15.08.15

05:24:26, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Les chaises musicales

Réalisatrice : Marie Belhomme

Année
: 2015

Origine : France

Durée
: 1h23

Avec : Isabelle Carré (Perrine), Carmen Maura (Lucie), Philippe Rebbot (Fabrice), Nina Meurisse (Solène), etc.

Par Nicofeel

Premier long métrage de Marie Belhomme (actrice dans le film Les femmes... ou les enfants d'abord... de Manuel Poirier), Les chaises musicales est une comédie sentimentale atypique.
En effet, l'histoire d'amour proposée est pour le moins singulière. Une jolie quadragénaire, Perrine, fait tomber accidentellement un homme, Fabrice, dans la benne d'une déchèterie. Celui-ci tombe dans le coma. Perrine va alors tout faire pour qu'il se réveille. Elle va le voir chaque jour, espérant que ses paroles et son soutien produisent un effet.
Bien évidemment, si le sujet en restait là, le film ne serait pas très attirant. Les chaises musicales doit son titre à deux éléments. Le premier est dû au fait que les deux principaux protagonistes, travaillent dans le domaine de la musique : Perrine est une musicienne “presque” professionnelle alors que Fabrice anime un atelier chant auprès de jeunes. Le second élément tient tout bonnement au fait que Perrine va “profiter” de l'absence de Fabrice pour entrer dans sa vie quotidienne : elle investit son appartement, elle s'occupe de son petit garçon en garde alternée, elle donne à manger au chien. Et puis quitte à ne pas faire les choses à moitié, grâce à un curieux concours de circonstances, elle hérite de son travail. Voilà sans conteste un sacré jeu de chaises musicales !
Cela étant, il ne faut s'y tromper. Le ton du film est résolument axé vers la comédie. Perrine est une jeune femme maladroite tant dans ses propos que dans son attitude. C'est une fille un peu paumée qui a bien du mal à joindre les deux bouts. Elle accepte des petits boulots, qui se résument à animer des anniversaires d'enfants ou à se déguiser pour amuser des personnes âgées. Rien de très réjouissant ! D'autant que Perrine est une véritable Pierre Richard au féminin. Elle accumule les gaffes par son côté gauche. C'est d'ailleurs sa maladresse habituelle, combinée à son humanisme, qui la rendent attachante.

Et qui de mieux que l'actrice Isabelle Carré pour incarner avec beaucoup de naturel un Gaston Lagaffe féminin. Elle est épatante en offrant une superbe prestation avec cette Bridget Jones à la française.
Malheureusement, elle est bien seule. Car les autres acteurs du film jouent des personnages qui n'ont véritablement aucune profondeur. Carmen Maura, plus habituée aux films d'Almodovar, est fort sympathique mais son personnage de présidente d'association en faveur des personnes âgées, ne sert à rien. Il en va de même pour tous les autres seconds rôles du film, dont l'existence et la caractérisation est réduite à peau de chagrin. Sans vouloir être trop méchant envers ce premier film, on pourrait même dire que le meilleur second rôle est finalement le chien dénommé Spleen ! Avec sa bouée constamment prise autour de son cou, il amuse le spectateur.
Il y avait sans doute matière à faire une comédie plus fine, dans le style d'un Emmanuel Mouret. Au lieu de cela, la réalisatrice Marie Belhomme multiplie les lieux communs et des dialogues assez maladroits.
Heureusement, cette cinéaste est sauvée par ses bonnes intentions. Elle ne cherche manifestement pas à faire LA comédie de l'année mais simplement une comédie toute simple, en mettant l'accent sur des personnages que l'on pourrait apparenter à monsieur tout-le-monde. Perrine n'est rien d'autre qu'une jeune femme en recherche de stabilité tant sur le plan professionnel que sur le plan amoureux. Il en va de même pour l'autre personnage central du film, Fabrice, qui vivait jusque-là dans une tristesse certaine, au point d'avoir appelé son chien Spleen. Deux êtres à la recherche du bonheur, qui se sont rencontrés dans des circconstances pour le moins abracadabrantesques !
Si Les chaises musicales part clairement d'un postulat original avec cette étonnante histoire d'amour, cela n'en reste pas moins une comédie sentimentale. La réalisatrice Marie Belhomme ne fait preuve d'aucun cynisme. Bien au contraire. A une époque où les sentiments semblent de moins en moins prégnants dans notre société, ce long métrage a ceci de beau qu'il tire vers le haut chacun de ses protagonistes. Malgré des maladresses d'écriture et des facilités au niveau du scénario, le film s'en sort grâce à un humanisme qui caractérise chacun des personnages. Outre Perrine, qui ne cesse de nous amuser (et parfois de nous émouvoir), c'est le côté bon enfant de l'ensemble qui retient notre attention. A l'image de Laurent Quere qui a l'air de s'amuser comme un fou avec son costume de “La mouche qui colle”. Ou tout simplement de son happy end qui nous rappelle que tout ceci n'est qu'une fiction, une belle histoire qui ne pouvait finir que de manière positive.
Comédie fantasque inégale, Les chaises musicales mérite d'être regardée en raison de son personnage principal incarné par une excellente Isabelle Carré mais aussi parce que ce film est un feel good movie.
Une plus grande rigueur dans l'écriture et dans la caractérisation de ses personnages devrait permettre à Marie Belhomme de mettre en scène un film encore plus savoureux dans son prochain long métrage.

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14.08.15

05:25:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Carla est une jolie vénitienne de 20 ans à la recherche d’un appartement londonien pour Mattéo, un étudiant de l’université de Venise dont elle est follement amoureuse et qui doit la rejoindre prochainement. Moira la lesbienne et Mario son époux, propriétaires de l’agence London Real Estate Agency ont des mœurs très libres. Vivement intéressés par le physique avantageux de Carla, ils n’hésitent pas à lui faire des propositions indécentes et à l’entrainer dans une course folle à travers le Londres érotique. Carla retarde le plus possible l’arrivée de Matteo mais celui-ci, se doutant de quelque chose, décide de la rejoindre au plus vite...

Mon avis :

Le monde de Tinto Brass est un monde peuplé de jolies filles sexuellement libérées ne demandant qu'à vous satisfaire... Mais ne rêvez pas! Ce monde malheureusement n'existe pas! Ce n’est juste qu’un fantasme de vieux pervers mis en images...

Réalisé dans la foulée de la sortie de "Monella", "Tra(sgre)dire" (titre faisant apparaître les mots « tradire » voulant dire trahir et « trasgredire » qui veut dire transgresser) suit à peu de choses près, le scénario de ce dernier, mais en transposant l'histoire dans un contexte différent et de nos jours.

En effet, on suit ici les aventures londoniennes de Carla, une splendide vénitienne libertine dont le petit ami, Matteo, resté en Italie, est hyper jaloux... Bon, il faut avouer qu'avec une nénette pareille, cela peut se comprendre! D'une part elle est très jolie, mais en plus elle a le feu aux fesses et se balade quasiment tout le temps sans porter de culotte! Du coup, il faut se mettre à la place du pauvre gars quand même!

Pour incarner, la magnifique Carla, Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda", "Monamour") a fait appel à Yuliya Mayarchuk ("Go Go Tales"), un mannequin d'origine ukrainienne qui de toutes évidences n'a absolument aucune pudeur et se baladera même à poil durant quasiment tout le film sans le moindre complexe (D'ailleurs pourquoi en aurait-elle?), ni la moindre gêne!

Si la jeune femme n'aura pas le charme latin des précédentes starlettes du cinéaste érotomane italien, elle ne nous laissera toutefois pas indifférent. Il faut bien admettre qu'il serait difficile de ne pas craquer devant le joli brin de femme à la plastique irréprochable et au charmant minois!

A ses côtés, on retrouve Francesca Nunzi ("Matilde", "Ma prof est une bombe", "Ex"), qui interprétait le rôle de la prostituée dans "Monella" et qui ici joue le rôle de Moira, une jeune femme tenant une agence immobilière et fortement attirée par l'aguicheuse Carla.

Face à ces demoiselles, quelques mâles bien membrés (Euh oui, alors là on n'en sera pas vraiment sûr, puisque pour ceux qui l'ignorerait, les phallus de ces messieurs sont en fait factices! Bien imités certes, mais factices tout de même!), parmi lesquels on reconnaîtra Max Parodi ("Monella", "Senso '45", "Fallo!", "Monamour"), l'acteur fétiche du réalisateur.

Les rôles de Matteo, le petit ami jaloux et de Bernard, l'ancien amant français de Carla, sont quant à eux tenus respectivement par Jarno Berardi et Mauro Lorenz, deux acteurs inconnus, mais plutôt beaux gosses ayant tous deux joués précédemment dans deux segments de "Tinto Brass Presents Erotic Short Stories: Part 4 - Improper Liaisons".

Et puis, bien entendu, Tinto Brass s'est comme souvent réservé un petit rôle, ici celui d'un photographe particulièrement pervers... On retrouve autrement le style habituel du réalisateur, avec notamment sa façon de cadrer sans pudeur les derrières de ses actrices tout en les mettant particulièrement en valeur, son obsession également pour les bidets, ses choix de couleurs, son attirance pour la sodomie et ses thèmes récurrents comme celui de la jalousie source de libido pour le mâle en souffrance et lez plus souvent cocu...

Sans être un grand Tinto Brass, "Transgressing" reste tout de même un film érotique particulièrement osé et explicite, très plaisant à regarder grâce notamment aux atouts indiscutables de son actrice principale. Une véritable ode au libertinage!

Sorti une première fois chez nous le 16 août 2007 chez Tiffany dans une édition proposant le film en version intégrale au format 1.66:1 16/9ème compatible 4/3 avec pour unique piste audio la version italienne Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, "Transgressing" était ensuite ressorti chez le même éditeur le 2 février 2009, avant de ressortir le 4 décembre 2012, cette fois chez Bach Films, dans une édition proposant malheureusement le film dans une version coupée au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec la version française en Dolby Digital 2.0, mais par contre dépourvue de la version originale sous-titrée... On se retrouve donc avec une version amputée de la plus part des plans les plus explicites et cela même lorsqu'il s'agit de prothèses, le tout uniquement en version française et en plus avec une image plus délavée et avec un bug intervenant à 6'42" où un encart d'erreur apparaît. Seul réel positif de cette réédition, si on excepte la version française qui en satisfera tout de même certains, une présentation pas inintéressante du film par Christophe Bier... Mais c'est tout de même une bien maigre consolation!

Comparatif image entre les éditions DVD Tiffany et Bach Films :

Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films

Transgressing - Edition 2012

Transgressing - Edition 2012
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Transgressing - Edition 2007

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Transgressing - Edition 2009

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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2009

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2009
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13.08.15

07:36:29, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Difret

Réalisateur : Zeresenay Mehari

Année : 2015

Origine : Ethiopie

Durée : 1h39

Avec
: Meron Getnet (Meaza Ashenafi), Tizita Hagere (Hirut Assefa), etc.

Par Nicofeel

Comme plusieurs pays d'Afrique, l'Ethiopie a un passé tumultueux, comme en atteste la dictature de 1974 à 1991. A partir de 1992, la démocratie est en route avec la victoire électorale front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE). En 1994, l'assemblée constituante vote la ratification d'une nouvelle constitution qui entre en vigueur en août 1995. La République fédérale démocratique d'Ethiopie est alors officiellement proclamée.
C'est dans ce contexte qu'en 1996, une affaire privée va faire beaucoup de bruit. Une jeune fille de 14 ans, Aberash Bekele, est kidnappée puis violée, par un homme qui compte en faire son épouse. Mais la jeune fille tue son agresseur et s'enfuie.
Le film Difret s'inspire directement de l'histoire d'Aberash Bekele, dont le personnage s'appelle ici Hirut. Le titre du film, issu de la langue amharique éthiopienne, comporte deux significations : soit le terme “courage” soit “le fait d'être violé”. C'est évidemment le deuxième sens de ce mot qui nous ramène à la vie de la jeune Hirut.
Cette dernière bénéficie du soutien de Meaza Ashenafi, jeune avocate à la tête d'une association en aide aux femmes victimes de violences. Meaza prend fait et cause pour sa jeune cliente. Elle plaide en sa faveur la légitime défense.
C'est alors le début d'un véritable parcours du combattant, qui nous est très bien montré dans ce film. Car l'Ethiopie est une société patriarcale où le droit coutumier est alors particulièrement répandu. Il est difficile de faire changer les mentalités et de combattre le traditionnalisme de ces villages éloignés des villes. On voit donc s'opposer deux réalités distinctes dans ce pays : la tradition avec dans certaines régions des filles qui sont kidnappées par ceux qui s'autoproclament leurs futurs époux ; la justice qui est rendue par des magistrats au nom de l'Etat.

Meaza Ashenafi, fait tout son possible pour gagner devant les tribunaux et faire que les mentalités changent. D'un côté, on a des hommes qui crient au meurtre (de l'homme tué suite au viol de la jeune fille) et de l'autre on a une jeune fille qui soutient la légitime défense, après le kidnapping et viol qu'elle a subie.
Le réalisateur Zeresenay Mehari met en scène un film de procès où Meaza Ashenafi n'a d'autre choix que de se battre face à un machisme ambiant et une jurisprudence qui ne lui est pas favorable. Il est clair que ce long métrage est un film féministe. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que l'actrice Angelina Jolie, connue pour ses combats humanitaires, a souhaité en être la productrice exécutive.
Si le réalisateur du film illustre le combat d'une avocate pour que ce type de viol soit condamné, il ne tombe jamais dans le piège du manichéisme. Il rend compte des différents points de vue, qui ne convergent pas tous, à l'image de cette scène de conseil de village, où chacun défend ses arguments.
De manière plus générale, l'Ethiopie, alors en pleine mutation, tente de rendre la justice, en alliant modernité et tradition. La modernité est représentée par l'avocate Meaza Ashenafi qui veut aider les plus faibles qui ne connaissent par leurs droits et n'y ont pas accès. Elle se bat pour que les violences perpétrées à l'égard des jeunes filles ne restent pas impunies. Mais le travail de son association ne s'arrête pas là. En aidant les jeunes filles à trouver un abri, à se rendre à l'école, elle fait comprendre clairement que l'avenir de ces futures femmes dépend de leur accès à l'éducation.
Même si les moyens mis en place par l'Etat éthiopien demeurent faibles en matière d'éducation (l'école est en terre battue, les professeurs sont peu nombreux), on constate qu'il y a du mieux. La jeune Hirut l'a d'ailleurs très bien compris, lorsqu'elle a peur que sa jeune soeur ne puisse plus retourner à l'école.
En fin de compte, à partir d'un événement isolé, le film s'en sert pour prendre le pouls d'une société dont la fracture sociale n'a jamais été aussi marquée. Il n'y a qu'à voir les oppositions entre tradition et modernité, villes et campagnes, hommes et femmes.

Pour donner plus de réalisme à son film, le réalisateur a eu la bonne idée de le tourner en Ethiopie, dans de sublimes décors naturels. De plus, il a fait appel à des acteurs éthiopiens, ce qui est tout à son honneur. Les deux actrices principales sont bluffantes de véracité. On ne croirait pas qu'elles interprètent un rôle. A cet égard, l'actrice principale, Meron Getnet, ressemble étrangement à la vraie Meaza Ashenafi.
La décision de justice relatée dans le film est loin d'être anodine puisque ce type de viol est désormais passible d'une peine de 15 ans de prison. Par ailleurs, les enlèvements on été interdits en 2004 depuis la modification du code pénal éthiopien.
Alors, certes, la tradition est toujours très prégnante dans les campagnes reculées et les droits de la femme évoluent lentement dans ce pays. Pour autant, les choses avancent positivement. Gageons que ce film féministe, qui constitue un excellent kaléidoscope de la société éthiopienne, contribue à améliorer le sort de ses habitant(e)s.

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12.08.15

07:35:50, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Mustang

Réalisatrice
: Deniz Gamze Ergüven

Année
: 2015

Origine
: France

Durée
: 1h37

Par Nicofeel

Aujourd'hui, cela peut sembler étonnant mais les femmes ont obtenu le droit de vote en Turquie en 1934, bien avant la France. Pour autant, si la condition de la femme en France a depuis nettement évolué, celle la femme en Turquie stagne et demeure plus que jamais problématique.
C'est tout le sujet de Mustang, premier long métrage de la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven, présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes.
Ce film se déroule dans un village reculé de la Turquie où cinq soeurs sont élevées par leur grand-mère et leur oncle. Ces filles ne souhaitent qu'une chose : s'amuser comme les jeunes de leur âge. Manque de chance pour elles : le simple fait de s'amuser dans l'eau avec des garçons en se mettant sur leurs épaules, est considéré comme de la “pornographie”. Eh oui, en Turquie, on ne plaisante pas avec l'image de la femme. Et le moindre acte considéré comme indécent est interprété sur le plan sexuel. Ici, il justifie un passage à l'hôpital pour prouver que ces filles sont toujours vierges.
Ridicule ? Certes, mais c'est malheureusement le triste quotidien de nombre de jeunes filles turques alors que l'on est au XXIème siècle. Avec notre regard d'occidental, on peut trouver incroyable de tels comportements.
Dans Mustang, les cinq soeurs ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent. On est loin d'histoires romantiques dans la mouvance des Quatre filles du Docteur March ou d'Orgueil et préjugés. Les filles sont présentement cadenassées dans leur vie quotidienne, n'ayant même plus le droit d'aller à l'école ou de sortir dehors. On semble revenu à l'âge de pierre alors que l'on a affaire à des filles qui souhaitent plus que tout s'émanciper, et vivre comme des “occidentales”.
Il faut dire que la Turquie est présentée comme une société patriarcale, machiste, où la femme ne représente pas grand chose. Cette dernière n'est destinée qu'à procréer et à s'occuper de la maison.
Le poids des traditions représente une véritable chappe de plomb pour ces filles. En lieu et place de leurs cours à l'école, on leur impose à domicile des cours de ménagère, en vue d'en faire de parfaites petites épouses, bien entendu soumises à leurs époux.

Elles sont belles, elles sont jeunes (voire très jeunes) et ne connaissent rien de la vie, alors évidemment il n'est pas difficile de leur trouver un mari. Le film dénonce avec force ces mariages arrangées où la jeune fille n'a pas son mot à dire. Elle doit s'exécuter et accepter une situation inadmissible. Et pour la femme mariée, la suite n'est pas d'un romantisme effréné. En effet, lors de la nuit de noces, la famille attend avec impatience le drap tâché de sang, prouvant que la fille était alors vierge lors de l'acte sexuel. Quelle horreur ! Comment expliquer qu'en 2015, on ne peut pas disposer librement de son corps ?
Si le film se montre virulent sur le sujet, il ne se contente pas de condamner. Il dresse surtout le portrait de jeunes filles dont certaines sont prêtes à se battre pour ne pas subir ces traditions ancestrales. On songe notamment à la plus jeune des soeurs, la petite Lale, qui a bien compris ce qui se trame dans sa maison, et ne veut pas de cet avenir.
Le titre du film, Mustang, est une référence évidente au cheval sauvage du même nom. Avec leurs beaux et longs cheveux qui personnifient la crinière des chevaux, ces 5 soeurs, soudées entre elles, sont comme ces mustangs, éprises de liberté. Elles se veulent indomptables. Ou en tout cas qu'elles aient le choix de leur avenir.
Autant la première partie du film amène le spectateur à s'indigner du destin promis à ces jeunes filles, autant la deuxième partie prend une autre tournre, vers une sorte de thriller. La jeune Lale va-t-elle parvenir à s'échapper de sa maison avec sa soeur aînée et regagner la capitale turque ? Il y a un vrai suspense qui se met en place : comment réussir à sortir de la maison alors qu'il y a des grillages partout et que les clés (de la voiture, de la maison) sont difficilement accessibles. On prend évidemment fait et cause pour ces filles. On leur souhaite un avenir plus radieux.

Si le film est réussi, il le doit évidemment à son histoire forte mais surtout à ses cinq jeunes actrices, dont la jeunesse, la beauté et le naturel font mouche. Elles sont particulièrement à l'aise à l'écran, de telle sorte qu'elles font corps avec leurs personnages. La cinéaste Deniz Gamze Ergüven met en exergue avec un talent certain l'opposition entre ces fougueuses jeunes filles et la “prison” qui leur sert de maison. La beauté des paysages naturels accroît le sentiment d'oppression que ces filles ressentent.
En somme, voilà un très beau film féministe, engagé, qui s'interroge sur la condition de la femme en Turquie, mais aussi de manière plus générale dans tous les pays du monde où les droits de la femme sont baffoués.

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11.08.15

10:35:28, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

1973. San Antonio, Texas. Charles Rane est un vétéran de l’armée. Considéré comme un héros de guerre par sa ville, il se voit offrir de nombreux cadeaux par la communauté. Une bande de voleurs y voit l’occasion de s’enrichir et prend d’assaut la maison du commandant. Sa femme et son fils y perdent la vie. Six semaines plus tard, l’heure de la vengeance a sonné pour Rane...

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Mon avis :

"Rolling Thunder" fait parti des films fétiches de Quentin Tarantino, qui d'ailleurs baptisa sa compagnie distributrice de films, "Rolling Thunder Pictures" en hommage à celui-ci, contribuant ainsi en mettre en lumière ce film « culte » finalement assez méconnu, notamment chez nous...

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Alors qu'il fût un temps question que cela soit Paul Schrader ("Hardcore", "American Gigolo", "La féline", "The Canyons") en personne qui adapte lui-même son propre scénario, finalement le producteur Lawrence Gordon ("Les guerriers de la nuit", "48 heures", "Predator", "Piège de cristal", "Hellboy") décida qu'il était plus judicieux que cela soit John Flynn ("The Jerusalem File", "Pacte avec un tueur", "Haute sécurité", "Justice sauvage", "Brainscan"), qui s'était déjà fait remarqué avec "Echec à l'organisation", qui en assure la mise en scène.

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Le scénario original du scénariste de "Taxi Driver" sera d’ailleurs en partie remanié par Heywood Gould ("Les Chemins de la gloire", "Cocktail", "Double Bang"), rendant le personnage principal du film beaucoup plus sympathique qu’il ne l’était au départ.

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Avec ce "Légitime violence" (Oui, c'est le titre français!), John Flynn nous livre une œuvre âpre et violente dans laquelle William Devane ("Complot de famille", "Marathon Man", "Tant qu'il y aura des hommes", "Payback", "Hollow man", "Interstellar") et Tommy Lee Jones ("Sans issue", "Piège en haute mer", "Le fugitif", "Blown Away", "Men in Black", "Trois enterrements", "No Country for Old Men") interprètent deux vétérans de la guerre du Vietnam revenant de longues années d'emprisonnement où ils furent notamment torturés.

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Si à leur retour, ils seront acclamés et accueillis en héros, le « bonheur » sera de courte durée, notamment pour le Major Charles Rane, qui apprendra d'une part que sa femme a quelqu'un d'autre dans sa vie et d'autre part, car la forte somme d'argent qu'il a reçu à son retour fera des envieux...

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Des malfrats vont en effet tout faire pour lui faire avouer où se trouve cet argent, le laissant pour mort après l'avoir torturé et mutilé et avoir froidement assassiné son fils et sa femme! S'il ne laissera paraître aucune émotion par la suite, Rane aura pourtant bel et bien en tête de se venger...

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Ce Vigilante movie est assez marquant, notamment en raison de deux scènes très fortes, celle tout d’abord assez éprouvante du broyeur, qui sera d'ailleurs en partie coupée suite aux projections-test et celle assez mémorable de la fusillade finale où Tommy Lee Jones sera absolument génial!

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Mais "Rolling Thunder" n’est pas seulement un film de vengeance personnelle, c’est aussi un film sur l’après Vietnam, comme peuvent l’être également des films tel que "Rambo" ou encore "Cutter's Way", montrant le traumatisme qu’ont subi ces vétérans humainement anéantis par la guerre. D’ailleurs, le titre fait ici référence à une opération de bombardements intensifs de la part des américains durant la guerre du Vietnam qui sera considérée comme un échec stratégique pour l’armée américaine.

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Rane, tout particulièrement, ne montrera donc aucune émotion lorsqu’il apprendra que sa femme a refait sa vie et pas plus lorsqu’elle sera abattue avec leur fils sous ses yeux. En fait, il sera un peu comme un mort-vivant à son retour de la guerre et semblera revivre qu’en recherchant la souffrance comme par exemple lorsqu’il montrera à Cliff, joué par Lawrason Driscoll ("Sauvez le Neptune"), son ami flic et nouveau compagnon de sa femme, les tortures qu’il a subi au Vietnam.

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Dans la deuxième partie du film, Rane, armé notamment d’une sorte de double crochet lui servant en principe de pince, va entraîner dans sa quête de vengeance la jolie Linda Forchet, interprétée par Linda Haynes ("Coffy", "La toile d'araignée", "Human Experiments", "Brubaker"), une serveuse de bar, groupie de l'ancien officier qu’il était.

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Si la jeune femme aura un rôle assez important dans le film, on regrettera quand même qu'au final, elle n'ait pas un rôle plus marquant, d’autant plus que cette jeune femme élevée dans un milieu rurale aura des compétences qui ne seront malheureusement pas réellement exploitées...

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Parmi les méchants, on remarquera la présence essentiellement de Luke Askew ("Luke la main froide", "Pat Garrett et Billy le Kid", "The Beast Within", "Emprise"), l’acteur ayant il faut l’avouer une vraie gueule de sadique comme on les aime!

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Comme toujours, Flynn se met au service de son film, en livrant une mise en scène classique, mais efficace, sans jamais être tape-à-l’œil, ce qui explique probablement pourquoi il est quelque peu oublié de nos jours. N'empêche qu'entre "Rolling Thunder" et "Pacte avec un tueur", le réalisateur mérite franchement d'être réhabilité...

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Par son approche à la fois originale et plus profonde que la plus part des Vigilante movies qu’on a eu l’habitude de voir, "Rolling Thunder" fait incontestablement parti des meilleurs films de ce genre tant décrié... Un film en somme à redécouvrir de toute urgence!

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"Rolling Thunder" est sorti dans une sublime édition le 8 juillet 2015 chez Wild Side Video regroupant au sein d'un coffret un livre intitulé " Tempête dans un crâne : un film prématuré ? " écrit par Philippe Garnier, illustré de photos et documents d’archives rares (128 pages) et un digipack regroupant le DVD du film dans sa version longue inédite chez nous et le Blu-ray contenant à la fois cette version longue (100') et la version courte (94'), incluse tel un bonus. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et anglaise dts Surround 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080, 24p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 2.0 mono. Les bonus sont quant à eux communs aux deux formats incluant un entretien avec le producteur Lawrence Gordon (29’), un entretien avec l'actrice Linda Haynes (10’), un spot TV, ainsi que la bande annonce du film.

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10.08.15

09:19:10, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Jurassic world

Réalisateur
: Colin Trevorrow

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h05

Avec : Chris Pratt, Brice Dallas Howard, Nick Robinson, Vincent D'Onofrio, etc.

Par Nicofeel

En 1993, Steven Spielberg avait sorti Jurassic park, adapté du roman éponyme de Michael Crichton. Le film et son bestiaire rempli de dinosaures avait alors rencontré un énorme succès public.
En 2015, Universal relance le cycle Jurassic park avec ce quatrième opus. Bingo : 1 milliard de dollars de recettes en seulement 13 jours d'exploitation. Jurassic world constitue à ce jour le plus gros succès mondial de l'année.
Serait-ce donc le film incontournable à voir cet été, pour profiter des salles obscures en ces temps caniculaires ?
Pas vraiment. Pourtant, Jurassic world possède un énorme avantage : il ne demande pas une grande concentration. Tout spectateur normalement constitué peut laisser son cerveau au vestiaire et le reprendre tranquillement à la fin de la séance.

En ces temps où le langage SMS est devenu une norme, il ne faut pas trop en demander au spectateur. Alors les scénaristes ont eu cette idée géniale : comme il est question de clonage dans Jurassic world, pourquoi ne pas cloner le scénario de Jurassic park.
Eh oui, malins les scénaristes ! Les spectateurs de Jurassic park sont ainsi en terrain connu.
Bon sérieusement, tout ceci manque cruellement d'originalité. Il faut toutefois être indulgent. La réalisation du film a été confié à un jeune homme de 38 ans, Colin Trevorrow, dont c'est seulement le second long métrage, son premier étant inédit dans nos contrées (qui a dit heureusement ?). Et surtout ce jeune cinéaste est un novice pour mettre en scène un blockbuster nanti d'un budget très confortable.

Manifestement, Colin Trevorrow a été plus occupé à obtenir de jolis effets spéciaux qu'à travailler sur la profondeur de ses personnages. Du coup, les acteurs principaux sont de véritables caricatures. La palme revient sans conteste à Bryce Dallas Howard qui mériterait un razzie award pour sa performance de haut vol. Elle incarne le personnage de Claire Dearing, une scientifique, prête à tout pour que le parc de dinosaures qu'elle gère fasse un maximum d'entrées. On peut lui trouver un côté involontairement drôle dans ses réactions. On s'étonnera ainsi qu'elle ne connaisse même pas l'âge des deux neveux qu'elle accueille sur le parc. Quant à son histoire d'amour avec Owen Grady, le dresseur de raptors, elle arrive comme un cheveu sur la soupe et dans des circonstances... étonnantes ! C'est sûr qu'il est important d'embrasser un beau jeune homme quand on est poursuivi par un dangereux dinosaure assoifé de sang ! Mais le meilleur est sans aucun doute la tenue qu'elle porte : dans un environnement hostile, où elle doit courir le plus vite possible, elle garde envers et contre tout ses talons hauts. Non seulement c'est invraisemblable, mais c'est surtout ridicule.

A côté de cette nunuche de service, Chris Pratt, dans le rôle d'Owen Grady, ferait presque bonne impression. Cet Indiana Jones téléporté dans Jurassic world se débat comme il le peut pour apporter un peu d'émotion (je ne parlerai pas de tension, faut pas rêver tout de même) à ce long métrage qui en manque singulièrement.
Car Jurassic world souffre incontestablement d'un manque d'âme. Le film évoque clairement Jurassic parc, premier du nom, qu'il plagie sans la moindre finesse. Et surtout, ce long métrage pourrait être mis en scène par n'importe quel réalisateur, que l'on ne verrait pas la différence.

Ce blockbuster vaut essentiellement pour son orgie d'effets spéciaux. Là, effectivement, le spectateur en a pour son argent. Les dinosaures font plus vrai que nature. Mais à un moment donné, il est utile de se rappeler que les effets spéciaux doivent être au service de l'histoire et non l'inverse.
En l'état, l'histoire est réduite à sa plus simple expression : dans un parc gigantesque, un dinosaure génétiquement modifié s'échappe de sa cage et sème le chaos autour de lui. Une scientifique, aidée d'un dresseur de raptors, part à la recherche ses deux neveux, égarés dans le parc. Après des péripéties outrancières, les héros s'en sortent, en venant à bout du dinosaure. Ouah, quel scénario ! C'est digne d'un nanar 4 étoiles.
Malgré tout, le spectateur avisé (celui qui n'utilise pas le langage SMS) aura le plaisir de noter les nombreuses invraisemblances qui émaillent le film. On ne va pas s'attarder là-dessus. Entre le personnage de Claire Dearing et les dinosaures créés sans difficultés par les scientifiques, il y a matière à réflexion.
Au final, Jurassic world n'est rien d'autre qu'une copie ratée du film original de Steven Spielberg. Cette oeuvre ne vaut que pour ses effets spéciaux. C'est un naufrage artistique, à l'image de ce gigantesque poisson qui engloutit le dinosaure géant à la fin du film.
Malheureusement, son succès dans les salles va probablement engendrer une suite. Que l'on n'attend pas vraiment avec impatience...

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08.08.15

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

Dans un quartier apparemment banal, de nombreuses histoires s’entrecroisent. Une femme qui rêve de se faire violer... par son mari. Un homme qui drogue sa femme pour pouvoir se rapprocher d’elle en secret la nuit... Une femme qui n’éprouve du plaisir que lorsqu’elle voit son mari pleurer. Une téléopératrice prise au milieu d’un appel sulfureux et chaotique. Et le nouveau voisin, incroyablement charmant, qui se trouve au centre de toutes les attentions. Une chose est sûre, vous ne verrez plus jamais vos voisins comme avant...

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Mon avis :

Tout le monde a des fantasmes, plus ou moins inavouables d'ailleurs, allant des plus classiques, comme celui de l'uniforme, aux plus bizarres, comme ceux par exemple des protagonistes de l'excellente comédie australienne "If You Love Me...", qui seront parfois même très surprenants...

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Comme c’est de plus en plus souvent le cas, "If You Love Me..." n'est pas le titre original de ce premier long-métrage du réalisateur Josh Lawson, puisqu'en fait le titre original du film est en réalité "The Little Death" en référence à l'expression française « La petite mort », datant du XVIème siècle et qui désignait en fait au départ la syncope ou l'étourdissement, mais aussi les frissons nerveux. Plus tard le langage érotique s’appropria cette expression pour désigner l'orgasme... Pourquoi avoir choisi de changer ce titre par un autre titre en anglais? J'avoue que personnellement je ne comprends pas trop cette pratique assez courante des éditeurs français, mais le marketing a ses raisons que de toutes évidences le public ne connaît point...

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Josh Lawson ("Moi, député", "Crave", "Légendes vivantes", "House of Lies"), qui est également acteur et scénariste du film, signe là un film choral dans lequel on découvre quatre couples dont l'un des partenaires à des fantasmes très particuliers qu'il va avouer (ou pas d'ailleurs!) à son partenaire. Maeve, joué par la sublime Bojana Novakovic ("Jusqu'en enfer", "Hors de contrôle", "Devil", "Burning Man", "Shameless"), rêve par exemple de se faire violer (Celui-là est apparemment assez courant...), par son conjoint Paul certes, joué par le réalisateur en personne, mais en souhaitant ne pas avoir la certitude que cela soit lui l'auteur de l'agression! Le jeune homme fou d'amour va alors tout faire pour satisfaire sa partenaire, non sans une certaine maladresse...

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Evie, jouée par Kate Mulvany ("The Final Winter", "Griff the Invisible", "Gatsby le magnifique") et Dan, interprété par Damon Herriman ("La maison de cire", "J. Edgar", "The Lone Ranger", "La promesse d'une vie"), eux ont des problèmes de couple dû notamment au manque de dialogue et leur conseiller conjugal leur conseille de jouer des rôles en s’amusant à être d'autres personnes. Si Dan ne sera pas très convaincant au départ, il se prendra finalement un peu trop au jeu ensuite...

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Rowena, jouée par Kate Box ("The Black Balloon", "Offspring", "Rake", "The Daughter"), quant à elle, va s'apercevoir qu'elle ne peut avoir d'orgasme qu'en voyant son partenaire pleurer (Là, il faut avouer qu’on tombe quand même dans le bizarre!). Elle va alors user des pires stratagèmes pour faire pleurer ce pauvre Richard, interprété par Patrick Brammall ("Griff the Invisible", "Offspring", "Glitch")...

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Enfin, il y a Phil et Maureen, respectivement interprétés par Alan Dukes ("Commandos de l'ombre") et Lisa McCune ("Little Fish"), un couple qui ne communique plus ; Maureen refoulant constamment Phil dans ses tentatives. C'est alors qu'il va s'apercevoir qu'il prendra du plaisir avec sa femme qu'une fois que celle-ci est endormie...

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Un cinquième faux couple vient enfin se greffer en plus, Monica et Sam, joués par la craquante Erin James, dont cela semble être l'unique rôle au cinéma (Quel gâchis!) et T.J. Power ("Mange, prie, aime", "Les Saphirs"). Ce dernier est sourd et fait du coup appel à un centre d'appels spécialisé où Monica travaille, pour pouvoir communiquer avec d'autres personnes. Monica servira ici d'intermédiaire entre le jeune homme et une femme travaillant pour un téléphone rose!

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Pour finir, Steve, joué par Kim Gyngell ("The Hard Word"), un voisin de ces différents couples vient se présenter à eux en leur offrant des « petits nègres » (Quelle délicate attention!), contraint en fait de se présenter à tous ses voisins par la loi en raison de condamnations pour délits sexuels. Comme on s’en doute tout ce petit monde va se croiser et leur destin sera bien évidemment lié...

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Josh Lawson nous offre une comédie romantique très drôle et parfaitement rythmé, avec un casting impeccable, constitué d’excellents acteurs aux personnages la plus part fort attachants. En fait, le seul couple qui ne sera pas franchement attachant, cela sera celui formé par Phil et Maureen, amenant du coup quelques petites baisses de régime au film, mais en même temps, un couple tout de même nécessaire à la chute de ce film choral. Une chute d’ailleurs assez surprenante (Même si certains éléments sont plutôt prévisibles!), sorte de relecture du Petit chaperon rouge.

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Dans l’ensemble, ce "If You Love Me..." est une comédie romantique tout à fait recommandable, ne versant jamais dans la vulgarité et qui s’avère au final même être une excellente surprise!

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"If You Love Me..." est sorti le 22 juillet 2015 chez Wild Side Video en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & dts Digital Surround 5.1 et anglaise Dolby Digital 5.1 avec des sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 25p et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 avec des sous-titres français optionnels. Quant aux bonus, communs aux deux éditions, ils se composent d'un making of d'environ 25 minutes et de bandes annonces.

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07.08.15

19:50:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

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Synopsis :

À la suite de la mort par overdose de la fiancée de l’un de ses collègues, Charlie Congers s’est juré d’avoir la peau d’un important trafiquant de drogue. Pour cela, il doit ramener de Suisse aux USA une femme prête à témoigner contre l’Organisation. Des tueurs sont envoyés en Suisse avec pour mission de les éliminer. Une course-poursuite s’engage.

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Mon avis :

Décidément!!! Alors que je me faisais une joie de pouvoir enfin revoir "Avec les compliments de Charlie" avec cette fois un master 16/9ème, eh bien non, c'est de nouveau le même master français 1.33 4/3 de qualité assez déplorable, à peine digne d’une VHS, qui avait été précédemment utilisé par Opening en 2009 avec uniquement le doublage français, qui fait une nouvelle fois son apparition, cette fois chez Filmedia qui annonçait pourtant sur sa jaquette une copie 16/9ème... Bon, l'éditeur nous offre de loin la plus belle jaquette à ce jour, mais c'est tout de même une bien maigre consolation! D’autant plus qu’en dehors de l’absence de 16/9ème, Elephant Films nous avait auparavant proposé une édition tout à fait convenable!

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Reste toujours bien évidemment le plaisir de redécouvrir le couple Charles Bronson/Jill Ireland dans l'un des films musclés dont l'acteur est devenu l'un des spécialistes, notamment après le succès de "Un justicier dans la ville" en 1974. Comme la plus part du temps, Jill Ireland ("De la part des copains", "Chino", "Le bagarreur", "Un justicier dans la ville 2", "Protection rapprochée") en fait des tonnes et sera même assez irritante à force (sentiment accentué en version française!), alors que Charles Bronson ("La grande évasion", "Les douze salopards", "Il était une fois dans l'Ouest", "Le passager de la pluie", "Un justicier dans la ville"), par contre, sera comme toujours impeccable dans ce type de rôles.

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Face à lui le méchant idéal, Henry Silva ("L'empire du crime", "Le boss", "L'anti-gang", "Le marginal", "Sale temps pour un flic") à la tête d'une horde de tueurs, sous les ordres d'un Rod Steiger ("Sur les quais", "Docteur Jivago", "Dans la chaleur de la nuit", "Il était une fois la révolution", "Amityville, la maison du diable") cabotinant pas mal en caïd de la pègre bégayant et ayant une conception toute particulière de l'amour (C’est le moins qu’on puisse dire!).

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Parmi le casting, on remarquera également la présence de quelques gueules bien connues comme Bradford Dillman ("Les évadés de la planète des singes", "L'inspecteur ne renonce jamais", "Piranhas", "Guyana - La secte de l'enfer"), Michael V. Gazzo ("Le parrain, 2ème partie", "Black Sunday", "Mélodie pour un tueur", "New York, 2 heures du matin") ou encore Paul Koslo ("Le survivant", "Joe Kidd", "Le cercle noir", "Monsieur Majestyk"), qui se retrouve ici face à Bronson pour la troisième fois...

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Pour ce qui est du film, alors que celui-ci démarre plutôt pas mal, malheureusement le rythme faiblit assez sérieusement avec l'arrivée de la romance naissante entre le couple vedette, de plus la vendetta finale sera elle beaucoup trop vite expédiée, nous laissant au bout du compte quelque peu sur notre faim...

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Malgré cela, cela reste un honnête polar comportant quelques scènes d'action assez réussies (la scène de la sarbacane notamment), mis en scène de façon très classique par un Stuart Rosenberg ("Luke la main froide", "Le voyage des damnés", "Amityville, la maison du diable", "Brubaker", "Le pape de Greenwich Village") qu'on a connu plus inspiré, mais avec tout de même une chouette photographie de Fred J. Koenekamp ("Patton", "Papillon", "La Tour infernale", "La Théorie des dominos") et Anthony B. Richmond ("Ne vous retournez pas", "The Indian Runner", "Candyman", "Vorace"), mettant notamment en valeur (Même si le plaisir sera quand même pas mal gâché sur cette édition Filmedia...) les paysages montagneux et enneigés de la Suisse où se déroule une bonne partie de l’histoire et servie comme toujours par une très jolie musique signée Lalo Schifrin ("Les Félins", "Bullitt", "L'Inspecteur Harry", "Class 1984", "Sans issue").

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Le film aurait apparemment été en partie réalisé au départ par John Huston ("Le Faucon maltais", "Key Largo", "Moulin Rouge", "Casino Royale", "L'Homme qui voulut être roi"), mais sans que son nom soit toutefois crédité.

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Il est à noter par contre que la version française est malheureusement coupée, ce qui nous fait d’autant plus regretter que Filmedia n’ait pas profité de l’occasion de cette réédition pour nous offrir enfin une version complète (Le film dure même environ 2 minutes de moins sur cette nouvelle édition par rapport à celle d’Elephant!), réintégrant les scènes qui étaient visibles dans les bonus de l’édition Elephant Films...

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"Avec les compliments de Charlie" est certes un Bronson assez mineur, mais cela reste tout de même un bon petit polar très regardable et finalement assez plaisant... Pour ce qui est de l’édition à privilégier, pour une fois il n’y a pas photo la toute première reste largement la meilleure!

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Après avoir été édité en DVD en 2005 chez Elephant Films dans une édition très correcte proposant le film au format 1.85:1 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français, accompagnée d'un documentaire sur Charles Bronson (28’33" - vost), d’une biographie/filmographie également consacrée à l’acteur, de 6 scènes coupées, d'une galerie de photos et de bandes-annonces de l’éditeur en bonus, "Avec les compliments de Charlie" avait été réédité chez Opening en 2009 dans une version proposant cette fois le film au format 1.33 4/3 avec une image de piètre qualité et avec une unique piste française Dolby Digital 2.0 mono, sans le moindre bonus. C'est une édition au contenu identique à cette dernière que Filmedia a sorti en DVD le 2 juin 2015...

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Comparatif image entre les éditions DVD Elephant Films et Opening/Filmedia :

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Elephant Films
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Opening/Filmedia
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Opening/Filmedia
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Opening/Filmedia
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Opening/Filmedia
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Opening/Filmedia

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