Archives pour: Juin 2015

29.06.15

08:50:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Rencontrant un homme par hasard, une jeune femme succombe à son charme. Mais ce qui commence comme une journée d’amour bascule soudain dans la violence sadique : l’ayant droguée, l’homme lui crève un œil. Dès lors, elle ne vivra plus que dans un seul but ; mener à bien une vengeance froide, lente, d’une implacable cruauté.

Mon avis :

Film totalement culte pour de nombreux amateurs de films de genre, "Thriller" est également devenu célèbre grâce à Quentin Tarantino qui s'inspira du personnage de Madeleine pour son personnage de Elle Driver dans "Kill Bill", interprété par Daryl Hannah... Le film existe dans deux versions, une soft, préférée par l’actrice Christina Lindberg et une hard, incluant des inserts hard et la scène d’énucléation dans son intégralité. C’est cette dernière que nous propose Bach Films, choix somme toute assez judicieux dans la mesure où c’est la version voulue par le réalisateur, même si l’idéal aurait été de nous proposer une édition incluant les deux montages...

Alors qu'il n'avait jusque-là réalisé qu'un film pour enfants, le réalisateur suédois Bo Arne Vibenius ("Breaking Point"), qui avait notamment travaillé comme assistant réalisateur sur "Persona" d'Ingmar Bergman, se lança en ce début des années 70 dans l'un des tous premiers Rape & Revenge, s'inspirant probablement de "La source" de son ancien mentor, qui avait peu de temps auparavant inspiré également Wes Craven pour son premier long métrage "La Dernière Maison sur la gauche".

"Thriller - en grym film" ("Crime à froid" en France) est sorti en Suède en 1974 dans une version censurée, la version intégrale avec inserts pornographiques voulue par le réalisateur ayant été interdite. En revanche, à Cannes notamment, le film sera bien visible dans sa version intégrale...

Vibenius a la géniale idée à l'époque de choisir d'une part comme actrice principale Christina Lindberg ("Inga... bonne à tout faire", "La Possédée", "Young Playthings", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges"), qui était alors connue pour ses rôles sexy et d'autre part de créer ce personnage muet (Choix qu'il aurait fait car il ne la trouvait pas très bonne actrice...) et portant un cache-œil.

Afin de rendre son personnage muet, le réalisateur va lui infliger un traumatisme avec ce viol qu'elle subira au moment de son enfance et qui créera un malaise dès le début du film. On retrouve ensuite la jeune Madeleine à peine sortie de l'adolescence qui va se laisser séduire par Tony, un homme qui va s'avérer être un proxénète qui va la rendre accro à l'héroïne pour qu'elle lui obéisse au doigt et à l’œil.

Eh bien, justement puisqu'on en parle de son œil, le fameux Tony, interprété par l’excellent Heinz Hopf ("Les amoureux", "Fanny et Alexandre", "The Slingshot"), avec qui Christina avait déjà jouée dans "La Possédée", va lui crever un œil après qu'elle ait balafré son premier client. Une scène particulièrement réaliste, mais il faut dire que la rumeur veut que cette scène ait été faite grâce au cadavre d'une jeune suicidée avec la complicité d'un médecin, ami du cinéaste... Sordide, n’est-ce pas?

A partir de là, la jeune femme va se faire violer, jour après jour, par des clients n'ayant aucun respect pour elle, l'humiliant, la maltraitant même et elle subira tout cela sans broncher par peur des représailles et en raison également de sa dépendance à la drogue.

C’est lors de ces scènes de viol que le réalisateur inclura des inserts pornographiques, tournés par un couple qui se faisait appeler Roméo et Julia. Des plans aucunement excitants servant à créer un malaise supplémentaire chez le spectateur qui ne pourra alors qu’éprouver encore plus d’empathie pour la jeune femme.

Seulement voilà, la jeune et frêle Madeleine va durant cette période préparer sa vengeance, en apprenant à tirer au fusil et au pistolet, en pratiquant également le karaté et en prenant des cours de conduite sportive....

Ainsi, une fois prête, elle mettra sa vengeance froide à exécution lors d'une dernière partie de métrage où le réalisateur choisira de filmer les meurtres au ralenti, donnant presque l'impression que cette vengeance n'est qu'un rêve et qu'elle est en fait fantasmée par le personnage de Madeleine...

Certains reprocheront peut-être que cette vengeance ne soit pas montrée de façon plus frontale, mais personnellement j'aime beaucoup les choix qu'a fait ici Vibenius et notamment ce dernier face à face, à la fois très western, mais lorgnant également par certains côtés du côté d'Arrabal ("Viva la muerte")...

La mise en scène de Vibenius dans ce film est vraiment inspirée et on ne peut que s’étonner que celui-ci n’ait pas réalisé plus de films par la suite, puisqu’il s’arrêtera après "Breaking Point" qui sortit deux ans plus tard. Il a su en tout cas filmer l’innocence de Christina Lindberg comme personne, jouant notamment avec ses regards et sa fragilité et la rendant pourtant étonnamment crédible en tueuse implacable. Mais il faut dire aussi qu’elle a ici un tel charisme...

"Thriller - a cruel picture" est incontestablement le chef d’œuvre de Christina Lindberg et n'a aucunement volé son statut de film culte. Plus de quarante ans après sa sortie, il demeure en tout cas toujours aussi marquant et dérangeant!

Jusque-là disponible uniquement au Japon et aux États-Unis chez Synapse Films dans deux éditions, l’une à la jaquette jaune contenant la version soft et l’autre à la jaquette rouge en édition limitée à 25000 exemplaires contenant la version hard, "Thriller" est enfin disponible chez nous depuis le 11 mai 2015 chez Bach Films dans une très jolie édition digipack slim accompagnée de 3 cartes collector. Le film nous est ici proposé au format 1.66 16/9ème compatible 4/3 avec au choix les versions française, anglaise et suédoise mono avec sous-titres français optionnels. Bach Films nous gâte avec des suppléments exclusifs se concentrant malheureusement uniquement sur la venue de Christina Lindberg à Nantes lors de la projection du film à L'Absurde Séance le jeudi 26 février 2015, alors que le samedi suivant elle se trouvait également sur Paris, mais qui sait, peut-être aurons-nous le droit à un petit doc sur sa venue à la capitale si l'éditeur sort "Young Playthings" qu'elle était venue présenter ce soir-là. Au final on a donc le droit en bonus à un montage de la conférence de presse nantaise et de l’interview de Christian Valor de Psychovision qui eût lieu juste après et d'autre part à une partie de la séance de questions-réponses qui eût lieu avec le public après cette projection du film à Nantes avec une traduction en direct par le très sympathique Christian Valor, suivi de la séance de dédicaces où une partie du public est interviewée. Par contre, bien entendu, on perd ici les bonus de l'édition limitée de chez Synapse...

Comparatif image entre l'édition Bach Films et celle de Synapse Films :

Bach Films
Synapse Films
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Synapse Films
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Thriller / Digipack collector

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27.06.15

06:45:19, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Ambitionnant de dominer une partie du monde, le Dr Goldfoot s’allie à la Chine et cherche à causer la guerre entre les USA et l’URSS. Son plan est d’éliminer dix généraux de l’OTAN, et de prendre la place du dernier. Pour cela, il élabore ses fameuses Girl Bombs, des filles toutes aussi sexy les unes que les autres qui explosent dès qu’on les embrasse. Mais l’agent Dexter, souhaitant réintégrer sa place dans les services secrets, décide de contrecarrer les plans de Goldfoot. Aidé par deux portiers débiles se faisant passer pour des espions, il va accumuler les bavures sur bavures.

Mon avis :

Le 22 juin 2015, l'actrice Laura Antonelli, qui avait notamment été la compagne de notre Bébel national de 1972 à 1980, était retrouvée morte à Ladispoli dans le modeste appartement où elle vivait recluse et de façon très précaire. Considérée en son temps comme un sex-symbol grâce à son rôle dans "Malicia" de Salvatore Samperi, celle-ci avait eu une fin de carrière bien triste suite à un sombre affaire de trafic de drogue et à une injection de collagène sur le visage lui ayant laissé des séquelles irréversibles. Bien triste destin pour une bien jolie femme! Du coup, j'ai eu envie de redonner une chance à "L'espion qui venait du surgelé" que j'avais trouvé particulièrement irritant dans son montage italien en raison de la présence horripilante des deux comiques italiens Franco et Ciccio... C'est donc dans son montage américain et en version française que je redécouvrais cette fois ce pastiche du film d'espionnage signé Mario Bava...

Déjà, dès le générique, cette version nous évite la très irritante chanson qui accompagnait celui de la version italienne, remplacée ici par une voix off faisant le lien entre ce film et "Dr. Goldfoot and the Bikini Machine", dont "L'Espion qui venait du surgelé" est en fait la suite, le tout sur la très sympathique chanson "Dr. Goldfoot and the girl bombs" interprétée par The Sloopy's, au refrain particulièrement entêtant.

Contrairement au montage italien qui se voulait être en quelque sorte un croisement entre le film de Norman Taurog et "Due mafiosi contro Goldginger", une parodie de James Bond avec également les deux comiques italiens, Franco Franchi ("Caprice à l'italienne", "Les Deux fils de Trinita", "Les aventures de Pinocchio") et Ciccio Ingrassia ("Deux idiots chez les fritz", "Amarcord", "La Bohème"), film qui avait eu un gros succès dans son pays, cette version met beaucoup plus en avant le personnage du Dr. Goldfoot et relègue au second plan les deux agaçants comiques, alors que dans la version italienne leurs pitreries étaient nettement mises en avant.

Du coup, cela change nettement l'ambiance du film et l'attrait qu'il peut avoir, d'autant plus que Vincent Price ("L'homme au masque de cire", "La mouche noire", "La chute de la maison Usher", "L'abominable Dr. Phibes", "Théâtre de sang", "Le Club des Monstres") est absolument génial dans ce rôle de savant fou dont le plan pour dominer le monde est d’éliminer des généraux de l’OTAN à l’aide de jolies demoiselles androïdes qu’il a conçu et qui explosent lorsqu’on les embrasse.

Scénario donc plutôt amusant où certains gags feront quand même mouche! Malgré tout, ce nouveau montage ne fera pas de cette comédie loufoque de Mario Bava ("Le Masque du démon", "La Fille qui en savait trop", "Le Corps et le Fouet", "L’île de l'épouvante", "La planète des vampires", "Baron vampire", "Lisa et le diable"), un grand film, car celui-ci, même s’il se suit donc agréablement dans cette version, est un peu trop foutraque, surtout dans sa dernière partie où l’humour burlesque reprend d’ailleurs le dessus.

Mais bon, au final ce montage américain reste quand même plaisant à regarder, évidemment pour Vincent Price, mais aussi bien évidemment pour les jolies filles dont la splendide et regrettée Laura Antonelli ("Vénus en fourrure", "Sans mobile apparent", "Les Mariés de l'an II", "Sexe fou", "L'Innocent"), dont c'était un des tous premiers rôles au cinéma...

Le montage américain de ce DVD collector de "L'Espion qui venait du surgelé" semble être mis de la part d’Artus en tant que bonus, pourtant c’est à mon avis l’inverse qui aurait dû être fait et je vous conseille fortement de commencer par ce montage et éventuellement si vous êtes vraiment curieux de jeter ensuite un œil sur le montage original italien!

"L'Espion qui venait du surgelé" est sorti le 7 avril 2015 chez Artus Films en double DVD collector dans un joli packaging digipack, proposant deux montages du film, l'italien et l'américain. Le film nous est ici présenté pour son montage italien dans son format d'origine 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio italienne Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français alors que le montage américain est lui également dans son format d'origine 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 mais avec pistes audio françaises, deux doublages étant en effet proposés (Privilégiez le premier à mon avis qui m'a semblé meilleur!) et anglaise Dolby Digital 2.0 mono et sous-titres français. Les bonus (Tous inclus sur la première galette...) se composent d'une présentation du film intitulée « Dr Goldfoot et ses filles explosives » par Eric Peretti (21’), un générique alternatif avec la très sympathique chanson américaine du film, un diaporama d’affiches et de photos d’exploitation et des bandes annonces de la collection Ciné Fumetti dont celle du film.




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26.06.15

13:10:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Automne 1776. L’Amérique vit sa révolution… Agressé et spolié par l’occupant britannique et les soldats loyalistes, le peuple américain souffre. Un fermier de Long Island nommé Abe Woodhull est recruté malgré lui par des amis d’enfance pour former un groupe d’espions qui inversera le cours de l’histoire des États-Unis dans son combat pour l’Indépendance...

Mon avis :

La guerre d'Indépendance américaine est curieusement un sujet qui n'a été que rarement traité au cinéma. On pense bien entendu à quelques films comme "The Patriot" de Roland Emmerich avec Mel Gibson, à "Revolution" d'Hugh Hudson avec Al Pacino, également à "Duel d'espions" de John Sturges ou encore à "La Fayette" de Jean Dréville... Au niveau des séries télé, le sujet avait également été abordé avec la mini-série d'HBO, "John Adams", mais pas de façon aussi complète qu'avec "Turn", qui relate l'histoire d’Abraham Woodhull, personnage ayant réellement existé et qui était membre du réseau d'espionnage Culper Ring pendant la Révolution américaine...

Créée par Craig Silverstein ("Dead Zone", "Terra Nova", "Nikita") et inspirée du roman "Washington’s Spies" d’Alexander Rose, la série suit le parcours d'un jeune fermier, Abraham Woodhull donc, interprété par Jamie Bell ("Billy Elliot", "King Kong", "Snowpiercer", "Ordure!"), qui va se laisser convaincre par un ami d'enfance d’espionner l'armée anglaise pour le compte des indépendantistes.

Dès le pilote, réalisé par Rupert Wyatt ("La planète des singes: Les origines", "The Gambler"), on rentre assez facilement dans l'histoire grâce à un rythme bien maîtrisé et à des personnages attachants. On fait notamment connaissance avec le personnage d'Anna Strong, jouée par Heather Lind ("Boardwalk Empire", "A Single Shot"), l'ancienne fiancée d'Abraham qu'il n'a finalement pas épousé pour se marier avec celle qui était la promise de son frère décédé.

On fait également connaissance avec le juge Richard Woodhull, le père de notre héros, joué par Kevin McNally ("Cry Freedom", "Haute Voltige", "Walkyrie"), acteur ayant tourné dans de nombreuses séries et téléfilms et essentiellement connu pour son rôle de Gibbs dans la saga des "Pirates des Caraïbes", qui interprète ici un personnage d'apparence assez strict et droite loyaliste contrairement à son fils...

Autres personnages importants de la série, Caleb Brewster, joué par Daniel Henshall ("Les crimes de Snowtown", "Mister Babadook"), l'ami d'enfance qui entraînera Abraham à devenir espion et le Major Ben Tallmadge, joué par Seth Numrich ("Soldat Roméo"), l'officier chargé de recruter les espions dans le camp des indépendantistes.

Et de l'autre camp, on trouvera le Major Hewlett, interprété par le charismatique Burn Gorman ("Crimes à Oxford", "Torchwood", "The Dark Knight Rises", "Pacific Rim"), officier à la tête des anglais occupant le village d'Abraham, le lieutenant John Simcoe, joué par Samuel Roukin ("Solomon Kane"), le grand méchant de la série, qui ne sera pas sans rappeler par son charisme de sadique le personnage du « suédois » de la série "Hell on Wheels" et enfin le mercenaire Robert Rogers, joué par Angus Macfadyen ("Braveheart", "Equilibrium", "Saw III"), qui lui aura une dent contre le Major Benjamin Tallmadge.

Le pilote, assez dense, nous présente ainsi la plus part des personnes importants de la série et il faudra donc s'accrocher quelque peu pour bien suivre. Dès le départ, on appréciera le soin apporté à la série, que cela soit au niveau de la mise en scène, de la photographie, des costumes ou encore des décors, avec toutefois un petit bémol au niveau de certaines incrustations qui seront assez visibles notamment dans les deux épisodes suivants. Ces derniers seront d'ailleurs probablement les moins palpitants et il faudra alors aller au delà pour rentrer pleinement dans la série.

On sent en tout cas dans la série un réel souci du détail historique, ainsi par exemple dans "Of Cabbages and Kings", l'épisode 3, Abraham discutera avec des mercenaires allemands, qui composaient effectivement une grosse partie des forces loyalistes. De même dans l'épisode 5, "Epiphany", on découvre comment les esclaves furent enrôlés pour combattre auprès de l'armée anglaise.

Par contre, bien entendu, la vie des vrais protagonistes est ici romancée afin de rendre leurs aventures plus palpitantes d’une part et d’autre part en raison également du flou régnant autour de leurs vraies vies car finalement on n’en sait pas grand-chose.

Au cours des divers épisodes, quelques personnages secondaires auront bien entendu une importance ponctuelle, comme par exemple le personnage de Philomena, une courtisane espionne interprétée par la très jolie Amy Gumenick ("La détresse d'une mère", "Arrow") ou encore Abigail, une esclave jouée par Idara Victor ("Vegas")...

Les différents réalisateurs de la série n'hésiteront pas à montrer la violence des combats de façon assez réalistes, nous réservant ainsi quelques scènes assez « gores ». Comme dans toute bonne série, l'intrigue nous réserve son lot de rebondissements, ce qui fait qu'au bout du compte, on attendra avec impatience de pouvoir découvrir la seconde saison... Vivement la suite!

Au final, cette nouvelle série historique d’AMC s’avère être une belle découverte nous changeant un peu de toutes ces séries qui se ressemblent qu’on a l’habitude de voir à la télévision...

"Turn" est sorti le 22 avril 2015 chez Wild Side Video en coffrets DVD et Blu-ray. La version DVD nous propose la série au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et au choix sous-titres français, suédois, danois ou norvégiens, alors que la version Blu-ray est au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1 et sous-titres français. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent de deux featurettes, "L’histoire de Turn " (4'36") et "Du dessin à l’écran" (4'20") et de 14 scènes coupées issues des 8 premiers épisodes (23'34").

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23.06.15

07:56:52, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Jason Tantra, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshall, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48 heures pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma...

Mon avis :

Quentin Dupieux ("Steak", "Rubber", "Wrong", "Wrong Cops") est un réalisateur qui a un univers atypique, on pourrait même dire à part. Il est également connu sous le pseudonyme de Mr. Oizo en tant qu'artiste de musique électronique... Personnellement, sa musique, ce n'est pas trop ma tasse de thé! Par contre, son cinéma, c'est une autre histoire...

Avec "Réalité", son sixième long métrage, Quentin Dupieux nous livre son film le plus personnel, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un film une nouvelle fois complément barré. Bien au contraire! L’étrangeté de son film se fera ressentir dès le départ, avec des détails étranges comme par exemple la présence d’une cassette VHS dans les entrailles d’un sanglier. Comment a-t-elle pu arriver là? Qui y-a-t-il dessus?

Les réactions également des différents protagonistes seront parfois assez particulières et plus le film avancera, plus des éléments bizarres feront leur apparition. Peu à peu, on aura de plus en plus de mal à distinguer la réalité du rêve. Tout deviendra ensuite de plus en plus flou, sans que l’on sache sur quel pied danser. Plus cela ira, plus on aura l’impression d’assister à un véritable cauchemar tellement cela n’a par moments ni queue, ni tête!

Seulement malgré ce bordel apparent, le film demeure plaisant à suivre, intrigant... On est évidemment complètement déstabilisé, mais on se laisse embarquer par ce rêve dont on est spectateur. Il faut dire que les acteurs, en particulier Alain Chabat ("La cité de la peur", "Gazon maudit", "Didier", "Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre", "La science des rêves") et Jonathan Lambert ("Steak", "L'amour c'est mieux à deux", "L'amour dure trois ans"), qui sont ici remarquables.

Si on pouvait s'en douter de la part de l'ex-Nuls, de la part de l'humoriste rendu populaire notamment par son personnage de Damien Baizé dans La Grosse Émission, ce n'était pas aussi évident. Et pourtant, il s'avère vraiment convaincant dans le rôle de Bob Marshall, ce producteur de films à qui Jason Tantra, joué donc par Chabat, va s'adresser pour financer le film d'horreur qu'il rêve de réaliser.

Parmi le reste du casting, Élodie Bouchez ("Le péril jeune", "La vie rêvée des anges", "Alias", "La grande boucle") apporte un peu de normalité au film, contribuant ainsi à nous pommer encore un peu plus. On remarquera également la présence dans un tout petit rôle de figuration (celui d'un patient du Dr. Klaus) de son compagnon dans la vie, Thomas Bangalter du groupe Daft Punk, qui apparaît pour une fois sans son casque. Comme dans ses derniers films, Quentin Dupieux a rassemblé autrement un casting essentiellement américain, parmi lesquels on trouvera notamment Matt Battaglia ("Thor") et Eric Wareheim ("Wrong Cops", "Dr. Wareheim").

Comme on pouvait s'en douter autrement, c'est Dupieux en personne qui signe ici la musique de son film, avec un univers par contre très différent de celui-ci dans lequel il a l'habitude d'évoluer. Il nous offre en effet là une composition entêtante proche d'une musique de thriller, voir même de giallo, vraiment très réussie. Une nouvelle fois, c'est lui également qui s'occupe de la photographie du film et là encore, c'est une réussite!

Alors bien entendu, "Réalité" est avant tout une comédie, mais une comédie au ton décalé... On adhère ou pas! Moi, personnellement, je signe pour le prochain film sans hésiter un seul instant!

"Réalité" est sorti le 18 juin 2015 chez Diaphana en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio en version originale (à la fois en français et en anglais) Dolby Digital 2.0 & 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contient des pistes audio en version originale dts-HD Master audio 2.0 & 5.1. Côté bonus, on a le droit à un entretien croisé entre Jonathan Lambert et Elodie Bouchez, à la bande annonce du film et à diverses bandes annonces de l'éditeur. Il est à noter enfin qu'une piste en audiodescription pour aveugles et malvoyants et des sous-titres pour sourds et malentendants sont proposés sur les deux formats.




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22.06.15

05:22:01, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Necronos, l'un des plus puissants serviteurs du Diable, revient sur terre pour étendre ses pouvoirs sur toute l’humanité. Il torture ainsi sans relâche les mortels avec l’aide de son assistant Goran afin de les transformer en zombies et en faire de nouveaux serviteurs du Mal. Pour mener à bien sa mission, Necronos doit aussi sacrifier une sorcière vierge mais la tâche s’annonce beaucoup plus difficile que prévue et nombreuses seront les infortunées victimes à subir les assauts meurtriers des démons sanguinaires. Un épouvantable bain de sang ponctué de meurtres atroces commence alors et rien ne semble pouvoir mettre un terme à cet horrible cauchemar...

Mon avis :

Prêts pour plus de deux heures de gore non-stop? C'est à quelque chose près ce qui vous attend en tout cas avec "Necronos: Tower of Doom", un petit film d'horreur indépendant en provenance d'Allemagne repéré par la firme Troma et que l'éditeur Uncut Movies nous permet de découvrir dans une édition comme d'habitude limitée à 1000 petits exemplaires...

Ce "Necronos: Tower of Doom" est l’œuvre de Marc Rohnstock ("Dungeon of Evil", "Graveyard of the Living Dead", "The Curse of Doctor Wolffenstein") et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bonhomme nous livre ici un film particulièrement généreux en hémoglobine et en fesses. Euh oui, car tout de même, c'est quand même plus sympa quand il y a en plus de la fesse!

Les allemands sont d'ailleurs des spécialistes de ce genre de longs-métrages déviants, ultra gores tournés de façon totalement indépendantes et avec des moyens dérisoires. Ces spécialistes en question originaires d'Allemagne et bien connus des fidèles d'Uncut Movies se nomment notamment Timo Rose ("Barricade", "Fearmakers", "Game Over"), Olaf Ittenbach ("Premutos", "The Burning Moon", "Dard Divorce"), Andreas Bethmann ("Rossa Venezia", "Exitus interruptus", "The Prison Island Massacre"), Andreas Schnaas ("Violent Shit", "Anthropophagous 2000", "Nikos the Impaler") ou encore Marcel Walz ("La petite mort", "Seed 2").

Et ce n'est donc pas un hasard si l'on retrouve au générique du film les noms d'Andreas Schnaas, qui interprète ici l'un des deux kidnappeurs, mais qui a également participé aux effets spéciaux et a aussi écrit et interprété la musique du générique du film, de Marcel Walz qui incarne l'une des victimes et de Timo Rose qui en plus de jouer également une victime, a aussi participé aux effets spéciaux et est crédité comme dresseurs d'animaux...

Tout ce petit monde se connaît bien et s'entraide pour nous offrir un spectacle bien craspec et voyeur où le scénario, comme ici, n'est souvent que prétexte à aligner des scènes de nudité (souvent très explicites...) et de boucherie (Attention, il y a de la tripaille!).

Ne cherchez pas trop la crédibilité dans un tel film, car à mon avis tout le monde s'en balance! Ainsi, le monstre du film, dénommé Goran, pourra se prendre une balle dans la tête sans que cela ne le gêne plus que ça et par la suite se faire assommer par un simple coup sur la tête... Cherchez la logique!

On ne peut pas dire autrement que les acteurs brillent par leur interprétation, ni même que le film bénéficie d'effets spéciaux particulièrement convaincants. Cela sent souvent un peu l'amateurisme, du moins surtout le manque de moyens...

Mais cela reste tout de même assez fun et le film nous offre quand même ce que l'on est en droit d'attendre de ce type de films et c'est là le principal! Les amateurs seront donc certainement comblés, quant aux autres, ils seront probablement écœurés ou resteront totalement dubitatifs devant un tel spectacle! A mon avis par contre, le film aurait gagné à être un peu plus court et un peu moins répétitif...

Alors toujours prêts à voir des foufounes teutonnes rasées de près, des décapitations, mutilations et autres horreurs à gogo ? Dans ce cas "Necronos: Tower of Doom" est fait pour vous!

"Necronos: Tower of Doom" est disponible depuis le 1er juin 2015 sur le site de l'éditeur Uncut Movies et dans certaines boutiques spécialisées comme Metaluna Store dans une édition limitée à 1000 copies et devrait être en vente un peu partout à partir du mois d'octobre. Le film nous est présenté ici dans sa version bien entendu intégrale au format 1.78:1 4/3 (Heureusement zoomable sans que cela empiète sur les sous-titres!) avec piste audio allemande avec ou sans sous-titres français. Au niveau des bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent par contre... Une galerie photos, un teaser et des bandes annonces des films de l'éditeur!

Necronos : Tower of Doom

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20.06.15

06:37:07, Catégories: Test / Critique  

Par Le Breton Corse

Synopsis :

Pour respecter la dernière volonté de son grand-père, Jeff décide de partir en Corse à la recherche d’un secret de famille, accompagné de ses 3 amis d’enfance : Medi, Willy et Seb. Suite à un quiproquo impliquant la ravissante Vanina, les 4 amis se mettent à dos une famille Corse un peu particulière, Les Campana, qui, pour venger l’honneur de leur sœur, vont déclarer ouverte la chasse aux « Francis » : les Français du continent. Les vacances tournent rapidement à la course poursuite infernale mêlant gendarmes dépressifs et chasseurs à la gâchette facile. Bienvenue du côté obscur de la Corse!

Mon avis :

Les Corses étant bien connus pour leur sens de l'humour et de l'autodérision hyper développés, rien d'étonnant de voir régulièrement apparaître sur nos écrans une petite comédie tournée sur l'île de Beauté... Bon, en fait, j'avoue, il n'y en a pas tant que ça! Allez comprendre pourquoi ? Certains auraient-ils peur d’aller tourner là-bas? La plus connue demeure en tout cas à ce jour l'adaptation de la bande dessinée de René Pétillon, "L'Enquête corse", dont l'accueil par les locaux fût quelque peu mitigé en raison notamment des clichés sur les Corses et de son côté très caricatural...

Tout comme pour le film d'Alain Berberian, "Les Francis" de Fabrice Begotti, n'évite pas la caricature, ni les clichés, mais après tout on est dans une comédie populaire bon enfant, donc quoi de plus normal? Ayant des origines corses par ma mère, mais n'ayant jamais mis les pieds sur l'île tout comme le personnage de Jeff, interprété par Lannick Gautry ("Brice de Nice", "Workingirls", "Toute première fois"), forcément je me suis senti concerné par le sujet du film.

En effet, au décès de son grand-père, afin de respecter la dernière volonté de celui-ci, Jeff, qui n'a jamais été en Corse de sa vie, part pour Fozzano en compagnie de trois copains d'enfance, à la recherche d'un secret de famille, mais leur petit séjour va très rapidement virer au cauchemar suite à un quiproquo impliquant la famille Campana, une famille locale à qui il vaut mieux ne pas trop chercher d’histoires, même si au final, celle-ci serait beaucoup plus normale qu'on aurait pu l’imaginer de prime abord...

On aura pu en effet aisément penser que nos quatre « Francis », c'est-à-dire nos quatre français venant du continent, tombent malencontreusement sur des nationalistes, membres qui plus est du FLNC. Eh bien non, il n'en sera aucunement question ici et il ne sera d'ailleurs nullement fait allusion tout au long du film au mouvement nationaliste Corse.

Le film est né de la rencontre de l'acteur Pierre-Marie Mosconi ("Le silence", "Mafiosa", "Banlieue 13: Ultimatum"), acteur Corse et ici également scénariste du film et du réalisateur Fabrice Begotti, également d'origine Corse (par sa mère, tout comme moi!).

Bien évidemment, pour plus de crédibilité, ceux-ci ont fait appel à quelques acteurs également Corses comme par exemple Michel Ferracci ("Comme les cinq doigts de la main", " La Grande Boucle", "Colt 45") ou la chanteuse Jenifer, dont c'est ici le premier rôle au cinéma et qui ne s'est jamais cachée de ses origines Corses dont elle est particulièrement fière.

Et puis, il y a également Jacques Dutronc ("Le Bon et les Méchants", "Mado", "Violette et François", "Paradis pour tous", "Van Gogh"), le plus Corse des parigots, qui a adopté la Corse depuis fort longtemps et qui semble d’ailleurs également avoir été adopté par ce peuple réputé peu accueillant.

Autre Corse, Jean-Charles Felli, co-scénariste et producteur du film, qui est probablement responsable, si je puis dire, de la participation d’une partie du casting de "Les Kaïra", son précédent film en tant que producteur.

Ainsi, on retrouvera notamment Medi Sadoun ("Mea culpa", "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?") et JiB Pocthier, deux acteurs ayant l'habitude de tourner ensemble, puisqu'ils ont déjà été complices dans "Il reste du jambon?", "De l'huile sur le feu" et bien évidemment donc "Les Kaïra", ainsi qu'Elie Semoun ("Cyprien", "L'élève Ducobu", "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?") qui pour une fois n'en fait pas des tonnes dans le rôle du Lieutenant Martineau.

Un atout comique en tout cas indéniable pour le film auquel s'ajoute la présence dans l’un des rôles principaux de Thomas Vandenberghe ("Lazy Company", "Intrusion") alias Thomas VDB, qui vole ici sans trop de difficultés la vedette aux autres comédiens du film, puisqu'il sera à l'origine de quasiment tous les gags les plus réussis du film.

Rien d’étonnant à cela me direz-vous, car le bonhomme a sacrément du talent, comme on peut le constater lors de ses spectacles! Et pas seulement comique d’ailleurs, comme on a pu le voir récemment dans la mini-série "Intrusion" diffusée sur Arte! En tout cas, entre sa dégaine et sa gueule, il incarne un personnage de bouffon de service absolument irrésistible!

Parmi le reste du casting, Thierry Neuvic ("Comme t'y es belle!", "Ne le dis à personne", "Ne te retourne pas", "Au-delà", "L'affaire SK1") incarne un corse au sang chaud absolument parfait, alors que Claudia Cardinale ("Rocco et ses frères", "Huit et demi", "Le Guépard", "Il était une fois dans l'Ouest", "Fitzcarraldo") paraîtra en revanche bien éteinte...

Quant à Francis Perrin ("La gifle", "Tête à claques", "Ça n'arrive qu'à moi"), son apparition sera franchement anecdotique. Est-il là juste parce qu’il s’appelle Francis? Peut-être bien! Dans l’ensemble, le film est plutôt sympathique, même s’il sera très prévisible, mais quelques gags tomberont tout de même complètement à plat du fait qu’ils fassent quand même un peu trop vus et revus.


Au final, Fabrice Begotti s’en sort tout de même correctement et nous livre un divertissement sans prétention, plutôt plaisant à regarder et loin d’être aussi catastrophique que ce que nombre de critiques de cinéma avaient laissé entendre...

"Les Francis" est sorti le 26 novembre 2014 chez TF1 Vidéo en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et piste audio française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus, communs aux deux formats, se composent d'un making of (21’31’’) montrant bien l’ambiance très décontractée et bon enfant du tournage, d'une scène coupée assez dispensable et d'un teaser se concentrant sur le personnage de Gigi. Enfin, il est à noter que le film est ici proposé en audiodescription et avec sous-titres pour sourds et malentendants.

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19.06.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Au fond de la jungle amazonienne, une équipe de chercheurs se lance dans une expédition pour protéger les espèces en voie de disparition. Après une série d’événements étranges, leurs guides superstitieux les abandonnent. Ils se rendent compte qu’ils sont dans le terrain de chasse d’un prédateur inconnu...

Mon avis :

Vous voulez surfer sur la vague de "Jurassic World", mais vous n'en avez pas les moyens? Pas de soucis! Il existe une solution économique révolutionnaire, le « found footage »!!! Quelle idée géniale!!! J'en vois, qui tout comme moi, sont d'avance désespérés et franchement il y a de quoi vu le nombre de bouses filmées caméras au poing qui nous arrivent régulièrement... Car dans ce style de films, les réussites sont, il faut bien l'avouer, très rares!

Ce "Extinction: Jurassic Predators" nous arrive d'Angleterre et est l’œuvre d'un certain Adam Spinks ("Survivors"). Cette histoire d'un groupe de chercheurs partant explorer le cœur de l'Amazonie afin de découvrir et protéger de nouvelles espèces animales apparues dans des zones épargnées par le déboisement provoqué par l'Homme et qui va malencontreusement tomber sur un territoire peuplé de dinosaures, est assez classique, mais aurait pu donner lieu à quelques scènes sacrément efficaces avec par exemple des scènes où les protagonistes se feraient courser par les méchantes bébêtes...

Cela ne sera malheureusement pas trop ça et la plus part du temps, on luttera surtout contre l'ennui, comme dans la plus part des « found footage » d'ailleurs! Oui, le film sera assez loin d'égaler un "Cloverfield" par exemple!

Pour jouer dans son film, le jeune réalisateur n'a fait appel qu'à des inconnus ou à de quasi inconnus, probablement pour des raisons de budget, mais aussi sous prétexte de plus de crédibilité très certainement... Comme si on allait de toutes manières croire en cette histoire! Évidemment cela n'aurait aucune espèce d'importance si les acteurs étaient bons...

Mais comme on peut s'en douter, cela ne sera guère le cas! Certains manqueront même carrément de crédibilité comme par exemple le « rat » de laboratoire qui sera particulièrement mauvais et malheureusement pour nous, pas mal mis en avant durant le film. Seul le baroudeur de service, joué par Neil Newbon ("Seuls au bout du monde", "Opération Matchbox", "Residue"), tirera quelque peu son épingle du jeu, mais là par contre, son personnage ne sera pas suffisamment exploité. Dommage!

En fait le seul point véritablement positif du film sera que le réalisateur n'utilisera pas (ou du moins très peu !) d'images de synthèse pour créer ses dinosaures, puisqu’il a en effet fait le choix de l'animatronique, ce qui est plutôt une bonne chose!

Par contre, les attaques des vilains petits dinos sont quand même bien molles et on aurait aimé un peu plus de vivacité et d’agressivité de leur part... De plus, les pauvres bêtes ne sont pas bien grandes et il faut avouer que l’on a un peu une désillusion par rapport à l’affiche du film!

Sans être une réussite du genre, "Extinction: Jurassic Predators" au final ne sera pas pire que beaucoup d’autres « found footage », mais bon il y a bien des gens qui aiment "Le projet Blair Witch" ou "Paranormal Activity"...

"Extinction: Jurassic Predators" est sorti le 4 juin 2015 chez M6 Vidéo/Factoris Films en DVD, Blu-ray et VOD. L'édition DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et dts Digital Surround 5.1, alors que le Blu-ray est, quant à lui, au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC avec pistes audio française et anglaise dts-HD High Resolution Audio 7.1. On pourra par contre déplorer l'absence totale de bonus, même si le film est très dispensable...

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18.06.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après la découverte de l’ADN d’un ptérodactyle, le Dr Rico Symes combine ce dernier à celui d’un barracuda, créant ainsi un monstre capable de terroriser terre, mer et air. Il perd le contrôle de sa créature et ne trouve qu’une solution ultime : lui opposer le nouveau Sharktopus. Un combat titanesque s’engage.

Mon avis :

Tout comme moi, j'imagine que vous étiez désespéré après la disparition prématurée du Sharktopus à la fin du film éponyme. Mais ne vous inquiétez surtout pas! Roger Corman n'est pas homme à laisser tomber un filon qui marche! Et nous avons donc droit à une suite avec ce "Sharktopus vs. Pteracuda" qui aura tout de même mis quatre à venir...

Après avoir été lâchement détruit à la fin du premier opus, vous vous demandiez très certainement comment le Sharktopus, cette bébête créée par l'armée américaine et devenue totalement incontrôlable, allait renaître de ses cendres tel le phénix! Eh bien tout simplement! Il s'agissait apparemment d'une femelle et en explosant notre Sharktopus libéra sa progéniture, qui fût recueillie par une dresseuse de dauphins...

Avouez que c'est un gros coup de bol quand même! Et cela tombe bien, car un chercheur vénal a créé une nouvelle créature, qui là encore va échapper au contrôle de ses créateurs, un Pteracuda! C'est quoi me direz-vous? Eh bien un croisement entre un ptérodactyle et un barracuda! Franchement, quelle question!!!

Enfin, toujours est-il qu'afin de pouvoir lutter contre ce Pteracuda, le Dr. Rico Symes, incarné par Robert Carradine ("Orca", "Les Tronches", "Django Unchained"), l'un des fils de John Carradine et demi-frère de David Carradine, a l'idée absolument géniale de libérer de sa piscine notre nouveau petit Sharktopus devenu grand, pour le lâcher en plein océan où il pourra faire mumuse avec son nouveau compagnon! Cela aurait pu être d'ailleurs amusant que ces deux bestioles sympathisent vraiment ou même carrément qu'elles s'accouplent...

Mais bon, ne rêvons pas! Les créateurs de "Sharktopus" sont fous, mais pas à ce point! C'est d'ailleurs ce qui manque un peu à cette franchise... Un peu plus de folie comme dans la série des "Sharknado", cela aurait pu être très sympa! Et puis, un peu de fesses aussi... Je veux dire un brin d'érotisme, car c'est ce qu'on attend de ce genre de divertissement décérébré!

Comme pour le précédent téléfilm, on sent que le budget a été assez limité et on a donc droit à des effets numériques très visibles et donc assez risibles, mais en même temps cela donne un ton quelque peu cartoonesque à l'ensemble, ce qui n'est pas désagréable.

D'ailleurs il est à noter que le téléfilm a été réalisé par un spécialiste des effets visuels, Kevin O'Neill ("Dinocroc", "Bloody Waters: Eaux sanglantes", "L'Attaque de la Pom-Pom Girl Géante"), à qui on doit déjà quelques perles du genre. Bien évidemment, ce n'est en aucun cas un spectacle à prendre au sérieux. C'est du nanar et en plus du nanar pleinement assumé! D'ailleurs sur l'affiche américaine du film, ils n'hésiteront pas à préciser que le film est inspiré de faits réels...

Parmi le casting on remarquera quelques spécialistes de ce genre de nanars comme par exemple Rib Hillis ("Dinocroc vs. Supergator", "Cowboys vs. Dinosaurs") dans le rôle du « gros » dur/beau-gosse de service, mais aussi la présence de l'animateur télé et humoriste américain Conan O'Brien dans son propre rôle. Ce dernier, comme la plus part des protagonistes du film, aura une fin peu enviable, mais dans son cas, cela sera tout de même assez jouissif tant il peut être ici imbu de sa personne...

Cela sera également le cas du petit ami de l'héroïne du film, qui se fera décapiter après avoir joué au héros, sans que la jolie dresseuse, jouée par la charmante Katie Savoy ("Amour, gloire et beauté", "Living with Models") ne verse la moindre larme! Enfin, disons plus exactement, très peu! Il faut dire que le pauvre gars ne faisait pas le poids face à un Rib Hillis affrontant le Pteracuda avec son petit couteau... Et comme on s'en doute la demoiselle tombera forcément sous le charme du beau warrior!

En tout cas, aussi nul que cela puisse être, ce type de nanar remporte suffisamment de succès pour que d'autres voient le jour, ainsi le réalisateur Kevin O'Neill réalisera prochainement un nouvel opus qui portera le titre de "Sharktopus vs. Whalewolf" et qui sera filmé en République Dominicaine avec en vedette Casper Van Dien ("Starship Troopers", "Sleepy Hollow").

Si vous avez aimé "Sharktopus", pas de mauvaise surprise avec ce "Sharktopus vs. Pteracuda", c’est exactement dans la même veine!

"Sharktopus vs. Pteracuda" est sorti en coffret DVD le 2 juin 2015 chez Program Store, accompagné du premier film, "Sharktopus". Le film nous est proposé au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 2.0 et anglaise Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français optionnels. En bonus, pas grand-chose à se mettre sous la dent, puisqu'on a le droit qu'à la bande annonce du film en version originale sous-titrée.

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17.06.15

07:24:43, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Carl Verloc, un homme en apparence tranquille, propriétaire d’un cinéma londonien, vit avec sa femme Sylvia et le frère de celle-ci, un enfant nommé Steve. Carl, qui cache des activités terroristes, provoque une panne d’électricité dans la ville, mais celle-ci ne provoque pas la panique escomptée. Il demande ensuite au jeune Steve de transporter une bombe.

Mon avis :

Parmi les films d'espionnage qu'Alfred Hitchcock a réalisé au cours de sa carrière de cinéaste, "Agent secret" alias "Sabotage", à ne pas confondre avec "Secret Agent" sorti en France sous le titre "Quatre de l'espionnage" ou encore avec "Saboteur" alias "Cinquième Colonne" chez nous, ne fait pas parti des œuvres majeurs du maître du suspens, qui lui trouvait beaucoup de défauts et qui fût d'ailleurs un échec commercial.

Sorti en Angleterre à la fin de l'année 1936, "Sabotage" (Oui, je préfère ce titre!) est l'adaptation d'un roman de Joseph Conrad, intitulé "L'Agent secret". A partir d’un scénario assez simple, Alfred Hitchcock ("Une femme disparaît", "Fenêtre sur cour", "Sueurs froides", "La Mort aux trousses", "Psychose", "Les Oiseaux") nous livre un film d’espionnage qui a malheureusement du mal à prendre au départ, en raison notamment d'un ton un peu trop (ou pas suffisamment ?) léger d'une part et du non-attachement que l'on aura pour les divers protagonistes du film d’autre part.

John Loder ("La Vie privée d'Henry VIII", "Les mines du Roi Salomon", "Qu'elle était verte ma vallée"), qui tient ici le rôle de Ted, le détective infiltré, n'est vraiment pas à la hauteur et on ne peut que regretter que cela ne soit pas Robert Donat ("La Vie privée d'Henry VIII", "Les 39 marches", "Fantôme à vendre") qui ait tenu le rôle, sachant qu'il était initialement prévu...

Sylvia Sidney ("Les Inconnus dans la ville", "Meurtres sous contrôle", "Damien : La Malédiction 2", "Beetlejuice") dans le rôle de Madame Verloc et Oskar Homolka ("Guerre et paix", "Les drakkars", "L'exécuteur") dans le rôle de son mari, remplissent eux correctement leur rôle, mais on ne s'attachera pas plus à ces deux personnages.

Dans le cas de Karl Anton Verloc, c'est normal, car celui-ci est tout de même un terroriste... Il a en tout cas la gueule de l'emploi, c’est déjà ça! Une vraie tête de gangster! En revanche, dans le cas de sa femme, c'est déjà moins normal, car on aurait dû s'attacher à elle beaucoup plus que ça...

Le film prend toutefois une tournure beaucoup plus sérieuse et impliquant nettement plus le spectateur à partir de la scène où le jeune frère de l’héroïne, interprété par Desmond Tester ("Alerte aux Indes", "Sous le regard des étoiles"), seul personnage auquel on s’attachera vraiment, part déposer un colis et deux bobines de films à Piccadilly Circus, transportant sans le savoir une bombe programmée pour exploser à une heure bien précise.

Hitchcock fait preuve une fois de plus ici d'un talent immense et prouve qu'il a bien mérité son surnom. Grâce notamment à une habile mise en scène et à un montage efficace, il arrive à rendre cette scène insoutenable, faisant monter le suspens très rapidement en montrant à la fois le temps qui s'écoule et les imprévus qui ralentissent la course du jeune garçon et cela malgré des moments assez légers, voir comiques... A partir de là, le ton devient beaucoup plus grave et plus pesant jusqu’à un final inéluctable.

Au final, sans être un chef d’œuvre, "Sabotage" demeure un film plaisant à regarder, grâce à sa seconde partie au suspens efficace et à une paire de scènes assez mémorables.

Déjà sorti chez divers éditeurs, "Agent secret" a été réédité le 5 mai 2015 chez Filmedia dans une édition nettement supérieure aux précédentes que cela soit au niveau de l’image ou au niveau du son. Le film nous est présenté ici au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Les bonus de cette édition se composent quant à eux de la troisième partie d'un documentaire intitulé "L'espionnage selon Hitchcock" concocté par Christophe Champclaux et Linda Tahir-Meriau, d'une durée de 19 minutes, ainsi que d'un documentaire intitulé "Petite histoire du film d'espionnage" (26'49") toujours réalisé par Christophe Champclaux et qui était déjà présent en supplément du DVD de "La Lettre du Kremlin" édité en 2011 par Filmedia.

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Agent secret - Collection Fnac

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Agent secret (Sabotage)

Agent secret (Sabotage)
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16.06.15

06:51:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un soir alors qu'il se promène, Javier se retrouve témoin par hasard du viol de Laura, une jolie jeune femme dont il va immédiatement tomber amoureux. Après avoir eu une rapide aventure avec lui, Laura, qui veut se séparer de son petit ami Martin, va alors convaincre Javier de partir avec eux en forêt en se faisant passer pour son cousin, afin que ce dernier la débarrasse de son compagnon hyper violent...

Mon avis :

En vacances à Málaga au mois d'avril dernier, je découvrais avec joie que la ville vivait durant la semaine où j'y étais au rythme du 18ème festival de cinéma espagnol. Ainsi, la ville était donc ornée de tapis rouges, de photos de stars du cinéma et il était assez courant de croiser certaines stars espagnoles, la quasi-totalité d’entre elles totalement inconnues pour moi en dehors de la craquante Leticia Dolera que j'avais eu l'occasion de rencontrer lors de l’avant-première au Grand Rex de "[REC]³ Génesis", qui était venue ici présenter "Requisitos para ser una persona normal", son premier long-métrage en tant que réalisatrice.

Parmi les films présentés lors du festival, l'affiche de "Animal" capta immédiatement mon attention et j'avoue avoir été très tenté d'aller le voir malgré la barrière de la langue. Finalement, le soir de sa dernière projection, j’ai préféré aller au restaurant avec ma petite famille plutôt que de voir un film où je n'aurais probablement rien compris... Toutefois, l'idée de découvrir ce film m’obséda et je fis donc tout pour être l'un des tout premiers français à voir ce premier long de Fernando Balihaut...

"Animal" est un tout petit budget réalisé par un jeune cinéaste originaire d'Argentine installé à Madrid, qui après trois courts métrages signe là son premier long, un thriller oppressant et dérangeant ne ressemblant dans l’ensemble absolument pas à ce qui se fait actuellement. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'affiche très sanglante du film, "Animal" n'est pas un film d'horreur gore!

En fait, le film serait même au départ plutôt accès sur le sexe et tout particulièrement sur une sexualité assez déviante, puisque le personnage de Javier, interprété par Georbis Martínez ("Tres veces dos"), est attiré par une sexualité plutôt violente. Du coup, lorsque celui-ci sera témoin du viol que va subir la charmante Laura, jouée par Barbara Hermosilla, il sera fortement tenté d'abuser de la jeune femme inconsciente...

Celle-ci se réveillant juste à temps, le jeune homme se montrera finalement très gentleman et flirtera ensuite à la demoiselle, avant que celle-ci lui révèle que son violeur n'est autre que son petit ami, un jeune homme hyper violent d'origine cubaine, joué par Fidel Betancourt ("El secreto de Puente Viejo").

Quelque peu manipulatrice, Laura persuadera Javier d'accompagner le couple en forêt en se faisant passer pour son cousin, afin que celui-ci simule un accident qui serait fatal à Martin. Autant vous dire que vu le bonhomme, on ne souhaite qu’une chose, qu’il réussisse!

Malgré un très faible budget, le film est plutôt bien fichu, avec une mise en scène et une photographie assez soignées et une musique assez plaisante et mettant bien dans l'ambiance. Par contre, la scène gore tant attendue sera filmée hors champ, probablement en raison justement des faibles moyens dont le réalisateur ait disposé.

Afin de mener à bien son projet, celui-ci dut endosser de multiples casquettes et sera également producteur, scénariste, chef opérateur et monteur du film... Eh bien franchement le bonhomme s'en sort très bien et nous livre une œuvre à la fois pessimiste et déviante sortant pas mal des sentiers battus.

Avec plus de moyens, il n'y a aucun doute qu'il nous aurait offert un film à la violence beaucoup plus frontale. Heureusement il a pu compter sur le talent de ses comédiens qui assurent tout de même pas mal!

En attendant une éventuelle sortie en salle, "Animal" fait le tour des festivals où il semble se faire très justement remarquer... Espérons également qu'il débarquera un jour en France!

En attendant, je vous invite vivement à suivre la page Facebook du film, afin d’être tenu au courant de son actualité...

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15.06.15

05:43:57, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Roy Tucker est un homme brisé. Vétéran du Viêt-Nam où il a acquis une adresse incroyable au tir, il a tout perdu de retour à la vie civile, en tuant le mari violent d’Ellie, la femme qu’il aime. Résigné à passer sa vie en prison, la chance semble enfin lui sourire quand un mystérieux représentant du gouvernement lui offre la liberté en échange d’une unique mission, de sa totale collaboration et de son silence absolu. Il embarque pour l’Amérique du Sud avec pour consignes de tuer une figure politique locale importante. Mais sa cible a aussi des ressources insoupçonnées et les choses ne vont pas se passer comme prévues pour le mercenaire, qui va se retrouver malgré lui au cœur d’une conspiration tentaculaire.

Mon avis :

La guerre froide, l'attentat à Dallas du président John Fitzgerald Kennedy en 1963 ou encore le scandale du Watergate en 1972 entraînèrent toute une vague de thrillers politiques comme "Les Hommes du président" ou "Conversation secrète", montrant la paranoïa des États-Unis durant cette période trouble...

"La Théorie des dominos" de Stanley Kramer ("Procès de singe", "Jugement à Nuremberg", "Un monde fou, fou, fou, fou", "L'Or noir de l'Oklahoma"), sorti en 1977, fait parti de cette mouvance, nous offrant un thriller politique efficace où Roy Tucker, un ancien marine emprisonné pour meurtre se voit offrir d'être libéré en échange d'une mission qu'il devra accomplir sans poser de questions...

A la base, la théorie des dominos est une théorie géopolitique américaine selon laquelle le basculement d'un pays vers le communisme entraînerait également le basculement vers cette même idéologie des autres pays voisins de celui-ci selon un effet « domino ».

Ici, cela ne sera pas exactement ça, puisque le film traitera d'un complot visant à tuer une personnalité politique importante, en l’occurrence, le président des États-Unis, faisant donc en quelque sorte référence à l'assassinat de J.F.K. Par contre, l’effet « domino » sera bel et bien présent, intervenant ici lors d’un final assez palpitant. Le film s'inspire fidèlement du roman "The Domino Principle" d'Adam Kennedy, mais il faut dire aussi que le romancier s’est occupé du scénario du film, ceci expliquant cela!

En plus, d’être magnifiquement filmé, plutôt bien ficelé et parfaitement rythmé, le film vaut évidemment pour son casting assez impressionnant parmi lequel on trouvera en vedette, Gene Hackman ("French Connection", "Conversation secrète", "Mississippi Burning", "Le Seul Témoin", "Beautés empoisonnées"), avec à ses côtés, Candice Bergen ("La Canonnière du Yang-Tse", "Soldat bleu", "Merci d'avoir été ma femme", "Riches et Célèbres") dans le rôle de sa femme. Le duo incarne un couple incroyablement crédible, au naturel remarquable comme par exemple lors de cette scène où ils joueront ensemble au bord de l'océan où les deux acteurs sont absolument formidables.

Parmi les autres monstres sacrés du cinéma, Mickey Rooney ("Diamants sur canapé", "L'Étalon noir", "La Nuit au musée") interprétera Spiventa, le compagnon de cellule de Roy Tucker, alors que Richard Widmark ("Le Carrefour de la mort", "Les Cheyennes", "Alamo", "Madigan") et Eli Wallach ("Baby Doll", "Les Désaxés", "Le Bon, la Brute et le Truand", "Le Cerveau") incarnent quant à eux, deux des principaux commanditaires du complot visant le président des États-Unis...

Moins connu, Edward Albert ("Butterflies Are Free", "La galaxie de la terreur", "Un ange gardien pour Tess") vient compléter le tableau, endossant pour sa part le rôle d’un jeune loup méprisant également à la tête de ce complot.

Le film bénéficie d'une très belle photographie, qui aura la particularité d'être assurée non pas par un chef opérateur, mais deux! Fred J. Koenekamp ("Patton", "Papillon", "La tour infernale", "Amityville, la maison du diable"), d'une part et Ernest Laszlo ("Stalag 17", "Vera Cruz", "L'homme du Kentucky", "L'âge de cristal") d'autre part, deux directeurs de la photographie ayant tout de même de solides références, assurant au film un esthétisme particulièrement mis en valeur par leur savoir-faire, sans que l'on puisse identifier toutefois quelle est la part de travail de chacun.

A sa sortie en salle, le film connaîtra un échec commercial et critique, totalement injustifié, provoquant deux ans plus tard l'arrêt de la carrière de Stanley Kramer, que ce soit en tant que réalisateur, comme de producteur...

En plus d’être un très bon thriller politique, "La Théorie des dominos" reste un excellent divertissement méritant amplement d’être redécouvert.

Précédemment sorti en DVD chez TF1 Vidéo le 23 janvier 2002 dans une édition présentant le film au format 1.77:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, suivi d'une réédition à l'identique dans la collection DVD à la Une, "La théorie des dominos" est ressorti le 2 juin 2015 chez Elephant Films en DVD et combo Blu-ray + DVD en version restaurée. Le DVD nous propose le film au format 1.78:1, cette fois en 16/9ème compatible 4/3 avec également des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray est au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 2.0 mono. Au niveau des bonus, cette fois il y a une présentation exclusive du film par Jean-Pierre Dionnet (10’), les bandes-annonces du film et de "D’Amour et de Sang" et de "Le Cri du Sorcier" sortis également à la même date, une galerie de photos et différentes présentations de la collection également par Jean-Pierre Dionnet.




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13.06.15

06:24:42, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

1966 : Simon et Charles, gangsters de leur état, sont amenés par le plus géographique des hasards, à rencontrer la culture... représentée par Françoise, antiquaire à Cannes dont le magasin jouxte la bijouterie Van Cleef... Cette rencontre est, n'ayons pas peur des mots, la collision d'une chaise à porteur et du Concorde...

Mon avis :

S'il y a bien un réalisateur français avec qui j'ai vraiment du mal, c'est bien Claude Lelouch! Je n'ai rien contre lui personnellement, mais en dehors de quelques films parmi les plus accessibles qu'il ait fait comme "Attention bandits!" ou "Itinéraire d'un enfant gâté", je n'ai jamais accroché aux autres que j'ai eu l’occasion de voir, ou parfois, je dois l'admettre, simplement tenté de voir... Et pourtant il est rarissime que je n’aille pas au bout d’un film! Toujours est-il que du coup, j'ai pas mal de lacunes en la matière, lacunes auxquelles que je vais tenter de remédier grâce à ces rééditions que nous propose Marco Polo Production, qui propose pour la première fois la filmographie du réalisateur en Blu-ray...

Bien évidemment avec Lino Ventura ("Les Tontons flingueurs", "Le Deuxième Souffle", "Les Aventuriers", "Le Clan des Siciliens", "L'Armée des ombres") en vedette, "La Bonne Année" ne pouvait que me tenter! Pourtant les premières minutes du film ne sont pas faites pour nous rassurer, puisque celui-ci débute par un générique constitué de scènes extraites de "Un homme et une femme", avec d'ailleurs le même thème musical! En fait, rien de plus normal puisque le plus célèbre film de Lelouch est ici diffusé à des prisonniers dont fait parti, Simon, interprété donc par Lino Ventura.

A ses côtés, on découvre également un autre prisonnier, incarné par Élie Chouraqui ("Paroles et Musique", "Les Marmottes", "Harrison's Flowers") en personne, qui était alors assistant sur le film et qui joue là son compagnon de cellule. Puis, après la libération de Simon et une scène où l'on apercevra notamment Mireille Mathieu chantant "La Bonne Année" dans le cabaret de Michou, où ces derniers jouent leurs propres rôles, le film passe du noir et blanc à la couleur alors que Simon accompagné de son complice, Charlot, joué par Charles Gérard ("L'aventure c'est l'aventure", "L'Incorrigible", "Flic ou voyou") se rendent en train à Cannes où ils ont prévu de faire un casse, celui de la bijouterie Van Cleef & Arpels située sur la Croisette.

Les choses ne se passeront pourtant pas totalement comme prévues, puisque notre bandit tombera amoureux de la belle antiquaire, interprétée par Françoise Fabian ("Le Voleur", "Belle de jour", " Ma nuit chez Maud"), dont la boutique se trouve juste à côté... Il est à noter d’ailleurs en parlant de la célèbre bijouterie que le film a en partie été financé par la publicité et tout particulièrement par Van Cleef & Arpels, d'où sa présence dans le film.

Lelouch arrive ici à nous captiver grâce à la partie film de casse et à nous fasciner grâce à la romance naissante entre les deux protagonistes principaux où le réalisateur joue beaucoup avec les regards des deux acteurs. Lino Ventura, comme Françoise Fabian d’ailleurs, est impeccable dans le rôle de ce malfrat au grand cœur et fait même preuve ici d’une finesse et d’une sensibilité auxquels il ne nous a guère habitué, apportant un naturel proche de ce qu’il était très certainement dans la vie.

Le cinéaste est dans ce film assez étonnant également, notamment lors d’une scène plutôt surprenante se passant lors d’un repas où Françoise a invité Simon et le gratin du coin, où Lelouch critique ouvertement les snobs et les gens de la haute société qui pètent plus haut que leur cul, comme s’il se moquait en quelque sorte de son propre public... Mais avait-il conscience que son public ressemblait à ça au moment où il a tourné cette scène? Personnellement, j’ai le sentiment que c’était le cas et qu’il l’a fait totalement consciemment!

En tout cas, contrairement à d’autres films du réalisateur, celui-ci n’est absolument pas ennuyeux ou prétentieux et semble avoir été fait pour un public beaucoup plus large, voir populaire... A la fin du film, on reviendra au noir et blanc et on comprend alors que le début du film se passait en 1973, contrairement au casse. Curieux choix à mon avis, car quelque part, n’aurait-il pas été plus logique de faire le contraire?

Avec "La Bonne Année", c’est certain, même si vous êtes habituellement réfractaire à son cinéma, cette fois vous apprécierez assurément Lelouch!

"La Bonne Année" a déjà été édité à plusieurs reprises, tout d'abord chez Tf1 vidéo, puis chez Lancaster, en passant par une édition en kiosque chez Atlas... Cette fois, le film est ressorti le 7 janvier 2015 chez Marco Polo Production en DVD et surtout en Blu-ray dans une nouvelle version remastérisée. Le DVD nous propose le film au format 1.33:1 4/3 avec piste audio française Dolby Digital 2.0 mono, alors que le Blu-ray contient le film au format 1.33:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et piste audio dts-HD Master audio 2.0 mono. Contrairement à l'édition Tf1 vidéo qui nous proposait une interview du réalisateur, cette réédition ne contient aucun bonus. Quel dommage! Surtout que des reportages existent comme par exemple celui que l'on peut trouver sur le site de l'INA...






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09.06.15

07:22:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Des anciens temps à l’époque moderne troublée par la seconde guerre mondiale, l’appel des airs a fasciné l’homme. L’histoire de cette véritable conquête à travers ses plus célèbres inventeurs et aventuriers : des frères Wright à Saint Exupéry, des ballons aux hélicoptères. Un récit mélangeant images d’archives et reconstitutions allants des pionniers de l’aviation à l’entrée de l’Angleterre dans la seconde guerre mondiale.

Mon avis :

Qui n'a pas un jour rêvé de voler? Voler seul dans les airs et par ses propres moyens est l'un des rêves que fait l'être humain depuis la nuit des temps... Pendant des siècles, l'Homme tenta de trouver une solution pour enfin réussir à conquérir le ciel, ce qu'il finit par faire avec tout d'abord les montgolfières, puis les ballons dirigeables, les avions etc...

Produit par Alexander Korda ("La vie privée d'Henry VIII", "Rembrandt", "Lady Hamilton"), "La conquête de l'air", co-réalisé par Zoltan Korda ("Toomaï Le Grand Cornac", "Alerte aux Indes", "Les Quatre Plumes blanches", "Le Voleur de Bagdad", "Le Livre de la jungle"), Alexander Esway ("Mauvaise graine", "Hercule", "Barnabé", "L'idole"), Donald Taylor ("The Straw Man", "The Dawn Killer"), Alexander Shaw et John Monk Saunders, retrace cette épopée à travers un docu-fiction où les deux réalisateurs vont reconstituer les scènes ne bénéficiant pas d'images d'archives par des mises en scènes avec des comédiens.

Ainsi, ils reconstitueront par exemple la période de Léonard de Vinci ou encore celle des frères Montgolfier à travers de petites scènes plutôt réussies entrecoupées parfois de gravures ou de documents d'époque tels que des extraits d'articles de journaux comme cela sera le cas pour illustrer l'arrivée des ballons à gaz. Ces scénettes auraient pu être assez rébarbatives ou ennuyeuses, mais cela ne sera nullement le cas grâce à l'humour apporté à celles-ci et au talent des acteurs.

Ainsi, pour incarner Vincent Lunardi, on aura le droit à une très belle interprétation de Laurence Olivier ("Le divorce de Lady X", "Lady Hamilton", "Spartacus", "Othello", "Le limier"), hilarant avec son accent italien peu crédible...

Bien évidemment, la première traversée de la Manche par Louis Bleriot sera également mis en scène, mais à partir de la première guerre mondiale, on aura le droit à beaucoup plus d'images d'archives. Le film prendra alors une tournure beaucoup plus sérieuse... Pas inintéressante, mais moins ludique tout de même, nous offrant quand même quelques documents assez spectaculaires comme l'embrasement des dirigeables. Seules les toutes dernières minutes du film transformeront finalement celui-ci en film de propagande avec un message certes bien présent, mais au bout du compte assez anecdotique.

Parmi les personnes ayant contribué au film, on remarquera la présence de Antoine de Saint-Exupéry ("Vol de nuit", "Le Petit Prince") au scénario, d'Arthur Bliss ("La vie future", "Christophe Colomb") à la musique ou encore de Wilkie Cooper ("Le septième voyage de Sinbad", "L'île mystérieuse", "Jason et les Argonautes") et Lee Garmes ("Scarface", "Lydia", "Duel au soleil", "La terre des pharaons") à la photographie. Enfin, en bon film de propagande (ici anglaise...) qui se respecte, Winston Churchill est crédité en tant que consultant...


Malgré le fait que cela soit au départ un film de propagande assez rétro, "La conquête de l'air" s’avère être un film assez passionnant sur l’histoire de l’aviation, qui devrait ravir les passionnés et fasciner les non-initiés...

"La conquête de l'air" est sorti en DVD le 5 mai 2015 chez Elephant Films, à l'unité et au sein d'un coffret DVD commémorant le 70ème anniversaire de résistance et de lutte contre le nazisme, regroupant une vingtaine de films de guerre, intitulé "Le cinéma en guerre". Le film nous est présenté au format 1.33 4/3 avec une unique piste anglaise Dolby Digital mono. Quant aux bonus, ils se composent d'une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (11’), d'une galerie photos et de multiples présentations de la collection par Jean-Pierre Dionnet.




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08.06.15

12:19:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Inga, jeune fille de la compagne, visite Stockholm pour la première fois. Elle va y découvrir l'amour et la sexualité...

Mon avis :

Cette sortie en DVD chez Bach Films de "Maid in Sweden", le tout premier film de Christina Lindberg, produit par la Cannon qui repérèrent la jeune femme grâce à des photos publiées dans un célèbre magazine suédois de l'époque, devrait ravir les amateurs de cinéma d'exploitation et plus précisément de Sexploitation dont l'actrice est l’une des icônes...

Titré en France, "Inga... bonne à tout faire", ce film réalisé par le cinéaste israélien Dan Wolman ("Nana: Le désir", "Gei Oni") est le tout premier rôle de Christina Lindberg ("La Possédée", "Young Playthings", "Crime à froid", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges") au cinéma, même si au final, "Rötmånad" sortit avant. A l'époque où Christina tourna ce long métrage, elle était encore lycéenne et poursuivra d’ailleurs ensuite ses études jusqu’à obtenir son diplôme de fin de cycle.

Elle incarne ici une jeune fille de la campagne, timide, on pourrait même dire un peu coincée, qui va passer quelques jours à Stockholm chez sa sœur, où celle-ci vit en compagnie de son petit ami, un jeune homme assez déluré, qui va tout faire pour la pervertir... Et pour ça, il n'ira pas par le dos de la cuillère, puisqu'il la poussera dans les pattes de son ami Bjorn, qui dès le premier soir la violera! Mais bon, bien sûr c'était une autre époque et les mentalités étaient bien différentes que de nos jours, puisque Inga, finalement ne lui en voudra pas et sortira même avec lui.

Donc vous l’aurez compris, pas la peine de vous embêter à faire la cours aux dames, de leur offrir des petits cadeaux qui vous coûteront un bras ou même d’être galant... Un bon coup de « bite » et c’est dans la poche! Évidemment, je déconne! Car d’une part, je doute que cela fonctionne à moins de vous appeler George Clooney, Johnny Deep ou Brad Pitt et encore... Et d’autre part, car je vous rappelle que c’est un acte criminel (Oui, je sais que c’est con de vous rappeler cela, mais cela ne semble pas si évident que ça chez certains!).

La mentalité du film sera donc en cela assez particulière, surtout qu'elle ne subira pas un, mais deux viols, sans en vouloir tellement plus à son second agresseur d’ailleurs et en s’excusant même à un moment de s’être comportée « comme une enfant » pour ne pas avoir tout de suite cédé aux avances de son agresseur! Deux viols en trois jours, c'est quand même pas mal en tout cas! Le pire, c'est qu'elle rentrera chez elle épanouie et heureuse d'avoir découvert enfin le sexe!

Bien évidemment, cela reste un film érotique et ce n'est aucunement à prendre au sérieux et puis, on était au début de la libération sexuelle! On est là de toutes manières pour voir de jolies femmes nues et c'est tout ce qui compte! C'est bien entendu la jolie Christina qui sera ici à l'honneur et il faut avouer qu'elle avait un corps vraiment parfait avec une poitrine assez incroyable, digne de celle de notre Brigitte Lahaie nationale.

Dans le rôle de sa sœur Greta, on trouvera la jolie Monica Ekman, qui jouait ici en compagnie de son mari, Krister Ekman, qui interprète dans le film le rôle de Casten, son petit ami. Apparemment, dans sa famille, le cinéma devait être une affaire de famille puisqu'en 1967 la jeune femme joua dans le téléfilm "ABC" en compagnie d'un certain Gösta Ekman avec qui elle tourna à nouveau en 68 dans "I huvet på en gammal gubbe", en 1968, elle joua également dans "Pappa varför är du arg? Du gjorde likadant själv när du var ung" avec un certain Stefan Ekman, avec qui elle retourna en 1971 dans "Midsommardansen", enfin en 1972, elle tourna sous la direction de Mikael Ekman dans "Strandhugg i somras"...

Au niveau de l’érotisme, le film est quand même assez soft et Dan Wolman se concentre essentiellement sur Christina Lindberg, qu'il filmera d’ailleurs de façon très sensuelle avec notamment des ralentis plutôt plaisant comme lors des scènes où elle se lavera dans la salle de bain.

Le film fait très daté début des années 70, mais c'est plutôt assez plaisant, avec bien entendu par moments une musique assez psyché. Parmi le casting, on remarquera autrement la présence de Per-Axel Arosenius ("L'étau", "Thriller", "Libre-échanges", "91:an och generalernas fnatt") dans le rôle du père, un acteur avec qui Christina tournera plusieurs fois par la suite...

Dans l’ensemble, ce "Maid in Sweden" demeure un petit film de Sexploitation très plaisant à regarder, même s’il restera un peu trop sage. Et puis, pour las fans de la belle Christina Lindberg, ce film est bien évidemment un indispensable...

"Inga... bonne à tout faire" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.33 4/3 avec version originale en anglais en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français imposés. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation du film par Christian Valor du site Psychovision, reprenant mot pour mot la première partie de la critique du film que l'on peut retrouver sur le site (4'09"), à une galerie d'affiches, de jaquettes et de photos promotionnelles et à 7 bandes annonces des films de la collection Sexploitation.

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06.06.15

05:58:14, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Pyramide

Réalisateur : Grégory Levasseur

Année : 2015

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h29

Avec : Ashley Hinshaw ; Denis O'Hare ; James Buckley ; Christa Nicola, etc.

Par Nicofeel

Pyramide est le premier long métrage de Grégory Levasseur. Le jeune cinéaste n'est toutefois pas un inconnu dans le monde du cinéma, puisque c'est le compère de toujours d'Alexandre Aja (Haute tension, La colline a des yeux) qui est l'un des producteurs du film.
Et histoire de ne rien changer à l'habitude du bonhomme, il met en scène un film d'horreur. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au vu de son titre, Pyramide n'est pas un film sur une momie démoniaque. Ouf, on a échappé au pire !
Cela étant, Grégory Levasseur ne fait pas preuve d'une folle originalité. On pourrait même dire que la principale limite de son film est précisément son absence de réelle surprise. Rien de nouveau sous le soleil égyptien (même si le film a été tourné au Maroc) ? Quasiment. Déjà, comme nombre de jeunes réalisateurs, Grégory Levasseur nous sert pendant un bon moment un “found footage”, c'est-à-dire ces films où l'on voit des gens tourner avec une caméra en direct live. Histoire de donner un côté documentaire et d'instant présent à l'ensemble. Mais on est pas dupe de cette technique qui a été sur-utilisée.
Ici, on suit une équipe d'archéologues qui ont fait une découverte essentielle grâce à la technologie offerte par les satellites. Ainsi, ce n'est rien moins qu'une nouvelle pyramide à trois faces qui s'ouvre à eux. Le problème c'est qu'ils doivent rapidement quitter les lieux en raison des troubles qui ont lieu au Caire (événement qui reste secondaire dans le film). Mais un coup du sort va amener cette petite équipe à rentrer dans cette nouvelle pyramide.
Et évidemment les choses ne vont pas se passer comme prévu. C'est à ce moment que Levasseur va déployer tout son arsenal du parfait réalisateur de films d'horreur. Il y aura d'abord des pièges qui ne sont pas sans rappeler Indiana Jones. Mais surtout, on comprend rapidement qu'il y a des monstres présents à l'intérieur de cette pyramide millénaire et qu'ils souhaitent s’occuper des protagonistes comme de leur garde-manger.

Avec des personnages qui ne peuvent revenir sur leurs pas et doivent coûte que coûte trouver une sortie alors qu'une menace les guette en permanence, on songe évidemment au claustrophobe et excellent The descent. Si on remplace les archéologues par des spéléologues, on obtient des films qui ont plusieurs points communs. D'ailleurs, si l'on extrapole un tout petit peu, on peut voir Pyramide comme du The descent à la mode found footage.
Évidemment, cette filiation ne joue pas en faveur de Pyramide. On a ici un produit horrifique bien calibré auquel il manque un supplément d'âme pour le rendre singulier, par rapport à la production courante.
Pour ne rien arranger, Pyramide manque aussi de scènes de trouille. Il y a bien quelques séquences horrifiques mais elles sont peu nombreuses sur la durée et surtout Grégory Levasseur n'utilise pas suffisamment l'espace dont il dispose pour créer une tension, comme c'était le cas dans The descent où le noir et les profondeurs véhiculaient une peur certaine au spectateur.
Mais bon, ne soyons tout de même pas trop dur. Pour un premier film, le cinéaste français livre tout de même une œuvre qui n'est pas honteuse. Il y a des scènes d'horreur qui sont un peu gore et qui devraient donc ravir les amateurs du genre. Quelques bestioles sont bien méchantes, et notamment la principale qui ne manque pas de piquant (même si sa représentation n'est pas très réussie). Il y a aussi les fameux pièges qui sont intéressants, en particulier celui du sable (bah oui on est tout de même censé être en Egypte). Et puis la théorie autour de cette nouvelle pyramide tient la route. Quant à tous les hiéroglyphes que l'on voit dans la pyramide, ils donnent lieu à des théories qui sont certes complètement bidon mais qui justifient la raison d'être du film. Tout le chapitre relatif au dieu Anubis, mi-homme mi-chacal ne manque pas d'attrait.
Au niveau de la distribution, aucun acteur ne sort vraiment du lot. Ils font le job mais ils ne sont pas remarquables. Il faut dire que le script ne leur en donne pas vraiment l'occasion. Tout au plus, on pourra signaler la présence de la très jolie blonde Ashley Hinshaw, que l'on espère revoir dans d'autres productions, qu'elles soient horrifiques ou non.
Au final, sans être honteux, le premier long métrage de Grégory Levasseur est un film d'horreur regardable mais qui souffre avant tout de son manque d'originalité et de son effet mode (le found footage). On attend désormais de savoir si son prochain film se démarquera de la production courante, que ce soit sur le fond et sur la forme.

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05.06.15

05:57:28, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La loi du marché

Réalisateur
: Stéphane Brizé

Année : 2015

Origine : France

Durée : 1h33

Avec
: Vincent Lindon, Karine De Mirbeck, Matthieu Schaller, etc.

Par Nicofeel

Après s'être intéressé à l'intime avec plusieurs de ses films (Entre adultes, Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps), le réalisateur Stéphane Brizé fait un virage à 360 degrés. En effet, avec La loi du marché, il traite de l'homme qui fait face à la société.
Vincent Lindon interprète le rôle de Thierry, un homme au chômage, qui a les pires difficultés pour trouver un nouvel emploi. Et tel un boxeur qui rentre sur un ring, il va prendre de nombreux coups avant d'espérer que l'horizon ne se dégage.
Le véritable parcours du combattant pour retrouver un emploi est décrit avec beaucoup d'à propos par Stéphane Brizé. Le personnage principal, Thierry, effectue un stage rémunéré via Pôle Emploi alors que cela ne débouche sur rien. Son conseiller Pôle Emploi ne lui trouve aucune solution concrète.
Et le pire n'est pas encore arrivé. Il faut voir les stages de Pôle Emploi préparant à des entretiens d'embauche : les stagiaires sont odieux entre eux. Ils ne se font pas de cadeaux et traitent les gens de façon particulièrement déplaisante.
Dès lors, on ne s'étonnera pas que lors d'un entretien d'embauche, utilisant les nouvelles technologies – en l’occurrence Skype – qu'un recruteur traite Thierry avec mépris. Après l'avoir convaincu d'être moins bien payé que son job précédent, d'être flexible, il se permet de lui dire que son CV est mal rédigé et qu'il a peu de chance d'être pris. Terrible aveu de ce recruteur se croyant tout permis, dans une société où l'humain est soi disant mis sur le devant la scène (les plans contre les risques psychosociaux, les comités d'hygiène et de sécurité au travail) alors que les dépressions et mal-être au travail n'ont jamais été aussi nombreux.

Dans cette scène, le réalisateur Stéphane Brizé a filmé Vincent Lindon de profil, de telle sorte que l'on ne voit jamais ce recruteur. C'est comme si les rapports humains avaient disparu. On ne reçoit plus les gens. On parle à une personne par le biais d'un écran d'ordinateur. C'est un peu comme avec Facebook où les gens ne communiquent plus que par écran interposé.
S'il traite de la société du travail dans son ensemble, Stéphane Brizé n'a finalement pas changé. Il continue de décrire ce qui est essentiel dans notre société : l'homme.
Et il place l'un d'entre eux, un chômeur – constituant la fameuse armée de réserve selon Karl Marx – au coeur de son histoire. Thierry est tout à la fois le référent du réalisateur et le témoin d'un environnement social qui n'est pas franchement enviable.
Thierry représente un de ces laissés pour compte qui galère pour s'en sortir. Il a des difficultés financières ? Pas de problème, son banquier lui propose de vendre le seul bien qu'il possède : sa maison. Mais bien sûr. En plus de cela, Thierry doit nourrir sa famille et s'occuper de son fils handicapé, lequel souhaite faire des études. Pour tout cela, un revenu est plus que nécessaire.
C'est sans doute pour cette raison que Thierry accepte un emploi d'agent de sécurité. C'est tout l'objet de la deuxième partie du film. Et là non plus le spectateur ne va pas vraiment s'amuser. Le monde du travail, dans tout ce qu'il a de plus abject, est dénoncé.
Et pour ne pas desserrer l'étreinte sur le spectateur, Stéphane Brizé choisit de donner une progression implacable à son long métrage. Dans son nouveau travail, Thierry doit faire les chasses aux voleurs dans un hypermarché en scrutant des écrans d'ordinateur. Dans la première séquence où une personne est arrêtée, il dénonce un jeune homme orgueilleux, agressif, qui est fautif. Lors des scènes suivantes où des personnes sont auditionnées, on va clairement de mal en pis. Jusqu'à aboutir à la stupidité de licencier une hôtesse d'accueil parce qu'elle a profité de points de fidélité d'un client.
L'intérêt du film est évidemment de constater jusqu'où est prêt à aller Thierry pour s'en sortir ? Peut-il tout accepter d'un point de vue moral ? De manière plus générale, ce film met l'accent sur les nombreux Français qui ont du mal à joindre les deux bouts, vivant souvent dans la misère et dont certaines actions – vol de petites marchandises, récupération de bons d'achat – ne sont que le symbole de leur détresse. Peut-on vraiment les blâmer ?
Après le visionnage de La loi du marché, on a vraiment le sentiment de vivre dans une société implacable, qui broie l'être humain, comme s'il représentait peu de choses.
Au sein d'un quotidien grisâtre, notre personnage principal, connaît de rares moments de bonheur, des moments simples où l'on peut (un peu) respirer. Quand Thierry prend des cours de danse avec sa femme, on sent que c'est l'un des rares instants où il peut quitter son triste quotidien. Des moments chaleureux en famille qui sont trop rares.
Au final, La loi du marché est un film dur à regarder qui met l'accent sur notre société du travail dans ce qu'elle a de plus abject. Loin d'être misérabiliste, le réalisateur Stéphane Brizé décrit avec acuité cet environnement hostile.
Quelques mots sur l'acteur principal du film : Vincent Lindon est extraordinaire dans le rôle de cet homme fatigué, ne cherchant qu'à trouver un travail lui permettant de s'en sortir. L'acteur a totalement mérité le prix d'interprétation masculine reçu au festival de Cannes. Voilà une raison de plus de vous précipiter dans les salles obscures.

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04.06.15

08:34:17, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après une pluie de météorites dans l’état du Wisconsin, des araignées géantes sèment la terreur. Considéré comme un classique de la science-fiction et un film culte pour des générations d’américains, "L’invasion des araignées géantes" ("The Giant Spider Invasion") était jusqu’ici resté inédit en DVD chez nous dans sa version intégrale. Préparez-vous à revivre une incroyable aventure aux frontières de l’horreur...

Mon avis :

De l'avis même de Bill Rebane, "L'invasion des araignées géantes" n'est pas un bon film. En cause, le budget microscopique alloué aux effets spéciaux, alors que pour bien faire la majeure partie de celui-ci aurait dû leur être consacré...

En effet, pour la réalisation de son deuxième long métrage en solo, Bill Rebane ("Monster A Go-Go", "Invasion from Inner Earth", "The Capture of Bigfoot") ne disposa que de 10 000 $ pour les effets spéciaux sur les 300 000 $ au total consacrés au film... C'est bien peu pour réaliser une araignée géante crédible et qui fasse son petit effet, et d'ailleurs on sera bien loin d'avoir droit à une invasion d’araignées géantes, puisqu'au final, on en verra qu'une seule!

Les autres araignées du film étant de simples mygales de taille tout à fait normale... Selon les dires de Bill Rebane, qui était également l'un des producteurs du film, celui-ci se heurta aux autres producteurs exécutifs du film, qui ne lui laissèrent pas les coudées franches. Il dut également faire avec un script incohérent et non finalisé au moment du tournage...

Enfin, le film fût tourné dans des délais très courts et les scènes en studio eurent lieu sur un plateau fort étroit où la chaleur cet été là était intenable. Mais bon, pas sûr dans tous les cas qu’on aurait eu le droit à un bon film! D’ailleurs ce bon vieux Bill n’est pas réputé pour ses chefs d’œuvres!

Ce qui n’arrange rien, les acteurs ne sont pas particulièrement bons et surtout ne se sont pas trop foulés, et les dialogues sont sans grand intérêt. Quant à l'araignée géante (construite avec le châssis d’une Coccinelle), elle donne l'impression (surtout lors de ses premières apparitions) d’être une peluche géante maladroitement articulée, mais apporte au final un côté fun et nanar pas désagréable.

Après tout, le principal est qu'on s’amuse, ce qui sera le cas tout particulièrement lors des apparitions du monstre. Parmi les scènes d’anthologie, on notera tout particulièrement celle où une araignée de taille « moyenne » sort du tiroir d’une commode et celle où le public d’un parc d’attractions fuit l’immense bête velue!

De toutes évidences, le budget du film a dû passer en fait dans les destructions d'habitations et de voitures, apportant certes un petit côté spectaculaire au film, mais dont l'effet sera tout de même amoindri par le manque de crédibilité de l'araignée venue de l’espace. Ah oui, car j’avais oublié de vous dire qu’il s’agit ici d’une invasion d’araignées extraterrestres arrivées dans une petite ville du Wisconsin par l’intermédiaire d’une météorite!

Parmi les acteurs, on remarquera principalement la présence au sein du film de Steve Brodie ("La griffe du passé", "Ouragan sur le Caine") dans le rôle du Dr. Vance, Barbara Hale ("Perry Mason", "Airport") dans celui du Dr. Jenny Langer et Alan Hale Jr. ("La patrouille de la violence", "Pendez-les haut et court") dans le rôle du Shérif, qui semblent là plus pour encaisser le chèque qu’autre chose...

En fait, à l'écran cela sera plus Leslie Parrish ("Missile to the Moon", "Un crime dans la tête", "Une vierge sur canapé") dans le rôle d'Ev et Robert Easton ("La kermesse de l'Ouest", "Working girl", "Le bazaar de l'épouvante") dans celui de Dan Kester que l'on remarquera, interprétant un couple de rednecks particulièrement convaincants. Étonnamment et même si les effets ne seront pas toujours terribles, le film nous réserve quelques moments gores assez amusants.

En définitive, les amateurs de séries B rigolotes et de nanars devraient aisément trouver leur compte dans cette « invasion d’araignées géantes », malgré ses innombrables défauts...

Après une première édition sortie chez Alexx Prod le 7 janvier 2014 à la qualité apparemment catastrophique et en version non complète, "L'invasion des araignées géantes" a été ensuite heureusement réédité chez Crocofilms Editions le 9 septembre 2014 dans une édition enfin digne de ce nom. Le film nous est proposé au format 1.33 4/3 avec version originale Dolby Digitale 2.0 mono sous-titrée en français. Au niveau des bonus, cette nouvelle édition nous gâte avec d'une part une interview du réalisateur Bill Rebane et la bande annonce du film et d'autre part le sympathique court métrage "À louer" avec Lorànt Deutsch où il est également question d'invasion d'araignées... Seul regret par rapport à l’ancienne édition, la disparition du doublage français, ce qui s’explique par le fait qu’il s’agisse d’une version plus longue inédite en France, mais rien n’empêchait de proposer ce doublage avec quelques passages en version originale sous-titrée...

Petit rappel des autres titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Terreur extra-terrestre", "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Deep Blood" et "Le dernier dinosaure", plus récemment deux double programmes "Les mâchoires infernales" accompagné de "Secret Pulsion" et "Le monstre des Bermudes" accompagné d'une version rectifiée du film "Le dernier dinosaure"

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03.06.15

07:01:02, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Deux jeunes Français : André Cariou et Robert Tual s'engagent volontairement pour aller restaurer la paix et les valeurs de la France en Indochine au lendemain de la seconde guerre mondiale. Mais ils découvrent très vite sur place que le discours tenu par la France est mis à mal par une autre réalité : les revendications au droit des peuples à l'autodétermination, et la volonté d'indépendance des Vietnamiens.

Mon avis :

Tout comme la guerre d'Algérie, la guerre d'Indochine n'est pas un conflit souvent traité au cinéma, ni à la télévision d’ailleurs. Il faut dire aussi qu'il s'agit de deux conflits dont nous ne sommes pas particulièrement fiers et qui reste du coup un sujet quelque peu tabou...

Avec "Soldat Blanc", le réalisateur Erick Zonca ("La vie rêvée des anges", "Le petit voleur", "Julia") aborde le sujet de la guerre d'Indochine sous deux angles différents, celui du sergent André Cariou, interprété par Emile Berling ("L'heure d'été", "Un conte de Noël", "Le bruit des glaçons") et celui du sergent Robert Tual, joué par Abraham Belaga ("Mafiosa", "The Borgias", "De guerre lasse").

Cariou est un jeune sans expérience de la guerre, qui s'est engagé un peu sous un coup de tête et qui va rapidement s'apercevoir d'une part que la guerre, ce n'est pas fait pour lui et d'autre part que le gouvernement français leur a menti sur bien des points...

Tual, en revanche, est un ancien résistant, ayant déjà combattu dans le maquis. C'est un soldat « bête » et discipliné, pourtant une amitié va rapidement se créer entre les deux hommes, du moins jusqu’à ce que Cariou arrête de se voiler la face et bascule dans le camp adverse...

Erick Zonca nous offre ici un téléfilm de qualité, particulièrement bien filmé (Rien ne laisse entrevoir qu'il s'agisse d'une œuvre réalisée pour la télévision!), avec une belle photographie sublimant les magnifiques paysages vietnamiens et qui plus est, à l'interprétation dans l'ensemble tout à fait convaincante.

On sent que le réalisateur a bénéficié d'un budget relativement confortable, toutefois on remarquera quand même une incrustation un peu trop visible d’un des bateaux lors du débarquement dans le delta du Mékong... Un petit détail certes, mais un petit détail regrettable tout de même!

L'un des points forts du film, cela sera de ne pas prendre parti ni pour les uns, ni pour les autres, chacun étant montré à la fois de façon très humaine, mais également commettant des atrocités impardonnables... C’est là toute l’horreur de la guerre!

Même si le film sera parfois assez dur et assez réaliste, il ne tombera par contre jamais dans la surenchère, ce qui sera à mon avis plutôt une bonne chose.

Parmi le casting, on remarquera la présence étonnante du rappeur Kool Shen ("Old School", "La Beuze", "Abus de faiblesse"), du groupe Suprême NTM, totalement convaincant dans le rôle du colonel Damien.

Malgré une longueur certaine (Le film dure tout de même 2h25!) et un nombre de scènes d'action assez réduit, ce téléfilm se suit sans ennui grâce à un scénario assez prenant et bien construit, par contre, le film aurait gagné à ce que l’on s’attache un peu plus aux personnages au lieu de nous laisser simples spectateurs.

"Soldat Blanc" est donc plutôt dans l'ensemble une très bonne surprise pour un téléfilm et aurait même largement mérité une sortie en salle... C'est en tout cas le genre de films importants pour ne pas oublier et surtout pour en savoir plus sur un conflit qui nous a concerné directement et qui reste malgré tout très flou pour la plus part d'entre nous!

"Soldat Blanc" est sorti en DVD et Blu-ray le 11 février 2015 chez Koba Films. Le DVD nous propose le film au format 2.39:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio française Dolby digital 2.0 alors que le Blu-ray est quant à lui au format 2.39:1 16/9ème avec une résolution de 1080i et contient également une piste audio française Dolby digital 2.0. Les bonus se composent d'un making of sur les effets spéciaux, d’une présentation du film réalisé par Canal + comprenant des interviews, des filmographies de Erick Zonca, Abraham Belaga, Emile Berling et Mike N'Guyen, des repères historiques sous forme de notes écrites et un espace découverte Koba Films proposant des bandes annonces de l'éditeur ("The Lost Battalion", "The Gang", "Fleming" et "Borderline"). Il est à noter enfin que l’éditeur propose des sous-titres pour sourds et malentendants.

Soldat blanc

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02.06.15

06:59:39, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sir Charles Baskerville meurt dans des circonstances mystérieuses sur la lande sauvage qui entoure son manoir. Beaucoup de ses voisins disent qu’il aurait été tué par un chien démon, une malédiction qui pèse sur les Baskerville depuis des générations. Tout son héritage revient à Sir Henri Baskerville qui arrive du Canada un peu inquiet. L’héritier consulte aussitôt Sherlock Holmes...

Mon avis :

Parmi les œuvres de Sir Arthur Conan Doyle, "The Hound of the Baskervilles" est certainement la plus connue et a été maintes fois adaptée au cinéma et à la télévision. Au cinéma, l'adaptation en 1959 de Terence Fisher avec Peter Cushing et Christopher Lee est sans conteste la plus réussie, la Hammer nous offrant là une œuvre gothique profondément marquante par sa beauté visuelle et son côté assez angoissant rapprochant par moments le film des films d'horreur de la célèbre firme anglaise. A la télévision, la version de 1983, même si elle n'égalera pas la version de la Hammer, reste tout de même une très bonne adaptation de cette enquête de Sherlock Holmes...

Il faut dire que ce téléfilm bénéficie d'une très belle mise en scène de Douglas Hickox ("Théâtre de sang", "Brannigan", "L'Ultime Attaque"), comme on peut le constater dès la première scène avec des mouvements de caméra vraiment inspirés. Après la mort de Sir Charles Baskerville, on débarque tout naturellement au premier étage du 221B Baker Street, dans l'appartement de Mrs Hudson, où résident Sherlock Holmes et le Docteur Watson.

C'est ici Ian Richardson ("Brazil", "Le quatrième protocole", "Dark City", "From Hell"), qui incarne le rôle du célèbre détective privé, rôle qu'il tiendra à nouveau la même année dans "The Sign of Four", téléfilm cette fois réalisé par Desmond Davis.

Quant au Docteur Watson, il est interprété ici par Donald Churchill ("La victime", "La grande attaque du train d'or") et sera d'ailleurs à mon avis le point faible du film, car autant Ian Richardson est excellent, autant lui, sera quelque peu transparent! Les deux hommes incarnent là en tout cas, des personnages proches de l'idée que l'on peut se faire d'eux à la lecture des romans, contrairement aux personnages de Guy Ritchie!

L'ensemble du casting est autrement très bon avec notamment Denholm Elliott ("Les Aventuriers de l'arche perdue", "Un fauteuil pour deux", "Chambre avec vue") dans le rôle du Dr. Mortimer, Nicholas Clay ("L'ultime attaque", "Excalibur", "L'amant de lady Chatterley") dans le rôle de Jack Stapleton, Brian Blessed ("La vallée perdue", "Flash Gordon", "Les aventuriers du bout du monde", "Henry V") dans celui de Geoffrey Lyons ou encore Edward Judd ("Le jour où la terre prit feu", "Les premiers hommes dans la lune", "Les drakkars", "L'île de la terreur") dans celui de Barrymore.

Parmi le casting féminin, c'est surtout la très jolie Glynis Barber ("La terreur des morts-vivants", "La dépravée", "Dr. Jekyll et Mr. Hyde"), que l'on remarquera (Vous savez l'irrésistible Makepeace de "Mission casse-cou"! Oui, elle nous a tous fait fantasmer!).

Bien évidemment l'intrigue est connue, mais elle se suit toujours avec plaisir, surtout qu'on retrouve dans pas mal de scènes (principalement celles avec le chien) l'atmosphère gothique du film de Fisher, apportant un intérêt supplémentaire au film par l'angoisse qu'elle provoque. Enfin, même s'il s'agit d'un téléfilm, le film bénéficie d'une jolie photographie signée Ronnie Taylor ("Tommy", "Gandhi", "Cry Freedom", "Mélodie pour un meurtre") et de décors très soignés...

Cette adaptation de la plus célèbre enquête de Sherlock Holmes, même si ce ne sera pas la meilleure, vaut donc qu'on s'y attarde et merci à Rimini Editions d'enfin nous offrir la version originale!

Cette adaptation du téléfilm "Le chien des Baskerville" de Douglas Hickox avait déjà été éditée en DVD par Evidis en août 2006, malheureusement dans une édition ne comportant que la version française... Rimini Editions corrige le tir en rééditant le film le 5 mai 2015 dans une très jolie édition digipack slim avec un nouveau master haute définition et surtout cette fois la version originale. Le film nous est ici en effet proposé au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 et pistes audio française Dolby Digitale 2.0 et anglaises Dolby Digitale 5.1 & 2.0 mono.

Le chien des Baskerville - Edition Evidis

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Le chien des Baskerville

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01.06.15

18:59:51, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paul et Sarah Harriman, un jeune couple américain, s’expatrient en Colombie avec leur petite fille, Hannah, afin de reprendre l’entreprise familiale dirigée par le père de Sarah. Ils s’installent à Santa Clara, une ville hantée par un passé très sanglant. Ils emménagent dans une grande maison en dehors de la ville. Mais très vite d’étranges phénomènes commencent à se produire dans leur nouvelle demeure...

Mon avis :

Présenté hors compétition lors du Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2015, "Out of the Dark" réunit un casting assez intéressant pour un premier long métrage et ne pouvait donc qu'éveiller l'attention des amateurs de films de genre que nous sommes...

Pour son premier long métrage, le réalisateur espagnol Lluís Quílez, qui s'était fait remarquer par quelques courts métrages ayant raflés pas mal de prix lors de leurs tournées en festival et connu autrement pour avoir été réalisateur seconde équipe sur le très réussi "Insensibles" de Juan Carlos Medina, s'attaque à un film de genre dans la lignée de films espagnols comme "L'Orphelinat" ou "Mamá".

Dans "Out of the Dark", des fantômes d'enfants aux visages masqués par des rubans vont s'en prendre à Hannah, la fille de Paul et Sarah Harriman, un couple d'américains venus s'installer à Santa Clara en Colombie, dans le but de reprendre l'entreprise familiale jusque là dirigée par le père de la jeune femme...

Les films d'horreur mettant en scène des enfants diaboliques sont souvent efficaces et comme ici leur look est en plus assez réussi, on pouvait espérer que le film fasse son petit effet! Malheureusement, même si le réalisateur arrive à apporter une ambiance quelque peu angoissante à son thriller horrifique, tout sera ici beaucoup trop classique et prévisible pour captiver pleinement le spectateur qui finit d'ailleurs par être assez blasé de tous ces jump scares parfaitement inutiles. Et là, malheureusement, le film en regorge!

A aucun moment, le réalisateur n'arrivera à créer le moindre sentiment de peur et cela malgré de multiples petites tentatives! Mais il faut dire que le film se concentre autrement un peu trop sur toute son intrigue sociale et politique, dénonçant le rôle désastreux des entreprises américaines (occidentales en général...) sur la population et l'environnement des pays pauvres dans lesquels ils s'implantent et qu’ils exploitent... Apparemment cela a beaucoup motivé le jeune cinéaste, mais du coup, il en oublie peut-être quelque peu qu'il est censé nous filer les chocottes!

Le film bénéficie en tout cas d'un joli casting avec dans le rôle du couple d'américains, Scott Speedman ("Dark Blue", "Underworld", "The Strangers", "Captives"), le Michael de la saga "Underworld" et Julia Stiles ("Ennemis rapprochés", "10 bonnes raisons de te larguer", "La mémoire dans la peau", "Le cri du hibou", "Dexter"), l'agent de la CIA Nicky Parson dans la trilogie originale « Jason Bourne ». On remarquera enfin la présence de Stephen Rea ("The Crying Game", "Entretien avec un vampire", "V pour vendetta", "Sisters").

Malheureusement, un joli casting, cela ne suffit pas à faire un bon film! Et là, malgré le talent des acteurs, ils sembleront pour la plus part un peu à côté de la plaque et pas tout à fait impliqués par leur rôle...

Le film est autrement plutôt bien filmé, correctement mis en scène avec une photographie soignée et des décors parfaitement mis en valeur, le tout avec une musique plutôt pas mal signée Fernando Velázquez ("Les yeux de Julia", "Babycall", "Hercule"), à qui on doit notamment celle de "L'Orphelinat" et de "Mamá"... Tiens, quelle coïncidence! Comme c'est étrange! Mais au final, tout cela ne sauvera pas le film qui nous fera plus plonger dans l'ennui qu'autre chose...

Eh oui! Malgré un potentiel évident, ce "Out of the Dark" s'avère être malheureusement une déception! Ce n'est pas parce qu'on est espagnol qu'on réussit à faire un bon film d'horreur d'ambiance à tous les coups!

"Out of the Dark" sort en DVD, Blu-ray et VOD le 3 juin 2015 chez Wild Side Video. La version DVD nous proposera le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français, alors que la version Blu-ray quant à elle contiendra le film au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080 24p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1 et bien entendu des sous-titres français. Au niveau des bonus, communs aux deux éditions, ils se composent d'un Making of (13’) et de bandes annonces de l'éditeur avant le menu.

Out of the dark

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Out of the dark (Blu-ray)

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