1h42
Avec : François Cluzet (Jean-Pierre Werner), Marianne Denicourt (Nathalie Delezia), etc.
Par Nicofeel

Le réalisateur Thomas Lilti s’était fait remarquer en 2014 du grand public pour son film Hippocrate, se déroulant dans le milieu hospitalier. Avec Médecin de campagne, il récidive dans la même veine, avec un film qui rappelle par bien des aspects l’excellent La maladie de Sachs (1999) de Michel Deville.

Dans Médecin de campagne, on suit le quotidien d’un médecin, Jean-Pierre Werner, qui officie à la campagne. Ce médecin apparaît comme quelqu’un d’humaniste, de sensible, ne comptant pas ses heures car il est avant tout dans l’idée d’aider et d’écouter ses patients. Lors de ses visites, on a le sentiment d’assister à un documentaire, tant les acteurs vivent ces scènes.

L’acteur François Cluzet incarne avec tellement de passion et de naturel le personnage de Werner, que l'on a l’impression qu’ils forment une seule et même personne.

Le réalisateur Thomas Lilti, lui-même ancien médecin, s’est sans doute servi de son expérience, pour mettre en scène des personnages plus vrais que nature.

Sans avoir l’air d’y toucher, le jeune cinéaste oppose les médecins ruraux à leurs confrères citadins. Dans la plupart des cas, dans les territoires urbains, les malades ne sont pour leurs médecins qu’un numéro parmi d’autres, et la consultation a lieu à vitesse grand V. Pas de temps à perdre pour ces médecins qui sont dans la logique du chiffre. A l’inverse, Werner est présenté comme un homme se souciant du devenir de ses patients. C’est ainsi qu’il refuse de laisser un vieil homme, monsieur Sorlin – une des figures marquantes de ce film – finir ses vieux jours à l’hôpital, seul et sans aucun soutien affectif. Werner répond également toujours présent quand on a besoin de lui, y compris la nuit.

Médecin de campagne ne se limite pas à décrire le quotidien d’un médecin investi, travaillant en zone rurale. Ce film donne aussi l’occasion à Thomas Lilti d’évoquer plusieurs thématiques actuelles, en lien avec le milieu médical. Très au fait de son sujet, il aborde de front des questions essentielles de notre société. La dépendance des personnes âgées – et la difficulté de mettre en place une hospitalisation à domicile, quand elle est nécessaire – ; la désertification médicale dans les territoires ruraux avec la solution des maisons de santé (encore faut-il parvenir à attirer des professionnels de santé dans ces maisons), sont autant de thèmes traités avec justesse.

Et puis comme dans son précédent long métrage, Hippocrate, Thomas Lilti place la transmission du savoir comme un élément essentiel dans la vie du médecin.

C’est ainsi que Nathalie Delezia (interprétée par une excellente Marianne Denicourt), néo-médecin (auparavant infirmière), va apprendre dans la pratique son métier en épaulant Werner. La relation entre ces deux personnages est intéressante, car elle est faite d’échanges et de conflits constructifs. On comprend aisément qu’il ne suffit pas de connaître la médecine pour être un bon médecin. Il est nécessaire d’observer les patients, de les écouter et de leur proposer au final le choix le plus pertinent. Le médecin ne peut pas se contenter d’être le professionnel, au-dessus de la mêlée. Il doit faire preuve d’empathie et de compréhension. C’est une véritable leçon de vie qu’inculque Werner à Delezia.

En fréquentant Werner et en appliquant son système de pensée, Delezia diagnostique des choses jamais vues jusque-là sur certains patients. Elle va par ailleurs jusqu’à apporter des conseils pertinents auprès d’une jeune femme perdue.

Dans Médecin de campagne, le médecin n’est pas seulement un médecin. C’est tout à la fois un conseiller, une assistante sociale, une personne apportant du réconfort. Tout le film transpire d’un humanisme qui fait plaisir à regarder.

Saluons l’ensemble de la distribution, qui est remarquable dans Médecin de campagne. Tant le duo François Cluzet – Marianne Denicourt que l’ensemble des seconds rôles sont à saluer, par leur jeu naturel et empreint de sensibilité.

Voilà autant de raisons justifiant de se rendre dans les salles obscures pour regarder ce Médecin de campagne. Thomas Lilti, un cinéaste à suivre de près.

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07.04.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Deux bandits sauvent un de leurs amis de la potence et se réfugient dans une ville fantôme. Rejoints par un quatrième larron, ils préparent l’attaque d’une diligence transportant de l’or. Leur plan pourrait se dérouler sans encombre, mais l’arrivée d’une vieille femme, d’un étranger maniant le boomerang, et d’une jeune veuve va venir tout chambouler.

Mon avis :

En ce mois de mars 2016, Artus Films gâte une fois de plus les amateurs de westerns spaghettis en augmentant sa collection Western Européen de deux nouveaux titres, "Belle Starr Story" et "Matalo". Deux westerns que l’éditeur semble vouloir opposer l’un par son côté féministe et comique et l’autre au contraire par son côté assez macho et violent, mais surtout Artus Films nous offre deux œuvres assez atypiques du Western européen...

"Matalo" de Cesare Canevari ("Moi, Emmanuelle", "Parties Déchaînées", "Des filles pour le Bourreau") est un Western sortant vraiment des sentiers battus par sa musique, car le réalisateur a ici fait le choix d’accompagner son film d’un Rock très psychédélique, collant parfaitement au côté excessif de son Western, mais aussi à son côté angoissant et étrange à la limite par moments de l’horreur et du fantastique.

Le cinéaste va renforcer ce sentiment d’étrangeté par des bruitages propres à provoquer la peur, des cadrages très particuliers, des ralentis interminables, mais également par la folie de ses personnages.

Parmi eux, on remarquera principalement Corrado Pani ("Rocco et ses frères", "La fille à la valise", "Secrets of a call-girl", "Gambling City", "Pinocchio"), dont le physique ne sera pas sans rappeler un certain Klaus Kinski et dont le rôle ne sera d’ailleurs pas sans rappeler le rôle de ce dernier dans "Chacun pour soi".

A ses côtés, c’est évidemment Antonio Salines ("Les frères Karamazov", "Le Voyeur", "Frivolous Lola", "Transgressing", "Black angel"), l’un des acteurs fétiches de Tinto Brass, que l’on remarquera le plus, par sa gueule d’une part et par son rôle de sadique d’autre part.

Il va s’en prendre au pauvre Lou Castel ("Les Poings dans les Poches", "El Chuncho", "Prenez garde à la sainte putain", "le Pont de Cassandra", "L’ami américain"), véritable anti-héros du film, qui lui, marquera les esprits par une scène finale assez mémorable où il se battra armé de boomerangs.

Et puis, impossible de ne pas parler de la très belle Claudia Gravy ("Sadist Erotica", "Justine", "Byleth", "The Nun and the Devil", "Tuareg : The Desert Warrior"), qui apporte son lot obligé de sex-appeal au film. Enfin, dans le rôle de Constance Benson, l’inquiétante propriétaire de la ville fantôme dans laquelle tout ce petit monde va atterrir, on remarquera Ana Maria Noé ("Sabata", "El Diablo Cojuelo").

Si le film brille incontestablement par son originalité, sa mise en scène inspirée et son ambiance très particulière, en revanche, il faudra tout de même reconnaître qu’il y a quand même pas mal de longueurs dans la deuxième partie du film, avant un final qu’il sera impossible d’oublier...

Ce "Matalo", par son côté original et atypique pour un western spaghetti, s’avère être un western assez marquant et au final plutôt une bonne surprise grâce à sa musique étonnante et à quelques scènes assez mémorables...

"Matalo" est sorti officiellement dans le commerce le 6 avril 2016 en DVD chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions française et italienne Dolby Digital 2.0 et sous-titres français et avec en guise de bonus une présentation du film par Alain Petit intitulée "Bienvenue en enfer" (29'14"), "Rouge ventre", un documentaire d’Eric Cherrière et Claude Ledu (53'48"), une galerie de photos et des bandes annonces de la collection dont celle du film.

Matalo

Matalo
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22.03.16

07:45:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Saint-Amour
Réalisateurs : Benoît Delépine et Gustave Kervern
Année : 2016
Origine : France
Durée : 1h41

Avec : Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Céline Sallette, Ana Girardot, Chiara Mastroianni, Solène Rigot, Ovidie, Michel Houellebecq, Andréa Ferréol

Par Nicofeel

Les « grolandais » Benoît Delépine et Gustave Kervern sont de retour et comme on peut s'en douter, leur nouveau film est tout sauf conventionnel.
Saint-Amour se présente comme un road-movie totalement décalé, où un agriculteur un peu bourru, Jean, quitte le salon de l'agriculture et prend un taxi avec son fils Bruno pour effectuer la route des vins.
La situation père-fils est au départ assez difficile car ces deux personnes entretiennent des relations distendues, quand elles ne sont pas carrément conflictuelles.
Benoît Delépine et Gustave Kervern, amateurs de situations décalées, se sont bien amusés dans le monde fictif de Groland. Ici, à travers leurs yeux espiègles, il n'est pas question de monde imaginaire. Cela dit, le spectateur lambda s'embarque dans une aventure où le bizarre côtoie la félicité.
Mais il ne faut pas s'y tromper. Nos deux co-réalisateurs ne se sont pas contentés de remplir les décors de personnages atypiques et étonnants, juste pour amuser la galerie. Derrière le côté amusant de l'entreprise, il y a un véritable fond.
On pourrait même dire, sans aller trop loin, que Saint-Amour prend le pouls de la société. Et celle-ci ne va pas vraiment bien, si on se réfère à l'actualité de tous les jours.
Ainsi, le marasme économique est une des préoccupations de Saint-Amour. Nos deux agriculteurs sont sans le sou et se débrouillent tant bien que mal pour faire leur périple sur la route des vins. A cet égard, ils ne sont pas les seuls à avoir du mal à joindre les deux bouts. Il n'y a qu'à voir cette première nuit passée chez l'habitant, où un homme très étrange, quasi mutique, joué par un Michel Houellebecq hilarant dans son rôle, loue ses chambres et loge sa famille... dans un endroit très spécial ! La scène, véritablement marquante, est décalée et surréaliste à souhait. Cela étant, elle est symptomatique de cette France d'en-bas qui peine à s'en sortir.

La rencontre suivante met encore une fois l'économie au cœur de la problématique avec une jeune femme fortement inquiète par le niveau de la dette, alors qu'elle est sur le point de faire l'amour !
C'est justement l'amour avec ce titre de Saint-Amour (du nom de ce vin rouge présent dans le vignoble du Beaujolais mais aussi un clin d’œil aux relations amoureuses) qui appparaît comme la meilleure catharsis pour guérir les maux en tous genres. Nos personnages principaux sont eux-mêmes en manque d'amour.
Jean est seul depuis le décès de son épouse. Pourtant, il continue d'envoyer des messages sur son répondeur pour entendre la voix de sa femme et se sentir moins seul. Ce qui donne lieu à cette extraordinaire réplique, typique du cinéma de Delépine et Kervern : « Elle était pas morte ta femme ? - Si mais elle est toujours joignable. »
Quant à Bruno, le fils de Jean, il ne trouve pas l'âme sœur. Il faut dire que son état souvent éméché ne l'aide pas particulièrement. De son côté, leur chauffeur de taxi s'invente une vie de famille et un personnage de tombeur des filles alors qu'il est désespérément puceau.
Les rencontres incongrues qui émaillent leur road-trip, sont l'occasion de mettre fin à leur solitude et leurs frustrations sexuelles. Et nos protagonistes vont trouver un équilibre certain au niveau de leur vie, en plus de l'amour. Sans vouloir dévoiler ces scènes qui ne manquent pas de piquant, on signalera tout de même une apparition très amusante de l'actrice pornographique Ovidie ou encore une une jeune femme qui accepte d'offrir le gite en échange d'un service dont elle a besoin... Ces scènes, fortement décalées, font surtout rire. Il n'y a rien de salace ou de dégoûtant. Le sexe est la solution à tout.
Mais le film ne se limite pas à cette réflexion un peu facile. Il décrit assez bien le rapprochement entre un père et son fils, via ce road-trip où le goût du vin se conjugue avec celui de l'amour.
Les acteurs du film sont d'un naturel déconcertant. On a l'impression qu'il s'agit de rôles de composition. Et pour cause. Gérard Depardieu n'a jamais caché son amour du bon vin, et il apparaît crédible en homme de la campagne. Quant à Benoît Poelvoorde, il a souvent déclaré être dans la vie courante quelqu'un de dépressif, incapable de vouloir donner la vie dans ce monde (presque) insupportable.
Heureusement, les hurluberlues de Groland sont là pour nous rappeler, au détour d'un film très drôle, que la vie vaut d'être vécue.

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13.03.16

13:49:39, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Entre fous rires et crises de larmes Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres...

Mon avis :

Non, non!!! Je vous vois venir! "Daddy Cool" n'est absolument pas un biopic consacré au groupe Boney M., ni même d'ailleurs un film s'inspirant de ma propre personne, même si mes enfants doivent certainement se dire que je le suis... cool! Un peu trop d'ailleurs, soit dit en passant! Non, ce "Daddy Cool" est toutefois bien une histoire vraie, celle vécue par la réalisatrice dont le père souffrait de troubles bipolaires, ce qui n'est absolument pas mon cas même si je suis légèrement barge à ce qu’il paraît...

Pour écrire et réaliser son premier film, la scénariste Maya Forbes ("The Larry Sanders Show", "Monstres contre Aliens", "Journal d'un Dégonflé : ça fait suer!") s'est donc inspiré de sa propre enfance, celle passée en compagnie de sa sœur auprès d'un père maniaco-dépressif et avec une mère le plus souvent absente, car celle-ci a voulu changer de vie pour pouvoir offrir le meilleur à ses enfants (Voilà qui est louable!). Pour incarner ses parents, la réalisatrice a choisi Mark Ruffalo ("Collatéral", "Zodiac", "Shutter Island", "Avengers", "Insaisissables", "Foxcatcher") et la sublime Zoe Saldana ("Le terminal", "Avatar", "Colombiana", "Blood Ties", "Les gardiens de la galaxie").

Un joli casting pour des personnages auxquels on va immédiatement s'attacher! Il faut dire que Maya Forbes a vraiment tenu à rendre son film à la fois drôle, touchant et respectueux de cette maladie mentale qui reste tout de même assez tabou et peu reconnu, même de nos jours. Le film fonctionne plutôt bien, en partie grâce au talent des deux comédiens, mais également grâce à celui des deux jeunes filles, qui jouent leurs filles et en particulier Imogene Wolodarsky, qui s’avère être en fait la propre fille de la réalisatrice.

La jeune actrice en herbe joue ici avec une justesse étonnante le rôle de sa mère à son âge, alors qu'en revanche l'autre fille de la réalisatrice, Clementine, n'a malheureusement pas pu incarner le rôle de sa tante, car elle était trop âgée. La cinéaste en herbe signe ici un long-métrage jamais larmoyant et ne versant qu’à de rares occasions dans le côté dramatique, ce qui est vraiment une bonne chose.

Mark Ruffalo est assez irrésistible dans le rôle de ce père déjanté et on en vient à lui souhaiter le meilleur et notamment qu’il réussisse à reconquérir sa femme, même si on constate bien à quel point cela peut être compliqué de vivre avec un tel personnage. Visuellement le film fait très cinéma indépendant US, le style de films qu’on a l’habitude voir à Sundance par exemple, mais rien d’étonnant à ça, d’ailleurs le film y fût nominé en 2014!

Avec "Infinitely Polar Bear" (Oui, c'est le titre original!), Maya Forbes signe une première œuvre touchante, pleine de vie et plutôt réussie sur un sujet rarement exploité, même si on pense bien évidemment à quelques films comme "Mr. Jones" avec Richard Gere par exemple...

"Daddy Cool" est sorti en DVD le 17 novembre 2015 chez BAC Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français. Au niveau des bonus, cette édition nous offre des interviews de Maya Forbes (13'43"), Mark Ruffalo (10'08") et Zoe Saldana (13'29"), ainsi que les bandes-annonces du film et celles de "Hungry Hearts" et "White Bird".

Daddy Cool

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09.03.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin et April passent leurs vacances d’été en Floride. Pas de chance! Cet Etat, habituellement ensoleillé, est détrempé par la pluie. Mais il y a pire : un Sharknado s’annonce... C’est toute la côte Est, d’Orlando à Washington, qui cette fois-ci sert de garde-manger aux requins volants. Fin et April vont devoir, une fois de plus, sortir le grand jeu...

Mon avis :

Suite aux succès de "Sharknado" et "Sharknado 2", il était logique de voir débarquer un troisième volet des aventures sanglantes et complètement délirantes de Fin Shepard contre les tornades de requins, le tout était de savoir si ses créateurs arriveraient à innover avec de nouvelles idées toujours plus folles, tout en gardant la même énergie...

Bon, il faut avouer que cela commence plutôt bien! Après une petite introduction parodiant l’agent 007, "Sharknado 3: Oh Hell No!" débute à fond les manettes et avec qui plus est un scénario complètement con comme on les aime, où notre héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Domino", "Tyrannosaurus Azteca", "Graine de championne"), l'ex-Steve Sanders de la série pour ados "Beverly Hills", semble vouloir prévenir de toutes urgences la Maison Blanche de la menace imminente d'un nouveau sharknado arrivant tout droit sur Washington et où au final, il reçoit une médaille remis par le Président en personne et semble du coup complètement faire abstraction qu'il y a une nouvelle catastrophe se prépare! Vraiment excellent!

Bien entendu, les choses ne vont pas tarder à se gâter et là, cela va rapidement tourner au grand n'importe quoi! Le réalisateur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") n'hésitant pas à détruire la Maison Blanche, le Capitole et le Washington Monument! Oui, tant qu'à faire, autant ne pas faire les choses à moitié! Débute alors le générique comme dans les précédents épisodes la chanson "The ballad of Sharknado", une chanson très influencée par les Ramones, interprétée par le groupe Quint, dont le chanteur n'est autre que Ferrante en personne.

Retour ensuite au calme, mais pour combien de temps me direz-vous? Eh bien, pas pour trop longtemps comme vous pouvez le deviner! Je ne vais pas vous raconter tout le film (Cela serait dommage quand même! N’est-ce pas ?), mais sachez que le scénario tient ses promesses et n’est là que pour aligner des situations complètement folles et débiles et faire béqueter un maximum de stars en un minimum de temps!

Car ce troisième volet contient également un grand nombre de caméos (Un peu trop d’ailleurs!), mettant en scène de nombreuses célébrités essentiellement américaines provenant de tous milieux, mais que malheureusement l’on ne reconnaîtra pas forcément, du moins nous, pauvres petits français. Du coup, le film aligne de nombreuses scènes un peu trop courtes où la plupart de ces célébrités vont se faire dévorer par les vilains requins, en nous laissant quelque peu sur le côté.

Malgré tout, les créateurs de la série ne nous ont pas oublié en faisant tout de même intervenir dans le film le français Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Kaamelott", "Goal of the Dead", "Le secret d’Elise"), l’ancien Nous Ç Nous.

Parmi les vedettes, que l’on pourra s’amuser à essayer de reconnaître, on peut noter par exemple la présence de Lorenzo Lamas ("Grease", "Le Rebelle", "Dark waters", "Mega Shark vs. Giant Octopus") ou encore de Bo Derek ("Orca", "10", "Bolero"). Dans les rôles principaux, on retrouve bien évidemment Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner"), dans le rôle de la femme de Fin Shepard, qui est ici enceinte, mais qui a surtout pris un bon petit coup de vieux, mais aussi et surtout la très sexy Cassie Scerbo ("Music High", "Bering Sea Beast", "My Life as a Dead Girl"), dont on avait déjà pu admirer la plastique impeccable dans le premier épisode et qui revient ici en force (...et en formes!).

Plus surprenant, la présence dans des rôles secondaires les plus importants de deux stars du petit écran, David Hasselhoff ("Starcrash", "Shaka Zulu", "Kung Fury") d’une part, connu pour ses rôles dans les séries "K2000" et "Alerte à Malibu" et Frankie Muniz ("Agent Cody Banks", "Stay Alive", "Walk Hard : The Dewey Cox Story"), la star de la série "Malcom".

Même si on pourra être un peu déçu par le manque d’originalité de certaines scènes et par le manque de découpage à la tronçonneuse, ce qui est normalement la marque de fabrique de Flin, le film aligne quand même quelques scènes assez sympas, comme celle de Daytona, celle aux Studios Universal ou encore la dernière partie qui se déroule dans l’espace dans une navette de la NASA.

On retrouve autrement les mêmes recettes que dans les deux précédents films avec une mise en scène faisant souvent très téléfilm (En même temps, c’en est un!) et des effets spéciaux très bas de gamme (Cela reste un petit budget fait très rapidement et par les studios Asylum, il ne faut pas l’oublier!).

Semi-déception donc avec ce "Sharknado 3: Oh Hell No!", même si on s’amuse quand même encore bien! Croisons maintenant les doigts pour que le quatrième volet retrouve la folie et l’énergie des deux premiers films!

"Sharknado 3: Oh Hell No!" est sorti le 2 février 2016 chez Free Dolphin Entertainment en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous offre le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.77:1 16/9ème, avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Au niveau des bonus, on est cette fois assez gâté avec un making of (12’11"), un bêtisier (4’36"), une fin alternative (3’16"), un module sur les effets spéciaux (4’31"), un comparatif sur les effets spéciaux avant/après (2’07") et la bande annonce française du film (1’40").

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