13.07.15

07:14:26, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Lola est une jeune et jolie jeune fille fiancée avec Masetto, le fils du boulanger. Malheureusement, celui-ci est un peu vieux jeu. Il est convaincu qu’ils doivent demeurer vierges jusqu’à leur mariage. Bien sûr, la charmante Lola n’est pas de cet avis. Elle a beau multiplier les entreprises de séduction, Masetto résiste ! Elle se tourne donc vers André, un homme plus âgé et séduisant, possédant une solide expérience des aventures érotiques. Ses récits enflamment l’imagination de Lola qui commence à penser qu’il serait peut-être un bien meilleur amant que le jeune Masetto...

Mon avis :

C'est l'été et avec les beaux jours, les petites jupes volantes sont de retour! Il n'est pas rare alors qu'un léger coup de vent fasse se soulever les jupettes des demoiselles, laissant entrevoir ce qu'elles ont à cacher en dessous, de façon plus ou moins intentionnelle d'ailleurs, car des coquines comme la Lola de "Monella", il en existe bel et bien...

L'action du film de Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda", "Paprika") prend place dans un petit village du nord de l'Italie dans les années 50, où Lola, interprétée par la délicieuse Anna Ammirati ("Quartetto", "L'amore buio"), une jeune femme très à l’aise avec son corps et plutôt très aguicheuse, affole les villageois et choque les villageoises en allumant tous les hommes du village.

Il faut dire que la jolie demoiselle a quelque peu le feu au derrière et pas de chance pour elle, son fiancé, joué par Max Parodi ("Transgressing", "Senso '45", "Fallo!", "Monamour"), compte bien garder sa virginité jusqu'au mariage (Euh, enfin, c’est ce qu’il essaye de lui faire croire!) et surtout conserver celle de sa promise!

La jeune femme devra donc se satisfaire toute seule (ce qu'elle fera bien entendu!), mais elle ne l'entend quand même pas de cette oreille et afin d’arriver à ses fins, elle va tout faire pour le rendre le plus jaloux possible, quitte à prendre des risques irraisonnés, comme de monter la nuit dans la voiture d'un inconnu de toutes évidences mal intentionné...

Alors qu'il s'agissait de l'un de ses tous premiers rôles au cinéma, Anna Ammirati est dans ce film d'un naturel incroyable, la rendant véritablement irrésistible, car même si elle est ici terriblement allumeuse, elle a un petit côté innocent pour lequel il est difficile de ne pas craquer.

Enfin, innocent c’est un bien grand mot, car cela reste avant tout une vraie petite garce quand même! D'ailleurs elle ira jusqu'à faire du rentre-dedans à son beau-père, ce qui n'est quand même pas très correct vis-à-vis de sa mère, même si celle-ci est une ancienne prostituée et son beau-père, un libertin notoire!

Comme dans les autres films du réalisateur, on retrouve la plus part des thèmes qui lui sont chers comme la jalousie, le voyeurisme ou encore le libertinage, avec toujours cette façon de filmer des derrières quasi obsessionnelle et facilement reconnaissable. Le film est plutôt léger, avec un humour très plaisant, ne désamorçant jamais le côté érotique du film, qui arrive finalement assez aisément à nous émoustiller tout en étant relativement soft pour du Tinto Brass.

C'est avec plaisir que l'on retrouvera ici Serena Grandi ("Anthropophagous", "Les aventures d'Hercule", "Les exploits d'un jeune Don Juan", "Désir meurtrier"), la star de "Miranda", dont on apercevra d’ailleurs quelques photos dans une scène du film. Au moment où celui-ci fût tourné, l'actrice avait 40 ans et ses fesses étaient tout de même moins affriolantes qu'en 1985, mais cela demeurait tout de même une assez belle femme, même si on pouvait lui donner quelques années de plus que son âge...

Parmi les scènes assez marquantes du film, celle où Lola s’arrache les poils pubiens un à un à la façon dont on effeuille une marguerite, ainsi que celle scène où elle fait pipi en pleine rue sous des trombes d’eau resteront forcément dans les mémoires. De même d’ailleurs, que celle particulièrement amusante où deux religieux reniflent sa selle de vélo...

Quant au Rockabilly et aux décors très années 50 qui illustrent certaines scènes du film, elles contribuent à donner un charme supplémentaire à cette petite comédie érotique au ton particulièrement léger. A la fin, tout est bien qui finit bien et le réalisateur en personne qui dirige l’orchestre du mariage nous salue bien...

Malgré un petit côté assez rétro, ce "Monella" demeure un Tinto Brass très frais et plaisant à regarder! Idéal pour débuter un été coquin...

Précédemment sorti sous le titre "Frivolous Lola" chez Grenadine, puis chez Tiffany, au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et italienne Dolby Digital mono et sous-titres français, "Monella" a ensuite été réédité en DVD par Bach Films le 25 septembre 2012 dans une édition au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste audio française Dolby Digital 2.0 mono. Eh oui exit la version originale italienne des anciennes éditions! En revanche, on y gagne une présentation assez plaisante du film par Christophe Bier! Bien maigre consolation tout de même...

Comparatif image entre les éditions DVD Tiffany et Bach Films :

Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films
Tiffany
Bach Films

Monella (Frivolous Lola)

Monella (Frivolous Lola)
Fnac à 17€
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Frivolous Lola - Edition 2004

Frivolous Lola - Edition 2004
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Frivolous Lola

Frivolous Lola
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD - Edition 2007
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Tinto Brass - Coffret / 6 DVD

Tinto Brass - Coffret / 6 DVD
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Coffret Tinto Brass (Coffret 4 DVD)

Coffret Tinto Brass (Coffret 4 DVD)
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11.07.15

07:12:32, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Loin de la foule déchaînée

Réalisateur : Thomas Vinterberg

Année : 2015

Origine : Royaume-Uni

Durée : 1h59

Avec : Bathsheba Everdene (Carey Mulligan), Matthias Schoenaerts (Gabriel Oak), Michael Sheen (William Boldwood), Tom Sturridge (Sergent Troy), etc.

Par Nicofeel

Le danois Thomas Vinterberg est avant tout reconnu pour deux histoires contemporaines très fortes : Festen (1997), où une réunion de famille tourne rapidement au règlement de comptes et plus récemment La chasse (2012) où un homme respectable se retrouve accusé à tort de pédophilie par une enfant.
Difficile d'imaginer Vinterberg aux commandes d'un film romanesque. Et pourtant, c'est bel et bien le cas avec son adaptation du roman Loin de la foule déchaînée (Far from the madding crowd, 1876) du romancier et poète Thomas Hardy.
C'est par un très beau plan que débute ce long métrage : on voit une jeune femme à cheval qui flane dans la campagne anglaise. On comprend aisément que c'est le personnage principal du film : la jeune et farouche Bathsheba Everdene. S'en suit un plan sur un autre personnage du film : le berger Gabriel Oak. Les âmes romantiques ne tardent donc pas à être éblouies, tant par les superbes payages naturels que par les acteurs prinicpaux.
Pourtant, il serait dommage de limiter l'oeuvre de Thomas Hardy à une simple bluette sentimentale. Thomas Vinterberg a focalisé son attention sur le personnage de Miss Everdene.
Cette dernière n'est pas simplement une néo châtelaine ayant bénéficié de l'héritage d'un riche oncle. En cette fin de 19ème siècle, on se doute bien que l'importance des femmes était réduite à la portion congrue. Or, Bathsheba Everdene constitue le parfait contre-exemple. C'est une femme libre qui dirige elle-même sa vie. Elle a choisi son destin, et en particulier ses partenaires amoureux. Elle joue d'ailleurs de son pouvoir de séduction, ce qui l'amuse manifestement beaucoup (voir la lettre qu'elle envoie au ténébreux William Boldwood). Elle mène de front trois histoires d'amour, même si l'on devine aisément celui qui sera son véritable choix. Elle s'amuse un peu des déclarations d'amour ou des demandes de mariage qu'elle peut recevoir. Car elle est fière de sa personne et n'est pas prête à demeurer sous la coupe d'un mari.

Dans le même temps, cette jeune femme dirige son domaine fermier avec de la poigne. Elle n'hésite pas à donner ses ordres et à remettre en place les personnes avec qui elle travaille, à savoir des... hommes. Bathsheba Everdene constitue, à n'en pas douter, une femme moderne pour son époque. On pourrait même dire que c'est une femme d'aujourd'hui qui évolue au 19ème siècle.
L'intérêt du film ne se limite pas au portrait de cette femme. Il y a évidemment une ou plutôt des histoires d'amour, bien souvent contrariées. On songe ainsi au stakhanoviste du travail, le beau Gabriel Oak, qui perd du jour au lendemain son troupeau et doit alors être employé par … miss Everdene. On a également un riche propriétaire terrien, épris de la belle, alors que la réciproque n'est pas vraie. Dans cet univers romanesque, Thomas Vinterberg crée (heureusement) les conditions d'amour contrariées, avec le destin qui se joue de certains personnages avec des événements parfois difficiles.
Et puis les relations entre nos personnages ne sont pas aussi simples qu'on pourrait l'imaginer. Les protagonistes croulent sous les conventions de l'époque. On ne peut pas faire la cour à l'élu de son coeur s'il n'est pas du même milieu. Les différences sociales sont particulièrement marquées, et expliquent cette retenue que l'on retrouve chez plusieurs personnes. Au même titre que le corset qu'elle porte, miss Everdene, doit parler d'une certaine façon et ne peut pas fréquenter une personne d'un rang social inférieur au sien. Les relations sont corsetées, et prouvent bien que raison et sentiments ne font pas forcément bon ménage.
Loin de la foule déchaînée établit un portrait assez juste de l'Angleterre provinciale du 19ème siècle. Ce qui ne l'empêche pas de jouer à fond la carte du romantisme. Tout concourt à ce sentiment : entre des paysages naturels somptueux, des très belles demeures, un soin particulier apporté aux décors et aux costumes, le spectateur romantique est conquis.
Et la fin toute en délicatesse ne peut que raffermir ce sentiment de romantisme ambiant. Le film s'achève avec les deux personnages principaux qui ouvrent leur coeur, le tout sous un beau coucher de soleil. Voilà un final réussi qui n'est pas sans rappeler celui du magnifique Orgueil et préjugés de Joe Wright, film éminemment romantique adapté cette fois du roman de Jane Austen.
Quelques mots sur la distribution du film. Elle se révèle d'un très bon niveau, ce qui contribue sans conteste à la réussite de ce long métrage. Carey Mulligan interprète avec beaucoup d'aplomb le rôle principal. Les hommes qu'elle trouve sur sa route ne sont pas de simples pantins. Matthias Schoenaerts est toujours aussi charismatique. On sent que son personnage est toujours sur le qui-vive et qu'il a le feu sacré. Quant à Michael Sheen, il joue très bien le rôle de cet homme mûr, épris d'un amour sincère pour la belle miss Everdene. Seul léger bémol dans le casting : Tom Sturridge qui agace un peu dans son style du jeune premier de la classe. Mais il est vrai que son rôle ne lui donne pas une grande marge de manoeuvre.
En somme, Loin de la foule déchaînée est unbeau film romantique, que l'on peut déguster comme une sorte de saga où l'on voit le développement de la vie quotidienne de miss Everdene.
Voilà une adaptation littéraire tout à fait convaincante. Le pari est réussi pour Thomas Vinterberg dont on attend désormais avec impatience sa prochaine création.

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10.07.15

09:11:59, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Afin d’éviter l’épaisse nasse de brouillard qui recouvre Los Angeles, le Boeing 747 de la Columbia Airlines s’apprête à atterrir à Salt Lake City. Alors que le commandant Stacy entame sa descente vers l’aéroport, le pilote d’un petit avion de tourisme est victime d’une crise cardiaque et se crashe dans le cockpit du 747. Plusieurs membres de l’équipage du Boeing sont tués sur le coup. Le pilote est grièvement blessé, incapable de tenir les commandes. Avec l’aide des aiguilleurs du ciel, la chef de cabine Nancy va tenter de maintenir l’avion en vol...

Mon avis :

Pas de panique! Si vous ne voyez pas atterrir chez Elephant Films le tout premier "Airport" réalisé en 1970 par George Seaton avec entres autres Burt Lancaster, Dean Martin et Jacqueline Bisset, c'est tout à fait normal, puisque celui-ci avait déjà atterri chez nous le 3 janvier 2013 chez Universal Pictures! C'est donc maintenant au tour des trois autres vols d'arriver, en commençant naturellement par "Airport 75 : 747 en péril" qui nous arrive notamment dans une bien jolie édition combo Blu-ray + DVD...

Dès les premières images, mes jambes se mettent à trembler et ma peur de l'avion reprend le dessus! Les gens ne sont-ils pas inconscients de monter à bord d'un avion en compagnie d'un maniaque des armes à feu et d'une jeune fille tout juste sortie d'un exorciste? N'est-ce pas suicidaire?

Bon d’accord, le mot maniaque est peut-être un peu exagéré pour qualifier ce pauvre Charlton Heston ("Les Dix Commandements", "Ben-Hur", "Le Cid", "Major Dundee", "La Planète des singes", "Soleil vert"), qui après tout, n'a jamais tiré sur personne en dehors de ses films! Les gens semblent oublier quel immense acteur il a été, pour ne retenir que son soutien à la National Rifle Association (Association nationale des armes à feu)... Non, franchement pas de risque qu'il se mette à tirer sur la foule! Et puis de toutes manières, on sera rapidement rassuré, puisqu’il ne montera pas à bord du 747...

Non, par contre, autoriser un type comme Erik Estrada ("Les Douze Salopards : Mission Fatale", "Alarme Fatale", "Panique en plein ciel") à entrer dans le cockpit, là franchement, cela démontre un manque de sérieux évident! Oui, vous savez, Erik Estrada c'est le fameux Ponch de la série "CHiPs"!!! Laisser un queutard de son espèce dans le poste de pilotage d'un avion me semble pour ma part totalement irresponsable et d'ailleurs sa vraie nature refera très rapidement surface, le petit mignon (Oui, c'est son surnom dans le film! C'est également le mien...) se souciant plus des demoiselles que de son rôle de mécanicien de bord!

Et puis, pour ne rien arranger on aura également à bord une nonne se prenant pour Sœur Sourire et on s'attend alors à ce qu'elle se mette à chanter « Dominique , nique nique.... » (Eh oui, encore une nymphomane!), nous faisant ainsi craindre que tout cela vire rapidement à la catastrophe! Sauf qu'ici, le Sœur en question s'appelle Sœur Ruth (Est-ce vraiment mieux?) et qu'elle est jouée par Helen Reddy, une chanteuse australienne récompensée par le Grammy Award de la meilleure chanteuse pop ou de variété en 1973 pour "I Am Woman"...

Bien évidemment, tout va très rapidement partir en couilles (Pardonnez-moi l'expression!) et la question que personne n'a alors envie de se poser en vol, va pourtant se poser... Y a-t-il un pilote dans l'avion ? Eh oui, ce n’est pas pour rien que le film fût l’une des sources d’inspiration principale de la parodie des ZAZ!

Toujours est-il, comme on pouvait s’en douter, on ne pourra bien entendu nullement compter sur ce bellâtre d’Erik Estrada, qui joue ici le rôle de Julio (Rien que le prénom... Impossible de le prendre au sérieux, n’est-ce pas ?) et on devra alors se rabattre sur une super hôtesse de l'air, incarnée ici par Karen Black ("Easy Rider", "Gatsby le Magnifique", "Complot de famille", "La Maison des 1000 morts"), sans qui il n'y aurait plus eu le moindre suspens!

Bon, malgré un scénario un peu trop prévisible et une mise en scène très classique signée Jack Smight ("Détective privé", "La Bataille de Midway", "Les Survivants de la fin du monde"), ce second "Airport" arrive à maintenir une bonne tension durant toute la durée du vol avec notamment des montagnes bien menaçantes.

Comme dans le précédent film, celui-ci a également bénéficié d'un sacré casting avec notamment George Kennedy ("Charade", "Les Douze Salopards", "L'Étrangleur de Boston", "Tremblement de terre"), qui reprend ici le rôle de Joe Patroni qu'il tenait déjà dans "Airport" et qu'il tiendra également dans les deux films suivants... A croire que tous les problèmes viennent en fait de lui!

On remarquera également la présence de Roy Thinnes ("Danger, planète inconnue", "L'Odyssée du Hindenburg", "Un homme d'exception") en co-pilote, acteur bien connu pour son rôle de David Vincent dans "Les Envahisseurs" et de Gloria Swanson ("Après la pluie, le beau temps", "Madame sans-gêne", "Boulevard du crépuscule") dont ce fût le dernier rôle et qui interprète ici son propre rôle. Ne cherchez pas trop de vraisemblance à l’intrigue, car tout est ici assez improbable! Toutefois, le film remplit correctement son rôle de divertissement et c’est déjà ça!

Atterrissage réussi en tout cas pour cette édition combo, qui nous permet de redécouvrir le film dans de très bonnes conditions. Un peu moins réussi par contre pour le vol 409 de la Columbia Airlines qui lui n'arrivera pas vraiment à sa destination prévue! Mais bon, ça c'est une autre histoire...

"Airport 75 : 747 en péril" avait déjà connu plusieurs éditions chez Universal Pictures et chez MEP Vidéo notamment, cette fois c'est Elephant Films qui nous offre une nouvelle version restaurée disponible depuis le 8 juillet 2015 en DVD et surtout combo Blu-ray + DVD. Le DVD nous offre cette fois le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio Dual mono. Côté bonus, peu de choses à se mettre sous la dent, puisque qu'on aura le droit qu'à des bandes-annonces de l'éditeur dont celle du film et de ses deux suites et à une galerie photos...

Comparatif image entre les éditions DVD Universal Pictures et Elephant Films :

Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films
Universal Pictures
Elephant Films

Airport 75 : 747 en péril - Edition Prestige Restaurée

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Airport 75 : 747 en péril (Blu-ray + DVD) - Edition Prestige Restaurée

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Airport 1975 : 747 en péril

Airport 1975 : 747 en péril
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Airport 1975 : 747 en péril - Edition Aventi

Airport 1975 : 747 en péril - Edition Aventi
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Airport 1975, 747 en péril - Edition kiosque

Airport 1975, 747 en péril - Edition kiosque
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Airport 75

Airport 75
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Airport + Airport 1975 + Airport 1977

Airport + Airport 1975 + Airport 1977
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Coffret Airport (Airport + Airport 75 + Airport 77 + Airport 79)

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Airport Terminal Pack - Edition belge

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09.07.15

06:59:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cinq amis décident de filmer en vidéo les expériences auxquelles ils vont se livrer avec une planche de Ouija. Ils souhaitent entrer en contact avec les esprits afin que ceux-ci leur livrent des informations sur chacun d’entre eux. Très vite, le malaise s’installer lorsque certains secrets sont révélés. Dépassés par leur propre jeu, les cinq amis deviennent les proies des esprits qui hantent la planche de Ouija.

Mon avis :

Voulant probablement surfer sur l'attrait qu'a eu "Ouija" de Stiles White auprès des jeunes adolescentes en mal de frissons, voici que débarque "The Ouija Experiment", un film sorti trois ans plus tôt et abordant le même thème... Ah oui, pour ceux qui l’ignoreraient, une planche Ouija est une planche qui permet de communiquer avec les morts! Non, parce qu’il faut le savoir quand même!

Comme on pouvait le redouter le réalisateur Israel Luna ("Sur invit...", "Armées jusqu'aux dents", "Fright Flick") a ici opté pour un found-footage! Il faut dire que les jeunes semblent en raffoler et surtout, ne toujours pas s'en lasser... Allez comprendre pourquoi? Sauf que là, cela démarrera assez mal niveau crédibilité, puisque certaines interviews que le caméraman aura filmées, seront montées de façon non chronologiques!

D’ailleurs, par la suite différentes sources d’enregistrements seront également utilisées... Ainsi, il y a aura des images tirées d’un ordinateur, mais aussi issues de d’autres caméscopes. Pas très logique tout ça, mais on peut passer au-dessus!

Les protagonistes sont tout ce qu’il y a de plus typiques de ce genre de films, donc assez caricaturaux, mais là encore, ça passe! Le réalisateur va comme on s’en doute user de pas mal de ficelles comme celles utilisées dans les "Paranormal Activity" & consorts, mais en étant toutefois plus efficace. Car oui, il faut l'admettre le film occasionnera quelques frissons et c'est déjà pas si mal! Niveau crédibilité, ce n’est franchement pas ça, mais la peur finit par nous gagner, malgré le grand n’importe quoi général!

Ne cherchez pas de logique en tout cas au niveau du scénario, car à mon avis ce brave Israel Luna avait dû boire ou se droguer avant de l'écrire! D'ailleurs dans la dernière partie du film, celui-ci quittera le found-footage le temps d'un flashback assez long qui tombera un peu comme un cheveu sur la soupe, nous révélant ce qui s'est réellement déroulé dans le passé. Quant au final, je vous laisse le découvrir, mais cela atteint vraiment des sommets dans le n'importe nawak, rarement égalé, ce qui fait que cela en devient assez fun!

Israel Luna a dû en tous cas vouloir profiter de la sortie de "Ouija", puisque il nous a pondu en ce début d'année 2015 d'un second volet intitulé "The Ouija Experiment 2: Theatre of Death", qui semble être encore plus mauvais! J’avoue mourir d’impatience à l’idée de découvrir ce qu’il a bien pu inventer cette fois, surtout que dans ce film plusieurs des acteurs du premier film joueront apparemment cette fois leur propre rôle...

Si vous avez envie de vous amuser devant un scénario complètement débile et illogique, ce "The Ouija Experiment" peut vraiment faire l’affaire, mais en tout cas, niveau trouillomètre, il n’a pas à rougir de la plus part des found-footage, qui de ce point de vue là seront en général assez loin d’égaler celui-ci! Alors si vous êtes amateur de ce genre de films, pourquoi ne pas tenter l’expérience?

"The Ouija Experiment" est sorti le 2 juillet 2015 chez Filmedia dans une édition DVD proposant le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises Dolby Digital 2.0 & 5.1. On pourra bien entendu déplorer l’absence de bonus, mais franchement pour un tel film, cela n’a guère d’importance. En revanche l’absence de version originale est vraiment fort dommage!

The Oui-ja Experiment

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08.07.15

08:34:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dario, un petit éditeur milanais, se rend au festival de la littérature de Mantova accompagné de sa femme Marta. Totalement insatisfaite, celle-ci part visiter seule le Palazzo tandis que son mari est débordé de travail. Sous la fresque de Giulio Romano représentant le pénis de Jupiter en érection, elle rencontre Léon, un photographe français. C’est le coup de foudre immédiat. Les deux amants exercent leurs ébats amoureux un peu partout. Mais cette liaison ne restera pas sans conséquence dans la relation entre Marta et Dario...

Mon avis :

Parmi les grands noms du cinéma érotique, celui de Tinto Brass fait assurément parti des plus connus. Il faut dire que le réalisateur italien consacra une majeure de sa carrière de cinéaste à filmer des jeunes femmes dénudées sous toutes les coutures, vouant un amour sans limite aux formes sensuelles de celles-ci...


"Monamour" est le tout dernier long métrage de Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda") et le tout premier par contre qu'il ait filmé en HD. Tout ici va tourner autour des formes généreuses de son actrice principale, Anna Jimskaia ("Le Badanti"), une très jolie jeune femme originaire de l'Ouzbékistan sur laquelle le réalisateur érotomane semble avoir sérieusement flashé. Bon, il faut avouer qu'il y a de quoi, d'ailleurs je lui trouve pour ma part un petit côté à la Pauline Lafont, ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire!

Tinto Brass adapte ici le roman "Amare Leon" d'Alina Rizzi, une histoire de femme délaissée et d'adultère correspondant parfaitement à l’univers du réalisateur. On reconnaît immédiatement les éclairages si particuliers et les cadrages voyeurs chers au réalisateur, qui nous offre comme à son habitude un érotisme très explicite, à la limite parfois de la pornographie, mais sans toutefois réellement y tomber, puisque les quelques plans en apparence hard, sont en fait tournés avec des prothèses assez réalistes et de toutes évidences les actes sont ici simulés par la jeune femme.

D'ailleurs lors d'une courte apparition du réalisateur dans le film, celui-ci déclarera « la pornographie est à l'érotisme ce que la pipe est à la fellation », ce qui ne sera pas anodin et laissera transparaître une nouvelle fois son refus de tomber dans la pornographie...

Les thèmes souvent abordés par le cinéaste et les éléments récurrents à e ses films le sont aussi ici, faisant de "Monamour", une œuvre typique du réalisateur, auquel on pourra toutefois reprocher un casting pas forcément à la hauteur. Anna Jimskaia n’est certes pas une grande actrice, mais Riccardo Marino ("Fallo!"), qui joue ici Léon, l'amant français de Marta, dessinateur de bandes dessinées pour adultes, est encore plus mauvais acteur, mais bon heureusement, il ne parlera pas beaucoup!

Petit détail amusant, les dessins de Léon sont en fait des dessins de Paolo Eleuteri Serpieri, dessinateur italien connu pour sa série de science-fiction érotique, "Druuna" mettant en scène les aventures d'une jeune femme aux formes généreuses se baladant le plus souvent nue et faisant beaucoup penser aux héroïnes de Tinto Brass...

Dans le rôle de Dario, le mari cocu, on reconnaît autrement Max Parodi ("Monella", "Transgressing", "Senso '45", "Fallo!"), acteur fétiche du cinéaste, qui malheureusement ne relèvera guère le niveau.

Le film s'avère toutefois très plaisant à regarder, grâce notamment à quelques scènes érotiques joliment filmées, mettant en valeur les jolies formes de son actrice principale et grâce à l'humour qui se dégage de certaines scènes comme celle par exemple de la séance de massages...

Après avoir vu "Monamour", il paraît une nouvelle fois évident que Tinto Brass aime profondément les femmes, car comme dans la plus part de ses autres films, celui-ci dresse le portrait d’une femme où l’on sent toute sa fascination et son désir pour celle-ci. En revanche une phrase résume assez bien les femmes qu’il décrit : « les femmes veulent qu’on les prenne, pas qu’on les comprenne! »...

Précédemment sorti en janvier 2008 chez Tiffany (distribution Fravidis) au format 1.85:1 16/9ème avec piste audio française Dolby Digital 2.0 et italienne Dolby Digital 5.1 sous-titrée en français, dans une édition dépourvue du moindre bonus et réédité ensuite un peu plus d'un an plus tard toujours par le même éditeur (distribué cette fois par Seven7) dans une édition identique mais avec un surétui lenticulaire 3D, "Monamour" a ensuite atterri le 9 novembre 2012 chez Bach Films dans une édition proposant le film également au format 1.85:1 16/9ème, mais avec cette fois des pistes audio française et italienne toutes deux en Dolby Digital 2.0 et avec en bonus une intéressante présentation du film par Christophe Bier.

Monamour - Edition 2012

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Tinto Brass : Le maître de l'érotisme

Tinto Brass : Le maître de l'érotisme
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Coffret Tinto Brass (Coffret 4 DVD)

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07.07.15

08:32:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

A la recherche de dioxyde de carbone et de sang frais, un moustique alien géant débarque sur Terre et s'en prend malencontreusement à des proches de l’agent gouvernemental Aldo 'Del' Delbiondo, qui va naturellement en faire une affaire personnelle, alors que de son côté, le Dr. Heinrich Johann Kempler aidera la créature à « nettoyer » la Terre de ceux qu’il considère comme de la vermine...

Mon avis :

Avec la chaleur de l'été, les vilains moustiques refont leur apparition et viennent vous pourrir l'existence dès la tombée de la nuit... Peut-être devriez-vous alors regarder "Insectula!", afin de prendre la chose beaucoup plus à la légère?

Avec sa très belle affiche hommage aux films de monstres des années 50, tels que "Them!" ou "Tarantula!" auquel le titre se réfère indiscutablement, "Insectula!" nous entraîne dans un véritable voyage dans le temps où les séries B fantastiques étaient peuplées de vilaines bébêtes immenses venues d'un autre monde et qui s'attaquaient bien évidemment à ces pauvres petits êtres humains...

Eh oui, comme on le sait les moustiques aiment le sang humain et ce malheureux moustique venu d'une autre planète en recherche! Il recherche également du CO2 et cela tombe bien, on a dispose à foison... Du coup, ce moustique alien va débarquer directement aux États-Unis (Il faut dire qu’il y a plus de sang frais et de CO2 qu’ailleurs ! Enfin, il faut croire...) et va s'en prendre à deux demoiselles très proches de l'agent du gouvernement Aldo 'Del' Delbiondo, qui du coup va avoir une sérieuse dent contre le monstre.

Seulement voilà, notre agent va également devoir faire face au Dr. Heinrich Johann Kempler, qui compte bien se servir du vilain insecte pour accomplir sa vengeance envers l'espèce humaine et exterminer la vermine qui la peuple. Heureusement, Delbiondo pourra compter sur l'aide la très jolie Brittany Sax, l'assistante du savant fou, pour contrecarrer les plans du docteur et terrasser la méchante bête...

Tout n'est ici qu’hommage au cinéma qui a semble-t-il bercé la jeunesse du réalisateur Michael Peterson, qui signe là son tout premier long métrage. Cela va du scénario aux personnages hyper caricaturaux, en passant par les effets spéciaux souvent très kitchs ou encore par la présentation du film typique des films fantastiques de l’époque.

Le réalisateur a autrement fait le choix, assez judicieux de mêler effets spéciaux à l'ancienne et effets numériques pour un rendu très fun et généreux en hémoglobine, qui saura satisfaire ainsi également la jeune génération! Le film est d'ailleurs vraiment très amusant et malgré un budget assez limité, il a dans l'ensemble franchement de l'allure!

L'un des gros atouts de celui-ci, ça sera son casting avec des personnages certes caricaturaux au possible, mais incroyablement bien choisi. L'agent Aldo 'Del' Delbiondo notamment, interprété par un certain Pasquale Pilla ("Living Arrangements"), est vraiment terrible et a une vraie gueule, avec qui plus est, des fausses moustaches accentuant le côté caricatural de son personnage, le rendant irrésistible (La preuve, toutes les femmes veulent coucher avec lui !).

Dans le rôle du Dr. Heinrich Johann Kempler, Harrison Matthews ("The Hagstone Demon") est également plutôt pas mal! Une bonne tête de savant nazillon comme on les aime! Et puis, bien évidemment, il y a de la jolie nénette avec en particulier la charmante modèle Arielle Cezanne, dans le rôle de Brittany Sax, qui se trouve être la fille du réalisateur.

Le film a d’ailleurs été pas mal fait en famille, puisque la femme du réalisateur et donc la mère de la magnifique Arielle, est également la productrice du film. Enfin, on remarquera la présence d'une petite scream queen en la personne de Sarah French ("Zombie Pirates", "Lazarus: Day of the Living Dead"), ce qui n’est jamais désagréable pour les yeux, même si on aurait bien aimé qu’elle se dévoile un peu plus. Le film n’est certes pas exempt de défauts, mais au final ceux-ci font également partis de ses qualités.

Le réalisateur ne s’est autrement pas seulement référé qu’aux séries B fantastiques des années 50, puisqu’il fera également ouvertement référence au génial "Psychose" d’Alfred Hitchcock, nous offrant d’ailleurs pour l’occasion quelques scènes assez rigolotes...

Franchement, cet "Insectula!" est une très sympathique surprise qui mériterait amplement une vraie sortie DVD aux États-Unis chez un éditeur. Et pourquoi ne pas rêver également à une sortie chez nous ? Après tout, nombre de films beaucoup moins réussis que celui-ci débarquent bien régulièrement chez nos éditeurs!

"Insectula!" est pour le moment uniquement sorti aux États-Unis dans un DVD-R auto-édité mais de qualité professionnelle, disponible via le site officiel du film ou sur Amazon.com en version dématérialisée où le film peut être soit loué, soit acheté. Heureusement pour nous, le DVD-R est comme on peut s'en douter zone all (Ce qui est le cas de tous les DVD-R!) et surtout pourvu de divers sous-titres, dont français actionnables qu’à partir de la télécommande par contre! Le film nous est proposé au format 1.78:1 16/9ème avec pistes audio anglaise Dolby Digital 5.1 surround & 2.0 stéréo. Quelques bonus sont également proposés, à savoir un commentaire audio, 4 scènes coupées et un test de créature.

N'hésitez pas autrement à suivre l'actualité du film sur sa page Facebook!

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06.07.15

08:32:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Après avoir attaqué une diligence et volé le coffre d’or qu’elle contenait, Ben Wade est arrêté. Le propriétaire du coffre volé offre alors une récompense de 200 dollars à qui conduira Ben Wade dans le train de 3h10 pour Yuma, ce qui ne sera pas si aisé qu’il ne parait...


Mon avis :

"3H10 pour Yuma" fait parti des grands classiques du Western... Je parle bien évidemment de l'original et non du remake de James Mangold avec Russell Crowe et Christian Bale sorti pour le cinquantième anniversaire du film dans lequel on perdait à mon avis l'essence même de ce qui faisait du film de 1957 un chef d’œuvre. Le remake reste malgré tout un western moderne assez plaisant à regarder, mais il est quand même loin d'arriver à la cheville du chef d’œuvre de Delmer Daves, qui méritait bien une édition enfin digne de ce nom, ce qui est maintenant chose faite grâce à Carlotta qui nous propose le film dans une version restaurée 2K en DVD et surtout en Blu-ray, un Blu-ray dont l'image est absolument resplendissante...


Déjà auteur de plusieurs très bons films au moment où il réalise "3H10 pour Yuma" et notamment de westerns comme "La flèche brisée", "L'homme de nulle part" et "La dernière caravane", Delmer Daves ("La maison rouge", "Les passagers de la nuit", "Cow-boy", "L'or du Hollandais") sort ici du schéma habituel pour nous offrir un western atypique privilégiant l'aspect psychologique aux scènes d’action.


Glenn Ford ("Gilda", "Règlement de comptes", "L'homme de nulle part", "Cow-boy", "Superman") interprète ici le rôle de Ben Wade, un chef de bandes braquant des diligences, à la fois profondément humain et charmeur, mais également sans pitié lorsque la situation le nécessite.


C'est justement lors d'une attaque de diligence qui tourne mal, que Ben Wade va croiser la route de Dan Evans, joué par Van Heflin ("Possédée", "Les trois mousquetaires", "L'homme des vallées perdues"), un fermier endetté qui après l'avoir reconnu dans un saloon d'une ville voisine, va décider pour éponger ses dettes d'escorter le bandit jusqu'au train de 3h10 pour Yuma...


Afin de patienter jusqu'à l'arrivée du train, ceux-ci vont trouver refuge dans un hôtel où Wade fera tout pour convaincre Evans de le laisser partir, lui offrant une somme assez astronomique. Forcément, même pour un homme intègre comme Evans, le choix sera cornélien, mais peu à peu Wade montrera une sensibilité assez inattendue, éprouvant de plus en plus de sympathie pour le fermier au fur et à mesure qu’il va apprendre à le connaître.


Et puis, quelque part, il semble évident qu’il envie sa vie de famille, sa relation de couple, d’ailleurs le rôle des deux personnages féminins principaux du film sera ici très important (Contrairement au remake où là encore, ils sont passés à côté de quelque chose...).


Ces deux femmes, cela sera d'une part Leora Dana ("L'étrangleur de Boston", "Tora! Tora! Tora!", "L'usure du temps"), magnifique et touchante en épouse courageuse et la charmante Felicia Farr ("L'homme de nulle part", "La dernière caravane", "Embrasse-moi, idiot!"), actrice fétiche du réalisateur, qui incarne ici une bien jolie barmaid qui va s'amouracher de notre « vilain » bandit, mais qui ne sera pas seulement un faire-valoir comme on aurait pu le craindre, mais un personnage avec une véritable consistance.


Parmi ce casting impeccable, on remarquera essentiellement autrement Richard Jaeckel ("Les douze salopards", "Justice sauvage 2 - la revanche", "Grizzli, le monstre de la forêt", "Les mâchoires infernales", "Starman") dans le rôle de Charlie Prince, le bars droit de Ben Wade et de Henry Jones ("Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Arachnophobie") dans le rôle d'Alex Potter, un alcoolique notoire, qui secondera notre fermier dans sa mission suicide...


La mise en scène de Delmer Daves est assez remarquable avec une tension parfaitement gérée grâce notamment à un montage efficace et cela malgré une certaine sobriété, mais ce qui frappera le plus, c'est la magnifique photographie en noir et blanc du film, signée Charles Lawton Jr. ("La dame de Shanghai", "Cow-boy", "Contre-espionnage"), jouant constamment avec les ombres.


Quant à la fin, elle est beaucoup plus surprenante et réussie que le remake... Alors si vous ne connaissez que le film de James Mangold, je vous invite de toute urgence à découvrir l'originale, qui est largement supérieur!


Malgré le poids des années, "3H10 pour Yuma" n’a absolument rien perdu de sa force émotionnelle et demeure sans conteste l’un des chefs d’œuvre du western américain.


Déjà sorti en avril 2002 chez Sony Pictures Entertainment et réédité à plusieurs reprises, "3H10 pour Yuma" est enfin ressorti le 24 juin 2015 dans une édition digne de ce chef d’œuvre, grâce à Carlotta Films qui nous propose le film en version restaurée 2K à la fois en DVD et en Blu-ray... Le DVD de Carlotta nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise 1.0 mono et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français optionnels, alors que le Blu-ray est au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080/23.98p et un encodage AVC et contient des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 1.0 et sous-titres français optionnels. Les bonus, communs aux deux éditions se composent de « Delmer Daves par Michael Daves, 1ère partie : 3H10 pour Yuma » (DVD : 22' / Blu-ray : HD - 23’ - VOST), « The Shadows of Noir : Phedon Papamichael à propos de "3H10 pour Yuma" » (DVD : 23' / Blu-ray : HD - 24’ - VOST) et de la Bande-annonce (HD pour le Blu-ray).


3H10 pour Yuma (1957) - Edition Carlotta

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3H10 pour Yuma (1957) (Blu-ray)

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3H10 pour Yuma (1957)

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3H10 pour Yuma (1957) - Edition belge

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3H10 pour Yuma (1957) - Edition kiosque

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3H10 pour Yuma (1957) / Cow-Boy - Coffret Delmer Daves

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Columbia Western Classics - L'homme de la plaine + Mort ou vif + 3H10 pour Yuma + Cow-Boy / Coffret 4 DVD

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29.06.15

08:50:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Rencontrant un homme par hasard, une jeune femme succombe à son charme. Mais ce qui commence comme une journée d’amour bascule soudain dans la violence sadique : l’ayant droguée, l’homme lui crève un œil. Dès lors, elle ne vivra plus que dans un seul but ; mener à bien une vengeance froide, lente, d’une implacable cruauté.

Mon avis :

Film totalement culte pour de nombreux amateurs de films de genre, "Thriller" est également devenu célèbre grâce à Quentin Tarantino qui s'inspira du personnage de Madeleine pour son personnage de Elle Driver dans "Kill Bill", interprété par Daryl Hannah... Le film existe dans deux versions, une soft, préférée par l’actrice Christina Lindberg et une hard, incluant des inserts hard et la scène d’énucléation dans son intégralité. C’est cette dernière que nous propose Bach Films, choix somme toute assez judicieux dans la mesure où c’est la version voulue par le réalisateur, même si l’idéal aurait été de nous proposer une édition incluant les deux montages...

Alors qu'il n'avait jusque-là réalisé qu'un film pour enfants, le réalisateur suédois Bo Arne Vibenius ("Breaking Point"), qui avait notamment travaillé comme assistant réalisateur sur "Persona" d'Ingmar Bergman, se lança en ce début des années 70 dans l'un des tous premiers Rape & Revenge, s'inspirant probablement de "La source" de son ancien mentor, qui avait peu de temps auparavant inspiré également Wes Craven pour son premier long métrage "La Dernière Maison sur la gauche".

"Thriller - en grym film" ("Crime à froid" en France) est sorti en Suède en 1974 dans une version censurée, la version intégrale avec inserts pornographiques voulue par le réalisateur ayant été interdite. En revanche, à Cannes notamment, le film sera bien visible dans sa version intégrale...

Vibenius a la géniale idée à l'époque de choisir d'une part comme actrice principale Christina Lindberg ("Inga... bonne à tout faire", "La Possédée", "Young Playthings", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges"), qui était alors connue pour ses rôles sexy et d'autre part de créer ce personnage muet (Choix qu'il aurait fait car il ne la trouvait pas très bonne actrice...) et portant un cache-œil.

Afin de rendre son personnage muet, le réalisateur va lui infliger un traumatisme avec ce viol qu'elle subira au moment de son enfance et qui créera un malaise dès le début du film. On retrouve ensuite la jeune Madeleine à peine sortie de l'adolescence qui va se laisser séduire par Tony, un homme qui va s'avérer être un proxénète qui va la rendre accro à l'héroïne pour qu'elle lui obéisse au doigt et à l’œil.

Eh bien, justement puisqu'on en parle de son œil, le fameux Tony, interprété par l’excellent Heinz Hopf ("Les amoureux", "Fanny et Alexandre", "The Slingshot"), avec qui Christina avait déjà jouée dans "La Possédée", va lui crever un œil après qu'elle ait balafré son premier client. Une scène particulièrement réaliste, mais il faut dire que la rumeur veut que cette scène ait été faite grâce au cadavre d'une jeune suicidée avec la complicité d'un médecin, ami du cinéaste... Sordide, n’est-ce pas?

A partir de là, la jeune femme va se faire violer, jour après jour, par des clients n'ayant aucun respect pour elle, l'humiliant, la maltraitant même et elle subira tout cela sans broncher par peur des représailles et en raison également de sa dépendance à la drogue.

C’est lors de ces scènes de viol que le réalisateur inclura des inserts pornographiques, tournés par un couple qui se faisait appeler Roméo et Julia. Des plans aucunement excitants servant à créer un malaise supplémentaire chez le spectateur qui ne pourra alors qu’éprouver encore plus d’empathie pour la jeune femme.

Seulement voilà, la jeune et frêle Madeleine va durant cette période préparer sa vengeance, en apprenant à tirer au fusil et au pistolet, en pratiquant également le karaté et en prenant des cours de conduite sportive....

Ainsi, une fois prête, elle mettra sa vengeance froide à exécution lors d'une dernière partie de métrage où le réalisateur choisira de filmer les meurtres au ralenti, donnant presque l'impression que cette vengeance n'est qu'un rêve et qu'elle est en fait fantasmée par le personnage de Madeleine...

Certains reprocheront peut-être que cette vengeance ne soit pas montrée de façon plus frontale, mais personnellement j'aime beaucoup les choix qu'a fait ici Vibenius et notamment ce dernier face à face, à la fois très western, mais lorgnant également par certains côtés du côté d'Arrabal ("Viva la muerte")...

La mise en scène de Vibenius dans ce film est vraiment inspirée et on ne peut que s’étonner que celui-ci n’ait pas réalisé plus de films par la suite, puisqu’il s’arrêtera après "Breaking Point" qui sortit deux ans plus tard. Il a su en tout cas filmer l’innocence de Christina Lindberg comme personne, jouant notamment avec ses regards et sa fragilité et la rendant pourtant étonnamment crédible en tueuse implacable. Mais il faut dire aussi qu’elle a ici un tel charisme...

"Thriller - a cruel picture" est incontestablement le chef d’œuvre de Christina Lindberg et n'a aucunement volé son statut de film culte. Plus de quarante ans après sa sortie, il demeure en tout cas toujours aussi marquant et dérangeant!

Jusque-là disponible uniquement au Japon et aux États-Unis chez Synapse Films dans deux éditions, l’une à la jaquette jaune contenant la version soft et l’autre à la jaquette rouge en édition limitée à 25000 exemplaires contenant la version hard, "Thriller" est enfin disponible chez nous depuis le 11 mai 2015 chez Bach Films dans une très jolie édition digipack slim accompagnée de 3 cartes collector. Le film nous est ici proposé au format 1.66 16/9ème compatible 4/3 avec au choix les versions française, anglaise et suédoise mono avec sous-titres français optionnels. Bach Films nous gâte avec des suppléments exclusifs se concentrant malheureusement uniquement sur la venue de Christina Lindberg à Nantes lors de la projection du film à L'Absurde Séance le jeudi 26 février 2015, alors que le samedi suivant elle se trouvait également sur Paris, mais qui sait, peut-être aurons-nous le droit à un petit doc sur sa venue à la capitale si l'éditeur sort "Young Playthings" qu'elle était venue présenter ce soir-là. Au final on a donc le droit en bonus à un montage de la conférence de presse nantaise et de l’interview de Christian Valor de Psychovision qui eût lieu juste après et d'autre part à une partie de la séance de questions-réponses qui eût lieu avec le public après cette projection du film à Nantes avec une traduction en direct par le très sympathique Christian Valor, suivi de la séance de dédicaces où une partie du public est interviewée. Par contre, bien entendu, on perd ici les bonus de l'édition limitée de chez Synapse...

Comparatif image entre l'édition Bach Films et celle de Synapse Films :

Bach Films
Synapse Films
Bach Films
Synapse Films
Bach Films
Synapse Films
Bach Films
Synapse Films
Bach Films
Synapse Films

Thriller / Digipack collector

Thriller / Digipack collector
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