22.05.15

06:44:40, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, dans les années 70. La belle Nana veut devenir riche et célèbre. Elle commence par travailler comme mannequin pour un photographe. Peu farouche, Nana séduit les hommes aussi bien que les femmes et utilise l’influence de ses amants pour progresser dans la société. Nana devient peu à peu une des femmes les plus en vue de la capitale mais, peu à peu, son petit jeu se retourne contre elle.

Mon avis :

Grâce au cinéma érotique, parfois vous pouvez réviser vos classiques... C'est le cas avec "Nana", connu également sous le titre "La Poupée d'amour", œuvre cinématographique de Mac Ahlberg, complètement fidèle au roman d'Émile Zola. Nan, je déconne!!! Avouez que vous avez fait de gros yeux?

Bien évidemment, vous l'aurez compris, l'adaptation sera quand même assez libre, mais pas si éloignée que ça de l’œuvre originale! Du moins, pas autant que l'on aurait pu l'imaginer! Pour ses films érotiques, Mac Ahlberg ("Le tour du monde de Fanny Hill", "Flossie", "Justine & Juliette", "Bel-Ami - L'emprise des caresses", "Molly, l'ingénue perverse") a souvent adapté à sa manière des classiques de la littérature, s'inspirant aussi bien du Marquis de Sade que de Guy de Maupassant.

Ici, cela sera donc Émile Zola et comme dans le roman original, l'héroïne, interprétée par Anna Gaël ("Benjamin ou Les mémoires d'un puceau", "Le démoniaque", "Thérèse et Isabelle", "Dracula père et fils"), sera présentée dès le départ comme une « pute », alors qu'elle évoluera pourtant comme danseuse dans un cabaret (Dans le roman, Nana commençait, elle, son ascension grâce au rôle de Vénus qu'elle tenait dans un théâtre parisien)...

On va alors donc suivre son ascension sociale, où naturellement elle se servira de ses charmes pour profiter de ses riches amants et arriver à ses fins, devenant un modèle de charme reconnue, puis une actrice. Parmi ses amants, certains ne seront évidemment pas dupes de la personnalité hypocrite et intéressée de la jeune femme, alors que d'autres sombreront à cause d'elle, allant jusqu'à se suicider ou à être ruinés.

Ainsi, comme dans le roman, on n'éprouvera aucune réelle forme d'empathie pour la jeune femme, même lorsqu'elle tombera amoureuse de l'un de ses amants qui la battra, la trompera évidemment et la mettra au final à la porte (comme dans le roman avec Fontan!).

Bien entendu, physiquement on ne sera pas insensible à ses charmes... Par contre, dans l’ensemble, le réalisateur ne nous les dévoilera que très peu, de façon assez chaste même, nous offrant au final une œuvre érotique très soft, en dehors d'une scène aux alentours des quarante minutes du film, à la limite de la pornographie, où Nana caresse le sexe de son partenaire en gros plan!

On aura le droit également à une scène saphique très sensuelle lorsque Nana se consolera dans les bras de Tina, jouée par la très jolie Gillian Hills ("Les liaisons dangereuses", "Blow Up", "Orange mécanique", "Les démons de l'esprit"), chanteuse yé-yé du début des années 60 découverte par Eddie Barclay et ayant notamment chanté avec Henri Salvador, Serge Gainsbourg et Eddy Mitchell et ses « Chaussettes Noires ».

Là encore, le film entretient une certaine similitude avec l’œuvre de Zola, puisque Nana avait une relation avec Satin, une autre prostituée! Contrairement à la plus part de ses autres films, ici Mac Ahlberg ne nous livrera aucunement une œuvre comique, bien au contraire...

Malgré le fait qu'il soit essentiellement connu en tant que directeur de la photographie, ce n'est pas lui qui sera ici chef opérateur, mais Andréas Winding ("Une ravissante idiote", "Playtime", "La prisonnière", "Le passager de la pluie", "La scoumoune"), dont la photographie mettra parfaitement en valeur les décors et les couleurs très pop art du film. D'ailleurs ce style très fin des années 60 apportera un vrai charme au film augmenté par la musique très psyché de l'époque.

Même si on pourra déplorer qu'il soit un peu trop soft dans l’ensemble, "Nana" demeure un film très plaisant à voir et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît au premier abord...

"Nana, poupée d'amour" est sorti en DVD le 2 mars 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible avec piste audio anglaise en Dolby Digital 2.0 mono avec sous-titres français imposés. Au niveau des bonus, on a le droit à une présentation très instructive du réalisateur et du cinéma scandinave érotique en général, intitulée "Mac Ahlberg et le cinéma érotique scandinave" par Philippe Chouvel et Christian Valor de l’excellent site Psychovision (7'08") et à 7 bandes annonces des films de la collection.




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