28.02.16

00:40:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Mark Lester découvre qu’il est gravement malade et qu’il doit subir une opération chirurgicale qui le privera de toute sa virilité. Il décide alors de s’envoler pour les Caraïbes et de profiter de ses derniers moments de volupté...

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Mon avis :

Après avoir édité au début de l'été 2014, deux petits classiques du film d'horreur signés Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Anthropophagous", "Porno Holocaust", "Horrible", "Caligula: la véritable histoire"), l'éditeur Bach Films revient avec deux autres titres du réalisateur italien ; deux films de sa période « érotico-exotique », que l'on n'espérait vraiment pas voir débarquer un jour en France...

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Réalisé en 1978 mais sorti qu'en 1980, "Sesso Nero" est considéré comme le premier film pornographique hardcore italien. Oui, soyons clair, les scènes de sexe de ce film sont très explicites et bien entendu non simulées! Pourtant, s'il s'agit bien d'un film érotique comportant des scènes à caractère pornographique, il s'agit tout de même d'une véritable œuvre cinématographique, film d'ailleurs tourné en 35 mm en République Dominicaine et avec un vrai scénario.

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Un scénario signé Luigi Montefiori, alias George Eastman ("Django, le taciturne", "L'appel de la forêt", "Baba Yaga", "Anthropophagous", "Horrible", "Les guerriers du Bronx"), qui est également acteur dans le film, mais je vous rassure tout de suite, il ne nous sortira à aucun moment son service trois pièces! L'histoire est plutôt dramatique puisqu'il est question d'un homme condamné s'il ne se fait pas opérer d'ici deux semaines...

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Seulement voilà, l'opération en question n'est pas anodine puisque le malheureux va devoir se faire castrer, ce qui pour un queutard comme notre héros, que dis-je, une bite ambulante plus exactement, est forcément un drame (Pour quel homme normalement constitué cela ne le serait pas d'ailleurs ?).

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Ce dernier, dénommé Mark Lester (Non, pas de rapport avec le réalisateur de "Class 1984"!), est interprété par Mark Shannon ("La nuit fantastique des morts-vivants", "Porno Holocaust"), acteur italien ayant essentiellement œuvré dans le porno et tout particulièrement pour D'Amato.

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Physiquement, le bonhomme est une sorte de Tom Selleck période "Magnum", autant vous dire qu'on a forcément un peu de mal à le prendre au sérieux et à imaginer que toutes les femmes lui sautent au braquemart directement! Mais bon, la femme restant un grand mystère pour l'homme et donc pour moi, alors pourquoi pas?

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Parmi les demoiselles en question, on remarquera principalement Annj Goren ("Exotic Love", "Hard Sensation", "Porno Holocaust") et Lucia Ramirez ("Orgasmo Nero", "La nuit fantastique des morts-vivants", "Hard Sensation", "Porno Holocaust"), deux jeunes femmes somme toutes très communes, mais loin d'être vilaines et ayant au moins l'avantage de ne pas donner l'impression de sortir d'une autre planète, comme c’est le cas pour la plupart des actrices qu'on a l'habitude de voir et qui ont une plastique irréprochable!

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En dehors de ses scènes érotiques, le film n'est pas inintéressant tout de même notamment car il mêle à la réalité un petit côté fantastique de par les apparitions de l’ex de Mark Lester que celui-ci est venu chercher et qui est sensée être portée disparue depuis de nombreuses années...

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Même si les scènes X n'ont vraiment rien d’exceptionnelles, "Sesso Nero" demeure assez plaisant à regarder et marquera durablement les esprits pour sa dernière scène ô combien traumatisante! Vous voilà prévenus!

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"Sesso Nero" sort officiellement dans le commerce le 24 mars 2016 chez Bach Films, mais le DVD est déjà disponible sur le site de l’éditeur, dans une édition proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio italienne mono et des sous-titres français optionnels. Pas de réels bonus, mais on a quand même le droit aux bandes-annonces allemandes du film et de "Orgasmo Nero".

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Sesso Nero

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19.02.16

14:49:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après avoir retrouvé sur une plage le cadavre d’une jeune femme brûlée, la police de Sydney a un suspect mais Thompson, un inspecteur à la retraite, décide de continuer l’enquête. En parallèle, une jeune femme, Glenda essaie de vivre son amour avec Antonio malgré le fait qu’elle continue à voir d’autres hommes que lui. Ces deux histoires vont se croiser dramatiquement.

Mon avis :

Certains se plaignent que trop de giallis sortent actuellement, moi, ce n’est certainement pas mon cas! Au contraire, je me réjouis de cette période bénite! Surtout lorsqu’il s’agit d’œuvres de qualité et qui plus est inédits chez nous, ce qui est le cas "L'affaire de la fille au pyjama jaune"...

Tourné en 1977, "L'affaire de la fille au pyjama jaune" est un Giallo assez moderne signé Flavio Mogherini ("Pour aimer Ophélie", "Pygmalion 88", "Delitto passionale"), empruntant beaucoup plus au polar classique qu'au Giallo à proprement dit. Il faut dire qu'en 1977, l'âge d'or du Giallo est déjà passé...

Ainsi, il sera question ici d'une enquête sur un meurtre commis apparemment par un sadique, dont l'identité reste à trouver et il y aura pour notre plus grande joie une charmante actrice qui nous dévoilera son anatomie (Bon, en réalité il s’agit de celle d'une doublure!) dans le plus simple appareil, mais c'est à peu près tout ce qui rapprochera vraiment ce thriller du Giallo classique.

Si, il y a peut-être également quand même la bande originale signée Riz Ortolani ("Le dernier jour de la colère", "Perversion Story", "Si douces, si perverses", "Le tueur à l'orchidée", "Les diablesses") qui rappelle par moments certains gialli, d’ailleurs il est vrai que le compositeur en a écrit pas mal...

Le film s'inspire autrement d'une histoire vraie, un fait divers qui eût lieu en 1934 en Australie et qui inspira d'ailleurs plusieurs autres metteurs en scène et pas seulement Flavio Mogherini. Pour autant, on ne peut pas dire que l'enquête policière soit particulièrement palpitante. Mais pour brouiller les pistes à la manière d'un Giallo et permettre ainsi de tenir secret l’identité du tueur jusqu’à la fin, le cinéaste va suivre deux histoires parallèles dont on devine bien entendu qu'elles sont liées.

Il y a d'une part l'enquête policière menée notamment par un flic à la retraite venu prêter main forte à ses anciens collègues, interprété par Ray Milland ("Le crime était presque parfait", "L'enterré vivant", "L'horrible cas du docteur X", "Love Story", "Frogs", "La montagne ensorcelée") et d'autre part on suivra la vie dissolue de Glenda Blythe, jouée par la très jolie Dalila Di Lazzaro ("De la chair pour Frankenstein", "3 hommes à abattre", "Phenomena"), une femme mariée partageant son temps entre lui et ses deux amants.

Son mari, c'est Michele Placido ("La Mafia", "Lulu", "Trois frères", "Le Plaisir (et ses petits tracas)", "Arrivederci amore, ciao") qui l'interprète et il joue ici le seul italien du film. Pourtant et malgré le fait que l'action se déroule en Australie, on a souvent la sensation d'avoir affaire à des italiens et pas seulement à cause de la langue. On a ce sentiment surtout en raison de l'attitude assez excessive et typiquement italienne de certains personnages heureusement très secondaires.

Quant aux deux amants, ce sont Howard Ross ("Le grand défi", "L'île de l'épouvante", "La louve sanguinaire", "Intérieur d'un couvent", "L'éventreur de New York") et Mel Ferrer ("Les chevaliers de la table ronde", "Guerre et paix", "Et mourir de plaisir", "L'Antéchrist", "Le crocodile de la mort") qui les interprètent.

Howard Ross y incarne un costaud d'origine germanique (Pour plus de crédibilité, il dut porter des lentilles bleues!) à l'opposé du latin assez frêle incarné par Michele Placido et Mel Ferrer la sécurité financière, là encore à l'opposé du personnage interprété par l'acteur italien.

Si finalement, il ne se passe pas grand-chose dans ce Giallo, le réalisateur arrive tout de même à capter l'attention, grâce notamment à quelques scènes surprenantes comme celle où le corps de la victime est exposée de façon malsaine au public telle une œuvre d'art, le tout sur une musique très giallesque.

Et puis, il y a la musique qui parfois surprend également avec en particulier deux titres interprétés par Amanda Lear (Oui, vous avez bien lu!), qui apporte une ambiance assez originale à ce thriller. Enfin, il y a aussi quelques personnages haut en couleurs, qui viennent apporter un peu de consistance au film, alors que celui-ci se terminera sans réellement nous surprendre...

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" vaut principalement pour quelques scènes surprenantes et pour la plastique de son héroïne, mais autrement le film risque quelque peu de décontenancer, voire de décevoir les amateurs de Gialli traditionnels.

"L'affaire de la fille au pyjama jaune" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un entretien avec l'acteur Howard Ross (12'49"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "Journée noire pour un bélier", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

L'affaire de la fille au pyjama jaune

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12.02.16

11:11:11, Catégories: Interview  

Par Flo200

Troisième interview de Julien Richard-Thomson sur DVDpasCher.net, la première datant de 2012, la deuxième de 2014, cela devient une véritable histoire d'amour entre nous! Julien a lancé récemment une nouvelle campagne de financement participatif qui se termine dans quelques jours, c'était donc l'occasion qu'il nous parle de ce nouveau projet et des autres à venir!


Bonjour Julien! Tu as lancé une campagne de crowdfunding pour un projet plutôt déjanté, une sorte de Best-of de tes tout premiers films?

Oui c'est à peu près ça, il s'agit d'un genre de « remix » mêlant des extraits de plusieurs de mes premiers films de jeunesse, qui étaient des parodies de « séries Z » : "Time Demon", "Jurassic Trash", "Roboflash Warrior"... Tous ces films ont été réalisés avec très peu de moyens, dans les années 90, je les distribuais dans les vidéoclubs. Certains ont été coproduits avec la revue Mad Movies et son fondateur Jean-Pierre Putters, on retrouve des collaborateurs du journal : Damien Granger, Didier Allouch, Christophe Lemaire... Je veux remonter des séquences de ces longs-métrages autour d'une nouvelle histoire avec une post-synchro délirante, à la manière du fameux pastiche "La classe américaine, le grand détournement" qui détournait des classiques américains.

Pourquoi ce projet « Back to the future » ?

Car cette année c'est le vingtième anniversaire de "Time Demon" qui a été tourné en 1996. Je me suis dit qu'il fallait célébrer cette date avec un projet à la fois hilarant, original et vintage. Et puis, beaucoup de gens m'ont réclamé une réédition de ces films tournés lors de ma période « parodies Bis » notamment ceux qui ne sont sortis qu'en cassettes VHS. Je ne souhaitais pas éditer ces films en DVD car je n'en suis pas totalement satisfait, du moins pour les plus anciens d'entre eux comme "Night Of Vampyrmania" par exemple, qui a été tourné dans des conditions « amateur » avec un petit caméscope et des acteurs débutants. Le résultat n'est pas vraiment montrable dans son intégralité (rires). Mais un nouveau montage humoristique me semble une manière amusante de leur rendre hommage et de satisfaire la curiosité des fans. Ce projet permettra de montrer certaines séquences inédites, il comportera également des bonus exclusifs...

Tu annonces des extraits de ton film inédit (et mythique) "La Nuit des ploucs vivants"...

Oui des séquences de ce film inédit seront aussi utilisées. J'avais tourné ce long-métrage au milieu des années 9O dans l'ouest de la France, il racontait une invasion de zombies dans le marais poitevin ! Il y avait des scènes assez drôles et quelques effets gore plutôt réjouissants. Si j'arrive à réunir assez de budget pour monter ce projet, ce sera une belle manière de remercier les équipes (comédiens et techniciens) qui ont participé à toutes ces œuvres.

Peux-tu nous parler de "Mon cinéma de a à z", le livre que tu as sorti l'année dernière?

Il a reçu de très bonnes critiques ce qui m'a fait plaisir tu t'en doutes. J'ai écrit ce bouquin pour faire une sorte de « point d'étape » dans ma carrière, livrer quelques anecdotes de mes tournages, et surtout pour mieux expliciter ma démarche de cinéaste qui n'est pas toujours comprise. C'est d'ailleurs logique puisque depuis 15 ans aucun de mes projets de longs-métrages (à part le thriller "Bloody Flowers", mais c'était un film très « low cost ») n'a pu se tourner. Les gens ne connaissent donc pas mes intentions cinématographiques. J'ai écrit des dizaines de scénarios, plutôt dans le genre fantastique ou anticipation mais dans une veine très personnelle, parfois assez sombres ou au contraire teintés d'ironie, qui n'ont pas séduit les télévisions et les institutions. Le cinéma français est très conservateur et rejette le « cinéma de l'imaginaire ». Dans le livre je donne ma conception du genre fantastique et je parle de tous mes projets, y compris les nombreux que j'ai dû abandonner.



Un mot sur tes autres projets, pour conclure?

Je développe pas mal de projets, en effet. Un long-métrage cinéma, qui n'est autre qu'une adaptation d'une célèbre bande dessinée belge. Et des projets de formats courts, des séries digitales notamment, dans différents styles. Psycho Girls est une série de web-cinéma (un concept auquel je tiens) un peu tarantinesque. Il y a aussi deux séries qui traitent de politique chacune à sa manière, l'une sous forme de thriller ("Le Dircab"), l'autre de comédie ("La Septième République"). Enfin j'ai déposé un projet de documentaire à plusieurs chaînes de télévision et j'attends leurs réponses... Tout est sur mon site!

Un projet de financement participatif à soutenir donc! N'hésitez pas également à suivre l'actualité de Jaguarundi Films sur sa page Facebook afin de ne rien louper! Et si vous avez envie de vous faire une idée sur les films du réalisateur et sur ses productions, voici les titres de sa filmographie disponibles en DVD que vous pouvez trouver aussi sur la boutique de Jaguarundi Films :

Coffret Richard J. Thomson : Jurassic Trash + Time Demon + Time Demon II

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Votez Cindy ! : Elections présidentielles 2012

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Jurassic trash

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Eject

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Zombie club Spécial cocktail

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11.02.16

11:11:11, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Témoins d’une violente agression, Walter et son amie Julia en parlent à Andrea Bild, journaliste spécialiste en affaires criminelles. Celui-ci décide de mener son enquête, malgré l’opposition de la police. Bientôt, c’est sur lui que se portent les soupçons d’une série de crimes dont il devra retrouver le meurtrier pour s’innocenter...

Mon avis :

C'est avec une légère appréhension, je dois l’avouer, que j'ai glissé dans mon lecteur DVD cette galette de "Journée noire pour un bélier", l'un des deux nouveaux gialli édité par Le Chat qui Fume. Eh oui, figurez-vous que je suis bélier et quelque peu superstitieux qui plus est... Ça arrive, non?

"Journée noire pour un bélier" est un giallo on ne peut plus classique, datant de 1971 (Mon année de naissance!!! Ça commence à être bien flippant cette histoire!), réalisé par Luigi Bazzoni ("La donna del lago", "L'homme, l'orgueil et la vengeance", "Le orme") d'après le roman "The Fifth Cord" de David McDonald Devine.

Le film respecte à la lettre tous les codes du genre, à savoir une enquête concernant des meurtres commis par un mystérieux assassin aux gants en cuir noir (Plus classique, tu meurs!), des jolies filles (Mais pas que...) et bien entendu une petite dose d'érotisme (Il ne faut pas déconner non plus!)...

Comme dans la plupart des gialli, la musique est hyper importante et ici on est servi par le maître en personne, j'ai nommé Ennio Morricone ("Colorado", "Le bon, la brute et le truand", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le clan des Siciliens"), à qui on doit les musiques de quelques classiques du genre comme "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Le venin de la peur", "La tarentule au ventre noir", "4 mouches de velours gris" ou encore "Folie meurtrière" ou "Qui l'a vue mourir?". Rien que ça! "Journée noire pour un bélier" n'est certes pas sa compo la plus mémorable, mais son apport au niveau de l'ambiance du film reste toutefois indéniable. Un atout de taille donc pour le film, mais pas le seul!

On remarquera également le superbe travail fait sur la photographie par le chef opérateur Vittorio Storaro ("L'oiseau au plumage de cristal", "Le conformiste", "Le dernier Tango à Paris", "Apocalypse Now", "Ladyhawke", "Le dernier empereur", "Un thé au Sahara"), servant à merveille une mise en scène inventive proposant des plans assez incroyables.

Et puis bien évidemment il y a Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "El mercenario", "Confession d'un commissaire de police au procureur de la République", "Keoma"), l'un des acteurs les plus connus du western Spaghetti de l'époque, qui est ici la vedette du film! L’acteur joue ici un rôle à contre-emploi, à savoir celui d'Andrea Bild, un journaliste alcoolique.

Mal rasé et bien loin d’avoir le sex-appeal qu’on a l’habitude de lui reconnaître normalement, le beau gosse aux yeux bleus n’en fera pas moins tomber quand même sous son charme, deux très jolies filles, la très classe et très belle Silvia Monti ("Le cerveau", "Le venin de la peur", "Le corsaire noir"), d'une part dans le rôle de sa femme et la charmante Pamela Tiffin ("La foire aux illusions", "Sur la piste de la grande caravane", "Aujourd'hui, demain et après-demain", "Détective privé") dans le rôle de sa maîtresse.

Parmi les jolies filles, impossible de ne pas parler également d’Agostina Belli ("La nuit des diables", "Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", "Holocauste 2000"), qui nous gratifie en plus d’une très belle scène érotique.

Moins jolie (Il faut l'admettre!), mais bien connue des amateurs de Giallo, Rossella Falk ("8½", "La tarentule au ventre noir", "Le tueur à l'orchidée", "L'assassino... è al telefono", "I giorni del commissario Ambrosio", "Le sang des innocents"), sera aussi de la partie!

Un bien beau casting féminin donc, mais pas seulement, puisque les amateurs de cinéma Bis (...notamment!) remarqueront également la présence de Edmund Purdom ("Emilie, l'enfant des ténèbres", "Horrible", "Le sadique à la tronçonneuse", "2019 après la chute de New York", "Don't Open Till Christmas") ou encore de Wolfgang Preiss ("Le Moulin des supplices", "Le jour le plus long", "La Nuit des vampires", "Le Train", "Un papillon aux ailes ensanglantées", "Un pont trop loin"), bien connu pour avoir incarné à plusieurs reprises le rôle du Dr. Mabuse. Et puis, il y a surtout cette fin absolument géniale et complètement folle, qui fait de ce Giallo, un film assez mémorable, du moins qu’on n’oublie pas!

Bon, au final, j’ai fort heureusement survécu à la vision de ce très bon Giallo (Qu’est-ce que je peux raconter comme conneries quand même!) et je ne peux que vous le recommander si vous êtes tout comme moi amateur du genre ou de thrillers en général...

"Journée noire pour un bélier" est sorti en DVD le 19 janvier 2016 chez Le Chat qui Fume dans une magnifique édition digipack slim 3 volets (Attention tirage limité à 1000 exemplaires!). Le film nous est proposé au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français.

Au niveau des bonus, l'éditeur nous offre un documentaire intitulé "D’ombres et de lumières" comprenant des interventions du directeur de la photographie Vittorio Storaro et de Franco Nero (28'18"), ainsi que le film annonce du film et ceux de "L'affaire de la fille au pyjama jaune", "Le Venin de la peur" et "L'Antéchrist".

Journée noire pour un bélier

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09.02.16

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Carol

Réalisateur : Todd Haynes

Année : 2016

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h58

Avec : Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandle, etc.

Par Nicofeel

I’m not there (2007), biopic sur la vie de Bob Dylan,représentait jusque-là la dernière œuvre cinématographique de Todd Haynes. Ce n'est désormais plus le cas avec la sortie au cinéma de Carol, où le réalisateur américain explore à nouveau les rouages d'une Amérique des années 50 engluée dans ses codes sociaux passéistes.
A bien y regarder de près, la filmographie de Todd Haynes marque un attachement évident à l’œuvre de Douglas Sirk, maître du mélodrame des années 50. Dans Loin du paradis, le cinéaste américain reprenait clairement la trame de Tout ce que le ciel permet (1955). Dans Carol, il livre une fois de plus un mélodrame dans la plus pure tradition sirkienne.

Loin de se limiter à un simple plagiat, Todd Haynes incorpore dans son œuvre des éléments sociétaux qui lui sont chers : la défense de la cause féministe et de la cause gay. Sur ce dernier point, on peut même rapprocher son cinéma de celui de Rainer Werner Fassbinder. De manière plus générale, Todd Haynes s'intéresse à des personnages qui cherchent plus que tout à sortir du carcan dans lequel ils ont été confinés.

Si l'attente a été longue avant de retrouver Todd Haynes aux commandes d'un nouveau film, le réalisateur américain n'est pas resté sans rien faire. On lui doit notamment l'appréciable mini-série en cinq épisodes Mildred Pierce (qui se déroule dans le Los Angeles des années 30), diffusée en 2011 sur HBO. Le dénominateur commun de l'héroïne de Loin du paradis, de Mildred Pierce et de Carol, est évident : c'est la volonté de vivre pleinement une vie choisie. Et non une vie à travers les autres. Dans Loin du paradis, Cathy Whitaker se définit aux yeux de la société comme une épouse aimante et une mère modèle. C'est la même chose pour Carol Aird. Bien que disposant l'une et l'autre d'une vie cossue, ces deux femmes souhaitent plus que tout s'émanciper et s'offrir la liberté qui se refuse à elles.

Avec Loin du paradis et Carol, Todd Haynes continue de critiquer ouvertement une société puritaine sclérosée. Les couleurs très vives du film, très chaleureuses en apparence, très rétro, rappellent évidemment l’œuvre de Douglas Sirk. Mais elles sont surtout une manière de formaliser à l'écran le vernis d'une société intolérante, qui refuse que l'on ose gratter ce qu'il y a derrière les apparences.

Carol est une femme qui pourrait vivre à notre époque - sans grandes difficultés - son homosexualité. Mais dans les années 50, c'est une chose totalement impensable, en raison des conventions sociales. Le film montre bien que pour la société d'alors, cette bourgeoise doit rester à sa place, en tant qu'épouse et mère de famille. En abandonnant son mari (alors qu'elle est pourtant déjà en procédure de divorce) pour se retrouver dans les bras d'une femme, la belle Therese Belivet, elle fait fi des codes sociaux de l'époque. Et la sanction est immédiate : Harge Aird se sert de l'homosexualité de sa femme Carol, pour déclarer qu'elle a une vie dissolue, et ainsi justifier la garde exclusive de leur petite fille.

Comme si l'homosexualité de Carol faisait d'elle une mauvaise mère. A l'inverse, le caractère manifestement violent ou à tout le moins perturbé d'Harge Aird est sans incidence sur son statut de père. Il y a bien deux poids deux mesures qui prouvent qu'à cette époque, on ne pouvait pas faire ce que l'on voulait. Ou alors tout laisser tomber pour repartir sur de nouvelles bases. Le road-movie de Carol Aird et de Therese Belivet, est le symbole d'un amour naissant prenant son envol, s'affranchissant de la prison sociétale dont ces deux femmes sont des victimes directes. Avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et tact, le réalisateur Todd Haynes filme cette relation saphique. Il n'y a pas de vulgarité inutile. On a simplement la preuve de l'amour de deux femmes qui entendent jouir de leurs désirs. Dès lors, même s'il est évident que le film défend la cause féministe et le droit à disposer librement de son corps en matière de sexualité, Carol est surtout la belle description d'un amour profond.

Dès leur première rencontre, Carol Aird et Therese Belivet ont un coup de foudre l'une pour l'autre. A ce moment, et à bien d'autres, l'émotion et la passion passent par un jeu de regards très évocateur.
Mais si les deux femmes sont différentes sur le plan social, Therese étant une simple employée dans un grand magasin et Carol une bourgeoise de la middle-class, c'est n'est pas franchement un problème. En revanche, c'est bien le regard d'une société moralisatrice et étroite dans son mode de pensée (une femme doit vivre avec un homme, le fait qu'ils s'aiment n'ayant finalement que peu d'importance), qui va rendre cette relation bien difficile à vivre au quotidien.

Après sa mini-série Mildred Pierce, Todd Haynes dresse à nouveau le portrait d'une femme indépendante, ne supportant pas les conventions de l'époque et cherchant à vivre sa vie, envers et contre tout. La scène finale peut être à cet effet comme un message d'espoir.

Au niveau de la distribution, on notera que Todd Haynes a pris la bonne habitude d'engager des actrices de talent et charismatiques : après Julianne Moore dans Loin du paradis, Kate Winslet dans Mildred Pierce, c'est cette fois-ci Cate Blanchett qui apporte sa classe naturelle en jouant de manière crédible le rôle de Carol. Pour lui rendre la pareille, Rooney Mara est très bonne dans le rôle de Therese Belivet, une jeune femme plus effacée et sensible, mais déterminée.

Carol constitue donc un très bon film, qui confirme tout le bien que l'on pense de Todd Haynes, cinéaste qui continue de tracer le sillon d'une filmographie très cohérente.

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08.02.16

00:10:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A 16 ans, Annika a tout de l’ado typique, entre rebellion au lycée, premiers flirts et fêtes entre copines. Le jour où elle se lie d’amitié avec Megan, une trentenaire exubérante et décalée, sa vie prend une drôle de tournure. Sa nouvelle amie ose tout : s’inventer une fausse formation, se faire passer pour sa mère, jusqu’à... tomber sous le charme du père d’Annika. Et lorsque votre meilleure pote sort avec votre père, c’est le début des galères...

Mon avis :

Dès que j'ai vu la jaquette de "Girls only", je me suis dit : « Cool, voilà un petit film à voir avec ma fille! ». Eh oui, ma fille aime les comédies romantiques et surtout, son actrice préférée n'est autre que Keira Knightley! Cela tombe bien! Seulement contrairement aux apparences, ce "Girls only" n'est pas véritablement une comédie romantique et là-dessus, la jaquette de cette édition française nous trompe quelque peu. D'ailleurs allez comprendre pourquoi "Laggies" se voit en fait rebaptiser avec ce nouveau titre? Pourquoi en effet choisir un nouveau titre anglais spécialement pour le marché français? Pour moi, ce genre de pratique est réellement un grand mystère!

En tout cas, le film de Lynn Shelton ("Ma meilleure amie, sa sœur et moi", "Touchy Feely") débute bien comme une comédie romantique. On imagine tout de suite que Megan ne va pas rester avec son petit ami et qu'elle va évidemment tomber sous le charme d'un autre, mais ce n'est pas la romance qui est ici mise en avant.

En fait, "Girls only" est avant tout le portrait d'une trentenaire qui a du mal à sortir de l'adolescence et pour incarner cette jeune femme, Keira Knightley ("Joue-la comme Beckham", "Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl", "Love Actually", "Domino", "The Duchess") était de toute évidence l'actrice idéale. Malgré ses trente ans, la comédienne fait encore suffisamment jeune et surtout elle est toujours ultra pétillante.

Pourtant à l'origine, le rôle de Megan était destiné à Rebecca Hall ("The Town", "Lady Vegas", "Transcendance"), qui finalement refusa, puis celui-ci fût attribué à Anne Hathaway ("Le diable s'habille en Prada", "The Dark Knight Rises", "Interstellar"), qui accepta également avant de décliner l'offre car elle était déjà prise par d'autres tournages. Finalement, c’est donc la craquante Keira Knightley qui s’est vue attribuer ce rôle et ce n’est pas plus mal!

A ses côtés, Mark Webber ("Scott Pilgrim", "13 Sins", "Jessabelle"), dans le rôle de son petit ami est parfait, « cucul la praline » comme c'est pas possible et donc forcément, on se dit immédiatement que leur histoire est vouée à l’échec! Par contre, on est au final guère plus convaincu qu'elle puisse trouver l'Amour avec le père de sa nouvelle amie, interprété par Sam Rockwell ("La ligne verte", "Confessions d'un homme dangereux", "Cowboys et envahisseurs"), tant on ne s'attachera pas à ce personnage!

Mais bon, vu que ce n'est pas réellement une romance, ce n'est finalement pas très grave, me direz-vous? Certes! Après tout, sa relation avec Annika, jouée par Chloë Grace Moretz ("Amityville", "The Eye", "Not Forgotten", "Kick-Ass", "Laisse-moi entrer", "Dark Shadows"), semble effectivement plus importante, puisque c'est elle qui fera que Megan « grandira » enfin... Elle, et surtout en fait son père qui lui fera involontairement perdre son innocence après qu'elle l'ait vu tromper sa mère!

Au final, on reste tout de même avec un sentiment assez mitigé, car en dehors du personnage de Megan, les personnages manquent pas mal de consistance et de plus, on a la sensation que la réalisatrice ne savait pas trop où elle voulait en venir et à quel public elle souhaitait destiner son film... Il faut dire que sur six longs métrages, c’est la première fois qu’elle met en scène un film non écrit par elle-même. Mais, ça n’explique pas à mon avis tout et puis le film manque cruellement de peps tout simplement!

Résultat donc mi-figue, mi-raisin pour ce "Girls only", du moins de mon point de vue, car ma fille, elle, a beaucoup aimé!

"Girls only" est sorti en VOD le 9 novembre 2015 et en DVD et Blu-ray le 18 novembre chez Condor Entertainment. Le DVD propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et française dts Digital Surround 5.1 et sous-titres français, alors que l'édition Blu-ray est elle au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Au niveau des bonus, les deux éditions nous offrent un making of (10'51") et une interview décalée de Keira Knightley par Sam Rockwell (1'57").

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01.02.16

00:26:10, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

L’histoire d’un couple dont la relation prend un mauvais tour lorsqu’il décide d’emménager ensemble. Max découvre à quel point sa copine Evelyn prend le contrôle sur lui et le manipule, mais il a trop peur de la quitter. Evelyn va mourir dans un accident, et la vie de Max va basculer...

Mon avis :

Si tout le monde connaît bien évidemment Joe Dante grâce à des films comme "Gremlins", "Hurlements" ou encore "L'Aventure intérieure", il y a bien longtemps que le réalisateur originaire du New Jersey n'a pas connu de réels succès. D'ailleurs il a eu énormément de mal à monter son projet "The Hole", film tourné en 3D sorti finalement en 2009. Son dernier film en date, "Burying the Ex" est quant en lui sorti en toute discrétion aux États-Unis durant l'été 2015 directement en VOD et nous arrive le jour de la chandeleur directement en vidéo...

Avec ce "Burying the Ex", Joe Dante ("Piranhas", "Explorers", "Panic sur Florida Beach", "Small Soldiers", "Les Looney Tunes passent à l'action") semble s'être figé dans les années 80, ce qui pour moi est plus une qualité qu'un défaut (soit dit en passant!).

En ces temps de morosité, le réalisateur nous offre une petite comédie horrifique où Max, un amateur de films d'horreur, interprété par Anton Yelchin ("Star Trek", "Terminator renaissance", "Le complexe du castor", "Fright Night"), se retrouve confronté au retour de son ex, décédée accidentellement juste avant que celui-ci lui annonce leur rupture et alors même qu'il débute une nouvelle histoire d'amour avec Olivia, une jeune femme partageant les mêmes goûts que lui, ce qui n'était bien entendu pas le cas d'Evelyn...

Évidemment, le retour de son ex devenue zombie va engendrer quelques situations assez amusantes, notamment car celui-ci n'osera pas lui avouer qu'il a trouvé quelqu'un d'autre et de plus, cette dernière était auparavant végétalienne.

Tiré d'un court métrage de 2008 réalisé par Alan Trezza, également scénariste de ce long-métrage, "Burying the Ex" comporte quelques scènes très réussies, mais il nous laissera tout de même au final un peu sur notre faim et ce, malgré ses bonnes intentions.

Peut-être en raison d’un scénario un peu trop prévisible? Ça se laisse voir certes, le film est même plutôt plaisant, mais on est quand même bien loin de ce Joe Dante nous a offert par le passé. Il faut dire aussi que le cinéaste a bénéficié d’un tout petit budget et d’un temps de tournage assez court.

Les personnages sont en tout cas plutôt sympathiques et on s’identifie assez aisément à eux, surtout lorsqu’on est soit même geek et en plus amateur de films d’horreur et de Rock pur et dur, ce qui va souvent de paire! Comment ne pas être par exemple sensible à l’hommage rendu à Johnny Ramone? Du coup, malgré ses défauts, on en vient à s’attacher tout de même à cette petite série B sans prétention.

Dans le rôle d'Evelyn, Ashley Greene ("Otis", "Summer's Blood", "Skateland", "The Apparition", "CBGB"), connue notamment pour son rôle d'Alice Cullen dans la saga "Twilight", est en tout cas tellement mimi (...et accro au sexe!), qu'on comprend que Max reste avec elle, même si elle est insupportable et tyrannique (Je dirais même, un véritable cauchemar pour geeks!).

A contrario, Alexandra Daddario ("The Babysitters", "Percy Jackson: Le voleur de foudre", "Bereavement", "Texas Chainsaw 3D", "San Andreas"), dans le rôle d'Olivia, incarne la « bonne copine » idéale, mais curieusement on peine un peu plus à croire en leur histoire d'amour naissante, malgré des atouts évidents et non négligeables...

Oliver Cooper ("Projet X", "Very Bad Trip 3", "Players", "Californication"), dans le rôle du frangin obsédé, est quant à lui plutôt drôle, même si son personnage sera quand même très caricatural...

Joe Dante signe avec "Burying the Ex", une petite série B, un peu trop classique et sans surprise, mais pleine de références et de clins d’œil destinés aux amateurs de films d’horreur, un film dans lequel la plupart d'entre eux se reconnaîtront...

"Burying the Ex" sort le 2 février 2016 chez Factoris Films uniquement en DVD (la sortie du Blu-ray initialement prévue ayant été annulée!) dans une édition proposant le film au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Digital Surround 5.1 avec sous-titres français optionnels. Il est à noter que la copie digitale illimitée (format 2.39:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC) est offerte, par contre aucun bonus n'est disponible, dommage! On aurait en effet au moins voulu avoir en supplément le court métrage d’Alan Trezza, qui a inspiré le film...

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30.01.16

06:50:11, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Scream girl

Réalisateur : Todd Strauss-Schulson

Année : 2015 (film sorti au Paris International Fantastic Film Festival)

Origine : États-Unis

Durée : 1h31

Avec : Taissa Farmiga (Max Cartwright), Malin Akerman (Amanda Cartwright / Nancy), Nina Dobrev (Vicki), Alexander Ludwig (Chris), Adam DeVine (Kurt), etc.

Par Nicofeel

Vous en avez marre de regarder des films d'horreur ridicules ou des remakes insipides ? Dans ce cas, Scream girl est là pour vous. Prenez une pincée de Vendredi 13, ajoutez-y un soupçon de Scream et saupoudrez le tout de Last action hero. Vous obtenez alors : Scream girl.
Son pitch n'est pas sans rappeler La rose poupre du caire de Woody Allen ou Last action hero de McTiernan. En effet, Max, une adolescente, se rend dans un cinéma avec ses amis, pour assister à une séance rétro, Camp bloodbath, un film d'horreur fauché qui fleure bon les eighties. Suite à un accident, Max et ses compagnons se retrouvent projetés... à l'intérieur du film.
A la différence de Last action hero, il n'est pas question pour les personnages de faire des allées et venues entre le film et la réalité. Ici, l'action prend place du début à la fin dans Camp Bloodbath.
C'est ce qui constitue le ciment de Scream girl. Et son attrait provient du fait que ces jeunes issus de notre époque actuelle vont cohabiter avec les héros de Camp bloodbath. Et le mélange s'avère savoureux. Et pas uniquement en raison de différences vestimentaires évidentes.
On a d'un côté nos jeunes des années 80 insouciants, naïfs, un peu bébêtes qui passent leur temps à s'envoyer des vannes, à jouer voire à se draguer. Et plus si affinités...
De l'autre côté, on a Max et ses compères. Ils connaissent ce film d'horreur et sont conscients du danger incarné par le tueur masqué. Ils ne cessent de mettre leurs nouveaux amis sur leurs gardes.
Le sexe devient un interdit car il provoque l'arrivée immédiate du tueur !

A cet égard, on constate que le réalisateur de Scream girl, Todd Strauss-Schulson, parodie allègrement les slashers des années 80. Les codes du genre sont gentiment tournés en dérision : le tueur qui fait penser à celui de Vendredi 13 est indestructible (ou presque), les scènes de sexe sont toujours concomittantes de l'arrivée du tueur, les jeunes ne sont pas très futés pour échapper à leur bourreau.
Même l'enfance du tueur, prénommé ici Billy, est tournée en dérision. On a droit à une scène hilarante lorsque nos héros sont transférés dans un flashback, censé expliquer le trauma du tueur. Comme on est dans un flashback, les personnages sont en noir et blanc ! L'idée est géniale.
Todd Strauss-Schulson a plein de trouvailles visuelles qui relancent continuellement le film, lui donnant son aspect atypique.
Encore plus étonnant, Scream girl s'avère une comédie horrifique qui joue à plusieurs reprises la carte de l'émotion. Alors que dans nombre de films d'horreur, la distribution laisse à désirer, ici c'est au contraire un de ses atouts. La belle suédoise Malin Akerman interprète à ce propos avec talent deux rôles différents : celui d'Amanda, la mère de Max et celui de Nancy, l'un des personnages de Camp bloodbath.
Pour Max, qui a perdu sa mère il y a quelques années dans un accident, le film qu'elle “vit” lui donne l'occasion de parler à sa mère, mais sa mère telle qu'elle était en héroïne des années 80. Ah c'est parfois subtil les films d'horreur ! Cette relation mère-fille est l'un des sujets centraux du film. Elle est d'autant plus touchante qu'Amanda est décédée. Max vit donc une situation avec sa mère telle qu'elle était en “scream girl” des années 80.
A travers cette étonnante relation, l'émotion est palpable et Max fait tout pour changer le cours dun film afin que sa mère ne meure pas dans celui-ci. De façon plutôt fine, le réalisateur dresse le portrait d'une adolescente qui peine à faire le deuil de sa mère. Encore un bon point pour Scream girl.
Ajoutons que ce long métrage introduit une réflexion intéressante sur le devenir des actrices ayant oeuvré dans des films d'horreur. Bien souvent, elles restent cantonnées dans ces rôles et sont déconsidérées lorsqu'elles essaient de jouer dans d'autres registres.
Malgré toutes ces qualités, Scream girl n'est pas parfait. C'est un film qui n'est pas spécialement ambitieux et cherche surtout à divertir le spectateur. Ce qui n'est pas si mal en soi. Surtout, les fans purs et durs de films d'horreur risquent d'être déçus. En effet, il n'y a pas vraiment de tension et il n'y a quasiment aucune scène sanguinaire. Quant aux séquences de charme, elles sont réduites. Quoique, personnellement, le regard de la belle Malin Akerman est largement suffisant.
Dans tous les cas, Scream girl constitue bonne surprise qui fait plaisir à voir... Et à entendre ! Car sa bande son sent bon les années 80 avec plusieurs standards de ces années. Dance hall days de Wang Chung et Cruel summer de Bananarama sont de la partie. La palme de la chanson la plus appréciable revient à Bette Davis eyes de Kim Carnes qui marque les esprits. Lors d'une séquence d'introduction, ce hit des années 80 est réinterprété de façon pertinente et riche sur le plan émotionnel.
Au final, Scream girl s'avère une comédie horrifique enthousiasmante. Elle parodie avec beaucoup d'a propos les films d'horreur des eighties, avec une approche originale tant sur le fond que sur la forme. Voilà un film rafraichissant qui met de bonne humeur.

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