11.03.10

Permalink 07:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Hanger

Dernier méfait en date du réalisateur Ryan Nicholson (à qui nous devons notamment le sympathique Live feed et surtout Gutterballs), ce Hanger permettra à son auteur de persévérer dans ce mélange détonant de mauvais goût à base horrifique et érotique, pour hélas demeurer ici bien superficiel et laisser un rythme en dents de scie venir en partie plomber les idées perverses et peu ragoûtantes de l'intrigue.
Le script va suivre la vengeance d'un jeune homme difforme contre celui qui a tué sa mère en l'avortant de force.

Hanger

Dans sa séquence introductive, le métrage va mettre en scène une prostituée enceinte, nommée Rose, regardant un mauvais film gore à la télévision en compagnie de deux "collègues", une autre jeune femme ayant eu le visage brûlé et un vieux transsexuel, jusqu'à ce que leur souteneur, un black hyper violent appelé Leroy, débarque, frappe Rose puisqu'elle ne lui a pas ramené d'argent du fait de son état et brûle le pénis du transsexuel sur une plaque de cuisson, tout en ordonnant à Rose de se débrouiller pour obtenir des dollars. C'est ce qu'elle va faire en allant voir John, un client habituel largement compréhensif puisqu'il aura même acheté un nounours pour le futur bébé mais qui refusera de coucher avec cette femme enceinte jusqu'aux yeux malgré ses supplications et autres effets d'esbroufe (comme cette montée de lait graphique…). Mais malheureusement pour Rose, Leroy va revenir et la violenter encore pour finalement la suivre jusqu'à sa chambre et commettre l'impensable avec un cintre. En effet, l'homme va se servir de ce cintre pour extirper le bébé de Rose de son ventre pour un avortement sauvage qui aura raison de Rose, le bébé finissant jeté dans une poubelle.

Hanger

Ryan Nicholson donnera ainsi d'entrée le ton en flirtant constamment avec le mauvais goût le plus graphique pour même suivre cet avortement en s'aidant de gros plans sur la vulve de Rose jusqu'à la sortie de ce bébé qui finira aux ordures pour être heureusement pour lui récupéré par une main inconnue. L'intrigue fera alors un bond de dix-huit ans en avant dans le temps et nous retrouverons donc le bébé de Rose devenu un jeune homme prénommé "Hanger" cachant son visage et vivant avec des clochards dans la rue jusqu'à ce qu'il soit recueilli par John, qui va l'emmener chez lui, lui offrant ainsi un pied-à-terre et l'emmenant pour leur première soirée commune voir une prostituée. John laissera donc Hanger et sa "promise" seuls dans sa voiture mais la demoiselle découvrira en même temps que nous le visage hideux et défoncé par des cicatrices de "Hanger" pour avoir bien entendu une réaction horrifiée qui la poussera à vouloir s'enfuir mais elle sera bien vite rattrapée par Hanger et par John qui vont devoir s'en débarrasser lors d'une scène sanglante plus que volontaire puisque la jeune femme aura la tête écrasée et explosée par la portière du véhicule de John.

Hanger

La suite de l'intrigue verra dans un premier temps Hanger trouver du travail dans une usine de recyclage où il rejoindra d'autres "freaks" graveleux et répugnants, se liant même d'amitié avec l'un d'eux avec qui il va passer son temps à regarder des films porno (tournés par sa mère !) en buvant de la bière, pour ensuite laisser John se lancer à la recherche de Leroy pour venger aussi bien Hanger pour son état que la mort de Rose. Hélas, la partie centrale, occupée principalement par des situations mettant en scène Hanger et son nouvel ami, tomberont régulièrement à plat en plus de n'avancer que des idées provocatrices de pacotilles. En effet, outre les décors dans lesquels vont évoluer les protagonistes entre cette pièce aux murs couverts de clichés pornographiques et cette usine nauséabonde qui renfermera dans ses poubelles tout et n'importe quoi (le crabe), le métrage va surtout mettre en avant des situations certes souriantes mais jamais véritablement offensantes jonglant avec un humour salace très terre à terre (l'ami de Hanger ne collectionnera-t-il pas les tampax usagés dont il se servira en plus pour se faire du "thé") et redondant, ce qui laissera également Ryan Nicholson s'amuser avec un érotisme complètement gratuit puisque la secrétaire très sexy de l'usine de recyclage aimera se promener un mini-jupe et s'adonner à la masturbation dans son bureau, quitte à se dévêtir complètement pour s'allonger sur son bureau et jouer avec son stylo.

Hanger

La dernière partie du métrage se montrera quand même un peu plus efficace en étant plus méchante au travers d'autres idées tordues puisqu'un troisième larron de l'usine va droguer Hanger et son ami pour pouvoir violer l'un et satisfaire une seconde fois ses besoins sexuels dans un trou de l'abdomen de Hanger, le tout à grand renfort de gros plans dégueus, tandis que John va tomber dans les griffes de Leroy qui aura eu vent de la vengeance fomentée par John, lui infligeant donc quelques tortures vicieuses (genre cyprine étalée sur son visage) et sanglantes, pour laisser les rôles s'inverser lors d'un final gore mais sans ampleur. Ryan Nicholson cherchera donc une nouvelle fois à choquer et à amuser son spectateur en étalant un mauvais goût de tous les instants qui se retrouvera également dans des dialogues bardés d'obscénités et de vulgarités, mais hélas il ne parviendra pas franchement à innover pour presque uniquement reprendre des situations déjà vues ailleurs, certes en les rendant toujours plus volontaires et graphiques. Cela n'empêchera pas une certaine monotonie gênante de s'installer, surtout que les phases de dialogues auront largement tendance à traîner en longueur et que le "ventre mou" du métrage ne sera pas réellement excitant ou animé, malgré quelques situations souriantes, comme la visite de cette femme presque obèse témoin de Jéhovah à Hanger et son ami et qui finira évidemment mal pour une autre séquence sanglante.

Hanger

De plus, l'intrigue globale du métrage sera bien facile et ne créera que très rarement du suspense ou de la tension (avec quand même un bel effet de surprise lors de la découverte du visage terrifiant de Hanger) pour bien entendu privilégier l'aspect graphique et la gaudriole et assumer pleinement les choix dégoûtants du réalisateur qui jouera avec son humour scatologique ou ici très porté sur les tampons menstruels usagés, quitte même à s'en servir pour faire périr un des personnages qui sera étouffé par l'un d'eux gorgé de sang "frais", quand il ne versera pas dans un érotisme très osé charmant mais entièrement gratuit. L'interprétation est cohérente, porté par des acteurs semblant biens 'amuser derrière des maquillages démonstratifs, tandis que la mise en scène de Ryan Nicholson manquera hélas de "pêche" pour insuffler au métrage un vent de folie dont il aurait pourtant bien eu besoin. Les effets spéciaux sont par contre largement probants, aussi bien pour ces maquillages réussis qui défigureront les faciès, que pour les nombreux plans sanglants volontaires et très graphiques.

Donc, ce Hanger pourra déplaire ou dérouter les spectateurs guère habitués à ces débordements assez extrêmes, tandis que les autres pourront au contraire s'en amuser tout en regrettant ce manque de fraîcheur et de rythme ainsi qu'une originalité en berne !

Hanger

Le DVD de zone 1 édité par Breaking Glass Pictures avancera une image nette et sans défaut notable, tandis que la bande-son sera cohérente, avec une partition musicale certainement pas assez appuyé pour dynamiser un ensemble qui en avait pourtant bien besoin, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise, sans le moindre sous-titre.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un sympathique making-of donnant dans la bonne humeur la parole aux membres de l'équipe du film, un petit journal de bord tenu par Lloyd Kaufman, le patron de la "Troma" qui fera un petit caméo dans l'entame du film, la séquence érotique visionnée par les personnages reproduite en intégralité, deux rapides scènes coupées, un très court bêtisier, une conséquente galerie de photos ainsi que la bande-annonce du film, suivie par celles d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient se frotter à l'humour porté sur le mauvais goût de ce "Hanger", le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

10.03.10

Permalink 14:48:28, Catégories: Actualités HD, Actualités DVD  

Petite période de calme dans les sorties de la semaine avec la sortie de 2012 qui monopolise les têtes de gondoles, il y a de quoi car ce film vous en mets plein les mirettes, une belle démo pour la HD. 500 jours ensemble et le spectacle 2010 des enfoirés sont également en vedette. Retrouvez toutes les sorties marquantes de cette semaine.

2012 (Blu-ray)

2012 (Blu-ray)
Amazon à 19.98€
PixMania à 19.99€
CDiscount à 19.99€
Voir la fiche
2012

2012
Amazon à 14.98€
CDiscount à 14.99€
PixMania à 15.99€
Voir la fiche
2012 - Edition collector limitée

2012 - Edition collector limitée
PixMania à 19.99€
CDiscount à 19.99€
Amazon à 22.63€
Voir la fiche
500 jours ensemble

500 jours ensemble
CDiscount à 15.99€
Amazon à 19.98€
PixMania à 19.99€
Voir la fiche
Divorce à l'italienne

Divorce à l'italienne
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.98€
M6Video à 14.99€
Voir la fiche
Cinéman

Cinéman
PixMania à 14.99€
CDiscount à 15.99€
DVDnews à 19.99€
Voir la fiche
2010 Les Enfoirés - La crise de nerfs

2010 Les Enfoirés - La crise de nerfs
PixMania à 26.99€
Fnac à 26.99€
Amazon à 26.99€
Voir la fiche
Family guy : Saison 5

Family guy : Saison 5
DVDnews à 24.99€
Fnac à 24.99€
Voir la fiche
500 jours ensemble (Blu-ray)

500 jours ensemble (Blu-ray)
Amazon à 18.99€
PixMania à 19.99€
DVDnews à 19.99€
Voir la fiche
Les Zintrus

Les Zintrus
Amazon à 11.98€
CDiscount à 11.99€
PixMania à 14.99€
Voir la fiche
Human zoo

Human zoo
CDiscount à 15.99€
Amazon à 19.98€
DVDnews à 19.99€
Voir la fiche

Permalink 07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Daybreakers
Réalisateurs : Michael et Peter Spierig
Durée du film : 1h38
Date de sortie du film : 03 mars 2010

Avec
: Ethan Hawke (Edward Dalton), Willem Dafoe (Elvis), Sam Neill (charles Bromley), Michael Dorman (Frankie Dalton), Claudia Karvan (Audrey).


Par Nicofeel

Réalisé par Michael et Peter Spierig, auteurs du film Undead en 2004, Daybreakers part d'un synopsis pour le moins original : en effet, on se retrouve en 2019 avec des vampires qui ont pris le contrôle de la Terre. Les humains, devenus en minorité, sont recherchés puis parqués dans des endroits (qui font penser à des sorte de chambres froides) où ils servent de garde-manger ou plutôt de garde-boisson vu qu'il s'agit de vampires !
Faisant penser aux films de vampires contemporains tels que Underworld, Daybreakers dépoussière lui aussi le mythe du vampire. Les vampires craignent toujours fortement le soleil (un des moyens pour les détruire) mais ils habitent désormais dans des hautes tours où ne passe pas le soleil. Il n'y a dans ces tours que de la lumière artificielle. Par ailleurs, les vampires ont la possibilité d'activer le « daytime » sur leurs voitures, c'est-à-dire une protection au niveau des vitres de voiture qui permet en plein jour d'empêcher le soleil de passer dans les voitures. Les vampires ont donc trouvé une parade pour éviter d'être brûlés.

L'originalité du film tient au fait que l'on a un vampire, Edward Dalton (Ethan Hawke), humaniste ô possible, n'est pas du tout satisfait à l'idée que la race humaine s'éteigne progressivement. Il cherche un substitut au sang humain qui pourrait être délivré à ses congénères vampires. Mais dans cette histoire qui peut rappeler par certains aspects l'excellent film La planète des singes (l'original), plusieurs êtres humains, vont être en contact avec Edward et lui permettre de trouver une autre solution. Ce sont Audrey (Claudia Karvan) et Elvis (Willem Dafoe) qui vont mener Edward vers une nouvelle direction.
La solution ne manque pas d'intérêt puisqu'elle pose comme principe le fait de transformer des vampires en humains, comme le prouve notamment le fait que les personnes concernées ont de nouveau des battements cardiaques et sont donc comme auparavant des êtres mortels. Cette « cure » est finalement un retour à la situation précédente où les humains étaient majoritaires sur Terre.
Avant d'en arriver là, il va évidemment y arriver plusieurs embûches sur la route d'Edward, d'Audrey et d'Elvis. Ce qui va donner lieu à plusieurs scènes d'action telles que des courses-poursuite ou des fusillades. Le rythme du film est tout à fait satisfaisant avec des scènes qui s'enchaînent rapidement. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Et puis les fans de films d'horreur ont l'occasion d'être heureux car il y a plusieurs scènes sanguinolentes avec notamment au début du film une tête qui explose de façon très graphique. Des personnages qui brûlent ou des agressions d'humains par des vampires valent également le coup.
En plus de son scénario sympathique à défaut d'être foncièrement original, de scènes bien enlevées et du zeste de trash qu'il contient, Daybreakers peut s'enorgueillir d'une belle photo qui accroît la séparation entre vampires et humains. Les vampires vivent dans des endroits particulièrement froids et ils ont d'ailleurs pour leur part des teints pâles et des yeux saturés. La photo du film, très réussie, augmente cette sensation de froid avec des couleurs de ton très froides.
Cependant, le film n'est pas exempt de défauts. Ainsi, les acteurs, où l'on retrouve pourtant notamment les chevronnés Ethan Hawke, Willem Dafoe et Sam Neill, sont loin d'être transcendants. Ils s'inscrivent dans l'histoire du film sans que leur présence soit particulièrement marquante.
Autre défaut du film : le manque d'explications. On aurait pu espérer avoir plus d'informations sur la prise de pouvoir des vampires. De même, la fin, qui se termine après une scène bien sanglante qui donne l'idée d'une retour aux sources, aurait mérité d'être plus développée. On a un peu la sensation que le final a été tourné (ou en tout cas monté) à la va-vite. C'est dommage car à défaut d'être le film d'horreur de l'année, Daybreakers est une sorte de série B assez efficace.

09.03.10

Permalink 07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The ghost writer
Réalisateur : Roman Polanski
Durée du film : 2h08
Date de sortie du film : 03 mars 2010
Avec : Ewan McGregor (le nègre), Pierce Brosnan (Adam Lang), Kim Cattral (Amelia Bly), Olivia Williams (Ruth Lang), Tom Wilkinson (Paul Emmett), Robert Pugh (Robert Rycart), etc.

Par Nicofeel

Réalisateur majeur dans les années 60 et 70 auteur d'oeuvres telles que Répulsion, Le bal des vampires, Rosemary's baby, Chinatown ou encore Le locataire, Roman Polanski a progressivement baissé son niveau pour finir par nous offrir des oeuvres qui, sans être mauvaises, se sont révélées classiques et peu enthousiasmantes.
C'est dire à quel point on attendait peu de choses de The ghost writer.
Et pourtant voilà, à force de ne rien attendre, on ne pouvait qu'être agréablement surpris, ce qui est le cas en l'espèce.
The ghost writer raconte l'histoire d'un nègre (Ewan McGregor) qui accepte de rédiger les mémoires d'Adam Lang, ancien premier ministre britannique. Rapidement, le « nègre » se retrouve mêlé dans une histoire pour le moins compliqué, avec un Adam Lang accusé d'avoir aidé la CIA en permettant l'enlèvement de terroristes islamistes.
En regardant de près le film The ghost writer, on peut penser que le film va quelque peu ennuyer. Car le début est sympathique mais n'apporte pas grand chose au récit : le fameux « nègre » est recruté et se rend sur l'île où réside Adam Lang. Là, il est censé modifier la première mouture des mémoires qui n'a pas donné satisfaction à l'éditeur et qui ne peut pas être modifié par le « nègre » concerné, ce dernier ayant été assassiné. Le nouveau « nègre », interprété par Ewan McGregor, se met donc à questionner Adam Lang au sujet de sa vie, en commençant par ses années d'études.
Ce n'est qu'à partir du moment où Adam Lang est attaqué devant la Cour Pénale Internationale que le film prend son envol. Car c'est à cet instant où le « nègre » se retrouve impliqué dans cette histoire et découvre des indices qui vont lui mettre la puce à l'oreille.

Le film prend une toute autre dimension et devient passionnant. Au vu de la tournure des événements, et malgré son aspect contemporain, le film fait penser à un chef d'oeuvre de 1974, le thriller politique et paranoïaque que constitue A cause d'un assassinat d'Alan J. Pakula. Comme dans ce dernier, The ghost writer est un film à l'intrigue labyrinthique, où les tenants et aboutissants ne sont pas tous connus en raison de nombreuses zones d'ombre. Le héros, un peu trop curieux, est comme dans le film de Pakula quelqu'un dont on a l'impression qu'il est sans cesse surveillé. Mais par qui ? Et pour quelles raisons ?
Petit à petit, on en apprend plus par le biais de photos qui impliquent Adam Lang ; par le GPS d'une voiture qui amène le « nègre » sur une piste, etc. Alors que le début du film est plutôt statique, il en va tout autrement par la suite avec des événements qui vont à la vitesse grand V comme la traque sur le ferry ; l'épisode du motel perdu ; l'entrevue avec l'opposant à Lang ou encore le fait que le « nègre » couche avec la femme d'Adam Lang.
Au lieu de livrer un film classique, Roman Polanski n'hésite pas à déstabiliser le spectateur en le mettant sur de multiples dont on ne sait finalement laquelle est la bonne. Et quand on a le sentiment d'avoir compris de quoi il en retourne, le cinéaste s'en prend à son « nègre » et fait disparaître tout élément de preuve. C'est d'ailleurs une des forces du film : montrer que les choses sont inéluctables (les différents décès) et refuser une fin facile en happy end.
Superbement maîtrisé sur le plan de la mise en scène avec cette impression d'observation perpétuelle du personnage principal, le film nous donne le sentiment de nous retrouver dans un univers paranoïaque. Ce sentiment est renforcé par la froideur des plans et des décors, la résidence dans la villa étant à cet égard un endroit complètement déshumanisé.
Cet endroit n'est d'ailleurs pas sans rappeler la vie de Roman Polanski, lequel est depuis de nombreuses années (suite à une affaire de viol) un étranger permanent puisqu'il ne peut pas rejoindre le territoire américain (exactement l'inverse de ce qui se passe dans le film), au risque d'être arrêté. Même si le film a été tourné avant l'assignation à résidence de Polanski en Suisse, on ne peut s'empêcher de faire des parallèles entre ce film (et donc le personnage d'Adam Lang) avec le cinéaste lui-même.
Terminons par la distribution du film. On tient une excellent distribution avec notamment un très bon Pierce Brosnan dans le rôle d'un ancien Premier Ministre au passé trouble ; un Ewan McGregor très bon dans le rôle d'un homme curieux qui est rapidement dépassé par les événements ; une Olivia Williams très bonne dans le rôle de la femme fatale.
Au final, The ghost writer est un film de très bonne tenue qui bénéficie d'un excellent scénario, d'une mise en scène parfaitement adapté au sujet, d'une distribution efficace et de décors bien étudiés. En somme, The ghost writer marque immanquablement le grand retour de Roman Polanski. On attend déjà son prochain film avec impatience.

08.03.10

Permalink 12:15:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Le mois de février qui s'est achevé aura été plutôt agréable pour l'amateur de cinéma fantastique/ horrifique, avec quelques bonnes surprises, des titres sortis après leur passage en salles et encore et toujours des rééditions plus ou moins opportunes.

Frankenstein
Le loup-garou

Au niveau des titres déjà existants, Universal aura par exemple uniquement capitalisé sur ses trésors des années 20-30 et nous proposant une nouvelle fois aussi bien le Dracula avec Bela Lugosi, que le Frankenstein avec Boris Karloff, mais également L'homme invisible, La momie et Le loup-garou.

R-point
Negative happy chainsaw egde

De son côté WE Productions donnera encore une nouvelle chance à deux de ses titres orientaux avec le mitigé R-Point et à Negative happy chainsaw edge et son "terrifiant" homme à la tronçonneuse, le tout en steelbook.

La tombe de Ligeia

Déjà disponible en édition belge, l'appréciable La tombe de Ligeia de Roger Corman avec Vincent Price a connu une édition française grâce à Sidonis par ailleurs bien occupé avec ses westerns.

Jennifer's body
Destination finale 4

Parmi les titres ayant eu la chance de passer par la cache "salles obscures", on retiendra la sortie de Jennifer's body par 20th Century Fox pour ce mélange de "teen-movie" et d'horreur plus ou moins heureux, et de Destination finale 4 par Metropolitan, dernier volet en date d'une franchise qui commence sérieusement à s'essouffler.

Grizzly park
Pirates de Langkasuka

Pour les inédits, on pourra évidemment compter sur Emylia qui nous aura encore ce mois-ci gratifié de deux titres intéressants avec d'abord Grizzly park, présenté ici et critiqué , et surtout avec Pirates de Langkasuka, pour des éditions traitées ici et une critique du film .

Pandorum
Dark mirror

M6 Vidéo aura donné sa chance à Pandorum et son vaisseau spatial bourré de créatures monstrueuses, tandis que Action & Communication aura laissé son Dark mirror et son intrigue lorgnant du côté du Mirrors d'Alexandre Aja venir titiller l'amateur.

Whiteout
Inside

Studio Canal se sera montré bien discret ce mois-ci avec uniquement la sortie du thriller horrifique Whiteout et son U.S. Marshall joué par la ravissante Kate Beckinsale coincé en Arctique avec un meurtrier, et il en ira de même pour France Télévision Distribution qui aura eu la bonne idée d'éditer Inside, titre bénéficiant d'excellents échos.

Train
Lesbian vampire killers

Dans la même configuration Europa aura lancé Train, auréolé d'une interdiction aux moins de dix-huit ans qui ne semble pas justifiée pour tout le monde pour un nouveau "Torture porn" que l'on espérera bien graphique, et Wild Side aura édité Lesbian vampire killers dont le principal intérêt semblant résider dans son titre délirant.

Girls wanted
The neighbours

Elephant Films aurait pu créer l'événement avec la sortie de Girls wanted, titre obscur qui cache le terrible Murder, set, pieces de Nick Palumbo, mais hélas, ce ne sera que la version "cut" du film qui sera proposée par l'éditeur, celui-ci ayant également sorti en février l'intriguant The neighbours ainsi qu'un Dracula datant de 2006 et déjà disponible depuis une première sortie en 2008.

Brain damage

Enfin, gardons le meilleur pour la fin avec Opening qui outre une ressortie du Bazaar de l'épouvante d'après Stephen King, aura laisser la folie du ver parasite de Brain damage de Frank Henenlotter (également connu sous le titre de Elmer, le remue-méninges)venir connaître enfin une sortie dans l'hexagonale pour un titre plus qu'attendu depuis des années.

Donc, ce mois de février aura été porteur de bonnes surprises certes pas forcément nombreuses, mais de taille et il ne reste plus qu'à espérer que le mois de mars maintenant commencé soit du même acabit, le rendez-vous est déjà pris pour un compte-rendu !

Dracula - Universal classics

Dracula - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
CDiscount à 9.99€
Voir la fiche
Frankenstein - Universal classics

Frankenstein - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
CDiscount à 9.99€
Voir la fiche
L'homme invisible - Universal classics

L'homme invisible - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
CDiscount à 9.99€
Voir la fiche
La momie (1932) - Universal classics

La momie (1932) - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
CDiscount à 9.99€
Voir la fiche

Le loup garou - Universal classics

Le loup garou - Universal classics
PlusDeDVD à 9.19€
Amazon à 9.99€
CDiscount à 9.99€
Voir la fiche
La tombe de Ligeia

La tombe de Ligeia
Voir la fiche
Jennifer's body

Jennifer's body
Amazon à 14.98€
CDiscount à 15.99€
ASdiscount à 18.57€
Voir la fiche
Jennifer's body (Blu-ray)

Jennifer's body (Blu-ray)
Amazon à 19.98€
PixMania à 19.99€
CDiscount à 19.99€
Voir la fiche

Destination finale 4 / 2 DVD

Destination finale 4 / 2 DVD
Amazon à 24.98€
SevenSept à 24.99€
ASdiscount à 29.17€
Voir la fiche
Destination finale 4

Destination finale 4
Amazon à 15.99€
ASdiscount à 19.58€
SevenSept à 19.99€
Voir la fiche
Destination finale 4 (Blu-ray)

Destination finale 4 (Blu-ray)
Amazon à 25.99€
SevenSept à 29.99€
Voir la fiche
Grizzly park

Grizzly park
Amazon à 12.99€
ASdiscount à 16.58€
Voir la fiche

Grizzly park (Blu-ray)

Grizzly park (Blu-ray)
Amazon à 16.49€
Fnac à 17.99€
ASdiscount à 19.99€
Voir la fiche
Pirates de Langkasuka

Pirates de Langkasuka
CDiscount à 12.99€
Amazon à 16.99€
Fnac à 16.99€
Voir la fiche
Pirates de Langkasuka - Edition collector / 2 DVD

Pirates de Langkasuka - Edition collector / 2 DVD
Amazon à 19.98€
Fnac à 19.99€
ASdiscount à 23.57€
Voir la fiche
Pirates de Langkasuka (Blu-ray)

Pirates de Langkasuka (Blu-ray)
CDiscount à 19.99€
Amazon à 23.99€
Fnac à 24.99€
Voir la fiche

Pandorum (Blu-ray)

Pandorum (Blu-ray)
CDiscount à 15.99€
Amazon à 18.99€
PixMania à 19.99€
Voir la fiche
Dark mirror

Dark mirror
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.99€
Fnac à 15.99€
Voir la fiche
Whiteout

Whiteout
PixMania à 15.99€
Amazon à 15.99€
ASdiscount à 19.58€
Voir la fiche
Whiteout (Blu-ray)

Whiteout (Blu-ray)
Amazon à 23.99€
StudioCanal à 24.99€
PixMania à 24.99€
Voir la fiche

Inside

Inside
PlusDeDVD à 15.63€
CDiscount à 15.99€
PixMania à 16.99€
Voir la fiche
Train (Blu-ray)

Train (Blu-ray)
Amazon à 19.98€
CDiscount à 19.99€
PixMania à 24.99€
Voir la fiche
Train

Train
Amazon à 15.99€
CDiscount à 15.99€
ASdiscount à 19.58€
Voir la fiche
Lesbian vampire killers

Lesbian vampire killers
CDiscount à 16.99€
Amazon à 19.98€
WildSide à 19.99€
Voir la fiche

Lesbian vampire killers (Blu-ray)

Lesbian vampire killers (Blu-ray)
PixMania à 20.99€
Amazon à 20.99€
ASdiscount à 24.58€
Voir la fiche
Girls wanted

Girls wanted
PlusDeDVD à 13.79€
PixMania à 14.99€
Amazon à 14.99€
Voir la fiche
Elmer, le remue-méninges (Brain damage)

Elmer, le remue-méninges (Brain damage)
CDiscount à 11.99€
PlusDeDVD à 13.79€
Amazon à 14.98€
Voir la fiche

Permalink 10:03:09, Catégories: Actualités DVD, Cinéma  

La 82e cérémonie des Academy Awards a eut lieu cette nuit et grosse déception pour James Cameron et Avatar, le réalisateur est passé à côté d'un second exploit après Titanic laissant la place à Démineurs de Kathryn Bigelow, son ex-femme. Démineurs a remporté 6 Oscars dont le tout premier Oscar du meilleur réalisateur pour une femme, joli clin d'oeil à la journée de la femme aujourd'hui.

Sans surprise, Jeff Bridges a remporté l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Crazy Heart sorti la semaine dernière au cinéma et Sandra Bullock meilleure actrice pour son rôle dans The Blind Side.

Le palmarès complet des 82e Oscars

Meilleur film : Démineurs
Meilleur réalisateur : Kathryn Bigelow - Démineurs
Meilleur acteur : Jeff Bridges / Crazy Heart
Meilleure actrice : Sandra Bullock / The Blind Side
Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Walz / Inglourious Basterds
Meilleur actrice dans un second rôle : Mo'Nique / Precious
Meilleur scénario original : Démineurs / Mark Boal
Meilleure adaptation : Precious / Geoffrey Fletcher
Meilleure photographie : Avatar / Mauro Fiore
Meilleur montage : Démineurs / Bob Murawski & Chris Innis
Meilleurs décors : Avatar / Rick Carter, Robert Stromberg & Kim Sinclair
Meilleurs costumes : Victoria : les jeunes années d'une reine / Sandy Powell
Meilleurs maquillage : Star Trek / Barney Burman, Mindy Hall & Joel Harlow
Meilleure musique : Là-haut / Michael Giacchino
Meilleure chanson : Crazy Heart ("The Weary Kind") / T-Bone Burnett & Ryan Bingham
Meilleur son : Démineurs / Paul N.J. Ottosson & Ray Beckett
Meilleur montage sonore : Démineurs / Paul N.J. Ottosson
Meilleurs effets visuels : Avatar / Joe Letteri, Stephen Rosenbaum, Richard Baneham & Andy Jones
Meilleur film d'animation : Là-haut / Pete Docter & Bob Peterson
Meilleur film étranger : El secreto de sus ojos (Argentine)
Meilleur film documentaire : The Cove - La Baie de la honte
Meilleur court métrage : The New Tenants
Meilleur court métrage d'animation : Logorama
Meilleur court métrage documentaire : Music by Prudence

Démineurs

Démineurs
PixMania à 15.99€
Amazon à 15.99€
CDiscount à 15.99€
Voir la fiche
Démineurs (Blu-ray)

Démineurs (Blu-ray)
Amazon à 19.98€
PixMania à 19.99€
CDiscount à 19.99€
Voir la fiche
Avatar

Avatar
DiscountManga à 18.99€
DVDnews à 19.99€
Fnac à 19.99€
Voir la fiche
Avatar (Blu-ray)

Avatar (Blu-ray)
Fnac à 29.99€
Fnac à 29.99€
Voir la fiche
Inglourious basterds

Inglourious basterds
Amazon à 15.36€
PixMania à 15.49€
CDiscount à 15.49€
Voir la fiche
Inglourious basterds (Blu-ray)

Inglourious basterds (Blu-ray)
Amazon à 23.43€
PixMania à 23.44€
CDiscount à 23.49€
Voir la fiche
Victoria : Les jeunes années d'une reine - Edition prestige

Victoria : Les jeunes années d'une reine - Edition prestige
Amazon à 19.98€
PixMania à 19.99€
SevenSept à 19.99€
Voir la fiche
Star Trek XI

Star Trek XI
Amazon à 14.24€
Fnac à 19.99€
Voir la fiche
Star Trek XI (Blu-ray)

Star Trek XI (Blu-ray)
Amazon à 21.99€
CDiscount à 21.99€
PixMania à 23.99€
Voir la fiche
Là-haut

Là-haut
PixMania à 15.99€
Amazon à 15.99€
Fnac à 15.99€
Voir la fiche
Là-haut (Blu-ray)

Là-haut (Blu-ray)
Amazon à 19.89€
PixMania à 19.99€
CDiscount à 19.99€
Voir la fiche
Là-haut (Blu-ray) (+ 2 DVD)

Là-haut (Blu-ray) (+ 2 DVD)
Amazon à 23.99€
CDiscount à 23.99€
PixMania à 24.99€
Voir la fiche
The cove (Blu-ray)

The cove (Blu-ray)
Amazon à 11.99€
CDiscount à 11.99€
PixMania à 14.99€
Voir la fiche

06.03.10

Permalink 01:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Une éducation
Réalisateur : Lone Scherfig
Durée du film : 1h35
Date de sortie du film : 24 février 2010

Avec : Peter Sarsgaard (David), Carey Mulligan (Jenny), Alfred Molina (Jack), Cara Seymour (Marjorie), Rosamund Pike (Helen), Dominic Cooper (Danny), Emma Thompson (la directrice d'école), Olivia Williams (miss Stubbs), Sally Hawkins (Sarah).

Par Nicofeel

Réalisé par Lone Scherfig, Une éducation est une comédie rétro qui ne manque pas de charme. Le film raconte l'histoire de Jenny, une jeune anglaise de 16 ans qui étudie dans une école de jeunes filles. Brillante, elle est destinée à entrer à Oxford. Notons qu'Oxford est un must. C'est la plus ancienne université d'Angleterre et l'une des plus prestigieuses d'Europe. Il est fait référence dans le film entre autres à C.S. Lewis, écrivain célèbre (Les chroniques de Narnia) qui a résidé à Oxford.
Mais la vie va amener Jenny à fréquenter David, un homme charmant, qui a deux fois son âge et qui lui propose de faire des sorties qu'en tant qu'adolescente elle n'a pas l'occasion de faire.
Une éducation raconte finalement le passage de l'adolescence à l'état adulte d'une jeune fille. Oscillant entre comédie (début du film) et drame (fin du film), entre rêve éveillé et désillusions, Une éducation marque l'apprentissage de la vie, l'émancipation de Jenny. Formidablement interprétée par Carey Mulligan qui est bluffante de naturel en faisant preuve de beaucoup de fraîcheur et de spontanéité, Jenny est une adolescente qui représente parfaitement la jeune fille de son époque. En 1961, l'Angleterre est encore bien conservatrice dans ses idées. Les jeunes filles vont en cours ensemble et avant de penser à faire la fête, il s'agit de réussir ses études.
Jenny est en fin de compte dans un moule dont les contours ont été effectués par ses parents. Jack (Alfred Molina), le père, est un personnage qui, sans être totalement antipathique est le symbole d'une Angleterre conservatrice, quasi rétrograde. Sa fille doit être la meilleure, réussir ses études, les passe-temps étant superflus.

En rencontrant David, Jenny souhaite justement vivre sa vie. Elle veut être libre d'agir à sa guise et se faire plaisir en fumant, en allant dans des bars jazzy, en sortant les week-end et en allant, comble du bonheur, à Paris. Le film s'évertue d'ailleurs à nous montrer à quel point la culture française est cotée. Jenny écoute des disques de Juliette Gréco, elle apprend la langue française (elle se plaît à parler français, car cela fait très mode, et cela lui donne d'ailleurs un côté plus que sympathique), elle regarde des films français et lorsqu'elle est à Paris, elle achète du parfum français.
On a donc d'un côté une Angleterre conservatrice, où les libertés semblent corsetées, aussi bien pour les adolescents que pour les adultes, et de l'autre, une Angleterre où le maître mot est bien la liberté.
Le film se veut libertaire avec cette description d'une jeune fille qui s'émancipe et qui fréquente des gens qui ne sont pas forcément les personnes les plus fréquentables (ce qu'on ne saura que tardivement dans le film, mais ce qui était relativement prévisible). Pourtant, dans sa toute fin, le film montre bien une jeune fille qui, après avoir été trahie, décide de revenir à sa situation initiale et de faire ce que souhaitaient à la base ses parents. Oxford revient au goût du jour. En dehors d'un côté un peu moralisateur, la fin a aussi pour but de rappeler que la femme moderne, à l'instar de l'homme, peut espérer s'émanciper en réussissant ses études et en étant pas uniquement un faire-valoir pour l'homme.
De ce point de vue, il n'y a qu'à voir le rôle donné à Rosamund Pike, qui joue une Helen qui est certes jolie mais qui donne plus l'impression de faire partie du décor que d'être une femme qui vit pour ce qu'elle est.
Cela amène à signaler que la distribution du film est très bonne. En plus de la formidable Carey Mulligan qui demeure sans aucun doute une des très belles surprises et des raisons essentielles d'aller voir ce film, on retrouve de très probants Alfred Molina et Emma Thompson.
La photographie du film et les décors sont également à signaler, ils ajoutent une touche rétro particulièrement bienvenue à ce film léger (quoique presque dramatique vers sa fin). La musique du film, qui comprend notamment plusieurs standards de Juliette Gréco, est fortement appréciable et parfaitement dans le ton du film.
Seule la mise en scène demeure un peu faiblarde. Elle est avant tout fonctionnelle et ne comporte pas de scènes brillantes au point de vue de la réalisation.
Au final, Une éducation est un film qui se regarde très tranquillement et qui offre au spectateur de beaux moments de cinéma. A voir.

05.03.10

Permalink 01:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Thérapie de couples
Réalisateur : Peter Billingsley
Durée du film : 1h47
Date de sortie du film : 24 février 2010
Avec : Vince Vaughn, Jason Bateman, Faizon Love, Jon Favreau, Kristin Davis, Kristen Bell, etc.

Par Nicofeel

Réalisé par le cinéaste Peter Billingsley, le film Thérapie de couples est une comédie américaine. Il s'agit même précisément d'une comédie comme on a l'occasion d'en voir par dizaines (par centaines ?) chaque année.
Le film n'est nullement original bien que ça ne l'empêche de rester regardable. L'histoire raconte les vacances de quatre couples d'amis qui décident d'aller se détendre dans un lieu paradisiaque (l'Eden West). Premier reproche au film : la photo du film est laide et le scénario fait quasiment penser au jeu de l'île de la tentation.
Les couples vont devoir se soumettre à divers tests qui auront pour effet immédiat de montrer que tout ne va pas si bien au sein de ces couples. En gros, l'idée est que le fait d'être ensemble ne justifie pas pour autant qu'un couple marche parfaitement. Il peut y avoir une usure au sein du couple et de manière extensive on peut se retrouver avec des couples qui n'ont plus grand chose en commun ou à partager. L'idée est traitée de façon comique et de façon caricaturale (le but étant manifestement de faire avant tout sourire le spectateur) ce qui est dommage car il y avait moyen de faire quelque chose de bien avec une telle thématique.

D'ailleurs, le film n'est pas fin pour deux sous car, comme par hasard, les couples vont d'abord s'éloigner avant de se retrouver dans un happy end moralisateur qui n'est pas de bon alloi.
Pour jouer dans ce film bien calibré, on retrouve pourtant dans les rôles principaux des acteurs chevronnés, vus déjà dans des films ou téléfilms. On a ainsi Kristin Davis, bien connue pour sa participation dans la série Sex and the city. Il y a aussi la belle Kristen Bell, vue notamment dans l'excellent film Reefer madness. Notons aussi la présence de Vince Vaughn et de Jon Favreau. Ces acteurs ont la malchance d'interpréter des rôles qui font fortement penser à des archétypes. Le pire en la matière étant le rôle qui a échu à Faizon Love, l'acteur jouant un black gros, lourd dans certains de ses propos et toujours fatigué. Le pauvre Faizon Love est le personnage type qui est censé en lui-même faire rire, comme lorsqu'il se retrouve tout nu ou encore le fait qu'il n'arrive pas à suivre ses camarades lors d'épreuves sportives.
Les personnages secondaires ne sont pas non plus d'une grande finesse : le professeur de sport est un hispanique bien bronzé et musclé. Malgré tout, son personnage est quelque peu amusant car il joue un obsédé et à tout le moins un homme entreprenant. La scène d'assouplissement n'est certes pas fine mais elle demeure assez drôle.
Au niveau des personnages secondaires, on retrouve Jean Réno dans un rôle de vieux sage. L'acteur cabotine quelque peu mais il n'est pas celui qui est le moins crédible pour le coup.
En dépit d'un scénario prévisible et de personnages archétypaux, le film réserve quelques scènes sympathiques : outre celle de l'assouplissement, il y a la scène du massage et celle des tests psychologiques. Et puis quelques dialogues sont à retenir, comme lorsque l'un des hommes déclare que « les relations sont des rues à deux sens, pas une autoroute et un sentier pédestre. »
A l'inverse, certaines scènes sont carrément inutiles et même risibles, comme la partie interactive de jeux vidéo. On se demande comment les scénaristes sont capables d'idées aussi indigentes.
Au final, que penser de Thérapie de couples ? Il s'agit d'une comédie « conventionnelle » qui se suit sans déplaisir mais ne se démarque nullement des nombreux autres films dans ce genre qui sortent chaque année. A voir, uniquement si l'on à rien d'autre à faire.

:: Page suivante >>

Le Blog de DVDpasCher

A travers quelques articles, ce blog permet aux dvdpascheriens de se tenir au courant de la face cachée de DVDpasCher comme les programmes informatiques qui font fonctionner le site mais aussi de diverses actualités touchant à la vente de DVD.

Mars 2010
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31      

Notice: Trying to get property of non-object in /home/sites/site5/web/plugins/democracy_plugin/_democracy.plugin.php on line 448

Notice: Trying to get property of non-object in /home/sites/site5/web/plugins/democracy_plugin/_democracy.plugin.php on line 465

Rechercher

powered by
b2evolution