16.05.15

05:44:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lou Garou est un flic alcoolique qui a pris pour habitude de se réveiller dans les endroits les plus improbables avec une sérieuse gueule de bois. Rien de très surprenant en fait, jusqu’au jour où les scènes de crimes sur lesquelles il est appelé à enquêter commencent à lui sembler bien familières. Il réalise en outre que sa vue, son ouïe et son flair, ou plus exactement son odorat, sont tout à coup décuplés. Ayant compris qu’il est atteint de lycanthropie galopante, Lou Garou va tenter de devenir un homme meilleur le jour alors qu’il est un animal la nuit.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au départ avec un tel titre, "WolfCop" n'est ni une série Z, ni même une grosse comédie horrifique complètement loufoque, mais plutôt une semi-comédie horrifique à mi chemin entre un "Flic ou zombie" et un "Teen Wolf"...

Bien entendu, à aucun moment, Lowell Dean ("I Heart Regina", "13 Eerie"), réalisateur et scénariste de ce "WolfCop" ne se prendra réellement au sérieux, nous offrant une petite série B à la fois bien fun et généreusement gore. Le réalisateur a poussé le vice jusqu'à appeler son héros, Lou Garou! Le sergent Lou Garou!

Avec un nom pareil, son destin était forcément tout tracé! Et c’est donc tout naturellement que ce flic looser et alcoolique, interprété par Leo Fafard ("I Heart Regina"), un acteur ayant une certaine ressemblance physique avec C. Thomas Howell, va rapidement devenir un loup-garou suite à un rituel satanique dont il va être victime.

C'est un peu con tout de même pour un homme des forces de l'ordre! Car bien entendu, il va se mettre à massacrer les personnes autour de lui durant les périodes de pleine lune... Heureusement dans son malheur, les personnes en question seront tout de même des voyous, alors la morale sera sauve! Ouf!

Et puis évidemment, comme notre héros n’a pas les idées très claires (Vu qu’il boit... Vous me suivez?), il va naturellement batifoler avec la « salope » de service (Mais qui n’aurait pas craqué? Il faut dire qu’elle a une petite ressemblance avec la scream queen Debbie Rochon, ce qui bien entendu ne laissera aucun amateur de films d’horreur insensibles...), jouée par la très jolie Sarah Lind ("Innocence à vendre", "Severed", "True Justice"), alors qu'il a une charmante collègue qui n'attend pourtant que ça!

Cette collègue, qui abat le boulot pour deux (Il faut qu'il faut bien que la boutique tourne!), cela sera Tina, interprétée par Amy Matysio ("Dolan's Cadillac", "Chained", "Alien War"), un petit bout de femme, plutôt rigolote et attachante. Parmi les acteurs, on remarquera autrement surtout Jonathan Cherry ("Destination finale 2", "House of the Dead", "Fight Games"), très amusant et au look tout droit sorti du clip "Sabotage" des Beastie Boys (Oui, je sais! Ce sont les moustaches!).

Mais bon si le casting sera plutôt mal, ce ne sera évidemment pas l'atout majeur du film... Le film vaut en effet surtout pour ses effets spéciaux à l'ancienne, le réalisateur ne reculant d’ailleurs devant rien, puisqu’il nous offrira certainement la première et unique transformation à ce jour au cinéma d'un loup-garou débutant par une vision de son pénis!!! Oui, oui, vous avez bien lu! Graphiquement les transformations seront réussies, tout comme le look de ce loup-garou.

En revanche, le film, en lui-même, fera parfois très DTV, probablement en raison des moyens assez limités dont le réalisateur a bénéficié (Celui-ci a en effet seulement coûté aux alentours d’un million de dollars canadiens, dont une partie financée via le crowdfunding).

On pourra également déplorer un certain manque de lisibilité au niveau des scènes d'action, mais vu en tout cas, les qualités évidentes de ce long-métrage, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un second volet soit déjà en route et prévu pour être tourné en 2016...

Souhaitons que cette fois le réalisateur dispose d'un peu plus de moyens afin de pouvoir nous offrir un spectacle visuellement plus abouti! Pensez par contre à la fin du film à aller jusqu'au bout du générique, une courte scène vous y attend!

Ce "WolfCop" s'avère donc être une petite comédie horrifique fort sympathique, avec un petit côté eighties qui devrait en ravir plus d'un...

"WolfCop" sort en DVD et Blu-ray le 2 juin 2015 chez Factoris Films, accompagnés dans les deux cas de la copie digitale en illimitée. L'édition DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1, alors que l'édition Blu-ray sera quant à elle au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et comprendra des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 7.1. Côté bonus, on sera exceptionnellement gâté par l'éditeur avec un commentaire audio du réalisateur/scénariste du film Lowell Dean et d'Emersen Ziffle chargé des effets spéciaux, un making of très complet (43'57"), une featurette à la présentation très amusante (11'19"), la bande démo originale du film ayant servie pour les démarchages (2'13"), une galerie de photos comprenant des photos d'une séance photos en studio pour la promotion du film (7'24"), un bêtisier assez amusant comprenant des scènes ratées ou supprimées (3'02") et le clip vidéo "Henry" du groupe Rah Rah originaire de la région de Regina, là où fût tourné le film... Malheureusement tout cela sera une nouvelle fois réservé aux anglophones!

Wolfcop (DVD + Copie digitale)

Wolfcop (DVD + Copie digitale)
Amazon à 14.99€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
Wolfcop (Blu-ray + Copie digitale)

Wolfcop (Blu-ray + Copie digitale)
Amazon à 19.99€
Fnac à 19.99€
Voir la fiche

Permalink 973 mots par flo001fg Email , 238 vues • Réagir

15.05.15

05:43:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Trois flics d’élite travaillent ensemble au Bureau des Narcotiques de Hong Kong. Chacun d’eux donnerait sa vie pour ses collègues. Ensemble, ils mènent une guerre sans merci aux cartels de la drogue. Ils sont envoyés en Thaïlande pour une mission extrême : capturer l’un des principaux parrains de la Mafia. La confrontation sera terrible, et les trois amis vont y perdre beaucoup.

Mon avis :

Impossible de ne pas penser à "Une balle dans la tête" en visionnant le dernier film de Benny Chan, "The white storm : Narcotic", tellement l'idée de départ semble en effet proche de celle du film de John Woo! A moins bien évidemment de ne pas connaître ce classique incontournable du cinéma asiatique...

En effet, même si l'intrigue se démarque assez nettement de celle de "Une balle dans la tête", la similitude semble évidente entre les deux films, car les deux films sont avant tout une histoire d'amitié entre trois hommes qui se connaissent depuis l'enfance et qui seront frappés par un drame qui touchera l’un d’entre eux...

A partir de là, Benny Chan ("Big Bullet", "Who Am I?", "Gen-X Cops", "Heroic Duo", "New Police Story", "Divergence", "Connected") signe un solide polar aux scènes d'action impressionnantes sur fond de trafic de stupéfiants. C'est lors d'une opération visant à faire tomber des trafiquants que l'on fait connaissance avec ces trois amis inséparables, devenus tous les trois flics. L'un dirige l'enquête, le deuxième le seconde, alors que le troisième est lui infiltré depuis des années.

Ne supportant plus d'être séparé de sa famille (Il faut dire que sa femme est enceinte et prête a accoucher!) et souhaitant réintégrer la police au plus vite, So Kin-chow, joué par Louis Koo ("La légende de Zu", "Election", "Triangle", "Flashpoint"),espère bien que cette mission va se terminer lors de cette opération, seulement pas de bol pour lui, les choses ne vont pas vraiment se passer comme il l’imaginait et Ma Ho-tin, interprété par Ching Wan Lau ("Black Mask", "Running Out of Time", "Mad detective"), son ami dirigeant l'enquête, va alors le convaincre de continuer, ce qui ne sera pas forcément l'idée du siècle...

Benny Chan signe là un film aux scènes d'action impressionnantes (Tout particulièrement la scène des hélicoptères et la scène finale!) et à la photographie hyper soignée, signée une nouvelle fois par Anthony Pun ("New Police Story", "Blast", "Inferno", "Little Big Master"), chef opérateur ayant déjà travaillé à plusieurs reprises avec le cinéaste hongkongais. Le réalisateur ne s'embarrassera malheureusement pas trop de la crédibilité, ce qui desservira quelque peu le film.

Dommage, car à côté de ça, les acteurs sont vraiment excellents, notamment Nick Cheung ("Breaking News", "Election", "Exilé", "The Crash") absolument génial dans le rôle de Cheung Tsz-wai. Le film demeure toutefois très plaisant à regarder grâce notamment à ses scènes d’action se démarquant pas mal de ce qu’on a l’habitude de voir et ne faisant jamais dans la violence trop excessive.

En revanche, le réalisateur n’évite pas certains clichés au niveau par exemple de la personnalité de certains de ses « méchants », comme c’est le cas notamment du jeune « loup » un peu barge aux cheveux blonds... Typiquement le genre de personnage qu’on commence à voir un peu trop souvent dans le cinéma made in Hong-Kong!

Malgré ses invraisemblances et ses clichés, "The white storm : Narcotic" demeure un polar musclé très efficace, notamment grâce à deux scènes particulièrement marquantes et une touchante histoire d'amitié comme on les aime...

"The white storm : Narcotic" est sorti le 2 avril 2015 chez Filmedia en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et cantonaise Dolby Digital 2.0 & 5.1, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p avec pistes audio française et cantonaise dts-HD Master Audio 5.1. On pourra en revanche déplorer l'absence de bonus...

The white storm : Narcotic

The white storm : Narcotic
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.99€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
The white storm : Narcotic (Blu-ray)

The white storm : Narcotic (Blu-ray)
PlusDeDVD à 18.39€
Amazon à 19.99€
Fnac à 19.99€
Voir la fiche

Permalink 708 mots par flo001fg Email , 118 vues • Réagir

13.05.15

06:43:11, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Clarisse accepte, pour satisfaire la perversité de son mari, de suivre quotidiennement des expériences sexuelles de toutes natures dont elle doit ensuite lui décrire les moindres détails.

Mon avis :

Deuxième film de la collection "Cinéma érotique français" de chez Bach Films (après "Belles d'un soir") à mettre en scène la star incontestée du cinéma pornographique français, la merveilleuse Brigitte Lahaie, "La maison des phantasmes" nous est ici proposé dans sa version soft, après avoir été édité depuis belle lurette chez Alpha France dans sa version hard...

Également connu sous les titres "Soumission", "Clarisse" ou encore "Je mouille pour vous" (Tout un programme!), "La maison des phantasmes" fût réalisé en 1979 par Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'ardoise", "L'affaire Dominici", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur", "Les filles du régiment", "Le denier du colt"), réalisateur de films classiques, qui comme de nombreux autres passa à la mise en scène de films pornographiques dans les années 70 durant la période que l'on nommera par la suite l'âge d'or du X français.

Au cours de cette période, nombre de films comme celui-ci virent le jour dans deux versions, l’une pornographique et l’autre érotique destinée en général à des pays moins permissifs que le notre. L'avantage d'avoir affaire à des cinéastes ayant eu une carrière plus classique auparavant, c'est que l'on avait le droit à des films avec un vrai scénario et qui étaient joliment filmés.

Alors que la plus part des films de cul commencent en déshabillant leurs actrices, celui-ci fera le contraire, en habillant sensuellement la sublime Brigitte Lahaie ("Parties fines", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Le couteau sous la gorge", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") pour notre plus grand plaisir... Une scène où l'on appréciera les formes toutes en courbes de la belle! Eh oui mesdames! Si on a tant fantasmé sur Brigitte Lahaie, c'est bien parce qu’elle avait une vraie poitrine (fabuleusement belle, il faut l’avouer!), avec de jolies hanches, pas comme ce que l'on voit le plus souvent de nos jours...

Toujours est-il qu'alors que Madame Clarisse s'habille, Monsieur Matthieu, joué par celui qu'on surnommait « Queue de béton » (Surnom qui lui fût attribué suite à un film du même nom!), Richard Allan ("Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard", "Le sexe qui parle 2", "Veuves en chaleur", "La femme-objet", "L'exécutrice"), l'un des mousquetaires du X hexagonale, joue pendant ce temps du piano dans le salon de leur splendide demeure aristocratique.

Matthieu, assez froid il faut l'avouer, lui confie alors une enveloppe et lui indique de se rendre dans la chambre d'un hôtel assez miteux où l'attend un certain Monsieur Morange, joué par Dominique Aveline ("Fièvres nocturnes", "Les petites écolières", "Les bas de soie noire"), l'une des figures les plus mythiques du cinéma porno de l'époque, faisant parti d'ailleurs des fameux mousquetaires. En parlant de Dominique Aveline justement, je me souviens l’avoir rencontré il y a environ une vingtaine d'années tout près de chez moi se faisant bronzer au soleil sur les bords de Marne, près du pont de Nogent portant juste un petit short en jean... L'acteur nous a quitté en mars 2009 des suites d'un cancer. Souvenir ému!

Enfin, bon, ce que notre pauvre Clarisse ne sait pas, c'est qu'elle va devoir lui obéir et satisfaire ses fantasmes! Pourquoi la livrer au loup comme ça me direz-vous? Eh bien parce que lors d'un accident de voiture où elle était au volant, il est devenu impuissant et qu’un psychiatre lui a dit qu'il pourrait peut-être retrouver l'usage de son organe grâce à un choc psychologique!

Il a donc élaboré un plan où sa femme sera soumise à ses moindres caprices, la faisant prendre par plusieurs hommes qui la « violeront » même sous ses yeux ou encore il l'humiliera devant leurs domestiques et convives, jusqu'à évidemment un final où il retrouvera enfin ses capacités!

A travers des scènes parfois étranges, à la limite de l'onirisme, le réalisateur signe un film curieux, parfois étrangement comique, comme lors de la scène finale où tous les protagonistes émus s'agenouillent devant le couple faisant enfin l'amour, mais souffrant tout de même de quelques longueurs en partie dues au fait que les scènes érotiques soient un peu trop sages, que cela soit dans cette version ou dans la version hard.

En revanche, le film sera tout de même assez déviant puisque notre châtelain donnera des cours de piano à une adolescente et qu'il n'hésitera pas à abuser d'elle, lui mettant par exemple la main dans la culotte en présence de sa mère tricotant tranquillement à côté...

Quant à l'air mélancolique au piano qui se répète continuellement, même s'il ne sera pas désagréable, il finira tout de même par devenir un peu lassant à la longue. Il est à noter que celui-ci sera signé par Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "La planète sauvage"), signant ici sous le pseudonyme de Paul Vernon une musique plutôt réussie notamment pour ce qui est de deux morceaux de rock progressif assez sympathiques.

Eh oui, il y a même le sosie d'Henri Guybet dans "Les Aventures de Rabbi Jacob"!

Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement la présence d'une véritable gueule incontournable du X de l'époque, Piotr Stanislas ("Nous étions un seul homme", "Adorable Lola", "Caligula et Messaline", "Vacances à Ibiza"), premier hardeur à avoir revendiqué sa bisexualité, connu pour réussir à se sucer lui-même la queue (Eh oui, cela laisse songeur!) et d'Élisabeth Buré ("Zob, zob, zob", "Le droit de cuissage", "Les bas de soie noire", "L'Initiation d'une femme mariée") dont le visage évoquera forcément des souvenirs aux amateurs de films pornos des années 70/80...

Malgré son côté un peu trop soft et son rythme assez langoureux, "La maison des phantasmes" est un film érotique pas inintéressant donnant des vrais rôles de composition à ses deux acteurs principaux, deux des plus grandes stars du X français des années 70.

"La maison des phantasmes" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un excellent entretien avec Christophe Bier qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

Il est à noter que la version hard du film est sortie en DVD chez Alpha France en double programme accompagnée du film "Couple cherche esclaves sexuels".

La maison des phantasmes

La maison des phantasmes
PlusDeDVD à 13.79€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 1164 mots par flo001fg Email , 217 vues • Réagir

12.05.15

06:40:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs...

Mon avis :

Sorti dans les salles tout juste une semaine après l'attentat qui toucha la rédaction du journal Charlie Hebdo, "Les souvenirs" a malgré tout remporté un franc succès, le public ayant probablement eu besoin d'ondes positives, alors qu'en cette période de troubles il était naturellement à craindre que le public déserte les salles obscures...

Pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur, ex-Robins des Bois adapte le roman "Les souvenirs" de David Foenkinos, à qui on doit déjà le film "La délicatesse" adapté de son propre roman. Jean-Paul Rouve ("Sans arme, ni haine, ni violence", "Quand je serai petit") nous offrent là une adaptation très libre, mais créée sous l'impulsion de son auteur, qui a réécrit l'histoire avec le comédien/cinéaste apportant à cette adaptation de nouveaux personnages et de nouvelles situations, ainsi qu'une structure narrative très différente.

"Les souvenirs" est vraiment un film délicieux, sensible, parfois touchant, souvent drôle, un film proche des gens, de la vie de tous les jours. Qui n'est pas concerné en effet de nos jours par la vieillesse, les problèmes de santé de nos parents ou grands-parents et par les choix difficiles que l’on doit prendre dans ces cas-là ? Et puis, le film est également le portrait très juste d’une jeunesse actuelle confrontée au chômage, vivant de petits boulots, souvent aux crochets des parents et la plus part du temps en colocation...

Et pour illustrer ce film intergénérationnel magnifiquement bien écrit, il fallait des acteurs d'exception. Cela va être notamment le cas, avec un Michel Blanc ("Les bronzés", "Marche à l'ombre", "Grosse fatigue") à l'interprétation toujours très juste dans le rôle d’un nouveau retraité qui n’arrive pas à comprendre le mal être de sa femme, interprétée par Chantal Lauby ("La cité de la peur", "Didier", "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?"), lassée de la routine qui s'est installée dans leur couple.

Cela sera également le cas avec une Annie Cordy ("Le passager de la pluie", "La rupture", "Le chat") absolument incroyable et profondément touchante dans le rôle de cette vieille dame que ses enfants vont placer dans une maison de retraite contre son gré. Quant au jeune Mathieu Spinosi ("Neuilly sa mère!", "Clem", "Les nuits d'été"), il campera le fils et petit-fils idéal, celui que tout le monde rêverait d'avoir, interprétant avec beaucoup de naturel ce jeune homme à la recherche de l’Amour! Un amour qu’il trouvera indirectement grâce à sa grand-mère et aux conseils d’un caissier de station-service.

Constamment le film oscillera entre émotion et humour, avec de nombreuses scènes très drôles apportées par d'excellents personnages secondaires comme la directrice de la maison de retraite, jouée par Audrey Lamy ("Scènes de ménages", "Tout ce qui brille", "La belle et la bête"), qui semble se croire dans un club de vacances, le peintre amateur au talent plus que douteux, interprété par Jacques Boudet ("L'important c'est d'aimer", "Une étrange affaire", "Père et Fils"), le caissier de la station-service donc, qui lui a réponse à tout, le patron d'hôtel, joué par le réalisateur en personne, qui engage le jeune Romain plus pour lui tenir compagnie que par réel besoin ou encore Karim, le colocataire, joué par William Lebghil ("Soda"), dragueur maladroit...

Avec beaucoup de simplicité et de tendresse, et même un brin de mélancolie, Jean-Paul Rouve arrive à nous faire aimer ses personnages même s'ils n'ont rien d'exceptionnels. Ce sont des monsieur et madame tout le monde et c'est justement parce qu'ils nous ressemblent tant qu'on les appréciera probablement autant...

"Les souvenirs" est un film qui donne du baume au cœur et qui nous fait tout simplement apprécier la vie en nous sortant de notre quotidien, sans pour autant réellement nous en faire sortir.

"Les souvenirs" sort le 20 mai 2015 en DVD, Blu-ray et VOD chez TF1 vidéo. L'édition DVD nous proposera le film au format respecté 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray, elle, proposera le film au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Au niveau des bonus, on aura le droit à un très intéressant entretien avec David Foenkinos et Jean-Paul Rouve par Christophe Carrière (35’), au clip de Julien Doré "Que reste-t-il de nos amours ?" et à 7 scènes coupées (8'30") très sympathiques et à des bandes annonces de films de l'éditeur avant le menu. Il est à noter enfin que ces deux éditions disposent de l'audiodescription, des sous-titres pour sourds et malentendants et de sous-titres anglais.

Les Souvenirs

Les Souvenirs
Amazon à 17.99€
Fnac à 17.99€
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche
Les souvenirs (Blu-ray)

Les souvenirs (Blu-ray)
Amazon à 17.99€
Fnac à 17.99€
PlusDeDVD à 18.39€
Voir la fiche

Permalink 917 mots par flo001fg Email , 124 vues • Réagir

11.05.15

06:52:55, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Afin de toucher l’héritage de son oncle, Monty, joueur et flambeur, doit vivre pendant 6 mois avec son cousin Ted, un fermier bougon et solitaire. Peu enclin à vivre l’aventure de l’ouest, mais poussé par l’impatience de ses créanciers, Monty part rejoindre la ferme de Ted. Alors que tout sépare les deux cousins, ils vont devoir apprendre à se connaître, et faire équipe pour affronter une bande de pillards.

Mon avis :

Artus Films continue de sortir régulièrement des titres venant faire grossir sa fabuleuse collection "Western européen"... Cette fois, avec "Mort ou vif... de préférence mort", c'est un film se démarquant très nettement des autres titres de la collection qui nous arrive, de par son approche résolument comique le rapprochant sensiblement des westerns de Terence Hill et Bud Spencer. Il s'agit d'ailleurs de l'un des tous premiers westerns dans ce genre après le "Ciel de plomb" de Giulio Petroni...

Réalisé par Duccio Tessari ("Les Titans", "Un pistolet pour Ringo", "Big guns - Les grands fusils", "L'Homme sans mémoire", "Zorro"), "Mort ou vif... de préférence mort", connu également sous le titre "La chevauchée vers l'ouest", nous permet de découvrir le grand Giuliano Gemma ("Le guépard", "Erik le Viking", "Arizona Colt", "Texas", "Ténèbres") dans un registre dans lequel on n'a pas forcément l'habitude de le voir, même s'il utilisera tout de même son physique et ses qualités athlétiques lors des nombreuses scènes d'action.

Il incarne ici le personnage de Monty Mulligan, un joueur criblé de dettes, qui doit pour toucher un héritage, vivre durant six mois avec son frère qu'il ne voit plus depuis des années... Pour jouer le rôle de Ted Mulligan, le réalisateur a étonnamment choisi à l'époque Nino Benvenuti ("Marc la gâchette"), un ancien champion de boxe très connu dont c'était ici le premier rôle au cinéma, mais dont la ressemblance physique et la complicité (Giuliano Gemma et Nino Benvenuti étaient déjà amis avant le film!) en feront le partenaire idéal pour ce rôle.

Le film se déroule à une période transitoire, peu exploitée au cinéma, puisque lors de nombreuses scènes les principaux protagonistes du film se déplaceront en automobile.

Deux personnages viendront compléter le duo, l'excellent Antonio Casas ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Tristana") d'une part et d'autre part, la splendide (A l’époque... Car quand on voit ce qu’elle est devenue à cause de la chirurgie esthétique, ça fait vraiment peur!) Sydne Rome ("Quoi?", "La Race des seigneurs", "The Killer Must Kill Again") interprétant une chieuse de première que les frères Mulligan vont enlever dans l'espoir d'obtenir une rançon, alors que le père sera quant à lui prêt à payer pour qu'ils la gardent!

Pas très gentil ce papa, d'autant plus que la jeune femme n'est pas si casse-pieds que ça! Du moins nous autres, pauvres hommes faibles que nous sommes, je suis certain qu'on arriverait très aisément à la supporter, même si on sait éperdument que ce genre de bonnes-femmes est source d'emmerdes!

Parmi le reste du casting, on remarquera autrement essentiellement la présence de Cris Huerta ("Navajo Joe", "Bandidos", "La cité des enfants perdus"), parfait dans le rôle du méchant. Grâce à une mise en scène efficace, un rythme soutenu, des gags la plus part du temps très amusants et une bonne dose d'action avec des bagarres comme on les aime et des cascades assez impressionnantes, Duccio Tessari nous livre un spectacle très divertissant et ne manquant pas de charme... Et puis comment résister à celui de Giuliano Gemma qui crève une fois de plus l’écran!?

Avec "Mort ou vif... de préférence mort", une fois de plus Artus Films ravira les amateurs de westerns spaghettis et ne leur fera assurément pas regretter leur achat! Ça... c’est quasi certain! Vivement le prochain titre!

"Mort ou vif... de préférence mort" est sorti officiellement dans le commerce en DVD chez Artus Films dans une édition nous proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 en versions italienne et française Dolby Digital 2.0, avec en guise bonus une passionnante présentation de Curd Ridel, pleine d'anecdotes inattendues, une galerie de photos et 6 bandes annonces de la collection dont celle du film. On pourra regretter en revanche l'absence de la « version originale » en anglais car le film avait, d’après ce que nous révèle les bonus, été tourné dans la langue de Shakespeare...

Mort ou vif... De préférence mort

Mort ou vif... De préférence mort
Amazon à 14.99€
Fnac à 14.99€
Voir la fiche
Permalink 792 mots par flo001fg Email , 163 vues • Réagir

10.05.15

06:39:37, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Quand l'opportunité se présente à eux, un pasteur et sa famille quittent leur domicile pour tenter leur chance à Stull, petite ville paisible du Kansas, afin de se construire une vie meilleure. Leur vie va basculer quand leurs deux filles adolescentes libèrent des forces démoniaques à la suite d'un rituel...

Mon avis :

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Slasher Films, dont c’est ici le premier film, n'est pas une boîte de productions spécialisées dans la production de slashers, mais bel et bien une boîte de productions de films d'horreur quand même, créée en fait par Slash, ancien guitariste mythique du groupe Guns N' Roses, connu également du grand public (Enfin, je pourrais dire du très grand public! Car Guns N' Roses touchait quand même déjà un public très large!) pour sa participation à plusieurs titres de Michael Jackson...

Sorti en France sous le titre "Les portes de l'enfer : La légende de Stull", "Nothing Left to Fear" est le tout premier long métrage d'Anthony Leonardi III, storyboarder ayant notamment travaillé récemment sur "Divergente 2: L'insurrection" ou encore pour le département artistique de la série "Game of Thrones". Le bonhomme signe là un long métrage assez inégal, mais loin d'être honteux!

Le film souffrira en effet de quelques petites longueurs et de quelques invraisemblances notamment dans les réactions de certains protagonistes, principalement dans sa dernière partie. En revanche, le film est graphiquement très réussi avec des scènes d'horreur assez régulières et n'arrivant pas pour une fois trop tardivement (Même si au départ elles feront leur apparition uniquement à travers des rêves!) et surtout évitant (Dieu soit loué!) les jump scares inutiles!

Alors certes, cette sombre histoire de portes des enfers se situant dans une petite ville de province où les habitants sont « soumis » à la Bête, ne brillera pas par son originalité et sera tout de même assez confuse au final, car je dois avouer que je n'ai pas trop saisi (Excusez-moi si je spoile un peu!) pourquoi ouvrir la porte si c'est pour la refermer quasi immédiatement...

L'intrigue s'inspire en tous cas d'une réelle légende voulant que le cimetière de Stull (Pas de bol! On ne le verra pas!) soit l'une des sept portes de l'enfer et que le Diable viendrait se recueillir deux à trois fois par an sur la tombe d'une sorcière qui aurait été son grand amour (Quel romantique celui-là!)... Légende que les scénaristes du film n’exploiteront pas réellement d’ailleurs!

Côté casting, on remarquera essentiellement la présence du Kurgan en la personne de Clancy Brown ("Bad Boys", "Highlander", "Extreme Prejudice", "Earth 2", "Starship Troopers") dans le rôle du Pasteur Kingsman, de la charmante Anne Heche ("Donnie Brasco", "Volcano", "Souviens-toi... l'été dernier", "6 jours, 7 nuits", "Psycho") dans celui de Wendy, la femme du nouveau Pasteur joué par James Tupper ("M. Popper et ses pingouins", "Revenge").

Quant à la jeune génération, Ethan Peck ("L'apprenti sorcier") dans le rôle de Noah, au physique étonnamment proche d'un Nicolas Bedos bodybuildé et Rebekah Brandes ("April Apocalypse") sortiront du lot, formant d'ailleurs un assez joli couple... Un casting de seconds couteaux donc plutôt pas mal!

Le film bénéficie autrement d'une photographie assez réussie (Même si par moments, cela fera tout de même assez téléfilm!) signée Martin Coppen ("Tom Petty: Going Home", "Metallica: The Videos 1989-2004") habituellement spécialisé dans les films documentaires, concerts et clips de groupes de Rock.

Quant à la musique, elle est l’œuvre de Nicholas O'Toole ("How to Be a Serial Killer", "After the Dark" et évidemment de Slash himself! Mais l’atout principal restera tout de même les effets spéciaux assez convaincants graphiquement où l’on sent la patte du réalisateur et faisant par moments leur petit effet...

Sans être une franche réussite, ni un chef d’œuvre du genre, "Nothing Left to Fear" s’avérera être une petite série B horrifique assez plaisante à regarder malgré ses faiblesses évidentes au niveau du scénario...

"Les portes de l'enfer : La légende de Stull" est sorti le 11 mars 2015 chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1.

Les portes de l'enfer

Les portes de l'enfer
Amazon à 14.99€
Fnac à 20€
Voir la fiche
Les portes de l'enfer : La légende de Stull (Blu-ray)

Les portes de l'enfer : La légende de Stull (Blu-ray)
Fnac à 26.28€
Voir la fiche

Permalink 770 mots par flo001fg Email , 144 vues • Réagir

09.05.15

07:17:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un jeune couple passe son voyage de noces chez des amis qui, eux, divorcent. Arrive Ange, ravissante petit démon de 18 ans, qui fait souffler un vent de lubricité diabolique sur ces deux couples qui s’aiment, se déchirent, et finalement s’échangent. Un voyage sans retour au bout des passions et du vice.

Mon avis :

En ce début d'année 2015, Bach Films ravissait les érotomanes que nous sommes (Eh oui, si vous lisez cette critique, c'est que vous en faîtes parti, non?), en lançant sa deuxième vague de sa collection consacrée au cinéma érotique français avec trois films, "La maison des phantasmes", "L'initiation de Rosalie" et "Échanges de partenaires"...

Réalisé en 1976 par Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Le sexe qui parle", "Belles d'un soir", "Les petites écolières", "La femme-objet", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge"), "Échanges de partenaires" débute par un simulacre de viol dans un ascenseur (d’une marie !), à l'ambiance assez convaincante, où un jeune couple, Martine et Bob, interprétés par Thierry de Brem ("À pleine bouche", "La grande baise", "Rentre c'est bon") et Dawn Cummings ("Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard", "À pleine bouche", "Délires porno"), s'amusait en fait à pimenter leurs relations par le jeu.

S'en suivra une scène très explicite, même si on devine plus que l'on ne voit réellement, où la jeune femme pratiquera une fellation à son compagnon alors qu'il est en train de conduire. Arrivés à Deauville où ils ont rejoint Eric et Joëlle, un couple d'amis au bord de la rupture, où l'on reconnaît l'une des grandes stars de l'époque, la très belle Karine Gambier ("La comtesse Ixe", "Shocking!", "Voodoo Passion", "La Rabatteuse").

Une fois installés dans l'assez luxueuse demeure de leurs amis, on aura le droit à une sympathique scène de baise dans une salle de bains, entrecoupée par Karine Gambier se faisant du bien dans la baignoire de l'autre salle de bains.

Une scène, qui malgré les coupures par rapport à la version X, garde tout de même son pouvoir excitant. D'ailleurs même s'il s'agit de la version soft, cela reste tout de même à mon avis un spectacle à réserver à un public adulte, même si ce genre de films n’a le droit qu'à une interdiction aux moins de 16 ans...

Mais bon, revenons au film! Malgré un scénario assez simple, le film bénéficie d'une vraie histoire dont l'intérêt va croître avec l'apparition d'Ange, interprétée par Olivia Flores ("Le lit d'Élodie", "Chambres d'amis très particulières", "Bon chic, bon genre, mais... salopes!!"), la sœur de Joëlle, une très aguichante et nymphomane rouquine, pas forcément très belle, mais à la plastique impeccable et tellement allumeuse qu'il serait impossible d'y résister pour tout homme normalement constitué.

Son petit jeu, semer la zizanie dans les couples, ce qu'elle a déjà fait dans celui de sa sœur, comme on le découvrira lors de flashbacks et qu'elle compte bien refaire avec le couple de jeunes mariés... Et ses méthodes de séduction sont on ne peut plus explicites et directes!

La jeune femme sautera directement au paf de notre pauvre Bob, qui l'interrompra malgré tout, mais qui recèdera dès le lendemain après avoir retrouvé sa jeune épouse affublée d'un masque d'argile pour le moins débandant! Il est vrai qu'à part lui ajouter des bigoudis, il serait difficile de faire pire, même si la jeune femme est charmante!

Seulement voilà, Ange est une vraie salope et alors qu'il cédera à ses seconds assauts, celle-ci la plantera en plein acte pour aller se faire prendre par un biker sur sa moto sous les yeux dégoutés de Bob, lui faisant en quelque sorte payer son affront de la veille lors d'une scène totalement mémorable, à la fois originale et très excitante!

Peu à peu on découvre alors la vraie personnalité de la jeune femme qui avait déjà piégée sa sœur, cette dernière s'étant fait alors attrapée par Eric en train de se faire tringler par trois motards ne la ménageant pas (Un peu moins tout de même que dans la version X où celle-ci se retrouvera avec une bouteille entre les cuisses!), dans une scène particulièrement bien montée (Non, pas de jeux de mots!) et à la musique fort sympathique, avant qu'elle entraîne la jolie Martine a se faire piéger à son tour dans une scène où elle se fera plus ou moins violée (On l'a en effet fait boire, comme cela avait été également le cas pour Joëlle d'ailleurs!) par deux marins particulièrement caricaturaux et risibles.

Il sera assez amusant de constater que ces deux marins sont également deux des bikers de la scène précédente, sans qu'on puisse le voir, vu qu'ils portaient des casques! Bien entendu, tout se terminera dans la bonne humeur avec l'échange des partenaires tant attendu et surtout très prévisible...

Comme la plus part des films pornographiques datant de cette période, celui-ci a bénéficié d'une mise en scène solide et soignée (Il faut dire Claude Mulot a aussi réalisé des films dits classiques avant de se lancer dans le X!) et d'une très belle photographie, ici, signée Roger Fellous ("Le diable et les 10 commandements", "Le journal d'une femme de chambre", "Heureux qui comme Ulysse...") mettant parfaitement les très beaux paysages de Deauville et la plastique de ces demoiselles.

On notera enfin que le film fût produit par Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir"), autre metteur en scène de films porno de l'époque...

Avec "Échanges de partenaires", Frédéric Lansac, enfin je veux dire Claude Mulot, nous offre donc un film érotique très plaisant à regarder et loin d'être inintéressant malgré l'absence de ses scènes explicites, valant le coup ne serait-ce que pour la présence d’Olivia Flores...

"Échanges de partenaires" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.78:1 4/3 avec au choix les versions française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec Christophe Lemaire qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

Il est à noter que le film était déjà sorti dans sa version X chez Alpha France dans un coffret 2 DVD regroupant 5 films de Frédéric Lansac.

Comparatif image entre les éditions Alpha France et Bach Films :

Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Echanges de partenaires

Echanges de partenaires
PlusDeDVD à 13.79€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 1182 mots par flo001fg Email , 187 vues • Réagir

08.05.15

07:15:58, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Rosalie n’a pas oublié sa première « culbute » imprévue avec son fiancé sur le capot d’une voiture. Mais c’est comme assistante d’un médecin qu’elle va être initiée à des plaisirs et des jouissances extrêmes qu’elle ne soupçonnait pas. La petite fille innocente se transforme totalement et va faire place à une assistante sexuelle insatiable partageant passionnément les désirs voraces et les débauches sans limites de son initiateur.

Mon avis :

Connu à la fois comme acteur tout ce qu'il y a de plus classique, puisqu'il a d'ailleurs tourné pour des grands réalisateurs comme Sacha Guitry dans "Le Diable boiteux" et "Le Trésor de Cantenac" ou encore pour Julien Duvivier dans "La Fête à Henriette" et comme réalisateur de films essentiellement érotiques et pornographiques, Michel Lemoine ("Les désaxées", "Les chiennes", "Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff", "Marilyn, mon amour", "L'Été les petites culottes s'envolent") a souvent mis en scène la splendide Olinka Hardiman, starlette du X français des années 80 connue pour sa ressemblance assez frappante avec Marylin Monroe, comme cela fût le cas dans "L'Initiation de Rosalie"...

Sorti également sous les titres "Rosalie, ou la débauche d'une adolescente" et "Rosalie se découvre", "L'Initiation de Rosalie" débute par une très jolie scène où Olinka ("Emmanuelle à Cannes", "Dans la chaleur de St-Tropez", "L'Amant de Lady Winter", "Marilyn, mon amour", "I Love You"), affublée de petites couettes d’écolières lui donnant un look d’adolescente assez prude, se fait gentiment prendre sur le capot d'une voiture par Georges, son petit ami, interprété par André Kay ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Dressage", "Emmanuelle 5").

Malheureusement interrompus, les deux jeunes amoureux vont alors devoir attendre un bail avant de remettre le couvert, car la jolie Rosalie doit se rendre à Zurich pour un emploi d'assistante médicale dans le cabinet du docteur Palmer. Elle s'y rend alors accompagnée de sa mère, une femme assez âgée déjà et très vieux jeu, ce qui donnera lieu à quelques scènes très amusantes comme par exemple lorsque celle-ci pense être sifflée dans la rue à la place de sa fille ou encore lorsque arrivées dans la salle d'attente du cabinet, elle file le Géo comme lecture à sa fille et prend quant à elle le Playboy, puis vante le sérieux du médecin alors qu'elles l'ont très nettement entendu chevaucher son assistante...

S'en suit ensuite une scène très amusante où l'une des patientes se fait du bien dans la salle d'attente, sous le regard médusé des autres patients avant de porter son dévolu sur l'un d'entre eux. Normal! Une salle d'attente, cela sert à ça! Non?

Si au départ la magnifique Olinka ne fera aucun effet au beau docteur Palmer, joué par Gabriel Pontello ("Les nuits de Marilyn", "Adorable Lola", "Prison très spéciale pour femmes"), bien heureusement pour elle (enfin si je puis dire!), elle sera prise en main par une vendeuse sur les recommandations de l'autre assistante du docteur Palmer.

Du coup, fini les couettes et les tenues d'ados! Bienvenue au sosie de Marilyn! Du coup forcément ce queutard de médecin va se raviser (Mais qui ne l'aurait pas fait?) et partir en week-end en congrès avec la petite Rosalie à la place de son autre assistante (On se demande d'ailleurs vraiment pourquoi il en a besoin de deux celui-là!), jouée par Virginie Chevrier ("L'été les petites culottes s'envolent").

Un week-end qui va s'avérer être un faux prétexte pour passer un petit week-end coquin à la campagne, avec en plus la « bénédiction » de sa femme qui elle va en profiter pour se faire ce pauvre Georges passé à l'improviste voir sa dulcinée et qui ne se fera pas trop prier d'ailleurs!

Bien entendu, Rosalie non plus ne résistera pas bien longtemps (On est tout de même dans un film de cul! On n'a pas trop de temps à perdre!) et puis le bonhomme a sorti le grand jeu... Pique-nique au champagne et caviar... S'il vous plait! Comment aurait-elle pu résister?

Seulement voilà les deux amants ne se doutent pas du tour (Un peu gros d'ailleurs!) qui va leur être joué! Bon, je vous rassure tout cela se terminera bien et naturellement en partouze et le jeune couple repartira ensemble, heureux et libéré!

Michel Lemoine, qui signe ici sous le pseudo de Michel Leblanc (Non, pas de rapport avec Maurice!), nous offre un film érotique ou pornographique (selon la version) à la mise en scène soignée aidée d'une belle photographie mettant en valeur Zurich et les paysages montagneux de la Suisse, signée Guy Maria ("La malédiction de Belphégor", "L'amour chez les poids lourds", "Emmanuelle à Cannes", "Il était une fois le diable - Devil Story"), qui a autant œuvré dans le cinéma traditionnel que porno...

Même dans sa version soft, "L'Initiation de Rosalie" demeure un film aux scènes érotiques assez excitantes et explicites, à réserver donc à mon avis à un public suffisamment averti. C'est également un film plaisant, assez frais et par moments très drôle et donc très recommandable!

"L'Initiation de Rosalie" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.33 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un très intéressant entretien avec Christophe Bier qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

L'Initiation de Rosalie

L'Initiation de Rosalie
PlusDeDVD à 13.79€
Fnac à 17€
Voir la fiche
Permalink 967 mots par flo001fg Email , 163 vues • Réagir

<< Page Précédente :: Page suivante >>

Mai 2015
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 18

powered by
b2evolution