08.07.15

08:34:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dario, un petit éditeur milanais, se rend au festival de la littérature de Mantova accompagné de sa femme Marta. Totalement insatisfaite, celle-ci part visiter seule le Palazzo tandis que son mari est débordé de travail. Sous la fresque de Giulio Romano représentant le pénis de Jupiter en érection, elle rencontre Léon, un photographe français. C’est le coup de foudre immédiat. Les deux amants exercent leurs ébats amoureux un peu partout. Mais cette liaison ne restera pas sans conséquence dans la relation entre Marta et Dario...

Mon avis :

Parmi les grands noms du cinéma érotique, celui de Tinto Brass fait assurément parti des plus connus. Il faut dire que le réalisateur italien consacra une majeure de sa carrière de cinéaste à filmer des jeunes femmes dénudées sous toutes les coutures, vouant un amour sans limite aux formes sensuelles de celles-ci...


"Monamour" est le tout dernier long métrage de Tinto Brass ("Salon Kitty", "Caligula", "La clef", "Miranda") et le tout premier par contre qu'il ait filmé en HD. Tout ici va tourner autour des formes généreuses de son actrice principale, Anna Jimskaia ("Le Badanti"), une très jolie jeune femme originaire de l'Ouzbékistan sur laquelle le réalisateur érotomane semble avoir sérieusement flashé. Bon, il faut avouer qu'il y a de quoi, d'ailleurs je lui trouve pour ma part un petit côté à la Pauline Lafont, ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire!

Tinto Brass adapte ici le roman "Amare Leon" d'Alina Rizzi, une histoire de femme délaissée et d'adultère correspondant parfaitement à l’univers du réalisateur. On reconnaît immédiatement les éclairages si particuliers et les cadrages voyeurs chers au réalisateur, qui nous offre comme à son habitude un érotisme très explicite, à la limite parfois de la pornographie, mais sans toutefois réellement y tomber, puisque les quelques plans en apparence hard, sont en fait tournés avec des prothèses assez réalistes et de toutes évidences les actes sont ici simulés par la jeune femme.

D'ailleurs lors d'une courte apparition du réalisateur dans le film, celui-ci déclarera « la pornographie est à l'érotisme ce que la pipe est à la fellation », ce qui ne sera pas anodin et laissera transparaître une nouvelle fois son refus de tomber dans la pornographie...

Les thèmes souvent abordés par le cinéaste et les éléments récurrents à e ses films le sont aussi ici, faisant de "Monamour", une œuvre typique du réalisateur, auquel on pourra toutefois reprocher un casting pas forcément à la hauteur. Anna Jimskaia n’est certes pas une grande actrice, mais Riccardo Marino ("Fallo!"), qui joue ici Léon, l'amant français de Marta, dessinateur de bandes dessinées pour adultes, est encore plus mauvais acteur, mais bon heureusement, il ne parlera pas beaucoup!

Petit détail amusant, les dessins de Léon sont en fait des dessins de Paolo Eleuteri Serpieri, dessinateur italien connu pour sa série de science-fiction érotique, "Druuna" mettant en scène les aventures d'une jeune femme aux formes généreuses se baladant le plus souvent nue et faisant beaucoup penser aux héroïnes de Tinto Brass...

Dans le rôle de Dario, le mari cocu, on reconnaît autrement Max Parodi ("Monella", "Transgressing", "Senso '45", "Fallo!"), acteur fétiche du cinéaste, qui malheureusement ne relèvera guère le niveau.

Le film s'avère toutefois très plaisant à regarder, grâce notamment à quelques scènes érotiques joliment filmées, mettant en valeur les jolies formes de son actrice principale et grâce à l'humour qui se dégage de certaines scènes comme celle par exemple de la séance de massages...

Après avoir vu "Monamour", il paraît une nouvelle fois évident que Tinto Brass aime profondément les femmes, car comme dans la plupart de ses autres films, celui-ci dresse le portrait d’une femme où l’on sent toute sa fascination et son désir pour celle-ci. En revanche une phrase résume assez bien les femmes qu’il décrit : « les femmes veulent qu’on les prenne, pas qu’on les comprenne! »...

Précédemment sorti en janvier 2008 chez Tiffany (distribution Fravidis) au format 1.85:1 16/9ème avec piste audio française Dolby Digital 2.0 et italienne Dolby Digital 5.1 sous-titrée en français, dans une édition dépourvue du moindre bonus et réédité ensuite un peu plus d'un an plus tard toujours par le même éditeur (distribué cette fois par Seven7) dans une édition identique mais avec un sur-étui lenticulaire 3D, "Monamour" a ensuite atterri le 9 novembre 2012 chez Bach Films dans une édition proposant le film également au format 1.85:1 16/9ème, mais avec cette fois des pistes audio française et italienne toutes deux en Dolby Digital 2.0 et avec en bonus une intéressante présentation du film par Christophe Bier.

Monamour - Edition 2012

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Coffret Tinto Brass (Coffret 4 DVD)

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