22.03.16

07:45:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Saint-Amour
Réalisateurs : Benoît Delépine et Gustave Kervern
Année : 2016
Origine : France
Durée : 1h41

Avec : Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Céline Sallette, Ana Girardot, Chiara Mastroianni, Solène Rigot, Ovidie, Michel Houellebecq, Andréa Ferréol

Par Nicofeel

Les « grolandais » Benoît Delépine et Gustave Kervern sont de retour et comme on peut s'en douter, leur nouveau film est tout sauf conventionnel.
Saint-Amour se présente comme un road-movie totalement décalé, où un agriculteur un peu bourru, Jean, quitte le salon de l'agriculture et prend un taxi avec son fils Bruno pour effectuer la route des vins.
La situation père-fils est au départ assez difficile car ces deux personnes entretiennent des relations distendues, quand elles ne sont pas carrément conflictuelles.
Benoît Delépine et Gustave Kervern, amateurs de situations décalées, se sont bien amusés dans le monde fictif de Groland. Ici, à travers leurs yeux espiègles, il n'est pas question de monde imaginaire. Cela dit, le spectateur lambda s'embarque dans une aventure où le bizarre côtoie la félicité.
Mais il ne faut pas s'y tromper. Nos deux co-réalisateurs ne se sont pas contentés de remplir les décors de personnages atypiques et étonnants, juste pour amuser la galerie. Derrière le côté amusant de l'entreprise, il y a un véritable fond.
On pourrait même dire, sans aller trop loin, que Saint-Amour prend le pouls de la société. Et celle-ci ne va pas vraiment bien, si on se réfère à l'actualité de tous les jours.
Ainsi, le marasme économique est une des préoccupations de Saint-Amour. Nos deux agriculteurs sont sans le sou et se débrouillent tant bien que mal pour faire leur périple sur la route des vins. A cet égard, ils ne sont pas les seuls à avoir du mal à joindre les deux bouts. Il n'y a qu'à voir cette première nuit passée chez l'habitant, où un homme très étrange, quasi mutique, joué par un Michel Houellebecq hilarant dans son rôle, loue ses chambres et loge sa famille... dans un endroit très spécial ! La scène, véritablement marquante, est décalée et surréaliste à souhait. Cela étant, elle est symptomatique de cette France d'en-bas qui peine à s'en sortir.

La rencontre suivante met encore une fois l'économie au cœur de la problématique avec une jeune femme fortement inquiète par le niveau de la dette, alors qu'elle est sur le point de faire l'amour !
C'est justement l'amour avec ce titre de Saint-Amour (du nom de ce vin rouge présent dans le vignoble du Beaujolais mais aussi un clin d’œil aux relations amoureuses) qui appparaît comme la meilleure catharsis pour guérir les maux en tous genres. Nos personnages principaux sont eux-mêmes en manque d'amour.
Jean est seul depuis le décès de son épouse. Pourtant, il continue d'envoyer des messages sur son répondeur pour entendre la voix de sa femme et se sentir moins seul. Ce qui donne lieu à cette extraordinaire réplique, typique du cinéma de Delépine et Kervern : « Elle était pas morte ta femme ? - Si mais elle est toujours joignable. »
Quant à Bruno, le fils de Jean, il ne trouve pas l'âme sœur. Il faut dire que son état souvent éméché ne l'aide pas particulièrement. De son côté, leur chauffeur de taxi s'invente une vie de famille et un personnage de tombeur des filles alors qu'il est désespérément puceau.
Les rencontres incongrues qui émaillent leur road-trip, sont l'occasion de mettre fin à leur solitude et leurs frustrations sexuelles. Et nos protagonistes vont trouver un équilibre certain au niveau de leur vie, en plus de l'amour. Sans vouloir dévoiler ces scènes qui ne manquent pas de piquant, on signalera tout de même une apparition très amusante de l'actrice pornographique Ovidie ou encore une une jeune femme qui accepte d'offrir le gite en échange d'un service dont elle a besoin... Ces scènes, fortement décalées, font surtout rire. Il n'y a rien de salace ou de dégoûtant. Le sexe est la solution à tout.
Mais le film ne se limite pas à cette réflexion un peu facile. Il décrit assez bien le rapprochement entre un père et son fils, via ce road-trip où le goût du vin se conjugue avec celui de l'amour.
Les acteurs du film sont d'un naturel déconcertant. On a l'impression qu'il s'agit de rôles de composition. Et pour cause. Gérard Depardieu n'a jamais caché son amour du bon vin, et il apparaît crédible en homme de la campagne. Quant à Benoît Poelvoorde, il a souvent déclaré être dans la vie courante quelqu'un de dépressif, incapable de vouloir donner la vie dans ce monde (presque) insupportable.
Heureusement, les hurluberlues de Groland sont là pour nous rappeler, au détour d'un film très drôle, que la vie vaut d'être vécue.

Permalink 858 mots par nicofeel Email , 132 vues • Réagir

13.03.16

13:49:39, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Entre fous rires et crises de larmes Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres...

Mon avis :

Non, non!!! Je vous vois venir! "Daddy Cool" n'est absolument pas un biopic consacré au groupe Boney M., ni même d'ailleurs un film s'inspirant de ma propre personne, même si mes enfants doivent certainement se dire que je le suis... cool! Un peu trop d'ailleurs, soit dit en passant! Non, ce "Daddy Cool" est toutefois bien une histoire vraie, celle vécue par la réalisatrice dont le père souffrait de troubles bipolaires, ce qui n'est absolument pas mon cas même si je suis légèrement barge à ce qu’il paraît...

Pour écrire et réaliser son premier film, la scénariste Maya Forbes ("The Larry Sanders Show", "Monstres contre Aliens", "Journal d'un Dégonflé : ça fait suer!") s'est donc inspiré de sa propre enfance, celle passée en compagnie de sa sœur auprès d'un père maniaco-dépressif et avec une mère le plus souvent absente, car celle-ci a voulu changer de vie pour pouvoir offrir le meilleur à ses enfants (Voilà qui est louable!). Pour incarner ses parents, la réalisatrice a choisi Mark Ruffalo ("Collatéral", "Zodiac", "Shutter Island", "Avengers", "Insaisissables", "Foxcatcher") et la sublime Zoe Saldana ("Le terminal", "Avatar", "Colombiana", "Blood Ties", "Les gardiens de la galaxie").

Un joli casting pour des personnages auxquels on va immédiatement s'attacher! Il faut dire que Maya Forbes a vraiment tenu à rendre son film à la fois drôle, touchant et respectueux de cette maladie mentale qui reste tout de même assez tabou et peu reconnu, même de nos jours. Le film fonctionne plutôt bien, en partie grâce au talent des deux comédiens, mais également grâce à celui des deux jeunes filles, qui jouent leurs filles et en particulier Imogene Wolodarsky, qui s’avère être en fait la propre fille de la réalisatrice.

La jeune actrice en herbe joue ici avec une justesse étonnante le rôle de sa mère à son âge, alors qu'en revanche l'autre fille de la réalisatrice, Clementine, n'a malheureusement pas pu incarner le rôle de sa tante, car elle était trop âgée. La cinéaste en herbe signe ici un long-métrage jamais larmoyant et ne versant qu’à de rares occasions dans le côté dramatique, ce qui est vraiment une bonne chose.

Mark Ruffalo est assez irrésistible dans le rôle de ce père déjanté et on en vient à lui souhaiter le meilleur et notamment qu’il réussisse à reconquérir sa femme, même si on constate bien à quel point cela peut être compliqué de vivre avec un tel personnage. Visuellement le film fait très cinéma indépendant US, le style de films qu’on a l’habitude voir à Sundance par exemple, mais rien d’étonnant à ça, d’ailleurs le film y fût nominé en 2014!

Avec "Infinitely Polar Bear" (Oui, c'est le titre original!), Maya Forbes signe une première œuvre touchante, pleine de vie et plutôt réussie sur un sujet rarement exploité, même si on pense bien évidemment à quelques films comme "Mr. Jones" avec Richard Gere par exemple...

"Daddy Cool" est sorti en DVD le 17 novembre 2015 chez BAC Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français. Au niveau des bonus, cette édition nous offre des interviews de Maya Forbes (13'43"), Mark Ruffalo (10'08") et Zoe Saldana (13'29"), ainsi que les bandes-annonces du film et celles de "Hungry Hearts" et "White Bird".

Daddy Cool

Daddy Cool
Amazon à 26€
Fnac à 26€
Voir la fiche
Permalink 687 mots par flo001fg Email , 168 vues • Réagir

09.03.16

01:11:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin et April passent leurs vacances d’été en Floride. Pas de chance! Cet Etat, habituellement ensoleillé, est détrempé par la pluie. Mais il y a pire : un Sharknado s’annonce... C’est toute la côte Est, d’Orlando à Washington, qui cette fois-ci sert de garde-manger aux requins volants. Fin et April vont devoir, une fois de plus, sortir le grand jeu...

Mon avis :

Suite aux succès de "Sharknado" et "Sharknado 2", il était logique de voir débarquer un troisième volet des aventures sanglantes et complètement délirantes de Fin Shepard contre les tornades de requins, le tout était de savoir si ses créateurs arriveraient à innover avec de nouvelles idées toujours plus folles, tout en gardant la même énergie...

Bon, il faut avouer que cela commence plutôt bien! Après une petite introduction parodiant l’agent 007, "Sharknado 3: Oh Hell No!" débute à fond les manettes et avec qui plus est un scénario complètement con comme on les aime, où notre héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Domino", "Tyrannosaurus Azteca", "Graine de championne"), l'ex-Steve Sanders de la série pour ados "Beverly Hills", semble vouloir prévenir de toutes urgences la Maison Blanche de la menace imminente d'un nouveau sharknado arrivant tout droit sur Washington et où au final, il reçoit une médaille remis par le Président en personne et semble du coup complètement faire abstraction qu'il y a une nouvelle catastrophe se prépare! Vraiment excellent!

Bien entendu, les choses ne vont pas tarder à se gâter et là, cela va rapidement tourner au grand n'importe quoi! Le réalisateur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") n'hésitant pas à détruire la Maison Blanche, le Capitole et le Washington Monument! Oui, tant qu'à faire, autant ne pas faire les choses à moitié! Débute alors le générique comme dans les précédents épisodes la chanson "The ballad of Sharknado", une chanson très influencée par les Ramones, interprétée par le groupe Quint, dont le chanteur n'est autre que Ferrante en personne.

Retour ensuite au calme, mais pour combien de temps me direz-vous? Eh bien, pas pour trop longtemps comme vous pouvez le deviner! Je ne vais pas vous raconter tout le film (Cela serait dommage quand même! N’est-ce pas ?), mais sachez que le scénario tient ses promesses et n’est là que pour aligner des situations complètement folles et débiles et faire béqueter un maximum de stars en un minimum de temps!

Car ce troisième volet contient également un grand nombre de caméos (Un peu trop d’ailleurs!), mettant en scène de nombreuses célébrités essentiellement américaines provenant de tous milieux, mais que malheureusement l’on ne reconnaîtra pas forcément, du moins nous, pauvres petits français. Du coup, le film aligne de nombreuses scènes un peu trop courtes où la plupart de ces célébrités vont se faire dévorer par les vilains requins, en nous laissant quelque peu sur le côté.

Malgré tout, les créateurs de la série ne nous ont pas oublié en faisant tout de même intervenir dans le film le français Bruno Salomone ("Brice de Nice", "Hellphone", "Kaamelott", "Goal of the Dead", "Le secret d’Elise"), l’ancien Nous Ç Nous.

Parmi les vedettes, que l’on pourra s’amuser à essayer de reconnaître, on peut noter par exemple la présence de Lorenzo Lamas ("Grease", "Le Rebelle", "Dark waters", "Mega Shark vs. Giant Octopus") ou encore de Bo Derek ("Orca", "10", "Bolero"). Dans les rôles principaux, on retrouve bien évidemment Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner"), dans le rôle de la femme de Fin Shepard, qui est ici enceinte, mais qui a surtout pris un bon petit coup de vieux, mais aussi et surtout la très sexy Cassie Scerbo ("Music High", "Bering Sea Beast", "My Life as a Dead Girl"), dont on avait déjà pu admirer la plastique impeccable dans le premier épisode et qui revient ici en force (...et en formes!).

Plus surprenant, la présence dans des rôles secondaires les plus importants de deux stars du petit écran, David Hasselhoff ("Starcrash", "Shaka Zulu", "Kung Fury") d’une part, connu pour ses rôles dans les séries "K2000" et "Alerte à Malibu" et Frankie Muniz ("Agent Cody Banks", "Stay Alive", "Walk Hard : The Dewey Cox Story"), la star de la série "Malcom".

Même si on pourra être un peu déçu par le manque d’originalité de certaines scènes et par le manque de découpage à la tronçonneuse, ce qui est normalement la marque de fabrique de Flin, le film aligne quand même quelques scènes assez sympas, comme celle de Daytona, celle aux Studios Universal ou encore la dernière partie qui se déroule dans l’espace dans une navette de la NASA.

On retrouve autrement les mêmes recettes que dans les deux précédents films avec une mise en scène faisant souvent très téléfilm (En même temps, c’en est un!) et des effets spéciaux très bas de gamme (Cela reste un petit budget fait très rapidement et par les studios Asylum, il ne faut pas l’oublier!).

Semi-déception donc avec ce "Sharknado 3: Oh Hell No!", même si on s’amuse quand même encore bien! Croisons maintenant les doigts pour que le quatrième volet retrouve la folie et l’énergie des deux premiers films!

"Sharknado 3: Oh Hell No!" est sorti le 2 février 2016 chez Free Dolphin Entertainment en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous offre le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que le Blu-ray est lui au format 1.77:1 16/9ème, avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et des sous-titres français. Au niveau des bonus, on est cette fois assez gâté avec un making of (12’11"), un bêtisier (4’36"), une fin alternative (3’16"), un module sur les effets spéciaux (4’31"), un comparatif sur les effets spéciaux avant/après (2’07") et la bande annonce française du film (1’40").

Sharknado 3

Sharknado 3
Amazon à 17.99€
Fnac à 17.99€
Voir la fiche
Sharknado 3 (Blu-ray)

Sharknado 3 (Blu-ray)
Amazon à 17.89€
Fnac à 17.89€
Voir la fiche

Permalink 1079 mots par flo001fg Email , 688 vues • Réagir

08.03.16

09:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Spectre

Réalisateur : Sam Mendes

Année : 2015

Origine : Royaume-Uni

Durée : 2h30

Avec : Daniel Craig, Léa Seydoux, Christoph Waltz, Monica Bellucci, Ralph Fiennes, etc.

Par Nicofeel

Réalisateur du James Bond précédent, à savoir l’excellent Skyfall, le réalisateur britannique récidive avec Spectre. Le film débute avec une scène d’introduction tout à fait impressionnante. Et histoire de marquer les esprits, cette scène comprend d’abord un plan séquence de 4 minutes où l’on commence où l’on suit James Bond, incarné par Daniel Craig. Cette scène est particulièrement évocatrice du reste du film, puisqu’elle se déroule à Mexico, durant la fête des morts. Évidemment, les différents masques et autres représentations mortifères lors de cette fête des morts évoquent le spectre (Service pour l’espionnage, le contre-espionnage, le terrorisme, la rétorsion et l’extorsion).

On retrouve en effet dans ce film cette organisation secrète, implantée au niveau mondial, qui compte semer le chaos, pour exercer son influence. Le spectre nous ramène aux origines des James Bond, de la période Sean Connery (Dr No, Opération tonnerre) et George Lazenby (Au service secret de sa majesté). Depuis, on en avait plus entendu parler.

Le retour du spectre est symptomatique de ce James Bond, qui navigue sans cesse entre passé et modernité. Le passé, c’est finalement l’utilisation par le MI6 (le service de renseignements britannique) des agents secrets 00 pour mener à bien certaines missions délicates, en toute discrétion. Le présent, c’est un monde qui a évolué avec des méthodes différentes et surtout des nouvelles technologies au service de l’homme. Désormais, les gouvernants des États, et notamment le Royaume-Uni, souhaiteraient privilégier un système de surveillance à distance, avec par exemple des drones.

Tout l’enjeu de ce James Bond est de montrer que la machine ne peut pas toujours remplacer l’homme et qu’il est particulièrement dangereux de mutualiser des systèmes de sécurité, par le biais de l’informatique et de tous les nouveaux moyens de communication.

En filigranes, Sam Mendes critique ouvertement les dérives actuelles de notre société, où le citoyen lambda est désormais surveillé dans tous ses faits et gestes. On n’est plus si loin du régime totalitaire décrit par George Orwell dans son roman 1984 avec le fameux slogan : « Big brother vous regarde ».

Pour sauver notre monde, rien de tel que les bonnes vieilles méthodes avec un agent 007 qui a certes pris un coup de vieux – et que l’on souhaite mettre à la retraite – mais qui peut encore largement rendre service. Histoire de rappeler que tout n’est pas à jeter au niveau du passé, le réalisateur Sam Mendes s’amuse à disséminer de nombreuses scènes dans ce film qui évoquent les grandes heures de Sean Connery ayant revêtu le costume de 007. Sans être exhaustif, on notera la présence d’un méchant charismatique, évoquant forcément le n° 1 du Spectre d’antan, le fameux Blofeld. On a droit également à une scène d’action très énergique dans un train ou encore une invitation dans l’antre du méchant, qui n’est pas sans rappeler celle du Dr No dans le tout premier James Bond.

La musique se met également au diapason du film. Exit les musiques électroniques dans le style de Meurs un autre jour. On revient aux fondamentaux avec une musique purement bondienne. La chanson Writing’s on the wall de Sam Smith s’inscrit dans la continuité du Skyfall d’Adèle.

Cela étant, Spectre n’est pas une réussite totale, même s’il cherche à s’appuyer sur des recettes qui ont fait leur preuve dans le passé. Le scénario n’est pas forcément très inventif et le film s’étire un peu trop en longueurs. S’il y a bien quelques scènes d’action remarquables, on a tout de même la sensation que 2h30 apparaît comme une durée excessive. Le film manque de rythme.

Mais surtout c’est au niveau de la distribution où cela pêche le plus. Daniel Craig est impeccable, même si physiquement on a l’impression qu’il commence à prendre un coup de vieux. Le renouvellement de James Bond, évoqué dans le film par la mise à la retraite des 00, est à reconsidérer à moyen terme. Ce sont surtout les personnages féminins qui brillent par leur absence de profondeur : Monica Bellucci est créditée d’une scène, au demeurant sans grand intérêt. Quant à Léa Seydoux, elle est transparente d’un bout à l’autre du film. A sa décharge, il faut bien admettre que son rôle n’a aucun intérêt, et que l’on a bien du mal à croire à son histoire d’amour avec James Bond, la différence d’âge n’aidant pas.

Au final, en dépit des quelques défauts évoqués précédemment, Spectre n’en demeure pas moins un spectacle plaisant à regarder, aussi bien pour les bondophiles que les autres. On attend le prochain opus, pour connaître l’orientation que prendre le nouveau James Bond : rupture ou continuité de la saga ? Affaire à suivre.

Permalink 893 mots par nicofeel Email , 122 vues • Réagir

28.02.16

00:40:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Hebergeur d'image

Synopsis :

Mark Lester découvre qu’il est gravement malade et qu’il doit subir une opération chirurgicale qui le privera de toute sa virilité. Il décide alors de s’envoler pour les Caraïbes et de profiter de ses derniers moments de volupté...

Hebergeur d'image

Mon avis :

Après avoir édité au début de l'été 2014, deux petits classiques du film d'horreur signés Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Anthropophagous", "Porno Holocaust", "Horrible", "Caligula: la véritable histoire"), l'éditeur Bach Films revient avec deux autres titres du réalisateur italien ; deux films de sa période « érotico-exotique », que l'on n'espérait vraiment pas voir débarquer un jour en France...

Hebergeur d'image

Réalisé en 1978 mais sorti qu'en 1980, "Sesso Nero" est considéré comme le premier film pornographique hardcore italien. Oui, soyons clair, les scènes de sexe de ce film sont très explicites et bien entendu non simulées! Pourtant, s'il s'agit bien d'un film érotique comportant des scènes à caractère pornographique, il s'agit tout de même d'une véritable œuvre cinématographique, film d'ailleurs tourné en 35 mm en République Dominicaine et avec un vrai scénario.

Hebergeur d'image

Un scénario signé Luigi Montefiori, alias George Eastman ("Django, le taciturne", "L'appel de la forêt", "Baba Yaga", "Anthropophagous", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), qui est également acteur dans le film, mais je vous rassure tout de suite, il ne nous sortira à aucun moment son service trois pièces! L'histoire est plutôt dramatique puisqu'il est question d'un homme condamné s'il ne se fait pas opérer d'ici deux semaines...

Hebergeur d'image

Seulement voilà, l'opération en question n'est pas anodine puisque le malheureux va devoir se faire castrer, ce qui pour un queutard comme notre héros, que dis-je, une bite ambulante plus exactement, est forcément un drame (Pour quel homme normalement constitué cela ne le serait pas d'ailleurs ?).

Hebergeur d'image

Ce dernier, dénommé Mark Lester (Non, pas de rapport avec le réalisateur de "Class 1984"!), est interprété par Mark Shannon ("La nuit fantastique des morts-vivants", "Porno Holocaust"), acteur italien ayant essentiellement œuvré dans le porno et tout particulièrement pour D'Amato.

Hebergeur d'image

Physiquement, le bonhomme est une sorte de Tom Selleck période "Magnum", autant vous dire qu'on a forcément un peu de mal à le prendre au sérieux et à imaginer que toutes les femmes lui sautent au braquemart directement! Mais bon, la femme restant un grand mystère pour l'homme et donc pour moi, alors pourquoi pas?

Hebergeur d'image

Parmi les demoiselles en question, on remarquera principalement Annj Goren ("Exotic Love", "Hard Sensation", "Porno Holocaust") et Lucia Ramirez ("Orgasmo Nero", "La nuit fantastique des morts-vivants", "Hard Sensation", "Porno Holocaust"), deux jeunes femmes somme toutes très communes, mais loin d'être vilaines et ayant au moins l'avantage de ne pas donner l'impression de sortir d'une autre planète, comme c’est le cas pour la plupart des actrices qu'on a l'habitude de voir et qui ont une plastique irréprochable!

Hebergeur d'image

En dehors de ses scènes érotiques, le film n'est pas inintéressant tout de même notamment car il mêle à la réalité un petit côté fantastique de par les apparitions de l’ex de Mark Lester que celui-ci est venu chercher et qui est sensée être portée disparue depuis de nombreuses années...

Hebergeur d'image

Même si les scènes X n'ont vraiment rien d’exceptionnelles, "Sesso Nero" demeure assez plaisant à regarder et marquera durablement les esprits pour sa dernière scène ô combien traumatisante! Vous voilà prévenus!

Hebergeur d'image
Hebergeur d'image

"Sesso Nero" sort officiellement dans le commerce le 24 mars 2016 chez Bach Films, mais le DVD est déjà disponible sur le site de l’éditeur, dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio italienne mono et des sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a quand même le droit aux bandes-annonces allemandes du film et de "Orgasmo Nero".

Hebergeur d'image
Sesso Nero

Sesso Nero
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 665 mots par flo001fg Email , 266 vues • Réagir

19.02.16

14:49:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après avoir retrouvé sur une plage le cadavre d’une jeune femme brûlée, la police de Sydney a un suspect mais Thompson, un inspecteur à la retraite, décide de continuer l’enquête. En parallèle, une jeune femme, Glenda essaie de vivre son amour avec Antonio malgré le fait qu’elle continue à voir d’autres hommes que lui. Ces deux histoires vont se croiser dramatiquement.

Mon avis :

Certains se plaignent que trop de giallis sortent actuellement, moi, ce n’est certainement pas mon cas! Au contraire, je me réjouis de cette période bénite! Surtout lorsqu’il s’agit d’œuvres de qualité et qui plus est inédits chez nous, ce qui est le cas "L'affaire de la fille au pyjama jaune"...

Tourné en 1977, "L'affaire de la fille au pyjama jaune" est un Giallo assez moderne signé Flavio Mogherini ("Pour aimer Ophélie", "Pygmalion 88", "Delitto passionale"), empruntant beaucoup plus au polar classique qu'au Giallo à proprement dit. Il faut dire qu'en 1977, l'âge d'or du Giallo est déjà passé...

Ainsi, il sera question ici d'une enquête sur un meurtre commis apparemment par un sadique, dont l'identité reste à trouver et il y aura pour notre plus grande joie une charmante actrice qui nous dévoilera son anatomie (Bon, en réalité il s’agit de celle d'une doublure!) dans le plus simple appareil, mais c'est à peu près tout ce qui rapprochera vraiment ce thriller du Giallo classique.

Si, il y a peut-être également quand même la bande originale signée Riz Ortolani ("Le dernier jour de la colère", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "Les diablesses") qui rappelle par moments certains gialli, d’ailleurs il est vrai que le compositeur en a écrit pas mal...

Le film s'inspire autrement d'une histoire vraie, un fait divers qui eût lieu en 1934 en Australie et qui inspira d'ailleurs plusieurs autres metteurs en scène et pas seulement Flavio Mogherini. Pour autant, on ne peut pas dire que l'enquête policière soit particulièrement palpitante. Mais pour brouiller les pistes à la manière d'un Giallo et permettre ainsi de tenir secret l’identité du tueur jusqu’à la fin, le cinéaste va suivre deux histoires parallèles dont on devine bien entendu qu'elles sont liées.

Il y a d'une part l'enquête policière menée notamment par un flic à la retraite venu prêter main forte à ses anciens collègues, interprété par Ray Milland ("Le crime était presque parfait", "L'enterré vivant", "L'horrible cas du docteur X", "Love Story", "Frogs", "La montagne ensorcelée") et d'autre part on suivra la vie dissolue de Glenda Blythe, jouée par la très jolie Dalila Di Lazzaro ("De la chair pour Frankenstein", "3 hommes à abattre", "Phenomena"), une femme mariée partageant son temps entre lui et ses deux amants.

Son mari, c'est Michele Placido ("La Mafia", "Lulu", "Trois frères", "Le Plaisir (et ses petits tracas)", "Arrivederci amore, ciao") qui l'interprète et il joue ici le seul italien du film. Pourtant et malgré le fait que l'action se déroule en Australie, on a souvent la sensation d'avoir affaire à des italiens et pas seulement à cause de la langue. On a ce sentiment surtout en raison de l'attitude assez excessive et typiquement italienne de certains personnages heureusement très secondaires.

Quant aux deux amants, ce sont Howard Ross ("Le grand défi", "L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") et Mel Ferrer ("Les chevaliers de la table ronde", "Guerre et paix", "Et mourir de plaisir", "L'Antéchrist", "Le crocodile de la mort") qui les interprètent.

Howard Ross y incarne un costaud d'origine germanique (Pour plus de crédibilité, il dut porter des lentilles bleues!) à l'opposé du latin assez frêle incarné par Michele Placido et Mel Ferrer la sécurité financière, là encore à l'opposé du personnage interprété par l'acteur italien.

Si finalement, il ne se passe pas grand-chose dans ce Giallo, le réalisateur arrive tout de même à capter l'attention, grâce notamment à quelques scènes surprenantes comme celle où le corps de la victime est exposée de façon malsaine au public telle une œuvre d'art, le tout sur une musique très giallesque.

Et puis, il y a la musique qui parfois surprend également avec en particulier deux titres interprétés par Amanda Lear (Oui, vous avez bien lu!), qui apporte une ambiance assez originale à ce thriller. Enfin, il y a aussi quelques personnages haut en couleurs, qui viennent apporter un peu de consistance au film, alors que celui-ci se terminera sans réellement nous surprendre...

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" vaut principalement pour quelques scènes surprenantes et pour la plastique de son héroïne, mais autrement le film risque quelque peu de décontenancer, voire de décevoir les amateurs de Gialli traditionnels.

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un entretien avec l'acteur Howard Ross (12'49"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "Journée noire pour un bélier", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

L'affaire de la fille au pyjama jaune

L'affaire de la fille au pyjama jaune
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 920 mots par flo001fg Email , 362 vues • Réagir

12.02.16

11:11:11, Catégories: Interview  

Par Flo200

Troisième interview de Julien Richard-Thomson sur DVDpasCher.net, la première datant de 2012, la deuxième de 2014, cela devient une véritable histoire d'amour entre nous! Julien a lancé récemment une nouvelle campagne de financement participatif qui se termine dans quelques jours, c'était donc l'occasion qu'il nous parle de ce nouveau projet et des autres à venir!


Bonjour Julien! Tu as lancé une campagne de crowdfunding pour un projet plutôt déjanté, une sorte de Best-of de tes tout premiers films?

Oui c'est à peu près ça, il s'agit d'un genre de « remix » mêlant des extraits de plusieurs de mes premiers films de jeunesse, qui étaient des parodies de « séries Z » : "Time Demon", "Jurassic Trash", "Roboflash Warrior"... Tous ces films ont été réalisés avec très peu de moyens, dans les années 90, je les distribuais dans les vidéoclubs. Certains ont été coproduits avec la revue Mad Movies et son fondateur Jean-Pierre Putters, on retrouve des collaborateurs du journal : Damien Granger, Didier Allouch, Christophe Lemaire... Je veux remonter des séquences de ces longs-métrages autour d'une nouvelle histoire avec une post-synchro délirante, à la manière du fameux pastiche "La classe américaine, le grand détournement" qui détournait des classiques américains.

Pourquoi ce projet « Back to the future » ?

Car cette année c'est le vingtième anniversaire de "Time Demon" qui a été tourné en 1996. Je me suis dit qu'il fallait célébrer cette date avec un projet à la fois hilarant, original et vintage. Et puis, beaucoup de gens m'ont réclamé une réédition de ces films tournés lors de ma période « parodies Bis » notamment ceux qui ne sont sortis qu'en cassettes VHS. Je ne souhaitais pas éditer ces films en DVD car je n'en suis pas totalement satisfait, du moins pour les plus anciens d'entre eux comme "Night Of Vampyrmania" par exemple, qui a été tourné dans des conditions « amateur » avec un petit caméscope et des acteurs débutants. Le résultat n'est pas vraiment montrable dans son intégralité (rires). Mais un nouveau montage humoristique me semble une manière amusante de leur rendre hommage et de satisfaire la curiosité des fans. Ce projet permettra de montrer certaines séquences inédites, il comportera également des bonus exclusifs...

Tu annonces des extraits de ton film inédit (et mythique) "La Nuit des ploucs vivants"...

Oui des séquences de ce film inédit seront aussi utilisées. J'avais tourné ce long-métrage au milieu des années 9O dans l'ouest de la France, il racontait une invasion de zombies dans le marais poitevin ! Il y avait des scènes assez drôles et quelques effets gore plutôt réjouissants. Si j'arrive à réunir assez de budget pour monter ce projet, ce sera une belle manière de remercier les équipes (comédiens et techniciens) qui ont participé à toutes ces œuvres.

Peux-tu nous parler de "Mon cinéma de a à z", le livre que tu as sorti l'année dernière?

Il a reçu de très bonnes critiques ce qui m'a fait plaisir tu t'en doutes. J'ai écrit ce bouquin pour faire une sorte de « point d'étape » dans ma carrière, livrer quelques anecdotes de mes tournages, et surtout pour mieux expliciter ma démarche de cinéaste qui n'est pas toujours comprise. C'est d'ailleurs logique puisque depuis 15 ans aucun de mes projets de longs-métrages (à part le thriller "Bloody Flowers", mais c'était un film très « low cost ») n'a pu se tourner. Les gens ne connaissent donc pas mes intentions cinématographiques. J'ai écrit des dizaines de scénarios, plutôt dans le genre fantastique ou anticipation mais dans une veine très personnelle, parfois assez sombres ou au contraire teintés d'ironie, qui n'ont pas séduit les télévisions et les institutions. Le cinéma français est très conservateur et rejette le « cinéma de l'imaginaire ». Dans le livre je donne ma conception du genre fantastique et je parle de tous mes projets, y compris les nombreux que j'ai dû abandonner.



Un mot sur tes autres projets, pour conclure?

Je développe pas mal de projets, en effet. Un long-métrage cinéma, qui n'est autre qu'une adaptation d'une célèbre bande dessinée belge. Et des projets de formats courts, des séries digitales notamment, dans différents styles. Psycho Girls est une série de web-cinéma (un concept auquel je tiens) un peu tarantinesque. Il y a aussi deux séries qui traitent de politique chacune à sa manière, l'une sous forme de thriller ("Le Dircab"), l'autre de comédie ("La Septième République"). Enfin j'ai déposé un projet de documentaire à plusieurs chaînes de télévision et j'attends leurs réponses... Tout est sur mon site!

Un projet de financement participatif à soutenir donc! N'hésitez pas également à suivre l'actualité de Jaguarundi Films sur sa page Facebook afin de ne rien louper! Et si vous avez envie de vous faire une idée sur les films du réalisateur et sur ses productions, voici les titres de sa filmographie disponibles en DVD que vous pouvez trouver aussi sur la boutique de Jaguarundi Films :

Coffret Richard J. Thomson : Jurassic Trash + Time Demon + Time Demon II

Coffret Richard J. Thomson : Jurassic Trash + Time Demon + Time Demon II
Fnac à 33€
Voir la fiche
Votez Cindy ! : Elections présidentielles 2012

Votez Cindy ! : Elections présidentielles 2012
Fnac à 17€
Voir la fiche
Jurassic trash

Jurassic trash
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche

Eject

Eject
Amazon à 13€
Fnac à 13€
Voir la fiche
Zombie club Spécial cocktail

Zombie club Spécial cocktail
Amazon à 11€
Fnac à 11€
Voir la fiche

Permalink 881 mots par flo001fg Email , 296 vues • Réagir

11.02.16

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Témoins d’une violente agression, Walter et son amie Julia en parlent à Andrea Bild, journaliste spécialiste en affaires criminelles. Celui-ci décide de mener son enquête, malgré l’opposition de la police. Bientôt, c’est sur lui que se portent les soupçons d’une série de crimes dont il devra retrouver le meurtrier pour s’innocenter...

Mon avis :

C'est avec une légère appréhension, je dois l’avouer, que j'ai glissé dans mon lecteur DVD cette galette de "Journée noire pour un bélier", l'un des deux nouveaux gialli édité par Le Chat qui Fume. Eh oui, figurez-vous que je suis bélier et quelque peu superstitieux qui plus est... Ça arrive, non?

"Journée noire pour un bélier" est un giallo on ne peut plus classique, datant de 1971 (Mon année de naissance!!! Ça commence à être bien flippant cette histoire!), réalisé par Luigi Bazzoni ("La donna del lago", "L'homme, l'orgueil et la vengeance", "Le orme") d'après le roman "The Fifth Cord" de David McDonald Devine.

Le film respecte à la lettre tous les codes du genre, à savoir une enquête concernant des meurtres commis par un mystérieux assassin aux gants en cuir noir (Plus classique, tu meurs!), des jolies filles (Mais pas que...) et bien entendu une petite dose d'érotisme (Il ne faut pas déconner non plus!)...

Comme dans la plupart des gialli, la musique est hyper importante et ici on est servi par le maître en personne, j'ai nommé Ennio Morricone ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le clan des Siciliens"), à qui on doit les musiques de quelques classiques du genre comme "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Le venin de la peur", "La tarentule au ventre noir", "4 mouches de velours gris" ou encore "Folie meurtrière" ou "Qui l'a vue mourir?". Rien que ça! "Journée noire pour un bélier" n'est certes pas sa compo la plus mémorable, mais son apport au niveau de l'ambiance du film reste toutefois indéniable. Un atout de taille donc pour le film, mais pas le seul!

On remarquera également le superbe travail fait sur la photographie par le chef opérateur Vittorio Storaro ("L'oiseau au plumage de cristal", "Le conformiste", "Le dernier Tango à Paris", "Apocalypse Now", "Ladyhawke", "Le dernier empereur", "Un thé au Sahara"), servant à merveille une mise en scène inventive proposant des plans assez incroyables.

Et puis bien évidemment il y a Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "El mercenario", "Confession d'un commissaire de police au procureur de la République", "Keoma"), l'un des acteurs les plus connus du western Spaghetti de l'époque, qui est ici la vedette du film! L’acteur joue ici un rôle à contre-emploi, à savoir celui d'Andrea Bild, un journaliste alcoolique.

Mal rasé et bien loin d’avoir le sex-appeal qu’on a l’habitude de lui reconnaître normalement, le beau gosse aux yeux bleus n’en fera pas moins tomber quand même sous son charme, deux très jolies filles, la très classe et très belle Silvia Monti ("Le cerveau", "Le venin de la peur", "Le corsaire noir"), d'une part dans le rôle de sa femme et la charmante Pamela Tiffin ("La foire aux illusions", "Sur la piste de la grande caravane", "Aujourd'hui, demain et après-demain", "Détective privé") dans le rôle de sa maîtresse.

Parmi les jolies filles, impossible de ne pas parler également d’Agostina Belli ("La nuit des diables", "Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", "Holocauste 2000"), qui nous gratifie en plus d’une très belle scène érotique.

Moins jolie (Il faut l'admettre!), mais bien connue des amateurs de Giallo, Rossella Falk ("8½", "La tarentule au ventre noir", "Le tueur à l'orchidée", "L'assassino... è al telefono", "I giorni del commissario Ambrosio", "Le sang des innocents"), sera aussi de la partie!

Un bien beau casting féminin donc, mais pas seulement, puisque les amateurs de cinéma Bis (...notamment!) remarqueront également la présence de Edmund Purdom ("Emilie, l'enfant des ténèbres", "Horrible", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") ou encore de Wolfgang Preiss ("Le Moulin des supplices", "Le jour le plus long", "La Nuit des vampires", "Le Train", "Un papillon aux ailes ensanglantées", "Un pont trop loin"), bien connu pour avoir incarné à plusieurs reprises le rôle du Dr. Mabuse. Et puis, il y a surtout cette fin absolument géniale et complètement folle, qui fait de ce Giallo, un film assez mémorable, du moins qu’on n’oublie pas!

Bon, au final, j’ai fort heureusement survécu à la vision de ce très bon Giallo (Qu’est-ce que je peux raconter comme conneries quand même!) et je ne peux que vous le recommander si vous êtes tout comme moi amateur du genre ou de thrillers en général...

"Journée noire pour un bélier" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un documentaire intitulé "D’ombres et de lumières" comprenant des interventions du directeur de la photographie Vittorio Storaro et de Franco Nero (28'18"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "L'affaire de la fille au pyjama jaune", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

Journée noire pour un bélier

Journée noire pour un bélier
Fnac à 20€
Voir la fiche
Permalink 946 mots par flo001fg Email , 299 vues • Réagir

<< Page Précédente :: Page suivante >>

Mai 2016
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Alexis Email
  • Visiteurs: 20

powered by
b2evolution